Journal d'Haïti et des Amériques

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13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Mikaël Ponge vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions d’auditeurs, est le deuxième bassin d’audience de notre radi

RFI


    • Sep 30, 2026 LATEST EPISODE
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    Élections au Québec : les militants veulent remettre l'urgence climatique au programme

    Play Episode Listen Later Sep 30, 2026 30:00


    Au Québec, dernière ligne droite avant les élections provinciales du 5 octobre 2026. Après plusieurs étés marqués par les feux de forêt, et des mois de guerre commerciale avec les États-Unis, les crises se sont accumulées, mais elles n'ont pas toutes trouvé la même place dans la campagne. À cinq jours du scrutin, le Parti québécois souverainiste reste en tête des intentions de vote dans une campagne où l'urgence économique a largement pris le dessus sur l'urgence climatique. Dans la rue, plusieurs mouvements tentent pourtant de le remettre à l'agenda. Un reportage de notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert.   Aux États-Unis, l'IA promet de s'auto-réguler Aux États-Unis, alors que le débat fait rage sur les dangers de l'intelligence artificielle, le président Donald Trump a réuni hier mardi (29 septembre 2026) les grands patrons du secteur. La réunion a accouché d'une ébauche de régulation du secteur, une sorte de code de bonne conduite sur la base du volontariat, dont on ignore les contours exacts et qui semble davantage relever de l'exercice de communication pour rassurer les investisseurs et l'électorat. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI.   Javier Milei en VRP en France Le président argentin Javier Milei est en visite en France. Il sera reçu au palais de l'Elysée par Emmanuel Macron demain (1er octobre 2026). Mais il est avant tout venu à Paris pour jouer les VRP de luxe au forum d'affaires Argentina Week, un événement organisé au siège de l'OCDE pour convaincre les investisseurs français et européens de se tourner vers l'Argentine. Les détails de notre correspondant à Buenos Aires, Théo Conscience. À lire aussiJavier Milei à Paris pour vanter son modèle économique et attirer les capitaux   Le danseur haïtien Steeven Labady Marcel héros d'un documentaire On part désormais à la rencontre d'un danseur haïtien, Steeven Labady Marcel, à travers un documentaire qui retrace son histoire ou plutôt son parcours migratoire. Contraint de quitter Haïti pour pouvoir devenir danseur, Steeven traverse les continents, les frontières, en quête de sécurité et de stabilité. Un film qui met en lumière la difficulté des migrants, et la résilience d'un jeune homme qui n'a qu'un rêve : danser. Born to Dance, Forced to Run (« Né pour danser, forcé de courir », en français) est un film de Pascale Solages, réalisatrice haïtienne elle aussi. Un dossier de Sarah Krakovitch, du service International de RFI.   Le journal d'Outre-mer la 1re Le président de la région Guadeloupe est condamné pour détournements de fonds publics.

    Haïti : les pays du continent appellent à prolonger la force anti-gangs

    Play Episode Listen Later Sep 29, 2026 30:00


    Alors que le Conseil de sécurité de l'ONU vote ce mardi (29 septembre 2026) pour prolonger de 6 mois le mandat de la Force de répression des gangs (FRG), 32 pays membres de l'OEA (Organisation des États américains) appellent au renouvellement du mandat de la force, principalement composée de soldats tchadiens. Autorisée par l'ONU depuis septembre 2025, la Force de répression des gangs (FRG) a pris la suite de la MMAS, dirigée par le Kenya, mais affiche un bilan encore maigre et devrait être pleinement déployée seulement à la fin de l'année. L'essentiel des pays membres de l'OEA appelle le Conseil de sécurité à prolonger ce mardi son mandat de 6 mois, explique Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse. Avec Anne Cantener, il aborde aussi l'avertissement lancé par le Conseil électoral provisoire (CEP), qui appelle les partis politiques et candidats à ne pas faire campagne avant l'ouverture officielle de la période dédiée en vue du premier tour de la présidentielle et des législatives prévues pour le 13 décembre 2026. Enfin, sur le site de l'agence de presse haïtienne en ligne, Aly Acacia s'interroge sur la disgrâce de l'écrivain Thélyson Orélien, accusé d'avoir utilisé l'IA pour écrire son roman C'était ça ou mourir. « Pourquoi avons-nous tant souffert de [sa] chute ? », lance-t-il aux lecteurs. « Le problème apparaît lorsque l'inspiration devient une délégation identitaire, lorsque l'individu cesse d'être lui-même pour devenir le dépositaire des espoirs ou des angoisses d'un peuple entier », écrit-il. À lire aussiAccusé d'avoir utilisé l'IA pour «C'était ça ou mourir», l'écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien s'en défend   Chili : les conséquences des coupes budgétaires dans les services publics Au Chili, le gouvernement du président José Antonio Kast a réussi à faire voter une importante loi en matières économique et budgétaire. L'objectif, selon l'exécutif, est d'attirer des investisseurs et relancer la croissance chilienne, en perte de vitesse depuis plusieurs années. Le texte prévoit notamment une baisse d'impôts pour les entreprises. Mais l'équation est complexe car, dans le même temps, José Antonio Kast promet de réaliser l'équivalent de 6 milliards de dollars d'économies pendant son mandat. Des coupes budgétaires dont certaines sont déjà appliquées, comme l'a constaté à Santiago la correspondante de RFI, Naïla Derroisné.  À lire aussiChili: le président Kast mène une offensive sécuritaire sur fond de baisse de sa popularité   Dans le journal des Outre-mer... Pas de journal de La 1ère ce mardi (29 septembre 2026), en raison d'un appel à la grève.

    Haïti : dégradation des conditions de détention des mineurs

    Play Episode Listen Later Sep 28, 2026 30:00


    Accès à l'eau potable, hygiène, soins de santé : les jeunes Haïtiens détenus dans le centre de rééducation pour mineurs en conflit avec la loi à Delmas, dans la capitale, vivent dans des conditions de plus en plus mauvaises, alerte une ONG locale. Le Collectif Défenseurs Plus déplore la dégradation alarmante des conditions de détention des personnes au Cermicol, le centre de rééducation des mineurs en conflit avec la loi, situé à Delmas, un arrondissement de Port-au-Prince. Dans une étude couvrant la période de mars à juin 2026, le collectif décrit une dégradation généralisée des conditions d'hébergement, de l'accès à l'eau potable, à l'hygiène et aux soins de santé. Au micro de Chloé Cadoux, Antonal Mortimi, le fondateur de Défenseurs Plus alerte sur une situation qui ne cesse de s'aggraver.   Lune de miel sécuritaire entre la Colombie et l'Équateur  L'épouse et une des filles de « Fito » (Adolfo Macias à l'état civil), leader d'un des principaux groupes criminels d'Équateur, les Choneros, ont été arrêtées en Colombie. Elles ont été capturées par la police colombienne, a annoncé ce dimanche (27 septembre 2026) le président colombien Abelardo de la Espriella. Des agents équatoriens et des agents états-uniens du FBI ont participé à l'opération. Un symbole de la coopération sécuritaire renouvelée entre les trois pays, sous la bannière du Bouclier des Amériques créée en mars 2026 par Washington pour regrouper les gouvernements de droite et d'extrême-droite du continent.   Honduras : les gangs continuent de défier l'État Dans ce pays d'Amérique centrale, considéré comme l'un des plus dangereux de la région, les groupes criminels appelés les « maras » sévissent. Extorsion, trafic de drogue ou d'armes, leurs activités criminelles aboutissent aussi à de nombreux homicides. Même si la lutte contre l'insécurité est au cœur des priorités du nouveau gouvernement nationaliste du président Nasry Asfura, dans le pays, les Honduriens vivent toujours avec la peur des gangs et de la violence qui ne diminue pas. Reportage sur place, dans un quartier de la capitale, de la correspondante de RFI à Tegucigalpa, Marie Griffon.   Dans le journal des Outre-mer La Guyane renouvelait ses deux sénateurs ce dimanche, et la surprise du jour, explique Serge Massau d'Outre-mer La 1ère, c'est l'élection de Ryan Persaud, 32 ans. Il était jusqu'ici simple conseiller municipal de la commune de Mana.

    Cuba : témoignage de l'artiste et dissident Luis Manuel Otero Alcántara

    Play Episode Listen Later Sep 25, 2026 30:00


    Après cinq ans passés en prison à Cuba, l'artiste et dissident Luis Manuel Otero Alcántara, 38 ans, a retrouvé la liberté. Il vit désormais en exil aux États-Unis. Luis Manuel Otero Alcántara a été arrêté en juillet 2021 alors qu'il tentait de rejoindre les manifestations historiques du 11 juillet. Au micro de Marine de la Moissonnière, il raconte les premiers mois de cette nouvelle vie : les difficultés physiques et psychologiques liées au fait de réapprendre à vivre en société après cinq années d'enfermement, mais aussi la sensation de devoir retrouver ses repères dans un monde libre. En prison, la peinture lui a permis de tenir et de continuer à résister. Depuis son arrivée aux États-Unis, il poursuit son engagement en faveur d'un changement politique à Cuba, dont il dénonce la situation économique et les restrictions aux libertés. Des propos qui lui valent des critiques, mais qui, dit-il, renforcent sa détermination à continuer de créer et à défendre les Cubains depuis l'exil. À lire aussiCuba: l'artiste et figure de la dissidence cubaine Luis Manuel Otero Alcántara arrive aux États-Unis pour son exil En Colombie, les groupes armés recrutent de plus en plus de mineurs C'est notamment le cas dans le département du Cauca en Colombie, l'un des territoires les plus touchés par le conflit. Pour attirer enfants et adolescents, les dissidents des Farc et d'autres groupes criminels utilisent désormais massivement les réseaux sociaux, notamment TikTok, Instagram et Facebook, avec des vidéos qui promettent argent, pouvoir et reconnaissance. Selon les chiffres du défenseur des droits colombien, 435 mineurs ont été recrutés en 2025, principalement dans le Cauca, tandis que l'ONU estime que les recrutements forcés ont augmenté de 300% en cinq ans. Dans les zones rurales et isolées, où les jeunes sont confrontés à la pauvreté et au manque d'opportunités, ces promesses peuvent être particulièrement efficaces. Paola Arissa, de la rédaction en espagnol de RFI, a recueilli le témoignage de Juan, recruté à 15 ans avant de parvenir à s'échapper, ainsi que celui d'un enseignant qui raconte comment les réseaux sociaux sont utilisés pour piéger et menacer les adolescents. Journal de la 1ère  La dette d'un milliard d'euros de la Collectivité territoriale de Martinique.  À éouter aussiLe journal d'Outre-mer La 1ère

    E. Jean Carroll: «Je n'avais plus rien à perdre, alors je l'ai raconté»

    Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 30:00


    Elle est celle qui a fait condamner Donald Trump. La journaliste E. Jean Carroll raconte dans un livre sa bataille judiciaire et la décision de la justice reconnaissant le président états-unien coupable de viol. Entretien. Donald Trump l'a traitée de « menteuse », de « cinglée ». La journaliste états-unienne, E. Jean Carroll, 82 ans, a accusé le président américain de l'avoir violée dans les années 1990. La justice lui a donné raison : le président des États-Unis lui doit désormais plus de 80 millions de dollars. E. Jean Carroll raconte cette bataille judiciaire dans son livre Not my type - La Femme qui a fait plier Trump, dont la traduction en français parait ce jeudi (24 septembre 2026) aux éditions du Cherche Midi. Entretien avec Carlotta Morteo, du service Culture de RFI.   De la difficulté d'organiser des élections en Haïti En Haïti, le quotidien Le Nouvelliste a pu avoir accès à la liste des candidats à la présidentielle lors des élections prévues en décembre. Son rédacteur en chef Frantz Duval décrit la difficulté d'organiser ce scrutin. Le journal donne également la parole à l'avocat André Michel, qui estime que le Premier ministre a galvaudé la transition. De leur côté, les organisations patronales demandent des élections crédibles pour mettre fin à ce qu'elles qualifient de transition sans échéance À écouter aussiEn Haïti, des élections irréalisables? Le Journal d'Outre-mer la 1ère Deux agressions de professeurs en Guadeloupe à la Une du journal des Antilles Guyane. À lire aussiFrance: les violences contre les enseignants en milieu scolaire sont-elles vraiment en hausse?

    Venezuela : Delcy Rodriguez à New York, Maria Corina Machado bloquée au Panama

    Play Episode Listen Later Sep 23, 2026 30:00


    Donald Trump et Delcy Rodriguez se sont entretenus hier (22 septembre 2026), à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Première rencontre entre les deux présidents depuis la capture de Nicolas Maduro par les États-Unis, en janvier 2026, pour sceller la réconciliation entre les États-Unis et le Venezuela et la fin de 30 ans de disputes. Au même moment, à des milliers de kilomètres de New York, Maria Corina Machado, cheffe de l'opposition vénézuélienne, essayait - une nouvelle fois - de revenir dans son pays. Mais elle a encore échoué. Les explications de Marine de La Moissonnière. Enquête Forbidden Stories : le Mexique au cœur du dispositif étasunien Depuis le début de la semaine, nous vous dévoilons des volets de l'enquête menée par Forbidden Stories à laquelle RFI a participé. Une enquête intitulée : « The Deportation Project – Révélations sur les expulsions de masse de l'administration Trump ». Aujourd'hui, focus sur le Mexique. Ce pays voisin des États-Unis est celui qui reçoit le plus grand nombre de migrants expulsés vers des pays tiers : environ 20 000 sur les plus de 25 000 renvoyés entre janvier 2025, date du retour de Donald Trump au pouvoir, et août 2026. Comme l'explique Achim Lippold, ce sont les Cubains qui forment le groupe le plus important parmi ces expulsés. À lire aussi«Ils m'ont tout pris»: enquête sur les expulsions de masse de l'administration Trump vers le Mexique   Canada : comment sauver les langues autochtones Le Canada tente aujourd'hui de réparer les dégâts de décennies de politiques d'assimilation qui ont contribué à effacer les langues autochtones. Ottawa finance depuis 2019 leur revitalisation. Bien que les initiatives se multiplient pour les réapprendre et les transmettre dans les communautés, la majorité des langues autochtones encore parlées dans le pays sont menacées. Reportage de Nafi Alibert.   Le journal de la 1ère En Guyane, une trentaine d'enseignants du lycée Lumina Sophie à Saint-Laurent-du-Maroni, a cessé le travail hier (22 septembre 2026) pour dénoncer le silence du recteur de l'académie alors qu'un de leurs collègues, accusé d'agressions sexuelles, se serait suicidé. 

    USA: focus sur le «service de remigration», au cœur de la politique migratoire de Donald Trump

    Play Episode Listen Later Sep 22, 2026 30:00


    L'enquête menée par Forbidden Stories et 26 médias partenaires, dont RFI, intitulée « The Deportation Project » – « Le projet Expulsion » qui lève le voile sur les expulsions de masse organisées par l'administration Trump, s'est aussi penché sur une structure qui est au cœur de cette politique, à savoir « l'Office of Remigration », le service de Remigration, devenu le symbole d'une politique migratoire durcie.   Le Washington Post a enquêté sur le service de remigration pour Forbidden Stories. Enquête présenté par Achim Lippold.  À lire aussiÉtats-Unis: le «bureau de la remigration», symbole d'un virage majeur de la politique migratoire Avec Fanny Lauby, professeure à l'Université Montclair dans le New Jersey et spécialiste des questions migratoires, nous parlons aussi de ce « service de remigration » et de la bataille judiciaire autour des expulsions vers des pays tiers.   Le Premier ministre haïtien devant l'ONU Ce mardi (22 septembre 2026), nous retrouvons Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse. Il revient sur les enjeux du voyage du Premier ministre Alix-Didier Fils-Aimé à New York, où il participe à l'Assemblée générale de l'ONU, avec notamment la question de la sécurité et des prochaines élections en Haïti. Gotson Pierre évoque également les vives réactions suscitées par le transfert aux autorités judiciaires américaines de 18 suspects détenus en Haïti, dont Joseph Félix Badio et 17 anciens militaires colombiens, dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de l'ex-président Jovenel Moïse. Journal de la 1ère La découverte d'un cas importé de chikungunya fait craindre une nouvelle épidémie en Guadeloupe. 

    Enquête RFI-Forbidden Stories : les disparus du Salvador

    Play Episode Listen Later Sep 21, 2026 30:00


    Que sont devenus les Salvadoriens renvoyés dans leur pays d'origine par les États-Unis, il y a un an et demi ? RFI a travaillé avec 25 autres médias dans le cadre d'une enquête coordonnée par Forbidden Stories, intitulée : « The Deportation Project - Révélations sur les expulsions de masse de l'administration Trump ». En mars et en avril 2025, trois avions militaires atterrissent à San Salvador en provenance des États-Unis. À leur bord, 52 Vénézuéliens et un groupe de Salvadoriens dont on ignore tout. ll faudra un minutieux travail réalisé par des ONG pour établir qu'ils étaient 36. L'identité de seulement 11 d'entre eux a pu être établie et on n'a pu en localiser que 6, dont Elmer Concepcion Romero qui vivait en situation irrégulière aux États-Unis. Angelica Perez, de la rédaction en espagnol de RFI, a rencontré sa sœur, Glenda. Si les autorités ont fini par lui dire dans quelle prison se trouve son frère, elle n'a eu aucun contact avec lui. « Je n'ai reçu ni un coup de fil, ni même une photo me prouvant qu'il reçoit bien les paquets qu'on lui dépose. Je n'ai rien, juste l'espoir qu'on ne m'ait pas menti. Nous voudrions une preuve qu'il va bien car nous ne pouvons pas continuer à vivre dans cette incertitude. C'est comme si mon frère avait disparu. Cela fait plus d'un an qu'il est en prison et il n'y a aucune procédure légale ouverte contre lui », explique Glenda. Pas de poursuites judiciaires au Salvador où ces détenus sont privés de tout contact avec l'extérieur. Pas de présentation à un juge aux États-Unis avant leur expulsion. Aucun moyen de se défendre, donc, pour ces hommes qui, dans leur écrasante majorité, n'ont rien à se reprocher. D'après plusieurs organisations de défense des droits humains, seuls 10% d'entre eux ont un casier judiciaire. Mais aucun n'a de lien avec le crime organisé. Plusieurs ONG dénoncent des enlèvements et des disparitions forcées rendues possibles par le régime d'exception imposé en 2022 par Nayib Bukele pour mettre un terme à la violence des gangs et qui permet les arrestations sans décision de justice préalable, et par l'accord signé entre le Salvador et les États-Unis, le 4 février 2025. Un accord dont peu de détails ont filtré. Tout ce que l'on sait, c'est qu'en échange de 4,76 millions de dollars et à condition de ne pas venir en aide aux demandeurs d'asile, Nayib Bukele a accepté d'accueillir environ 300 criminels supposés pendant un an. Selon les autorités qui ne fournissent aucune preuve, il s'agit de membres du groupe criminel Tren de Aragua ou du gang la Mara Salvatrucha. Direction au moins dans un premier temps : le Cecot, la prison de haute sécurité dont le président salvadorien est si fier et où ces nouveaux venus ont été torturés et agressés sexuellement. Les rares familles qui osent défier le pouvoir de Nayib Bukele ont dû aller jusqu'à la Commission interaméricaine des droits de l'homme pour que le gouvernement du Salvador lâche que cinq de ces 36 migrants se trouvent dans la prison de Santa Ana et un au Cecot. Mais rien sur ce qui leur est reproché. À lire aussiEntre Trump et Bukele, l'accord secret qui fait disparaître les migrants   Regarder la vidéo#DeportationProject : ces personnes expulsées par les États-Unis vers l'Afrique Haïti : les enlèvements se multiplient En Haïti, pas une semaine ne passe sans qu'un ou des enlèvements ne se produisent. Ils sont particulièrement fréquents dans la commune de Delmas 31. Des personnes de tous âges, de toutes catégories sociales sont visées. Des victimes qui restent parfois aux mains des gangs pendant plusieurs mois, comme l'explique notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. À lire aussiHaïti: écoliers, fonctionnaires… plus personne n'est épargné par le kidnapping à Port-au-Prince La capitale du Mexique, entre manque d'eau et inondations Au Mexique, comme dans de nombreux pays du monde, l'année est marquée par des phénomènes climatiques extrêmes. Sécheresse, puis inondations à répétition, le tout dans un pays au système de drainage trop vieux, victime de sous-investissements chroniques et rongé par l'affaissement des sols. Par conséquent, même lorsqu'il pleut beaucoup, le pays n'en retire pas de bienfaits et toute une partie de la population reste privée d'eau courante, même en périphérie de Mexico. Un reportage de Gwendolina Duval.   Le journal de la 1ère En cette journée mondiale d'Alzheimer, on parle de cette maladie neurodégénérative qui touche beaucoup de Guadeloupéens. À écouter aussiMaladie d'Alzheimer : les avancées de la recherche pour prédire la maladie

    Qui sont les sénateurs fantômes de Washington D.C., qui espèrent un jour entrer au Congrès?

    Play Episode Listen Later Sep 18, 2026 30:00


    Aux États-Unis, les élections de mi-mandat sont prévues le 3 novembre 2026, dans un mois et demi. Donald Trump, en mauvaise posture dans les enquêtes d'opinion, espère malgré tout garder sa majorité dans les deux chambres du Congrès. Et dans la capitale, les électeurs éliront comme chaque année des sénateurs fantômes, qui n'ont aucun pouvoir mais espèrent un jour devenir de « vrais » sénateurs. L'ensemble des 435 sièges est en jeu à la Chambre des représentants, ainsi qu'un tiers (35 sièges) du Sénat. Mais à Washington D.C., il existe des « sénateurs fantômes ». Ils font campagne, sont élus, mais n'ont pas le droit d'entrer dans l'hémicycle et encore moins de voter un quelconque texte de loi, explique Vincent Souriau, envoyé spécial permanent de RFI dans la capitale états-unienne. Une fonction bénévole, dont le but principal est de faire pression sur le Congrès pour que le district de Columbia change de statut et devienne enfin le 51ème État des États-Unis. Une éventualité que les républicains cherchent à tout prix à éviter, tant la capitale vote en faveur des démocrates.   XI Jinping attendu à la Maison Blanche Donald Trump accueillera son homologue chinois, le 24 septembre 2026, à Washington. C'est la deuxième rencontre en quelques mois pour les dirigeants des deux plus grandes puissances mondiales. Hermine Roumilhac, de la rédaction en mandarin de RFI, nous explique les enjeux de cette visite du président Xi Jinping aux États-Unis.   Haïti : l'extraction de sable menace les côtes du Nord-Ouest L'activité illégale d'extraction de sable contribue à l'avancée des vagues sur les côtes du nord-ouest d'Haïti, détruisant des maisons, des églises et des écoles situées sur le littoral, explique Djouly Mombrun, journaliste pour Ayibopost, lors du rendez-vous mensuel sur RFI de ce média haïtien d'investigation. Il signe un reportage sur cette pratique qui concerne notamment l'île de la Tortue, Saint-Louis-du-Nord et Anse-à-Foleur, où des habitants (souvent dans une situation économique précaire) prélèvent régulièrement du sable pour approvisionner, entre autres, le secteur de la construction.   Dans le journal d'Outre-mer La 1ère... Elles redoutaient l'application d'une taxe européenne sur les produits importés : les entreprises ultramarines ont finalement obtenu un sursis.

    Il est «inhumain» de poursuivre les expulsions des États-Unis vers Haïti

    Play Episode Listen Later Sep 17, 2026 30:00


    Depuis la révocation du Statut de protection temporaire (TPS) pour les Haïtiens fin juillet 2026, Washington a augmenté le rythme des expulsions vers Haïti, passant d'un vol par mois à un par semaine. Alors qu'un nouveau vol atterrit ce jeudi (17 septembre 2026) à Cap Haïtien, les ONG locales et internationales insistent : Haïti n'est pas en mesure de recevoir ces expulsés dans de bonnes conditions, dans un pays en proie à une profonde crise sécuritaire. Sur son site internet, le département d'État américain avertit ses ressortissants : « Ne vous rendez pas en Haïti : risques de crimes, d'enlèvements, de terrorisme, et services de soins limités », peut-on lire. Pourtant, Washington a décidé non seulement de révoquer le Statut de protection temporaire des Haïtiens, mais aussi d'augmenter le rythme des expulsions vers ce pays en crise. C'est ce que dénoncent de nombreuses organisations locales et internationales de défense des droits humains, comme Human Rights Watch (HRW) : « C'est une situation inhumaine, s'alarme Nathalye Cotrino, chercheuse senior pour l'ONG. Nous appelons le gouvernement des États-Unis à cesser d'expulser des gens vers Haïti ». Elle était sur place lors de l'arrivée de deux vols en août. Elle a pu parler sur le tarmac à des dizaines d'expulsés. « La grande inquiétude, pour beaucoup d'entre eux (en particulier ceux originaires du département de la capitale, Port-au-Prince, et du sud ou de l'Artibonite), est qu'ils doivent prendre la route pour pouvoir être hébergés chez des proches, explique-t-elle. Mais ces routes sont contrôlées - en majorité - par des groupes armés, avec des checkpoints. Les gens à qui j'ai parlé avaient très peur d'être rançonnés ou même enlevés. » Les autorités haïtiennes tentent d'adapter leur réponse De grandes tentes ont été installées à l'aéroport de Cap Haïtien pour vérifier les antécédents judiciaires des personnes expulsées, leur permettre d'appeler un proche, avoir un repas chaud... Ils et elles sont reçus notamment par des agents de la Croix Rouge haïtienne, et de l'Office national des migrations, l'ONM. Son coordinateur national, Jean Négot Bonheur, explique que l'ONM paye dans quelques cas une nuit d'hôtel aux passagers. Il assure qu'ils ont augmenté ces dernières semaines l'allocation donnée aux arrivants, pour la passer à 25 000 gourdes (191 dollars américains), contre seulement 10 000 gourdes début août 2026. Cela reste insuffisant pour payer le transport jusqu'à Port-au-Prince par exemple. Et si les États-Unis envoient plus de personnes que prévu, comme le 10 septembre, les passagers reçoivent un peu moins d'argent chacun. Cap Haïtien, déjà surpeuplée Les autorités prévoient de faire construire un centre d'hébergement de 500 places, mais il ne serait pas prêt avant la fin de l'année 2027. Le maire de la ville, Michel Saint Croix, se dit démuni. Il assure que le nombre d'habitants a déjà énormément augmenté à mesure que les gangs ont étendu leur emprise sur Port-au-Prince ou encore l'Artibonite ces dernières années. « ​​​​​​​La ville de Cap Haïtien a été construite pour environ 45 000 personnes mais avec l'insécurité, la population a dépassé les 500 000 habitants. Les loyers augmentent beaucoup. Et avec les déportations, cela va de mal en pis », se désespère-t-il. La ville est surchargée de déchets, a d'énormes problèmes d'assainissement et les coupures d'électricité sont très fréquentes. Malgré cela, et malgré la baisse de l'aide au développement de la part des États-Unis depuis le retour de Donald Trump, des ONG haïtiennes essayent de trouver des fonds et de s'organiser pour soutenir les expulsés. C'est le cas du Garr, par exemple, le Groupe d'appuis aux rapatriés et réfugiés. « Depuis la fin de l'USAID décidée par Donald Trump, il y a des lourds problèmes de sous-financement pour des organisations comme le Garr sur le terrain », explique Stenley Orbruth Doriscar, son responsable communication. L'ONG prévoit de recruter du personnel à Cap Haïtien pour accueillir et orienter les expulsés. Le Garr ajoute que déjà 197 000 personnes ont été expulsées vers Haïti entre janvier et août 2026, principalement depuis la République Dominicaine, mais aussi des Bahamas ou encore des îles Turques-et-Caïques. Autant que sur toute l'année 2025. Nouveau délai d'inscription pour les élections haïtiennes Pour la deuxième fois en deux semaines, le Conseil électoral provisoire (CEP) prolonge les délais d'inscription en vue des élections présidentielle et législatives, dont le premier tour est prévu le 13 décembre. Cette fois-ci, c'est la date limite d'enregistrement des candidats qui a été repoussée, explique Frantz Duval, du Nouvelliste. Avec Anne Cantener, il aborde aussi les mesures de sécurité annoncées par la commune de Kenscoff (en banlieue de Port-au-Prince) après les attaques de groupes armés. Enfin, le rédacteur en chef du plus ancien quotidien haïtien alerte sur « l'épidémie de carburant frelaté » qui touche Port-au-Prince.   Au Mexique, champignons hallucinogènes, science et savoirs ancestraux indigènes Au Mexique, le mois d'août est synonyme de récolte de champignons. Le pays compte une diversité impressionnante de champignons comestibles, mais il concentre aussi 25% de la diversité mondiale d'espèces hallucinogènes, un record. Ces champignons psilocybes sont utilisés depuis la nuit des temps par les peuples indigènes comme médecine traditionnelle, et intéressent aussi de plus en plus la science. Marine Lebègue a rencontré des scientifiques et a suivi la cueillette avec une communauté indigène, dans la sierra Mazateca, une chaîne de montagnes verdoyantes du sud du Mexique.    Dans le journal d'Outre-mer La 1ère  La fin d'une grève chez un transporteur n'y aura rien changé : il n'y avait toujours aucun bus en circulation ce jeudi matin (17 septembre 2026) dans le centre de la Martinique.

    Patricio Guzmán, cinéaste de la mémoire de la dictature chilienne

    Play Episode Listen Later Sep 16, 2026 30:00


    Le documentariste chilien s'est éteint à Paris à l'âge de 85 ans. Il vivait en France depuis de nombreuses années, mais a consacré presque toute sa vie et sa carrière à la mémoire de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990), qu'il a dû fuir après avoir tourné son œuvre majeure, « La bataille du Chili ». « Un pays sans cinéma documentaire, c'est comme une famille sans album photo », disait le réalisateur chilien Patricio Guzman. Son œuvre majeure, La bataille du Chili, un documentaire en trois volets (sorti à partir de 1975) sur les derniers mois du gouvernement de Salvador Allende (1970-1973), le premier président socialiste élu démocratiquement. Ce film, considéré comme l'un des plus grands documentaires politiques de l'histoire, naît de l'engagement politique et de l'émotion d'un jeune Patricio Guzman, qui retourne au pays après des études de cinéma à Madrid. « Je suis rentré au Chili en 1970. Salvador Allende était déjà arrivé au pouvoir. Ce qui se passait dans la rue tellement passionnant et beau que j'ai commencé à tout filmer », expliquait-il à Orlando Torricelli sur RFI en 1997. Le documentariste français Chris Marker apprécie son travail et lui donne de quoi tourner et produire ce qui deviendra le film « La bataille du Chili ». « Avec l'aide de Chris Marker, qui m'a donné la pellicule du film, poursuivait Patricio Guzmán, on a tourné pendant un an et j'ai documenté toute la fin du gouvernement d'Allende. C'est la seule expérience révolutionnaire en Amérique latine à avoir été filmée pas à pas, séquence après séquence. Entièrement. Et qui s'achève tragiquement, par le coup d'État » du 11 septembre 1973.   Répression et bobines exfiltrées par valise diplomatique Patricio Guzmán est arrêté puis parvient à fuir à l'étranger. Le caméraman du documentaire, Jorge Müller, ne survivra pas à la dictature. Il fait partie des près de 3 000 victimes du régime d'Augusto Pinochet. Son corps n'a jamais été retrouvé. Après le coup d'État, les bobines sortiront du pays par valise diplomatique, grâce à l'ambassade de Suède. Patricio Guzman s'est aussi saisi de l'actualité de son pays. Avec Renate Sachse, sa productrice de longue date, et épouse, il a consacré son dernier film au soulèvement qui a secoué le Chili en 2019, le plus important depuis la fin de la dictature. Un mouvement dans lequel il a vu un réveil politique et social contre les inégalités héritées du modèle imposé par Pinochet. Un de ses films le plus marquants est probablement « La nostalgie de la lumière », en 2010, dans lequel il dresse un parallèle entre les astronomes du désert d'Atacama, et des femmes qui, près des immenses télescopes, cherchent les corps de leurs proches disparus sous la dictature. Il a marqué de nombreux cinéastes chiliens, au-delà du documentaire. « Heureusement que nous avons le travail de quelqu'un comme Patricio Guzman, qui nous a permis de mieux comprendre d'où on vient, témoigne auprès de RFI Pablo Larrain, actuellement en plein tournage de son prochain film. Si son œuvre n'avait pas existé, il y aurait un vide immense »,    Un travail de mémoire toujours nécessaire, 53 ans après le coup d'État La bataille du Chili, récompensé par de nombreux prix internationaux, n'a été diffusé à la télévision chilienne pour la première fois qu'en 2021. Patricio Guzman s'est éteint quelques jours après un nouvel anniversaire du coup d'État, alors que pour la première fois depuis le retour à la démocratie en 1990, un président ouvertement nostalgique du général Pinochet, José Antonio Kast, occupe le palais de la Moneda. Et que pour la première fois aussi depuis la fin de la dictature, aucune cérémonie officielle de commémoration n'a été organisée ce 11 septembre.   Haïti : l'IA entre opportunités et désinformation Un peu partout en Haïti, des citoyens lancent des formations pour apprendre à mieux utiliser l'intelligence artificielle générative et améliorer leurs conditions de travail. C'est le cas aux Gonaïves, chef-lieu du département de l'Artibonite, où Marquès Michel, directeur de l'Alliance française de la ville, organise depuis 2019 des formations destinées aux professionnels, aux enseignants et aux cadres de l'administration publique. Cependant, l'IA amplifie aussi le phénomène de désinformation dans ce pays où la majorité des citoyens s'informent sur les réseaux sociaux. De quoi compliquer le travail des journalistes, qui n'ont pas toujours les moyens nécessaires pour vérifier les nombreuses informations, images et vidéos générées par l'intelligence artificielle, explique Ronel Paul.   Renata Flores, chanter et rapper en quechua pour transmettre la culture de ses ancêtres Ses compositions mêlent des sonorités andines traditionnelles à des genres contemporains comme le rap, la pop ou encore le reggaeton. Renata Flores, jeune artiste péruvienne, mêle aussi et surtout deux langues : l'espagnol et le quechua. Un moyen pour elle de préserver et transmettre la langue et la culture de sa famille. Sarah Krakovitch l'a rencontrée lors de l'étape parisienne de sa tournée européenne, qui se termine cette semaine par des concerts en Espagne et en Belgique. À écouter aussiAu Pérou, les jeunes influenceurs défendent coûte que coûte la langue quechua   Dans le journal d'Outre-mer La 1ère Trente et un homicides ont été enregistrés depuis le début de l'année en Guadeloupe, une situation qui inquiète sur l'île des Antilles. 

    Costa Rica : mobilisation pour l'indépendance de la justice

    Play Episode Listen Later Sep 15, 2026 30:00


    Ce lundi 14 septembre, les Costaricains célébraient leur fête de l'indépendance. L'évènement a été marqué par les divisions politiques entre le gouvernement, lancé dans une bataille contre le pouvoir judiciaire, et l'opposition, qui craint une dérive autoritaire comme celle observée au Salvador. À Cartago, berceau de l'indépendance du Costa Rica (à une vingtaine de kilomètres de la capitale), deux fêtes de l'indépendance ont eu lieu en parallèle. D'un côté, les célébrations officielles, auxquelles participaient le gouvernement et la présidente Laura Fernandez, au pouvoir depuis mai 2026. Sur scène, la dirigeante conservatrice a une nouvelle fois attaqué le pouvoir judiciaire, qu'elle accuse de freiner la lutte contre l'insécurité. « Je veux lancer un appel au pouvoir judiciaire ce soir. [...] Je ne permettrai pas qu'ils fassent retomber la faute sur mon gouvernement, pour des erreurs qu'ils ont commises et que le peuple costaricain paye de son sang », a-t-elle lancé à la foule.   Crainte de dérive autoritaire Mis à l'écart des cérémonies officielles, interdits d'entrer sur la place principale s'ils portaient des pancartes contestataires, des opposants ont manifesté sous haute surveillance policière dans les rues adjacentes. Certains ont dénoncé un gouvernement « corrompu ». Ils craignent une dérive autoritaire inspirée du modèle du Salvador de Nayib Bukele.   « Nettoyer » le pouvoir judiciaire Élue en mai 2026 sur la promesse de combattre la criminalité, dans un pays où le taux d'homicides a fortement augmenté depuis 2019, Laura Fernandez reprend le discours de son prédécesseur Rodrigo Chaves, devenu ministre des Finances. Peu avant son départ, celui-ci affirmait : « Le plus bel hommage que vous pouvez rendre à la patrie, c'est de nettoyer les institutions de ce pays. Et celle qui reste à nettoyer, c'est le pouvoir judiciaire. » Le gouvernement veut réduire les prérogatives et le budget de la justice, ainsi que modifier les règles de nomination de certains magistrats (afin qu'ils soient nommés par l'assemblée, majoritairement acquise au parti de Laura Fernandez et de Rodrigo Chaves). L'opposition et la rapporteure spéciale de l'ONU pour l'indépendance des juges y voient une menace pour la séparation des pouvoirs.   Insécurité en Haïti : la Caricom appelle la Communauté internationale à tenir ses engagements La Communauté des Caraïbes appelle les pays qui s'étaient engagés à soutenir et participer à la Force de répression des gangs (FRG) à respecter leurs engagements, rapporte Gotson Pierre, éditeur de l'agence Alterpresse. Avant les élections présidentielle et législatives, dont le premier tour a été fixé au 13 décembre 2026, la Caricom estime que la FRG doit avoir le plus de moyens possibles pour contribuer à rétablir la sécurité dans le pays. Dans son rendez-vous hebdomadaire avec RFI, le journaliste haïtien évoque aussi les conditions d'expulsion des Haïtiens renvoyés des États-Unis ces dernières semaines. La fréquence des vols a augmenté depuis la révocation du Statut de protection temporaire (TPS) pour les Haïtiens aux États-Unis, fin juillet 2026. Enfin, Alterpresse rend hommage à Willard Vancol, figure emblématique du milieu associatif et des radios communautaires en Haïti. Il a été retrouvé mort, près de trois semaines après son enlèvement à Ti Boukan, dans la commune de Gressier, au sud de la capitale, Port-au-Prince. Chili : quand des bateaux chinois font pression pour pêcher dans les eaux territoriales La marine nationale chilienne surveille une importante flotte de bateaux chinois située au large de ses côtes, dans les eaux internationales. Ces embarcations pêchent l'encornet géant, un calamar de couleur rougeâtre. Cette espèce, abondante dans cette partie du Pacifique sud, est consommée notamment en Asie et en Europe. La présence de cette grande flotte chinoise face au nord du Chili est récente - elle remonte à l'année dernière (2025) - et elle inquiète les pêcheurs locaux chiliens. Dossier de la correspondante de RFI au Chili, Naïla Derroisné.   Dans le journal d'Outre-mer La 1ère Onze ans après avoir lancé le Sargator 1, navire ramasseur d'algues sargasses, la société guadeloupéenne de métallurgie STMI a démarré la construction du Sargator numéro 4. À lire aussiConférence de l'ONU sur l'océan: «L'invasion des algues sargasses est un fléau mondial»

    Difficile rentrée scolaire en Haïti

    Play Episode Listen Later Sep 14, 2026 30:00


    En Haïti, cela fait une semaine que les cours ont repris. Mais beaucoup d'enfants ou d'adolescents ne sont toujours pas en classe. Il manque des salles, des établissements, des professeurs et la sécurité qui leur permettrait d'étudier sereinement. La situation préoccupe l'ancien ministre de l'Éducation, Nesmy Manigat désormais conseiller du Partenariat mondial pour l'éducation. Il I'a dit à notre correspondant Peterson Luxama. Honduras : l'avortement criminalisé avec le durcissement de la loi En Amérique centrale, l'avortement reste fortement restreint dans de nombreux pays. Au Salvador, au Nicaragua ou au Honduras, il est totalement interdit, y compris lorsque la grossesse met en danger la vie de la mère. Au Honduras, depuis le retour au pouvoir du Parti National, parti conservateur, en décembre dernier, la situation des droits reproductifs se durcit clairement. Ces derniers mois, deux femmes ont été arrêtées et placées en détention après des soupçons d'avortement. Une situation particulièrement dangereuse même préviennent les associations et organisations des droits des femmes. Dossier signé Marie Griffon.  À lire aussiLe Honduras renforce son interdiction de l'avortement   Les jeunes Mexicains fans du pulque Au Mexique, une boisson ancestrale signe son grand retour auprès des jeunes. Le pulque, cet alcool surnommé « la boisson des dieux » pour son usage cérémoniel à l'époque préhispanique, était tombé en disgrâce depuis l'époque coloniale. Mais aujourd'hui, une nouvelle génération redécouvre cette boisson traditionnelle et en fait un symbole de la culture mexicaine. Reportage de Marine Lebègue. À écouter aussiLa tequila, produit emblématique et symbole des producteurs mexicains sacrifiés   Le journal de la 1ère En Guadeloupe, les planteurs de canne à sucre, et surtout leur trésorerie, vont avoir droit à une petite bouffée d'oxygène.

    Combien de personnes ont disparu lors du tremblement de terre au Venezuela?

    Play Episode Listen Later Sep 11, 2026 30:00


    Le double tremblement de terre au Venezuela, le 24 juin 2026, a fait environ 6 500 morts et plus de 16 000 blessés. Mais dans ce bilan, un chiffre manque : celui des disparus. Les familles sont nombreuses à ne pas avoir récupéré le corps d'un proche. Engloutis sous les décombres, enterrés sans identité, pris en charge dans un hôpital éloigné… Tandis que des initiatives de particuliers tentent de faire ce décompte, des ONG de défense des droits humains exigent de la transparence. Reportage de notre correspondante à Caracas Alice Campaignolle. Colombie : la lente reconstruction après le séisme Au début du mois d'août 2026, la Colombie, à son tour, a été secouée par un tremblement de terre meurtrier. Plus de 330 victimes identifiées, une centaine de disparus et près de 300 000 familles affectées. La plupart d'entre elles ont tout perdu. Des milliers de maisons ont été complètement détruites et des centaines de familles vivent dans des refuges improvisés ou sous des tentes dans la rue. Les dégâts ont été estimés à 9,5 milliards de dollars et la reconstruction ne fait que commencer. La correspondante de RFI en espagnol, à Cali, Carmen Andrea Rengifo, s'est rendue dans le département du Valle, dans le sud-ouest, où elle a recueilli des témoignages.  À lire aussiEn Colombie, la gestion de l'aide internationale après le séisme fait polémique   Rencontre avec l'écrivain haïtien Thélyson Orélien Tirthankar Chanda, de la rédaction internet de RFI, a rencontré Thélyson Orélien, écrivain haïtien exilé au Québec, auteur de C'était ça ou mourir, roman le plus en vue de la rentrée littéraire en France. Il vient d'ailleurs d'être sélectionné pour le prix Médicis alors qu'il a déjà remporté le Prix Méduse et le Prix Strasbourg. Il est aussi en lice pour le Prix Renaudot. Un beau parcours pour un livre réellement exceptionnel, aussi déchirant que dessillant sur la réalité de la migration, à travers le parcours de son héros, Jonas Dorléon, parti d'Haïti pour arriver jusqu'au Canada.  À écouter aussi«C'était ça ou mourir» de Thélyson Orélien : journal de bord d'un Haïtien sur les routes de l'exil   Le journal de la 1ère Les Guadeloupéens peuvent désormais se faire dépister en bas de chez eux pour connaître leur taux d'exposition au chlordécone. À écouter aussiScandale du chlordécone: le combat d'Elie Califer

    Haïti : les incohérences du calendrier électoral

    Play Episode Listen Later Sep 10, 2026 30:00


    Comme tous les jeudis, Anne Cantener s'entretient avec Frantz Duval, rédacteur en chef du quotidien haïtien Le Nouvelliste. Au menu de son intervention : les incertitudes liées au calendrier électoral. Dans les colonnes du journal, Me Carlos Hercule, ancien membre du Conseil électoral provisoire et ancien ministre de la Justice, pointe du doigt de nombreuses incohérences. « Comme une partie du calendrier électoral a été déplacée mais pas l'autre, cela va forcément coincer à un moment car les délais entre certaines étapes du processus ne sont pas respectés », résume Frantz Duval. « On ne va pas avoir le temps de faire la campagne correctement. On risque aussi de ne pas pouvoir imprimer les bulletins de vote ». Autre sujet à la Une du Nouvelliste : la sécheresse à Port-Salut, conséquence d'El Niño. « Cela fait quatre mois qu'il n'a pas plu dans cette zone. C'est tout le sud du pays qui connaît une sécheresse épouvantable », raconte Frantz Duval. « Il faut marcher des heures pour trouver de l'eau. Cette situation est très difficile pour les populations, les animaux et les cultures ». Fin de la tournée de Marco Rubio en Amérique latine Le secrétaire d'État américain achève ce jeudi (10 septembre 2026) sa tournée en Amérique latine. Après la Colombie et l'Équateur, Marco Rubio est aujourd'hui au Pérou. Il rend visite à certains dirigeants conservateurs de la région afin de consolider l'influence des États-Unis en Amérique latine, ce qui passe d'abord par un alignement en matière de sécurité. Mais les États-Unis ont également pour ambition de concurrencer la Chine sur le terrain économique, nous explique Marine de La Moissonnière du service international de RFI. À lire aussiTournée de Marco Rubio: Washington veut «un contrôle resserré sur l'ensemble de l'Amérique du Sud»   En Argentine, le combat des Grands-mères de la place de Mai 50 ans après le coup d'État qui a plongé l'Argentine dans la dictature en 1976, le combat des Grands-mères de la place de Mai qui recherchent leurs petits-enfants disparus se heurte à un nouvel obstacle : le gouvernement de Javier Milei coupe les moyens dédiés à cette quête. Un dossier de Léonie Magro Del Baño. À écouter aussiArgentine: la place de Mai résiste toujours à Buenos Aires 50 ans après le coup d'État militaire   Le journal de la 1ère Cinq ans après sa création, le syndicat mixte d'eau et d'assainissement de la Guadeloupe a encore beaucoup de pain sur la planche.

    USA : l'ICE dans l'œil du photographe David Guttenfelder

    Play Episode Listen Later Sep 9, 2026 30:00


    Célèbre photographe américain, David Guttenfelder a l'habitude de couvrir les conflits internationaux. Mais cette année, il a braqué son objectif sur les violences dans son propre pays, et notamment sur les opérations de la police fédérale de l'immigration, l'ICE, à Minneapolis. David Guttenfelder est lui-même originaire de Minneapolis. Il a choisi de documenter les manifestations massives qui ont suivi la mort d'Alex Pretti et de Renee Good, tous deux abattus en janvier 2026 par des agents de l'ICE. À l'occasion de l'exposition de ses photos au festival Visa pour l'image, à Perpignan, le photographe explique à Sarah Krakovitch qu'après de longs mois de reportage en Ukraine et au Moyen-Orient, c'est la première fois que l'actualité qu'il couvre se déroule au bout de sa rue.   Les Républicains se rassemblent pour une convention inédite à mois de deux mois avant les élections de mi-mandat Ce mercredi (9 septembre 2026), Donald Trump réunit son camp à Dallas, au Texas, pour une convention républicaine d'un genre inédit. Traditionnellement consacrées à la désignation des candidats à la présidentielle, cette grande messe partisane est cette fois destinée à mobiliser l'électorat républicain alors que les projections électorales sont défavorables au parti présidentiel. Les démocrates pourraient reprendre le contrôle de la Chambre des représentants et, peut-être, du Sénat, avec plusieurs scrutins très serrés, notamment au Texas. Donald Trump entend donc faire de ces élections un référendum sur son bilan et mise sur sa propre popularité pour pousser les électeurs républicains aux urnes. Mais cette stratégie ne fait pas l'unanimité dans son camp : certains candidats ont boycotté la convention, préférant rester sur le terrain ou prendre leurs distances avec un président dont la popularité est en baisse.   À écouter aussiPas candidat, mais en campagne: Donald Trump fait le show à Dallas   En Haïti, le défi de l'accès à l'électricité Seuls 35% de la population sont raccordés au réseau public, un réseau qui fonctionne de manière très intermittente dans la capitale. En province, dans des villes comme Cap-Haïtien, Saint-Marc ou les Gonaïves, c'est le black-out quasi permanent. Aux Gonaïves, la centrale électrique est même à l'arrêt depuis près de dix ans. Pour pallier ces coupures, ceux qui en ont les moyens se tournent vers les génératrices diesel ou les panneaux solaires. Mais là encore, les solutions ont leurs limites : les batteries nécessaires au stockage sont coûteuses et, pendant la saison des pluies, la production solaire peut fortement diminuer. Un dossier de Ronel Paul. Journal de la 1ère  En Martinique, les bus devraient être de retour sur les routes d'ici à la fin de la semaine.

    Droits de douane : le Canada tient tête à Donald Trump

    Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 30:00


    Acier, lait, fromage, ou encore pâte à papier : des centaines de produits états-uniens sont soumis depuis ce mardi 8 septembre 2026 à de nouveaux droits de douane de 15 à 50% à leur entrée au Canada. Une réponse d'Ottawa à des mesures similaires décidées par Washington, fin août 2026, et plus largement à la guerre commerciale lancée par le président Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche. Le Canada cherche à unir ses citoyens derrière le drapeau, sans affecter le pouvoir d'achat de ses consommateurs ni l'activité de ses industries. Ottawa veut aussi serrer les rangs avant un référendum prévu le 19 octobre 2026 en Alberta. Les habitants de l'État seront invités à dire s'ils souhaitent rester membres du Canada ou faire sécession pour devenir indépendants. Pour l'instant, les sondages donnent les indépendantistes perdants.   Haïti : l'inscription sur les listes électorales progresse très lentement À un peu plus d'un mois de la clôture des inscriptions sur les listes électorales, en vue des élections présidentielle et législative (prévues le 13 décembre 2026 et le 21 février 2027), environ 7% des Haïtiens se sont inscrits sur les listes électorales, avec de fortes disparités selon les départements, explique Gotson Pierre. Le rédacteur en chef d'Alterpresse évoque aussi la timide affluence lors de la rentrée scolaire, et des signalements de maladie du charbon (ou anthrax) dans le département de la Grande Anse.   Mexique : le rap en langues indigènes contre les discriminations Au Mexique, l'espagnol est loin d'être la seule langue du quotidien. Près de 70 langues indigènes sont parlées par plus de sept millions de personnes à travers le pays. Mais les discriminations envers les peuples autochtones ont la peau dure. Alors à Mexico, des rappeurs utilisent la musique pour mettre en lumière cette richesse linguistique et aider les peuples indigènes à retrouver la fierté de leur culture, raconte Marine Lebègue dans son reportage.   Dans le journal d'Outre-Mer La 1ère En Martinique, les jours passent… et les transports publics restent toujours « portés disparus », alerte Benoît Ferrand.

    En Haïti, une rentrée sous le signe de l'insécurité et de la vie chère

    Play Episode Listen Later Sep 7, 2026 30:00


    Ce lundi 7 septembre, c'est la rentrée scolaire pour les enfants haïtiens. Pourtant, de nombreux parents peinent à réunir l'argent nécessaire pour envoyer leurs enfants à l'école. Et bon nombre d'établissements ont dû être déplacés en raison de l'insécurité, sans avoir retrouvé de locaux adaptés pour accueillir les écoliers. Peterson Luxama, correspondant de RFI à Port-au-Prince, est allé à la rencontre de parents et d'un directeur d'établissement. Esclavage : la Jamaïque dépose une demande de réparations au Royaume-Uni Y aura-t-il un jour des réparations pour l'esclavage ? C'est ce que tente d'obtenir la Jamaïque, ancienne colonie britannique, mais toujours membre du Commonwealth. En visite au Royaume-Uni, la ministre jamaïcaine de la Culture a présenté une demande en ce sens au roi Charles III ce lundi. Le monarque britannique, toujours chef de l'État de la Jamaïque, doit décider ensuite s'il la transmet ou non à l'instance judiciaire compétente en la matière. Le pays caribéen pose trois questions : la traite des Africains en Jamaïque était-elle légale au regard du droit anglais ? La traite des esclaves était légale au regard du droit international ? La Grande-Bretagne doit-elle accorder des réparations en conséquence ? Honduras : non-lieu pour l'ancien président Hernandez L'ex-président Juan Orlando Hernandez, condamné à 45 ans de prison pour narcotrafic aux États-Unis, et gracié par Donald Trump en janvier, n'affrontera finalement pas la justice de son pays. Le 1er septembre, un tribunal hondurien a prononcé un non-lieu dans l'affaire Pandora 2. Dans cet immense dossier de corruption, une trentaine de personnes du Parti national, dont Juan Orlando Hernandez lui-même, étaient soupçonnées d'avoir détourné l'équivalent de 11 millions d'euros. Avec ce non-lieu définitif, plusieurs voix de la justice et des droits humains dénoncent un grave retour en arrière pour le Honduras, explique la correspondante de RFI à Tegucigalpa, Marie Griffon. À lire aussiHonduras : indignation après un non-lieu pour l'ex-président Juan Orlando Hernandez dans une affaire de corruption Dans le journal d'Outre-mer La 1ère Aux Antilles, les victimes du chlordécone sont de plus en plus nombreuses à demander réparation, explique Edwige Saint-Thomas. À écouter aussiLe journal d'Outre-mer La 1ère

    Visa pour l'image : la géographie mondiale de la cocaïne

    Play Episode Listen Later Sep 4, 2026 30:00


    Le trafic de drogue, les groupes criminels qui gangrènent et endeuillent plusieurs pays du continent américain : ce phénomène est au cœur d'une exposition photographique présentée actuellement au festival Visa pour l'image, à Perpignan, dans le sud de la France.   Intitulée Sangre Blanca, « le sang blanc », l'exposition du photographe danois Mads Nissen raconte en images la géographie mondiale de la cocaïne : de la Colombie, où la coca est cultivée et transformée en drogue, jusqu'à l'Europe, où elle est consommée, en passant par le Mexique, devenu l'une des principales plaques tournantes du trafic. Au micro de Sarah Krakovitch, Mads Nissen revient sur les raisons qui l'ont poussé à travailler sur ce sujet il y a dix ans, au lendemain des accords de paix entre le gouvernement colombien et les FARC.  Droits de douane US : l'industrie canadienne appréhende une éventuelle augmentation Au Canada, industriels et commerçants attendent avec anxiété le 8 septembre, date à laquelle de nouveaux droits de douane américains pourraient entrer en vigueur. Un nouveau coup dur pour l'économie canadienne, alors que le bras de fer commercial avec Washington pèse déjà lourdement sur certains secteurs. C'est notamment le cas de l'industrie du meuble, particulièrement touchée : les droits de douane atteignent jusqu'à 50 % sur certains produits. Le secteur est déjà fragilisé par la hausse du prix du bois, l'augmentation des coûts de production et sa forte dépendance au marché américain. Un reportage de notre correspondante Nafi Alibert. Les Brésiliens de France mobilisés pour voter aux élections d'octobre À un mois de l'élection présidentielle brésilienne, les Brésiliens installés en France se préparent à voter. À Paris, près de 28 000 électeurs sont inscrits, soit une hausse d'environ 32 % par rapport à 2022, tandis qu'un nouveau bureau de vote a été ouvert à Marseille, où 2 700 Brésiliens pourront voter. Cette progression pourrait témoigner d'une mobilisation accrue de la diaspora, alors que le vote est obligatoire au Brésil pour les 18-70 ans. Les électeurs voteront sur des machines électroniques, comme au Brésil, mais uniquement pour le président de la République, pas pour les législatives et régionales qui auront lieu au même moment, nous explique Maria Paula Carvalho, de la rédaction brésilienne de RFI. Journal de la 1ère Les « difficultés » des transports publics en Martinique au menu ce jeudi d'une rencontre au siège de la Collectivité Territoriale. À écouter aussiLe journal d'Outre-mer La 1ère

    Brésil : l'affaire Banco Master touche désormais la Cour suprême

    Play Episode Listen Later Sep 3, 2026 30:00


    De nouvelles révélations dans l'affaire Banco Master : cette vaste fraude financière, qui éclabousse depuis février le monde politique brésilien, atteint désormais la Cour suprême. Le magistrat Alexandre de Moraes, qui a fait condamner l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro, est soupçonné d'avoir entretenu des liens privilégiés avec le banquier au cœur du scandale. Le timing des révélations rend cette nouvelle affaire particulièrement explosive, selon le politologue Gustavo Ribeiro. À lire aussiBrésil: la Cour suprême éclaboussée par le vaste scandale financier Banco Master Interview avec Rafael Ramirez, ancien ministre vénézuélien du Pétrole Rafael Ramirez, ancien ministre du Pétrole du Venezuela (2002-2014), ancien président de la compagnie pétrolière d'État du Venezuela (PDVSA, 2004-2014) et bras droit du président Hugo Chavez revient dans une interview avec Justine Fontaine sur l'accord pétrolier conclu récemment avec les États-Unis et sur le déclin de l'industrie pétrolière au Venezuela. À écouter aussiPétrole vénézuélien : « C'est un accord désastreux qui porte atteinte aux intérêts du pays » Haïti : modification du calendrier électoral Avec Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, on revient entre autres sur la modification du calendrier des élections, en raison du retard pris dans l'enregistrement des membres des organisations politiques. Seules 21 des 105 structures politiques ont pour l'instant réussi à enregistrer les 30 000 membres exigés. Le délai pour le dépôt des candidatures est donc prolongé jusqu'au 14 octobre. En revanche, le premier tour des élections présidentielles et législatives, ainsi que le référendum constitutionnel, reste fixé au 13 décembre. Journal de la 1ère Privés de bus depuis maintenant trois jours, les Martiniquais habitant le nord et le centre du département commencent à manifester leur colère. À écouter aussiLe journal d'Outre-mer La 1ère

    Les midterms aux États-Unis, «dernière chance de sauver la démocratie»

    Play Episode Listen Later Sep 2, 2026 30:00


    À deux mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, Anne Cantener reçoit Reed Brody, avocat spécialisé dans la défense des victimes de régimes autoritaires et militant pour la défense des droits humains. La campagne électorale est « très polarisée », explique-t-il. Donald Trump est de plus en plus impopulaire alors que l'inflation augmente et que la guerre en Iran n'est pas comprise. En mauvaise posture, le président américain « s'emploie à fragiliser le système électoral par des redécoupages favorables aux républicains », souligne Reed Brody. Pour obtenir la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat, « les démocrates devront remporter 52 ou 53 % des voix », précise-t-il. Donald Trump remet également en cause le mécanisme même du vote. Chaque État organise ses élections ; ce n'est pas du ressort de Washington. « Assez intelligemment, le président a décidé de s'attaquer au vote par correspondance car les services postaux sont du ressort de l'exécutif. Il a pris un décret qui indique que La Poste n'enverra de bulletins qu'à ceux qui sont des citoyens américains aux yeux de l'administration Trump. Moi-même, je ne sais pas encore si je vais pouvoir voter par correspondance », raconte l'avocat. « Donald Trump est en train de jeter les bases pour contester les résultats s'ils lui sont défavorables. Depuis sa défaite de 2020, il affirme que la fraude électorale est un gros problème aux États-Unis alors qu'il n'y a aucune preuve que cela soit le cas. » Or ces élections de mi-mandat sont particulièrement importantes. « Pour beaucoup d'Américains, c'est la dernière chance de sauver notre démocratie, d'exercer un contrôle démocratique », affirme Reed Brody. « C'est l'une des dernières occasions de poser des limites démocratiques à un président qui balaie tous les contre-pouvoirs. » Nicaragua : le pouvoir verrouille encore plus les élections Désormais, l'opposition n'a plus le droit de participer aux scrutins. Hier, mardi 1er septembre, l'Assemblée nationale a approuvé une réforme constitutionnelle qui exclut des élections toute personne ayant, selon le gouvernement, participé à des « actes putschistes » ou de « trahison de la patrie » ou qui aurait sollicité une « intervention militaire » étrangère. Au Nicaragua, cela fait des années que les opposants au régime sont persécutés : emprisonnés ou contraints à l'exil. La nouvelle Constitution, adoptée l'an dernier, a interdit de participation les partis n'ayant pas « la même ligne idéologique que le Front sandiniste de libération nationale, le mouvement de Daniel Ortega et de la co-présidente du pays, sa femme, Rosario Murillo ». Aujourd'hui, ne subsistent que des petits partis mineurs en phase avec le pouvoir. Mais cette réforme n'est pas que symbolique. C'est un pas de plus dans le totalitarisme et un moyen pour le couple présidentiel de s'assurer que jamais le pouvoir n'échappera à leur famille. Un dossier signé Marine de La Moissonnière, avec les analyses d'Hélène Roux, chercheuse en sciences sociales, et Gilles Bataillon, sociologue et professeur à l'EHESS. Le journal de la 1ère En Martinique, la rentrée commence très mal pour les usagers des transports du nord et du centre. À écouter aussiLe journal d'Outre-mer La 1ère

    En Colombie, 20 morts dans un bombardement contre un groupe armé

    Play Episode Listen Later Sep 1, 2026 30:00


    Le nouveau président d'extrême droite, Abelardo de la Espriella, au pouvoir depuis le 7 août, a promis d'employer la manière forte contre les groupes armés. Il a annoncé ce lundi que 20 personnes ont été tuées dans le bombardement du campement d'un groupe armé en Amazonie colombienne. C'est le bilan le plus meurtrier pour une opération de ce type depuis près d'une décennie. Il présente l'opération comme la preuve d'un changement de méthode par rapport à son prédécesseur de gauche, Gustavo Petro, qui avait tenté (sans succès) la voie de la négociation avec les groupes armés. En tout, 38 personnes soupçonnées d'être des guérilleros ont été tuées dans des frappes depuis sa prise de fonctions. Le bombardement survenu au petit matin lundi est le plus meurtrier depuis le mandat de Juan Manuel Santos, le président qui avait signé les accords de paix avec la guérilla des FARC en 2016. Mais depuis début août, au moins quatre adolescents ont été tués dans ces frappes, ce qui inquiète les organisations de défense des droits humains et des droits des enfants. Ils avaient 15 et 16 ans et avaient été enrôlés dans les groupes armés. Au Honduras, une relation commerciale déséquilibrée avec la Chine La Chine est devenue ces dernières années le premier partenaire commercial de nombreux pays d'Amérique latine. Au Honduras, depuis la reconnaissance diplomatique de Pékin en 2023 par l'ancien gouvernement (au détriment de Taïwan), les importations chinoises ont fortement progressé. Mais les exportations honduriennes vers la Chine restent limitées. Le nouveau gouvernement adopte des mesures pour tenter d'équilibrer davantage la relation commerciale, explique la correspondante de RFI Marie Griffon. En Haïti, des moto-taxis incontournables mais dangereux Les taxi-motos sont partout en Haïti. Ils sillonnent les rues étroites, contournent les embouteillages et permettent à des centaines de milliers d'Haïtiens de se déplacer quotidiennement. Mais chaque jour, des dizaines d'accidents se produisent. C'est ce que décrit le documentaire Mototaxi, présenté le 27 août à l'hôtel Montana à Port-au-Prince. Son réalisateur Arnold Antonin a répondu aux questions de Chloé Cadoux. Dans le journal de La 1ère... Les salaires des sapeurs-pompiers du service départemental d'incendie et de secours de la Martinique sont-ils menacés, s'interroge Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère ?

    Haïti : Kenscoff panse ses plaies et craint le retour des groupes armés

    Play Episode Listen Later Aug 31, 2026 30:00


    Dans la nuit du 23 au 24 août, des membres de groupes armés ont attaqué Kenscoff, dans les collines surplombant la capitale Port-au-Prince. Au moins 47 personnes ont été tuées, jusque dans une église. Des dizaines d'autres ont été enlevées. Une semaine après, les habitants restent traumatisés, parfois sans nouvelles de leurs proches enlevés. Ils craignent le retour des groupes armés et demandent à l'État d'assurer leur sécurité. Des centaines d'habitants ont dû fuir leurs maisons et chercher refuge ailleurs. Si grâce à l'intervention de l'Unicef, des otages ont été libérés, plusieurs autres sont encore entre les mains des gangs. Malgré le renforcement de la présence des forces de l'ordre dans la commune et l'installation d'un nouveau commissaire, la peur d'un retour des groupes armés demeure. Au cours de la semaine écoulée, des habitants ont manifesté pour réclamer davantage de sécurité et le rétablissement de l'ordre. Ils veulent pouvoir rentrer chez eux, retrouver leurs proches et reprendre leurs activités, notamment agricoles. Une situation qui interpelle également les organisations de défense des droits humains, explique le correspondant de RFI à Port-au-Prince, Peterson Luxama. Venezuela : l'accord pétrolier avec les États-Unis critiqué de toutes parts « Le plus grand accord pétrolier de l'histoire » : c'est par ces termes que le président états-unien Donald Trump a annoncé vendredi avoir trouvé un terrain d'entente avec Caracas, pour exploiter 17 gisements de pétrole du pays sud-américain, près de huit mois après l'enlèvement du président contesté Nicolas Maduro par les États-Unis. Aucun document officiel n'a filtré. On ne connaît de l'accord que ce qu'en disent les dirigeants des deux pays. Plus de 20 % du pétrole vénézuélien seraient octroyés, via une concession de 25 ans renouvelable, aux États-Unis, en échange d'impôts et de royalties. L'accord rapporterait plus de 200 milliards de dollars à l'État vénézuélien, a assuré ce dimanche la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, dans une allocution télévisée. Mais de nombreuses interrogations persistent et l'annonce est critiquée jusque dans le propre parti de la dirigeante. À lire aussiDonald Trump annonce un accord pétrolier «historique» entre les États-Unis et le Venezuela Retour des Fujimori au pouvoir au Pérou : inquiétude pour la mémoire et les droits humains Au Pérou, le retour de la famille Fujimori à la tête de l'État est un séisme politique. 26 ans après le départ de son père Alberto (1990-2000), c'est sa fille, Keiko, qui a été élue présidente. Mais tout juste un mois après son arrivée au palais présidentiel, le doute plane sur ce qu'elle fera ou dira sur les graves atteintes aux droits de l'homme commises sous le gouvernement de son père, condamné pour crimes contre l'humanité. Les familles des victimes sont déjà très inquiètes. Elles ont confié leurs craintes au correspondant de RFI à Lima, Martin Chabal. Dans le journal de La 1ère... En Martinique, les comptes de l'autorité chargée du transport seraient plus que jamais « dans le rouge », explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

    Une juge fédérale suspend un décret de Donald Trump encadrant le vote par correspondance

    Play Episode Listen Later Aug 28, 2026 30:00


    Le président américain souhaite encadrer plus strictement le vote à distance pour éviter de supposées fraudes, qui n'ont jamais été prouvées. À neuf semaines des élections de mi-mandat, le bras de fer judiciaire continue Trois jours après un feu vert provisoire de la Cour suprême, une juge de l'État du Massachusetts a suspendu un décret de Donald Trump modifiant les conditions du vote par correspondance. Alors que les élections de mi-mandat doivent avoir lieu le 3 novembre, la magistrate a estimé qu'il était trop tard pour mettre ces changements en place. Donald Trump souhaite encadrer cette pratique « car il est persuadé que c'est une source de fraude massive », explique Lauric Henneton, spécialiste des États-Unis et professeur à l'université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines. À lire aussiÉtats-Unis: le vote par correspondance est-il un enjeu crucial de la prochaine présidentielle? « Hermandad », un havre de paix pour les espèces protégées du Pacifique La réserve marine « Hermandad » (« Fraternité » en français) se situe entre l'archipel des Galápagos en Équateur et l'île Coco au Costa Rica. Elle abrite une zone de transit d'espèces protégées comme les requins marteaux ou les raies manta. Cette réserve de 30 000 km² a été créée par les autorités équatoriennes en contrepartie d'une baisse de la dette du pays. Une zone de pêche responsable a été ajoutée autour de la réserve « Fraternité ». Pour la protéger, l'ONG Galapagos Life Fund finance l'achat et l'installation de 2 000 balises satellitaires pour équiper les petites embarcations des palangriers, une première en Amérique latine. Le dossier d'Eric Samson. Portrait de James Talarico, l'espoir des démocrates au Texas Suite de notre série de portraits sur des jeunes talents des Amériques. Progressiste et chrétien pratiquant : James Talarico présente un profil atypique au sein du parti démocrate. Assez pour remporter un siège au Sénat lors des élections de mi-mandat en novembre prochain ? Ce serait une première depuis 30 ans pour un démocrate. Son portrait, par Achim Lippold. À lire aussiÉtats-Unis: qui est James Talarico, le séminariste qui redonne foi aux démocrates en terre républicaine? Le journal d'Outre-mer La 1ʳᵉ Une nouvelle étape de franchie pour Ariane 6 en Guyane.

    Haïti : après le massacre de Kenscoff, l'inaction de la police en question

    Play Episode Listen Later Aug 27, 2026 29:59


    Y avait-il ou non des blindés des forces de sécurité haïtiennes à Kenscoff le jour du massacre qui a fait des dizaines de morts dans la nuit de dimanche à lundi, près de la capitale Port-au-Prince ? Les versions divergent et relancent les interrogations sur la capacité de l'État à organiser le premier tour de l'élection présidentielle en décembre. En visite lundi à Kenscoff, le directeur général de la Police nationale d'Haïti (PNH) Vladimir Paraison avait assuré que des blindés étaient bien présents le jour de l'attaque meurtrière menée par un groupe armé, rapporte Le Nouvelliste. Mais cette version est contredite par une organisation locale de défense des droits humains, explique le rédacteur en chef du quotidien haïtien, Frantz Duval. « Depuis le récent massacre à Kenscoff, […] dont la préparation avait été annoncée plusieurs jours à l'avance sur les réseaux sociaux, même les plus optimistes se posent des questions. Beaucoup de questions. Les forces de sécurité haïtiennes et la Force de répression des gangs seront-elles en mesure de protéger la population, les électeurs et les candidats ? », s'interroge le journaliste dans son éditorial, alors que le premier tour de l'élection présidentielle a été fixé au 13 décembre 2026, après plus de 10 ans sans scrutin dans le pays. À lire aussiHaïti : qu'attendre du déploiement de la FRG dans l'Artibonite? Des enseignants illettrés dans les écoles haïtiennes « Le recteur de l'université publique de la Grand'Anse à Jérémie (UPGA), Jean Rony Medy, a révélé avoir constaté qu'en 2021, près de 90% des 300 enseignants ayant participé à une formation dans le département ne savaient ni lire ni écrire », rapporte aussi Le Nouvelliste. Pour Frantz Duval, cela s'explique notamment par des « nominations politiques » ou encore du népotisme dans l'octroi de postes d'enseignement en Haïti.  Le gouvernement mexicain sommé d'agir pour protéger les journalistes Ce mercredi, une quarantaine de médias ont interpellé la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum pour lui demander d'agir contre les assassinats de journalistes. Aux côtés de l'ONG Reporters Sans Frontières (RSF), ils exigent que le pays « ne s'habitue pas à compter ses journalistes assassinés ». D'après l'ONG Article 19, plus de 180 journalistes ont été tués ou ont disparu depuis l'an 2000 au Mexique. Le niveau le plus élevé du continent. À lire aussiVeracruz, l'État le plus dangereux pour la presse au Mexique Au Honduras, la restauration réussie d'un lac Les lacs sont indispensables à l'équilibre des écosystèmes : ils permettent de stocker de l'eau douce, abritent une biodiversité exceptionnelle, contribuent à réguler le climat. Mais aujourd'hui, les pesticides, les déchets plastiques, ou encore les eaux usées mal traitées perturbent grandement ces lieux. À l'occasion de la journée internationale des lacs, Marie Griffon est allée au lac de Yojoa, au Honduras : en l'espace d'un an, des mesures de restauration ont permis de nettement améliorer l'état de ce lac, qui était gravement pollué. Dans le journal de La 1ʳᵉ… Les urgences sont dépassées en Guadeloupe, en raison d'un grand nombre de patients souffrant de troubles psychiatriques. Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ʳᵉ, fait le point sur ce sujet et sur le reste de l'actualité des Caraïbes françaises. 

    Fin du TPS pour les Haïtiens aux États-Unis : «Les orphelins de l'expulsion»

    Play Episode Listen Later Aug 26, 2026 30:00


    Un mois après la fin du statut de protection temporaire dont bénéficiaient quelques 350 000 Haïtiens installés aux États-Unis, les expulsions s'accélèrent et séparent des familles. L'ONG Haitian Bridge Alliance accompagne les Haïtiens qui ont perdu leur statut légal et qui risquent désormais l'expulsion. Certains sont installés aux États-Unis depuis plus de quinze ans, et ont des enfants de nationalité américaine. Guerline Jozef craint de voir se multiplier les « orphelins de l'expulsion » si les parents sont séparés de leurs enfants. Elle répond aux questions de Chloé Cadoux. « Cuba va s'en sortir » selon Miguel Diaz-Canel Le président cubain assure que les réformes de libéralisation engagées par son gouvernement vont permettre de redresser l'économie du pays. Selon une enquête de l'Observatoire cubain des droits humains, 94% de la population vit sous le seuil de pauvreté. L'île est toujours plongée dans une crise profonde, aggravée par le blocus pétrolier et les sanctions imposées par les États-Unis. Le problème de la gestion des décharges publiques en Bolivie La loi intégrale de gestion des déchets votée en 2015 prévoit la fermeture ou la mise aux normes de toutes les décharges publiques pour éviter des problèmes sanitaires. Mais plus de dix ans plus tard, seul 12% des municipalités respectent la loi. Parmi les explications : le manque de budget municipal, les conflits avec les riverains qui refusent l'ouverture de centres de gestion des déchets et parfois le peu d'intérêt des villes pour ce sujet. Le dossier Nils Sabin. Le journal d'Outre-mer La 1ʳᵉ En Martinique, une « habitation illégale » détruite dans la commune du Lamentin.

    Haïti : qu'attendre du déploiement de la FRG dans l'Artibonite?

    Play Episode Listen Later Aug 25, 2026 30:00


    Le 6 août dernier, des véhicules blindés et un contingent de la Force de répression des gangs (FRG) ont accosté aux Gonaïves, avec la promesse de rétablir la sécurité face aux groupes armés qui sévissent dans l'Artibonite. Ce déploiement suscite de fortes attentes chez les habitants. Cette présence étrangère peut-elle réellement modifier le rapport de force sur le terrain ? Ou s'inscrit-elle dans une stratégie politique à l'approche de l'élection présidentielle, dont le premier tour a été annoncé pour décembre 2026, après dix ans sans scrutin organisé dans le pays ? Dossier de Ronel Paul. À lire aussiHaïti : une attaque de gang fait plus de 40 morts au sud de la capitale Paraguay : grève « historique » des médecins Des milliers de médecins ont manifesté dans les rues d'Asunción ce lundi. Ces professionnels de la santé sont en grève pour demander des hausses de salaires, des embauches, du matériel ou encore des équipements médicaux. Le Paraguay est l'un des pays du continent qui investit le moins dans son système de santé. Justine Fontaine a pu joindre Rossana Gonzalez, la secrétaire générale du syndicat paraguayen des médecins, qui évoque une mobilisation «historique» de la profession. Mobilisation contre un projet de barrage destiné à alimenter le canal de Panama En Amérique centrale, le canal de Panama est de plus en plus affecté par la sécheresse. Sans eau, les écluses ne peuvent fonctionner et les bateaux sont à l'arrêt. Pour répondre à cette crise hydrique, l'administration du canal prévoit la construction d'un grand barrage hydraulique. Ce projet va inonder de près de 4 600 hectares de terres, dont plusieurs villages. 2 000 personnes vont être directement déplacées. Marie Griffon s'est rendue dans l'une des communautés qui sera inondée, au nord du Panama. À lire aussiRéchauffement climatique: la pénurie d'eau douce menace la viabilité du canal de Panama Dans le journal de La 1ᵉʳᵉ... En Guadeloupe, les syndicats d'enseignants se mobilisent contre les suppressions de postes, explique Caroline Marie, d'Outre-Mer La 1ᵉʳᵉ.

    Les gangs étendent leur emprise à Carrefour en Haïti

    Play Episode Listen Later Aug 24, 2026 30:00


    Dans la commune, une des plus grandes du département de l'Ouest (où se trouve la capitale, Port-au-Prince), la vie est devenue extrêmement difficile en raison de la présence des gangs. Les habitants se sentent enfermés, et vivent dans la peur, et doivent payer une taxe imposée par ces derniers pour n'importe quel déplacement. Dans le département de l'Ouest, la présence de l'État est aujourd'hui extrêmement réduite, tandis que les groupes armés imposent leurs propres règles, notamment à travers des postes de péage et différentes formes de taxation. Pour les habitants, circuler, travailler ou simplement se déplacer vers Port-au-Prince devient chaque jour plus difficile. L'un d'eux témoigne : « Les habitants de Carrefour ont peur d'être enlevés, battus, tués, peur de se faire emprisonner aussi. » Dans cette région du département de l'Ouest, les gangs sont les seuls maîtres à bord. À l'approche des élections, l'absence de présence du Conseil électoral provisoire dans la commune alimente également les inquiétudes. Des jeunes racontent leur quotidien dans cette commune sous le contrôle des gangs. Un dossier de Peterson Luxama. À lire aussiHaïti : à Carrefour-Feuilles, des habitants de retour malgré l'insécurité La mère d'un vénézuélien expulsé des Etats Unis et mort dans le séisme témoigne Il y a deux mois jour pour jour, deux puissants séismes frappaient le Venezuela coup sur coup, à quelques secondes d'écart seulement. Plus de 6000 personnes ont trouvé la mort, et des quartiers entiers ont été rayés de la carte, comme dans la ville balnéaire de La Guaira. Parmi les personnes décédées, il y a eu aussi une centaine de passagers d'un vol arrivé des États-Unis la veille du séisme. Des Vénézuéliens expulsés par Washington au nom de la politique migratoire ​voulue par Donald Trump. Ils sont morts pendant le tremblement de terre, enfermés dans un bâtiment des très redoutés services de renseignements vénézuéliens. Justine Fontaine a pu joindre la mère de l'un d'entre eux, qui réclame justice pour son fils. Elle a l'intention de porter plainte au Venezuela, mais aussi aux États-Unis, avec une dizaine d'autres familles. À lire aussi«Pourquoi ont-ils été enfermés?»: la mère d'un Vénézuélien mort dans le séisme après son expulsion des États-Unis témoigne Au moins 1 500 mineurs recrutés par les groupes armés en Colombie sur les réseaux sociaux En Colombie, la violence liée au conflit armé continue de mettre en danger des dizaines de milliers d'enfants, en les recrutant. Et les réseaux sociaux font largement partie des responsables, selon l'enquête publiée aujourd'hui par Human Rights Watch, qui documente les violations des droits humains. L'ONG pointe du doigt les algorithmes sur des réseaux sociaux, et en particulier Facebook et TikTok, qui ciblent les jeunes, et demande au gouvernement d'Abelardo De La Espriella d'agir pour freiner cette augmentation, de renforcer les politiques publiques de prévention du recrutement des mineurs, et de garantir les moyens financiers suffisants pour le faire. À lire aussiColombie: menacés par le recrutement forcé des groupes armés, des adolescents trouvent un refuge Le journal d'Outre-mer La 1ʳᵉ Le Conseil régional de la Guadeloupe annonce un dispositif « exceptionnel et transitoire » pour répondre aux inquiétudes des jeunes agriculteurs, explique Benoit Ferrand.

    En Argentine, Javier Milei renouvelle ses attaques contre le droit à l'avortement

    Play Episode Listen Later Aug 21, 2026 30:00


    Lors d'une réunion jeudi 20 août du Conseil des Amériques, une organisation qui promeut le libre-échange sur le continent, le président argentin a accusé l'IVG de nuire à l'économie du pays. La situation économique est globalement bonne en Argentine : l'inflation galopante des années précédentes a été jugulée, le PIB affiche une croissance de 4 %… Cela a même valu au pays un satisfecit du FMI. Problème, les naissances ont chuté de près de 50% en dix ans. Le taux de fécondité est aujourd'hui de 1,2 enfant par femme. Loin des 2,1 nécessaires pour renouveler la population. Pour Javier Milei, cette baisse de la natalité va avoir des conséquences à long terme, notamment sur le financement des retraites. La faute, d'après lui, au droit à l'avortement. Depuis son investiture en 2023, l'Argentine accuse un net recul des droits reproductifs. Le financement des contraceptifs a été réduit. L'État a aussi arrêté la distribution gratuite de pilules abortives. Ce rôle a été délégué aux provinces. Résultat : dans les régions les plus conservatrices ou les plus défavorisées, les femmes n'y ont plus accès. Certaines sont obligées de payer les médicaments de leur poche. Mais à 160 dollars la pilule, impossible pour les moins fortunées d'y accéder. Pour Amnesty, l'Argentine est devenue un laboratoire pour des politiques régressives en matière de droits sexuels et reproductifs. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. À lire aussiL'Argentine, «un terrain d'essai» pour restreindre le droit à l'avortement, selon Amnesty International La crise de l'eau à Porto Rico Manque de précipitations, infrastructures vétustes… Des centaines de milliers d'habitants de cette île des Caraïbes sont régulièrement privés d'eau courante. Ces derniers mois, une sécheresse historique est venue aggraver la situation. Depuis le 5 août, le gouvernement de ce territoire autonome des États-Unis a mis en place un strict rationnement de l'eau. Un dossier de Théo Conscience, du service International de RFI. Yuvelis Morales Blanco, à la pointe de la lutte contre le « fracking »​​​ C'est l'une des plus jeunes lauréates du Prix Goldman, considéré comme le « Nobel de l'environnement ». Yuvelis Morales Blanco, une jeune Colombienne de 25 ans. Elle a reçu ce prix prestigieux pour son rôle de défenseuse de l'environnement dans son pays, et notamment pour son engagement contre le « fracking », la fracturation hydraulique, dans la région où elle a grandi. Son portrait par Sarah Krakovitch, du service International de RFI. Le journal d'Outre-mer La 1ʳᵉ Un nouveau projet de géothermie en Guadeloupe.

    Haïti: ouverture des inscriptions pour les candidats à la présidentielle

    Play Episode Listen Later Aug 20, 2026 29:57


    Pour la première fois depuis 2016, les Haïtiens pourraient être appelés aux urnes, en décembre, pour choisir leur futur président, malgré l'insécurité qui sévit dans le pays. Ce jeudi commence la période d'inscription des candidats. Les membres du gouvernement et les hauts fonctionnaires ne pourront pas se présenter, précise Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Avec Paul Lonceint-Spinelli, le journaliste haïtien évoque aussi la tenue, pour la première fois depuis cinq ans, d'une messe présidée par l'archevêque de Port-au-Prince à la cathédrale transitoire de la capitale. À lire aussiEn Haïti, des élections irréalisables? Le Mexique en pleine offensive judiciaire aux États-Unis, pour protester contre la mort de migrants Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, au moins 53 migrants et migrantes sont décédés durant les opérations de la police de l'immigration américaine sur le terrain ou dans les centres de rétention de l'ICE. Parmi eux, 17 étaient mexicains. Le gouvernement de leur pays d'origine a décidé d'agir en justice et a porté plainte directement devant les tribunaux états-uniens, locaux et fédéraux. Sur 20 plaintes déposées en juillet, la majorité n'a donné lieu à aucune réponse. Un seul tribunal a répondu sur le fond, comme l'a révélé mercredi 19 août en conférence de presse le secrétaire aux Affaires étrangères du Mexique, Roberto Velasco : « En Floride, le procureur nous a confirmé qu'il ne conteste pas l'enquête de l'ICE qui a conclu à un suicide. Et donc que dans cette affaire, ils n'ouvriront pas de nouvelle enquête. » Il s'agissait de la mort d'un jeune indigène mexicain de 19 ans, Royer Perez-Jimenez, arrêté lors d'un contrôle routier puis décédé en détention en mars. Sa famille doute de la thèse du suicide. Il n'y a jamais eu autant de migrants morts en détention et aux mains de l'ICE qu'en ce moment aux États-Unis, d'après le Detention Watch Network. Les familles et les organisations de défense des droits humains et des droits des migrants dénoncent l'impunité des agents d'ICE accusés d'avoir commis des homicides dans l'exercice de leurs fonctions. À lire aussiLe Mexique durcit le ton contre la police de l'immigration de Trump « L'aquarium du monde », un exemple de protection de la vie marine Sur la côte nord-ouest du Mexique, dans le golfe de Californie, surnommé « l'aquarium du monde » par l'explorateur Jacques Cousteau, un petit village nommé Cabo Pulmo accueille le dernier récif de corail du Pacifique oriental. Sa biodiversité marine impressionnante est précieusement protégée par les habitants de la zone depuis trois décennies. Grâce à leurs efforts, Cabo Pulmo est devenu un exemple mondial de protection de la vie marine, mais continue d'affronter les risques du tourisme et du réchauffement climatique, explique Marine Lebègue dans son reportage. Dans le journal de La 1ʳᵉ… Le recensement national des procédures d'infractions sexuelles commises sur des mineurs ferait apparaître une situation « particulièrement préoccupante » en Martinique, explique Benoît Ferrand, d'Outre-Mer La 1ère.

    En Haïti, des élections irréalisables?

    Play Episode Listen Later Aug 19, 2026 30:00


    En Haïti, à mesure que se rapproche la date annoncée pour les prochaines élections par le Conseil électoral provisoire, le doute persiste quant à la possibilité réelle d'organiser ce scrutin dans les délais prévus. Face aux incertitudes sécuritaires, logistiques et institutionnelles, plusieurs observateurs mettent en garde contre une course contre la montre. C'est notamment le cas de l'ancien conseiller électoral Ricardo Augustin, professeur à l'Université Notre-Dame d'Haïti, pour qui ces élections sont irréalisables dans le contexte actuel. Selon le docteur en sciences politiques et relations internationales, même dans des conditions normales, Haïti aurait besoin d'au moins une année pour préparer des élections crédibles. Pour lui, il s'agit d'un processus électoral très compliqué. Il estime également qu'une réforme constitutionnelle est indispensable pour permettre au pays de retrouver une stabilité politique durable. Il répond aux questions de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama.   Les leçons des primaires en Floride Les électeurs républicains et démocrates de Floride étaient appelés hier (18 août 2026) à désigner leurs candidats pour les midterms de novembre. Côté démocrate, c'est la socialiste Angie Nixon qui a été désignée pour le poste de sénateur. Une victoire éclatante : plus 13 points face au vétéran de l'armée Alex Vindman. Une victoire surprise aussi : Angie Nixon disposait d'un budget de campagne seize fois inférieur à celui de son adversaire. Les républicains de Floride se frottent les mains. Ils estiment qu'une candidate socialiste sera plus facile à battre qu'un modéré, parce qu'elle sera moins rassembleuse, moins susceptible d'attirer à elle les indépendants et les électeurs déçus par Donald Trump. A fortiori dans un État qui penche à droite. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI.   Violence à l'école au Chili « Un collégien meurt poignardé à l'extérieur de son établissement » ; « Un lycée suspend les cours après avoir reçu des menaces de fusillade » ; « Un jeune de 17 ans arrêté pour port d'arme dans son lycée »… Ce sont quelques exemples d'articles qui ont fait la Une des médias ces derniers mois au Chili. Selon une récente enquête de l'Université Alba – IPSOS, 86% des sondés estiment que la violence à l'école a augmenté ces cinq dernières années dans le pays. La santé mentale des jeunes, le narcotrafic ou encore les réseaux sociaux sont autant d'éléments à considérer pour expliquer un phénomène qui retombe en grande partie sur les épaules de la communauté éducative. Reportage de notre correspondante à Santiago, Naïla Derroisné.   À lire aussiThaïlande: une fusillade dans un lycée fait plusieurs morts et blessés, le tireur présumé a été tué  

    Au Chili, l'offensive sécuritaire de José Antonio Kast

    Play Episode Listen Later Aug 18, 2026 30:00


    Le président chilien a envoyé au Sénat un projet de réforme constitutionnelle destiné à lutter contre le crime organisé. En perte de vitesse ces derniers mois, le chef d'État d'extrême droite cherche à reprendre la main avec son thème de prédilection : la sécurité. Le projet de réforme prévoit notamment la création d'un nouvel état d'exception, en plus des quatre déjà prévus par la Constitution. Ce régime d'exception pourrait être décrété sur tout ou partie du territoire par le président en cas de « menace grave contre la sécurité publique ». Il aurait une durée de 120 jours renouvelable une fois, et permettrait au président de restreindre ou suspendre les libertés individuelles, le droit de circuler ou de se réunir, et d'intercepter, d'ouvrir ou d'enregistrer toutes les communications en dehors du cadre judiciaire. Depuis le 5 août 2026, le président chilien José Antonio Kast a lancé une offensive communicationnelle sur le thème de la sécurité, avec un paquet législatif de trente réformes et des apparitions pendant des opérations de police. Une manière de renouer avec son principal cheval de bataille et d'enrayer la détérioration de sa popularité dans l'opinion publique.   Le trafic de faux médicaments en Haïti En Haïti, les réseaux sociaux sont devenus un terrain pour les trafiquants de faux médicaments. De prétendus médecins proposent des traitements, livrés à domicile à moto, à des prix élevés. Et ces médicaments sont loin des formes habituelles, ils sont souvent sous forme liquide. Dans son livre L'atelier du réel, D'Jimmy Malval, écrivain, raconte l'organisation de ce réseau de faux médicaments, qui échappe à tout contrôle des institutions haïtiennes. Il répond aux questions de Chloé Cadoux.   Bolivie : face aux pénuries de carburant, l'essor de la voiture électrique La Bolivie est en proie depuis 18 mois à des pénuries de carburant. Les prix ont quasiment doublé de l'arrivée de la droite au pouvoir. En début d'année 2026, s'est ajoutée à cela la distribution de carburant de mauvaise qualité, qui a endommagé des milliers de moteurs. Face à cette situation, la voiture électrique commence à émerger comme une solution. Certains Boliviens ont franchi le pas, même si le pays manque encore largement d'infrastructures. Un dossier de Nils Sabin.   Le journal d'Outre-mer la 1re En Martinique, la solidarité s'organise pour venir en aide aux éleveurs qui n'ont plus rien à donner à manger à leur cheptel.

    Aux États-Unis, le lac Powell à son plus bas niveau

    Play Episode Listen Later Aug 17, 2026 30:00


    Situé à la frontière entre l'Utah et l'Arizona, le lac Powell a enregistré samedi 15 août son plus bas niveau historique. Une nouvelle illustration de la crise qui frappe le fleuve Colorado. C'est le deuxième plus grand réservoir d'eau douce de l'ouest des États-Unis, un lac artificiel de 300 km sur 40 km de large alimenté par les eaux du fleuve Colorado, lui-même gonflé par la fonte des neiges des montagnes Rocheuses. Le lac Powell a commencé à se remplir après la construction du barrage hydroélectrique de Glen Canyon en 1963 mais, depuis vingt ans, son niveau n'arrête pas de baisser. Samedi 15 août 2026, il était 55 mètres en dessous de son niveau maximum, soit le plus bas jamais enregistré. Ce record alarmant en suit un autre : neuf jours plus tôt, c'est le lac Mead, le plus grand lac artificiel du pays, lui aussi sur le fleuve Colorado, qui a atteint son plus bas niveau. Le fleuve, long de plus de 2 000 kilomètres, traverse sept États du pays : la Californie, le Nevada, le Nouveau-Mexique, l'Arizona, l'Utah, le Colorado et le Wyoming. Il alimente 40 millions de personnes en eau potable et en hydroélectricité, et irrigue plus de 2 millions d'hectares de terres cultivables. La majorité des légumes consommés aux États-Unis pendant l'hiver sont cultivés en Californie et en Arizona. Mais la sécheresse, accentuée par le changement climatique, réduit les chutes de neige sur les Rocheuses et donc la quantité d'eau du fleuve. Dans le même temps, la demande en eau ne cesse d'augmenter, avec un secteur agricole qui en consomme les trois quarts. Les explications de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. À écouter aussiLe lac Powell, une réserve d'eau menacée   En Haïti, au secours des femmes victimes de violences En Haïti, la situation des femmes et des filles se détériore de plus en plus. Selon l'ONU, 5 500 cas de violences basées sur le genre ont été recensés durant la seule première moitié de l'année 2026. Parmi ces cas, 70% sont des viols collectifs attribués aux gangs armés qui terrorisent la population. L'Ouest et l'Artibonite restent les départements les plus touchés par ce fléau. Les femmes et les filles y sont utilisées par des criminels comme moyens de pression pour asseoir leur terreur sur les habitants. Dans la commune de Gros-Morne, située à environ 30 km au nord des Gonaïves et particulièrement affectée par les activités du gang Kokorat San Ras, l'Association des Femmes en Action de Gros-Morne vient en aide aux victimes de violences dans toute la région de l'Artibonite. Elle les accompagne dans la reconstruction de leur vie, les aide à surmonter leurs traumatismes et à reprendre une existence normale, notamment grâce à des activités génératrices de revenus. Un dossier de Ronel Paul. À écouter aussiEn Haïti, parole aux femmes victimes de viols   Au Salvador, la santé made in Bukele Au Salvador, la santé se digitalise comme en Europe. Les consultations se font désormais en ligne, les plateformes de prise de rendez-vous existent aussi. Le gouvernement de Nayib Bukele met en avant cette transition numérique comme un symbole de modernisation de l'État. Mais sur le terrain, cette modernisation coexiste avec une réalité beaucoup plus fragile. Les hôpitaux publics continuent de faire face à des pénuries récurrentes de médicaments essentiels et de personnel. Un reportage de notre correspondante régionale, Marie Griffon. À lire aussiAu Salvador, le président Nayib Bukele livre la santé de ses concitoyens à Google   Le journal d'Outre-mer la 1re Le 16 août 2005, un avion transportant 152 Martiniquais s'écrasait au Venezuela.

    Séisme en Colombie : polémique autour de la gestion de l'aide internationale

    Play Episode Listen Later Aug 14, 2026 30:00


    Alors que les recherches continuent pour tenter de retrouver des survivants sous les décombres, le gouvernement est accusé de refuser une partie de l'aide internationale pour des raisons idéologiques. Les recherches continuent mais l'espoir de retrouver des survivants s'amenuise en Colombie. 379 personnes sont toujours portées disparues après le puissant séisme d'une magnitude de 7,4 qui a fait 281 morts et près de 4 000 blessés lundi (10 août 2026). La gestion de l'aide internationale suscite de plus en plus critiques. Le gouvernement d'Abelardo de la Espriella n'a formalisé de demande de soutien qu'auprès « des équipes de recherche et de sauvetage des États-Unis, du Salvador, de l'Équateur et d'Israël », quatre pays dirigés par des alliés du président d'extrême droite. À l'inverse, les secouristes en provenance du Mexique, pays dirigé par la présidente de gauche Claudia Sheinbaum, n'ont pas été autorisés à entrer.   Haïti. 5 ans après le séisme dans la péninsule sud, « il n'y a pas eu de vrai projet de reconstruction » Il y a 5 ans, jour pour jour, un séisme ravageait la péninsule sud d'Haïti. Le tremblement de terre du 14 août 2021 a fait plus de 2 200 morts et d'importants dégâts matériels. Plus de 800 000 personnes avaient été affectées directement. Pour Josette Bruffaerts-Thomas, présidente de l'association franco-haïtienne Haïti Futur, il n'y a pas eu de véritable reconstruction. Elle répond aux questions de Joris Zylberman. À lire aussiSéisme de 2021 en Haïti: cinq ans après, une reconstruction sacrifiée par l'insécurité   Portrait. AJ Dybantsa, étoile montante de la NBA aux États-Unis En ce mois d'août 2026, RFI vous propose une série de portraits de jeunes qui feront parler d'eux dans les six prochains mois. À 19 ans, AJ Dybantsa, est l'une des grandes promesses de la NBA. Le jeune homme aux origines congolaises et jamaïcaines vient d'être choisi comme numéro 1 de la draft, l'événement annuel où sont sélectionnées les nouvelles pépites du championnat de basket nord-américain. Son portrait, par François-Damien Bourgery. À lire aussiNBA: AJ Dybantsa, un numéro 1 de la Draft aux racines congolaises   Le journal d'Outre-mer la 1re 124 ans après l'éruption cataclysmique de 1902, la Montagne Pelée frémit toujours dans le nord de la Martinique.   À écouter aussiSe souvenir de l'éruption de la montagne Pelée de 1902, avec Anne Terrier

    Au Salvador, derrière les prisons, la plage

    Play Episode Listen Later Aug 13, 2026 30:00


    Le plus petit pays d'Amérique centrale devient, jour après jour, l'un des pays les plus touristiques de la région. Mais ce boom touristique a aussi un revers. En 2025, au moins 3,5 millions de touristes ont visité le Salvador, devant le Costa Rica.  Les plages du littoral, réputées pour leurs vagues, attirent notamment des surfeurs venus du monde entier. Mais cette attractivité a ses inconvénients : hausse du coût de la vie, spéculation immobilière alimentée par les acheteurs étrangers et accès au littoral de plus en plus difficile pour les habitants. Illustration dans la ville côtière d'El Tunco. Un reportage de Marie Griffon.   Au Venezuela, pouvoir et opposition annoncent des points d'accord Au Venezuela, le premier round du dialogue entre le pouvoir et une partie de l'opposition s'est achevé mercredi 12 août 2026. Un dialogue à huis-clos lancé la semaine dernière, sous l'égide de Washington. L'objectif : préparer la très attendue transition démocratique, sept mois après la capture de l'ex-président Nicolas Maduro par l'armée états-unienne. Les représentants du régime chaviste et de l'opposition ont trouvé plusieurs points d'accord. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI.   Déchets en Haïti : un État aux abonnés absents En Haïti, le quotidien Le Nouvelliste dénonce un État aux abonnés absents dans l'assainissement des déchets qui jonchent les rues de la capitale Port-au-Prince, notamment. Le journal se penche aussi sur les exigences du Conseil électoral pour être candidat à l'élection présidentielle. Dans son éditorial, le rédacteur en chef du Nouvelliste, Frantz Duval, rappelle les promesses des autorités à l'approche de la rentrée des classes. À écouter aussiEn Haïti, ils transforment les déchets plastiques en objets utiles Le journal d'Outre-mer la 1re La France métropolitaine enregistre déjà, depuis le début de l'année 2026, 17 jours de canicule selon Météo France. C'est pire qu'en 2003, année qui a marqué les esprits des Français. Mais la Métropole n'est pas la seule touchée : la sécheresse atteint aussi des niveaux alarmants en Martinique. À écouter aussiVagues de chaleur en Europe : comment agir sur les causes du réchauffement climatique ?

    Au Canada, les feux changent «le visage de la forêt boréale»

    Play Episode Listen Later Aug 12, 2026 29:50


    Le pays traverse une nouvelle saison d'incendies majeure, avec plus de 20 000 personnes évacuées en Colombie Britannique. Par endroits, la forêt brûle avant même d'avoir le temps de se remettre du précédent incendie. Une centaine d'incendies sont toujours actifs en dans la province canadienne de Colombie Britannique. Au-delà du nombre d'hectares brûlés, c'est aussi le rythme auquel les feux reviennent qui pose un problème. La végétation n'a plus temps de se régénérer. Dans l'immense forêt boréale canadienne, c'est un équilibre millénaire qui se dérègle, au point de compromettre la régénération de certaines espèces pourtant adaptées au feu. Un dossier de Nafi Alibert.   Primaires démocrates aux États-Unis À 4 mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, une nouvelle série de primaires se tenait hier (11 août 2026), avec en toile de fond la lutte entre centristes et progressistes au sein du parti démocrate. Vainqueure du scrutin dans le Minnesota, l'aile gauche du parti s'est inclinée de manière inattendue dans le Wisconsin. À lire aussiÉtats-Unis: l'aile gauche démocrate gagne la primaire dans le Minnesota, mais perd dans le Wisconsin   DJ Kémissa, première femme DJ à sortir un album en Haïti Après 10 ans de carrière comme DJ et productrice en Haïti, DJ Kémissa fait partie des noms qui résonnent fort en Haïti. Avec son premier album qui sort ce mercredi 12 août 2026, elle souhaite briser le plafond de verre et ouvrir la voie aux futures générations femmes DJ en Haïti, dans un milieu encore majoritairement masculin. Elle raconte à Chloé Cadoux comment l'album Fanm Flanm a vu le jour. À écouter aussiKemissa Trécile, reine des platines en Haïti   Le journal « La 1ère » Caraïbes Les Antilles en « alerte pollution » ! Et cette fois, ce ne sont pas les tristement célèbres algues sargasses qui sont en cause. Avec Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À écouter aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?

    Haïti : à Carrefour-Feuilles, des habitants de retour malgré l'insécurité

    Play Episode Listen Later Aug 11, 2026 30:00


    Dans ce quartier de la capitale, Port-au-Prince, certains riverains qui avaient fui la violence des gangs reviennent chez eux, épuisés par les conditions de vie très difficiles dans les camps de déplacés. Mais la zone n'est pas encore totalement repassée sous le contrôle des forces de sécurité. Des habitants abandonnés face aux gangs Derrière ces retours, se cache une inquiétude majeure : la sécurité. Les habitants disent vouloir retrouver leur quartier, mais réclament d'abord des garanties pour pouvoir y vivre et circuler librement. En l'absence d'un contrôle total de l'État, des brigades d'autodéfense tentent de maintenir une présence dans certaines zones. Les organisations de défense des droits humains alertent sur les risques auxquels s'exposent des habitants qui regagnent une zone où l'autorité de l'État reste limitée. « Le retour des populations déplacées ne constitue pas une victoire sécuritaire. Il s'agit plutôt d'un abandon orchestré. Aujourd'hui, la population qui regagne ces zones fait face à une double menace : d'un côté, la terreur des groupes armés et, de l'autre, les exécutions sommaires qui pourraient être perpétrées lors des opérations de ratissage menées par les forces de l'ordre », craint Darbenski Gilbert, de l'Ordre des défenseurs des droits humains.   Chili : craintes de privatisation du géant du cuivre Codelco Ce lundi 10 août 2026, le gouvernement chilien d'extrême-droite a annoncé que pour la première fois de l'histoire du pays, le géant public du cuivre Codelco pourra garder dans ses caisses 100% de ses bénéfices engrangés en 2025, afin de diminuer sa dette de réinvestir cet argent dans l'entreprise. Le chiffre exact du manque à gagner pour le budget du pays n'a pas été dévoilé, mais ces bénéfices s'élevaient à 2,4 milliards de dollars l'an dernier (2025). Le cuivre est la principale richesse du pays (plus de la moitié de ses exportations) et Codelco contribue fortement au budget de l'État. Cette décision intervient deux semaines après qu'Arturo Squella, sénateur et chef de file du Parti Républicain (le parti du président d'extrême-droite José Antonio Kast) a dit dans une interview que privatiser l'entreprise publique du cuivre devait être la prochaine étape pour le gouvernement. La déclaration a suscité de nombreuses critiques et a finalement été démentie par le ministre de l'Économie et des Mines. Elle suscite toutefois des craintes chez certains syndicats de mineurs. Codelco est issue de la nationalisation du cuivre décidée sous la présidence du socialiste Salvador Allende, renversé par un coup d'État militaire en 1973. Cette politique était le symbole de la réappropriation par les Chiliens de leurs ressources naturelles, qui devaient contribuer à financer des services publics comme l'école ou la santé. À lire aussiMatières premières: le Chili acte la création d'un nouveau géant du lithium   Au Mexique, une cérémonie pour invoquer la pluie Le réchauffement climatique (provoqué par les activités humaines) et les phénomènes comme El Niño provoquent des événements extrêmes auxquels les populations rurales sont les plus vulnérables. À la fin de la saison sèche au Mexique, quand les chaleurs sont intenses et les incendies trop fréquents, dans quelques villages des montagnes de l'État de Guerrero perdure une cérémonie : la bagarre des tigres. Dédiée à la divinité de la pluie Tlalóc (qui présente les traits d'un jaguar), ce rituel invite les habitants à se battre en duel jusqu'au sang. Une goutte de sang versée sur la terre aurait la vertu d'appeler la pluie et serait la promesse de belles récoltes, explique Gwendolina Duval dans son reportage. À lire aussiMexique: des pluies diluviennes font 28 morts à travers le pays   Dans le journal de La 1ère... La «galère » pour les utilisateurs des transports en commun en Martinique. Avec Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

    Trente ans après le meurtre de Tupac Shakur, l'heure du dénouement?

    Play Episode Listen Later Aug 10, 2026 30:00


    Le procès de Duane Davis s'ouvre ce lundi 10 août 2026 à Las Vegas. L'ancien membre de gang accusé d'avoir orchestré et participé au meurtre de Tupac Shakur, en septembre 1996. En 1996, Tupac Shakur est une star mondiale. Il a 25 ans et il a déjà obtenu 36 disques d'or, 19 de platine, 2 de diamant. Une légende née en 1971 dans le quartier d'East Harlem, à New York, dans une famille de militants pour les droits des Afro-Américains. Ses parents sont tous les deux membres des Black Panthers. En 1988, la famille déménage près d'Oakland, en Californie. Et c'est donc là que Tupac Shakur lance sa carrière professionnelle. Il s'impose rapidement comme une des figures du gansta rap, ce sous-genre du hip-hop où la culture des gangs se mêle à celle du rap. Il se distingue par son flow et ses morceaux engagés. Il y parle de racisme, de la misère des ghettos, de violences policières... Mais aussi de sujets plus légers, comme dans le mythique « California Love », qu'il interprète avec Dr Dre. Sans doute son plus gros tube. Le rappeur est également connu pour ses multiples déboires judiciaires, avec plusieurs condamnations, notamment une à quatre ans et demi de prison pour viol. Il en sortira au bout de neuf mois. Il existe à l'époque de fortes rivalités entre les rappeurs de la côte ouest et ceux de la côte est. Ça se manifeste à travers les textes, mais aussi par gangs interposés. Tupac, lui, est lié à celui des Bloods. Des liaisons dangereuses qui vont conduire à sa mort. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI.   Au Pérou, le Chumbivilcas ne veut pas de Fujimori Au Pérou, Keiko Fujimori commence son quinquennat et prend les rênes d'un pays divisé en deux. Elle s'est imposée fin juin 2026 avec seulement 50 000 voix d'avance sur son adversaire de gauche rurale Roberto Sanchez. Une nette fracture entre Lima, la capitale, et les régions du Sud, profondément anti-fujimoriste. Un rejet quasi unanime, dans une région où la mémoire de la dictature de son père reste vive, comme en témoigne la région de Chumbivilcas. Ici, plus de 95% de la population a voté pour Roberto Sanchez et ne veut pas de Keiko Fujimori comme présidente. Un reportage de notre correspondant, Martin Chabal.   La difficulté d'être artiste en Haïti L'invitée Haïti du jour est la comédienne et chanteuse Néhémie Bastien. En France pour participer au festival Les Turennales à Turenne, en Corrèze, Néhémie Bastien proposera des créations musicales et littéraires. Elle revient avec Olivier Rogez, du service Culture de RFI, sur la difficulté d'être artiste en Haïti dans la situation actuelle.   Le journal d'Outre-mer la 1re Une première en Guyane : dimanche matin (9 août 2026), le grand public a pu participer à un rituel chamanique.

    Un nouveau cycle politique en Colombie

    Play Episode Listen Later Aug 7, 2026 30:00


    Après quatre ans de gouvernance de gauche, l'extrême droite prend les rênes du pouvoir en Colombie. Le nouveau président Abelardo de la Espriella est investi ce vendredi 7 août 2026. Abelardo de la Espriella a fait de la lutte contre l'insécurité et la criminalité l'une de ses priorités. Pour marquer cet engagement, il a choisi de prêter serment à Cali, une région touchée par plusieurs attentats ces derniers mois, plutôt que dans la capitale Bogota. Ce début de mandat devrait donc être marqué par une stratégie répressive, une offensive militaire et par la fin des négociations avec les groupes armés et criminels. Une rupture, donc, avec la politique de « paix totale » et de dialogue du président sortant Gustavo Petro. Les explications de Sarah Krakovitch, du service International de RFI. Un éléphant blanc au Sénat colombien En ce mois d'août 2026, RFI vous propose une série de portraits de jeunes qui feront parler d'eux dans les six prochains mois. Cap aujourd'hui sur la Colombie où un éléphant blanc siège désormais au Congrès. El Elefante blanco, Luis Carlos Rua de son vrai nom, est un militant anti-corruption qui dénonce depuis des années la mauvaise utilisation des fonds publics sur les réseaux sociaux, déguisé en éléphant blanc. Il vient de se faire élire sénateur. Son portrait par Marine de La Moissonnière, du service International de RFI.   En Haïti, des hospitalisations qui posent question En Haïti, des membres de gangs, et même l'un de leurs principaux chefs, profiteraient de conditions de soins privilégiées dans un hôpital de Carrefour, à une dizaine de kilomètres à l'ouest du centre de Port-au-Prince. C'est ce que révèle une enquête du média d'investigation indépendant Ayibopost. Nous en parlons avec son auteur, Jérôme Wendy Norestyl. À écouter aussiEn Haïti, les conséquences dramatiques de la pénurie de poches de sang     Le journal d'Outre-mer la 1re Une immersion dans le service territorial de la police judiciaire et scientifique de Cayenne, en Guyane.

    En Haïti, des élections avec ou sans des candidats sous sanctions?

    Play Episode Listen Later Aug 6, 2026 30:00


    Le processus d'inscription sur les listes électorales a commencé depuis une semaine en Haïti. L'un des enjeux majeurs des élections dont le premier tour doit avoir lieu le 13 décembre 2026, c'est la participation ou non des figures politiques sous sanctions internationales. Les deux enjeux majeurs des élections à venir concerne la participation des Haïtiens au scrutin, avec un processus d'inscription particulièrement lent et long, et la validation des candidatures. Or, remarque Frantz Duval, rédacteur en chef du quotidien Le Nouvelliste, nombre de ces candidats sont aujourd'hui visés par des sanctions internationales en raison de liens présumés avec les gangs ou de soupçons de corruption.   Le Nouvelliste revient aussi sur la question du kidnapping. La PNH, la police nationale haïtienne, a annoncé le renforcement de son dispositif de sécurité à Delmas. Une annonce attendue, observe Frantz Duval, car la police était jusqu'ici aux abonnés absents. « La police a refait surface. C'est une bonne chose. Mais on va voir ce qu'elle va faire concrètement », dit-il. Le quotidien rapporte enfin qu'aux États-Unis, une juge fédérale a levé l'ordonnance qui empêchait encore l'administration Trump d'appliquer la fin du TPS, le statut de protection temporaire dont bénéficiait les quelque 330 000 Haïtiens résidents dans le pays. Ceux-ci ne pourront plus conduire ou travailler, et risqueront à tout moment d'être arrêtés par l'ICE, la police de l'immigration. « Aux États-Unis, quand vous ne travaillez pas et que vous ne pouvez pas conduire, vous n'existez pas », remarque Frantz Duval. À écouter aussiÉtats-Unis : pourquoi 350 000 Haïtiens perdent-ils leur protection?   Les influenceurs mexicains ciblés par les cartels Au Mexique, les cartels tuent aussi les influenceurs. Le dernier exemple en date est celui de César Gastélum, un créateur de contenu âgé de 25 ans, abattu en pleine rue à Culiacan, la capitale de l'État de Sinaloa. Il est le neuvième influenceur tué dans cet État de l'est du pays depuis septembre 2024. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI.   Au Salvador, quel avenir pour le bitcoin ? Le président Nayib Bukele avait fait du bitcoin une monnaie légale en 2021. Cinq ans plus tard, le bilan est contrasté. Si le gouvernement continue de promouvoir son image de pionnier des cryptomonnaies, l'usage du bitcoin reste très limité dans la vie quotidienne des Salvadoriens. Un reportage de notre correspondante régionale, Marie Griffon. À écouter aussiLe Salvador abandonne le bitcoin comme monnaie officielle Le journal d'Outre-mer la 1re Lentement mais sûrement, la rétrocession aux collectivités locales du foncier détenu par l'État en Guyane se poursuit…

    Escalade des tensions diplomatiques entre le Brésil et Washington

    Play Episode Listen Later Aug 5, 2026 30:00


    Washington a annoncé, ce mardi 4 août 2026, révoquer le visa de l'ambassadrice brésilienne dans le pays nord-américain. Après une période d'entente cordiale entre Donald Trump et Lula, les relations entre les deux géants du continent ne cessent de s'envenimer depuis quelques mois, à l'approche de l'élection présidentielle prévue au Brésil en octobre 2026. C'est une escalade « sans précédent, de l'avis même des diplomates brésiliens et états-uniens », au moins depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, souligne Anaïs Fléchet, professeure d'histoire à Sciences Po Strasbourg. Ce mardi, l'administration de Donald Trump a annoncé avoir révoqué le visa de l'ambassadrice brésilienne dans le pays, sans toutefois que cela entraîne son expulsion. Une réaction, selon Washington, au retard des autorités brésiliennes à donner leur agrément à l'ambassadeur états-unien nommé en juin 2026.   Insultes et attaques par président interposé « Cette bataille diplomatique s'inscrit dans une suite d'épisodes marquant une dégradation des relations bilatérales », poursuit la spécialiste du Brésil. En juillet, les États-Unis ont imposé de nouveaux droits de douane à une série de produits brésiliens. « Au niveau rhétorique, cela passe aussi par le soutien affiché de l'administration Trump à la candidature de Flavio Bolsonaro », fils de l'ancien président d'extrême-droite Jair Bolsonaro et candidat à l'élection présidentielle face au président sortant de gauche Lula. « Ce soutien se manifeste soit par des déclarations directes depuis les États-Unis, soit par exemple via un tiers comme le président argentin Javier Milei, qui s'est rendu au Brésil lors de la convention d'investiture de Flavio Bolsonaro comme candidat et qui multiplie les insultes et les attaques vis-à-vis du président Lula, précise la chercheuse. Ce qui a provoqué également une crise diplomatique avec l'Argentine ». Brasilia a invité ce mardi l'ambassadeur argentin à rentrer chez lui. Une courte entente cordiale Pourtant, malgré leurs divergences idéologiques, Donald Trump et Lula avaient manifesté publiquement leur bonne entente à plusieurs reprises depuis le retour à la Maison Blanche du milliardaire états-unien. « Curieusement, lors de l'assemblée générale des Nations unies l'an dernier (2025), les deux hommes se sont croisés dans les couloirs de l'ONU un peu par hasard avant leur intervention et Donald Trump a fait l'éloge de Lula lors de son discours. Quelque chose s'est passé. Les deux hommes se sont revus lors du sommet l'ASEAN en octobre 2025, puis Lula est allé en visite à Washington et tout s'est plutôt bien passé entre eux deux », rappelle Thomas Zicman de Barros, docteur associé au Cevipof, à Sciences Po Paris.  À lire aussiMalgré leurs divergences, Trump et Lula affichent leur satisfaction après une réunion à la Maison Blanche Accusations d'ingérence électorale Après cette visite survenue en mai, les relations se sont à nouveau tendues, à l'approche de l'élection présidentielle prévue en octobre 2026. Lula a été investi officiellement dimanche 2 août par son parti pour tenter de décrocher un quatrième mandat et affrontera donc Flavio Bolsonaro, le fils de l'ancien président d'extrême-droite Jair Bolsonaro. Le gouvernement brésilien accuse les États-Unis d'ingérence électorale, et a refusé en juillet d'octroyer des visas à deux fonctionnaires du département d'État américain. Lula les a accusés publiquement de vouloir « s'immiscer dans les élections ». Ils sont soupçonnés d'avoir voulu participer à une campagne de désinformation visant à mettre en doute le système de vote électronique au Brésil. Le Brésil isolé dans une Amérique largement acquise à l'extrême-droite De fait, l'administration Trump, et en particulier son chef de la diplomatie Marco Rubio, voudraient voir basculer à l'extrême-droite le Brésil, l'un des rares pays encore gouverné par la gauche sur le continent. « ​​​​​​​Le basculement d'une série de pays vers l'extrême-droite dans le reste du continent a encouragé l'administration Trump et en particulier Marco Rubio vers une ligne dure. Des pays dans lesquels les États-Unis sont intervenus pour soutenir des candidats d'extrême-droite, comme en Colombie, au Chili, ou encore en Argentine, analyse Anaïs Fléchet. Ce basculement régional isole le Brésil et rend l'action de Marco Rubio et des États-Unis plus directe et plus offensive dans le pays dernièrement. » Cet interventionnisme pourrait se révéler être une arme à double tranchant pour Washington, car « le Parti des travailleurs de Lula a fait de la défense de la souveraineté nationale un thème de campagne majeur, ce qui se double d'une dénonciation de l'ingérence des États-Unis et renvoie aussi à un discours plus ancien de dénonciation de l'impéralisme des États-Unis », explique Anaïs Fléchet.   Aux États-Unis, une association aide des familles à rendre visite à leurs proches en prison Depuis deux décennies, la Pennsylvania Prison Society, une organisation à but non lucratif financée par l'État de Pennsylvanie, permet chaque année à des milliers de personnes (principalement des femmes noires) de rendre visite à leurs proches détenus dans les prisons d'État. Mais l'ONG a bien failli devoir mettre fin à son activité, avant d'obtenir sur le fil un nouveau financement pour l'année prochaine. Car depuis la pandémie de Covid-19, le système carcéral s'est transformé et tourné davantage vers des visites virtuelles, en visioconférence. À Philadelphie, François-Damien Bourgery a suivi une des visites organisées par l'association.   Haïti : les Gonaïves face à la saison des cyclones La saison cyclonique, débutée en juin 2026, frappe de plein fouet la ville des Gonaïves et ses environs. Mi-juillet 2026, des pluies diluviennes accompagnées de vents violents se sont abattues sur plusieurs communes du département de l'Artibonite. Dans la section communale de La Pierre, située à une dizaine de kilomètres au nord-ouest des Gonaïves, les vents ont déraciné des arbres et arraché des toitures. Deux personnes sont mortes, dont une enfant de 9 ans. La saison des cyclones atteint généralement son pic au mois de septembre en Haïti. Ronel Paul a joint pour RFI la Protection civile locale et une ONG italienne sur place, pour mieux comprendre comment elles tentent de prévenir les risques liés aux ouragans et aux cyclones en cette saison. À écouter aussiCap-Haïtien : mouvement de colère face aux inondations Dans le journal de La 1ère... Lancée en février 2026 en Martinique, la pétition « anti-algues sargasses » n'a pour l'instant pas atteint son objectif, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À écouter aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?

    Au Chili, l'ultra-droite cherche à réécrire l'histoire dans un Musée «de la vérité»

    Play Episode Listen Later Aug 4, 2026 30:00


    Des parlementaires du Parti national libertarien, proches de la coalition du président d'extrême-droite José Antonio Kast, demandent au dirigeant du pays la création d'un Musée « de la vérité ». Il s'agirait, selon eux, de commémorer les « victimes » du gouvernement socialiste de Salvador Allende entre 1970 et 1973, juste avant le coup d'État militaire.   Il existe bien à Santiago du Chili un Musée de la mémoire et des droits humains : un grand bâtiment contemporain couleur bronze, proche du centre historique de la capitale. On y trouve de nombreux témoignages et archives des crimes commis sous la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990), qui a fait plus de 3 000 morts. Pourtant, ce musée serait incomplet, selon certains élus d'extrême-droite qui voudraient créer un autre lieu présentant leur propre version de l'histoire.  Pénuries Sept parlementaires d'ultra-droite, membres du Parti national libertarien, ont présenté en juin une résolution demandant au président d'extrême-droite José Antonio Kast (au pouvoir depuis mars) la création d'un Musée « de la vérité ». Ces élus défendent l'idée selon laquelle le coup d'État militaire était justifié et nécessaire, et souhaitent dénoncer « les abus, la famine ainsi que l'humiliation » qu'auraient subi des millions de Chiliens pendant ces trois années où la coalition de gauche, l'Unité Populaire, gouvernait le pays après avoir accédé démocratiquement au pouvoir en 1970, et avant d'être déstabilisée puis renversée par un coup d'État soutenu par la CIA. Pourtant, explique la correspondante de RFI à Santiago, il ne sera pas question dans ce musée de l'ingérence des États-Unis au Chili. « Il s'agira d'un musée concernant l'histoire des Chiliens, pas celle des États-Unis, se défend Paulina Muñoz, l'une des élues à l'origine de la proposition. Il y aura des témoignages, des documents mais à travers le regard des Chiliens », sans plus de contexte, confirme-t-elle, jointe par Naïla Derroisné.   Intervention des États-Unis « Comprendre la période de l'Unité Populaire sans considérer le contexte interaméricain me parait très compliqué. Car de nombreux événements ayant eu lieu pendant cette période,  comme par exemple les pénuries, ont été le fruit d'interventions nord-américaines. L'utilisation de l'Histoire par la droite chilienne souffre d'un manque de méthodologie, estime Camila Gatica, professeure assistante au département des Sciences Historiques de l'Université du Chili. De plus, penser qu'il n'existe qu'une seule vérité et qu'elle est statique, me parait très problématique. Tout comme parler des pénuries alimentaires sans mentionner le programme de nutrition infantile instauré par l'Unité Populaire.»   Au Panama, des habitants manifestent contre un barrage destiné à alimenter le canal « Non au barrage », voilà ce qu'on pouvait lire notamment sur les banderoles de manifestants dans la capitale panaméenne ce lundi 3 août 2026. Près de 300 personnes s'y sont réunies, notamment des habitants et paysans, riverains du fleuve Indio, où doit être construit un barrage pour créer un lac artificiel destiné à alimenter le canal de Panama, menacé par la sécheresse. Les habitants, qui seront expropriés, se sentent trahis par l'État et dénoncent aussi le déplacement des tombes de leurs ancêtres enterrés dans huit cimetières qui se trouvent dans l'emprise du futur barrage. À lire aussiRéchauffement climatique: la pénurie d'eau douce menace la viabilité du canal de Panama Grenadye Alaso, d'où vient le cri de ralliement des supporters haïtiens ? Ces deux mots ont été scandés par tous les supporters haïtiens lors de la Coupe du monde de football masculin 2026. À l'origine, ordre militaire de l'armée coloniale française, la phrase « Grenadiers à l'assaut » a été détournée par des esclaves en armes, il y a plus de deux siècles. Pendant la guerre d'indépendance, elle devient un cri pour tenir bon et avancer malgré tout. La mémoire de la Révolution a toujours été mobilisée dans la culture populaire haïtienne. « Les Haïtiens ont toujours eu un attachement très romantique, presque épique, à leur histoire. Le football n'est que le terrain d'expression de ce patriotisme », explique le géographe Jean-Marie Théodat, de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, interviewé par Léonie Magro del Baño.  Avec la qualification d'Haïti pour sa première Coupe du monde en 52 ans, plus d'une vingtaine de chansons ont vu le jour en quelques semaines, au pays comme dans la diaspora. Parmi elles, « Ayiti Nan Batay », de la chanteuse Ayiiti, en featuring avec Boukman Eksperyans et Paul Beaubrun. « On s'est qualifiés le 18 novembre, le jour de la bataille de Vertières : c'est hyper symbolique. J'ai voulu rendre hommage aux grenadiers de maintenant et de l'époque », témoigne l'artiste auprès de RFI. À lire aussiCoupe du monde 2026: les larmes et la fierté des supporteurs après l'élimination d'Haïti   Dans le journal de La 1ère... Le ministre français de l'action et des comptes publics a atterri ce lundi (3 août 2026) en Guyane, d'où il a confirmé l'arrivée en 2027 de 15 douaniers supplémentaires, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À lire aussiFrance: démantèlement d'un réseau de passeurs qui faisait transiter des migrants syriens par la Guyane

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