13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Mikaël Ponge vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions d’auditeurs, est le deuxième bassin d’audience de notre radi

Cinq semaines de compétition, 104 matchs joués… et c'est l'Espagne qui termine au sommet de l'Olympe grâce à sa victoire en finale ce dimanche, 1 à 0, au terme des prolongations contre l'Argentine. La Roja est « un beau vainqueur », analyse l'un des envoyés spéciaux de RFI aux États-Unis, Eric Mamruth. « Le collectif espagnol est très bien huilé : beaucoup d'automatismes, de technique et une science du jeu, le tout orchestré par son capitaine et Ballon d'Or 2024 Rodri. Le milieu de Manchester City a d'ailleurs été sacré meilleur joueur de ce Mondial. » L'Espagne est également un vainqueur logique, selon notre journaliste. L'équipe était un cran au-dessus de ses concurrents, notamment de l'Argentine qui « hier en finale n'avait plus rien à proposer après un parcours spectaculaire, mais éreintant ». Pas de doublé, donc, pour Lionel Messi, 39 ans, qui aura, malgré tout, été l'un des grands hommes de ce Mondial avec huit buts inscrits et quatre passes décisives. Autres équipes qui ont déçu : le Brésil, la Colombie, l'Uruguay ou encore le Mexique, l'un des deux pays organisateurs. En revanche, les Haïtiens, certes battus à trois reprises en phase de poules, « ont montré du cœur et du beau football. Les grenadiers ont pris date pour l'avenir », estime Eric Mamruth. À lire aussiMondial-2026: l'Espagne sur le toit du monde Entretien avec le ministre haïtien de l'environnement La semaine dernière, Valéry Fils-Aimé participait à la Conférence mondiale de la Décennie internationale des sciences au service du développement durable à l'Unesco à Paris. Sarah Krakovitch de RFI l'a rencontré. Le ministre haïtien de l'Environnement évoque les principaux défis écologiques auxquels le pays doit faire face. « Il faut plus de justice climatique, d'équité. Nous ne faisons pas partie des grands pollueurs mais nous subissons les conséquences du réchauffement climatique », explique Valéry Fils-Aimé. Malgré la présence des gangs, « 80% du pays est accessible », assure le ministre pour qui les défis climatiques « ne relèvent pas de la situation sécuritaire ». Canada : les boissons énergisantes bientôt interdites aux moins de 16 ans Elles promettent de l'énergie, de la concentration, parfois même de meilleures performances. Les boissons énergisantes séduisent des millions de jeunes à travers le monde. Mais, au Québec, elles seront interdites aux moins de 16 ans en décembre prochain. Une première en Amérique du Nord. Un reportage de Nafi Alibert. À lire aussiBoissons énergisantes : quels risques pour la santé ? Le journal de la 1ère L'aéroport de Martinique se met à l'heure des vacances.

Après 10 ans sans élection, Haïti vient de lancer le processus électoral avec l'enregistrement des partis politiques. Nous en parlons avec le géographe et spécialiste de la politique haïtienne Jean-Marie Théodat. Pour Jean-Marie Théodat, la multiplication des partis politiques illustre la fragmentation de la scène politique haïtienne. Avec 316 partis enregistrés, il juge peu crédible qu'ils remplissent tous les critères exigés par le Conseil électoral provisoire, notamment celui de compter au moins 30 000 membres. Mais pour l'universitaire, le principal obstacle reste l'insécurité. Dans un pays où de nombreux quartiers et axes routiers sont contrôlés par les gangs, il estime que les conditions matérielles d'un scrutin libre ne sont pas réunies. Organiser des élections avant de rétablir la sécurité reviendrait, selon lui, à « mettre la charrue avant les bœufs ». Il met également en garde contre le risque d'une influence directe des gangs sur le processus électoral, rappelant que certains chefs criminels ont déjà envisagé de transformer leurs organisations en partis politiques. Sans démantèlement des groupes armés et sans garanties de sécurité pour les électeurs, conclut-il, les élections risqueraient de renforcer le pouvoir des gangs plutôt que de restaurer la démocratie. Naïka réinvente le konpa haïtien C'est un genre musical que nos auditeurs haïtiens connaissent très bien : le compas ou konpa, en créole, né dans les années 50 et inscrit en décembre 2025 au patrimoine immatériel de l'Unesco. Une musique qui continue de se renouveler et dépasse les frontières d'Haïti. En témoigne le succès en ce moment de Naïka, chanteuse franco-haïtienne de 31 ans. Après la sortie de son premier album, Eclesia au début de l'année, elle chante ses titres en anglais, en français et en créole sur les scènes du monde entier. Elle sera au festival de jazz de Nice le 23 juillet, le 31 juillet à l'Appletree garden festival en Allemagne et aux Francofolies de La Réunion, le 4 septembre. Justine Fontaine nous fait découvrir cette artiste. À écouter aussiPatrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco: le compas haïtien sacralisé Panama : comment les anciens habitants de Carti Sugdub s'acclimatent à leur nouveau village Au Panama, le mode de vie des indigènes Gunas pourrait être bouleversé par le réchauffement climatique. Dans l'archipel des San Blas où ils vivent majoritairement, certains îlots sont menacés par la montée des eaux et déjà régulièrement inondés. Il y a deux ans, les quelque 1.300 habitants de Carti Sugdub ont été relocalisés sur la terre ferme. Le nouveau village financé par le gouvernement est aseptisé. Construit sur le modèle des zones résidentielles de banlieue, c'est un alignement au cordeau de petites maisons toutes identiques. Grégoire Pourtier, notre correspondant au Panama, est allé voir comment se déroule cette transition et savoir si elle répond aux attentes de la population. Le journal de la 1ère En Guyane comme ailleurs, des délais de paiement trop souvent interminables ne facilitent pas la vie des entreprises.

L'Albiceleste héroïque ! Après un match renversant, encore une fois ce mercredi, les Argentins se sont qualifiés pour leur deuxième finale consécutive en coupe du Monde. Lionel Messi et ses partenaires ont sorti l'Angleterre 2-1 alors qu'ils étaient menés 1à 0 à cinq minutes du coup de sifflet final. La capitale Buenos Aires était en effervescence hier, comme l'a constaté Caroline Vicq. Haïti : les débuts compliqués du processus électoral Comme chaque mardi, Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, nous éclaire sur l'actualité d'Haïti. Aujourd'hui, à la Une, le lancement du processus électoral avec l'inscription de 316 partis politiques par le Conseil électoral provisoire. « Organiser des élections avec autant de partis, c'est impossible », estime le responsable du journal. « C'est pourquoi le Conseil électoral leur a demandé de se regrouper. Mais le délai qu'il leur a accordé (5 jours) est trop court ». L'ancien président haïtien Michel Martelly est rentré par surprise à Port-au-Prince, ce mercredi. « Son retour n'avait pas été annoncé officiellement. Il a été accuelli par ses amis, d'anciens ministres et un groupe de musique, ce qui a attiré les chalands et permis à Michel Martelly d'avoir les belles images qu'il souhaitait », raconte Frantz Duval. L'ex-chef de l'État se trouve en Haïti pour répondre aux questions de la justice au sujet de l'assassinat de son prédécesseur Jovenel Moïse. Mais « en pleine période électorale, il compte certainement placer ses pions et se remettre au centre du jeu », souligne le journaliste. Enfin, dernier sujet à lire dans le Nouvelliste : le départ de Stéphane Migna qui dirigera désormais la sélection du Gabon. Or « Haïti joue la Coupe des Caraïbes en septembre. Il faut de toute urgence reconstituer une équipe viellissante », explique Frantz Duval. Compliqué sans sélectionneur... Les États-Unis imposent de nouveaux droits de douane au Brésil Nouvel épisode dans la guerre commerciale entre les États-Unis et le Brésil. Washington a annoncé ce mercredi (15 juillet 2026) qu'à compter du 22 juillet, certains produits brésiliens seront taxés à 25%. Alors que la plupart des précédentes surtaxes douanières imposées par les États-Unis ont été annulées en février, par la Cour suprême, Donald Trump ressort cette arme politico-commerciale dans le but de peser sur la présidentielle qui aura lieu au Brésil début octobre. Le président étasunien cherche à favoriser son allié, Flavio Bolsonaro. Mais sa stratégie est à double tranchant, nous epxlique Marine de La Moissonnière du service international de RFI. Pérou : les ravages d'El Niño Selon les scientifiques, El Niño, phénomène océanographique qui entraîne une hausse des températures du Pacifique, devrait atteindre des niveaux records cette année. Si on attend des sécheresses et des inondations sans pareil à partir du mois d'octobre sur la côte pacifique du continent sud-américain, les premières répercussions se font déjà sentir au Pérou : les poissons se font de plus en plus rares. Reportage de Martin Chabal. À écouter aussiClimat: l'ONU juge «probable à 80%» un épisode El Niño «intense» cet été Le journal de la 1ère La frontière entre la France et les Pays-Bas bientôt définitivement fixée… sur l'île de Saint-Martin.

À Cap-Haïtien, faute de stocks de poches de sang suffisants pour effectuer des transfusions, de nombreux patients ne peuvent être pris en charge et bien souvent décèdent. Le chef-lieu du département du Nord fait face, depuis plusieurs mois, à une grave pénurie de sang transfusionnel. Faute de matériels adéquats et de locaux appropriés, la Croix-Rouge du Cap-Haïtien se trouve dans l'incapacité de collecter et de conserver le sang dans de bonnes conditions. Elle ne dispose pas non plus de laboratoire. Les quelques poches de sang collectées doivent ainsi être envoyées dans la capitale pour être traitées et analysées, avant d'être retournées à la Croix-Rouge. Très souvent, elles ne reviennent jamais alors que les malades agonisent. Un dossier de Ronel Paul. Le Cartel de Jalisco menace des gangs rivaux à Mexico Au Mexique, le Cartel de Jalisco Nouvelle Génération, l'une des organisations de narcotrafiquants les plus puissantes du pays, refait parler de lui. L'une de ses branches vient de diffuser une vidéo de propagande sur les réseaux sociaux. Elle y déclare la guerre à deux groupes criminels rivaux de la région de Mexico. Une vidéo publiée alors que le cartel a subi plusieurs revers ces derniers mois : la mort de son chef, El Mencho, tué dans une opération de l'armée mexicaine en février ; et la capture de son potentiel successeur, « le Jardinier », en avril. Explications, François-Damien Bourgery, du service International de RFI. En Colombie, les effets de la réforme du travail La Colombie se prépare à investir son nouveau président, le millionnaire d'extrême droite, Abelardo de la Espriella élu en juin. Il prendra la place du gouvernement de gauche de Gustavo Petro, le 7 août 2026, qui laissera derrière lui une réforme majeure du temps de travail qui entre en vigueur aujourd'hui. Les Colombiens ne travailleront plus que 42 heures par semaine, contre 44 heures jusqu'à présent. Marine de La Moissonnière, du service International de RFI, s'est rendue dans le quartier de Barrios Unidos à Bogota, un quartier de classe moyenne.

Après la mort d'un baron de la drogue équatorien, Stalin Oliveira, en janvier 2026, à côté de Guayaquil, la presse et les observateurs des réseaux sociaux se sont intéressés à sa compagne et à son train de vie fastueux. Janvier 2026, Stalin Olivero est assassiné dans un complexe résidentiel de luxe sur l'île Mocoli, à Samborondon, tout près du grand port de Guayaquil. Surnommé « le Marin », cet homme était le chef présumé de la bande criminelle des Lagartos, les Crocodiles. Peu après sa mort, les autorités, la presse et les réseaux sociaux se sont intéressés à sa compagne Micaela Morales. Cette jeune femme vivant dans une villa de 3 millions de dollars appartenant à un homme arrêté pour blanchiment de narcodollars faisait en effet partie de la jet set de Guayaquil en sa qualité de fille de l'homme politique Carlos Luis Morales, ancien gardien de but de l'équipe locale de Barcelona et de la sélection équatorienne. C'est là qu'est apparue l'expression « poupées de la Mafia ». Qui sont-elles et quel est leur rôle dans les organisations criminelles ? Reportage de notre correspondant en Équateur, Eric Samson. Les suites du décès de Lindsey Graham Aux États-Unis, la sœur du sénateur républicain Lindsey Graham, décédé samedi 11 juillet, va lui succéder pour le reste de son mandat. Sa désignation a été annoncée hier (13 juillet) par Donald Trump lui-même. Mais même si elle a accompagné son frère durant sa carrière politique, Darline Graham Nordone n'a aucune expérience en tant qu'élue. Elle n'aura donc sans doute pas le même poids que lui au Sénat, où cette absence risque de fragiliser un peu plus la courte majorité républicaine. Le décès de Lindsey Graham relance également le débat sur l'âge des sénateurs. Explications, François-Damien Bourgery, du service international de RFI. À lire aussiÉtats-Unis: l'allié majeur de Donald Trump et sénateur Lindsey Graham est décédé à 71 ans De nouveaux tarifs de transport en Haïti En Haïti, le gouvernement a annoncé une nouvelle grille tarifaire, après la grève des chauffeurs de minibus pour réclamer une révision des tarifs de transport. Autre sujet : les épreuves du baccalauréat ont débuté dans un contexte particulièrement difficile, marqué par l'insécurité et les déplacements compliqués. Entretien avec Gotson Pierre, rédacteur en chef de l'agence Alterpresse.

À Kenscoff, sur les hauteurs de la capitale Port-au-Prince, les gangs armés poursuivent leur avancée. Cette commune d'environ 65 000 habitants, longtemps considérée comme un havre de paix aux portes de la capitale, est de nouveau la cible d'attaques. Ces derniers jours, plusieurs assauts ont été recensés : des maisons et des véhicules ont été incendiés, tandis que des centaines de familles ont fui les violences. Une nouvelle vague d'insécurité qui alimente la peur parmi les habitants. Notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama, en a parlé avec le maire de Kenscoff, Jean Massilon. Face à cette détérioration de la situation, les autorités locales lancent un appel pressant au gouvernement. Le maire de Kenscoff, Jean Massillon, dénonce une situation devenue, selon lui, intenable. Il réclame des mesures urgentes pour déloger les groupes armés qui tentent de prendre le contrôle de cette commune stratégique. À lire aussiHaïti: dans la commune de Kenscoff, les gangs armés poursuivent leur offensive Lancement du processus électoral en Haïti Et c'est dans ce contexte de grande insécurité que les autorités haïtiennes ont lancé le processus électoral avec l'ouverture de l'enregistrement des partis politiques à partir de ce lundi 13 juillet, une première étape avant l'inscription des électeurs prévue le 16 juillet. Les autorités espèrent organiser les premières élections depuis dix ans, mais aucune date de scrutin n'a encore été fixée. Le défi reste immense dans un pays où les gangs contrôlent près de 90% de Port-au-Prince et où 1,5 million de personnes ont été déplacées par les violences. À lire aussiEn Haïti, le difficile pari des élections dans un pays en proie de violences des gangs Bilan de la Coupe du monde au Mexique Alors que la Coupe du monde entre dans sa dernière semaine, avec les demi-finales puis la finale dimanche, le Mexique, l'un des trois pays organisateurs, dresse déjà un premier bilan. Dans un pays où le football est roi, l'ambiance a été très festive et la ville de Mexico a accueilli plus d'un million de visiteurs en juin. Les retombées économiques sont estimées à près d'un milliard d'euros. Mais ces bénéfices sont restés très inégaux : hôteliers et restaurateurs évoquent une activité surtout concentrée autour du stade Azteca et des fan zones, les jours de match. Le Mexique n'a accueilli que 13 des 48 rencontres du tournoi. Un reportage de Gwendolina Duval. Journal de la 1ère L'association Petites Villes de France vient en aide à plusieurs communes des Antilles confrontées à la prolifération des algues sargasses.

Dimanche dernier (5 juillet 2026), le Mexique était éliminé de la Coupe du Monde après une défaite 3-2 contre l'Angleterre. Plus aucun match ne se jouera au Mexique, mais l'euphorie autour de la sélection mexicaine ne retombe pas. On en parle avec Ana Maria Ospina, l'envoyée spéciale de la rédaction de RFI en espagnol pour cette Coupe du Monde. Malgré l'élimination du Mexique, les supporters continuent d'acheter le maillot vert de l'équipe. La plupart du temps, il s'agit d'imitations, « de très belles contrefaçons », assure Guadalupe que notre journaliste a rencontrée. Les autorités ont été contraintes de renforcer leurs contrôles. Rien qu'à Guadalajara, ce sont 66 000 maillots qui ont été confisqués. À lire aussiFootball: le business des faux maillots, entre économies, risques sanitaires et crime organisé Recenser les centres de santé en Haïti Comme chaque mois, nous sommes en ligne avec nos confrères du site Ayibopost, qui nous parlent d'une liste de lieux où on peut se faire soigner gratuitement ou à faible coût : consultations, vaccination, soins infantiles... « C'est difficile d'accéder aux soins en Haïti. L'objectif, c'est de permettre aux gens de gagner du temps et de savoir vers quelles structures ils peuvent se tourner selon leurs besoins », explique la journaliste Lucnise Duquereste. Face à un système de santé au ralenti et en crise, le guide sera mis à jour régulièrement par les équipes d'Ayibopost. Argentine : Milo Jota, le chanteur qui décolle Milo Jota, 19 ans seulement et déjà 13 prix musicaux raflés en une seule soirée aux Premios Gardel. Eloïse Brethes nous présente cette figure de la musique urbaine qui donne un coup de jeune aux mélodies traditionnelles et s'engage contre la dictature argentine. Le journal de la 1ère 10 prévenus de la faction brésilienne « Familia Terror do Amapa » sont jugés au tribunal de Cayenne, en Guyane.

Ça s'est passé dans l'État du Maine. Il s'agit de Graham Platner, ostréiculteur et investi lors des primaires de son parti comme le candidat démocrate au Sénat lors des midterms de novembre 2026. Il est accusé par une ancienne compagne de l'avoir violée, accusations qu'il conteste. Ce retrait intervient alors que ce scrutin dans le Maine est considéré comme crucial pour les démocrates qui souhaitent reprendre le contrôle du Sénat. Le parti a jusqu'au 27 juillet pour désigner un nouveau candidat. À lire aussiÉtats-Unis: le candidat démocrate au Sénat dans le Maine se retire après des accusations de viol Au Mexique, les marchandes ambulantes luttent contre la discrimination et les agressions À Mexico, des milliers de femmes parcourent chaque jour les rames du métro pour vendre toutes sortes de marchandises. Une activité qui permet à ces Mexicaines, souvent mères célibataires et en situation de précarité, de subvenir à leurs besoins et de faire vivre leurs enfants. Mais ce travail les expose aussi à la discrimination et aux violences policières. Pour sortir de cette marginalisation, elles se sont organisées afin d'obtenir un véritable statut de travailleuses. Reportage de Marine Lebègue. Quel rôle pour la CARICOM en Haïti ? Avec Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, nous évoquons la 51ème conférence de la CARICOM à Sainte-Lucie. D'après Frantz Duval, la Caricom semble redéfinir son rôle dans la transition haïtienne. Après avoir exercé une influence déterminante ces dernières années, notamment à travers son groupe des « Éminentes personnalités », dans le soutien puis la remise en cause du gouvernement d'Ariel Henry et dans la mise en place du Conseil présidentiel de transition, son poids s'était estompé avec l'arrivée du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, les États-Unis reprenant l'initiative diplomatique. Réunis à Sainte-Lucie, les dirigeants de la CARICOM ont toutefois réaffirmé leur soutien à la transition politique et aux futures élections en Haïti, tandis qu'une nouvelle mission des « Éminentes personnalités » est annoncée, signe d'un possible retour de l'organisation régionale dans le processus de médiation. À lire aussiÀ la Une: la Caricom a désormais six noms pour le Conseil de transition haïtien Journal de la 1ère Direction la Martinique et la Guadeloupe pour parler de la mortalité périnatale, et du transport urbain.

À la demande de La Havane, l'Assemblée générale de l'ONU a tenu un débat spécial consacré au blocus américain contre Cuba, malgré les pressions diplomatiques de Washington pour tenter d'empêcher sa tenue. Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a accusé les États-Unis de mener contre son pays une « guerre multidimensionnelle » et de soumettre les Cubains à une « punition collective ». Des accusations immédiatement rejetées par l'ambassadeur américain Mike Waltz, qui a affirmé que « le seul embargo à Cuba est celui que le régime impose à son propre peuple ». Ce débat a eu lieu alors que Cuba fait face à une nouvelle panne d'électricité généralisée, la troisième en six mois. Selon l'économiste et spécialiste de Cuba Jérôme Leleu, le durcissement des sanctions américaines complique les importations de carburant et aggrave une crise énergétique déjà alimentée par le vieillissement des infrastructures et le manque d'investissements. Pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles, le gouvernement cubain accélère le développement des parcs solaires, avec l'objectif de porter les énergies renouvelables à environ 15% de la production électrique d'ici à la fin de l'année 2026, un niveau encore insuffisant pour répondre aux besoins du pays. ⇒ L'interview de Jérôme Leleu. À lire aussiLes entreprises étrangères quittent Cuba sous pression américaine Le président Javier Milei veut s'attaquer au secteur informel En Argentine, la politique d'austérité menée par Javier Milei frappe de plein fouet les travailleurs du secteur de ce qu'on appelle « l'économie populaire ». Recycleurs de carton, vendeurs ambulants, couturières, petits producteurs ou encore cuisinières des cantines populaires : ils ne sont ni salariés ni chefs d'entreprise, mais vivent de leur travail. Ils seraient entre cinq et six millions, soit près d'un actif sur trois. Depuis son arrivée au pouvoir, le président argentin les accuse d'alimenter le clientélisme et de perpétuer la pauvreté. Les aides qui complètent leurs revenus sont désormais menacées et restent gelées à moins de 50 euros par mois. Un dossier d'Antonin Barles. À lire aussiArgentine: les syndicats manifestent contre l'austérité du président Milei et promettent de durcir les conflits Haïti : il y a 5 ans, l'assassinat de Jovenel Moïse Mardi 7 juillet 2026 marquait le cinquième anniversaire de l'assassinat de l'ancien président haïtien Jovenel Moïse. Âgé de 53 ans, il avait été tué dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021 à son domicile de Port-au-Prince par un commando composé en grande partie d'anciens militaires colombiens. Aux États-Unis, la justice a déjà condamné plusieurs protagonistes : en mai 2026, un tribunal fédéral de Miami a reconnu quatre hommes coupables d'avoir participé au complot visant à assassiner le chef de l'État. Mais en Haïti, l'enquête piétine toujours et les commanditaires de ce crime n'ont jamais été identifiés. Cinq ans après les faits, l'absence de procès en Haïti est devenue le symbole des profondes défaillances de la justice et des institutions du pays. Le Réseau national de défense des droits humains vient d'ailleurs d'adresser une lettre au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire pour dénoncer cette impasse. Sa directrice, Rosy Auguste Ducéna, en parle avec Sarah Krakovitch. À lire aussiAssassinat du président haïtien Jovenel Moïse: 4 hommes jugés à Miami reconnus coupables de complot Journal de la 1ère Il y en avait encore quelques-uns mardi (7 juillet 2026), mais à partir de demain (9 juillet), il n'y aura plus du tout de bus en circulation dans le sud de la Martinique !

Les 8è de finale entre la France contre le Paraguay font encore beaucoup parler. Après les provocations et les gestes agressifs tout au long de la rencontre, ce sont les propos racistes d'une sénatrice du Paraguay contre Kylian Mbappé qui font polémique. Des attaques racistes qui font écho à celles de l'ancien gardien paraguayen, José Luis Chilavert. « Cet abruti n'a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu'il ait jamais entendus étaient des chimpanzés ». C'est en ces termes que Celeste Amarilla, sénatrice membre du premier parti d'opposition minoritaire du Paraguay, s'est exprimé sur X (ex Twitter) après la défaite de son pays contre les Bleus. Le gouvernement paraguayen s'est empressé de se désolidariser des propos de l'élue dans un communiqué, assurant que ces déclarations sont « contraires aux valeurs et principes qui inspirent la dignité humaine », et ne reflétaient ni la position officielle du pays ni du peuple paraguayen. De son côté, le parquet de Paris indique qu'il a ouvert une enquête pour « injure publique aggravée par le fait qu'elle est prononcée en raison de l'origine, l'ethnie la nation la race ou la religion, réelle ou supposée, de la victime, ainsi que pour provocation publique à la haine ou à la violence aggravée par le fait qu'elle est prononcée en raison de l'origine, l'ethnie la nation la race ou la religion, réelle ou supposée, de la victime » Après le double séisme au Venezuela, la vie reprend petit à petit Les habitants retournent travailler dans un contexte économique encore pire qu'avant la catastrophe. À Caracas, les dégâts matériels forcent la population à faire des choix impossibles. Car si l'État prend en charge certaines réparations, la plupart incombent aux particuliers, dans un pays étouffé par l'hyperinflation. Le reportage de nos envoyés spéciaux, Melissa Barra et Jad El Khoury. À écouter aussiSéismes au Venezuela: deuil et culpabilité s'installent chez les bénévoles et les sauveteurs Un système de coopérative de logement en Uruguay Notre dossier du jour nous emmène en Uruguay. Le pays a trouvé une solution pour limiter la spéculation immobilière et permettre aux classes populaires d'accéder à la propriété. Avec le système FUCVAM, la fédération de coopératives de logement par aide mutuelle, l'État prête de l'argent et les membres de la coopérative n'ont aucun apport financier à faire : ils fournissent leur propre main d'œuvre. Reportage à Montevideo de Théo Conscience. L'enquête sur l'assassinat de Jovenel Moïse reste au point mort Cinq ans après l'assassinat du président haïtien Jovenel Moïse chez lui, la procédure judiciaire se poursuit très lentement dans le pays : « un symbole de la crise profonde que traverse le pays », pour Gotson Pierre, directeur de l'agence haïtienne Alterpresse. L'insécurité et les violences de gangs se poursuivent dans le pays, où une attaque a eu lieu dans la région de Kenscoff. Alterpresse nous apprend également que le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, veut « promouvoir des réponses collectives en faveur de la stabilité du pays et de la région ». Il plaide pour un renforcement de la coopération régionale, lors du sommet de la Caricom, la communauté des Caraïbes, explique Gotson Pierre. À lire aussiHaïti: ce qu'il faut savoir du procès sur l'assassinat de l'ancien président Jovenel Moïse Journal de la 1ère Cinquante ans et deux générations après l'éruption de la Soufrière, dans le sud de la Guadeloupe, un colloque international s'est ouvert dans la Basse Terre de l'île. Objectif : mieux préparer les risques à venir, alors que les systèmes de surveillance des volcans ont grandement progressé depuis. À écouter aussi« Basses terres » d'Estelle-Sarah Bulle, et la famille danse sur un volcan

Donald Trump a obtenu de la FIFA la levée de la suspension de l'attaquant américain Folarin Balogun, expulsé en seizième de finale. Cette décision, la première de ce genre depuis 1962, a provoqué une vague de critiques dans le monde du football : l'UEFA, l'ancien président de la FIFA Sepp Blatter, le gouvernement belge et le sélectionneur des Diables Rouges, Rudi Garcia, entre autres, dénoncent une atteinte à l'intégrité et à la crédibilité de la Coupe du monde. À l'inverse, le sélectionneur américain Mauricio Pochettino estime que cette décision répare une injustice, affirmant que son équipe avait déjà été suffisamment pénalisée par une expulsion qu'il juge injustifiée. L'affaire rappelle un précédent historique : en 1962, lors de la Coupe du monde au Chili, la FIFA avait déjà annulé la suspension de la star brésilienne Garrincha après une intervention du gouvernement brésilien, lui permettant de disputer la finale remportée par le Brésil face à la Tchécoslovaquie. L'Équateur se prépare à El Niño En Équateur, les autorités redoutent l'arrivée imminente d'un épisode particulièrement intense du phénomène El Niño, synonyme de pluies torrentielles et d'inondations. Pour aider les populations à s'y préparer, le Programme alimentaire mondial, l'agence des Nations unies spécialisée dans la lutte contre la faim, accompagne les agriculteurs afin de renforcer leur capacité à faire face aux catastrophes naturelles et aux effets du changement climatique. Un reportage de notre correspondant en Équateur, Éric Samson. À écouter aussiEl Niño est de retour: quelles seront les conséquences en Afrique? La culture haïtienne célébrée à Paris Hier (5 juillet 2026) s'est achevé à Paris le festival Haïti Monde, un rendez-vous consacré à la richesse de la culture haïtienne, entre cinéma, musique et littérature. À cette occasion, Sarah Krakovitch a rencontré l'écrivain haïtien Makenzy Orcel. Son roman Une somme humaine avait été finaliste du prix Goncourt en 2022. Invité d'honneur du festival, il revient au micro de RFI sur son parcours, son œuvre et la place de la littérature haïtienne aujourd'hui. À écouter aussiPatrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco: le compas haïtien sacralisé Journal de la 1ère En Guadeloupe, le défunt SYAG, Syndicat intercommunal d'alimentation en eau, fait encore parler de lui ! À lire aussiGuadeloupe: de nouvelles plaintes pour dénoncer la crise de la gestion de l'eau

Au Venezuela, plus d'une semaine après le double séisme, un homme a été retiré vivant des décombres ce jeudi (2 juillet 2026). Un véritable miracle, alors qu'il y a de moins en moins d'espoir de signes de vie après ce drame qui a fait plus de 2 500 morts et des dizaines de milliers de disparus dans le nord du pays. À ce bilan, il faut ajouter les déplacés qui ont tout perdu. Certains se sont réfugiés dans un stade de La Guaira où se sont rendus nos envoyés spéciaux, Mélissa Barra et Jad El Khoury. L'une des priorités des organisations humanitaires est d'apporter un soutien psychologique aux enfants. La colère gronde toujours au sein de la population, explique, pour sa part, Alice Campaignolle, correspondante de RFI à Caracas. Beaucoup considèrent le gouvernement responsable du retard des secours et de la gestion chaotique de la crise. Dans la zone la plus touchée, « les altercations entre survivants et forces de l'ordre se multiplient, les habitants trouvent que les fonctionnaires de police ou les militaires n'en font pas assez, qu'ils devraient être comme eux, sur les décombres, à chercher des survivants ou bien maintenant à extraire les corps », raconte la journaliste. Une colère qui se double d'une grande méfiance envers Delcy Rodriguez, héritière de Nicolas Maduro. Avant ce drame, beaucoup de Vénézuéliens réclamaient des élections libres. Les habitants veulent changer de gouvernement, notamment à cause de la corruption qui ronge tous les services de l'État. Aujourd'hui, une bonne partie de la population refuse de remettre des dons « à des fonctionnaires de peur qu'ils ne soient pas volés. Les gens n'acceptent pas non plus que la police les empêche de circuler sur la zone sinistrée, convaincus que c'est pour cacher quelque chose. Des mesures qui sont parfois importantes pour la sécurité, se retrouvent questionnées, à cause de cette cassure entre le peuple vénézuélien et ses dirigeants et les forces de l'ordre », analyse Alice Campaignolle. En Colombie, une transition houleuse La Colombie connaît actuellement une période politique tendue. Le nouveau président d'extrême droite, le millionnaire Abelardo de la Espriella élu le 21 juin 2026 ne prendra ses fonctions que le 7 août. D'ici là, son équipe et l'exécutif sortant sont engagés dans un processus de transition compliquée. Les deux camps multiplient les attaques et les déclarations tonitruantes, nous explique Marine de La Moissonnière du service international de RFI. Haïti : la ville de Marchand-Dessalines sous l'emprise de Kokorat san Ras depuis deux mois Depuis leur installation dans cette ville historique du département de l'Artibonite, les membres du gang Kokorat san Ras imposent leur loi. En mai 2026, après la démolition du commissariat de la commune, ils sont devenus les seuls maîtres des lieux. Prise en otage, la population tente désormais de survivre entre peur, silence et manque de protection. Un reportage de Ronel Paul. Le journal de la 1ère À la Une : le Plan Sargasses 3.

Au Nicaragua, près de 10% des filles de 15 à 19 ans deviennent mères, et c'est sans compter celles de 10 à 14 ans. Il s'agit de l'un des taux de grossesses adolescentes les plus élevés d'Amérique centrale. Mais la répression du régime Ortega-Murillo a entraîné la fermeture des associations qui accompagnaient ces jeunes filles. Yadira est partie de chez elle à 12 ans pour s'installer avec son petit ami, âgé de 30 ans. « Il a commencé à être jaloux. Il ne me laissait pas sortir, je ne pouvais pas mettre de jupe. Il rentrait ivre, me criait dessus et me frappait même parfois, raconte-t-elle dans une vidéo publiée en 2020 par le Fonds des Nations unies pour la population. On vivait ensemble depuis quatre mois quand je suis tombée enceinte de mon premier enfant. Avec la grossesse, il a un peu changé, mais un an et demi plus tard, je suis retombée enceinte. » Six ans plus tard, le problème de ces enfants devenues mères après des violences sexuelles est loin d'être résolu au Nicaragua. Les grossesses adolescentes sont même au contraire normalisées par le régime autoritaire de Daniel Ortega. Notamment à l'occasion de la Fête des mères, où le concours de la Madre Panza récompense la femme enceinte ayant le plus gros ventre. Un dossier d'Eloïse Brethes. En Haïti, un budget rectificatif aux dépens des plus pauvres En Haïti, Le Nouvelliste revient sur le financement de la guerre contre les gangs, en épinglant un budget qui affaiblit la population. « Un budget passé en catimini début juin, indique le rédacteur en chef du quotidien, Frantz Duval. Il produit de nouvelles dépenses qui seront financées par la planche à billets. Cela va créer de l'inflation. Et ce seront encore une fois les plus pauvres qui paieront la facture. » Le Nouvelliste rapporte par ailleurs que près de 200 000 Haïtiens ont été expulsés de République dominicaine au premier semestre 2026. « Les deux pays se partagent l'île, mais les Haïtiens n'ont pas le droit à un visa pour se rendre en République dominicaine, les Haïtiens qui sont établis en République dominicaine depuis des années ne peuvent pas régulariser leur situation… En réalité, c'est une épuration ethnique qui est pratiquée en République dominicaine », dénonce Frantz Duval. À écouter aussiHaïti: «Il nous faut un véritable plan pour combattre les gangs», du policier Garry Jean-Baptiste Aux États-Unis, révolution au sein du parti démocrate Les candidats de l'aile gauche du parti démocrate enchaînent les victoires dans les primaires organisées en vue des élections de mi-mandat prévues en novembre 2026. Dernier exemple en date : celui de Melat Kiros dans le Colorado. La jeune candidate de 28 ans l'a emporté face à l'indéboulonnable Diana DeGette, élue à la Chambre des représentants depuis trente ans. Un coup de tonnerre qui s'inscrit dans une tendance observée depuis déjà plusieurs mois, avec notamment la victoire de Zohran Mamdani à la mairie de New York. Mamdani qui a d'ailleurs vu trois de ses candidats au Congrès l'emporter lors de primaires démocrates à New York, la semaine dernière. Explications de François-Damien Bourgery, du service international de RFI. À écouter aussi«La victoire de Zohran Mamdani à New York, un laboratoire pour la gauche», de Tristan Cabello

Cela fait tout juste une semaine que le Venezuela a été ébranlé par deux violents séismes. À Caraballeda, dans l'État de La Guaira, les dégâts sont colossaux. Livrées à elles-mêmes depuis le premier jour, les familles tentent désespérément de déblayer seules les ruines des immeubles pour y extraire les corps de leurs proches. Chaque jour, elles interpellent les sauveteurs internationaux avec l'ultime espoir de pouvoir leur donner une sépulture. Reportage de nos envoyés spéciaux Mélissa Barra et Jad El Khoury. En ligne depuis le Venezuela, Melissa Barra nous raconte les coulisses de ce reportage. « Dans la zone la plus sinistrée, la "zone 0", c'est le chaos », témoigne-t-elle. « Les forces de sécurité sont absentes. » La journaliste de RFI a dû servir de traductrice entre des familles à la recherche de leurs proches et des secouristes. Des Vénézuéliens affluent dans le désordre pour tenter de porter secours aux sinistrés. « Les équipes internationales ne peuvent pas déployer leurs équipements sonores destinés à localiser d'éventuels survivants tellement il y a de vacarme », explique encore Mélissa Barra. La crise du logement au Canada Ce mercredi 1er juillet 2026, ce n'est pas seulement la fête nationale au Canada. C'est aussi le plus grand déménagement collectif d'Amérique du Nord. Des dizaines de milliers de Québécois changent d'adresse aujourd'hui. À Montréal, certains emménagent dans un nouvel appartement. D'autres quittent un logement sans savoir où ils dormiront demain. Les loyers sont devenus inabordables (+60% depuis 2018) et les appartements introuvables, ce qui complique grandement les recherches. Un quart des Montréalais peinent à payer leur loyer, nous raconte Nafi Alibert, notre correspondante au Canada. À écouter aussiCanada: face à la crise du logement, Calgary reconvertit des bureaux vides en habitations Témoignage d'un Afro-américain qui a réchappé à la peine de mort Parmi les 47 pays qui appliquent encore la peine de mort, se trouvent les États-Unis. La tendance n'est pas une suppression de cette pratique. Au contraire, le nombre de personnes exécutées dans le pays a presque doublé entre 2024 et 2025, avec 47 exécutions l'an dernier (2025). Alors que Paris accueille en ce moment le 9è congrès mondial contre la peine de mort, organisé par l'association Ensemble contre la peine de mort, RFI a pu rencontrer un Afro-américain qui a échappé à cette sentence. Daniel Gwynn a passé près de 30 ans dans le couloir de la mort en Pennsylvanie, avant d'être innocenté et libéré en 2024. Il a été condamné à tort, après avoir avoué en garde à vue un crime qu'il n'avait pas commis et sur la base de photos sur lesquelles il ne figurait pas. Selon lui, sa condamnation a aussi été décidée parce qu'il était pauvre et sujet à des addictions. Daniel Gwynn s'est confié à Justine Fontaine. À lire aussiFrance: Paris accueille le neuvième congrès mondial contre la peine de mort Donald Trump et le business juteux des cryptomonnaies Il était déjà riche avant d'arriver à la Maison Blanche. Donald Trump devrait l'être encore plus quand il la quittera. Au moins trois fois plus à en croire le magazine Forbes qui affirme que la fortune de Donald Trump est passée de 2,3 milliards en 2024 à 6,5 milliards de dollars aujourd'hui. D'après la déclaration de revenus du président américain, rendue publique hier (30 juin 2026) par le Bureau d'éthique gouvernementale, cet enrichissement est en grande parti dû aux cryptomonnaies. Les explications de Marine de La Moissonnière. À lire aussiDonald Trump, année 1: deals, dollars et désir d'éternité Le journal de la 1ère « L'évolution institutionnelle de la Martinique est sur les rails ! ». Déclaration ce mardi (30 juin 2026) de la ministre des Outre-mer après un entretien avec le président de la Collectivité Territoriale.

La plus haute juridiction du pays a rendu, lundi 29 juin 2026, une décision autorisant le chef de l'État à révoquer à sa guise les responsables d'agences fédérales indépendantes. Les juges devaient se prononcer sur la révocation d'une responsable de la Commission fédérale du Commerce (FTC) voulue par Donald Trump. Il y a plus d'un siècle, le Congrès a adopté une loi qui empêche tout licenciement d'un responsable de la FTC sans motif valable. Une loi renforcée en 1935 par une décision de la Cour suprême qui a fait depuis jurisprudence. L'arrêt rendu ce lundi (29 juin) constitue donc une véritable rupture. Donald Trump a applaudi « une grande victoire », « l'une des plus grandes décisions jamais rendues concernant les pouvoirs présidentiels ». Les juges devaient aussi se prononcer sur le limogeage de Lisa Cook, une gouverneure de la Banque centrale. Par cinq voix contre quatre, les juges ont considéré que Donald Trump ne pouvait pas la révoquer « à sa guise » sans qu'elle ait l'occasion de se défendre. Une décision apparemment paradoxale, motivée par la crainte des répercussions économiques. Et ce n'est pas le seul revers infligé au locataire la Maison Blanche, explique François-Damien Bourgery, du service International de RFI. La Cour suprême a également rejeté un recours du parti républicain contre une loi du Mississippi qui autorise le comptage des bulletins plusieurs jours après le scrutin. Et ce alors que Donald Trump, et l'ensemble du parti républicain, ne cessent d'accuser le vote par correspondance de favoriser la fraude. Une nouvelle preuve que la Cour suprême est aujourd'hui le seul rempart face aux poussées autocratiques de Donald Trump. En Haïti, accord pour modifier le décret électoral contesté En Haïti, les élections sont prévues en principe au mois d'août. Le gouvernement et l'autorité électorale, le CEP, sont tombés d'accord sur le processus, rapporte Gotson Pierre, directeur de l'agence AlterPresse. Pendant ce temps, le Premier ministre Alix Didier Fils Aimé a affirmé hier (29 juin) vouloir sortir de la logique de l'assistanat qui régit souvent les relations avec les pays étrangers. Enfin, AlterPresse se fait l'écho d'un message : celui de la famille du journaliste Diego Charles, assassiné il y a cinq ans. Ses proches parlent d'un déni de justice intolérable. Au Salvador, les victimes de l'État d'exception Au Salvador, le président Nayib Bukele a opté pour la manière forte, sinon brutale, pour lutter contre les groupes criminels. Pour la 52è fois, les autorités viennent de renouveler l'État d'exception, une disposition qui permet notamment des arrestations et des incarcérations sans jugement et sans accès rapide à un avocat. Une disposition d'autant plus controversée que les membres des gangs ne sont pas les seuls à être visés. Amnesty International estime qu'au moins 8 000 innocents ont été arrêtés en quatre ans. Un reportage de notre envoyée spéciale, Marie Griffon.

Au Venezuela, le bilan provisoire du double tremblement de terre qui a frappé le pays, le 24 juin 2026, fait état de 1 450 décès et 3 150 blessés. La région côtière de La Guaira a été particulièrement touchée. Des centaines d'immeubles se sont effondrés. Ce matin, la terre a de nouveau tremblé. « C'est vraiment le chaos à La Guaira », témoigne la correspondante de RFI au Venezuela, Alice Campaignolle. « Les secouristes travaillent au péril de leur vie car la terre ne cesse de trembler. Il s'agit essentiellement d'habitants pas préparés, pas équipés, qui fouillent à mains nues les décombres dans l'espoir de retrouver des survivants ». « Des équipes de secouristes françaises, colombiennes et chiliennes sont également arrivées », poursuite la journaliste. « Les militaires, eux, tentent d'assurer la circulation », poursuit la journaliste qui précise qu'une morgue a été improvisée sur le port. « Certains quartiers excentrés se sentent oubliés, abandonnés par le gouvernement. Personne n'est encore venu leur prêter main forte », raconte Alice Campaignolle qui décrit « la colère, la frustration, le désespoir et la fatigue » des Vénézuéliens touchés par ce séisme. « Ils en veulent au gouvernement », dit encore notre correspondante. « Même si un tremblement de terre d'une telle magnitude aurait pris de court n'importe quel pays, il faut reconnaître un manque de préparation et un certain amateurisme de la part des autorités du Venezuela », ajoute-t-elle. Argentine : J. Milei nomme un nouveau Premier ministre dans la perspective de la présidentielle. Ce dimanche, Javier Milei a nommé hier (28 juin 2026) Diego Santilli en remplacement de Manuel Adorni empêtré depuis des mois dans un scandale de fausse déclaration de patrimoine et d'enrichissement illicite. Ce politicien de carrière, issu du PRO, le part créé par l'ancien président Mauricio Macri, prendra ses fonctions mardi et aura pour mission de négocier avec les forces politiques représentées au Congrès et avec les gouverneurs des provinces. Une mission extrêmement importante puisqu'à plus d'un an de la présidentielle, Javier Milei sait qu'il va devoir nouer des alliances avec la droite et le centre. Les explications de Marine de La Moissonnière du service international de RFI. Haïti : mobilisation pour la réouverture de l'hôpital de l'université d'État d'Haïti À Port-au-Prince, la fermeture de l'hôpital de l'université d'État d'Haïti, le plus grand centre hospitalier public du pays, continue de susciter de vives réactions. Fermé depuis plus de deux ans en raison de l'insécurité, cet établissement est un maillon essentiel de la formation des futurs médecins qui y effectuent habituellement leurs stages cliniques. Face à ce qu'ils qualifient d'inaction des autorités, des dizaines d'étudiants en médecine ont manifesté lundi 22 juin, dans les rues de la capitale pour exiger sa réouverture. Une mobilisation soutenue par le syndicat des travailleurs de l'établissement, mais dispersée par les forces de l'ordre à coups de gaz lacrymogènes. Malgré cela, les manifestants promettent de poursuivre leur mouvement. Reportage de Peterson Luxama. Le journal de la 1ère Le dispositif Hôpital en tension a été activé au CHU de Martinique.

La Cour Suprême a donné raison jeudi 25 juin 2026 à l'administration Trump et confirme la fin du TPS, le statut de protection temporaire qui permettait à plus de 350 000 Haïtiens de résider légalement sur le sol états-unien, parfois depuis plus de 15 ans. Ils sont désormais à la merci de la police de l'immigration, qui peut les renvoyer en Haïti à tout moment. Au Chili, « la communauté haïtienne a été utilisée à des fins politiques » Au Chili, la police a localisé la soixantaine d'enfants haïtiens qui avaient été déclarés «introuvables» après leur arrivée au Chili, dans le cadre de procédures de regroupement familial. Ils sont tous en bonne santé et avec leurs parents. La Cour des comptes, dans un rapport préliminaire sur les conditions d'entrée de citoyens haïtiens au Chili, avait fait état de ces possibles disparitions, provoquant l'ouverture d'une cellule de crise par le gouvernement et d'une enquête pour trafic d'êtres humains. Michel-Ange Joseph, Haïtienne résidant au Chili depuis 12 ans, est travailleuse sociale et directrice de la fondation Cijys, un centre de recherche en sciences juridiques et sociales. Au micro de Naïla Derroisné, elle assure qu'il y a eu des erreurs dans la gestion de cette affaire d'enfants haïtiens disparus qui, en réalité, ne l'étaient pas. Elle estime même que «la communauté haïtienne a été utilisée à des fins politiques». Le combat de vendeuses ambulantes mexicaines pour leur reconnaissance À Mexico, des milliers de femmes arpentent tous les jours le métro de la ville pour vendre leurs marchandises. Une activité qui permet à ces Mexicaines, souvent mères célibataire et précaires, de subvenir à leurs besoins et nourrir leurs enfants, mais qui les confrontent aussi à la discrimination et aux violences policières. Elles ont décidé de s'organiser pour obtenir un statut légal de travailleuses et ne plus être marginalisées par la société mexicaine, raconte la correspondante de RFI au Mexique, Marine Lebègue, qui les a suivies dans leur journée de travail. L'Iran et les États-Unis s'affrontent... sur un terrain de volley Un match de volley très symbolique s'est tenu jeudi soir (25 juin 2026) à Orléans, en Ligue des nations. Les États-Unis affrontaient l'Iran et l'ont emporté 3-0. Le public soutenait très largement l'Iran et pour certains supporters, ce match avait malgré tout une signification particulière. Vahid Shamsoddinnezhad, de la rédaction en persan de RFI, était sur place et a pu échanger avec des spectateurs et spectatrices. Dans le journal de La 1ère... Un tiers de siècle après l'interdiction du chlordécone, largement utilisé dans les bananeraies, plus de 8 Guadeloupéens sur 10 présentent encore des traces de ce pesticide dans le sang, précise Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À lire aussiFrance: non-lieu confirmé dans le scandale sanitaire du chlordécone

Le Venezuela se réveille au lendemain du plus puissant séisme enregistré dans le pays depuis plus d'un siècle, sans encore connaître l'ampleur exacte des destructions ni le nombre définitif de victimes. À Caracas comme dans l'État de La Guaira, de nombreux habitants ont passé la nuit dehors, craignant de nouvelles répliques, tandis que plusieurs quartiers restent privés d'électricité, d'eau et d'internet. Les témoignages recueillis par RFI évoquent des immeubles effondrés, des hôpitaux endommagés et des sinistrés contraints de s'organiser seuls. Alors que l'aide internationale commence à se mettre en place, de nombreux Vénézuéliens dénoncent l'absence de soutien des autorités et le manque d'informations officielles dans les heures ayant suivi la catastrophe. À lire aussiVenezuela: après le double séisme, les sinistrés dénoncent l'absence d'aide et le manque d'informations Les Grenadiers partent la tête haute Avec Frantz Duval, rédacteur en chef du journal Le Nouvelliste, nous revenons sur ce que le journaliste qualifie de « l'indescriptible aventure de cette équipe » et aussi sur le sélectionneur, Sébastien Migné, parfois critiqué, mais qui ne s'est pas trop mal débrouillé, selon Frantz Duval. Au Chili, le gouvernement de José Antonio Kast durcit le ton face aux mauvais payeurs de la dette étudiante Depuis plusieurs années, des centaines de milliers de Chiliens financent leurs études supérieures grâce à un système de prêts bancaires garantis par l'État. Un dispositif qui a largement contribué à démocratiser l'accès à l'université, mais qui a aussi entraîné l'endettement de nombreux diplômés, dont certains sont aujourd'hui incapables de rembourser leurs emprunts. Jusqu'à présent, l'État devait prendre le relais lorsque les remboursements n'étaient plus assurés. Mais dans un contexte de rigueur budgétaire, le président José Antonio Kast entend mettre fin à cette situation. Un reportage de notre correspondante Naïla Derroisné. Journal de la 1ère En Guadeloupe, l'État se dit prêt à « accompagner » le redressement du syndicat mixte de gestion de l'eau, mais pas à n'importe quel prix…

Après plus de 50 jours de mobilisation des paysans, des ouvriers ou encore des mineurs, qui ont paralysé la capitale et la majeure partie du pays, les blocages de routes ont finalement tous été levés ce mardi (23 juin 2026), a annoncé le gouvernement bolivien. Néanmoins, le président bolivien Rodrigo Paz, au pouvoir depuis novembre 2025, reste soumis à de fortes pressions politiques. Un accord a été signé, vendredi 19 juin 2026, entre le gouvernement et la principale centrale syndicale du pays, la COB, l'une des organisations qui menait le mouvement. Dans la foulée, le président a décrété samedi 20 juin l'état d'exception, ce qui lui a permis de déployer l'armée et de dégager les routes encore bloquées. Le mouvement n'a pas obtenu la démission du président de centre-droit Rodrigo Paz, qui était demandée par certains. Mais c'était une « victoire pour le mouvement d'obtenir des concessions sur plusieurs points de la part du gouvernement : maintenir des prix raisonnables pour les biens de première nécessité, ne pas privatiser d'entreprises publiques ou encore de maintenir le dialogue avec les organisations sociales », estime Pablo Barnier-Khawam, chercheur associé au CREDA (Centre de recherche et de documentation sur les Amériques, Sorbonne Nouvelle). La levée des blocages permet aussi de reprendre l'approvisionnement en carburant et en nourriture à La Paz et de la ville voisine d'El Alto, soumises à d'importantes pénuries ces dernières semaines. Les cicatrices de semaines de mobilisation D'un point de vue économique, le mouvement de blocages, l'un des plus longs de l'histoire du pays, laissera des traces. Les barrages routiers ont coûté plus de 3 milliards de dollars, d'après la Chambre nationale d'industrie, soit environ 6% du PIB. Politiquement, le président sera soumis à de fortes pressions sur sa droite ces prochains mois. « Le gouvernement de Rodrigo Paz, qui a penché très à droite voire à l'extrême-droite va être pris en tenailles entre, d'une part, ces promesses faites aux mouvements sociaux - qui ont démontré leurs capacités de pression sur le gouvernement - et, d'autre part, les élites économiques de Santa Cruz, les agro-exportateurs. On voit déjà que ces élites demandent des poursuites pénales contre les organisations qui ont mis en œuvre les blocages », d'après le chercheur Pablo Barnier Khawam. Au Honduras, alourdir les peines de prison pour féminicides n'est pas une solution En Amérique latine, le Honduras détient le triste record du taux de féminicides le plus élevé par habitant. Dans ce pays d'Amérique centrale de 11 millions d'habitants, une femme est tuée toutes les 22 heures, selon un rapport de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) publié fin 2025. Près de 92% de ces crimes restent impunis. Pour tenter d'enrayer ce fléau, le Parlement a réformé le Code pénal le 9 juin 2026, portant jusqu'à 60 ans la peine de prison pour les auteurs de féminicides. Une mesure contestée par les associations et familles de victimes, explique la correspondante de RFI Marie Griffon, qui est allée à leur rencontre. À lire aussiAu Cameroun, les chiffres confirment une «funeste tendance haussière» des féminicides et infanticides Montréal, la ville qui a dit non à la Fifa Le Canada affronte ce mercredi (24 juin 2026) la Suisse dans un duel pour la tête du groupe B de la Coupe du monde de football masculin. Mais à Montréal, le Mondial se regarde de loin. La métropole, où le ballon rond occupe une place grandissante, avait pourtant rêvé d'accueillir la compétition avant de s'en retirer quand la réalité économique a rattrapé le rêve sportif. Alors que les coûts explosent dans les villes hôtes canadiennes, ce qui avait été vécu comme une déception apparaît de plus en plus comme un choix de raison, précise Nafi Alibert, correspondante de RFI au Canada. À lire aussiCoupe du monde 2026: le Canada débute par un nul contre la Bosnie Dans le journal de La 1ère... Après l'alimentaire et le bricolage, le BQP, Bouclier Qualité-Prix, va être mis en place en Martinique dans le secteur de l'automobile, indique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À écouter aussiFrance: mobilisation à Paris de la diaspora des territoires d'Outre-mer contre la vie chère

Remise en cause par l'unilatéralisme des États-Unis de Donald Trump, l'Organisation des États Américains (OEA), qui réunit presque tous les pays du continent, tient cette semaine son assemblée générale au Panama. Alors que Washington menace de lui retirer sa contribution financière, l'institution est particulièrement fragilisée, confrontée à des soupçons de corruption en interne et des accusations d'impuissance pour défendre les droits humains sur le continent, ou encore faire face à la crise sécuritaire en Haïti. L'Organisation des États Américains (OEA) tient depuis lundi 22 juin son Assemblée générale, au Panama. Créée en 1948, c'est la seule organisation à réunir tous les pays du continent, du Nord au Sud, à l'exception du Venezuela et du Nicaragua, qui s'en sont retirés. Pourtant, cette institution-clé du multilatéralisme dans la région est en crise. Les États-Unis de Donald Trump menacent d'arrêter totalement de la financer dès l'an prochain (2027), alors que la contribution de Washington équivaut aujourd'hui à près de la moitié du budget de l'OEA. « Comme pour l'Organisation mondiale de la santé, comme pour de nombreuses organisations internationales que les États-Unis ont quitté, cela poserait d'importantes difficultés, souligne Kévin Parthenay, professeur de Sciences Politiques à l'université de Tours. D'autant plus que cet exemple des États-Unis pourrait créer une émulation : de la part de l'Argentine de Javier Milei, du nouveau président d'extrême-droite au Chili, José Antonio Kast, ou encore d'Abelardo de la Espriella, tout juste élu en Colombie. Des dirigeants très critiques vis-à-vis du multilatéralisme et qui ne sont pas prêts à payer pour le fonctionnement de ces organisations-là.» Le représentant désigné par Donald Trump auprès de l'OEA, Leandro Rizzuto, un milliardaire et ami du président, a déclaré à l'agence Reuters qu'il voulait que l'organisation se concentre davantage sur les questions économiques et moins sur la démocratie et les droits humains. Accusations de corruption Les craintes d'une fragilisation de l'OEA sont d'autant plus fortes que l'organisation est aussi fragilisée par un scandale en interne. L'actuel secrétaire général, Albert Ramdin, ancien ministre des Affaires étrangères du Surinam, est soupçonné d'irrégularités dans des contrats passés depuis son arrivée. Sa cheffe de cabinet, elle, a été mise en examen pour corruption au Surinam. Les États-Unis ont révoqué son visa. Elle a quitté son poste début juin 2026. Cela intervient alors que l'OEA est aussi critiquée sur le fond. « Sur un certain nombre de crises qui touchent le continent (du Nicaragua au Venezuela, en passant par Haïti) l'organisation a beaucoup de peine à apporter des réponses concrètes à des situations qui touchent aux droits de l'homme, à la démocratie et à la stabilité politique, alors que ce sont précisément trois des axes fondamentaux qui justifient et légitiment l'existence de cette organisation », poursuit Kévin Parthenay, également co-président de l'OPALC (Observatoire politique de l'Amérique latine et des Caraïbes de Sciences Po). Pour autant, il ne faut pas enterrer trop vite le multilatéralisme sur le continent, estime le chercheur. « Le régionalisme se réinvente en permanence. J'en veux pour preuve ce « Bouclier des Amériques » lancé en mars par le président Donald Trump et qui a vocation à réunir des leaders de droite. Même s'il y a des dynamiques politiques radicales, on peut difficilement penser que la coopération régionale au sens large va disparaître », conclut-il. Haïti : violences à Cité Soleil, enfants retrouvés au Chili et réparations Malgré le déploiement des forces de l'ordre, la situation reste « critique » à Cité Soleil depuis le massacre survenu au soir du premier match d'Haïti à la Coupe du monde de football, dans la nuit du 13 au 14 juin, explique depuis Port-au-Prince le rédacteur en chef de l'agence Alterpresse, Gotson Pierre. L'agence de presse haïtienne se fait aussi l'écho de l'histoire de ces enfants haïtiens dont le gouvernement chilien disait avoir perdu la trace. 52 d'entre eux sur 64, ont été retrouvés et sont bien dans leurs familles et scolarisés, précise Gotson Pierre. Enfin, il évoque avec Anne Cantener les protestations de chercheurs et de militants haïtiens face à l'absence d'Haïti au sommet international organisé à Accra (Ghana), du 17 au 19 juin sur les réparations liées à l'esclavage. À lire aussiPierre Fritznel: «Le peuple haïtien n'en peut plus de la situation sécuritaire» Argentine : l'industrie textile en difficulté face à la concurrence chinoise Le président argentin ultra-libéral Javier Milei a décidé de baisser les droits de douane dans son pays. Depuis, les importations sont de plus en plus importantes, au point de mettre à mal l'industrie textile locale. Les entreprises argentines ne peuvent pas s'aligner sur la capacité de production ni sur les prix de grands groupes chinois comme Shein ou Temu, explique le correspondant de RFI, Théo Conscience, qui s'est rendu dans une petite usine de la banlieue de Buenos Aires. À lire aussiShein, Temu, Ali Express: les géants chinois qui s'invitent sous le sapin Dans le journal de La 1ère... La Cour d'appel de Paris a confirmé ce lundi (22 juin 2026) le non-lieu prononcé en 2023 dans « l'affaire » du chlordécone, précise Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À lire aussiFrance: non-lieu confirmé dans le scandale sanitaire du chlordécone

L'avocat et entrepreneur Abelardo de la Espriella a remporté l'élection présidentielle colombienne avec 49,7% des voix, devançant de justesse le sénateur de gauche Ivan Cepeda. « Si les résultats sont encore provisoires, leur tendance semble irréversible », nous explique notre envoyée spéciale en Colombie, Marine de la Moissonnière. Lors de son discours de victoire à Barranquilla, le candidat d'extrême droite, vêtu du maillot de la sélection colombienne, a adopté un ton plus conciliant qu'en campagne. Il a promis de respecter la Constitution et appelé ses adversaires à reconnaître leur défaite. Ivan Cepeda entend toutefois contester les résultats dans plusieurs dizaines de milliers de bureaux de vote, tandis que des manifestations ont éclaté à Bogota et Cali. L'insécurité a été au cœur du scrutin. Les électeurs d'Abelardo de la Espriella attendent une réponse plus ferme face aux groupes armés et aux trafiquants de drogue. Le président élu promet de s'inspirer des méthodes du Salvadorien Nayib Bukele. L'économie a également pesé dans le vote. Malgré une baisse de la pauvreté, du chômage et de l'inflation sous Gustavo Petro, de nombreux Colombiens s'inquiètent de l'endettement du pays et voient en cet homme d'affaires millionnaire un gestionnaire capable de relancer la croissance. En Haïti, une année scolaire jugée plus stable que les années précédentes En Haïti, les examens officiels de la neuvième année fondamentale se tiendront du 29 juin au 2 juillet 2026. À quelques jours de ce rendez-vous décisif pour des milliers d'élèves à travers le pays, les préparatifs s'accélèrent. Si de nombreux candidats affirment être prêts à se mesurer aux épreuves, des enseignants se félicitent d'une année scolaire jugée plus stable que les précédentes. Des responsables syndicaux soulignent toutefois que l'insécurité continue de peser sur le système éducatif. De son côté, le ministère de l'Éducation nationale assure avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir le bon déroulement des examens, notamment avec la mise en place d'une commission chargée des épreuves. Reportage de Peterson Luxama… À lire aussiHaïti : les écoles publiques de plus en plus dégradées Au Canada, la stérilisation forcée inscrite dans le code criminel Pendant des décennies au Canada, des milliers de femmes — principalement des autochtones, mais aussi des personnes noires, marginalisées ou vivant avec un handicap — ont subi des stérilisations forcées. Une pratique médicale institutionnalisée, qualifiée de torture par l'ONU, que la justice canadienne avait jusqu'à présent du mal à sanctionner. Mais la législation vient d'évoluer. Cette forme de violence est désormais explicitement inscrite dans le Code criminel et est passible d'une peine pouvant aller jusqu'à 14 ans de prison. Une avancée législative réclamée de longue date par les survivantes. Un reportage de Nafi Alibert. À lire aussiQuébec: des dizaines de femmes autochtones déclarent avoir subi des stérilisations imposées Journal de la 1ère La Cour d'appel confirme un non-lieu dans le scandale sanitaire du chlordécone. À lire aussiChlordécone: les députés français pointent la responsabilité de l'État, les indemnisations dans le flou

Dans la capitale haïtienne, la soirée du premier match des Grenadiers à la Coupe du monde, samedi dernier (13 juin 2026), a tourné au cauchemar à Cité Soleil. Des membres de gang ont tiré sur la foule qui célébrait la participation d'Haïti au Mondial de football masculin. Il y a eu des dizaines de morts, selon un bilan provisoire, y compris des enfants. «Des habitants de Wharf jérémie, de Pont Rouge et de Chancerelles sont descendus dans les rues pour célébrer la performance de la sélection haïtienne» face à l'Ecosse, malgré la défaite de l'équipe, raconte Fritznel Pierre, directeur exécutif de Combite pour la paix et le développement. Ces quartiers, comme l'ensemble de la commune de Cité Soleil sont aux mains de gangs. Certains membres de groupes armés participaient au cortège, au son du rara, musique traditionnelle haïtienne. Mais le son des percussions et des trompettes a été remplacé par celui des tirs. «Malheureusement, en arrivant dans le quartier de Belekou», des membres du gang de ce quartier «ont ouvert le feu sur la population», poursuit Fritznel Pierre, dont l'ONG de défense des droits humains a recueilli des témoignages pour tenter de reconstituer ce qu'il s'est passé ce soir-là. Bilan provisoire : 61 morts, dont plusieurs femmes et enfants, selon une source diplomatique jointe par RFI. Le plus jeune avait 7 ans seulement. Plusieurs membres de gangs ont aussi été tués. Des habitants ont été séquestrés. Paralysie du terminal pétrolier de Varreux En février 2024, de nombreux groupes armés de la capitale haïtienne, Port-au-Prince, se sont réunis sous la bannière de la coalition «Vivre ensemble». Mais depuis mars, certains se combattent à nouveau à l'arme automatique, dans la plaine du Cul-de-Sac, y compris à Cité Soleil, le plus grand bidonville du pays. Selon l'ONU, plus de 2 300 personnes ont été tuées en Haïti depuis le début de l'année 2026. Après le massacre survenu dans la nuit de samedi à dimanche, des affrontements entre groupes armés paralysent le principal terminal pétrolier du pays, le terminal de Varreux, tout proche, et affectent l'approvisionnement des stations-service. Haïti-Brésil : nouveau défi pour les Grenadiers Les joueurs de Sébastien Migné affrontent les Brésiliens ce 19 juin 2026. Pour leur second match dans cette coupe du monde 2026, ils pourront compter ce vendredi sur le soutien de supporters haïtiens résidents à Philadelphie (où se tient le match) ou venus spécialement soutenir leur équipe, qui n'était pas présente au mondial depuis 52 ans. Elcio Ramalho, de la rédaction brésilienne de RFI, est allé à leur rencontre. Présidentielle en Colombie : deux projets de société opposés La Colombie va-t-elle virer à droite toute comme de nombreux pays d'Amérique latine ? Second tour de la présidentielle ce dimanche 21 juin 2026. Pour succéder à Gustavo Petro, le premier président de gauche de toute l'histoire du pays, les Colombiens doivent trancher entre son dauphin, le sénateur Ivan Cepeda et le millionnaire d'extrême droite, l'avocat Abelardo de la Espriella. D'après les derniers sondages, ce dernier l'emporterait. Marine de La Moissonnière, envoyée spéciale de RFI en Colombie, est allée à la rencontre d'électeurs dans le quartier de Barrios Unidos, dans le nord de Bogota. Un quartier qui avait voté majoritairement pour Gustavo Petro en 2022 et qui lors du premier tour, a changé de bord, plaçant Abelardo de la Espriella en tête. Dans le journal de La 1ère... Nouveau rebondissement suite à l'interpellation d'un policier la semaine dernière en Martinique, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

Avec plus de 2 300 morts depuis le début de l'année 2026, les gangs continuent d'étendre leur emprise en Haïti, à Port-au-Prince, dans les communes voisines de la capitale, mais aussi dans le département de l'Artibonite. Et pour l'instant, rien ne semble enrayer cette spirale de violence. Nous en parlons avec le coordinateur général du principal syndicat de police, le SPNH-17, Garry Jean-Baptiste. La situation sécuritaire ne cesse de se dégrader, tandis que les forces de l'ordre paraissent de plus en plus démunies. Au cours de cet entretien, Garry Jean-Baptiste évoque la corruption au sein de la police, réclame de meilleurs salaires pour les agents et dénonce l'absence de coordination entre les différentes unités chargées de lutter contre les gangs. Il revient également sur la manière dont les policiers, eux-mêmes victimes de cette violence, tentent de faire face à l'expansion des groupes armés. Eduardo Bolsonaro, fils de l'ancien président Jair Bolsonaro, condamné à quatre ans de prison L'actualité du jour au Brésil, c'est la condamnation d'Eduardo Bolsonaro, l'un des fils de l'ancien président Jair Bolsonaro. Il a été condamné par contumace à quatre ans et deux mois de prison pour avoir fait pression sur les autorités américaines afin qu'elles sanctionnent des magistrats brésiliens et, plus largement, le Brésil, dans le but d'influer sur le procès de son père. Un dossier d'Achim Lippold. À lire aussiBrésil: Eduardo, un fils Bolsonaro, condamné à quatre ans de prison pour lobbying pour son père De nouvelles réformes économiques à Cuba À Cuba, le Parti communiste doit valider ce mercredi (17 juin 2026) une série de réformes économiques annoncées la semaine dernière par le président pour tenter de faire face à une crise aggravée par l'embargo américain et le blocus pétrolier imposé par Washington. Les autorités misent sur davantage de décentralisation et sur un élargissement des libertés accordées au secteur privé, avec notamment la possibilité pour les entreprises d'importer et d'exporter sans passer par l'État, ainsi que d'investir directement dans le tourisme. Selon Jérôme Leleu, économiste et spécialiste de Cuba, joint par Justine Fontaine, ces mesures s'inscrivent dans la continuité de la libéralisation progressive engagée ces dernières années. Journal de La Première À l'occasion du premier anniversaire de sa création, le CHU de Guyane a officiellement inauguré mardi (16 juin) son Institut consacré à la santé des populations d'Amazonie.

Ils s'appellent Ozempic ou encore Mounjaro : ces médicaments injectables vendus pour perdre du poids rapidement font fureur dans de nombreux pays, notamment aux États-Unis, mais aussi au Brésil. Destinés normalement aux cas d'obésité ou de diabète, un grand nombre de Brésiliens en prend aujourd'hui, parfois sans prescription médicale. 5 000 euros pour perdre 22 kilos. C'est ce qu'a annoncé un endocrinologue très populaire sur les réseaux sociaux à Clara Varandas. À 31 ans, cette architecte a finalement perdu 12 kilos en quatre mois. Elle prenait une version « sur mesure » de la tirzépatide. Mais en même temps qu'elle maigrissait, elle sentait son corps s'affaiblir. « J'ai été très malade, des problèmes affreux que je n'avais jamais eus auparavant. Par exemple, j'ai eu une infection bactérienne de la peau, sur le visage. J'ai eu un côté du visage très gonflé à cause d'une simple piqûre de moustique », explique-t-elle. Chaque semaine, elle se rendait dans ce cabinet d'un quartier chic de Sao Paulo. Très chers, ces médicaments font aussi l'objet de contrebande au Brésil, raconte la correspondante de RFI, Sarah Cozzolino. Ce qui multiplie les risques d'effets secondaires indésirables, et parfois graves. Un mois d'injections de Mounjaro, acheté en pharmacie, vaut entre 200 et 350 euros. C'est plus que le salaire minimum au Brésil. À Rio de Janeiro, dans la favela de Maré, un équivalent paraguayen du médicament circule. Ce vendredi soir, Matheus Euzébio et une de ses amies s'appliquent eux-mêmes la dose, achetée dans une clinique clandestine. « Au début, ce n'était que pour les riches, témoigne-t-il dans le reportage de Sarah Cozzolino, mais maintenant on peut s'en procurer facilement pour pas cher ». Le secrétaire général de l'ONU en visite en Haïti Antonio Guterres se rend pour la seconde fois en Haïti. Il doit se rendre notamment dans un camp de déplacés à Port-au-Prince et « constater l'aggravation de la situation sécuritaire », précise Gotson Pierre, de l'agence Alterpresse. De son côté, « la Commission pastorale pour la justice et les droits humains lance un appel à une prise de conscience nationale sur la situation des enfants », particulièrement exposés à la violence et la précarité dans le pays, ajoute-t-il. Enfin, Alterpresse évoque l'inquiétude des partis signataires de l'accord du Montana : le décret électoral publié le 2 juin 2026 n'est pas conforme à la Constitution, estiment-ils, remettant en cause également la légitimité légale du maintien au pouvoir du Premier ministre de transition Alix Didier Fils-Aimé. Les États-Unis assurent avoir livré 300 « criminels » au Mexique 313 personnes ont été livrées par Washington à la justice mexicaine depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, a assuré ce lundi 15 juin 2026, l'ambassadeur des États-Unis au Mexique, dans un message publié sur les réseaux sociaux. Est-ce un pas vers Mexico, alors que la question des extraditions est devenue, ces dernières semaines, un sujet de fortes tensions diplomatiques entre les deux pays ? Explications avec Justine Fontaine. Dans le journal de La 1ère... Six Amérindiens (des peuples Kali'na et Arawak) de Guyane décédés à la fin du XIXème siècle à Paris seront bientôt de retour sur leurs terres, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

En Haïti, dix ans après le dernier scrutin, qui avait porté Jovenel Moïse au pouvoir, le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé peine à faire avancer le processus électoral. Le report d'une première échéance prévue fin août 2026, la publication controversée du décret électoral et la nomination d'un directeur général au sein du Conseil électoral provisoire alimentent les tensions. Nous en avons parlé avec Édouard Paultre, du Conseil haïtien des acteurs non étatiques. Dans un contexte d'insécurité persistante, malgré le début des opérations de la Force de répression des gangs, aucun calendrier électoral n'est actuellement fixé. Selon Édouard Paultre, du Conseil haïtien des acteurs non étatiques, la communauté internationale pourrait néanmoins pousser à la tenue d'élections. Reste une autre inconnue majeure : le rôle que pourraient jouer les gangs, dont les ressources financières considérables pourraient leur permettre d'influencer les futures campagnes. À lire aussiHaïti: l'incertitude sur le processus électoral Venezuela : la crise électrique s'aggrave Au Venezuela, les coupures de courant faisaient déjà partie du quotidien dans de nombreuses régions du pays. Mais depuis le 3 janvier 2026, le phénomène s'est aggravé. Des villes jusqu'ici relativement épargnées, comme Valencia, principal centre industriel du pays, subissent désormais jusqu'à douze heures de coupure d'électricité par jour. Ces pénuries affectent non seulement la vie quotidienne des Vénézuéliens, mais pèsent aussi lourdement sur les entreprises. Un coup dur pour un pays qui tente de relancer son économie et de séduire les investisseurs, alors que la crise énergétique vient fragiliser un peu plus la reprise. Reportage d'Alice Campaignolle. À lire aussiVenezuela: face au manque d'électricité, le gouvernement réduit les horaires des fonctionnaires À Iquitos dans l'Amazonie péruvienne, une prospérité bâtie sur les violences du caoutchouc Au cœur de l'Amazonie péruvienne, la ville d'Iquitos réserve bien des surprises. Ses bâtiments de style Art nouveau contrastent avec les eaux de l'Amazone et la végétation luxuriante qui l'entourent. Un héritage du début du XXè siècle, lorsque la ville a connu un spectaculaire essor économique grâce au commerce du caoutchouc. Mais cette période longtemps célébrée est aujourd'hui de plus en plus remise en question par les jeunes générations des communautés locales, nous explique notre correspondant Martin Chabal. Elles souhaitent faire entendre la voix des peuples autochtones de la région, exploités et victimes de massacres perpétrés par les compagnies du caoutchouc. À écouter aussiUne sixième année de déficit mondial pour le caoutchouc naturel Journal 1ère On annonçait un « arrivage exceptionnel », mais finalement les algues sargasses seraient restées plutôt discrètes ce week-end en Martinique. À écouter aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?

Ce vendredi (12 juin 2026), place aux débuts des deux autres pays hôtes du Mondial après la victoire du Mexique face à l'Afrique du Sud (2-0). Le Canada ouvre le bal contre la Bosnie-Herzégovine à Toronto, avant l'entrée en lice des États-Unis face au Paraguay. Deux rendez-vous importants pour les organisateurs, avec des attentes différentes mais la même ambition de réussir leur entrée dans la compétition. Nous en parlons avec Frédéric Suteau. À la veille de son premier match, Haïti retient son souffle. Les Grenadiers s'apprêtent à disputer leur deuxième Coupe du monde en plus de cinquante ans et seront portés par tout un pays. L'ancienne gloire Philippe Vorbe a partagé ses souvenirs de l'épopée de 1974, tout en exprimant son inquiétude face aux difficultés que traverse aujourd'hui le football haïtien. Un entretien réalisé par notre correspondant Peterson Luxama. ►Le calendrier Coupe du monde. À lire aussiLe dossier Coupe du monde Au Brésil, la société se divise autour d'un liquide vaisselle Notre dossier du jour nous conduit au Brésil, où des décisions a priori anodines se retrouvent au cœur de la bataille politique. Le rappel de certains lots d'un liquide vaisselle par l'agence sanitaire a été interprété par les partisans de l'ancien président Jair Bolsonaro comme une décision à caractère politique. Un nouvel exemple de la polarisation qui continue de marquer la vie publique brésilienne, nous explique notre correspondante Sarah Cozzolino. Journal de la 1ère L'Assemblée nationale a rejeté une proposition de loi visant à autoriser la recherche et l'exploitation d'hydrocarbures en Guyane et dans l'ensemble des Outre-mer français.

Alors que le Mondial de football masculin débute en Amérique du Nord ce jeudi (11 juin 2026), les proches des disparus se mobilisent au Mexique pour tenter de pousser le gouvernement à agir davantage. Des collectifs de proches de personnes disparus, mais aussi des étudiants et des enseignants (qui sont en grève nationale) sont fortement mobilisés depuis plus d'une dizaine jours pour faire pression sur le gouvernement, explique la correspondante de RFI à Mexico, Gwendolina Duval. Mardi (9 juin), ils ont essayé de se rendre devant l'un des stades où se tiendront des matchs de la coupe du monde, mais en ont été empêchés par la police déployée massivement. «Nous le répétons, le gouvernement mexicain a la responsabilité et l'obligation de garantir notre sécurité. Nos rassemblements sont pacifiques et légitimes. Nous exhortons les autorités à ce que les manifestations ne soient pas réprimées», assure Jorge Velasquez, frère d'un disparu, au micro de RFI. Haïti : rupture de stocks des maillots officiels Les Grenadiers sont qualifiés pour la première fois depuis plus de 50 ans. L'engouement est tel qu'il est très difficile aujourd'hui de trouver l'un des maillots officiels. Plusieurs sont en rupture de stock, explique depuis Port-au-Prince Peterson Luxama. À écouter aussiMondial 2026: devant l'enthousiasme des Haïtiens, le maillot des Grenadiers en rupture de stock La FIFA fait modifier les maillots d'Haïti Frantz Duval confirme sur RFI l'engouement populaire derrière les Grenadiers. En ligne avec le rédacteur en chef du Nouvelliste, Anne Cantener aborde aussi la décision de la FIFA de faire modifier les maillots de l'équipe haïtienne, jugés trop politiques. Dans le journal de La 1ère... En Guyane, les élus se mobilisent pour soutenir une proposition de loi visant à réautoriser la recherche d'hydrocarbures, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

Ce mercredi (10 juin 2026), une nouvelle journée de manifestation contre le gouvernement est prévue dans la capitale La Paz. La situation reste tendue : le président Rodrigo Paz a durci son discours face aux manifestations et aux barrages routiers qui paralysent le pays depuis plusieurs semaines sur fond de grave crise économique. Nous en parlons avec Tristan Wagg, doctorant au CREDA (Université Sorbonne Nouvelle/CNRS). Accusant les groupes les plus violents d'être liés au narcotrafic, le président a averti les « narcoterroristes » que leurs « jours sont comptés » et a promulgué une loi lui donnant la possibilité de décréter l'état d'exception. Cette mesure permettrait notamment de faire intervenir davantage l'armée et de restreindre les libertés de réunion et de circulation. Les blocages provoquent déjà de graves pénuries dans les principales villes, où les prix des produits de base flambent et où le carburant et les médicaments commencent à manquer. Le Congrès américain approuve le budget pour le financement anti-immigration Après des mois de négociations tendues, la Chambre des représentants américaine a adopté, après le Sénat, un budget de 70 milliards de dollars destiné à renforcer la lutte contre l'immigration et à financer le programme d'expulsions de Donald Trump. Les démocrates, qui réclamaient des réformes de l'ICE et de la police des frontières après plusieurs décès attribués à des agents fédéraux, n'ont obtenu aucune des mesures de contrôle qu'ils demandaient. Si les républicains ont écarté certains projets chers à Donald Trump, l'administration entend désormais accélérer les opérations de l'ICE, notamment à New York. La controverse autour des méthodes de l'Agence fédérale de l'immigration se poursuit alors que les démocrates dénoncent les décès survenus dans les centres de détention et que des ONG s'inquiètent de possibles arrestations pendant la Coupe du monde qui débute au Mexique. Un dossier d'Achim Lippold. L'équipage d'Artémis 3 dévoilé Avec Simon Rozé, chef du service environnement, on revient aussi sur la NASA qui a dévoilé les noms des quatre astronautes qui participeront à la mission Artémis 3, prévue en 2027 : les Américains Randy Bresnik, André Douglas et Frank Rubo, ainsi que l'Italien Luca Parmitano, premier Européen à intégrer le programme lunaire Artémis. Cet équipage exclusivement masculin embarquera à bord du vaisseau Orion pour une mission d'environ deux semaines. Contrairement aux précédentes annonces, Artémis 3 ne se rendra pas jusqu'à la Lune, mais restera en orbite terrestre afin de tester les systèmes nécessaires à un futur alunissage et de mener plusieurs expériences scientifiques, en vue de la mission Artémis IV prévue début 2028. Journal de la 1ère Après la Martinique et la Guadeloupe, c'est au tour de la Guyane de commémorer ce mercredi le 178ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage. À lire aussiEsclavage: qu'est-ce que le Code noir et pourquoi son abrogation maintenant ?

Le pays sud-américain n'est pas particulièrement connu pour être une étape du trafic de drogue sur le continent. Pourtant, depuis le début de la décennie, les saisies progressent et le crime organisé transnational s'est installé au Chili. Les autorités chiliennes ont annoncé ce lundi (8 juin 2026) avoir trouvé plus de 100 tonnes de cocaïne et de kétamine dans ces containers. La saisie équivaut à plus de 8 milliards de dollars si on s'en tient aux prix pratiqués sur le marché européen, auquel était probablement destinée la drogue. À titre de comparaison, l'an dernier (2025), le Chili a saisi moins de 4 tonnes de cocaïne. Cette fois-ci, la cocaïne a été trouvée dans des conteneurs de bois, dont le Chili est un exportateur important. En apparence, de simples planches étaient empilées dans les containers. En réalité, le bois était imprégné de drogue, invisible lors de son passage par les scanners. Sa détection nécessitait d'utiliser des chiens spécialisés ou de réaliser des prélèvements directement sur le bois, des contrôles plus lents et fastidieux que le simple contrôle par scanners. En tout, 50 containers ont été saisis dans trois des principaux ports du pays. D'après les autorités, ce type de technique de dissimulation de la drogue nécessite pour les trafiquants d'avoir des laboratoires dans les pays d'arrivée, où la drogue est séparée du bois pour être commercialisée. Le Chili, nouveau venu sur la carte du commerce de cocaïne Le gouvernement d'extême-droite au pouvoir, qui a fait de la sécurité un de ses principaux sujets de campagne lors de la présidentielle l'an dernier, s'en est félicité sur les réseaux sociaux. « C'est un coup porté au crime organisé », assure Cristian Sayes, délégué présidentiel (représentant nommé par l'exécutif) dans la région d'Arica, à l'extrême nord du pays, l'un des ports où la drogue a été saisie. Les autorités chiliennes s'en réjouissent d'autant plus qu'après moins de trois mois au pouvoir du président d'extrême-droite José Antonio Kast, l'exécutif est mis en cause pour sa politique sécuritaire, jugée décevante. Dans cette affaire, l'enquête durait depuis des mois et les premières saisies avaient commencé avant l'arrivée au pouvoir du gouvernement actuel. Le Chili, l'un des pays les plus sûrs du continent, n'est pas un pays producteur de cocaïne. Néanmoins, il a fait depuis le début de la décennie son entrée sur la carte des pays d'étape pour le trafic de drogue international. La progression du crime organisé, en particulier du groupe criminel Tren de Aragua, inquiète les autorités chiliennes. Blanchiment d'argent, assassinat et secret bancaire Le 2 juin, le Parquet de Santiago a annoncé avoir démantelé un important réseau de blanchiment d'argent. 19 personnes, toutes vénézuéliennes, ont été arrêtées. Plusieurs d'entre elles ont été mises en examen depuis dimanche, soupçonnées d'avoir blanchi et fait sortir du pays l'équivalent de 85 millions de dollars pour le compte du Tren de Aragua, la plus grande organisation criminelle du Venezuela, qui a essaimé dans d'autres pays du continent à partir de la fin des années 2010. D'après le Parquet, l'argent était issu d'extorsion, d'exploitation sexuelle, ou encore de trafic de drogue. « Il s'agit de l'une des plus importantes affaires de blanchiment d'argent que notre pays ait connues, liée au Tren de Aragua. C'est la première fois qu'on les frappe là où ça leur fait le plus mal, c'est-à-dire au niveau de leur patrimoine », a déclaré Hector Barros, un des procureurs de la région de Santiago. Le Sénat doit voter ce mardi (9 juin 2026) pour ou contre la levée du secret bancaire, dans le but de faciliter les enquêtes dans des affaires de crime organisé. Le président José Antonio Kast s'est prononcé contre cette proposition. Le Chili est encore loin de la situation de la Colombie, de l'Équateur ou du Pérou pour ce qui est du trafic de drogue et du crime organisé. Mais cette récente saisie de drogue et surtout l'expansion du Tren de Aragua inquiète les services spécialisés. Il y a deux ans, un ancien militaire vénézuélien a été assassiné à Santiago par des membres de ce groupe, alors qu'il avait obtenu l'asile politique au Chili. Haïti : la primature accusée d'atteinte à l'indépendance du Conseil électoral provisoire En Haïti, où les habitants n'ont pas élu de président depuis 2016, le processus électoral patine. Ces derniers jours, le gouvernement a publiquement répété son intention d'accompagner le processus, explique Gotson Pierre, rédacteur en chef d'Alterpresse. Le premier tour du scrutin devait se tenir le 30 août, mais il risque d'être repoussé au plus tôt à la fin de cette année. Le Premier ministre de transition Alix-Didier Fils-Aimé a rencontré, ce dimanche, (7 juin 2026) les membres du Conseil électoral provisoire (CEP), après avoir imposé un nouveau directeur à sa tête vendredi. Une violation à l'indépendance de l'institution, dénoncent plusieurs organisations de la société civile, citées par Alterpresse. Colombie : un centre de soins pour la faune sauvage dans une mine de charbon Au cœur de La Guajira colombienne, sur la côte nord-ouest du pays, s'étend la plus grande mine de charbon à ciel ouvert d'Amérique latine : El Cerrejón. Un géant industriel — mais aussi le berceau d'une clinique pour animaux sauvages. Créé à l'origine pour mesurer l'impact environnemental de chaque nouvelle zone d'exploitation de la mine (une activité particulièrement polluante pour les communautés locales, l'eau, la flore et la faune), ce Centre de soins de faune sauvage est devenu une arche de Noé en territoire minier, assure la fondation qui le gère. Reportage de notre correspondante en Colombie, Najet Benrabaa. Dans le journal de La 1ère... À deux semaines de la tenue en Guadeloupe d'un « Congrès sur l'eau », les associations d'usagers se regroupent pour être mieux entendues, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

L'issue de la présidentielle péruvienne reste incertaine ce lundi 8 juin 2026. Après le dépouillement de 90% des bulletins, la candidate de droite Keiko Fujimori devance très légèrement son rival de gauche Roberto Sánchez, selon les autorités électorales. Nous en parlons avec notre correspondant sur place, Martin Chabal. L'avance de Keiko Fujimori risque de s'effriter à mesure que les résultats arrivent au compte-gouttes des zones rurales, où son rival Roberto Sánchez a dominé. Selon notre correspondant, ses partisans ont déjà célébré ces premiers résultats dans la capitale Lima. Ils le considèrent comme un défenseur des régions rurales et des populations longtemps délaissées par les élites politiques de la capitale. Roberto Sánchez a également bénéficié d'un fort vote anti-fujimoriste, le nom Fujimori restant associé, pour de nombreux électeurs, aux dérives autoritaires du passé. L'électricité, nouvelle arme des gangs en Haïti À Carrefour, au sud de Port-au-Prince, l'électricité est devenue un nouvel enjeu dans la lutte pour le contrôle du territoire. Depuis plus de deux semaines, le chef de gang « Krisla » occupe la centrale électrique qui alimente une partie de la commune ainsi que plusieurs quartiers de la région métropolitaine. Conséquence : les coupures se multiplient et les habitants disposent de moins en moins d'heures de courant. Une situation qui alimente la colère, l'inquiétude et l'incompréhension de la population. Étudiants et jeunes citoyens dénoncent une nouvelle dégradation de leurs conditions de vie, alors que les groupes armés continuent d'étendre leur emprise sur le pays. Reportage de Peterson Luxama. À écouter aussi«Ce qui se passe est horrible»: en Haïti, les attaques des groupes armés se multiplient Delcy Rodriquez en quête de stature internationale Delcy Rodríguez poursuit sa tournée internationale avec une étape en Turquie après cinq jours en Inde, où elle doit rencontrer le président Recep Tayyip Erdoğan. Cette visite s'inscrit dans une stratégie à la fois diplomatique et économique, la Turquie étant l'un des rares partenaires du Venezuela à maintenir une continuité entre les présidences de Hugo Chávez, Nicolás Maduro et Delcy Rodríguez, notamment dans les secteurs de l'énergie, de l'or, de la défense ou encore de l'agriculture. En parallèle, son déplacement en Inde a confirmé la reprise des exportations pétrolières vénézuéliennes, essentielles pour un pays confronté à une grave crise économique et à des tensions sociales. Au-delà de ces enjeux économiques, cette tournée marque aussi une montée en visibilité internationale de la dirigeante, qui cherche à consolider sa légitimité diplomatique, dans un contexte où ses relations avec Washington semblent moins conflictuelles, même si les États-Unis continuent de suivre la situation sans exercer de pression directe sur une ouverture politique au Venezuela, selon le politologue Thomas Posado. À lire aussiVenezuela: «La Turquie est l'un des rares partenaires qui assurent une continuité entre Nicolas Maduro et Delcy Rodríguez» Journal de la 1ère Une association martiniquaise fait appel aux autorités françaises pour l'aider à acheminer des denrées alimentaires vers Cuba.

Fin octobre 2025, l'ouragan Melissa frappait Haïti. Petit Goâve, au sud de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, a fait partie des communes les plus endeuillées. Mais plus de huit mois après l'ouragan, les mesures n'ont pas été prises pour curer la rivière qui avait emporté certains habitants ni pour encourager les riverains à ne pas s'installer trop près des berges, alors que la saison cyclonique approche. « Le gouvernement n'a toujours effectué aucune intervention sur la rivière La Digue », constate ainsi le site d'investigation haïtien Ayibopost. Wilder Sylvain, l'un des auteurs du reportage, répond aux questions d'Anne Cantener. Des kilomètres pour avoir de l'eau en Colombie Un étudiant colombien, Mateo Lopez (Université d'Antioquia), vient de remporter le prix de la rédaction de RFI en espagnol pour son reportage sur l'accès à l'eau en périphérie de Medellin. À lire aussiCharbon, eau, soleil : la Colombie face à sa transition énergétique Honduras : le combat des femmes contre les violences numériques En Amérique latine, face aux violences sexistes en ligne, depuis 2018, une loi dite « Ley Olimpia » permet de condamner ce type de d'action. Née au Mexique, elle a été adoptée depuis par d'autres pays latino-américains : le Panama, le Guatemala et le Paraguay. Aujourd'hui, plusieurs associations féministes continuent de se battre pour la porter au Parlement, comme au Honduras où, ces dernières années, plusieurs centaines de femmes ont été victimes de violences en ligne. Reportage de Marie Griffon. À lire aussiViolence politique: au Honduras, les femmes en première ligne Dans le journal de La 1ère... Interdit depuis plus de 30 ans, le chlordécone est pourtant toujours bel et bien présent dans l'alimentation des Antillais, explique Benoît Ferrand, d'Outre-Mer La 1ère

Des dizaines de milliers d'Argentins et d'Argentines sont descendus dans les rues pour manifester contre les violences faites aux femmes, ce mercredi 3 juin 2026. La marche annuelle du collectif Ni Una Menos, « Pas une de moins » a connu un regain de mobilisation provoqué par le récent féminicide d'une adolescente. « Je suis venue pour toutes les filles qui souffrent, et pour celles qui ne sont plus là », assure une militante dans le cortège de Buenos Aires, interrogée par Théo Conscience. Sur les pancartes de la manifestation, le visage d'Agostina Vega, une adolescente argentine assassinée. Tous et toutes réclament que justice soit rendue à la jeune femme. L'État veut supprimer la notion de féminicide du Code pénal, et depuis son élection, le président argentin Javier Milei démantèle les programmes d'aide aux victimes, et de sensibilisation aux violences de genre. La date des élections en Haïti toujours floue Le gouvernement opère un coup de force, selon Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste en nommant un directeur général du Conseil électoral provisoire (CEP), qui avait déjà été élevé au rang de directeur exécutif par arrêté. Une décision perçue comme une tentative d'accroître l'influence gouvernementale au sein de l'appareil électoral. Le gouvernement a, par ailleurs, publié un décret électoral dont le Conseil électoral provisoire dit n'avoir pas eu connaissance en amont. Le journal questionne aussi la saisie d'armes dans le pays, alors que la douane haïtienne a collecté 12,3 milliards de gourdes au mois de mai, en hausse de plus de 15%, « une très bonne chose, très peu de choses pour les finances haïtiennes » même s'il reconnaît que la frontière avec la République haïtienne est une passoire, et que les façades maritimes haïtiennes sont très peu contrôlées. Le Nouvelliste revient enfin sur le grand écrivain haïtien René Depestre, qui est à l'honneur de la 32è édition de Livres en Folie. Le plus grand salon littéraire du pays a lieu ce jeudi à Pétion-Ville et où des centaines de lecteurs sont attendus chaque année. Cuba de plus en plus isolée La pression de Washington contre Cuba accélère le désengagement d'entreprises étrangères, à la veille de l'entrée en vigueur du décret américain qui menace de sanctions financières les entreprises étrangères qui commercent avec le régime. Hier, (3 juin 2026) la Banque centrale de Cuba a annoncé la suspension des paiements par cartes Visa et Mastercard à partir de samedi, après la rupture des relations entre une banque étrangère et une institution financière de l'île, en raison des sanctions américaines. Une décision qui isole encore un peu plus Cuba du reste du monde, explique Elias Amor, un économiste cubain installé en Espagne : « Ce sont les touristes qui utilisent ces cartes de paiement. Les Cubains n'en ont pas, ils paient en espèces tout ce qu'ils achètent. Ils vivent dans un contexte économique très rudimentaire, très retardé, où le troc et le commerce de rue sont encore très répandus. C'est une situation de misère absolue, avec un ralentissement très important de l'activité économique au cours de ce premier trimestre. » La cigarette électronique menace la santé publique aux États-Unis La cigarette électronique est en passe de devenir un problème de santé publique. Elle provoque de plus en plus d'addictions notamment chez les jeunes. Le taux de nicotine autorisé dans le liquide est, par exemple, trois fois plus élevé qu'en France. Dans un pays qui a pourtant fait une grande campagne contre le tabagisme, il y a des années, les vapes semblent tomber dans l'angle mort des politiques publiques de prévention, raconte Edward Maille. Le journal de la 1ère L'Assemblée nationale a voté une loi qui reconnait la part de responsabilité de l'État français dans le scandale du chlordécone. Un texte qui n'a aucune charge juridique, vidé de sa substance, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

Le second tour de l'élection présidentielle ce dimanche 7 juin verra s'affronter la candidate de la droite populiste autoritaire, Keiko Fujimori, et le candidat de gauche Roberto Sanchez. De nombreux électeurs sont indécis, mais le clivage entre la capitale, Lima, et les régions reste l'un des déterminants forts du scrutin. Fille de l'ancien président Alberto Fujimori (1990-2000, condamné pour crimes contre l'humanité puis décédé en 2024), Keiko Fujimori espère que sa quatrième candidature à la présidentielle sera la bonne. Néanmoins, sa « marge est relativement limitée » et le résultat du scrutin est « encore incertain », avec près de 15% d'électeurs indécis, explique Lissel Quiroz. Professeure d'études latino-américaines à l'université de Cergy et membre de l'institut universitaire de France, elle était l'invitée d'Anne Cantener sur RFI. Si Keiko Fujimori représente aux yeux de beaucoup « l'establishment péruvien », estime la chercheuse, son concurrent de gauche Roberto Sanchez incarne lui « l'autre Pérou, celui des damnés de la terre, qui n'ont pas bénéficié des retombées économiques » dont a pu profiter la capitale, poursuit-elle. Le clivage entre la capitale et la province a eu tendance à s'accentuer. Ainsi, le candidat de gauche bénéficie de davantage d'intentions de vote en régions, tandis que la candidate de droite est plus populaire à Lima et son agglomération, analyse encore Lissell Quiroz. En Bolivie, deux nouvelles démissions au sein du gouvernement La crise politique et les blocages s'accentuent en Bolivie. Près de cent axes routiers étaient bloqués à travers tout le pays ce mardi (2 juin 2026), près d'un mois après le début de la mobilisation des paysans, des professeurs, ou encore des ouvriers. Deux ministres ont quitté le gouvernement, a annoncé l'exécutif lors d'un remaniement : la ministre de l'Éducation (dont le rôle était de négocier avec les enseignants qui demandent des hausses de salaires) et le ministre de la Défense (chargé, notamment, de débloquer les accès à la capitale, La Paz). En dix jours, en tout, trois ministres ont quitté l'exécutif. La pression sur le président de centre-droit Rodrigo Paz, au pouvoir depuis novembre, s'accentue. « Qu'il démissionne, bordel ! », scandaient des manifestants réunis en assemblée générale ce mardi à El Alto, sur les hauteurs de la capitale. « Le gouvernement central n'a pas su saisir l'occasion de se réconcilier avec son peuple, qui l'a porté au pouvoir. Une fois arrivé en fonction, il a oublié sa base électorale, mes sœurs et mes frères », a lancé devant la foule Mario Argollo, secrétaire général de la COB (principale centrale ouvrière du pays) et l'un des leaders de la contestation. Les manifestants demandent notamment des hausses de salaires face à l'inflation et à la pire crise économique dans le pays depuis près de 40 ans. Ils protestent aussi contre un scandale de carburant de mauvaise qualité, et ont obtenu l'abandon d'une réforme agraire qui favorisait la concentration des terres. Demandes de hausses de salaires Ce remaniement « s'inscrit dans une volonté de dialogue de la part du président Rodrigo Paz », qui auparavant avait « réduit de moitié son propre salaire et celui de ses ministres » précise Pablo Barnier-Khawam, chercheur associé au CREDA (Centre de Recherche et de Documentation sur les Amériques). « La démission de la ministre de l'Éducation s'explique apparemment par ses difficultés à dialoguer avec les syndicats des enseignants qui demandaient une augmentation de leur salaire de 30% face à l'inflation que connaît le pays », estime-t-il. Le ministre de la Défense, lui, était chargé de participer à l'organisation du déblocage des routes. « Impasse » Lancée par les paysans ou encore les enseignants, la mobilisation s'est élargie jusqu'à aboutir à demander la démission du président. « Un mot d'ordre qui fait plutôt consensus parmi des organisations sociales pourtant parfois en conflit entre elles », ce qui fait donc aussi la « force » de cette mobilisation, pointe Pablo Barnier-Khawam. Néanmoins, le dialogue est dans « l'impasse », selon lui. « Des discussions ont lieu à l'Assemblée pour évaluer s'il est possible de mettre en œuvre un référendum révocatoire. En revanche, la droite et l'extrême-droite demandent que les élections de 2025 soient respectées », précise le chercheur. En attendant, les blocages provoquent des pénuries de nourriture et de médicaments. À l'hôpital Las Clinicas de La Paz, l'oxygène est rationné. Une jeune femme de 24 ans, atteinte d'un cancer, est décédée avant de pouvoir atteindre l'établissement de santé où elle devait poursuivre son traitement. C'est le sixième décès dû à un manque d'accès aux soins depuis le début du mouvement. Trois autres personnes sont décédées lors d'interventions des forces de l'ordre, pendant qu'elles participaient aux blocages. États-Unis : des États démocrates contestent un accord anti-énergies renouvelables passé à avec Totalenergies Sept États démocrates ont saisi la justice états-unienne ce mardi pour contester un accord à près d'un milliard de dollars conclu aux États-Unis le 23 mars 2026 entre l'administration Trump et Totalenergies. Le géant français des hydrocarbures renonçait ainsi à un projet d'éolien offshore au large de New York en l'échange de cette somme et l'engagement à investir dans les énergies fossiles. Or, le projet d'éolien en mer qui a été annulé aurait pu alimenter en électricité plus d'un million de foyers à New York et dans le New Jersey, sans émettre de gaz à effet de serre après sa construction. Son annulation est illégale selon les États ayant saisi la justice, explique Simon Rozé, chef du service environnement de RFI. Dans le journal de La 1ère... Quinze ans après leur première apparition, les algues sargasses sont toujours là, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

Les électeurs de l'État le plus peuplé des États-Unis se rendent aux urnes ce mardi (2 juin 2026). Gavin Newsom, le célèbre gouverneur de Californie, qui viserait la présidentielle de 2028, ne peut pas se représenter. Dans ce bastion démocrate, la primaire est ouverte, ce qui veut dire que les électeurs ont le choix entre tous les candidats. Les deux arrivés en tête, s'affronteront ensuite en novembre. C'est, donc, comme une sorte de premier tour avec un second tour plusieurs mois après. Quelle sera l'affiche de ce duel ? Si pendant un temps, on a cru qu'il serait 100% républicain, d'après les derniers sondages, on se dirige vers un affrontement entre deux démocrates ou entre un démocrate et un républicain. Explications de Marine de La Moissonnière du service international et de Jean-Baptiste Breen du service internet de RFI. À lire aussiAprès Schwarzenegger, la Californie pourrait-elle être à nouveau gouvernée par un républicain? Haïti : les premiers pas de la FRG Comme chaque mardi, Anne Cantener fait un point sur l'actualité haïtienne avec le directeur de l'agence Alterpresse, Gotson Pierre. Ce lundi, la très attendue Force de répression des gangs a débuté sa mission. « Des hommes de cette Force sont engagés sur le terrain à Port-au-Prince. Sur les réseaux sociaux, la FRG a publié des photos d'une patrouille à l'aéroport de Port-au-Prince », explique le journaliste. « Le déploiement de cette mission ne sera complet qu'en octobre prochain, avec à terme, 5.500 miitaires mobilisés », détaille-t-il encore. La saison des cyclones débute en Haïti. « Trois ouragans majeurs sont attendus », précise Alterpresse. La saison devrait être « normale ou légèrement inférieure à la normale », souligne Gotson Pierre. Mais « les autorités rappellent qu'un seul cyclone peut faire des victimes et des dommages matériels, d'autant qu'Haïti est dans une situation de forte vulnérabilité. » Mexique : critiques et manifestations anti-FIFA Plus que quelques jours avant le début de la Coupe du monde de football. Mais au Mexique, l'un des pays organisateurs, l'enthousiasme n'est pas partagé par tous. Au contraire, on voit de plus en plus de manifestations anti-FIFA pour dénoncer un Mondial trop cher, trop axé vers les touristes. Bref, trop excluant pour la population. Reportage de Gwendolina Duval. Le journal de la 1ère Après un nouveau week-end meurtrier en Martinique (deux homicides, deux tentatives d'homicides), les autorités souhaitent associer davantage les élus et la population à la prévention de la violence.

La Colombie a vécu une soirée électorale à suspense, dimanche 31 mai 2026. Le favori des sondages, le candidat de la gauche Ivan Cepeda, est finalement arrivé derrière celui d'extrême droite Abelardo de la Espriella. Ivan Cepeda et Abelardo de la Espriella ont jusqu'au 21 juin 2026 pour convaincre les abstentionnistes et les électeurs des autres camps. Paloma Valencia, candidate de la droite traditionnelle, arrivée troisième avec un peu moins de 7% des voix, a déjà annoncé qu'elle le soutenait. Oubliés les coups échangés pendant la campagne, ce qui compte aujourd'hui, c'est de chasser la gauche du pouvoir – le « néo-communisme », comme elle dit. Idem pour le puissant et ancien président Alvaro Uribe, mentor de Paloma Valencia. Tout comme de plusieurs figures à droite qui se sont prononcés en faveur du millionnaire, novice en politique. Parmi les candidats du centre, certains ont demandé du temps pour réfléchir, se concerter avec leurs équipes. D'autres ont pour habitude de ne pas donner de consignes de vote à leurs électeurs. Et quand bien même ils en donneraient, pas sûr que les électeurs y soient sensibles. Explications de Marine de La Moissonnière, du service International de RFI. En Haïti, l'hôpital de Cité Soleil rouvre ses portes Après plus de deux semaines de fermeture forcée en raison de la détérioration de la situation sécuritaire dans la Plaine du Cul-de-Sac, l'organisation Médecins sans Frontières s'apprête à rouvrir son hôpital de Cité Soleil, ce lundi 1er juin. Durant cette période, les affrontements entre groupes armés ont fortement perturbé l'accès aux soins pour des milliers d'habitants et mis sous pression plusieurs structures sanitaires de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Cette fermeture a privé de soins de nombreux habitants et soulevé des inquiétudes quant à la prise en charge des patients dans une zone particulièrement affectée par l'insécurité. Quel a été l'impact de cette fermeture sur les activités de MSF ? Comment les patients ont-ils été pris en charge durant cette période ? Et quelles sont aujourd'hui les attentes de l'organisation vis-à-vis des autorités haïtiennes ? Entretien avec Thomas Curbillon, chef de mission de Médecins sans Frontières en Haïti. Il est interrogé par notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. Le leader indigène nicaraguayen Brooklyn Rivera mort en détention Au Nicaragua, on a appris dimanche 31 mai la mort en détention de Brooklyn Rivera. Il était l'un des plus importants leaders indigènes nicaraguayens. Il était le chef historique du peuple Miskito, la plus grande communauté autochtone du pays, et le cofondateur du parti Yatama, qui défend les droits des peuples autochtones. Il était emprisonné depuis trois ans pour avoir alerté sur le sort des populations autochtones lors d'une conférence à l'ONU. Eclairage de François-Damien Bourgery, du service International de RFI.

En Colombie, 48 personnes ont été tuées hier (jeudi 28 mai 2026) dans des affrontements entre deux groupes rebelles issus de la guérilla des FARC, à San José del Guaviare, petit village du centre du pays pris entre les tirs de chaque camp. Ces nouvelles violences interviennent à quelques jours du premier tour de la présidentielle. Le candidat de la gauche, Ivan Cepeda, est toujours en tête des sondages, et pourrait permettre à son camp de conserver le pouvoir. Il y a quatre ans, les jeunes avaient été essentiels à la victoire de la gauche. Cette fois-ci encore, le vote des moins de 25 ans qui représentent un quart des électeurs colombiens sera crucial. Reportage de notre correspondante à Medellin, Najet Benrabaa. Haïti : l'Électricité d'Haïti ne contrôle plus aucune centrale Comme chaque semaine, Anne Cantener s'entretient avec Frantz Duval, rédacteur en chef du quotidien haïtien Le Nouvelliste (lenouvelliste.com). Le journal nous apprend que le gang de Krisla a pris hier (28 mai) le contrôle de la centrale électrique de Carrefour, grande commune de la banlieue de Port-au-Prince, ce qui fait qu'aujourd'hui L'Électricité d'Haïti, l'EDH, se retrouve privée de toutes ses centrales. « Pour le moment, ils n'ont rien cassé. Ils veulent juste obtenir la garantie d'avoir huit heures d'électricité par jour pendant la coupe du Monde », précise Frantz Duval qui rappelle que ce gang gère quasiment seul la ville de Carrefour. Dans ce contexte, le gouvernement appelle les communautés de foi à devenir des partenaires de paix. « On se demande quelle est la stratégie du gouvernement qui multiplie ces derniers temps les échanges avec des leaders religieux. Le Premier ministre a même été voir le Pape », détaille Frantz Duval. Enfin, il n'existe pas de chiffres officiels du chômage en Haïti. Le ministre du Commerce le reconnaît lui-même, peut-on lire dans Le Nouvelliste. « L'emploi n'a jamais été un sujet de préoccupation des autorités. En Haïti, il n'y a ni statistiques, ni politique de l'emploi », relève Frantz Duval. Venezuela : l'impact des crises sur le corps des femmes Florencia Valdes de la rédaction en espagnol de RFI, s'est entretenue avec Masaya Llavaneras Blanco, professeure au Centre d'innovation globale de l'Université de Huron au Canada. Entre 2013 et 2021, elle a étudié comment les femmes subissent de plein fouet la crise humanitaire et politique dans le pays : la faim, les coupures d'électricité, le manque de soins, la répression, qui ont poussé plus de 7 millions de personnes à quitter le pays. Mais surtout, elle montre comment le chavisme a renvoyé les Vénézuéliennes à la maison. La situation actuelle des femmes est préoccupante alors même que ce sont deux d'entre elles qui sont actuellement en train d'écrire un nouveau chapitre de la crise vénézuélienne : Delcy Rodriguez, présidente par intérim et première présidente femme du pays sans avoir été élue, et l'opposante Maria Corina Machado, dans les starting-blocks d'un hypothétique processus électoral. Pour autant, est-ce que les Vénézuéliennes seront reconnues dans cette transition qui tarde à venir, ou seront-elles une fois de plus les grandes perdantes ? Un entretien à retrouver sur le site de RFI en espagnol. Le journal de la 1ère Réunis ce jeudi 28 mai 2026 en assemblée plénière, les conseillers départementaux de la Guadeloupe ont adopté un « Schéma de l'enfance ».

Dans deux semaines, jour pour jour, débutera la Coupe du monde organisée cette année en Amérique du Nord — au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Une compétition à laquelle participera la sélection haïtienne, les Grenadiers, placés dans le groupe C aux côtés du Brésil, du Maroc et de l'Écosse. Nous avons pu joindre le sélectionneur Sébastien Migné qui revient sur cette préparation. Comme la plupart des autres sélections, les Grenadiers sont actuellement en stage de préparation à Sainte-Lucie, dans les Caraïbes. Leur qualification constitue déjà un exploit : c'est seulement la deuxième fois que l'équipe nationale haïtienne participe à une Coupe du monde, après celle de 1974 organisée en République fédérale d'Allemagne. Selon Sébastien Migné, les joueurs sont frustrés de ne pas pouvoir retourner dans leur pays et partager cette émotion avec leurs supporters. Au micro de Romain Lemaresquier, le sélectionneur reconnaît ressentir une certaine pression, tout en se montrant optimiste quant aux chances d'Haïti de franchir la phase de groupes. La situation de plus en plus tendue en Bolivie En Bolivie, la contestation contre le président de droite Rodrigo Paz continue de s'étendre après plus de quatre semaines de mobilisation. Les chauffeurs de taxi et de bus ont rejoint le mouvement, accentuant la paralysie du pays déjà touché par des barrages routiers organisés par des paysans. Face aux appels à sa démission, Rodrigo Paz alterne fermeté et appels au dialogue. Il a averti que la crise « approche du point de rupture » et pourrait désormais instaurer l'état d'urgence après un vote du Parlement. La colère populaire a été déclenchée par la suppression des subventions sur les carburants, qui a provoqué un doublement des prix, ainsi que par la distribution d'une essence de mauvaise qualité surnommée « l'essence poubelle ». Une réforme agraire contestée par des paysans autochtones a également aggravé les tensions. L'ancien président Evo Morales dénonce une rébellion contre un « État néolibéral », tandis que le gouvernement accuse ses partisans d'orchestrer les manifestations. Des discussions entre le pouvoir et certains responsables de la mobilisation sont prévues aujourd'hui. À lire aussiBolivie: la poursuite des manifestations contre le président inquiète de nombreux secteurs économiques Le loup de retour au Mexique Au Mexique, le loup fait peu à peu son retour. L'espèce du loup mexicain, Canis lupus baileyi, avait disparu dans les années 1980, victime de vastes campagnes d'extermination. Mais depuis quelques années, le pays participe à un programme binational de réintroduction et de conservation mené avec les États-Unis. Au mois de mai, trois loups capturés aux États-Unis ont ainsi été relâchés dans le nord du Mexique, dans l'État de Chihuahua. Une opération toujours délicate, menée dans ce qui fut autrefois le territoire naturel de l'animal, aujourd'hui occupé par d'immenses ranchs d'élevage bovin. Un reportage de Gwendolina Duval. À écouter aussiAu Mexique: des éleveurs accueillent des loups dans leur ranch Journal de la 1ère L'abrogation du « Code Noir », c'est bien, mais son annulation, ce serait encore beaucoup mieux. À lire aussi178 ans après l'abolition de l'esclavage, les députés français abrogent à l'unanimité le Code noir

Sur la côte caraïbe du Honduras, l'explosion du tourisme accroît les tensions avec les communautés locales. Croisières géantes, séjours all-inclusive, excursions au cœur de la deuxième plus grande barrière de corail au monde… Sur la côte caraïbe du Honduras, le tourisme explose. En 2025, près de deux millions de visiteurs ont fréquenté le littoral hondurien. Mais derrière cette vitrine paradisiaque et les promesses de développement économique, les tensions grandissent avec les communautés locales. Sur ces mêmes côtes vivent depuis plus de deux siècles les Garifunas, une communauté afro-indigène. Depuis plusieurs années, les Garifunas se battent contre l'accaparement de leurs terres dites ancestrales. Reportage de notre correspondante Marie Griffon dans le village de Trujillo, sur la côte caraïbe, où 13 000 Garifunas tentent de retrouver leurs terres. Un trumpiste du Texas candidat au Sénat Aux États-Unis, c'est une victoire qui montre une nouvelle fois l'emprise de Donald Trump sur son parti. Les électeurs républicains du Texas ont désigné, mardi 26 mai 2026, leur candidat pour le poste de sénateur aux midterms de novembre. Ils devaient choisir entre le sénateur sortant John Cornyn et le procureur général Ken Paxton, adoubé par le président. Et c'est donc ce dernier qui a été élu. Éclairage de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. À lire aussiTrump confirme son emprise sur les républicains après la victoire de son candidat dans une primaire au Texas Le mythe de la blancheur au Chili Peu connue, la communauté afrodescendante chilienne subit énormément de discriminations dans ce pays où une large partie de la population est persuadée de descendre directement des Européens. Ces descendants d'anciens esclaves africains et antillais, emmenés de force sur le continent sud-américain à partir du XVIè siècle, ont très longtemps été totalement invisibles à cause notamment d'un mythe très répandu : le mythe de la blancheur. Un dossier de Margot Van Wambeke, du service International de RFI.

Au Canada, des centaines de Québécois glissent chaque année de la solitude de leur logement à l'anonymat des morgues, sans que personne ne vienne réclamer leur corps. Mourir seul, au milieu de la foule. Le phénomène a doublé en quatre ans au Québec, particulièrement à Montréal. Mais ces morts invisibles racontent aussi autre chose : l'effritement du lien social dans une des sociétés qui vieillit le plus rapidement au monde. Un dossier de notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert. Vers une nouvelle crise en Haïti ? En Haïti, l'agence Alterpresse se demande si le pays se dirige vers une nouvelle crise politique, la légitimité du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé est contestée. Le site aborde aussi le procès concernant l'assassinat de l'ancien président Jovenel Moïse : le Réseau national de défense des droits humains, le RNDDH, dénonce une attaque de la part du pouvoir judiciaire contre la mission même de l'ONG. Alterpresse attire également l'attention sur l'École nationale de géologie appliquée, cruciale pour un pays si exposé aux séismes et aux cyclones, mais qui se sent abandonnée par l'État. Entretien avec Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse. Les 100 ans de Miles Davis Miles Davis, le grand trompettiste américain, aurait eu 100 ans. Le monde entier célèbre aujourd'hui la naissance de celui qui a donné au jazz moderne son identité et qui a plusieurs fois révolutionné le genre. Le trompettiste est décédé le 28 septembre 1991 à l'âge de 65 ans. Son empreinte est telle qu'aucun musicien de jazz n'ignore son existence. Et beaucoup ont été influencés par son art. Éclairage d'Olivier Rogez, du service Culture de RFI. À écouter aussiMiles Davis aurait eu 100 ans

En Colombie, le premier tour de la présidentielle aura lieu dimanche prochain, 31 mai 2026. Mais la campagne est déjà terminée. Une semaine de veille électorale vient de débuter. Une semaine sans sondages et sans meetings pour permettre aux Colombiens de se décider, explique Marine de La Moissonnière, journaliste au service international de RFI. En tête des sondages, il y a Ivan Cepeda, sénateur âgé de 63 ans, philosophe et défenseur des droits humains, dauphin du président sortant, Gustavo Petro. En deuxième position, on trouve un outsider : l'avocat et millionnaire Abelardo De la Espriella, 47 ans, admirateur de Donald Trump. Enfin, Paloma Valencia, sénatrice conservatrice de 50 ans, héritière de l'ancien président Alvaro Uribe et issue de l'une des familles les plus puissantes de Colombie, philosophe et avocate, s'est positionnée plus au centre pour tenter d'exister face à Abelardo De la Espriella. « La campagne a été assez atone », décrypte Yann Basset, professeur de sciences politiques à l'université du Rosario à Bogota, qui pointe l'absence de débats entre les candidats, le manque de « propositions très précises » et la multiplication des slogans un peu vides. La présidentielle se transforme en « plébiscite pour ou contre l'action du président sortant », analyse le chercheur. Le thème de l'insécurité, et notamment la « paix totale » impulsée par Gustavo Petro, qui a parié sur le dialogue pour convaincre les groupes criminels qui n'ont pas signé les accords de paix de 2016 de déposer les armes, et qui n'a pas fonctionné, est un enjeu majeur. À lire aussiColombie: des élections législatives aux allures de test pour le camp du président Gustavo Petro États-Unis : les socialistes espèrent gagner du terrain politique À quelques mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, on vous fait découvrir un parti qui se présente comme une alternative aux deux grands mouvements politiques, les démocrates et les républicains : les socialistes démocratiques d'Amérique (DSA), mis sur le devant de la scène grâce à la victoire à la mairie de New York de Zohran Mamdani l'an dernier, désigné lors des primaires démocrates mais membre important de cette organisation plus à gauche. Le parti progresse régulièrement depuis quelques années et la politique de Donald Trump aide à mobiliser de nouvelles recrues, comme ici à Atlanta, dans le sud-est, où s'est rendu notre correspondant Edward Maille. À lire aussiÀ la Une: Un maire « socialiste » à New York Haïti : aux Gonaïves, des ateliers pour former les jeunes à la robotique C'est une initiative sensée permettre aux jeunes Haïtiens de ne pas rester à la traîne, de les initier aux nouvelles technologies. Une série d'ateliers menés par deux collectifs d'entrepreneurs des Gonaïves consacrés à la robotique, à la création d'applis, à l'IA ou au codage. C'est une première pour les adolescents qui ont participé à l'événement. Dossier signé Ronel Paul. Le journal de la 1ʳᵉ L'activité touristique est en baisse en Martinique ce mois-ci.

En Haïti, le nombre de déplacés se multiplie avec, notamment, les violences armées qui continuent de plonger des centaines de familles dans le désespoir. Dans la région de la plaine du Cul-de-Sac, les affrontements entre groupes armés rivaux ont déjà fait au moins 390 morts, selon les Nations unies, et forcé de nombreuses familles à abandonner leurs maisons, parfois incendiées lors des attaques. Réfugiés sur une place située le long de la route menant à l'aéroport international Toussaint-Louverture, ces déplacés vivent aujourd'hui dans des conditions extrêmement précaires, sans nourriture suffisante, sans eau potable ni toilettes. Livrées à elles-mêmes et toujours sans véritable assistance des autorités, ces familles tentent de survivre au milieu d'une situation humanitaire alarmante. Reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. À écouter aussiEn Haïti, la «ville-refuge» de Cap-Haïtien est saturée En Colombie, l'environnement à l'heure du bilan Les électeurs colombiens sont appelés aux urnes ce dimanche 24 mai 2026 pour choisir un successeur à Gustavo Petro, au pouvoir depuis 2022. C'est l'heure du bilan pour l'ancien guérillero, qui a mis fin à des décennies d'hégémonie de droite en Colombie. Gustavo Petro s'est notamment fait élire sur des promesses ambitieuses en matière environnementale. Aucun nouveau contrat pétrolier n'a été signé sous son mandat. Entretien avec Susana Muhamad, militante environnementale, reconnue comme l'une des 100 femmes les plus influentes en matière d'action climatique par la revue Time. Elle a été ministre de l'Environnement de Gustavo Petro durant les trois premières années de son mandat, de 2022 à 2025, avec la promesse d'engager le pays vers la transition énergétique pour réduire sa dépendance au pétrole et au charbon. Elle répond aux questions de Raphaël Moran, du service Environnement de RFI. À lire aussiColombie: des élections législatives aux allures de test pour le camp du président Gustavo Petro Au Festival de Cannes, la présence discrète mais bien réelle du Brésil Si aucun film brésilien n'est en compétition officielle cette année au Festival de Cannes, le pays est bien présent dans plusieurs coproductions. Comme en France, le cinéma brésilien dépend en partie de fonds publics. Après une politique culturelle du gouvernement d'extrême droite de Jair Bolsonaro, qui a mis en danger la production nationale, le Brésil est en train de s'imposer comme un acteur de poids dans l'industrie cinématographique internationale, explique Adriana Brandao, de la rédaction en brésilien de RFI, envoyée spéciale à Cannes. À écouter aussiCannes 2026: la compétition, du Nord au Sud

À New York, une association américaine qui plaide pour la transparence de la vie publique s'est donné une mission : recenser sous forme imprimée les 3,5 millions de pages du dossier Epstein, le financier et criminel sexuel mort en prison en 2019. Dans le sud de Manhattan, cette bibliothèque, baptisée « salle de lecture commémorative Donald J. Trump et Jeffrey Epstein », permet aux visiteurs de prendre conscience de l'ampleur des crimes commis par Jeffrey Epstein. Mais aussi de leur impunité, comme l'explique David Garrett, un des commissaires de l'exposition. Il est interrogé par Sarah Krakovitch, du service International de RFI. À écouter aussiÉtats-Unis: les documents publiés dans l'affaire Epstein exposés dans une bibliothèque éphémère « Des morts dans tous les camps » en Haïti En Haïti, au moins 390 personnes ont été tuées entre le 6 mars et le 16 mai 2026 lors d'intenses affrontements à Cité Soleil et Croix-des-Bouquets, selon l'ONU. « Il y a des morts dans tous les camps. Car ce sont avant tout des gangs rivaux qui s'affrontent pour le contrôle du territoire dans ces deux communes », explique Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Le journal revient aussi sur la situation à Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays qui traverse une grave crise des déchets et surtout, dont le développement urbain est en panne. Dans son éditorial, Frantz Duval explique enfin que parler d'emploi est plus qu'un tabou en Haïti ; c'est presque un « gros mot ». À lire aussiPierre Fritznel: «Le peuple haïtien n'en peut plus de la situation sécuritaire» Le Gaesa, un « État dans l'État » à Cuba L'ancien président cubain Raul Castro a été inculpé hier (20 mai 2026) à Miami. La justice états-unienne l'accuse de complot dans une affaire remontant à 1996. Deux avions civils qui avaient été abattus par l'armée de l'air cubaine. Quelques heures avant l'annonce de cette inculpation, le secrétaire d'État Marco Rubio, lui-même d'origine cubaine, s'est adressé à la population du pays dans une vidéo de cinq minutes en espagnol où il a proposé « une nouvelle voie » à un « nouveau Cuba », un pays qui ne serait plus gangréné par le Gaesa. Éclairage de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. À écouter aussiPression des États-Unis sur Cuba, l'inculpation de l'ancien président Raul Castro acclamée à Miami