13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Mikaël Ponge vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions d’auditeurs, est le deuxième bassin d’audience de notre radi

Depuis la révocation du Statut de protection temporaire (TPS) pour les Haïtiens fin juillet 2026, Washington a augmenté le rythme des expulsions vers Haïti, passant d'un vol par mois à un par semaine. Alors qu'un nouveau vol atterrit ce jeudi (17 septembre 2026) à Cap Haïtien, les ONG locales et internationales insistent : Haïti n'est pas en mesure de recevoir ces expulsés dans de bonnes conditions, dans un pays en proie à une profonde crise sécuritaire. Sur son site internet, le département d'État américain avertit ses ressortissants : « Ne vous rendez pas en Haïti : risques de crimes, d'enlèvements, de terrorisme, et services de soins limités », peut-on lire. Pourtant, Washington a décidé non seulement de révoquer le Statut de protection temporaire des Haïtiens, mais aussi d'augmenter le rythme des expulsions vers ce pays en crise. C'est ce que dénoncent de nombreuses organisations locales et internationales de défense des droits humains, comme Human Rights Watch (HRW) : « C'est une situation inhumaine, s'alarme Nathalye Cotrino, chercheuse senior pour l'ONG. Nous appelons le gouvernement des États-Unis à cesser d'expulser des gens vers Haïti ». Elle était sur place lors de l'arrivée de deux vols en août. Elle a pu parler sur le tarmac à des dizaines d'expulsés. « La grande inquiétude, pour beaucoup d'entre eux (en particulier ceux originaires du département de la capitale, Port-au-Prince, et du sud ou de l'Artibonite), est qu'ils doivent prendre la route pour pouvoir être hébergés chez des proches, explique-t-elle. Mais ces routes sont contrôlées - en majorité - par des groupes armés, avec des checkpoints. Les gens à qui j'ai parlé avaient très peur d'être rançonnés ou même enlevés. » Les autorités haïtiennes tentent d'adapter leur réponse De grandes tentes ont été installées à l'aéroport de Cap Haïtien pour vérifier les antécédents judiciaires des personnes expulsées, leur permettre d'appeler un proche, avoir un repas chaud... Ils et elles sont reçus notamment par des agents de la Croix Rouge haïtienne, et de l'Office national des migrations, l'ONM. Son coordinateur national, Jean Négot Bonheur, explique que l'ONM paye dans quelques cas une nuit d'hôtel aux passagers. Il assure qu'ils ont augmenté ces dernières semaines l'allocation donnée aux arrivants, pour la passer à 25 000 gourdes (191 dollars américains), contre seulement 10 000 gourdes début août 2026. Cela reste insuffisant pour payer le transport jusqu'à Port-au-Prince par exemple. Et si les États-Unis envoient plus de personnes que prévu, comme le 10 septembre, les passagers reçoivent un peu moins d'argent chacun. Cap Haïtien, déjà surpeuplée Les autorités prévoient de faire construire un centre d'hébergement de 500 places, mais il ne serait pas prêt avant la fin de l'année 2027. Le maire de la ville, Michel Saint Croix, se dit démuni. Il assure que le nombre d'habitants a déjà énormément augmenté à mesure que les gangs ont étendu leur emprise sur Port-au-Prince ou encore l'Artibonite ces dernières années. « La ville de Cap Haïtien a été construite pour environ 45 000 personnes mais avec l'insécurité, la population a dépassé les 500 000 habitants. Les loyers augmentent beaucoup. Et avec les déportations, cela va de mal en pis », se désespère-t-il. La ville est surchargée de déchets, a d'énormes problèmes d'assainissement et les coupures d'électricité sont très fréquentes. Malgré cela, et malgré la baisse de l'aide au développement de la part des États-Unis depuis le retour de Donald Trump, des ONG haïtiennes essayent de trouver des fonds et de s'organiser pour soutenir les expulsés. C'est le cas du Garr, par exemple, le Groupe d'appuis aux rapatriés et réfugiés. « Depuis la fin de l'USAID décidée par Donald Trump, il y a des lourds problèmes de sous-financement pour des organisations comme le Garr sur le terrain », explique Stenley Orbruth Doriscar, son responsable communication. L'ONG prévoit de recruter du personnel à Cap Haïtien pour accueillir et orienter les expulsés. Le Garr ajoute que déjà 197 000 personnes ont été expulsées vers Haïti entre janvier et août 2026, principalement depuis la République Dominicaine, mais aussi des Bahamas ou encore des îles Turques-et-Caïques. Autant que sur toute l'année 2025. Nouveau délai d'inscription pour les élections haïtiennes Pour la deuxième fois en deux semaines, le Conseil électoral provisoire (CEP) prolonge les délais d'inscription en vue des élections présidentielle et législatives, dont le premier tour est prévu le 13 décembre. Cette fois-ci, c'est la date limite d'enregistrement des candidats qui a été repoussée, explique Frantz Duval, du Nouvelliste. Avec Anne Cantener, il aborde aussi les mesures de sécurité annoncées par la commune de Kenscoff (en banlieue de Port-au-Prince) après les attaques de groupes armés. Enfin, le rédacteur en chef du plus ancien quotidien haïtien alerte sur « l'épidémie de carburant frelaté » qui touche Port-au-Prince. Au Mexique, champignons hallucinogènes, science et savoirs ancestraux indigènes Au Mexique, le mois d'août est synonyme de récolte de champignons. Le pays compte une diversité impressionnante de champignons comestibles, mais il concentre aussi 25% de la diversité mondiale d'espèces hallucinogènes, un record. Ces champignons psilocybes sont utilisés depuis la nuit des temps par les peuples indigènes comme médecine traditionnelle, et intéressent aussi de plus en plus la science. Marine Lebègue a rencontré des scientifiques et a suivi la cueillette avec une communauté indigène, dans la sierra Mazateca, une chaîne de montagnes verdoyantes du sud du Mexique. Dans le journal d'Outre-mer La 1ère La fin d'une grève chez un transporteur n'y aura rien changé : il n'y avait toujours aucun bus en circulation ce jeudi matin (17 septembre 2026) dans le centre de la Martinique.

Le documentariste chilien s'est éteint à Paris à l'âge de 85 ans. Il vivait en France depuis de nombreuses années, mais a consacré presque toute sa vie et sa carrière à la mémoire de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990), qu'il a dû fuir après avoir tourné son œuvre majeure, « La bataille du Chili ». « Un pays sans cinéma documentaire, c'est comme une famille sans album photo », disait le réalisateur chilien Patricio Guzman. Son œuvre majeure, La bataille du Chili, un documentaire en trois volets (sorti à partir de 1975) sur les derniers mois du gouvernement de Salvador Allende (1970-1973), le premier président socialiste élu démocratiquement. Ce film, considéré comme l'un des plus grands documentaires politiques de l'histoire, naît de l'engagement politique et de l'émotion d'un jeune Patricio Guzman, qui retourne au pays après des études de cinéma à Madrid. « Je suis rentré au Chili en 1970. Salvador Allende était déjà arrivé au pouvoir. Ce qui se passait dans la rue tellement passionnant et beau que j'ai commencé à tout filmer », expliquait-il à Orlando Torricelli sur RFI en 1997. Le documentariste français Chris Marker apprécie son travail et lui donne de quoi tourner et produire ce qui deviendra le film « La bataille du Chili ». « Avec l'aide de Chris Marker, qui m'a donné la pellicule du film, poursuivait Patricio Guzmán, on a tourné pendant un an et j'ai documenté toute la fin du gouvernement d'Allende. C'est la seule expérience révolutionnaire en Amérique latine à avoir été filmée pas à pas, séquence après séquence. Entièrement. Et qui s'achève tragiquement, par le coup d'État » du 11 septembre 1973. Répression et bobines exfiltrées par valise diplomatique Patricio Guzmán est arrêté puis parvient à fuir à l'étranger. Le caméraman du documentaire, Jorge Müller, ne survivra pas à la dictature. Il fait partie des près de 3 000 victimes du régime d'Augusto Pinochet. Son corps n'a jamais été retrouvé. Après le coup d'État, les bobines sortiront du pays par valise diplomatique, grâce à l'ambassade de Suède. Patricio Guzman s'est aussi saisi de l'actualité de son pays. Avec Renate Sachse, sa productrice de longue date, et épouse, il a consacré son dernier film au soulèvement qui a secoué le Chili en 2019, le plus important depuis la fin de la dictature. Un mouvement dans lequel il a vu un réveil politique et social contre les inégalités héritées du modèle imposé par Pinochet. Un de ses films le plus marquants est probablement « La nostalgie de la lumière », en 2010, dans lequel il dresse un parallèle entre les astronomes du désert d'Atacama, et des femmes qui, près des immenses télescopes, cherchent les corps de leurs proches disparus sous la dictature. Il a marqué de nombreux cinéastes chiliens, au-delà du documentaire. « Heureusement que nous avons le travail de quelqu'un comme Patricio Guzman, qui nous a permis de mieux comprendre d'où on vient, témoigne auprès de RFI Pablo Larrain, actuellement en plein tournage de son prochain film. Si son œuvre n'avait pas existé, il y aurait un vide immense », Un travail de mémoire toujours nécessaire, 53 ans après le coup d'État La bataille du Chili, récompensé par de nombreux prix internationaux, n'a été diffusé à la télévision chilienne pour la première fois qu'en 2021. Patricio Guzman s'est éteint quelques jours après un nouvel anniversaire du coup d'État, alors que pour la première fois depuis le retour à la démocratie en 1990, un président ouvertement nostalgique du général Pinochet, José Antonio Kast, occupe le palais de la Moneda. Et que pour la première fois aussi depuis la fin de la dictature, aucune cérémonie officielle de commémoration n'a été organisée ce 11 septembre. Haïti : l'IA entre opportunités et désinformation Un peu partout en Haïti, des citoyens lancent des formations pour apprendre à mieux utiliser l'intelligence artificielle générative et améliorer leurs conditions de travail. C'est le cas aux Gonaïves, chef-lieu du département de l'Artibonite, où Marquès Michel, directeur de l'Alliance française de la ville, organise depuis 2019 des formations destinées aux professionnels, aux enseignants et aux cadres de l'administration publique. Cependant, l'IA amplifie aussi le phénomène de désinformation dans ce pays où la majorité des citoyens s'informent sur les réseaux sociaux. De quoi compliquer le travail des journalistes, qui n'ont pas toujours les moyens nécessaires pour vérifier les nombreuses informations, images et vidéos générées par l'intelligence artificielle, explique Ronel Paul. Renata Flores, chanter et rapper en quechua pour transmettre la culture de ses ancêtres Ses compositions mêlent des sonorités andines traditionnelles à des genres contemporains comme le rap, la pop ou encore le reggaeton. Renata Flores, jeune artiste péruvienne, mêle aussi et surtout deux langues : l'espagnol et le quechua. Un moyen pour elle de préserver et transmettre la langue et la culture de sa famille. Sarah Krakovitch l'a rencontrée lors de l'étape parisienne de sa tournée européenne, qui se termine cette semaine par des concerts en Espagne et en Belgique. À écouter aussiAu Pérou, les jeunes influenceurs défendent coûte que coûte la langue quechua Dans le journal d'Outre-mer La 1ère Trente et un homicides ont été enregistrés depuis le début de l'année en Guadeloupe, une situation qui inquiète sur l'île des Antilles.

Ce lundi 14 septembre, les Costaricains célébraient leur fête de l'indépendance. L'évènement a été marqué par les divisions politiques entre le gouvernement, lancé dans une bataille contre le pouvoir judiciaire, et l'opposition, qui craint une dérive autoritaire comme celle observée au Salvador. À Cartago, berceau de l'indépendance du Costa Rica (à une vingtaine de kilomètres de la capitale), deux fêtes de l'indépendance ont eu lieu en parallèle. D'un côté, les célébrations officielles, auxquelles participaient le gouvernement et la présidente Laura Fernandez, au pouvoir depuis mai 2026. Sur scène, la dirigeante conservatrice a une nouvelle fois attaqué le pouvoir judiciaire, qu'elle accuse de freiner la lutte contre l'insécurité. « Je veux lancer un appel au pouvoir judiciaire ce soir. [...] Je ne permettrai pas qu'ils fassent retomber la faute sur mon gouvernement, pour des erreurs qu'ils ont commises et que le peuple costaricain paye de son sang », a-t-elle lancé à la foule. Crainte de dérive autoritaire Mis à l'écart des cérémonies officielles, interdits d'entrer sur la place principale s'ils portaient des pancartes contestataires, des opposants ont manifesté sous haute surveillance policière dans les rues adjacentes. Certains ont dénoncé un gouvernement « corrompu ». Ils craignent une dérive autoritaire inspirée du modèle du Salvador de Nayib Bukele. « Nettoyer » le pouvoir judiciaire Élue en mai 2026 sur la promesse de combattre la criminalité, dans un pays où le taux d'homicides a fortement augmenté depuis 2019, Laura Fernandez reprend le discours de son prédécesseur Rodrigo Chaves, devenu ministre des Finances. Peu avant son départ, celui-ci affirmait : « Le plus bel hommage que vous pouvez rendre à la patrie, c'est de nettoyer les institutions de ce pays. Et celle qui reste à nettoyer, c'est le pouvoir judiciaire. » Le gouvernement veut réduire les prérogatives et le budget de la justice, ainsi que modifier les règles de nomination de certains magistrats (afin qu'ils soient nommés par l'assemblée, majoritairement acquise au parti de Laura Fernandez et de Rodrigo Chaves). L'opposition et la rapporteure spéciale de l'ONU pour l'indépendance des juges y voient une menace pour la séparation des pouvoirs. Insécurité en Haïti : la Caricom appelle la Communauté internationale à tenir ses engagements La Communauté des Caraïbes appelle les pays qui s'étaient engagés à soutenir et participer à la Force de répression des gangs (FRG) à respecter leurs engagements, rapporte Gotson Pierre, éditeur de l'agence Alterpresse. Avant les élections présidentielle et législatives, dont le premier tour a été fixé au 13 décembre 2026, la Caricom estime que la FRG doit avoir le plus de moyens possibles pour contribuer à rétablir la sécurité dans le pays. Dans son rendez-vous hebdomadaire avec RFI, le journaliste haïtien évoque aussi les conditions d'expulsion des Haïtiens renvoyés des États-Unis ces dernières semaines. La fréquence des vols a augmenté depuis la révocation du Statut de protection temporaire (TPS) pour les Haïtiens aux États-Unis, fin juillet 2026. Enfin, Alterpresse rend hommage à Willard Vancol, figure emblématique du milieu associatif et des radios communautaires en Haïti. Il a été retrouvé mort, près de trois semaines après son enlèvement à Ti Boukan, dans la commune de Gressier, au sud de la capitale, Port-au-Prince. Chili : quand des bateaux chinois font pression pour pêcher dans les eaux territoriales La marine nationale chilienne surveille une importante flotte de bateaux chinois située au large de ses côtes, dans les eaux internationales. Ces embarcations pêchent l'encornet géant, un calamar de couleur rougeâtre. Cette espèce, abondante dans cette partie du Pacifique sud, est consommée notamment en Asie et en Europe. La présence de cette grande flotte chinoise face au nord du Chili est récente - elle remonte à l'année dernière (2025) - et elle inquiète les pêcheurs locaux chiliens. Dossier de la correspondante de RFI au Chili, Naïla Derroisné. Dans le journal d'Outre-mer La 1ère Onze ans après avoir lancé le Sargator 1, navire ramasseur d'algues sargasses, la société guadeloupéenne de métallurgie STMI a démarré la construction du Sargator numéro 4. À lire aussiConférence de l'ONU sur l'océan: «L'invasion des algues sargasses est un fléau mondial»

En Haïti, cela fait une semaine que les cours ont repris. Mais beaucoup d'enfants ou d'adolescents ne sont toujours pas en classe. Il manque des salles, des établissements, des professeurs et la sécurité qui leur permettrait d'étudier sereinement. La situation préoccupe l'ancien ministre de l'Éducation, Nesmy Manigat désormais conseiller du Partenariat mondial pour l'éducation. Il I'a dit à notre correspondant Peterson Luxama. Honduras : l'avortement criminalisé avec le durcissement de la loi En Amérique centrale, l'avortement reste fortement restreint dans de nombreux pays. Au Salvador, au Nicaragua ou au Honduras, il est totalement interdit, y compris lorsque la grossesse met en danger la vie de la mère. Au Honduras, depuis le retour au pouvoir du Parti National, parti conservateur, en décembre dernier, la situation des droits reproductifs se durcit clairement. Ces derniers mois, deux femmes ont été arrêtées et placées en détention après des soupçons d'avortement. Une situation particulièrement dangereuse même préviennent les associations et organisations des droits des femmes. Dossier signé Marie Griffon. À lire aussiLe Honduras renforce son interdiction de l'avortement Les jeunes Mexicains fans du pulque Au Mexique, une boisson ancestrale signe son grand retour auprès des jeunes. Le pulque, cet alcool surnommé « la boisson des dieux » pour son usage cérémoniel à l'époque préhispanique, était tombé en disgrâce depuis l'époque coloniale. Mais aujourd'hui, une nouvelle génération redécouvre cette boisson traditionnelle et en fait un symbole de la culture mexicaine. Reportage de Marine Lebègue. À écouter aussiLa tequila, produit emblématique et symbole des producteurs mexicains sacrifiés Le journal de la 1ère En Guadeloupe, les planteurs de canne à sucre, et surtout leur trésorerie, vont avoir droit à une petite bouffée d'oxygène.

Le double tremblement de terre au Venezuela, le 24 juin 2026, a fait environ 6 500 morts et plus de 16 000 blessés. Mais dans ce bilan, un chiffre manque : celui des disparus. Les familles sont nombreuses à ne pas avoir récupéré le corps d'un proche. Engloutis sous les décombres, enterrés sans identité, pris en charge dans un hôpital éloigné… Tandis que des initiatives de particuliers tentent de faire ce décompte, des ONG de défense des droits humains exigent de la transparence. Reportage de notre correspondante à Caracas Alice Campaignolle. Colombie : la lente reconstruction après le séisme Au début du mois d'août 2026, la Colombie, à son tour, a été secouée par un tremblement de terre meurtrier. Plus de 330 victimes identifiées, une centaine de disparus et près de 300 000 familles affectées. La plupart d'entre elles ont tout perdu. Des milliers de maisons ont été complètement détruites et des centaines de familles vivent dans des refuges improvisés ou sous des tentes dans la rue. Les dégâts ont été estimés à 9,5 milliards de dollars et la reconstruction ne fait que commencer. La correspondante de RFI en espagnol, à Cali, Carmen Andrea Rengifo, s'est rendue dans le département du Valle, dans le sud-ouest, où elle a recueilli des témoignages. À lire aussiEn Colombie, la gestion de l'aide internationale après le séisme fait polémique Rencontre avec l'écrivain haïtien Thélyson Orélien Tirthankar Chanda, de la rédaction internet de RFI, a rencontré Thélyson Orélien, écrivain haïtien exilé au Québec, auteur de C'était ça ou mourir, roman le plus en vue de la rentrée littéraire en France. Il vient d'ailleurs d'être sélectionné pour le prix Médicis alors qu'il a déjà remporté le Prix Méduse et le Prix Strasbourg. Il est aussi en lice pour le Prix Renaudot. Un beau parcours pour un livre réellement exceptionnel, aussi déchirant que dessillant sur la réalité de la migration, à travers le parcours de son héros, Jonas Dorléon, parti d'Haïti pour arriver jusqu'au Canada. À écouter aussi«C'était ça ou mourir» de Thélyson Orélien : journal de bord d'un Haïtien sur les routes de l'exil Le journal de la 1ère Les Guadeloupéens peuvent désormais se faire dépister en bas de chez eux pour connaître leur taux d'exposition au chlordécone. À écouter aussiScandale du chlordécone: le combat d'Elie Califer

Comme tous les jeudis, Anne Cantener s'entretient avec Frantz Duval, rédacteur en chef du quotidien haïtien Le Nouvelliste. Au menu de son intervention : les incertitudes liées au calendrier électoral. Dans les colonnes du journal, Me Carlos Hercule, ancien membre du Conseil électoral provisoire et ancien ministre de la Justice, pointe du doigt de nombreuses incohérences. « Comme une partie du calendrier électoral a été déplacée mais pas l'autre, cela va forcément coincer à un moment car les délais entre certaines étapes du processus ne sont pas respectés », résume Frantz Duval. « On ne va pas avoir le temps de faire la campagne correctement. On risque aussi de ne pas pouvoir imprimer les bulletins de vote ». Autre sujet à la Une du Nouvelliste : la sécheresse à Port-Salut, conséquence d'El Niño. « Cela fait quatre mois qu'il n'a pas plu dans cette zone. C'est tout le sud du pays qui connaît une sécheresse épouvantable », raconte Frantz Duval. « Il faut marcher des heures pour trouver de l'eau. Cette situation est très difficile pour les populations, les animaux et les cultures ». Fin de la tournée de Marco Rubio en Amérique latine Le secrétaire d'État américain achève ce jeudi (10 septembre 2026) sa tournée en Amérique latine. Après la Colombie et l'Équateur, Marco Rubio est aujourd'hui au Pérou. Il rend visite à certains dirigeants conservateurs de la région afin de consolider l'influence des États-Unis en Amérique latine, ce qui passe d'abord par un alignement en matière de sécurité. Mais les États-Unis ont également pour ambition de concurrencer la Chine sur le terrain économique, nous explique Marine de La Moissonnière du service international de RFI. À lire aussiTournée de Marco Rubio: Washington veut «un contrôle resserré sur l'ensemble de l'Amérique du Sud» En Argentine, le combat des Grands-mères de la place de Mai 50 ans après le coup d'État qui a plongé l'Argentine dans la dictature en 1976, le combat des Grands-mères de la place de Mai qui recherchent leurs petits-enfants disparus se heurte à un nouvel obstacle : le gouvernement de Javier Milei coupe les moyens dédiés à cette quête. Un dossier de Léonie Magro Del Baño. À écouter aussiArgentine: la place de Mai résiste toujours à Buenos Aires 50 ans après le coup d'État militaire Le journal de la 1ère Cinq ans après sa création, le syndicat mixte d'eau et d'assainissement de la Guadeloupe a encore beaucoup de pain sur la planche.

Célèbre photographe américain, David Guttenfelder a l'habitude de couvrir les conflits internationaux. Mais cette année, il a braqué son objectif sur les violences dans son propre pays, et notamment sur les opérations de la police fédérale de l'immigration, l'ICE, à Minneapolis. David Guttenfelder est lui-même originaire de Minneapolis. Il a choisi de documenter les manifestations massives qui ont suivi la mort d'Alex Pretti et de Renee Good, tous deux abattus en janvier 2026 par des agents de l'ICE. À l'occasion de l'exposition de ses photos au festival Visa pour l'image, à Perpignan, le photographe explique à Sarah Krakovitch qu'après de longs mois de reportage en Ukraine et au Moyen-Orient, c'est la première fois que l'actualité qu'il couvre se déroule au bout de sa rue. Les Républicains se rassemblent pour une convention inédite à mois de deux mois avant les élections de mi-mandat Ce mercredi (9 septembre 2026), Donald Trump réunit son camp à Dallas, au Texas, pour une convention républicaine d'un genre inédit. Traditionnellement consacrées à la désignation des candidats à la présidentielle, cette grande messe partisane est cette fois destinée à mobiliser l'électorat républicain alors que les projections électorales sont défavorables au parti présidentiel. Les démocrates pourraient reprendre le contrôle de la Chambre des représentants et, peut-être, du Sénat, avec plusieurs scrutins très serrés, notamment au Texas. Donald Trump entend donc faire de ces élections un référendum sur son bilan et mise sur sa propre popularité pour pousser les électeurs républicains aux urnes. Mais cette stratégie ne fait pas l'unanimité dans son camp : certains candidats ont boycotté la convention, préférant rester sur le terrain ou prendre leurs distances avec un président dont la popularité est en baisse. À écouter aussiPas candidat, mais en campagne: Donald Trump fait le show à Dallas En Haïti, le défi de l'accès à l'électricité Seuls 35% de la population sont raccordés au réseau public, un réseau qui fonctionne de manière très intermittente dans la capitale. En province, dans des villes comme Cap-Haïtien, Saint-Marc ou les Gonaïves, c'est le black-out quasi permanent. Aux Gonaïves, la centrale électrique est même à l'arrêt depuis près de dix ans. Pour pallier ces coupures, ceux qui en ont les moyens se tournent vers les génératrices diesel ou les panneaux solaires. Mais là encore, les solutions ont leurs limites : les batteries nécessaires au stockage sont coûteuses et, pendant la saison des pluies, la production solaire peut fortement diminuer. Un dossier de Ronel Paul. Journal de la 1ère En Martinique, les bus devraient être de retour sur les routes d'ici à la fin de la semaine.

Acier, lait, fromage, ou encore pâte à papier : des centaines de produits états-uniens sont soumis depuis ce mardi 8 septembre 2026 à de nouveaux droits de douane de 15 à 50% à leur entrée au Canada. Une réponse d'Ottawa à des mesures similaires décidées par Washington, fin août 2026, et plus largement à la guerre commerciale lancée par le président Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche. Le Canada cherche à unir ses citoyens derrière le drapeau, sans affecter le pouvoir d'achat de ses consommateurs ni l'activité de ses industries. Ottawa veut aussi serrer les rangs avant un référendum prévu le 19 octobre 2026 en Alberta. Les habitants de l'État seront invités à dire s'ils souhaitent rester membres du Canada ou faire sécession pour devenir indépendants. Pour l'instant, les sondages donnent les indépendantistes perdants. Haïti : l'inscription sur les listes électorales progresse très lentement À un peu plus d'un mois de la clôture des inscriptions sur les listes électorales, en vue des élections présidentielle et législative (prévues le 13 décembre 2026 et le 21 février 2027), environ 7% des Haïtiens se sont inscrits sur les listes électorales, avec de fortes disparités selon les départements, explique Gotson Pierre. Le rédacteur en chef d'Alterpresse évoque aussi la timide affluence lors de la rentrée scolaire, et des signalements de maladie du charbon (ou anthrax) dans le département de la Grande Anse. Mexique : le rap en langues indigènes contre les discriminations Au Mexique, l'espagnol est loin d'être la seule langue du quotidien. Près de 70 langues indigènes sont parlées par plus de sept millions de personnes à travers le pays. Mais les discriminations envers les peuples autochtones ont la peau dure. Alors à Mexico, des rappeurs utilisent la musique pour mettre en lumière cette richesse linguistique et aider les peuples indigènes à retrouver la fierté de leur culture, raconte Marine Lebègue dans son reportage. Dans le journal d'Outre-Mer La 1ère En Martinique, les jours passent… et les transports publics restent toujours « portés disparus », alerte Benoît Ferrand.

Ce lundi 7 septembre, c'est la rentrée scolaire pour les enfants haïtiens. Pourtant, de nombreux parents peinent à réunir l'argent nécessaire pour envoyer leurs enfants à l'école. Et bon nombre d'établissements ont dû être déplacés en raison de l'insécurité, sans avoir retrouvé de locaux adaptés pour accueillir les écoliers. Peterson Luxama, correspondant de RFI à Port-au-Prince, est allé à la rencontre de parents et d'un directeur d'établissement. Esclavage : la Jamaïque dépose une demande de réparations au Royaume-Uni Y aura-t-il un jour des réparations pour l'esclavage ? C'est ce que tente d'obtenir la Jamaïque, ancienne colonie britannique, mais toujours membre du Commonwealth. En visite au Royaume-Uni, la ministre jamaïcaine de la Culture a présenté une demande en ce sens au roi Charles III ce lundi. Le monarque britannique, toujours chef de l'État de la Jamaïque, doit décider ensuite s'il la transmet ou non à l'instance judiciaire compétente en la matière. Le pays caribéen pose trois questions : la traite des Africains en Jamaïque était-elle légale au regard du droit anglais ? La traite des esclaves était légale au regard du droit international ? La Grande-Bretagne doit-elle accorder des réparations en conséquence ? Honduras : non-lieu pour l'ancien président Hernandez L'ex-président Juan Orlando Hernandez, condamné à 45 ans de prison pour narcotrafic aux États-Unis, et gracié par Donald Trump en janvier, n'affrontera finalement pas la justice de son pays. Le 1er septembre, un tribunal hondurien a prononcé un non-lieu dans l'affaire Pandora 2. Dans cet immense dossier de corruption, une trentaine de personnes du Parti national, dont Juan Orlando Hernandez lui-même, étaient soupçonnées d'avoir détourné l'équivalent de 11 millions d'euros. Avec ce non-lieu définitif, plusieurs voix de la justice et des droits humains dénoncent un grave retour en arrière pour le Honduras, explique la correspondante de RFI à Tegucigalpa, Marie Griffon. À lire aussiHonduras : indignation après un non-lieu pour l'ex-président Juan Orlando Hernandez dans une affaire de corruption Dans le journal d'Outre-mer La 1ère Aux Antilles, les victimes du chlordécone sont de plus en plus nombreuses à demander réparation, explique Edwige Saint-Thomas. À écouter aussiLe journal d'Outre-mer La 1ère

Le trafic de drogue, les groupes criminels qui gangrènent et endeuillent plusieurs pays du continent américain : ce phénomène est au cœur d'une exposition photographique présentée actuellement au festival Visa pour l'image, à Perpignan, dans le sud de la France. Intitulée Sangre Blanca, « le sang blanc », l'exposition du photographe danois Mads Nissen raconte en images la géographie mondiale de la cocaïne : de la Colombie, où la coca est cultivée et transformée en drogue, jusqu'à l'Europe, où elle est consommée, en passant par le Mexique, devenu l'une des principales plaques tournantes du trafic. Au micro de Sarah Krakovitch, Mads Nissen revient sur les raisons qui l'ont poussé à travailler sur ce sujet il y a dix ans, au lendemain des accords de paix entre le gouvernement colombien et les FARC. Droits de douane US : l'industrie canadienne appréhende une éventuelle augmentation Au Canada, industriels et commerçants attendent avec anxiété le 8 septembre, date à laquelle de nouveaux droits de douane américains pourraient entrer en vigueur. Un nouveau coup dur pour l'économie canadienne, alors que le bras de fer commercial avec Washington pèse déjà lourdement sur certains secteurs. C'est notamment le cas de l'industrie du meuble, particulièrement touchée : les droits de douane atteignent jusqu'à 50 % sur certains produits. Le secteur est déjà fragilisé par la hausse du prix du bois, l'augmentation des coûts de production et sa forte dépendance au marché américain. Un reportage de notre correspondante Nafi Alibert. Les Brésiliens de France mobilisés pour voter aux élections d'octobre À un mois de l'élection présidentielle brésilienne, les Brésiliens installés en France se préparent à voter. À Paris, près de 28 000 électeurs sont inscrits, soit une hausse d'environ 32 % par rapport à 2022, tandis qu'un nouveau bureau de vote a été ouvert à Marseille, où 2 700 Brésiliens pourront voter. Cette progression pourrait témoigner d'une mobilisation accrue de la diaspora, alors que le vote est obligatoire au Brésil pour les 18-70 ans. Les électeurs voteront sur des machines électroniques, comme au Brésil, mais uniquement pour le président de la République, pas pour les législatives et régionales qui auront lieu au même moment, nous explique Maria Paula Carvalho, de la rédaction brésilienne de RFI. Journal de la 1ère Les « difficultés » des transports publics en Martinique au menu ce jeudi d'une rencontre au siège de la Collectivité Territoriale. À écouter aussiLe journal d'Outre-mer La 1ère

De nouvelles révélations dans l'affaire Banco Master : cette vaste fraude financière, qui éclabousse depuis février le monde politique brésilien, atteint désormais la Cour suprême. Le magistrat Alexandre de Moraes, qui a fait condamner l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro, est soupçonné d'avoir entretenu des liens privilégiés avec le banquier au cœur du scandale. Le timing des révélations rend cette nouvelle affaire particulièrement explosive, selon le politologue Gustavo Ribeiro. À lire aussiBrésil: la Cour suprême éclaboussée par le vaste scandale financier Banco Master Interview avec Rafael Ramirez, ancien ministre vénézuélien du Pétrole Rafael Ramirez, ancien ministre du Pétrole du Venezuela (2002-2014), ancien président de la compagnie pétrolière d'État du Venezuela (PDVSA, 2004-2014) et bras droit du président Hugo Chavez revient dans une interview avec Justine Fontaine sur l'accord pétrolier conclu récemment avec les États-Unis et sur le déclin de l'industrie pétrolière au Venezuela. À écouter aussiPétrole vénézuélien : « C'est un accord désastreux qui porte atteinte aux intérêts du pays » Haïti : modification du calendrier électoral Avec Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, on revient entre autres sur la modification du calendrier des élections, en raison du retard pris dans l'enregistrement des membres des organisations politiques. Seules 21 des 105 structures politiques ont pour l'instant réussi à enregistrer les 30 000 membres exigés. Le délai pour le dépôt des candidatures est donc prolongé jusqu'au 14 octobre. En revanche, le premier tour des élections présidentielles et législatives, ainsi que le référendum constitutionnel, reste fixé au 13 décembre. Journal de la 1ère Privés de bus depuis maintenant trois jours, les Martiniquais habitant le nord et le centre du département commencent à manifester leur colère. À écouter aussiLe journal d'Outre-mer La 1ère

À deux mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, Anne Cantener reçoit Reed Brody, avocat spécialisé dans la défense des victimes de régimes autoritaires et militant pour la défense des droits humains. La campagne électorale est « très polarisée », explique-t-il. Donald Trump est de plus en plus impopulaire alors que l'inflation augmente et que la guerre en Iran n'est pas comprise. En mauvaise posture, le président américain « s'emploie à fragiliser le système électoral par des redécoupages favorables aux républicains », souligne Reed Brody. Pour obtenir la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat, « les démocrates devront remporter 52 ou 53 % des voix », précise-t-il. Donald Trump remet également en cause le mécanisme même du vote. Chaque État organise ses élections ; ce n'est pas du ressort de Washington. « Assez intelligemment, le président a décidé de s'attaquer au vote par correspondance car les services postaux sont du ressort de l'exécutif. Il a pris un décret qui indique que La Poste n'enverra de bulletins qu'à ceux qui sont des citoyens américains aux yeux de l'administration Trump. Moi-même, je ne sais pas encore si je vais pouvoir voter par correspondance », raconte l'avocat. « Donald Trump est en train de jeter les bases pour contester les résultats s'ils lui sont défavorables. Depuis sa défaite de 2020, il affirme que la fraude électorale est un gros problème aux États-Unis alors qu'il n'y a aucune preuve que cela soit le cas. » Or ces élections de mi-mandat sont particulièrement importantes. « Pour beaucoup d'Américains, c'est la dernière chance de sauver notre démocratie, d'exercer un contrôle démocratique », affirme Reed Brody. « C'est l'une des dernières occasions de poser des limites démocratiques à un président qui balaie tous les contre-pouvoirs. » Nicaragua : le pouvoir verrouille encore plus les élections Désormais, l'opposition n'a plus le droit de participer aux scrutins. Hier, mardi 1er septembre, l'Assemblée nationale a approuvé une réforme constitutionnelle qui exclut des élections toute personne ayant, selon le gouvernement, participé à des « actes putschistes » ou de « trahison de la patrie » ou qui aurait sollicité une « intervention militaire » étrangère. Au Nicaragua, cela fait des années que les opposants au régime sont persécutés : emprisonnés ou contraints à l'exil. La nouvelle Constitution, adoptée l'an dernier, a interdit de participation les partis n'ayant pas « la même ligne idéologique que le Front sandiniste de libération nationale, le mouvement de Daniel Ortega et de la co-présidente du pays, sa femme, Rosario Murillo ». Aujourd'hui, ne subsistent que des petits partis mineurs en phase avec le pouvoir. Mais cette réforme n'est pas que symbolique. C'est un pas de plus dans le totalitarisme et un moyen pour le couple présidentiel de s'assurer que jamais le pouvoir n'échappera à leur famille. Un dossier signé Marine de La Moissonnière, avec les analyses d'Hélène Roux, chercheuse en sciences sociales, et Gilles Bataillon, sociologue et professeur à l'EHESS. Le journal de la 1ère En Martinique, la rentrée commence très mal pour les usagers des transports du nord et du centre. À écouter aussiLe journal d'Outre-mer La 1ère

Le nouveau président d'extrême droite, Abelardo de la Espriella, au pouvoir depuis le 7 août, a promis d'employer la manière forte contre les groupes armés. Il a annoncé ce lundi que 20 personnes ont été tuées dans le bombardement du campement d'un groupe armé en Amazonie colombienne. C'est le bilan le plus meurtrier pour une opération de ce type depuis près d'une décennie. Il présente l'opération comme la preuve d'un changement de méthode par rapport à son prédécesseur de gauche, Gustavo Petro, qui avait tenté (sans succès) la voie de la négociation avec les groupes armés. En tout, 38 personnes soupçonnées d'être des guérilleros ont été tuées dans des frappes depuis sa prise de fonctions. Le bombardement survenu au petit matin lundi est le plus meurtrier depuis le mandat de Juan Manuel Santos, le président qui avait signé les accords de paix avec la guérilla des FARC en 2016. Mais depuis début août, au moins quatre adolescents ont été tués dans ces frappes, ce qui inquiète les organisations de défense des droits humains et des droits des enfants. Ils avaient 15 et 16 ans et avaient été enrôlés dans les groupes armés. Au Honduras, une relation commerciale déséquilibrée avec la Chine La Chine est devenue ces dernières années le premier partenaire commercial de nombreux pays d'Amérique latine. Au Honduras, depuis la reconnaissance diplomatique de Pékin en 2023 par l'ancien gouvernement (au détriment de Taïwan), les importations chinoises ont fortement progressé. Mais les exportations honduriennes vers la Chine restent limitées. Le nouveau gouvernement adopte des mesures pour tenter d'équilibrer davantage la relation commerciale, explique la correspondante de RFI Marie Griffon. En Haïti, des moto-taxis incontournables mais dangereux Les taxi-motos sont partout en Haïti. Ils sillonnent les rues étroites, contournent les embouteillages et permettent à des centaines de milliers d'Haïtiens de se déplacer quotidiennement. Mais chaque jour, des dizaines d'accidents se produisent. C'est ce que décrit le documentaire Mototaxi, présenté le 27 août à l'hôtel Montana à Port-au-Prince. Son réalisateur Arnold Antonin a répondu aux questions de Chloé Cadoux. Dans le journal de La 1ère... Les salaires des sapeurs-pompiers du service départemental d'incendie et de secours de la Martinique sont-ils menacés, s'interroge Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère ?

Dans la nuit du 23 au 24 août, des membres de groupes armés ont attaqué Kenscoff, dans les collines surplombant la capitale Port-au-Prince. Au moins 47 personnes ont été tuées, jusque dans une église. Des dizaines d'autres ont été enlevées. Une semaine après, les habitants restent traumatisés, parfois sans nouvelles de leurs proches enlevés. Ils craignent le retour des groupes armés et demandent à l'État d'assurer leur sécurité. Des centaines d'habitants ont dû fuir leurs maisons et chercher refuge ailleurs. Si grâce à l'intervention de l'Unicef, des otages ont été libérés, plusieurs autres sont encore entre les mains des gangs. Malgré le renforcement de la présence des forces de l'ordre dans la commune et l'installation d'un nouveau commissaire, la peur d'un retour des groupes armés demeure. Au cours de la semaine écoulée, des habitants ont manifesté pour réclamer davantage de sécurité et le rétablissement de l'ordre. Ils veulent pouvoir rentrer chez eux, retrouver leurs proches et reprendre leurs activités, notamment agricoles. Une situation qui interpelle également les organisations de défense des droits humains, explique le correspondant de RFI à Port-au-Prince, Peterson Luxama. Venezuela : l'accord pétrolier avec les États-Unis critiqué de toutes parts « Le plus grand accord pétrolier de l'histoire » : c'est par ces termes que le président états-unien Donald Trump a annoncé vendredi avoir trouvé un terrain d'entente avec Caracas, pour exploiter 17 gisements de pétrole du pays sud-américain, près de huit mois après l'enlèvement du président contesté Nicolas Maduro par les États-Unis. Aucun document officiel n'a filtré. On ne connaît de l'accord que ce qu'en disent les dirigeants des deux pays. Plus de 20 % du pétrole vénézuélien seraient octroyés, via une concession de 25 ans renouvelable, aux États-Unis, en échange d'impôts et de royalties. L'accord rapporterait plus de 200 milliards de dollars à l'État vénézuélien, a assuré ce dimanche la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, dans une allocution télévisée. Mais de nombreuses interrogations persistent et l'annonce est critiquée jusque dans le propre parti de la dirigeante. À lire aussiDonald Trump annonce un accord pétrolier «historique» entre les États-Unis et le Venezuela Retour des Fujimori au pouvoir au Pérou : inquiétude pour la mémoire et les droits humains Au Pérou, le retour de la famille Fujimori à la tête de l'État est un séisme politique. 26 ans après le départ de son père Alberto (1990-2000), c'est sa fille, Keiko, qui a été élue présidente. Mais tout juste un mois après son arrivée au palais présidentiel, le doute plane sur ce qu'elle fera ou dira sur les graves atteintes aux droits de l'homme commises sous le gouvernement de son père, condamné pour crimes contre l'humanité. Les familles des victimes sont déjà très inquiètes. Elles ont confié leurs craintes au correspondant de RFI à Lima, Martin Chabal. Dans le journal de La 1ère... En Martinique, les comptes de l'autorité chargée du transport seraient plus que jamais « dans le rouge », explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

Le président américain souhaite encadrer plus strictement le vote à distance pour éviter de supposées fraudes, qui n'ont jamais été prouvées. À neuf semaines des élections de mi-mandat, le bras de fer judiciaire continue Trois jours après un feu vert provisoire de la Cour suprême, une juge de l'État du Massachusetts a suspendu un décret de Donald Trump modifiant les conditions du vote par correspondance. Alors que les élections de mi-mandat doivent avoir lieu le 3 novembre, la magistrate a estimé qu'il était trop tard pour mettre ces changements en place. Donald Trump souhaite encadrer cette pratique « car il est persuadé que c'est une source de fraude massive », explique Lauric Henneton, spécialiste des États-Unis et professeur à l'université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines. À lire aussiÉtats-Unis: le vote par correspondance est-il un enjeu crucial de la prochaine présidentielle? « Hermandad », un havre de paix pour les espèces protégées du Pacifique La réserve marine « Hermandad » (« Fraternité » en français) se situe entre l'archipel des Galápagos en Équateur et l'île Coco au Costa Rica. Elle abrite une zone de transit d'espèces protégées comme les requins marteaux ou les raies manta. Cette réserve de 30 000 km² a été créée par les autorités équatoriennes en contrepartie d'une baisse de la dette du pays. Une zone de pêche responsable a été ajoutée autour de la réserve « Fraternité ». Pour la protéger, l'ONG Galapagos Life Fund finance l'achat et l'installation de 2 000 balises satellitaires pour équiper les petites embarcations des palangriers, une première en Amérique latine. Le dossier d'Eric Samson. Portrait de James Talarico, l'espoir des démocrates au Texas Suite de notre série de portraits sur des jeunes talents des Amériques. Progressiste et chrétien pratiquant : James Talarico présente un profil atypique au sein du parti démocrate. Assez pour remporter un siège au Sénat lors des élections de mi-mandat en novembre prochain ? Ce serait une première depuis 30 ans pour un démocrate. Son portrait, par Achim Lippold. À lire aussiÉtats-Unis: qui est James Talarico, le séminariste qui redonne foi aux démocrates en terre républicaine? Le journal d'Outre-mer La 1ʳᵉ Une nouvelle étape de franchie pour Ariane 6 en Guyane.

Y avait-il ou non des blindés des forces de sécurité haïtiennes à Kenscoff le jour du massacre qui a fait des dizaines de morts dans la nuit de dimanche à lundi, près de la capitale Port-au-Prince ? Les versions divergent et relancent les interrogations sur la capacité de l'État à organiser le premier tour de l'élection présidentielle en décembre. En visite lundi à Kenscoff, le directeur général de la Police nationale d'Haïti (PNH) Vladimir Paraison avait assuré que des blindés étaient bien présents le jour de l'attaque meurtrière menée par un groupe armé, rapporte Le Nouvelliste. Mais cette version est contredite par une organisation locale de défense des droits humains, explique le rédacteur en chef du quotidien haïtien, Frantz Duval. « Depuis le récent massacre à Kenscoff, […] dont la préparation avait été annoncée plusieurs jours à l'avance sur les réseaux sociaux, même les plus optimistes se posent des questions. Beaucoup de questions. Les forces de sécurité haïtiennes et la Force de répression des gangs seront-elles en mesure de protéger la population, les électeurs et les candidats ? », s'interroge le journaliste dans son éditorial, alors que le premier tour de l'élection présidentielle a été fixé au 13 décembre 2026, après plus de 10 ans sans scrutin dans le pays. À lire aussiHaïti : qu'attendre du déploiement de la FRG dans l'Artibonite? Des enseignants illettrés dans les écoles haïtiennes « Le recteur de l'université publique de la Grand'Anse à Jérémie (UPGA), Jean Rony Medy, a révélé avoir constaté qu'en 2021, près de 90% des 300 enseignants ayant participé à une formation dans le département ne savaient ni lire ni écrire », rapporte aussi Le Nouvelliste. Pour Frantz Duval, cela s'explique notamment par des « nominations politiques » ou encore du népotisme dans l'octroi de postes d'enseignement en Haïti. Le gouvernement mexicain sommé d'agir pour protéger les journalistes Ce mercredi, une quarantaine de médias ont interpellé la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum pour lui demander d'agir contre les assassinats de journalistes. Aux côtés de l'ONG Reporters Sans Frontières (RSF), ils exigent que le pays « ne s'habitue pas à compter ses journalistes assassinés ». D'après l'ONG Article 19, plus de 180 journalistes ont été tués ou ont disparu depuis l'an 2000 au Mexique. Le niveau le plus élevé du continent. À lire aussiVeracruz, l'État le plus dangereux pour la presse au Mexique Au Honduras, la restauration réussie d'un lac Les lacs sont indispensables à l'équilibre des écosystèmes : ils permettent de stocker de l'eau douce, abritent une biodiversité exceptionnelle, contribuent à réguler le climat. Mais aujourd'hui, les pesticides, les déchets plastiques, ou encore les eaux usées mal traitées perturbent grandement ces lieux. À l'occasion de la journée internationale des lacs, Marie Griffon est allée au lac de Yojoa, au Honduras : en l'espace d'un an, des mesures de restauration ont permis de nettement améliorer l'état de ce lac, qui était gravement pollué. Dans le journal de La 1ʳᵉ… Les urgences sont dépassées en Guadeloupe, en raison d'un grand nombre de patients souffrant de troubles psychiatriques. Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ʳᵉ, fait le point sur ce sujet et sur le reste de l'actualité des Caraïbes françaises.

Un mois après la fin du statut de protection temporaire dont bénéficiaient quelques 350 000 Haïtiens installés aux États-Unis, les expulsions s'accélèrent et séparent des familles. L'ONG Haitian Bridge Alliance accompagne les Haïtiens qui ont perdu leur statut légal et qui risquent désormais l'expulsion. Certains sont installés aux États-Unis depuis plus de quinze ans, et ont des enfants de nationalité américaine. Guerline Jozef craint de voir se multiplier les « orphelins de l'expulsion » si les parents sont séparés de leurs enfants. Elle répond aux questions de Chloé Cadoux. « Cuba va s'en sortir » selon Miguel Diaz-Canel Le président cubain assure que les réformes de libéralisation engagées par son gouvernement vont permettre de redresser l'économie du pays. Selon une enquête de l'Observatoire cubain des droits humains, 94% de la population vit sous le seuil de pauvreté. L'île est toujours plongée dans une crise profonde, aggravée par le blocus pétrolier et les sanctions imposées par les États-Unis. Le problème de la gestion des décharges publiques en Bolivie La loi intégrale de gestion des déchets votée en 2015 prévoit la fermeture ou la mise aux normes de toutes les décharges publiques pour éviter des problèmes sanitaires. Mais plus de dix ans plus tard, seul 12% des municipalités respectent la loi. Parmi les explications : le manque de budget municipal, les conflits avec les riverains qui refusent l'ouverture de centres de gestion des déchets et parfois le peu d'intérêt des villes pour ce sujet. Le dossier Nils Sabin. Le journal d'Outre-mer La 1ʳᵉ En Martinique, une « habitation illégale » détruite dans la commune du Lamentin.

Le 6 août dernier, des véhicules blindés et un contingent de la Force de répression des gangs (FRG) ont accosté aux Gonaïves, avec la promesse de rétablir la sécurité face aux groupes armés qui sévissent dans l'Artibonite. Ce déploiement suscite de fortes attentes chez les habitants. Cette présence étrangère peut-elle réellement modifier le rapport de force sur le terrain ? Ou s'inscrit-elle dans une stratégie politique à l'approche de l'élection présidentielle, dont le premier tour a été annoncé pour décembre 2026, après dix ans sans scrutin organisé dans le pays ? Dossier de Ronel Paul. À lire aussiHaïti : une attaque de gang fait plus de 40 morts au sud de la capitale Paraguay : grève « historique » des médecins Des milliers de médecins ont manifesté dans les rues d'Asunción ce lundi. Ces professionnels de la santé sont en grève pour demander des hausses de salaires, des embauches, du matériel ou encore des équipements médicaux. Le Paraguay est l'un des pays du continent qui investit le moins dans son système de santé. Justine Fontaine a pu joindre Rossana Gonzalez, la secrétaire générale du syndicat paraguayen des médecins, qui évoque une mobilisation «historique» de la profession. Mobilisation contre un projet de barrage destiné à alimenter le canal de Panama En Amérique centrale, le canal de Panama est de plus en plus affecté par la sécheresse. Sans eau, les écluses ne peuvent fonctionner et les bateaux sont à l'arrêt. Pour répondre à cette crise hydrique, l'administration du canal prévoit la construction d'un grand barrage hydraulique. Ce projet va inonder de près de 4 600 hectares de terres, dont plusieurs villages. 2 000 personnes vont être directement déplacées. Marie Griffon s'est rendue dans l'une des communautés qui sera inondée, au nord du Panama. À lire aussiRéchauffement climatique: la pénurie d'eau douce menace la viabilité du canal de Panama Dans le journal de La 1ᵉʳᵉ... En Guadeloupe, les syndicats d'enseignants se mobilisent contre les suppressions de postes, explique Caroline Marie, d'Outre-Mer La 1ᵉʳᵉ.

Dans la commune, une des plus grandes du département de l'Ouest (où se trouve la capitale, Port-au-Prince), la vie est devenue extrêmement difficile en raison de la présence des gangs. Les habitants se sentent enfermés, et vivent dans la peur, et doivent payer une taxe imposée par ces derniers pour n'importe quel déplacement. Dans le département de l'Ouest, la présence de l'État est aujourd'hui extrêmement réduite, tandis que les groupes armés imposent leurs propres règles, notamment à travers des postes de péage et différentes formes de taxation. Pour les habitants, circuler, travailler ou simplement se déplacer vers Port-au-Prince devient chaque jour plus difficile. L'un d'eux témoigne : « Les habitants de Carrefour ont peur d'être enlevés, battus, tués, peur de se faire emprisonner aussi. » Dans cette région du département de l'Ouest, les gangs sont les seuls maîtres à bord. À l'approche des élections, l'absence de présence du Conseil électoral provisoire dans la commune alimente également les inquiétudes. Des jeunes racontent leur quotidien dans cette commune sous le contrôle des gangs. Un dossier de Peterson Luxama. À lire aussiHaïti : à Carrefour-Feuilles, des habitants de retour malgré l'insécurité La mère d'un vénézuélien expulsé des Etats Unis et mort dans le séisme témoigne Il y a deux mois jour pour jour, deux puissants séismes frappaient le Venezuela coup sur coup, à quelques secondes d'écart seulement. Plus de 6000 personnes ont trouvé la mort, et des quartiers entiers ont été rayés de la carte, comme dans la ville balnéaire de La Guaira. Parmi les personnes décédées, il y a eu aussi une centaine de passagers d'un vol arrivé des États-Unis la veille du séisme. Des Vénézuéliens expulsés par Washington au nom de la politique migratoire voulue par Donald Trump. Ils sont morts pendant le tremblement de terre, enfermés dans un bâtiment des très redoutés services de renseignements vénézuéliens. Justine Fontaine a pu joindre la mère de l'un d'entre eux, qui réclame justice pour son fils. Elle a l'intention de porter plainte au Venezuela, mais aussi aux États-Unis, avec une dizaine d'autres familles. À lire aussi«Pourquoi ont-ils été enfermés?»: la mère d'un Vénézuélien mort dans le séisme après son expulsion des États-Unis témoigne Au moins 1 500 mineurs recrutés par les groupes armés en Colombie sur les réseaux sociaux En Colombie, la violence liée au conflit armé continue de mettre en danger des dizaines de milliers d'enfants, en les recrutant. Et les réseaux sociaux font largement partie des responsables, selon l'enquête publiée aujourd'hui par Human Rights Watch, qui documente les violations des droits humains. L'ONG pointe du doigt les algorithmes sur des réseaux sociaux, et en particulier Facebook et TikTok, qui ciblent les jeunes, et demande au gouvernement d'Abelardo De La Espriella d'agir pour freiner cette augmentation, de renforcer les politiques publiques de prévention du recrutement des mineurs, et de garantir les moyens financiers suffisants pour le faire. À lire aussiColombie: menacés par le recrutement forcé des groupes armés, des adolescents trouvent un refuge Le journal d'Outre-mer La 1ʳᵉ Le Conseil régional de la Guadeloupe annonce un dispositif « exceptionnel et transitoire » pour répondre aux inquiétudes des jeunes agriculteurs, explique Benoit Ferrand.

Lors d'une réunion jeudi 20 août du Conseil des Amériques, une organisation qui promeut le libre-échange sur le continent, le président argentin a accusé l'IVG de nuire à l'économie du pays. La situation économique est globalement bonne en Argentine : l'inflation galopante des années précédentes a été jugulée, le PIB affiche une croissance de 4 %… Cela a même valu au pays un satisfecit du FMI. Problème, les naissances ont chuté de près de 50% en dix ans. Le taux de fécondité est aujourd'hui de 1,2 enfant par femme. Loin des 2,1 nécessaires pour renouveler la population. Pour Javier Milei, cette baisse de la natalité va avoir des conséquences à long terme, notamment sur le financement des retraites. La faute, d'après lui, au droit à l'avortement. Depuis son investiture en 2023, l'Argentine accuse un net recul des droits reproductifs. Le financement des contraceptifs a été réduit. L'État a aussi arrêté la distribution gratuite de pilules abortives. Ce rôle a été délégué aux provinces. Résultat : dans les régions les plus conservatrices ou les plus défavorisées, les femmes n'y ont plus accès. Certaines sont obligées de payer les médicaments de leur poche. Mais à 160 dollars la pilule, impossible pour les moins fortunées d'y accéder. Pour Amnesty, l'Argentine est devenue un laboratoire pour des politiques régressives en matière de droits sexuels et reproductifs. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. À lire aussiL'Argentine, «un terrain d'essai» pour restreindre le droit à l'avortement, selon Amnesty International La crise de l'eau à Porto Rico Manque de précipitations, infrastructures vétustes… Des centaines de milliers d'habitants de cette île des Caraïbes sont régulièrement privés d'eau courante. Ces derniers mois, une sécheresse historique est venue aggraver la situation. Depuis le 5 août, le gouvernement de ce territoire autonome des États-Unis a mis en place un strict rationnement de l'eau. Un dossier de Théo Conscience, du service International de RFI. Yuvelis Morales Blanco, à la pointe de la lutte contre le « fracking » C'est l'une des plus jeunes lauréates du Prix Goldman, considéré comme le « Nobel de l'environnement ». Yuvelis Morales Blanco, une jeune Colombienne de 25 ans. Elle a reçu ce prix prestigieux pour son rôle de défenseuse de l'environnement dans son pays, et notamment pour son engagement contre le « fracking », la fracturation hydraulique, dans la région où elle a grandi. Son portrait par Sarah Krakovitch, du service International de RFI. Le journal d'Outre-mer La 1ʳᵉ Un nouveau projet de géothermie en Guadeloupe.

Pour la première fois depuis 2016, les Haïtiens pourraient être appelés aux urnes, en décembre, pour choisir leur futur président, malgré l'insécurité qui sévit dans le pays. Ce jeudi commence la période d'inscription des candidats. Les membres du gouvernement et les hauts fonctionnaires ne pourront pas se présenter, précise Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Avec Paul Lonceint-Spinelli, le journaliste haïtien évoque aussi la tenue, pour la première fois depuis cinq ans, d'une messe présidée par l'archevêque de Port-au-Prince à la cathédrale transitoire de la capitale. À lire aussiEn Haïti, des élections irréalisables? Le Mexique en pleine offensive judiciaire aux États-Unis, pour protester contre la mort de migrants Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, au moins 53 migrants et migrantes sont décédés durant les opérations de la police de l'immigration américaine sur le terrain ou dans les centres de rétention de l'ICE. Parmi eux, 17 étaient mexicains. Le gouvernement de leur pays d'origine a décidé d'agir en justice et a porté plainte directement devant les tribunaux états-uniens, locaux et fédéraux. Sur 20 plaintes déposées en juillet, la majorité n'a donné lieu à aucune réponse. Un seul tribunal a répondu sur le fond, comme l'a révélé mercredi 19 août en conférence de presse le secrétaire aux Affaires étrangères du Mexique, Roberto Velasco : « En Floride, le procureur nous a confirmé qu'il ne conteste pas l'enquête de l'ICE qui a conclu à un suicide. Et donc que dans cette affaire, ils n'ouvriront pas de nouvelle enquête. » Il s'agissait de la mort d'un jeune indigène mexicain de 19 ans, Royer Perez-Jimenez, arrêté lors d'un contrôle routier puis décédé en détention en mars. Sa famille doute de la thèse du suicide. Il n'y a jamais eu autant de migrants morts en détention et aux mains de l'ICE qu'en ce moment aux États-Unis, d'après le Detention Watch Network. Les familles et les organisations de défense des droits humains et des droits des migrants dénoncent l'impunité des agents d'ICE accusés d'avoir commis des homicides dans l'exercice de leurs fonctions. À lire aussiLe Mexique durcit le ton contre la police de l'immigration de Trump « L'aquarium du monde », un exemple de protection de la vie marine Sur la côte nord-ouest du Mexique, dans le golfe de Californie, surnommé « l'aquarium du monde » par l'explorateur Jacques Cousteau, un petit village nommé Cabo Pulmo accueille le dernier récif de corail du Pacifique oriental. Sa biodiversité marine impressionnante est précieusement protégée par les habitants de la zone depuis trois décennies. Grâce à leurs efforts, Cabo Pulmo est devenu un exemple mondial de protection de la vie marine, mais continue d'affronter les risques du tourisme et du réchauffement climatique, explique Marine Lebègue dans son reportage. Dans le journal de La 1ʳᵉ… Le recensement national des procédures d'infractions sexuelles commises sur des mineurs ferait apparaître une situation « particulièrement préoccupante » en Martinique, explique Benoît Ferrand, d'Outre-Mer La 1ère.

En Haïti, à mesure que se rapproche la date annoncée pour les prochaines élections par le Conseil électoral provisoire, le doute persiste quant à la possibilité réelle d'organiser ce scrutin dans les délais prévus. Face aux incertitudes sécuritaires, logistiques et institutionnelles, plusieurs observateurs mettent en garde contre une course contre la montre. C'est notamment le cas de l'ancien conseiller électoral Ricardo Augustin, professeur à l'Université Notre-Dame d'Haïti, pour qui ces élections sont irréalisables dans le contexte actuel. Selon le docteur en sciences politiques et relations internationales, même dans des conditions normales, Haïti aurait besoin d'au moins une année pour préparer des élections crédibles. Pour lui, il s'agit d'un processus électoral très compliqué. Il estime également qu'une réforme constitutionnelle est indispensable pour permettre au pays de retrouver une stabilité politique durable. Il répond aux questions de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. Les leçons des primaires en Floride Les électeurs républicains et démocrates de Floride étaient appelés hier (18 août 2026) à désigner leurs candidats pour les midterms de novembre. Côté démocrate, c'est la socialiste Angie Nixon qui a été désignée pour le poste de sénateur. Une victoire éclatante : plus 13 points face au vétéran de l'armée Alex Vindman. Une victoire surprise aussi : Angie Nixon disposait d'un budget de campagne seize fois inférieur à celui de son adversaire. Les républicains de Floride se frottent les mains. Ils estiment qu'une candidate socialiste sera plus facile à battre qu'un modéré, parce qu'elle sera moins rassembleuse, moins susceptible d'attirer à elle les indépendants et les électeurs déçus par Donald Trump. A fortiori dans un État qui penche à droite. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. Violence à l'école au Chili « Un collégien meurt poignardé à l'extérieur de son établissement » ; « Un lycée suspend les cours après avoir reçu des menaces de fusillade » ; « Un jeune de 17 ans arrêté pour port d'arme dans son lycée »… Ce sont quelques exemples d'articles qui ont fait la Une des médias ces derniers mois au Chili. Selon une récente enquête de l'Université Alba – IPSOS, 86% des sondés estiment que la violence à l'école a augmenté ces cinq dernières années dans le pays. La santé mentale des jeunes, le narcotrafic ou encore les réseaux sociaux sont autant d'éléments à considérer pour expliquer un phénomène qui retombe en grande partie sur les épaules de la communauté éducative. Reportage de notre correspondante à Santiago, Naïla Derroisné. À lire aussiThaïlande: une fusillade dans un lycée fait plusieurs morts et blessés, le tireur présumé a été tué

Le président chilien a envoyé au Sénat un projet de réforme constitutionnelle destiné à lutter contre le crime organisé. En perte de vitesse ces derniers mois, le chef d'État d'extrême droite cherche à reprendre la main avec son thème de prédilection : la sécurité. Le projet de réforme prévoit notamment la création d'un nouvel état d'exception, en plus des quatre déjà prévus par la Constitution. Ce régime d'exception pourrait être décrété sur tout ou partie du territoire par le président en cas de « menace grave contre la sécurité publique ». Il aurait une durée de 120 jours renouvelable une fois, et permettrait au président de restreindre ou suspendre les libertés individuelles, le droit de circuler ou de se réunir, et d'intercepter, d'ouvrir ou d'enregistrer toutes les communications en dehors du cadre judiciaire. Depuis le 5 août 2026, le président chilien José Antonio Kast a lancé une offensive communicationnelle sur le thème de la sécurité, avec un paquet législatif de trente réformes et des apparitions pendant des opérations de police. Une manière de renouer avec son principal cheval de bataille et d'enrayer la détérioration de sa popularité dans l'opinion publique. Le trafic de faux médicaments en Haïti En Haïti, les réseaux sociaux sont devenus un terrain pour les trafiquants de faux médicaments. De prétendus médecins proposent des traitements, livrés à domicile à moto, à des prix élevés. Et ces médicaments sont loin des formes habituelles, ils sont souvent sous forme liquide. Dans son livre L'atelier du réel, D'Jimmy Malval, écrivain, raconte l'organisation de ce réseau de faux médicaments, qui échappe à tout contrôle des institutions haïtiennes. Il répond aux questions de Chloé Cadoux. Bolivie : face aux pénuries de carburant, l'essor de la voiture électrique La Bolivie est en proie depuis 18 mois à des pénuries de carburant. Les prix ont quasiment doublé de l'arrivée de la droite au pouvoir. En début d'année 2026, s'est ajoutée à cela la distribution de carburant de mauvaise qualité, qui a endommagé des milliers de moteurs. Face à cette situation, la voiture électrique commence à émerger comme une solution. Certains Boliviens ont franchi le pas, même si le pays manque encore largement d'infrastructures. Un dossier de Nils Sabin. Le journal d'Outre-mer la 1re En Martinique, la solidarité s'organise pour venir en aide aux éleveurs qui n'ont plus rien à donner à manger à leur cheptel.

Situé à la frontière entre l'Utah et l'Arizona, le lac Powell a enregistré samedi 15 août son plus bas niveau historique. Une nouvelle illustration de la crise qui frappe le fleuve Colorado. C'est le deuxième plus grand réservoir d'eau douce de l'ouest des États-Unis, un lac artificiel de 300 km sur 40 km de large alimenté par les eaux du fleuve Colorado, lui-même gonflé par la fonte des neiges des montagnes Rocheuses. Le lac Powell a commencé à se remplir après la construction du barrage hydroélectrique de Glen Canyon en 1963 mais, depuis vingt ans, son niveau n'arrête pas de baisser. Samedi 15 août 2026, il était 55 mètres en dessous de son niveau maximum, soit le plus bas jamais enregistré. Ce record alarmant en suit un autre : neuf jours plus tôt, c'est le lac Mead, le plus grand lac artificiel du pays, lui aussi sur le fleuve Colorado, qui a atteint son plus bas niveau. Le fleuve, long de plus de 2 000 kilomètres, traverse sept États du pays : la Californie, le Nevada, le Nouveau-Mexique, l'Arizona, l'Utah, le Colorado et le Wyoming. Il alimente 40 millions de personnes en eau potable et en hydroélectricité, et irrigue plus de 2 millions d'hectares de terres cultivables. La majorité des légumes consommés aux États-Unis pendant l'hiver sont cultivés en Californie et en Arizona. Mais la sécheresse, accentuée par le changement climatique, réduit les chutes de neige sur les Rocheuses et donc la quantité d'eau du fleuve. Dans le même temps, la demande en eau ne cesse d'augmenter, avec un secteur agricole qui en consomme les trois quarts. Les explications de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. À écouter aussiLe lac Powell, une réserve d'eau menacée En Haïti, au secours des femmes victimes de violences En Haïti, la situation des femmes et des filles se détériore de plus en plus. Selon l'ONU, 5 500 cas de violences basées sur le genre ont été recensés durant la seule première moitié de l'année 2026. Parmi ces cas, 70% sont des viols collectifs attribués aux gangs armés qui terrorisent la population. L'Ouest et l'Artibonite restent les départements les plus touchés par ce fléau. Les femmes et les filles y sont utilisées par des criminels comme moyens de pression pour asseoir leur terreur sur les habitants. Dans la commune de Gros-Morne, située à environ 30 km au nord des Gonaïves et particulièrement affectée par les activités du gang Kokorat San Ras, l'Association des Femmes en Action de Gros-Morne vient en aide aux victimes de violences dans toute la région de l'Artibonite. Elle les accompagne dans la reconstruction de leur vie, les aide à surmonter leurs traumatismes et à reprendre une existence normale, notamment grâce à des activités génératrices de revenus. Un dossier de Ronel Paul. À écouter aussiEn Haïti, parole aux femmes victimes de viols Au Salvador, la santé made in Bukele Au Salvador, la santé se digitalise comme en Europe. Les consultations se font désormais en ligne, les plateformes de prise de rendez-vous existent aussi. Le gouvernement de Nayib Bukele met en avant cette transition numérique comme un symbole de modernisation de l'État. Mais sur le terrain, cette modernisation coexiste avec une réalité beaucoup plus fragile. Les hôpitaux publics continuent de faire face à des pénuries récurrentes de médicaments essentiels et de personnel. Un reportage de notre correspondante régionale, Marie Griffon. À lire aussiAu Salvador, le président Nayib Bukele livre la santé de ses concitoyens à Google Le journal d'Outre-mer la 1re Le 16 août 2005, un avion transportant 152 Martiniquais s'écrasait au Venezuela.

Alors que les recherches continuent pour tenter de retrouver des survivants sous les décombres, le gouvernement est accusé de refuser une partie de l'aide internationale pour des raisons idéologiques. Les recherches continuent mais l'espoir de retrouver des survivants s'amenuise en Colombie. 379 personnes sont toujours portées disparues après le puissant séisme d'une magnitude de 7,4 qui a fait 281 morts et près de 4 000 blessés lundi (10 août 2026). La gestion de l'aide internationale suscite de plus en plus critiques. Le gouvernement d'Abelardo de la Espriella n'a formalisé de demande de soutien qu'auprès « des équipes de recherche et de sauvetage des États-Unis, du Salvador, de l'Équateur et d'Israël », quatre pays dirigés par des alliés du président d'extrême droite. À l'inverse, les secouristes en provenance du Mexique, pays dirigé par la présidente de gauche Claudia Sheinbaum, n'ont pas été autorisés à entrer. Haïti. 5 ans après le séisme dans la péninsule sud, « il n'y a pas eu de vrai projet de reconstruction » Il y a 5 ans, jour pour jour, un séisme ravageait la péninsule sud d'Haïti. Le tremblement de terre du 14 août 2021 a fait plus de 2 200 morts et d'importants dégâts matériels. Plus de 800 000 personnes avaient été affectées directement. Pour Josette Bruffaerts-Thomas, présidente de l'association franco-haïtienne Haïti Futur, il n'y a pas eu de véritable reconstruction. Elle répond aux questions de Joris Zylberman. À lire aussiSéisme de 2021 en Haïti: cinq ans après, une reconstruction sacrifiée par l'insécurité Portrait. AJ Dybantsa, étoile montante de la NBA aux États-Unis En ce mois d'août 2026, RFI vous propose une série de portraits de jeunes qui feront parler d'eux dans les six prochains mois. À 19 ans, AJ Dybantsa, est l'une des grandes promesses de la NBA. Le jeune homme aux origines congolaises et jamaïcaines vient d'être choisi comme numéro 1 de la draft, l'événement annuel où sont sélectionnées les nouvelles pépites du championnat de basket nord-américain. Son portrait, par François-Damien Bourgery. À lire aussiNBA: AJ Dybantsa, un numéro 1 de la Draft aux racines congolaises Le journal d'Outre-mer la 1re 124 ans après l'éruption cataclysmique de 1902, la Montagne Pelée frémit toujours dans le nord de la Martinique. À écouter aussiSe souvenir de l'éruption de la montagne Pelée de 1902, avec Anne Terrier

Le plus petit pays d'Amérique centrale devient, jour après jour, l'un des pays les plus touristiques de la région. Mais ce boom touristique a aussi un revers. En 2025, au moins 3,5 millions de touristes ont visité le Salvador, devant le Costa Rica. Les plages du littoral, réputées pour leurs vagues, attirent notamment des surfeurs venus du monde entier. Mais cette attractivité a ses inconvénients : hausse du coût de la vie, spéculation immobilière alimentée par les acheteurs étrangers et accès au littoral de plus en plus difficile pour les habitants. Illustration dans la ville côtière d'El Tunco. Un reportage de Marie Griffon. Au Venezuela, pouvoir et opposition annoncent des points d'accord Au Venezuela, le premier round du dialogue entre le pouvoir et une partie de l'opposition s'est achevé mercredi 12 août 2026. Un dialogue à huis-clos lancé la semaine dernière, sous l'égide de Washington. L'objectif : préparer la très attendue transition démocratique, sept mois après la capture de l'ex-président Nicolas Maduro par l'armée états-unienne. Les représentants du régime chaviste et de l'opposition ont trouvé plusieurs points d'accord. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. Déchets en Haïti : un État aux abonnés absents En Haïti, le quotidien Le Nouvelliste dénonce un État aux abonnés absents dans l'assainissement des déchets qui jonchent les rues de la capitale Port-au-Prince, notamment. Le journal se penche aussi sur les exigences du Conseil électoral pour être candidat à l'élection présidentielle. Dans son éditorial, le rédacteur en chef du Nouvelliste, Frantz Duval, rappelle les promesses des autorités à l'approche de la rentrée des classes. À écouter aussiEn Haïti, ils transforment les déchets plastiques en objets utiles Le journal d'Outre-mer la 1re La France métropolitaine enregistre déjà, depuis le début de l'année 2026, 17 jours de canicule selon Météo France. C'est pire qu'en 2003, année qui a marqué les esprits des Français. Mais la Métropole n'est pas la seule touchée : la sécheresse atteint aussi des niveaux alarmants en Martinique. À écouter aussiVagues de chaleur en Europe : comment agir sur les causes du réchauffement climatique ?

Le pays traverse une nouvelle saison d'incendies majeure, avec plus de 20 000 personnes évacuées en Colombie Britannique. Par endroits, la forêt brûle avant même d'avoir le temps de se remettre du précédent incendie. Une centaine d'incendies sont toujours actifs en dans la province canadienne de Colombie Britannique. Au-delà du nombre d'hectares brûlés, c'est aussi le rythme auquel les feux reviennent qui pose un problème. La végétation n'a plus temps de se régénérer. Dans l'immense forêt boréale canadienne, c'est un équilibre millénaire qui se dérègle, au point de compromettre la régénération de certaines espèces pourtant adaptées au feu. Un dossier de Nafi Alibert. Primaires démocrates aux États-Unis À 4 mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, une nouvelle série de primaires se tenait hier (11 août 2026), avec en toile de fond la lutte entre centristes et progressistes au sein du parti démocrate. Vainqueure du scrutin dans le Minnesota, l'aile gauche du parti s'est inclinée de manière inattendue dans le Wisconsin. À lire aussiÉtats-Unis: l'aile gauche démocrate gagne la primaire dans le Minnesota, mais perd dans le Wisconsin DJ Kémissa, première femme DJ à sortir un album en Haïti Après 10 ans de carrière comme DJ et productrice en Haïti, DJ Kémissa fait partie des noms qui résonnent fort en Haïti. Avec son premier album qui sort ce mercredi 12 août 2026, elle souhaite briser le plafond de verre et ouvrir la voie aux futures générations femmes DJ en Haïti, dans un milieu encore majoritairement masculin. Elle raconte à Chloé Cadoux comment l'album Fanm Flanm a vu le jour. À écouter aussiKemissa Trécile, reine des platines en Haïti Le journal « La 1ère » Caraïbes Les Antilles en « alerte pollution » ! Et cette fois, ce ne sont pas les tristement célèbres algues sargasses qui sont en cause. Avec Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À écouter aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?

Dans ce quartier de la capitale, Port-au-Prince, certains riverains qui avaient fui la violence des gangs reviennent chez eux, épuisés par les conditions de vie très difficiles dans les camps de déplacés. Mais la zone n'est pas encore totalement repassée sous le contrôle des forces de sécurité. Des habitants abandonnés face aux gangs Derrière ces retours, se cache une inquiétude majeure : la sécurité. Les habitants disent vouloir retrouver leur quartier, mais réclament d'abord des garanties pour pouvoir y vivre et circuler librement. En l'absence d'un contrôle total de l'État, des brigades d'autodéfense tentent de maintenir une présence dans certaines zones. Les organisations de défense des droits humains alertent sur les risques auxquels s'exposent des habitants qui regagnent une zone où l'autorité de l'État reste limitée. « Le retour des populations déplacées ne constitue pas une victoire sécuritaire. Il s'agit plutôt d'un abandon orchestré. Aujourd'hui, la population qui regagne ces zones fait face à une double menace : d'un côté, la terreur des groupes armés et, de l'autre, les exécutions sommaires qui pourraient être perpétrées lors des opérations de ratissage menées par les forces de l'ordre », craint Darbenski Gilbert, de l'Ordre des défenseurs des droits humains. Chili : craintes de privatisation du géant du cuivre Codelco Ce lundi 10 août 2026, le gouvernement chilien d'extrême-droite a annoncé que pour la première fois de l'histoire du pays, le géant public du cuivre Codelco pourra garder dans ses caisses 100% de ses bénéfices engrangés en 2025, afin de diminuer sa dette de réinvestir cet argent dans l'entreprise. Le chiffre exact du manque à gagner pour le budget du pays n'a pas été dévoilé, mais ces bénéfices s'élevaient à 2,4 milliards de dollars l'an dernier (2025). Le cuivre est la principale richesse du pays (plus de la moitié de ses exportations) et Codelco contribue fortement au budget de l'État. Cette décision intervient deux semaines après qu'Arturo Squella, sénateur et chef de file du Parti Républicain (le parti du président d'extrême-droite José Antonio Kast) a dit dans une interview que privatiser l'entreprise publique du cuivre devait être la prochaine étape pour le gouvernement. La déclaration a suscité de nombreuses critiques et a finalement été démentie par le ministre de l'Économie et des Mines. Elle suscite toutefois des craintes chez certains syndicats de mineurs. Codelco est issue de la nationalisation du cuivre décidée sous la présidence du socialiste Salvador Allende, renversé par un coup d'État militaire en 1973. Cette politique était le symbole de la réappropriation par les Chiliens de leurs ressources naturelles, qui devaient contribuer à financer des services publics comme l'école ou la santé. À lire aussiMatières premières: le Chili acte la création d'un nouveau géant du lithium Au Mexique, une cérémonie pour invoquer la pluie Le réchauffement climatique (provoqué par les activités humaines) et les phénomènes comme El Niño provoquent des événements extrêmes auxquels les populations rurales sont les plus vulnérables. À la fin de la saison sèche au Mexique, quand les chaleurs sont intenses et les incendies trop fréquents, dans quelques villages des montagnes de l'État de Guerrero perdure une cérémonie : la bagarre des tigres. Dédiée à la divinité de la pluie Tlalóc (qui présente les traits d'un jaguar), ce rituel invite les habitants à se battre en duel jusqu'au sang. Une goutte de sang versée sur la terre aurait la vertu d'appeler la pluie et serait la promesse de belles récoltes, explique Gwendolina Duval dans son reportage. À lire aussiMexique: des pluies diluviennes font 28 morts à travers le pays Dans le journal de La 1ère... La «galère » pour les utilisateurs des transports en commun en Martinique. Avec Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

Le procès de Duane Davis s'ouvre ce lundi 10 août 2026 à Las Vegas. L'ancien membre de gang accusé d'avoir orchestré et participé au meurtre de Tupac Shakur, en septembre 1996. En 1996, Tupac Shakur est une star mondiale. Il a 25 ans et il a déjà obtenu 36 disques d'or, 19 de platine, 2 de diamant. Une légende née en 1971 dans le quartier d'East Harlem, à New York, dans une famille de militants pour les droits des Afro-Américains. Ses parents sont tous les deux membres des Black Panthers. En 1988, la famille déménage près d'Oakland, en Californie. Et c'est donc là que Tupac Shakur lance sa carrière professionnelle. Il s'impose rapidement comme une des figures du gansta rap, ce sous-genre du hip-hop où la culture des gangs se mêle à celle du rap. Il se distingue par son flow et ses morceaux engagés. Il y parle de racisme, de la misère des ghettos, de violences policières... Mais aussi de sujets plus légers, comme dans le mythique « California Love », qu'il interprète avec Dr Dre. Sans doute son plus gros tube. Le rappeur est également connu pour ses multiples déboires judiciaires, avec plusieurs condamnations, notamment une à quatre ans et demi de prison pour viol. Il en sortira au bout de neuf mois. Il existe à l'époque de fortes rivalités entre les rappeurs de la côte ouest et ceux de la côte est. Ça se manifeste à travers les textes, mais aussi par gangs interposés. Tupac, lui, est lié à celui des Bloods. Des liaisons dangereuses qui vont conduire à sa mort. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. Au Pérou, le Chumbivilcas ne veut pas de Fujimori Au Pérou, Keiko Fujimori commence son quinquennat et prend les rênes d'un pays divisé en deux. Elle s'est imposée fin juin 2026 avec seulement 50 000 voix d'avance sur son adversaire de gauche rurale Roberto Sanchez. Une nette fracture entre Lima, la capitale, et les régions du Sud, profondément anti-fujimoriste. Un rejet quasi unanime, dans une région où la mémoire de la dictature de son père reste vive, comme en témoigne la région de Chumbivilcas. Ici, plus de 95% de la population a voté pour Roberto Sanchez et ne veut pas de Keiko Fujimori comme présidente. Un reportage de notre correspondant, Martin Chabal. La difficulté d'être artiste en Haïti L'invitée Haïti du jour est la comédienne et chanteuse Néhémie Bastien. En France pour participer au festival Les Turennales à Turenne, en Corrèze, Néhémie Bastien proposera des créations musicales et littéraires. Elle revient avec Olivier Rogez, du service Culture de RFI, sur la difficulté d'être artiste en Haïti dans la situation actuelle. Le journal d'Outre-mer la 1re Une première en Guyane : dimanche matin (9 août 2026), le grand public a pu participer à un rituel chamanique.

Après quatre ans de gouvernance de gauche, l'extrême droite prend les rênes du pouvoir en Colombie. Le nouveau président Abelardo de la Espriella est investi ce vendredi 7 août 2026. Abelardo de la Espriella a fait de la lutte contre l'insécurité et la criminalité l'une de ses priorités. Pour marquer cet engagement, il a choisi de prêter serment à Cali, une région touchée par plusieurs attentats ces derniers mois, plutôt que dans la capitale Bogota. Ce début de mandat devrait donc être marqué par une stratégie répressive, une offensive militaire et par la fin des négociations avec les groupes armés et criminels. Une rupture, donc, avec la politique de « paix totale » et de dialogue du président sortant Gustavo Petro. Les explications de Sarah Krakovitch, du service International de RFI. Un éléphant blanc au Sénat colombien En ce mois d'août 2026, RFI vous propose une série de portraits de jeunes qui feront parler d'eux dans les six prochains mois. Cap aujourd'hui sur la Colombie où un éléphant blanc siège désormais au Congrès. El Elefante blanco, Luis Carlos Rua de son vrai nom, est un militant anti-corruption qui dénonce depuis des années la mauvaise utilisation des fonds publics sur les réseaux sociaux, déguisé en éléphant blanc. Il vient de se faire élire sénateur. Son portrait par Marine de La Moissonnière, du service International de RFI. En Haïti, des hospitalisations qui posent question En Haïti, des membres de gangs, et même l'un de leurs principaux chefs, profiteraient de conditions de soins privilégiées dans un hôpital de Carrefour, à une dizaine de kilomètres à l'ouest du centre de Port-au-Prince. C'est ce que révèle une enquête du média d'investigation indépendant Ayibopost. Nous en parlons avec son auteur, Jérôme Wendy Norestyl. À écouter aussiEn Haïti, les conséquences dramatiques de la pénurie de poches de sang Le journal d'Outre-mer la 1re Une immersion dans le service territorial de la police judiciaire et scientifique de Cayenne, en Guyane.

Le processus d'inscription sur les listes électorales a commencé depuis une semaine en Haïti. L'un des enjeux majeurs des élections dont le premier tour doit avoir lieu le 13 décembre 2026, c'est la participation ou non des figures politiques sous sanctions internationales. Les deux enjeux majeurs des élections à venir concerne la participation des Haïtiens au scrutin, avec un processus d'inscription particulièrement lent et long, et la validation des candidatures. Or, remarque Frantz Duval, rédacteur en chef du quotidien Le Nouvelliste, nombre de ces candidats sont aujourd'hui visés par des sanctions internationales en raison de liens présumés avec les gangs ou de soupçons de corruption. Le Nouvelliste revient aussi sur la question du kidnapping. La PNH, la police nationale haïtienne, a annoncé le renforcement de son dispositif de sécurité à Delmas. Une annonce attendue, observe Frantz Duval, car la police était jusqu'ici aux abonnés absents. « La police a refait surface. C'est une bonne chose. Mais on va voir ce qu'elle va faire concrètement », dit-il. Le quotidien rapporte enfin qu'aux États-Unis, une juge fédérale a levé l'ordonnance qui empêchait encore l'administration Trump d'appliquer la fin du TPS, le statut de protection temporaire dont bénéficiait les quelque 330 000 Haïtiens résidents dans le pays. Ceux-ci ne pourront plus conduire ou travailler, et risqueront à tout moment d'être arrêtés par l'ICE, la police de l'immigration. « Aux États-Unis, quand vous ne travaillez pas et que vous ne pouvez pas conduire, vous n'existez pas », remarque Frantz Duval. À écouter aussiÉtats-Unis : pourquoi 350 000 Haïtiens perdent-ils leur protection? Les influenceurs mexicains ciblés par les cartels Au Mexique, les cartels tuent aussi les influenceurs. Le dernier exemple en date est celui de César Gastélum, un créateur de contenu âgé de 25 ans, abattu en pleine rue à Culiacan, la capitale de l'État de Sinaloa. Il est le neuvième influenceur tué dans cet État de l'est du pays depuis septembre 2024. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. Au Salvador, quel avenir pour le bitcoin ? Le président Nayib Bukele avait fait du bitcoin une monnaie légale en 2021. Cinq ans plus tard, le bilan est contrasté. Si le gouvernement continue de promouvoir son image de pionnier des cryptomonnaies, l'usage du bitcoin reste très limité dans la vie quotidienne des Salvadoriens. Un reportage de notre correspondante régionale, Marie Griffon. À écouter aussiLe Salvador abandonne le bitcoin comme monnaie officielle Le journal d'Outre-mer la 1re Lentement mais sûrement, la rétrocession aux collectivités locales du foncier détenu par l'État en Guyane se poursuit…

Washington a annoncé, ce mardi 4 août 2026, révoquer le visa de l'ambassadrice brésilienne dans le pays nord-américain. Après une période d'entente cordiale entre Donald Trump et Lula, les relations entre les deux géants du continent ne cessent de s'envenimer depuis quelques mois, à l'approche de l'élection présidentielle prévue au Brésil en octobre 2026. C'est une escalade « sans précédent, de l'avis même des diplomates brésiliens et états-uniens », au moins depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, souligne Anaïs Fléchet, professeure d'histoire à Sciences Po Strasbourg. Ce mardi, l'administration de Donald Trump a annoncé avoir révoqué le visa de l'ambassadrice brésilienne dans le pays, sans toutefois que cela entraîne son expulsion. Une réaction, selon Washington, au retard des autorités brésiliennes à donner leur agrément à l'ambassadeur états-unien nommé en juin 2026. Insultes et attaques par président interposé « Cette bataille diplomatique s'inscrit dans une suite d'épisodes marquant une dégradation des relations bilatérales », poursuit la spécialiste du Brésil. En juillet, les États-Unis ont imposé de nouveaux droits de douane à une série de produits brésiliens. « Au niveau rhétorique, cela passe aussi par le soutien affiché de l'administration Trump à la candidature de Flavio Bolsonaro », fils de l'ancien président d'extrême-droite Jair Bolsonaro et candidat à l'élection présidentielle face au président sortant de gauche Lula. « Ce soutien se manifeste soit par des déclarations directes depuis les États-Unis, soit par exemple via un tiers comme le président argentin Javier Milei, qui s'est rendu au Brésil lors de la convention d'investiture de Flavio Bolsonaro comme candidat et qui multiplie les insultes et les attaques vis-à-vis du président Lula, précise la chercheuse. Ce qui a provoqué également une crise diplomatique avec l'Argentine ». Brasilia a invité ce mardi l'ambassadeur argentin à rentrer chez lui. Une courte entente cordiale Pourtant, malgré leurs divergences idéologiques, Donald Trump et Lula avaient manifesté publiquement leur bonne entente à plusieurs reprises depuis le retour à la Maison Blanche du milliardaire états-unien. « Curieusement, lors de l'assemblée générale des Nations unies l'an dernier (2025), les deux hommes se sont croisés dans les couloirs de l'ONU un peu par hasard avant leur intervention et Donald Trump a fait l'éloge de Lula lors de son discours. Quelque chose s'est passé. Les deux hommes se sont revus lors du sommet l'ASEAN en octobre 2025, puis Lula est allé en visite à Washington et tout s'est plutôt bien passé entre eux deux », rappelle Thomas Zicman de Barros, docteur associé au Cevipof, à Sciences Po Paris. À lire aussiMalgré leurs divergences, Trump et Lula affichent leur satisfaction après une réunion à la Maison Blanche Accusations d'ingérence électorale Après cette visite survenue en mai, les relations se sont à nouveau tendues, à l'approche de l'élection présidentielle prévue en octobre 2026. Lula a été investi officiellement dimanche 2 août par son parti pour tenter de décrocher un quatrième mandat et affrontera donc Flavio Bolsonaro, le fils de l'ancien président d'extrême-droite Jair Bolsonaro. Le gouvernement brésilien accuse les États-Unis d'ingérence électorale, et a refusé en juillet d'octroyer des visas à deux fonctionnaires du département d'État américain. Lula les a accusés publiquement de vouloir « s'immiscer dans les élections ». Ils sont soupçonnés d'avoir voulu participer à une campagne de désinformation visant à mettre en doute le système de vote électronique au Brésil. Le Brésil isolé dans une Amérique largement acquise à l'extrême-droite De fait, l'administration Trump, et en particulier son chef de la diplomatie Marco Rubio, voudraient voir basculer à l'extrême-droite le Brésil, l'un des rares pays encore gouverné par la gauche sur le continent. « Le basculement d'une série de pays vers l'extrême-droite dans le reste du continent a encouragé l'administration Trump et en particulier Marco Rubio vers une ligne dure. Des pays dans lesquels les États-Unis sont intervenus pour soutenir des candidats d'extrême-droite, comme en Colombie, au Chili, ou encore en Argentine, analyse Anaïs Fléchet. Ce basculement régional isole le Brésil et rend l'action de Marco Rubio et des États-Unis plus directe et plus offensive dans le pays dernièrement. » Cet interventionnisme pourrait se révéler être une arme à double tranchant pour Washington, car « le Parti des travailleurs de Lula a fait de la défense de la souveraineté nationale un thème de campagne majeur, ce qui se double d'une dénonciation de l'ingérence des États-Unis et renvoie aussi à un discours plus ancien de dénonciation de l'impéralisme des États-Unis », explique Anaïs Fléchet. Aux États-Unis, une association aide des familles à rendre visite à leurs proches en prison Depuis deux décennies, la Pennsylvania Prison Society, une organisation à but non lucratif financée par l'État de Pennsylvanie, permet chaque année à des milliers de personnes (principalement des femmes noires) de rendre visite à leurs proches détenus dans les prisons d'État. Mais l'ONG a bien failli devoir mettre fin à son activité, avant d'obtenir sur le fil un nouveau financement pour l'année prochaine. Car depuis la pandémie de Covid-19, le système carcéral s'est transformé et tourné davantage vers des visites virtuelles, en visioconférence. À Philadelphie, François-Damien Bourgery a suivi une des visites organisées par l'association. Haïti : les Gonaïves face à la saison des cyclones La saison cyclonique, débutée en juin 2026, frappe de plein fouet la ville des Gonaïves et ses environs. Mi-juillet 2026, des pluies diluviennes accompagnées de vents violents se sont abattues sur plusieurs communes du département de l'Artibonite. Dans la section communale de La Pierre, située à une dizaine de kilomètres au nord-ouest des Gonaïves, les vents ont déraciné des arbres et arraché des toitures. Deux personnes sont mortes, dont une enfant de 9 ans. La saison des cyclones atteint généralement son pic au mois de septembre en Haïti. Ronel Paul a joint pour RFI la Protection civile locale et une ONG italienne sur place, pour mieux comprendre comment elles tentent de prévenir les risques liés aux ouragans et aux cyclones en cette saison. À écouter aussiCap-Haïtien : mouvement de colère face aux inondations Dans le journal de La 1ère... Lancée en février 2026 en Martinique, la pétition « anti-algues sargasses » n'a pour l'instant pas atteint son objectif, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À écouter aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?

Des parlementaires du Parti national libertarien, proches de la coalition du président d'extrême-droite José Antonio Kast, demandent au dirigeant du pays la création d'un Musée « de la vérité ». Il s'agirait, selon eux, de commémorer les « victimes » du gouvernement socialiste de Salvador Allende entre 1970 et 1973, juste avant le coup d'État militaire. Il existe bien à Santiago du Chili un Musée de la mémoire et des droits humains : un grand bâtiment contemporain couleur bronze, proche du centre historique de la capitale. On y trouve de nombreux témoignages et archives des crimes commis sous la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990), qui a fait plus de 3 000 morts. Pourtant, ce musée serait incomplet, selon certains élus d'extrême-droite qui voudraient créer un autre lieu présentant leur propre version de l'histoire. Pénuries Sept parlementaires d'ultra-droite, membres du Parti national libertarien, ont présenté en juin une résolution demandant au président d'extrême-droite José Antonio Kast (au pouvoir depuis mars) la création d'un Musée « de la vérité ». Ces élus défendent l'idée selon laquelle le coup d'État militaire était justifié et nécessaire, et souhaitent dénoncer « les abus, la famine ainsi que l'humiliation » qu'auraient subi des millions de Chiliens pendant ces trois années où la coalition de gauche, l'Unité Populaire, gouvernait le pays après avoir accédé démocratiquement au pouvoir en 1970, et avant d'être déstabilisée puis renversée par un coup d'État soutenu par la CIA. Pourtant, explique la correspondante de RFI à Santiago, il ne sera pas question dans ce musée de l'ingérence des États-Unis au Chili. « Il s'agira d'un musée concernant l'histoire des Chiliens, pas celle des États-Unis, se défend Paulina Muñoz, l'une des élues à l'origine de la proposition. Il y aura des témoignages, des documents mais à travers le regard des Chiliens », sans plus de contexte, confirme-t-elle, jointe par Naïla Derroisné. Intervention des États-Unis « Comprendre la période de l'Unité Populaire sans considérer le contexte interaméricain me parait très compliqué. Car de nombreux événements ayant eu lieu pendant cette période, comme par exemple les pénuries, ont été le fruit d'interventions nord-américaines. L'utilisation de l'Histoire par la droite chilienne souffre d'un manque de méthodologie, estime Camila Gatica, professeure assistante au département des Sciences Historiques de l'Université du Chili. De plus, penser qu'il n'existe qu'une seule vérité et qu'elle est statique, me parait très problématique. Tout comme parler des pénuries alimentaires sans mentionner le programme de nutrition infantile instauré par l'Unité Populaire.» Au Panama, des habitants manifestent contre un barrage destiné à alimenter le canal « Non au barrage », voilà ce qu'on pouvait lire notamment sur les banderoles de manifestants dans la capitale panaméenne ce lundi 3 août 2026. Près de 300 personnes s'y sont réunies, notamment des habitants et paysans, riverains du fleuve Indio, où doit être construit un barrage pour créer un lac artificiel destiné à alimenter le canal de Panama, menacé par la sécheresse. Les habitants, qui seront expropriés, se sentent trahis par l'État et dénoncent aussi le déplacement des tombes de leurs ancêtres enterrés dans huit cimetières qui se trouvent dans l'emprise du futur barrage. À lire aussiRéchauffement climatique: la pénurie d'eau douce menace la viabilité du canal de Panama Grenadye Alaso, d'où vient le cri de ralliement des supporters haïtiens ? Ces deux mots ont été scandés par tous les supporters haïtiens lors de la Coupe du monde de football masculin 2026. À l'origine, ordre militaire de l'armée coloniale française, la phrase « Grenadiers à l'assaut » a été détournée par des esclaves en armes, il y a plus de deux siècles. Pendant la guerre d'indépendance, elle devient un cri pour tenir bon et avancer malgré tout. La mémoire de la Révolution a toujours été mobilisée dans la culture populaire haïtienne. « Les Haïtiens ont toujours eu un attachement très romantique, presque épique, à leur histoire. Le football n'est que le terrain d'expression de ce patriotisme », explique le géographe Jean-Marie Théodat, de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, interviewé par Léonie Magro del Baño. Avec la qualification d'Haïti pour sa première Coupe du monde en 52 ans, plus d'une vingtaine de chansons ont vu le jour en quelques semaines, au pays comme dans la diaspora. Parmi elles, « Ayiti Nan Batay », de la chanteuse Ayiiti, en featuring avec Boukman Eksperyans et Paul Beaubrun. « On s'est qualifiés le 18 novembre, le jour de la bataille de Vertières : c'est hyper symbolique. J'ai voulu rendre hommage aux grenadiers de maintenant et de l'époque », témoigne l'artiste auprès de RFI. À lire aussiCoupe du monde 2026: les larmes et la fierté des supporteurs après l'élimination d'Haïti Dans le journal de La 1ère... Le ministre français de l'action et des comptes publics a atterri ce lundi (3 août 2026) en Guyane, d'où il a confirmé l'arrivée en 2027 de 15 douaniers supplémentaires, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À lire aussiFrance: démantèlement d'un réseau de passeurs qui faisait transiter des migrants syriens par la Guyane

Près de 20% de la population mexicaine appartient à des peuples indigènes qui sont reconnus par la Constitution mexicaine. Le dernier à avoir obtenu ce statut : le peuple de la « Nación Ndée » au nord du pays. Si leur existence a longtemps été niée par l'histoire mexicaine héritée de la colonisation, marquée par les meurtres et le racisme, plusieurs membres revendiqués de la communauté Ndée sortent de l'ombre et tentent de sauver ce qu'il reste de leur culture. Au Mexique, il existe officiellement 70 peuples originels - 69 peuples indigènes et le peuple afromexicain, reconnus depuis un peu plus de 30 ans par la Constitution mexicaine. Le gouvernement a lancé un projet de loi générale pour les droits de ces populations. Au nord du Mexique, le peuple de la « Nación Ndée » , est le dernier à avoir obtenu cette reconnaissance. Longtemps, leur existence contemporaine a été niée par l'histoire mexicaine héritée de la colonisation, marquée par les meurtres et le racisme. À tel point que même si les terres Ndées s'étendaient entre les immensités du Mexique et des États-Unis, on disait qu'ils avaient disparu de ce côté de la frontière. Mais depuis des années, quelques membres de la communauté qui se reconnaissent Ndés dans les États du nord du Mexique sortent de l'ombre, se battent pour leurs droits et tentent de sauver ce qu'il reste de leur culture. Notre correspondante Gwendolina Duval est allée à leur rencontre dans l'État de Chihuahua. À écouter aussiSur les traces des descendants d'Afrique au Mexique Des incendies ravagent le continent nord-américain Les feux de forêt se multiplient, en Amérique du Nord, et particulièrement au nord-ouest du continent. Des incendies fulgurants ravagent la ville de Spokane, la deuxième plus grande ville de l'État de Washington, à l'est de Seattle. Ils s'inscrivent dans un contexte de sécheresse extrême et de fortes chaleurs dans l'État de Washington. Selon le gouverneur, Bob Ferguson, il s'agit de la quatrième année consécutive de sécheresse dans l'État. Dave Upthegrove, commissaire aux terres publiques de l'État de Washington, parle d'une saison des feux « exceptionnelle », et assure que la conjonction de conditions météorologiques défavorables et la multiplication des incendies dans tout l'Ouest « mettent les personnes mobilisées à rude épreuve ». Selon l'ONU, près de 2 millions d'hectares ont brûlé aux États-Unis depuis le début de l'année 2026. Et de l'autre côté de la frontière, au Canada, il s'agit de la pire saison de feux de forêt jamais connue, avec 3,8 millions d'hectares brûlés en 2026. Des feux souvent non maîtrisés, car ils se trouvent dans des zones reculées, difficilement accessibles par la route... À lire aussiÉtats-Unis: le suspect d'un des incendies de Los Angeles aurait agi par vengeance contre les riches Les États-Unis durcissent encore les règles de l'immigration Depuis quelques mois, l'administration Trump inflige aux étrangers ayant reçu l'ordre de partir, des amendes aux montants astronomiques. Les autorités étasuniennes utilisent pour cela une loi de 1996 qu'aucun autre président, hormis Donald Trump, n'avait jamais appliquée. Les modalités ont été simplifiés et les délais pour faire appel raccourcis. Des actions en justice ont été lancées. À lire aussiLes États-Unis expulsent encore des dizaines de personnes vers l'Afrique Début des inscriptions sur les listes électorales dans certains départements haïtiens En Haïti, le gouvernement et le Conseil électoral provisoire mettent le cap vers l'organisation des prochaines élections, un exercice démocratique auquel les citoyens n'ont plus participé depuis plus de dix ans. Après la publication d'un nouveau calendrier électoral, le CEP a lancé cette semaine l'opération d'inscription des électeurs dans le département de l'Ouest, notamment à Delmas, Tabarre et Pétion-Ville. Plusieurs citoyens ont répondu à l'appel. Si certains saluent enfin le démarrage du processus, d'autres restent sceptiques dans un contexte marqué par l'insécurité. Suivant le calendrier publié par le Conseil électoral, le premier tour des élections présidentielle et législatives est fixé au 13 décembre 2026, et la publication des résultats définitifs de l'ensemble du processus, le 7 mars 2027. Un dossier signé Peterson Luxama, qui a sillonné plusieurs centres d'inscription. À écouter aussiHaïti : «Sans sécurité, les élections ne seront qu'un leurre» Journal de la 1ère Alex Leveillé nous donne les résultats de la lutte contre l'insécurité à Saint Martin et Saint Barthélémy sont plutôt encourageants, et a recueilli le témoignage d'une femme qui craint d'avoir été droguée lors d'une soirée en Guadeloupe, sans avoir pu porter plainte à la gendarmerie.

À 80 ans, Luiz Inácio Lula da Silva sera officiellement investi ce dimanche (2 août 2026) comme candidat du Parti des travailleurs pour l'élection présidentielle d'octobre. La course s'annonce très serrée face à Flávio Bolsonaro, le candidat de l'extrême droite. Le président sortant entend faire campagne sur son bilan économique et social, tout en se posant en défenseur de la démocratie et de la souveraineté brésilienne face aux pressions de Washington. Pour le politologue Gustavo Ribeiro, Lula reste le seul leader capable de rassembler la gauche, mais cette nouvelle candidature révèle aussi l'incapacité du Parti des travailleurs à préparer sa succession. À lire aussiBrésil: «Lula est le seul candidat capable de rassembler la gauche et une partie du centre» Akriila, la voix de la génération Z chilienne Au Chili, elle est l'une des voix montantes de la musique urbaine. Akriila, 22 ans, mélange reggaeton, trap, pop expérimentale et sons électroniques. Artiste queer, révélée après le confinement, elle chante les amours, les doutes et questionnements identitaires d'une génération. Un portrait d'Antonin Barles. Ces Haïtiens victimes de « zombification » En Haïti, des milliers de personnes vivraient aujourd'hui en état de « zombification ». Loin des clichés hollywoodiens, ces zombis ne sont pas des monstres cannibales mais pour la plupart, les victimes d'une justice parallèle ancestrale. Née du croisement entre le Vodou, l'héritage culturel africain et le traumatisme de l'esclavage, la zombification est un processus aux multiples facettes, encore trop méconnue. Louise Kim. À écouter aussiVaudou haïtien, des origines africaines au syncrétisme multiple, au-delà des zombis Journal de la 1ère Le Premier ministre du territoire d'outre-mer britannique Monserrat affiche sa volonté de développer un partenariat avec la Guadeloupe en matière santé.

La commission à la sécurité intérieure du Sénat a entendu mercredi 30 juillet Anthony Fauci, l'ex-conseiller de Donald Trump et Joe Biden sur le Covid-19. Une audition dans le cadre d'une enquête sur les origines de la pandémie. Six ans après, le Covid-19 continue à faire parler de lui aux États-Unis. Déjà auditionné plusieurs dizaines de fois par le Congrès, Anthony Fauci a été entendu une nouvelle fois hier (29 juillet 2026) par la commission présidée par le sénateur Rand Paul, bien décidé à prouver que le spécialiste des maladies infectieuses avait menti sur les origines de la pandémie. Mais cette fois, l'intéressé a refusé de répondre aux questions, persuadé que l'élu du Kentucky faisait de son cas une affaire personnelle. « La seule raison pour laquelle il m'a convoqué devant cette commission, c'est pour me faire dire quelque chose, n'importe quoi, qui puisse justifier la réalisation de sa promesse maintes fois répétée : celle de me mettre derrière les barreaux. Toute personne sensée qui aurait observé son obsession à mon égard en arriverait à la même conclusion », a-t-il ainsi déclaré dans son propos liminaire, avant d'invoquer plus d'une centaine de fois le 5e amendement de la Constitution, qui garantit le droit au silence. Les détails de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. En Haïti, la question du financement des partis À deux mois du début de la campagne électorale en vue de la présidentielle du 13 décembre en Haïti, se pose la question du financement des partis. L'État remboursera leurs dépenses de campagne, mais à certaines conditions. Des règles bien précises concernent également les dons venant de particuliers, surtout des étrangers, remarque Frantz Duval, le rédacteur en chef du Nouvelliste. Trois jours après la fin du TPS, le Nouvelliste dresse le portrait d'une Haïtienne qui se mobilise pour aider ses compatriotes aux États-Unis, Farah Larrieux. Un engagement qui vient de son histoire personnelle. Toujours à propos des États-Unis, le chargé d'affaires américain Henry Wooster quitte Haïti. Il sera reste un peu plus d'un an. Que retenir de son court séjour ? En Bolivie, un jeune agriculteur veut sauver les patates Direction la Bolivie, où il existe entre 1 000 et 1 500 variétés différentes de pommes de terre. Mais à peine quelques dizaines de ces variétés sont produites à grande échelle, ce qui menace cette diversité génétique. Dans les montagnes boliviennes, à 100 kilomètres de La Paz, Lionel Mejías, un agriculteur de 19 ans, s'est mis en tête de préserver les variétés de patates de sa communauté. Notre correspondant Nils Sabin est allé le rencontrer. Le Journal d'Outre-mer la 1re En Guadeloupe, la ligue de natation est dans la tourmente.

Les États-Unis durcissent encore un peu plus leur politique migratoire. Après les arrestations devant les tribunaux où des migrants se rendaient pour répondre à une convocation pour étudier leur dossier, place désormais aux interpellations dans les aéroports. Plusieurs médias américains révèlent cette nouvelle manière de procéder de l'ICE, la police anti-immigration, nous explique Marine de La Moissonnière du service international de RFI. On savait que l'ICE intervenait dans les aéroports du pays, depuis quelques mois, pour arrêter des étrangers sous le coup d'une mesure d'expulsion. La nouveauté, c'est que la police anti-immigration interpelle désormais des gens dont le visa a expiré, mais qui ne sont pas sous le coup d'une obligation de quitter les États-Unis, y compris des personnes dont la procédure de renouvellement du visa est à l'étude. L'administration Trump fait également pression sur les étrangers en leur infligeant des amendes : 998 dollars par jour passé aux États-Unis sans papiers. C'est autorisé par la loi depuis 1996. Mais avant Donald Trump, jamais aucun président des États-Unis n'avait utilisé cette arme. Impossible de savoir combien de personnes ont préféré rentrer dans leur pays d'origine, faute de pouvoir payer. Enfin, Washington a annoncé hier (mardi 28 juillet 2026) une réforme de la procédure de demande d'asile qui est entrée en vigueur immédiatement. Désormais, les dossiers de certains demandeurs d'asile seront directement traités par un juge, parfois même sans les entendre. Auparavant, tous les demandeurs d'asile avaient un premier rendez-vous avec un agent des services de l'immigration, dans un bureau. Ce n'est qu'en cas de rejet de leur dossier qu'ils voyaient un juge qui pouvait ordonner leur renvoi des États-Unis. Présenté comme une simplification de la procédure, ce changement devrait surtout permettre d'accélérer l'expulsion de centaines de milliers de demandeurs d'asile. Le difficile labeur des agriculteurs haïtiens Plus de la moitié de la population haïtienne se trouve en insécurité alimentaire aiguë, selon la FAO. Alors que près de la moitié des produits alimentaires consommés dans le pays sont importés et souvent trop chers, l'agriculture locale peine à se développer : elle emploie près de 60% de la population, mais ne représente que 20% du PIB d'Haïti. Elle est frappée durement par le changement climatique. Louise Jouveshomme a pu s'entretenir avec des agriculteurs qui lui ont raconté devoir faire face à des sécheresses et des inondations de plus en plus fréquentes. Ils dénoncent également le manque de soutien des pouvoirs publics. Un abandon qui remonte aux années 80 lorsque les grandes institutions monétaires, comme le FMI ou la Banque mondiale, conditionnent leur soutien économique à l'ouverture d'Haïti au commerce mondial. Pour tenter d'enrayer cette crise, il existe des initiatives locales comme celles lancées par le MPP, le Mouvement paysan papaye, basées sur l'entraide entre paysans et le respect de l'environnement. À écouter aussiLe programme alimentaire mondial au secours des agriculteurs haïtiens Recrudescence de la dengue au Honduras Près de la moitié de la population mondiale, soit environ 4 milliards de personnes, vit dans des zones où il existe un risque de transmission de la dengue, selon l'OMS. En Amérique centrale, depuis début juillet 2026, la région est sur ses gardes. Avec le retour de la saison des pluies, les moustiques vecteurs du virus prolifèrent à nouveau. Deux pays sont aujourd'hui fortement touchés dans la région : le Panama et le Honduras où cinq personnes sont mortes ces dernières semaines, dont deux enfants. La capitale, Tegucigalpa, concentre la majorité des cas. Sur place les autorités sont à pied d'œuvre pour tenter de limiter la propagation du virus. Reportage de Marie Griffon. À lire aussiDengue, Zika, chikungunya: les moustiques invasifs coûtent des milliards, la prévention reste à la traîne Le journal de la 1ère L'île de Montserrat et la Martinique veulent renforcer leur coopération en matière de santé.

Ce mardi 28 juillet 2026, Keiko Fujimori prend officiellement ses fonctions, lors d'une cérémonie au Congrès. Plusieurs chefs d'État de la région y assisteront, parmi lesquels le président argentin Javier Milei et le président chilien José Antonio Kast. Le roi d'Espagne, Felipe VI, sera également présent. On attend surtout le premier discours et peut-être les premières annonces de la nouvelle présidente, confrontée à de multiples défis. Parmi ces défis : la lutte contre la criminalité, les conséquences attendues du phénomène El Niño et la réconciliation d'un pays profondément divisé. Si elle a promis de gouverner avec une « main dure » contre le crime organisé, les mesures concrètes de son gouvernement ne sont pas encore connues et son parti ne dispose pas de la majorité au Parlement. Le nouvel exécutif devra également faire face aux effets d'El Niño, qui pourrait toucher près d'un Péruvien sur trois dans un pays insuffisamment préparé. Enfin, élue de justesse, la nouvelle présidente devra convaincre au-delà de son camp, sous peine de voir ressurgir les crises politiques qui ont marqué le Pérou. À lire aussiSécurité, climat, héritage familial: les défis de Keiko Fujimori, investie présidente du Pérou Au Venezuela, les autorités vérifient la solidité des bâtiments Il y a un peu plus d'un mois, le 24 juin 2026, le Venezuela était frappé par un double séisme qui faisait au moins 5 500 morts. Un bilan qui pourrait être bien plus lourd : selon l'ONU, près de 50 000 personnes sont toujours portées disparues. Dans les zones les plus touchées, notamment dans l'État de La Guaira, au nord du pays, et à Caracas, les opérations de déblaiement se poursuivent. Parallèlement, des brigades d'ingénieurs inspectent les nombreux bâtiments fragilisés afin d'évaluer leur solidité et de déterminer s'ils présentent un danger. Reportage d'Alice Campaignolle. Haïti : interrogations sur le calendrier électoral Comme chaque mardi, nous avons retrouvé notre confrère Gotson Pierre, directeur de l'agence AlterPresse. Avec lui, nous avons évoqué la publication du calendrier électoral par le Conseil électoral provisoire, les incertitudes qui pèsent sur son application en raison de l'insécurité, ainsi que le désarmement du groupe d'autodéfense Back-up FèRè à Mirebalais et ses possibles conséquences sur le terrain. Journal de la 1ère En Martinique, une société de transports en commun en grande difficulté.

Hier, dimanche 26 juillet 2026, Brasilia a rappelé son ambassadeur à Buenos Aires. L'ambassadeur argentin au Brésil, lui, a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères brésilien. À l'origine de cette dispute entre les deux voisins, il y a les propos tenus par Javier Milei ce week-end. Samedi, à Sao Paulo, lors de l'investiture de Flavio Bolsonaro comme candidat des conservateurs à la présidentielle d'octobre, le président argentin d'extrême droite a traité son homologue brésilien de gauche de « voleur », sans le nommer. Javier Milei s'en est aussi pris au juge de la Cour suprême brésilienne, Alexandre de Moraes. Dimanche, Javier Milei en a remis une couche. Il a accusé le Brésil, mais aussi le Mexique et le Parti démocrate des États-Unis d'être responsable d'une « campagne anti-argentine ». Les autorités brésiliennes n'ont pas apprécié ce qu'elles qualifient de « propos offensants » et elles l'ont fait savoir. Les relations entre Lula et Javier Milei n'ont jamais été bonnes. Mais jamais auparavant - jamais même depuis le retour de la démocratie dans les deux pays - la situation n'avait été aussi tendue, explique Marine de La Moissonnière, journaliste au service international de RFI. Haïti : élections présidentielle et législatives le 13 décembre En Haïti, s'achemine-t-on, du moins sur le papier, vers l'organisation des élections ? Ce week-end, le Conseil électoral provisoire a transmis au gouvernement un nouveau calendrier électoral. Le premier tour des élections présidentielle et législatives est fixé au 13 décembre prochain. Dans ce document, l'organe électoral prévoit également la publication des résultats définitifs le 7 mars 2027. Un calendrier qui suscite déjà des réactions à Port-au-Prince. Si certains citoyens disent attendre ces scrutins, d'autres se montrent très sceptiques. Correspondance de Peterson Luxama. À lire aussiHaïti : «Sans sécurité, les élections ne seront qu'un leurre» La tenue des élections est évidemment conditionnée à un retour au calme dans le pays. Or, on en est loin. L'insécurité s'étend notamment dans l'Artibonite. Jean-Denis, une localité de Petite-Rivière, est désormais complètement assiégée après l'attaque du gang Gran Grif, fin mars, et la prise de contrôle d'un axe stratégique. Début juin, les groupes armés sont passés à une nouvelle étape en érigeant un mur qui empêche désormais les quelques habitants qui n'ont pas pu fuir d'entrer et de sortir librement de la zone. Cette situation accentue l'isolement de la population et soulève de sérieuses interrogations sur la capacité des autorités à sécuriser les voies d'accès. Dossier signé Ronel Paul. À lire aussiHaiti : les habitants racontent l'horreur de l'attaque de gang dans l'Artibonite Équateur : comment enseigner la culture indigène pour éviter sa disparition ? L'éducation interculturelle et bilingue est une obligation constitutionnelle en Équateur. Ces écoles ne sont pas installées seulement à la campagne, dans les communautés rurales, mais aussi dans les grandes villes où de très nombreux indigènes ont dû migrer pour chercher du travail et fuir la pauvreté. Il existe 14 écoles et collèges interculturels à Quito, la capitale équatorienne, mais une sort vraiment du lot et est considérée comme un exemple par les autorités, celle de Yachay Wasi que notre correspondant Eric Samson a visitée. À lire aussiEquateur: quand des écoles défendent les langues indigènes Le journal de la 1ère En Guyane, des chefs coutumiers sont en mission pour identifier des terres ancestrales.

Ce vendredi 24 juillet devait prendre fin le TPS, le statut de protection temporaire dont bénéficient les Haïtiens aux États-Unis. Cette expiration a finalement été repoussée de trois jours. Le TPS a été créé en 1990 par le Congrès américain. Il permet aux ressortissants de pays touchés par des catastrophes naturelles, des conflits armés ou autres situations exceptionnelles de résider et de travailler temporairement aux États-Unis. Pour les Haïtiens, il existe depuis 2010, date du terrible séisme qui a ravagé l'île. Fin juin, la Cour suprême américaine a formellement autorisé l'administration Trump à révoquer ce statut. Mais mercredi, une cour d'appel fédérale de Washington a accordé un sursis de trois jours avant la fin du TPS. Cela ne fait que repousser l'échéance et la probabilité pour près de 330 000 Haïtiens d'être déportés en Haïti, alors même que les violences des gangs persistent dans le pays. Les explications de Sarah Krakovitch, du service International de RFI. À lire aussiÉtats-Unis: la Cour suprême autorise la révocation du statut de protection temporaire des réfugiés haïtiens Bruce Springsteen, plus libre que jamais La suite de notre série consacrée aux coups de cœur musicaux. Aujourd'hui, direction les États-Unis avec un célèbre chanteur et musicien qui est devenu l'un des artistes les plus engagés contre la politique de l'administration Trump. Il s'agit de Bruce Springsteen. Plus libre que jamais dans ses prises de parole publiques. Son portrait est signé Achim Lippold, du service International de RFI. Journal de la 1ère Le journal d'Outre-mer la 1ère zone caraïbe est présenté par M. Edwige Saint-Thomas. Au menu : la France entend renforcer la lutte contre le narcotrafic aux Antilles. Cela passe par une meilleure coopération régionale.

Le 24 juin, deux puissants séismes ont frappé le nord du Venezuela, ravageant des quartiers entiers de Caracas et surtout de La Guaira, sur la côte, et faisant plusieurs milliers de morts déjà identifiés, tandis que l'ONU estime que le bilan final pourrait atteindre des dizaines de milliers de victimes et disparus. Un mois plus tard, nous revenons sur cette catastrophe avec Mélissa Barra qui s'est rendue sur place. Notre collègue décrit un paysage de désolation : immeubles de 10 à 20 étages totalement effondrés, montagnes de gravats, secouristes cherchant désespérément des « poches de survie », et surtout des familles livrées à elles‑mêmes, contraintes de fouiller les décombres pour retrouver leurs proches. Un mois plus tard, le pays tente de se relever et d'entrer dans la phase du deuil : devant une morgue improvisée à La Guaira, de jeunes Vénézuéliens disent au moins éprouver un certain soulagement d'avoir retrouvé le corps d'un proche disparu. La santé mentale est devenue un enjeu crucial, avec des centaines de psychologues mobilisés auprès des déplacés, tandis que la colère populaire monte contre les autorités vénézuéliennes et contre les États‑Unis, qui ont placé le pays sous tutelle en janvier sans que la population ne voie encore d'amélioration concrète. À lire aussiSéismes au Venezuela: un soutien psychologique apporté aux enfants traumatisés Comment Haïti se prépare-t-il à la fin du TPS ? Avec Frantz Duval, rédacteur en chef du journal Le Nouvelliste, nous revenons sur les principaux sujets qui font l'actualité en Haïti : la fin du TPS, le statut de protection temporaire accordé à des centaines de milliers d'Haïtiens aux États-Unis, et les conséquences attendues de leur retour ; les interrogations autour du calendrier électoral, que le Conseil électoral provisoire tarde toujours à publier ; enfin, l'hommage rendu à Monique Benjamin Souvenir, dite « Fanny », figure emblématique des médias haïtiens, décédée le 21 juillet. À lire aussiFin du TPS : forte inquiétude pour les Haïtiens installés aux États-Unis Clash entre deux géants américains du numérique Apple poursuit OpenAI en justice, accusant l'entreprise d'avoir profité de l'embauche d'anciens salariés d'Apple pour obtenir des secrets industriels et accélérer le développement de ses propres appareils d'IA, comme un assistant personnel connecté sans écran. Un dossier de Pauline Fragonas. Journal de la 1ère Les syndicats du CHU de Martinique tirent la sonnette d'alarme.

À Port-au-Prince, plusieurs ateliers ont été détruits ou abandonnés sous la pression des gangs armés. Les artistes peinent désormais à trouver des espaces où créer, exposer ou vendre leurs œuvres. L'insécurité menace un pan important du patrimoine culturel haïtien. Peintre et membre du collectif Atis Rezistans, Célour Jean-Hérard, qui évolue dans le secteur depuis près de quatre décennies, raconte avoir perdu son atelier, détruit lors des violences. Malgré les difficultés, il refuse de baisser les bras. Selon lui, les artistes veulent continuer à créer et à montrer au monde une autre image d'Haïti, loin de celle de la violence. Il appelle les autorités à prendre des mesures urgentes pour sauver ce secteur, véritable vitrine de la culture haïtienne. Il est au micro de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. La rougeole fait rage aux États-Unis Aux États-Unis, l'université Johns Hopkins a publié hier ses derniers chiffres sur la rougeole : 2295 cas ont été recensés depuis le début de l'année, soit plus que le total enregistré l'année dernière. Du jamais-vu depuis 1991 et le début d'une campagne massive de vaccination qui avait permis, dix ans plus tard, de déclarer la rougeole comme officiellement éradiquée aux États-Unis. Un statut désormais menacé. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. À lire aussiRougeole: «Il faut plus de 95% de couverture vaccinale pour éviter la résurgence» La France soutient les indigènes Gunas Direction le Panama, plus précisément la comarca de Guna Yala, une zone semi-autonome où résident environ 35 000 indigènes Gunas. Sur les îlots de l'archipel des San Blas, la population vit essentiellement du tourisme, de la pêche ou de l'exploitation de la noix de coco. Certains habitent aussi sur la terre ferme, plus ou moins proches des terrains agricoles. Face aux défis du changement climatique, du vieillissement des agriculteurs, des changements démographiques et culturels, les Gunas doivent perpétuellement s'adapter et se réinventer. Cette année, avec l'appui des ministères panaméens de l'Environnement et de l'Agriculture ainsi que d'organisations locales, la France a apporté son aide à trois communautés Guna pour développer leur secteur agricole. Originalité du programme : il s'agissait de trois contextes différents, et les réponses spécifiques ont donc été choisies après des concertations poussées avec la population. Un dossier de notre correspondant à Panama City, Grégoire Pourtier. À lire aussiLes Kunas du Panama face au changement climatique Journal de la 1ère Le journal d'Outre-mer la 1ʳᵉ zone caraïbe est présenté par Edwige Saint-Thomas.