Journal d'Haïti et des Amériques

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13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Mikaël Ponge vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions d’auditeurs, est le deuxième bassin d’audience de notre radi

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    • Feb 16, 2026 LATEST EPISODE
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    En Haïti, les habitants des Gonaïves s'organisent pour pallier l'absence de l'État

    Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 30:00


    Dans cette ville du département de l'Artibonite, les infrastructures publiques sont laissées à l'abandon. Pour tenter d'enrayer leur dégradation, les associations, soutenues par la diaspora prennent en charge les travaux. La Patrie en danger, une organisation de citoyens des Gonaïves vivant à l'étranger, a lancé l'année dernière (2025) des travaux de réaménagement de la Place d'Armes des Gonaïves. Ce lieu revêt une importance symbolique majeure dans l'histoire nationale : c'est là que les héros de l'armée indigène ont proclamé l'indépendance d'Haïti, le 1er janvier 1804. Plus récemment, un autre groupe de citoyens a entrepris la réhabilitation d'un terrain de football de la ville. Ce terrain est notamment utilisé durant les vacances estivales pour l'organisation de compétitions de football interquartiers, très prisées par la jeunesse locale. Ces chantiers n'ont bénéficié d'aucun support financier de la part des autorités locales. Un reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Ronel Paul.   La peur de l'embrasement nucléaire Aux États-Unis, la presse revient sur l'expiration de New Start, le dernier traité qui encadrait les arsenaux nucléaires états-uniens et russes. C'était dans la nuit du 4 au 5 février 2026. « Le traité New Start n'était pas un remède miracle, mais il a contribué à la sécurité du monde », estime le sénateur démocrate Mark Kelly dans le Washington Post. « Si vous voulez la paix, ne perdez pas la course à l'armement nucléaire », rétorque son collègue républicain Mark Cotton dans le Wall Street Journal. Le New York Times, de son côté, lance l'alerte : « Donald Trump risque de déclencher un incendie nucléaire ». « Plutôt que de préserver la stabilité qui règne depuis un demi-siècle, l'administration envisage de déployer plus d'armes nucléaires et, peut-être de manière plus imprudente, la reprise des essais nucléaires souterrains », écrit le quotidien. Alors, comme souvent face à la politique de Donald Trump, il en appelle au Congrès : « À une époque où les tensions s'intensifient et les traités se délitent, laisser le sort du monde entre les mains d'une seule personne, quelle qu'elle soit, est un risque qu'aucune démocratie ne devrait tolérer. »   Vers un abaissement de l'âge de la responsabilité pénale en Argentine En Argentine, les députés ont voté jeudi dernier (12 février) en faveur de l'abaissement de l'âge de la responsabilité pénale. Elle passe de 16 à 14 ans. Pour Jimena Villareal, ce projet de loi est parfaitement absurde. Elle aurait pourtant toutes les raisons d'y être favorables. Il y a deux ans, le 29 février 2024, son mari a été tué par deux ados de 17 et 14 ans qui voulaient lui voler sa moto. Mais Jimena, que Pagina12 a rencontrée, connaît la réalité des choses. Elle est psychologue, spécialisée dans l'enfance et l'adolescence. Elle a travaillé dans des quartiers populaires. Et elle en est persuadée : « Personne ne devient un meurtrier comme ça, d'un coup. C'est la conséquence d'un long processus marqué par l'abandon. Ceux qui vont aller en prison sont tous pauvres. Ils seront placés dans une institution où on les oubliera jusqu'à ce qu'ils en ressortent. » Ce qui met aussi en colère Jimena, c'est le budget prévu pour financer les futurs centres de détention : plus de 23 milliards de pesos – l'équivalent de 14 millions d'euros. « Ce serait formidable, dit-elle, qu'ils investissent cet argent dans des lieux où ces enfants pourraient trouver de l'humanité, plutôt que dans des prisons où ils deviendront de vrais criminels. »   Tumbler Ridge aspire à retrouver une vie normale Au Canada, la petite ville de Tumbler Ridge, en Colombie britannique, panse ses plaies. Cette bourgade sans histoire s'est retrouvée au cœur de l'actualité après une fusillade dans un lycée. Cinq élèves et un professeur tués par une jeune femme de 18 ans qui s'est donné la mort. C'était mardi dernier. (10 février 2026) Aux États-Unis, ces tueries de masse sont malheureusement fréquentes. Mais de ce côté-ci de la frontière, c'est tout le contraire. Si bien que tout d'un coup, Tumbler Ridge a vu affluer des enquêteurs, des journalistes, des bénévoles d'une église évangélique... Tant de monde que les restaurants et les cafés se sont vite retrouvés débordés. Le point culminant, ç'a été vendredi, quand les politiques sont venus au chevet de la ville meurtrie. Le Premier ministre Mark Carney, le chef de l'opposition Pierre Poilievre... Le lendemain, tout le monde était parti. À part quelques reporters, dont celle du Globe and Mail  qui nous raconte comment, après le choc, Tumbler Ridge tente aujourd'hui de retrouver une vie normale. Le célébrissime carnaval de Rio commence ce lundi (16 février 2026) au Brésil. Une semaine de fêtes qui, chaque année, font l'objet de tentatives de récupération par le pouvoir. Des tentatives malvenues, d'autant que le carnaval est lui aussi un reflet des appétits commerciaux et des inégalités très fortes qui fracturent le Brésil. Un reportage de notre correspondante à Rio de Janeiro, Sarah Cozzolino.

    Un journaliste face à la mainmise des gangs sur les mines d'or du Pérou

    Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 30:00


    Au Pérou, malgré les interventions policières à répétition et malgré les dégâts considérables sur l'environnement qu'elle provoque, l'exploitation illégale de l'or se poursuit. Depuis plus de dix ans, le journaliste Manuel Calloquispe, correspondant de la presse nationale péruvienne dans le sud-est du pays en Amazonie, documente l'essor de l'orpaillage illégal et ses conséquences catastrophiques.   Dans cette région, on enregistre une pollution record au mercure et la déforestation fait rage. Elle est même visible sur Google maps ! Un travail qui a valu à Manuel Calloquispe des menaces, comme nous le raconte Raphaël Moran du service Environnement de RFI. « En mars 2025, j'ai publié un article sur un chef de gang, son nom et ses agissements. J'allais publier un second article en août lorsque j'ai reçu un appel. J'ai reconnu la voix d'Alver Carranza, le numéro deux du gang, et j'ai enregistré l'appel. Il disait qu'il allait m'arracher la tête si je continuais mes articles », raconte Manuel Calloquispe. L'enquête qu'il s'apprêtait à publier détaillait les guerres de gangs, en particulier l'ascencion d'Edison Fernandez Pérez, un chef mafieux déjà condamné à 15 ans de prison pour l'assassinat d'un défenseur de l'environnement dans le département de Madre de Dios. L'homme est aujourd'hui à la tête d'un système tentaculaire d'extorsions sous prétexte de protéger les orpailleurs du secteur de La Pampa en proie l'insécurité. « Au départ, il s'agissait de simples orpailleurs qui venaient du centre du Pérou, d'une région où l'on cultive la feuille de coca. Face à l'augmentation des vols et des agressions dont étaient victimes les orpailleurs, ils ont proposé leurs services en expliquant qu'ils avaient été gardes communautaires et qu'ils avaient l'expérience des armes. Un premier campement d'orpailleurs a accepté leur protection, puis d'autres. À présent, ils ont des armes. Ils sont plus de 80 et ils s'occupent de la sécurité des commerçants. Ils contrôlent le commerce de l'or et depuis 2023, ils pratiquent eux-mêmes l'orpaillage illégal ». L'enquête déplaît fortement au chef du gang qui commandite une tentative d'assassinat contre Manuel Calloquispe. Il se réfugie alors plusieurs mois dans la capitale péruvienne, Lima, à plus de 1 000 km de chez lui. Forbidden Story poursuit le travail de journalistes menacés ou assassinés, a repris le flambeau. Dans une enquête récente, ce collectif raconte la terreur des habitants de La Pampa, victimes d'extorsions. Malgré des dizaines d'interventions de l'armée, on comptabilise encore 5 000 équipements de dragage sur place. Le trafic continue de prospérer à cause de la flambée du cours de l'or qui dépasse les 4 200 euros l'once. L'orpaillage s'étend même sur la réserve amazonienne de Tambopata où l'armée a encore saisi, il y a quelques jours, des dizaines d'engins de dragage. Manuel Calloquispe, lui, est retourné travailler sur place malgré les menaces. « Je vis dans une maison équipée de caméras de surveillance. Il y a des policiers qui surveillent mes déplacements, j'ai un gilet pare-balles, un casque. (...) Parfois je refais du reportage, mais je fais attention à moi ». Le journaliste a également comptabilisé plus de 400 disparitions dans la région. Il craint qu'aux prochaines élections, des candidats financés par les gangs de l'orpaillage illégal n'accèdent aux responsabilités.   En Haïti, la PNH fait encore rêver En Haïti, la police qui a besoin d'effectifs plus importants, accélère le recrutement de policiers. Alors que près de 85% de la capitale, Port-au-Prince, est aujourd'hui contrôlée par les gangs, 4 000 nouveaux postes doivent être pourvus cette année (2026). Le processus de recrutement a déjà commencé et rencontre un franc succès auprès des jeunes, comme ont pu le constater nos envoyés spéciaux à Port-au-Prince, Justine Fontaine et Achim Lippold. Toujours en Haïti, comme chaque mois, nous sommes en ligne avec un journaliste du média en ligne Ayibopost. Junior Legrand nous parle de sa nouvelle enquête sur les fausses cartes d'identité qui sont massivement utilisées en ligne pour des cyberescroqueries, notamment sur des plateformes de paiement bien connues comme MonCash et NatCash. Officiellement, il y a des mécanismes de contrôle mais dans les faits, il n'y a aucun système d'identification des cartes d'identité sur ces deux sites.   À Cuba, l'émoi après l'arrestation de deux jeunes influenceurs Détenus depuis vendredi dernier (6 février 2026), dans une prison d'Holguin connue pour la violence des interrogatoires qui y sont pratiqués, Kamil Zayas et Ernesto Ricardo Medina sont poursuivis pour « propagande contre l'ordre constitutionnel » et « instigation à commettre des crimes », nous apprend le site 14yMedio. C'est « un nouveau coup contre la liberté d'expression à Cuba », s'insurge El Toque qui explique qui sont ces deux jeunes qui ne cherchent qu'à « parler aux Cubains ». Dans « une petite pièce tapissée de journaux de la presse d'État, un tableau noir usé et un vieux ventilateur qui ne sert plus qu'à symboliser le fait qu'à Cuba, les appareils électroménagers servent bien au-delà de leur durée de vie (...) Ernesto Ricardo Medina et Kamil Zayas ont passé des mois à tourner de courtes vidéos pour les réseaux sociaux du projet El4tico », raconte le site en ligne. « Avec un style décontracté et direct, ils exprimaient leurs opinions politiques et expliquaient des sujets liés à l'économie, à l'histoire et aux droits humains, jusqu'à ce que le régime décide qu'ils étaient trop visibles, trop francs et trop influents. » Hier, (12 février 2026) la justice a décidé qu'ils devaient rester en prison durant l'enquête. À l'extérieur du tribunal, une cinquantaine de personnes manifestaient. La militante Yanet Rodríguez Sánchez, qui avait déposé un habeas corpus en faveur des deux jeunes, n'a pas pu assister à l'audience. Des policiers - deux patrouilles, une moto et deux policiers en civil - l'ont empêché de sortir de chez elle, raconte 14yMedio. La militante a également reçu des menaces par téléphone. Depuis hier matin, Yanet Rodriguez Sanchez vit, donc, recluse chez elle, « une forme de détention de fait que les autorités cubaines utilisent de plus en plus pour empêcher les militants de participer à des manifestations », souligne le site d'informations.   Le New York Times face au dossier Epstein Le New York Times raconte comment il travaille sur les documents de l'affaire Epstein. Des documents qui, si on les empilait, « atteindrait le sommet de l'Empire state building », explique le quotidien qui a mobilisé une vingtaine de journalistes pour étudier ces trois millions de pages, 180 000 images et 2 000 vidéos. Impossible, évidemment, de tout lire, de tout regarder. « Cela prendrait des années de tout parcourir et ensuite de vérifier si les informations sont vraies et publiables », précise le New York Times. Alors les journalistes ont commencé par faire une liste de mots à chercher : « Trump. Clinton. Gates. Le duc d'York. » Les journalistes du New York Times travaillent avec des outils informatiques. Ils disposent notamment d'un outil de traitement des documents. Il a donc d'abord fallu tous les télécharger depuis le site du ministère de la Justice américain. Cela a pris dix heures. Pendant ce temps-là, les journalistes ont dû se contenter de la barre de recherche du site. Pour gagner du temps, un spécialiste de l'intelligence artificielle du journal et des ingénieurs ont mis au point un outil améliorant la fonction « recherche » du site. Cette équipe a créé plusieurs programmes d'IA pour faciliter le travail des journalistes. Mais attention, prévient le responsable de l'Intelligence artificielle du New York Times, « l'IA est extrêmement travailleuse, mais pas très intelligente ». Elle ne remplace pas des journalistes. Avec les premières découvertes, la prudence s'est tout de suite imposée, en particulier concernant Donald Trump. « Ce n'est pas parce que ces documents sont publics qu'ils sont forcément vérifiés, vrais ou exacts », souligne le New York Times. Or, « nous ne faisons pas de suppositions. Nous devons vérifier [les informations] ce qui implique souvent un travail minutieux qui peut prendre du temps », explique le quotidien qui reconnaît que « cela peut être frustrant pour nos lecteurs qui consultent ces documents eux-mêmes ou qui lisent [des] informations ailleurs ».   Au Canada, l'amour coûte cher Au Canada, en cette veille de St Valentin, le Devoir s'intéresse au coût financier de l'amour. Selon un sondage de la Banque de Montréal, les Canadiens dépensent en moyenne près de 110 euros à chaque rendez-vous. Transport, préparatifs, nourriture, boissons, billets... font grimper la note, explique le quotidien. Or, l'inflation que connaît le pays, inquiète les Canadiens. Du coup, la moitié des célibataires interrogées ont diminué le nombre ou le coût de leurs rendez-vous pour économiser. Un quart des sondés ont même annulé un rendez-vous, faute d'argent. « Les rencontres amoureuses sont de plus en plus évaluées sous l'angle financier, beaucoup se demandant s'il s'agit d'un coût ou d'un investissement », affirme au Devoir Sumit Sarkar, vice-président à la BMO.

    En Haïti, les enfants face à une violence omniprésente

    Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 30:00


    En Haïti, l'Unicef estime que les enrôlements d'enfants par les gangs ont triplé en un an et qu'aujourd'hui, les moins de 18 ans représenteraient jusqu'à la moitié de leurs membres. Plus de 80% de Port-au-Prince sont aux mains des gangs. Mais qui compose ces groupes criminels ? Comment sont-ils recrutés ? Et peuvent-ils en sortir ? D'après les chiffres de l'Unicef, 30 à 50 % d'entre eux ont moins de 18 ans. Ils sont donc des milliers à avoir été recrutés de force. Et seule une poignée d'entre eux parvient parfois à en sortir. Dans la capitale, un « centre de transit » pour enfants et adolescents les accompagne pour les aider à se réinsérer dans la société haïtienne. Un reportage de Justine Fontaine et Achim Lippold. Au-delà de ces enfants qui échappent aux gangs, les autres ne sont pas non plus épargnés par les violences. Au contraire. Beaucoup sont traumatisés, non seulement par les groupes criminels mais aussi par la police. C'est ce qu'explique Patrick Joseph, qui œuvre en tant que travailleur social dans plusieurs quartiers sous contrôle des gangs. Il a déménagé avec sa famille à quatre reprises ces dernières années. « Ce qui est difficile, c'est de se réveiller le matin sans savoir à quoi s'attendre ni ce que l'enfant va voir sur le chemin. Un jour, mon fils a vu trois, quatre cadavres sur la route de l'école. Quand je suis allé le chercher, il m'a demandé si l'on avait retiré les corps qu'il avait vus par terre », raconte Patrick Joseph au micro de RFI. La question de la police haïtienne est justement abordée par Le Nouvelliste, qui appelle à se pencher sur son fonctionnement. Il faut sauver son âme pour sauver la République, estime le rédacteur en chef du quotidien, Frantz Duval. Le Nouvelliste nous parle aussi de la volonté de la mairie de Delmas de détruire les constructions illégales qui empiètent sur les trottoirs. Nouveau revers judiciaire pour Donald Trump La presse du continent nous conduit aussi aux États-Unis, où Donald Trump vient d'enregistrer une nouvelle défaite sur le terrain judiciaire. Un grand jury de Washington a refusé mardi (10 février 2026) d'inculper six élus démocrates, deux sénateurs et quatre membres de la Chambre qui, en novembre 2025, avaient appelé l'armée à désobéir « aux ordres illégaux ». Cela avait déclenché la fureur de Donald Trump qui les avait accusés sur son réseau Truth Social de trahison, et réclamé la peine de mort. Et aux États-Unis, aujourd'hui, quand le président ordonne, le ministère de la Justice exécute. « De nos jours, écrit le Washington Post, personne au ministère de la Justice n'a la réputation ou le courage de dissuader efficacement le président de donner des ordres contre-productifs ou illégaux. C'est pourquoi les procureurs ont tenté de faire ce que Trump leur demandait. » Le FBI a commencé à enquêter. Le bureau du procureur de Washington a tenté de faire inculper les six élus. Il a affirmé qu'ils avaient enfreint une loi interdisant toute atteinte à la loyauté, au moral ou à la discipline des forces armées. Sauf qu'une telle loi, estime le Washington Post, « violerait évidemment le Premier Amendement », celui sur la liberté d'expression, « si elle criminalisait les discours politiques exhortant les membres de l'armée à respecter la loi ». « La provocation politique n'est pas un crime, rappelle le quotidien. Les membres du Congrès doivent pouvoir critiquer l'utilisation de l'armée par le pouvoir exécutif. ». Échec donc. Ce n'est pas la première fois qu'un grand jury rejette une telle demande d'inculpation. C'est même de plus en plus fréquent depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. C'est ce que relève le New York Times. Pourtant, rappelle le quotidien, ces jurys composés de citoyens ordinaires étaient jusque-là plutôt connus pour suivre les demandes des procureurs. Ou, comme l'écrit ironiquement The Nation, pour leur capacité à « inculper un sandwich au jambon ». Mais ça, c'était avant. Aujourd'hui, titre l'hebdomadaire, « les grands jurys sauvent la démocratie ». Car avant l'épisode de mardi, d'autres grands jurys locaux ont refusé d'inculper la procureure générale de New York ou des citoyens surveillant les opérations de l'ICE à Chicago. Au Venezuela, le pari d'Harry Sargeant et l'espoir d'une jeune femme En visite au Venezuela, le ministre états-unien de l'Énergie Chris Wright a promis une « hausse spectaculaire » de la production de pétrole. Cela ferait bien les affaires du magnat de l'Énergie Harry Sargeant, qui lorgne depuis des années sur les réserves du pays et qui est donc en passe de remporter son pari. Le Wall Street Journal consacre un long portrait à ce milliardaire de 68 ans qui, avant le raid du 3 janvier conduisant à l'enlèvement de Nicolas Maduro, était le seul à faire régulièrement la navette entre la résidence floridienne de Donald Trump et le palais présidentiel vénézuélien. Au point que le président déchu le surnommait affectueusement « abuelo » - « grand-père ». Au point aussi que l'activiste vénézuélien Thor Halvorssen le qualifie de « super-méchant » qui donne la priorité à son profit personnel. Toujours au Venezuela, le Parlement doit adopter ce jeudi (12 février 2026) une loi d'amnistie historique. Cela redonne de l'espoir à Angel Gomez. Elle se souvient de ce matin du 15 avril 2022, où elle avait regardé sa mère se préparer pour aller au travail. Ses bottes bien lustrées, cet insigne de la police municipale de Zamora cousu sur la manche de son uniforme. Elle pensait assister à ce moment où sa mère se transforme en super-héroïne pour affronter sa journée. C'était en fait le début d'un cauchemar qui dure depuis quatre ans. Et que nous raconte TalCual. La mère d'Angel Gomez a été inculpée notamment d'abus de pouvoir et de corruption. Treize chefs d'accusation au total, en lien avec une sombre affaire d'expropriation ordonnée par le maire de Zamora et de lutte politique. Quatre ans, donc, pendant lesquels Angel Gomez s'est tue par peur des représailles. Jusqu'au 8 janvier 2026, lorsque le président de l'Assemblée nationale a promis la libération des prisonniers politiques. Alors Angel Gomez a pris son téléphone pour raconter son histoire sur les réseaux sociaux. C'était à son tour de sauver sa super-héroïne. Aujourd'hui, à l'heure où l'Assemblée s'apprête à voter, elle se prend donc à rêver.

    Le président colombien affirme avoir échappé à une tentative d'assassinat

    Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 30:00


    Lors du Conseil des ministres hier (mardi 11 février), Gustavo Petro a raconté que la veille, il n'avait pas pu atterrir comme prévu dans le département de Cordoba, dans le nord du pays, dans lequel opère le Clan del Golfo, son équipe craignant pour sa sécurité, rapporte le journal Semana. L'hélicoptère dans lequel il se trouvait avec ses enfants, aurait pu être visé par des tirs. ⇒ Le journal Semana. Le chef de l'État a également affirmé avoir échappé à un complot afin de l'empêcher d'assister à la rencontre prévue avec Donald Trump, la semaine dernière, explique El Tiempo. D'après le président colombien, un haut gradé de la police, le général Edwin Urrego, aurait reçu l'ordre de cacher de la drogue dans sa voiture. Actuellement à la tête de la police de Cali, il a auparavant dirigé la police de Barranquilla et a été directeur des Enquêtes judiciaires et d'Interpol, précise le journal. « C'est un homme irréprochable », indique une source policière consultée par El Tiempo. « Toute sa carrière est consacrée au renseignement policier, à la lutte contre le trafic de drogue et les bandes criminelles. » Le journal Semana ne croit pas non plus à cette histoire de complot et parle d'un « malentendu ». Le président a reçu de fausses informations, des informations anonymes qui viennent, en réalité, de trafiquants de drogue qui opèrent à Barranquilla et à Puerto Colombia et qui voulaient la chute du général Urrego, explique le journal qui s'appuie sur plusieurs sources policières. Une enquête est en cours, précise Semana. Gustavo Petro, lui, a demandé le renvoi d'Edwin Urrego. Il a également affirmé, comme il le fait depuis plusieurs mois, que des narcotrafiquants veulent sa peau. À l'approche des législatives et de la présidentielle, la situation se tend dans le pays. Comme le rapporte El Espectador, hier (10 février 2026), une sénatrice a été enlevée pendant quelques heures dans une zone du pays contrôlée par des dissidences des Farc.   En Argentine, la colère des policiers de la province de Santa Fe ne retombe pas Les policiers de la province de Santa Fe manifestent depuis lundi soir, (9 février 2026) à Rosario, pour réclamer de meilleurs salaires et le mouvement se poursuit ce mercredi matin, (11 février 2026), nous apprend La Nacion. Mouvement qui pourrait s'étendre à d'autres provinces, croit savoir Pagina 12 qui décrypte les raisons du mal-être des policiers : « des salaires de misère, la corruption et des mauvais traitements ». Voilà leur quotidien résumé par le journal. La rémunération est si peu attractive que les hommes préfèrent trouver un autre travail. « La majorité des policiers sont des femmes », explique Pagina 12. Ces policières ou policiers vivent souvent loin, dans le nord de la province où il y a peu d'offres d'emploi. Pour se rendre à Rosario, il leur faut parfois faire entre 200 et 600 km à bord de bus en mauvais état, fournis par l'institution ou faire du stop. Une fois au travail, ils doivent composer avec des chefs qui gardent pour eux le paiement des heures supplémentaires ou qui font semblant de lutter contre les trafics de drogue dans lesquels ils sont, en réalité, mouillés. « Ce mouvement de protestation était prévisible », estime Pagina 12 qui rappelle qu'au cours des huit derniers jours, il y a eu deux suicides au sein de la police de Santa Fe.   Les jeunes Haïtiens qui rêvent d'intégrer la police Le Nouvelliste est allé à la rencontre de ceux qui veulent rejoindre les rangs de la PNH. « Dans ce contexte de crise sécuritaire où les policiers sont en première ligne face aux gangs, parfois au péril de leurs vies, l'institution semble attirer de plus en plus de jeunes », constate le quotidien. Des jeunes qui ont envie d'aider leur pays, raconte le Nouvelliste, mais qui sont aussi poussés par la perspective d'un emploi stable. Souvent, ils doivent faire face à l'opposition de leurs familles qui ont une mauvaise image de la PNH. Rony, 23 ans, a dû convaincre les siens. « Je leur ai expliqué le Code de déontologie et je leur ai dit dans quel service je voulais travailler [...] Aujourd'hui, ce sont eux qui me motivent », a-t-il expliqué au Nouvelliste. La PNH espère former 4.000 policiers d'ici l'an prochain (2027), rappelle Gazette Haïti. Une première promotion de plus de 1.000 personnes a pris ses fonctions fin janvier 2026. Deux Haïtiens aux JO d'hiver Haïti participe aux Jeux olympiques d'hiver. Deux athlètes haïtiens, qui s'entraînent en Europe, se sont qualifiés en ski alpin et en ski de fond. Christophe Diremszian a pu rencontrer le patron de la Fédération haïtienne de ski, Jean-Pierre Roy, avant son départ pour Milan. Il explique que c'est l'occasion de « donner une image positive du pays, de faire connaître Haïti ».   L'intelligence artificielle latinoaméricaine, bonne ou mauvaise nouvelle ? Après Chat-GPT aux États-Unis, DeepSeek en Chine ou encore Mistral AI en France, voici Latam-GPT, une intelligence artificielle destinée à l'Amérique latine : Latam GTP a été lancé hier (10 février 2026). C'est le Chili qui en est à l'initiative, en collaboration avec 15 autres pays de la région. Son objectif est d'éviter une représentation trop uniforme de l'Amérique latine et de délivrer des informations plus pointues et précises sur chacun de ces pays ainsi que leurs cultures. Notre correspondante au Chili, Naïla Derroisné, nous en dit plus. On poursuit la discussion sur ce sujet avec Lucile Gimberg du service Envirronnement de RFI. Le stockage de toutes ces données prend de la place et consomme de l'énergie et de l'eau. Les habitants de la commune de Quilicura, au nord de Santiago du Chili, ont lancé une opération, il y a quelques jours, pour alerter sur le coût environnemental de l'IA. La zone humide située près de chez eux alimente en eau les systèmes de rafraîchissment des centres de données. Lorena Antiman a co-fondé la Corporation NGEN, l'une des associations à l'origine de cette initiative qui appelle à faire un usage responsable de l'IA. « L'idée c'est de générer une nouvelle habitude (...). Si je vais cuisiner des cupcakes, je demande la recette à l'IA ou bien je la demande à ma mère ? Demande plutôt à ta mère, tu vas te socialiser avec elle et tu éviteras une dépense en eau. Une question à l'IA consomme entre 0,5 et 2 litres d'eau ! » Le dernier samedi de janvier, ils étaient donc une trentaine de voisins dans le club-house du stade de Quilicura, pour une journée sans IA : infirmière, artiste, professeur, artisan, pâtissière, traductrice, réparateur de vélo, et même un adolescent fan de foot... Attablés devant leur PC, ils ont répondu à des milliers de questions culinaires, touristiques, voire philosopiques, envoyées depuis 70 pays, pour faire la promotion des échanges de « personne à personne ». Leur opération a aussi permis de montrer que derrière nos écrans et l'IA, il y a des communautés et des zones naturelles qui sont directement affectées. Pour répondre aux besoins exponentiels de stockage de données, les data centers poussent comme des champignons. Au Chili, il y en a plus de 20 et beaucoup d'autres en projet. Le fruit d'une politique volontariste du gouvernement Boric notamment. Mais le cadre réglementaire n'a pas évolué aussi vite, explique Nicolás Díaz, architecte qui travaille sur les centre de données de Quilicura et leur impact sur la zone humide de la commune. « Le plan d'urbanisme de la métropole de Santiago ne reconnaît pas les centres de données comme une catégorie particulière de bâtiments, ni leurs impacts spécifiques qui devraient engender des compensations. Alors les centre données sont autorisés à s'installer par le Service d'impact environnemental qui les considère comme des bâtiments qui stockent du combustible, pas comme des bâtiments qui consomment de l'énergie, de l'eau, qui peuvent générer de la chaleur ou de la pollution sonore. » Au Chili mais aussi en Uruguay et au Mexique, d'autres riverains se mobilisent pour réclamer des comptes aux entreprises comme Google, Microsoft ou Amazon. Certaines ont dû reculer. A Cerrillos au Chili, Google a dû revoir son système de refroidissement, après une procédure en justice. Certaines compagnies réalisent des projets de compensation mais ils manquent de sérieux, critique l'architecte Nicolás Díaz. « Les big tech disent qu'elles compensent en restaurant une mangrove en Colombie par exemple. Au Chili, Microsoft a un projet de récupération des eaux dans la commune de Maïpou. Mais les centres de données ne sont pas dans les mangroves colombiennes ou à Maïpou ! Pourquoi ne rendent-ils pas l'eau là où ils la prennent, dans les écosystèmes qu'ils affectent ? Ces projets manquent d'éthique, c'est du greenwashing, et on devrait en parler. »   Le journal de la 1ère Ce week-end, en Martinique, le carnaval aura lieu sous haute sécurité dans les rues de Fort-de-France.

    Cuba, une île au ralenti

    Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 30:00


    À Cuba, paralysée par l'étranglement énergétique imposé par les États-Unis, les journaux décrivent une île qui tourne désormais au ralenti. Même La Havane, généralement la dernière à subir les effets des crises qui frappent le pays, n'est pas épargnée. Dans la capitale, la plupart des hôtels ont encore assez de carburant dans leurs groupes électrogènes pour allumer leurs enseignes la nuit venue. Mais les chambres, elles, restent plongées dans le noir. Et les touristes, de plus en plus rares, sont regroupés dans les mêmes établissements. Ce sont aussi des gens qui ne peuvent plus rentrer chez eux parce que les bus ne circulent plus. Et ce n'est pas mieux pour les trains. Pour aller à Guantanamo ou Santiago de Cuba au départ de La Havane, par exemple, il faut compter un train tous les quatre jours... dans le meilleur des cas. Dans les hôpitaux, cette crise du carburant se traduit par une pénurie de médicaments, l'arrêt des interventions chirurgicales et la suspension des transferts ambulatoires.   Soutien à Cuba Tout cela, c'est 14ymedio qui le raconte. Le journal en ligne propose une série de reportages sur les conséquences de ce blocus imposé par les États-Unis, qui menacent de surtaxes les pays qui continueraient à livrer du pétrole à Cuba. C'est le cas du Mexique, dont la présidente Claudia Sheinbaum a répété hier que son pays n'abandonnerait pas les Cubains. Mais la présidente mexicaine n'est pas la seule à exprimer son soutien, ce que Granma ne manque d'ailleurs pas de souligner. L'organe du régime cubain le proclame en Une de son site : « Cuba n'est pas seule ». « Dans un contexte où l'empire tente d'étouffer Cuba, le monde répond avec un soutien au plus haut niveau », écrit le journal. Et de citer les ministères russe et chinois des Affaires étrangères, le pape Léon XIV, le président brésilien... qui tous, chacun à leur manière, expriment leur préoccupation pour la population. Mais pour Milenio, au Mexique, nous assistons à la fin de la révolution cubaine. Le journal qui reprend à son compte l'analyse de Ricardo Pascoe Pierce, ancien ambassadeur du Mexique à Cuba. Pour le quotidien, lorsqu'une idéologie refuse de voir la réalité, ce n'est pas seulement la révolution qui meurt, c'est aussi la crédibilité de ceux qui ont essayé de la soutenir. Suivez mon regard...   Une amnistie qui pose question Au Venezuela, le vote sur la loi d'amnistie générale promise par la présidente par intérim Delcy Rodriguez sous la pression de Washington devait avoir lieu aujourd'hui. Il finalement été reporté sine die. Ça n'empêche pas la presse de continuer à exprimer son scepticisme. « Une loi d'amnistie dans le dos du pays », titre ainsi El Nacional. « Une loi destinée à mettre fin à un cycle autoritaire peut-elle naître sans un débat ouvert et sans garanties pour les victimes ? », s'interroge le quotidien d'opposition. Pour lui, la loi promise par Delcy Rodriguez n'est pas suffisante. Elle doit être accompagnée de mesures immédiates. À commencer par le démantèlement de l'échafaudage juridique, qui sert depuis des années à persécuter la dissidence.  De son côté, TalCual passe en revue tous ceux qui ne pourront pas bénéficier de cette loi d'amnistie. Le régime a déjà prévenu que les personnes qui ont commis des violations graves des droits humains, des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre, des homicides intentionnels, de la corruption et du trafic de drogue en seraient exclus. Mais dans un pays où le système judiciaire a la réputation d'être aux ordres, les experts interrogés par TalCual appellent à la création d'une commission indépendante pour trancher.   La souveraineté confisquée d'Haïti En Haïti, le directeur de l'agence Alterpresse Gotson Pierre revient sur l'incertitude politique qui perdure après la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition. Désormais, c'est le Premier ministre seul qui gouverne mais sans étape ni calendrier défini à l'avance. À lire également sur le site d'Alterpresse, des accusations du Réseau national de défense des droits humains, qui dénonce des avis de recherche arbitraires de la part de la direction de la police judiciaire. Au Mexique, dans la ville de Puebla, les femmes commencent tout juste à se faire une place dans le sport national, la charreria. Cela consiste en une série d'épreuves à cheval et avec des taureaux, inspirées du travail dans les haciendas et très marquées par le machisme ambiant. Les femmes n'y sont pas les bienvenues, mais certaines forcent l'entrée. Un reportage de notre correspondante à Mexico, Gwendolina Duval.

    En Haïti, un calme attentif après la fin du CPT

    Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 30:00


    Deux jours après la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé est désormais le seul au pouvoir en Haïti. Les activités ont progressivement repris ce lundi matin (9 février 2026) en Haïti. Dans certaines communes, notamment à Pétion-Ville, des scènes à caractère pré-carnavalesque ont même été observées hier soir (8 février), avec des bandes de rara, des foules dans la rue, principalement des jeunes, qui dansaient et chantaient dans une atmosphère détendue. Mais ce n'est pas un signe d'adhésion ou de soulagement, plutôt un calme attentif, remarque notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. L'histoire récente invite à la prudence. Alix Didier Fils-Aimé bénéficie d'un appui clair de la communauté internationale, en particulier des États-Unis. Or, en Haïti, l'histoire montre que le soutien international, et américain surtout, répond souvent d'abord à des intérêts géopolitiques et stratégiques, qui ne coïncident pas toujours avec les attentes profondes de la population. S'il bénéficie du soutien de Washington, Alix Didier Fils-Aimé devra composer avec une classe politique très divisée. Sans son adhésion, il aura du mal à conduire le pays vers des élections. Et cette division s'est vue lors de la cérémonie de passation de pouvoir : certains membres du Conseil présidentiel de transition n'avaient pas fait le déplacement samedi. (7 février 2026) À lire aussiFin du CPT en Haïti: le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, prend les rênes de l'exécutif   Des balles « made in USA » au Mexique Une enquête coordonnée par le Consortium international des journalistes d'investigation, et à laquelle ont participé le New York Times et Proceso, révèle comment une usine de l'armée états-unienne alimente la violence au Mexique. C'est celle de Lake City. Une usine exploitée par Olin Winchester et installée dans une base de l'armée dans le Missouri. Elle fabrique notamment des munitions de calibre 50, des balles capables d'abattre un hélicoptère ou de percer un blindage léger. Mais ces munitions ne sont pas seulement destinées à l'armée. Elles sont aussi vendues aux civils aux États-Unis. Pour quoi faire ? On ne sait pas trop. Toujours est-il qu'elles ont fini par se retrouver de l'autre côté de la frontière, au Mexique donc, où elles ont été utilisées dans près de cent affrontements, ces dernières années. Le New York Times indique que six cartels mexicains utilisent ces balles fabriquées dans l'usine de Lake City. Ces cartels, ce sont les mêmes que ceux que Donald Trump a classés organisations terroristes l'année dernière (2025). Toujours aux États-Unis, beaucoup restent très marqués par la mort, il y a un mois de Renee, tuée par la police de l'immigration à Minneapolis. Peu de temps après, l'ICE avait fait une deuxième victime dans cette même ville. Le scandale a largement dépassé les militants opposés à la politique migratoire extrêmement dure de Donald Trump. Même des figures du parti républicain le critiquent. C'est le cas de l'ancienne sénatrice Amy Koch, que notre correspondant à Washington Vincent Souriau a rencontrée. Elle est aujourd'hui lobbyiste et assure que beaucoup sont restés sidérés, notamment les élus qui travaillent au quotidien avec le gouverneur de cet État, le démocrate Tim Walz.  À lire aussiÉtats-Unis: l'administration Trump sur la défensive après la mort d'Alex Pretti à Minneapolis   Bad Bunny, une autre idée de l'Amérique Lui qui ne joue plus aux États-Unis, de peur que son public ne soit victime des raids de l'ICE, Bad Bunny s'est offert l'ultra prestigieuse mi-temps du Super Bowl hier soir (8 février). C'est mythique aux États-Unis. Toute la presse du continent en parle. « Bad Bunny au Super Bowl, une image de l'Amérique », titre ainsi Le Devoir au Canada. « Un show qui rappelle que l'Amérique est un continent, et pas seulement les États-Unis », note Pagina12 en Argentine. Pour La Razon, au Mexique, ce show n'était pas seulement de la musique ; c'était de la politique avec du rythme. Le quotidien y voit une ode au nationalisme, pas celui à la sauce Trump du « nous » contre « eux ». Mais « un nous qui ne demande pas la permission d'exister », écrit La Razon, sans pour autant tenter d'effacer l'autre. Même si le spectacle était relativement policé hier soir, Bad Bunny dénonce régulièrement la mainmise des États-Unis sur son île natale, les millions de touristes qui y déferlent chaque année et que les spéculateurs préfèrent aux natifs porto-ricains qui, eux, ont de plus en plus de mal à se loger. Un reportage d'Heïdi Soupault.  À lire aussiSuper Bowl, Grammy: Bad Bunny «est une forme d'antithèse culturelle du pouvoir actuel à Washington»

    Édition spéciale: Haïti : bilan du Conseil présidentiel de transition

    Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 26:30


    À la veille de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition, RFI vous propose une émission spéciale consacrée au bilan du CPT. Dans quelle situation se trouve Haïti aujourd'hui ? Que faut-il retenir de cet épisode politique qui aura duré 22 mois ? Mis en place en avril 2024 après la démission du Premier ministre Ariel Henry, le Conseil de transition devait rétablir la sécurité et préparer des élections « libres et transparentes » afin de choisir un successeur au président Jovenel Moïse, assassiné en 2021. Officiellement, des élections législatives et présidentielle sont annoncées pour le mois d'août. Mais leur tenue reste suspendue à la situation sécuritaire, alors que les gangs armés contrôlent désormais plus de 80% de la capitale, Port-au-Prince. Pour évoquer tous ces thèmes, Clotilde Dumay reçoit Antony Mémé, directeur de programme de l'ONG Combite pour la paix et le développement ; Romain Le Cour Grandmaison, directeur de l'Observatoire d'Haïti et des Caraïbes au sein de l'ONG Global initiative against transnational organized crime ; Peterson Luxama, le correspondant de RFI en Haïti et Justine Fontaine, envoyée spéciale à Port-au-Prince.

    À Minneapolis, les habitants sceptiques face au retrait de 700 agents de l'ICE

    Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 30:00


    700 agents vont quitter l'État du Minnesota. Le « tsar de la frontière » Tom Homan a annoncé ce mercredi (4 février 2026) le retrait d'agents impliqués dans les opérations d'arrestation de migrants. Il en resterait quelque 2000 dans cet État. Tom Homan avait été envoyé à Minneapolis la semaine dernière pour prendre en main les opérations de la police de l'immigration dans cette ville, suite à la mort d'Alex Pretti, tué par des agents de la police aux frontières. Donald Trump a affirmé dans une interview au média NBC que la décision du retrait de ces agents était la sienne et que, tout en voulant rester « dur », il a dit qu'il fallait une approche « plus douce ».  À Minneapolis, où la police de l'immigration mène d'intenses opérations depuis décembre, l'annonce du retrait de 700 agents de l'ICE est vue comme un pas dans la bonne direction, mais elle est très loin de satisfaire les habitants. Reportage du correspondant de RFI au Minnesota Edward Maille, qui s'est rendu à une manifestation devant le QG de l'ICE à Minneapolis.  Le témoignage de Camilo Castro, détenu 5 mois au Venezuela  Il a été séquestré, torturé, accusé d'espionnage… Après 5 mois de détention au Venezuela, le Français Camilo Castro a été libéré en novembre 2025. Originaire de Toulouse, dans le sud-ouest de la France, il vivait en Colombie depuis plusieurs années. En juin 2025, il a été arrêté à la frontière vénézuélo-colombienne où il se rendait, comme toujours, pour faire tamponner son visa. Sa famille n'aura plus de nouvelles de lui pendant trois semaines. Désormais libre, Camilo Castro revient sur ses conditions de détention auprès de Carlotta Morteo. L'interview complète ici.  En Haïti, quel avenir pour ceux qui ont défendu le CPT ?  Comme chaque jeudi, le rédacteur en chef du Nouvelliste décrypte l'actualité haïtienne. Dans l'édito du jour, et à l'approche de la fin du Conseil présidentiel de transition, il se demande ce qui va advenir de cette classe politique « qui n'est pas astreinte au résultat, qui ne s'occupe pas des préoccupations de la population, mais qui veut garder le pouvoir ». Le Nouvelliste suggère la mise en place d'un pacte pour la démocratie.  Au Venezuela, la loi d'amnistie générale présentée à l'Assemblée nationale  La loi d'amnistie est au programme de l'Assemblée nationale vénézuélienne ce jeudi 5 février 2026. Dans les colonnes du quotidien El Nacional, Jorge Rodriguez, le président chaviste du Parlement vénézuélien, l'assure : ce projet d'amnistie accélèrera le dialogue politique souhaité par le gouvernement de Delcy Rodriguez. Selon lui, les partis d'opposition ont été consultés, et l'objectif, c'est de créer un consensus pour que le projet de loi puisse être approuvé à l'unanimité. Mais les promesses du gouvernement de Delcy Rodriguez soulèvent déjà de nombreuses inquiétudes à Caracas et dans le reste du pays. Le média d'opposition Tal Cual rapporte l'appel d'une vingtaine d'associations vénézuéliennes de défense des droits de l'homme à intégrer les organisations internationales au processus d'amnistie, comme la Cour pénale internationale ou le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. Ces associations rappellent que l'amnistie n'est ni l'oubli ni le pardon mais plutôt « un outil exceptionnel, inscrit dans les normes internationales et qui vise à la libération des personnes injustement persécutées ». Malgré tout, l'évocation de cette loi d'amnistie s'étend dans la région, comme le révèle l'édition américaine d'El País. Elle rapporte les propos de plusieurs militants cubains. Selon eux, « ce qui se passe au Venezuela montre que la pression internationale peut générer des changements concrets. Il est temps d'intensifier les revendications envers Cuba ». Cuba une nouvelle fois dans le noir  La cinquième coupure d'approvisionnement généralisée sur l'île depuis 2024, rappelle le média argentin Infobae. Depuis hier soir (4 février 2026), Santiago, la deuxième ville du pays, est paralysée. Plus de 3 millions de Cubains sont touchés. Le gouvernement peine à faire repartir ses infrastructures énergétiques vétustes et le contexte international est de plus en plus défavorable. Le pays est confronté à de grosses pénuries de pétrole depuis la capture de Nicolás Maduro, allié de La Havane. L'agence de presse cubaine Prensa Latina rapporte d'ailleurs les inquiétudes concernant l'aide mexicaine, un des derniers soutiens de l'île. Washington a ordonné à Mexico de cesser de livrer du pétrole à Cuba. « Une situation humanitaire extrêmement préoccupante et qui risque de s'aggraver, voire de s'effondrer », selon le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, « si les États-Unis continuent à accentuer la pression ».  Les premiers effets de l'alliance entre Gustavo Petro et Donald Trump   Après la première rencontre entre les présidents Donald Trump et Gustavo Petro cette semaine, une alliance a été actée entre Washington et Bogota. Et elle produit déjà des effets : le média colombien centriste El Espectador en liste quelques-uns : le bombardement par l'armée de Caracas de l'ELM, l'un des plus importants groupes armés de Colombie dans le Catatumbo, la région frontalière du Venezuela. Il a fait au moins sept morts. Autre effet de cette alliance avec Washington : la fin des pourparlers de paix annoncés par le Clan del Golfo, un cartel colombien impliqué dans la lutte armée. Tout cela montre, selon El Espectador, le changement de discours du président Gustavo Petro et le durcissement de sa stratégie de sécurité, lui qui a été élu sur la promesse de la paix totale. Une promesse remise en question par cette alliance avec Trump selon le quotidien El Tiempo, pour qui la normalisation des relations avec les États-Unis n'est visiblement pas compatible avec des pourparlers stables avec les groupes armés.  La 1ère  Présenté par Benoit Ferrand. Après avoir « fait la chasse » aux armes à feu, le préfet de la Martinique veut désormais s'attaquer à ceux qui les vendent. 

    États-Unis: «Tous les Haïtiens, légaux ou illégaux, ont peur de l'ICE»

    Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 30:00


    Dans l'espoir de calmer les critiques, la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem a indiqué que tous les agents de l'ICE allaient désormais être équipés de caméras-piétons. Mais leur présence inquiète toujours une partie de la population, en particulier les immigrés. Et notamment les Haïtiens. « Tous les Haïtiens, légaux ou illégaux, ont peur des activités de l'ICE à Minneapolis, témoigne David Policard, directeur de l'ONG VanneSé, auprès de notre envoyé spécial Vincent Souriau. Beaucoup ont abandonné leur boulot par crainte d'être interpellés en se rendant au travail. » Pour ces personnes sans emploi, s'alimenter devient difficile. Conduire les enfants à l'école s'avère également périlleux. « Donc, nous, on fait tout : la livraison de nourriture, déposer les gens au travail…, confie David Policard. Parce que moi, je passe pour un Afro-Américain. Je ne suis pas la cible. Les personnes ciblées, on sait qui elles sont : les Latinos, les Somaliens, les Asiatiques. »   L'arme secrète de la Sécurité intérieure Le département de la Sécurité intérieure déploie une arme secrète contre les citoyens ordinaires. Jon a découvert son existence à ses dépens. C'est le Washington Post qui nous le raconte. Jon, c'est un jeune retraité de 67 ans qui vit en banlieue de Philadelphie. En octobre 2025, il apprend en lisant son journal qu'un réfugié afghan est menacé d'expulsion. Et ça, Jon ne peut pas laisser faire. Il se dit que l'Amérique en laquelle il croit ne peut pas tenir si les citoyens comme lui ne s'expriment pas. Alors il rédige un mail au procureur depuis sa messagerie Google. Un mail tout à fait correct où il lui rappelle la situation en Afghanistan. Il lui demande de faire preuve de bon sens et de décence. Et il envoie. Cinq heures et une minute plus tard, mail de Google. L'entreprise l'informe qu'elle a reçu une assignation administrative du département de la Sécurité intérieure. Elle doit lui transmettre des informations relatives au compte de Jon. Jon ne comprend pas. Il pense d'abord à une erreur. Et puis il se demande : ce n'est quand même pas à cause de ce mail ? L'assignation administrative, explique le Washington Post, c'est une procédure que les agences fédérales peuvent déclencher sans l'ordre d'un juge ou d'un grand jury. Ça leur permet d'agir vite. Par exemple contre un prédateur sexuel ou un trafiquant de drogue. Mais pour les organisations de défense des droits, ça sert surtout à étouffer la liberté d'expression. Les experts estiment que la Sécurité intérieure en émet des dizaines de milliers chaque année. Pour identifier des utilisateurs d'Instagram qui se sont exprimés sur les interventions de l'ICE, par exemple. Ou pour exiger les informations personnelles de 7 000 travailleurs de la santé du Minnesota qui ont protesté contre l'intrusion de la police de l'immigration dans un hôpital. Et tout cela, sans aucun contrôle. Trois navires de guerre dans la baie de Port-au-Prince En Haïti, trois navires de guerre états-uniens sont arrivés dans la nuit dans la baie de Port-au-Prince. « Leur présence reflète l'engagement indéfectible des États-Unis en faveur de la sécurité, de la stabilité et d'un avenir meilleur pour Haïti », déclare un communiqué de l'ambassade des États-Unis en Haïti. Ce déploiement intervient six jours après une audition de Marco Rubio au Congrès. Le chef de la diplomatie états-unienne avait évoqué la « posture de guerre » que l'administration Trump voulait adopter contre les organisations criminelles opérant en Haïti et dans la région. Mais ce déploiement a lieu aussi à quatre jours du 7 février, qui signe la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition. Alors le rédacteur en chef du Nouvelliste, Frantz Duval, s'interroge : ces navires sont-ils des bâtons ou des carottes ? « Il va falloir attendre et voir si ce déploiement vise à marquer un tournant au plan politique sécuritaire et/ou à dissuader toute aventure politique désespérée », écrit-il. « Toutes les initiatives pour peser sur la prochaine transition vont se mener sous l'œil vigilant et armé des bateaux américains. Certains y voient la politique du gros bâton, d'autres l'opportunité d'une carotte comme une main tendue pour aider Haïti à passer un mauvais moment. »   Étudiants et proches de prisonniers politiques manifestent à Caracas Une manifestation convoquée notamment par les étudiants s'est tenue hier (3 février 2026)  au sein de l'Université centrale du Venezuela. En présence aussi de proches de détenus. C'est El Nacional qui le rapporte. Parmi les manifestants, il y avait Fanny Lozada, qui a raconté les tortures qu'avaient subies son petit-fils... âgé de seulement 15 ans. Une manifestation qui s'est donc tenue un mois tout pile après l'enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores par l'armée états-unienne. TalCual, justement, consacre tout un dossier à ce mois sans Maduro. Sur le site du journal, vous pourrez trouver un article qui décrit les conditions d'incarcération du couple dans sa prison de Brooklyn. Un autre sur la façon dont la présidente par intérim Delcy Rodriguez et son frère, qui est président de l'Assemblée nationale, étendent leurs pouvoirs en écartant des fidèles de Maduro. Et un troisième sur un pays partagé entre la prudence et l'espoir. Pendant ce temps, la présidente par intérim Delcy Rodriguez assure « travailler intensément » sur la loi d'amnistie générale qu'elle a proposée la semaine dernière. Pour le moment, les remises en liberté se font au compte-gouttes, et les défenseurs des droits humains attendent le vote de ce texte qui devrait permettre de blanchir tous les détenus pour des motifs politiques. Notre correspondante à Caracas, Alice Campaignolle, a rencontré des familles qui attendent la libération de leurs proches.   La Bolivie se forme au tourisme La Bolivie, elle, se prépare pour le carnaval d'Oruro, l'un des événements touristiques les plus importants du pays. Ce sera ce week-end. L'an dernier (2025), le carnaval avait attiré près d'un demi-million de visiteurs, et généré plus de 50 millions d'euros de revenus pour cette ville située à un peu plus de 200 kilomètres de La Paz. Le nouveau président, Rodrigo Paz Pereira, veut justement développer la place du tourisme dans l'économie, pour faire face à la crise qui touche le pays. Un programme de formation des personnels dans les bars, cafés et restaurants d'Oruro a d'ailleurs été mis en place, ces dernières semaines, et il devrait être étendu à toute la Bolivie. C'est un dossier de Nils Sabin.

    Au Venezuela, une transformation plus qu'une transition

    Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 30:00


    Les images ont sidéré une partie du monde : Nicolas Maduro menotté, lunettes noires sur le nez, enlevé à l'issue d'une opération militaire américaine en pleine nuit, à Caracas. Un mois plus tard, jour pour jour, c'est désormais Delcy Rodriguez qui est au pouvoir au Venezuela, nommée présidente par intérim et soutenue par Washington. Pour parler de ce qui a changé depuis pour les Vénézuéliens, RFI reçoit Yoletty Bracho, enseignante-chercheuse en Sciences politiques à l'Université d'Avignon. « Au Venezuela, les gens éprouvent des sentiments contradictoires entre espoir face à certaines décisions comme la libération de prisonniers, et inquiétudes et incertitudes au sujet de l'avenir économique et politique du pays », explique-t-elle. « Toute la question est de savoir si l'intérêt des Vénézuéliens va être pris en compte », interroge Yoletti Bracho. Une partie de la réponse se trouve dans l'évolution future de la relation avec les États-Unis. Pour l'instant, ils continuent de brandir la menace militaire pour obtenir ce qu'ils veulent des autorités vénézuéliennes. « Le gouvernement agit sous la menace étasunienne mais il profite aussi de cette opportunité pour se maintenir au pouvoir. D'autres acteurs, des membres des oppositions notamment, sont mis de côté. De ce point de vue-là, on ne peut pas encore parler d'une transition, mais plutôt d'une transformation en cours », décrypte la chercheuse. « L'impérialisme américain prend appui sur l'autoritarisme du régime. Reste à voir si les Vénézuéliens vont réussir à pousser par le bas pour qu'on en parle de démocratie. »   L'expiration du TPS des Haïtiens bloquée Comme tous les mardis, nous faisons le point sur l'actualité haïtienne avec le directeur de l'agence Alterpresse, Gotson Pierre. Il revient sur le sursis accordé par une juge étasunienne aux Haïtiens au sujet du TPS. « C'est un ouf de soulagement en Haïti aussi car de nombreuses personnes vivent grâce au soutien de leurs familles installées aux Etats-Unis », explique le journaliste. Autre sujet à la Une d'Alterpresse : la situation sécuritaire. À l'approche de la fin du Conseil présidentiel de transition, samedi 7 février 2026, les autorités ont mobilisé la police car « elles craignent des troubles sur fond de désaccord entre les partis politiques sur la future gouvernance du pays », détaille Gotson Pierre.   L'heure du dialogue entre Donald Trump et Gustavo Petro Le président colombien n'arrivera pas les mains vides à la Maison Blanche. Il va offrir à Donald Trump une corbeille en osier contenant du café et des chocolats, nous apprend El Tiempo. Café et chocolat produits par des familles de paysans qui ont renoncé à la culture de la coca. Car évidemment, le trafic de drogue sera au menu de l'entretien. Gustavo Petro veut convaincre son homologue américain qu'il en fait assez, explique le journal qui rappelle que les États-Unis ont retiré à la Colombie sa certification en matière de lutte anti-drogue et ont imposé des sanctions à Gustavo Petro. C'est d'ailleurs grâce à un visa spécial délivré par Washington que le chef d'État a pu voyager, indique El Tiempo. Un permis de séjour de 5 jours, pas plus, précise El Espectador. Les deux hommes parleront également du Venezuela. Un sujet sur lequel ils ne sont pas d'accord. Comme le souligne El Espectador, Gustavo Petro « estime que le dictateur déchu Nicolas Maduro est séquestré et qu'il doit être libéré ». Des propos qu'il a répétés la semaine dernière, ajoutant que l'ancien homme fort du Venezuela doit être jugé dans son pays. « Il ne peut pas s'empêcher de provoquer Trump, même quelques jours avant leur rencontre », s'inquiète le New York Times. Inquiétudes partagées par les conseillers de Gustavo Petro et des experts qui redoutent que la rencontre ne se déroule pas bien. Les deux hommes sont « imprévisibles (..). Ils ne suivent pas les scripts et sont aux antipodes idéologiques », acquiesce El Tiempo. En plus, insiste le New York Times, « Donald Trump a l'habitude de tendre des pièges aux dirigeants dans le Bureau ovale et Gustavo Petro est connu pour provoquer et pour s'emporter facilement. » Bref, comme le résume le quotidien étasunien lors de cette rencontre, « tout peut arriver », d'autant que Gustavo Petro a son avenir politique en tête. Il sera intéressant de « voir si Gustavo Petro se comporte en président ou en militant », décrypte Maria Jimena Duzan, journaliste colombienne. À quelques mois de la fin de son mandat, il pourrait être tenté de « cultiver son image de champion international des causes progressistes », approuve l'un de ses anciens ministres interrogé par le New York Times. « Gustavo Petro pourrait être tiraillé entre cette ambition et la nécessité de faire preuve de retenue pour se tenir, lui et la Colombie, hors du champ de vision de M. Trump », conclut le journal.   En Argentine, désormais, toute la presse parle de la démission du président de l'Institut national des statistiques. Cela faisait six ans que Marco Lavagna dirigeait l'Indec, rappelle le Buenos Aires Times. Le fils de l'ancien ministre de l'Économie a claqué la porte hier (lundi 2 février 2026) car le gouvernement a décidé une nouvelle fois de décaler l'entrée en vigueur de la nouvelle règle de calcul de l'inflation. Comme l'explique Clarin, Javier Milei et le ministre de l'Économie veulent attendre que les prix aient fini de baisser afin que l'opposition ne les accuse pas d'avoir manipulé l'indice en changeant la méthodologie. Problème, de nombreux indicateurs économiques sont si ce n'est faux, du moins sujets à caution en Argentine, explique le journal de gauche Pagina 12. Marco Lavagna voulait mettre dans l'ordre dans tout cela et doter le pays de statistiques fiables.   Le journal de la 1ère En Guadeloupe, les délinquants routiers sont dans le viseur des autorités.

    En Haïti, la fin du TPS inquiète les familles des ressortissants installés aux États-Unis

    Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 30:00


    À la veille de la date d'expiration du TPS, le statut de protection temporaire dont bénéficient notamment les migrants haïtiens aux États-Unis, l'inquiétude est totale en Haïti. Aux yeux de nombreuses familles en Haïti, la situation catastrophique dans le pays ne permet pas le retour de leurs proches installés aux États-Unis. Elles espèrent donc un renouvellement du TPS, ce programme états-unien qui permet à des ressortissants de pays en crise de vivre et de travailler légalement sur le territoire. Pas moins de 350 000 Haïtiens en bénéficient depuis des années. Sa suppression serait aussi un coup dur pour celles qui dépendent largement des transferts d'argent de leurs proches à l'étranger. D'autres citoyens dénoncent le laxisme des autorités haïtiennes qui n'ont entrepris aucune démarche auprès des dirigeants américains afin de trouver une entente. Un reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama.   Victoire de la populiste Laura Fernandez au Costa Rica Au Costa Rica, la candidate du parti conservateur Laura Fernandez a remporté l'élection présidentielle dès le premier tour. Une large victoire qui fera d'elle la deuxième femme à diriger le pays. Cette victoire, rappelle Clarin en Argentine, la politologue de 39 ans la doit à sa promesse de fermeté contre la criminalité et l'insécurité, les principales préoccupations de la population. Car le Costa Rica, longtemps considéré comme l'un des pays les plus sûrs du continent, est devenu une plaque tournante du trafic de drogue. Alors pour y remédier, Laura Fernandez entend s'inspirer de son homologue salvadorien Nayib Bukele, avec la construction d'une méga prison. Mais le modèle Bukele peut-il fonctionner au Costa Rica ? C'est La Nacion, le principal quotidien du pays, qui s'interroge. « Le modèle Bukele repose sur le contrôle total de l'Etat », écrit le quotidien. Mais, rappelle-t-il, « au Salvador, les régimes dictatoriaux ont toujours été la règle, et les gouvernements démocratiques, l'exception ». Au Costa Rica, c'est l'inverse. « Pour qu'au Costa Rica, une méga-prison puisse fonctionner comme au Salvador, sans que l'on sache qui y entre et pourquoi, écrit La Nacion, il faut se passer du système judiciaire et que le pays vive sous un décret d'exception, avec les garanties constitutionnelles suspendues et les médias persécutés et harcelés. » La suspension des garanties constitutionnelles, c'est justement ce que Laura Fernandez prévoit dans les districts à forte criminalité. Mais ça n'inquiète pas ses partisans. Et surtout pas Marianela Moreno, une dame de 76 ans, que le New York Times a rencontrée. Elle en est sûre : « L'intention n'est pas de créer une dictature, mais plutôt d'avoir plus de pouvoir pour changer les lois. »   Promesse d'amnistie au Venezuela Au Venezuela, la présidente par intérim Delcy Rodriguez promet une loi d'amnistie générale. Une bonne raison de se réjouir pour les quelque 700 prisonniers politiques toujours incarcérés et leurs familles. Mais pas pour El Nacional, qui écrit : « L'amnistie, lorsqu'elle est proposée pour “corriger” une injustice créée par l'État lui-même, risque de normaliser l'arbitraire antérieur, en déplaçant l'attention de l'illégalité des arrestations vers la prétendue magnanimité du libérateur. » TalCual, de son côté, titre sur « Le double D qui nous gouverne ». Car cette promesse d'amnistie a été faite sous la pression des États-Unis. Et elle s'ajoute à celle d'une ouverture du secteur pétrolier aux entreprises états-uniennes. « La révolution apprivoisée s'allie à l'empire, constate ainsi le journaliste Gregorio Salazar dans la rubrique Opinions du journal. Leurs objectifs coïncident étroitement, bien que pour des raisons très différentes. » L'auteur voit dans cette relation l'occasion pour le chavisme « de prolonger son régime totalitaire ». « La nouvelle manne financière dont il bénéficiera, pronostique Gregorio Salazar, sera utilisée comme une baguette magique pour renouer avec la population grâce à la santé et à l'alimentation. »   Menace sur les midterms Aux États-Unis, les élections de mi-mandat prévues en novembre sont déjà en péril, s'alarme le New York Times. « Ce n'est pas un exercice », titre le quotidien new-yorkais. Et pour appuyer sa démonstration, il nous invite à faire preuve d'un peu d'imagination. Alors imaginons : nous sommes le 30 octobre 2026. L'ICE poursuit ses opérations anti-migrants en toute impunité, en se basant sur l'apparence ethnique. Résultat : les électeurs non-blancs n'osent pas s'approcher des bureaux de vote. Ceux qui possèdent un nom à consonance étrangère ne peuvent même pas voter par correspondance parce qu'ils ont été rayés des listes électorales. Dans le même temps, la base Maga continue à se radicaliser. Sa colère est attisée par les propos complotistes de Donald Trump qui accuse le parti démocrate d'être une organisation criminelle. « Ce qui est horrible, écrit le New York Times, c'est qu'aucun aspect de ce scénario n'est tiré par les cheveux. Il se produit déjà en partie. » Et pour s'en convaincre, il suffit d'aller lire la suite sur le site du journal.   Au chevet du système de santé équatorien En Équateur, le système de santé s'effondre. Et même s'il a fait de la lutte contre la délinquance sa priorité, le président Daniel Noboa s'en est bien rendu compte, puisqu'il a nommé la vice-présidente Maria José Pinto à la tête du ministère de la Santé. Mais certains estiment que le système de soins doit être largement refondé. La semaine dernière, on écoutait sur RFI le calvaire des patients. Ce lundi, parole aux docteurs et aux spécialistes équatoriens. Un dossier signé Eric Samson.

    Au Costa Rica, la crainte d'une dérive autoritaire

    Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 30:00


    Le Costa Rica vote ce dimanche 1er février 2026 pour élire son futur président parmi les 20 candidats en lice. Laura Fernández est la favorite des sondages. La candidate populiste aux discours xénophobes met en avant le modèle sécuritaire du chef d'État salvadorien Nayib Bukele. Au Costa Rica, un pays historiquement tourné vers des idées progressistes, le basculement politique qui se dessine inquiète notamment aussi les communautés indigènes. L'une de leurs préoccupations : l'utilisation de la foi catholique et évangélique comme élément central des campagnes politiques. Sur ce point, la populiste Laura Fernandez ne déroge pas à la règle. « Elle ne peut pas venir et dire qu'elle veut imposer la religion dans les communautés indigènes, car il faut se rappeler que nous, peuples indigènes, avons aussi nos propres croyances », pointe Isalina, la cheffe de la communauté Huetar.   Les droits humains menacés Dans la capitale, San José, les associations de défense des droits des femmes alertent. Il y a un mois, le gouvernement sortant a promulgué un décret restreignant l'avortement, qu'il entend maintenir si Laura Fernández remporte l'élection. « Une action illégale », dénonce Larissa Arroyo, avocate, auprès de notre correspondante Marie Griffon. « Il a tenté de contourner ce que prévoit le Code pénal par un décret. C'est pourquoi nous devons ne pas perdre de vue que ces atteintes aux droits des femmes et ces reculs s'inscrivent plus généralement dans des attaques contre l'État de droit, la démocratie et les institutions, prévient Larissa Arroyo. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que ces décisions toucheront avant tout des personnes déjà très vulnérables, en raison de la pauvreté, de leurs discriminations ou des violences qu'elles subissent déjà au quotidien, dans ce pays. » Parmi les personnes les plus vulnérables, figurent également les réfugiés latino-américains – nicaraguayens persécutés par le régime de Daniel Ortega, mais aussi salvadoriens et vénézuéliens. « Le Costa Rica est marqué par une politique xénophobe, qui a d'ailleurs été documentée par les Nations unies, signale Antonio Martínez, président de l'Association interculturelle des droits humains et lui-même réfugié nicaraguayen. Il s'agit d'un régime qui se fonde avant tout sur la notion de sécurité plutôt que sur l'inclusion ou l'accès aux droits. Un régime qui privilégie le contrôle et la surveillance. Il y a beaucoup de craintes bien entendu. Beaucoup de personnes réfugiées et migrantes disent que si Laura Fernández est élue, elles chercheront à migrer vers un autre pays. À solliciter l'asile ailleurs. » Une élection qui peut être marquée par une forte abstention. Il y a quatre ans, elle avait atteint 43%, l'un des niveaux les plus élevés de l'histoire du pays.   Guerre technologique à Minneapolis Aux États-Unis, l'émissaire de Donald Trump à Minneapolis tente de faire retomber la tension. Lors d'une conférence de presse, jeudi 29 octobre 2025, Tom Homan a promis que le nombre d'agents déployés dans la capitale du Minnesota dans le cadre de l'opération anti-immigration Metro Surge allait bientôt baisser. Il a également assuré que l'ICE allait opérer de manière plus intelligente en se concentrant sur les prisons et les centres de détention, comme l'explique notre envoyé spécial à Minneapolis, Vincent Souriau. Cette campagne d'expulsion massive donne lieu à une guerre technologique entre les agents de l'ICE d'un côté, et celles et ceux qui s'opposent à leur opération. Une guerre dans laquelle l'ICE possède des armes de pointe, grâce à une loi passée l'été dernier (2025) qui en a fait l'agence fédérale la mieux financée du pays. Ces instruments, c'est le Washington Post qui les passe en revue. Mais face à la surveillance de masse, la riposte s'organise sur les réseaux sociaux et via les messageries cryptées. C'est Politico qui le raconte. Ces dernières semaines, relève le site d'information, les efforts pour suivre les déplacements des agents de l'ICE se sont intensifiés en ligne, notamment grâce à des sites permettant de signaler les endroits où sont menés les raids. Les autorités ont beau tenté de les bloquer, faire supprimer les sites ou les comptes litigieux, rien n'y fait : de nouveaux réapparaissent sans cesse. Même les cybercriminels - ceux qui rackettent habituellement les internautes avec des rançongiciels - se joignent à la bataille. En divulguant notamment les informations personnelles de centaines de membres de l'ICE et du département de la Sécurité intérieure.   Cuba au bord du gouffre Pendant ce temps, Donald Trump resserre la vis avec Cuba. Le président états-unien a signé hier (30 janvier 2026) un décret qui qualifie le pays de « menace exceptionnelle » et qui annonce des droits de douane contre ceux qui lui fournissent du pétrole. « Cuba, la menace irrévérencieuse », réplique Granma. Pour la voix du régime, il s'agit en réalité pour l'administration Trump d'utiliser la pression comme un outil de déstabilisation. Cuba, qu'El Nacional décrit comme un « Gaza sans les bombardiers ». « Les principaux indicateurs qui mesurent la qualité de vie d'une société se sont érodés de manière alarmante, constate le journal vénézuélien. Les pannes de courant sont quotidiennes. Les transports en commun ne disposent ni d'essence ni de diesel pour se déplacer. La population a diminué et la pyramide des âges s'est inversée. » Mais pour El Nacional, le régime cubain ne peut s'en prendre qu'à lui-même.   Nouveau rebondissement dans la crise politique en Haïti À huit jours de la fin annoncée du mandat du Conseil présidentiel de transition – c'est le 7 février – la crise politique en Haïti prend encore un nouveau tour. C'est à lire dans Le Nouvelliste. Après avoir signé une résolution pour remplacer le Premier ministre, certains conseillers présidentiels cherchent désormais à évincer le président du CPT, Laurent Saint-Cyr. Ils lui reprochent de s'être opposé à la publication de ladite résolution au journal officiel. Sur Alterpresse, le professeur en Sciences politiques Roromme Chantal voit dans cette crise un « coup d'État ». Un coup d'État, écrit-il, qui « ne vise pas à instaurer un nouvel ordre, mais à empêcher qu'un autre ordre ne voie le jour. Il ne produit pas un pouvoir fort, mais un pouvoir verrouillé, dépendant, constamment adossé à des soutiens extérieurs. »

    La triste fin du Conseil présidentiel provisoire haïtien

    Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 30:00


    En Haïti, la transition politique touche à sa fin puisqu'en théorie, le Conseil présidentiel provisoire doit quitter ses fonctions le 7 février 2026. Ses derniers jours de mandat qui auraient dû être « une apothéose », sont en réalité « une hécatombe », estime Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste « Les membres du CPT voulaient faire mieux que leurs prédécesseurs. Mais tout s'est mal passé entre eux. Ils ne s'entendent plus depuis longtemps », analyse le journaliste. « Ils veulent rester au pouvoir. Ils essaient de changer les règles du jeu en cours de route. » Pèsent aussi sur eux des accusations de différentes natures, notamment de complicité avec les gangs. « Des accusations qui n'ont jamais eu de suites judiciaires. Mais cela a suffi leur donner mauvaise réputation », explique encore Frantz Duval. Cette semaine, Washington a sanctionné deux nouveaux membres du CPT ainsi qu'un ministre. Désormais, cinq des sept membres du Conseil présidentiel de transition sont interdits de séjour aux États-Unis, précise Le Nouvelliste. Hier, (28 janvier 2026) Marco Rubio a annoncé que son pays comptait « adopter une posture militaire » face aux gangs. « On ne sait pas ce que cela veut dire concrètement. Mais c'est un pas de plus dans l'implication des États-Unis dans la crise haïtienne », décrypte le journaliste. Enfin, le journal fait sa Une sur la directrice du collège Canapé-Vert, désemparée alors son établissement pourrait fermer. « Le terrain sur lequel est situé l'école, lui appartient à elle et à son mari. Mais on cherche à l'expulser », détaille Frantz Duval. Le Nouvelliste a choisi de reproduire la lettre qu'elle a adressée aux autorités et aux Haïtiens parce que « son cri a un sens. Ce n'est pas la seule tentative de spoliation à laquelle on assiste à Port-au-Prince et aux alentours » , justifie le rédacteur en chef.   Des entreprises au service d'ICE Avant le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, le budget de la police anti-immigration était de 10 milliards de dollars. Aujourd'hui, il est de 85 milliards de dollars. « Il y a donc à la clé de juteux contrats à remporter », explique Nathanaël Vittrant du service Économie de RFI qui détaille quelles sont les entreprises qui offrent leurs services à Ice : Palantir, Microsoft, Amazon ou bien encore le fleuron de la tech française, Cap Gemini. Comme l'a révélé l'Observatoire des multinationales, la compagnie a signé un contrat de 4,8 millions de dollars pour fournir un service de « skip tracing » : c'est de l'analyse des données dans le but explicite de traquer une personne, en l'occurrence ceux identifiés par ICE comme des individus expulsables. France 2 a poursuivi l'enquête et montré que ce contrat prévoit une clause de résultat : autrement dit, plus Cap Gemini contribuera à faire expulser des migrants, plus elle sera rémunérée, le montant pouvant monter jusqu'à 365 millions de dollars. Embarrassé le patron de Cap Gemini a déclaré que le conseil d'administration du groupe allait « examiner » ce contrat.   Transition rugueuse au Chili Au Chili, le nouveau président José Antonio Kast prendra ses fonctions dans un peu plus d'un mois, le 11 mars. D'ici là, le pays connaît une période de transition entre deux gouvernements, transition marquée par quelques frictions. Dernière polémique en date relevée par La Tercera : le gouvernement sortant serait en train de nommer des fonctionnaires à tour de bras, et surtout à des postes-clé. C'est en tout cas ce qu'affirme le futur ministre de l'Intérieur, Claudio Alvarado. Lors d'une interview à la radio Bio-Bio, il a même accusé l'équipe de Gabriel Boric de « pistonner des gens » dans des ministères. Dans les colonnes de La Tercera, le président du Parti républicain, le parti de José Antonio Kast, rappelle ce qu'il considère être « la » règle de base « d'une transition adéquate », à savoir que les fonctionnaires occupant des postes stratégiques doivent démissionner pour laisser la place à la nouvelle administration. Une mise en garde inutile, rétorque l'équipe sortante. Une consigne « claire » a bien été donnée aux titulaires des postes-clé. Ils quitteront tous leurs fonctions le 11 mars, assure le camp de Gabriel Boric, comme le raconte El Mercurio. Le gouvernement actuel dénonce une polémique inutile autour d'un « soi-disant favoritisme qui n'existe pas dans les faits ». Quant aux nominations de fonctionnaires, il y en a bien mais au niveau des municipalités, et dans les secteurs de l'éducation et de la santé, affirme une ministre, selon La Tercera.   Argentine : la Banque centrale au cœur d'un scandale de corruption Comme souvent dans ce pays, ce sont des enregistrements audio qui ont révélé le scandale. Des enregistrements publiés par les médias argentins. On y entend notamment deux hommes d'affaires raconter comment des fonctionnaires de la Banque centrale argentine les ont aidés à contourner le « cepo », ces restrictions imposées sur l'achat ou la vente de dollars sous la présidence du kirchneriste Alberto Fernandez. En 2022 et 2023, les deux hommes achetaient des dollars au taux officiel et les revendaient plus cher au marché noir, décrypte Ambito Financiero, dégageant ainsi des bénéfices considérables. Le journal El Dia rappelle que l'écart entre le taux officiel et le taux du blue pouvait atteindre les 200%. Sur ces enregistrements, « ils parlent de millions de dollars avec la même désinvolture que s'ils comptaient des bonbons », ironise La Nacion. Pour l'instant, cinq fonctionnaires qui sont toujours en poste, font l'objet d'investigations, précise le journal. « Mais la justice enquête désormais pour savoir si davantage de personnes sont impliquées et jusqu'où remontent les complicités ». La Banque centrale argentine a aussi ouvert une enquête en interne, ajoute Ambito Financiero.   Au Mexique, des fonctionnaires vendaient de faux certificats de naissance L'affaire a éclaté après une alerte en provenance de Houston, au Texas, raconte le site cubain 14yMedio. Le Consul mexicain sur place s'est étonné de recevoir autant de personnes affirmant être mexicaines, produisant des certificats de naissance du pays tout en disant être nées à Cuba. « Les documents sont légaux en apparence », détaille le journal en ligne. « Ils figurent bien dans les bases de données du pays. » Mais en les observant bien, on peut remarquer des petits détails qui ne vont pas, explique 14yMedio. Ces migrants cubains ont payé jusqu'à 4.000 dollars pour obtenir ces faux papiers. À l'origine de ce juteux trafic : des fonctionnaires de l'État-civil de plusieurs villes du Chiapas, à la frontière avec le Guatemala, mais aussi des membres de la Commission mexicaine d'aides aux migrants et de l'Institut national des migrations, précise une ONG au site d'informations. « Tout cela n'est pas nouveau », décrypte Angeles Mariscal, journaliste basée au Chiapas, interrogée par 14yMedio. « Des autorités locales, provinciales et nationales fournissent des certificats de naissance, de résidence ou des permis de transit [aux migrants]. Tout est faux. C'est un grand business », explique-t-elle.   Équateur : l'interminable lutte des victimes de Texaco-Chevron Notre dossier du jour nous emmène en Équateur où s'est produit un nouveau rebondissement dans une affaire de pollution qui date de plusieurs décennies. L'entreprise Chevron avait été condamnée pour avoir déversé des milliers de barils de résidus d'hydrocarbures dans le pays. Mais un tribunal des Pays-Bas en a décidé autrement et le groupe a finalement été exempté de toute responsabilité. Les juges sont même allés plus loin en imposant des indemnités à l'État équatorien pour les frais de justice. C'est donc un revers important pour les habitants des régions concernées qui se battent depuis très longtemps, comme nous l'explique Raphaël Moran du service Environnement de RFI.   Le journal de la 1ère Un nouvel espace en ligne consacré à la pollution au chlordécone est disponible depuis hier, (28 janvier 2026) dans les Antilles françaises.

    Le désespoir des commerçants du marché Cluny de Cap-Haïtien

    Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 30:00


    En Haïti, le marché couvert Cluny a été ravagé par un incendie le week-end dernier. Aucune victime n'est à déplorer, mais plus des trois-quarts de ce symbole historique de l'architecture locale de Cap-Haïtien, construit en 1890, ont été détruits. La majeure partie de la structure du marché a été endommagée ainsi que plus d'une centaine de boutiques et une trentaine de dépôts. Certains petits commerçants qui travaillaient sur place, ont tout perdu. Il ne leur reste plus que leurs prêts à rembourser à la banque et aucun moyen de subsistance pour faire vivre leurs familles. Ils ont confié leur désespoir à Ronel Paul et Love-Marckendy Paul. Les autorités ont annoncé l'ouverture d'une enquête et comptent profiter de ce drame pour réaménager la ville. Cap-Haïtien a été placée en état d'urgence environnementale.   La collision de Washington n'aurait jamais dû avoir lieu Cet accident survenu l'an dernier (2025), entre un avion et un hélicoptère de l'armée, le pire que l'aviation américaine ait connu au cours des 20 dernières années, souligne Politico, a fait 67 morts et pour le site en ligne, c'est une « catastrophe que presque tout le monde avait vue venir ». Cet accident « était évitable à 100% », conclut ainsi l'enquête menée pendant un an par l'Agence américaine de sécurité des transports, la NTSB. Hier, (27 janvier 2026), à l'avant-veille du premier anniversaire du drame, sa présidente a vivement critiqué le régulateur de l'aviation civile, la FAA, accusée d'avoir ignoré les mises en garde dela NTSB au sujet de l'aéroport Ronald-Reagan, détaille le Washington Post. La FAA accusée également de trop s'appuyer sur la navigation à vue. Une méthode qui consiste à confier aux pilotes la responsabilité de s'assurer visuellement qu'un autre appareil n'est pas sur leur trajectoire.   Les États-Unis ont-ils exigé du Mexique qu'il n'envoie plus de pétrole à Cuba ? Selon l'agence Bloomberg, un bateau aurait dû partir à la mi-janvier (2026) pour arriver à Cuba ces jours-ci. Mais cet envoi ne figure plus à l'agenda de l'entreprise publique Pemex. La presse mexicaine se demande si ces livraisons vont reprendre ou pas. Elle a, donc, interrogé la présidente. Réponse de Claudia Sheibaum : « Dans tous les cas, nous vous tiendrons au courant ». Une phrase prononcée sur un ton sec, précise La Jornada. Quant à la raison de l'annulation de cette cargaison, là aussi, c'est le flou. La cheffe de l'État s'est contentée d'affirmer que le Mexique prenait ses décisions de manière souveraine et que le pays continuerait de se montrer « solidaire » de Cuba. L'île qui connaît une grave crise énergétique, est privée par les États-Unis, du pétrole vénézuélien. Washington fait-il désormais pression sur le Mexique aussi ? La question reste sans réponse. Des experts du secteur énergétique consultés par le site Sipse, estiment, toutefois que Pemex a simplement modifié sa stratégie en matière d'exportations et choisi de donner la priorité à des marchés stratégiques.   Cuba : la difficile reconstruction après le passage de Melissa Sur les 106 500 logements endommagés, seuls 15 000 ont été réparés, nous apprend Granma. Si, pour le journal du parti communiste, c'est bien, le site 14yMedio, lui, juge que c'est trop peu. « Des dizaines de milliers de familles attendent toujours une solution définitive des mois après le désastre », se désole le journal qui regrette que le gouvernement fournisse à toutes les victimes la même quantité de matériaux de construction. Du coup, ceux qui ont une grande maison, se retrouvent avec un toit à moitié réparé. Le gouvernement pensait avoir trouvé la solution en transformant en logements des containers en métal dans lesquels arrivent sur l'île des équipements comme ceux des pacs photovoltaïques. Problème : ils ne sont pas suffisamment isolés face à la chaleur et à l'humidité. Et puis ils coûtent cher. Trop cher « dans un pays où le salaire moyen est d'à peine 18 dollars par mois », explique le site d'informations.   Les habitants d'un petit village argentin tentent de résister à l'avancée d'une dune Les habitants de Bahia Creek, « un paradis caché de Patagonie » situé au bord de la mer, comme le décrit le journal Infobae qui nous raconte cette histoire. Sept habitants l'hiver, 800 l'été qui luttent pour ne pas être enterrés par le sable. Déjà plusieurs maisons ont disparu. Photo impressionnante à voir sur le site du quotidien. Dans cette station balnéaire, le vent a changé de sens, il y a quelques années, et la dune s'est mise à se déplacer vers les habitations, et plus vers la mer. Face à l'inaction des pouvoirs publics, depuis quelques mois, les habitants de Bahia Creek cherchent des solutions : ils ont commencé par mouiller le sable pour l'empêcher de se déplacer grâce à un système solaire d'irrigation, puis ils ont fait pousser de la végétation, des conifères puis des roseaux. Comme ils l'ont expliqué à Infobae, ils espèrent aujourd'hui que cette « muraille naturelle » les sauvera de la dispartition.   L'air de Los Angeles empli de métaux lourds Un an après les feux de forêt de Los Angeles, on mesure mieux les conséquences de ces incendies sur les populations. Des conséquences majeures et durables, explique Jeanne Richard du service Environnement de RFI. Ces feux qui ont frappé une zone urbaine, ont entraîné une pollution aux métaux lourds. « Des vieilles tuyauteries, de la plomberie, des appareils électroniques comme des téléviseurs, des réfrigérateurs ou des batteries de voitures électriques, ont brûlé et dégagé ces polluants inhabituels et très dangereux pour la santé », explique la journaliste. Or, « ces pollutions nouvelles ne sont pas reconnues par les assureurs et les autorités », souligne François Tissot,  chercheur français, installé dans la ville d'Altadena dans la banlieue nord de Los Angeles. Ces incendies ont également eu un impact sur la biodiversité environnante. Le climat dans cette région est méditerranéen. On retrouve, donc, autour de Los Angeles une sorte de maquis, une végétation qui normalement n'est pas détruite par les feux de forêt, explique Jon Keeley, chercheur à l'Institut d'études géologiques des États-Unis. « Les espèces présentes dans ce maquis ont co-évolué avec les feux. Elles ont développé la capacité à reprendre depuis la base brûlée ou de produire des graines qui ont besoin des feux pour germer. La chaleur casse la coque autour de la graine qui peut alors germer. Sinon, ce sont les molécules même de la fumée qui déclenche la germination. » Il y a ainsi des fleurs sauvages qui ne poussent qu'après un incendie. Les graines dans le sol peuvent rester dormantes des dizaines d'années. Mais c'est ce qui se passe dans des conditions normales. « Quand les feux sont trop fréquents, quand il y en a tous les 10 ans par exemple, ça peut vraiment avoir un impact négatif. Parce que les plantes ont besoin de temps pour grandir et produire les graines qui vont s'accumuler dans le sol. Cela peut prendre 15 à 25 ans au minimum », précise Jon Keeley. Résultat : les espèces locales finissent par disparaître. Pour la nature et pour la santé des habitants, il faut limiter le réchauffement climatique et les activités humaines qui favorisent ces feux.   Le journal de la 1ère La Guadeloupe cherche toujours des moyens de se débarrasser des algues sargasses, notamment en les maintenant à distance avec des barrages anti-algues.

    Haïti, toujours dans l'impasse politique

    Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 30:00


    À l'approche de la fin de la transition, le 7 février 2026, Haïti fait face à un blocage politique. La semaine dernière, 5 des 7 membres du CPT ont voté la destitution du Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé. Mais depuis, « cette résolution est bloquée par le président du CPT qui refuse de la signer et de la publier au Journal officiel », explique Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse. Laurent Saint-Cyr s'est également affiché aux côtés d'Alix Didier Fils-Aimé et de la police, ce lundi 26 janvier 2026. « Ils ont notamment visité ensemble le grand quartier général des forces armées haïtiennes », souligne le journaliste d'Alterpresse. Le Premier ministre peut aussi compter sur l'appui des États-Unis qui continuent de maintenir la pression sur les autorités du pays. Le secrétaire d'État Marco Rubio a répété que son administration le soutenait.   Altepresse revient, par ailleurs, sur l'incendie qui a dévasté le marché historique Cluny à Cap Haïtien, dans la nuit de samedi à dimanche dernier (25 janvier 2026). Les autorités ont promis de venir en aide aux sinistrés rapidement. « Beaucoup d'étals ont été détruits », raconte Gotson Pierre. « Une équipe gouvernementale s'est rendue dans le nord du pays pour évaluer les dégâts. »   Nouvel épisode dans la guerre commerciale entre l'Équateur et la Colombie Lundi (26 janvier 2026), Quito a décidé d'augmenter de 900% la redevance que paye Bogota pour utiliser l'un de ses oléoducs. Désormais pour utiliser le SOTE, le système d'oléoduc transéquatorien, la Colombie devra payer 30 dollars par baril, contre 3 dollars jusqu'à présent. Plus de 10.000 barils de pétrole colombien emprutent, chaque jour, cet oléoduc pour faire le trajet qui va du sud de la Colombie jusqu'à la côte pacifique d'où ce pétrole est exporté précise El Tiempo. Pour El Espectador, c'est donc une « nouvelle escalade dans la dispute (...) commerciale et diplomatique » qui a éclaté la semaine dernière quand Daniel Noboa a décidé de taxer les importations colombiennes à 30%. Raison de la colère du président équatorien : la situation à la frontière entre les deux pays. Quito juge que Bogota n'en fait pas assez pour lutter contre les différents trafics illégaux, notamment le narcotrafic, explique le journal Vanguardia. La Colombie a riposté en augmentant, à son tour, les droits de douane sur une vingtaine de produits équatoriens et en suspendant les livraisons en électricité à son voisin, rappelle El Espectador. Une rencontre est prévue entre les autorités des deux pays, souligne Vanguardia, mais la Colombie et l'Équateur n'arrivent pas à se mettre d'accord sur une date.   La production de pétrole argentin en hausse En décembre, le pays a produit 868 712 barils par jour. Un « record historique », souligne le journal Rio Negro, dû en grande partie au gisement de pétrole et de gaz de schiste de Vaca muerta. « Alors que l'activité économique - la production, la consommation et les exportations - enregistre un recul, le ministre de l'Économie (...) s'est réjoui cette semaine » de cet exploit pétrolier, « l'un des rares indicateurs positifs ». « Pour une fois que la Patagonie compte pour le gouvernement », ironise Rio Negro. Une allusion au fait que contrairement à son homologue chilien, Gabriel Boric, et au au futur président du pays voisin, José Antonio Kast, Javier Milei, lui, ne s'est pas rendu sur place alors que la Patagonie chilienne et argentine est en proie à de violents incendies depuis plusieurs jours. Le journal argentin décrypte cet intérêt soudain : si le gouvernement met en avant cette région, reçoit les gouverneurs de Rio Negro et de Neuquen, c'est parce que, écrit Rio Negro, il cherche des soutiens pour faire voter sa réforme du travail.   Une délégation du Congrès étasunien à Ushuaïa Cette visite qui n'était pas prévue, provoque un scandale, explique Pagina 12 qui dénonce « l'opacité entourant les motifs » de ce voyage. Ces membres du Congrès, qui sont arrivés dimanche, n'avaient pas été invités par les autorités locales et n'ont d'ailleurs pas souhaité les rencontrer, raconte le quotidien. D'après l'ambassade américaine en Argentine, cette délégation d'élus républicains et démocrates a fait le déplacement jusqu'au bout du monde, à bord d'un avion de l'armée de l'air étasuienne, juste pour parler de la dégradation des milieux naturels, du traitement des métaux rares et de la recherche en santé publique. Pourquoi, alors, ont-ils navigué au large du port d'Ushuaïa, interroge le journal ? Pourquoi sont-ils allés observer le port placé sous tutelle administrative pour un an par Buenos Aires pour de supposées irrégularités de gestion ? Une sénatrice de la Terre de feu, la province où se situe Ushuaïa, a demandé des explications au gouvernement de Javier Milei. Cristina Lopez veut notamment savoir s'il compte laisser des puissances étrangères participer ou s'ingérer dans la gestion d'infrastructures stratégiques de la province, ou même les contrôler. Une question légitime, estime Pagina 12 qui affirme que les membres de cette délégation étaient, en réalité, là pour observer l'avancée de deux projets majeurs financés par la Chine : une usine de transformation de gaz naturel et une centrale thermoélectrique. Pagina 12 s'inquiète de possibles visées géostratégiques américaines sur l'Atlantique sud. Une hypothèse crédible, insiste le journal, alors que Javier Milei et Donald Trump sont de plus en plus proches, que ce dernier ne cesse de répéter qu'il veut annexer le Groenland et alors qu'Ushuaia est la porte d'entrée naturelle de l'Antarctique et un passage transocéanique.   Les déplacés du Sinaloa survivent dans une décharge de Culiacan Depuis plus d'un an, l'État de Sinaloa dans le nord-ouest du Mexique, est secoué par des violences à cause d'une guerre entre cartels de la drogue. On déplore des milliers de morts, autant de disparus et des déplacés toujours plus nombreux. Beaucoup se sont installés en périphérie de la capitale de l'État, Culiacan, où ils vivent sans aucune aide du gouvernement, en travaillant comme recycleurs de déchets. C'est la seule source de revenus possibles. Reportage de Gwendolina Duval.

    En Haïti, les attentes n'ont pas changé à l'approche du 7 février

    Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 30:00


    La situation politique est confuse en Haïti, où une majorité des membres du Conseil présidentiel de transition ont demandé, la semaine dernière, le départ du Premier ministre. La tension règne au sein de l'exécutif haïtien, entre des membres d'un conseil censés quitter leurs fonctions dans moins de deux semaines maintenant et un chef du gouvernement soutenu avec force par les États-Unis. La fin de la transition est prévue le 7 février et le bilan n'est pas glorieux, même si la police revendique quelques progrès contre les gangs dans le centre-ville de Port-au-Prince récemment. Notre correspondant Peterson Luxama est allé rencontrer des habitants pour recueillir leur sentiment sur ce conseil de transition et sur l'éventualité de prolonger son mandat étant donné que les élections n'ont pas encore eu lieu.   Mensonge et autoritarisme Aux États-Unis, la peur et la colère sont toujours vives à Minneapolis après la mort d'Alex Pretti, tué par un agent de l'immigration. Ce nouveau drame fait, bien sûr, la Une de la presse, qui dénonce les mensonges éhontés de l'administration Trump et qui crie de plus en plus fort à l'autoritarisme. C'est le cas du Devoir, au Canada. « Dans la montée d'un État autoritaire, écrit-il, il y a la logique du mensonge et de l'anarchie. Il y a également la "novlangue", le détournement des mots. On parle de "forces de l'ordre", de "terrorisme", de "chaos", de "police des frontières". En réalité, les forces de l'ordre sèment le chaos ; les terroristes (s'ils existent) ne sont pas forcément ceux qu'on pense ; quant à la police des frontières… elle frappe au cœur des villes. » Le mensonge, c'est aussi ce que dénonce le New York Times, qui en appelle au Congrès. Car le Congrès peut tenir des audiences et exiger des réponses. Le vote du budget lui permet également de réclamer des comptes à l'administration. Pour le New York Times, l'examen du financement du département de la sécurité intérieure lui offre ainsi l'occasion rêvée de contrôler l'action de l'ICE. À lire aussiÉtats-Unis: les événements de Minneapolis augmentent le risque de paralysie budgétaire Désapprobation dans le camp républicain Un budget que des élus démocrates menacent désormais de bloquer. Plusieurs sénateurs se sont exprimés à ce sujet. Mais ils ne sont pas les seuls à dénoncer l'action de la police de l'immigration. Des voix commencent aussi à s'élever au sein du parti républicain. Ce week-end, les sénateurs de Louisiane, d'Alaska et de Caroline du Nord ont ainsi appelé à une enquête indépendante sur cette dernière fusillade à Minneapolis. Et c'est sans compter tous ceux qui expriment leur inquiétude en privé, à neuf mois des élections de mi-mandat. Car l'électorat états-unien est largement divisé sur le sujet, y compris l'électorat républicain. C'est ce que montre un sondage de Politico : 49% des électeurs jugent la campagne d'expulsion trop agressive. Et parmi ceux qui ont voté pour Donald Trump en 2024, ils sont plus d'un tiers à désapprouver la manière dont elle est mise en œuvre. Une campagne qui est aussi menée dans le Maine, où une centaine de personnes ont déjà été arrêtée depuis la semaine dernière par ces mêmes agents lourdement armés et aux visages masqués. Tant et si bien que la peur commence à gagner les habitants. C'est encore Le Devoir qui le raconte. Ici, comme dans le Minnesota, la violence d'État vise les gens ayant la peau foncée et un accent venu d'ailleurs. Et comme dans le Minnesota, la résistance s'organise. Elle s'organise notamment dans les églises. Dans l'église congrégationnelle unie de Cumberland, par exemple, où un feuillet rédigé en huit langues explique comment lutter contre les patrouilles de l'ICE. L'église livre aussi des repas à celles et ceux qui se terrent chez eux par crainte d'être arrêtés, et dispense à leurs enfants des cours à domicile. Ici, comme dans le Minnesota, les élus exigent le départ de l'ICE. Mais comme dans le Minnesota, la police de l'immigration est bien partie pour rester. À lire aussiÉtats-Unis: face à la colère, Trump envoie le responsable de sa politique anti-immigration à Minneapolis En Équateur, le secteur de la santé à l'agonie En Équateur, le système de santé se dégrade de plus en plus. Ce délabrement n'est pas nouveau, mais il atteint des niveaux jamais vus. Le pays a, par exemple, été profondément choqué de voir un hôpital remettre le corps d'une enfant à sa famille dans un carton. La situation est telle que pour montrer leur volonté d'agir, les autorités ont placé le ministère de la Santé sous tutelle de la vice-présidente. Mais le système reste corrompu, usé, en déliquescence totale. Notre correspondant Eric Samson est allé rencontrer des patients.

    Minneapolis: une journée «ville morte»

    Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 30:00


    Une journée « ville morte » ce vendredi (23 janvier 2026) dans le Minnesota. Les habitants sont appelés à rester chez eux pour protester contre la présence d'ICE, la police de l'immigration. La colère ne retombe pas dans cette ville du Minnesota, alors que le vice-président américain JD Vance s'y est rendu hier jeudi (22 janvier 2026). Il a appelé à « faire retomber la température », après s'être entretenu avec plusieurs agents d'ICE, mais aussi des entrepreneurs. Les opérations de la police de l'immigration ainsi que les manifestations qui secouent la ville commencent à avoir de sérieux impacts sur l'économie locale. Nous en avons parlé avec Mike Logan, le directeur de la Chambre régionale de commerce de Minneapolis. JD Vance plus conciliant Les journaux, de leur côté, reviennent ce matin sur le discours du vice-président JD Vance à Minnesota. Pour le magazine Politico, JD Vance adopte un ton plus conciliant face au malaise croissant autour des méthodes de l'ICE. Le vice-président a prôné l'empathie à l'égard des manifestants et reconnu que les policiers de l'ICE pouvaient commettre des erreurs. Selon lui, l'essentiel des tensions et des affrontements découlerait de malentendus qui pourraient être dissipés si les élus locaux — et leurs forces de police — coopéraient avec le gouvernement fédéral.  JD Vance a reconnu aussi que les vidéos circulant sur les réseaux sociaux pouvaient inquiéter de nombreux Américains, tout en soulignant qu'elles ne racontaient souvent pas toute l'histoire. D'après Politico, le déplacement de JD Vance à Minneapolis intervient au moment où les républicains peinent à s'accorder sur un message clair pour expliquer les méthodes de l'ICE à une opinion publique qui est de plus en plus anxieuse face à la présence d'agents fédéraux armés qui patrouillent dans les quartiers. Dans une interview au journal conservateur Washington Examiner, JD Vance a déclaré que l'administration Trump sanctionnera policiers qui commettent des erreurs dans l'exercice de leurs fonctions, mais seulement lorsque ces sanctions seront jugées « justifiées ». Jusqu'à présent, en tout cas, la mort de Renee Good, tué par un agent de l'ICE il y a presque 3 semaines, n'a fait objet d'aucune enquête. Haïti, un pays touché par toutes les formes d'insécurité À la violence des gangs armés, s'ajoute une crise alimentaire qui ne cesse de s'aggraver. La situation est alarmante, alerte Rein Paulson, directeur des urgences de la FAO, actuellement en visite à Port-au-Prince. L'agriculture, pourtant pilier de l'économie haïtienne — près de 20% du PIB —, est aujourd'hui à bout de souffle : faible productivité, manque d'intrants, infrastructures défaillantes, et surtout une insécurité persistante à Port-au-Prince, dans le Centre et dans plusieurs autres régions du pays. Résultat : près de 5,9 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population, pourraient basculer dans une insécurité alimentaire sévère d'ici la mi-année 2026, sans mesures urgentes. Pour y faire face, la FAO estime avoir besoin de 65 millions de dollars afin de venir en aide aux populations les plus vulnérables. Rein Paulson répond aux questions de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. Une famille haïtienne décimée par une attaque aux drones explosifs à Port-au-Prince La presse locale revient sur les civils tués par les opérations anti-gang de la police nationale. À Bel Air, quartier de Port-au-Prince sous contrôle de gangs, une opération policière appuyée par des drones explosifs a coûté la vie à plusieurs membres d'une même famille. C'est à lire dans AyiboPost. Le journal en ligne s'appuie sur le témoigne d'un Haïtien de 28 ans installé aux États-Unis. Il raconte comment sa petite sœur de 13 ans, ses deux frères et son père ont été tués lors d'une explosion de drone le jour même où la famille devait quitter le quartier. Selon des organisations de défense des droits humains citées par Ayibipost, les opérations menées entre le 1er et le 11 janvier à Bel Air, Saint-Martin et La Saline ont fait plus de cinquante morts parmi les civils et provoqué des déplacements massifs de population. Journal de la 1ère 14 millions d'euros : c'est la somme qui aurait été perdue par l'Ordre des avocats de la Martinique.

    Haïti : le Premier ministre sur le point de tomber ?

    Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 30:00


    Le Conseil présidentiel de transition (CPT) tente à nouveau de renverser le gouvernement haïtien. Cette fois-ci, il pourrait réussir, explique Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. « Alors qu'hier (mercredi 21 janvier 2026), Alix Didier Fils-Aimé a échappé à une nouvelle tentative de révocation, il y a eu un revirement ce matin. Cinq des sept membres du CPT se prononcent désormais pour son départ », explique notre confrère. Moins de trois semaines avant la fin de leur mandat, les membres du CPT essayent de changer de Premier ministre et de gouvernement. « Vont-ils y arriver ou être stoppés par les fortes résistances et les mises en garde, notamment venues des États-Unis », s'interroge le rédacteur en chef du Nouvelliste. Mercredi (21 janvier 2026), l'ambassade étasunienne a publié « un communiqué très peu diplomatique pour dire que les membres du CPT n'ont pas été élus et qu'ils ne peuvent pas chasser le Premier ministre et déstabiliser le pays », estime Frantz Duval. En faisant cela, « les États-Unis affirment qu'ils ne reconnaîtront pas le nouveau gouvernement », décrypte le journaliste.   Les abus d'ICE, la police de l'immigration étasunienne Le New York Times et le Washington Post révèlent aujourd'hui que Geraldo Lunas Campos, ce Cubain de 55 ans qui est mort dans une prison pour migrants d'El Paso aux Texas, le 3 janvier 2026, a été tué. C'est ce qu'indique le rapport d'autopsie auquel ont eu accès ces journaux. En cause : une compression de son cou et de son torse qui a provoqué son asphyxie. Si le médecin légiste parle bien d'un homicide, il ne se prononce, en revanche, pas sur une éventuelle culpabilité criminelle, précise le New York Times. « Il s'agit d'une classification des causes du décès, et non d'une décision juridique établissant la culpabilité », insiste le journal. Reste qu'on est bien loin de la version des agents pénitentiaires qui eux continuent de dire que Geraldo Lunas Campos s'est suicidé. ICE est également accusé d'avoir utilisé un enfant de 5 ans comme appât pour arrêter sa famille dans le Minnesota. Comme le raconte le Washington Post, Liam Conejo Ramos a été arrêté avec son père dans l'allée de leur maison, alors qu'ils rentraient de la maternelle. Les agents d'ICE lui ont alors demandé d'aller frapper à la porte pour voir s'il y avait d'autres personnes à l'intérieur. Indignation du rectorat qui a donné une conférence de presse hier. L'enfant et son père sont toujours aux mains d'ICE tout comme 3 autres élèves du même district scolaire. L'un d'entre eux âgé de 17 ans a été arrêté alors qu'il se rendait au lycée, sans que ses parents ne soient là. « Ces événements exacerbent les tensions entre les habitants et les agents de l'ICE, tensions déjà vives suite à la mort de Renée Good », conclut le Washington Post.   Colombie : scandale autour d'un investissement du gouvernement Près de 2 milliards de pesos colombiens, soit près de 400.000 euros pour deux bateaux-ambulances livrés à un hôpital qui ne pourra pas s'en servir. C'est le quotidien El Tiempo qui révèle l'affaire. L'hôpital de Maicao, dans le nord du pays, à la frontière avec le Venezuela, se trouve en effet « en plein désert, sans mer, ni fleuve » naviguable à proximité. « Le port le plus proche se trouve à une heure et demie de route », explique le quotidien qui s'interroge sur « la pertinence, le coût et la plannification d'une décision qui semble déconnectée de la réalité territoriale ». D'autant que dans le département où se trouve Maicao, trois autres hôpitaux auraient pu faire usage de ces bateaux-ambulances, précise El Tiempo. Alors que le système de santé colombien est en pleine crise, avec des hôpitaux, des cliniques et des pharmacies qui attendent toujours de remboursements de la part de l'État, « on se demande qui et surtout comment sont prises les décisions » de dépenser de l'argent public, s'indigne El Tiempo.   Un incident diplomatique évité de justesse grâce à un post-it Cela s'est passé hier (21 janvier 2026) à l'Assemblée nationale française. L'ambassadeur d'Argentine en France doit être auditionné par la commission des Affaires étrangères. Mais comme le raconte La Nacion, juste avant de commencer son intervention, Ian Sielecki se rend compte que derrière lui, se trouve une carte du monde sur laquelle les îles Malouines figurent comme faisant partie du Royaume-Uni. Il refuse, donc, de commencer son exposé. S'en suit un échange un peu tendu avec le président de la Commission des Affaires étrangères. Le jeune diplomate argentin de 34 ans reste « inflexible », précise le journal Clarin, invoque l'Ukraine. L'ambassadeur de ce pays n'accepterait pas de s'exprimer devant une carte montrant Louhansk ou la Crimée comme étant des territoires russes, dit-il. Ian Sielecki demande à ce que la carte soit recouverte. Finalement, une solution est trouvée : un post-it jaune est collé sur les Malouines.   Un fromage brésilien inscrit au patrimoine mondial de l'Humanité Notre dossier du jour nous emmène au Brésil, dans la région du Minas Gerais, « mines générales » en français, ce qui en dit long sur la richesse du sous-sol. Mais le fer ou le lithium ne sont pas les seuls atouts économiques sur place. Il y a aussi un fromage local inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Cette tradition culinaire se transmet de génération en génération, essentiellement entre femmes. Sarah Cozzolino s'est rendue dans la région de Serro, dans le nord de l'état du Minas.   Le journal de la 1ère En 2025, les algues sargasses ont plus que jamais empoisonné la vie des Martiniquais.

    Venezuela: 300 millions de pétrodollars américains encaissés

    Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 30:00


    Le Venezuela vient de toucher un premier chèque en dollars de la part des États-Unis, en échange de la vente de son pétrole. Delcy Rodriguez s'en est félicitée mardi 20 janvier 2026, sur la télévision vénézuélienne : « Sur les premiers 500 millions de dollars, on a déjà encaissé 300 millions. Cela servira à soutenir les revenus de nos travailleurs et travailleuses, à protéger le pouvoir d'achat des travailleurs et des travailleuses du Venezuela. » Une partie de cet argent viendra aussi soutenir la monnaie nationale sur le marché des changes. Le pays a cruellement besoin de ces devises car « le bolivar est très affaibli face au dollar et il y a un risque de retour de l'hyperinflation », explique Thomas Posado, maître de conférences à l'Université de Rouen et spécialiste du Venezuela. Mardi 20 janvier 2026, les États-Unis ont arraisonné un nouveau pétrolier dans les Caraïbes. Depuis le mois de décembre, l'administration Trump dit vouloir en finir avec la « flotte fantôme », ces bateaux qui malgré les sanctions, permettaient au Venezuela d'exporter près de 70% de son pétrole vers la Chine. Homayoun Falakshahi, responsable de l'analyse pétrole chez Kpler, qui suit les déplacements des navires pétroliers, constate que les envois d'or noir vers les États-Unis ont doublé. Le pays latino-américain devrait tout de même continuer à fournir la Chine pour rembourser en nature ses dettes auprès de Pékin. Enfin, la Maison Blanche a également autorisé deux grands négociants internationaux en matières premières à commercialiser le pétrole vénézuélien, malgré les sanctions toujours en vigueur. Les retombées pour les Vénézuéliens sont, toutefois, encore très incertaines. La pauvreté reste extrêmement élevée dans le pays.   José Antonio Kast nomme son gouvernement Au Chili, José Antonio Kast a présenté son gouvernement. Le président d'extrême droite qui prendra ses fonctions le 11 mars, a nommé deux anciens avocats d'Augusto Pinochet à des postes-clé : la Justice et les Droits humains pour Fernando Rabat et la Défense pour Fernando Barros « l'un des avocats les plus puissants du pays, selon certains. Le meilleur fiscaliste du Chili, pour d'autres », écrit La Tercera. Son CV est impressionnant, poursuit le quotidien. Outre sa carrière d'avocat, l'homme de 68 ans a aussi occupé de nombreux postes dans des entreprises, a été le conseiller juridique de l'ancien président Sebastian Pinera pour la gestion de ses affaires. Et surtout en 1998, il prend une année sabbatique. Mais les vacances en Europe sont vite oubliées, raconte La Tercera. Augusto Pinochet est arrêté à Londres ; Fernando Barros devient son porte-parole et son avocat. En 2005, il défendra le dictateur accusé de fraude fiscale dans l'affaire Riggs, aux côtés de Fernando Rabat. Fernando Rabat qui « fait aujourd'hui partie du cabinet qui assurait historiquement la défense » d'Augusto Pinochet, pointe El Mostrador pour qui le positionnement idéologique du nouveau ministre de la Justice et des Droits humains est clair : c'est un représentant de la droite la plus dure du monde juridique. Mais Fernando Rabat, comme la majorité des autres membres du nouveau gouvernement, n'appartient à aucun parti politique. El Mercurio a fait le décompte et sur 24 ministres, 16 sont indépendants, ne sont affiliés à aucun parti. C'est un gouvernement technique, estime le journal. Ils sont indépendants mais ils ne sont pas neutres, souligne El Mostrador. Si la plupart des ministres n'ont pas pris leur carte dans un parti, « leurs parcours, leurs réseaux et leurs liens disent clairement quelles sont leurs positions politiques et économiques », poursuit le quotidien. En composant son équipe, José Antonio Kast a souhaité « donner des gages aux marchés et aux milieux d'affaires ». Mais les huit partis politiques qui l'ont soutenu pendant la présidentielle, le prennent mal, souligne la presse chilienne. Le mot « malestar » revient dans beaucoup d'articles. Pour El Mostrador, le risque pour le président, c'est d'être fragilisé politiquement et de ne pas pouvoir gouverner, d'autant qu'il a peut-être perdu un allié. Aucun membre du Parti national libertarien de Johannes Kaiser n'a fait son entrée au gouvernement. Du coup, son attitude au Congrès et ses liens avec l'exécutif interrogent, soulignent plusieurs journaux chiliens.   Le Canada se prépare à une invasion militaire étasunienne L'armée canadienne a imaginé des scénarios et comment y faire face. C'est ce qu'ont raconté deux sources gouvernementales au Globe and Mail. En cas d'offensive depuis le sud, les forces américaines seraient en mesure de neutraliser les principales positions stratégiques canadiennes sur terre et en mer en moins d'une semaine, voire en seulement deux jours. En cause : le faible nombre de soldats canadiens et le manque d'équipements sophistiqués, explique le journal. L'armée prévoit, donc, une riposte de type insurrectionnel, « avec des embuscades, des sabotages, des attaques par drone ». Une stratégie semblable à celle des talibans en Afghanistan, précise encore le Globe and Mail. Pour l'heure, une invasion américaine semble très peu probable. Le gouvernement canadien n'y croit pas, indique le quotidien. Pas plus que de nombreux experts consultés par le journal. Certains d'entre eux estiment, malgré tout, que le Canada doit, sans tarder, investir davantage dans sa défense.   Le journal de la 1ère La compagnie Air Antilles est en cessation de paiement.

    «Donald Trump se comporte comme un gangster»

    Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 30:00


    Depuis son retour à la Maison Blanche, il y a un an, Donald Trump précipite les États-Unis et le monde vers le chaos en multipliant les menaces qui se traduisent souvent en actes. « Quand vous y pensez, on ne devrait même pas avoir besoin d'élections », lâchait la semaine dernière Donald Trump auprès d'un journaliste de Reuters. Une plaisanterie, a rassuré la Maison Blanche. Mais la phrase a provoqué l'émoi aux États-Unis. Le président peut-il vraiment annuler les midterms prévues en novembre 2026 ? « Donald Trump peut tout faire : tricher, changer les circonscriptions en sa faveur, constate l'avocat et défenseur des droits de l'homme Reed Brody. Et on se trouve à un moment où les contre-pouvoirs traditionnels ne fonctionnent pas. Les élus républicains sont tétanisés à l'idée d'avoir face à eux lors des primaires un candidat désigné par Trump, les grands médias privilégient leurs intérêts commerciaux… Quant à la justice, plus on monte dans l'appareil judiciaire, plus on trouve des juges acquis à Donald Trump. » Longtemps tétanisé, le camp démocrate semble depuis quelques semaines organiser la résistance. Donald Trump, c'est aussi une saturation de l'espace médiatique, des déclarations intempestives, des provocations permanentes… « Un président ne devrait pas parler comme ça. Il se comporte comme un gangster, observe Olivier Richomme, maître de conférences à l'Université de Lyon II. Il pense pouvoir changer la réalité par les mots. »   Les conséquences d'une rupture avec l'allié européen Sa dernière lubie : acquérir le Groenland. « Un impératif national et mondial », répète à l'envi Donald Trump, qui a menacé de surtaxes douanières les pays européens qui s'y opposeraient. Le sujet est largement traité par la presse du continent, et notamment le Wall Street Journal qui s'interroge : « Qu'est-ce qu'une rupture avec l'Europe signifie pour l'économie états-unienne ? » Car les deux économies sont étroitement liées, avec des milliers de milliards de dollars d'investissements de part et d'autre. Si une guerre commerciale éclatait, elle serait dévastatrice pour l'Europe, prévient le Wall Street Journal. Mais elle aurait aussi de lourdes conséquences pour les États-Unis. La première : une diminution des ventes des entreprises américaines vers l'Europe, ce qui impacterait leurs bénéfices et ouvrirait la voie à la concurrence notamment chinoise. Autre conséquence : une baisse des investissements européens, qui conduirait à un affaiblissement du dollar et une augmentation des coûts d'emprunt. Ce qui pèserait sur les investissements des entreprises et les dépenses des ménages. Et provoquerait un ralentissement de la croissance états-unienne. Mais la menace n'est pas seulement économique. L'option d'une opération militaire est toujours sur la table. Une hypothèse qui, selon The Atlantic, place l'armée états-unienne face à une question existentielle : peut-on attaquer un pays allié ? C'est à lire sous la plume de Tom Nichols, qui écrit : « Certains officiers militaires hausseront les épaules face aux divagations de Trump et diront que les ordres sont des ordres, et que les amis d'hier sont les ennemis d'aujourd'hui ». Mais Tom Nichols en est convaincu : « Les hommes et les femmes des forces armées seront déchirés lorsqu'ils tenteront de transformer les obsessions démentielles de Trump en un plan militaire cohérent. » Pour The Atlantic, Donald Trump vit désormais dans une réalité différente. Ce qui conduit la revue à se demander quand les républicains du Congrès interviendront. « Des années de diplomatie prudente, des milliards de dollars d'échanges commerciaux, sont désormais menacés parce que des sénateurs et des représentants ont refusé d'utiliser les pouvoirs dont ils disposent pour bloquer le président états-unien », semble s'agacer The Atlantic. Qui estime qu'il est donc temps d'agir.   Haïti se prépare à la fin du TPS Avant même son retour au pouvoir, Donald Trump avait menacé les Haïtiens en multipliant les fausses informations. Cela avait contribué à créer un climat de peur, qui s'est considérablement accru avec les traques menées par la police de l'immigration et la fin annoncée du TPS, ce statut de protection particulier accordé aux ressortissants de certains pays. Une suppression prévue dans deux semaines et à laquelle Haïti se prépare, comme l'explique Gotson Pierre, directeur de l'agence haïtienne Alterpresse.

    Haïti: la liberté de la presse entravée

    Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 30:00


    Haïti figure parmi les pays les plus dangereux au monde pour les journalistes. Selon le dernier rapport de Reporters sans frontières (RSF), le pays se classe au 111è rang sur 180. Dans ce contexte dominé par la violence des gangs, les journalistes sont fréquemment la cible d'actes criminels, ou même de certains membres de la Police nationale haïtienne. Après Port-au-Prince, la capitale, l'Artibonite est la deuxième région du pays où la situation des journalistes est particulièrement préoccupante.  À Saint-Marc, chef-lieu du Bas-Artibonite, les journalistes sont désormais obligés de rester confinés dans le centre-ville, car la commune se trouve prise en étau entre deux gangs puissants qui menacent régulièrement de s'emparer de la ville. « Nous, journalistes de Saint-Marc, aimerions souvent nous rendre dans les zones périphériques pour réaliser des reportages, notamment dans la commune de Montrouis. Malheureusement, cette région est aujourd'hui contrôlée par des hommes armés, explique à Ronel Paul le journaliste Yveto Altidort, de la Radio Latibonite FM. Nous souhaiterions également nous rendre dans la vallée de l'Artibonite afin d'y rencontrer les paysans, qui ne peuvent plus travailler leurs terres à cause de la présence du gang Gran Grif à Savien, dirigé par un certain Luckson Elan. Hélas, c'est désormais impossible. Contrairement aux années 2020, 2021 et 2022, il est aujourd'hui extrêmement difficile pour nous, journalistes, de poursuivre notre travail sur le terrain. » Les journalistes risquent aussi désormais davantage de sanctions pour diffamation : à trois semaines de la fin de son mandat, le conseil présidentiel de transition (CPT) a adopté un décret pour « encadrer la liberté d'expression ». Le comité de protection des journalistes dénonce un recul des libertés de la presse et réclame le retrait du document publié par les autorités de transition.   État de siège au Guatemala Le président Bernardo Arévalo a déclaré l'état de siège pour 30 jours au Guatemala après l'assassinat de 8 policiers par les gangs ce week-end. Les portraits en noir et blanc de ces hommes et femmes, en uniforme, sont alignés en Une de La Hora. En signe de deuil, la première page du quotidien Prensa Libre a été imprimée sur fond noir ce dimanche et ce lundi. Les policiers ont été tués dans une série d'attaques, de mutineries et de prises d'otages dans des prisons, après que les autorités ont décidé de transférer des chefs de gangs dans un établissement de haute sécurité. Dans son éditorial du jour, Prensa Libre déplore que la politique actuelle du gouvernement consiste plus à réagir qu'à anticiper. D'après le quotidien, ce n'est toutefois pas nouveau : les systèmes de renseignement ont été  « fragilisés » par les gouvernements successifs, par « négligence » ou à cause de « querelles politiques ». Le journal appelle à « punir », au nom des droits des citoyens, même si cela va à l'encontre des droits humains. Mais attention à la tentation « d'importer les méthodes » répressives du Salvador de Nayib Bukele, prévient l'auteur d'une tribune dans El Siglo. C'est un « risque mortel pour la république », écrit-il. Car face à un « discours d'efficacité, tout contrepouvoir est vu comme suspect, est perçu comme un obstacle qui protègerait les coupables », regrette l'auteur de cette tribune. Mais si « le pouvoir apprend qu'il peut fonctionner sans limites », il est déjà trop tard quand le citoyen réalise ensuite « qu'il n'a plus personne à qui demander des comptes », conclut-il.   Au Québec, la difficile mise en œuvre d'une réforme sur la langue française C'est une exception culturelle, encerclée par 350 millions d'anglophones : au Québec, le seul État francophone d'Amérique du Nord, la langue française se défend par la loi. Depuis 2022, le gouvernement a durci sa législation linguistique avec une réforme majeure qui impose le français comme langue normale du travail, du commerce et des affaires. Saluée par ceux qui redoutent une assimilation lente, cette réforme oblige désormais les entreprises, locales comme internationales, à réviser leur grammaire, sous peine de lourdes sanctions. Mais près de sept mois après son entrée en vigueur, l'application de cette réforme se heurte à des difficultés sur le terrain, a constaté notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert.   Dans le journal de La 1ère... En Guadeloupe, l'Hôpital de Capesterre-Belle Eau passe officiellement sous la direction du Centre Hospitalier de Basse-Terre, explique Benoît Ferrand, d'Outre-Mer La 1ère.

    ICE, une «police politisée aux moyens exponentiels»

    Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 30:00


    Le président américain menace désormais d'invoquer une loi d'exception afin de déployer l'armée à Minneapolis. La ville est toujours secouée par la mort de Renée Good, une jeune femme abattue par un agent de la police de l'immigration (ICE), lors d'une opération. Un nouvel incident a eu lieu mercredi (14 janvier 2026) : un Vénézuélien a été blessé par un tir. Une nouvelle manifestation contre ICE a dégénéré, en fin de journée. Créée après les attentats du 11-Septembre 2001, ICE est une police fédérale de l'immigration « dotée de moyens exponentiels sous Donald Trump », détaille Charlotte Recoquillon, chercheuse rattachée à l'Institut français de géopolitique et journaliste spécialiste des États-Unis. « En principe, ces policiers ne peuvent intervenir que contre des étrangers ». Mais dans les faits, « depuis des mois, ils arrêtent des citoyens américains et des personnes naturalisées. Ils sont engagés dans une confrontation hostiles avec les immigrés, ceux qui ressemblent à des immigrés et ceux qui expriment leur désaccord politique », explique Charlotte Recoquillon qui parle d'une « criminalisation » de toute forme d'opposition à Donald Trump. « Ice est une police politisée. Elle l'a toujours été », précise encore la chercheuse. Les policiers d'ICE sont « lourdement armés et équipés d'uniformes et de masques, ce qui leur donne un sentiment d'impunité. À tel point que des autorités locales prennent des arrêtés pour interdire aux forces de l'ordre d'être masquées. »   Maria Corina Machado a rencontré Donald Trump La réunion a consisté en un déjeuner privé d'un peu moins de deux heures dont il n'est sorti aucune photo sur le moment, raconte le journal vénézuélien Tal Cual. Ce n'est pas bon signe pour Maria Corina Machado, estime le Washington Post. Donald Trump adore se montrer aux côtés des grands de ce monde, raconte le journal. S'il n'a pas mis en scène cette rencontre, c'est qu'il ne compte pas lui apporter son soutien. La figure de proue de l'opposition vénézuélienne lui a, pourtant, offert sa médaille du prix Nobel de la paix. « Une offrande (...) pour tenter de gagner les faveurs d'un Donald Trump méfiant », analyse le Washington Post qui poursuit : « avec cette manoeuvre extraordinaire », Maria Corina Machado « tente de regagner de l'influence dans les discussions sur l'avenir de son pays ». Mais cette stratégie n'a pas fonctionné. « La Maison Blanche n'a envoyé aucun signal laissant penser que sa politique envers le Venezuela allait changer », souligne Pagina 12. Au contraire, les relations entre Donald Trump et la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, sont très chaleureuses, insiste le New York Times. Clarin se fait ainsi l'écho des commentaires positifs entendus ces derniers jours. C'est une « femme formidable », a déclaré le président étasunien avant-hier, après avoir eu Delcy Rodriguez au téléphone. « Elle est extrêmement coopérative », insistait la porte-parole de la Maison Blanche hier (15 janvier 2026), pendant le déjeuner avec Maria Corina Machado. Donald Trump a décidé. Il soutient clairement « une fidèle de Maduro plutôt qu'une défenseure de la démocratie », estime le New York Times. Et c'est parce qu'entre la démocratie et le pétrole, il a choisi.   Réponse positive de l'ELN à la main tendue par le principal groupe dissident des Farc Les guérillas colombiennes se disent prêtes à s'unir pour faire face aux États-Unis. « Nous nous retrouverons dans la lutte (...) pour défendre la Patrie contre l'agresseur étranger », a assuré hier (15 janvier 2026) à l'Agence France-Presse, Antonio Garcia, le commandant de l'ELN. Cette union est-elle vraiment possible ?, s'interroge El Tiempo. Les experts qu'a interrogés le journal, semblent très pessimistes. Ils rappellent d'emblée que ces deux groupes s'affrontent actuellement dans plusieurs parties du pays, notamment dans la région du Catatumbo. On en parlait ici, mardi dernier (13 janvier 2026). Un conflit qui dure depuis un an maintenant et qui a déjà fait environ 200 morts et 100.000 déplacés, détaille le journal Semana. Cette trêve entre les guérillas semble également impossible à César Niño, enseignant de l'Université militaire Nueva Granada, cité par El Tiempo. Il souligne que « les guérillas obéissent à des motivations criminelles différentes (...) Les logiques de pouvoir empêcheront toute union ». Pour Luis Fernando Trejo, professeur à l'Université del Norte, l'ELN cherche surtout à « assurer sa survie » alors que le ministère de la Défense colombien compte passer à l'offensive contre cette guérilla. L'ELN cherche, donc, des alliés, surtout dans les zones qu'elle ne contrôle plus. Haïti : les mercenaires d'Erik Prince participent bien à des opérations contre les gangs « Pour la première fois, les autorités reconnaissent publiquement que la société militaire privée Vectus Global a apporté son soutien aux opérations de police, notamment au raid du 14 janvier visant le chef de gang Jimmy « Barbecue » Chérizier à Delmas 6 », écrit The Haitian Times. Des agents de sécurité privée sont intervenus aux côtés de la Police nationale haïtienne, de l'armée haïtienne, du Groupe de travail du Premier ministre et de la Force internationale de répression des gangs, depuis le début de l'année mais aussi l'an dernier. « En 2025, ils ont fourni une assistance logistique et aérienne, notamment un appui héliporté, lors d'opérations de police à Carrefour-Feuilles, Kenscoff et Croix-des-Bouquets », écrit le journal. Il faut dire qu'à l'approche du 7 février et de la fin théorique du Conseil provisoire de transition, la police haïtienne intensifie ses efforts pour démanteler la coalition de gangs Viv Ansanm et pour reprendre le contrôle du centre-ville de Port-au-Prince. Le journal de la 1ère En Guyane, les autorités veulent faire respecter l'obligation de porter un gilet de sauvetage en bateau.

    Haïti : le pays s'interroge sur l'après 7 février

    Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 30:00


    Que se passera-t-il après la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition ? Comment le gouvernement intérimaire prépare-t-il la suite ? Nous avons posé la question au rédacteur en chef du Nouvelliste, Frantz Duval. Lors de notre rendez-vous hebdomadaire, Frantz Duval évoque un gouvernement qui donne « l'impression de travailler », comme pour « rattraper le temps perdu ». Les forces de l'ordre sont à l'offensive. Les actions de la Police Nationale d'Haïti (PNH) filmées, comme cette vidéo qui montre la destruction de la maison du chef de gang Jimmy Chérizier. « Les acteurs politiques se bousculent pour se réunir et pour proposer. Rien de concret n'a encore émergé ; mais, plus que jamais, ça parle, ça cause, ça tire des plans. Chacun espère avoir le bon numéro et la formule de transition qui sera cette fois retenue », écrit Frantz Duval. Mais que se passera-t-il après le 7 février ? Personne ne le sait vraiment. Delcy Rodriquez et Maria Corina Machado se disputent les faveurs du président américain La cheffe de l'opposition Maria Corina Machado sera reçue ce jeudi (15 janvier 2026) à la Maison Blanche, par Donald Trump. Une rencontre qui intervient au lendemain d'une conversation téléphonique que par le président américain a eue avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez. Pour le journal El Pais, les deux femmes se disputent les faveurs de Donald Trump. Ses conseillers le savent : le président est un « patron volatil, capable de changer d'avis à tout moment », écrit le journal et rappelle un épisode raconté par une correspondante à la Maison Blanche, selon laquelle les conseillers montent la garde jour et nuit devant le Bureau ovale pour voir qui entre parler au président des États-Unis et quelles sont ses intentions, comme dans un jeu d'espions. Ces jours-ci, poursuit El Pais, « Delcy Rodríguez et María Corina Machado, l'opposante qui aspire à lui succéder, sont entrées dans cette danse du pouvoir, cherchant à convaincre ce président imprévisible, quelle est la personne idéale pour conduire la transition au Venezuela ».  La ville de Minneapolis toujours sous tension Pour le New York Times, cette ville ressemble de plus en plus à une occupation militaire. Minneapolis est au bord du gouffre poursuit le journal selon lequel la mort de Renee Nicole Good, tué par un agent de l'ICE, et des arrestations massives ont mis les habitants en colère. Des habitants qui tentent d'observer, de documenter ou d'entraver l'action des agents de l'ICE. Ils leur lancent des boules de neige ou les poursuivent jusqu'aux toilettes pour les insulter. « On a l'impression que notre communauté est assiégée par notre propre gouvernement fédéral », a déclaré au New York Times le représentant démocrate de l'État, Michael Howard. Assiégé, c'est aussi un terme utilisé par le journal Startribune. Le quotidien local décrit une situation où des agents fédéraux lourdement armés et masqués n'hésitent pas à interpeller tout Américain qu'ils croisent dans la rue, en fonction notamment de leur couleur de la peau, leur accent et leur style vestimentaire. Le journal rappelle que seulement 1,5% de la population dans l'État de Minnesota est un migrant sans papier. Un chiffre au-dessous de la moyenne nationale, selon la Startribune. La voiture électrique en recul aux États-Unis À Détroit, se tient en ce moment l'un des grands rendez-vous de l'année de l'industrie automobile, le salon de Detroit. 40 marques y participent. Il y a une tendance notable cette année, c'est le recul de la voiture électrique, nous explique notre envoyé spécial Nicolas Feldmann. Journal de la 1ère Plus d'un an après la signature de l'accord sur la vie chère, la Martinique entre scepticisme et satisfaction.

    Colombie: quel impact des États-Unis dans la campagne présidentielle ?

    Play Episode Listen Later Jan 14, 2026 30:00


    Après l'enlèvement sidérant du président vénézuélien Nicolas Maduro par les États-Unis, quelle influence Washington pourrait avoir dans la campagne électorale en Colombie cette année ? Yann Basset, professeur de Sciences Politiques à l'Université du Rosario, à Bogota, est l'invité de RFI. La Colombie vit ces derniers mois au rythme des menaces de Donald Trump. Après avoir fait enlever Nicolas Maduro au Venezuela, le président américain a menacé le président Gustavo Petro. Avant cela, le locataire de la Maison Blanche avait déjà accusé son homologue colombien de liens avec le trafic de drogue. Il a ensuite semblé adoucir son discours : les deux dirigeants se sont parlé au téléphone le 7 janvier 2026. Les Colombiens sont tout de même inquiets, pour certains, d'un nouveau revirement du président américain à l'avenir, témoignent-ils au micro de notre correspondante en Colombie, Najet Benrabaa. Avant les élections législatives (8 mars 2026) et présidentielle (31 mai 2026), l'appel entre les deux hommes apparaît tout de même comme un signe d'apaisement qui pourrait temporairement « mettre en veille » la question du rôle des États-Unis dans la campagne, estime Yann Basset, professeur de Sciences Politiques à l'Université du Rosario à Bogota. « Cela peut montrer que Gustavo Petro est capable d'une bonne gestion des relations internationales, ou en tout cas qu'il est plus raisonnable que ne le dépeint la droite », poursuit-il. La sécurité reste néanmoins l'un des enjeux centraux de la campagne. « Gustavo Petro avait promis une "paix totale", qui a largement échoué, car les groupes armés ont profité des négociations pour se renforcer, notamment à proximité de la frontière avec le Venezuela », rappelle le chercheur. Chili: dénouement judiciaire pour un manifestant rendu aveugle Gustavo Gatica. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais il est bien connu au Chili : en 2019, cet étudiant a été rendu totalement aveugle par des tirs de billes de plomb des forces de l'ordre. Les Chiliens manifestaient alors contre la hausse du prix des transports publics et contre les inégalités sociales héritées de la dictature de Pinochet. Six ans après, l'ancien policier a été acquitté définitivement, lit-on en Une du quotidien conservateur El Mercurio. Il a été reconnu comme auteur des tirs mais considéré comme en état de légitime défense, précise le site CiperChile. Car Gustavo Gatica a été filmé en train de jeter une pierre en direction de la police un peu plus tôt. Ce jugement est « un triomphe historique », se félicite Claudio Crespo, l'ancien membre des forces de l'ordre, cité par radio Bío Bío. À la sortie du tribunal à Santiago, sur un ton offensif, il en a profité pour apporter son « soutien » aux policiers qui, dit-il, devront « faire face à la barbarie et à l'insurrection » ces prochains mois, car il anticipe des manifestations contre le nouveau président d'extrême-droite José Antonio Kast, qui prendra ses fonctions début mars 2026. Gustavo Gatica, lui, sera dans l'opposition. Il vient d'être élu député indépendant. Il regrette « qu'une personne qui a rendu aveugle un citoyen » ne soit pas sanctionnée par de la prison, précise le journal La Tercera. Plus de 450 personnes ont été blessées aux yeux, rendues aveugles ou éborgnées lors des manifestations de la fin 2019 au Chili. Dans le journal de La 1ère... En Martinique, cela fait trois jours que les bus du TCSP sont « à l'arrêt » entre Le Lamentin et Fort-de-France, explique Benoît Ferrand, d'Outre-Mer La 1ère.

    Colombie : les déplacés du Catatumbo

    Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 30:00


    Les affrontements entre groupes rebelles dans la région du Catatumbo, au nord-est de la Colombie, ont poussé près de 2 300 personnes vers Cucuta, à la frontière avec le Venezuela. Au centre régional d'aide aux victimes de Cucuta, Maria, 32 ans, attend de la nourriture et du lait pour son bébé. Le 25 décembre 2025, elle a fui son village sans rien emporter. Aujourd'hui, ses trois enfants sont traumatisés. « La petite, dès qu'elle voit quelqu'un en uniforme, elle a peur. Mes fils de 8 et 14 ans ont déjà vu des morts. D'ailleurs, le jour où on est parti, il y avait des corps sur la route. » Depuis un an, la guérilla de l'ELN et un groupe de dissidents des FARC s'affrontent pour contrôler le Catatumbo. Depuis trois semaines, les combats se sont de nouveau intensifiés, avec l'utilisation de drones. Certains villageois ne sortent plus de chez eux depuis des mois. Une situation intenable pour Maria : « Ils nous ont dit qu'ils ne voulaient voir personne dehors, qu'on devait rester enfermés chez nous. Ils ont coupé l'électricité. Mais comme les enfants étaient malades, c'était impossible de rester. Mon fils de 8 ans avait de la fièvre. Et la petite tousse. Il fallait qu'on parte. Sur la route, ils nous ont arrêtés. Mais quand ils vont vu mon fils très malade, ils nous ont laissé passer. » Maria préfère taire le nom de ces groupes qui les ont arrêtés. Bien que réfugiée à Cucuta, elle continue d'avoir peur, car les deux guérillas ont des informateurs dans la ville.   Initimidation L'ELN et le groupe de dissidents des FARC traquent plus particulièrement les leaders communautaires. Ils en ont tué plusieurs. Ceux qui ont pu quitter le Catatumbo vivent dans la clandestinité à Cucuta et sont toujours victimes de campagnes d'intimidation sur les réseaux sociaux. C'est le cas de ce leader communautaire qui témoigne anonymement. Il est la cible d'attaque depuis des mois. « Dans cette vidéo qu'il a publiée sur son compte Facebook, un commandant d'un groupe dissident des Farc me désigne comme une cible. Il donne mon nom. Il m'accuse d'être un membre de l'ELN et il dit qu'il faut me tuer. Il a aussi offert de l'argent pour obtenir mon adresse », confie-t-il à nos envoyées spéciales, Marine de la Moissonnière et Melissa Barra. Ces efforts pour réduire au silence la population prouvent combien cette région est stratégique pour les groupes armés, comme l'explique cet autre leader communautaire qui tient, lui aussi, à garder l'anonymat : « Si le Catatumbo était pauvre, il n'y aurait pas de guérilla. Les groupes armés sont ici à cause des richesses qu'ils accaparent : les mines illégales, le charbon, l'élevage, l'huile de palme, les pierres précieuses, les champs pétroliers, et bien sûr la drogue. Mais si leur seule source de financement, c'était la drogue, alors le conflit serait sur le point de se terminer car avec ce qui se passe dans les Caraïbes, les envois de drogue ont diminué. » Zone de production mais aussi de transit, le Catatumbo est un point névralgique du trafic de cocaïne, dont tire profit une partie de l'armée vénézuélienne. C'est d'ailleurs de ce côté de la frontière que les chefs des guérillas colombiennes vivent. Mais depuis la chute de Nicolas Maduro, ils envisageraient de rentrer en Colombie. « Evidemment que ça m'inquiète, mais pas à cause des chefs. Eux, ils ne participent pas aux combats. Ils vont passer par ici et aller se cacher. Le problème, c'est qu'ils ont des hommes avec eux qui vont venir grossir les rangs des combattants ici. Du coup, le conflit pourrait continuer indéfiniment. »   Au Venezuela, un « réflexe de survie » De l'autre côté de la frontière, le quotidien Tal Cual se penche sur la stratégie de communication du régime vénézuélien, dix jours après l'enlèvement de Nicolas Maduro. Le 10 janvier 2026, le ministre de la Communication convoque une réunion avec les propagandistes du régime. Objectif : leur donner les éléments de langage à relayer. Donald Trump doit ainsi être qualifié de « kidnappeur » et la survie de Nicolas Maduro de « victoire ». Il est aussi convenu que tout ce qui ne peut pas être dit de manière officielle par les autorités le sera par « le peuple » sur les réseaux sociaux. Traduction : le pouvoir se réserve le discours politiquement correct tout en diffusant des messages agressifs via les comptes de prétendus citoyens lambda. Pour Tal Cual, qui a appris l'existence de cette réunion grâce à une fuite, il s'agit de contrôler le récit autour de l'enlèvement du couple Maduro. Il faut aussi empêcher à tout prix une division au sein du chavisme, ce qui est perçu comme le principal danger par le régime. Le quotidien vénézuélien voit ainsi dans cette réunion « un réflexe de survie ». Elle a révélé, écrit-il, comment les autorités vénézuéliennes perçoivent la communication comme un instrument de contrôle, un outil pour discipliner les voix dissidentes et maintenir l'unité dans un contexte de fragilité politique extrême.   Donald Trump face à un retour de bâton ? Autre sujet à la Une de la presse du continent : la procédure lancée par le ministère états-unien de la Justice à l'encontre du président de la Réserve fédérale. Jerome Powell a lui-même rendu publique dimanche (11 janvier 2026) cette assignation à comparaître. Officiellement, il lui est reproché de ne pas avoir respecté le budget prévu pour la rénovation du siège de l'institution. L'intéressé, lui, y voit plutôt une vengeance de Donald Trump parce que la Fed n'a pas conduit sa politique monétaire comme le voulait le locataire de la Maison Blanche. Une procédure commentée jusqu'en Colombie, où El Espectador y voit le dernier signe de la persécution que l'administration Trump mène contre ses opposants. La liste commence à être longue. Après l'ancien directeur du FBI James Comey, la procureure générale de New York Letitia James, l'animatrice star Oprah Winfrey ou encore le chanteur Bruce Springsteen, c'est donc au tour de Jerome Powell de subir les foudres présidentielles. Une enquête criminelle qui est une première pour un président de la Fed, relève El Espectador. Mais aux États-Unis, les éditorialistes sont unanimes : l'attaque de Donald Trump est bien partie pour se retourner contre lui. « Un fiasco contre-productif », titre ainsi le Wall Street Journal, car il pourrait notamment inciter Jerome Powell à rester à la Fed plus longtemps qu'il ne l'avait prévu. « Tenter d'utiliser le droit pénal pour punir les désaccords politiques laisse un goût particulièrement amer », se désole pour sa part le Washington Post. Tandis que le New York Times se montre plus véhément. Cette « violation choquante de l'indépendance historique de la banque centrale, dénonce-t-il, place les États-Unis dans la même catégorie que les nations autoritaires qui s'enfoncent dans la crise financière ». En Haïti, au lendemain des commémorations du terrible tremblement de terre de 2010, l'agence Alterpresse revient sur les leçons de ce drame, du moins celles qui auraient pu être tirées. Entretien avec Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse.

    Le nouveau maire de New York attendu au tournant

    Play Episode Listen Later Jan 1, 2026 30:00


    New York a un nouveau maire. Le démocrate Zohran Mamdani prend ses fonctions ce jeudi 1er janvier. Son ambition est de rendre la ville plus abordable pour ses 8,5 millions d'habitants. Zohran Mamdan a multiplié les annonces-chocs pendant sa campagne : gratuité des crèches municipales et des bus publics, gel des loyers dits « stabilisés », création d'épiceries municipales... Des mesures que ses détracteurs qualifient de « populistes » et d'« irréalisables ». Pour les mettre en œuvre, le nouveau maire prévoit des hausses d'impôts. Pour cela, il va devoir convaincre les autorités démocrates de l'Etat, qui renâclent à les augmenter, à commencer par la gouverneure Kathy Hochul, candidate à sa réélection en novembre. En revanche, Zohran Mamdani ne devrait pas se heurter à l'hostilité de Donald Trump, en tout cas, pas immédiatement. Les deux hommes se sont rencontrés le 21 novembre et contre toute attente, cela s'est plutôt bien passé. « Le président a été séduit par le personnage qui est, comme lui, une sorte d'outsider qui a tout renversé sur son passage, notamment l'establishment de son propre parti », explique à RFI Serge Jaumain, professeur d'histoire contemporaine à l'Université libre de Bruxelles. Le président est également content que le Parti démocrate ait « une sorte d'épine dans le pied. Zohran Mamdani incarne la gauche du parti et il fait peur à un certain nombre d'eléecteurs plus centristes », analyse l'universitaire. Malgré tout, la stratégie du trentenaire de mettre l'accent sur la vie chère plutôt que sur la défense de la démocratie pourrait bien inspirer son camp. Sur la forme, Zohran Mamdani avait également innové en menant une campagne joyeuse et en jouant la carte de l'espoir. Une recette que le parti démocrate pourrait appliquer pour les élections de mi-mandat. À dix mois de l'échéance, le débat n'est toujours pas tranché. Donald Trump a bien tenté de contester la victoire de Joe Biden en 2020 Mercredi 31 janvier, à la demande de l'ancien procureur spécial, Jack Smith, la commission des Affaires judiciaires de la Chambre des représentants a publié le compte-rendu de son audition qui avait eu lieu à huis clos, le 17 décembre, explique le site Axios. Selon l'ex-magistrat, sans Donald Trump, il n'y aurait pas eu d'assaut du Capitole, le 6 janvier 2021. « Notre enquête a conclu, au-delà de tout doute raisonnable, que le président Trump s'est livré à un stratagème criminel visant à renverser les résultats de l'élection présidentielle de 2020 et à empêcher le transfert légal du pouvoir », a-t-il affirmé, comme le relève le New York Times. Donald Trump est également coupable d'avoir a délibérément conservé des documents confidentiels après avoir quitté le pouvoir, en janvier 2021, toujours selon l'ancien procureur. Lors de son audition, Jack Smith a également défendu son enquête. Il aurait procédé de la même manière avec un président démocrate, assure-t-il. Il affirme avoir fait preuve d'impartialité, avoir travaillé en toute indépendance et n'avoir reçu aucune instruction de la part de Joe Biden, précise Axios. Jack Smith en est certain : si Donald Trump avait été jugé, il aurait été condamné, souligne Politico. Mais comme le veut l'usage, il a dû abandonner toute poursuite pénale à son encontre dès qu'il a été élu président. Comme le raconte le New York Times, Jack Smith « s'est efforcé de démonter le récit selon lequel le président est une victime innocente, persécuté par ses opposants qui instrumentalisent les lois ». L'ancien magistrat sait que Donald Trump va, malgré tout, chercher à se venger. Au Mexique, encore des progrès à faire en matière des droits des femmes Comme le raconte le journal Milenio, dans l'État de Morelos, les partis politiques refusent la parité homme-femmes. La justice avait ordonné que plus de la moitié des postes de maires de cet État soit réservée aux femmes. Une liste de villes n'ayant jamais été dirigées par une femme ou alors il y a très longtemps, avait été dressée, poursuit Milenio. 21 des 36 communes de Morelos étaient, donc, censées élire des femmes à leur tête lors des prochaines élections, en 2027. Mais les partis politiques s'y sont opposé et le Congrès de Morelos a voté une autre règle. Seul un tiers des communes reviendront bien à des femmes. Une décision que dénonce Perla Pedroza de l'Observatoire de la parité et de la violence politique et de genre de Morelos. À Milenio, elle explique pourquoi il faut absolument réserver des postes aux femmes. Elle cite l'exemple d'une ville où lors des dernières élections, un seul homme s'est présenté face à plusieurs femmes. Il a été élu. « Ce n'est pas parce que nous, les femmes, nous ne savons pas gérer une ville ou que nous n'avons pas d'autorité ; c'est parce que les partis ne nous donnent pas de budget et que les gens sont toujours machistes », témoigne cette féministe. En Argentine, les « bureaucrates de la corruption » La Nacion s'est penché sur « les fonctionnaires et les intermédiaires » qui opèrent dans les coulisses du pouvoir « pour piller l'État », ceux qui touchent des pots-de-vin au sein même des administrations, le tout en étant protégés par certains de leurs supérieurs. La Nacion résume les principales affaires qui ont secoué le pays ces dernières années, calculent pour chacune d'entre elles, les sommes perdues par l'État (4 milliards de dollars, par exemple, dans l'affaire VTV - des fonctionnaires qui faisaient sauter des PV). Le journal propose, enfin, des solutions : réduire les pouvoirs arbitraires accordés aux fonctionnaires ou donner la possibilité aux citoyens de s'adresser à différentes personnes. Il ne faut plus qu'une seule personne puisse accorder ou retirer un avantage à quelqu'un, résume La Nacion. La police haïtienne veut récupérer Port-au-Prince En Haïti, mardi 30 décembre, la police nationale a récupéré un important arsenal lors d'une opération à Bel-Air dans le fief du chef de gang connu sous le nom de Jamesley. « Cela fait plusieurs semaines que la PNH essaie de reprendre le contrôle du centre-ville de Port-au-Prince. Elle lance désormais des attaques alors qu'avant, elle était surtout dans un mode défensif », précise Frantz Duval, rédacteur en chef du quotidien Le Nouvelliste. Dans la capitale, rares sont les quartiers qui échappent encore aux gangs. Hier, malgré les coupures de courant et l'insalubrité, on a fêté la nouvelle année. « Dans les quelques zones que ne contrôlent pas les bandits, les festivités durent depuis plusieurs jours », raconte le journaliste. Le 31 décembre au soir, le Premier ministre s'est d'ailleurs rendu au Champ de mars. « Mais par peur, le public n'a pas répondu présent », précise Frantz Duval. « En 2026, des grandes batailles attendent le pays : il faudra retrouver le chemin de la démocratie et organiser des élections », insiste le patron du Nouvelliste.

    En Haïti, l'hôpital La Paix s'organise face à l'afflux de patients

    Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 30:00


    En Haïti, l'hôpital universitaire La Paix est l'un des rares hôpitaux publics du pays à fonctionner encore correctement. Lorsqu'il a visité l'hôpital universitaire La Paix au début du mois, Le Nouvelliste a découvert un établissement métamorphosé. Alors qu'il avait longtemps été perçu comme insalubre et incapable de fournir des soins adéquats, l'hôpital La Paix est aujourd'hui propre, climatisé, doté de tous les services spécialisés, opérationnels 24h sur 24, avec des patients dont le nombre a doublé en trois ans. Une transformation permise grâce à l'aide de l'Organisation panaméricaine de la Santé, la branche régionale de l'OMS. Cet appui sera certainement décisif dans les prochains mois, avec le déploiement annoncé de la Force multinationale de répression des gangs (FRG), et une éventuelle intensification des opérations. L'hôpital, rapporte Le Nouvelliste, est désormais prêt à prendre en charge 30 à 40 blessés par balle par jour. Dans la commune de Delmas, les habitants de plusieurs quartiers célèbreront le passage à la nouvelle année dans le noir, faute d'éclairage public. Mais « selon toute vraisemblance, écrit Le Nouvelliste, ni l'obscurité ni la situation socio-économique difficile n'auront raison de la joie de vivre des habitants. La fête, même dans le noir, devient un symbole de résilience et de courage d'une population prise en étau entre instabilité politique, insécurité et difficultés économiques. » Une opération secrète qui fait beaucoup parler Le président colombien Gustavo Petro a indiqué hier que l'opération secrète menée la semaine dernière au Venezuela par la CIA, rendue publique lundi par son homologue américain, avait visé une fabrique de cocaïne dans le port de Maracaibo, dans l'ouest du pays. Le Wall Street Journal relève que ce n'est pas la première fois que Donald Trump communique ainsi sur des opérations censées restées secrètes. Ce qui provoque un certain désarroi chez les responsables de la CIA. CNN, de son côté, reproche à l'administration américaine de sembler naviguer à vue dans cette confrontation qui ne cesse de s'aggraver. « Ni Donald Trump ni ses principaux conseillers en politique étrangère n'ont esquissé de scénario de sortie », constate CNN qui redoute un nouveau bourbier. Chaos à la Sécu La Sécurité sociale américaine termine l'année dans la tourmente, raconte le Washington Post. En cause, les milliers de licenciements et de démissions qui se sont produits ces derniers mois, et qui entraînent aujourd'hui une saturation des services désormais occupés par un personnel souvent inexpérimenté. Résultat : des situations kafkaïennes pour les usagers. Et notamment pour Aimé, un Camerounais dont l'identité avait été mal enregistrée à son arrivée aux États-Unis il y a deux ans. On avait remplacé son prénom par son nom de famille. Il avait jusqu'à mi-janvier pour faire corriger ces informations sur son permis de conduire, indispensable pour aller travailler. Sauf que le premier rendez-vous qu'on lui propose... est le 9 février. Les habitants de Culiacan entre deux feux Les habitants de la ville de Culiacan, au Mexique, sont pris entre les feux croisés de deux camps de narcotrafiquants. Une guerre interne au sein du cartel de Sinaloa oppose les fils d'El Chapo au groupe d'El Mayo, le criminel arrêté aux États-Unis a l'été 2024. Les autorités déployées en masse sur place ne sont pas parvenues à endiguer cette vague de violence. Officiellement, le conflit a fait plus de 2 000 morts, et au moins autant de disparus. Toute cette violence laisse des traces : les deuils et les traumas chez les habitants que Gwendolina Duval, notre correspondante à Mexico, a rencontrés. Les violences faites aux femmes en hausse au Brésil Plus de 1180 féminicides ont été recensés cette année au Brésil, une augmentation de 36%. Plusieurs cas ont marqué les esprits, comme celui d'un homme qui a écrasé sa compagne avec sa voiture avant de la traîner sur plus d'1 kilomètre. Elle est aujourd'hui amputée des deux jambes. En ce mois de décembre, plusieurs manifestations contre les féminicides ont eu lieu dans tout le pays, comme le rapporte notre correspondante à Rio de Janeiro, Sarah Cozzolino.

    Première frappe terrestre américaine au Venezuela

    Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 30:00


    La première intervention terrestre des États-Unis au Venezuela a eu lieu la semaine dernière. Donald Trump l'a révélée dans une interview diffusée à la radio, vendredi 26 décembre. Lundi 29 décembre, il a donné quelques détails : c'est un quai situé sur la côte vénézuélienne, qui servait à des trafiquants de drogue à charger des bateaux, qui a été détruit. CNN et le New York Times affirment que c'est la CIA qui a mené la frappe, sans doute mercredi selon le quotidien. Selon ces médias, une frappe de drone a anéanti une installation portuaire utilisée par le gang Tren de Aragua et a fait aucun mort. Cette opération est avant tout symbolique, explique l'une des sources anonymes citées par CNN, car il y a énormément d'installations portuaires de ce genre au Venezuela. D'ailleurs, l'affaire n'a fait grand bruit dans le pays. Mais pour le New York Times, cette frappe marque « le début d'une phase plus agressive dans la campagne que mène l'administration Trump contre le gouvernement Maduro ». Elle « pourrait accroître considérablement les tensions entre les États-Unis et le président vénézuélien », acquiesce CNN. Comment JD Vance a réussi à convaincre Elon Musk de ne pas créer de parti politique Souvenez-vous, c'était au printemps dernier : la fin de la bromance entre Donald Trump et Elon Musk, les insultes par réseaux sociaux interposés et cette promesse du milliardaire de créer un troisième parti politique qui suscite des inquiétudes au sein du camp MAGA. Le Washington Post raconte comment en coulisses, JD Vance, qui a peur pour les mid-terms, fait tout pour que Musk renonce à son projet. Il demande leur aide aux proches d'Elon Musk, promet de soutenir son candidat à la tête de la Nasa... Et ça marche ! Aujourd'hui, Donald Trump et Elon Musk sont à nouveau en bons termes, écrit le quotidien. Une trêve toutefois fragile, relève encore le journal qui met en garde Donald Trump et JD Vance qui aimerait compter sur Elon Musk pour la présidentielle de 2028 : quand le milliardaire soutient financièrement quelqu'un, il attend beaucoup en retour. Il aime « accaparer l'attention et veut orienter la politique selon sa propre vision du monde », écrit le Washington Post. À lire aussiDonald Trump dit que les États-Unis ont détruit un quai lié, selon lui, au narcotrafic au Venezuela Hausse « historique » du salaire minimum en Colombie En Colombie, la décision du président d'augmenter de plus de 23% le salaire minimum à partir de jeudi 1er janvier, provoque des réactions, pas seulement positives. « C'est un jour de fête pour les travailleurs et les classes populaires », s'est réjoui hier la Centrale unitaire des Travailleurs, rapporte El Tiempo. Les syndicats qui avaient demandé une hausse de 16%, ne s'attendaient pas à une telle augmentation. Mais ce cadeau de Noël passe mal auprès des patrons, prévient El Espectador  qui dans un article, se propose de décrypter « le bon, le mauvais et le laid » de cette décision. « Lo bueno, lo malo y lo feo » en espagnol, un jeu de mots car c'est aussi la traduction du film «  Le bon, la brute et le truand ». Avec cette augmentation bien supérieure à l'inflation, le président espère relancer l'économie, explique le quotidien. Mais attention, préviennent les chefs d'entreprises et des experts, c'est surtout l'inflation et les dépenses publiques qui risquent de s'emballer. La méthode employée par Gustavo Petro fait aussi débat. Le président a pris cette décision tout seul, ce que dénonce l'Association des entrepreneurs de Colombie. Il « a créé le concept de "revenu minimum vital", sans une discussion large, ouverte et démocratique », rapporte El Tiempo. Comme le souligne El Espectador, à quelques mois de la présidentielle, l'opposition y voit « un calcul électoral ».   Haïti : accusations d'une ONG contre la police Gazette Haïti se fait l'écho d'une lettre envoyée par le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) à l'Inspection générale de la police, dans lequel cette ONG dénonce la « connivence » entre des membres des forces de l'ordre et trois gangs dans l'Artibonite. Au moins sept agents « sont accusés d'avoir vendu des munitions et des armes, ainsi que de fournir des informations stratégiques de la Police nationale d'Haïti (PNH) aux groupes criminels lors des opérations policières », de les former et de gérer avec eux des « postes de rançonnement », explique le journal. Des membres des gangs auraient même infiltré les forces de l'ordre déployées dans l'Artibonite. Le Réseau national de défense des droits humains demande une enquête et des sanctions. Comment lutter contre la corruption en Haïti En Haïti, la plateforme Ensemble contre la corruption a présenté sa feuille de route sous l'égide du programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Ce document est le fruit de plusieurs mois de travail avec de nombreux acteurs de la société civile et des représentants d'institutions publiques telles que le ministère de l'Économie et l'Unité de lutte contre la corruption. Cette feuille de route contient une vingtaine de propositions que détaille Edouard Plautre, le secrétaire exécutif d'Ensemble contre la corruption qu'a interrogé Romain Lemaresquier. Du progrès dans la préservation des iguanes des Galapagos L'archipel des Galapagos a beau être isolé dans le Pacifique, à 1000 kilomètres du continent, il n'est pas à l'abri des trafiquants d'espèces protégées. Il a beaucoup été question ces dernières années, de vols de bébés tortues géantes, mais la contrebande touche aussi les iguanes terrestres et marins. Il y a quelques semaines, la vingtième réunion de la Convention sur le commerce international des espèces menacées de faune et flore sauvages (Cites) qui s'est déroulée en Ouzbékistan, a débouché sur une bonne nouvelle pour les défenseurs des iguanes des Galapagos. Ces animaux ont été déplacés de l'appendice 2 à l'appendice 1. Leur commerce est, donc, désormais interdit, sauf pour des fins scientifiques. Reportage de notre correspondant en Equateur, Eric Samson. Le journal de la 1ère On connaît le nombre exact d'habitants en Guyane.

    La fin des visas américains pour les Haïtiens: «une décision discriminatoire»

    Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 30:00


    L'administration de Donald Trump multiplie les coups de boutoirs contre l'immigration. Dans son viseur : les pays considérés comme pauvres, dont Haïti. Dès jeudi 1er janvier, Washington suspendra l'octroi de visas aux ressortissants haïtiens. Après la fin du TPS [Temporary Protected Status], c'est un nouveau coup dur pour les migrants, encore plus pour les familles déjà installées aux États-Unis qui comptaient sur le rapprochement familial. Pour Farah Larrieux, présidente de l'association des Haïtiens de Miramar aux États-Unis, la suspension des visas aux ressortissants haitiens est « une décision discriminatoire qui cause la panique, le désarroi et de l'incertitude chez les migrants haïtiens ». Des migrants qui vivent dans la peur depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, même ceux qui ont des papiers, explique encore Farah Larrieux au correspondant de RFI à Port-au-Prince, Peterson Luxama. ICE change de stratégie pour arrêter plus de migrants Depuis juin dernier, la police américaine de l'immigration [ICE] ne procède plus de la même manière. Afin de faire plus de chiffres, les agents d'ICE ne vont plus arrêter les migrants détenus en prison ; désormais, ils les traquent dans leurs quartiers, écrit le Washington Post qui a analysé des données publiques. Ils les arrêtent dans des lieux publics, à leur travail et même chez eux. Une nouvelle manière de faire qui « fonctionne », si l'on peut dire : environ 17 500 arrestations en septembre, dernier mois pour lequel les chiffres complets sont connus. Du jamais vu depuis octobre 2011, souligne le quotidien américain. Plus de 60% des personnes arrêtées dans ces conditions depuis le mois de juin n'avaient pas de casier judiciaire et ne faisaient l'objet d'aucune poursuite. Parmi celles déjà condamnées, beaucoup l'avaient été pour avoir enfreint le code de la route. Or, souligne le Washington Post, « les autorités insistent sur le fait que les agents de l'immigration ciblent les criminels violents, "les pires des pires" ». Mais comme le gouvernement s'est fixé pour objectif un million de personnes renvoyées des États-Unis à la fin de la première année du second mandat de Donald Trump et que le conseiller à la sécurité intérieure du président réclame 3000 arrestations par jour, il faut ratisser large, explique le Washington Post. Des arrestations à tout va qui coûtent cher, qui demandent plus de moyens humains, estiment des experts consultés par le journal, et surtout qui sont plus dangereuses pour le public. Et ça, c'est le site internet d'ICE lui-même qui le dit. À lire aussiÉtats-Unis : l'administration Trump veut transformer des entrepôts en centres de détention pour migrants ICE investit dans l'intelligence artificielle Comme le raconte le journal mexicain Milenio, la police de l'immigration des États-Unis a lancé un appel d'offres en novembre dernier, afin de localiser davantage de migrants. Dix entreprises ont été sélectionnées. Parmi elles, une société spécialisée dans l'IA qui n'emploiera pas de vraies personnes, mais uniquement des techniques d'intelligence artificielle pour retrouver la trace de migrants recherchés par l'administration Trump grâce à leur géolocalisation, aux services qu'ils utilisent ou bien encore à travers leur famille et amis. Chaque mois, chaque entreprise se verra confier la dernière adresse connue de 50 000 étrangers, explique Milenio, et pour chaque migrant retrouvé, elle touchera 300 dollars. À lire aussiAux États-Unis, l'administration Trump instrumentalise Noël pour s'en prendre aux migrants 2026, une année pleine de défis pour Haïti Cela fera alors dix ans que le pays n'a pas connu d'élection présidentielle, cinq ans que Jovenel Moïse a été assassiné et cinq ans que les gangs sont entrés dans Port-au-Prince, « les petits monstres d'hier » devenus « les ogres d'aujourd'hui » à cause du pouvoir, de l'opposition, des trafiquants de drogue et d'individus convaincus qu'il faut des armes pour sécuriser leurs biens et leurs activités économiques, accuse Le Nouvelliste. En 2026, il faudra que cela change si l'on veut sauver le pays alors que certains pays de la région ont basculé à droite, juge encore le journal. « Mais comment faire ? » se demande Alterpresse . Haïti n'a pas les « moyens matériels, humains et institutionnels » pour « répondre rapidement et efficacement à une crise d'une telle ampleur », estime l'agence de presse qui appelle à y croire mais à faire preuve de patience. Seul un « processus progressif, ciblé, tenant compte des segments de l'État qui peuvent être récupérés à court terme et de ceux qui ne le pourront pas immédiatement » peut fonctionner. À lire aussiHaïti: à Port-au-Prince, un Noël étouffé par l'insécurité et la crise économique Les étudiants canadiens ont recours aux banques alimentaires Au Canada, si l'inflation ralentit, les prix des denrées alimentaires eux, continuent de flamber. Ils sont au plus haut depuis 2023. Les étudiants, déjà fragilisés par la crise du logement, en font les frais. Pour la moitié d'entre eux, se nourrir est devenu une préoccupation quotidienne. Des milliers d'entre eux sont obligés d'avoir recours à la solidarité. Reportage de Nafi Alibert, à l'université du Québec à Montréal. Le journal de la 1ère Au Suriname, neuf personnes ont été tuées ce week-end par un homme qui présentait des troubles psychiatriques. A Saint-Laurent du Maroni, en Guyane, deux jeunes hommes ont été grièvement blessés par balle ce lundi matin, de l'autre côté de la frontière. 

    En Équateur, la lutte contre les grossesses adolescentes

    Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 30:00


    Plus d'1,6 million d'adolescentes accouchent chaque année en Amérique latine, une toutes les 20 secondes. L'Équateur est durement touché par ce phénomène, avec 88 accouchements de mineures par jour. La vice-présidente María José Pinto a demandé au président Noboa d'être chargée de réduire le phénomène des grossesses chez les jeunes filles et les adolescentes.   La jeune Afroéquatorienne Susana Sánchez a eu sa fille à 16 ans et son fils peu après. Elle vit aujourd'hui tranquillement à Nuevo Rocafuerte, mais n'oublie pas une enfance difficile après la mort de sa mère.  “J'avais 15 ans quand j'ai connu le père de ma fille. C'était une porte de sortie", explique-t-elle. Ce schéma se répète dans les régions d'Amazonie. “Les chiffres sont terrifiants. 4 gamines entre 10 et 14 ans accouchent chaque jour en Équateur et 84 adolescentes entre 14 et 19 ans”, s'inquiète la vice-présidente María José Pinto. C'est le reportage de notre correspondant en Équateur, Eric Samson, dans la région amazonienne de Nuevo Rocafuerte, tout près de la frontière péruvienne. Au Mexique, l'essor de la lucha extrema Au Mexique, berceau de la lucha libre, sorte de catch théâtral et particulièrement apprécié des Mexicains, une nouvelle déclinaison de ce sport est apparue dans les zones défavorisées des alentours de Mexico, la lucha extrema, une forme ultraviolente de lucha libre, où la traditionnelle « fausse » bagarre est remplacée par de vrais coups. Plus le sang coule, plus le spectacle est réussi. Un reportage de Marine Lebègue, correspondante de RFI à Mexico. Nicolás Maduro libère 99 prisonniers vénézuéliens Au Venezuela, 99 personnes emprisonnées après la présidentielle de 2024 ont été libérées. Le média vénézuélien d'opposition El Nacional publie sur son site la liste des prisonniers libérés déjà identifiés : il en compte 33. Parmi eux, des hommes, des femmes et des adolescents.  Le quotidien colombien El Espectador rappelle le contexte de leur incarcération : leur lien présumé avec les manifestations de 2024. Après la réélection controversée de Nicolás Maduro, les opposants au président réélu évoquaient des fraudes. À ce moment-là, plus de 2400 personnes avaient été arrêtées par le régime. De nombreux médias font le lien entre ces libérations et les tensions avec les États-Unis. L'édition sud-américaine du quotidien El Pais souligne "un geste calculé du régime pour alléger la pression, sans pour autant manifester de faiblesse ni de magnanimité excessive".  Le média nuance donc l'ampleur de ces libérations et rappelle que près de 1000 prisonniers vénézuéliens sont toujours incarcérés. El Pais l'assure, cette annonce n'est pas le signe d'une politique de détente avec l'opposition. C'est même le contraire, "la pression de Washington fournit au gouvernement Maduro des arguments supplémentaires pour radicaliser sa politique de répression des opposants". Frappes de Washington contre l'État islamique au Nigéria  Le New York Times rappelle qu'en novembre dernier, le président américain avait déjà menacé l'organisation terroriste de frappes si elle ne cessait pas les attaques sur les chrétiens nigérians. Donald Trump n'avait alors pas précisé à quelles attaques il faisait référence, selon le quotidien new-yorkais. Le média AXIOS, lui, revient sur les violences au Nigéria, le pays le plus peuplé d'Afrique où plus de 12 000 personnes ont été tuées par divers groupes cette année. Le média en ligne POLITICO rappelle que le Nigeria a déjà déclaré que les chrétiens n'étaient pas persécutés dans le pays et cite un chercheur de l'Institut d'études de sécurité Afrique : « La crise est bien plus complexe qu'une simple analyse religieuse ne le laisse entendre. » En Californie, des fêtes de Noël cauchemardesques La Californie, déjà marquée par des incendies, des pluies et des vents forts ces derniers mois, est touchée depuis quelques jours par des pluies torrentielles. Signe de la gravité de l'évènement, l'état d'urgence a été décrété par le gouverneur Gavin Newsom. Une image dans le Los Angeles Times permet de comprendre l'ampleur des pluies. On y voit Misty Cheng, une comptable de 49 ans dans sa cuisine à Wrightwood, au nord de Los Angeles. Le regard triste, elle se tient accroupie sur une gigantesque coulée de boue, qui a envahi sa maison, une maison qu'elle était en train de rénover. L'intérieur est complètement recouvert par un amas de pierres et de terre, on voit à peine sa gazinière, le dossier d'une chaise dépasse des débris. La faute à un glissement de terrain qui s'est produit le 24 décembre dans une zone déjà ravagée par des incendies au début de l'année 2025. Le Los Angeles Times rappelle le bilan de la semaine : trois personnes sont mortes dans les inondations et les glissements de terrain en Californie. En Haïti, les marchés de Noël ont fait carton plein.  Ayibopost revient sur les évènements qui se sont tenus cette année aux Gonaïves, au Cap-Haïtien et à Anse-à-Pitre. Des marchés qui ont réuni des centaines d'exposants, d'artisans locaux et qui ont attiré beaucoup de visiteurs.  Ils étaient plus de 15 000 aux Gonaïves.   Le média haïtien rappelle que les artisans rencontrent de plus en plus de difficultés à vendre leurs produits en raison de l'absence quasi totale de touristes étrangers. Dans ce contexte, les marchés de Noël offrent un espace qui permet de renouer avec un public local et, selon les organisateurs, de susciter chez les jeunes Haïtiens l'envie de se lancer dans l'entrepreneuriat.

    Pérou : un village allemand en pleine forêt tropicale

    Play Episode Listen Later Dec 25, 2025 30:00


    Imaginez, vous vous baladez, dans une forêt tropicale. Quand tout à coup, des odeurs de Saucisse de Francfort et de salade de pomme de terresviennent vous chatouiller les narines. Non vous n'êtes pas à Berlin mais bien au Pérou, coincé quelque part entre les Andes et l'Amazonie. Bienvenue à Oxapampa. C'est ici, que des colons allemands ont posé leur valise il y a 150 ans et leurs descendants comptent bien conserver les traditions. Un reportage de Martin Chabal   Oxapampa, petite ville de près de 20 000 habitants nichée au cœur des Andes tropicales péruviennes, semble tout droit sortie de la Forêt-Noire allemande. Fondée au milieu du XIXᵉ siècle par des colons austro-allemands, leurs descendants revendiquent encore aujourd'hui cet héritage singulier. Chaque année, ils célèbrent leurs origines lors d'un défilé coloré et parfois kitsch, mêlant costumes traditionnels, chars décorés et musique folklorique. Cette fête raconte l'histoire des familles fondatrices, comme celle des Albergrin, et intrigue les touristes, surpris de découvrir une culture germanique transplantée au cœur de la jungle andine.  Nasry Asfura déclaré vainqueur de l'élection présidentielle au Honduras  La presse revient largement sur cette proclamation qui intervient après des semaines de vives contestations postélectorales et d'un climat d'incertitude qui a tenu la population en haleine, écrit le journal Processo. Connu du grand public sous les surnoms de « Tito » ou « Papi a la orden », Nasry Asfuras'emploie à projeter l'image d'un candidat proche des gens, écrit la chaîne CNN en espagnol. S'il accède à la présidence du Honduras, le président élu devra aussi répondre à d'autres enjeux majeurs, estime CNN: la crainte des Honduriens face aux fraudes de la classe politique, la situation économique, l'emploi et la corruption, qui figurent parmi les principales préoccupations de la population. Bien que l'homme d'affaires promette « un gouvernement transparent » dans lequel le peuple « puisse avoir la certitude que ses fonds et ses impôts sont bien gérés », il lui faudra construire cette légitimité au sein d'un Parti national du Honduras terni par des affaires de corruption et par la condamnation pour narcotrafic de l'ancien président et dirigeant du parti, Juan Orlando Hernández.    Si les résultats du scrutin sont validés définitivement, cette l'élection représenterait aussi une victoire pour le président américain Donald Trump. C'est ce qu'on peut dans le New York Times. Le journal rappelle que Donald Trump a apporté son soutien au candidat conservateur, quelques jours avant le scrutin. Le président a déclaré sur les réseaux sociaux qu'ils pourraient travailler ensemble pour faire face aux « narco-communistes » — un terme péjoratif désignant le parti de gauche au pouvoir au Honduras et ses alliés dans la région, notamment le Venezuela — et pour acheminer de l'aide vers le pays.  Aux Etats-Unis, des millions d'enfants ont pu suivre la trajectoire du Père Noël.   Encore une fois, le père Noël est traqué par le très sérieux Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord, le NORAD. C'est à la Une de Newsweek. Ce qui a commencé par un appel téléphonique composé par erreur en 1955 est devenu une tradition très appréciée. A l'époque, un enfant a appelé le NORAD par accident. L'officier de service, le colonel Harry Shoup, a joué le jeu, lançant ainsi ce rendez-vous annuel. Une tradition à laquelle même les présidents n'y échappent pas. Donald Trump a ainsi parlé aux jeunes auditeurs via le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord. Lors de ses conservations il a assuré de veiller à ce que le père Noël est sage et qu'il n'y ait pas de mauvais père Noël qui s'infiltrent dans le pays. Après avoir décroché le téléphone, il a publié un message virulent, souhaitant un « Joyeux Noël à tous, y compris – je cite - à la racaille d'extrême gauche ».   Haïti :  « Réveillez-vous »   C'est le titre de l'éditorial de Frantz Duval qui était en direct dans le  journal pour parcourir la Une du Nouvelliste. Le rédacteur en chef estime qu'en « rêvant d'un meilleur avenir, le peuple haïtien, ces dernières années, a accordé foi à des bonimenteurs. Sans mettre la main à la pâte, le pays a livré son destin au Conseil présidentiel de transition et espère des miracles de la Force de répression des gangs. Il n'en sera rien si chaque Haïtien n'est pas éveillé et vigilant », écrit Frantz Duval qui revient aussi sur l'attaque en mer déjouée par les autorités haïtiennes.  Journal d'Outre-mer la 1ère   La Guadeloupe a rendu hommage aux 344 premiers travailleurs indiens débarqués le 24 décembre 1854 à bord du trois-mâts L'Aurélie.  

    En Colombie, les LGBTQI+ victimes des groupes armés

    Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 30:00


    Les accords de paix signés en 2016 entre le gouvernement colombien et les FARC ont ouvert une nouvelle phase du conflit armé. Aujourd'hui encore, il y a des groupes armés actifs dans le pays. Ils constituent une menace directe pour les populations LGBTQI+, déjà durement éprouvées avant le processus de paix par des décennies de violences sexuelles, de menaces, de disparitions forcées et d'assassinats ciblés. Un dossier de Sarah Krakovitch.   Les groupes armés imposent des normes de genre strictes dans les territoires qu'ils contrôlent et font des personnes LGBTQI+ des cibles privilégiées de la violence. Selon l'International Crisis Group, les guérillas exploitent la vulnérabilité des minorités de genre pour asseoir leur domination territoriale, multipliant agressions, menaces et violences marquées par des préjugés transphobes. Depuis les accords de paix de 2016, la fragmentation des groupes armés a accru l'insécurité : les règles changent selon les zones et les chefs locaux, rendant toute stratégie de protection quasi impossible pour les populations LGBTQI+. Cette insécurité est palpable grâce au témoignage de Gabriela, une militante transgenre colombienne contrainte de déménager à plusieurs reprises après avoir reçu des menaces liées à son engagement. Selon l'ONG Caribe Afirmativo, 164 personnes LGBTQI+ ont été assassinées en Colombie en 2024, soit presque une tous les deux jours depuis 2023. Comment partager l'eau entre les Etats-Unis et le Mexique ? C'est l'histoire de deux voisins. D'un côté le Mexique, de l'autre les Etats-Unis. Pour arroser leurs jardins respectifs, ils se partagent des tuyaux depuis 80 ans. Mais depuis, des sécheresses sont passés par là...  les débit se sont réduits... Et le partage n'est plus équitable...Ce qui a poussé Donald Trump à dépoussiérer ce vieux traité de 1944 sur le partage de l'eau. Il reproche à México de ne plus en respecter les obligations. Depuis le Mexique s'est engagé à verser 246 millions de mètre cubes d'eau de l'autre côté de la frontière. Mais en est-il vraiment capable ? D'ailleurs est-il vraiment coupable de cette situation ? Le nouvel accord signé le 13 décembre dernier sera-t-il durable ? Joris Zylberman en parle avec le spécialiste de l'Amérique latine Jean-Louis Martin, chercheur à l'Institut français des relations internationales. Arrestations de plus en plus filmés, l'offensive médiatique de l'ICE L'ICE, l'agence fédérale chargée de l'immigration, s'est lancée dans une véritable offensive médiatique. Les vidéos montrant des arrestations musclées de migrants se multiplient sur les réseaux sociaux. Et c'est une stratégie pleinement assumée, selon le Washington Post, qui a eu accès à des milliers de messages internes de l'agence. Ces échanges montrent comment l'ICE produit et diffuse massivement ces clips, souvent filmés de manière spectaculaire, afin de répondre aux attentes de la Maison-Blanche. L'objectif est clair : montrer une action musclée, valoriser les expulsions et présenter la politique migratoire comme une bataille pour protéger le mode de vie américain. Le reportage révèle la transformation profonde du service de communication de l'ICE, devenu, sous le second mandat de Donald Trump, une véritable machine médiatique. Les vidéos sont soigneusement mises en scène : choix des images, du vocabulaire, de la musique, tout est pensé pour maximiser le partage et la viralité. Les échanges internes révèlent aussi des propos moqueurs, parfois déshumanisants, et une logique assumée de propagande, en rupture avec la communication plus neutre des administrations précédentes. Mais malgré cette offensive numérique sans précédent, le Washington Post souligne que l'impact sur l'opinion publique reste limité : une majorité d'Américains continue de voir l'immigration comme une richesse et désapprouve la gestion de Donald Trump. Journal d'Outre-mer la 1ère La compagnie aérienne Corsair a reçu le feu vert de la Commission européenne pour son plan de restructuration.

    En Haïti, les chrétiens attachés à leur foi

    Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 30:00


    À une semaine de Noël, moment fort pour les chrétiens, les Haïtiens comptent bien pouvoir célébrer l'événement. À Port-au-Prince notamment, les chrétiens n'abandonnent pas la pratique de leur religion et continuent de se rendre au temple, y compris dans les zones contrôlées par les gangs. Certaines communautés trouvent des solutions pour continuer à se rassembler. C'est le cas de l'église adventiste Horeb qui se situe sur la route des Dalles, dans un quartier sous le joug du gang Tilapli. Là-bas, les fidèles trouvent toujours un moyen de venir prier. Mais pour d'autres, c'est plus compliqué. Ainsi, des églises catholiques ont dû suspendre leurs messes ou se réorganiser dans d'autres lieux. Reportage de notre correspondant en Haïti, Peterson Luxama.   En Argentine, la réforme du travail de J. Milei prend du retard Des milliers de personnes ont manifesté hier (jeudi 18 décembre) à Buenos Aires pour rejeter la réforme du travail voulue par le président qui prévoit une extension de la journée de travail de 8 à 12 heures par accord mutuel ou bien encore des restrictions au droit de grève. C'est une nouvelle «cruauté législative» imaginée par Javier Milei, juge Pagina 12. Mais, pour l'instant, son parcours législatif est retardé, se réjouit le quotidien de gauche. Le gouvernement voulait que le Sénat se prononce sur son projet de loi avant la fin de l'année. Mais il a dû tout repousser au 10 février 2026. C'est, donc, un revers pour Javier Milei, qui a pourtant remporté les législatives d'octobre 2025, mais sans majorité absolue. En réalité, hier, le président a enregistré deux défaites liées l'une à l'autre. «Une stratégie inopportune à la Chambre des députés a déclenché un ouragan au Sénat», explique le journal Clarin qui poursuit sur un ton moqueur : c'est «l'effet papillon libertarien». En effet, hier, alors qu'une commission du Sénat commençait à examiner la réforme du travail, les députés, eux, se penchaient sur le Budget 2026. Comme le raconte Clarin, l'obstination du gouvernement à vouloir faire approuver, contre l'avis du Congrès, un article réduisant les financements aux universités et les aides aux personnes porteuses d'un handicap, a braqué ses alliés potentiels qui ont décidé de bloquer sa réforme du travail au Sénat. Tout cela est inquiétant, juge, pour sa part, La Nacion car cela a créé des tensions au sein du camp de Javier Milei. «L'incapacité de satisfaire les désirs maximalistes du président (ses caprices, diront certains) a créé un terrain fertile pour raviver des conflits non résolus et rouvrir de vieilles blessures liées à des projets avortés», explique le quotidien qui pointe du doigt deux personnes, en particulier, dans l'entourage du président : sa «soeurissime» - c'est ainsi que La Nacion appelle Karina Milei - et son «super conseiller», Santiago Caputo. Entre eux, «l'animosité demeure», prévient le journal.   L'armée vénézuélienne toujours unie derrière Nicolas Maduro Dans l'océan Pacifique, une nouvelle frappe américaine a fait cinq morts jeudi (18 décembre 2025). Au moins, 104 personnes présentées comme des trafiquants de drogue par Washington, ont été tuées depuis le mois de septembre 2025. Washington qui ne relâche pas la pression sur le Venezuela dans l'espoir de faire tomber le président Nicolas Maduro. Mais, pour l'instant, l'armée continue de le soutenir, analyse le quotidien colombien El Tiempo qui s'est entretenu avec des soldats. Cette cohésion devrait perdurer au sommet de l'appareil militaire car les généraux et les amiraux «occupent des ministères et contrôlent certains secteurs de l'économie», ce qui leur permet de s'enrichir depuis des années. Si le pouvoir tombe, alors ils tombent aussi. Et ce qui les attend, ce sont «des procès à La Haye ou devant des tribunaux étasuniens» pour violations des droits humains, explique El Tiempo. Quant aux échelons intermédiaires, poursuit le quotidien colombien, ils ne se rebellent pas car ils ont peur que Nicolas Maduro les jette en prison. «Certains capitaines et lieutenants qui ont obéi aux ordres et participé à la répression, craignent d'être sacrifiés en cas de négociations», d'être les grands perdants en cas d'accord entre les élites politiques, écrit El Tiempo. Ils «font donc pression sur Nicolas Maduro pour qu'il n'abandonne pas le pouvoir sans une amnistie générale», explique une source anonyme au journal. Reste le gros de la troupe, les soldats tout en bas de l'échelle : eux, ils restent loyaux à Nicolas Maduro «par discipline». L'armée pourrait-elle finir par lâcher le président vénézuélien ? Selon El Tiempo, cela dépendra de ce qu'on lui offre. Une intervention américaine n'aurait aucun effet, juge le journal. Mais une amnistie et la garantie de poursuivre leur carrière, cela pourrait convaincre les échelons intermédiaires de soutenir un changement de régime. Or, ce sont eux qui «contrôlent les troupes et maintiennent une certaine stabilité dans le pays», fait remarquer le quotidien. Les hauts gradés, eux, sont trop mouillés dans les crimes de la dictature chaviste.   Mère à 15 ans en Guyane En Guyane, les jeunes filles mineures sont 10 fois plus nombreuses à tomber enceintes que dans le reste du pays. À l'échelle de l'Amérique du Sud, c'est même le territoire où les grossesses adolescentes sont les plus répandues. Ces filles, parfois très jeunes, âgées de moins de 15 ans pour certaines, sont en général soutenues par leur famille mais souvent stigmatisées à l'école, contraintes de choisir entre la casquette de maman et celle de lycéenne. Reportage à Cayenne d'Amélie Beaucour.   Le journal de la 1ère Sous le coup d'une enquête pour escroquerie et abus de position dominante, le Groupe Bernard Hayot (GBH) se défend.

    Équateur : la famille du président soupçonnée de trafic de cocaïne

    Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 30:00


    En Équateur, plusieurs membres de la famille de Daniel Noboa, dont son père, sont accusés d'être impliqués dans le trafic de drogue. Si le pays n'est pas producteur de cocaïne, il est, en revanche, le premier exportateur mondial de cette substance, ainsi que de bananes. Or, bien souvent, la cocaïne est cachée dans les conteneurs transportant ces fruits. Ces dernières semaines, plusieurs enquêtes journalistiques, dont une publiée au début du mois, ont mis en lumière des liens entre l'entreprise familiale du président conservateur au pouvoir depuis 2023 et ce trafic illégal. 700 kilos de cocaïne auraient été saisis dans des chargements de Noboa Trading, depuis 2020. Le président et ses proches nient toute responsabilité. Mais l'affaire révèle les contradictions entre les ambitions en matière de sécurité affichées par le dirigeant équatorien et les intérêts économiques de l'entreprise familiale. C'est un dossier de Melissa Barra de la rédaction en espagnol de RFI, avec Justine Fontaine.   En Haïti, la fin du CPT provoque des remous Comme tous les jeudis, nous faisons le point sur l'actualité haïtienne avec notre confrère Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Le Conseil présidentiel de transition a présenté ses vœux de fin d'année hier (mercredi 17 décembre 2025) devant les diplomates en poste à Port-au-Prince. Si le président du Conseil a loué l'action accomplie ces derniers mois, affirmant qu'elle avait permis de maintenir l'administration publique debout, l'ambassadeur du Canada a appelé à faire plus, et souligné que le statu quo n'était pas une option. Le diplomate a également rappelé que le mandat du CPT devrait se terminer le 7 février 2026, comme prévu. «Il n'est pas le seul à le dire ces derniers temps», précise Frantz Duval. «À chaque fois, les membres du Conseil présidentiel de transition s'offusquent. Mais cette indignation n'a aucune suite», fait remarquer le journaliste. Les attaques des gangs restent quotidiennes. Ces dernières heures, ils ont incendié des camions à l'entrée de la commune d'Arcahaie. «C'est une façon de dire qu'ils contrôlent les routes et qu'ils ont la mainmise sur ce qui circule dans le pays», décrypte Frantz Duval (Le Nouvelliste). Dernière actualité en Haïti, après la soupe joumou ou le konpa qui ont fait leur entrée au patrimoine mondial de l'Unesco, les autorités veulent mettre en valeur les «vèvè», ces «dessins mystiques et religieux» qui sont vraiment très importants dans le pays, explique Frantz Duval. «C'est une très vieille tradition qui remonte aux premiers habitants de l'île», précise le journaliste. Les vèvè sont des «signes très puissants» qui «figurent même sur le maillot de l'équipe de football d'Haïti».   Quand Jair Bolsonaro va-t-il sortir de prison ? Mercredi (17 décembre 2025), le Congrès brésilien a adopté une proposition de loi visant à réduire la peine de prison de l'ancien président. C'est un «pas crucial vers la révision de sa condamnation», estime le quotidien argentin Infobae. Mais il reste encore du chemin à parcourir : le président brésilien peut opposer son veto à ce texte qui «permet des réductions de peine et un passage plus rapide à un régime carcéral moins strict», comme le détaille le journal. Et c'est bien ce qu'il compte faire, selon Folha de Sao  Paulo. Mais ce veto, il peut, à son tour, être annulé par le Congrès. Et une fois promulguée, cette loi peut encore faire l'objet de recours devant le Tribunal suprême fédéral, la plus haute instance du pouvoir judiciaire du pays, précise Infobae. Selon O'Globo, Jair Bolsonaro sortira de prison au plus tard début 2029. Mais tous les journaux ne font pas le même calcul. Jair Bolsonaro a été condamné à 27 ans de prison en septembre 2025, pour tentative de coup d'État. Une peine qu'il ne purgera pas dans sa totalité. Avec les remises de peine, il devrait faire environ six ans de prison, selon O'Globo. Maintenant, si cette loi est appliquée, il ne ferait que deux à quatre ans de prison. Calcul difficile à faire car cela dépend de la manière dont la loi sera interprétée. La législation brésilienne prévoit également que le temps consacré aux études, au travail et même à la lecture permet de raccourcir la sentence. O'Globo nous apprend que lire un livre, c'est quatre jours de prison en moins, à condition quand même d'avoir fait une fiche de lecture. Après des mois de tractations, les partisans de Jair Bolsonaro ont réussi leur pari. Enfin pas tout à fait car ils voulaient obtenir l'amnistie totale pour tous les émeutiers du 8 janvier 2023, afin de «pacifier et de réconcilier la nation», explique Folha. Ils ont, donc, dû revoir leurs ambitions à la baisse. Jair Bolsonaro et ses acolytes ne verront «que» leurs peines réduites. «Le Congrès a corrigé les excès du pouvoir judiciaire», s'est tout de même réjoui Tereza Cristina, la cheffe du Parti populaire au Sénat, rapporte le journal.   Au Chili, des frictions entre l'ancien et le nouveau président Au Chili désormais, La Tercera nous apprend que le nouveau président commence déjà à énerver la gauche. «Lundi (15 décembre 2025), lors d'une réunion avec les partis de sa coalition, Gabriel Boric a reconnu que la droite avait réussi à imposer le récit selon lequel son gouvernement a mal géré les questions de sécurité» et cela le contrarie, raconte le quotidien chilien. Il s'efforce, donc, de rétablir sa vérité, à savoir que sous son mandat, la situation a été «stabilisée». Pas besoin d'un «gouvernement d'urgence», comme l'annonce le nouveau président, José Antonio Kast. Des élus de gauche montent au créneau pour faire passer le message. Dans les colonnes du journal, plusieurs d'entre eux affirment ainsi que le Chili va bien, qu'il a retrouvé «la stabilité démocratique, économique et sociale» ou bien encore que José Antonio Kast, avec son futur gouvernement d'urgence, commence déjà à menacer les institutions et la démocratie. Bref, au Chili, le camp Boric se prépare déjà à être dans l'opposition. José Antonio Kast, lui aussi, s'active. Il dévoilera la liste des membres de son gouvernement le 15 janvier 2026, indique La Tercera.   Le journal de la 1ère 16.000, c'est le nombre d'airbags Takata qui seraient encore en circulation en Guadeloupe.

    En Haïti, ils transforment les déchets plastiques en objets utiles

    Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 30:00


    Comme de nombreux pays dans le monde, Haïti peine à traiter ses déchets. Un problème que des jeunes des Gonaïves ont décidé de prendre à bras le corps en lançant une entreprise de recyclage. En Haïti, seulement 12% des déchets sont collectés. Le reste termine dans les cours d'eau, dans les canaux d'évacuation qu'ils finissent par encombrer, ou encore brûlés au coin des rues. Pour lutter contre les déchets plastiques, qui constituent la plus grande partie de ces déchets, des jeunes des Gonaïves ont lancé une entreprise, La Providence éco nettoyage, qui les collectent pour les transformer en objets utiles. Et notamment en poubelles. Mais ces jeunes entrepreneurs ne se contentent pas de collecter et de transformer les déchets, explique notre correspondant, Ronel Paul. Ils s'investissent également dans la transmission de leurs connaissances aux plus jeunes générations. La « feuille de route consensuelle contre la corruption » dévoilée en Haïti La démarche a été initiée par la plateforme de la société civile Ensemble contre la corruption. Et elle est perçue, explique Alterpresse, comme un « jalon déterminant dans la lutte pour l'instauration de la bonne gouvernance ». Le document est structuré autour de cinq axes : la transparence publique, la reddition de comptes, la participation citoyenne dans la lutte contre la corruption, l'efficacité des dépenses publiques et la justice. Mais la principale difficulté maintenant – c'est Le Nouvelliste cette fois qui l'écrit – va être d'appliquer cette feuille de route. Car pour le quotidien, il est difficile d'imaginer les autorités actuelles valider un document qui a pour vocation de lutter contre la corruption... Tant les scandales de corruption, écrit-il, ont miné le règne du pouvoir transitoire. Autre sujet largement traité par la presse du continent : le blocus total imposé par Washington aux pétroliers sous sanctions entrant et sortant du Venezuela. Le Washington Post s'intéresse aux alliés caribéens des États-Unis dans leur campagne contre le pays de Nicolas Maduro. Le quotidien en liste cinq : la République dominicaine, Trinité-et-Tobago, La Grenade, Porto Rico et les Iles Vierges américaines. Cinq alliés, donc, qui chacun à leur manière soutiennent les États-Unis dans leurs opérations dans la région, ou envisagent de le faire. La presse américaine revient aussi sur le meurtre, dimanche à Los Angeles, du producteur et réalisateur Rob Reiner et de son épouse, la photographe Michele Singer. Et sur l'inculpation hier de leur fils Nick Reiner. Tous racontent l'addiction à l'héroïne dont il souffrait depuis l'adolescence et qui tourmentait la vie familiale. Dans le Washington Post, enfin, il est question d'une statue. Celle d'une adolescente ayant combattu la ségrégation qui va remplacer celle du général Lee au Capitole. Cette adolescente, c'est Barbara Rose Johns. Elle n'avait que 16 ans en 1951 lorsqu'elle a mené une grève pour dénoncer ses conditions dans son lycée de Farmville, en Virginie. Un lycée plein de courants d'air, là où les élèves blancs avaient la chance d'étudier dans des salles propres et chauffées. « Elle a toujours agi comme si elle n'avait peur de rien », se souvient sa sœur qui, elle, raconte avoir été morte de trouille quand la grève a été lancée. La statue de Barbara Rose Johns accueillera les visiteurs dans l'Emancipation Hall, qui porte le nom des esclaves ayant participé à la construction du Capitole. Une manifestation violemment réprimée au Honduras Cela fait 17 jours que le Honduras a voté pour choisir son nouveau président et on ne connaît toujours pas le résultat. Les deux candidats de droite sont toujours donnés très proches, et une partie de la population s'impatiente, d'autant qu'on a entendu ces dernières semaines de nombreuses accusations de fraude. Hier, (16 décembre 2025) des manifestants qui s'étaient rassemblés pour exiger la publication des résultats ont été brutalement dispersés par la police. Huit personnes ont été blessées. À lire aussi«Ils m'ont traîné et frappé»: au Honduras, les manifestants violemment réprimés après la présidentielle Le Cap Cod, cimetière des tortues marines C'est un phénomène inédit et inquiétant que l'observe actuellement sur la côte est des États-Unis. Des dizaines de jeunes tortues marines viennent s'échouer chaque jour sur les plages du Cap Cod, dans le Massachusetts. En cause : le réchauffement climatique qui entraînent celui des eaux de cette anse où ces tortues viennent chercher leur nourriture en été et se retrouvent piégées en hiver. À lire aussiPourquoi de plus en plus de tortues sont piégées par le froid sur les plages du Massachusetts Dans le journal de La 1ère En Martinique, la Fédération des conseils de parents d'élèves dénonce des « grèves à répétition » dans les transports scolaires.

    Haïti : «Les gangs interagissent désormais avec les élites comme des partenaires»

    Play Episode Listen Later Dec 16, 2025 30:00


    Les groupes armés continuent d'étendre leur emprise en Haïti. Alors que les chefs de gangs cherchent à obtenir une amnistie pour leurs crimes, leurs regards sont tournés vers le 7 février 2026, date officielle à laquelle doit expirer le mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT). Comment se financent-ils ? Quels liens entretiennent-ils avec le pouvoir politique et les élites économiques ?   L'International Crisis Group (ICG) vient de publier un rapport détaillé sur ce sujet. RFI a interviewé l'un de ses auteurs, Diego Da Rin. Dans les zones qu'ils contrôlent, les gangs prélèvent de l'argent pour laisser passer les véhicules, commettent des kidnappings, taxent les commerces et sont soupçonnés également de participer au trafic de drogue. « Avant, les gangs de la coalition Vivre Ensemble recevaient des ordres de leurs patrons », issus des élites politiques et économiques, explique à RFI Diego Da Rin, analyste Haïti à l'ICG et co-auteur du rapport « Haïti : démanteler l'alliance meurtrière des gangs », publié lundi 15 décembre 2025. Mais grâce à la hausse et la diversification de leurs revenus, « désormais, ils interagissent avec les élites comme des partenaires », dans le but « d'essayer de faire en sorte que les autorités leur garantissent une amnistie totale de leurs crimes », poursuit-il. À l'approche de l'échéance du 7 février 2026, les gangs, qui gardent chacun leur autonomie, tentent d'obtenir l'accès ou le maintien au pouvoir des forces politiques qui leur sont favorables. Ils ne cherchent pas à prendre eux-mêmes le pouvoir, estime l'ICG. « L'intérêt partagé de tous les chefs de gangs de Vivre Ensemble est d'éviter d'avoir à affronter une force qui puisse les détruire », explique Diego Da Rin, alors qu'une nouvelle force multinationale, la Force de répression des gangs, adoubée par l'ONU, doit être déployée d'ici au 1er avril 2026 en Haïti.    L'UE sanctionne l'ex-président haïtien Michel Martelly Le Conseil de l'Union européenne (UE) a imposé, ce lundi 15 décembre 2025, des sanctions à l'encontre d'anciens responsables politiques haïtiens, explique Gotson Pierre, rédacteur en chef de l'agence Alterpresse. L'UE sanctionne ainsi l'ex-président Joseph Michel Martelly, (2011 - 2016), l'ancien sénateur Youri Latortue (et fondateur du parti politique Ayiti an Aksyon), l'ancien parlementaire Rony Célestin, et le chef de gang Johnson André (Izo 5 segonn) selon un communiqué consulté par l'agence en ligne AlterPresse. «En juillet 2025, le Conseil de l'UE avait déjà inscrit sur sa liste de sanctions trois chefs de gangs haïtiens : Micanor Altès, Christ-Roi Chéry (Krisla) et Jeff Larose, impliqués dans des activités criminelles et dans les violences en Haïti», précise encore Alterpresse.   «Les États-Unis ont soif» d'eau venue du Mexique Le partage de l'eau du bassin du Rio Grande (ou Rio Bravo, comme on préfère l'appeler au Mexique) est de nouveau un sujet de tensions entre Washington et Mexico. «Ça y est, Les Etats-Unis ont soif !» ironise El Horizonte au Mexique. Les modalités ont été fixées par un traité en 1944, rappelle Expreso. Le Mexique n'a pas pu donner autant d'eau que prévu et Donald Trump a menacé la semaine dernière d'imposer de nouveaux droits de douane si le pays ne fournissait pas tout de suite près de 250 millions de mètres cubes d'eau. Sous pression, un accord a été conclu et le Mexique commence cette semaine à laisser filer l'eau de ses barrages vers les Etats-Unis, explique Milenio. Les autorités mexicaines ont utilisé «de belles phrases» diplomatiques, ont parlé de «défi commun», poursuit El Horizonte. Mais ces barrages sont déjà «à moitié vides», avertit El Sol de Mexico. Car le problème de fond, c'est qu'une «sécheresse exceptionnelle et sans précédent qui touche les deux pays», souligne El Independiente. C'est ce qui a empêché le Mexique de livrer suffisamment d'eau à temps, insiste le journal.   Dans le journal de La 1ère...  Une première liaison directe relie depuis ce lundi (15 décembre 2025) Bordeaux à Fort-de-France, nous explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. 

    Le «triomphe» de José Antonio Kast au Chili

    Play Episode Listen Later Dec 15, 2025 30:00


    Pour la première fois depuis la fin de la dictature d'Augusto Pinochet, en 1990, et le retour de la démocratie, le Chili a choisi l'extrême-droite pour diriger le pays. José Antonio Kast a remporté la présidentielle hier (dimanche 14 décembre), avec 58% des voix, loin devant sa rivale de gauche.  C'est le président le plus largement élu de l'histoire du Chili «en raison notamment du vote qui était obligatoire sous peine d'amende », précise la correspondante de RFI au Chili, Naïla Derroisné. Mais « même sans cela, José Antonio Kast aurait gagné », analyse Damien Larrouqué, maître de conférences en sciences politiques à l'université de Cergy. «Ce n'est pas une victoire étriquée, mais bien un triomphe », poursuit l'universitaire, qui rappelle que le Chili est un pays conservateur. «Son centre a toujours penché à droite. Sous Augusto Pinochet, le Chili a été un véritable laboratoire néolibéral. Aujourd'hui, la société reste marquée par les logiques individualistes et conservatrices.» José Antonio Kast « a promis d'en finir avec l'insécurité, le narcotrafic ou encore l'immigration illégale. C'est sur ces sujets qu'il a été élu », abonde Naïla Derroisné. «Mais dès hier, dans un discours de près d'une heure qu'il a tenu devant une foule venue l'acclamer, il prévenait déjà que les résultats de son programme « ne se verraient pas du jour au lendemain ».  « Le plus dur reste à venir pour le nouveau président qui prendra, à la mi-mars, la tête d'un pays polarisé. «Au premier tour de la présidentielle, il avait récolté 24 % des voix. Un vote que l'on pourrait qualifier « d'adhésion ». Mais hier il a surtout bénéficié des voix de ceux qui voulaient faire barrage à la candidate de la gauche, issue du Parti communiste, ainsi que celles des mécontents de l'actuelle administration », détaille la journaliste de RFI. Pour Damien Larrouqué, on assiste surtout à un rejet de la classe politique traditionnelle en général depuis le soulèvement de 2019, les référendums sur la nouvelle constitution qui ont échoué et le Covid. «Pendant la pandémie, les gens se sont vraiment sentis abandonnés », explique-t-il. Désormais, José Antonio Kast va devoir s'allier avec la coalition «Chile Vamos », de la droite traditionnelle, son parti « Républicain » n'ayant pas obtenu de majorité au parlement. Il devra également négocier avec le libertarien Johannes Kaiser, arrivé 4ᵉ au premier tour et qui avait immédiatement soutenu Kast pour le second. Les deux hommes se connaissent bien même si Kaiser est considéré comme plus extrême que Kast, notamment sur les questions de société comme l'avortement. Des questions que José Antonio Kast avait mises de côté dernièrement pour lisser son image. Le nouveau président est également un nostalgique d'Augusto Pinochet tout comme certains Chiliens qui pensent que la dictature a provoqué le «miracle économique du du pays » pendant les années 90, explique Damien Larrouqué. Hier, certains partisans de José Antonio Kast brandissaient des drapeaux à l'effigie de Miguel Krassnoff, un militaire condamné pour de nombreuses atteintes aux droits humains pendant la dictature. Interrogé sur une possible grâce de ce détenu, José Antonio Kast n'a jamais clairement répondu. En Colombie, l'ELN décrète un « confinement ». La guérilla colombienne a demandé aux gens vivant dans les zones qu'elle contrôle, essentiellement des régions de production de cocaïne, de ne pas sortir pendant trois jours. En cause : une possible intervention militaire américaine, a indiqué l'ELN. Le mouvement a démarré dimanche 14 décembre et les conséquences de cette « grève armée », comme l'appelle El Espectador, se sont fait sentir dès hier matin dans quatre régions du pays : banderoles de revendications, routes coupées par des barrages, des arbres, des véhicules ou bien encore des engins explosifs, détaille le journal. Et déjà une victime à déplorer : le conducteur d'une ambulance tué lors d'une attaque contre le commissariat de Puerto Santander, dans le nord du pays. « Cette histoire, nous la connaissons déjà », regrette El Espectador dans un éditorial. Chaque mois de décembre, c'est pareil. « L'ELN terrorise certaines régions du pays, assassine des gens et menace les forces de l'ordre. Gustavo Petro «pensait pouvoir signer un accord de paix avec cette guérilla en quelques mois », poursuit le quotidien. Mais même si les autorités ont durci le ton, même si des renforts militaires ont été envoyés sur place, l'ELN reste influente dans les zones où elle était présente historiquement et aujourd'hui, la situation sécuritaire se détériore. Tout cela laisse une «sensation amère », se désole El Espectador. Les fêtes de fin d'année se dérouleront sur fond de menace, alors que la promesse de «paix totale » de Gustavo Petro s'efface, constate encore le journal qui s'interroge « Comment pouvons-nous lutter contre le terrorisme ? » Question à laquelle El Espectador n'a pas de réponse. Le IXᵉ congrès du Parti communiste cubain n'aura pas lieu en avril prochain L'annonce a été faite ce week-end lors d'une réunion plénière du Comité central du parti. Raison officielle de ce report : la situation économique de l'île. Mais «faute de solutions concrètes à la crise, le discours officiel a labouré le terrain sur lequel les autorités se sentent le plus à l'aise : celui de la confrontation symbolique », raconte 14yMedio. Il a été question d'« unité, de résistance, de discipline et de bataille idéologique », « le vieux scénario de la soi-disant révolution », ironise le site Cibercuba. Les problèmes que connaît Cuba ont été évoqués : les coupures de courant, les épidémies de dengue et de chikungunya, les sanctions américaines, le manque de devises, la pénurie de combustibles, la faible productivité de l'économie… Mais pour ce qui est des solutions, rien ne va changer, se désole 14yMedio. Les autorités comptent « corriger les distorsions sans s'attaquer à la racine de ces distorsions : le modèle lui-même ». Il n'y aura « ni ouverture politique, ni libéralisation économique réelle, ni autonomie totale pour les entreprises, ni respect des droits civiques. Une nouvelle fois, le Parti se proclame arbitre absolu de l'avenir du pays et garant d'une unité qu'il exige, mais qu'il ne construit pas sur la base de la pluralité », conclut 14yMedio. Une unité qui est en réalité un « ordre de soumission » de la part d'un pouvoir qui cherche juste à se perpétuer, insiste Cibercuba.   Le journal de la 1ère Le centre pénitentiaire de Baie-Mahault, en Guadeloupe, est au bord de l'implosion.

    Haïti : blocages, racket, violences, le transport routier lourdement entravé par les gangs

    Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 30:00


    En Haïti, alors que les attaques des gangs ne cessent de s'étendre, les transports en commun fonctionnent de plus en plus difficilement. De nombreux chauffeurs de tap-tap (des taxis collectifs) ont été assassinés par des groupes armés. D'autres ne peuvent plus effectuer leur circuit habituel, à cause des affrontements entre groupes armés ou des péages installés par les gangs pour rançonner les conducteurs et les passagers. En ce vendredi matin de décembre, la gare routière où se rend Junior, un habitant de la commune de Carrefour (au sud de la capitale Port-au-Prince), est paralysée après un appel lancé par les chefs de gangs. «Les groupes armés [...] installent des postes de péage un peu partout afin de contraindre les chauffeurs à payer, explique-t-il à Peterson Luxama, correspondant de RFI à Port-au-Prince. Cela entraîne une hausse du coût du transport. Si auparavant un trajet coûtait 50 gourdes [environ 30 centimes d'euros], il faut désormais en payer 150», soit près d'un euro. Les conducteurs voient leurs revenus baisser et dénoncent le manque de soutien des autorités haïtiennes. «Nous ne savons plus à quel saint nous vouer, la situation est extrêmement difficile», déplore Méhu Changeux, responsable de l'Association des Propriétaires et Chauffeurs d'Haïti. «Beaucoup de nos véhicules ont été incendiés, des groupes armés volent les voitures et s'en prennent violemment à nos chauffeurs, mais nous n'entendons jamais de réaction de l'État. Pas même un fonds de garantie n'a été mis à la disposition des chauffeurs pour leur permettre de se relever. L'État nous abandonne, malgré les multiples appels à l'aide lancés par les associations de transporteurs», s'indigne-t-il. Haïti : le viol, une «arme de guerre omniprésente» Le Miami Herald publie cette semaine une série d'articles sur la hausse «alarmante» des cas de viols en Haïti. «Dans les quartiers contrôlés par les gangs, la question n'est pas de savoir si les femmes et les filles seront violées, mais quand», écrit Jacqueline Charles qui, depuis un an, a mené des dizaines d'interviews avec des survivantes et des associations ou centres de santé spécialisés sur les violences sexuelles. «Les viols ne sont pas un phénomène nouveau en Haïti», souligne le journal, surtout en période de crise. Mais le quotidien de Floride parle cette fois d'une «épidémie» tant les cas ont augmenté à mesure que les gangs augmentent leur emprise sur le pays et que les habitants sont forcés de fuir pour vivre dans des camps de déplacés. Un viol a lieu dans le pays «toutes les deux heures». Mais les chiffres dont on dispose (calculés par les Nations unies notamment), sont très probablement «sous-estimés», expliquent les associations d'aide aux victimes interviewées par le Miami Herald. Près de 20% des victimes sont des enfants. Les survivantes sont « stigmatisées », « blamées » par leur propre « communauté voire par leur propre famille », notamment quand elles tombent enceintes après avoir été violées, souligne le quotidien, qui rappelle aussi que l'avortement est illégal en Haïti, même pour les mineures survivantes de viols. Le Docteur Jean William Pape, à la tête des centres GHESKIO, qui accueille des survivantes de violences sexuelles parle d'une «génération perdue». Les associations sont démunies, sous-financées, en particulier depuis que le président des États-Unis, Donald Trump, a fermé cette année l'USAID, l'agence d'aide au développement, remarque le Miami Herald.   Chili : ces jeunes qui votent pour l'extrême-droite Au Chili, le second tour de l'élection présidentielle se tient ce dimanche 14 décembre 2025. Jeannette Jara, issue du Parti Communiste et qui représente une large coalition de gauche, est arrivée en tête du premier tour avec 26% des voix. Elle affrontera un candidat d'extrême-droite, José Antonio Kast (24%), ancien parlementaire de 59 ans. Selon les sondages, ce dernier pourrait remporter l'élection grâce à l'union des droites et à une campagne centrée sur les questions de sécurité, de lutte contre l'immigration illégale. Un discours qui séduit dans toutes les strates de la population, même chez une partie des jeunes. Cette génération, née en démocratie, n'a pas connu les années de dictature (1973-1990), une période que le candidat d'extrême droite se remémore avec nostalgie, lui qui a toujours défendu l'ancien dictateur, le général Augusto Pinochet. «Pour avancer il faut laisser tout ça derrière nous», balaye Fernanda, 22 ans, étudiante en droit rencontrée à La Florida, une banlieue de classe moyenne de la capitale chilienne par Naïla Derroisné. Des militaires sont entrés chez sa grand-mère pendant la dictature (qui a fait près de 3 000 morts et disparus), mais la jeune femme estime que cette histoire appartient au passé. «C'était il y a 50 ans. Mentionner tout ça aujourd'hui c'est pour porter atteinte à José Antonio Kast et sa posture politique. Ce n'est pas ça qui va le définir en tant que président, ce qui va le définir ce seront ses actions une fois au gouvernement», juge-t-elle. Sur un campus universitaire dans le sud de Santiago, Margarita, 20 ans, de gauche, se souvient que pendant un cours sur l'Histoire du Chili, peu de ses camarades connaissaient le président Salvador Allende, renversé en 1973. «Ils ont très peu d'informations sur cette période de l'Histoire chilienne. Aujourd'hui, des jeunes soutiennent Kast aveuglément alors même qu'il a été partisan du coup d'État, qui a été terrible pour le pays», s'inquiète-t-elle.   Dans le journal de la 1ère...  Air Caraïbes relance aujourd'hui sa ligne directe entre Orly et l'aéroport international de Saint-Martin, explique Benoît Ferrand.

    L'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado apparaît en public à Oslo

    Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 30:00


    Maria Corina Machado est apparue ce jeudi (11 décembre 2025) à Oslo pour sa première prise de parole publique depuis près d'un an. La prix Nobel de la paix, qui vivait dans la clandestinité au Venezuela, est arrivée dans la capitale norvégienne après un voyage entouré de mystère. Maria Corina Machado est arrivée à Oslo peu après minuit, heure locale. Trop tard, donc, pour recevoir son Nobel en personne. Pour sa première prise de parole publique depuis près d'un an, l'opposante vénézuélienne en a profité pour dénoncer l'état de son pays et le régime de Nicolas Maduro face aux menaces du président américain. Cette apparition en public est largement traitée par les journaux du continent, qui montrent Maria Corina Machado à la fenêtre du Grand Hôtel, où se tenait la remise du prix Nobel. On la voit également étreindre ses partisans rassemblés dans la capitale norvégienne. «Le câlin le plus attendu», titre El Nacional. Le Wall Street Journal, de son côté, raconte par le menu comment la Prix Nobel de la Paix est parvenue à s'échapper du Venezuela pour se rendre à Oslo. Une épopée qui a commencé lundi après-midi (8 décembre) lorsque l'opposante a quitté la banlieue de Caracas où elle se cachait pour un village de pêcheurs. Le quotidien new-yorkais décrit dix heures «angoissantes» durant lesquelles la Prix Nobel, accompagnée de deux personnes et coiffée d'une perruque, est parvenue à passer de checkpoint en checkpoint pour finalement atteindre la côte. De là, Maria Corina Machado a embarqué à bord d'un petit bateau de pêche. Direction Curaçao. Et enfin Oslo.   Le compas haïtien inscrit au Patrimoine culturel immatériel de l'humanité Après la qualification historique de l'équipe nationale de foot pour le Mondial 2026, c'est un nouveau motif de joie en Haïti. Le compas haïtien, cette musique populaire qu'on chante et qu'on danse dans tout le pays, a été officiellement inscrit sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco seulement 70 ans après sa création. «Une inscription qui tombe à pique», estime Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Le quotidien haïtien consacre, par ailleurs, un article au numéro d'identité qui sera désormais attribué à chaque enfant dès sa naissance. Mais pas seulement. En Haïti, rappelle Frantz Duval, tout le monde n'est pas identifié. Certains l'ont été, mais les documents officiels ont été perdus dans le saccage des administrations. L'Office national d'identité va donc devoir s'atteler à cette lourde tâche en attribuant un numéro d'identification et une carte d'identité à un maximum de citoyens haïtiens. Le Nouvelliste se penche aussi sur la pratique religieuse dans un pays miné par l'insécurité. «Ça ne s'est jamais arrêté. Au contraire, même, ça s'est accéléré», constate Frantz Duval. «En Haïti, on aime le compas, mais on va aussi prier à chaque fois que c'est nécessaire.»   Le chikungunya se propage à Cuba L'épidémie a surgi en juillet 2025 dans la province de Matanzas (ouest), près de La Havane, avant de s'étendre aux quinze provinces du pays. Si le gouvernement cubain semble désormais avoir pris en main la situation, en communiquant chaque jour à la télévision le nombre de cas enregistrés, c'est la population qui a commencé à alerter sur les réseaux sociaux. Dans cette interview réalisée par Sarah Krakovitch, le Dr Lazaro Leyva, ancien chef de médecine interne de l'Hôpital Arnaldo Milian Castro de Villa Clara à Cuba, qui vit aujourd'hui en Espagne, explique que les données officielles sur l'épidémie sont sous-estimées, et que très peu de tests sont effectués pour pouvoir diagnostiquer de manière claire et fiable. «On assiste à une dégradation des institutions et des infrastructures de santé. Il n'y a pas de médicaments, pas de ressources pour soigner, pas de moyens pour diagnostiquer... Tout cela a entraîné la crise sans précédent que traverse le système de santé cubain», explique le Dr Lazaro Leyva.

    Sous Donald Trump, les États-Unis considèrent à nouveau l'Amérique latine comme leur chasse gardée

    Play Episode Listen Later Dec 10, 2025 30:00


    Depuis le début de son second mandat, le président américain a repris et formalisé la «doctrine Monroe», et affirme l'hégémonie des États-Unis sur «l'hémisphère» américain. L'administration Trump l'a confirmé en publiant, vendredi 5 décembre 2025, un document qui redéfinit sa «stratégie de sécurité nationale», alignée sur la philosophie du dirigeant de mettre en avant «l'Amérique d'abord». La publication de ce document n'est «pas une surprise» et vient en réalité formaliser et donner une «cohérence» aux actions des États-Unis déjà en cours sur le continent, depuis le début de l'année, estime Kevin Parthenay, professeur à l'Université de Tours et membre de l'Institut universitaire de France. Il était l'invité de RFI ce mercredi 10 décembre. C'est «une extension de la doctrine Monroe» établie au XIXè siècle et qui consiste à tenter d'établir une hégémonie états-unienne sur la région et à décourager d'autres puissances que les États-Unis d'intervenir dans «l'hémisphère américain», poursuit le chercheur. Cela constitue néanmoins une «rupture» par rapport à la politique menée sous les mandats de Barack Obama et de Joe Biden. À cette période, Washington était «concentrée sur d'autres régions» du monde et l'Amérique latine n'était alors pas vue comme une région stratégique, explique Kévin Parthenay. En revanche, depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump estime que la stabilité de son pays dépend, au moins en partie, de ce qu'il se passe en Amérique latine. Entretien complet à réécouter en audio ci-dessus.   Possible réduction de la peine de Jair Bolsonaro : nuit mouvementée au Parlement brésilien 291 «oui» et 148 «non» : une proposition de loi permettant de réduire énormément la peine de l'ancien président Jair Bolsonaro a été adoptée par la Chambre des députés au Brésil dans la nuit de mardi à mercredi, lors d'une séance particulièrement mouvementée. Si elle est ensuite votée par le Sénat, cette loi permettrait à l'ancien dirigeant d'extrême-droite de voir sa durée de détention réduite à 2 ans et 4 mois de prison, alors qu'il a été condamné pour tentative de coup d'État à 27 ans de prison. La séance parlementaire est très commentée par la presse brésilienne. On y voit le député Glauber Braga (soutien du président de gauche Lula) expulsé manu militari de la chambre par des policiers, dans une impressionnante foire d'empoigne. Pour protester contre le texte défendu par la droite conservatrice et l'extrême-droite, il s'était installé dans le fauteuil du président de la Chambre. Les clichés ont été pris par les députés eux-mêmes car la presse a été contrainte elle aussi de quitter les lieux temporairement. Une «censure» selon O Globo et la fédération des journalistes du Brésil.   L'issue du vote n'est en tout cas pas surprenante estime le journal Estado. En effet, les proches de Jair Bolsonaro tentent depuis des mois d'obtenir une amnistie ou une réduction de peine. Ils ont finalement laissé de côté l'idée d'une amnistie au profit du texte voté dans la nuit de mardi à mercredi. L'un des fils de Jair Bolsonaro, Flavio, menaçait de se présenter à la présidentielle et a négocié avec les partis conservateurs à l'assemblée pour retirer sa candidature en échange du vote de cette proposition de loi, déclarait ce mardi (avant le vote) le leader du parti de Lula à la chambre des députés, le parti des travailleurs (PT), rapporte le journal Folha.   La République Dominicaine n'est «pas raciste», proclame son président après la mort d'une fillette haïtienne La mort, mi-novembre, de la jeune Haïtienne Stephora Anne-Mircie Joseph continue de faire beaucoup réagir en Haïti. Cette fillette de 11 ans, immigrée en République Dominicaine, s'est noyée dans une piscine lors d'une sortie scolaire organisée par l'établissement où elle étudiait. L'affaire a contraint le président dominicain Luis Abinader lui-même à réagir publiquement : «La République Dominicaine n'est pas un pays raciste», a-t-il assuré lors d'une conférence de presse lundi soir, relayée par Listín Diario. D'après les images de vidéosurveillance, quand Stephora s'est noyée, les encadrantes ont énormément tardé à réagir, malgré les alertes d'autres enfants, raconte le quotidien dominicain, qui a eu accès au dossier de l'enquête. Les secours ont été appelés seulement après son décès, souligne Gazette Haïti. La petite fille avait été confrontée au racisme dans son collège expliquait la mère de Stéphora au média haïtien Ayibopost. Quatre cadres et employées de l'établissement ont été arrêtées et mises en examen, notamment pour homicide involontaire et négligence, précisait le 6 décembre 2025 Listín Diario.   Dans le journal de La 1ère... Le ministre de la Justice a inauguré ce mardi (9 décembre 2025) en Martinique une nouvelle structure «d'accompagnement vers la sortie de prison», nous explique Benoît Ferrand.

    Haïti : des renforts pour la Force de lutte contre les gangs

    Play Episode Listen Later Dec 9, 2025 30:00


    En Haïti, 230 policiers sont arrivés hier (lundi 8 décembre 2025) pour aider les forces de l'ordre à ramener la sécurité dans le pays. Ils rejoignent les rangs de la Force de lutte contre les gangs (GSF). 100 autres policiers ont quitté le pays. «Le président du Conseil présidentiel de transition, Laurent Saint-Cyr, était présent à l'aéroport pour accueillir les nouveaux et remercier ceux qui ont achevé leur mission pour leur contribution «significative» aux efforts de stabilisation», précise Gotson Pierre, directeur de l'agence haïtienne Alterpresse. La nouvelle force de lutte contre les gangs sera évoquée ce lundi, à New-York, par le Premier ministre haïtien lors d'une conférence des pays donateurs. «Alix Didier Fils-Aimé va lancer un nouvel appel à la solidarité internationale», précise Gotson Pierre. Alterpresse nous apprend également que l'Unité de lutte contre la corruption demande des poursuites judiciaires contre l'ancien président Michel Martelly. «Elle lui reproche de graves irrégularités dans sa déclaration de patrimoine, notamment des dates incohérentes, des retards importants ainsi que des omissions et contradictions relatives à ses informations bancaires», détaille Gotson Pierre.   En Argentine, les procédures de justice transitionnelles remises en cause par Javier Milei Il y a 40 ans, l'Argentine jugeait les principaux dirigeants des juntes militaires de la dictature pour leurs crimes entre 1976 et 1983. Le plus tristement célèbre d'entre eux, Rafael Videla, était condamné à la prison à perpétuité. Un verdict historique qui a ouvert la voie à un processus de justice transitionnel depuis cité en exemple, avec plus de 1 200 militaires condamnés pour crimes contre l'humanité. Ce processus est pourtant aujourd'hui ouvertement questionné dans l'espace public, et jusqu'au plus haut niveau de l'État argentin. C'est un dossier signé Théo Conscience.   À Cuba, la perpétuité pour un ancien ministre de l'Économie Le verdict de la Cour suprême a été rendu public hier (lundi 8 décembre 2025), dans un communiqué publié par les journaux d'État et «truffé de références à «la trahison de la patrie» et à une prétendue «dégradation éthique, morale et politique» d'Alejandro Gil, explique 14yMedio. L'ancien ministre a écopé de la perpétuité pour une affaire d'espionnage. Il a également été condamné à 20 ans de prison pour corruption, nous apprend le site Cubanet. Si la plus haute juridiction du pays a détaillé de quoi Alejandro Gil, 61 ans, a été reconnu coupable (falsification de documents publics, subornation de fonctionnaires, trafic d'influence, évasion fiscale entre autres), elle n'a en revanche pas donné d'informations sur les faits eux-mêmes : rien sur «le montant des pots-de-vin supposés et sur les pertes économiques» qu'aurait subies Cuba par la faute d'Alejandro Gil, rien «sur les «entreprises étrangères» qui l'auraient payé, ce qui limite la possibilité d'évaluer de manière indépendante l'ampleur réelle de cette affaire», regrette Cubanet. Pas de détails non plus sur le déroulé des procès qui s'est tenu à huis-clos, ni sur «la participation de la défense» ou «l'accès aux preuves», poursuit le site d'informations. Une opacité habituelle dès qu'il s'agit de procès hautement politiques et qui permet aux autorités d'imposer leur narratif, souligne 14yMedio. Et ce conte de l'ennemi infiltré au sein de l'appareil d'État est un classique à Cuba, sauf que là, il y a une «contradiction évidente» selon le site d'informations. «Pendant des années, le gouvernement lui-même a présenté Alejandro Gil comme l'architecte des réformes monétaires, le défenseur de la «résistance économique» et le visage rénovateur du gouvernement», souligne 14yMedio. Le héros est devenu un méchant en à peine quelques mois, ironise le média, parce que le régime veut éviter tout questionnement sur l'échec de sa politique économique et a besoin d'un bouc-émissaire, d'un fusible. Une nouvelle fois, le pouvoir transforme «des problèmes structurels en responsabilités individuelles», analyse le média cubain.   Inquiétudes autour du sort d'opposants politiques vénézuéliens On ne sait toujours pas si l'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado sera présente à Oslo pour recevoir son prix Nobel de la paix. La conférence de presse qu'elle devait donner ce mardi midi (9 décembre), a été repoussé. On ne sait pas quand elle aura lieu. En attendant, au Venezuela, le sort d'opposants politiques inquiète. Samedi, Alfredo Diaz, ancien gouverneur de l'État de Nueva Esparta, arrêté en novembre 2024, est mort en détention. Sur instagram, sa fille Daliannys Díaz s'en est pris aux autorités qui ne l'ont pas soigné, dit-elle. «Ils l'ont tué lentement» en un an, dénonce la jeune femme. Aujourd'hui, d'autres familles lancent des cris d'alarme. C'est le cas notamment des proches de Juan Pablo Guanipa, collaborateur de Maria Corina Machado, arrêté en mai 2025, rapporte le journal. Depuis, sa famille n'a pas de nouvelles et s'inquiète pour sa santé. Toujours dans Tal Cual, on apprend que de nombreux transferts de prisonniers de Caracas vers le reste du pays ont eu lieu récemment. Le Comité pour la liberté des prisonniers politiques dénonce ces changements de prisons qui mettent en danger la vie des détenus.   La «mauvaise campagne» de Salvador Nasralla Le Honduras attend toujours les résultats définitifs de la présidentielle. Pour l'instant, Nasry Asfura, homme d'affaires soutenu par Donald Trump, est en tête. Son rival, Salvador Nasralla, n'a pas fait une bonne campagne, estiment plusieurs experts. Il s'est trop reposé sur sa popularité, surtout auprès des jeunes urbains, et a négligé la base traditionnelle du Parti libéral, estime l'historien Juan Ramon Martinez, dans les colonnes de La Prensa. Il ne s'est pas inscrit dans la continuité du parti. Du coup, dans son camp, certains ont pensé que ce n'était pas un vrai conservateur, poursuit l'analyste qui juge également qu'il a trop mis sa femme en avant. Or, certains électeurs du Parti libéral ne veulent plus de femmes en politique. Quant à Nasry Asfura, il a pu compter sur les capacités de mobilisation du Parti national, implanté partout dans le pays. Selon l'économiste Edgar Aguilar, «sa structure lui permet de solliciter les électeurs maison par maison et d'adapter le message aux besoins des ruraux, ce qui s'est traduit par une participation plus importante dans ses bastions historiques».   Le journal de la 1ère Les avions de la compagnie régionale Air Antilles sont cloués au sol depuis lundi soir. (8 décembre 2025)

    Une semaine après, les Honduriens attendent toujours les résultats de la présidentielle

    Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 30:00


    Près d'une semaine après avoir voté, les Honduriens ne savent toujours pas qui sera leur prochain ou prochaine présidente. Le décompte des voix a été interrompu pendant plus de 48h ce week-end. Les deux candidats de droite sont en tête, tandis que le parti de gouvernement (gauche) rejette d'ores et déjà le résultat du scrutin. Plus de 88% des bulletins de la présidentielle du 30 novembre 2025 ont été dépouillés, avant une interruption du dépouillement samedi 6 et dimanche 7 décembre 2025, et devait reprendre ce lundi (8 décembre), a expliqué le Conseil national électoral (CNE) au Honduras. Les deux principaux candidats de droite sont au coude-à-coude : Nasry Asfura (pour qui le président étatsunien Donald Trump avait appelé à voter) est crédité de 40,19% des voix selon les résultats provisoires, contre 39,49% pour son concurrent direct Salvador Nasralla. La candidate du gouvernement sortant de gauche, Rixi Moncada (du parti Libre), est loin derrière (19,3%). «Libre ne reconnait pas les élections qui se sont tenues sous l'ingérence du président des États-Unis Donald Trump et de l'oligarchie, a-t-elle déclaré devant ses partisans dimanche soir (7 décembre). Ils ont attaqué le peuple hondurien. Un coup d'État électoral est en cours. Des millions de messages ont été envoyés pour menacer le peuple, pour dire que s'ils votaient pour Rixi, ils ne recevraient pas de transferts d'argent en décembre​.» «L'interrumption du décompte officiel depuis vendredi alimente les accusations d'irrégularités », regrette La Prensa. L'Organisation des États américains (OEA), qui a des observateurs électoraux sur place, demande aux autorités de «garantir la traçabilité» des votes, rapporte La Tribuna, pour «donner des certitudes» concernant le résultat final. Pour El Heraldo, le retard dans le dépouillement montre la «fragilité du système électoral» du pays. Dans son éditorial, le journal appelle au calme et à ce que «la volonté populaire exprimée dans les urnes» soit respectée.   Haïti : fin des blocages à l'université publique de l'Artibonite (UPAG) Aux Gonaïves, chef-lieu du département de l'Artibonite, des étudiants ont paralysé pendant plus de deux semaines le fonctionnement de l'Université Publique de l'Artibonite, l'UPAG, pour protester contre l'augmentation des frais scolaires. Les protestataires estiment qu'au vu du contexte actuel du pays, augmenter les prix aggrave la crise, sachant que ceux qui fréquentent souvent les universités publiques viennent des quartiers défavorisés. Le mardi 2 décembre, sur les images diffusées par le média en ligne Le Journal, des étudiants avaient contraint le personnel administratif de l'université à quitter l'établissement. Depuis le 24 novembre 2025, ils protestent contre l'augmentation des frais de scolarité. Par exemple, une année d'études à la Faculté des sciences infirmières ou d'agronomie coûte désormais 15 000 gourdes (près de 100 €) contre 12 500 gourdes auparavant. Les frais de scolarité des facultés de sciences de l'éducation, d'économie et de gestion sont passés de 6 500 à 10 000 gourdes (soit 66 €). Selon le rectorat, ces nouveaux tarifs concerneraient uniquement la promotion entrante. Mais pour Chilorvens Charles, ancien étudiant et chef de file des protestataires, il est hors de question que les prix augmentent. «Nous menons une bataille qui est juste. Nous demandons si les responsables tiennent compte de la situation de ceux qui s'inscrivent ici : d'où viennent-ils, qui sont leurs parents ? Car l'UPAG, en tant qu'université publique en région, a l'obligation de protéger ceux qui sont défavorisés, ceux qui ne peuvent pas aller dans les universités privées», explique-t-il à Ronel Paul de RFI. De son côté, le rectorat se défend. Même si l'université est subventionnée par l'État, l'objectif de l'ajustement des prix consistait à compenser, entre autres, l'augmentation des frais de fonctionnement de l'université en raison notamment de la création d'une nouvelle faculté, la construction d'un laboratoire de chimie et de biologie, l'acquisition d'une ferme agricole pour faciliter les expériences des étudiants en agronomie, sans oublier que l'établissement doit aussi faire face à des problèmes conjoncturels, selon le professeur Manne Jacques Dodat Jean, recteur de l'UPAG. «Vous n'êtes pas sans savoir que le prix du carburant a grimpé en Haïti depuis 2022, explique-t-il. Le gallon de carburant est passé de 210-215 gourdes à 560 gourdes. Pour faire fonctionner l'université, il faut beaucoup de carburant. Aux Gonaïves, il n'y a pas d'électricité depuis plus de cinq ans. Le courant de ville n'existe pas, d'où d'importantes charges de dépenses en carburant pour faire fonctionner le campus.» À la suite d'une solution proposée par un groupe de professeurs au sein de l'université, l'administration a accepté de réduire l'ajustement à 8 000 gourdes pour les facultés d'éducation, d'économie et de gestion, et à 14 000 gourdes pour les facultés d'infirmiers et d'agronomie, ce qui a mis fin à la crise, ajoute le recteur, affirmant que les cours devraient reprendre normalement ce lundi 8 décembre.   En Floride, implanter des coraux pour repeupler les récifs Le changement climatique - en particulier la hausse des températures de l'eau - et la pollution affectent gravement les coraux à travers le monde. Dans les Caraïbes, au large de la Floride (sud-est des États-Unis), se trouve l'un des plus grands ensembles de coraux au monde. Ces animaux marins sont essentiels pour la biodiversité : 25% des espèces maritimes en dépendent à différents degrés. Mais certains coraux sont menacés de disparition. Au sud de la Floride, la couverture de coraux en bonne santé sur les récifs a diminué de près de 90% par rapport aux années 1970. Face à cela, des initiatives ont été lancées pour repeupler ces récifs, comme dans l'archipel des Keys. À une demi-heure en bateau du port, une quinzaine de plongeurs enfilent leurs palmes et mettent leur masque et bonbonnes d'oxygène. Dans ces eaux turquoises, ils doivent accrocher chacun six coraux sur le récif, explique Edward Maille, correspondant de RFI aux États-Unis. Chacun gratte la surface, colle une petite bille de ciment puis y enfonce un socle sur lequel se trouve un corail. Encadré par l'association Icare, le groupe est composé de bénévoles ayant déjà un niveau minimum en plongée sous-marine. De retour sur le bateau, Lauren Hart, qui a grandi en Floride, a vu l'état du récif corallien se dégrader. «Vous pouviez voir des coraux et des éponges de mer de différentes couleurs : violet, orange, vert… Au fil des années, les couleurs se sont ternies pour laisser place à des nuances de marron», explique-t-elle. «L'océan et les récifs font partie de moi. Voir comment ça se dégrade, voir des coraux disparaître devant vos yeux, c'est très émouvant, très décevant», poursuit-elle, les larmes aux yeux.  Cet après-midi-là, 86 coraux ont été greffés. Michael Goldberg, co-fondateur de l'association, plonge depuis plus de 35 ans. Ces cinq dernières années, il a formé plus de 4 500 bénévoles, qui ont greffé près de 30 000 coraux. «Ça parait beaucoup, mais notre objectif se chiffre en millions de coraux à implanter sur les dix prochaines années : nous avons donc beaucoup de chemin à faire pour avoir un impact maximal et revitaliser l'ensemble du récif corallien de Floride », nuance-t-il.    Le monde de la salsa en deuil après la mort du Portoricain Rafael Ithier Porto Rico vient de perdre une légende de la salsa. Rafael Ithier, co-fondateur du Gran Combo de Puerto Rico est décédé ce samedi 6 décembre 2025 à l'âge de 99 ans. Pianiste autodidacte, directeur musical, arrangeur et compositeur d'un groupe «considéré par beaucoup comme le meilleur orchestre de salsa au monde», écrit l'agence AP. Cette disparition laisse un «vide irremplaçable dans la culture portoricaine» et latinoaméricaine, estime El Nuevo Día. L'orchestre, fondé en 1962, a joué sur les cinq continents et continue de le faire, même si Rafael Ithier a quitté la scène en 2006. Le groupe a même inspiré la mégastar portoricaine du reggaeton, Bad Bunny, qui avait samplé un de leurs morceaux dans son dernier album.    Dans le journal de la 1ère... À quelques heures de l'arrivée en Martinique de Gérald Darmanin, avocats et magistrats plaident pour le retrait de la «Cour criminelle départementale», explique Benoît Ferrand, d'Outre-Mer La 1ère.

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