13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Mikaël Ponge vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions d’auditeurs, est le deuxième bassin d’audience de notre radi

L'avocat et entrepreneur Abelardo de la Espriella a remporté l'élection présidentielle colombienne avec 49,7% des voix, devançant de justesse le sénateur de gauche Ivan Cepeda. « Si les résultats sont encore provisoires, leur tendance semble irréversible », nous explique notre envoyée spéciale en Colombie, Marine de la Moissonnière. Lors de son discours de victoire à Barranquilla, le candidat d'extrême droite, vêtu du maillot de la sélection colombienne, a adopté un ton plus conciliant qu'en campagne. Il a promis de respecter la Constitution et appelé ses adversaires à reconnaître leur défaite. Ivan Cepeda entend toutefois contester les résultats dans plusieurs dizaines de milliers de bureaux de vote, tandis que des manifestations ont éclaté à Bogota et Cali. L'insécurité a été au cœur du scrutin. Les électeurs d'Abelardo de la Espriella attendent une réponse plus ferme face aux groupes armés et aux trafiquants de drogue. Le président élu promet de s'inspirer des méthodes du Salvadorien Nayib Bukele. L'économie a également pesé dans le vote. Malgré une baisse de la pauvreté, du chômage et de l'inflation sous Gustavo Petro, de nombreux Colombiens s'inquiètent de l'endettement du pays et voient en cet homme d'affaires millionnaire un gestionnaire capable de relancer la croissance. En Haïti, une année scolaire jugée plus stable que les années précédentes En Haïti, les examens officiels de la neuvième année fondamentale se tiendront du 29 juin au 2 juillet 2026. À quelques jours de ce rendez-vous décisif pour des milliers d'élèves à travers le pays, les préparatifs s'accélèrent. Si de nombreux candidats affirment être prêts à se mesurer aux épreuves, des enseignants se félicitent d'une année scolaire jugée plus stable que les précédentes. Des responsables syndicaux soulignent toutefois que l'insécurité continue de peser sur le système éducatif. De son côté, le ministère de l'Éducation nationale assure avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir le bon déroulement des examens, notamment avec la mise en place d'une commission chargée des épreuves. Reportage de Peterson Luxama… À lire aussiHaïti : les écoles publiques de plus en plus dégradées Au Canada, la stérilisation forcée inscrite dans le code criminel Pendant des décennies au Canada, des milliers de femmes — principalement des autochtones, mais aussi des personnes noires, marginalisées ou vivant avec un handicap — ont subi des stérilisations forcées. Une pratique médicale institutionnalisée, qualifiée de torture par l'ONU, que la justice canadienne avait jusqu'à présent du mal à sanctionner. Mais la législation vient d'évoluer. Cette forme de violence est désormais explicitement inscrite dans le Code criminel et est passible d'une peine pouvant aller jusqu'à 14 ans de prison. Une avancée législative réclamée de longue date par les survivantes. Un reportage de Nafi Alibert. À lire aussiQuébec: des dizaines de femmes autochtones déclarent avoir subi des stérilisations imposées Journal de la 1ère La Cour d'appel confirme un non-lieu dans le scandale sanitaire du chlordécone. À lire aussiChlordécone: les députés français pointent la responsabilité de l'État, les indemnisations dans le flou

Dans la capitale haïtienne, la soirée du premier match des Grenadiers à la Coupe du monde, samedi dernier (13 juin 2026), a tourné au cauchemar à Cité Soleil. Des membres de gang ont tiré sur la foule qui célébrait la participation d'Haïti au Mondial de football masculin. Il y a eu des dizaines de morts, selon un bilan provisoire, y compris des enfants. «Des habitants de Wharf jérémie, de Pont Rouge et de Chancerelles sont descendus dans les rues pour célébrer la performance de la sélection haïtienne» face à l'Ecosse, malgré la défaite de l'équipe, raconte Fritznel Pierre, directeur exécutif de Combite pour la paix et le développement. Ces quartiers, comme l'ensemble de la commune de Cité Soleil sont aux mains de gangs. Certains membres de groupes armés participaient au cortège, au son du rara, musique traditionnelle haïtienne. Mais le son des percussions et des trompettes a été remplacé par celui des tirs. «Malheureusement, en arrivant dans le quartier de Belekou», des membres du gang de ce quartier «ont ouvert le feu sur la population», poursuit Fritznel Pierre, dont l'ONG de défense des droits humains a recueilli des témoignages pour tenter de reconstituer ce qu'il s'est passé ce soir-là. Bilan provisoire : 61 morts, dont plusieurs femmes et enfants, selon une source diplomatique jointe par RFI. Le plus jeune avait 7 ans seulement. Plusieurs membres de gangs ont aussi été tués. Des habitants ont été séquestrés. Paralysie du terminal pétrolier de Varreux En février 2024, de nombreux groupes armés de la capitale haïtienne, Port-au-Prince, se sont réunis sous la bannière de la coalition «Vivre ensemble». Mais depuis mars, certains se combattent à nouveau à l'arme automatique, dans la plaine du Cul-de-Sac, y compris à Cité Soleil, le plus grand bidonville du pays. Selon l'ONU, plus de 2 300 personnes ont été tuées en Haïti depuis le début de l'année 2026. Après le massacre survenu dans la nuit de samedi à dimanche, des affrontements entre groupes armés paralysent le principal terminal pétrolier du pays, le terminal de Varreux, tout proche, et affectent l'approvisionnement des stations-service. Haïti-Brésil : nouveau défi pour les Grenadiers Les joueurs de Sébastien Migné affrontent les Brésiliens ce 19 juin 2026. Pour leur second match dans cette coupe du monde 2026, ils pourront compter ce vendredi sur le soutien de supporters haïtiens résidents à Philadelphie (où se tient le match) ou venus spécialement soutenir leur équipe, qui n'était pas présente au mondial depuis 52 ans. Elcio Ramalho, de la rédaction brésilienne de RFI, est allé à leur rencontre. Présidentielle en Colombie : deux projets de société opposés La Colombie va-t-elle virer à droite toute comme de nombreux pays d'Amérique latine ? Second tour de la présidentielle ce dimanche 21 juin 2026. Pour succéder à Gustavo Petro, le premier président de gauche de toute l'histoire du pays, les Colombiens doivent trancher entre son dauphin, le sénateur Ivan Cepeda et le millionnaire d'extrême droite, l'avocat Abelardo de la Espriella. D'après les derniers sondages, ce dernier l'emporterait. Marine de La Moissonnière, envoyée spéciale de RFI en Colombie, est allée à la rencontre d'électeurs dans le quartier de Barrios Unidos, dans le nord de Bogota. Un quartier qui avait voté majoritairement pour Gustavo Petro en 2022 et qui lors du premier tour, a changé de bord, plaçant Abelardo de la Espriella en tête. Dans le journal de La 1ère... Nouveau rebondissement suite à l'interpellation d'un policier la semaine dernière en Martinique, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

Avec plus de 2 300 morts depuis le début de l'année 2026, les gangs continuent d'étendre leur emprise en Haïti, à Port-au-Prince, dans les communes voisines de la capitale, mais aussi dans le département de l'Artibonite. Et pour l'instant, rien ne semble enrayer cette spirale de violence. Nous en parlons avec le coordinateur général du principal syndicat de police, le SPNH-17, Garry Jean-Baptiste. La situation sécuritaire ne cesse de se dégrader, tandis que les forces de l'ordre paraissent de plus en plus démunies. Au cours de cet entretien, Garry Jean-Baptiste évoque la corruption au sein de la police, réclame de meilleurs salaires pour les agents et dénonce l'absence de coordination entre les différentes unités chargées de lutter contre les gangs. Il revient également sur la manière dont les policiers, eux-mêmes victimes de cette violence, tentent de faire face à l'expansion des groupes armés. Eduardo Bolsonaro, fils de l'ancien président Jair Bolsonaro, condamné à quatre ans de prison L'actualité du jour au Brésil, c'est la condamnation d'Eduardo Bolsonaro, l'un des fils de l'ancien président Jair Bolsonaro. Il a été condamné par contumace à quatre ans et deux mois de prison pour avoir fait pression sur les autorités américaines afin qu'elles sanctionnent des magistrats brésiliens et, plus largement, le Brésil, dans le but d'influer sur le procès de son père. Un dossier d'Achim Lippold. À lire aussiBrésil: Eduardo, un fils Bolsonaro, condamné à quatre ans de prison pour lobbying pour son père De nouvelles réformes économiques à Cuba À Cuba, le Parti communiste doit valider ce mercredi (17 juin 2026) une série de réformes économiques annoncées la semaine dernière par le président pour tenter de faire face à une crise aggravée par l'embargo américain et le blocus pétrolier imposé par Washington. Les autorités misent sur davantage de décentralisation et sur un élargissement des libertés accordées au secteur privé, avec notamment la possibilité pour les entreprises d'importer et d'exporter sans passer par l'État, ainsi que d'investir directement dans le tourisme. Selon Jérôme Leleu, économiste et spécialiste de Cuba, joint par Justine Fontaine, ces mesures s'inscrivent dans la continuité de la libéralisation progressive engagée ces dernières années. Journal de La Première À l'occasion du premier anniversaire de sa création, le CHU de Guyane a officiellement inauguré mardi (16 juin) son Institut consacré à la santé des populations d'Amazonie.

Ils s'appellent Ozempic ou encore Mounjaro : ces médicaments injectables vendus pour perdre du poids rapidement font fureur dans de nombreux pays, notamment aux États-Unis, mais aussi au Brésil. Destinés normalement aux cas d'obésité ou de diabète, un grand nombre de Brésiliens en prend aujourd'hui, parfois sans prescription médicale. 5 000 euros pour perdre 22 kilos. C'est ce qu'a annoncé un endocrinologue très populaire sur les réseaux sociaux à Clara Varandas. À 31 ans, cette architecte a finalement perdu 12 kilos en quatre mois. Elle prenait une version « sur mesure » de la tirzépatide. Mais en même temps qu'elle maigrissait, elle sentait son corps s'affaiblir. « J'ai été très malade, des problèmes affreux que je n'avais jamais eus auparavant. Par exemple, j'ai eu une infection bactérienne de la peau, sur le visage. J'ai eu un côté du visage très gonflé à cause d'une simple piqûre de moustique », explique-t-elle. Chaque semaine, elle se rendait dans ce cabinet d'un quartier chic de Sao Paulo. Très chers, ces médicaments font aussi l'objet de contrebande au Brésil, raconte la correspondante de RFI, Sarah Cozzolino. Ce qui multiplie les risques d'effets secondaires indésirables, et parfois graves. Un mois d'injections de Mounjaro, acheté en pharmacie, vaut entre 200 et 350 euros. C'est plus que le salaire minimum au Brésil. À Rio de Janeiro, dans la favela de Maré, un équivalent paraguayen du médicament circule. Ce vendredi soir, Matheus Euzébio et une de ses amies s'appliquent eux-mêmes la dose, achetée dans une clinique clandestine. « Au début, ce n'était que pour les riches, témoigne-t-il dans le reportage de Sarah Cozzolino, mais maintenant on peut s'en procurer facilement pour pas cher ». Le secrétaire général de l'ONU en visite en Haïti Antonio Guterres se rend pour la seconde fois en Haïti. Il doit se rendre notamment dans un camp de déplacés à Port-au-Prince et « constater l'aggravation de la situation sécuritaire », précise Gotson Pierre, de l'agence Alterpresse. De son côté, « la Commission pastorale pour la justice et les droits humains lance un appel à une prise de conscience nationale sur la situation des enfants », particulièrement exposés à la violence et la précarité dans le pays, ajoute-t-il. Enfin, Alterpresse évoque l'inquiétude des partis signataires de l'accord du Montana : le décret électoral publié le 2 juin 2026 n'est pas conforme à la Constitution, estiment-ils, remettant en cause également la légitimité légale du maintien au pouvoir du Premier ministre de transition Alix Didier Fils-Aimé. Les États-Unis assurent avoir livré 300 « criminels » au Mexique 313 personnes ont été livrées par Washington à la justice mexicaine depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, a assuré ce lundi 15 juin 2026, l'ambassadeur des États-Unis au Mexique, dans un message publié sur les réseaux sociaux. Est-ce un pas vers Mexico, alors que la question des extraditions est devenue, ces dernières semaines, un sujet de fortes tensions diplomatiques entre les deux pays ? Explications avec Justine Fontaine. Dans le journal de La 1ère... Six Amérindiens (des peuples Kali'na et Arawak) de Guyane décédés à la fin du XIXème siècle à Paris seront bientôt de retour sur leurs terres, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

En Haïti, dix ans après le dernier scrutin, qui avait porté Jovenel Moïse au pouvoir, le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé peine à faire avancer le processus électoral. Le report d'une première échéance prévue fin août 2026, la publication controversée du décret électoral et la nomination d'un directeur général au sein du Conseil électoral provisoire alimentent les tensions. Nous en avons parlé avec Édouard Paultre, du Conseil haïtien des acteurs non étatiques. Dans un contexte d'insécurité persistante, malgré le début des opérations de la Force de répression des gangs, aucun calendrier électoral n'est actuellement fixé. Selon Édouard Paultre, du Conseil haïtien des acteurs non étatiques, la communauté internationale pourrait néanmoins pousser à la tenue d'élections. Reste une autre inconnue majeure : le rôle que pourraient jouer les gangs, dont les ressources financières considérables pourraient leur permettre d'influencer les futures campagnes. À lire aussiHaïti: l'incertitude sur le processus électoral Venezuela : la crise électrique s'aggrave Au Venezuela, les coupures de courant faisaient déjà partie du quotidien dans de nombreuses régions du pays. Mais depuis le 3 janvier 2026, le phénomène s'est aggravé. Des villes jusqu'ici relativement épargnées, comme Valencia, principal centre industriel du pays, subissent désormais jusqu'à douze heures de coupure d'électricité par jour. Ces pénuries affectent non seulement la vie quotidienne des Vénézuéliens, mais pèsent aussi lourdement sur les entreprises. Un coup dur pour un pays qui tente de relancer son économie et de séduire les investisseurs, alors que la crise énergétique vient fragiliser un peu plus la reprise. Reportage d'Alice Campaignolle. À lire aussiVenezuela: face au manque d'électricité, le gouvernement réduit les horaires des fonctionnaires À Iquitos dans l'Amazonie péruvienne, une prospérité bâtie sur les violences du caoutchouc Au cœur de l'Amazonie péruvienne, la ville d'Iquitos réserve bien des surprises. Ses bâtiments de style Art nouveau contrastent avec les eaux de l'Amazone et la végétation luxuriante qui l'entourent. Un héritage du début du XXè siècle, lorsque la ville a connu un spectaculaire essor économique grâce au commerce du caoutchouc. Mais cette période longtemps célébrée est aujourd'hui de plus en plus remise en question par les jeunes générations des communautés locales, nous explique notre correspondant Martin Chabal. Elles souhaitent faire entendre la voix des peuples autochtones de la région, exploités et victimes de massacres perpétrés par les compagnies du caoutchouc. À écouter aussiUne sixième année de déficit mondial pour le caoutchouc naturel Journal 1ère On annonçait un « arrivage exceptionnel », mais finalement les algues sargasses seraient restées plutôt discrètes ce week-end en Martinique. À écouter aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?

Ce vendredi (12 juin 2026), place aux débuts des deux autres pays hôtes du Mondial après la victoire du Mexique face à l'Afrique du Sud (2-0). Le Canada ouvre le bal contre la Bosnie-Herzégovine à Toronto, avant l'entrée en lice des États-Unis face au Paraguay. Deux rendez-vous importants pour les organisateurs, avec des attentes différentes mais la même ambition de réussir leur entrée dans la compétition. Nous en parlons avec Frédéric Suteau. À la veille de son premier match, Haïti retient son souffle. Les Grenadiers s'apprêtent à disputer leur deuxième Coupe du monde en plus de cinquante ans et seront portés par tout un pays. L'ancienne gloire Philippe Vorbe a partagé ses souvenirs de l'épopée de 1974, tout en exprimant son inquiétude face aux difficultés que traverse aujourd'hui le football haïtien. Un entretien réalisé par notre correspondant Peterson Luxama. ►Le calendrier Coupe du monde. À lire aussiLe dossier Coupe du monde Au Brésil, la société se divise autour d'un liquide vaisselle Notre dossier du jour nous conduit au Brésil, où des décisions a priori anodines se retrouvent au cœur de la bataille politique. Le rappel de certains lots d'un liquide vaisselle par l'agence sanitaire a été interprété par les partisans de l'ancien président Jair Bolsonaro comme une décision à caractère politique. Un nouvel exemple de la polarisation qui continue de marquer la vie publique brésilienne, nous explique notre correspondante Sarah Cozzolino. Journal de la 1ère L'Assemblée nationale a rejeté une proposition de loi visant à autoriser la recherche et l'exploitation d'hydrocarbures en Guyane et dans l'ensemble des Outre-mer français.

Alors que le Mondial de football masculin débute en Amérique du Nord ce jeudi (11 juin 2026), les proches des disparus se mobilisent au Mexique pour tenter de pousser le gouvernement à agir davantage. Des collectifs de proches de personnes disparus, mais aussi des étudiants et des enseignants (qui sont en grève nationale) sont fortement mobilisés depuis plus d'une dizaine jours pour faire pression sur le gouvernement, explique la correspondante de RFI à Mexico, Gwendolina Duval. Mardi (9 juin), ils ont essayé de se rendre devant l'un des stades où se tiendront des matchs de la coupe du monde, mais en ont été empêchés par la police déployée massivement. «Nous le répétons, le gouvernement mexicain a la responsabilité et l'obligation de garantir notre sécurité. Nos rassemblements sont pacifiques et légitimes. Nous exhortons les autorités à ce que les manifestations ne soient pas réprimées», assure Jorge Velasquez, frère d'un disparu, au micro de RFI. Haïti : rupture de stocks des maillots officiels Les Grenadiers sont qualifiés pour la première fois depuis plus de 50 ans. L'engouement est tel qu'il est très difficile aujourd'hui de trouver l'un des maillots officiels. Plusieurs sont en rupture de stock, explique depuis Port-au-Prince Peterson Luxama. À écouter aussiMondial 2026: devant l'enthousiasme des Haïtiens, le maillot des Grenadiers en rupture de stock La FIFA fait modifier les maillots d'Haïti Frantz Duval confirme sur RFI l'engouement populaire derrière les Grenadiers. En ligne avec le rédacteur en chef du Nouvelliste, Anne Cantener aborde aussi la décision de la FIFA de faire modifier les maillots de l'équipe haïtienne, jugés trop politiques. Dans le journal de La 1ère... En Guyane, les élus se mobilisent pour soutenir une proposition de loi visant à réautoriser la recherche d'hydrocarbures, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

Ce mercredi (10 juin 2026), une nouvelle journée de manifestation contre le gouvernement est prévue dans la capitale La Paz. La situation reste tendue : le président Rodrigo Paz a durci son discours face aux manifestations et aux barrages routiers qui paralysent le pays depuis plusieurs semaines sur fond de grave crise économique. Nous en parlons avec Tristan Wagg, doctorant au CREDA (Université Sorbonne Nouvelle/CNRS). Accusant les groupes les plus violents d'être liés au narcotrafic, le président a averti les « narcoterroristes » que leurs « jours sont comptés » et a promulgué une loi lui donnant la possibilité de décréter l'état d'exception. Cette mesure permettrait notamment de faire intervenir davantage l'armée et de restreindre les libertés de réunion et de circulation. Les blocages provoquent déjà de graves pénuries dans les principales villes, où les prix des produits de base flambent et où le carburant et les médicaments commencent à manquer. Le Congrès américain approuve le budget pour le financement anti-immigration Après des mois de négociations tendues, la Chambre des représentants américaine a adopté, après le Sénat, un budget de 70 milliards de dollars destiné à renforcer la lutte contre l'immigration et à financer le programme d'expulsions de Donald Trump. Les démocrates, qui réclamaient des réformes de l'ICE et de la police des frontières après plusieurs décès attribués à des agents fédéraux, n'ont obtenu aucune des mesures de contrôle qu'ils demandaient. Si les républicains ont écarté certains projets chers à Donald Trump, l'administration entend désormais accélérer les opérations de l'ICE, notamment à New York. La controverse autour des méthodes de l'Agence fédérale de l'immigration se poursuit alors que les démocrates dénoncent les décès survenus dans les centres de détention et que des ONG s'inquiètent de possibles arrestations pendant la Coupe du monde qui débute au Mexique. Un dossier d'Achim Lippold. L'équipage d'Artémis 3 dévoilé Avec Simon Rozé, chef du service environnement, on revient aussi sur la NASA qui a dévoilé les noms des quatre astronautes qui participeront à la mission Artémis 3, prévue en 2027 : les Américains Randy Bresnik, André Douglas et Frank Rubo, ainsi que l'Italien Luca Parmitano, premier Européen à intégrer le programme lunaire Artémis. Cet équipage exclusivement masculin embarquera à bord du vaisseau Orion pour une mission d'environ deux semaines. Contrairement aux précédentes annonces, Artémis 3 ne se rendra pas jusqu'à la Lune, mais restera en orbite terrestre afin de tester les systèmes nécessaires à un futur alunissage et de mener plusieurs expériences scientifiques, en vue de la mission Artémis IV prévue début 2028. Journal de la 1ère Après la Martinique et la Guadeloupe, c'est au tour de la Guyane de commémorer ce mercredi le 178ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage. À lire aussiEsclavage: qu'est-ce que le Code noir et pourquoi son abrogation maintenant ?

Le pays sud-américain n'est pas particulièrement connu pour être une étape du trafic de drogue sur le continent. Pourtant, depuis le début de la décennie, les saisies progressent et le crime organisé transnational s'est installé au Chili. Les autorités chiliennes ont annoncé ce lundi (8 juin 2026) avoir trouvé plus de 100 tonnes de cocaïne et de kétamine dans ces containers. La saisie équivaut à plus de 8 milliards de dollars si on s'en tient aux prix pratiqués sur le marché européen, auquel était probablement destinée la drogue. À titre de comparaison, l'an dernier (2025), le Chili a saisi moins de 4 tonnes de cocaïne. Cette fois-ci, la cocaïne a été trouvée dans des conteneurs de bois, dont le Chili est un exportateur important. En apparence, de simples planches étaient empilées dans les containers. En réalité, le bois était imprégné de drogue, invisible lors de son passage par les scanners. Sa détection nécessitait d'utiliser des chiens spécialisés ou de réaliser des prélèvements directement sur le bois, des contrôles plus lents et fastidieux que le simple contrôle par scanners. En tout, 50 containers ont été saisis dans trois des principaux ports du pays. D'après les autorités, ce type de technique de dissimulation de la drogue nécessite pour les trafiquants d'avoir des laboratoires dans les pays d'arrivée, où la drogue est séparée du bois pour être commercialisée. Le Chili, nouveau venu sur la carte du commerce de cocaïne Le gouvernement d'extême-droite au pouvoir, qui a fait de la sécurité un de ses principaux sujets de campagne lors de la présidentielle l'an dernier, s'en est félicité sur les réseaux sociaux. « C'est un coup porté au crime organisé », assure Cristian Sayes, délégué présidentiel (représentant nommé par l'exécutif) dans la région d'Arica, à l'extrême nord du pays, l'un des ports où la drogue a été saisie. Les autorités chiliennes s'en réjouissent d'autant plus qu'après moins de trois mois au pouvoir du président d'extrême-droite José Antonio Kast, l'exécutif est mis en cause pour sa politique sécuritaire, jugée décevante. Dans cette affaire, l'enquête durait depuis des mois et les premières saisies avaient commencé avant l'arrivée au pouvoir du gouvernement actuel. Le Chili, l'un des pays les plus sûrs du continent, n'est pas un pays producteur de cocaïne. Néanmoins, il a fait depuis le début de la décennie son entrée sur la carte des pays d'étape pour le trafic de drogue international. La progression du crime organisé, en particulier du groupe criminel Tren de Aragua, inquiète les autorités chiliennes. Blanchiment d'argent, assassinat et secret bancaire Le 2 juin, le Parquet de Santiago a annoncé avoir démantelé un important réseau de blanchiment d'argent. 19 personnes, toutes vénézuéliennes, ont été arrêtées. Plusieurs d'entre elles ont été mises en examen depuis dimanche, soupçonnées d'avoir blanchi et fait sortir du pays l'équivalent de 85 millions de dollars pour le compte du Tren de Aragua, la plus grande organisation criminelle du Venezuela, qui a essaimé dans d'autres pays du continent à partir de la fin des années 2010. D'après le Parquet, l'argent était issu d'extorsion, d'exploitation sexuelle, ou encore de trafic de drogue. « Il s'agit de l'une des plus importantes affaires de blanchiment d'argent que notre pays ait connues, liée au Tren de Aragua. C'est la première fois qu'on les frappe là où ça leur fait le plus mal, c'est-à-dire au niveau de leur patrimoine », a déclaré Hector Barros, un des procureurs de la région de Santiago. Le Sénat doit voter ce mardi (9 juin 2026) pour ou contre la levée du secret bancaire, dans le but de faciliter les enquêtes dans des affaires de crime organisé. Le président José Antonio Kast s'est prononcé contre cette proposition. Le Chili est encore loin de la situation de la Colombie, de l'Équateur ou du Pérou pour ce qui est du trafic de drogue et du crime organisé. Mais cette récente saisie de drogue et surtout l'expansion du Tren de Aragua inquiète les services spécialisés. Il y a deux ans, un ancien militaire vénézuélien a été assassiné à Santiago par des membres de ce groupe, alors qu'il avait obtenu l'asile politique au Chili. Haïti : la primature accusée d'atteinte à l'indépendance du Conseil électoral provisoire En Haïti, où les habitants n'ont pas élu de président depuis 2016, le processus électoral patine. Ces derniers jours, le gouvernement a publiquement répété son intention d'accompagner le processus, explique Gotson Pierre, rédacteur en chef d'Alterpresse. Le premier tour du scrutin devait se tenir le 30 août, mais il risque d'être repoussé au plus tôt à la fin de cette année. Le Premier ministre de transition Alix-Didier Fils-Aimé a rencontré, ce dimanche, (7 juin 2026) les membres du Conseil électoral provisoire (CEP), après avoir imposé un nouveau directeur à sa tête vendredi. Une violation à l'indépendance de l'institution, dénoncent plusieurs organisations de la société civile, citées par Alterpresse. Colombie : un centre de soins pour la faune sauvage dans une mine de charbon Au cœur de La Guajira colombienne, sur la côte nord-ouest du pays, s'étend la plus grande mine de charbon à ciel ouvert d'Amérique latine : El Cerrejón. Un géant industriel — mais aussi le berceau d'une clinique pour animaux sauvages. Créé à l'origine pour mesurer l'impact environnemental de chaque nouvelle zone d'exploitation de la mine (une activité particulièrement polluante pour les communautés locales, l'eau, la flore et la faune), ce Centre de soins de faune sauvage est devenu une arche de Noé en territoire minier, assure la fondation qui le gère. Reportage de notre correspondante en Colombie, Najet Benrabaa. Dans le journal de La 1ère... À deux semaines de la tenue en Guadeloupe d'un « Congrès sur l'eau », les associations d'usagers se regroupent pour être mieux entendues, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

L'issue de la présidentielle péruvienne reste incertaine ce lundi 8 juin 2026. Après le dépouillement de 90% des bulletins, la candidate de droite Keiko Fujimori devance très légèrement son rival de gauche Roberto Sánchez, selon les autorités électorales. Nous en parlons avec notre correspondant sur place, Martin Chabal. L'avance de Keiko Fujimori risque de s'effriter à mesure que les résultats arrivent au compte-gouttes des zones rurales, où son rival Roberto Sánchez a dominé. Selon notre correspondant, ses partisans ont déjà célébré ces premiers résultats dans la capitale Lima. Ils le considèrent comme un défenseur des régions rurales et des populations longtemps délaissées par les élites politiques de la capitale. Roberto Sánchez a également bénéficié d'un fort vote anti-fujimoriste, le nom Fujimori restant associé, pour de nombreux électeurs, aux dérives autoritaires du passé. L'électricité, nouvelle arme des gangs en Haïti À Carrefour, au sud de Port-au-Prince, l'électricité est devenue un nouvel enjeu dans la lutte pour le contrôle du territoire. Depuis plus de deux semaines, le chef de gang « Krisla » occupe la centrale électrique qui alimente une partie de la commune ainsi que plusieurs quartiers de la région métropolitaine. Conséquence : les coupures se multiplient et les habitants disposent de moins en moins d'heures de courant. Une situation qui alimente la colère, l'inquiétude et l'incompréhension de la population. Étudiants et jeunes citoyens dénoncent une nouvelle dégradation de leurs conditions de vie, alors que les groupes armés continuent d'étendre leur emprise sur le pays. Reportage de Peterson Luxama. À écouter aussi«Ce qui se passe est horrible»: en Haïti, les attaques des groupes armés se multiplient Delcy Rodriquez en quête de stature internationale Delcy Rodríguez poursuit sa tournée internationale avec une étape en Turquie après cinq jours en Inde, où elle doit rencontrer le président Recep Tayyip Erdoğan. Cette visite s'inscrit dans une stratégie à la fois diplomatique et économique, la Turquie étant l'un des rares partenaires du Venezuela à maintenir une continuité entre les présidences de Hugo Chávez, Nicolás Maduro et Delcy Rodríguez, notamment dans les secteurs de l'énergie, de l'or, de la défense ou encore de l'agriculture. En parallèle, son déplacement en Inde a confirmé la reprise des exportations pétrolières vénézuéliennes, essentielles pour un pays confronté à une grave crise économique et à des tensions sociales. Au-delà de ces enjeux économiques, cette tournée marque aussi une montée en visibilité internationale de la dirigeante, qui cherche à consolider sa légitimité diplomatique, dans un contexte où ses relations avec Washington semblent moins conflictuelles, même si les États-Unis continuent de suivre la situation sans exercer de pression directe sur une ouverture politique au Venezuela, selon le politologue Thomas Posado. À lire aussiVenezuela: «La Turquie est l'un des rares partenaires qui assurent une continuité entre Nicolas Maduro et Delcy Rodríguez» Journal de la 1ère Une association martiniquaise fait appel aux autorités françaises pour l'aider à acheminer des denrées alimentaires vers Cuba.

Fin octobre 2025, l'ouragan Melissa frappait Haïti. Petit Goâve, au sud de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, a fait partie des communes les plus endeuillées. Mais plus de huit mois après l'ouragan, les mesures n'ont pas été prises pour curer la rivière qui avait emporté certains habitants ni pour encourager les riverains à ne pas s'installer trop près des berges, alors que la saison cyclonique approche. « Le gouvernement n'a toujours effectué aucune intervention sur la rivière La Digue », constate ainsi le site d'investigation haïtien Ayibopost. Wilder Sylvain, l'un des auteurs du reportage, répond aux questions d'Anne Cantener. Des kilomètres pour avoir de l'eau en Colombie Un étudiant colombien, Mateo Lopez (Université d'Antioquia), vient de remporter le prix de la rédaction de RFI en espagnol pour son reportage sur l'accès à l'eau en périphérie de Medellin. À lire aussiCharbon, eau, soleil : la Colombie face à sa transition énergétique Honduras : le combat des femmes contre les violences numériques En Amérique latine, face aux violences sexistes en ligne, depuis 2018, une loi dite « Ley Olimpia » permet de condamner ce type de d'action. Née au Mexique, elle a été adoptée depuis par d'autres pays latino-américains : le Panama, le Guatemala et le Paraguay. Aujourd'hui, plusieurs associations féministes continuent de se battre pour la porter au Parlement, comme au Honduras où, ces dernières années, plusieurs centaines de femmes ont été victimes de violences en ligne. Reportage de Marie Griffon. À lire aussiViolence politique: au Honduras, les femmes en première ligne Dans le journal de La 1ère... Interdit depuis plus de 30 ans, le chlordécone est pourtant toujours bel et bien présent dans l'alimentation des Antillais, explique Benoît Ferrand, d'Outre-Mer La 1ère

Des dizaines de milliers d'Argentins et d'Argentines sont descendus dans les rues pour manifester contre les violences faites aux femmes, ce mercredi 3 juin 2026. La marche annuelle du collectif Ni Una Menos, « Pas une de moins » a connu un regain de mobilisation provoqué par le récent féminicide d'une adolescente. « Je suis venue pour toutes les filles qui souffrent, et pour celles qui ne sont plus là », assure une militante dans le cortège de Buenos Aires, interrogée par Théo Conscience. Sur les pancartes de la manifestation, le visage d'Agostina Vega, une adolescente argentine assassinée. Tous et toutes réclament que justice soit rendue à la jeune femme. L'État veut supprimer la notion de féminicide du Code pénal, et depuis son élection, le président argentin Javier Milei démantèle les programmes d'aide aux victimes, et de sensibilisation aux violences de genre. La date des élections en Haïti toujours floue Le gouvernement opère un coup de force, selon Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste en nommant un directeur général du Conseil électoral provisoire (CEP), qui avait déjà été élevé au rang de directeur exécutif par arrêté. Une décision perçue comme une tentative d'accroître l'influence gouvernementale au sein de l'appareil électoral. Le gouvernement a, par ailleurs, publié un décret électoral dont le Conseil électoral provisoire dit n'avoir pas eu connaissance en amont. Le journal questionne aussi la saisie d'armes dans le pays, alors que la douane haïtienne a collecté 12,3 milliards de gourdes au mois de mai, en hausse de plus de 15%, « une très bonne chose, très peu de choses pour les finances haïtiennes » même s'il reconnaît que la frontière avec la République haïtienne est une passoire, et que les façades maritimes haïtiennes sont très peu contrôlées. Le Nouvelliste revient enfin sur le grand écrivain haïtien René Depestre, qui est à l'honneur de la 32è édition de Livres en Folie. Le plus grand salon littéraire du pays a lieu ce jeudi à Pétion-Ville et où des centaines de lecteurs sont attendus chaque année. Cuba de plus en plus isolée La pression de Washington contre Cuba accélère le désengagement d'entreprises étrangères, à la veille de l'entrée en vigueur du décret américain qui menace de sanctions financières les entreprises étrangères qui commercent avec le régime. Hier, (3 juin 2026) la Banque centrale de Cuba a annoncé la suspension des paiements par cartes Visa et Mastercard à partir de samedi, après la rupture des relations entre une banque étrangère et une institution financière de l'île, en raison des sanctions américaines. Une décision qui isole encore un peu plus Cuba du reste du monde, explique Elias Amor, un économiste cubain installé en Espagne : « Ce sont les touristes qui utilisent ces cartes de paiement. Les Cubains n'en ont pas, ils paient en espèces tout ce qu'ils achètent. Ils vivent dans un contexte économique très rudimentaire, très retardé, où le troc et le commerce de rue sont encore très répandus. C'est une situation de misère absolue, avec un ralentissement très important de l'activité économique au cours de ce premier trimestre. » La cigarette électronique menace la santé publique aux États-Unis La cigarette électronique est en passe de devenir un problème de santé publique. Elle provoque de plus en plus d'addictions notamment chez les jeunes. Le taux de nicotine autorisé dans le liquide est, par exemple, trois fois plus élevé qu'en France. Dans un pays qui a pourtant fait une grande campagne contre le tabagisme, il y a des années, les vapes semblent tomber dans l'angle mort des politiques publiques de prévention, raconte Edward Maille. Le journal de la 1ère L'Assemblée nationale a voté une loi qui reconnait la part de responsabilité de l'État français dans le scandale du chlordécone. Un texte qui n'a aucune charge juridique, vidé de sa substance, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

Le second tour de l'élection présidentielle ce dimanche 7 juin verra s'affronter la candidate de la droite populiste autoritaire, Keiko Fujimori, et le candidat de gauche Roberto Sanchez. De nombreux électeurs sont indécis, mais le clivage entre la capitale, Lima, et les régions reste l'un des déterminants forts du scrutin. Fille de l'ancien président Alberto Fujimori (1990-2000, condamné pour crimes contre l'humanité puis décédé en 2024), Keiko Fujimori espère que sa quatrième candidature à la présidentielle sera la bonne. Néanmoins, sa « marge est relativement limitée » et le résultat du scrutin est « encore incertain », avec près de 15% d'électeurs indécis, explique Lissel Quiroz. Professeure d'études latino-américaines à l'université de Cergy et membre de l'institut universitaire de France, elle était l'invitée d'Anne Cantener sur RFI. Si Keiko Fujimori représente aux yeux de beaucoup « l'establishment péruvien », estime la chercheuse, son concurrent de gauche Roberto Sanchez incarne lui « l'autre Pérou, celui des damnés de la terre, qui n'ont pas bénéficié des retombées économiques » dont a pu profiter la capitale, poursuit-elle. Le clivage entre la capitale et la province a eu tendance à s'accentuer. Ainsi, le candidat de gauche bénéficie de davantage d'intentions de vote en régions, tandis que la candidate de droite est plus populaire à Lima et son agglomération, analyse encore Lissell Quiroz. En Bolivie, deux nouvelles démissions au sein du gouvernement La crise politique et les blocages s'accentuent en Bolivie. Près de cent axes routiers étaient bloqués à travers tout le pays ce mardi (2 juin 2026), près d'un mois après le début de la mobilisation des paysans, des professeurs, ou encore des ouvriers. Deux ministres ont quitté le gouvernement, a annoncé l'exécutif lors d'un remaniement : la ministre de l'Éducation (dont le rôle était de négocier avec les enseignants qui demandent des hausses de salaires) et le ministre de la Défense (chargé, notamment, de débloquer les accès à la capitale, La Paz). En dix jours, en tout, trois ministres ont quitté l'exécutif. La pression sur le président de centre-droit Rodrigo Paz, au pouvoir depuis novembre, s'accentue. « Qu'il démissionne, bordel ! », scandaient des manifestants réunis en assemblée générale ce mardi à El Alto, sur les hauteurs de la capitale. « Le gouvernement central n'a pas su saisir l'occasion de se réconcilier avec son peuple, qui l'a porté au pouvoir. Une fois arrivé en fonction, il a oublié sa base électorale, mes sœurs et mes frères », a lancé devant la foule Mario Argollo, secrétaire général de la COB (principale centrale ouvrière du pays) et l'un des leaders de la contestation. Les manifestants demandent notamment des hausses de salaires face à l'inflation et à la pire crise économique dans le pays depuis près de 40 ans. Ils protestent aussi contre un scandale de carburant de mauvaise qualité, et ont obtenu l'abandon d'une réforme agraire qui favorisait la concentration des terres. Demandes de hausses de salaires Ce remaniement « s'inscrit dans une volonté de dialogue de la part du président Rodrigo Paz », qui auparavant avait « réduit de moitié son propre salaire et celui de ses ministres » précise Pablo Barnier-Khawam, chercheur associé au CREDA (Centre de Recherche et de Documentation sur les Amériques). « La démission de la ministre de l'Éducation s'explique apparemment par ses difficultés à dialoguer avec les syndicats des enseignants qui demandaient une augmentation de leur salaire de 30% face à l'inflation que connaît le pays », estime-t-il. Le ministre de la Défense, lui, était chargé de participer à l'organisation du déblocage des routes. « Impasse » Lancée par les paysans ou encore les enseignants, la mobilisation s'est élargie jusqu'à aboutir à demander la démission du président. « Un mot d'ordre qui fait plutôt consensus parmi des organisations sociales pourtant parfois en conflit entre elles », ce qui fait donc aussi la « force » de cette mobilisation, pointe Pablo Barnier-Khawam. Néanmoins, le dialogue est dans « l'impasse », selon lui. « Des discussions ont lieu à l'Assemblée pour évaluer s'il est possible de mettre en œuvre un référendum révocatoire. En revanche, la droite et l'extrême-droite demandent que les élections de 2025 soient respectées », précise le chercheur. En attendant, les blocages provoquent des pénuries de nourriture et de médicaments. À l'hôpital Las Clinicas de La Paz, l'oxygène est rationné. Une jeune femme de 24 ans, atteinte d'un cancer, est décédée avant de pouvoir atteindre l'établissement de santé où elle devait poursuivre son traitement. C'est le sixième décès dû à un manque d'accès aux soins depuis le début du mouvement. Trois autres personnes sont décédées lors d'interventions des forces de l'ordre, pendant qu'elles participaient aux blocages. États-Unis : des États démocrates contestent un accord anti-énergies renouvelables passé à avec Totalenergies Sept États démocrates ont saisi la justice états-unienne ce mardi pour contester un accord à près d'un milliard de dollars conclu aux États-Unis le 23 mars 2026 entre l'administration Trump et Totalenergies. Le géant français des hydrocarbures renonçait ainsi à un projet d'éolien offshore au large de New York en l'échange de cette somme et l'engagement à investir dans les énergies fossiles. Or, le projet d'éolien en mer qui a été annulé aurait pu alimenter en électricité plus d'un million de foyers à New York et dans le New Jersey, sans émettre de gaz à effet de serre après sa construction. Son annulation est illégale selon les États ayant saisi la justice, explique Simon Rozé, chef du service environnement de RFI. Dans le journal de La 1ère... Quinze ans après leur première apparition, les algues sargasses sont toujours là, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

Les électeurs de l'État le plus peuplé des États-Unis se rendent aux urnes ce mardi (2 juin 2026). Gavin Newsom, le célèbre gouverneur de Californie, qui viserait la présidentielle de 2028, ne peut pas se représenter. Dans ce bastion démocrate, la primaire est ouverte, ce qui veut dire que les électeurs ont le choix entre tous les candidats. Les deux arrivés en tête, s'affronteront ensuite en novembre. C'est, donc, comme une sorte de premier tour avec un second tour plusieurs mois après. Quelle sera l'affiche de ce duel ? Si pendant un temps, on a cru qu'il serait 100% républicain, d'après les derniers sondages, on se dirige vers un affrontement entre deux démocrates ou entre un démocrate et un républicain. Explications de Marine de La Moissonnière du service international et de Jean-Baptiste Breen du service internet de RFI. À lire aussiAprès Schwarzenegger, la Californie pourrait-elle être à nouveau gouvernée par un républicain? Haïti : les premiers pas de la FRG Comme chaque mardi, Anne Cantener fait un point sur l'actualité haïtienne avec le directeur de l'agence Alterpresse, Gotson Pierre. Ce lundi, la très attendue Force de répression des gangs a débuté sa mission. « Des hommes de cette Force sont engagés sur le terrain à Port-au-Prince. Sur les réseaux sociaux, la FRG a publié des photos d'une patrouille à l'aéroport de Port-au-Prince », explique le journaliste. « Le déploiement de cette mission ne sera complet qu'en octobre prochain, avec à terme, 5.500 miitaires mobilisés », détaille-t-il encore. La saison des cyclones débute en Haïti. « Trois ouragans majeurs sont attendus », précise Alterpresse. La saison devrait être « normale ou légèrement inférieure à la normale », souligne Gotson Pierre. Mais « les autorités rappellent qu'un seul cyclone peut faire des victimes et des dommages matériels, d'autant qu'Haïti est dans une situation de forte vulnérabilité. » Mexique : critiques et manifestations anti-FIFA Plus que quelques jours avant le début de la Coupe du monde de football. Mais au Mexique, l'un des pays organisateurs, l'enthousiasme n'est pas partagé par tous. Au contraire, on voit de plus en plus de manifestations anti-FIFA pour dénoncer un Mondial trop cher, trop axé vers les touristes. Bref, trop excluant pour la population. Reportage de Gwendolina Duval. Le journal de la 1ère Après un nouveau week-end meurtrier en Martinique (deux homicides, deux tentatives d'homicides), les autorités souhaitent associer davantage les élus et la population à la prévention de la violence.

La Colombie a vécu une soirée électorale à suspense, dimanche 31 mai 2026. Le favori des sondages, le candidat de la gauche Ivan Cepeda, est finalement arrivé derrière celui d'extrême droite Abelardo de la Espriella. Ivan Cepeda et Abelardo de la Espriella ont jusqu'au 21 juin 2026 pour convaincre les abstentionnistes et les électeurs des autres camps. Paloma Valencia, candidate de la droite traditionnelle, arrivée troisième avec un peu moins de 7% des voix, a déjà annoncé qu'elle le soutenait. Oubliés les coups échangés pendant la campagne, ce qui compte aujourd'hui, c'est de chasser la gauche du pouvoir – le « néo-communisme », comme elle dit. Idem pour le puissant et ancien président Alvaro Uribe, mentor de Paloma Valencia. Tout comme de plusieurs figures à droite qui se sont prononcés en faveur du millionnaire, novice en politique. Parmi les candidats du centre, certains ont demandé du temps pour réfléchir, se concerter avec leurs équipes. D'autres ont pour habitude de ne pas donner de consignes de vote à leurs électeurs. Et quand bien même ils en donneraient, pas sûr que les électeurs y soient sensibles. Explications de Marine de La Moissonnière, du service International de RFI. En Haïti, l'hôpital de Cité Soleil rouvre ses portes Après plus de deux semaines de fermeture forcée en raison de la détérioration de la situation sécuritaire dans la Plaine du Cul-de-Sac, l'organisation Médecins sans Frontières s'apprête à rouvrir son hôpital de Cité Soleil, ce lundi 1er juin. Durant cette période, les affrontements entre groupes armés ont fortement perturbé l'accès aux soins pour des milliers d'habitants et mis sous pression plusieurs structures sanitaires de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Cette fermeture a privé de soins de nombreux habitants et soulevé des inquiétudes quant à la prise en charge des patients dans une zone particulièrement affectée par l'insécurité. Quel a été l'impact de cette fermeture sur les activités de MSF ? Comment les patients ont-ils été pris en charge durant cette période ? Et quelles sont aujourd'hui les attentes de l'organisation vis-à-vis des autorités haïtiennes ? Entretien avec Thomas Curbillon, chef de mission de Médecins sans Frontières en Haïti. Il est interrogé par notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. Le leader indigène nicaraguayen Brooklyn Rivera mort en détention Au Nicaragua, on a appris dimanche 31 mai la mort en détention de Brooklyn Rivera. Il était l'un des plus importants leaders indigènes nicaraguayens. Il était le chef historique du peuple Miskito, la plus grande communauté autochtone du pays, et le cofondateur du parti Yatama, qui défend les droits des peuples autochtones. Il était emprisonné depuis trois ans pour avoir alerté sur le sort des populations autochtones lors d'une conférence à l'ONU. Eclairage de François-Damien Bourgery, du service International de RFI.

En Colombie, 48 personnes ont été tuées hier (jeudi 28 mai 2026) dans des affrontements entre deux groupes rebelles issus de la guérilla des FARC, à San José del Guaviare, petit village du centre du pays pris entre les tirs de chaque camp. Ces nouvelles violences interviennent à quelques jours du premier tour de la présidentielle. Le candidat de la gauche, Ivan Cepeda, est toujours en tête des sondages, et pourrait permettre à son camp de conserver le pouvoir. Il y a quatre ans, les jeunes avaient été essentiels à la victoire de la gauche. Cette fois-ci encore, le vote des moins de 25 ans qui représentent un quart des électeurs colombiens sera crucial. Reportage de notre correspondante à Medellin, Najet Benrabaa. Haïti : l'Électricité d'Haïti ne contrôle plus aucune centrale Comme chaque semaine, Anne Cantener s'entretient avec Frantz Duval, rédacteur en chef du quotidien haïtien Le Nouvelliste (lenouvelliste.com). Le journal nous apprend que le gang de Krisla a pris hier (28 mai) le contrôle de la centrale électrique de Carrefour, grande commune de la banlieue de Port-au-Prince, ce qui fait qu'aujourd'hui L'Électricité d'Haïti, l'EDH, se retrouve privée de toutes ses centrales. « Pour le moment, ils n'ont rien cassé. Ils veulent juste obtenir la garantie d'avoir huit heures d'électricité par jour pendant la coupe du Monde », précise Frantz Duval qui rappelle que ce gang gère quasiment seul la ville de Carrefour. Dans ce contexte, le gouvernement appelle les communautés de foi à devenir des partenaires de paix. « On se demande quelle est la stratégie du gouvernement qui multiplie ces derniers temps les échanges avec des leaders religieux. Le Premier ministre a même été voir le Pape », détaille Frantz Duval. Enfin, il n'existe pas de chiffres officiels du chômage en Haïti. Le ministre du Commerce le reconnaît lui-même, peut-on lire dans Le Nouvelliste. « L'emploi n'a jamais été un sujet de préoccupation des autorités. En Haïti, il n'y a ni statistiques, ni politique de l'emploi », relève Frantz Duval. Venezuela : l'impact des crises sur le corps des femmes Florencia Valdes de la rédaction en espagnol de RFI, s'est entretenue avec Masaya Llavaneras Blanco, professeure au Centre d'innovation globale de l'Université de Huron au Canada. Entre 2013 et 2021, elle a étudié comment les femmes subissent de plein fouet la crise humanitaire et politique dans le pays : la faim, les coupures d'électricité, le manque de soins, la répression, qui ont poussé plus de 7 millions de personnes à quitter le pays. Mais surtout, elle montre comment le chavisme a renvoyé les Vénézuéliennes à la maison. La situation actuelle des femmes est préoccupante alors même que ce sont deux d'entre elles qui sont actuellement en train d'écrire un nouveau chapitre de la crise vénézuélienne : Delcy Rodriguez, présidente par intérim et première présidente femme du pays sans avoir été élue, et l'opposante Maria Corina Machado, dans les starting-blocks d'un hypothétique processus électoral. Pour autant, est-ce que les Vénézuéliennes seront reconnues dans cette transition qui tarde à venir, ou seront-elles une fois de plus les grandes perdantes ? Un entretien à retrouver sur le site de RFI en espagnol. Le journal de la 1ère Réunis ce jeudi 28 mai 2026 en assemblée plénière, les conseillers départementaux de la Guadeloupe ont adopté un « Schéma de l'enfance ».

Dans deux semaines, jour pour jour, débutera la Coupe du monde organisée cette année en Amérique du Nord — au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Une compétition à laquelle participera la sélection haïtienne, les Grenadiers, placés dans le groupe C aux côtés du Brésil, du Maroc et de l'Écosse. Nous avons pu joindre le sélectionneur Sébastien Migné qui revient sur cette préparation. Comme la plupart des autres sélections, les Grenadiers sont actuellement en stage de préparation à Sainte-Lucie, dans les Caraïbes. Leur qualification constitue déjà un exploit : c'est seulement la deuxième fois que l'équipe nationale haïtienne participe à une Coupe du monde, après celle de 1974 organisée en République fédérale d'Allemagne. Selon Sébastien Migné, les joueurs sont frustrés de ne pas pouvoir retourner dans leur pays et partager cette émotion avec leurs supporters. Au micro de Romain Lemaresquier, le sélectionneur reconnaît ressentir une certaine pression, tout en se montrant optimiste quant aux chances d'Haïti de franchir la phase de groupes. La situation de plus en plus tendue en Bolivie En Bolivie, la contestation contre le président de droite Rodrigo Paz continue de s'étendre après plus de quatre semaines de mobilisation. Les chauffeurs de taxi et de bus ont rejoint le mouvement, accentuant la paralysie du pays déjà touché par des barrages routiers organisés par des paysans. Face aux appels à sa démission, Rodrigo Paz alterne fermeté et appels au dialogue. Il a averti que la crise « approche du point de rupture » et pourrait désormais instaurer l'état d'urgence après un vote du Parlement. La colère populaire a été déclenchée par la suppression des subventions sur les carburants, qui a provoqué un doublement des prix, ainsi que par la distribution d'une essence de mauvaise qualité surnommée « l'essence poubelle ». Une réforme agraire contestée par des paysans autochtones a également aggravé les tensions. L'ancien président Evo Morales dénonce une rébellion contre un « État néolibéral », tandis que le gouvernement accuse ses partisans d'orchestrer les manifestations. Des discussions entre le pouvoir et certains responsables de la mobilisation sont prévues aujourd'hui. À lire aussiBolivie: la poursuite des manifestations contre le président inquiète de nombreux secteurs économiques Le loup de retour au Mexique Au Mexique, le loup fait peu à peu son retour. L'espèce du loup mexicain, Canis lupus baileyi, avait disparu dans les années 1980, victime de vastes campagnes d'extermination. Mais depuis quelques années, le pays participe à un programme binational de réintroduction et de conservation mené avec les États-Unis. Au mois de mai, trois loups capturés aux États-Unis ont ainsi été relâchés dans le nord du Mexique, dans l'État de Chihuahua. Une opération toujours délicate, menée dans ce qui fut autrefois le territoire naturel de l'animal, aujourd'hui occupé par d'immenses ranchs d'élevage bovin. Un reportage de Gwendolina Duval. À écouter aussiAu Mexique: des éleveurs accueillent des loups dans leur ranch Journal de la 1ère L'abrogation du « Code Noir », c'est bien, mais son annulation, ce serait encore beaucoup mieux. À lire aussi178 ans après l'abolition de l'esclavage, les députés français abrogent à l'unanimité le Code noir

Sur la côte caraïbe du Honduras, l'explosion du tourisme accroît les tensions avec les communautés locales. Croisières géantes, séjours all-inclusive, excursions au cœur de la deuxième plus grande barrière de corail au monde… Sur la côte caraïbe du Honduras, le tourisme explose. En 2025, près de deux millions de visiteurs ont fréquenté le littoral hondurien. Mais derrière cette vitrine paradisiaque et les promesses de développement économique, les tensions grandissent avec les communautés locales. Sur ces mêmes côtes vivent depuis plus de deux siècles les Garifunas, une communauté afro-indigène. Depuis plusieurs années, les Garifunas se battent contre l'accaparement de leurs terres dites ancestrales. Reportage de notre correspondante Marie Griffon dans le village de Trujillo, sur la côte caraïbe, où 13 000 Garifunas tentent de retrouver leurs terres. Un trumpiste du Texas candidat au Sénat Aux États-Unis, c'est une victoire qui montre une nouvelle fois l'emprise de Donald Trump sur son parti. Les électeurs républicains du Texas ont désigné, mardi 26 mai 2026, leur candidat pour le poste de sénateur aux midterms de novembre. Ils devaient choisir entre le sénateur sortant John Cornyn et le procureur général Ken Paxton, adoubé par le président. Et c'est donc ce dernier qui a été élu. Éclairage de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. À lire aussiTrump confirme son emprise sur les républicains après la victoire de son candidat dans une primaire au Texas Le mythe de la blancheur au Chili Peu connue, la communauté afrodescendante chilienne subit énormément de discriminations dans ce pays où une large partie de la population est persuadée de descendre directement des Européens. Ces descendants d'anciens esclaves africains et antillais, emmenés de force sur le continent sud-américain à partir du XVIè siècle, ont très longtemps été totalement invisibles à cause notamment d'un mythe très répandu : le mythe de la blancheur. Un dossier de Margot Van Wambeke, du service International de RFI.

Au Canada, des centaines de Québécois glissent chaque année de la solitude de leur logement à l'anonymat des morgues, sans que personne ne vienne réclamer leur corps. Mourir seul, au milieu de la foule. Le phénomène a doublé en quatre ans au Québec, particulièrement à Montréal. Mais ces morts invisibles racontent aussi autre chose : l'effritement du lien social dans une des sociétés qui vieillit le plus rapidement au monde. Un dossier de notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert. Vers une nouvelle crise en Haïti ? En Haïti, l'agence Alterpresse se demande si le pays se dirige vers une nouvelle crise politique, la légitimité du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé est contestée. Le site aborde aussi le procès concernant l'assassinat de l'ancien président Jovenel Moïse : le Réseau national de défense des droits humains, le RNDDH, dénonce une attaque de la part du pouvoir judiciaire contre la mission même de l'ONG. Alterpresse attire également l'attention sur l'École nationale de géologie appliquée, cruciale pour un pays si exposé aux séismes et aux cyclones, mais qui se sent abandonnée par l'État. Entretien avec Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse. Les 100 ans de Miles Davis Miles Davis, le grand trompettiste américain, aurait eu 100 ans. Le monde entier célèbre aujourd'hui la naissance de celui qui a donné au jazz moderne son identité et qui a plusieurs fois révolutionné le genre. Le trompettiste est décédé le 28 septembre 1991 à l'âge de 65 ans. Son empreinte est telle qu'aucun musicien de jazz n'ignore son existence. Et beaucoup ont été influencés par son art. Éclairage d'Olivier Rogez, du service Culture de RFI. À écouter aussiMiles Davis aurait eu 100 ans

En Colombie, le premier tour de la présidentielle aura lieu dimanche prochain, 31 mai 2026. Mais la campagne est déjà terminée. Une semaine de veille électorale vient de débuter. Une semaine sans sondages et sans meetings pour permettre aux Colombiens de se décider, explique Marine de La Moissonnière, journaliste au service international de RFI. En tête des sondages, il y a Ivan Cepeda, sénateur âgé de 63 ans, philosophe et défenseur des droits humains, dauphin du président sortant, Gustavo Petro. En deuxième position, on trouve un outsider : l'avocat et millionnaire Abelardo De la Espriella, 47 ans, admirateur de Donald Trump. Enfin, Paloma Valencia, sénatrice conservatrice de 50 ans, héritière de l'ancien président Alvaro Uribe et issue de l'une des familles les plus puissantes de Colombie, philosophe et avocate, s'est positionnée plus au centre pour tenter d'exister face à Abelardo De la Espriella. « La campagne a été assez atone », décrypte Yann Basset, professeur de sciences politiques à l'université du Rosario à Bogota, qui pointe l'absence de débats entre les candidats, le manque de « propositions très précises » et la multiplication des slogans un peu vides. La présidentielle se transforme en « plébiscite pour ou contre l'action du président sortant », analyse le chercheur. Le thème de l'insécurité, et notamment la « paix totale » impulsée par Gustavo Petro, qui a parié sur le dialogue pour convaincre les groupes criminels qui n'ont pas signé les accords de paix de 2016 de déposer les armes, et qui n'a pas fonctionné, est un enjeu majeur. À lire aussiColombie: des élections législatives aux allures de test pour le camp du président Gustavo Petro États-Unis : les socialistes espèrent gagner du terrain politique À quelques mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, on vous fait découvrir un parti qui se présente comme une alternative aux deux grands mouvements politiques, les démocrates et les républicains : les socialistes démocratiques d'Amérique (DSA), mis sur le devant de la scène grâce à la victoire à la mairie de New York de Zohran Mamdani l'an dernier, désigné lors des primaires démocrates mais membre important de cette organisation plus à gauche. Le parti progresse régulièrement depuis quelques années et la politique de Donald Trump aide à mobiliser de nouvelles recrues, comme ici à Atlanta, dans le sud-est, où s'est rendu notre correspondant Edward Maille. À lire aussiÀ la Une: Un maire « socialiste » à New York Haïti : aux Gonaïves, des ateliers pour former les jeunes à la robotique C'est une initiative sensée permettre aux jeunes Haïtiens de ne pas rester à la traîne, de les initier aux nouvelles technologies. Une série d'ateliers menés par deux collectifs d'entrepreneurs des Gonaïves consacrés à la robotique, à la création d'applis, à l'IA ou au codage. C'est une première pour les adolescents qui ont participé à l'événement. Dossier signé Ronel Paul. Le journal de la 1ʳᵉ L'activité touristique est en baisse en Martinique ce mois-ci.

En Haïti, le nombre de déplacés se multiplie avec, notamment, les violences armées qui continuent de plonger des centaines de familles dans le désespoir. Dans la région de la plaine du Cul-de-Sac, les affrontements entre groupes armés rivaux ont déjà fait au moins 390 morts, selon les Nations unies, et forcé de nombreuses familles à abandonner leurs maisons, parfois incendiées lors des attaques. Réfugiés sur une place située le long de la route menant à l'aéroport international Toussaint-Louverture, ces déplacés vivent aujourd'hui dans des conditions extrêmement précaires, sans nourriture suffisante, sans eau potable ni toilettes. Livrées à elles-mêmes et toujours sans véritable assistance des autorités, ces familles tentent de survivre au milieu d'une situation humanitaire alarmante. Reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. À écouter aussiEn Haïti, la «ville-refuge» de Cap-Haïtien est saturée En Colombie, l'environnement à l'heure du bilan Les électeurs colombiens sont appelés aux urnes ce dimanche 24 mai 2026 pour choisir un successeur à Gustavo Petro, au pouvoir depuis 2022. C'est l'heure du bilan pour l'ancien guérillero, qui a mis fin à des décennies d'hégémonie de droite en Colombie. Gustavo Petro s'est notamment fait élire sur des promesses ambitieuses en matière environnementale. Aucun nouveau contrat pétrolier n'a été signé sous son mandat. Entretien avec Susana Muhamad, militante environnementale, reconnue comme l'une des 100 femmes les plus influentes en matière d'action climatique par la revue Time. Elle a été ministre de l'Environnement de Gustavo Petro durant les trois premières années de son mandat, de 2022 à 2025, avec la promesse d'engager le pays vers la transition énergétique pour réduire sa dépendance au pétrole et au charbon. Elle répond aux questions de Raphaël Moran, du service Environnement de RFI. À lire aussiColombie: des élections législatives aux allures de test pour le camp du président Gustavo Petro Au Festival de Cannes, la présence discrète mais bien réelle du Brésil Si aucun film brésilien n'est en compétition officielle cette année au Festival de Cannes, le pays est bien présent dans plusieurs coproductions. Comme en France, le cinéma brésilien dépend en partie de fonds publics. Après une politique culturelle du gouvernement d'extrême droite de Jair Bolsonaro, qui a mis en danger la production nationale, le Brésil est en train de s'imposer comme un acteur de poids dans l'industrie cinématographique internationale, explique Adriana Brandao, de la rédaction en brésilien de RFI, envoyée spéciale à Cannes. À écouter aussiCannes 2026: la compétition, du Nord au Sud

À New York, une association américaine qui plaide pour la transparence de la vie publique s'est donné une mission : recenser sous forme imprimée les 3,5 millions de pages du dossier Epstein, le financier et criminel sexuel mort en prison en 2019. Dans le sud de Manhattan, cette bibliothèque, baptisée « salle de lecture commémorative Donald J. Trump et Jeffrey Epstein », permet aux visiteurs de prendre conscience de l'ampleur des crimes commis par Jeffrey Epstein. Mais aussi de leur impunité, comme l'explique David Garrett, un des commissaires de l'exposition. Il est interrogé par Sarah Krakovitch, du service International de RFI. À écouter aussiÉtats-Unis: les documents publiés dans l'affaire Epstein exposés dans une bibliothèque éphémère « Des morts dans tous les camps » en Haïti En Haïti, au moins 390 personnes ont été tuées entre le 6 mars et le 16 mai 2026 lors d'intenses affrontements à Cité Soleil et Croix-des-Bouquets, selon l'ONU. « Il y a des morts dans tous les camps. Car ce sont avant tout des gangs rivaux qui s'affrontent pour le contrôle du territoire dans ces deux communes », explique Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Le journal revient aussi sur la situation à Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays qui traverse une grave crise des déchets et surtout, dont le développement urbain est en panne. Dans son éditorial, Frantz Duval explique enfin que parler d'emploi est plus qu'un tabou en Haïti ; c'est presque un « gros mot ». À lire aussiPierre Fritznel: «Le peuple haïtien n'en peut plus de la situation sécuritaire» Le Gaesa, un « État dans l'État » à Cuba L'ancien président cubain Raul Castro a été inculpé hier (20 mai 2026) à Miami. La justice états-unienne l'accuse de complot dans une affaire remontant à 1996. Deux avions civils qui avaient été abattus par l'armée de l'air cubaine. Quelques heures avant l'annonce de cette inculpation, le secrétaire d'État Marco Rubio, lui-même d'origine cubaine, s'est adressé à la population du pays dans une vidéo de cinq minutes en espagnol où il a proposé « une nouvelle voie » à un « nouveau Cuba », un pays qui ne serait plus gangréné par le Gaesa. Éclairage de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. À écouter aussiPression des États-Unis sur Cuba, l'inculpation de l'ancien président Raul Castro acclamée à Miami

En Haïti, la situation reste dramatique à Cité Soleil dix jours après de violents affrontements entre gangs rivaux qui ont fait des dizaines de morts et provoqué la fuite de plus de 10 000 habitants, selon l'Organisation internationale des migrations. De nombreuses familles, dont les maisons ont parfois été incendiées, vivent toujours dans des centres d'accueil surpeuplés à Delmas, Tabarre et dans d'autres secteurs de la capitale. Selon Pierre Fritznel, responsable de l'organisation de défense des droits humains Combite pour la paix et le développement, les conditions de sécurité ne permettent toujours pas aux déplacés de regagner leur quartier. Cette nouvelle flambée de violence relance aussi les critiques contre un État quasiment absent de Cité Soleil depuis les attaques de gangs contre des institutions publiques en 2020. Alors que plusieurs centaines de soldats tchadiens ont récemment été déployés dans le cadre de la force multinationale de soutien à la police haïtienne, beaucoup d'Haïtiens jugent la réponse internationale et gouvernementale trop lente face à l'urgence sécuritaire. Témoignage d'un entrepreneur haïtien Nous recevons, en studio, l'entrepreneur Marc Alain Boucicault qui revient sur son parcours et sur les défis auxquels font face aujourd'hui les jeunes entrepreneurs haïtiens. Né à Port-au-Prince, formé aux États-Unis et passé par la Banque mondiale ainsi que la Banque interaméricaine de développement, celui que beaucoup présentent comme une figure inspirante de l'innovation en Haïti explique pourquoi il a choisi de revenir investir dans son pays. Au cours de cet entretien, il évoque aussi les difficultés de faire fonctionner un incubateur de start-up dans un climat marqué par la violence, les faiblesses structurelles qui freinent la création d'entreprises, le manque d'accompagnement économique, mais aussi l'impact de la corruption sur toute une génération de jeunes porteurs de projets. La disparition de Totó la Momposina La Colombie est en deuil après la mort de Totó la Momposina, figure emblématique des musiques traditionnelles des Caraïbes colombiennes, décédée hier (19 mai 2026) à l'âge de 85 ans. Sarah Krakovitch revient sur le parcours exceptionnel de l'artiste qui aura consacré plus de soixante ans à faire rayonner à travers le monde les rythmes afro-caribéens et autochtones comme la cumbia, le porro, le mapalé ou encore le bullerengue. Récompensée en 2015 par un Latin Grammy d'excellence musicale, Totó la Momposina laisse une empreinte majeure dans la culture latino-américaine. Pour le ministère colombien de la Culture, c'est « tout un chapitre de l'histoire culturelle colombienne » qui disparaît. Journal de la 1ère Le bac La Gabrielle qui assure la liaison maritime entre la Guyane et le Suriname.

C'était il y a vingt ans à São Paulo, le poumon économique du géant latino-américain. Pendant une dizaine de jours, le crime organisé a mené une vague d'attaques sans précédent contre la police et des institutions publiques. Entre le 12 et le 20 mai 2006, plus de 400 personnes ont été tuées, plongeant la mégapole dans la terreur. L'événement a traumatisé São Paulo et révélé au grand public la puissance d'un groupe criminel appelé le « Primeiro Comando da Capital », le PCC. Un groupe qui, vingt ans plus tard, est devenu l'une des organisations criminelles les plus puissantes au monde. Le récit d'Achim Lippold, du service International de RFI. À lire aussiBrésil : 20 ans après les attaques de 2006, le PCC devenu empire mondial du crime Un décret minier instauré dans l'opacité En Haïti, plusieurs ONG dénoncent l'opacité dans laquelle a été mis en place un nouveau décret minier par le gouvernement, rapporte l'agence Alterpresse, qui évoque aussi les nouveaux salaires minimums, enfin officiels. L'agence revient également sur le discours du Premier ministre lors de la fête du drapeau hier, son appel à l'unité nationale face aux violences des groupes armés. Entretien avec Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse. Les États-Unis accentuent leur pression sur Cuba Washington a adopté, lundi 18 mai 2026, de nouvelles sanctions contre des responsables cubains, alors que les négociations avec La Havane sont dans l'impasse et que l'hypothèse d'une intervention militaire se fait de plus en plus insistante. Le président Miguel Diaz Canel a mis en garde contre un « bain de sang ». Explications de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. À écouter aussiPénurie de carburant à Cuba: l'offre d'aide américaine est «immorale» si Washington maintient le blocus Neymar dans la sélection brésilienne pour le Mondial Au Brésil, c'est la fin d'un long suspense : Neymar disputera bien le mois prochain la Coupe du Monde 2026 de football. La star, pourtant à court de forme, a été sélectionnée hier soir (18 mai 2026) par le patron de la Seleçao, Carlo Ancelotti qui présentait sa liste des 26 joueurs retenus à l'occasion d'une grande cérémonie. Cette sélection a provoqué l'enthousiasme dans le pays, rapporte Eric Mamruth, du service Sports de RFI. À lire aussiUn quatrième et dernier Mondial pour Neymar

La situation en Bolivie est toujours très tendue. Depuis le début du mois de mai 2026, plusieurs secteurs de la population se mobilisent. Manifestations, barrages routiers... La capitale, La Paz, et la ville voisine d'El Alto sont les plus touchées. Si à l'origine, les manifestants réclamaient des hausses de salaire, des mesures pour faire face à l'inflation (+ 14% par an) et le retrait d'une loi controversée sur la propriété agraire, certains exigent désormais le départ du président de centre-droit, Rodrigo Paz, au pouvoir depuis novembre dernier, après vingt ans de domination du Mouvement vers le socialisme d'Evo Morales. Les partisans de l'ancien président sont particulièrement mobilisés pour obtenir la démission du chef de l'État. Une manifestation intitulée « Marche pour la vie et pour sauver la Bolivie » doit arriver ce lundi (18 mai 2026), à La Paz. Face à ce mouvement de contestation, le gouvernement mise sur le dialogue. Les précisions de Marine de La Moissonnière, journaliste au service international de RFI. Salvador : Ruth Lopez attend toujours d'être jugée Cela fait un an ce lundi que l'avocate Ruth Lopez, directrice de l'ONG anti-corruption Cristosal, l'une des rares à s'opposer au président Nayib Bukele, est détenue au Salvador. Elle enquêtait sur dix cas de corruption au sein du gouvernement lorsqu'elle a été arrêtée. Elle attend désormais en prison son procès pour enrichissement illicite. De fausses accusations selon Amnesty international et Human Rights Watch. Sur place au Salvador, parler aujourd'hui de Ruth Lopez dérange même si quelques rares voix de l'opposition se font entendre. Reportage de Marie Griffon. Haïti : la résilience des femmes Les femmes font partie des premières victimes de la violence qui règne en Haïti. « Entre Femmes Haïti », une organisation féminine basée aux Gonaïves, a organisé, ce samedi 9 mai, un événement baptisé « Les femmes chantent la résilience » pour saluer les luttes des femmes et parler de leur marginalisation, notamment dans les communes rurales du département de l'Artibonite. Un dossier signé Ronel Paul avec Kervens Février. Le journal de la 1ère L'avenir institutionnel de la Guyane au menu d'une rencontre ce jeudi (21 mai 2026), à l'Elysée.

Près de cinq mois après l'enlèvement par les États-Unis du président Nicolas Maduro et son remplacement par une présidente intérimaire placée sous la tutelle de l'administration Trump, le Venezuela change de ligne. Sous la tutelle de Washington, l'économie vénézuélienne se libéralise et s'ouvre aux investisseurs internationaux, qui étudient les possibilités commerciales dans le pays. Alors que le PIB a chuté de 75% en quinze ans, le monde des affaires voit beaucoup de possibilités au Venezuela, notamment grâce à la réactivation de la production pétrolière. Et à Caracas toutes ces expectatives se font sentir, le monde des affaires se frotte les mains. Reportage de notre correspondante, Alice Campaignolle. De Jacmel au Festival de Cannes La réalisatrice haïtienne Géssica Généus a présenté hier soir au Festival de Cannes son deuxième long métrage, Marie-Madeleine, retenu en sélection Cannes Première. Elle y interprète le rôle-titre, celui d'une prostituée dans la ville de Jacmel qui se lie d'amitié avec Joseph, le fils d'un pasteur évangéliste. Deux personnages que tout oppose, et qui à eux deux racontent la difficulté du vivre-ensemble dans un pays qui porte encore de nombreuses cicatrices – l'esclavage, la dictature Duvalier, les catastrophes climatiques. Léa Boutin-Rivière, du service Culture de RFI, envoyée spéciale à Cannes, a rencontré Gessica Généus. Un road trip américain aux accents iraniens Autre film présenté cette semaine au festival, dans la sélection Acid cette fois : Dans la gueule de l'ogre. La réalisatrice française d'origine iranienne Masha Karampour y suit son frère musicien désormais installé à New York et sur le point d'obtenir la nationalité américaine. Tous les deux traversent les États-Unis en voiture. À travers ce road trip, le film raconte la mémoire d'une génération iranienne dispersée, en grande partie exilée. Ce qui frappe dans ce documentaire, c'est l'omniprésence de l'Iran même aux États-Unis, constate Vahid Shamsoddinnezhad, du service en persan de RFI, envoyé spécial à Cannes.

Le président argentin, ultralibéral décomplexé et climatosceptique notoire, coupe à tour de bras dans les effectifs de l'organisme chargé d'observer, de comprendre et d'anticiper le climat. « Alerte rouge », peut-on lire dans les couloirs à moitié vide du service météorologique national à Buenos Aires, « Non aux licenciements, ici, personne n'est de trop ». Ces deux dernières années, l'organisme a perdu un quart de ses effectifs. Rien que le mois dernier, 140 personnes ont été licenciées. Sous prétexte de moderniser et d'optimiser le service météorologique, le gouvernement de Javier Milei le démantèle, dénonce la déléguée syndicale Silvina Romero. Depuis le début du « plan tronçonneuse » du président argentin fin 2023, le budget de l'organisme a presque été divisé par deux. Et les conséquences sont là : moins de stations opérationnelles, moins d'information en temps réel, et moins de capacité d'anticipation. Reportage de notre correspondant à Buenos Aires, Théo Conscience. La diplomatie états-unienne plombée par les licenciements Donald Trump est en Chine. Il s'agit de la première visite d'un président états-unien dans le pays depuis le précédent voyage de l'actuel locataire de la Maison Blanche en 2017. Entre-temps, le département d'État a subi des coupes massives. La semaine dernière, plus de 250 licenciements ont été confirmés au sein du ministère des Affaires étrangères. Depuis juillet 2025, ce sont même plus d'un millier de diplomates qui ont été poussés vers la sortie. Des départs qui ne sont pas sans conséquence pour la diplomatie américaine. Explication de notre correspondant à Washington, Vincent Souriau. Premier bilan de la flambée de violences à Cité Soleil En Haïti, on dispose désormais de chiffres sur la flambée de violences dont Cité Soleil a été le théâtre, avec plusieurs jours d'échanges de tirs entre gangs rivaux. Ces chiffres – non officiels – font état de plus de 80 morts. Selon l'Office international pour les migrations, plus de 5 000 personnes ont également dû quitter leurs maisons. Mais tous ces chiffres vont augmenter, prédit le rédacteur en chef du Nouvelliste, Frantz Duval. Le système de santé est une des victimes de ces violences : les rares hôpitaux qui fonctionnaient encore à Cité soleil ont dû fermer. « Ces hôpitaux se trouvent dans une zone où la santé est déjà un luxe et voilà qu'ils ferment les uns après les autres. Cela va réduire davantage la disponibilité de soins pour les habitants », constate Frantz Duval. Au sein de l'administration Trump, des évangéliques qui pèsent lourds Aux États-Unis, les célébrations du 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance commenceront par neuf heures de prière auxquelles participeront de grandes figures du mouvement évangélique. Du secrétaire à la Défense Pete Hegseth, à la cheffe du bureau de la foi de la Maison Blanche Paula White Cain, les chrétiens évangéliques sont solidement installés au sein de l'administration Trump. Mais leur influence révèle des divisions internes au mouvement MAGA depuis le début de la guerre en Iran. L'analyse de notre journaliste, Jean-Baptiste Breen. À lire aussiDans l'ombre de Trump : jusqu'où s'étend le pouvoir des figures évangéliques à la Maison Blanche ? Mort de Jason Collins, premier joueur NBA à faire son coming-out Toujours aux États-Unis, on a appris mardi la mort de l'ancien joueur NBA Jason Collins, décédé à l'âge de 47 ans. Il s'était fait connaître en devenant le premier joueur du championnat de basket nord-américain à rendre publique son homosexualité. C'était en 2013, il y a seulement treize ans, dans une tribune publiée dans le magazine Sports Illustrated. Un texte qui commençait par ces mots : « Je suis un pivot NBA de 34 ans. Je suis noir. Et je suis homosexuel. » Un coup de tonnerre. Car aucun joueur en activité des ligues masculines de basket, baseball, football et hockey n'avait fait son coming-out avant lui. Treize ans plus tard, ces quatre ligues majeures ne comptent officiellement aucun joueur gay. Éclairage de François-Damien Bourgery, du service international de RFI.

La situation sécuritaire continue de se détériorer dans la Plaine du Cul-de-Sac, zone stratégique située à proximité de l'aéroport international de Port-au-Prince. Les affrontements entre gangs affectent aussi la production de l'entreprise Rhum Barbancourt. Nous en avons parlé avec sa PDG, Delphine Gardère. Entretien réalisé par notre correspondant Peterson Luxama. Tout au long du week-end, les groupes armés ont multiplié attaques et affrontements, poussant des centaines de familles à fuir leurs maisons pour chercher refuge dans des secteurs plus sûrs. Les habitants dénoncent l'absence de réaction des autorités face à l'emprise grandissante des gangs dans cette région devenue l'un des principaux foyers de violences du pays. Au cours des affrontements, un employé du Rhum Barbancourt a été tué après avoir été atteint par une balle perdue. La PDG de l'entreprise, Delphine Gardere, évoque une situation « insoutenable » et rappelle que plusieurs salariés ont déjà été victimes de l'insécurité ces dernières années, certains kidnappés, d'autres assassinés. Malgré les alertes répétées des entreprises installées dans la zone, aucune mesure concrète n'aurait été prise pour enrayer la dégradation de la situation. « Jusqu'à quand faudra-t-il compter les morts avant des actions concrètes ? », s'interroge la dirigeante au micro de Peterson Luxama. La CIA a-t-elle participé à l'assassinat d'un membre du cartel de Sinaloa Une enquête de CNN affirme que la CIA aurait participé à un assassinat ciblé contre un membre présumé du cartel de Sinaloa au Mexique. En mars 2026, Francisco Beltran, alias « El Payin », a été tué dans l'explosion de sa voiture sur une autoroute près de Mexico. Selon plusieurs sources citées par CNN, un explosif avait été placé dans le véhicule avec l'aide d'agents de la CIA. Le gouvernement mexicain et l'agence américaine ont fermement démenti ces accusations, mais l'affaire suscite de nombreuses réactions dans les médias mexicains. À écouter aussiAu Mexique : le violent déchirement du cartel de Sinaloa Manifestation contre l'orientation sécuritaire du gouvernement Asfura en Honduras Le nouveau gouvernement de droite du président Nasry Asfura a finalement adopté son budget 2026, d'un montant équivalent à 16 milliards d'euros. Le texte prévoit une réduction importante des dépenses consacrées à l'environnement et à l'enseignement supérieur public, tandis que les budgets de la police et de l'armée augmentent de 15%. Cette nouvelle orientation budgétaire a provoqué la colère des étudiants, qui dénoncent une menace pour l'accès à l'université publique et pour les milliers de bourses accordées chaque année aux jeunes issus des régions rurales. Reportage de notre correspondante Marie Griffon. Journal de la 1ère La fermeture du bureau de poste de la commune de Fonds-Saint-Denis en Martinique.

En Haïti, la situation sécuritaire continue de se détériorer, notamment dans la région de la Plaine du Cul-de-Sac où se multiplient les attaques, ces derniers jours. Un employé du Rhum Barbancourt a été tué après avoir été touché par une balle perdue. Sous la pression des gangs armés, des centaines d'habitants ont été contraints de fuir leur domicile. Les entreprises implantées dans la région dénoncent l'absence de réponses concrètes des autorités. Reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. Conséquence de cette insécurité galopante, les élections n'auront pas lieu, fin août 2026, comme prévu, mais à la fin de l'année. « Le report du scrutin est un reflet de la gravité de la situation », commente Gotson Pierre, le directeur de l'agence haïtienne Alterpresse. « Cette décision alimente les doutes qui existent quant à la capacité du gouvernement à ramener le calme dans le pays. » Autre article à lire sur le site d'Alterpresse : la nomination d'un homme à la tête de la Direction générale du ministère à la Condition féminine et aux droits des femmes. « Cela affaiblit la place des femmes dans l'administration publique », estime Gotson Pierre. « Alors qu'un quota constitutionnel fixe à 30% la part des femmes dans les postes à responsabilités, il n'y a plus que trois femmes à la tête des directions générales des 18 ministères du gouvernement. » Argentine : nouvelle manifestation pour sauver l'université publique En Argentine, le bras-de-fer continue entre Javier Milei et le monde étudiant. Une nouvelle manifestation doit avoir lieu ce mardi (12 mai 2026) pour exiger de l'argent pour les universités et la recherche. Des milliers de personnes devraient descendre dans les rues de plusieurs villes du pays pour tenter de faire plier le président Javier Milei qui refuse d'appliquer la loi votée en août 2025 qui prévoit une actualisation du budget de l'enseignement supérieur. Les explications de Marine de La Moissonnière. Pas de grand exode à la frontière Chili/Pérou Le nouveau président d'extrême droite José Antonio Kast entend expulser plus de 300 000 réfugiés et migrants. Depuis son arrivée au pouvoir en mars 2026, il construit un mur à la frontière avec le Pérou disant vouloir empêcher les réfugiés vénézuéliens colombiens ou équatoriens de passer au Chili. Un modèle qui rappelle celui de Donald Trump. Deux mois après ce changement de gouvernement, Martin Chabal est allé à la rencontre des réfugiés qui quittent le Chili et de ceux qui tentent encore d'y entrer. Le journal de la 1ère Touchés par des coupures d'eau un peu trop fréquentes, certains habitants de la Martinique dénoncent des fuites qui tarderaient à être réparées.

Delcy Rodriguez effectue son premier voyage en Europe depuis son accession au pouvoir. La présidente par intérim du Venezuela est aux Pays-Bas où elle assiste ce lundi (11 mai 2026) au dernier jour du procès qui se tient depuis une semaine devant la Cour internationale de justice au sujet de l'Essequibo, territoire que le Venezuela et le Guyana se disputent depuis des années. Ce déplacement est aussi pour Delcy Rodriguez une manière d'asseoir son autorité, nous explique Marine de La Moissonnière. Delcy Rodriguez veut s'imposer aux yeux de tous - pas uniquement des États-Unis - comme la cheffe incontestable du Venezuela. Mais il y a également un enjeu de politique intérieure dans ce voyage consacré à un thème qui fait consensus au Venezuela. Les revendications territoriales sur l'Essequibo font l'unanimité, peu importe le bord politique. Comme son prédécesseur Nicolas Maduro, Delcy Rodriguez utilise ce sujet pour tenter de réactiver sa popularité alors que « son pouvoir reste fragile », souligne Thomas Posado, maître de conférences en Civilisation latino-américaine à l'Université de Rouen-Normandie. Les ouvriers de la sous-traitance mécontents de la hausse de leur salaire minimum En Haïti, l'augmentation du salaire minimum continue de susciter des réactions contrastées au sein des organisations ouvrières. Certes, les syndicats reconnaissent une avancée après plusieurs jours de mobilisation, de tensions même dans les usines de sous-traitance, mais ils jugent la mesure largement insuffisante face à la dégradation des conditions de vie. L'inflation enfle ; le prix des carburants flambe, ce qui fragilise le portefeuille des Haïtiens. Les 1 000 gourdes (6 euros) équivalents sont loin de répondre aux attentes des ouvriers. C'est ce qu'estime la structure Batay Ouvriyé. Sa responsable, Yannick Étienne, répond aux questions de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. À écouter aussiHaïti : hausse de salaire dans le secteur de la sous-traitance Honduras : les feux de forêt repartent Au Honduras, à l'approche des saisons chaudes, les feux de forêt ont repris. 18 000 hectares sont partis en fumée dans le pays, depuis le début de l'année. Cette région souffre du réchauffement climatique, notamment à cause du phénomène « El Niño ». Les précipitations sont plus faibles, ce qui augmente la vulnérabilité des forêts. Parfois, les incendies sont criminels. Reportage à Tegucigalpa signé Marie Griffon. Le journal de la 1ère Benoît Ferrand nous parle des coupures d'eau qu'a connues le centre de la Martinique, ce week-end.

Depuis le début de l'année, plus de 260 000 Haïtiens ont été expulsés de République dominicaine, souvent dans des conditions dénoncées comme brutales par les autorités locales et les ONG. À Anse-à-Pitre, ville frontalière du sud-est haïtien, les structures sanitaires sont débordées par l'arrivée quotidienne de dizaines de personnes qui se trouvent souvent dans un état critique. Un dossier de Ronel Paul. Le centre hospitalier de la commune, déjà fragile, peine à faire face à cet afflux. Son directeur, le docteur Charles Denis, dénonce des renvois « inhumains » et un manque criant de moyens. L'ONG humanitaire ALIMA a renforcé ses opérations dans la région depuis juillet 2025 afin d'améliorer la prise en charge des urgences, notamment des femmes enceintes et des enfants souffrant de malnutrition. Mais au-delà de l'urgence sanitaire, les autorités locales dénoncent l'absence de soutien de l'État haïtien. Le maire d'Anse-à-Pitre, Harry Bruno, affirme que les centres d'accueil improvisés sont saturés. Beaucoup de ces expulsés sont nés en République dominicaine, ils n'ont pas de documents haïtiens et se retrouvent aujourd'hui sans nationalité reconnue. Bolivie : six mois après son arrivée au pouvoir, Rodrigo Paz confronté au retour de la crise économique Élu il y a six mois après deux décennies de gouvernements de gauche, Rodrigo Paz avait promis de redresser l'économie bolivienne. Mais les difficultés persistent. Ces derniers jours, des grèves et blocages ont paralysé plusieurs régions du pays pour dénoncer la mauvaise qualité du carburant et le retour des longues files d'attente dans les stations-service. Les pénuries de diesel et de dollars, qui semblaient temporairement maîtrisées, réapparaissent progressivement. Pour l'économiste Luis Fernando Romero, l'amélioration observée après l'arrivée du nouveau gouvernement relevait surtout d'un regain de confiance des acteurs économiques. Selon lui, le problème structurel demeure le manque de devises étrangères dans le pays. Une partie importante des revenus issus des exportations ne reviendrait plus dans le système bancaire bolivien, ce qui aggrave la fragilité financière de l'État. Un reportage de Nils Sabin. À lire aussiBolivie: comprendre la crise économique qui frappe le pays États-Unis : le Congrès se déchire autour du programme de surveillance FISA Aux États-Unis, la prolongation du programme de surveillance FISA provoque un débat explosif au Congrès, y compris dans le camp républicain. Au cœur des tensions, nous explique notre correspondant Vincent Souriau : l'article 702 du texte, qui autorise les services de renseignement américains à intercepter les communications de cibles étrangères situées hors du territoire américain. Mais dans la pratique, les échanges de citoyens américains peuvent eux aussi être collectés accidentellement. Les défenseurs des libertés civiles dénoncent un système opaque qui permet au FBI et à la NSA d'accéder à certaines données sans mandat judiciaire individuel. Pour Anne Toomey McKenna, ce mécanisme contourne les protections prévues par le quatrième amendement de la Constitution américaine contre les perquisitions abusives. Des ONG comme Electronic Frontier Foundation réclament davantage de transparence et de garanties pour les citoyens américains. À lire aussiComment la NSA enfreint des milliers de lois sur la vie privée Journal de la 1ʳᵉ La Guadeloupe en pré-alerte sanitaire avec l'arrivée des algues sargasses. À lire aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?

Le président brésilien est à Washington ce jeudi (7 mai 2026). Il s'entretiendra avec son homologue américain. Les deux hommes sont aux antipodes idéologiquement, et depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les relations entre les États-Unis et le Brésil ont été houleuses à de nombreuses reprises. On se souvient de l'épisode des tarifs douaniers imposés en représailles après la condamnation à 27 ans de prison de Jair Bolsonaro. Lula avait tenu tête à Donald Trump et avait finalement obtenu la levée d'une grande partie de ces taxes. Aujourd'hui, le président brésilien devrait jouer la carte de l'apaisement. Marine de La Moissonnière décrypte les enjeux de cette rencontre au cours de laquelle il sera question, entre autres, de terres rares et de lutte contre le crime organisé. À six mois de la présidentielle, Lula devrait en profiter aussi pour essayer de redorer son blason aux yeux de la population brésilienne et d'apparaître comme un chef d'État expérimenté. Les repentis du mouvement MAGA La sphère MAGA (pour Make America great again) compte des milliers de militants ultra fidèles à Donald Trump. Mais certains commencent à remettre en question la ligne du président américain au point parfois de quitter le mouvement. Sarah Krakovitch donne la parole à plusieurs de ces « déserteurs » qui se disent « en convalescence ». .ai, une extension qui rapporte gros Ce sont deux petites lettres, une extension internet de rien du tout mais qui fait gagner beaucoup d'argent à l'archipel des Caraïbes d'Anguilla dont c'est le nom de domaine. Jean-Baptiste Breer, de la rédaction internet de RFI, revient sur cette « success story » inespérée. À lire aussi sur rfi.frLe jackpot du «.ai»: comment Anguilla, 15 000 habitants, est devenu le «gagnant inattendu du boom de l'IA»

Encore six mois jusqu'aux midterms. Les Américains voteront alors pour renouveler la Chambre des représentants et un tiers du Sénat. Au centre du débat actuellement, le découpage électoral avec une récente décision de la Cour Suprême qui pourrait changer la donne. Nous en parlons avec la spécialiste des États-Unis, Ludovine Gilli. Il y a quelques jours, la Cour suprême américaine est revenue sur l'une des lois du Civil Rights Act de 1965, issu du mouvement pour les droits civiques, un texte qui visait à réduire la discrimination durant les élections. Avec Ludivine Gilli, nous évoquons les conséquences de cette décision. Et nous parlons aussi du revers subi par des candidats républicains lors des primaires à l'élection du Sénat de l'Indiana. Ils étaient opposés à un projet de découpage électoral et ont battu par des candidats conservateurs favorisés par le président Donald Trump. Procès de l'assassinat de Jovenel Moïse : « Il ne faut pas s'attendre à connaître toute la vérité » C'est ce qu'a déclaré le politologue et spécialiste d'Haïti Jake Johnston avec lequel nous avons dressé le bilan du procès américain à Miami qui est en train de s'achever. Après plus de deux mois d'audiences, le constat est mitigé : le procès n'a pas permis d'apporter de réponses claires sur l'identité du ou des commanditaires, ni sur les motivations profondes derrière l'opération. À lire aussiHaïti: ce qu'il faut savoir du procès sur l'assassinat de l'ancien président Jovenel Moïse Au Chili, une loi pour étendre l'accès aux crèches d'entreprise Au Chili, les entreprises qui comptent au moins 20 femmes salariées doivent garantir un accès à une crèche pour leurs enfants jusqu'à l'âge de deux ans. Il peut s'agir d'une structure gérée par l'entreprise elle-même, d'une crèche externe financée par l'employeur, ou encore du versement d'une allocation aux mères pour faire garder leur bébé. Depuis douze ans, le pays tente d'élargir ce dispositif afin que davantage de femmes puissent en bénéficier, sans succès jusqu'à présent. À Santiago, reportage de notre correspondante Naïla Derroisné. Journal de la 1ère Réparations de l'esclavage : une lettre ouverte aux descendants d'esclavagistes. À lire aussiL'Assemblée générale de l'ONU proclame la traite des esclaves africains «plus grave crime contre l'humanité»

Lundi (4 mai 2026), le gouvernement haïtien a annoncé une revalorisation du salaire minimum pour les ouvriers du secteur de la sous-traitance, nous apprend Gotson Pierre, directeur de l'agence Altepresse. Il est désormais fixé à 1 000 gourdes par jour. « Cet appui aux travailleurs intervient après une forte mobilisation du secteur », précise le journaliste. Également dans l'actualité haïtienne : le procès des assassins présumés de Jovenel Moïse qui se tient à Miami et qui touche à sa fin. « Cette semaine, il est entré dans une phase décisive. Certains faits sont désormais considérés comme établis. Mais il reste des zones d'ombre, notamment autour de Joseph Félix Badio », précise Gotson Pierre. Enfin, des tensions ont éclaté hier à Saint Marc dans l'Artibonite. « Des manifestants qui protestaient contre l'insécurité, ont érigé des barricades de pneus enflammés, paralysant une grande partie des activités de la ville », raconte Gotson Pierre. Des journalistes ont subi des intimidations. La police a fini par intervenir et a dispersé la foule avec des gaz lacrymogènes. Argentine : le chef des ministres englué dans un scandale Une nouvelle affaire éclabousse le sommet de l'État argentin. L'équivalent du Premier ministre est dans le viseur de la justice. Manuel Adorni, un fidèle du président, est soupçonné d'enrichissement illégal. Il s'est justifié devant les parlementaires, il y a quelques jours, et de nouveau hier, répétant qu'il est innocent. Confronté à plusieurs scandales qui concernent son entourage proche, Javier Milei continue à soutenir les mis en cause et à insulter la presse à l'origine des révélations. Les précisions de Marine de La Moissonnière. À lire aussiArgentine: Javier Milei suspend l'accès des journalistes à la présidence Colombie : Ivan Mordisco, ennemi public numéro 1 La campagne électorale colombienne, en vue de la présidentielle du 31 mai, est entachée par des violences. Il y a dix jours, une bombe a explosé sur une route du sud-ouest, faisant 21 morts. C'est l'attentat le plus meurtrier depuis 20 ans. Il a été commis par l'EMC, un groupe dissident des FARC. François-Damien Bourgery nous dresse le portrait de son chef, Ivan Mordisco. À lire aussiQui est Ivan Mordisco, le criminel le plus recherché de Colombie? Le journal de la 1ère En Martinique, les 5e « Journées de la Recherche » se poursuivent ce mardi (5 mai) dans les locaux de l'Université des Antilles.

Dans un peu plus d'un mois, le pays, coorganisateur de la Coupe du monde avec le Canada et les États-Unis, doit accueillir treize matches. Pour l'occasion, un vaste dispositif est déployé, avec près de 100 000 personnes mobilisées et l'appui de partenaires étrangers, dont la France, venue former les forces locales. Reportage de Gwendolina Duval. À Mexico, dans une école de police, les forces spéciales s'entraînent en conditions réelles face à de faux manifestants, en s'inspirant des techniques françaises de maintien de l'ordre, basées sur la mobilité et la dissuasion sans affrontement. Objectif pour la France : partager son savoir-faire pour mieux anticiper et canaliser les foules. À Guadalajara, ville hôte du Mondial, le dispositif est déjà bien visible, nous explique Gwendolina Duval. Dans une région marquée par la violence des cartels, 3 000 policiers et militaires ont été mobilisés lors d'un match-test, avec un déploiement impressionnant d'équipements, jusqu'à des robots anti-explosifs. Une démonstration de force destinée à rassurer, alors que des millions de visiteurs sont attendus pour la compétition sportive qui débute le jeudi 11 juin 2026 avec le match Mexique – Afrique Sud. Haïti : le jardin botanique des Cayes en danger Le pays est sur le point de perdre un patrimoine écologique majeur. Il s'agit du Jardin botanique des Cayes, situé dans le sud du pays, sur plusieurs hectares de terrain. Créé en 2003 par l'agronome William Cinéa, ce jardin est aujourd'hui gravement menacé. Une bonne partie du site, notamment ses zones les plus importantes, aurait été incendiée dans un contexte de conflit foncier. Cette situation suscite une vive émotion au sein de la population locale, notamment chez les étudiants en agronomie, mais aussi une profonde consternation du fondateur du jardin, qui se dit abasourdi par cette destruction. Des ONG environnementales, dont Haïti Climat, expriment également leur inquiétude et appellent à des mesures urgentes pour protéger ce patrimoine. Un reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. Le maire de New York boycotte le Met Gala À New York, le Met Gala, grande messe annuelle de la mode organisée au Metropolitan Museum of Art sous l'égide d'Anna Wintour, prend cette année un virage politique. Plusieurs appels au boycott ont été lancés, en soulignant que cet évènement est financé par le patron d'Amazon, Jeff Bezos. Même le maire de New York, Zohran Mamdani, a décidé de pas s'y rendre, une première. Élu sur un programme de taxation des grandes fortunes, il assume une ligne très à gauche, illustrée par une nouvelle taxe visant les résidences secondaires de luxe pour financer des mesures sociales comme la gratuité des bus ou des épiceries subventionnées. Malgré les critiques des milieux d'affaires et les doutes sur la faisabilité de ses promesses, il cultive son image de maire progressiste, notamment en apparaissant aux côtés de Barack Obama lors d'événements publics qui vise à promouvoir sa politique sociale. Journal de la 1ère En Guyane, les nouveaux prix d'essence affolent les professionnels.

Une enquête d'AyiboPost met en lumière de graves soupçons de détournement d'aide humanitaire à Petit-Goâve, après le passage dévastateur de l'ouragan Melissa fin 2025. Selon des témoignages et des documents exclusifs, une cargaison destinée aux sinistrés – comprenant notamment 1 500 sacs de produits alimentaires et des kits d'urgence – n'aurait jamais atteint les victimes. Nous en parlons avec l'un des auteurs de l'enquête, Wesker Sylvain. L'aide est arrivée début décembre 2025 sous la supervision de la Protection civile. Elle aurait été interceptée par une délégation municipale avant même sa distribution officielle. Au cœur des accusations, se trouve l'ancien directeur général de la mairie, Lesly Toussaint. Il est soupçonné d'avoir détourné ces ressources à des fins personnelles et commerciales. Une élue locale, Marthe Noël Josselin, affirme que des produits ont été transportés discrètement puis revendus sur des marchés locaux ou distribués à des particuliers. Plusieurs témoignages évoquent également la présence inhabituelle de riz et de farine issus de l'aide humanitaire dans les circuits commerciaux, tandis qu'une employée municipale reconnaît avoir reçu une partie de ces denrées sans être elle-même sinistrée. L'ouragan Melissa avait fait au moins 43 morts, dont 25 à Petit-Goâve, et causé d'importants dégâts matériels. Le Mexique se lance dans l'exploitation du gaz de schiste C'est un revirement qui fait beaucoup réagir les défenseurs de l'environnement. La présidente Claudia Sheinbaum a annoncé il y a quelques semaines que le Mexique allait puiser dans ses gisements de gaz de schiste. Et ce alors qu'elle et son prédécesseur Andrès Manuel Lopez Obrador étaient fermement opposés à la méthode du « fracking » particulièrement nocive pour l'environnement. La dirigeante de gauche affirme que le Mexique doit réduire sa dépendance énergétique des États-Unis. Et elle promet que le gaz sera extrait par des méthodes moins polluantes. Un dossier de Justine Fontaine. Expo The Music Is Black : les racines africaines et caribéennes de la musique britannique Melissa Chemam nous amène à Londres, au nouveau musée V&A East qui consacre sa première exposition à la richesse et à l'influence de la musique noire au Royaume-Uni. À travers costumes de scène, archives, films et instruments, le parcours retrace les racines africaines, afro-américaines et caribéennes de genres majeurs comme le jazz, la soul ou le reggae, né à Kingston à la fin des années 1960. L'exposition met en lumière des figures emblématiques comme Shirley Bassey, Sade ou Seal, tout en racontant, en filigrane, l'histoire des migrations vers la Grande-Bretagne et leur rôle déterminant dans la création musicale. Cette exposition dure jusqu'à janvier 2027. Elle s'accompagne de rencontres et projections et montre que Londres reste un carrefour essentiel des musiques noires contemporaines. Journal de la 1ère Corruption et favoritisme : neuf condamnations, dont sept anciens élus de Guadeloupe et Guyane.

Des habitants de la grande ville du nord d'Haïti ont bloqué ce mercredi (29 avril 2026) plusieurs axes routiers pour demander le curage de canaux d'évacuation d'eau et protester contre le manque d'action de l'État face aux inondations et à l'accumulation des déchets. « L'ancienne capitale d'Haïti et deuxième ville du pays subit la pression venant de Port-au-Prince depuis que les gens quittent la capitale » face à l'insécurité et aux gangs, explique Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. « La ville est en pleine expansion, elle compte plus d'un million d'habitants avec sa banlieue mais vit encore dans les habits d'une ville de 50 000 habitants et n'a pas de moyens face aux pluies survenues ces jours-ci », constate-t-il. « Face aux inondations, aux déchets, il n'y a pas de services de drainage, pas de services de voiries, pas de canaux pour permettre d'évacuer l'eau, ajoute Frantz Duval. Alors la population s'est révoltée, a bloqué des rues et érigé des barricades pour protester contre la défaillance des services publics. » Haïti : des policiers protestent contre la mise à l'isolement de leurs collègues Quatre agents de police ont été mis à l'isolement à Port-au-Prince. En réaction à cela, « des collègues de ces policiers ont manifesté cagoulés, armes à la main, en tirant en l'air, bloquant les rues et intimidant des passants cette semaine », précise Frantz Duval, du quotidien Le Nouvelliste, qui met en garde contre ce mouvement de colère. Dans le passé, quand la police a été « en rébellion contre l'État » elle « n'était pas en position de défendre les institutions ni de protéger les vies et les biens », ce qui a fini « par coûter la vie » à de nombreux Haïtiens en raison des gangs que la police n'a pas été en mesure de contrer, estime le journaliste. Bousculade à la citadelle Laferrière : le maire de Milot libéré Dans le nord d'Haïti, après la mort de 25 personnes lors d'une bousculade à la citadelle Laferrière début avril 2026, le maire de la commune de Milot, Wesner Joseph, a finalement été libéré. Il avait été arrêté dans le cadre de l'enquête ouverte juste après le drame. Un « retour triomphal mérité » selon Frantz Duval. Car le maire était « en poste depuis moins d'un mois », alors que la citadelle « se trouve dans un parc national qui n'est pas géré par la ville de Milot » et que « les responsables de ce qu'il s'est passé à la citadelle se trouvent plutôt dans les institutions nationales chargées de gérer le parc national dans lequel se trouve la citadelle », estime le rédacteur en chef du quotidien Le Nouvelliste. À écouter aussiHaïti: une bousculade sur le site touristique de la citadelle fait des dizaines de victimes Revers « historique » au Sénat brésilien pour Lula Pour la première fois depuis 1894, la candidature pour un poste de juge à la Cour suprême du Brésil proposée par le président a été rejetée par le Sénat. Jorge Messias, un juriste de 46 ans, était soutenu par le dirigeant de gauche Lula pour pourvoir un siège laissé vacant dans la plus haute instance judiciaire du pays. Malgré ses convictions très conservatrices (il est évangélique et opposé à l'avortement), il n'a pas obtenu assez de votes pour être choisi par les sénateurs ce mercredi à Brasilia. « C'est une journée historique qui a eu lieu au Congrès, un jour historique pour le Brésil. Le gouvernement Lula, c'est terminé ! », s'est réjoui le sénateur Flavio Bolsonaro sur les réseaux sociaux. Fils de l'ancien président d'extrême-droite Jair Bolsonaro (condamné par la Cour suprême à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État après les émeutes du 8 janvier 2023), il souhaite incarner l'héritage politique de son père et se présente face à Lula pour l'élection présidentielle prévue en octobre. Le vote du Sénat brésilien ce mercredi représente bien une « défaite politique » pour le président sortant de gauche, qui plus est « en pleine année électorale », estime Juan Pablo Ferrero, professeur à l'Université de Bath, au Royaume-Uni. « La nomination de juges à la Cour suprême est devenue un enjeu très important, dans un contexte politique où la justice joue un rôle de plus en plus prégnant au Brésil, où l'on judiciarise des sujets qui devraient être tranchés au niveau politique. C'est devenu très sensible, insiste-t-il. Peut-être que cette tentative de nomination n'a pas été assez pensée, à un moment où Lula devrait essayer d'engranger des points plutôt que de prendre le risque d'en perdre. Et le Sénat a saisi cette occasion pour freiner les ambitions de Lula », analyse encore Juan Pablo Ferrero. Lula, qui s'appuie sur une coalition très « diverse », hétéroclite, risque d'avoir plus de difficultés à faire passer ses projets de loi au Congrès dans les mois à venir, estime le chercheur. Il s'attend à une forme de « paralysie » de l'activité législative d'ici à la présidentielle, car des élus qui auparavant ont soutenu des textes portés par Lula pourraient ne plus vouloir prendre de risques politiques avant le mois d'octobre, anticipe-t-il. Dans le journal de La 1ère... La détresse et la colère des usagers de l'eau a été au cœur d'une rencontre survenue ce mercredi entre les associations et le préfet de la Guadeloupe, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À lire aussiGuadeloupe: de nouvelles plaintes pour dénoncer la crise de la gestion de l'eau

La plus haute instance judiciaire du pays entend, ce mercredi 29 avril 2026, les arguments du gouvernement états-unien et des plaignants haïtiens, avant de décider courant juin si elle valide ou non la fin du TPS (Statut de protection temporaire). Si la plus haute juridiction américaine entérine la fin du TPS, souhaitée par l'administration Trump, l'impact sera considérable pour 350 000 Haïtiens présents aux États-Unis, qui se retrouveraient sans-papiers du jour au lendemain. Mais si la décision de l'administration Trump est cassée par la Cour, le répit serait sans doute de courte durée pour les plaignants : il suffira au gouvernement américain de trouver d'autres motifs juridiques pour relancer une mesure de suspension du TPS et un nouveau marathon judiciaire, explique le correspondant de RFI à Washington, Vincent Souriau. Crise des opioïdes aux États-Unis : le laboratoire Purdue condamné au pénal C'est l'une des plus graves crises de santé publique aux États-Unis depuis des décennies : la crise des opioïdes a fait près de 900 000 victimes dans le pays depuis 1999, très loin devant les armes à feu par exemple. Cette semaine marque l'aboutissement d'un des principaux volets de l'affaire judiciaire. Le laboratoire qui commercialisait un de ces médicaments anti-douleur très addictif a été condamné mardi par un tribunal fédéral. L'entreprise mais aussi la famille Sackler, propriétaire du laboratoire Purdue, devront payer plus de 7 milliards de dollars dans cette affaire, principalement pour compenser auprès d'institutions publiques les frais engendrés par l'épidémie d'overdoses provoquées par l'OxyContin, un anti-douleur particulièrement addictif commercialisé par ce laboratoire. Purdue est condamné pour fraude et pour avoir versé des pots de vins à des médecins, pour qu'ils prescrivent le médicament. L'entreprise a conclu un accord avec la justice, a plaidé coupable et reconnu qu'elle n'avait pas pris assez de mesures pour éviter que ce médicament très addictif soit détourné vers le marché noir. Les proches de victimes, réunis devant le tribunal mardi, regrettent que les membres de la famille Sackler ne soient pas poursuivis individuellement au pénal et ne puissent donc pas aller en prison. À écouter aussiÉpidémie de fentanyl : les États-Unis commencent à reprendre pied Du tango contre la maladie de Parkinson En Argentine, un atelier innovant utilise la danse caractéristique du Rio de la Plata comme thérapie de rééducation. Face aux raideurs et aux tremblements provoqués par cette maladie dégénérative, le tango aide à travailler l'équilibre, la motricité et la coordination. Reportage de Théo Conscience à Buenos Aires. À écouter aussiLa maladie de Parkinson : des symptômes qui s'aggravent au fil du temps Dans les Antilles françaises... Après une aventure de plus de 20 ans, c'en est cette fois terminé pour la compagnie régionale Air Antilles, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À lire aussiLa maison mère d'Air Antilles et d'Air Guyane en liquidation avec poursuite d'activité de deux mois

Au Mexique, les autorités ont annoncé l'arrestation d'Audias Flores Silva, alias El Jardinero, présenté comme l'un des possibles successeurs d'El Mencho à la tête du cartel Jalisco Nueva Generación. Son interpellation, dans l'État de Nayarit, a mobilisé 500 militaires et quatre hélicoptères après 19 mois de surveillance. Malgré un important dispositif de protection autour du trafiquant, l'opération s'est déroulée sans échange de tirs. Les États-Unis offraient cinq millions de dollars pour sa capture et demandent désormais son extradition. Selon la presse mexicaine, El Jardinero coordonnait l'acheminement de cocaïne, d'héroïne et de fentanyl vers Houston, avant leur redistribution dans plusieurs villes américaines. Washington aurait fourni des renseignements aux autorités mexicaines, dans un contexte de pression croissante sur Mexico pour renforcer la lutte contre les cartels. Selon le spécialiste du crime organisé Frédéric Saliba, c'est un coup important porté au Cartel Jalisco Nueva Generación, le deuxième en quelques mois après la mort de « El Mencho », l'ex-chef du cartel, tué lors d'une opération des forces de l'ordre en février 2026. Haïti : les raisons de la fermeture de l'aéroport de Port-au-Prince Avec Gotson Pierre, rédacteur en chef d'Alterpresse, nous revenons sur la fermeture prolongée de l'aéroport international Toussaint Louverture. Elle s'explique avant tout par la dégradation sécuritaire à Port-au-Prince. Depuis novembre 2024, après plusieurs attaques de gangs contre des avions civils en approche, les autorités internationales, notamment américaines, considèrent que les conditions minimales de sécurité ne sont plus réunies pour l'aviation commerciale. Si certains vols militaires ou diplomatiques continuent d'atterrir, c'est parce qu'ils obéissent à des protocoles de sécurité beaucoup plus stricts et acceptent un niveau de risque impossible à imposer à des passagers civils. Une reprise partielle de quelques vols intérieurs a bien eu lieu, mais elle reste très limitée et ne change pas l'isolement croissant du pays. Autres sujets abordés avec Gotson Pierre, le mouvement de protestation qui paralyse l'hôpital public Justinien au Cap-Haïtien et le procès de l'assassinat de l'ancien président Jovenel Moïse à Miami qui entre dans sa 7è semaine d'audience. La mortalité maternelle en Bolivie, un enjeu de santé publique La Bolivie est le troisième pays d'Amérique latine avec la mortalité maternelle la plus élevée derrière Haïti et le Venezuela. C'est un enjeu de santé public important. Un dossier de notre correspondant Nils Sabin. Journal de la 1ère En Guadeloupe, les algues sargasses sont de retour. À écouter aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?

Aux États-Unis, l'un des procès les plus attendus de l'année s'ouvre ce lundi 27 avril 2026 à Oakland, en Californie. Il oppose Elon Musk à Sam Altman, le patron d'OpenAI. C'est le choc des titans. D'un côté, l'homme le plus riche du monde : Elon Musk, patron de Tesla, SpaceX, du réseau social X et de l'entreprise d'intelligence artificielle xAI. En face : Sam Altman, dirigeant d'OpenAI, la société a révélé au grand public tout le potentiel de l'intelligence artificielle générative avec son robot conversationnel ChatGPT. Tout remonte à 2015, au moment de la création d'OpenAI. Sam Altman vient chercher Elon Musk pour lui proposer d'investir dans sa société. Le projet est de faire d'OpenAI une fondation non lucrative, avec des logiciels d'intelligence artificielle en open source, c'est-à-dire des lignes de codes accessibles à tous. Le contraire de ces algorithmes dont on ignore tout. Mais en 2019, OpenAI crée une filiale commerciale, financée notamment par Microsoft. Sept ans plus tard, elle est valorisée 852 milliards de dollars. Elon Musk accuse donc Sam Altman d'avoir trahi la promesse originelle et de s'être indûment enrichi. Mais derrière ce procès, se pose aussi la question de la domination du secteur de l'IA. Les explications de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. Un centre de dialyse attendu aux Gonaïves En Haïti, la prise en charge des maladies chroniques rime la plupart du temps avec parcours du combattant. C'est le cas pour les habitants des Gonaïves, contraints de se déplacer vers Port-au-Prince ou Mirebalais lorsqu'ils veulent recevoir des soins très coûteux en cas d'insuffisance rénale. Pour tenter de répondre à ce problème profond, un centre de dialyse ouvrira bientôt ses portes aux Gonaïves, porté par l'AGOM (Agence Gonaïvienne d'Outre-Mer), une association regroupant des Gonaïviens résidant à l'étranger. Les membres de l'association ont déjà conclu un partenariat avec l'Église catholique, qui met à leur disposition plus de 100 m2 pour l'installation du centre. Les attentes sont énormes car le département Artibonite, deuxième plus grand département du pays est dépourvu d'un tel service. Un dossier signé Ronel Paul. Au Mexique, le rap pour sauver les jeunes de la violence Dans l'État de Jalisco, une association se concentre sur des jeunes en difficulté. Cette région à l'ouest du Mexique n'est pas épargnée par la violence. Elle est aussi le siège du cartel Jalisco Nouvelle génération qui recrute à tour de bras pour ses activités criminelles et le trafic de drogue. Selon l'association de protection de l'enfance Rediom, c'est l'un des États avec les plus forts taux de violences contre les mineurs. Un quart de cette population vit aussi en situation de pauvreté. Pour les jeunes issus des milieux populaires, le danger de tomber dans la délinquance est réel. Alors dans les quartiers difficiles autour de la capitale Guadalajara, l'association RAP accroche des jeunes avec la musique et leur donne des perspectives. Reportage à Zapopan de notre correspondante, Gwendolina Duval.

La visite attendue du chef de la diplomatie iranienne à Islamabad fait ressurgir l'espoir de nouveaux pourparlers avec les États-Unis. De telles discussions paraissaient inimaginables jusqu'à récemment, tant le discours anti-américain est présent en Iran. À Téhéran, le sentiment anti-américain s'affiche jusque sur les murs, avec d'immenses fresques colorées qui représentent les États-Unis comme un ennemi. Impossible de les rater. Autour de l'ancienne ambassade américaine, devenue un musée depuis la rupture des relations avec les États-Unis en 1979, les graffitis sont partout. Ils montrent une Statue de la Liberté brisée, ou un drapeau américain sur lequel des crânes ont remplacé les étoiles. Cet anti-américanisme s'entend aussi dans les rassemblements organisés par le pouvoir, avec des slogans « Mort à l'Amérique ». Si officiellement, le discours n'a pas changé, dans les faits, les choses évoluent, constate Vahid Chamessoudinejad, de la rédaction en persan de RFI. En Haïti, tensions autour des salaires En Haïti, la question du prix du carburant et celle des bas salaires continuent de susciter de vives tensions. Alors que les salaires des ouvriers restent inchangés, de nombreux travailleurs peinent à faire face à la hausse constante du coût de la vie, notamment des frais de transport. Les mouvements de protestation se multiplient, sans obtenir gain de cause jusqu'à présent. Au cœur des revendications : la dénonciation de l'augmentation du prix du carburant et la demande d'un salaire minimum de 3 000 gourdes, soit environ 4,50 euros. Sur le terrain, les syndicalistes restent mobilisés. Pour le Conseil supérieur des salaires, la revendication est jugée tout à fait légitime. Son vice-président, Price Cyprien, appelle le gouvernement à prendre des mesures urgentes afin d'apporter des réponses concrètes à la situation. Le reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. En Honduras, la lutte contre le paludisme porte ses fruits En Amérique latine, plusieurs pays sont parvenus à éradiquer le paludisme, cette maladie transmise par les moustiques qui affecte 280 millions de personnes dans le monde. C'est le cas de l'Argentine, du Paraguay, du Suriname ou encore du Salvador. D'autres pays de la région ont également drastiquement réduit leurs cas, comme au Honduras. En 20 ans, le pays est passé de plusieurs milliers de cas à une centaine aujourd'hui. Reportage de notre correspondante, Marie Griffon. À écouter aussiComment améliorer la prévention contre le paludisme ?

En visite à Washington, le Premier ministre haïtien Alix-Didier Fils Aimé en a profité pour défendre une série de changements, concernant l'armée et l'aide internationale notamment. Dans une interview accordée au Nouvelliste, Alix-Didier Fils Aimé a annoncé vouloir doter l'armée haïtienne d'une nouvelle doctrine, car celle en vigueur date des années 1950. « Il n'existe quasiment plus d'académie militaire, l'armée ne produit plus de réflexions. L'armée existe, mais elle ne pense pas assez », constate Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Dans cet entretien, le Premier ministre a également parlé des prochaines élections, au sujet desquelles il est en profond désaccord avec l'organisme chargé de les organiser. Mort de deux agents de la CIA au Mexique Les relations entre le Mexique et les États-Unis, déjà tendues, viennent de se crisper un peu plus après la mort accidentelle de deux agents de la CIA dans le nord du pays. Un accident de la route qui s'est produit au retour d'une opération anti-drogue. Explications, François-Damien Bourgery. Au Québec, le doute des étudiants étrangers Au Québec, des dizaines de milliers d'immigrants francophones retiennent leur souffle. Pendant des mois, ils ont vécu dans l'angoisse après la suppression brutale, en novembre 2025, d'un programme d'immigration sur lequel ils comptaient pour s'installer définitivement dans la province. Leur espoir renaît depuis l'élection, il y a tout juste dix jours, d'une nouvelle Première ministre, Christine Fréchette, qui a promis de rouvrir le programme. Mais les questions restent entières : qui sera concerné, selon quels critères, dans quels délais ? Entre la promesse et la réalité, le doute s'est installé. Pour beaucoup, le temps presse et la confiance n'est plus là. Un reportage de notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert. À écouter aussiLa galère des permis d'études au Canada