Journal d'Haïti et des Amériques

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13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Mikaël Ponge vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions d’auditeurs, est le deuxième bassin d’audience de notre radi

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    • Aug 17, 2026 LATEST EPISODE
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    Aux États-Unis, le lac Powell à son plus bas niveau

    Play Episode Listen Later Aug 17, 2026 30:00


    Situé à la frontière entre l'Utah et l'Arizona, le lac Powell a enregistré samedi 15 août son plus bas niveau historique. Une nouvelle illustration de la crise qui frappe le fleuve Colorado. C'est le deuxième plus grand réservoir d'eau douce de l'ouest des États-Unis, un lac artificiel de 300 km sur 40 km de large alimenté par les eaux du fleuve Colorado, lui-même gonflé par la fonte des neiges des montagnes Rocheuses. Le lac Powell a commencé à se remplir après la construction du barrage hydroélectrique de Glen Canyon en 1963 mais, depuis vingt ans, son niveau n'arrête pas de baisser. Samedi 15 août 2026, il était 55 mètres en dessous de son niveau maximum, soit le plus bas jamais enregistré. Ce record alarmant en suit un autre : neuf jours plus tôt, c'est le lac Mead, le plus grand lac artificiel du pays, lui aussi sur le fleuve Colorado, qui a atteint son plus bas niveau. Le fleuve, long de plus de 2 000 kilomètres, traverse sept États du pays : la Californie, le Nevada, le Nouveau-Mexique, l'Arizona, l'Utah, le Colorado et le Wyoming. Il alimente 40 millions de personnes en eau potable et en hydroélectricité, et irrigue plus de 2 millions d'hectares de terres cultivables. La majorité des légumes consommés aux États-Unis pendant l'hiver sont cultivés en Californie et en Arizona. Mais la sécheresse, accentuée par le changement climatique, réduit les chutes de neige sur les Rocheuses et donc la quantité d'eau du fleuve. Dans le même temps, la demande en eau ne cesse d'augmenter, avec un secteur agricole qui en consomme les trois quarts. Les explications de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. À écouter aussiLe lac Powell, une réserve d'eau menacée   En Haïti, au secours des femmes victimes de violences En Haïti, la situation des femmes et des filles se détériore de plus en plus. Selon l'ONU, 5 500 cas de violences basées sur le genre ont été recensés durant la seule première moitié de l'année 2026. Parmi ces cas, 70% sont des viols collectifs attribués aux gangs armés qui terrorisent la population. L'Ouest et l'Artibonite restent les départements les plus touchés par ce fléau. Les femmes et les filles y sont utilisées par des criminels comme moyens de pression pour asseoir leur terreur sur les habitants. Dans la commune de Gros-Morne, située à environ 30 km au nord des Gonaïves et particulièrement affectée par les activités du gang Kokorat San Ras, l'Association des Femmes en Action de Gros-Morne vient en aide aux victimes de violences dans toute la région de l'Artibonite. Elle les accompagne dans la reconstruction de leur vie, les aide à surmonter leurs traumatismes et à reprendre une existence normale, notamment grâce à des activités génératrices de revenus. Un dossier de Ronel Paul. À écouter aussiEn Haïti, parole aux femmes victimes de viols   Au Salvador, la santé made in Bukele Au Salvador, la santé se digitalise comme en Europe. Les consultations se font désormais en ligne, les plateformes de prise de rendez-vous existent aussi. Le gouvernement de Nayib Bukele met en avant cette transition numérique comme un symbole de modernisation de l'État. Mais sur le terrain, cette modernisation coexiste avec une réalité beaucoup plus fragile. Les hôpitaux publics continuent de faire face à des pénuries récurrentes de médicaments essentiels et de personnel. Un reportage de notre correspondante régionale, Marie Griffon. À lire aussiAu Salvador, le président Nayib Bukele livre la santé de ses concitoyens à Google   Le journal d'Outre-mer la 1re Le 16 août 2005, un avion transportant 152 Martiniquais s'écrasait au Venezuela.

    Séisme en Colombie : polémique autour de la gestion de l'aide internationale

    Play Episode Listen Later Aug 14, 2026 30:00


    Alors que les recherches continuent pour tenter de retrouver des survivants sous les décombres, le gouvernement est accusé de refuser une partie de l'aide internationale pour des raisons idéologiques. Les recherches continuent mais l'espoir de retrouver des survivants s'amenuise en Colombie. 379 personnes sont toujours portées disparues après le puissant séisme d'une magnitude de 7,4 qui a fait 281 morts et près de 4 000 blessés lundi (10 août 2026). La gestion de l'aide internationale suscite de plus en plus critiques. Le gouvernement d'Abelardo de la Espriella n'a formalisé de demande de soutien qu'auprès « des équipes de recherche et de sauvetage des États-Unis, du Salvador, de l'Équateur et d'Israël », quatre pays dirigés par des alliés du président d'extrême droite. À l'inverse, les secouristes en provenance du Mexique, pays dirigé par la présidente de gauche Claudia Sheinbaum, n'ont pas été autorisés à entrer.   Haïti. 5 ans après le séisme dans la péninsule sud, « il n'y a pas eu de vrai projet de reconstruction » Il y a 5 ans, jour pour jour, un séisme ravageait la péninsule sud d'Haïti. Le tremblement de terre du 14 août 2021 a fait plus de 2 200 morts et d'importants dégâts matériels. Plus de 800 000 personnes avaient été affectées directement. Pour Josette Bruffaerts-Thomas, présidente de l'association franco-haïtienne Haïti Futur, il n'y a pas eu de véritable reconstruction. Elle répond aux questions de Joris Zylberman. À lire aussiSéisme de 2021 en Haïti: cinq ans après, une reconstruction sacrifiée par l'insécurité   Portrait. AJ Dybantsa, étoile montante de la NBA aux États-Unis En ce mois d'août 2026, RFI vous propose une série de portraits de jeunes qui feront parler d'eux dans les six prochains mois. À 19 ans, AJ Dybantsa, est l'une des grandes promesses de la NBA. Le jeune homme aux origines congolaises et jamaïcaines vient d'être choisi comme numéro 1 de la draft, l'événement annuel où sont sélectionnées les nouvelles pépites du championnat de basket nord-américain. Son portrait, par François-Damien Bourgery. À lire aussiNBA: AJ Dybantsa, un numéro 1 de la Draft aux racines congolaises   Le journal d'Outre-mer la 1re 124 ans après l'éruption cataclysmique de 1902, la Montagne Pelée frémit toujours dans le nord de la Martinique.   À écouter aussiSe souvenir de l'éruption de la montagne Pelée de 1902, avec Anne Terrier

    Au Salvador, derrière les prisons, la plage

    Play Episode Listen Later Aug 13, 2026 30:00


    Le plus petit pays d'Amérique centrale devient, jour après jour, l'un des pays les plus touristiques de la région. Mais ce boom touristique a aussi un revers. En 2025, au moins 3,5 millions de touristes ont visité le Salvador, devant le Costa Rica.  Les plages du littoral, réputées pour leurs vagues, attirent notamment des surfeurs venus du monde entier. Mais cette attractivité a ses inconvénients : hausse du coût de la vie, spéculation immobilière alimentée par les acheteurs étrangers et accès au littoral de plus en plus difficile pour les habitants. Illustration dans la ville côtière d'El Tunco. Un reportage de Marie Griffon.   Au Venezuela, pouvoir et opposition annoncent des points d'accord Au Venezuela, le premier round du dialogue entre le pouvoir et une partie de l'opposition s'est achevé mercredi 12 août 2026. Un dialogue à huis-clos lancé la semaine dernière, sous l'égide de Washington. L'objectif : préparer la très attendue transition démocratique, sept mois après la capture de l'ex-président Nicolas Maduro par l'armée états-unienne. Les représentants du régime chaviste et de l'opposition ont trouvé plusieurs points d'accord. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI.   Déchets en Haïti : un État aux abonnés absents En Haïti, le quotidien Le Nouvelliste dénonce un État aux abonnés absents dans l'assainissement des déchets qui jonchent les rues de la capitale Port-au-Prince, notamment. Le journal se penche aussi sur les exigences du Conseil électoral pour être candidat à l'élection présidentielle. Dans son éditorial, le rédacteur en chef du Nouvelliste, Frantz Duval, rappelle les promesses des autorités à l'approche de la rentrée des classes. À écouter aussiEn Haïti, ils transforment les déchets plastiques en objets utiles Le journal d'Outre-mer la 1re La France métropolitaine enregistre déjà, depuis le début de l'année 2026, 17 jours de canicule selon Météo France. C'est pire qu'en 2003, année qui a marqué les esprits des Français. Mais la Métropole n'est pas la seule touchée : la sécheresse atteint aussi des niveaux alarmants en Martinique. À écouter aussiVagues de chaleur en Europe : comment agir sur les causes du réchauffement climatique ?

    Au Canada, les feux changent «le visage de la forêt boréale»

    Play Episode Listen Later Aug 12, 2026 29:50


    Le pays traverse une nouvelle saison d'incendies majeure, avec plus de 20 000 personnes évacuées en Colombie Britannique. Par endroits, la forêt brûle avant même d'avoir le temps de se remettre du précédent incendie. Une centaine d'incendies sont toujours actifs en dans la province canadienne de Colombie Britannique. Au-delà du nombre d'hectares brûlés, c'est aussi le rythme auquel les feux reviennent qui pose un problème. La végétation n'a plus temps de se régénérer. Dans l'immense forêt boréale canadienne, c'est un équilibre millénaire qui se dérègle, au point de compromettre la régénération de certaines espèces pourtant adaptées au feu. Un dossier de Nafi Alibert.   Primaires démocrates aux États-Unis À 4 mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, une nouvelle série de primaires se tenait hier (11 août 2026), avec en toile de fond la lutte entre centristes et progressistes au sein du parti démocrate. Vainqueure du scrutin dans le Minnesota, l'aile gauche du parti s'est inclinée de manière inattendue dans le Wisconsin. À lire aussiÉtats-Unis: l'aile gauche démocrate gagne la primaire dans le Minnesota, mais perd dans le Wisconsin   DJ Kémissa, première femme DJ à sortir un album en Haïti Après 10 ans de carrière comme DJ et productrice en Haïti, DJ Kémissa fait partie des noms qui résonnent fort en Haïti. Avec son premier album qui sort ce mercredi 12 août 2026, elle souhaite briser le plafond de verre et ouvrir la voie aux futures générations femmes DJ en Haïti, dans un milieu encore majoritairement masculin. Elle raconte à Chloé Cadoux comment l'album Fanm Flanm a vu le jour. À écouter aussiKemissa Trécile, reine des platines en Haïti   Le journal « La 1ère » Caraïbes Les Antilles en « alerte pollution » ! Et cette fois, ce ne sont pas les tristement célèbres algues sargasses qui sont en cause. Avec Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À écouter aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?

    Haïti : à Carrefour-Feuilles, des habitants de retour malgré l'insécurité

    Play Episode Listen Later Aug 11, 2026 30:00


    Dans ce quartier de la capitale, Port-au-Prince, certains riverains qui avaient fui la violence des gangs reviennent chez eux, épuisés par les conditions de vie très difficiles dans les camps de déplacés. Mais la zone n'est pas encore totalement repassée sous le contrôle des forces de sécurité. Des habitants abandonnés face aux gangs Derrière ces retours, se cache une inquiétude majeure : la sécurité. Les habitants disent vouloir retrouver leur quartier, mais réclament d'abord des garanties pour pouvoir y vivre et circuler librement. En l'absence d'un contrôle total de l'État, des brigades d'autodéfense tentent de maintenir une présence dans certaines zones. Les organisations de défense des droits humains alertent sur les risques auxquels s'exposent des habitants qui regagnent une zone où l'autorité de l'État reste limitée. « Le retour des populations déplacées ne constitue pas une victoire sécuritaire. Il s'agit plutôt d'un abandon orchestré. Aujourd'hui, la population qui regagne ces zones fait face à une double menace : d'un côté, la terreur des groupes armés et, de l'autre, les exécutions sommaires qui pourraient être perpétrées lors des opérations de ratissage menées par les forces de l'ordre », craint Darbenski Gilbert, de l'Ordre des défenseurs des droits humains.   Chili : craintes de privatisation du géant du cuivre Codelco Ce lundi 10 août 2026, le gouvernement chilien d'extrême-droite a annoncé que pour la première fois de l'histoire du pays, le géant public du cuivre Codelco pourra garder dans ses caisses 100% de ses bénéfices engrangés en 2025, afin de diminuer sa dette de réinvestir cet argent dans l'entreprise. Le chiffre exact du manque à gagner pour le budget du pays n'a pas été dévoilé, mais ces bénéfices s'élevaient à 2,4 milliards de dollars l'an dernier (2025). Le cuivre est la principale richesse du pays (plus de la moitié de ses exportations) et Codelco contribue fortement au budget de l'État. Cette décision intervient deux semaines après qu'Arturo Squella, sénateur et chef de file du Parti Républicain (le parti du président d'extrême-droite José Antonio Kast) a dit dans une interview que privatiser l'entreprise publique du cuivre devait être la prochaine étape pour le gouvernement. La déclaration a suscité de nombreuses critiques et a finalement été démentie par le ministre de l'Économie et des Mines. Elle suscite toutefois des craintes chez certains syndicats de mineurs. Codelco est issue de la nationalisation du cuivre décidée sous la présidence du socialiste Salvador Allende, renversé par un coup d'État militaire en 1973. Cette politique était le symbole de la réappropriation par les Chiliens de leurs ressources naturelles, qui devaient contribuer à financer des services publics comme l'école ou la santé. À lire aussiMatières premières: le Chili acte la création d'un nouveau géant du lithium   Au Mexique, une cérémonie pour invoquer la pluie Le réchauffement climatique (provoqué par les activités humaines) et les phénomènes comme El Niño provoquent des événements extrêmes auxquels les populations rurales sont les plus vulnérables. À la fin de la saison sèche au Mexique, quand les chaleurs sont intenses et les incendies trop fréquents, dans quelques villages des montagnes de l'État de Guerrero perdure une cérémonie : la bagarre des tigres. Dédiée à la divinité de la pluie Tlalóc (qui présente les traits d'un jaguar), ce rituel invite les habitants à se battre en duel jusqu'au sang. Une goutte de sang versée sur la terre aurait la vertu d'appeler la pluie et serait la promesse de belles récoltes, explique Gwendolina Duval dans son reportage. À lire aussiMexique: des pluies diluviennes font 28 morts à travers le pays   Dans le journal de La 1ère... La «galère » pour les utilisateurs des transports en commun en Martinique. Avec Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

    Trente ans après le meurtre de Tupac Shakur, l'heure du dénouement?

    Play Episode Listen Later Aug 10, 2026 30:00


    Le procès de Duane Davis s'ouvre ce lundi 10 août 2026 à Las Vegas. L'ancien membre de gang accusé d'avoir orchestré et participé au meurtre de Tupac Shakur, en septembre 1996. En 1996, Tupac Shakur est une star mondiale. Il a 25 ans et il a déjà obtenu 36 disques d'or, 19 de platine, 2 de diamant. Une légende née en 1971 dans le quartier d'East Harlem, à New York, dans une famille de militants pour les droits des Afro-Américains. Ses parents sont tous les deux membres des Black Panthers. En 1988, la famille déménage près d'Oakland, en Californie. Et c'est donc là que Tupac Shakur lance sa carrière professionnelle. Il s'impose rapidement comme une des figures du gansta rap, ce sous-genre du hip-hop où la culture des gangs se mêle à celle du rap. Il se distingue par son flow et ses morceaux engagés. Il y parle de racisme, de la misère des ghettos, de violences policières... Mais aussi de sujets plus légers, comme dans le mythique « California Love », qu'il interprète avec Dr Dre. Sans doute son plus gros tube. Le rappeur est également connu pour ses multiples déboires judiciaires, avec plusieurs condamnations, notamment une à quatre ans et demi de prison pour viol. Il en sortira au bout de neuf mois. Il existe à l'époque de fortes rivalités entre les rappeurs de la côte ouest et ceux de la côte est. Ça se manifeste à travers les textes, mais aussi par gangs interposés. Tupac, lui, est lié à celui des Bloods. Des liaisons dangereuses qui vont conduire à sa mort. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI.   Au Pérou, le Chumbivilcas ne veut pas de Fujimori Au Pérou, Keiko Fujimori commence son quinquennat et prend les rênes d'un pays divisé en deux. Elle s'est imposée fin juin 2026 avec seulement 50 000 voix d'avance sur son adversaire de gauche rurale Roberto Sanchez. Une nette fracture entre Lima, la capitale, et les régions du Sud, profondément anti-fujimoriste. Un rejet quasi unanime, dans une région où la mémoire de la dictature de son père reste vive, comme en témoigne la région de Chumbivilcas. Ici, plus de 95% de la population a voté pour Roberto Sanchez et ne veut pas de Keiko Fujimori comme présidente. Un reportage de notre correspondant, Martin Chabal.   La difficulté d'être artiste en Haïti L'invitée Haïti du jour est la comédienne et chanteuse Néhémie Bastien. En France pour participer au festival Les Turennales à Turenne, en Corrèze, Néhémie Bastien proposera des créations musicales et littéraires. Elle revient avec Olivier Rogez, du service Culture de RFI, sur la difficulté d'être artiste en Haïti dans la situation actuelle.   Le journal d'Outre-mer la 1re Une première en Guyane : dimanche matin (9 août 2026), le grand public a pu participer à un rituel chamanique.

    Un nouveau cycle politique en Colombie

    Play Episode Listen Later Aug 7, 2026 30:00


    Après quatre ans de gouvernance de gauche, l'extrême droite prend les rênes du pouvoir en Colombie. Le nouveau président Abelardo de la Espriella est investi ce vendredi 7 août 2026. Abelardo de la Espriella a fait de la lutte contre l'insécurité et la criminalité l'une de ses priorités. Pour marquer cet engagement, il a choisi de prêter serment à Cali, une région touchée par plusieurs attentats ces derniers mois, plutôt que dans la capitale Bogota. Ce début de mandat devrait donc être marqué par une stratégie répressive, une offensive militaire et par la fin des négociations avec les groupes armés et criminels. Une rupture, donc, avec la politique de « paix totale » et de dialogue du président sortant Gustavo Petro. Les explications de Sarah Krakovitch, du service International de RFI. Un éléphant blanc au Sénat colombien En ce mois d'août 2026, RFI vous propose une série de portraits de jeunes qui feront parler d'eux dans les six prochains mois. Cap aujourd'hui sur la Colombie où un éléphant blanc siège désormais au Congrès. El Elefante blanco, Luis Carlos Rua de son vrai nom, est un militant anti-corruption qui dénonce depuis des années la mauvaise utilisation des fonds publics sur les réseaux sociaux, déguisé en éléphant blanc. Il vient de se faire élire sénateur. Son portrait par Marine de La Moissonnière, du service International de RFI.   En Haïti, des hospitalisations qui posent question En Haïti, des membres de gangs, et même l'un de leurs principaux chefs, profiteraient de conditions de soins privilégiées dans un hôpital de Carrefour, à une dizaine de kilomètres à l'ouest du centre de Port-au-Prince. C'est ce que révèle une enquête du média d'investigation indépendant Ayibopost. Nous en parlons avec son auteur, Jérôme Wendy Norestyl. À écouter aussiEn Haïti, les conséquences dramatiques de la pénurie de poches de sang     Le journal d'Outre-mer la 1re Une immersion dans le service territorial de la police judiciaire et scientifique de Cayenne, en Guyane.

    En Haïti, des élections avec ou sans des candidats sous sanctions?

    Play Episode Listen Later Aug 6, 2026 30:00


    Le processus d'inscription sur les listes électorales a commencé depuis une semaine en Haïti. L'un des enjeux majeurs des élections dont le premier tour doit avoir lieu le 13 décembre 2026, c'est la participation ou non des figures politiques sous sanctions internationales. Les deux enjeux majeurs des élections à venir concerne la participation des Haïtiens au scrutin, avec un processus d'inscription particulièrement lent et long, et la validation des candidatures. Or, remarque Frantz Duval, rédacteur en chef du quotidien Le Nouvelliste, nombre de ces candidats sont aujourd'hui visés par des sanctions internationales en raison de liens présumés avec les gangs ou de soupçons de corruption.   Le Nouvelliste revient aussi sur la question du kidnapping. La PNH, la police nationale haïtienne, a annoncé le renforcement de son dispositif de sécurité à Delmas. Une annonce attendue, observe Frantz Duval, car la police était jusqu'ici aux abonnés absents. « La police a refait surface. C'est une bonne chose. Mais on va voir ce qu'elle va faire concrètement », dit-il. Le quotidien rapporte enfin qu'aux États-Unis, une juge fédérale a levé l'ordonnance qui empêchait encore l'administration Trump d'appliquer la fin du TPS, le statut de protection temporaire dont bénéficiait les quelque 330 000 Haïtiens résidents dans le pays. Ceux-ci ne pourront plus conduire ou travailler, et risqueront à tout moment d'être arrêtés par l'ICE, la police de l'immigration. « Aux États-Unis, quand vous ne travaillez pas et que vous ne pouvez pas conduire, vous n'existez pas », remarque Frantz Duval. À écouter aussiÉtats-Unis : pourquoi 350 000 Haïtiens perdent-ils leur protection?   Les influenceurs mexicains ciblés par les cartels Au Mexique, les cartels tuent aussi les influenceurs. Le dernier exemple en date est celui de César Gastélum, un créateur de contenu âgé de 25 ans, abattu en pleine rue à Culiacan, la capitale de l'État de Sinaloa. Il est le neuvième influenceur tué dans cet État de l'est du pays depuis septembre 2024. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI.   Au Salvador, quel avenir pour le bitcoin ? Le président Nayib Bukele avait fait du bitcoin une monnaie légale en 2021. Cinq ans plus tard, le bilan est contrasté. Si le gouvernement continue de promouvoir son image de pionnier des cryptomonnaies, l'usage du bitcoin reste très limité dans la vie quotidienne des Salvadoriens. Un reportage de notre correspondante régionale, Marie Griffon. À écouter aussiLe Salvador abandonne le bitcoin comme monnaie officielle Le journal d'Outre-mer la 1re Lentement mais sûrement, la rétrocession aux collectivités locales du foncier détenu par l'État en Guyane se poursuit…

    Escalade des tensions diplomatiques entre le Brésil et Washington

    Play Episode Listen Later Aug 5, 2026 30:00


    Washington a annoncé, ce mardi 4 août 2026, révoquer le visa de l'ambassadrice brésilienne dans le pays nord-américain. Après une période d'entente cordiale entre Donald Trump et Lula, les relations entre les deux géants du continent ne cessent de s'envenimer depuis quelques mois, à l'approche de l'élection présidentielle prévue au Brésil en octobre 2026. C'est une escalade « sans précédent, de l'avis même des diplomates brésiliens et états-uniens », au moins depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, souligne Anaïs Fléchet, professeure d'histoire à Sciences Po Strasbourg. Ce mardi, l'administration de Donald Trump a annoncé avoir révoqué le visa de l'ambassadrice brésilienne dans le pays, sans toutefois que cela entraîne son expulsion. Une réaction, selon Washington, au retard des autorités brésiliennes à donner leur agrément à l'ambassadeur états-unien nommé en juin 2026.   Insultes et attaques par président interposé « Cette bataille diplomatique s'inscrit dans une suite d'épisodes marquant une dégradation des relations bilatérales », poursuit la spécialiste du Brésil. En juillet, les États-Unis ont imposé de nouveaux droits de douane à une série de produits brésiliens. « Au niveau rhétorique, cela passe aussi par le soutien affiché de l'administration Trump à la candidature de Flavio Bolsonaro », fils de l'ancien président d'extrême-droite Jair Bolsonaro et candidat à l'élection présidentielle face au président sortant de gauche Lula. « Ce soutien se manifeste soit par des déclarations directes depuis les États-Unis, soit par exemple via un tiers comme le président argentin Javier Milei, qui s'est rendu au Brésil lors de la convention d'investiture de Flavio Bolsonaro comme candidat et qui multiplie les insultes et les attaques vis-à-vis du président Lula, précise la chercheuse. Ce qui a provoqué également une crise diplomatique avec l'Argentine ». Brasilia a invité ce mardi l'ambassadeur argentin à rentrer chez lui. Une courte entente cordiale Pourtant, malgré leurs divergences idéologiques, Donald Trump et Lula avaient manifesté publiquement leur bonne entente à plusieurs reprises depuis le retour à la Maison Blanche du milliardaire états-unien. « Curieusement, lors de l'assemblée générale des Nations unies l'an dernier (2025), les deux hommes se sont croisés dans les couloirs de l'ONU un peu par hasard avant leur intervention et Donald Trump a fait l'éloge de Lula lors de son discours. Quelque chose s'est passé. Les deux hommes se sont revus lors du sommet l'ASEAN en octobre 2025, puis Lula est allé en visite à Washington et tout s'est plutôt bien passé entre eux deux », rappelle Thomas Zicman de Barros, docteur associé au Cevipof, à Sciences Po Paris.  À lire aussiMalgré leurs divergences, Trump et Lula affichent leur satisfaction après une réunion à la Maison Blanche Accusations d'ingérence électorale Après cette visite survenue en mai, les relations se sont à nouveau tendues, à l'approche de l'élection présidentielle prévue en octobre 2026. Lula a été investi officiellement dimanche 2 août par son parti pour tenter de décrocher un quatrième mandat et affrontera donc Flavio Bolsonaro, le fils de l'ancien président d'extrême-droite Jair Bolsonaro. Le gouvernement brésilien accuse les États-Unis d'ingérence électorale, et a refusé en juillet d'octroyer des visas à deux fonctionnaires du département d'État américain. Lula les a accusés publiquement de vouloir « s'immiscer dans les élections ». Ils sont soupçonnés d'avoir voulu participer à une campagne de désinformation visant à mettre en doute le système de vote électronique au Brésil. Le Brésil isolé dans une Amérique largement acquise à l'extrême-droite De fait, l'administration Trump, et en particulier son chef de la diplomatie Marco Rubio, voudraient voir basculer à l'extrême-droite le Brésil, l'un des rares pays encore gouverné par la gauche sur le continent. « ​​​​​​​Le basculement d'une série de pays vers l'extrême-droite dans le reste du continent a encouragé l'administration Trump et en particulier Marco Rubio vers une ligne dure. Des pays dans lesquels les États-Unis sont intervenus pour soutenir des candidats d'extrême-droite, comme en Colombie, au Chili, ou encore en Argentine, analyse Anaïs Fléchet. Ce basculement régional isole le Brésil et rend l'action de Marco Rubio et des États-Unis plus directe et plus offensive dans le pays dernièrement. » Cet interventionnisme pourrait se révéler être une arme à double tranchant pour Washington, car « le Parti des travailleurs de Lula a fait de la défense de la souveraineté nationale un thème de campagne majeur, ce qui se double d'une dénonciation de l'ingérence des États-Unis et renvoie aussi à un discours plus ancien de dénonciation de l'impéralisme des États-Unis », explique Anaïs Fléchet.   Aux États-Unis, une association aide des familles à rendre visite à leurs proches en prison Depuis deux décennies, la Pennsylvania Prison Society, une organisation à but non lucratif financée par l'État de Pennsylvanie, permet chaque année à des milliers de personnes (principalement des femmes noires) de rendre visite à leurs proches détenus dans les prisons d'État. Mais l'ONG a bien failli devoir mettre fin à son activité, avant d'obtenir sur le fil un nouveau financement pour l'année prochaine. Car depuis la pandémie de Covid-19, le système carcéral s'est transformé et tourné davantage vers des visites virtuelles, en visioconférence. À Philadelphie, François-Damien Bourgery a suivi une des visites organisées par l'association.   Haïti : les Gonaïves face à la saison des cyclones La saison cyclonique, débutée en juin 2026, frappe de plein fouet la ville des Gonaïves et ses environs. Mi-juillet 2026, des pluies diluviennes accompagnées de vents violents se sont abattues sur plusieurs communes du département de l'Artibonite. Dans la section communale de La Pierre, située à une dizaine de kilomètres au nord-ouest des Gonaïves, les vents ont déraciné des arbres et arraché des toitures. Deux personnes sont mortes, dont une enfant de 9 ans. La saison des cyclones atteint généralement son pic au mois de septembre en Haïti. Ronel Paul a joint pour RFI la Protection civile locale et une ONG italienne sur place, pour mieux comprendre comment elles tentent de prévenir les risques liés aux ouragans et aux cyclones en cette saison. À écouter aussiCap-Haïtien : mouvement de colère face aux inondations Dans le journal de La 1ère... Lancée en février 2026 en Martinique, la pétition « anti-algues sargasses » n'a pour l'instant pas atteint son objectif, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À écouter aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?

    Au Chili, l'ultra-droite cherche à réécrire l'histoire dans un Musée «de la vérité»

    Play Episode Listen Later Aug 4, 2026 30:00


    Des parlementaires du Parti national libertarien, proches de la coalition du président d'extrême-droite José Antonio Kast, demandent au dirigeant du pays la création d'un Musée « de la vérité ». Il s'agirait, selon eux, de commémorer les « victimes » du gouvernement socialiste de Salvador Allende entre 1970 et 1973, juste avant le coup d'État militaire.   Il existe bien à Santiago du Chili un Musée de la mémoire et des droits humains : un grand bâtiment contemporain couleur bronze, proche du centre historique de la capitale. On y trouve de nombreux témoignages et archives des crimes commis sous la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990), qui a fait plus de 3 000 morts. Pourtant, ce musée serait incomplet, selon certains élus d'extrême-droite qui voudraient créer un autre lieu présentant leur propre version de l'histoire.  Pénuries Sept parlementaires d'ultra-droite, membres du Parti national libertarien, ont présenté en juin une résolution demandant au président d'extrême-droite José Antonio Kast (au pouvoir depuis mars) la création d'un Musée « de la vérité ». Ces élus défendent l'idée selon laquelle le coup d'État militaire était justifié et nécessaire, et souhaitent dénoncer « les abus, la famine ainsi que l'humiliation » qu'auraient subi des millions de Chiliens pendant ces trois années où la coalition de gauche, l'Unité Populaire, gouvernait le pays après avoir accédé démocratiquement au pouvoir en 1970, et avant d'être déstabilisée puis renversée par un coup d'État soutenu par la CIA. Pourtant, explique la correspondante de RFI à Santiago, il ne sera pas question dans ce musée de l'ingérence des États-Unis au Chili. « Il s'agira d'un musée concernant l'histoire des Chiliens, pas celle des États-Unis, se défend Paulina Muñoz, l'une des élues à l'origine de la proposition. Il y aura des témoignages, des documents mais à travers le regard des Chiliens », sans plus de contexte, confirme-t-elle, jointe par Naïla Derroisné.   Intervention des États-Unis « Comprendre la période de l'Unité Populaire sans considérer le contexte interaméricain me parait très compliqué. Car de nombreux événements ayant eu lieu pendant cette période,  comme par exemple les pénuries, ont été le fruit d'interventions nord-américaines. L'utilisation de l'Histoire par la droite chilienne souffre d'un manque de méthodologie, estime Camila Gatica, professeure assistante au département des Sciences Historiques de l'Université du Chili. De plus, penser qu'il n'existe qu'une seule vérité et qu'elle est statique, me parait très problématique. Tout comme parler des pénuries alimentaires sans mentionner le programme de nutrition infantile instauré par l'Unité Populaire.»   Au Panama, des habitants manifestent contre un barrage destiné à alimenter le canal « Non au barrage », voilà ce qu'on pouvait lire notamment sur les banderoles de manifestants dans la capitale panaméenne ce lundi 3 août 2026. Près de 300 personnes s'y sont réunies, notamment des habitants et paysans, riverains du fleuve Indio, où doit être construit un barrage pour créer un lac artificiel destiné à alimenter le canal de Panama, menacé par la sécheresse. Les habitants, qui seront expropriés, se sentent trahis par l'État et dénoncent aussi le déplacement des tombes de leurs ancêtres enterrés dans huit cimetières qui se trouvent dans l'emprise du futur barrage. À lire aussiRéchauffement climatique: la pénurie d'eau douce menace la viabilité du canal de Panama Grenadye Alaso, d'où vient le cri de ralliement des supporters haïtiens ? Ces deux mots ont été scandés par tous les supporters haïtiens lors de la Coupe du monde de football masculin 2026. À l'origine, ordre militaire de l'armée coloniale française, la phrase « Grenadiers à l'assaut » a été détournée par des esclaves en armes, il y a plus de deux siècles. Pendant la guerre d'indépendance, elle devient un cri pour tenir bon et avancer malgré tout. La mémoire de la Révolution a toujours été mobilisée dans la culture populaire haïtienne. « Les Haïtiens ont toujours eu un attachement très romantique, presque épique, à leur histoire. Le football n'est que le terrain d'expression de ce patriotisme », explique le géographe Jean-Marie Théodat, de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, interviewé par Léonie Magro del Baño.  Avec la qualification d'Haïti pour sa première Coupe du monde en 52 ans, plus d'une vingtaine de chansons ont vu le jour en quelques semaines, au pays comme dans la diaspora. Parmi elles, « Ayiti Nan Batay », de la chanteuse Ayiiti, en featuring avec Boukman Eksperyans et Paul Beaubrun. « On s'est qualifiés le 18 novembre, le jour de la bataille de Vertières : c'est hyper symbolique. J'ai voulu rendre hommage aux grenadiers de maintenant et de l'époque », témoigne l'artiste auprès de RFI. À lire aussiCoupe du monde 2026: les larmes et la fierté des supporteurs après l'élimination d'Haïti   Dans le journal de La 1ère... Le ministre français de l'action et des comptes publics a atterri ce lundi (3 août 2026) en Guyane, d'où il a confirmé l'arrivée en 2027 de 15 douaniers supplémentaires, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À lire aussiFrance: démantèlement d'un réseau de passeurs qui faisait transiter des migrants syriens par la Guyane

    Au Mexique, la lutte d'un peuple originel pour sauver son histoire et sa culture de l'oubli

    Play Episode Listen Later Aug 3, 2026 30:00


    Près de 20% de la population mexicaine appartient à des peuples indigènes qui sont reconnus par la Constitution mexicaine. Le dernier à avoir obtenu ce statut : le peuple de la « Nación Ndée » au nord du pays. Si leur existence a longtemps été niée par l'histoire mexicaine héritée de la colonisation, marquée par les meurtres et le racisme, plusieurs membres revendiqués de la communauté Ndée sortent de l'ombre et tentent de sauver ce qu'il reste de leur culture. Au Mexique, il existe officiellement 70 peuples originels - 69 peuples indigènes et le peuple afromexicain, reconnus depuis un peu plus de 30 ans par la Constitution mexicaine. Le gouvernement a lancé un projet de loi générale pour les droits de ces populations. Au nord du Mexique, le peuple de la « Nación Ndée » , est le dernier à avoir obtenu cette reconnaissance. Longtemps, leur existence contemporaine a été niée par l'histoire mexicaine héritée de la colonisation, marquée par les meurtres et le racisme. À tel point que même si les terres Ndées s'étendaient entre les immensités du Mexique et des États-Unis, on disait qu'ils avaient disparu de ce côté de la frontière. Mais depuis des années, quelques membres de la communauté qui se reconnaissent Ndés dans les États du nord du Mexique sortent de l'ombre, se battent pour leurs droits et tentent de sauver ce qu'il reste de leur culture. Notre correspondante Gwendolina Duval est allée à leur rencontre dans l'État de Chihuahua. À écouter aussiSur les traces des descendants d'Afrique au Mexique   Des incendies ravagent le continent nord-américain Les feux de forêt se multiplient, en Amérique du Nord, et particulièrement au nord-ouest du continent. Des incendies fulgurants ravagent la ville de Spokane, la deuxième plus grande ville de l'État de Washington, à l'est de Seattle. Ils s'inscrivent dans un contexte de sécheresse extrême et de fortes chaleurs dans l'État de Washington. Selon le gouverneur, Bob Ferguson, il s'agit de la quatrième année consécutive de sécheresse dans l'État. Dave Upthegrove, commissaire aux terres publiques de l'État de Washington, parle d'une saison des feux « exceptionnelle », et assure que la conjonction de conditions météorologiques défavorables et la multiplication des incendies dans tout l'Ouest « mettent les personnes mobilisées à rude épreuve ». Selon l'ONU, près de 2 millions d'hectares ont brûlé aux États-Unis depuis le début de l'année 2026. Et de l'autre côté de la frontière, au Canada, il s'agit de la pire saison de feux de forêt jamais connue, avec 3,8 millions d'hectares brûlés en 2026. Des feux souvent non maîtrisés, car ils se trouvent dans des zones reculées, difficilement accessibles par la route... À lire aussiÉtats-Unis: le suspect d'un des incendies de Los Angeles aurait agi par vengeance contre les riches   Les États-Unis durcissent encore les règles de l'immigration Depuis quelques mois, l'administration Trump inflige aux étrangers ayant reçu l'ordre de partir, des amendes aux montants astronomiques. Les autorités étasuniennes utilisent pour cela une loi de 1996 qu'aucun autre président, hormis Donald Trump, n'avait jamais appliquée. Les modalités ont été simplifiés et les délais pour faire appel raccourcis. Des actions en justice ont été lancées.  À lire aussiLes États-Unis expulsent encore des dizaines de personnes vers l'Afrique   Début des inscriptions sur les listes électorales dans certains départements haïtiens En Haïti, le gouvernement et le Conseil électoral provisoire mettent le cap vers l'organisation des prochaines élections, un exercice démocratique auquel les citoyens n'ont plus participé depuis plus de dix ans. Après la publication d'un nouveau calendrier électoral, le CEP a lancé cette semaine l'opération d'inscription des électeurs dans le département de l'Ouest, notamment à Delmas, Tabarre et Pétion-Ville. Plusieurs citoyens ont répondu à l'appel. Si certains saluent enfin le démarrage du processus, d'autres restent sceptiques dans un contexte marqué par l'insécurité. Suivant le calendrier publié par le Conseil électoral, le premier tour des élections présidentielle et législatives est fixé au 13 décembre 2026, et la publication des résultats définitifs de l'ensemble du processus, le 7 mars 2027. Un dossier signé Peterson Luxama, qui a sillonné plusieurs centres d'inscription.  À écouter aussiHaïti : «Sans sécurité, les élections ne seront qu'un leurre» Journal de la 1ère Alex Leveillé nous donne les résultats de la lutte contre l'insécurité à Saint Martin et Saint Barthélémy sont plutôt encourageants, et a recueilli le témoignage d'une femme qui craint d'avoir été droguée lors d'une soirée en Guadeloupe, sans avoir pu porter plainte à la gendarmerie.

    Brésil : Lula en route pour briguer un quatrième mandat

    Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 30:00


    À 80 ans, Luiz Inácio Lula da Silva sera officiellement investi ce dimanche (2 août 2026) comme candidat du Parti des travailleurs pour l'élection présidentielle d'octobre. La course s'annonce très serrée face à Flávio Bolsonaro, le candidat de l'extrême droite. Le président sortant entend faire campagne sur son bilan économique et social, tout en se posant en défenseur de la démocratie et de la souveraineté brésilienne face aux pressions de Washington. Pour le politologue Gustavo Ribeiro, Lula reste le seul leader capable de rassembler la gauche, mais cette nouvelle candidature révèle aussi l'incapacité du Parti des travailleurs à préparer sa succession. À lire aussiBrésil: «Lula est le seul candidat capable de rassembler la gauche et une partie du centre»   Akriila, la voix de la génération Z chilienne Au Chili, elle est l'une des voix montantes de la musique urbaine. Akriila, 22 ans, mélange reggaeton, trap, pop expérimentale et sons électroniques. Artiste queer, révélée après le confinement, elle chante les amours, les doutes et questionnements identitaires d'une génération. Un portrait d'Antonin Barles.   Ces Haïtiens victimes de « zombification » En Haïti, des milliers de personnes vivraient aujourd'hui en état de « zombification ». Loin des clichés hollywoodiens, ces zombis ne sont pas des monstres cannibales mais pour la plupart, les victimes d'une justice parallèle ancestrale. Née du croisement entre le Vodou, l'héritage culturel africain et le traumatisme de l'esclavage, la zombification est un processus aux multiples facettes, encore trop méconnue. Louise Kim. À écouter aussiVaudou haïtien, des origines africaines au syncrétisme multiple, au-delà des zombis   Journal de la 1ère Le Premier ministre du territoire d'outre-mer britannique Monserrat affiche sa volonté de développer un partenariat avec la Guadeloupe en matière santé.

    États-Unis : l'ancien «Monsieur Covid» Anthony Fauci étrillé au Sénat

    Play Episode Listen Later Jul 30, 2026 30:00


    La commission à la sécurité intérieure du Sénat a entendu mercredi 30 juillet Anthony Fauci, l'ex-conseiller de Donald Trump et Joe Biden sur le Covid-19. Une audition dans le cadre d'une enquête sur les origines de la pandémie.   Six ans après, le Covid-19 continue à faire parler de lui aux États-Unis. Déjà auditionné plusieurs dizaines de fois par le Congrès, Anthony Fauci a été entendu une nouvelle fois hier (29 juillet 2026) par la commission présidée par le sénateur Rand Paul, bien décidé à prouver que le spécialiste des maladies infectieuses avait menti sur les origines de la pandémie. Mais cette fois, l'intéressé a refusé de répondre aux questions, persuadé que l'élu du Kentucky faisait de son cas une affaire personnelle. « La seule raison pour laquelle il m'a convoqué devant cette commission, c'est pour me faire dire quelque chose, n'importe quoi, qui puisse justifier la réalisation de sa promesse maintes fois répétée : celle de me mettre derrière les barreaux. Toute personne sensée qui aurait observé son obsession à mon égard en arriverait à la même conclusion », a-t-il ainsi déclaré dans son propos liminaire, avant d'invoquer plus d'une centaine de fois le 5e amendement de la Constitution, qui garantit le droit au silence. Les détails de François-Damien Bourgery, du service International de RFI.   En Haïti, la question du financement des partis À deux mois du début de la campagne électorale en vue de la présidentielle du 13 décembre en Haïti, se pose la question du financement des partis. L'État remboursera leurs dépenses de campagne, mais à certaines conditions. Des règles bien précises concernent également les dons venant de particuliers, surtout des étrangers, remarque Frantz Duval, le rédacteur en chef du Nouvelliste. Trois jours après la fin du TPS, le Nouvelliste dresse le portrait d'une Haïtienne qui se mobilise pour aider ses compatriotes aux États-Unis, Farah Larrieux. Un engagement qui vient de son histoire personnelle. Toujours à propos des États-Unis, le chargé d'affaires américain Henry Wooster quitte Haïti. Il sera reste un peu plus d'un an. Que retenir de son court séjour ?   En Bolivie, un jeune agriculteur veut sauver les patates Direction la Bolivie, où il existe entre 1 000 et 1 500 variétés différentes de pommes de terre. Mais à peine quelques dizaines de ces variétés sont produites à grande échelle, ce qui menace cette diversité génétique. Dans les montagnes boliviennes, à 100 kilomètres de La Paz, Lionel Mejías, un agriculteur de 19 ans, s'est mis en tête de préserver les variétés de patates de sa communauté. Notre correspondant Nils Sabin est allé le rencontrer.   Le Journal d'Outre-mer la 1re En Guadeloupe, la ligue de natation est dans la tourmente.

    Nouveau tour de vis dans la politique anti-immigration des États-Unis

    Play Episode Listen Later Jul 29, 2026 30:00


    Les États-Unis durcissent encore un peu plus leur politique migratoire. Après les arrestations devant les tribunaux où des migrants se rendaient pour répondre à une convocation pour étudier leur dossier, place désormais aux interpellations dans les aéroports. Plusieurs médias américains révèlent cette nouvelle manière de procéder de l'ICE, la police anti-immigration, nous explique Marine de La Moissonnière du service international de RFI. On savait que l'ICE intervenait dans les aéroports du pays, depuis quelques mois, pour arrêter des étrangers sous le coup d'une mesure d'expulsion. La nouveauté, c'est que la police anti-immigration interpelle désormais des gens dont le visa a expiré, mais qui ne sont pas sous le coup d'une obligation de quitter les États-Unis, y compris des personnes dont la procédure de renouvellement du visa est à l'étude. L'administration Trump fait également pression sur les étrangers en leur infligeant des amendes : 998 dollars par jour passé aux États-Unis sans papiers. C'est autorisé par la loi depuis 1996. Mais avant Donald Trump, jamais aucun président des États-Unis n'avait utilisé cette arme. Impossible de savoir combien de personnes ont préféré rentrer dans leur pays d'origine, faute de pouvoir payer. Enfin, Washington a annoncé hier (mardi 28 juillet 2026) une réforme de la procédure de demande d'asile qui est entrée en vigueur immédiatement. Désormais, les dossiers de certains demandeurs d'asile seront directement traités par un juge, parfois même sans les entendre. Auparavant, tous les demandeurs d'asile avaient un premier rendez-vous avec un agent des services de l'immigration, dans un bureau. Ce n'est qu'en cas de rejet de leur dossier qu'ils voyaient un juge qui pouvait ordonner leur renvoi des États-Unis. Présenté comme une simplification de la procédure, ce changement devrait surtout permettre d'accélérer l'expulsion de centaines de milliers de demandeurs d'asile.   Le difficile labeur des agriculteurs haïtiens Plus de la moitié de la population haïtienne se trouve en insécurité alimentaire aiguë, selon la FAO. Alors que près de la moitié des produits alimentaires consommés dans le pays sont importés et souvent trop chers, l'agriculture locale peine à se développer : elle emploie près de 60% de la population, mais ne représente que 20% du PIB d'Haïti. Elle est frappée durement par le changement climatique. Louise Jouveshomme a pu s'entretenir avec des agriculteurs qui lui ont raconté devoir faire face à des sécheresses et des inondations de plus en plus fréquentes. Ils dénoncent également le manque de soutien des pouvoirs publics. Un abandon qui remonte aux années 80 lorsque les grandes institutions monétaires, comme le FMI ou la Banque mondiale, conditionnent leur soutien économique à l'ouverture d'Haïti au commerce mondial. Pour tenter d'enrayer cette crise, il existe des initiatives locales comme celles lancées par le MPP, le Mouvement paysan papaye, basées sur l'entraide entre paysans et le respect de l'environnement. À écouter aussiLe programme alimentaire mondial au secours des agriculteurs haïtiens Recrudescence de la dengue au Honduras Près de la moitié de la population mondiale, soit environ 4 milliards de personnes, vit dans des zones où il existe un risque de transmission de la dengue, selon l'OMS. En Amérique centrale, depuis début juillet 2026, la région est sur ses gardes. Avec le retour de la saison des pluies, les moustiques vecteurs du virus prolifèrent à nouveau. Deux pays sont aujourd'hui fortement touchés dans la région : le Panama et le Honduras où cinq personnes sont mortes ces dernières semaines, dont deux enfants. La capitale, Tegucigalpa, concentre la majorité des cas. Sur place les autorités sont à pied d'œuvre pour tenter de limiter la propagation du virus. Reportage de Marie Griffon. À lire aussiDengue, Zika, chikungunya: les moustiques invasifs coûtent des milliards, la prévention reste à la traîne Le journal de la 1ère L'île de Montserrat et la Martinique veulent renforcer leur coopération en matière de santé.

    Prise de fonction de Keiko Fujimori : les défis de la nouvelle présidente péruvienne

    Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 30:00


    Ce mardi 28 juillet 2026, Keiko Fujimori prend officiellement ses fonctions, lors d'une cérémonie au Congrès. Plusieurs chefs d'État de la région y assisteront, parmi lesquels le président argentin Javier Milei et le président chilien José Antonio Kast. Le roi d'Espagne, Felipe VI, sera également présent. On attend surtout le premier discours et peut-être les premières annonces de la nouvelle présidente, confrontée à de multiples défis. Parmi ces défis : la lutte contre la criminalité, les conséquences attendues du phénomène El Niño et la réconciliation d'un pays profondément divisé. Si elle a promis de gouverner avec une « main dure » contre le crime organisé, les mesures concrètes de son gouvernement ne sont pas encore connues et son parti ne dispose pas de la majorité au Parlement. Le nouvel exécutif devra également faire face aux effets d'El Niño, qui pourrait toucher près d'un Péruvien sur trois dans un pays insuffisamment préparé. Enfin, élue de justesse, la nouvelle présidente devra convaincre au-delà de son camp, sous peine de voir ressurgir les crises politiques qui ont marqué le Pérou. À lire aussiSécurité, climat, héritage familial: les défis de Keiko Fujimori, investie présidente du Pérou   Au Venezuela, les autorités vérifient la solidité des bâtiments Il y a un peu plus d'un mois, le 24 juin 2026, le Venezuela était frappé par un double séisme qui faisait au moins 5 500 morts. Un bilan qui pourrait être bien plus lourd : selon l'ONU, près de 50 000 personnes sont toujours portées disparues. Dans les zones les plus touchées, notamment dans l'État de La Guaira, au nord du pays, et à Caracas, les opérations de déblaiement se poursuivent. Parallèlement, des brigades d'ingénieurs inspectent les nombreux bâtiments fragilisés afin d'évaluer leur solidité et de déterminer s'ils présentent un danger. Reportage d'Alice Campaignolle.   Haïti : interrogations sur le calendrier électoral Comme chaque mardi, nous avons retrouvé notre confrère Gotson Pierre, directeur de l'agence AlterPresse. Avec lui, nous avons évoqué la publication du calendrier électoral par le Conseil électoral provisoire, les incertitudes qui pèsent sur son application en raison de l'insécurité, ainsi que le désarmement du groupe d'autodéfense Back-up FèRè à Mirebalais et ses possibles conséquences sur le terrain. Journal de la 1ère En Martinique, une société de transports en commun en grande difficulté.

    Crise diplomatique sans précédent entre l'Argentine et le Brésil

    Play Episode Listen Later Jul 27, 2026 30:00


    Hier, dimanche 26 juillet 2026, Brasilia a rappelé son ambassadeur à Buenos Aires. L'ambassadeur argentin au Brésil, lui, a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères brésilien. À l'origine de cette dispute entre les deux voisins, il y a les propos tenus par Javier Milei ce week-end. Samedi, à Sao Paulo, lors de l'investiture de Flavio Bolsonaro comme candidat des conservateurs à la présidentielle d'octobre, le président argentin d'extrême droite a traité son homologue brésilien de gauche de « voleur », sans le nommer. Javier Milei s'en est aussi pris au juge de la Cour suprême brésilienne, Alexandre de Moraes. Dimanche, Javier Milei en a remis une couche. Il a accusé le Brésil, mais aussi le Mexique et le Parti démocrate des États-Unis d'être responsable d'une « campagne anti-argentine ». Les autorités brésiliennes n'ont pas apprécié ce qu'elles qualifient de « propos offensants » et elles l'ont fait savoir. Les relations entre Lula et Javier Milei n'ont jamais été bonnes. Mais jamais auparavant - jamais même depuis le retour de la démocratie dans les deux pays - la situation n'avait été aussi tendue, explique Marine de La Moissonnière, journaliste au service international de RFI. Haïti : élections présidentielle et législatives le 13 décembre En Haïti, s'achemine-t-on, du moins sur le papier, vers l'organisation des élections ? Ce week-end, le Conseil électoral provisoire a transmis au gouvernement un nouveau calendrier électoral. Le premier tour des élections présidentielle et législatives est fixé au 13 décembre prochain. Dans ce document, l'organe électoral prévoit également la publication des résultats définitifs le 7 mars 2027. Un calendrier qui suscite déjà des réactions à Port-au-Prince. Si certains citoyens disent attendre ces scrutins, d'autres se montrent très sceptiques. Correspondance de Peterson Luxama. À lire aussiHaïti : «Sans sécurité, les élections ne seront qu'un leurre» La tenue des élections est évidemment conditionnée à un retour au calme dans le pays. Or, on en est loin. L'insécurité s'étend notamment dans l'Artibonite. Jean-Denis, une localité de Petite-Rivière, est désormais complètement assiégée après l'attaque du gang Gran Grif, fin mars, et la prise de contrôle d'un axe stratégique. Début juin, les groupes armés sont passés à une nouvelle étape en érigeant un mur qui empêche désormais les quelques habitants qui n'ont pas pu fuir d'entrer et de sortir librement de la zone. Cette situation accentue l'isolement de la population et soulève de sérieuses interrogations sur la capacité des autorités à sécuriser les voies d'accès. Dossier signé Ronel Paul. À lire aussiHaiti : les habitants racontent l'horreur de l'attaque de gang dans l'Artibonite Équateur : comment enseigner la culture indigène pour éviter sa disparition ? L'éducation interculturelle et bilingue est une obligation constitutionnelle en Équateur. Ces écoles ne sont pas installées seulement à la campagne, dans les communautés rurales, mais aussi dans les grandes villes où de très nombreux indigènes ont dû migrer pour chercher du travail et fuir la pauvreté. Il existe 14 écoles et collèges interculturels à Quito, la capitale équatorienne, mais une sort vraiment du lot et est considérée comme un exemple par les autorités, celle de Yachay Wasi que notre correspondant Eric Samson a visitée. À lire aussiEquateur: quand des écoles défendent les langues indigènes Le journal de la 1ère En Guyane, des chefs coutumiers sont en mission pour identifier des terres ancestrales.

    La fin du TPS pour les Haïtiens aux États-Unis: une décision aux multiples conséquences

    Play Episode Listen Later Jul 24, 2026 30:00


    Ce vendredi 24 juillet devait prendre fin le TPS, le statut de protection temporaire dont bénéficient les Haïtiens aux États-Unis. Cette expiration a finalement été repoussée de trois jours. Le TPS a été créé en 1990 par le Congrès américain. Il permet aux ressortissants de pays touchés par des catastrophes naturelles, des conflits armés ou autres situations exceptionnelles de résider et de travailler temporairement aux États-Unis. Pour les Haïtiens, il existe depuis 2010, date du terrible séisme qui a ravagé l'île. Fin juin, la Cour suprême américaine a formellement autorisé l'administration Trump à révoquer ce statut. Mais mercredi, une cour d'appel fédérale de Washington a accordé un sursis de trois jours avant la fin du TPS. Cela ne fait que repousser l'échéance et la probabilité pour près de 330 000 Haïtiens d'être déportés en Haïti, alors même que les violences des gangs persistent dans le pays. Les explications de Sarah Krakovitch, du service International de RFI. À lire aussiÉtats-Unis: la Cour suprême autorise la révocation du statut de protection temporaire des réfugiés haïtiens Bruce Springsteen, plus libre que jamais La suite de notre série consacrée aux coups de cœur musicaux. Aujourd'hui, direction les États-Unis avec un célèbre chanteur et musicien qui est devenu l'un des artistes les plus engagés contre la politique de l'administration Trump. Il s'agit de Bruce Springsteen. Plus libre que jamais dans ses prises de parole publiques. Son portrait est signé Achim Lippold, du service International de RFI. Journal de la 1ère Le journal d'Outre-mer la 1ère zone caraïbe est présenté par M. Edwige Saint-Thomas. Au menu : la France entend renforcer la lutte contre le narcotrafic aux Antilles. Cela passe par une meilleure coopération régionale.

    Venezuela: un mois après les séismes, le pays tente de se relever

    Play Episode Listen Later Jul 23, 2026 30:00


    Le 24 juin, deux puissants séismes ont frappé le nord du Venezuela, ravageant des quartiers entiers de Caracas et surtout de La Guaira, sur la côte, et faisant plusieurs milliers de morts déjà identifiés, tandis que l'ONU estime que le bilan final pourrait atteindre des dizaines de milliers de victimes et disparus. Un mois plus tard, nous revenons sur cette catastrophe avec Mélissa Barra qui s'est rendue sur place. Notre collègue décrit un paysage de désolation : immeubles de 10 à 20 étages totalement effondrés, montagnes de gravats, secouristes cherchant désespérément des « poches de survie », et surtout des familles livrées à elles‑mêmes, contraintes de fouiller les décombres pour retrouver leurs proches. Un mois plus tard, le pays tente de se relever et d'entrer dans la phase du deuil : devant une morgue improvisée à La Guaira, de jeunes Vénézuéliens disent au moins éprouver un certain soulagement d'avoir retrouvé le corps d'un proche disparu. La santé mentale est devenue un enjeu crucial, avec des centaines de psychologues mobilisés auprès des déplacés, tandis que la colère populaire monte contre les autorités vénézuéliennes et contre les États‑Unis, qui ont placé le pays sous tutelle en janvier sans que la population ne voie encore d'amélioration concrète. À lire aussiSéismes au Venezuela: un soutien psychologique apporté aux enfants traumatisés Comment Haïti se prépare-t-il à la fin du TPS ? Avec Frantz Duval, rédacteur en chef du journal Le Nouvelliste, nous revenons sur les principaux sujets qui font l'actualité en Haïti : la fin du TPS, le statut de protection temporaire accordé à des centaines de milliers d'Haïtiens aux États-Unis, et les conséquences attendues de leur retour ; les interrogations autour du calendrier électoral, que le Conseil électoral provisoire tarde toujours à publier ; enfin, l'hommage rendu à Monique Benjamin Souvenir, dite « Fanny », figure emblématique des médias haïtiens, décédée le 21 juillet. À lire aussiFin du TPS : forte inquiétude pour les Haïtiens installés aux États-Unis Clash entre deux géants américains du numérique Apple poursuit OpenAI en justice, accusant l'entreprise d'avoir profité de l'embauche d'anciens salariés d'Apple pour obtenir des secrets industriels et accélérer le développement de ses propres appareils d'IA, comme un assistant personnel connecté sans écran. Un dossier de Pauline Fragonas. Journal de la 1ère Les syndicats du CHU de Martinique tirent la sonnette d'alarme.

    Insécurité en Haïti: le secteur artistique paie aussi un lourd tribut

    Play Episode Listen Later Jul 22, 2026 30:00


    À Port-au-Prince, plusieurs ateliers ont été détruits ou abandonnés sous la pression des gangs armés. Les artistes peinent désormais à trouver des espaces où créer, exposer ou vendre leurs œuvres. L'insécurité menace un pan important du patrimoine culturel haïtien. Peintre et membre du collectif Atis Rezistans, Célour Jean-Hérard, qui évolue dans le secteur depuis près de quatre décennies, raconte avoir perdu son atelier, détruit lors des violences. Malgré les difficultés, il refuse de baisser les bras. Selon lui, les artistes veulent continuer à créer et à montrer au monde une autre image d'Haïti, loin de celle de la violence. Il appelle les autorités à prendre des mesures urgentes pour sauver ce secteur, véritable vitrine de la culture haïtienne. Il est au micro de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. La rougeole fait rage aux États-Unis Aux États-Unis, l'université Johns Hopkins a publié hier ses derniers chiffres sur la rougeole : 2295 cas ont été recensés depuis le début de l'année, soit plus que le total enregistré l'année dernière. Du jamais-vu depuis 1991 et le début d'une campagne massive de vaccination qui avait permis, dix ans plus tard, de déclarer la rougeole comme officiellement éradiquée aux États-Unis. Un statut désormais menacé. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. À lire aussiRougeole: «Il faut plus de 95% de couverture vaccinale pour éviter la résurgence» La France soutient les indigènes Gunas Direction le Panama, plus précisément la comarca de Guna Yala, une zone semi-autonome où résident environ 35 000 indigènes Gunas. Sur les îlots de l'archipel des San Blas, la population vit essentiellement du tourisme, de la pêche ou de l'exploitation de la noix de coco. Certains habitent aussi sur la terre ferme, plus ou moins proches des terrains agricoles. Face aux défis du changement climatique, du vieillissement des agriculteurs, des changements démographiques et culturels, les Gunas doivent perpétuellement s'adapter et se réinventer. Cette année, avec l'appui des ministères panaméens de l'Environnement et de l'Agriculture ainsi que d'organisations locales, la France a apporté son aide à trois communautés Guna pour développer leur secteur agricole. Originalité du programme : il s'agissait de trois contextes différents, et les réponses spécifiques ont donc été choisies après des concertations poussées avec la population. Un dossier de notre correspondant à Panama City, Grégoire Pourtier. À lire aussiLes Kunas du Panama face au changement climatique Journal de la 1ère Le journal d'Outre-mer la 1ʳᵉ zone caraïbe est présenté par Edwige Saint-Thomas.

    Venezuela: un processus de transition démocratique doit s'ouvrir début août

    Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 30:00


    Les premières consultations en vue d'une transition démocratique au Venezuela doivent débuter au mois d'août à Caracas. Elles réuniront des représentants du gouvernement de la présidente par intérim Delcy Rodríguez et une partie de l'opposition, sous l'impulsion de Washington. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a confirmé que les États-Unis entendaient s'impliquer activement dans ce processus, piloté côté opposition par Dinorah Figuera, présidente de l'Assemblée nationale élue en 2015. Ces discussions suscitent toutefois la controverse, car elles excluent María Corina Machado – figure la plus populaire de l'opposition selon les sondages –, une décision qui risque d'accentuer les divisions au sein du camp anti-chaviste. À lire aussiVenezuela: un dialogue inédit entre le chavisme et une partie de l'opposition doit s'ouvrir début août La fin du TPS pour les Haïtiens Avec Gotson Pierre, directeur de l'agence de presse AlterPresse, nous avons abordé les conséquences de la fin du Temporary Protected Status (TPS) pour les Haïtiens vivant aux États-Unis. Alors que l'échéance approche, les expulsions annoncées pourraient avoir de lourdes répercussions, non seulement pour les familles concernées, mais aussi pour l'économie américaine. Nous sommes également revenus sur l'appel lancé par les responsables de la Force de répression de gangs (FRG) qui réclament davantage de moyens pour poursuivre leur lutte contre les gangs armés en Haïti. Enfin, nous avons évoqué l'audition organisée ce mardi à la Chambre des représentants, à Washington, consacrée à la stratégie américaine de lutte contre les gangs armés en Haïti. À lire aussiFin du TPS : forte inquiétude pour les Haïtiens installés aux États-Unis Honduras : une loi foncière qui fait polémique Au début du mois, dans le nord du Honduras, la police a expulsé des dizaines d'habitants d'une communauté indigène. Ces familles garifunas vivaient sur des terres que l'État considère comme occupées illégalement. Une expulsion rendue possible par une loi adoptée par le Parlement il y a trois semaines. Officiellement, ce texte vise à protéger les terres agricoles et les zones destinées au développement touristique. Mais cette loi est très controversée. Les organisations de défense des droits humains la dénoncent et estiment qu'elle remet en lumière les graves conflits fonciers qui secouent le Honduras. Un reportage de notre correspondante Marie Griffon. Journal de la 1ère En Martique, un homme a perdu la vie hier dans une fusillade.

    Clap de fin sur la Coupe du monde de football

    Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 30:00


    Cinq semaines de compétition, 104 matchs joués… et c'est l'Espagne qui termine au sommet de l'Olympe grâce à sa victoire en finale ce dimanche, 1 à 0, au terme des prolongations contre l'Argentine. La Roja est « un beau vainqueur », analyse l'un des envoyés spéciaux de RFI aux États-Unis, Eric Mamruth. « Le collectif espagnol est très bien huilé : beaucoup d'automatismes, de technique et une science du jeu, le tout orchestré par son capitaine et Ballon d'Or 2024 Rodri. Le milieu de Manchester City a d'ailleurs été sacré meilleur joueur de ce Mondial. » L'Espagne est également un vainqueur logique, selon notre journaliste. L'équipe était un cran au-dessus de ses concurrents, notamment de l'Argentine qui « hier en finale n'avait plus rien à proposer après un parcours spectaculaire, mais éreintant ». Pas de doublé, donc, pour Lionel Messi, 39 ans, qui aura, malgré tout, été l'un des grands hommes de ce Mondial avec huit buts inscrits et quatre passes décisives. Autres équipes qui ont déçu : le Brésil, la Colombie, l'Uruguay ou encore le Mexique, l'un des deux pays organisateurs. En revanche, les Haïtiens, certes battus à trois reprises en phase de poules, « ont montré du cœur et du beau football. Les grenadiers ont pris date pour l'avenir », estime Eric Mamruth. À lire aussiMondial-2026: l'Espagne sur le toit du monde Entretien avec le ministre haïtien de l'environnement La semaine dernière, Valéry Fils-Aimé participait à la Conférence mondiale de la Décennie internationale des sciences au service du développement durable à l'Unesco à Paris. Sarah Krakovitch de RFI l'a rencontré. Le ministre haïtien de l'Environnement évoque les principaux défis écologiques auxquels le pays doit faire face. « Il faut plus de justice climatique, d'équité. Nous ne faisons pas partie des grands pollueurs mais nous subissons les conséquences du réchauffement climatique », explique Valéry Fils-Aimé. Malgré la présence des gangs, « 80% du pays est accessible », assure le ministre pour qui les défis climatiques « ne relèvent pas de la situation sécuritaire ». Canada : les boissons énergisantes bientôt interdites aux moins de 16 ans Elles promettent de l'énergie, de la concentration, parfois même de meilleures performances. Les boissons énergisantes séduisent des millions de jeunes à travers le monde. Mais, au Québec, elles seront interdites aux moins de 16 ans en décembre prochain. Une première en Amérique du Nord. Un reportage de Nafi Alibert. À lire aussiBoissons énergisantes : quels risques pour la santé ? Le journal de la 1ère L'aéroport de Martinique se met à l'heure des vacances.

    Haïti : «Sans sécurité, les élections ne seront qu'un leurre»

    Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 30:00


    Après 10 ans sans élection, Haïti vient de lancer le processus électoral avec l'enregistrement des partis politiques. Nous en parlons avec le géographe et spécialiste de la politique haïtienne Jean-Marie Théodat. Pour Jean-Marie Théodat, la multiplication des partis politiques illustre la fragmentation de la scène politique haïtienne. Avec 316 partis enregistrés, il juge peu crédible qu'ils remplissent tous les critères exigés par le Conseil électoral provisoire, notamment celui de compter au moins 30 000 membres. Mais pour l'universitaire, le principal obstacle reste l'insécurité. Dans un pays où de nombreux quartiers et axes routiers sont contrôlés par les gangs, il estime que les conditions matérielles d'un scrutin libre ne sont pas réunies. Organiser des élections avant de rétablir la sécurité reviendrait, selon lui, à « mettre la charrue avant les bœufs ». Il met également en garde contre le risque d'une influence directe des gangs sur le processus électoral, rappelant que certains chefs criminels ont déjà envisagé de transformer leurs organisations en partis politiques. Sans démantèlement des groupes armés et sans garanties de sécurité pour les électeurs, conclut-il, les élections risqueraient de renforcer le pouvoir des gangs plutôt que de restaurer la démocratie.   Naïka réinvente le konpa haïtien C'est un genre musical que nos auditeurs haïtiens connaissent très bien : le compas ou konpa, en créole, né dans les années 50 et inscrit en décembre 2025 au patrimoine immatériel de l'Unesco. Une musique qui continue de se renouveler et dépasse les frontières d'Haïti. En témoigne le succès en ce moment de Naïka, chanteuse franco-haïtienne de 31 ans. Après la sortie de son premier album, Eclesia au début de l'année, elle chante ses titres en anglais, en français et en créole sur les scènes du monde entier. Elle sera au festival de jazz de Nice le 23 juillet, le 31 juillet à l'Appletree garden festival en Allemagne et aux Francofolies de La Réunion, le 4 septembre. Justine Fontaine nous fait découvrir cette artiste. À écouter aussiPatrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco: le compas haïtien sacralisé   Panama : comment les anciens habitants de Carti Sugdub s'acclimatent à leur nouveau village Au Panama, le mode de vie des indigènes Gunas pourrait être bouleversé par le réchauffement climatique. Dans l'archipel des San Blas où ils vivent majoritairement, certains îlots sont menacés par la montée des eaux et déjà régulièrement inondés. Il y a deux ans, les quelque 1.300 habitants de Carti Sugdub ont été relocalisés sur la terre ferme. Le nouveau village financé par le gouvernement est aseptisé. Construit sur le modèle des zones résidentielles de banlieue, c'est un alignement au cordeau de petites maisons toutes identiques. Grégoire Pourtier, notre correspondant au Panama, est allé voir comment se déroule cette transition et savoir si elle répond aux attentes de la population.   Le journal de la 1ère En Guyane comme ailleurs, des délais de paiement trop souvent interminables ne facilitent pas la vie des entreprises.

    L'Argentine en route vers une quatrième étoile

    Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 30:00


    L'Albiceleste héroïque ! Après un match renversant, encore une fois ce mercredi, les Argentins se sont qualifiés pour leur deuxième finale consécutive en coupe du Monde. Lionel Messi et ses partenaires ont sorti l'Angleterre 2-1 alors qu'ils étaient menés 1à 0 à cinq minutes du coup de sifflet final. La capitale Buenos Aires était en effervescence hier, comme l'a constaté Caroline Vicq. Haïti : les débuts compliqués du processus électoral Comme chaque mardi, Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, nous éclaire sur l'actualité d'Haïti. Aujourd'hui, à la Une, le lancement du processus électoral avec l'inscription de 316 partis politiques par le Conseil électoral provisoire. « Organiser des élections avec autant de partis, c'est impossible », estime le responsable du journal. « C'est pourquoi le Conseil électoral leur a demandé de se regrouper. Mais le délai qu'il leur a accordé (5 jours) est trop court ». L'ancien président haïtien Michel Martelly est rentré par surprise à Port-au-Prince, ce mercredi. « Son retour n'avait pas été annoncé officiellement. Il a été accuelli par ses amis, d'anciens ministres et un groupe de musique, ce qui a attiré les chalands et permis à Michel Martelly d'avoir les belles images qu'il souhaitait », raconte Frantz Duval. L'ex-chef de l'État se trouve en Haïti pour répondre aux questions de la justice au sujet de l'assassinat de son prédécesseur Jovenel Moïse. Mais « en pleine période électorale, il compte certainement placer ses pions et se remettre au centre du jeu », souligne le journaliste. Enfin, dernier sujet à lire dans le Nouvelliste : le départ de Stéphane Migna qui dirigera désormais la sélection du Gabon. Or « Haïti joue la Coupe des Caraïbes en septembre. Il faut de toute urgence reconstituer une équipe viellissante », explique Frantz Duval. Compliqué sans sélectionneur...   Les États-Unis imposent de nouveaux droits de douane au Brésil Nouvel épisode dans la guerre commerciale entre les États-Unis et le Brésil. Washington a annoncé ce mercredi (15 juillet 2026) qu'à compter du 22 juillet, certains produits brésiliens seront taxés à 25%. Alors que la plupart des précédentes surtaxes douanières imposées par les États-Unis ont été annulées en février, par la Cour suprême, Donald Trump ressort cette arme politico-commerciale dans le but de peser sur la présidentielle qui aura lieu au Brésil début octobre. Le président étasunien cherche à favoriser son allié, Flavio Bolsonaro. Mais sa stratégie est à double tranchant, nous epxlique Marine de La Moissonnière du service international de RFI.   Pérou : les ravages d'El Niño Selon les scientifiques, El Niño, phénomène océanographique qui entraîne une hausse des températures du Pacifique, devrait atteindre des niveaux records cette année. Si on attend des sécheresses et des inondations sans pareil à partir du mois d'octobre sur la côte pacifique du continent sud-américain, les premières répercussions se font déjà sentir au Pérou : les poissons se font de plus en plus rares. Reportage de Martin Chabal.  À écouter aussiClimat: l'ONU juge «probable à 80%» un épisode El Niño «intense» cet été Le journal de la 1ère La frontière entre la France et les Pays-Bas bientôt définitivement fixée… sur l'île de Saint-Martin.

    En Haïti, les conséquences dramatiques de la pénurie de poches de sang

    Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 30:00


    À Cap-Haïtien, faute de stocks de poches de sang suffisants pour effectuer des transfusions, de nombreux patients ne peuvent être pris en charge et bien souvent décèdent. Le chef-lieu du département du Nord fait face, depuis plusieurs mois, à une grave pénurie de sang transfusionnel. Faute de matériels adéquats et de locaux appropriés, la Croix-Rouge du Cap-Haïtien se trouve dans l'incapacité de collecter et de conserver le sang dans de bonnes conditions. Elle ne dispose pas non plus de laboratoire. Les quelques poches de sang collectées doivent ainsi être envoyées dans la capitale pour être traitées et analysées, avant d'être retournées à la Croix-Rouge. Très souvent, elles ne reviennent jamais alors que les malades agonisent. Un dossier de Ronel Paul.   Le Cartel de Jalisco menace des gangs rivaux à Mexico Au Mexique, le Cartel de Jalisco Nouvelle Génération, l'une des organisations de narcotrafiquants les plus puissantes du pays, refait parler de lui. L'une de ses branches vient de diffuser une vidéo de propagande sur les réseaux sociaux. Elle y déclare la guerre à deux groupes criminels rivaux de la région de Mexico. Une vidéo publiée alors que le cartel a subi plusieurs revers ces derniers mois : la mort de son chef, El Mencho, tué dans une opération de l'armée mexicaine en février ; et la capture de son potentiel successeur, « le Jardinier », en avril. Explications, François-Damien Bourgery, du service International de RFI.   En Colombie, les effets de la réforme du travail La Colombie se prépare à investir son nouveau président, le millionnaire d'extrême droite, Abelardo de la Espriella élu en juin. Il prendra la place du gouvernement de gauche de Gustavo Petro, le 7 août 2026, qui laissera derrière lui une réforme majeure du temps de travail qui entre en vigueur aujourd'hui. Les Colombiens ne travailleront plus que 42 heures par semaine, contre 44 heures jusqu'à présent. Marine de La Moissonnière, du service International de RFI, s'est rendue dans le quartier de Barrios Unidos à Bogota, un quartier de classe moyenne.

    En Équateur, les «poupées de la mafia»

    Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 30:00


    Après la mort d'un baron de la drogue équatorien, Stalin Oliveira, en janvier 2026, à côté de Guayaquil, la presse et les observateurs des réseaux sociaux se sont intéressés à sa compagne et à son train de vie fastueux. Janvier 2026, Stalin Olivero est assassiné dans un complexe résidentiel de luxe sur l'île Mocoli, à Samborondon, tout près du grand port de Guayaquil. Surnommé « le Marin », cet homme était le chef présumé de la bande criminelle des Lagartos, les Crocodiles. Peu après sa mort, les autorités, la presse et les réseaux sociaux se sont intéressés à sa compagne Micaela Morales. Cette jeune femme vivant dans une villa de 3 millions de dollars appartenant à un homme arrêté pour blanchiment de narcodollars faisait en effet partie de la jet set de Guayaquil en sa qualité de fille de l'homme politique Carlos Luis Morales, ancien gardien de but de l'équipe locale de Barcelona et de la sélection équatorienne. C'est là qu'est apparue l'expression « poupées de la Mafia ». Qui sont-elles et quel est leur rôle dans les organisations criminelles ? Reportage de notre correspondant en Équateur, Eric Samson. Les suites du décès de Lindsey Graham Aux États-Unis, la sœur du sénateur républicain Lindsey Graham, décédé samedi 11 juillet, va lui succéder pour le reste de son mandat. Sa désignation a été annoncée hier (13 juillet) par Donald Trump lui-même. Mais même si elle a accompagné son frère durant sa carrière politique, Darline Graham Nordone n'a aucune expérience en tant qu'élue. Elle n'aura donc sans doute pas le même poids que lui au Sénat, où cette absence risque de fragiliser un peu plus la courte majorité républicaine. Le décès de Lindsey Graham relance également le débat sur l'âge des sénateurs. Explications, François-Damien Bourgery, du service international de RFI. À lire aussiÉtats-Unis: l'allié majeur de Donald Trump et sénateur Lindsey Graham est décédé à 71 ans De nouveaux tarifs de transport en Haïti En Haïti, le gouvernement a annoncé une nouvelle grille tarifaire, après la grève des chauffeurs de minibus pour réclamer une révision des tarifs de transport. Autre sujet : les épreuves du baccalauréat ont débuté dans un contexte particulièrement difficile, marqué par l'insécurité et les déplacements compliqués. Entretien avec Gotson Pierre, rédacteur en chef de l'agence Alterpresse.

    Haïti: les gangs menacent la commune de Kenscoff, près de Port-au-Prince

    Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 30:00


    À Kenscoff, sur les hauteurs de la capitale Port-au-Prince, les gangs armés poursuivent leur avancée. Cette commune d'environ 65 000 habitants, longtemps considérée comme un havre de paix aux portes de la capitale, est de nouveau la cible d'attaques. Ces derniers jours, plusieurs assauts ont été recensés : des maisons et des véhicules ont été incendiés, tandis que des centaines de familles ont fui les violences. Une nouvelle vague d'insécurité qui alimente la peur parmi les habitants. Notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama, en a parlé avec le maire de Kenscoff, Jean Massilon. Face à cette détérioration de la situation, les autorités locales lancent un appel pressant au gouvernement. Le maire de Kenscoff, Jean Massillon, dénonce une situation devenue, selon lui, intenable. Il réclame des mesures urgentes pour déloger les groupes armés qui tentent de prendre le contrôle de cette commune stratégique. À lire aussiHaïti: dans la commune de Kenscoff, les gangs armés poursuivent leur offensive Lancement du processus électoral en Haïti Et c'est dans ce contexte de grande insécurité que les autorités haïtiennes ont lancé le processus électoral avec l'ouverture de l'enregistrement des partis politiques à partir de ce lundi 13 juillet, une première étape avant l'inscription des électeurs prévue le 16 juillet. Les autorités espèrent organiser les premières élections depuis dix ans, mais aucune date de scrutin n'a encore été fixée. Le défi reste immense dans un pays où les gangs contrôlent près de 90% de Port-au-Prince et où 1,5 million de personnes ont été déplacées par les violences. À lire aussiEn Haïti, le difficile pari des élections dans un pays en proie de violences des gangs   Bilan de la Coupe du monde au Mexique Alors que la Coupe du monde entre dans sa dernière semaine, avec les demi-finales puis la finale dimanche, le Mexique, l'un des trois pays organisateurs, dresse déjà un premier bilan. Dans un pays où le football est roi, l'ambiance a été très festive et la ville de Mexico a accueilli plus d'un million de visiteurs en juin. Les retombées économiques sont estimées à près d'un milliard d'euros. Mais ces bénéfices sont restés très inégaux : hôteliers et restaurateurs évoquent une activité surtout concentrée autour du stade Azteca et des fan zones, les jours de match. Le Mexique n'a accueilli que 13 des 48 rencontres du tournoi. Un reportage de Gwendolina Duval. Journal de la 1ère L'association Petites Villes de France vient en aide à plusieurs communes des Antilles confrontées à la prolifération des algues sargasses.

    Au Mexique, la folie des maillots contrefaits ne retombe pas

    Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 30:00


    Dimanche dernier (5 juillet 2026), le Mexique était éliminé de la Coupe du Monde après une défaite 3-2 contre l'Angleterre. Plus aucun match ne se jouera au Mexique, mais l'euphorie autour de la sélection mexicaine ne retombe pas. On en parle avec Ana Maria Ospina, l'envoyée spéciale de la rédaction de RFI en espagnol pour cette Coupe du Monde. Malgré l'élimination du Mexique, les supporters continuent d'acheter le maillot vert de l'équipe. La plupart du temps, il s'agit d'imitations, « de très belles contrefaçons », assure Guadalupe que notre journaliste a rencontrée. Les autorités ont été contraintes de renforcer leurs contrôles. Rien qu'à Guadalajara, ce sont 66 000 maillots qui ont été confisqués. À lire aussiFootball: le business des faux maillots, entre économies, risques sanitaires et crime organisé Recenser les centres de santé en Haïti Comme chaque mois, nous sommes en ligne avec nos confrères du site Ayibopost, qui nous parlent d'une liste de lieux où on peut se faire soigner gratuitement ou à faible coût : consultations, vaccination, soins infantiles... « C'est difficile d'accéder aux soins en Haïti. L'objectif, c'est de permettre aux gens de gagner du temps et de savoir vers quelles structures ils peuvent se tourner selon leurs besoins », explique la journaliste Lucnise Duquereste. Face à un système de santé au ralenti et en crise, le guide sera mis à jour régulièrement par les équipes d'Ayibopost. Argentine : Milo Jota, le chanteur qui décolle Milo Jota, 19 ans seulement et déjà 13 prix musicaux raflés en une seule soirée aux Premios Gardel. Eloïse Brethes nous présente cette figure de la musique urbaine qui donne un coup de jeune aux mélodies traditionnelles et s'engage contre la dictature argentine.   Le journal de la 1ère 10 prévenus de la faction brésilienne « Familia Terror do Amapa » sont jugés au tribunal de Cayenne, en Guyane.

    États-Unis : un candidat démocrate au Sénat jette l'éponge après des accusations de viol

    Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 30:00


    Ça s'est passé dans l'État du Maine. Il s'agit de Graham Platner, ostréiculteur et investi lors des primaires de son parti comme le candidat démocrate au Sénat lors des midterms de novembre 2026. Il est accusé par une ancienne compagne de l'avoir violée, accusations qu'il conteste. Ce retrait intervient alors que ce scrutin dans le Maine est considéré comme crucial pour les démocrates qui souhaitent reprendre le contrôle du Sénat. Le parti a jusqu'au 27 juillet pour désigner un nouveau candidat. À lire aussiÉtats-Unis: le candidat démocrate au Sénat dans le Maine se retire après des accusations de viol     Au Mexique, les marchandes ambulantes luttent contre la discrimination et les agressions À Mexico, des milliers de femmes parcourent chaque jour les rames du métro pour vendre toutes sortes de marchandises. Une activité qui permet à ces Mexicaines, souvent mères célibataires et en situation de précarité, de subvenir à leurs besoins et de faire vivre leurs enfants. Mais ce travail les expose aussi à la discrimination et aux violences policières. Pour sortir de cette marginalisation, elles se sont organisées afin d'obtenir un véritable statut de travailleuses. Reportage de Marine Lebègue.   Quel rôle pour la CARICOM en Haïti ? Avec Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, nous évoquons la 51ème conférence de la CARICOM à Sainte-Lucie. D'après Frantz Duval, la Caricom semble redéfinir son rôle dans la transition haïtienne. Après avoir exercé une influence déterminante ces dernières années, notamment à travers son groupe des « Éminentes personnalités », dans le soutien puis la remise en cause du gouvernement d'Ariel Henry et dans la mise en place du Conseil présidentiel de transition, son poids s'était estompé avec l'arrivée du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, les États-Unis reprenant l'initiative diplomatique. Réunis à Sainte-Lucie, les dirigeants de la CARICOM ont toutefois réaffirmé leur soutien à la transition politique et aux futures élections en Haïti, tandis qu'une nouvelle mission des « Éminentes personnalités » est annoncée, signe d'un possible retour de l'organisation régionale dans le processus de médiation. À lire aussiÀ la Une: la Caricom a désormais six noms pour le Conseil de transition haïtien Journal de la 1ère Direction la Martinique et la Guadeloupe pour parler de la mortalité périnatale, et du transport urbain.

    Cuba : débat à l'Onu sur l'embargo alors que l'île était plongée dans le noir

    Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 30:00


    À la demande de La Havane, l'Assemblée générale de l'ONU a tenu un débat spécial consacré au blocus américain contre Cuba, malgré les pressions diplomatiques de Washington pour tenter d'empêcher sa tenue. Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a accusé les États-Unis de mener contre son pays une « guerre multidimensionnelle » et de soumettre les Cubains à une « punition collective ». Des accusations immédiatement rejetées par l'ambassadeur américain Mike Waltz, qui a affirmé que « le seul embargo à Cuba est celui que le régime impose à son propre peuple ». Ce débat a eu lieu alors que Cuba fait face à une nouvelle panne d'électricité généralisée, la troisième en six mois. Selon l'économiste et spécialiste de Cuba Jérôme Leleu, le durcissement des sanctions américaines complique les importations de carburant et aggrave une crise énergétique déjà alimentée par le vieillissement des infrastructures et le manque d'investissements. Pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles, le gouvernement cubain accélère le développement des parcs solaires, avec l'objectif de porter les énergies renouvelables à environ 15% de la production électrique d'ici à la fin de l'année 2026, un niveau encore insuffisant pour répondre aux besoins du pays. ⇒ L'interview de Jérôme Leleu.   À lire aussiLes entreprises étrangères quittent Cuba sous pression américaine   Le président Javier Milei veut s'attaquer au secteur informel En Argentine, la politique d'austérité menée par Javier Milei frappe de plein fouet les travailleurs du secteur de ce qu'on appelle « l'économie populaire ». Recycleurs de carton, vendeurs ambulants, couturières, petits producteurs ou encore cuisinières des cantines populaires : ils ne sont ni salariés ni chefs d'entreprise, mais vivent de leur travail. Ils seraient entre cinq et six millions, soit près d'un actif sur trois. Depuis son arrivée au pouvoir, le président argentin les accuse d'alimenter le clientélisme et de perpétuer la pauvreté. Les aides qui complètent leurs revenus sont désormais menacées et restent gelées à moins de 50 euros par mois. Un dossier d'Antonin Barles.   À lire aussiArgentine: les syndicats manifestent contre l'austérité du président Milei et promettent de durcir les conflits Haïti : il y a 5 ans, l'assassinat de Jovenel Moïse Mardi 7 juillet 2026 marquait le cinquième anniversaire de l'assassinat de l'ancien président haïtien Jovenel Moïse. Âgé de 53 ans, il avait été tué dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021 à son domicile de Port-au-Prince par un commando composé en grande partie d'anciens militaires colombiens. Aux États-Unis, la justice a déjà condamné plusieurs protagonistes : en mai 2026, un tribunal fédéral de Miami a reconnu quatre hommes coupables d'avoir participé au complot visant à assassiner le chef de l'État. Mais en Haïti, l'enquête piétine toujours et les commanditaires de ce crime n'ont jamais été identifiés. Cinq ans après les faits, l'absence de procès en Haïti est devenue le symbole des profondes défaillances de la justice et des institutions du pays. Le Réseau national de défense des droits humains vient d'ailleurs d'adresser une lettre au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire pour dénoncer cette impasse. Sa directrice, Rosy Auguste Ducéna, en parle avec Sarah Krakovitch. À lire aussiAssassinat du président haïtien Jovenel Moïse: 4 hommes jugés à Miami reconnus coupables de complot Journal de la 1ère Il y en avait encore quelques-uns mardi (7 juillet 2026), mais à partir de demain (9 juillet), il n'y aura plus du tout de bus en circulation dans le sud de la Martinique !

    Insultes racistes contre Mbappé : le Paraguay dénonce les propos d'une sénatrice d'opposition

    Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 30:00


    Les 8è de finale entre la France contre le Paraguay font encore beaucoup parler. Après les provocations et les gestes agressifs tout au long de la rencontre, ce sont les propos racistes d'une sénatrice du Paraguay contre Kylian Mbappé qui font polémique. Des attaques racistes qui font écho à celles de l'ancien gardien paraguayen, José Luis Chilavert. « Cet abruti n'a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu'il ait jamais entendus étaient des chimpanzés ». C'est en ces termes que Celeste Amarilla, sénatrice membre du premier parti d'opposition minoritaire du Paraguay, s'est exprimé sur X (ex Twitter) après la défaite de son pays contre les Bleus. Le gouvernement paraguayen s'est empressé de se désolidariser des propos de l'élue dans un communiqué, assurant que ces déclarations sont « contraires aux valeurs et principes qui inspirent la dignité humaine », et ne reflétaient ni la position officielle du pays ni du peuple paraguayen. De son côté, le parquet de Paris indique qu'il a ouvert une enquête pour « injure publique aggravée par le fait qu'elle est prononcée en raison de l'origine, l'ethnie la nation la race ou la religion, réelle ou supposée, de la victime, ainsi que pour provocation publique à la haine ou à la violence aggravée par le fait qu'elle est prononcée en raison de l'origine, l'ethnie la nation la race ou la religion, réelle ou supposée, de la victime »   Après le double séisme au Venezuela, la vie reprend petit à petit Les habitants retournent travailler dans un contexte économique encore pire qu'avant la catastrophe. À Caracas, les dégâts matériels forcent la population à faire des choix impossibles. Car si l'État prend en charge certaines réparations, la plupart incombent aux particuliers, dans un pays étouffé par l'hyperinflation.  Le reportage de nos envoyés spéciaux, Melissa Barra et Jad El Khoury.  À écouter aussiSéismes au Venezuela: deuil et culpabilité s'installent chez les bénévoles et les sauveteurs Un système de coopérative de logement en Uruguay Notre dossier du jour nous emmène en Uruguay. Le pays a trouvé une solution pour limiter la spéculation immobilière et permettre aux classes populaires d'accéder à la propriété. Avec le système FUCVAM, la fédération de coopératives de logement par aide mutuelle, l'État prête de l'argent et les membres de la coopérative n'ont aucun apport financier à faire : ils fournissent leur propre main d'œuvre. Reportage à Montevideo de Théo Conscience.    L'enquête sur l'assassinat de Jovenel Moïse reste au point mort Cinq ans après l'assassinat du président haïtien Jovenel Moïse chez lui, la procédure judiciaire se poursuit très lentement dans le pays : « un symbole de la crise profonde que traverse le pays », pour Gotson Pierre, directeur de l'agence haïtienne Alterpresse.  L'insécurité et les violences de gangs se poursuivent dans le pays, où une attaque a eu lieu dans la région de Kenscoff. Alterpresse nous apprend également que le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, veut « promouvoir des réponses collectives en faveur de la stabilité du pays et de la région ». Il plaide pour un renforcement de la coopération régionale, lors du sommet de la Caricom, la communauté des Caraïbes, explique Gotson Pierre. À lire aussiHaïti: ce qu'il faut savoir du procès sur l'assassinat de l'ancien président Jovenel Moïse Journal de la 1ère Cinquante ans et deux générations après l'éruption de la Soufrière, dans le sud de la Guadeloupe, un colloque international s'est ouvert dans la Basse Terre de l'île. Objectif : mieux préparer les risques à venir, alors que les systèmes de surveillance des volcans ont grandement progressé depuis. À écouter aussi« Basses terres » d'Estelle-Sarah Bulle, et la famille danse sur un volcan

    La FIFA vivement critiquée après l'intervention de Donald Trump

    Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 30:00


    Donald Trump a obtenu de la FIFA la levée de la suspension de l'attaquant américain Folarin Balogun, expulsé en seizième de finale. Cette décision, la première de ce genre depuis 1962, a provoqué une vague de critiques dans le monde du football : l'UEFA, l'ancien président de la FIFA Sepp Blatter, le gouvernement belge et le sélectionneur des Diables Rouges, Rudi Garcia, entre autres, dénoncent une atteinte à l'intégrité et à la crédibilité de la Coupe du monde. À l'inverse, le sélectionneur américain Mauricio Pochettino estime que cette décision répare une injustice, affirmant que son équipe avait déjà été suffisamment pénalisée par une expulsion qu'il juge injustifiée. L'affaire rappelle un précédent historique : en 1962, lors de la Coupe du monde au Chili, la FIFA avait déjà annulé la suspension de la star brésilienne Garrincha après une intervention du gouvernement brésilien, lui permettant de disputer la finale remportée par le Brésil face à la Tchécoslovaquie.   L'Équateur se prépare à El Niño En Équateur, les autorités redoutent l'arrivée imminente d'un épisode particulièrement intense du phénomène El Niño, synonyme de pluies torrentielles et d'inondations. Pour aider les populations à s'y préparer, le Programme alimentaire mondial, l'agence des Nations unies spécialisée dans la lutte contre la faim, accompagne les agriculteurs afin de renforcer leur capacité à faire face aux catastrophes naturelles et aux effets du changement climatique. Un reportage de notre correspondant en Équateur, Éric Samson. À écouter aussiEl Niño est de retour: quelles seront les conséquences en Afrique? La culture haïtienne célébrée à Paris Hier (5 juillet 2026) s'est achevé à Paris le festival Haïti Monde, un rendez-vous consacré à la richesse de la culture haïtienne, entre cinéma, musique et littérature. À cette occasion, Sarah Krakovitch a rencontré l'écrivain haïtien Makenzy Orcel. Son roman Une somme humaine avait été finaliste du prix Goncourt en 2022. Invité d'honneur du festival, il revient au micro de RFI sur son parcours, son œuvre et la place de la littérature haïtienne aujourd'hui. À écouter aussiPatrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco: le compas haïtien sacralisé Journal de la 1ère En Guadeloupe, le défunt SYAG, Syndicat intercommunal d'alimentation en eau, fait encore parler de lui ! À lire aussiGuadeloupe: de nouvelles plaintes pour dénoncer la crise de la gestion de l'eau

    Venezuela : les enfants traumatisés par le double séisme

    Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 30:00


    Au Venezuela, plus d'une semaine après le double séisme, un homme a été retiré vivant des décombres ce jeudi (2 juillet 2026). Un véritable miracle, alors qu'il y a de moins en moins d'espoir de signes de vie après ce drame qui a fait plus de 2 500 morts et des dizaines de milliers de disparus dans le nord du pays. À ce bilan, il faut ajouter les déplacés qui ont tout perdu. Certains se sont réfugiés dans un stade de La Guaira où se sont rendus nos envoyés spéciaux, Mélissa Barra et Jad El Khoury. L'une des priorités des organisations humanitaires est d'apporter un soutien psychologique aux enfants. La colère gronde toujours au sein de la population, explique, pour sa part, Alice Campaignolle, correspondante de RFI à Caracas. Beaucoup considèrent le gouvernement responsable du retard des secours et de la gestion chaotique de la crise. Dans la zone la plus touchée, « les altercations entre survivants et forces de l'ordre se multiplient, les habitants trouvent que les fonctionnaires de police ou les militaires n'en font pas assez, qu'ils devraient être comme eux, sur les décombres, à chercher des survivants ou bien maintenant à extraire les corps », raconte la journaliste. Une colère qui se double d'une grande méfiance envers Delcy Rodriguez, héritière de Nicolas Maduro. Avant ce drame, beaucoup de Vénézuéliens réclamaient des élections libres. Les habitants veulent changer de gouvernement, notamment à cause de la corruption qui ronge tous les services de l'État. Aujourd'hui, une bonne partie de la population refuse de remettre des dons « à des fonctionnaires de peur qu'ils ne soient pas volés. Les gens n'acceptent pas non plus que la police les empêche de circuler sur la zone sinistrée, convaincus que c'est pour cacher quelque chose. Des mesures qui sont parfois importantes pour la sécurité, se retrouvent questionnées, à cause de cette cassure entre le peuple vénézuélien et ses dirigeants et les forces de l'ordre », analyse Alice Campaignolle.   En Colombie, une transition houleuse La Colombie connaît actuellement une période politique tendue. Le nouveau président d'extrême droite, le millionnaire Abelardo de la Espriella élu le 21 juin 2026 ne prendra ses fonctions que le 7 août. D'ici là, son équipe et l'exécutif sortant sont engagés dans un processus de transition compliquée. Les deux camps multiplient les attaques et les déclarations tonitruantes, nous explique Marine de La Moissonnière du service international de RFI.   Haïti : la ville de Marchand-Dessalines sous l'emprise de Kokorat san Ras depuis deux mois Depuis leur installation dans cette ville historique du département de l'Artibonite, les membres du gang Kokorat san Ras imposent leur loi. En mai 2026, après la démolition du commissariat de la commune, ils sont devenus les seuls maîtres des lieux. Prise en otage, la population tente désormais de survivre entre peur, silence et manque de protection. Un reportage de Ronel Paul.   Le journal de la 1ère À la Une : le Plan Sargasses 3.

    Au Nicaragua, l'inquiétante banalisation des grossesses adolescentes

    Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 30:00


    Au Nicaragua, près de 10% des filles de 15 à 19 ans deviennent mères, et c'est sans compter celles de 10 à 14 ans. Il s'agit de l'un des taux de grossesses adolescentes les plus élevés d'Amérique centrale. Mais la répression du régime Ortega-Murillo a entraîné la fermeture des associations qui accompagnaient ces jeunes filles. Yadira est partie de chez elle à 12 ans pour s'installer avec son petit ami, âgé de 30 ans. « Il a commencé à être jaloux. Il ne me laissait pas sortir, je ne pouvais pas mettre de jupe. Il rentrait ivre, me criait dessus et me frappait même parfois, raconte-t-elle dans une vidéo publiée en 2020 par le Fonds des Nations unies pour la population. On vivait ensemble depuis quatre mois quand je suis tombée enceinte de mon premier enfant. Avec la grossesse, il a un peu changé, mais un an et demi plus tard, je suis retombée enceinte. » Six ans plus tard, le problème de ces enfants devenues mères après des violences sexuelles est loin d'être résolu au Nicaragua. Les grossesses adolescentes sont même au contraire normalisées par le régime autoritaire de Daniel Ortega. Notamment à l'occasion de la Fête des mères, où le concours de la Madre Panza récompense la femme enceinte ayant le plus gros ventre. Un dossier d'Eloïse Brethes.   En Haïti, un budget rectificatif aux dépens des plus pauvres En Haïti, Le Nouvelliste revient sur le financement de la guerre contre les gangs, en épinglant un budget qui affaiblit la population. « Un budget passé en catimini début juin, indique le rédacteur en chef du quotidien, Frantz Duval. Il produit de nouvelles dépenses qui seront financées par la planche à billets. Cela va créer de l'inflation. Et ce seront encore une fois les plus pauvres qui paieront la facture. » Le Nouvelliste rapporte par ailleurs que près de 200 000 Haïtiens ont été expulsés de République dominicaine au premier semestre 2026. « Les deux pays se partagent l'île, mais les Haïtiens n'ont pas le droit à un visa pour se rendre en République dominicaine, les Haïtiens qui sont établis en République dominicaine depuis des années ne peuvent pas régulariser leur situation… En réalité, c'est une épuration ethnique qui est pratiquée en République dominicaine », dénonce Frantz Duval. À écouter aussiHaïti: «Il nous faut un véritable plan pour combattre les gangs», du policier Garry Jean-Baptiste Aux États-Unis, révolution au sein du parti démocrate Les candidats de l'aile gauche du parti démocrate enchaînent les victoires dans les primaires organisées en vue des élections de mi-mandat prévues en novembre 2026. Dernier exemple en date : celui de Melat Kiros dans le Colorado. La jeune candidate de 28 ans l'a emporté face à l'indéboulonnable Diana DeGette, élue à la Chambre des représentants depuis trente ans. Un coup de tonnerre qui s'inscrit dans une tendance observée depuis déjà plusieurs mois, avec notamment la victoire de Zohran Mamdani à la mairie de New York. Mamdani qui a d'ailleurs vu trois de ses candidats au Congrès l'emporter lors de primaires démocrates à New York, la semaine dernière. Explications de François-Damien Bourgery, du service international de RFI. À écouter aussi«La victoire de Zohran Mamdani à New York, un laboratoire pour la gauche», de Tristan Cabello

    Venezuela : le «chaos» dans la zone la plus sinistrée du pays

    Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 29:58


    Cela fait tout juste une semaine que le Venezuela a été ébranlé par deux violents séismes. À Caraballeda, dans l'État de La Guaira, les dégâts sont colossaux. Livrées à elles-mêmes depuis le premier jour, les familles tentent désespérément de déblayer seules les ruines des immeubles pour y extraire les corps de leurs proches. Chaque jour, elles interpellent les sauveteurs internationaux avec l'ultime espoir de pouvoir leur donner une sépulture. Reportage de nos envoyés spéciaux Mélissa Barra et Jad El Khoury. En ligne depuis le Venezuela, Melissa Barra nous raconte les coulisses de ce reportage. « Dans la zone la plus sinistrée, la "zone 0", c'est le chaos », témoigne-t-elle. « Les forces de sécurité sont absentes. » La journaliste de RFI a dû servir de traductrice entre des familles à la recherche de leurs proches et des secouristes. Des Vénézuéliens affluent dans le désordre pour tenter de porter secours aux sinistrés. « Les équipes internationales ne peuvent pas déployer leurs équipements sonores destinés à localiser d'éventuels survivants tellement il y a de vacarme », explique encore Mélissa Barra.   La crise du logement au Canada Ce mercredi 1er juillet 2026, ce n'est pas seulement la fête nationale au Canada. C'est aussi le plus grand déménagement collectif d'Amérique du Nord. Des dizaines de milliers de Québécois changent d'adresse aujourd'hui. À Montréal, certains emménagent dans un nouvel appartement. D'autres quittent un logement sans savoir où ils dormiront demain. Les loyers sont devenus inabordables (+60% depuis 2018) et les appartements introuvables, ce qui complique grandement les recherches. Un quart des Montréalais peinent à payer leur loyer, nous raconte Nafi Alibert, notre correspondante au Canada. À écouter aussiCanada: face à la crise du logement, Calgary reconvertit des bureaux vides en habitations Témoignage d'un Afro-américain qui a réchappé à la peine de mort Parmi les 47 pays qui appliquent encore la peine de mort, se trouvent les États-Unis. La tendance n'est pas une suppression de cette pratique. Au contraire, le nombre de personnes exécutées dans le pays a presque doublé entre 2024 et 2025, avec 47 exécutions l'an dernier (2025). Alors que Paris accueille en ce moment le 9è congrès mondial contre la peine de mort, organisé par l'association Ensemble contre la peine de mort, RFI a pu rencontrer un Afro-américain qui a échappé à cette sentence. Daniel Gwynn a passé près de 30 ans dans le couloir de la mort en Pennsylvanie, avant d'être innocenté et libéré en 2024. Il a été condamné à tort, après avoir avoué en garde à vue un crime qu'il n'avait pas commis et sur la base de photos sur lesquelles il ne figurait pas. Selon lui, sa condamnation a aussi été décidée parce qu'il était pauvre et sujet à des addictions. Daniel Gwynn s'est confié à Justine Fontaine. À lire aussiFrance: Paris accueille le neuvième congrès mondial contre la peine de mort Donald Trump et le business juteux des cryptomonnaies Il était déjà riche avant d'arriver à la Maison Blanche. Donald Trump devrait l'être encore plus quand il la quittera. Au moins trois fois plus à en croire le magazine Forbes qui affirme que la fortune de Donald Trump est passée de 2,3 milliards en 2024 à 6,5 milliards de dollars aujourd'hui. D'après la déclaration de revenus du président américain, rendue publique hier (30 juin 2026) par le Bureau d'éthique gouvernementale, cet enrichissement est en grande parti dû aux cryptomonnaies. Les explications de Marine de La Moissonnière. À lire aussiDonald Trump, année 1: deals, dollars et désir d'éternité Le journal de la 1ère « L'évolution institutionnelle de la Martinique est sur les rails ! ». Déclaration ce mardi (30 juin 2026) de la ministre des Outre-mer après un entretien avec le président de la Collectivité Territoriale.

    Aux États-Unis, la Cour suprême renforce les pouvoirs de Donald Trump

    Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 30:00


    La plus haute juridiction du pays a rendu, lundi 29 juin 2026, une décision autorisant le chef de l'État à révoquer à sa guise les responsables d'agences fédérales indépendantes. Les juges devaient se prononcer sur la révocation d'une responsable de la Commission fédérale du Commerce (FTC) voulue par Donald Trump. Il y a plus d'un siècle, le Congrès a adopté une loi qui empêche tout licenciement d'un responsable de la FTC sans motif valable. Une loi renforcée en 1935 par une décision de la Cour suprême qui a fait depuis jurisprudence. L'arrêt rendu ce lundi (29 juin) constitue donc une véritable rupture. Donald Trump a applaudi « une grande victoire », « l'une des plus grandes décisions jamais rendues concernant les pouvoirs présidentiels ». Les juges devaient aussi se prononcer sur le limogeage de Lisa Cook, une gouverneure de la Banque centrale. Par cinq voix contre quatre, les juges ont considéré que Donald Trump ne pouvait pas la révoquer « à sa guise » sans qu'elle ait l'occasion de se défendre. Une décision apparemment paradoxale, motivée par la crainte des répercussions économiques. Et ce n'est pas le seul revers infligé au locataire la Maison Blanche, explique François-Damien Bourgery, du service International de RFI. La Cour suprême a également rejeté un recours du parti républicain contre une loi du Mississippi qui autorise le comptage des bulletins plusieurs jours après le scrutin. Et ce alors que Donald Trump, et l'ensemble du parti républicain, ne cessent d'accuser le vote par correspondance de favoriser la fraude. Une nouvelle preuve que la Cour suprême est aujourd'hui le seul rempart face aux poussées autocratiques de Donald Trump.   En Haïti, accord pour modifier le décret électoral contesté En Haïti, les élections sont prévues en principe au mois d'août. Le gouvernement et l'autorité électorale, le CEP, sont tombés d'accord sur le processus, rapporte Gotson Pierre, directeur de l'agence AlterPresse. Pendant ce temps, le Premier ministre Alix Didier Fils Aimé a affirmé hier (29 juin) vouloir sortir de la logique de l'assistanat qui régit souvent les relations avec les pays étrangers. Enfin, AlterPresse se fait l'écho d'un message : celui de la famille du journaliste Diego Charles, assassiné il y a cinq ans. Ses proches parlent d'un déni de justice intolérable.   Au Salvador, les victimes de l'État d'exception Au Salvador, le président Nayib Bukele a opté pour la manière forte, sinon brutale, pour lutter contre les groupes criminels. Pour la 52è fois, les autorités viennent de renouveler l'État d'exception, une disposition qui permet notamment des arrestations et des incarcérations sans jugement et sans accès rapide à un avocat. Une disposition d'autant plus controversée que les membres des gangs ne sont pas les seuls à être visés. Amnesty International estime qu'au moins 8 000 innocents ont été arrêtés en quatre ans. Un reportage de notre envoyée spéciale, Marie Griffon.

    Séisme au Venezuela : les habitants de La Guaira en colère contre le gouvernement

    Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 30:00


    Au Venezuela, le bilan provisoire du double tremblement de terre qui a frappé le pays, le 24 juin 2026, fait état de 1 450 décès et 3 150 blessés. La région côtière de La Guaira a été particulièrement touchée. Des centaines d'immeubles se sont effondrés. Ce matin, la terre a de nouveau tremblé. « C'est vraiment le chaos à La Guaira », témoigne la correspondante de RFI au Venezuela, Alice Campaignolle. « Les secouristes travaillent au péril de leur vie car la terre ne cesse de trembler. Il s'agit essentiellement d'habitants pas préparés, pas équipés, qui fouillent à mains nues les décombres dans l'espoir de retrouver des survivants ». « Des équipes de secouristes françaises, colombiennes et chiliennes sont également arrivées », poursuite la journaliste. « Les militaires, eux, tentent d'assurer la circulation », poursuit la journaliste qui précise qu'une morgue a été improvisée sur le port. « Certains quartiers excentrés se sentent oubliés, abandonnés par le gouvernement. Personne n'est encore venu leur prêter main forte », raconte Alice Campaignolle qui décrit « la colère, la frustration, le désespoir et la fatigue » des Vénézuéliens touchés par ce séisme. « Ils en veulent au gouvernement », dit encore notre correspondante. « Même si un tremblement de terre d'une telle magnitude aurait pris de court n'importe quel pays, il faut reconnaître un manque de préparation et un certain amateurisme de la part des autorités du Venezuela », ajoute-t-elle.   Argentine : J. Milei nomme un nouveau Premier ministre dans la perspective de la présidentielle. Ce dimanche, Javier Milei a nommé hier (28 juin 2026) Diego Santilli en remplacement de Manuel Adorni empêtré depuis des mois dans un scandale de fausse déclaration de patrimoine et d'enrichissement illicite. Ce politicien de carrière, issu du PRO, le part créé par l'ancien président Mauricio Macri, prendra ses fonctions mardi et aura pour mission de négocier avec les forces politiques représentées au Congrès et avec les gouverneurs des provinces. Une mission extrêmement importante puisqu'à plus d'un an de la présidentielle, Javier Milei sait qu'il va devoir nouer des alliances avec la droite et le centre. Les explications de Marine de La Moissonnière du service international de RFI.   Haïti : mobilisation pour la réouverture de l'hôpital de l'université d'État d'Haïti À Port-au-Prince, la fermeture de l'hôpital de l'université d'État d'Haïti, le plus grand centre hospitalier public du pays, continue de susciter de vives réactions. Fermé depuis plus de deux ans en raison de l'insécurité, cet établissement est un maillon essentiel de la formation des futurs médecins qui y effectuent habituellement leurs stages cliniques. Face à ce qu'ils qualifient d'inaction des autorités, des dizaines d'étudiants en médecine ont manifesté lundi 22 juin, dans les rues de la capitale pour exiger sa réouverture. Une mobilisation soutenue par le syndicat des travailleurs de l'établissement, mais dispersée par les forces de l'ordre à coups de gaz lacrymogènes. Malgré cela, les manifestants promettent de poursuivre leur mouvement. Reportage de Peterson Luxama.   Le journal de la 1ère Le dispositif Hôpital en tension a été activé au CHU de Martinique.

    Fin du TPS : forte inquiétude pour les Haïtiens installés aux États-Unis

    Play Episode Listen Later Jun 26, 2026 30:00


    La Cour Suprême a donné raison jeudi 25 juin 2026 à l'administration Trump et confirme la fin du TPS, le statut de protection temporaire qui permettait à plus de 350 000 Haïtiens de résider légalement sur le sol états-unien, parfois depuis plus de 15 ans. Ils sont désormais à la merci de la police de l'immigration, qui peut les renvoyer en Haïti à tout moment. Au Chili, « la communauté haïtienne a été utilisée à des fins politiques » Au Chili, la police a localisé la soixantaine d'enfants haïtiens qui avaient été déclarés «introuvables» après leur arrivée au Chili, dans le cadre de procédures de regroupement familial. Ils sont tous en bonne santé et avec leurs parents. La Cour des comptes, dans un rapport préliminaire sur les conditions d'entrée de citoyens haïtiens au Chili, avait fait état de ces possibles disparitions, provoquant l'ouverture d'une cellule de crise par le gouvernement et d'une enquête pour trafic d'êtres humains. Michel-Ange Joseph, Haïtienne résidant au Chili depuis 12 ans, est travailleuse sociale et directrice de la fondation Cijys, un centre de recherche en sciences juridiques et sociales. Au micro de Naïla Derroisné, elle assure qu'il y a eu des erreurs dans la gestion de cette affaire d'enfants haïtiens disparus qui, en réalité, ne l'étaient pas. Elle estime même que «la communauté haïtienne a été utilisée à des fins politiques».   Le combat de vendeuses ambulantes mexicaines pour leur reconnaissance À Mexico, des milliers de femmes arpentent tous les jours le métro de la ville pour vendre leurs marchandises. Une activité qui permet à ces Mexicaines, souvent mères célibataire et précaires, de subvenir à leurs besoins et nourrir leurs enfants, mais qui les confrontent aussi à la discrimination et aux violences policières. Elles ont décidé de s'organiser pour obtenir un statut légal de travailleuses et ne plus être marginalisées par la société mexicaine, raconte la correspondante de RFI au Mexique, Marine Lebègue, qui les a suivies dans leur journée de travail.   L'Iran et les États-Unis s'affrontent... sur un terrain de volley Un match de volley très symbolique s'est tenu jeudi soir (25 juin 2026) à Orléans, en Ligue des nations. Les États-Unis affrontaient l'Iran et l'ont emporté 3-0. Le public soutenait très largement l'Iran et pour certains supporters, ce match avait malgré tout une signification particulière. Vahid Shamsoddinnezhad, de la rédaction en persan de RFI, était sur place et a pu échanger avec des spectateurs et spectatrices.   Dans le journal de La 1ère... Un tiers de siècle après l'interdiction du chlordécone, largement utilisé dans les bananeraies, plus de 8 Guadeloupéens sur 10 présentent encore des traces de ce pesticide dans le sang, précise Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À lire aussiFrance: non-lieu confirmé dans le scandale sanitaire du chlordécone

    Au Venezuela, les sinistrés du séisme livrés à eux-mêmes

    Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 30:00


    Le Venezuela se réveille au lendemain du plus puissant séisme enregistré dans le pays depuis plus d'un siècle, sans encore connaître l'ampleur exacte des destructions ni le nombre définitif de victimes. À Caracas comme dans l'État de La Guaira, de nombreux habitants ont passé la nuit dehors, craignant de nouvelles répliques, tandis que plusieurs quartiers restent privés d'électricité, d'eau et d'internet.   Les témoignages recueillis par RFI évoquent des immeubles effondrés, des hôpitaux endommagés et des sinistrés contraints de s'organiser seuls. Alors que l'aide internationale commence à se mettre en place, de nombreux Vénézuéliens dénoncent l'absence de soutien des autorités et le manque d'informations officielles dans les heures ayant suivi la catastrophe.   À lire aussiVenezuela: après le double séisme, les sinistrés dénoncent l'absence d'aide et le manque d'informations Les Grenadiers partent la tête haute   Avec Frantz Duval, rédacteur en chef du journal Le Nouvelliste, nous revenons sur ce que le journaliste qualifie de « l'indescriptible aventure de cette équipe » et aussi sur le sélectionneur, Sébastien Migné, parfois critiqué, mais qui ne s'est pas trop mal débrouillé, selon Frantz Duval.   Au Chili, le gouvernement de José Antonio Kast durcit le ton face aux mauvais payeurs de la dette étudiante  Depuis plusieurs années, des centaines de milliers de Chiliens financent leurs études supérieures grâce à un système de prêts bancaires garantis par l'État. Un dispositif qui a largement contribué à démocratiser l'accès à l'université, mais qui a aussi entraîné l'endettement de nombreux diplômés, dont certains sont aujourd'hui incapables de rembourser leurs emprunts. Jusqu'à présent, l'État devait prendre le relais lorsque les remboursements n'étaient plus assurés. Mais dans un contexte de rigueur budgétaire, le président José Antonio Kast entend mettre fin à cette situation. Un reportage de notre correspondante Naïla Derroisné.    Journal de la 1ère   En Guadeloupe, l'État se dit prêt à « accompagner » le redressement du syndicat mixte de gestion de l'eau, mais pas à n'importe quel prix… 

    Fin de sept semaines de blocages en Bolivie

    Play Episode Listen Later Jun 24, 2026 30:00


    Après plus de 50 jours de mobilisation des paysans, des ouvriers ou encore des mineurs, qui ont paralysé la capitale et la majeure partie du pays, les blocages de routes ont finalement tous été levés ce mardi (23 juin 2026), a annoncé le gouvernement bolivien. Néanmoins, le président bolivien Rodrigo Paz, au pouvoir depuis novembre 2025, reste soumis à de fortes pressions politiques. Un accord a été signé, vendredi 19 juin 2026, entre le gouvernement et la principale centrale syndicale du pays, la COB, l'une des organisations qui menait le mouvement. Dans la foulée, le président a décrété samedi 20 juin l'état d'exception, ce qui lui a permis de déployer l'armée et de dégager les routes encore bloquées. Le mouvement n'a pas obtenu la démission du président de centre-droit Rodrigo Paz, qui était demandée par certains. Mais c'était une « victoire pour le mouvement d'obtenir des concessions sur plusieurs points de la part du gouvernement : maintenir des prix raisonnables pour les biens de première nécessité, ne pas privatiser d'entreprises publiques ou encore de maintenir le dialogue avec les organisations sociales », estime Pablo Barnier-Khawam, chercheur associé au CREDA (Centre de recherche et de documentation sur les Amériques, Sorbonne Nouvelle). La levée des blocages permet aussi de reprendre l'approvisionnement en carburant et en nourriture à La Paz et de la ville voisine d'El Alto, soumises à d'importantes pénuries ces dernières semaines. Les cicatrices de semaines de mobilisation D'un point de vue économique, le mouvement de blocages, l'un des plus longs de l'histoire du pays, laissera des traces. Les barrages routiers ont coûté plus de 3 milliards de dollars, d'après la Chambre nationale d'industrie, soit environ 6% du PIB. Politiquement, le président sera soumis à de fortes pressions sur sa droite ces prochains mois. « Le gouvernement de Rodrigo Paz, qui a penché très à droite voire à l'extrême-droite va être pris en tenailles entre, d'une part, ces promesses faites aux mouvements sociaux - qui ont démontré leurs capacités de pression sur le gouvernement - et, d'autre part, les élites économiques de Santa Cruz, les agro-exportateurs. On voit déjà que ces élites demandent des poursuites pénales contre les organisations qui ont mis en œuvre les blocages », d'après le chercheur Pablo Barnier Khawam.   Au Honduras, alourdir les peines de prison pour féminicides n'est pas une solution En Amérique latine, le Honduras détient le triste record du taux de féminicides le plus élevé par habitant. Dans ce pays d'Amérique centrale de 11 millions d'habitants, une femme est tuée toutes les 22 heures, selon un rapport de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) publié fin 2025. Près de 92% de ces crimes restent impunis. Pour tenter d'enrayer ce fléau, le Parlement a réformé le Code pénal le 9 juin 2026, portant jusqu'à 60 ans la peine de prison pour les auteurs de féminicides. Une mesure contestée par les associations et familles de victimes, explique la correspondante de RFI Marie Griffon, qui est allée à leur rencontre. À lire aussiAu Cameroun, les chiffres confirment une «funeste tendance haussière» des féminicides et infanticides Montréal, la ville qui a dit non à la Fifa Le Canada affronte ce mercredi (24 juin 2026) la Suisse dans un duel pour la tête du groupe B de la Coupe du monde de football masculin. Mais à Montréal, le Mondial se regarde de loin. La métropole, où le ballon rond occupe une place grandissante, avait pourtant rêvé d'accueillir la compétition avant de s'en retirer quand la réalité économique a rattrapé le rêve sportif. Alors que les coûts explosent dans les villes hôtes canadiennes, ce qui avait été vécu comme une déception apparaît de plus en plus comme un choix de raison, précise Nafi Alibert, correspondante de RFI au Canada. À lire aussiCoupe du monde 2026: le Canada débute par un nul contre la Bosnie Dans le journal de La 1ère... Après l'alimentaire et le bricolage, le BQP, Bouclier Qualité-Prix, va être mis en place en Martinique dans le secteur de l'automobile, indique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À écouter aussiFrance: mobilisation à Paris de la diaspora des territoires d'Outre-mer contre la vie chère

    En crise, l'Organisation des États Américains a-t-elle encore un avenir?

    Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 30:00


    Remise en cause par l'unilatéralisme des États-Unis de Donald Trump, l'Organisation des États Américains (OEA), qui réunit presque tous les pays du continent, tient cette semaine son assemblée générale au Panama. Alors que Washington menace de lui retirer sa contribution financière, l'institution est particulièrement fragilisée, confrontée à des soupçons de corruption en interne et des accusations d'impuissance pour défendre les droits humains sur le continent, ou encore faire face à la crise sécuritaire en Haïti. L'Organisation des États Américains (OEA) tient depuis lundi 22 juin son Assemblée générale, au Panama. Créée en 1948, c'est la seule organisation à réunir tous les pays du continent, du Nord au Sud, à l'exception du Venezuela et du Nicaragua, qui s'en sont retirés. Pourtant, cette institution-clé du multilatéralisme dans la région est en crise. Les États-Unis de Donald Trump menacent d'arrêter totalement de la financer dès l'an prochain (2027), alors que la contribution de Washington équivaut aujourd'hui à près de la moitié du budget de l'OEA. « Comme pour l'Organisation mondiale de la santé, comme pour de nombreuses organisations internationales que les États-Unis ont quitté, cela poserait d'importantes difficultés, souligne Kévin Parthenay, professeur de Sciences Politiques à l'université de Tours. D'autant plus que cet exemple des États-Unis pourrait créer une émulation : de la part de l'Argentine de Javier Milei, du nouveau président d'extrême-droite au Chili, José Antonio Kast, ou encore d'Abelardo de la Espriella, tout juste élu en Colombie. Des dirigeants très critiques vis-à-vis du multilatéralisme et qui ne sont pas prêts à payer pour le fonctionnement de ces organisations-là.» Le représentant désigné par Donald Trump auprès de l'OEA, Leandro Rizzuto, un milliardaire et ami du président, a déclaré à l'agence Reuters qu'il voulait que l'organisation se concentre davantage sur les questions économiques et moins sur la démocratie et les droits humains.   Accusations de corruption Les craintes d'une fragilisation de l'OEA sont d'autant plus fortes que l'organisation est aussi fragilisée par un scandale en interne. L'actuel secrétaire général, Albert Ramdin, ancien ministre des Affaires étrangères du Surinam, est soupçonné d'irrégularités dans des contrats passés depuis son arrivée. Sa cheffe de cabinet, elle, a été mise en examen pour corruption au Surinam. Les États-Unis ont révoqué son visa. Elle a quitté son poste début juin 2026. Cela intervient alors que l'OEA est aussi critiquée sur le fond.  « Sur un certain nombre de crises qui touchent le continent (du Nicaragua au Venezuela, en passant par Haïti) l'organisation a beaucoup de peine à apporter des réponses concrètes à des situations qui touchent aux droits de l'homme, à la démocratie et à la stabilité politique, alors que ce sont précisément trois des axes fondamentaux qui justifient et légitiment l'existence de cette organisation », poursuit Kévin Parthenay, également co-président de l'OPALC (Observatoire politique de l'Amérique latine et des Caraïbes de Sciences Po).  Pour autant, il ne faut pas enterrer trop vite le multilatéralisme sur le continent, estime le chercheur. « Le régionalisme se réinvente en permanence. J'en veux pour preuve ce « Bouclier des Amériques » lancé en mars par le président Donald Trump et qui a vocation à réunir des leaders de droite. Même s'il y a des dynamiques politiques radicales, on peut difficilement penser que la coopération régionale au sens large va disparaître », conclut-il.    Haïti : violences à Cité Soleil, enfants retrouvés au Chili et réparations Malgré le déploiement des forces de l'ordre, la situation reste « critique » à Cité Soleil depuis le massacre survenu au soir du premier match d'Haïti à la Coupe du monde de football, dans la nuit du 13 au 14 juin, explique depuis Port-au-Prince le rédacteur en chef de l'agence Alterpresse, Gotson Pierre. L'agence de presse haïtienne se fait aussi l'écho de l'histoire de ces enfants haïtiens dont le gouvernement chilien disait avoir perdu la trace. 52 d'entre eux sur 64, ont été retrouvés et sont bien dans leurs familles et scolarisés, précise Gotson Pierre. Enfin, il évoque avec Anne Cantener les protestations de chercheurs et de militants haïtiens face à l'absence d'Haïti au sommet international organisé à Accra (Ghana), du 17 au 19 juin sur les réparations liées à l'esclavage.  À lire aussiPierre Fritznel: «Le peuple haïtien n'en peut plus de la situation sécuritaire» Argentine : l'industrie textile en difficulté face à la concurrence chinoise Le président argentin ultra-libéral Javier Milei a décidé de baisser les droits de douane dans son pays. Depuis, les importations sont de plus en plus importantes, au point de mettre à mal l'industrie textile locale. Les entreprises argentines ne peuvent pas s'aligner sur la capacité de production ni sur les prix de grands groupes chinois comme Shein ou Temu, explique le correspondant de RFI, Théo Conscience, qui s'est rendu dans une petite usine de la banlieue de Buenos Aires. À lire aussiShein, Temu, Ali Express: les géants chinois qui s'invitent sous le sapin Dans le journal de La 1ère... La Cour d'appel de Paris a confirmé ce lundi (22 juin 2026)  le non-lieu prononcé en 2023 dans « l'affaire » du chlordécone, précise Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À lire aussiFrance: non-lieu confirmé dans le scandale sanitaire du chlordécone

    La Colombie bascule vers l'extrême droite

    Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 30:00


    L'avocat et entrepreneur Abelardo de la Espriella a remporté l'élection présidentielle colombienne avec 49,7% des voix, devançant de justesse le sénateur de gauche Ivan Cepeda. « Si les résultats sont encore provisoires, leur tendance semble irréversible », nous explique notre envoyée spéciale en Colombie, Marine de la Moissonnière. Lors de son discours de victoire à Barranquilla, le candidat d'extrême droite, vêtu du maillot de la sélection colombienne, a adopté un ton plus conciliant qu'en campagne. Il a promis de respecter la Constitution et appelé ses adversaires à reconnaître leur défaite. Ivan Cepeda entend toutefois contester les résultats dans plusieurs dizaines de milliers de bureaux de vote, tandis que des manifestations ont éclaté à Bogota et Cali. L'insécurité a été au cœur du scrutin. Les électeurs d'Abelardo de la Espriella attendent une réponse plus ferme face aux groupes armés et aux trafiquants de drogue. Le président élu promet de s'inspirer des méthodes du Salvadorien Nayib Bukele. L'économie a également pesé dans le vote. Malgré une baisse de la pauvreté, du chômage et de l'inflation sous Gustavo Petro, de nombreux Colombiens s'inquiètent de l'endettement du pays et voient en cet homme d'affaires millionnaire un gestionnaire capable de relancer la croissance.   En Haïti, une année scolaire jugée plus stable que les années précédentes En Haïti, les examens officiels de la neuvième année fondamentale se tiendront du 29 juin au 2 juillet 2026. À quelques jours de ce rendez-vous décisif pour des milliers d'élèves à travers le pays, les préparatifs s'accélèrent. Si de nombreux candidats affirment être prêts à se mesurer aux épreuves, des enseignants se félicitent d'une année scolaire jugée plus stable que les précédentes. Des responsables syndicaux soulignent toutefois que l'insécurité continue de peser sur le système éducatif. De son côté, le ministère de l'Éducation nationale assure avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir le bon déroulement des examens, notamment avec la mise en place d'une commission chargée des épreuves. Reportage de Peterson Luxama… À lire aussiHaïti : les écoles publiques de plus en plus dégradées Au Canada, la stérilisation forcée inscrite dans le code criminel Pendant des décennies au Canada, des milliers de femmes — principalement des autochtones, mais aussi des personnes noires, marginalisées ou vivant avec un handicap — ont subi des stérilisations forcées. Une pratique médicale institutionnalisée, qualifiée de torture par l'ONU, que la justice canadienne avait jusqu'à présent du mal à sanctionner. Mais la législation vient d'évoluer. Cette forme de violence est désormais explicitement inscrite dans le Code criminel et est passible d'une peine pouvant aller jusqu'à 14 ans de prison. Une avancée législative réclamée de longue date par les survivantes. Un reportage de Nafi Alibert. À lire aussiQuébec: des dizaines de femmes autochtones déclarent avoir subi des stérilisations imposées Journal de la 1ère La Cour d'appel confirme un non-lieu dans le scandale sanitaire du chlordécone. À lire aussiChlordécone: les députés français pointent la responsabilité de l'État, les indemnisations dans le flou

    Massacre à Cité Soleil le soir du match Haïti-Écosse

    Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 30:00


    Dans la capitale haïtienne, la soirée du premier match des Grenadiers à la Coupe du monde, samedi dernier (13 juin 2026), a tourné au cauchemar à Cité Soleil. Des membres de gang ont tiré sur la foule qui célébrait la participation d'Haïti au Mondial de football masculin. Il y a eu des dizaines de morts, selon un bilan provisoire, y compris des enfants. «Des habitants de Wharf jérémie, de Pont Rouge et de Chancerelles sont descendus dans les rues pour célébrer la performance de la sélection haïtienne» face à l'Ecosse, malgré la défaite de l'équipe, raconte Fritznel Pierre, directeur exécutif de Combite pour la paix et le développement. Ces quartiers, comme l'ensemble de la commune de Cité Soleil sont aux mains de gangs. Certains membres de groupes armés participaient au cortège, au son du rara, musique traditionnelle haïtienne. Mais le son des percussions et des trompettes a été remplacé par celui des tirs. «Malheureusement, en arrivant dans le quartier de Belekou», des membres du gang de ce quartier «ont ouvert le feu sur la population», poursuit Fritznel Pierre, dont l'ONG de défense des droits humains a recueilli des témoignages pour tenter de reconstituer ce qu'il s'est passé ce soir-là. Bilan provisoire : 61 morts, dont plusieurs femmes et enfants, selon une source diplomatique jointe par RFI. Le plus jeune avait 7 ans seulement. Plusieurs membres de gangs ont aussi été tués. Des habitants ont été séquestrés.   Paralysie du terminal pétrolier de Varreux En février 2024, de nombreux groupes armés de la capitale haïtienne, Port-au-Prince, se sont réunis sous la bannière de la coalition «Vivre ensemble». Mais depuis mars, certains se combattent à nouveau à l'arme automatique, dans la plaine du Cul-de-Sac, y compris à Cité Soleil, le plus grand bidonville du pays. Selon l'ONU, plus de 2 300 personnes ont été tuées en Haïti depuis le début de l'année 2026. Après le massacre survenu dans la nuit de samedi à dimanche, des affrontements entre groupes armés paralysent le principal terminal pétrolier du pays, le terminal de Varreux, tout proche, et affectent l'approvisionnement des stations-service.   Haïti-Brésil : nouveau défi pour les Grenadiers  Les joueurs de Sébastien Migné affrontent les Brésiliens ce 19 juin 2026. Pour leur second match dans cette coupe du monde 2026, ils pourront compter ce vendredi sur le soutien de supporters haïtiens résidents à Philadelphie (où se tient le match) ou venus spécialement soutenir leur équipe, qui n'était pas présente au mondial depuis 52 ans. Elcio Ramalho, de la rédaction brésilienne de RFI, est allé à leur rencontre.   Présidentielle en Colombie : deux projets de société opposés La Colombie va-t-elle virer à droite toute comme de nombreux pays d'Amérique latine ? Second tour de la présidentielle ce dimanche 21 juin 2026. Pour succéder à Gustavo Petro, le premier président de gauche de toute l'histoire du pays, les Colombiens doivent trancher entre son dauphin, le sénateur Ivan Cepeda et le millionnaire d'extrême droite, l'avocat Abelardo de la Espriella. D'après les derniers sondages, ce dernier l'emporterait. Marine de La Moissonnière, envoyée spéciale de RFI en Colombie, est allée à la rencontre d'électeurs dans le quartier de Barrios Unidos, dans le nord de Bogota. Un quartier qui avait voté majoritairement pour Gustavo Petro en 2022 et qui lors du premier tour, a changé de bord, plaçant Abelardo de la Espriella en tête.   Dans le journal de La 1ère... Nouveau rebondissement suite à l'interpellation d'un policier la semaine dernière en Martinique, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

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