Journal d'Haïti et des Amériques

Follow Journal d'Haïti et des Amériques
Share on
Copy link to clipboard

13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Mikaël Ponge vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions d’auditeurs, est le deuxième bassin d’audience de notre radi

RFI


    • Apr 17, 2026 LATEST EPISODE
    • weekdays NEW EPISODES
    • 26m AVG DURATION
    • 733 EPISODES


    More podcasts from RFI

    Search for episodes from Journal d'Haïti et des Amériques with a specific topic:

    Latest episodes from Journal d'Haïti et des Amériques

    Après la bousculade mortelle à la citadelle Laferrière, la gestion du patrimoine haïtien en question

    Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 30:00


    Le 11 avril, au moins 25 personnes mouraient dans un mouvement de foule à la citadelle Laferrière, dans le nord d'Haïti. Après ce drame, des experts questionnent la gestion du patrimoine et des sites touristiques en Haïti. La bousculade mortelle survenue à la Citadelle Laferrière, près de Cap-Haïtien continue de susciter de vives réactions en Haïti. Kesler Bien-Aimé, socio-ethnologue spécialiste du patrimoine, professeur à l'Université d'État d'Haïti estime que ce drame doit servir d'électrochoc et pousser à prendre enfin au sérieux cet héritage immense légué après l'esclavage, témoin de la capacité du peuple haïtien à bâtir et à se relever. Il répond aux questions de Peterson Luxama, correspondant de RFI à Port-au-Prince.   Brésil : un film met en lumière l'histoire des esclaves musulmans Le festival du cinéma brésilien de Paris a récompensé cette semaine le film Malês. Le réalisateur Antonio Pitanga y revient sur un épisode douloureux et méconnu de la période coloniale : l'histoire des esclaves musulmans emmenés de force au Brésil en 1835. Le titre du film fait référence au terme désignant les Africains musulmans instruits, majoritairement arabophones, enlevés en Afrique du Nord et de l'Ouest et réduits en esclavage dans l'État de Bahia, principal port de la traite négrière au Brésil à l'époque. Selon Antônio Pitanga, les manuels scolaires passent encore sous silence l'existence de ce groupe, omettant de mentionner la présence, sur le territoire brésilien, d'esclaves musulmans sachant lire et écrire. Adriana Moysès, journaliste à la rédaction Brésil de RFI à Paris, a rencontré le réalisateur.   Réintroduction réussie des tortues géantes des Galapagos Symboles de l'archipel des Galapagos, les tortues géantes sont de retour sur la petite île de Floreana, d'où elles avaient disparu pendant plus d'un siècle et demi. Menée à bien fin février 2026, cette réintroduction n'est que la dernière étape en date d'un plan de restauration écologique unique au monde, qu'Eric Samson, correspondant en Équateur, a suivi pour RFI.  À lire aussiAux Galapagos, des tortues disparues depuis 170 ans réintroduites dans leur habitat naturel Dans le journal de La 1ère... En Guyane, enseignants et parents d'élèves se mobilisent contre des violences quotidiennes entre élèves au collège de Matoury, explique Serge Massau, d'Outre-mer La 1ère.

    Insécurité en Haïti : le maire de Marchand-Dessalines démissionne pour dénoncer l'inaction de l'État

    Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 30:00


    Dans l'Artibonite, région située juste au nord de la capitale Port-au-Prince, les gangs n'ont cessé de progresser ces derniers mois. Après l'arrivée des gangs à Marchand-Dessalines fin mars, le maire de la commune a présenté sa démission pour dénoncer le « mépris de l'État central » et l'absence de réponses concrètes pour rétablir la sécurité dans la région. Dans sa lettre de démission, Dunord Sileus, président du Conseil municipal intérimaire de la commune de Marchand-Dessalines, évoque un « silence complice » du gouvernement haïtien concernant l'insécurité dans sa commune, pointe le rédacteur en chef du Nouvelliste, Frantz Duval. Sur RFI, il rappelle que le maire avait « présenté un ultimatum » aux autorités nationales, « pour demander le retour des forces de sécurité dans sa commune ». La situation n'a cessé de se dégrader depuis juillet 2025 et l'incendie du commissariat de Dessalines par le groupe armé Kokorat San Ras, puis le massacre de près de 70 personnes à Jean-Denis (à Petite-Rivière de l'Artibonite) fin mars rappelle le quotidien haïtien. Dunord Sileus a donc « donné sa démission d'une ville dont il n'était plus maire », conclut Frantz Duval.    Haïti : Les habitants de Jacmel manifestent contre l'insécurité Dans le sud d'Haïti, après l'attaque de Seguin qui a fait sept morts dans la nuit de lundi à mardi, les habitants de Jacmel « craignent que les bandits viennent » jusque dans leur ville, chef-lieu du département du Sud-est, toute proche, poursuit Frantz Duval. Ils ont manifesté ce mercredi : « c'est la première fois qu'une mobilisation aussi importante a lieu dans une ville de province » concernant l'insécurité, souligne le rédacteur en chef du Nouvelliste.   Les syndicats haïtiens demandent une revalorisation du salaire minimum Face à la hausse des prix du carburant, les syndicats haïtiens souhaitent voir passer à 3000 gourdes par jour le salaire minimum « soit 5 fois le montant actuel », précise encore Frantz Duval. « Haïti n'a peut-être pas les moyens d'une telle hausse, mais on attend au moins un geste » de la part de l'Etat du patronat, qui «font la sourde oreille » pour l'instant, conclut le rédacteur en chef du Nouvelliste.    Etats-Unis : Les centrales à charbon autorisées à polluer davantage Le lundi 30 mars 2026, des organisations de santé majeures aux Etats-Unis ont annoncé poursuivre en justice l'EPA, l'agence américaine de protection de l'environnement. Sous l'égide de l'administration Trump, celle-ci tire un trait sur des règles antipollution envers les centrales électriques. Elles pourront désormais émettre plus de mercure, une substance toxique naturellement présente dans le charbon et dans le pétrole. Jeanne D'Anglejean a contacté des associations à l'origine de ces poursuites.   Mémoire coloniale : dégel des relations Mexique-Espagne La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum doit se rendre ce samedi 18 avril à Barcelone (Espagne) pour participer à un sommet de dirigeants de gauche, organisé par le premier ministre espagnol Pedro Sanchez. C'est la première visite de Claudia Sheinbaum en Espagne, et la première visite d'un.e chef.fe d'Etat mexicain.e depuis 2018, après plusieurs années de tensions entre les deux pays sur la question de la mémoire coloniale.   Dans le journal de La 1ère...   En Guadeloupe, les conditions de détention sont examinées par le tribunal administratif de Basse-Terre, explique Tessa Grauman, d'Outre-mer La 1ère.

    Le racket routier, nouvelle source de revenus pour les gangs en Haïti

    Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 30:00


    Depuis plusieurs années, les gangs criminels en Haïti ont adopté une nouvelle stratégie pour gagner de l'argent : la création de postes de péage sur les principaux axes routiers du pays. Une nouvelle attaque de gang en Haïti a fait huit morts à Seguin, dans le département du Sud-Est. Les assaillants ont aussi détruit deux véhicules de police et incendié le commissariat. Dernière illustration de la capacité de nuisance de ces groupes qui montent en puissance, notamment grâce au racket sur les routes. Outre les kidnappings, cette nouvelle source de revenus rapporte entre 60 et 80 millions de dollars aux gangs, selon la déclaration faite en 2025 par Jean Max Bellerive, ancien Premier ministre haïtien, à un journaliste dominicain. Sur ces axes routiers, les gangs imposent à chaque passage une somme d'argent variable aux véhicules, selon leur activité, le nombre de passagers, etc. Il s'agit d'un véritable fléau pour la population haïtienne, notamment pour les entrepreneurs qui doivent désormais verser des sommes exorbitantes aux transporteurs afin d'acheminer leurs marchandises. C'est le cas, par exemple, des entrepreneurs de l'Artibonite qui s'approvisionnent régulièrement depuis la capitale, Port-au-Prince. Un dossier de notre correspondant, Ronel Paul. « Un sacrifice du président cubain Miguel Diaz-Canel » La situation à Cuba ne cesse de se détériorer depuis le durcissement de l'embargo américain et la décision d'interdire les livraisons de pétrole annoncée en janvier 2026. L'île, qui recevait depuis des années du pétrole vénézuélien, fait depuis face à des pénuries en tout genre. Dans le même temps, Washington a entamé un processus de discussions avec les autorités cubaines, dont peu d'informations filtrent. Romain Lemaresquier, du service International de RFI, a interviewé le chef du Conseil démocratique pour la transition à Cuba, Manuel Cuesta Morua. Il est l'un des dissidents les plus connus sur l'île. La santé des Salvadoriens livrée à Cuba Le président salvadorien Nayib Bukele a annoncé hier (14 avril 2026) dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux que la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques allait désormais être assurée par Gemini, l'intelligence artificielle de Google. Une nouvelle expérimentation technologique, après l'instauration du bitcoin comme monnaie officielle – un projet finalement abandonné – ou l'utilisation de Grok, l'IA d'Elon Musk, pour élaborer des programmes scolaires.

    Haïti : deuil national et beaucoup d'interrogations après le drame de la citadelle Laferrière

    Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 30:00


    Ce mardi est une journée de deuil national en Haïti, la première de trois jours de deuil décrétés par le gouvernement, après la mort durant le week-end d'une trentaine de personnes à la citadelle Laferrière à Milot dans le nord du pays. Nous en parlons avec Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse. Selon les autorités, sept individus ont été interpellés dans le cadre de l'enquête ouverte après la bousculade meurtrière, dont 5 agents de la police municipale. Avec Gotson Pierre, nous sommes aussi revenus sur le procès qui se poursuit à Miami concernant l'assassinat du président Jovenel Moïse en 2021. Pour l'instant, les différentes déclarations n'ont pas permis d'établir une chaîne de décision claire. De multiples zones d'ombre demeurent sur cette opération, selon Gotson Pierre.   Primaires pour l'élection du gouverneur en Californie : les démocrates craignent de perdre le « sunshine state » La démission du député démocrate Eric Swalwell, visé par des accusations de violences sexuelles qu'il conteste, bouleverse la course au poste de gouverneur de Californie. Favori pour la primaire démocrate, il a d'abord abandonné sa campagne avant de quitter le Congrès, sous une pression devenue intenable. Son retrait fragilise fortement un Parti démocrate déjà en difficulté et contraint ses responsables à se tourner rapidement vers d'autres candidats, dans une campagne jugée chaotique. Parmi les prétendants, Katie Porter et Tom Steyer émergent, mais tous deux sont affaiblis par des polémiques. Cette division profite aux républicains, notamment à Steve Hilton, qui domine actuellement les sondages. Dans un système de primaire ouverte où seuls les deux premiers accèdent à l'élection finale, la dispersion des candidatures démocrates pourrait leur coûter cher et compromettre leurs chances en novembre.  À lire aussiÉtats-Unis: deux députés démissionnent, deux autres sous le coup d'une exclusion de la Chambre des représentants Au Nicaragua, la répression ne s'arrête pas aux frontières C'est ce que souligne un rapport récent d'experts de l'ONU. Le régime autoritaire de Daniel Ortega, au pouvoir depuis 2007, épaulé par son épouse Rosario Murillo depuis 2017, poursuit ses opposants jusque dans l'exil. Selon ce document, les autorités sont responsables de graves violations des droits humains, visant une part toujours plus large de la population. À l'intérieur du pays, les journalistes sont réduits au silence et ne peuvent plus témoigner de la répression, des persécutions ou du sort réservé aux prisonniers politiques. Résultat : des milliers de Nicaraguayens fuient à l'étranger sans pour autant être à l'abri. Beaucoup d'exilés nicaraguayens font état de surveillance, de harcèlement, de campagnes de diffamation ou encore de représailles contre leurs proches restés au pays… voire pire. Un dossier de Sarah Krakovitch.

    Présidentielle au Pérou : le vote se poursuit

    Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 30:00


    Au Pérou, le premier tour de la présidentielle ne s'est pas du tout déroulé comme prévu ce dimanche 12 avril 2026. Beaucoup de bureaux n'ayant pas reçu le matériel nécessaire, ont ouvert en retard ou pas du tout, comme le raconte notre correspondant à Lima, Martin Chabal. « 211 bureaux de vote n'ont pas ouvert, ce qui représente près de 63 000 électeurs. » Des Péruviens qui n'ont reçu aucune explication et qui ont la possibilité de déposer leur bulletin dans l'urne ce lundi. Exceptionnellement, les bureaux concernés vont ouvrir leurs portes pour la journée. Il va donc falloir attendre encore avant d'avoir les résultats définitifs. Des premières tendances ont été diffusées hier (12 avril) avant qu'on ne sache que l'élection se poursuivrait ce lundi. Selon les deux instituts de sondage qui ont publié les résultats à la sortie des urnes, Keiko Fujimori serait qualifiée pour le deuxième tour. « Elle participe à sa quatrième élection présidentielle et a toujours atteint le second tour », explique Martin Chabal. « C'est une candidate de droite autoritaire, qui se revendique de son père, Alberto Fujimori, président du Pérou et condamné pour crimes contre l'humanité pour son passage au pouvoir. Un héritage qui lui a toujours coûté la victoire au second tour, car un grand nombre d'électeurs la rejettent. »  En face, ils sont quatre à espérer participer au second tour. Rafael Lopez Aliaga, l'ancien maire de Lima et candidat d'extrême droite ; le candidat de gauche Roberto Sanchez ; Ricardo Belmont, 80 ans, qui s'était déjà présenté à la présidentielle en 95 et il a été maire de Lima au début des années 90 ; et Jorge Nieto, ministre de la Culture et de la Défense entre 2016 et 2018. « Il est fort probable que les candidats qui n'accèderont pas au second tour contesteront les résultats, tant le scrutin s'est déroulé dans des conditions chaotiques », estime Martin Chabal.   Haïti : les conséquences de la hausse du prix du pétrole  En Haïti, le calvaire des citoyens ne cesse de s'aggraver. À côté de l'insécurité alimentaire, de la violence des gangs armés, du chômage et de l'inflation, les citoyens doivent désormais également faire face à la hausse des prix du carburant sur le marché local, conséquence de la guerre au Moyen-Orient. Une décision du gouvernement, prise la semaine dernière, a aussi entraîné une révision à la hausse des prix de l'essence, ce que dénoncent des chauffeurs de taxi, des motards et de simples citoyens, qui estiment que cette mesure va aggraver une situation déjà précaire. Des économistes, à l'image d'Énomy Germain, alertent également sur les conséquences de cette décision, qu'ils jugent potentiellement catastrophique pour le pays, estimant que les réalités socio-économiques n'ont pas été suffisamment prises en compte. C'est un reportage de notre correspondant Peterson Luxama, depuis Port-au-Prince.   Passe d'armes entre Donald Trump et le pape « Je ne suis un grand fan du pape Léon XIV », a déclaré le président américain ce dimanche, en réaction à des propos tenus la veille par le pape Léon XIV lors d'une veillée de prière pour la paix à la basilique Saint-Pierre, au Vatican. « Assez de l'idolâtrie du moi et de l'argent ! Assez des démonstrations de force ! Assez de guerre ! (...) Il est temps de faire la paix ! Asseyez-vous à la table du dialogue et de la médiation, et non à la table où se planifie le réarmement et où se décident des actions meurtrières ! », s'est exclamé le souverain pontife. Des propos certes virulents, mais pas nouveau sur le fond qui ont énervé le président américain qui déteste qu'on ne soit pas d'accord avec lui. Les précisions de Marine de La Moissonnière.   Le journal de la 1ère Les premiers patients sont accueillis ce lundi, dans le nouveau Centre hospitalier de Guadeloupe qui ouvre ses portes après sept années de travaux.

    Élection présidentielle au Pérou : l'insécurité au cœur des préoccupations

    Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 30:00


    Les Péruviens votent pour le premier tour de l'élection présidentielle ce dimanche 12 avril 2026. Alors que le Pérou traverse une décennie politique chaotique avec huit présidents différents en tout juste dix ans. Mais plus que l'instabilité politique, les Péruviens sont surtout préoccupés par l'insécurité. Dimanche, 35 candidats s'affrontent pour espérer passer au second tour. Et si la corruption et l'instabilité politique semblent être des points chauds de cette élection, c'est surtout l'insécurité qui s'est imposée comme le vrai baromètre de cette campagne. Le Pérou connaît des années record en termes de violence. Pour la majorité des Péruviens, homicides et extorsions font tristement partie du quotidien. Rien qu'en 2025, le pays a dépassé la barre des 10 homicides pour 100 000 habitants sur une année. C'est deux fois plus qu'il y a dix ans, ce qui place le Pérou parmi les pays les plus violents du continent. C'est donc en toute logique que les électeurs demandent plus de sécurité. Reportage de notre correspondant à Lima, Martin Chabal.   En Haïti, la nouvelle alliance qui étouffe l'Artibonite En Haïti, la date du 30 août pour les élections ne tient plus, indique Le Nouvelliste. Le gouvernement et l'instance chargée d'organiser le scrutin se sont vus hier (9 avril 2026) pour réfléchir à la suite du calendrier et du budget électoral, précise Gazette Haïti. Et dans ce contexte, Le Nouvelliste met en garde : il ne faut pas jouer l'avenir d'Haïti à la roulette russe. L'article est illustré par un dessin qui résume tout : un barillet, six trous desquels dépasse une tête de mort, une arme à feu, un poing noir marqué du mot gang ou encore des sacs d'argent sale. Et au milieu de tout ça, dans le dernier emplacement du barillet, une enveloppe comme glissée dans une urne sur laquelle il est écrit « espoir ». Pour le quotidien, l'avenir doit devenir le sujet d'une conversation nationale sincère et sérieuse. Tout cela peut prendre forme à travers un projet de sauvetage national validé par les urnes, mais avec la fragmentation de l'électorat et la domination croissante des logiques politiques régionales, le défi devient immense. D'autant plus que les gangs continuent de faire la démonstration de leur force de nuisance, de leur brutalité. Comme il y a une dizaine de jours dans le département de l'Artibonite, notamment le massacre à Jean Denis. Le média Ayibopost y revient dans un long article, dont nous parlons avec l'un des auteurs, Wilder Sylvain.   La Chine face aux ambitions spatiales états-uniennes Les quatre astronautes de la mission Artemis qui ont fait le tour de la Lune pour la toute première fois doivent atterrir dans quelques heures. En Chine, cette mission Artemis est vue à la fois comme un projet scientifique, mais surtout stratégique, explique Ninan Wang, de la rédaction en chinois de RFI. Un moyen pour les États-Unis de réaffirmer leur leadership dans l'espace face à la montée en puissance de la Chine. Aujourd'hui, les États-Unis voient clairement la Chine comme un rival. Ils s'en méfient, notamment en limitant certaines coopérations, pour éviter le plagiat ou l'espionnage. Face à Artemis et aux ambitions américaines, la Chine avance pas à pas avec une stratégie centralisée. Tandis que les États-Unis combinent les agences publiques et les entreprises privées pour accélérer et diversifier leurs projets, la Chine, elle, fonctionne principalement par des structures étatiques centralisées, comme l'Administration spatiale nationale chinoise, qui coordonne à la fois les fusées, les satellites et la recherche. Raison pour laquelle dans certains domaines, la Chine a déjà pris de l'avance. Et côté budget, la différence est nette, avec des dépenses estimées entre 14 et 18 milliards de dollars par an, soit bien moins que les 25 milliards de dollars de la Nasa.

    Haïti : le processus électoral prend du retard

    Play Episode Listen Later Apr 9, 2026 30:00


    En Haïti, les élections, censées se tenir en août 2026, vont peut-être être reportées. L'instance chargée d'organiser le scrutin a indiqué que l'inscription des électeurs et l'enregistrement des candidats, qui devaient avoir lieu respectivement le 1er et le 13 avril, étaient repoussés. « Pour le moment, on ne sait pas si cela implique que les élections seront aussi décalées », explique Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. « En tout cas, officiellement, il est prévu qu'elles se tiennent cette année ». Par ailleurs, le quotidien a reçu la visite de Vladimir Paraison, le directeur général de la Police nationale haïtienne, et a abordé avec lui, la question des drones entre autres. « La PNH ne manipule pas de drones explosifs, nous a-t-il expliqué », raconte Frantz Duval. Sans nommer Vectus, la société d'Erik Princ, Vladimir Paraison insiste sur le fait que les policiers haïtiens ne disposent que de drones de surveillance. « Outre la PNH et la Force de répression des gangs (FRG) — avant celle-ci, la Mission multinationale d'appui à la sécurité (MMAS) —, le gouvernement a eu recours à des sociétés militaires privées pour tenter de contrecarrer les gangs. Interrogé pour savoir si ce sont les compagnies privées qui utilisent les drones, Vladimir Paraison a indiqué ne pas pouvoir répondre à leur place », peut-on lire dans Le Nouvelliste. Enfin, les footballeurs haïtiens qui se sont qualifiés pour le prochain Mondial vont finalement toucher une prime. « L'État a fait un chèque de 4 millions de dollars à la Fédération pour les récompenser et pour la préparation de la Coupe du monde », explique Frantz Duval.   En Argentine, les glaciers menacés La réforme de la loi dite « des glaciers » a été adoptée dans la nuit de jeudi à vendredi. Après le Sénat, en février, les députés ont, à leur tour, donné leur feu vert à ce texte qui assouplit les règles de protection des zones glaciaires et péri-glaciaires, et permet leur exploitation minière. Alors que Javier Milei et les partisans de cette activité crient victoire, les défenseurs de l'environnement dénoncent une catastrophe. Les précisions de Marine de La Moissonnière et Carlos Pizarro.   La communauté LGBTQI+ du Honduras face à la montée des violences Au Honduras, le meurtre d'une femme trans, Gissel Guzmán, sauvagement assassinée dans la capitale au début du mois de mars, relance les inquiétudes de la communauté LGBTI+ du pays, régulièrement visée par des violences, des insultes, des menaces de mort et des assassinats. En dix ans, plus de 300 personnes lesbiennes, gays et transsexuelles ont été tuées, ce qui en fait avec le Brésil, le Mexique et la Colombie, l'un des pays d'Amérique latine les plus violents contre cette population (proportionnellement à sa population de 10 millions d'habitants…). Dans ce pays encore conservateur, les communautés LGBTQI+ n'osent pas s'exposer en public. Reportage de Marie Griffon.   Le journal de la 1ère En Martinique, les ambulanciers suspendent leur mobilisation contre le prix du carburant. Hier, (8 avril 2026), le préfet de région leur a promis un soutien pour les aider à traverser la crise.

    Une campagne de désinformation russe en Argentine

    Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 30:00


    D'après des documents internes obtenus par The Continent et transmis à Forbidden Stories, dans le cadre de son expansion en Amérique latine, le réseau de propagande russe The Company, soutenu par les services de renseignement extérieurs, aurait dépensé en 2024 environ 280 000 dollars pour publier des centaines d'articles dans les médias argentins afin d'influencer l'opinion publique. Le président libertarien Javier Milei avait manifesté publiquement son soutien à l'Ukraine dès le début de l'invasion russe en 2022, avant d'être élu en novembre 2023 en Argentine. Face à cette prise de position, le réseau d'influence russe, appelé en interne « La Compagnie » (The Company), a pénétré dans le pays en février 2024 pour tenter de faire valoir ses intérêts et de ternir la réputation du président, d'après une enquête de Forbidden Stories. Le réseau a néanmoins quitté l'Argentine fin 2025 sans avoir rempli ses objectifs. L'autrice de cette enquête, Sofia Alvarez Jurado, journaliste à Forbidden Stories, répond aux questions de Joris Zylberman. Le Mexique critique un rapport de l'ONU sur les disparitions forcées À quelques semaines du Mondial 2026 de football, dont plusieurs matchs se tiendront au Mexique, la présidente de gauche Claudia Sheinbaum s'est irritée du contenu d'un rapport du comité de l'ONU sur les disparitions forcées. Le texte évoque des crimes contre l'humanité. Le gouvernement mexicain, qui affiche comme l'une de ses priorités la lutte contre l'insécurité, s'estime attaqué : « Nous ne sommes pas d'accord avec [les conclusions de] ce document. Nous travaillons avec les Nations unies [...] mais ce comité d'experts, quand on lit son texte, on voit que son but est de critiquer le gouvernement », a déclaré mardi 7 avril en conférence de presse la présidente mexicaine.  En Haïti, le théâtre comme alternative à la violence Dans un contexte marqué par l'insécurité et la vie éprouvante dans les camps de déplacés à Port-au-Prince, le théâtre s'impose comme une alternative à la violence et un espace d'expression pour les enfants. À travers une initiative baptisée « Théâtre contre la violence », portée par BIT-Haïti en partenariat avec la Fondation Connaissances et Libertés (FOKAL), une dizaine d'enfants issus de différents camps de la capitale participent à des ateliers de théâtre. Une initiative qui vise à transformer la douleur en expression artistique et à redonner une voix à ces enfants souvent invisibilisés. L'occasion pour eux de retrouver un peu d'espoir et d'exprimer leur besoin de retourner chez eux, de retrouver une vie normale, loin des conditions précaires des sites de déplacés. Notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama, a assisté à l'un de ces ateliers. Dans le journal de La 1ʳᵉ… Retour sur un homicide qui a choqué toute la Guadeloupe : la mort d'un enfant de deux ans tué par arme à feu.

    En Géorgie, une élection locale sur fond de conflit au Moyen-Orient

    Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 30:00


    En Géorgie, dans le sud-est des États-Unis, les électeurs votent ce mardi pour choisir le remplaçant de Marjorie Taylor Greene à la Chambre des représentants. Il s'agit de l'un des premiers scrutins à mettre en évidence des désaccords sur le conflit au Moyen-Orient. Cette élection pour reprendre le siège laissé vacant par Marjorie Taylor-Greene, qui a démissionné avec fracas en janvier dernier, oppose deux candidats totalement divisés sur la question du conflit au Moyen-Orient. D'un côté, le démocrate Shawn Harris, un ancien général de brigade. De l'autre, le républicain Clayton Fuller, un vétéran de la Garde nationale. Les électeurs états-uniens sont généralement peu sensibles à la politique étrangère, sauf quand elle a des répercussions sur leur vie quotidienne. Ce qui est le cas avec le conflit au Moyen-Orient. La semaine dernière, ils étaient 43 % à le désapprouver, contre 31 % un mois plus tôt. L'opinion est en revanche plus partagée sur la politique menée par l'administration Trump en Amérique latine, au Venezuela et à Cuba notamment. En Haïti, l'appel de l'Église épiscopale En Haïti, on vit encore les conséquences du massacre commis par les gangs Gran grif et Kokorat san ras, il y a dix jours dans le département de l'Artibonite – une série d'attaques qui ont poussé plus de 13 000 à fuir, à abandonner leur maison. Dans ce contexte, Alterpresse nous parle de trafic d'armes et d'un appel de l'Église épiscopale. Elle réaffirme l'innocence de révérends et de laïcs arrêtés dans une affaire de transport d'armes, de munitions et de fausse monnaie. Autre sujet : l'augmentation des prix du carburant, conséquence du conflit au Moyen-Orient et de la spéculation sur le pétrole. Plusieurs chauffeurs de transports publics ont dit leur colère hier. Entretien avec Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse. En Argentine, effondrement de la couverture vaccinale Rougeole, coqueluche, tuberculose… Ces maladies semblent appartenir à une autre époque, et pourtant elles refont surface dans plusieurs pays. Notamment en Argentine. Une résurgence qui s'explique par une chute sans précédent de la vaccination qui se fait sentir dans les hôpitaux argentins. Un reportage de Théo Conscience.

    Haïti : la commune de Marchand-Dessalines tombée sous le contrôle de gangs

    Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 30:00


    Alors que les premiers contingents de la nouvelle Force de répression de gangs (FRG) commencent à arriver en Haïti, les groupes armés continuent de semer la terreur. Dernier exemple en date : la commune de Marchand Dessalines, une ville de plus de 160 000 habitants, est actuellement occupée par les gangs. Un dossier de Ronel Paul. Depuis plus d'une semaine, la commune de Marchand-Dessalines, dans le département de l'Artibonite, est tombée sous le contrôle de gangs armés, notamment Gran Grif et Kokorat San Ras. Ces groupes criminels ont investi le centre-ville, multipliant pillages et incendies, sans intervention des forces de l'ordre. Le maire, Dunord Sileus, joint par Ronel Paul, décrit une situation « infernale », avec des habitants livrés à eux-mêmes, des maisons détruites et un bilan humain impossible à établir. La violence est telle que les corps des victimes ne peuvent même pas être récupérés. Certains étant laissés à l'abandon dans les rues. Certains habitants racontent la peur permanente face à des hommes lourdement armés, arrivés en convoi de voitures et de motos. Dans ce contexte, les autorités locales dénoncent l'inaction du gouvernement et s'inquiètent d'un possible calcul politique, alors que le pays est engagé dans un processus électoral. Pour certains responsables, l'alliance entre gangs pourrait viser à asseoir leur contrôle territorial tout en cherchant à se donner une image plus acceptable. À lire aussiHaiti : les habitants racontent l'horreur de l'attaque de gang dans l'Artibonite Le président chilien José Antonio Kast se rend en Argentine pour son premier déplacement à l'étranger Le président chilien José Antonio Kast effectue ce lundi 6 avril son premier déplacement officiel à l'étranger, en Argentine, où il doit rencontrer son homologue Javier Milei. Cette visite, conforme à la tradition diplomatique chilienne, revêt une portée particulière en raison de la proximité idéologique entre les deux dirigeants, figures d'une droite très radicale en Amérique latine, dans le sillage du président américain Donald Trump. Déjà rencontrés en décembre dernier, ils entendent renforcer leur coopération, notamment dans les secteurs minier et énergétique, ainsi que dans la lutte contre le crime organisé. Mais, cette rencontre intervient dans un contexte sensible, marqué par l'échec des autorités argentines à arrêter l'ancien guérillero chilien Galvarino Apablaza, accusé de l'assassinat du sénateur Jaime Guzmán. De manière générale, sous le président José Antonio Kast, le Chili se rapproche de Washington. Une orientation qui pose toutefois question, alors que la Chine reste le principal partenaire commercial du Chili : un équilibre délicat entre alignement politique et intérêts économiques. À lire aussiEn Argentine, le nouveau président chilien, José Antonio Kast, affiche sa proximité avec Javier Milei Atelier de sensibilisation au réchauffement climatique en Colombie À Medellín, dans le cadre d'un échange universitaire entre la France et la Colombie, étudiants et enseignants travaillent sur une question cruciale : comment réduire concrètement l'impact du réchauffement climatique. Pour y répondre, ils participent à un atelier immersif baptisé « 2tonnes ». Le principe : se projeter dans l'avenir et simuler les choix, individuels et collectifs, nécessaires pour réussir la transition écologique, tout en identifiant des solutions simples et rapidement applicables. Porté par l'École des Mines d'Albi, ce programme s'exporte pour la première fois à Medellín, avec la participation d'étudiants colombiens. Reportage Najet Benrabaa. Journal de la 1ʳᵉ En Guadeloupe, l'économie reste fragile.

    Aux États-Unis, les Vietnamiens dans le collimateur de l'ICE, la police de l'immigration

    Play Episode Listen Later Apr 3, 2026 30:00


    Dans le collimateur de la politique anti-immigration de l'administration Trump se trouvent non seulement les sans-papiers latino-américains, mais aussi les communautés asiatiques. Plus de 8 000 Vietnamiens ont été arrêtés, et près d'un millier expulsés vers un pays que certains n'avaient pas vu depuis des décennies, nous explique Chi Phuong Nguyen de la rédaction vietnamienne de RFI. Les expulsions provoquent des drames familiaux et suscitent une vive émotion, notamment chez les proches, souvent laissés sans nouvelles. Beaucoup de ces personnes faisaient partie des réfugiés de l'après-guerre du Vietnam, jusqu'ici protégés par un accord bilatéral empêchant leur expulsion. Sa remise en cause par l'administration Trump est perçue comme une trahison par de nombreuses ONG. Ce durcissement intervient alors même qu'une partie importante de la diaspora vietnamienne soutient Donald Trump, notamment pour ses positions anti-communistes. Beaucoup minimisent les expulsions, estimant qu'elles ne concernent que des criminels. Mais cette perception est aussi alimentée par la désinformation et la barrière linguistique. Une fracture générationnelle apparaît : les jeunes Américains d'origine vietnamienne contestent davantage ces politiques et se mobilisent pour défendre les membres les plus vulnérables de leur communauté. Un an de Vectus Global en Haïti : un bilan mitigé et un contrat toujours tenu secret Le 1er mars 2025, les habitants de Port-au-Prince entendaient pour la première fois les détonations de drones explosifs opérés par des mercenaires de Vectus Global, société fondée par l'Américain Erik Prince, ancien patron de Blackwater. Un peu plus d'un an après, les organisations de défense des droits humains dressent un bilan mitigé de la présence des mercenaires et pointent l'opacité du contrat qui lie Vectus Global à l'État haïtien, explique Justine Fontaine. Au Honduras, le dérèglement climatique perturbe la semaine sainte C'est comme cela que les catholiques appellent la semaine qui précède Pâques. La fête marque la résurrection du Christ, et dans les jours précédents, il est d'usage pour les fidèles de manger du poisson. Problème : le poisson commence à manquer dans ce pays bordé par l'océan Pacifique et par la mer des Caraïbes. La biodiversité dans le golfe de Fonseca est menacée. Un reportage de notre correspondante Marie Griffon. Journal de la 1ère Des prévisions météorologiques inquiétantes pour la Guadeloupe

    Haiti : les habitants racontent l'horreur de l'attaque de gang dans l'Artibonite

    Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 30:00


    Dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mars 2026, la localité de Jean-Denis, dans la commune de Petite-Rivière de l'Artibonite, a été la cible d'une attaque menée par le gang « Gran Grif ». Plusieurs personnes ont été tuées. Le Nouvelliste a recueilli les témoignages de survivants. C'est à la Une du journal de Port-au-Prince, nous dit son rédacteur en chef Frantz Duval. Il cite Ilrès Théophile, encore sous le choc, qui a perdu son fils aîné ainsi que trois de ses frères lors de l'attaque. La terreur du gang a été tel que « même mes chiens ont quitté la zone », explique cet habitant, cité par Le Nouvelliste. Trois mois après l'enlèvement de Nicolas Maduro, les relations entre Caracas et Washington se normalise L'administration Trump a levé hier, mercredi, les sanctions visant la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, en place depuis 2018. Cette décision intervient près de trois mois après la capture de l'ancien président Nicolas Maduro par les forces américaines et marque une nouvelle étape dans le rapprochement entre Washington et Caracas. Elle permet désormais à la dirigeante vénézuélienne de se rendre aux États-Unis. Une évolution saluée par Delcy Rodriguez, mais qui s'accompagne d'un rééquilibrage délicat pour le pouvoir chaviste. Selon le spécialiste du Venezuela, Thomas Posado, le Venezuela se retrouve désormais dans une forme de dépendance économique vis-à-vis de Washington, alors même que la dirigeante doit conserver l'appui de son camp. Si l'administration américaine affiche sa volonté de normaliser les relations et de relancer les échanges, elle privilégie pour l'instant la pression économique plutôt qu'un changement politique immédiat, ne semblant pas pressée pour demander des élections libres dans l'immédiat. Une campagne présidentielle au Pérou marquée par les « fake news » Le 12 avril prochain, les Péruviens sont appelés aux urnes pour élire leur nouveau président. Il y a 35 candidats en lice — un nombre jugé excessif par de nombreux électeurs, qui peinent à se forger une opinion claire sur les programmes et les personnalités en compétition. Cette confusion est renforcée par la circulation massive de fausses informations sur les réseaux sociaux, comme l'explique notre correspondant, Martin Chabal. Journal de la 1re La hausse du prix du carburant frappe durement les particuliers comme les professionnels en Guadeloupe et en Martinique.

    Haïti: la nouvelle force internationale anti-gangs ne résoudra pas «les causes profondes de la violence»

    Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 30:00


    Haïti est toujours sous le choc après le massacre commis par le gang Gran Grif dans le département de l'Artibonite ce week-end. Selon les Nations unies, au moins 70 personnes ont été tuées. C'est dans ce contexte que s'apprête à être déployée ce mois-ci, en avril 2026, la Force de Répression des Gangs (FRG), approuvée par les Nations unies. Une force internationale qui peut apporter un « soulagement à court terme », mais qui, à long terme, risque de prolonger ou même d'aggraver la crise sécuritaire, estime Jake Johnston, directeur de la recherche internationale au Center for Economic and Policy Research à Washington. Après la fin en octobre 2025 du mandat de la Mission multinationale d'appui à la sécurité (MMAS), composée principalement de policiers kényans, la FRG doit venir soutenir les forces de sécurité haïtiennes à partir de ce mois d'avril. Proposée par le Panama et les États-Unis et approuvée par le Conseil de sécurité de l'ONU en septembre dernier, elle doit compter 5 500 membres, notamment des policiers et gendarmes venus du Tchad. Mieux dotée que la MMAS, la FRG peut-elle espérer obtenir de meilleurs résultats sur le terrain ? « Cette force est présentée comme plus meurtrière, capable de mener des opérations très musclées, mais on n'a pas entendu parler d'un plan global pour stabiliser réellement Haïti, estime Jake Johnston, directeur de la recherche internationale au Center for Economic and Policy Research à Washington. Les interventions étrangères peuvent apporter un soulagement à court terme, mais à long terme, elles engendrent souvent la crise même qu'elles prétendent résoudre », poursuit-il, sceptique, au micro de RFI. Porosité entre brigades d'auto-défense et gangs Pour le chercheur, la crise haïtienne ne peut se réduire à une question strictement sécuritaire. « Quand on parle d'instabilité en Haïti, il ne s'agit pas seulement de violence physique. Il faut s'attaquer aux causes profondes. [...] Les dernières élections, par exemple, ont enregistré moins de 20 % de participation et n'ont pas permis de rétablir la confiance  », souligne Jake Johnston, qui appelle à un « processus de paix » associant les citoyens, afin de tenter de « rétablir une forme de confiance » vis-à-vis des institutions. « Car la police haïtienne affirme avoir tué des milliers et des milliers de membres de gangs, mais la situation n'a cessé de se détériorer. Et près de 60 % de ces décès sont le fait de la police. Cela montre clairement que cette approche sécuritaire seule n'est pas la solution », tranche-t-il. L'émergence de groupes d'autodéfense civils constitue selon lui un motif d'inquiétude supplémentaire. « On comprend la volonté des citoyens de se protéger en l'absence de l'État, mais les frontières s'estompent dangereusement », rappelle‑t‑il, citant le cas récent d'un ancien chef de brigade ayant rejoint un gang impliqué dans le massacre dans l'Artibonite ce week-end. Ingérence des États‑Unis « Les États‑Unis agissent avant tout pour empêcher l'effondrement de l'État haïtien et la migration qui en découlerait. Ce sont des intérêts nationaux, pas une intervention neutre », affirme Jake Johnston, interrogé sur le rôle des États-Unis, qui ont soutenu publiquement le maintien au pouvoir du premier ministre de transition, Alix Didier Fils-Aimé. À ses yeux, l'histoire montre que les interventions étrangères en Haïti (notamment les forces internationales) ont jusqu'ici davantage servi le pouvoir en place plutôt que conduit à engager des réformes. Artemis 2 : décollage imminent d'un vol habité vers la Lune Pour la première fois depuis plus de cinquante ans, des astronautes doivent s'envoler vers la Lune. La mission Artemis 2, deuxième étape du programme lunaire de la Nasa et première à embarquer un équipage, doit s'élancer ce mercredi dans le ciel de la Floride. Quatre astronautes doivent prendre place à bord de la capsule Orion pour un vol de dix jours autour de la Lune. Après de nombreux reports et difficultés techniques, la Nasa se montre confiante. La phase de remplissage de la fusée SLS, un lanceur de 100 mètres de haut, reste toutefois décisive. Plus de 1 000 tonnes de carburant doivent être chargées, une étape critique qui avait entraîné l'annulation des précédentes tentatives en février et mars derniers de l'année 2026, explique Simon Rozé, du service sciences et environnement de RFI. Une mission préparatoire avant un futur alunissage Artemis 2 n'a pas vocation à se poser sur la Lune. L'objectif est de la survoler afin de préparer un futur alunissage, prévu à ce stade pour 2028 avec Artemis 4. Pendant dix jours, l'équipage testera l'ensemble des systèmes de la capsule Orion et mènera plusieurs expériences scientifiques. L'enjeu symbolique est majeur : aucun humain ne s'est approché de la Lune depuis la mission Apollo 17, en 1972. Une responsabilité que l'équipage mesure pleinement. « On a pris l'habitude de la regarder comme un sujet d'étude… mais parfois, je fais un pas en arrière et je la regarde depuis mon jardin, et je me dis : “punaise, c'est quand même super loin”, a souligné l'astronaute canadien Jeremy Hansen. Tout le monde peut regarder la Lune avec une paire de jumelles. Et c'est important pour nous de comprendre comment d'autres cultures la considèrent. Quand nous rentrerons, nous pourrons rappeler que l'humanité partage la même Lune dans le ciel », confiait‑il récemment. Un voyage « pour l'humanité entière  » ? L'équipage — Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen — a surnommé son véhicule « Integrity ». Un nom qui reflète, selon eux, la portée universelle de la mission. S'ils portent l'écusson de la Nasa, les astronautes insistent sur le fait qu'ils volent « pour l'humanité entière ». Mais la politique n'est jamais bien loin : le programme Artemis est aussi une manière pour les États-Unis de se positionner face à la Chine et pour Washington d'affirmer son leadership spatial face à Pékin. Dans le journal des Outre‑mer... En Guadeloupe, le Conseil départemental a adopté ce mardi 31 mars 2026, son budget primitif pour 2026 explique Julien Talérien, de La 1ère.

    En Haïti, le ministre du Commerce appelle à la création d'emplois pour relancer l'économie

    Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 30:00


    De retour de la conférence de l'Organisation mondiale du commerce, le ministre haïtien du Commerce, James Monazard, répond aux questions de RFI. Au micro d'Anne Cantener, James Monazard évoque la situation économique en Haïti. Une situation qui ne cesse de se dégrader depuis sept ans, mais dont la chute a été moins forte l'année dernière. Malgré l'insécurité qui mine le quotidien du pays, le ministre du Commerce vante sa « potentialité » en termes d'investissements. « Les transferts de l'étranger représentent près de 4 milliards de dollars américains par an. On veut motiver la diaspora pour qu'une partie de cet argent aille directement dans les investissements », explique James Monazard. Le ministre le martèle : le redressement économique du pays passe obligatoirement par la création d'emplois. Toujours en Haïti, l'attaque meurtrière commise dans le département de l'Artibonite fait la Une du site de l'agence Alterpresse. Une attaque qui a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi dans la localité de Jean Denis, à Petite Rivière de l'Artibonite. Le bilan n'est pas tout à fait définitif mais on sait déjà qu'il sera très lourd. Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse évoque « une nuit d'horreur ». Dans ce contexte d'insécurité, Alterpresse relaie aussi l'appel des transporteurs routiers. Le mouvement unifié des transporteurs haïtiens pense que la tenue d'élections pourrait aider à débloquer les grands axes dans le pays. À lire aussiHaïti: la grève des transports transforme Port-au-Prince en ville morte Aux Etats-Unis, un mexicain est décédé dans une prison de l'ICE. Jose Guadalupe Ramos Solano était détenu à Adelanto, en Californie. Sa mort a fait réagir la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum qui a annoncé des « mesures de protestation ». Il est le quatrième ressortissant mexicain décédé là-bas. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2025, au moins 46 personnes sont mortes durant leur interpellation ou leur détention par la police de l'immigration. À lire aussiÉtats-Unis: mort en détention d'un Mexicain arrêté par l'ICE, Mexico exige une enquête «approfondie»

    Haïti : les gangs mettent en place des «franchises» pour conquérir de nouveaux territoires

    Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 30:00


    Les groupes armés haïtiens, qui contrôlent près de 85% de la capitale, ont mis en place des «franchises criminelles» pour étendre leur emprise sur Port-au-Prince ou encore sur la région de l'Artibonite. C'est ce que souligne un nouveau rapport de Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC). C'est un « fonctionnement qui rappelle celui de groupes criminels mafieux européens ou des cartels latino-américains », pointe Romain Le Cour Grandmaison, directeur du programme Haïti de l'ONG Global Initiative (GI-TOC). « Au lieu de projeter ses propres hommes » dans certaines zones sur lesquelles ils souhaitent étendent leur emprise, les gangs haïtiens vont « coopter de plus petits groupes armés », comme « on ouvre un McDo, un Starbucks », explique-t-il, invité sur RFI. Sans avoir à contrôler une zone continue, ils peuvent ainsi « apparaître dans des poches » hors de leur territoire d'origine pour « lancer des attaques coordonnées depuis des zones qui ne sont pas connectées entre elles », comme certains groupes armés l'ont fait pour avancer dans la région de l'Artibonite en 2025, estime-t-il. Ces « franchises criminelles » reproduisent les règles de comportement et les sanctions imposées par les gangs dans leurs quartiers d'origine, ainsi que l'extorsion systématique des habitants et de l'ensemble des activités économiques, pointe le rapport. Les gangs, longtemps aux ordres de pouvoirs politiques, ne tirent plus aujourd'hui uniquement leurs revenus de leurs anciens patrons (sans s'en être totalement affranchis) et se positionnent comme des « interlocuteurs incontournables » pour quiconque souhaite gouverner en Haïti, souligne aussi Romain Le Cour Grandmaison. Cuba : l'arrivée d'un pétrolier russe, un répit relatif Un pétrolier russe, l'Anatoly Kolodkin, est entré dimanche (29 mars 2026) dans les eaux territoriales cubaines. Il s'agit du premier tanker à atteindre l'île depuis que les États-Unis ont renforcé en janvier 2026 leur embargo et interdit les livraisons de pétrole vers Cuba. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, s'est félicité de cette arrivée. Quelques heures plus tôt, le président américain Donald Trump avait pris acte de cette livraison imminente depuis l'avion présidentiel Air Force One, devant des journalistes : « Ça ne nous dérange pas qu'ils reçoivent cette cargaison de pétrole. Ils en ont besoin, il faut bien qu'ils survivent. Si un pays veut envoyer du pétrole à Cuba en ce moment, ça ne me pose aucun problème. Cuba est finie. Elle a un mauvais régime, des dirigeants très mauvais et corrompus. Et qu'elle reçoive ou non ce pétrole, ça n'a aucune importance. » Pourtant, moins de deux semaines auparavant, Washington assurait vouloir maintenir son blocus énergétique contre l'île. D'autre part, selon Reuters, environ 30 000 barils auraient déjà été expédiés par les États-Unis vers l'île depuis février 2026, mais uniquement pour le secteur privé. Une quantité infime à l'échelle du pays. Une dizaine de jours de consommation Le pétrolier russe transporte un peu plus de 700 000 barils de brut, ce qui pourrait représenter une dizaine de jours de consommation pour Cuba. Mais avant d'être utilisé, ce pétrole doit encore être raffiné, un processus qui nécessite deux à trois semaines, avant de pouvoir le livrer aux centrales électriques et aux stations-service. « Cela aidera à atténuer un peu la grave crise que connaît le pays, reconnaît Elias Amor, économiste cubain installé en Espagne. D'un point de vue économique, l'arrivée d'un bateau comme celui-ci peut aider par exemple à améliorer la production d'électricité, au lieu d'utiliser le pétrole cubain, qui est de très mauvaise qualité, dans les centrales électriques. Mais ça ne va pas résoudre la situation que traverse Cuba», assure-t-il. Cuba produit une partie de son propre pétrole, qui couvre jusqu'à 40% de ses besoins. Mais ce brut local, lourd et de mauvaise qualité, abîme les centrales quand il n'est pas mélangé à un pétrole plus léger.  Une crise énergétique ancienne La fin des livraisons de pétrole par le Venezuela et le Mexique, conséquence du durcissement de la politique américaine, a aggravé la situation, mais les Cubains subissent des coupures de courant de plus en plus longues depuis plus de 18 mois déjà et les racines de la crise sont plus profondes encore, estime Elias Amor. « Les problèmes de Cuba concernant le pétrole ne sont pas nouveaux. Ils ne datent pas de la dernière décision de Donald Trump. Cuba n'a pas les moyens d'accéder au marché mondial du pétrole. Elle ne paye pas ses dettes, n'a pas de capacités de financement donc elle ne peut pas acheter de pétrole », faute de devises étrangères, insiste-t-il. L'embargo états-unien, imposé depuis six décennies, pèse également sur l'économie du pays, de plus en plus isolé sur la scène internationale depuis la chute de l'URSS puis, bien plus récemment, l'enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro. Depuis 2020, le PIB cubain a chuté de 15%. Il devrait encore reculer cette année (2026). Dans le journal de La 1ère... En Martinique, les planteurs de canne à sucre sont optimistes et espèrent récolter 200 000 tonnes cette année, malgré les fortes pluies de ce mois de mars 2026, explique Serge Massau, d'Outre-mer La 1ère. 

    Au Canada, des militants iraniens anti-régime pris pour cible

    Play Episode Listen Later Mar 27, 2026 30:00


    Au Canada, des militants iraniens anti-régime disent être pris pour cible, non par le régime de Téhéran, mais d'autres membres de la diaspora. Entre partisans d'un changement interne, défenseurs d'une intervention extérieure ou encore monarchistes, les lignes de fracture se durcissent. Nima Machouf est épidémiologiste. Cette militante féministe iranienne est bien connue au Québec. Àceux qui lui demandent pourquoi elle ne se joint pas aux manifestations de la diaspora iranienne à Montréal, elle répond : « Pourquoi je viendrais me pointer dans une manif où on demande ma mort ? » La dernière fois, c'était lors de la manifestation du 8 mars. Ce jour-là, elle défile avec une pancarte « Non à la guerre ». « Ils ont pris ma photo avec cette pancarte, puis ils ont dit : vous voyez cette salope qui est pro régime, bah justement elle est en train de dire non à la guerre. » L'image circule. Et avec elle, les mêmes accusations alors que Nima Machouf milite depuis plus de 40 ans contre le régime. « Avant, les menaces qu'on subissait venaient surtout du gouvernement iranien. Mais depuis janvier, c'est d'une partie de la communauté qui est très, très monarchiste extrémiste », explique-t-elle à notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert. « Je suis attaquée parce que je ne suis pas d'accord avec le retour de Pahlavi. Pas d'accord avec la monarchie »   Une intensification des menaces Une pétition est lancée contre elle. Des menaces souvent vagues, mais répétées. Et surtout amplifiées par les réseaux sociaux. « Ce sont des menaces du genre : On devrait lui régler son compte. Beaucoup de haine, à mon égard. D'attaques personnels. À un moment donné, ça devient dangereux. » Alors Nima archive tout : messages, publications, vidéos. Un dossier de preuves qu'elle garde, comme d'autres, au cas où la menace quitterait l'écran. Ce climat n'est pas nécessairement nouveau. Les services de renseignement canadiens documentent depuis des années des tentatives d'intimidation visant la diaspora iranienne. Mais Thomas Juneau, professeur à l'Université d'Ottawa, observe leur « intensification ». « La tragédie de l'opposition iranienne en exil, c'est sa fragmentation, constate-t-il. On a vu beaucoup de cas de menaces entre groupes anti-régime, entre factions monarchistes, MEK, militants pro-démocratie qui ne sont pas affiliés à un mouvement en particulier. » Ce climat de tension s'est alourdi récemment par le meurtre d'un dissident iranien dans l'Ouest canadien. Une affaire ciblée, selon les enquêteurs, toujours devant les tribunaux.  La victime, elle avait signalé des menaces. Leurs conséquences, rappelle Thomas Juneau, ne se limitent pas à ce type de cas extrêmes : « L'impact au niveau émotif est extraordinairement violent. Puis on a des histoires contre les familles en Iran qui sont particulièrement horribles. » À Montréal, une partie du militantisme se replie. En cercle restreint, le regard toujours par-dessus l'épaule.   Les cultivateurs des Gonaïves menacés par la sécheresse En Haïti, les agriculteurs de la plaine des Gonaïves rencontrent de grandes difficultés pour irriguer leurs cultures. S'étendant sur 8 000 hectares, cette plaine constitue l'un des principaux greniers du département de l'Artibonite. Elle se distingue par une production agricole variée, incluant notamment le riz, la patate douce, l'aubergine, le maïs et les haricots. Mais depuis des années, la sécheresse représente une menace majeure pour les cultivateurs, qui dépendent essentiellement des précipitations pour arroser leurs cultures. Un dossier de Ronel Paul.   L'espoir d'un avenir au Venezuela Au Venezuela, une partie de la jeunesse se prend à espérer. Et c'est TalCual qui nous en parle. Aujourd'hui, quand on interroge les jeunes sur leur avenir, il n'est plus rare d'entendre que pour eux, cet avenir se construira dans leur pays et non pas à l'étranger. Ce qui était tout simplement impensable il y a encore huit ans. Mais il s'agit d'un espoir prudent. Car les Vénézuéliens ont appris à se méfier de ceux qui gouvernent le pays. En 2021, ils n'étaient que 50% à faire confiance à leurs institutions. Et cette méfiance, écrit encore TalCual, conduit de nombreux jeunes à repenser le mode de gouvernance. Ils parlent d'une démocratie plus ouverte, moins dépendante des partis. Ils en sont conscients : ces changements prendront du temps. Mais l'espoir est là. De jeunesse, il en est également question dans le Washington Post.  La jeunesse conservatrice, dont certaines figures de plus en plus populaires mettent le parti républicain à rude épreuve. C'est le cas par exemple d'Alec Beaton, 23 ans, un CV modèle, mais aussi un révisionniste revendiqué, qui considère que faire l'apologie d'Hitler est un bon moyen de « taquiner les gens ». De nombreux républicains considèrent Alec Beacon et ses semblables comme de simples trublions qui ne représentent en aucun cas le parti. Mais d'autres s'en inquiètent. A l'image du sénateur du Texas Ted Cruz qui dit avoir été témoin ces 18 derniers mois de propos antisémites au sein de la droite comme jamais il n'en avait entendu dans toute sa vie. Des propos qui trouvent un écho considérable sur les réseaux sociaux, où le moindre discours clivant génère du clic, des likes, ce qui lui donne l'impression d'être largement partagé. Pour le président du CPAC, la grand-messe annuelle des conservateurs, le risque est que les politiques s'en emparent et que cela conduise à une radicalisation généralisée.   Des mots qui tuent La dérive des réseaux sociaux, il en est enfin question au Brésil. Des plateformes où l'on défend la hiérarchie des sexes, le contrôle et la dévalorisation des femmes. Des plateformes où des mots comme « chad », pour parler des hommes ayant confiance en eux et attirants, ou « beta » pour désigner ceux considérés comme soumis, deviennent de plus en plus populaires, notamment sur TikTok. Le spécialiste des sciences sociales Leandro Louro, interrogé par O Globo, parle d'un entonnoir. « Lorsqu'une personne est capturée par l'algorithme, explique-t-il, elle se met à consommer du contenu de plus en plus radical, jusqu'à être ouvertement misogyne et prônant même la violence. » Une apologie de la violence qui se traduit en actes. La semaine dernière, un officier de l'armée a été arrêté pour le meurtre de sa femme à Sao Paulo. L'enquête a révélé que son téléphone regorgeait de discours masculinistes.

    Paraguay : lumière sur une dictature méconnue

    Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 30:00


    C'est l'une des dictatures les moins connues et les plus longues d'Amérique latine : celle du général Alfredo Stroessner au Paraguay (1954-1989). Dans ce pays, très peu d'archives de cette période sont accessibles, rendant le travail de mémoire particulièrement complexe. Le réalisateur paraguayen Juanjo Pereira s'est engagé dans une quête titanesque : retrouver des images de l'époque pour raconter un régime répressif qui a torturé plus de 18 000 Paraguayens. Son documentaire, Derrière les drapeaux, le soleil, est sorti en France ce mercredi 25 mars 2026. « Il a apporté paix et prospérité au Paraguay [...] Grâce à lui nous avons une belle vie… ». C'est ce que disent les chansons à la gloire d'Alfredo Stroessner que l'on entend dans le film. Une propagande omniprésente dans les 120 heures d'archives exhumées par Juanjo Pereira et son équipe. Le cinéaste a grandi avec très peu d'images de ces 35 ans de dictature qui ont bouleversé le Paraguay — une période quasiment absente des programmes scolaires. Après ses études, il se fixe donc un objectif : rassembler des archives du monde entier pour raconter cette histoire, éclipsée par des dictatures plus médiatisées dans les pays voisins. « Je ne sais pas si on peut parler de tabou. [...] On est souvent le premier Paraguayen ou la première Paraguayenne à arriver quelque part. Dans certains pays, les gens ne savent même pas où se trouve le Paraguay… Alors évidemment, ils ne savent pas qu'il y a eu une dictature pendant 35 ans », témoigne le réalisateur au micro de Sarah Krakovitch. Le monteur argentin du film, Manuel Embalse, voit dans ce manque de connaissance une matière à réflexion – et parfois à dérision : « Le film démarre sur une note humoristique et joue de cette ignorance : un journaliste américain dit que le Paraguay est plus petit que le Texas, un journaliste anglais qu'il est plus petit que le Pays de Galles… [...] C'est une invitation à réfléchir à l'histoire avec ironie », estime-t-il. Un héritage encore prégnant aujourd'hui Les archives révèlent aussi les alliances de Stroessner avec d'autres dictatures du continent, l'asile offert à d'anciens SS et criminels nazis, et la participation — souvent oubliée — du Paraguay à l'opération Condor, destinée à éliminer les opposants aux régimes militaires sud-américains. Pour Juanjo Pereira, les conséquences de ces trois décennies autoritaires demeurent bien présentes : « Ce sont des conséquences communes à tous les pays d'Amérique latine qui ont connu des dictatures : un immense vide économique et culturel. Mais dans le cas du Paraguay en particulier, le pays a 20 ou 30 ans de retard sur l'Argentine ou le Brésil. Par exemple, le Paraguay continue de payer l'électricité la plus chère de la région alors qu'il possède deux des plus grands barrages du monde. Ça n'a pas de sens. Il y a encore beaucoup de choses qui perdurent. » Parmi ces héritages : la domination presque ininterrompue du parti Colorado — celui de Stroessner — et une répression encore fréquente des mouvements sociaux. Haïti : les bureaux de l'immigration à l'arrêt « En province, à Port-au-Prince, à Pétionville ou encore à l'étranger, les Haïtiens ne peuvent pas faire de passeports », explique Frantz Duval, rédacteur en chef du quotidien le Nouvelliste. Le journal rappelle que cela intervient alors que le directeur de ce service, Jean Antoine Simon Fénélon, et neuf autres cadres ont été interpellés. Une enquête est en cours sur un réseau de « vrai-faux » passeports, précise aussi le plus ancien quotidien du pays. Des discussions sur Haïti, sans le gouvernement haïtien « Des réunions se sont tenues, au parc industriel Codevi [en Haïti], au cours du mois de mars 2026 entre le ministre des Affaires étrangères de la République dominicaine [...] et les ambassadeurs américains accrédités dans les deux pays partageant l'Île », principalement pour parler d'Haïti, « sauf qu'il n'y avait pas d'officiels haïtiens », pointe Frantz Duval dans son éditorial ce jeudi. « Jamais auparavant des réunions de ce niveau n'avaient été organisées avec, au cœur des échanges, les relations entre Haïti et la République dominicaine », précise-t-il.  Venezuela : la présidente vante un pays « ouvert aux capitaux étrangers » Delcy Rodríguez, présidente par intérim du Venezuela depuis l'enlèvement de Nicolás Maduro en janvier 2026, est intervenue ce mercredi 25 mars 2026, en visioconférence lors d'un forum pour l'investissement à Miami, en Floride. Selon Caracas Chronicles, elle y a plaidé pour « séparer l'idéologie de l'économie », tout en invitant les participants à venir investir et visiter le pays. Une apparition « inimaginable il y a encore quelques mois », souligne le Miami Herald, qui y voit la preuve de l'ampleur du changement politique en cours à Caracas. Le quotidien rappelle que « pendant des années, le parti [socialiste] au pouvoir », auquel appartient Delcy Rodríguez, « a dépeint le capitalisme mondialisé comme un moteur des inégalités, et a dédaigné Miami » et les exilés vénézuéliens qui y vivent — un « bastion d'extrême droite » selon le courant chaviste, au pouvoir depuis un quart de siècle. Ce mercredi 25 mars 2026, la dirigeante a assuré que l'économie vénézuélienne est « en pleine croissance » et « ouverte aux capitaux étrangers », poursuit le même journal. Cette évolution intervient alors que Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores doivent être présentés ce jeudi 26 mars 2026 à un juge fédéral, dans l'Etat de New York. Cuba : crise énergétique, libérations partielles et nouvelle vague d'arrestations À Cuba, la situation sanitaire est « profondément préoccupante » a alerté mercredi 25 mars 2026 l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'ONU vient de proposer un plan d'urgence pour acheminer du carburant sur l'île, à des fins humanitaires, face au blocus énergétique imposé par les États-Unis depuis janvier 2026. La pression américaine a plongé Cuba dans une crise profonde : deux pannes d'électricité généralisées ont eu lieu la semaine dernière, faute de carburant et d'infrastructures électriques fiables. Dans ce contexte, plusieurs ONG ont confirmé hier la libération d'une vingtaine de prisonniers politiques, rapporte Cibercuba. Vingt et une libérations, alors que le gouvernement cubain évoquait plus tôt dans le mois un total de 51 personnes relâchées, toutes incarcérées après les manifestations antigouvernementales de 2021. Les autorités présentent ces gestes comme une marque de bonne volonté envers le Vatican, médiateur historique entre Washington et La Havane. Mais les ONG ont mis du temps à pouvoir confirmer les noms des personnes libérées et à en établir une liste vérifiée. De plus, la plupart des personnes relâchées restent sous le coup de poursuites, précise Cibercuba. De nouvelles arrestations ont d'ailleurs eu lieu ces dernières semaines et ces derniers mois. Comme celle des créateurs de la chaîne YouTube El Cuartico, Ernesto Medina et Kamil Zayas, arrêtés le 6 février à Holguín pour des vidéos critiques du gouvernement communiste. Ils sont désormais accusés de « propagande contre l'ordre constitutionnel » et attendent leur procès, rapporte Cubanet. L'épouse d'Ernesto, Doris Santiesteban, interrogée par le média d'opposition, explique qu'elle ne peut voir son mari que « 10 à 15 minutes par semaine, sous supervision ». « Ils ne représentent aucun danger pour la société », les autorités « veulent juste les faire taire », estime-t-elle. Argentine : le retour du puma, allié de la restauration des écosystèmes en Patagonie En Argentine, La Nación met en lumière un exemple de restauration écologique réussie : dans le parc national Monte León et ses environs, en Patagonie, le nombre de pumas a fortement augmenté ces dernières années. Un biologiste interrogé par le journal s'en réjouit, tandis qu'un représentant des éleveurs locaux se plaint qu'ils sont si nombreux que la zone ressemble, selon lui, à « un vrai élevage de pumas ». Le félin est accusé de s'attaquer aux quelques brebis encore présentes dans la région. Mais La Nación rappelle surtout l'impact destructeur qu'a eu l'élevage de moutons sur les sols et sur la végétation. Selon un scientifique cité par le quotidien argentin, le retour d'un grand prédateur comme le puma permet de réguler la population de guanacos — un animal apparenté au lama — et de laisser la végétation se régénérer. Même s'il sera « impossible » de retrouver l'écosystème d'origine, conclut-il.

    Haïti : retour de reportage

    Play Episode Listen Later Mar 25, 2026 30:00


    Justine Fontaine et Achim Lippold, du service International de RFI, sont partis en Haïti pour une série de reportages sur la crise qui frappe le pays. Au micro d'Anne Cantener, ils racontent comment ils ont vécu la situation.  Justine Fontaine et Achim Lippold racontent ce qui les a frappés en arrivant à Port-au-Prince, une capitale tenue par les gangs : un centre historique délabré, le désespoir des habitants, le nombre de déplacés… Ils expliquent comment ils sont parvenus à faire témoigner des personnes qui étaient réticentes à parler par peur des représailles. Des récits souvent recueillis ailleurs que dans les quartiers contrôlés par les groupes armés, où la peur est permanente et la parole surveillée.   Mais le danger ne vient pas seulement des gangs. Depuis l'année dernière, la police haïtienne utilise des drones explosifs qui font aussi des victimes civiles. Justine Fontaine et Achim Lippold ont rencontré des témoins de ces exactions. Ils se sont en revanche refusés à donner la parole aux chefs de gangs, contrairement à de nombreux médias. Un choix délibéré, expliquent-ils, pour des raisons déontologiques, mais aussi parce que ces personnes sont déjà suffisamment exposées sur les réseaux sociaux.  Ce travail a pu être réalisé dans des conditions relativement privilégiées, ce qui n'est pas le cas pour les journalistes locaux, confrontés aux problèmes d'insécurité et à des pressions diverses. Il y a deux semaines, deux journalistes ont ainsi été enlevés. La maison d'un autre a été attaquée. Haïti figure à la 111e place sur 180 au classement de Reporters sans frontières.  Une victoire très symbolique aux États-Unis  Les démocrates ont remporté hier une élection partielle dans le district de Palm Beach, où se trouve le domaine de Mar-a-Lago, la résidence de Donald Trump. Emily Gregory y affrontait le républicain Jon Maples pour un siège à la Chambre des représentants de l'État.  Elle l'a emporté de deux points, après avoir mené campagne sur le coût de la vie, en se concentrant notamment sur le logement et l'accès aux soins.  Une victoire symbolique, donc, mais pas seulement. Le Washington Post parle carrément d'un « putsch » dans un État, la Floride, qui penche de plus en plus à droite depuis la première élection de Donald Trump en 2016. D'autant qu'Emily Gregory n'est pas la seule démocrate à avoir gagné hier : dans le district de Tampa où un siège au Sénat local était en jeu, Brian Nathan l'a emporté d'un cheveu face à la républicaine Josie Tomkow.  Ces deux victoires ne changeront rien à la physionomie du Congrès de Floride, qui reste largement dominé par Les Républicains. Mais comme le rappelle Politico, ces victoires s'ajoutent à une liste de succès démocrates qui ne cesse de s'allonger depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Depuis la présidentielle de 2024, les démocrates ont remporté une vingtaine de sièges dans des États républicains ou des États clés, recense le New York Times. À Miami, c'est aussi un démocrate qui a été élu maire en décembre dernier. Une première depuis 30 ans. À écouter aussiHaïti: Port-au-Prince, vivre sous l'emprise des gangs Le rêve brisé d'un étudiant sud-soudanais  Majok Bior a fui le Soudan du Sud à l'âge de douze ans pour se réfugier en Ouganda. Cela ne l'a pas empêché de réaliser une scolarité brillante qui lui a permis d'obtenir une bourse pour l'université de Duke, en Caroline du Nord. Il y entame des études d'informatiques, rejoint l'équipe de foot, continue d'avoir d'excellents résultats et s'imagine déjà s'inscrire en médecine.  Jusqu'à ce que l'administration Trump révoque les visas des étudiants africains, à commencer par les Sud-Soudanais. En un an, le nombre d'entrées d'étudiants africains aux États-Unis chute de près d'un tiers. Les arrivées en provenance du Nigeria et du Ghana, les deux pays du continent qui envoient le plus d'étudiants aux États-Unis, ont même diminué de moitié.   Majok Bior, lui, est rentré en Ouganda. Le pays lui a accordé un passeport spécial pour réfugiés. Il espère que cela lui permettra de contourner l'interdiction frappant les Sud-Soudanais. « Si ça ne marche pas, confie-t-il au Wall Street Journal, je suis peut-être fichu. » À lire aussiVisas pour les États-Unis: cinq autres pays africains visés à leur tour par des restrictions En Équateur, une exploitation laitière attaquée par l'armée  Au début du mois de mars, l'armée équatorienne a mené une opération contre un prétendu camp d'entraînement de trafiquants de drogue avec le soutien des États-Unis. Cela s'est passé dans le village de San Martin, dans le nord du pays, tout près de la Colombie. Le New York Times s'est rendu sur place. Et l'histoire que les habitants lui ont racontée est bien différente du discours officiel. Le site qui a été détruit était en réalité... une exploitation laitière.   D'après ces témoignages, tout a commencé le 3 mars, quand des soldats équatoriens sont arrivés sur place. Après avoir frappé plusieurs ouvriers – ils en auraient même torturé trois – ils ont mis le feu à plusieurs bâtiments. Les villageois racontent que des hélicoptères de l'armée équatorienne sont revenus trois jours plus tard et ont largué des explosifs sur les ruines calcinées. Des récits corroborés par d'autres sources du New York Times.  Les autorités ont affirmé que des armes avaient été récupérées sur place, mais sans fournir aucune preuve à l'appui. Le New York Times relève que l'armée équatorienne a pourtant l'habitude de diffuser des photos du matériel saisi lors de ses opérations. 

    50 ans après le coup d'État en Argentine, comment donner un visage aux disparus de la dictature

    Play Episode Listen Later Mar 24, 2026 30:00


    L'Argentine commémore aujourd'hui les 50 ans du coup d'État militaire. Le 24 mars 1976, sous prétexte de lutter contre la subversion communiste, une junte militaire renverse le gouvernement démocratique et prend le pouvoir. Jusqu'en 1983, la junte met en place un plan systématique de disparition forcée des opposants qui fait 30 000 victimes selon les organisations de mémoire, dont une vingtaine de Français, dont Françoise Dauthier. Un demi-siècle plus tard, sa petite-fille s'est lancée dans un projet artistique, mémoriel et identitaire sur les traces de sa grand-mère disparue. Notre correspondant Théo Conscience l'a rencontrée à Buenos Aires.   Nouvelles révélations sur les liens en Javier Milei et Mauricio Novelli, impliqué dans le scandale de la cryptomonnaie $LIBRA L'homme avait ses entrées à la Casa Rosada, le palais présidentiel, nous apprend La Nacion. Quelques mois avant l'affaire $LIBRA, Mauricio Novelli présente à Javier Milei « deux projets confidentiels pour monétiser l'image présidentielle », écrit le quotidien. Il lui propose de frapper des pièces d'or et d'argent à son effigie et de lancer une ligne de vêtements : tee-shirts, casquettes, capes de pluie, sac à dos et même des tronçonneuses et des boissons énergisantes reprenant des slogans ou des photos du président. L'idée, précise La Nacion, ce n'est pas seulement de vendre des objets. Non, c'est de vendre un « lifestyle », un style de vie reposant sur l'image de Javier Milei, comme le font les célébrités. Les deux projets n'ont jamais abouti parce que le scandale LIBRA a éclaté, indique La Nacion. Mais aussi parce que certains, au sein de l'équipe de Javier Milei, ne les voyaient pas d'un très bon œil, estimant qu'éthiquement, un président ne peut pas faire ce genre de choses.   À Cuba, la flottille internationale « Nuestra América » suscite des critiques Oui, ce convoi qui a pour objectif d'acheminer de l'aide et de dénoncer le blocus américain, fait l'objet de railleries. Dans un éditorial, le Washington Post traite les membres de cette opération - certains, comme Jeremy Corbin ou Pablo Iglesias, sont arrivés ce week-end par avion, d'autres sont encore en mer - d'« idiots utiles ». « Se rendre dans un pays pauvre et séjourner dans un hôtel 5 étoiles, quel bel exemple de solidarité ! », ironise le quotidien. Samedi, l'hôtel dans lequel certains manifestants avaient de l'électricité grâce à un générateur, alors que tout le pays connaissait sa 2è coupure générale, en quelques jours, raconte le New York Times. « Socialistes au champagne », « gauche caviar »... Sur les réseaux sociaux, les critiques pleuvent, rapporte le quotidien. Des critiques qui viennent de Cubains en exil hostiles au régime mais aussi de Cubains qui vivent toujours sur l'île, notamment Yoani Sanchez, célèbre journaliste indépendante, qui a dénoncé sur X la rencontre entre des membres de la flottille et le président cubain, Miguel Diaz-Canel, relève le New York Times. « Ils affirment qu'ils sont venus soutenir le peuple cubain » (...) mais « ils se prennent en photo avec ceux qui nous oppriment. Ils sourient avec ceux qui détruisent notre nation. » « La vérité, c'est que les États-Unis n'ont pas fait autant de mal à Cuba que la dictature communiste », abonde le Washington Post. Pour le quotidien, les membres de la flottille ne s'intéressent à Cuba que parce que cela leur permet de critiquer l'administration Trump.   Aux États-Unis, le Pentagone durcit les restrictions imposées aux journalistes Les journalistes ne sont plus du tout les bienvenus. « Ils devront quitter l'espace de travail qui leur était réservé jusqu'à présent au sein du célèbre bâtiment (le « couloir de correspondants », voilà comment s'appelle cette zone réservée à la presse) et devront s'installer dans un autre immeuble à part », écrit le Washington Post. Les journalistes ne pourront plus entrer dans le Pentagone quand ils le souhaitent. Ils devront être accompagnés par des personnels du ministère de la Défense. Officiellement, ces nouvelles règles sont dues à des raisons de sécurité. Mais le Washington Post souligne qu'elles ont été annoncées juste après un revers judiciaire important. Vendredi, un juge a déclaré inconstitutionnelle la politique d'accréditation du Pentagone. Politique qu'avaient refusée la plupart des grands médias qui avaient donc perdu leur accès au Pentagone. Aujourd'hui, ils peuvent à nouveau travailler au Pentagone mais dans des conditions très limitées. Alors que le pays est intervenu au Venezuela et est actuellement en guerre contre l'Iran, « nous nous demandons pourquoi le Pentagone choisit de réduire la liberté de la presse qui est essentielle », écrit l'Assocation de la presse du Pentagone. Le New York Times a annoncé qu'il allait à nouveau saisir la justice.   Haïti : inquiétudes autour de la situation à Pétion-Ville Comme tous les mardis, Anne Cantener s'entretient de l'actualité haïtienne avec Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse. Le journaliste parle de la situation à Pétion-Ville où « se concentrent bureaux et activités administratives » et où « la densité de population a explosé » sans aménagement, ni infrastructures adaptés. Or, il s'agit d'une zone sismique, s'inquiète Alterpresse. L'agence de presse relaie, par ailleurs, l'appel des étudiants en médecine qui dénoncent la fermeture de l'hôpital général de Port-au-Prince depuis plus de deux. « Afin d'assurer la continuité des soins et de leur formation médicale, ils réclament la relocalisation de l'établissement dans des locaux à la périphérie de la capitale », explique Gotson Pierre.   Le journal de la 1ère Une nouvelle tendance en Martinique, à l'occasion des élections municipales qui viennent de s'achever : les listes « sans étiquette ». 

    Haïti : le risque des pharmacies ambulantes

    Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 30:00


    À Port-au-Prince, des pharmacies mobiles sont de plus en plus fréquentes. Elles sont installées à bord de voitures, de camionnettes ou de véhicules privés. Ces points de vente fonctionnent souvent en dehors de tout cadre légal, sans autorisation ni contrôle de l'État, avec des risques de santé pour les consommateurs. Reportage de notre correspondant Peterson Luxama. Notre correspondant s'est rendu à Delmas 33, en face de l'Hôpital La Paix, où des véhicules transformés en pharmacies improvisées s'alignent le long de la route. Ces « pharmacies mobiles » sont devenues un « gagne-pain pour certaines familles », mais les médicaments y sont exposés à la chaleur et à la poussière, parfois sans possibilité de respecter les conditions de conservation. Malgré les risques et l'absence de certifications, beaucoup d'Haïtiens continuent de recourir à ces vendeurs ambulants pour se procurer des médicaments. Cette pratique inquiète les professionnels de santé et les autorités sanitaires. Selon le docteur Romel Cajuste de l'Association des pharmaciens haïtiens, interviewé par Peterson Luxama, la conservation inadaptée des médicaments peut altérer leurs propriétés et rendre certains traitements inefficaces voire toxiques. Selon lui, les pharmacies de rue favorisent aussi la prolifération de médicaments contrefaits, augmentant le danger pour la population. Entre conditions précaires, absence de contrôle et circulation de produits falsifiés, la vente informelle de médicaments représente un risque sanitaire majeur dans un pays où l'accès aux soins reste déjà fragile.   Au Venezuela, une nouvelle ruée vers l'or Au Venezuela, il n'y a pas que le pétrole qui attise les convoitises de Washington. Les États-Unis s'intéressent aussi de près à l'or et aux minerais stratégiques du pays, dont le sous-sol regorge. Un peu plus de deux mois après l'éviction de Nicolás Maduro, l'administration de Donald Trump a autorisé la reprise des achats d'or vénézuélien et pousse à une ouverture plus large du secteur extractif. Dans ce contexte, le Parlement vénézuélien s'apprête à adopter une réforme du code minier pour faciliter l'arrivée d'investisseurs étrangers. Mais ce texte suscite de fortes inquiétudes chez les défenseurs de l'environnement et des peuples autochtones, alors que l'exploitation minière provoque déjà des dégâts importants dans le pays. Un dossier de Justine Fontaine.  À lire aussiLes États-Unis autorisent la vente d'or vénézuélien aux entreprises américaines Cuba : « On est devenu une île de mimes » Ce week-end, le pays a été une nouvelle fois plongé dans le noir : la majeure partie du territoire est restée sans électricité. C'est à la Une du journal en ligne 14ymedio, mais aussi du quotidien officiel Granma. Les autorités cubaines expliquent ces pannes par le blocus américain sur le pétrole, essentiel pour faire tourner les centrales thermiques. Dans 14ymedio, la journaliste Yoani Sánchez raconte, avec son style ironique et percutant, ce que c'est de vivre au rythme des coupures d'électricité à La Havane. Elle explique que la capitale, autrefois divisée en municipalités et quartiers, est désormais organisée par des « blocs » définis par l'Union électrique, la compagnie nationale. On ne dit plus « j'habite à Nuevo Vedado », on dit « je suis du Bloc 4 ». Elle décrit aussi un mécontentement grandissant : concerts de casseroles et petites manifestations deviennent fréquents, et selon elle, ils portent parfois leurs fruits — il n'est pas rare que le courant revienne après les manifestations des habitants. Face aux difficultés, Sánchez constate : « Nous sommes devenus une île de mimes. » Chacun joue le jeu : on fait semblant de se connecter à internet, le voisin journaliste qui travaille dans un journal officiel ne va plus au bureau, le commerçant fait semblant de respecter la loi tout en jonglant pour garder son commerce ouvert. Chaque jour, conclut-elle, « nous jouons la comédie d'être en vie ».  À lire aussiCuba: deuxième black-out dans tout le pays en moins d'une semaine Journal de la 1re Élections municipales : en Guadeloupe, le second tour marque un recul des femmes à la tête des communes.

    Le virage pro-israélien du Honduras

    Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 30:00


    Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2026, le nouveau président du Honduras, le conservateur Nasry Asfura multiplie les gestes et appels en direction d'Israël. Il est allé rencontrer Benyamin Netanyahu, a signé un accord pour lutter contre l'antisémitisme et a même annoncé le retrait de son pays de ce que l'on appelle le groupe de La Haye, un groupe de pays qui envisageaient des sanctions contre Israël à cause de la guerre à Gaza. Le président affiche, donc, un soutien clair à Israël et cela représente un revirement total par rapport à la politique du gouvernement précédent au Honduras. Notre correspondante, Marie Griffon, est allée voir ce qu'en pensent les communautés juives et palestiniennes du pays.   Le départ des soldats kényans d'Haïti 215 Kényans ont atterri à Nairobi en début de semaine, nous apprend le Miami Herald. Vendredi, ce sont des militaires originaires des Bahamas et de Jamaïque qui sont partis. Quelques officiers kényans vont rester en Haïti afin, précise le journal, d'assurer la transition avec la Force de suppression des gangs censée se déployer en avril. À l'heure des adieux, Le Nouvelliste se demande quel bilan tirer de la contribution des Kényans. Le quotidien rappelle à quel point la tâche qui a été confiée à ces soldats était difficile : « tenter d'aider un pays qu'ils découvraient, dans une langue qu'ils ne maîtrisaient pas » ; travailler aux côtés de la PNH qui ne voulait pas vraiment d'eux, « avec moins de la moitié des effectifs annoncés, sous-financés, sous-équipés ». Le Nouvelliste salue « le courage des Kényans », « seul pays à avoir dit oui pour prendre la tête de la Mission multinationale d'appui à la sécurité ». Le quotidien réclame une cérémonie d'hommage car même s'ils « n'ont pas remporté de grandes batailles dans la guerre contre l'insécurité ou pour la libération de nos territoires perdus », « les Kényans ont versé leur sang pour défendre des Haïtiens (...) Trois d'entre eux ont été tués sur notre champ de bataille ». « Ils ont fait l'essentiel en aidant à contenir le déferlement de violence qui engloutit Haïti », insiste Le Nouvelliste.   Le procès de l'assassinat de Jovenel Moïse se poursuit à Miami Les révélations sur les lacunes de l'enquête se multiplient. Comme le rapporte le Miami Herald qui suit les audiences, les armes qui ont été saisies sur place au lendemain du 7 juillet 2021, n'ont été confiées au laboratoire du FBI qu'un an et demi plus tard. Les avocats des quatre hommes jugés en ce moment à Miami n'ont pas manqué de le relever. Que s'est-il passé pendant ces 18 mois ? Où étaient ces armes ? Certaines d'entre elles, ainsi que des balles, étaient conservées dans des sacs plastiques non scellés, ont-ils souligné. La veille, un autre agent du FBI avait été bousculé par la défense au sujet de l'absence de relevés d'empreintes et de prélèvements ADN sur la scène de crime.   En Géorgie, une femme de 31 ans est poursuivie pour meurtre. Selon la police, elle aurait essayé d'avorter chez elle Alexia Moore s'est rendue aux urgences fin décembre 2025 car elle souffrait de violents maux de ventre. Elle a accouché d'une petite fille extrêmement prématurée qui est morte dans l'heure suivant sa naissance, raconte le Washington Post. D'après la police, Alexia Moore aurait pris des comprimés de Misoprostol pour interrompre sa grossesse, ainsi que des anti-douleurs. C'est la première fois qu'une femme est poursuivie pour meurtre après un avortement, depuis que la Géorgie n'autorise les IVG qu'au cours des six premières semaines de grossesse, précise le quotidien. Ça a déjà été le cas dans d'autres États mais jusqu'à présent, aucune procédure n'a abouti.   Au Mexique, des mineures meurent des suites d'une grossesse L'an dernier (2025), 85 enfants et adolescentes enceintes sont mortes au Mexique, d'après des chiffres officiels consultés par le quotidien. C'est 17% de tous les décès maternels. «Derrière chaque chiffre, il y a des histoires qui se terminent trop tôt, des corps qui n'étaient pas prêts et qui n'ont pas résisté, et un système qui intervient trop tard », écrit Milenio. Les grossesses adolescentes sont généralement très risquées et le problème, explique le quotidien, c'est que ces mineures ne sont pas prises en charge à temps. « On n'est sollicités que quand le bébé va naître ou quand la mère souffre d'une complication tellement grave qu'elle doit être hospitalisée », raconte le directeur d'un hôpital spécialisé dans la prise en charge des grossesses à risques, interrogé par Milenio. Un médecin qui réclame plus de prévention et un meilleur suivi des mineures enceintes.   «Propaganda machine», enquête de Forbidden stories sur comment les services de renseignement russes ont tenté d'influer sur la présidentielle bolivienne Notre dossier du jour est consacré à la propagande russe en Amérique latine. Le renseignement a étendu ses opérations d'influence récemment, via notamment un groupe surnommé la Compagnie. Il agit dans différents pays du continent, dont la Bolivie. Les services russes y ont installé un réseau avant et après les élections de l'an dernier, pour œuvrer à la réélection du président sortant. Pari perdu. Mais c'est un bon exemple de la manière dont fonctionne la machine de propagande. « Propaganda machine », c'est le titre d'une enquête de Forbidden stories dont nous parle Sofia Alvarez Jurado interrogée par Joris Zylberman.   Le journal de la 1ère 2026 sera-t-elle une « année record » en tonnage d'algues sargasses venant s'échouer sur les côtes caribéennes ?

    Chili : l'inquiétude des migrants

    Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 30:00


    Moins d'une semaine après avoir été investi, le nouveau président chilien, José Antonio Kast, a déjà lancé son plan pour stopper l'immigration irrégulière au nord du pays. Depuis le début de la semaine, des militaires creusent des tranchées en plein désert à la frontière avec le Pérou. Le président d'extrême droite veut ajouter des clôtures et des tours de contrôle, utiliser des drones pour surveiller la zone et y envoyer plus de soldats.   Les immigrés que notre correspondante à Santiago, Naïla Derroisné, a rencontrés, sont agoissés.   Delcy Rodriguez change de ministre de la Défense Au Venezuela, la présidente par intérim continue d'écarter du pouvoir les proches de Nicolas Maduro. Hier (mercredi 18 mars), elle a remplacé le ministre de la Défense, Vladimir Padrino Lopez. C'est « la fin de l'ère Padrino Lopez », s'exclame Caracas Chronicles. « Un hardcore chavista », selon le site en ligne. « Le militaire le plus fidèle à Nicolas Maduro », selon El Nacional. Il était ministre de la Défense depuis octobre 2014 et a toujours fait preuve d'une loyauté sans failles. « Partout ailleurs dans le monde, ses plus grands exploits seraient considérés comme un déshonneur pour l'uniforme », juge Caracas Chronicles qui fait la liste : il a protégé les guérillas colombiennes qui ont fait du Venezuela leur terrain privilégié pour les enlèvements et le trafic de drogue ; il a ouvert les portes des services de renseignement aux espions cubains ; il a encouragé les achats d'armes à la Russie et à l'Iran. Surtout, il a toujours répondu présent quand il s'agissait de réprimer dans la violence des manifestations. Ce qui lui vaut d'être accusé de crimes contre l'humanité. Ce fidèle parmi les fidèles n'a pas réussi à empêcher la capture de son chef par les États-Unis, le 3 janvier 2026. Mais ce n'est pas pour cela que Delcy Rodriguez lui a demandé de partir, explique Caracas Chronicles, « mais parce qu'elle a besoin de quelqu'un en qui elle a davantage confiance. » Et cette personne, c'est Gustavo González López. Ancien patron des services de renseignement, chef de la garde présidentielle et de la direction du contre-espionnage depuis la chute de Nicolas Maduro, il ressemble beaucoup à Vladimir Padrino Lopez. Comme lui, il a activement participé à la répression, ce qui lui vaut de figurer, lui aussi, sur les listes des hauts-dignitaires vénézuéliens sous le coup de sanctions et d'enquêtes internationales, écrit Caracas Chronicles. Sa nomination a consterné plusieurs ONG de défense des droits humains, comme le soulignent Tal Cual et El Nacional. « Delcy Rodriguez a remplacé un général avec des états de services terribles par un autre général avec des états de services tout aussi terribles », insiste Caracas Chronicles. C'est donc un symbole du régime Maduro qui en remplace un autre. « Personne, ni dans les casernes ni dans les rues, n'est davatange en sécurité » aujourd'hui, estime Caracas Chronicles. « On ne peut espérer ni justice, ni réconciliation, ni aucun progrès vers le rétablissement de l'État de droit avec un homme comme González López à la tête de l'armée vénézuélienne » poursuit le site en ligne qui conclut : pour Delcy Rodriguez, « il s'agit de loyauté, et non d'une quelconque transition politique. »   Aux États-Unis, la chute de Cesar Chavez, icône de la lutte pour les paysans latinoaméricains Cesar Chavez est accusé de pédophilie. C'est le New York Times qui le révèle dans une très longue enquête, fruit de 5 ans de travail mené par deux journalistes qui ont recueilli les témoignages de plusieurs femmes. Ana Murguia, 13 ans, quand le confondateur du syndicat agricole américain, UFW, la viole pour la première fois sur un tapis de yoga. Il avait 45 ans. « Ne dis rien à personne. Ça ferait des jaloux », lui dit-il alors. Ça a duré 4 ans. Ana Murguia qui a 66 ans aujourd'hui, a tenté de se suicider plusieurs fois et a eu des problèmes de drogue. Il y a aussi Debra Rojas, 12 ans, quand ça a commencé. Ou bien encore Dolores Huerta. Partenaire de lutte de Cesar Chavez et figure syndicale américaine, elle l'accuse de viols ayant mené à deux grossesses cachées. Les deux bébés ont été confiés à d'autres familles. Si elle n'en a pas parlé à l'époque, c'est parce qu'elle avait peur qu'au sein du syndicat, on ne la croit pas. Elle n'a pas osé porter plainte aussi parce que la police était hostile au mouvement, a-t-elle confié au New York Times. Ces femmes n'avaient jamais parlé jusqu'à présent également « parce qu'elles avaient honte ou peur de ternir l'image d'un homme qui était devenu le visage du mouvement pour les droits civiques des Latinos, son image figurant sur les fresques murales des écoles et son anniversaire étant un jour férié en Californie », explique le quotidien. Cesar Chavez est mort en 1993. Suite aux révélations du New York Times, les autorités de plusieurs villes annoncent qu'elles vont débaptiser des rues et des écoles qui portent son nom. Les autorités du UFW ne participeront à aucun événement célébrant son anniversaire, le 31 mars.   L'enseignement privé haïtien au bord du précipice Comme tous les jeudis, nous sommes en ligne avec le rédacteur en chef du Nouvelliste Frantz Duval. Le quotidien consacre un dossier à l'enseignement privé et relaie l'appel à l'aide de la patronne du secteur. Un secteur qui connaît des difficultés énormes et qui est sur le point de s'effondrer. « À cause de l'insécurité, des écoles privées ont dû changer de quartiers, trouver de nouveaux locaux... Mais en déménageant, elles ont perdu des élèves », raconte Frantz Duval. « Aujourd'hui, certains établissements ne peuvent plus payer leurs professeurs. » L'éducation privée représente 75 à 80% de l'offre éducative, plus de 90% pour ce qui est de la formation professionnelle et des universités. Et pourtant, elle ne reçoit aucune subvention, précise Frantz Duval. « Il existe des aides ponctuelles, mais rien de systématique. » À l'occasion de la semaine de l'inclusion financière, Le Nouvelliste s'intéresse également aux paris sportifs en forte augmentation en Haïti. « Peu à peu, les gens qui jouaient à la loterie deux fois par semaine, ont commencé à jouer une fois par jour. Aujourd'hui, il y a 10 à 12 tirages par jour. Les Haïtiens sont quasiment devenus des joueurs compulsifs », explique Frantz Duval.   Le journal de la 1ère En Guadeloupe, la campagne sucrière devrait, en principe, reprendre son cours normal ce jeudi.

    Témoignage d'une Cubaine exilée en France

    Play Episode Listen Later Mar 18, 2026 30:00


    Anne Cantener reçoit en studio Rebecca Torres Serrano, Cubaine qui vit en exil depuis deux ans en France. Elle est doctorante en Études hispaniques à Paris VIII. Elle raconte la situation de son pays et nous livre son analyse sur la pression actuelle exercée par les États-Unis.   Dans l'île, l'électricité est enfin revenue après une panne de courant général de 24 heures, la sixième en près d'un an et demi. Les coupures sont quotidiennes et la vie est difficile. Rebecca Torres Serrano parle de « torture » et du désespoir des Cubains. Elle insiste notamment sur le manque de médicaments, de personnels soignants et de médecins. La situation est encore plus compliquée depuis que Cuba est privée de son allié, Nicolas Maduro, et que les États-Unis imposent un blocus pétrolier au pays. La tension est encore montée cette semaine puisque Donald Trump a menacé de « prendre Cuba ». « La majorité des Cubains veulent un changement de régime, peu importe comment. Ils sont même prêts à ce qu'il y ait une intervention étrangère », explique Rebecca Torres Serrano. Sur place, le mécontentement grandit. Il y a eu des manifestations ces derniers jours. Mais la répression du régime reste féroce. « Elle ne s'abat pas uniquemement sur les gens qui sortent dans la rue pour protester. On va en prison même quand on publie sur instagram qu'on souhaite des changements », raconte la jeune femme. Les quelques gestes d'ouverture du régime récemment ne convainquent pas Rebecca Torres Serrano. Les autorités ont annoncé la libération d'une cinquantaine de prisonniers politiques. « Ce n'est rien comparé aux près de 2.000 prisonniers politiques dans le pays », réagit la doctorante. « C'est juste un geste en direction de Washington. » Selon elle, le régime avait déjà montré des signes d'ouverture en 2016, sous la présidence Obama. « Mais dès que le régime socialiste en tant qu'institution est menacé, il se referme. » Rebecca Torres Serrano n'attend rien des négociations en cours avec les États-Unis. « Washington discute avec la famille Castro. Qu'est-ce que cela va apporter au peuple cubain ? »   Une victoire sportive hautement symbolique Le Venezuela a remporté hier (17 mars 2026) la Classique mondiale de baseball, le Mondial de cette discipline, face aux États-Unis, et à Miami en plus. « UNE NUIT HISTORIQUE ! » pour El Universal qui laisse éclater sa joie. C'est la première fois que les Vénézuéliens sont couronnés champions du monde, rappelle le journal. « Il y aura un avant et un après », assure El Universal. Cette victoire « a une saveur particulière en raison de l'adversaire : les États-Unis, puissance historique du baseball », poursuit le quotidien qui s'en tient à une lecture purement sportive de l'événement tandis que Tal Cual en fait une analyse plus politique. « Dans un pays marqué par l'urgence sociale, l'émigration massive, les violations des droits humains (...) et l'escalade des tensions politiques depuis la capture de Nicolas Maduro », ce titre est « un baume d'unité, qui a réuni les Vénézuéliens, même ceux vivant à l'étranger, lors d'une célébration qui ignore les divisions et les crises économiques », écrit le site en ligne. Même son de cloche dans les colonnes du Miami Herald où l'on peut lire : les Vénézuéliens « ont joué pour leurs familles, pour leur pays, pour leurs compatriotes restés au pays, confrontés à l'instabilité politique et à un avenir incertain ». Un moment symbolique fort qui n'a pas échappé à la présidente Delcy Rodriguez. Elle a décrété ce mercredi férié. Quant à Donald Trump, il a une nouvelle fois trouvé le moyen de s'approprier cette victoire en sous-entendant sur son réseau Truth Social que le Venezuela pourrait devenir le 51è État des États-Unis.   Des tensions au procès de Cristina Kirchner En Argentine, l'ancienne présidente, Cristina Kirchner, a comparu hier (17 mars 2026) dans le cadre d'un procès de corruption. L'audience ne s'est pas très bien déroulée, selon la presse argentine. Clarin relate les échanges tendus entre l'ancienne présidente et le tribunal. Alors qu'elle pensait avoir la parole directement, Ciristina Kirchner a dû décliner son identité, ce qui l'a visiblement agacée, raconte le journal. Puis est venue une question surprenante de l'un des membres de la cour qui lui a demandé si elle avait des surnoms. Réponse ironique : « On m'appelle Cristina. Il arrive qu'on me donne des surnoms, mais ils ne me semblent pas appropriés ». L'ancienne présidente continue à répondre sur le même ton, poursuit Clarin. À tel point que le juge qui l'interroge sur son état-civil, doit  lui rappeler qu'il ne fait que respecter la procédure. Cristina Kirchner réitère, ensuite, ses attaques à l'encontre de la justice argentine, se disant une nouvelle fois victime d'une « persécution politique », dénonçant les « pratiques mafieuses », selon elle, des juges et des procureurs, résume La Nacion. Puis, elle quitte la salle sans répondre aux questions des juges car dit-elle, elle refuse de participer à ce cirque.  Alors qu'elle est mise en cause dans ce que la justice qualifie de plus grande affaire de corruption de toute l'histoire de l'Argentine, elle a choisi une défense politique, davatange que technique, analyse Clarin. « Sa défense, c'est l'attaque. Elle s'en prend à la justice », complète La Nacion. « Avec Cristina Kirchner, on n'est jamais déçu », ironise le quotidien.   Le Salvador durcit encore plus sa législation en matière pénale Désormais, les personnes reconnues coupables de viols, de meurtres ou de terrorisme pourront être condamnées à la prison à perpétuité, nous apprend la Prensa Grafica. Le pays a adopté une réforme constitutionnelle hier (17 mars 2026). Nayib Bukele a utilisé une procédure accélérée pour faire passer son texte, explique le journal. C'est le ministre de la Sécurité, qui est également le directeur de la Police nationale civile, Gustavo Villatoro, qui a porté le projet de loi. Ces nouvelles sanctions plus dures ont pour objectif qu'il n'existe plus de meurtriers, ni de violeurs dans le pays, a-t-il expliqué. Comme le souligne El diario de hoy, il a également critiqué les organisations de défense des droits humains qui dénonce les abus de la politique sécuritaire du gouvernement. « Ce sont des démons, des agents du mal », a déclaré le ministre. Nayib Bukele envoie, donc, un noueau message de fermeté à quelques jours du quatrième anniversaire de l'instauration d'un régime d'exception au Salvador. « Une exception qui est devenue la norme », dénonce le cardinal du Salvador, Mgr Rosa Chavez, dans les colonnes de la Prensa grafica.   Des journalistes haïtiens attaqués RFI s'est entretenu avec le directeur général de la radio-télévision Kiskeya, Marvel Dandin, dont la maison a été prise pour cible par des hommes armés la semaine dernière. Il raconte les tirs dans la nuit de mercredi à jeudi, et la peur depuis. Il s'inquiète également du sort de deux de ses collègues, Junior Célestin et Osnel Espérance, enlevés vendredi dernier (13 mars 2026).   Le journal de la 1ère En Guadeloupe, l'éducation sportive voudrait bien se faire une petite place au sein des thématiques abordées par les candidats aux élections municipales.

    À Cuba, une timide ouverture économique déjà critiquée

    Play Episode Listen Later Mar 17, 2026 30:00


    Sous pression des États-Unis, qui imposent un blocus énergétique sur l'île, le gouvernement cubain a annoncé ouvrir l'île aux investissements de membres de la diaspora dans le secteur privé. Une mesure dont l'impact est difficile à évaluer et qui est déjà critiquée par des économistes et par les exilés cubains. Cuba a de nouveau été totalement privée d'électricité lundi (16 mars 2026), pour la sixième fois en moins d'un an et demi. Ce même jour, sans en préciser les modalités, Donald Trump a affirmé devant la presse vouloir « prendre Cuba » : « C'est un pays en faillite. Ils n'ont pas d'argent. Ils n'ont pas de pétrole. Ils n'ont absolument rien. Je pense que Cuba est à bout de souffle. Toute ma vie, j'ai entendu parler des États-Unis et de Cuba. Quand les États-Unis vont-ils passer à l'action ? Je crois sincèrement que j'aurai l'honneur, l'immense honneur, de m'emparer de Cuba. D'une manière ou d'une autre. Que je la libère ou que je la prenne. Je pense que je peux en faire ce que je veux. C'est une nation très affaiblie en ce moment », a assuré le président des États-Unis, qui impose un blocus énergétique contre Cuba, en plus de l'embargo en vigueur depuis 1962. Vendredi (13 mars), le président cubain a confirmé des discussions avec Washington. Alors que la colère grandit sur l'île, le régime a dévoilé une mesure présentée comme une ouverture économique : la possibilité, pour les Cubains vivant à l'étranger, d'investir ou de créer des entreprises privées à Cuba. Cette annonce a été faite par le ministre du Commerce extérieur et de l'Investissement étranger, Oscar Perez-Oliva Fraga, sur la chaîne d'État Canal Caribe. La presse officielle parle d'une « actualisation du modèle économique » du pays et de « nouvelles opportunités pour les Cubains de l'étranger ». Mais au sein de la diaspora, le scepticisme domine. La chaîne états-unienne CNN estime que « cette proposition ne devrait guère apaiser les Cubains-Américains qui réclament davantage de libertés politiques, et une ouverture économique totale ». Dans le Miami Herald, le député républicain d'origine cubaine Carlos Gimenez lance : « Si vous êtes fous, allez-y, allez investir à Cuba », assurant que les dirigeants communistes sont « des voleurs qui veulent juste s'enrichir ». L'économiste Pedro Monreal, cité par 14ymedio, estime que cette réforme « pourrait créer de nouvelles inégalités au sein du secteur privé » entre résidents cubains et investisseurs de la diaspora. À écouter aussiCuba, prochaine cible de Donald Trump ? Les Cubains crient leur colère sur les murs du pays Malgré les risques d'arrestation, certains Cubains affichent leur mécontentement contre le pouvoir en place en écrivant sur les murs du pays. El Estornudo publie une série de photos de graffitis, prises ces derniers mois, sur lesquels on peut lire : « À bas la dictature de Díaz-Canel », ou encore « Liberté ». Un homme de 57 ans, originaire de l'est du pays, témoigne anonymement auprès du site d'information : « J'ai écrit tout seul, au petit matin, "Dictateurs" et "À bas le communisme". » Arrêté puis emprisonné, il est aujourd'hui en liberté conditionnelle et préfère donc taire son identité. D'après le site d'information indépendant, les forces de l'ordre arrivent de plus en plus tôt pour « photographier les messages », « relever les empreintes » et « recouvrir de chaux » les inscriptions avant que les habitants sortent de chez eux. Mais des messages anti-régime continuent d'apparaître « dans l'espace public à travers tout le pays », assure El Estornudo, qui conclut : « Ils peuvent repeindre les murs, mais la colère de ceux qui écrivent ne disparaîtra pas d'un trait de pinceau. » Chili : les limites du plan anti-immigration du nouveau président Le nouveau président d'extrême droite chilien José Antonio Kast s'est affiché lundi à la frontière avec le Pérou pour lancer son plan contre l'immigration irrégulière. Alors que son voisin argentin Javier Milei a beaucoup utilisé l'image de la tronçonneuse, José Antonio Kast choisit lui celle d'une pelleteuse. Devant les caméras de la presse et tandis qu'un fossé est en train d'être creusé au milieu du désert, sur les hauts plateaux des Andes, il a assuré vouloir « utiliser les pelleteuses pour [...] retrouver [notre] souveraineté, qui a été endommagée par l'immigration irrégulière ». Ces « barrières physiques », censées empêcher le passage de migrants à pied, doivent être construites en l'espace de trois mois et seront complétées par des radars et davantage de forces de l'ordre. Interrogé par la chaîne Canal Trece sur le fait qu'il n'ait pas expulsé les 300 000 migrants en situation irrégulière avant son investiture, il répond : « On ne peut pas expulser 300 000 personnes en un jour, mais on envoie un message. » Le site Ex-Ante souligne toutefois les obstacles à l'exécution de son plan : la frontière du Chili avec le Pérou et la Bolivie est longue de plus de 1 000 kilomètres. De plus, les passeurs contournent les obstacles et les contrôles en modifiant leurs itinéraires. La presse chilienne rappelle, de plus, que les arrivées de migrants ont déjà fortement diminué ces dernières années. Haïti : la FRG déployée à partir du 1er avril La nouvelle Force internationale de répression des gangs (FRG) devrait entamer son déploiement à partir du 1er avril 2026, ont annoncé les autorités de la République dominicaine, précise Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse. Forte de 5 500 hommes, la FRG a été créée en octobre 2025 mais n'est officiellement pas encore déployée.  Au Chili, des ressortissants haïtiens dénoncent de graves difficultés d'accès aux services administratifs de l'ambassade d'Haïti à Santiago. Ils affirment devoir payer pour des passeports, certificats ou d'autres services consulaires, sans pouvoir jamais obtenir les documents demandés, d'après l'organisation haïtienne Comunidad Haitiana en Chile, lit-on également sur le site d'Alterpresse. Venezuela : la jeunesse se mobilise contre le pouvoir chaviste Au Venezuela, la même tendance politique dirige le pays depuis maintenant 26 ans. Toute une génération n'a donc connu au gouvernement que le chavisme, cette idéologie politique héritée du défunt président Hugo Chavez (1999-2013). Une génération qui a vu son pays décliner, du point de vue économique comme du point de vue démocratique. Depuis le 3 janvier 2026, les jeunes opposants reprennent de la voix et cherchent à se faire entendre. La correspondante de RFI à Caracas, Alice Campaignolle, est allée à leur rencontre. Dans le journal de La 1ère... En Guadeloupe, une seule candidate tête de liste serait en position de l'emporter à l'issue du second tour des élections municipales, rapporte Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

    Sur les réseaux sociaux, des enfants enrôlés dans les groupes armés en Colombie

    Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 30:00


    Dix ans après la signature de l'accord de paix avec les FARC, des enfants continuent d'être enrôlés de force dans des groupes armés en Colombie. Les nouvelles négociations engagées, il y a quatre ans, (2022) n'ont pas permis d'enrayer l'influence de ces groupes dans le pays. Selon l'International Crisis Group, au moins 620 enfants ont été recrutés en 2024. Les départements de la côte Pacifique, notamment le Cauca — une région où vivent de nombreux peuples autochtones et communautés afrodescendantes — sont particulièrement touchés. Dans le nord du Cauca, un enfant est recruté environ tous les deux jours. Les plus jeunes ont à peine dix ans. Ces données proviennent de statistiques collectées par des organisations autochtones entre 2019 et 2025, et elles sont en forte progression. Pour l'Unicef, elles sont très probablement sous-estimées : de nombreuses familles préfèrent se taire, soit par crainte de représailles, soit parce qu'elles approuvent l'enrôlement, qui peut représenter une source de revenus dans ces territoires délaissés par l'État. Les recrutements forcés restent rares : les groupes armés jouent sur la séduction et la vulnérabilité économique. Une leader sociale, qui souhaite garder l'anonymat, l'explique ainsi à Marine de La Moissonnière : « La plupart du temps, les groupes armés proposent de l'argent aux enfants pour aider leurs parents d'un point de vue financier ou pour faire des travaux dans leur logement. Ils viennent parfois à la sortie des établissements scolaires avec des objets de valeur. Sur les réseaux sociaux, ils offrent de l'argent ou des soins esthétiques, comme par exemple une épilation des sourcils, une coupe de cheveux ou des soins dentaires. »   Des enfants enrôlés via TikTok TikTok est devenu la plateforme la plus utilisée pour attirer les mineurs. Sur fond de musiques populaires, avec des émojis comme le ninja — symbole de clandestinité — les vidéos exhibent téléphones dernier cri, motos, argent et jeunes femmes. Une mise en scène qui promet une vie facile et pleine d'aventures, loin de la réalité extrêmement dangereuse dans laquelle ces enfants sont plongés. Les groupes criminels participent à des affrontements meurtriers et sont impliqués dans de nombreux trafics, notamment celui de la cocaïne. Un prêtre du Cauca, lui aussi anonyme pour raisons de sécurité, décrit leur rôle sur le terrain : « Ces mineurs armés sont considérés comme des combattants comme les autres. Les groupes armés les utilisent aussi comme boucliers humains pour se protéger en cas d'attaques de l'armée. Ils sont alors en première ligne. Mais tous ne prennent pas les armes car l'objectif de ces groupes armés, c'est de gagner du terrain au sein des communautés. Certains mineurs ont pour mission de recruter d'autres enfants. Ils sont également présents dans les écoles et les quartiers où ils jouent le rôle de guetteurs, de messagers ou d'informateurs », explique-t-il. À ces tâches, s'ajoute — surtout pour les filles — l'exploitation sexuelle. Pour empêcher la récupération des mineurs par leurs familles ou les autorités locales, certains enfants sont transférés dans d'autres régions du pays, parfois à des milliers de kilomètres. Ceux qui tentent de s'échapper sont exécutés, alerte l'International Crisis Group.   Haïti : les habitants des Gonaïves partagés sur l'organisation d'élections Après plus de dix ans d'attente, les autorités haïtiennes s'apprêtent à organiser des élections nationales en août 2026 (avec un second tour prévu à la fin de l'année), dans l'espoir d'offrir au pays un président légitimement élu, ce qui n'est plus arrivé depuis l'assassinat de Jovenel Moïse à son domicile, le 7 juillet 2021. Cependant, l'insécurité reste un obstacle majeur : de nombreuses communes et axes routiers demeurent sous le contrôle des gangs, alimentant l'inquiétude de la population. Et ce qui inquiète davantage les Haïtiens, notamment dans la ville des Gonaïves, c'est que certains leaders politiques (comme l'ancien sénateur Youri Latortue) sous sanctions onusiennes, canadiennes et européennes pour des liens présumés avec les mêmes gangs qui paralysent le pays pourront participer au scrutin. Pierre Robert Auguste, président de l'Association des entrepreneurs de l'Artibonite, doute fortement que ces élections puissent apporter un véritable changement dans le pays, surtout avec des candidats accusés de collusion avec les gangs. Il accuse la communauté internationale d'imposer au gouvernement haïtien l'organisation des élections malgré la situation actuelle. «Ce n'est pas parce que le Blanc (je fais référence à la communauté internationale), demande qu'il y ait des élections, qu'il faut en organiser. [...] Aujourd'hui, on veut faire des élections simplement pour sauver les apparences, mais je crois que c'est dangereux. [...] Un certain nombre de dirigeants politiques sont accusés d'avoir armé les gangs. Qui sont-ils ? Est-ce qu'ils ont été désarmés ?», déclare-t-il à Ronel Paul de RFI. Pourtant, selon Maître Énock Géné Génélus, ancien commissaire du gouvernement des Gonaïves, «il faut à la fois le retour de la sécurité, et le retour des élections. Sans sécurité, la société disparaîtra ; sans élections, toutes les institutions de l'État disparaîtront. Ces deux choses sont indissociables. Dans la période que nous vivons, l'État doit prendre ses responsabilités pour rétablir la sécurité et organiser des élections afin de rendre les institutions de l'État fonctionnelles. Parce qu'il est inacceptable que depuis l'époque avant même l'assassinat de Jovenel Moïse, les autorités n'aient jamais organisé d'élections, ni pour renouveler le tiers du Sénat ni les législateurs. C'est un mal qui détruit la société et dont il faut se débarrasser», dit-il. Port-au-Prince: la justice parallèle du gang de Krisla à Carrefour Dans la commune de Carrefour, au sud-ouest de la capitale, les habitants doivent cohabiter avec le gang dirigé par Krisla. Ayibopost évoque un « système de contrôle implacable », mêlant extorsion, justice parallèle et détention illégale. Sur le plan économique, les habitants et commerçants sont taxés à chaque transaction, au point qu'un produit acheté à Port-au-Prince peut être revendu au double de son prix à Carrefour, témoigne un résident auprès du site d'information. Le média indépendant haïtien détaille également l'existence de « prisons » privées. Une femme témoigne aussi avoir été battue et violée avec sa cousine en mars 2025, pendant plusieurs jours, par des membres du gang après une simple dispute de voisinage.   Cuba : les forces de l'ordre resserrent leur contrôle sur l'île après des manifestations À bord d'Air Force One, Donald Trump a affirmé dimanche (15 mars 2026) que « Cuba souhaite conclure un accord » avec les États-Unis. Si le président américain est resté vague, La Havane a bien confirmé vendredi l'existence de discussions et a commencé à libérer certains prisonniers politiques, 19 à ce stade sur les 51 promis, d'après l'ONG Prisoners Defenders, citée par CiberCuba. Dans le pays, la pression populaire augmente face aux coupures de courant récurrentes, aggravées par le blocus énergétique américain mais aussi par le manque d'entretien des centrales cubaines. Dans la nuit de vendredi à samedi, des manifestants ont vandalisé et tenté d'incendier un local du Parti communiste à Morón, dans le centre de l'île. De quoi faire dire à la revue indépendante El Estornudo que le castrisme est un «malade en phase terminale». La presse officielle, de son côté, parle d'actes de «vandalisme».  Selon 14ymedio, les autorités cherchent désormais à étouffer la contestation en renforçant l'emprise des forces de l'ordre sur les habitants. Le média assure que sa directrice, la journaliste Yoani Sánchez, a été empêchée de quitter son domicile dimanche par un homme masqué, membre des forces de sécurité. Venezuela : un ex-dirigeant de Chevron informateur de la CIA ? Après l'enlèvement de Nicolás Maduro à Caracas, le 3 janvier 2026, par les États-Unis, The Wall Street Journal affirme qu'un ancien haut responsable de Chevron, Ali Moshiri, a servi d'informateur à la CIA, l'agence de renseignement extérieur états-unienne. Iranien, formé aux États-Unis, ce dernier a travaillé pour Chevron au Venezuela jusqu'en 2024. Selon le quotidien économique, il a affirmé aux services de renseignement américains que María Corina Machado n'était pas une candidate satisfaisante pour remplacer le président Nicolás Maduro, car elle ne bénéficierait selon lui ni du soutien des forces de sécurité, ni d'un contrôle suffisant du secteur pétrolier. Toujours, selon le quotidien économique, Ali Moshiri aurait recommandé de confier le pouvoir à Delcy Rodríguez, l'actuelle président par intérim du pays. Dans le journal de La 1ère... En Martinique et en Guadeloupe, plusieurs communes ont désigné leurs maires dès le premier tour des élections municipales, explique Edwige Saint-Thomas, d'Outre-mer La 1ère.

    Les ramifications de l'affaire Epstein en Haïti

    Play Episode Listen Later Mar 13, 2026 30:00


    Comme tous les mois, Anne Cantener s'entretient avec un journaliste d'Ayibopost. Ce vendredi, Wethzer Piercin détaille l'enquête menée par le site à partir des documents liés à l'affaire Epstein. Les noms de plusieurs personnalités haïtiennes y apparaissent. Depuis quelques mois, Ayibopost épluche les documents liés à l'affaire Epstein et parmi les Haïtiens qui y figurent, l'un des noms qui revient le plus est celui d'Unik Ernest. « Les archives de la justice américaine relatives au dossier, consultées par AyiboPost, révèlent des rencontres privées entre Unik Ernest et le prédateur sexuel, des financements accordés par Epstein pour la construction d'une école au quartier de Bel-Air en Haïti, des fêtes privées et des présences communes à d'autres événements mondains », peut-on lire sur le site. D'autres Haïtiens sont aussi mentionnés dans ces documents, explique Wethzer Piercin, comme par exemple Michael Karl Geilenfeld, propriétaire d'un orphelinat en Haïti, condamné à 210 ans de prison pour des agressions sexuelles sur des enfants. Ou bien encore la mannequin Petra Nemkova, nommée « ambassadrice de bonne volonté » en 2012, par le président Michel Martelly après le tremblement de terre. Pour l'instant, on ne sait pas si les Haïtiens cités dans les « Epstein files » ont commis des actes répréhensibles. Ayibopost poursuit son enquête pour tenter d'éclaircir la nature exacte de leurs liens avec le pédocriminel.   En Haïti, la classe politique se presse pour prendre part aux prochaines élections Pas moins de 320 partis se sont inscrits, nous apprend Le Nouvelliste. Hier (jeudi 12 mars 2026), c'était le dernier jour pour s'enregistrer. Les leaders politiques sont venus en nombre et accompagnés de leurs supporters et de groupes de rara. L'ambiance était bonne devant les locaux du Conseil électoral, raconte le journal. Prochaine étape désormais : la publication du nom des partis retenus. Ce sera le 26 mars 2026, dans 15 jours. Le premier tour des législatives et de la présidentielle est prévu le 30 août. Pas sûr que ce processus électoral aboutisse tant que la situation sécuritaire est compliquée en Haïti, reconnaît le Nouvelliste. Mais les acteurs politiques du pays sont « unanimes sur une position : les élections doivent être organisées cette année pour une rupture avec la transition et un retour à l'ordre constitutionnel », explique le journal.   Jovenel Moïse est mort d'une balle dans le cœur C'est ce qu'a indiqué, à la cour, le médecin qui a effectué son autopsie, indique le Miami Herald. Il était entendu hier, (12 mars 2026) dans le cadre du procès de quatre hommes accusés d'avoir participé à l'assassinat de l'ancien président. Procès qui se tient à Miami depuis le début de la semaine. Son corps était criblé de balles, a également expliqué le médecin légiste. Jovenel Moïse a notamment reçu une balle dans la tête tirée à bout portant alors qu'il était déjà mort, a précisé Jean Armel Demorcy qui témoigne aujourd'hui encore et va devoir à nouveau répondre aux questions de la défense qui conteste son rapport, poursuit le Miami Herald.   Au Chili, José Antonio Kast ne perd pas de temps Investi mercredi (11 mars 2026), le président d'extrême droite a annoncé ses premières mesures. Le soir même, il signait six décrets, rapporte BioBio Chile. Trois d'entre eux visent directement à renforcer la sécurité à la frontière nord du pays, « l'une des principales promesses de campagne » de José Antonio Kast, précise la radio sur son site. Dès lundi 16 ou mardi 17 mars 2026, des tranchées commenceront à être creusées. Un poste de coordinateur du contrôle migratoire dans le nord a été créé. Et le président pourrait se rendre sur place dans les prochains jours, affirme BioBio Chile. Autre promesse que José Antonio Kast compte bien tenir : la grâce des policiers et des militaires condamnés pour la répression des manifestations de 2019. « Avec mon équipe, nous y travaillons déjà », a-t-il expliqué hier, (12 mars) à la chaîne Canal 13. José Antonio Kast compte bien faire usage de son pouvoir de grâce. Mais ce ne sera pas une grâce générale, contrairement à ce qu'il avait promis pendant la campagne, précise La Tercera. Ce sera du « cas par cas » pour « ceux qui ont défendu la patrie », a précisé le nouveau président.   Le Chili va discuter avec les États-Unis au sujet des minerais critiques et des terres rares du pays Les deux pays ont signé une déclaration conjointe, hier (jeudi 12 mars), seulement une « déclaration d'intention », souligne La Tercera. Ils « se sont mis d'accord pour lancer des consultations d'ici 15 jours en vue de trouver un accord », poursuit le journal qui décrypte : « En langage diplomatique, les consultations, ce sont des conversations qui précèdent l'ouverture d'une négociation formelle. » Washington espérait mieux, écrit La Tercera : « un pacte plus contraignant ». La délégation étasunienne était même venue avec un projet de mémorandum semblable à ceux signés le mois dernier (février 2026) par plusieurs pays latinoaméricains et les États-Unis. Alors pourquoi le Chili a joué la carte de la prudence ? C'est pour ne pas froisser son autre allié stratégique, la Chine, « contre qui, en réalité, est dirigée l'offensive étasunienne », explique La Tercera.   Le voyage de Delcy Rodriguez en Colombie annulé Ce devait être sa première sortie à l'étranger. Mais finalement, Delcy Rodriguez ne se rendra pas en Colombie ce vendredi (13 mars 2026). On ne sait pas pourquoi la réunion entre la présidente vénézuélienne et son homologue colombien a été annulé à la dernière minute. Les autorités ont simplement parlé d'un « cas de force majeure » sans donner plus de détails, explique Tal Cual. Certains médias parlent de menaces sécuritaires alors que la rencontre devrait avoir lieu à la frontière entre les deux pays, dans une zone où des groupes armés, comme l'ELN, sont actifs. En tout cas, l'invitation de Gustavo Petro tient toujours, précise La Opinion, mais aucune nouvelle date n'a été fixée.   Haïti : souffler grâce au rara À peine le carnaval terminé fin février, Haïti vibre désormais au rythme du rara. Avec le défilé des bandes à pied, ces groupes musicaux de rue utilisent des instruments traditionnels comme le tambour, les vaccines, ces trompettes en bambou cylindriques, de différentes longueurs et formes, entraînant la population dans une ambiance festive et décontractée. Un moment d'insouciance qui offre une véritable thérapie à tous les Haïtiens, parce que contrairement au carnaval qui ne se tient que dans les grandes villes, le rara est un événement culturel d'ampleur national, notamment dans les campagnes. Dossier signé Ronel Paul avec Kervens Février auprès des bandes de rara aux Gonaïves.   Le journal de la 1ère L'association martiniquaise de parents et d'enfants aveugles et mal-voyants manifeste ce vendredi matin (13 mars 2026), dans les rues de Fort-de-France.

    Chili : le nouveau président promet des «barrières physiques» aux frontières du pays

    Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 30:00


    Pour la première fois depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990) l'extrême-droite revient au pouvoir au Chili. Ce mercredi 11 mars 2026, le nouveau président José Antonio Kast a prêté serment et promulgué plusieurs décrets visant à d'après lui à lutter contre l'immigration clandestine. À peine investi, José Antonio Kast a signé six décrets mercredi soir (11 mars 2026), dont trois sont destinés à freiner l'immigration irrégulière dans le nord du Chili. Le nouveau président d'extrême-droite a ordonné au chef des armées de « construire des barrières physiques », pour stopper l'entrée de migrants. C'était l'une des promesses de sa campagne dans un pays où plus de 300 000 personnes étrangères seraient sans-papier. Avec son gouvernement « d'urgence », José Antonio Kast veut aussi s'attaquer à l'insécurité et au crime organisé ainsi qu'à la relance de l'économie, précise la correspondante de RFI à Santiago, Naïla Derroisné. « Un gouvernement d'urgence ce n'est pas un slogan. C'est de l'ordre là où il y a du chaos. C'est de l'apaisement là où il y a de la douleur. C'est de la fermeté là où il y a de l'impunité », a assuré celui qui prend la suite du jeune président sortant de gauche Gabriel Boric. Le nouvel occupant du palais de la Moneda a aussi annoncé un audit total de tous les ministères pour évaluer la situation dans laquelle le gouvernement précédent a laissé les comptes. « On nous remet un pays en plus mauvais état que ce que nous pouvions imaginer. Un pays avec des finances publiques amoindries. Un pays où le crime organisé et le narcotrafic ont progressé. Un pays où les familles se sentent abandonnées par l'État. Dire que nous avons reçu un pays en mauvais état n'est pas une excuse. On le dit car le Chili mérite de savoir la vérité. Car quand on occulte le diagnostic, les traitements échouent » a déclaré José Antonio Kast.   L'administration Trump tente à nouveau de supprimer le TPS pour les Haïtiens L'administration Trump a demandé à la Cour suprême de mettre fin aux protections légales temporaires (TPS) dont bénéficient plus de 350 000 Haïtiens aux États-Unis, rapporte Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. « La semaine dernière, une cour fédérale d'appel a statué en faveur des plaignants haïtiens qui ont poursuivi le Département de la Sécurité intérieure (DHS), l'accusant d'avoir agi par animosité raciale et nationale en cherchant à mettre fin à ces protections », précise le quotidien haïtien.    Vives réactions en Haïti face à la composition du nouveau gouvernement «Les réseaux sociaux se sont enflammés après la présentation du nouveau cabinet ministériel» dirigé par le Premier ministre par intérim Alix Didier Fils-Aimé, écrit aussi Le Nouvelliste. L'intégrité et la compétence de certains ministres sont mises en question, certains étant «cités dans des rapports de l'Unité de lutte contre la corruption», précise encore Frantz Duval.   Cuba : Sixième jour de protestation à La Havane Des concerts de casseroles ont à nouveau retenti cette nuit dans plusieurs quartiers de La Havane, pour la sixième soirée consécutive, rapporte le média indépendant Cibercuba. Dans la capitale, le courant est coupé plus de douze heures par jour. En province, les habitants passent parfois plusieurs jours d'affilée sans électricité, en raison du manque d'entretien des centrales électriques et du blocage, par les États‑Unis, des approvisionnements en pétrole. La journaliste Yoani Sánchez, fondatrice du média indépendant 14ymedio, a filmé des rues presque désertes dans la capitale. Le grand escalier de l'université de La Havane est vide, après une manifestation étudiante lundi et car les cours en présentiel sont suspendus faute d'électricité. Sur les images diffusées par le site d'information sur les réseaux sociaux, on voit aussi des arrêts de bus où plus personne n'attend, faute d'argent et de carburant.   Au Venezuela, le piège de la rente pétrolière La hausse des prix du pétrole due à la guerre au Proche‑Orient pourrait sembler bénéfique pour le Venezuela, détenteur des plus grandes réserves mondiales selon l'OPEP (l'Organisation des pays exportateurs de pétrole). Sa production a progressé de 10% en février, même si elle demeure inférieure à ses niveaux historiques. Mais l'économiste Víctor Álvarez, dans l'édition Amérique Latine d'El País, nuance cet optimisme. « Quand les prix du pétrole augmentent, nous nous enivrons de ce festin et de l'abondance », mais « nous ne nous préparons pas aux temps de vaches maigres », avertit cet ancien ministre d'Hugo Chávez. Il plaide pour la création d'un fonds souverain destiné à stabiliser les revenus pétroliers et financer des projets de long terme, afin de réduire la dépendance chronique du pays envers l'or noir. Dans le journal de La 1ère... En Martinique, les autorités veulent « mieux anticiper » les épidémies de maladies transmises par les moustiques, explique Benoît Ferrand, d'Outre Mer La 1ère.

    En Haïti, parole aux femmes victimes de viols

    Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 30:00


    À Port-au-Prince, les gangs dominent par la violence et la peur. Justine Fontaine et Achim Lippold, du service International de RFI, se sont rendus dans la capitale haïtienne où ils ont rencontré des femmes victimes de viols commis par ces groupes criminels. Le phénomène n'est pas nouveau, mais il tend à s'aggraver. S'il est difficile d'obtenir des chiffres précis sur le nombre de viols commis en Haïti, le travail des associations haïtiennes ou des organisations internationales permet d'avoir des estimations. Médecins sans frontières a ainsi publié, il y a quelques semaines, un rapport à partir des cas recensés dans une de ses cliniques spécialisées à Port-au-Prince, un centre qu'elle considère comme un baromètre de la situation. « Entre 2022 et 2025, les cas ont triplé, rapporte Diana Manilla Arroyo, cheffe de mission de MSF en Haïti. Cela coïncide avec le début de la crise déclenchée par l'assassinat du président Jovenel Moïse et les affrontements entre groupes armés, et ceux avec l'État. » Impunité Une autre raison qui pousse les survivantes de viol à garder le silence, c'est l'impunité, explique Justine Fontaine, du service International de RFI. Et quand malgré tous ces obstacles les survivantes portent plainte, il est rare que ça aboutisse. En 2022, le Bureau des avocats internationaux en Haïti avait comptabilisé seulement dix plaintes de violences sexuelles ayant abouti à un procès, sur plus de 500 dossiers que ses avocates avaient pris en charge. Mais un procès ne signifie pas forcément condamnation. Et lorsqu'il y a condamnation, elle n'est pas nécessairement à la hauteur des faits. Il y a quelques mois, un cas de viol sur mineur de moins de 15 ans qui, normalement, est passible de la perpétuité en Haïti avait donné lieu à une peine de seulement cinq ans de prison. Se pose aussi la question des grossesses non désirées. Les organisations de défense des droits des femmes manquent de moyens, notamment depuis la fermeture de l'agence de développement américaine, l'Usaid, par Donald Trump l'an dernier (2025). Certaines associations ont dû fermer des centres d'hébergement ou licencier du personnel. Il y a aussi eu une baisse des moyens pour la contraception. Le Chili change de président Au Chili, c'est aujourd'hui que se tient l'investiture du président élu Jose Antonio Kast.  La Tercera se penche sur le bilan du chef de l'État sortant Gabriel Boric. Pour le quotidien, il est loin d'être glorieux. Sur le plan politique, le quotidien retient que la principale réalisation de Gabriel Boric, la réforme des retraites, n'a pu aboutir qu'après avoir été en partie vidée de sa substance. Autre point noir : sa formation de gauche quitte le pouvoir après avoir subi la plus grosse défaite électorale depuis 1990, avec seulement 42% des voix lors de la présidentielle. Sur le plan économique, c'est encore pire, relève La Tercera, Avec la deuxième croissance, la plus faible depuis le retour de la démocratie, il y a 36 ans. Mais aussi avec un déficit structurel record pour une période sans crise. Ce qui fait dire à José Antonio Kast que le pays « tombe en ruines ». Mais le nouveau président le promet : le « Chili est de retour ». Sauf que les défis qui l'attendent sont nombreux. Proceso, au Mexique, en dresse la liste. Une économie à redresser, un sentiment d'insécurité à apaiser, avec un Chili qui oscille entre la première et la troisième place mondiale en termes de perception de l'insécurité depuis 2024. Sur la scène internationale, Jose Antonio Kast va devoir aussi ménager la chèvre et le chou : contenter Donald Trump qui veut lutter contre l'influence chinoise en Amérique latine sans contrarier Pékin. Et pour Proceso, ça semble déjà mal parti : Xi Jinping a décidé d'envoyer son ministre du Logement pour représenter la Chine à la cérémonie d'investiture. Pour celle de Lula, c'est le vice-président chinois qui avait été envoyé. À lire aussiChili: fin d'une transition compliquée entre le président de gauche Boric et son successeur d'extrême droite Des disparus de la dictature identifiés en Argentine En Argentine, douze disparus de la dictature ont été identifiés. Leurs restes avaient été retrouvés sur le terrain d'une ancienne caserne baptisée La Perla qui, entre 1976 et 1978, a servi de centre de détention, de torture et d'extermination. Entre 2 200 et 2 500 personnes y ont été enfermées. La plupart n'ont jamais été retrouvées. « Quelques jours avant le 50è anniversaire du début de la dictature, l'identification des douze victimes montre que la vérité – qu'elle soit niée ou enterrée – finit toujours par être révélée », écrit Pagina12. Aux États-Unis, le New York Times explique comment Donald Trump et ses conseillers ont mal évalué la réplique de Téhéran à l'offensive israélo-états-unienne, persuadés qu'elle serait similaire à celle de juin 2025 lors de la guerre des Douze jours, et parce qu'ils étaient focalisés sur l'opération de décapitation du régime iranien. Mais maintenant que les prix du pétrole augmentent, et alors que les États-Unis épuisent des munitions qui coûtent cher, le New York Times indique que l'administration Trump recherche urgemment des solutions pour sortir du conflit. Un conflit qui, pour les vétérans des guerres en Irak et en Afghanistan, a comme un air de déjà-vu. C'est à lire dans Politico. Keegan Evans, pilote d'hélicoptère en Irak, se demande aujourd'hui à quoi peut bien servir ce conflit. Maggie Seymour, elle, dénonce une opération qui « consiste à agir sans réfléchir». Et pour cette ancienne Marines, ça n'a rien d'inédit. À écouter aussiEn Argentine, le démantèlement silencieux de la mémoire de la dictature

    Guerre en Iran : Donald Trump pris au piège de l'inflation

    Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 30:00


    Aux États-Unis, le prix des carburants a augmenté à cause de la guerre au Proche-Orient. D'après le président américain, c'est « un petit prix à payer » et cela ne devrait pas durer. Mais au moment de faire le plein, certains se plaignent, y compris parmi les électeurs de Donald Trump. Notre correspondant aux États-Unis, Vincent Souriau s'est rendu dans une station-service de Westminster, petite ville située dans un comté républicain de l'État du Maryland. Si le prix à la pompe augmente aux États-Unis, bientôt toute l'économie américaine sera touchée, met en garde le New York Times. Les experts interrogés par le journal, décrivent un effet boule de neige. La hausse du prix du carburant va se répercuter sur les prix de la nourriture et des marchandises transportées par camions, notamment les colis Amazon, explique Mark Zandi, économiste chez Moody's Analytics. Hausse également du prix des fruits et des légumes importés. Une augmentation d'autant plus importante que le Golfe Persique est l'un principal fournisseur d'engrais au monde, explique le New York Times. Les agriculteurs américains seront également touchés alors que les semis de printemps commencent partout dans le pays. Les prix des billets d'avion devraient, eux-aussi, augmenter. Les Américains pourraient donc se retrouver privés de vacances de printemps et d'été. Les entreprises pourraient ne plus embaucher dans un premier temps, puis licencier, poursuit le New York Times. La volatilité des marchés boursiers pourrait menacer l'épargne-retraite. Bref, plus la guerre dure, plus l'économie américaine, dans son ensemble, risque de souffrir. Or, le coût de la vie sera l'un des enjeux majeurs des mid-terms de novembre. Le prix de l'essence a toujours été très important pour les Américains et les hommes politiques le savent, analyse le New York Times qui rappelle que Ron Klain, l'ancien chef de cabinet de Joe Biden, consultait le prix à la pompe tous les jours pour évaluer le moral des consommateurs. Le problème, explique Bob McNally, ancien conseiller en énergie du président George W. Bush, au New York Times, c'est que Donald Trump dispose de peu d'outils véritablement efficaces pour faire reculer rapidement le prix des carburants. Limiter les exportations américaines, supprimer certains taxes fédérales, se servir dans les réserves stratégiques de pétrole de pays, autoriser la Russie à vendre son pétrole... Autant de mesures qui n'auront qu'un faible impact de toute façon. La seule vraie solution, c'est que le trafic reprenne dans le détroit d'Ormuz. Pour cela, il faudrait que la guerre s'arrête. Mais Donald Trump ne sait pas comment faire, estime Thomas Friedman, éditorialiste au New York Times, car le président ne sait pas exactement pourquoi il a lancé cette guerre. Alors le journaliste l'invite à cesser les attaques, à laisser passer le fameux jour d'après. Ce jour-là, le régime iranien se vantera d'avoir gagné. Mais le surlendemain, Thomas Friedman prédit « un débat explosif et des luttes intestines au sein de l'élite dirigeante de Téhéran ». Le peuple, des commerçants et des réformateurs au sein du régime vont demander des comptes à leurs dirigeants. « Nous avons perdu nos économies, notre économie (...), une grande partie de nos armées et l'amitié de nos voisins » et vous nous parlez de victoire ? Voilà ce qu'ils leur diront, estime le journaliste qui insiste : « le régime iranien ne tombera que par le haut ».   L'histoire de trois frères arrêtés par ICE suscite une polémique Joshua, 12 ans, Caleb, 14 ans et Antonio, 18 ans, ainsi que leurs parents ont été libérés hier (lundi 9 mars 2026), après 15 jours de détention, nous apprend The Texas Tribune. La particularité de cette fratrie, c'est que Caleb et Antonio sont « deux jeunes musiciens mariachis prometteurs », explique CNN. La famille, originaire du Mexique, a été arrêtée lors d'un rdv de routine auprès des services d'immigration. Pour qu'ils soient relâchés, il aura fallu, entre autres, l'intervention d'une élue républicaine, la représentante du Texas Monica de la Cruz qui, il y a neuf mois à peine, avaient invité Caleb, Antonio et le groupe de musique de leur lycée au Congrès, à Washington, pour les féliciter d'avoir remporté un concours de mariachis, raconte The Texas Tribune. Il y a moins d'un an, « ces deux jeunes hommes étaient jugés dignes de se produire au Capitole. Ils ne constituaient aucune menace pour la sécurité nationale », souligne Joaquin Castro, représentant démocrate du Texas, qui critique l'hypocrise de l'administration Trump.   Venezuela : la réforme du code minier voulu par les États-Unis avance L'Assemblée nationale a approuvé le texte hier soir (lundi 9 mars) sans les voix de l'opposition qui, comme l'explique Tal Cual, a refusé de se prononcer car elle n'a pas pu lire le projet de loi, ni l'étudier correctement. Le document n'a été déposé qu'une heure avant le vote, précise le journal en ligne. Officiellement, cette réforme vise à moderniser le code minier afin d'attirer de nouveaux investisseurs, en particulier étrangers. Un second vote doit avoir lieu à l'Assemblée, cette fois article par article. Mais on ne sait pas encore quand ce sera.   Haïti : « l'absence de stratégie diplomatique du gouvernement marginalise le pays » Comme tous les mardis, nous faisons le point sur l'actualité en Haïti avec Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse. Il évoque le rôle des drones dans la lutte contre les gangs qui font de très nombreuses victimes civiles selon Human Rights Watch ; l'absence d'Haïti au sommet sur la sécurité organisé, ce week-end, par les États-Unis à Miami ; et enfin, les conditions d'incarcération, très mauvaises dans le pays, même dans les centres les plus modernes, comme celui de Morne Casse, dans le nord-est à Fort liberté.   Mexique : comment vivre dans une zone sismique Notre dossier du jour nous emmène au Mexique, pays où le risque de séismes est parmi les plus élevés de la planète. Les plus meurtriers remontent à 2017 et 1985. Mais, les Mexicains ne les ont pas oubliés, d'autant que d'autres tremblements de terre bien plus légers se produisent chaque jour, à Mexico par exemple. Alors les habitants s'adaptent. La capitale mexicaine a même créé un système d'alerte pionnier en cas de séisme fort, pour mieux vivre ce risque, ce phénomène difficile à prévoir. Reportage de Gwendolina Duval.   Le journal de la 1ère En Guadeloupe, la Chambre Régionale des Comptes pointe du doigt une prise en charge « défaillante » de la santé mentale.

    Haïti : Port-au-Prince dans la peur des kidnappings

    Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 29:59


    La commune de Delmas est devenue, pour de nombreux habitants, l'un des épicentres des enlèvements contre rançon. Entre octobre 2025 et février 2026, les cas se sont multipliés, installant un climat de peur permanent. Ce vendredi matin (6 mars 2026), le calme règne à Delmas 75. Les véhicules sont rares et filent à vive allure. Quelques marchands installent déjà leurs petits commerces sur les trottoirs. Mais derrière cette apparente normalité, dans les cœurs, la peur s'installe. À la base : le phénomène du kidnapping. Magdala, 24 ans, est assise calmement sur une place publique de la zone. L'enlèvement récent d'une jeune fille de son quartier la scandalise. « Ce n'est pas normal qu'en tant que jeune, on vive dans un pays où l'on n'arrête pas d'enlever des personnes, parfois pour les violer (…) Une jeune fille qui aurait pu être utile à sa famille… soit elle est violée, soit elle est tuée par la suite. Ce pays est devenu invivable », dénonce-t-elle au micro de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. Entreprise florissante pour les malfrats, drame sans nom pour les familles, le kidnapping prend de l'ampleur. « Pour moi, le kidnapping est le moyen le plus rapide de décapitaliser une famille, parce qu'on exige de la victime le paiement d'une rançon, des sommes que la plupart des familles n'ont pas accumulées durant des décennies. À une certaine époque, on pouvait attribuer les enlèvements uniquement aux bandits et aux groupes de gangs armés organisés. Mais aujourd'hui, il y a même des agents des forces de l'ordre, censés nous protéger, qui seraient impliqués dans des réseaux de kidnapping », avance Josué Estinvil, habitant de Delmas. De graves séquelles Le kidnapping frappe à la porte de tous. Jeunes ou adultes, femmes ou filles, aucune catégorie n'est épargnée. Une situation dénoncée par les organisations de défense des droits humains. « D'octobre 2025 à février 2026, nous avons constaté dans la commune de Delmas une hausse des cas d'enlèvements suivis de séquestrations contre rançon, rapporte Marie Rosy Auguste Ducenat, responsable de programmes au sein du Réseau national de défense des droits humains. Il s'agit d'un phénomène qui laisse des séquelles graves, des séquelles énormes chez les victimes, particulièrement chez les femmes et les filles qui sont souvent violées ou qui sont menacées d'être violées. Elles nous affirment par la suite se sentir souillées même si elles n'ont pas effectivement subi de viol. » Aujourd'hui, dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince, notamment dans la commune de Delmas, la peur dicte les déplacements, modifie les habitudes et fragilise davantage un tissu social déjà éprouvé.   Des législatives dans le calme en Colombie La Colombie a voté hier (8 mars 2026) pour renouveler la Chambre basse et le Sénat. Des élections législatives tests à trois mois de la présidentielle, marquées par une forte progression de la coalition de gauche du chef de l'État sortant Gustavo Petro. El Espectador estime que ces élections ont été un succès pour les institutions colombiennes. Le processus a certes été entaché par des accusations de fraudes, de corruption, de la violence, mais El Espectador préfère retenir que la polarisation et les tensions n'ont pas empêché l'élection d'un Congrès diversifié, représentant l'ensemble du spectre politique. D'autant qu'avec 21 millions de Colombiens qui se sont déplacés aux urnes, la participation est la plus élevée depuis 1990. C'est ce que souligne La Silla Vacia. El Tiempo juge de son côté que ce scrutin est l'illustration d'« une démocratie solide ». « Démocratie, nom féminin », titre enfin El Colombiano. Car hasard du calendrier, ces élections législatives se sont tenues le même jour que la journée internationale des droits des femmes. Et il s'avère qu'hier, (8 mars 2026) 40% des candidats au Congrès étaient des candidates. Un progrès. Mais El Colombiano estime que c'est encore trop peu, alors que les femmes représentent 51% de la population colombienne. Dans le New York Times, vous pourrez lire comment un décret présidentiel sur le glyphosate signé le mois dernier (février 2026) protège aussi la production d'une arme extrêmement controversée. Ça se passe cette fois aux États-Unis. Le glyphosate, c'est ce désherbant accusé d'être cancérigène. Il est fabriqué par l'entreprise allemande Bayer. Et il est notamment composé de phosphore blanc, un produit également fabriqué par Bayer qui sert aussi pour produire les munitions incendiaires de l'armée états-unienne. Et qu'Israël est accusée de l'avoir utilisé contre des civils à Gaza et au Liban en 2023.   Concerts de casseroles à La Havane À Cuba, où les coupures de courant se multiplient en raison du blocus énergétique imposé par les États-Unis. Ce qui provoque la colère d'une partie de la population. La contestation enfle à La Havane malgré une forte présence policière, notamment dans les quartiers de Regla et Guanabacoa. C'est que rapporte 14ymedio. Ces manifestations contre le pouvoir s'accompagnent de feux de déchets. « Un geste significatif, écrit 14ymedio, car les déchets qui inondent la ville reflètent la misère dans laquelle vit la population ». En Bolivie, les zones de recharges hydriques, souvent situées en montagne, sont essentielles, car elles fournissent de l'eau aux communautés proches mais également aux villes et villages alentour. En échange de la protection de ces zones, les habitants des zones rurales reçoivent de l'aide pour améliorer leur accès à l'eau ou pour développer des activités économiques respectueuses de l'environnement. Reportage au nord de la capitale La Paz, par notre correspondant Nils Sabin.

    La hausse du salaire minimum, enjeu des législatives colombiennes

    Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 30:00


    En Colombie, la présidentielle est prévue en mai 2026, mais avant cela, ce dimanche 8 mars, un autre épisode électoral fera figure de galop d'essai pour les partis. Les législatives, mais aussi des primaires pour plusieurs formations politiques se tiennent. L'enjeu qui cristallise toutes les tensions, c'est la situation économique marquée par une violence qui progresse sans cesse. En ce début d'année 2026, une mesure enflamme les débats : la hausse historique du salaire minimum de 23,7%. Notre correspondante à Medellín, Najet Benrabaa, a suivi une manifestation dans les rues de la ville à laquelle participaient des manifestants venus de toute la Colombie.   Une ONG alerte sur les persécutions politiques au Salvador L'ONG Cristosal qui a elle-même dû fuir le pays, en juillet 2025, à cause de menaces et d'intimidations de la part du gouvernement, a publié hier (jeudi 5 mars), une enquête dont se fait l'écho La Prensa grafica et qui démontre que « la criminalisation des voix critiques est utilisée comme outil de répression ». Des défenseurs des droits humains, des militants de la cause environnementale, des syndicalistes, des représentants des peuples autochtones, des personnalités politiques, des journalistes, des juges ou bien encore des fonctionnaires... Depuis l'arrivée au pouvoir de Nayib Bukele, en 2019, au moins 245 personnes ont été victimes de persécutions politiques, relève El Faro, autre journal salvadorien en exil. L'exil, mais aussi l'autocensure, et dans le pire des cas, la mort, voilà les conséquences de « l'usage systématique du pouvoir punitif de l'État pour réduire au silence l'opposition au Salvador », écrit Cristosal.   Des prisonniers politiques au Salvador Dans les trois-quarts des cas recensés par l'ONG, les victimes ont dû faire face à des poursuites judiciaires. « 86 personnes sont actuellement détenues et seules 7 ont été condamnés lors de procès similiaires à ceux qui ont lieu au Nicaragua et au Venezuela », précise Cristosal dans son rapport. Il s'agit là de l'échelon ultime dans l'appareil répressif mis sur pied par Nayib Bukele, insiste El Faro. Le premier niveau de pression, c'est le harcèlement, les intimidations et les menaces. Puis on passe sur le terrain judiciaire, mais avec des poursuites pour des délits tel que l'enrichissement illicite ou pour des fautes éthiques. Enfin, les poursuites pour crimes devant un tribunal. Et parfois ces pressions s'exercent sur les proches de la personne ciblée par le gouvernement, explique encore Cristosal. Le fameux modèle Bukele que tant de dirigeants dans la région cite en exemple, a « pour règle fondamentale la concentration du pouvoir et l'élimination de tout contrepoids », juge El Faro.   Un système pénitentiaire corrompu Le dernier numéro d'El Faro est sorti le 1er mars 2026. À lire, notamment, une interview de l'homme d'affaires salvadorien Catalino Miranda. Interview réalisée en mai 2023, dans un hôpital privé où l'homme séjournait alors qu'il allait parfaitement bien et alors qu'il était censé être en prison. Un traitement de faveur que Catalino Miranda a obtenu en payant 35.000 dollars à l'administration pénitentiaire, par l'intermédiaire d'un trafiquant de drogue. « Le système pénitentiaire de [Nayib Bukele] qui vend ses prisons comme un modèle à imiter est un système corrompu », dénonce une fois encore El Faro. En prison, on paye pour tout : recevoir du courrier, des visites... Et le prix dépend de ses ressources. Alors pourquoi le journal a-t-il attendu près de trois ans pour sortir cet entretien ? C'est parce que Catalino Miranda avait posé une condition à ses confessions. « S'ils me tuent, vous pourrez tout publier ». « Il ne dit pas "si je meurs", il dit "s'ils me tuent" et il fait référence à un système pour faire pression et torturer psychologiquement les prisonniers », écrit El Faro. Catalino Miranda est mort d'un cancer, le 29 septembre 2025.   Affaire Epstein: publication de rapports du FBI concernant des allégations contre D. Trump Le ministère américain de la Justice a publié hier (jeudi 5 mars) de nouveaux documents dans l'affaire Epstein dans lesquels le nom de Donald Trump apparaît. Comme le raconte le New York Times, ce sont des documents du FBI, des notes dactylographiées qui relatent les quatre « entretiens menés par le FBI en 2019 avec une femme qui affirme avoir été agressée sexuellement par Donald Trump et Jeffrey Epstein ». Les faits se seraient produits dans les années 80, alors qu'elle était adolescente. Des accusations non corroborées comme beaucoup d'autres dans les documents de l'affaire Epstein, souligne le New York Times.   Petite révolution au Venezuela Mercredi 4 mars 2026, à Caracas, les portes du palais présidentiel se sont ouvertes à la presse indépendante, rapporte Tal Cual qui était de la partie. Cela n'a pas été facile : « Il a fallu que l'ambassade des États-Unis insiste pour que la visite du ministre américain de l'Intérieur bénéficie de la plus grande couverture médiatique possible », raconte le journal en ligne. « La dernière fois qu'un journaliste de Tal Cual a pénétré dans le palais de Miraflores, aucun des membres actuels de la rédaction n'était en poste. Certains d'entre nous n'avaient même pas encore fini leurs études. C'était il y a 15 ans », ironise Tal Cual. Alors même si la presse n'a pas pu poser de questions après la déclaration conjointe de Delcy Rodriguez et du ministre étasunien, Tal Cual espère que cela se reproduira et que désormais les autorités vénézuéliennes accorderont des interviews à tous les médias.   En Haïti, le secteur du sel à l'arrêt L'agriculture est un secteur en déperdition en Haïti à cause de l'instabilité politique persistante et des violences perpétrées par les gangs. Un chiffre qui l'illustre, c'est celui de l'insécurité alimentaire aiguë qui touche plus d'un habitant sur deux, selon l'ONU, soit près de 6 millions de personnes. Ceux qui pâtissent aussi de cette situation, ce sont les producteurs dans le secteur du sel, par exemple. Le département de l'Artibonite assure à lui seul plus de 70% de la production annuelle. Les trois principales zones de production sont Grande-Saline, Anse-Rouge et Gonaïves. Sauf qu'en raison de l'insécurité, de nombreuses familles se retrouvent totalement démunies, comme nous l'explique Ronel Paul. Les routes étant trop dangereuses ou bloqués par les gangs, les acheteurs se font rares. Les producteurs se retrouvent contraints d'écouler leur production sur les marchés locaux plus petits ou de constituer des stocks. Conséquence : ils ont du mal à payer leurs employés. Ce secteur au fort potentiel économique, se sent abandonné des autorités.   Le journal de la 1ère En Martinique, la campagne sucrière 2026 a commencé.

    Vers un rapprochement entre Haïti et la République dominicaine ?

    Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 30:00


    Haïti entretient avec sa voisine des relations houleuses depuis plusieurs années. Mais cela pourrait peut-être changer avec le nouveau gouvernement d'Alix Didier Fils-Aimé. « Cela fait cinq ans que les relations avec la République dominicaine se sont détériorées », rappelle Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Depuis, plus de visa pour les Haïtiens qui veulent se rendre en République dominicaine. Plus d'avion non plus entre les deux pays. Mais le nouveau gouvernement haïtien, qui a été installé avant-hier, fait des relations avec Saint-Domingue une nécessité stratégique. « On doit donc s'attendre à une inflexion dans ce qui se passe entre les deux pays », estime Frantz Duval. Le Nouvelliste a, par ailleurs, rencontré le nouvel administrateur du Programme des Nations unies pour le développement, Alexander de Croo. « Il a dit que le développement ne peut pas attendre la sécurité. Il faut continuer à faire des efforts, à investir, à penser aux jeunes », retient Frantz Duval. En attendant, en raison de la situation sécuritaire dans le pays, l'Agence fédérale de l'aviation américaine a décidé de prolonger, jusqu'en septembre 2026, l'interdiction pour les compagnies aériennes commerciales de voler vers Port-au-Prince. « Ce n'est pas une bonne nouvelle ni pour le gouvernement ni pour toute la diaspora haïtienne », estime Frantz Duval.   Donald Trump garde les mains libres dans le conflit avec l'Iran Aux États-Unis, le Sénat a rejeté hier (4 mars) un texte obligeant Donald Trump à obtenir le feu vert du Congrès pour mener la guerre contre l'Iran. Et pour le Globe and Mail au Canada, ce rejet illustre deux aspects de la politique états-unienne. Le premier, c'est la réticence du pouvoir législatif à faire contrepoids à l'exécutif en matière de politique étrangère et intérieure. Le second, c'est sa réticence historique à restreindre le pouvoir du président à utiliser l'armée. Car une opération militaire sans l'approbation du Congrès, c'est un grand classique dans l'histoire récente des États-Unis. Le Globe and Mail relève que ça faisait d'ailleurs longtemps qu'on n'avait pas vu une telle tentative à bloquer les pouvoirs militaires présidentiels. La décision de Donald Trump d'attaquer l'Iran a surtout été une question d'instinct. C'est ce qu'il a laissé entendre mardi (3 mars 2026) aux côtés du chancelier allemand Friedrich Merz. « Donald Trump suit son instinct et ses conseillers à la sécurité nationale tentent de suivre le rythme », titre ainsi le New York Times. Des conseillers qui se comptent d'ailleurs sur les doigts d'une main. Littéralement : pour l'Iran, ils étaient cinq autour du président. Aujourd'hui, écrit le New York Times, le Conseil de sécurité nationale est réduit à exécuter les décisions présidentielles. Des décisions contradictoires, voire incohérentes. Avec comme principale conséquence : la difficulté à anticiper ce qui pourrait mal tourner. Ce pessimisme agace le Wall Street Journal. « Cinq jours après le début de la guerre, on pourrait penser, d'après la couverture médiatique et les commentaires, que les États-Unis sont en train de perdre », écrit le quotidien économique, qui poursuit : « Mais maintenant que la guerre est en cours, notre point de vue, peut-être démodé, est que nous devons espérer que les États-Unis remportent un succès tant militaire que stratégique. Et peut-être qu'avant d'anticiper ou d'applaudir l'échec, nous pourrions attendre de voir comment les choses évoluent. »   Une conférence de presse millimétrée En Argentine, le gendarme Nahuel Gallo a donné hier (4 mars 2026) sa première conférence de presse depuis sa libération. Cette première prise de parole après 448 jours dans les geôles vénézuéliennes est à la Une de toute la presse argentine. Et notamment sur le site de Clarin, où il apparait le visage émacié et l'air fatigué. Nahuel Gallo n'a pas voulu détailler les atrocités qu'il a subies. Pas un mot non plus sur le rôle de l'AFA, la Fédération argentine de football qui a obtenu sa libération grâce à des négociations parallèles avec la Fédération vénézuélienne. Ce qui fait dire à Pagina12 qu'il s'agissait là d'une parodie de conférence de presse, que Nahuel Gallo s'est contenté de répéter ce qu'on lui avait demandé de dire. Pendant ce temps, au Venezuela, des prisonniers politiques sont toujours incarcérés malgré l'amnistie générale décrétée, il y a deux semaines. Ce que dénonce TalCual qui consacre un article à la Zone 7, l'un des nombreux centres de détention vénézuéliens. Le président de l'Assemblée nationale avait promis que tous ceux qui y sont enfermés seraient libérés, une fois, la loi d'amnistie approuvée. Mais deux semaines plus tard, des dizaines de familles attendent toujours. « La promesse non tenue de la Zone 7 » : c'est un long article d'analyse à retrouver à la Une de TalCual, le premier d'une série consacrée à la propagande derrière la loi d'amnistie.   Au Brésil, un GR pour un tourisme à faible impact Le Nordeste du Brésil inaugure son premier chemin de grande randonnée. Appelé « chemin de Ibiapaba », l'itinéraire de 185 km relie les États du Piauí et du Ceará à travers les biomes de la caatinga, du cerrado, et de la forêt atlantique. Loin des plages et des grands pôles touristiques du pays, l'itinéraire encourage un tourisme à faible impact, en lien avec les communautés locales. Un reportage de notre correspondante à Rio de Janeiro, Sarah Cozzolino.

    Duckens Nazon: «Cette mésaventure a réveillé quelque chose en moi»

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 30:00


    Attaquant star de l'équipe nationale haïtienne de football, et joueur de l'Esteghlal FC en Iran, Duckens Nazon est l'invité de RFI. Il raconte comment il a dû quitter la République islamique après le déclenchement du conflit, et comment il aborde la Coupe du monde à venir. Les Haïtiens attendaient ça depuis plus de 50 ans : la qualification des Grenadiers à la Coupe du monde. La compétition se déroulera aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Les joueurs haïtiens disputeront leur premier match le 14 juin 2026 contre l'Écosse. Il y a encore cinq jours, Duckens Nazon se trouvait en Iran, où il joue pour l'Esteghlal FC. Il devait quitter le pays, mais son vol a été annulé au dernier moment à cause des frappes israéliennes et états-uniennes. Il est finalement parvenu à quitter le pays en passant par l'Azerbaïdjan. « On a dû remuer ciel et terre pour trouver le contact de l'ambassadrice de France en Azerbaïdjan pour pouvoir passer. J'ai attendu plus de trente heures à la frontière pour obtenir un laissez-passer », raconte Duckens Nazon. Le joueur espère désormais trouver un nouveau club rapidement, afin de se préparer au Mondial dans les meilleures conditions. « Cette mésaventure a réveillé quelque chose en moi. Je ressens la même détermination que celle que j'avais pour aider mon pays à se qualifier. » Deux matchs de préparation, contre la Tunisie et l'Islande, sont prévus en mars. Duckens Nazon regrette qu'aucun match de qualification ait pu être disputé en Haïti. « Je suis allé là-bas, j'ai vu la réalité des choses. Il faut s'accrocher. Mais c'est une motivation supplémentaire. Lorsque vous mettez les pieds en Haïti, c'est simple : soit vous n'êtes pas fort mentalement et ça vous détruit, soit vous êtes fort et ça vous pousse à rendre la population fière. »   Remaniement ministériel en Haïti En Haïti, le gouvernement vient de procéder à un remaniement, que détaille le site Alterpresse : onze nouveaux ministres et deux secrétaires d'État, six ministres reconduits. En tout, donc, quatorze hommes, cinq femmes. Et trois priorités : la sécurité, le redressement économique et social, et l'organisation d'élections libres et inclusives. Le Nouvelliste s'interroge : que faut-il attendre de ce nouveau gouvernement ? Pour son rédacteur en chef Frantz Duval, la réponse pourrait tenir en deux mots : des miracles. Dans cette nouvelle équipe, écrit-il, « pas de Messi ou de Ronaldo », « pas de figures emblématiques, de personnalités marquantes ». « La nation, poursuit Frantz Duval, va une nouvelle fois devoir faire confiance à des jeunes premiers de l'action gouvernementale. D'eux aussi, on attend des miracles ou, à défaut, le minimum de catastrophes et de scandales. »  Aux États-Unis, le coup d'envoi pour les élections de mi-mandat vient d'être lancé avec des primaires au Texas et en Caroline du Nord. Et déjà un candidat connu au Texas : le jeune démocrate James Talarico qui l'a emporté avec 53% des voix. Côté républicain, cela va se jouer entre le sénateur sortant John Cornyn et le très trumpiste procureur général Ken Paxton. Verdict le 26 mai 2026. D'ici là, la bataille s'annonce féroce. Politico relève que Cornyn et ses équipes ont déjà dépensé plus de 100 millions de dollars pour vaincre Paxton, en mettant l'accent sur son récent divorce, des accusations d'infidélité, et la destitution, notamment pour corruption, à laquelle il a échappé il y a deux ans. Pour l'instant, Donald Trump ne s'est pas positionné.   Un conflit et des critiques Toujours aux États-Unis, quatre des six soldats tués dans le conflit avec l'Iran ont été identifiés. Leurs visages s'affichent sur le site du New York Times. Trois hommes, une femme. Tous étaient réservistes. Le plus jeune avait 20 ans. Ils ont été tués dimanche lors d'une attaque de drone contre le port de Shuaiba, au Koweït. Dans cette guerre qui a déjà fait des centaines de victimes, « leur mort est un détail qui donne à réfléchir », écrit le quotidien new-yorkais. The Nation, de son côté, se demande : « Pourquoi les démocrates ne peuvent-ils simplement pas dire "pas de guerre en Iran" ? » « La réponse des démocrates à ce qui pourrait bien être la plus grande catastrophe géopolitique du XXIè siècle se résume à des atermoiements, au silence et à une opposition feinte et endormie », dénonce The Nation, qui rappelle que l'opinion publique est pourtant largement opposée à l'opération Fureur épique. Côté démocrate, ils sont seulement 7% à y être favorables. Rendez-vous compte : c'est trois points de moins que ceux qui pensent que Joe Biden a volé la présidentielle à Donald Trump en 2020. Au Canada, enfin, Le Devoir ne mâche pas non plus ses critiques. Les siennes visent le Premier ministre Mark Carney qui, dans les premières heures du conflit, a soutenu l'opération israélo-étatsunienne. Il a depuis fait machine arrière. Mais pour Le Devoir, ce soutien destiné à apaiser Donald Trump est une maladresse géopolitique. « Mark Carney aurait pu - et dû - préciser d'emblée que cet appui n'était qu'à "contrecœur" », estime le journal. Une prise de position qu'il juge décevante, mais aussi imprudente, alors que la riposte iranienne pourrait également prendre la forme de cyberattaques contre des infrastructures essentielles, et notamment canadiennes.

    Que veut Donald Trump en Iran ?

    Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 29:55


    Trois jours après le déclenchement de l'opération « Fureur épique », l'administration Trump est toujours très attendue sur les justifications des frappes contre l'Iran. Les journaux s'interrogent sur les objectifs de Donald Trump en Iran. Car ceux-ci semblent changer de jour en jour. Il a d'abord été question d'éliminer la menace nucléaire iranienne, puis de faire tomber le régime des mollahs. Mais, cette idée semble désormais être abandonnée. Alors le Globe and Mail au Canada se pose la question : Donald Trump veut-il un changement de régime ou simplement « tondre le gazon », c'est-à-dire affaiblir l'adversaire ? Le quotidien prévient : « Tout comme l'herbe, la puissance militaire peut repousser. Tout comme l'herbe, il faudra peut-être la tondre à nouveau dans quelques mois ou quelques années ». Pour Politico, en tout cas, un scénario à la vénézuélienne, c'est-à-dire décapiter le régime pour laisser s'installer un pouvoir plus coopératif, est difficilement envisageable. L'Iran n'est pas le Venezuela, avertit Politico. Il ne s'agit pas d'un pouvoir mafieux en place depuis un quart de siècle, mais d'une théocratie installée depuis cinq décennies. Et contrairement au Venezuela, et bien que Donald Trump ait affirmé le contraire dimanche (1er mars 2026), son administration n'a identifié aucun successeur à l'ayatollah Khamenei.   Un pari à hauts risques La presse se penche également sur les conséquences politiques de ce conflit pour Donald Trump. C'est le cas du New York Times, pour qui le locataire de la Maison Blanche joue là son propre avenir politique, mais aussi celui de son parti. Car même si sa base semble le soutenir pour l'instant, certains de ses alliés disent craindre en privé que les coûts de cette guerre soient plus élevés que les gains. Cela, relève le New York Times, risque de placer les candidats républicains aux élections de mi-mandat dans une position délicate si le conflit tourne mal ou si l'Iran sombre dans le chaos. Devront-ils continuer à soutenir leur chef ou, au contraire, prendre leurs distances ? Aux États-Unis, toujours, le couple Clinton a été entendu vendredi (27 février 2026) à huis-clos, et sous serment, par une commission de la Chambre des représentants sur ses liens avec le milliardaire pédocriminel. Les vidéos de ces auditions ont été rendues publiques hier (2 mars). Deux vidéos de chacune un peu plus de quatre heures et demie, et dont la presse propose un condensé. C'est le cas de Politico, qui liste les plus grandes révélations de ces dépositions. C'est du moins comme ça qu'il le titre. On y apprend notamment comment l'ex-président a rencontré Epstein – c'était en 2001 ou 2002, à bord de l'avion du financier. On y lit aussi que Bill Clinton ne savait rien des activités sexuelles de l'entourage d'Epstein. Les femmes qu'il a croisées dans le jet du milliardaire ? Il pensait qu'il s'agissait simplement d'hôtesses de l'air.   À Cuba, Granma frappé par la crise À Cuba, Granma, le journal officiel, ne paraîtra désormais qu'une fois par semaine. Dernier symptôme d'un pays au bord de l'asphyxie. « L'agonie de Granma, porte-voix d'un régime acculé par la crise », titre ainsi 14ymedio. « Avec ses quelques pages et ses titres triomphalistes, écrit le site d'information, le principal média de propagande du régime cubain est la victime la plus récente de la crise énergétique qui frappe l'île. Mais sa coupure, plus qu'une perte d'informations, est le signe de la fin d'un modèle d'endoctrinement », poursuit 14ymedio qui nous conduit dans un pays où les journaux servent de couvertures aux sans-abris, et où les étudiants en journalisme sont privés de cours à cause des coupures de courant. Sur le site d'El Estornudo, enfin, vous lirez le portrait de celui avec qui Washington pourrait bien négocier l'avenir du régime cubain. Il s'appelle Raul Guillermo Rodriguez Castro. Mais en raison d'une malformation à la main, on le surnomme « le Crabe ». C'est le petit-fils de l'ex-président Raul Castro. Son préféré. Et c'est celui sur qui le secrétaire d'État états-unien Marco Rubio aurait jeté son dévolu. « L'avenir de Cuba entre les pinces du Crabe », c'est donc à lire sur le site d'El Estornudo.   Haïti face aux défis climatiques En Haïti, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales veut des « réponses structurées » pour renforcer la prévention face aux défis climatiques. « Les autorités insistent sur le rôle des collectivités territoriales dans le contrôle de l'urbanisation, la protection des zones à risques et la sensibilisation des communautés, tout en appelant au renforcement des équipements, de la formation et des systèmes d'alerte. Des engagements récurrents mais qui peinent à se concrétiser alors que les inondations meurtrières la semaine dernière dans le nord rappellent l'urgence d'agir », remarque Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse. Sur Alterpresse, le Regroupement des Haïtiens de Montréal contre l'Occupation d'Haïti estime, dans une tribune, que depuis que le pouvoir a été transmis uniquement à Alix Didier Fils-Aimé, la police a changé d'attitude et qu'elle interviendrait moins efficacement sur le terrain. Il dénonce une instrumentalisation de la violence à des fins politiques. « Delmas connaît depuis le début de l'année une recrudescence des enlèvements, y compris impliquant des policiers », relève Gotson Pierre. C'est un événement très important pour les peuples indigènes de Méso-Amérique : les dix ans de l'assassinat, au Honduras, de la militante environnementale indigène Berta Caceres. Des rassemblements sont prévus toute la semaine, dans les communautés indigènes du Guatemala, de Salvador, du Costa Rica ou encore du Mexique pour rendre hommage à cette militante indigène hondurienne, lauréate du prix Goldman pour l'environnement. Berta Cáceresa a été assassinée par balle, dans la nuit du 2 au 3 mars 2016, dans sa maison. Elle était à la tête d'un mouvement qui s'opposait à la construction de plusieurs barrages hydroélectriques sur les fleuves du centre du Honduras. Dix ans après sa mort, elle incarne toujours cette lutte : celle pour la défense des terres, des rivières face à l'extraction intensive des ressources naturelles. Un dossier de notre correspondante à Tegucigalpa, Marie Griffon.

    Conflit au Moyen-Orient : pas de divorce entre Donald Trump et sa base

    Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 30:00


    Pour parler du conflit au Moyen-Orient, Clotilde Dumay reçoit Lauric Henneton, spécialiste des États-Unis, maître de conférence à l'Université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines. Après avoir soufflé le chaud et le froid, le président américain a finalement décidé de frapper l'Iran ce samedi (1er mars 2026) et de s'engager dans une nouvelle guerre. Une décision critiquée par les démocrates, globalement saluée par les républicains. « La droite MAGA est avant tout loyale à Donald Trump et n'en a rien à faire de ce qui se passe au Moyen-Orient. Mais cela changera sans doute si les prix, notamment des carburants, augmentent », explique Lauric Henneton. « Les quelques influenceurs qui dénoncent l'intervention en Iran, sont isolés et ne sont pas représentatifs du clan MAGA », insiste le chercheur qui estime que pour l'instant, « le divorce entre Donald Trump et sa base n'a pas eu lieu. » Au sujet des mid-terms de novembre 2026, Lauric Henneton rappelle que ces élections se joueront sur des sujets locaux, comme l'économie, pas sur la politique étrangère qui a toujours été « secondaire lors des scrutins de mi-mandat ». Quant au rôle du Congrès qu'une fois encore, le président étasunien n'a pas consulté, Lauric Henneton souligne qu'il a « 60 ou 90 jours pour le faire. Ensuite, Donald Trump doit passer devant le Congrès tout simplement parce que c'est lui qui paye ». Le spécialiste des États-Unis rappelle que depuis le 11-Septembre, c'est le Congrès qui a choisi de ne pas exercer certaines de ses prérogatives, laissant au président des États-Unis une marge de manœuvre plus importante. « On ne peut pas parler de coup d'État de l'exécutif. Ce sont les parlementaires qui se sont laissés déposséder », explique-t-il. Enfin, alors que quatre soldats américains sont déjà morts, Lauric Henneton prédit que Donald Trump « va faire du Trump, à savoir qu'il va installer le récit d'une grande victoire américaine, d'une démonstration de force. Il va expliquer que ses prédécesseurs ont été faibles et n'ont pas eu la capacité ou le courage de venir à bout de l'Iran. »   Manifestation pro-Bolsonaro à Sao Paulo Flavio Bolsonaro, le fils de l'ancien président d'extrême droite et actuel sénateur de Rio de Janeiro, a rassemblé hier (dimanche 1er mars 2026) environ 20.000 personnes, estime Folha de Sao Paulo, soit moitié moins que lors de la manifestation du 7 septembre 2025 au cours de laquelle les soutiens de Jair Bolsonaro avaient réclamé qu'il ne soit pas condamné. La manifestation d'hier (1er mars) est un « échec » pour les partisans de Lula qui l'ont fait savoir à coups de déclarations, notamment sur les réseaux sociaux, rapporte le quotidien brésilien. Ils ont ainsi multiplié les critiques contre Flavio Bolsonaro. Il faut dire, comme le souligne Folha, qu'il « s'impose comme le principal adversaire potentiel de Lula lors des élections de cette année. De récents sondages indiquent qu'il progresse ». Dans un duel au second tour, Lula et Flavio Bolsonaro seraient au coude-à-coude avec respectivement 46,2% et 46,3% des intentions de vote, selon un sondage d'AtlasIntel publié la semaine dernière.     Libération de l'Argentin Nahuel Gallo Le gendarme a retrouvé sa femme et son fils après 448 jours passés dans une prison vénézuélienne. Ce qui surprend la presse argentine, c'est l'avion qui l'a ramené au pays : un jet privé qu'utilisent d'habitude les dirigeants de la Fédération argentine de football, explique La Nacion. Car c'est l'AFA et la Fédération vénézuélienne de foot qui ont obtenu la libération de l'Argentin de 33 ans après « trois mois de négociations », précise Pagina 12. Les autorités vénézuéliennes étaient prêtes à le libérer depuis plusieurs semaines, complète Clarin. Mais Delcy Rodriguez et son frère ne voulaient pas le remettre à Javier Milei qui « ne les a même pas reconnus après la chute de Nicolas Maduro », précise le quotidien. D'où ces négociations parallèles. Le président de la Fédération argentine de football aurait bien aimé être dans l'avion de retour pour se prendre en photo avec Nahuel Gallo, raconte encore Clarin, mais la justice ne l'a pas autorisé à quitter le pays. Claudio Tapia est, en effet, visé par une enquête pour corruption, le tout dans un contexte explosif avec le gouvernement, ajoute Pagina 12. Javier Milei souhaite transformer les clubs argentins en sociétés anonymes, ce que refusent la Fédé et la plupart des équipes.   Un proche de Nicolas Maduro arrêté au Venezuela L'ancien international de basket Alexander Vargas est détenu depuis hier (dimanche 1er mars). Son arrestation dans une salle de sport de Caracas a fait le tour des réseaux sociaux. L'homme âgé de 56 ans était un « proche collaborateur de Nicolas Maduro », rappelle Tal Cual. Il a occupé plusieurs postes importants : ancien vice-ministre des Sports, haut conseiller présidentiel pour la paix et la vie. Il était également soupçonné d'entretenir des liens avec des groupes criminels sévissant dans l'état de Bolivar. On ne sait pas encore ce qui lui est reproché, précise le site vénézuélien en ligne. Depuis qu'elle a pris le pouvoir, Delcy Rodriguez a écarté plusieurs anciens proches de Nicolas Maduro.   Le journal de la 1ère  En Martinique,  une société de gestion d'eau et d'assainissement dénonce un acte de sabotage, et porte plainte.

    Zones d'ombre après la tentative «d'infiltration» d'un bateau à Cuba

    Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 29:54


    Après que quatre hommes ont été tués mercredi (25 février 2026) par les garde-côtes cubains, et six autres arrêtés à bord d'une vedette venue de Floride, La Havane a dénoncé une tentative d'infiltration terroriste planifiée depuis les États-Unis. D'origine cubaine, les passagers du bateau étaient, pour plusieurs d'entre eux, des opposants affichés au régime communiste, mais de nombreuses interrogations persistent encore autour de l'affaire. Une veillée en hommage aux quatre hommes tués par les garde‑côtes cubains a été organisée jeudi soir (26 février 2026) devant le plus célèbre restaurant cubain de Miami, le Versailles, rapporte le Miami Herald. Un petit rassemblement, avec quelques banderoles accusant Miguel Díaz‑Canel, le président cubain, d'être un assassin et un terroriste. Certains participants scandent «Libertad, Libertad» («Liberté»), raconte le quotidien de Floride, l'État américain d'où est partie plus tôt cette semaine la vedette arraisonnée par les autorités cubaines. Selon La Havane, dix hommes se trouvaient à bord, armés, et auraient ouvert le feu sur les agents cubains. Tous étaient originaires de l'île, mais deux d'entre eux avaient aussi la nationalité états-unienne, a précisé jeudi le département d'État américain. Des opposants au régime cubain Le Washington Post a parlé au frère de l'un des passagers arrêtés par les autorités cubaines. Amijail Sanchez était « obsédé » par l'idée de libérer Cuba, dit-il, et avait appelé ses parents sur l'île pour leur annoncer qu'il s'apprêtait à les rejoindre. Ils ont tenté de dissuader leur fils, en vains. D'après les proches d'autres membres de l'équipage, contactés par la presse américaine, les hommes étaient bien des opposants au régime communiste, mais étaient «peu ou mal entraînés», rapporte encore le Washington Post. De nombreuses zones d'ombre persistent, relève de son côté le New York Times. L'équipe à bord était‑elle composée « de militants indépendants au plan mal ficelé ? », s'interrogent les correspondantes du journal en Floride. Ou bien s'agissait‑il « d'un piège soigneusement tendu par le gouvernement cubain en pleine période de tension avec les États‑Unis ? » Un détail retient particulièrement l'attention du quotidien : le cas de Roberto Azcorra Consuegra, 31 ans, réfugié aux États‑Unis et initialement cité par La Havane comme membre de l'équipage, alors qu'il se trouve toujours en Floride. Le gouvernement cubain a finalement retiré son nom de la liste. « Le régime ment », réagit le site El Toque, opposé au pouvoir castriste. Roberto Azcorra estime auprès du New York Times qu'il ne croit pas à une simple erreur de la part des autorités cubaines : « Soit elles m'ont confondu avec quelqu'un, soit elles pensaient que j'allais participer. » Pas de réaction de Donald Trump Alors que Cuba fait face à un blocus énergétique imposé par les États‑Unis et que les habitants manquent de tout, la presse officielle cubaine dénonce « six décennies » de « terrorisme en mer » et de « guerre sale ». Granma, l'organe  du Parti communiste, dresse la liste d'opérations passées : « Des agressions […] perpétrées par des groupes anticubains entraînés et financés aux États‑Unis », écrit le journal. En Floride, des élus républicains d'origine cubaine s'indignent que Donald Trump n'ait toujours pas commenté l'affaire et appellent à sanctionner La Havane, dans les colonnes du Miami Herald. Le quotidien avance un élément d'explication à la prudence américaine : des diplomates des États‑Unis auraient rencontré mercredi (25 février 2026), en marge du sommet des États de la Caraïbe, le petit‑fils de Fidel Castro pour discuter de l'avenir de Cuba. Nouvelle escalade des tensions commerciales entre Colombie et Équateur Plus au sud, les tensions commerciales s'accentuent entre la Colombie et l'Équateur. Les droits de douane sur les produits colombiens entrant en Équateur passeront dimanche de 30% à 50%, rapporte El Universo. Quito accuse Bogotá de ne pas lutter suffisamment contre l'insécurité et le trafic de drogue et affirme que le dialogue est rompu. Les médicaments et l'énergie sont les produits dont les prix risquent le plus d'augmenter pour les Équatoriens, précise La República. De l'autre côté de la frontière, El Espectador s'inquiète : « Jusqu'où ira cette guerre commerciale ? » Le journal colombien dénonce « le populisme » du président équatorien Daniel Noboa. En difficulté et sans résultats probants dans sa lutte contre le narcotrafic, il « prend la Colombie pour bouc émissaire », estime El Espectador dans son éditorial. Au Mexique, le foot ancestral renaît avant le Mondial 2026 Alors que le Mexique s'apprête à accueillir dans une situation sécuritaire précaire plusieurs matchs du mondial de football en juin 2026, un sport bien plus ancien refait surface : le Juego de pelota, ancêtre méso‑américain du football moderne. Pratiqué depuis des millénaires par les civilisations préhispaniques, ce jeu traditionnel connaît aujourd'hui un regain d'intérêt, notamment parmi les jeunes Mexicains qui souhaitent renouer avec leurs racines, raconte la correspondante de RFI à Mexico, Marine Lebègue. Ilse Morales est la vice‑présidente de l'association de l'équipe universitaire de juego de pelota qui s'entraîne à l'UNAM (Université autonome du Mexique) tous les mardis. « L'objectif du jeu est de donner des coups avec la hanche. C'est très spécifique, et on ne peut pas utiliser d'autres parties du corps, parce que la balle est très lourde, elle doit peser entre deux et trois kilos. Elle est fabriquée avec la sève durcie de l'arbre à caoutchouc. La hanche est l'un des os les plus solides du corps humain, elle peut supporter l'impact d'une balle de trois kilos », explique-t-elle. Aujourd'hui, ce sport ancestral répond à deux objectifs : préserver un héritage culturel et offrir aux jeunes Mexicains une manière d'affirmer leur identité, à l'heure où le pays se prépare à redevenir une vitrine mondiale du football. Si les sacrifices rituels du passé ont disparu, le jeu lui, reste profondément ancré dans la culture du pays : la présidente Claudia Sheinbaum y a même fait référence lors du tirage au sort de la FIFA pour le Mondial 2026. En Bolivie, des taxis 100 % féminins pour lutter contre le sexisme À El Alto, dans la banlieue de La Paz, est née la ligne Lila, une association de taxis conduite exclusivement par des femmes. Notre correspondant Nils Sabin est allé à leur rencontre. Damasia Coro Bedia fait partie de ces femmes. « Mon histoire est assez triste : quand je me suis séparée du père de mes enfants, je me suis retrouvée avec les pires difficultés pour nourrir correctement mes enfants. Face à cette situation, je me suis tournée vers la ligne Lila. » C'était il y a trois ans. Au bord du gouffre, elle pousse la porte du CEMUPE, une organisation qui propose des formations pour aider les femmes à trouver un emploi, et qui a créé l'association de taxi Lila. « Elles m'ont reçue les bras ouverts. Grâce à elles, j'ai appris à conduire et aujourd'hui, j'arrive enfin à m'en sortir et à satisfaire les besoins de mes enfants. » À sa création, en 2020, la ligne Lila comptait sept conductrices. Elles sont désormais une quarantaine, dont la moitié travaille chaque jour comme taxi. L'un des buts de l'association est de garantir une indépendance financière à ses membres. Mais la ligne Lila offre aussi un espace protégé, pour échapper (un peu) au sexisme systémique qui sévit en Bolivie, notamment dans les autres associations de taxis ou de minibus.   Dans le journal de La 1ère... En Guadeloupe, l'affaire des « dépouilles oubliées » prend une ampleur inattendue, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

    Au Venezuela, le procureur général Tarek William Saab démissionne

    Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 30:00


    Figure de la répression sous Nicolas Maduro, Tarek William Saab a démissionné mercredi 25 février 2026. Dans les articles que la presse vénézuélienne consacre à Tarek William Saab, aucune allusion à ses tatouages. Pas grand-chose non plus sur de supposés talents d'écrivain et de poète. Mais beaucoup sur son rôle au sein de l'appareil répressif vénézuélien. « Le procureur de l'impunité et de la répression », titre Runrun. Le site d'information présente sa démission comme un coup dur pour le régime, dont Tarek William Saab était l'un des visages les plus importants. « Pendant près d'une décennie, écrit Runrun, Tarek William Saab a été la voix chargée de “rendre justice” sur les réseaux sociaux et les rares médias encore existants. Il y a annoncé des arrestations, des complots et des projets d'assassinats déjoués contre des responsables de l'État ». « Saab, poursuit Runrun, a défendu le gouvernement contre les rapports internationaux qui accusaient l'État de tortures, de disparitions forcées, d'exécutions extrajudiciaires et d'autres crimes considérés comme des crimes contre l'humanité. » Mais Runrun rappelle que Tarek William Saab n'a pas été seulement l'avocat du régime. Il a été aussi un acteur majeur de la répression, en refusant d'enquêter sur les accusations de torture et en utilisant l'appareil judiciaire pour persécuter les opposants. « Saab se retire du ministère public en l'ayant transformé en instrument de persécution politique », ajoute TalCual, qui souligne que sous son mandat, le Venezuela est devenu le premier pays de la région à faire l'objet d'une enquête de la Cour pénale internationale.   Les derniers jours de Maduro au pouvoir Toujours au sujet du Venezuela, le New York Times revient sur les derniers jours de Nicolas Maduro au pouvoir, dans un long récit pour lequel le quotidien new yorkais s'est appuyé sur des entretiens avec une douzaine de hauts fonctionnaires, amis et alliés du président déchu. Des témoignages confirmés par d'autres, de proches de Donald Trump et de Delcy Rodriguez, l'actuelle président par intérim vénézuélienne. Il est notamment question d'un échange téléphonique entre Nicolas Maduro et le locataire de la Maison Blanche. C'était le 21 novembre 2025. Une conversation de 5 à 10 minutes, apparemment cordiale, qui a précipité la chute du dirigeant vénézuélien sans que celui-ci s'en doute. « À la fin de l'année 2025, raconte ainsi le New York Times, le président Nicolas Maduro semblait étonnamment détendu ». Alors qu'une armada états-unienne se trouvait au large des côtes de son pays, et que le plan pour sa capture était déjà élaboré, Nicolas Maduro réveillonnait avec ses proches en écoutant des chants de Noël. Washington l'avait menacé d'intervenir militairement s'il ne démissionnait pas. Il se savait espionné. Mais il était persuadé que l'administration Trump n'oserait pas attaquer Caracas et qu'il avait encore le temps de négocier un accord pour rester au pouvoir, ou quitter ses fonctions lorsqu'il le déciderait. « Sa mauvaise interprétation des intentions de l'administration Trump, écrit le New York Times, a eu de profondes conséquences : elle a donné lieu à la première attaque étrangère sur le sol vénézuélien depuis plus d'un siècle, a conduit Nicolas Maduro et sa femme dans une prison de Brooklyn et a changé le cours de l'histoire de son pays. »   Record de départs des États-Unis Les États-Unis recensent un nombre record de départs. Il ne s'agit pas ici de départs forcés, ceux provoqués par la campagne d'expulsion massive de l'administration. Non, ce dont il est question dans le Wall Street Journal, ce sont ceux de citoyens états-uniens qui partent s'installer à l'étranger pour étudier, télétravailler ou passer leur retraite. Des citoyens effrayés par la politique de l'administration Trump ou attirés par une vie plus abordable, qu'on trouve désormais à Lisbonne, à Dublin, au Mexique et même en Albanie... En 2025, les États-Unis ont ainsi été confrontés à une situation inédite : pour la première fois depuis la Grande Dépression, il y a eu plus de départs que d'arrivées. Pour le Wall Street Journal, un constat s'impose : pour certains citoyens des États-Unis, le nouveau rêve américain est de ne plus y vivre. En Haïti, Le Nouvelliste s'est entretenu avec le Premier ministre. Un entretien dans lequel Alix Didier Fils-Aimé explique que son mandat n'est pas sans limite. Le chef du gouvernement haïtien a, par ailleurs, participé cette semaine à la 50è réunion des chefs de gouvernement de la Caricom. C'est sa première sortie internationale depuis qu'il est devenu le seul responsable à la tête de l'État. Entretien avec Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Au Chili, le véganisme, cette alimentation qui exclut les produits d'origine animale, gagne peu à peu du terrain. La capitale Santiago se classe d'ailleurs comme la seconde ville d'Amérique latine où l'on trouve le plus de restaurants, d'épiceries et de produits véganes, juste derrière São Paulo, mais devant Buenos Aires et la ville de México. Et même si pendant un temps ça a peut-être été un effet d'une mode, le véganisme convainc de plus en plus de Chiliens, surtout les jeunes. Reportage à Santiago de notre correspondante Naïla Derroisné.

    La gestion de l'affaire Epstein, un «poison lent» pour Donald Trump

    Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 30:00


    Le président des États-Unis a soigneusement évité le sujet lors de son discours sur l'état de l'union, mais sa gestion de l'affaire Jeffrey Epstein, du nom de cet ancien financier et criminel sexuel mort en prison en 2019, pourrait pénaliser durablement Donald Trump et le parti républicain, estime Jérôme Viala-Gaudefroy, chargé de cours à Sciences Po et invité de RFI, ce 25 février 2026. Après avoir lui-même encouragé dans ses discours une vision conspirationniste de l'affaire Epstein, Donald Trump a freiné pendant de long mois la publication des documents concernant l'ancien financier et criminel sexuel américain. « Il était obligé de rendre publics ces documents », notamment les près de trois millions de fichiers finalement publiés par le ministère de la Justice, le 30 janvier, après un vote du Congrès en ce sens, explique Jérôme Viala-Gaudefroy, chargé de cours à Sciences Po à Paris. Mais en les « caviardant », il fait preuve d'un manque de transparence « en contradiction avec les discours tenus auprès de sa base électorale », à qui il avait promis la publication de tous les fichiers, sans censure, rappelle-t-il. Ces contradictions entre promesses de transparence totale d'abord, et freins à la publication des documents ensuite, pourraient faire l'effet d'un « lent poison qui pourrait détourner des urnes » des électeurs républicains, sans pour autant qu'ils se tournent vers un bulletin démocrate. Ce qui pourrait tout de même avoir des conséquences importantes pour le parti républicain lors des élections de mi-mandat à la fin de l'année, estime Jérôme Viala-Gaudefroy.   Les ramifications de l'affaire Epstein en Amérique centrale Plusieurs pays d'Amérique centrale sont cités dans les centaines de milliers de documents rendus publics progressivement dans l'affaire Epstein. En 2019 déjà, la police mexicaine avait enquêté sur 10 000 vidéos pédopornographiques impliquant des enfants honduriens, mexicains et guatémaltèques. Depuis, plusieurs journalistes, notamment au Honduras, ont repris ces traces et mis au jour un réseau de traite d'êtres humains, explique la correspondante de RFI à Tegucigalpa, Marie Griffon. Dans son bureau, Wendy Funès, directrice du média indépendant Reporteros de Investigación, lui raconte les découvertes réalisées avec quatre autres médias honduriens et mexicains : « Nous pensons qu'il y a eu un trafic de filles mineures dans des réseaux de traite d'êtres humains, d'exploitation sexuelle. Cela impliquerait également les maras, les gangs honduriens… Au Honduras, pour l'instant, ces affaires ont été délibérément cachées. Personne n'en parle, on étouffe le sujet. Nous, de notre côté, nous avons osé publier et nous exigeons qu'il y ait maintenant une enquête judiciaire. Car, pour l'instant, il reste encore beaucoup de zones d'ombre. »   Mort du chef de cartel «El Mencho» au Mexique : un «effet domino» sur le continent ? Les journaux du continent américain s'interrogent sur les conséquences de la mort d'El Mencho, le chef du cartel de Jalisco Nouvelle génération. Pour l'heure, estime la presse, il y a plus de questions que de réponses. Selon Proceso, un effet domino pourrait se produire en Colombie et en Équateur : la Colombie, pays producteur de cocaïne, et l'Équateur, pays de transit. Ces dernières années, le cartel de Jalisco Nouvelle génération y avait dépassé le cartel de Sinaloa. D'où une question centrale : la disparition d'El Mencho va‑t‑elle provoquer des scissions et une nouvelle vague de violences entre factions dissidentes, au Mexique comme en Colombie ? s'interroge la revue mexicaine. Ces luttes de pouvoir pourraient également s'étendre en Équateur, poursuit Proceso, où plusieurs groupes criminels revendiquent ouvertement leur appartenance au cartel de Jalisco Nouvelle génération. Le site spécialisé Insight Crime apporte toutefois une nuance : oui, les dynamiques internes risquent de changer et les alliances peuvent évoluer, mais « tout indique que cette économie criminelle » va se maintenir en place et que le cartel, comme ses ramifications, n'est «pas près de disparaître».   Cuba : incertitude sur les livraisons de pétrole L'île communiste s'apprête à recevoir un nouveau chargement d'aide humanitaire venu du Mexique. Le média officiel Cubadebate publie une photo d'un cargo transportant principalement des haricots et du lait en poudre, soit près de 200 tonnes de marchandises. Parti ce mardi (24 février 2026), le navire doit arriver dans les prochains jours à Cuba, précise le site. De l'aide humanitaire et non du pétrole, que le Mexique n'est plus en mesure d'envoyer en raison des menaces de sanctions de Donald Trump. Les médias cubains et américains peinent d'ailleurs à déterminer si certaines exportations de pétrole vers Cuba sont désormais autorisées ou non. Après la décision de la Cour suprême américaine de révoquer une grande partie des droits de douane imposés par Washington, Cubadebate tente d'expliquer les implications pour Cuba : la fin des taxes visant les pays commerçant avec l'île. Un article qui a généré des commentaires « confus », ironise le site indépendant 14ymedio, qui estime que les nouvelles mesures prises par Trump montrent que les États‑Unis entendent continuer à empêcher l'entrée de pétrole à Cuba. Pourtant, note Bloomberg, des sources au sein du gouvernement américain assurent que les exportations de pétrole seront bien autorisées… mais uniquement pour des entreprises privées. Or, rappelle le média économique, les PME cubaines ne peuvent importer que de petites quantités de carburant et n'ont pas le droit de le revendre. Autrement dit, le blocus pétrolier n'est pas levé.   Au Pérou, une nouvelle première ministre dans le « chaos » et « l'improvisation »  « Chaos et improvisation », titre El Comercio à Lima, après la nomination surprise d'une nouvelle Première ministre : Denisse Miralles, une économiste de droite. Une désignation inattendue puisque quelques heures plus tôt, une autre personnalité avait été pressentie : Hernando de Soto, ancien candidat à la présidentielle, rappelle le journal dans un éditorial très critique. Ce changement de dernière minute interroge sur  « la capacité » du nouveau président de gauche — le huitième en moins de dix ans — à « gouverner de manière autonome face aux forces politiques » représentées au Parlement, ajoute El Comercio. Pour La República, le nouveau gouvernement résulterait même d'un « pacte de corruption ». Le journal estime qu'Hernando de Soto a été « sacrifié » sur l'autel des «querelles de pouvoir» au sein du Parlement.   Dans le journal de la 1ère... En Martinique, on aiguise les sabres et on prépare les machines en vue du démarrage de la campagne sucrière 2026, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

    Mexique : Guadalajara, une ville déserte au lendemain de la mort d'«El Mencho»

    Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 29:52


    Le Mexique secoué par une vague de violences après la mort du baron de la drogue Nemesio Oseguera Cervantes, alias El Mencho. Le cartel Jalisco Nueva Generación a réagi brutalement en bloquant des routes, attaquant des commerces et en affrontant les forces de l'ordre dans une vingtaine d'États. Le journal Milenio raconte comment s'est déroulée la journée d'hier (23 février 2026) dans la zone métropolitaine de Guadalajara, au lendemain de la « chute » d'El Mencho : très peu de magasins ouverts, de longues files pour acheter l'essentiel et des groupes WhatsApp devenus essentiels pour s'informer de la situation. Milenio décrit dans son reportage une métropole à l'arrêt, des rues désertes et des voyageurs bloqués dans les gares routières. On apprend aussi que plus de mille personnes, dont des enfants, contraintes de passer la nuit au zoo faute de pouvoir rentrer chez elles. On commence aussi à en savoir plus sur l'opération militaire D'après le New York Times, les services de renseignement ont localisé le chef du cartel en surveillant l'une de ses compagnes, jusqu'à une cabane dans l'État de Jalisco. L'assaut des forces spéciales s'est terminé par une fusillade au cours de laquelle il a été mortellement blessé. Le journal pose aussi la question : après soixante ans de « guerre contre la drogue », qu'est-ce qui fonctionne vraiment ? Selon son analyse, l'élimination de barons de la drogue et la fragmentation des organisations n'ont pas stoppé le trafic, mais ont souvent favorisé l'émergence de groupes encore plus violents.   Enfin justice pour Marielle Franco ? C'est un procès très attendu qui s'ouvre aujourd'hui (24 février 2026) au Brésil, celui des commanditaires présumés du meurtre de l'élue Marielle Franco, icône de la cause noire et LGBT+, assassinée avec son chauffeur Anderson Gomes, il y a huit ans, à Rio de Janeiro. Le tireur et son complice ont déjà été condamnés ; il s'agit désormais de juger les cerveaux présumés, l'ancien député fédéral Chiquinho Brazão et son frère Domingos Brazão, accusés d'avoir planifié le crime parce que l'élue s'opposait à des projets liés à des milices cherchant à s'approprier des terres. Dans une tribune publiée par Folha de Sao Paulo, les familles évoquent une douleur toujours vive mais voient dans cette étape judiciaire la possibilité de bâtir un pays où les violences politiques et les attaques contre les défenseurs des droits humains ne resteraient plus impunies. Le texte souligne que la mobilisation nationale et internationale a été, selon eux, déterminante pour maintenir la pression et parvenir à ce jugement. Mais au-delà du symbole international qu'est devenue Marielle Franco, ils rappellent qu'elle et Anderson Gomes restent avant tout des proches arrachés à leurs familles, et que la quête de vérité — qui a ordonné le crime et pourquoi — demeure centrale.  À lire aussiAssassinat de Marielle Franco au Brésil: six ans après, trois commanditaires présumés arrêtés   Haïti : débat autour du Pacte national sur la stabilité Avec Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse, nous évoquons les critiques à l'égard du « Pacte national pour la stabilité et l'organisation des élections », signé entre le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, une partie de la classe politique et la société civile. Cette signature « intervient dans un contexte marqué par de profondes divisions politiques, des actes de terreur et d'autres violences persistantes des gangs armés, une crise humanitaire et l'absence d'élections depuis plus de dix ans », peut-on lire dans Alterpresse.   « Heated Rivalry », une série à succès C'est devenu un véritable phénomène mondial, bien au-delà des écrans. La série canadienne s'attaque à un tabou en racontant l'histoire d'amour entre deux hommes, deux rivaux sur la glace, membres d'équipes de hockey. Une passion inattendue dans un milieu réputé viril, très conservateur — voire réactionnaire — et d'autant plus surprenante qu'elle unit un joueur américain et un joueur russe. Au Canada, les fans sont de plus en plus nombreux. Reportage de notre correspondante Nafi Alibert. Journal de la 1ère En Martinique, les produits importés, notamment frais, se font de plus en plus rares.

    Mexique : après la mort de leur chef «El Mencho», le cartel CJNG montre ses muscles

    Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 30:00


    Écoles fermées, vols annulés : le Mexique est sur le qui-vive ce lundi (23 février 2026), en proie à une vague de violences après la mort du chef d'un des plus gros cartels de la drogue du pays, tué dans une opération militaire réalisée avec le soutien des États-Unis. Nous en parlons avec Romain Le Cour Grandmaison, directeur de l'Observatoire d'Haïti et des Caraïbes au Think Tank Global Initiative.  Selon Romain Le Cour Grandmaison, la réaction violente du Jalisco Nueva Generacion était prévisible, elle suit un schéma établi depuis plusieurs années. La puissance de feu de ce groupe s'explique aussi du fait qu'il s'est déployé dans l'ensemble du pays à travers d'un système de franchise, de cellules locales. D'où sa capacité de lancer une réaction à grande échelle. Selon le chercheur, ce cartel est de loin le groupe criminel le plus puissant au Mexique. Nemesio Oseguera, alias « El Mencho » présentait une figure appartenant à l'ancienne génération de leaders de cartels. Il va donc y avoir une lutte interne pour le contrôle de la « marque » une guerre de succession qui peut durer des mois, comme on le voit avec le cartel de Sinaloa. Il faut souligner aussi que ce cartel sous l'impulsion d' « El Mencho » s'est transformé, est devenu un « groupe mafieux » qui a diversifié ses activités au-delà du trafic de drogue, en pratiquant aussi des extorsions et du blanchiment d'argent.   José Barco, un vétéran de guerre décoré et expulsé des États-Unis Son histoire est incroyable : il s'appelle José Barca, il a 40 ans, fils de réfugiés cubains, né au Venezuela et a grandi aux États-Unis. Et maintenant il se trouve dans l'État de Tabasco, dans le sud du Mexique, un pays qu'il ne connait pas. Comment il en est arrivé là ? Après avoir purgé une peine de 16 ans de prison pour tentative de meurtre, il a été arrêté pour l'ICE, a passé dix mois en détention migratoire, et a été ensuite expulsé au Mexique. Et cela malgré son statut de vétéran de guerre décoré. Le journal El Pais l'a interviewé et le décrit, je cite,  comme un homme de « petite taille, le dos large, et la tête rasée et avec un calme taciturne qui cache les détours absurdes de sa vie ». José Barca a été traumatisé par la guerre en Irak, mais n'a pas été pris en charge par le système de santé américain. Son expulsion l'année dernière (2025) a fait des gros titres des médias. Depuis, il tente de reconstruire une nouvelle vie au Mexique, où il vit reclus. Ce qui lui manque le plus, ce sont des médicaments, il a besoin d'un cocktail pharmaceutique pour traiter son stress post-traumatique et de fortes migraines provoquées par des lésions cérébrales subies au combat. Son rêve : devenir résident légal au Mexique. Et, en mesurant l'absurdité de la situation, il explique (je cite) « J'ai saigné pour les États-Unis, j'ai fait la guerre pour ce pays deux fois. Je n'ai pas le droit de vivre dans ce pays mais en tant que vétéran, j'ai le droit d'être enterré dans un cimetière national, c'est quoi cette logique ?» Déambuler dans les rues désertes de La Havane Dans une chronique publiée par 14ymedio, la journaliste Yoani Sanchez décrit le quartier d'El Vedado à La Havane comme le symbole d'un pays en ruines. « Il y a quelques années encore, cet endroit signifiait divertissement, retrouvailles entre amis et fin de soirée devant un spectacle. Mais cette ville n'existe plus », souligne la journaliste qui décrit des avenues désertes, des clubs fermés et une jeunesse partie en exil. Sur la rue Paseo « déserte à dix heures du matin », un simple panneau artisanal proposant de l'essence illustre l'économie parallèle qui prospère sur la pénurie, alors que « ce liquide (…) monopolise les rêves et les insomnies de tout le pays ». En Haïti, les gangs renforcent leurs contrôles des routes maritimes Selon une enquête publiée par le journal en ligne AyiboPost, les groupes armés ne se limitent plus aux attaques ponctuelles ou aux détournements de bateaux dans la baie de Port-au-Prince. Ils auraient désormais mis en place un système de « péages » ciblant les embarcations qui relient Port-au-Prince, l'île de la Gonâve et l'Arcahaie. Selon des témoignages recueillis par AyiboPost, les marins versent jusqu'à 75 000 gourdes, soit presque 600 dollars à des groupes armés. Il se peut que certains soient contraints de payer jusqu'à cinq milices différentes pour une seule traversée. Ce phénomène s'inscrit dans un contexte où les liaisons maritimes sont devenues vitales pour l'approvisionnement du pays, car les groupes contrôlent largement les routes terrestres. La garde côtière haïtienne affirme renforcer sa présence en mer, mais elle reconnaît qu'elle manque de moyens pour assurer une surveillance permanente. Journal de la 1ère En 2025, les douanes françaises ont saisi 109 tonnes de stupéfiants, dont 31 tonnes de cocaïne. Les Antilles et la Guyane sont concernés car ces territoires sont des « voies de passages », selon le gouvernement français.

    En Bolivie, le gouvernement se mobilise contre la pédocriminalité

    Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 30:00


    En Bolivie, une commission contre l'impunité en matière de délits sexuels contre les mineurs doit se mettre au travail début mars 2026, trois ans après que le pays a été secoué par une affaire au sein de l'Église catholique. Mais la méthode choisie laisse certaines victimes sceptiques. Le scandale éclate en avril 2023 quand El Pais publie des extraits du journal intime d'un prêtre, le père Pica. Il y reconnaît avoir agressé 85 enfants entre 1972 et 2000, essentiellement quand il était directeur d'un pensionnat jésuite à Cochabamba, dans le centre de la Bolivie. Mais ce n'est qu'en septembre 2025 que deux dirigeants de la Compagnie de Jésus sont condamnés par la justice bolivienne à un an de prison chacun pour avoir couvert ces crimes. C'est bien peu, se désolent alors les victimes. D'autant que le père Pica, lui, est mort en 2009. Durcir les peines est l'un des objectifs de la commission, indique Marine de La Moissonnière, du service International de RFI. Celle-ci va enquêter sur tous les cas d'agressions sexuelles contre des mineurs qui n'ont pas été jugés ou qui sont prescrits pour comprendre ce qui s'est passé, si certaines personnes ont volontairement traîné des pieds ou détourner le regard.   Des victimes vigilantes Mais en face, les victimes ne sont pas très enthousiastes. Elles sont échaudées par de précédentes initiatives, de précédents cas comme celui du père Lucho Roma, un autre prêtre espagnol qui a abusé de dizaines d'enfants en Bolivie. L'Église a enquêté longuement mais n'a rien fait de ses sombres découvertes. Le parquet, lui, avait classé l'affaire faute, soi-disant, de retrouver des victimes. « La Compagnie de Jésus s'est dotée de lignes d'écoute et de dispositifs pour recueillir la parole de victimes. Mais tout cela n'a débouché que sur davantage d'impunité, reproche Wilder Flores, président de l'association La Communauté bolivienne des survivants, interrogé par Carlos Pizarro, de la rédaction en espagnol de RFI. Souvent, ce genre de commissions, c'est juste "beaucoup de bruit pour rien". On peut même parler d'un engagement de façade. Donc on va être très vigilants. On espère vraiment que cette commission n'a pas été créée pour mettre tout sous le tapis. » En ce qui concerne la perpétuité, Wilder Flores y est favorable. Mais selon lui, les complices des auteurs d'agressions sexuelles sur des enfants devraient, eux aussi, être passibles de cette peine. Il appelle tous les Boliviens ayant connaissance de cas de pédophilie, à parler. Mais selon lui, il faut qu'ils s'adressent directement à la justice, pas aux autorités ecclésiastiques.   Au Venezuela, des chavistes rongés par le doute Au Venezuela, la loi d'amnistie promise il y a trois semaines par la présidente par intérim Delcy Rodriguez a été promulguée hier, quelques minutes après avoir été adoptée à l'unanimité par les députés. Mais les journaux se font l'écho des réserves émises au sujet de cette amnistie, et notamment celles de l'opposant Juan Pablo Guanipa. Pour lui, le texte promulgué « est un document frauduleux qui cherche à faire chanter de nombreux Vénézuéliens innocents et qui exclut plusieurs frères qui sont encore injustement derrière les barreaux ». C'est ce qu'il a déclaré dans un communiqué que relaie La Patilla. Pendant ce temps, certains partisans du régime chaviste sont rongés par le doute, près de deux mois après l'enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores. C'est à lire cette fois dans TalCual. Deux femmes employées dans un ministère qui discutent à voix basse dans un café de Caracas. Elles disent être des révolutionnaires très honorables. Ce qui ne les empêche pas de se poser mille questions : « Se pourrait-il qu'il y ait eu trahison ? Qui aurait pu être le traître ? Et Delcy, de quel côté est-elle ? » Beaucoup d'autres citoyens qui sont ou étaient chavistes, trouvent les événements récents étranges, paradoxaux, écrit TalCual. Alors ils doutent, même si on leur a dit que douter, c'était trahir. Il y a ceux aussi qui se demandent si Nicolas Maduro était vraiment le meilleur dirigeant pour le pays. C'est le cas de Perla, qui se souvient de la joie qu'elle avait ressentie lors de l'élection d'Hugo Chavez en 1999. Et sa déception après celle de Nicolas Maduro. Pour Perla, cette élection a été le début des désastres : l'inflation, les pénuries, la faim... Et en ce qui la concerne, la dépression. Un matin de 2021, Perla n'a pas réussi à sortir de son lit. Elle a démissionné et elle s'est consacrée à ses enfants et sa communauté. Aujourd'hui, cinq ans plus tard donc, la seule chose qui la rend heureuse, c'est cette libération des prisonniers politiques.   La loi préférée de l'ICE Aux États-Unis, les policiers de l'immigration ont ressorti des oubliettes une loi qui leur permet de placer en détention des citoyens états-uniens. C'est l'article 18 USC 111, qui interdit d'agresser, de résister, de s'opposer, d'entraver ou d'intimider un agent fédéral dans l'exercice de ses fonctions. Les agents de l'ICE l'invoquent à tour de bras à Minneapolis, Chicago ou Los Angeles, toutes ces villes où les habitants s'organisent face aux opérations d'expulsion. C'est à lire sur le site de CNN qui consacre une longue enquête à ce sujet. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, elle a été invoquée 580 fois. C'est 40% de plus que durant l'année précédente, lorsque Joe Biden était encore président. Le département de la Sécurité intérieure se justifie en affirmant que la violence contre ses agents est sans précédent. Mais sur 22 poursuites engagées en vertu de cet article 18 USC 111, 16 ont fini classées sans suite. Ce qui fait dire aux experts que l'administration Trump interprète la loi de manière extrêmement large, avec des conséquences inquiétantes pour la liberté d'expression et le droit de manifester. Sur le site du New Yorker, enfin, vous lirez l'histoire de Manuela et Ivan. L'histoire de deux immigrés équatoriens vivant dans le Queens, à New York, qui s'est effondrée quand Ivan a été arrêté par l'ICE. C'était à 7h49 le matin du 27 janvier. Une histoire singulière, dramatique, et désormais tristement banale.   Eau en sachets en Haïti : attention danger En Haïti, confronté à la violence des gangs et à une insécurité alimentaire chronique, un autre danger pèse sur la population : l'eau contaminée. Une enquête du ministère du Commerce et de l'Industrie a révélé que près de 92% des eaux consommées en Haïti, surtout l'eau vendue en sachets, sont contaminées aux bactéries coliformes, qui indiquent une présence de matières fécales. Mais à Port-au-Prince, l'eau en sachets se vend toujours. Depuis l'enquête, aucune mesure concrète n'a été annoncée, alors que les professionnels de la santé continuent d'alerter sur les risques pour la population. Reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama.

    Argentine : grève générale contre la réforme du travail

    Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 30:00


    L'Argentine est à l'arrêt ce jeudi 19 février 2026 alors que le président argentin Javier Milei fait face à sa quatrième grève générale en un peu plus de deux ans de mandat. Un appel à la grève générale lancé par la CGT, principale centrale syndicale du pays, contre sa réforme de dérégulation du travail. Le texte qui a déjà été adopté par le Sénat, passe aujourd'hui devant le Congrès. C'est dans ce contexte tendu que le principal producteur de pneus d'Argentine a fermé ses portes hier (18 février 2026). Fate existait depuis 80 ans, nous apprend Infobae. Aujourd'hui, 920 personnes se retrouvent sans emploi. L'entreprise n'est pas en faillite ou en liquidation judiciaire. Elle ferme ses portes tout simplement, précise le quotidien. C'est la première grande entreprise argentine à le faire au cours de ses dernières années. « L'usine, la plus plus grande d'Argentine, produisait plus de 5 millions de pneus par an », précise le Buenos Aires Times. Qu'est-ce qui a poussé Fate à jeter l'éponge ? Le communiqué publié par l'entreprise et que l'on peut lire dans Infobae, est assez laconique. Il y est question de « changements des conditions du marché (qui) nous obligent à aborder les défis futurs avec une approche différente » et à « mettre fin à tous les contrats de travail ». « Depuis un an et demi, Fate perd entre deux et trois millions de dollars chaque mois », indique La Nacion. Pour le Buenos Aires Times, l'explication est à chercher du côté de la libéralisation des échanges décidée par le gouvernement de Javier Milei, qui a conduit à une forte hausse des importations. « Le secteur industriel argentin traverse une crise majeure », écrit encore le quotidien.   Polémiques autour du nouveau président péruvien José Maria Balcazar, issu des rangs de la gauche, prend les rênes du Pérou pour quelques mois. Mais ce qui pose problème, ce sont ses prises de position en faveur du mariage des enfants, souligne El Comercio. En juin 2023, au cours du débat devant la Commission de la Justice sur l'interdiction du mariage des mineurs, il a affirmé que les relations sexuelles précoces « aident au développement psychologique futur de la femme » du moment qu'il n'y a pas de violence, rappelle La Republica. Autres taches sur son CV : des accusations de détournements de fonds et de corruption. Dans un communiqué dont se fait l'écho La Razon, l'Ordre des avocats de Lambayeque, ville dont est originaire José Maria Balcazar, dit son opposition à son élection en tant que chef de l'État et rappelle qu'il a été renvoyé de l'ordre pour des manquements éthiques. Il fait l'objet de plusieurs plaintes, insiste La Republica. Son élection est une « irresponsabilité impardonnable », s'insurge El Comercio. Le Parlement a commis « une erreur historique ». Les « déclarations et les convictions » de José Maria Balcazar sont « incompatibles avec les principes démocratiques et les droits humains fondamentaux », poursuit le journal qui dénonce la « déconnexion morale » des parlementaires péruviens.   Certaines régions touristiques de Colombie aux mains de groupes armés En Colombie, le journal El Tiempo s'inquiète de l'influence du Clan del Golfo dans la région de Santa Marta, dans le nord. Le cartel « gouverne-t-il » cette région, se demande le journal qui raconte comment un simple accident de voiture a permis de mettre en lumière une réalité préoccupante. Le fils d'un militant écologiste a eu un accident au volant d'une voiture de location près d'une plage. Des hommes à moto sont immédiatement arrivés et ont exigé 1,5 million de pesos, un peu moins de 350 euros, pour soi-disant « compenser les dégâts ». Un cas qui illustre le contrôle exercé par des groupes armés dans plusieurs secteurs touristiques, écrit El Tiempo. « Le racket est devenu la norme, à tel point que cela fait partie du fonctionnement économique quotidien », explique au journal le défenseur des droits humains, Lerber Dimas. C'est même considéré comme « un service public supplémentaire » dont il faut s'acquitter pour pouvoir travailler. Un vendeur de Taganga, village sur la côte des Caraïbes, explique ainsi que les gangs se servent sur « chaque chaise louée, chaque poisson vendu, chaque billet de bateau acheté ». Pendant ce temps-là, les négociations avec ces groupes criminels lancées par le gouvernement dans le cadre du processus de « paix totale » n'avancent pas vraiment, constate El Tiempo. Mais ailleurs dans le pays, les accords de paix de 2016 et les efforts de Gustavo Petro portent leurs fruits. C'est le cas notamment de Mesetas, ancien bastion des rebelles des FARC devenu un haut-lieu du tourisme. Notre correspondante Najet Benrabaa est allée rencontrer les habitants.   Le journal de la 1ère La première mission spatiale privée 100% espagnole s'élancera en 2027, dans le ciel de la Guyane.

    Claim Journal d'Haïti et des Amériques

    In order to claim this podcast we'll send an email to with a verification link. Simply click the link and you will be able to edit tags, request a refresh, and other features to take control of your podcast page!

    Claim Cancel