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Les Outre-mer du globe traversent une période difficile, attentifs qu'ils sont aux menaces qui pèsent sur le Groenland, pays constitutif du royaume du Danemark et territoire associé à l'Union européenne. De fait, ils sont nombreux les Outre-mer contemporains, produit résiduel de l'expansionnisme colonial qui a poussé en son temps des nations rivales à étendre leurs frontières au-delà des mers et des océans, ces territoires offshore se situant souvent dans des zones névralgiques pour les échanges mondiaux. Engagé à partir du XVIIè siècle, ce mouvement avait pour but de satisfaire les intérêts économiques de ces nations et promouvoir leurs idéaux politiques et religieux. Et voilà qu'il refait surface sur fond de velléités de Donald Trump de mettre la main sur le Groenland. Une démarche qu'on peut imaginer être observée de près et dans un certain silence, par le grand rival des États-Unis qu'est la Chine et qui n'en est pas moins active elle aussi dans d'autres zones et de manière moins ouverte….quoique. Géopolitique se saisit de cette occasion pour jeter un regard sur les Outre-mer français -dans les Caraïbes, le Pacifique, l'océan Indien et l'Atlantique Sud- qui fondent une large part du rayonnement mondial de la France et qui se trouvent confrontés à deux situations qui, parfois, ne sont pas sans lien : entre mouvements de contestation au sein même de ces territoires et stratégies de déstabilisation portées par divers acteurs internationaux. Regard sur les vulnérabilités de l'Outre-mer français ou comment, hier, marginal cet espace est devenu stratégique. Invités : Fred Constant, professeur des Universités en Science politique à l'Université des Antilles. Auteur de « Géopolitique des Outre-mer », aux éditions le Cavalier bleu et « Atlas des Outre-mer », aux éditions Autrement Yannick Chenevard, officier supérieur de réserve. Député du Var, rapporteur du budget de la Marine et de l'exécution de la loi de programmation militaire. Chercheur associé au Lab'HOMERe Patrick Roger, ancien journaliste au quotidien LE MONDE, auteur de « Nouvelle-Calédonie, la Tragédie » récompensé par le Prix des Députés 2025. Et « L'archipel de la discorde. Paris-Nouméa. Demain le Pacifique », aux éditions du Cerf.
C dans l'air l'invité du 22 janvier 2026 avec Philippe Etienne, ancien ambassadeur de France, notamment aux États-Unis, en Allemagne, ancien conseiller diplomatique à l'Elysée. Il publie Le Sherpa, aux éditions Tallandier.Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump a subitement annoncé mercredi à Davos "le cadre d'un futur accord" sur le Groenland, extrêmement vague, et levé ses menaces douanières autant que militaires. L'annonce a été accueillie avec enthousiasme par Wall Street et avec un soulagement prudent au Danemark, mais avec méfiance sur l'île arctique, territoire autonome danois. Le président américain a refusé de préciser si le compromis en discussions donnait aux Etats-Unis la possession du territoire autonome danois, comme il l'a exigé à de multiples reprises afin, selon lui, d'en garantir la sécurité face à la Russie et à la Chine. "Trump dit qu'il met la guerre commerciale en pause, dit "je ne vais pas attaquer le Groenland", ce sont des messages positifs", a réagi le ministre des Affaires étrangères danois Lars Løkke Rasmussen, sans vouloir se prononcer sur le projet d'accord annoncé."Sur la base de cette entente, je n'imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février", a ajouté Donald Trump dans son message. Cette menace, émise samedi en réaction à l'envoi de troupes européennes, visait la Norvège, la Suède, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande.Philippe Etienne, ancien ambassadeur de France, et ancien conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron à l'Elysée, analysera avec nous les leçons diplomatiques de ce qui s'est joué au Forum de Davos. Il reviendra également avec nous sur ses quarante ans aux avant-postes de l'histoire, de l'Europe centrale à Washington, en passant par Berlin et Moscou. Il nous donnera aussi son point de vue sur le poids diplomatique de la France, et de l'Europe.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les possibles sanctions des Lions de la Teranga et le volte-face de Donald Trump face au Groenland. Burkina Faso : pourquoi le Togo a accepté d'extrader Paul-Henri Damiba ? À la demande des autorités du Burkina Faso, le Togo a interpellé et extradé vers Ouagadougou l'ancien président de transition Paul-Henri Damiba. Pourquoi Lomé a accepté d'extrader l'ex-putschiste ? Pourquoi la justice burkinabè en a fait la demande maintenant alors que Paul-Henri Damiba vivait au Togo depuis trois ans ? Que risque l'ancien putschiste ? Avec Frédéric Garat, journaliste au service Afrique de RFI. CAN 2025 : les Lions de la Teranga seront-ils sanctionnés ? La Confédération africaine de football a condamné « le comportement inacceptable de certains joueurs et officiels » lors de la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc. En ligne de mire, notamment, le sélectionneur sénégalais, Pape Thiaw, pour avoir demandé à ses joueurs de quitter la pelouse après un pénalty accordé aux Lions de l'Atlas. Que risquent les Lions de la Teranga après leur comportement ? Cette affaire aura-t-elle des conséquences sur la participation du Sénégal au Mondial 2026 ? Avec Victor Missistrano, journaliste au service des sports de RFI. Groenland : comment expliquer la volte-face de Donald Trump ? Coup de théâtre, après plusieurs semaines de menaces verbales, Donald Trump a affirmé qu'il n'utiliserait pas la force pour s'emparer du Groenland et qu'il renonçait à augmenter les droits de douane contre les pays européens qui s'opposent à son projet d'annexion. Ces annonces interviennent après une réunion avec le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, au cours de laquelle un projet d'accord a été trouvé sur ce territoire autonome appartenant au Danemark. Comment Mark Rutte a-t-il réussi à convaincre le président américain ? Que contient ce projet d'accord ? Avec Guillaume Lasconjarias, historien militaire, ancien chercheur à l'OTAN, professeur associé à l'Université Paris Sorbonne. Et en fin d'émission la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Aujourd'hui, elle revient sur la tournée africaine du streameur américain IShowSpeed.
durée : 00:03:20 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Le président américain annonce « le cadre d'un futur d'accord » sur le Groenland, mais le Danemark fait savoir qu'il n'a pas changé d'avis sur la vente du territoire. Cette journée erratique à Davos confirme que les relations Europe-États-Unis avec Trump ne peuvent plus être basée sur la confiance. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air du 22 janvier 2026 - Groenland : Trump a-t-il vraiment reculé ?Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump est revenu hier soir sur sa menace de hausse des droits de douane et dit avoir posé le « cadre d'un futur accord » sur le Groenland avec l'Otan. « Il reste beaucoup de travail », a affirmé, de son côté, le patron de l'Alliance atlantique, précisant que la question de la souveraineté du territoire autonome danois « n'avait pas été abordée » avec le président américain.Selon The New York Times, de hauts responsables de l'Otan explorent une piste : celle selon laquelle les États-Unis pourraient récupérer « la souveraineté sur des terres [groenlandaises] pour y installer des bases militaires ». Mais encore faut-il l'accord du Danemark et du Groenland, ce qui semble loin d'être acquis. « Nous pouvons négocier tous les aspects politiques : sécurité, investissements, économie. Mais nous ne pouvons pas négocier notre souveraineté. J'ai été informée que cela n'avait pas été le cas », a ainsi déclaré, dans un communiqué, la cheffe du gouvernement danois.L'annonce de cet accord, aux contours particulièrement flous, ressemble à une reculade déguisée pour le président américain. Il y a encore quelques jours, il n'excluait pas une intervention militaire sur l'île et menaçait de sanctions commerciales les pays qui lui tenaient tête. Désormais, il n'est plus question ni de l'un ni de l'autre. Les droits de douane supplémentaires devaient entrer en vigueur le 1er février. Donald Trump a annoncé y renoncer peu de temps après que le Parlement européen a gelé la ratification de l'accord commercial conclu en juillet dernier entre l'UE et les États-Unis, et à quelques heures d'un sommet extraordinaire des Vingt-Sept.Parallèlement, Donald Trump a lancé son « Conseil de la paix », ce jeudi à Davos, lors d'une cérémonie de signature. Malgré les déclarations grandiloquentes du président américain, aucune grande puissance et peu d'alliés historiques ont décidé de rejoindre, pour l'instant, cette nouvelle organisation internationale, sous la houlette des États-Unis. Le président américain a ensuite rencontré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. L'envoyé spécial américain, Steve Witkoff, est, lui, attendu dans la journée à Moscou pour des discussions avec Vladimir Poutine.Emmanuel Macron, de son côté, a fait savoir sur son compte X que la Marine française a arraisonné un pétrolier « en provenance de Russie » en Méditerranée, suspecté d'appartenir à la « flotte fantôme » finançant « la guerre d'agression contre l'Ukraine ». « Nous sommes déterminés à faire respecter le droit international et à garantir l'efficacité des sanctions », a ajouté le président de la République.Que s'est-il passé en Méditerranée ? Donald Trump a-t-il reculé sur le Groenland ? Qu'est-ce que le « Conseil de la paix » lancé par le président américain ? Quels pays ont accepté ou refusé d'y participer ?Nos experts :- Jean-Dominique MERCHET - Journaliste – L'Express, autrice de Sommes-nous prêts pour la guerre ? - Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Joséphine STARON - Docteur en philosophie politique- experte en questions européennes et relations internationales, Europe la solidarité contre le naufrage chez Synopia- Richard WERLY - Éditorialiste international pour le media suisse Blick, auteur de Cette Amérique qui nous déteste
durée : 00:03:20 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Le président américain annonce « le cadre d'un futur d'accord » sur le Groenland, mais le Danemark fait savoir qu'il n'a pas changé d'avis sur la vente du territoire. Cette journée erratique à Davos confirme que les relations Europe-États-Unis avec Trump ne peuvent plus être basée sur la confiance. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air du 20 janvier 2026 - Trump - Macron : ça tourne au duel L'Amérique de Donald Trump ne s'interdit plus rien. Pour la deuxième fois en moins d'une semaine, le président des États-Unis dégaine l'une de ses armes favorites et menace la France de représailles – avec 200 % de droits de douane sur ses vins et champagnes – si elle persiste à refuser de participer à son « Conseil de paix », avec lequel il semble vouloir remplacer l'ONU, et où il serait seul maître à bord.Mécontent de la fin de non-recevoir française, le président américain s'en est pris personnellement lundi à Emmanuel Macron, qui « va bientôt quitter ses fonctions », et a publié ce mardi un SMS du président de la République. Celui-ci y fait part de son incompréhension sur l'attitude américaine vis-à-vis du Groenland et propose d'organiser un sommet du G7 jeudi à Paris, auquel il pourrait convier, « en marge » de la réunion, « les Russes », ce qui serait une première en près de quatre ans de guerre en Ukraine.Dans un autre message, Donald Trump, en roue libre, a posté une image générée par IA le montrant, accompagné du vice-président J. D. Vance et du ministre des Affaires étrangères Marco Rubio, en train de planter un drapeau américain dans un paysage arctique, indiquant : « Groenland, territoire américain depuis 2026 ». « Les Européens ne résisteront pas beaucoup », a-t-il également affirmé ce mardi, avant d'annoncer une « réunion des différentes parties » sur le Groenland à Davos.L'Europe devra « bien sûr riposter » en cas de guerre commerciale, a déclaré ce mardi la Première ministre du Danemark devant le Parlement de son pays. Les dirigeants européens doivent se réunir ce jeudi 22 janvier lors d'un sommet extraordinaire pour décider de la riposte. Mais, d'ores et déjà, le Parlement européen devrait faire barrage à l'accord commercial scellé l'an dernier par Ursula von der Leyen, prévoyant 15 % de droits de douane sur les marchandises européennes qui arrivent aux États-Unis.Depuis Davos, la présidente de la Commission européenne a promis ce mardi une réponse « ferme » aux menaces répétées de Donald Trump sur le Groenland et les droits de douane. « C'est fou que nous devions utiliser pour la première fois l'instrument anti-coercition contre les États-Unis », a renchéri Emmanuel Macron ce mardi, soulignant que « l'Europe peut être lente, mais elle est prévisible et fondée sur l'État de droit ». Dénonçant une « concurrence » américaine visant à « affaiblir et subordonner l'Europe », le président de la République a appelé à une « préférence européenne » pour protéger l'industrie du Vieux Continent. « On ne va pas se laisser impressionner » a-t-il également ajouté.Nos experts :- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, autrice de Le Trump de A à Z - Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine, autrice de L'art de trumper- Général Jean-Paul PERRUCHE - Général de corps d'Armée, ancien directeur général de l'État-major de l'U.E
durée : 00:22:02 - L'invité d'un jour dans le monde - Une fois encore, Donald Trump veut s'emparer du Groenland. Le territoire administré par le Danemark est l'objet d'une convoitise américaine, dont l'action semble inarrêtable. On en discute avec Rasmus Nordqvist, député européen danois. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:39:32 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Le Groenland, territoire administré par le Danemark, est au cœur d'une crise diplomatique entre l'Europe et les Etats-Unis. Dans une période troublée, Un jour dans le monde en discute avec Rasmus Nordqvist, député européen danois au Parlement à Strasbourg. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:39:32 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Le Groenland, territoire administré par le Danemark, est au cœur d'une crise diplomatique entre l'Europe et les Etats-Unis. Dans une période troublée, Un jour dans le monde en discute avec Rasmus Nordqvist, député européen danois au Parlement à Strasbourg. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air du 19 janvier 2026 - Groenland: Trump s'acharne, l'Europe menaceLe ton se durcit entre les deux rives de l'Atlantique. En colère après le déploiement de personnel militaire européen la semaine dernière au Groenland, dans le cadre d'exercices de reconnaissance demandés par le Danemark, Donald Trump a menacé samedi d'imposer, dès le 1er février, de nouveaux droits de douane à une série de pays européens « jusqu'à la vente totale du Groenland ». Le président américain, qui a écarté l'option de la force militaire pour l'instant, brandit donc une nouvelle fois la menace d'une hausse des taxes pouvant atteindre 25 % sur l'ensemble des exportations vers les États-Unis en provenance du Danemark, de la Norvège, de la Suède, de la France, de l'Allemagne, du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de la Finlande.Dans la foulée, les pays menacés ont signé une déclaration dimanche confirmant leur engagement aux côtés du Danemark. En France, le chef de l'État, qui a été « toute la journée en contact avec ses homologues européens », a fait savoir qu'il comptait demander « l'activation de l'instrument anti-coercition » de l'UE en cas de nouveaux droits de douane américains sur les produits européens. Cet outil, dont la mise en œuvre requiert la majorité qualifiée des pays de l'UE, permet, entre autres, le gel de l'accès aux marchés publics européens ou le blocage de certains investissements.Giorgia Meloni, en déplacement à Séoul, a, pour sa part, affirmé avoir parlé à Donald Trump pour lui notifier l'« erreur » que constituaient, selon elle, ces menaces de surtaxes, que le ministre néerlandais des Affaires étrangères, David van Weel, a qualifiées d'« incompréhensibles » et d'« inappropriées ». « C'est du chantage. Ce qu'il (Trump) fait en ce moment est du chantage », a asséné David van Weel, tandis que son homologue irlandaise, Helen McEntee, a évoqué des menaces « totalement inacceptables et profondément regrettables ».Les dirigeants européens doivent se réunir ce jeudi 22 janvier lors d'un sommet extraordinaire pour décider de la riposte. Mais, d'ores et déjà, les principaux groupes du Parlement européen ont décidé de ne pas ratifier l'accord commercial signé cet été par Ursula von der Leyen avec Donald Trump. Parallèlement, les discussions se poursuivent à plusieurs niveaux : Paris et Berlin devaient tenter de coordonner leur réponse ce lundi à Berlin, où leurs ministres de l'Économie se retrouvent. Les discussions devraient ensuite se déplacer à Davos, grand-messe du libre-échange, à laquelle Donald Trump participera ce mercredi pour la première fois.Alors, jusqu'où ira l'escalade entre les États-Unis et l'Europe ? Quelle sera la riposte européenne ? Que va faire l'Italie de Giorgia Meloni, qui tente depuis des semaines de préserver son alliance privilégiée avec le président américain sans s'isoler en Europe ?Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro - Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationaleUniversité Catholique de Lille - Marie BILLON (duplex de Londres) - journaliste, correspondante à Londres pour RTL
Depuis son retour à la Maison Blanche Donald Trump ne s'en cache pas : il veut prendre le contrôle de l'île, territoire autonome du Danemark situé en Arctique, pour des raisons dit-il de sécurité nationale.Achat ou opération militaire, le président américain n'exclut aucune option pour arriver à ses fins qui pourraient signer la mort de l'OTAN car l'Alliance rassemble 32 pays européens, le Canada et les Etats-Unis autour d'un principe fondateur : une attaque contre un membre est dirigée contre tous.Mais pourquoi l'administration de Donald Trump s'intéresse-t-elle autant au Groenland ?Territoire grand comme quatre fois la France, comptant 57.000 habitants, le Groenland a un interêt géostratégique de part sa position géographique, et son sous-sol, qui regorge de terres rares nécessaires à l'industrie de défense et de la tech.Invités: Camille Bas-Wohlert, journaliste de l'AFP à CopenhagueRasmus Søndergaard chercheur à l'Institut d'études internationales danois.Mikaa Blugeon-Mered, professeur à l'Université du Québec à Trois Rivières, auteur de "Les mondes polaires", édité aux PUF.Réalisation : Emmanuelle Baillon, Michaëla Cancela-KiefferDoublages : Maxime Mamet, Kadir Demir, Hugo di Zazzo, Christophe ParayreExtraits sonores: AFPTVRéférences utilesExtrait musical Freedom, par Bobi WineOuganda: le candidat de l'opposition emmené par l'arméeNuit de la solidarité La Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air du 16 janvier 2026 - Soldats français au Groenland, que va faire trump?« Le Groenland ne veut pas être possédé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas être dirigé ou contrôlé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas faire partie des États-Unis », a martelé le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen. Il est « hors de question » que les États-Unis acquièrent le Groenland, a insisté le ministre danois des Affaires étrangères, hier, alors que la porte-parole de la Maison-Blanche affirmait plus tôt que le déploiement de troupes européennes n'avait « aucun impact sur l'objectif d'acquérir » ce territoire autonome du Danemark.Plusieurs pays européens — parmi lesquels la France, la Suède, l'Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni — ont décidé de dépêcher du personnel militaire dans le cadre d'une mission de reconnaissance au Groenland. Une équipe d'une « quinzaine de soldats » français est déjà déployée à Nuuk et « sera renforcée dans les prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes », a précisé Emmanuel Macron hier, lors de ses vœux aux armées à Istres. Berlin, de son côté, a justifié le lancement de cette mission européenne par la présence de « menaces russes et chinoises » dans l'Arctique.Ce déploiement, inscrit dans le cadre de l'opération baptisée « Arctic Endurance », a pour objectif à la fois de rassurer les États-Unis quant à la sécurité de l'île et d'affirmer l'ancrage de ce territoire riche en ressources naturelles stratégiques dans la sphère européenne, tout en dissuadant toute tentative d'ingérence.Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump affirme régulièrement qu'il prendra le contrôle du Groenland « d'une manière ou d'une autre ». Il soutient également que le Danemark n'est « pas capable » d'assurer la sécurité de l'île, qu'il décrit comme un territoire « recouvert de navires russes et chinois ». Mercredi, il a durci le ton en écrivant sur son réseau Truth Social que les États-Unis « ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale », qualifiant le territoire de « vital pour le Dôme d'Or que nous construisons ».Ces affirmations sont contestées par Copenhague. « Il est inexact de dire qu'il existe une forte activité russe et chinoise autour du Groenland », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide à la télévision publique danoise NRK. Il a toutefois reconnu « une activité russe importante et une certaine présence chinoise ailleurs dans l'Arctique ».La Russie a réagi jeudi en exprimant sa « sérieuse inquiétude » face à l'augmentation de la présence militaire de l'Otan dans la région, dénonçant « le prétexte imaginaire d'une menace croissante de Moscou et de Pékin ». Le Kremlin a également estimé que « la situation se dégrade jour après jour pour le régime de Kiev et que sa marge de décision se réduit ». Le président russe avait déjà déclaré, fin 2025, que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine « par la voie militaire » en cas d'échec des négociations. Sur le terrain, les combats se poursuivent. Pourquoi des soldats européens, et notamment français, sont-ils déployés au Groenland ? La Russie et la Chine cherchent-elles réellement à prendre le contrôle de l'île, comme l'affirme Donald Trump ? Jusqu'où les États-Unis sont-ils prêts à aller pour l'obtenir ? Quel avenir pour l'Otan ? Enfin, quelle est la situation actuelle en Ukraine ?Nos experts :- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre - Laure KAYALI - correspondante défense - Polico Europe
C dans l'air l'invité du 15 janvier 2026 avec Camille Grand, secrétaire général de l'ASD, association qui regroupe et représente les industriels européens de l'aérospatial de la sécurité et de la défense, ex-secrétaire général adjoint de l'OTAN (2016-2022).La France a déjà déployé "une première équipe de militaires" au Groenland dans le cadre d'une mission militaire européenne, et va dépêcher "dans les prochains jours" de nouveaux "moyens terrestres, aériens et maritimes" dans le territoire autonome danois convoité par les États-Unis. C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui Emmanuel Macron, qui s'exprimait à Istres dans le cadre de ses voeux aux Armées. La veille, le Danemark, en désaccord fondamental avec Trump sur le Groenland, a obtenu l'envoi d'une mission militaire européenne au Groenland. Mission qui débute ce jeudi dans le territoire autonome, au lendemain d'une rencontre à Washington où le Danemark a acté son "désaccord fondamental" avec les États-Unis.Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, qui a souligné que les membres de l'Otan voulaient participer à la sécurisation de l'Arctique, en se coordonnant étroitement avec les États-Unis. "La Russie et la Chine utilisent de plus en plus l'Arctique à des fins militaires, remettant ainsi en question la liberté des voies de transport, de communication et de commerce", a estimé M. Pistorius. "Il existe un consensus au sein de l'OTAN sur le fait qu'une présence renforcée dans l'Arctique est essentielle pour la sécurité européenne et nord-américaine", a affirmé la Première ministre danoise Mette Frederiksen, qui a salué l'envoi de troupes européennes. Hier, le président Trump avait répété sur son réseau Truth Social que les États-Unis avaient "besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Il est vital pour le Dôme d'Or que nous construisons". C'est la première fois qu'il fait un lien entre ce gigantesque projet américain de bouclier antimissiles et la possession du territoire autonome danois.Camille Grand analysera avec nous la situation du Groenland, territoire convoité par Donald Trump, et dans lequel une mission militaire européenne est envoyée. Il reviendra avec nous sur ce que cette séquence signifie pour l'avenir des relations transatlantiques.
« D'une manière ou d'une autre, nous allons avoir le Groenland » : c'est ce qu'a récemment affirmé Donald Trump, pour qui ce territoire autonome du Danemark relève de la « sphère d'influence » des États-Unis. Mais de quelle façon le président américain compte-t-il s'y prendre? Par la force? La persuasion? Une offre d'achat alléchante? De retour du Groenland, la correspondante Tamara Altéresco explore les ramifications de ce différend géopolitique aussi déroutant qu'imprévisible.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur des poursuites juridiques à l'encontre de la Birmanie, l'envoi de soldats européens au Groenland et la peine de mort requise pour l'ancien président sud-coréen. RDC : pourquoi l'Angola relance-t-elle sa médiation ? Face à la persistance des violences dans l'est de la RDC, Joao Lourenço semble de nouveau vouloir jouer un rôle dans la résolution du conflit dans l'Est de la RDC. Ces dernières semaines, le président angolais a multiplié les contacts avec de nombreux acteurs de la crise congolaise. Comment expliquer ce retour alors qu'en mars 2025, Luanda avait annoncé son retrait des discussions ? La nouvelle médiation angolaise peut-elle changer la donne sur le terrain ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. Justice internationale : pourquoi la Gambie poursuit-elle la Birmanie ? Depuis lundi (12 janvier 2026), la Birmanie comparaît devant la Cour internationale de justice, accusée par la Gambie de génocide à l'encontre des Rohingyas. La procédure concerne les violences commises depuis 2017 contre cette minorité musulmane, marquées par des exactions de masse et des déplacements forcés. Pourquoi est-ce la Gambie qui porte ce dossier devant la CIJ ? En cas de condamnation, que risque la Birmanie ? Avec Stéphanie Maupas, correspondante de RFI à La Haye. Groenland : que sait-on de la mission militaire européenne ? Face aux menaces de Donald Trump de conquérir le Groenland « d'une manière ou d'une autre », le Danemark a renforcé sa présence militaire sur ce territoire arctique. Dans la foulée, la Suède, l'Allemagne, la Norvège et la France ont annoncé participer à une mission militaire européenne sur l'île. L'Europe a-t-elle les moyens de répliquer en cas d'annexion du territoire danois ? Avec Mikaa Blugeon-Mered, chercheur senior en géopolitique de la transition énergétique, spécialiste des Pôles et de l'hydrogène, à l'Université du Québec à Trois-Rivières et chargé d'enseignement Pôles-Énergies-Climat à l'École de Guerre. Corée du Sud : l'ancien président sera-t-il condamné à la peine capitale ? Accusé d'avoir tenté d'imposer la loi martiale en décembre 2024 dans le but de rester au pouvoir, l'ex-président Yoon Suk-yeol doit rendre des comptes devant la justice. Au cours de son procès très suivi, le parquet a requis la peine de mort. Le verdict sera rendu le 19 février 2026. Comment expliquer une peine aussi lourde ? L'ancien président peut-il faire recours ? Avec Jean-Louis Margolin, historien de l'Asie orientale moderne et contemporaine. Auteur de « L'autre Seconde Guerre mondiale : 1937-1945 : Asie-Pacifique, de Nankin à Hiroshima » (éditions Perrin).
Donald Trump convoite avec insistance le Groenland. Alors, pour éclairer cette actualité, Histoire Vivante vous propose la rediffusion d'une série consacrée à l'histoire coloniale, politique et humaine de l'Arctique qui englobe justement le Groenland. Tous les états qui bordent l'océan Arctrique sont considérés comme des pays arctiques : les Etats-Unis avec l'Alaska, le Danemark avec le Groenland, et les pays scandinaves : la Suède, la Norvège, la Finlande et enfin la Russie. Mais lorsqu'on parle des populations arctiques, cela devient plus compliqué : il y a les frontières politiques et les frontières culturelles, qui dépassent parfois ce cercle polaire. Avec Yvon Csonka, ethnologue, qui a enseigné à l'université de Nuuk au Groenland.
durée : 00:04:51 - La BO du monde - Face aux menaces d'annexion de Donald Trump, la star islandaise Björk encourage le Groenland à revendiquer son indépendance, quitte à renvoyer dos à dos les Etats-Unis et le Royaume du Danemark. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:04:03 - Le Grand reportage de France Inter - Alors que Donald Trump rêve d'annexion, cet épisode réveille chez les Inuits le traumatisme de l'oppression pendant la colonisation danoise. Autonome depuis 1979, l'île arctique dépend du Danemark, une tutelle dénoncée depuis des années par les partis politiques et la population sur place. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air du 9 janvier 2026 - Trump : après le Venezuela, l'Iran ?Le mouvement de contestation, qui a débuté fin décembre en Iran, se poursuit et s'étend à travers tout le pays. Jeudi, une foule compacte s'est rassemblée sur l'un des principaux axes du nord-ouest de Téhéran, au douzième jour d'une nouvelle vague de protestations contre le régime des mollahs, selon des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.Avant la coupure d'Internet intervenue jeudi dans tout le pays, des vidéos montrant d'importantes manifestations dans de nombreuses villes iraniennes ont pu être mises en ligne. On y voit des foules scandant des slogans tels que « Mort à [Ali] Khamenei », le Guide suprême iranien, et « C'est la dernière bataille, Pahlavi reviendra », en référence à la dynastie du même nom, renversée en 1979 par la révolution islamique, dans plusieurs villes du pays.Après s'être dit « à l'écoute » des protestataires aux premiers jours de la contestation, le régime iranien a basculé dans une répression violente à mesure que le mouvement s'amplifiait. Selon un bilan publié jeudi par l'IHR, une ONG établie en Norvège qui dispose d'un large réseau d'informateurs en Iran, au moins 45 manifestants, dont huit mineurs, ont été tués depuis le début de la mobilisation.Aux États-Unis, lors d'un entretien avec l'animateur radio conservateur Hugh Hewitt, Donald Trump a réitéré hier soir ses menaces contre l'Iran : « Je leur ai fait savoir que s'ils commençaient à tuer des gens, ce qu'ils ont tendance à faire pendant leurs émeutes — ils ont beaucoup d'émeutes —, s'ils le font, nous les frapperons très fort », a-t-il prévenu. Le Guide suprême iranien, de son côté, a averti ce vendredi que « l'arrogant » dirigeant américain serait « renversé » et a prévenu que son pays ne « reculerait pas » face à des manifestants qualifiés de « saboteurs » et de « vandales ».Alors, que va faire Donald Trump ? Après le Venezuela, les États-Unis pourraient-ils frapper l'Iran ? Quelques heures seulement avant la capture du leader vénézuélien — allié de l'Iran —, le président américain avait déjà averti Téhéran que le régime n'avait pas intérêt à tuer des manifestants, faute de quoi les États-Unis interviendraient.Depuis, le président Donald Trump, totalement désinhibé, multiplie les menaces à l'égard de Cuba, du Groenland — dépendance du Danemark, membre de l'OTAN — de la Colombie, du Mexique, et renforce sa mainmise sur le Venezuela. Ainsi, malgré les mises en garde de Moscou, Washington a saisi ces derniers jours plusieurs pétroliers accusés de contourner le blocus contre le Venezuela, dont un qui battait depuis peu pavillon russe. Au risque d'une escalade du conflit entre la Russie et l'Occident ?Le président américain a également annoncé hier que les États-Unis allaient mener des frappes « au sol » contre les cartels de la drogue mexicains, sans préciser exactement où.Nos experts :- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Lucas MENGET - Grand reporter, réalisateur du documentaire Des trains dans la guerre- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Armin AREFI (en Duplex) - Grand reporter spécialiste de l'Iran –Le PointÉmission : C dans l'air - L'intégraleAnimé par:Aurélie CasseProduit par : France Télévisions - Mediawan
Allez, on fait le point sur la crise autour du Groenland et des ambitions américaines. Let's take a look at the crisis surrounding Greenland and American ambitions.Alors tout a vraiment commencé quand l'administration Trump a lâché une bombe : il n'excluait pas d'utiliser l'armée pour acquérir l'île. So it all really started when the Trump administration dropped a bombshell: he did not rule out using the military to acquire the island.Et imaginez le choc diplomatique. And imagine the diplomatic shock.Premier point : la position américaine. First point: the American position.C'est assez direct en fait. It's quite direct actually.Pour Washington, acquérir le Groenland est carrément une priorité de sécurité nationale. For Washington, acquiring Greenland is a definite national security priority.L'idée, c'est de contrer les adversaires des États-Unis dans l'Arctique. The idea is to counter the United States' adversaries in the Arctic.Deuxième point : la réponse, forcément, du Danemark et du Groenland. Second point: the response, inevitably, from Denmark and Greenland.Eux, ils demandent à discuter pour calmer le jeu, pour dissiper ce qu'ils appellent des malentendus. They are calling for discussions to calm things down, to dispel what they call misunderstandings.Le ministre danois des Affaires étrangères, lui, il balaie l'argument de la présence chinoise en disant que c'est une mauvaise lecture de la situation. The Danish Foreign Minister, for his part, dismisses the argument of the Chinese presence, saying that it is a misreading of the situation.Et le Groenland ? And Greenland?Leur position est on ne peut plus claire : l'île n'est pas à vendre et c'est à eux, et à eux seuls, de décider de leur avenir. Their position couldn't be clearer: the island is not for sale and it is up to them, and them alone, to decide their future. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nous commencerons notre émission par une discussion sur l'actualité. Nos deux premiers sujets de discussions tourneront autour de l'évènement mondial majeur qui a eu lieu la semaine dernière : la capture du dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro par les forces armées américaines. Nous analyserons l'évolution de la géopolitique et le message que les États-Unis envoient au monde. Dans la partie scientifique de l'émission, nous commenterons les prévisions concernant les tendances de l'IA pour 2026. Et nous conclurons la première partie de notre émission en abordant un événement historique pour le Danemark. Après plus de 400 ans, le service postal du pays a mis fin à la distribution régulière du courrier. Le reste de l'émission d'aujourd'hui sera consacré à la langue et à la culture françaises. Notre point de grammaire de la semaine sera : La préposition « de ». Nous parlerons d'un évènement qui a surpris le public : l'annonce de la naturalisation de George Clooney et de sa famille. Nous verrons pour quelle raison l'acteur américain a fait cette demande spéciale au gouvernement français. Nous terminerons avec l'expression de la semaine : Avoir/garder les pieds sur terre. Nous discuterons du sauvetage de l'entreprise française de verrerie Duralex. Plus d'un an après son rachat par ses employés, les Français investissent massivement dans son développement. - Trump poursuit un ordre mondial basé sur la domination des sphères d'influence - Peut-on comparer l'opération contre Maduro à celle contre Noriega ? - Après le boom de 2025, les experts de l'IA ont du mal à prédire es tendances du secteur pour 2026 - Le Danemark passe au tout-numérique en fermant son service postal - George Clooney et sa famille ont acquis la nationalité française - Les Français sauvent le made in France
Sous le commandement de Donald Trump, l'opération « Absolute Resolve » (Détermination Absolue) au Venezuela a créé une onde de choc mondiale avec des conséquences économiques majeures, bien au-delà des questions pétrolières et énergétiques. Pour la Chine (partenaire historique de Caracas), les autres BRICS, les potentielles cibles américaines (Groenland, Canada, Cuba) et les investisseurs du monde entier, un océan d'incertitudes se profile. Éco d'ici Éco d'ailleurs donne la parole aux experts. Les invités de l'émission Christopher Dembik, macroéconomiste, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet Asset Management Alicia Garcia-Herrero, cheffe économiste pour la zone Asie-Pacifique de la Banque Natixis (basée à Hong-Kong) Philippe Sébille-Lopez, directeur du cabinet Géopolia, spécialiste des marchés pétroliers Margot François, chercheuse à l'Institut français de géopolitique et analyste chez Cassini, experte de l'économie cubaine Cléa Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin Le pétrole vénézuélien : un eldorado complexe Des réserves impressionnantes mais problématiques Le Venezuela possède théoriquement 300 milliards de barils de réserves, principalement dans le fleuve Orénoque, ce qui le placerait au premier rang mondial. Cependant, ces chiffres sont contestés et peu vérifiables. Les défis du pétrole vénézuélien Huile extra-lourde : très visqueuse et très soufrée, nécessitant un traitement particulier Coûts élevés : investissements nécessaires entre 60 et 80 dollars par baril Infrastructure vétuste : années de sous-investissement sous sanctions Raffinage complexe : vendu avec une forte décote sur le marché Un intérêt stratégique pour les États-Unis L'outil de raffinage américain est équipé à 70% pour traiter du brut lourd. Le pétrole vénézuélien correspond parfaitement à ces installations, ce qui explique l'intérêt stratégique au-delà de la simple production. « Nous avons construit l'industrie pétrolière vénézuélienne grâce au talent, au dynamisme et aux compétences des Américains. Et le régime socialiste nous l'a volé en recourant à la force. » - Donald Trump La dimension géopolitique Avant l'intervention, 80% de la production vénézuélienne partait vers la Chine. La Russie, via Rosneft, était également très présente. Pour Washington, il s'agit autant de reprendre le contrôle que d'empêcher les concurrents d'y accéder. Impact sur la Chine : premier acheteur menacé Une relation économique majeure en péril La Chine avait prêté environ 60 milliards de dollars au régime vénézuélien, principalement sous Chavez, sous forme de prêts gagés sur des productions futures de brut. Les compagnies chinoises étaient devenues les principaux acheteurs du pétrole vénézuélien. Conséquences immédiates Le pétrole vénézuélien arrivant en Chine est déjà vendu avec des rabais et passe par des circuits logistiques compliqués. Si Washington bloque ou inspecte les cargaisons, les coûts augmenteront considérablement : assurances plus chères, délais plus longs, risques juridiques accrus. Les raffineurs indépendants chinois, appelés « teapots », qui vivent sur les marges, seront particulièrement touchés. Le baril vénézuélien devient « un baril plus compliqué et plus cher ». « La Chine est profondément choquée et condamne fermement l'utilisation éhontée de la force contre un État souverain. Cela constitue une violation grave du droit international. »- Porte-parole du gouvernement chinois Révision stratégique en Amérique latine L'intervention envoie un signal clair à toute la région. Les gouvernements et entreprises doivent désormais calculer : « Si je fais un gros deal chinois dans un secteur sensible, est-ce que j'attire une pression américaine ? » La Chine ne va pas abandonner l'Amérique latine facilement. La région représente des investissements de près de 200 milliards de dollars dans les minéraux critiques, terres rares, or et argent. Cuba : une économie au bord du précipice Une crise structurelle aggravée L'économie cubaine, déjà en crise permanente depuis la chute de l'URSS, risque le coup fatal. Cuba dépend fortement du pétrole vénézuélien pour son système énergétique vétuste. La situation cubaine Dépendance énergétique : les livraisons vénézuéliennes étaient déjà réduites depuis 2017 Réseau électrique défaillant : coupures de courant quotidiennes, en province on parle "d'allumage de courant" Crise démographique : population passée de 11,2 millions à 9,75 millions (voire 8 millions selon des observateurs) Exode massif : 850 000 Cubains entrés aux États-Unis entre 2021 et 2023 « Cuba est un désastre. Il n'y a pas d'économie. Elle s'est complètement effondrée. Tous les gardes qui ont aidé à protéger Maduro étaient cubains. Les Vénézuéliens devraient déclarer leur indépendance vis-à-vis de Cuba. » - Marco Rubio, Secrétaire d'État américain Risque de crise sociale majeure Les manifestations de juillet 2021, les premières de grande ampleur depuis la révolution, ont été sévèrement réprimées. L'inflation galopante, les pénuries alimentaires, la fin progressive des subventions d'État créent un terreau fertile pour un mécontentement social explosif. Le Groenland : la prochaine cible Au-delà du pétrole : les minerais critiques Le Groenland regorge de ressources stratégiques : terres rares, cuivre, or, uranium, et potentiellement pétrole offshore. Ces minerais sont essentiels pour les industries de pointe, l'aéronautique, le spatial et l'intelligence artificielle. Une stratégie d'acquisition multiforme Les États-Unis disposent de nombreux leviers : pression économique sur le Danemark, proposition d'accords type Porto Rico, exploitation du souhait d'indépendance d'une partie des Groenlandais (environ 30% de l'électorat). La réaction européenne sera probablement limitée, l'Union européenne n'ayant ni l'unité ni les moyens militaires pour s'opposer à Washington. Implications économiques mondiales Le libre-échange fragilisé Au-delà des tarifs douaniers qui préoccupaient déjà en 2025, le monde découvre une "course aux riches et aux ressources" avec une dimension militaire. Cette nouvelle réalité fragilise considérablement le commerce international. Le risque de dédollarisation Les grandes économies, y compris l'Inde, s'inquiètent de l'utilisation du dollar dans leurs transactions. L'intervention au Venezuela pourrait accélérer la recherche d'alternatives monétaires. Cependant, la dédollarisation reste un processus lent. Le dollar demeure dominant dans les transferts internationaux et les réserves mondiales. Historiquement, les transitions monétaires nécessitent soit une guerre, soit une période d'hyperinflation. Le nationalisme métallique La véritable confrontation entre puissances ne porte pas sur la guerre commerciale, mais sur l'accès aux ressources essentielles. L'intelligence artificielle nécessite de l'énergie à bas coût et des minerais critiques. Cette course aux matériaux définit la géopolitique de 2026. Zones à surveiller Myanmar (Birmanie) : régime militaire soutenu par la Chine, riche en ressources Pakistan (Gwadar) : port stratégique pour la Chine dans le cadre des nouvelles routes de la soie Canal de Panama : route commerciale critique évoquée par l'administration Trump Honduras et Paraguay : enjeux autour de la reconnaissance de Taïwan Perspectives pour les investisseurs Le Venezuela : un pari très risqué Malgré les déclarations optimistes, le Venezuela reste extrêmement incertain. Les infrastructures sont vétustes, la corruption endémique, et la situation politique imprévisible. Les investissements nécessitent une vision à dix ans minimum. Certains fonds spéculatifs américains s'intéressent déjà aux obligations d'État vénézuéliennes, qui ont bien performé ces derniers mois. Mais ce sont des stratégies à très haut risque, réservées aux professionnels. Prudence régionale Les investisseurs adoptent une approche prudente sur l'ensemble de l'Amérique latine. Le risque n'est plus seulement la corruption classique des pays émergents, mais un vrai risque d'instabilité géopolitique et d'intervention américaine. La dette vénézuélienne En cas de stabilisation du pays, la dette vénézuélienne pourrait devenir attractive. Cependant, de nombreux obstacles subsistent : contrôles de capitaux stricts, incertitudes juridiques, et nécessité de réformes profondes. Conclusion : l'ère du nationalisme des ressources L'opération "Absolute Resolve" marque un tournant dans la géopolitique mondiale. Elle révèle une doctrine américaine claire : contrôler "l'hémisphère occidental" et ses ressources, éjecter les concurrents chinois et russes de la zone d'influence américaine. Cette approche s'inscrit dans une vision d'"aires civilisationnelles", rappelant la doctrine Monroe du XIXe siècle. Les États-Unis affirment leur droit à dominer leur sphère géographique, comme la Russie le fait avec l'espace slave et la Chine avec sa région. Pour les investisseurs et les entreprises, le monde devient plus fragmenté et plus risqué. Les matières premières, les minerais critiques et les routes commerciales définissent les nouveaux champs de bataille économiques. Cette réalité va structurer l'économie mondiale en 2026 et au-delà. « L'avenir sera déterminé par notre capacité à protéger le commerce, les territoires et les ressources qui sont essentielles à notre sécurité nationale. Tout comme les droits de douane, ils permettent à notre pays de s'enrichir. » - Donald Trump
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'envoi de soldats européens en Ukraine après un potentiel cessez-le-feu, les menaces d'une opération militaire américaine en Colombie et le soutien des Américains aux manifestants iraniens. Burkina Faso : que sait-on de la tentative de coup d'État déjouée ? Au Burkina Faso, le gouvernement affirme avoir déjoué une « tentative de déstabilisation », prévue le samedi 3 janvier, visant à assassiner le capitaine Ibrahim Traoré ainsi que plusieurs personnalités militaires et civiles. Quelles sont les preuves fournies par les autorités ? Pourquoi l'ex-président de la transition Paul-Henri Sandaogo Damiba, exilé au Togo, est-il accusé d'avoir orchestré ce complot ? Avec Frédéric Garat, journaliste au service Afrique de RFI. Guerre en Ukraine : vers une force multinationale de 25 000 soldats ? Réunis mardi à Paris, les 35 pays de la « Coalition des volontaires » aux côtés de l'Ukraine et des États-Unis ont validé une série de garanties de sécurité et s'engagent à envoyer 25 000 soldats sur le terrain si un cessez-le-feu est trouvé. Sachant que plusieurs pays européens, dont l'Italie, s'opposent à déployer des hommes en Ukraine, comment comptent-ils mobiliser autant de soldats ? Quel sera le rôle de ces troupes ? Comment Moscou réagit à ces annonces ? Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI. Colombie : l'armée peut-elle éviter un scénario type Venezuela ? Après l'opération militaire américaine contre le Venezuela et l'enlèvement du président Nicolas Maduro, Donald Trump a personnellement menacé son homologue colombien. Le locataire de la Maison Blanche a prévenu Gustavo Petro qu'il devait « faire gaffe à ses fesses » tout en affirmant qu'il n'excluait pas une intervention militaire dans les prochains mois. Comment Trump justifie-t-il un tel scénario ? Depuis samedi, l'armée colombienne se prépare mais peut-elle vraiment se défendre face à une attaque comme celle menée au Venezuela ? Avec Olga Gonzalez, sociologue colombienne, chercheuse associée à l'université de Paris. Iran : que vaut vraiment le soutien de Trump aux manifestants ? Donald Trump assure suivre de près le mouvement de protestation en Iran contre la vie chère et le régime islamique, allant jusqu'à menacer de frapper le pays si les autorités « commencent à tuer des gens comme elles l'ont fait dans le passé ». En réaction, Téhéran a mis en garde les États-Unis contre toute intervention. Y-a-t-il un réel soutien du président américain pour les manifestants ou, comme au Venezuela, s'intéresse-t-il surtout aux ressources du pays ? Une opération militaire américaine peut-elle renverser le régime ? Avec Clément Therme, chargé de cours à l'université Paul-Valéry de Montpellier. Auteur de l'ouvrage « Téhéran/Washington, 1979 – 2025 : Le grand satan à l'épreuve de la révolution islamique » (éditions Hémisphères).
durée : 00:03:14 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Comment concilier le soutien américain à l'Ukraine, et s'opposer aux appétits de Trump sur le Groenland, possession danoise ? C'est tout le dilemme des Européens, qui hier, se réunissaient à Paris avec les émissaires américains sur l'Ukraine, tout en soutenant le Danemark sur le Groenland. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'énième réunion pour la paix en Ukraine et les menaces sur l'annexion du Groenland. Tchad : pourquoi les propos d'un iman ont provoqué des affrontements entre étudiants ? Des insultes, des dortoirs saccagés, plusieurs étudiants hospitalisés, vendredi dernier le campus de l'Enastic, École nationale supérieure des sciences et technologies de l'information et de la communication d'Amdjarass, dans le nord‑est du Tchad, a été le théâtre d'une bagarre générale. Tout est parti du prêche prononcé une semaine plus tôt par un imam. Pourquoi ses propos ont-ils suscité une telle polémique ? Pour décrisper la situation, les ministres de la Santé et des Télécommunications ont été dépêchés sur place, mais ont-ils réussi à apaiser les tensions ? Des sanctions sont-elles prévues contre l'imam en question ? Avec François Mazet, journaliste au service Afrique de RFI. Guerre en Ukraine : quelles avancées concrètes après la réunion de Paris ? Une nouvelle réunion de la coalition des volontaires s'est tenue à Paris, ce mardi. Autour d'Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky, une trentaine de chefs d'État et de gouvernement, et pour la première fois, les deux émissaires américains, Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner. Quel était le but de cette énième réunion ? La présence des deux émissaires américains traduit-elle le retour de l'Europe dans les négociations, alors que ces derniers temps, elle semblait tenue à l'écart par les États-Unis ? Avec Guillaume Naudin, qui présente la chronique « La fabrique du monde ». Groenland : prochaine cible de Trump ? Après l'intervention américaine au Venezuela, Donald Trump a déclaré avoir « besoin du Groenland pour la sécurité nationale » des États-Unis, ravivant les inquiétudes autour de ce territoire autonome stratégique appartenant au Danemark. En quoi le Groenland représente-t-il une menace pour les Américains ? S'agit-il d'une énième provocation de Donald Trump ou pourrait-il ordonner une opération militaire dans les prochains mois ? Avec Emmanuel Hache, directeur de recherche à l'IRIS.
durée : 00:37:07 - Le 18/20 · Le téléphone sonne - Donald Trump a répété ces derniers jours sa convoitise du Groenland. Après l'opération militaire au Venezuela, le Président américain menace d'annexer le territoire danois. Les dirigeants des Vingt-Sept s'unissent aux côtés du Danemark et tentent de faire valoir le droit international. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:14 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Comment concilier le soutien américain à l'Ukraine, et s'opposer aux appétits de Trump sur le Groenland, possession danoise ? C'est tout le dilemme des Européens, qui hier, se réunissaient à Paris avec les émissaires américains sur l'Ukraine, tout en soutenant le Danemark sur le Groenland. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Ce mercredi 7 janvier, Donald Trump qui envisage d'utiliser l'armée pour envahir le Groenland, a été abordé par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:03:13 - Géopolitique - par : Pierre Haski - A qui le tour ? Dans des déclarations à la presse, Donald Trump dresse sa liste de cibles après le Venezuela : la Colombie, Cuba, et de nouveau le Groenland, dépendance du Danemark membre de l'OTAN. Ce serait la fin de l'OTAN si les États-Unis usaient de la force, selon la première ministre danoise. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:15:25 - Journal de 8 h - Si les États-Unis attaquaient un pays de l'Otan, ce serait la fin de "tout", a prévenu la Première ministre danoise face aux menaces répétées de Donald Trump sur le Groenland. Comment réagir ? Qu'en penser ? Reportage à Copenhague auprès de Danois partagés.
C dans l'air du 6 janvier 2026 - Groenland : l'ultimatum de Trump Emmanuel Macron a reçu ce mardi son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, et les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, avant un nouveau sommet de la « Coalition des volontaires » pour l'Ukraine, réunissant 35 pays. Objectif : que les Américains et les Européens affichent leur « convergence » sur les garanties de sécurité.À l'Élysée, ce sommet est présenté comme l'aboutissement d'efforts diplomatiques engagés il y a près d'un an, après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, afin d'éviter un désengagement américain auprès de l'Ukraine. Mais après l'enlèvement spectaculaire du président vénézuélien Nicolás Maduro, tous les yeux des Européens sont également braqués sur le Groenland, territoire autonome du Danemark dont les réserves minières sont convoitées par Donald Trump.Dans l'avion qui le ramenait de Mar-a-Lago à Washington dimanche, le président américain a répété que les États-Unis ont « besoin du Groenland » pour leur sécurité nationale, et a même évoqué un calendrier : « Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… Parlons du Groenland dans vingt jours. »Cette revendication sur le Groenland, qui pouvait passer il y a un an pour une plaisanterie un peu lourde, est devenue très inquiétante. Signe de cette nervosité, la Première ministre danoise a souligné hier qu'il fallait prendre Trump au sérieux et a exhorté les États-Unis à « cesser leurs menaces contre un allié historique ». S'ils « choisissent d'attaquer militairement un autre pays de l'OTAN, alors tout s'arrête. Y compris notre OTAN, et donc la sécurité mise en place depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale », a prévenu Mette Frederiksen.Le Premier ministre du Groenland, Jens Frederik Nielsen, a indiqué qu'il allait « maintenant durcir le ton, car nous ne sommes pas satisfaits de la situation dans laquelle nous nous trouvons ». La France a, de son côté, réaffirmé sa solidarité avec le Danemark face aux menaces de Donald Trump, qui ne semble pas disposé à reculer sur le sujet, martelant que « nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et l'Union européenne a besoin que nous l'ayons, et elle le sait ».Mais cette offensive américaine s'inscrit dans un sillage plus large, porté notamment par Marco Rubio, cumulant les fonctions de secrétaire d'État américain et de conseiller à la sécurité nationale, présent depuis quatre jours sur tous les écrans, alors que le vice-président J. D. Vance est invisible. L'hispanophone est le grand promoteur de l'attaque américaine de ce week-end au Venezuela, pièce maîtresse à ses yeux pour faire tomber Cuba.Mais l'Amérique latine n'est pas le seul théâtre des interventions des États-Unis. L'administration Trump fait désormais de l'Europe un terrain de guerre idéologique, assumant notamment l'ingérence électorale, avec l'appui des géants de la tech, au profit de l'extrême droite.Alors, qu'est-ce que la « Coalition des volontaires », réunie ce mardi à Paris ? Pourquoi les États-Unis veulent-ils à tout prix le Groenland, et quelles pourraient être les conséquences pour l'Europe ? Qu'est-ce que la doctrine « Donroe » ? Jusqu'où ira Donald Trump ?Nos experts :- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à France Info TV- spécialiste des questions internationales- Isabelle LASSERRE - Journaliste au Figaro, autrice de Les fantômes de Munich - Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, autrice de Trump de A à Z - Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale - Université Catholique de Lille et auteur de Dans la forge du monde
durée : 00:15:25 - Journal de 8 h - Si les États-Unis attaquaient un pays de l'Otan, ce serait la fin de "tout", a prévenu la Première ministre danoise face aux menaces répétées de Donald Trump sur le Groenland. Comment réagir ? Qu'en penser ? Reportage à Copenhague auprès de Danois partagés.
durée : 00:03:13 - Géopolitique - par : Pierre Haski - À qui le tour ? Dans des déclarations à la presse, Donald Trump dresse sa liste de cibles après le Venezuela : la Colombie, Cuba, et le Groenland, dépendance du Danemark, membre de l'OTAN. Ce serait la fin de l'OTAN si les États-Unis usaient de la force, selon la Première ministre danoise. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air du 5 janvier 2026 - Trump capture Maduro et sidère le monde...C'est une opération spectaculaire, préparée depuis de long mois par Washington, qui sidère le monde. Nicolás Maduro a été capturé à Caracas lors d'une opération militaire américaine d'envergure, menée dans la nuit de vendredi à samedi. Le président vénézuélien a ensuite été transféré à New York, où il est incarcéré dans l'attente de son jugement pour des faits qualifiés de « narcoterrorisme ». Il doit comparaître pour la première fois devant un juge ce lundi 5 janvier, à partir de midi, heure locale (18 h, heure de Paris). Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit dans la journée pour débattre de la légalité de la capture du président déchu par les États-Unis. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, estimait samedi que l'opération américaine créait "un dangereux précédent".Au Venezuela, la Cour suprême a ordonné à la vice-présidente Delcy Rodríguez d'assurer l'intérim. L'armée lui a apporté son soutien, mais la situation reste extrêmement tendue. Donald Trump a directement menacé Delcy Rodríguez de subir le même sort que Nicolás Maduro si elle ne faisait pas, « ce qu'il faut ». Dimanche, le président américain a affirmé : « Nous sommes aux commandes ».Mais le Venezuela n'est pas le seul pays dans le viseur de la Maison-Blanche. Donald Trump a multiplié les déclarations offensives. Il estime que Cuba est « prêt à tomber », faute de pétrole vénézuélien. Il a aussi visé la Colombie, qualifiée de « pays malade dirigé par un homme dangereux », et menacé l'Iran de frappes « très dures ».Surtout, Donald Trump a relancé un dossier explosif : le Groenland. « Nous avons besoin du Groenland. C'est une question de sécurité nationale », a-t-il martelé à bord d'Air Force One. Selon lui, le Groenland serait désormais encerclé par des navires russes et chinois, et le Danemark serait incapable d'en assurer la sécurité. Le président américain évoque même un calendrier : « Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… Parlons du Groenland dans vingt jours ».Ces déclarations font suite à un message publié samedi soir sur le réseau X par Katie Miller, ancienne conseillère de Donald Trump et épouse de Stephen Miller. On y voit une carte du Groenland recouverte du drapeau américain, accompagnée d'un seul mot : « SOON », « bientôt ».Les réactions n'ont pas tardé. « Ça suffit maintenant », a répondu le Premier ministre groenlandais sur Facebook. Il dénonce pressions, sous-entendus et fantasmes d'annexion, tout en se disant ouvert au dialogue, à condition qu'il respecte le droit international. Même fermeté du côté de Copenhague. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, juge « absurde » l'idée d'un contrôle américain du Groenland et appelle Washington à cesser ses menaces contre un allié historique.Alors, que faut-il comprendre de cette séquence diplomatique et militaire ? Que va-t-il se passer maintenant ? Jusqu'où ira Donald Trump ? Enfin que sait-on de l'opération américaine au Venezuela ? Et qui est Nicolás Maduro, l'homme au cœur de cette crise internationale ?Nos experts :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France - Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales- Général Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace, ancien pilote de chasse- Philippe GÉLIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro- Alice CAMPAIGNOLLE ( en duplex de Caracas) - Journaliste correspondante au Venezuela – “Radio France”, “France 24”
durée : 00:03:15 - Regarde le monde - Glisser une enveloppe dans une grosse boîte aux lettres. Et si ce geste anodin était appelé à disparaître ? C'est une première en Europe, le service postal danois vient de cesser officiellement de distribuer le courrier. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:15 - Regarde le monde - Glisser une enveloppe dans une grosse boîte aux lettres. Et si ce geste anodin était appelé à disparaître ? C'est une première en Europe, le service postal danois vient de cesser officiellement de distribuer le courrier. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Tous les matins à 8h17, l'actualité économique avec Emmanuel Lechypre.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'interdiction de l'excision en Gambie, la requête sud-africaine de la CIJ et la nomination d'un envoyé spécial américain au Groenland. RDC : pourquoi Uvira reste sous les tirs malgré le retrait annoncé de l'AFC/M23 ? À Uvira, dans l'est de la République démocratique du Congo, de violents échanges de tirs ont de nouveau éclaté malgré l'annonce d'un retrait des combattants de l'AFC/M23 soutenus par le Rwanda, qui avaient revendiqué la prise de la ville stratégique. Comment expliquer ces affrontements malgré le retrait annoncé des rebelles ? Avec Florence Morice, journaliste au service Afrique de RFI. Gambie : la Cour suprême va-t-elle annuler l'interdiction de l'excision ? En Gambie, l'interdiction de l'excision, en vigueur depuis 2015, est examinée par la Cour suprême après un recours contestant sa conformité à la Constitution. Que dit concrètement cette loi ? Pourquoi est-elle remise en cause ? Avec Juliette Dubois, journaliste au service Afrique de RFI. CIJ : l'intervention belge va-t-elle renforcer la procédure sud-africaine ? La Belgique a annoncé rejoindre la procédure engagée par l'Afrique du Sud devant la Cour internationale de justice, qui accuse Israël de violations de la Convention sur le génocide dans la guerre à Gaza, et donc de commettre un génocide. Pourquoi la Belgique prend-elle cette décision maintenant ? Que peut changer son intervention dans ce dossier ? Avec Rafaëlle Maison, agrégée des facultés de droit, professeur de droit à l'université Paris-Saclay. Groenland : nouveau lieu de l'ingérence américaine La nomination par Washington d'un envoyé spécial au Groenland a provoqué la colère du Danemark, qui dénonce une remise en cause de sa souveraineté sur ce territoire autonome. Quel sera le rôle de cet envoyé spécial ? Pourquoi le président américain veut-il autant annexer le Groenland ? Avec Françoise Coste, historienne et professeure d'études américaines à l'Université de Toulouse Jean-Jaurès.
Le Danemark enverra bientôt quelque 300 prisonniers, dans des cellules au Kosovo. Soit à quelque 2 000 kilomètres plus au sud. L'accord qui a pour but de désengorger les prisons surpeuplées rapportera 200 millions d'euros au petit pays des Balkans, soit quatre fois le budget du ministère de la Justice. (Rediffusion) Pour Pristina, il s'agit d'un juste retour des choses, car le Danemark a soutenu son indépendance face à la Serbie. Mais les critiques ne manquent pas, face à une externalisation de plus qui ne s'embarrasse guère de considérations morales. Reportage à Gjilan signé Louis Seiller. Les jeunes Polonais répondent à l'appel de l'armée Les incursions de drones russes, mais aussi biélorusses sur le territoire polonais n'ont fait qu'accélérer la mobilisation du pays pour sa défense. La présence des avions de chasse, britanniques, français et allemands a été renforcée sur le flanc Est de l'Otan. Mais ce sont aussi les simples citoyens polonais qui s'engagent. 10 000 jeunes ont ainsi participé, durant l'été 2025, au programme «Vacances avec l'armée». Le but : former des réservistes, mais aussi pourquoi pas de futurs militaires. La troisième session qui a remporté beaucoup de succès auprès des étudiants, s'est tenue avant la rentrée universitaire. Adrien Sarlat est allé suivre un des derniers entrainements dans une brigade militaire de Varsovie. Fractures dans l'Occident La nécessité pour l'Europe de prendre en main sa propre défense, au vu du désengagement américain, la montée du populisme en Europe, favorisée à la fois par l'ingérence russe et américaine... bref, la remise en cause de tous les fondamentaux sur lesquels nos démocraties européennes se sont construites depuis 1945. C'est tout l'objet du livre de Nicole Gnesotto «Fractures dans l'Occident», aux éditions Odile Jacob. La chronique musique de Vincent Théval Avec le chanteur gallois Gruff Rhys.
Le Danemark enverra bientôt quelque 300 prisonniers, dans des cellules au Kosovo. Soit à quelque 2 000 kilomètres plus au sud. L'accord qui a pour but de désengorger les prisons surpeuplées rapportera 200 millions d'euros au petit pays des Balkans, soit quatre fois le budget du ministère de la Justice. (Rediffusion) Pour Pristina, il s'agit d'un juste retour des choses, car le Danemark a soutenu son indépendance face à la Serbie. Mais les critiques ne manquent pas, face à une externalisation de plus qui ne s'embarrasse guère de considérations morales. Reportage à Gjilan signé Louis Seiller. Les jeunes Polonais répondent à l'appel de l'armée Les incursions de drones russes, mais aussi biélorusses sur le territoire polonais n'ont fait qu'accélérer la mobilisation du pays pour sa défense. La présence des avions de chasse, britanniques, français et allemands a été renforcée sur le flanc Est de l'Otan. Mais ce sont aussi les simples citoyens polonais qui s'engagent. 10 000 jeunes ont ainsi participé, durant l'été 2025, au programme «Vacances avec l'armée». Le but : former des réservistes, mais aussi pourquoi pas de futurs militaires. La troisième session qui a remporté beaucoup de succès auprès des étudiants, s'est tenue avant la rentrée universitaire. Adrien Sarlat est allé suivre un des derniers entrainements dans une brigade militaire de Varsovie. Fractures dans l'Occident La nécessité pour l'Europe de prendre en main sa propre défense, au vu du désengagement américain, la montée du populisme en Europe, favorisée à la fois par l'ingérence russe et américaine... bref, la remise en cause de tous les fondamentaux sur lesquels nos démocraties européennes se sont construites depuis 1945. C'est tout l'objet du livre de Nicole Gnesotto «Fractures dans l'Occident», aux éditions Odile Jacob. La chronique musique de Vincent Théval Avec le chanteur gallois Gruff Rhys.
durée : 00:15:26 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Arrivée au pouvoir en 2019, Mette Frederiksen impose immédiatement un nouveau style de gouvernement à gauche. De la gestion du dossier groenlandais aux politiques migratoires les plus restrictives d'Europe, elle gouverne de la même façon qu'elle fait de la politique : frontalement. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Christelle Meilland Chercheuse à l'Institut de recherches économiques et sociales (IRES); André Gattolin Sénateur LREM des Hauts-de-Seine; Axel Gylden Journaliste au service étranger de l'Express
durée : 00:15:26 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Arrivée au pouvoir en 2019, Mette Frederiksen impose immédiatement un nouveau style de gouvernement à gauche. De la gestion du dossier groenlandais aux politiques migratoires les plus restrictives d'Europe, elle gouverne de la même façon qu'elle fait de la politique : frontalement. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Christelle Meilland Chercheuse à l'Institut de recherches économiques et sociales (IRES); André Gattolin Sénateur LREM des Hauts-de-Seine; Axel Gylden Journaliste au service étranger de l'Express
durée : 00:15:26 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Arrivée au pouvoir en 2019, Mette Frederiksen impose immédiatement un nouveau style de gouvernement à gauche. De la gestion du dossier groenlandais aux politiques migratoires les plus restrictives d'Europe, elle gouverne de la même façon qu'elle fait de la politique : frontalement. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Christelle Meilland Chercheuse à l'Institut de recherches économiques et sociales (IRES); André Gattolin Sénateur LREM des Hauts-de-Seine; Axel Gylden Journaliste au service étranger de l'Express
On entend souvent que la France est impossible à réformer. Que nous avons besoin de simplification et pas de nouvelles lois, qu'il s'agisse de finances publiques, de santé, d'éducation ou même d'emploi. Réformer et efficacement, c'est pourtant ce que parviennent à faire certains de nos voisins. Des réussites dont la France pourrait s'inspirer, qu'on vous détaille dans cette série. Pour terminer, on s'intéresse au système migratoire au Danemark, avec Axel Gyldén, journaliste au service Monde de L'Express. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Présentation et écriture : Charlotte BarisMontage et réalisation : Jules KrotCrédits : Africanews, BFMTV, France 24Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy CambourPour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air l'invitée du 6 décembre 2025 avec Walid Berrissoul, réalisateur du documentaire "Groenland, annexe-moi si tu peux"Le Groenland est un territoire polaire qui suscite l'intérêt de nombreuses puissances. Sa position stratégique dans l'Arctique, ses réserves minières et ses métaux critiques, indispensables aux technologies et à la défense, font de l'île un espace hautement convoité.Depuis sa réélection en janvier, le président des États-Unis Donald Trump, martèle sa volonté de s'emparer, sans exclure la force, de ce territoire autonome danois. Dans son discours devant le Congrès américain, en mars, il a réaffirmé ses visées expansionnistes, invoquant un enjeu de “sécurité nationale”.Quelques jours plus tard, la visite du vice-président de la première puissance mondiale, J. D. Vance, accompagné de son épouse, Usha Vance, et d'une délégation venue officiellement assister à une course nationale de chiens de traîneau, a ravivé les tensions. Face à l'insistance américaine, les autorités danoises et groenlandaises, soutenues par l'Union européenne, avaient durci le ton avant l'arrivée du dirigeant américain.Dans le même temps, le peuple groenlandais entend prendre en main son destin et interroger l'héritage de la domination coloniale danoise. Cette démarche porte notamment sur le sort de milliers de femmes victimes, pendant plus de trois décennies, d'un programme de contraception forcée mené par le Danemark, qui avait rendu certaines femmes stériles.En août dernier, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, avait présenté des excuses officielles aux victimes de cette politique, qui visait à réduire le taux de natalité sur l'île.Walid Berrissoul, grand reporter, est le réalisateur du documentaire "Groenland, annexe-moi si tu peux" qui sera diffusé sur France 5 demain soir dans Le Monde en Face à 21h.
C dans l'air l'invitée du 6 décembre 2025 avec Walid Berrissoul, réalisateur du documentaire "Groenland, annexe-moi si tu peux"Le Groenland est un territoire polaire qui suscite l'intérêt de nombreuses puissances. Sa position stratégique dans l'Arctique, ses réserves minières et ses métaux critiques, indispensables aux technologies et à la défense, font de l'île un espace hautement convoité.Depuis sa réélection en janvier, le président des États-Unis Donald Trump, martèle sa volonté de s'emparer, sans exclure la force, de ce territoire autonome danois. Dans son discours devant le Congrès américain, en mars, il a réaffirmé ses visées expansionnistes, invoquant un enjeu de “sécurité nationale”.Quelques jours plus tard, la visite du vice-président de la première puissance mondiale, J. D. Vance, accompagné de son épouse, Usha Vance, et d'une délégation venue officiellement assister à une course nationale de chiens de traîneau, a ravivé les tensions. Face à l'insistance américaine, les autorités danoises et groenlandaises, soutenues par l'Union européenne, avaient durci le ton avant l'arrivée du dirigeant américain.Dans le même temps, le peuple groenlandais entend prendre en main son destin et interroger l'héritage de la domination coloniale danoise. Cette démarche porte notamment sur le sort de milliers de femmes victimes, pendant plus de trois décennies, d'un programme de contraception forcée mené par le Danemark, qui avait rendu certaines femmes stériles.En août dernier, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, avait présenté des excuses officielles aux victimes de cette politique, qui visait à réduire le taux de natalité sur l'île.Walid Berrissoul, grand reporter, est le réalisateur du documentaire "Groenland, annexe-moi si tu peux" qui sera diffusé sur France 5 demain soir dans Le Monde en Face à 21h.
L'offensive de la Russie sur l'Ukraine inquiète toute l'Europe et au-delà. Les pays de la partie orientale de l'Union européenne montent en puissance et prennent une posture de plus en plus défensive. Le Danemark, par exemple, renforce son armée et pour ce faire, les femmes vont être à leur tour tirées au sort pour effectuer un service militaire. En 2ème partie : Reportage au Timor Leste, la partie la plus à l'est du Timor, envahie il y a tout juste 50 ans par le géant indonésien. Les femmes soldates au Danemark sur le front de l'égalité Le Danemark s'apprête à franchir un cap historique : les femmes seront bientôt comme les hommes, tirées au sort pour effectuer leur service militaire. Aux armes, citoyennes ! Une réforme dopée par le nouveau contexte géopolitique, c'est-à-dire la menace russe et la volonté d'assurer «la pleine égalité entre les sexes» dans la défense du pays. Mais derrière ce principe affiché d'égalité, les jeunes conscrites affrontent un défi bien réel : se faire une place dans un milieu majoritairement masculin. Un Grand reportage d'Ottilia Ferey qui s'entretient avec Jacques Allix. Timor Leste : L'intégration régionale comme espoir de salut Le Timor Leste n'est indépendant que depuis 2002. C'est un État insulaire entre Australie et Indonésie. L'Indonésie, de sinistre mémoire, puisqu'il y a tout juste 50 ans, les Indonésiens envahissaient le territoire. Allaient suivre massacres et oppression. 27 années noires, après 4 siècles d'occupation portugaise. Mais le Timor Leste veut aller de l'avant. Fin octobre 2025, c'est enfin l'adhésion à l'ASEAN, la grande Alliance économique et politique d'Asie du Sud-Est : un espoir de stabilité économique. Un Grand reportage de Juliette Chaignon qui s'entretient avec Jacques Allix.
Discuté depuis 2021, le projet danois de location de places de prison au Kosovo pour y envoyer des criminels condamnés, originaires de pays non membres de l'Union européenne, prend petit à petit forme. Contre 200 millions d'euros, l'un des pays les plus riches d'Europe veut envoyer 300 prisonniers vers l'un des plus pauvres. Le Danemark, qui avait soutenu l'intervention de l'Otan en 1999 et l'indépendance du Kosovo, voit dans ce projet une coopération gagnant-gagnant. Mais sur place, le sujet divise. Surtout que ce genre de projets se multiplient dans des pays des Balkans, toujours tenus à la porte de l'UE. De notre correspondant à Gjilan dans le sud du Kosovo, La route goudronnée s'arrête à quelques dizaines de mètres des miradors. Perchée sur une colline sans arbres, juste au-dessus d'un village et de sa mosquée, la prison de Gjilan surplombe la deuxième ville du Kosovo. Une fois passé les portiques et les grilles de sécurité, le bruit des clés des gardiens résonne dans des couloirs particulièrement propres. Selon l'accord ratifié en 2024 à une large majorité par le Parlement, les prisonniers kosovars qui font aujourd'hui les 100 pas dans la prison de Gjilan devraient laisser la place à des détenus condamnés par la justice danoise, à 2 000 kilomètres du Kosovo. À lire aussiDanemark: premier accord pour envoyer 300 détenus dans une prison du Kosovo « C'est un mauvais accord » « Ces transferts de prisonniers ne concerneront pas les personnes condamnées pour extrémisme, extrémisme religieux ou terrorisme. Ce seront principalement des personnes condamnées à des peines de 5 à 10 ans de prison et originaires de pays tiers. On espère que cette collaboration sera un succès et un modèle pour d'autres pays », précise Ismaïl Dibrani, directeur général du système pénitentiaire du Kosovo. Les premiers détenus en provenance de Copenhague ne sont annoncés que pour avril 2027. Mais déjà, de nombreux pays comme la France ou la Belgique auraient demandé à pouvoir eux aussi louer des places de prison au Kosovo. À quelques kilomètres de la prison, le projet danois n'anime pas vraiment les conversations du centre piéton de Gjilan. Zarife Asllani en veut au gouvernement kosovar d'avoir signé un tel accord. Pour cette psychologue sociale de 38 ans, « c'est un mauvais accord. Nous ne sommes pas contre ces prisonniers. Mais ces 200 millions d'euros, cela aurait été mieux de les investir autrement au Kosovo ». À lire aussiEnvoyer ses détenus dans des prisons étrangères: une idée en vogue en Scandinavie Un geste de reconnaissance envers les États-Unis Comme plusieurs pays membres de l'Otan, le Danemark a soutenu l'indépendance et la construction du nouvel État kosovar. Les autorités de Pristina présentent cet accord comme un moyen de rembourser une dette historique et de conforter ses soutiens diplomatiques. Originaire de Gjilan, l'activiste Donika Emini dénonce une dérive honteuse. « Ces accords transforment les Balkans en dépotoir des pays riches, qui font ici ce qu'ils ne peuvent pas faire chez eux. C'est vraiment très problématique et hypocrite. Par exemple, dans le cas du Danemark, qui est un pays qui est toujours au sommet des classements internationaux pour son respect des droits humains. » À la demande de Washington, le Premier ministre kosovar, Albin Kurti, a également accepté d'accueillir 50 ressortissants latino-américains expulsés des États-Unis. Un geste de reconnaissance éternelle envers le principal soutien du Kosovo, mais qui n'a pour l'instant pas dépassé l'effet d'annonce.
Nous commencerons notre passage en revue de l'actualité par une discussion sur les politiques d'immigration du Danemark, que de nombreux pays européens envisagent d'adopter. Ensuite, nous commenterons l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, qui vient d'être mise en place en Australie. Notre section scientifique sera consacrée cette semaine au baiser. Les biologistes évolutionnistes affirment que le premier baiser a eu lieu il y a plus de 16 millions d'années. Et nous terminerons notre section actualités par une conversation sur un nouveau record battu lors d'une vente aux enchères chez Sotheby's. Un tableau de Gustav Klimt a été vendu à un prix record. La pièce maîtresse de la vente a été le Portrait d'Elisabeth Lederer de Gustav Klimt, qui a été adjugé pour 236,4 millions de dollars. Le reste de l'émission d'aujourd'hui sera consacré à la langue et à la culture françaises. Notre point de grammaire de la semaine sera : Adjectives ending in: gu, er, el, (i)en, on, eil, and ul. Cette semaine, nous parlerons de l'inscription aux monuments historiques de deux nouveaux sites dans le sud de la France. Tous deux sont des sanctuaires religieux d'une grande richesse historique et spirituelle. Nous terminerons avec l'expression de la semaine : En mettre sa main au feu. Nous discuterons de l'entrée d'une nouvelle statue de cire au musée Grévin à Paris : celle de Lady Di, représentée vêtue de sa célèbre « revenge dress ». - Certains pays envisagent de mettre en place le même système d'immigration strict qu'au Danemark. - L'Australie adopte la première interdiction au monde des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans - Les évolutionnistes affirment que le premier baiser remonte à plus de 16 millions d'années - Un tableau de Gustav Klimt est adjugé à un prix record lors d'une vente aux enchères organisée par Sotheby's - Deux nouveaux sites du sud de la France ont été inscrits aux Monuments historiques - La statue de cire de Lady Di fait son entrée au musée Grévin