Podcasts about britanniques

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RTL Petit Matin Week-end
C'est çà la France - Bataille volcanique pour l'île Julia

RTL Petit Matin Week-end

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 6:04


Ferdinandea pour les Italiens, Graham pour les Britanniques et Julia pour les Français... Cette île volcanique a surgi des flots en pleine Méditerranée avant de disparaître quelques mois plus tard sous les eaux... Mais entre-temps, Français, Anglais et Italiens se sont livrés une incroyable bataille diplomatique pour ce simple caillou fumant perdu entre la Sicile et la Tunisie ! Entre aventure et espionnage, Bruno Fuligni nous embarque sur les traces de cette mystérieuse île fantôme... Ecoutez C'est ça la France avec Vincent Perrot du 07 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Livre international
«Chine-Inde: La guerre des mondes», par Emmanuel Lincot

Livre international

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 11:40


Éminent spécialiste de l'histoire politique et culturelle de la Chine contemporaine, Emmanuel Lincot est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la Chine et ses rapports compliqués avec sa périphérie. Dans son nouvel essai Chine-Inde : La guerre des mondes, qu'il vient de publier aux éditions du Cerf, il analyse les rivalités géopolitiques croissantes qui opposent les deux géants d'Asie qui se font face, sur fond d'échanges et d'influences réciproques plurimillénaires. RFI : Emmanuel Lincot, vous êtes sinologue de formation. Comment est né votre intérêt pour l'Inde ? Emmanuel Lincot : L'Inde, moi, je l'ai rencontrée finalement sur le tard, par des voies de détours, puisque mes précédents travaux, durant ces dernières années, ont porté sur la Chine et ses périphéries, et notamment la Chine et le monde musulman, en particulier la Chine et l'Asie centrale. Et quand on s'intéresse à l'Asie centrale, on est amené naturellement, pour ne pas dire culturellement, à l'Inde. Tout simplement parce que l'une des grandes dynasties indiennes, les Moghols, a été fondée par Babur, qui était originaire de l'est de l'actuel Ouzbékistan, de la vallée du Ferghana. Donc, de fil en aiguille, évidemment, on est amené à se rencontrer d'une manière ou d'une autre. Chine-Inde : La guerre des mondes, c'est le titre de votre ouvrage. Comment faut-il interpréter le trait d'union qui sépare les noms des deux pays sur la couverture ? Pour le choix du titre, je n'y suis absolument pour rien. C'est mon éditeur, Jean-François Colosimo, que je salue d'ailleurs, qui a trouvé la bonne formule. Ce trait d'union, que vous soulignez, peut désigner à la fois des velléités sur le temps long de rapprochement entre deux grandes aires de civilisation et en même temps une séparation. Pour filer un peu la métaphore, on pourrait dire que ce trait d'union peut apparaître véritablement comme un mur, comme un barrage, celui de l'Himalaya en particulier, qui sépare ces deux énormes masses continentales. Et ce titre est suffisamment vaste et vague, effectivement, pour aborder des questions de géopolitique, mais aussi et surtout des questions liées à l'histoire culturelle. Bref, comment se représente-t-on l'Inde depuis la Chine sur la longue durée et réciproquement ? Et là, ça devient absolument fascinant parce qu'on s'intéresse aux lieux de mémoire, notamment aux monastères qui constituent véritablement un maillage et autant de fils d'Ariane reliant l'Inde à la Chine par le biais du Tibet, région majeure. Je pense aussi à de grandes figures intellectuelles telles que Salman Rushdie, Tagore, Gao Xingjian et bien d'autres encore. Quels ont été les moments forts de cette histoire culturelle entre la Chine et l'Inde ? Ça commence grosso modo avec l'émergence des routes de la soie qui furent des points de contact, des voies de passage. Quant au bouddhisme, ce fut un processus au très long cours. La disparition du Bouddha se situe au VIᵉ siècle avant notre ère, et il faut attendre officiellement le IIᵉ siècle de notre ère, c'est-à-dire huit siècles plus tard, pour que le bouddhisme fasse enfin son entrée officielle dans l'espace chinois. Puis, il va y avoir un fait géopolitique majeur qui survient au Moyen Âge : ce sont les invasions turco-musulmanes qui vont arrêter assez brusquement, justement, ces échanges spirituels et artistiques, mais momentanément, je dirais, parce que le lieu conservatoire de ces échanges, qui va réinterpréter le bouddhisme d'une manière tout à fait particulière, en insufflant une autre dimension spirituelle, c'est le Tibet précisément. Et le Tibet, géographiquement, il est au point d'articulation dans la région de l'Himalaya, entre le monde chinois et le monde indien précisément. Le Tibet – c'est l'une des thèses de ce livre – va très certainement redevenir un point majeur, sinon de confrontation, tout au moins d'échange d'une manière ou d'une autre, au vu de l'importance de cette région, reconnue par Pékin notamment. Le centre de gravité de l'Asie risque très certainement de se déplacer vers cette région où les enjeux sont majeurs. Sur le plan minier par exemple. On pense à l'exploitation du lithium, si important pour la fabrication de nos voitures électriques. Le Tibet est central aussi en matière de ressources en eau. Pratiquement tous les grands fleuves de l'Asie prennent leur source au Tibet. On peut dire que le Tibet est le château d'eau de toute l'Asie ou presque. Quels souvenirs la mémoire collective chinoise garde-t-elle des échanges culturels sino-indiens ? Le monde chinois et le monde indien ont été pendant très longtemps interconnectés. Ils le sont toujours fondamentalement, avec des lieux qui sont des points de cristallisation de ces mémoires collectives. En effet, et j'en mentionne un certain nombre dans ce livre, par exemple, en Chine même, vous avez la Grande pagode de l'oie sauvage, qui est un lieu majeur de l'histoire du bouddhisme, puisque c'est à ses pieds que le moine bouddhiste Xuanzang, de retour de l'Inde, a créé l'une des premières écoles de traductologie de textes d'abord écrits en langue indo-européenne, donc en sanskrit, vers le chinois. Ce lieu, précisément la Grande pagode de l'oie sauvage à Xi'an, ancienne capitale impériale de la Chine, a été, à partir de 2014, choisi par les autorités chinoises comme lieu de visite pour le chef de l'État indien, Narendra Modi. Mais depuis lors, pratiquement tous les chefs d'État étrangers s'y rendent. Alors ça, c'est assez intéressant aussi d'un point de vue de l'histoire du protocole communiste chinois. Jusqu'alors, on privilégiait la visite de la Grande Muraille. Et à partir de 2014, on privilégie un lieu de mémoire qui se veut davantage consensuel, davantage ouvert sur le monde. Et pas n'importe quel monde, au vu justement de la géographie chinoise, à l'ouest de la Chine, l'Occident de la Chine. Donc, évidemment, ça a du sens. Et réciproquement, les Indiens ont choisi par exemple le temple de Mahabalipuram, qui est un lieu majeur lié à la personnalité de Bodhidharma, mieux connu en Chine sous le nom de Damo, qui a lui aussi fait le lien entre les deux mondes. Outre le Tibet, quels sont les principaux contentieux qui opposent l'Inde et la Chine aujourd'hui ? Avec l'avènement du régime communiste en Chine et l'invasion par l'armée chinoise des hauts plateaux tibétains, eh bien, pour la première fois de leur histoire, la Chine va devenir la voisine de l'Inde, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Et donc, à partir des années 1950, la partie indienne affirme la légitimité historique des tracés frontaliers qui avaient été décidés d'ailleurs par les Britanniques, la ligne Durand, la ligne McMahon, etc. Bon, sauf que les Chinois n'ont jamais reconnu justement ces tracés frontaliers, non seulement à l'époque impériale, donc à la fin du XIXᵉ siècle, sous la dynastie des Qing, mais non plus à l'époque républicaine et encore moins à l'époque actuelle, celle de la République populaire de Chine. Donc il y a un contentieux très important sur 3 800 kilomètres de frontière commune, ce qui est tout à fait considérable. Sans oublier des contentieux territoriaux, donc des disputes territoriales. L'Aksai Chin, par exemple, qui se trouve dans le prolongement du Ladakh, a été purement et simplement annexé par l'armée chinoise en 1962, au grand dam évidemment de l'Inde. New Delhi, quant à elle, revendique évidemment la restitution de ce territoire. La Chine, pour sa part, revendique la restitution de l'Arunachal Pradesh, situé dans le prolongement du Tibet donc. Il y a un passif très, très important qui présage du pire pour l'avenir. Cet avenir est peut-être plus proche qu'on ne le pense. Croyez-vous que la question de la succession du Dalaï Lama, qui va se poser bientôt, pourrait voir une crise grave éclater entre les deux pays ? Généralement, la question du Dalaï Lama est déconsidérée en Occident. On imagine que c'est peu important. Or pour nombre de peuples, qu'ils soient hindouistes, bouddhistes, le Dalaï Lama est considéré comme un dieu vivant. Donc, la question de sa succession, si l'on traduit cela en langage politique, va de toute évidence provoquer une crise, avec probablement une velléité tantôt indienne, tantôt chinoise, d'instrumentaliser chacune à son profit cette succession. Et le Dalaï Lama, il faut le rappeler, généralement, on n'a pas connaissance de ce fait qui est capital, est considéré aussi comme le chef spirituel des Mongols, par exemple. Donc on est très loin du monde tibétain et du monde indien a priori. Mais donc en retour, cela signifie une affaire politique tout à fait considérable aux yeux de Pékin, bien sûr. La guerre des mondes est le sous-titre de votre ouvrage. Autrement dit, selon vous, une cohabitation pacifique entre les deux voisins demeure improbable dans l'état actuel de leurs relations ? Elle sera très difficile, ça c'est clair. On est totalement sorti de cette vision irénique du rapprochement entre les peuples. Hélas, on peut le déplorer, mais c'est la réalité. On est dans un ordre bismarckien, c'est-à-dire avec le rappel de la souveraineté des États, la défense de leurs intérêts, avec peut-être des configurations neuves qui ont très certainement traversé l'esprit des dirigeants. On pense notamment à un rapprochement « Chine, Russie, Inde » qui n'est pas un projet totalement farfelu, parce que la Russie reste encore la matrice idéologique d'une grande partie de l'élite indienne, mais aussi de l'élite chinoise. Cette tripolarité me paraît invraisemblable, mais néanmoins, on y pense, c'est tout à fait évident. Et donc clairement, vous avez là tout simplement les trois quarts du monde ou presque, qui sont représentés à travers cette tripolarité, qui feraient idéalement contrepoids, évidemment, à l'Occident. En tout cas, on ne va pas du tout dans le sens d'un apaisement des relations, bien au contraire, hélas ! À lire aussiInde-Chine: «La volonté de normalisation n'est pas née de l'humiliation infligée par Trump avec ses tarifs douaniers»

Livre international
«Chine-Inde: La guerre des mondes», par Emmanuel Lincot

Livre international

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 11:40


Éminent spécialiste de l'histoire politique et culturelle de la Chine contemporaine, Emmanuel Lincot est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la Chine et ses rapports compliqués avec sa périphérie. Dans son nouvel essai Chine-Inde : La guerre des mondes, qu'il vient de publier aux éditions du Cerf, il analyse les rivalités géopolitiques croissantes qui opposent les deux géants d'Asie qui se font face, sur fond d'échanges et d'influences réciproques plurimillénaires. RFI : Emmanuel Lincot, vous êtes sinologue de formation. Comment est né votre intérêt pour l'Inde ? Emmanuel Lincot : L'Inde, moi, je l'ai rencontrée finalement sur le tard, par des voies de détours, puisque mes précédents travaux, durant ces dernières années, ont porté sur la Chine et ses périphéries, et notamment la Chine et le monde musulman, en particulier la Chine et l'Asie centrale. Et quand on s'intéresse à l'Asie centrale, on est amené naturellement, pour ne pas dire culturellement, à l'Inde. Tout simplement parce que l'une des grandes dynasties indiennes, les Moghols, a été fondée par Babur, qui était originaire de l'est de l'actuel Ouzbékistan, de la vallée du Ferghana. Donc, de fil en aiguille, évidemment, on est amené à se rencontrer d'une manière ou d'une autre. Chine-Inde : La guerre des mondes, c'est le titre de votre ouvrage. Comment faut-il interpréter le trait d'union qui sépare les noms des deux pays sur la couverture ? Pour le choix du titre, je n'y suis absolument pour rien. C'est mon éditeur, Jean-François Colosimo, que je salue d'ailleurs, qui a trouvé la bonne formule. Ce trait d'union, que vous soulignez, peut désigner à la fois des velléités sur le temps long de rapprochement entre deux grandes aires de civilisation et en même temps une séparation. Pour filer un peu la métaphore, on pourrait dire que ce trait d'union peut apparaître véritablement comme un mur, comme un barrage, celui de l'Himalaya en particulier, qui sépare ces deux énormes masses continentales. Et ce titre est suffisamment vaste et vague, effectivement, pour aborder des questions de géopolitique, mais aussi et surtout des questions liées à l'histoire culturelle. Bref, comment se représente-t-on l'Inde depuis la Chine sur la longue durée et réciproquement ? Et là, ça devient absolument fascinant parce qu'on s'intéresse aux lieux de mémoire, notamment aux monastères qui constituent véritablement un maillage et autant de fils d'Ariane reliant l'Inde à la Chine par le biais du Tibet, région majeure. Je pense aussi à de grandes figures intellectuelles telles que Salman Rushdie, Tagore, Gao Xingjian et bien d'autres encore. Quels ont été les moments forts de cette histoire culturelle entre la Chine et l'Inde ? Ça commence grosso modo avec l'émergence des routes de la soie qui furent des points de contact, des voies de passage. Quant au bouddhisme, ce fut un processus au très long cours. La disparition du Bouddha se situe au VIᵉ siècle avant notre ère, et il faut attendre officiellement le IIᵉ siècle de notre ère, c'est-à-dire huit siècles plus tard, pour que le bouddhisme fasse enfin son entrée officielle dans l'espace chinois. Puis, il va y avoir un fait géopolitique majeur qui survient au Moyen Âge : ce sont les invasions turco-musulmanes qui vont arrêter assez brusquement, justement, ces échanges spirituels et artistiques, mais momentanément, je dirais, parce que le lieu conservatoire de ces échanges, qui va réinterpréter le bouddhisme d'une manière tout à fait particulière, en insufflant une autre dimension spirituelle, c'est le Tibet précisément. Et le Tibet, géographiquement, il est au point d'articulation dans la région de l'Himalaya, entre le monde chinois et le monde indien précisément. Le Tibet – c'est l'une des thèses de ce livre – va très certainement redevenir un point majeur, sinon de confrontation, tout au moins d'échange d'une manière ou d'une autre, au vu de l'importance de cette région, reconnue par Pékin notamment. Le centre de gravité de l'Asie risque très certainement de se déplacer vers cette région où les enjeux sont majeurs. Sur le plan minier par exemple. On pense à l'exploitation du lithium, si important pour la fabrication de nos voitures électriques. Le Tibet est central aussi en matière de ressources en eau. Pratiquement tous les grands fleuves de l'Asie prennent leur source au Tibet. On peut dire que le Tibet est le château d'eau de toute l'Asie ou presque. Quels souvenirs la mémoire collective chinoise garde-t-elle des échanges culturels sino-indiens ? Le monde chinois et le monde indien ont été pendant très longtemps interconnectés. Ils le sont toujours fondamentalement, avec des lieux qui sont des points de cristallisation de ces mémoires collectives. En effet, et j'en mentionne un certain nombre dans ce livre, par exemple, en Chine même, vous avez la Grande pagode de l'oie sauvage, qui est un lieu majeur de l'histoire du bouddhisme, puisque c'est à ses pieds que le moine bouddhiste Xuanzang, de retour de l'Inde, a créé l'une des premières écoles de traductologie de textes d'abord écrits en langue indo-européenne, donc en sanskrit, vers le chinois. Ce lieu, précisément la Grande pagode de l'oie sauvage à Xi'an, ancienne capitale impériale de la Chine, a été, à partir de 2014, choisi par les autorités chinoises comme lieu de visite pour le chef de l'État indien, Narendra Modi. Mais depuis lors, pratiquement tous les chefs d'État étrangers s'y rendent. Alors ça, c'est assez intéressant aussi d'un point de vue de l'histoire du protocole communiste chinois. Jusqu'alors, on privilégiait la visite de la Grande Muraille. Et à partir de 2014, on privilégie un lieu de mémoire qui se veut davantage consensuel, davantage ouvert sur le monde. Et pas n'importe quel monde, au vu justement de la géographie chinoise, à l'ouest de la Chine, l'Occident de la Chine. Donc, évidemment, ça a du sens. Et réciproquement, les Indiens ont choisi par exemple le temple de Mahabalipuram, qui est un lieu majeur lié à la personnalité de Bodhidharma, mieux connu en Chine sous le nom de Damo, qui a lui aussi fait le lien entre les deux mondes. Outre le Tibet, quels sont les principaux contentieux qui opposent l'Inde et la Chine aujourd'hui ? Avec l'avènement du régime communiste en Chine et l'invasion par l'armée chinoise des hauts plateaux tibétains, eh bien, pour la première fois de leur histoire, la Chine va devenir la voisine de l'Inde, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Et donc, à partir des années 1950, la partie indienne affirme la légitimité historique des tracés frontaliers qui avaient été décidés d'ailleurs par les Britanniques, la ligne Durand, la ligne McMahon, etc. Bon, sauf que les Chinois n'ont jamais reconnu justement ces tracés frontaliers, non seulement à l'époque impériale, donc à la fin du XIXᵉ siècle, sous la dynastie des Qing, mais non plus à l'époque républicaine et encore moins à l'époque actuelle, celle de la République populaire de Chine. Donc il y a un contentieux très important sur 3 800 kilomètres de frontière commune, ce qui est tout à fait considérable. Sans oublier des contentieux territoriaux, donc des disputes territoriales. L'Aksai Chin, par exemple, qui se trouve dans le prolongement du Ladakh, a été purement et simplement annexé par l'armée chinoise en 1962, au grand dam évidemment de l'Inde. New Delhi, quant à elle, revendique évidemment la restitution de ce territoire. La Chine, pour sa part, revendique la restitution de l'Arunachal Pradesh, situé dans le prolongement du Tibet donc. Il y a un passif très, très important qui présage du pire pour l'avenir. Cet avenir est peut-être plus proche qu'on ne le pense. Croyez-vous que la question de la succession du Dalaï Lama, qui va se poser bientôt, pourrait voir une crise grave éclater entre les deux pays ? Généralement, la question du Dalaï Lama est déconsidérée en Occident. On imagine que c'est peu important. Or pour nombre de peuples, qu'ils soient hindouistes, bouddhistes, le Dalaï Lama est considéré comme un dieu vivant. Donc, la question de sa succession, si l'on traduit cela en langage politique, va de toute évidence provoquer une crise, avec probablement une velléité tantôt indienne, tantôt chinoise, d'instrumentaliser chacune à son profit cette succession. Et le Dalaï Lama, il faut le rappeler, généralement, on n'a pas connaissance de ce fait qui est capital, est considéré aussi comme le chef spirituel des Mongols, par exemple. Donc on est très loin du monde tibétain et du monde indien a priori. Mais donc en retour, cela signifie une affaire politique tout à fait considérable aux yeux de Pékin, bien sûr. La guerre des mondes est le sous-titre de votre ouvrage. Autrement dit, selon vous, une cohabitation pacifique entre les deux voisins demeure improbable dans l'état actuel de leurs relations ? Elle sera très difficile, ça c'est clair. On est totalement sorti de cette vision irénique du rapprochement entre les peuples. Hélas, on peut le déplorer, mais c'est la réalité. On est dans un ordre bismarckien, c'est-à-dire avec le rappel de la souveraineté des États, la défense de leurs intérêts, avec peut-être des configurations neuves qui ont très certainement traversé l'esprit des dirigeants. On pense notamment à un rapprochement « Chine, Russie, Inde » qui n'est pas un projet totalement farfelu, parce que la Russie reste encore la matrice idéologique d'une grande partie de l'élite indienne, mais aussi de l'élite chinoise. Cette tripolarité me paraît invraisemblable, mais néanmoins, on y pense, c'est tout à fait évident. Et donc clairement, vous avez là tout simplement les trois quarts du monde ou presque, qui sont représentés à travers cette tripolarité, qui feraient idéalement contrepoids, évidemment, à l'Occident. En tout cas, on ne va pas du tout dans le sens d'un apaisement des relations, bien au contraire, hélas ! À lire aussiInde-Chine: «La volonté de normalisation n'est pas née de l'humiliation infligée par Trump avec ses tarifs douaniers»

Invité Afrique
Loi sur la restitution d'œuvres africaines: «C'est très important qu'il y ait vite des restitutions»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 10:09


Après neuf ans d'hésitation, les députés et sénateurs français ont fini, le 7 mai 2026, par voter à l'unanimité une loi-cadre sur la restitution des objets pillés pendant la colonisation. C'est une victoire pour les anciennes colonies françaises comme le Bénin. Mais le retour en Afrique de ces biens culturels ne risque-t-il pas d'être stoppé l'année prochaine s'il y a un changement de majorité en France ? C'est l'une des questions que Christophe Boisbouvier a posées à l'historienne franco-béninoise Marie-Cécile Zinsou, qui préside la Fondation Zinsou à Ouidah, près de Cotonou. RFI : Avec tous ces lieux de mémoire, avec tous ces musées, quelles sont les ambitions du Bénin de Romuald Wadagni ? Marie-Cécile Zinsou : Alors écoutez, le Bénin s'est engagé depuis quelques années dans une préservation de son patrimoine et dans une nouvelle politique qui est totalement axée à la fois sur son histoire et sur l'avenir. Donc, je crois que le nouveau président va s'inscrire dans le chemin qu'il avait tracé aux côtés de Patrice Talon, notre précédent président, ces dernières années. On est un peu dans la continuité, c'est ça ? Il me semble qu'on est effectivement dans la continuité je pense, le président Wadagni était notre ministre des Finances pendant les dix dernières années. Donc, il me semble qu'on est dans quelque chose qui ressemble à une continuité. À l'origine de ce renouveau mémoriel, il y a l'action initiale du ministre Aurélien Agbenonci, il y a dix ans déjà, quand il a réclamé à la France de François Hollande la restitution des trésors royaux du Bénin. Est-ce que la loi-cadre votée par la France répond à vos attentes ? Ce qui est absolument fondamental, c'est ce que le courrier du Bénin a déclenché en France. Et la réponse qu'Emmanuel Macron y a apportée à Ouagadougou en 2017. Puisqu'on peut vraiment dater le début du processus de restitution à partir de ce discours. Donc aujourd'hui, la loi-cadre, après neuf ans d'attente, arrive pour donner une forme à ces restitutions et pour éviter les lois d'exception qui avaient eu lieu jusqu'alors pour à la fois le Bénin, le Sénégal et la Côte d'Ivoire. Oui, c'est-à-dire que jusqu'à présent il fallait une loi par restitution ? Oui, il fallait des lois spécifiques. Et la loi-cadre, elle va être efficace très rapidement puisque le gouvernement français est motivé et l'a fait savoir. Les parlementaires ont voté à l'unanimité cette loi, ce qui montre bien que la représentation nationale française est tout aussi concernée par les questions de restitution. Et il y a de nombreuses demandes en cours du côté du continent. Donc, c'est une loi qui, avec un gouvernement et une représentation nationale française motivés, peut être extrêmement efficace. Est-ce qu'il y a des failles malgré tout dans cette loi ? Alors cette loi, elle propose qu'il y ait des commissions bi-nationales, donc entre l'État demandeur et l'État français pour examiner le cas des biens qui ont été pillés illicitement. Evidemment, si la France est motivée, elle met en place une commission qui regarde avec intérêt, objectivité et bienveillance les demandes de restitutions. Si le prochain gouvernement était moins motivé par les restitutions, ces commissions pourraient être nettement plus dures et pourraient bloquer certains processus. Je pense que c'est pour ça que c'est très important qu'il y ait des premières restitutions assez rapidement, parce que, après, ce sera un phénomène inarrêtable. Et le président français l'a dit à Nairobi, a priori, c'est une loi irréversible. On ne reviendra pas sur les restitutions. Il faut créer une dynamique ? Il faut créer une dynamique et il faut créer des précédents pendant cette année où toutes les étoiles semblent alignées. Quels sont les pays développés les plus réticents à restituer les œuvres qui ont été pillées au 19ᵉ et au XXᵉ siècle ? Alors chaque pays est complexe. En Europe, le plus réticent est peut-être celui qui a le plus restitué, et les gens ne s'en rendent pas forcément compte. Mais aujourd'hui, on peut dire que le Royaume-Uni est celui qui se protège le plus. Notamment parce que les Britanniques sont face à des demandes de restitutions européennes, et notamment des Grecs qui réclament les frises du Parthénon, qui sont au British Museum. Et donc, à la fois, le Royaume-Uni refuse de légiférer et bloque une partie des demandes. Et en même temps, c'est le Royaume-Uni qui a restitué plus de 70 biens déjà à travers ses musées non nationaux, donc à travers ses musées universitaires et ses musées régionaux. Donc, le Royaume-Uni est peut-être celui qui, dans la loi, est le moins ambitieux, mais qui restitue le plus. Alors qu'il y a des pays comme la Belgique qui ont restitué officiellement, massivement, puisqu'il y a plus de 1 200 objets qui sont déjà concernés par la loi belge, et en même temps, il y a un seul masque qui a fait le voyage de retour au Congo. Est-ce que les différentes institutions béninoises qui ont été créées ces derniers mois, notamment le Comité scientifique national auquel vous appartenez… Est-ce que tout cela peut encourager les pays qui détiennent des biens culturels et qui ne veulent pas s'en séparer ? Est-ce que cela peut les encourager à les restituer à des pays demandeurs comme le vôtre ? Il me semble que l'exemple du Bénin a été important, notamment avec la première restitution, avec la première loi d'exception de la France, quand les 26 objets du Trésor royal d'Abomey sont revenus, le Bénin a fait une démonstration assez éclatante de ce que pouvait être le retour du patrimoine et le partage à tous de ces collections. Donc, je pense que ça a aussi permis de faire sauter des verrous qui étaient bien souvent des préjugés sur une base raciste, ou sur juste une base de se dire que l'Afrique n'était pas intéressée à son patrimoine, que les Africains n'allaient pas au musée. Ça, c'était des propos qu'on entendait dans la société française. Tout à coup, à partir du moment où on a fait la démonstration que les gens se sont passionnés pour cette exposition, qu'elle a été ouverte à tous en grand, je crois que les gens ont réalisé ce que c'était, en fait, que d'être privé de son patrimoine depuis des dizaines ou des centaines d'années, et d'y avoir enfin un accès. Donc, je crois qu'évidemment certains pays, qui prenaient la question très à la légère, ont vu la preuve devant leurs yeux que c'étaient des questions fondamentales et qu'on ne pouvait pas rester sur des préjugés souvent racistes qui étaient prédominants.

Aujourd'hui l'histoire
Les frères Nelson, ces Britanniques alliés des patriotes

Aujourd'hui l'histoire

Play Episode Listen Later May 23, 2026 23:14


Issus d'une famille loyaliste, les frères Nelson se sont rangés du côté des patriotes lors des soulèvements de 1837-1838. L'historienne Anne-Marie Sicotte explique pourquoi ils ont embrassé la cause des francophones.

Accents d'Europe
L'Europe mobilisée contre le tabac

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later May 21, 2026 19:29


700.000 décès par an : c'est le bilan du tabagisme au sein de l'Union européenne. La France teste le dépistage systématique, la Belgique renforce les contrôles. De l'autre côté de la Manche, au Royaume-Uni, le gouvernement fait le pari d'une génération sans tabac. Également au programme : reportage au Kosovo où le dernier procès des ex-dirigeants de l'UCK continue de cristalliser les tensions. Comment enrayer l'addiction au tabac chez les jeunes Européens ? Au Royaume-Uni, les personnes nées depuis le 1er janvier 2009 n'auront jamais le droit d'acheter des cigarettes, tout simplement. C'est la mesure-phare de la loi sur le tabac et le vapotage qui a été votée début mai 2026. Elle vise à réduire drastiquement la consommation dans la durée, grâce à un effet cumulatif. En revanche, elle ne s'attaque que modérément à la cigarette électronique. Explications et réactions dans ce reportage, Marie Billon. De l'autre côté de la Manche, la Belgique a été le dernier pays européen à autoriser la vente de tabac à des mineurs. Jusqu'en 2019, il était possible d'acheter des cigarettes dès l'âge de 16 ans. Aujourd'hui, il faut avoir 18 ans pour pouvoir acheter du tabac ou des produits dérivés. Les commerçants ont été mis à contribution pour dissuader les acheteurs, mais ils ne jouent pas tous le jeu. Dans un contexte où le gouvernement fédéral restreint l'accès au tabac depuis plusieurs années, des contrôles récents montrent que seulement la moitié des commerçants sont en conformité avec la loi. À Bruxelles, les précisions de Jean-Jacques Héry.   La revue de presse de Franceline Beretti L'Ukraine intensifie sa riposte sur le territoire russe ; l'accord commercial avec États-Unis signé par l'Union européenne ; le « Breturn » ou le désir d'Europe des Britanniques.   Kosovo : le verdict du procès des ex-dirigeants de l'UCK repoussé au mois de juillet Vingt-sept ans après le conflit au Kosovo et l'intervention de l'Otan contre la Serbie, le verdict très attendu ces jours-ci contre les anciens dirigeants de l'Armée de libération du Kosovo a été repoussé à La Haye au mois de juillet 2026. Le procureur a requis jusqu'à 45 ans de prison contre ceux qui, en 2008, étaient devenus les premiers dirigeants du Kosovo indépendant. Le report n'a pas été bien accueilli dans la société kosovare où le tribunal spécial chargé de juger les crimes de la guérilla indépendantiste de l'UCK suscite une profonde indignation. Dans le plus jeune État d'Europe dont l'indépendance reste contestée par la Serbie, par plusieurs États de l'UE et l'ONU, ce procès cristallise toujours les tensions entre justice internationale et récit national. Reportage de notre correspondant à Pristina, Louis Seiller. À lire aussiLe tribunal spécial pour le Kosovo entre en délibéré dans le procès des anciens chefs de l'UCK

Accents d'Europe
L'Europe mobilisée contre le tabac

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later May 21, 2026 19:29


700.000 décès par an : c'est le bilan du tabagisme au sein de l'Union européenne. La France teste le dépistage systématique, la Belgique renforce les contrôles. De l'autre côté de la Manche, au Royaume-Uni, le gouvernement fait le pari d'une génération sans tabac. Également au programme : reportage au Kosovo où le dernier procès des ex-dirigeants de l'UCK continue de cristalliser les tensions. Comment enrayer l'addiction au tabac chez les jeunes Européens ? Au Royaume-Uni, les personnes nées depuis le 1er janvier 2009 n'auront jamais le droit d'acheter des cigarettes, tout simplement. C'est la mesure-phare de la loi sur le tabac et le vapotage qui a été votée début mai 2026. Elle vise à réduire drastiquement la consommation dans la durée, grâce à un effet cumulatif. En revanche, elle ne s'attaque que modérément à la cigarette électronique. Explications et réactions dans ce reportage, Marie Billon. De l'autre côté de la Manche, la Belgique a été le dernier pays européen à autoriser la vente de tabac à des mineurs. Jusqu'en 2019, il était possible d'acheter des cigarettes dès l'âge de 16 ans. Aujourd'hui, il faut avoir 18 ans pour pouvoir acheter du tabac ou des produits dérivés. Les commerçants ont été mis à contribution pour dissuader les acheteurs, mais ils ne jouent pas tous le jeu. Dans un contexte où le gouvernement fédéral restreint l'accès au tabac depuis plusieurs années, des contrôles récents montrent que seulement la moitié des commerçants sont en conformité avec la loi. À Bruxelles, les précisions de Jean-Jacques Héry.   La revue de presse de Franceline Beretti L'Ukraine intensifie sa riposte sur le territoire russe ; l'accord commercial avec États-Unis signé par l'Union européenne ; le « Breturn » ou le désir d'Europe des Britanniques.   Kosovo : le verdict du procès des ex-dirigeants de l'UCK repoussé au mois de juillet Vingt-sept ans après le conflit au Kosovo et l'intervention de l'Otan contre la Serbie, le verdict très attendu ces jours-ci contre les anciens dirigeants de l'Armée de libération du Kosovo a été repoussé à La Haye au mois de juillet 2026. Le procureur a requis jusqu'à 45 ans de prison contre ceux qui, en 2008, étaient devenus les premiers dirigeants du Kosovo indépendant. Le report n'a pas été bien accueilli dans la société kosovare où le tribunal spécial chargé de juger les crimes de la guérilla indépendantiste de l'UCK suscite une profonde indignation. Dans le plus jeune État d'Europe dont l'indépendance reste contestée par la Serbie, par plusieurs États de l'UE et l'ONU, ce procès cristallise toujours les tensions entre justice internationale et récit national. Reportage de notre correspondant à Pristina, Louis Seiller. À lire aussiLe tribunal spécial pour le Kosovo entre en délibéré dans le procès des anciens chefs de l'UCK

Choses à Savoir
Pourquoi les indiens scalpaient-ils leurs ennemis ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 20, 2026 2:20


Quand on évoque les peuples amérindiens et le scalp, beaucoup imaginent une pratique uniquement liée à la violence ou à la barbarie. Pourtant, la réalité historique est bien plus complexe. Le scalp consistait à retirer une partie du cuir chevelu de l'ennemi vaincu, généralement avec les cheveux. Cette pratique a existé chez plusieurs peuples d'Amérique du Nord, mais aussi dans d'autres régions du monde et à différentes époques de l'Histoire.Chez certains peuples amérindiens, le scalp avait d'abord une dimension symbolique et guerrière. Dans des sociétés où le courage au combat était essentiel au prestige social, rapporter un scalp constituait une preuve tangible de victoire. C'était un trophée démontrant la bravoure du guerrier. Le scalp pouvait être montré à la tribu, exposé lors de cérémonies ou utilisé dans des rituels. Il servait parfois à honorer les esprits protecteurs ou à renforcer le statut du combattant.Contrairement aux idées reçues, tous les peuples amérindiens ne pratiquaient pas le scalp. Certaines tribus y avaient recours fréquemment, comme les Comanches ou les Apaches, tandis que d'autres le faisaient rarement, voire pas du tout. Les motivations variaient aussi selon les régions et les périodes. Parfois, il s'agissait surtout d'intimider l'ennemi. Dans d'autres cas, le scalp représentait une forme de vengeance après un conflit meurtrier.Mais un élément souvent oublié est le rôle joué par les Européens eux-mêmes. À partir du XVIIe siècle, les puissances coloniales ont parfois encouragé cette pratique. Les Français, les Britanniques puis les Américains ont, à certaines périodes, offert des primes pour les scalps ennemis. Un scalp devenait alors une preuve permettant de toucher une récompense financière. Cette politique a contribué à amplifier le phénomène et à le rendre encore plus brutal.Le scalp n'était d'ailleurs pas exclusivement pratiqué par les Amérindiens. Durant les guerres coloniales, des colons européens et des milices américaines scalpèrent eux aussi leurs adversaires. L'image du “sauvage indien scalpeur” a donc largement été exagérée par la littérature populaire et surtout par le cinéma du XXe siècle, notamment les westerns hollywoodiens.Enfin, il faut rappeler que le scalp ne signifiait pas toujours la mort immédiate. Certaines victimes survivaient, même si les risques d'infection étaient énormes avant la médecine moderne.Aujourd'hui, les historiens insistent sur la nécessité de replacer cette pratique dans son contexte historique et culturel. Le scalp était avant tout lié à la guerre, au prestige et aux croyances spirituelles, bien loin des caricatures simplistes longtemps véhiculées sur les peuples amérindiens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi dit-on "Wall Street" ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 19, 2026 2:25


À première vue, “Wall Street” évoque immédiatement la finance, la Bourse, les traders et les gigantesques fortunes américaines. Pourtant, à l'origine, ce nom n'avait absolument rien à voir avec l'argent. Car “Wall Street” signifie littéralement “la rue du mur”… et ce mur a réellement existé.Pour comprendre son histoire, il faut remonter au XVIIᵉ siècle. À cette époque, New York ne s'appelle pas encore New York. La ville porte le nom de “New Amsterdam” et appartient aux Provinces-Unies, autrement dit aux Pays-Bas. Les colons néerlandais y développent un important comptoir commercial sur l'île de Manhattan.Mais la situation est tendue. Les colons craignent plusieurs menaces. D'abord les attaques de certaines tribus amérindiennes locales, notamment les Lenapes, avec lesquelles les relations sont parfois conflictuelles. Ensuite, ils redoutent aussi les Britanniques, qui convoitent cette colonie stratégiquement située. Pour protéger la petite ville, les autorités néerlandaises décident donc, vers 1653, de construire un immense mur défensif.Ce mur, fait de bois et de terre, mesure environ 4 mètres de haut. Il traverse la limite nord de la colonie. Juste le long de cette fortification passe un chemin qui prend naturellement le nom de “de Waal Straat” en néerlandais, puis “Wall Street” en anglais : la rue du mur.Ironie de l'histoire : ce mur n'a jamais réellement servi à repousser une grande invasion. Et surtout, il n'a pas empêché les Britanniques de prendre la ville en 1664. New Amsterdam devient alors New York, en hommage au duc d'York.Le mur, lui, finit par être démonté à la fin du XVIIᵉ siècle, devenu inutile. Mais le nom de la rue reste. Peu à peu, le quartier devient un centre commercial majeur. Les marchands, les armateurs et les négociants s'y installent. Puis, à la fin du XVIIIᵉ siècle, Wall Street entre dans l'histoire financière.En 1792, vingt-quatre courtiers signent sous un arbre de la rue le célèbre “Buttonwood Agreement”. Cet accord marque la naissance de ce qui deviendra plus tard la Bourse de New York, le fameux New York Stock Exchange.Ainsi, le nom “Wall Street” est un extraordinaire vestige historique. Derrière ce symbole mondial du capitalisme se cache en réalité un vieux mur de défense construit par des colons néerlandais terrifiés il y a près de quatre siècles. Une preuve que les lieux les plus puissants du monde ont parfois des origines étonnamment modestes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi une haie géante traversait-elle l'Inde au XIXe siècle ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later May 15, 2026 3:09


Au XIXe siècle, l'Empire britannique a construit en Inde l'une des frontières les plus étranges de l'histoire : une gigantesque barrière végétale faite… d'arbustes épineux. Son nom ? La « Grande haie de l'Inde ». Et derrière cette idée étonnante se cachait un enjeu immense : le sel.Aujourd'hui, cela paraît absurde, mais le sel était alors une ressource stratégique. Indispensable pour conserver les aliments et survivre sous les climats chauds, il était consommé quotidiennement par toute la population indienne. Les Britanniques avaient donc décidé de lourdement taxer ce produit afin de remplir les caisses de la colonie.Le problème, c'est que cette taxe encourageait une contrebande massive. Dans certaines régions, le sel coûtait jusqu'à dix fois plus cher à cause des impôts britanniques. Des milliers de marchands tentaient alors de transporter clandestinement du sel depuis les zones moins taxées vers les territoires contrôlés par Londres.Pour stopper ce trafic, les autorités britanniques créèrent ce qu'on appelait la « Inland Customs Line », une immense ligne douanière traversant l'Inde. Au départ, il ne s'agissait que de postes de contrôle dispersés. Mais surveiller un territoire aussi vaste était presque impossible.Alors, dans les années 1840, les Britanniques eurent une idée radicale : transformer cette frontière fiscale en mur végétal.Ils plantèrent des acacias, des cactus, des euphorbes et d'autres arbustes extrêmement épineux afin de créer une barrière presque infranchissable. Avec le temps, cette haie atteignit parfois plus de 4 mètres de hauteur et plusieurs mètres d'épaisseur. À son apogée, elle s'étendait sur près de 4 000 kilomètres, soit davantage que la distance entre Paris et Moscou.Des milliers de gardes surveillaient cette frontière végétale. Des postes de douane étaient installés à intervalles réguliers et les voyageurs devaient payer des taxes pour transporter certaines marchandises, notamment le sel.La Grande haie de l'Inde est longtemps restée méconnue car elle n'était pas construite en pierre comme la Grande Muraille de Chine. Pourtant, certains historiens la considèrent comme l'une des plus longues barrières jamais édifiées par l'être humain.Mais ce système avait un coût énorme et provoquait une profonde colère parmi les populations indiennes. Beaucoup voyaient cette taxe sur le sel comme injuste et humiliante. Quelques décennies plus tard, cette question du sel deviendra d'ailleurs un symbole majeur de la lutte contre la domination britannique.En 1930, Mahatma Gandhi lancera sa célèbre « Marche du sel », défiant directement le monopole britannique.La Grande haie finit par disparaître à la fin du XIXe siècle avec la réorganisation fiscale de l'Empire. Aujourd'hui, il n'en reste presque rien. Pourtant, cette frontière végétale géante demeure l'un des exemples les plus incroyables de la façon dont un simple impôt peut transformer un paysage entier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les dessous de l'infox
Quand Moscou instrumentalise la foi religieuse : enquête en Moldavie

Les dessous de l'infox

Play Episode Listen Later May 15, 2026 29:30


« L'Europe face aux menaces informationnelles »-(épisode 7) La Moldavie reste un cas d'école en matière d'ingérence électorale. De nouvelles révélations montrent l'Église orthodoxe russe à la manœuvre en amont des élections du 28 septembre dernier. L'enquête récemment publiée par Alliance4Europe, une ONG membre du « Counter Disinformation Network » épingle un cas bien documenté d'instrumentalisation de la foi religieuse à des fins politiques.  En Moldavie, un rapport de l'ONG Alliance for Europe dévoile une opération d'influence russe mêlant religion orthodoxe et politique. À la veille des législatives de septembre 2025, plus de 200 000 exemplaires d'une gazette clandestine, « Salt and Light » (« Sel et lumière »), sont diffusés, appuyés par des QR codes menant vers Telegram, Facebook et TikTok. Parallèlement, une délégation occidentale conservatrice, composée notamment d'Américains, de Britanniques et de Canadiens liés à l'univers de Donald Trump, de Steve Bannon ou du site complotiste d'ultradroite Breitbart, visite la Moldavie puis Moscou. Son message central : dénoncer une prétendue « persécution » des chrétiens orthodoxes, présentée comme la conséquence du rapprochement avec l'Union européenne. On ne manipule plus seulement des informations, on mobilise les identités. Lumi Sarvela, analyste à Alliance4Europe Le rapport montre pourtant l'absence de preuves d'une oppression systémique et décrit surtout un récit de mobilisation transformant un choix géopolitique en choix existentiel : « foi ou décadence », à l'occasion d'échéances électorales. Il souligne aussi le rôle structurant de l'Église orthodoxe russe comme vecteur de soft power du Kremlin, dans un pays où coexistent patriarcat de Moscou et patriarcat roumain.  Caractériser l'ingérence, pour mieux la détecter Cette instrumentalisation du religieux annonce-t-elle un modèle d'ingérence appelé à se répéter lors des prochaines élections en Europe ?  Le cas de la Moldavie est très révélateur parce qu'on est dans une zone grise entre conviction sincère, tension réelle et instrumentalisation politique. Et cette zone grise rend ces opérations particulièrement efficaces parce qu'elles ne reposent pas forcément sur des mensonges évidents, mais sur une relecture orientée de la réalité. Lumi Sarvela, analyste à Alliance for Europe À travers cette opération, la Russie est présentée par ces influenceurs conservateurs comme protectrice des « vraies valeurs chrétiennes » face à un Occident présenté comme décadent, ce qui résonne très fortement avec le discours MAGA, l'entourage de Donald Trump et le président américain lui-même. Le chef de délégation, Charles Bausman, est un Américain installé en Russie, connecté de longue date aux milieux russes et à l'Église orthodoxe russe, avec des tentatives de financement auprès de réseaux liés à l'oligarque Konstantin Malofeev, lui-même sous sanctions européennes pour son rôle dans le Donbass et sous sanctions américaines pour les mêmes raisons notamment. La délégation étrangère conviée en Moldavie illustre la manière dont ces sphères – MAGA (Make America Great Again), conservatisme religieux, réseaux pro‑russes – « se rencontrent et s'alimentent », parfois sans que tous les participants aient forcément conscience d'être intégrés à une opération d'influence. Une accumulation d'acteurs d'influence, petits et gros Lumi Sarvela estime qu'on ne connaît pas encore l'ampleur de cette influence religieuse en Europe, mais que le cas moldave permet d'exposer un modèle d'ingérence qui pourrait être répliqué lors d'autres scrutins. Il faut rester vigilant, nous dit-elle.  Elle évoque le cas troublant d'un de ces influenceurs accrédités au Pentagone et souligne qu'au-delà de cette opération ponctuelle, des influenceurs plus modestes s'emploient à marteler le narratif de Moscou sur la prétendue décadence occidentale. En période électorale, « leurs voix ordinaires » servent à amplifier les messages pro-Kremlin de l'Église orthodoxe russe.  Cet entretien est le septième épisode de notre série « L'Europe face aux menaces informationnelles », diffusée dans le cadre du projet CLIC, cofinancé par l'Union européenne, en partenariat avec France 24, l'AFP, et le média d'investigation slovène Oštro. *** La santé, sujet majeur de désinformation sur les grandes plateformes, cela se vérifie une fois de plus à l'occasion de l'épisode d'hantavirus en cours. On dénombre une dizaine de cas confirmés dans le monde. Les investigations n'ont toujours pas permis d'identifier la source de la flambée d'hantavirus sur le navire de croisière MV Hondius. En France, tous les cas contacts ont été testés négatifs hier. L'OMS considère toujours que le risque est modéré pour la santé des passagers et « faible » pour le reste de la population dans le monde. Cela n'empêche pas la désinformation d'inonder les réseaux sociaux. C'est le sujet de la chronique de Grégory Genevrier : Hantavirus : la résurgence des théories complotistes

Les dessous de l'infox
Quand Moscou instrumentalise la foi religieuse : enquête en Moldavie

Les dessous de l'infox

Play Episode Listen Later May 15, 2026 29:30


« L'Europe face aux menaces informationnelles »-(épisode 7) La Moldavie reste un cas d'école en matière d'ingérence électorale. De nouvelles révélations montrent l'Église orthodoxe russe à la manœuvre en amont des élections du 28 septembre dernier. L'enquête récemment publiée par Alliance4Europe, une ONG membre du « Counter Disinformation Network » épingle un cas bien documenté d'instrumentalisation de la foi religieuse à des fins politiques.  En Moldavie, un rapport de l'ONG Alliance for Europe dévoile une opération d'influence russe mêlant religion orthodoxe et politique. À la veille des législatives de septembre 2025, plus de 200 000 exemplaires d'une gazette clandestine, « Salt and Light » (« Sel et lumière »), sont diffusés, appuyés par des QR codes menant vers Telegram, Facebook et TikTok. Parallèlement, une délégation occidentale conservatrice, composée notamment d'Américains, de Britanniques et de Canadiens liés à l'univers de Donald Trump, de Steve Bannon ou du site complotiste d'ultradroite Breitbart, visite la Moldavie puis Moscou. Son message central : dénoncer une prétendue « persécution » des chrétiens orthodoxes, présentée comme la conséquence du rapprochement avec l'Union européenne. On ne manipule plus seulement des informations, on mobilise les identités. Lumi Sarvela, analyste à Alliance4Europe Le rapport montre pourtant l'absence de preuves d'une oppression systémique et décrit surtout un récit de mobilisation transformant un choix géopolitique en choix existentiel : « foi ou décadence », à l'occasion d'échéances électorales. Il souligne aussi le rôle structurant de l'Église orthodoxe russe comme vecteur de soft power du Kremlin, dans un pays où coexistent patriarcat de Moscou et patriarcat roumain.  Caractériser l'ingérence, pour mieux la détecter Cette instrumentalisation du religieux annonce-t-elle un modèle d'ingérence appelé à se répéter lors des prochaines élections en Europe ?  Le cas de la Moldavie est très révélateur parce qu'on est dans une zone grise entre conviction sincère, tension réelle et instrumentalisation politique. Et cette zone grise rend ces opérations particulièrement efficaces parce qu'elles ne reposent pas forcément sur des mensonges évidents, mais sur une relecture orientée de la réalité. Lumi Sarvela, analyste à Alliance for Europe À travers cette opération, la Russie est présentée par ces influenceurs conservateurs comme protectrice des « vraies valeurs chrétiennes » face à un Occident présenté comme décadent, ce qui résonne très fortement avec le discours MAGA, l'entourage de Donald Trump et le président américain lui-même. Le chef de délégation, Charles Bausman, est un Américain installé en Russie, connecté de longue date aux milieux russes et à l'Église orthodoxe russe, avec des tentatives de financement auprès de réseaux liés à l'oligarque Konstantin Malofeev, lui-même sous sanctions européennes pour son rôle dans le Donbass et sous sanctions américaines pour les mêmes raisons notamment. La délégation étrangère conviée en Moldavie illustre la manière dont ces sphères – MAGA (Make America Great Again), conservatisme religieux, réseaux pro‑russes – « se rencontrent et s'alimentent », parfois sans que tous les participants aient forcément conscience d'être intégrés à une opération d'influence. Une accumulation d'acteurs d'influence, petits et gros Lumi Sarvela estime qu'on ne connaît pas encore l'ampleur de cette influence religieuse en Europe, mais que le cas moldave permet d'exposer un modèle d'ingérence qui pourrait être répliqué lors d'autres scrutins. Il faut rester vigilant, nous dit-elle.  Elle évoque le cas troublant d'un de ces influenceurs accrédités au Pentagone et souligne qu'au-delà de cette opération ponctuelle, des influenceurs plus modestes s'emploient à marteler le narratif de Moscou sur la prétendue décadence occidentale. En période électorale, « leurs voix ordinaires » servent à amplifier les messages pro-Kremlin de l'Église orthodoxe russe.  Cet entretien est le septième épisode de notre série « L'Europe face aux menaces informationnelles », diffusée dans le cadre du projet CLIC, cofinancé par l'Union européenne, en partenariat avec France 24, l'AFP, et le média d'investigation slovène Oštro. *** La santé, sujet majeur de désinformation sur les grandes plateformes, cela se vérifie une fois de plus à l'occasion de l'épisode d'hantavirus en cours. On dénombre une dizaine de cas confirmés dans le monde. Les investigations n'ont toujours pas permis d'identifier la source de la flambée d'hantavirus sur le navire de croisière MV Hondius. En France, tous les cas contacts ont été testés négatifs hier. L'OMS considère toujours que le risque est modéré pour la santé des passagers et « faible » pour le reste de la population dans le monde. Cela n'empêche pas la désinformation d'inonder les réseaux sociaux. C'est le sujet de la chronique de Grégory Genevrier : Hantavirus : la résurgence des théories complotistes

Accents d'Europe
Interdire les réseaux sociaux aux adolescents

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later May 14, 2026 19:29


Des vies d'ados ruinées par l'addiction aux réseaux sociaux, le cyberharcèlement, les contenus nocifs… L'Europe se défend. En Italie, des parents font un procès contre les grandes plateformes, Bruxelles prépare une nouvelle loi.   En Italie, un grand procès contre Meta et TikTok Aux États-Unis, des procès retentissants ont demandé réparation aux plateformes comme Meta et TikTok. En Europe, la première « class action » s'ouvre aujourd'hui à Milan. Des associations de parents italiens dénoncent devant la justice l'effet addictif des algorithmes, et demandent l'interdiction des réseaux pour les moins de 14 ans. Notre correspondante Cécile Debarge a pu rencontrer à Turin un des avocats qui porte cette affaire devant les tribunaux. Et les parents italiens espèrent que ce procès fera tache d'huile…. Surtout que la Commission européenne à Bruxelles réfléchit à une nouvelle législation pour l'ensemble de l'Union européenne. Jean-Jacques Hery. La revue de presse européenne et sonore de Franceline Beretti Et on part regarder la Une de la presse européenne. Cette semaine, on peut dire que ça tangue pour plusieurs dirigeants européens et plus particulièrement pour le Premier ministre britannique Keir Starmer, avec des appels à la démission. À lire aussiRoyaume-Uni : malgré les appels à la démission, Keir Starmer s'accroche à son poste L'art africain se découvre à Manchester 40 000 objets d'art africains dormaient dans un halo de mystère et une relative indifférence dans le musée de Manchester, au nord de l'Angleterre. Les voilà mis en lumière dans un nouvel Africa Hub qui désigne à la fois un département, mais aussi un espace en ligne. Pour la plupart, ces objets ont été acquis volés ou pillés – du temps de l'Empire dans des pays colonisés par les Britanniques. Mais les informations sur leur origine et leur fonction restent lacunaires. C'est donc le public, la diaspora et les africains qui sont invités à donner des informations, dans l'enceinte du musée ou en ligne. Avec l'idée d'une possible restitution. Reportage sur place signé Marie Billon. À écouter aussiLe Manchester Museum lève le voile sur des milliers d'objets africains acquis pendant la période coloniale

Accents d'Europe
Interdire les réseaux sociaux aux adolescents

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later May 14, 2026 19:29


Des vies d'ados ruinées par l'addiction aux réseaux sociaux, le cyberharcèlement, les contenus nocifs… L'Europe se défend. En Italie, des parents font un procès contre les grandes plateformes, Bruxelles prépare une nouvelle loi.   En Italie, un grand procès contre Meta et TikTok Aux États-Unis, des procès retentissants ont demandé réparation aux plateformes comme Meta et TikTok. En Europe, la première « class action » s'ouvre aujourd'hui à Milan. Des associations de parents italiens dénoncent devant la justice l'effet addictif des algorithmes, et demandent l'interdiction des réseaux pour les moins de 14 ans. Notre correspondante Cécile Debarge a pu rencontrer à Turin un des avocats qui porte cette affaire devant les tribunaux. Et les parents italiens espèrent que ce procès fera tache d'huile…. Surtout que la Commission européenne à Bruxelles réfléchit à une nouvelle législation pour l'ensemble de l'Union européenne. Jean-Jacques Hery. La revue de presse européenne et sonore de Franceline Beretti Et on part regarder la Une de la presse européenne. Cette semaine, on peut dire que ça tangue pour plusieurs dirigeants européens et plus particulièrement pour le Premier ministre britannique Keir Starmer, avec des appels à la démission. À lire aussiRoyaume-Uni : malgré les appels à la démission, Keir Starmer s'accroche à son poste L'art africain se découvre à Manchester 40 000 objets d'art africains dormaient dans un halo de mystère et une relative indifférence dans le musée de Manchester, au nord de l'Angleterre. Les voilà mis en lumière dans un nouvel Africa Hub qui désigne à la fois un département, mais aussi un espace en ligne. Pour la plupart, ces objets ont été acquis volés ou pillés – du temps de l'Empire dans des pays colonisés par les Britanniques. Mais les informations sur leur origine et leur fonction restent lacunaires. C'est donc le public, la diaspora et les africains qui sont invités à donner des informations, dans l'enceinte du musée ou en ligne. Avec l'idée d'une possible restitution. Reportage sur place signé Marie Billon. À écouter aussiLe Manchester Museum lève le voile sur des milliers d'objets africains acquis pendant la période coloniale

L'Echo du monde
Royaume-Uni : Keir Starmer mise sur l'Europe pour relancer le Parti travailliste

L'Echo du monde

Play Episode Listen Later May 12, 2026 4:59


Dans cet épisode de "L'écho du monde", Christian Makarian analyse la stratégie du Premier ministre britannique Keir Starmer. Après une défaite électorale cuisante, Keir Starmer a décidé de relancer l'élan européen au Royaume-Uni, promettant de rapprocher son pays de l'Union européenne. Cette décision intervient alors que les sondages montrent que près de 60% des Britanniques considèrent le Brexit comme une erreur. L'expert examine les enjeux de cette nouvelle orientation politique et les défis auxquels le Premier ministre devra faire face pour convaincre les électeurs.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage International
«Deux semaines, c'est ridicule»: au Royaume-Uni, les hommes demandent un congé paternité plus long

Reportage International

Play Episode Listen Later May 5, 2026 2:32


Le Royaume-Uni propose l'un des cadres les moins avantageux pour les jeunes papas : seulement deux semaines de congé paternité après la naissance d'un bébé, payées moins de 200€ par semaine. Certaines entreprises font le choix de compenser, mais pas toutes. Les papas réclament aujourd'hui au gouvernement de meilleures conditions : il en va, selon eux, de l'égalité femmes-hommes et du bien-être de tous dans la famille. Rencontre avec ceux qui s'investissent pour faire changer les choses. De notre correspondante à Londres, Grands yeux bleus et sourire curieux, Abel a eu de la chance : son papa a pu rester avec lui pendant un mois après sa naissance. « Je travaille dans un petit cabinet d'architecture, c'est relax. Surtout comparé au minimum légal, c'est plutôt bien », apprécie ce dernier. Le minimum légal, au Royaume-Uni, c'est deux semaines. Tom, qui a accueilli sa première fille il y a un an, trouve cela trop peu : « Il faudrait minimum cinq ou six semaines. Mais c'est comme ça, et la majorité des employeurs s'en tiennent à ça. Qu'est-ce que vous pouvez faire ? » Deux semaines, rémunérées moins de 400 euros : avec ce cadre légal, un tiers des jeunes papas ne prennent même pas de congé après la naissance d'un enfant. Insupportable pour George Gabriel, qui milite pour un meilleur congé paternité avec son association Dad Shift : « Nous avons le pire congé paternité d'Europe. Nous sommes 40ᵉ sur 43 au sein de l'OCDE. L'idée que deux semaines soient suffisantes pour soutenir votre conjointe, créer un lien avec votre bébé, c'est tout simplement ridicule. C'est beaucoup trop peu, on ne parle pas de vacances ! En plus, ce sont deux semaines payées à moins de la moitié du salaire minimum, donc la majorité des pères ne peuvent pas se le permettre. »  Pourtant, plus de congé paternité, ce serait bon pour tous au foyer selon lui : « Si l'on ne donne pas de temps aux papas pour apprendre à s'occuper de leur bébé, ils ne le feront jamais et le couple va se retrouver enfermé dans une répartition ultra-genrée des rôles à la maison. En plus, il y a encore un écart salarial de 13% au Royaume-Uni entre hommes et femmes, en partie à cause du coût des congés maternité. Il n'y a qu'en prenant plus de congés que nous – les hommes – pouvons contribuer à réduire cet écart. »  Dad Shift a organisé la première « grève des papas » l'année dernière – et installé des porte-bébés sur des statues d'hommes célèbres dans Londres, en particulier devant le Parlement. Derrière les fenêtres du palais de Westminster, la députée travailliste Maya Ellis a été convaincue : « J'espère qu'on va avoir les six semaines de congé de paternité rémunérées à 90% du salaire payé par le gouvernement. »  Si les Britanniques y sont largement favorables, les entreprises se montrent plus frileuses. « Les entreprises s'inquiètent parfois de l'impact financier. Mon objectif serait certainement que le congé de paternité soit payé par le gouvernement. Je pense que dans la plupart des cas, les entreprises veulent simplement la clarté », poursuit Maya Ellis. Le gouvernement a entamé une consultation pour l'ensemble des congés liés à la parentalité. Une réforme pourrait cependant prendre encore plusieurs années.

Reportage international
«Deux semaines, c'est ridicule»: au Royaume-Uni, les hommes demandent un congé paternité plus long

Reportage international

Play Episode Listen Later May 5, 2026 2:32


Le Royaume-Uni propose l'un des cadres les moins avantageux pour les jeunes papas : seulement deux semaines de congé paternité après la naissance d'un bébé, payées moins de 200€ par semaine. Certaines entreprises font le choix de compenser, mais pas toutes. Les papas réclament aujourd'hui au gouvernement de meilleures conditions : il en va, selon eux, de l'égalité femmes-hommes et du bien-être de tous dans la famille. Rencontre avec ceux qui s'investissent pour faire changer les choses. De notre correspondante à Londres, Grands yeux bleus et sourire curieux, Abel a eu de la chance : son papa a pu rester avec lui pendant un mois après sa naissance. « Je travaille dans un petit cabinet d'architecture, c'est relax. Surtout comparé au minimum légal, c'est plutôt bien », apprécie ce dernier. Le minimum légal, au Royaume-Uni, c'est deux semaines. Tom, qui a accueilli sa première fille il y a un an, trouve cela trop peu : « Il faudrait minimum cinq ou six semaines. Mais c'est comme ça, et la majorité des employeurs s'en tiennent à ça. Qu'est-ce que vous pouvez faire ? » Deux semaines, rémunérées moins de 400 euros : avec ce cadre légal, un tiers des jeunes papas ne prennent même pas de congé après la naissance d'un enfant. Insupportable pour George Gabriel, qui milite pour un meilleur congé paternité avec son association Dad Shift : « Nous avons le pire congé paternité d'Europe. Nous sommes 40ᵉ sur 43 au sein de l'OCDE. L'idée que deux semaines soient suffisantes pour soutenir votre conjointe, créer un lien avec votre bébé, c'est tout simplement ridicule. C'est beaucoup trop peu, on ne parle pas de vacances ! En plus, ce sont deux semaines payées à moins de la moitié du salaire minimum, donc la majorité des pères ne peuvent pas se le permettre. »  Pourtant, plus de congé paternité, ce serait bon pour tous au foyer selon lui : « Si l'on ne donne pas de temps aux papas pour apprendre à s'occuper de leur bébé, ils ne le feront jamais et le couple va se retrouver enfermé dans une répartition ultra-genrée des rôles à la maison. En plus, il y a encore un écart salarial de 13% au Royaume-Uni entre hommes et femmes, en partie à cause du coût des congés maternité. Il n'y a qu'en prenant plus de congés que nous – les hommes – pouvons contribuer à réduire cet écart. »  Dad Shift a organisé la première « grève des papas » l'année dernière – et installé des porte-bébés sur des statues d'hommes célèbres dans Londres, en particulier devant le Parlement. Derrière les fenêtres du palais de Westminster, la députée travailliste Maya Ellis a été convaincue : « J'espère qu'on va avoir les six semaines de congé de paternité rémunérées à 90% du salaire payé par le gouvernement. »  Si les Britanniques y sont largement favorables, les entreprises se montrent plus frileuses. « Les entreprises s'inquiètent parfois de l'impact financier. Mon objectif serait certainement que le congé de paternité soit payé par le gouvernement. Je pense que dans la plupart des cas, les entreprises veulent simplement la clarté », poursuit Maya Ellis. Le gouvernement a entamé une consultation pour l'ensemble des congés liés à la parentalité. Une réforme pourrait cependant prendre encore plusieurs années.

Manu dans le 6/9 : Le best-of
Bonne nouvelle, selon des études britanniques, les femmes qui ont des passions de grand-mère vivent plus longtemps.

Manu dans le 6/9 : Le best-of

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 2:09


Tous les matins, à 7H10 et 9H45, on vous donne les bonnes nouvelles du jour.

Les bonnes nouvelles d'Isabelle
Bonne nouvelle, selon des études britanniques, les femmes qui ont des passions de grand-mère vivent plus longtemps.

Les bonnes nouvelles d'Isabelle

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 2:09


Tous les matins, à 7H10 et 9H45, on vous donne les bonnes nouvelles du jour.

Dans la presse
Attaque antisémite de Londres : "Le gouvernement travailliste a failli aux juifs britanniques"

Dans la presse

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 6:02


À la Une de la presse, jeudi : les réactions à l'attaque au couteau, mercredi, dans le quartier juif de Golders Green à Londres, qui a fait deux blessés ; le coup de froid entre les États-Unis et l'Allemagne ; la polémique en France autour du 1er-Mai ; des propositions pour défendre les journalistes et les créateurs face à l'IA ; et peut-être la fin du diktat du "summer body".

C dans l'air
Trump veut étouffer l'Iran ...et asphyxie l'Europe - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 64:37


C dans l'air du 29 avril 2026 - Trump veut étouffer l'Iran ...et asphyxie l'Europe Secouée par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche, l'Europe a tenté plusieurs stratégies, allant de la flatterie aux concessions. Mais Trump ne respectant que ceux qui lui tiennent tête, certains, à commencer par la France et l'Espagne, ont décidé de parler le même langage, depuis la crise du Groenland. Un changement de ton qui gagne aujourd'hui d'autres pays européens alors que le blocage du détroit d'Ormuz se poursuit... et même la monarchie britannique.À l'heure où la « relation spéciale » traverse une zone de turbulences, le président des États-Unis reprochant aux Britanniques de ne pas l'aider dans sa guerre contre l'Iran, Charles III a choisi l'ironie face à Donald Trump, lors du dîner d'État à la Maison-Blanche. « Vous avez récemment déclaré, M. le président, que sans les États-Unis, les pays européens parleraient l'allemand. Oserais-je dire que sans nous, vous parleriez français ? » Une pique feutrée, mais révélatrice d'un agacement grandissant. Un peu plus tôt, devant le Congrès, le souverain avait déjà insisté sur « la défense de la démocratie » qui a permis aux deux pays de rester si proches, « non pas dans l'intérêt de nos peuples, mais du peuple ».Même évolution à Berlin. Longtemps prudent, Friedrich Merz hausse désormais le ton. Après avoir été en retrait lors de son déplacement aux États-Unis début mars, le chancelier allemand critique ouvertement la stratégie américaine en Iran, estimant que « les Américains n'ont visiblement aucune ligne claire » et que Téhéran « humilie » la première puissance mondiale. Des propos qui ont immédiatement fait réagir Donald Trump, dénonçant un manque d'expertise et s'attaquant, au passage, à la situation économique allemande.À Rome, la relation se dégrade également. Giorgia Meloni, longtemps perçue comme une alliée naturelle par le président américain, est désormais dans son viseur. Donald Trump s'en prend à la présidente du Conseil italien, qu'il a cessé de considérer comme courageuse, car il pensait qu'elle allait l'aider dans la guerre contre l'Iran. Elle lui semble désormais « ingrate » et n'est plus la « remarquable » dirigeante conservatrice qu'il avait connue.Autre pays « vilain » dans le collimateur de Donald Trump : l'Espagne. Le pays dirigé par le Premier ministre Pedro Sánchez s'impose comme l'un des principaux opposants européens à la politique de Donald Trump. Depuis le 28 février 2026, il condamne fermement la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, qu'il qualifie d'« illégale » et d'« erreur extraordinaire ». Une position qui lui a valu de vives critiques du président américain, allant jusqu'à menacer de « cesser » tout commerce bilatéral après le refus de Madrid d'autoriser l'utilisation de ses bases militaires. Selon un courriel interne au Pentagone, dévoilé la semaine dernière par l'agence de presse Reuters, les États-Unis étudieraient désormais la possibilité de suspendre la participation de l'Espagne à l'OTAN.Furieux de ne pas avoir obtenu le Groenland, Donald Trump a également réitéré récemment ses menaces de quitter l'OTAN, « un tigre de papier ». Mais serait-ce possible ? Jusqu'où ira le bras de fer entre Trump et les Européens ? Et que se passe-t-il au Groenland ? Reportage dans l'île arctique où les investissements américains se multiplient…Nos experts :- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - VINCENT HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- JEAN-DOMINIQUE MERCHET - Journaliste - L'Express, spécialiste des relations internationales et des questions de défense- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, auteure de Les fantômes de Munich- S

Les Collections de l'heure du crime
Lucy Letby : une tueuse d'enfants à l'hôpital

Les Collections de l'heure du crime

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 39:52


Lucy Letby, jeune infirmière souriante, visage d'ange sous une chevelure blonde, est aujourd'hui considérée comme l'une des pire meurtrières du Royaume Uni. Une tueuse en série de nouveaux nés. Au printemps 2018, les Britanniques découvrent ainsi, abasourdis et consternés, le parcours cette soignante qui officie dans un hôpital de l'ouest du pays. Dans son sillage, on dénombrerait une quinzaine de nouveaux nés dont les morts sont suspectes. Des prématurés, garçons et filles, parfois de la même fratrie, empoisonnés ou décédés suite à des injections. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles. Ecoutez L'heure du Crime avec Jean-Alphonse Richard du 28 janvier 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Collections de l'heure du crime
L'ENQUÊTE - Lucy Letby : est-elle une tueuse en série ?

Les Collections de l'heure du crime

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 13:17


Lucy Letby, jeune infirmière souriante, visage d'ange sous une chevelure blonde, est aujourd'hui considérée comme l'une des pire meurtrières du Royaume Uni. Une tueuse en série de nouveaux nés. Au printemps 2018, les Britanniques découvrent ainsi, abasourdis et consternés, le parcours cette soignante qui officie dans un hôpital de l'ouest du pays. Dans son sillage, on dénombrerait une quinzaine de nouveaux nés dont les morts sont suspectes. Des prématurés, garçons et filles, parfois de la même fratrie, empoisonnés ou décédés suite à des injections. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles. Ecoutez L'heure du Crime avec Jean-Alphonse Richard du 28 janvier 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Manu dans le 6/9 : Le best-of
Bonne nouvelle, des chercheurs britanniques ont découvert une nouvelle façon de réduire le stress : faire la vaisselle " en pleine conscience ".

Manu dans le 6/9 : Le best-of

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 3:37


Tous les matins, à 7H10 et 9H45, on vous donne les bonnes nouvelles du jour.

Les bonnes nouvelles d'Isabelle
Bonne nouvelle, des chercheurs britanniques ont découvert une nouvelle façon de réduire le stress : faire la vaisselle " en pleine conscience ".

Les bonnes nouvelles d'Isabelle

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 3:37


Tous les matins, à 7H10 et 9H45, on vous donne les bonnes nouvelles du jour.

L'essentiel de Paul Arcand
Le Canadien l'échappe, dans la tête de Trump et interdiction de fumer à vie pour les jeunes britanniques

L'essentiel de Paul Arcand

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 25:49


À l’occasion de sa revue de presse, mercredi, Paul Arcand analyse la défaite in extremis des Canadiens de Montréal par la marque de 3 à 2, mardi soir, face au Lightning de Tampa Bay. Le CH a subi ce revers dans un deuxième match de première ronde qui s'est voulu robuste et intense et qui, à nouveau, s'est achevé en prolongation. C'est le défenseur Janis Moser de Tampa qui a mis fin aux hostilités en temps supplémentaire, lors duquel l'adversaire du Tricolore s'est principalement imposé sur la patinoire. La série est donc égale 1-1 et le Tricolore retrouvera ses partisans vendredi à domicile contre l'équipe floridienne. Autres sujets traités: Le gouvernement Fréchette a peu de temps pour agir; Que se passe-t-il dans la tête de Trump?; Interdiction de fumer à vie pour les jeunes britanniques. Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée

Invité Afrique
Loi sur la restitution d'œuvres africaines: «Il était temps», selon Souleymane Bachir Diagne

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 15:14


« Une loi attendue dans le monde entier », voilà comment la ministre française de la Culture, Catherine Pégard, qualifie le texte pour faciliter les restitutions d'œuvres pillées pendant la colonisation. Le projet de loi a été adopté ce lundi 13 avril 2026 à l'Assemblée nationale. Il permettrait de passer désormais par décret, plutôt que par une loi spécifique à chaque restitution. Et les musées vont avoir un rôle majeur à jouer, souligne le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne, professeur émérite à l'université Columbia à New York. Il est l'invité de Charlotte Idrac. RFI : Que pensez-vous de ce texte sur les restitutions qui vient d'être adopté à l'Assemblée en France ? Souleymane Bachir Diagne : Il était temps. Ce texte lève une restriction qui permettait jusqu'à présent, devant des demandes de restitutions, de dire : « Écoutez, il y a un principe d'inaliénabilité, donc on ne touche pas, on ne soulève pas la question. » Donc, maintenant, le champ est libre, si vous voulez. Cela veut dire que des négociations peuvent s'engager entre, je dirais, des acteurs sur le terrain. Un musée français, un musée africain ou des musées du Nord à un musée du Sud, à la condition, bien entendu d'établir une liste de demandes fondées aussi sur des recherches de provenances. Est-ce que vous pensez qu'avec cette loi, on va aller vers une multitude de demandes de restitution de la part des pays ou des musées ? Je ne vois pas des demandes énormes se profiler pour une raison très simple : les restitutions qui ont déjà eu lieu ont concerné des objets qui avaient été pillés à la suite d'expéditions coloniales extrêmement violentes. Celle qui a mis fin, par exemple, au dernier royaume du Dahomey, le royaume du roi Béhanzin, ou celle par les Britanniques qui a saccagé et détruit Benin City, les fameux Bronzes du Bénin qui se retrouvent partout dans le monde aujourd'hui. Celles-là étaient des œuvres qu'il était facile d'identifier et il fallait à tout prix évidemment les restituer comme réparation. Il y a des tas d'autres œuvres qui se retrouvent dans les musées, et souvent d'ailleurs dans des réserves. Et donc il y a matière à faire des recherches patientes, scientifiques, de provenances. Toutes les œuvres ne sont pas des œuvres qui ont été arrachées par la violence. Par conséquent, l'idée qu'il y aurait maintenant des listes en attente avec des milliers et des milliers d'objets présentés comme une forme, une sorte d'addition par les États africains, je ne vois pas cela arriver. Est-ce que, selon vous, il faut tout restituer ? Alors c'est là que s'engagent les négociations. Dire qu'il faut tout restituer, c'est tomber dans un identitarisme qui consisterait à dire en gros chacun chez soi, rentrez à la maison. Que toutes les œuvres qui ont été produites par des humains se retrouvent dans les aires culturelles qui les ont produites, et puis voilà. Je ne le crois pas. Il existe aujourd'hui des musées qu'on peut appeler des musées universels, c'est-à-dire des musées qui ont vocation à présenter la créativité de l'humanité dans son ensemble. Par exemple ? Aujourd'hui, le Louvre est devenu un musée vraiment universel, où il n'y a pas simplement les œuvres de l'Europe ou des œuvres dont on estime qu'elles ont préparé la créativité européenne, comme les œuvres égyptiennes ou les œuvres de Mésopotamie. Il y a aussi les œuvres des quatre autres continents, et c'est la raison pour laquelle vous avez la galerie des cinq continents. Vous avez le musée du Louvre-Lens qui est dans cette dynamique également. Vous avez le Metropolitan Museum à New York, que je connais bien. Cette question des restitutions, finalement, elle touche pour vous, à la manière dont on conçoit aujourd'hui les musées ? Absolument. Je crois que cette question de la restitution n'est pas simplement un transvasement, ce n'est pas simplement un voyage retour des objets. L'art africain a été véritablement à l'origine de la grande révolution artistique du XXᵉ siècle. Donc, il est tout à fait naturel que cet art africain ait toute la place qui lui revient dans les musées, dans les grandes capitales cosmopolites comme New York ou Paris ou Saint-Pétersbourg, etc. Dans le camp des critiques, il y avait, ou il y a, cet argument que les pays d'origine n'auraient pas Les infrastructures muséales adaptées pour les restitutions d'œuvres. Qu'est-ce que vous en pensez ? Eh bien, c'est une excellente occasion pour qu'une coopération s'installe entre musées du Nord et musées du Sud. Et les premiers pas, c'est peut-être aider aussi à l'édification d'un musée au sud qui puisse recevoir non seulement les œuvres qui seraient éventuellement restituées, mais également des œuvres d'autres époques, d'autres continents, de telle sorte que, grâce à la circulation internationale, les musées universels se développent aussi dans ce que l'on appelle le sud global. Donc une circulation, un dialogue, entre des œuvres ? Tout à fait un dialogue des œuvres entre elles. D'abord, ouvrir les musées avec des prêts, ce serait une excellente manière de procéder et de faire en sorte que les œuvres dont il est question, lorsqu'on pose le problème des restitutions, ne soient pas des œuvres qui divisent, mais des œuvres qui réunissent.

Esprits Libres
Stellantis ne produira plus de véhicules : « C'est terrifiant, mais c'était annoncé et prévu » réagit Géraldine Woessner

Esprits Libres

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 11:44


Aujourd'hui, dans "Esprits Libres", David Abiker reçoit Géraldine Woessner, rédactrice en chef du Point, et Jean-Marie Colombani, fondateur du site slate.fr pour une analyse approfondie de l'actualité politique, économique et sociale.Ensemble, ils reviennent sur la représentation du MI6 (services secrets britanniques) dans les médias, qui tranche avec la réalité dépeinte dans la série Slow Horses, où une équipe déshéritée et désabusée incarne le démantèlement du mythe de l'agent secret britannique. Cette déconstruction humoristique et brillante, portée par l'acteur Gary Oldman, offre un regard salutaire des Britanniques sur eux-mêmes.La discussion s'oriente ensuite vers les dérives autoritaires observées en Russie, sous le régime de Poutine, qui rappellent l'univers orwellien de 1984. Les invités soulignent les similitudes troublantes entre la réalité russe actuelle et l'œuvre d'Orwell, avec un système de surveillance et de contrôle totalitaire, des affiches de propagande et la disparition des opposants. Ils s'interrogent également sur les tendances autoritaires émergentes aux États-Unis et en Chine.Puis, le débat se tourne vers la désindustrialisation de la France, illustrée par la fermeture prochaine de l'usine historique Stellantis de Poissy. Les invités analysent les causes de ce déclin, entre coûts de production élevés, électrification trop rapide et erreurs stratégiques des constructeurs automobiles. Ils déplorent l'absence de réaction politique à la hauteur de ces enjeux, alors que la France perd progressivement ses parts de marché dans de nombreux secteurs industriels clés, de l'électronique à la sidérurgie en passant par l'agroalimentaire.Enfin, ils évoquent un ouvrage intrigant, Pourquoi les fascistes n'aiment pas les spaghettis, qui propose une réflexion sur l'identité italienne à travers le prisme de la cuisine des pâtes. Une recommandation qui promet un dépaysement et des saveurs pour clore cet épisode riche en analyses et en perspectives sur les défis auxquels fait face la France.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un Jour dans l'Histoire
Farouk, le dernier roi d'Egypte

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 40:37


Nous sommes le 26 juillet 1952, à Alexandrie. Ce jour-là, le yacht royal Mahroussa quitte le port avec, à son bord, Farouk Ier qu'il emmène dans un exil définitif. Cet événement scelle la fin de la dynastie créée par Mohamed Ali, près d'un siècle et demi plutôt. L'Egypte bascule vers la République sous l'égide de Gamal Abdel Nasser. Monté sur le trône en 1936, à l'âge de seize ans, acclamé, séduisant le peuple et les élites internationales par son image de « prince charmant », Farouk s'est transformé, en moins de vingt ans, en un monarque obèse, vilipendé en raison de ses excès, de ses frasques. Seule sa vie dissolue, déconnectée des réalités, alimentant encore les conversations. Le règne de Farouk est marqué par une indifférence croissante face à la misère des fellahs, les paysans, et par une incapacité à s'affranchir de la pesante tutelle britannique. Malgré ses velléités, il est resté impuissant devant la corruption des privilégiés et les revers militaires, notamment lors de la guerre de 1948 contre Israël. Ce délitement du pouvoir royal a favorisé l'ascension de ceux que l'on a appelé les « Officiers libres » qui orchestreront le coup d'État de juillet 1952 afin de laver l'honneur national bafoué. Toutefois, en dépit de ses faiblesses, de ses erreurs et de ses fautes, il faut souligner que c'est sous son autorité que la Ligue arabe va voir le jour et que les Frères musulmans vont s'affirmer. Des acteurs qui vont contribuer à l'indépendance pleine et entière de l'Egypte en dénonçant le traité qui la liait aux Britanniques. Le roi Farouk est resté dans l'histoire comme le liquidateur de l'héritage de Mohamed Ali, il y-a-t-il lieu de lui donner une autre place ? Nous allons bien voir … Avec Bertrand Le Gendre : « Farouk, le dernier roi d'Egypte » éditions Flammarion. Sujets traités : Farouk, Egypte, Mohamed Ali, roi, peuple, Britanniques Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un air d'amérique
La visite du roi Charles III aux États-Unis ne fait pas l'unanimité au Royaume

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 1:32


En se réveillant ce mardi 31 mars au matin, Donald Trump a traité les Britanniques et d'autres nations de lâches pour ne pas avoir accepté d'intervenir à ses côtés pour attaquer l'Iran. Une heure plus tard, le Palais de Buckingham a publié un communiqué annonçant que Charles III avait accepté l'invitation du président américain. Le roi et la reine Camilla se rendront bien aux États-Unis à la fin du mois d'avril 2026. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grosses Têtes
QUI QUI EXPRESS - Qui sont ces actrices britanniques qui ont lu un extrait du livre de Gisèle Pelicot à Londres ?

Les Grosses Têtes

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 7:29


C'est une nouveauté dans "Les Grosses Têtes", le "Qui Qui Express" : à chaque personnalité retrouvée, l'auditeur ou l'auditrice remporte 50 euros ! Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les histoires de 28 Minutes
Guerre au Moyen-Orient, ONU, chapelle Sixtine… : Le Club international

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Mar 7, 2026 46:19


L'émission 28 minutes du 07/03/2026 Ce samedi, Benjamin Sportouch décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Martial Ze Belinga, économiste et sociologue, Maya Khadra, enseignante et journaliste franco-libanaise, Benjamin Luis, correspondant en France pour la radio suisse RTS ainsi que la dessinatrice de presse Dorthe Landschulz. L'ONU change bientôt de patron : mais qui veut encore diriger le ‘'machin'' ? Alors qu'António Guterres, à la tête de l'ONU depuis 10 ans, s'apprête à passer le flambeau en décembre prochain, quatre candidats sont en lice pour prendre sa suite. Rebeca Grynspan, l'ancienne vice-présidente du Costa Rica, Macky Sall, l'ancien président du Sénégal, Michelle Bachelet, l'ex-présidente chilienne, ou Rafael Grossi, le patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique… Mais qui veut encore diriger le “Machin”, comme l'appelait le général de Gaulle ? De l'embrasement à l'enlisement : la guerre au Moyen-Orient est-elle partie pour durer ? Les États-Unis et Israël ont lancé une série d'attaques conjointes, samedi 28 février, contre l'Iran. Depuis, la situation au Moyen-Orient s'embrase. Une semaine après le début des frappes, se dirige t-on vers un enlisement ? Nous recevons la photographe et réalisatrice canadienne Kourtney Roy qui, par son univers sensible et coloré, révèle les ambivalences du tourisme contemporain dans l'exposition “All Inclusive. Regards croisés sur le tourisme mondialisé” à La Cité de l'Économie à Paris, jusqu'au 20 septembre 2026. Valérie Brochard nous emmène chez nos voisins Britanniques dont la “relation spéciale” avec les États-Unis les met dans une position difficile à l'aune de la guerre en Iran. Olivier Boucreux décerne le titre d'employé de la semaine à Nawaf Salam, premier ministre du Liban. Son gouvernement a décidé de se désolidariser des actions du Hezbollah. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision italienne. Au Vatican, dans la chapelle Sixtine, le très fameux “Jugement dernier” de Michel-Ange est en restauration, terni en raison de… la transpiration des touristes. Julia Van Aelst nous invite à méditer sur une manie, l'accumulation des objets gadgets. Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 07 mars 2026 Présentation Benjamin Sportouch Production KM, ARTE Radio

Accents d'Europe
La Cour européenne des droits de l'homme sous les pressions politiques

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 19:29


Au nom de la sécurité, peut-on limiter les droits de l'homme, les droits des migrants ? C'est le débat qui sous-tend les attaques répétées dont la Cour fait l'objet. La CEDH sous pression Longtemps portée par les extrêmes droites européennes, l'idée de déroger aux droits humains des personnes en migration, pour des raisons de sécurité, est désormais à l'agenda politique de nombreux gouvernements du Vieux Continent. Pour preuve, cette déclaration commune publiée en décembre 2025 par plus de la moitié des 46 États membres du Conseil de l'Europe, qui demandent à ce que l'interprétation de la Cour Européenne des droits de l'homme sur les questions migratoires soit révisée. Alors que la Cour doit bientôt se prononcer sur plusieurs affaires, notre correspondante à Strasbourg, Wyloën Munhoz Boillot s'est penchée sur ce débat juridique de plus en plus politisé. En Pologne, la frontière avec la Biélorussie est le théâtre d'une crise migratoire dramatique depuis 2021, une crise orchestrée par le régime du dictateur biélorusse Alexandre Loukachenko. Pour déstabiliser Varsovie, Minsk organise l'acheminement de migrants vers les dangereuses forêts frontalières de l'Union européenne, et la Pologne répond par une politique extrêmement dure, quitte à être accusée de violer le droit d'asile et les droits humains. À Varsovie, les précisions d'Adrien Sarlat.    La chronique musique de Vincent Théval : Orgulho, du groupe belge Ão.    Au Royaume-Uni, la monarchie britannique ressort très affaiblie la médiatique affaire Epstein, dont les ramifications n'ont sans doute pas fini de rattraper certains des hommes les puissants de la planète. Le frère du roi Charles III, Andrew Windsor, a été arrêté le 19 février 2026. Il a passé 11h en garde à vue, soupçonné d'abus de pouvoir, lorsqu'il était représentant spécial du Commerce entre 2001 et 2011. Déjà accusé d'agressions sexuelles sur une Américaine qui avait 17 ans au moment des faits, le prince déchu pourrait être renvoyé devant la justice et risque la prison à vie. De quoi changer le regard que les Britanniques portent sur leur monarchie. À Londres, le reportage de Marie Billon.

Accents d'Europe
La Cour européenne des droits de l'homme sous les pressions politiques

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 19:29


Au nom de la sécurité, peut-on limiter les droits de l'homme, les droits des migrants ? C'est le débat qui sous-tend les attaques répétées dont la Cour fait l'objet. La CEDH sous pression Longtemps portée par les extrêmes droites européennes, l'idée de déroger aux droits humains des personnes en migration, pour des raisons de sécurité, est désormais à l'agenda politique de nombreux gouvernements du Vieux Continent. Pour preuve, cette déclaration commune publiée en décembre 2025 par plus de la moitié des 46 États membres du Conseil de l'Europe, qui demandent à ce que l'interprétation de la Cour Européenne des droits de l'homme sur les questions migratoires soit révisée. Alors que la Cour doit bientôt se prononcer sur plusieurs affaires, notre correspondante à Strasbourg, Wyloën Munhoz Boillot s'est penchée sur ce débat juridique de plus en plus politisé. En Pologne, la frontière avec la Biélorussie est le théâtre d'une crise migratoire dramatique depuis 2021, une crise orchestrée par le régime du dictateur biélorusse Alexandre Loukachenko. Pour déstabiliser Varsovie, Minsk organise l'acheminement de migrants vers les dangereuses forêts frontalières de l'Union européenne, et la Pologne répond par une politique extrêmement dure, quitte à être accusée de violer le droit d'asile et les droits humains. À Varsovie, les précisions d'Adrien Sarlat.    La chronique musique de Vincent Théval : Orgulho, du groupe belge Ão.    Au Royaume-Uni, la monarchie britannique ressort très affaiblie la médiatique affaire Epstein, dont les ramifications n'ont sans doute pas fini de rattraper certains des hommes les puissants de la planète. Le frère du roi Charles III, Andrew Windsor, a été arrêté le 19 février 2026. Il a passé 11h en garde à vue, soupçonné d'abus de pouvoir, lorsqu'il était représentant spécial du Commerce entre 2001 et 2011. Déjà accusé d'agressions sexuelles sur une Américaine qui avait 17 ans au moment des faits, le prince déchu pourrait être renvoyé devant la justice et risque la prison à vie. De quoi changer le regard que les Britanniques portent sur leur monarchie. À Londres, le reportage de Marie Billon.

Un Jour dans l'Histoire
Gertrude Bell, reine du désert et de Mésopotamie

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 23:32


Aventurière, archéologue, espionne, parlant l'arabe et le persan, elle fut la première femme puissante de l'Empire britannique, mais aussi une héroïne tragique. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, Gertrude Bell a dessiné les frontières de l'Orient, dans ce désert sauvage où tout a commencé : le pays entre deux fleuves, le Tigre et l'Euphrate, la Mesopotamie. Éclipsée par Thomas Edward Lawrence, alias Lawrence d'Arabie, par ailleurs son ami, Gertrude Bell est au coeur du dernier roman d'Olivier Guez, Mesopotamia (Seuil). Mythique et maudite, la Mésopotamie verra son destin chavirer lors de la découverte, à l'aube de la Première guerre Mondiale, de gigantesques gisements pétroliers, convoités par les Britanniques, Français, Allemands, et Ottomans. Sous les tentes bédouines ou dans les rues ensablées de Bagdad, le tracé de Gertrude Bell sera celui de l'Irak, dont elle dessinera les frontières et d'une première mondialisation sous l'égide d'un Empire Britannique alors à son apogée. sujets traités : Gertrude Bell, reine, désert, Mésopotamie, Aventurière, archéologue, espionne, Lawrence d'Arabie, Bagdad, Empire Britannique Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'Histoire nous le dira
Un Indien a appris aux Britanniques à se laver ! | L'Histoire nous le dira # 310

L'Histoire nous le dira

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 16:56


Ni un grand militaire, ni un homme d'État, ni un artiste remarquable, Sake Dean Mahomed était pourtant, à son époque, une célébrité. Né fils de soldat en Inde, il a réussi à s'élever dans les rangs de l'armée du Bengal. À noter: à 14 minutes on parle de pamphlet, il aurait fallu dire dépliant! Rien de pamphlétaire là-dedans. Adhérez à cette chaîne pour obtenir des avantages : https://www.youtube.com/channel/UCN4TCCaX-gqBNkrUqXdgGRA/join Avec la participation de Catherine Tourangeau, merci Catherine https://www.facebook.com/LaPetiteHistorienne/ Script Catherine Tourangeau Pour soutenir la chaîne, au choix: 1. Cliquez sur le bouton « Adhérer » sous la vidéo. 2. Patreon: https://www.patreon.com/hndl Musique issue du site : epidemicsound.com Images provenant de https://www.storyblocks.com Abonnez-vous à la chaine: https://www.youtube.com/c/LHistoirenousledira Les vidéos sont utilisées à des fins éducatives selon l'article 107 du Copyright Act de 1976 sur le Fair-Use. Sources et pour aller plus loin: Bayly, C. A. Indian Society and the Making of the British Empire. Cambridge: Cambridge University Press, 1988. Fisher, Michael, The First Indian Author in English: Dean Mahomed (1759-1851) in India, Ireland, and England. Oxford University Press, 1996. Teltscher, Kate, « The Shampooing Surgeon and the Persian Prince: Two Indians in Early Nineteenth-century Britain ». Interventions: International Journal of Postcolonial Studies. 2 (3): 2000, 409–23. Ansari, Humayun. The Infidel Within: The History of Muslims in Britain, 1800 to the Present. C. Hurst & Co. Publishers, 2004. Das, Alok, « Life and Legacy of Sake Dean Mahomet: A Forgotten Enigma ». Communication Studies and Language Pedagogy. 2(1–2): 2016, 199–211. Clarke, Sir Arthur. An Essay on Warm, Cold, and Vapour Bathing, with Practical Observations on Sea Bathing, Diseases of the Skin, Bilious, Liver Complaints, and Dropsy. London: Henry Colburn, 1813. Cochrane, Basil. An Improvement on the Mode of Administering the Vapour Bath, and the Apparatus Connected with It. London: John Booth, 1809. Cotton, Sir Evan. “`Sake Deen Mahomed' of Brighton.” Sussex County Magazine 13 (1939): 746–50. Feltham, John. Guide to All the Watering and Sea Bathing Places. London: Longman, Hurst, Rees, Orme, and Brown, 1806–15. Mahomet, Dean. The Travels of Dean Mahomet: An Eighteenth-Century Journey through India. Berkeley: University of California Press, c1997. Mahomed, S. D. Cases Cured by Sake Deen Mahomed, Shampooing Surgeon, And Inventor of the Indian Medicated Vapour and Sea-Water Baths, Written by the Patients Themselves. Brighton: The Author, 1820. ——————. Shampooing, or, Benefits resulting from the use of the Indian medicated vapour bath: as introduced into this country by S. D. Mahomed…containing a brief but comprehensive view of the effects produced by the use of the warm bath, in comparison with steam or vapour bathing. Brighton: The Author, 1822, 1826, 1838. Pratt, Mary Louise. Imperial Eyes: Travel Writing and Transculturation. London: Routledge, 1992. History of champissage de London Centre of Indian Champissage™ https://champissageinternational.com/history-of-champissage/ The Shampooing Surgeon of Brightonm March/April 2018 by Gerald Zarr https://www.aramcoworld.com/Articles/March-2018/The-Shampooing-Surgeon-of-Brighton Autres références disponibles sur demande. #histoire #documentaire #deanmohamed #champissage

Entendez-vous l'éco ?
Agriculture : les défis de 5 pays d'Europe 5/5 : Quel bilan pour les agriculteurs britanniques après le Brexit et la sortie de l'UE ?

Entendez-vous l'éco ?

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 5:56


durée : 00:05:56 - Le Journal de l'éco - par : Anne-Laure Chouin - Le Royaume-Uni a officiellement quitté l'Union européenne il y a six ans. Les agriculteurs anglais avaient alors voté en masse pour le Brexit, à 60 %, ils dénonçaient la lourdeur réglementaire de la Politique agricole commune, rêvant d'une agriculture "libérée de Bruxelles". Qu'en est-il désormais ?

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Annalisa Cappellini : Le lien entre Epstein et le monde des affaires - 05/02

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 3:04


Ce jeudi 5 février, les impacts du dossier Epstein sur les Britanniques, ont été abordés par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Scandales
Meghan et Harry : l'exil qui tourne mal

Scandales

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 46:17


Si vous êtes un fan de la première heure, vous avez déjà écouté le premier épisode de Scandales sur Meghan et Harry, sorti en mars 2022. À l'époque, les Sussex étaient installés en Californie depuis peu, tout le monde s'intéressait au couple qui avait osé claquer la porte de Buckingham Palace, et on ne savait pas trop ce qu'ils allaient devenir… Des héros ou des losers, ou quelque chose entre les deux.  Depuis, il s'est passé 4 ans, autrement dit un siècle dans le monde fou fou des célébrités. Elizabeth II est morte, le prince Charles a été couronné roi, Meghan et Harry ont fait des annonces pharaoniques et signé de juteux contrats, Harry a sorti son livre explosif, Kate a annoncé son cancer… Et on peut se dire que c'est un bon moment pour répondre à cette question : que sont-ils devenus, ou que ne sont-ils pas devenus d'ailleurs ? Comment sont-ils tombés dans les limbes de la détestation des Britanniques et dans quelle mesure ont-ils même fini par saouler les Américains ? Et enfin, l'interrogation ultime : Harry pourrait-il finir par revenir au Royaume-Uni, comme certains le prédisent déjà ?  Au micro de Scandales ce succèdent :Elizabeth Holmes, journaliste américaine basée à Los AngelesMarc Roche, journaliste spécialiste de la famille royale britannique et auteur de Ma vie chez les WindsorNicole Prieur, psychologue spécialiste des relations familiales. Scandales est un podcast de Madame Figaro, écrit et présenté par Marion Galy-Ramounot, et produit par Lucile Rousseau-Garcia. Fanny Sauveplane a été chargée d'enquête. Océane Ciuni est la responsable éditoriale de Scandales, un podcast produit par Louie Créative, l'agence de contenus audios de Louie Média. Cet épisode est à retrouver sur toutes les plateformes d'écoutes : Apple Podcast, Spotify, Deezer et Amazon Music.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi boit-on du champagne en apéritif à cause des Anglais ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 2:05


Aujourd'hui, c'est presque un réflexe : un dîner, une fête, un moment important… et hop, on ouvre une bouteille de champagne “pour l'apéro”. Comme si cette boisson avait toujours été destinée à commencer le repas. Pourtant, pendant longtemps, c'était l'inverse : le champagne se buvait plutôt en vin de dessert, souvent très sucré, presque liquoreux.Et l'origine du champagne apéritif, vous l'avez deviné : elle doit beaucoup… aux Anglais.Au XIXᵉ siècle, le champagne que l'on boit en Europe n'a rien à voir avec celui que nous connaissons. Il est dosé en sucre, et pas qu'un peu : selon les marchés, on peut atteindre des niveaux impressionnants. Les goûts de l'époque favorisent les vins ronds, riches, doux. Dans certains pays, notamment en Russie, on apprécie même un champagne presque sirupeux.Mais les Britanniques, eux, développent un palais différent : ils veulent des vins plus secs. Ils apprécient déjà les boissons moins sucrées, plus tendues, plus “nettes” en bouche. Résultat : ils demandent aux maisons de Champagne un vin qui puisse se boire autrement qu'en fin de repas, un vin plus sec, plus rafraîchissant… capable d'ouvrir l'appétit.Et c'est là que l'histoire bascule.En 1874, une femme d'affaires visionnaire, Madame Louise Pommery, va répondre à cette attente. Elle demande à son chef de cave de produire un champagne radicalement nouveau : un champagne beaucoup moins sucré. Le résultat s'appelle Pommery Nature 1874 : il est souvent présenté comme le premier champagne brut commercialisé, une révolution dans une région encore dominée par le sucre.Quelques années plus tard, l'appellation même de “Brut Champagne” est popularisée pour répondre à cette demande de vins secs, notamment pour le marché britannique.Et voilà comment, peu à peu, le champagne change de rôle : en devenant “brut”, il devient plus nerveux, plus frais, moins lourd… donc parfait pour l'apéritif. Il ne sert plus seulement à accompagner un dessert : il devient un vin de début de repas, presque un “starter” gastronomique.En résumé : boire du champagne en apéritif est une tradition moderne, née de l'évolution des goûts — et surtout d'un tournant historique au XIXᵉ siècle, quand les Anglais ont poussé la Champagne à inventer un vin plus sec. Et ce caprice britannique a fini par devenir… un art de vivre mondial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les matins
Des militants d'extrême droite britanniques harcèlent les exilés dans le nord de la France

Les matins

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 5:24


durée : 00:05:24 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - La France a interdit de son territoire dix militants d'extrême droite britanniques, accusés d'"actions à caractère violent" contre les migrants sur les côtes du Nord-Pas-de-Calais. Des médias britanniques décrivent un harcèlement qui s'intensifie contre les exilés, ces derniers mois.

Ah ouais ?
Comment un lama nous a privés d'un duo mythique entre deux stars de la pop

Ah ouais ?

Play Episode Listen Later Jan 5, 2026 2:20


Tout commence en 1980 lors d'un concert du groupe Queen à Los Angeles. Après le show, un fan absolu insiste pour voir dans leur loge Freddie Mercury et ses amis. Son nom : Michael Jackson. Il a alors 22 ans, il a adoré le show des Britanniques et flashé sur la chanson "Another One Bites the Dust". La star américaine est convaincue que c'est une énorme tube et qu'il faut absolument le sortir en single, le balancer aux radios, ce qui n'est pourtant pas prévu par la maison de disque... Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un air d'amérique
"Je suis contre" : 59% des Britanniques âgés entre 16 et 34 ans ne sont pas favorables à la monarchie

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Jan 2, 2026 1:29


En Angleterre, la famille royale n'a plus la cote auprès des jeunes britanniques. Pourtant les Windsors font des efforts. La princesse Charlotte est apparue aux côtés de sa mère, Kate pour jouer du piano lors d'un concert de Noël. On la voit parfois aussi au match de foot avec son père qui emmène également son fils Georges. Mais malgré cette com' sur les enfants royaux, ça ne suffit pas. Écoutez RTL autour du monde du 02 janvier 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un Jour dans l'Histoire
La Mayonnaise de la cuisine de luxe à la junkfood

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Dec 20, 2025 33:20


La Mayonnaise de la cuisine de luxe à la junkfood Nous sommes à la fin de l'été 1756, à Port-Mahon, sur l'île de Minorque, en mer Méditerranée, au nord-est de Majorque. Conflit majeur de l'histoire européenne, le premier que l'on qualifie de «mondial », la guerre de Sept ans vient de commencer. Elle oppose les grandes puissances européennes : la France alliée à l'Autriche et la Grande-Bretagne avec la Prusse. De nombreux autres pays sont également engagés, notamment l'Empire russe aux côtés de l'Autriche et le royaume d'Espagne qui soutient la France. Les théâtres d'opérations se déroulent sur plusieurs continents, l'Europe, bien sûr, mais aussi l'Amérique du Nord et l'Asie où l'affrontement entre Britanniques et Français s'effectue à travers leurs deux monopoles d'État en Indes orientales. Sur l'île de Minorque donc , les Français, dont les troupes sont menées par le maréchal Richelieu, infligent la défaite aux Britanniques. On raconte qu'au soir de la victoire, le cuisinier du duc se retrouve en manque d'ingrédients pour préparer le repas du vainqueur. Le voilà réduit à se débrouiller avec un jaune d'œuf, de l'huile et du vinaigre. Et c'est ainsi que serait née … la sauce d'entre les sauces, la reine du topping, l'irremplaçable mayonnaise. Celle sans qui la frite ne serait qu'un vulgaire bâtonnet de patate graisseuse. Alors, que faut-il penser de cette anecdote ? La mayonnaise serait-elle le fruit du hasard ? Une réponse à un manque ? Au-delà de la légende, promenons-nous dans les cuisine de l'Histoire… Invité : Pierre Leclercq, membre du Centre de Gastronomie Historique, collaborateur scientifique de l'université de Liège et animateur de la chaîne Youtube « L'histoire à pleine dents ». sujets traités : Mayonnaise, cuisine, junkfood, Port-Mahon, jaune d'œuf, huile, vinaigre, sauce Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les matins
Kenya : une enquête parlementaire dénonce des viols, des agressions commises par des soldats britanniques

Les matins

Play Episode Listen Later Dec 4, 2025 5:07


durée : 00:05:07 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Une enquête parlementaire au Kenya dénonce des violences sexuelles commises depuis des décennies par l'Unité de l'armée britannique basée dans le pays d'Afrique de l'Est : une "tendance d'inconduite marquée par des viols, des agressions et l'abandon d'enfants conçus par des soldats".

Au coeur de l'orchestre
Les musiciens d'orchestres baroques XII : les champions du cor naturel 2/2 (2/4)

Au coeur de l'orchestre

Play Episode Listen Later Dec 2, 2025 28:34


durée : 00:28:34 - Les musiciens d'orchestres baroques XII : les champions du cor naturel 2/2 (2/4) : Britanniques (2) - par : Christian Merlin - C'est le second volet de notre panorama de ces cornistes un peu fous sur leurs drôles de tuyaux : hommage aux pionniers des instruments d'époque qui ont remis au goût du jour le cor naturel, sans pistons mais avec une beauté sonore qui hanta longtemps les compositeurs. - réalisé par : Marie Grout Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Au cœur de l'histoire
Napoléon Bonaparte au siège de Toulon, la naissance d'un stratège

Au cœur de l'histoire

Play Episode Listen Later Nov 25, 2025 13:42


En juin 1793, alors que la France s'enfonce dans la Terreur, la ville de Toulon tombe aux mains des royalistes, qui font alliance avec les Britanniques et les Espagnols contre les républicains révolutionnaires. Pour le Comité de Salut public, organe mis en place par la Convention nationale afin de restaurer l'autorité du gouvernement, il est essentiel de reprendre la ville. Entre alors en scène un jeune capitaine d'artillerie corse répondant au nom de Napoléon Bonaparte (1769-1821).Dès le mois de septembre, Bonaparte est à Toulon, engagé au sein des troupes de la Convention pour mener le siège qui doit aboutir à la reprise de la ville. Chef d'artillerie, il conçoit des plans pour faire tomber des forts stratégiques et parvient à galvaniser ses troupes. En décembre, après quatre mois de siège, l'assaut final est donné. C'est le début de l'ascension de celui qui deviendra empereur une décennie plus tard. (rediffusion)Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1.- Présentation et écriture : Virginie Girod- Production : Armelle Thiberge et Morgane Vianey- Réalisation : Nicolas Gaspard- Composition du générique : Julien Tharaud- Visuel : Sidonie Mangin Bibliographie :- Thierry Lentz et Fanny Farieux, Napoléon, la biographie inattendue, Passés Composés, 2021- Charles-Eloi Vial, Napoléon, la certitude et l'ambition, Perrin et BnF, 2020.Ressources en ligne :- Le souper de Beaucaire - Gallica, BnF- Essai sur les idées de jeunesse de Bonaparte - Fondation Napoléon- Les blessures de Napoléon - Fondation NapoléonHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les matins
Des Britanniques à la "chasse aux migrants" sur les plages de la Côte d'Opale, le parquet de Dunkerque prévenu

Les matins

Play Episode Listen Later Nov 19, 2025 15:34


durée : 00:15:34 - Journal de 8 h - Des militants du mouvement britannique Raise the Colors viennent en France, sur les plages de la Côte d'Opale, pour "chasser du migrant", affirment certains d'entre eux sur les réseaux sociaux. Le parquet de Dunkerque a reçu depuis juillet plusieurs signalements.

Radio foot internationale
Haïti au Mondial, une première depuis 52 ans

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Nov 19, 2025 48:28


Nous évoquons dans votre émission préférée, Radio foot, à 16h10-21h10 T.U. : - Les Grenadiers en première ligne ! Haïti retrouve le Mondial. ; - La soirée de folie à Hampden Park ! ; - CR7 chez Trump. Le «Goat» invité du dîner présidentiel organisé en l'honneur du prince héritier saoudien et en présence d'Elon Musk. ; - Une victoire et un nul, bilan des 2 matches amicaux du Brésil. Les Grenadiers en première ligne ! Haïti retrouve le Mondial. L'équipe de Sébastien Migné a terminé première d'un groupe d'éliminatoires difficile (avec le Nicaragua, le Honduras et le Costa Rica.) Un exploit pour un 11 dont la dernière participation remonte en 1974, à l'époque de la RFA du Kaiser Beckenbauer. Les Rouge et Bleu seront de l'aventure américaine avec le Panama et Curaçao, qui ont aussi validé leur ticket. L'important, c'est de participer ?   La soirée de folie à Hampden Park ! Écossais et Danois disputaient une finale pour obtenir un billet direct. Ils se sont rendu coup pour coup, mais c'est la Tartan Army qui a eu le dernier mot ! Score final 4-2, les Britanniques n'avaient pas disputé de Mondial depuis 1998, le fighting spirit a fait la différence ! CR7 chez Trump. Le «Goat» invité du dîner présidentiel organisé en l'honneur du prince héritier saoudien et en présence d'Elon Musk. Pour parler paix dans le monde, business et Mondial ? Après son expulsion en Irlande, le quintuple Ballon d'Or manquera le début de son dernier tournoi planétaire. Va-t-il mener la Seleção au triomphe ? Les Rouge et Vert sont-ils meilleurs avec ou sans leur capitaine ? Une victoire et un nul, bilan des 2 matches amicaux du Brésil. Après le succès de Londres aux dépens du Sénégal, les Auriverdes ont eu plus de mal hier (18/11/2025) à Lille face aux Aigles de Carthage de Sami Trabelsi. Mais ils ont aussi raté un penalty. L'écart entre les Africains et Sud-Américains se resserre-t-il ? Ancelotti avance-t-il à quelques mois du Mondial ? Autour d'Annie Gasnier : François David, Marco Martins, Nabil Djellit et Dominique Baillif. Technique/Réalisation : Laurent Salerno - David Fintzel/Pierre Guérin.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi la France a-t-elle perdu le Canada ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 2:15


La perte du Canada par la France, entérinée en 1763 par le traité de Paris, marque l'un des tournants majeurs de l'histoire coloniale mondiale. Cet événement, souvent résumé comme la conséquence d'une défaite militaire, s'explique en réalité par un ensemble de causes stratégiques, économiques et politiques.Au XVIIIᵉ siècle, la France et l'Angleterre s'affrontent pour le contrôle de l'Amérique du Nord. La Nouvelle-France — qui s'étend alors du Canada jusqu'à la Louisiane — compte environ 70 000 habitants, contre près d'un million dans les Treize Colonies britanniques. Cet écart démographique colossal pèse lourdement : la France peine à peupler et à défendre son immense territoire, alors que les Anglais disposent d'une puissance humaine et logistique bien supérieure.La guerre de Sept Ans (1756–1763) fut l'aboutissement de cette rivalité impériale. En Europe, elle opposait déjà les grandes puissances ; en Amérique, elle prit la forme d'une véritable guerre coloniale, appelée “French and Indian War” par les Britanniques. Les troupes françaises, alliées à plusieurs nations autochtones, remportèrent d'abord plusieurs succès, notamment sous Montcalm. Mais la supériorité navale britannique et la puissance financière de Londres finirent par renverser la situation. En 1759, la bataille décisive des Plaines d'Abraham, près de Québec, scella le sort de la colonie : les généraux Montcalm et Wolfe y trouvèrent la mort, et Québec tomba entre les mains britanniques.Mais la défaite militaire ne suffit pas à expliquer la perte du Canada. À Versailles, le roi Louis XV et ses ministres considéraient la colonie comme secondaire par rapport aux Antilles, sources de sucre, d'or blanc et de richesses. Lors des négociations du traité de Paris, la France préféra conserver la Guadeloupe et la Martinique, plus rentables économiquement, en abandonnant le Canada, jugé “un pays de quelques arpents de neige”, selon la formule célèbre du philosophe Voltaire.La perte du Canada illustre donc un choix stratégique autant qu'une défaite. Elle marque la fin de la présence française en Amérique du Nord continentale, mais pas de l'influence française, qui subsista par la langue, la religion et la culture. Ironie de l'histoire : quelques années plus tard, la France soutiendra les colons américains dans leur lutte contre l'Angleterre — une revanche symbolique sur la défaite du Canada. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.