Podcasts about chacun

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Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !
Un signe de croix sur le front qui protège • mercredi 12 août • Lecture & commentaire

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !

Play Episode Listen Later Aug 12, 2026 4:36


COMMENTAIRE DE LA 1ère LECTURE DU JOUREz 9, 1-7 ; 10, 18-22J'entendis le Seigneur Dieu me crier d'une voix forte : « Ils sont tout proches, les châtiments de Jérusalem, et chacun tient à la main son arme de mort. » Alors six hommes s'avancèrent, venant de la porte supérieure, celle qui est du côté nord. Chacun tenait à la main son arme de destruction. Au milieu d'eux, un homme, vêtu de lin, portant à la ceinture une écritoire de scribe. Ils s'avancèrent, et s'arrêtèrent près de l'autel de bronze. La gloire du Dieu d'Israël s'éleva au-dessus des Kéroubim où elle reposait, et se dirigea vers le seuil de la maison du Seigneur. Alors le Seigneur appela l'homme vêtu de lin, portant à la ceinture une écritoire de scribe. Il lui dit : « Passe à travers la ville, à travers Jérusalem, et marque d'une croix au front ceux qui gémissent et qui se lamentent sur toutes les abominations qu'on y commet. » Puis j'entendis le Seigneur dire aux autres : « Passez derrière lui à travers la ville, et frappez. N'ayez pas un regard de pitié, n'épargnez personne : vieillards et jeunes gens, jeunes filles, enfants, femmes, tuez-les, exterminez-les. Mais tous ceux qui sont marqués au front, ne les touchez pas. Commencez l'extermination par mon sanctuaire. » Ils commencèrent donc par les vieillards qui adoraient les idoles à l'entrée de la maison du Seigneur. Le Seigneur ajouta : « Rendez impure cette Maison, emplissez les cours de cadavres, puis sortez ! » Ils sortirent donc et frappèrent à travers la ville. La gloire du Seigneur quitta le seuil de la Maison et s'arrêta au-dessus des Kéroubim. Ceux-ci déployèrent leurs ailes ; je les vis partir en s'élevant de terre, et les roues avec eux. Ils s'arrêtèrent à l'entrée de la porte orientale de la maison du Seigneur ; la gloire du Dieu d'Israël était au-dessus d'eux. C'étaient les Vivants que j'avais vus au-dessous du Dieu d'Israël, près du fleuve Kebar, et je reconnus que c'étaient des Kéroubim. Chacun avait quatre faces et quatre ailes, et une forme de mains humaines sous ses ailes. Leurs faces étaient semblables aux faces que j'avais vues près du fleuve Kebar ; tel était leur aspect. Chacun allait droit devant lui. 

MorningBull
Ce n'est pas un Krach boursier, c'est un Krach de crédit | Morningbull

MorningBull

Play Episode Listen Later Aug 12, 2026 14:40 Transcription Available


Le prix pour s'assurer contre la faillite de Nvidia a doublé en dix semaines. Le titre, lui, n'a pas bougé d'un millimètre. Deux marchés, une seule société, deux conclusions opposées — et l'un des deux se trompe. Hier, le S&P 500 a signé sa plus grosse baisse depuis le 29 juillet : moins zéro virgule trente-deux pour cent. Voilà le drame du jour. Sauf que pendant qu'on fait la sieste en surface, il se passe des trucs en dessous. Le détroit d'Ormuz est toujours fermé, et Washington et Téhéran ont trouvé un nouveau jeu : celui de savoir qui doit des réparations à l'autre. Chacun exige que l'autre paie d'abord. C'est un divorce où les deux réclament la pension alimentaire. Seize millions sept cent mille barils par jour se sont évaporés du circuit mondial. En camions-citernes, ça fait mille kilomètres de bouchon. Tous les matins. Et il y a une société cotée, que tout le monde connaît, qui affiche 638 milliards de commandes dans son carnet… et qui brûle 23,7 milliards de trésorerie par année. Dans cette vidéo, je vous explique pourquoi le marché du crédit et le marché des actions ne racontent plus du tout la même histoire. Et pourquoi, en trente ans de métier, je n'ai jamais vu l'obligataire se tromper aussi souvent que l'actionnaire. Je ne vous annonce pas un krach. Je n'en sais rien, et personne n'en sait rien. Je vous dis juste que quand deux thermomètres branchés sur le même patient affichent deux températures différentes, ce n'est en général pas le thermomètre optimiste qui a raison. Abonnez-vous pour ne pas rater la suite, parce qu'il y aura une suite. Il y a toujours une suite.

Culture en direct
Retour de Kujoyama : le Japon dans l'objectif d'Alain Willaume et Victoire Thierrée

Culture en direct

Play Episode Listen Later Aug 11, 2026 43:10


durée : 00:43:10 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Aliette Hovine - Les photographes Alain Willaume et Victoire Thierrée reviennent sur leur expérience de lauréats à la Villa Kujoyama à Kyoto. Chacun à sa façon a tenté de capturer la fragilité de la nature face à la présence humaine au pays du Soleil-Levant. - équipe : Françoise Le Floch, Alban Peltier, Anne-Toscane Viudes, Théa Corler, Alice Puydebois, Louan Chailleux - invités : Alain Willaume Photographe, Victoire Thierrée Photographe Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

BTC TouchPoint
TMS CH31 - Les 21 règles du Bitcoin

BTC TouchPoint

Play Episode Listen Later Aug 7, 2026 23:47


Chacun des chapitres du Trésor de Michael Saylor peut se lire de manière indépendante. Je vous propose aujourd'hui la lecture du 31ème et dernier chapitre de cet ouvrage instructif, qui prend la forme d'un véritable manifeste : les 21 règles du Bitcoin.Le timing me paraît particulièrement opportun. En plein bear market, Michael Saylor est sous le feu des critiques. Ses déclarations suscitent une animosité croissante chez une partie importante des maximalistes. Ils sont nombreux à se distancier de celui dont ils saluaient encore l'audace, la clarté d'analyse et le talent oratoire il y a seulement deux ou trois ans.Ne manquez pas l'entretien qui suit avec Ludovic Lars, fin observateur de l'écosystème Bitcoin et critique attentif de la trajectoire de Strategy. Nous y examinerons notamment la continuité du discours de Saylor et le degré de cohérence qui subsiste entre, d'une part, les objectifs et le mode opératoire actuels de Strategy, et d'autre part les préceptes énoncés dans ce manifeste.Suivez BTC TouchPoint sur le web, Twitter, et YouTube

Journal France Bleu Mayenne
En Mayenne, une course solidaire organisée par deux jeunes qui ont chacun perdu leur frère d'une crise cardiaque

Journal France Bleu Mayenne

Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 3:13


durée : 00:03:13 - Deux Mayennais organisent une course pour sensibiliser aux maladies du cœur chez les jeunes le 30 août à La Baconnière. Chloé et Lilian ont tous les deux perdu leur frère subitement, après une crise cardiaque. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Afrique Économie
Le corridor gazier entre le Nigeria et le Maroc doit transformer l'Afrique de l'Ouest

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 2:29


La Cédéao a apporté son soutien au gazoduc Nigeria-Maroc, un projet long de 7 000 kilomètres lancé il y a près de dix ans. Destiné à alimenter 13 pays d'Afrique de l'Ouest en gaz avant d'approvisionner le Maroc et l'Europe, il doit entrer en service à partir de 2031. Reste un défi majeur : réunir les 25 milliards de dollars nécessaires à sa construction. L'une des principales ambitions du gazoduc est de renforcer l'accès à l'énergie en Afrique de l'Ouest. La moitié des volumes transportés, soit environ 15 milliards de m3 de gaz par an, sera destinée aux 13 pays situés sur le tracé. L'autre moitié alimentera le Maroc, avant d'être exportée vers le marché européen. Pour Amina Benkhadra, directrice générale de l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) du Maroc, cette double vocation est au cœur du projet. « Il longera 13 pays sur la côte africaine, depuis le Nigeria jusqu'au Maroc et sera connecté à l'Europe, à l'Espagne à travers le gazoduc Maghreb-Europe, qui est déjà en production aujourd'hui », explique-t-elle. Une infrastructure pensée d'abord pour les besoins africains Au-delà de l'exportation, les promoteurs présentent le gazoduc comme un levier de développement pour les économies de la région. L'objectif est d'offrir une énergie plus stable aux ménages mais aussi aux secteurs industriels, notamment les activités minières, particulièrement consommatrices d'électricité. Pour Amina Benkhadra, cette disponibilité énergétique est un préalable à la croissance : « Beaucoup de pays sur le tracé ont besoin d'une énergie durable pour pouvoir assurer leur développement économique et social. Il y a plusieurs industries énergivores. Parlons par exemple des industries minières, qui ont besoin d'une énergie stable et durable comme le gaz. Et donc, c'est d'abord une énergie qui va être mise à leur disposition pour assurer le développement et la croissance dans leur pays. » Le soutien affiché par les 13 États concernés s'explique aussi par leurs intérêts économiques. Les futurs producteurs de gaz, comme le Sénégal ou la Mauritanie, pourraient utiliser cette infrastructure pour exporter une partie de leur production. Pour Francis Perrin, directeur de recherche à l'IRIS à Paris et chercheur associé au Policy Center for the New South à Rabat, l'accord politique de la Cédéao constitue une étape importante, sans pour autant garantir le succès du projet : « Quand l'idée de ce projet a été lancée par le Maroc et le Nigeria, qui sont les deux promoteurs principaux en 2016, ça pouvait apparaître comme un très beau rêve. La décision importante de la Cédéao ne veut pas dire que c'est gagné. Mais le projet a quand même avancé. Chacun des pays sur ce tracé a intérêt à ce que ce projet marche. C'est une base, ça permet d'avancer. Ce n'est pas une garantie absolue de succès, bien sûr. » Le défi du financement Le principal obstacle reste désormais financier. Construire près de 7 000 kilomètres de gazoduc représente un investissement estimé à 25 milliards de dollars. Selon Francis Perrin, le financement devrait associer des institutions internationales, des banques de développement, des agences de crédit à l'exportation et des investisseurs privés. La viabilité économique du projet dépendra avant tout de l'existence d'un marché capable d'absorber le gaz transporté. « Il pourrait y avoir des institutions financières internationales type Banque mondiale qui a déjà commencé à être contacté par le Maroc et le Nigeria, des banques de développement. On peut penser évidemment à la Banque africaine de développement et aux banques européennes. Il y aura aussi des agences de crédit à l'exportation. Des contacts ont commencé avec la US Export Import Bank et évidemment, dernier point, des financeurs privés, c'est vraiment ce couple "marché-financement" qui fonctionne. Il n'y a pas de financement sans marché, et il n'y a pas de marché sans financement. » À ses débuts, le projet avait même suscité l'intérêt du géant russe Gazprom, avant que la guerre en Ukraine ne rebatte les cartes géopolitiques. Les opérateurs nigérians et marocains visent désormais un lancement des travaux d'ici deux ans et les premières livraisons de gaz à partir de 2031. À lire aussiProjet de gazoduc Nigeria-Maroc: «L'accord de la Cédéao marque une étape majeure»

Bike Café Bla Bla
Ils vont faire l'Inca Divide

Bike Café Bla Bla

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 47:17


Chacun choisit sa manière de fêter un anniversaire. Axel Carion, organisateur des épreuves BikingMan, a choisi de fêter les 10 ans de son organisation au Pérou. Il propose cette année du 19 au 29 août l'IncaDivide au Pérou. C'est l'une des épreuves les plus extrêmes et mythiques de la série mondiale d'ultracyclisme, qui fait ainsi son grand retour en 2026 pour fêter cet anniversaire. Il s'agit d'une traversée légendaire au cœur des Andes péruviennes, sur les traces de l'empire inca, dans des conditions d'altitude extrême.J'ai voulu savoir auprès de quelques inscrits comment on se prépare à cette belle épreuve. Quelle préparation physique, quel matériel et quelle est leur quête dans cette aventure exceptionnelle ? J'ai appelé Laurianne Plaçais et Edwige Pitel pour les femmes et Pierre Rolland, Gregory Cassini et Benjamin Bodot pour les hommes. Écoutez-les dans ce podcast Bla Bla 211 me raconter leur préparation.Bikingman : https://bikingman.com/fr/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage Afrique
À midi, on mange quoi: le sandwich dakarois se déguste dans les tanganas [1/5]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 26, 2026 2:19


Au Sénégal, on connaît bien sûr les plats emblématiques comme le thiéboudiène. Mais la street food nourrit aussi des millions de personnes au quotidien. En tête : le sandwich dakarois, une demi-baguette farcie de tout ce que le cuisinier peut imaginer, du poisson aux spaghettis. Il se prépare et se déguste dans les tanganas, ces petites cantines de rue qui ouvrent à l'aube dans tous les quartiers de la capitale. De notre correspondante à Dakar, Le tangana d'Omar Diop, alias Omzo, ne désemplit pas. Derrière ses grandes marmites et ses plaques à gaz, il prépare et réchauffe depuis l'aube les garnitures du jour. Travailleurs et étudiants du centre-ville viennent prendre leur petit-déjeuner avant le boulot. Chacun a son préféré. Du plus classique comme le pain thon, une pâte de sardine pimentée, au plus surprenant, comme le sandwich petit pois ou spaghettis... Tout est possible. C'est le fast-food à la sénégalaise, bien mijoté, accompagné d'un café touba aux épices ou d'un thé sucré. Habib, commerçant, fait une petite pause : « C'est propre et c'est bon. Il le prépare comme on l'aime. Et tu es à l'aise, tu t'installes, tu manges vite fait. Après tu vas retourner au travail. » Chacun agrémente le sien de ses condiments : piment, ketchup-mayo, ou la fameuse sauce oignons qu'Omar prépare chaque matin. « Des oignons, du vinaigre avec un peu de sel pour mélanger avec de la moutarde, un peu de piment », énumère-t-il. Les assaisonnements, c'est le secret d'un bon sandwich et c'est ce qui différencie les cuisiniers pour Cheikh, conseiller commercial : « Ici chez Omar, le goût qu'on peut avoir peut être totalement différent du goût que l'on peut avoir chez une dame à côté. Cela a l'air simple, mais ce n'est pas si simple parce que tout dépend aussi du dosage. Si c'était simple, on irait nous-mêmes en préparer tous les jours chez nous. » Emballé dans sa feuille de journal, le sandwich se vend entre 200 et 800 francs CFA [0,30€ et 1,20€, NDLR] selon la garniture et la taille. De quoi expliquer son succès. L'art du chef de tangana, comme Omzo, c'est de plaire à tous les goûts. Ils innovent pour répondre aux différents modes : tacos, burgers... Le chef et consultant Tamsir Ndir, qui a dirigé plusieurs restaurants, observe le phénomène avec attention : « Les gens vont inventer les recettes en fonction du pouvoir d'achat des clients. Il y a quelques années, ils ont sorti le burger local. On va avoir tout ce qu'il y a dans l'hamburger sauf le steak haché. J'ai pour souvenir qu'il le vendait à 500 francs CFA à l'époque. On va faire une omelette, les oignons, les frites, la petite sauce qui va avec... » Omar a commencé par vendre simplement du thé et du café. Il tient aujourd'hui deux tanganas et rêve d'un grand restaurant en dur. À lire aussiAu Sénégal, une première obligation financière pour la transition et l'autosuffisance alimentaire

Géopolitique, le débat
Le discours antidémocratique peut-il encore être combattu?

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Jul 25, 2026 48:29


La « guerre de l'information » est sur toutes les lèvres. Depuis la crise sanitaire et plus encore avec le conflit en Ukraine, cette guerre qui n'est ni militaire, ni sociale, ni économique, déchire le débat public. Chacun veut imposer sa manière de raconter le monde, on peine à se mettre d'accord sur un récit commun. La vérité est devenue un champ de bataille. Et cette bataille – narrative et sémantique – a renforcé les dictatures en sapant la confiance de l'opinion publique envers les démocraties. Comment expliquer une telle victoire du discours antidémocratique, tant sur le plan géopolitique que dans nos sociétés ? Et surtout peut-on encore le combattre ? Invitée :  Marie Peltier, historienne, essayiste et chercheuse. Elle est spécialiste des questions de propagande des régimes autoritaires, de manipulation des médias et du conspirationnisme contemporain. La bataille des récits. Comment la propagande antidémocratique a mis à mal nos sociétés aux éditions Stock.

TCA etc
Si je devais refaire le chemin de guérison - 7 étapes à suivre -redif- E.244

TCA etc

Play Episode Listen Later Jul 24, 2026 26:28 Transcription Available


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Rav Touitou
Tout le monde ne fait pas pareil… et pourtant chacun suit une tradition bien précise

Rav Touitou

Play Episode Listen Later Jul 22, 2026 4:20


Tout le monde ne fait pas pareil… et pourtant chacun suit une tradition bien précise by Rav David Touitou

Rav Touitou
Chacun sa terre (Devarim)

Rav Touitou

Play Episode Listen Later Jul 22, 2026 1:04


Chacun sa terre (Devarim) by Rav David Touitou

Invité Afrique
Rencontre Diomaye Faye-Macky Sall: «Le président est dans une posture politique où il cherche des alliés»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 4:43


L'actuel chef de l'État sénégalais Bassirou Diomaye Faye reçoit vendredi 17 juillet son prédécesseur Macky Sall, candidat déclaré au poste de secrétaire général des Nations unies. En quête de parrainages, Macky Sall cherche des soutiens, dans un contexte politique marqué par l'accentuation de la rivalité entre Bassirou Diomaye Faye et le président de l'Assemblée nationale Ousmane Sonko. La rencontre pourrait aussi masquer des enjeux de politique interne à Dakar. Moussa Diaw, professeur émérite de sciences politiques à l'université Gaston-Berger de Saint-Louis, analyse les enjeux de cette visite. Il est l'invité de Polycarpe Essomba.   RFI : Est-ce que l'annonce de cette rencontre entre Bassirou Diomaye Faye, l'actuel président sénégalais, et son prédécesseur, Macky Sall, vous a surpris ?   Moussa Diaw : Oui, cela m'a surpris. Comme cela a surpris aussi beaucoup de Sénégalais. Le président Diomaye Faye avait exprimé son avis sur la candidature de l'ex-président Macky Sall, sur le fait qu'il n'avait pas été informé, qu'il n'a pas été sollicité pour un éventuel soutien. Donc, il avait une position sur cette candidature qu'il considérait comme ne le concernant pas.   Quels bénéfices politiques le président Diomaye Faye peut-il tirer du fait de recevoir Macky Sall ?   Le bénéfice politique, il est dans le fait que le président Diomaye cherche à créer un parti, un appareil politique. Et d'ailleurs, la date est annoncée : le 8 août, pour la campagne de lancement de ce parti. Il est donc dans une posture politique où il cherche des alliés, où il cherche à associer un certain nombre de leaders politiques qui pourraient lui permettre de renouveler son mandat, parce qu'il y pense et c'est ça, justement, l'objectif de ce point de vue-là. L'audience avec le président Macky Sall serait une occasion d'aborder cette question d'alliance entre le président Diomaye et le parti APR que dirige Macky Sall pour pouvoir mener une campagne électorale pour les élections locales, législatives, présidentielles en 2029.   Dans l'autre sens, quelle peut être la motivation de Macky Sall, au-delà de la question d'un possible soutien à sa candidature à l'ONU ?  Macky Sall a quitté le pouvoir. Il avait soutenu Amadou Ba [ex-Premier ministre du Sénégal, NDLR] pendant la campagne présidentielle de 2024. Ce dernier n'a pas réussi. Son parti était devenu pratiquement orphelin parce qu'il n'y avait pas de numéro deux. L'APR souffre de l'absence de son chef qui est à l'extérieur, qui vit au Maroc. Ce qui fait que le parti était livré à lui-même. Et maintenant, ce retour pourrait permettre à ce parti-là de nouer des relations de coalition avec Diomaye qui va fonder sa formation. Cela lui permettrait d'abord d'accéder à des ressources. Vous savez, un parti qui perd le pouvoir, c'est aussi une perte de ressources, parce que la politique ici fonctionne par le clientélisme. Il faut avoir suffisamment de ressources pour pouvoir entretenir une clientèle politique.   Cette rencontre se tient dans un moment où le bras-de-fer entre Bassirou Diomaye Faye et l'ex-Premier ministre Ousmane Sonko, actuel président de l'Assemblée nationale et président du parti Pastef, bat son plein à Dakar. Est-ce que, du coup, Ousmane Sonko fait les frais de toutes ces manœuvres dont vous parlez, du rapprochement entre Diomaye Faye et Macky Sall ?   Ousmane Sonko est dans sa logique. Il a réussi à organiser son congrès et il est en train de mener un combat sur le terrain, dans la vente des cartes à ses militants, et il les exhorte à une remobilisation des forces pour pouvoir tenir les engagements qu'il avait pris devant les Sénégalais. Donc, oui, il y a cette rivalité de pouvoir, cette concurrence entre les deux leaders. Chacun cherche à se consolider dans l'espace politique sénégalais. Au niveau de l'opposition, elle s'est fragmentée... C'est pour cela que chacun d'eux se bat, c'est la raison pour laquelle ils cherchent à les rassembler, à créer une dynamique politique pour pouvoir constituer une sorte de rampe de lancement politique.   Pour vous, Ousmane Sonko n'a pas à s'inquiéter outre mesure de manœuvres qui sont orchestrées en ce moment autour du président Diomaye Faye ?   Je ne crois pas, pour la simple raison que sa popularité n'est pas affectée. Son dernier voyage, pour inaugurer la permanence de son parti à Touba, montre bien cette capacité de mobilisation, l'adhésion massive des jeunes à son parti, à sa personne. Tout cela montre qu'il a encore une popularité auprès des jeunes et des militants, et qu'ils sont attachés à sa personne.   Le venue de Macky Sall à Dakar fait aussi son lot de mécontents, notamment auprès des familles des victimes de la répression de l'ancien régime. Elles appellent à ne pas sacrifier « la mémoire à l'autel de la diplomatie ». Comment entendez-vous ces cris ?   C'est un cri de tristesse, un cri de désarroi. Ces familles ont perdu leurs enfants. D'autres ont eu des effets collatéraux sur leurs propres personnes, handicapées à vie. D'autres ont perdu leur emploi. Donc il y a eu beaucoup de victimes. Or, jusqu'à présent, la justice ne s'est pas prononcée sur ce dossier-là. Et Macky Sall, est considéré comme un responsable :  c'était lui le président de la République. Ces citoyens-là ne souhaitent pas la venue de Macky Sall. C'est ce qui fait que ce climat est lourd. Cette visite est contestée par ces organisations-là et par ces personnes qui sont des victimes des répressions qui ont eu lieu entre 2021 et 2024.

Apolline Matin
Le débat RMC : Pesticides, bassines... la loi d'urgence agricole conduit-elle au "chacun pour soi" ? - 17/07

Apolline Matin

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 8:06


Le Vendredi, c'est Charles Consigny et Cécile Duflot qui débattront autour d'un sujet d'actualités.

Demain N'attend Pas
Wale Gbadamosi-Oyekanmi - Mettre ses compétences d'entrepreneur des médias et du marketing d'influence au service de la société #123

Demain N'attend Pas

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 48:34


Aujourd'hui sur Demain N'attend Pas, j'ai la joie de recevoir Wale Gbadamosi-Oyekanmi, un entrepreneur franco nigérian extraordinaire, décidé à bouger les lignes sur les grands problèmes de notre époque. Fondateur de Dare Win, une agence qui a marqué la pub digitale en France, et élu publicitaire de l'année en 2022, Wale est habitué à mettre sa créativité au service des plus grandes marques du luxe et du digital et à gérer de l'hyper-croissance. Tout bascule avec le Covid, la mort de George Floyd et le mouvement Black Life Matter.Wale décide alors de tourner la page. Il cède son entreprise et met ses compétences, son argent et son réseau au service des enjeux qui lui tiennent à coeur.Et depuis, il est inarrêtable !Quand la dissolution nous prend tous de cours, il comprend que les résultats des prochaines élections se joueront sur le niveau d'abstention. Et que les jeunes forment le gros des troupes abstentionnistes. En à peine deux semaines, avec une dizaine d'irréductibles, il lance le collectif « Mouiller le Maillot ». Il sollicite son réseau de footballeurs, les stars comme les équipes de quartier. Ils enfillent tous un maillot floqué « Je vote ». Une mobilisation éclair entre les deux tours, qui devient vite virale. Cette fois-ci, l'abstention reste faible et le danger est repoussé… jusqu'à la prochaine fois. On ne saura jamais la part jouée par la campagne animée par Wale… mais une chose est sûre, son attitude nous rappelle que nous pouvons tous prendre des initiatives et faire mentir le fatalisme.Wale a poursuivi ses engagements pour la jeunesse, toujours en se reposant sur les stars du sport et de la musique pour créer de la viralité. Il utilise notamment ce mécanisme pour produire Têtes Plongeantes, un documentaire choc sur la santé mentale des jeunes où les Champions du monde 2018 se confient sur leurs troubles de santé mentale en dialogue avec des jeunes concernés. Un docu vu plus de 2 millions de fois en quelques mois...Aujourd'hui, Wale a posé pour un temps ses valises au Nigéria, pays d'où est originaire sa famille, et se mobilise auprès de l'industrie créative du pays.  Cet épisode est un véritable anti-dépresseur, une invitation à ne jamais nous résigner et à oser agir sur les sujets qui nous tiennent à coeur. Wale. nous rappelle que :- Chacun de nous peut agir et ne pas rester spectateur - La culture, le sport, la créativité sont de puissants outils pour sortir du repli et remettre du commun dans le débat public.Merci à celles et ceux qui mouillent le maillot pour construire du collectif. Vos élans sont contagieux.Belle écoute à tous !Toutes les 2 semaines, j'échange avec des personnalités inspirantes pour questionner les récits qui façonnent notre monde, et ouvrir des pistes concrètes de futurs plus désirables.

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Play Episode Listen Later Jul 16, 2026


Rubrique:nouvelles Auteur: andre-raynaud Lecture: Daniel LuttringerDurée: 04min Fichier: 2 Mo Résumé du livre audio: "Je navigue dans les eaux bienfaisantes de cordiales amitiés qui ne sont que des mots, apportés par un ordi sans passion. Je n'attends qu'un son dédié par mes doigts sur les touches vienne pour nous réunir. Chacun de mes amis ou amies a un air particulier, ce qui me permet de le reconnaître. Combien est douce à mon oreille la musique de l'un ou l'autre de ces complices quand ils se connectent. C'est une sorte d'appel que me lance l'ordi au nom de ceux qui espèrent, de loin, quelques mots me dire." Cet enregistrement est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.

Les Grandes Gueules
La défense du jour - Philippe, préparateur mental : "Il faut arrêter de dire que les joueurs qui ne chantent pas La Marseillaise ne sont pas patriotes. En termes de préparation, chacun le fait différemment. Certains sont dans leur préparation&q

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 3:58


Aujourd'hui, Bruno Poncet, cheminot, Antoine Diers, consultant, et Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.

Revue de presse française
À la Une: l'avenir de Marine Le Pen et du Rassemblement national, à un an de la présidentielle en France

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Jul 12, 2026 5:01


La cheffe de file du parti d'extrême droite français qui revient de loin, et « retarde une énième fois le couperet judiciaire », observe Le Point, en ressortant « condamnée mais d'une certaine manière victorieuse de son procès pour détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires européens. » Elle peut juridiquement se présenter à l'élection présidentielle, et s'est d'ailleurs déclarée candidate, cette semaine. Mais la dirigeante nationaliste a devant elle encore de multiples obstacles, et Jordan Bardella pourrait bien être l'un d'entre eux. C'est en tout cas la question que se pose Marianne : « le poulain de Marine le Pen s'était imposé comme une alternative de plus en plus crédible pour remplacer celle-ci à la présidentielle, en semant pas mal de doutes au passage. Est-ce suffisant pour fragiliser la candidature de la patronne du RN ? » se demande l'hebdomadaire, avant de rappeler que « les événements des derniers mois ont jeté une lumière crue sur les divergences au sein du tandem. » La question des retraites par exemple, celle de l'international et du soutien à l'Ukraine également. Au-delà des désaccords idéologiques, ce sont les ambitions personnelles de Jordan Bardella qui sèment le trouble au sein du parti, comme le rapporte Le Point, « particulièrement dans l'entourage de Marine Le Pen, qui reste taraudé par une question: le dauphin maintenant sorti de sa boite, acceptera-t-il, sous prétexte de ne plus briguer l'Elysée mais Matignon, d'y rentrer de nouveau sans histoire ? » Alors Bardella, va-t-il devenir un caillou dans la chaussure de Marine Le Pen ? « Bien sur que Jordan sera un boulet. Son entourage a cru à sa candidature », répond, dans les colonnes du Point, un ancien familier du RN, « qui ne voit pas pourquoi celui qui a failli être candidat rentrerait dans le rang à présent qu'il est rétrogradé au poste de Premier ministre. »  À lire aussiMarine Le Pen : son pourvoi en cassation peut-il tout changer? À la une également, que reste-t-il du rêve américain ?  C'est le Nouvel Obs qui se pose la question dans ses pages, alors que les États-Unis ont fêté le 250e anniversaire de leur indépendance. « Alors que Donald Trump referme les frontières et promeut une ploutocratie, pourquoi le mythe d'un pays où tout est possible continue-t-il de fonctionner ? » s'interroge le journal. L'expression « rêve américain » « évoque à l'origine un ordre social dans lequel chaque homme ou femme peut réaliser ses pleins potentiels peu importe les circonstances de sa naissance », poursuit le Nouvel Obs, en rappelant ensuite que « la déclaration d'indépendance érige la "recherche du bonheur" en droit inaliénable. "Bonheur" et "rêve" sont des notions malléables et élastiques, qui nous parlent. Le rêve américain devient donc ce vêtement à taille unique qui conviendrait à tous, en théorie du moins. En pratique, il a toujours fait des exclus », tels que les femmes et les personnes non blanches, tempère l'hebdomadaire, et la méritocratie n'y fonctionne pas mieux qu'ailleurs. L'inflation augmente, les salaires stagnent, et pourtant le rêve résiste. Alors pourquoi ? « Précisément parce sa puissance est d'être un rêve », il est par nature invérifiable. Chacun y met sa propre définition de la réussite, et « ceux qui y croient ne risquent pas d'être contredits par les faits », explique le philosophe Gilles Deleuze, cité par le journal. Le Nouvel Obs mentionne également l'universitaire américain Mark Rank, qui y voit ​​​​« l'opium de son peuple, dont la croyance à toute épreuve réfrène les velléités révolutionnaires. » En effet, et c'est bien pratique, conclut l'hebdomadaire,« pourquoi se rebeller contre un système, alors que nous sommes tous en chemin vers notre rêve personnel ? » À lire aussi250 ans des États-Unis: Donald Trump clôture des célébrations aux allures de vitrine politique Le feu mal éteint de la guerre des Malouines  L'équipe de football d'Argentine, victorieuse de la Suisse, s'envole vers une demi-finale de Coupe du monde face à nul autre que l'Angleterre. Et si la rivalité entre les deux équipes est bien connue, c'est aussi parce qu'elle dépasse le seul cadre du football, rappelle l'Express dans ses pages, car les relations tumultueuses entre Londres et Buenos Aires se cristallisent autour d'un petit archipel, d'un peu plus de 3 000 habitants, au large de l'Argentine, celui des Malouines, qui appartient au Royaume-Uni. Le problème, souligne le journal, c'est que Buenos Aires « estime avoir hérité des ces îles espagnoles au moment de son indépendance, et que la prise de contrôle de l'archipel par l'Angleterre relève d'un acte colonial illégal. » Et au mois d'avril, « la révélation d'un courrier interne au Pentagone a suffit à réveiller l'espoir jamais éteint d'une reconquête des Malouines » par l'Argentine, après la défaite de 1982.« Dans cette note, qui mentionne explicitement les îles, on peut lire que les États-Unis n'excluent pas de revoir leur soutien diplomatique aux possessions impériales européennes », rapporte l'hebdomadaire. Et cela n'est pas pour déplaire au président argentin, Javier Milei, au contraire. Il se félicite de ces « nouveaux soutiens inédits, car la revendication des Malouines constitue l'axe principal de la diplomatie du pays. » Mais tout n'est pas joué pour Buenos Aires, car « Washington souffle le chaud et le froid », décrypte l'Express. « D'un côté, les États-Unis entendent, malgré tout, préserver leurs relations avec Londres, pour disposer d'une base militaire aux Malouines, et de l'autre ils continuent à tirer parti de l'atlantisme assumé de Javier Milei en lui apportant un soutien financier, ce qui s'appelle jouer sur les deux tableaux. » À lire aussiCoupe du monde 2026: pourquoi un arbitre anglais ne dirigera jamais un match de l'Argentine et inversement

Les Grandes Gueules
Le regret du jour - Olivier Truchot : "Je suis nostalgique d'un temps où on ne connaissait pas la religion des gens qu'on fréquentait. Maintenant, chacun veut affirmer son identité. La religion est une affaire privée" - 10/07

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 0:46


Aujourd'hui, Laura Warton Martinez, sophrologue, Antoine Diers, consultant, et Bruno Poncet, cheminot, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

La Leçon, le podcast sur l'art d'échouer
Jérémy Kapone "Vous n'êtes pas en retard sur votre propre vie, chacun son tempo" (hors-série)

La Leçon, le podcast sur l'art d'échouer

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 45:05


Episode 328Pensez à vous abonner à la Leçon, vous m'aidez énormément en faisant ce simple petit geste. On approche grâce à vous des 50 000 abonnés sur Spotify grâce à vous !

Les Grandes Gueules
La double responsabilité du jour - Laura Warton Martinez : "Je ne suis pas d'accord avec ce que fait Lidl, mais il y a aussi la responsabilité de chacun. On a vu 2 mères qui se castagnent. Mais dans quel monde on vit ?" - 03/07

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 1:23


Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur, Bérénice Levet, philosophe, et Laura Warton Martinez, sophrologue, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Reportage Afrique
De la place du village à la scène: des danseurs traditionnels stars à Mbaïki, en Centrafrique

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 2:32


Dans la préfecture de la Lobaye, à Mbaïki, la danse traditionnelle continue de faire vibrer les communautés. Jadis pratiquées essentiellement par des adultes lors des cérémonies coutumières, des fêtes familiales ou des rassemblements communautaires, ces expressions culturelles connaissent aujourd'hui un nouvel essor. Entre festivals, spectacles publics et diffusion sur les réseaux sociaux, les artistes traditionnels gagnent en visibilité et certains deviennent de véritables références locales. Des danseurs qui réussissent à préserver cet héritage culturel tout en attirant les jeunes générations. De notre envoyé spécial de retour de Mbaïki, Au signal du chef de groupe, la chorégraphie débute. Les danseurs du groupe Molika Ti Beafrika forment un demi-cercle. Leurs pieds frappent le sol en cadence, soulevant par moments de légers nuages de poussière. Progressivement, le rythme s'accélère. Deux danseurs s'avancent au centre du cercle pour exécuter une séquence plus complexe. « C'est une danse traditionnelle et nous chantons en patois », explique Juvenal Bissé, l'un des danseurs. Pour lui, la danse offre des opportunités de rencontres, d'échanges et de promotion culturelle. À Mbaïki, les groupes de danse se professionnalisent, attirent de nouveaux adeptes et deviennent de véritables ambassadeurs de la culture locale. Fabrice Tabaré, un spectateur, salue cet engagement. « En tant que peuple, nous reconnaissons leurs efforts. Ce sont nos vedettes et elles bénéficient de toute notre reconnaissance. Je les considère comme les gardiens de notre culture, souligne-t-il. À travers leurs chants et leurs danses, ils nous transmettent l'histoire, les valeurs et la mémoire collective de toute une communauté. Vive la danse traditionnelle ! » Au-delà de son aspect culturel, la danse traditionnelle génère également des revenus grâce aux prestations lors de cérémonies, de festivals ou d'événements publics. « Au début, les revenus étaient irréguliers et la vie était difficile, témoigne Teddy Pamo, chef du groupe Molika Ti Beafrika. Aujourd'hui, grâce à notre persévérance, je peux vivre de mon métier, soutenir ma famille et transmettre notre patrimoine culturel en sensibilisant la population. » À lire aussiTî-Ï Festival 2026: Bangui célèbre la renaissance culturelle d'un peuple « Chacun doit prendre ses responsabilités pour défendre nos traditions » Mais cette quête de visibilité ne doit pas faire oublier l'essentiel : le respect des traditions. Pendant les répétitions, les anciens veillent à la transmission fidèle des chants, des rythmes et des significations culturelles associés à chaque danse. « Il est important de protéger la biodiversité. Dans nos chansons, nous sensibilisons les populations à la préservation de la nature et les encourageons à ne pas pratiquer la pêche avec des produits chimiques, poursuit le leader du groupe. Aujourd'hui, les gens nous respectent en raison de notre noble engagement. Notre culture est de plus en plus influencée par la mondialisation. Chacun doit prendre ses responsabilités pour défendre et préserver nos traditions. » À travers leurs prestations, ces groupes de danse traditionnelle nourrissent désormais l'ambition de se produire sur la scène internationale afin de valoriser la culture centrafricaine au-delà des frontières. À lire aussiRCA/RDC: Bangui et Zongo, la culture en partage pour ces villes jumelles [2/3]

Rav Touitou
Chacun son mazal

Rav Touitou

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 25:46


Chacun son mazal by Rav David Touitou

On refait la télé
Mariage TF1-Netflix : quel est l'intérêt de chacun ? Quels changements pour les téléspectateurs ?

On refait la télé

Play Episode Listen Later Jun 26, 2026 4:03


La première chaîne d'Europe et la première plateforme du monde viennent de s'associer. Comment et pourquoi les deux diffuseurs en concurrence ont-ils décidé de s'allier ? Ecoutez La télé et vous avec Nicolas Vollaire du 26 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Chronique de Mamane
Chacun sa Coupe du monde

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 2:58


Beaucoup de Gondwanais ont fait le déplacement pour assister à la Coupe du monde de football.

Chronique de Mamane
Chacun sa Coupe du monde

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 2:58


Beaucoup de Gondwanais ont fait le déplacement pour assister à la Coupe du monde de football.

Sweet Papi Podcast
L'expérience sensorielle au service de la mémoire avec Vanessa Buhrig (replay)

Sweet Papi Podcast

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 17:24


Replay sortie en 2022 - Bienvenue dans cet épisode du Sweet Papi Podcast ! Aujourd'hui, nous accueillons Vanessa Buhrig , autrice, éditrice de guides de voyage, photographe et fondatrice des éditions Akasha.Inspirée par les souvenirs précieux et parfois trop tardifs de son grand-père, Vanessa a créé un concept unique : un livre papier sonore qui mêle voix, photos et textes pour transmettre la mémoire de nos proches. À travers son parcours et son projet innovant, elle nous raconte comment cet outil permet de stimuler la mémoire des aînés, de créer du lien intergénérationnel et d'offrir une nouvelle façon de raconter et préserver nos histoires familiales. Préparez-vous à découvrir une belle idée qui réinvente l'art de la transmission avec sensibilité et émotion !

Podcast Torah-Box.com
Mission impossible ?!

Podcast Torah-Box.com

Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 13:03


Chacun de nous a une mission dans ce monde. Mais comment savoir laquelle ? Comment comprendre que chaque génération a ses propres difficultés ? En quoi la paresse est-elle le fléau de notre génération ? Pourquoi l'effort est-il indispensable dans le judaïsme ? Réponse à travers des propos du Arizal et de la Guémara, et plusieurs exemples.

Reportage culture
«Small Island Big Song», l'océan au cœur du festival Rio Loco à Toulouse

Reportage culture

Play Episode Listen Later Jun 13, 2026 3:31


La 31ᵉ édition du festival Rio Loco se poursuit à Toulouse, dans le sud de la France, avec pour thème les imaginaires insulaires. Une thématique conçue sur mesure pour le projet musical, cinématographique et scénique Small Island Big Song. Une œuvre-fleuve qui réunit des dizaines d'artistes venus des océans Pacifique et Indien, autour de leurs traditions musicales et de leurs préoccupations pour la santé des océans et de la planète. Il y a douze ans, la productrice de théâtre taïwanaise BaoBao Chen et le cinéaste australien Tim Cole se rencontraient. Tous les deux préoccupés par les conséquences du dérèglement climatique sur les océans, ils décident de partir ensemble en terres insulaires.  « Pendant trois ans, nous avons rencontré plus d'une centaine d'artistes sur seize îles différentes. Nous sommes partis simplement avec nos micros et quelques caméras. Notre idée était d'enregistrer une chanson sur une île, puis d'emmener cette chanson sur l'île suivante pour qu'un nouvel artiste y ajoute un instrument ou une voix… et ainsi de suite, jusqu'à une autre île pour ajouter encore autre chose. Tellement de collaborations ont vu le jour », se réjouit BaoBao Chen.  La nature au centre Nouvelle-Zélande, Indonésie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, île de Pâques, îles Salomon, Hawaï, Tahiti, Malaisie… Les îles se suivent et ne se ressemblent pas. Chacun des artistes transmet ses traditions musicales lors d'enregistrements en extérieur.  « Une des compositrices sur ce projet, c'est la nature. Nous voulions lui donner une voix. Partout où nous allions, nous demandions aux artistes de nous emmener dans un lieu qui leur était cher. Nous avons donc enregistré des volcans, des mangroves, des plages… Une multitude de sons que nous avons intégrés au spectacle », explique BaoBao Chen.  Traditions entrecroisées d'île en île Small Island Big Song met en valeur tous les liens linguistiques et culturels qu'il existe entre les îles, notamment grâce aux migrations austronésiennes. Le chanteur et musicien malgache Sammy est l'un des piliers du projet : « Dans ma tribu, il y a une danse qui vient de Taiwan, elle est pratiquée à Madagascar mais avec quelque chose qui change. Cette danse s'appelle la danse des ancêtres. Quand j'ai vu cela à Madagascar, j'ai regardé comment les gens dansaient. Et quand j'étais à Taïwan, j'ai vu qu'il y avait vraiment une connexion entre les pays, une vraie histoire », sourit-il. Comme lui, tous les autres artistes ont fait le choix de préserver l'identité culturelle de leur peuple, en chantant dans leur langue et en jouant des instruments de leur terre. Comme des gardiens de la nature, témoins de leur héritage maritime ancestral. 

Les Nuits de France Culture
Edouard Glissant : "Chacun de nous peut faire une anthologie du Tout-monde"

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 41:42


durée : 00:41:42 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En 2010, Edouard Glissant publiait "10 Mai, mémoire de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions" et une anthologie de la poésie du Tout-monde. Il était invité dans l'émission "Du jour au lendemain". - réalisation : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les p't**s bateaux
Pourquoi chacun a une odeur ?

Les p't**s bateaux

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 3:42


durée : 00:03:42 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - Adèle se pose une question intéressante sur les odeurs. L'équipe des P'tits Bateaux a fait appel à un spécialiste. - réalisation : Stéphanie Texier, Marjorie Devoucoux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Podcast Torah-Box.com
Comment chacun peut-il avoir un rôle différent ?

Podcast Torah-Box.com

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 15:19


En quoi l'étude de la Torah protège-t-elle des malheurs ? Comment déclencher la bienveillance d'Hachem ? Pourquoi Ya'acov est-il particulièrement lié à l'étude de la Torah ? Réponse à travers des propos du Zohar.

Affaires sensibles
Luc Tangorre, chacun cherche son Dreyfus

Affaires sensibles

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 48:10


durée : 00:48:10 - Affaires sensibles - par : Fabrice Drouelle - Aujourd'hui dans Affaires Sensibles : Luc Tangorre, chacun cherche son Dreyfus, ou l'histoire d'un déni collectif à travers une vraie fausse erreur judiciaire. - réalisation : Stéphane Cosme, Hélène Bizieau, Frédéric Milano, François Audoin, Valentine Chédebois, Franck Cognard, Rebecca Denantes, Claire Teisseire Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

True Story
Le crash du vol Fuerza 571, l'une des pires tragédies humaines : seuls en enfer (3/4)

True Story

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 14:46


[REDIFFUSION] Cette semaine, revivez l'effroyable crash du vol Fuerza Aérea Uruguaya 571. Autrement appelé le drame de la Cordillère des Andes, cet accident aéronautique aura marqué le milieu des années 70. Véritable tragédie humaine, cette catastrophe est aussi une incroyable histoire de survie. Joignez-vous alors à nous pour découvrir cette effroyable épopée.  Seuls en enfer Cela fait maintenant 16 jours que le crash du Vol Fuerza Uruguaya 571 s'est produit. Depuis une semaine, un certain ordre semble s'être imposé dans le groupe. Chacun est assigné à des tâches vitales pour leur survie. Tous sont à bout, et le petit groupe décide d'aller dormir. Alors que Roberto, commence à entendre des ronflements, un bruit sourd l'interpelle. Le bruit se fait de plus en plus proche. Et d'un coup, une masse de neige s'engouffre par l'arrière de l'avion, et recouvre l'intérieur du fuselage. Roberto est pétrifié, il ne voit plus rien, la neige les a tous submergé… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clémence Setti Production : Bababam (montage Jean Gabriel Rassat) Voix : Florian Bayoux Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Happy Work
On ne se rend pas toujours compte de l'impact qu'on a sur les autres

Happy Work

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 7:02


Et si vous aviez beaucoup plus d'impact sur les autres que vous ne l'imaginez ?Dans cet épisode de Happy Work, Gaël Chatelain-Berry parle d'un sujet profondément humain : l'impact émotionnel de nos comportements quotidiens au travail.Parce qu'honnêtement… une simple phrase peut parfois rester gravée pendant des années.Un encouragement.Un regard.Une reconnaissance.Ou au contraire une remarque blessante prononcée sans réfléchir.Et très souvent, nous ne réalisons même pas l'effet réel que nous produisons sur les autres.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comDÉCOUVREZ MON AUTRE PODCAST, HAPPY MOI, LE PODCAST POUR PRENDRE SOIN DE VOUS, VRAIMENT: lnk.to/sT70cYrelations humainesbienveillance travailmanagement humainimpact émotionnelsanté mentale travailconfiance au travailmanagement bienveillantpsychologie travailhappy workgaël chatelain-berry00:00 – Introduction : vous avez plus d'impact que vous ne le pensez00:47 – Ces phrases qui marquent une vie professionnelle01:50 – L'impact invisible des remarques négatives02:46 – Pourquoi les managers influencent autant les émotions03:56 – Chacun contribue au climat de travail04:45 – Les petits gestes qui changent une journée05:39 – La question à se poser chaque jourSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
RDC: «Il est important que le pays ne rate pas un cycle électoral»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 12:33


En République démocratique du Congo, la Commission électorale nationale indépendante vient de publier son rapport annuel. Il dresse un tableau financier préoccupant : la Céni dit manquer de moyens pour préparer sereinement les élections de 2028. Elle évoque des dettes héritées du cycle électoral de 2023, mais aussi son positionnement sur l'organisation d'un éventuel référendum pour changer la Constitution. Son président est notre Grand invité Afrique ce matin. Denis Kadima répond aux questions de Patient Ligodi. RFI : Des cadres de l'Union sacrée évoque publiquement un glissement du calendrier. Est-ce que vous, président de la Céni, vous excluez un glissement du calendrier électoral ? Denis Kadima : Comme en 2023, moi je ne travaille jamais en fonction d'un report. J'ai été nommé à ce poste pour organiser les élections et je n'ai jamais voulu avoir dans mon vocabulaire le mot « glissement ». Pourtant, vous n'avez pas d'argent ? Il est important que le pays ne rate pas un cycle parce qu'il n'y a pas eu diligence du côté de la Céni. Chacun doit jouer sa partition parce que dès l'instant, où on commence à reporter les élections, vous connaissez le pays, il y a beaucoup de tensions, il y a beaucoup de violence qui s'ensuivent. Et puis ce n'est pas bien pour la consolidation de la démocratie dans notre pays. Et pourtant, la feuille de route que vous avez élaborée est aujourd'hui hors délai pour certaines opérations notamment ? Cela est vrai. Mais n'oublions pas quand même que le pays fait face à une guerre qui dure et une guerre très sévère, très intense. Et les moyens sont orientés vers les efforts pour préserver l'intégrité territoriale de la RDC. Et si cela entraîne que le gouvernement ait moins de moyens pour s'occuper des questions électorales, nous comprenons, mais cela ne nous empêche pas de chaque fois qu'on a l'occasion, d'attirer l'attention du gouvernement sur le fait qu'il y a lieu de commencer déjà les préparatifs pour les élections, sinon nous risquons de rater l'échéance. Une année est même déjà perdue ? Une année est perdue. C'est vrai. Mais nous devons faire des ajustements. Je ne pense pas qu'il soit déjà trop tard, donc nous pouvons faire des ajustements et avancer un peu plus vite. Mais ça peut aussi signifier avoir un peu plus de moyens que ce que nous aurions pu demander si les choses avaient commencé bien avant. Votre première recommandation au gouvernement, c'est de garantir des décaissements réguliers. C'est aussi la recommandation de votre rapport de 2023 et probablement le rapport de 2022. Qu'est-ce qui vous permet de croire que cette fois ça sera différent ? Je suis mal placé pour répondre à cette question. Je pense que le ministre des Finances pourrait mieux vous expliquer la situation. Évidemment, nous, nous sommes parmi ceux qui demandent l'argent, et évidemment, le gouvernement ne peut nous les donner qu'en fonction de ses priorités et d'autres considérations, peut être que nous ne maîtrisons pas. L'actualité en RDC aujourd'hui, c'est aussi ce projet de référendum pour éventuellement changer la Constitution. Quel est le positionnement de la Céni ? La Céni a le mandat et là je parle de la Constitution. La Constitution nous donne le mandat d'organiser les élections et les référendums. Nous sommes tenus à être toujours prêts pour les élections et pour les référendums. Evidemment, c'est une question politique. S'il faut un référendum ou pas, ça, on laisse aux politiciens. Mais une fois qu'ils se sont mis d'accord, la Céni est tenue d'être prête pour pouvoir organiser. Je pense que l'expertise est là, mais il faut que on ait assez de temps. Techniquement, c'est quelque chose qu'on peut faire. D'ailleurs, un référendum est plus facile qu'une élection. Il n'y a que deux choix c'est oui ou non. C'est beaucoup plus facile. Référendum évidemment facile à faire. Mais il y a toujours cette question d'argent, des conflits armés, ces épidémies ? Bon, évidemment, là, je risque de glisser dans un champ qui n'est pas totalement le mien. Nous, la façon de voir les choses, c'est que, bon, il y a une élection qui est prévue et nous allons faire une analyse des risques. Quels sont les risques, la sécurisation, le financement et les réformes ? Enfin, ça, ce n'est pas un risque, mais c'est une contrainte parce qu'il faut améliorer toujours. Oui, ça nous pouvons le faire. Mais, évidemment, l'épidémie c'est aussi une réalité. Ça ce sont des choses à prendre en considération. Mais il reste que le Congolais, ça c'est mon analyse, le Congolais tient beaucoup à ses élections, à son cycle électoral. Le Congolais n'accepterait pas un glissement parce que ça sera perçu comme de la manipulation politique pour peut-être éterniser un groupe de gens au pouvoir. Donc il faut quand même que nous fassions notre part. L'épidémie est quand même assez localisée. Le pays a l'expérience dans cette matière-là. Mais il y a certes, je reconnais, il y a des contraintes, l'insécurité à l'est, c'est aussi un problème majeur. Et là, la Céni seule ne peut pas se prononcer. Il faut que les autres et la défense, la santé, tout le monde entre dans la danse. Mais chacun doit faire sa part. Et nous, nous nous préparons toujours, mais en tenant compte de tout ce que vous avez énuméré là comme contraintes. On tient compte de tout cela. Mais l'essentiel c'est d'avancer, parce que le Congolais veut des élections. Le Congolais n'acceptera pas que des élus restent au pouvoir au-delà de leur mandat.

Reportage International
Être Russe et critique du conflit en Ukraine

Reportage International

Play Episode Listen Later May 27, 2026 2:52


Les bombardements russes en Ukraine, et singulièrement sur Kiev ces derniers jours, battent des records d'intensité. Les frappes ukrainiennes, elles, deviennent de plus en plus profondes dans le territoire russe, sans perspective d'arrêt des combats. La Russie, elle, recrute partout pour l'armée, surtout pour les unités de drones, y compris dans les universités les plus prestigieuses de la capitale. Certains, et ils sont très rares, ont refusé de participer au conflit, d'autres ont fini devant la justice pour le critiquer. Leurs voix sont rares et ils savent les risques de plus en plus élevés. C'est un message vocal qui arrive de l'intérieur d'une caserne quelque part dans l'ouest de la Russie (ndlr : pour des raisons évidentes de sécurité, RFI ne donne pas son identité) : « J'ai refusé de partir à l'opération spéciale, car pour moi, un soldat, c'est quelqu'un qui protège. Il n'y a rien d'autre à ajouter ». Rien de plus à dire, parce qu'Igor, qui envoie ces mots au compte-gouttes, a déjà osé l'impensable pour beaucoup de Russes. Il a 25 ans, il vient d'une ville du nord du pays où il ne trouvait pas de travail, dit-il. Alors avant la guerre, il a signé un contrat pour l'armée. Sans imaginer que quelques mois plus tard, son président déciderait d'envoyer ses soldats en Ukraine. « Je n'ai aucun ami participant à l'opération spéciale, je ne communique pas avec ceux qui sont devenus des combattants », dit Igor dans un autre message. « Je n'ai jamais gardé aucun contact, parce que nous n'étions pas d'accord sur ce point. Eux ont décidé qu'il était plus facile de partir, alors que moi, je suis resté et je me bats pour ne pas y aller » Igor est allé jusqu'à saisir les tribunaux militaires et demander la reconnaissance officielle de la fin de son contrat expiré depuis longtemps. Il se dit soutenu par sa famille et ses amis. Reste que les proches de ceux, très rares, qui ont refusé la mobilisation en 2022 et sont en prison sont paralysés par la peur et refusent de s'exprimer.  Peine de prison de 10 ans pour désertion La justice, elle, exécute sans fléchir les lois et les peines associées, comme 10 ans de prison pour désertion ou refus de se soumettre à la mobilisation partielle, et les procès pour discrédit de l'armée continuent à se tenir. C'est ce qui est arrivé à Vassili Bolchakov, rencontré par RFI en février 2024 lors de l'ouverture de son procès dans la ville de Kassimov, à près de 400 kilomètres au sud-est de Moscou. Ce qui a déclenché les poursuites, c'est une plaisanterie sous forme de dialogue imaginaire entre Vladimir Poutine et son ministre de la Défense d'alors, Sergueï Choïgou. Mettre en cause la tête de l'État et la conduite des opérations militaires est une ligne rouge absolue en Russie. Les enquêteurs ont ensuite cherché et évidemment trouvé d'autres commentaires sur les réseaux sociaux, et d'autres lignes rouges franchies par Vassili Bolchakov. Il a été jugé coupable de tous les chefs d'accusation et condamné à une amende de 250 000 roubles (environ 3 000 euros au cours actuel). Aujourd'hui, ce trentenaire père de quatre enfants a déménagé dans la ville voisine de Riazan, pour motif professionnel, dit-il. Assis dans un café, dans un mélange de russe et d'anglais, il estime avoir eu énormément de chance d'avoir écopé juste d'une amende. Il ne répétera en aucun cas les mots qui lui ont été reprochés par la justice, il pèse désormais beaucoup plus ses propos, mais il n'est clairement pas rentré dans le rang. Pour lui : « Les gens qui m'ont fait tout ça l'ont fait en toute conscience, et ils devront vivre avec ça. Chacun devra y faire face un jour ou l'autre. Mais je n'essaierais même pas de dire quand et de quelle manière les choses pourraient changer. Parce que tout peut encore devenir pire ». Au début du mois de mai, la Cour suprême a rendu publiques ces statistiques : en deux ans, les condamnations pour trahison ont augmenté de 460 %. La plupart des avocats spécialisés estiment que ce chiffre atteint en réalité… le double. À lire aussiRussie: le rapprochement à grands pas de l'éducation et de la défense

Les grands entretiens
Roberto Negro, hors des sentiers battus 3 : « Dans le Tricot, chacun a sa couleur, et cela en créé une nouvelle »

Les grands entretiens

Play Episode Listen Later May 26, 2026 24:57


durée : 00:24:57 - par : Thomas Vergracht - Déménager les traditions du jazz avec l'orchestre du Tri Collectif ou réinventer Ligeti avec le saxophoniste Émile Parisien, cela ne fait pas peur à Roberto Negro ! Son style s'affine avec les années, oscillant toujours entre immédiateté jouissive et avant-garde prospective. - réalisation : Marie-Christine Ferdinand, Pierre Willer - invités : Roberto Negro Pianiste, compositeur jazz (1981, Turin) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Cultures monde
Santé mondiale : la tentation du chacun pour soi : Les hôpitaux cibles de guerre

Cultures monde

Play Episode Listen Later May 21, 2026 58:40


durée : 00:58:40 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - En 2025, 1 348 attaques contre des établissements de santé ont été documentées, selon l'OMS. Alors que les infrastructures de santé sont de plus en plus prises pour cibles, les crimes de guerre que ces attaques peuvent constituer restent pourtant largement impunis. - réalisation : Margot Page, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Inès Bouffartigue Sebastia, Pénélope Le Mauguen - invités : Rony Brauman Ancien président de Médecins Sans Frontières, Marion Tertre Chargée de mission partenariats Birmanie au CCFD-Terre Solidaire (Comité catholique contre la faim et pour le développement) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Cultures monde
Santé mondiale : la tentation du chacun pour soi : Les pays du Sud face à l'exode des soignants

Cultures monde

Play Episode Listen Later May 20, 2026 58:05


durée : 00:58:05 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Selon un récent rapport de l'OCDE, le nombre de médecins diplômés à l'étranger exerçant en Union européenne a fortement augmenté. Venant principalement des pays dits du Sud, ces soignants laissent derrière eux des déserts médicaux, où des ONG enverront à leur tour des praticiens occidentaux. - réalisation : Vivian Lecuivre, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Pénélope Le Mauguen - invités : Virginie Chasles Professeure de géographie à l'université Jean Monnet de St Etienne, membre du laboratoire Environnement, ville, société, Victoire Cottereau Maîtresse de conférence à l'Université de Mayotte, géographe de la santé et des migrations internationales et des mobilités thérapeutiques, rattachée au laboratoire Espaces DEV, Nils Graber Anthropologue de la santé, spécialiste de Cuba et des questions de santé mondiale en lien avec le cancer et les soins primaires, basé à l'université Humboldt de Berlin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Cultures monde
Santé mondiale : la tentation du chacun pour soi : Pénuries : qui contrôle la pharmacie du monde ?

Cultures monde

Play Episode Listen Later May 19, 2026 58:07


durée : 00:58:07 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Les pénuries de médicaments se multiplient en Europe, liées à la hausse de la demande mondiale, à la fragilité des chaînes d'approvisionnement et à la recherche de rentabilité. En dépit des discours européens sur la souveraineté sanitaire, les réponses politiques restent limitées. - réalisation : Margot Page, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Pénélope Le Mauguen - invités : Nathalie Coutinet Economiste de la santé, maîtresse de conférences à l'Université Sorbonne Paris Nord, Clémence Marque Docteure en pharmacie, chercheuse en résilience sanitaire communautaire à Unisanté Lausanne, Yves-Marie Rault Chodankar Géographe, maître de conférences à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Cultures monde
Santé mondiale : la tentation du chacun pour soi : Face aux épidémies, le monde en ordre dispersé

Cultures monde

Play Episode Listen Later May 18, 2026 58:19


durée : 00:58:19 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - La 79ᵉ Assemblée mondiale de la santé s'ouvre ce lundi 18 mai 2026, un an après l'adoption du "traité pandémie". Si les États membres de l'OMS s'étaient mis d'accord sur de grands principes pour protéger le monde face à une nouvelle pandémie, des désaccords persistent sur certains points d'équité. - réalisation : Margot Page, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Inès Bouffartigue Sebastia, Pénélope Le Mauguen - invités : Anne Sénéquier Médecin psychiatre, chercheuse et co-directrice de l'Observatoire de la santé mondiale de l'IRIS, Stéphanie Tchiombiano Politiste, enseignante dans le département de science politique de l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne, spécialiste de la santé mondiale, Auriane Guilbaud Maîtresse de conférence en sciences politiques à l'Université Paris 8, membre junior de l'Institut Universitaire de France Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Musiques du monde
#SessionLive Abraham Réunion et Loya & Remanindry #blakazantandroy

Musiques du monde

Play Episode Listen Later May 16, 2026 48:30


Histoire de famille et de créolité entre trois îles : Madagascar, Guadeloupe et France.  Nos premiers invités sont frère et sœurs et sortent leur 2e album Jaden an nou. La musique est un jeu d'enfants, dans la famille Abraham tout du moins : Zacharie l'aîné (contrebasse), Cynthia la cadette (voix) et Clélya la benjamine (piano) s'y sont toujours amusés. Ces dernières années, ils se sont rendus indispensables dans leurs sphères respectives, avec le jazz comme dénominateur commun. Plébiscités en studio, ils se sont aussi imposés sur la scène du jazz français où leurs trajectoires se sont souvent croisées. Si souvent que l'envie de s'associer s'est manifestée. Baptisée Abraham Réunion, la dream team familiale a sorti en 2020 son premier album, au titre éponyme. Une réussite totale qui appelait une suite, qui voit le jour aujourd'hui. Dans Jaden an nou, ils creusent le sillon où germent les graines de leur jardin créole. Le jardin en nous : le titre a été choisi lors d'une discussion dont l'enregistrement constitue l'un des interludes de l'album. L'idée revient au père du trio. Il est guadeloupéen et, pour ses enfants nés en métropole, les Caraïbes constituent un territoire d'expérimentations musicales, mais aussi celui de questionnements identitaires qu'ils labourent de plus en plus profondément. Sur Jaden an nou, ils assument ainsi de dévoiler leurs faiblesses, leurs fractures et leurs inquiétudes devant un monde qui ne tourne pas rond. Chacun avec sa personnalité, chacun avec son jardin : Zacharie gamberge en binant le potager de sa maison de campagne ; Cynthia s'indigne des conséquences de la crise environnementale ; Clélya sonde son jardin intérieur via la méditation et la psychologie. Le jardin d'Abraham Réunion est foisonnant. S'y enchevêtrent le gwoka guadeloupéen, le maloya réunionnais, les tambours brésiliens, le jazz afro-américain autant que celui de Mario Canonge et Alain Jean-Marie, ainsi que les impressionnistes Ravel et Debussy. Cynthia y signe la totalité des paroles, en français et créole grâce aux traductions paternelles, et le trio se partage les compositions. Ils renouvellent leur choix de recourir à plusieurs batteurs pour les accompagner et d'utiliser une quinzaine de percussions (sifflets, konk a lambi, kayamb, sati, agogo, chacha, surdo, tambourins), soulignant ainsi l'importance de la rythmique dans leur musique. Sur Jaden an nou, second album attendu de la fratrie Abraham Réunion, Zacharie, Cynthia et Clélya invitent le grand chanteur réunionnais Danyèl Waro, artisan du maloya rénové sur deux titres : Nailé puis Batarsité, l'un de ses morceaux emblématiques (1987) sur la créolité : « Je ne suis pas Blanc / Non je ne suis pas Noir. » L'album explore différentes rythmiques caribéennes avec pas moins d'une quinzaine de percussions différentes ! Titres interprétés au grand studio « La traversée » Live RFI « Batarsité » (Feat. Danyel Waro), extrait de l'album « Jour de fête » Live RFI Line Up : Cynthia Abraham (voix, percussions mineures), Clélya Abraham (piano), Zacharie Abraham (contrebasse) Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant Camille Roch ► Album Jaden an nou (Jardin en nous) (Aztec Musique, 2026) Site internet | Instagram | YouTube Puis, nous recevons la famille Remanindry et Loya pour le projet Blakaz Antandroy.  Sorti en 2024, Blakaz Antandroy est un album innovant imaginé par Loya en collaboration avec la famille Remanindry : le père Remanindry et ses enfants, Samba, Nindry, Isabelle et Adeline. Issus du peuple Antandroy, une communauté chamanique du sud de Madagascar, ces artistes utilisent chants et instruments traditionnels pour invoquer les esprits « Kukulamp » et soigner les villageois, souvent éloignés de toute médecine moderne. L'origine de ce projet singulier remonte à une commande du Musée du quai Branly – Jacques Chirac, qui sollicite Loya pour concevoir un concert accompagnant une exposition consacrée à Madagascar, à partir de ses archives sonores. C'est dans ce contexte qu'il découvre la musique de Remanindry, dont il tombe immédiatement sous le charme. En 2019, il se rend à Tuléar pour rencontrer le musicien en personne, donnant naissance à une rencontre d'une rare intensité. De cette alchimie émerge l'idée de Blakaz Antandroy, un projet ambitieux mêlant musique chamanique antandroy et univers électronique. Pour créer cet album, Loya s'immerge profondément dans le langage musical des Antandroy, en explorant leurs techniques vocales et instrumentales spécifiques. Parmi celles-ci figurent le lokanga, un violon malgache qui accompagne les chants, le remotsy, une technique vocale rythmique faite de raclements de gorge, ou encore le Poa Keliky, où les sifflements deviennent percussions. Ensemble, les artistes racontent les histoires de leur région, au sud de Tuléar, où les Kukulamp, les esprits, occupent une place essentielle dans la vie quotidienne. De son côté, Loya utilise ses machines électroniques pour transformer ces sonorités traditionnelles en une expérience sonore inédite. Il opère une fusion entre ancien et contemporain, entre spiritualité et technologie, donnant naissance à un univers musical unique. Sébastien Lejeune, alias Loya, est un compositeur dont le travail se situe à la croisée de la musique électronique et des traditions de l'océan Indien. Depuis ses débuts, il interroge les liens entre ces univers, en s'appuyant sur les nouvelles technologies comme outils de création, d'analyse et de transmission. Cette approche implique un long travail d'apprentissage, à la fois numérique et musical, nourri par la pratique d'instruments traditionnels tels que ceux du maloya (rouler, kayanm, sati, tambour malbar), mais aussi la flûte bansuri ou le takamba réunionnais. Sa démarche transculturelle repose sur le dialogue entre instruments traditionnels et dispositifs numériques. Son processus de création a évolué au fil du temps et se structure aujourd'hui en plusieurs étapes : une phase d'analyse des dimensions rituelles et spirituelles, suivie d'un passage de l'oralité à l'écriture en M.A.O., jusqu'à la production finale. En concentrant ses recherches sur les musiques de l'océan Indien, il développe une réflexion au long cours, nourrie par ses créations, qui lui permettent d'en expliciter les enjeux et les significations. Le maloya, avec ses rituels et cérémonies, constitue son premier terrain d'étude, notamment à travers ses rencontres avec les artistes Alex Sautron et Stéphane Grondin. Ces recherches l'amènent à développer un processus de composition intégrant des algorithmes (Perlin noise, probabilités), afin de créer des œuvres en perpétuel mouvement, à l'image des kabars où les musiques se construisent dans l'improvisation autour de thèmes traditionnels. Par la suite, sa rencontre avec Menwar lui permet d'affiner ses outils de composition au contact du séga traditionnel. En 2016, il découvre la musique carnatique aux côtés de Balakumar, plongeant dans les racines tamoules de La Réunion. Il analyse cette musique spirituelle et complexe, jouée dans les temples, et compose à partir du konakol, système de transcription orale des rythmes propre à cette tradition. Titres interprétés au grand studio « Lomalilaty » Live RFI « Blakaz Antandroy », extrait album « Be Sadia » Live RFI  Line Up : Remanindry (chant, lokanga), Nindry Remanindry (chant, lokanga), Samba Remanindry (chant, percussions) et Sébastien « Loya » Lejeune (machines) Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor ► Album Blakaz Antandroy (L'z Records, 2024) Facebook | Instagram | Bandcamp

Musiques du monde
#SessionLive Abraham Réunion et Loya & Remanindry #blakazantandroy

Musiques du monde

Play Episode Listen Later May 16, 2026 48:30


Histoire de famille et de créolité entre trois îles : Madagascar, Guadeloupe et France.  Nos premiers invités sont frère et sœurs et sortent leur 2e album Jaden an nou. La musique est un jeu d'enfants, dans la famille Abraham tout du moins : Zacharie l'aîné (contrebasse), Cynthia la cadette (voix) et Clélya la benjamine (piano) s'y sont toujours amusés. Ces dernières années, ils se sont rendus indispensables dans leurs sphères respectives, avec le jazz comme dénominateur commun. Plébiscités en studio, ils se sont aussi imposés sur la scène du jazz français où leurs trajectoires se sont souvent croisées. Si souvent que l'envie de s'associer s'est manifestée. Baptisée Abraham Réunion, la dream team familiale a sorti en 2020 son premier album, au titre éponyme. Une réussite totale qui appelait une suite, qui voit le jour aujourd'hui. Dans Jaden an nou, ils creusent le sillon où germent les graines de leur jardin créole. Le jardin en nous : le titre a été choisi lors d'une discussion dont l'enregistrement constitue l'un des interludes de l'album. L'idée revient au père du trio. Il est guadeloupéen et, pour ses enfants nés en métropole, les Caraïbes constituent un territoire d'expérimentations musicales, mais aussi celui de questionnements identitaires qu'ils labourent de plus en plus profondément. Sur Jaden an nou, ils assument ainsi de dévoiler leurs faiblesses, leurs fractures et leurs inquiétudes devant un monde qui ne tourne pas rond. Chacun avec sa personnalité, chacun avec son jardin : Zacharie gamberge en binant le potager de sa maison de campagne ; Cynthia s'indigne des conséquences de la crise environnementale ; Clélya sonde son jardin intérieur via la méditation et la psychologie. Le jardin d'Abraham Réunion est foisonnant. S'y enchevêtrent le gwoka guadeloupéen, le maloya réunionnais, les tambours brésiliens, le jazz afro-américain autant que celui de Mario Canonge et Alain Jean-Marie, ainsi que les impressionnistes Ravel et Debussy. Cynthia y signe la totalité des paroles, en français et créole grâce aux traductions paternelles, et le trio se partage les compositions. Ils renouvellent leur choix de recourir à plusieurs batteurs pour les accompagner et d'utiliser une quinzaine de percussions (sifflets, konk a lambi, kayamb, sati, agogo, chacha, surdo, tambourins), soulignant ainsi l'importance de la rythmique dans leur musique. Sur Jaden an nou, second album attendu de la fratrie Abraham Réunion, Zacharie, Cynthia et Clélya invitent le grand chanteur réunionnais Danyèl Waro, artisan du maloya rénové sur deux titres : Nailé puis Batarsité, l'un de ses morceaux emblématiques (1987) sur la créolité : « Je ne suis pas Blanc / Non je ne suis pas Noir. » L'album explore différentes rythmiques caribéennes avec pas moins d'une quinzaine de percussions différentes ! Titres interprétés au grand studio « La traversée » Live RFI « Batarsité » (Feat. Danyel Waro), extrait de l'album « Jour de fête » Live RFI Line Up : Cynthia Abraham (voix, percussions mineures), Clélya Abraham (piano), Zacharie Abraham (contrebasse) Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant Camille Roch ► Album Jaden an nou (Jardin en nous) (Aztec Musique, 2026) Site internet | Instagram | YouTube Puis, nous recevons la famille Remanindry et Loya pour le projet Blakaz Antandroy.  Sorti en 2024, Blakaz Antandroy est un album innovant imaginé par Loya en collaboration avec la famille Remanindry : le père Remanindry et ses enfants, Samba, Nindry, Isabelle et Adeline. Issus du peuple Antandroy, une communauté chamanique du sud de Madagascar, ces artistes utilisent chants et instruments traditionnels pour invoquer les esprits « Kukulamp » et soigner les villageois, souvent éloignés de toute médecine moderne. L'origine de ce projet singulier remonte à une commande du Musée du quai Branly – Jacques Chirac, qui sollicite Loya pour concevoir un concert accompagnant une exposition consacrée à Madagascar, à partir de ses archives sonores. C'est dans ce contexte qu'il découvre la musique de Remanindry, dont il tombe immédiatement sous le charme. En 2019, il se rend à Tuléar pour rencontrer le musicien en personne, donnant naissance à une rencontre d'une rare intensité. De cette alchimie émerge l'idée de Blakaz Antandroy, un projet ambitieux mêlant musique chamanique antandroy et univers électronique. Pour créer cet album, Loya s'immerge profondément dans le langage musical des Antandroy, en explorant leurs techniques vocales et instrumentales spécifiques. Parmi celles-ci figurent le lokanga, un violon malgache qui accompagne les chants, le remotsy, une technique vocale rythmique faite de raclements de gorge, ou encore le Poa Keliky, où les sifflements deviennent percussions. Ensemble, les artistes racontent les histoires de leur région, au sud de Tuléar, où les Kukulamp, les esprits, occupent une place essentielle dans la vie quotidienne. De son côté, Loya utilise ses machines électroniques pour transformer ces sonorités traditionnelles en une expérience sonore inédite. Il opère une fusion entre ancien et contemporain, entre spiritualité et technologie, donnant naissance à un univers musical unique. Sébastien Lejeune, alias Loya, est un compositeur dont le travail se situe à la croisée de la musique électronique et des traditions de l'océan Indien. Depuis ses débuts, il interroge les liens entre ces univers, en s'appuyant sur les nouvelles technologies comme outils de création, d'analyse et de transmission. Cette approche implique un long travail d'apprentissage, à la fois numérique et musical, nourri par la pratique d'instruments traditionnels tels que ceux du maloya (rouler, kayanm, sati, tambour malbar), mais aussi la flûte bansuri ou le takamba réunionnais. Sa démarche transculturelle repose sur le dialogue entre instruments traditionnels et dispositifs numériques. Son processus de création a évolué au fil du temps et se structure aujourd'hui en plusieurs étapes : une phase d'analyse des dimensions rituelles et spirituelles, suivie d'un passage de l'oralité à l'écriture en M.A.O., jusqu'à la production finale. En concentrant ses recherches sur les musiques de l'océan Indien, il développe une réflexion au long cours, nourrie par ses créations, qui lui permettent d'en expliciter les enjeux et les significations. Le maloya, avec ses rituels et cérémonies, constitue son premier terrain d'étude, notamment à travers ses rencontres avec les artistes Alex Sautron et Stéphane Grondin. Ces recherches l'amènent à développer un processus de composition intégrant des algorithmes (Perlin noise, probabilités), afin de créer des œuvres en perpétuel mouvement, à l'image des kabars où les musiques se construisent dans l'improvisation autour de thèmes traditionnels. Par la suite, sa rencontre avec Menwar lui permet d'affiner ses outils de composition au contact du séga traditionnel. En 2016, il découvre la musique carnatique aux côtés de Balakumar, plongeant dans les racines tamoules de La Réunion. Il analyse cette musique spirituelle et complexe, jouée dans les temples, et compose à partir du konakol, système de transcription orale des rythmes propre à cette tradition. Titres interprétés au grand studio « Lomalilaty » Live RFI « Blakaz Antandroy », extrait album « Be Sadia » Live RFI  Line Up : Remanindry (chant, lokanga), Nindry Remanindry (chant, lokanga), Samba Remanindry (chant, percussions) et Sébastien « Loya » Lejeune (machines) Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor ► Album Blakaz Antandroy (L'z Records, 2024) Facebook | Instagram | Bandcamp

7 milliards de voisins
L'addition s'il vous plaît ! Dans le quotidien des garçons de café

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later May 11, 2026 48:30


Le métier est a priori connu de tous. Chacun ayant mis les pieds dans un restaurant, un bar ou un café, a eu à faire à une ou un serveur. Il s'agit dans les grandes lignes d'amener un plateau d'un point A à un point B, de la cuisine à la table, sans rien faire tomber. Un petit boulot faute de mieux, qui demande peu de savoir-faire.  Dans l'imaginaire collectif, les représentations associées au service sont, en effet peu élogieuses. Au-delà de porter des verres et des assiettes, il faut savoir accueillir les clients, prendre leurs commandes, les communiquer au bar ou à la cuisine, dresser et redresser des tables, rester debout, marcher voire courir pendant des heures, répondre aux demandes des clients mais rester invisible pour ne pas les déranger, en respectant l'organisation de l'établissement, le tout avec le sourire et parfois sans pourboire à la clé.   On oublie facilement la difficulté du métier quand on est assis tranquillement à sa table. De leur côté, les serveurs voient tout ou presque de ce qui se passe dans le restaurant, un pas en cuisine, l'autre dans la salle.   Alors qu'on se rend au restaurant pour célébrer, séduire ou faire affaire, ils sont aux premières loges et prennent le pouls de nos sociétés.   Pourquoi le métier de serveur est-il finalement si méconnu ? Que se passe-t-il réellement dans les allées d'un restaurant ? Finit-on toujours par quitter la restaurant ?   Avec : • Raphaël Tillet, journaliste de formation, ancien serveur. Auteur de L'addition, s'il vous plaît ! (Robert Laffont, 2026) • Vivian Song, journaliste indépendante originaire du Canada, installée à Paris. Son article « Le café parisien, chef-d'œuvre en péril ? » paru dans le New York Times est disponible en français sur le site de Courrier international. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'université Paris-Cité sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson. Dans ce 7ème épisode, Narimene, étudiante algérienne à Paris Cité nous parle de la mixité homme-femme et Cécile Lazartigues-Chartier lui répond.   Programmation musicale :  ► Borumba song - Balu  ► Wake Up - Young Franco, Master Peace.

Reportage International
En Cisjordanie, les enfants palestiniens de plus en plus victimes de la violence israélienne

Reportage International

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 2:45


Depuis le 7-Octobre, l'ONU a recensé 231 enfants palestiniens de Cisjordanie tués par des soldats ou des colons israéliens. Les conventions internationales prévoient leur protection. Et pourtant, ils sont de plus en plus exposés à la violence israélienne sur ce territoire palestinien. De notre envoyé spécial à Al-Mughayyir, en Cisjordanie, et avec Maral Quttieneh, Devant une des entrées de l'école d'Al-Mughayyir, une tâche marque le bitume. C'est là qu'Aws Al-Naasan a été tué le 21 avril dernier quand trois colons israéliens ont attaqué le village et ouvert le feu sur l'école. Il avait 14 ans.  Sa mère vit aux États-Unis. Il lui a fallu plusieurs jours de voyage pour arriver. Elle se rend pour la première fois là où son fils a perdu la vie et s'effondre. Hussein, lui, était avec Aws, son meilleur ami, quand il a été touché. « Le jour des tirs, j'ai été pris de stupéfaction. Il y avait une foule immense et les colons tiraient au hasard sur nous, les habitants et les élèves. J'ai eu peur et je suis parti en courant, témoigne-t-il. Des gens l'ont ramené. J'ai vu que la blessure se trouvait au niveau de la tête : la balle était entrée par derrière et était ressortie par devant. C'était horrible à voir. Je n'ai pas pu le supporter. Je suis resté là, abasourdi. » Hussein porte désormais autour du cou un médaillon en bois avec la photo d'Aws. « Il était comme mon frère. Nous étions toujours ensemble, confie Hussein. Il était toujours affectueux. S'il y avait des tensions avec quelqu'un, il tentait de les apaiser. Je ne connais personne d'aussi bien. » Il y a trois mois, un autre adolescent d'Al-Mughayyir a été tué par l'armée israélienne, à l'intérieur du village, après la prière du vendredi. Ce fut déjà un choc pour la communauté, et notamment pour Aws Al-Naasan, se souvient sa tante : « C'était un ami proche de Mohamed. Et il a dit : "Si Dieu le veut, moi aussi je vais mourir comme lui". » La famille Al-Naasan est marquée par le deuil : un autre habitant du village a été tué dans cette attaque. C'était un oncle d'Aws. Son père, lui, avait été tué en 2019, par des colons déjà. La grand-mère, qui élevait les enfants, vivait donc avec la peur au ventre. « J'avais toujours peur pour lui, où qu'il aille, témoigne-t-elle. Au coucher du soleil, il se rendait au centre du village. Je lui disais de faire attention, qu'il y avait des soldats. Il répétait : "Ne t'inquiète pas pour moi." Mais je l'attendais ici jusqu'à son retour. S'il était dehors, je n'étais pas tranquille. » À lire aussiLes prisonniers palestiniens en Israël subissent de mauvais traitement, pointe une ONG israélienne « Je ne peux plus sortir du village comme avant » Selon les habitants, l'armée israélienne entre quotidiennement dans le village. Et les environs d'Al-Mughayyir sont encore plus dangereux. Youssef a 15 ans. Il est un cousin d'Aws Al-Naasan. « Je ne peux plus sortir du village comme avant », dénonce-t-il. Depuis le 7 octobre 2023, la violence israélienne contre les communautés palestiniennes de Cisjordanie a augmenté. Des communautés bédouines ont été chassées de force par des colons. Des écoles détruites. Les opérations militaires se multiplient. Au point que depuis deux ans, les écoles ont dû mettre en place un plan en cas d'attaque. Bassam Abu Asaf est le directeur de l'école d'Al-Mughayyir. « Les élèves ont bien sûr été formés à la procédure d'évacuation cette année, peut-être deux fois ou plus, explique-t-il. Nous devons respecter ce plan d'urgence. De plus, chacun dans l'équipe de l'école a été chargé d'un point de ce plan. Chacun a ses propres responsabilités et ses propres missions. »  Le récit de l'armée israélienne diffère de celui des habitants. Elle évoque une confrontation entre Israéliens et Palestiniens, précise avoir ouvert une enquête. Mais le suspect des tirs, un soldat réserviste, n'a pas été arrêté. Selon une étude du quotidien britannique Guardian, aucun Israélien n'a été jugé pour le meurtre de civils palestiniens en Cisjordanie depuis 2020. À lire aussiCisjordanie occupée: l'accès à l'eau des Palestiniens de plus en plus ciblé par des colons israéliens

EX...
Chacun écrit sa propre histoire

EX...

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 45:41


La société a écrit notre trajectoire type. Surtout quand on est une femme. Il faut se marier, avoir des enfants, une maison et performer au travail.Eve n'a pas manqué de se projeter dans ces schéma là, jusqu'au moment où la vie lui a fait comprendre que le bonheur résidait parfois dans les exceptions !Clémentine De La Grange a réalisé cet épisode, Stéphane Bidart l'a monté et mis en musique.

EX...
TEASER, vendredi dans EX… "Chacun écrit sa propre histoire"

EX...

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 1:41


TEASER, vendredi dans EX… "Chacun écrit sa propre histoire"