Podcasts about chacun

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Le Super Daily
Trend Colors et mèmes IA : le vrai talent, c'est d'avoir la réf

Le Super Daily

Play Episode Listen Later Sep 30, 2026 17:05


Épisode 1502 : En ce moment, il y a une pièce orange dans laquelle Internet fait entrer absolument n'importe qui. Deux personnes côte à côte, un micro suspendu, quelques gestes de rappeurs. Parfois, ce sont des personnages de fiction. Parfois, des footballeurs. Et parfois, Dominique de Villepin et Jacques Chirac.Chirac est mort en 2019. ET pourtant ce mois-ci, on l'a vu rapper. Il porte un costume sombre, se tient dans une cabine orange, et Villepin est à côté de lui. Evidemment, la vidéo est fausse, et tout le monde le sait. Des milliers de personnes l'ont partagée quand même.N'importe qui peut le faire. Mais pour que ce soit drôle, il faut savoir ce que représente cette cabine. Et ce que représente Villepin à l'ONU.Le vrai talent, c'est d'avoir la réfD'abord, c'est quoi un mèmeLe mot date de 1976. Le biologiste Richard Dawkins l'invente dans son ouvrage « Le Gène égoïste ». Il cherche un équivalent culturel du gène : une idée, un air ou un geste qui passe d'une tête à l'autre.Internet a repris le mot et l'a simplifié. Un mème, c'est un gabarit : une image, un son ou une formule qui sert de moule. Chacun le remplit à sa façon. La forme reste la même et le contenu change.Un truc important à savoir : un mème ne se regarde pas, il se reconnaît. Si vous ne connaissez pas le moule, vous ne voyez pas le détournement, et il n'y a rien de drôle.COLORS : Le moule orangeVoici le moule de cet automne. https://www.instagram.com/reels/DdrZMRbsBST/En juin 2022, Quavo et Takeoff, du groupe Migos, chantent « Hotel Lobby » sur COLORS. COLORS, c'est une chaîne YouTube connue pour sa cabine monochrome et son esthétique épurée. Pour être invité dans la cabine, il faut avoir du flow. Quelques mois plus tard, le 1er novembre 2022, Takeoff est tué à Houston.Quatre ans plus tard, en septembre 2026, la vidéo revient partout. Sauf que ce ne sont plus Quavo et Takeoff qui chantent.Comment on fabrique un mème IALa recette est très simple. On prend deux photos de visages. On ouvre une application comme Starrd ou Summrs. Ce sont des Ai Video Generators.On peut aussi se tourner Ves un modèle CapCut. On charge les images et on lance la génération. L'outil garde la chorégraphie, la synchronisation des lèvres et la bande-son d'origine. Il ne change que les têtes.Ça prend quelques minutes, sans caméra, sans montage et sans aucun savoir-faire. Il n'y a rien à apprendre.Autrefois, pour un détournement, il fallait savoir faire du Photoshop, du montage ou de l'imitation. On admirait le travail. Ce travail a disparu.-Avoir la réf est devenue la compétenceQuand fabriquer ne coûte plus rien, la valeur est dans le point de vue. Dans ce que je raconte.L'IA sait exécuter, mais elle ne sait pas quoi rapprocher de quoi. Elle ne sait pas que Villepin à l'ONU et une cabine de Rap peuvent se répondre. Plus que jamais la culture générale est un avantage créatif. Les heures passées sur YouTube, les souvenirs de la télé des années 2000, l'intérêt pour la politique : tout ça devient de la matière première. La personne qui a le plus de références a le plus de choses à rapprocher.…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pascal Praud et vous
Visite de Léon XIV : «Le Pape s'est adressé à chacun selon sa place dans la société», note Charlotte d'Ornellas

Pascal Praud et vous

Play Episode Listen Later Sep 28, 2026 2:08


Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, Pascal Praud revient sur l'émotion, la bienveillance et la joie qui ont habité le cœur des Français lors de la visite du Pape.Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Brief
Paul Gérard, rédacteur en chef de L'Echo: "Le gouvernement doit expliquer pourquoi on doit faire des efforts"

Le Brief

Play Episode Listen Later Sep 28, 2026 13:59


Les négociations budgétaires entrent dans leur avant-dernière semaine si le Premier ministre Bart De Wever veut respecter la date de la rentrée parlementaire du 13 octobre. Dans les jours qui viennent, les tensions vont sans doute monter en puissance. Paul Gérard, le rédacteur en chef de L'Echo, est l'invité du Brief pour commenter l'actualité de la semaine. "L'État doit faire des efforts budgétaires. On en est bien conscient. Mais il faut expliquer pourquoi on doit les faire et surtout, il faut que l'État montre qu'il fait lui aussi des efforts, pour dépenser moins, pour simplifier la fiscalité et rendre son fonctionnement plus efficace. Alors, la population sera plus facilement prête à supporter sa part." La semaine dernière, les entrepreneurs wallons et flamands se sont rencontrés lors d'une session inédite de Yaka! Paul nous en fait le debrief dans cette édition. "Une première: les entrepreneurs wallons et flamands se sont parlé et surtout se sont découverts. Chacun était sidéré de découvrir autant de compétences et de talents à 30km de chez eux à peine." Tant que l'on parle d'entrepreneuriat, notre collègue Simon Brunfaut a rencontré Charlotte de Vilmorin, une entrepreneuse française touchée par une maladie génétique qui l'a rendue tétraplégique. Un profil très inspirant. Et enfin, la flambée des prix des carburants touche très fort les travailleurs les plus mobiles. On fera le point sur les aides existantes et possibles. Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.

Géopolitique, le débat
L'IA peut-elle échapper à tout contrôle?

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Sep 27, 2026 48:30


Le 9 septembre 2026, une déclaration d'un jeune Britannique fait l'effet d'une déflagration. Jacob Coxon, chercheur chez Anthropique après être passé chez OpenAI annonce sur X qu'il démissionne par souci éthique. « Aucune des deux entreprises n'agit de manière responsable. Elles foncent tout droit vers une superintelligence capable de s'améliorer elle-même et jouent avec nos vies. Les gens qui construisent l'IA croient sincèrement qu'elle pourrait tous nous tuer d'ici à la fin de la décennie. » Le débat sur l'IApocalypse est lancé… Scénario de science-fiction, risque réel ou coup marketing des entreprises de cybersécurité ? Chacun y va de ses arguments. Alors doit-on s'inquiéter ? Faut-il ralentir la course folle à l'IA ou faire une pause ? L'Intelligence artificielle est-elle susceptible d'échapper un jour à tout contrôle ?  Avec quelles conséquences ? Des IA rebelles pourraient-elles décider de détruire l'humanité ? Qui pour imposer un mécanisme de régulation ou des normes au niveau mondial ?    Trois invités : - Jean-Gabriel Ganascia, professeur à la Faculté des sciences de Sorbonne Université et chercheur en intelligence artificielle au LIP6. Nouveau livre « Mythologies de l'IA » aux éditions du Seuil - Sébastien Garnault, président du Paris Cyber Summit, spécialiste des enjeux de puissance technologique - Tariq Krim, entrepreneur du web, ancien vice-président du Conseil national du numérique, créateur de Netvibes et de Jolicloud, a lancé le think tank Cybernetica et initié le mouvement Slow Web, qui prône un usage plus conscient des technologies.

Le goût du monde
«Votre nourriture parle à votre corps bien plus que vous ne le pensez»

Le goût du monde

Play Episode Listen Later Sep 26, 2026 29:00


Imaginez que chaque bouchée soit votre prescription, un message adressé directement à votre corps, à vos cellules : que voulez-vous leur dire en mangeant ? Les siècles ont passé mais le dicton attribué à Hippocrate vaut toujours : notre nourriture est notre première médecine, ce que l'on mange est notre premier levier d'action pour être en bonne santé ou pour l'améliorer quand elle vacille. Cynthia Ka, naturopathe et autrice, mise sur la liberté qu'offre la cuisine : « Chacun peut décider de son alimentation, selon ses besoins et ses envies, chacun peut décider de la faire sienne, et de ne plus la déléguer. » Rendre au corps sa langue maternelle en le nourrissant de « vrais aliments » Cynthia Ka : « Nos plats nourrissent nos cellules, elles ont une mémoire qui vient de nos aïeuls, de nos ancêtres. Aujourd'hui la nourriture est très transformée, nous avons oublié de rendre à nos cellules et à nos corps leur langue maternelle, de les nourrir de vraies choses. Il faut retourner aux produits naturels, non transformés, qui nourrissent naturellement nos cellules et nous font du bien. Notre cuisine est notre pharmacie. » Un guide pour revenir à l'essentiel  Cynthia Ka s'est appuyée sur son expérience, sa culture, son parcours et ses traditions pour proposer un « grimoire moderne », un guide pour nous permettre de cuisiner notre pharmacie : des plats et une nourriture adaptés à nos vies, aux environnements dans lesquels nous évoluons en gardant en tête quelques piliers : limiter au maximum les produits transformés, acheter et consommer ce qui pousse autour de chez vous, préférer une patate douce à une pomme de terre d'importation, des céréales complètes, des fruits plutôt que des desserts tout prêts, des feuilles fraiches plutôt que déjà préparées, privilégier les fruits, les légumes, bruts et naturels, oublier les sucres blancs raffinés, habituer votre esprit et retrouver le goût des « vraies choses », sans rien ajouter.   En préambule, posez-vous la question  Prenez le temps d'une introspection, de vous interroger sur ce que vous aimez, beaucoup ou moins, comment compensez-vous une frustration ? Buvez-vous de l'eau fraîche ou avez-vous besoin du goût sucré et du pétillant ? De quels moyens disposez-vous pour faire vos courses ? La nourriture est-elle la variable d'ajustement du budget du foyer ou un pilier ? Aimez-vous cuisiner ? Jardiner ? Vous intéressez-vous aux propriétés de ce que vous mangez ? Cynthia Ka explique, décrit, raconte et recommande en premier lieu d'apprendre à se connaitre pour élaborer ensuite la cuisine qui nous convient et nous ressemble. Elle vous semblera de fait naturelle et simple à adopter. Elle donne des clés, des pistes, des informations, dont vous n'aurez pas tous besoin, que vous laisserez sur le côté ou vers lesquelles vous reviendrez peut-être un jour, ou pas. Votre corps et votre santé sont un jardin, à vous d'en prendre soin et de le cultiver. Avec Cynthia Ka, naturopathe, autrice de Mes assiettes naturo et Mes rituels naturo, aux éditions Leduc ; Le guide du cancer du sein, aux éditions Hachette Pratique. Cynthia Ka est aussi sur Instagram. Dans l'émission, nous évoquons, écoutons, parlons de :   - Aïstou Mbaye cuisinière, conteuse, et autrice de Saveurs subsahariennes ; Pastels et yassa. Son dernier livre Ma cuisine d'Afrique est publié chez Marie-Claire - Les cuissons en papillote et vapeur, de Nathalie Brigaud Ngoum, cuisinière, formatrice et autrice  - Un extrait du livre Goûts d'Afrique d'Anto Cocagne et Aline Princet, aux éditions Mango, avec le souvenir de l'écrivain et poète Alexandre Gondreau alias Capitaine.  - Autour de l'épigénétique  - De microbiote avec la microbiologiste Biliana Lesic. Programmation musicale : « Meu Lugar » de Rita Payes et Lucia Fumero

Le goût du monde
«Votre nourriture parle à votre corps bien plus que vous ne le pensez»

Le goût du monde

Play Episode Listen Later Sep 26, 2026 29:00


Imaginez que chaque bouchée soit votre prescription, un message adressé directement à votre corps, à vos cellules : que voulez-vous leur dire en mangeant ? Les siècles ont passé mais le dicton attribué à Hippocrate vaut toujours : notre nourriture est notre première médecine, ce que l'on mange est notre premier levier d'action pour être en bonne santé ou pour l'améliorer quand elle vacille. Cynthia Ka, naturopathe et autrice, mise sur la liberté qu'offre la cuisine : « Chacun peut décider de son alimentation, selon ses besoins et ses envies, chacun peut décider de la faire sienne, et de ne plus la déléguer. » Rendre au corps sa langue maternelle en le nourrissant de « vrais aliments » Cynthia Ka : « Nos plats nourrissent nos cellules, elles ont une mémoire qui vient de nos aïeuls, de nos ancêtres. Aujourd'hui la nourriture est très transformée, nous avons oublié de rendre à nos cellules et à nos corps leur langue maternelle, de les nourrir de vraies choses. Il faut retourner aux produits naturels, non transformés, qui nourrissent naturellement nos cellules et nous font du bien. Notre cuisine est notre pharmacie. » Un guide pour revenir à l'essentiel  Cynthia Ka s'est appuyée sur son expérience, sa culture, son parcours et ses traditions pour proposer un « grimoire moderne », un guide pour nous permettre de cuisiner notre pharmacie : des plats et une nourriture adaptés à nos vies, aux environnements dans lesquels nous évoluons en gardant en tête quelques piliers : limiter au maximum les produits transformés, acheter et consommer ce qui pousse autour de chez vous, préférer une patate douce à une pomme de terre d'importation, des céréales complètes, des fruits plutôt que des desserts tout prêts, des feuilles fraiches plutôt que déjà préparées, privilégier les fruits, les légumes, bruts et naturels, oublier les sucres blancs raffinés, habituer votre esprit et retrouver le goût des « vraies choses », sans rien ajouter.   En préambule, posez-vous la question  Prenez le temps d'une introspection, de vous interroger sur ce que vous aimez, beaucoup ou moins, comment compensez-vous une frustration ? Buvez-vous de l'eau fraîche ou avez-vous besoin du goût sucré et du pétillant ? De quels moyens disposez-vous pour faire vos courses ? La nourriture est-elle la variable d'ajustement du budget du foyer ou un pilier ? Aimez-vous cuisiner ? Jardiner ? Vous intéressez-vous aux propriétés de ce que vous mangez ? Cynthia Ka explique, décrit, raconte et recommande en premier lieu d'apprendre à se connaitre pour élaborer ensuite la cuisine qui nous convient et nous ressemble. Elle vous semblera de fait naturelle et simple à adopter. Elle donne des clés, des pistes, des informations, dont vous n'aurez pas tous besoin, que vous laisserez sur le côté ou vers lesquelles vous reviendrez peut-être un jour, ou pas. Votre corps et votre santé sont un jardin, à vous d'en prendre soin et de le cultiver. Avec Cynthia Ka, naturopathe, autrice de Mes assiettes naturo et Mes rituels naturo, aux éditions Leduc ; Le guide du cancer du sein, aux éditions Hachette Pratique. Cynthia Ka est aussi sur Instagram. Dans l'émission, nous évoquons, écoutons, parlons de :   - Aïstou Mbaye cuisinière, conteuse, et autrice de Saveurs subsahariennes ; Pastels et yassa. Son dernier livre Ma cuisine d'Afrique est publié chez Marie-Claire - Les cuissons en papillote et vapeur, de Nathalie Brigaud Ngoum, cuisinière, formatrice et autrice  - Un extrait du livre Goûts d'Afrique d'Anto Cocagne et Aline Princet, aux éditions Mango, avec le souvenir de l'écrivain et poète Alexandre Gondreau alias Capitaine.  - Autour de l'épigénétique  - De microbiote avec la microbiologiste Biliana Lesic. Programmation musicale : « Meu Lugar » de Rita Payes et Lucia Fumero

Pascal Praud et vous
«Chacun est tellement chanceux d'avoir cette vie, il faut en profiter chaque seconde», conseille Nicolas Sarkozy

Pascal Praud et vous

Play Episode Listen Later Sep 25, 2026 2:35


Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce vendredi, Pascal Praud reçoit Nicolas Sarkozy à l'occasion de la visite du Pape Léon XIV en France.Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les pieds sur terre
Même pas mort 3/7 : Chacun cherche sa place

Les pieds sur terre

Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 31:15


durée : 00:31:15 - Les pieds sur terre - par : Sonia Kronlund - C'est le premier anniversaire de Grégoire sans Grégoire. L'occasion de parler de sa naissance et de son enfance, de cet enfant timide et un peu mystérieux, que je ne connaissais pas vraiment. Pour en savoir plus, je pars à Marseille rencontrer ses grands-parents, puis son grand frère, Benoît. - équipe : Valentin Rémy, Louise Todd, Karine Le Loët Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Politique
Premier débat de la primaire de la gauche : des divisions sur Gaza et LFI

Politique

Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 41:40


Mercredi, les cinq candidats à la primaire de la gauche débattaient pour la première fois avant le scrutin du mois d'octobre. Chacun a voulu faire entendre sa partition, avec parfois des divergences, notamment sur Gaza, Israël et sur la stratégie à adopter face à LFI. Analyse de ce premier débat avec, autour de Roselyne Febvre, Catherine Tricot, de la revue Regards, Carole Barjon, éditorialiste à la revue Politique et parlementaire et Henri Vernet, éditorialiste à France Info TV.

France Culture physique
Même pas mort 3/7 : Chacun cherche sa place

France Culture physique

Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 31:15


durée : 00:31:15 - Les Pieds sur terre - par : Sophie Simonot - C'est le premier anniversaire de Grégoire sans Grégoire. L'occasion de parler de sa naissance et de son enfance, de cet enfant timide et un peu mystérieux, que je ne connaissais pas vraiment. Pour en savoir plus, je pars à Marseille rencontrer ses grands-parents, puis son grand frère, Benoît. - réalisation : Sylvain Richard

France Culture physique
Même pas mort 3/7 : Chacun cherche sa place

France Culture physique

Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 30:58


durée : 00:30:58 - Même pas mort 3/7 : Chacun cherche sa place - C'est le premier anniversaire de Grégoire sans Grégoire. L'occasion de parler de sa naissance et de son enfance, de cet enfant timide et un peu mystérieux, que je ne connaissais pas vraiment. Pour en savoir plus, je pars à Marseille rencontrer ses grands-parents, puis son grand frère, Benoît. Avertissement : cette série aborde la question du suicide. Le jour du premier anniversaire de Grégoire après sa mort, Bénédicte, sa mère, se rend sur sa tombe. "J'ai mis une sorte de lanterne solaire accrochée à côté de sa tombe. Je voulais voir comment c'était la nuit parce que je ne l'avais jamais vue, je n'étais jamais allée de nuit." Bénédicte a toujours été un peu inquiète pour lui. Jusqu'à craindre d'être trop protectrice. "J'y ai beaucoup pensé tout au long de sa vie. Ça a été très compliqué pour moi d'être à la bonne distance, de ne pas trop m'inquiéter, sachant qu'en plus, il y avait tous les signes pour que je m'inquiète. Je me disais que ça ne l'aidait pas. Et puis si on ne dit rien non plus, si on n'exprime pas son inquiétude, est-ce que ça passe pour de l'indifférence ? " "Grégoire est mort de mal-être permanent" Sophie part à la rencontre des grands-parents de Grégoire, Monique et Christian, dans leur maison, dans le sud. Grégoire est enterré tout à côté. "Benoît (son frère) était plus à l'aise que lui et du coup, il devait être un peu énervé par ça. Il avait une colère en lui. Ce que je pense, c'est que Grégoire était double, en réalité. Tout d'un coup très excité, très agité, très drôle. Et après ça retombait et on avait l'impression qu'il était triste." Quand Grégoire avait deux ans et demi, ses parents se sont séparés. "Le papa s'est remarié, il a eu d'autres enfants. Benoît et Grégoire allaient chez lui, mais il ne prenait pas le temps de s'occuper d'eux. En général, quand ils allaient chez lui, c'était pour garder les deux autres, pendant que lui sortait avec sa deuxième épouse. " "Quand je suis rentré au lycée et qu'il s'est retrouvé seul au collège, ça a été plus difficile pour lui de se faire des amis" Benoît, le frère de Grégoire, se souvient de leur enfance. "Quand on arrivait chez notre père le vendredi, ce n'était pas forcément la fête parce qu'il y a eu un moment où mon demi-frère est arrivé, une petite sœur après. Donc un nouveau bébé quand l'autre avait fini de pleurer rentrait dans la chambre. On s'est retrouvés à quatre dans cette chambre. Grégoire et moi, on avait quinze et treize ans." Comme ses grand-parents, Benoît témoigne d'un état de mal-être chez Grégoire par rapport à cette situation. "Après, on s'est retrouvés dans le salon. Symboliquement, je pense qu'on le vivait assez mal. Le sentiment de ne pas avoir sa place." Un jour, alors qu'il est seul avec son frère et ses amis à la maison, Grégoire fait une tentative de suicide. Benoît ne savait pas que son frère n'allait pas bien. "Ma mère m'en a parlé des années plus tard. Elle m'a dit que c'est à ce moment-là qu'il s'est rendu compte qu'il était homosexuel et que, a priori, ça ne s'était pas très bien passé avec ses amis de l'époque." Merci à Monique et Christian et à Benoît. Reportage : Sophie Simonot Réalisation : Sylvain Richard Si vous avez des pensées suicidaires, si vous accompagnez un proche et que vous vous sentez perdu, contactez le 31 14, prévention suicide. C'est un numéro gratuit, confidentiel où des professionnels sont disponibles pour vous répondre 24 h sur 24 h. Musique de fin : "De Mon Âme A Ton Âme (feat. Adèle Haenel)", Kompromat - Album : Traum Und Existenz, 2019. Toutes les musiques de fin de cette série ont été choisies dans la playlist Spotify de Grégoire. Ce projet a bénéficié de l'aide sélective aux autrices et auteurs de podcast et de création radiophonique du Ministère de la Culture

40 nuances de Next
:201 Le futur de la finance est-il un agent IA ? - Pauline Glikman - Payflows

40 nuances de Next

Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 70:18


Lorsqu'elle était petite, Pauline nourrissait déjà l'envie d'avoir un impact sur le monde. Des années plus tard, cette ambition a germé et s'est transformé en une boite : Payflows.C'est à San Francisco sur le plateau de l'équipe finance d'Airbnb que le déclic se fait. Elle remarque sur les écrans que l'outil utilisé est semblable à Windows 95. Très vite, elle réalise que l'industrie du software financier accuse près de 20 ans de retard sur le reste du secteur tech !La confirmation s'opère lors d'une seconde aventure professionnelle chez Luko où le constat est identique. Elle décide alors, avec Joseph Assouline, spécialiste du machine learning de cofonder en 2022 Payflows. L'objectif, automatiser le travail quotidien des équipes finance grâce à un logiciel alimenté par l'IA.Pour la jeune femme, la création de cette boîte est une première expérience entrepreneuriale et un immense défi. Mais l'amatrice de tennis est déterminée et déjà dans son match.En seulement trois mois, la part du code généré par l'IA passe de 10 % à plus de 95 %, laissant place à une révolution du métier mais également à une inquiétude chez ses collaborateurs. Pauline le sait, la transition est fulgurante mais pour l'apprivoiser au mieux elle partage une conviction simple : “Chacun doit absolument se demander comment embarquer l'IA dans son quotidien.”Dans cet épisode Pauline revient notamment sur :L'impact et l'importance de l'IA dans nos quotidiens aussi bien personnel que professionnelsL'opportunité business que représente la facturation électronique pour PayflowsLa réorganisation des métiers de la finance autour de l'IALa leçon de vie tirée d'un entretienÀ l'animation :Solène Etienne, cofondatrice de FeuilleBlancheUn podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, producteurs de médias, podcasts et récits stratégiques pour les marques.À vos écouteurs

TOPFM MAURITIUS
Programme NICE : face aux comportements inciviques chez les jeunes, « tout un chacun a besoin de joindre les mains », affirme Raj Pentiah

TOPFM MAURITIUS

Play Episode Listen Later Sep 22, 2026 1:25


Programme NICE : face aux comportements inciviques chez les jeunes, « tout un chacun a besoin de joindre les mains », affirme Raj Pentiah by TOPFM MAURITIUS

ACTUABD - bande dessinée, manga, comics, webtoons, livres, BD
INTERVIEW - Pascal Rabaté (L'Enfance des ruines) : « Il fallait que chacun de mes personnages ait quelque chose à perdre »

ACTUABD - bande dessinée, manga, comics, webtoons, livres, BD

Play Episode Listen Later Sep 22, 2026 9:24


Interviewer Pascal Rabaté chez lui, qui plus est, tient de l'expérience initiatique. Nous avons affaire non seulement à un auteur de bande dessinée et à un cinéaste de grand talent, mais aussi à un érudit de l'image capable de s'enthousiasmer pour un tableau, une eau-forte ou plus simplement un numéro de la fameuse revue allemande Simplicissimus. Cette culture graphique transparaît dans son travail, une simple image pouvant déclencher une œuvre nouvelle. Tel a été le cas de L'Enfance des ruines, qui nous plonge dans le Berlin de la République de Weimar, au début des années 1930, au moment où une société extraordinairement vivante et créative voit progressivement monter le nazisme.Interview : Kelian Nguyen, Didier Pasamonik - Photo : Kelian Nguyen - Montage : Sévan Dudognon - Musique : We March Together - Courtesy of Patrick Patrikios - Youtube Audio Library.

Le One Eye Club
OEC 345 : A Chacun sa Sarbacane

Le One Eye Club

Play Episode Listen Later Sep 21, 2026 54:04


Retour en live pour le meilleur podcast BD du web francophone (C’est moi qui le dit, c’est donc avéré !) On commence avec une poésie omniprésente, que ce soit sur des chaînes de production, des tramways de fortune, des cinémas de quartier, et même des planètes éloignées ! Bonne écoute ! Télécharger l’émission (51 Mo) – Regarder sur YoutubeS’abonner au One Eye Club – S’abonner à toutes nos émissionsChroniques[05:25] À la Ligne Julien Martinière, d’après Joseph Ponthus[13:52] Voie de Garage Sophie Adriansen Arnaud Nebbache[23:01] Saudade Vincent Turhan[33:01] Supergirl : Woman of Tomorrow Tom King Bilquis Evely Mat LopesUn Œil sur …[44:22] SuperGirl Légende : Scénario – Dessin – Couleur – Coup de cœur – Service de PresseGénérique et jingles : Spanish Samba (Oursvince) / Dialup (Jlew) / backstraight (Heigh-hoo)

La Voix des Bulles
OEC 345 : A Chacun sa Sarbacane

La Voix des Bulles

Play Episode Listen Later Sep 21, 2026 54:04


Retour en live pour le meilleur podcast BD du web francophone (C’est moi qui le dit, c’est donc avéré !) On commence avec une poésie omniprésente, que ce soit sur des chaînes de production, des tramways de fortune, des cinémas de quartier, et même des planètes éloignées ! Bonne écoute ! Télécharger l’émission (51 Mo) – Regarder sur YoutubeS’abonner au One Eye Club – S’abonner à toutes nos émissionsChroniques[05:25] À la Ligne Julien Martinière, d’après Joseph Ponthus[13:52] Voie de Garage Sophie Adriansen Arnaud Nebbache[23:01] Saudade Vincent Turhan[33:01] Supergirl : Woman of Tomorrow Tom King Bilquis Evely Mat LopesUn Œil sur …[44:22] SuperGirl Légende : Scénario – Dessin – Couleur – Coup de cœur – Service de PresseGénérique et jingles : Spanish Samba (Oursvince) / Dialup (Jlew) / backstraight (Heigh-hoo)

Tech Café
Bullet time par IA et cafards zombies

Tech Café

Play Episode Listen Later Sep 19, 2026 82:22


Les IA de la semaine avec Atlas de World Labs transforme quelques images en mondes 3D explorables, World in World permet presque de « re-filmer » une vidéo après coup, tandis que Lyria 3.5, Suno 6 et les nouveaux modèles musicaux font progresser la génération audio. DeepSeek V4.1 Flash pousse de nouvelles optimisations pour les grands modèles. Les robotaxis progressent sur la sécurité, les robots apprennent le toucher et des chercheurs transforment des cafards en secouristes cyborgs. Intel, TSMC et ASML poursuivent aussi leur course aux procédés de fabrication les plus avancés, sur fond de tensions autour de la RAM et de la mémoire HBM.  Me soutenir sur Patreon Me retrouver sur YouTube On discute ensemble sur Discord Intellectuellement C'est un monde ça ! Atlas, H3 World, World in W'orld. Tout pour la musique : Lyria 3.5, Elevenlabs, Suno V6 et … Yue2. Dans un réseau, il faut avoir de bonnes connexions. Deepseek Flash 4.1 et les engrams. Les meilleurs cadeaux de Noël ? Barbie et tokens ! Matériellement Les voitures autonomes conduisent mieux que vous. Ça a du sens : les robots vont acquérir le toucher. Des cafards zombies, pour te sauver la vie. Ultraviolet extrême avec des budgets qui le sont tout autant. La crise de la RAM est pas finie… Vers l'infini ! Mais en classe éco. Chacun son tube de l'été… Participants Une émission préparée par Guillaume Poggiaspalla Présenté par Guillaume Vendé

Revue de presse Afrique
À la Une: les violences à Kinshasa lors de la manifestation de l'opposition

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 16, 2026 3:34


« La rue a de nouveau cristallisé les tensions politiques en République démocratique du Congo, relève Le Journal de Kinshasa. Hier mardi, la marche convoquée à Kinshasa par la C64, la Coalition Article 64, pour dénoncer toute perspective de prolongation du mandat du président Félix Tshisekedi, s'est déroulée dans un climat de forte crispation, marqué par des affrontements, un important dispositif sécuritaire et des accusations croisées entre opposition et majorité. » Le site Actualité CD nous raconte le moment où tout a basculé : « Arrivé à hauteur de la 13e rue, le cortège est perturbé par des détonations entendues un peu plus loin. Plusieurs manifestants commencent à fuir. Mais ces premiers mouvements de panique ne suffisent pas à faire reculer la masse, estimée à plus de 5 000 personnes. La situation dégénère véritablement au niveau des 12e et 11e rues, relate Actualité CD. Des jeunes, présentés comme membres de la Force du progrès, structure affiliée à l'UDPS, le parti présidentiel, sortent alors sur la voie publique munis d'armes blanches. Énervés par les chants scandés par les manifestants, ils passent à l'attaque, brandissant notamment des pelles, des machettes et d'autres objets. Au même moment, des policiers font usage de gaz lacrymogènes pour tenter de disperser les protagonistes et ramener le calme. La circulation est aussitôt paralysée. (…) Chacun cherche à fuir (…). La fumée envahit le boulevard. Après plusieurs minutes d'affrontements, les éléments de la Force du progrès parviennent à repousser la grande masse qui accompagnait les leaders de l'opposition, Kabund, Sesanga et Fayulu. » Guet-apens ? Jeune Afrique raconte la suite : « Arrivé dans ses bureaux avec une chemise blanche tachée de sang, semblant éprouver des difficultés pour marcher, Martin Fayulu a pointé du doigt les Forces du progrès, ce groupe de jeunes affiliés au parti présidentiel. “Félix Tshisekedi nous a tendu un guet-apens. C'était un attentat prémédité, a accusé l'opposant. La police censée nous sécuriser nous a lancé des tirs lacrymogènes, [laissant] les Forces du progrès devant avec des machettes", a-t-il poursuivi, assurant avoir eu la vie sauve grâce à un taxi moto. » Double raté… Alors, « cette journée du 15 septembre constituait un test grandeur nature pour l'opposition et la police congolaise. » C'est raté. C'est ce que souligne Afrikarabia : « pour les opposants, il fallait prouver qu'après plusieurs reports de manifestations, ils étaient encore capables de mobiliser ; et pour la police, qu'elle pouvait sécuriser le cortège dans le calme. » Côté autorités, relève le site, « le pouvoir avait à cœur de prouver qu'une manifestation d'opposants pouvait se dérouler sans heurt à Kinshasa. Tout avait été fait pour limiter les tensions, notamment sur le parcours qui devait se terminer devant le Palais du Peuple le jour de la rentrée parlementaire. » Et du côté de l'opposition : seulement un peu plus de 5 000 personnes hier dans les rues de Kinshasa : « la mobilisation n'était pas vraiment au rendez-vous, pointe Afrikarabia. Ce premier test de mobilisation pour l'opposition congolaise a clairement montré les limites de l'exercice dans un contexte où la guerre à l'Est et la prochaine convocation d'un dialogue national offrent peu de prise à des manifestations populaires. (…) L'opposition devra donc tirer les enseignements de cette faible mobilisation, conclut le site spécialisé sur la RDC, même si le débat sur le changement de la Constitution est loin d'être clos et les tensions politiques sur le possible troisième mandat de Félix Tshisekedi loin d'être éteintes. Il reste encore un peu plus de 2 ans avant l'échéance présidentielle de 2028. » Tshisekedi dans les pas de Kabila ? Enfin la presse burkinabè, toujours prompte à commenter ce qui se passe en dehors de ses frontières, tire à boulets rouges sur le président congolais : « Félix Tshisekedi entend organiser un dialogue qu'il dit inclusif (…), mais en réalité, affirme WakatSéra, il vise un monologue exclusif pour faire prospérer le leurre de la paix et donner toutes les chances à son entreprise de changement de la constitution qui lui ouvrira le boulevard de la présidence à vie, avec pour première étape décisive, le troisième mandat. » Le Pays renchérit : « Fatshi est en train de tomber dans les mêmes travers que son prédécesseur, Joseph Kabila : notamment les velléités de troisième mandat de l'ancien chef d'État qu'il avait farouchement combattues, et le recours à la répression contre les manifestations de l'opposition. »

Visionary Marketing Podcasts
Mythes et réalité du commerce agentique

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Play Episode Listen Later Sep 16, 2026 82:13


Le 9 septembre 2026, Visionary Marketing, avec le sujet du commerce agentique, a inauguré une nouvelle série de webinaires baptisée « Le numérique sans bullshit » avec le concours de Webikeo. Le principe est simple, prendre un sujet à la mode et le confronter aux chiffres plutôt qu’au discours marketing habituel. Pour ce premier épisode, je recevais Olivier Laborne, fondateur du cabinet Digital On Board et praticien du e-commerce depuis 1998. Passé par Leclerc, Intermarché puis Morgan, avant de lancer les premiers pilotes de Carrefour Drive, il a ensuite cofondé Storetail, la première société française de retail media, revendue à Criteo. Il conseille aujourd’hui des industriels et des retailers internationaux, dont l’australien Coles, et enseigne à l’IDRAC, à l’INSEEC et à NEOMA. Des machines qui achètent aux machines, la vérité sur le commerce agentique Voici donc mon résumé de ces échanges très riches. Vous le retrouverez dans le podcast du jour. Je mettrai également le fichier son du webinaire et la vidéo dans le billet afin de vous permettre de revoir ou réécouter cet événement. Un constat net mais à nuancer Selon Olivier, le constat de départ est que le commerce agentique, ces agents d’intelligence artificielle capables de rechercher, de comparer et parfois d’acheter à la place du consommateur, représentent une rupture réelle. Toutefois, la plupart des discours qui entourent cette avancée technologique, vont plus vite que les vrais usages. Au travers de cet entretien, Olivier a démonté trois mythes qui circulent depuis plusieurs mois sur l’autonomie totale des agents, la disparition du référencement classique et l’idée que cette révolution serait réservée aux très grands acteurs. Pour écouter l’enregistrement audio de ce webinaire sur le commerce agentique Entre conseil et délégation, une distinction à ne pas rater Avant de mesurer quoi que ce soit, encore faut-il s’entendre sur les mots. Olivier Laborne pose une distinction qui structure tout l’entretien. Dans un shopping assisté par IA, « l’humain décide et l’IA conseille », un peu comme un copilote d’avion qui multiplie les options, filtre les prix et compare les caractéristiques, mais laisse l’utilisateur cliquer et payer. Dans un achat entièrement délégué à un agent, la logique s’inverse, c’est la machine qui décide, sur la base d’un mandat fixé à l’avance (budget, délai, qualité), et l’humain se contente de valider, ou d’avoir prévalidé une bonne fois pour toutes. Cette distinction est cohérente avec le discours de Ben Hamilton de Base France sur notre chaîne. Le commerce agentique et son marché potentiel alléchant Olivier Laborne prend l’exemple d’un bouquet de fleurs qu’on désir offrir, l’acheteur et le bénéficiaire n’étant alors plus la même personne. Cette délégation totale existe déjà, dans un tout autre domaine, celui du trading haute fréquence, où environ 70 % des transactions boursières se font entre machines. C’est cette même logique, transposée au commerce de détail, qui inquiète et fascine à la fois. Les enseignes et le médias, puis les enseignes-médias Cette bascule ne sort pas de nulle part. Olivier Laborne rappelle que, pendant près d’un demi-siècle, les industriels déléguaient la distribution aux enseignes et la construction de leur image aux médias, un équilibre stable entre deux métiers séparés. Puis les enseignes sont devenues elles-mêmes des médias, monétisant linéaires, sites et données de caisse, ce qui a imposé aux marques un second péage, numérique cette fois. La disparition annoncée des cookies tiers a ouvert un troisième âge, celui où l’IA s’installe comme nouvel intermédiaire entre la marque et le client, avec un risque nouveau, celui de sortir des circuits de recommandation automatisés pour une marque dont les données produit ne seraient pas lisibles par une machine. C’est cette perspective, plus qu’une simple promesse de productivité, qui explique selon lui la ruée actuelle des entreprises vers le sujet. Mythe n°1, l’autonomie totale Premier mythe à tomber sous le bon sens des chiffres, celui d’un commerce déjà piloté par des machines en pleine autonomie. Mythe no.1 : l’autonomie totale. Bonne nouvelle, on pourra encore aller chercher sa pizza soi-même. Photo antimuseum.com Commençons par la tendance de fond. Celle-là, personne ne la conteste. Chez Shopify, le trafic généré par l’IA a été multiplié par huit au premier trimestre 2026, et les commandes issues de ces recherches ont presque été multipliées par treize, selon la transcription des résultats trimestriels rapportée par The Motley Fool. Plus d’un milliard de produits ont été restructurés pour devenir lisibles par des agents, un chiffre que le président de Shopify, Harley Finkelstein, met en avant en affirmant que l’IA est devenue le « langage naturel » de l’entreprise. Les résultats de Shopify en 2026 (Source : The Motley Fool) Pendant la Cyber Week 2025, les agents IA ont pesé sur 67 milliards de dollars de ventes, un cinquième des commandes mondiales, et les enseignes équipées de leur propre agent, comme Pandora, Shark Ninja ou Funko, ont vu leurs ventes progresser 32 % plus vite que les autres, d’après Salesforce. Sur l’ensemble des fêtes 2025, l’IA a pesé sur 262 milliards de dollars de dépenses en ligne, avec une hausse de 693 % du trafic en provenance des outils d’IA, selon les données croisées Adobe et Salesforce. Mais dès qu’on regarde la part réelle des achats confiés de bout en bout à un agent, sans validation humaine, les chiffres s’effondrent. Olivier Laborne situe cette part entre 0,2 et 0,8 % du commerce mondial, et entre 0,2 et 0,3 % pour l’achat totalement autonome. Une étude académique portant sur 973 sites marchands et 20 milliards de dollars de revenus cumulés, menée par les chercheurs Kaiser et Schulze, chiffre le trafic organique issu des IA génératives à moins de 0,2 % du trafic total, un trafic qui convertit moins bien que la recherche classique ou l’affiliation. Chez commercetools, 73 % des consommateurs utilisent déjà l’IA à un moment de leur parcours d’achat, mais seuls 13 % ont réellement conclu un achat après avoir été orientés par elle. Et selon Checkout.com, 3 % seulement des transactions passeraient aujourd’hui par un agent, pendant que 27 % des consommateurs ne font confiance à aucune organisation pour en opérer un et que 24 % ne délégueront jamais leurs achats à une IA. « Il faut sortir de ce fantasme comme quoi l’IA va tout décider à notre place », résume Olivier Laborne, pour qui l’IA joue aujourd’hui un rôle de filtre, pas de décideur. Il faut sortir de ce fantasme comme quoi l’IA va tout décider à notre place Là où l’achat autonome fonctionne déjà : le réappro Il existe pourtant des poches où l’achat autonome fonctionne déjà, mais elles restent étroites, des abonnements récurrents comme les lames de rasoir, des achats programmés déclenchés par un capteur, comme une cartouche d’imprimante qui signale son niveau bas, ou des transactions entre machines proches du trading haute fréquence. « Ce ne sont pas des achats impulsifs, ce ne sont pas des achats de découverte, ce sont des achats de réapprovisionnement », précise Olivier Laborne, qui invite à ne pas confondre ce réassort automatisé avec la promesse d’un commerce entièrement piloté par des agents. Fort de son expérience du drive et de l’alimentaire, il ajoute une distinction que les discours généralistes oublient souvent, celle qui sépare les produits qu’on ingère de ceux qu’on n’ingère pas. Les produits alimentaires et de santé obéissent à des logiques de confiance bien plus strictes que la lessive ou les piles, ce qui explique pourquoi les premiers acteurs grand public de l’automatisation ont concentré leurs efforts sur les catégories non alimentaires. Le B2B, souvent oublié de ces débats, mérite d’être cité lui aussi, une bonne moitié des échanges interentreprises transitent déjà par des flux automatisés de type EDI, hérités d’une vingtaine d’années de structuration des données de commande et de fiche produit. Le commerce agentique n’invente donc pas l’automatisation des transactions, il en déplace surtout le curseur vers de nouveaux acteurs et de nouveaux protocoles. Mythe n°2, le référencement est pas mort Deuxième mythe, celui d’un référencement classique balayé par l’arrivée du GEO, le generative engine optimization. Là encore, la réponse tient en une nuance plutôt qu’en un verdict tranché. Selon Adobe Analytics, sur plus d’un milliard de visites analysées en avril 2026, le trafic issu des IA génératives convertit 42 % mieux que le trafic non assisté. Mais une étude Amsive portant sur 54 sites ne trouve, elle, aucun avantage de conversion statistiquement significatif, avec 41 % des sites qui convertissent même moins bien via l’IA, laquelle ne représente que moins de 0,6 % du trafic total pour 90 % des sites étudiés. Prudence néanmoins, 54 sites est un petit échantillon, il faut donc prendre ces chiffres comme une tendance et une hypothèse de travail. « Il y a ce que les gens disent et ce qu’on constate derrière », résume Olivier Laborne, qui rappelle que le trafic IA reste, pour l’instant, un phénomène de niche comparé au poids historique du SEO. Choisir entre SEO et GEO ? Faut-il alors choisir entre les deux ? Non, répond sans détour Olivier Laborne, qui reprend une formule entendue auprès d’homologues asiatiques, on fait du SEO pour exister et du GEO pour être cité. Une analyse SE Ranking portant sur 129 000 domaines confirme d’ailleurs que l’autorité compte toujours autant à l’heure du GEO qu’à celle du SEO classique, les sites disposant de plus de 32 000 domaines référents ayant 3,5 fois plus de chances d’être cités par ChatGPT. Être déjà connu aide donc à être cité, ce qui ne facilite pas la tâche des marques qui démarrent. Qualité et structuration du contenu Le nerf de la guerre reste, selon lui, la qualité et la structuration du contenu, en particulier des fiches produit, un chantier sur lequel l’Institut du commerce travaille depuis plusieurs années avec ses adhérents, et qu’Olivier Laborne invite à approfondir auprès de Françoise Acca, qui suit ce sujet au sein de l’institut. Adobe estime qu’à peine 66 % d’une fiche produit américaine moyenne est aujourd’hui réellement lisible par une machine. Dans l'ensemble du secteur de la vente au détail aux États-Unis, le score moyen des pages d'accueil s'établit à 75 %. Cela signifie qu'environ un quart du contenu des pages d'accueil n'est pas optimisé pour les LLM. Les pages de catégorie (comme l'électroménager ou les vêtements pour hommes) affichent un niveau similaire, à 74 %. Un point de difficulté concerne les pages produits individuelles, qui se situent à 66 %. Les distributeurs possèdent des milliers de références, et nos données montrent qu'une grande partie de ce contenu est actuellement invisible pour les LLM.Adobe Digital Insights, par Vivek Pandya (directeur Adobe Digital Insights) avril 2026 : « AI traffic grows but retail sites lag in AI search visibility » Le risque inverse, celui de tout déléguer à l’IA pour produire du contenu, inquiète tout autant Olivier Laborne, qui met en garde contre le « slop », ces contenus génériques que les moteurs eux-mêmes finissent par écarter. Comme je l’ai suggéré au cours de notre échange, l’AI slop a au moins le mérite de succéder à un « human slop » qui n’avait rien à lui envier. Commerce agentique et écart entre usage et achats Mythe n°3, le commerce agentique serait réservé aux géants Troisième mythe enfin, celui d’un commerce agentique taillé sur mesure pour les seuls Amazon et Rakuten de ce monde, hors d’atteinte du commerçant de taille moyenne. Olivier Laborne relativise, en s’appuyant sur un parallèle avec le CRM ou l’ERP, deux technologies que tout le monde annonçait réservées aux grands comptes avant qu’un écosystème de prestataires n’en démocratise l’accès. Des plateformes comme BASE, qui travaille avec 30 000 marchands dans le monde et 150 en France, dont Kiabi, Back Market ou Spartoo, absorbent aujourd’hui la complexité technique des protocoles d’IA pour le compte de leurs clients. Il serait pourtant malhonnête de nier tout avantage structurel aux grands acteurs, dont les volumes de données leur servent déjà de laboratoire de recherche et développement, et dont la notoriété continue de peser lourd dans les citations des moteurs génératifs. Le risque, souligne Olivier Laborne, est de reproduire les biais déjà connus du référencement payant, où les budgets les plus larges captent l’essentiel de la visibilité. Des sigles à connaître, sans devenir informaticien Reste la question du vocabulaire technique. Faut-il, en tant que marketeur, maîtriser les protocoles MCP, ACP, UCP ou AP2 ? Olivier Laborne compare la situation à celle d’un logement raccordé au réseau électrique, on n’a pas besoin de connaître son abonnement en kilowatts pour brancher un appareil, mais on a besoin de comprendre les grandes masses en jeu. Le MCP, pour Model Context Protocol, lancé par Anthropic et confié à la Linux Foundation en décembre 2025, permet à un agent de conserver le contexte d’une plateforme à l’autre. L’ACP, porté par OpenAI et Stripe, gère le paiement conversationnel dans ChatGPT. L’UCP, adopté par Shopify depuis janvier 2026, standardise la découverte produit. L’AP2 enfin, lancé par Google puis confié à la FIDO Alliance, prouve cryptographiquement qu’un humain a bien autorisé une transaction, un enjeu sensible pour des catégories comme le luxe. Ces protocoles ne sont, insiste Olivier Laborne, que des « traducteurs universels » entre des systèmes qui, sinon, ne se comprendraient pas, un site marchand, une application mobile et un agent conversationnel ne parlant pas nativement la même langue. Inutile pour autant de vouloir tous les adopter, la bonne stratégie dépend d’abord de ce que l’on vend. Ce que font, et défont, les géants du commerce Sur le terrain, l’été 2025 et le début de l’année 2026 ont livré un premier bilan grandeur nature. OpenAI a lancé son Instant Checkout en septembre 2025, avec la promesse d’un paiement finalisé en quelques secondes, sans la moindre friction. Dès mars 2026, plusieurs marques avaient pourtant fait machine arrière, invoquant la perte de trafic direct, de données clients et de fidélité, et Shopify a tranché sans ambiguïté lors de ses résultats du premier trimestre 2026, les modèles de langage ne contourneront pas le système de paiement maison, a affirmé son président. Le bras de fer entre Amazon et Perplexity illustre la même tension. Amazon a lancé en mars 2026 un avertissement à la profession en bloquant l’agent Comet de Perplexity sur ses pages, au motif qu’il accédait aux comptes clients de façon dissimulée, tout en développant en parallèle son propre assistant Rufus, fort de 300 millions d’utilisateurs et d’environ 12 milliards de dollars de ventes incrémentales estimées sur 2025. Chacun maître chez soi « Chacun est maître chez soi », résumait Olivier Laborne le jour du webinaire, qui rapprochait la situation d’un concurrent qui installerait ses propres panneaux publicitaires à l’intérieur du magasin d’un autre. Mise à jour utile pour le lecteur, début août 2026, la cour d’appel a annulé cette injonction, jugeant que c’est l’utilisateur, et non Perplexity, qui « accède » techniquement au site d’Amazon. Le bras de fer est donc loin d’être clos, et la jurisprudence moins stable que ne le laissait penser l’entretien ou nos recherches préliminaires. Le PDG d’Amazon, Andy Jassy, reconnaît par ailleurs que la plupart des agents d’achat actuels manquent encore de personnalisation et fournissent des estimations de livraison ou de prix erronées, un aveu qui confirme l’écart persistant entre la promesse et l’expérience vécue. Les critiques de Jassy d’Amazon contre le commerce agentique : le géant du e-commerce a-t-il peur de la désintermédiation ? La question qui fâche, celle de la réglementation Interrogé en direct par une auditrice du webinaire sur le risque que l’AI Act européen vienne freiner le commerce agentique, Olivier Laborne a fourni une réponse qui conclut l’entretien de manière nette. La technologie reste selon lui trop instable pour qu’on tire des conclusions définitives, mais certains sujets, la maîtrise des données personnelles et la validation juridique d’un mandat donné à une machine, appelleront un encadrement plus strict. Il cite l’exemple d’un réapprovisionnement de matière première en B2B qu’il aurait lui-même refusé après coup pour un problème de qualité, preuve qu’un droit de rétractation face à la décision d’une machine reste indispensable. Côté B2C, il plaide pour une certification propre au commerce agentique, sur le modèle d’un label de la FEVAD. La souveraineté des données n’est pas loin non plus, recommander un cloud suisse pour échapper au droit américain a perdu son sens depuis que la Suisse a elle-même signé les textes autorisant le transfert de ces données vers les États-Unis, au point que certains hébergeurs suisses, comme Proton, ont menacé de délocaliser leur entreprise. Dans les faits, face aux dangers potentiels de la nouvelle loi, l’entreprise genevoise a préféré geler 100 millions de francs suisses d’investissement prévus à Genève et installer les serveurs de son IA Lumo en Allemagne et en Norvège, selon Blick. Sur le paiement, Olivier Laborne se montre plus rassurant, avec un système français et européen « ultra surveillé ». Celui-ci n’est cependant pas immune aux problèmes, comme l’a démontré l’énorme bourde de Revolut dévoilée le 14 septembre 2026. La néobanque britannique, qui vient de recevoir son agrément bancaire, a transmis des données de ses clients à des hackers qui s’étaient fait passer pour des représentants de l’Etat. Comme quoi, tout n’est pas si rose que cela non plus ici. Trois actions concrètes pour l’année qui vient À l’heure de conclure, Olivier Laborne resserre le propos autour de trois priorités, volontairement éloignées de toute promesse technologique. La première consiste à structurer ses données et à connecter son catalogue produit aux standards existants, à commencer par le format schema.org Product, condition minimale pour qu’une intelligence artificielle puisse seulement détecter l’existence d’une offre. Deuxièmement, la qualité du contenu, avec une attention particulière portée au multilinguisme, un point faible récurrent des sites français selon lui. Enfin, garder la main sur le paiement et sur la relation client, plutôt que de la déléguer entièrement à un tiers, la meilleure garantie contre la désintermédiation que les marques redoutent depuis l’arrivée des plateformes. « Tout ça sort totalement de l’IA », insiste Olivier Laborne, pour qui ces trois chantiers relèvent d’abord d’une hygiène de commerçant, bien avant d’être des sujets d’intelligence artificielle. Tempérer l’enthousiasme autour du commerce agentique Reste une donnée qui remet les choses en perspective. Le commerce de détail mondial devrait peser environ 50 000 milliards de dollars en 2030. Même dans l’hypothèse haute avancée par McKinsey, entre 3 000 et 5 000 milliards de dollars absorbés par le commerce agentique à cette date, on reste sur une fourchette de 1 à 10 % du total. De quoi tempérer aussi bien l’enthousiasme des évangélistes que l’inquiétude des sceptiques. Le commerce agentique n’est ni un raz-de-marée imminent ni un simple effet de mode, c’est un chantier de fond, qui repose moins sur la course aux protocoles que sur des fondamentaux vieux comme le commerce lui-même, la qualité des données, la qualité du contenu et la maîtrise de la relation client. Comme le résume Olivier Laborne, dans le mot e-commerce, il n’y a qu’une lettre pour l’électronique et huit pour le commerce, une manière de rappeler que la technologie, aussi spectaculaire soit-elle, ne remplace toujours pas les fondamentaux du métier. Pour poursuivre votre lecture, deux sujets complémentaires sur le site de Visionary Marketing : « Agents e-commerce, état des lieux pour 2026 » et, plus alarmiste, « IA hors de contrôle et déni collectif ». Le bandeau de la chaîne du numérique sans bullshit sur le site de Webikeo The post Mythes et réalité du commerce agentique appeared first on Marketing and Innovation.

Revue de presse Afrique
À la Une: les violences à Kinshasa lors de la manifestation de l'opposition

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 16, 2026 3:34


« La rue a de nouveau cristallisé les tensions politiques en République démocratique du Congo, relève Le Journal de Kinshasa. Hier mardi, la marche convoquée à Kinshasa par la C64, la Coalition Article 64, pour dénoncer toute perspective de prolongation du mandat du président Félix Tshisekedi, s'est déroulée dans un climat de forte crispation, marqué par des affrontements, un important dispositif sécuritaire et des accusations croisées entre opposition et majorité. » Le site Actualité CD nous raconte le moment où tout a basculé : « Arrivé à hauteur de la 13e rue, le cortège est perturbé par des détonations entendues un peu plus loin. Plusieurs manifestants commencent à fuir. Mais ces premiers mouvements de panique ne suffisent pas à faire reculer la masse, estimée à plus de 5 000 personnes. La situation dégénère véritablement au niveau des 12e et 11e rues, relate Actualité CD. Des jeunes, présentés comme membres de la Force du progrès, structure affiliée à l'UDPS, le parti présidentiel, sortent alors sur la voie publique munis d'armes blanches. Énervés par les chants scandés par les manifestants, ils passent à l'attaque, brandissant notamment des pelles, des machettes et d'autres objets. Au même moment, des policiers font usage de gaz lacrymogènes pour tenter de disperser les protagonistes et ramener le calme. La circulation est aussitôt paralysée. (…) Chacun cherche à fuir (…). La fumée envahit le boulevard. Après plusieurs minutes d'affrontements, les éléments de la Force du progrès parviennent à repousser la grande masse qui accompagnait les leaders de l'opposition, Kabund, Sesanga et Fayulu. » Guet-apens ? Jeune Afrique raconte la suite : « Arrivé dans ses bureaux avec une chemise blanche tachée de sang, semblant éprouver des difficultés pour marcher, Martin Fayulu a pointé du doigt les Forces du progrès, ce groupe de jeunes affiliés au parti présidentiel. “Félix Tshisekedi nous a tendu un guet-apens. C'était un attentat prémédité, a accusé l'opposant. La police censée nous sécuriser nous a lancé des tirs lacrymogènes, [laissant] les Forces du progrès devant avec des machettes", a-t-il poursuivi, assurant avoir eu la vie sauve grâce à un taxi moto. » Double raté… Alors, « cette journée du 15 septembre constituait un test grandeur nature pour l'opposition et la police congolaise. » C'est raté. C'est ce que souligne Afrikarabia : « pour les opposants, il fallait prouver qu'après plusieurs reports de manifestations, ils étaient encore capables de mobiliser ; et pour la police, qu'elle pouvait sécuriser le cortège dans le calme. » Côté autorités, relève le site, « le pouvoir avait à cœur de prouver qu'une manifestation d'opposants pouvait se dérouler sans heurt à Kinshasa. Tout avait été fait pour limiter les tensions, notamment sur le parcours qui devait se terminer devant le Palais du Peuple le jour de la rentrée parlementaire. » Et du côté de l'opposition : seulement un peu plus de 5 000 personnes hier dans les rues de Kinshasa : « la mobilisation n'était pas vraiment au rendez-vous, pointe Afrikarabia. Ce premier test de mobilisation pour l'opposition congolaise a clairement montré les limites de l'exercice dans un contexte où la guerre à l'Est et la prochaine convocation d'un dialogue national offrent peu de prise à des manifestations populaires. (…) L'opposition devra donc tirer les enseignements de cette faible mobilisation, conclut le site spécialisé sur la RDC, même si le débat sur le changement de la Constitution est loin d'être clos et les tensions politiques sur le possible troisième mandat de Félix Tshisekedi loin d'être éteintes. Il reste encore un peu plus de 2 ans avant l'échéance présidentielle de 2028. » Tshisekedi dans les pas de Kabila ? Enfin la presse burkinabè, toujours prompte à commenter ce qui se passe en dehors de ses frontières, tire à boulets rouges sur le président congolais : « Félix Tshisekedi entend organiser un dialogue qu'il dit inclusif (…), mais en réalité, affirme WakatSéra, il vise un monologue exclusif pour faire prospérer le leurre de la paix et donner toutes les chances à son entreprise de changement de la constitution qui lui ouvrira le boulevard de la présidence à vie, avec pour première étape décisive, le troisième mandat. » Le Pays renchérit : « Fatshi est en train de tomber dans les mêmes travers que son prédécesseur, Joseph Kabila : notamment les velléités de troisième mandat de l'ancien chef d'État qu'il avait farouchement combattues, et le recours à la répression contre les manifestations de l'opposition. »

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi le GPS ne fonctionnerait-il pas sans Einstein ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Sep 15, 2026 2:31


Quand votre téléphone vous indique votre position à quelques mètres près, il utilise une technologie qui dépend directement… de la théorie de la relativité d'Einstein.Et sans correction, votre GPS accumulerait rapidement des erreurs de plusieurs kilomètres.Pour comprendre pourquoi, il faut monter à environ 20 000 kilomètres au-dessus de la Terre, là où orbitent les satellites GPS.Chacun transporte des horloges atomiques extrêmement précises. Le principe est simple : les satellites envoient en permanence des signaux indiquant l'heure exacte à laquelle ils ont été émis. Votre téléphone mesure le temps mis par ces signaux pour arriver jusqu'à lui et en déduit la distance qui le sépare de plusieurs satellites.Mais il existe un problème étonnant : le temps ne s'écoule pas exactement à la même vitesse dans les satellites et sur Terre.Et cela tient à deux effets prédits par Einstein.Le premier vient de la relativité restreinte.Les satellites GPS se déplacent à près de 14 000 kilomètres par heure. Or, selon Einstein, plus un objet se déplace rapidement, plus son temps ralentit par rapport à celui d'un observateur moins rapide.Résultat : à cause de leur vitesse, les horloges des satellites retardent d'environ 7 microsecondes par jour.Mais un deuxième phénomène produit exactement l'effet inverse.Selon la relativité générale, la gravité modifie elle aussi l'écoulement du temps. Plus la gravité est forte, plus le temps ralentit.Or les satellites se trouvent très loin de la surface terrestre, là où l'influence gravitationnelle de la Terre est plus faible.Leurs horloges avancent donc plus vite : environ 45 microsecondes par jour par rapport à celles situées au sol.Faisons maintenant le calcul.45 microsecondes d'avance, moins 7 microsecondes de retard : le bilan est d'environ 38 microsecondes d'avance chaque jour.Cela paraît insignifiant.Mais la lumière parcourt environ 300 mètres en une microseconde. Un décalage de 38 microsecondes représente donc plus de 11 kilomètres.Pour éviter cette dérive, les ingénieurs règlent les horloges des satellites de manière à anticiper l'effet relativiste. D'autres corrections sont ensuite appliquées depuis le sol.Ainsi, chaque fois que vous utilisez Google Maps, suivez un itinéraire en voiture ou qu'un avion détermine précisément sa position, une théorie formulée par Einstein au début du XXᵉ siècle travaille discrètement en arrière-plan. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les bonus du Morning
Petit Bac : Loan et Amine s'affrontent pour 100 euros chacun

Les bonus du Morning

Play Episode Listen Later Sep 14, 2026 4:39


Loan, tirée au sort à la Roche-sur-Yon, affronte Amine de Toulouse dans un jeu du petit bac sur Skyrock. Après des questions autour des boissons, de la nourriture et des actions réalisables avec la bouche, chacun remporte 100 euros.

Culture en direct
Anatomie d'une chute : Brueghel, Icare et nous, spectateurs

Culture en direct

Play Episode Listen Later Sep 13, 2026 60:52


durée : 01:00:52 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Patrick Boucheron - Un homme qui tombe et se noie, au loin — et qui le regarde ? Chacun trouvera le moyen de détourner les yeux. Mais depuis un demi-millénaire, "La Chute d'Icare" de Pieter Brueghel l'Ancien nous regarde et nous interroge : comment faire front à autrui et nous tenir face aux malheurs des autres ? - équipe : Anouk Minaudier, Sam Baquiast - invités : Jan Blanc Professeur d'histoire de l'art de la période moderne à l'Université de Genève, Michel Weemans Historien de l'art et commissaire d'exposition, spécialiste de la peinture flamande et hollandaise des 16° et 17° siècle, professeur à l'université de Paris 1-Panthéon Sorbonne, Éléonore Challine Historienne de la photographie Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

L’interview street
L'interview street spéciale la nuit des étoiles du Congo et d'Afrique - 2/2

L’interview street

Play Episode Listen Later Sep 12, 2026 66:50


Pour ce second et dernier épisode consacré à la Nuit des Étoiles du Congo et d'Afrique , L'Interview Street vous propose une émission exceptionnelle en direct, entièrement dédiée à l'échange et à la parole.Autour du micro, plusieurs figures marquantes de la scène urbaine africaine ont pris le temps de se livrer dans des interviews calmes, profondes et sincères : • White N • Donk 1er Toni Rossetto • Dio Mede aka DIOMEDE KING • Glenn • Stookie Williams (pour le débrief final) Chacun d'eux revient sur son parcours, son lien avec la culture congolaise et africaine, ses engagements, ses projets… Une conversation collective riche en émotions, en lucidité et en transmission.Un moment suspendu, au cœur de l'Afrique artistique d'aujourd'hui.

Les bonus du Morning
Le jeu « Chacun son tour » Tiffany et Sylvain s'affrontent

Les bonus du Morning

Play Episode Listen Later Sep 10, 2026 6:13


Sylvain et Tiffany s'affrontent dans le jeu Chacun son tour avec des questions thématiques. Après des échanges sur les boîtes de nuit, les accessoires pour la tête et les rappeurs en trois lettres, le match se termine sur une égalité à 100 euros chacun et un tirage au sort pour un iPhone 18 Pro.

Timeline (5.000 ans d'Histoire)
Comment les élites contrôlent la connaissance ? 6/6

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Sep 9, 2026 8:26


Pour écouter 5000 ans d'Histoire en entier, sans pub et avec les bonus, pour 2€ par mois :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 6/6Internet devait nous rendre plus libres. Que s'est-il passé ?Il y a cinq siècles, l'imprimerie bouleverse l'Europe : les livres se multiplient, leur prix diminue et les idées circulent à une vitesse jusque-là inimaginable. Le savoir, longtemps réservé à quelques-uns, devient progressivement accessible au plus grand nombre. Mais très vite, les pouvoirs comprennent le danger : censure, privilèges d'impression, Index des livres interdits et police de l'imprimé apparaissent pour tenter de reprendre le contrôle.Avec Internet, l'Histoire semble recommencer — mais infiniment plus vite. En quelques décennies, une immense bibliothèque mondiale devient accessible depuis chez soi. Chacun peut apprendre, publier, créer, partager et débattre. Le réseau porte alors une promesse extraordinaire : celle d'un espace ouvert, horizontal et presque impossible à contrôler.Puis viennent les grandes plateformes, les algorithmes, la collecte massive des données, la publicité ciblée, la surveillance, le filtrage des contenus et les nouvelles législations. L'espace de liberté des pionniers devient aussi un formidable instrument de contrôle.De Gutenberg à Google, de l'Index à l'algorithme, sommes-nous finalement confrontés à la même histoire ?Dans cet épisode de 5 000 ans d'Histoire, nous racontons six siècles de révolutions de la connaissance pour comprendre comment une technologie qui libère le savoir peut également donner naissance à de nouvelles formes de pouvoir.Avec, en bonus, l'histoire d'Hadopi, lorsque la France découvre qu'à l'âge du peer-to-peer, contrôler la circulation des œuvres est devenu autrement plus compliqué que de contrôler une imprimerie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité Afrique
Mali: «avec l'intelligence artificielle, la désinformation russe passe à l'échelle industrielle», explique Bakary Sambe

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Sep 9, 2026 7:42


Au Mali, l'intelligence artificielle (IA) est de plus en plus sollicitée par les belligérants, dans la guerre de propagande, mais aussi dans la guerre des drones. C'est ce que révèle un rapport du Timbuktu Institute publié ce mercredi 9 septembre. Pourquoi l'intelligence artificielle risque-t-elle de faciliter le recrutement de jeunes Sahéliens dans les rangs jihadistes ? Bakary Sambe est directeur du Timbuktu Institute et enseignant-chercheur à l'université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. RFI : Vous dites qu'au Mali, les belligérants investissent le champ informationnel et s'approprient de nouveaux outils technologiques. Que leur apporte l'intelligence artificielle ? Bakary Sambe : Ce qu'on observe, c'est que l'intelligence artificielle générative est en train de devenir un nouveau front de la guerre de l'information au Mali. Chacun s'approprie l'outil à sa manière, selon ses moyens, son niveau de sophistication technique et ses objectifs. Avec l'intelligence artificielle sur ce front malien, on passe d'un usage assez artisanal, chez les groupes jihadistes par exemple, à une véritable machine professionnelle du côté des Russes. Du côté des jihadistes du Jnim, vous dites que l'usage de l'intelligence artificielle reste artisanal, mais que celle-ci nourrit quand même des campagnes de propagande ? Absolument. Si je devais résumer, je dirais que l'intelligence artificielle ne crée pas de nouvelles fractures au Mali. Elle amplifie celles qui existaient déjà. Par exemple, comme vous le dites, avec le Jnim, c'est l'usage le plus rudimentaire : des affiches de propagande générées par l'intelligence artificielle diffusées par sa branche médiatique sur Telegram et sur Signal. Donc un peu à l'image de ce qui se faisait déjà du côté de l'État islamique, il y a quelques années, à des fins de propagande et de recrutement. Dans leurs vidéos, les jihadistes du Jnim s'exprimaient jusqu'ici en arabe classique. Qu'est-ce que peut changer l'intelligence artificielle ? C'est vrai que le vrai danger, c'est la personnalisation à grande échelle des profils ciblés pour le recrutement djihadiste. Aujourd'hui, avec la traduction automatique par l'intelligence artificielle, un groupe comme le Jnim décline un message de recrutement en une quinzaine de langues du Sahel : le fulfulde, le bambara, le wolof, le tamasheq. Surtout, on peut adapter le discours selon le public visé. C'est-à-dire : un message sur la fierté pastorale pour les jeunes Peuls, un message sur la dignité sociale pour les jeunes urbains marginalisés... Et avec le doublage vocal, aujourd'hui, on peut même toucher des populations qui ne savent ni lire ni écrire, qui étaient jusqu'ici hors de portée de la propagande écrite. Du côté des indépendantistes du FLA, le Front de libération de l'Azawad, vous dites que l'intelligence artificielle permet de créer des personnages synthétiques. Quels personnages, par exemple ? Oui, le Front de libération de l'Azawad, lui, joue plutôt la carte de la décentralisation. On trouve des personnages entièrement synthétiques sur TikTok, par exemple, comme ce fameux compte « Azzghim ». Ces comptes sont relayés et amplifiés par tout un réseau de comptes, qui se renvoient la balle pour humaniser la cause de l'Azawad. Comment ces personnages synthétiques s'invitent-ils dans les faits de guerre de ces dernières années ? On pense, par exemple, à la bataille de Tinzaouatène en juillet 2024. Ces personnages sont utilisés selon les objectifs des belligérants. Par exemple, durant cette bataille de Tinzaouatène, il y avait des personnages manipulés, des personnages qui peuvent crier victoire, des personnages qui peuvent donner l'impression que la bataille était gagnée. Cela se fait du côté du FLA. Mais la propagande, elle, est encore d'une autre ampleur si l'on se penche sur le cas de l'Africa Corps russe. Du côté des Forces armées maliennes, les FAMa, et des paramilitaires russes de l'Africa Corps, qu'apporte l'intelligence artificielle de plus à des acteurs qui font déjà une propagande très sophistiquée sur Internet depuis plusieurs années ? Le cas de l'Africa Corps est sans doute le cas le mieux documenté de toute l'étude. L'Africa Corps s'appuie sur un relais médiatique African Initiative qui a été identifié comme le sous-traitant d'une opération baptisée « AI-Freak ». Un rapport conjoint a été publié par le renseignement britannique, mais aussi le service extérieur européen. Cette opération a notamment utilisé récemment des modèles OpenAI pour inventer de toutes pièces un faux commentateur universitaire censé diffuser un narratif pro-Kremlin sur le Mali. Le fil remonte jusqu'au réseau de l'ex-chef de Wagner, Evgueni Prigojine. Ce n'est pas un cas isolé du tout. On parle de 19 campagnes de désinformation russes qui ont été recensées depuis 2018 au Mali, au Burkina Faso et au Niger, produites, je cite, à une échelle industrielle. Avec l'IA, la désinformation russe change complètement d'échelle. On passe de l'artisanat à l'industrie, avec le déni plausible en prime. L'intelligence artificielle permet-elle aux paramilitaires russes de l'Africa Corps de transformer la défaite militaire de Kidal, le 25 avril dernier, en victoire informationnelle sur Internet ? Absolument. C'est ce qui s'est passé. Avec des deepfakes qui sont documentés, avec des campagnes coordonnées. Passant sous silence certaines choses comme la négociation entamée par les Russes de l'Africa Corps lors de l'offensive du FLA et du Jnim, lors des offensives comme à Tessalit, etc. C'est tout un autre narratif fondé sur la création de personnages, la diffusion de deepfakes, de la part de l'Africa Corps, qui montrent toujours l'Africa Corps dans une bonne posture, pour montrer bonne figure, pour ne pas perdre la face dans cette bataille. Vous dites que les paramilitaires russes convoquent l'intelligence artificielle pour affirmer que la France et l'Ukraine ont soutenu et équipé les assaillants du Jnim et du FLA pendant la bataille de Kidal du 25 avril ? Absolument. C'est tout le narratif sur l'implication de forces extérieures qui veulent nuire au Mali, en citant la France et l'Ukraine, pour montrer qu'il y a un complot extérieur contre le Mali, en relayant le discours officiel sur le terrain, mais aussi en rajoutant ce narratif qui permet de justifier la présence de l'Africa Corps comme un groupe paramilitaire qui est là pour protéger le Mali et protéger, en plus, les régimes de l'Alliance des États du Sahel. Vous dites que l'intelligence artificielle est utilisée dans la guerre informationnelle. Mais n'intervient-elle pas aussi dans la guerre tout court, dans la guerre qui tue, dans la guerre qui fait des morts et notamment dans la manipulation des drones kamikazes ? Absolument. On a vu récemment, rien que dans la récente crise au Niger, l'importance des drones kamikazes dans le dispositif sécuritaire dans ces pays. Aujourd'hui, la manipulation des drones prend toute une autre tournure avec les possibilités qu'offre l'intelligence artificielle sur le plan technologique, mais aussi sur le plan informationnel. Parce que la guerre ne se passe pas sur le champ de bataille, mais se passe par cette guerre des algorithmes. Vous dites qu'avec l'intelligence artificielle, il est plus facile, notamment pour les paramilitaires russes, de repérer des cibles dans le Nord-Mali et de faciliter les attaques des drones ? Absolument. L'intelligence artificielle permet aux paramilitaires de doubler leurs forces, de repérer des cibles, mais, hélas, a aussi causé beaucoup de bavures et beaucoup de dégâts. Notamment dans les massacres de certaines communautés, y compris parfois contre des non-combattants et contre les populations civiles. Pourquoi dites-vous que l'intelligence artificielle est un multiplicateur de forces ? C'est un multiplicateur de forces, notamment de forces communicationnelles. C'est-à-dire que, par exemple, le jihadisme de demain ne va plus recruter en masse. Il va recruter personne par personne et sur mesure, ce que n'offraient pas les canaux de communication officiels, avec le doublage des messages via les différentes langues du Sahel. C'est un multiplicateur de forces communicationnelles, mais aussi avec le ciblage, l'usage des drones, cela devient un multiplicateur de forces sur le plan militaire. À lire aussiMali: le Timbuktu Institute analyse l'intégration de l'intelligence artificielle dans la guerre informationnelle

5.000 ans d’Histoire
Comment les élites contrôlent la connaissance ? 6/6

5.000 ans d’Histoire

Play Episode Listen Later Sep 9, 2026 8:26


Pour écouter 5000 ans d'Histoire en entier, sans pub et avec les bonus, pour 2€ par mois :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 6/6Internet devait nous rendre plus libres. Que s'est-il passé ?Il y a cinq siècles, l'imprimerie bouleverse l'Europe : les livres se multiplient, leur prix diminue et les idées circulent à une vitesse jusque-là inimaginable. Le savoir, longtemps réservé à quelques-uns, devient progressivement accessible au plus grand nombre. Mais très vite, les pouvoirs comprennent le danger : censure, privilèges d'impression, Index des livres interdits et police de l'imprimé apparaissent pour tenter de reprendre le contrôle.Avec Internet, l'Histoire semble recommencer — mais infiniment plus vite. En quelques décennies, une immense bibliothèque mondiale devient accessible depuis chez soi. Chacun peut apprendre, publier, créer, partager et débattre. Le réseau porte alors une promesse extraordinaire : celle d'un espace ouvert, horizontal et presque impossible à contrôler.Puis viennent les grandes plateformes, les algorithmes, la collecte massive des données, la publicité ciblée, la surveillance, le filtrage des contenus et les nouvelles législations. L'espace de liberté des pionniers devient aussi un formidable instrument de contrôle.De Gutenberg à Google, de l'Index à l'algorithme, sommes-nous finalement confrontés à la même histoire ?Dans cet épisode de 5 000 ans d'Histoire, nous racontons six siècles de révolutions de la connaissance pour comprendre comment une technologie qui libère le savoir peut également donner naissance à de nouvelles formes de pouvoir.Avec, en bonus, l'histoire d'Hadopi, lorsque la France découvre qu'à l'âge du peer-to-peer, contrôler la circulation des œuvres est devenu autrement plus compliqué que de contrôler une imprimerie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Timeline (5.000 ans d'Histoire)
Comment les élites contrôlent la connaissance ? 5/6

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 13:11


Pour écouter 5000 ans d'Histoire en entier, sans pub et avec les bonus, pour 2€ par mois :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 5/6Internet devait nous rendre plus libres. Que s'est-il passé ?Il y a cinq siècles, l'imprimerie bouleverse l'Europe : les livres se multiplient, leur prix diminue et les idées circulent à une vitesse jusque-là inimaginable. Le savoir, longtemps réservé à quelques-uns, devient progressivement accessible au plus grand nombre. Mais très vite, les pouvoirs comprennent le danger : censure, privilèges d'impression, Index des livres interdits et police de l'imprimé apparaissent pour tenter de reprendre le contrôle.Avec Internet, l'Histoire semble recommencer — mais infiniment plus vite. En quelques décennies, une immense bibliothèque mondiale devient accessible depuis chez soi. Chacun peut apprendre, publier, créer, partager et débattre. Le réseau porte alors une promesse extraordinaire : celle d'un espace ouvert, horizontal et presque impossible à contrôler.Puis viennent les grandes plateformes, les algorithmes, la collecte massive des données, la publicité ciblée, la surveillance, le filtrage des contenus et les nouvelles législations. L'espace de liberté des pionniers devient aussi un formidable instrument de contrôle.De Gutenberg à Google, de l'Index à l'algorithme, sommes-nous finalement confrontés à la même histoire ?Dans cet épisode de 5 000 ans d'Histoire, nous racontons six siècles de révolutions de la connaissance pour comprendre comment une technologie qui libère le savoir peut également donner naissance à de nouvelles formes de pouvoir.Avec, en bonus, l'histoire d'Hadopi, lorsque la France découvre qu'à l'âge du peer-to-peer, contrôler la circulation des œuvres est devenu autrement plus compliqué que de contrôler une imprimerie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

5.000 ans d’Histoire
Comment les élites contrôlent la connaissance ? 5/6

5.000 ans d’Histoire

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 13:11


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Timeline (5.000 ans d'Histoire)
Comment les élites contrôlent la connaissance ? 4/6

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Sep 7, 2026 15:40


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La Traque
Découvrez l'effroyable affaire O.J Simpson

La Traque

Play Episode Listen Later Sep 7, 2026 3:19


Rediffusion Bienvenue dans la traque. Cette semaine, découvrez une toute nouvelle saison. Une histoire, prête à vous entraîner dans l'exploration d'un parcours criminel, saisissant. Dans cette nouvelle saison de La Traque, revivez l'une des cavales les plus emblématiques de la fin du 20e siècle. Celle de l'ancien joueur de football et acteur américain, O.J Simpson. Son ex-épouse, dont il a divorcé deux ans auparavant, et son nouveau compagnon, Ronald Goldman, sont retrouvés mort le 12 juin 1994. Suite à ça, se livre une véritable bataille entre avocats et procureurs. Chacun est prêt à tout pour prouver la vérité. Joignez-vous alors à nous et découvrez cette nouvelle saison prochainement disponible sur toutes les plateformes d'écoute.  A très vite dans La Traque ! Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

5.000 ans d’Histoire
Comment les élites contrôlent la connaissance ? 4/6

5.000 ans d’Histoire

Play Episode Listen Later Sep 7, 2026 15:40


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Histoires du soir : au dodo !
Dis-moi pourquoi chacun a des empruntes digitales uniques.

Histoires du soir : au dodo !

Play Episode Listen Later Sep 7, 2026 3:29


Pourquoi chacun a des empruntes digitales uniques ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Histoires du soir : podcast pour enfants / les plus belles histoires pour enfants
Dis-moi pourquoi chacun a des empruntes digitales uniques.

Histoires du soir : podcast pour enfants / les plus belles histoires pour enfants

Play Episode Listen Later Sep 7, 2026 3:29


Pourquoi chacun a des empruntes digitales uniques ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Timeline (5.000 ans d'Histoire)
Comment les élites contrôlent la connaissance ? 3/6

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Sep 6, 2026 9:18


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5.000 ans d’Histoire
Comment les élites contrôlent la connaissance ? 3/6

5.000 ans d’Histoire

Play Episode Listen Later Sep 6, 2026 9:18


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Timeline (5.000 ans d'Histoire)
Comment les élites contrôlent la connaissance ? 2/6

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Sep 5, 2026 12:44


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Timeline (5.000 ans d'Histoire)
Comment les élites contrôlent la connaissance ? 1/6

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Sep 4, 2026 14:47


Pour écouter 5000 ans d'Histoire en entier, sans pub et avec les bonus, pour 2€ par mois :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 1/6Internet devait nous rendre plus libres. Que s'est-il passé ?Il y a cinq siècles, l'imprimerie bouleverse l'Europe : les livres se multiplient, leur prix diminue et les idées circulent à une vitesse jusque-là inimaginable. Le savoir, longtemps réservé à quelques-uns, devient progressivement accessible au plus grand nombre. Mais très vite, les pouvoirs comprennent le danger : censure, privilèges d'impression, Index des livres interdits et police de l'imprimé apparaissent pour tenter de reprendre le contrôle.Avec Internet, l'Histoire semble recommencer — mais infiniment plus vite. En quelques décennies, une immense bibliothèque mondiale devient accessible depuis chez soi. Chacun peut apprendre, publier, créer, partager et débattre. Le réseau porte alors une promesse extraordinaire : celle d'un espace ouvert, horizontal et presque impossible à contrôler.Puis viennent les grandes plateformes, les algorithmes, la collecte massive des données, la publicité ciblée, la surveillance, le filtrage des contenus et les nouvelles législations. L'espace de liberté des pionniers devient aussi un formidable instrument de contrôle.De Gutenberg à Google, de l'Index à l'algorithme, sommes-nous finalement confrontés à la même histoire ?Dans cet épisode de 5 000 ans d'Histoire, nous racontons six siècles de révolutions de la connaissance pour comprendre comment une technologie qui libère le savoir peut également donner naissance à de nouvelles formes de pouvoir.Avec, en bonus, l'histoire d'Hadopi, lorsque la France découvre qu'à l'âge du peer-to-peer, contrôler la circulation des œuvres est devenu autrement plus compliqué que de contrôler une imprimerie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Débat du jour
Présidentielle : y a-t-il un espace pour la gauche hors LFI?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Aug 26, 2026 29:30


La gauche française est en pleine rentrée politique. Après les universités d'été de La France insoumise, des communistes et des écologistes le week-end dernier, ce sont les socialistes qui doivent se réunir en fin de semaine. Le PS qui a validé hier soir avec Place publique l'accord sur une primaire en vue de l'élection présidentielle de 2027. Chacun avance ses pions alors que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon devance largement les autres forces de gauche dans les sondages. La gauche hors LFI est-elle vouée à jouer les seconds rôles en 2027 ? Qu'est-ce qui peut lui permettre d'avoir une chance dans la course à l'Elysée ? Pour en débattre Valérie Gas, cheffe du service politique de RFI Mathieu Fulla, enseignant et chercheur au centre d'histoire de Sciences Po, auteur du livre Les socialistes français et l'économie (1944-1981). Une histoire économique du politique, Les presses de Sciences Po Noé Girardot-Champsaur, expert associé à la Fondation Jean-Jaurès et auteur du livre Organiser la victoire, éditions Le Bord de l'eau.

Débat du jour
Présidentielle : y a-t-il un espace pour la gauche hors LFI?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Aug 26, 2026 29:30


La gauche française est en pleine rentrée politique. Après les universités d'été de La France insoumise, des communistes et des écologistes le week-end dernier, ce sont les socialistes qui doivent se réunir en fin de semaine. Le PS qui a validé hier soir avec Place publique l'accord sur une primaire en vue de l'élection présidentielle de 2027. Chacun avance ses pions alors que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon devance largement les autres forces de gauche dans les sondages. La gauche hors LFI est-elle vouée à jouer les seconds rôles en 2027 ? Qu'est-ce qui peut lui permettre d'avoir une chance dans la course à l'Elysée ? Pour en débattre Valérie Gas, cheffe du service politique de RFI Mathieu Fulla, enseignant et chercheur au centre d'histoire de Sciences Po, auteur du livre Les socialistes français et l'économie (1944-1981). Une histoire économique du politique, Les presses de Sciences Po Noé Girardot-Champsaur, expert associé à la Fondation Jean-Jaurès et auteur du livre Organiser la victoire, éditions Le Bord de l'eau.

Culture en direct
Retour de Kujoyama : le Japon dans l'objectif d'Alain Willaume et Victoire Thierrée

Culture en direct

Play Episode Listen Later Aug 11, 2026 43:10


durée : 00:43:10 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Aliette Hovine - Les photographes Alain Willaume et Victoire Thierrée reviennent sur leur expérience de lauréats à la Villa Kujoyama à Kyoto. Chacun à sa façon a tenté de capturer la fragilité de la nature face à la présence humaine au pays du Soleil-Levant. - équipe : Françoise Le Floch, Alban Peltier, Anne-Toscane Viudes, Théa Corler, Alice Puydebois, Louan Chailleux - invités : Alain Willaume Photographe, Victoire Thierrée Photographe Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Reportage Afrique
À midi, on mange quoi: le sandwich dakarois se déguste dans les tanganas [1/5]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 26, 2026 2:19


Au Sénégal, on connaît bien sûr les plats emblématiques comme le thiéboudiène. Mais la street food nourrit aussi des millions de personnes au quotidien. En tête : le sandwich dakarois, une demi-baguette farcie de tout ce que le cuisinier peut imaginer, du poisson aux spaghettis. Il se prépare et se déguste dans les tanganas, ces petites cantines de rue qui ouvrent à l'aube dans tous les quartiers de la capitale. De notre correspondante à Dakar, Le tangana d'Omar Diop, alias Omzo, ne désemplit pas. Derrière ses grandes marmites et ses plaques à gaz, il prépare et réchauffe depuis l'aube les garnitures du jour. Travailleurs et étudiants du centre-ville viennent prendre leur petit-déjeuner avant le boulot. Chacun a son préféré. Du plus classique comme le pain thon, une pâte de sardine pimentée, au plus surprenant, comme le sandwich petit pois ou spaghettis... Tout est possible. C'est le fast-food à la sénégalaise, bien mijoté, accompagné d'un café touba aux épices ou d'un thé sucré. Habib, commerçant, fait une petite pause : « C'est propre et c'est bon. Il le prépare comme on l'aime. Et tu es à l'aise, tu t'installes, tu manges vite fait. Après tu vas retourner au travail. » Chacun agrémente le sien de ses condiments : piment, ketchup-mayo, ou la fameuse sauce oignons qu'Omar prépare chaque matin. « Des oignons, du vinaigre avec un peu de sel pour mélanger avec de la moutarde, un peu de piment », énumère-t-il. Les assaisonnements, c'est le secret d'un bon sandwich et c'est ce qui différencie les cuisiniers pour Cheikh, conseiller commercial : « Ici chez Omar, le goût qu'on peut avoir peut être totalement différent du goût que l'on peut avoir chez une dame à côté. Cela a l'air simple, mais ce n'est pas si simple parce que tout dépend aussi du dosage. Si c'était simple, on irait nous-mêmes en préparer tous les jours chez nous. » Emballé dans sa feuille de journal, le sandwich se vend entre 200 et 800 francs CFA [0,30€ et 1,20€, NDLR] selon la garniture et la taille. De quoi expliquer son succès. L'art du chef de tangana, comme Omzo, c'est de plaire à tous les goûts. Ils innovent pour répondre aux différents modes : tacos, burgers... Le chef et consultant Tamsir Ndir, qui a dirigé plusieurs restaurants, observe le phénomène avec attention : « Les gens vont inventer les recettes en fonction du pouvoir d'achat des clients. Il y a quelques années, ils ont sorti le burger local. On va avoir tout ce qu'il y a dans l'hamburger sauf le steak haché. J'ai pour souvenir qu'il le vendait à 500 francs CFA à l'époque. On va faire une omelette, les oignons, les frites, la petite sauce qui va avec... » Omar a commencé par vendre simplement du thé et du café. Il tient aujourd'hui deux tanganas et rêve d'un grand restaurant en dur. À lire aussiAu Sénégal, une première obligation financière pour la transition et l'autosuffisance alimentaire

Géopolitique, le débat
Le discours antidémocratique peut-il encore être combattu?

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Jul 25, 2026 48:29


La « guerre de l'information » est sur toutes les lèvres. Depuis la crise sanitaire et plus encore avec le conflit en Ukraine, cette guerre qui n'est ni militaire, ni sociale, ni économique, déchire le débat public. Chacun veut imposer sa manière de raconter le monde, on peine à se mettre d'accord sur un récit commun. La vérité est devenue un champ de bataille. Et cette bataille – narrative et sémantique – a renforcé les dictatures en sapant la confiance de l'opinion publique envers les démocraties. Comment expliquer une telle victoire du discours antidémocratique, tant sur le plan géopolitique que dans nos sociétés ? Et surtout peut-on encore le combattre ? Invitée :  Marie Peltier, historienne, essayiste et chercheuse. Elle est spécialiste des questions de propagande des régimes autoritaires, de manipulation des médias et du conspirationnisme contemporain. La bataille des récits. Comment la propagande antidémocratique a mis à mal nos sociétés aux éditions Stock.

Demain N'attend Pas
Wale Gbadamosi-Oyekanmi - Mettre ses compétences d'entrepreneur des médias et du marketing d'influence au service de la société #123

Demain N'attend Pas

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 48:34


Aujourd'hui sur Demain N'attend Pas, j'ai la joie de recevoir Wale Gbadamosi-Oyekanmi, un entrepreneur franco nigérian extraordinaire, décidé à bouger les lignes sur les grands problèmes de notre époque. Fondateur de Dare Win, une agence qui a marqué la pub digitale en France, et élu publicitaire de l'année en 2022, Wale est habitué à mettre sa créativité au service des plus grandes marques du luxe et du digital et à gérer de l'hyper-croissance. Tout bascule avec le Covid, la mort de George Floyd et le mouvement Black Life Matter.Wale décide alors de tourner la page. Il cède son entreprise et met ses compétences, son argent et son réseau au service des enjeux qui lui tiennent à coeur.Et depuis, il est inarrêtable !Quand la dissolution nous prend tous de cours, il comprend que les résultats des prochaines élections se joueront sur le niveau d'abstention. Et que les jeunes forment le gros des troupes abstentionnistes. En à peine deux semaines, avec une dizaine d'irréductibles, il lance le collectif « Mouiller le Maillot ». Il sollicite son réseau de footballeurs, les stars comme les équipes de quartier. Ils enfillent tous un maillot floqué « Je vote ». Une mobilisation éclair entre les deux tours, qui devient vite virale. Cette fois-ci, l'abstention reste faible et le danger est repoussé… jusqu'à la prochaine fois. On ne saura jamais la part jouée par la campagne animée par Wale… mais une chose est sûre, son attitude nous rappelle que nous pouvons tous prendre des initiatives et faire mentir le fatalisme.Wale a poursuivi ses engagements pour la jeunesse, toujours en se reposant sur les stars du sport et de la musique pour créer de la viralité. Il utilise notamment ce mécanisme pour produire Têtes Plongeantes, un documentaire choc sur la santé mentale des jeunes où les Champions du monde 2018 se confient sur leurs troubles de santé mentale en dialogue avec des jeunes concernés. Un docu vu plus de 2 millions de fois en quelques mois...Aujourd'hui, Wale a posé pour un temps ses valises au Nigéria, pays d'où est originaire sa famille, et se mobilise auprès de l'industrie créative du pays.  Cet épisode est un véritable anti-dépresseur, une invitation à ne jamais nous résigner et à oser agir sur les sujets qui nous tiennent à coeur. Wale. nous rappelle que :- Chacun de nous peut agir et ne pas rester spectateur - La culture, le sport, la créativité sont de puissants outils pour sortir du repli et remettre du commun dans le débat public.Merci à celles et ceux qui mouillent le maillot pour construire du collectif. Vos élans sont contagieux.Belle écoute à tous !Toutes les 2 semaines, j'échange avec des personnalités inspirantes pour questionner les récits qui façonnent notre monde, et ouvrir des pistes concrètes de futurs plus désirables.