Podcasts about chacun

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Podcast Torah-Box.com
Mission impossible ?!

Podcast Torah-Box.com

Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 13:03


Chacun de nous a une mission dans ce monde. Mais comment savoir laquelle ? Comment comprendre que chaque génération a ses propres difficultés ? En quoi la paresse est-elle le fléau de notre génération ? Pourquoi l'effort est-il indispensable dans le judaïsme ? Réponse à travers des propos du Arizal et de la Guémara, et plusieurs exemples.

Reportage culture
«Small Island Big Song», l'océan au cœur du festival Rio Loco à Toulouse

Reportage culture

Play Episode Listen Later Jun 13, 2026 3:31


La 31ᵉ édition du festival Rio Loco se poursuit à Toulouse, dans le sud de la France, avec pour thème les imaginaires insulaires. Une thématique conçue sur mesure pour le projet musical, cinématographique et scénique Small Island Big Song. Une œuvre-fleuve qui réunit des dizaines d'artistes venus des océans Pacifique et Indien, autour de leurs traditions musicales et de leurs préoccupations pour la santé des océans et de la planète. Il y a douze ans, la productrice de théâtre taïwanaise BaoBao Chen et le cinéaste australien Tim Cole se rencontraient. Tous les deux préoccupés par les conséquences du dérèglement climatique sur les océans, ils décident de partir ensemble en terres insulaires.  « Pendant trois ans, nous avons rencontré plus d'une centaine d'artistes sur seize îles différentes. Nous sommes partis simplement avec nos micros et quelques caméras. Notre idée était d'enregistrer une chanson sur une île, puis d'emmener cette chanson sur l'île suivante pour qu'un nouvel artiste y ajoute un instrument ou une voix… et ainsi de suite, jusqu'à une autre île pour ajouter encore autre chose. Tellement de collaborations ont vu le jour », se réjouit BaoBao Chen.  La nature au centre Nouvelle-Zélande, Indonésie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, île de Pâques, îles Salomon, Hawaï, Tahiti, Malaisie… Les îles se suivent et ne se ressemblent pas. Chacun des artistes transmet ses traditions musicales lors d'enregistrements en extérieur.  « Une des compositrices sur ce projet, c'est la nature. Nous voulions lui donner une voix. Partout où nous allions, nous demandions aux artistes de nous emmener dans un lieu qui leur était cher. Nous avons donc enregistré des volcans, des mangroves, des plages… Une multitude de sons que nous avons intégrés au spectacle », explique BaoBao Chen.  Traditions entrecroisées d'île en île Small Island Big Song met en valeur tous les liens linguistiques et culturels qu'il existe entre les îles, notamment grâce aux migrations austronésiennes. Le chanteur et musicien malgache Sammy est l'un des piliers du projet : « Dans ma tribu, il y a une danse qui vient de Taiwan, elle est pratiquée à Madagascar mais avec quelque chose qui change. Cette danse s'appelle la danse des ancêtres. Quand j'ai vu cela à Madagascar, j'ai regardé comment les gens dansaient. Et quand j'étais à Taïwan, j'ai vu qu'il y avait vraiment une connexion entre les pays, une vraie histoire », sourit-il. Comme lui, tous les autres artistes ont fait le choix de préserver l'identité culturelle de leur peuple, en chantant dans leur langue et en jouant des instruments de leur terre. Comme des gardiens de la nature, témoins de leur héritage maritime ancestral. 

Reportage Culture
«Small Island Big Song», l'océan au cœur du festival Rio Loco à Toulouse

Reportage Culture

Play Episode Listen Later Jun 13, 2026 3:31


La 31ᵉ édition du festival Rio Loco se poursuit à Toulouse, dans le sud de la France, avec pour thème les imaginaires insulaires. Une thématique conçue sur mesure pour le projet musical, cinématographique et scénique Small Island Big Song. Une œuvre-fleuve qui réunit des dizaines d'artistes venus des océans Pacifique et Indien, autour de leurs traditions musicales et de leurs préoccupations pour la santé des océans et de la planète. Il y a douze ans, la productrice de théâtre taïwanaise BaoBao Chen et le cinéaste australien Tim Cole se rencontraient. Tous les deux préoccupés par les conséquences du dérèglement climatique sur les océans, ils décident de partir ensemble en terres insulaires.  « Pendant trois ans, nous avons rencontré plus d'une centaine d'artistes sur seize îles différentes. Nous sommes partis simplement avec nos micros et quelques caméras. Notre idée était d'enregistrer une chanson sur une île, puis d'emmener cette chanson sur l'île suivante pour qu'un nouvel artiste y ajoute un instrument ou une voix… et ainsi de suite, jusqu'à une autre île pour ajouter encore autre chose. Tellement de collaborations ont vu le jour », se réjouit BaoBao Chen.  La nature au centre Nouvelle-Zélande, Indonésie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, île de Pâques, îles Salomon, Hawaï, Tahiti, Malaisie… Les îles se suivent et ne se ressemblent pas. Chacun des artistes transmet ses traditions musicales lors d'enregistrements en extérieur.  « Une des compositrices sur ce projet, c'est la nature. Nous voulions lui donner une voix. Partout où nous allions, nous demandions aux artistes de nous emmener dans un lieu qui leur était cher. Nous avons donc enregistré des volcans, des mangroves, des plages… Une multitude de sons que nous avons intégrés au spectacle », explique BaoBao Chen.  Traditions entrecroisées d'île en île Small Island Big Song met en valeur tous les liens linguistiques et culturels qu'il existe entre les îles, notamment grâce aux migrations austronésiennes. Le chanteur et musicien malgache Sammy est l'un des piliers du projet : « Dans ma tribu, il y a une danse qui vient de Taiwan, elle est pratiquée à Madagascar mais avec quelque chose qui change. Cette danse s'appelle la danse des ancêtres. Quand j'ai vu cela à Madagascar, j'ai regardé comment les gens dansaient. Et quand j'étais à Taïwan, j'ai vu qu'il y avait vraiment une connexion entre les pays, une vraie histoire », sourit-il. Comme lui, tous les autres artistes ont fait le choix de préserver l'identité culturelle de leur peuple, en chantant dans leur langue et en jouant des instruments de leur terre. Comme des gardiens de la nature, témoins de leur héritage maritime ancestral. 

Citrus CUT
Citrus Cut à la Coupe du Monde #9 - L'Afrique du Sud

Citrus CUT

Play Episode Listen Later Jun 13, 2026 3:03


Citrus CUT, le podcast qui ne laisse aucun joueur sur le banc, même ceux n'ayant jamais foulé les pelouses.Citrus CUT est un podcast réalisé par un ou des fans de football souhaitant partager leur passion avec qui le souhaite.L'objectif est de créer des concepts chacun identifiable par le nom d'un agrume (Yuzu, Pomelo, Citron, Lime).Chacun de ces agrumes est un concept singulier touchant des publics diverses allant du débutant sans connaissance au "hipster du foot" voulant approfondir certains sujets.

Les Nuits de France Culture
Edouard Glissant : "Chacun de nous peut faire une anthologie du Tout-monde"

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 41:42


durée : 00:41:42 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En 2010, Edouard Glissant publiait "10 Mai, mémoire de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions" et une anthologie de la poésie du Tout-monde. Il était invité dans l'émission "Du jour au lendemain". - réalisation : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Citrus CUT
Citrus Cut à la Coupe du Monde #8 - L'Arabie Saoudite

Citrus CUT

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 3:10


Citrus CUT, le podcast qui ne laisse aucun joueur sur le banc, même ceux n'ayant jamais foulé les pelouses.Citrus CUT est un podcast réalisé par un ou des fans de football souhaitant partager leur passion avec qui le souhaite.L'objectif est de créer des concepts chacun identifiable par le nom d'un agrume (Yuzu, Pomelo, Citron, Lime).Chacun de ces agrumes est un concept singulier touchant des publics diverses allant du débutant sans connaissance au "hipster du foot" voulant approfondir certains sujets.

Citrus CUT
Citrus Cut à la Coupe du Monde #7 - La Jordanie

Citrus CUT

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 2:20


Citrus CUT, le podcast qui ne laisse aucun joueur sur le banc, même ceux n'ayant jamais foulé les pelouses.Citrus CUT est un podcast réalisé par un ou des fans de football souhaitant partager leur passion avec qui le souhaite.L'objectif est de créer des concepts chacun identifiable par le nom d'un agrume (Yuzu, Pomelo, Citron, Lime).Chacun de ces agrumes est un concept singulier touchant des publics diverses allant du débutant sans connaissance au "hipster du foot" voulant approfondir certains sujets.

Citrus CUT
Citrus Cut à la Coupe du Monde #5 - Le Cap-Vert

Citrus CUT

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 2:25


Citrus CUT, le podcast qui ne laisse aucun joueur sur le banc, même ceux n'ayant jamais foulé les pelouses.Citrus CUT est un podcast réalisé par un ou des fans de football souhaitant partager leur passion avec qui le souhaite.L'objectif est de créer des concepts chacun identifiable par le nom d'un agrume (Yuzu, Pomelo, Citron, Lime).Chacun de ces agrumes est un concept singulier touchant des publics diverses allant du débutant sans connaissance au "hipster du foot" voulant approfondir certains sujets.

Hit West vous explique
De quel côté vaut-il mieux dormir ?

Hit West vous explique

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 1:54


Chacun, chacune a sa position favorite pour dormir (sur le dos, sur le ventre, côté gauche, côté droit). Mais cela peut influer sur notre santé ....

Citrus CUT
Citrus Cut à la Coupe du Monde #6 - La Bosnie-Herzégovine

Citrus CUT

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 3:20


Citrus CUT, le podcast qui ne laisse aucun joueur sur le banc, même ceux n'ayant jamais foulé les pelouses.Citrus CUT est un podcast réalisé par un ou des fans de football souhaitant partager leur passion avec qui le souhaite.L'objectif est de créer des concepts chacun identifiable par le nom d'un agrume (Yuzu, Pomelo, Citron, Lime).Chacun de ces agrumes est un concept singulier touchant des publics diverses allant du débutant sans connaissance au "hipster du foot" voulant approfondir certains sujets.

Citrus CUT
Citrus Cut à la Coupe du Monde #3 - Curaçao

Citrus CUT

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 3:38


Citrus CUT, le podcast qui ne laisse aucun joueur sur le banc, même ceux n'ayant jamais foulé les pelouses.Citrus CUT est un podcast réalisé par un ou des fans de football souhaitant partager leur passion avec qui le souhaite.L'objectif est de créer des concepts chacun identifiable par le nom d'un agrume (Yuzu, Pomelo, Citron, Lime).Chacun de ces agrumes est un concept singulier touchant des publics diverses allant du débutant sans connaissance au "hipster du foot" voulant approfondir certains sujets.

Citrus CUT
Citrus Cut à la Coupe du Monde #4 - Le Ghana

Citrus CUT

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 4:11


Citrus CUT, le podcast qui ne laisse aucun joueur sur le banc, même ceux n'ayant jamais foulé les pelouses.Citrus CUT est un podcast réalisé par un ou des fans de football souhaitant partager leur passion avec qui le souhaite.L'objectif est de créer des concepts chacun identifiable par le nom d'un agrume (Yuzu, Pomelo, Citron, Lime).Chacun de ces agrumes est un concept singulier touchant des publics diverses allant du débutant sans connaissance au "hipster du foot" voulant approfondir certains sujets.

Les p't**s bateaux
Pourquoi chacun a une odeur ?

Les p't**s bateaux

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 3:42


durée : 00:03:42 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - Adèle se pose une question intéressante sur les odeurs. L'équipe des P'tits Bateaux a fait appel à un spécialiste. - réalisation : Stéphanie Texier, Marjorie Devoucoux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Citrus CUT
Citrus Cut à la coupe du monde #2 - Haïti

Citrus CUT

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 3:38


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Citrus CUT
Citrus Cut à la Coupe du Monde #1 - La nouvelle zélande

Citrus CUT

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 4:41


Citrus CUT, le podcast qui ne laisse aucun joueur sur le banc, même ceux n'ayant jamais foulé les pelouses.Citrus CUT est un podcast réalisé par un ou des fans de football souhaitant partager leur passion avec qui le souhaite.L'objectif est de créer des concepts chacun identifiable par le nom d'un agrume (Yuzu, Pomelo, Citron, Lime).Chacun de ces agrumes est un concept singulier touchant des publics diverses allant du débutant sans connaissance au "hipster du foot" voulant approfondir certains sujets.

Podcast Torah-Box.com
Comment chacun peut-il avoir un rôle différent ?

Podcast Torah-Box.com

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 15:19


En quoi l'étude de la Torah protège-t-elle des malheurs ? Comment déclencher la bienveillance d'Hachem ? Pourquoi Ya'acov est-il particulièrement lié à l'étude de la Torah ? Réponse à travers des propos du Zohar.

La Pensée de Joyce – Méditation quotidienne
La reconnaissance : une habitude à cultiver

La Pensée de Joyce – Méditation quotidienne

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 2:29


Chacun de nous a de multiples raisons d'être reconnaissant. Le problème est que nous avons tendance à prendre tous les bienfaits dont nous jouissons comme allant de soi ; et souvent, malheureusement, nous ne voyons que ce que nous n'avons pas. Parce que nous sommes tellement habitués à avoir de l'eau potable et une nourriture saine, des vêtements corrects et des logements confortables, des moyens de transport efficaces et une excellente éducation, la liberté et la sécurité, nous oublions que des millions de personnes dans le monde ne jouissent pas de ces merveilleuses bénédictions. Je suis persuadée que la gratitude doit être un choix délibéré dans nos vies. Prenez le temps chaque jour de penser aux bénédictions qui sont les vôtres et exprimez votre gratitude à Dieu pour sa bonté continuelle. Cultivez l'habitude de la reconnaissance ! Père, je prie que tu m'aides à prendre l'habitude d'être reconnaissant. Je ne veux considérer aucune de tes bénédictions comme allant de soi. Aide-moi à avoir pleinement conscience de tout ce que tu me donnes. Ainsi, je serai infiniment reconnaissant pour ta personne et ta provision dans ma vie. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?

Affaires sensibles
Luc Tangorre, chacun cherche son Dreyfus

Affaires sensibles

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 48:10


durée : 00:48:10 - Affaires sensibles - par : Fabrice Drouelle - Aujourd'hui dans Affaires Sensibles : Luc Tangorre, chacun cherche son Dreyfus, ou l'histoire d'un déni collectif à travers une vraie fausse erreur judiciaire. - réalisation : Stéphane Cosme, Hélène Bizieau, Frédéric Milano, François Audoin, Valentine Chédebois, Franck Cognard, Rebecca Denantes, Claire Teisseire Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

True Story
Le crash du vol Fuerza 571, l'une des pires tragédies humaines : seuls en enfer (3/4)

True Story

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 14:46


[REDIFFUSION] Cette semaine, revivez l'effroyable crash du vol Fuerza Aérea Uruguaya 571. Autrement appelé le drame de la Cordillère des Andes, cet accident aéronautique aura marqué le milieu des années 70. Véritable tragédie humaine, cette catastrophe est aussi une incroyable histoire de survie. Joignez-vous alors à nous pour découvrir cette effroyable épopée.  Seuls en enfer Cela fait maintenant 16 jours que le crash du Vol Fuerza Uruguaya 571 s'est produit. Depuis une semaine, un certain ordre semble s'être imposé dans le groupe. Chacun est assigné à des tâches vitales pour leur survie. Tous sont à bout, et le petit groupe décide d'aller dormir. Alors que Roberto, commence à entendre des ronflements, un bruit sourd l'interpelle. Le bruit se fait de plus en plus proche. Et d'un coup, une masse de neige s'engouffre par l'arrière de l'avion, et recouvre l'intérieur du fuselage. Roberto est pétrifié, il ne voit plus rien, la neige les a tous submergé… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clémence Setti Production : Bababam (montage Jean Gabriel Rassat) Voix : Florian Bayoux Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Happy Work
On ne se rend pas toujours compte de l'impact qu'on a sur les autres

Happy Work

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 7:02


Et si vous aviez beaucoup plus d'impact sur les autres que vous ne l'imaginez ?Dans cet épisode de Happy Work, Gaël Chatelain-Berry parle d'un sujet profondément humain : l'impact émotionnel de nos comportements quotidiens au travail.Parce qu'honnêtement… une simple phrase peut parfois rester gravée pendant des années.Un encouragement.Un regard.Une reconnaissance.Ou au contraire une remarque blessante prononcée sans réfléchir.Et très souvent, nous ne réalisons même pas l'effet réel que nous produisons sur les autres.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comDÉCOUVREZ MON AUTRE PODCAST, HAPPY MOI, LE PODCAST POUR PRENDRE SOIN DE VOUS, VRAIMENT: lnk.to/sT70cYrelations humainesbienveillance travailmanagement humainimpact émotionnelsanté mentale travailconfiance au travailmanagement bienveillantpsychologie travailhappy workgaël chatelain-berry00:00 – Introduction : vous avez plus d'impact que vous ne le pensez00:47 – Ces phrases qui marquent une vie professionnelle01:50 – L'impact invisible des remarques négatives02:46 – Pourquoi les managers influencent autant les émotions03:56 – Chacun contribue au climat de travail04:45 – Les petits gestes qui changent une journée05:39 – La question à se poser chaque jourSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Musique matin
La Matinale avec nos chroniqueurs Roselyne Bachelot et Hippolyte Pérès : à chacun son jeu

Musique matin

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 121:18


durée : 02:01:18 - par : Gabrielle Oliveira Guyon - C'est un récit intime que nous présente Hippolyte Pérès avec le livre "Touché" du pianiste Alexandre Tharaud. De son côté, Roselyne Bachelot convoque le sport qui, malgré les apparences, se retrouve par certains aspects à l'opéra, dans les histoires mais aussi dans les performances. - réalisation : Yassine Bouzar, Max Dozolme, Julia Macarez, Valentin Lévy-Chaudet, Morgane Tourreilles, Maxime Laporte Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Bons baisers de partout
[Informations secrètes du colonel de Guerlasse] E157/301 - Modèle 1971 ou 1972 ?

Bons baisers de partout

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 9:28


Le colonel et ses bras droits se sont évadés de 1888 avec succès, mis ont malheureusement atterri en 1971. Chacun d'entre eux se retrouve face à celui qu'il était un an plus tôt. Il y a ainsi deux colonels Hubert de Guerlasse, deux adjudants Tifrisse... *** Fiction radiophonique de Pierre Dac et Louis Rognoni - Producteur : Jean Bardin - Réalisation : Jean Wilfrid Garrett - Avec : Pierre Dac, José Artur, Alain Rolland, Roger Carel, Lawrence Riesner, Claude Dasset et Philippe Clay - Première diffusion : 03/03/1972 sur France Inter - Un podcast INA.

Vertigo - La 1ere
Les conseils de Rafael Wolf et Stéphane Gobbo

Vertigo - La 1ere

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 3:25


"La corde au cou" de Gus Van Sant, avec Bill Skarsgard, Dacre Montgomery, Al Pacino, (autre sortie de la semaine). Lʹhistoire vraie de Tony Kiritsis, un homme ruiné à cause dʹun emprunt. À Indianapolis, le 8 février 1977, il kidnappe le fils du courtier responsable de sa situation. Il réclame cinq millions de dollars et des excuses. La prise dʹotage va durer soixante-trois heures, sous les yeux de la télévision locale, puis nationale. LʹAmérique se passionne pour cette affaire. Chacun choisit son camp. Tony est-il un criminel, ou simplement une victime qui réclame justice ? "Apex" de Baltasar Kormakur, avec Charlize Theron, Taron Egerton, (film original Netflix, exclusivement sur la plateforme). Dévastée par la mort de son compagnon, tombé dʹune montagne en Norvège alors quʹelle lʹaccompagnait pour une escalade de haut niveau, Sasha tente de se changer les idées en faisant du kayak dans une rivière tumultueuse de lʹOutback australien. Elle est alors prise en chasse par Ben, un braconnier psychopathe. Charlize Theron est confrontée à Taron Egerton, connu pour avoir incarné Elton John dans le biopic "Rocketman".

Invité Afrique
RDC: «Il est important que le pays ne rate pas un cycle électoral»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 12:33


En République démocratique du Congo, la Commission électorale nationale indépendante vient de publier son rapport annuel. Il dresse un tableau financier préoccupant : la Céni dit manquer de moyens pour préparer sereinement les élections de 2028. Elle évoque des dettes héritées du cycle électoral de 2023, mais aussi son positionnement sur l'organisation d'un éventuel référendum pour changer la Constitution. Son président est notre Grand invité Afrique ce matin. Denis Kadima répond aux questions de Patient Ligodi. RFI : Des cadres de l'Union sacrée évoque publiquement un glissement du calendrier. Est-ce que vous, président de la Céni, vous excluez un glissement du calendrier électoral ? Denis Kadima : Comme en 2023, moi je ne travaille jamais en fonction d'un report. J'ai été nommé à ce poste pour organiser les élections et je n'ai jamais voulu avoir dans mon vocabulaire le mot « glissement ». Pourtant, vous n'avez pas d'argent ? Il est important que le pays ne rate pas un cycle parce qu'il n'y a pas eu diligence du côté de la Céni. Chacun doit jouer sa partition parce que dès l'instant, où on commence à reporter les élections, vous connaissez le pays, il y a beaucoup de tensions, il y a beaucoup de violence qui s'ensuivent. Et puis ce n'est pas bien pour la consolidation de la démocratie dans notre pays. Et pourtant, la feuille de route que vous avez élaborée est aujourd'hui hors délai pour certaines opérations notamment ? Cela est vrai. Mais n'oublions pas quand même que le pays fait face à une guerre qui dure et une guerre très sévère, très intense. Et les moyens sont orientés vers les efforts pour préserver l'intégrité territoriale de la RDC. Et si cela entraîne que le gouvernement ait moins de moyens pour s'occuper des questions électorales, nous comprenons, mais cela ne nous empêche pas de chaque fois qu'on a l'occasion, d'attirer l'attention du gouvernement sur le fait qu'il y a lieu de commencer déjà les préparatifs pour les élections, sinon nous risquons de rater l'échéance. Une année est même déjà perdue ? Une année est perdue. C'est vrai. Mais nous devons faire des ajustements. Je ne pense pas qu'il soit déjà trop tard, donc nous pouvons faire des ajustements et avancer un peu plus vite. Mais ça peut aussi signifier avoir un peu plus de moyens que ce que nous aurions pu demander si les choses avaient commencé bien avant. Votre première recommandation au gouvernement, c'est de garantir des décaissements réguliers. C'est aussi la recommandation de votre rapport de 2023 et probablement le rapport de 2022. Qu'est-ce qui vous permet de croire que cette fois ça sera différent ? Je suis mal placé pour répondre à cette question. Je pense que le ministre des Finances pourrait mieux vous expliquer la situation. Évidemment, nous, nous sommes parmi ceux qui demandent l'argent, et évidemment, le gouvernement ne peut nous les donner qu'en fonction de ses priorités et d'autres considérations, peut être que nous ne maîtrisons pas. L'actualité en RDC aujourd'hui, c'est aussi ce projet de référendum pour éventuellement changer la Constitution. Quel est le positionnement de la Céni ? La Céni a le mandat et là je parle de la Constitution. La Constitution nous donne le mandat d'organiser les élections et les référendums. Nous sommes tenus à être toujours prêts pour les élections et pour les référendums. Evidemment, c'est une question politique. S'il faut un référendum ou pas, ça, on laisse aux politiciens. Mais une fois qu'ils se sont mis d'accord, la Céni est tenue d'être prête pour pouvoir organiser. Je pense que l'expertise est là, mais il faut que on ait assez de temps. Techniquement, c'est quelque chose qu'on peut faire. D'ailleurs, un référendum est plus facile qu'une élection. Il n'y a que deux choix c'est oui ou non. C'est beaucoup plus facile. Référendum évidemment facile à faire. Mais il y a toujours cette question d'argent, des conflits armés, ces épidémies ? Bon, évidemment, là, je risque de glisser dans un champ qui n'est pas totalement le mien. Nous, la façon de voir les choses, c'est que, bon, il y a une élection qui est prévue et nous allons faire une analyse des risques. Quels sont les risques, la sécurisation, le financement et les réformes ? Enfin, ça, ce n'est pas un risque, mais c'est une contrainte parce qu'il faut améliorer toujours. Oui, ça nous pouvons le faire. Mais, évidemment, l'épidémie c'est aussi une réalité. Ça ce sont des choses à prendre en considération. Mais il reste que le Congolais, ça c'est mon analyse, le Congolais tient beaucoup à ses élections, à son cycle électoral. Le Congolais n'accepterait pas un glissement parce que ça sera perçu comme de la manipulation politique pour peut-être éterniser un groupe de gens au pouvoir. Donc il faut quand même que nous fassions notre part. L'épidémie est quand même assez localisée. Le pays a l'expérience dans cette matière-là. Mais il y a certes, je reconnais, il y a des contraintes, l'insécurité à l'est, c'est aussi un problème majeur. Et là, la Céni seule ne peut pas se prononcer. Il faut que les autres et la défense, la santé, tout le monde entre dans la danse. Mais chacun doit faire sa part. Et nous, nous nous préparons toujours, mais en tenant compte de tout ce que vous avez énuméré là comme contraintes. On tient compte de tout cela. Mais l'essentiel c'est d'avancer, parce que le Congolais veut des élections. Le Congolais n'acceptera pas que des élus restent au pouvoir au-delà de leur mandat.

L'heure du lunch à n'importe quelle heure
Complètement à chacun son Everest

L'heure du lunch à n'importe quelle heure

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 30:22


Complètement midi du mardi 2 juin 2026 : On dérape une ‘tite affaire en parlant des tendances sexualité pour cet été, on parle d’un exploit sportif qui a été relevé par une jeune Québécoise, on joue à Hitster et on jase des tâches estivales qui nous tapent sur les nerfs.

Love Story
Serge Gainsbourg et Jane Birkin (4/4) : liés pour l'éternité

Love Story

Play Episode Listen Later May 28, 2026 14:05


C'est une histoire de chanson française, de passion amoureuse, mais aussi d'excès et d'alcool. Le couple Serge Gainsbourg et Jane Birkin ont marqué le monde de la musique avec leurs nombreuses collaborations. Mais derrière la belle histoire, qu'y a-t-il vraiment ? Plongez dans les plus beaux moments du duo Gainsbourg Birkin… comme dans les pires. Liés pour l'éternité Leur rupture, après douze ans de vie commune, a lieu en 1980. Chacun a retrouvé l'amour à la vitesse de l'éclair.... Pourtant n'oublions pas que lorsque Jane Birkin a quitté Serge Gainsbourg, celui-ci, désespéré, a sombré encore plus dans la boisson. Quant à Jane, elle ne l'a pas oublié non plus. La fin de leur histoire lui a longtemps laissé un goût amer. Elle ne se serait d'ailleurs "jamais remise de la rupture", d'après "Le Parisien", a qui elle avait confié : "Dès que je suis partie, je savais que j'allais le regretter". Un podcast Bababam Originals Ecriture : Anaïs Koopman Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Le Grand Invité
« Il faut que chacun soit dans son couloir de nage », Guillaume Guérin plaide pour un retour du régalien

Le Grand Invité

Play Episode Listen Later May 28, 2026 17:49


Canicule dans les écoles, difficultés de transport vers Paris, manque de médecins : comment une ville comme Limoges peut-elle répondre à toutes ces urgences ? Jusqu'où les collectivités peuvent-elles agir ? Et qu'attend-on encore de l'État ? Invité de la matinale RCF Notre Dame depuis Limoges, Guillaume Guérin a été interrogé sur chacun de ces sujets. Et le maire défend une même ligne sur tous les aspects : plus de liberté locale, mais un État davantage présent là où il est attendu. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage International
Être Russe et critique du conflit en Ukraine

Reportage International

Play Episode Listen Later May 27, 2026 2:52


Les bombardements russes en Ukraine, et singulièrement sur Kiev ces derniers jours, battent des records d'intensité. Les frappes ukrainiennes, elles, deviennent de plus en plus profondes dans le territoire russe, sans perspective d'arrêt des combats. La Russie, elle, recrute partout pour l'armée, surtout pour les unités de drones, y compris dans les universités les plus prestigieuses de la capitale. Certains, et ils sont très rares, ont refusé de participer au conflit, d'autres ont fini devant la justice pour le critiquer. Leurs voix sont rares et ils savent les risques de plus en plus élevés. C'est un message vocal qui arrive de l'intérieur d'une caserne quelque part dans l'ouest de la Russie (ndlr : pour des raisons évidentes de sécurité, RFI ne donne pas son identité) : « J'ai refusé de partir à l'opération spéciale, car pour moi, un soldat, c'est quelqu'un qui protège. Il n'y a rien d'autre à ajouter ». Rien de plus à dire, parce qu'Igor, qui envoie ces mots au compte-gouttes, a déjà osé l'impensable pour beaucoup de Russes. Il a 25 ans, il vient d'une ville du nord du pays où il ne trouvait pas de travail, dit-il. Alors avant la guerre, il a signé un contrat pour l'armée. Sans imaginer que quelques mois plus tard, son président déciderait d'envoyer ses soldats en Ukraine. « Je n'ai aucun ami participant à l'opération spéciale, je ne communique pas avec ceux qui sont devenus des combattants », dit Igor dans un autre message. « Je n'ai jamais gardé aucun contact, parce que nous n'étions pas d'accord sur ce point. Eux ont décidé qu'il était plus facile de partir, alors que moi, je suis resté et je me bats pour ne pas y aller » Igor est allé jusqu'à saisir les tribunaux militaires et demander la reconnaissance officielle de la fin de son contrat expiré depuis longtemps. Il se dit soutenu par sa famille et ses amis. Reste que les proches de ceux, très rares, qui ont refusé la mobilisation en 2022 et sont en prison sont paralysés par la peur et refusent de s'exprimer.  Peine de prison de 10 ans pour désertion La justice, elle, exécute sans fléchir les lois et les peines associées, comme 10 ans de prison pour désertion ou refus de se soumettre à la mobilisation partielle, et les procès pour discrédit de l'armée continuent à se tenir. C'est ce qui est arrivé à Vassili Bolchakov, rencontré par RFI en février 2024 lors de l'ouverture de son procès dans la ville de Kassimov, à près de 400 kilomètres au sud-est de Moscou. Ce qui a déclenché les poursuites, c'est une plaisanterie sous forme de dialogue imaginaire entre Vladimir Poutine et son ministre de la Défense d'alors, Sergueï Choïgou. Mettre en cause la tête de l'État et la conduite des opérations militaires est une ligne rouge absolue en Russie. Les enquêteurs ont ensuite cherché et évidemment trouvé d'autres commentaires sur les réseaux sociaux, et d'autres lignes rouges franchies par Vassili Bolchakov. Il a été jugé coupable de tous les chefs d'accusation et condamné à une amende de 250 000 roubles (environ 3 000 euros au cours actuel). Aujourd'hui, ce trentenaire père de quatre enfants a déménagé dans la ville voisine de Riazan, pour motif professionnel, dit-il. Assis dans un café, dans un mélange de russe et d'anglais, il estime avoir eu énormément de chance d'avoir écopé juste d'une amende. Il ne répétera en aucun cas les mots qui lui ont été reprochés par la justice, il pèse désormais beaucoup plus ses propos, mais il n'est clairement pas rentré dans le rang. Pour lui : « Les gens qui m'ont fait tout ça l'ont fait en toute conscience, et ils devront vivre avec ça. Chacun devra y faire face un jour ou l'autre. Mais je n'essaierais même pas de dire quand et de quelle manière les choses pourraient changer. Parce que tout peut encore devenir pire ». Au début du mois de mai, la Cour suprême a rendu publiques ces statistiques : en deux ans, les condamnations pour trahison ont augmenté de 460 %. La plupart des avocats spécialisés estiment que ce chiffre atteint en réalité… le double. À lire aussiRussie: le rapprochement à grands pas de l'éducation et de la défense

K6FM Podcasts
« Il faut que chacun puisse faire ses 24 Heures de Beaune » : entretien avec les organisateurs

K6FM Podcasts

Play Episode Listen Later May 27, 2026 17:22


Créée en 1987 avec l'équipe du centre social du quartier Saint-Jacques, les 24 Heures de Beaune connaissent un succès phénoménal.Ce vendredi 29 et samedi 30 mai, des vélos sous toutes leurs formes vont s'affronter dans une course folle : 500 tours d'un circuit de 1,145 km.Devenu un véritable rassemblement populaire au fil des années, de nombreuses animations seront proposées sur place, ainsi que des espaces de restauration et des DJ.Et surtout, le Kombi K6 sera présent tout au long de l'événement avec de nombreux cadeaux à gagner. À noter : la présence du groupe Générations Céline, qui donnera un showcase gratuit organisé par K6fm.Dans cet entretien, Vincent Leguay et Philippe Dupont reviennent sur les origines de ce beau projet, la 38e édition et les évolutions à venir dans les prochaines années.Légende photo (de gauche à droite) : Vincent Leguay et Philippe Dupont (organisateurs des 24 Heures de Beaune).

Reportage international
Être Russe et critique du conflit en Ukraine

Reportage international

Play Episode Listen Later May 27, 2026 2:52


Les bombardements russes en Ukraine, et singulièrement sur Kiev ces derniers jours, battent des records d'intensité. Les frappes ukrainiennes, elles, deviennent de plus en plus profondes dans le territoire russe, sans perspective d'arrêt des combats. La Russie, elle, recrute partout pour l'armée, surtout pour les unités de drones, y compris dans les universités les plus prestigieuses de la capitale. Certains, et ils sont très rares, ont refusé de participer au conflit, d'autres ont fini devant la justice pour le critiquer. Leurs voix sont rares et ils savent les risques de plus en plus élevés. C'est un message vocal qui arrive de l'intérieur d'une caserne quelque part dans l'ouest de la Russie (ndlr : pour des raisons évidentes de sécurité, RFI ne donne pas son identité) : « J'ai refusé de partir à l'opération spéciale, car pour moi, un soldat, c'est quelqu'un qui protège. Il n'y a rien d'autre à ajouter ». Rien de plus à dire, parce qu'Igor, qui envoie ces mots au compte-gouttes, a déjà osé l'impensable pour beaucoup de Russes. Il a 25 ans, il vient d'une ville du nord du pays où il ne trouvait pas de travail, dit-il. Alors avant la guerre, il a signé un contrat pour l'armée. Sans imaginer que quelques mois plus tard, son président déciderait d'envoyer ses soldats en Ukraine. « Je n'ai aucun ami participant à l'opération spéciale, je ne communique pas avec ceux qui sont devenus des combattants », dit Igor dans un autre message. « Je n'ai jamais gardé aucun contact, parce que nous n'étions pas d'accord sur ce point. Eux ont décidé qu'il était plus facile de partir, alors que moi, je suis resté et je me bats pour ne pas y aller » Igor est allé jusqu'à saisir les tribunaux militaires et demander la reconnaissance officielle de la fin de son contrat expiré depuis longtemps. Il se dit soutenu par sa famille et ses amis. Reste que les proches de ceux, très rares, qui ont refusé la mobilisation en 2022 et sont en prison sont paralysés par la peur et refusent de s'exprimer.  Peine de prison de 10 ans pour désertion La justice, elle, exécute sans fléchir les lois et les peines associées, comme 10 ans de prison pour désertion ou refus de se soumettre à la mobilisation partielle, et les procès pour discrédit de l'armée continuent à se tenir. C'est ce qui est arrivé à Vassili Bolchakov, rencontré par RFI en février 2024 lors de l'ouverture de son procès dans la ville de Kassimov, à près de 400 kilomètres au sud-est de Moscou. Ce qui a déclenché les poursuites, c'est une plaisanterie sous forme de dialogue imaginaire entre Vladimir Poutine et son ministre de la Défense d'alors, Sergueï Choïgou. Mettre en cause la tête de l'État et la conduite des opérations militaires est une ligne rouge absolue en Russie. Les enquêteurs ont ensuite cherché et évidemment trouvé d'autres commentaires sur les réseaux sociaux, et d'autres lignes rouges franchies par Vassili Bolchakov. Il a été jugé coupable de tous les chefs d'accusation et condamné à une amende de 250 000 roubles (environ 3 000 euros au cours actuel). Aujourd'hui, ce trentenaire père de quatre enfants a déménagé dans la ville voisine de Riazan, pour motif professionnel, dit-il. Assis dans un café, dans un mélange de russe et d'anglais, il estime avoir eu énormément de chance d'avoir écopé juste d'une amende. Il ne répétera en aucun cas les mots qui lui ont été reprochés par la justice, il pèse désormais beaucoup plus ses propos, mais il n'est clairement pas rentré dans le rang. Pour lui : « Les gens qui m'ont fait tout ça l'ont fait en toute conscience, et ils devront vivre avec ça. Chacun devra y faire face un jour ou l'autre. Mais je n'essaierais même pas de dire quand et de quelle manière les choses pourraient changer. Parce que tout peut encore devenir pire ». Au début du mois de mai, la Cour suprême a rendu publiques ces statistiques : en deux ans, les condamnations pour trahison ont augmenté de 460 %. La plupart des avocats spécialisés estiment que ce chiffre atteint en réalité… le double. À lire aussiRussie: le rapprochement à grands pas de l'éducation et de la défense

Les grands entretiens
Roberto Negro, hors des sentiers battus 3 : « Dans le Tricot, chacun a sa couleur, et cela en créé une nouvelle »

Les grands entretiens

Play Episode Listen Later May 26, 2026 24:57


durée : 00:24:57 - par : Thomas Vergracht - Déménager les traditions du jazz avec l'orchestre du Tri Collectif ou réinventer Ligeti avec le saxophoniste Émile Parisien, cela ne fait pas peur à Roberto Negro ! Son style s'affine avec les années, oscillant toujours entre immédiateté jouissive et avant-garde prospective. - réalisation : Marie-Christine Ferdinand, Pierre Willer - invités : Roberto Negro Pianiste, compositeur jazz (1981, Turin) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Cultures monde
Santé mondiale : la tentation du chacun pour soi : Les hôpitaux cibles de guerre

Cultures monde

Play Episode Listen Later May 21, 2026 58:40


durée : 00:58:40 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - En 2025, 1 348 attaques contre des établissements de santé ont été documentées, selon l'OMS. Alors que les infrastructures de santé sont de plus en plus prises pour cibles, les crimes de guerre que ces attaques peuvent constituer restent pourtant largement impunis. - réalisation : Margot Page, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Inès Bouffartigue Sebastia, Pénélope Le Mauguen - invités : Rony Brauman Ancien président de Médecins Sans Frontières, Marion Tertre Chargée de mission partenariats Birmanie au CCFD-Terre Solidaire (Comité catholique contre la faim et pour le développement) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les interviews d'Inter
Esclavage : "Il y a encore du chemin pour que chacun accepte de regarder l'histoire en face", affirme Vincent Hugeux

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later May 21, 2026 7:12


durée : 00:07:12 - Les interviews d'Inter - par : Mathilde Munos - Vincent Hugeux, journaliste, essayiste, enseignant à Sciences Po, auteur de "Les fers et le fouet, une histoire raisonnée de l'esclavage" (éditions Perrin), revient sur l'adoption, il y a 25 ans, de la loi Taubira et la reconnaissance de la traite et l'esclavage comme des crimes contre l'humanité. - invités : Vincent Hugeux Journaliste et spécialiste de l'Afrique Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Cultures monde
Santé mondiale : la tentation du chacun pour soi : Les pays du Sud face à l'exode des soignants

Cultures monde

Play Episode Listen Later May 20, 2026 58:05


durée : 00:58:05 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Selon un récent rapport de l'OCDE, le nombre de médecins diplômés à l'étranger exerçant en Union européenne a fortement augmenté. Venant principalement des pays dits du Sud, ces soignants laissent derrière eux des déserts médicaux, où des ONG enverront à leur tour des praticiens occidentaux. - réalisation : Vivian Lecuivre, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Pénélope Le Mauguen - invités : Virginie Chasles Professeure de géographie à l'université Jean Monnet de St Etienne, membre du laboratoire Environnement, ville, société, Victoire Cottereau Maîtresse de conférence à l'Université de Mayotte, géographe de la santé et des migrations internationales et des mobilités thérapeutiques, rattachée au laboratoire Espaces DEV, Nils Graber Anthropologue de la santé, spécialiste de Cuba et des questions de santé mondiale en lien avec le cancer et les soins primaires, basé à l'université Humboldt de Berlin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Cultures monde
Santé mondiale : la tentation du chacun pour soi : Pénuries : qui contrôle la pharmacie du monde ?

Cultures monde

Play Episode Listen Later May 19, 2026 58:07


durée : 00:58:07 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Les pénuries de médicaments se multiplient en Europe, liées à la hausse de la demande mondiale, à la fragilité des chaînes d'approvisionnement et à la recherche de rentabilité. En dépit des discours européens sur la souveraineté sanitaire, les réponses politiques restent limitées. - réalisation : Margot Page, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Pénélope Le Mauguen - invités : Nathalie Coutinet Economiste de la santé, maîtresse de conférences à l'Université Sorbonne Paris Nord, Clémence Marque Docteure en pharmacie, chercheuse en résilience sanitaire communautaire à Unisanté Lausanne, Yves-Marie Rault Chodankar Géographe, maître de conférences à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Cultures monde
Santé mondiale : la tentation du chacun pour soi : Face aux épidémies, le monde en ordre dispersé

Cultures monde

Play Episode Listen Later May 18, 2026 58:19


durée : 00:58:19 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - La 79ᵉ Assemblée mondiale de la santé s'ouvre ce lundi 18 mai 2026, un an après l'adoption du "traité pandémie". Si les États membres de l'OMS s'étaient mis d'accord sur de grands principes pour protéger le monde face à une nouvelle pandémie, des désaccords persistent sur certains points d'équité. - réalisation : Margot Page, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Inès Bouffartigue Sebastia, Pénélope Le Mauguen - invités : Anne Sénéquier Médecin psychiatre, chercheuse et co-directrice de l'Observatoire de la santé mondiale de l'IRIS, Stéphanie Tchiombiano Politiste, enseignante dans le département de science politique de l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne, spécialiste de la santé mondiale, Auriane Guilbaud Maîtresse de conférence en sciences politiques à l'Université Paris 8, membre junior de l'Institut Universitaire de France Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Estelle Midi
L'exemple du jour – Carine Galli, chroniqueur : "II y a la présomption d'innocence et après c'est la responsabilité de chacun. Une amie à moi a acheté un ticket pour le cirque d'hiver, elle a demandé à se faire rembourser

Estelle Midi

Play Episode Listen Later May 18, 2026 2:17


Avec : Baptiste des Monstiers, grand reporter. Carine Galli, journaliste RMC. Et Jérôme Lavrilleux, propriétaire de gîtes en Dordogne. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

Podcast Torah-Box.com
Chavou'ot : Chacun à sa place !

Podcast Torah-Box.com

Play Episode Listen Later May 17, 2026 18:33


À travers des mots de Chir Hachirim et une histoire amusante, ce cours explique ce qu'est la vraie nature d'un Juif, et montre l'importance d'être soi-même ; de ne pas jouer une comédie, en faisant croire qu'on est ce qu'on n'est pas.

Musiques du monde
#SessionLive Abraham Réunion et Loya & Remanindry #blakazantandroy

Musiques du monde

Play Episode Listen Later May 16, 2026 48:30


Histoire de famille et de créolité entre trois îles : Madagascar, Guadeloupe et France.  Nos premiers invités sont frère et sœurs et sortent leur 2e album Jaden an nou. La musique est un jeu d'enfants, dans la famille Abraham tout du moins : Zacharie l'aîné (contrebasse), Cynthia la cadette (voix) et Clélya la benjamine (piano) s'y sont toujours amusés. Ces dernières années, ils se sont rendus indispensables dans leurs sphères respectives, avec le jazz comme dénominateur commun. Plébiscités en studio, ils se sont aussi imposés sur la scène du jazz français où leurs trajectoires se sont souvent croisées. Si souvent que l'envie de s'associer s'est manifestée. Baptisée Abraham Réunion, la dream team familiale a sorti en 2020 son premier album, au titre éponyme. Une réussite totale qui appelait une suite, qui voit le jour aujourd'hui. Dans Jaden an nou, ils creusent le sillon où germent les graines de leur jardin créole. Le jardin en nous : le titre a été choisi lors d'une discussion dont l'enregistrement constitue l'un des interludes de l'album. L'idée revient au père du trio. Il est guadeloupéen et, pour ses enfants nés en métropole, les Caraïbes constituent un territoire d'expérimentations musicales, mais aussi celui de questionnements identitaires qu'ils labourent de plus en plus profondément. Sur Jaden an nou, ils assument ainsi de dévoiler leurs faiblesses, leurs fractures et leurs inquiétudes devant un monde qui ne tourne pas rond. Chacun avec sa personnalité, chacun avec son jardin : Zacharie gamberge en binant le potager de sa maison de campagne ; Cynthia s'indigne des conséquences de la crise environnementale ; Clélya sonde son jardin intérieur via la méditation et la psychologie. Le jardin d'Abraham Réunion est foisonnant. S'y enchevêtrent le gwoka guadeloupéen, le maloya réunionnais, les tambours brésiliens, le jazz afro-américain autant que celui de Mario Canonge et Alain Jean-Marie, ainsi que les impressionnistes Ravel et Debussy. Cynthia y signe la totalité des paroles, en français et créole grâce aux traductions paternelles, et le trio se partage les compositions. Ils renouvellent leur choix de recourir à plusieurs batteurs pour les accompagner et d'utiliser une quinzaine de percussions (sifflets, konk a lambi, kayamb, sati, agogo, chacha, surdo, tambourins), soulignant ainsi l'importance de la rythmique dans leur musique. Sur Jaden an nou, second album attendu de la fratrie Abraham Réunion, Zacharie, Cynthia et Clélya invitent le grand chanteur réunionnais Danyèl Waro, artisan du maloya rénové sur deux titres : Nailé puis Batarsité, l'un de ses morceaux emblématiques (1987) sur la créolité : « Je ne suis pas Blanc / Non je ne suis pas Noir. » L'album explore différentes rythmiques caribéennes avec pas moins d'une quinzaine de percussions différentes ! Titres interprétés au grand studio « La traversée » Live RFI « Batarsité » (Feat. Danyel Waro), extrait de l'album « Jour de fête » Live RFI Line Up : Cynthia Abraham (voix, percussions mineures), Clélya Abraham (piano), Zacharie Abraham (contrebasse) Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant Camille Roch ► Album Jaden an nou (Jardin en nous) (Aztec Musique, 2026) Site internet | Instagram | YouTube Puis, nous recevons la famille Remanindry et Loya pour le projet Blakaz Antandroy.  Sorti en 2024, Blakaz Antandroy est un album innovant imaginé par Loya en collaboration avec la famille Remanindry : le père Remanindry et ses enfants, Samba, Nindry, Isabelle et Adeline. Issus du peuple Antandroy, une communauté chamanique du sud de Madagascar, ces artistes utilisent chants et instruments traditionnels pour invoquer les esprits « Kukulamp » et soigner les villageois, souvent éloignés de toute médecine moderne. L'origine de ce projet singulier remonte à une commande du Musée du quai Branly – Jacques Chirac, qui sollicite Loya pour concevoir un concert accompagnant une exposition consacrée à Madagascar, à partir de ses archives sonores. C'est dans ce contexte qu'il découvre la musique de Remanindry, dont il tombe immédiatement sous le charme. En 2019, il se rend à Tuléar pour rencontrer le musicien en personne, donnant naissance à une rencontre d'une rare intensité. De cette alchimie émerge l'idée de Blakaz Antandroy, un projet ambitieux mêlant musique chamanique antandroy et univers électronique. Pour créer cet album, Loya s'immerge profondément dans le langage musical des Antandroy, en explorant leurs techniques vocales et instrumentales spécifiques. Parmi celles-ci figurent le lokanga, un violon malgache qui accompagne les chants, le remotsy, une technique vocale rythmique faite de raclements de gorge, ou encore le Poa Keliky, où les sifflements deviennent percussions. Ensemble, les artistes racontent les histoires de leur région, au sud de Tuléar, où les Kukulamp, les esprits, occupent une place essentielle dans la vie quotidienne. De son côté, Loya utilise ses machines électroniques pour transformer ces sonorités traditionnelles en une expérience sonore inédite. Il opère une fusion entre ancien et contemporain, entre spiritualité et technologie, donnant naissance à un univers musical unique. Sébastien Lejeune, alias Loya, est un compositeur dont le travail se situe à la croisée de la musique électronique et des traditions de l'océan Indien. Depuis ses débuts, il interroge les liens entre ces univers, en s'appuyant sur les nouvelles technologies comme outils de création, d'analyse et de transmission. Cette approche implique un long travail d'apprentissage, à la fois numérique et musical, nourri par la pratique d'instruments traditionnels tels que ceux du maloya (rouler, kayanm, sati, tambour malbar), mais aussi la flûte bansuri ou le takamba réunionnais. Sa démarche transculturelle repose sur le dialogue entre instruments traditionnels et dispositifs numériques. Son processus de création a évolué au fil du temps et se structure aujourd'hui en plusieurs étapes : une phase d'analyse des dimensions rituelles et spirituelles, suivie d'un passage de l'oralité à l'écriture en M.A.O., jusqu'à la production finale. En concentrant ses recherches sur les musiques de l'océan Indien, il développe une réflexion au long cours, nourrie par ses créations, qui lui permettent d'en expliciter les enjeux et les significations. Le maloya, avec ses rituels et cérémonies, constitue son premier terrain d'étude, notamment à travers ses rencontres avec les artistes Alex Sautron et Stéphane Grondin. Ces recherches l'amènent à développer un processus de composition intégrant des algorithmes (Perlin noise, probabilités), afin de créer des œuvres en perpétuel mouvement, à l'image des kabars où les musiques se construisent dans l'improvisation autour de thèmes traditionnels. Par la suite, sa rencontre avec Menwar lui permet d'affiner ses outils de composition au contact du séga traditionnel. En 2016, il découvre la musique carnatique aux côtés de Balakumar, plongeant dans les racines tamoules de La Réunion. Il analyse cette musique spirituelle et complexe, jouée dans les temples, et compose à partir du konakol, système de transcription orale des rythmes propre à cette tradition. Titres interprétés au grand studio « Lomalilaty » Live RFI « Blakaz Antandroy », extrait album « Be Sadia » Live RFI  Line Up : Remanindry (chant, lokanga), Nindry Remanindry (chant, lokanga), Samba Remanindry (chant, percussions) et Sébastien « Loya » Lejeune (machines) Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor ► Album Blakaz Antandroy (L'z Records, 2024) Facebook | Instagram | Bandcamp

Musiques du monde
#SessionLive Abraham Réunion et Loya & Remanindry #blakazantandroy

Musiques du monde

Play Episode Listen Later May 16, 2026 48:30


Histoire de famille et de créolité entre trois îles : Madagascar, Guadeloupe et France.  Nos premiers invités sont frère et sœurs et sortent leur 2e album Jaden an nou. La musique est un jeu d'enfants, dans la famille Abraham tout du moins : Zacharie l'aîné (contrebasse), Cynthia la cadette (voix) et Clélya la benjamine (piano) s'y sont toujours amusés. Ces dernières années, ils se sont rendus indispensables dans leurs sphères respectives, avec le jazz comme dénominateur commun. Plébiscités en studio, ils se sont aussi imposés sur la scène du jazz français où leurs trajectoires se sont souvent croisées. Si souvent que l'envie de s'associer s'est manifestée. Baptisée Abraham Réunion, la dream team familiale a sorti en 2020 son premier album, au titre éponyme. Une réussite totale qui appelait une suite, qui voit le jour aujourd'hui. Dans Jaden an nou, ils creusent le sillon où germent les graines de leur jardin créole. Le jardin en nous : le titre a été choisi lors d'une discussion dont l'enregistrement constitue l'un des interludes de l'album. L'idée revient au père du trio. Il est guadeloupéen et, pour ses enfants nés en métropole, les Caraïbes constituent un territoire d'expérimentations musicales, mais aussi celui de questionnements identitaires qu'ils labourent de plus en plus profondément. Sur Jaden an nou, ils assument ainsi de dévoiler leurs faiblesses, leurs fractures et leurs inquiétudes devant un monde qui ne tourne pas rond. Chacun avec sa personnalité, chacun avec son jardin : Zacharie gamberge en binant le potager de sa maison de campagne ; Cynthia s'indigne des conséquences de la crise environnementale ; Clélya sonde son jardin intérieur via la méditation et la psychologie. Le jardin d'Abraham Réunion est foisonnant. S'y enchevêtrent le gwoka guadeloupéen, le maloya réunionnais, les tambours brésiliens, le jazz afro-américain autant que celui de Mario Canonge et Alain Jean-Marie, ainsi que les impressionnistes Ravel et Debussy. Cynthia y signe la totalité des paroles, en français et créole grâce aux traductions paternelles, et le trio se partage les compositions. Ils renouvellent leur choix de recourir à plusieurs batteurs pour les accompagner et d'utiliser une quinzaine de percussions (sifflets, konk a lambi, kayamb, sati, agogo, chacha, surdo, tambourins), soulignant ainsi l'importance de la rythmique dans leur musique. Sur Jaden an nou, second album attendu de la fratrie Abraham Réunion, Zacharie, Cynthia et Clélya invitent le grand chanteur réunionnais Danyèl Waro, artisan du maloya rénové sur deux titres : Nailé puis Batarsité, l'un de ses morceaux emblématiques (1987) sur la créolité : « Je ne suis pas Blanc / Non je ne suis pas Noir. » L'album explore différentes rythmiques caribéennes avec pas moins d'une quinzaine de percussions différentes ! Titres interprétés au grand studio « La traversée » Live RFI « Batarsité » (Feat. Danyel Waro), extrait de l'album « Jour de fête » Live RFI Line Up : Cynthia Abraham (voix, percussions mineures), Clélya Abraham (piano), Zacharie Abraham (contrebasse) Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant Camille Roch ► Album Jaden an nou (Jardin en nous) (Aztec Musique, 2026) Site internet | Instagram | YouTube Puis, nous recevons la famille Remanindry et Loya pour le projet Blakaz Antandroy.  Sorti en 2024, Blakaz Antandroy est un album innovant imaginé par Loya en collaboration avec la famille Remanindry : le père Remanindry et ses enfants, Samba, Nindry, Isabelle et Adeline. Issus du peuple Antandroy, une communauté chamanique du sud de Madagascar, ces artistes utilisent chants et instruments traditionnels pour invoquer les esprits « Kukulamp » et soigner les villageois, souvent éloignés de toute médecine moderne. L'origine de ce projet singulier remonte à une commande du Musée du quai Branly – Jacques Chirac, qui sollicite Loya pour concevoir un concert accompagnant une exposition consacrée à Madagascar, à partir de ses archives sonores. C'est dans ce contexte qu'il découvre la musique de Remanindry, dont il tombe immédiatement sous le charme. En 2019, il se rend à Tuléar pour rencontrer le musicien en personne, donnant naissance à une rencontre d'une rare intensité. De cette alchimie émerge l'idée de Blakaz Antandroy, un projet ambitieux mêlant musique chamanique antandroy et univers électronique. Pour créer cet album, Loya s'immerge profondément dans le langage musical des Antandroy, en explorant leurs techniques vocales et instrumentales spécifiques. Parmi celles-ci figurent le lokanga, un violon malgache qui accompagne les chants, le remotsy, une technique vocale rythmique faite de raclements de gorge, ou encore le Poa Keliky, où les sifflements deviennent percussions. Ensemble, les artistes racontent les histoires de leur région, au sud de Tuléar, où les Kukulamp, les esprits, occupent une place essentielle dans la vie quotidienne. De son côté, Loya utilise ses machines électroniques pour transformer ces sonorités traditionnelles en une expérience sonore inédite. Il opère une fusion entre ancien et contemporain, entre spiritualité et technologie, donnant naissance à un univers musical unique. Sébastien Lejeune, alias Loya, est un compositeur dont le travail se situe à la croisée de la musique électronique et des traditions de l'océan Indien. Depuis ses débuts, il interroge les liens entre ces univers, en s'appuyant sur les nouvelles technologies comme outils de création, d'analyse et de transmission. Cette approche implique un long travail d'apprentissage, à la fois numérique et musical, nourri par la pratique d'instruments traditionnels tels que ceux du maloya (rouler, kayanm, sati, tambour malbar), mais aussi la flûte bansuri ou le takamba réunionnais. Sa démarche transculturelle repose sur le dialogue entre instruments traditionnels et dispositifs numériques. Son processus de création a évolué au fil du temps et se structure aujourd'hui en plusieurs étapes : une phase d'analyse des dimensions rituelles et spirituelles, suivie d'un passage de l'oralité à l'écriture en M.A.O., jusqu'à la production finale. En concentrant ses recherches sur les musiques de l'océan Indien, il développe une réflexion au long cours, nourrie par ses créations, qui lui permettent d'en expliciter les enjeux et les significations. Le maloya, avec ses rituels et cérémonies, constitue son premier terrain d'étude, notamment à travers ses rencontres avec les artistes Alex Sautron et Stéphane Grondin. Ces recherches l'amènent à développer un processus de composition intégrant des algorithmes (Perlin noise, probabilités), afin de créer des œuvres en perpétuel mouvement, à l'image des kabars où les musiques se construisent dans l'improvisation autour de thèmes traditionnels. Par la suite, sa rencontre avec Menwar lui permet d'affiner ses outils de composition au contact du séga traditionnel. En 2016, il découvre la musique carnatique aux côtés de Balakumar, plongeant dans les racines tamoules de La Réunion. Il analyse cette musique spirituelle et complexe, jouée dans les temples, et compose à partir du konakol, système de transcription orale des rythmes propre à cette tradition. Titres interprétés au grand studio « Lomalilaty » Live RFI « Blakaz Antandroy », extrait album « Be Sadia » Live RFI  Line Up : Remanindry (chant, lokanga), Nindry Remanindry (chant, lokanga), Samba Remanindry (chant, percussions) et Sébastien « Loya » Lejeune (machines) Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor ► Album Blakaz Antandroy (L'z Records, 2024) Facebook | Instagram | Bandcamp

Les podcasts de l'ISP
La sécurité privée en France

Les podcasts de l'ISP

Play Episode Listen Later May 13, 2026 32:27


Aujourd'hui, on aborde un sujet qui est à la fois très concret et finalement assez peu visible dans le débat public : la sécurité privée. C'est un univers professionnel que l'on croise tous les jours, dans les gares, les aéroports, les centres commerciaux, les événements, mais dont on perçoit mal les contours, les règles et les enjeux. On a parfois l'impression qu'il s'agit simplement de « vigiles », mais en réalité, on est face à un secteur structuré, encadré juridiquement, et qui semble prendre une place de plus en plus importante dans la sécurité globale. Et c'est justement ce qui rend ce sujet particulièrement intéressant pour vous qui préparez les concours de la police ou de la gendarmerie. Car aujourd'hui, la sécurité ne repose plus uniquement sur les forces de l'État. On parle de plus en plus du continuum de sécurité. Derrière cette expression, il y a une idée simple : la sécurité de la société repose sur une coopération entre plusieurs acteurs complémentaires. Police nationale, gendarmerie, polices municipales — sujet qu'on a d'ailleurs abordé dans un précédent épisode que je vous invite à écouter — mais aussi services de renseignement, autorités publiques… et bien sûr, les acteurs de la sécurité privée. Chacun a un rôle, des compétences spécifiques, et l'enjeu, c'est de mieux les articuler pour répondre aux menaces actuelles. Ce modèle a d'ailleurs été renforcé par la loi du 25 mai 2021 sur la sécurité globale, qui vise justement à organiser cette coopération tout en maintenant le rôle central de l'État. Dans ce cadre, la sécurité privée n'est plus un acteur périphérique : elle devient un maillon à part entière de la chaîne de sécurité. Pour évoquer ce sujet, je reçois Antoine Neufman.

7 milliards de voisins
L'addition s'il vous plaît ! Dans le quotidien des garçons de café

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later May 11, 2026 48:30


Le métier est a priori connu de tous. Chacun ayant mis les pieds dans un restaurant, un bar ou un café, a eu à faire à une ou un serveur. Il s'agit dans les grandes lignes d'amener un plateau d'un point A à un point B, de la cuisine à la table, sans rien faire tomber. Un petit boulot faute de mieux, qui demande peu de savoir-faire.  Dans l'imaginaire collectif, les représentations associées au service sont, en effet peu élogieuses. Au-delà de porter des verres et des assiettes, il faut savoir accueillir les clients, prendre leurs commandes, les communiquer au bar ou à la cuisine, dresser et redresser des tables, rester debout, marcher voire courir pendant des heures, répondre aux demandes des clients mais rester invisible pour ne pas les déranger, en respectant l'organisation de l'établissement, le tout avec le sourire et parfois sans pourboire à la clé.   On oublie facilement la difficulté du métier quand on est assis tranquillement à sa table. De leur côté, les serveurs voient tout ou presque de ce qui se passe dans le restaurant, un pas en cuisine, l'autre dans la salle.   Alors qu'on se rend au restaurant pour célébrer, séduire ou faire affaire, ils sont aux premières loges et prennent le pouls de nos sociétés.   Pourquoi le métier de serveur est-il finalement si méconnu ? Que se passe-t-il réellement dans les allées d'un restaurant ? Finit-on toujours par quitter la restaurant ?   Avec : • Raphaël Tillet, journaliste de formation, ancien serveur. Auteur de L'addition, s'il vous plaît ! (Robert Laffont, 2026) • Vivian Song, journaliste indépendante originaire du Canada, installée à Paris. Son article « Le café parisien, chef-d'œuvre en péril ? » paru dans le New York Times est disponible en français sur le site de Courrier international. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'université Paris-Cité sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson. Dans ce 7ème épisode, Narimene, étudiante algérienne à Paris Cité nous parle de la mixité homme-femme et Cécile Lazartigues-Chartier lui répond.   Programmation musicale :  ► Borumba song - Balu  ► Wake Up - Young Franco, Master Peace.

7 milliards de voisins
L'addition s'il vous plaît ! Dans le quotidien des garçons de café

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later May 11, 2026 48:30


Le métier est a priori connu de tous. Chacun ayant mis les pieds dans un restaurant, un bar ou un café, a eu à faire à une ou un serveur. Il s'agit dans les grandes lignes d'amener un plateau d'un point A à un point B, de la cuisine à la table, sans rien faire tomber. Un petit boulot faute de mieux, qui demande peu de savoir-faire.  Dans l'imaginaire collectif, les représentations associées au service sont, en effet peu élogieuses. Au-delà de porter des verres et des assiettes, il faut savoir accueillir les clients, prendre leurs commandes, les communiquer au bar ou à la cuisine, dresser et redresser des tables, rester debout, marcher voire courir pendant des heures, répondre aux demandes des clients mais rester invisible pour ne pas les déranger, en respectant l'organisation de l'établissement, le tout avec le sourire et parfois sans pourboire à la clé.   On oublie facilement la difficulté du métier quand on est assis tranquillement à sa table. De leur côté, les serveurs voient tout ou presque de ce qui se passe dans le restaurant, un pas en cuisine, l'autre dans la salle.   Alors qu'on se rend au restaurant pour célébrer, séduire ou faire affaire, ils sont aux premières loges et prennent le pouls de nos sociétés.   Pourquoi le métier de serveur est-il finalement si méconnu ? Que se passe-t-il réellement dans les allées d'un restaurant ? Finit-on toujours par quitter la restaurant ?   Avec : • Raphaël Tillet, journaliste de formation, ancien serveur. Auteur de L'addition, s'il vous plaît ! (Robert Laffont, 2026) • Vivian Song, journaliste indépendante originaire du Canada, installée à Paris. Son article « Le café parisien, chef-d'œuvre en péril ? » paru dans le New York Times est disponible en français sur le site de Courrier international. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'université Paris-Cité sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson. Dans ce 7ème épisode, Narimene, étudiante algérienne à Paris Cité nous parle de la mixité homme-femme et Cécile Lazartigues-Chartier lui répond.   Programmation musicale :  ► Borumba song - Balu  ► Wake Up - Young Franco, Master Peace.

Maintenant, vous savez
Qu'est-ce que la théorie de l'attachement ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later May 4, 2026 4:43


Selon le psychiatre et psychanalyste britannique John Bowlby, la manière dont nous construisons et gérons nos relations peut être théorisée. C'est ce que l'on appelle la théorie de l'attachement. Chacun d'entre nous porte en lui une expérience unique des liens sociaux, influencée par notre enfance, nos relations précédentes et notre personnalité. Avec la théorie de l'attachement, John Bowlby décrit plusieurs profils types. Qu'est-ce que la théorie de l'attachement ? Quels sont les différents types d'attachement ? Et sur quoi se base-t-elle ? Ecoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Maële Diallo. Première diffusion : septembre 2023 A écouter aussi : Quels sont les 4 types d'attachement dans les relations ? Qu'est-ce que le trauma bonding, ce phénomène d'attachement pervers ? L'IA a-t-elle vraiment bouleversé nos relations humaines ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Reportage Afrique
«Il n'est jamais revenu»: en Centrafrique, terreur au lycée de Boali après la mort de plusieurs élèves [2/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 4, 2026 2:26


Dans la ville de Boali, à 95 kilomètres au nord de la capitale centrafricaine, les élèves du lycée sont confrontés, depuis le début de l'année, à un phénomène aussi troublant qu'inexpliqué : des décès mystérieux et répétés au sein de leur établissement. Depuis janvier 2026, une dizaine d'élèves auraient perdu la vie dans des circonstances encore difficiles à élucider. Dans la ville, de nombreux habitants évoquent des causes mystiques, tandis que la justice, faute de preuves, refuse pour l'instant de valider cette hypothèse. À l'approche des examens de fin d'année, l'inquiétude grandit : certains parents préfèrent garder leurs enfants à la maison, dans l'attente de réponses concrètes. De notre correspondant à Bangui, Dans la cour du lycée moderne de Boali, en Centrafrique, les élèves se promènent par petits groupes. Les visages sont fermés. Chacun observe autour de lui avec une inquiétude palpable, comme si le danger pouvait surgir à tout instant. Sac au dos, Nelson Tende et ses camarades de sixième tentent de contenir la peur qui les envahit : « On a peur... On se demande s'il y a de mauvais esprits dans cet établissement. Chaque fois qu'un camarade tombe malade, on pense que c'est la fin pour lui. L'école, qui devrait être un lieu d'apprentissage, devient un endroit où l'on lutte pour survivre. » Dans cet établissement public, les élèves restent sur leurs gardes. Certains envisagent même des manifestations, voire un boycott des cours si la situation perdure. Depuis le début de l'année, selon Euphrasie Ngoumba, membre de l'association des parents d'élèves, 15 élèves ont déjà perdu la vie : « D'après nos observations, les victimes présentent toujours les mêmes symptômes : agitation, troubles mentaux, maux de tête, perte de connaissance, puis parfois la mort. Un enfant peut être en parfaite santé, quelques heures auparavant, puis s'effondrer brutalement. Nous envoyons nos enfants à l'école pour construire leur avenir, et non pour mourir. » « L'avenir de mes enfants est menacé » Ce matin-là, Jacob Panzé se rend au champ, accompagné de sa femme et de leur chien. Depuis la mort de son fils, élève en classe de troisième, survenue en février , le deuil ne l'a jamais quitté : « J'ai élevé mon enfant dans la difficulté. J'ai traversé tant d'épreuves pour lui offrir une éducation. Il rêvait de devenir médecin. Ce matin-là, il est parti à l'école en parfaite santé... et il n'est jamais revenu vivant. Je suis convaincu que les élèves sont ensorcelés. » Malgré ces soupçons, aucun suspect n'a été interpellé à ce jour, faute de preuves tangibles. Une absence de réponses qui renforce l'angoisse des familles : « L'avenir de mes enfants est menacé. Je ne peux pas prendre le risque d'en perdre encore un. La vérité doit être établie avant que je ne les laisse retourner à l'école. L'école ne doit pas être un lieu dangereux. Les autorités doivent agir pour garantir leur sécurité. » Entre hypothèses médicales et croyances populaires, la vérité peine à émerger. À l'hôpital de la ville, le personnel appelle au calme : aucune épidémie n'a été détectée ces derniers mois. De leur côté, les autorités locales poursuivent les investigations pour tenter de comprendre ce phénomène. Au lycée de Boali, les responsables multiplient les actions de sensibilisation pour rassurer les parents et encourager le retour des élèves en classe.

Reportage International
En Cisjordanie, les enfants palestiniens de plus en plus victimes de la violence israélienne

Reportage International

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 2:45


Depuis le 7-Octobre, l'ONU a recensé 231 enfants palestiniens de Cisjordanie tués par des soldats ou des colons israéliens. Les conventions internationales prévoient leur protection. Et pourtant, ils sont de plus en plus exposés à la violence israélienne sur ce territoire palestinien. De notre envoyé spécial à Al-Mughayyir, en Cisjordanie, et avec Maral Quttieneh, Devant une des entrées de l'école d'Al-Mughayyir, une tâche marque le bitume. C'est là qu'Aws Al-Naasan a été tué le 21 avril dernier quand trois colons israéliens ont attaqué le village et ouvert le feu sur l'école. Il avait 14 ans.  Sa mère vit aux États-Unis. Il lui a fallu plusieurs jours de voyage pour arriver. Elle se rend pour la première fois là où son fils a perdu la vie et s'effondre. Hussein, lui, était avec Aws, son meilleur ami, quand il a été touché. « Le jour des tirs, j'ai été pris de stupéfaction. Il y avait une foule immense et les colons tiraient au hasard sur nous, les habitants et les élèves. J'ai eu peur et je suis parti en courant, témoigne-t-il. Des gens l'ont ramené. J'ai vu que la blessure se trouvait au niveau de la tête : la balle était entrée par derrière et était ressortie par devant. C'était horrible à voir. Je n'ai pas pu le supporter. Je suis resté là, abasourdi. » Hussein porte désormais autour du cou un médaillon en bois avec la photo d'Aws. « Il était comme mon frère. Nous étions toujours ensemble, confie Hussein. Il était toujours affectueux. S'il y avait des tensions avec quelqu'un, il tentait de les apaiser. Je ne connais personne d'aussi bien. » Il y a trois mois, un autre adolescent d'Al-Mughayyir a été tué par l'armée israélienne, à l'intérieur du village, après la prière du vendredi. Ce fut déjà un choc pour la communauté, et notamment pour Aws Al-Naasan, se souvient sa tante : « C'était un ami proche de Mohamed. Et il a dit : "Si Dieu le veut, moi aussi je vais mourir comme lui". » La famille Al-Naasan est marquée par le deuil : un autre habitant du village a été tué dans cette attaque. C'était un oncle d'Aws. Son père, lui, avait été tué en 2019, par des colons déjà. La grand-mère, qui élevait les enfants, vivait donc avec la peur au ventre. « J'avais toujours peur pour lui, où qu'il aille, témoigne-t-elle. Au coucher du soleil, il se rendait au centre du village. Je lui disais de faire attention, qu'il y avait des soldats. Il répétait : "Ne t'inquiète pas pour moi." Mais je l'attendais ici jusqu'à son retour. S'il était dehors, je n'étais pas tranquille. » À lire aussiLes prisonniers palestiniens en Israël subissent de mauvais traitement, pointe une ONG israélienne « Je ne peux plus sortir du village comme avant » Selon les habitants, l'armée israélienne entre quotidiennement dans le village. Et les environs d'Al-Mughayyir sont encore plus dangereux. Youssef a 15 ans. Il est un cousin d'Aws Al-Naasan. « Je ne peux plus sortir du village comme avant », dénonce-t-il. Depuis le 7 octobre 2023, la violence israélienne contre les communautés palestiniennes de Cisjordanie a augmenté. Des communautés bédouines ont été chassées de force par des colons. Des écoles détruites. Les opérations militaires se multiplient. Au point que depuis deux ans, les écoles ont dû mettre en place un plan en cas d'attaque. Bassam Abu Asaf est le directeur de l'école d'Al-Mughayyir. « Les élèves ont bien sûr été formés à la procédure d'évacuation cette année, peut-être deux fois ou plus, explique-t-il. Nous devons respecter ce plan d'urgence. De plus, chacun dans l'équipe de l'école a été chargé d'un point de ce plan. Chacun a ses propres responsabilités et ses propres missions. »  Le récit de l'armée israélienne diffère de celui des habitants. Elle évoque une confrontation entre Israéliens et Palestiniens, précise avoir ouvert une enquête. Mais le suspect des tirs, un soldat réserviste, n'a pas été arrêté. Selon une étude du quotidien britannique Guardian, aucun Israélien n'a été jugé pour le meurtre de civils palestiniens en Cisjordanie depuis 2020. À lire aussiCisjordanie occupée: l'accès à l'eau des Palestiniens de plus en plus ciblé par des colons israéliens

Les Grandes Gueules
La réclamation du jour - Joëlle Dago-Serry: "Le gouvernement ne montre pas l'exemple ! Chacun doit faire des efforts" - 27/04

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 2:24


Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, et Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.

EX...
Chacun écrit sa propre histoire

EX...

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 45:41


La société a écrit notre trajectoire type. Surtout quand on est une femme. Il faut se marier, avoir des enfants, une maison et performer au travail.Eve n'a pas manqué de se projeter dans ces schéma là, jusqu'au moment où la vie lui a fait comprendre que le bonheur résidait parfois dans les exceptions !Clémentine De La Grange a réalisé cet épisode, Stéphane Bidart l'a monté et mis en musique.

EX...
TEASER, vendredi dans EX… "Chacun écrit sa propre histoire"

EX...

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 1:41


TEASER, vendredi dans EX… "Chacun écrit sa propre histoire"

Invité Afrique
Gilles Yabi: «Il faut que l'Afrique regarde la dynamique des rapports de force internationaux»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 5:10


Le 10ᵉ Forum International de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique débute ce lundi pour deux jours dans la capitale sénégalaise. L'occasion pour des chercheurs, des décideurs politiques, des journalistes, d'échanger sur les enjeux régionaux. Il sera beaucoup question de souveraineté : économique, militaire, numérique. Parmi les intervenants, notre invité Afrique ce matin, Gilles Yabi, fondateur et directeur exécutif du centre de réflexion citoyen Wathi. Il répond aux questions de François Mazet RFI : Gilles Yabi, le terme de souveraineté revient dans les titres des différents ateliers de ce forum de Dakar. Est-ce parce que la souveraineté des pays africains est particulièrement menacée à l'heure actuelle ?   Gilles Yabi : Je crois que, indépendamment des crises actuelles au niveau mondial, la souveraineté des pays africains a toujours été menacée. Les pays africains furent des colonies, notamment d'empires européens, et cela veut dire une dépossession de leur destinée. Et donc on a encore affaire à des États qui sont jeunes dans leurs frontières. Ce qui veut dire que la demande d'espace de souveraineté, même si généralement elle est formulée comme étant une demande absolue de souveraineté, elle est légitime de ce point de vue-là. Je pense que c'est un cheminement historique tout à fait naturel qui est aussi lié au changement générationnel dans les pays africains. Après, effectivement, il est renforcé par les différentes crises, la guerre en Iran, mais avant cela, la guerre de la Russie contre l'Ukraine. On avait déjà beaucoup parlé de la menace, notamment sur le plan économique. Mais aussi, il ne faut pas oublier la pandémie de la Covid-19, qui avait déjà amené au premier plan la question de la souveraineté en Afrique, et pas seulement en Afrique, puisque la question se posait un peu partout à ce moment-là.   Nous sommes dans une époque néo impériale, est-ce que les Africains ont le sentiment d'être particulièrement ciblés par les nouveaux appétits des grandes puissances ?   Oui, je crois qu'il y a ce sentiment-là, en tout cas lorsqu'on entend les discours sur le continent, y compris au niveau de ce qu'on peut appeler les élites intellectuelles du continent, il y a souvent ce sentiment. Alors, moi, je ne suis pas totalement convaincu que l'Afrique soit spécifiquement ciblée. Elle est ciblée parce qu'évidemment elle a des ressources naturelles. Elle n'est pas la seule à avoir des ressources naturelles, des ressources critiques. D'ailleurs, pour un certain nombre de pays, en particulier, tout ce qui est essentiel pour la transition énergétique, etc. Et, d'une certaine manière, il faut que les pays africains fassent un peu comme les grandes, les moyennes et les petites puissances qui ont cette capacité à identifier à nouveau leurs intérêts, leurs besoins, pas seulement à court terme, mais aussi à moyen et à long terme, à avoir une véritable stratégie.   Il y a une concurrence entre grandes puissances pour l'accès aux ressources africaines. Chacun met en avant ses forces. Mais est-ce qu'on peut dire que les pays africains choisissent une forme de multi alignement ?   Je crois que, pour la majorité des pays africains, oui, on est plutôt dans une tentative de multi alignement pour ne pas être dans une opposition frontale à une grande puissance. Les pays africains comprennent bien qu'ils peuvent aussi jouer justement des rivalités entre les grandes et les moyennes puissances. Il faut qu'en Afrique, on regarde aussi la dynamique des rapports de force internationaux et qu'on regarde la montée de l'Inde, des pays comme la Turquie. Sans doute, pour moi, le pays qui a fait le plus d'avancées dans sa présence sur le continent, dans son influence économique, mais aussi d'ailleurs militaire sur le continent au cours des dix ou quinze dernières années. Donc il ne faut pas regarder seulement les très grandes puissances, il faut regarder tout le monde. Tout ça est d'une très grande complexité. Et au fond, je pense que cela amène surtout la question essentielle d'avoir plus d'anticipation, de centres de recherche intégrés à certaines organisations régionales africaines. Ce sont des questions qui sont extrêmement complexes et qui demandent à ce qu'on ait un suivi permanent.   Sur les questions de sécurité qui sont au cœur des échanges à ce Forum de Dakar, c'est la 10ᵉ édition. Au fil des années, vous avez pu constater que la situation sous-régionale se dégrade ?  Au Sahel, on a quatre pays constamment parmi les dix les plus touchés par le terrorisme dans le monde depuis plusieurs années : vous avez le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Nigéria. Mais on a aussi des pays côtiers comme le Bénin, le Togo qui font leur apparition dans ces classements. Donc on a une extension des zones où nous avons des groupes armés, disons irréguliers, terroristes, mais pas seulement, puisque des milices s'installent aussi. Et cela appelle nécessairement à la poursuite d'une réflexion et d'une action collective.  Concrètement, qu'est-ce qui peut être fait aujourd'hui pour essayer de renverser cette tendance et cette situation assez sombre ?   D'abord, l'endiguement ou les tentatives d'endiguement, on ne peut pas y échapper. Il faut surveiller beaucoup plus attentivement les zones frontalières. C'est déjà le cas dans les pays côtiers qui sont les plus exposés. Mais il ne faut pas que ce soit seulement à nouveau une présence militaire. Il faut que ce soit aussi une présence de l'État dans ses fonctions économiques et sociales, parce que les groupes armés profitent toujours de tensions, de frustrations existantes pour s'implanter. Évidemment, la coopération entre les pays de la région est essentielle. Et là, évidemment, on a une grande difficulté parce qu'il faut que ce soit des deux côtés, notamment du côté des pays sahéliens. L'autre élément qu'il ne faut pas oublier, c'est que la logique des groupes armés a toujours intégré les frontières, et notamment l'économie de la violence et de l'insécurité, puisque l'économie informelle permet des échanges transfrontaliers et que les moyens de la violence viennent aussi de tous ces réseaux de criminalité qui ont toujours connecté l'Afrique de l'Ouest sahélienne à l'Afrique de l'Ouest côtière. Donc, depuis très longtemps, ce qu'on devait éviter, la fragmentation de la région, finalement. Malheureusement, les pays eux-mêmes et leurs dirigeants ont contribué à cette fragmentation. Et aujourd'hui, on fait face à un défi très important qui est celui de la coopération au moins sécuritaire, dans un contexte où les trois pays sahéliens ont quitté la Cédéao.     À lire aussiSénégal: ouverture du Forum de Dakar dans un paysage sécuritaire africain transformé