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Nordic country on the Baltic Sea

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finlande

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Accents d'Europe
En Finlande, construire mieux pour faire baisser la température

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 19:30


Comment faire VRAIMENT baisser la température alors que la canicule revient, on s'intéresse aux vraies bonnes solutions, celles qui permettent de lutter contre le réchauffement climatique. Et dans ce domaine, la Finlande est une vraie source d'inspiration, l'économie circulaire est devenue une priorité nationale, l'idée est de recycler, retraiter les ressources pour plus de durabilité. Dans le secteur du bâtiment qui génère 35% des gaz à effet de serre, construction et usage inclus, l'idée a fait son chemin. Il faut repenser entièrement tout le processus, mais à la clé, les coûts et l'empreinte carbone sont au plus bas. C'est le reportage à Helsinki de Juliette Gheerbrant.   Dans l'audiovisuel public hongrois, la fin de la propagande  Il l'avait annoncé dans des termes très forts lors de sa campagne, le nouveau Premier ministre hongrois Peter Magyar veut réformer l'audiovisuel public qui était devenu une machine à propagande. Le processus est désormais lancé, hier (7 juillet 2026) la radio et la télévision publiques ont cessé d'émettre pendant plusieurs heures. Écran noir avec un seul message « les médias publics n'ont pas le droit de mentir. Nous vous demandons pardon de l'avoir fait pendant des années ». Un directeur intérimaire a été nommé pour lancer toute la transformation des antennes qui ont déjà commencé à changer. Dès le lendemain de l'élection, un vent de liberté a soufflé, c'est ce qu'a constaté notre correspondante Florence Labruyère à Budapest, lors de son reportage réalisé il y a quelques jours.    À lire aussiEn Hongrie, les télé et radio publiques pro-Orban ont cessé d'émettre La tentative autoritaire du gouvernement lituanien Contrôler l'audiovisuel public, avec l'idée de pouvoir l'utiliser comme outil de communication, la tentation est grande chez de nombreux gouvernements. C'est ce qu'a tenté de faire, en Lituanie, le gouvernement de coalition dominé par les sociaux démocrates. Mais la mobilisation populaire a eu raison de ce projet de loi ! À Vilnius Marielle Vitureau.  À écouter aussiEn Lituanie, la crainte d'un virage «illibéral» à la Orban La chronique musique de Vincent Théval   La La Love You  - A ver quién se duerme ahora (Espagne).

Accents d'Europe
En Finlande, construire mieux pour faire baisser la température

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 19:30


Comment faire VRAIMENT baisser la température alors que la canicule revient, on s'intéresse aux vraies bonnes solutions, celles qui permettent de lutter contre le réchauffement climatique. Et dans ce domaine, la Finlande est une vraie source d'inspiration, l'économie circulaire est devenue une priorité nationale, l'idée est de recycler, retraiter les ressources pour plus de durabilité. Dans le secteur du bâtiment qui génère 35% des gaz à effet de serre, construction et usage inclus, l'idée a fait son chemin. Il faut repenser entièrement tout le processus, mais à la clé, les coûts et l'empreinte carbone sont au plus bas. C'est le reportage à Helsinki de Juliette Gheerbrant.   Dans l'audiovisuel public hongrois, la fin de la propagande  Il l'avait annoncé dans des termes très forts lors de sa campagne, le nouveau Premier ministre hongrois Peter Magyar veut réformer l'audiovisuel public qui était devenu une machine à propagande. Le processus est désormais lancé, hier (7 juillet 2026) la radio et la télévision publiques ont cessé d'émettre pendant plusieurs heures. Écran noir avec un seul message « les médias publics n'ont pas le droit de mentir. Nous vous demandons pardon de l'avoir fait pendant des années ». Un directeur intérimaire a été nommé pour lancer toute la transformation des antennes qui ont déjà commencé à changer. Dès le lendemain de l'élection, un vent de liberté a soufflé, c'est ce qu'a constaté notre correspondante Florence Labruyère à Budapest, lors de son reportage réalisé il y a quelques jours.    À lire aussiEn Hongrie, les télé et radio publiques pro-Orban ont cessé d'émettre La tentative autoritaire du gouvernement lituanien Contrôler l'audiovisuel public, avec l'idée de pouvoir l'utiliser comme outil de communication, la tentation est grande chez de nombreux gouvernements. C'est ce qu'a tenté de faire, en Lituanie, le gouvernement de coalition dominé par les sociaux démocrates. Mais la mobilisation populaire a eu raison de ce projet de loi ! À Vilnius Marielle Vitureau.  À écouter aussiEn Lituanie, la crainte d'un virage «illibéral» à la Orban La chronique musique de Vincent Théval   La La Love You  - A ver quién se duerme ahora (Espagne).

AZIMUT
Message aux auditeurs : le bilan de l'année 2025-2026

AZIMUT

Play Episode Listen Later Jul 5, 2026 15:10


Depuis septembre, il s'est passé beaucoup de choses.Beaucoup de choses dans ma vie de maman, dans ma vie d'entrepreneure, dans ma vie de créatrice de contenus, et dans cette zone un peu floue où tout se mélange parfois : les enfants, le travail, les projets, les chiens, l'île d'Yeu, les tableaux, les podcasts, les partenaires, les maths du week-end et les grandes questions d'orientation.Alors, avant de plonger dans mon rythme estival, j'avais envie de vous partager un bilan un peu plus personnel. Pas un bilan parfait, pas un bilan lissé. Un bilan de vraie vie.Cette année, Timothée est entré en seconde.À sa demande, il a intégré une pension à Rouen. Il avait déjà connu l'internat, mais dans un contexte très différent : une année passée en Angleterre, avec une pension qui ressemblait davantage à ce que l'on imagine d'un boarding school britannique. Des terrains de sport sur herbe, plusieurs heures d'activité physique par jour, un cadre très structuré autour du sport.En France, la réalité a été différente. La pension, ici, c'est plutôt foot dans la cour de récréation entre deux études, puis encore un peu de foot après le dîner.Ce n'est pas exactement la même intensité.Alors Timothée s'est adapté à sa façon. Il s'est replié sur la salle de gym. Ce n'était pas ce qu'il avait imaginé, mais il a trouvé un espace qui lui convenait davantage.Sur le plan scolaire, disons les choses simplement : peut mieux faire.Ou, si je choisis la version plus positive : des progrès à poursuivre.Et là encore, je retrouve quelque chose que je vois souvent chez les jeunes que nous évoquons dans AZIMUT : l'orientation ne se construit pas seulement avec des notes, des bulletins et des choix de spécialités. Elle se construit aussi dans la manière dont un adolescent apprend, travaille, résiste, contourne, se remotive, ou non.Cette année, Timothée a aussi creusé une piste : le droit.L'intérêt était né à la rentrée, lors de la visite d'un salon. Il avait accroché. Alors nous avons pris cette piste au sérieux. Il a fait trois stages pour explorer cet univers.Trois stages, ce n'est pas rien.Et finalement, conclusion : le droit ne lui plaît pas vraiment. Ou plutôt, ce n'est pas seulement que le contenu ne lui plaît pas. C'est que cela ne correspond pas à sa manière d'apprendre, à sa manière d'entrer dans les études, à sa façon d'appréhender le travail intellectuel.Et c'est une information très précieuse.Un stage qui permet de dire “non”, ce n'est pas un stage raté. C'est au contraire un stage utile. Il évite de construire un projet sur une idée abstraite, sur une image séduisante, ou sur un malentendu.Son stage de seconde, lui, se fera dans un hôtel, pendant quinze jours.C'est l'autre secteur qui l'avait interpellé cette année. Et j'ai bon espoir que cet univers lui corresponde davantage : la variété des tâches, le rythme, le dynamisme, le contact, le concret.Évidemment, je ne vais pas en tirer des conclusions avant qu'il ait vécu l'expérience. Ce serait exactement l'erreur que l'on essaie d'éviter en orientation : décider trop vite, sur une image ou une intuition. Mais cette piste mérite clairement d'être testée.J'ai déjà en tête quelques journées portes ouvertes à faire avec lui l'année prochaine, pour aller voir de plus près certaines formations, comprendre les attendus, observer les lieux, sentir les ambiances.D'ailleurs, je vous le rappelle au passage : le calendrier de l'orientation AZIMUT est toujours disponible. Je sais qu'il vous plaît beaucoup, et je comprends pourquoi. Quand on accompagne un adolescent, on a besoin de repères dans l'année : les salons, les journées portes ouvertes, les échéances Parcoursup, les choix de spécialités, les stages, les temps forts à ne pas rater. Sans calendrier, on subit. Avec un calendrier, on anticipe un peu mieux.Il y a eu aussi une semaine d'essai pour un job d'été chez un poissonnier. Finalement, ce sera un autre job cet été. Là encore : on teste, on ajuste, on avance.Et puis il y a eu les amis, les fêtes, les discussions, les petits décrochages, les reprises, et maman qui se colle aux maths le week-end pour accompagner son fiston.Je dois être honnête : je sens que j'ai atteint mes limites en maths.Je peux encore soutenir, encourager, aider à reprendre les bases, mais je vois bien que je ne suis plus très loin du moment où il faudra passer le relais.Timothée passe donc en première générale avec les spécialités maths, SES et LLCE.On verra ce que cette combinaison donnera. Elle a sa cohérence, mais elle demandera du travail. Pas du travail fantasmé. Du vrai travail. Régulier. Concret. Celui que les adolescents n'ont pas toujours envie de fournir, et que les parents ne peuvent pas faire à leur place.De son côté, Charlotte est entrée dans une autre phase.Après presque dix-huit mois à l'étranger — un petit boulot au Royaume-Uni, un échange universitaire en Finlande, puis un stage en Australie — je suis très contente de l'avoir récupérée à la maison.Elle est maintenant en apprentissage, avec un rythme de trois semaines en entreprise et une semaine en cours.Et clairement, ce format lui convient bien.Charlotte, c'est ma petite working girl. Elle aime être dans l'action, dans le concret, dans les projets. Elle s'épanouit dans la communication et l'événementiel. L'alternance lui permet de relier les études au terrain, de progresser dans un environnement professionnel, de prendre sa place.Là encore, je vois quelque chose qui me semble essentiel en orientation : il n'y a pas seulement la question de la filière. Il y a la question du format.Certains jeunes ont besoin d'université, de temps long, de théorie, de recherche. D'autres ont besoin de concret, d'entreprise, de rythme, de responsabilités, de missions réelles. Le bon choix n'est pas seulement “quoi étudier ?” mais aussi “dans quel cadre vais-je réussir à apprendre et à grandir ?”Et pendant que les enfants avancent, la maison, elle, continue de vivre.Nous avions déjà Poppy, notre labrador noire, qui aura cinq ans cet été. Poppy est calme, douce, posée.Et puis nous avons accueilli Onyx, une femelle cocker, qui est tout sauf calme.Pourquoi avons-nous fait cela ?Je ne sais pas très bien.Est-ce que je regrette ? Non.Enfin… parfois.Disons que c'est vivant. Très vivant.De mon côté, je poursuis aussi mon rythme d'une semaine par mois passée à l'île d'Yeu. C'est mon sas. J'y vais pour décompresser, travailler à distance, retrouver un autre rythme, et créer mes tableaux.J'ai eu une exposition à la Toussaint. Sous la tempête et dans le froid. Je vous le confirme : exposer à l'île d'Yeu à la Toussaint, ce n'est pas exactement la même ambiance qu'en plein été.Mais je continue.Et je vous donne d'ailleurs rendez-vous cet été à Saint-Sauveur, à l'île d'Yeu, entre le 25 juillet et le 8 août, si vous êtes dans le coin.Et si vous voulez découvrir cette autre facette de mon travail, mon site est perrinec.com. C'est mon site de "Perrine déchire".Côté entrepreneurial, mon mari avance très fort avec sa startup, Merci Prosper.Il s'appuie sur des levées de fonds pour faire démarrer la fusée. C'est impressionnant à observer. Il y a une ambition, une vitesse, une mécanique de croissance très particulière.Avec AZIMUT, le modèle est différent.Je compte davantage sur mes propres ressources, mes propres fonds, mes propres équilibres. C'est forcément moins rapide. Moins spectaculaire. Parfois plus frustrant.Mais c'est aussi une construction patiente, solide, cohérente avec ce que je veux défendre : un média utile, indépendant, accessible, au service des parents et des jeunes.AZIMUT se porte bien.Il y a eu aussi une petite déconvenue avec une alternante que je n'ai pas gardée. Je crois que le recrutement n'a jamais été mon point fort. Je suis sans doute trop dans l'affectif. Je veux croire, accompagner, donner sa chance. Mais diriger une activité, c'est aussi savoir poser un cadre, évaluer lucidement, décider vite quand cela ne fonctionne pas.À l'inverse, j'ai eu une grande joie cette année : apprendre qu'Alexia, mon ancienne alternante, s'installait en freelance.Elle travaille désormais chaque mois une partie de son temps sur AZIMUT. Vous l'avez peut-être même entendue dans certains épisodes, notamment dans la série sur le Crous.Et cela me réjouit beaucoup, parce qu'il y a là une vraie continuité. Une relation professionnelle qui évolue, qui mûrit, qui trouve une nouvelle forme.Sur AZIMUT, nous avons tenu notre calendrier éditorial.Chaque semaine, vous avez pu retrouver de nouvelles thématiques, de nouveaux articles, de nouveaux épisodes de podcast, des republications, des ressources, et cette newsletter que je prends toujours autant de plaisir à écrire.Nous approchons maintenant des 1 000 épisodes diffusés.Forcément, cela change aussi notre manière de travailler.Nous recevons moins de textes proposés spontanément par les professionnels de l'orientation, parce que beaucoup de sujets ont déjà été abordés. Nous nous appuyons davantage sur notre propre ligne éditoriale, sur les besoins que nous identifions chez les parents, sur les questions qui reviennent, et aussi, oui, sur l'IA.Je préfère le dire clairement.Nous utilisons régulièrement l'intelligence artificielle pour nous assister dans la production de contenus. Pour structurer, reformuler, préparer, comparer, gagner du temps.Mais jamais sans relecture humaine. Jamais sans vérification. Jamais sans recul.L'IA peut aider à produire. Elle ne remplace pas le discernement, l'expérience, la responsabilité éditoriale.Cette année, de nouveaux guides sont venus enrichir la bibliothèque des téléchargeables, notamment deux guides consacrés à l'IA et à l'orientation.Et puis il y a aussi eu un autre gros chantier, plus discret mais très important pour moi : l'écriture d'un livre, dont la publication est prévue en janvier chez Hachette. Là encore, c'est une nouvelle manière de transmettre ce que nous construisons depuis plusieurs années : des repères clairs, concrets, accessibles, pour aider les parents à accompagner l'orientation de leurs enfants sans se perdre dans la complexité du système.Presque simultanément, nous avons lancé l'annuaire des professionnels de l'orientation.C'était l'un des derniers grands services inscrits dans notre feuille de route. Je le trouve vraiment utile et pratique. Il permet aux familles de trouver plus facilement des professionnels référencés, selon leurs besoins, leur localisation, leur approche.Maintenant, il faut que ce service trouve ses utilisateurs et ses clients.C'est souvent cela, l'entrepreneuriat : on imagine, on construit, on lance, puis commence une autre étape, parfois moins visible mais décisive. Faire connaître. Faire adopter. Faire vivre.En parlant de clients, nos partenaires sont de plus en plus nombreux.Nous avons proposé cette année de beaux épisodes d'interviews pour présenter des écoles, des formations, des parcours, des témoignages d'alumni.Ces épisodes sont toujours clairement mentionnés comme sponsorisés.Et je tiens à le redire : nous conservons notre indépendance éditoriale et notre recul. Un partenariat ne signifie pas que nous renonçons à notre exigence.Mais ces partenariats sont aussi ce qui nous permet de rémunérer Alexia, de me rémunérer, et de continuer à proposer gratuitement un grand nombre de contenus et de services aux familles.C'est un équilibre économique. Il n'est pas magique. Il repose sur du travail, de la confiance, de la transparence.Nous avons aussi proposé plusieurs webinaires et lancé un nouveau format de contenu qui me plaît beaucoup : il repose sur les vraies questions des parents. Je réponds à des problématiques concrètes tout en enregistrant la séance, pour que d'autres puissent ensuite en bénéficier.Parce que très souvent, la question d'un parent rejoint celle de beaucoup d'autres.Derrière un cas particulier, il y a souvent un enjeu plus large : comment aider sans prendre le contrôle ? Comment accompagner sans projeter ses propres peurs ? Comment soutenir un jeune qui doute ? Comment trier les informations ? Comment décider sans chercher une garantie impossible ?Et c'est peut-être cela, au fond, le fil rouge de cette année.Côté famille comme côté AZIMUT, rien ne s'est passé exactement comme prévu.Timothée a exploré le droit, puis a compris que ce n'était probablement pas sa voie. Il va maintenant tester l'hôtellerie, autre piste qui l'a interpellé.Charlotte a trouvé dans l'alternance un format qui lui correspond.J'ai encore mes limites en maths, en recrutement, en patience parfois.AZIMUT avance, mais pas à la vitesse d'une startup financée par levée de fonds.Les chiens ne sont pas tous calmes.Les expositions à l'île d'Yeu ne se font pas toujours sous le soleil.Et pourtant, tout cela avance.Pas de façon parfaitement linéaire. Pas de façon parfaitement maîtrisée. Mais avec du mouvement, des apprentissages, des ajustements, des décisions, des essais.Et si je devais relier tout cela à l'orientation, je dirais ceci : on surestime souvent les grands choix, et on sous-estime les petites expériences.Un stage. Une semaine d'essai. Une journée portes ouvertes. Une spécialité qui résiste. Un format d'études qui convient mieux qu'un autre. Une discussion du dimanche soir. Une difficulté en maths. Une envie qui tombe. Une autre qui apparaît.C'est souvent là que les choses se jouent.Pas dans la grande révélation. Pas dans le projet parfait. Mais dans la capacité à observer ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, ce qui donne de l'énergie, ce qui en retire, ce qui est réaliste, ce qui ne l'est pas.C'est bientôt le moment pour moi de faire une pause estivale.Je vais ralentir un peu, retrouver l'île d'Yeu, mes tableaux, ma famille, mes chiens — même Onyx — et préparer la suite.Bravo pour votre présence auprès des jeunes : vos enfants, vos élèves, vos étudiants, les adolescents que vous accompagnez.Ce n'est pas toujours simple. Ce n'est pas toujours gratifiant immédiatement. Ce n'est pas toujours fluide.Mais cette présence compte.Et parfois, même quand on a l'impression de ne pas faire grand-chose, on aide déjà un jeune à avancer.Je vous souhaite à toutes et à tous un très bel été.AZIMUT Parlons Orientation aide les parents à accompagner leur enfant dans ses choix d'orientation, du collège à Parcoursup.Sur azimut-orientation.com, vous trouverez :des articles pour comprendre les étapes de l'orientation ;des podcasts courts pour avancer sans se noyer dans les informations ;des guides pratiques à télécharger ;des webinaires et ateliers pour approfondir les sujets clés ;un calendrier de l'orientation pour ne pas rater les grandes échéances ;un annuaire de professionnels de l'orientation pour trouver un accompagnement adapté.Pour recevoir chaque semaine nos conseils, nos ressources et les actualités utiles pour accompagner votre enfant, abonnez-vous à la newsletter AZIMUT.Et si cet épisode vous a été utile, parlez d'AZIMUT autour de vous et laissez-nous une note sur votre plateforme d'écoute : cela aide d'autres familles à nous trouver.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Musique matin
Finlandia de Sibelius : l'air de la révolte

Musique matin

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 4:23


durée : 00:04:23 - par : Max Dozolme - Ce matin, Max Dozolme nous parle d'un hymne sans frontières créé le 2 juillet 1900. Il s'agit d'un grand poème symphonique, un air de résistance inséparable de l'histoire de la Finlande. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Accents d'Europe
Face à la menace russe, l'Otan démontre sa force dans le ciel

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 19:30


Incursions russes dans l'espace aérien lituanien, sabotage de câbles en mer Baltique, drones qui viennent s'écraser près de la frontière ukrainienne en Pologne ou en Roumanie... les multiples menaces qui viennent tester le continent européen ont toutes pour origine un seul et même agresseur : Moscou. En guise de réponse, l'Otan entend montrer sa force sur son flanc Nord. Avec les deux derniers entrants la Suède et la Finlande, elle s'est donc livrée en ce mois de juin à son plus grand exercice aérien. Ramstein flag 2026, c'est son nom. Plus de 200 avions de chasse ont évolué sur un scénario fiction. Notre correspondante Ottilia Férey était sur place.     La chronique de The Conversation Les questions de défense sont désormais une priorité en Europe, la France prone d'ailleurs une autonomie stratégique, mais en a-t-elle les moyens ? C'est tout l'objet de l'article que publie le site The conversation France avec lequel nous sommes partenaires.   Gregory, chef de la rubrique internationale du site, nous explique en quoi l'Europe est à la fois vulnérable et robuste, mais sa puissance économique pourrait l'aider à asseoir son pouvoir géopolitique.  À lire également sur le site de The Conversation, en plein Mondial, en quoi l'immigration est une richesse pour les sélections nationales de football. Deux solutions contre la crise du logement  C'est une urgence sociale. Un Européen sur dix consacre plus de 40% de ses revenus à son logement. Les causes sont connues, la flambée des taux d'intérêt, la baisse de la construction, et des biens immobiliers considérés comme des investissements touristiques. Mais quelles solutions sont proposées ? En Espagne et plus particulièrement à Barcelone, ville envahie par les airbnb, la région catalane a tenté toutes les solutions légales... Mais elles sont rapidement contournées. Les explications sur place d'Elise Gazengel.   Et dans le nord de la France, la métropole de Lille, a estimé que malgré la demande forte, il y avait quelque 9 000 logements vacants. Souvent très dégradées, ces maisons sont la cible de la Fabrique des Quartiers. Repérage, négociation avec les propriétaires, et réhabilitation. Un travail de fourmi qui porte ses fruits. C'est le reportage de Lise Verbeke.

Accents d'Europe
Face à la menace russe, l'Otan démontre sa force dans le ciel

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 19:30


Incursions russes dans l'espace aérien lituanien, sabotage de câbles en mer Baltique, drones qui viennent s'écraser près de la frontière ukrainienne en Pologne ou en Roumanie... les multiples menaces qui viennent tester le continent européen ont toutes pour origine un seul et même agresseur : Moscou. En guise de réponse, l'Otan entend montrer sa force sur son flanc Nord. Avec les deux derniers entrants la Suède et la Finlande, elle s'est donc livrée en ce mois de juin à son plus grand exercice aérien. Ramstein flag 2026, c'est son nom. Plus de 200 avions de chasse ont évolué sur un scénario fiction. Notre correspondante Ottilia Férey était sur place.     La chronique de The Conversation Les questions de défense sont désormais une priorité en Europe, la France prone d'ailleurs une autonomie stratégique, mais en a-t-elle les moyens ? C'est tout l'objet de l'article que publie le site The conversation France avec lequel nous sommes partenaires.   Gregory, chef de la rubrique internationale du site, nous explique en quoi l'Europe est à la fois vulnérable et robuste, mais sa puissance économique pourrait l'aider à asseoir son pouvoir géopolitique.  À lire également sur le site de The Conversation, en plein Mondial, en quoi l'immigration est une richesse pour les sélections nationales de football. Deux solutions contre la crise du logement  C'est une urgence sociale. Un Européen sur dix consacre plus de 40% de ses revenus à son logement. Les causes sont connues, la flambée des taux d'intérêt, la baisse de la construction, et des biens immobiliers considérés comme des investissements touristiques. Mais quelles solutions sont proposées ? En Espagne et plus particulièrement à Barcelone, ville envahie par les airbnb, la région catalane a tenté toutes les solutions légales... Mais elles sont rapidement contournées. Les explications sur place d'Elise Gazengel.   Et dans le nord de la France, la métropole de Lille, a estimé que malgré la demande forte, il y avait quelque 9 000 logements vacants. Souvent très dégradées, ces maisons sont la cible de la Fabrique des Quartiers. Repérage, négociation avec les propriétaires, et réhabilitation. Un travail de fourmi qui porte ses fruits. C'est le reportage de Lise Verbeke.

Reportage International
«La menace évolue, l'Otan s'adapte»: la Suède pleinement engagée dans l'exercice de grande ampleur «Ramstein Flag 2026»

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 21, 2026 2:31


De l'Espagne au nord de la Norvège, l'Otan a mené, du 8 au 19 juin, son plus vaste exercice aérien : Ramstein Flag 2026. Dix-huit nations se sont mobilisées pour s'entraîner à un scénario de guerre de haute intensité avec plus de 200 avions de chasse. Dans un contexte de tensions persistantes avec la Russie, les deux derniers entrants dans l'Alliance, la Suède et la Finlande, entendent démontrer l'apport stratégique du flanc nord. Le reportage de notre correspondante Ottilia Ferey est à retrouver dans son intégralité dans le podcast Accents d'Europe. À lire aussiLes États-Unis veulent réduire le nombre de leurs avions de chasse sur les bases de l'Otan en Europe

Reportage international
«La menace évolue, l'Otan s'adapte»: la Suède pleinement engagée dans l'exercice de grande ampleur «Ramstein Flag 2026»

Reportage international

Play Episode Listen Later Jun 21, 2026 2:31


De l'Espagne au nord de la Norvège, l'Otan a mené, du 8 au 19 juin, son plus vaste exercice aérien : Ramstein Flag 2026. Dix-huit nations se sont mobilisées pour s'entraîner à un scénario de guerre de haute intensité avec plus de 200 avions de chasse. Dans un contexte de tensions persistantes avec la Russie, les deux derniers entrants dans l'Alliance, la Suède et la Finlande, entendent démontrer l'apport stratégique du flanc nord. Le reportage de notre correspondante Ottilia Ferey est à retrouver dans son intégralité dans le podcast Accents d'Europe. À lire aussiLes États-Unis veulent réduire le nombre de leurs avions de chasse sur les bases de l'Otan en Europe

Reportage International
Élections législatives de l'automne en Russie: l'opposition tente de trouver sa place

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 2:29


La date n'est pas fixée officiellement, mais les élections à la Douma devraient se dérouler les 18 et 20 septembre prochain. Ce seront les premières sur fond de conflit depuis plus de 4 ans, avec des pourparlers diplomatiques au point mort. Leur issue ne fait pas de doute, le parti au pouvoir encore une fois raflera l'immense majorité des sièges. Les partis d'opposition, sous pression, se préparent tout de même. Reportage dans les locaux du parti « Iabloko » à Saint-Pétersbourg, le seul parti à demander un cessez-le-feu immédiat en Ukraine. Dans une pièce, quelques affiches, du papier, des stylos sur des tables… les dernières traces de la réunion précédente : une soirée d'écriture de lettres aux prisonniers politiques en Russie. Quelques pas plus loin, dans un bureau, un calendrier avec la photo d'un visage mince aux yeux sombres et au regard aigu. C'est celui de Boris Vichnievsky. Cet ancien responsable très connu du parti « Iabloko » a été désigné « agent de l'étranger » en mars 2024. Comme une blessure qui ne cicatrise pas, comme aussi la marque d'une volonté intacte de combattre, quelques mots sont écrits sous le cliché : « Je reviendrai ». « C'est ce qu'il nous a dit quand il a fait son discours de départ », explique la coordinatrice des élections pour le parti dans la région (ndlr : pour des raisons de sécurité, les noms des interviewés ne sont pas communiqués). « Malheureusement, maintenant il vit à l'étranger. On espère que c'est temporaire, qu'il reviendra vraiment ». Depuis le départ de cette figure locale, et singulièrement depuis le début de la préparation des élections, le climat s'est encore durci. Assise dans son bureau, la coordinatrice des élections fait l'état des lieux : « Pour l'instant, je ne ressens aucune pression directe, dit-elle d'un ton égal. Mais je ressens une pression psychologique, car presque chaque jour au sein du parti, des choses désagréables se produisent. Mes camarades reçoivent des statuts juridiques qui les empêchent de se présenter à des élections et qui menacent même leur possibilité de résider en Russie. Par exemple, il y a quelques jours, un membre de notre parti à Iekaterinbourg, une ville avec une population de plus d'un million d'habitants, et où « Iabloko » obtient en général de bons résultats aux élections, a été fiché comme « extrémiste et terroriste ». Il a quitté le territoire. Dans d'autres endroits, il y a eu des pressions au travail ». Dans une interview le 10 juin dernier à Novaya Gazeta Europe (média exilé et classé « indésirable » par les autorités russes), le patron du parti, Nikolaï Rybakov, a eu cette formule : « Nous avons une grande expérience de la survie en milieu toxique. » À la question du journal : « Quelles sont les perspectives électorales d'un parti sans ressources administratives ni alliance avec le gouvernement russe en 2026 ? », Nikolaï Rybakov a répondu : « On pourrait poser la même question à propos de la vie en Russie dans son ensemble : quelles sont les perspectives d'avenir pour nous tous qui ne sommes pas au pouvoir ? Nous n'avons pas d'autre choix. Mais nous pouvons changer les circonstances dans lesquelles nous vivons. »  Pour la coordinatrice du parti à Saint-Pétersbourg, « Dans notre société, personne n'est à l'abri de rien, de la pression, de la possibilité de perdre sa liberté ou de subir des restrictions de quelque nature que ce soit. » « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur » Pourtant, le responsable local du parti l'affirme : de nouveaux membres affluent tous les mois : des étudiants, des employés, des médecins, des hommes d'affaires, tous à la recherche d'un débouché civique et politique à leur mécontentement voire leur colère, adhérant au slogan du parti : « Pour la paix et la liberté, pour une vie digne et sans peur ». « Bien sûr, la question-clé est celle de l'attitude envers l'opération militaire spéciale et la méthode de résolution du conflit, explique-t-il, mais il s'agit aussi des choix économiques et sociaux que font nos dirigeants. Il y a du mécontentement et il est répandu, les sondages le disent. » La coordinatrice se fait un peu plus directe : « Il faut mettre fin aux massacres de vies, et c'est notre position principale. Cette position suscite désormais un écho important. Le nombre de personnes qui la soutiennent augmente, car des actions dangereuses menacent non seulement les zones frontalières, mais aussi Saint-Pétersbourg et Moscou. Les technologies militaires actuelles font que personne n'est en sécurité. » La coordinatrice s'exprimait dans la foulée du Forum économique de Saint-Pétersbourg, marqué par des attaques spectaculaires de drones de l'Ukraine lors des journées d'ouverture et de clôture. « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur, à exprimer leurs opinions sans crainte également. C'est fondamental. » Ces deux cadres régionaux listent aussi, parmi ce qui attire de nouveaux militants, les restrictions d'internet, la dégradation du pouvoir d'achat, les inégalités qui s'accentuent, le manque d'investissement dans les transports, les inquiétudes sur l'avenir… Plus que des politiques à améliorer : un contrat social mis à l'épreuve depuis plus de 4 ans de guerre. « Iabloko » a pu jusqu'ici participer à toutes les élections, sauf le scrutin présidentiel. Pour ces législatives, réponse début juillet prochain. À lire aussiVyborg, ville russe en face de la Finlande: une nostalgie européenne à l'ombre de la guerre en Ukraine

Reportage international
Élections législatives de l'automne en Russie: l'opposition tente de trouver sa place

Reportage international

Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 2:29


La date n'est pas fixée officiellement, mais les élections à la Douma devraient se dérouler les 18 et 20 septembre prochain. Ce seront les premières sur fond de conflit depuis plus de 4 ans, avec des pourparlers diplomatiques au point mort. Leur issue ne fait pas de doute, le parti au pouvoir encore une fois raflera l'immense majorité des sièges. Les partis d'opposition, sous pression, se préparent tout de même. Reportage dans les locaux du parti « Iabloko » à Saint-Pétersbourg, le seul parti à demander un cessez-le-feu immédiat en Ukraine. Dans une pièce, quelques affiches, du papier, des stylos sur des tables… les dernières traces de la réunion précédente : une soirée d'écriture de lettres aux prisonniers politiques en Russie. Quelques pas plus loin, dans un bureau, un calendrier avec la photo d'un visage mince aux yeux sombres et au regard aigu. C'est celui de Boris Vichnievsky. Cet ancien responsable très connu du parti « Iabloko » a été désigné « agent de l'étranger » en mars 2024. Comme une blessure qui ne cicatrise pas, comme aussi la marque d'une volonté intacte de combattre, quelques mots sont écrits sous le cliché : « Je reviendrai ». « C'est ce qu'il nous a dit quand il a fait son discours de départ », explique la coordinatrice des élections pour le parti dans la région (ndlr : pour des raisons de sécurité, les noms des interviewés ne sont pas communiqués). « Malheureusement, maintenant il vit à l'étranger. On espère que c'est temporaire, qu'il reviendra vraiment ». Depuis le départ de cette figure locale, et singulièrement depuis le début de la préparation des élections, le climat s'est encore durci. Assise dans son bureau, la coordinatrice des élections fait l'état des lieux : « Pour l'instant, je ne ressens aucune pression directe, dit-elle d'un ton égal. Mais je ressens une pression psychologique, car presque chaque jour au sein du parti, des choses désagréables se produisent. Mes camarades reçoivent des statuts juridiques qui les empêchent de se présenter à des élections et qui menacent même leur possibilité de résider en Russie. Par exemple, il y a quelques jours, un membre de notre parti à Iekaterinbourg, une ville avec une population de plus d'un million d'habitants, et où « Iabloko » obtient en général de bons résultats aux élections, a été fiché comme « extrémiste et terroriste ». Il a quitté le territoire. Dans d'autres endroits, il y a eu des pressions au travail ». Dans une interview le 10 juin dernier à Novaya Gazeta Europe (média exilé et classé « indésirable » par les autorités russes), le patron du parti, Nikolaï Rybakov, a eu cette formule : « Nous avons une grande expérience de la survie en milieu toxique. » À la question du journal : « Quelles sont les perspectives électorales d'un parti sans ressources administratives ni alliance avec le gouvernement russe en 2026 ? », Nikolaï Rybakov a répondu : « On pourrait poser la même question à propos de la vie en Russie dans son ensemble : quelles sont les perspectives d'avenir pour nous tous qui ne sommes pas au pouvoir ? Nous n'avons pas d'autre choix. Mais nous pouvons changer les circonstances dans lesquelles nous vivons. »  Pour la coordinatrice du parti à Saint-Pétersbourg, « Dans notre société, personne n'est à l'abri de rien, de la pression, de la possibilité de perdre sa liberté ou de subir des restrictions de quelque nature que ce soit. » « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur » Pourtant, le responsable local du parti l'affirme : de nouveaux membres affluent tous les mois : des étudiants, des employés, des médecins, des hommes d'affaires, tous à la recherche d'un débouché civique et politique à leur mécontentement voire leur colère, adhérant au slogan du parti : « Pour la paix et la liberté, pour une vie digne et sans peur ». « Bien sûr, la question-clé est celle de l'attitude envers l'opération militaire spéciale et la méthode de résolution du conflit, explique-t-il, mais il s'agit aussi des choix économiques et sociaux que font nos dirigeants. Il y a du mécontentement et il est répandu, les sondages le disent. » La coordinatrice se fait un peu plus directe : « Il faut mettre fin aux massacres de vies, et c'est notre position principale. Cette position suscite désormais un écho important. Le nombre de personnes qui la soutiennent augmente, car des actions dangereuses menacent non seulement les zones frontalières, mais aussi Saint-Pétersbourg et Moscou. Les technologies militaires actuelles font que personne n'est en sécurité. » La coordinatrice s'exprimait dans la foulée du Forum économique de Saint-Pétersbourg, marqué par des attaques spectaculaires de drones de l'Ukraine lors des journées d'ouverture et de clôture. « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur, à exprimer leurs opinions sans crainte également. C'est fondamental. » Ces deux cadres régionaux listent aussi, parmi ce qui attire de nouveaux militants, les restrictions d'internet, la dégradation du pouvoir d'achat, les inégalités qui s'accentuent, le manque d'investissement dans les transports, les inquiétudes sur l'avenir… Plus que des politiques à améliorer : un contrat social mis à l'épreuve depuis plus de 4 ans de guerre. « Iabloko » a pu jusqu'ici participer à toutes les élections, sauf le scrutin présidentiel. Pour ces législatives, réponse début juillet prochain. À lire aussiVyborg, ville russe en face de la Finlande: une nostalgie européenne à l'ombre de la guerre en Ukraine

Reportage International
Vyborg, ville russe en face de la Finlande: une nostalgie européenne à l'ombre de la guerre en Ukraine

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 2:25


Les derniers exercices de l'Otan à la frontière entre la Finlande et la Russie se sont achevés samedi 30 mai, dans une région aux abords de cette démarcation de 1 340 kilomètres. Depuis fin 2023 et la fermeture totale de la frontière, la ville reste attachée à ses liens européens. Mais comme partout ailleurs en Russie, la longueur du conflit imprime sa marque. Reportage dans la ville russe de Vyborg, au bord du golfe de Finlande et à 35 kilomètres de la frontière. De notre correspondante de retour de Vyborg, Un vieux marché couvert sous des voûtes gothiques, au milieu d'un centre historique aux allées étroites, des montagnes de produits, le plus souvent alimentaires. Et sur les étals, cette particularité de Vyborg : café, thé, chocolats, bonbons, mais aussi lessive et huile d'olive venus de Finlande, de Suède, de Suisse, d'Italie, des Pays-Bas: « C'est ce qu'il y a de meilleur », assurent les vendeuses, pour qui « le contrôle de la qualité fait une vraie différence ». Depuis 2023 et la fermeture totale de la frontière, les produits européens arrivent désormais par le dernier point de passage via l'Estonie. Un trajet plus long, plus incertain, plus coûteux, mais ici, personne n'y a renoncé dit Elena Sokolova, la directrice générale du journal local Vyborg : « On s'était habitués à manger de la moutarde finlandaise. J'aimerais retrouver ce goût et toutes les saveurs d'il y a cinq ans, quand j'étais aussi plus jeune et plus jolie. J'aimerais aussi manger une truite typiquement finlandaise. Mais pour ce qui est des produits et des fabricants, je crois que c'est surtout une question de nostalgie. » Elena Sokolova explique qu'elle se rendait de l'autre côté de la frontière en Finlande « pour acheter de jolies robes et profiter de la belle architecture », et assure que les Finlandais se rendaient surtout à Vyborg et dans la région pour de l'essence et de la vodka moins chères. On estime que la moitié de la population de cette ville de 74 000 habitants parlerait finnois, et les mariages des deux côtés de la frontière sont nombreux. Les liens familiaux et amicaux sont aussi devenus techniquement plus compliqués : on est passé d'un trajet de 40 minutes pour la première ville de l'autre côté de la frontière, et deux heures pour la capitale Helsinki pour un montant d'environ 1 000 roubles d'essence, à des délais et des prix qui ont explosé : 12 heures de ferry + bus pour la capitale finlandaise en passant par l'Estonie (parfois plus si les contrôles s'allongent) pour environ 500 dollars. Dans ses conversations, Elena Sokolova se montre aussi plus évitante : « Les Finlandais et les Russes qui vivent là-bas que je connais, je sais comment ils voient le monde, dit-elle, et si nous avons des différences d'opinion, j'évite de les mettre sur la table. » Un « petit coin d'Europe » qui attire les touristes  De l'avis général, le tourisme dans la ville connaît un boom sans précédent. Vyborg, son château médiéval et sa bibliothèque d'architecture finlandaise ont toujours été des attractions connues. Mais depuis 2022, la ville profite tout particulièrement du flux des touristes intérieurs qui ne se rendent plus dans l'Union européenne en raison des sanctions et de la politique d'attribution plus restrictive de visas. « Aussi étrange et regrettable que cela puisse paraître, la mauvaise situation géopolitique profite à Vyborg, explique Denis Tesselkine, guide depuis 20 ans dans la ville. C'est une période faste pour tous les guides. Le nombre de visiteurs a doublé, attirés par ce que Vyborg a d'unique à offrir : un véritable petit coin d'Europe. Ils peuvent y voir, mais aussi expérimenter, sentir et goûter cette atmosphère. L'architecture, avant tout. Celle de la ville médiévale et celle du romantisme national finlandais, ce qu'on appelle l'Art nouveau nordique. » Pourtant, l'atmosphère régionale a pris, ses dernières années, d'autres couleurs. Une grande bande de plusieurs dizaines de kilomètres le long de la frontière est interdite aux étrangers, sauf permis spécial ; les Russes, eux, savent qu'ils peuvent y être contrôlés, surtout ceux qui ne sont pas de la région. En Finlande, on avance que cette zone en Russie se militarise à grand pas. Aucun uniforme n'est visible dans Vyborg, mais les affiches de recrutement pour aller se battre en Ukraine sont visibles partout. Et ici comme ailleurs en Russie, personne n'entrevoit la fin des combats. « Ici, c'est comme dans ce vieux proverbe, celui où une personne tombe du 30ème étage d'un gratte-ciel et pendant la chute se dit ''Jusqu'ici, tout va bien'' », dit un observateur local. Fin mars dernier, un drone a percuté sur un immeuble de la ville. C'était la première fois. À lire aussiRussie: le rapprochement à grands pas de l'éducation et de la défense

La Slovaquie en direct, Magazine en francais sur la Slovaquie
Ikebana en Slovaquie. Résolution du parlement européen contre la Slovaquie. Slovaquie-Finlande. (1.6.2026 19:00)

La Slovaquie en direct, Magazine en francais sur la Slovaquie

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 23:04


Actualités. Gros plan. International. La Slovaquie sans frontieres. La Vie comme elle va Les Slovaques respectent les traditions, mais sont aussi ouverts aux arts étrangers. L'Ikebana, c'est tendance en Slovaquie. Les députés européens demandent une enquete sur un possible détournement de fonds européens en Slovaquie et expriment leurs inquiétudes quant au respect de l'état de droit. Ils exigent une action de la Commission européenne. La République slovaque a ouvert un consulat honoraire a Tampere, en Finlande.

Reportage international
Vyborg, ville russe en face de la Finlande: une nostalgie européenne à l'ombre de la guerre en Ukraine

Reportage international

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 2:25


Les derniers exercices de l'Otan à la frontière entre la Finlande et la Russie se sont achevés samedi 30 mai, dans une région aux abords de cette démarcation de 1 340 kilomètres. Depuis fin 2023 et la fermeture totale de la frontière, la ville reste attachée à ses liens européens. Mais comme partout ailleurs en Russie, la longueur du conflit imprime sa marque. Reportage dans la ville russe de Vyborg, au bord du golfe de Finlande et à 35 kilomètres de la frontière. De notre correspondante de retour de Vyborg, Un vieux marché couvert sous des voûtes gothiques, au milieu d'un centre historique aux allées étroites, des montagnes de produits, le plus souvent alimentaires. Et sur les étals, cette particularité de Vyborg : café, thé, chocolats, bonbons, mais aussi lessive et huile d'olive venus de Finlande, de Suède, de Suisse, d'Italie, des Pays-Bas: « C'est ce qu'il y a de meilleur », assurent les vendeuses, pour qui « le contrôle de la qualité fait une vraie différence ». Depuis 2023 et la fermeture totale de la frontière, les produits européens arrivent désormais par le dernier point de passage via l'Estonie. Un trajet plus long, plus incertain, plus coûteux, mais ici, personne n'y a renoncé dit Elena Sokolova, la directrice générale du journal local Vyborg : « On s'était habitués à manger de la moutarde finlandaise. J'aimerais retrouver ce goût et toutes les saveurs d'il y a cinq ans, quand j'étais aussi plus jeune et plus jolie. J'aimerais aussi manger une truite typiquement finlandaise. Mais pour ce qui est des produits et des fabricants, je crois que c'est surtout une question de nostalgie. » Elena Sokolova explique qu'elle se rendait de l'autre côté de la frontière en Finlande « pour acheter de jolies robes et profiter de la belle architecture », et assure que les Finlandais se rendaient surtout à Vyborg et dans la région pour de l'essence et de la vodka moins chères. On estime que la moitié de la population de cette ville de 74 000 habitants parlerait finnois, et les mariages des deux côtés de la frontière sont nombreux. Les liens familiaux et amicaux sont aussi devenus techniquement plus compliqués : on est passé d'un trajet de 40 minutes pour la première ville de l'autre côté de la frontière, et deux heures pour la capitale Helsinki pour un montant d'environ 1 000 roubles d'essence, à des délais et des prix qui ont explosé : 12 heures de ferry + bus pour la capitale finlandaise en passant par l'Estonie (parfois plus si les contrôles s'allongent) pour environ 500 dollars. Dans ses conversations, Elena Sokolova se montre aussi plus évitante : « Les Finlandais et les Russes qui vivent là-bas que je connais, je sais comment ils voient le monde, dit-elle, et si nous avons des différences d'opinion, j'évite de les mettre sur la table. » Un « petit coin d'Europe » qui attire les touristes  De l'avis général, le tourisme dans la ville connaît un boom sans précédent. Vyborg, son château médiéval et sa bibliothèque d'architecture finlandaise ont toujours été des attractions connues. Mais depuis 2022, la ville profite tout particulièrement du flux des touristes intérieurs qui ne se rendent plus dans l'Union européenne en raison des sanctions et de la politique d'attribution plus restrictive de visas. « Aussi étrange et regrettable que cela puisse paraître, la mauvaise situation géopolitique profite à Vyborg, explique Denis Tesselkine, guide depuis 20 ans dans la ville. C'est une période faste pour tous les guides. Le nombre de visiteurs a doublé, attirés par ce que Vyborg a d'unique à offrir : un véritable petit coin d'Europe. Ils peuvent y voir, mais aussi expérimenter, sentir et goûter cette atmosphère. L'architecture, avant tout. Celle de la ville médiévale et celle du romantisme national finlandais, ce qu'on appelle l'Art nouveau nordique. » Pourtant, l'atmosphère régionale a pris, ses dernières années, d'autres couleurs. Une grande bande de plusieurs dizaines de kilomètres le long de la frontière est interdite aux étrangers, sauf permis spécial ; les Russes, eux, savent qu'ils peuvent y être contrôlés, surtout ceux qui ne sont pas de la région. En Finlande, on avance que cette zone en Russie se militarise à grand pas. Aucun uniforme n'est visible dans Vyborg, mais les affiches de recrutement pour aller se battre en Ukraine sont visibles partout. Et ici comme ailleurs en Russie, personne n'entrevoit la fin des combats. « Ici, c'est comme dans ce vieux proverbe, celui où une personne tombe du 30ème étage d'un gratte-ciel et pendant la chute se dit ''Jusqu'ici, tout va bien'' », dit un observateur local. Fin mars dernier, un drone a percuté sur un immeuble de la ville. C'était la première fois. À lire aussiRussie: le rapprochement à grands pas de l'éducation et de la défense

Bourlinguez
Bourlinguez #153 - Pehuen x Finlande

Bourlinguez

Play Episode Listen Later May 26, 2026 44:38


Dans ce 153ème épisode, Pehuen raconte la Finlande

Musique matin
La Matinale avec Dalia Stasevska, des racines et des airs

Musique matin

Play Episode Listen Later May 20, 2026 118:56


durée : 01:58:56 - par : Jean-Baptiste Urbain - Née en Ukraine, ayant grandi en Finlande, Dalia Stasevska revendique ces identités sur le podium et dans ses engagements. Première cheffe invitée de l'orchestre symphonique de la BBC, elle s'arrête à Radio France pour diriger le National dans un programme Bizet et Lili Boulanger. Rencontre. - réalisation : Yassine Bouzar, Max Dozolme, Julia Macarez, Valentin Lévy-Chaudet, Morgane Tourreilles, Maxime Laporte, Chloé Bergeret - invités : Dalia Stasevska Cheffe d'orchestre finlando-ukrainienne (1984-) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Musique matin
Dalia Stasevska : "Le monde est complètement passé à côté de la musique ukrainienne"

Musique matin

Play Episode Listen Later May 20, 2026 27:25


durée : 00:27:25 - par : Jean-Baptiste Urbain - Née en Ukraine, ayant grandi en Finlande, Dalia Stasevska revendique ces identités sur le podium et dans ses engagements. Première cheffe invitée de l'orchestre symphonique de la BBC, elle s'arrête à Radio France pour diriger le National dans un programme Bizet et Lili Boulanger. Rencontre. - réalisation : Yassine Bouzar, Julia Macarez, Côme Jocteur-Monrozier, Morgane Tourreilles, Maxime Laporte - invités : Dalia Stasevska Cheffe d'orchestre finlando-ukrainienne (1984-) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Real Life French
Listening Practice - La paralysie de l'aéroport d'Helsinki

Real Life French

Play Episode Listen Later May 15, 2026 1:49


Voici l'essentiel sur la récente paralysie de l'aéroport d'Helsinki. Here is the essential information on the recent paralysis of the Helsinki airport.Vous savez, le trafic aérien d'une grande capitale européenne a été brusquement interrompu par une menace de drone. You know, air traffic in a major European capital was abruptly interrupted by a drone threat.Imaginez un peu, un arrêt total des vols à Helsinki le 15 mai, de 4 heures à 7 heures du matin. Just imagine, a total shutdown of flights in Helsinki on May 15th, from 4 a.m. to 7 a.m.Le Premier ministre Petteri Orpo a carrément lancé une alerte pour la région d'Uusimaa, et les secours ont même demandé à la population de se mettre à l'abri. Prime Minister Petteri Orpo actually issued an alert for the Uusimaa region, and emergency services even asked the population to seek shelter.Les garde-côtes finlandais enquêtent déjà sur de récentes violations de l'espace aérien, impliquant notamment quatre drones qui se sont écrasés en Finlande fin mars et en avril. he Finnish Coast Guard is already investigating recent airspace violations, notably involving four drones that crashed in Finland in late March and April.La racine du problème est purement géopolitique. The root of the problem is purely geopolitical.Ces précédents drones venaient très probablement d'Ukraine, et Kiev s'est d'ailleurs excusé en précisant que les appareils avaient été déviés de leur trajectoire par des interférences russes. These previous drones very likely came from Ukraine, and Kyiv has since apologized, specifying that the devices had been diverted from their path by Russian interference. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Accents d'Europe
Les enfants volés d'Ukraine

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later May 11, 2026 19:30


Seule une petite poignée a pu rentrer et témoigne... Pour les autres, ils sont plus de 20 000, après avoir été déportés sur le territoire russe ou les territoires occupés, ils sont rééduqués, russifiés voire enrôlés militairement. Le gouvernement ukrainien et la communauté internationale font pression sur Moscou. Le président Vladimir Poutine et sa commissaire aux droits de l'enfant sont d'ailleurs poursuivis pour ce crime par la Cour Pénale Internationale. Notre correspondante en Ukraine Emmanuelle Chaze a pu rencontrer quelques-unes de ces victimes qui sont rentrées chez elles et ceux qui les ont aidés.    Le retour des mines antipersonnel  Voilà plus de 25 ans qu'un traité international, la convention d'Ottawa, tente d'interdire à l'échelle mondiale les mines antipersonnel... ces mines qui, pendant des décennies, polluent les sols, estropient les enfants ou les agriculteurs qui marchent dessus par mégarde.  Mais on assiste aujourd'hui à un retour en arrière... Les mines sont aujourd'hui utilisés par l'armée ukrainienne et russe et plusieurs pays européens, les pays baltes, la Pologne et la Finlande ont décidé d'utiliser à nouveau ces armes tant décriées. C'est déjà le cas en  Finlande qui partage 1 340 km avec la Russie. Les explications de notre correspondante en Scandinavie Ottilia Ferey.   À lire aussiTraité des mines antipersonnel: tout retrait est un «pas en arrière» pour le droit humanitaire Et la Turquie fait partie des dix pays les plus contaminés au monde par ce genre de munitions. On compte des dizaines de blessés graves chaque année dans le sud-est du pays. Les mines antipersonnel ont été posées dans les années 80 lors du conflit entre les forces armées turques et le mouvement séparatiste kurde du PKK. Mais aujourd'hui, malgré le début du processus du paix, le déminage n'est pas une priorité. Reportage dans le sud-est de la Turquie de Céline Pierre-Magnani.     La flotte fantôme russe  Les sanctions européennes interdisent toute livraison de pétrole russe sur le continent... et pourtant, malgré cette politique affichée de sanctions sévères,  de nombreux pétroliers, ceux qu'on appelle la flotte fantôme russe, continuent de braver ces interdictions.  Guillaume Gendron, le rédacteur en chef de la Revue 21 nous parle de l'enquête  « De Moscou à Fréjus, les secrets de la flotte fantôme russe » à retrouver sur leur site et en version papier dans le numéro d'été qui parait en juin 2026.

Accents d'Europe
Les enfants volés d'Ukraine

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later May 11, 2026 19:30


Seule une petite poignée a pu rentrer et témoigne... Pour les autres, ils sont plus de 20 000, après avoir été déportés sur le territoire russe ou les territoires occupés, ils sont rééduqués, russifiés voire enrôlés militairement. Le gouvernement ukrainien et la communauté internationale font pression sur Moscou. Le président Vladimir Poutine et sa commissaire aux droits de l'enfant sont d'ailleurs poursuivis pour ce crime par la Cour Pénale Internationale. Notre correspondante en Ukraine Emmanuelle Chaze a pu rencontrer quelques-unes de ces victimes qui sont rentrées chez elles et ceux qui les ont aidés.    Le retour des mines antipersonnel  Voilà plus de 25 ans qu'un traité international, la convention d'Ottawa, tente d'interdire à l'échelle mondiale les mines antipersonnel... ces mines qui, pendant des décennies, polluent les sols, estropient les enfants ou les agriculteurs qui marchent dessus par mégarde.  Mais on assiste aujourd'hui à un retour en arrière... Les mines sont aujourd'hui utilisés par l'armée ukrainienne et russe et plusieurs pays européens, les pays baltes, la Pologne et la Finlande ont décidé d'utiliser à nouveau ces armes tant décriées. C'est déjà le cas en  Finlande qui partage 1 340 km avec la Russie. Les explications de notre correspondante en Scandinavie Ottilia Ferey.   À lire aussiTraité des mines antipersonnel: tout retrait est un «pas en arrière» pour le droit humanitaire Et la Turquie fait partie des dix pays les plus contaminés au monde par ce genre de munitions. On compte des dizaines de blessés graves chaque année dans le sud-est du pays. Les mines antipersonnel ont été posées dans les années 80 lors du conflit entre les forces armées turques et le mouvement séparatiste kurde du PKK. Mais aujourd'hui, malgré le début du processus du paix, le déminage n'est pas une priorité. Reportage dans le sud-est de la Turquie de Céline Pierre-Magnani.     La flotte fantôme russe  Les sanctions européennes interdisent toute livraison de pétrole russe sur le continent... et pourtant, malgré cette politique affichée de sanctions sévères,  de nombreux pétroliers, ceux qu'on appelle la flotte fantôme russe, continuent de braver ces interdictions.  Guillaume Gendron, le rédacteur en chef de la Revue 21 nous parle de l'enquête  « De Moscou à Fréjus, les secrets de la flotte fantôme russe » à retrouver sur leur site et en version papier dans le numéro d'été qui parait en juin 2026.

C dans l'air
Iran / États-Unis : qui lâchera le premier ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 8, 2026 63:50


C dans l'air du 8 mai 2026 - Iran / États-Unis : qui lâchera le premier ? Des représailles « violentes ». C'est la menace brandie par Donald Trump si Téhéran ne signe pas un accord. Il faut dire que la tension est remontée dans le détroit d'Ormuz malgré les discussions de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran. Jeudi, des destroyers américains et des forces iraniennes ont échangé des tirs. Une attaque iranienne aurait eu lieu contre des navires américains en amont et les États-Unis auraient riposté en frappant des sites militaires iraniens. Parallèlement, Trump a suspendu l'opération américaine « Project Freedom », lancée pour escorter les navires marchands dans le détroit.Les deux camps s'accusent ainsi d'avoir violé la trêve, même si Trump répète que « le cessez-le-feu reste en vigueur », affirmant qu'un accord avec l'Iran serait proche. Washington a en effet transmis un contre-projet au plan de paix iranien, un texte en quatorze points examiné actuellement par Téhéran. Outre une trêve immédiate de 30 jours, celui-ci prévoit notamment la réouverture du détroit d'Ormuz et un gel provisoire du programme nucléaire iranien.Dans ce contexte, l'Europe apparaît marginalisée, et Trump continue de critiquer l'OTAN et les Européens, qu'il juge insuffisamment engagés. Le chancelier allemand Friedrich Merz a jugé que Washington s'était « humilié » dans le détroit d'Ormuz et a refusé d'engager l'Allemagne dans ses opérations militaires. En réponse, Trump a annoncé le retrait de cinq mille soldats américains basés en Allemagne. Les Européens cherchent donc à limiter leur dépendance aux États-Unis en renforçant une défense plus autonome. C dans l'air a suivi des exercices militaires en Finlande avec des chasseurs alpins français.Enfin, du côté de l'Ukraine, les deux camps échangent des frappes malgré des tentatives de trêves autour des commémorations russes du 9 mai. Pour la première fois depuis 2024, la Russie a perdu du terrain en Ukraine, ce qui reflète les problèmes actuels de l'armée russe dans un contexte où l'économie du pays recule, et où la baisse de popularité de Poutine s'accentue.Alors, un accord entre l'Iran et les Etats-Unis est-il aussi proche que Trump l'affirme ? Comment l'Europe peut-elle gagner en autonomie de défense ? Où en est réellement la situation en Ukraine ? Nos experts :- Anthony BELLANGER - Editorialiste à Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales- Général Patrick DUTARTRE - Ancien général de l'armée de l'Air, ancien leader de la Patrouille de France- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, éditorialiste à Ouest France, auteur de « Requiem pour le monde libre »

Les adultes de demain
L'éducation peut-elle sauver notre société ? Sylvain Wagnon - #270

Les adultes de demain

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 44:08


« L'éducation est la base de tout. Si on veut transformer une société de façon pacifique, ce n'est que par l'éducation. »Notre système éducatif est-il à bout de souffle ? Comment, à travers l'éducation verte, pouvons-nous y répondre et en faire un véritable projet de société à la hauteur des défis du XXIe siècle ?Professeur en sciences de l'éducation à l'Université de Montpellier, Sylvain Wagnon est spécialiste de l'histoire de l'éducation nouvelle et auteur de nombreux ouvrages sur les pédagogies alternatives. Il explore dans son nouvel essai « Éducation verte, éducation de demain », les voies pour faire de l'éducation un véritable levier de transition écologique et sociale, tourné vers l'épanouissement des enfants.Bien plus que l'école, l'éducation verte est une refonte totale de notre système : dé-cloisonnement disciplinaire, importance du corps et des émotions, rôle des parents, place de l'enfant dans la ville… Sylvain s'appuie sur des exemples concrets, de l'école dehors à la « ville à hauteur d'enfant » en passant par la formation continue et les pédagogies actives, pour proposer une éducation résolument tournée vers la vie, l'action et l'émancipation.Ensemble, nous abordons des leviers d'action concrets :▶️ Décloisonner les savoirs : aborder les mathématiques, l'histoire, le langage autour de problématiques concrètes comme l'alimentation ou le jardin.▶️ Réhabiliter l'importance du corps, des émotions et du collectif dans les apprentissages.▶️ Faire de l'école et la ville un espace d'action locale et de lien : végétaliser les cours, ouvrir les jardins aux familles, repenser la ville à hauteur d'enfant.▶️ Valoriser les enseignants comme acteurs majeurs de cette transformation.Un épisode qui nous donne des clés précieuses pour accompagner la révolution éducative dont nous avons tant besoin.Au programme :(02:30) Pourquoi le système éducatif traditionnel ne répond plus à notre époque(04:33) Éducation verte : définition et enjeux au-delà de l'écologie(06:36) Révolution éducative : compétences essentielles et décloisonnement disciplinaire(10:36) Centres d'intérêts à l'école : de la Finlande à l'Espagne, ce qui fonctionne(12:09) Comment concilier savoirs fondamentaux et compétences psychosociales(14:10) Pourquoi les pédagogies actives mettent autant de temps à s'imposer(17:15) L'école dehors : retour d'expérience et apports concrets pour les apprentissages(21:57) Nature, adolescence et nouvelles technologies : comment retrouver du sens(26:13) La transition écologique dans les programmes et dans la vie réelle(31:06) Ville à hauteur d'enfant, rôle des parents : l'importance de décloisonnerL'éducation verte, ce n'est pas une utopie, c'est une transformation concrète déjà en marche, pour une école plus vivante en phase avec les défis d'aujourd'hui et de demain.

12 Points - le Podcast qui décrypte l'Eurovision
Eurovision 2026 - 1ère demi finale, notre Top / Flop

12 Points - le Podcast qui décrypte l'Eurovision

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 45:43 Transcription Available


À moins d'un mois du concours, la température monte d'un cran ! L'équipe de 12 Points se réunit enfin (avec un léger retard assumé) pour passer au crible les titres de la première demi-finale. Entre déceptions cuisantes, révélations mystiques et débats géopolitiques, ce tour de table s'annonce... électrique.Pour l'occasion, nous délocalisons le studio et accueillons une invitée exceptionnelle : Véronique, la "reine mère" de Thomas, qui vient prêter son oreille critique à nos échanges.Au programme de ce débrief sans filtre :Flops en série : Du retour daté du Monténégro à la "copie ratée" suédoise, l'équipe ne mâche pas ses mots. Pourquoi Saint-Marin nous a-t-il mis en "flop colère" ? Et que vient faire Boy George dans cette galère ?Tops et Divisions : La Croatie fait-elle l'unanimité avec son orchestration mystique ? Le Portugal est-il une pépite polyphonique ou un boys band oublié à Madère ? Le débat fait rage !Pologne & Grèce : Respiration salvatrice ou overdose de vibes ? On analyse la recherche musicale derrière les propositions les plus clivantes.Le mystère des bookmakers : Pourquoi la Finlande est-elle donnée favorite alors qu'elle nous laisse de marbre ?Annonce Spéciale : On vous attend ce dimanche à la Péniche Marcounet (Paris) dès 19h30 pour un épisode spécial "Eurovision & Littérature" avec de nombreux invités et séances de dédicaces !

Beau Voyage
#84 - Pehuen Grotti : traverser la Sibérie en canoë, parcourir la Mongolie à cheval et retourner à l'état sauvage

Beau Voyage

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 68:57


Et si la vraie aventure, c'était de tout enlever ?La maison disparaît, le téléphone disparaît, la nourriture manque, le GPS n'existe plus, les repères s'effacent et l'identité que l'on s'est construite commence à vaciller.Aujourd'hui, je reçois Pehuen Grotti, aventurier, photographe et réalisateur.Il a traversé la Sibérie comme peu de gens osent encore le faire aujourd'hui. Il a parcouru trois cents kilomètres à pied et huit cents en canoë, sans nourriture, sans GPS, sans téléphone, sans aucun moyen de communication… et en Crocs.Oui, en Crocs.Il avance pendant des jours avec presque rien. Il passe cinq jours sans manger. Il entend un ours s'approcher de sa tente en pleine nuit. Il continue pourtant, porté par quelque chose de plus fort que le confort ou la peur. Avant cette expédition, il part en Mongolie. Il voyage seul, il achète un cheval sans savoir monter et il traverse les steppes avec pour seul compagnon un chien trouvé sur la route, qui disparaît le jour du départ comme s'il avait compris.Il part ensuite en Finlande. Il vit trente jours dans un tipi par moins trente degrés et il pêche sous la glace pour tenir, parce que chaque geste devient vital.Il rejoint l'Himalaya. Il court après un cycliste avec quatorze kilos sur le dos et il cherche du réseau au camp de base d'un 8000 mètres pour envoyer ses images à France Télévisions.Pehuen Grotti ne cherche pas la performance et il ne cherche pas les records. Il avance pour autre chose, quelque chose de plus difficile à nommer, ce qui reste quand tout disparaît.Il n'est pas un sportif de l'extrême. Il n'est pas en quête de records. Il cherche autre chose, quelque chose de plus difficile à nommer, ce qui reste quand on a tout enlevé. Ce noyau dur, primitif, vivant, qui est là sous toutes les couches.Cet épisode, c'est un voyage. Je vous préviens : vous allez avoir envie de tout plaquer.Un podcast produit et réalisé par Sakti Productions & Beau Voyage

Beau Voyage
[Extrait] Pehuen Grotti : "On part dans une région ultra-isolée, territoire d'ours, sans GPS, sans téléphone, là t'es tout seul"

Beau Voyage

Play Episode Listen Later Apr 19, 2026 1:09


Et si la vraie aventure, c'était de tout enlever ?La maison disparaît, le téléphone disparaît, la nourriture manque, le GPS n'existe plus, les repères s'effacent et l'identité que l'on s'est construite commence à vaciller.Aujourd'hui, je reçois Pehuen Grotti, aventurier, photographe et réalisateur.Il a traversé la Sibérie comme peu de gens osent encore le faire aujourd'hui. Il a parcouru trois cents kilomètres à pied et huit cents en canoë, sans nourriture, sans GPS, sans téléphone, sans aucun moyen de communication… et en Crocs.Oui, en Crocs.Il avance pendant des jours avec presque rien. Il passe cinq jours sans manger. Il entend un ours s'approcher de sa tente en pleine nuit. Il continue pourtant, porté par quelque chose de plus fort que le confort ou la peur. Avant cette expédition, il part en Mongolie. Il voyage seul, il achète un cheval sans savoir monter et il traverse les steppes avec pour seul compagnon un chien trouvé sur la route, qui disparaît le jour du départ comme s'il avait compris.Il part ensuite en Finlande. Il vit trente jours dans un tipi par moins trente degrés et il pêche sous la glace pour tenir, parce que chaque geste devient vital.Il rejoint l'Himalaya. Il court après un cycliste avec quatorze kilos sur le dos et il cherche du réseau au camp de base d'un 8000 mètres pour envoyer ses images à France Télévisions.Pehuen Grotti ne cherche pas la performance et il ne cherche pas les records. Il avance pour autre chose, quelque chose de plus difficile à nommer, ce qui reste quand tout disparaît.Pehuen n'est pas un sportif de l'extrême. Il n'est pas en quête de records. Il cherche autre chose, quelque chose de plus difficile à nommer, ce qui reste quand on a tout enlevé. Ce noyau dur, primitif, vivant, qui est là sous toutes les couches. Cet épisode, c'est un voyage. Je vous préviens : vous allez avoir envie de tout plaquer.Un podcast produit et réalisé par Sakti Productions & Beau Voyage

Revue de presse française
À la Une: quelles perspectives pour la défense européenne?

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Apr 19, 2026 5:24


À l'heure où les États-Unis prennent leurs distances avec l'Otan et l'Europe, la question de la défense européenne devient cruciale. L'Europe peut-elle voguer seule sans le soutien américain ? Rien n'est moins sûr, aux yeux de l'Express, selon lequel « la défense européenne est piégée par sa dépendance aux États-Unis. » La démonstration est vite faite : l'Allemagne, la Belgique la Finlande, les Pays-Bas, la Norvège ou encore la Pologne… Tous ces pays ont choisi le même avion de combat : le F-35 américain. « Un choix qui symbolise à lui seul la dépendance stratégique de l'Europe aux États-Unis », souligne l'Express. Et il faut aussi compter avec « les dépendances (liées à ce choix) industrielles, logicielles, en raison des mises à jour régulières que nécessite son système informatique (…) une fois en service, hors de question pour les pays clients de se fâcher avec les États-Unis, et ce, pour plusieurs décennies. » Et ce n'est pas tout, l'Express enfonce le clou : nombre de pays européens dépendent aussi des avions de surveillance Awacs, de missiles-radar ou encore de drones Reaper. Tous américains. « Le réveil est brutal pour les pays les plus atlantistes, dont la Pologne ou les pays baltes », conclut l'hebdomadaire. Téhéran sous les bombes Le Nouvel Obs a choisi cette semaine de donner la parole à un écrivain iranien qui vit à Téhéran. Il s'appelle Mohammad Tolouei, et tient « un journal de bord », dans lequel il a notamment relaté les bombardements sur la capitale iranienne, avant la trêve. Au jour 29, il décrit ainsi une journée calme, puis, « dès minuit, les bombardements qui reprennent ». « J'ai compté le nombre d'impacts, écrit Mohammad Tolouei, ça faisait quatorze, tout près de chez nous. Dès la deuxième attaque, l'électricité a sauté. Nous nous sommes réfugiés dans la salle de bains. C'est absurde, si une bombe tombe à côté, il ne restera rien de la maison. Mais c'est un réflexe, une manière instinctive de se protéger ». L'écrivain est sans illusion quant au résultat des bombardements israéliens et américains : évoquant les frappes ayant ciblé les infrastructures, il explique : « Pendant la guerre de douze jours, en juin, j'avais l'impression que chaque bombe engloutissait un morceau de moi. Là je me dis que si ces infrastructures sont détruites, nous pourrons les reconstruire après la guerre. Même si je sais que cette guerre ne nous apportera pas la liberté ». Qui succédera à Emmanuel Macron ? En France, à un an de l'élection présidentielle, des candidats déclarés ou susceptibles de se déclarer, font la Une de certains hebdomadaires cette semaine. Ainsi l'ex-ministre Gabriel Attal, à la Une du Point avec cette citation : « Je pense savoir comment il faut présider la France ». Celui qui fut aussi Premier ministre pendant quelques mois en 2024 publie un livre intitulé En homme libre, dans lequel, malgré son jeune âge (37 ans), il se pose en homme d'expérience et assure « qu'il a les idées claires pour la France. » Ancien disciple d'Emmanuel Macron, Gabriel Attal a rompu avec le président, mais il affirme « avoir du respect et de la reconnaissance pour lui ». Marianne de son côté, fait sa Une avec François Hollande, et cette citation de l'ancien président socialiste : « Je me prépare ». « Ira-t-il ou pas ? », demande Marianne. « Comment être utile aujourd'hui ? répond François Hollande. En me préparant, donc je me prépare ». Quand l'hebdomadaire lui oppose les autres candidats potentiels sociaux-démocrates tels que le député européen Raphaël Gluscksmann ou l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, François Hollande répond : « IIs sont légitimes pour être candidats. Le sujet, c'est de réussir à être président ». Et visiblement, François Hollande y croit.  Une voix à part La presse du dimanche rend hommage à Nathalie Baye, l'actrice décédée à 77 ans, des suites d'une maladie neurodégénérative. Sa photo s'affiche en une du Parisien Dimanche, souriante, avec ces mots : « Quelque chose en nous de Nathalie ». Référence au « Quelque chose en nous de Tennessee » célèbre chanson de Johnny Hallyday, qui fut son compagnon pendant plusieurs années. Pour le Parisien Dimanche, « Nathalie Baye est l'actrice inoubliable de La Nuit américaine, Vénus beauté ou encore Le Petit Lieutenant ». « Elle a rayonné sur le cinéma français pendant près de cinquante ans, près de cent films et quatre César. Elle a joué autant les filles de la classe moyenne que les aristocrates, les provinciales que les Parisiennes, les prostituées que les fliquettes. »…  La Tribune Dimanche rend également hommage à l'actrice disparue. Avec un jeu de mots « Bye-bye Nathalie », sur une photo de Nathalie Baye, là encore tout sourire. Pour la Tribune Dimanche, elle était « le feu sous la glace (...) L'actrice aimée de tous et à la carrière exceptionnelle, cultivait sa singularité et son charme. Elle était une voix à part du 7ème art ». Les hommages sont nombreux. Le président Emmanuel Macron évoque « une comédienne avec qui nous avons aimé, rêvé, grandi » … Pour l'actrice Josiane Balasko, elle incarnait « une certaine idée de la femme française ». Enfin, le réalisateur François Ozon salue « une merveilleuse amie, attentive et généreuse : J'admirais, j'aimais l'actrice, autant que la femme ». 

Les matins
Suède, Finlande : la réduction du numérique à l'école pour revenir aux manuels imprimés fait débat

Les matins

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 5:12


durée : 00:05:12 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - En Suède et en Finlande, les autorités prônent une réduction de l'apprentissage, à l'école, sur tablette et ordinateur pour revenir aux manuels imprimés, cahiers, stylos. Objectif : améliorer le niveau de lecture et d'attention des élèves. Ce virage va trop loin, selon des acteurs économiques.

De vive(s) voix
Le désamour des jeunes pour la lecture : «Faire lire, c'est un rôle-clé des enseignants»

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 29:00


Les jeunes de 7 à 19 ans lisent de moins en moins, alerte le rapport du Centre national du livre (CNL) publié mardi 14 avril 2026. Une conclusion qui confirme la tendance déjà observée dans l'étude menée en 2024.  Cette étude, réalisée tous les deux ans depuis 2016 par le CNL, met en lumière le rapport des 7-19 ans avec la lecture. Les résultats de cette enquête réalisée sur un échantillon de 1 500 personnes et qui vise à évaluer la manière dont les jeunes Français perçoivent et pratiquent la lecture aujourd'hui sont sans appel : bien que le nombre de jeunes qui lisent reste globalement stable, on observe toujours un décrochage à l'adolescence et une dégradation du niveau de lecture.    L'adolescence, une période charnière  86% des jeunes déclarent lire, mais la tendance est à la baisse. Le décrochage semble se faire à l'adolescence. « C'est alarmant. On imagine que c'est à l'âge du premier smartphone que le fossé se creuse », nous dit Olivier Lombardi du CNL. Cette baisse se confirme aussi pour les mangas et les BD. Cependant, la France reste une terre de littérature, notamment chez les jeunes, comparée à des pays comme les États-Unis. Dans certains pays, comme la Finlande ou l'Espagne, les gouvernements ont pris le problème à bras-le-corps pour redonner l'envie de lire aux jeunes. Le souci, c'est que les parents, souvent digital natives, ont moins d'appétence pour la lecture que la génération d'avant. Cependant, ajoute-t-il, le livre reste sacré en France : il demeure le cadeau de Noël préféré des Français. Il reste central. Olivier Lombaardi préconise de lire des histoires aux enfants dès le plus jeune âge et de pratiquer la lecture à voix haute avec ses adolescents. Un phénomène qui s'observe dans les écoles Gilles Vernet le constate dans sa classe. Professeur des écoles en CM2 depuis vingt ans, il demande à ses élèves de lire un chapitre pour le jour suivant. « Faire lire, c'est un des rôles-clé des enseignants. Les jeunes lisent, oui, mais combien de temps par jour ? Que lisent-ils ? Est-ce une lecture profonde ? Il y a un manque de lecture nourrie. Il y a un manque d'ambition. »  La solution serait pour lui de faire baisser le temps d'écran chez les jeunes, une mesure plébiscitée par ses élèves eux-mêmes, qui admettent ne pas arriver à se poser des limites dans l'utilisation des écrans ! Pour l'enseignant, il est primordial de faire comprendre aux enfants que la lecture est un outil d'émancipation sociale. Il recommande aussi de leur faire lire, dès le plus jeune âge, de grands auteurs tels que Victor Hugo ou Stefan Zweig afin de les imprégner de la beauté de la langue et des mots. « Des auteurs comme Victor Hugo, qui ont défendu les pauvres et les enfants, ça parle aux jeunes, ils se sentent proches de ces préoccupations, il faut prendre le temps de les guider. » Il insiste sur le rôle des parents dans la transmission du goût de la lecture Invités : - Olivier Lombardi, directeur général du Centre National du Livre - Gilles Vernet, professeur des écoles en CM2 à Paris en zone prioritaire. Son documentaire « Et si on levait les yeux ? » est à regarder ici.  L'étude complète du CNL est à lire ici.  Avec également le reportage de Camille Simon.    Et comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup s'amuse à décortiquer pour nous, les expressions de la langue française. Cette semaine c'est l'expression « À cor et à cri » qui donne bien du fil à retordre à ceux qui essaient de l'écrire correctement. Avec Benjamin Rouxel des éditions Le Robert.   Programmation musicale :  L'artiste québécoise Ariane Roy avec son titre Mordre.

De vive(s) voix
Le désamour des jeunes pour la lecture : «Faire lire, c'est un rôle-clé des enseignants»

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 29:00


Les jeunes de 7 à 19 ans lisent de moins en moins, alerte le rapport du Centre national du livre (CNL) publié mardi 14 avril 2026. Une conclusion qui confirme la tendance déjà observée dans l'étude menée en 2024.  Cette étude, réalisée tous les deux ans depuis 2016 par le CNL, met en lumière le rapport des 7-19 ans avec la lecture. Les résultats de cette enquête réalisée sur un échantillon de 1 500 personnes et qui vise à évaluer la manière dont les jeunes Français perçoivent et pratiquent la lecture aujourd'hui sont sans appel : bien que le nombre de jeunes qui lisent reste globalement stable, on observe toujours un décrochage à l'adolescence et une dégradation du niveau de lecture.    L'adolescence, une période charnière  86% des jeunes déclarent lire, mais la tendance est à la baisse. Le décrochage semble se faire à l'adolescence. « C'est alarmant. On imagine que c'est à l'âge du premier smartphone que le fossé se creuse », nous dit Olivier Lombardi du CNL. Cette baisse se confirme aussi pour les mangas et les BD. Cependant, la France reste une terre de littérature, notamment chez les jeunes, comparée à des pays comme les États-Unis. Dans certains pays, comme la Finlande ou l'Espagne, les gouvernements ont pris le problème à bras-le-corps pour redonner l'envie de lire aux jeunes. Le souci, c'est que les parents, souvent digital natives, ont moins d'appétence pour la lecture que la génération d'avant. Cependant, ajoute-t-il, le livre reste sacré en France : il demeure le cadeau de Noël préféré des Français. Il reste central. Olivier Lombaardi préconise de lire des histoires aux enfants dès le plus jeune âge et de pratiquer la lecture à voix haute avec ses adolescents. Un phénomène qui s'observe dans les écoles Gilles Vernet le constate dans sa classe. Professeur des écoles en CM2 depuis vingt ans, il demande à ses élèves de lire un chapitre pour le jour suivant. « Faire lire, c'est un des rôles-clé des enseignants. Les jeunes lisent, oui, mais combien de temps par jour ? Que lisent-ils ? Est-ce une lecture profonde ? Il y a un manque de lecture nourrie. Il y a un manque d'ambition. »  La solution serait pour lui de faire baisser le temps d'écran chez les jeunes, une mesure plébiscitée par ses élèves eux-mêmes, qui admettent ne pas arriver à se poser des limites dans l'utilisation des écrans ! Pour l'enseignant, il est primordial de faire comprendre aux enfants que la lecture est un outil d'émancipation sociale. Il recommande aussi de leur faire lire, dès le plus jeune âge, de grands auteurs tels que Victor Hugo ou Stefan Zweig afin de les imprégner de la beauté de la langue et des mots. « Des auteurs comme Victor Hugo, qui ont défendu les pauvres et les enfants, ça parle aux jeunes, ils se sentent proches de ces préoccupations, il faut prendre le temps de les guider. » Il insiste sur le rôle des parents dans la transmission du goût de la lecture Invités : - Olivier Lombardi, directeur général du Centre National du Livre - Gilles Vernet, professeur des écoles en CM2 à Paris en zone prioritaire. Son documentaire « Et si on levait les yeux ? » est à regarder ici.  L'étude complète du CNL est à lire ici.  Avec également le reportage de Camille Simon.    Et comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup s'amuse à décortiquer pour nous, les expressions de la langue française. Cette semaine c'est l'expression « À cor et à cri » qui donne bien du fil à retordre à ceux qui essaient de l'écrire correctement. Avec Benjamin Rouxel des éditions Le Robert.   Programmation musicale :  L'artiste québécoise Ariane Roy avec son titre Mordre.

Un air d'amérique
Mines anti personnelles : cinq pays européens sont sortis du traité d'Ottawa

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 1:33


L'inquiétude autour des mines anti personnelles est de retour en Europe, inquiétude exprimée par Handicap International. On parle d'engins qui explosent dès qu'on s'en approche ou qu'on marche dessus. Cinq pays européens sont sortis du traité d'Ottawa sur ces mines, notamment la Finlande et la Pologne.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Bourlinguez
Bourlinguez #149 - Baptiste x Suède

Bourlinguez

Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 29:52


Dans ce 149ème épisode, Baptiste raconte la Suède

French Podcast
News In Slow French #787- French Course with Current events

French Podcast

Play Episode Listen Later Mar 27, 2026 8:54


Comme toujours, la première partie de l'émission sera une discussion sur l'actualité. Nous commencerons par nous demander s'il est moralement acceptable d'appeler le peuple iranien à se soulever contre le régime, sachant que beaucoup de manifestants seront tués. Ensuite, nous poursuivrons avec une conversation sur les entreprises de la zone euro, qui font face à une pression croissante en raison de la guerre en Iran. Elle fait grimper les prix du pétrole, perturbe les chaînes d'approvisionnement et sape la confiance des entreprises. Notre section scientifique sera consacrée à une étude sur une nouvelle génération de médicaments contre l'obésité qui pourraient voir le jour. Ils seraient composés d'une molécule présente chez les pythons birmans, qui ont une poussée métabolique spectaculaire après avoir mangé. Et enfin, toutes nos félicitations à la Finlande, le pays le plus heureux du monde pour la neuvième année consécutive.   Le reste de l'émission d'aujourd'hui sera consacré à la langue et à la culture françaises. Notre point de grammaire de la semaine sera : Comparative adjectives. Nous nous intéressons à la situation du système judiciaire en France, qui est débordé. Nous verrons quelles réformes sont examinées en ce moment pour réduire les délais d'attente. Nous terminerons avec l'expression de la semaine: Reprendre du poil de la bête. Nous parlerons d'un rapport publié à l'occasion de la Journée mondiale de la francophonie, célébrée le 20 mars, qui indique que le français est devenu la quatrième langue la plus parlée au monde. - Iran : le projet de déclencher des soulèvements après les bombardements n'a pas abouti - La guerre en Iran fait craindre une stagflation dans la zone euro - Selon une étude, le sang de serpent pourrait mener à de nouveaux médicaments contre l'obésité - L'Europe occupe 8 des 10 premières places du Rapport mondial sur le bonheur 2026 - Justice : le projet de loi SURE est examiné en Conseil des ministres - Journée mondiale de la francophonie : le français devient la quatrième langue la plus parlée au monde

La Story
Pourquoi Trump achète des brise-glaces à la Finlande

La Story

Play Episode Listen Later Mar 25, 2026 28:25


En octobre, Donald Trump a signé un accord avec le pays nordique pour lui acheter onze brise-glaces. Dans « La Story », le podcast d'actualité des « Echos », Pierrick Fay et Karl De Meyer raconte le savoir-faire finlandais et l'importance de ces bateaux dans le monde actuel.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Pierrick Fay. Cet épisode a été enregistré en mars 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invité : Karl De Meyer (correspondant des « Echos », envoyé en Finlande). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : iStock. Sons : BFM, @EUDebates (Youtube), Ambassade de Finlande en France, AFP.Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Chaîne Guitare - Amplificateur de Passion
Finland ToneFest : Interview de l’Organisateur Petri Matero

La Chaîne Guitare - Amplificateur de Passion

Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 6:38


En 2026, pour la première fois La Chaîne Guitare est allée en Finlande pour couvrir le ToneFest (tonefest.fi), le plus gros salon de guitare dans ce pays. Voilà l'interview de Petri Matero, organisateur de ce bel événement et propriétaire du magasin Tonefest Guitar Gallery (tonefestguitargallery.com) aussi situé à Tuusula, un peu nord d'Helsinki. Un grand L'article Finland ToneFest : Interview de l'Organisateur Petri Matero est apparu en premier sur La Chaîne Guitare.

La Chaîne Guitare - Amplificateur de Passion
ToneFest Helsinki : La Chaîne Guitare en Finlande

La Chaîne Guitare - Amplificateur de Passion

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 22:55


Grande nouvelle : je vais en Finlande ce week-end pour couvrir pour la première fois le salon ToneFest Helsinki (tonefest.fi). Je suis toute excité à l'idée d'aller dans ces contrées du nord pour la première fois. En plus ce sera l'occasion d'aller séjourner chez le luthier finlandais Juha Ruokangas (ruokangas.com) pour enregistrer quelques chroniques lutherie L'article ToneFest Helsinki : La Chaîne Guitare en Finlande est apparu en premier sur La Chaîne Guitare.

La tasse de café LNH
Le Canada et les États-Unis ont rendez-vous en finale olympique

La tasse de café LNH

Play Episode Listen Later Feb 21, 2026 43:16


On espérait voir le Canada et les États-Unis croiser le fer aux Jeux olympiques de Milano Cortina 2026, et ils le feront finalement sur la plus grande scène : la finale de la médaille d'or! Un duel qui s'annonce des plus spectaculaires entre ces éternels rivaux.Aujourd'hui, dans cet épisode du balado de LNH.com, Nicolas Ducharme et Jean-François Chaumont reviennent sur les demi-finales du tournoi, qui se sont terminées par des victoires du Canada 3-2 contre la Finlande et 6-2 en faveur des États-Unis contre la Slovaquie, en plus de vous raconter ce que les joueurs avaient à dire après la rencontre.Nos journalistes mettent ensuite la table pour la finale qui se déroulera dimanche à 8h10 (HE) en analysant les forces en présence et les nombreux impondérables qui pourraient avoir un impact sur le match, mais aussi en se posant la question qui est sur toutes les lèvres : est-ce que le capitaine canadien Sidney Crosby sera en mesure de disputer la rencontre?Bonne écoute et bonne finale olympique!

RTL2 : Pop-Rock Station by Zégut
L'intégrale - Foo Fighters, Nick Cave, The Breeders dans RTL2 Pop Rock Station (19/02/26)

RTL2 : Pop-Rock Station by Zégut

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 108:50


Jeudi dans Pop-Rock Station, classiques et nouveautés se croisent sans complexe, comme The Prodigy, Joy Division ou Pink Floyd. Actualité chargée avec Foo Fighters qui dévoile "Your Favourite Toy", extrait de leur 12e album attendu le 24 avril, avant leur concert à Paris La Défense Arena en juin. Passage aussi par Guns N' Roses et hommage à Bon Scott, disparu le 19 février 1980. Focus sur l'album de la semaine "Wuthering Heights" de Charli XCX, BO du film d'Emerald Fennell, avec "My Reminder". La soirée se poursuit avec Arctic Monkeys pour War Child, une reprise de Pulp signée Nick Cave, puis M83, Puscifer, Father John Misty et Jimi Hendrix. En fin d'émission, détour par la Finlande avec Grain Of Pain et "To Burn Inside", avant un dernier enchaînement rock mené par les Hellacopters pour conclure la soirée sur une note électrique. Foo Fighters - Your Favorite Toy Guns N' Roses - It's So Easy AC/DC - Touch Too Much CSS - Left Behind The Prodigy - Firestarter Alanis Morissette - Reasons I Drink Lynyrd Skynyrd - Sweet Home Alabama Titre - Pour Rotation Joy Division - She's Lost Control The B-52'S - Love Shack Arctic Monkeys - Opening Night Nick Cave - Disco 2000 The Subways - Rock & Roll Queen M83 - Midnight City Puscifer - Impetuous Bob Dylan - Lay The Breeders - Cannonball Father John Misty - The Old Law The Charlatans - Deeper And Deeper Jimi Hendrix - Voodoo Child (Slight Return) Grain Of Pain - To Burn Inside (Feat. Pekka Olkkonen) Blondie - Atomic The Hellacopters - Everything's On T.V. The Beach Boys - I Get Around Gorillaz & Bizarrap & Kara Jackson & Anoushka Shankar - Orange County Pink Floyd - Comfortably Numb (Live At Knebworth_2019 Mix)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La tasse de café LNH
Olympiques : Le Canada survit aux quarts de finale

La tasse de café LNH

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 58:23


Ça aura été tout sauf facile, mais le Canada a évité le pire en quarts de finale des Jeux olympiques d'hiver de Milano Cortina 2026 en battant la Tchéquie par la marque de 4-3 en prolongation pour ainsi rejoindre les la Finlande, les États-Unis et la Slovaquie en demi-finales.Dans cet épisode du balado de LNH.com, Nicolas Ducharme, Guillaume Lepage et Jean-François Chaumont, qui est en direct de Milan, reviennent sur les matchs de quarts de finale qui se sont déroulés mercredi aux Olympiques.Notre équipe met aussi la table pour les deux matchs à venir en discutant des principaux sujets qui retiennent l'attention, dont la blessure de Sidney Crosby et l'incapacité pour les États-Unis à trouver le fond du filet. Quelles équipes l'emporteront afin de se battre pour la médaille d'or? Nos journalistes y vont de leurs prédictions.Le commentateur de la National League suisse pour la chaîne MySports, Jonathan Filion, se joint aussi à nous pour discuter du parcours de la Suisse aux JO, qui s'est arrêté à la suite d'une défaite crève-cœur contre la Finlande jeudi. Bonne écoute! 

Aujourd'hui l'économie
Les eurobonds, nouvelle arme économique de l'Europe face à la Chine et aux États-Unis?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 3:13


Réunis en sommet informel, les dirigeants européens planchent sur la compétitivité du continent. Face à la montée en puissance des États-Unis et de la Chine, Emmanuel Macron remet sur la table une idée longtemps controversée, les eurobonds, ou la dette commune européenne. L'objectif est de financer massivement les investissements stratégiques pour éviter le décrochage économique de l'Europe. Les dirigeants des 27 se retrouvent pour un sommet informel consacré à un sujet on ne peut plus sensible: la compétitivité du continent. Une question revient avec insistance dans les débats européens: comment éviter que l'Europe ne décroche face aux États-Unis et à la Chine ? Dans ce contexte, Emmanuel Macron a relancé une vieille idée, aussi ambitieuse que clivante, emprunter à l'échelle européenne. Car aujourd'hui, chaque pays du continent s'endette de manière autonome. La France émet sa dette, l'Italie ou l'Allemagne la leur, chacun gérant son financement de façon indépendante. Problème : certains États sont déjà très endettés. Résultat, leur capacité d'emprunt est désormais très limitée, ce qui freine leurs possibilités d'investir dans les secteurs d'avenir. C'est là qu'intervient l'idée des eurobonds. Concrètement, il s'agirait de créer des obligations européennes communes, comparables à des bons du Trésor européen afin d'emprunter ensemble pour investir ensemble. Plutôt que de conserver 27 dettes nationales fragmentées, l'Europe émettrait une dette commune, capable d'attirer les investisseurs du monde entier. L'enjeu est double, financer les investissements stratégiques et renforcer le rôle international de l'euro face au dollar. À lire aussiCoercition économique: l'arme de l'Union européenne face aux menaces commerciales de Trump Les eurobonds, un projet ancien remis au cœur du débat Si sur le papier le projet semble solide, dans les faits, il est politiquement très sensible. L'idée d'eurobonds avait déjà été évoquée lors de la crise de la zone euro en 2010-2012, avant d'être rejetée, notamment par l'Allemagne et les pays dits « frugaux » comme les Pays-Bas ou la Finlande. Pour Berlin, longtemps championne de l'orthodoxie budgétaire, la mutualisation de la dette restait un tabou. Aujourd'hui encore, les réticences demeurent fortes. Pourtant, ce mécanisme a déjà été mis en œuvre pendant la crise du Covid. En 2020, l'Union européenne a lancé un vaste plan de relance financé par un emprunt commun de 750 milliards d'euros. Pour la première fois de son histoire, Bruxelles s'est alors endettée au nom des 27 États membres. Un tournant majeur, qui a démontré qu'un endettement européen commun était techniquement possible et financièrement crédible. À lire aussiQu'est-ce que l'euro numérique et pourquoi le projet divise l'Europe? Défense, technologie, climat : pourquoi l'Europe veut changer d'échelle Six ans plus tard, l'idée des eurobonds revient avec force pour trois grandes raisons. D'abord, la défense. Face au retour des tensions géopolitiques, l'Europe doit se réarmer et renforcer son autonomie stratégique. Ensuite, la technologie. Le continent doit investir massivement dans l'intelligence artificielle, les semi-conducteurs et les technologies de rupture pour rester compétitif face aux géants américains et chinois. Enfin, la transition écologique. La décarbonation de l'économie européenne exige des investissements colossaux dans l'énergie, les infrastructures et l'industrie. Selon le rapport de Mario Draghi, ces besoins représenteraient jusqu'à 1 200 milliards d'euros par an. Sans ces investissements, l'Europe risque d'amplifier sa dépendance technologique, militaire et énergétique à Washington et Pékin. Les eurobonds apparaissent ainsi comme un outil permettant de changer d'échelle, en offrant une capacité d'endettement bien plus importante, et surtout moins coûteuse. En mutualisant la dette, les conditions d'emprunt seraient meilleures que celles dont bénéficient de nombreux États pris individuellement. Cela réduirait aussi le risque de crise financière dans les pays les plus fragiles et permettrait de créer un grand marché des obligations européennes, renforçant le poids géopolitique de l'Union. Mais les opposants restent nombreux. Leur principal argument : la crainte que certains pays relâchent leurs efforts budgétaires en profitant de la mutualisation, s'appuyant sur la solidité financière de leurs partenaires. Derrière ce débat technique se joue en réalité une question fondamentale : la capacité de l'Union européenne à agir comme une puissance collective. Car ce dont il s'agit désormais, ce n'est plus de raisonner État par État, mais bien en termes de force commune, afin de rester un acteur majeur sur la scène économique et géopolitique internationale.

Choses à Savoir
Pourquoi les bébés finlandais dorment-ils dans des cartons ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 7, 2026 2:22


En Finlande, 95% des nouveau-nés dorment dans des cartons ! Plus exactement dans une « baby box », un grand carton fourni gratuitement par l'État, équipé d'un petit matelas et d'une literie pour bébé. Mais contrairement à ce que l'on imagine parfois, ce n'est ni un symbole de pauvreté ni une simple mesure d'économie : cette pratique est l'héritage d'une politique de santé publique vieille de près d'un siècle.L'histoire débute au début du XXᵉ siècle, dans un pays encore jeune et confronté à un taux de mortalité infantile élevé. De nombreuses familles vivent dans des conditions modestes, et l'accès aux soins est inégal. Dans les années 1930, le gouvernement finlandais met en place une mesure inédite : offrir aux futures mères un kit de maternité contenant des vêtements, des couvertures, des produits d'hygiène et des objets indispensables pour accueillir un nourrisson.En 1938, cette aide devient officielle et ciblée d'abord vers les familles les plus modestes. Le kit est distribué dans une grande boîte en carton solide, accompagnée d'un petit matelas. Très vite, les parents commencent à utiliser cette boîte comme premier berceau, faute parfois de mobilier adapté, mais surtout parce qu'elle est pratique, propre et sécurisante.L'objectif ne se limite pas à fournir du matériel. Pour recevoir la baby box, les femmes enceintes doivent effectuer au moins une visite médicale prénatale. Ce mécanisme incite les futures mères à consulter un professionnel de santé, ce qui améliore le suivi des grossesses et réduit les risques de complications. En 1949, le dispositif est élargi à toutes les femmes enceintes, quel que soit leur revenu.Au fil des décennies, la Finlande voit son taux de mortalité infantile chuter de manière spectaculaire. Bien sûr, cette amélioration s'explique par de nombreux facteurs, comme les progrès médicaux et l'amélioration des conditions de vie. Mais la baby box est devenue le symbole d'une approche simple : donner à chaque enfant un bon départ, indépendamment de l'origine sociale de ses parents.Aujourd'hui, les parents peuvent choisir entre recevoir la boîte ou une somme d'argent, mais la majorité continue de préférer la baby box. Elle contient des vêtements pour différentes saisons, des draps, des couvertures, des produits de soin, et parfois même un petit livre ou un jouet.Si certains bébés dorment dans la boîte, ce n'est pas une obligation, mais un choix. La baby box est surtout devenue un rituel culturel, partagé par presque toutes les familles finlandaises.En réalité, ces cartons ne sont pas de simples boîtes : ils incarnent une idée puissante. Celle qu'une société peut, par des gestes simples, réduire les inégalités dès les premiers jours de la vie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

C dans l'air
Philippe Etienne - Trump-Macron: rien ne va plus?

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 11:03


C dans l'air l'invité du 22 janvier 2026 avec Philippe Etienne, ancien ambassadeur de France, notamment aux États-Unis, en Allemagne, ancien conseiller diplomatique à l'Elysée. Il publie Le Sherpa, aux éditions Tallandier.Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump a subitement annoncé mercredi à Davos "le cadre d'un futur accord" sur le Groenland, extrêmement vague, et levé ses menaces douanières autant que militaires. L'annonce a été accueillie avec enthousiasme par Wall Street et avec un soulagement prudent au Danemark, mais avec méfiance sur l'île arctique, territoire autonome danois. Le président américain a refusé de préciser si le compromis en discussions donnait aux Etats-Unis la possession du territoire autonome danois, comme il l'a exigé à de multiples reprises afin, selon lui, d'en garantir la sécurité face à la Russie et à la Chine. "Trump dit qu'il met la guerre commerciale en pause, dit "je ne vais pas attaquer le Groenland", ce sont des messages positifs", a réagi le ministre des Affaires étrangères danois Lars Løkke Rasmussen, sans vouloir se prononcer sur le projet d'accord annoncé."Sur la base de cette entente, je n'imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février", a ajouté Donald Trump dans son message. Cette menace, émise samedi en réaction à l'envoi de troupes européennes, visait la Norvège, la Suède, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande.Philippe Etienne, ancien ambassadeur de France, et ancien conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron à l'Elysée, analysera avec nous les leçons diplomatiques de ce qui s'est joué au Forum de Davos. Il reviendra également avec nous sur ses quarante ans aux avant-postes de l'histoire, de l'Europe centrale à Washington, en passant par Berlin et Moscou. Il nous donnera aussi son point de vue sur le poids diplomatique de la France, et de l'Europe.

C dans l'air
Groenland: Trump s'acharne, l'Europe menace - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 63:19


C dans l'air du 19 janvier 2026 - Groenland: Trump s'acharne, l'Europe menaceLe ton se durcit entre les deux rives de l'Atlantique. En colère après le déploiement de personnel militaire européen la semaine dernière au Groenland, dans le cadre d'exercices de reconnaissance demandés par le Danemark, Donald Trump a menacé samedi d'imposer, dès le 1er février, de nouveaux droits de douane à une série de pays européens « jusqu'à la vente totale du Groenland ». Le président américain, qui a écarté l'option de la force militaire pour l'instant, brandit donc une nouvelle fois la menace d'une hausse des taxes pouvant atteindre 25 % sur l'ensemble des exportations vers les États-Unis en provenance du Danemark, de la Norvège, de la Suède, de la France, de l'Allemagne, du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de la Finlande.Dans la foulée, les pays menacés ont signé une déclaration dimanche confirmant leur engagement aux côtés du Danemark. En France, le chef de l'État, qui a été « toute la journée en contact avec ses homologues européens », a fait savoir qu'il comptait demander « l'activation de l'instrument anti-coercition » de l'UE en cas de nouveaux droits de douane américains sur les produits européens. Cet outil, dont la mise en œuvre requiert la majorité qualifiée des pays de l'UE, permet, entre autres, le gel de l'accès aux marchés publics européens ou le blocage de certains investissements.Giorgia Meloni, en déplacement à Séoul, a, pour sa part, affirmé avoir parlé à Donald Trump pour lui notifier l'« erreur » que constituaient, selon elle, ces menaces de surtaxes, que le ministre néerlandais des Affaires étrangères, David van Weel, a qualifiées d'« incompréhensibles » et d'« inappropriées ». « C'est du chantage. Ce qu'il (Trump) fait en ce moment est du chantage », a asséné David van Weel, tandis que son homologue irlandaise, Helen McEntee, a évoqué des menaces « totalement inacceptables et profondément regrettables ».Les dirigeants européens doivent se réunir ce jeudi 22 janvier lors d'un sommet extraordinaire pour décider de la riposte. Mais, d'ores et déjà, les principaux groupes du Parlement européen ont décidé de ne pas ratifier l'accord commercial signé cet été par Ursula von der Leyen avec Donald Trump. Parallèlement, les discussions se poursuivent à plusieurs niveaux : Paris et Berlin devaient tenter de coordonner leur réponse ce lundi à Berlin, où leurs ministres de l'Économie se retrouvent. Les discussions devraient ensuite se déplacer à Davos, grand-messe du libre-échange, à laquelle Donald Trump participera ce mercredi pour la première fois.Alors, jusqu'où ira l'escalade entre les États-Unis et l'Europe ? Quelle sera la riposte européenne ? Que va faire l'Italie de Giorgia Meloni, qui tente depuis des semaines de préserver son alliance privilégiée avec le président américain sans s'isoler en Europe ?Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro - Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationaleUniversité Catholique de Lille - Marie BILLON (duplex de Londres) - journaliste, correspondante à Londres pour RTL

C dans l'air
Soldats français au Groenland, que va faire trump? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 62:50


C dans l'air du 16 janvier 2026 - Soldats français au Groenland, que va faire trump?« Le Groenland ne veut pas être possédé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas être dirigé ou contrôlé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas faire partie des États-Unis », a martelé le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen. Il est « hors de question » que les États-Unis acquièrent le Groenland, a insisté le ministre danois des Affaires étrangères, hier, alors que la porte-parole de la Maison-Blanche affirmait plus tôt que le déploiement de troupes européennes n'avait « aucun impact sur l'objectif d'acquérir » ce territoire autonome du Danemark.Plusieurs pays européens — parmi lesquels la France, la Suède, l'Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni — ont décidé de dépêcher du personnel militaire dans le cadre d'une mission de reconnaissance au Groenland. Une équipe d'une « quinzaine de soldats » français est déjà déployée à Nuuk et « sera renforcée dans les prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes », a précisé Emmanuel Macron hier, lors de ses vœux aux armées à Istres. Berlin, de son côté, a justifié le lancement de cette mission européenne par la présence de « menaces russes et chinoises » dans l'Arctique.Ce déploiement, inscrit dans le cadre de l'opération baptisée « Arctic Endurance », a pour objectif à la fois de rassurer les États-Unis quant à la sécurité de l'île et d'affirmer l'ancrage de ce territoire riche en ressources naturelles stratégiques dans la sphère européenne, tout en dissuadant toute tentative d'ingérence.Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump affirme régulièrement qu'il prendra le contrôle du Groenland « d'une manière ou d'une autre ». Il soutient également que le Danemark n'est « pas capable » d'assurer la sécurité de l'île, qu'il décrit comme un territoire « recouvert de navires russes et chinois ». Mercredi, il a durci le ton en écrivant sur son réseau Truth Social que les États-Unis « ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale », qualifiant le territoire de « vital pour le Dôme d'Or que nous construisons ».Ces affirmations sont contestées par Copenhague. « Il est inexact de dire qu'il existe une forte activité russe et chinoise autour du Groenland », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide à la télévision publique danoise NRK. Il a toutefois reconnu « une activité russe importante et une certaine présence chinoise ailleurs dans l'Arctique ».La Russie a réagi jeudi en exprimant sa « sérieuse inquiétude » face à l'augmentation de la présence militaire de l'Otan dans la région, dénonçant « le prétexte imaginaire d'une menace croissante de Moscou et de Pékin ». Le Kremlin a également estimé que « la situation se dégrade jour après jour pour le régime de Kiev et que sa marge de décision se réduit ». Le président russe avait déjà déclaré, fin 2025, que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine « par la voie militaire » en cas d'échec des négociations. Sur le terrain, les combats se poursuivent. Pourquoi des soldats européens, et notamment français, sont-ils déployés au Groenland ? La Russie et la Chine cherchent-elles réellement à prendre le contrôle de l'île, comme l'affirme Donald Trump ? Jusqu'où les États-Unis sont-ils prêts à aller pour l'obtenir ? Quel avenir pour l'Otan ? Enfin, quelle est la situation actuelle en Ukraine ?Nos experts :- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre - Laure KAYALI - correspondante défense - Polico Europe

Histoire Vivante - La 1ere
L'Arctique (3/5) : Les peuples de l'Arctique

Histoire Vivante - La 1ere

Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 28:37


Donald Trump convoite avec insistance le Groenland. Alors, pour éclairer cette actualité, Histoire Vivante vous propose la rediffusion d'une série consacrée à l'histoire coloniale, politique et humaine de l'Arctique qui englobe justement le Groenland. Tous les états qui bordent l'océan Arctrique sont considérés comme des pays arctiques : les Etats-Unis avec l'Alaska, le Danemark avec le Groenland, et les pays scandinaves : la Suède, la Norvège, la Finlande et enfin la Russie. Mais lorsqu'on parle des populations arctiques, cela devient plus compliqué : il y a les frontières politiques et les frontières culturelles, qui dépassent parfois ce cercle polaire. Avec Yvon Csonka, ethnologue, qui a enseigné à l'université de Nuuk au Groenland.

Lenglet-Co
LES SECRETS DE LA CONSO - Finlande : Kesko, le supermarché le plus écoresponsable du monde

Lenglet-Co

Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 3:27


On dit souvent des pays scandinaves qu'ils sont en avance sur les sujets de développement durable, de consommation responsable. C'est aussi vrai en matière de grande distribution. En Finlande, l'enseigne de supermarché la mieux notée au monde sur ces critères environnementaux s'appelle Kesko. Pour faire simple, Kesko c'est le Carrefour ou le Leclerc local, l'enseigne que l'on voit partout. Il y a près de 1.000 magasins dans tout le pays... Ecoutez Olivier Dauvers : les secrets de la conso du 09 janvier 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Advanced French
Advanced French 469 - World News, Opinion and Analysis in French

Advanced French

Play Episode Listen Later Dec 10, 2025 9:15


L'Inde resserre ses liens avec la Russie et déçoit l'Europe L'éolien en mer se retrouve face au vent mauvais Quand Emmanuel Macron tente de faire entendre la voix de l'Ukraine Rachida Dati, ce nouveau scandale Un hymne à la Finlande au Petit Palais avec Pekka Halonen

C dans l'air
Services militaires...aux armes citoyens? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Nov 25, 2025 65:15


C dans l'air du 25 novembre 2025 - Revoilà le service militaire ? À l'heure où l' « on est monté  d'un cran dans la conflictualité avec la Russie », Emmanuel Macron a confirmé ce matin sur RTL la transformation du service national universel vers une nouvelle forme, sans plus de précisions. « Il est très clair que nous devons renforcer le pacte armée-Nation », a plaidé ce matin le chef de l'État. « Au moment où la guerre s'hybride, il est très important qu'un maximum de nos compatriotes comprennent ce que sont nos armées, comment ça marche, participent à la réserve que nous avons aussi mise en place et qui est très importante parce qu'elle apporte des compétences à nos armées », a défendu le président de la République.Emmanuel Macron a également voulu désamorcer l'idée que les jeunes volontaires du nouveau service seraient envoyés sur des théâtres d'opérations extérieures, à commencer par l'Ukraine. « Il faut vraiment, en tout cas tout de suite, supprimer toute idée confuse qui consisterait à dire qu'on va envoyer nos jeunes en Ukraine. Ce n'est pas du tout le sens de cette affaire », a précisé le chef de l'État. Les propos du chef d'état-major des armées la semaine dernière ont été « déformés », « sortis » de leur contexte. « La France n'a aucune intention de sacrifier sa jeunesse, il s'agit simplement de la préparer », a-t-il ajouté.Le retour d'un « service national » obligatoire d'une durée d'un mois pour tous les jeunes figurait dans le programme d'Emmanuel Macron en 2017. La proposition du candidat s'était matérialisée par la création du service national universel (SNU). Mais celui-ci, coûteux, a connu une mise en œuvre plus que laborieuse et n'a jamais trouvé sa place. Il a été enterré définitivement par Sébastien Lecornu à son arrivée à Matignon. Parallèlement, depuis des mois, le projet d'un service militaire volontaire est à l'étude.Alors Emmanuel Macron va-t-il annoncer ce jeudi la création prochaine d'un service militaire volontaire ? Depuis plusieurs mois, chefs d'États-majors et responsables politiques invitent les sociétés européennes à s'interroger. Comme la France, de nombreux voisins en Europe sont en train de réintroduire un service national, avait fait remarquer le général Mandon samedi sur France 5. Volontaire en Belgique, obligatoire en Finlande... Où en est-on en Europe sur cette question ? Pourquoi Jacques Chirac a-t-il annoncé la suspension du service militaire obligatoire en 1996 ? Nos journalistes ont rencontré Alain Richard, ministre de la Défense de 1997 à 2002. Il est revenu avec nous sur les raisons de cette décision, sa mise en pratique et l'état de la menace actuelle.Opérations de déstabilisation massives, propagande à grande échelle, attaques et tentatives d'ingérence… Il est très difficile de quantifier les tentatives de déstabilisation russes, mais dans certains États comme les pays baltes, la pression de la Russie fait partie du quotidien. Le pays en appelle au réveil de l'OTAN et à la fin de la naïveté des Vingt-Sept face à la réalité des projets du Kremlin. Parallèlement, les frappes massives russes se poursuivent sur l'Ukraine alors que les États-Unis ont remis sur la table ces derniers jours un plan de paix, réécrit avec les Européens.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU- Christophe BARBIER- Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Marion Van RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse à L'Express, et spécialiste des questions européennes- Laura KAYALI- Correspondante Défense - Politico

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Services militaires...aux armes citoyens? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Nov 25, 2025 65:15


C dans l'air du 25 novembre 2025 - Revoilà le service militaire ? À l'heure où l' « on est monté d'un cran dans la conflictualité avec la Russie », Emmanuel Macron a confirmé ce matin sur RTL la transformation du service national universel vers une nouvelle forme, sans plus de précisions. « Il est très clair que nous devons renforcer le pacte armée-Nation », a plaidé ce matin le chef de l'État. « Au moment où la guerre s'hybride, il est très important qu'un maximum de nos compatriotes comprennent ce que sont nos armées, comment ça marche, participent à la réserve que nous avons aussi mise en place et qui est très importante parce qu'elle apporte des compétences à nos armées », a défendu le président de la République.Emmanuel Macron a également voulu désamorcer l'idée que les jeunes volontaires du nouveau service seraient envoyés sur des théâtres d'opérations extérieures, à commencer par l'Ukraine. « Il faut vraiment, en tout cas tout de suite, supprimer toute idée confuse qui consisterait à dire qu'on va envoyer nos jeunes en Ukraine. Ce n'est pas du tout le sens de cette affaire », a précisé le chef de l'État. Les propos du chef d'état-major des armées la semaine dernière ont été « déformés », « sortis » de leur contexte. « La France n'a aucune intention de sacrifier sa jeunesse, il s'agit simplement de la préparer », a-t-il ajouté.Le retour d'un « service national » obligatoire d'une durée d'un mois pour tous les jeunes figurait dans le programme d'Emmanuel Macron en 2017. La proposition du candidat s'était matérialisée par la création du service national universel (SNU). Mais celui-ci, coûteux, a connu une mise en œuvre plus que laborieuse et n'a jamais trouvé sa place. Il a été enterré définitivement par Sébastien Lecornu à son arrivée à Matignon. Parallèlement, depuis des mois, le projet d'un service militaire volontaire est à l'étude.Alors Emmanuel Macron va-t-il annoncer ce jeudi la création prochaine d'un service militaire volontaire ? Depuis plusieurs mois, chefs d'États-majors et responsables politiques invitent les sociétés européennes à s'interroger. Comme la France, de nombreux voisins en Europe sont en train de réintroduire un service national, avait fait remarquer le général Mandon samedi sur France 5. Volontaire en Belgique, obligatoire en Finlande... Où en est-on en Europe sur cette question ? Pourquoi Jacques Chirac a-t-il annoncé la suspension du service militaire obligatoire en 1996 ? Nos journalistes ont rencontré Alain Richard, ministre de la Défense de 1997 à 2002. Il est revenu avec nous sur les raisons de cette décision, sa mise en pratique et l'état de la menace actuelle.Opérations de déstabilisation massives, propagande à grande échelle, attaques et tentatives d'ingérence… Il est très difficile de quantifier les tentatives de déstabilisation russes, mais dans certains États comme les pays baltes, la pression de la Russie fait partie du quotidien. Le pays en appelle au réveil de l'OTAN et à la fin de la naïveté des Vingt-Sept face à la réalité des projets du Kremlin. Parallèlement, les frappes massives russes se poursuivent sur l'Ukraine alors que les États-Unis ont remis sur la table ces derniers jours un plan de paix, réécrit avec les Européens.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU- Christophe BARBIER- Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Marion Van RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse à L'Express, et spécialiste des questions européennes- Laura KAYALI- Correspondante Défense - Politico