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Nordic country on the Baltic Sea

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finlande

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Reportage International
Élections législatives de l'automne en Russie: l'opposition tente de trouver sa place

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 2:29


La date n'est pas fixée officiellement, mais les élections à la Douma devraient se dérouler les 18 et 20 septembre prochain. Ce seront les premières sur fond de conflit depuis plus de 4 ans, avec des pourparlers diplomatiques au point mort. Leur issue ne fait pas de doute, le parti au pouvoir encore une fois raflera l'immense majorité des sièges. Les partis d'opposition, sous pression, se préparent tout de même. Reportage dans les locaux du parti « Iabloko » à Saint-Pétersbourg, le seul parti à demander un cessez-le-feu immédiat en Ukraine. Dans une pièce, quelques affiches, du papier, des stylos sur des tables… les dernières traces de la réunion précédente : une soirée d'écriture de lettres aux prisonniers politiques en Russie. Quelques pas plus loin, dans un bureau, un calendrier avec la photo d'un visage mince aux yeux sombres et au regard aigu. C'est celui de Boris Vichnievsky. Cet ancien responsable très connu du parti « Iabloko » a été désigné « agent de l'étranger » en mars 2024. Comme une blessure qui ne cicatrise pas, comme aussi la marque d'une volonté intacte de combattre, quelques mots sont écrits sous le cliché : « Je reviendrai ». « C'est ce qu'il nous a dit quand il a fait son discours de départ », explique la coordinatrice des élections pour le parti dans la région (ndlr : pour des raisons de sécurité, les noms des interviewés ne sont pas communiqués). « Malheureusement, maintenant il vit à l'étranger. On espère que c'est temporaire, qu'il reviendra vraiment ». Depuis le départ de cette figure locale, et singulièrement depuis le début de la préparation des élections, le climat s'est encore durci. Assise dans son bureau, la coordinatrice des élections fait l'état des lieux : « Pour l'instant, je ne ressens aucune pression directe, dit-elle d'un ton égal. Mais je ressens une pression psychologique, car presque chaque jour au sein du parti, des choses désagréables se produisent. Mes camarades reçoivent des statuts juridiques qui les empêchent de se présenter à des élections et qui menacent même leur possibilité de résider en Russie. Par exemple, il y a quelques jours, un membre de notre parti à Iekaterinbourg, une ville avec une population de plus d'un million d'habitants, et où « Iabloko » obtient en général de bons résultats aux élections, a été fiché comme « extrémiste et terroriste ». Il a quitté le territoire. Dans d'autres endroits, il y a eu des pressions au travail ». Dans une interview le 10 juin dernier à Novaya Gazeta Europe (média exilé et classé « indésirable » par les autorités russes), le patron du parti, Nikolaï Rybakov, a eu cette formule : « Nous avons une grande expérience de la survie en milieu toxique. » À la question du journal : « Quelles sont les perspectives électorales d'un parti sans ressources administratives ni alliance avec le gouvernement russe en 2026 ? », Nikolaï Rybakov a répondu : « On pourrait poser la même question à propos de la vie en Russie dans son ensemble : quelles sont les perspectives d'avenir pour nous tous qui ne sommes pas au pouvoir ? Nous n'avons pas d'autre choix. Mais nous pouvons changer les circonstances dans lesquelles nous vivons. »  Pour la coordinatrice du parti à Saint-Pétersbourg, « Dans notre société, personne n'est à l'abri de rien, de la pression, de la possibilité de perdre sa liberté ou de subir des restrictions de quelque nature que ce soit. » « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur » Pourtant, le responsable local du parti l'affirme : de nouveaux membres affluent tous les mois : des étudiants, des employés, des médecins, des hommes d'affaires, tous à la recherche d'un débouché civique et politique à leur mécontentement voire leur colère, adhérant au slogan du parti : « Pour la paix et la liberté, pour une vie digne et sans peur ». « Bien sûr, la question-clé est celle de l'attitude envers l'opération militaire spéciale et la méthode de résolution du conflit, explique-t-il, mais il s'agit aussi des choix économiques et sociaux que font nos dirigeants. Il y a du mécontentement et il est répandu, les sondages le disent. » La coordinatrice se fait un peu plus directe : « Il faut mettre fin aux massacres de vies, et c'est notre position principale. Cette position suscite désormais un écho important. Le nombre de personnes qui la soutiennent augmente, car des actions dangereuses menacent non seulement les zones frontalières, mais aussi Saint-Pétersbourg et Moscou. Les technologies militaires actuelles font que personne n'est en sécurité. » La coordinatrice s'exprimait dans la foulée du Forum économique de Saint-Pétersbourg, marqué par des attaques spectaculaires de drones de l'Ukraine lors des journées d'ouverture et de clôture. « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur, à exprimer leurs opinions sans crainte également. C'est fondamental. » Ces deux cadres régionaux listent aussi, parmi ce qui attire de nouveaux militants, les restrictions d'internet, la dégradation du pouvoir d'achat, les inégalités qui s'accentuent, le manque d'investissement dans les transports, les inquiétudes sur l'avenir… Plus que des politiques à améliorer : un contrat social mis à l'épreuve depuis plus de 4 ans de guerre. « Iabloko » a pu jusqu'ici participer à toutes les élections, sauf le scrutin présidentiel. Pour ces législatives, réponse début juillet prochain. À lire aussiVyborg, ville russe en face de la Finlande: une nostalgie européenne à l'ombre de la guerre en Ukraine

Reportage international
Élections législatives de l'automne en Russie: l'opposition tente de trouver sa place

Reportage international

Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 2:29


La date n'est pas fixée officiellement, mais les élections à la Douma devraient se dérouler les 18 et 20 septembre prochain. Ce seront les premières sur fond de conflit depuis plus de 4 ans, avec des pourparlers diplomatiques au point mort. Leur issue ne fait pas de doute, le parti au pouvoir encore une fois raflera l'immense majorité des sièges. Les partis d'opposition, sous pression, se préparent tout de même. Reportage dans les locaux du parti « Iabloko » à Saint-Pétersbourg, le seul parti à demander un cessez-le-feu immédiat en Ukraine. Dans une pièce, quelques affiches, du papier, des stylos sur des tables… les dernières traces de la réunion précédente : une soirée d'écriture de lettres aux prisonniers politiques en Russie. Quelques pas plus loin, dans un bureau, un calendrier avec la photo d'un visage mince aux yeux sombres et au regard aigu. C'est celui de Boris Vichnievsky. Cet ancien responsable très connu du parti « Iabloko » a été désigné « agent de l'étranger » en mars 2024. Comme une blessure qui ne cicatrise pas, comme aussi la marque d'une volonté intacte de combattre, quelques mots sont écrits sous le cliché : « Je reviendrai ». « C'est ce qu'il nous a dit quand il a fait son discours de départ », explique la coordinatrice des élections pour le parti dans la région (ndlr : pour des raisons de sécurité, les noms des interviewés ne sont pas communiqués). « Malheureusement, maintenant il vit à l'étranger. On espère que c'est temporaire, qu'il reviendra vraiment ». Depuis le départ de cette figure locale, et singulièrement depuis le début de la préparation des élections, le climat s'est encore durci. Assise dans son bureau, la coordinatrice des élections fait l'état des lieux : « Pour l'instant, je ne ressens aucune pression directe, dit-elle d'un ton égal. Mais je ressens une pression psychologique, car presque chaque jour au sein du parti, des choses désagréables se produisent. Mes camarades reçoivent des statuts juridiques qui les empêchent de se présenter à des élections et qui menacent même leur possibilité de résider en Russie. Par exemple, il y a quelques jours, un membre de notre parti à Iekaterinbourg, une ville avec une population de plus d'un million d'habitants, et où « Iabloko » obtient en général de bons résultats aux élections, a été fiché comme « extrémiste et terroriste ». Il a quitté le territoire. Dans d'autres endroits, il y a eu des pressions au travail ». Dans une interview le 10 juin dernier à Novaya Gazeta Europe (média exilé et classé « indésirable » par les autorités russes), le patron du parti, Nikolaï Rybakov, a eu cette formule : « Nous avons une grande expérience de la survie en milieu toxique. » À la question du journal : « Quelles sont les perspectives électorales d'un parti sans ressources administratives ni alliance avec le gouvernement russe en 2026 ? », Nikolaï Rybakov a répondu : « On pourrait poser la même question à propos de la vie en Russie dans son ensemble : quelles sont les perspectives d'avenir pour nous tous qui ne sommes pas au pouvoir ? Nous n'avons pas d'autre choix. Mais nous pouvons changer les circonstances dans lesquelles nous vivons. »  Pour la coordinatrice du parti à Saint-Pétersbourg, « Dans notre société, personne n'est à l'abri de rien, de la pression, de la possibilité de perdre sa liberté ou de subir des restrictions de quelque nature que ce soit. » « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur » Pourtant, le responsable local du parti l'affirme : de nouveaux membres affluent tous les mois : des étudiants, des employés, des médecins, des hommes d'affaires, tous à la recherche d'un débouché civique et politique à leur mécontentement voire leur colère, adhérant au slogan du parti : « Pour la paix et la liberté, pour une vie digne et sans peur ». « Bien sûr, la question-clé est celle de l'attitude envers l'opération militaire spéciale et la méthode de résolution du conflit, explique-t-il, mais il s'agit aussi des choix économiques et sociaux que font nos dirigeants. Il y a du mécontentement et il est répandu, les sondages le disent. » La coordinatrice se fait un peu plus directe : « Il faut mettre fin aux massacres de vies, et c'est notre position principale. Cette position suscite désormais un écho important. Le nombre de personnes qui la soutiennent augmente, car des actions dangereuses menacent non seulement les zones frontalières, mais aussi Saint-Pétersbourg et Moscou. Les technologies militaires actuelles font que personne n'est en sécurité. » La coordinatrice s'exprimait dans la foulée du Forum économique de Saint-Pétersbourg, marqué par des attaques spectaculaires de drones de l'Ukraine lors des journées d'ouverture et de clôture. « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur, à exprimer leurs opinions sans crainte également. C'est fondamental. » Ces deux cadres régionaux listent aussi, parmi ce qui attire de nouveaux militants, les restrictions d'internet, la dégradation du pouvoir d'achat, les inégalités qui s'accentuent, le manque d'investissement dans les transports, les inquiétudes sur l'avenir… Plus que des politiques à améliorer : un contrat social mis à l'épreuve depuis plus de 4 ans de guerre. « Iabloko » a pu jusqu'ici participer à toutes les élections, sauf le scrutin présidentiel. Pour ces législatives, réponse début juillet prochain. À lire aussiVyborg, ville russe en face de la Finlande: une nostalgie européenne à l'ombre de la guerre en Ukraine

Reportage International
Vyborg, ville russe en face de la Finlande: une nostalgie européenne à l'ombre de la guerre en Ukraine

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 2:25


Les derniers exercices de l'Otan à la frontière entre la Finlande et la Russie se sont achevés samedi 30 mai, dans une région aux abords de cette démarcation de 1 340 kilomètres. Depuis fin 2023 et la fermeture totale de la frontière, la ville reste attachée à ses liens européens. Mais comme partout ailleurs en Russie, la longueur du conflit imprime sa marque. Reportage dans la ville russe de Vyborg, au bord du golfe de Finlande et à 35 kilomètres de la frontière. De notre correspondante de retour de Vyborg, Un vieux marché couvert sous des voûtes gothiques, au milieu d'un centre historique aux allées étroites, des montagnes de produits, le plus souvent alimentaires. Et sur les étals, cette particularité de Vyborg : café, thé, chocolats, bonbons, mais aussi lessive et huile d'olive venus de Finlande, de Suède, de Suisse, d'Italie, des Pays-Bas: « C'est ce qu'il y a de meilleur », assurent les vendeuses, pour qui « le contrôle de la qualité fait une vraie différence ». Depuis 2023 et la fermeture totale de la frontière, les produits européens arrivent désormais par le dernier point de passage via l'Estonie. Un trajet plus long, plus incertain, plus coûteux, mais ici, personne n'y a renoncé dit Elena Sokolova, la directrice générale du journal local Vyborg : « On s'était habitués à manger de la moutarde finlandaise. J'aimerais retrouver ce goût et toutes les saveurs d'il y a cinq ans, quand j'étais aussi plus jeune et plus jolie. J'aimerais aussi manger une truite typiquement finlandaise. Mais pour ce qui est des produits et des fabricants, je crois que c'est surtout une question de nostalgie. » Elena Sokolova explique qu'elle se rendait de l'autre côté de la frontière en Finlande « pour acheter de jolies robes et profiter de la belle architecture », et assure que les Finlandais se rendaient surtout à Vyborg et dans la région pour de l'essence et de la vodka moins chères. On estime que la moitié de la population de cette ville de 74 000 habitants parlerait finnois, et les mariages des deux côtés de la frontière sont nombreux. Les liens familiaux et amicaux sont aussi devenus techniquement plus compliqués : on est passé d'un trajet de 40 minutes pour la première ville de l'autre côté de la frontière, et deux heures pour la capitale Helsinki pour un montant d'environ 1 000 roubles d'essence, à des délais et des prix qui ont explosé : 12 heures de ferry + bus pour la capitale finlandaise en passant par l'Estonie (parfois plus si les contrôles s'allongent) pour environ 500 dollars. Dans ses conversations, Elena Sokolova se montre aussi plus évitante : « Les Finlandais et les Russes qui vivent là-bas que je connais, je sais comment ils voient le monde, dit-elle, et si nous avons des différences d'opinion, j'évite de les mettre sur la table. » Un « petit coin d'Europe » qui attire les touristes  De l'avis général, le tourisme dans la ville connaît un boom sans précédent. Vyborg, son château médiéval et sa bibliothèque d'architecture finlandaise ont toujours été des attractions connues. Mais depuis 2022, la ville profite tout particulièrement du flux des touristes intérieurs qui ne se rendent plus dans l'Union européenne en raison des sanctions et de la politique d'attribution plus restrictive de visas. « Aussi étrange et regrettable que cela puisse paraître, la mauvaise situation géopolitique profite à Vyborg, explique Denis Tesselkine, guide depuis 20 ans dans la ville. C'est une période faste pour tous les guides. Le nombre de visiteurs a doublé, attirés par ce que Vyborg a d'unique à offrir : un véritable petit coin d'Europe. Ils peuvent y voir, mais aussi expérimenter, sentir et goûter cette atmosphère. L'architecture, avant tout. Celle de la ville médiévale et celle du romantisme national finlandais, ce qu'on appelle l'Art nouveau nordique. » Pourtant, l'atmosphère régionale a pris, ses dernières années, d'autres couleurs. Une grande bande de plusieurs dizaines de kilomètres le long de la frontière est interdite aux étrangers, sauf permis spécial ; les Russes, eux, savent qu'ils peuvent y être contrôlés, surtout ceux qui ne sont pas de la région. En Finlande, on avance que cette zone en Russie se militarise à grand pas. Aucun uniforme n'est visible dans Vyborg, mais les affiches de recrutement pour aller se battre en Ukraine sont visibles partout. Et ici comme ailleurs en Russie, personne n'entrevoit la fin des combats. « Ici, c'est comme dans ce vieux proverbe, celui où une personne tombe du 30ème étage d'un gratte-ciel et pendant la chute se dit ''Jusqu'ici, tout va bien'' », dit un observateur local. Fin mars dernier, un drone a percuté sur un immeuble de la ville. C'était la première fois. À lire aussiRussie: le rapprochement à grands pas de l'éducation et de la défense

La Slovaquie en direct, Magazine en francais sur la Slovaquie
Ikebana en Slovaquie. Résolution du parlement européen contre la Slovaquie. Slovaquie-Finlande. (1.6.2026 19:00)

La Slovaquie en direct, Magazine en francais sur la Slovaquie

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 23:04


Actualités. Gros plan. International. La Slovaquie sans frontieres. La Vie comme elle va Les Slovaques respectent les traditions, mais sont aussi ouverts aux arts étrangers. L'Ikebana, c'est tendance en Slovaquie. Les députés européens demandent une enquete sur un possible détournement de fonds européens en Slovaquie et expriment leurs inquiétudes quant au respect de l'état de droit. Ils exigent une action de la Commission européenne. La République slovaque a ouvert un consulat honoraire a Tampere, en Finlande.

Reportage international
Vyborg, ville russe en face de la Finlande: une nostalgie européenne à l'ombre de la guerre en Ukraine

Reportage international

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 2:25


Les derniers exercices de l'Otan à la frontière entre la Finlande et la Russie se sont achevés samedi 30 mai, dans une région aux abords de cette démarcation de 1 340 kilomètres. Depuis fin 2023 et la fermeture totale de la frontière, la ville reste attachée à ses liens européens. Mais comme partout ailleurs en Russie, la longueur du conflit imprime sa marque. Reportage dans la ville russe de Vyborg, au bord du golfe de Finlande et à 35 kilomètres de la frontière. De notre correspondante de retour de Vyborg, Un vieux marché couvert sous des voûtes gothiques, au milieu d'un centre historique aux allées étroites, des montagnes de produits, le plus souvent alimentaires. Et sur les étals, cette particularité de Vyborg : café, thé, chocolats, bonbons, mais aussi lessive et huile d'olive venus de Finlande, de Suède, de Suisse, d'Italie, des Pays-Bas: « C'est ce qu'il y a de meilleur », assurent les vendeuses, pour qui « le contrôle de la qualité fait une vraie différence ». Depuis 2023 et la fermeture totale de la frontière, les produits européens arrivent désormais par le dernier point de passage via l'Estonie. Un trajet plus long, plus incertain, plus coûteux, mais ici, personne n'y a renoncé dit Elena Sokolova, la directrice générale du journal local Vyborg : « On s'était habitués à manger de la moutarde finlandaise. J'aimerais retrouver ce goût et toutes les saveurs d'il y a cinq ans, quand j'étais aussi plus jeune et plus jolie. J'aimerais aussi manger une truite typiquement finlandaise. Mais pour ce qui est des produits et des fabricants, je crois que c'est surtout une question de nostalgie. » Elena Sokolova explique qu'elle se rendait de l'autre côté de la frontière en Finlande « pour acheter de jolies robes et profiter de la belle architecture », et assure que les Finlandais se rendaient surtout à Vyborg et dans la région pour de l'essence et de la vodka moins chères. On estime que la moitié de la population de cette ville de 74 000 habitants parlerait finnois, et les mariages des deux côtés de la frontière sont nombreux. Les liens familiaux et amicaux sont aussi devenus techniquement plus compliqués : on est passé d'un trajet de 40 minutes pour la première ville de l'autre côté de la frontière, et deux heures pour la capitale Helsinki pour un montant d'environ 1 000 roubles d'essence, à des délais et des prix qui ont explosé : 12 heures de ferry + bus pour la capitale finlandaise en passant par l'Estonie (parfois plus si les contrôles s'allongent) pour environ 500 dollars. Dans ses conversations, Elena Sokolova se montre aussi plus évitante : « Les Finlandais et les Russes qui vivent là-bas que je connais, je sais comment ils voient le monde, dit-elle, et si nous avons des différences d'opinion, j'évite de les mettre sur la table. » Un « petit coin d'Europe » qui attire les touristes  De l'avis général, le tourisme dans la ville connaît un boom sans précédent. Vyborg, son château médiéval et sa bibliothèque d'architecture finlandaise ont toujours été des attractions connues. Mais depuis 2022, la ville profite tout particulièrement du flux des touristes intérieurs qui ne se rendent plus dans l'Union européenne en raison des sanctions et de la politique d'attribution plus restrictive de visas. « Aussi étrange et regrettable que cela puisse paraître, la mauvaise situation géopolitique profite à Vyborg, explique Denis Tesselkine, guide depuis 20 ans dans la ville. C'est une période faste pour tous les guides. Le nombre de visiteurs a doublé, attirés par ce que Vyborg a d'unique à offrir : un véritable petit coin d'Europe. Ils peuvent y voir, mais aussi expérimenter, sentir et goûter cette atmosphère. L'architecture, avant tout. Celle de la ville médiévale et celle du romantisme national finlandais, ce qu'on appelle l'Art nouveau nordique. » Pourtant, l'atmosphère régionale a pris, ses dernières années, d'autres couleurs. Une grande bande de plusieurs dizaines de kilomètres le long de la frontière est interdite aux étrangers, sauf permis spécial ; les Russes, eux, savent qu'ils peuvent y être contrôlés, surtout ceux qui ne sont pas de la région. En Finlande, on avance que cette zone en Russie se militarise à grand pas. Aucun uniforme n'est visible dans Vyborg, mais les affiches de recrutement pour aller se battre en Ukraine sont visibles partout. Et ici comme ailleurs en Russie, personne n'entrevoit la fin des combats. « Ici, c'est comme dans ce vieux proverbe, celui où une personne tombe du 30ème étage d'un gratte-ciel et pendant la chute se dit ''Jusqu'ici, tout va bien'' », dit un observateur local. Fin mars dernier, un drone a percuté sur un immeuble de la ville. C'était la première fois. À lire aussiRussie: le rapprochement à grands pas de l'éducation et de la défense

Bourlinguez
Bourlinguez #153 - Pehuen x Finlande

Bourlinguez

Play Episode Listen Later May 26, 2026 44:38


Dans ce 153ème épisode, Pehuen raconte la Finlande

Musique matin
La Matinale avec Dalia Stasevska, des racines et des airs

Musique matin

Play Episode Listen Later May 20, 2026 118:56


durée : 01:58:56 - par : Jean-Baptiste Urbain - Née en Ukraine, ayant grandi en Finlande, Dalia Stasevska revendique ces identités sur le podium et dans ses engagements. Première cheffe invitée de l'orchestre symphonique de la BBC, elle s'arrête à Radio France pour diriger le National dans un programme Bizet et Lili Boulanger. Rencontre. - réalisation : Yassine Bouzar, Max Dozolme, Julia Macarez, Valentin Lévy-Chaudet, Morgane Tourreilles, Maxime Laporte, Chloé Bergeret - invités : Dalia Stasevska Cheffe d'orchestre finlando-ukrainienne (1984-) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Musique matin
Dalia Stasevska : "Le monde est complètement passé à côté de la musique ukrainienne"

Musique matin

Play Episode Listen Later May 20, 2026 27:25


durée : 00:27:25 - par : Jean-Baptiste Urbain - Née en Ukraine, ayant grandi en Finlande, Dalia Stasevska revendique ces identités sur le podium et dans ses engagements. Première cheffe invitée de l'orchestre symphonique de la BBC, elle s'arrête à Radio France pour diriger le National dans un programme Bizet et Lili Boulanger. Rencontre. - réalisation : Yassine Bouzar, Julia Macarez, Côme Jocteur-Monrozier, Morgane Tourreilles, Maxime Laporte - invités : Dalia Stasevska Cheffe d'orchestre finlando-ukrainienne (1984-) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Real Life French
Listening Practice - La paralysie de l'aéroport d'Helsinki

Real Life French

Play Episode Listen Later May 15, 2026 1:49


Voici l'essentiel sur la récente paralysie de l'aéroport d'Helsinki. Here is the essential information on the recent paralysis of the Helsinki airport.Vous savez, le trafic aérien d'une grande capitale européenne a été brusquement interrompu par une menace de drone. You know, air traffic in a major European capital was abruptly interrupted by a drone threat.Imaginez un peu, un arrêt total des vols à Helsinki le 15 mai, de 4 heures à 7 heures du matin. Just imagine, a total shutdown of flights in Helsinki on May 15th, from 4 a.m. to 7 a.m.Le Premier ministre Petteri Orpo a carrément lancé une alerte pour la région d'Uusimaa, et les secours ont même demandé à la population de se mettre à l'abri. Prime Minister Petteri Orpo actually issued an alert for the Uusimaa region, and emergency services even asked the population to seek shelter.Les garde-côtes finlandais enquêtent déjà sur de récentes violations de l'espace aérien, impliquant notamment quatre drones qui se sont écrasés en Finlande fin mars et en avril. he Finnish Coast Guard is already investigating recent airspace violations, notably involving four drones that crashed in Finland in late March and April.La racine du problème est purement géopolitique. The root of the problem is purely geopolitical.Ces précédents drones venaient très probablement d'Ukraine, et Kiev s'est d'ailleurs excusé en précisant que les appareils avaient été déviés de leur trajectoire par des interférences russes. These previous drones very likely came from Ukraine, and Kyiv has since apologized, specifying that the devices had been diverted from their path by Russian interference. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Accents d'Europe
Les enfants volés d'Ukraine

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later May 11, 2026 19:30


Seule une petite poignée a pu rentrer et témoigne... Pour les autres, ils sont plus de 20 000, après avoir été déportés sur le territoire russe ou les territoires occupés, ils sont rééduqués, russifiés voire enrôlés militairement. Le gouvernement ukrainien et la communauté internationale font pression sur Moscou. Le président Vladimir Poutine et sa commissaire aux droits de l'enfant sont d'ailleurs poursuivis pour ce crime par la Cour Pénale Internationale. Notre correspondante en Ukraine Emmanuelle Chaze a pu rencontrer quelques-unes de ces victimes qui sont rentrées chez elles et ceux qui les ont aidés.    Le retour des mines antipersonnel  Voilà plus de 25 ans qu'un traité international, la convention d'Ottawa, tente d'interdire à l'échelle mondiale les mines antipersonnel... ces mines qui, pendant des décennies, polluent les sols, estropient les enfants ou les agriculteurs qui marchent dessus par mégarde.  Mais on assiste aujourd'hui à un retour en arrière... Les mines sont aujourd'hui utilisés par l'armée ukrainienne et russe et plusieurs pays européens, les pays baltes, la Pologne et la Finlande ont décidé d'utiliser à nouveau ces armes tant décriées. C'est déjà le cas en  Finlande qui partage 1 340 km avec la Russie. Les explications de notre correspondante en Scandinavie Ottilia Ferey.   À lire aussiTraité des mines antipersonnel: tout retrait est un «pas en arrière» pour le droit humanitaire Et la Turquie fait partie des dix pays les plus contaminés au monde par ce genre de munitions. On compte des dizaines de blessés graves chaque année dans le sud-est du pays. Les mines antipersonnel ont été posées dans les années 80 lors du conflit entre les forces armées turques et le mouvement séparatiste kurde du PKK. Mais aujourd'hui, malgré le début du processus du paix, le déminage n'est pas une priorité. Reportage dans le sud-est de la Turquie de Céline Pierre-Magnani.     La flotte fantôme russe  Les sanctions européennes interdisent toute livraison de pétrole russe sur le continent... et pourtant, malgré cette politique affichée de sanctions sévères,  de nombreux pétroliers, ceux qu'on appelle la flotte fantôme russe, continuent de braver ces interdictions.  Guillaume Gendron, le rédacteur en chef de la Revue 21 nous parle de l'enquête  « De Moscou à Fréjus, les secrets de la flotte fantôme russe » à retrouver sur leur site et en version papier dans le numéro d'été qui parait en juin 2026.

Accents d'Europe
Les enfants volés d'Ukraine

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later May 11, 2026 19:30


Seule une petite poignée a pu rentrer et témoigne... Pour les autres, ils sont plus de 20 000, après avoir été déportés sur le territoire russe ou les territoires occupés, ils sont rééduqués, russifiés voire enrôlés militairement. Le gouvernement ukrainien et la communauté internationale font pression sur Moscou. Le président Vladimir Poutine et sa commissaire aux droits de l'enfant sont d'ailleurs poursuivis pour ce crime par la Cour Pénale Internationale. Notre correspondante en Ukraine Emmanuelle Chaze a pu rencontrer quelques-unes de ces victimes qui sont rentrées chez elles et ceux qui les ont aidés.    Le retour des mines antipersonnel  Voilà plus de 25 ans qu'un traité international, la convention d'Ottawa, tente d'interdire à l'échelle mondiale les mines antipersonnel... ces mines qui, pendant des décennies, polluent les sols, estropient les enfants ou les agriculteurs qui marchent dessus par mégarde.  Mais on assiste aujourd'hui à un retour en arrière... Les mines sont aujourd'hui utilisés par l'armée ukrainienne et russe et plusieurs pays européens, les pays baltes, la Pologne et la Finlande ont décidé d'utiliser à nouveau ces armes tant décriées. C'est déjà le cas en  Finlande qui partage 1 340 km avec la Russie. Les explications de notre correspondante en Scandinavie Ottilia Ferey.   À lire aussiTraité des mines antipersonnel: tout retrait est un «pas en arrière» pour le droit humanitaire Et la Turquie fait partie des dix pays les plus contaminés au monde par ce genre de munitions. On compte des dizaines de blessés graves chaque année dans le sud-est du pays. Les mines antipersonnel ont été posées dans les années 80 lors du conflit entre les forces armées turques et le mouvement séparatiste kurde du PKK. Mais aujourd'hui, malgré le début du processus du paix, le déminage n'est pas une priorité. Reportage dans le sud-est de la Turquie de Céline Pierre-Magnani.     La flotte fantôme russe  Les sanctions européennes interdisent toute livraison de pétrole russe sur le continent... et pourtant, malgré cette politique affichée de sanctions sévères,  de nombreux pétroliers, ceux qu'on appelle la flotte fantôme russe, continuent de braver ces interdictions.  Guillaume Gendron, le rédacteur en chef de la Revue 21 nous parle de l'enquête  « De Moscou à Fréjus, les secrets de la flotte fantôme russe » à retrouver sur leur site et en version papier dans le numéro d'été qui parait en juin 2026.

C dans l'air
Iran / États-Unis : qui lâchera le premier ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 8, 2026 63:50


C dans l'air du 8 mai 2026 - Iran / États-Unis : qui lâchera le premier ? Des représailles « violentes ». C'est la menace brandie par Donald Trump si Téhéran ne signe pas un accord. Il faut dire que la tension est remontée dans le détroit d'Ormuz malgré les discussions de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran. Jeudi, des destroyers américains et des forces iraniennes ont échangé des tirs. Une attaque iranienne aurait eu lieu contre des navires américains en amont et les États-Unis auraient riposté en frappant des sites militaires iraniens. Parallèlement, Trump a suspendu l'opération américaine « Project Freedom », lancée pour escorter les navires marchands dans le détroit.Les deux camps s'accusent ainsi d'avoir violé la trêve, même si Trump répète que « le cessez-le-feu reste en vigueur », affirmant qu'un accord avec l'Iran serait proche. Washington a en effet transmis un contre-projet au plan de paix iranien, un texte en quatorze points examiné actuellement par Téhéran. Outre une trêve immédiate de 30 jours, celui-ci prévoit notamment la réouverture du détroit d'Ormuz et un gel provisoire du programme nucléaire iranien.Dans ce contexte, l'Europe apparaît marginalisée, et Trump continue de critiquer l'OTAN et les Européens, qu'il juge insuffisamment engagés. Le chancelier allemand Friedrich Merz a jugé que Washington s'était « humilié » dans le détroit d'Ormuz et a refusé d'engager l'Allemagne dans ses opérations militaires. En réponse, Trump a annoncé le retrait de cinq mille soldats américains basés en Allemagne. Les Européens cherchent donc à limiter leur dépendance aux États-Unis en renforçant une défense plus autonome. C dans l'air a suivi des exercices militaires en Finlande avec des chasseurs alpins français.Enfin, du côté de l'Ukraine, les deux camps échangent des frappes malgré des tentatives de trêves autour des commémorations russes du 9 mai. Pour la première fois depuis 2024, la Russie a perdu du terrain en Ukraine, ce qui reflète les problèmes actuels de l'armée russe dans un contexte où l'économie du pays recule, et où la baisse de popularité de Poutine s'accentue.Alors, un accord entre l'Iran et les Etats-Unis est-il aussi proche que Trump l'affirme ? Comment l'Europe peut-elle gagner en autonomie de défense ? Où en est réellement la situation en Ukraine ? Nos experts :- Anthony BELLANGER - Editorialiste à Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales- Général Patrick DUTARTRE - Ancien général de l'armée de l'Air, ancien leader de la Patrouille de France- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, éditorialiste à Ouest France, auteur de « Requiem pour le monde libre »

Les adultes de demain
L'éducation peut-elle sauver notre société ? Sylvain Wagnon - #270

Les adultes de demain

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 44:08


« L'éducation est la base de tout. Si on veut transformer une société de façon pacifique, ce n'est que par l'éducation. »Notre système éducatif est-il à bout de souffle ? Comment, à travers l'éducation verte, pouvons-nous y répondre et en faire un véritable projet de société à la hauteur des défis du XXIe siècle ?Professeur en sciences de l'éducation à l'Université de Montpellier, Sylvain Wagnon est spécialiste de l'histoire de l'éducation nouvelle et auteur de nombreux ouvrages sur les pédagogies alternatives. Il explore dans son nouvel essai « Éducation verte, éducation de demain », les voies pour faire de l'éducation un véritable levier de transition écologique et sociale, tourné vers l'épanouissement des enfants.Bien plus que l'école, l'éducation verte est une refonte totale de notre système : dé-cloisonnement disciplinaire, importance du corps et des émotions, rôle des parents, place de l'enfant dans la ville… Sylvain s'appuie sur des exemples concrets, de l'école dehors à la « ville à hauteur d'enfant » en passant par la formation continue et les pédagogies actives, pour proposer une éducation résolument tournée vers la vie, l'action et l'émancipation.Ensemble, nous abordons des leviers d'action concrets :▶️ Décloisonner les savoirs : aborder les mathématiques, l'histoire, le langage autour de problématiques concrètes comme l'alimentation ou le jardin.▶️ Réhabiliter l'importance du corps, des émotions et du collectif dans les apprentissages.▶️ Faire de l'école et la ville un espace d'action locale et de lien : végétaliser les cours, ouvrir les jardins aux familles, repenser la ville à hauteur d'enfant.▶️ Valoriser les enseignants comme acteurs majeurs de cette transformation.Un épisode qui nous donne des clés précieuses pour accompagner la révolution éducative dont nous avons tant besoin.Au programme :(02:30) Pourquoi le système éducatif traditionnel ne répond plus à notre époque(04:33) Éducation verte : définition et enjeux au-delà de l'écologie(06:36) Révolution éducative : compétences essentielles et décloisonnement disciplinaire(10:36) Centres d'intérêts à l'école : de la Finlande à l'Espagne, ce qui fonctionne(12:09) Comment concilier savoirs fondamentaux et compétences psychosociales(14:10) Pourquoi les pédagogies actives mettent autant de temps à s'imposer(17:15) L'école dehors : retour d'expérience et apports concrets pour les apprentissages(21:57) Nature, adolescence et nouvelles technologies : comment retrouver du sens(26:13) La transition écologique dans les programmes et dans la vie réelle(31:06) Ville à hauteur d'enfant, rôle des parents : l'importance de décloisonnerL'éducation verte, ce n'est pas une utopie, c'est une transformation concrète déjà en marche, pour une école plus vivante en phase avec les défis d'aujourd'hui et de demain.

Le Studio Fun Radio
La Team Fun Radio - L'intégrale du 23 avril

Le Studio Fun Radio

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 89:50


Aujourd'hui dans La Team Fun Radio (18h-21h) avec Clément, Justine, Valentin et Julien Tellouck : Des pilotes de l'armée de l'air sanctionnés en Finlande après avoir dessiné des pénis dans le ciel lors d'un vol d'entraînement, ils réservent une croisière aux Bermudes et se retrouvent... dans le froid canadien et nous avons reçu Nathalie, nutritionniste.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

12 Points - le Podcast qui décrypte l'Eurovision
Eurovision 2026 - 1ère demi finale, notre Top / Flop

12 Points - le Podcast qui décrypte l'Eurovision

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 45:43 Transcription Available


À moins d'un mois du concours, la température monte d'un cran ! L'équipe de 12 Points se réunit enfin (avec un léger retard assumé) pour passer au crible les titres de la première demi-finale. Entre déceptions cuisantes, révélations mystiques et débats géopolitiques, ce tour de table s'annonce... électrique.Pour l'occasion, nous délocalisons le studio et accueillons une invitée exceptionnelle : Véronique, la "reine mère" de Thomas, qui vient prêter son oreille critique à nos échanges.Au programme de ce débrief sans filtre :Flops en série : Du retour daté du Monténégro à la "copie ratée" suédoise, l'équipe ne mâche pas ses mots. Pourquoi Saint-Marin nous a-t-il mis en "flop colère" ? Et que vient faire Boy George dans cette galère ?Tops et Divisions : La Croatie fait-elle l'unanimité avec son orchestration mystique ? Le Portugal est-il une pépite polyphonique ou un boys band oublié à Madère ? Le débat fait rage !Pologne & Grèce : Respiration salvatrice ou overdose de vibes ? On analyse la recherche musicale derrière les propositions les plus clivantes.Le mystère des bookmakers : Pourquoi la Finlande est-elle donnée favorite alors qu'elle nous laisse de marbre ?Annonce Spéciale : On vous attend ce dimanche à la Péniche Marcounet (Paris) dès 19h30 pour un épisode spécial "Eurovision & Littérature" avec de nombreux invités et séances de dédicaces !

Beau Voyage
#84 - Pehuen Grotti : traverser la Sibérie en canoë, parcourir la Mongolie à cheval et retourner à l'état sauvage

Beau Voyage

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 68:57


Et si la vraie aventure, c'était de tout enlever ?La maison disparaît, le téléphone disparaît, la nourriture manque, le GPS n'existe plus, les repères s'effacent et l'identité que l'on s'est construite commence à vaciller.Aujourd'hui, je reçois Pehuen Grotti, aventurier, photographe et réalisateur.Il a traversé la Sibérie comme peu de gens osent encore le faire aujourd'hui. Il a parcouru trois cents kilomètres à pied et huit cents en canoë, sans nourriture, sans GPS, sans téléphone, sans aucun moyen de communication… et en Crocs.Oui, en Crocs.Il avance pendant des jours avec presque rien. Il passe cinq jours sans manger. Il entend un ours s'approcher de sa tente en pleine nuit. Il continue pourtant, porté par quelque chose de plus fort que le confort ou la peur. Avant cette expédition, il part en Mongolie. Il voyage seul, il achète un cheval sans savoir monter et il traverse les steppes avec pour seul compagnon un chien trouvé sur la route, qui disparaît le jour du départ comme s'il avait compris.Il part ensuite en Finlande. Il vit trente jours dans un tipi par moins trente degrés et il pêche sous la glace pour tenir, parce que chaque geste devient vital.Il rejoint l'Himalaya. Il court après un cycliste avec quatorze kilos sur le dos et il cherche du réseau au camp de base d'un 8000 mètres pour envoyer ses images à France Télévisions.Pehuen Grotti ne cherche pas la performance et il ne cherche pas les records. Il avance pour autre chose, quelque chose de plus difficile à nommer, ce qui reste quand tout disparaît.Il n'est pas un sportif de l'extrême. Il n'est pas en quête de records. Il cherche autre chose, quelque chose de plus difficile à nommer, ce qui reste quand on a tout enlevé. Ce noyau dur, primitif, vivant, qui est là sous toutes les couches.Cet épisode, c'est un voyage. Je vous préviens : vous allez avoir envie de tout plaquer.Un podcast produit et réalisé par Sakti Productions & Beau Voyage

Beau Voyage
[Extrait] Pehuen Grotti : "On part dans une région ultra-isolée, territoire d'ours, sans GPS, sans téléphone, là t'es tout seul"

Beau Voyage

Play Episode Listen Later Apr 19, 2026 1:09


Et si la vraie aventure, c'était de tout enlever ?La maison disparaît, le téléphone disparaît, la nourriture manque, le GPS n'existe plus, les repères s'effacent et l'identité que l'on s'est construite commence à vaciller.Aujourd'hui, je reçois Pehuen Grotti, aventurier, photographe et réalisateur.Il a traversé la Sibérie comme peu de gens osent encore le faire aujourd'hui. Il a parcouru trois cents kilomètres à pied et huit cents en canoë, sans nourriture, sans GPS, sans téléphone, sans aucun moyen de communication… et en Crocs.Oui, en Crocs.Il avance pendant des jours avec presque rien. Il passe cinq jours sans manger. Il entend un ours s'approcher de sa tente en pleine nuit. Il continue pourtant, porté par quelque chose de plus fort que le confort ou la peur. Avant cette expédition, il part en Mongolie. Il voyage seul, il achète un cheval sans savoir monter et il traverse les steppes avec pour seul compagnon un chien trouvé sur la route, qui disparaît le jour du départ comme s'il avait compris.Il part ensuite en Finlande. Il vit trente jours dans un tipi par moins trente degrés et il pêche sous la glace pour tenir, parce que chaque geste devient vital.Il rejoint l'Himalaya. Il court après un cycliste avec quatorze kilos sur le dos et il cherche du réseau au camp de base d'un 8000 mètres pour envoyer ses images à France Télévisions.Pehuen Grotti ne cherche pas la performance et il ne cherche pas les records. Il avance pour autre chose, quelque chose de plus difficile à nommer, ce qui reste quand tout disparaît.Pehuen n'est pas un sportif de l'extrême. Il n'est pas en quête de records. Il cherche autre chose, quelque chose de plus difficile à nommer, ce qui reste quand on a tout enlevé. Ce noyau dur, primitif, vivant, qui est là sous toutes les couches. Cet épisode, c'est un voyage. Je vous préviens : vous allez avoir envie de tout plaquer.Un podcast produit et réalisé par Sakti Productions & Beau Voyage

Revue de presse française
À la Une: quelles perspectives pour la défense européenne?

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Apr 19, 2026 5:24


À l'heure où les États-Unis prennent leurs distances avec l'Otan et l'Europe, la question de la défense européenne devient cruciale. L'Europe peut-elle voguer seule sans le soutien américain ? Rien n'est moins sûr, aux yeux de l'Express, selon lequel « la défense européenne est piégée par sa dépendance aux États-Unis. » La démonstration est vite faite : l'Allemagne, la Belgique la Finlande, les Pays-Bas, la Norvège ou encore la Pologne… Tous ces pays ont choisi le même avion de combat : le F-35 américain. « Un choix qui symbolise à lui seul la dépendance stratégique de l'Europe aux États-Unis », souligne l'Express. Et il faut aussi compter avec « les dépendances (liées à ce choix) industrielles, logicielles, en raison des mises à jour régulières que nécessite son système informatique (…) une fois en service, hors de question pour les pays clients de se fâcher avec les États-Unis, et ce, pour plusieurs décennies. » Et ce n'est pas tout, l'Express enfonce le clou : nombre de pays européens dépendent aussi des avions de surveillance Awacs, de missiles-radar ou encore de drones Reaper. Tous américains. « Le réveil est brutal pour les pays les plus atlantistes, dont la Pologne ou les pays baltes », conclut l'hebdomadaire. Téhéran sous les bombes Le Nouvel Obs a choisi cette semaine de donner la parole à un écrivain iranien qui vit à Téhéran. Il s'appelle Mohammad Tolouei, et tient « un journal de bord », dans lequel il a notamment relaté les bombardements sur la capitale iranienne, avant la trêve. Au jour 29, il décrit ainsi une journée calme, puis, « dès minuit, les bombardements qui reprennent ». « J'ai compté le nombre d'impacts, écrit Mohammad Tolouei, ça faisait quatorze, tout près de chez nous. Dès la deuxième attaque, l'électricité a sauté. Nous nous sommes réfugiés dans la salle de bains. C'est absurde, si une bombe tombe à côté, il ne restera rien de la maison. Mais c'est un réflexe, une manière instinctive de se protéger ». L'écrivain est sans illusion quant au résultat des bombardements israéliens et américains : évoquant les frappes ayant ciblé les infrastructures, il explique : « Pendant la guerre de douze jours, en juin, j'avais l'impression que chaque bombe engloutissait un morceau de moi. Là je me dis que si ces infrastructures sont détruites, nous pourrons les reconstruire après la guerre. Même si je sais que cette guerre ne nous apportera pas la liberté ». Qui succédera à Emmanuel Macron ? En France, à un an de l'élection présidentielle, des candidats déclarés ou susceptibles de se déclarer, font la Une de certains hebdomadaires cette semaine. Ainsi l'ex-ministre Gabriel Attal, à la Une du Point avec cette citation : « Je pense savoir comment il faut présider la France ». Celui qui fut aussi Premier ministre pendant quelques mois en 2024 publie un livre intitulé En homme libre, dans lequel, malgré son jeune âge (37 ans), il se pose en homme d'expérience et assure « qu'il a les idées claires pour la France. » Ancien disciple d'Emmanuel Macron, Gabriel Attal a rompu avec le président, mais il affirme « avoir du respect et de la reconnaissance pour lui ». Marianne de son côté, fait sa Une avec François Hollande, et cette citation de l'ancien président socialiste : « Je me prépare ». « Ira-t-il ou pas ? », demande Marianne. « Comment être utile aujourd'hui ? répond François Hollande. En me préparant, donc je me prépare ». Quand l'hebdomadaire lui oppose les autres candidats potentiels sociaux-démocrates tels que le député européen Raphaël Gluscksmann ou l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, François Hollande répond : « IIs sont légitimes pour être candidats. Le sujet, c'est de réussir à être président ». Et visiblement, François Hollande y croit.  Une voix à part La presse du dimanche rend hommage à Nathalie Baye, l'actrice décédée à 77 ans, des suites d'une maladie neurodégénérative. Sa photo s'affiche en une du Parisien Dimanche, souriante, avec ces mots : « Quelque chose en nous de Nathalie ». Référence au « Quelque chose en nous de Tennessee » célèbre chanson de Johnny Hallyday, qui fut son compagnon pendant plusieurs années. Pour le Parisien Dimanche, « Nathalie Baye est l'actrice inoubliable de La Nuit américaine, Vénus beauté ou encore Le Petit Lieutenant ». « Elle a rayonné sur le cinéma français pendant près de cinquante ans, près de cent films et quatre César. Elle a joué autant les filles de la classe moyenne que les aristocrates, les provinciales que les Parisiennes, les prostituées que les fliquettes. »…  La Tribune Dimanche rend également hommage à l'actrice disparue. Avec un jeu de mots « Bye-bye Nathalie », sur une photo de Nathalie Baye, là encore tout sourire. Pour la Tribune Dimanche, elle était « le feu sous la glace (...) L'actrice aimée de tous et à la carrière exceptionnelle, cultivait sa singularité et son charme. Elle était une voix à part du 7ème art ». Les hommages sont nombreux. Le président Emmanuel Macron évoque « une comédienne avec qui nous avons aimé, rêvé, grandi » … Pour l'actrice Josiane Balasko, elle incarnait « une certaine idée de la femme française ». Enfin, le réalisateur François Ozon salue « une merveilleuse amie, attentive et généreuse : J'admirais, j'aimais l'actrice, autant que la femme ». 

Les matins
Suède, Finlande : la réduction du numérique à l'école pour revenir aux manuels imprimés fait débat

Les matins

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 5:12


durée : 00:05:12 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - En Suède et en Finlande, les autorités prônent une réduction de l'apprentissage, à l'école, sur tablette et ordinateur pour revenir aux manuels imprimés, cahiers, stylos. Objectif : améliorer le niveau de lecture et d'attention des élèves. Ce virage va trop loin, selon des acteurs économiques.

Les chroniques de Pierre-Yves McSween
Liens Canada-Finlande: une majorité de Canadiens est favorable à rejoindre l'UE

Les chroniques de Pierre-Yves McSween

Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 6:04


Écoutez l'avis de Michèle Boisvert, chroniqueuse économique, sur cette question, jeudi, au micro de l'animateur Philippe Cantin.Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée

De vive(s) voix
Le désamour des jeunes pour la lecture : «Faire lire, c'est un rôle-clé des enseignants»

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 29:00


Les jeunes de 7 à 19 ans lisent de moins en moins, alerte le rapport du Centre national du livre (CNL) publié mardi 14 avril 2026. Une conclusion qui confirme la tendance déjà observée dans l'étude menée en 2024.  Cette étude, réalisée tous les deux ans depuis 2016 par le CNL, met en lumière le rapport des 7-19 ans avec la lecture. Les résultats de cette enquête réalisée sur un échantillon de 1 500 personnes et qui vise à évaluer la manière dont les jeunes Français perçoivent et pratiquent la lecture aujourd'hui sont sans appel : bien que le nombre de jeunes qui lisent reste globalement stable, on observe toujours un décrochage à l'adolescence et une dégradation du niveau de lecture.    L'adolescence, une période charnière  86% des jeunes déclarent lire, mais la tendance est à la baisse. Le décrochage semble se faire à l'adolescence. « C'est alarmant. On imagine que c'est à l'âge du premier smartphone que le fossé se creuse », nous dit Olivier Lombardi du CNL. Cette baisse se confirme aussi pour les mangas et les BD. Cependant, la France reste une terre de littérature, notamment chez les jeunes, comparée à des pays comme les États-Unis. Dans certains pays, comme la Finlande ou l'Espagne, les gouvernements ont pris le problème à bras-le-corps pour redonner l'envie de lire aux jeunes. Le souci, c'est que les parents, souvent digital natives, ont moins d'appétence pour la lecture que la génération d'avant. Cependant, ajoute-t-il, le livre reste sacré en France : il demeure le cadeau de Noël préféré des Français. Il reste central. Olivier Lombaardi préconise de lire des histoires aux enfants dès le plus jeune âge et de pratiquer la lecture à voix haute avec ses adolescents. Un phénomène qui s'observe dans les écoles Gilles Vernet le constate dans sa classe. Professeur des écoles en CM2 depuis vingt ans, il demande à ses élèves de lire un chapitre pour le jour suivant. « Faire lire, c'est un des rôles-clé des enseignants. Les jeunes lisent, oui, mais combien de temps par jour ? Que lisent-ils ? Est-ce une lecture profonde ? Il y a un manque de lecture nourrie. Il y a un manque d'ambition. »  La solution serait pour lui de faire baisser le temps d'écran chez les jeunes, une mesure plébiscitée par ses élèves eux-mêmes, qui admettent ne pas arriver à se poser des limites dans l'utilisation des écrans ! Pour l'enseignant, il est primordial de faire comprendre aux enfants que la lecture est un outil d'émancipation sociale. Il recommande aussi de leur faire lire, dès le plus jeune âge, de grands auteurs tels que Victor Hugo ou Stefan Zweig afin de les imprégner de la beauté de la langue et des mots. « Des auteurs comme Victor Hugo, qui ont défendu les pauvres et les enfants, ça parle aux jeunes, ils se sentent proches de ces préoccupations, il faut prendre le temps de les guider. » Il insiste sur le rôle des parents dans la transmission du goût de la lecture Invités : - Olivier Lombardi, directeur général du Centre National du Livre - Gilles Vernet, professeur des écoles en CM2 à Paris en zone prioritaire. Son documentaire « Et si on levait les yeux ? » est à regarder ici.  L'étude complète du CNL est à lire ici.  Avec également le reportage de Camille Simon.    Et comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup s'amuse à décortiquer pour nous, les expressions de la langue française. Cette semaine c'est l'expression « À cor et à cri » qui donne bien du fil à retordre à ceux qui essaient de l'écrire correctement. Avec Benjamin Rouxel des éditions Le Robert.   Programmation musicale :  L'artiste québécoise Ariane Roy avec son titre Mordre.

De vive(s) voix
Le désamour des jeunes pour la lecture : «Faire lire, c'est un rôle-clé des enseignants»

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 29:00


Les jeunes de 7 à 19 ans lisent de moins en moins, alerte le rapport du Centre national du livre (CNL) publié mardi 14 avril 2026. Une conclusion qui confirme la tendance déjà observée dans l'étude menée en 2024.  Cette étude, réalisée tous les deux ans depuis 2016 par le CNL, met en lumière le rapport des 7-19 ans avec la lecture. Les résultats de cette enquête réalisée sur un échantillon de 1 500 personnes et qui vise à évaluer la manière dont les jeunes Français perçoivent et pratiquent la lecture aujourd'hui sont sans appel : bien que le nombre de jeunes qui lisent reste globalement stable, on observe toujours un décrochage à l'adolescence et une dégradation du niveau de lecture.    L'adolescence, une période charnière  86% des jeunes déclarent lire, mais la tendance est à la baisse. Le décrochage semble se faire à l'adolescence. « C'est alarmant. On imagine que c'est à l'âge du premier smartphone que le fossé se creuse », nous dit Olivier Lombardi du CNL. Cette baisse se confirme aussi pour les mangas et les BD. Cependant, la France reste une terre de littérature, notamment chez les jeunes, comparée à des pays comme les États-Unis. Dans certains pays, comme la Finlande ou l'Espagne, les gouvernements ont pris le problème à bras-le-corps pour redonner l'envie de lire aux jeunes. Le souci, c'est que les parents, souvent digital natives, ont moins d'appétence pour la lecture que la génération d'avant. Cependant, ajoute-t-il, le livre reste sacré en France : il demeure le cadeau de Noël préféré des Français. Il reste central. Olivier Lombaardi préconise de lire des histoires aux enfants dès le plus jeune âge et de pratiquer la lecture à voix haute avec ses adolescents. Un phénomène qui s'observe dans les écoles Gilles Vernet le constate dans sa classe. Professeur des écoles en CM2 depuis vingt ans, il demande à ses élèves de lire un chapitre pour le jour suivant. « Faire lire, c'est un des rôles-clé des enseignants. Les jeunes lisent, oui, mais combien de temps par jour ? Que lisent-ils ? Est-ce une lecture profonde ? Il y a un manque de lecture nourrie. Il y a un manque d'ambition. »  La solution serait pour lui de faire baisser le temps d'écran chez les jeunes, une mesure plébiscitée par ses élèves eux-mêmes, qui admettent ne pas arriver à se poser des limites dans l'utilisation des écrans ! Pour l'enseignant, il est primordial de faire comprendre aux enfants que la lecture est un outil d'émancipation sociale. Il recommande aussi de leur faire lire, dès le plus jeune âge, de grands auteurs tels que Victor Hugo ou Stefan Zweig afin de les imprégner de la beauté de la langue et des mots. « Des auteurs comme Victor Hugo, qui ont défendu les pauvres et les enfants, ça parle aux jeunes, ils se sentent proches de ces préoccupations, il faut prendre le temps de les guider. » Il insiste sur le rôle des parents dans la transmission du goût de la lecture Invités : - Olivier Lombardi, directeur général du Centre National du Livre - Gilles Vernet, professeur des écoles en CM2 à Paris en zone prioritaire. Son documentaire « Et si on levait les yeux ? » est à regarder ici.  L'étude complète du CNL est à lire ici.  Avec également le reportage de Camille Simon.    Et comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup s'amuse à décortiquer pour nous, les expressions de la langue française. Cette semaine c'est l'expression « À cor et à cri » qui donne bien du fil à retordre à ceux qui essaient de l'écrire correctement. Avec Benjamin Rouxel des éditions Le Robert.   Programmation musicale :  L'artiste québécoise Ariane Roy avec son titre Mordre.

Un air d'amérique
Mines anti personnelles : cinq pays européens sont sortis du traité d'Ottawa

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 1:33


L'inquiétude autour des mines anti personnelles est de retour en Europe, inquiétude exprimée par Handicap International. On parle d'engins qui explosent dès qu'on s'en approche ou qu'on marche dessus. Cinq pays européens sont sortis du traité d'Ottawa sur ces mines, notamment la Finlande et la Pologne.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Bourlinguez
Bourlinguez #149 - Baptiste x Suède

Bourlinguez

Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 29:52


Dans ce 149ème épisode, Baptiste raconte la Suède

French Podcast
News In Slow French #787- French Course with Current events

French Podcast

Play Episode Listen Later Mar 27, 2026 8:54


Comme toujours, la première partie de l'émission sera une discussion sur l'actualité. Nous commencerons par nous demander s'il est moralement acceptable d'appeler le peuple iranien à se soulever contre le régime, sachant que beaucoup de manifestants seront tués. Ensuite, nous poursuivrons avec une conversation sur les entreprises de la zone euro, qui font face à une pression croissante en raison de la guerre en Iran. Elle fait grimper les prix du pétrole, perturbe les chaînes d'approvisionnement et sape la confiance des entreprises. Notre section scientifique sera consacrée à une étude sur une nouvelle génération de médicaments contre l'obésité qui pourraient voir le jour. Ils seraient composés d'une molécule présente chez les pythons birmans, qui ont une poussée métabolique spectaculaire après avoir mangé. Et enfin, toutes nos félicitations à la Finlande, le pays le plus heureux du monde pour la neuvième année consécutive.   Le reste de l'émission d'aujourd'hui sera consacré à la langue et à la culture françaises. Notre point de grammaire de la semaine sera : Comparative adjectives. Nous nous intéressons à la situation du système judiciaire en France, qui est débordé. Nous verrons quelles réformes sont examinées en ce moment pour réduire les délais d'attente. Nous terminerons avec l'expression de la semaine: Reprendre du poil de la bête. Nous parlerons d'un rapport publié à l'occasion de la Journée mondiale de la francophonie, célébrée le 20 mars, qui indique que le français est devenu la quatrième langue la plus parlée au monde. - Iran : le projet de déclencher des soulèvements après les bombardements n'a pas abouti - La guerre en Iran fait craindre une stagflation dans la zone euro - Selon une étude, le sang de serpent pourrait mener à de nouveaux médicaments contre l'obésité - L'Europe occupe 8 des 10 premières places du Rapport mondial sur le bonheur 2026 - Justice : le projet de loi SURE est examiné en Conseil des ministres - Journée mondiale de la francophonie : le français devient la quatrième langue la plus parlée au monde

La Story
Pourquoi Trump achète des brise-glaces à la Finlande

La Story

Play Episode Listen Later Mar 25, 2026 28:25


En octobre, Donald Trump a signé un accord avec le pays nordique pour lui acheter onze brise-glaces. Dans « La Story », le podcast d'actualité des « Echos », Pierrick Fay et Karl De Meyer raconte le savoir-faire finlandais et l'importance de ces bateaux dans le monde actuel.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Pierrick Fay. Cet épisode a été enregistré en mars 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invité : Karl De Meyer (correspondant des « Echos », envoyé en Finlande). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : iStock. Sons : BFM, @EUDebates (Youtube), Ambassade de Finlande en France, AFP.Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Chaîne Guitare - Amplificateur de Passion
Finland ToneFest : Interview de l’Organisateur Petri Matero

La Chaîne Guitare - Amplificateur de Passion

Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 6:38


En 2026, pour la première fois La Chaîne Guitare est allée en Finlande pour couvrir le ToneFest (tonefest.fi), le plus gros salon de guitare dans ce pays. Voilà l'interview de Petri Matero, organisateur de ce bel événement et propriétaire du magasin Tonefest Guitar Gallery (tonefestguitargallery.com) aussi situé à Tuusula, un peu nord d'Helsinki. Un grand L'article Finland ToneFest : Interview de l'Organisateur Petri Matero est apparu en premier sur La Chaîne Guitare.

La Chaîne Guitare - Amplificateur de Passion
ToneFest Helsinki : La Chaîne Guitare en Finlande

La Chaîne Guitare - Amplificateur de Passion

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 22:55


Grande nouvelle : je vais en Finlande ce week-end pour couvrir pour la première fois le salon ToneFest Helsinki (tonefest.fi). Je suis toute excité à l'idée d'aller dans ces contrées du nord pour la première fois. En plus ce sera l'occasion d'aller séjourner chez le luthier finlandais Juha Ruokangas (ruokangas.com) pour enregistrer quelques chroniques lutherie L'article ToneFest Helsinki : La Chaîne Guitare en Finlande est apparu en premier sur La Chaîne Guitare.

La tasse de café LNH
Le Canada et les États-Unis ont rendez-vous en finale olympique

La tasse de café LNH

Play Episode Listen Later Feb 21, 2026 43:16


On espérait voir le Canada et les États-Unis croiser le fer aux Jeux olympiques de Milano Cortina 2026, et ils le feront finalement sur la plus grande scène : la finale de la médaille d'or! Un duel qui s'annonce des plus spectaculaires entre ces éternels rivaux.Aujourd'hui, dans cet épisode du balado de LNH.com, Nicolas Ducharme et Jean-François Chaumont reviennent sur les demi-finales du tournoi, qui se sont terminées par des victoires du Canada 3-2 contre la Finlande et 6-2 en faveur des États-Unis contre la Slovaquie, en plus de vous raconter ce que les joueurs avaient à dire après la rencontre.Nos journalistes mettent ensuite la table pour la finale qui se déroulera dimanche à 8h10 (HE) en analysant les forces en présence et les nombreux impondérables qui pourraient avoir un impact sur le match, mais aussi en se posant la question qui est sur toutes les lèvres : est-ce que le capitaine canadien Sidney Crosby sera en mesure de disputer la rencontre?Bonne écoute et bonne finale olympique!

RTL2 : Pop-Rock Station by Zégut
L'intégrale - Foo Fighters, Nick Cave, The Breeders dans RTL2 Pop Rock Station (19/02/26)

RTL2 : Pop-Rock Station by Zégut

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 108:50


Jeudi dans Pop-Rock Station, classiques et nouveautés se croisent sans complexe, comme The Prodigy, Joy Division ou Pink Floyd. Actualité chargée avec Foo Fighters qui dévoile "Your Favourite Toy", extrait de leur 12e album attendu le 24 avril, avant leur concert à Paris La Défense Arena en juin. Passage aussi par Guns N' Roses et hommage à Bon Scott, disparu le 19 février 1980. Focus sur l'album de la semaine "Wuthering Heights" de Charli XCX, BO du film d'Emerald Fennell, avec "My Reminder". La soirée se poursuit avec Arctic Monkeys pour War Child, une reprise de Pulp signée Nick Cave, puis M83, Puscifer, Father John Misty et Jimi Hendrix. En fin d'émission, détour par la Finlande avec Grain Of Pain et "To Burn Inside", avant un dernier enchaînement rock mené par les Hellacopters pour conclure la soirée sur une note électrique. Foo Fighters - Your Favorite Toy Guns N' Roses - It's So Easy AC/DC - Touch Too Much CSS - Left Behind The Prodigy - Firestarter Alanis Morissette - Reasons I Drink Lynyrd Skynyrd - Sweet Home Alabama Titre - Pour Rotation Joy Division - She's Lost Control The B-52'S - Love Shack Arctic Monkeys - Opening Night Nick Cave - Disco 2000 The Subways - Rock & Roll Queen M83 - Midnight City Puscifer - Impetuous Bob Dylan - Lay The Breeders - Cannonball Father John Misty - The Old Law The Charlatans - Deeper And Deeper Jimi Hendrix - Voodoo Child (Slight Return) Grain Of Pain - To Burn Inside (Feat. Pekka Olkkonen) Blondie - Atomic The Hellacopters - Everything's On T.V. The Beach Boys - I Get Around Gorillaz & Bizarrap & Kara Jackson & Anoushka Shankar - Orange County Pink Floyd - Comfortably Numb (Live At Knebworth_2019 Mix)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La tasse de café LNH
Olympiques : Le Canada survit aux quarts de finale

La tasse de café LNH

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 58:23


Ça aura été tout sauf facile, mais le Canada a évité le pire en quarts de finale des Jeux olympiques d'hiver de Milano Cortina 2026 en battant la Tchéquie par la marque de 4-3 en prolongation pour ainsi rejoindre les la Finlande, les États-Unis et la Slovaquie en demi-finales.Dans cet épisode du balado de LNH.com, Nicolas Ducharme, Guillaume Lepage et Jean-François Chaumont, qui est en direct de Milan, reviennent sur les matchs de quarts de finale qui se sont déroulés mercredi aux Olympiques.Notre équipe met aussi la table pour les deux matchs à venir en discutant des principaux sujets qui retiennent l'attention, dont la blessure de Sidney Crosby et l'incapacité pour les États-Unis à trouver le fond du filet. Quelles équipes l'emporteront afin de se battre pour la médaille d'or? Nos journalistes y vont de leurs prédictions.Le commentateur de la National League suisse pour la chaîne MySports, Jonathan Filion, se joint aussi à nous pour discuter du parcours de la Suisse aux JO, qui s'est arrêté à la suite d'une défaite crève-cœur contre la Finlande jeudi. Bonne écoute! 

LA PETITE HISTOIRE
Le sniper le plus meurtrier de l'Histoire était finlandais

LA PETITE HISTOIRE

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 10:25 Transcription Available


Hiver 1940.La Guerre d'Hiver fait rage entre la Finlande et l'Union soviétique.Dans la forêt enneigée, des soldats soviétiques tombent un à un… sans jamais voir leur ennemi.Son nom : Simo Häyhä. Son surnom : La Mort Blanche.Dans cet épisode de La Petite Histoire, Florent Mounier vous raconte l'histoire du sniper le plus redoutable de l'histoire moderne.❤️ Soutenez La Petite Histoire sur Patreon!

Aujourd'hui l'économie
Les eurobonds, nouvelle arme économique de l'Europe face à la Chine et aux États-Unis?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 3:13


Réunis en sommet informel, les dirigeants européens planchent sur la compétitivité du continent. Face à la montée en puissance des États-Unis et de la Chine, Emmanuel Macron remet sur la table une idée longtemps controversée, les eurobonds, ou la dette commune européenne. L'objectif est de financer massivement les investissements stratégiques pour éviter le décrochage économique de l'Europe. Les dirigeants des 27 se retrouvent pour un sommet informel consacré à un sujet on ne peut plus sensible: la compétitivité du continent. Une question revient avec insistance dans les débats européens: comment éviter que l'Europe ne décroche face aux États-Unis et à la Chine ? Dans ce contexte, Emmanuel Macron a relancé une vieille idée, aussi ambitieuse que clivante, emprunter à l'échelle européenne. Car aujourd'hui, chaque pays du continent s'endette de manière autonome. La France émet sa dette, l'Italie ou l'Allemagne la leur, chacun gérant son financement de façon indépendante. Problème : certains États sont déjà très endettés. Résultat, leur capacité d'emprunt est désormais très limitée, ce qui freine leurs possibilités d'investir dans les secteurs d'avenir. C'est là qu'intervient l'idée des eurobonds. Concrètement, il s'agirait de créer des obligations européennes communes, comparables à des bons du Trésor européen afin d'emprunter ensemble pour investir ensemble. Plutôt que de conserver 27 dettes nationales fragmentées, l'Europe émettrait une dette commune, capable d'attirer les investisseurs du monde entier. L'enjeu est double, financer les investissements stratégiques et renforcer le rôle international de l'euro face au dollar. À lire aussiCoercition économique: l'arme de l'Union européenne face aux menaces commerciales de Trump Les eurobonds, un projet ancien remis au cœur du débat Si sur le papier le projet semble solide, dans les faits, il est politiquement très sensible. L'idée d'eurobonds avait déjà été évoquée lors de la crise de la zone euro en 2010-2012, avant d'être rejetée, notamment par l'Allemagne et les pays dits « frugaux » comme les Pays-Bas ou la Finlande. Pour Berlin, longtemps championne de l'orthodoxie budgétaire, la mutualisation de la dette restait un tabou. Aujourd'hui encore, les réticences demeurent fortes. Pourtant, ce mécanisme a déjà été mis en œuvre pendant la crise du Covid. En 2020, l'Union européenne a lancé un vaste plan de relance financé par un emprunt commun de 750 milliards d'euros. Pour la première fois de son histoire, Bruxelles s'est alors endettée au nom des 27 États membres. Un tournant majeur, qui a démontré qu'un endettement européen commun était techniquement possible et financièrement crédible. À lire aussiQu'est-ce que l'euro numérique et pourquoi le projet divise l'Europe? Défense, technologie, climat : pourquoi l'Europe veut changer d'échelle Six ans plus tard, l'idée des eurobonds revient avec force pour trois grandes raisons. D'abord, la défense. Face au retour des tensions géopolitiques, l'Europe doit se réarmer et renforcer son autonomie stratégique. Ensuite, la technologie. Le continent doit investir massivement dans l'intelligence artificielle, les semi-conducteurs et les technologies de rupture pour rester compétitif face aux géants américains et chinois. Enfin, la transition écologique. La décarbonation de l'économie européenne exige des investissements colossaux dans l'énergie, les infrastructures et l'industrie. Selon le rapport de Mario Draghi, ces besoins représenteraient jusqu'à 1 200 milliards d'euros par an. Sans ces investissements, l'Europe risque d'amplifier sa dépendance technologique, militaire et énergétique à Washington et Pékin. Les eurobonds apparaissent ainsi comme un outil permettant de changer d'échelle, en offrant une capacité d'endettement bien plus importante, et surtout moins coûteuse. En mutualisant la dette, les conditions d'emprunt seraient meilleures que celles dont bénéficient de nombreux États pris individuellement. Cela réduirait aussi le risque de crise financière dans les pays les plus fragiles et permettrait de créer un grand marché des obligations européennes, renforçant le poids géopolitique de l'Union. Mais les opposants restent nombreux. Leur principal argument : la crainte que certains pays relâchent leurs efforts budgétaires en profitant de la mutualisation, s'appuyant sur la solidité financière de leurs partenaires. Derrière ce débat technique se joue en réalité une question fondamentale : la capacité de l'Union européenne à agir comme une puissance collective. Car ce dont il s'agit désormais, ce n'est plus de raisonner État par État, mais bien en termes de force commune, afin de rester un acteur majeur sur la scène économique et géopolitique internationale.

Choses à Savoir
Pourquoi les bébés finlandais dorment-ils dans des cartons ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 7, 2026 2:22


En Finlande, 95% des nouveau-nés dorment dans des cartons ! Plus exactement dans une « baby box », un grand carton fourni gratuitement par l'État, équipé d'un petit matelas et d'une literie pour bébé. Mais contrairement à ce que l'on imagine parfois, ce n'est ni un symbole de pauvreté ni une simple mesure d'économie : cette pratique est l'héritage d'une politique de santé publique vieille de près d'un siècle.L'histoire débute au début du XXᵉ siècle, dans un pays encore jeune et confronté à un taux de mortalité infantile élevé. De nombreuses familles vivent dans des conditions modestes, et l'accès aux soins est inégal. Dans les années 1930, le gouvernement finlandais met en place une mesure inédite : offrir aux futures mères un kit de maternité contenant des vêtements, des couvertures, des produits d'hygiène et des objets indispensables pour accueillir un nourrisson.En 1938, cette aide devient officielle et ciblée d'abord vers les familles les plus modestes. Le kit est distribué dans une grande boîte en carton solide, accompagnée d'un petit matelas. Très vite, les parents commencent à utiliser cette boîte comme premier berceau, faute parfois de mobilier adapté, mais surtout parce qu'elle est pratique, propre et sécurisante.L'objectif ne se limite pas à fournir du matériel. Pour recevoir la baby box, les femmes enceintes doivent effectuer au moins une visite médicale prénatale. Ce mécanisme incite les futures mères à consulter un professionnel de santé, ce qui améliore le suivi des grossesses et réduit les risques de complications. En 1949, le dispositif est élargi à toutes les femmes enceintes, quel que soit leur revenu.Au fil des décennies, la Finlande voit son taux de mortalité infantile chuter de manière spectaculaire. Bien sûr, cette amélioration s'explique par de nombreux facteurs, comme les progrès médicaux et l'amélioration des conditions de vie. Mais la baby box est devenue le symbole d'une approche simple : donner à chaque enfant un bon départ, indépendamment de l'origine sociale de ses parents.Aujourd'hui, les parents peuvent choisir entre recevoir la boîte ou une somme d'argent, mais la majorité continue de préférer la baby box. Elle contient des vêtements pour différentes saisons, des draps, des couvertures, des produits de soin, et parfois même un petit livre ou un jouet.Si certains bébés dorment dans la boîte, ce n'est pas une obligation, mais un choix. La baby box est surtout devenue un rituel culturel, partagé par presque toutes les familles finlandaises.En réalité, ces cartons ne sont pas de simples boîtes : ils incarnent une idée puissante. Celle qu'une société peut, par des gestes simples, réduire les inégalités dès les premiers jours de la vie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Revenir en France
Valentine rentre en Europe puis en France après 4 ans de vie aux Etats Unis

Revenir en France

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 37:21


Valentine est sportive de haut niveau et pratique le basketball depuis son enfance. Elle décide de partir vivre et étudier dans une université américaine pour continuer sa pratique du basketball.Aux Etats Unis, elle profite de sa vie sur le campus, fait ses études supérieures et perfectionne son anglais.Au bout de quelques années, elle ressent l'envie de rentrer. Dans cet épisode, elle évoque la joie de rentrer en France à Paris après 4 ans de vie aux Etats Unis. Mais avant de rentrer en France, elle explore l'Europe en s'installant quelques mois en Espagne puis en Finlande (au total deux années en Europe). Dans le cadre de son retour en France, elle exprime son amour pour la ville et l'importance d'être proche de sa famille qui l'a beaucoup aidée lors de son installation en France.Valentine insiste sur le côté positif de ses expériences et des choix qu'elle a faits, soulignant que chaque étape de la vie peut être considérée comme positive.Ne restez pas seul.e et entourez vous des bonnes personnes en arrivant en France, ça fait la différence !----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- -----Pour plus d'informations, des conseils au quotidien, voici quelques liens utiles.Tu peux rejoindre la communauté sur Facebook, Instagram et Linkedin sous le nom de Voyage, emploi & retour en France.Le site web : https://voyage-emploi-retourenfrance.frPrépare toi avec le kit du retour en France : https://voyage-emploi-retourenfrance.fr/retour-en-france-apres-expatriation/Les outils gratuits pour le retour en France : https://voyage-emploi-retourenfrance.fr/boite-a-outils/Prendre rendez-vous gratuitement avec Magali : https://calendly.com/retourenfrance-emploi> info.retourenfrance.emploi@gmail.comHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La tasse de café LNH
Place aux Jeux olympiques!

La tasse de café LNH

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 57:06


Après 12 ans d'attente, les joueurs de la LNH sont de retour sur la plus grande scène : celle des Jeux olympiques.Aujourd'hui, l'équipe de LNH.com met la table pour le tournoi de hockey masculin des Jeux olympiques d'hiver de Milano Cortina 2026. Nicolas Ducharme, Guillaume Lepage et Jean-François Chaumont vous offrent leur analyse des forces en présence dans les trois groupes qui croiseront le fer à l'aréna Santa Giulia de Milan.Est-ce que la Finlande pourra défendre son titre olympique? Est-ce que le Canada gagnera une troisième médaille d'or de suite lorsque le pays fait appel à des joueurs de la LNH? Nos journalistes répondent aux questions qui retiennent l'attention avant le début du tournoi, qui s'amorcera le 11 février, et y vont de leurs prédictions.Bonne écoute et bon tournoi!7:15 – Le Canada favori pour l'emporter12:15 – Jordan Binnington est-il l'homme de la situation devant le filet canadien?20:30 – Quels trios le Canada devrait-il employer?28:30 – La Suisse peut causer la surprise, la France aura besoin de beaucoup de chance36:45 – Les Américains ont-ils la bonne recette?42:15 – La Suède amochée; la Finlande sans un gros morceau48:30 – Questions en rafales et nos prédictions

C dans l'air
Philippe Etienne - Trump-Macron: rien ne va plus?

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 11:03


C dans l'air l'invité du 22 janvier 2026 avec Philippe Etienne, ancien ambassadeur de France, notamment aux États-Unis, en Allemagne, ancien conseiller diplomatique à l'Elysée. Il publie Le Sherpa, aux éditions Tallandier.Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump a subitement annoncé mercredi à Davos "le cadre d'un futur accord" sur le Groenland, extrêmement vague, et levé ses menaces douanières autant que militaires. L'annonce a été accueillie avec enthousiasme par Wall Street et avec un soulagement prudent au Danemark, mais avec méfiance sur l'île arctique, territoire autonome danois. Le président américain a refusé de préciser si le compromis en discussions donnait aux Etats-Unis la possession du territoire autonome danois, comme il l'a exigé à de multiples reprises afin, selon lui, d'en garantir la sécurité face à la Russie et à la Chine. "Trump dit qu'il met la guerre commerciale en pause, dit "je ne vais pas attaquer le Groenland", ce sont des messages positifs", a réagi le ministre des Affaires étrangères danois Lars Løkke Rasmussen, sans vouloir se prononcer sur le projet d'accord annoncé."Sur la base de cette entente, je n'imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février", a ajouté Donald Trump dans son message. Cette menace, émise samedi en réaction à l'envoi de troupes européennes, visait la Norvège, la Suède, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande.Philippe Etienne, ancien ambassadeur de France, et ancien conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron à l'Elysée, analysera avec nous les leçons diplomatiques de ce qui s'est joué au Forum de Davos. Il reviendra également avec nous sur ses quarante ans aux avant-postes de l'histoire, de l'Europe centrale à Washington, en passant par Berlin et Moscou. Il nous donnera aussi son point de vue sur le poids diplomatique de la France, et de l'Europe.

C dans l'air
Groenland: Trump s'acharne, l'Europe menace - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 63:19


C dans l'air du 19 janvier 2026 - Groenland: Trump s'acharne, l'Europe menaceLe ton se durcit entre les deux rives de l'Atlantique. En colère après le déploiement de personnel militaire européen la semaine dernière au Groenland, dans le cadre d'exercices de reconnaissance demandés par le Danemark, Donald Trump a menacé samedi d'imposer, dès le 1er février, de nouveaux droits de douane à une série de pays européens « jusqu'à la vente totale du Groenland ». Le président américain, qui a écarté l'option de la force militaire pour l'instant, brandit donc une nouvelle fois la menace d'une hausse des taxes pouvant atteindre 25 % sur l'ensemble des exportations vers les États-Unis en provenance du Danemark, de la Norvège, de la Suède, de la France, de l'Allemagne, du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de la Finlande.Dans la foulée, les pays menacés ont signé une déclaration dimanche confirmant leur engagement aux côtés du Danemark. En France, le chef de l'État, qui a été « toute la journée en contact avec ses homologues européens », a fait savoir qu'il comptait demander « l'activation de l'instrument anti-coercition » de l'UE en cas de nouveaux droits de douane américains sur les produits européens. Cet outil, dont la mise en œuvre requiert la majorité qualifiée des pays de l'UE, permet, entre autres, le gel de l'accès aux marchés publics européens ou le blocage de certains investissements.Giorgia Meloni, en déplacement à Séoul, a, pour sa part, affirmé avoir parlé à Donald Trump pour lui notifier l'« erreur » que constituaient, selon elle, ces menaces de surtaxes, que le ministre néerlandais des Affaires étrangères, David van Weel, a qualifiées d'« incompréhensibles » et d'« inappropriées ». « C'est du chantage. Ce qu'il (Trump) fait en ce moment est du chantage », a asséné David van Weel, tandis que son homologue irlandaise, Helen McEntee, a évoqué des menaces « totalement inacceptables et profondément regrettables ».Les dirigeants européens doivent se réunir ce jeudi 22 janvier lors d'un sommet extraordinaire pour décider de la riposte. Mais, d'ores et déjà, les principaux groupes du Parlement européen ont décidé de ne pas ratifier l'accord commercial signé cet été par Ursula von der Leyen avec Donald Trump. Parallèlement, les discussions se poursuivent à plusieurs niveaux : Paris et Berlin devaient tenter de coordonner leur réponse ce lundi à Berlin, où leurs ministres de l'Économie se retrouvent. Les discussions devraient ensuite se déplacer à Davos, grand-messe du libre-échange, à laquelle Donald Trump participera ce mercredi pour la première fois.Alors, jusqu'où ira l'escalade entre les États-Unis et l'Europe ? Quelle sera la riposte européenne ? Que va faire l'Italie de Giorgia Meloni, qui tente depuis des semaines de préserver son alliance privilégiée avec le président américain sans s'isoler en Europe ?Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro - Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationaleUniversité Catholique de Lille - Marie BILLON (duplex de Londres) - journaliste, correspondante à Londres pour RTL

C dans l'air
Soldats français au Groenland, que va faire trump? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 62:50


C dans l'air du 16 janvier 2026 - Soldats français au Groenland, que va faire trump?« Le Groenland ne veut pas être possédé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas être dirigé ou contrôlé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas faire partie des États-Unis », a martelé le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen. Il est « hors de question » que les États-Unis acquièrent le Groenland, a insisté le ministre danois des Affaires étrangères, hier, alors que la porte-parole de la Maison-Blanche affirmait plus tôt que le déploiement de troupes européennes n'avait « aucun impact sur l'objectif d'acquérir » ce territoire autonome du Danemark.Plusieurs pays européens — parmi lesquels la France, la Suède, l'Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni — ont décidé de dépêcher du personnel militaire dans le cadre d'une mission de reconnaissance au Groenland. Une équipe d'une « quinzaine de soldats » français est déjà déployée à Nuuk et « sera renforcée dans les prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes », a précisé Emmanuel Macron hier, lors de ses vœux aux armées à Istres. Berlin, de son côté, a justifié le lancement de cette mission européenne par la présence de « menaces russes et chinoises » dans l'Arctique.Ce déploiement, inscrit dans le cadre de l'opération baptisée « Arctic Endurance », a pour objectif à la fois de rassurer les États-Unis quant à la sécurité de l'île et d'affirmer l'ancrage de ce territoire riche en ressources naturelles stratégiques dans la sphère européenne, tout en dissuadant toute tentative d'ingérence.Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump affirme régulièrement qu'il prendra le contrôle du Groenland « d'une manière ou d'une autre ». Il soutient également que le Danemark n'est « pas capable » d'assurer la sécurité de l'île, qu'il décrit comme un territoire « recouvert de navires russes et chinois ». Mercredi, il a durci le ton en écrivant sur son réseau Truth Social que les États-Unis « ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale », qualifiant le territoire de « vital pour le Dôme d'Or que nous construisons ».Ces affirmations sont contestées par Copenhague. « Il est inexact de dire qu'il existe une forte activité russe et chinoise autour du Groenland », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide à la télévision publique danoise NRK. Il a toutefois reconnu « une activité russe importante et une certaine présence chinoise ailleurs dans l'Arctique ».La Russie a réagi jeudi en exprimant sa « sérieuse inquiétude » face à l'augmentation de la présence militaire de l'Otan dans la région, dénonçant « le prétexte imaginaire d'une menace croissante de Moscou et de Pékin ». Le Kremlin a également estimé que « la situation se dégrade jour après jour pour le régime de Kiev et que sa marge de décision se réduit ». Le président russe avait déjà déclaré, fin 2025, que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine « par la voie militaire » en cas d'échec des négociations. Sur le terrain, les combats se poursuivent. Pourquoi des soldats européens, et notamment français, sont-ils déployés au Groenland ? La Russie et la Chine cherchent-elles réellement à prendre le contrôle de l'île, comme l'affirme Donald Trump ? Jusqu'où les États-Unis sont-ils prêts à aller pour l'obtenir ? Quel avenir pour l'Otan ? Enfin, quelle est la situation actuelle en Ukraine ?Nos experts :- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre - Laure KAYALI - correspondante défense - Polico Europe

Focus
Mission "Arctic Endurance" : au Groenland, un déploiement symbolique face aux menaces de Trump

Focus

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 8:48


Une mission militaire européenne a démarré ce jeudi 15 janvier au Groenland, territoire autonome danois convoité par Donald Trump, au lendemain d'une rencontre à Washington où le Danemark a acté son "désaccord fondamental" avec les Etats-Unis. Traditionnel allié des Américains au sein de l'Otan, le Danemark a annoncé renforcer sa présence militaire sur place. Dans la foulée, la France, la Suède, l'Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni, ont annoncé l'envoi de personnel militaire pour une mission de reconnaissance. Dans cet épisode du Choix info RTL, Sébastien Rouxel vous détaille cette réponse des Européens à Donald Trump, qui reste encore très symbolique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Histoire Vivante - La 1ere
L'Arctique (3/5) : Les peuples de l'Arctique

Histoire Vivante - La 1ere

Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 28:37


Donald Trump convoite avec insistance le Groenland. Alors, pour éclairer cette actualité, Histoire Vivante vous propose la rediffusion d'une série consacrée à l'histoire coloniale, politique et humaine de l'Arctique qui englobe justement le Groenland. Tous les états qui bordent l'océan Arctrique sont considérés comme des pays arctiques : les Etats-Unis avec l'Alaska, le Danemark avec le Groenland, et les pays scandinaves : la Suède, la Norvège, la Finlande et enfin la Russie. Mais lorsqu'on parle des populations arctiques, cela devient plus compliqué : il y a les frontières politiques et les frontières culturelles, qui dépassent parfois ce cercle polaire. Avec Yvon Csonka, ethnologue, qui a enseigné à l'université de Nuuk au Groenland.

Lenglet-Co
LES SECRETS DE LA CONSO - Finlande : Kesko, le supermarché le plus écoresponsable du monde

Lenglet-Co

Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 3:27


On dit souvent des pays scandinaves qu'ils sont en avance sur les sujets de développement durable, de consommation responsable. C'est aussi vrai en matière de grande distribution. En Finlande, l'enseigne de supermarché la mieux notée au monde sur ces critères environnementaux s'appelle Kesko. Pour faire simple, Kesko c'est le Carrefour ou le Leclerc local, l'enseigne que l'on voit partout. Il y a près de 1.000 magasins dans tout le pays... Ecoutez Olivier Dauvers : les secrets de la conso du 09 janvier 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Advanced French
Advanced French 469 - World News, Opinion and Analysis in French

Advanced French

Play Episode Listen Later Dec 10, 2025 9:15


L'Inde resserre ses liens avec la Russie et déçoit l'Europe L'éolien en mer se retrouve face au vent mauvais Quand Emmanuel Macron tente de faire entendre la voix de l'Ukraine Rachida Dati, ce nouveau scandale Un hymne à la Finlande au Petit Palais avec Pekka Halonen

Reportage International
La Finlande renforce sa frontière pour enrayer la déstabilisation migratoire menée par la Russie

Reportage International

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 2:25


La Finlande vient d'achever un nouveau tronçon de clôture à sa frontière avec la Russie, qu'elle accuse de déstabilisation migratoire. En décembre 2023, Vladimir Poutine aurait, en effet, fait passer près de 1 000 migrants clandestinement via cette frontière, longue en tout de 1 340 kilomètres. Reportage au cœur des pays nordiques, dans la petite ville frontalière de Salla, en Laponie finlandaise, où se trouve cette toute nouvelle clôture. De notre correspondante à Salla, Une immense clôture haute de cinq mètres, dont au moins un mètre de barbelés, se dresse le long de la frontière. Cette barrière est à l'image du paysage environnant, entièrement prise dans la glace. Ce jour-là, il fait -20°C. À lire aussiFinlande: la frontière avec la Russie demeure fermée «jusqu'à nouvel ordre» « Au-delà de cette clôture, ce sont des terres totalement sauvages » « On a installé des mâts avec des caméras vidéo, des détecteurs de mouvement ainsi que des caméras infrarouges. Il y a aussi des éclairages, comme vous pouvez le voir, et des haut-parleurs permettant de donner des ordres à distance. Par exemple : ''Arrêtez-vous'' ou ''restez où vous êtes''. On sera ainsi informé en temps réel de ce qui se passe à la frontière. Le but est de renforcer notre surveillance des frontières, notamment dans les zones où nous constatons que la probabilité de migration illégale instrumentalisée est la plus élevée », explique Mikko Kauppila, commandant adjoint des garde-frontières de Laponie, qui pointe du doigt l'arsenal de cette clôture. Elle a coûté 56,8 millions d'euros et ne fait que huit kilomètres. Mais le major Jani Brännare indique qu'elle a été construite sur un point de passage stratégique. « Au-delà de cette clôture, ce sont des terres totalement sauvages. Donc, la nature et les températures négatives nous aident aussi à empêcher l'immigration clandestine. Si on rouvre les frontières, on sait que cette immigration clandestine reprendra. » À lire aussiFrontière entre Finlande et Russie: l'ombre de la guerre en Ukraine « Il se pourrait que de nouvelles clôtures émergent » Les garde-frontières finlandais confient qu'ils ne coopèrent quasiment plus avec leurs homologues russes. Des deux côtés, on se surveille clairement en chiens de faïence. Alors, même si les yeux sont tournés vers la frontière, on garde, ici, la tête froide. « Nous vivons dans l'inconnue la plus totale. Mais le personnel ici est formé et équipé comme jamais auparavant. La Finlande est bien préparée », confie un premier garde-frontière. « On n'est pas inquiet et on dort sur nos deux oreilles la nuit », renchérit un second. Selon Helsinki, ces « migrants hybrides », comme ils ont été surnommés, ont été escortés par la Russie pour passer la frontière vers l'Union européenne en 2015 et 2023. Une frontière qu'il est interdit de franchir à pied. Seppo Selkälä, l'adjoint au maire de Salla, s'en rappelle très bien. Il raconte que beaucoup de Russes avaient l'habitude de venir en vacances ici. En 2013, la frontière a été franchie pas moins de 250 000 fois. « À l'heure actuelle, il n'est pas prévu que la frontière rouvre, et il se pourrait même que de nouvelles clôtures émergent à la lisière russe », assure Seppo Selkälä. À lire aussiLa Finlande prépare de nouvelles mesures contre l'arrivée de migrants, sur fond de tensions avec la Russie

C dans l'air
Services militaires...aux armes citoyens? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Nov 25, 2025 65:15


C dans l'air du 25 novembre 2025 - Revoilà le service militaire ? À l'heure où l' « on est monté d'un cran dans la conflictualité avec la Russie », Emmanuel Macron a confirmé ce matin sur RTL la transformation du service national universel vers une nouvelle forme, sans plus de précisions. « Il est très clair que nous devons renforcer le pacte armée-Nation », a plaidé ce matin le chef de l'État. « Au moment où la guerre s'hybride, il est très important qu'un maximum de nos compatriotes comprennent ce que sont nos armées, comment ça marche, participent à la réserve que nous avons aussi mise en place et qui est très importante parce qu'elle apporte des compétences à nos armées », a défendu le président de la République.Emmanuel Macron a également voulu désamorcer l'idée que les jeunes volontaires du nouveau service seraient envoyés sur des théâtres d'opérations extérieures, à commencer par l'Ukraine. « Il faut vraiment, en tout cas tout de suite, supprimer toute idée confuse qui consisterait à dire qu'on va envoyer nos jeunes en Ukraine. Ce n'est pas du tout le sens de cette affaire », a précisé le chef de l'État. Les propos du chef d'état-major des armées la semaine dernière ont été « déformés », « sortis » de leur contexte. « La France n'a aucune intention de sacrifier sa jeunesse, il s'agit simplement de la préparer », a-t-il ajouté.Le retour d'un « service national » obligatoire d'une durée d'un mois pour tous les jeunes figurait dans le programme d'Emmanuel Macron en 2017. La proposition du candidat s'était matérialisée par la création du service national universel (SNU). Mais celui-ci, coûteux, a connu une mise en œuvre plus que laborieuse et n'a jamais trouvé sa place. Il a été enterré définitivement par Sébastien Lecornu à son arrivée à Matignon. Parallèlement, depuis des mois, le projet d'un service militaire volontaire est à l'étude.Alors Emmanuel Macron va-t-il annoncer ce jeudi la création prochaine d'un service militaire volontaire ? Depuis plusieurs mois, chefs d'États-majors et responsables politiques invitent les sociétés européennes à s'interroger. Comme la France, de nombreux voisins en Europe sont en train de réintroduire un service national, avait fait remarquer le général Mandon samedi sur France 5. Volontaire en Belgique, obligatoire en Finlande... Où en est-on en Europe sur cette question ? Pourquoi Jacques Chirac a-t-il annoncé la suspension du service militaire obligatoire en 1996 ? Nos journalistes ont rencontré Alain Richard, ministre de la Défense de 1997 à 2002. Il est revenu avec nous sur les raisons de cette décision, sa mise en pratique et l'état de la menace actuelle.Opérations de déstabilisation massives, propagande à grande échelle, attaques et tentatives d'ingérence… Il est très difficile de quantifier les tentatives de déstabilisation russes, mais dans certains États comme les pays baltes, la pression de la Russie fait partie du quotidien. Le pays en appelle au réveil de l'OTAN et à la fin de la naïveté des Vingt-Sept face à la réalité des projets du Kremlin. Parallèlement, les frappes massives russes se poursuivent sur l'Ukraine alors que les États-Unis ont remis sur la table ces derniers jours un plan de paix, réécrit avec les Européens.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU- Christophe BARBIER- Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Marion Van RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse à L'Express, et spécialiste des questions européennes- Laura KAYALI- Correspondante Défense - Politico

C dans l'air
Services militaires...aux armes citoyens? - L'intégrale -

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C dans l'air du 25 novembre 2025 - Revoilà le service militaire ? À l'heure où l' « on est monté  d'un cran dans la conflictualité avec la Russie », Emmanuel Macron a confirmé ce matin sur RTL la transformation du service national universel vers une nouvelle forme, sans plus de précisions. « Il est très clair que nous devons renforcer le pacte armée-Nation », a plaidé ce matin le chef de l'État. « Au moment où la guerre s'hybride, il est très important qu'un maximum de nos compatriotes comprennent ce que sont nos armées, comment ça marche, participent à la réserve que nous avons aussi mise en place et qui est très importante parce qu'elle apporte des compétences à nos armées », a défendu le président de la République.Emmanuel Macron a également voulu désamorcer l'idée que les jeunes volontaires du nouveau service seraient envoyés sur des théâtres d'opérations extérieures, à commencer par l'Ukraine. « Il faut vraiment, en tout cas tout de suite, supprimer toute idée confuse qui consisterait à dire qu'on va envoyer nos jeunes en Ukraine. Ce n'est pas du tout le sens de cette affaire », a précisé le chef de l'État. Les propos du chef d'état-major des armées la semaine dernière ont été « déformés », « sortis » de leur contexte. « La France n'a aucune intention de sacrifier sa jeunesse, il s'agit simplement de la préparer », a-t-il ajouté.Le retour d'un « service national » obligatoire d'une durée d'un mois pour tous les jeunes figurait dans le programme d'Emmanuel Macron en 2017. La proposition du candidat s'était matérialisée par la création du service national universel (SNU). Mais celui-ci, coûteux, a connu une mise en œuvre plus que laborieuse et n'a jamais trouvé sa place. Il a été enterré définitivement par Sébastien Lecornu à son arrivée à Matignon. Parallèlement, depuis des mois, le projet d'un service militaire volontaire est à l'étude.Alors Emmanuel Macron va-t-il annoncer ce jeudi la création prochaine d'un service militaire volontaire ? Depuis plusieurs mois, chefs d'États-majors et responsables politiques invitent les sociétés européennes à s'interroger. Comme la France, de nombreux voisins en Europe sont en train de réintroduire un service national, avait fait remarquer le général Mandon samedi sur France 5. Volontaire en Belgique, obligatoire en Finlande... Où en est-on en Europe sur cette question ? Pourquoi Jacques Chirac a-t-il annoncé la suspension du service militaire obligatoire en 1996 ? Nos journalistes ont rencontré Alain Richard, ministre de la Défense de 1997 à 2002. Il est revenu avec nous sur les raisons de cette décision, sa mise en pratique et l'état de la menace actuelle.Opérations de déstabilisation massives, propagande à grande échelle, attaques et tentatives d'ingérence… Il est très difficile de quantifier les tentatives de déstabilisation russes, mais dans certains États comme les pays baltes, la pression de la Russie fait partie du quotidien. Le pays en appelle au réveil de l'OTAN et à la fin de la naïveté des Vingt-Sept face à la réalité des projets du Kremlin. Parallèlement, les frappes massives russes se poursuivent sur l'Ukraine alors que les États-Unis ont remis sur la table ces derniers jours un plan de paix, réécrit avec les Européens.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU- Christophe BARBIER- Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Marion Van RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse à L'Express, et spécialiste des questions européennes- Laura KAYALI- Correspondante Défense - Politico

Choses à Savoir
Sommes-nous vraiment plus bêtes que nos parents ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Oct 21, 2025 2:24


L'effet Flynn désigne un phénomène fascinant observé tout au long du XXᵉ siècle : la hausse régulière du quotient intellectuel (QI) moyen dans la plupart des pays industrialisés. Décrit pour la première fois par le politologue néo-zélandais James R. Flynn dans les années 1980, cet effet montre que, d'une génération à l'autre, les scores aux tests de QI augmentaient d'environ 3 points par décennie. Autrement dit, un individu moyen des années 1950 obtiendrait aujourd'hui un score inférieur à la moyenne actuelle, sans pour autant être moins intelligent — simplement parce que les tests ont dû être réétalonnés à mesure que le niveau global progressait.Les causes de ce phénomène sont multiples et cumulatives. D'abord, l'amélioration de l'éducation a joué un rôle majeur : l'école moderne apprend davantage à raisonner abstraitement, à manipuler des concepts, à catégoriser — des compétences directement valorisées par les tests de QI. Ensuite, la meilleure nutrition et les progrès de la médecine ont favorisé un développement cérébral plus complet, notamment durant la petite enfance. À cela s'ajoutent la réduction de la taille des familles (donc plus de stimulation individuelle pour chaque enfant) et la complexification du monde moderne : technologies, médias, urbanisation et exposition constante à de nouveaux symboles ont stimulé nos capacités cognitives.Mais depuis le début du XXIᵉ siècle, plusieurs études remettent en question la permanence de cet effet. En Norvège, au Danemark, en Finlande ou au Royaume-Uni, les chercheurs constatent une baisse du QI moyen depuis les années 1990 — un phénomène inverse, parfois appelé « effet Flynn inversé ». En France, une étude publiée en 2018 dans Intelligence a montré une diminution moyenne d'environ 4 points en vingt ans chez les jeunes adultes.Les raisons de ce recul sont débattues. Certains évoquent un effet plafond : l'humanité aurait atteint un niveau d'éducation et de santé où les gains cognitifs se stabilisent naturellement. D'autres soulignent l'impact de changements sociétaux : usage excessif des écrans, déclin de la lecture, baisse de la concentration, ou encore inégalités scolaires grandissantes. Flynn lui-même, avant sa mort en 2020, estimait que l'effet n'avait pas disparu, mais qu'il se fragmentait selon les contextes : certains pays continuent de progresser, d'autres stagnent ou reculent.En résumé, l'effet Flynn a bien existé — il a même transformé notre manière de penser l'intelligence —, mais il n'est plus universel aujourd'hui. Son évolution reflète moins une baisse de nos capacités que les mutations profondes de notre environnement culturel et cognitif. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.