Podcasts about xviiie

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Storiavoce
L'absolutisme fut-il un pragmatisme ? avec Pauline Valade

Storiavoce

Play Episode Listen Later Jan 20, 2023 23:44


La période la Renaissance voit une véritable mise en scène de la monarchie. Celle-ci ne cesse de se développer à l'époque moderne pour s'épanouir dans l'absolutisme bourbonnien. Paradoxalement, à la conception contractuelle médiévale - celle du droit - se substitue une conception consensuelle autour de la dynastie et de l'État qui ne cesse de se sacraliser et de se centraliser. Les moteurs de cette accélération sont la fiscalité, le religieux, le contrôle social et l'armée mais, contrairement à l'idée reçue, Louis XIV sait composer : il agit même dans une forme de pragmatisme de tous les instants. Dans ce troisième volet consacré à la construction de l'État monarchique, Pauline Valade nous décrit cette évolution majeure au cours des temps modernes. L'invitée : Pauline Valade est spécialiste d'histoire moderne et enseignante. Elle est l'auteure de Le goût de la joie, réjouissances monarchiques et joie publique au XVIIIe siècle (Champs-Vallons, 424 pages, 26 €) et vient de coéditer sous la direction de Michel Figeac La construction de l'État monarchique en France de 1380 à 1715 (Armand Colin, 26 €, 2022). À lire aussi : -"Royaume de France : quand les régentes entrent dans l'Histoire" : https://bit.ly/3D3ZfPI -"Anne d'Autriche : comment la mère de Louis XIV a sauvé la monarchie française" : https://bit.ly/3QQzsAl -"Quand les rois de France et d'Angleterre avaient la main guérisseuse" : https://bit.ly/3iPxW4Z

Entendez-vous l'éco ?
L'économie selon... 53/60 : L'économie selon Diderot

Entendez-vous l'éco ?

Play Episode Listen Later Jan 6, 2023 58:32


durée : 00:58:32 - Entendez-vous l'éco ? - par : Tiphaine de Rocquigny - Comment le célèbre maître d'œuvre de l'Encyclopédie s'est-il aussi intéressé dans ses autres écrits aux évolutions de son siècle, mêlant réflexions économiques et philosophiques (moralistes) ? - invités : Stéphane Pujol professeur de littérature française du XVIIIe siècle à l'université de Toulouse, président de la Société Diderot; Marianne Albertan-Coppola chercheuse au Laboratoire Centre des Sciences des Littératures en langue Française de l'université Paris Nanterre

Nota Bene
Pourquoi le complotisme est-il si important aujourd'hui ? - Entretien avec Marie Peltier

Nota Bene

Play Episode Listen Later Jan 4, 2023 114:01


Mes chers camarades, bien le bonjour ! Les théories du complot sont un phénomène très présent dans notre société aujourd'hui. Mais d'où viennent-elles ? Quelle est leur histoire ? Qu'est-ce que le complotisme, ou encore le conspirationnisme ? Comment cela se fait-il que ce soit aussi important aujourd'hui ? Je vous propose de vous pencher là-dessus dans ce nouvel entretien historique avec Marie Peltier, historienne et spécialiste du complotisme. Ensemble, on remontera jusqu'à la fin du XVIIIe siècle pour comprendre comment s'est structuré le conspirationnisme moderne, puis on retracera son histoire jusqu'à nos jours. On s'intéressera aussi à son fonctionnement, en faisant notamment un focus sur son explosion durant ces 20 dernières années. Bonne écoute sur Nota Bene ! Become a member at https://plus.acast.com/s/notabenemovies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi la “Houille blanche” fut-elle une révolution ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Jan 4, 2023 2:37


C'est la charbon, dont la houille est l'une des variétés qui, à partir de la fin du XVIIIe siècle, alimente la machine à vapeur. Actionnant notamment des locomotives ou des navires, celle-ci est à l'origine de la révolution industrielle. C'est par assimilation à ce phénomène que l'énergie hydraulique, produite par la force de l'eau, a été baptisée "houille blanche". L'invention de ce terme serait due à l'industriel Aristide Bergès. Dès la fin des années 1860, il utilise la force motrice de l'eau dans l'usine de pâte à papier qu'il installe dans une vallée alpine. Pour faire fonctionner ses machines, il fait édifier une conduite hydraulique au fort dénivelé. L'utilisation de l'énergie hydraulique est présentée, avec grand succès, à l'Exposition universelle de 1889. Dès lors, la "houille blanche", qui assure la prospérité de l'économie alpine, représente, au même titre que le charbon, une véritable révolution dans les modes de production. La "houille blanche" n'est pas seulement utilisée comme force motrice. On s'en sert aussi pour produire de l'électricité. Ainsi, la première centrale hydroélectrique est construite aux États-Unis dès 1882. Le fonctionnement de ces centrales repose sur la transformation de l'énergie hydraulique en électricité. l'énergie propre de l'eau est convertie en énergie mécanique par une turbine. La mise au point de ce mode de production de l'électricité représente, elle aussi, une véritable révolution. Il s'agit en effet d'une énergie renouvelable, donc inépuisable, du moins en principe. Ce qui rend la houille blanche plus intéressante que le charbon, surtout dans une perspective d'avenir. Car le charbon permet lui aussi de produire de l'électricité, dans le cadre des centrales thermiques. Mais cette source d'énergie fossile ne se renouvelle pas, sans parler de son action polluante. C'est pourquoi la production de houille blanche est plus que jamais encouragée en France. Elle alimente environ 2.500 centrales hydroélectriques, dont plus de 90 % sont installées au fil de l'eau, c'est-à-dire sans retenue d'eau. Et l'hydroélectricité représente, en France, la première source d'électricité renouvelable. La "houille blanche" a encore de beaux jours devant elle. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Tempo 110
Musiques de voyage avec l'ensemble Diderot

Tempo 110

Play Episode Listen Later Jan 1, 2023


L'ensemble Diderot, emmené par le violoniste Johannes Pramsohler, consacre tout un album aux concertos de voyages. Des œuvres du XVIIIe siècle, imaginées et produites lors de grands déplacements car, à défaut d'avoir la radio, les cours employaient de grands noms pour être diverties.

Conflits
La France et l'Orient au XVIIIe siècle - Jean-François Figeac

Conflits

Play Episode Listen Later Dec 30, 2022 28:45


Sous la diplomatie de Vergennes, la France développe une relation particulière avec l'Orient, qui se conduit notamment à l'expédition de Bonaparte en 1798. Retour sur la politique diplomatique de la France et ses rapports à l'Orient avec Jean-François Figeac, docteur en histoire et auteur de  "La France et l'Orient. De Louis XV à Emmanuel Macron", Passé Composé. 

Rendez-vous culture
Au cœur des réserves du musée des Arts forains, une véritable malle aux trésors

Rendez-vous culture

Play Episode Listen Later Dec 28, 2022 2:29


Le musée des Arts forains est un lieu unique, avec ses manèges, ses carrousels et ses jeux d'antan, fabriqués entre la fin du XVIIIe et le début du XXe siècle. L'institution fondée par Jean-Paul Favand est désormais ouverte au public pour le Festival du merveilleux. Mais ses réserves – interdites d'accès – regorgent, elles aussi, de trésors. Certains sont en cours de restauration. ► De nombreux spectacles inédits pour petits et grands à voir jusqu'au 2 janvier 2023 au musée des Arts forains à Paris.

Rendez-vous culture
Au cœur des réserves du musée des Arts forains, une véritable malle aux trésors

Rendez-vous culture

Play Episode Listen Later Dec 28, 2022 2:29


Le musée des Arts forains est un lieu unique, avec ses manèges, ses carrousels et ses jeux d'antan, fabriqués entre la fin du XVIIIe et le début du XXe siècle. L'institution fondée par Jean-Paul Favand est désormais ouverte au public pour le Festival du merveilleux. Mais ses réserves – interdites d'accès – regorgent, elles aussi, de trésors. Certains sont en cours de restauration. ► De nombreux spectacles inédits pour petits et grands à voir jusqu'au 2 janvier 2023 au musée des Arts forains à Paris.

Storiavoce
Le sens de la fête... au XVIIIe siècle, avec Pauline Valade

Storiavoce

Play Episode Listen Later Dec 26, 2022 47:00


Au XVIIIe siècle, Paris célébrait chaque événement lié à la Couronne de France : naissance royale, mariage princier, victoire militaire, etc. Dès lors, la Maison du Roi, le Bureau de la Ville et le Châtelet de Paris organisaient les réjouissances pour le peuple. Feux de joie, banquets, orchestres, lâchers d'oiseaux, distribution d'argent, Te Deum... Les manifestations de joie se mettaient en branle sous le contrôle des autorités qui en régulaient les rites : « La politique est affaire de passion, de croyance, d'émotion voire d'irrationnel. » nous dit Pauline Valade. Pour les autorités, les réjouissances étaient les signes tangibles d'une communion avec les sentiments du souverain. Invitée de Storiavoce, l'historienne qui vient d'être primée par l'Académie française, nous présente ce goût de la joie qui, tout au long du XVIIIe siècle, évolue jusqu'à la Révolution : comment ces réjouissances étaient-elles organisées ? Quels en étaient ces acteurs économiques ? Quel rôle jouait la police du roi dans leurs régulations et comment la population s'appropriait l'événement ?   L'invitée : Pauline Valade est spécialiste d'histoire moderne et enseignante. Elle est l'auteure de Le goût de la joie, réjouissances monarchiques et joie publique au XVIIIe siècle (Champs-Vallons, 424 pages, 26 €) et vient de co-éditer sous la direction de Michel Figeac La construction de l'Etat monarchique en France de 1380 à 1715 (Armand Colin, 26 €, 2022).` À lire aussi : "Exposition : à Versailles, le portrait intimiste de Louis XV" : https://bit.ly/3Giyxow "Deux petites princesses échangées pour une alliance" : https://bit.ly/3PUjg0v

Entendez-vous l'éco ?
L'économie des Lumières 4/3 : L'invention d'une discipline

Entendez-vous l'éco ?

Play Episode Listen Later Dec 26, 2022 58:55


durée : 00:58:55 - Entendez-vous l'éco ? - par : Tiphaine de Rocquigny - Si l'intérêt pour les problèmes économiques existait déjà avant le XVIIIe siècle, c'est à l'époque des Lumières que les principes de la future science économique sont posés. Comment l'économie tente-t-elle de se détacher de la science du Prince et de s'imposer face au politique ? - invités : Arnaud Orain Professeur d'économie à l'Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis; Martial Poirson historien

Grand Palais
Conférence Dresde, histoire et architecture - Expo Miroir du monde

Grand Palais

Play Episode Listen Later Dec 23, 2022 83:15


Si la Saxe est restée une puissance de second rang au sein du Saint-Empire romain germanique, sa capitale, Dresde, se caractérise dès la Renaissance par sa splendeur architecturale et son rayonnement artistique. C'est plus particulièrement au XVIIIe siècle que deux souverains mécènes métamorphosèrent la cité en « Florence de l'Elbe ». Avec Philippe Poindront, historien de l'art.

Au cœur de l'histoire
[A écouter en famille] Le destin d'Elisabeth Vigée Le Brun, portraitiste au XVIIIe siècle (partie 2)

Au cœur de l'histoire

Play Episode Listen Later Dec 22, 2022 16:58


Ecoutez l'histoire d'Elisabeth Vigée Le Brun racontée par l'historienne Virginie Girod, dans la suite de son récit inédit en deux épisodes. Élisabeth Vigée Le Brun s'est fait connaître dès l'âge de 14 ans comme une portraitiste de talent, au point de travailler pour Marie-Antoinette à la fois à Versailles. Mais peindre la Reine n'est pas sans danger et la présentation en 1786 d'un tableau montrant la souveraine en robe d'intérieur, en mousseline, provoque un vif scandale ! Malgré les critiques, la Reine lui maintient sa confiance. Mais déjà la Révolution se prépare… Dans cet épisode du podcast "Au cœur de l'Histoire" produit par Europe 1 Studio, Virginie Girod poursuit son récit sur la destinée d'Elisabeth Vigée Le Brun, qui en tant que portraitiste de la Reine va vivre des années mouvementées à partir de 1789.Retrouvez Virginie Girod dans Madame Figaro   en kiosques le 14 octobre avec un récit inédit.  https://madame.lefigaro.fr/    "Au cœur de l'histoire" est un podcast Europe 1 Studio. Ecriture et présentation : Virginie Girod - Production : Adèle Humbert - Direction artistique : Adèle Humbert et Julien Tharaud - Réalisation : Clément Ibrahim - Musique originale : Julien Tharaud - Musiques additionnelles : Julien Tharaud et Sébastien Guidis - Communication : Kelly Decroix - Diffusion et rédaction : Eloise Bertil - Visuel : Sidonie Mangin 

SessionLab
Kalika : amazone pop au verbe tranchant

SessionLab

Play Episode Listen Later Dec 21, 2022 48:25


Ses textes, crus, ne sont jamais vulgaires et sa pop, acidulée, est à la croisée de la chanson et de l'électro. À 23 ans, Kalika est une artiste complète à l'allure de guerrière manga, dont l'univers percute autant la rétine que les oreilles. Portrait. Son 2e prénom, Kalika, renvoie aussi bien à Sara la Kali, une sainte vénérée par la communauté gitane, qu'à Kali, "la plus punk des déesses hindoues". Voilà un nom de scène qui, loin d'être anodin, la raconte bien. Car Mia Kalika Roselo a en partie grandi avec sa grand-mère maternelle dans la caravane qu'elle occupait à Villeneuve-lez-Avignon (Sud de la France) avec une communauté de gens du voyage. Et elle a aussi vécu plusieurs mois en Inde, à ses 9 ans puis à ses 12 ans, avec ses parents. Entre temps, le biopic de Taylor Hackford sur l'artiste américain Ray Charles, Ray (2004), lui donne envie de chanter. Une passion qu'elle alimente par une participation assidue aux karaokés de sa région. Quelques années de piano et de chorale plus tard, en 2016, l'année de son bac obtenu avec mention très bien, c'est sous le nom de Mia qu'elle atteint la finale du télé-crochet La Nouvelle Star. Dans la foulée, la jeune femme continue à étudier la musique pour consolider, sous le nom de Kalika, son propre projet. En 2022, après une poignée de reprises et de singles, cette amazone au verbe tranchant sort Latcho drom, un premier EP dont la pop, acidulée, est à la croisée de la chanson et de l'électro et dont les textes, crus mais jamais vulgaires, parlent de violences domestiques subies dans l'enfance, de sexualité ou du harcèlement. Après une tournée de folie qui l'a fait passer à peu près par toutes les villes de France et de prestigieux festivals (Le Printemps de Bourges, Les Francofolies de la Rochelle), Kalika m'est apparue sur la scène de MaMA, cash, frontale, mordante, corrosive, attachante aussi. Je n'ai donc pas attendu la sortie de son premier album (prévue pour 2023) pour avoir envie de la rencontrer Kalika nous a reçus chez elle dans le XVIIIe arrondissement de Paris où elle vit aujourd'hui… On a parlé de sa grand-mère (beaucoup), des étoiles en strass qu'elle porte sur les dents (un peu) et de celles qu'elle a en tête, mais aussi de sexe ou encore de son album à venir, Adieu les monstres. Kalika nous a même fait un cadeau : un extrait de son nouvel à venir, un morceau "hyper important" pour elle car il permet "de comprendre pourquoi je suis trash"….   SessionLab par Hortense Volle : une conversation en toute intimité et en audio 3D (son spatialisé). Un podcast à écouter, de préférence, au casque. Réalisation : Benjamin Sarralié Mixage 3D : Fabien Mugneret Production : RFI Labo   Facebook / Instagram / YouTube     Titres diffusés ► Singles : Les glaçons (2022) ; C'est chelou (2022) ; Mon amour, mon ami (2021) ► Extraits de l'EP Latcho Drom (2022- Wagram / Cinq 7) : Avec les gars ; Olala ; Toujours les autres ; Chaudasse ; L'été est mort ; Touche-moi feat Joanna ; Tu partiras quand même ; Dinosaure

Au cœur de l'histoire
[A écouter en famille] Le destin d'Elisabeth Vigée Le Brun, portraitiste au XVIIIe siècle (partie 1)

Au cœur de l'histoire

Play Episode Listen Later Dec 21, 2022 14:28


Ecoutez l'histoire d'Elisabeth Vigée Le Brun racontée par l'historienne Virginie Girod, dans un récit inédit en deux épisodes. Élisabeth Vigée Le Brun est considérée comme la plus grande portraitiste du XVIIIe siècle. Son talent a fait d'elle la coqueluche de Paris et une intime de la reine Marie-Antoinette qu'elle a peinte à de nombreuses reprises, à Versailles. Mais la Révolution va la mettre en danger et l'obliger à quitter la France. Dans cet épisode du podcast "Au cœur de l'Histoire" produit par Europe 1 Studio, Virginie Girod remonte au début de l'histoire d'Elisabeth Vigée Le Brun, une peintre qui dès son enfance a côtoyé de très nombreux artistes.Retrouvez Virginie Girod dans Madame Figaro   en kiosques le 14 octobre avec un récit inédit. https://madame.lefigaro.fr/ "Au cœur de l'histoire" est un podcast Europe 1 Studio.  Ecriture et présentation : Virginie Girod  - Production : Adèle Humbert  - Direction artistique : Adèle Humbert et Julien Tharaud  - Réalisation : Clément Ibrahim  - Musique originale : Julien Tharaud  - Musiques additionnelles : Julien Tharaud et Sébastien Guidis  - Communication : Kelly Decroix  - Diffusion et rédaction : Eloise Bertil  - Visuel : Sidonie Mangin

Le Disque classique du jour
Un bestiaire fabuleux - Faenza, Marco Horvat

Le Disque classique du jour

Play Episode Listen Later Dec 15, 2022 14:06


durée : 00:14:06 - Le Disque classique du jour du jeudi 15 décembre 2022 - Les animaux sont discrets, mais tout de même présents dans la musique française des XVIIe et XVIIIe siècles, Faenza s'amuse à en suivre la trace dans un safari musical pour les débusquer là où ils se cachent le mieux : dans les airs sérieux, les airs à boire, et les débuts de la cantate française.

Choses à Savoir
Pourquoi un prêtre serait à l'origine de l'expansion du café ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Dec 15, 2022 4:42


Pour participer au tirage au sort et tenter de gagner le circuit privé "Echappée colombienne": https://www.instagram.com/p/Cln3TapI1JD/ --------------------------- Pour commencer, quelques données générales intéressantes. D'abord, saviez-vous qu'après l'eau, le café est la deuxième boisson la plus consommée au monde et la deuxième matière première la plus exportée après le pétrole. Il en existe 4 sortes : l'arabica et le robusta, qui sont les plus connus et les plus produits, mais aussi l'excelsa et le liberic. Le café provient d'un arbre appelé caféier, qui peut atteindre 6 mètres de haut et serait originaire d'Éthiopie, où il était initialement consommé en infusion ou en mâchant ses feuilles. Enfin il fut découvert par des animaux, probablement des chèvres, qui mangeaient les cerises du caféier. En ce qui nous concerne, nous les humains, selon l'Organisation internationale du café, ce sont des commerçants vénitiens qui ont introduit ce produit en Europe en 1615, quelques années seulement après l'arrivée du thé. On pense qu'il est ensuite arrivé sur le continent américain vers le XVIIIe siècle. Ce sont plus précisément les Hollandais et les Français qui ont répandu sa culture en Amérique centrale et du Sud, principalement dans les colonies du Suriname, de la Guyane française et du Brésil. Ce dernier pays est actuellement le plus grand producteur, avec plus de 69 millions de sacs de 60 kilos par an. En deuxième position, on trouve le Vietnam, spécialisé dans le café robusta. La troisième place est enfin occupée par la Colombie, spécialisée dans le café Arabica, une variété connue pour sa douceur et sa concentration plus faible en caféine. Mais la Colombie produit également de nombreux autres cafés de spécialité certifiés biologiques, UTZ, Fair Trade et Rain Forest, qui se distinguent par l'origine, la technique de plantation et leurs qualités reconnues dans lemonde entier. Si je vous en parle aujourd'hui, c'est que l'histoire du café en Colombie, dont la culture a grandement contribuer au développement économique du pays aux XIXe et XXe siècles, est marquée par une légende qui trouve sa source il y a près de 200 ans. En 1835, les premiers sacs de café produits dans les Andes Colombiennes Orientales sont déjà exportés. Cependant que l'augmentation rapide de la production au cours du XIXe siècle serait due en garnde partie à un prêtre: le jésuite Francisco Romero, originaire d'un petit village de la région du même nom. Selon divers témoignages au sein de la population locale, lorsque les fidèles de cette petite ville se confessaient, il leur imposait quelques prières, mais aussi, et cela est plus étonnant, leur conseillait de planter quelques caféiers en guise de pénitence. Oui ! Les paroissiens devaient semer une graine de caféier chaque fois qu'ils souhaitaient se repentir de leurs péchés ! C'est ainsi que la production de café aurait commencé à se développer d'abord dans cette zone, puis dans d'autres zones bénéficiaint de conditions et terroirs similaires. À tel point qu'en 1850, la culture du café finit par couvrir une grande partie des Andes occidentales et du massif colombien, devenant à la fin du XIXe siècle le principal produit d'exportation et la principale source de devises de la Colombie.... Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

La table des bons vivants - Laurent Mariotte

Chaque samedi, Laurent Mariotte et son invité vous livrent conseils, trucs et astuces autour de la gastronomie et l'alimentation. Un éclairage utile sur l'art du bien-manger. Aujourd'hui, tout savoir sur les spécialités culinaires des différents pays avec notre invité Sylvain Venayre historien et auteur de L'épicerie du monde : La mondialisation par l'alimentation du XVIIIe siècle à nos jours aux éditions Fayard.

Les Nuits de France Culture
Femmes dans la Cité : voyages, femmes dans le temps et actions collectives

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Dec 9, 2022 60:00


durée : 01:00:00 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Femmes voyageuses, sédentaires ; mobilités géographiques et professionnelles ; des écrivaines voyageuses aux femmes dans la cité, Michelle Perrot revient sur une chronologie, pas toujours facile à établir. Première diffusion du 28 au 30 mars 2005Les femmes dans la cité sont l'objet de cette histoire des femmes, aux prises avec l'espace, le temps, les guerres ou la politique qui leur furent longtemps fermées. Les femmes dans l'action collective, les femmes et les mondes, les unes et les autres.Épisode 21 : Femmes en mouvement : migrations et voyagesAu premier abord, les femmes semblent confinées, la sédentarité est une vertu féminine, un devoir des femmes lié à la terre, à la famille, au foyer. Pénélope ou les Vestales font figure des antiques modèles des femmes ; celles qui attendent et gardent. Pour Kant, la femme est la maison. Les formes d'enfermement - du moins de clôture - des femmes sont innombrables : le harem, la chambre des femmes du château féodal, le couvent, la maison victorienne, la maison close. Il faut protéger les femmes, cacher leur séduction, les voiler. "Une femme en public est toujours déplacée" dit Pythagore, "toute femme qui se montre se déshonore" écrit Rousseau à D'Alembert. Ce que l'on redoute : les femmes en public, les femmes en mouvement, et la dissymétrie du vocabulaire illustre ces défiances. Homme public ; c'est l'honneur, femme publique ; c'est la honte. L'aventurier est le héros des temps modernes, l'aventurière, une inquiétante créature. Le soupçon pèse sur les déplacements des femmes et notamment des femmes seules.Épisode 22 : Les femmes dans le temps de l'HistoireSaisissons les femmes dans le temps. L'histoire des femmes a sa chronologie, pas toujours facile à établir certes, mais elle a ses événements propres, différents souvent de l'histoire politique et plutôt de l'ordre du biologique, du juridique, du technique aussi. La libre contraception est sans doute l'événement majeur, celui qui a le plus basculé les rapports entre les sexes. S'agissant de cette histoire, il faut élargir considérablement la notion d'événement et par conséquent d'histoire. Mais ce qui importe aujourd'hui est de voir comment l'histoire générale affecte les rapports des hommes et des femmes. Les hommes et les femmes vivent ensemble les grands événements et les ruptures du temps. Ensemble, et différemment en raison de leur situation dans la société du moment.Épisode 23 : Les formes de l'action collectiveAgir dans l'espace public n'est pas aisé pour les femmes, vouées au privé. Elles l'ont fait pourtant, et de bien des manières. Souvent, elles prennent appui sur leurs rôles traditionnels et alors tout va bien ; il en est ainsi pour les émeutes de subsistance, ou l'action charitable. Tout se complique lorsqu'elles prétendent agir comme des hommes. La frontière du politique est particulièrement résistante ; dans l'Athènes de Périclès, comme dans le Londres de Cromwell ou le Paris de la Révolution française. Le politique, longtemps, fut une forteresse interdite. L'émeute de subsistance : voilà ce qui convient aux femmes, gardiennes du vivre et du couvert, ces ménagères éternelles ont raison de s'en soucier, elles le doivent même, c'est leur mission : veiller aux approvisionnements. Leur action est l'un des ressorts de ce que l'on appelle au XVIIIe siècle "l'économie morale".Par Michelle Perrot - Réalisation Pierrette Perrono

Choses à Savoir
Pourquoi les bourreaux avaient-ils un “droit de havage” ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Dec 8, 2022 2:23


Les bourreaux étaient nombreux sous l'Ancien Régime. Il est vrai qu'entre la mise au pilori des condamnés, le supplice de la roue, les pendaisons ou les bûchers, ils avaient fort à faire. Les "exécuteurs des hautes œuvres", comme on les appelait aussi, étaient mal vus de la population, mais il fallait bien les rémunérer pour leur travail. Le mot s'applique bien à un bourreau puisqu'il vient d'un mot latin signifiant "torture". En vigueur jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, leur mode de rémunération était assez singulier. En échange de leurs services, les bourreaux se voyaient reconnaître un droit de "havage". "Havage" vient d'un ancien mot signifiant "prendre". Il autorisait les bourreaux à prendre, chez les marchands, une certaine quantité de denrées. Qu'il s'agisse de légumes, de fruits ou de pain, par exemple, un bourreau s'emparait alors, en théorie, de ce que sa main pouvait contenir. Plus tard, la main serait remplacée par une cuillère de fer de plus en plus large. En pratique, le bourreau, suivi d'un valet, désignait les marchands chez qui il voulait se servir. Le valet marquait, à l'aide d'une craie, une croix sur les vêtements de ces commerçants. Puis il venait ensuite récupérer les produits dus à son maître. Mais le bourreau n'est pas toujours payé en nature. Dans certains cas, ce droit de havage prend la forme d'une sorte de redevance, perçue par le bourreau sur les marchandises. Cette taxe variait selon la nature et la quantité des denrées. Dans certaines villes, le bourreau ne peut faire valoir son droit de havage que les jours d'exécution. En théorie, c'est sa seule rémunération. Mais, dans certains endroits, comme à Paris, il recevait de l'argent en plus du droit de havage. L'importance de ces sommes dépendait de la nature du châtiment infligé aux condamnés. Il recevait ainsi 100 livres pour une décapitation, ce qui est une somme importante, et 50 livres pour faire subir le supplice de la roue. Pour la chemise fournie à la personne condamnée à faire "amende honorable", il ne touchait que deux livres. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi Louis XV a-t-il refusé d'utiliser le feu grégeois ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Dec 7, 2022 2:30


Le feu grégeois était l'une des principales armes utilisées par les Byzantins contre leurs nombreux ennemis. Elle aurait été découverte, au VIIe siècle, par Callinicus d'Héliopolis, un ingénieur syrien réfugié à Constantinople. Les siphons utilisés par les Byzantins projetaient une puissante langue de feu, qui avait la particularité de brûler même sur l'eau. C'est pourquoi le feu grégeois, très redouté par les combattants de l'époque, était surtout utilisé dans les batailles navales. Son secret de fabrication fut bien gardé. Même si, par conséquent, on ne connaît pas avec certitude la composition du feu grégeois, on pense que le mélange qui le constituait était notamment fait de pétrole, de naphte et de résine de pin. Cette arme incendiaire semble avoir été utilisée jusqu'à la fin du XIIe siècle. Selon certaines sources, un certain André Dupré de Mayen aurait redécouvert le feu grégeois au XVIIIe siècle. C'était un chimiste français, commissaire ordinaire de l'artillerie de son état. Il aurait fait sa découverte de manière fortuite. Il ne prétendait d'ailleurs pas qu'il s'agissait du feu grégeois utilisé par les Byzantins, mais d'une substance comparable. Il aurait parlé à louis XV de cette "liqueur de feu". En 1759, on aurait même fait des essais, notamment à Versailles et à Dunkerque. Mais le Roi aurait trouvé l'arme trop meurtrière. Il aurait donc demandé à Dupré de ne pas ébruiter sa découverte. Des lettres d'anoblissement et une substantielle pension devaient acheter son silence. Mais cette histoire a été mise en doute. D'abord parce que l'identité du personnage principal est douteuse. Pour certains historiens, en effet, il s'agirait plutôt d'un orfèvre grenoblois. Les deux personnages sont d'ailleurs morts à trente ans de distance. Ensuite, il est douteux que Louis XV ait fait preuve d'une pareille mansuétude. Au point de couvrir d'honneurs le chimiste (ou l'orfèvre) pour s'assurer qu'il ne parlerait pas de sa découverte. L'amour de l'humanité l'aurait-il emporté, chez le monarque, sur l'efficacité d'une telle arme, alors qu'il affrontait, dans le cadre de la guerre de Sept Ans, une redoutable coalition de pays européens ? On peut en douter. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Le Cours de l'histoire
Comment l'idée de paix universelle est née en Europe au XVIIIe siècle

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later Dec 7, 2022 3:42


durée : 00:03:42 - Le Pourquoi du comment : histoire - par : Gérard Noiriel - De l'abbé de Saint Pierre à Emmanuel Kant, un idéal cosmopolitique enfin pris au sérieux.

L'Histoire nous le dira
L'HORREUR DES SAIGNÉES ! | L'Histoire nous le dira # 235

L'Histoire nous le dira

Play Episode Listen Later Dec 4, 2022 26:21


De tout temps, le sang a été associé à la vie et à la mort, on naît dans le sang, on meurt au bout de son sang, le sang scelle les pactes d'amitié, on est frères de sang, le sang est versé lors des sacrifices. Allez c'est parti, aujourd'hui à l'histoire nous le dira, le sang, des saignées aux transfusions. Adhérez à cette chaîne pour obtenir des avantages : https://www.youtube.com/channel/UCN4TCCaX-gqBNkrUqXdgGRA/join Pour soutenir la chaîne, trois choix: 1. Cliquez sur le bouton « Adhérer » sous la vidéo. 2. Patreon: https://www.patreon.com/hndl 3. UTip: https://utip.io/lhistoirenousledira Avec: Laurent Turcot, professeur en histoire à l'Université du Québec à Trois-Rivières, Canada Montage: Jean-François Blais 00:00​ : Introduction 00:26 : ICI Explora 01:02 : La folle histoire de la médecine 03:20 : Les saignées ! 25:30 : Conclusion Musique issue du site : epidemicsound.com Abonnez-vous à ma chaine: https://www.youtube.com/c/LHistoirenousledira Facebook: https://www.facebook.com/histoirenousledira Instagram: https://www.instagram.com/laurentturcot Les vidéos sont utilisées à des fins éducatives selon l'article 107 du Copyright Act de 1976 sur le Fair-Use. Pour aller plus loin: Beauchamp Chantal, Le sang et l'imaginaire médical : Histoire de la saignée aux XVIIIe et XIX siècles, Brouwer, 2000. Héritier Jean, La sève de l'homme de l'âge d'or de la saignée aux débuts de l'hématologie, Denoël, 1987. Kang Lydia and Nate Pederson, Quackery: A Brief History of the Worst Ways to Cure Everything, Workman Publishing Company, 2017. Roux Jean-Paul, Blood. Le Sang : Mythes, symboles et réalités Paris, Fayard, 1988. Savin Valérie, La saignée d'hier à aujourd'hui, Université de Limoges, 1994. Tobelem Gérard, Histoire du sang, Perrin, 2013. • https://lesgeneralistes-csmf.fr/2019/03/01/histoire-la-saignee-en-medecine-une-tres-longue-histoire-qui-nest-pas-encore-terminee/ • https://www.donneurdesang.be/fr/en-savoir-plus-sur-le-sang/l-histoire-du-sang • https://journals.openedition.org/bibnum/521 • https://www.donneurdesang.be/fr/en-savoir-plus-sur-le-sang/l-histoire-du-sang • https://www.podcastscience.fm/dossiers/2014/12/16/histoire-du-sang-en-medecine/ • https://www.reseau-canope.fr/corpus/video/harvey-et-la-circulation-sanguine-140.html • https://ffdsb.org/2020/10/10/les-grandes-etapes-de-lhistoire-de-la-transfusion-sanguine/ • https://www.hema-quebec.qc.ca/index.fr.html • https://www.canal-u.tv/video/umr_8167_cnrs/le_sang_dans_l_histoire_2eme_partie.38075 #histoire #documentaire #médecinetraditionnelle #explora #lafollehistoiredelamedecine #radiocanada

A suivre
La dernière nuit d'Anne Bonny (1/9)

A suivre

Play Episode Listen Later Dec 4, 2022 16:06


J'ai vu la Mort dans le Quartier Français La Nouvelle-Orléans, fin du XVIIIe siècle. Lors de sa promenade nocturne, Anne Bonny rencontre la Mort, qui lui annonce avec tendresse qu'elle n'a plus qu'une nuit à vivre. Anne rentre au bordel qu'elle dirige d'une main de fer pour mettre ses affaires en ordre. Elle appelle Apolline, sa préférée : elle a des choses importantes à lui dire...   La dernière nuit d'Anne Bonny Dans une rue de la Nouvelle Orléans, vers 1780, une femme rencontre la Mort qui lui annonce qu'elle n'a plus qu'une nuit à vivre. Cette femme, c'est Anne Bonny. Aujourd'hui, c'est une vieille maquerelle qui gère d'une main de fer un bordel très couru, mais dans sa jeunesse, elle a été pirate. Elle convoque sa fille préférée, Apolline : elle veut lui léguer son entreprise et surtout lui dicter ses mémoires. Car les récits qui ont été faits de sa vie ne lui conviennent pas du tout — notamment celui d'un certain Capitaine Johnson qui la décrit dans son Histoire générale des pirates comme une femme sans vertu ni grandeur. Avant de tirer sa révérence, Anne aimerait bien donner sa version des faits. Alors, elle raconte : comment, née pauvre et bâtarde en Irlande, elle a traversé l'Atlantique pour arriver dans le Nouveau Monde, comment elle y a découvert la piraterie et surtout fait la connaissance du pirate Jack Rackham... embarqué sur le vaisseau du capitaine Jack Rackham, traqué par les Anglais.  A mesure que la nuit avance, Anne fait revivre sa jeunesse flamboyante et l'âge d'or de la piraterie... Mais jusqu'où faut-il croire son récit ? Depuis le 18e siècle, Anne Bonny fascine. Femme de mauvaise vie pour le capitaine Johnson, femme puissante dans l'imaginaire contemporain, son histoire a donné lieu à de nombreuses interprétations. La dernière nuit d'Anne Bonny joue avec les archives et les registres pour explorer la fascination qu'elle suscite, l'écart qui peut se creuser entre une figure historique et ses réinterprétations contemporaines. Sans jamais oublier de faire battre le cœur, et de raconter une grande histoire d'amour et de liberté. Enregistrements : 2019-2022 - Réalisation : Sabine Zovighian et Arnaud Forest - Musique et chansons : Michael Liot - Prises de son : Sara Monimart - Bruitages : Franck Tassel - Violoncelle : Paul Colomb - Violon : Eugène Feygelson - Contrebasse : Romain Lécuyer - Chant additionnel : Michael Liot et Mathilde Ortscheidt - Collaboration artistique : Anne-Sophie Bailly - Illustration : Lola Félin - Comédiennes : Catherine Hiegel (Anne Bonny âgée), Alice Belaïdi (Apolline), Aurélie Miermont (L'historienne), Audrey Stupovski (La Mort) - Comédiens : Marc-Henri Boisse (Le Capitaine Johnson), Antoine Reinartz (L'historien) - Voix : Richard Gaitet, Stéphane Soo Mongo, Michael Perez, Vincent Chaumont, Jo Zeugma, Victoire Du Bois, Louise Blachère et Denis Ardant - Michael Liot

Le Cours de l'histoire
Pourquoi les adeptes du "coitus interruptus" ont-ils adopté la "redingote anglaise" ?

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later Nov 30, 2022 3:43


durée : 00:03:43 - Le Pourquoi du comment : histoire - par : Gérard Noiriel - Saviez-vous que la "redingote anglaise" appelée plus trivialement "capote", née au milieu du XVIIIe, eut peu de succès parce qu'elle était fabriquée en intestin d'agneau ?

Le Cours de l'histoire
Les Français aux États-Unis, une histoire 3/4 : Rêveries californiennes, il était une fois les Français dans l'Ouest

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later Nov 30, 2022 58:31


durée : 00:58:31 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Dès le XVIIIe siècle, des Français partent pour la Californie et s'y installent. La Ruée vers l'or voit des milliers de Français tenter leur chance aux États-Unis. En 1870, la guerre franco-prussienne pousse encore d'autres Français à l'exil. Quel rôle ont-ils joué dans l'histoire de la Californie ? - invités : Annick Foucrier Historienne, spécialiste du continent nord-américain

Choses à Savoir HISTOIRE
Comment la Russie a-t-elle colonisé l'Amérique ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Nov 30, 2022 2:26


Contrairement aux autres grandes puissances de l'époque, et notamment le Royaume-Uni et la France, la Russie n'avait pas créé, au XIXe siècle, d'Empire colonial. Jugée sans doute assez vaste, elle n'avait pas été invitée à prendre part au partage de l'Afrique. Et pourtant, la Russie réussit à s'implanter, durant une courte période, sur le continent américain. Là, sa possession la plus importante est l'Alaska, qui, sous l'autorité de la compagnie russe d'Amérique, ne devient une colonie russe qu'à la fin du XVIIIe siècle. Son économie était surtout fondée sur le commerce des fourrures. Au milieu du XIXe siècle, on estime qu'environ 2.500 Russes s'étaient installés en Alaska. Mais les Russes s'installent aussi bien plus au sud, dans ce qui deviendra plus tard la Californie. Ils y fondent un établissement, fort Ross, situé à environ 80 kilomètres de l'actuelle San Francisco. Des vestiges, retrouvés au début du XXe siècles, montrent que des colons russes ont sans doute pris pied encore plus au sud. Le but était de trouver, dans cette contrée plus hospitalière, des vivres qui seraient acheminées vers l'Alaska. En effet, le climat très rude de ce territoire rendait l'approvisionnement en nourriture très problématique. Mais, du fait de relations difficiles avec leurs voisins, les Espagnols, puis les Américains, les Russes ne peuvent pas se maintenir très longtemps. Ils quittent donc fort Ross, où l'on a reconstruit une chapelle à l'architecture russe, et vendent finalement l'Alaska aux États-Unis, en 1867, pour un peu plus de 7 millions de dollars. Le territoire devient le 49e État de l'Union deux ans plus tard. Mais la Russie fit aussi, au début du XIXe siècle, une tentative d'incursion, moins connue, sur ce qui deviendrait, bien plus tard, partie intégrante du territoire américain. Il s'agit de l'île de Kauai, l'une des îles principales de l'archipel d'Hawaï, qui deviendra un territoire américain en 1898. Grâce à un accord avec un chef local, un colon russe y reste deux ans, entre 1815 et 1817. Mais le traité qu'il réussit à négocier est refusé par son gouvernement. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Entrez dans l'Histoire
L'INTÉGRALE - Philippe Égalité : le cousin guillotineur de Louis XVI

Entrez dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Nov 25, 2022 33:42


Premier prince du sang et cousin de Louis XVI, Philippe Égalité est resté dans l'Histoire comme celui dont le vote a emmené sa famille à la guillotine. Il est l'homme de tous les paradoxes Grand maître du Grand Orient de France, allié des députés montagnards les plus radicaux, il fut entrainé dans une spirale infernale qui lui fut fatale. Quel destin paradoxal... Ce grand libertin devant l'éternel représente à la fois les frivolités d'un ancien régime décadent et la fureur révolutionnaire dans tous ses excès. Il concentre tout le XVIIIe siècle dans sa personne ! Ecoutez Entrez dans l'Histoire avec Lorànt Deutsch du 25 novembre 2022

Entrez dans l'Histoire
Rendez-vous avec Philippe Égalité le vendredi 25 novembre

Entrez dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Nov 23, 2022 0:38


Dès vendredi 25 novembre en avant-première, découvrez le nouvel épisode d'Entrez dans l'Histoire sur Philippe d'Orléans, alias Philippe Égalité. Ce personnage a été Grand maître du Grand Orient de France, libertin et le cousin du roi de France Louis XVI. Philipe d'Orléans alias Philippe Egalité représente à la fois les frivolités d'un ancien régime décadent et la fureur révolutionnaire dans tous ses excès. Il concentre tout le XVIIIe siècle dans sa personne ! Samedi dans Entrez dans l'Histoire je vais vous raconter comment ce prince est passé des talons rouges au bonnet rouge, en naviguant parfois en eaux troubles. Alors rendez-vous ce vendredi ce nouvel épisode d'Entrez dans l'Histoire sur l'application RTL et toutes nos plateformes partenaires !

Choses à Savoir
Pourquoi jugeait-on autrefois les animaux ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Nov 23, 2022 3:58


Pour écouter la série sur Xavier Niel sur mon podcast Comment j'ai bâti un empire: Apple podcast: https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922 Spotify: https://open.spotify.com/show/6UduCKju82nA00KdBb08d9?si=KzkcGE8IRYOdR5m9hMbyZw Deezer: https://www.deezer.com/fr/show/2676812 Google Podcast: https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9yc3MuYWNhc3QuY29tL21vbi1hcmdlbnQ%3D --------------------------------- Il existait, au Moyen-Âge, un usage judiciaire qui ne manque pas de nous surprendre aujourd'hui. En effet, du XIe au XVIIIe siècle environ, des animaux étaient traduits en justice. Ce qui signifie qu'on les jugeait coupables de certains actes. En reconnaissant leur responsabilité, dans ces actions, on les traitait comme des hommes, et non comme des choses. Les animaux qu'on pouvait appréhender, comme les porcs, les vaches ou les chevaux, étaient enfermés dans une cellule. Puis ils comparaissaient devant un tribunal. Là, le procès se déroulait selon les règles habituelles. Des témoins étaient entendues et le juge prononçait sa sentence. S'il s'agissait d'animaux dont il était très difficile, ou même impossible, de s'emparer, comme les insectes, on d'adressait à la justice ecclésiastique. Certains animaux passaient en jugement plus souvent que d'autres. C'était notamment le cas des porcs, qui, malgré certaines interdictions, vaquaient librement dans les rues des villes et des villages. Il leur arrivait ainsi de s'en prendre à de jeunes enfants et même de les tuer. Dans ce cas, ils étaient souvent condamnés à mort. Les juges se déplaçaient jusqu'à la prison où était détenu l'animal pour lui lire la sentence. Leur châtiment variait. Ils étaient souvent étranglés et pendus par les pattes arrière. Mais certains étaient brûlés vifs. Parfois, les animaux étaient mutilés, à l'endroit où ils avaient blessé leur victime. Curieusement, certains d'entre eux étaient affublés de vêtements d'homme avant de subir leur châtiment. Quant aux frais de justice, qui n'étaient pas négligeables, ils étaient à la charge du propriétaire de l'animal jugé. Quand les animaux, des chenilles, des sauterelles ou des mouches par exemple, étaient déférés devant les tribunaux ecclésiastiques, ils risquaient souvent l'excommunication. Avant de la prononcer, on se rendait sur les lieux, un champ dévasté par des insectes par exemple, et on leur enjoignait de partir sans tarder. L'ordre était même répété plusieurs fois. L'homme partageait parfois le sort de l'animal. Dans les cas de bestialité par exemple, l'homme ayant copulé avec un animal pouvait être brûlé avec lui. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Invité Afrique
Moussa Faki Mahamat (UA): «Il y a manifestement une violation de l'engagement» pris par le président tchadien

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Nov 19, 2022 12:23


C'est un homme qui a une parole médiatique rare. En marge du XVIIIe sommet de la Francophonie, à Djerba, le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a cependant accepté d'accorder une interview conjointe à RFI et France 24. Il revient notamment sur les débats qui ont eu lieu au sein du Conseil paix et sécurité de l'UA sur une éventuelle suspension du Tchad. Il conteste que son point de vue sur le fonctionnement de la transition tchadienne soit dicté par un agenda personnel. « Les contreparties de l'attitude clémente de l'UA, explique-t-il, n'ont pas été respectées. »  Marc Perelman: On va commencer par la situation dans l'est de la RDC. Les combats se poursuivent. Les pays de l'Afrique de l'Est sont en train de déployer une force régionale. Les efforts diplomatiques se multiplient. Alors une question simple, mais grave: est-ce que vous pensez qu'une solution diplomatique est encore possible ou est-ce que vous craignez un embrasement régional ? Moussa Faki Mahamat: Cette situation n'est malheureusement pas nouvelle. Depuis pratiquement plus de deux décennies, l'est du Congo est en troubles. C'est éprouvant pour le peuple congolais. C'est éprouvant pour son voisinage, c'est éprouvant pour l'ensemble du continent. Mais dans ce genre de conflit, nécessairement, il faut trouver une solution politique. Donc, le processus qui est engagé à Nairobi avec la communauté est-africaine, les efforts du président d'Angola [João Lourenço], qui a été désigné par l'Union africaine comme facilitateur, je crois que ces efforts combinés doivent nous amener à trouver une solution politique, en tout cas c'est ce qu'on préfère. Laurent Correau: Alors justement, les autorités congolaises refusent de discuter avec le M23 qu'elles considèrent comme un groupe terroriste. Est-ce que cela ne fragilise pas la recherche d'une solution négociée ? M.F.M.: À écouter l'envoyé spécial, l'ancien président du Kenya Uhuru Kenyatta, les discussions de Nairobi doivent continuer. C'est aux Congolais bien entendu de déterminer quels sont ceux qui vont prendre part. Mais, il est souhaitable dans le cadre de la recherche de la paix que le processus soit le plus inclusif possible. C'est notre souhait. De toutes les façons, ce sont les parties elles-mêmes qui savent de quoi il s'agit. M.P.: La situation au Tchad, les autorités ont décidé de prolonger la transition, d'ouvrir la possibilité au chef de la junte, Mahamat Idriss Déby, d'être candidat aux élections à venir. Il y a eu les événements tragiques du 20 octobre où une manifestation a été réprimée dans le sang. Dans un rapport que vous avez remis au Conseil paix et sécurité de l'Union africaine, vous avez demandé la suspension du Tchad en affirmant que c'est nécessaire pour « sauvegarder un minimum de crédibilité et être cohérent avec les situations dans d'autres pays, à savoir le Mali, le Burkina Faso, la Guinée et le Soudan ». Cela pose la question: est-ce que la crédibilité de l'Union africaine a été mise à mal dans cette affaire ? M.F.M.: Je crois qu'il est nécessaire de situer les choses dans leur contexte. En avril 2021, le président de la République du Tchad, le maréchal Idriss Déby, a trouvé la mort de manière violente, paix à son âme. Et à ce moment, contrairement à la pratique de l'Union africaine qui, en cas de changement non-constitutionnel, suspend presque automatiquement l'État, l'Union africaine, notamment le Conseil paix et sécurité, a envoyé une mission sur place pour pouvoir examiner les circonstances particulières qui ont conduit à la mort du président. Et l'Union africaine, à travers son organe compétent qui est le CPS [Conseil de paix et de sécurité], a décidé de ne pas suspendre le Tchad, mais sa décision comporte pratiquement les dispositions ou les décisions qui sont généralement prises en cas de changements non-constitutionnels, notamment en insistant sur un délai de 18 mois non renouvelable et l'inéligibilité des militaires qui sont à la tête du Conseil militaire de transition. Dix-huit mois après, il y a eu le dialogue qui a été organisé. Et donc, ces deux conditions qui sont la contrepartie de l'attitude clémente de l'Union africaine n'ont pas été respectées. Et naturellement, donc en tant que président de la Commission en charge de mettre en œuvre les décisions de ces organes, j'ai présenté un rapport que certains ont trouvé accablant ou qualifié de réquisitoire, mais moi, je le trouve plutôt exigeant. Exigeant et clair, d'autant plus qu'il y a manifestement une violation des décisions et des principes [de l'Union Africaine] et de l'engagement pris par le président du Conseil militaire de transition. J'ai donc soumis ce rapport au Conseil paix et sécurité. En plus, il y a eu ces événements que vous citez, qui marquent pratiquement la fin de ces 18 mois. Ils ont été réprimés violemment. Et naturellement, tout cela, je devais le porter à l'attention de l'organe qui est en charge. Le CPS a discuté de la question, il n'a pas encore vidé le sujet. Il a suspendu ses travaux. Et je crois qu'il va les reprendre avant la fin de ce mois. M.P.: Il ne vous a pas suivi. Est-ce que ce n'est pas quand même un problème de crédibilité ? M.F.M.: De toutes les façons, la décision n'est pas encore prise. Il y a un certain nombre d'États qui ont estimé qu'il faut suspendre le Tchad, à l'exemple des autres pays. D'autres ont estimé qu'il ne faut pas le faire. Et puisque c'est une décision de fond, pour que la décision soit prise dans un sens ou dans un autre, il faut recueillir les deux tiers. C'est la raison pour laquelle je crois qu'ils ne sont pas arrivés à ça. Et la séance a été reportée pour reprendre. Quelle que soit la décision, nous allons la mettre en œuvre bien entendu. L.C.: Justement, comment expliquez-vous que, pour certains pays comme le Mali, la Guinée, le Burkina Faso, l‘Union africaine parvient à rappeler les principes, à les poser alors que pour le Tchad, elle a plus de difficultés. Est-ce qu'il y a une exception tchadienne ? Est-ce qu'il y a eu des pressions à ce sujet sur le Conseil paix et sécurité ? M.F.M. : Je ne sais pas. Le Conseil paix et sécurité est composé de 15 États qui représentent l'ensemble du continent. Cet organe permanent est en charge des questions de paix et de sécurité. Et donc, c'est aux États membres de pouvoir discuter et de prendre une décision. Manifestement, dans ce cas, il y a une violation parce qu'un répit a été donné aux autorités de la transition. Mais finalement, elles n'ont pas appliqué les décisions qui ont été prises par le Conseil paix et sécurité. C'est ça la réalité. L.C. : Mais je vous repose ma question : pourquoi le Conseil paix et sécurité ne parvient-il pas à se prononcer sur le Tchad alors qu'il y est arrivé sur d'autres pays ? M.F.M. : Ce sont des États pris individuellement et qui expriment leur point de vue sur la question. M.P. : Vous avez mentionné évidemment les événements du 20 octobre. Les autorités tchadiennes affirment que ce n'était pas un mouvement de protestation, mais que c'était une insurrection qui était planifiée. Est-ce que cet argument vous convainc ? M.F.M. : De toutes les façons, quel que soit le cas de figure, dénombrer officiellement plus de 50 morts et 300 blessés pour une manifestation de civils me semble une utilisation abusive des armes. Et donc, bien entendu, il y aura, je l'espère, des enquêtes indépendantes, mais le fait lui-même d'une manifestation dans des villes et qu'il y ait autant de victimes me semble quelque chose d'extrêmement grave. L.C. : Le gouvernement tchadien vous accuse de vouloir sanctionner le Tchad coûte que coûte. Il affirme que vous faites tout cela parce que vous souhaitez être candidat à la présidentielle tchadienne à la fin de la transition. Comment réagissez-vous à ces accusations ? M.F.M. : Sur cette question de candidature ou pas… je suis un citoyen tchadien. Et tout citoyen tchadien qui remplit les conditions peut à un moment ou à un autre avoir des ambitions, ou un projet pour son pays. Je crois qu'il y a un amalgame entretenu sciemment. Au départ, on m'a accusé de vouloir faire la part belle à mon pays qui a échappé à la suspension, maintenant c'est le contraire. Donc, je crois que c'est une querelle politicienne sur laquelle on veut m'entraîner. En tout cas, je ne tomberai pas dans ce piège. Ce qui est évident, en tant que président de la Commission de l'Union africaine, c'est que je suis assermenté et que je dois vraiment situer les choses dans leur contexte. J'ai soumis un rapport et personne ne conteste aujourd'hui que les conditions qui ont été mises par le Conseil paix et sécurité ont été allègrement négligées, voire violées. C'est là la réalité. M.P.: Mais vous venez de dire que tout citoyen tchadien qualifié peut être candidat. Donc, cela pose quand même la question : est-ce que vous excluez ou pas toute candidature à la prochaine élection présidentielle ? M.F.M. : Est-ce que c'est le sujet ? M.P.: C'est le sujet d'après le gouvernement tchadien… M.F.M. : Il y a 18 ans et demi,en 2004, votre confrère Christophe Boisbouvier me posait la question quand j'étais encore Premier ministre, si j'étais le dauphin du président Déby. Donc, cette question pour moi, elle revient très souvent. Je ne sais pas si je représente le portrait-robot (rires) de ce fameux candidat, mais je ne pense pas que le problème soit à ce niveau. M.P.: Mais vous n'excluez pas une candidature quand même dans l'avenir ? M.F.M. : Je ne suis candidat à rien. Je suis président de la Commission de l'Union africaine. Il me reste encore deux ans et plus pour remplir mon mandat. Moi, je me concentre sur le travail que je fais actuellement. M.P. : Mais d'un point de vue personnel, est-ce que le fait que vous n'ayez pas été suivi par le Conseil de paix et de sécurité, cela vous a affecté ? Personnellement, est-ce que vous vous dites : à quoi bon continuer finalement, peut-être dois-je démissionner, aller faire autre chose, parce que je ne suis pas écouté ? M.F.M. : Pas du tout. J'aurais réagi de la même façon qu'il s'agisse du Tchad ou de tout autre État membre. Le travail du président de la Commission est de mettre en œuvre les décisions de ses organes. Ça, c'est ma responsabilité, j'ai prêté serment. Ça peut être le Tchad, ça peut être un tout autre pays. Je crois que je suis totalement… et je l'ai dit : si demain le Conseil paix et sécurité décide de ne pas suspendre le Tchad, j'appliquerai totalement les décisions de cet organe. M.P.: Vous n'allez pas démissionner… M.F.M. : Je n'ai pas à démissionner. Pourquoi dois-je démissionner ? J'ai été élu par l'ensemble du continent. J'ai un mandat, je fais mon travail. L.C.: Pour parler du Mali maintenant, la France s'est retirée de ce pays. Les Européens s'en vont. Les Ivoiriens également. Est-ce que vous êtes inquiets de voir une situation dans laquelle les Forces armées maliennes, les Fama, et le groupe Wagner seraient seuls face aux jihadistes ? M.F.M.: Les troupes dont vous parlez, notamment celles qui sont dans la Minusma, sont venues dans le cadre d'une mission des Nations unies. C'est vrai, la plupart des effectifs sont des effectifs africains. J'espère que cette mission pourra continuer, quand bien même nous, à l'Union africaine, dans le continent de façon générale, nous constatons que les missions de maintien de la paix n'ont pas montré une efficacité dans un contexte comme celui du Mali. Il s'agit de trouver la paix avant de la maintenir donc, avec la question des mandats, etc. Donc, j'espère que cette mission va continuer. Du reste, ce sont des accords entre les autorités maliennes et les pays comme la France. Naturellement, c'est aux Maliens de décider. L.C.: Concernant l'Éthiopie, un accord parrainé par l'Union africaine vient donc d'être signé entre le gouvernement éthiopien et les rebelles du Tigré. Il prévoit le retrait de toutes les forces étrangères de la région. Or, l'armée érythréenne est toujours présente. Est-ce que le comportement de l'armée érythréenne ne va pas être essentiel à la réussite de cet accord ? M.F.M.: Ce qui est positif, c'est que les parties se soient assises autour d'une table. C'était à la fin du mois passé en Afrique du Sud. Elles ont signé cet accord important sur la cessation des hostilités. De toutes les façons, il y a des acteurs… les parties elles-mêmes savent de quoi il s'agit. Notre souci, c'est de les accompagner puisqu'ils se sont engagés. Il faut bien que ces forces-là, à un certain moment, partent parce que c'est convenu entre les parties.

Invité Afrique
Louise Mushikiwabo (OIF): «Il y a une défiance citoyenne, il faut une grande prise de conscience aujourd'hui»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Nov 18, 2022 12:31


À la veille de l'ouverture du XVIIIe sommet de la Francophonie à Djerba, la secrétaire générale de la Francophonie Louise Mushikiwabo a accordé une interview exceptionnelle à RFI et France 24. Dans cet entretien, la responsable revient sur les polémiques qui ont entouré le choix de la Tunisie pour accueillir ce sommet. Elle estime que les coups d'État à répétition, qui ont eu lieu dans plusieurs pays africains de l'espace francophone, sont « perturbants ». Dans un contexte de défiance citoyenne croissante, elle appelle également les dirigeants à « prendre conscience ». « Le sort de nos pays, explique-t-elle, dépend surtout de la qualité de la gouvernance de nos dirigeants. » Interrogée par Marc Perelman et Laurent Correau, Louise Mushikiwabo défend par ailleurs son bilan sur les dossiers politiques.   Laurent Correau : La démocratie a subi des coups très durs au sein de la Francophonie ces derniers mois. Il y a des pouvoirs militaires de transition qui se sont installés dans plusieurs pays : au Mali, au Tchad, au Burkina Faso, en Guinée. Est-ce que vous diriez que c'est une maladie de l'espace francophone et que doit faire l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) face à cette situation ? Louise Mushikiwabo : D'abord, c'est une situation qui me désole, moi, en tant que secrétaire générale de la Francophonie, parce que ce sont nos pays membres. Les coups d'État qui reviennent sur le continent, c'est quand même perturbant. Le passage de la gestion dans le pays de civils aux militaires et de militaires à d'autres militaires, personnellement, ça me désole parce que cela crée une certaine instabilité au niveau du pays et l'instabilité politique ne permet pas d'avancer sur d'autres plans, à commencer par le plan économique. Et en période aussi compliquée économiquement, telle que nos pays l'ont vécue avec la pandémie, on doit tout faire - et la Francophonie, et l'OIF en particulier, joue son rôle là-dedans. Il faudrait que l'on revienne un peu à la normale. Marc Perelman : En parlant d'un pays qui est dans l'actualité pour de tristes raisons, le Tchad. Il y a eu des évènements tragiques le 20 octobre, lors des manifestations contre la prolongation de la période de transition, suivies d'une violente répression. On parle entre 50 et 200 morts. L'OIF a sorti un communiqué le lendemain des violences appelant au dialogue, au calme... On a quand même un petit peu l'impression que c'est le service minimum. Est-ce que vous êtes plus impliquée pour tenter de résoudre cette situation qui est exactement celle que vous venez de décrire ? L.M. : Pour le Tchad, l'OIF s'est fortement impliquée. Depuis la crise, j'ai dépêché deux personnes qui ont travaillé depuis le mois de mars aux côtés des négociateurs qui étaient réunis à Doha. De toutes les crises que nous avons eues cette année, le Tchad est le pays où nous avons beaucoup investi. Nous continuons, nous restons présents que ce soit dans le chemin du retour à la Constitution… Mais vous savez, ce ne sont pas les organisations multilatérales ou internationales qui vont changer la vie politique de nos pays. Ce sont les dirigeants des pays et ce sont les citoyens des pays. Le sort politique est autre. Nos pays dépendent surtout de la qualité de la gouvernance de nos dirigeants. L.C. : Et que doivent faire justement les dirigeants pour que cela change ? L.M. : Prendre conscience. Ce sera le sujet du huis-clos politique de ce sommet. Il y a une défiance citoyenne dans le monde francophone et dans le monde en général. Il faut une grande prise de conscience aujourd'hui. M.P. : Certains observateurs pensent que l'OIF porte moins d'attention à la défense de la démocratie, à la défense des droits de l'homme. Et certains estiment que c'est parce que vous venez d'un pays, le Rwanda, qui est lui-même vivement critiqué par les organisations des droits de l'homme et que vous avez en quelque sorte importé cette culture ici à l'OIF… L.M. : Je n'aime pas être sur la défensive sur les questions politiques ou de démocratie, surtout pas par rapport à mon pays dont je suis très fière de la gouvernance politique et autre. Mais, je crois encore une fois que les responsabilités doivent être très clairement définies. Les décisions qui se prennent à l'OIF sont des décisions prises par les États. Donc, si les États n'arrivent pas à trouver une voie commune, un chemin clair, je pense que la responsabilité va aux États sur les questions démocratiques. Pour ceux qui sont honnêtes, il y a quand même un très bon bilan.

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

La piraterie a été pratiquée sur les côtes chinoises de l'Antiquité à nos jours, mais les renseignements notoires sur les activités des contrebandiers et des pillards n'existent pas avant le XIVe siècle. À cette époque, sous la dynastie Ming, se développe le mouvement des Wokou, né au Japon. Il regroupe des Japonais, qui veulent se venger de l'attaque de leur pays par la dynastie chinoise précédente des Yuan, et des Chinois, fonctionnaires et marchands, mécontents de la nouvelle dynastie Ming, entourés d'une armée de contrebandiers, de bandits et de « frères de la côte ». De son côté, l'empereur de Chine crée des milices de garde-côtes. Au cours du XVe siècle, la suprématie de la marine chinoise permet l'essor de véritables relations commerciales en Asie orientale. Au XVIe siècle, l'aggravation du climat social au Japon suscite une recrudescence de la piraterie qui trouve un terrain idéal sur la côte chinoise. À la fin du XVIIIe siècle, la piraterie en mer de Chine méridionale va se développer, et, au 19è siècle, alors que la piraterie tend à disparaître, une pirate a, elle aussi, tiré les ficelles des grandes organisations mondiales de son époque. Dans cet épisode, je vais vous raconter l'histoire de Ching Shih, une pirate qui a fait de la piraterie une institutions encore plus redoutable que la marine impériale chinoise. De prostituée à pirate redoutable, elle monte à la tête de la flotte du Drapeau Rouge, et tient d'une main de fer son équipage qui compte plusieurs milliers d'hommes. Vous découvrirez comment, en 10 ans, elle va diriger toute l'organisation politique et commerciale des cotes chinoises méridionales et humilier l'empereur et son armée plus d'une fois.

Choses à Savoir HISTOIRE
Que sont les “dents de Waterloo” ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Nov 16, 2022 2:33


En ce début du XIXe siècle, l'état des dents de la population n'est guère brillant. En effet, les gens mangent beaucoup d'aliments sucrés, confectionnés grâce aux importations massives de sucre de canne. Par ailleurs, l'hygiène bucco-dentaire laisse à désirer. De fait, la première brosse à dents produite en série ne date que de la fin du XVIIIe siècle. On ne s'étonnera donc pas, dans ces conditions, que des caries apparaissent et altèrent les dents. Le malheureux devait endurer sa rage de dents jusqu'à ce que la douleur devienne insupportable. Puis, faute d'autre solution, il se faisait arracher la ou les dents malades. S'il ne trouvait pas de dentiste, ce qui arrivait souvent, il passait dans les mains peu expertes du barbier ou même du forgeron. Certains restaient édentés et devaient se contenter de manger de la bouillie ou d'autres nourritures plus ou moins liquides. Mais d'autres se faisaient fabriquer des dentiers. Encore fallait-il trouver les dents qui devaient les composer. Il existait, dès cette époque, des dentiers rudimentaires, qui s'ornaient de dents en ivoire. Mais elles étaient souvent mal taillées et jaunissaient vite. C'est pourquoi les dents humaines étaient préférées. Mais où pouvait-on s'en procurer ? Un endroit paraissait particulièrement propice : le champ de bataille. En effet, il était toujours possible de récupérer les dents des soldats tombés au combat. Et certaines batailles étaient plus meurtrières que d'autres. C'est le cas de Waterloo qui, le 18 juin 1815, signe la fin définitive du Premier Empire. Environ 55.000 soldats y laissent la vie. Avant la fondation de la Croix-Rouge par Henry Dunant, en 1863, les morts et les blessés restaient longtemps sur le champ de bataille. Une aubaine pour les détrousseurs de cadavres, qui prenaient sur les morts tout ce qui pouvait se vendre. Il s'agissait de soldats survivants, d'habitants de l'endroit ou même de pillards venus parfois de loin. Les dents des morts étaient arrachées et revendues aux dentistes. Si bien que le nom de "Waterloo teeth" (dents de Waterloo) a fini par désigner cet arrachage de dents sur les champs de bataille. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Choses à Savoir SCIENCES
Quel évènement aurait déclenché la révolution industrielle ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Nov 13, 2022 2:37


Ce que les historiens appellent la "révolution industrielle" a d'abord lieu en Angleterre, dès la fin du XVIIIe siècle. Puis, à partir de cette date, et jusqu'au début du XXe siècle, des pays comme la France, l'Allemagne, les États-Unis, la Russie ou le Japon sont touchés par ce phénomène. Il se manifeste avant tout par un changement de source d'énergie. On passe en effet de l'énergie hydraulique, procurée par la force de l'eau, à l'utilisation du charbon qui, par l'intermédiaire de la machine à vapeur, transforme l'énergie thermique de la vapeur d'eau en une énergie mécanique. C'est cette énergie qui va actionner les trains et les bateaux et faire fonctionner les machines utilisées dans les usines. On passe donc d'une économie fondée sur l'agriculture et l'artisanat à une production massive de biens manufacturés. Les historiens se sont longtemps demandé ce qui avait pu provoquer un tel changement. Des chercheurs américains apportent un nouvel élément au dossier. Pour eux, l'élément déclencheur de cette révolution industrielle serait à rechercher dans le manque d'eau. Il n'existe pas, au Royaume-Uni, de relevés officiels des précipitations à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. Mais les chercheurs ont pu utiliser d'autres données, qu'ils ont patiemment rassemblées. Il ressort de leur étude que le nord de l'Angleterre et l'Écosse ont connu, en été, d'importantes sécheresses durant la période considérée. Dès lors, le niveau des fleuves était souvent très bas. Mais des inondations sont également signalées durant l'automne et l'hiver. Ce déficit d'eau comme la montée des fleuves et des rivières ont donc empêché un fonctionnement normal des moulins à eau, principaux pourvoyeurs d'énergie de l'économie de cette époque. La situation était d'autant plus préoccupante que certaines industries, comme le textile, avaient un grand besoin d'eau. Dès lors, il devenait urgent de remplacer cette source d'énergie défaillante par une autre. Ce sont donc les aléas climatiques qui seraient donc à l'origine du délaissement de la force hydraulique au profit d'une énergie fossile, le charbon, considérée aujourd'hui comme l'un des responsables du réchauffement climatique. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Le Disque classique du jour
Les frères Francœur - Justin Taylor, Théotime Langlois de Swarte

Le Disque classique du jour

Play Episode Listen Later Nov 11, 2022 11:15


durée : 00:11:15 - Le Disque classique du jour du vendredi 11 novembre 2022 - Le programme retrace l'épopée musicale d'une dynastie entière, les Francoeur, dont l'activité musicale couvre plus de 120 ans, des premières heures du XVIIIe, alors que le règne de Louis XIV commence à décliner, jusqu'à l'orée du XIXe, où la musique , de baroque, est devenue romantique.

C dans l'air
CDLA L'INVITÉ - ANNE SINCLAIR - 08/11/22

C dans l'air

Play Episode Listen Later Nov 8, 2022 10:54


ÉLECTIONS US : LE SPECTRE DE LA VIOLENCE - 08/11/22 ANNE SINCLAIR Journaliste franco-américaine Fondatrice de « HuffPost France » Comme tous les deux ans aux États-Unis, les Américains sont appelés aux urnes pour les midterms. Ce sont des législatives de mi-mandat qui surviennent deux ans après l'élection du président. Pour Joe Biden et le Parti démocrate, ces élections s'annoncent particulièrement difficiles. Les ténors de la politique sont sur le terrain avant les cruciales élections de mi-mandat mardi. Biden et Obama, Trump étaient ce week-end en Pennsylvanie. Le résultat va façonner notre pays pour les décennies à venir, et le pouvoir de façonner ce résultat est entre vos mains, a ainsi assuré Joe Biden. Pour Barack Obama, figure tutélaire des démocrates, la démocratie elle-même est en jeu, comme il a averti samedi, à Philadelphie, berceau de la démocratie américaine au XVIIIe siècle. Donald Trump, qui continue de prétendre faussement que sa défaite de 2020 face à Joe Biden était le résultat d'une fraude généralisée, vise, lui aussi, déjà plus loin que ces mid-terms. Nous allons reprendre cette belle maison, a assuré l'ancien président, faisant référence à la présidentielle de 2024 lors d'un rassemblement à Latrobe, où il a prononcé un discours fleuve de deux heures. Selon un sondage New York Times/Sienna College, 49 % des électeurs potentiels ont déclaré qu'ils prévoyaient de voter pour un républicain afin de les représenter au Congrès le 8 novembre, contre 45 % qui voteraient pour un démocrate. Anne Sainclair reviendra sur le contexte et les enjeux de ces midterms.

Le Cours de l'histoire
Comment l'idée de paix universelle est-elle née en Europe au XVIIIe siècle ?

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later Nov 3, 2022 3:42


durée : 00:03:42 - Le Pourquoi du comment : histoire - par : Gérard Noiriel - Comment l'idéal cosmopolitique de l'abbé de Saint-Pierre a-t-il irrigué la réflexion philosophique, juridique et politique autour du projet de paix européenne ?

Le Cours de l'histoire
Liberté d'expression, une histoire 2/4 : Presse clandestine et mazarinades, le Grand Siècle rouspète

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later Nov 2, 2022 58:55


durée : 00:58:55 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Si la presse et l'édition sont sous strict contrôle du pouvoir d'Ancien Régime, des écrits séditieux, dissimulés et clandestins échappent à la censure. Les canaux de l'écrit clandestin sont-ils vraiment imperméables au contrôle de l'État ? - invités : François Moureau Professeur émérite de littérature du XVIIIe siècle à Sorbonne Université; Yann Sordet Directeur des bibliothèques Mazarine et de l'Institut de France

Conflits
Protectionnisme ou libre-échange ? Un débat au XIXe siècle - Francis Démier

Conflits

Play Episode Listen Later Nov 1, 2022 45:24


Faut-il ouvrir les frontières pour faciliter les échanges ou établir des tarifs, voire des prohibitions, pour protéger les industries existantes ? Un débat commencé dès la fin du XVIIIe siècle qui a passionné les intellectuels et les députés tout au long du XIXe siècle. Une controverse où chacun défend sa clientèle électorale et ses intérêts locaux mais où se forge aussi l'idée de nation. L'historien Francis Démier en retrace les évolutions et les constantes dans un ouvrage paru chez CNRS Éditions. Émission présentée par Jean-Baptiste Noé. Retrouvez les ouvrages de Francis Démier (https://amzn.to/3CcHeis).  

Un Jour dans l'Histoire
Théodore Mann : précurseur du changement climatique - Un Jour dans l'Histoire - 25/10/2022

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Oct 24, 2022 36:32


Nous sommes en 1792. Pierre François de Goesin, un Gantois, imprimeur de sa majesté pour le Comté de Flandre, sort de ses presses un volume de 162 pages portant pour titre « Mémoires sur les grandes gelées et leurs effets ; où l'on essaie de déterminer ce qu'il fait croire de leurs retours périodiques, et de la gradation , en plus ou en moins, du froid de notre globe ». L'ouvrage est signé par l'abbé Mann et il paraît à la suite d'une approbation et d'un privilège de l'Académie impériale et royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles. Dans son travail, l'auteur évoque « le changement successif de la température et du terroir des climats », ce qui en fait un précurseur qui s'interroge sur les causes des phénomènes observés : naturelles ou humaines ? Mais qui est l'abbé Mann ? Théodore Mann, né en Angleterre, devenu moine à Nieuport et membre d'une vénérable et influente institution qui entendait « bannir l'ignorance et les suites qu'elle entraîne ». Nous sommes au siècle des Lumières et les sciences font concurrence à la théologie. Homme de foi, Théodore Mann est un infatigable curieux : il s'intéresse à la congélation de l'eau de mer, dénonce les pratiques destructrices de la pêche sur la biodiversité, développe des thèses démographiques qui annonce le contrôle de la natalité que prônera, plus tard, Thomas Malthus. Mais l'abbé Mann est aussi un homme dont la personnalité est nimbée de mystère. Il connaîtra la célébrité et aussi la suspicion. Pourquoi faut-il y prêter attention, aujourd'hui ? Invitée : Muriel Collart, collaboratrice scientifique de l'Université libre de Bruxelles. Co-fondatrice de la Société wallonne d'étude du XVIIIe siècle. Autrice de : « Théodore Mann, Savoir et Pouvoir – Un théoricien du climat à l'Académie de Bruxelles » ; éd. de l'Académie royale de Belgique, coll. «Regards.

Les chemins de la philosophie
Faut-il être moderne ? 1/4 : La querelle des Anciens et des Modernes : esthétique ou politique ?

Les chemins de la philosophie

Play Episode Listen Later Oct 24, 2022 58:08


durée : 00:58:08 - Avec philosophie - par : Géraldine Muhlmann - La querelle des Anciens et des Modernes est une des plus longues et des plus documentées disputes de l'Histoire. Mise au devant de la scène au XVIIe et au XVIIIe dans les rangs de l'Académie française, cette querelle supposée esthétique dissimule une querelle éminemment politique. - invités : Delphine Reguig Professeure des universités en littérature française du XVIIe siècle à l'Université Jean Monnet (Saint-Étienne), membre senior de l'Institut Universitaire de France, et membre de l'IHRIM (Institut d'histoire des représentations et des idées dans les modernités) ; Christelle Bahier-Porte Professeure de Littérature française à l'Université Jean Monnet Saint-Étienne et membre de l'IHRIM (Institut d'histoire des représentations et des idées dans les modernités)

Le Cours de l'histoire
Comment entrait-on dans la danse au XVIIIe siècle ?

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later Oct 17, 2022 3:23


durée : 00:03:23 - Le Pourquoi du comment : histoire - par : Gérard Noiriel - Au siècle des Lumières, les maîtres de danse furent des acteurs importants dans la transmission des normes culturelles dominantes.

LSD, La série documentaire
Histoires de rencontre : Nous deux, où, quand, comment ? 1/4 : Le XVIIIe siècle, libertinage et révolutions

LSD, La série documentaire

Play Episode Listen Later Oct 17, 2022 57:06


durée : 00:57:06 - LSD, la série documentaire - par : Perrine Kervran, Julie Navarre - Le XVIIIe siècle repousse les limites imposées par le carcan religieux et jouit des plaisirs et des nouvelles libertés conquises. Les femmes dans un contexte politique pré-révolutionnaire découvrent une forme de pouvoir et d'indépendance qui s'éteindra au siècle suivant...

Au cœur de l'histoire
La peintre Elisabeth Vigée Le Brun "est une femme des Lumières"

Au cœur de l'histoire

Play Episode Listen Later Oct 14, 2022 13:43


INTERVIEW - Virginie Girod reçoit Cécile Berly, historienne spécialiste du XVIIIe siècle, auteure notamment de "La légèreté et le grave : une histoire du XVIIIe siècle en tableaux" (Editions Passés Composés), pour s'intéresser à Elisabeth Vigée Le Brun, "l'un des plus grands génies de la peinture" de son époque. Installée à Versailles, proche de la Reine, Elisabeth Vigée Le Brun a réalisé de très nombreux autoportraits avec sa fille Julie, évoquant la maternité, "un sujet assez novateur parce qu'il n'est pas religieux, parce qu'il n'est pas biblique". Pourquoi ses peintures de Marie-Antoinette ont-elles également créé "une révolution avant la Révolution" ? Et en quoi l'artiste agit-elle "en femme des Lumières même si elle est royaliste et ultra-conservatrice" ?Elisabeth Vigée Le Brun - Versailles - Marie-Antoinette - Révolution - 1789 - peinture "Au cœur de l'histoire" est un podcast Europe 1 Studio.Ecriture et présentation : Virginie Girod - Production : Adèle Humbert - Direction artistique : Adèle Humbert et Julien Tharaud - Réalisation : Clément Ibrahim - Musique originale : Julien Tharaud - Musiques additionnelles : Julien Tharaud et Sébastien Guidis - Communication : Kelly Decroix - Diffusion et rédaction : Eloise Bertil - Visuel : Sidonie Mangin

Au cœur de l'histoire
Elisabeth Vigée Le Brun, les couleurs de l'émancipation (partie 1)

Au cœur de l'histoire

Play Episode Listen Later Oct 12, 2022 14:28


Ecoutez l'histoire d'Elisabeth Vigée Le Brun racontée par l'historienne Virginie Girod, dans un récit inédit en deux épisodes. Élisabeth Vigée Le Brun est considérée comme la plus grande portraitiste du XVIIIe siècle. Son talent a fait d'elle la coqueluche de Paris et une intime de la reine Marie-Antoinette qu'elle a peinte à de nombreuses reprises, à Versailles. Mais la Révolution va la mettre en danger et l'obliger à quitter la France. Dans cet épisode du podcast "Au cœur de l'Histoire" produit par Europe 1 Studio, Virginie Girod remonte au début de l'histoire d'Elisabeth Vigée Le Brun, une peintre qui dès son enfance a côtoyé de très nombreux artistes.Retrouvez Virginie Girod dans Madame Figaro  en kiosques le 14 octobre avec un récit inédit.  https://madame.lefigaro.fr/ "Au cœur de l'histoire" est un podcast Europe 1 Studio. Ecriture et présentation : Virginie Girod - Production : Adèle Humbert - Direction artistique : Adèle Humbert et Julien Tharaud - Réalisation : Clément Ibrahim - Musique originale : Julien Tharaud - Musiques additionnelles : Julien Tharaud et Sébastien Guidis - Communication : Kelly Decroix - Diffusion et rédaction : Eloise Bertil - Visuel : Sidonie Mangin

Entendez-vous l'éco ?
“Accumulez, accumulez !” 2/3 : La loi capitale des économistes

Entendez-vous l'éco ?

Play Episode Listen Later Oct 11, 2022 58:52


durée : 00:58:52 - Entendez-vous l'éco ? - par : Tiphaine de Rocquigny - Comment les économistes, de la fin du XVIIIe siècle aux années 1870, se sont-ils saisis de la question de l'accumulation du capital, en lien avec les transformations industrielles auxquels ils font face ? - invités : Isabelle Garo philosophe, enseignante en classes préparatoires; Nathalie Sigot Professeure de sciences économiques à l'Université Panthéon-Sorbonne (Paris I)

Entendez-vous l'éco ?
Les navires marchands à l'assaut de la Méditerranée

Entendez-vous l'éco ?

Play Episode Listen Later Oct 7, 2022 58:20


durée : 00:58:20 - Entendez-vous l'éco ? - par : Tiphaine de Rocquigny - Des cités italiennes à la pointe de Majorque, les échanges commerciaux vont bon train sur la Méditerranée. De la fin du Moyen Âge au XVIIIe siècle, marchands et capitaines prennent le large, défiant les conflits, dans l'espoir de profits… - invités : Guillaume Calafat Historien, maître de conférences à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.; Ingrid Houssaye Michienzi historienne, chargée de recherche au CNRS; Silvia Marzagalli professeure d'histoire moderne à l'Université Côte d'Azur

Cultures monde
Best of

Cultures monde

Play Episode Listen Later Sep 26, 2022 58:36


durée : 00:58:36 - Cultures Monde - par : Florian Delorme - Rediffusion d'une émission du 20 avril 2022 sur "Le Rêve dans le Pavillon rouge", un livre écrit au XVIIIe siècle par Cao Xuequin, et considéré comme le dernier des quatre livres extraordinaires de la littérature chinoise

Choses à Savoir
Pourquoi l'Eglise a longtemps excommunié les comédiens ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Sep 26, 2022 2:49


En France plus qu'ailleurs, et ce au moins jusqu'au XVIIIe siècle, l'Église catholique se montre sévère avec les comédiens. Cette rigueur se fonde sur les décisions prises par divers conciles, à partir du IVe siècle. Elles assimilent les acteurs, appelés plutôt, par ironie, des "histrions", aux prostituées. Dans les deux cas, l'activité est fondée sur la feinte et les faux-semblants. Une telle attitude, qui consiste, dans le cas du comédien, à mimer la vie d'un autre, ne serait pas digne d'un chrétien. L'Église refuse donc l'absolution aux acteurs ainsi que l'inhumation dans une terre consacrée. Un comédien n'est pas non plus admis au baptême ni au mariage religieux. Et personne ne peut le prendre comme parrain. Les comédiens sont donc excommuniés, c'est-à-dire exclus de la communauté chrétienne. Si un acteur veut être réintégré dans l'Église, il n'a qu'une solution : signer une déclaration solennelle, par laquelle il s'engage à renoncer à son métier. Des mesures plus ou moins appliquées Ces mesures d'exclusion envers les comédiens sont appliquées avec plus ou moins de zèle. Ainsi, Louis XIII attribue officiellement un théâtre à une troupe de comédiens et signe un édit, en 1641, indiquant que sa profession ne saurait nuire à la réputation du comédien. De même, quand Mazarin, mélomane averti, fait jouer en France, pour la première fois, un opéra italien, le clergé applaudit à cette initiative. Et les chanteurs qui y participent ne sont l'objet d'aucun interdit. Mais les acteurs ne sont pas toujours traités avec une telle mansuétude. Ainsi, on sait que Molière, mort en 1673, se voit refuser une sépulture chrétienne. Il sera finalement inhumé dans un cimetière, mais de nuit et sans aucune cérémonie. En 1730, l'Église refuse d'accorder une sépulture chrétienne à la célèbre comédienne Adrienne Lecouvreur, qui vient de mourir. Ses proches l'enterrent donc à la sauvette, dans un marais proche des rives de la Seine. Mais les temps changent. En 1815, la foule force la porte d'une église, où elle amène le cercueil d'une actrice très populaire, Mlle Raucourt. C'était une manière très claire d'affirmer que l'excommunication des comédiens devait prendre fin. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices