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Bienvenue dans cet épisode de Bons Becs, où je vous emmène dans les coulisses d'un grand projet : avec pour objectif de promouvoir la musique française des XVIIe et XVIIIe siècles à travers des interprétations historiquement informées, le Centre de Musique Baroque de Versailles (CMBV) a mené un vaste projet de recherche musicologique et organologique qui a abouti à la construction, par les facteurs Marco Magalhães et Henri Gohin, de flûtes à bec d'après des modèles français des XVIIe et XVIIIe siècles.Je vous raconte la genèse et la présentation du projet au travers d'entretiens avec trois invité·es au regard très complémentaire :Benoît Dratwicki, directeur artistique du CMBV, Arnoul Charoy, mécène et administrateur du fonds de dotation, et Henri Gohin, facteur d'instruments, qui a réalisé les deux plus grandes flûtes de l'ensemble.➡️ Retrouvez toutes les ressources sur ✨ la page de l'épisode ✨La construction du consort et des contrebasses de flûte a été rendue possible grâce au soutien du Fonds de dotation du CMBV.En savoir plus : https://cmbv.fr/fr/ressources/fonds-du-cmbv/parc-instrumental/flutes
C'est à travers le regard de son frère, Thomas, que je me suis amusé à poser cette question étrange : pourquoi Pierre Corneille n'a-t-il pas, de son vivant, été reconnu à sa juste valeur ?Découvrez l'émouvante histoire de Thomas Corneille, frère cadet du célèbre dramaturge Pierre Corneille, dans cet épisode captivant des Grands dossiers de l'Histoire.
Vous connaissez probablement l'histoire d'Aladdin ou d'Ali Baba, mais savez-vous d'où proviennent ces contes ?Dans cet épisode, Franck Ferrand nous entraîne dans l'univers fascinant des Mille et Une Nuits, ce recueil de contes légendaires aux origines multiples. Au cœur de cette œuvre emblématique se trouve la figure de Shéhérazade, la conteuse qui a su captiver le sultan Shahriar nuit après nuit pour sauver sa vie.Avec son talent de narrateur hors pair, Franck Ferrand retrace l'histoire de la naissance et de la transmission de ces récits, de la Perse à l'Europe en passant par le monde arabe. Il nous fait découvrir le rôle essentiel joué par l'érudit français Antoine Galland, qui a traduit et adapté les Mille et Une Nuits pour les lecteurs occidentaux au début du XVIIIe siècle.Bien plus qu'un simple recueil de contes merveilleux, les Mille et Une Nuits incarnent une véritable épopée de la parole, où la force du récit triomphe de la violence. À travers la voix de Shéhérazade, c'est toute la puissance de la narration qui s'exprime, capable de changer le regard d'un homme sur le monde et sur lui-même.Que vous soyez familiers ou non avec les aventures d'Aladin, d'Ali Baba ou de Sindbad le marin, cet épisode vous plongera dans un univers riche en péripéties, en magie et en sagesse orientale. Laissez-vous emporter par le charme envoûtant des Mille et Une Nuits !Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous connaissez probablement l'histoire d'Aladdin ou d'Ali Baba, mais savez-vous d'où proviennent ces contes ?Dans cet épisode, Franck Ferrand nous entraîne dans l'univers fascinant des Mille et Une Nuits, ce recueil de contes légendaires aux origines multiples. Au cœur de cette œuvre emblématique se trouve la figure de Shéhérazade, la conteuse qui a su captiver le sultan Shahriar nuit après nuit pour sauver sa vie.Avec son talent de narrateur hors pair, Franck Ferrand retrace l'histoire de la naissance et de la transmission de ces récits, de la Perse à l'Europe en passant par le monde arabe. Il nous fait découvrir le rôle essentiel joué par l'érudit français Antoine Galland, qui a traduit et adapté les Mille et Une Nuits pour les lecteurs occidentaux au début du XVIIIe siècle.Bien plus qu'un simple recueil de contes merveilleux, les Mille et Une Nuits incarnent une véritable épopée de la parole, où la force du récit triomphe de la violence. À travers la voix de Shéhérazade, c'est toute la puissance de la narration qui s'exprime, capable de changer le regard d'un homme sur le monde et sur lui-même.Que vous soyez familiers ou non avec les aventures d'Aladin, d'Ali Baba ou de Sindbad le marin, cet épisode vous plongera dans un univers riche en péripéties, en magie et en sagesse orientale. Laissez-vous emporter par le charme envoûtant des Mille et Une Nuits !Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet extrait, Audrey Jougla, autrice du livre "La maternité joyeuse" (Stock), nous éclaire sur l'histoire méconnue de la garde des jeunes enfants en France, des nourrices du XVIIIe siècle aux premières crèches ouvertes aux enfants des milieux populaires.À travers ses recherches, elle retrace l'évolution des normes, des pratiques et des enjeux auxquels étaient confrontées les familles, mettant en lumière la manière dont un certain modèle s'est progressivement imposé, souvent au prix d'une mise à distance des tout-petits.Elle questionne le système actuel, qu'elle juge trop précoce dans la séparation mère-enfant et peu adapté aux besoins des familles et des enfants. Audrey insiste notamment sur la nécessité de repenser la place de la petite enfance, la reconnaissance des métiers liés à ce secteur ainsi que la valorisation du lien et du maternage, tout en comprenant les aspirations professionnelles des mères.Un regard historique et sociétal qui invite à réévaluer nos choix collectifs.L'épisode intégral est à retrouver sur toutes les plateformes d'écoutes de podcast le 04/06/2026.
Vincent Message est un écrivain bien connu mais j'étais passé totalement à coté. Son dernier roman, La folie océan, plonge dans les entrailles d'une mer qu'on croit connaître et qu'on ignore presque totalement.Mais je me suis surtout intéressé à Vincent pour son roman Défaite des maîtres et possesseurs, dont le pitch m'a vraiment intéressé. imaginez un monde où une espèce supérieure traite les humains exactement comme nous traitons les animaux d'élevage c'est à dire des humains en ferme et domestiqués mais qui vont également à l'abattoir. C'est un miroir tendu vers nos propres comportements et ce qui m'a frappé chez Vincent, c'est sa capacité à porter des convictions profondes sur l'écologie et la cause animale tout en refusant absolument la caricature. Ses romans sont des espaces où la complexité du monde trouve une forme littéraire.Dans cet épisode, nous parlons de la mécanique des bonnes histoires, de ce que ça fait à un auteur de se décentrer radicalement, de la dystopie devenue un genre mainstream parce que notre réalité l'est devenue, de la violence ordinaire au travail, de l'IA comme outil et comme menace silencieuse, et de cette question qui m'obsède : qu'est-ce qui nous donne encore envie du futur ?J'ai questionné Vincent sur son rapport à la joie, sur les limites planétaires, sur le biocentrisme comme seule réponse rationnelle à la crise, et sur ce que la fiction peut faire que l'essai ne fera jamais.Citations marquantes"C'est de notre vivant qu'on a franchi sept des neuf limites planétaires. C'est de notre vivant que la croissance de la population humaine se met à accentuer de façon dramatique la finitude des ressources.""On a fait de cette Terre, pour les animaux, un enfer permanent, quotidien, de leur naissance à leur mort.""La dystopie est devenue mainstream. Et ça en dit long sur la manière dont notre réalité elle-même est devenue dystopique dans ce laps de temps.""Chaque fois que tu demandes à une IA au lieu d'un ami, tu rates une occasion de renforcer ton bien-être émotionnel.""Ce à quoi il faut claquer la porte, c'est l'anthropocentrisme. Si nous n'agissons que dans les intérêts humains de court terme, des fractions les plus aisées de la population mondiale, on va vraiment droit dans le mur."Idées centrales discutées 1. Le décentrage comme outil éthique fondamental ~0:11:35 – 0:17:26 Dans Défaite des maîtres et possesseurs, Vincent inverse les rôles : une espèce supérieure domine les humains exactement comme nous dominons les animaux. Ce n'est pas un gimmick de SF. C'est une expérience de pensée héritée du XVIIIe siècle — le Huron chez Voltaire, Gulliver chez Swift — qui force le lecteur à voir ses propres comportements depuis l'extérieur. Se décentrer, c'est la condition pour remettre en question des systèmes qu'on ne questionne plus parce qu'on les habite.2. La dystopie est devenue mainstream parce que notre réalité l'est ~0:07:11 – 0:11:35 En 2016, l'éditeur de Vincent refusait le mot "dystopie" car personne ne comprenait ce que ça voulait dire. Dix ans plus tard, c'est une catégorie sur toutes les plateformes. Cette banalisation dit quelque chose de profond sur notre perception collective du futur : on fait face à plusieurs menaces existentielles simultanées — crise écologique, risque nucléaire, algorithmes — et la fiction dystopique en est devenue le langage naturel.3. La biomasse comme chiffre qui change tout ~0:25:13 – 0:26:22 60% de la biomasse des mammifères : animaux d'élevage. 35% : humains. 5% : mammifères sauvages. En quelques décennies, on a remplacé la faune sauvage par des animaux au service de notre alimentation. Et la masse anthropogénique (tout ce qu'on a construit) pèse désormais plus lourd que toute la biomasse du vivant. Deux chiffres qui décrivent une planète fondamentalement reconfigurée.4. La violence ordinaire est aussi réelle que la violence visible ~0:41:xx – 1:05:40 Vincent explore deux registres de violence : la violence physique et visible (l'abattoir, les animaux) et la violence insidieuse du quotidien professionnel (harcèlement managérial, perte de sens, spirale du burn-out). Les deux laissent des traces. Et les deux trouvent leur expression dans ses romans.5. L'IA : outil précieux et déshumanisation silencieuse ~0:56:06 – 1:01:34 Vincent distingue l'usage raisonné de l'IA (documentation, déblocage d'un premier draft) et ce qui l'inquiète : les IA présentées comme des "amis toujours disponibles". Chaque demande faite à une IA plutôt qu'à un ami rate une occasion de renforcer un lien humain. Sur fond de solitude croissante, c'est une forme de déshumanisation lente et consentie.6. La joie comme condition de l'action écologique ~1:10:53 – 1:13:01 La phrase de Deleuze — "le système nouveau triste, il faut être joyeux pour lui résister" — structure la vision de Vincent. Cette joie ne vient pas d'un optimisme naïf, mais de l'apprentissage, de la curiosité maintenue, de l'action collective. Comprendre la crise écologique, c'est aussi découvrir l'incroyable complexité du vivant. Et ça, c'est une source de joie réelle.7. Le biocentrisme : seul anthropocentrisme rationnel ~1:13:44 – 1:16:41 Accorder de la valeur aux forêts, aux océans, aux animaux, c'est juste en soi — ils ont un droit à exister. Mais c'est aussi la seule stratégie rationnelle pour garantir que des sociétés humaines survivent dans 500 ans. Le biocentrisme, même vu de façon cynique, est un anthropocentrisme de long terme.Questions posées dans l'interviewQu'est-ce qui t'a emmené à la littérature, alors que tu aurais pu emprunter une autre voie après Normal Sup ?Quels sont les meilleurs romans jamais écrits selon toi, et pourquoi ?C'est quoi les clés d'une bonne histoire — ce qui fait qu'on ne peut pas s'arrêter de lire ?La dystopie est devenue un genre mainstream. Est-ce que ça dit quelque chose sur notre époque ?Comment tu vois le film Avatar — utopie, dystopie, les deux ?Dans Défaite des maîtres et possesseurs, tu crées un décentrage total. Qu'est-ce que ça t'a fait de te mettre dans cette position en tant qu'auteur et en tant qu'humain ?Comment, avec des convictions aussi fortes sur l'écologie, tu arrives à avoir de la nuance dans tes romans ?Ton dernier roman porte sur l'océan. Pourquoi ce monde-là spécifiquement ?Est-ce que tu dois toujours expérimenter le monde que tu décris, ou la documentation suffit ?Comment tu vis l'arrivée de l'IA en tant qu'auteur — outil utile ou menace ?Références citées dans l'épisodeLivresLes Frères Karamazov — Fiodor Dostoïevski | Choc littéraire à 18 ans, admiration pour l'imprévisibilité des personnages | ~0:03:xxL'Homme sans qualités — Robert Musil | Fresque de Vienne en 1913, modernité technoscientifique et malaise social | ~0:03:xxDéfaite des maîtres et possesseurs — Vincent Message (2016) | Dystopie animaliste, point de vue non humain | ~0:07:11Les Veilleurs — Vincent Message | Premier roman, 630 pages, "livre monde" | ~0:29:59Cora dans la spirale — Vincent Message | Violence ordinaire au travail, monde de l'assurance | ~1:01:34Les années sans soleil — Vincent Message (2022) | Confinement Covid, isolement géographique | ~0:45:37La folie océan — Vincent Message | Pêche et vie marine en Bretagne nord | ~0:32:42Du côté de chez Swann — Marcel Proust (1913) | Cité pour le paradoxe du format long dans une époque "pressée" | ~0:55:31Le Décaméron — Giovanni Boccaccio | Littérature d'épidémie, modèle de livre-témoin | ~0:48:16Le cerveau funambule — Jean-Pierre Lachaud | Recommandé pour comprendre notre rapport aux objets et à l'attention | ~0:51:36Films / SériesAvatar — James Cameron | Utopie frictionelle, guerre de civilisation, fantasme de changement de corps | ~0:08:46La Planète des singes | Comparé à Défaite des maîtres, jugé moins radical dans le décentrage | ~0:17:26Black Mirror | Principe du "et si" : faire bouger un seul élément et observer les conséquences | ~0:30:23Références scientifiques et intellectuellesÉtude Institut Weizmann, Nature (2020) | Masse anthropogénique > biomasse totale du vivant | ~0:23:38L214 | Vidéos d'abattoirs sorties en 2016, concomitantes avec la sortie de Défaite des maîtres | ~0:19:53Gilles Deleuze / Baruch Spinoza | "Le système nouveau triste, il faut être joyeux pour lui résister" | ~1:11:11Marie Peuzet | Clinicienne spécialiste de la souffrance au travail | ~1:03:xxRené Descartes | "Maître et possesseur de la nature" — formule reprise dans le titre du roman | ~1:07:21Timestamps clés 0:00:00 — Introduction : et si on pouvait à nouveau se réjouir du futur ? Présentation de Vincent Message, de VLAN et des thèmes de l'épisode : domination, fiction, violence, biocentrisme.0:02:29 — Pourquoi la littérature : écrire depuis l'enfance Vincent écrivait dès 7-8 ans. Ses études littéraires n'ont pas précédé l'envie d'écrire — elles l'ont approfondie. Il voulait "passer dans les coulisses" du tour de magie.0:04:55 — Les clés d'une bonne histoire Une bonne histoire place le protagoniste dans la pire situation possible, crée une tension électrique, et force le lecteur à se demander : qu'est-ce que je ferais à sa place ?0:07:11 — "Défaite des maîtres et possesseurs" : genèse d'une dystopie Un monde où les humains sont élevés, domestiqués, mangés. Pas de la SF classique : une expérience de pensée sur la cause animale, paradoxalement presque sans animaux.0:12:41 — Le voyage en Inde qui a tout déclenché Inde 2014, puis Camargue : la catégorisation arbitraire des animaux (aimés, adulés, écrasés) comme déclencheur du projet littéraire.0:17:45 — Écrire depuis un point de vue non humain La singularité du livre : le narrateur n'est pas humain. Il observe l'humanité de l'extérieur, comme un ethnographe découvrant une société étrange.0:23:38 — Les chiffres qui font basculer la perspective Masse anthropogénique > biomasse du vivant. 60% des mammifères sont des animaux d'élevage. 5% seulement sont sauvages.0:32:42 — "La folie océan" : pourquoi l'océan ? La plongée sous-marine comme expérience de décentrement. Un litre d'eau contient des millions d'organismes invisibles. Un monde qu'on soupçonnait à peine.0:49:59 — IA et écriture : outil ou menace ? Une boîte physique pour enfermer son téléphone. L'IA utile pour documenter, inquiétante quand elle prétend remplacer les relations humaines.1:05:50 — Ce qui donne envie du futur La modernité a apporté des conditions de vie inégalées en 300 000 ans. La mission écologique redonne un sens collectif à l'action. La lucidité avec l'élan.1:11:11 — La joie comme arme politique Deleuze / Spinoza : on ne résiste pas à un système triste en étant triste. Curiosité, apprentissage, création : sources réelles de joie face à la crise.1:13:44 — VLAN : claquer la porte à l'anthropocentrisme Le message final de Vincent : ouvrir la porte au biocentrisme. Pas par idéalisme — par calcul rationnel de survie à long terme. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #361 L'ADN environnemental révolutionne la science avec Alain Damasio et Benjamin Allegrini (https://audmns.com/YqGUonE) Vlan #74 La science fiction permet réellement de définir le futur avec Guy Philippe Goldstein (https://audmns.com/WFkwZGg) #377 Pourquoi l'avenir appartient aux sociétés solidaires? Avec Pablo Servigne (partie 1) (https://audmns.com/WMxgIMf)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nous sommes le 31 janvier 1786, à Versailles, où Germaine de Staël, née Necker, âgée de vingt ans, gravit le perron du château afin d'être présentée officiellement au roi Louis XVI et à la reine Marie-Antoinette. Ce rituel de l'Ancien Régime, censé consacrer son rang, se transforme pourtant en un échec cuisant : troublée par l'hostilité des courtisans, la jeune femme rate sa révérence et déchire sa jupe. Ce moment raté devient pour elle une expérience fondatrice qui lui révèle le prix de la liberté et la violence subie par ceux que la Cour désigne comme des « étrangers ». Germaine aura sa revanche, lors de la Révolution, son salon devient le foyer des idées constitutionnelles et libérales. Mais son esprit insoumis et sa défense acharnée de la liberté de penser déclencheront, plus tard, la haine de Napoléon Bonaparte qui la condamnera à l'exil. Traquée à travers l'Europe, la frondeuse transformera ses épreuves en une œuvre intellectuelle monumentale, dont son chef-d'œuvre « De l'Allemagne » reste un symbole de la résistance au despotisme. Femme de passion et de génie, Germaine de Staël s'éteint le 14 juillet 1817, laissant derrière elle l'image d'une combattante infatigable pour qui la pensée ne pouvait être muselée. Partons sur les traces de celle qui écrivait : « La bêtise et la sottise diffèrent essentiellement en ceci, que les bêtes se soumettent volontiers à la nature, et que les sots se flattent toujours de dominer la société. » Avec Stéphanie Genand, professeure de littérature française du XVIIIe siècle à l'université de Paris-Est-Créteil. Germaine de Staël. Le prix de la liberté ; Perrin. Sujets traités : Germaine de Staël, liberté, Louis XV, reine, Marie-Antoinette, Ancien Régime, Révolution, chef-d'œuvre, Allemagne, Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
www.aufonddelaclasse.comCet épisode s'intéresse à la dernière lettre du roman — et à la surprise qu'elle ménage. Déterville revient de Malte et déclare son amour. Les lecteurs de 1747 attendaient que Zilia accepte. Graffigny fait le contraire.Zilia refuse Déterville — « ma bonne foi trahie ne dégage pas mes serments ». Elle refuse le couvent. Et elle ne meurt pas, contrairement à presque toutes les héroïnes de roman du XVIIIe siècle. Ce triple refus — du mariage, du couvent, de la mort — est une position philosophique et féministe d'une clarté rare : une femme peut exister en dehors de ces trois issues.Mais la lettre ne s'arrête pas au refus. Zilia propose à Déterville un échange entre égaux : il apporte ses sciences et ses arts, elle apporte ses vertus. Ce n'est pas la soumission d'une femme reconnaissante — c'est un contrat. Et la lettre se clôt sur la formule la plus philosophique du roman : « je suis, je vis, j'existe » — triple redondance qui insiste sur le seul fait d'être en vie. Zilia a tout perdu. Il lui reste ceci : elle est. Et c'est suffisant.Cette fin est aussi celle de Graffigny elle-même, qui répondit à Turgot lui demandant de marier Zilia : « Non, tranquillise-toi, Zilia ne sera pas mariée ; je ne suis pas assez bête pour cela. » Le roman s'ouvre sur un cri d'amour pour Aza. Il se ferme sur une invitation à vivre — et sur le sens le plus profond du parcours : non pas tant la découverte de la France, que celle d'une existence choisie.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Lorsque l'on entend le mot « caucasien », on pense généralement à une personne de type européen ou à la peau blanche. Pourtant, ce terme, encore utilisé dans certains contextes administratifs ou scientifiques anciens, a une histoire étonnante qui remonte à la fin du XVIIIe siècle.Tout commence avec un savant allemand nommé Johann Friedrich Blumenbach. Considéré comme l'un des fondateurs de l'anthropologie physique, il cherche à classer les êtres humains selon leurs caractéristiques physiques. En 1795, il propose une division de l'humanité en plusieurs grands groupes qu'il appelle « races ».Pour désigner ce qu'il considère comme la population européenne, Blumenbach choisit le terme « caucasienne ». Pourquoi ce nom ? Parce qu'il est fasciné par le Caucase, cette région montagneuse située entre la mer Noire et la mer Caspienne, aujourd'hui partagée entre plusieurs pays comme la Géorgie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan et certaines régions de la Russie.Selon Blumenbach, les habitants du Caucase présentaient les traits physiques les plus harmonieux. Il s'appuyait notamment sur un crâne provenant de Géorgie qu'il jugeait particulièrement représentatif de ce qu'il considérait comme la « beauté idéale » humaine. À ses yeux, les populations européennes descendaient d'un type humain originel dont le Caucase aurait été le berceau.Mais cette idée ne sortait pas de nulle part. À l'époque, de nombreux intellectuels européens étaient influencés par certaines interprétations de la Bible. Selon le récit biblique, après le Déluge, l'arche de Noé serait venue s'échouer sur les monts d'Ararat. Or, ces montagnes se trouvent non loin du Caucase, dans une région correspondant aujourd'hui à l'est de la Turquie, près de la frontière arménienne.Cette proximité géographique a conduit certains penseurs à imaginer que l'humanité entière serait repartie de cette zone après le Déluge. Le Caucase s'est ainsi retrouvé associé à l'idée d'un foyer originel de l'espèce humaine.Aujourd'hui, les scientifiques considèrent que cette classification est dépassée. Les recherches modernes en génétique montrent que les catégories raciales utilisées autrefois ne reflètent pas la réalité biologique de l'humanité. Les différences génétiques entre groupes humains sont bien plus faibles et complexes que ne le pensaient les savants du XVIIIe siècle.Pourtant, le terme « caucasien » a survécu. Il reste employé dans certains formulaires, documents administratifs ou enquêtes statistiques, principalement dans les pays anglophones. Un héritage linguistique d'une théorie scientifique abandonnée depuis longtemps, mais dont le vocabulaire continue de traverser les siècles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vienne, 1814 : alors que tout ce que l'Europe compte d'important et d'ambitieux a pris rendez-vous sur les bords du Danube, un vieil homme attire tous les regards. À quatre-vingts ans, le prince de Ligne incarne le dernier éclat d'un monde disparu.Alors que l'Europe tente de se reconstruire après les bouleversements provoqués par Napoléon, le prince de Ligne, figure emblématique de l'Ancien Régime, se trouve au cœur du Congrès de Vienne en 1814. Âgé de 80 ans, ce brillant esprit est le dernier témoin d'un monde révolu, celui de la noblesse européenne d'avant la Révolution française. Né dans les Flandres autrichiennes, le prince de Ligne a fréquenté les plus grands souverains et personnalités de son époque, de Frédéric II de Prusse à Marie-Antoinette. Soldat passionné, diplomate avisé et fin connaisseur des arts, il incarne à lui seul l'Europe aristocratique et francophone du XVIIIe siècle. Alors que son monde s'effrite sous les coups de boutoir de l'Histoire, le prince de Ligne, réfugié à Vienne, devient l'ultime représentant d'une civilisation disparue.Franck Ferrand nous plonge dans l'univers fascinant de cet homme d'exception, qui a traversé les bouleversements de son époque avec élégance et philosophie. À travers son portrait, c'est toute une époque qui revit, celle d'une Europe en pleine mutation, partagée entre les derniers sursauts de l'Ancien Régime et l'avènement d'un monde nouveau.
Vienne, 1814 : alors que tout ce que l'Europe compte d'important et d'ambitieux a pris rendez-vous sur les bords du Danube, un vieil homme attire tous les regards. À quatre-vingts ans, le prince de Ligne incarne le dernier éclat d'un monde disparu.Alors que l'Europe tente de se reconstruire après les bouleversements provoqués par Napoléon, le prince de Ligne, figure emblématique de l'Ancien Régime, se trouve au cœur du Congrès de Vienne en 1814. Âgé de 80 ans, ce brillant esprit est le dernier témoin d'un monde révolu, celui de la noblesse européenne d'avant la Révolution française. Né dans les Flandres autrichiennes, le prince de Ligne a fréquenté les plus grands souverains et personnalités de son époque, de Frédéric II de Prusse à Marie-Antoinette. Soldat passionné, diplomate avisé et fin connaisseur des arts, il incarne à lui seul l'Europe aristocratique et francophone du XVIIIe siècle. Alors que son monde s'effrite sous les coups de boutoir de l'Histoire, le prince de Ligne, réfugié à Vienne, devient l'ultime représentant d'une civilisation disparue.Franck Ferrand nous plonge dans l'univers fascinant de cet homme d'exception, qui a traversé les bouleversements de son époque avec élégance et philosophie. À travers son portrait, c'est toute une époque qui revit, celle d'une Europe en pleine mutation, partagée entre les derniers sursauts de l'Ancien Régime et l'avènement d'un monde nouveau.
Certaines sont spectaculaires, d'autres sont plus insidieuses mais font bifurquer la marche de nos sociétés. Hantavirus, Ebola, rougeole, les épidémies sont là et le Covid n'était qu'une flambée spectaculaire dans un paysage sanitaire mondial chahuté par les zoonoses et les aléas des politiques vaccinales. De la peste noire au VIH en passant par la tuberculose et la syphilis, comment les épidémies nous transforment. Au milieu du XIVe siècle, un tiers au moins de la population européenne est décimé par une maladie apparue aux confins de la Mongolie, entrée en Europe par les routes commerciales maritimes. On l'appellera la peste noire. Elle frappe à plusieurs reprises jusqu'au début du XVIIIe siècle et reste présente dans certaines régions du monde comme à Madagascar. Patrice Bourdelais, historien et démographe, auteur de Résister au souffle de l'épidémie, de la peste noire au Covid, paru aux Éditions du CNRS, explique comment la peste arrive en 1347. Une série Histoire Vivante d'Ariane Hasler, produite par Anaïs Kien et réalisée par David Golan.
www.aufonddelaclasse.comCet épisode s'intéresse à la transformation des lettres de Zilia à partir du moment où elle maîtrise le français : elle devient ce qu'on appelait au XVIIIe siècle une « nouvelliste » — une sorte de journaliste privée qui envoie à son correspondant les nouvelles du monde qu'elle traverse. Les lettres ne sont plus seulement des cris d'amour : elles deviennent des comptes-rendus. Et pour les lecteurs qui les reçoivent, elles ont une portée inattendue : elles leur font voir leur propre société comme s'ils la découvraient pour la première fois.Quatre lettres illustrent cette dimension. À la lettre XIV, Zilia fait l'expérience d'être elle-même l'objet du regard : exposée dans un salon, tournée et retournée par une grande dame et un jeune homme qui palpent ses habits. Quand elle résiste, c'est elle qui se révèle « mieux instruite des lois de l'honnêteté » — le renversement est complet, et la formule finale dit tout : « je n'ai point vu des sauvages si orgueilleusement familiers que ceux-ci. »Les lettres XVI et XVII forment une paire contrastée : le théâtre d'abord, où les acteurs « crient et s'agitent comme des furieux », puis l'opéra, dont la musique révèle à Zilia « l'intelligence des sons universelle » — une réflexion sur le langage naturel par opposition aux langues conventionnelles, formulée depuis la position de quelqu'un qui justement ne partage pas la langue des gens qui l'entourent.La lettre XXVIII, enfin, décrit les fêtes du mariage de Céline avec une admiration franche — le feu d'artifice, les jardins, le génie des arts français. Ce moment d'émerveillement sincère est essentiel : le regard de Zilia n'est pas hostile par principe. Elle voit les Français tels qu'ils sont, avec leurs grandeurs et leurs travers. C'est ce qui rend sa critique, quand elle vient, parfaitement crédible.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Imaginez une famille du XVIIIe siècle réunie autour d'un étrange remède : une petite boule métallique avalée par un malade… puis récupérée quelques heures plus tard dans ses selles, soigneusement nettoyée, avant d'être réutilisée encore et encore. Cette curieuse invention portait un nom étonnant : la “pilule perpétuelle”.Utilisée entre le XVIIe et le XIXe siècle, cette pilule était censée soulager les douleurs abdominales, les indigestions ou encore “purger” l'organisme. À l'époque, la médecine repose largement sur l'idée qu'il faut évacuer les mauvaises substances du corps. Les médecins pratiquent volontiers les saignées, les vomitifs ou les laxatifs. La pilule perpétuelle s'inscrit parfaitement dans cette logique.Mais contrairement à une pilule classique, celle-ci n'était pas destinée à se dissoudre. Il s'agissait d'une petite bille composée d'antimoine, un métalloïde brillant proche de certains métaux. L'antimoine possède des propriétés toxiques, mais à faible dose, il provoque surtout de puissants effets laxatifs et vomitifs. Avaler cette boule irritait donc le système digestif, accélérant le transit intestinal.Et c'est là que réside l'aspect le plus surprenant : la pilule ressortait intacte. Comme elle ne se dissolvait pas, on pouvait la récupérer après son passage dans l'organisme, la laver… puis la réutiliser à l'infini. D'où son surnom de “pilule perpétuelle”.Certaines familles conservaient la même pilule pendant des générations. Elle devenait presque un objet patrimonial médical. On pouvait la prêter à un voisin, à un ami ou à plusieurs membres d'une même maison. Une seule pilule pouvait ainsi servir des centaines, voire des milliers de fois au cours de son existence.Aujourd'hui, cette pratique paraît évidemment peu hygiénique. Mais elle reflète surtout la médecine de son époque. Les connaissances scientifiques sur les microbes ou la toxicité des métaux étaient encore limitées. Or l'antimoine est loin d'être anodin : à dose élevée, il peut provoquer de graves intoxications, touchant le foie, les reins ou le cœur.D'ailleurs, les autorités médicales ont longtemps hésité à autoriser son usage. En France, l'antimoine fut même interdit à certains moments au XVIe siècle après plusieurs décès. Pourtant, son efficacité apparente comme purgatif lui permit de revenir régulièrement à la mode.La pilule perpétuelle est donc un fascinant témoignage de l'histoire de la médecine : un objet à mi-chemin entre remède, superstition et poison. Et elle rappelle qu'avant la médecine moderne, certains traitements reposaient sur des pratiques qui nous sembleraient aujourd'hui totalement inimaginables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:12:08 - par : Emilie Munera, Rodolphe Bruneau-Boulmier - La violoniste Cristina Prats Costa signe son premier album solo, Spiritillo Mediterraneo, un portrait de l'univers sonore de la musique des XVIIe et XVIIIe siècles, façonné par les cultures méditerranéennes. - réalisation : Pauline Boisaubert Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:12:08 - par : Emilie Munera, Rodolphe Bruneau-Boulmier - La violoniste Cristina Prats Costa signe son premier album solo, Spiritillo Mediterraneo, un portrait de l'univers sonore de la musique des XVIIe et XVIIIe siècles, façonné par les cultures méditerranéennes. - réalisation : Pauline Boisaubert Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
www.aufonddelaclasse.com Bienvenue dans cette série consacrée aux Lettres d'une Péruvienne de Françoise de Graffigny, œuvre au programme du bac de français dans le cadre de la littérature d'idées. Dans ce premier épisode, nous découvrons d'abord l'autrice : Françoise de Graffigny, écrivaine lorraine du XVIIIe siècle, longtemps oubliée malgré l'immense succès de son roman lors de sa parution en 1747.Le livre raconte l'histoire de Zilia, jeune Inca arrachée au Pérou le jour de ses noces et emmenée en France. À travers les lettres qu'elle écrit à son fiancé Aza, elle apprend peu à peu le français, découvre la société de Louis XV et porte sur elle un regard étranger, étonné puis de plus en plus critique. Ce roman épistolaire ne raconte donc pas seulement une histoire d'amour : il devient une réflexion sur le langage, la connaissance, la société, la religion et la condition des femmes.Le parcours associé, « Un nouvel univers s'est offert à mes yeux », montre justement que le véritable voyage de Zilia est intellectuel. Plus elle comprend la langue française, plus elle comprend aussi les contradictions et les hypocrisies du monde qui l'entoure.Dans les prochains épisodes, nous suivrons cette transformation de Zilia : du cri amoureux des premières lettres jusqu'au choix final de la liberté et du « plaisir d'être ».Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce mot, aujourd'hui associé aux limitations physiques ou mentales, possède en réalité une origine totalement inattendue : il vient… d'un vieux jeu d'échange.À l'origine, le terme anglais hand in cap signifie littéralement “la main dans le chapeau”. Le principe apparaît en Angleterre au XVIIe siècle. Deux personnes souhaitent échanger des objets — par exemple deux chevaux — mais leur valeur n'est pas exactement équivalente. Un arbitre estime alors la différence de valeur et demande à celui qui possède l'objet le moins cher d'ajouter une somme d'argent pour équilibrer l'échange.Le paiement est placé dans un chapeau. Chaque participant glisse ensuite sa main dans ce chapeau pour indiquer secrètement s'il accepte ou non l'accord. D'où l'expression hand in cap.Avec le temps, le terme évolue phonétiquement et devient “handicap”.Mais le mot change ensuite complètement de sens dans le monde des courses hippiques au XVIIIe siècle. Dans les courses de chevaux, un “handicap” désigne un système destiné à équilibrer les chances entre concurrents. Les meilleurs chevaux doivent porter un poids supplémentaire afin de ne pas écraser les autres participants.Autrement dit, le handicap n'est pas d'abord une faiblesse naturelle : c'est une contrainte ajoutée pour rétablir une forme d'égalité.Peu à peu, le mot commence alors à désigner toute situation de désavantage ou d'obstacle. Au XIXe siècle, il entre dans le vocabulaire général anglais, puis français.En français, le mot apparaît vraiment au début du XXe siècle, notamment après la Première Guerre mondiale. Des milliers de soldats reviennent mutilés ou blessés durablement. Les sociétés européennes cherchent alors un terme moins brutal que “infirme” ou “invalidité”. “Handicap” commence progressivement à désigner les limitations physiques ou mentales affectant la vie quotidienne.Aujourd'hui, le mot a encore évolué. Les spécialistes distinguent souvent :la déficience, qui correspond à une atteinte physique ou mentale ;et le handicap, qui apparaît lorsque l'environnement crée des obstacles.Par exemple, une personne en fauteuil roulant n'est pas “handicapée” de la même manière dans une ville remplie d'escaliers… ou dans une ville entièrement accessible.C'est d'ailleurs une idée importante des approches modernes du handicap : le problème ne vient pas uniquement du corps, mais aussi de l'organisation de la société.Et c'est assez ironique quand on pense à l'origine du mot : au départ, un “handicap” était justement un mécanisme destiné à rendre une compétition plus équitable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La Théorie du phlogistique est l'une des idées scientifiques les plus célèbres… et les plus fausses de l'histoire des sciences.Pendant près d'un siècle, au XVIIe et au XVIIIe siècle, de nombreux savants européens ont cru qu'une substance invisible appelée “phlogistique” était responsable du feu et de la combustion.Selon cette théorie, tous les matériaux capables de brûler — comme le bois, le charbon ou l'huile — contenaient du phlogistique. Lorsqu'un objet brûlait, il était censé libérer cette mystérieuse substance dans l'air.Par exemple :un morceau de bois brûle ;il perd son phlogistique ;il ne reste alors que des cendres, considérées comme une matière “déphlogistiquée”.La théorie semblait logique à l'époque, car personne ne connaissait encore vraiment le rôle de l'oxygène.Le problème, c'est que certaines expériences ne collaient pas du tout avec cette idée.Prenons un métal chauffé fortement. Lorsqu'on le brûle, il forme une poudre appelée “oxyde”. Selon la théorie du phlogistique, le métal devrait perdre quelque chose en brûlant… donc devenir plus léger.Mais les scientifiques observent exactement l'inverse.Le métal devient plus lourd.Pour sauver la théorie, certains savants vont alors proposer une idée étrange : le phlogistique aurait… une masse négative !Autrement dit, perdre du phlogistique ferait gagner du poids.C'est là que la théorie commence sérieusement à vaciller.Puis arrive Antoine Lavoisier, souvent considéré comme le père de la chimie moderne. Dans les années 1770-1780, il réalise des expériences extrêmement précises avec des balances.Et il démontre que la combustion n'est pas une perte de matière invisible.En réalité, lorsqu'un objet brûle, il se combine avec un gaz présent dans l'air : l'oxygène.Le métal devient plus lourd parce qu'il capture des atomes d'oxygène.La combustion n'est donc pas une “libération de phlogistique”, mais une réaction chimique avec l'air.Cette découverte va révolutionner totalement la chimie.La théorie du phlogistique s'effondre progressivement, même si certains scientifiques continueront à y croire pendant plusieurs années. Aujourd'hui, elle est souvent citée comme un exemple fascinant de “fausse bonne idée scientifique” : une théorie élégante, cohérente… mais finalement incorrecte.Et pourtant, sans cette erreur monumentale, la chimie moderne n'aurait peut-être jamais progressé aussi vite. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans cet épisode de 5 minutes de français, Judith et Sébastien vous emmènent au cœur du XVIIIe siècle pour découvrir le mouvement des Lumières. Ensemble, […] L'article Le siècle des Lumières – 5 minutes de français est apparu en premier sur Français avec Pierre.
Parce que, bien avant d'être une boisson banale, il a été perçu comme un produit dangereux — socialement, politiquement… et même religieusement.Le café arrive en Europe au XVIIe siècle, après avoir conquis le monde musulman. Très vite, il rencontre un succès fulgurant. À London, Paris ou Vienna, des centaines de cafés ouvrent. On y boit, mais surtout on y parle. Politique, commerce, idées nouvelles : les cafés deviennent des lieux d'échange intense.Et c'est précisément ce qui inquiète les autorités.Dans plusieurs pays, le café est accusé de favoriser la contestation. En England, le roi Charles II tente même de fermer les coffee houses en 1675. Officiellement, il s'agit de lutter contre les “fausses rumeurs” et les complots. En réalité, ces lieux sont devenus des espaces de liberté où l'on critique ouvertement le pouvoir.En Prussia, au XVIIIe siècle, le roi Frederick II of Prussia voit d'un mauvais œil cette boisson importée qui concurrence la bière, pilier de l'économie locale. Il en restreint fortement la consommation et va jusqu'à instaurer une sorte de police du café, chargée de repérer ceux qui en torréfient clandestinement.Mais les critiques ne sont pas seulement politiques. Le café est aussi suspect sur le plan médical et moral. Certains médecins de l'époque l'accusent de provoquer nervosité, stérilité, voire décadence. En 1674, à Londres, une pétition — probablement satirique mais révélatrice — affirme que le café rend les hommes “impuissants”.Sur le plan religieux, le débat existe aussi. Parce qu'il vient du monde musulman, certains chrétiens s'en méfient. Mais selon la tradition, le pape Clement VIII aurait goûté le café et décidé de l'“accepter”, jugeant absurde de laisser une boisson aussi agréable aux seuls non-chrétiens.Malgré ces tentatives d'interdiction, le café finit par s'imposer. Pourquoi ? Parce qu'il répond à un besoin nouveau : rester éveillé, alerte, concentré. À une époque où le commerce, la finance et les échanges intellectuels explosent, cette boisson devient un allié précieux.En réalité, ce que les autorités cherchaient à contrôler, ce n'était pas seulement le café… mais ce qu'il permettait : la circulation des idées.En résumé, si le café a été interdit en Europe, ce n'est pas à cause de son goût ou de ses effets physiques. C'est parce qu'il a transformé la société. Et toute transformation rapide suscite, au départ, méfiance… puis résistance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
On le soupçonnait depuis des siècles. Dès le XVIIIe siècle, à l'époque des premières expériences sur l'électricité atmosphérique inspirées par Benjamin Franklin, certains scientifiques imaginaient que les objets pointus — clochers, mâts… et arbres — pouvaient “fuir” l'électricité lors des orages. Mais faute d'instruments adaptés, cela restait une intuition. Pendant près de 300 ans, personne n'avait réussi à voir directement ce phénomène dans la nature.Jusqu'à récemment.En février 2026, une équipe de la Pennsylvania State University publie dans Geophysical Research Letters la première preuve filmée : oui, les arbres s'illuminent pendant les orages — mais d'une manière totalement invisible à l'œil humain.Le phénomène en question s'appelle une décharge couronne. Contrairement à un éclair, qui est une décharge massive et spectaculaire, la couronne est faible, diffuse, presque furtive. Elle se produit lorsque le champ électrique dans l'air devient extrêmement intense, typiquement juste avant un éclair. Dans ces conditions, l'air autour de certains objets commence à s'ioniser : il devient brièvement conducteur, et libère une lueur, souvent dans l'ultraviolet.Et les arbres sont des candidats parfaits.Pourquoi ? Parce que leurs feuilles et leurs branches forment une multitude de pointes microscopiques. Or, en électricité, les pointes concentrent le champ électrique. Résultat : au sommet d'un arbre, chaque feuille peut devenir un minuscule point d'émission. Des centaines, voire des milliers de micro-décharges apparaissent alors simultanément, sautant de feuille en feuille, de branche en branche.C'est exactement ce que les chercheurs ont observé. Grâce à des caméras sensibles aux ultraviolets et à des capteurs de champ électrique, ils ont filmé ces éclats apparaître pendant quelques secondes, juste avant certains éclairs. Une sorte de halo électrique, discret mais omniprésent.Ce que cela change est loin d'être anecdotique.D'abord, cela confirme que les arbres ne sont pas de simples “paratonnerres passifs”. Ils participent activement à l'environnement électrique de l'orage. Ces décharges pourraient même influencer le déclenchement de la foudre, en modifiant localement la distribution des charges.Ensuite, cela ouvre des perspectives concrètes. Mieux comprendre ces phénomènes pourrait améliorer les modèles de prévision des orages, ou aider à anticiper certains risques, comme les incendies déclenchés par la foudre.Mais surtout, cette découverte rappelle une chose essentielle : la nature est encore pleine de phénomènes invisibles, qui échappent à nos sens. Pendant des siècles, les arbres semblaient immobiles sous l'orage. En réalité, ils scintillaient déjà — simplement, nous n'avions pas encore les yeux pour le voir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nous sommes entre les XVIIIe et le XVIe siècles avant notre ère, en Egypte. C'est à cette époque qu'arrivent, dans l'est du Delta du Nil, les Hyksôs littéralement, en grec ancien, « chefs des pays étrangers ». Plus tard, au milieu du premier siècle, l'historiographe romain Flavius Josèphe, citant Manéthon, l'auteur d'une « Histoire de l'Egypte », rapporte : « Je citerai ses propres paroles, comme si je le produisais lui-même comme témoin : « Sous son règne, (il parle du roi égyptien Toutimaios), je ne sais comment, la colère divine souffla contre nous, et à l'improviste, de l'Orient, un peuple de race inconnue eut l'audace d'envahir notre pays, et sans difficulté ni combat s'en empara de vive force ; ils se saisirent des chefs, incendièrent sauvagement les villes, rasèrent les temples des dieux et traitèrent les indigènes avec la dernière cruauté, égorgeant les uns, emmenant comme esclaves les enfants et les femmes des autres (...) On nommait l'ensemble de cette nation Hyksos, c'est-à-dire «rois pasteurs». Car « hyk » dans la langue sacrée signifie roi, et « sôs » veut dire pasteur au singulier et au pluriel dans la langue vulgaire ; la réunion de ces mots forme Hyksôs. D'aucuns disent qu'ils étaient Arabes. Dans une autre copie, il est dit que l'expression « hyk » ne signifie pas rois, mais indique, au contraire, des bergers captifs. Car «hyc», en égyptien, et « hak », avec une aspirée, auraient proprement le sens tout opposé de captifs. (…) Ces rois (…), ceux des peuples appelés pasteurs, et leurs descendants, furent maîtres de l'Égypte, d'après Manéthôs, durant cinq cent onze ans. Puis les rois de la Thébaïde et du reste de l'Égypte se soulevèrent contre les Pasteurs. Entre eux éclata une guerre importante et très longue(…) Les Pasteurs vaincus furent, dit-il, chassés de tout le reste de l'Égypte et enfermés dans un lieu contenant dans son périmètre dix mille aroures (une aroure représentant environ 28 ares) : ce lieu se nommait Avaris (...) Partons sur les traces des mystérieux Hyksôs … Invité : Sébastien Polet de l'asbl Roma sujets traités : Hyksôs, Egypte, bienfaiteurs, ennemis, Flavius Josèphe, rois, pasteurs,Manéthôs, Avaris Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
«Il n'y avait presque rien et il fit presque tout. Il n'y avait pas d'organisation et il organisa; il y avait des combattants, mais pas d'armée, il fit l'armée; il y avait une libération, mais il n'y avait rien de dessein délibéré; il conçut la libération»André Malraux, à propos de José de San MartínNé dans les anciennes missions jésuites du Paraguay à une époque où l'avenir politique d'une grande partie du Nouveau Monde ne s'envisage encore que dans le giron de l'Empire espagnol, puis formé militairement en Espagne où il a suivi sa famille, José de San Martín se distingue rapidement pour ses faits d'armes, notamment contre les troupes napoléoniennes. Dans le tumulte politique que connaît l'Europe au tournant du XVIIIe siècle, San Martín est marqué par les faiblesses de l'armée espagnole et son contact avec les idées libérales, qui l'accompagnent lorsqu'il décide de rembarquer pour l'Argentine en 1812.Il y mène le projet ambitieux de libérer le Río de la Plata puis le Chili et le Pérou à la tête de l'Armée des Andes, avec laquelle il remporte des victoires décisives, à Chacabuco et à Maipú, contre les troupes royalistes. En 1822, il décide finalement de s'effacer devant Simón Bolívar lors de la rencontre de Guayaquil – le mystère qui entoure cette entrevue entre les deux « Libertadores» ne cessera de nourrir la légende. San Martín s'exile alors en Europe, où il mène une vie discrète, en Belgique, puis à Paris et à Boulogne-sur-Mer, et ne connaîtra à nouveau la gloire qu'après sa mort, célébré comme le «Père de la Patrie» argentine.L'Auteur, l'historien Gonzague Espinossa-Dassoneville est notre invité en studioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au cœur de la Bretagne du XVIIIe siècle, surgit Marion du Faouët, reine des landes et des chemins creux. Cheffe d'une troupe de brigands, elle détrousse surtout les seigneurs et les marchands les plus aisés pour survivre. Ses aventures sont entrées dans l'imaginaire du peuple qui a fait d'elle une légende bretonne. Revivez les exploits méconnus de cette rebelle, considérée comme une « Robin des bois en jupons ». Crédits : Lorànt Deutsch, Elodie Perrelet.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En 1755 un Acadien nommé Beausoleil se dresse contre le « Grand dérangement » que les Anglais organisent pour chasser tous les Acadiens hors du Canada après la défaite française.Plongez dans l'histoire mouvementée de l'Acadie, cette région francophone du Canada confrontée à la domination britannique au XVIIIe siècle. Franck Ferrand vous entraîne dans un récit captivant où se mêlent batailles, déportations et quête de liberté.À l'aube du 1er juin 1755, 2000 soldats britanniques encerclent le fort Beauséjour, dernière forteresse française en Acadie. À l'intérieur, 150 soldats français résistent tant bien que mal. Mais dans les bois alentour, une troupe de civils menée par le légendaire Joseph Broussard, dit Beausoleil, n'a pas dit son dernier mot.
En 1755 un Acadien nommé Beausoleil se dresse contre le « Grand dérangement » que les Anglais organisent pour chasser tous les Acadiens hors du Canada après la défaite française.Plongez dans l'histoire mouvementée de l'Acadie, cette région francophone du Canada confrontée à la domination britannique au XVIIIe siècle. Franck Ferrand vous entraîne dans un récit captivant où se mêlent batailles, déportations et quête de liberté.À l'aube du 1er juin 1755, 2000 soldats britanniques encerclent le fort Beauséjour, dernière forteresse française en Acadie. À l'intérieur, 150 soldats français résistent tant bien que mal. Mais dans les bois alentour, une troupe de civils menée par le légendaire Joseph Broussard, dit Beausoleil, n'a pas dit son dernier mot.
À la fin du XVIIIe siècle, un homme fascine et terrifie la France : Tarrare, un artiste de rue capable de manger absolument tout… objets, animaux, et bien plus encore.Dans cet épisode de La Petite Histoire, découvrez le destin réel de cet homme utilisé par l'armée pendant la Révolution française, au cœur d'une expérience aussi incroyable que dérangeante.❤️ Soutenez La Petite Histoire sur Patreon!
durée : 00:29:08 - Les documentaires de France Culture - De Washington à Moscou en passant par Tokyo, la Joconde a traversé le 20ᵉ siècle comme un puissant agent diplomatique. Entre tensions politiques et ferveur populaire, découvrez comment ces voyages historiques ont forgé l'icône avant sa mise sous verre définitive. - invités : Jean-Pierre Cuzin Spécialiste de la peinture française des XVIIe et XVIIIe siècles, Fabien Bellat Historien de l'art, spécialiste de l'architecture soviétique Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au XVIIe et XVIIIe siècles, dans l'aristocratie italienne, existait une institution aussi étonnante que codifiée : celle du sigisbée, ou cicisbeo. Derrière ce mot un peu mystérieux se cache une réalité déroutante pour nos yeux modernes : un amant… officiel.Le principe est simple, mais profondément ancré dans les mœurs de l'époque. Une femme noble mariée — souvent très jeune, dans le cadre d'un mariage arrangé — se voit attribuer un compagnon attitré : le sigisbée. Cet homme, généralement choisi avec l'accord du mari, accompagne la dame dans la vie sociale. Il la suit au théâtre, aux bals, aux promenades, et reste constamment à ses côtés en public.Mais ce rôle ne se limite pas à une simple présence. Le sigisbée doit être élégant, cultivé, galant. Il ouvre les portes, porte les éventails, murmure à l'oreille, protège la réputation… et, bien souvent, entretient une relation amoureuse avec la femme. Tout cela au vu et au su de la société — et du mari.Car c'est là toute la singularité du système : il est toléré, voire encouragé. Le mariage aristocratique est avant tout une alliance sociale et économique. L'amour, lui, trouve sa place ailleurs. Le sigisbée devient alors une sorte de soupape émotionnelle, mais aussi un élément de prestige. Avoir un sigisbée raffiné et apprécié est presque un signe de statut.Dans certains cas, la relation est si installée que le sigisbée dispose de ses propres appartements dans la maison du couple. Il peut même participer à la vie quotidienne, presque comme un membre supplémentaire du foyer. Bien sûr, tout cela obéit à des règles implicites très strictes : discrétion, élégance, absence de scandale public.Cette pratique, très répandue dans les grandes villes comme Venise, Turin ou Florence, intrigue les voyageurs étrangers de l'époque. Beaucoup y voient une forme de libertinage organisé, d'autres une hypocrisie sociale parfaitement assumée.Mais le phénomène décline à la fin du XVIIIe siècle, avec les bouleversements politiques et moraux liés à la Révolution française et à l'évolution des mentalités. Le mariage commence à être davantage associé à l'amour et à l'intimité, rendant le rôle du sigisbée progressivement obsolète.Aujourd'hui, les sigisbées nous fascinent car ils révèlent une autre façon d'organiser les relations humaines. Une société où l'amour, le mariage et le désir ne coïncident pas forcément — mais où tout cela peut coexister… à condition de respecter les règles du jeu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La manière dont les espaces de la mort (cimetières, fosses, concessions privées..) se transforment à Bruxelles entre la fin du XVIIIe et le milieu du XIXe siècle, au moment où les cimetières sont progressivement exclus de l'enceinte des villes, caractérise une période surnommée la « transition funéraire ». Doctorante à l'Université Libre de Bruxelles, Léna Brognon nous raconte comment s'est structurée l'organisation des cimetières avant et après cette période transitoire et contribuant à façonner notre rapport contemporain à la mort, à l'hygiène, à l'espace urbain et à la mémoire. Sujets traités : transition ,funéraire à Bruxelles, Belgique, cimetières, fosses, concessions Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:20:41 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - En 1980, Henri Mendras, sociologue connu pour son livre "La fin des paysans" paru en 1967, retraçait au micro de Marie-Hélène Baconnet l'histoire du monde agricole français. Du la paysannerie du XVIIIe siècle à la révolution verte des années 1950, il analysait la ruralité et son déclin. - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat - invités : Henri Mendras Sociologue français
durée : 00:28:13 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Charlotte Bienaimé, Élise Andrieu, Bahar Makooi, Ilana Navaro, Martine Abat, Pascale Pascariello, Leila Djitli, Olivier Minot, Rémi Dybowski Douat, Valérie Borst, Pauline Maucort, Sophie Knapp, Adila Bennedjaï-Zou, Inès Léraud, Delphine Saltel, Delphine Dhilly, Léa Minod, Léa Veinstein, Stéphanie Thomas, Judith Chetrit - Dans quelques jours, ils feront leur première rentrée dans un collège du XVIIIe arrondissement de Paris. Avant l'été, ils sont partis en classe de mer à Quiberon. - réalisation : Cécile Laffon, François Caunac, Emmanuel Geoffroy, Philippe Baudouin, Vincent Abouchar, Alexandra Malka
durée : 00:28:02 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund - Dans quelques jours, ils feront leur première rentrée dans un collège du XVIIIe arrondissement de Paris. Avant l'été, ils sont partis en classe de mer à Quiberon. - réalisation : Sandrine Chapron, Élise Andrieu, Charlotte Bienaimé, Delphine Dhilly, Leila Djitli, Rémi Dybowski Douat, Sophie Knapp, Inès Léraud, Bahar Makooi, Pauline Maucort, Olivier Minot, Ilana Navaro, Delphine Saltel, Pascale Pascariello, Stéphanie Thomas, Vincent Abouchar, Philippe Baudouin, Emmanuel Geoffroy, Cécile Laffon, Alexandra Malka, Valérie Borst, Léa Veinstein, Martine Abat, Adila Bennedjaï-Zou, Judith Chetrit, Léa Minod, François Caunac Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Une rencontre avec l'astrophysicien Émeric Falize, autour de son livre Buffon ou l'âge de la Terre. Il y relie les expériences audacieuses de Georges-Louis Leclerc de Buffon au XVIIIe siècle aux recherches actuelles menées à des millions de degrés, pour comprendre la naissance des étoiles, le temps, l'histoire des galaxies... Des origines de l'astrophysique de laboratoire à aujourd'hui. Une séquence réalisée par Axelle Thiry. Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À la fin du XVIIIe siècle, en pleine Révolution française, un personnage hors norme intrigue médecins et militaires : Tarrare. Né vers 1772 en France, ce jeune homme développe très tôt un appétit totalement démesuré. Selon les témoignages, il pouvait consommer en une seule journée l'équivalent du quart de son propre poids… sans jamais sembler rassasié.Rejeté par sa famille, incapable de subvenir à ses besoins tant sa faim est insatiable, Tarrare devient rapidement une curiosité ambulante. Il se produit dans les foires, où il avale tout ce qu'on lui présente : viande crue, pierres, déchets, voire animaux vivants. Mais derrière le spectacle se cache une réalité inquiétante : son corps ne fonctionne pas normalement.Physiquement, Tarrare présente des caractéristiques troublantes. Sa peau est anormalement distendue, notamment au niveau de l'abdomen, ce qui lui permet d'ingérer des quantités impressionnantes. Il dégage aussi une odeur corporelle particulièrement forte, décrite comme “putride” par les contemporains. Malgré tout, il reste étonnamment maigre.Son cas attire l'attention des médecins, notamment au sein de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris. On tente de comprendre son état, de le soigner, voire de l'utiliser. Car en pleine guerre révolutionnaire, certains officiers imaginent exploiter sa capacité unique : Tarrare pourrait servir de messager, en avalant des documents cachés dans des boîtes, puis en les “récupérant” une fois arrivé à destination.L'expérience est tentée… et échoue. Capturé par les Prussiens lors d'une mission, Tarrare est torturé, mais finit par révéler sa fonction. Libéré, il revient profondément traumatisé.Son état se dégrade alors rapidement. Sa faim devient incontrôlable au point qu'il fouille les poubelles, consomme des carcasses, et selon certains récits, aurait même tenté de manger des cadavres à la morgue. Ces épisodes, difficiles à vérifier avec certitude, contribuent à sa réputation presque monstrueuse.Tarrare meurt en 1798, à seulement 26 ans, après une longue agonie. Une autopsie est réalisée : elle révèle un œsophage anormalement large, un estomac gigantesque et des organes internes profondément altérés. Mais aucune explication claire n'émerge.Aujourd'hui encore, son cas reste un mystère médical. Certains avancent des hypothèses : hyperthyroïdie sévère, trouble neurologique de la satiété, ou atteinte de l'hypothalamus. Mais aucune ne permet d'expliquer pleinement l'ensemble de ses symptômes.En résumé, Tarrare incarne une énigme fascinante à la frontière entre médecine, histoire et légende. Un homme dont la faim insatiable, loin d'être un simple spectacle, révèle les limites de la science de son époque… et interroge encore la nôtre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Si je vous parle des Antilles et des Caraïbes, a priori, c'est plutôt des images de plages paradisiaques, de piraterie, et d'aventures exotiques qui vont spontanément vous venir à l'esprit. Et pourtant, l'histoire de cet immense archipel, qui s'étend du golfe du Mexique à la mer des Caraïbes, est plutôt triste et particulièrement sanglante. Enfin… surtout à partir du XVIe siècle, lorsque les Européens vont débarquer sur ses côtes pour “découvrir” ce Nouveau Monde, ouvrir l'ère moderne et débuter l'immense tragédie humaine que fut la colonisation. C'est d'une petite partie de cet héritage historique dont j'aimerais vous parler dans cet épisode, en vous racontant l'histoire de la Martinique.Bonne écoute !
Nous sommes le 6 janvier 1762, au château de Versailles. Paul René du Truch de la Chaux, garde du corps de Louis XIV, pénètre dans le château par un petit escalier à l'entrée de la cour des cuisiniers. A l'abri des regards, il tire son épée du fourreau, la casse contre le mur et éteint la chandelle du corridor. Il se porte alors plusieurs coups, par devant et par derrière. Certains ne font qu'effleurer la peau, d'autres l'entaillent plus profondément. L'homme se couche et appelle à l'aide jusqu'à ce qu'il soit secouru par quelques camarades qui le retrouvent gisant dans son sang. Aux demandes d'explications, il répond par l'attaque de deux hommes cherchant à assassiner le souverain. En réalité, le sieur du Truch de la Chaux est un noble désargenté et désespéré par sa probable déchéance sociale. Son objectif était d'obtenir une pension royale pour régler les dettes qui se sont accumulées. Son coup de bluff n'a pas fonctionné, ses blessures sont trop superficielles : l'imposture est démasquée. Emprisonné à la Bastille, il avoue la machination une semaine plus tard. Paul René du Truch de la Chaux est condamné pour crime de lèse-majesté et voué au supplice de la roue. Ses membres seront brisés avec une barre de fer, après quoi son corps sera exposé, attaché sur une roue jusqu'à ce que mort s'ensuive. Magnanime, le Parlement de Paris commue finalement la peine capitale en pendaison. Après avoir fait amende honorable, Paul René du Truch de la Chaux est pendu publiquement le 4 février 1762. Cette histoire démontre comment l'honneur, valeur suprême de la noblesse, peut être dévoyé. Notre homme a utilisé son statut et un prétendu sacrifice pour le roi comme une stratégie de survie économique. Si Paul René du Truch de la Chaux a exercé la violence sur sa personne, la noblesse du XVIIIe a multiplié les infractions et, parfois même, les crimes sur autrui avec une grande légèreté. Conséquence d'un sentiment de supériorité alors même que nous sommes dans un contexte de « civilisation des mœurs ». Derrière les bonnes manières explose la violence d'un groupe social prompt à défendre ses privilèges et ses intérêts. De quelles manières cette violence s'est-elle exercée ? Par qui ? Sur qui ? Avec quelles conséquences sociales, judiciaires ? Avec Adèle Delaporte, chercheuse au Centre des Mondes Moderne et Contemporain, Université Bordeaux Montaigne. « Les crimes - La face cachée de la noblesse » ; éd. Passés/Composés. sujets traités :violence, Nobles, Louis XIV, Bastille,Paul René du Truch de la Chau Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Paul Ier, fils de Catherine II de Russie, est un tsar mal-aimé. Adorateur de l'ordre, il se fait des ennemis parmi tous ceux qui détiennent réellement le pouvoir dans la Russie de la fin du XVIIIe siècle : la cour, l'armée, les diplomates. Devenu encombrant, beaucoup veulent l'obliger à abdiquer. Quand la porte de sa chambre cède, c'est son destin qui chavire. Découvrez ce souverain méconnu et revivez l'instant où la Russie a changé de cap. Crédits : Lorànt Deutsch, Bruno Deltombe.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Je sais pas vous, mais moi j'adore aller à des concerts ! De métal bien sûr, mais pas que ! Mais vous êtes-vous déjà demandé depuis quand ces concerts existent ? Eh bien justement, il y a des Académies de Concert qui ont été créées en France au début du XVIIIe siècle. Alors qu'étaient réellement ces académies, comment fonctionnaient-elles, et est-ce que ces concerts étaient similaires à ceux d'aujourd'hui ? C'est ce que je vous propose de découvrir dans l'entretien du jour ! Et pour ça, j'ai le plaisir de recevoir Bénédicte Hertz, une chercheuse en musicologie spécialiste de ce sujet travaillant aujourd'hui au Centre de musique baroque de Versailles ! Elle coordonne et dirige aujourd'hui le projet AcadéC, qui vise justement à étudier ces Académies de Concert de fond en comble. Mais je n'en dis pas plus, parce qu'on va en parler un peu plus tard…Je vous souhaite une bonne écoute sur Nota Bene !➤ Pour aller plus loin, découvrez :➜ le documentaire “Aux origines du concert moderne” : https://youtu.be/9H8ig6Zdl0Q➜ la page de l'AcadéC : https://cmbv.fr/fr/tous-les-projets/acadec-les-academies-de-concert-en-france-1710-1770➜ le carnet de recherche : https://acadec.hypotheses.org/
[REDIFFUSION] Ce mois-ci, dans Les Fabuleux Destins, nous mettons en lumière des femmes oubliées de l'histoire et, à l'occasion du Podcasthon, nous souhaitions vous parler de l'association Rêv'Elles. Depuis 2013, Rêv'Elles inspire, accompagne et encourage les jeunes femmes des quartiers populaires à s'épanouir, tant sur le plan personnel que professionnel. À travers ses différents programmes, l'association aide les jeunes femmes de 14 à 20 ans à gagner en confiance, à construire leur projet d'avenir et à développer leur pouvoir d'agir au sein d'une communauté solidaire, portée par les valeurs de sororité et de bienveillance. Pour en savoir plus et soutenir Rêv'Elles, retrouvez le lien en description. Bonne écoute ! Celle qui défia Napoléon Dans l'effervescence des salons parisiens du XVIIIe siècle, une jeune fille captive les esprits par son intelligence fulgurante. Germaine de Staël n'a que 14 ans, mais déjà, elle fascine. Promise à un destin hors du commun, elle deviendra l'une des plus grandes voix de son époque, défiant Napoléon et ouvrant la voie au romantisme. Découvrez son parcours extraordinaire, entre révolutions, exil et combats littéraires, dans cet épisode dédié à une femme qui a écrit l'Histoire. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clément Prévaux Production : Bababam Voix : Florian Bayoux En apprendre plus sur l'association : https://revelles.org/presentation/ Lien direct pour faire un don : https://revelles.org/nous-soutenir/#don Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Aujourd'hui, des musiciens, il y en a des bons… et puis des moins bons ! Et parmi les bons, il y en a qui le sont tellement qu'ils peuvent avoir une renommée nationale voire internationale. Eh bien au XVIIIe siècle, c'était déjà le cas ! Les archives nous révèlent l'existence de certains d'entre eux qui étaient tellement mauvais qu'on essayait de les forcer à ne pas se produire, et d'autres que tout le monde voulait écouter. Et ces musiciens, ils pouvaient notamment se produire dans des Concerts. Comme de nos jours me direz-vous ? Eh bien pas tout à fait en réalité… La naissance des concerts publics, c'est le sujet de l'entretien que vous pourrez écouter ici dans quelques jours, où j'ai eu le plaisir de recevoir Bénédicte Hertz. Mais n'allons pas plus vite que la musique, et parlons des musiciens ! Bonne écoute !
durée : 00:11:32 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Les révoltes rurales n'ont pas débuté avec la Grande Peur de l'été 1789. Durant tout le XVIIIe siècle, il n'y a eu aucune période absolument calme : des milliers d'émeutes se sont produites en France, visant principalement les impôts ou la cherté du blé et du pain. - invités : Jean-Clément Martin - Jean-Clément Martin : Historien, professeur émérite de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Vingt ans après l'humiliation du traité de Paris, la France, guidée par Vergennes, recouvre son honneur et prend sa vengeance sur l'Angleterre. À quel prix ?Franck Ferrand nous plonge dans les coulisses de la diplomatie française au XVIIIe siècle, alors que la France cherche à se relever de sa défaite face à l'Angleterre lors de la guerre de Sept Ans. Malgré la perte de la Nouvelle-France et de nombreuses colonies, le duc de Choiseul entrevoit une opportunité de revanche avec la montée des tensions entre les colonies britanniques d'Amérique et leur métropole. Son successeur, le comte de Vergennes, saura habilement tirer profit de la Révolution américaine pour rétablir la France en tant que puissance maritime et arbitre de l'Europe. Bien que la victoire finale ait un goût amer avec des coûts exorbitants ayant mené à la crise financière de la monarchie française, cet épisode captivant retrace les manœuvres diplomatiques qui ont permis aux Français de se venger de leur défaite de 1763 et de façonner le nouvel ordre mondial.Vous découvrirez comment Vergennes a su jouer sur l'ambiguïté et l'incertitude pour garder l'initiative, tout en aidant secrètement les insurgés américains. Vous suivrez également les étapes cruciales qui ont mené à la reconnaissance de l'indépendance des États-Unis et à l'affaiblissement de la puissance britannique, ouvrant la voie à la Révolution française. Plongez dans les méandres de la diplomatie et de la géopolitique d'Ancien Régime, à l'aube d'un monde en pleine transformation !Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vingt ans après l'humiliation du traité de Paris, la France, guidée par Vergennes, recouvre son honneur et prend sa vengeance sur l'Angleterre. À quel prix ?Franck Ferrand nous plonge dans les coulisses de la diplomatie française au XVIIIe siècle, alors que la France cherche à se relever de sa défaite face à l'Angleterre lors de la guerre de Sept Ans. Malgré la perte de la Nouvelle-France et de nombreuses colonies, le duc de Choiseul entrevoit une opportunité de revanche avec la montée des tensions entre les colonies britanniques d'Amérique et leur métropole. Son successeur, le comte de Vergennes, saura habilement tirer profit de la Révolution américaine pour rétablir la France en tant que puissance maritime et arbitre de l'Europe. Bien que la victoire finale ait un goût amer avec des coûts exorbitants ayant mené à la crise financière de la monarchie française, cet épisode captivant retrace les manœuvres diplomatiques qui ont permis aux Français de se venger de leur défaite de 1763 et de façonner le nouvel ordre mondial.Vous découvrirez comment Vergennes a su jouer sur l'ambiguïté et l'incertitude pour garder l'initiative, tout en aidant secrètement les insurgés américains. Vous suivrez également les étapes cruciales qui ont mené à la reconnaissance de l'indépendance des États-Unis et à l'affaiblissement de la puissance britannique, ouvrant la voie à la Révolution française. Plongez dans les méandres de la diplomatie et de la géopolitique d'Ancien Régime, à l'aube d'un monde en pleine transformation !Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le grand Jean Tulard aime évoquer ce destin assez incroyable et méconnu du jeune général Joubert qui aurait pu, à peu de chose près, connaitre le destin de Napoléon.Remontez le temps avec Franck Ferrand à la fin du XVIIIe siècle, alors que la Révolution française traverse une période charnière. Le Directoire, régime instable, cherche un sauveur pour éviter l'effondrement de la jeune République. C'est dans ce contexte que le général Joubert, jeune officier prometteur, est pressenti pour incarner ce rôle. Auréolé de ses victoires en Italie, il est vu comme le recours idéal par le puissant Sieyès. Mais le destin en a décidé autrement : lors de la bataille de Novi en 1799, Joubert trouve la mort au cœur du combat, laissant un vide que Bonaparte, fraîchement revenu d'Égypte, saura combler.Suivez les méandres de cette histoire passionnante, où se mêlent ambitions politiques, coups de théâtre et tragédies sur les champs de bataille. Découvrez comment la disparition soudaine de Joubert a ouvert la voie à l'ascension fulgurante de Napoléon, qui allait bientôt devenir le maître de la France.
Apparenté à la Commedia dell'arte, le dramaturge Carlo Goldoni a toujours voulu s'en affranchir. Parcours d'un doux rebelle, de Venise à Paris, qui veut susciter « le sourire dans l'âme » pour combattre sa mélancolie.Plongez dans la vie passionnante de Carlo Goldoni, le célèbre dramaturge italien du XVIIIe siècle. Né à Venise en 1707, Goldoni va révolutionner le théâtre de son époque en rejetant les carcans de la commedia dell'arte pour créer un théâtre plus réaliste et ancré dans la vie quotidienne.
Les liens entre Mozart et la ville de Prague sont tellement indissolubles que le souvenir de l'un éveille immédiatement la pensée de l'autre : la musique du prodige salzbourgeois y trouvera un accueil des plus enthousiastes.Découvrez dans cet épisode le lien particulier qui unit Mozart à la ville de Prague. Franck Ferrand nous plonge dans l'histoire passionnante des créations des Noces de Figaro et de Don Giovanni dans la capitale tchèque, où Mozart a connu un succès triomphal.Vous apprendrez comment les Noces de Figaro, rejetées à Vienne, ont été acclamées à Prague, propulsant Mozart au sommet de la gloire. Vous suivrez ensuite le compositeur lors de son voyage à Prague en 1787 pour diriger en personne la création de son chef-d'œuvre, Don Giovanni, qui a divisé le public viennois mais a fasciné l'empereur Joseph II.À travers les témoignages de l'époque, vous aurez l'impression d'être aux premières loges pour assister aux répétitions mouvementées et à la soirée électrique de la première représentation. Vous découvrirez également comment Prague est devenue la ville d'élection de Mozart, qui y a trouvé un réconfort et une inspiration uniques jusqu'à la fin de sa trop courte vie.Que vous soyez un passionné de musique classique ou simplement curieux d'en apprendre davantage sur le génie de Mozart, cet épisode saura vous captiver. Laissez-vous transporter dans la Prague du XVIIIe siècle et imprégnez-vous de l'esprit du compositeur
Les liens entre Mozart et la ville de Prague sont tellement indissolubles que le souvenir de l'un éveille immédiatement la pensée de l'autre : la musique du prodige salzbourgeois y trouvera un accueil des plus enthousiastes.Découvrez dans cet épisode le lien particulier qui unit Mozart à la ville de Prague. Franck Ferrand nous plonge dans l'histoire passionnante des créations des Noces de Figaro et de Don Giovanni dans la capitale tchèque, où Mozart a connu un succès triomphal.Vous apprendrez comment les Noces de Figaro, rejetées à Vienne, ont été acclamées à Prague, propulsant Mozart au sommet de la gloire. Vous suivrez ensuite le compositeur lors de son voyage à Prague en 1787 pour diriger en personne la création de son chef-d'œuvre, Don Giovanni, qui a divisé le public viennois mais a fasciné l'empereur Joseph II.À travers les témoignages de l'époque, vous aurez l'impression d'être aux premières loges pour assister aux répétitions mouvementées et à la soirée électrique de la première représentation. Vous découvrirez également comment Prague est devenue la ville d'élection de Mozart, qui y a trouvé un réconfort et une inspiration uniques jusqu'à la fin de sa trop courte vie.Que vous soyez un passionné de musique classique ou simplement curieux d'en apprendre davantage sur le génie de Mozart, cet épisode saura vous captiver. Laissez-vous transporter dans la Prague du XVIIIe siècle et imprégnez-vous de l'esprit du compositeur
Plongez dans la nuit du 5 décembre 1741 à Saint-Pétersbourg, où une femme à la silhouette familière se tient devant les redoutables grenadiers du régiment Préobrajenski. Cette femme n'est autre qu'Élisabeth Petrovna, la fille du légendaire tsar Pierre le Grand, qui vient réclamer son héritage. Derrière ce coup d'État sans effusion de sang se cache un homme : Jean Armand de Lestocq, un médecin français d'origine huguenote. Né en 1692 dans l'électorat de Hanovre, Lestocq arrive en Russie au début du XVIIIe siècle, à l'époque où le tsar Pierre le Grand attire les plus grands talents d'Europe pour moderniser son empire. Grâce à ses compétences de médecin, Lestocq gagne la confiance du tsar et de son épouse, la future impératrice Catherine Ière. Mais sa carrière connaît aussi des revers, comme lorsqu'il est chassé de la cour pour avoir séduit la fille d'un bouffon du tsar.Malgré ces disgrâces, Lestocq parvient à se relever et à se rapprocher de la princesse Élisabeth, fille de Pierre et de Catherine. Il comprend que cette jeune femme, écartée du pouvoir, incarne une alternative crédible au régime en place, dominé par la régente Anna Leopoldovna.