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1) L'"indigo des Alpes" ou quand le fameux pigment bleu est extrait localement Coup de projecteur sur lʹindigo, pigment naturel extrait de la plante Isatis tinctoria. En Valais, le centre Mediplant relance sa production à partir de lʹherbacée, aussi appelée Pastel des teinturiers abondant dans la région. Plus écologique et plus stable que lʹindigo synthétique, il sʹinscrit dans un programme européen dédié aux circuits courts pour valoriser les plantes alpines et les textiles locaux, notamment la laine. Lʹ"indigo des Alpes" confirme ainsi son potentiel pour une filière durable et régionale. 2) À la découverte des chauves-souris de Suisse Les chauves-souris, souvent mal-aimées, sont pourtant fascinantes et essentielles. En Suisse, plusieurs espèces sont menacées. Lors dʹun recensement en grotte, découvrez leurs particularités : écholocation, cris sociaux et diversité étonnante. Un univers fragile à protéger absolument.
D'où vient le surnom des coccinelles : "bêtes à bon dieu" ? Vous le saurez à la fin de cetépisode. Nous allons voir ce qu'il y a sous le capot des "pernettes" comme les appellent les Suisses. Toutes les coccinelles ne sont pas toutes rouges à points noirs, et les points ne donnent pas leur âge. Vous verez aussi que toutes les coccinelles ne mangent pas que des pucerons : certaines mangent des champignons, des plantes. Nous verrons aussi que l'introduction massive d'une espèce de coccinelle asiatique très vorace a été catastrophique pour nos espèces françaises. ___
Canicules, inondations : le dérèglement climatique et la multiplication des phénomènes extrêmes menacent notre agriculture. Des schémas d'adaptation existent pourtant. Et si les Suisses se mettaient à manger du sorgho et à élever des chèvres ? L'agroclimatologue Serge Zaka partage son savoir et ses expériences dans ce nouvel épisode d'Inspire. Pour aller plus loin : « Orages sur le climat », Serge Zaka, Harper Collins, 2025. « Docteur Zarge et l'agroclimatologie », Ana Dess, Serge Zaka, Rudy Cavalheiro, Les Tartigrades, 2024. Nouvelle diffusion : cet été, nous reproposons les Inspire sous forme de série, pour prendre le temps de les écouter ou de les réécouter, dans une période où l'on a peut-être un peu plus de temps devant soi. Journaliste : Caroline Stevan Réalisateur : Antoine Weissenbach Productrice : Magali Philip
Pour rythmer vos vacances, Into The Wind vous propose, du 31 juillet au 21 août, Un Été d'archis, soit la rediffusion de quatre épisodes dont les invités étaient des architectes navals ayant marqué l'histoire de la course au large. Des minis aux Ultim en passant par les Class40, Imoca, Ocean Fifty ou "one-off", ils nous racontent leur parcours et comment ils ont contribué à donner naissance à des bateaux de légende.--C'est une histoire de ministe - une de plus. Mais un ministe devenu architecte naval, qui collabore avec les équipes les plus prestigieuses de la discipline, du team Imoca Charal jusqu'à Alinghi Red Bull Racing. Tout en ayant appris son métier sur le tas. Cette histoire, c'est celle de Sam Manuard, qui a fait de l'éclectisme une quasi-discipline.Elle commence par un atavisme familial, qui a vu son grand-père et son père construire des bateaux - dans son jardin, pour le second, qui emmène, à la fin des années 1970, sa famille naviguer vers l'Afrique puis le Brésil. Le jeune Sam vit la voile d'abord comme un mode de vie, mais une fois étudiant, c'est la Mini Transat qui l'attire, et en particulier les objets fascinants que sont les Minis 6.50.A la fin des années 1990, il se lance dans son premier dessin, en pur autodidacte, et le construit dans la foulée, pour s'aligner sur sa première Mini Transat en 2001 qu'il finit 4e. C'est le début d'une passion pour la classe et ces bateaux qui dure encore, 20 ans plus tard. Au cours de ces années Mini, il démâte à 60 milles de l'arrivée, en tête de l'édition 2003 de la transat, voit l'un de ses plans l'emporter en 2005 aux mains de Corentin Douguet, fait connaissance avec Kristian Hajnsek et Andraz Mihelin, duo slovène qui l'emmènera loin...Son premier dessin hors Mini 6.50 est le Mach45, puis il enchaîne avec la Class40, révolutionnant le genre en 2010, avec le lancement du premier Mach40 - on en est à la version 5. Il finit 4e de la Route du Rhum en 2010 en Class40, gagne la Transat Jacques Vabre en Multi50 avec Yves Le Blevec en 2011, nourrissant en permanence son travail d'architecte de ses navigations en course.En 2018, Armel Tripon lui commande son premier Imoca, L'Occitane. Là aussi, un bateau radical qui tape dans l'œil des spécialistes : quelques jours avant le départ du Vendée Globe 2020, c'est le team Charal qui vient le chercher pour le prochain Imoca de Jérémie Beyou. Curieux, touche-à-tout et passionné de tous les bateaux, Sam Manuard a dessiné des skiffs, des classes A, un Mini de série en lin... et collabore avec Beneteau via ses amis slovènes de la Mini 2005 : son First 36 est Bateau européen de l'année ! Jusqu'aux Suisses d'Alinghi Red Bull, qui l'ont recruté pour la prochaine Coupe de l'America.Quand on écoute Sam Manuard parler travail, ce sont les mots "plaisir", "rencontre", "apprendre", "génial" qui reviennent souvent. Deux heures de conversation qui passent très vite ! Diffusé le 17 mars 2023Rediffusé le 31 juillet 2026Générique : In Closing – Days PastPost-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour cette dernière semaine du Festival dʹAvignon, Layla Shlonsky appelle tous les jours, un artiste suisse qui a présenté sa pièce à Avignon. Que retient-on de cette dernière semaine ? Le spectacle a évolué entre le premier et le dernier jour ? Quel est le bilan ? Aujourdʹhui, cʹest au tour de Marius Schafter, comédien, dramaturge et membre du collectif dʹart genevois Old Masters de prendre la parole au bout du fil. La spectacle "Le cheval qui peint" créée en 2025 à la Maison Saint-Gervais à Genève a été choisi pour être programmé dans la Séléction Suisse en Avigon. Cette année, cʹest la première fois depuis sa création -en 2014-que le collectif présente une œuvre à Avignon. Pourquoi ? Marius Schafter nous répond.
Pour cette dernière semaine du Festival dʹAvignon, Layla Shlonsky appelle chaque jour un artiste suisse qui a présenté sa pièce à Avignon. Que retenir de cette dernière semaine ? Le spectacle a-t-il évolué entre le premier et le dernier jour ? Quel est le bilan ? Aujourdʹhui, cʹest au tour de Géraldine Chollet, chorégraphe, danseuse et pédagogue, de prendre la parole au bout du fil. Avec sa compagnie Rahu Lamo, lʹartiste était venue il y a deux ans présenter sa pièce " Ouverture ". Cette année, la Sélection suisse lʹa à nouveau invitée avec " La tendresse du ventre de la baleine ", créée au Théâtre Vidy-Lausanne en octobre 2025. Quel bilan tire-t-elle de cette expérience ? Elle nous répond.
Pour cette dernière semaine du Festival dʹAvignon, Layla Shlonsky appelle tous les jours, un artiste suisse qui a présenté sa pièce à Avignon. Que retient-on de cette dernière semaine ? Le spectacle a évolué entre le premier et le dernier jour ? Quel est le bilan ? Aujourdʹhui cʹest au tour de la comédienne et metteure en scène Nathalie Sandoz de prendre la parole au bout du fil. Avec sa compagnie De Facto, lʹartiste vient depuis plusieurs années au festival dʹAvignon. Pour cette édition, elle présente au OFF un spectacle pour enfants : " Emile ", une adaptation dʹun album de lʹauteur Vincent Cuvellier. Sa pièce rencontre un franc succès ainsi que des perspectives de tournées. Comment fait-elle pour sortir son épingle du jeu parmi les 1700 spectacles proposés cette année ?
Pour cette dernière semaine du Festival dʹAvignon, Layla Shlonsky appelle tous les jours, un artiste suisse qui a présenté sa pièce à Avignon. Que retient-on de cette dernière semaine ? Le spectacle a évolué entre le premier et le dernier jour ? Quel est le bilan ? Layla Shlonsky, a contacté un comédien et metteur en scène suisse, François Gremaud, qui a fait chavirer nos cœurs en mai 2025 avec sa création "Mon frère" au théâtre de Vidy.
Pour cette dernière semaine du Festival dʹAvignon, Layla Shlonsky appelle tous les jours, un artiste suisse qui a présenté sa pièce à Avignon. Que retient-on de cette dernière semaine ? Le spectacle a évolué entre le premier et le dernier jour ? Quel est le bilan ? Aujourdʹhui, ces questions sont posées au chorégraphe et danseur Chaux- de- Fonnier Bast Hippocrate. Il joue sa pièce "Joyaux lourdement sous-estimés" depuis le 10 juillet. Il nous parle dʹune baignoire, quelque part à Avignon, juste avant de jouer sa dernière ce soir 20h15, à la Scierie. Avant de présenter son projet à Genève au Festival de la Bâtie les 28,29 et 30 août au Théâtre du Galpon.
Le Mondial 2026 se rapproche de son épilogue, les quarts de finale viennent de se terminer, il ne reste donc plus que quatre équipes en lice pour remporter le trophée tant convoité. Mondial Sports reviendra sur les deux derniers quarts de finale, Norvège-Angleterre et Argentine-Suisse ! Tombeuse du Brésil lors du précédent, la Norvège avance confiante avant de retrouver l'Angleterre en quarts de finale. Le cyborg Erling Haaland, attaquant de Manchester City, retrouvera de vieilles connaissances. De leur côté, les Three Lions ont eu très chaud face au Mexique, mais grâce à Jude Bellingham et Harry Kane, ont pu continuer l'aventure. Choc en vue du côté de Miami, où les stars étaient attendues au tournant ! L'Argentine de son côté, est quasi-miraculée. Menée de deux buts par l'Égypte à 10 minutes du terme en huitièmes de finale, l'Albiceleste a renversé la situation pour se qualifier in extremis. Les co-équipiers de Lionel Messi ont-ils cette fois maîtrisé leur match contre des Suisses décomplexés ? Demi-finales en vue ! Mondial Sports passera en revue les affiches des demi-finales du Mondial. Les favoris sont-ils au rendez-vous, qui pourra tirer son épingle du jeu ? Nos experts donneront leurs premières analyses du dernier carré de la compétition ! Comme tous les dimanches, Mondial Sports passe en mode debrief de la Coupe du Monde 2026, avec : - Sebe Coulibaly, ancienne internationale malienne - Malick Daho, ancien basketteur international ivoirien. Le son sera disponible dans la page à partir de dimanche 19h05.
Le nouveau podcast football du FC Copains
Le nouveau podcast football du FC Copains
Crimes suisses sʹaccorde une pause estivale ! Pour vous accompagner cet été, l'équipe du podcast vous laisse entre de bonnes mains avec une sélection des enquêtes les plus captivantes et mystérieuses du podcast "Nuit Blanche" de la RTS. Crimes suisse revient le 4 septembre. Bonne écoute!Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Invitée: Christelle Maire. La Suisse a voté une vingtaine de fois ces soixante dernières années sur des initiatives liées à lʹimmigration. Comment les étrangers sont-ils présentés sur les affiches politiques suisses? Quelles sont les stratégies visuelles des différents camps politiques? Comment lʹimage de lʹétranger a-t-elle évolué avec le temps? Tribu reçoit Christelle Maire, sociologue et autrice de ce livre "Afficher les étrangers. Cinquante ans de débat sur lʹimmigration en Suisse", chez Antipodes.
Est-ce que le nationalisme et la foi chrétienne peuvent aller ensemble? Plusieurs pays et pouvoirs politiques cherchent à instrumentaliser la foi pour développer un nationalisme identitaire fort. Cette stratégie conduit trop souvent à des dérives qui alimentent l'exclusion, le racisme et les conflits. Dans cet épisode, Joan et Stéphane explorent les tentatives d'association entre le nationalisme et la foi chrétienne et proposent, à l'aide de références bibliques, une vision universelle fondée sur l'unité, la diversité et le bien commun. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et la spiritualité, une question à la foi. Cette semaine, est-ce que le nationalisme et la foi chrétienne peuvent aller ensemble? Quelle est la nationalité de Dieu? [Joan] Oui, c'est vrai, bonne question. Et d'ailleurs, quelle est la nationalité de Dieu? Tu sais ça, toi, Stéphane? [Stéphane] C'est bien connu. Dieu est un Québécois. [Joan] Exactement. Et d'ailleurs, c'est ce qui peut arriver si tu es à table avec des chrétiens de plusieurs nationalités. Les Français vont dire : “Mais non, Dieu est français. Il aime l'amour, il aime le bon vin. Il aime traîner avec ses potes. Il aime faire des barbecues. Puis là, les Brésiliens vont dire : “Ah non, les barbecues, c'est nous! Donc, Dieu est Brésilien, et d'ailleurs Dieu est de couleur comme nous, couleur non-blanche. Il aime les cheveux longs. Il aime traîner sur la plage aussi avec ses potes. Et puis là, tu vas voir des peuples des îles qui vont dire : “Ah non, la plage, c'est nous! Dieu, il est un petit peu comme nous! Et puis d'ailleurs, Jésus, il aime pêcher, puis il aime parler aux pêcheurs. Ça c'est quelque chose de très caractéristique. Et puis tu as les Suisses qui vont dire : “Non pas du tout! Jésus c'était quelqu'un de très carré. Il disait ce qu'il faisait. Il faisait ce qu'il disait. Quand un truc n'était pas bien organisé ou pas très correct, il râlait comme il faut. Et puis en même temps, souvent il ne dérangeait pas les gens. Il semblait aller dans le désert. Et puis là, les peuples du désert vont dire… vous voyez bien que... Donc en fait, c'est une conversation qui n'en finit plus sur la nationalité de Dieu ou de Jésus. Dieu peut-il favoriser une nation au dépend de l'autre? [Stéphane] C'est vrai qu'on se pose la question et c'est une question un peu inutile, mais c'est là. Par exemple, comment peut-on dire avec toute certitude que Dieu est dans notre camp lorsqu'on a un affrontement, lorsqu'on a un conflit? On voit ça dans des joutes sportives, les gens vont prier avant un match. Et ça me fait penser… Il y avait une émission de télévision, c'était une comédie. Il y avait un extraterrestre qui voyait ça. Puis qu'il disait : “mais pourquoi est-ce qu'on prie? Eux autres aussi prient. OK, je comprends! On prie notre Dieu, puis notre Dieu va être plus fort que leur Dieu. C'est comme ça qu'on va gagner.” C'est vrai que c'est absurde toute cette idée-là de penser que Dieu est avec ma nation, est avec mon groupe, avec ma tribu, avec ma famille, plus que les autres. Les liens de proximité entre l'Église et une nation [Joan] En tout cas, en France, moi je viens plutôt d'Alsace que de France, pour être tout à fait honnête, je suis plutôt alsaco-catalane que franco-espagnole. En France, j'ai toujours entendu dire que la France était la fille de l'Église. [Stéphane] La fille aînée! [Joan] La fille aînée de l'Église. Alors, c'est une expression étonnante. Je suis lutéro-réformée. Je suis d'origine catalane espagnole. Je n'ai pas toujours compris ce que ça voulait dire, d'autant qu'il me semble que les conséquences de cette filiation privilégiée, finalement, ne sont pas si bonnes spirituellement. Parce qu'il y a énormément de personnes avec qui j'ai pu parler, souvent d'un certain âge c'est vrai, pour qui la foi s'apparente à une contrainte, une contrainte forte. Sans parler des écoles catholiques qui continuent à faire parler d'elles. Là moi, j'écoute le bouquin audio sur Bétharrame. C'est l'enfer, la façon dont on a traité les enfants, les jeunes jusqu'il y a encore très peu d'années! Si je vais dans mon autre pays de cœur, c'est l'Espagne. Alors là, l'Espagne et le catholicisme, en tout cas certaines branches du catholicisme, la façon dont le franquisme s'est acoquiné à une secte de l'Église catholique qu'on appelle l'Opus Dei, qui a été longtemps d'ailleurs responsable de la communication au Vatican. Et je me rends compte que ces deux pays avec lesquels j'ai des attaches culturelles généalogiques, la France et l'Espagne, connaissent un déclin énorme dans leur vie communautaire. Je me dis que ce n'est peut-être pas une si bonne idée d'avoir un trop grand lien de proximité avec une Église. Pour une nation, ce n'est pas toujours garant de super bonne santé spirituelle. La foi chrétienne et le nationalisme américain [Stéphane] D'un point de vue canadien, on regarde vers le sud et le nationalisme chrétien a toujours été très fort aux États-Unis. Tous les discours politiques se terminent presque toujours par “God bless America!', “Que Dieu bénisse les États-Unis!”. Mais récemment, on a quand même atteint un niveau supérieur. C'est quand même assez fort. Trump se présente comme une figure messianique envoyée par Dieu pour sauver le pays, ou en tout cas une certaine vision du pays. Les membres de l'administration utilisent la religion. Le vice-président qui est catholique romain depuis sept ans, se permet de dire au pape de faire attention lorsqu'il parle de théologie parce qu'il ne faut pas qu'il déconne. Il y a cette idée-là que nous avons cette foi, pas nécessairement pour nous guider, mais pour gouverner. Nous avons été mis là et nous avons une mission divine. Nous sommes les envoyés de Dieu. Il y a quelque chose de très malsain là-dedans. Il y a un mélange de très malsain et de très toxique. Le nationalisme fragmenté de la Suisse [Joan] Cette toxicité, tu vois, pour l'instant, depuis là où je suis et ce que j'observe, je me rends compte qu'il n'y a pas trop de ça en Suisse. Alors je me dis, mais pourquoi? Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas un nationalisme aussi fort qu'en France, et puis bien moins présent qu'aux USA, alors qu'il y a un fonctionnement assez similaire du fait du fédéralisme en fait. Ici, c'est un fédéralisme qui fait que chaque canton a sa ou ses confessions religieuses. Il y a des cantons qui sont catholiques, d'autres qui sont réformés, d'autres qui sont un peu mixtes. Du coup, comme ce nationalisme suisse est bien moins centralisé, moins homogène qu'en France et finalement aussi qu'aux États-Unis, on peut se payer le luxe d'avoir tout plein d'identités fragmentaires. Et finalement, en étant moins homogène, la question du nationalisme est plutôt imbriquée dans des identités cantonales fortes. Les gens diront qu'ils sont Vaudois avant d'être suisses. Ils diront qu'ils sont Zuricois avant d'être suisses. Ça, c'est important pour eux et elles. Et du coup, l'identité religieuse passe encore en deuxième plan. Alors longtemps, l'idée en général, c'est que la confédération est chrétienne. Ça, par contre, c'est assez important et c'est aussi articulé avec des équilibres cantonaux, comme je disais, au niveau des confessions, au niveau de l'impôt d'Église, au niveau de ce que ça donne culturellement dans les fêtes. Mais il y a surtout une notion qui est liée à cette neutralité suisse qui est la paix sociale. Moi, lorsque je vais être inscrite à l'ordre des ministres suisses, en tout cas on espère, des ministres vaudois en septembre, je vais prendre des engagements. Le tout dernier engagement de la liste, (il y a les engagements classiques, prêcher, s'occuper des gens, tout ce qu'il faut), c'est de participer activement à la paix sociale. Et à partir de là, on comprend aussi pourquoi les autres identités sont là, sont importantes, mais elles ne doivent pas jamais prendre le dessus sur cette paix sociale. Les identités multiples [Stéphane] Tu parles d'identité. Ça me fait penser à ce livre qui parle d'identité post-moderne de Jean-François Lyotard. Mon épouse, ça fait 20 ans qu'elle me bassine avec ça, mais c'est quand même une réalité. On n'est pas une seule chose. On a tendance à dire : “Ah! les Français sont comme ça. Les Suisses sont comme ça. Les Canadiens sont comme ça.” On ne peut pas se limiter à une seule identité. Moi, je peux me définir comme protestant, père de famille, pasteur, québécois et c'est correct. Ce n'est pas un seul modèle qui s'applique à tout le monde. Lorsque je vois des articles, “Est-ce que les protestants peuvent faire ceci?” “Est-ce que les catholiques ont la capacité de faire cela?”, je comprends l'objectif derrière ça. Mais on est différent. On ne peut pas décliner des identités, le nationalisme ou l'appartenance religieuse de la même manière. Chacun est un être unique. L'utilisation des traditions religieuses pour mousser le nationalisme [Joan] Ici, dans le canton de Vaud, on a ce slogan “Liberté et Patrie”. En fait, pour chaque canton il y a un drapeau; on est le seul canton où il est marqué ce mot de patrie. Je me suis déjà demandé, est-ce que vraiment ce mot de patrie est fédérateur pour tout le monde? Je me suis rendu compte que dans le canton de Vaud, on parle souvent de l'état de Vaud et on ne parle pas nécessairement d'état dans les autres cantons. Rien que cette diversité d'appellations, à partir du moment où il y a une sorte de pluralisme sur la façon de s'autodéterminer, de se nommer, je pense que ça reste quelque chose d'assez réjouissant. Mentalement, ça veut dire qu'on comprend qu'il y a plusieurs façons de voir les choses. Ça m'amène aussi à cette question des traditions. En Espagne, en France, les traditions, elles demeurent, elles structurent en partie ces deux pays, d'un point de vue religieux… peut-être un petit peu plus l'Espagne que la France, encore que je ne saurais pas vraiment le dire. Mais ça n'a parfois plus rien à voir avec la foi personnelle. Ce sont des traditions qui sont en lien, souvent, avec le catholicisme pour ce qui est des deux pays. Les gens les suivent et les vivent, mais ce n'est pas pour autant que ça résonne en termes de foi. C'est plutôt une culture commune, un langage commun. Je pense aux processions de la passion en Espagne. C'est de plus en plus frappant combien les jeunes s'investissent dans ces processions. Avant, on comprenait bien que c'était de mère en fille et de père en fils. Mais quand tu vois des jeunes femmes avec la mantella, qui sont vraiment voilées, qui ont des habits qui sont lourds, pesants, complexes, avec de la dentelle qui gratte en plein mois d'avril, il peut faire très, très chaud en Andalousie. Tu vois aussi les pèlerinages à Lourdes qui reprennent ces derniers temps auprès des jeunes. Tu dis : “Bon! Il y a autre chose. Il n'y a pas que la foi; il y a aussi ce langage culturel, ce besoin de faire ensemble.” Et on comprend alors finalement que ces besoins anthropologiques, il faut les prendre tels que. Il ne faut pas essayer d'y mettre vraiment beaucoup de choses, je crois. On comprend que quand ils sont investis par des personnes qui en font des leviers électoralistes, c'est vraiment triste, c'est déplorable et c'est à décourager. C'est tellement éloigné de ce qui fait la foi chrétienne qui est vie communautaire et incarnation de l'Évangile. L'instrumentalisation de la religion pour faire avancer un agenda [Stéphane] Il y a un vent de droite, d'extrême droite qui souffle en Occident. On ne peut pas le nier. C'est là. Et oui, on voit des politiciens, des groupes politiques qui essaient de récupérer cette foi-là comme une espèce de véhicule. Moi, je suis toujours sceptique. Je ne crois pas que ces personnes-là soient vraiment religieuses… peut-être… mais ils utilisent ce véhicule-là, ils utilisent les symboles. C'est pour faire avancer leur idéologie, leur agenda politique. Et c'est triste parce que c'est ça aussi qui donne mauvaise presse, c'est ça aussi qui donne une mauvaise image à la foi, qu'elle soit chrétienne, musulmane, juive, peu importe. C'es personnes-là disent : “Ah! je vais utiliser tel passage biblique pour justifier de discriminer contre tel groupe. Je vais utiliser telle tradition religieuse pour que j'aie plus de pouvoir.” Puis après, on dit : “Ah! la religion, ça crée les conflits.” Non, ce sont les gens qui instrumentalisent la religion, qui créent le conflit. Utiliser la Bible pour exclure [Joan] Moi, je me demande aussi un petit peu, lorsqu'on instrumentalise comme ça, la foi à des fins politiques, quand on veut absolument faire passer le message que tel coin appartiendrait à telle personne et que s'il y avait trop de personnes dans d'autres coins, ça ne fonctionnerait pas, je me demande ce qu'on fait avec un certain nombre de versets bibliques. Je pense par exemple à Jean 18, verset 36 : “Mon royaume n'est pas de ce monde.” Ça c'est clair que le monde, c'est ce qu'on traverse, ce qu'on co-construit ensemble, ce qu'on habite, là où on incarne quelque chose de l'ordre de l'Église, de l'ecclesia, donc de ce qui est dispersé et puis rassemblé à certains moments. Et puis après il y a le royaume. Il y a tout simplement ce qui est à venir et c'est ce vers quoi on tend. Être fier de sa nation et être uni [Stéphane] Ce ne sont pas les passages bibliques qui manquent pour nous rassembler. Il y a le classique Galates 3, versets 27 et 28 : “Vous tous, en effet, vous êtes unis au Christ dans le baptême. Vous avez ainsi revêtu la manière d'être du Christ. Il n'y a ni Juif, ni païen, il n'y a plus ni esclave, ni citoyen libre, il n'y a plus ni homme, ni femme; en effet, vous êtes tous un, unis à Jésus Christ.” C'est difficile d'être plus clair que ça. On n'est pas supposé avoir ces délimitations-là. Je ne pense pas que tout est effacé, mais nous sommes unis. On peut être un homme. On peut être une femme, mais on est unis. C'est ça que je retiens de cette idée-là, c'est qu'on peut être fier de son pays. Quand l'épisode sera diffusé, on espère qu'il y aura une Coupe du monde… on ne sait jamais avec les États-Unis ce qui va se passer, mais on espère… et on peut être fier que son pays soit à la Coupe du monde, mais est-ce qu'on est obligé de dénigrer l'autre pays ou les traités de ci et de ça? C'est l'union qui est supposée nous réunir malgré nos différences. La richesse de la multiplication des nationalités [Joan] Je trouve que c'est important de se rappeler que nos identités sont là pour participer à la richesse du monde, pour participer à la diversité, pour participer à la pluralité. Maintenant avec cette mondialisation et le fait qu'on cherche du travail un peu partout, comme moi je l'ai fait, comme mes ancêtres ont fait, on a des gens qui ont 3, 4, 5, 10 cultures qui finalement s'enrichissent de génération en génération. Je trouve que c'est beau de se dire qu'on est tous et toutes un peu en migration. Peut-être qu'il y a des gens autour de nous qui ont fui des régimes, des régimes qui ont fait alliance avec des courants religieux pour opprimer leur population. Et peut-être qu'en fait, ils sont ravis d'arriver dans un pays neutre, un pays où la confession semble officielle ou culturelle ou financée ou parfois un peu prépondérante. Mais finalement, elle n'est pas là pour opprimer les autres, mais juste pour être un marqueur culturel, une façon de s'identifier ou d'unir, ou bien d'offrir des espaces tout simplement au service de la population. Comme nous, l'Église réformée vaudoise, on est vraiment là pour être au service de la population et pas pour faire de tout le monde des réformés. Ce n'est pas du tout ça l'objet. Donc, je me disais dans mon ministère, je suis heureuse d'incarner qui je suis, non pas pour que les autres deviennent comme moi ou bien se conforment à ce qu'il faudrait être, mais parce que comme je suis qui je suis, et qu'on m'a demandé de rendre ce service à la population, tout un chacun peut s'épanouir en étant qui il est, elle est. Le défi de l'Église universelle [Stéphane] Je crois qu'on a de la difficulté à penser en termes d'Église universelle. On sait qu'il y a des Églises partout autour du monde. On sait qu'il y a des chrétiens partout. Mais, quelque part, on se dit que chacun a sa petite Église. Chacun fait son petit truc de son côté. On a de la difficulté à mettre ça ensemble, de voir les liens qui nous unissent, de voir davantage les similitudes que les différences. Peut-être que l'Église catholique romaine a un avantage sur beaucoup d'Églises protestantes dans le sens où, peu importe où on va, on est catholique romain. On peut aller à la messe et on peut s'attendre à ce que ce soit essentiellement la même chose. Oui, il y a des différences culturelles, mais quand même, la foi est la même. Il y a des gens dans les paroisses qui viennent de plein de coins d'Asie, d'Afrique, d'Europe, de l'Amérique du Nord. Il y a comme un peu ce mélange-là. Dans nos Églises plus protestantes ou plus nationales, on a tendance à se regrouper entre tribus. “Ça c'est l'Église où les Québécois vont. Ça c'est l'Église où les Camerounais vont.” [Joan] “Les Français aussi.” [Stéphane] Donc, il faut peut-être se ré-approprier cette idée-là d'Église universelle qui accepte les nationalités et qui les incorpore les unes aux autres. Une nationalité qui inclut au lieu d'exclure [Joan] Il y a une autre notion qui me travaille beaucoup depuis que je travaille dans la migration, qui m'habille, à laquelle je songe souvent, c'est le fait qu'il y ait tellement de gens qui sont apatrides. Être apatride, ça veut dire quoi? Être apatride, est-ce que ça te libère du nationalisme? Est-ce que c'est le seul bon point d'être apatride? Qu'est-ce que ça signifie pour une fédération, un état, une structure étatique, de déclarer par exemple un enfant apatride? C'est le cas des enfants qui viennent des coins du monde où on n'a pas encore déclaré leur pays, par exemple des coins du Soudan qui ont fait sécession, ou bien la Palestine qui n'est pas reconnue partout et donc il y a beaucoup d'enfants apatrides qui sont de parents palestiniens. Qu'est-ce que ça signifie aussi pour des gouvernements avec des cultures chrétiennes que de déclarer les autres apatrides? Comment est-ce qu'ils le mettent en relation avec leur lecture de la Bible? Moi, je lis en Philippiens 3,20 : “Notre patrie à nous est dans les cieux. Et celui que nous attendons comme sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, viendra des cieux.” En fait, c'est cette notion de patrie qui se trouve ailleurs, de royaume qui est à construire. Et tout ça, ça dépasse, ça englobe. Et j'espère que ça enrichit aussi notre conception de la nation. C'est vrai que je ne suis pas très nationaliste, mais je suis éventuellement patriotique dans le sens où j'estime que je me sens assez redevable des pays qui prennent soin de moi, qui prennent soin de mes enfants, qui éduquent mes enfants à l'école. Je me sens assez redevable. Mais nationaliste? Non, vraiment pas. Le racisme qui sous-tend le nationalisme chrétien [Stéphane] Et l'une des choses, encore une fois, que l'on sait mais qu'on n'aime pas nommer ou qu'on ne veut pas trop regarder, c'est la question du racisme. Ce racisme se trouve à l'intérieur de nos Églises. On a fait un épisode il n'y a pas trop longtemps. Si vous l'avez manqué, vous pouvez le rattraper. [Joan] C'est la page de pub. [Stéphane] Oui, on peut dire qu'en tant que chrétiens, on croit tous et toutes au même Dieu. Il y a toujours ce “mais…”. Mais nous sommes supérieurs. Mais nous connaissons mieux. Mais nos pratiques sont meilleures. Mais nous sommes plus inclusifs ou plus évolués. Nous ne sommes pas tous et toutes égaux dans nos Églises. Nous le sommes devant Dieu. Moi j'y crois. Mais ce n'est pas vrai qu'il n'y a pas cet impact-là dans nos nations, dans nos Églises, qu'on pourrait se dire, ben oui, peut-être que nos États, c'est raciste, mais nous, dans l'Église, on ne l'est pas. Il y a tellement d'exemples. Juste la fin de Matthieu, dans le chapitre 28 : “Allez donc auprès des gens de tous les peuples et faites d'eux et d'elles mes disciples. Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.” Ce n'est pas “Faites-en mes disciples s'ils sont blancs, s'ils parlent telle langue, si, si, si…” Non, c'est inconditionnel. Tous les peuples. L'utopie d'un monde au-delà des nationalités [Joan] Moi je viens d'une culture comme ça où on m'a toujours dit: tu es chez toi, là où tu œuvres pour le bien en fait. Et à partir de là, tu vas devenir citoyenne. Et devenir citoyenne, c'est un petit peu la première étiquette, la première définition. Citoyenne, ça implique plein de choses. Ça implique une solidarité un peu collective. Ça implique d'agir. Et c'est ça le critère pour moi. C'est une nation, une patrie. D'ailleurs, j'aime beaucoup ce slogan dans le canton de Vaud “Liberté et patrie”. Elle est constituée de gens libres et qui choisissent d'être citoyens et citoyennes ensemble. Ici, il y a un joli mot pour dire qu'on était à l'école ensemble, c'est qu'on est contemporain. Parfois je croise des gens qui me disent : “Est-ce que vous avez des nouvelles de ma contemporaine?” Au début je ne comprenais pas. Mais je trouve ça beau, tous ces mots pour se nommer les uns les autres. Et à la fin de cet épisode, j'ai une petite pensée émue pour mon père. Mon père venait de l'Espagne franquiste et avait une fille en Alsace, il ne m'avait pas déclaré à l'ambassade ou au consulat espagnol. Quand j'étais petite et que je disais aux gens que j'étais d'origine espagnole, souvent ils me disaient : « Tu as la nationalité? » Et je disais : “Ben non, parce que mon père n'est pas allé me déclarer.” Parce que mon père m'a dit que, très vite, on allait tous avoir le passeport européen. Et ça, c'est un peu l'utopie d'une certaine génération de dire que toutes ces nations allaient simplement se regrouper dans des grands espaces de paix. Finalement, je me dis, ils y croyaient à cette utopie. C'était une utopie un peu chrétienne, un peu en lien avec le royaume, de dire qu'il n'y aurait plus de frontières en Europe. Peut-être vous, un jour, vous n'aurez plus de frontières dans toutes les Amériques. Je sais aussi qu'en Afrique, déjà, ils essayent d'abolir les visas entre les différents pays pour permettre une meilleure circulation des personnes. C'est un petit peu mon rêve, je dois le reconnaître, que l'on soit citoyens et citoyennes, actifs, engagés, avec des élans de loyauté effectivement, mais surtout que ce ne soient pas les frontières qui définissent notre identité. Conclusion [Stéphane] Merci Joan pour cette conversation aujourd'hui. [Joan] Merci à toi Stéphane et puis à très bientôt de vous lire ou bien de vous découvrir sur notre groupe WhatsApp ou par mail. On aime beaucoup les interactions. On aime beaucoup le débat et si on n'est pas d'accord c'est encore mieux. Hein Stéphane? [Stéphane] Absolument, et peu importe votre nationalité, peu importe votre foi, questiondecroire@gmail.com. On veut remercier l'Église Unie du Canada, notre commanditaire, avec son site moncredo.org qui relaie nos podcasts et aussi qui présente des blogs et des vidéos sur des enjeux et des questions de foi et de spiritualité. Merci à Reforme qui relaie notre podcast. Comme a dit Joan, il y a le groupe WhatsApp. Les liens sont dans la description de l'épisode. Et nous, on continue. Alors, à très bientôt, Joan. À bientôt. Liens Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Brad Dodson, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF Mots clés : nationalisme, foi chrétienne, identité, culture, instrumentalisation, paix sociale, traditions, racisme, église universelle Sujets clés : Le nationalisme et la foi chrétienne soulèvent des questions complexes. Les perceptions de Dieu varient selon les cultures. Le nationalisme chrétien est particulièrement fort aux États-Unis. Les traditions culturelles peuvent influencer la foi personnelle. L'instrumentalisation de la foi à des fins politiques est problématique. L'identité religieuse est souvent fragmentée. La foi devrait rassembler plutôt que diviser. Citations : "C'est absurde de penser que Dieu est avec ma nation." "La France est la fille aînée de l'Église." "Il y a des traditions qui sont en lien avec le catholicisme." "Notre patrie à nous est dans les cieux."
L'émission 28 minutes du 13/06/2026 Ce samedi, Renaud Dély décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Stephen de Vries, correspondant affaires européennes pour la radio néerlandaise BNR, Benjamin Luis, correspondant en France pour la Radio Télévision Suisse - RTS, Aysegul Sert, journaliste turco-américaine et professeure à l'école de journalisme de Sciences Po, et le dessinateur de presse Nicolas Vadot. Affaire Lyhanna : les politiques français sont-ils à la hauteur ? “On se renvoie la balle comme dans une cour d'école”, a dénoncé la députée de la Marne Laure Miller (EPR), après le meurtre de la petite Lyhanna. Le débat ne désemplit pas autour de la réponse législative à apporter aux violences sexuelles faites aux mineurs. 9 millions d'habitants, c'est bien ; 10 millions, c'est trop ? Les Suisses votent dimanche Le 14 juin, les Suisses voteront ou non le référendum sur la limitation de leur population à 10 millions d'habitants d'ici 2050 à l'initiative d'un parti conservateur qui dénonce la hausse de la population, principalement en raison de l'immigration. Nous recevons Célia Pelluet, humoriste et docteure en physique quantique au Cnes. Elle s'apprête à commencer une tournée avec son spectacle de stand-up “Les particules hésitent aussi”, où elle mêle sa vie personnelle et ses connaissances scientifiques. Valérie Brochard nous emmène chez nos voisins albanais. Depuis le 1er juin, des manifestants s'opposent à un projet de complexe hôtelier porté par le gendre et la fille de Donald Trump sur une île inhabitée, jouxtant un parc naturel. Olivier Boucreux décerne le titre d'employé de la semaine à Gianni Infantino, président de la FIFA. Le Suisse d'origine italienne se voit souvent reprocher d'être la figure de l'excès du foot business. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision pakistanaise. Un homme a lancé de l'acide sur une docteure dans un hôpital. L'ampleur des violences sexistes dans le pays empêche de nombreuses femmes d'exercer dans le secteur médical. Natacha Triou nous invite à méditer sur notre obsession pour la vie extraterrestre. Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 13 juin 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
Vous portez peut-être une montre dont le cadran a été fabriqué par Yannick Chettouh, et jusqu'à aujourd'hui, vous ne le saviez pas.Dans cet épisode, je vous emmène chez Cadranor, fabricant de cadrans dans le Jura Suisse depuis 1981. Une maison récemment reprise par Yannick Chettouh, 25 ans d'expérience chez les plus grands cadraniers, avec une ambition claire : redonner à cette belle endormie la place qu'elle mérite dans l'horlosphère.C'est sa première interview et on parle du visage de la montre : le cadran sous toutes ses formes.À commencer par le processus de fabrication d'un cadran (et croyez-moi, vous n'imaginez pas le travail), puis des grandes marques qu'il alimente en silence, de la chimie exigeante, des taux de rebut qui donnent le vertige, des opérations les plus délicates mais surtout de cet équilibre fascinant entre l'artisanat et l'industrie qui fait la particularité de Cadranor.Bref, l'un des épisodes les plus riches que j'aie réalisés. Vous êtes prêts ? On y va !AU MENU :00:00 Intro00:48 La renaissance de Cadranor : qui est Yannick Chettouh et pourquoi il a repris cette maison03:37 L'ambition de Yannick Chettouh pour Cadranor04:39 La singularité de Cadranor dans le paysage des cadraniers suisses06:35 Le taux de rebut acceptable dans la profession (c'est vertigineux)08:02 L'agilité que permet un acteur à taille humaine12:02 Qui sont vraiment les clients d'un cadranier ? (grandes maisons ET indépendants, vous serez surpris)17:38 Les 3 grandes étapes de fabrication d'un cadran : ébauche → traitement de fond → montage26:54 Le mystère du bleu galvanique : pourquoi certains cadrans bleus, notamment des toutes premières Audemars Piguet Royal Oak, ont viré cuivre avec le temps (et comment on a résolu le problème)31:31L'épaisseur d'un cadran, les nouvelles exigences et les opérations délicates38:10 Qu'est-ce qu'un cadran réussi pour toi Yannick ?40:26 L'équipe Cadranor45:15 La norme des 30 cm à l'œil nu, et pourquoi elle est désormais largement dépassée49:55 Pourquoi cette volonté de conserver une partie des opérations de façon artisanale ? (étape par étape)56:22 As-tu déjà séché sur un cadran ?59:24 Parenthèse sur les ravages du tritium par le passé01:01:11 Les anecdotes de prototypes ratés (drôles et très instructives)01:05:53 Priorités et objectifs et Cadranor01:08:47 Présence de Cadranor à l'EPHJ du 16 au 19 juin 2026CONTACT CADRANOR :www.cadranor.ch✉️ yannick.chettouh@cadranor.chRetrouvez Cadranor à l'EPHJ — Palexpo Genève, du 16 au 19 juin.Entrée gratuitePlus d'infos : www.ephj.chDM&V sur toutes les plateformes de podcast : https://smartlink.ausha.co/des-montres-et-vousEt surtout, comme toujours — portez ce que vous aimez !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Une initiative anti-immigration fracture l'opinion suisse, à quelques jours d'un référendum. Ses partisans dénoncent la pression sur le logement, les transports et les services publics. Les milieux économiques, eux, redoutent un coup porté à la prospérité du pays. Reportage aussi en Roumanie dans les vieux abris antiaériens redécouverts après la chute d'un drone russe sur un immeuble. « Pas de Suisse à 10 millions » Ce dimanche 14 juin 2026, les Suisses doivent se prononcer sur une initiative portée par l'UDC, le parti national-conservateur suisse. « Pas de Suisse à 10 millions », c'est le slogan d'un texte qui vise à empêcher le pays de franchir la barre des 10 millions d'habitants d'ici 2050, en limitant notamment l'immigration. Le projet divise fortement. S'il était adopté, le texte pourrait aussi provoquer une crise avec l'Union européenne, en remettant en cause la libre circulation des personnes. Reportage de Jérémie Lanche. En Roumanie, la guerre tombée du ciel En Roumanie, un drone russe s'est écrasé le 29 mai 2026 sur un immeuble d'habitation à Galați, tout près de la frontière ukrainienne. Deux personnes ont été légèrement blessées et plusieurs dizaines d'habitants évacués. Depuis, la ville redécouvre ses vieux abris antiaériens, souvent laissés à l'abandon. Dans ce pays membre de l'OTAN et de l'Union européenne, officiellement en paix, l'incident a ravivé les inquiétudes. Reportage de Marine Leduc. À lire aussiUn drone russe s'écrase en Roumanie et met le pays à l'épreuve de la lutte antidrone En Italie, un permis pour les chats En Italie, les chats ont leurs quartiers, leurs ruines, parfois même leurs colonies protégées. Mais pour lutter contre la prolifération et responsabiliser les propriétaires, la Campanie encourage désormais les habitants à passer un permis pour chats. Un permis félin, comme il existe un permis de conduire ou de chasse. Les détails de Cécile Debarge. À lire aussiDix choses que vous ignorez peut-être sur les chats La chronique musicale de Vincent Théval Coraline Gaye, L'île (Belgique).
Une initiative anti-immigration fracture l'opinion suisse, à quelques jours d'un référendum. Ses partisans dénoncent la pression sur le logement, les transports et les services publics. Les milieux économiques, eux, redoutent un coup porté à la prospérité du pays. Reportage aussi en Roumanie dans les vieux abris antiaériens redécouverts après la chute d'un drone russe sur un immeuble. « Pas de Suisse à 10 millions » Ce dimanche 14 juin 2026, les Suisses doivent se prononcer sur une initiative portée par l'UDC, le parti national-conservateur suisse. « Pas de Suisse à 10 millions », c'est le slogan d'un texte qui vise à empêcher le pays de franchir la barre des 10 millions d'habitants d'ici 2050, en limitant notamment l'immigration. Le projet divise fortement. S'il était adopté, le texte pourrait aussi provoquer une crise avec l'Union européenne, en remettant en cause la libre circulation des personnes. Reportage de Jérémie Lanche. En Roumanie, la guerre tombée du ciel En Roumanie, un drone russe s'est écrasé le 29 mai 2026 sur un immeuble d'habitation à Galați, tout près de la frontière ukrainienne. Deux personnes ont été légèrement blessées et plusieurs dizaines d'habitants évacués. Depuis, la ville redécouvre ses vieux abris antiaériens, souvent laissés à l'abandon. Dans ce pays membre de l'OTAN et de l'Union européenne, officiellement en paix, l'incident a ravivé les inquiétudes. Reportage de Marine Leduc. À lire aussiUn drone russe s'écrase en Roumanie et met le pays à l'épreuve de la lutte antidrone En Italie, un permis pour les chats En Italie, les chats ont leurs quartiers, leurs ruines, parfois même leurs colonies protégées. Mais pour lutter contre la prolifération et responsabiliser les propriétaires, la Campanie encourage désormais les habitants à passer un permis pour chats. Un permis félin, comme il existe un permis de conduire ou de chasse. Les détails de Cécile Debarge. À lire aussiDix choses que vous ignorez peut-être sur les chats La chronique musicale de Vincent Théval Coraline Gaye, L'île (Belgique).
Canicules, inondations… le dérèglement climatique et la multiplication de phénomènes extrêmes menacent notre agriculture. Mais il existe de nombreux schémas d'adaptation. Et si les Suisses se mettaient à manger du sorgho et élever des chèvres ? L'agro-climatologue Serge Zaka partage son savoir et ses expériences.Inspire, chaque mois, vous donne rendez-vous avec celles et ceux qui imaginent l'avenir. Journaliste : Caroline Stevan Réalisation : Antoine Weissenbach Pour aller plus loin : - "Orages sur le climat", Serge Zaka, Harper Collins, 2025. - "Docteur Zarge et l'agroclimatologie", Ana Dess, Serge Zaka, Rudy Cavalheiro, Les Tartigrades, 2024.
durée : 00:03:15 - On n'arrête pas l'éco - Pas de Suisse à 10 millions ! : voilà le nom d'une votation à laquelle les Suisses devront participer dans un mois. Porté par l'extrême droite, le projet vise un plafonnement de la population permanente. Débats et tensions en perspective... - réalisation : Jérémie Lanche Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La Sierra Leone cherche à faire valoir ses atouts pour développer le tourisme. L'un de ses joyaux se situe dans l'est du pays, sur le fleuve Moa : l'île Tiwai. Cette île intérieure regorge d'une biodiversité exceptionnelle, et notamment une grande variété de primates, ce qui lui a valu d'être classée au patrimoine mondial de l'Unesco, en 2025. Les gestionnaires misent sur l'augmentation des revenus touristiques pour renforcer la protection du parc, et soutenir la recherche scientifique. De notre correspondant de retour de l'île Tiwai, Au cœur de la forêt luxuriante, c'est avec un large sourire qu'Amadou Youssouf accueille les visiteurs. Il est le responsable de la conservation dans le sanctuaire que constitue l'île Tiwai, en Sierra Leone. Gravement menacé à cause de la guerre civile, il y a une vingtaine d'années, ce sanctuaire de biodiversité se porte aujourd'hui mieux que jamais, grâce à la bonne gestion de l'ONG Environmental Foundation for Africa, qui est parvenue à le faire classer au patrimoine mondial de l'Unesco : « Le parc a été sélectionné en 2023. Après avoir soumis nos dossiers, on a reçu la visite des examinateurs de l'Unesco, et finalement, le parc a été classé en 2025. C'est un grand succès pour nous ! On remarque déjà un effet sur la fréquentation du parc, le nombre de visiteurs a augmenté depuis l'an dernier. Cela nous donne plus de ressources pour protéger le parc et sa biodiversité exceptionnelle. » À lire aussiSierra Leone: l'île de Tiwai classée par l'Unesco pour sa biodiversité exceptionnelle Un centre de recherche scientifique Les visiteurs peuvent y admirer la grande variété de primates. À peine entré dans la forêt, on peut les voir sauter de branche en branche. Kinawa Kuruma est le guide forestier : « Il y a ici 11 espèces de primates ici, et notamment des cercopithèques diane. Ils sont très nombreux ici. On les reconnaît facilement, ils sont noirs et blancs, avec une teinture rouge dans le dos. Il y a aussi une grande variété d'oiseaux, comme des martins-pêcheurs à tête rousse. Les touristes adorent les prendre en photo quand on fait le tour de l'île en bateau. Nos visiteurs viennent de partout pour voir toutes ces espèces : on a des Américains, des Suisses, des Norvégiens... » L'île Tiwai n'est pas qu'une attraction touristique. Elle accueille aussi un centre de recherche scientifique, en partenariat avec l'université Njala de la ville de Bo, explique Amadou Youssouf : « Des chercheurs du département de biologie de l'université Njala viennent ici avec leurs étudiants. Ils mènent des recherches aussi bien sur la faune que sur la flore : les différents types de chimpanzés et d'oiseaux et la végétation, qui est aussi très riche. En ce moment, on accueille un doctorant. Il fait sa thèse sur le comportement des chimpanzés. Il a posé des caméras dans la forêt pour les observer. » Le succès du parc bénéficie aussi aux populations locales. C'était l'une des exigences de l'Unesco. Une partie des revenus issus du tourisme finance des projets de développement dans les villages voisins, notamment en soutenant l'agriculture.
Augmentation du pollen et réchauffement climatique Les brèves du jour En apprendre plus sur les sols suisses Dans la tête d'une personne dyslexique
Du pain et des fleurs ! Alors que la loi le leur interdit, les boulangers et les fleuristes indépendants pourront finalement faire travailler leurs salariés vendredi premier mai. Cette décision sème la confusion. Partant du poème de James Oppenheim "Bread and Roses", Ruth Elkrief trouverait normal que, demain, on puisse acheter des muguets ou du pain ou se rendre dans une boutique. Mais elle pense que ce n'est pas sûr, en évoquant certaines raisons. La Chine ne cesse pas d'innover dans la robotique domestique, particulièrement avec le développement de robots destinés à assister les familles. Ils sont parfois qualifiés de "robots nounous". C'est notamment le cas de KAI qui a la particularité d'intégrer un réseau neuronal. Ce qui lui permet d'apprendre de nouvelles tâches. Au-delà de la santé mentale des parents qui pourrait être aidés par ces robots humanoïdes, Matthias Baccino évoque leur impact positif sur l'économie. Mais il précise aussi que ces machines constituent une menace pour l'emploi. La population suisse se rendra aux urnes, le 14 juin prochain, pour approuver ou non une proposition visant à inscrire dans la Constitution le plafonnement de la population du pays à dix millions d'habitants maximum, et pas un de plus, d'ici 2050. Abnousse Shalmani est revenue sur les raisons de cette décision qui crée la polémique. Mais elle affirme qu'il y a un problème avec ce chiffre magique qui, selon elle, n'explique rien, ne résout rien. Elle se demande alors qui a eu cette idée, qui a sorti cette règle qui inquiète les entreprises et les patrons. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le prix du kilo d'or n'a jamais été aussi élevé. En janvier, il atteignait près de 130 mille francs suisses. Un pic historique lié aux tensions géopolitiques actuelles. Matière première incontournable de l'industrie, de la bijouterie et de la joaillerie, métal précieux permettant de stocker beaucoup de richesse en peu d'espace, l'or occupe une place à part dans l'économie planétaire tout comme dans le cœur des Suisses. Car notre pays est à la pointe de la transformation de l'or brut en or affiné, savoir habituellement discret qui fait son retour sur le devant de la scène. Trouve-t-on de l'or en Suisse? Comment protéger ses pièces d'or? Faut-il de l'or pour s'aimer? L'or recyclé est-il plus propre que l'or minier? Production: Laurence Difélix Réalisation: Jérôme Nussbaum Les invité.es: Muriel Côte, Prof. associée au Département de géographie humaine à lʹUniversité de Lund, Suède, spécialiste écologie politique et extraction des ressources & Christian Grataloup, géohistorien
Cosmétiques et perturbateurs endocriniens: réduire l'exposition en 5 jours Les brèves du jour Une école pour former les chiens guides De la peste aux antihistaminiques: ces Suisses qui ont changé la médecine
Welcome to your future, l'exposition qui donne un visage aux centenaires suisses Les brèves du jour Murmures post-mortem 5/5 : Lucy et les traces de crocs "Cerveau, sexe et amour", dʹAurore Malet-Karas, docteure en neurosciences cognitives et sexologue
Chloé, sergent, défend le service militaire comme expérience formatrice utile pour la défense du pays. Malcolm, antimilitariste, a préféré le service civil qu'il juge essentiel. Deux visions sur l'armée se confrontent dans cette discussion, enrichie par les témoignages de leurs pères sur leur propre expérience militaire. Comment servir utilement son pays ? Ecoutez l'épisode pour vous faire votre idée. Nous contacter: +41 79 134 34 70 (WhatsApp) ou pointj@rts.ch Journaliste et animateur : Grégoire Molle Réalisation : Antoine Weissenbach Production : Magali Philip et Juliane Roncoroni
L'info du matin - Ce matin, l'équipe s'est penchée sur une idée insolite : et si vous décidiez d'acheter un village entier ? Le winner du jour - Des médecins ont fait une découverte incroyable en trouvant un thermomètre à mercure coincé dans l'estomac d'un patient depuis plus de vingt ans. - Nous avons également découvert l'histoire surprenante de pilotes d'avion considérés comme les plus immatures de leur profession. Le flashback du jour - Novembre 1988 : Retour sur la sortie en France du film fantastique "Willow", réalisé par Ron Howard et co-écrit par George Lucas. Ce mois marquait également les grands débuts de la célèbre émission télévisée "Questions pour un champion" sur la chaîne FR3. Les savoirs inutiles - La rubrique s'est intéressée à l'histoire des "3 Suisses", une marque emblématique de vente par correspondance que de nombreux Français, notamment les plus de quarante ans, connaissent très bien. La chanson du jour - Gwen Stefani "Rich girl" 3 choses à savoir sur Zazie Qu'est-ce qu'on fait ? - Ce samedi se tiendra le Disquaire Day, l'occasion parfaite pour découvrir des pépites musicales chez les disquaires indépendants. - Le festival du Printemps de Bourges bat son plein avec une très belle programmation incluant Feu! Chatterton, Sam Sauvage, Superbus et Charlotte Cardin. - Ce dimanche, la ville d'Amiens accueillera la Grande Réderie, l'un des plus importants vide-greniers de la région. Le jeu surprise (Ni oui ni non) - Elodie, habitante des Sables-d'Olonne, repart avec un pack de chocolats "La Grande Découverte" offert par Merveilles du Monde. La Banque RTL2 - Laura, originaire de Terville près de Thionville, remporte également un pack de chocolats "La Grande Découverte" de la marque Merveilles du Monde. - Alisson, de Sedan vers Charleville-Mézières, gagne un séjour en formule tout compris pour deux adultes et deux enfants dans l'un des Villages Clubs du Soleil. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ils sont nombreux les ouvriers italiens à œuvrer sur les chantiers en altitude dans des conditions extrêmes dans l'après-guerre. A ce moment-là on inaugure jusqu'à 10 barrages par an. Mais le travail manuel ne séduit plus les Suisses. Sur le chantier du barrage de la Grande Dixence, les Italiens représentent plus de 90% de la main d'œuvre. Plus globalement les saisonniers Italiens en Suisse sont 140 000 en 1950 et 600 000 en 1970. Joël Boissard a réalisé le documentaire : Les barrages suisses une histoire humaine. Il raconte son enquête sur les traces des ouvriers champions de ces chantiers pharaoniques au micro de Frédéric Pfyffer.
En Suisse, la loi oblige chaque habitant à avoir une place dans un abri antiatomique. Certains de ces bunkers, construits pendant la guerre froide, vieillissent. Échaudé par la guerre en Ukraine et le contexte géopolitique explosif, le gouvernement suisse veut les rénover. De notre correspondant à Genève, Un bunker, c'est un peu comme une maison : ça s'entretient. Christian Sinigaglia est à la tête d'une PME spécialisée dans la construction et la rénovation d'abris antiatomiques. Le bunker que nous visitons près de l'aéroport est totalement à refaire car le béton, même lorsqu'il est armé, peut s'user avec le temps. Cela sans compter les nombreuses interventions des Suisses, qui ont tendance à s'approprier leurs abris comme une pièce supplémentaire de leur habitation. « Ce qui se fait beaucoup aussi, c'est ce qu'on appelle des ''carnotzet'', précise Christian Sinigaglia. Vous avez un petit bar, et puis, les gens viennent boire l'apéritif, jouer aux cartes… Il faut amener de l'eau, de l'électricité, des choses qui ne sont pas prévues initialement, donc les gens font un peu tout et n'importe quoi ! Ils percent à travers les murs, mais on n'a pas le droit de toucher à l'enveloppe de l'abri. C'est ça qui pose un gros problème. » Et pourtant, la loi suisse oblige les propriétaires d'abri à les entretenir pour qu'ils soient utilisables. Hier, c'était en cas de conflit nucléaire entre l'Union soviétique et les États-Unis. Le risque n'est toujours pas totalement écarté. On le voit avec la guerre en Ukraine, même si on ne construit pas forcément des abris aujourd'hui comme on le faisait au temps de la guerre froide. « Les Américains ont développé des bombes qui exposent non plus à l'impact, mais qui peuvent pénétrer jusqu'à certaines profondeurs et ensuite exploser, détaille le spécialiste. Donc, c'est vraiment de travailler sur une cellule qui, elle, résiste à toute déflagration, toute onde de choc. » À lire aussiAllemagne: face à la crainte de la Russie et de la guerre, un plan pour recenser les abris 370 000 abris antiatomiques en Suisse Il s'agit donc moins de construire des abris antiatomiques, avec tout le nécessaire pour survivre pendant de longs mois, que des abris antibombes, voire anticatastrophes tout court. Ces dernières années, les bunkers ont servi par exemple à protéger la population lors d'accidents industriels et chimiques. Le cabinet d'architectes de Tanguy Caversaccio se trouve à Lausanne. Ce jeune professeur à l'École polytechnique fédérale de Zurich a beaucoup travaillé sur le sujet des abris antiatomiques. Il leur a même consacré une exposition : « La guerre en Ukraine déclenche des intérêts beaucoup plus importants chez le Suisse de savoir s'il est en sécurité ou pas, et qu'il puisse aller se cacher sous terre. Cette espèce de thermomètre de l'anxiété du Suisse grandit ou diminue selon le contexte géopolitique. » Entre les abris publics et les abris privés, on estime que les neuf millions de Suisses ont tous une place garantie dans ces infrastructures. Le gouvernement a fait passer de 800 à 1 400 francs suisses [1 530 euros environ] le montant de la taxe dont il faut s'acquitter si on ne veut pas construire un abri avec sa maison. La somme alimente un fonds national destiné aux bunkers. Il approche aujourd'hui le milliard d'euros, mais on sait qu'il ne suffira pas pour rénover les 370 000 abris antiatomiques répartis dans le sous-sol de la Suisse. ► Un reportage à retrouver en version longue sur Accents d'Europe À lire aussiIsraël: à Tel-Aviv, la ruée vers les abris antimissiles privés fait grimper le prix de l'immobilier
1) L'"indigo des Alpes" ou quand le fameux pigment bleu est extrait localement Coup de projecteur sur lʹindigo, pigment naturel extrait de la plante Isatis tinctoria. En Valais, le centre Mediplant relance sa production à partir de lʹherbacée, aussi appelée Pastel des teinturiers abondant dans la région. Plus écologique et plus stable que lʹindigo synthétique, il sʹinscrit dans un programme européen dédié aux circuits courts pour valoriser les plantes alpines et les textiles locaux, notamment la laine. Lʹ"indigo des Alpes" confirme ainsi son potentiel pour une filière durable et régionale. 2) À la découverte des chauves-souris de Suisse Les chauves-souris, souvent mal-aimées, sont pourtant fascinantes et essentielles. En Suisse, plusieurs espèces sont menacées. Lors dʹun recensement en grotte, découvrez leurs particularités : écholocation, cris sociaux et diversité étonnante. Un univers fragile à protéger absolument.
Serrage de ceinture à 200 francs pour la SSR?PODCAST VIDEO & AUDIO Spécial votationFace à face entre le président de la SSR Jean-Michel Cina et le journaliste Jonas Follonier, dans cet épisode de Sous la coupole.Échanges courtois mais visions diamétralement opposées. Mandat de la SSR, concurrence public-privé, orientation politique, capacité à se réformer, cohésion nationale, émergence des plateformes américaines: autant de sujets abordés alors que les Suisses voteront le 8 mars prochain sur l'initiative « 200 francs, ça suffit!». Elle vise à plafonner le montant de la redevance radio-télé obligatoire. Bonne écoute! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Depuis le 1er janvier 2022, la Suisse a décidé de simplifier les formalités pour changer officiellement de sexe. Il suffit maintenant d'un simple formulaire, d'un entretien de 10 minutes pour vérifier votre sincérité, de payer 75 francs suisses, environ 72 euros, et en deux semaines, le temps de faire les papiers avec votre nouvelle identité et le genre que vous avez choisi, c'est réglé ! Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Léa, l'une des deux finalistes, est Suisse. Problème, ses compatriotes ne peuvent pas voter car, comme l'indique le règlement de TF1, seuls les Français peuvent le faire. Des supporters contournent massivement cette règle grâce au système des cagnottes en ligne. Comment cela marche ? Des Belges ou des Suisses, par exemple, ne pouvant pas voter, c'est-à-dire qu'ils donnent de l'argent afin que des Français votent à leur place. Une sorte de vote par procuration. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Invitée: Catherine Kohler. Les loisirs occupent une place centrale dans nos vies quotidiennes. Que fait-on concrètement durant notre temps libre en Suisse romande? Quelles sont les activités préférées? Est-on plutôt lecture. Cinéma ou jeux dʹordinateurs? Tribu reçoit Catherine Kohler, chercheuse à lʹObservatoire romand de la culture. Elle a coordonné une enquête sortie en novembre 2025 intitulée "Culture et loisirs: Enquête sur les activités des Suisses romand·es".
Aujourd'hui, Laura Warton Martinez, sophrologue, Yves Camdeborde, chef cuisinier, et Mourad Boudjellal, éditeur de bande dessinée, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Longtemps occultée et peu connue des Suisses eux-mêmes, la mémoire coloniale se partage désormais à même la rue et dans les musées de la cité helvétique. En arrivant dans la capitale cantonale de Neuchâtel, le voyageur peut partir à la découverte de son paisible lac, de son illustre industrie horlogère ou de ses vignobles qui ont façonné son paysage, mais aussi désormais, du passé colonial de la ville. Colonial… le mot peut laisser perplexe au sujet d'un pays, la Suisse, dénué d'accès à la mer et de colonies. Et pourtant, la Confédération a bel et bien un passé colonial, esclavagiste ; et ses villes, de Berne à Zurich en passant par Genève ou Neuchâtel en portent aujourd'hui les traces, après en avoir pour ainsi dire tiré les fruits. À Neuchâtel, noble cité lacustre de 45 000 habitants, le parcours interactif « Empreintes coloniales » se propose depuis 2023, de faire la lumière sur ce passé, dans l'espace public, au moyen d'une application sur sept sites emblématiques de l'implication coloniale de la ville. Imaginé par des historiens, après une vaste consultation d'habitants et de membres de la société civile, ce projet a vu le jour dans le sillage du mouvement Black Lives Matter, qui a aussi bousculé la vieille Europe, sa statuaire et ses figures controversées. Ainsi, à l'été 2020, à Neuchâtel, le débat s'est d'abord concentré sur la figure de David De Pury, un négociant neuchâtelois du XVIIIè siècle, qui a trempé dans le commerce esclavagiste et légué sa fortune à la ville, qui l'honorait tel un bienfaiteur. Depuis, la ville a adossé des explications et une œuvre d'art contemporain au pied de la statue de De Pury qui trône encore au milieu de la ville. Les musées de la ville s'engagent aussi dans une décolonisation de leurs collections, que ce soit au Musée d'Art et d'Histoire ou au Musée d'Ethnographie, une institution pionnière en la matière. Avec, en filigrane, la question de la restitution, qui sait, de certaines œuvres pillées en contexte colonial. Un reportage de Céline Develay-Mazurelle et Laure Allary initialement diffusé en mai 2024. En savoir plus : - Sur Neuchâtel et sa région, y aller, y séjourner - Sur le parcours connecté « Empreintes coloniales ». Il se découvre uniquement sur place, en visite à Neuchâtel, à travers l'application Totemi. - Sur l'exposition permanente « Mouvements » au Musée d'Art et d'Histoire de Neuchâtel et l'héritage colonial dans les musées - Sur le Musée d'Ethnographie de Neuchâtel, pionnier en Suisse d'une certaine décolonisation de ses pratiques muséales - Sur le consortium « Initiative Benin Suisse » qui rassemble huit musées helvétiques, en collaboration avec le Nigéria autour des fameux « Bronzes du Bénin » - Sur « le Musée « colonial » d'une Suisse sans empire », un article du conservateur Julien Glauser écrit à l'occasion des 100 ans du Musée d'Ethnographie de Neuchâtel - Sur le passé colonial suisse, un dossier intéressant de swiss.info - Sur le chocolat suisse, produit colonial par excellence, un article sur le site très documenté de Colonial-Local, sur les traces coloniales de Fribourg - Sur l'exposition « Mémoires. Genève dans le monde colonial » qui se tient au MEG jusqu'au 5 janvier 2025 - Sur la prochaine exposition du Musée National Suisse de Zurich, sur le passé colonial de la Suisse. Ouverture en septembre 2024.
L'arnaqueur Robert L. sera jugé à Genève, en Suisse, en janvier, pour une vaste escroquerie internationale portant sur près de 15 millions d'euros. Depuis 2013, il a subtilisé des millions d'euros à des connaissances auxquelles il promettait des rendements avantageux, grâce à un logiciel infaillible qu'il disait avoir créé.15 millions d'euros se sont évaporés sur 26 collectés. Une dizaine de millions ont été rendus aux victimes au titre de leurs prétendus gains et le reste aurait été dilapidé dans son mode de vie luxueux avec sa femme. 82 victimes de Robert L. se sont portées parties civiles. Dans cet épisode de Code source, Nicolas Jacquard, grand reporter au service police-justice du Parisien, raconte cette enquête exclusive.Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Thibault Lambert - Production : Clémentine Spiler, Clara Garnier-Amouroux et Barbara Gouy - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Jean-Loup Bonnamy, prof de philo, Flora Ghebali, militante dans la transition écologique, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Radio Foot revient en direct à 21h10 T.U. La soirée de Ligue des champions passée au crible. Avec un focus particulier sur Sporting-Marseille, Monaco-Tottenham, Francfort-Liverpool et bien sûr l'affiche de gala entre les Merengues et la Juventus Turin. Nous abordons aussi la 3è journée de Ligue Europa, à l'aune des rencontres entre Lille et les Grecs du PAOK, et celle entre l'OL et les Suisses de Bâle. Pour débattre avec Sophiane Amazian : Cherif Ghemmour, notre confrère de RFI Manu Terradillos, et Nabil Djellit. Technique-réalisation : Laurent Salerno, coordination : Pierre Guérin.
Radio Foot revient en direct à 21h10 T.U. La soirée de Ligue des champions passée au crible. Avec un focus particulier sur Sporting-Marseille, Monaco-Tottenham, Francfort-Liverpool et bien sûr l'affiche de gala entre les Merengues et la Juventus Turin. Nous abordons aussi la 3è journée de Ligue Europa, à l'aune des rencontres entre Lille et les Grecs du PAOK, et celle entre l'OL et les Suisses de Bâle. Pour débattre avec Sophiane Amazian : Cherif Ghemmour, notre confrère de RFI Manu Terradillos, et Nabil Djellit. Technique-réalisation : Laurent Salerno, coordination : Pierre Guérin.
La géographie du caoutchouc s'étend du Brésil à Londres, de Ceylan au Congo, en passant par l'Inde, la Malaisie et Clermont-Ferrand. En Indochine, un célèbre scientifique suisse, Alexandre Yersin, reconnu pour sa contribution au vaccin contre la peste, investit dans les plantations d'hévéa à la fin du XIXème siècle. Son entreprise connaît un tel succès que Michelin, le géant français du pneu basé à Clermont-Ferrand, lui passe commande, le caoutchouc trouvant alors un usage croissant dans les automobiles et les bicyclettes. Mais d'autres entrepreneurs suisses contribuent et profitent également de ce marché lucratif. L'Etat indépendant du Congo, propriété personnelle du roi Léopold II, illustre par ailleurs l'ampleur de cette exploitation, comme l'analyse Fabio Rossinelli, historien spécialiste des relations entre sociétés savantes suisses et empires coloniaux.
Militaires, tireurs sportifs, collectionneurs, la Suisse pointe au 4e rang des pays les plus armés d'Europe occidentale avec plus de 2,3 millions d'armes à feu en circulation. Si les réformes successives de l'armée ont fait diminuer le nombre d'armes militaires à domicile, le goût pour le tir sportif maintient cette réputation. Pourtant, une partie de la population ne veut plus d'arme à la maison. La preuve : le succès des journées de remises d'armes organisées par les polices cantonales comme à Fribourg, au printemps dernier. C'est là que Pierre Jenny a rencontré, pour Histoire Vivante, Bernard Horner, adjudant responsable de la section armes, pyrotechnie et explosifs de la police cantonale. Avec Bernard Horner, adjudant responsable de la section armes, pyrotechnie et explosifs à la police cantonale fribourgeoise et de Luigi De Martino, Responsable de l'Unité de renforcement des capacités au Small Armes Survey https://www.smallarmssurvey.org/ Entretiens : Pierre Jenny pour Histoire Vivante
Arme du Diable ou des assassins pour les uns, symbole de liberté pour les autres, l'arbalète a révolutionné l'art de la guerre. Conçue probablement en Asie au 5e siècle avant notre ère, l'arbalète s'installe en Suisse et pour longtemps, au 11e siècle. Des fédérations pratiquent aujourd'hui encore l'art ancestral du tir à l'arbalète sur cible ou sur des perroquets en bois. Symbole de l'unité helvétique par excellence grâce au personnage de Guillaume Tell, l'arbalète se fait label de promotion des produits suisses après la crise économique mondiale de 1929. Avec Daniel Jaquet, historien médiéviste et Anne Pastori Zumbach, historienne de l'art Entretiens : Pierre Jenny pour Histoire Vivante
Sport national, le tir suisse puise ses racines au Moyen Âge déjà. A cette époque, les concours de tirs à l'arbalète puis à l'arquebuse permettent aux villes d'exhiber leur puissance militaire et d'inviter leurs alliés lors de fêtes somptueuses. Civique, politique et ludique, le tir évolue au fil des siècles pour devenir une activité inscrite aux traditions vivantes de la Suisse et dont le point d'orgue reste la Fête fédérale de tir, organisée tous les cinq ans. Au fil des siècles, le tir forge l'image d'une Suisse " nation de tireurs ", d'un peuple en arme, de citoyens-soldats prêts à défendre le pays à la moindre alerte. Avec Marc Höchner, historien et commissaire d'exposition au Musée suisse du tir à Berne Entretien : Pierre Jenny pour Histoire Vivante
L'adage qui donne son titre à notre épisode pourrait être celui du Musée militaire de Morges où Histoire vivante vous emmène aujourd'hui. Château médiéval transformé durant les années 1920 et ouvert au public depuis 1932, le Musée militaire nous éclaire bien évidemment sur l'évolution qu'ont connu les armes, les uniformes et les armées en Suisse. Mais pas seulement… Le lieu questionne et documente les à-côtés des faits militaires. Le vécu des soldats et des civils entre en résonnance avec les mentalités des sociétés en guerre et leur évolution. Si l'inauguration d'un tel musée dans les années 1930 correspond au mouvement de la défense nationale spirituelle, une défense nationale masculine, à quoi sert ce musée aujourd'hui alors que la Suisse n'a plus connu de conflit armé sur son territoire depuis 1847 ? Avec Adélaïde Zeyer, directrice du Musée militaire de Morges Entretien : Pierre Jenny pour Histoire Vivante
Des milliers de lances sur les champs de bataille de toute l'Europe, durant plusieurs siècles, la renommée des soldats suisses et leur savoir-faire jouent un rôle décisif dans la stratégie géopolitique des grandes puissances. Dans cette Confédération helvétique à la démographie galopante, le jeune soldat est une denrée qui s'exporte et qui assure fortune et privilèges à certaines grandes familles chargées de lever les troupes. La Suisse fait commerce de son savoir-faire militaire. Des hommes à l'armement… après l'interdiction du mercenariat, les exportations d'armes suisses suscitent le débat, comme c'est le cas aujourd'hui encore avec le conflit en Ukraine. Avec Alexandre Vautravers, historien, rédacteur en chef de la Revue militaire suisse et auteur d'une thèse sur l'armement en Suisse depuis 1850 et Jean-Marie Pellaux, historien et enseignant, auteur du livre " L'affaire Pilatus ", les milieux engagés et la Suisse officielle face aux exportations d'armes (1875-1985) Entretiens : Pierre Jenny pour Histoire Vivante