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durée : 00:51:48 - Répliques - par : Alain Finkielkraut - Plus de quatre ans après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, aucune issue ne semble se dessiner. Cette guerre pouvait-elle être évitée ? Comment comprendre sa durée et quelles menaces fait-elle désormais peser sur la sécurité européenne ? - réalisation : Roxanne Natta, Alexandra Malka - invités : Galia Ackerman Journaliste, historienne, spécialiste du monde russe, Hubert Védrine Diplomate, ancien ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Jospin et ancien secrétaire général de la présidence de la République sous François Mitterrand Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 29 mai 2026 - Drone russe en Roumanie : à quoi joue Poutine ?C'est « une grave et irresponsable escalade ». La Roumanie, pays membre de l'Otan, hausse le ton après qu'un drone russe se soit écrasé cette nuit sur un immeuble résidentiel de la ville de Galați, tout près de la frontière ukrainienne.Ce n'est pas la première fois que des incursions de drones russes ont lieu dans les pays voisins de l'Ukraine depuis le début de l'offensive russe, en février 2022. Elles sont même devenues régulières. Mais c'est la première fois qu'un de ces engins s'abat sur un bâtiment, et c'est également la première fois qu'il y a des blessés dans un pays de l'Alliance atlantique. Selon les autorités, deux personnes ont été touchées et ont reçu des soins. Près de 70 autres habitants ont été évacués et la circulation a été bloquée dans le quartier.L'incident a immédiatement suscité une vague de réactions diplomatiques. De Paris à Varsovie, de Berlin à Bruxelles, les condamnations se sont succédé. L'Otan a dénoncé « l'inconséquence de la Russie ». Le chef de la diplomatie polonaise a jugé Moscou « dangereuse », tandis que le président moldave a estimé que « la Russie est un danger pour tous ». Berlin a, de son côté, condamné le « comportement irresponsable » du Kremlin, accusé de « continuer à menacer la sécurité collective européenne ».Kiev y voit une démonstration supplémentaire de la menace russe sur l'ensemble du continent. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, appelle l'Union européenne à adopter des sanctions « fortes » contre Moscou. La marine ukrainienne affirme également qu'un drone russe a visé un cargo turc ayant quitté Odessa.Depuis plusieurs jours, le Kremlin laisse planer la menace d'une escalade dans ses attaques contre l'Ukraine, en représailles aux frappes menées par les drones ukrainiens sur le territoire russe. Après une série de bombardements massifs le week-end dernier, Moscou a même recommandé aux ressortissants étrangers présents à Kiev, y compris les diplomates, de quitter la capitale avant de nouveaux bombardements.Cette guerre des drones déborde désormais largement du seul territoire ukrainien. Certains appareils, brouillés ou déviés, terminent leur course dans les pays voisins. Mais pour plusieurs responsables européens, ces incidents ne relèvent plus seulement de l'accident. « Ce ne sont pas des actes isolés », a affirmé Ursula von der Leyen lors d'un déplacement à Vilnius. Selon la présidente de la Commission européenne, Moscou cherche à « déstabiliser les sociétés démocratiques » européennes. Une façon aussi, pour le Kremlin, de tester et d'éprouver la défense de l'Otan.Les pays frontaliers se préparent désormais à une menace devenue permanente. En Finlande, une alerte aux drones avait récemment paralysé l'aéroport d'Helsinki ainsi qu'une partie du trafic maritime et ferroviaire. Depuis son entrée dans l'Otan en 2023, le pays multiplie les exercices militaires. Nos journalistes ont pu suivre des soldats français qui participaient à l'un de ces entraînements avec des militaires finlandais et américains en février dernier.Alors que s'est-il passé cette nuit dans le ciel roumain ? Jusqu'où peut aller cette escalade ? L'Otan est-elle prête à faire face à une guerre hybride qui déborde désormais de l'Ukraine ? Et comment empêcher que ces incidents ne dégénèrent en confrontation directe ?Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationaleUniversité Catholique de Lille- Marie JEGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou- Antoine VITKINE - Journaliste et réalisateur de documentaire
C dans l'air du 27 mai 2026 - Alerte aux ambassades... Poutine veut-il détruire Kiev ?Kiev à nouveau sous les bombes. Alors que, sur le front ukrainien, l'armée russe connaît des difficultés et perd du terrain depuis plusieurs mois, Vladimir Poutine intensifie ses menaces et multiplie les frappes massives sur l'Ukraine. Cent soixante-trois drones se sont abattus cette nuit sur le pays, après un déluge de feu le week-end dernier. Plus de 600 drones et 90 missiles ont été lancés sur Kiev. D'intenses bombardements qui ont fait au moins quatre morts, plus de 100 blessés et provoqué de très nombreux incendies. Les dégâts sont d'autant plus importants que Moscou a revendiqué l'usage d'un Orechnik, un missile hypersonique à capacité nucléaire.La Russie a justifié cette escalade par les récentes attaques massives de drones qui ont frappé 14 régions russes, Moscou, la mer Noire et plusieurs territoires ukrainiens annexés. Fait rare, Moscou a demandé aux « ressortissants étrangers, y compris le personnel des missions diplomatiques et des organisations internationales », de quitter la capitale ukrainienne « au plus vite ». Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a également renouvelé cet appel lors d'un échange téléphonique avec son homologue américain, Marco Rubio, exhortant les États-Unis à évacuer leur ambassade à Kiev.Dénonçant une « escalade inacceptable », l'UE a annoncé que le chargé d'affaires russe à Bruxelles avait été convoqué ce mardi en signe de protestation et a assuré que la délégation de l'UE resterait présente à Kiev. Plusieurs pays européens ont, eux aussi, agi de la sorte. À l'ONU, une cinquantaine d'États ont dénoncé les « menaces » de la Russie. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en visite mardi en Lituanie, a rappelé que toute pression sur les pays baltes concernait l'ensemble de l'Europe. « Quand les États baltes sont testés, toute l'Europe est testée » a-t-elle déclaré.Cette montée de pression intervient alors que plusieurs services de renseignement occidentaux estiment que, depuis le mois de décembre, les pertes russes sur le front seraient très élevées, autour de 35 000 soldats par mois, un rythme supérieur aux capacités actuelles de recrutement du Kremlin. Sans mobilisation forcée, la poursuite de la guerre à ce niveau pourrait devenir de plus en plus difficile pour Moscou, qui multiplie pour l'instant les mesures afin de tenter d'étoffer son armée. En plus de salaires mirobolants, Vladimir Poutine vient de signer un décret accordant un allègement de dette aux nouvelles recrues engagées dans la guerre en Ukraine, ainsi qu'à leurs conjoints. La mesure s'inscrit dans un ensemble plus large d'incitations destinées à renforcer les effectifs militaires dans un contexte de guerre qui s'enlise et de contestation grandissante au sein de la population.Alors que, sur les fronts militaire, économique et intérieur, le maître du Kremlin accumule les revers, une inquiétude grandissante s'empare des capitales européennes : Vladimir Poutine serait-il tenté de rebattre les cartes en étendant le conflit à l'Europe ?Nos experts :- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale- Paul GOGO - Journaliste, ancien correspondant indépendant en Russie de 2017-2026, auteur de Moscou Parano est publié aux éditions du Rocher- Marie JEGO - journaliste au Monde, ancienne correspondante à Moscou de 2005 à 2014.- Samantha DE BENDERN - Chercheuse pour le programme Russie/Eurasie au sein du think tank britannique « Chatham House », l'Institut royal des affaires étrangères.
C dans l'air du 27 mai 2026 - Alerte aux ambassades... Poutine veut-il détruire Kiev ?Nos experts :- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale- Paul GOGO - Journaliste, ancien correspondant indépendant en Russie de 2017-2026, auteur de Moscou Parano est publié aux éditions du Rocher- Marie JEGO - journaliste au Monde, ancienne correspondante à Moscou de 2005 à 2014.- Samantha DE BENDERN - Chercheuse pour le programme Russie/Eurasie au sein du think tank britannique « Chatham House », l'Institut royal des affaires étrangères. PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
Après l'abdication du Tsar, Lénine rentre à Petrograd pour imposer aux bolcheviks une ligne radicale…En février 1917, la Russie est confrontée à une grave crise économique et sociale. C'est dans ce contexte tumultueux que Lénine, réfugié en Suisse depuis plusieurs années, va tout mettre en œuvre pour s'emparer du pouvoir et mener la révolution bolchévique.Franck Ferrand revient sur le parcours incroyable de cet homme qui, parti d'une profonde dépression face à l'écroulement de la monarchie tsariste, va finalement réussir à s'imposer comme le dirigeant de la nouvelle Russie soviétique.
C dans l'air du 25 mai 2026 - Missile hypersonique: Poutine affaibli, plus dangereux que jamais?Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d'état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Vera GRANTSEVA - Politologue - Spécialiste de la Russie- Alain BAUER - Professeur émérite au CNAM, fondateur du pôle sécurité, défense et renseignement- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction Le Figaro
C dans l'air du 25 mai 2026 - Missile hypersonique: Poutine affaibli, plus dangereux que jamais?600 drones et 90 missiles se sont abattus sur la capitale ukrainienne ce week-end. D'intenses bombardements qui ont fait au moins quatre morts, plus de 100 blessés et de nombreux incendies. Les dégâts sont d'autant plus importants que Moscou revendique l'usage d'un Orechnik, un missile hypersonique à capacité nucléaire. La Russie dit avoir frappé Kiev en représailles à l'offensive aérienne ukrainienne d'une ampleur inédite qui a touché, la semaine dernière, le territoire russe. Plus de 600 drones s'étaient abattus sur 14 de ses régions centrales, la Crimée annexée, la mer Noire et Moscou. Vladimir Poutine avait promis une réponse après une frappe de drones ayant fait 18 morts dans la région ukrainienne de Lougansk occupée par les Russes."Crime de guerre", "escalade progressive"... L'Europe s'est insurgée après l'utilisation du missile russe à capacité nucléaire Orechnik. Volodymyr Zelensky de son côté a demandé à la communauté internationale de faire "pression" sur la Russie pour la dissuader d'utiliser son arme. Et cette stratégie militaire de Moscou a également été vivement contestée au sein même du camp russe. Plusieurs blogueurs militaires nationalistes influents ont qualifié ces frappes d'« extrêmement coûteuses » et de « militairement inutiles », affirmant que le tir d'Oreshnik sur la localité de Bila Tserkva ne visait aucun objectif stratégique d'importance. Ces mêmes sources ont rappelé que cette escalade intervient alors que l'armée russe essuie des échecs sur le front.Sur le terrain, les gains territoriaux de la Russie en Ukraine ont progressivement diminué ces derniers mois, et l'armée ukrainienne frappe désormais régulièrement en profondeur sur le territoire russe, révélant au grand jour les failles sécuritaires du Kremlin. Des tirs qui provoquent un malaise et de l'inquiétude dans la population russe, et sèment le doute sur la capacité du pouvoir à protéger le pays.Alors que sait-on du missile russe « Orechnik » ? Pourquoi la Russie a-t-elle utilisé, pour la troisième fois contre l'Ukraine, ce missile balistique à portée intermédiaire (IRBM) ? Est-ce une marque de fébrilité de Moscou ? Des analystes OSINT affirment qu'un missile Oreshnik lancé par la Russie aurait touché une zone occupée par ses propres forces près de Donetsk, en plus de la frappe dans la région de Kiev. Que s'est-il réellement passé ? Pourquoi l'Ukraine et l'Europe s'inquiètent-elles autant ? Parallèlement, l'Assemblée nationale a adopté, la semaine dernière, une rallonge de 36 milliards d'euros pour la défense d'ici à 2030, portant les dépenses militaires totales à 436 milliards.Dans les faits, le format des armées ne devrait pas bouger : 210 000 militaires d'active, 225 avions de combat ainsi que 15 frégates de premier rang. Mais l'accent va être mis sur les munitions comme les missiles, les obus et surtout la production de drones. Les combats en Ukraine ont montré l'importance de ces engins depuis quatre ans, et les attaques mutuelles de ces derniers jours témoignent d'un changement de dimension. Reportage ce soir sur l'ancien centre d'essais en vol de l'Essonne, devenu le terrain d'expérimentation des dronistes, avec le soutien du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, soucieux de renforcer les capacités de lutte antidrones.Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d'état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Vera GRANTSEVA - Politologue - Spécialiste de la Russie- Alain BAUER - Professeur émérite au CNAM, fondateur du pôle sécurité, défense et renseignement- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction Le Figaro
Ce jeudi 21 mai, une attaque de drones non identifiés à Vilnius en Lituanie a été abordée par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:02:04 - L'Observatoire défense climat alerte sur l'instrumentalisation de la désinformation climatique par la Russie et les États-Unis lors de tentatives d'ingérences étrangères. Entre 2021 et le début de l'année 2026, 120 cas de désinformation climatique en Europe provenaient de Russie ou d'opérateurs russes, 41 des États-Unis. - réalisation : Armêl Balogog, La cellule Vrai ou faux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Entre offensive contre les jours fériés et retour des réflexes néocoloniaux, cette émission démonte deux discours politiques bien installés. D'abord, le débat relancé par François Bayrou puis Gabriel Attal autour du « coût » des jours fériés. Derrière l'argument économique — un jour férié représenterait 1,5 milliard d'euros de production en moins selon l'INSEE — se cache surtout une vieille obsession libérale : faire travailler davantage les Français. Pourtant, les chiffres racontent une réalité plus nuancée. Si la France travaille légèrement moins que la moyenne européenne, les salariés français travaillent davantage que les Allemands ou les Néerlandais. Le vrai enjeu ne serait donc pas le nombre d'heures travaillées, mais la répartition des richesses, la productivité et les conditions de travail.Deuxième sujet : la visite d'Emmanuel Macron au Kenya lors du sommet Africa Forward. Entre défense des intérêts économiques français et posture paternaliste, le président a ravivé les critiques sur la continuité de la Françafrique. Face à la montée en puissance de la Chine, de l'Inde ou encore de la Russie, la France tente de préserver son influence sur le continent africain. Cette concurrence internationale peut toutefois ouvrir de nouvelles marges de manœuvre pour certains pays africains, même si les logiques impérialistes demeurent.Lisa Lap et Thomas Porcher décryptent tout cela, c'est l'Instant Porcher !
durée : 00:05:20 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Les autorités russes ne communiquent pas, publiquement, sur l'ampleur de la marée noire, de la pollution à Touapsé, ville côtière du sud de la Russie, dont la raffinerie de pétrole a été ciblée par des frappes de drones ukrainiens depuis mi-avril.
C dans l'air du 20 mai 2026 - Trump tergiverse... La Chine en profite ?Alors que Donald Trump continue de multiplier les menaces et les revirements face à l'Iran, annonçant lundi avoir suspendu une vaste attaque contre Téhéran à la demande des monarchies du Golfe, tout en affirmant que l'armée américaine reste prête à lancer « une attaque totale » à tout moment, Vladimir Poutine est reçu en grande pompe à Pékin aujourd'hui par Xi Jinping, quelques jours seulement après la visite du président des États-Unis en Chine. Pour cette 25ᵉ visite de Vladimir Poutine en Chine, le dossier prioritaire reste celui de l'énergie. Affaiblie par les sanctions occidentales, la Russie cherche à renforcer encore ses débouchés vers l'Asie. Moscou espère notamment convaincre Pékin d'augmenter ses importations de pétrole et de gaz russes. Au cœur des discussions : le gigantesque projet de gazoduc Power of Siberia 2, long de 7 000 kilomètres, qui doit relier la Russie à la Chine via la Mongolie. Selon les estimations, il pourrait acheminer jusqu'à 50 milliards de mètres cubes de gaz par an, soit près de 12 % des besoins chinois.Dans les médias américains, cette succession de visites diplomatiques est largement analysée comme une démonstration de puissance entre les grandes capitales mondiales. Avec une Chine qui apparaît de plus en plus comme un « coacteur » du système international et qui assume désormais ouvertement ses ambitions stratégiques, notamment autour de Taïwan.Car en parallèle, Pékin accélère aussi son effort militaire. Le budget de la défense chinoise doit encore augmenter de 7 % en 2026 pour atteindre près de 239 milliards d'euros. Un montant certes très inférieur à celui des États-Unis, mais largement supérieur à ceux de la Russie, du Japon ou encore de l'Inde. Une Inde qui vient justement de signer une commande record de 114 avions Rafale auprès de Dassault Aviation.Et ce contrat irrite particulièrement Pékin. Depuis plusieurs mois, le Rafale français est devenu un symbole des tensions stratégiques en Asie. Entre les démonstrations militaires chinoises, les affrontements aériens entre l'Inde et le Pakistan et les discussions autour d'éventuelles ventes françaises à Taïwan, l'avion de chasse français se retrouve au cœur d'une bataille d'influence. Selon un rapport d'une commission américaine révélé par Reuters, la Chine mènerait même des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux pour tenter de discréditer l'appareil français depuis son utilisation par l'armée indienne face à des équipements chinois déployés au Pakistan.Alors, quelle est la stratégie américaine contre l'Iran ? Donald Trump est-il affaibli face à la Chine ? Quels sont les enjeux de la visite de Vladimir Poutine à Pékin ? Quid de l'Europe ? Que se passe-t-il autour du Rafale ? Enfin, le chef du gouvernement espagnol, dirigeant européen le plus critique envers Donald Trump, s'est rendu quatre fois en Chine en trois ans. Parallèlement, l'arrivée d'entreprises chinoises de pointe dans la péninsule Ibérique s'est nettement accélérée ces derniers temps. Quelles conséquences pour l'UE ?Nos experts :- Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à Franceinfo TV et spécialiste des questions internationales- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Général Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace, ancien pilote de chasse- Sonia DRIDI (en duplex de Washington) - Journaliste, correspondante aux Etats-Unis pour plusieurs médias, dont Europe 1 et Arte.
Au sommaire :L'invasion de l'Ukraine par la Russie n'a pas été aussi triomphale que prévu, avec l'armée ukrainienne parvenant à stopper l'avancée russe ces derniers mois et menant des attaques de drones de plus en plus profondes en territoire russe.De son côté, Israël a profité des conflits dans la région pour accroître son territoire de 5%, prenant le contrôle de zones en Gaza, au Liban et en Syrie.La question des réformes des retraites divise les dirigeants du Rassemblement national en France, entre la position de Marine Le Pen et celle plus réservée de Jordan Bardella.Le pape Léon XIV effectuera une visite officielle en France en septembre, avec un programme incluant notamment un passage à l'UNESCO et possiblement à Notre-Dame de Paris.La sécurité des piétons à Paris est de plus en plus menacée, avec 148 piétons tués ou gravement blessés en 2024, poussant la mairie à envisager des mesures de restriction pour les cyclistes et trottinettes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Plongez au coeur de la Russie du XIXe siècle et découvrez le destin tragique d'Alexandre Pouchkine, l'un des plus grands poètes de la littérature russe.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur une attaque d'ampleur d'Ukraine sur le sol russe, les redécoupages électoraux aux États-Unis et sur les capacités balistiques iraniennes après les frappes israélo-américaines. Sénégal : la nouvelle cible des hackers ? C'est la troisième fois en six mois qu'une institution publique est victime d'une cyberattaque au Sénégal. Après le site des impôts en octobre 2025, le Département chargé de délivrer les cartes nationales d'identité en janvier 2026, c'est au tour du Trésor public de voir son système informatique piraté depuis une semaine. Un nouveau groupe de hackers qui agit depuis février a revendiqué cette dernière attaque informatique, affirmant avoir extrait 70 giga-octets de données sensibles. Pourquoi les institutions publiques sont-elles particulièrement ciblées ? Pourquoi les autorités ne parviennent-elles pas à anticiper ces cyberattaques ? Quelles mesures peuvent être prises ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. Guerre en Ukraine : l'offensive ukrainienne change-t-elle la donne sur le terrain ? Après les frappes russes de jeudi dernier (14 mai 2026) sur Kiev qui ont fait 24 morts, la Russie a été la cible d'une des attaques de drones les plus massives depuis le début de la guerre en 2022. Dimanche (17 mai 2026), Moscou a indiqué avoir abattu près de 600 drones ukrainiens au-dessus de 14 régions, de la Crimée annexée et de la mer Noire. L'offensive a fait quatre morts dont trois en périphérie de la capitale. La portée des drones ukrainiens étant de plus en plus importante, le rapport de force peut-il évoluer ? Le Kremlin a-t-il les moyens d'adapter sa défense aérienne après cette attaque inédite ? Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI. États-Unis : comment les redécoupages électoraux pénalisent les minorités ? Une bataille politique fait rage entre les États républicains et démocrates. À six mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, la Cour suprême a invalidé une nouvelle circonscription à majorité noire en Louisiane. Un jugement qui porte un coup dur au « Voting Rights Act » de 1965, qui vise à protéger le droit de vote des minorités américaines, mais qui ouvre aussi la voie au redécoupage électoral. Dans la foulée, des élus républicains des États du Sud, comme l'Alabama et le Tennessee, ont entrepris les démarches pour modifier des circonscriptions électorales en vue du scrutin de novembre. Pourquoi ces redécoupages électoraux peuvent-il défavoriser les électeurs issus des minorités ? Les élections de mi-mandat seront-elles influencées par ces modifications ? Avec Guillaume Naudin, présente la chronique « La fabrique du monde » sur RFI, ancien correspondant permanent à Washington. Moyen-Orient : Donal Trump a-t-il surestimé les dégâts infligés à l'armée iranienne ? « L'armée iranienne est décimée », c'est ce que martèle Donald Trump depuis plus de deux mois. Pourtant, selon le New York Times et le Washington Post, l'Iran aurait conservé 70% de son stock de missiles d'avant-guerre malgré les frappes israélo-américaines. Les deux journaux américains s'appuient sur des évaluations confidentielles du renseignement américain. Les documents indiqueraient également que Téhéran aurait retrouvé un accès à 30 de ses 33 sites de missiles situés le long du détroit d'Ormuz. Des informations fermement rejetées par la Maison Blanche. Qui dit vrai ? Malgré l'intensité des frappes israélo-américaines, l'Iran a-t-il pu reconstituer une partie de son arsenal ? Avec Kevan Gafaïti, enseignant à Sciences Po Paris et président-fondateur de l'Institut des relations internationales et de géopolitique.
Quatre jours après la visite de Donald Trump, Xi Jinping reçoit Vladimir Poutine. La visite du président russe vise à renforcer le partenariat et la coopération stratégique, 25 ans après la signature du traité de bon voisinage et d'amitié entre les deux pays. Depuis l'invasion de l'Ukraine par Moscou, la Chine est le premier partenaire commercial de la Russie et le plus gros importateur de ses hydrocarbures. Quels sont les liens politiques et économiques entre Pékin et Moscou ? Sont-ils sur la même longueur d'onde face à l'Occident ?
durée : 00:03:22 - Géopolitique - par : Pierre Haski - L'Ukraine a frappé la Russie de quelque 600 drones, atteignant des installations industrielles à Moscou, affront suprême à Vladimir Poutine. La guerre des drones connait une escalade importante, avec quelque 10 000 drones par jour envoyés de part et d'autre, avec une expertise ukrainienne certaine. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 18 mai 2026 - Moscou frappée... Poutine est-il en train de perdre la guerre ?La Russie a subi ce week-end une offensive aérienne d'une ampleur inédite depuis le début de la guerre, avec l'envoi d'environ 600 drones ukrainiens sur 14 de ses régions centrales, la Crimée annexée et la mer Noire. Ces frappes ont causé la mort de quatre personnes, dont trois dans la banlieue de Moscou et une dans la région de Belgorod. Une douzaine d'ouvriers d'un chantier, à proximité d'une raffinerie en périphérie de la capitale, ont également été blessés.« La distance à partir de la frontière ukrainienne est de plus de 500 kilomètres. La concentration de la défense aérienne russe dans l'oblast de Moscou est maximale. Mais nous la maîtrisons. Gloire à l'Ukraine ! », s'est félicité sur X le président ukrainien. « Nos réponses face à la prolongation de la guerre par la Russie et à ses attaques contre nos villes et nos communautés sont entièrement justifiées », a également écrit Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux. L'attaque a eu lieu trois jours après des bombardements russes qui ont fait une vingtaine de morts à Kiev et auxquels les autorités ukrainiennes avaient promis de répondre, alors que les efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit sont au point mort.D'autant que le 9 mai dernier, le traditionnel défilé de l'armée, jour de la capitulation de l'Allemagne nazie en Russie, s'est déroulé sans matériel militaire, une première en dix-huit ans. Pour certains, à commencer par le président ukrainien, c'est un aveu de faiblesse.Alors, Vladimir Poutine et la Russie seraient-ils affaiblis ? La période est compliquée pour le pouvoir russe. La popularité du maître du Kremlin est descendue en avril sous les 70 %, selon un institut de sondage officiel. Une première pour l'homme fort de la Russie, qui a dû reconnaître ces dernières semaines une situation économique en berne depuis deux mois et a « tiré la sonnette d'alarme ». Parallèlement, les coupures Internet se multiplient et les États reprennent la main sur les réseaux. Malgré cela, en avril, le coup de gueule d'une influenceuse, Victoria Bonya, est devenu viral. Face au mécontentement grandissant, l'heure semble au recroquevillement du pouvoir. Selon des révélations de CNN et du Financial Times, la sécurité autour de Vladimir Poutine a été renforcée en raison de la crainte d'un coup d'État, voire d'un assassinat du président russe. Désormais, ses cuisiniers, gardes du corps et photographes auraient, par exemple, l'interdiction de prendre les transports en commun. Le personnel qui travaille dans l'entourage proche du chef du Kremlin ne pourrait pas avoir de téléphone avec Internet. Enfin, le chef d'État russe aurait réduit ses déplacements et s'isolerait de plus en plus dans des bunkers sécurisés.Dans ce contexte, la Russie et la Biélorussie ont entamé ce lundi des exercices impliquant des armes nucléaires, particulièrement scrutés. La semaine dernière, le président ukrainien avait ordonné le renforcement des troupes à la frontière nord avec la Biélorussie, affirmant que Moscou préparait une nouvelle offensive depuis ce pays, également frontalier de trois États membres de l'Alliance atlantique, dont la Lettonie. Reportage dans #cdanslair dans ce pays en état d'alerte, où la Première ministre vient de démissionner après une crise politique liée à des incursions de drones.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Marie JEGO - Journaliste - Le Monde et ancienne correspondante à Moscou- Vera GRANTSEVA - Politologue -Spécialiste de la Russie- Alain PIROT- Journaliste et réalisateur, spécialiste des questions de défense
C dans l'air du 18 mai 2026 - Moscou frappée... Poutine est-il en train de perdre la guerre ?Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Marie JEGO - Journaliste - Le Monde et ancienne correspondante à Moscou- Vera GRANTSEVA - Politologue -Spécialiste de la Russie- Alain PIROT- Journaliste et réalisateur, spécialiste des questions de défense
durée : 00:38:55 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Au moment où la guerre en Ukraine se prolonge et où les doutes grandissent sur l'engagement américain, la Pologne, en première ligne, est devenue l'un des acteurs-clés de la sécurité européenne. Radoslaw Sikorski, ministre polonais des Affaires Etrangères, est l'invité d'un jour dans le monde. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Radoslaw Sikorski Ministre polonais des Affaires Etrangères Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:38:55 - InterNational - par : Fabienne Sintes - Au moment où la guerre en Ukraine se prolonge et où les doutes grandissent sur l'engagement américain, la Pologne, en première ligne, est devenue l'un des acteurs-clés de la sécurité européenne. Radoslaw Sikorski, ministre polonais des Affaires Etrangères, est l'invité d'un jour dans le monde. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Radoslaw Sikorski Ministre polonais des Affaires Etrangères Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:22 - InterNational - par : Pierre Haski - L'Ukraine a frappé la Russie de quelque 600 drones, atteignant des installations industrielles à Moscou, affront suprême à Vladimir Poutine. La guerre des drones connait une escalade importante, avec quelque 10 000 drones par jour envoyés de part et d'autre, avec une expertise ukrainienne certaine. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
L'émission 28 minutes du 18/05/2026 Il nous éclaire sur ce que raconte notre corps de la société dans laquelle nous vivons Longtemps considéré comme une simple enveloppe biologique, le corps est devenu au fil des siècles un véritable miroir des sociétés. Historien spécialiste de l'hygiène, de la santé et des pratiques corporelles, Georges Vigarello publie “Les logiques du corps : une autre manière de penser le temps” (Seuil). Il montre comment notre manière de ressentir et d'habiter notre corps s'est profondément transformée au fil des époques, à travers un prisme scientifique et philosophique. Vladimir Poutine pourra-t-il être jugé pour "crime d'agression" contre l'Ukraine ? 34 membres du Conseil de l'Europe, ainsi que l'Union européenne, l'Australie et le Costa-Rica, ont approuvé le 15 mai la création d'un tribunal spécial chargé de juger le crime d'agression contre l'Ukraine. Cette juridiction doit permettre de contourner les limites de la Cour pénale internationale. Elle pourra poursuivre Vladimir Poutine et les principaux responsables politiques et militaires de l'invasion de l'Ukraine en 2022. Même si la Russie a indiqué, dès 2022, qu'elle considérait comme “nulles et non avenues” les décisions de ce tribunal, les défenseurs du projet y voient une avancée importante pour le droit international. On en débat avec Mathilde Philip, professeure de droit public à Lyon 3, spécialiste de justice pénale internationale, Veronika Dorman, grand reporter à Libération et ancienne correspondante à Moscou et Bertrand Badie, professeur émérite de relations internationales à Sciences Po Paris. Xavier Mauduit nous raconte l'histoire de la ville de Mexico, fondée sur une île au milieu d'un lac. Marie Bonnisseau nous révèle qu'en Pologne, les sangliers sont de plus en plus présents dans les zones urbaines, notamment à Varsovie. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 18 mai 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 18/05/2026 Vladimir Poutine pourra-t-il être jugé pour "crime d'agression" contre l'Ukraine ? 34 membres du Conseil de l'Europe, ainsi que l'Union européenne, l'Australie et le Costa-Rica, ont approuvé le 15 mai la création d'un tribunal spécial chargé de juger le crime d'agression contre l'Ukraine. Cette juridiction doit permettre de contourner les limites de la Cour pénale internationale. Elle pourra poursuivre Vladimir Poutine et les principaux responsables politiques et militaires de l'invasion de l'Ukraine en 2022. Même si la Russie a indiqué, dès 2022, qu'elle considérait comme “nulles et non avenues” les décisions de ce tribunal, les défenseurs du projet y voient une avancée importante pour le droit international. On en débat avec Mathilde Philip, professeure de droit public à Lyon 3, spécialiste de justice pénale internationale, Veronika Dorman, grand reporter à Libération et ancienne correspondante à Moscou et Bertrand Badie, professeur émérite de relations internationales à Sciences Po Paris. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 18mai 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 10 avril 2026.Avec cette semaine :Pierre Gastineau, journaliste grand reporter, spécialiste du renseignement, co-auteur avec Antoine Izambard de Les espions du président.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LES ESPIONS DU PRÉSIDENTPierre Gastineau, vous êtes journaliste grand reporter au sein d'Intelligence Onlineet co-auteur, avec Antoine Izambard, de Les Espions du Président (2025), ouvrage dans lequel vous analysez les évolutions récentes du renseignement français.Comparé à ses prédécesseurs tels que François Mitterrand, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron apparaît comme « le président qui aimait les espions ». Dès son arrivée au pouvoir en 2017, il engage une transformation profonde des services de renseignement : augmentation du budget (de 2,4 à 3,1 milliards d'euros), hausse des effectifs (+13 %, dont +20% à la DGSI) et renforcement de la coordination autour de la CNRLT et du Conseil de défense, devenu un véritable centre de pilotage stratégique à l'Élysée.Cette montée en puissance s'accompagne toutefois d'une forte personnalisation du système, illustrée par le recours à des profils soigneusement sélectionnés, comme celui de Paul Soler, issus de la haute administration et intervenant directement au nom du président sur le terrain, au détriment des canaux diplomatiques traditionnels.Le paradoxe que vous soulignez est frappant : Emmanuel Macron apparaît à la fois comme le président de la Ve République le plus investi dans le renseignement et comme celui dont le système a éprouvé des difficultés à prévoir certains chocs géopolitiques. L'invasion de l'Ukraine en février 2022 révèle un déficit d'anticipation et conduit à un durcissement vis-à-vis de la Russie ; en Afrique, le manque de prévision et la gestion insuffisante des coups d'État au Mali, au Burkina Faso et au Niger traduisent un recul de l'influence française ; enfin, sur le plan intérieur, l'élargissement des missions de la DGSI — avec près de 4.000 mesures d'interception liées notamment aux Gilets jaunes et à certaines mobilisations écologistes, parfois qualifiées d'«écoterrorisme » — interroge l'équilibre entre sécurité et libertés publiques.Au-delà de ces différents théâtres, vous montrez que le renseignement se trouve désormais au cœur des recompositions géopolitiques. La menace iranienne, classée au niveau “P1”, combine terrorisme, cyberattaques et pressions diplomatiques. La guerre en Ukraine transforme durablement les méthodes, désormais plus ouvertes, technologiques et intégrées aux stratégies d'influence. Dans le même temps, la France demeure confrontée à une dépendance structurelle aux capacités américaines — les « enablers » — en dépit de son ambition d'autonomie stratégique, tandis que l'Europe, notamment l'Allemagne, cherche à renforcer ses propres dispositifs.Ainsi, à travers votre ouvrage, vous dressez le portrait d'un renseignement français à la fois renforcé, centralisé et politisé, mais également confronté à des défis majeurs d'anticipation, de coordination et d'adaptation dans un environnement international de plus en plus instable.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Depuis quatre ans, la guerre en Ukraine s'étire, s'enlise et s'internationalise. Vladimir Poutine, qui a longtemps affiché une assurance de fer, semble aujourd'hui engagé dans une course contre la montre. Les dernières semaines ont révélé une Russie fragilisée : un cessez-le-feu en Ukraine immédiatement violé, des célébrations du 9 mai 2026 réduites à leur plus simple expression, des signes de contestation interne inédits, et une économie asphyxiée par les sanctions, mais temporairement sauvée par la flambée des prix du pétrole due à la guerre en Iran. Pourtant, Moscou ne lâche rien. Elle joue sur tous les tableaux : soutien indirect à Téhéran, pivot vers la Chine, et tentative de maintenir son emprise sur l'Extrême-Orient, cette région stratégique où la présence chinoise grandit chaque jour. La Russie est-elle en train de perdre la guerre en Ukraine ? Le pivot vers l'Asie est-il une planche de salut ou un piège ? Et que nous disent les tensions internes et la situation économique sur l'avenir du régime Poutine ? Invitées : Francoise Thom, historienne, enseignante émérite à la Sorbonne. Son dernier ouvrage La guerre totale de Vladimir Poutine, éditions À l'Est de Brest-Litovsk Galia Ackermann, historienne et journaliste, rédactrice en chef du média en ligne Desk Russie. Son dernier ouvrage Le KGB à Tchernobyl. Une plongée inédite dans les archives ukrainiennes, aux éditions Premier Parallèle
Qui Est Aleksey Batrakov, Le Joueur Pisté Par Le PSG ? MERCATO Le Paris Saint-Germain s'intéresse à Aleksey Batrakov, jeune milieu offensif russe du Lokomotiv Moscou. Mais qui est vraiment ce joueur pisté par le PSG ? Pourquoi son nom revient-il dans l'actualité mercato du Paris Saint-Germain ? Et surtout, est-ce un vrai coup à tenter pour Luis Campos et le projet de Luis Enrique ? Dans cette vidéo Paris Central, on décrypte le profil d'Aleksey Batrakov : son poste, ses qualités, ses statistiques, son potentiel, son prix estimé, sa situation contractuelle avec le Lokomotiv Moscou et ce qu'il pourrait apporter au PSG. À seulement 20 ans, Batrakov fait partie des jeunes talents les plus suivis en Russie, avec des statistiques impressionnantes et un profil créatif qui peut correspondre à la nouvelle stratégie du Paris Saint-Germain : recruter jeune, intelligent, technique et à fort potentiel. Le PSG doit-il foncer sur Aleksey Batrakov ? Est-ce un futur crack, un pari risqué ou une vraie opportunité mercato ? On en débat dans Paris Central. PSG, Paris Saint-Germain, PSG mercato, mercato PSG, Aleksey Batrakov PSG, Alexis Batrakov PSG, Batrakov PSG, qui est Aleksey Batrakov, joueur pisté par le PSG, Luis Campos, Luis Enrique, Lokomotiv Moscou, transfert PSG, rumeur PSG, mercato Paris Saint-Germain, pépite russe PSG, jeune talent PSG, recrutement PSG, Paris Central. PSG, Kang In Lee PSG, Xavi Simons PSG, mercato PSG aujourd'hui, PSG aujourd'hui, PSG news today, Paris Saint Germain transfer news, PSG transfer news, PSG transfer rumors, Aleksey Batrakov transfer, Aleksey Batrakov Paris Saint Germain, Batrakov transfer news, Batrakov PSG news ⚽️PODCAST FOOTBALL AU COEUR DU PARIS SAINT GERMAIN #psg #football #parissaintgermain #debrief #debriefpsg #ligue1ubereats Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
A Kiev, il y a une nouvelle attaque russe en cours. Le maire de la capitale ukrainienne parle de drones et de missiles balistiques. On n'a pas de bilan pour le moment. En tout cas, la Russie poursuit son offensive. Mais dans quelles conditions ? Moscou, on le sait, est en difficulté en ce moment sur le front. Jusqu'à, semble-t-il, renvoyer au combat des soldats gravement blessés.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:04:42 - La Revue de presse internationale - par : Marie Maheux - La Russie a lancé ce mercredi une attaque massive contre l'Ukraine, touchant notamment la Transcarpatie, région frontalière de la Hongrie. L'ambassadeur russe est donc convoqué par le Premier ministre, une décision actant un changement drastique avec l'ère Orban.
durée : 00:58:32 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Depuis juin 2023 et la rébellion d'Evgueni Prigojine, figure centrale du dispositif d'influence russe, le Kremlin a repris la main sur les opérations. Menée en coopération entre l'État et des acteurs privés, cette guerre informationnelle se renouvelle et continue de menacer les démocraties. - réalisation : Margot Page, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Pénélope Le Mauguen - invités : Maxime Audinet Politiste spécialiste de la Russie, professeur Junior en Relations internationales et titulaire de la chaire « Stratégies d'influence et de contre-influence en contexte numérique » à l'Inalco , Lucas Minisini Journaliste au Monde Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les conséquences de la guerre en Iran sur les baleines en Afrique du Sud, le rejet du Sénat en France d'une proposition de loi sur l'aide à mourir et la déportation forcée d'enfants ukrainiens vers la Russie. Mali : l'alliance entre le Jnim et le FLA peut-elle tenir ? Les attaques coordonnées du 25 avril menées par les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim), affilié à al-Qaïda, et les rebelles touaregs du Front de libération de l'Azawad (FLA) ont fragilisé la situation sécuritaire au Mali. Cette alliance a permis au FLA de s'emparer à nouveau de la ville de Kidal, au nord du Mali, et aux Jnim d'imposer un blocus autour de la capitale, Bamako. Alors que les jihadistes cherchent à instaurer un ordre islamique sur l'ensemble du territoire et que les indépendantistes revendiquent l'autodétermination du peuple de l'Azawad, comment expliquer un tel rapprochement ? Sachant que leurs revendications sont différentes, cette alliance peut-elle perdurer ? Avec David Baché, journaliste au service Afrique de RFI. Détroit d'Ormuz : pourquoi le blocus menace les baleines en Afrique du Sud ? Au large de l'Afrique du Sud, à des milliers de kilomètres du détroit d'Ormuz, théâtre des tensions entre l'Iran et la coalition israélo-américaine, les baleines sont aussi victimes de la guerre. Selon un rapport scientifique présenté devant la Commission baleinière internationale (IWC), les risques de collision entre navires et cétacés « ont considérablement augmenté » depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Comment la guerre peut-elle avoir un impact sur l'écosystème marin au cap de Bonne-Espérance ? Des solutions sont-elles envisagées pour limiter le phénomène ? Avec Juliette Pietraszewski, journaliste au service environnement-climat de RFI. France : pourquoi le Sénat rejette encore la loi sur l'aide à mourir ? En France, la proposition de loi pour créer un « droit à l'aide à mouri » subit un nouveau revers. Dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 mai, à 151 voix contre 118, les sénateurs ont rejeté la « clé de voûte » du texte : l'article 2 qui évoquait le principe d'un geste létal en fin de vie. Après le rejet de cet article, le Sénat a préféré supprimer tous les autres articles un par un. C'est la deuxième fois que la chambre haute du Parlement français s'oppose à ce texte. Pourquoi cette proposition de loi pose-t-elle problème aux sénateurs alors qu'elle a été adoptée par deux fois à l'Assemblée nationale ? Désormais, que peut-il se passer ? Avec Charlotte Urien-Tomaka, journaliste au service politique de RFI. Guerre en Ukraine : quel sort pour les enfants ukrainiens déportés en Russie ? « De toutes les horreurs infligées par la guerre en Russie, la déportation et le transfert forcé d'enfants ukrainiens constituent l'un des pires crimes », a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, après une réunion des ministres des Affaires étrangères européens. À l'issue de ces discussions, les 27 ont adopté des sanctions contre seize personnes et sept entités russes accusées d'avoir enlevé des milliers d'enfants ukrainiens pour les envoyer en Russie. Comment le transfert forcé de ces enfants est-il organisé ? Quelles sont leurs conditions de vie sur le territoire russe ? Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur associé chez Euro Créative.
durée : 00:57:29 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Depuis 2022, le passage à une économie de guerre permet de soutenir l'effort sur le front et de maintenir l'économie russe à flots. S'il a un temps semblé réduire les inégalités territoriales, ce modèle a néanmoins des conséquences sociales délétères et n'enraye pas le ralentissement de l'économie. - réalisation : Vivian Lecuivre, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Louise Cognard, Pénélope Le Mauguen - invités : Marlène Laruelle Professeure à l'université Luiss de Rome, directrice de l'Illiberalism Studies Program de l'université Georges Washington à Washington et de l'INALCO, Clémentine Fauconnier Maîtresse de conférences en science politique à l'Université de Haute Alsace, membre du laboratoire SAGE, Sabine Dullin Professeure d'histoire contemporaine, spécialiste de la Russie au Centre d'histoire de Sciences Po Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Julien Villeret dirige l'innovation du groupe EDF, on s'est retrouvés un jour de pluie, ce qui tombait plutôt bien pour parler d'énergie. Julien est l'un de ces rares interlocuteurs capables de parler du mix énergétique français sans perdre la nuance ni tomber dans le discours institutionnel. Il connaît le sujet de l'intérieur, et il n'a pas peur d'aller là où ça grince.Dans cet épisode, nous parlons de nucléaire, bien sûr, mais aussi de ce qu'on ne comprend pas sur l'électricité en général. J'ai questionné Julien sur les déchets nucléaires (leur volume réel vous va surprendre), sur les compétences qu'on a perdues en arrêtant de construire des centrales, sur pourquoi une voiture électrique en Allemagne, c'est techniquement une voiture au charbon, et sur l'hydrogène, qu'on nous vend comme la grande révolution alors que la réalité est beaucoup plus complexe.On parle aussi de fusion nucléaire, de SMR, de la panne en Espagne, du compteur Linky, de l'IA et de sa consommation d'énergie, et des SAF, ces carburants d'aviation qui permettent de voler à neutralité carbone dès aujourd'hui.Ce qui m'a frappé dans cet échange, c'est la posture. Julien ne survend pas, il ne minimise pas. Il essaie juste de remettre des faits là où il y a trop souvent des fantasmes.CITATIONS MARQUANTES1. "Si on n'a plus d'énergie, on n'a plus de plastique. Et si on n'a plus de plastique, on n'a plus d'hôpitaux." (Julien Villeret, ~0:03:44)2. "Tous les déchets nucléaires produits par le parc français depuis les années 60, c'est en gros deux piscines olympiques en volume." (Julien Villeret, ~0:17:25)3. "Une centrale nucléaire, ça ne peut pas exploser. C'est un fantasme." (Julien Villeret, ~0:36:26)4. "Les plus grandes batteries du monde aujourd'hui, ce sont des barrages." (Julien Villeret, ~0:11:15)5. "On a arrêté de construire des centrales pour des raisons idéologiques. Les gens qui savaient faire sont partis à la retraite." (Julien Villeret, ~0:26:25)IDÉES MARQUANTES1. L'énergie est consubstantielle à la civilisation, pas optionnelle Timestamp : ~0:02:51 L'énergie n'est pas un confort ou un luxe, c'est le socle de tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle, la vie moderne dans son entier. Le rejet d'une écologie radicale par les populations vient en partie de là : on leur demande de renoncer à quelque chose qui est aussi fondamental que l'air qu'ils respirent. Pourquoi c'est important : tant qu'on ne pose pas ce cadre, on ne peut pas avoir un débat énergétique honnête.2. L'électricité propre ou sale dépend de comment elle est produite, pas de comment elle est consommée Timestamp : ~0:07:00 Une voiture électrique en France est l'une des plus propres au monde. La même voiture en Allemagne fonctionne au charbon. Ce n'est pas l'usage qui définit l'empreinte carbone, c'est la chaîne de production entière. Pourquoi c'est important : ça remet en question beaucoup de discours simplistes sur la mobilité électrique et force à penser en systèmes.3. Les barrages hydrauliques sont les plus grandes batteries du monde Timestamp : ~0:10:18 L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. On ouvre ou on ferme selon le besoin. C'est une batterie géante, naturelle, disponible immédiatement. La France l'utilise pour réguler son réseau depuis des décennies. Pourquoi c'est important : cette réalité physique remet en question l'idée que le stockage d'électricité est un problème sans solution.4. Les compétences nucléaires se perdent quand on arrête de construire Timestamp : ~0:26:08 La France a arrêté de construire des centrales pour des raisons politiques. Résultat : les ingénieurs et soudeurs spécialisés ont vieilli et pris leur retraite, et les jeunes ne se sont pas formés sur des métiers qu'on disait sans avenir. Aujourd'hui, EDF recrute 10 000 personnes par an pour rattraper le retard. Pourquoi c'est important : les décisions politiques sur l'énergie ont des conséquences industrielles qui prennent des décennies à corriger.5. Penser l'énergie en statique est une erreur de raisonnement Timestamp : ~0:47:53 Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers représenteraient 10% de la consommation mondiale d'électricité. Aujourd'hui on est à 2,2%. Pourquoi ? Parce que les technologies deviennent plus efficaces au fur et à mesure. Tirer la droite et extrapoler lineairement est une erreur systématique dans tous les grands débats énergétiques. Pourquoi c'est important : c'est le même réflexe qu'on applique aujourd'hui à l'IA, et probablement avec les mêmes erreurs de projection.6. La fusion nucléaire : entre le Graal et la promesse impossible Timestamp : ~1:01:58 La fusion produirait une énergie presque illimitée, décarbonée, peu coûteuse et quasi sans déchets. C'est la centrale nucléaire idéale sur le papier. Sauf qu'on ne sait pas encore si on arrivera à la construire, et que les horizons varient de 2035 (optimistes) à 2070 (scientifiques). Les premières centrales en production : probablement 2080-2100. Pourquoi c'est important : ça relativise les discours apocalyptiques sur l'énergie et rappelle qu'on a des décennies pour construire, pas juste quelques années.7. L'hydrogène vert : trop cher, trop dangereux pour la mobilité légère Timestamp : ~1:07:41 EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières. Trop cher à produire, trop dangereux à stocker sous pression, infrastructure à construire from scratch. En revanche, pour les bus et les camions approvisionnés depuis une station centralisée, ça peut faire du sens. Les avions, eux, se tournent vers les SAF (Sustainable Aviation Fuels), qui sont opérationnels dès aujourd'hui. Pourquoi c'est important : l'hydrogène est massivement sur-promu dans le débat public, et la réalité industrielle est beaucoup plus about de niche use cases que de révolution générale. QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEWQu'est-ce que les gens ne comprennent pas sur l'énergie, et ce serait bien qu'ils comprennent ?Est-ce que le rejet de l'écologie radicale vient du fait qu'on demande aux gens d'arrêter quelque chose de consubstantiel à leur vie ?Comment chez EDF observez-vous l'évolution de la consommation d'énergie, notamment la tension entre développement des usages et efficacité énergétique ?Quelle est l'intermittence réelle des éoliennes et des panneaux solaires, en chiffres concrets ?Qu'est-ce que le compteur Linky exactement, et pourquoi a-t-il généré autant de fantasmes ?Où en est-on de l'innovation sur les déchets nucléaires, et peut-on les recycler ?La France a-t-elle perdu des compétences nucléaires en arrêtant de construire ? Lesquelles ?Est-ce que les SMR (Small Modular Reactors) peuvent accélérer le déploiement du nucléaire ?Est-ce que l'IA et la blockchain vont créer une pénurie d'électricité, ou est-ce une projection trop statique ?Pourquoi l'hydrogène ne fonctionnera probablement pas pour la mobilité légère, et où peut-il avoir du sens ?RÉFÉRENCES CITÉESSites / DonnéesOur World in Data (mentionné comme "The World in Data") : site recommandé par Julien pour visualiser l'évolution du bien-être mondial sur 100-300 ans. (~1:16:20)Agence mondiale de l'énergie (AIE) : citée sur les prévisions de consommation électrique liée à l'IA. (~0:49:30)Institutions / OrganismesANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) : gestion des déchets nucléaires en France. (~0:17:25)Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) : régulation et surveillance du parc nucléaire français. (~0:17:25)ITER : projet international de fusion nucléaire basé en France. (~1:03:30)Enedis : opérateur du réseau de distribution électrique, gestionnaire du compteur Linky (distinct d'EDF). (~0:14:44)RTE : réseau de transport d'électricité française. (~0:44:12)ANSI / ANSSI : agence nationale de sécurité des systèmes d'information, mentionnée pour la cybersécurité des infrastructures. (~0:46:45)Projets / TechnologiesCIGEO : projet d'enfouissement des déchets nucléaires dans des couches géologiques profondes, mené par l'ANDRA. (~0:18:30)Flamanville 3 : prochain réacteur nucléaire français, sur le point d'être raccordé au réseau. (~0:21:03)Hinkley Point C : réacteur en construction au Royaume-Uni par EDF. (~0:28:18)Sizewell : projet de réacteur au Royaume-Uni. (~0:28:18)New World (projet EDF) : SMR développé par EDF. (~0:42:17)SAF / e-fuel (Sustainable Aviation Fuels) : carburant d'aviation bas carbone, obligation réglementaire croissante en Europe. (~1:12:32)ÉvénementsAccident de Fukushima : analysé en détail comme tsunami avant d'être un accident nucléaire, utilisé comme base d'apprentissage mondial. (~0:19:00)Panne électrique en Espagne et Portugal : analysée comme "orage parfait" lié à la nature analogique de l'électricité. (~0:51:33)Record d'exportation d'électricité EDF : 90 TWh exportés, record historique. (~0:48:11)Découverte scientifiqueHydrogène blanc : gisement potentiellement record découvert en France, hydrogène naturel présent dans le sol. (~1:06:40)TIMESTAMPS CLÉS (YouTube)00:00 Introduction : et si on se réjouissait à nouveau du futur ? 01:55 Présentation de Julien Villeret, directeur de l'innovation EDF02:05 L'énergie, c'est quoi au fond ? Ce que les gens ne comprennent pas L'énergie est consubstantielle à la civilisation depuis toujours. Sans électricité aujourd'hui, on perd tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle. C'est le cadre que pose Julien avant d'aborder quoi que ce soit.04:18 Pourquoi l'écologie radicale ne passe pas dans l'opinion publique Le rejet du discours radical vient d'une réalité simple : on ne peut pas demander aux gens d'arrêter quelque chose d'aussi fondamental que l'énergie. La vraie question n'est pas d'arrêter, c'est comment produire et consommer différemment.06:29 Le pic du charbon et la réalité du mix énergétique mondial On continue de brûler beaucoup de charbon pour produire de l'électricité, notamment en Allemagne et en Pologne. Ce qui explique directement le sujet suivant.06:51 Voiture électrique en Allemagne = voiture au charbon ? Si l'électricité est produite au charbon, une voiture électrique n'est pas vertueuse. La chaîne complète de production compte, pas seulement le mode de transport. La France à 98% sans CO2 est une exception mondiale.08:37 Peut-on imaginer 100% d'énergie renouvelable ? Techniquement oui, économiquement non. Le problème de l'intermittence (les renouvelables produisent environ 25-30% du temps) et du coût du stockage rendrait la facture 10 à 20 fois plus élevée qu'aujourd'hui.10:18 Les barrages : les plus grandes batteries du monde L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. Un lac, c'est une batterie géante naturelle. Les barrages hydroélectriques sont aussi des outils de régulation du réseau, activés ou coupés selon les besoins du moment.13:30 L'intermittence des renouvelables en chiffres concrets Éoliennes et panneaux solaires produisent à pleine puissance environ 25 à 30% du temps. Le pic de production solaire est autour de midi, soit rarement au moment des pics de consommation (matin, soir).14:34 Le compteur Linky : derrière les fantasmes, la réalité Linky ne surveille personne. Il envoie l'index de consommation une fois par jour, pendant 10 secondes, via les fils électriques, sans aucune émission d'ondes. Le détail au quart d'heure est opt-in. Ce sont surtout des fraudeurs que Linky a gênés.17:05 Les déchets nucléaires : vraiment deux piscines olympiques depuis les années 60 Tout le parc nucléaire français depuis le début des années 60 a produit environ 4 000 m3 de déchets à longue vie, soit deux piscines olympiques. Ils sont stockés à La Hague dans de l'eau (meilleur protecteur contre les radiations), avec un projet d'enfouissement géologique profond (CIGEO).21:47 Peut-on recycler les déchets nucléaires ? Oui, une partie du combustible usé est retraitée et réinjectée dans les centrales. Des recherches sont en cours pour fermer complètement le cycle : des réacteurs qui réutilisent en permanence le même combustible sans presque générer de déchets. Horizon : 2050-2070.22:53 Dépendances géopolitiques : uranium, gaz, pétrole, panneaux solaires Le pétrole et le gaz viennent du Moyen-Orient, de Russie et des États-Unis. Les panneaux solaires viennent quasi-exclusivement de Chine. L'uranium, lui, est présent dans de nombreux pays, n'est pas cher, et est stocké sur plusieurs années par sécurité.26:08 Les compétences nucléaires perdues et les 10 000 recrutements par an En arrêtant de construire des centrales pour des raisons politiques, la France a perdu des savoir-faire spécifiques : béton nucléaire, générateurs de vapeur, soudure qualifiée. EDF recrute maintenant 10 000 personnes par an pour reconstruire ces compétences. Un soudeur nucléaire gagne entre 3 000 et 4 000 euros par mois.32:04 Où seront construits les 6 nouveaux réacteurs français ? Sur les terrains déjà acquis à côté des centrales existantes (ex : Penly). Les riverains d'une centrale sont généralement très favorables : emplois, taxes locales, vie locale développée. Une centrale qui ne tourne pas, c'est un million d'euros de pertes par jour.36:21 Une centrale peut-elle exploser ? Les accidents nucléaires démystifiés Non, les centrales françaises ne peuvent pas exploser. Fukushima était d'abord un tsunami, pas un accident nucléaire au sens strict. Depuis, toutes les centrales françaises ont été équipées de générateurs diesel en hauteur et de récupérateurs (les "cendriers") pour le cas où le coeur fondrait.41:42 Les SMR (Small Modular Reactors) : l'avenir du nucléaire ou juste une promesse ? Aucun SMR n'est encore construit à ce jour. L'idée : des petits réacteurs plus rapides à déployer, moins coûteux, qui peuvent remplacer une centrale charbon en plug and play. Les Américains y croient surtout pour décarboner leur vieux parc charbon.45:13 Cybersécurité des centrales : isolées d'internet par principe physique Les systèmes qui font fonctionner les centrales nucléaires ne sont pas connectés à internet. C'est une barrière physique, pas logicielle. EDF mobilise plusieurs centaines de personnes à temps plein sur la cybersécurité.46:45 IA et consommation d'énergie : une vraie menace ou un raisonnement trop statique ? Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers allaient représenter 10% de la consommation mondiale d'électricité. On en est à 2,2%. Les projections en ligne droite tombent toujours à côté parce qu'elles ignorent les gains d'efficacité technologique. En France, la marge est très large : EDF a exporté un record historique de 90 TWh l'année dernière.51:33 La panne en Espagne-Portugal : l'analogique contre le numérique L'électricité est analogique : production doit en permanence égaler consommation. Un écart provoque l'effondrement. En Espagne, une suite de problèmes improbables arrivés en même temps (un "orage parfait") a déstabilisé le réseau. La France s'est déconnectée pour éviter d'être entraînée dans la chute.56:41 Géothermie : pourquoi elle n'a pas décollé en France La géothermie dépend des choix de subvention publique. L'Allemagne l'a financée, la France non. En France, l'électricité est peu chère et faiblement carbonée, donc l'incentive est quasi nul. Installer de la géothermie en retrofit exige de tout creuser. La géothermie profonde pose en plus des risques sismiques.1:01:58 Fusion nucléaire : le Graal énergétique, entre 2035 et 2070 La fusion produirait une énergie quasi-illimitée, décarbonée, peu coûteuse et presque sans déchets. Les scientifiques parlent de premiers prototypes vers 2060-2070, les start-ups d'une dizaine d'années plus tôt. On a récemment réussi pour la première fois à produire plus d'énergie qu'on n'en consomme dans une réaction de fusion. Même si ça arrive, les premières centrales en production seront probablement vers 2080-2100.1:06:40 Hydrogène : blanc, vert, gris. Ce que chacun veut dire vraiment L'hydrogène gris (produit industriellement) est très polluant. Le vert (via électrolyse) est très cher. Le blanc (naturel, dans le sol) est encore expérimental. EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières : trop dangereux, trop cher, réseau à construire from scratch. Pour les bus et camions sur station centralisée, ça peut avoir du sens.1:11:23 Aviation à hydrogène et SAF : ce qu'on peut espérer vraiment Airbus a repoussé son projet d'avion hydrogène à 2050. L'aviation mise aujourd'hui sur les SAF (Sustainable Aviation Fuels) : des carburants produits à partir de CO2 capté dans l'air, déjà présents dans les réservoirs des avions Air France. C'est l'horizon réaliste, avant peut-être un avion électrique pour les courtes distances (Paris-Berlin, lignes régionales), d'ici 2030.1:15:50 Pourquoi il y a quand même des raisons d'espérer Julien conclut sur une conviction : en regardant sur le temps long, le monde va mieux. The World in Data le montre sur 200 ans. Dans l'énergie, on est passé des voitures à particules des années 50 à l'électricité bas carbone d'aujourd'hui, en 60-70 ans. Et on surestime toujours les transformations à court terme tout en les sous-estimant à long terme.1:19:44 Clap de fin : ouvrir la porte à la nuanceHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Julien Villeret dirige l'innovation du groupe EDF, on s'est retrouvés un jour de pluie, ce qui tombait plutôt bien pour parler d'énergie. Julien est l'un de ces rares interlocuteurs capables de parler du mix énergétique français sans perdre la nuance ni tomber dans le discours institutionnel. Il connaît le sujet de l'intérieur, et il n'a pas peur d'aller là où ça grince.Dans cet épisode, nous parlons de nucléaire, bien sûr, mais aussi de ce qu'on ne comprend pas sur l'électricité en général. J'ai questionné Julien sur les déchets nucléaires (leur volume réel vous va surprendre), sur les compétences qu'on a perdues en arrêtant de construire des centrales, sur pourquoi une voiture électrique en Allemagne, c'est techniquement une voiture au charbon, et sur l'hydrogène, qu'on nous vend comme la grande révolution alors que la réalité est beaucoup plus complexe.On parle aussi de fusion nucléaire, de SMR, de la panne en Espagne, du compteur Linky, de l'IA et de sa consommation d'énergie, et des SAF, ces carburants d'aviation qui permettent de voler à neutralité carbone dès aujourd'hui.Ce qui m'a frappé dans cet échange, c'est la posture. Julien ne survend pas, il ne minimise pas. Il essaie juste de remettre des faits là où il y a trop souvent des fantasmes.CITATIONS MARQUANTES1. "Si on n'a plus d'énergie, on n'a plus de plastique. Et si on n'a plus de plastique, on n'a plus d'hôpitaux." (Julien Villeret, ~0:03:44)2. "Tous les déchets nucléaires produits par le parc français depuis les années 60, c'est en gros deux piscines olympiques en volume." (Julien Villeret, ~0:17:25)3. "Une centrale nucléaire, ça ne peut pas exploser. C'est un fantasme." (Julien Villeret, ~0:36:26)4. "Les plus grandes batteries du monde aujourd'hui, ce sont des barrages." (Julien Villeret, ~0:11:15)5. "On a arrêté de construire des centrales pour des raisons idéologiques. Les gens qui savaient faire sont partis à la retraite." (Julien Villeret, ~0:26:25)IDÉES MARQUANTES1. L'énergie est consubstantielle à la civilisation, pas optionnelle Timestamp : ~0:02:51 L'énergie n'est pas un confort ou un luxe, c'est le socle de tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle, la vie moderne dans son entier. Le rejet d'une écologie radicale par les populations vient en partie de là : on leur demande de renoncer à quelque chose qui est aussi fondamental que l'air qu'ils respirent. Pourquoi c'est important : tant qu'on ne pose pas ce cadre, on ne peut pas avoir un débat énergétique honnête.2. L'électricité propre ou sale dépend de comment elle est produite, pas de comment elle est consommée Timestamp : ~0:07:00 Une voiture électrique en France est l'une des plus propres au monde. La même voiture en Allemagne fonctionne au charbon. Ce n'est pas l'usage qui définit l'empreinte carbone, c'est la chaîne de production entière. Pourquoi c'est important : ça remet en question beaucoup de discours simplistes sur la mobilité électrique et force à penser en systèmes.3. Les barrages hydrauliques sont les plus grandes batteries du monde Timestamp : ~0:10:18 L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. On ouvre ou on ferme selon le besoin. C'est une batterie géante, naturelle, disponible immédiatement. La France l'utilise pour réguler son réseau depuis des décennies. Pourquoi c'est important : cette réalité physique remet en question l'idée que le stockage d'électricité est un problème sans solution.4. Les compétences nucléaires se perdent quand on arrête de construire Timestamp : ~0:26:08 La France a arrêté de construire des centrales pour des raisons politiques. Résultat : les ingénieurs et soudeurs spécialisés ont vieilli et pris leur retraite, et les jeunes ne se sont pas formés sur des métiers qu'on disait sans avenir. Aujourd'hui, EDF recrute 10 000 personnes par an pour rattraper le retard. Pourquoi c'est important : les décisions politiques sur l'énergie ont des conséquences industrielles qui prennent des décennies à corriger.5. Penser l'énergie en statique est une erreur de raisonnement Timestamp : ~0:47:53 Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers représenteraient 10% de la consommation mondiale d'électricité. Aujourd'hui on est à 2,2%. Pourquoi ? Parce que les technologies deviennent plus efficaces au fur et à mesure. Tirer la droite et extrapoler lineairement est une erreur systématique dans tous les grands débats énergétiques. Pourquoi c'est important : c'est le même réflexe qu'on applique aujourd'hui à l'IA, et probablement avec les mêmes erreurs de projection.6. La fusion nucléaire : entre le Graal et la promesse impossible Timestamp : ~1:01:58 La fusion produirait une énergie presque illimitée, décarbonée, peu coûteuse et quasi sans déchets. C'est la centrale nucléaire idéale sur le papier. Sauf qu'on ne sait pas encore si on arrivera à la construire, et que les horizons varient de 2035 (optimistes) à 2070 (scientifiques). Les premières centrales en production : probablement 2080-2100. Pourquoi c'est important : ça relativise les discours apocalyptiques sur l'énergie et rappelle qu'on a des décennies pour construire, pas juste quelques années.7. L'hydrogène vert : trop cher, trop dangereux pour la mobilité légère Timestamp : ~1:07:41 EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières. Trop cher à produire, trop dangereux à stocker sous pression, infrastructure à construire from scratch. En revanche, pour les bus et les camions approvisionnés depuis une station centralisée, ça peut faire du sens. Les avions, eux, se tournent vers les SAF (Sustainable Aviation Fuels), qui sont opérationnels dès aujourd'hui. Pourquoi c'est important : l'hydrogène est massivement sur-promu dans le débat public, et la réalité industrielle est beaucoup plus about de niche use cases que de révolution générale. QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEWQu'est-ce que les gens ne comprennent pas sur l'énergie, et ce serait bien qu'ils comprennent ?Est-ce que le rejet de l'écologie radicale vient du fait qu'on demande aux gens d'arrêter quelque chose de consubstantiel à leur vie ?Comment chez EDF observez-vous l'évolution de la consommation d'énergie, notamment la tension entre développement des usages et efficacité énergétique ?Quelle est l'intermittence réelle des éoliennes et des panneaux solaires, en chiffres concrets ?Qu'est-ce que le compteur Linky exactement, et pourquoi a-t-il généré autant de fantasmes ?Où en est-on de l'innovation sur les déchets nucléaires, et peut-on les recycler ?La France a-t-elle perdu des compétences nucléaires en arrêtant de construire ? Lesquelles ?Est-ce que les SMR (Small Modular Reactors) peuvent accélérer le déploiement du nucléaire ?Est-ce que l'IA et la blockchain vont créer une pénurie d'électricité, ou est-ce une projection trop statique ?Pourquoi l'hydrogène ne fonctionnera probablement pas pour la mobilité légère, et où peut-il avoir du sens ?RÉFÉRENCES CITÉESSites / DonnéesOur World in Data (mentionné comme "The World in Data") : site recommandé par Julien pour visualiser l'évolution du bien-être mondial sur 100-300 ans. (~1:16:20)Agence mondiale de l'énergie (AIE) : citée sur les prévisions de consommation électrique liée à l'IA. (~0:49:30)Institutions / OrganismesANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) : gestion des déchets nucléaires en France. (~0:17:25)Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) : régulation et surveillance du parc nucléaire français. (~0:17:25)ITER : projet international de fusion nucléaire basé en France. (~1:03:30)Enedis : opérateur du réseau de distribution électrique, gestionnaire du compteur Linky (distinct d'EDF). (~0:14:44)RTE : réseau de transport d'électricité française. (~0:44:12)ANSI / ANSSI : agence nationale de sécurité des systèmes d'information, mentionnée pour la cybersécurité des infrastructures. (~0:46:45)Projets / TechnologiesCIGEO : projet d'enfouissement des déchets nucléaires dans des couches géologiques profondes, mené par l'ANDRA. (~0:18:30)Flamanville 3 : prochain réacteur nucléaire français, sur le point d'être raccordé au réseau. (~0:21:03)Hinkley Point C : réacteur en construction au Royaume-Uni par EDF. (~0:28:18)Sizewell : projet de réacteur au Royaume-Uni. (~0:28:18)New World (projet EDF) : SMR développé par EDF. (~0:42:17)SAF / e-fuel (Sustainable Aviation Fuels) : carburant d'aviation bas carbone, obligation réglementaire croissante en Europe. (~1:12:32)ÉvénementsAccident de Fukushima : analysé en détail comme tsunami avant d'être un accident nucléaire, utilisé comme base d'apprentissage mondial. (~0:19:00)Panne électrique en Espagne et Portugal : analysée comme "orage parfait" lié à la nature analogique de l'électricité. (~0:51:33)Record d'exportation d'électricité EDF : 90 TWh exportés, record historique. (~0:48:11)Découverte scientifiqueHydrogène blanc : gisement potentiellement record découvert en France, hydrogène naturel présent dans le sol. (~1:06:40)TIMESTAMPS CLÉS (YouTube)00:00 Introduction : et si on se réjouissait à nouveau du futur ? 01:55 Présentation de Julien Villeret, directeur de l'innovation EDF02:05 L'énergie, c'est quoi au fond ? Ce que les gens ne comprennent pas L'énergie est consubstantielle à la civilisation depuis toujours. Sans électricité aujourd'hui, on perd tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle. C'est le cadre que pose Julien avant d'aborder quoi que ce soit.04:18 Pourquoi l'écologie radicale ne passe pas dans l'opinion publique Le rejet du discours radical vient d'une réalité simple : on ne peut pas demander aux gens d'arrêter quelque chose d'aussi fondamental que l'énergie. La vraie question n'est pas d'arrêter, c'est comment produire et consommer différemment.06:29 Le pic du charbon et la réalité du mix énergétique mondial On continue de brûler beaucoup de charbon pour produire de l'électricité, notamment en Allemagne et en Pologne. Ce qui explique directement le sujet suivant.06:51 Voiture électrique en Allemagne = voiture au charbon ? Si l'électricité est produite au charbon, une voiture électrique n'est pas vertueuse. La chaîne complète de production compte, pas seulement le mode de transport. La France à 98% sans CO2 est une exception mondiale.08:37 Peut-on imaginer 100% d'énergie renouvelable ? Techniquement oui, économiquement non. Le problème de l'intermittence (les renouvelables produisent environ 25-30% du temps) et du coût du stockage rendrait la facture 10 à 20 fois plus élevée qu'aujourd'hui.10:18 Les barrages : les plus grandes batteries du monde L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. Un lac, c'est une batterie géante naturelle. Les barrages hydroélectriques sont aussi des outils de régulation du réseau, activés ou coupés selon les besoins du moment.13:30 L'intermittence des renouvelables en chiffres concrets Éoliennes et panneaux solaires produisent à pleine puissance environ 25 à 30% du temps. Le pic de production solaire est autour de midi, soit rarement au moment des pics de consommation (matin, soir).14:34 Le compteur Linky : derrière les fantasmes, la réalité Linky ne surveille personne. Il envoie l'index de consommation une fois par jour, pendant 10 secondes, via les fils électriques, sans aucune émission d'ondes. Le détail au quart d'heure est opt-in. Ce sont surtout des fraudeurs que Linky a gênés.17:05 Les déchets nucléaires : vraiment deux piscines olympiques depuis les années 60 Tout le parc nucléaire français depuis le début des années 60 a produit environ 4 000 m3 de déchets à longue vie, soit deux piscines olympiques. Ils sont stockés à La Hague dans de l'eau (meilleur protecteur contre les radiations), avec un projet d'enfouissement géologique profond (CIGEO).21:47 Peut-on recycler les déchets nucléaires ? Oui, une partie du combustible usé est retraitée et réinjectée dans les centrales. Des recherches sont en cours pour fermer complètement le cycle : des réacteurs qui réutilisent en permanence le même combustible sans presque générer de déchets. Horizon : 2050-2070.22:53 Dépendances géopolitiques : uranium, gaz, pétrole, panneaux solaires Le pétrole et le gaz viennent du Moyen-Orient, de Russie et des États-Unis. Les panneaux solaires viennent quasi-exclusivement de Chine. L'uranium, lui, est présent dans de nombreux pays, n'est pas cher, et est stocké sur plusieurs années par sécurité.26:08 Les compétences nucléaires perdues et les 10 000 recrutements par an En arrêtant de construire des centrales pour des raisons politiques, la France a perdu des savoir-faire spécifiques : béton nucléaire, générateurs de vapeur, soudure qualifiée. EDF recrute maintenant 10 000 personnes par an pour reconstruire ces compétences. Un soudeur nucléaire gagne entre 3 000 et 4 000 euros par mois.32:04 Où seront construits les 6 nouveaux réacteurs français ? Sur les terrains déjà acquis à côté des centrales existantes (ex : Penly). Les riverains d'une centrale sont généralement très favorables : emplois, taxes locales, vie locale développée. Une centrale qui ne tourne pas, c'est un million d'euros de pertes par jour.36:21 Une centrale peut-elle exploser ? Les accidents nucléaires démystifiés Non, les centrales françaises ne peuvent pas exploser. Fukushima était d'abord un tsunami, pas un accident nucléaire au sens strict. Depuis, toutes les centrales françaises ont été équipées de générateurs diesel en hauteur et de récupérateurs (les "cendriers") pour le cas où le coeur fondrait.41:42 Les SMR (Small Modular Reactors) : l'avenir du nucléaire ou juste une promesse ? Aucun SMR n'est encore construit à ce jour. L'idée : des petits réacteurs plus rapides à déployer, moins coûteux, qui peuvent remplacer une centrale charbon en plug and play. Les Américains y croient surtout pour décarboner leur vieux parc charbon.45:13 Cybersécurité des centrales : isolées d'internet par principe physique Les systèmes qui font fonctionner les centrales nucléaires ne sont pas connectés à internet. C'est une barrière physique, pas logicielle. EDF mobilise plusieurs centaines de personnes à temps plein sur la cybersécurité.46:45 IA et consommation d'énergie : une vraie menace ou un raisonnement trop statique ? Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers allaient représenter 10% de la consommation mondiale d'électricité. On en est à 2,2%. Les projections en ligne droite tombent toujours à côté parce qu'elles ignorent les gains d'efficacité technologique. En France, la marge est très large : EDF a exporté un record historique de 90 TWh l'année dernière.51:33 La panne en Espagne-Portugal : l'analogique contre le numérique L'électricité est analogique : production doit en permanence égaler consommation. Un écart provoque l'effondrement. En Espagne, une suite de problèmes improbables arrivés en même temps (un "orage parfait") a déstabilisé le réseau. La France s'est déconnectée pour éviter d'être entraînée dans la chute.56:41 Géothermie : pourquoi elle n'a pas décollé en France La géothermie dépend des choix de subvention publique. L'Allemagne l'a financée, la France non. En France, l'électricité est peu chère et faiblement carbonée, donc l'incentive est quasi nul. Installer de la géothermie en retrofit exige de tout creuser. La géothermie profonde pose en plus des risques sismiques.1:01:58 Fusion nucléaire : le Graal énergétique, entre 2035 et 2070 La fusion produirait une énergie quasi-illimitée, décarbonée, peu coûteuse et presque sans déchets. Les scientifiques parlent de premiers prototypes vers 2060-2070, les start-ups d'une dizaine d'années plus tôt. On a récemment réussi pour la première fois à produire plus d'énergie qu'on n'en consomme dans une réaction de fusion. Même si ça arrive, les premières centrales en production seront probablement vers 2080-2100.1:06:40 Hydrogène : blanc, vert, gris. Ce que chacun veut dire vraiment L'hydrogène gris (produit industriellement) est très polluant. Le vert (via électrolyse) est très cher. Le blanc (naturel, dans le sol) est encore expérimental. EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières : trop dangereux, trop cher, réseau à construire from scratch. Pour les bus et camions sur station centralisée, ça peut avoir du sens.1:11:23 Aviation à hydrogène et SAF : ce qu'on peut espérer vraiment Airbus a repoussé son projet d'avion hydrogène à 2050. L'aviation mise aujourd'hui sur les SAF (Sustainable Aviation Fuels) : des carburants produits à partir de CO2 capté dans l'air, déjà présents dans les réservoirs des avions Air France. C'est l'horizon réaliste, avant peut-être un avion électrique pour les courtes distances (Paris-Berlin, lignes régionales), d'ici 2030.1:15:50 Pourquoi il y a quand même des raisons d'espérer Julien conclut sur une conviction : en regardant sur le temps long, le monde va mieux. The World in Data le montre sur 200 ans. Dans l'énergie, on est passé des voitures à particules des années 50 à l'électricité bas carbone d'aujourd'hui, en 60-70 ans. Et on surestime toujours les transformations à court terme tout en les sous-estimant à long terme.1:19:44 Clap de fin : ouvrir la porte à la nuance Suggestion d'autres épisodes à écouter : #391 L'indépendance énergétique est-elle sous nos pieds? Avec Pierre Brossolet (https://audmns.com/fcRUEpN) #187 Energy Observer: envisager le futur de l'énergie avec Louis Noel Viviès (https://audmns.com/vJdRdXI) Vlan #131 Transition énergétique: ce qu'un adulte devrait savoir avec Matthieu Auzanneau (https://audmns.com/SPHszOf)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:04 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Les coupures d'Internet et les blocages d'applications de messagerie se multiplient en Russie alors que le Kremlin reprend la main sur l'espace numérique. Si des interstices de liberté persistent, l'autocensure prévaut face à l'arbitraire de la répression. - réalisation : Vivian Lecuivre, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Pénélope Le Mauguen - invités : Françoise Daucé Sociologue du politique, directrice d'études à l'EHESS et membre du Centre d'études russes, caucasiennes, est-européennes et centrasiatiques (CERCEC), Paul Gogo Journaliste indépendant, Raimondo Lanza Chercheur et doctorant en géographie à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur des déclarations du président russe sur la fin de la guerre en Ukraine, la défaite des travaillistes aux élections locales britanniques et l'impasse des négociations entre les États-Unis et l'Iran. Afrique du Sud : vers une destitution du président Cyril Ramaphosa ? Le scandale remonte à 2022, lorsqu'un ancien chef de renseignement sud-africain révèle qu'environ 600 000 dollars en liquide ont été dérobés deux ans plus tôt dans une ferme appartenant au président Cyril Ramaphosa. Arthur Fraser accuse alors le chef de l'État d'avoir dissimulé le cambriolage et d'avoir fait kidnapper les voleurs afin d'acheter leur silence. Face aux suspicions de corruption, un rapport parlementaire conclu alors qu'il existe suffisamment d'éléments pour lancer une procédure de destitution contre le président. L'Assemblée nationale, dominée par l'ANC, rejette cette option. Mais coup de théâtre, la Cour constitutionnelle vient de rouvrir la voie à une procédure de destitution. Pourquoi maintenant ? Quels sont les arguments avancés par les juges ? Une destitution du président Ramaphosa est-elle réellement envisageable ? Avec Joséphine Kloeckner, correspondante de RFI à Johannesburg. Guerre en Ukraine : pourquoi Vladimir Poutine évoque-t-il la fin du conflit ? Alors que Vladimir Poutine assurait, lors des célébrations du 9-mai, que l'armée russe était prête à affronter « des forces agressives de l'Otan », le ton du président s'est adouci, quelques heures plus tard, devant les médias russes. La guerre en Ukraine « touche à sa fin », a-t-il affirmé. Comment interpréter cette déclaration alors que les combats se poursuivent sur le terrain ? Le chef du Kremlin a également fait référence à une possible médiation européenne avec l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder, alors même qu'il rejetait jusqu'ici toute négociation avec les Européens. Dans quel cadre de telles discussions pourraient-elles s'organiser ? Avec Anastasia Becchio, cheffe de la rédaction en russe de RFI. Royaume-Uni : le Premier ministre va-t-il démissionner? C'est une déroute pour les Travaillistes. Lors des élections locales de jeudi dernier, le parti du Premier ministre Keir Starmer a subi un véritable camouflet en perdant près de 1 500 sièges de conseillers, notamment dans ses bastions historiques. Le parti anti-immigration, Reform UK de Nigel Farage, est quant à lui le grand gagnant en remportant quelque 1 450 sièges. Après cette lourde défaite, plusieurs élus de la majorité appellent le chef du gouvernement à démissionner. Comment expliquer ce revers pour le parti de centre gauche ? Quelle est la stratégie de Keir Starmer pour reconquérir son électorat et rassurer son propre camp ? Avec Guillaume Naudin, présente la chronique « La fabrique du monde » sur RFI. Guerre en Iran : combien de temps peut encore tenir le cessez-le-feu ? « Totalement inacceptable », « stupide » : voilà comment Donald Trump juge la réponse iranienne à la proposition américaine visant à mettre fin à la guerre. Dans un document transmis la semaine dernière à Téhéran, Washington exigeait notamment la suspension de l'enrichissement d'uranium pendant au moins 20 ans ainsi que la remise d'un stock d'uranium enrichi estimé à 440 kg. Que sait-on de la réponse apportée par l'Iran ? Pourquoi est-elle rejetée aussi fermement par le président américain ? Avec Clément Therme, chercheur, professeur à l'Université Paul-Valery de Montpellier. Auteur de l'ouvrage « Iran-Israël : la guerre idéologique, de 1979 à nos jours » (éditions Tallandier).
durée : 00:03:25 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Rédaction Internationale - Après une courte trêve, la guerre reprend entre l'Ukraine et la Russie. Les alliés de Kiev aimeraient voir Moscou affaiblie. Mais la réalité est plus contrastée. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:06:20 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Caroline Gillet - Nino Chergoleishvili travaille depuis 10 ans à la Banque européenne d'investissement à Tbilissi. Elle a participé à l'organisation de la journée de l'Europe là-bas qui rassemble des milliers de personnes. Pour elle, l'adhésion de la Géorgie à l'UE c'est une évidence face à la Russie. - réalisation : Romain Couturier Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
On s'active comme jamais sur la chantier naval de Gdynia au nord de la Pologne sur les bords de la mer Baltique... La Pologne investit dans sa marine Le pays est déjà champion des dépenses militaires en Europe, 4,5% de son produit intérieur brut... et désormais c'est sur la marine, longtemps parent pauvre de son armée, que le pays a décidé d'investir. Ses 400 kilomètres de côtes sur une mer qu'emprunte aussi la Russie via le port Saint-Petersbourg ne sont pas étrangères à ce choix... C'est le reportage d'Adrien Sarlat. Et quand on évoque les risques pour la sécurité européenne, on évoque souvent les pays baltes, juste au nord-est de la Pologne. Trois petits pays, l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie autrefois membres de l'URSS, aujourd'hui indépendants depuis 1991, membres de l'Union européenne et de l'Otan, cela suffit-il pour en faire des cibles privilégiées de la Russie ? La réponse de Céline Bayou qui vient de publier aux éditions Tallandier Les pays baltes face à la menace russe. À lire aussiLa Pologne renforce sa défense avec un système antidrones «le plus moderne d'Europe» L'Eurovision impactée de plein fouet par la guerre à Gaza et au Moyen-Orient Plusieurs pays européens ont déjà annoncé qu'ils ne retransmettraient pas la finale, ou qu'ils la boycottaient. En cause, la participation d'un chanteur israélien. Sentiment de malaise dans le pays organisateur l'Autriche, soutien de longue date de l'État hébreu. À Vienne, c'est le reportage de Céline Beal. À écouter aussiL'Eurovision encore et toujours instrument de soft power? Le boycott turc Et c'est sur un autre terrain, celui des valeurs que la Turquie a marqué son opposition. Depuis 2013, le pays boycotte la compétition en invoquant son opposition au système de notation qui privilégie l'Europe occidentale. Mais surtout Ankara estime que l'Eurovision est devenue contraire aux valeurs turques en faisant la promotion des LGBT. Les explications de notre correspondante Anne Andlauer.
durée : 00:58:22 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Ce 9 mai, la Russie a célébré modestement sa victoire de 1945 contre l'Allemagne nazie, par crainte d'attaques ukrainiennes. Une cérémonie qui, au-delà de sa fonction de vitrine du nationalisme d'État, sert depuis 2022 à justifier la guerre en Ukraine. - réalisation : Vivian Lecuivre, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Pénélope Le Mauguen - invités : Jules Sergei Fediunin Chercheur post-doctorant au programme Marie Curie de l'université d'Oslo, Juliette Faure Professeure de sciences politiques à l'université de Lille, Kathy Rousselet Directrice de recherche au Centre de recherches internationales (CERI) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
(00:00:26) Comment ça va en Russie? Avec Paul Gogo (00:03:20) Irina, moscovite: "nous pourrons survivre à tout ce que vous voulez" (00:05:45) Comment Poutine dompte le mécontentement des Russes (00:12:46) “Moscou Parano”, interview de Paul Gogo
Le sommet Afrique-France de Nairobi, c'est aujourd'hui, lundi 11 mai et demain, mardi 12 mai, avec quelque trente chefs d'État et de gouvernement et quelque deux mille chefs d'entreprise, qui sont attendus dans la capitale du Kenya. Mais après les revers qu'elle a subis ces dernières années, la France a-t-elle encore un rôle stratégique à jouer sur le continent ? Aïssata Tall Sall a été la ministre des Affaires étrangères du Sénégal de 2020 à 2023. Aujourd'hui, elle est députée et dirige le premier groupe de l'opposition à l'Assemblée nationale. En ligne de Dakar, Maître Aïssata Tall Sall répond aux questions de C. Boisbouvier. RFI : Aïssata Tall Sall, pour la première fois dans l'histoire des sommets Afrique-France, une édition se déroule en terre anglophone. Qu'en pensez-vous ? Aïssata Tall Sall : Je pense que c'est inédit et que nous devons lire cela sous le prisme d'une géopolitique africaine. La France, on doit le dire, n'est plus ce qu'elle était, il y a quelques années, en Afrique, pour ce qui est de ses relations, en tout cas avec ses anciennes colonies. Les pays de l'AES [le Burkina Faso, le Mali et le Niger qui forment l'Alliance des États du Sahel, NDLR] sont là. Les souverainistes sont là, avec de nouveaux pouvoirs. Il y a aussi notre société civile, notre opinion, qui est très très dure et exigeante vis-à-vis de la France. Il y a aussi ces bases militaires qui étaient là – je sais que celles du Sénégal sont déjà parties. Je pense que la France elle-même est en train de revoir sa relation avec l'Afrique. Et tout cela dans ce que les Africains, eux, résument par « ni exclusivité, ni exclusion » : c'est-à-dire dans une relation multilatérale libre, avec tous les États, dont le centre du monde n'est nulle part. Il est seulement là où vont les intérêts des pays africains. Le mot d'ordre de ce sommet de Nairobi, c'est l'économie. Est-ce que la France a encore un rôle à jouer dans le développement économique du continent ? Je pense que oui. C'est un rôle de leader, de conducteur, ou alors d'éveilleur de ce partenariat, sur des questions telles que la sécurité, telles que le climat, les questions de santé – on sort d'une pandémie de Covid. Il y a aussi les questions financières : est-ce que la France peut être ce grand messager qui pourra influer sur ses partenaires dans l'OCDE, dans le G7, pour que toutes ces règles puissent être allégées à la lumière des difficultés et surtout des besoins de financement des économies africaines. L'autre mot d'ordre de ce sommet de Nairobi, c'est la paix et la sécurité en Afrique. Or, les militaires français ont été chassés des trois États de l'AES et du Sénégal. Est-ce que le rôle stratégique de la France en Afrique de l'Ouest est fini ? Pour ce qui est du Sénégal, c'est peut-être trop forcé sur la caricature (elle rit). Les problèmes de sécurité sont prégnants, particulièrement en Afrique de l'Ouest, particulièrement pour moi, la Sénégalaise qui est frontalière du Mali. Donc, aujourd'hui, je pense que nous devons appréhender ces questions de sécurité sous un autre prisme : ce n'est pas celui de la présence de bases militaires qui vont garantir d'ailleurs, la plupart du temps – si on se dit la vérité – la sécurité des régimes en place. Nous, nous voulons la prévention. Et la prévention, c'est par le renseignement, c'est par un vrai échange discret, mais très fort dans le Sahel, et que la France, ainsi que les autres partenaires, puissent nous aider à cela, pour que nous soyons au-devant de la sécurité et pas attendre de subir, pour ensuite appeler à une quelconque intervention. Il y a deux ans, la président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a fait campagne pour l'émancipation de son pays par rapport à la France. Il y a 18 mois, il a annoncé la fermeture de la base militaire française de Dakar. Mais il est toutefois attendu au sommet Afrique-France de Nairobi. Est-ce que vous êtes surprise ? Je ne suis pas surprise et pour moi, ce n'est pas antinomique. Pour moi, le multilatéralisme est vraiment l'axe du partenariat et l'axe de la relation que nous devons avoir avec les États. Je vais vous raconter une anecdote. Il y a deux ans ou un peu plus, en tant que ministre des Affaires étrangères, j'avais accompagné le président Macky Sall au sommet Russie-Afrique [en juillet 2023 à Saint Petesbourg]. Et il y avait bien sûr le président russe Vladimir Poutine, mais il y avait le grand chef de l'Église orthodoxe, Cyril. Le patriarche Cyril s'est adressé aux Africains pour leur dire : « Nous avons les mêmes valeurs. » Et aujourd'hui, nous sommes en train d'implanter de petites églises orthodoxes un peu partout en Afrique. Et j'ai même vu des Africaines, comme des nonnes habillées en orthodoxes. Et j'ai compris que l'influence que la Russie était en train d'exercer dans nos États était une influence multiforme : pas seulement sur la sécurité, pas seulement sur l'économie, mais également sur le religieux. Et c'est à ça aujourd'hui que nous faisons face. Mais je pense que, fondamentalement, la relation historique que nous avons avec la France et avec l'Occident – les valeurs de démocratie, de droits de l'homme, que nous partageons avec la France et avec l'Occident – doit faire que nous puissions être à l'aise avec la France, avec les Occidentaux, bien avant qu'avec tous les autres. Et c'est peut-être la raison pour laquelle le président [Bassirou Diomaye Faye, NDLR] pense que, malgré tout ce qu'il a dit, malgré tout ce qu'il a fait, cette relation doit exister et qu'il doit se rendre là où elle doit s'exprimer : c'est-à-dire aujourd'hui à Nairobi. Est-ce que la présence de militaires russes dans les trois États de l'AES, et notamment au Mali, est bénéfique pour ces pays, selon vous ? Je ne peux pas répondre directement à cette question, parce que seuls ces pays-là peuvent apprécier si la présence leur est bénéfique ou pas. En tout cas, ce que j'observe, c'est que, malgré cela, les jihadistes sont toujours actifs et même très actifs. On a vu ce qui s'est passé le 25 avril [attaques coordonnées des jihadistes du Jnim et des rebelles du FLA, dans la plusieurs villes et localités maliennes, NDLR]. Je pense que le Mali a encore besoin de beaucoup de concours de tous les pays, pour arrêter cette escalade qui ne cesse de monter. Donc les Russes sont là-bas. C'est une appréciation souveraine des dirigeants du Mali. Mais je pense que c'est encore loin d'être suffisant pour garantir la paix et la sécurité dont nous avons besoin dans cette sous-région. 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La Syrie a accueilli hier soir la deuxième session du procès des hauts dignitaires du régime d'Assad. C'est une première historique pour juger les nombreux crimes de la dictature, et un véritable tournant dans le processus de justice transitionnelle. En parallèle, les autorités ont multiplié ces dernières semaines les opérations visant les rémanences du régime d'Assad. En mars dernier, l'échec d'une tentative de coup d'État près de la côte avait conduit à une répression sanglante et au massacre de centaines de civils alaouites, communauté dont est issu le clan Assad. Parmi les personnes arrêtées cette année : Amjad Youssef, accusé d'être à l'origine du massacre de Tadamon. Mais aussi trois hommes de la famille Shahin. De notre correspondante à Damas, Lundi 20 avril 2026, un homme a été tué par les autorités en Syrie. Il s'appelait Yemen Shahin, avait 45 ans et était, selon son père, un simple policier. Un simple policier, oui, mais du régime de Bachar el-Assad. C'est à l'abri des regards, sur le toit de sa maison, que le père de Shahin reçoit les condoléances du village. « C'est arrivé à six heures du matin. Yemen a vu la police arriver près de sa maison, alors il a pris la fuite par l'arrière. Des hommes armés se trouvaient là, et il s'est retrouvé coincé », raconte le père. D'un sac, il sort des vêtements gorgés de sang. « Ça, c'est ce que nous avons retrouvé. Un pyjama et une veste. La veste portait des impacts de balles et du sang partout. Je ne comprends pas, il ne portait aucune arme sur lui. Ni un couteau, ni même un rasoir. Rien du tout », ajoute-t-il. Contactées, les autorités syriennes ont, sur cette affaire, refusé de s'exprimer. De l'aveu même du père, il y a dans ce village plus d'une centaine d'officiers. La plupart, assure-t-il, ont engagé un processus de réconciliation avec les nouvelles autorités. Ali, qui fait partie de ces anciennes recrues de l'armée, exprime son inquiétude : « Cette régularisation ne change rien, elle nous met plus en danger encore. À n'importe quel moment, ils peuvent venir nous arrêter. » Quelques jours plus tard, l'arrestation d'Amjad Youssef, présumé responsable du massacre de Tadamon, a suscité partout en Syrie des scènes de liesse. Dans la foulée, Miqdad Fatiha, ancien officier devenu chef d'un groupe insurgé, a menacé en ligne de lancer un soulèvement contre les autorités. « Nos hommes sont prêts », a-t-il déclaré, « remplis de colère. » À Qadmous, village de la côte alaouite écrasé par le régime d'Assad, ces menaces inquiètent Mohamad Zeino, ancien révolutionnaire. « Il est réellement attendu qu'un mouvement se produise à tout moment dans la période à venir. On s'attend à ce que les soutiens d'Assad commencent à attaquer des barrages, à mener des assassinats ou encore des attentats à l'explosif », explique-t-il. Les autorités syriennes affirment que ces arrestations constituent une avancée pour la justice transitionnelle. Rien qui ne soit suffisant, répond Mohamad Zeino, pour qui le processus demeure trop lent. « Nous, révolutionnaires de la ville de Qadmous, considérons que le régime d'Assad n'est pas tombé dans notre région. La distribution d'armes se poursuit quotidiennement. Il y a aussi des salaires versés chaque mois aux rémanences de ces groupes. Des financements qui proviennent du régime iranien, ou encore des milices chiites en Irak », précise-t-il. Dimanche, s'est tenue en Syrie la deuxième session du procès des hauts dignitaires du régime déchu. Parmi eux, Bachar el-Assad et son frère, Maher, jugés par contumace après leur exil en Russie. À lire aussiSyrie: le procès des anciens tortionnaires du régime Assad, une étape essentielle pour les familles de victimes
durée : 00:05:14 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Le gouvernement autrichien a expulsé trois employés de l'ambassade de Russie soupçonnés d'espionnage et promet un "changement de cap" face à ce "problème de sécurité". La presse internationale qualifie Vienne de "nid d'espions". Moscou y a accru ses écoutes depuis l'invasion de l'Ukraine. - invités : Étienne Girard journaliste, directeur adjoint de la rédaction de l'Express
Notre premier sujet d'aujourd'hui portera sur le sommet de l'Union européenne en Arménie. Cet évènement marque un tournant diplomatique majeur pour l'Arménie, qui se rapproche ainsi de l'UE et s'éloigne de la Russie. Nous poursuivrons notre tour d'horizon de l'actualité en commentant l'annonce faite la semaine dernière par les États-Unis : ils vont retirer 5 000 soldats d'Allemagne. Inutile de préciser que cela a ébranlé les alliés de l'OTAN. Cette décision a été prise sans consultation des partenaires européens ni des hauts responsables de l'OTAN. Est-elle liée aux tensions entre Trump et le chancelier Merz au sujet de la guerre américaine en Iran ? Notre section scientifique sera consacrée à un rapport signalant que le harcèlement en ligne amplifié par l'intelligence artificielle pousse les femmes à se retirer de la vie publique. Et nous conclurons la première partie de l'émission d'aujourd'hui par une conversation sur la nouvelle statue de Banksy qui est apparue mercredi dernier dans le centre de Londres. Elle délivre un message puissant sur le nationalisme aveugle. Le reste de l'émission d'aujourd'hui sera consacré à la langue et à la culture françaises. Notre point de grammaire de la semaine sera : The Conjunctive Phrases: à ce que, à condition que, afin que, ainsi que, and alors que. Nous parlerons des résultats d'une enquête qui révèle les campagnes et films publicitaires qui ont le plus marqué les Français en 2025. Nous terminerons par l'expression de la semaine, Avoir/prendre de la bouteille. Nous discuterons du prochain Tour de France, qui partira début juillet de Barcelone, alors qu'un tout jeune prodige de 19 ans vient d'annoncer sa participation. - L'Arménie se détourne de la Russie pour se rapprocher de l'Europe en accueillant un sommet de l'UE - La fracture entre les États‑Unis et l'Europe va bien au‑delà du retrait symbolique des troupes décidé par Trump - Un rapport de l'ONU révèle que plus de 40 % des femmes s'autocensurent en ligne en raison des violences numériques - La nouvelle statue de Banksy délivre un message fort contre le nationalisme aveugle - Quelles publicités ont marqué les esprits en France en 2025 ? - Le jeune prodige Paul Seixas va participer au prochain Tour de France
durée : 00:03:27 - La Chronique du Grand Continent - par : Gilles Gressani - Les démonstrations de force technologique des États-Unis au Venezuela ou en Iran inquiètent Vladimir Poutine. Ce qui l'a poussé à imposer un contrôle numérique total et à utiliser la guerre en Ukraine pour dissimuler ses faiblesses économiques. Une stratégie cynique qui montre une paranoïa étatique.
C dans l'air du 8 mai 2026 - Iran / États-Unis : qui lâchera le premier ? Des représailles « violentes ». C'est la menace brandie par Donald Trump si Téhéran ne signe pas un accord. Il faut dire que la tension est remontée dans le détroit d'Ormuz malgré les discussions de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran. Jeudi, des destroyers américains et des forces iraniennes ont échangé des tirs. Une attaque iranienne aurait eu lieu contre des navires américains en amont et les États-Unis auraient riposté en frappant des sites militaires iraniens. Parallèlement, Trump a suspendu l'opération américaine « Project Freedom », lancée pour escorter les navires marchands dans le détroit.Les deux camps s'accusent ainsi d'avoir violé la trêve, même si Trump répète que « le cessez-le-feu reste en vigueur », affirmant qu'un accord avec l'Iran serait proche. Washington a en effet transmis un contre-projet au plan de paix iranien, un texte en quatorze points examiné actuellement par Téhéran. Outre une trêve immédiate de 30 jours, celui-ci prévoit notamment la réouverture du détroit d'Ormuz et un gel provisoire du programme nucléaire iranien.Dans ce contexte, l'Europe apparaît marginalisée, et Trump continue de critiquer l'OTAN et les Européens, qu'il juge insuffisamment engagés. Le chancelier allemand Friedrich Merz a jugé que Washington s'était « humilié » dans le détroit d'Ormuz et a refusé d'engager l'Allemagne dans ses opérations militaires. En réponse, Trump a annoncé le retrait de cinq mille soldats américains basés en Allemagne. Les Européens cherchent donc à limiter leur dépendance aux États-Unis en renforçant une défense plus autonome. C dans l'air a suivi des exercices militaires en Finlande avec des chasseurs alpins français.Enfin, du côté de l'Ukraine, les deux camps échangent des frappes malgré des tentatives de trêves autour des commémorations russes du 9 mai. Pour la première fois depuis 2024, la Russie a perdu du terrain en Ukraine, ce qui reflète les problèmes actuels de l'armée russe dans un contexte où l'économie du pays recule, et où la baisse de popularité de Poutine s'accentue.Alors, un accord entre l'Iran et les Etats-Unis est-il aussi proche que Trump l'affirme ? Comment l'Europe peut-elle gagner en autonomie de défense ? Où en est réellement la situation en Ukraine ? Nos experts :- Anthony BELLANGER - Editorialiste à Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales- Général Patrick DUTARTRE - Ancien général de l'armée de l'Air, ancien leader de la Patrouille de France- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, éditorialiste à Ouest France, auteur de « Requiem pour le monde libre »
durée : 00:58:22 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - La fonte des glaces arctiques fait miroiter l'ouverture de routes commerciales polaires. Si le Canada et la Russie estiment disposer d'une entière souveraineté sur certains détroits de ces routes longeant leurs côtes, les autres grandes puissances contestent cette interprétation du droit de la mer. - réalisation : Vivian Lecuivre, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Anouk Milliot, Pénélope Le Mauguen - invités : Pauline Pic Géographe, professeure à l'UQAR (Université du Québec à Rimouski), Julia Tasse Directrice du programme Océans et fonds marins à l'IRIS , Florian Vidal Chercheur à l'Université arctique de Norvège à Tromsø Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Une trêve annoncée par la Russie. En Ukraine, un cessez-le-feu se profile les 8 et 9 mai 2026, à l'occasion des commémorations de la victoire de la Seconde Guerre mondiale. Mais à Kiev, on ne s'attend pas à grand chose. Écoutez RTL autour du monde du 06 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En 1733, la mort du roi de Pologne bouleverse les équilibres en Europe centrale. Son beau-père, Stanislas Leszczyński, ancien souverain polonais déchu, convoite le trône vacant. Avec le soutien de la France et de son gendre le roi Louis XV, il tente de regagner la couronne élective de Pologne. Mais les aspirations de Stanislas vont se heurter à l'opposition de puissants voisins, la Russie et l'Autriche, prêts à tout pour imposer leur candidat. Embarqué dans une périlleuse aventure, l'ancien roi va devoir fuir Varsovie et mener une véritable course contre la montre pour échapper à ses ennemis. Entre intrigues politiques, guerres d'influence et coups de théâtre, découvrez le destin mouvementé de ce roi sans royaume