Country in Eastern Europe and Northern Asia
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durée : 00:03:10 - Géopolitique - par : Pierre Haski - La Russie menace l'OTAN d'une guerre nucléaire si elle s'en prend au territoire russe de Kaliningrad. Une manœuvre de guerre psychologique qui cherche à déstabiliser les opinions publiques et les gouvernements européens tandis que les attaques contre les civils ukrainiens redoublent. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Hervé Gattegno nous propose ce matin un tour d'horizon des principaux sujets qui agitent l'actualité française et internationale.Le gouvernement Lecornu présente son budget dans un contexte difficile. Le Premier ministre doit faire face à plusieurs défis majeurs : l'envolée des prix de l'essence, une dette publique record et l'inquiétude des lycéens. Pour rassurer les marchés financiers, le gouvernement affiche 54 milliards d'euros d'efforts. Cependant, les créanciers de la France restent pour l'instant peu convaincus. Le projet de loi de finances prévoit le gel des pensions de retraite, des allocations logement, des allocations familiales et de la prime d'activité. Seules les retraites inférieures à 1260 euros par mois seront épargnées.Au Rassemblement national, c'est la tempête. Mediapart accuse Jordan Bardella d'antisémitisme, provoquant une véritable onde de choc au sein du parti. Les journaux reviennent sur l'influence d'Alain Soral, un idéologue antisémite exilé en Russie, qui aurait été un mentor pour Bardella. Bien que son influence se soit réduite avec la stratégie de dédiabolisation du RN, ses émules ont grandi au sein du parti.Sur la scène internationale, Vladimir Poutine multiplie les menaces contre la France. L'Express révèle l'existence d'une note secrète des services de renseignement anticipant des scénarios d'attaque russe : sabotage, attaque cyber, assassinat ou action terroriste. Le magazine détaille aussi un attentat raté sur l'aéroport de Leipzig en Allemagne, où des drones équipés d'explosifs ont échoué à détruire des avions ukrainiens.Dans le monde de l'édition, c'est la panique. L'affaire Thelyson Orélien secoue le secteur, qui se demande désormais comment contrôler l'utilisation de l'IA. Certains éditeurs imposent des clauses interdisant le recours à l'IA ou réclament un label 100% humain.Pour terminer sur une note plus culturelle, l'université de Bologne ouvre au public la bibliothèque d'Umberto Eco. Les 44 000 ouvrages du célèbre auteur du Nom de la Rose sont rangés selon une logique personnelle complexe, formant une véritable cartographie de ses pensées.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans la course à l'excellence des universités sur la scène internationale, les étudiants étrangers sont un atout. Mais pour les États, ils sont également un outil d'influence dans le monde, le fameux soft power... Et autant dire que ça bouge aussi sur ce terrain, alors que les universités françaises et britanniques cherchent surtout à renflouer leurs caisses. La Turquie et la Russie pensent Sud global et accueillent à bras ouverts les étudiants africains. En France, la rentrée 2026 a été compliquée pour les étudiants internationaux. Pour la plupart, ils devront s'acquitter de 3 000 euros de frais d'inscription en licence 4000 en master, beaucoup plus que ceux pratiqués pour les Français... La Turquie cherche à attirer les étudiants africains Une stratégie à l'opposé de celle souhaitée par la Turquie qui accueille 60 000 étudiants africains cette année contre quelques milliers, il y a dix ans. Ils étudient la médecine, l'ingénierie, l'informatique, les sciences politiques ou encore le commerce et bénéficient de bourses généreuses. À Ankara, Anne Andlauer a rencontré certains d'entre eux ! Et en Russie aussi, on s'intéresse de près aux étudiants africains et plus généralement aux étudiants du Sud global. Les explications de Gregory Rayko, chef de la rubrique internationale du site The Conversation France qui publie un article passionnant intitulé « Russie : les étudiants étrangers au cœur d'une nouvelle stratégie internationale ». Les coûts exorbitants des universités britanniques Enfin pour ceux qui rêvent d'étudier au Royaume-Uni. Il va falloir être très riche, ou très endetté pour s'offrir un cursus universitaire facturé parfois plusieurs dizaines de milliers d'euros par an... Résultat : les candidats se font plus rares, Marie Billon. Les secrets enfouis du ghetto de Varsovie Et on fait un pas de côté avec un reportage qui nous entraîne dans les méandres des fouilles archéologiques à Varsovie. Et pas n'importe lesquelles puisqu'il s'agit de celles du ghetto détruit par l'armée allemande en 1943 après l'insurrection. Les archéologues ont pu retrouver des milliers d'objets, mais aussi des souterrains qui permettent d'éclairer les conditions de vie des juifs enfermés, persécutés, puis déportés. Pour la première fois, le site ouvrait son accès au public. Adrien Sarlat les a suivis. À lire aussi80e anniversaire du ghetto de Varsovie: le président allemand demande «pardon» La chronique musique de Vincent Théval Avec la musicienne danoise Agnes Obel.
Dans la course à l'excellence des universités sur la scène internationale, les étudiants étrangers sont un atout. Mais pour les États, ils sont également un outil d'influence dans le monde, le fameux soft power... Et autant dire que ça bouge aussi sur ce terrain, alors que les universités françaises et britanniques cherchent surtout à renflouer leurs caisses. La Turquie et la Russie pensent Sud global et accueillent à bras ouverts les étudiants africains. En France, la rentrée 2026 a été compliquée pour les étudiants internationaux. Pour la plupart, ils devront s'acquitter de 3 000 euros de frais d'inscription en licence 4000 en master, beaucoup plus que ceux pratiqués pour les Français... La Turquie cherche à attirer les étudiants africains Une stratégie à l'opposé de celle souhaitée par la Turquie qui accueille 60 000 étudiants africains cette année contre quelques milliers, il y a dix ans. Ils étudient la médecine, l'ingénierie, l'informatique, les sciences politiques ou encore le commerce et bénéficient de bourses généreuses. À Ankara, Anne Andlauer a rencontré certains d'entre eux ! Et en Russie aussi, on s'intéresse de près aux étudiants africains et plus généralement aux étudiants du Sud global. Les explications de Gregory Rayko, chef de la rubrique internationale du site The Conversation France qui publie un article passionnant intitulé « Russie : les étudiants étrangers au cœur d'une nouvelle stratégie internationale ». Les coûts exorbitants des universités britanniques Enfin pour ceux qui rêvent d'étudier au Royaume-Uni. Il va falloir être très riche, ou très endetté pour s'offrir un cursus universitaire facturé parfois plusieurs dizaines de milliers d'euros par an... Résultat : les candidats se font plus rares, Marie Billon. Les secrets enfouis du ghetto de Varsovie Et on fait un pas de côté avec un reportage qui nous entraîne dans les méandres des fouilles archéologiques à Varsovie. Et pas n'importe lesquelles puisqu'il s'agit de celles du ghetto détruit par l'armée allemande en 1943 après l'insurrection. Les archéologues ont pu retrouver des milliers d'objets, mais aussi des souterrains qui permettent d'éclairer les conditions de vie des juifs enfermés, persécutés, puis déportés. Pour la première fois, le site ouvrait son accès au public. Adrien Sarlat les a suivis. À lire aussi80e anniversaire du ghetto de Varsovie: le président allemand demande «pardon» La chronique musique de Vincent Théval Avec la musicienne danoise Agnes Obel.
Le festival des Zébrures à Limoges raconte aussi l'intime avec deux pièces : Une Vénus de 5 743 ans, d'Olivia Csiky Trnka et Rebelles en exil, de Tatiana Frolova et Soro Solo. Jusqu'où aller dans l'intime ? Comment faire voir ou entendre une émotion profonde, à soi et pour les autres ? Dans une Vénus de 5 743 ans, l'autrice Olivia Csiky Trnka raconte le récit d'une vieille femme dans un EHPAD, partiellement paralysée et au seuil de la mort. Sous la forme d'un long monologue, on suit son errance dans le labyrinthe intérieur de cette femme dans ses sphères les plus intimes. Elle parle de ses joies, de ses désirs, de ses regrets, de ses remords. La comédienne est nue sur scène, comme pour ajouter une dimension d'intimité à la scénographie. Avec cette pièce, elle souhaite « Renouer le lien avec nos personnes âgées, dans nos sociétés modernes, car on n'a plus les outils, ni l'imaginaire pour accueillir la vulnérabilité du 4è âge. C'est une question qui me hante depuis la mort de mes grands-parents, et les différents scandales qui ont éclaboussé les EHPAD. » Malgré tout, la metteuse en scène fait le choix de conserver une part d'humour dans le spectacle. Rebelles en exil est le titre du douzième épisode de Grand ReporTERRE, un concept créé par le Théâtre du Point du Jour à Lyon et qui fait rencontrer un auteur et un journaliste sur un thème commun. Le spectacle raconte une autre forme de pudeur et l'intimité liées à l'exil. Tatiana Frolova et Soro Solo ont collaboré pour mettre en scène cet épisode. Tatiana Frolova est née en 1961 à Komsomolsk-sur-Amour, en Russie. Elle a fondé le théâtre KnAM en 2005. La troupe est en exil en France depuis mars 2022. Dans le spectacle Rebelles en exil, elle raconte la violence et les humiliations de l'exil : « Nos corps parlent beaucoup plus que n'importe quelle histoire. » Cependant, elle ne voulait pas créer un spectacle de « trauma ». « Le trauma est devenu capitaliste, ça se vend bien. Je voulais prendre des morceaux de nos vies et les tisser pour ce spectacle ». Le spectacle a été conçu avec Soro Solo, journaliste ivoirien réfugié politique en France depuis 2003. Avant ce spectacle, il racontait peu son expérience d'exilé : « Je n'ai jamais raconté la violence par pudeur mais aussi car je ne voulais pas qu'on ait pitié. » Lui aussi raconte la violence et la peur mais aussi « la joie de vivre une deuxième vie dans la même vie ». Invités : - Olivia Csiky Trnka, comédienne et metteuse en scène. Son spectacle « Une Vénus de 5 743 Ans » en tournée en 2027 - Tatiana Frolova, metteuse en scène et directrice du théâtre KnAM qui fut l'un des premiers théâtres indépendants en URSS en 1985 lors de sa création, elle est exilée en France depuis 2022 au moment de l'invasion de l'Ukraine par la Russie - Soro Solo, journaliste. Ivoirien, il est réfugié politique depuis 2003 - Bleue Isambard, comédienne, traductrice et interprète. Leur spectacle Rebelles en exil : les 12 13, 14 octobre 2026 à Lyon et 26 novembre 2026 à Choisy-le-Roi. Programmation musicale : Le duo suisse Saint Aube.
Le festival des Zébrures à Limoges raconte aussi l'intime avec deux pièces : Une Vénus de 5 743 ans, d'Olivia Csiky Trnka et Rebelles en exil, de Tatiana Frolova et Soro Solo. Jusqu'où aller dans l'intime ? Comment faire voir ou entendre une émotion profonde, à soi et pour les autres ? Dans une Vénus de 5 743 ans, l'autrice Olivia Csiky Trnka raconte le récit d'une vieille femme dans un EHPAD, partiellement paralysée et au seuil de la mort. Sous la forme d'un long monologue, on suit son errance dans le labyrinthe intérieur de cette femme dans ses sphères les plus intimes. Elle parle de ses joies, de ses désirs, de ses regrets, de ses remords. La comédienne est nue sur scène, comme pour ajouter une dimension d'intimité à la scénographie. Avec cette pièce, elle souhaite « Renouer le lien avec nos personnes âgées, dans nos sociétés modernes, car on n'a plus les outils, ni l'imaginaire pour accueillir la vulnérabilité du 4è âge. C'est une question qui me hante depuis la mort de mes grands-parents, et les différents scandales qui ont éclaboussé les EHPAD. » Malgré tout, la metteuse en scène fait le choix de conserver une part d'humour dans le spectacle. Rebelles en exil est le titre du douzième épisode de Grand ReporTERRE, un concept créé par le Théâtre du Point du Jour à Lyon et qui fait rencontrer un auteur et un journaliste sur un thème commun. Le spectacle raconte une autre forme de pudeur et l'intimité liées à l'exil. Tatiana Frolova et Soro Solo ont collaboré pour mettre en scène cet épisode. Tatiana Frolova est née en 1961 à Komsomolsk-sur-Amour, en Russie. Elle a fondé le théâtre KnAM en 2005. La troupe est en exil en France depuis mars 2022. Dans le spectacle Rebelles en exil, elle raconte la violence et les humiliations de l'exil : « Nos corps parlent beaucoup plus que n'importe quelle histoire. » Cependant, elle ne voulait pas créer un spectacle de « trauma ». « Le trauma est devenu capitaliste, ça se vend bien. Je voulais prendre des morceaux de nos vies et les tisser pour ce spectacle ». Le spectacle a été conçu avec Soro Solo, journaliste ivoirien réfugié politique en France depuis 2003. Avant ce spectacle, il racontait peu son expérience d'exilé : « Je n'ai jamais raconté la violence par pudeur mais aussi car je ne voulais pas qu'on ait pitié. » Lui aussi raconte la violence et la peur mais aussi « la joie de vivre une deuxième vie dans la même vie ». Invités : - Olivia Csiky Trnka, comédienne et metteuse en scène. Son spectacle « Une Vénus de 5 743 Ans » en tournée en 2027 - Tatiana Frolova, metteuse en scène et directrice du théâtre KnAM qui fut l'un des premiers théâtres indépendants en URSS en 1985 lors de sa création, elle est exilée en France depuis 2022 au moment de l'invasion de l'Ukraine par la Russie - Soro Solo, journaliste. Ivoirien, il est réfugié politique depuis 2003 - Bleue Isambard, comédienne, traductrice et interprète. Leur spectacle Rebelles en exil : les 12 13, 14 octobre 2026 à Lyon et 26 novembre 2026 à Choisy-le-Roi. Programmation musicale : Le duo suisse Saint Aube.
Protection des citoyens: quel est le plan des différents partis politiques pour gérer nos enjeux de sécurité publique? | Collecte de déchets aux deux semaines: un citoyen s’inquiète et l’arrondissement dit avoir les mains liées | Guérir le cancer avec… un vaccin? | Féminicide, agressions sexuelles… nos femmes sont-elles en sécurité? Dans cet épisode intégral du 30 septembre, en entrevue : Massil, résident du quartier Ahuntsic-Cartierville. Ian Lafrenière, vice-premier ministre et ministre de la Sécurité intérieure. Me Jonathan Poulin, candidat dans Beauce-Sud pour le PCQ. Guy Lapointe, candidat dans Verchères pour le PQ. Dre Rahima Jamal, hémato-oncologue au CHUM, Centre hospitalier de l’Université de Montréal. Une production QUB Septembre 2026Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Féminicide à Laval | Le PQ veut couper tout lien avec la monarchie | Les chansons et artistes les plus écoutés au Québec | Les géants de l’IA réunis hier à la Maison Blanche | Provinciales 2026 | PQ & PSPP | Dans cet épisode intégral du 30 septembre, en entrevue : Pierre Le Brasseur, patient en attente d’une chirurgie pour sa hanche et son genou Jean-François Bergeron, président-directeur général de Loto-Québec Bruno Guglielminetti, analyste, conférencier et animateur du balado d’actualité numérique «Mon Carnet» Kevin Paquette, consultant en affaires publiques chez Crestview Strategy Sylvie Tremblay, directrice générale du Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU) Mélanie Bergeron, courtière immobilière Une production QUB Septembre 2026Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Chaque jour, en quelques minutes, un résumé de l'actualité culturelle. Rapide, facile, accessible.**
Au sommaire : Nvidia annonce une augmentation de 150 milliards de dollars de son programme de rachat d'actions, dépassant ainsi le précédent record détenu par Apple, confirmant la bonne forme du géant américain à Wall Street.L'INSEE dévoile le montant de la dette française alors que le gouvernement envisage des mesures d'économies sur les retraites, avec trois scénarios étudiés par l'Institut des politiques publiques.Les candidats à la présidentielle présentent leurs solutions pour la crise du logement lors du salon Batimat à Paris, avec des approches divergentes entre planification et simplification réglementaire.La fonction publique se met en grève contre le gel du point d'indice, avec 170 manifestations attendues notamment dans les transports et le secteur hospitalier.Les hôpitaux français font face à une pénurie persistante de soignants avec 60 000 postes vacants, particulièrement dans les services d'infirmiers et de pédiatrie.Le cours du blé a augmenté de 20% en neuf mois, passant de 190 à 233 dollars la tonne, en raison des combats en mer Noire entre la Russie et l'Ukraine qui réduisent les exportations.L'Académie des sciences propose une refonte du système éducatif estimée à 11 milliards d'euros, incluant une augmentation des salaires des professeurs et une rénovation des bâtiments scolaires.Le gouvernement envisage d'augmenter de 800 millions d'euros la taxe sur les exploitants d'autoroutes et d'aéroports pour financer les transports et le rail.Total Energy maintient sa stratégie de croissance des énergies fossiles avec une augmentation de 2 à 3% par an de sa production d'hydrocarbures jusqu'en 2030.Le groupe Legrand, spécialiste français du matériel électrique, revoit à la hausse ses objectifs de chiffre d'affaires à 16-18 milliards d'euros en 2030 grâce à la demande en intelligence artificielle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est une des premières cibles des autocrates de tous bords. De la Russie à la Turquie, l'indépendance de la justice est malmenée pour servir des intérêts politiques. Le processus de réparation n'en est que plus long et compliqué, c'est le cas en Moldavie ou en Pologne, où l'on veut rétablir l'État de droit. Voilà bien dix ans que la justice turque est mise au pas. Depuis la tentative de coup d'État de 2016, ce ne sont pas seulement les opposants politiques qui ont été mis en prison, mais les contrepouvoirs comme la presse ou la justice qui ont été démantelées, des milliers de magistrats ou de fonctionnaires ont été démis de leur poste et les organes de protection de justice remaniés pour que la verticalité du pouvoir puisse s'exercer sur les tribunaux. La controverse sur les témoins anonymes La dernière controverse concerne le procès d'Ekrem Imamoglu, l'ex-maire d'Istanbul, principal opposant du président Erdogan, est poursuivi pour corruption. Le problème est que l'essentiel de l'accusation repose sur des témoins secrets qui ne peuvent donc être confrontés à la défense. Une nouvelle controverse. Anne Andlauer. Et en Moldavie, le processus de réforme de la justice est lancé depuis que ce petit pays, coincé entre la Roumanie et l'Ukraine est candidat à l'adhésion à l'Union européenne. C'est un grand chantier ambitieux pour un pays, dont la justice a longtemps été minée par la corruption. Le pays passe au peigne fin tous ses magistrats pour évaluer leur honnêteté, voire même leur compte en banque afin d'exclure ceux dont l'intégrité professionnelle est mise en doute... À cela, s'ajoutent des formations spécialisées pour les juges et les procureurs pour lutter contre la corruption et les crimes financiers. Vaste chantier ! C'est le reportage à Chisinau de Maria Gerth Niculescu. Et la justice n'est qu'un des nombreux chantiers auxquels doit s'atteler la Moldavie qui est donc candidate à l'UE, depuis 2022 tout comme l'Ukraine. Les négociations avec l'Europe ont commencé en juin, elles ne portent pas seulement sur la justice, car c'est aussi l'économie, la diplomatie ou la défense qu'il va falloir harmoniser. Mais ce qu'on peut dire, c'est que toutes ces réformes se font sous la pression constante de la Russie. Les explications de Denis Cenusa, chercheur associé au Centre des études géopolitiques de Lituanie, et membre du Think tank moldave expert group. Élections en Bosnie-Herzégovine : les femmes veulent se faire une place Et direction les Balkans pour cette fin d'émission. En Bosnie-Herzégovine, petit pays d'un peu plus de trois millions d'habitants, le pays est candidat à l'Union européenne depuis 2016 et les négociations se sont accélérées depuis deux ans, avec des progrès dans la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Mais c'est sur un autre volet que va s'évaluer, cette semaine, la compatibilité européenne du pays. On vote ce dimanche (4 octobre 2026) en Bosnie pour renouveler le Parlement. Sur le papier, le pays est un modèle de parité homme-femme puisque 40% des candidatures sont réservées aux femmes sur les listes électorales. Voilà pour la théorie. Dans la pratique, c'est beaucoup moins probant car, par un tour de passe passe, les femmes sont très peu présentes dans les postes de pouvoir. C'est le reportage à Sarajevo de Louis Seiller.
C'est une des premières cibles des autocrates de tous bords. De la Russie à la Turquie, l'indépendance de la justice est malmenée pour servir des intérêts politiques. Le processus de réparation n'en est que plus long et compliqué, c'est le cas en Moldavie ou en Pologne, où l'on veut rétablir l'État de droit. Voilà bien dix ans que la justice turque est mise au pas. Depuis la tentative de coup d'État de 2016, ce ne sont pas seulement les opposants politiques qui ont été mis en prison, mais les contrepouvoirs comme la presse ou la justice qui ont été démantelées, des milliers de magistrats ou de fonctionnaires ont été démis de leur poste et les organes de protection de justice remaniés pour que la verticalité du pouvoir puisse s'exercer sur les tribunaux. La controverse sur les témoins anonymes La dernière controverse concerne le procès d'Ekrem Imamoglu, l'ex-maire d'Istanbul, principal opposant du président Erdogan, est poursuivi pour corruption. Le problème est que l'essentiel de l'accusation repose sur des témoins secrets qui ne peuvent donc être confrontés à la défense. Une nouvelle controverse. Anne Andlauer. Et en Moldavie, le processus de réforme de la justice est lancé depuis que ce petit pays, coincé entre la Roumanie et l'Ukraine est candidat à l'adhésion à l'Union européenne. C'est un grand chantier ambitieux pour un pays, dont la justice a longtemps été minée par la corruption. Le pays passe au peigne fin tous ses magistrats pour évaluer leur honnêteté, voire même leur compte en banque afin d'exclure ceux dont l'intégrité professionnelle est mise en doute... À cela, s'ajoutent des formations spécialisées pour les juges et les procureurs pour lutter contre la corruption et les crimes financiers. Vaste chantier ! C'est le reportage à Chisinau de Maria Gerth Niculescu. Et la justice n'est qu'un des nombreux chantiers auxquels doit s'atteler la Moldavie qui est donc candidate à l'UE, depuis 2022 tout comme l'Ukraine. Les négociations avec l'Europe ont commencé en juin, elles ne portent pas seulement sur la justice, car c'est aussi l'économie, la diplomatie ou la défense qu'il va falloir harmoniser. Mais ce qu'on peut dire, c'est que toutes ces réformes se font sous la pression constante de la Russie. Les explications de Denis Cenusa, chercheur associé au Centre des études géopolitiques de Lituanie, et membre du Think tank moldave expert group. Élections en Bosnie-Herzégovine : les femmes veulent se faire une place Et direction les Balkans pour cette fin d'émission. En Bosnie-Herzégovine, petit pays d'un peu plus de trois millions d'habitants, le pays est candidat à l'Union européenne depuis 2016 et les négociations se sont accélérées depuis deux ans, avec des progrès dans la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Mais c'est sur un autre volet que va s'évaluer, cette semaine, la compatibilité européenne du pays. On vote ce dimanche (4 octobre 2026) en Bosnie pour renouveler le Parlement. Sur le papier, le pays est un modèle de parité homme-femme puisque 40% des candidatures sont réservées aux femmes sur les listes électorales. Voilà pour la théorie. Dans la pratique, c'est beaucoup moins probant car, par un tour de passe passe, les femmes sont très peu présentes dans les postes de pouvoir. C'est le reportage à Sarajevo de Louis Seiller.
Les tensions en mer Noire et les perturbations du détroit d'Ormuz font remonter les inquiétudes sur l'approvisionnement mondial en blé. Pour les pays africains, fortement dépendants des importations, la hausse des cours et surtout leur volatilité compliquent déjà les approvisionnements et ravivent le spectre d'une nouvelle crise alimentaire. Le prix du blé a augmenté de plus de 20% depuis le début de l'année. À cette hausse des cours s'ajoutent l'augmentation des coûts du fret et des assurances, dans un contexte de tensions sur plusieurs routes commerciales stratégiques. Cette hausse se répercute déjà sur les consommateurs africains. Pour Rémi Depoix, président de la société de négoce internationale Céréalis, spécialisée dans l'exportation de blé vers l'Afrique, le risque serait plus important encore en cas de rupture d'approvisionnement : « Il y a un impact, bien sûr, pour les opérateurs économiques, mais aussi pour le consommateur. Parce que même si le prix du pain a parfois été bloqué/fixé dans les pays, le consommateur va le payer plus cher. Mais cela pourrait être plus grave s'il y avait vraiment des ruptures d'approvisionnement dans certains pays. Cela voudrait dire qu'il pourrait y avoir un manque de pain pour l'Égypte, pour l'Algérie ou pour d'autres pays qui en sont de grands consommateurs. Cela pourrait avoir des conséquences sociales extrêmement graves. » Les minoteries africaines exposées à la volatilité Céréalis a exporté quelque 900 000 tonnes de céréales vers le continent l'an dernier. Selon Rémi Depoix, les minoteries africaines sont particulièrement exposées aux fluctuations des prix, car elles achètent principalement au plus près du marché, plutôt que dans le cadre de contrats à long terme. À cette dépendance aux importations s'ajoutent les difficultés des productions locales. La sécheresse a notamment affecté certaines récoltes africaines. Au Tchad, le gouvernement a interdit l'exportation de plusieurs céréales, dont le blé, afin de préserver les stocks disponibles. Le ministre tchadien de l'Économie, Tahir Hamid Nguilin, se veut toutefois rassurant sur la situation du pays : « Nous avons énormément de terre. Le Tchad a fait autour de trois millions de tonnes de céréales par an. C'est le premier pays d'Afrique centrale en termes de production alimentaire vivrière en céréales. C'est pour dire le niveau. Nous pensons qu'on a un gap de 100 000 tonnes sur la production de cette année, en sachant que les deux années précédentes, nous avons eu quelque part une certaine surproduction. Nous n'avons pas de crainte à ce niveau. » Des récoltes qui ne suffisent pas à réduire la dépendance Certains pays d'Afrique du Nord ont enregistré de bonnes récoltes, à commencer par le Maroc, qui devrait produire environ neuf millions de tonnes de blé cette année. Mais cette récolte ne devrait pas modifier en profondeur les besoins du royaume en importations, estime l'économiste Abdelmalek Alaoui, président de l'Institut marocain d'intelligence stratégique : « Bien qu'il y ait eu une campagne agricole importante l'an dernier, elle profite majoritairement aux industries exportatrices qui, elles, apportent des devises. Quant à la souveraineté alimentaire en matière de blé, le Maroc est structurellement déficitaire du fait des habitudes alimentaires des Marocains. Le Maroc est un importateur de blé tendre. Si les Marocains consommaient plus de blé dur, nous ne serions pas dans cette situation systémique de déficit. » Le souvenir du choc de 2022 reste présent. Au début de la guerre en Ukraine, le prix du blé était passé d'environ 170 à 400 euros la tonne sur les marchés à terme. Les cours restent aujourd'hui très éloignés de ces niveaux. Mais le contexte logistique s'est de nouveau tendu, notamment autour des ports russes. Les exportations de blé de la Russie, premier fournisseur mondial, ont chuté à 347 000 tonnes en septembre, contre plus d'un million de tonnes de plus un an auparavant. À lire aussiLes tensions avec l'Algérie redessinent les performances du blé français à l'export
La Santé dans les régions… c’est de pire en pire | Pourquoi y a-t-il autant d’alcool partout partout?? | Faire inspecter sa maison… on peut-tu avoir des gens COMPÉTENTS?? | Le PCQ veut le 3e lien… mais avec quel argent?? | Ce soir c’est le retour… DU CANADIEN Dans cet épisode intégral du 29 septembre, en entrevue : Dre Anne Gauvin, chirurgienne et cofondatrice du mouvement Nos Régions, Nos Soins Marie-Jeanne Dupont, propriétaire d’une maison. Denis St-Aubin, président de l’Association des inspecteurs en bâtiments du Québec. Anne Élizabeth Lapointe, directrice générale de la Maison Jean Lapointe Une production QUB Septembre 2026Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Guerre commerciale | Santé Québec | IA | États-Unis | Christine Fréchette | Provinciales 2026 | Début de saison des Canadiens | Dans cet épisode intégral du 29 septembre, en entrevue : Jocelyn Giroux, homme de Lévis en attente d’une opération au genou depuis 20 mois Alain Crête, descripteur des parties du Canadien sur Prime Video et journaliste sportif Sylvain Charlebois, directeur scientifique du laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire de l’Université Dalhousie Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire Sylvain Croteau, directeur général de Sport Aide Benoît McGinnis, comédien Une production QUB Septembre 2026Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Avec 17 millions de kilomètres carrés, la Russie reste le pays le plus étendu du monde. Mais c'est aussi devenu une forme d'immense trou noir. Difficile pour les journalistes d'y travailler, quasi impossible pour un doctorant étranger d'y conduire une recherche universitaire. Alors, comment comprendre la Russie de Vladimir Poutine ? Pour répondre à cette question, Planisphère a la joie de recevoir à son micro Clémentine Fauconnier, politiste, Maitresse de conférence à l'Université de Haute-Alsace. Clémentine Fauconnier vient de publier « La Russie de Poutine : du tournant autoritaire à la guerre », aux éditions Le Cavalier Bleu.
Post Face, émission littéraire présentée par Caroline Gutmann. Elle reçoit Sergueï Shikalov pour son livre « La Grenouille » aux éditions du Seuil et reçoit en fin d'émission Jean Birnbaum qui viendra présenter « Le seul en scène » ou « La conférence théâtrale » qu'il présente au théâtre de la Concorde du 10 au 17 octobre intitulée « Le courage de la nuance ». À propos du livre : « La Grenouille » paru aux éditions du Seuil Sélection Prix Renaudot 2026. Au début de la guerre en Ukraine, une star de cinéma russe prend la fuite. Elle s'exile à Paris, persuadée que la situation se rétablira, que tout finira par rentrer dans l'ordre. Mais rien ne se rétablit. Rien ne revient à la normale. Quelque chose s'est cassé. Commence alors une chute brutale dans l'anonymat et l'indifférence. Elle n'est plus qu'une silhouette parmi d'autres, étrangère sur sa terre d'accueil, paria chez elle. En errant dans Paris, elle fume, conjugue mentalement des verbes français, s'émerveille, boit du champagne puis s'arrête tout à coup. Des souvenirs. De ce qu'elle a été, et de ce qu'elle n'a jamais pu être. Et si cet effacement était une chance ? Se regarder autrement, se remettre en question, prendre position pour retrouver sa dignité. Sergueï Shikalov est né en Russie dans une famille russo-biélorusse et s'installe en France en 2016. Son premier roman, Espèces dangereuses, paru en 2024, finaliste du Goncourt du Premier roman, remporte le prix André-Malraux dans la catégorie « Fiction engagée » et le prix du Roman gay. À propos de la pièce : « Le courage de la nuance » Sale temps pour la nuance. Rude époque pour tous ceux qui chérissent le doute et la complexité. Les voilà accusés d'être des rêveurs, des tièdes, des lâches, voire des complices du pire. Or dans un moment de polarisation où le combat remplace le débat, où la mauvaise foi fait écho à la mauvaise foi, et la haine à la haine, défendre la nuance relève moins de la facilité que du courage. Librement inspirée de l'essai Le Courage de la nuance de Jean Birnbaum, cette conférence théâtrale fait de la scène un terrain d'expérimentation pour la pensée. Entre pédagogie et humour, confrontation d'idées et dialogue avec le public, elle interroge notre capacité à habiter les contradictions plutôt qu'à les effacer. Avec Jean Birnbaum Mise en scène par Benjamin Guillard ©A di Crollalanza, Le Courage de la nuance (Seuil)
Le parti d'extrême-droite français Rassemblement national a publié un communiqué d'une fermeté inhabituelle à l'égard de Moscou, dénonçant les « intimidations » et les « actes hostiles » de la Russie et assurant qu'aucune puissance étrangère ne pourra « dicter la politique » de la France. Cette volte-face intervient alors que le RN est régulièrement accusé de complaisance envers le Kremlin. Comment expliquer cette prise de position ? S'agit-il d'une rupture définitive ? Avec Raphaël Delvolvé, journaliste au service politique de RFI.
Ce lundi 28 septembre, réécoutez en podcast le replay du Monde qui bouge : le parti pris présentée par Mathieu Jolivet.
28/09/2026 - 07:29 - Au sommaire de l'émission "Le Journal de l'Economie": Le gouvernement présente jeudi son projet de budget 2027 visant 54 milliards d'euros d'économies et un déficit limité à 5% du PIB, avec un taux de prélèvement de 44,2% du PIB en hausse de 0,3 point.Les parlementaires de gauche préparent des amendements pour plafonner ou supprimer la niche fiscale du tonnage accordée aux armateurs comme CMA-CGM, qui coûte près de 1,5 milliard d'euros à l'État en 2025.Le gouvernement envisage des économies sur les allégements de cotisations sociales payées par les entreprises à hauteur de 3 à 3,5 milliards d'euros l'an prochain, avec un gel du barème.Les syndicats de la fonction publique appellent à la grève demain contre le gel du point d'indice, tandis que le premier secrétaire du Parti Socialiste Olivier Faure menace de censurer le gouvernement.Auchan perd le contrôle de ses actifs en Russie suite à une décision des autorités russes, représentant plus de 600 millions d'euros de pertes pour le groupe français.Rexel acquiert GSTG, un acteur majeur américain du câblage spécialisé, pour 1,4 milliard de dollars, sa plus grande acquisition depuis 2008, permettant de renforcer sa présence aux États-Unis.SpaceX lance aujourd'hui son 14e vol d'essai de Starship avec l'ambition d'atteindre l'orbite terrestre et de déployer 26 satellites Starlink de nouvelle génération pour une connexion Internet plus rapide.Dario Amodei, patron d'Anthropic, a dîné avec Donald Trump à la Maison Blanche deux jours après qu'une cour d'appel fédérale valide l'exclusion des modèles d'Anthropic par le Pentagone pour des raisons de sécurité.726 communes françaises ont instauré un permis de louer depuis le début de l'année, soit une augmentation de 25% par rapport à l'an dernier, avec Rennes en Bretagne comme dernière ville à adopter cette mesure.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Plus de 100 soldats maliens tués à Dioura il y a trois semaines, l'aéroport militaire de Sévaré visé quelques jours plus tard, des combattants russes de l'Africa Corps pris dans une embuscade à Kaka : ce mois de septembre 2026 a lourdement éprouvé le dispositif sécuritaire de Bamako. » C'est ce que constate Afrik.com. « Après plusieurs années de coopération avec Moscou, la menace (terroriste) que ce partenariat devait réduire reste capable de coûter plus de 100 hommes à l'armée en une seule attaque et d'atteindre quelques jours plus tard l'un de ses principaux points d'appui aérien. » Bref, pointe le site panafricain, « les armes russes ne suffisent plus à tenir le terrain. » « Placé sous la tutelle du ministère russe de la Défense, rappelle Afrik.com, l'Africa Corps compterait autour de 2 000 à 2 500 hommes au Mali selon les estimations. Formation, appui au sol, aviation, blindés et artillerie, les moyens existent. Mais leur présence n'a pas empêché les pertes territoriales du printemps dernier ni les attaques majeures de septembre. Le débat sur l'efficacité du partenariat porte désormais moins sur le volume d'équipements livrés que sur ce que ces moyens permettent réellement de sécuriser, puis de conserver dans le temps. » « Nommez un seul pays où la présence russe a apporté stabilité et sécurité… » Le site Sahel Horizon, site d'opposition aux régimes militaires de l'AES, élargit le débat : « Nommez un seul pays. C'est la question, sans détour, à ceux qui voient désormais en Moscou le garant naturel de notre sécurité : un seul pays où la présence russe a apporté la sécurité et la stabilité. (…) Les noms viennent vite, puis, pointe Sahel Horizon, se retirent un à un à l'examen. Ce n'est pas faute de terrains : Syrie, Libye, Centrafrique, Mozambique, Haut-Karabakh, Kazakhstan, Mali, Burkina Faso, Niger. Aucun ne résiste à une distinction que l'on se garde bien de faire : la durée d'un régime n'est pas la sécurité d'une population, et la survie d'un palais n'est pas la stabilité d'un pays. » Et Sahel Horizon de préciser : « Que ceux qui citeront Bangui disent jusqu'où l'on peut rouler seul au-delà de ses faubourgs. Que ceux qui citeront Damas disent où se trouve aujourd'hui celui que l'on y protégeait. Et que ceux qui citeront Kidal disent qui l'occupe actuellement. Moscou sait garder un palais. Il reste aux Maliens à se rappeler qu'un palais n'a jamais été un pays, et que la sécurité qui ne descend pas jusqu'au village n'est que la sécurité de ceux qui l'ont commandée. » L'amertume des militaires maliens en première ligne On revient plus spécifiquement au Mali, où la dégradation de la situation militaire inquiète… Témoin, les propos de cet ancien ministre, cité par Le Monde Afrique : « Toute la propagande sur la souveraineté retrouvée et la montée en puissance de l'armée s'est fracassée sur la réalité. Et celle-ci est implacable : nous avons perdu Kidal fin d'avril et nos soldats se font massacrer, comme récemment à Dioura. » « En interne, poursuit Le Monde Afrique, plusieurs sources militaires et proches de l'armée reconnaissent une forme de ressentiment, voire de démotivation, chez certains soldats déployés sur le terrain. “Ceux qui sont en première ligne sont en colère. Ils ne veulent plus être des moutons qu'on emmène à l'abattoir“, confie un officier. “Quand il y a des pertes comme celles qu'on a connues récemment, il y a évidemment des rancœurs. Mais cela n'impacte pas le moral de nos hommes, qui tiennent encore debout et défendent la patrie, quoi qu'il arrive“, tempère un haut gradé. » En tout cas, pointe Le Monde Afrique, « Assimi Goïta se trouve à nouveau sous pression depuis le carnage de Dioura et la série d'attaques survenues dans le centre du pays. Signe de la tension actuelle : le 20 septembre, deux jours avant la fête de l'indépendance, il a tenu une réunion de crise avec les principaux responsables militaires et sécuritaires du pays. “L'insatisfaction est palpable, conclut un officier. Mais, tant que la troupe mécontente est à plusieurs centaines de kilomètres de Bamako, cela n'est pas gênant pour lui“. » Enfin, pour sa part, la presse malienne, le site Bamada, entre autres, continue de dérouler les communiqués victorieux de l'armée. D'autres sites maliens, à l'instar de Maliweb, répercutent les récents propos des autorités de Bamako accusant l'Ukraine de soutenir des groupes terroristes opérant dans l'espace de l'AES.
Rien ne va plus entre Washington et Khartoum depuis une semaine, depuis que les Américains ont refusé un visa au président soudanais Abdel Fattah al-Burhan et l'ont donc empêché de venir à la dernière Assemblée générale de l'ONU. Pourquoi cette mesure exceptionnelle à l'égard d'un général qui est impliqué depuis trois ans et demi dans une guerre civile meurtrière ? Et jusqu'où ira ce bras de fer ? Le chercheur soudanais Suliman Baldo est le directeur de l'Observatoire de la Transparence et des Politiques au Soudan. En ligne de New York, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Pourquoi les Américains ont-ils refusé un visa au général al-Burhan pour l'assemblée générale de l'ONU ? Suliman Baldo : Les Américains mènent une initiative pour proposer une négociation pour terminer les combats au Soudan et il a été proposé une cessation d'hostilités humanitaires au Soudan, pour trois mois, aux deux belligérants au Soudan, l'armée soudanaise et les Forces de soutien rapide. Or, Burhan a résisté à cette feuille de route proposée par les États-Unis et ses alliés régionaux pour deux raisons : parce que l'armée soudanaise continue à croire qu'elle peut réaliser une victoire militaire sur les Forces de soutien rapide, et parce que les conditionnalités politiques n'étaient pas acceptées par le général. Est-il vrai que les Américains ont dit au général Al-Burhan : « Si vous acceptez de signer une trêve de 90 jours, vous aurez un visa pour New York » ? Je crois que les choses ont atteint un point où les États-Unis ont décidé d'affronter Burhan. D'abord, dans les fuites orchestrées sur le développement d'armement chimique par l'armée soudanaise, avec l'implication de Burhan, selon les fuites qui ont été publiées par deux journaux, le New York Times et le Washington Post, le même jour, il y a deux semaines à peu près. Et c'était pour démontrer que Burhan était impliqué dans un crime de guerre en permettant sous son commandement à l'armée de développer des armes chimiques. Et donc c'était orchestré juste avant la tenue de l'assemblée générale, pour vraiment montrer que Burhan n'était pas qualifié en quelque sorte pour être un membre de cette assemblée de chefs internationaux. C'était une façon de vouloir délégitimer Abdel Fattah al-Burhan avant l'Assemblée générale de l'ONU ? Tout à fait. Alors, sur le terrain militaire, les Forces armées soudanaises du général Burhan avancent depuis deux mois dans la province du Kordofan du Nord, notamment autour de la ville d'El Obeid. Est-ce que ce n'est pas la vraie raison pour laquelle Abdel Fattah al-Burhan ne veut pas signer de cessez-le-feu ? Je crois que l'armée soudanaise est en train de poursuivre un plan pour utiliser le nord du Kordofan comme base pour mener des attaques dans le fief des FSR, dans la région du Darfour. Or, les FSR ont toujours des milliers de combattants et ont déployé des soldats nouvellement formés avec des équipements complets, comme des Technicals Toyota, qui sont équipés pour la guerre de savane et du désert, et ils vont donc repousser l'offensive de l'armée soudanaise et continueront, je crois, avec ces batailles sans cesse, parce qu'il est clair et évident pour tout le monde qu'il n'y aura jamais de solution militaire pour la guerre actuelle, surtout avec l'utilisation maintenant de drones des deux côtés. Alors la semaine dernière, les Américains sont allés loin dans leur bras de fer avec le général al-Burhan puisqu'ils l'ont déclaré illégitime. Qui va gagner à l'usure ? Est-ce que c'est Donald Trump ou est-ce que c'est Abdel Fattah al-Burhan ? Il y a beaucoup de contradictions parce que maintenant, l'Arabie saoudite [qui soutient Burhan] a besoin de beaucoup de soutien militaire et d'intelligence de la part des États-Unis dans sa guerre avec les Houthis au Yémen. Donc, le numéro un saoudien, Ben Salmane, a fait appel au président Trump pour intervenir contre les Houthis au Yémen, qui ont vraiment paralysé l'industrie pétrolière dans le pays. Et donc, à cause de cette dépendance aux États-Unis, l'Arabie saoudite ne peut pas beaucoup s'opposer à la politique américaine au Soudan. Alors le camp du général al-Burhan affirme que les Américains ont basculé dans le camp du général Hemedti et qu'ils ne peuvent plus faire de médiation. Qu'est-ce que vous en pensez ? Tout seuls, je ne crois pas que les Américains vont arriver à trouver une solution pour cette guerre très complexe et à multiples dimensions, parce qu'ils se sont aliéné l'armée soudanaise complètement. Mais ça veut dire qu'il faut que les Américains se retirent de la négociation, à votre avis ? Je ne pense pas, parce que les Américains ont eux aussi des intérêts stratégiques au Soudan. Et pour eux, c'est la question d'éloigner l'influence de la Russie de la mer Rouge. Parce que la Russie est l'un des fournisseurs d'armement de l'armée soudanaise et poursuit toujours le projet d'avoir une base militaire sur la mer Rouge, à Port-Soudan. Et les Américains ne veulent pas en entendre parler, comme les Saoudiens d'ailleurs, et c'est pourquoi les Américains restent engagés au Soudan. À lire aussiSoudan: grande offensive menée par l'armée, des progrès au Kordofan du Nord
C'est le livre d'enquête phare de cette rentrée, Le tsar en personne, l'enquête russe sur le vrai Vladimir Poutine est un livre décapant sur les années Poutine... de la corruption au mensonge en passant par la guerre. Roman Badanine est avec Mikhail Roubine, un des deux journalistes russes, à l'origine de cette investigation qui est publiée aux éditions des Arènes. Il est notre invité aujourd'hui. Roman Badanine est un grand nom du journalisme russe d'investigation, il a été à la tête de rédactions comme Gazeta.ru ou la Télévision Dojd... mais, suite aux menaces de poursuites dont il a fait l'objet en Russie, il vit aujourd'hui aux États-Unis. Son livre ne passe pas par quatre chemins. Contrairement à ce qu'on pourrait croire en Europe de l'Ouest, Poutine n'a pas d'idéologie, quel est donc son moteur ?
C'est le livre d'enquête phare de cette rentrée, Le tsar en personne, l'enquête russe sur le vrai Vladimir Poutine est un livre décapant sur les années Poutine... de la corruption au mensonge en passant par la guerre. Roman Badanine est avec Mikhail Roubine, un des deux journalistes russes, à l'origine de cette investigation qui est publiée aux éditions des Arènes. Il est notre invité aujourd'hui. Roman Badanine est un grand nom du journalisme russe d'investigation, il a été à la tête de rédactions comme Gazeta.ru ou la Télévision Dojd... mais, suite aux menaces de poursuites dont il a fait l'objet en Russie, il vit aujourd'hui aux États-Unis. Son livre ne passe pas par quatre chemins. Contrairement à ce qu'on pourrait croire en Europe de l'Ouest, Poutine n'a pas d'idéologie, quel est donc son moteur ?
Au sommaire : Une coalition internationale, dont la France est membre, se réunit aujourd'hui au Canada pour localiser et rapatrier les enfants ukrainiens enlevés par la Russie, avec un bilan estimé entre 20 000 et 35 000 cas selon les sources.Le pape Léon XIV poursuit sa visite en France en se rendant à Metz pour évoquer la construction européenne comme source de paix, après avoir rencontré hier des victimes d'abus sexuels à Lourdes.Les victimes d'abus sexuels rencontrées par le pape à Lourdes ont exprimé leur émotion face à cet échange, certaines retrouvant la foi après des décennies d'absence.La Suisse rejette largement un texte constitutionnel visant à durcir sa neutralité, avec plus de 70% de votes contre une initiative jugée pro-russe.Le Rassemblement National obtient son premier groupe au Sénat avec au moins 15 élus, tandis que la majorité de droite et centriste est reconduite au renouvellement de la Chambre haute.En Irlande du Nord, des tensions renaissent entre catholiques et protestants après l'autorisation d'une marche de l'Ordre d'Orange à Portadown pour la première fois depuis 30 ans.Malgré l'arrivée de l'automne, les moustiques tigres prolongent leur présence en France avec des conditions météorologiques idéales pour leur développement et celui des virus qu'ils transportent.96 cas de dengue ou de chikungunya et 117 cas du virus du Nil occidental ont été contractés directement en métropole cette saison, établissant de nouveaux records.Zinedine Zidane dispute ce soir son deuxième match à la tête de l'équipe de France contre la Belgique à Bruxelles, sans le capitaine Kylian Mbappé blessé.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Plus de 100 soldats maliens tués à Dioura il y a trois semaines, l'aéroport militaire de Sévaré visé quelques jours plus tard, des combattants russes de l'Africa Corps pris dans une embuscade à Kaka : ce mois de septembre 2026 a lourdement éprouvé le dispositif sécuritaire de Bamako. » C'est ce que constate Afrik.com. « Après plusieurs années de coopération avec Moscou, la menace (terroriste) que ce partenariat devait réduire reste capable de coûter plus de 100 hommes à l'armée en une seule attaque et d'atteindre quelques jours plus tard l'un de ses principaux points d'appui aérien. » Bref, pointe le site panafricain, « les armes russes ne suffisent plus à tenir le terrain. » « Placé sous la tutelle du ministère russe de la Défense, rappelle Afrik.com, l'Africa Corps compterait autour de 2 000 à 2 500 hommes au Mali selon les estimations. Formation, appui au sol, aviation, blindés et artillerie, les moyens existent. Mais leur présence n'a pas empêché les pertes territoriales du printemps dernier ni les attaques majeures de septembre. Le débat sur l'efficacité du partenariat porte désormais moins sur le volume d'équipements livrés que sur ce que ces moyens permettent réellement de sécuriser, puis de conserver dans le temps. » « Nommez un seul pays où la présence russe a apporté stabilité et sécurité… » Le site Sahel Horizon, site d'opposition aux régimes militaires de l'AES, élargit le débat : « Nommez un seul pays. C'est la question, sans détour, à ceux qui voient désormais en Moscou le garant naturel de notre sécurité : un seul pays où la présence russe a apporté la sécurité et la stabilité. (…) Les noms viennent vite, puis, pointe Sahel Horizon, se retirent un à un à l'examen. Ce n'est pas faute de terrains : Syrie, Libye, Centrafrique, Mozambique, Haut-Karabakh, Kazakhstan, Mali, Burkina Faso, Niger. Aucun ne résiste à une distinction que l'on se garde bien de faire : la durée d'un régime n'est pas la sécurité d'une population, et la survie d'un palais n'est pas la stabilité d'un pays. » Et Sahel Horizon de préciser : « Que ceux qui citeront Bangui disent jusqu'où l'on peut rouler seul au-delà de ses faubourgs. Que ceux qui citeront Damas disent où se trouve aujourd'hui celui que l'on y protégeait. Et que ceux qui citeront Kidal disent qui l'occupe actuellement. Moscou sait garder un palais. Il reste aux Maliens à se rappeler qu'un palais n'a jamais été un pays, et que la sécurité qui ne descend pas jusqu'au village n'est que la sécurité de ceux qui l'ont commandée. » L'amertume des militaires maliens en première ligne On revient plus spécifiquement au Mali, où la dégradation de la situation militaire inquiète… Témoin, les propos de cet ancien ministre, cité par Le Monde Afrique : « Toute la propagande sur la souveraineté retrouvée et la montée en puissance de l'armée s'est fracassée sur la réalité. Et celle-ci est implacable : nous avons perdu Kidal fin d'avril et nos soldats se font massacrer, comme récemment à Dioura. » « En interne, poursuit Le Monde Afrique, plusieurs sources militaires et proches de l'armée reconnaissent une forme de ressentiment, voire de démotivation, chez certains soldats déployés sur le terrain. “Ceux qui sont en première ligne sont en colère. Ils ne veulent plus être des moutons qu'on emmène à l'abattoir“, confie un officier. “Quand il y a des pertes comme celles qu'on a connues récemment, il y a évidemment des rancœurs. Mais cela n'impacte pas le moral de nos hommes, qui tiennent encore debout et défendent la patrie, quoi qu'il arrive“, tempère un haut gradé. » En tout cas, pointe Le Monde Afrique, « Assimi Goïta se trouve à nouveau sous pression depuis le carnage de Dioura et la série d'attaques survenues dans le centre du pays. Signe de la tension actuelle : le 20 septembre, deux jours avant la fête de l'indépendance, il a tenu une réunion de crise avec les principaux responsables militaires et sécuritaires du pays. “L'insatisfaction est palpable, conclut un officier. Mais, tant que la troupe mécontente est à plusieurs centaines de kilomètres de Bamako, cela n'est pas gênant pour lui“. » Enfin, pour sa part, la presse malienne, le site Bamada, entre autres, continue de dérouler les communiqués victorieux de l'armée. D'autres sites maliens, à l'instar de Maliweb, répercutent les récents propos des autorités de Bamako accusant l'Ukraine de soutenir des groupes terroristes opérant dans l'espace de l'AES.
Détroit d’Ormuz | Pape en France | Le camp des Canadiens est terminé | Provinciales 2026 | Les chefs à TLMEP | Le français | Paul Piché | Roch Voisine | Accident d’hélicoptère | Ingérence étrangère Dans cet épisode intégral du 28 septembre, en entrevue : Yves Boulais, conjoint de Suzanne Jutras décédée samedi dans un accident d’hélicoptère Me Martin Nolet, avocat spécialisé en fiscalité des cryptomonnaies Daniel Côté, maire de Gaspé Roch Voisine, auteur-compositeur-interprète et acteur canadien Audrey Morissette, enseignante de français au secondaire Francis Labbé, directeur adjoint, relations médias pour la CDPQ Infra Paul Piché, auteur-compositeur-interprète Une production QUB Septembre 2026Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Avec la guerre qui s'étire avec l'Ukraine, de plus en plus de familles de soldats envoyés au front consultent des voyants et des médiums. L'affaire se passe dans le nord de la Russie. Au lendemain de la disparition d'une adolescente, un médium s'est lancé dans une série de prédictions... qui ne se sont pas réalisées. Phénomènes de l’étrange avec Christian Page, spécialiste du paranormal. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Benoit n’est pas content en tant que citoyen, que contribuable! | Des vols de bijouteries qui rapportent GROS | Christine Fréchette en grande difficulté | Marie-Ève Cotton n’a pas sa langue (ou plutôt son clavier) dans sa poche | Va-t-il y avoir une Justice parallèle à cause de décisions incompréhensibles!! | Nos prisons vont bien bien mal Dans cet épisode intégral du 28 septembre, en entrevue : Entrevue avec Damien Silès, directeur général du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD). Joël Monzé, docteur en neurosciences. Mike Bolduc, président québécois du Syndicat des agents correctionnels du Canada. Une production QUB Septembre 2026Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
REDIFF - Fédor Filippovitch Dubinsky est un jeune homme doté d'une intelligence et d'une beauté exceptionnelles. Né en Russie dans la banlieue ouvrière de Volgograd, dès son enfance, Fédor se heurte à un monde qui ne comprend pas sa différence. Pourtant, un événement inattendu va bouleverser sa vie : après un accident, il se découvre un talent musical prodigieux, capable de composer des chefs-d'œuvre en un clin d'œil. Mais d'où viennent ces mélodies envoûtantes ? Et pourquoi Fédor semble-t-il si tourmenté malgré ce don extraordinaire ? Des meurtres qui défient la raison, des enquêtes impossibles, ou encore des assassins imprenables : abonnez-vous pour ne rater aucun nouveau récit passionnant de Pierre Bellemare, pour qui l'art de conter n'avait aucun secret. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 27 septembre 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.LA FLAMBÉE DU PRIX DE L'ESSENCE ET SES CONSÉQUENCESPOLITIQUESLa flambée des prix des carburants s'est invitée dans l'agenda du Premier ministre, qui met la dernière main à son budget. Elle fait redouter une crise sociale qui percuterait la course à l'Elysée et pourrait profiter au Rassemblement national et à La France insoumise. Face à « une colère immense » en France, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a exhorté à augmenter les salaires et bloquer les prix du carburant, demandant au gouvernement d'arrêter « les cadeaux aux plus riches et aux plus grandes entreprises ». Le gouvernement assure œuvrer pour la « maîtrise des prix », comme le lui a enjoint le 16 septembre, le président de la République. Mais les marges d'action paraissent singulièrement limitées, entre l'état des finances publiques et l'impossibilité d'influer sur le principal facteur de la varation des prix, la guerre au Moyen-Orient.Pour beaucoup de pays, y compris la France, le dilemme est le même : faut-il laisser les consommateurs supporter le fardeau de l'inflation, ce qui nourrit leur ressentiment et pèse sur la croissance, ou prendre des mesures de soutien et charger la barque de finances publiques déjà sous pression? En réalité, les choix économiques dépendent bien souvent des échéances électorales. Or, les politiques le savent, il n'y a jamais loin de la pompe aux urnes.Après une réunion le 18 septembre à l'Elysée avec des chefs de partis et des candidats à la présidentielle, le Président a martelé que les prix de l'énergie étaient dus « intégralement aux guerres». La crise va durer et le prix du pétrole « va rythmer la vie du pays », confirmait Emmanuel Macron devant la presse après la réunion, plusieurs représentants des forces politiques évoquant la probabilité d'un litre d'essence à 3 euros à la fin de l'année. Hanté par la crainte d'un retour des « Gilets jaunes », Matignon a annoncé mardi la prolongation des aides ciblées, réservées aux Français les plus touchés en particulier l'agriculture, le BTP et les pêcheurs. Le nouveau dispositif prévoit une aide de 100 euros pour les gros rouleurs (soit 5,5 millions de Français éligibles contre 3 millions actuellement) et la prolongation du chèque énergie, pour un coût total de 450 millions d'euros. Une réponse trop timorée aux yeux de l'opposition qui réclame des mesures plus ambitieuses pour soulager le pouvoir d'achat tandis que selon un sondage Elabe/BFM, 70% des Français estiment que les mesures d'aides sur le carburant annoncées sont« insuffisantes ». Si le sociologue à l'université de Caen, Patrick Vassort, spécialiste des mouvements sociaux observe qu'« un certain nombre de feux sont au vert pour qu'une mobilisation se constitue », il rappelle toutefois qu'à la veille d'une année électorale, grèves et manifestations ont tendance à ralentir, les citoyens se trouvant dans l'attente des propositions des candidats.LES EUROPÉENS ET L'UKRAINEAlors que l'Ukraine célébrait le 24 août les 35 ans de son indépendance, le Premier ministre britannique, Andy Burnham a choisi de se rendre à Kyiv pour sa première visite à l'étranger avec, le président du Conseil européen Antonio Costa, dont c'était la cinquième visite dans le pays. Andy Burnham n'est pas arrivé les mains vides. Il a annoncé qu'en coordination avec la France et après elle, il avait autorisé le missilier européen MBDA à livrer ses secrets de fabrication à l'Ukraine, afin qu'elle puisse construire sur son sol des missiles de croisière Storm Shadow (qu'on appelle Scalp en France). Depuis Kyiv, Burnham a également coprésidé, en visioconférence, avec le président français et le chancelier allemand, un sommet de la « coalition des volontaires » les 35 pays européens lancée conjointement en 2025 par son prédécesseur Keir Starmer et Emmanuel Macron. Les trois plus grandes puissances européennes considèrent comme contraire à leurs intérêts une victoire de la Russie sur l'Ukraine.Le même jour, la Commission européenne a annoncé débloquer une nouvelle tranche du prêt de 90 milliards d'euros sur deux ans (2026 et 2027) promis à Kyiv ; elle porte sur 6,1 milliards d'euros « pour les systèmes de défense aérienne, les munitions et les radars dont l'Ukraine a un besoin urgent », précise son communiqué. Cette somme s'ajoute aux 16 milliards d'euros déjà débloqués en 2026, dont 8,35 milliards ont été déboursés. Les responsables européens évoquent déjà un nouveau programme d'aide d'une ampleur comparable, qui pourrait être financé par les avoirs russes gelés. Déjà, l'armée de Kyiv utilise les centres logistiques d'autres pays, comme la Pologne, l'Allemagne et la Roumanie, tandis que les entreprises ukrainiennes du secteur de la défense ont installé leur production dans toute l'Europe, avec par exemple une usine de carburant pour missiles balistiques en cours de construction au Danemark.Au Royaume-Uni, le soutien à l'Ukraine est défendu par les différents gouvernements depuis 2022, indépendamment de leur couleur politique, et il reste largement partagé, malgré les critiques de certains partis populistes et d'extrême droite. Au sein de la population aussi, le soutien reste fort, alors qu'une certaine lassitude peut s'observer dans d'autres pays européens. Un sondage YouGov de février 2026 indiquait par exemple que 70% des Britanniques souhaitaient une victoire de l'Ukraine, contre seulement 45% des Français.Les mois qui viennent pourraient voir la victoire de forces électorales plus à l'écoute de la Russie de Poutine dans plusieurs pays clefs de l'Europe. Les partis favorables à Moscou gagnent du terrain, comme en France avec le Rassemblement national ou en Allemagne avec l'AfD.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:56:50 - Affaires étrangères - par : Christine Ockrent - De Berlin à Rome en passant par Madrid, l'extrême droite gagne du terrain partout en Europe. Derrière cette vague continentale, quelles sont les spécificités nationales ? Que nous enseigne l'exemple suédois lors des récentes élections législatives ? - équipe : Théa Corler, Luc-Jean Reynaud - invités : Hélène Miard-Delacroix Professeure émérite à Sorbonne Université, spécialiste de l'histoire et de civilisation de l'Allemagne contemporaine, Sophie Baby Maîtresse de conférences HDR en histoire contemporaine à l'Université Bourgogne Europe, Grégoire Roos Directeur des programmes Europe, Russie et Eurasie à Chatham House, Catherine Fieschi Chercheuse invitée à Carnegie Europe, Christophe Premat Professeur d'études culturelles francophones et directeur du centre d'études canadiennes à l'Université de Stockholm Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans la Russie de Vladimir Poutine, le pouvoir ne s'arrête pas aux portes de la chambre à coucher. Sexualité, famille, normes de genre : le Kremlin tente de contrôler l'intime au nom des valeurs traditionnelles. Dans son livre, Le Sexe de Poutine : genre, pouvoir et contre-culture en Russie (éditions Textuel), le chercheur Lukas Aubin décrypte cette guerre culturelle, devenue un véritable instrument de pouvoir et d'influence dans le monde entier. Sophia Khatsenkova l'a rencontré. RFI : Je vais commencer en parlant du corps de Poutine lui-même. Le président russe a longtemps mis en scène un corps viril, sportif, parfois torse nu. Que voulait-il raconter à travers ces images ? Lukas Aubin : Déjà, Vladimir Poutine s'inscrit complètement en opposition vis-à-vis de Boris Eltsine. Boris Eltsine a laissé dans la mémoire de beaucoup de Russes une image plutôt négative, parce que c'est l'image, en fait, d'un pays meurtri par les crises économiques. Et au milieu de tout cela, on avait Boris Eltsine qui était régulièrement alcoolisé dans des séquences politiques importantes. Et donc, Vladimir Poutine arrive. Il dit : « Avec moi, ce sera le retour de la verticale du pouvoir, ce sera le retour de la force ». Vladimir Poutine pratiquant des dizaines de sports différents, se mettant en scène, c'est en fait l'archétype de la Russie qui se redresse et qui va revenir sur le devant de la scène internationale. Son projet, c'est de remettre la Russie au centre du grand jeu géopolitique mondial. Cette masculinité très démonstrative, très brute, traduit-elle une force réelle ou au contraire une forme de fragilité du pouvoir russe ? Pour moi, c'est les deux. Quand vous vous accaparez la plupart des instruments politiques de votre pays, que ce soit les médias, que ce soit la police, les services de renseignement, vous avez entre les mains un arsenal hyperpuissant qui vous permet d'agir très vite, de pouvoir prendre des décisions très importantes, etc. Mais pour autant, c'est aussi la plus grande faiblesse, parce que tout ce pouvoir, il est construit autour de votre personne, et votre personne, qu'on le veuille ou non, elle est mortelle. Depuis le 24 février 2022, on aurait pu imaginer que Vladimir Poutine allait multiplier encore un peu plus les mises en scène sportives pour se montrer fort, etc. Et en fait, c'est l'inverse qui se passe aujourd'hui. Vladimir Poutine est plutôt en retrait, il semble plutôt isolé. Et donc cet isolement, je crois, traduit aussi cette faiblesse. Passons maintenant au thème de la sexualité. Vous en parlez beaucoup dans votre livre. À quoi ressemble la vie des personnes LGBTQ+ en Russie aujourd'hui ? Quand vous êtes LGBT+, quand vous êtes queer, vous êtes extrémiste dans le logiciel de Vladimir Poutine et des autorités russes. Alors aujourd'hui, vous avez trois possibilités. Soit vous continuez à essayer de vivre votre vie normalement, voire à militer, et auquel cas, vous rentrez dans un bras de fer directement avec l'État russe, soit vous vous cachez, vous supprimez cette partie de votre identité des réseaux sociaux et de l'espace public. Troisième possibilité, vous partez en exil, ce qui a été le cas de beaucoup de personnes LGBT+, de queers, de féministes depuis le début de la guerre évidemment, et même d'ailleurs avant. À lire aussiRussie: la Cour suprême bannit le «mouvement LGBT» pour «extrémisme» Et pourquoi est-ce que la lutte contre les droits LGBTQ+ est-elle devenue un outil aussi efficace de politique étrangère notamment ? Je me suis intéressé à comment Vladimir Poutine utilisait cette rhétorique et comment il cherchait à l'exporter. Cette rhétorique, c'est quoi ? La Russie est la gardienne des valeurs traditionnelles. Elle est la gardienne de la famille nucléaire traditionnelle, de valeurs ancestrales, etc. Face à un Occident décadent, on dit en fait que cet Occident décadent est à combattre et qu'il faut justement trouver des relais à l'étranger pour pouvoir les combattre. Et donc ces relais, Vladimir Poutine les trouve notamment dans le « Sud global ». Ça peut être en Afrique, ça peut être en Amérique latine, ça peut être aussi en Asie. Le but de Vladimir Poutine, quand il fait ça, c'est de diviser. Et donc, diviser, ça suppose de diviser l'Otan et de diviser aussi l'Union européenne. En quoi cette guerre culturelle permet-elle au Kremlin de justifier la guerre menée contre l'Ukraine ? Vladimir Poutine, déjà, a cette idée très masculiniste. Il compare l'Ukraine à une femme à qui il faudrait imposer quelque chose. Donc il avait dit « que ça te plaise ou non, ma jolie, il faudra supporter. » Il dit ça deux semaines avant l'invasion russe de l'Ukraine. Il considère que l'Occident était en train d'avancer ses pions avant le 24 février 2022. En Ukraine, ses pions, ça passait par l'Otan. Il y avait un caractère militaire, mais qui avait aussi un caractère civilisationnel. Derrière cette guerre civilisationnelle, l'idée c'était que, globalement, l'Occident allait diffuser ses valeurs libérales pro-LGBT+ jusqu'en Ukraine. Un argument qu'il utilisait, en plus, pour justifier sa guerre et la vendre à sa propre population. Donc d'ailleurs, c'est pour ça qu'il dit toujours qu'il mène une opération militaire spéciale en Ukraine, mais qu'il fait une guerre politique à l'Occident. Et en fait, les mots sont très choisis et très importants. On est dans cette logique effectivement de civilisation et ça lui sert d'argument. La question LGBT+, ça lui sert d'argument pour attaquer l'Ukraine. Le Kremlin peut-il durablement contrôler l'intimité ou est-ce précisément ce genre d'espace qui finit toujours par lui échapper ? Je pense qu'à terme c'est toujours un espace qui échappe à n'importe quel dirigeant. Globalement, tous ces régimes autoritaires qui ont cherché à organiser l'intime, à contrôler les individus jusque dans la chambre à coucher, etc, tous ces régimes dans l'histoire, ils se sont effondrés. Quand on regarde les choses, parce qu'en fait, la plus grande force, c'est aussi la plus grande faiblesse de ces régimes. Vladimir Poutine, le jour où il cède le pouvoir, ou il meurt, ou pour X ou Y raison, bref, il n'est plus là, et bien c'est très délicat d'imaginer la suite. Donc on peut imaginer qu'il est en plein cœur de ce qu'on appelle l'hubris du pouvoir, que pour le moment, il s'accroche à cette guerre comme il s'accroche au Kremlin, à son poste. Et plus ça avance, moins il y a de successeurs potentiels. Donc on peut tout à fait imaginer que, à sa chute, il y aura de fortes turbulences en Russie et dans ce cas-là, peut-être que les corps reprendront leur liberté. À lire aussiPoutine: le virilisme au service du pouvoir
Nous commencerons notre émission par un tour d'horizon de l'actualité. Nous commenterons tout d'abord le projet du gouvernement fédéral allemand de restreindre l'accès du parti d'extrême droite AfD aux informations sensibles dans les domaines de l'armée et du renseignement. Est-ce démocratique ? L'Allemagne peut-elle garantir la sécurité de ses propres services de renseignement ? Ensuite, nous parlerons des attaques que la Russie mène contre la culture ukrainienne en s'en prenant à son secteur de l'édition. Ces attaques ont dévasté les infrastructures culturelles et détruit plus de 13 millions de livres en seulement deux mois. Dans notre section scientifique, nous aborderons l'avertissement lancé par le responsable de l'IA chez Microsoft, qui craint que l'IA ne devienne une nouvelle « espèce de silicium » aux besoins énergétiques énormes qui rivaliserait avec les humains. Et nous conclurons la première partie de l'émission par une discussion sur la tournée américaine Loop Tour d'Ed Sheeran, qui est au cœur d'une vive controverse politique depuis que le rappeur Macklemore a été retiré de la programmation pour avoir exprimé des opinions pro-palestiniennes sur scène. Le reste de l'émission d'aujourd'hui sera consacré à la langue et à la culture françaises. Notre point de grammaire de la semaine sera : The Form of the Conditional Past -The Verbs of the 1st and 2nd Group. Nous parlerons du terrible bilan de la canicule de cet été : elle aurait fait plus de 8 000 morts. Nous terminerons avec l'expression de la semaine: S'emmêler les pinceaux. Nous discuterons de la visite du pape Léon XIV en France. Le souverain pontife visitera plusieurs villes françaises du 25 au 28 septembre et prononcera une grande messe sur la place de la Concorde à Paris. - L'Allemagne envisage de restreindre l'accès de l'AfD aux informations sensibles de l'armée et du renseignement - La Russie s'en prend à la culture ukrainienne en détruisant le secteur de l'édition - Le responsable de l'IA de Microsoft met en garde contre une IA qui pourrait devenir une nouvelle « espèce de silicium » - Musique, activisme et pouvoir : un cocktail délicat en matière de liberté d'expression - La canicule a tué plus de 8 000 personnes en France cet été - Visite exceptionnelle en France du pape Léon XIV
durée : 00:08:05 - Entendez-vous l'éco ? - par : Anne-Laure Chouin - L'État d'Israël pourrait-il, un jour, être placé sous sanctions européennes comme l'est la Russie de Vladimir Poutine ? On n'en est pas encore là, mais certains ont choisi de passer aux actes, en se lançant dans des représailles économiques bilatérales. C'est notamment le cas au Benelux. - équipe : Marie Viennot, Caroline Bennetot, Éric Chaverou - invités : Fabien Cazeaux Envoyé spécial permanent de Radio France à Bruxelles Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En Suisse, les électeurs sont appelés aux urnes dimanche pour décider jusqu'où doit aller la neutralité du pays. Une initiative populaire veut inscrire dans la Constitution suisse une neutralité « perpétuelle et armée ». Un débat qui résonne jusqu'en Irlande. À Dublin, le gouvernement muscle ses dépenses militaires et voudrait également permettre l'envoi de militaires à l'étranger sans devoir dépendre systématiquement d'un mandat de l'ONU. Pour ses détracteurs, c'est une ligne rouge, qui menace la neutralité. Un principe très cher au peuple irlandais. De notre correspondante à Dublin, Il y a deux semaines, alors que Donald Trump était en Irlande, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues. Et les slogans contre le président américain se mêlaient à ceux pour défendre la neutralité du pays, car même combat pour Valerie et sa pancarte « No to Nato », l'Irlande ne doit pas s'aligner sur les grandes puissances militaires. « Nous ne soutenons pas l'impérialisme américain en Irlande. Nous voulons que l'armée américaine quitte l'aéroport de Shannon. L'Irlande est un pays neutre. Les Irlandais ne veulent pas de l'Otan et ce n'est pas au gouvernement, qui est à la botte des Américains, d'en décider. Cette question devrait être soumise à un référendum », explique Valerie. L'aéroport de Shannon, dans l'ouest du pays, est régulièrement pointé du doigt, car des avions militaires américains y font escale pour se ravitailler. Or, l'Irlande et ses 5 millions d'habitants restent très attachés à un non-alignement. Selon un récent sondage de l'institut Ireland Thinks, ce sont même 75 % des Irlandais qui soutiennent le maintien de cette neutralité. À lire aussi«Il ne sait absolument pas de quoi il parle»: les propos de Trump sur une Irlande «unifiée» surprennent En 1949, l'Irlande refuse de rejoindre l'Organisation du traité de l'Atlantique nord, notamment parce que le Royaume-Uni, dont elle s'est libérée il y a peu, en est membre. Mais aujourd'hui, alors que l'Union européenne se réarme à tout va, cette neutralité est mise à rude épreuve. L'île est également traversée par des câbles sous-marins, notamment Internet et énergétiques. Des infrastructures stratégiques que Dublin ne peut pas protéger seul. Un enjeu d'autant plus sensible que des navires russes ont été observés à proximité ces derniers mois. Christian Kaunert est chercheur en sécurité internationale à Dublin City University : « On peut parfaitement être un pays neutre tout en disposant de capacités suffisantes pour se défendre ! Et même, disposer de capacités militaires peut justement réduire la probabilité d'avoir à se défendre : une forme de dissuasion. Mais les capacités militaires de l'Irlande ne sont pas à la hauteur de ce qui pourrait être nécessaire… » L'eurodéputée Maria Walsh est, par exemple, très favorable à un renforcement des capacités de défense de l'Irlande : « Renforcer notre défense ne remet absolument pas en cause notre neutralité. Avec seulement 0,2 % de notre PIB consacré à la défense - moins que des pays comme Malte ou l'Autriche -, l'Irlande est qualifiée de “maillon faible” par certains de nos voisins européens… » Une étiquette dont l'Irlande se passerait bien, d'autant qu'elle préside depuis juillet le Conseil de l'Union européenne et accueille de nombreux dirigeants européens, dont la sécurité doit être garantie. À lire aussiQuand la Russie menace la neutralité irlandaise
Une grand-mère qui se met à écrire à près de 60 ans et devient l'un des monuments de la littérature enfantine ! Des Malheurs de Sophie à la Bibliothèque rose, découvrez le destin étonnant de Sophie Rostopchine, devenue l'inoubliable comtesse de Ségur.Les Malheurs de Sophie, Les Petites Filles modèles, Les Vacances, Les Mémoires d'un âne, Un bon petit diable... Ces titres deviendront des classiques. Et dans chacun de ces livres, on retrouve l'empreinte de Sophie Rostopchine. On retrouve sa Russie, ses souvenirs d'enfance, ses punitions, ses espiègleries. On retrouve surtout cette petite fille turbulente qu'elle a été, celle à qui elle donnera son propre prénom dans ses histoires.Comment une femme qui a attendu 60 ans avant de devenir écrivain peut-elle créer une œuvre si puissante ? Comment une aristocrate russe, élevée dans la dureté et le luxe, peut-elle parler si justement aux enfants ? Cet épisode vous raconte l'histoire extraordinaire de Sophie de Ségur, de l'incendie de Moscou à la Bibliothèque Rose, et comment une vie de souffrance silencieuse s'est transformée en source inépuisable de joie pour les enfants du monde entier.
Une grand-mère qui se met à écrire à près de 60 ans et devient l'un des monuments de la littérature enfantine ! Des Malheurs de Sophie à la Bibliothèque rose, découvrez le destin étonnant de Sophie Rostopchine, devenue l'inoubliable comtesse de Ségur.Les Malheurs de Sophie, Les Petites Filles modèles, Les Vacances, Les Mémoires d'un âne, Un bon petit diable... Ces titres deviendront des classiques. Et dans chacun de ces livres, on retrouve l'empreinte de Sophie Rostopchine. On retrouve sa Russie, ses souvenirs d'enfance, ses punitions, ses espiègleries. On retrouve surtout cette petite fille turbulente qu'elle a été, celle à qui elle donnera son propre prénom dans ses histoires.Comment une femme qui a attendu 60 ans avant de devenir écrivain peut-elle créer une œuvre si puissante ? Comment une aristocrate russe, élevée dans la dureté et le luxe, peut-elle parler si justement aux enfants ? Cet épisode vous raconte l'histoire extraordinaire de Sophie de Ségur, de l'incendie de Moscou à la Bibliothèque Rose, et comment une vie de souffrance silencieuse s'est transformée en source inépuisable de joie pour les enfants du monde entier.
durée : 00:03:16 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Volodymyr Zelensky a prévenu hier que l'Ukraine n'avait « pas d'autre choix » que de rendre l'hiver douloureux pour la Russie également, si elle ne stoppait pas ses attaques contre des cibles civiles en Ukraine. L'escalade est donc inévitable, après plus de quatre ans de guerre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:05:12 - Les Matins de France Culture - Kiev accuse à nouveau Moscou de provoquer une crise humanitaire dans les environs d'Olechky, dans le sud de l'Ukraine occupée par la Russie, en empêchant l'acheminement de l'aide et l'évacuation des civils par un blocus. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En Ukraine, la guerre dure depuis 4 ans et demi, une éternité pour les enfants et les adolescents. Certains ont dû fuir leur ville, leur maison, beaucoup ont perdu des proches, des parents, tous sont marqués par le danger sourd et permanent. Une situation lourde de conséquences alors qu'ils et elles sont en pleine construction. Pour que l'enfance des petits Ukrainiens ne soit pas volée, un centre leur vient en aide. De nos envoyés spéciaux à Mykolaïv, À Mykolaïv, au sud de l'Ukraine, un centre accueille des enfants et des adolescents marqués par les dernières années, par le conflit, et leur fournit un soutien psychologique. « Je m'appelle Yaroslav, j'ai 17 ans et je viens de Kherson. Au début de la guerre, nous avons vécu sous occupation, témoigne l'adolescent. Après la libération de la ville, nous sommes venus ici à Mykolaïv avec ma famille. Et je viens au centre pour faire quelque chose de mes mains, faire parler ma créativité. » « Ici, on les écoute et c'est le plus important : on écoute d'abord, on analyse après. On parle de tout. C'est un espace de vie en dehors de l'école, en dehors du domicile parental. Le genre de vie auquel tous les enfants devraient avoir accès, souligne Olyna Diomina, travailleuse psychosociale qui accompagne ces enfants au quotidien. « Vous savez, la plupart d'entre eux ne sont presque jamais allés à l'école en personne. D'abord, il y a eu le Covid et puis la guerre est arrivée. Ils ont du mal à sociabiliser et ils souffrent de stress psychologique et ils ne savent pas comment gérer cette situation. C'est à nous, les adultes, de les aider. » À lire aussiUkraine: à Zaporijjia, des écoles souterraines pour protéger les élèves des frappes russes Voler aux enfants « leur éducation, leur créativité… tout » Le père d'Anna-Maria, treize ans, est parti sur le front. Mais la guerre lui a aussi volé son insouciance. « Au moins, avec le Covid-19 on pouvait porter un masque, ce genre de chose. Avec la guerre, personne ne sait s'il se réveillera le lendemain matin. J'ai commencé à m'isoler, j'ai fait une dépression, je n'arrivais même plus à sortir de chez moi, se rappelle l'adolescente. Et ça a laissé des traces : aujourd'hui encore, à la moindre détonation, j'attrape mes affaires et je fonce à la cave, en un instant. » Les sirènes retentissent, un stress permanent qui a des conséquences psychologiques et provoque « une peur incurable, selon Olyna Diomina. Tous les jours, c'est la loterie. Qui ce sera aujourd'hui ? Est-ce que ce sera vous ? Si les adultes ont peur, imaginez à quel point c'est terrifiant pour un enfant. Parfois j'ai l'impression que [les Russes] le font exprès, qu'ils ne veulent pas simplement leur voler leur enfance mais aussi leur éducation, leur créativité… Tout. » Les professionnels de ce centre viennent en aide chaque mois à 500 personnes, dont environ 300 enfants de 5 à 18 ans. Quelle que soit l'issue du conflit, un défi immense se dresse devant l'Ukraine : prendre soin de ces enfants et de ces adolescents marqués par la guerre. À écouter dans La marche du mondeEnfants en guerre, guerre à l'enfance ?
durée : 00:03:16 - InterNational - par : Pierre Haski - Volodymyr Zelensky a prévenu hier que l'Ukraine n'avait « pas d'autre choix » que de rendre l'hiver douloureux pour la Russie également, si elle ne stoppait pas ses attaques contre des cibles civiles en Ukraine. L'escalade est donc inévitable, après plus de quatre ans de guerre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:16 - La grande matinale - par : Pierre Haski - Volodymyr Zelensky a prévenu hier que l'Ukraine n'avait « pas d'autre choix » que de rendre l'hiver douloureux pour la Russie également, si elle ne stoppait pas ses attaques contre des cibles civiles en Ukraine. L'escalade est donc inévitable, après plus de quatre ans de guerre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le PSG est officiellement en trêve internationale. Mais peut-on vraiment parler de pause lorsque dix-neuf joueurs du Paris Saint-Germain quittent le club pour rejoindre leur sélection et continuer à enchaîner les matchs, les déplacements et les minutes ? Paris ne rejouera pas en club avant le 10 octobre. Sur le papier, cela ressemble donc à une période idéale pour récupérer après un début de saison déjà intense. Dans la réalité, une grosse partie de l'effectif de Luis Enrique ne va quasiment pas s'arrêter. Ousmane Dembélé, Désiré Doué et Maghnes Akliouche rejoignent l'équipe de France de Zinédine Zidane. Et les Bleus ne vont pas disputer un ou deux matchs. Ils en ont quatre au programme. La Turquie, la Belgique, l'Italie puis de nouveau la Belgique. Même situation pour Vitinha, João Neves et Nuno Mendes avec le Portugal. La Seleção doit affronter le Pays de Galles, la Norvège, le Danemark puis une nouvelle fois la Norvège. Quatre rencontres internationales dans une fenêtre qui porte pourtant le nom de trêve. Fabián Ruiz et Ferran Torres sont eux aussi concernés par quatre matchs avec l'Espagne. Illia Zabarnyi en possède quatre avec l'Ukraine. Achraf Hakimi va rejoindre le Maroc pour les éliminatoires de la CAN 2027 contre le Gabon et le Lesotho, avant un match amical contre le Ghana. Marquinhos part avec le Brésil pour trois rencontres amicales. Willian Pacho doit traverser le monde avec l'Équateur pour affronter la Corée du Sud puis le Japon. Matvey Safonov rejoint la Russie. Senny Mayulu part avec les Espoirs français. Même plusieurs jeunes du centre de formation sont appelés dans leurs différentes sélections. Voilà pourquoi cette trêve pose une vraie question au PSG. Qui va réellement se reposer ? Évidemment, tous les internationaux ne joueront pas l'intégralité de chaque rencontre. Certains resteront sur le banc. Les sélectionneurs effectueront des rotations. Et les joueurs restés à Paris pourront bénéficier d'un véritable travail de récupération. Mais pour les cadres les plus importants, la situation est différente. Dembélé est important avec les Bleus. Vitinha, João Neves et Nuno Mendes le sont avec le Portugal. Hakimi est un joueur majeur du Maroc. Marquinhos reste le capitaine du PSG et un cadre du Brésil. Pacho traverse plusieurs fuseaux horaires. Chaque sélection possède ses propres objectifs. Aucun sélectionneur national ne construit son équipe en pensant d'abord au calendrier du Paris Saint-Germain. Et c'est précisément là que se situe le problème pour Luis Enrique. Parce que le calendrier du PSG après la trêve est loin d'être tranquille. Paris retrouve d'abord Le Mans en Ligue 1 le 10 octobre. Quatre jours plus tard arrive un déplacement extrêmement important sur le terrain de Manchester City en Ligue des champions. Trois jours après City, Paris se déplace à Strasbourg. Et seulement trois jours plus tard, le FC Barcelone arrive au Parc des Princes en Ligue des champions. Le Mans. Manchester City. Strasbourg. Barcelone. Quatre matchs en onze jours. Et plusieurs joueurs auront disputé leur dernier match international seulement quelques jours avant le retour du championnat. La gestion physique va donc devenir un véritable enjeu. Qui Luis Enrique devra-t-il faire souffler contre Le Mans ? Peut-il réellement aligner tous ses cadres quatre jours avant Manchester City ? Faudra-t-il davantage faire confiance aux jeunes ? Et surtout, dans quel état reviendront les joueurs qui auront accumulé les déplacements les plus importants ? C'est l'un des grands paradoxes du football moderne. Les clubs disposent de trêves internationales. Les joueurs, eux, disposent surtout d'un autre calendrier. On enlève le maillot du PSG. On prend l'avion. On enfile celui de sa sélection. On joue parfois trois ou quatre rencontres. Puis on reprend l'avion et on revient immédiatement préparer le prochain match de club. Pour Paris, cette fenêtre internationale peut donc être une opportunité pour certains joueurs. Mais pour une grande partie de l'équipe titulaire, ce n'est certainement pas quinze jours de vacances. Et avec Manchester City puis Barcelone qui arrivent rapidement derrière, la véritable question n'est peut-être pas de savoir comment le PSG va profiter de cette trêve. C'est de savoir combien de ses joueurs vont réellement pouvoir souffler. Le PSG s'arrête. Ses joueurs, beaucoup moins. Alors pour vous : cette trêve internationale fait-elle du bien à Paris, ou risque-t-elle au contraire de fatiguer encore davantage l'effectif avant une séquence capitale ? Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
durée : 00:03:08 - Le 5/7 - Les rencontres entre ours et humains se multiplient, et inquiètent les autorités. Un phénomène qui s'explique par l'étalement de l'urbanisation, pendant que les conséquences du dérèglement climatique privent les animaux de leurs ressources naturelles. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:08 - Debout la Terre - Les rencontres entre ours et humains se multiplient, et inquiètent les autorités. Un phénomène qui s'explique par l'étalement de l'urbanisation, pendant que les conséquences du dérèglement climatique privent les animaux de leurs ressources naturelles. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:39:35 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Une sextape diffusée au journal du soir afin de discréditer un procureur général, voilà le levier qui a permis à un directeur du FSB, Vladimir Poutine, de gravir la dernière marche vers le Kremlin. C'est par cette scène que s'ouvre "Le Tsar en personne", enquête de Roman Badanine et Mikhaïl Roubine. - équipe : Jean Brossier, Victoria Géraut-Velmont, Félicie Faugère, Marianne Dubar, Angelico Gaymard, Bahia Bricaud - invités : Roman Badanine Journaliste russe en exil, co-auteur de Le Tsar en personne. L'enquête russe sur le vrai Vladimir Poutine (Les Arènes), Céline Marangé Chercheuse sur la Russie, l'Ukraine et le Belarus à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire (IRSEM) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 02:32:33 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner, Margot Delpierre, Marguerite Catton - Dimanche dernier, le parti de Vladimir Poutine a remporté sans surprise les législatives russes. Au même moment, plus d'un millier de drones ukrainiens visaient la Russie. Poutine applique-t-il toujours la recette de la « petite guerre victorieuse » pour maintenir sa fuite en avant ? - équipe : Félicie Faugère, Jean Brossier, Emma Lichtenstein, Juliette Devaux, Victoria Géraut-Velmont, Angelico Gaymard, Jean Leymarie, François Saltiel, Lucile Commeaux, Gilles Gressani, Alexandre Morales, Marie Labory, Marianne Dubar, Bahia Bricaud - invités : Roman Badanine Journaliste russe en exil, co-auteur de Le Tsar en personne. L'enquête russe sur le vrai Vladimir Poutine (Les Arènes), Céline Marangé Chercheuse sur la Russie, l'Ukraine et le Belarus à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire (IRSEM), Sébastien Jean Professeur d'économie au Conservatoire National des Arts et Métiers et directeur associé de l'initiative Géoéconomie-géofinance de l'Ifri (Institut français des relations internationales), Robin Michalon Docteur en histoire des sciences et chercheur à l'Espace Éthique Île-de-France Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Tout le monde ne s'accorde pas sur la véracité de cette histoire mais en 1839, Mikhaïl Andréiévitch Dostoïevski, le père du célèbre romancier Dostoïevski, aurait été assassiné par ses serfs, qui l'étouffent avec un coussin. Des paysans asservis qui ne supportaient plus la cruauté de leur maître et un épisode d'une violence inouïe qui inspire à son fils le personnage de Fiodor Karamazov, personnage sombre du chef-d'œuvre Les frères Karamazov. Peut-être une question : est-on coupable du meurtre de son père si on l'a simplement désiré en pensée ? Sur le territoire russe, une forme d'esclavage, le servage, s'invente très progressivement entre le XVIe et le XVIIe siècle alors qu'en Europe occidentale, il disparaît, mais en faveur de la traite atlantique, une autre forme de domination de l'humanité par l'humanité. Ce système d'asservissement est directement lié à l'émergence du pouvoir central des tsars et c'est avec Marie-Pierre Rey, spécialiste de la Russie, qu'on vous emmène pour découvrir cette histoire
À Kiev, dans le plus grand hôpital pédiatrique d'Ukraine, les transplantations d'organes n'ont pas cessé depuis le début de l'invasion russe en février 2022. Nous avons suivi l'opération de Khrystyna, un bébé de neuf mois, à qui sa tante vient de donner une partie de son foie – la centième transplantation hépatique de l'hôpital. Malgré les missiles, les coupures d'électricité et l'espace aérien fermé, les chirurgiens continuent d'opérer. Et pour transporter les organes, certains envisagent désormais des drones militaires reconvertis. De notre correspondante à Kiev, Nous sommes au huitième étage de l'hôpital. Depuis quelques semaines, les attaques russes se sont intensifiées sur la capitale ukrainienne. Dans l'une des sept salles d'opération, trois chirurgiens chaussés de lunettes grossissantes sont aux prises avec le foie de Tetyana. Cette femme de 36 ans a décidé de donner une partie de son organe sain à sa nièce, Khrystyna, âgée de neuf mois. Le bébé est en train d'être préparé à l'opération dans le bloc voisin. Oleg Godik, le chirurgien en chef, reste étonnamment détendu : « Nous prélevons deux segments du foie du donneur, puis nous les réduisons, voire les hyper-réduisons si nécessaire, afin qu'ils soient adaptés au receveur avant la transplantation. L'opération dure en moyenne cinq à six heures. » D'ailleurs, cela peut paraître surprenant, mais, pour se concentrer, les chirurgiens ont mis de la musique métal en fond sonore. Peut-être aussi une façon de faire écran au quotidien anxiogène ambiant. L'opération de Khrystyna est la 100e greffe de foie réalisée dans cet hôpital. En Ukraine, le pays effectue encore des centaines de transplantations par an et ce chiffre continue de grimper malgré la guerre. Cependant, le cadre est très strict. Une loi adoptée dès 2018 interdit formellement qu'un organe soit prélevé sur un soldat tué au front ou sur un civil mort à la suite des attaques russes. Maintenir les transplantations malgré la guerre Le chirurgien cardiaque Borys Todurov, grand ponte des greffes dans le pays, a lui-même suggéré cette loi au gouvernement. Il nous accueille dans son bureau de l'Institut du cœur, sur la rive gauche de Kiev : « C'était une manière d'éviter les spéculations dans les médias russes. Dès les premiers jours de la guerre, les médias russes racontaient chaque jour que des équipes ukrainiennes de transplantation se rendaient sur le front pour prélever les organes des personnes tuées. » Maintenir ces transplantations en temps de guerre impose aussi des défis concrets. L'espace aérien ukrainien est fermé depuis février 2022. Et transporter un organe, c'est aussi une course contre la montre, car il ne survit que six heures au maximum hors du corps. L'an dernier, les équipes de Todurov ont parcouru 34 000 kilomètres, presque l'équivalent d'un tour du monde : « Quand nous roulions pendant les attaques, avec des bombes qui explosaient devant nous, c'était extrêmement dangereux. » Une solution se dessine pourtant : des drones militaires reconvertis, capables de parcourir 700 kilomètres à plus de 110 km/h. Son équipe n'attend plus que l'approbation des forces armées, afin que les militaires comprennent que ce qui vole n'est pas forcément un ennemi, mais peut servir à transporter des organes. À lire aussiUkraine: à Odessa, l'hôpital pour enfants tente de gérer les pénuries de courant