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Donald Trump assure avoir obtenu une trêve d'une semaine de la part de Vladimir Poutine. Le Président russe s'engage à ne pas bombarder Kiev pour ne pas pénaliser la population victime d'un hiver extrêmement rigoureux, vigoureux. Cette guerre en Ukraine, elle dure depuis bientôt 4 ans maintenant, et on apprend que ce conflit est le plus statique depuis plus de 100 ans.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[REDIFFUSION] Bienvenue dans les Fabuleux Destins. Cette semaine, nous allons vous raconter l'épopée incroyable d'un Empereur qui a marqué l'Histoire, Napoléon Bonaparte. Conquérant respecté et craint du monde entier, il est l'une des figures les plus controversées de l'histoire de France. Dans cet épisode, nous allons vous raconter la jeunesse de Napoléon, avant qu'il ne connaisse à Paris une ascension irrésistible et fulgurante au sein de l'armée. La genèse d'un génie militaire L'homme contemple encore un désert de neige mais ce n'est plus une cour d'école qui s'étend devant lui : c'est un champ de bataille rougi par le sang de 25 000 soldats, tous morts. Ceux qui n'ont pas perdu la vie sont défigurés, quand d'autres doivent se faire amputer d'une jambe ou d'un bras… Nous sommes en Russie, en 1812, et cette armée qui jadis comptait 600 000 soldats vient d'être décimée en l'espace de cinq mois. Prostré face à ce paysage désolé, l'homme sent qu'il n'y a plus d'issue : il va perdre le pouvoir qu'il a mis sa vie à conquérir. Pour la première fois depuis trois décennies, la force de lutter n'habite plus son regard. Il le sait : sa déchéance est proche. Cet homme, qui fut un jour l'empereur victorieux d'une cour d'école enneigée avant de devenir celui d'un continent, cet homme s'appelle… Napoléon Bonaparte. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clément Prévaux Production : Bababam (montage Gilles Bawulak) Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Près de quatre ans après que Vladimir Poutine a envoyé ses soldats en Ukraine, la nouvelle donne en Russie se précise et s'installe. Ascenseur social pour certains vétérans, la guerre fait aussi sentir ses effets sur les finances nationales et locales. C'est notamment le cas pour le budget 2026 de la région d'Irkoutsk, difficile à boucler. Au sommet d'une colline, une petite église aux bulbes dorés qui se découpent dans le ciel de neige. Un cercueil recouvert du drapeau russe franchit la sortie, pendant que le long du chemin, des femmes, chacune un drapeau à la main, l'escorte pour un hommage : c'est l'enterrement d'un soldat russe mort en Ukraine, annoncé dans la presse locale par le comité des mères de combattants. Quelques centaines de mètres plus bas, le long d'une voie rapide, un atelier de réparation de pneus. Entre les deux, en pente douce, une petite allée arborée, bordée de portraits de combattants décédés : on l'appelle ici « l'allée des héros ». « Je les connais presque tous personnellement », confie Artëm, lui-même vétéran de « l'opération spéciale ». « Il y en a un avec qui je me suis battu côte à côte. Il y en a qui étaient avec Wagner, et il y en a d'autres du ministère de la Défense. Leurs portraits ont été ajoutés à ceux morts au combat en Tchétchénie et en Afghanistan. » Artëm est le propriétaire d'un atelier de réparation, 20 mètres carrés à la sortie de Baïkalsk, une petite localité en déclin depuis une dizaine d'années et qui comptait 13 000 habitants au dernier décompte officiel de 2021. Une agglomération sur les rives du lac Baïkal dans laquelle « on ne trouve pas de travail décent », dit-il. Recruté par Evgueni Prigojine Entre les scies visseuses, marteaux, clous et pneus, Artëm accueille ses clients avec, dès l'entrée, le drapeau de Wagner déployé sur un pan de mur. « Certains posent des questions, d'autres ne reconnaissent même pas le drapeau ; pour eux, ce n'est qu'une image. Certains sont tout simplement trop loin de cette réalité. Pour moi, bien sûr, c'est le souvenir d'y avoir participé. Même si, avec le bout de métal que j'ai désormais à la place d'une partie du bras et de l'épaule, j'ai une mémoire pour toujours. » Artëm a été blessé lors de la bataille de Bakhmout en 2023, dans un bataillon d'assaut. « Certains clients m'embrassent et me félicitent », raconte-t-il, « mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Beaucoup de gens, je dirais à peu près 50 %, se fichent de savoir qu'il y a une guerre qui se déroule en ce moment. » À écouter dans Grand reportageSyndrome afghan : le pouvoir russe face à ses vétérans de la guerre d'Ukraine Quant au fait que le groupe paramilitaire fondé par Evgueni Prigojine ait été sanctionné par les États-Unis et l'Union européenne ainsi que d'autres pays pour — notamment — crimes de guerre et activités déstabilisatrices en Ukraine, en Syrie et en Afrique, peu importe en Russie, tant le groupe s'est banalisé et même parfois romantisé dans certains esprits. Artëm, lui, a choisi Wagner plutôt que l'armée régulière en juin 2023 « parce que ses hommes y ont leur propre loi ». Artëm dit aussi avoir été à l'époque « épuisé mentalement » par sept années passées derrière les barreaux, sept d'une peine de dix ans pour « consommation de drogue », affirme-t-il. Les prisons russes sont réputées pour leur implacable brutalité, et celles de la région d'Irkoutsk, très nombreuses, ont été secouées en 2021 par un scandale de tortures et d'abus tels que le comité d'enquête, organe qui répond directement au Kremlin, s'en était officiellement saisi. Combattre en Ukraine : « Une deuxième chance dans sa vie » pour un prisonnier Au printemps 2023, alors qu'Artëm est derrière les barreaux, une rumeur traverse la prison « comme une radio interne », dit-il : les recruteurs de Wagner arrivent. C'est Evgueni Prigojine lui-même qui se présente. Le dirigeant du groupe paramilitaire est précédé par un bus d'Omon, les forces anti-émeutes, pour garantir l'ordre, et est arrivé dans la cour de la prison en hélicoptère, une arrivée « spectaculaire » se rappelle Artëm. Ses souvenirs sont très précis. Il décrit Prigojine qu'il surnomme « Oncle Génia » au milieu des prisonniers en cercle, posant les conditions du contrat, « ne cachant rien des pour et des contre ». Précisant aussi que n'étaient pas concernés pour le recrutement « les condamnés pour viol et pédophilie », dit Artëm, qui ajoute : « les orphelins étaient prioritaires ». À lire aussiRussie: après les funérailles, l'amertume des partisans d'Evgueni Prigojine À 33 ans à l'époque, Artëm avait de toute façon déjà pris sa décision. « Il me restait encore beaucoup de temps à passer en prison et je n'en pouvais plus. Et pour moi, signer, c'était une deuxième chance, une chance de réparer ma vie, et il fallait la prendre. Quand on a traversé la guerre, on recommence sa vie à zéro, on est gracié par décret du président de la Fédération de Russie. On a un document officiel signé par Vladimir Poutine lui-même, qui dit qu'on est pardonné pour héroïsme et pour bravoure. C'est quelque chose qui encourage à signer. » Sorti de prison au terme de sa peine, Artëm sait qu'il aurait été en difficulté dans une société russe sans concessions pour les anciens « taulards ». Aujourd'hui, avec la somme généreuse que lui a versée Wagner pendant la guerre, Artëm a investi dans un commerce rentable. Il a aussi désormais un statut symbolique dans la société, tant les combattants sont glorifiés et présentés par le pouvoir comme des modèles à suivre, et rencontre régulièrement des gradés au sein de la société locale des vétérans. À lire aussiL'armée russe recrute aussi à la télévision À 38 ans aujourd'hui, Alexander a lui signé à l'automne 2023 pour deux ans pour le ministère de la Défense. Sans prévenir sa famille ni ses amis, leur envoyant une simple photo de lui en uniforme. Pourquoi s'engager ? « C'est une question difficile », répond-il. Avant d'avancer que c'est la décision d'« un homme, un vrai ». C'est d'ailleurs un motif d'engagement régulièrement mis en avant par le ministère russe de la Défense dans ses spots de campagne de recrutement. Alexander affirme aussi avoir voulu « voir ce qu'était la guerre ». Il refuse de parler de ce qu'il a fait et vu, « vous ne comprendriez rien », dit-il d'un air de défi ; et ne dit pas un mot de la blessure qui lui a valu de longs mois d'hospitalisation et une démobilisation au bout d'un an et demi. Avant de s'engager, cet ancien commandant d'une unité d'assaut dirigeait une entreprise de bâtiment de taille moyenne. De retour d'un long séjour à l'hôpital après les combats, avec essentiellement l'argent de son contrat et les indemnités pour blessure, il a construit puis ouvert en décembre un restaurant de grillades, « un rêve qu'il avait depuis plusieurs années » Quant au terrain pour le construire, Alexander a fait valoir ses droits auprès de l'administration locale : un décret de Vladimir Poutine accorde gratuitement un terrain à tous ceux décorés, comme lui, de l'ordre du Courage. Il est normalement dédié à la construction de la résidence principale, mais, dit Alexander avec un sourire en coin, « avec moi, l'administration locale regarde ailleurs ». La valeur du terrain est estimée à 1,5 million de roubles, presque 20 000 euros au cours actuel. Une somme particulièrement difficile à emprunter dans une Russie où le taux directeur de la Banque centrale est à 16%. La région ne se contente pas d'appliquer les décisions du pouvoir central. Par décret régional signé le 30 décembre dernier, elle a augmenté la prime de signature d'un contrat pour aller se battre en Ukraine aux volontaires résidant dans la région à 1,4 million de roubles (près de 17 000 euros au cours actuel), allant jusqu'à 2,4 millions (près de 30 000 euros) si le contrat est signé entre le 1ᵉʳ et le 31 janvier. Nombreuses prisons et tradition militaire, double vivier de recrutement Soldats de métier, mobilisés ou volontaires, dans la région d'Irkoutsk, ils sont nombreux à être partis pour l'Ukraine, mais les chiffres précis sont inconnus : ils sont classés secret défense. Les indices d'un large engagement sont cependant nombreux. « Dans presque chaque famille, il y a des gens qui connaissent quelqu'un lié d'une manière ou d'une autre à la guerre. Ou ils ont des amis qui se sont battus, qui sont en quelque sorte impliqués », explique Alexey Petrov, historien local, désigné agent de l'étranger en 2021. « Et parce que beaucoup de Sibériens se battent là-bas [en Ukraine, NDLR], Irkoutsk se classe parmi les plus gros contributeurs régionaux en termes de montant d'argent collecté pour la guerre, mais aussi en termes d'aide directe aux soldats, sans doute la première sur les dix régions de Sibérie. Toutes les organisations et fondations qui y sont liées sont très actives ici, envoient constamment de l'aide, des cadeaux pour la nouvelle année, des cartes, toutes sortes de choses ». Les nombreuses prisons, vivier de recrutement, y sont évidemment pour quelque chose — deux ont déjà été fermées en presque quatre ans de conflit, et il en reste 21. L'argent, évidemment, aussi : « Hier, vous étiez conducteur de tracteur, et aujourd'hui, vous êtes conducteur de camion sur le front. Et vous gagnerez cinq fois plus », dit Alexey Petrov. Mais l'histoire régionale joue aussi un rôle décisif, explique-t-il, et elle prend ses racines sous l'Union soviétique : « Irkoutsk était le centre du district militaire sibérien jusqu'en 1953, date de la mort de Staline. Toutes les troupes stationnées sur le front de l'Est ont été formées ici. Le défilé de la Victoire de 1945 dans la ville chinoise de Harbin [défilé militaire solennel de troupes de l'Armée rouge soviétique le 16 septembre 1945, NDLR] était dirigé par le général Beloborodov, originaire d'Irkoutsk. Jusqu'à sa fermeture en 2011, nous avions une très grande école, l'École d'aviation militaire d'Irkoutsk. Et il y a des dizaines de milliers de soldats qui se sont toujours entraînés ici. » Rare alerte budgétaire L'attaque de drones ukrainiens le 1er juin dernier, à plus de 4 000 kilomètres de la ligne de front, a, elle, marqué les esprits. Kiev a affirmé avoir visé la base aérienne stratégique de Belaïa, à une quinzaine de kilomètres d'Irkoutsk, une cible non confirmée par la Russie. Le gouverneur de la région a évoqué une unité militaire stationnée dans un village. Mais ce dont on parle le plus facilement à Irkoutsk cet hiver, c'est de la hausse des prix, manifeste partout en Russie. Le budget 2025 de la région, qui a été si difficile à boucler, a aussi suscité des réactions. Selon le journal Védomosti, daté du 25 novembre dernier, les plus larges déficits régionaux en valeur absolue sur les 89 régions que compte le territoire national concernaient deux régions de Sibérie : celle de Kemerovo (-43.9 milliards de roubles) et Irkoutsk (-41.1 milliards de roubles). À lire aussiLe charbon russe connaît sa pire crise depuis trente ans Kemerovo, au sud, est une région industrielle réputée pour être en crise depuis deux ans, car elle dépend d'une filière charbon qui ne trouve plus de débouchés. Pour expliquer les difficultés de celle d'Irkoutsk, Nadejda Grosheva, docteur en économie, directeur de la Baikal International Business School de l'université d'État d'Irkoutsk, et membre du Conseil stratégique de la région d'Irkoutsk, avance par exemple qu'en Russie, les entreprises paient leurs impôts sur le lieu de leur siège. « Si vous avez une société enregistrée à Moscou, l'impôt sur les bénéfices est payé à Moscou. Ils sont tous intégrés verticalement. » De nombreuses grandes entreprises comme Gazprom ou Rosneft opèrent en effet dans la région. Chute libre des investissements dans les infrastructures Face à la grogne suscitée par certains paiements publics en retard cet automne et au début de l'hiver, et notamment le salaire des professeurs, le gouverneur Igor Kobzev, lui, a notamment expliqué dans la presse locale la baisse des recettes de cette manière : « Des signes avant-coureurs sont apparus en 2024, car nous sommes une région tournée vers l'exportation avec des produits à forte valeur ajoutée qui représentent la part du lion du budget. » Derrière cet euphémisme, cette réalité : le budget de la région est fortement dépendant des impôts des entreprises des secteurs de l'aluminium, du diamant et du gaz, des secteurs tous sous sanctions occidentales depuis la guerre en Ukraine. Autrement dit : si le budget de la région souffre, c'est que les recettes de ces entreprises ont baissé. La région dispose bien d'un gisement de gaz, le gisement de Kavytkinskoye, qui doit être exploité pour le gazoduc « Force de Sibérie 2 », pour fournir la Chine. Mais le projet tarde toujours à se concrétiser. De quoi faire monter dans une partie de la population une question sensible sur le contrat social et la répartition des efforts. Dimitri et Oleg, deux habitants de la région qui ont demandé à rester anonymes, ont effleuré ce sujet tabou au micro de RFI. « Il y a un déséquilibre qui est en train d'apparaître au sein de la population », a avancé Oleg. « Parce que, si on compare de manière relative, les participants à l'opération spéciale reçoivent beaucoup d'argent, tandis que les travailleurs du secteur public reçoivent des kopecks. Et ce déséquilibre n'apporte rien de bon ». Dimitri a tiqué et avancé : « Combattre est un métier dangereux. C'est pour ça qu'il est si bien payé. » Oleg s'est contenté de répondre : « Je comprends pourquoi ceux qui sont à l'opération spéciale gagnent beaucoup d'argent. Je dis juste que ceux qui sont restés ici, ceux qui élèvent de jeunes enfants notamment, ne reçoivent pas beaucoup d'argent. C'est un déséquilibre qui est en train de naître, je n'ai rien de plus à dire. » Fin de l'échange. On n'est jamais trop prudents. Le gouverneur a promis de ne pas couper dans les dépenses sociales, mais la région a dû prendre un prêt pour boucler son budget 2025. Il a aussi annoncé un grand coup de frein pour l'investissement dans les infrastructures. En 2026, les financements passeront dans ce domaine de 18 milliards de roubles en 2025 à 4,3 milliards. Et encore, ce montant sera dépensé essentiellement dans les projets éligibles à un cofinancement fédéral. Tous les autres projets de construction et de réparation seront suspendus ou mis en sommeil. Cela concerne notamment les écoles et les centres sportifs.
« Il était déjà difficile d'obtenir un visa pour les États-Unis, c'est devenu mission impossible pour les habitants de 26 pays africains, constate Le Point Afrique. En ce mois de janvier, l'administration américaine a annoncé un gel partiel ou total des visas pour plusieurs nations africaines, provoquant une onde de choc à travers le continent. Cette mesure, qui frappe les ressortissants de pays comme le Nigeria, le Ghana, l'Égypte, et d'autres nations à fort potentiel économique, est justifiée par Washington par des préoccupations de sécurité nationale et de migration illégale. Elle soulève surtout, souligne Le Point Afrique, des questions sur l'évolution de la politique migratoire des États-Unis et reflète la xénophobie non voilée du président Donald Trump qui se voulait faiseur de paix. (…) “Ce qu'il faut comprendre, c'est que cette décision s'attaque aux personnes noires et arabes. Les étudiants, réfugiés et touristes blancs sont toujours les bienvenus“, explique toujours dans Le Point Afrique un chercheur américain spécialiste des questions africaines, donnant pour exemple les familles sud-africaines accueillies à bras ouverts car victimes, “selon Trump, d'un génocide perpétré par les Noirs, poursuit ce chercheur. L'objectif de notre président est d'enlever tous les privilèges des ressortissants des pays en voie de développement. Il a commencé par supprimer 83 % des programmes de l'USAID, aujourd'hui le regroupement familial des Américains d'origine africaine, demain la souveraineté des États ; il a déjà commencé au Venezuela“. » L'Agoa reconduit pour un an au lieu de trois Exclusion des personnes, mais aussi exclusion économique : « États-Unis – Afrique : douche froide pour l'Agoa à Washington », titre Jeune Afrique. L'Agoa, c'est ce « régime de tarifs préférentiels instauré par Bill Clinton il y a 25 ans », rappelle le site panafricain. Un « programme qui visait à privilégier une relation fondée sur “le commerce plutôt que sur l'assistance“ et qui promettait croissance économique, diversification et autonomie pour le continent ». Pour résumer, « l'Agoa offre un accès facilité au marché américain pour les produits africains ». Alors que le Congrès américain avait décidé le 12 janvier de renouveler l'Agoa pour trois ans, « Donald Trump a fait déchanter tout le monde, relève Jeune Afrique : l'accord sera finalement reconduit pour un an seulement. » Conséquence : « Les entreprises prenant leurs décisions d'investissement en fonction de projections portant sur des mois voire des années, l'incertitude qui plane sur l'avenir du programme a déjà coûté (et va sans doute encore coûter) des milliers d'emplois dans de nombreux secteurs dépendants des exportations vers l'Afrique. » Et puis il y a le cas de l'Afrique du Sud, pointe encore Jeune Afrique : « Le pays le plus industrialisé du continent est depuis longtemps un utilisateur et un bénéficiaire majeur de l'Agoa, mais il reste dans le collimateur de la Maison Blanche et des principaux élus républicains du Congrès en raison de ses liens étroits avec la Russie et la Chine, de son plaidoyer en faveur des droits des Palestiniens, de sa condamnation des actions américaines au Venezuela et de ses efforts de réforme agraire visant à desserrer l'emprise des fermiers afrikaners blancs sur les terres arables, héritée de l'époque de l'apartheid. » Bombardements Il y a aussi l'interventionnisme assumé des États-Unis sur le continent. Après le Nigeria, « les États-Unis accélèrent leur offensive contre les jihadistes en Somalie, pointe Le Monde Afrique, avec 23 bombardements aériens en moins d'un mois. (…) “Au cours de l'année écoulée, nous sommes devenus beaucoup plus agressifs et travaillons avec nos partenaires pour attaquer, de manière cinétique, les menaces, principalement [le groupe terroriste] l'État islamique“, avait récemment expliqué le général John Brennan, d'Africom (le Commandement des États-Unis pour l'Afrique), en marge de discussions sécuritaires entre les États-Unis et le Nigeria. » Enfin, aux États-Unis même, « Donald Trump relance sa campagne antimigrants en s'attaquant à la communauté somalienne du Minnesota, relève Afrik.com, et plus particulièrement à Ilhan Omar, députée démocrate d'origine somalienne, accusée de fraude et menacée d'expulsion par le président. (…) Début décembre, rappelle le site panafricain, Donald Trump avait qualifié les Somaliens de “déchets“ venus d'un “pays de merde“. » Et « Ilhan Omar, fervente critique de Trump, est régulièrement insultée par l'ancien président, qui l'avait déjà sommée en 2020 de “retourner dans son pays“. »
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur un pétrolier russe intercepté par la France, des critiques ukrainiennes envers l'Europe et la situation à Minneapolis avec la police de l'immigration (ICE). États-Unis/RDC : quels sont les sites miniers au cœur de la coopération économique ? Conformément au partenariat stratégique sur les minerais entre la République démocratique du Congo et les États-Unis, Kinshasa a transmis à Washington une première liste de projets miniers ouverts aux investisseurs américains. De quels sites parle-t-on ? Sur quels critères ont-ils été sélectionnés ? Pourquoi les autorités congolaises ont-elles remis cette liste aux Américains alors que les combats se poursuivent dans l'est du pays malgré l'accord de paix ? Avec Alexis Bedus, journaliste au service économie de RFI. Russie : que sait-on du pétrolier intercepté par la France ? La Marine française a intercepté dans les eaux internationales, entre l'Espagne et l'Afrique du Nord, le pétrolier Grinch. Ce navire est soupçonné d'appartenir à la « flotte fantôme » russe qui permet à Moscou d'exporter son pétrole en contournant les sanctions internationales. De quelles preuves disposent les autorités françaises ? Le capitaine du navire a été arrêté, que risque-t-il ? Comment des pétroliers appartenant à la « flotte fantôme » russe peuvent-ils naviguer dans des zones aussi surveillées ? Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI. Guerre en Ukraine : pourquoi Zelensky juge l'Europe « perdue » ? Lors de son discours à la tribune du Forum économique mondial de Davos, Volodymyr Zelensky a fustigé l'Europe, qu'il a jugé « fragmentée », trop timide et trop lente. En revanche, le président ukrainien s'est montré moins sévère avec Donald Trump, dont le rôle serait « indispensable », selon lui, dans la résolution de la guerre en Ukraine. Comment expliquer les critiques du président Zelensky à l'encontre de ses alliés européens alors que son homologue américain a favorisé, à plusieurs reprises, un dialogue avec Vladimir Poutine ? Qu'attend-il des Européens ? Avec Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI. États-Unis : comment expliquer la multiplication des bavures de l'ICE ? En l'espace de trois semaines, deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, sont morts sous les tirs de la police de l'immigration (ICE) lors d'un contrôle routier et d'une manifestation à Minneapolis. Les méthodes de ces agents fédéraux sont de plus en plus contestées, y compris dans le camp de Donald Trump. Pourquoi l'ICE est-elle montée en puissance depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche ? Avec Françoise Coste, historienne et professeure d'études américaines à l'Université de Toulouse Jean-Jaurès.
Les nouvelles ambitions impérialistes de la Russie, de la Chine et des États-Unis se manifestent par des stratégies différentes, mais convergentes. La Russie cherche à réaffirmer son influence régionale par la force militaire et la remise en cause des frontières héritées de la fin de la guerre froide. La Chine développe une expansion économique tout en affirmant sa puissance militaire en Asie. Quant aux États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, eux mettent en place une politique commerciale agressive et révèlent une volonté de renforcer la suprématie américaine sur les plans militaire et économique, quitte à faire pression sur leurs alliés. Et l'Afrique dans tout ça ? Convoitée de toute part pour notamment la richesse de son sous-sol, quelle marge de manœuvre a-t-elle ? Saura-t-elle être en mesure de négocier avec ces géants ou sera-t-elle une fois de plus le terrain de chasse des Empires? Avec la participation de : Pape Ibrahima Kane, chercheur sénégalais spécialiste des questions régionales en Afrique Me Jemal Taleb, avocat franco-mauritanien au barreau de Paris Serge Eric Menye, essayiste et consultant en risques et opportunités en Afrique, fondateur du cabinet Grassfields Ventures, chroniqueur pour le quotidien Les Echos
durée : 00:06:23 - Caroline au pays des 27 - par : Caroline Gillet - Frances Verkamp travaille à Bruxelles aux Amis de la terre Europe. Une ONG qui alerte depuis des années sur les ISDS - une procédure d'arbitrage très opaque. Depuis la guerre en Ukraine et les sanctions de l'UE contre la Russie, cette procédure est utilisée par les oligarques pour contre attaquer. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Ce mardi 27 janvier, Sylvia Malinbaum, responsable de la recherche sur l'Inde au Centre Asie de l'Ifri, était l'invitée d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Elles sont revenues sur l'accord commercial que l'UE vient de signer avec l'Inde, un accord à double dimension économique et politique, dont le bien-fondé est discutable à certains égards puisque l'Inde est un partenaire de longue date de la Russie. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Pour écouter les deux épisodes recommandés:1/ Pourquoi votre opinion change-t-elle sans que vous ne vous en rendiez compte ?Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/pourquoi-votre-opinion-change-t-elle-sans-que-vous/id1048372492?i=1000746638428Spotify:https://open.spotify.com/episode/0dzW7snN390LBqxeDluaoW?si=kTTF4LlVSMGVOQ9S_5XAEA2/ Dans quel pays est-il interdit de chanter en playback ?Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/us/podcast/dans-quel-pays-est-il-interdit-de-chanter-en-playback/id1048372492?i=1000746550059Spotify:https://open.spotify.com/episode/3Ocem5LLM6sPtRnuyrll6W?si=MEBGO8qeSFGMVpiqLh9_3A--------------------------En 1951, l'explorateur et ethnologue français Jean Malaurie fait une découverte qui va le bouleverser et, surtout, donner une dimension politique à toute sa vie : au Groenland, dans l'extrême Nord, il tombe sur l'existence d'une immense base militaire américaine en cours de construction, que l'on n'avait pas annoncée publiquement. Une base stratégique, secrète, surgie dans un territoire que l'on imagine alors encore largement préservé.À cette époque, Jean Malaurie n'est pas encore l'auteur célèbre qu'il deviendra plus tard avec Les Derniers Rois de Thulé. Il est d'abord un homme de terrain, fasciné par le monde polaire, la géologie, la cartographie, et la vie des Inuits. Il explore le Nord du Groenland, dans la région de Thulé, une zone isolée, rude, mais habitée depuis des siècles. Son projet, au départ, n'a rien de militaire : il observe, il mesure, il marche, il partage le quotidien des habitants.Et puis, au détour de son expédition, il découvre ce qui ressemble à une apparition : une gigantesque infrastructure américaine en train de naître dans la toundra. Ce n'est pas une cabane, ni un petit poste avancé. C'est une véritable ville militaire, avec des engins, des pistes, des bâtiments, un dispositif logistique colossal. Cette base, c'est Thulé : un futur verrou arctique dans la stratégie américaine.Pourquoi l'Arctique ? Parce que nous sommes au début de la Guerre froide. Les États-Unis cherchent alors à sécuriser une position avancée qui permette de surveiller l'Union soviétique, de détecter des attaques, et d'installer des systèmes de défense ou de dissuasion. L'Arctique devient un espace clé : c'est le chemin le plus court entre l'Amérique du Nord et la Russie. Autrement dit : le Groenland, ce n'est plus seulement de la glace et des fjords, c'est un point géopolitique majeur.Mais ce qui frappe Malaurie, c'est surtout le coût humain. L'installation de cette base implique des bouleversements énormes pour les populations inuites locales. Dans ces territoires où tout repose sur l'équilibre fragile entre l'homme et la nature, l'arrivée d'un chantier militaire transforme brutalement l'environnement, le rythme, les déplacements, les ressources. Et surtout, elle annonce un basculement : désormais, les habitants ne sont plus seuls maîtres chez eux.Cette découverte agit comme un réveil. Malaurie comprend que l'exploration n'est pas neutre : elle est traversée par des intérêts de puissance. Dès lors, il ne sera plus seulement un scientifique ou un aventurier. Il deviendra aussi un témoin et un défenseur des peuples arctiques.En résumé : en 1951, Jean Malaurie découvre la base américaine secrète de Thulé au Groenland — un symbole de la Guerre froide — et cette découverte changera le sens de son œuvre, en le plaçant face aux conséquences concrètes de la géopolitique sur les Inuits. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nous sommes le 2 novembre 1847, à Bethléem. Ce jour-là, on constate la disparition mystérieuse d'une étoile d'argent dans la grotte de la Nativité. Cette disparition va mettre le feu aux poudres d'une crise diplomatique majeure. Ce vol qui va opposer les moines latins aux moines orthodoxes servira de prétexte religieux à un affrontement géopolitique global entre les grandes puissances européennes. La Russie cherche alors à imposer sa tutelle sur l'ensemble de chrétiens orthodoxes et sur l'Empire ottoman, tandis que la France et l'Angleterre s'allient pour défendre l'intégrité de cet empire que le tsar Nicolas 1er nomme l'« homme malade de l'Europe ». Ce conflit, initialement appelée « guerre d'Orient » se fixe dans la péninsule de Crimée, en septembre 1854, mais verra s'affronter les puissances sur divers fronts, notamment en Roumanie, dans le Caucase, en mer Baltique et même en Extrême-Orient. Il s'agit aussi de la première « guerre moderne » par l'usage inédit du télégraphe, de la photographie et d'une artillerie techniquement supérieure. Après le siège de Sébastopol et la prise décisive de la tour Malakoff le 8 septembre 1855, la Russie est forcée de capituler. Le traité de Paris, signé le 30 mars 1856, consacre le principe de l'action collective des puissances qui se substitue aux ambitions isolées. Il marque aussi le retour de la France au centre du Concert européen. Comment une simple querelle monastique a-t-elle pu engendrer l'une des guerres les plus meurtrières du XIXe siècle ? Dans quelle mesure ce conflit a-t-il véritablement modernisé les bases du droit international et de la diplomatie multilatérale ? De quelle manière la mémoire de cet événement fondateur est-elle aujourd'hui transmise en Russie ? La guerre de Crimée a-t-elle des leçons à nous donner quant à l'avenir du système international ? Avec nous : Yves Bruley, maître de conférences à l'Ecole pratique des hautes études de Paris. « La guerre de Crimée », éd. Que sais-je ? Sujets traités : Bethléem, Nativité, Russie, Empire ottoman,Angleterre ,Caucase, Extrême-Orient, Malakoff , guerre, Crimée Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:07:19 - Le Masque et la Plume - par : Jérôme Garcin - Olivier Assayas adapte “Le Mage du Kremlin, le best-seller de Giuliano da Empoli, En un peu moins de 2h30, le film revient sur 30 ans d'histoire de la Russie et sur l'ascension de Vladimir Poutine, de l'effondrement de l'URSS jusqu'en 2019. Qu'en ont pensé les critiques du "Masque et la Plume" ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Aujourd'hui, c'est presque un réflexe : un dîner, une fête, un moment important… et hop, on ouvre une bouteille de champagne “pour l'apéro”. Comme si cette boisson avait toujours été destinée à commencer le repas. Pourtant, pendant longtemps, c'était l'inverse : le champagne se buvait plutôt en vin de dessert, souvent très sucré, presque liquoreux.Et l'origine du champagne apéritif, vous l'avez deviné : elle doit beaucoup… aux Anglais.Au XIXᵉ siècle, le champagne que l'on boit en Europe n'a rien à voir avec celui que nous connaissons. Il est dosé en sucre, et pas qu'un peu : selon les marchés, on peut atteindre des niveaux impressionnants. Les goûts de l'époque favorisent les vins ronds, riches, doux. Dans certains pays, notamment en Russie, on apprécie même un champagne presque sirupeux.Mais les Britanniques, eux, développent un palais différent : ils veulent des vins plus secs. Ils apprécient déjà les boissons moins sucrées, plus tendues, plus “nettes” en bouche. Résultat : ils demandent aux maisons de Champagne un vin qui puisse se boire autrement qu'en fin de repas, un vin plus sec, plus rafraîchissant… capable d'ouvrir l'appétit.Et c'est là que l'histoire bascule.En 1874, une femme d'affaires visionnaire, Madame Louise Pommery, va répondre à cette attente. Elle demande à son chef de cave de produire un champagne radicalement nouveau : un champagne beaucoup moins sucré. Le résultat s'appelle Pommery Nature 1874 : il est souvent présenté comme le premier champagne brut commercialisé, une révolution dans une région encore dominée par le sucre.Quelques années plus tard, l'appellation même de “Brut Champagne” est popularisée pour répondre à cette demande de vins secs, notamment pour le marché britannique.Et voilà comment, peu à peu, le champagne change de rôle : en devenant “brut”, il devient plus nerveux, plus frais, moins lourd… donc parfait pour l'apéritif. Il ne sert plus seulement à accompagner un dessert : il devient un vin de début de repas, presque un “starter” gastronomique.En résumé : boire du champagne en apéritif est une tradition moderne, née de l'évolution des goûts — et surtout d'un tournant historique au XIXᵉ siècle, quand les Anglais ont poussé la Champagne à inventer un vin plus sec. Et ce caprice britannique a fini par devenir… un art de vivre mondial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air l'invité du 22 janvier 2026 avec Philippe Etienne, ancien ambassadeur de France, notamment aux États-Unis, en Allemagne, ancien conseiller diplomatique à l'Elysée. Il publie Le Sherpa, aux éditions Tallandier.Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump a subitement annoncé mercredi à Davos "le cadre d'un futur accord" sur le Groenland, extrêmement vague, et levé ses menaces douanières autant que militaires. L'annonce a été accueillie avec enthousiasme par Wall Street et avec un soulagement prudent au Danemark, mais avec méfiance sur l'île arctique, territoire autonome danois. Le président américain a refusé de préciser si le compromis en discussions donnait aux Etats-Unis la possession du territoire autonome danois, comme il l'a exigé à de multiples reprises afin, selon lui, d'en garantir la sécurité face à la Russie et à la Chine. "Trump dit qu'il met la guerre commerciale en pause, dit "je ne vais pas attaquer le Groenland", ce sont des messages positifs", a réagi le ministre des Affaires étrangères danois Lars Løkke Rasmussen, sans vouloir se prononcer sur le projet d'accord annoncé."Sur la base de cette entente, je n'imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février", a ajouté Donald Trump dans son message. Cette menace, émise samedi en réaction à l'envoi de troupes européennes, visait la Norvège, la Suède, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande.Philippe Etienne, ancien ambassadeur de France, et ancien conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron à l'Elysée, analysera avec nous les leçons diplomatiques de ce qui s'est joué au Forum de Davos. Il reviendra également avec nous sur ses quarante ans aux avant-postes de l'histoire, de l'Europe centrale à Washington, en passant par Berlin et Moscou. Il nous donnera aussi son point de vue sur le poids diplomatique de la France, et de l'Europe.
durée : 00:24:03 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Un nouveau "rideau de fer" se dresse entre l'Europe et la Russie. Face à la montée des tensions, les pays européens voisins de la Russie renforcent leur frontière afin de prévenir toute invasion, créant une véritable coupure entre les populations locales, de part et d'autre. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Cyrille Louis grand reporter au Figaro
durée : 00:58:02 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Comme chaque vendredi, une émission d'actualité en deux parties : retour de terrain avec Cyrille Louis qui rentre de la frontière entre l'Europe et la Russie, puis table-ronde sur les capacités de la communauté internationale pour mettre fin à la répression en Iran. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Cyrille Louis grand reporter au Figaro ; Farid Vahid Spécialiste de l'Iran à la fondation Jean-Jaurès et enseignant à Sciences Po. ; Thierry Coville Docteur en sciences économiques, spécialiste de l'Iran à l'IRIS
Les civils d'Uvira sont exposés à de graves risques d'abus… C'est l'alerte lancé dans le nouveau rapport de l'ONG HRW. Uvira, ville du Sud-Kivu, avait été prise par les rebelles de l'AFC/M23 mi-décembre, juste après la signature de l'accord de paix de Washington. Sous pression diplomatique, les rebelles se sont retirés. La ville est désormais aux mains des autorités congolaises…
En Ukraine, les campagnes de frappes russes sur les infrastructures énergétiques se poursuivent quotidiennement. Depuis le 10 octobre, pas une journée ne s'est passée sans que missiles ou drones ne se soient abattus sur des centrales énergétique ou thermiques, plongeant le pays dans le noir et dans le froid au cœur de l'hiver. La situation est particulièrement critique à Kiev. De notre correspondante à Kiev, Depuis 2022, des millions d'Ukrainiens se sont trouvés sous le danger constant des attaques aériennes russes. À Kiev, des raids de grande ampleur, combinant missiles et drones, se succédaient presque régulièrement, toutes les deux ou trois semaines. Cette année, la Russie est passée à la vitesse supérieure et semble vouloir plonger l'Ukraine dans un hiver sans fin : désormais, plus un seul jour ne se passe sans que les attaques se succèdent sur Kiev. Le but de ces frappes est clair : mettre à genoux la capitale et procéder à l'anéantissement total des capacités énergétiques de l'Ukraine. Alors que Moscou nie cibler les civils ukrainiens, ils sont pourtant, quotidiennement, les premières victimes de ces frappes : à Kiev, plus de trois millions de résidents se trouvent, en plein hiver, face à des pénuries prolongées d'électricité, d'eau et de chauffage. Le tout, alors que l'Ukraine est en proie à une vague de froid polaire, où les températures, qui ont avoisiné les -20°C ces deux dernières semaines, se stabilisent désormais à - 10°C. À lire aussiUkraine: en pleine vague de froid, des frappes russes plongent à nouveau Kiev dans le noir Devant l'ampleur des dégâts, et suite à une frappe dévastatrice sur les centrales énergétiques de la ville le 9 janvier dernier, le maire Vitali Klitschko a même enjoint ceux des habitants qui le pouvaient à quitter la ville. Deux semaines plus tard, il affirme que selon des estimations basées sur les bornages téléphoniques, près de 600 000 personnes ont quitté la capitale ukrainienne. Les quartiers populaires en première ligne Tous ne peuvent cependant pas quitter la ville, et pour une grande majorité de la population, il s'agit de survivre à la fois aux frappes et à leurs conséquences. Sur la rive gauche de la ville, où les quartiers populaires sont les plus affectés, les résidents des barres d'immeubles de grande hauteur sont particulièrement exposés : ils vivent tout près de centrales visées par les Russes, et leur approvisionnement en électricité, chauffage et eau est devenu plus qu'aléatoire. Oksana, une mère de famille explique : « La situation est très difficile, on se retrouve sans électricité pendant dix heures, vingt heures d'affilée. Et lorsqu'elle apparaît, c'est au milieu de la nuit, alors je me lève pour charger toutes nos batteries. Sans électricité, il n'y a pas d'eau non plus, et comme l'immeuble a plusieurs étages, elle n'arrive plus aux étages supérieurs ». L'immeuble en question a déjà été éventré par une frappe de drones, et les fenêtres des étages inférieurs ont été remplacées par des panneaux en bois. Pourtant, Oksana n'envisage pas de quitter Kiev : « Nous avons bien de la famille dans l'ouest, où nous nous étions réfugiés début 2022, mais mon mari est en situation de handicap et en attente d'une opération, je ne me vois donc pas partir maintenant. En plus, nous avons ici tous nos proches, dont mes parents, dans des immeubles voisins ». Tout comme Oksana, Valentina, une retraitée, tente de survivre malgré les conditions difficiles : « Dieu merci, une partie de l'immeuble est encore chauffée, et chez moi, je conserve mon manteau pour ne pas avoir froid ». Pour ceux des résidents qui restent dans la capitale, le quotidien s'organise autour de rares heures d'électricité pendant lesquelles il faut recharger ses appareils électriques et batteries, faire tourner une machine à laver, ou encore faire des provisions d'eau courante. Les nuits, au cours desquelles les frappes sont plus fréquentes, se passent dans le froid, dans des caves, parkings ou encore stations de métro, pour ceux qui ont encore l'énergie de s'abriter des bombes. Les « points d'invincibilité », îlots de chaleur dans une ville à l'arrêt Devant cette crise humanitaire qui s'accentue à mesure que la Russie continue de frapper Kiev, la ville a déployé une cinquantaine de générateurs mobiles. Dans certaines cours d'immeubles affectés, des milliers, qui sitôt reconnectés au réseau énergétique sont à nouveau plongés dans le froid et le noir après chaque nouvelle frappe, les secouristes ont mis en place de grandes tentes oranges qui constituent des « points d'invincibilité », des îlots énergétiques dans lesquels les habitants peuvent venir se réchauffer, travailler à distance ou bien encore passer la nuit si les conditions ne leur permettent plus de dormir chez eux. Ces îlots ne sont pas une nouveauté : depuis le début des raids aériens à l'hiver 2022, les bâtiments publics dotés de générateurs, administrations, restaurants, écoles, se sont constitués eux aussi « points d'invincibilité ». Dans le centre historique de la ville, en face de l'université Taras Shevchenko, une yourte installée par une association ukraino-kazakhe en 2023 a rouvert ses portes comme îlot de chaleur et d'électricité. Ici, Natacha, ukrainienne, reçoit ceux qui entrent avec un thé chaud et des pâtisseries kazakhes. Elle explique : « Les Kazakhes croient en notre victoire, et avec cette yourte ils nous apportent un peu d'amour et leur soutien. Ils ne peuvent pas nous fournir d'armes, mais ils montrent par d'autres gestes qu'ils sont nos côtés ». Pourtant, après plusieurs hivers où le pire avait été évité, nombre de ces « îlots » ne sont plus en mesure d'accueillir temporairement les résidents de la capitale. Dans le centre historique de la ville, berceau des administrations, ambassades et organisations internationales et jusqu'à cette année relativement épargné par les coupures d'électricité, la situation s'est fortement dégradée. Si les cafés et restaurants fonctionnent encore, en sous-régime, grâce à de petits générateurs diesels au bruit assourdissant et à la forte odeur de diesel, et souvent dans une semi-obscurité, des bâtiments publics répertoriés sur l'application municipale comme ouvertes en principe 24/7 pour servir de refuge de chaleur et d'électricité aux résidents, gardent porte close, comme le déplore Alla, concierge d'une école déserte : « Ici, il n'y a pas de chauffage, ni de connexion internet, ou d'électricité, et personne pour venir remplir le réservoir du générateur, alors on reste fermés ». Face à la crise, les écoles de Kyiv resteront d'ailleurs fermées pour les jours à venir : les vacances scolaires ont été prolongées jusqu'à début février, afin que les élèves puissent rester hors de la ville s'ils en ont la possibilité. À lire aussiUkraine: à Kiev, les écoles fermées jusqu'au 1er février après des frappes sur les infrastructures énergétiques Dans l'un de ses derniers communiqués, l'entreprise DTEK, premier fournisseur privé d'électricité, prévient ses usagers : « Les calendriers de coupures d'électricité ne sont pas valables actuellement : la grille énergétique de la ville fonctionne toujours en état d'urgence, il n'y a pas assez d'énergie. (...) Jamais une telle chose ne s'est produite à l'échelle mondiale. Depuis un mois, il n'y a pas eu un seul jour sans panne d'électricité, et nos ingénieurs ont la charge historique de nous remettre sur pied ». Du côté du gouvernement, Denys Shmyhal, nouveau Ministre de l'Énergie, promet de restaurer les infrastructures au plus vite, mais met également en garde contre de nouvelles frappes russes, « y compris sur l'infrastructure qui garantit le fonctionnement des centrales nucléaires ».
durée : 00:11:27 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - L'intérêt des États-Unis pour le Groenland n'est pas nouveau. Même si les objectifs et les méthodes ont beaucoup évolué. En 1867, le gouvernement américain, qui vient d'acheter l'Alaska à la Russie, envisage d'acheter le Groenland aux Danois, et pourquoi pas, dans le même mouvement l'Islande voisine - invités : Mikaa Blugeon-Mered - Mikaa Blugeon-Mered : chercheur senior en géopolitique de la transition énergétique à l'université du Québec à Trois Rivières - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air du 22 janvier 2026 - Groenland : Trump a-t-il vraiment reculé ?Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump est revenu hier soir sur sa menace de hausse des droits de douane et dit avoir posé le « cadre d'un futur accord » sur le Groenland avec l'Otan. « Il reste beaucoup de travail », a affirmé, de son côté, le patron de l'Alliance atlantique, précisant que la question de la souveraineté du territoire autonome danois « n'avait pas été abordée » avec le président américain.Selon The New York Times, de hauts responsables de l'Otan explorent une piste : celle selon laquelle les États-Unis pourraient récupérer « la souveraineté sur des terres [groenlandaises] pour y installer des bases militaires ». Mais encore faut-il l'accord du Danemark et du Groenland, ce qui semble loin d'être acquis. « Nous pouvons négocier tous les aspects politiques : sécurité, investissements, économie. Mais nous ne pouvons pas négocier notre souveraineté. J'ai été informée que cela n'avait pas été le cas », a ainsi déclaré, dans un communiqué, la cheffe du gouvernement danois.L'annonce de cet accord, aux contours particulièrement flous, ressemble à une reculade déguisée pour le président américain. Il y a encore quelques jours, il n'excluait pas une intervention militaire sur l'île et menaçait de sanctions commerciales les pays qui lui tenaient tête. Désormais, il n'est plus question ni de l'un ni de l'autre. Les droits de douane supplémentaires devaient entrer en vigueur le 1er février. Donald Trump a annoncé y renoncer peu de temps après que le Parlement européen a gelé la ratification de l'accord commercial conclu en juillet dernier entre l'UE et les États-Unis, et à quelques heures d'un sommet extraordinaire des Vingt-Sept.Parallèlement, Donald Trump a lancé son « Conseil de la paix », ce jeudi à Davos, lors d'une cérémonie de signature. Malgré les déclarations grandiloquentes du président américain, aucune grande puissance et peu d'alliés historiques ont décidé de rejoindre, pour l'instant, cette nouvelle organisation internationale, sous la houlette des États-Unis. Le président américain a ensuite rencontré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. L'envoyé spécial américain, Steve Witkoff, est, lui, attendu dans la journée à Moscou pour des discussions avec Vladimir Poutine.Emmanuel Macron, de son côté, a fait savoir sur son compte X que la Marine française a arraisonné un pétrolier « en provenance de Russie » en Méditerranée, suspecté d'appartenir à la « flotte fantôme » finançant « la guerre d'agression contre l'Ukraine ». « Nous sommes déterminés à faire respecter le droit international et à garantir l'efficacité des sanctions », a ajouté le président de la République.Que s'est-il passé en Méditerranée ? Donald Trump a-t-il reculé sur le Groenland ? Qu'est-ce que le « Conseil de la paix » lancé par le président américain ? Quels pays ont accepté ou refusé d'y participer ?Nos experts :- Jean-Dominique MERCHET - Journaliste – L'Express, autrice de Sommes-nous prêts pour la guerre ? - Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Joséphine STARON - Docteur en philosophie politique- experte en questions européennes et relations internationales, Europe la solidarité contre le naufrage chez Synopia- Richard WERLY - Éditorialiste international pour le media suisse Blick, auteur de Cette Amérique qui nous déteste
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les objectifs de Donald Trump avec le Conseil de la paix qui y invite la Turquie et les assauts menés par la police haïtienne contre les gangs. Guerre en Ukraine : privés d'électricité, comment s'organisent les habitants de Kiev ? Privées d'électricité, de chauffage et d'eau en raison des frappes russes qui ciblent les infrastructures énergétiques, 600 000 personnes ont quitté la capitale depuis le début du mois de janvier. Alors que les températures avoisinent les -14°C, le maire de Kiev, Vitali Klitschko, appelle ceux qui le peuvent à quitter la ville. Qu'est-il prévu pour reloger ces personnes ? Comment s'organisent habitants restés à Kiev ? Les alliés de l'Ukraine aident-ils le pays à traverser cette crise énergétique ? Avec Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI. « Conseil de la paix » : Trump cherche-t-il à rivaliser avec l'ONU ? Créé initialement pour encadrer la transition politique dans la bande de Gaza, le Conseil de la paix de Donald Trump vise finalement à « œuvrer à la résolution des conflits dans le monde ». Comment cette nouvelle instance pourrait coexister avec le Conseil de sécurité des Nations unies, déjà chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationale ? Avec Romuald Sciora, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques). Auteur de « L'Amérique éclatée, plongée au cœur d'une nation en déliquescence » (éditions Armand Colin). « Conseil de la paix » : comment Israël réagit à la présence de la Turquie ? Donald Trump a invité la Turquie à siéger au « Conseil de la paix » chargé notamment de la reconstruction de la bande de Gaza. Alors que les relations entre Recep Tayyip Erdoğan et Benyamin Netanyahu sont très tendues, la participation d'Ankara ne peut-elle pas compromettre le bon fonctionnement de cette nouvelle instance ? Dès son installation, le Hamas aura deux mois pour désarmer. Un tel ultimatum est-il réaliste ? Quid de la situation si le mouvement islamiste ne respecte pas ce délai ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. Haïti : la lutte contre les gangs monte en puissance En Haïti, les forces de sécurité ont lancé une vaste offensive contre les gangs à Port-au-Prince, en grande partie contrôlée par les bandes criminelles. Au cours d'une de ces opérations, la maison de Jimmy Cherizier, dit « Barbecue », a été détruite. Quel est le dispositif mis en place pour traquer le chef de gang le plus puissant du pays ? Le délogement de « Barbecue » a-t-il affaibli sa coalition de groupes armés "Vivre ensemble ? Avec Wiener Kerns Fleurimond, journaliste et écrivain. Auteur de l'ouvrage « Haïti : de l'opposition à l'assassinat d'un chef d'État: Haïti, 220 ans de tragédie politique » (éditions L'Harmattan).
durée : 00:25:38 - Journal de 18h - Les négociations sur l'Ukraine semblent s'être accélérées à Davos aujourd'hui. Après avoir rencontré Donald Trump, le président ukrainien Volodymyr Zelensky assure avoir obtenu des garanties de sécurité américaines en cas de cessez-le-feu avec la Russie.
En Lettonie, ni la radio ni la télévision du service public ne diffusent plus de nouvelles en russe. Une décision prise au nom de la sécurité nationale en 2023 et entrée en vigueur le 1er janvier de cette année. Le déclenchement de la guerre à grande échelle contre l'Ukraine a été le catalyseur de nombreuses décisions diminuant la place de la langue russe dans la société, qui compte une forte minorité russophone. Mais celle concernant les médias suscite des interrogations, surtout dans le milieu journalistique. De notre correspondante à Riga, Le reportage est à retrouver dans son intégralité sur le site de RFI dans le podcast Accents d'Europe. À lire aussiLettonie: Dojd, la chaîne russe en exil qui se bat pour sa licence
Romain Villers-Lebourg est né en Russie en 1999. Adopté par un couple de Français quand il a trois ans, il grandit dans l'Eure, en Normandie. Mais à l'âge de 14 ans, il est placé en urgence par l'ASE, l'aide sociale à l'enfance, dans une famille d'accueil. Au sein de cette famille qui accueille à l'époque huit enfants, Romain dit avoir été forcé de travailler tous les jours pendant plus d'un an pour l'élevage canin de la famille, sans être payé.Aujourd'hui, Romain prend la parole pour dénoncer les personnes qui l'ont exploité, mais aussi l'ASE et les magistrats qui n'ont pas répondu à ses appels à l'aide. En mai 2024, il a déposé plainte devant le procureur de la République de l'Eure pour mauvais traitements et traite d'êtres humains.Romain Villers-Lebourg a accepté de raconter son histoire dans Code source. Il témoignage au micro de Barbara Gouy.Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Clémentine Spiler, Anaïs Godard et Clara Garnier-Amouroux - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ce lundi 19 janvier, Bertrand Badie, professeur émérite à Sciences-Po Paris, était l'invité de Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Erwan Morice. Ils ont comparé l'impérialisme d'hier à celui d'aujourd'hui et ont fait le point sur l'unité européenne face aux menaces de Trump. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
[SPONSORISÉ] Il est l'espion britannique le plus détesté de sa hiérarchie. L'homme qui a mis à mal le MI5 au travers d'une biographie si controversée que la Première Ministre Margaret Thatcher va mettre en jeu pas moins de 3 millions de livres pour tenter d'en stopper la diffusion. Dans Spycatcher, Peter Wright raconte l'histoire d'un technicien surdoué devenu espion au sein du MI5 avant de traquer les traîtres à la solde de la Russie qui se cachent dans ses rangs...Tel père, tel fils. Ici, l'adage n'aura jamais été aussi vrai. Si Peter Wright est devenu l'un des plus brillants spécialistes britanniques en radio-interception, analyse électromagnétique et techniques de surveillance électronique, c'est qu'il suit de près les traces de son père. George Maurice Wright est une personnalité très importante de la télécommunication pendant la Première Guerre mondiale. Il contribue au perfectionnement des premiers systèmes de radiogoniométrie, capables de déterminer l'origine d'un signal radio ennemi. Il devient chef du département de recherche chez Marconi en 1925, la société pionnière de la télégraphie, avant de rejoindre l'Amirauté britannique comme directeur adjoint de la recherche scientifique.Secrets d'agents • Histoires Vraies est une production Minuit.
C dans l'air du 16 janvier 2026 - Soldats français au Groenland, que va faire trump?« Le Groenland ne veut pas être possédé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas être dirigé ou contrôlé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas faire partie des États-Unis », a martelé le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen. Il est « hors de question » que les États-Unis acquièrent le Groenland, a insisté le ministre danois des Affaires étrangères, hier, alors que la porte-parole de la Maison-Blanche affirmait plus tôt que le déploiement de troupes européennes n'avait « aucun impact sur l'objectif d'acquérir » ce territoire autonome du Danemark.Plusieurs pays européens — parmi lesquels la France, la Suède, l'Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni — ont décidé de dépêcher du personnel militaire dans le cadre d'une mission de reconnaissance au Groenland. Une équipe d'une « quinzaine de soldats » français est déjà déployée à Nuuk et « sera renforcée dans les prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes », a précisé Emmanuel Macron hier, lors de ses vœux aux armées à Istres. Berlin, de son côté, a justifié le lancement de cette mission européenne par la présence de « menaces russes et chinoises » dans l'Arctique.Ce déploiement, inscrit dans le cadre de l'opération baptisée « Arctic Endurance », a pour objectif à la fois de rassurer les États-Unis quant à la sécurité de l'île et d'affirmer l'ancrage de ce territoire riche en ressources naturelles stratégiques dans la sphère européenne, tout en dissuadant toute tentative d'ingérence.Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump affirme régulièrement qu'il prendra le contrôle du Groenland « d'une manière ou d'une autre ». Il soutient également que le Danemark n'est « pas capable » d'assurer la sécurité de l'île, qu'il décrit comme un territoire « recouvert de navires russes et chinois ». Mercredi, il a durci le ton en écrivant sur son réseau Truth Social que les États-Unis « ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale », qualifiant le territoire de « vital pour le Dôme d'Or que nous construisons ».Ces affirmations sont contestées par Copenhague. « Il est inexact de dire qu'il existe une forte activité russe et chinoise autour du Groenland », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide à la télévision publique danoise NRK. Il a toutefois reconnu « une activité russe importante et une certaine présence chinoise ailleurs dans l'Arctique ».La Russie a réagi jeudi en exprimant sa « sérieuse inquiétude » face à l'augmentation de la présence militaire de l'Otan dans la région, dénonçant « le prétexte imaginaire d'une menace croissante de Moscou et de Pékin ». Le Kremlin a également estimé que « la situation se dégrade jour après jour pour le régime de Kiev et que sa marge de décision se réduit ». Le président russe avait déjà déclaré, fin 2025, que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine « par la voie militaire » en cas d'échec des négociations. Sur le terrain, les combats se poursuivent. Pourquoi des soldats européens, et notamment français, sont-ils déployés au Groenland ? La Russie et la Chine cherchent-elles réellement à prendre le contrôle de l'île, comme l'affirme Donald Trump ? Jusqu'où les États-Unis sont-ils prêts à aller pour l'obtenir ? Quel avenir pour l'Otan ? Enfin, quelle est la situation actuelle en Ukraine ?Nos experts :- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre - Laure KAYALI - correspondante défense - Polico Europe
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la phase 2 du plan de paix américain à Gaza et les affrontements entre armée et rebelles au Tchad. Ukraine : comment faire face à la crise énergétique ? Mis à mal par les frappes massives russes, le secteur énergétique ukrainien est fragilisé. Alors que le pays est confronté à une vague de froid, les coupures de courant et de chauffage sont quotidiennes, y compris à Kiev. Pour éviter que la situation ne se dégrade davantage, le président Volodymyr Zelensky a décrété un « état d'urgence » pour le secteur énergétique. Concrètement, qu'est-ce que cela implique ? De quels moyens dispose l'Ukraine pour protéger ses infrastructures énergétiques, bombardées chaque hiver depuis le début de la guerre en 2021 ? Avec Théo Renaudon, correspondant de RFI à Odessa. Gaza : qu'attendre de la nouvelle gouvernance dans le territoire palestinien ? En lançant la deuxième phase de son plan de paix dans la bande de Gaza, les États-Unis ont annoncé la mise en place d'« une administration palestinienne technocratique et transitoire pour l'enclave » dirigée par un ancien vice-ministre palestinien, Ali Shaath. Sur quels critères ce comité a-t-il été composé ? Quel sera son rôle ? La phase 2 du plan de paix prévoit également la démilitarisation du Hamas. Qu'est-il prévu pour convaincre le mouvement islamiste palestinien de rendre les armes ? Avec Michel Paul, correspondant de RFI à Jérusalem. Tchad : que sait-on des combats qui ont opposé l'armée et les rebelles du MPRD ? La localité de Korbol, dans le sud du Tchad, a été le théâtre d'affrontements opposant l'armée aux combattants rebelles du Mouvement pour la paix, la réconciliation et le développement (MPRD). Alors que les deux parties s'accusent mutuellement d'être responsables des combats, que sait-on des raisons qui ont mené à cette violence ? Avec Remadji Hoinathy, chercheur, spécialiste du bassin du lac Tchad et de l'Afrique centrale pour l'ISS, l'institut d'études de sécurité. Et en fin d'émission la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Aujourd'hui, elle revient sur les polémiques autour des décisions arbitrales pendant la CAN 2025.
durée : 00:39:22 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Les récentes coupures de câbles sous-marins en mer Baltique, l'exercice militaire chinois aux abords de Taïwan, ou encore le recours par la Russie à une flotte fantôme pour pratiquer de l'espionnage remettent les mers au premier plan des tensions géopolitiques et de la guerre hybride. - invités : Julia Tasse directrice de recherche à l'IRIS, responsable du programme Océan; Cyrille Coutansais Directeur de recherche au Centre d'études stratégiques de la Marine (CESM)
(00:00:40) A Nuuk, la peur d'un conflit que personne n'a vu venir (00:07:48) Le Groenland à vendre? Histoire d'une résistance (00:12:56) La Finlande verrouille la frontière avec la Russie
L'Ukraine et la Russie ont convenu d'une trêve énergétique, suspendant temporairement les attaques sur les infrastructures, offrant un répit aux populations affectées.Traduction :Ukraine and Russia agreed to an energy truce, temporarily halting infrastructure attacks, providing respite to affected populations. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
C dans l'air du 14 janvier 2026 - Iran : la répression s'intensifie…Trump prêt à frapper ?Après plus de deux semaines de manifestations contre le régime des mollahs, dans un Iran privé d'Internet, il est impossible de connaître le bilan précis de la répression menée. Toutefois, plusieurs organisations humanitaires dénoncent un massacre contre le peuple iranien. L'ONG Iran Human Rights, basée à Oslo, dit avoir la confirmation de 734 victimes, mais estime que le nombre réel de morts pourrait s'élever à plusieurs milliers. Plus de 2 500 morts, dit de son côté ce mercredi l'organisation de défense des droits humains HRANA, basée aux États-Unis.Malgré le blocus des communications, des témoignages décrivent des blessures par balles, notamment aux yeux et à la tête, et des vidéos montrent des rangées et des rangées de sacs mortuaires. D'après les États-Unis, par ailleurs, le régime menace désormais les contestataires arrêtés d'exécution. Donald Trump a promis hier une action « très forte » si des citoyens étaient exécutés après des procès expéditifs. Téhéran accuse Washington de chercher un « prétexte » en vue d'une intervention militaire pour faire tomber le régime de l'ayatollah Khamenei.Signe d'un réel malaise à Moscou, les dirigeants russes de premier plan sont restés silencieux ces derniers jours sur la situation en Iran. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a réagi ce mercredi assurant qu'un pays tiers ne pourra pas « changer la nature des relations entre la Russie et l'Iran ». Avant lui, seul l'ancien ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, a condamné une « nouvelle tentative de forces extérieures d'interférer dans les affaires intérieures » du pays. Pas plus que pour le Venezuela, le Kremlin ne semble décidé à venir au secours d'un pays qu'il présentait pourtant, il y a peu, comme un « allié stratégique ». De plus en plus menaçant vis-à-vis de Téhéran, Donald Trump a également insisté une nouvelle fois ce mercredi sur le besoin « vital » pour les États-Unis de s'emparer du Groenland, avec le soutien de l'OTAN, juste avant un entretien sous haute tension à Washington entre dirigeants danois, groenlandais et américains autour de l'avenir du territoire autonome danois. Les intentions du président des États-Unis doivent être « prises très au sérieux », a estimé le Premier ministre Sébastien Lecornu. Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a annoncé l'ouverture d'un consulat au Groenland le 6 février.Alors que se passe-t-il en Iran ? Qui est Ali Khamenei, le guide suprême de l'Iran ? Le régime des mollahs peut-il tomber ? A l'heure où Donald Trump n'exclue pas un recours à la force contre le régime iranien à quoi pourrait ressembler une intervention américaine en Iran ? Enfin quid du Groenland ? Nos experts :- Georges MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient – Le Figaro - Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Florian LOUIS - Historien, spécialiste des relations internationales, membre de la rédaction de la revue Le Grand Continent- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, autrice de Au cœur du Chaos- Sonia DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux Etats-Unis – LCI et France 24
L'Ukraine et la Russie ont convenu d'une trêve énergétique, suspendant temporairement les attaques sur les infrastructures, offrant un répit aux populations affectées.Traduction :Ukraine and Russia agreed to an energy truce, temporarily halting infrastructure attacks, providing respite to affected populations. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
La patronne de l'extrême droite française Marine Le Pen joue son avenir politique, depuis ce mardi (13 janvier 2026), dans l'affaire des assistants d'eurodéputés FN. Mais avant même l'ouverture du procès en appel, des soupçons d'ingérence américaine à l'égard des juges ont été révélés par la presse allemande. Cela survient après des actions commises en France qui ont mis à jour le rôle de puissances étrangères, en premier lieu la Russie. Quels types d'ingérences étrangères touchent la France ? Quel impact ? Comment lutter ? Pour en débattre : - Arnaud Mercier, professeur en Communication à l'Université Paris Panthéon Assas et auteur du livre « Les mots de la désinformation et de la manipulation » (Presses universitaires du Midi, 2025) - Rayna Stamboliyska, PDG RS Strategy, experte en Diplomatie du numérique et en Affaires européennes, praticienne en résidence au Centre internet et société du CNRS - Franck Decloquement, expert en Intelligence économique et stratégique, membre du Conseil scientifique de l'Institut d'Études de Géopolitique Appliquée.
durée : 00:03:38 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Ce sont la Chine, la Russie et l'Iran qui organisent au large de l'Afrique du Sud un exercice militaire en mer. L'idée ? Sécuriser les voies de navigation internationales, notamment au cap de Bonne-Espérance, le Canal de Suez ou encore dans le Golf Persique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Ces derniers mois, il y avait les attaques contre les convois de carburant. « Au plus fort de la crise, rappelle Jeune Afrique, en octobre et novembre, Bamako avait subi d'importantes pénuries, grippant l'économie de la capitale et entraînant des délestages d'électricité ». Désormais, l'approvisionnement en carburant de la capitale s'est amélioré, grâce notamment aux escortes armées qui encadrent les camion-citerne. Mais, autre front… Les autorités de Bamako doivent faire face à des attaques de sites industriels et miniers. « Les terroristes, après le blocus économique, veulent empêcher les usines de tourner. Ils ont attaqué trois usines dimanche dans la région de Kayes (ouest). Les dégâts sont énormes », confie une source sécuritaire malienne citée par Le Monde Afrique. Cette même source assure que « l'État a dépêché des renforts sur le terrain ». Pas moins de 160 terroristes circulant à moto auraient pris part à ces attaques. Une hausse des prix chronique… À cette insécurité chronique, s'ajoutent les difficultés du quotidien… « La cherté de la vie n'est plus perçue comme une succession de crises ponctuelles, mais comme une réalité installée, relève le site d'information Maliweb, qui affecte l'ensemble des couches sociales. Aliments pour bétail, céréales, transports ou produits de base connaissent des hausses répétées, sans cadre de régulation lisible ». Maliweb qui prend l'exemple du « sac de 50 kg d'aliments pour bétail qui se négocie à Bamako désormais entre 9000 et 16 000 FCFA, selon les marchés et les périodes. Un niveau qui met sous pression les ménages pratiquant l'élevage urbain de subsistance. Cette activité, largement tolérée mais peu encadrée, illustre les limites de l'intervention publique dans l'économie du quotidien, pointe le site. Ce phénomène de hausse des prix ne relève pas uniquement de tensions conjoncturelles. Il s'inscrit dans une dépendance structurelle aux importations, aggravée par la hausse des coûts de transport, l'insécurité sur certains axes logistiques et la faiblesse de la production locale ». L'ambition d'une « souveraineté retrouvée » Un contexte économique difficile qui tranche avec le discours officiel, rapporté notamment par Sahel Tribune. Sahel Tribune qui se félicite de la « souveraineté retrouvée du Mali. (…) Depuis 4 ans, explique-t-il, le Mali s'est engagé dans une entreprise titanesque, à savoir reconstruire sa souveraineté par le développement de ses infrastructures, de son énergie et de son économie productive. Derrière cette stratégie, impulsée par le général Assimi Goïta, se dessine le récit politique d'un pays qui entend rompre avec la dépendance, maîtriser ses ressources et affirmer une autonomie totale face aux institutions régionales et internationales, aux visées "capitalistes et impérialistes" ». Sahel Tribune met en avant notamment « les centrales solaires de Sanankoroba, Safo et Tiakadougou-Dialakoro, d'une capacité cumulée de 400 mégawatts. (…) Fruits de partenariats diversifiés avec la Russie et la Chine, ces infrastructures traduisent la volonté inébranlable du Mali de sortir de la dépendance énergétique, alors que 70 % de sa production reposait encore récemment sur le thermique ». Pour autant, reconnait Sahel Tribune, « le tableau reste fragile. Le pays demeure frappé par une crise sécuritaire endémique dans le nord et le centre. Ce qui ralentit plusieurs chantiers. Les coupures d'électricité persistent, et la dette publique pèse sur les finances nationales. Mais la rhétorique officielle demeure inébranlable. Le pouvoir entend bâtir malgré la guerre. (…) Bamako ne veut plus subir l'histoire, elle veut la construire ». Est de la RDC : la recrudescence des violences sexuelles Enfin, autre sujet, autre pays… C'est à lire dans Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC : au Congo démocratique, « les violences sexuelles explosent et l'aide aux victimes diminue. (…) Le Fonds des Nations unies pour la population a relevé l'année dernière plus de 80 000 cas de viols dans l'est de la RDC, soit une hausse de 32 % par rapport à la même période en 2024. Pour sa part, l'ONG Human Rights Watch a récemment documenté les violences sexuelles commises par cinq groupes armés non-étatiques et par des soldats de l'armée congolaise ». Les victimes de viols sont donc de plus en plus nombreuses et dans le même temps, les équipements de santé manquent, relève Afrikarabia, comme les kits de protection anti-VIH. En cause notamment, l'arrêt de l'aide internationale américaine.
(00:00:39) "Si les grands pays peuvent dominer les petits sans se justifier, ça va dans le sens de la Russie et de la Chine": Anne Applebaum (00:12:42) Pourquoi la guerre déclenche l'urgence d'aimer
durée : 00:03:38 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Ce sont la Chine, la Russie et l'Iran qui organisent au large de l'Afrique du Sud un exercice militaire en mer. L'idée ? Sécuriser les voies de navigation internationales, notamment au cap de Bonne-Espérance, le Canal de Suez ou encore dans le Golf Persique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Donald Trump convoite avec insistance le Groenland. Alors, pour éclairer cette actualité, Histoire Vivante vous propose la rediffusion d'une série consacrée à l'histoire coloniale, politique et humaine de l'Arctique qui englobe justement le Groenland. Tous les états qui bordent l'océan Arctrique sont considérés comme des pays arctiques : les Etats-Unis avec l'Alaska, le Danemark avec le Groenland, et les pays scandinaves : la Suède, la Norvège, la Finlande et enfin la Russie. Mais lorsqu'on parle des populations arctiques, cela devient plus compliqué : il y a les frontières politiques et les frontières culturelles, qui dépassent parfois ce cercle polaire. Avec Yvon Csonka, ethnologue, qui a enseigné à l'université de Nuuk au Groenland.
Octobre 2000, l'Espagne triomphe face à la Russie en finale de basket aux Jeux paralympiques de Sydney. Une victoire historique… entachée d'un scandale inouï. Derrière la médaille d'or, un journaliste infiltré révèle l'imposture : dix des douze joueurs sont valides. Arnaque d'État, mascarade sportive, trahison du mouvement paralympique... L'affaire Carlos Ribagorda fait vaciller tout un système.Juliette Livartowski raconte.CRÉDITSConnaissez-vous l'histoire est un podcast de Binge Audio raconté par Juliette Livartowski. Narration : Juliette Livartowski. Réalisation : Solène Moulin. Production : Diane Jean. Edition : Charlotte Baix. Recherches : Sirine Azouaoui. Générique : François Clos et Thomas Rozes. Direction des programmes : Joël Ronez. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 9 janvier 2026 - Trump : après le Venezuela, l'Iran ?Le mouvement de contestation, qui a débuté fin décembre en Iran, se poursuit et s'étend à travers tout le pays. Jeudi, une foule compacte s'est rassemblée sur l'un des principaux axes du nord-ouest de Téhéran, au douzième jour d'une nouvelle vague de protestations contre le régime des mollahs, selon des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.Avant la coupure d'Internet intervenue jeudi dans tout le pays, des vidéos montrant d'importantes manifestations dans de nombreuses villes iraniennes ont pu être mises en ligne. On y voit des foules scandant des slogans tels que « Mort à [Ali] Khamenei », le Guide suprême iranien, et « C'est la dernière bataille, Pahlavi reviendra », en référence à la dynastie du même nom, renversée en 1979 par la révolution islamique, dans plusieurs villes du pays.Après s'être dit « à l'écoute » des protestataires aux premiers jours de la contestation, le régime iranien a basculé dans une répression violente à mesure que le mouvement s'amplifiait. Selon un bilan publié jeudi par l'IHR, une ONG établie en Norvège qui dispose d'un large réseau d'informateurs en Iran, au moins 45 manifestants, dont huit mineurs, ont été tués depuis le début de la mobilisation.Aux États-Unis, lors d'un entretien avec l'animateur radio conservateur Hugh Hewitt, Donald Trump a réitéré hier soir ses menaces contre l'Iran : « Je leur ai fait savoir que s'ils commençaient à tuer des gens, ce qu'ils ont tendance à faire pendant leurs émeutes — ils ont beaucoup d'émeutes —, s'ils le font, nous les frapperons très fort », a-t-il prévenu. Le Guide suprême iranien, de son côté, a averti ce vendredi que « l'arrogant » dirigeant américain serait « renversé » et a prévenu que son pays ne « reculerait pas » face à des manifestants qualifiés de « saboteurs » et de « vandales ».Alors, que va faire Donald Trump ? Après le Venezuela, les États-Unis pourraient-ils frapper l'Iran ? Quelques heures seulement avant la capture du leader vénézuélien — allié de l'Iran —, le président américain avait déjà averti Téhéran que le régime n'avait pas intérêt à tuer des manifestants, faute de quoi les États-Unis interviendraient.Depuis, le président Donald Trump, totalement désinhibé, multiplie les menaces à l'égard de Cuba, du Groenland — dépendance du Danemark, membre de l'OTAN — de la Colombie, du Mexique, et renforce sa mainmise sur le Venezuela. Ainsi, malgré les mises en garde de Moscou, Washington a saisi ces derniers jours plusieurs pétroliers accusés de contourner le blocus contre le Venezuela, dont un qui battait depuis peu pavillon russe. Au risque d'une escalade du conflit entre la Russie et l'Occident ?Le président américain a également annoncé hier que les États-Unis allaient mener des frappes « au sol » contre les cartels de la drogue mexicains, sans préciser exactement où.Nos experts :- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Lucas MENGET - Grand reporter, réalisateur du documentaire Des trains dans la guerre- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Armin AREFI (en Duplex) - Grand reporter spécialiste de l'Iran –Le PointÉmission : C dans l'air - L'intégraleAnimé par:Aurélie CasseProduit par : France Télévisions - Mediawan
durée : 00:38:15 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Dans un monde bouleversé par la multiplication des conflits, des actes unilatéraux et alors que la première puissance mondiale contourne les canaux habituels au travers de ses "envoyés spéciaux", issus du monde des affaires, la place de la diplomatie est questionnée. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Eric Chevallier Ambassadeur de France en Egypte, ancien ambassadeur en Syrie, au Qatar et en Irak. ; Hélène Farnaud-Defromont Ambassadrice de France au Portugal, ancienne ambassadrice en Belgique et ancienne directrice générale de l'administration au Ministère de l'Europe et des affaires étrangères.; Sylvie Bermann Ancienne ambassadrice de France en Chine, au Royaume-Uni et en Russie.
durée : 00:57:55 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Comme chaque vendredi, une émission d'actualité en deux parties : retour de terrain avec Pedro Brito da Fonseca qui rentre d'Haïti , puis table-ronde sur la nouvelle place de la diplomatie à l'aune des grands bouleversements mondiaux. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Pedro Brito da Fonseca réalisateur, photographe et journaliste indépendant; Eric Chevallier Ambassadeur de France en Egypte, ancien ambassadeur en Syrie, au Qatar et en Irak. ; Hélène Farnaud-Defromont Ambassadrice de France au Portugal, ancienne ambassadrice en Belgique et ancienne directrice générale de l'administration au Ministère de l'Europe et des affaires étrangères.; Sylvie Bermann Ancienne ambassadrice de France en Chine, au Royaume-Uni et en Russie.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'interdiction de 37 ONG à Gaza et la saisie d'un pétrolier russe par les Américains. Mali : l'approvisionnement en carburant s'est-il vraiment amélioré ? Au Mali, si Bamako voit son approvisionnement en carburant se stabiliser, les régions restent toujours sous pression en raison du blocus imposé depuis septembre dernier par les jihadistes du JNIM, lié à Al-Qaïda. Comment la junte a-t-elle réussi à stabiliser les livraisons de carburant en provenance du Sénégal et de Côte d'Ivoire ? Malgré cette amélioration dans la capitale, le JNIM a-t-il les moyens d'imposer de nouvelles pénuries massives les prochaines semaines ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. Gaza : pourquoi Israël a-t-il interdit l'accès à 37 ONG humanitaires ? Israël a mis sa menace à exécution. Depuis le 1er janvier, 37 organisations non gouvernementales internationales n'ont plus accès à la bande de Gaza. Le gouvernement de Benyamin Netanyahu leur reproche un manque de transparence. De quoi s'agit-il ? Qui prendra le relais sur le terrain si les ONG se retirent ? Quelles conséquences humanitaires peut avoir cette décision ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. États‑Unis : le bras-de-fer Trump-Poutine se joue également en pleine mer Les garde-côtes américains ont saisi un pétrolier battant pavillon russe au large de l'Islande, marquant un nouveau tournant dans leurs tensions entre Washington et Moscou. Que sait-on de ce navire ? Comment les États-Unis justifient-ils cette opération ? Quelles peuvent-être les conséquences dans la relation Trump-Poutine ? Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur-associé chez Euro Créative.
Sous le commandement de Donald Trump, l'opération « Absolute Resolve » (Détermination Absolue) au Venezuela a créé une onde de choc mondiale avec des conséquences économiques majeures, bien au-delà des questions pétrolières et énergétiques. Pour la Chine (partenaire historique de Caracas), les autres BRICS, les potentielles cibles américaines (Groenland, Canada, Cuba) et les investisseurs du monde entier, un océan d'incertitudes se profile. Éco d'ici Éco d'ailleurs donne la parole aux experts. Les invités de l'émission Christopher Dembik, macroéconomiste, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet Asset Management Alicia Garcia-Herrero, cheffe économiste pour la zone Asie-Pacifique de la Banque Natixis (basée à Hong-Kong) Philippe Sébille-Lopez, directeur du cabinet Géopolia, spécialiste des marchés pétroliers Margot François, chercheuse à l'Institut français de géopolitique et analyste chez Cassini, experte de l'économie cubaine Cléa Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin Le pétrole vénézuélien : un eldorado complexe Des réserves impressionnantes mais problématiques Le Venezuela possède théoriquement 300 milliards de barils de réserves, principalement dans le fleuve Orénoque, ce qui le placerait au premier rang mondial. Cependant, ces chiffres sont contestés et peu vérifiables. Les défis du pétrole vénézuélien Huile extra-lourde : très visqueuse et très soufrée, nécessitant un traitement particulier Coûts élevés : investissements nécessaires entre 60 et 80 dollars par baril Infrastructure vétuste : années de sous-investissement sous sanctions Raffinage complexe : vendu avec une forte décote sur le marché Un intérêt stratégique pour les États-Unis L'outil de raffinage américain est équipé à 70% pour traiter du brut lourd. Le pétrole vénézuélien correspond parfaitement à ces installations, ce qui explique l'intérêt stratégique au-delà de la simple production. « Nous avons construit l'industrie pétrolière vénézuélienne grâce au talent, au dynamisme et aux compétences des Américains. Et le régime socialiste nous l'a volé en recourant à la force. » - Donald Trump La dimension géopolitique Avant l'intervention, 80% de la production vénézuélienne partait vers la Chine. La Russie, via Rosneft, était également très présente. Pour Washington, il s'agit autant de reprendre le contrôle que d'empêcher les concurrents d'y accéder. Impact sur la Chine : premier acheteur menacé Une relation économique majeure en péril La Chine avait prêté environ 60 milliards de dollars au régime vénézuélien, principalement sous Chavez, sous forme de prêts gagés sur des productions futures de brut. Les compagnies chinoises étaient devenues les principaux acheteurs du pétrole vénézuélien. Conséquences immédiates Le pétrole vénézuélien arrivant en Chine est déjà vendu avec des rabais et passe par des circuits logistiques compliqués. Si Washington bloque ou inspecte les cargaisons, les coûts augmenteront considérablement : assurances plus chères, délais plus longs, risques juridiques accrus. Les raffineurs indépendants chinois, appelés « teapots », qui vivent sur les marges, seront particulièrement touchés. Le baril vénézuélien devient « un baril plus compliqué et plus cher ». « La Chine est profondément choquée et condamne fermement l'utilisation éhontée de la force contre un État souverain. Cela constitue une violation grave du droit international. »- Porte-parole du gouvernement chinois Révision stratégique en Amérique latine L'intervention envoie un signal clair à toute la région. Les gouvernements et entreprises doivent désormais calculer : « Si je fais un gros deal chinois dans un secteur sensible, est-ce que j'attire une pression américaine ? » La Chine ne va pas abandonner l'Amérique latine facilement. La région représente des investissements de près de 200 milliards de dollars dans les minéraux critiques, terres rares, or et argent. Cuba : une économie au bord du précipice Une crise structurelle aggravée L'économie cubaine, déjà en crise permanente depuis la chute de l'URSS, risque le coup fatal. Cuba dépend fortement du pétrole vénézuélien pour son système énergétique vétuste. La situation cubaine Dépendance énergétique : les livraisons vénézuéliennes étaient déjà réduites depuis 2017 Réseau électrique défaillant : coupures de courant quotidiennes, en province on parle "d'allumage de courant" Crise démographique : population passée de 11,2 millions à 9,75 millions (voire 8 millions selon des observateurs) Exode massif : 850 000 Cubains entrés aux États-Unis entre 2021 et 2023 « Cuba est un désastre. Il n'y a pas d'économie. Elle s'est complètement effondrée. Tous les gardes qui ont aidé à protéger Maduro étaient cubains. Les Vénézuéliens devraient déclarer leur indépendance vis-à-vis de Cuba. » - Marco Rubio, Secrétaire d'État américain Risque de crise sociale majeure Les manifestations de juillet 2021, les premières de grande ampleur depuis la révolution, ont été sévèrement réprimées. L'inflation galopante, les pénuries alimentaires, la fin progressive des subventions d'État créent un terreau fertile pour un mécontentement social explosif. Le Groenland : la prochaine cible Au-delà du pétrole : les minerais critiques Le Groenland regorge de ressources stratégiques : terres rares, cuivre, or, uranium, et potentiellement pétrole offshore. Ces minerais sont essentiels pour les industries de pointe, l'aéronautique, le spatial et l'intelligence artificielle. Une stratégie d'acquisition multiforme Les États-Unis disposent de nombreux leviers : pression économique sur le Danemark, proposition d'accords type Porto Rico, exploitation du souhait d'indépendance d'une partie des Groenlandais (environ 30% de l'électorat). La réaction européenne sera probablement limitée, l'Union européenne n'ayant ni l'unité ni les moyens militaires pour s'opposer à Washington. Implications économiques mondiales Le libre-échange fragilisé Au-delà des tarifs douaniers qui préoccupaient déjà en 2025, le monde découvre une "course aux riches et aux ressources" avec une dimension militaire. Cette nouvelle réalité fragilise considérablement le commerce international. Le risque de dédollarisation Les grandes économies, y compris l'Inde, s'inquiètent de l'utilisation du dollar dans leurs transactions. L'intervention au Venezuela pourrait accélérer la recherche d'alternatives monétaires. Cependant, la dédollarisation reste un processus lent. Le dollar demeure dominant dans les transferts internationaux et les réserves mondiales. Historiquement, les transitions monétaires nécessitent soit une guerre, soit une période d'hyperinflation. Le nationalisme métallique La véritable confrontation entre puissances ne porte pas sur la guerre commerciale, mais sur l'accès aux ressources essentielles. L'intelligence artificielle nécessite de l'énergie à bas coût et des minerais critiques. Cette course aux matériaux définit la géopolitique de 2026. Zones à surveiller Myanmar (Birmanie) : régime militaire soutenu par la Chine, riche en ressources Pakistan (Gwadar) : port stratégique pour la Chine dans le cadre des nouvelles routes de la soie Canal de Panama : route commerciale critique évoquée par l'administration Trump Honduras et Paraguay : enjeux autour de la reconnaissance de Taïwan Perspectives pour les investisseurs Le Venezuela : un pari très risqué Malgré les déclarations optimistes, le Venezuela reste extrêmement incertain. Les infrastructures sont vétustes, la corruption endémique, et la situation politique imprévisible. Les investissements nécessitent une vision à dix ans minimum. Certains fonds spéculatifs américains s'intéressent déjà aux obligations d'État vénézuéliennes, qui ont bien performé ces derniers mois. Mais ce sont des stratégies à très haut risque, réservées aux professionnels. Prudence régionale Les investisseurs adoptent une approche prudente sur l'ensemble de l'Amérique latine. Le risque n'est plus seulement la corruption classique des pays émergents, mais un vrai risque d'instabilité géopolitique et d'intervention américaine. La dette vénézuélienne En cas de stabilisation du pays, la dette vénézuélienne pourrait devenir attractive. Cependant, de nombreux obstacles subsistent : contrôles de capitaux stricts, incertitudes juridiques, et nécessité de réformes profondes. Conclusion : l'ère du nationalisme des ressources L'opération "Absolute Resolve" marque un tournant dans la géopolitique mondiale. Elle révèle une doctrine américaine claire : contrôler "l'hémisphère occidental" et ses ressources, éjecter les concurrents chinois et russes de la zone d'influence américaine. Cette approche s'inscrit dans une vision d'"aires civilisationnelles", rappelant la doctrine Monroe du XIXe siècle. Les États-Unis affirment leur droit à dominer leur sphère géographique, comme la Russie le fait avec l'espace slave et la Chine avec sa région. Pour les investisseurs et les entreprises, le monde devient plus fragmenté et plus risqué. Les matières premières, les minerais critiques et les routes commerciales définissent les nouveaux champs de bataille économiques. Cette réalité va structurer l'économie mondiale en 2026 et au-delà. « L'avenir sera déterminé par notre capacité à protéger le commerce, les territoires et les ressources qui sont essentielles à notre sécurité nationale. Tout comme les droits de douane, ils permettent à notre pays de s'enrichir. » - Donald Trump
durée : 00:03:24 - Géopolitique - par : Pierre Haski - La Russie avait proposé à Trump, lors de son premier mandat, un troc Venezuela contre Ukraine, une « arrière-cour » contre une autre. L'ère des « sphères d'influence » a-t-elle sonné avec le retour de la doctrine Monroe sur le continent américain ? Les « empires » en rêvent, pas le reste du monde. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air l'invité du 7 janvier 2026 avec Patrice Geoffron, professeur d'économie à Paris Dauphine, spécialiste de l'énergie, directeur du centre de géopolitique de l'énergie.Washington annonce cet après-midi la saisie d'un pétrolier sous sanctions dans les Caraïbes, peu après avoir intercepté un pétrolier battant pavillon russe dans l'Atlantique nord."Dans une opération au petit matin, le ministère de la Guerre (ministère de la Défense, NDLR), en coordination avec le ministère de la Sécurité intérieure, a saisi sans incident un pétrolier sans pavillon et sous sanctions", a écrit sur X le commandement militaire américain pour la région. Les États-Unis avaient annoncé fin décembre, avant de capturer le président Nicolas Maduro à Caracas, la mise en place d'un blocus naval autour du Venezuela contre des pétroliers prétendument sous sanctions. Ils en ont déjà saisi deux, soupçonnés par Washington de transporter du pétrole vénézuélien soumis à des sanctions.Ces actions sont dans la continuité de l'enlèvement, samedi dernier, par un commando des forces spéciales américaines, du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores à Caracas afin d'être jugés à New York pour des accusations de trafic de drogue. Ce matin, Donald Trump a annoncé sur son réseau social Truth social, que le Venezuela va livrer des dizaines de millions de barils de pétrole aux Etats-Unis. "Je suis ravi d'annoncer que les autorités par intérim du Venezuela vont remettre aux Etats-Unis entre 30 et 50 millions de barils de pétrole sous sanction et de haute qualité", a annoncé le président américain en précisant que "ce pétrole sera vendu au prix du marché", soit, selon les cours actuels, plus de 2 milliards de dollars. "L'argent sera contrôlé par moi, président des Etats-Unis, pour garantir qu'il soit utilisé au profit des peuples du Venezuela et des Etats-Unis", a-t-il assuré.Donald Trump a ouvertement admis convoiter les vastes ressources pétrolières du Venezuela, les premières réserves de brut prouvées de la planète. Patrice Geoffron, professeur d'économie à l'université Paris-Dauphine, et directeur du centre de géopolitique de l'énergie, analysera avec nous la situation au Venezuela. Donald Trump fait-il main basse sur le pétrole vénézuélien ? Ce pays renferme-t-il la plus grande réserve de pétrole brut au monde ? Les États-Unis pourraient-ils produire rapidement du pétrole originaire du Venezuela? À quel prix ? Et quelles conséquences pour le marché mondial de l'énergie ?
durée : 00:25:12 - Journal de 18h - Vladimir Poutine a gracié Laurent Vinatier, le chercheur français emprisonné en Russie depuis un an et demi. Sa libération a fait l'objet d'un échange, puisque Paris a relâché un basketteur russe détenu en France à la demande des Etats-Unis qui le soupçonnent d'être un hacker.
Les langues aiment transformer les lieux réels en idées abstraites. Certaines rivières ont ainsi quitté la géographie pour entrer dans le vocabulaire courant. Pactole, méandre et Bérézina en sont trois exemples célèbres : chacune a donné naissance à un mot, parce qu'un événement marquant s'y est déroulé ou parce que sa forme était si singulière qu'elle est devenue symbolique.Commençons par le Pactole. Cette petite rivière de l'Antiquité coulait en Lydie, dans l'actuelle Turquie. Selon la mythologie grecque, le roi Midas, condamné à transformer en or tout ce qu'il touchait, se serait lavé dans le Pactole pour se débarrasser de ce don empoisonné. Le fleuve se serait alors chargé de paillettes d'or, faisant sa richesse. Historiquement, le Pactole charriait effectivement de l'or alluvial, ce qui a contribué à la prospérité de la région. Résultat : le mot est devenu synonyme de source de richesse abondante. Aujourd'hui, « toucher le pactole », c'est trouver une manne financière inespérée.Passons au méandre. Le mot vient du Méandre, un fleuve d'Asie Mineure célèbre pour son tracé extraordinairement sinueux. Ses courbes étaient si nombreuses et si prononcées que les géographes grecs en ont fait un modèle. Peu à peu, le nom propre est devenu un nom commun. Un méandre désigne désormais une courbe naturelle très marquée d'un cours d'eau, puis, par extension, un cheminement compliqué, tortueux, intellectuel ou administratif. Quand un raisonnement « part en méandres », il serpente au lieu d'aller droit au but.Enfin, la Bérézina. Il s'agit d'une rivière de Biélorussie entrée brutalement dans la langue française à cause d'un événement historique précis : la retraite de Russie de Napoléon en 1812. Lors du franchissement de la Bérézina, l'armée française subit des pertes humaines effroyables dans des conditions chaotiques. Militairement, l'opération permit pourtant d'éviter l'anéantissement total. Mais dans les esprits, l'épisode est resté comme une catastrophe absolue. C'est ce souvenir collectif qui a fait de « bérézina » un synonyme de désastre complet, souvent employé bien au-delà du contexte militaire.Ces trois mots montrent comment la langue fonctionne par mémoire symbolique. Le Pactole incarne l'abondance, le Méandre la complexité, la Bérézina l'échec. À chaque fois, un fleuve réel devient une image mentale durable.En résumé, si ces rivières sont devenues des mots, c'est parce que leur histoire ou leur forme a frappé l'imagination collective. La géographie s'est effacée, mais le symbole, lui, coule toujours dans la langue. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:39:17 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Dans la nuit de vendredi à samedi, les forces spéciales américaines ont capturé le président vénézuélien Maduro à Caracas et l'ont exfiltré vers New York où il a été incarcéré dans une prison fédérale. Donald Trump annonce que Washington va "diriger" le Venezuela et s'emparer de son pétrole. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Olivier Compagnon Historien, professeur à l'Université Sorbonne-Nouvelle, à l'Institut des Hautes Etudes d'Amérique Latine, membre de l'Institut Universitaire de France ; Florian Louis Historien français; Maud Quessard directrice de recherche Europe/Espace transatlantique/Russie à l'Institut de Recherche Stratégique de l'Ecole Militaire (IRSEM)
La mort d'Alexandre Ier, tsar de Russie de 1801 à 1825, est l'un des grands mystères de l'histoire impériale russe. Officiellement, rien de plus banal : l'empereur serait mort d'une maladie soudaine à l'âge de 47 ans. Pourtant, dès l'annonce de son décès, des doutes apparaissent, et ils ne cesseront jamais vraiment de disparaître.Pour comprendre ce mystère, il faut d'abord connaître le personnage. Alexandre Ier est un souverain complexe, profondément marqué par les guerres napoléoniennes, la violence du pouvoir et un sentiment de culpabilité lié à l'assassinat de son père, Paul Ier, auquel il aurait indirectement consenti. À la fin de sa vie, il est décrit comme fatigué, désabusé, de plus en plus tourné vers la religion et la quête spirituelle. Certains contemporains évoquent même son désir de disparaître du monde politique.C'est dans ce contexte qu'Alexandre meurt en 1825, loin de Saint-Pétersbourg, dans la ville de Taganrog, au sud de la Russie. Cette distance est déjà inhabituelle pour un empereur. Les circonstances exactes de sa maladie restent floues, les récits divergent, et l'autopsie est sommaire. Rapidement, des rumeurs circulent : certains affirment que le corps présenté lors des funérailles ne ressemblait pas vraiment au tsar, d'autres évoquent un cercueil resté fermé plus que de coutume.Mais le mystère s'épaissit surtout plusieurs années plus tard, avec l'apparition d'un personnage énigmatique en Sibérie : un ermite nommé Fiodor Kouzmitch. Cet homme, cultivé, parlant plusieurs langues, doté de manières aristocratiques, intrigue immédiatement. Il semble en savoir beaucoup sur la cour impériale et les grandes affaires de l'État, tout en refusant catégoriquement de révéler son passé.Peu à peu, l'idée s'impose dans certains cercles que cet ermite pourrait être Alexandre Ier lui-même, ayant simulé sa mort pour finir ses jours dans la pénitence et l'anonymat. Des témoignages évoquent une ressemblance physique troublante, des analyses ultérieures ont souligné des similitudes dans l'écriture, et des proches de l'ermite auraient rapporté des confidences ambiguës suggérant une identité cachée.Aucune preuve formelle n'a jamais confirmé cette théorie. Les autorités impériales ont toujours nié toute supercherie, et les historiens restent divisés. Pourtant, le doute persiste, d'autant plus que certaines vérifications ultérieures du tombeau impérial ont nourri les spéculations.En définitive, le mystère de la mort d'Alexandre Ier fascine parce qu'il mêle pouvoir, culpabilité, foi et désir d'effacement. Qu'il soit mort empereur ou ermite, son destin incarne l'idée troublante qu'un homme au sommet de l'État ait pu vouloir disparaître pour redevenir simple mortel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.