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Lucy MacNeal (Ella Purnell) dans Fallout, (c) Prime video Je trouve étonnante, réjouissante mais suspecte aussi la capacité de l’industrie cinématographique étatsunienne à produire des films et séries qui, sous leur dehors récréatifs et satiriques, dénoncent de façon acerbe et assez effrayante les dérives possibles du système économique et politique où nous vivons, de cet sorte d’hyper-, méga- ou post-capitalisme qui est en train de naître sous nos yeux avec le pouvoir croissant des GAFA, des entreprises maîtresses de l’intelligence artificielle, et leurs relations de plus en plus étroites avec les pouvoirs politiques et militaires. J’en veux pour preuve la remarquable série Fallout produite et diffusée, ça n’est pas un détail, par Prime video, la filiale audiovisuelle d‘Amazon, l’Amazon de Jeff Bezos, qui est justement un des barons (je pense aux Harkonnens), un des héros, un des hérauts de cette privatisation du monde et des Etats en marche. La série Fallout décrit la quête croisée de trois personnages, très différents mais très attachants chacun dans son genre, dans des États-Unis qui, deux siècles auparavant, à une époque qui ressemble au début de nos années 1960, ont été ravagés par une guerre nucléaire. Bien que les horreurs soient montrées de façon grotesque et à grand renfort d’hémoglobine qui coule à si gros bouillons qu’elle ne fait plus peur, c’est un monde monstrueux, fait de violence et d’abandon, un enfer à la Jérôme Bosch auquel ne paraissent réchapper que les quelques milliers de personnes descendant des familles qui ont pu, au moment des ́attaques, se réfugier dans des abris, les vaults. Le nœud de l’histoire, et sa saveur amère, est que ce monde de cauchemar est en grande partie le fruit des manigances et relations incestueuses entretenues entre l’Etat fédéral et un conglomérat technico-industriel, Vault-Tec Corporation, constructeur et promoteur des abris anti-atomiques qui, largement financés par l’Etat, se vendent d’autant mieux que la tension internationale croît et que des bombes nucléaires ici et là explosent, jusqu’à la grande catastrophe finale, dont on ne sait pas très bien qui l’a causée, mais dont il n’est pas exclu que Vault-Tech soit in fine responsable. Mais les abris, qui ont permis à Vault-Tec de devenir un Etat dans l’Etat, ne sont pas ce qu’ils paraissent et prétendent être : ils sont bien moins des refuges destinés à sauver une partie de la population que des lieux-tests où le gouvernement, main dans la main avec des entreprises de la Tech et de la Défense, développe des expériences de psychologie sociale et collecte des données visant à mettre au point des techniques de contrôle et de manipulation des masses. Comme les réseaux sociaux et applications d’aujourd’hui, ils forgent les chaînes des utilisateurs qu’ils prétendent servir. Fallout dénonce, avec une extraordinaire acuité, l’hubris de ces méga-entreprises qui, sous couvert d’aider l’humanité, la magnifique humanité dont parle le Pape, visent à la contrôler par ivresse du pouvoir et à lui substituer quelque chose de prétendu surhumain mais en fait inhumain. Mutatis mutandis, ce pourrait être l’équivalent moderne des Lettres persanes ou d’un conte de Voltaire. Et c’est Amazon, un des principaux rouages de la machine qui accouche, sous nos yeux, de ce futur, c’est Amazon qui produit et diffuse cette série ! Je tire mon chapeau. Je suis admiratif de la capacité du système à laisser des voix critiques s’élever, à les susciter, le cas échéant, et à les transformer en des créations authentiques, des créations qui sont aussi des produits d’appel, des marchandises, remarquablement conçues et attractives dont la consommation donne le double plaisir des jeux du cirque et de la lucidité, finissant toujours, néanmoins, dans l’attente du nouvel épisode, de la nouvelle saison, dans la reconduction de cet abonnement à ce Vault-Tec moderne. Que faire ?, comme disait Lénine (qui était certes moins drôle et loin d’être parfait). Cet article Fallout (la série) est apparu en premier sur Aldor (le blog).
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 7 juin 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.CHOSE FRANCE OU LOSE FRANCE ?La 9e édition du salon Choose France, sorte de sommet économique qui doit mettre en lumière la capacité du pays d'attirer des projets internationaux, a réuni plus de 200 patrons et investisseurs étrangers au château de Versailles. Cette année l'événement a permis d'annoncer 93 milliards d'euros d'investissements - soit plus que les huit éditions précédentes réunies – au travers de 71 projets, représentant quelque 15.600 emplois.Le géant japonais des investissements dans la tech a promis d'investir jusqu'à 75 milliards d'euros en France, dont 45 milliards pour la construction de trois centres de données dans les Hauts-de-France d'ici à 2031. La disponibilité d'une électricité abondante, stable et décarbonée, grâce au parc de centrales nucléaires d'EDF, a convaincu SoftBank de choisir l'Hexagone.La procédure accélérée dite « fast track » lancée en mai 2025 par RTE, l'opérateur du réseau de transport d'électricité, a également joué. Elle a permis d'identifier huit sites adaptés aux centres de données de plus de 400 mégawatts (MW) et raccordables au réseau plus rapidement qu'avec une procédure classique. Autre mesure pour attirer plus de centres de données : la loi de simplification de la vie économique du 27 mai 2026 leur permet de bénéficier de la qualité de « projet d'intérêt national majeur » qui emporte plusieurs avantages comme la priorisation du raccordement au réseau d'électricité et la simplification des consultations du public. En revanche, la loi prévoit que le permis de construire pourra être refusé en cas de « tensions structurelles sur la ressource en eau », élément dont les centres de données sont extrêmement gourmands. Une attention particulière a aussi été accordée avec succès aux établissements financiers à la recherche d'une terre d'asile dans l'Union européenne après le Brexit : chaque année depuis 2019, le baromètre Ernst et Young (EY) place la France en tête du classement des pays européens les plus attractifs.Toutefois, certains entrepreneurs français ont fini par se lasser de Choose France. Ils auraient souhaité que l'attention accordée avec constance aux groupes étrangers susceptibles d'investir chez nous soit la même pour eux. En novembre dernier, l'Élysée a organisé le premier « Choose France - Édition France » pour mettre à l'honneur les entreprises tricolores qui, elles aussi, choisissent d'investir en France. Elles ont eu droit de se réunir… à la Maison de la Chimie.IA : L'EUROPE PEUT-ELLE NE PLUS DÉPENDRE DES USA ?La Commission européenne a dévoilé mercredi un grand plan pour la « souveraineté technologique », au risque de déclencher un nouveau bras de fer avec les Etats-Unis de Donald Trump. Pour son projet de « reconquérir sa place dans la course mondiale à la puissance géoéconomique », l'UE s'inquiète tout particulièrement de sa dépendance aux géants américains des services informatiques à distance ou « cloud ». Amazon, Microsoft et Google contrôlent 70% du marché européen. Or les services numériques reposant sur des fournisseurs américains, notamment dans la défense, mais aussi la santé pourraient être désactivés via un mécanisme d'arrêt d'urgence (ou « kill switch » en anglais), en cas de crise ouverte avec l'administration Trump.Le plan présenté par la Commission concentre les investissements sur les maillons jugés critiques : la production de semi-conducteurs, le développement de capacités européennes en intelligence artificielle, le stockage et le traitement des données, ainsi que la sécurisation des infrastructures numériques. Les entreprises de l'IA et du cloud pourraient être tenues de fournir des garanties pour décrocher des contrats publics. Pour renforcer la sécurité des données européennes dans certains secteurs critiques, comme la défense, la Commission va exiger que leur stockage ait lieu dans des centres de données appartenant à des fournisseurs européens. Pour combler le retard européen en matière de stockage des données, l'exécutif bruxellois prévoit de tripler les capacités installées au cours des cinq à sept prochaines années, afin d'atteindre 60 gigawatts, contre 12 aujourd'hui. Un investissement estimé à quelque 200 milliards d'euros, incombant essentiellement au secteur privé. Pour optimiser le stockage, une mutualisation des capacités entre États membres est également envisagée sous le label EuroCloud.Sur le volet IA, le texte cible trois domaines prioritaires : la robotique, les applications industrielles et la course aux grands modèles génératifs, celle où s'affrontent ChatGPT, Gemini et leurs rivaux. L'ambition affichée : créer « l'équivalent d'un CERN pour l'IA », un grand programme qui réunirait les meilleurs chercheurs européens autour des machines les plus puissantes, à l'image de ce que le laboratoire de physique de Genève a représenté pour la recherche nucléaire.Ces propositions vont maintenant être débattues au Conseil de l'Europe et au Parlement, avant de revenir d'ici un an vers les Etats membres.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:06:28 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Caroline Gillet - Hier, lors d'un trilogue, les eurodéputés et les Etats européens ont trouvé un accord pour durcir la politique migratoire de l'UE. Lucille Guenier travaille pour SOS Méditerranée et son histoire permet de remonter aux origines des décisions qui sont prises aujourd'hui par l'UE et les 27. - réalisation : Romain Couturier Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:01:41 - Esprit sport - par : Cédric Guillou - Comment installer un circuit automobile dans l'un des plus petits Etats du monde ? C'est le défi qui attend chaque année les organisateurs du Grand Prix de Formule 1 de Monaco. Fernando da Silva, responsable logistique, est notre deuxième invité de la semaine. - invités : Fabrice Abgrall Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:11:13 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Jusqu'au milieu du XIIème siècle, la prise de Jérusalem par les chrétiens et la création des Etats latins d'Orient ne suscitent pas de réaction des musulmans, encore très divisés, et pour lesquels la priorité va davantage à Constantinople, Médine et La Mecque. - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Sylvain Gouguenheim Professeur émérite d'histoire médiévale à l'ENS de Lyon Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:10:51 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Au lendemain de la conquête de Jérusalem que vont faire les croisés ? La plupart, considérant avoir accompli leur pèlerinage, s'en vont et repartent chez eux en Occident. Tandis que d'autres, moins nombreux, décident de s'établir dans ce qu'on appellera les Etats latins d'Orient. - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Sylvain Gouguenheim Professeur émérite d'histoire médiévale à l'ENS de Lyon Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:18 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Rédaction Internationale - Drones, missiles... La défense anti-aérienne est devenue cruciale. Au point que les industriels peinent à suivre la demande. Et les Etats ont du mal à s'équiper. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a profité de sa première visite en Australie depuis sa prise de pouvoir pour avancer avec son homologue australien Anthony Albanese sur un rapprochement stratégique entre leurs deux Etats. L'indo-pacifique est très impacté par l'influence croissante de la Chine dans la région, ainsi que par le blocage du détroit d'Ormuz, alors que le Japon dépend à 95% du Moyen-Orient pour ses importations de pétrole et à 11% pour son gaz naturel liquéfié (GNL). Entre ces deux axes de pression, Canberra et Tokyo ont décidé de renforcer leurs partenariats économique, énergétique, en matière de terres rares et de défense pour réduire leur exposition aux risques.
Israël est-il en train de devenir un État paria ? La question est posée cette semaine dans le Nouvel Obs, qui titre en Une : « Crimes de guerre, colonisation, atteintes à la démocratie : la dérive d'Israël ». « Fondé pour être l'État refuge des juifs persécutés au lendemain de la Seconde guerre mondiale, Israël devient un état paria », estime Omer Bartov, universitaire israélo-américain, interrogé par le Nouvel Obs. Et l'hebdomadaire accuse : « Avec ses ministres messianiques et suprémacistes, le gouvernement israélien pratique une politique d'effacement des Palestiniens d'une violence inouïe et pilonne l'État de droit ». Le Nouvel Obs aligne les chiffres : « plus de 72 000 morts dont près de 30 000 enfants à Gaza, l'ouverture de six autres fronts : (Liban, Iran, Cisjordanie, Yémen, Irak, Syrie), et des frappes qui peuvent faire un carnage en quelques minutes comme à Beyrouth le 8 avril (350 morts et plus de 1200 blessés) ». À Jérusalem-Est et Tel Aviv Le Nouvel Obs est allé à la rencontre des Israéliens et des Palestiniens. L'hebdomadaire s'est rendu à Silwa, quartier de Jérusalem-Est, en Cisjordanie occupée, où les habitants palestiniens de 150 maisons ont reçu des ordres de démolition, pour faire la place à des familles de colons. Destruction que les Palestiniens doivent effectuer eux-mêmes sous peine d'une amende de « dizaines de milliers de shekels ». C'est ainsi que Wassim Siam, « père de cinq enfants » est en train de démolir sa propre maison. « Les Israéliens ne veulent plus de nous ici », déclare-t-il au Nouvel Obs. L'hebdomadaire s'est aussi rendu à Tel Aviv, où il a rencontré des Israéliens majoritairement favorables à la politique de Benyamin Netanyahou, comme cette jeune réserviste de l'armée israélienne qui déclare : « J'espère qu'on va reprendre Gaza. Ils doivent foutre le camp d'ici. Il y a plein d'état musulmans dans le monde, pourquoi on ne pourrait pas avoir notre petit bout de terre à nous ? » « L'immense majorité des médias israéliens, précise le Nouvel Obs, martèle désormais un discours nationaliste, guerrier et relaie la propagande gouvernementale ». Dans ces conditions, y a-t-il encore une opposition en Israël ? « La gauche israélienne, encore favorable à une solution à deux Etats, se réduit comme peau de chagrin », reconnaît l'hebdomadaire. Le pouvoir jusqu'au bout Le Point fait sa Une sur « Ces malades qui nous gouvernent ». Et la liste est longue, elle va de Georges Pompidou, François Mitterrand et Jacques Chirac en France, à Mao en Chine, en passant par Staline, à l'époque de l'URSS. Mais l'actualité, en la matière, nous conduit aux États-Unis. « Entre Joe Biden et Donald Trump, lequel est le plus atteint ? » interroge le Point, qui ne répond pas vraiment, mais qui publie une photo des deux hommes, chacun en public, semblant plongé dans un profond sommeil… ce à quoi l'actuel président américain a répondu « qu'on le prend en photo quand il cligne des yeux ». Le 13 avril dernier, « son médecin Sean Barbabella a publié un rapport décrivant sa santé comme "excellente", y compris sur le plan cognitif ». Mais « la majorité des Américains en doute », assure le Point, à l'appui de plusieurs sondages, dont l'un paru fin février, et selon lequel « 61 % des Américains pensent que Donald Trump est devenu "imprévisible avec l'âge" ». D'anciens soutiens du président en doutent aussi, ajoute l'Express, d'anciens soutiens qui invoquent le 25ème amendement, celui qui permettrait de chasser Donald Trump du pouvoir. Toutefois, rappelle le Point, « la révocation du président devrait être votée par le Congrès à la majorité des deux tiers. Assez peu probable », conclut l'hebdomadaire. Blocage d'Internet En Russie, plusieurs villes, dont la capitale Moscou, sont privées d'Internet, depuis plusieurs semaines, annonce l'Express, selon lequel « la grogne monte au sein de la population et des élites pro-pouvoir ». L'hebdomadaire raconte une scène courante : dans la rue, un Moscovite se bat avec un plan papier, « encombrant et chiffonné », faute de GPS. « Un comble, dans une des villes les plus digitalisées au monde », remarque l'Express, qui ajoute : « Aujourd'hui, les Russes font un grand bond en arrière. Pourquoi ? simplement par la volonté de Poutine. Plus exactement du FSB, successeur du KGB, aux manettes de cette vaste opération de censure (…) » Explications d'Alexander Kolyandr, chercheur au Centre d'analyse des politiques européennes : « Les services de sécurité russes veulent créer un goulag numérique car ils considèrent Internet comme une menace ». La tension est montée d'un cran, mi-avril, avec la vidéo d'une blogueuse, faisant partie "du cercle pro-poutine", comptant "13 millions d'abonnés", et ayant publié un post incendiaire, dans lequel « elle liste les problèmes qui s'accumulent en Russie, dont le blocage d'Internet ». Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé que ce message abordait "des questions importantes", dont "aucune n'a été laissée sans réponse". C'est peu, mais aux yeux de l'Express, "c'est le signe d'une fébrilité au sein du pouvoir, à 5 mois des élections à la Douma".
durée : 00:58:06 - Les documentaires de France Culture - par : Cyril Marchan - Les cours régionales des droits de l'homme permettent aux citoyens de se défendre face aux États. Mais à Strasbourg, la juridiction européenne fait face à une pression inédite de ses Etats membres. - réalisation : Maryvonne Abolivier, Anahi Morales, Assia Veber, Emmanuel Laurentin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:06 - LSD, la série documentaire - par : Cyril Marchan - Les cours régionales des droits de l'homme permettent aux citoyens de se défendre face aux États. Mais à Strasbourg, la juridiction européenne fait face à une pression inédite de ses Etats membres. - réalisation : Assia Veber
durée : 00:58:06 - LSD, la série documentaire - par : Cyril Marchan - Les cours régionales des droits de l'homme permettent aux citoyens de se défendre face aux États. Mais à Strasbourg, la juridiction européenne fait face à une pression inédite de ses Etats membres. - réalisation : Assia Veber
La COP30 s'est achevée samedi 22 novembre 2025 à Belém (Brésil). En dépit des efforts infatigables de certains pays et de la présence encourageante de la Chine, elle s'est soldée par l'adoption d'un accord a minima. Nous sommes loin de l'optimisme un temps affiché. En décembre 2015, se tenait à Paris la plus connue, la plus symbolique d'un avenir conscientisé, porteur d'espoir, la COP21, c'est-à-dire la 21e conférence des États parties à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), l'une des trois conventions adoptées au Sommet de la Terre à Rio en 1992. Lors de cette conférence a été signé l'accord de Paris, accord international sur le climat définissant le cadre d'engagement des États pour limiter le réchauffement climatique d'ici à 2100 à 1,5 °C, et en tout état de cause à 2° C, par rapport aux niveaux de l'ère préindustrielle. Or, une décennie plus tard, les résultats peuvent apparaître décevants : les Etats-Unis ont quitté l'accord de Paris, et le niveau du réchauffement climatique sur la période février 2023 – janvier 2024 avait déjà dépassé le niveau de 1,5 °C fixé en 2015. Dans ce contexte, et alors que se tient chaque année une nouvelle COP des Etats parties à la Convention cadre sur les changements climatiques, il y a lieu de s'interroger sur la pertinence de l'outil diplomatique que sont les COP pour atteindre les objectifs de défense de l'environnement. Des enjeux diplomatiques, environnementaux et politiques se croisent dans les mesures prises en matière de défense de l'environnement, tant à l'échelle nationale qu'à l'échelle internationale. C'est pour traiter de ces questions que je reçois aujourd'hui Benoît Quennedey, professeur de droit public et de culture générale à la Prépa ISP.
Bienvenue dans FIFTY STATES SUPREME !!Nouveau numéroNouvel épisodeNouvel arrêt de la Cour suprême :PLESSY VS FERGUSONUn arrêt CAPITAL : c'est le point de départ de la ségrégation raciale aux Etats-UnisEn 1896, la justice "autorise" les Etats à séparer les gens entre les Blancs et les NoirsEntre les "WHITE" et les "COLORED"Parmi ceux qui ont voulu se battre contre cette injusticeOn trouve Homer PlessyPour tout savoir sur sa vie et son combat Pour tout savoir sur l'expression "SEPARATE BUT EQUAL" qui va définir l'Amérique pendant de longues annéesUne seule adresse,Le podcast FIFTY STATES !!!Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Pas de Suisse à 10 millions ! » : le duel Roger Köppel (UDC) - Pierre-Yves Maillard (PS)Duel frontal où on s'est rendu coup pour coup. Dans les règles de l'art et en toute courtoisie. L'initiative soumise au vote le 14 juin prochain prévoit un plafonnement de la population en Suisse à 10 millions de personnes d'ici à 2050. Le seuil de 9 millions à été franchi en 2024.Dans le camp du OUI, Roger Köppel, rédacteur en chef de la Weltwoche, ancien conseiller national UDC zurichois.Dans le camp du NON, Pierre-Yves Maillard, conseiller aux Etats socialiste vaudois, président de l'Union Syndicale Suisse. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Oliwon Lakarayib, une plateforme numérique dédiée à la Caraïbe
Le développement dans la Caraïbe insulaire face aux changements globaux - Contradictions et enjeux La question des changements globaux est de plus en plus présente sur la scène internationale. Quelle est la situation des Etats insulaires de la Caraïbe ? Les documents supports de la conférence : https://oliwonlakarayib.com/le-developpement-dans-la-caraibe-insulaire-face-aux-changements-globaux-contradictions-et-enjeux-avec-bruno-magallon-graineau/
durée : 00:05:26 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Plus de 3 millions de fonctionnaires déployés pendant plus d'un an pour un gigantesque porte-à-porte auprès de plus d'1,4 milliard d'habitants : l'Inde lance un recensement, afin de compter sa population et redéfinir des programmes sociaux et le poids électoral de ses Etats.
Le cliché de la Française ou de l'Italienne cigarette à la main dans les films et séries est bien une réalité. Un rapport de l'OMS révèle que les filles européennes de 13 à 15 ans affichent les taux de tabagisme les plus élevés au monde. On estime à 4 millions le nombre d'adolescentes fumeuses sur le continent, et contrairement aux autres régions, l'écart avec les garçons est presque inexistant. Quels sont les facteurs sociaux qui encouragent les adolescentes à fumer ? Pourtant les jeunes fument de moins en moins ? Que font les Etats européens ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Laura Taouchanov. À écouter aussi : A quel âge faut-il arrêter de fumer ? Les filtres de cigarettes vont-ils disparaître un jour ? Qu'est-ce que la cigarette Puff ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 27 mars 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.LES MUNICIPALES : QUELS ENSEIGNEMENTS ?Quatre enseignements peuvent être tirés de ce scrutin.D'abord, si Les Républicains et le Parti socialiste dominent, ils reculent par rapport à 2020. LR a remporté 77 grandes villes, le PS 50. Dans les 3.300 villes de plus de 3.500 habitants, pour lesquelles les candidats ont l'obligation de déclarer leur appartenance politique, qui représentent 69 % de la population, la droite apparaît comme la gagnante de ces élections municipales, avec 1.267 maires élus. La gauche se place deuxième, avec 829 élus, devant les 586 maires centristes. Depuis, 2020, la gauche a perdu une vingtaine de municipalités, et la droite sept, tandis que l'extrême droite en a gagné 21. En 2026, l'extrême droite a remporté 63 communes, dont moins de 20 comptent plus de 20.000 habitants.Du point de vue des suffrages exprimés, c'est le bloc de gauche qui constitue la première force politique, rassemblant près de 9,2 millions de votes lors des deux tours, devant les 8,7 millions pour la droite, 3,8 millions pour le centre et 2,5 millions pour l'extrême droite. La gauche radicale, représentée par La France insoumise et le Parti communiste, a remporté l'adhésion de près de 1,2 million d'électeurs, même si elle n'a remporté que sept municipalités.Ensuite, le second tour a été défavorable aux maires sortants : Parmi les 21.706 maires qui briguaient un nouveau mandat lors de ces élections municipales, la grande majorité (plus de 88 %) a été réélue dès le premier tour. Pour les autres, le second tour s'est révélé plutôt fatal : sur 960 maires sortants encore en compétition le 22 mars, les trois quarts (724) ont été battus.En outre, si la parité progresse, elle reste cependant limitée : 23 % des têtes de liste élues lors de ces élections municipales (premier et second tours combinés) sont des femmes. Ce niveau est en légère progression par rapport aux élections précédentes, où elles représentaient 20 %. Mais seules huit femmes seront à la tête de villes de plus de 100.000 habitants, contre 11 en 2020.Enfin, avec 42,18 % lors du second tour, l'abstention s'ancre à un niveau record : Jamais les Français n'avaient autant boudé une élection de ce type, hors crise sanitaire. Fait notable, toutefois : la participation a légèrement augmenté au second tour (57,8 % contre 57,2 % au premier), signe d'une légère remobilisation des électeurs dans un scrutin à l'issue incertaine dans de nombreuses villes.LE NOUVEAU CHOC PÉTROLIER : QUELLES CONSÉQUENCES ?L'intervention d'Israël et des États-Unis en Iran a provoqué la quasi-fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel transitent habituellement environ 20 % du commerce mondial de pétrole et de gaz, déclenchant une nouvelle crise majeure de l'énergie. « Nous sommes confrontés à la plus grande menace pour la sécurité énergétique mondiale de toute l'histoire » averti le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie Fatih Birol qui n'exclut pas un nouveau déblocage d'une partie des stocks stratégiques de pétrole des Etats membres pour détendre les prix.L'ensemble de l'économie mondiale est menacé par un retour de l'inflation, une dégradation du pouvoir d'achat des ménages, un ralentissement de la croissance et du chômage : un phénomène connu sous le nom de stagflation. Les experts de Goldman Sachs estiment qu'une hausse de 10 % du prix du pétrole réduit de 0,1 % le produit intérieur brut. Le coup pourrait aussi être rude pour les industriels dont l'activité dépend fortement des matières premières énergétiques, comme les engrais agricoles ou la chimie. En plus de ses effets directs sur les prix, la crise désorganise de nombreux flux logistiques, avec un allongement des parcours pour contourner les zones à risque. Des livraisons sont bloquées, les coûts du transport grimpent et les primes d'assurances s'envolent. Le prix du carburant à la pompe est affecté, mais aussi le prix des aliments, des médicaments, des billets d'avion, de l'électricité, de l'huile alimentaire, des semi-conducteurs et de bien d'autres choses encore, à travers le monde.C'est en Europe et en Asie que la flambée des cours du pétrole et du gaz pèsera le plus lourd. En Europe, le choc sera rude pour des pays comme l'Allemagne, où des secteurs industriels très énergivores (chimie, pharmacie, automobile) occupent une place centrale dans l'économie. Les économies asiatiques sont encore plus exposées car elles dépendent elles aussi grandement des importations énergétiques : 45% des approvisionnements énergétiques de la Chine provient du détroit d'Ormuz. Les pays à faibles et moyens revenus sont particulièrement sensibles aux variations des taux de change.Cette crise ne fait pas que des malheureux. Les pays producteurs de pétrole, la Norvège en Europe, l'Algérie en Afrique, le Brésil, le Mexique ou le Canada sur le continent américain, voient même les profits exploser. Grand gagnant aussi, la Russie, dont les exportations d'hydrocarbures vers l'Inde ont bondi de 50 %. Son secteur pétrolier pourrait générer ses plus larges revenus depuis 2022. Reste les Etats-Unis, l'un des instigateurs de la crise. Le pays est certes le plus gros producteur mondial de pétrole, mais ses compagnies sont très exposées au Moyen-Orient et les consommateurs américains paient eux aussi leur tribut avec une augmentation de 30 % du gallon d'essence depuis le 28 février.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:06:11 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Stéphane Jourdain - Nous revenons sur deux décisions de justice sans précédent aux Etats-unis qui chamboulent la planète tech. Et on se demande si les tribunaux américains ne sont pas plus efficaces que les autorités européennes pour réguler ces plateformes ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Nous sommes le 9 juin 1815. Jour de la clôture officielle du congrès de Vienne, cet événement majeur dont l'objectif était de réorganiser l'Europe après la chute de Napoléon. Ouvert en septembre de l'année précédente, le congrès a réuni les souverains des grandes puissances et leur personnel diplomatique qui ont affirmé le triomphe du principe de légitimité monarchique contre l'ordre révolutionnaire né en 1789. L'acte final a redéfini durablement les équilibres territoriaux du continent, tout en instaurant une hiérarchie stricte entre les Etats européens. La Grande-Bretagne, maîtresse des mers, et la Russie, puissance continentale, s'imposant comme les deux empires dominant les affaires mondiales. Longtemps, on a présenté 1815 comme la fin de l'hégémonie française et comme le terme mis à un cycle révolutionnaire en rétablissant l'ordre d'avant. Aujourd'hui, les recherches permettent d'avoir un autre regard sur cette période. Et si 1815 n'était qu'une étape au sein d'une crise globale s'étendant jusqu'à la fin des années 1820 ? Et s'il nous fallait, pour comprendre cette période, décentrer notre regard de l'Europe afin d'embrasser un espace beaucoup plus large ? En effet, si les monarchies sont restaurées sur le Vieux Continent, les indépendances de l'Amérique latine transforment radicalement la carte politique du globe. Il nous faudra aussi observer les révolutions en Afrique de l'Ouest et les soulèvements en Chine, souvent ignorés par le récit historique traditionnel. Si la contre-révolution triomphe en Europe, après 1815, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager. Avec : Clément Thibaud, spécialiste de l'histoire de l'Amérique latine au XIXe siècle et des révolutions du monde atlantique. « 1815 – Fin de l'âge des révolutions ? » ; PUF. Sujets traités :révolution, Napoléon, monarchie, Grande-Bretagne, Russie Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La controverse qui a opposé fin février le co-fondateur de la start up spécialisée dans l'intelligence artificielle générative Anthropic Dario Amodei et l'administration de Donald Trump autour de l'utilisation de son modèle par l'armée a mis en lumière les dangers d'une course à l'IA militaire entre grandes puissances.Dario Amodei, a dit clairement que son IA ne devait pas être utilisée pour espionner massivement les Américains ou pour des armes létales autonomes. En réalité l'IA a déjà complètement transformé la guerre. En Iran, et plus tôt dans le cadre de la guerre d'Israël contre le Hamas ou encore en Ukraine, l'intelligence artificielle a rendu possible l'identification ultra-rapide de milliers de cibles et une intensité de frappes sans précédent. Elle permettrait déjà des usages en autonomie ou presque sans intervention humaine. Cette montée en puissance se produit sans garde-fous ou presque : les Etats doivent respecter le droit international humanitaire mais il n'existe pas de règles spécifiques. Or c'est tout sauf anodin, car l'IA générative notamment peut encore se tromper, être manipulée ou se fonder sur des données erronées. De quoi alimenter de nombreux débats éthiques.Intervenants Thomas Urbain, qui suit l'IA pour l'AFP à New YorkColonel Thibaut Capdeville, sous-directeur de l'Agence ministérielle française pour l'IA de défense (Amiad)Arnaud Valli, responsable des affaires publiques chez Command AI, start up spécialisée dans l'IA militaireGiacomo Persi Paoli, directeur du programme Sécurité et Technologie à l'Unidir, l'Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement,Netta Goussac, juriste et chercheuse au sein de l'Institut pour la recherche sur la Paix de Stockholm (Sipri)Avner Gvaryahu, ancien directeur de l'ONG israélienne Breaking the silence.Réalisation : Michaëla Cancela-Kieffer et Emmanuelle BaillonDoublages : Emmanuelle Baillon, Antoine Boyer, Hugues Honoré, Didier Lauras, Tupac Pointu.Musique : Nicolas VairCrédit : extrait de Dario Amodei, tiré de l'émission Face the Nation de CBS, le 28 février 2026La Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les images de la visite d'Emmanuel Macron sur la base navale de l'île Longue, lundi 2 mars, ont été abondamment partagées et commentées sur les réseaux sociaux. Il faut dire que les lieux sont particulièrement photogéniques. Cette presqu'île, située dans la rade de Brest (Finistère), est l'un des lieux les mieux gardés du pays puisqu'il abrite les quatre sous-marins nucléaires français lanceurs d'engins. Et c'est devant l'un d'eux, Le Téméraire, dans un hangar qui résonnait comme une cathédrale, que le chef de l'Etat a prononcé un discours tout aussi marquant que le décorum.Il y a réaffirmé la puissance nucléaire de la France, dans un contexte de recrudescence des tensions au Moyen-Orient et de menaces russes persistantes. Surtout, il a tendu la main à l'Europe, proposant une « dissuasion nucléaire avancée » à plusieurs Etats, dont le Royaume-Uni et l'Allemagne.En quoi consisterait cette « dissuasion nucléaire avancée » ? La France, l'un des deux seuls pays européens à détenir l'arme nucléaire, va-t-elle partager la bombe avec ses partenaires continentaux ? Emmanuel Macron imprime-t-il un tournant dans la doctrine française ? Réponse dans cet épisode de « L'Heure du Monde » avec Elise Vincent et Chloé Hoorman, toutes deux journalistes au Monde et spécialistes des sujets de défense.Un épisode d'Adélaïde Tenaglia. Réalisation : Amandine Robillard. Musique : Amandine Robillard et Epidemic Sound. Présentation et suivi éditorial : Sophie Larmoyer. Rédaction en chef : Adèle Ponticelli. Dans cet épisode : extraits du discours d'Emmanuel Macron sur la base de l'île Longue, le 2 mars 2026.Cet épisode de podcast a été diffusé le 17 mars 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les pays qui bordent le golfe Persique ont tous été visés par l'Iran, en réponse aux frappes américaines et israéliennes sur le territoire de la République islamique. Une escalade aux implications incertaines pour la sécurité des monarchies de la région mais aussi pour leurs options stratégiques.
Entraîné dans une nouvelle guerre, l'Iran a choisi de dégainer une arme ayant des répercussions dans le monde entier : les hydrocarbures. La riposte de la République islamique à l'offensive militaire déclenchée par les Etats-Unis et Israël, samedi 28 février, a pris la forme de bombardements qui ont stoppé les livraisons de pétrole et de gaz produits au Moyen-Orient.Les gardiens de la révolution ont ainsi rendu la navigation impossible dans le détroit d'Ormuz. Cet étroit passage maritime, qui sépare l'Iran des pétromonarchies du golfe Arabo-Persique, est hautement stratégique. En effet, un quart de l'or noir mondial et entre 20 % et 25 % du gaz naturel liquéfié de la planète transitent par cette zone. Le transport n'est d'ailleurs pas l'unique cible de l'Iran puisque des lieux de production d'hydrocarbures ont aussi été touchés par des frappes dans les Etats voisins.Conséquence de cette situation : les prix du gaz et du pétrole ont tant grimpé que Donald Trump s'est efforcé de rassurer les marchés. Pour combien de temps ? Quelles sont les répercussions économiques réelles de la paralysie du détroit d'Ormuz, et plus largement de cette guerre au Moyen-Orient ? A quels pays les ressources énergétiques pourraient-elles commencer à manquer ? Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Eric Albert, journaliste au service Economie du Monde, fait le point après dix jours de conflit.Un épisode de Marion Bothorel. Réalisation : Amandine Robillard. Présentation et suivi éditorial : Sophie Larmoyer. Dans cet épisode : extraits d'un reportage diffusé au journal télévisé de France 2, le 6 mars 2026 ; de deux sujets de France Inter diffusés le 1er mars 2026 et dans le journal de 8 heures du 9 mars 2026 ; d'un reportage diffusé par TV5 Monde, le 3 mars 2026 ; d'un sujet de RFI diffusé le 4 mars 2026 ; et de la conférence de presse tenue par Donald Trump, le 9 mars 2026.Cet épisode de podcast a été diffusé le 11 mars 2026---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les chefs d'état-major de la Cédéao ont annoncé vendredi 27 février que 2 000 éléments feront partie de la Force en attente. Réunis à Freetown, en Sierra Leone, les commandants des forces armées des pays membres affichent une nouvelle fois leur volonté de lutter contre les groupes jihadistes qui foisonnent, principalement dans le Sahel. L'annonce de la mise en place de cette Force en attente n'est pas nouvelle. L'Ivoirien Arthur Banga, consultant en défense et sécurité, et maître de conférences à l'université Félix-Houphouët-Boigny d'Abidjan, est le Grand Invité Afrique de Sidy Yansané. RFI : La Cédéao annonce une nouvelle fois la mise en place de la fameuse Force en attente. Les annonces de ce genre se sont succédées au fil des années. Cette fois ci, selon vous, ce sera la bonne ? Arthur Banga : C'est vrai que la Cédéao l'a annoncé plusieurs fois, sans véritable succès. Mais n'oublions pas que la Cédéao est quand même la seule communauté économique régionale à avoir implémenté réellement cet exercice de force multinationale à travers l'Ecomog, qui a rencontré des succès au Liberia, en Guinée-Bissau, même en Sierra Leone. Aujourd'hui, il s'agit maintenant de passer un nouveau cap car il y a une véritable prise de conscience de la part des Etats. Il y a aussi la pression des populations, surtout la pression des groupes terroristes qui commencent à taper fort dans les pays côtiers, notamment le Nigeria, le Bénin, le Togo. Ca impose que les présidents de la Cédéao réagissent énergiquement. Hormis le contexte actuel et la prise de conscience, comme vous dites, notez-vous des nouveautés dans cette annonce par rapport aux précédentes ? Pas réellement. Peut-être qu'il y a plus de concret sur le nombre d'hommes qu'on veut mobiliser. On est plus concret sur la volonté et sur le fait d'inscrire dans la doctrine militaire nationale la nécessité de participer à des opérations internationales. Mais la vraie bonne raison d'espérer, c'est le fait que certains pays intègrent désormais la capacité de participer à des opérations extérieures dans leur composition. C'est le cas de la Côte d'Ivoire, du Sénégal, même du Ghana, qui sont des pays qui montrent qu'ils ont la volonté aujourd'hui de participer à des opérations menées par la Cédéao. Ce n'est plus la seule affaire du pays, comme le Nigeria, qui prenait en général le leadership. Et dans le contexte aussi, il ne faut pas oublier l'échec de l'intervention militaire au Niger, qui a renforcé l'AES et fragilisé la Cédéao. Ça aussi, c'est un élément de contexte qui fait qu'on peut espérer des choses plus concrètes cette fois-ci. On s'attend à un contingent de 2 000 éléments. Quand on sait que la force française Barkhane en comptait plus du double et qu'elle n'a pas pu enrayer les groupes armés terroristes en huit ans de mission dans le Sahel, vous croyez que ces 2 000 éléments issus de différentes armées de la région peuvent faire la différence ? Ce chiffre de 2 000 est révélateur des difficultés à mettre ce genre de forces en position, car il faut déjà avoir des armées nationales qui sont prêtes, qui ont pour habitude de s'entraîner, des armées nationales qui sont en partie taillées pour opérer en contexte international. Ce n'est pas trop le cas aujourd'hui dans les différentes armées ouest-africaines. Donc vaut mieux commencer avec des ambitions réalistes et réalisables. Ça peut expliquer le chiffre relativement bas, qui représente environ deux bataillons. Il s'agira de voir quelle mission on donne à ces deux bataillons pour être plus efficace. Je pense à des missions de renseignement, de coopération, de formation et puis aussi des missions d'intervention sur des espaces précis. C'est quand même difficile de ramener 2 000 hommes supplémentaires au Nigeria, ça ne sert pas à grand-chose. Mais sur des espaces comme le nord du Togo, le nord du Bénin, 2 000 hommes appuyés par une escadrille internationale, ça peut valoir son pesant d'or opérationnel. Il y a une question primordiale : comment la Cédéao peut rendre cette force efficace sans la participation des pays de l'AES que sont le Mali, le Burkina Faso et le Niger sécessionnistes ? Aujourd'hui, la Cédéao est obligée faire preuve de réalisme, d'avancer sans ces pays, sinon elle ne va pas avancer sur certaines questions. Maintenant, naturellement, sur des questions comme le terrorisme, sur des questions aussi transnationales, à défaut d'opérer ensemble, il faudrait que la Cédéao et l'AES trouvent des mécanismes pour coopérer, ne serait-ce que pour l'échange de renseignements, pour faire naître un minimum d'efficacité. Si vous prenez en chasse des terroristes, par exemple en Côte d'Ivoire qui traversent la frontière du Burkina Faso ou du Mali, si vous n'avez pas la capacité de les poursuivre sur des territoires ou ne serait-ce que d'échanger le renseignement avec les armées maliennes ou burkinabè, vous voyez que tout le travail que vous faites en Côte d'Ivoire devient quasiment nul. C'est la même chose en termes de renseignement. Donc oui, c'est une difficulté, mais elle n'est pas insurmontable. Il faut maintenant qu'on ait un minimum de coopération pour pouvoir accroître l'efficacité du projet de la Cédéao.
Depuis samedi 28 février, les Etats-Unis et Israël mènent une opération militaire sans précédent contre la République islamique d'Iran. Leurs cibles : les installations nucléaires et militaires du pays, mais aussi ses dirigeants, dont le plus puissant d'entre eux, le Guide suprême Ali Khamenei. Sa mort a été annoncée par le président américain, Donald Trump, moins de 24 heures après le début de l'attaque, avant d'être confirmée, à 5 heures locales (2 h 30, heure de Paris), par les médias d'Etat iraniens. L'armée israélienne affirme dimanche avoir tué au total 40 hauts gradés et dignitaires iraniens.Cette attaque marque une rupture stratégique majeure. Elle survient après plusieurs semaines de négociations entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire iranien, alors même que des avancées diplomatiques avaient été évoquées dans les jours précédents.L'Iran n'a pas tardé à riposter, en frappant Israël mais aussi de nombreux pays du Golfe. Des missiles et des drones iraniens ont notamment visé les Etats qui hébergent des bases américaines, comme le Qatar, le Koweït, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Ces bombardements ont fait plusieurs morts dans la région et des dizaines de blessés.Alors, cette opération militaire était-elle prévisible, comment a-t-elle été préparée ? La guerre pourrait-elle durer, voire se régionaliser ? Et quels sont les objectifs du camp israélo-américain ? Eléments de réponse dans cet épisode de « L'Heure du Monde » avec Luc Bronner et Piotr Smolar, correspondants du Monde en Israël et aux Etats-Unis.Un épisode d'Adélaïde Tenaglia. Réalisation : Quentin Tenaud. Présentation et suivi éditorial : Claire Leys. Musique : Amandine Robillard et Epidemic sound. Rédaction en chef : Adèle Ponticelli. Dans cet épisode : extraits du discours de Donald Trump du 28 février 2026 ; d'une émission de la télévision d'Etat iranienne, le 1er mars 2026.Cet épisode a été diffusé le 1er mars 2026. Abonnez-vous au Monde : https://abo.lemonde.fr/podcastEt réservez vos places pour la soirée des 5 ans de "L'Heure du Monde" : https://ateliers.lemonde.fr/lheure-du-monde/174 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ce jeudi se tient à Washington la session inaugurale du Conseil de paix. Cette organisation créée et présidée par Donald Trump initialement dans le but de superviser la reconstruction de Gaza ambitionne d'œuvrer à la résolution des conflits sur la planète. Le Conseil de paix revendique 27 Etats membres mais la méfiance est forte dans le monde à l'égard d'une instance qualifiée de club privé de Donald Trump destiné à suppléer les Nations Unies. Quel est le projet du Conseil de paix ? Est-ce la première pierre du nouvel ordre mondial que le Président américain souhaite imposer ? Pour en débattre Pierre Grosser, historien, spécialiste des Relations internationales, membre du Centre d'histoire de Sciences Po Alexandra Novosseloff, docteur en Sciences politiques, chercheuse associée au Centre Thucydide de l'Université de Paris-Panthéon-Assas Serigne Bamba Gaye, expert International sur les questions de paix et de sécurité ancien fonctionnaire des Nations-Unis
Ce jeudi se tient à Washington la session inaugurale du Conseil de paix. Cette organisation créée et présidée par Donald Trump initialement dans le but de superviser la reconstruction de Gaza ambitionne d'œuvrer à la résolution des conflits sur la planète. Le Conseil de paix revendique 27 Etats membres mais la méfiance est forte dans le monde à l'égard d'une instance qualifiée de club privé de Donald Trump destiné à suppléer les Nations Unies. Quel est le projet du Conseil de paix ? Est-ce la première pierre du nouvel ordre mondial que le Président américain souhaite imposer ? Pour en débattre Pierre Grosser, historien, spécialiste des Relations internationales, membre du Centre d'histoire de Sciences Po Alexandra Novosseloff, docteur en Sciences politiques, chercheuse associée au Centre Thucydide de l'Université de Paris-Panthéon-Assas Serigne Bamba Gaye, expert International sur les questions de paix et de sécurité ancien fonctionnaire des Nations-Unis
C dans l'air l'invitée du 9 février 2026 avec Raphaëlle Bacqué, grand reporter au Monde. Elle publie, avec Damien Leloup et Alexandre Piquard, "Nos nouveaux Maîtres", aux éditions Albin Michel.Les "seigneurs de la tech", Marc Zuckerberg, Jeff Bezos, Elon Musk, Sam Altman..., sont-ils devenus plus puissants que les États ? Ils détiennent nos données, sont les maîtres des réseaux sociaux, et ne semblent pas s'inquiéter de la désinformation...Tant que leurs algorithmes captent notre attention. Ces milliardaires ont désormais un pouvoir gigantesque, choisissent de financer les politiques qui servent leurs intérêts, et cherchent à éviter d'être freinés par les règlementations et les Etats. Ils investissent même dans la santé, pour repousser les limites de l'humanité grâce à l'intelligence artificielle.Raphaëlle Bacqué, Damien Leloup et Alexandre Piquard ont enquêté pendant plusieurs mois au sein de la Silicon Valley pour mieux connaître ces "nouveaux maîtres"... que rien ne semble pouvoir arrêter.
Les terres agricoles sont convoitées aux quatre coins de la planète. Un marché mondialisé où Etats comme grands groupes internationaux ne se battent pas à armes égales face à de petits exploitants. Les produits alimentaires sont aussi de puissants leviers d'influence.
durée : 00:57:57 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Le 12 mai 2025, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) annonçait sa dissolution, mettant fin à plus de 40 ans de lutte armée avec l'État turc. Depuis, aucune issue politique ne semble pourtant se dessiner pour la question kurde, encore traitée exclusivement comme une menace sécuritaire. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Hamit Bozarslan Historien et politiste, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS); Lucie Laroche Écrivaine spécialisée sur la Turquie et les enjeux de droits humains. Son travail articule des questions politiques, sociales et migratoires.
durée : 00:36:58 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Des négociations doivent s'ouvrir vendredi 5 févier à Oman entre le Etats unis et l'Iran. Téhéran durcit le ton, voulant notamment limiter les discussions sur le nucléaire, oubliant par la même occasion de discuter du sort de sa population. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
« L'Afrique reste dans le jeu commercial américain », s'exclame le site L'Economiste maghrébin. « Petit ouf de soulagement en Afrique. L'AGOA a été reconduit pour une période d'un an, c'est-à-dire jusqu'au 31 décembre de cette année. » Le mois dernier, rappelle Le Monde Afrique, « la Chambre des représentants avait voté la reconduction de l'AGOA pour trois ans, mais les sénateurs ont ramené la durée à un an. L'AGOA est une pièce maîtresse des relations commerciales entre les Etats-Unis et les pays africains. Ce traitement commercial préférentiel avait été lancé en 2000 sous la présidence du démocrate Bill Clinton. Il permet aux pays africains d'exporter de nombreux produits vers les Etats-Unis sans droits de douane, s'ils respectent une série de conditions (pluralisme politique, respect des droits humains, lutte contre la corruption…). Une trentaine de pays sur la cinquantaine du continent africain bénéficient en théorie de l'accord, qui couvre un large éventail de produits allant de l'habillement à l'igname en passant par les voitures. » Contrer les Chinois… Alors pourquoi avoir réactivé l'AGOA ? Le Pays au Burkina a sa petite idée : « Donald Trump avait fait de la réactivation de cet accord un moyen de chantage, notamment sur les pays africains, dans le cadre de la guerre commerciale mondiale qu'il a déclarée dès son retour au Bureau ovale. Sauf que cette stratégie hégémonique ne s'est pas révélée très payante. Puisque les pays concernés, loin de se plier aux desiderata de l'Oncle Sam, se sont plutôt montrés pragmatiques, (…) en traitant avec d'autres puissances telles que la Chine, la Russie, le Japon, l'Arabie Saoudite, ou encore le Qatar. Le président milliardaire (…) ne pouvait donc pas se permettre de se passer indéfiniment d'une trentaine de pays, donc d'une trentaine de marchés, et encore moins prendre l'énorme risque de laisser son adversaire le plus redoutable qu'est la Chine, contrôler seul ce vaste terrain d'opportunités. » Peu de pays concernés et beaucoup de contreparties… « L'Afrique a-t-elle vraiment de quoi se réjouir ? », s'interroge pour sa part Ledjely en Guinée. « En 2024, l'Afrique a exporté pour plus de 8 milliards de dollars de marchandises vers les Etats-Unis. Mais ces flux restent concentrés sur un nombre restreint de pays. L'Afrique du Sud, le Nigeria, le Kenya et le Lesotho figurent parmi les principaux bénéficiaires de l'accord. Pour ces pays, les retombées économiques ne sont donc pas négligeables. Mais, relève Ledjely, à l'échelle de l'ensemble du continent, elles demeurent marginales. Cette réalité s'explique en grande partie par la faiblesse structurelle de l'industrialisation africaine, qui limite la capacité de nombreux Etats à tirer profit d'un accès préférentiel aux marchés extérieurs. En ce sens, l'AGOA apparaît davantage comme un levier ponctuel que comme un véritable moteur de transformation économique. A cela, pointe encore Ledjely, s'ajoutent des conditions politiques et stratégiques qui suscitent de sérieuses interrogations. Selon plusieurs sources, la réactivation de l'accord serait notamment liée à la volonté de Washington de voir certains pays africains accueillir des migrants que les Etats-Unis ne souhaitent plus garder sur leur sol, une question particulièrement chère à Donald Trump. La question aurait été explicitement soumise au Ghana. » Enfin, pour l'économiste béninois Khalid Igué, interrogé par Le Point Afrique, « renouveler l'accord pour une seule année le rend précaire, mais c'est mieux que rien. Cette période peut servir de transition, durant laquelle nous, pays africains, devons montrer aux États-Unis tout l'intérêt qu'ils auraient à rendre l'accord durable. Nous ne pouvons pas nous passer du marché américain, souligne-t-il. Mais eux non plus ne peuvent se passer de l'Afrique et de ses ressources. » RDC : l'AFC/M23 revendique l'attaque de l'aéroport de Kisangani À la Une également, l'attaque de drone le week-end dernier sur l'aéroport de Kisangani dans l'est de la RDC… C'était bien l'AFC/M23. Le groupe rebelle a revendiqué l'attaque. « L'AFC/M23 affirme avoir détruit le centre de commandement des drones militaires. De fait, relève Jeune Afrique, la zone militaire de l'aéroport de Kisangani abrite des drones chinois et turcs utilisés par les Forces armées congolaises. De son côté, le gouvernement local de la province de la Tshopo affirme que les drones ont été neutralisés avant d'atteindre leur cible. » En tout cas, cette incursion en territoire congolais, à 700 km de Bukavu, contrôlée par les rebelles, montre que « l'AFC/M23 intensifie la bataille de l'air », pointe le site panafricain. « Le groupe armé veut démontrer qu'il a la capacité de se projeter bien au-delà de la zone qu'il contrôle. »
durée : 00:36:58 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Des négociations doivent s'ouvrir vendredi 5 févier à Oman entre le Etats unis et l'Iran. Téhéran durcit le ton, voulant notamment limiter les discussions sur le nucléaire, oubliant par la même occasion de discuter du sort de sa population. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:58:33 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - En septembre 2025, les exportations de pétrole du Kurdistan irakien ont repris à la faveur d'un accord avec le gouvernement central. À la fois source de tensions avec Bagdad et levier d'autonomie pour les Kurdes, le pétrole est au cœur des enjeux de la région autonome et du pays. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Tom Préel Doctorant en sciences politiques à l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne, rattaché au Centre européen de sociologie et de science politique; Adel Bakawan Directeur du European Institute for Studies on the Middle East and North Africa (EISMENA); Cyril Roussel Géographe, chercheur au CNRS, membre du laboratoire MIGRINTER de l'université de Poitiers
durée : 00:58:10 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Le 8 janvier 2026, les sept principaux partis kurdes d'Iran ont appelé à la grève générale dans le cadre de la révolte déclenchée fin décembre 2025. Marginalisés politiquement et économiquement par le pouvoir central, que revendiquent les Kurdes d'Iran ? - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Sahar Bagheri Docteure en sciences économiques et chercheuse au laboratoire IRIS (Université Sorbonne-Paris Nord-EHESS); Sarah Guillemet Documentariste et chercheuse indépendante en sciences politiques et sociologie. Elle a réalisé avec l'anthropologue Leïla Porcher le film "Je n'ai plus peur de la nuit", qui suit deux femmes kurdes rejoignant un campement du parti Komala, dans les montagnes entre l'Irak et l'Iran.; Boris James Maître de conférences en histoire à l'Université Paul-Valéry Montpellier 3
durée : 00:58:16 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Pour la première fois depuis dix ans, l'armée syrienne est partie à la reconquête du nord-est du pays, contrôlé par les Kurdes. Pour cette minorité qui jouissait jusqu'ici d'une autonomie de fait, cette offensive marque le début d'une intégration politique et militaire à l'État central. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Gilles Dorronsoro professeur de sciences politiques à l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne; Iris Lambert doctorante au CERI, journaliste indépendante; Cédric Labrousse doctorant à l'EHESS
durée : 00:13:54 - L'invité d'un jour dans le monde - Les Etats-Unis sont encore plongés dans les dérapages de l'ICE à Minneapolis. Une partie de la classe politique critique cette police fédérale. Pourtant, les soutiens de Donald Trump continuent d'encourager les agents fédéraux. Simon Hankinson souhaite que les missions de l'ICE se poursuivent. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 02:29:19 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin sur France Culture, à 7h40, Guillaume Erner reçoit Alexandre Devecchio pour son livre "Nous vivions côte à côte. Itinéraire d'un 'petit blanc' de banlieue" (Fayard) et l'activiste Féris Barkat. A 7h17, Thierry Pouch nous explique pourquoi les Etats recommencent à stocker de la nourriture. - réalisation : Félicie Faugère
C dans l'air l'invitée du 16 janvier 2026 avec Aïda Tavakoli, doctorante franco-iranienne et présidente et co-fondatrice de l'association We Are Iranian Students.Depuis le début du mouvement le 28 décembre, la répression des manifestations en Iran aurait déjà fait 12 000 morts, selon l'estimation du média Iran International, 3428 selon l'ONG Iran Human Rights. Une ampleur qui semble inédite et une violence apparemment sans précédent : tirs à balles réelles dans la foule, corps qui s'amoncellent dans les rues, exécutions dans les hôpitaux... Le régime des mollahs va jusqu'à faire payer les familles qui veulent récupérer les corps de leurs proches défunts. La situation en Iran est difficile à documenter : les récits d'opposants et les images se font rares à cause du black-out imposé par les autorités iraniennes afin de limiter la circulation d'informations. "Cette perturbation figure parmi les plus longues jamais enregistrées", a précisé hier soir l'ONG NetBlocks.Face à cette situation, la réaction américaine se fait attendre. La porte-parole de la Maison Blanche affirme que "toute les options" restent sur la table et assure que l'Iran a renoncé à 800 exécutions de manifestants. Elle a également ajouté que Donald Trump avait menacé Téhéran de "sérieuses conséquences" si la répression des manifestations continuait. "Nous avons été informés par des sources très importantes de l'autre côté, et elles ont dit que les tueries ont pris fin", a toutefois précisé hier le président américain. Si une intervention américaine suscite l'espoir chez certains manifestants iraniens, elle inquiète les Etats arabes, qui craignent que des frappes contre l'Iran n'entraînent un conflit régional plus vaste. Le Premier ministre israélien a quant à lui demandé à Donald Trump de "reporter tout projet d'attque militaire américaine contre l'Iran". Alors que l'avenir d'Ali Khamenei vacille, celui de Reza Pahlavi semble s'eclarcir. Mais le fils du shah peut-il vraiment représenter une alternative si le régime venait à tomber ? Enfin, reste à savoir quel rôle peut et doit jouer le reste de la communauté internationale, qui peine à se faire entendre. En témoigne la tribune dans Libération du photographe iranien Reza, qui exhorte Emmanuel Macron à agir.
durée : 00:57:49 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - En octobre 2024, sous la pression des Etats caribéens, l'Etat britannique a jugé qu'il était temps d'aborder la justice réparatrice liée à la période de l'esclavage. Pourtant cette décision est jugée trop tardive et sans ambition puisqu'elle refuse tout dédommagement monétaire. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Fabienne Viala professeure en études comparées à l'université de Warwick, spécialiste des Caraïbes; Maboula Soumahoro maîtresse de conférences en civilisation américaine à l'Université François Rabelais à Tours. ; Jean-Marie Théodat directeur du département de géographie à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Aux Etats-Unis d'Amérique, au plus sombre des années 30, une conspiration a tenté de mettre au pouvoir un régime fasciste, inspiré de ce qui se faisait dans certains pays d'Europe. L'invité de Jean -Marc Panis , Thomas Snégaroff revient sur cette sur cette expérience racontée dans son roman « La Conspiration » publié aux éditions Albin Michel Sujets traités : Etats-Unis, nazis, conspiration, régime, fasciste, Thomas Snégaroff Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Des USA nazis ? Aux Etats-Unis d'Amérique, au plus sombre des années 30, une conspiration a tenté de mettre au pouvoir un régime fasciste, inspiré de ce qui se faisait dans certains pays d'Europe. L'invité de Jean -Marc Panis , Thomas Snégaroff revient sur cette sur cette expérience racontée dans son roman « La Conspiration » publié aux éditions Albin Michel Sujets traités : Etats-Unis, Amérique, nazis, conspiration, régime ,fasciste, Europe, Thomas Snégaroff Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Émission originellement diffusée en juillet 2023.Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 9 juin 2023.Avec cette semaine :- Yves Plasseraud, juriste et spécialiste des États baltes.- Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- François Bujon de l'Estang, ambassadeur de France.- Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.LES PAYS BALTESYves Plasseraud, vous êtes juriste et présidez depuis 1996 le Groupement pour le droit des minorités, ONG qui bénéficie d'un statut consultatif auprès des Nations unies, de l'Union européenne et du Conseil de l'Europe. Vous êtes un spécialiste des pays baltes et avez récemment publié deux ouvrages sur cette région du monde, qui regroupe l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Dans Les pays baltiques - Le pluriculturalisme en héritage, paru en 2020, vous montrez comment l'histoire de ces pays est marquée par la menace constante de puissances impériales comme l'Allemagne ou la Russie, ainsi que par la diversité de leurs peuples et de leurs cultures. Vous avez également consacré, en 2022, un ouvrage aux peuples Germano-Baltes, nés au XIII° siècle des migrations de colons allemands à Riga, l'actuelle capitale de la Lettonie.Les pays baltes regroupent aujourd'hui plus de 6 millions d'habitants et représentent un PIB d'approximativement 120 Mds€. Bordés par la mer Baltique à l'ouest, ils s'étendent sur 175 000 km2 et partagent leurs frontières avec la Russie, la Biélorussie et la Pologne. A mi-chemin entre la Russie et l'Europe de l'Ouest, ils constituent une interface stratégique entre l'Orient et l'Occident, au cœur des enjeux géopolitiques et militaires contemporains.L'héritage soviétique pèse lourd dans ces anciennes Républiques socialistes soviétiques, territoire convoité par la Russie depuis Pierre le Grand pour son ouverture sur la mer Baltique. Avant l'invasion de l'Ukraine, la Fédération de Russie était l'un des principaux partenaires commerciaux de la région. Il lui fournissait également l'essentiel de son approvisionnement en gaz naturel, à hauteur de 42% en Lituanie, de 93% en Estonie et 100% en Lettonie. Les russophones constituent une importante minorité au sein des Pays Baltes et représentent jusqu'à 30% de la population en Lettonie. La mémoire de l'annexion russe, enfin, reste problématique, comme l'illustre la récente loi sur la destruction des monuments soviétiques promulguées par l'Estonie en début d'année.Pour se prémunir des menaces russes, les pays baltes ont choisi l'ancrage à l'Ouest. Ils ont adhéré à l'Union européenne en 2004, marquant la réussite de la transition démocratique et économique accomplie depuis 1991. La même année, les États baltes rejoignent l'OTAN. L'Alliance implante dès 2008 son centre de cyberdéfense à Tallin, à la suite de la cyberattaque de l'Estonie dirigée par le Kremlin une année auparavant. A la suite du sommet de 2016, à Varsovie, des troupes permanentes sont déployées par l'OTAN dans les Pays baltes dès 2017, ainsi que des forces navales et aériennes en mer Baltique.L'invasion de l'Ukraine par la Russie projette les Pays Baltes au cœur des enjeux de défense du monde occidental. Ces États, qui ont mis en garde l'UE contre la menace russe dès 2004, s'inquiètent d'être les prochaines cibles de Vladimir Poutine. Le corridor de Suwalki, qui permet aux Russes de desservir leur enclave européenne de Kaliningrad par la Biélorussie et comporte depuis 2016 des batteries de missile à capacité nucléaire, est au centre des tensions. Une crise avait même éclaté en juin 2022, à la suite de la décision de la Lituanie de restreindre le transit de marchandises par voie ferrée vers l'enclave russe, en accord avec les sanctions européennes. Dans ce contexte explosif, le prochain sommet de l'OTAN se tiendra en juillet à Vilnius, capitale de la Lituanie. Il y sera notamment question de la mise en place de nouveaux plans de défense pour la région baltique, mais aussi de l'adhésion de la Suède, candidate fortement soutenue par les Etats baltes.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Oubliée aujourd'hui, l'affaire Mortara a fait beaucoup de bruit dans les années 1960, et sans doute contribué à la disparition des Etats pontificaux. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.