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Julie Glikman a fait des messages vocaux son objet de recherche ! Les notes vocales ! On les adore... ou on les abhorre ! Elles se suffisent tantôt à un laconique « Ok, ça marche » de trois secondes, elles peuvent aussi devenir de véritables « podcasts » de trois, dix ou quinze minutes ! Pourtant, ces notes ne sont-elles pas aussi un moyen de saisir la langue telle qu'elle se parle aujourd'hui ? Et d'archiver nos manières de parler ? Pourquoi s'écrire quand on peut se parler et, inversement, pourquoi se lancer dans une conversation quand on peut s'envoyer un message rapide et efficace… ? Tel était le dilemme entre le SMS et l'appel téléphonique. Mais depuis, les notes vocales ont pris le relais : « un véritable sujet d'étude pour les linguistes ! » Il y aurait « sept milliards de messages vocaux échangés par jour ». Tout le monde ou presque s'y est mis. Une langue parlée, naturelle, sans chevauchement de parole « Ce qui nous intéresse, c'est que c'est de la langue parlée, naturelle. On peut ainsi comprendre comment les gens parlent au quotidien ! », explique Julie Glikman. Et, particularité des vocaux, il n'y a « pas de chevauchement de parole comme dans une conversation normale ». Les linguistes ont recueilli des données sur la base du volontariat, en proposant aux gens (beaucoup d'étudiants !) de participer en partageant leurs messages : 1 950 fichiers audio, vingt heures d'écoute et des vocaux qui parlent de tout. « Jusqu'à maintenant, l'étude de la langue se faisait grâce aux œuvres écrites ». « Le français, comme toutes les langues, change au fil du temps, les vocaux peuvent être un moyen de percevoir ces changements plus rapidement ! » « Voilà », disfluences et gros mots : ce que révèlent les vocaux Ce qui a été remarqué, ce sont des usages de la langue parfois peu documentés . Le mot « voilà », par exemple, n'est pas toujours un mot de discours terminatif. Les vocaux permettent aussi de documenter et d'archiver les gros mots qui sont dits, mais aussi ce qu'on appelle les disfluences : « les blancs » ou les « euh », les répétitions. Mais est-ce que ça reste de la communication ? Oui, selon la linguiste car « on envoie à un destinataire choisi mais il y a parfois une séparation spatio-temporelle. » Avec les vocaux, on peut s'arrêter plus facilement qu'une communication par téléphone classique. Invitée : Julie Glikman, professeure en linguistique française diachronique à l'Université de Lorraine et membre du Laboratoire de recherche UL ATILF soit Analyse et Traitement Automatique de la Langue Française. Pour retrouver le corpus des vocaux, RDV ici. Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille ». Cette semaine encore, on découvre les dessous de l'expression « Tirer les vers du nez » avec Sarah Decottignies, lexicographe aux éditions Le Robert et toujours avec la complicité des élèves de CM1 A de l'École Arago, située dans le 13è arrondissement de Paris ! Programmation musicale : L'artiste franco-guinéenne Annie Lalalove avec le titre Let it be blue.
Dans Et si on arrêtait de penser au masculin ?, publié aux éditions Le Robert, le psycholinguiste Pascal Gygax démonte les mécanismes de la masculinisation de la langue et montre en quoi ils influencent en profondeur notre vision de la société. Un père et son fils partent en voiture à la campagne. Sur le chemin, ils ont un accident. Le père meurt, mais le fils survit et est amené aux urgences. Arrivé à l'hôpital, le chirurgien de garde dit : « Je ne peux pas opérer car c'est mon fils ! » Comment cette situation est possible ? C'est par cette devinette, qui s'avère être une question assez structurante, que commence l'essai co-écrit par Pascal Gygax ! La réponse est la « mère » mais beaucoup de gens testés ont eu beaucoup de peine à trouver la solution, comme si notre cerveau ne pouvait le capter immédiatement ! « Il y a un stéréotype ! On n'est pas habitué à l'association « chirurgien/femme ». En langue française, on a un autre problème : on utilise le masculin pour parler de personnes qui ne sont pas homme (médecin, professeur....) ». C'est ce qu'on appelle le masculin générique... Pour le chercheur, le cerveau a du mal à envisager spontanément le féminin lorsqu'il doit souvent lever une ambiguïté entre un féminin et un masculin. « Mais notre cerveau n'aime pas laisser des cases vides : lorsqu'il doit trancher, il va plutôt se tourner vers le masculin. C'est une forme d'androcentrisme. Nous voyons le monde à travers un prisme plutôt masculin, parce que nous y avons été exposés depuis tout petits. » Mais, comment on est ont arrivé là ? Tout d'abord, il y a eu des vagues de « masculinisation de la langue » notamment à partir du XVIIè siècle : des mots comme « autrice » ont disparu. « Une manière de dire aux femmes que les métiers tels que docteur, philosophe, sont réservés aux hommes ! C'est très assumé. » Comment faire un langage plus inclusif ? Pascal Gygax nous apprend que les premières théories sur l'écriture inclusives apparaissent dans le livre de Nancy Hardesty Inclusive Language in the Church. Dans cet ouvrage, l'autrice proposait d'utiliser des termes épicènes « enfant de Dieu » plutôt que « fils de Dieu ». « Il ne faut pas confondre écriture inclusive et point médian qui est juste une des formes possibles de l'écriture inclusive », précise Pascal Gygax. D'autres stratégies existent : changer la fonction grammaticale, utiliser le pluriel ou encore recourir à la forme passive. On peut aussi employer des doublets : « Françaises, Français », « les femmes et les hommes ». Mais est-ce que cela peut fonctionner ? « C'est surtout une question d'habitude. Certaines formes, comme les néologismes, mettront sans doute plus de temps à entrer dans les mœurs ». Et la chronique Ailleurs nous emmène à Kinshasa en République démocratique du Congo où Israël Tshipamba, directeur du festival Ça se passe à Kin. Invité : Pascal Gygax, psycholinguiste, directeur de recherches à l'université de Fribourg en Suisse. Co-auteur avec de Et si on arrêtait de penser au masculin ? publié aux éditions Le Robert. Programmation musicale : Les artistes Sébastien Tellier & Juliette Armanet avec le titre « Attraction ».
Langue française : la baisse du niveau chez les jeunes inquiète le corps enseignant face au déclin de la lecture by TOPFM MAURITIUS
Ce matin, on parle de "débuter", amis des mots. C'est Rémy, de Monaco, qui m'a contactée sur la page Facebook du Bonbon sur la langue en me demandant de rappeler que le verbe débuter est intransitif. "Intransitif"... vous avez un peu oublié ce que c'est ? C'est vrai que ça fait partie de ces termes barbares...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il faut que nous parlions du virus qui a frappé les passagers du bateau de croisière "Hondius"... Si vous avez quelques doutes sur mes compétences en infectiologie, amis des mots, ne doutez plus : je n'en ai aucune. Je vais vous parler du mot hantavirus, bien sûr.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:59:30 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - réalisation : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Audrey, de Versailles, me fait part, sur l'Instagram Un bonbon sur la langue, d'une question qui, dit-elle, la "taraude depuis longtemps : est-ce qu'on écrit 'C'est toi qui saiS' ou 'C'est toi qui saiT'. A chaque fois, je me demande, et j'orthographie avec la première version..."Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
Un pléonasme consiste à répéter une même idée avec des mots différents dans une même expression. Autrement dit, on dit deux fois la même chose… sans forcément s'en rendre compte.1. “Au jour d'aujourd'hui”Le mot “aujourd'hui” contient déjà “hui” qui signifie “ce jour”. Donc littéralement : “au jour de ce jour”.2. “Prévoir à l'avance”Prévoir, c'est anticiper. Donc “à l'avance” est déjà inclus.3. “S'avérer vrai”“S'avérer” signifie déjà “se révéler vrai”. Donc dire “vrai” est redondant.4. “Voire même”“Voire” signifie déjà “et même”. Donc “voire même” = “et même même”.5. “Tri sélectif”Un tri est forcément sélectif. Sinon… ce n'est pas un tri.6. “Incessamment sous peu”“Incessamment” et “sous peu” veulent tous deux dire “bientôt”. C'est un doublon pur.7. “Ajouter en plus”Ajouter = mettre en plus. Donc doublon.8. “Se répéter encore”Se répéter contient déjà l'idée de répétition.9. “Un bref résumé”Un résumé est déjà bref par définition.10. “Un petit détail”Un détail est déjà quelque chose de petit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
C'est le printemps... La correctrice de RTL plonge dans sa malle à vocabulaire mystérieux lié à la nature.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ecoutez Un bonbon sur la langue avec Muriel Gilbert du 12 avril 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans son essai, Avec la langue, la linguiste Julie Neveux nous propose une immersion dans le français qu'on parle aujourd'hui. Avec la langue est le nouveau livre de Julie Neveux, linguiste et autrice qui se passionne pour le français, celui qu'on parle, que ce soit au boulot ou en amour. Le français parlé v. s. le français écrit Elle fait le distinguo entre le « français écrit » et le « français parlé ». Elle s'intéresse particulièrement à la parole car elle considère que c'est grâce à elle qu'une langue reste vivante. Elle décrypte des expressions en partant parfois de situations ordinaires. « Comment arrive-t-on à parler de la météo, par exemple ? Ce sont des discussions triviales qu'on a avec son prochain et qui permettent d'échanger tout en gardant contact avec son interlocuteur : c'est ce qu'on appelle les conversations phatiques. » Une langue trop normée ? Elle trouve la langue trop normée, la langue de l'écrit et de la grammaire qu'elle appelle la « grammatisation » de la langue. Elle souligne l'ironie qu'il y a à appeler le français « langue de Molière », cet auteur du XVIIᵉ siècle qui s'amusait justement à malmener et à tordre le français. Le français, une langue plus que vivante ! Elle s'oppose aux puristes qui charrient un discours décliniste, le « tout fout le camp, la langue française est foutue », or elle est persuadée qu'une « nouvelle langue est à venir ». Son livre regorge de nouvelles expressions ou mots tels que « Quoicoubeh ». Elle analyse aussi des mots comme « situationship » : une relation amoureuse, qui ne rentre dans aucune case. Invitée : Julie Neveux, linguiste, enseignante-chercheuse en linguistique anglaise à Sorbonne. Son dernier ouvrage, Avec la langue est publié aux éditions Grasset. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Lomé, au Togo où l'institut français célèbre le livre et le droit d'auteur tout le mois d'avril avec comme axe principal, la médiation autour du livre. Programmation musicale : Les artistes Gabi Hartmann et Arat Kilo avec le titre « Les larmes d'un temps passé ».
Dans son essai, Avec la langue, la linguiste Julie Neveux nous propose une immersion dans le français qu'on parle aujourd'hui. Avec la langue est le nouveau livre de Julie Neveux, linguiste et autrice qui se passionne pour le français, celui qu'on parle, que ce soit au boulot ou en amour. Le français parlé v. s. le français écrit Elle fait le distinguo entre le « français écrit » et le « français parlé ». Elle s'intéresse particulièrement à la parole car elle considère que c'est grâce à elle qu'une langue reste vivante. Elle décrypte des expressions en partant parfois de situations ordinaires. « Comment arrive-t-on à parler de la météo, par exemple ? Ce sont des discussions triviales qu'on a avec son prochain et qui permettent d'échanger tout en gardant contact avec son interlocuteur : c'est ce qu'on appelle les conversations phatiques. » Une langue trop normée ? Elle trouve la langue trop normée, la langue de l'écrit et de la grammaire qu'elle appelle la « grammatisation » de la langue. Elle souligne l'ironie qu'il y a à appeler le français « langue de Molière », cet auteur du XVIIᵉ siècle qui s'amusait justement à malmener et à tordre le français. Le français, une langue plus que vivante ! Elle s'oppose aux puristes qui charrient un discours décliniste, le « tout fout le camp, la langue française est foutue », or elle est persuadée qu'une « nouvelle langue est à venir ». Son livre regorge de nouvelles expressions ou mots tels que « Quoicoubeh ». Elle analyse aussi des mots comme « situationship » : une relation amoureuse, qui ne rentre dans aucune case. Invitée : Julie Neveux, linguiste, enseignante-chercheuse en linguistique anglaise à Sorbonne. Son dernier ouvrage, Avec la langue est publié aux éditions Grasset. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Lomé, au Togo où l'institut français célèbre le livre et le droit d'auteur tout le mois d'avril avec comme axe principal, la médiation autour du livre. Programmation musicale : Les artistes Gabi Hartmann et Arat Kilo avec le titre « Les larmes d'un temps passé ».
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
You'll hear its unmistakable sound in tiny islands of the South Pacific, bustling capitals in West Africa and chilly ports in the northeast of the Americas. The French language is spoken by more than 390 million people all over the world, and that linguistic community is celebrated by the International Organisation of Francophonie. French content is also increasingly popular on social media, with lifestyle, culture and education influencers sharing linguistic tips online.
Le Journal en français facile du lundi 16 mars 2026, 17 h 00 à Paris. Comprendre un extrait du journal avec : un exercice niveau B1 | Semaine de la langue française et de la francophonie Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CX5f.A
A l'occasion de la journée internationale des droits de la femme, je te propose un épisode qui risque de faire couler beaucoup d'encre. Depuis quelques années, le fait que les langues romanes (espagnol, portugais, italien, roumain) soient des langues genrées, il existe un débat sur le fait que certaines de ces langues sont sexistes.C'est notamment un débat concernant la langue française. Pourquoi le masculin l'emporte sur le féminin ? C'est-à-dire, pourquoi, lorsqu'il y a un homme et 10 000 femmes, on doit dire “ils” ? Pourquoi certains métiers sont généralement utilisés au masculin ? Pourquoi le neutre en français est-il utilisé au masculin singulier ? Des linguistes et grammairiens se sont penchés sur ces questions depuis quelques années. Ce questionnement, qui dérange certains, est pourtant légitime notamment lorsqu'on essaie d'avoir un discours plus inclusif. On n'est pas obligé d'être d'accord sur tout, tout le temps. Ce n'est pas le but. Néanmoins, lorsque le questionnement sur la visibilité du féminin dans le discours de la langue française crée de la réticence, on peut se poser la question : pourquoi ? Pourquoi le fait de rendre le féminin plus visible ou de redonner une place au féminin irrite tant de personnes ? Serait-ce parce que donner de la visibilité au féminin, c'est en partie réduire la visibilité de l'autre ? Ce questionnement dérange et dérangera encore longtemps. Je te propose de te faire ton propre avis avec cet épisode.“Le Français avec Yasmine” existe grâce au soutien des membres et élèves payants. Il y a 3 manières de soutenir ce podcast pour qu'il continue à être libre, indépendant et rebelle : 1️⃣ Le Club de Yasmine Le Club privé du podcast qui donne accès à toutes les transcriptions des épisodes relues et corrigées au format PDF, à 6 épisodes secrets par an, la newsletter privée en français et l'accès à la communauté des élèves et membres sur Discord pour continuer à partager et se rencontrer. https://lefrancaisavecyasmine.com/club 2️⃣ Les cours de français avec YasminePour aller encore plus loin et améliorer ton français avec moi, je te donne rendez-vous dans mes cours et mes formations digitales. Je donne des cours particuliers (en ligne et à Paris) et des cours en groupe en ligne. Rendez-vous sur le site de mon école pour découvrir le catalogue des cours disponibles : www.ilearnfrench.eu ➡️ Rendez-vous sur les réseaux sociaux Instagram : https://www.instagram.com/ilearnfrench/LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/yasmine-lesire-ilearnfrench/ ➡️ Crédit musique La musique de cet épisode est créée par le groupe Beam. Merci à Maayan Smith Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cet épisode est la version audio d'une conversation filmée, disponible sur notre chaîne YouTube. Rejoins notre Patreon pour accéder à la transcription complète et détaillée, à des explications sur le vocabulaire et les expressions. Et plein d'autres choses exclusives !https://www.patreon.com/cw/FrenchWithPanache------------------Parler français, c'est bien… mais savoir débattre et captiver les Français, c'est mieux. Est-ce que tu bloques au moment de parler à l'oral ? Tu as peur de ne pas être intéressant ou de ne pas savoir comment prendre la parole poliment dans un débat ? Alors cette conversation est pour toi. Aujourd'hui, on se retrouve à Aix-en-Provence avec Gislain Prades, co-fondateur de l'Atelier de la Langue Française. Et on échange avec lui sur plusieurs choses : - Comment avoir confiance quand on parle en français ?- Comment avoir des conversations intéressantes avec les Français ? - Comment débattre avec eux ? - Et SURTOUT, couper la parole, on a le droit ? Alors installe-toi bien, profite de cette conversation passionnante et prends des notes. Et la prochaine fois que tu échanges avec des natifs, pense à nous !----------------------------FOLLOW US : YouTube : https://www.youtube.com/@FrenchWithPanacheInstagram : https://www.instagram.com/frenchwithpanache/Private Coaching : https://frenchwithpanache.com/our-offers/private-coaching/Our website : frenchwithpanache.comWork with us : contact@frenchwithpanache.comSupport our content at : https://www.paypal.com/donate/?hosted_button_id=WTYFE2AY2YVX4 or https://ko-fi.com/frenchwithpanacheÀ la prochaine
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
Au Québec, le Premier ministre, François Legault, s'apprête à quitter le pouvoir après sept ans à la tête de la province. Il laisse derrière lui une réforme linguistique majeure qui impose le français au monde des affaires. Des enseignes extérieures aux logiciels et communications internes, tout doit être disponible dans la langue officielle. Présentée comme un rempart pour la survie du français en Amérique du Nord, cette réforme bouscule aujourd'hui certaines entreprises longtemps portées par le bilinguisme à Montréal. De notre correspondante au Québec, Dans les studios de jeux vidéo à Montréal, comme dans de nombreuses entreprises internationales, l'anglais était souvent la langue commune de travail. Aujourd'hui, même les messages internes doivent être en français. « On est à la recherche de traducteurs, explique Arielle Mathieu du Conseil du patronat du Québec. Dans le contexte d'une pénurie de main-d'œuvre, c'est encore plus difficile pour les entreprises de s'adapter à cette nouvelle réglementation. » Cette obligation découle de la réforme linguistique adoptée par le gouvernement québécois en 2022. Elle fait du français, déjà langue officielle de cette province du Canada, la langue officielle de l'entreprise. Depuis juin 2025, aucune société de 25 employés et plus ne peut y échapper. « On avait énormément d'entreprises qui n'étaient pas prêtes, qui n'avaient pas commencé leur démarche de francisation », poursuit Arielle Mathieu. En fait, ce n'est pas la langue des salariés qui change, mais celle de l'entreprise. Elles peuvent toujours embaucher un ingénieur venu de Berlin ou de San Francisco, mais désormais, c'est à lui de s'adapter au français et non l'inverse. « Ce sont de réels freins pour recruter des talents étrangers sur notre territoire », assure encore Arielle Mathieu. La loi s'impose aussi dans l'affichage commercial. Elle concerne tout ce que voient les clients : emballages, sites internet et vitrines, où le français doit maintenant être prédominant. « Il faut changer l'affichage. Ça coûte cher », précise l'avocat Me Jean-Philippe Mikus. Il accompagne des dirigeants dans leur mise en conformité : « Pour un client, on était dans les centaines de milliers de dollars, parfois plus d'un million. Évidemment, lorsqu'on parle de chaînes, ça démultiplie les frais. » Jusqu'à 30 000 dollars d'amende À ces coûts s'ajoute la pression de l'Office québécois de la langue française, chargé de faire respecter la loi. Pour l'instant, il privilégie l'accompagnement. Mais la menace est réelle : jusqu'à 30 000 dollars d'amende, qui peuvent se répéter tant que l'infraction persiste. « C'est un fardeau extrêmement lourd, explique Me Mikus. Il y a plusieurs entreprises qui se disent : "Je ne vendrai pas au Québec" tout simplement », ajoute l'avocat. Certaines marques ont retiré le Québec de leurs boutiques en ligne, faute de site en français. Un signal d'alarme pour Michel Rochette, du Conseil canadien du commerce de détail : « Ça met un grand cercle rouge autour du Québec. C'est beaucoup de règles qui sont uniques au monde et qui rendent extrêmement périlleux le fait de faire affaire ici. » Mais pour le Premier ministre québécois, François Legault, toutefois, l'enjeu dépasse l'économie : « Le Québec forme une nation, mais qui est, en proportion, petite en Amérique du Nord, qui sera toujours vulnérable. » Son pari politique pour la survie culturelle bouscule l'écosystème d'affaires de Montréal, une ville habituée à faire du bilinguisme sa marque de commerce. À lire aussiCanada: la langue française en perte de vitesse au Québec
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
durée : 00:56:58 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - - réalisation : Virginie Mourthé
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
Un petit coup de gueule vocabulaire, aujourd'hui, amis des mots. Un coup de gueule "iconique", dirait peut-être un publicitaire. Oui, car ce mot, "iconique", qu'on met à toutes les sauces, en particulier dans la pub, mais aussi dans la grande presse féminine, je-n'en-peux-plus.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Amis des mots, je vais me faire un plaisir de répondre à la curiosité d'Etienne, de Saint-Privat-d'Allier, en Haute-Loire, qui m'écrit sur mon compte Facebook MurielGilbert.com : "Bonjour, fidèle auditeur du Bonbon sur la langue, je me demande pourquoi on peut parler d'un facteur d'instruments de musique, mais aussi d'un facteur qui livre le courrier"...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'ouïe est, de nos cinq sens, celui qui nous permet de percevoir les sons. Etre tout ouïe, c'est donc être hyper-attentif. Le nom ouïe est issu du verbe ouïr, quasi sorti de l'usage aujourd'hui, remplacé par le verbe entendre parce qu'il était trop court et, que sa conjugaison prêtait à confusion.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:23:33 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - L'invité du Grand Entretien de Benjamin Duhamel et Florence Paracuellos est Alain Finkielkraut, philosophe, académicien, écrivain, auteur de “Le cœur lourd” (Gallimard). Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:23:33 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - L'invité du Grand Entretien de Benjamin Duhamel et Florence Paracuellos est Alain Finkielkraut, philosophe, académicien, écrivain, auteur de “Le cœur lourd” (Gallimard). Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Aujourd'hui, on parle de la 19e lettre de notre alphabet, j'ai nommé : le S. Cela pour répondre à cette question de Bernard sur Facebook, qui me demande "Savez-vous comment on a décidé que le pluriel des mots se ferait en ajoutant un S ? Pourquoi pas une autre consonne ?" Et j'ajouterais même, cher Bernard, pourquoi pas... une voyelle ?!Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au Moyen Age, déjeuner et dîner étaient tout à fait synonymes. Quand, à la suite de changements dans les habitudes, le premier des deux repas principaux a été reculé, on s'est mis à prendre le dîner... à midi, tandis que le déjeuner se prenait au saut du lit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'invitée : Gabriella Parussa, professeure de linguistique et philologie à Sorbonne universitéLe livre : Écrire le Français. Toute une histoire, Arles, Actes sud, 2024. La discussion :· Une histoire de l'écart entre langue écrite et langue courante, ou de la difficulté à écrire le français (01:00)· La normalisation très tardive de l'orthographe (4:30)· Quand le français et le latin se sont-ils séparés ? (11:30)· La difficulté d'écrire le français en latin (15:00)· Les variations de graphie durant la période médiévale elle-même (21:00)· L'imprimerie et les transformations de la graphie française (28:00)· Un « moment préféré » de la langue française ? (43:00) Conseils de lecture :· Emmanuel Szurek sur la langue turque· Françoise Waquet, Le latin ou l'empire d'un signe· Collection « La compagnie des langues » d'Actes sud· Des Papous dans la têteUn podcast créé, animé et produit par André Loez et distribué par Binge Audio. Contact pub : project@binge.audioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Amis des mots, je suis plus SPA que chasse à courre, c'est sûr. Je remercie d'autant plus Orianne, fidèle des podcasts du Bonbon sur la langue, de m'avoir envoyé les merveilles de confiserie de langue françaises qu'elle a découvertes en visitant le château de Gien, dans le Loiret...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
Tous les jours dans la matinale d'Europe 1, Christophe Bordet scrute et analyse la presse du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dimanche dernier, dans ma liste de cadeaux de Noël pour amis des mots, j'avais proposé un livre sur l'étymologie : j'avais expliqué qu'on y découvre notamment de quelle manière surprenante l'enfant est lié à l'infanterie, et comment le latin mus, la souris, a donné les muscles et la moule marinière, eh oui...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Maxime, d'Issy-les-Moulineaux, près de Paris, se demande si son prénom ne descendrait pas du mot latin maximum, et il en profite pour me demander s'il y a une différence de sens et d'usage entre les mots maximum et maximal...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
"Bonjour, m'écrit Brahim, mon fils m'a surpris par une question à laquelle je n'ai pas trouvé de réponse, alors je m'adresse à vous... Pourquoi, dit-on 'c'est un bel article' et non 'c'est un beau article' ? Il me semble que les deux sont justes... Merci de nous apporter votre éclairage !"Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:51:48 - Les Nuits de France Culture - par : Mathias Le Gargasson - Par Jean Paget - Avec Jean Starobinski (critique, théoricien de la littérature, médecin, historien des idées) - Lectures de René Farabet, Michel Bouquet et Jean Topart - réalisation : Vincent Abouchar
durée : 00:45:36 - Les Nuits de France Culture - par : Mathias Le Gargasson - Par Jean Paget - Avec Jean Starobinski (critique, théoricien de la littérature, médecin, historien des idées) - Lectures de René Farabet, Michel Bouquet et Jean Topart - réalisation : Vincent Abouchar
Patrick, sur Facebook, m'écrit que "le féminin de salaud, c'est garce, qui n'a pas de masculin". Eh bien, cher Patrick, vous vous trompez : garce a bien un masculin, et il est assez évident quand on y pense, c'est... gars, tout simplement. Certes, le féminin n'est pas tout à fait l'équivalent du masculin.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On entend surtout souvent "ce n'est pas une sinécure", pour dire que quelque chose n'est pas de tout repos : "Garder tes gosses, dis donc, c'est pas une sinécure !" Bref, on sait à peu près ce que ça n'est pas, mais savez-vous précisément ce qu'est une sinécure, amis des mots ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Enfin, amis des mots, nous nous penchons ce matin sur un sujet crucial, grâce à Patricia, de Sarzeau, dans le Morbihan, qui me soumet une question que j'ai adorée : "Pourquoi dit-on faire pipi ?" Eh bien figurez-vous, chère Patricia, que ce pipi est loin d'être une invention récente...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Joindre les deux bouts, compter pour des prunes, y aller à gogo, reprendre du poil de la bête... Aujourd'hui l'Histoire sera étymologique ! D'où viennent ces expressions et comment ont-elles survécu des siècles durant jusqu'à nous ? Retrouvons ensemble les origines de ces locutions attachantes, pour la plupart délicieusement désuètes, que l'on utilise encore aujourd'hui comme des bonbons de la langue française. Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cette fin de semaine est consacrée aux Journées du patrimoine, et quel plus beau patrimoine que notre langue ? C'est une œuvre d'art, un monument et une tradition. Bon, aimer ce n'est pas fermer les yeux, donc reconnaissons à notre langue quelques défauts : elle a une orthographe et une grammaire farceuses, et elle porte en elle, il faut le dire, une bonne dose de misogynie : il suffit tout de même qu'il y ait dans une pièce une seule paire de chromosomes XY, pour qu'on doive accorder toute sa population au masculin. "Les 29 filles et le garçon de ma classe sont intelligents", et non intelligentes. "Mes 3 cousines et mon cousin sont des crétins", et non des crétines...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À première vue, le langage humain semble foisonnant, foisonnant au point d'être chaotique. Chaque langue possède ses milliers de mots, ses tournures, ses exceptions et ses bizarreries. Pourtant, derrière cette apparente complexité, se cachent des règles d'une rigueur étonnamment… mathématique. L'une des plus fascinantes a été mise en lumière dans les années 1930 par le linguiste américain George Zipf : la loi d'abréviation.Une loi simple mais puissanteFormulée par Zipf, cette règle décrit une tendance universelle : plus un mot est fréquemment utilisé, plus il tend à être court. Prenons un exemple en français : “et”, “de”, “à” ou “je”. Ces mots ultra-fréquents ne comptent qu'une ou deux lettres. À l'inverse, les termes plus rares – “chlorophylle”, “hétérozygote” ou “incommensurable” – sont plus longs. En d'autres termes, notre cerveau, en quête permanente d'efficacité, réserve la brièveté aux mots du quotidien et accepte la longueur pour les mots occasionnels.L'efficacité comme moteurCette loi n'a rien d'un hasard : elle illustre ce que Zipf appelait le principe du moindre effort. Quand nous communiquons, nous cherchons naturellement à transmettre un maximum d'informations avec un minimum d'effort. Les mots courts, faciles à prononcer et rapides à écrire, remplissent ce rôle pour les idées que nous utilisons le plus souvent. Cette logique contribue à rendre les échanges plus fluides et à limiter la fatigue cognitive, aussi bien pour celui qui parle que pour celui qui écoute.Une règle universelle ?Ce qui intrigue les chercheurs, c'est que cette loi ne semble pas se limiter aux langues humaines. Des travaux récents en bioacoustique ont montré que certains oiseaux suivent exactement la même tendance. Les sons les plus fréquents qu'ils utilisent – pour marquer un territoire, avertir d'un danger ou attirer un partenaire – sont plus courts que leurs vocalisations plus rares. Autrement dit, les oiseaux appliquent eux aussi, sans le savoir, la loi d'abréviation de Zipf.Quand l'évolution rejoint les mathématiquesPourquoi cette convergence entre humains et oiseaux ? Les scientifiques avancent que cette règle pourrait refléter un principe fondamental de toute communication efficace. Que l'on manipule des mots ou des chants, l'économie d'énergie et de temps favorise la survie. Les individus capables de transmettre rapidement l'essentiel de l'information disposent d'un avantage, qu'il s'agisse de fuir un prédateur ou de collaborer en groupe.Un langage moins chaotique qu'il n'y paraîtAu fond, ce que révèle Zipf, c'est que nos langues, si diverses soient-elles, obéissent à des forces universelles. Elles ne sont pas des constructions aléatoires, mais des systèmes façonnés par la recherche d'efficacité. Et lorsque nous découvrons que les oiseaux – et peut-être d'autres espèces encore – obéissent à la même loi, cela suggère que les mathématiques ne se contentent pas de décrire le monde physique : elles gouvernent aussi la manière dont nous échangeons des idées et des émotions.Ainsi, derrière nos conversations quotidiennes, se cache une règle mathématique discrète mais incontournable, qui relie l'homme… aux oiseaux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.