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durée : 00:43:07 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Chloë Cambreling - Le Collectif XY s'invite avec une vingtaine d'acrobates dans la Cour d'Honneur du Palais des Papes au Festival d'Avignon. Le cirque est aussi prisé par le chorégraphe Pierre Rigal qui présente quant à lui son spectacle "Fraternel·le", en collaboration avec les apprenti·es de l'Académie Fratellini. - équipe : Olivier Bétard, Zoé Couppé, Louis Cosnard, Alice Puydebois, Louan Chailleux, Olivier Robin - invités : Antoine Billaud Directeur de production du Collectif XY , Amaïa Valle Artiste circassienne, membre du Collectif XY , Pierre Rigal Chorégraphe, danseur Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Make Cazarre enchaîné great again de 16h30 à 17h30 en direct du Flora Caffé avec Julien Cazarre & Jean-Christophe Drouet.
La foncière immobilière La Société de la Tour Eiffel a été l'une des pionnières françaises dans le développement de l'immobilier durable. Elle est l'une des sociétés fondatrices de l'Observatoire de l'immobilier durable (OID). Odile Batsère, directrice RSE et innovation de la société et présidente de l'OID, explique que si la consommation d'énergie reste un enjeu majeur pour le secteur, il y a aujourd'hui des efforts importants à faire en matière de protection de la biodiversité. ----------------------------------------------------------------------- SMART IMPACT - Le magazine de l'économie durable et responsable SMART IMPACT, votre émission dédiée à la RSE et à la transition écologique des entreprises. Découvrez des actions inspirantes, des solutions innovantes et rencontrez les leaders du changement.
Simon Porcher est économiste et il vient de publier "Nous sommes faits d'eau", un livre qui part d'un paradoxe intéressant à savoir que même si l'eau est rare, mais elle ne coûte presque rien et par conséquent, c'est impossible pour nous de le réaliser. Dans cet épisode, nous parlons de tout ce qui touche à l'eau, du plus intime (peut-on boire l'eau du robinet sans risque, faut-il un filtre, l'eau chaude est-elle dangereuse) au plus vertigineux (pourquoi les grands lacs du monde rétrécissent, comment des États s'accusent de voler la pluie de leurs voisins, pourquoi l'eau pourrait devenir la ressource géopolitique du siècle qui vient).J'ai questionné Simon sur les fausses bonnes idées autour de l'eau en bouteille, sur les méga-bassines et leur effet rebond, sur le cycle de l'eau qui se dérègle avec le climat, et sur ce qu'on appelle l'empreinte eau, celle qu'on porte sans le savoir dans chaque jean, chaque verre de vin, chaque steak. On termine sur une question toute simple que personne ne se pose jamais : pourquoi n'existe-t-il aucune gouvernance mondiale dédiée à l'eau, alors que tout le monde a soif ?Un épisode dense, parfois inquiétant, mais qui donne surtout envie de regarder l'eau qui coule du robinet avec un peu plus de respect.Citations marquantes"L'eau du robinet, c'est le produit alimentaire le plus contrôlé en France.""Si l'eau a un goût de chlore, c'est justement qu'elle a été bien désinfectée.""Il y a toujours la même quantité d'eau sur la planète. On boit la même eau que les dinosaures.""Les méga-bassines, ça retire l'idée de l'eau comme un bien commun.""Cette eau, y compris l'eau de la Seine, quelque part, on finit par la boire."Idées centrales discutéesL'eau potable ne représente presque rien sur Terre. Sur toute l'eau de la planète, 2,5 % seulement est douce, et sur cette part, moins de 1 % se trouve dans les rivières et les lacs, le reste étant coincé dans les glaciers ou les nappes profondes. Ça remet en perspective l'idée qu'on se fait d'une ressource abondante. Timestamp : ~00:45:00.Le mythe du filtre et de la bouteille. Un filtre Brita retire le goût du chlore mais ne protège pas contre les PFAS ni les microplastiques, et un filtre mal changé devient pire que l'eau brute. L'eau en bouteille, elle, contient aussi des polluants, parfois des traces d'excréments qui ont mené à la destruction de lots entiers. Timestamp : ~00:07:15 à 00:09:50.Le cycle de l'eau s'est dérégle avec le climat. La quantité d'eau sur Terre ne change pas, mais sa répartition dans le temps oui : plus de sécheresses en hiver, plus d'inondations au printemps, des sols trop secs qui n'absorbent plus rien. D'où l'idée de "villes éponges" capables de stocker l'eau de pluie au lieu de la laisser ruisseler vers les fleuves. Timestamp : ~00:22:00 à 00:28:40.Les méga-bassines, une adaptation qui n'en est pas vraiment une. Elles permettent de puiser l'eau en hiver pour irriguer en été, mais elles créent un effet rebond : les agriculteurs continuent à cultiver comme si l'eau était infinie, sans jamais s'adapter vraiment au climat qui change. Timestamp : ~00:34:55 à 00:38:44.L'eau devient un instrument géopolitique. Ensemencement des nuages pour voler la pluie du voisin, usines de dessalement bombardées, coupures d'eau utilisées comme armes en période de conflit : l'eau entre dans les mêmes logiques de pouvoir que le pétrole. Timestamp : ~00:41:51 à 00:53:20.L'empreinte eau se cache dans tout ce qu'on consomme. Un jean, c'est 10 000 litres d'eau. Un Français consomme entre 4000 et 5000 litres par jour, 90 % via son alimentation. Manger moins de viande reste le levier le plus direct pour réduire cette empreinte. Timestamp : ~00:53:44 à 00:54:36.Il n'existe aucune gouvernance mondiale de l'eau. Il y a une COP climat, une COP biodiversité, mais rien d'équivalent pour l'eau douce, ni de GIEC dédié. Simon Porcher plaide pour une consultation citoyenne locale et davantage de poids donné aux écosystèmes dans les décisions. Timestamp : ~00:57:47 à 00:59:09.Questions posées dans l'interviewPeut-on boire l'eau du robinet en France sans risque ?L'eau en bouteille est-elle vraiment meilleure que l'eau du robinet ?À quoi sert réellement un filtre type Brita, et a-t-il des limites ?Pourquoi ne faut-il pas boire l'eau chaude du robinet ?Pourquoi la France sous-investit-elle dans ses canalisations d'eau ?Comment expliquer qu'une ressource aussi rare que l'eau coûte si peu cher ?Qu'est-ce qui casse concrètement le cycle naturel de l'eau avec le réchauffement climatique ?Les méga-bassines résolvent-elles un problème ou en créent-elles un nouveau ?L'eau peut-elle devenir une arme entre États, au même titre que l'énergie ?Pourquoi n'existe-t-il aucune COP ni gouvernance mondiale dédiée à l'eau ?Références citées dans l'épisodeLivre "Nous sommes faits d'eau", Simon Porcher (~00:03:12)Personnes évoquées François Ruffin, cité au sujet du PIB par habitant de la France en Europe (~00:42:39)Événements JO de Paris 2024, déversements d'eaux usées dans la Seine pendant les épreuves de triathlon (~00:20:44) Vague de chaleur 2025 et record de noyades en rivière (~00:33:37) Grande sécheresse de 2022 au Lac de Serre-Ponçon (~00:39:16)Lieux et données géographiques Mer d'Aral, asséchée par l'irrigation (~00:39:16) Lac Tchad, moins 60 % de surface en 60 ans (~00:39:16) Lac d'Annecy et la question de son assèchement futur (~00:38:44) Nappes fossiles sous le Sahara (~00:45:31) Méga-bassines des Deux-Sèvres (~00:37:03) Usine de dessalement bombardée à Bahreïn (~00:53:12) Canal Saint-Martin, ouverture à la baignade (~00:32:48)Cadre juridique et institutions Convention internationale des années 1970 interdisant la modification des nuages à des fins militaires, héritée de la guerre du Vietnam (~00:44:21) Classement mondial des réserves d'eau douce : Brésil, Russie, États-Unis, Chine, Inde, Colombie (~00:49:53)Timestamps clés00:00 Introduction et paradoxe central : l'eau rare mais gratuite 04:43 Ouverture avec Simon Porcher, pourquoi un économiste écrit sur l'eau 07:15 L'eau du robinet, produit le plus contrôlé de France 08:05 Les limites réelles des filtres à eau 09:05 Ce que cache vraiment l'eau en bouteille 10:28 Eau minérale contre eau de source, la confusion à éviter 11:15 Microplastiques dans la pluie et interdiction de l'eau de pluie chez soi 14:11 Le vrai problème des carafes filtrantes mal entretenues 15:40 Pourquoi éviter de boire l'eau chaude du robinet 16:18 L'état des canalisations françaises et le sous-investissement chronique 18:17 Pourquoi l'eau rare coûte presque rien 20:40 Débordements d'égouts et JO de Paris 2024 21:29 Le cycle de l'eau et ce qui s'y dérègle 26:33 Adapter les villes aux pluies diluviennes, le concept de ville éponge 29:14 Repenser l'architecture des maisons en zone inondable 34:56 Méga-bassines, adaptation ou fausse solution 38:44 Qui paie vraiment pour les méga-bassines 39:16 Les grands lacs qui rétrécissent dans le monde 41:25 Rivières atmosphériques et pluie importée depuis l'Amazonie 41:51 Ensemencement des nuages, la triche géopolitique du climat 48:44 L'empreinte eau cachée dans nos vêtements et notre alimentation 54:39 Data centers, prélèvement et consommation d'eau 57:47 L'absence de gouvernance mondiale de l'eau 59:11 La France, championne du monde des piscines privées 1:00:34 Pourquoi Simon Porcher a choisi l'eau comme sujet de vie 1:02:21 Clôture et message final sur le respect de l'eau Suggestion d'autres épisodes à écouter : #274 L'eau va t'elle devenir une denrée rare en France avec Magali Reghezza (https://audmns.com/TpVPDYg) #260 Pensées sur la beauté de la nature avec Alexandre Lacroix (https://audmns.com/SkTfBzz) Vlan #46 Mieux comprendre notre besoin de reconnexion à la nature avec Stéphane Hugon (https://audmns.com/YHgHiAD)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:02:57 - Le 6/9 de l'été - par : Patrick Cohen - Pourquoi la question du pluralisme dans les médias est un enjeu démocratique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:12:00 - Les Enjeux - par : Guillaume Erner - La France suspend sa taxe nationale sur les petits colis à 2 euros au profit d'un dispositif européen encadré par l'Union postale universelle, révélant les limites d'une régulation isolée face au e-commerce chinois et au ping-pong douanier étatsunien. - équipe : Félicie Faugère, Mathilde Thon-Fourcade - invités : Jean-Paul Forceville Président du Conseil d'exploitation postale de l'Union postale universelle Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
⚠️ Avertissement : Cet épisode aborde des sujets sensibles liés à la misogynie, à la radicalisation en ligne et à la violence envers les femmes.Suite aux événements tragiques ayant secoué Montréal le 22 juin, le terme « incel » s'est retrouvé au cœur de l'actualité québécoise. Pourtant, peu de gens comprennent réellement ce que représente cette idéologie.Pour en parler, nous recevons Océane Corbin, doctorante en communication et études féministes, dont les recherches portent sur les communautés incels et les mouvements masculinistes. Ensemble, nous prenons le temps de mettre en contexte ce phénomène, d'expliquer les croyances qui l'alimentent et de réfléchir à la façon dont ces discours circulent aujourd'hui, particulièrement auprès des jeunes.Vous pouvez découvrir et suivre Océane sur Instagram : instagram.com/oceanecorbinSuivez-nous sur toutes les plateformes à @elleslebaladoVisitez notre site web : elleslebalado.com Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La fatigue militante, souvent présente aussi dans les milieux associatifs, n'est pas un phénomène nouveau. Mais on peut dire que nous assistons à une forme de prise de conscience des risques liés à l'épuisement des élus CSE et des représentants syndicaux dans les entreprises et les branches. Ceux-ci sont confrontés à des missions lourdes, et à un dialogue social souvent tendu qui ne permet pas toujours d'apporter des résultats concrets aux salariés, d'où fatigue, déprime, épuisement professionnel voire burn out. Et les ordonnances de 2017, en concentrant les tâches sur un moindre nombre d'élus, n'ont rien arrangé.Lors du dernier congrès de la CFDT à Bordeaux du 22 au 26 juin, la confédération s'est emparée de ce thème afin de tenter de mieux accompagner ses militants, de prévenir les risques pour leur santé, afin que cela ne décourage pas l'engagement militant.Nous en avons profité pour recueillir les témoignages et analyses de quatre personnes confrontées de près à ce sujet :Anne Gallois-Siret, secrétaire générale du syndicat construction et bois de Picardie, qui voit des délégués syndicaux parfois au bout du rouleau, elle qui est préventrice de métier ;Isabelle Mercier, la secrétaire nationale de la CFDT en charge du dossier, elle travaille sur une charte de la qualité de la vie militante ;les chercheurs Cécile Guillaume et Frédéric Rey. Les deux sociologues ont entamé ensemble un travail de recherches afin d'étudier la fatigue militante et esquisser des solutions.Ecoutez-les !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'ensemble des liens utiles : Envie de vous inscrire à Yaniro Minute ? 1 conseil par newsletter. 1mn de lecture ? C'est ici : https://www.yaniro.co/yanirominuteEnvie d'envoyer à vos managers la version auto-administrée de notre formation au management ? C'est ici : https://yanirowiki.co/kitEt pour retrouver les meilleures pratiques RH directement dans notre Yaniro Wiki c'est ici : https://yanirowiki.co/(Re)Découvrez un extrait du podcast de Yaniro avec comme invité Florence Guémy qui a travaillé pendant 36 ans chez Bayard, une entreprise de médias qu'elle a récemment quittée après un parcours riche et varié. L'ensemble des liens utiles : Envie de vous inscrire à Yaniro Minute ? 1 conseil par newsletter. 1mn de lecture ? C'est ici : https://www.yaniro.co/yanirominuteEnvie d'envoyer à vos managers la version auto-administrée de notre formation au management ? C'est ici : https://yanirowiki.co/kitEt pour retrouver les meilleures pratiques RH directement dans notre Yaniro Wiki c'est ici : https://yanirowiki.co/
A 10h, ce lundi 22 juin 2026, les GG : Emmanuel de Villiers, entrepreneur, Charles Consigny, avocat, et Joëlle Dago-Serry, coach de vie, débattent de : Mélenchon, "le racisme va être l'enjeu de la présidentielle"
Écoutez l'essentiel de La commission du jeudi 18 juin: Un médecin s'inquiète pour la sécurité: Des salles d'attente virtuelles aux urgences: une bonne idée? Le PCQ demande des excuses: «Il faut que le chef du PQ change sa façon de faire de la politique»; Tensions Washington-Israël? Cessez-le-feu au Liban: une entente surprise signée à Versailles; Enjeu d'itinérance: «Je ne vais pas démanteler les campements parce que ça nous fait bien paraître». Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
durée : 00:03:57 - Le 6/9 de l'été - Alors que la Coupe du monde de football a démarré, l'Autorité nationale des Jeux (ANJ) a lancé une campagne de prévention sur les risques liés aux paris sportifs. Dans le Nord, près de Lille, une association tente d'aider les personnes addicts à ces paris et aux jeux d'argent à s'en sortir. - équipe : Hajera Mohammad Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Et si la convivialité devenait l'un des grands enjeux de notre époque ?Alors que les Français aspirent plus que jamais à créer du lien, les formes de sociabilité évoluent. Repas plus courts, nouvelles habitudes de consommation, essor du solo dining, transformation des lieux de rencontre… La convivialité change. Elle ne disparaît pas : elle se réinvente.Dans ce nouvel épisode des SOWINE Talks, Marie Mascré analyse les mutations du lien social et les opportunités qu'elles ouvrent pour les acteurs du vin et des spiritueux. Quel rôle jouent encore aujourd'hui le repas, le verre partagé ou la bouteille ouverte entre amis dans la création de lien social ? Comment les acteurs du vin et des spiritueux peuvent-ils accompagner notre besoin fondamental d'être ensemble ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui dans "Les coulisses de la politique", Marcelo Wesfreid analyse la place grandissante de l'intelligence artificielle dans la campagne présidentielle. Différentes approches sont présentées, de Gabriel Attal qui en fait une priorité, à Édouard Philippe qui semble plus réservé. Les positions de Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella sont également abordées, montrant que l'IA devient un enjeu majeur pour les électeurs.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En Ukraine, les drones et missiles russes sévissent depuis plus de 4 ans maintenant et ont fait de nouvelles victimes à Kiev la nuit dernière… Neuf personnes sont décédées et la capitale a été touchée en l'un de ses lieux les plus symboliques : la cathédrale de la Dormition a été partiellement détruite…Tous les soirs du lundi au vendredi à partir de 18h57 sur France 5, Anne-Elisabeth Lemoine et toute son équipe accueillent celles et ceux qui font l'actualité du jour.
La Coupe du monde 2026, qui se déroule en Amérique du Nord, marque un tournant pour les médias et les diffuseurs. Avec un format élargi à 48 équipes et 104 matchs, l'événement promet des audiences record et des enjeux financiers colossaux. Entre stratégies publicitaires innovantes, mobilisation sans précédent des rédactions et compétition féroce pour les droits de diffusion, cette édition s'annonce comme un rendez-vous majeur pour les acteurs du secteur. S'il y a un média qui soutient ardemment les Bleus, c'est bien M6. La chaîne est le diffuseur exclusif en clair des 54 principaux matchs de la Coupe du monde, pour un montant estimé à 120 millions d'euros. C'est la première fois qu'elle assure seule la diffusion de l'événement, sans TF1. Or, il n'y a qu'un seul moyen pour M6 de rentabiliser cette opération : que l'équipe de France arrive en finale. Le spot de publicité de 20 secondes en coupure est tarifé 370 000 euros, et il monte même à 500 000 euros dans l'éventualité d'une séance de tirs au but. Pour l'instant, on n'en est pas là, loin s'en faut. Si la France est très vite éliminée, comme en Afrique du Sud en 2010, ce sera beaucoup plus difficile pour M6. Mais quoi qu'il en soit, la chaîne devient incontournable le temps d'un Mondial et elle se dit qu'il en restera forcément quelque chose. Cette Coupe du monde 2026 est-elle un rendez-vous publicitaire plus important que les précédentes ? Oui, car il y a deux nouveautés majeures. D'abord, un nombre bien plus élevé de matchs : 48 équipes sélectionnées pour 104 rencontres, contre 32 équipes et 64 matchs il y a quatre ans au Qatar. Qui dit 40 matchs de plus dit plus d'espace publicitaire. Et ce d'autant plus qu'une autre nouveauté fait son apparition cette année : les « pauses fraîcheur ». Ces temps d'arrêt de jeu au milieu de chaque mi-temps permettent trois écrans publicitaires supplémentaires d'une minute chacun par match. Autant de possibilités d'expression pour les 215 marques présentes sur M6. Si les audiences sont au rendez-vous, les rentrées publicitaires seront conséquentes. Le score du match d'ouverture, le meilleur depuis 2014, laisse penser que ce sera le cas. D'autres médias sont également très mobilisés pour cet événement. C'est notamment le cas de BeIN Sports, qui détient les droits de la totalité des matchs en version payante. RMC, radio officielle en France, a dépêché 40 personnes sur place et installé un studio à New York, dans les locaux de CMA CGM, pour des plateaux qui seront diffusés sur BFMTV. La Coupe du monde représente aussi un moment clé pour L'Équipe, qui a envoyé 22 journalistes sur le terrain et mobilisé 170 personnes pour couvrir l'événement. Chaque matin, le média proposera un podcast intitulé L'Équipe du Mondial pour revenir sur les grands moments de la veille. Enfin, en Afrique subsaharienne, ce n'est plus Canal+ qui diffuse la compétition, mais New World TV, un groupe panafricain. Depuis son rachat de MultiChoice, le groupe Canal+ semble privilégier le rugby, dont il a acquis les droits pour les deux prochaines Coupes du monde. À lire aussiMondial 2026: Orange et New World TV renforcent leur offre de diffusion en Afrique
Avec : Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Frédéric Hermel, journaliste et écrivain. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
durée : 00:21:39 - Les interviews d'Inter - par : Ali Baddou, Marion L'Hour - Présent dans les sols, les engrais et dans notre alimentation, le cadmium est considéré par certains spécialistes comme un enjeu majeur de santé publique. Pour comprendre les risques et les réponses politiques envisagées, France Inter reçoit Clémentine Autain, Matthieu Schuler et Pierre Souvet. - invités : Pierre Souvet Président de l'association Santé environnement France , Clémentine Autain Femme politique Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En 1986 paraissait la première édition du rapport Cyclope, bible francophone des marchés des matières premières. Son fondateur, Philippe Chalmin, a présenté mardi 2 juin le 40e volume, marqué évidemment par le conflit en cours au Moyen-Orient depuis la fin du mois de février. Une crise de plus qui vient appuyer le changement constaté par Cyclope depuis quatre décennies : le retour de l'instabilité. L'instabilité, c'est le mode de gouvernance de Donald Trump, érigé à coups de taxes douanières, de pression et de revirements politiques. Une stratégie qui a évidemment accentué la volatilité des cours des matières premières, au point qu'un expert en céréales rencontré lors de la présentation du rapport Cyclope déplore les prises de position de traders ayant le nez rivé sur les déclarations très changeantes du président des États-Unis. Pour Philippe Chalmin, il s'agit surtout de la confirmation d'une tendance constatée depuis les années 1990 : la financiarisation des matières premières. Terminées, les pratiques de fixation annuelle des prix des métaux ou des produits agricoles, ce qui a par exemple vidé la Politique agricole commune européenne de sa substance. Envoyées également à la retraite, ou presque, l'Opep ou l'OMC, au profit de négociations bilatérales, ou encore la domination absolue du dollar comme monnaie internationale, facteur de stabilité aujourd'hui remis en cause. Et puis, il y a l'incertitude récente sur l'avenir des grandes routes commerciales, illustrée par le blocage du détroit d'Ormuz, qui fait craindre des tentatives similaires ailleurs sur la planète, de l'Arctique à l'Asie en passant par la Méditerranée. À lire aussi«Chaque année, je fais la manche!»: dans les coulisses du rapport CyclOpe sur les matières premières De nouvelles mutations en cours La course aux métaux, rares ou moins rares, a remis au centre du jeu les États, qui s'étaient quelque peu éloignés des marchés des matières premières. Enjeu majeur des prochaines décennies, qu'il s'agisse de véhicules électriques, d'armement ou de centres de données, les cuivre, fer et autres aluminium devraient faire l'objet de batailles vigoureuses. Yves Jégourel, co-auteur du rapport Cyclope et spécialiste des métaux, identifie également un autre risque : les besoins énergétiques des géants de l'intelligence artificielle pourraient entrer en conflit avec les ressources nécessaires de l'industrie, notamment métallurgique. Et puis, il ne faut pas perdre de vue « le » changement majeur et acteur central de l'instabilité : le changement climatique, et ses effets délétères sur les matières premières agricoles, source de profondes modifications dans la consommation de produits fossiles. À lire aussiRisques de perturbation du marché de l'aluminium en 2026 et 2027
« On a du mal à se dire en France que les enfants sont des êtres compétents, sont des êtres détenteurs de droits. »Pourquoi tolère-t-on l'exclusion des enfants là où celle de tout autre groupe social serait jugée inacceptable ?Cet épisode décortique la montée des espaces “No Kids” et interroge nos propres représentations sociales de l'enfance.Il s'agit d'un extrait de l'évènement "Choisir une voie alternative au 'No Kids'" (Gaîté Lyrique, 16 avril), organisé par Grandir ici, un mouvement que je porte avec Aurélie Grêlé-Rouveyre.Pour explorer le sujet, j'ai la chance d'accueilir autour de la table plusieurs invités aux regards complémentaires :-Joëlle Sicamois, directrice de la Fondation pour l'Enfance-Delphine Solière, directrice éditoriale chez Bayard Jeunesse et Milan-Vincent Lagarde, chercheur spécialiste en entrepreneuriat à l'université de Limoges et auteur de la première étude française sur les offres Adult Only-Tristan Debray, entrepreneur social et ancien élu dédié à la ville des enfants à Lyon.Lors de cette table ronde, nous avons décrypté les mécaniques sociales et économiques derrière l'essor du « No Kids », mais aussi ses impacts sur la société, les familles et la place de l'enfant dans l'espace public.Nous revenons sur le poids de la fatigue parentale, la crise de la représentation de l'enfance, la transformation de nos villes et la situation préoccupante des politiques publiques. Vous découvrirez pourquoi certains parents plébiscitent malgré tout ces espaces, comment l'enfant est devenu quasi invisible dans l'espace public, et surtout, quelles pistes dessiner pour réintégrer les plus jeunes dans la vie collective.Au programme de l'épisode :✅ À quoi ressemble le véritable business du « No Kids » en France et à l'international✅ Pourquoi la demande ne vient pas seulement de personnes sans enfants, mais aussi de parents épuisés✅ Les liens entre la crise de la parentalité, les peurs sociétales et le repli sur soi✅ Les impacts de l'invisibilité croissante des enfants dans la société et dans l'espace public✅ Comment des villes comme Lyon essaient de replacer l'enfant au cœur de la cité✅ Les paradoxes entre injonctions à la natalité et rejet des enfants dans le quotidien✅ Ce que veut dire « bien éduquer un enfant » aujourd'hui et pourquoi la participation des enfants à la vie publique est essentielle✅ Les bénéfices très concrets pour tous de penser des espaces à hauteur d'enfant, et de conserver une mixité intergénérationnelleGrandir ici est une initiative portée par Les Adultes de Demain (Stéphanie d'Esclaibes) et Place de l'Enfance (Aurélie Grêlé-Rouveyre). L'ambition : transformer nos espaces de vie pour mieux intégrer les besoins des enfants et renforcer la cohabitation entre les générations.Pour plus d'informations :https://grandirici.com/Instagram : @grandiriciLinkedIn : mouvement Grandir iciCenter Parcs, un concept unique de domaines de vacances nichés en pleine nature, est ambassadeur du mouvement Grandir ici. Merci à eux pour leur soutien.
Avec : Frédéric Hermel, journaliste RMC. Élise Goldfarb, entrepreneure. Et Jacques Legros, journaliste. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
durée : 00:40:01 - Le meilleur de la science - par : Mathieu Vidard - Parce qu'il est urgent de renouveler le droit de l'environnement, Baptiste Morizot et Laurent Neyret imaginent un nouveau principe cardinal à l'image de celui de « dignité», issu du procès de Nuremberg. - réalisation : Jérôme Boulet, Lucie Sarfaty, Anna Massardier, Joelle Levert, Jean-Philippe Veret - invités : Baptiste Morizot Écrivain, philosophe et pisteur, maître de conférences à l'Université Aix-Marseille., Laurent Neyret Juriste, spécialisé en droit de l'environnement, droit privé et sciences criminelles. Enseignant à Sciences Po, ancien professeur à l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, ex directeur de cabinet du président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Stéphane Ricoul revient sur un chiffre spectaculaire publié par la Chine concernant sa capacité de calcul en intelligence artificielle, un signal fort dans la compétition technologique mondiale. Derrière cette démonstration de puissance se dessine une stratégie industrielle massive, où l'IA est traitée comme une infrastructure nationale comparable à l'électricité. Pendant que la Chine et les États-Unis accélèrent leurs investissements dans les centres de données, les réseaux de calcul et l'accès à l'IA pour les entreprises, le reste du monde risque de perdre de l'influence sur les futures règles du jeu.
Conseils Marketing - Des conseils concrets pour prospecter et fidéliser !
La souveraineté numérique est devenue un enjeu vital pour le grand public.Ce n'est plus l'apanage de quelques défenseurs de solutions Made in France, qui ont eu le tort d'avoir raison trop tôt, mais notre assurance vitale pour ne pas être dépendants, en particulier au niveau de nos entreprises d'infrastructures, de logiciels et de données contrôlés par des acteurs extra-européens, en particulier les États-Unis et la Chine.Cette dépendance fragilise notre compétitivité, nos emplois, notre capacité d'innovation et, à terme, notre autonomie stratégique. Pourtant, des solutions existent : systèmes ouverts, cloud de confiance, matériel maîtrisé, IA transparente. De plus, une commande publique commence à montrer l'exemple en migrant vers des technologies libres. Retrouver la maîtrise de la chaîne de valeur — du matériel aux données, sans oublier les matières premières, notamment les métaux et les terres rares — n'est plus une option, mais un levier économique majeur. Le voyage vers la souveraineté commence par un diagnostic lucide, la diversification des fournisseurs et l'adoption progressive de technologies ouvertes et évolutives. Chaque organisation peut et doit reprendre le contrôle, étape par étape, et ainsi faire de la souveraineté numérique un avantage compétitif durable.Le webinaire sera animé par Geneviève Bouché, futurologue cybernéticienneavec :➡️ Luc BRETONES, CEO NextGen et partenaire Mandarina Group➡️ Nouamane Cherkaoui, DGA BPCE Solutions Informatique➡️ Alain Garnier, CEO JamespotCe webinaire est organisé par l'association Numerikissimo avec David Fayon, Yann Gourvennec, Emilie Marquois, Nicolas Chagny, Guy Mamou-Mani
À l'occasion de la Resource Management Week organisée à Genève par la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (CEE-ONU), ONU Info Genève a rencontré Dario Liguti, Directeur de la Division de l'énergie, du logement et de l'aménagement du territoire à la CEE-ONU.Dans cet entretien, il explique pourquoi les minéraux « critiques » (lithium, cobalt, terres rares…) sont devenus indispensables à la transition énergétique et aux technologies numériques.Il évoque également les fragilités des chaînes d'approvisionnement et la dépendance à un nombre limité de pays, les défis d'une exploitation durable, et le rôle des Nations Unies pour favoriser une gestion plus équitable et responsable de ces ressources.« Le principal enjeu aujourd'hui, c'est la disponibilité des minéraux critiques à court terme », affirme M. Liguti. Entretien réalisé par Alexandre Carette
Encore six mois jusqu'aux midterms. Les Américains voteront alors pour renouveler la Chambre des représentants et un tiers du Sénat. Au centre du débat actuellement, le découpage électoral avec une récente décision de la Cour Suprême qui pourrait changer la donne. Nous en parlons avec la spécialiste des États-Unis, Ludovine Gilli. Il y a quelques jours, la Cour suprême américaine est revenue sur l'une des lois du Civil Rights Act de 1965, issu du mouvement pour les droits civiques, un texte qui visait à réduire la discrimination durant les élections. Avec Ludivine Gilli, nous évoquons les conséquences de cette décision. Et nous parlons aussi du revers subi par des candidats républicains lors des primaires à l'élection du Sénat de l'Indiana. Ils étaient opposés à un projet de découpage électoral et ont battu par des candidats conservateurs favorisés par le président Donald Trump. Procès de l'assassinat de Jovenel Moïse : « Il ne faut pas s'attendre à connaître toute la vérité » C'est ce qu'a déclaré le politologue et spécialiste d'Haïti Jake Johnston avec lequel nous avons dressé le bilan du procès américain à Miami qui est en train de s'achever. Après plus de deux mois d'audiences, le constat est mitigé : le procès n'a pas permis d'apporter de réponses claires sur l'identité du ou des commanditaires, ni sur les motivations profondes derrière l'opération. À lire aussiHaïti: ce qu'il faut savoir du procès sur l'assassinat de l'ancien président Jovenel Moïse Au Chili, une loi pour étendre l'accès aux crèches d'entreprise Au Chili, les entreprises qui comptent au moins 20 femmes salariées doivent garantir un accès à une crèche pour leurs enfants jusqu'à l'âge de deux ans. Il peut s'agir d'une structure gérée par l'entreprise elle-même, d'une crèche externe financée par l'employeur, ou encore du versement d'une allocation aux mères pour faire garder leur bébé. Depuis douze ans, le pays tente d'élargir ce dispositif afin que davantage de femmes puissent en bénéficier, sans succès jusqu'à présent. À Santiago, reportage de notre correspondante Naïla Derroisné. Journal de la 1ère Réparations de l'esclavage : une lettre ouverte aux descendants d'esclavagistes. À lire aussiL'Assemblée générale de l'ONU proclame la traite des esclaves africains «plus grave crime contre l'humanité»
(00:00:43) ICE, profilage et discriminations : quels risques à la Coupe du monde de football ? (00:06:55) La sécurité du mondial, enjeu capital pour le Mexique face aux cartels | itv Frédéric Saliba (00:15:42) Le racisme dans le football, depuis toujours mais bien plus visible aujourd'hui
L'histoire de Jean-Baptiste de La Quintinie ressemble à un improbable virage de carrière devenu révolution horticole. Né en 1626, rien ne le destine à cultiver des légumes pour un roi. Il étudie le droit, devient avocat, puis accompagne un magistrat lors de voyages en Italie. C'est là que tout bascule : il découvre les jardins italiens, leurs techniques, leur esthétique… et décide de s'y consacrer entièrement.De retour en France, il se forme sur le terrain, observe, expérimente. Rapidement, il se fait remarquer pour sa maîtrise des cultures fruitières. Il entre au service de grandes familles, puis attire l'attention de Louis XIV. Le Roi-Soleil, obsédé par la perfection et le contrôle, veut des jardins capables de produire toute l'année, indépendamment des saisons.En 1678, La Quintinie reçoit une mission titanesque : créer le Potager du Roi à Versailles. Sur environ 9 hectares, il conçoit un espace entièrement structuré pour optimiser la production. Le terrain est divisé en carrés géométriques, protégés par des murs qui jouent un rôle crucial : ils accumulent la chaleur du soleil le jour et la restituent la nuit, créant des microclimats.Mais son génie ne s'arrête pas là. Il développe des techniques d'espalier extrêmement précises : les arbres fruitiers sont taillés et plaqués contre les murs pour maximiser l'exposition au soleil. Il expérimente aussi des systèmes de drainage, de fertilisation, et introduit des serres rudimentaires pour protéger les cultures sensibles.Son obsession ? Produire des fruits hors saison. Et notamment des figues, des fraises… et surtout des pêches. À Versailles, il réussit l'exploit d'en servir dès le mois de mai, alors que la saison naturelle commence bien plus tard. À la cour, c'est un symbole de puissance : le roi impose même aux saisons de lui obéir.La Quintinie tient des registres extrêmement précis. Il note les températures, les rendements, les dates de floraison. On est presque face à une démarche scientifique avant l'heure. Il publiera d'ailleurs en 1690 un ouvrage majeur, “Instruction pour les jardins fruitiers et potagers”, qui formalise ses méthodes.Mais cette réussite a un prix. La pression est immense. Fournir quotidiennement la table royale avec des produits parfaits, sans erreur, dans un système encore expérimental, relève de la prouesse permanente.À sa mort en 1688, le Potager du Roi est devenu une référence en Europe. Son modèle sera copié dans de nombreuses cours.La Quintinie n'a pas seulement cultivé des fruits. Il a transformé le jardin en outil de pouvoir, où la nature n'est plus subie… mais disciplinée, organisée, presque domptée au service du roi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'histoire de Jean-Baptiste de La Quintinie ressemble à un improbable virage de carrière devenu révolution horticole. Né en 1626, rien ne le destine à cultiver des légumes pour un roi. Il étudie le droit, devient avocat, puis accompagne un magistrat lors de voyages en Italie. C'est là que tout bascule : il découvre les jardins italiens, leurs techniques, leur esthétique… et décide de s'y consacrer entièrement.De retour en France, il se forme sur le terrain, observe, expérimente. Rapidement, il se fait remarquer pour sa maîtrise des cultures fruitières. Il entre au service de grandes familles, puis attire l'attention de Louis XIV. Le Roi-Soleil, obsédé par la perfection et le contrôle, veut des jardins capables de produire toute l'année, indépendamment des saisons.En 1678, La Quintinie reçoit une mission titanesque : créer le Potager du Roi à Versailles. Sur environ 9 hectares, il conçoit un espace entièrement structuré pour optimiser la production. Le terrain est divisé en carrés géométriques, protégés par des murs qui jouent un rôle crucial : ils accumulent la chaleur du soleil le jour et la restituent la nuit, créant des microclimats.Mais son génie ne s'arrête pas là. Il développe des techniques d'espalier extrêmement précises : les arbres fruitiers sont taillés et plaqués contre les murs pour maximiser l'exposition au soleil. Il expérimente aussi des systèmes de drainage, de fertilisation, et introduit des serres rudimentaires pour protéger les cultures sensibles.Son obsession ? Produire des fruits hors saison. Et notamment des figues, des fraises… et surtout des pêches. À Versailles, il réussit l'exploit d'en servir dès le mois de mai, alors que la saison naturelle commence bien plus tard. À la cour, c'est un symbole de puissance : le roi impose même aux saisons de lui obéir.La Quintinie tient des registres extrêmement précis. Il note les températures, les rendements, les dates de floraison. On est presque face à une démarche scientifique avant l'heure. Il publiera d'ailleurs en 1690 un ouvrage majeur, “Instruction pour les jardins fruitiers et potagers”, qui formalise ses méthodes.Mais cette réussite a un prix. La pression est immense. Fournir quotidiennement la table royale avec des produits parfaits, sans erreur, dans un système encore expérimental, relève de la prouesse permanente.À sa mort en 1688, le Potager du Roi est devenu une référence en Europe. Son modèle sera copié dans de nombreuses cours.La Quintinie n'a pas seulement cultivé des fruits. Il a transformé le jardin en outil de pouvoir, où la nature n'est plus subie… mais disciplinée, organisée, presque domptée au service du roi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Singapour est le deuxième pays au monde qui utilise le plus les agents d'intelligence artificielle (IA), selon un rapport de l'entreprise Salesforce. La cité-État dispose d'une stratégie nationale pour développer l'IA et prévoit d'investir 1 milliard de dollars dans la recherche pour les cinq ans à venir. Le budget 2026 prévoit un accès premium gratuit à des IA génératives pour les citoyens suivant des ateliers de formation. Les plus jeunes ne sont pas oubliés : entre volonté de ne pas rater le coche et besoin de cadrer l'usage, des écoles maternelles et primaires utilisent depuis plusieurs années l'IA. De notre correspondante de retour de Singapour, Singapour, 6,11 millions d'habitants, est connu pour sa première place au test Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) et pour son attrait pour les agents d'IA. Rien de surprenant, donc, que la cité-État introduise l'intelligence artificielle dans son système éducatif. Côté université, par exemple, la NTU, université nationale de Nanyang, imposera des cours d'initiation à l'IA à tous ses étudiants à la prochaine rentrée d'août 2026. Cette technologie fait aussi son chemin dans les plus petites classes. Les applications éducatives à base d'intelligence artificielle voient leurs ventes augmenter, de +30 à 75 % selon les entreprises. « Comment a-t-on fait pour obtenir cette illustration ? », interroge une enseignante devant sa classe. « Gemini ! », répond un écolier âgé de 5 ans, qui connaît déjà un outil d'intelligence artificielle générative. Avec ses camarades, ils s'en servent une fois par semaine pour écrire et illustrer une histoire. À lire aussiL'IA est-elle une chance pour l'éducation? « Le robot les expose à plus d'informations, de vocabulaire et de formes syntaxiques » Parmi les logiciels utilisés : un robot conversationnel dérivé de ChatGPT. L'école maternelle l'a paramétré pour s'adapter à l'âge des enfants. L'enseignante, Jasmine, l'utilise depuis trois ans : « Le robot leur propose de nouveaux mots peu communs. Donc comparé aux livres pour enfants, le robot les expose à plus d'informations, de vocabulaire et de formes syntaxiques. » Dans la salle d'à côté, des élèves de 6 ans ont cours de chinois. Sur leur tablette, un jeu leur fait réviser la lecture et l'écriture pendant 20 minutes. « J'identifie les caractères chinois. C'est rigolo ! », réagit un élève. L'intelligence artificielle personnalise ici les exercices. Elle cible les points faibles de chaque enfant. La scolarité coûte près de 1 400 euros par mois dans cette maternelle privée. Elle a été fondée par une entreprise de logiciels éducatifs dont Richard Yen est le directeur : « Les professeurs restent les personnes les plus importantes pour enseigner aux enfants. Mais l'IA peut être un très bon assistant de révision. Cette génération est née avec l'IA, on ne peut pas vraiment l'empêcher d'accéder aux écrans. Singapour est un petit pays. On n'a pas de ressources naturelles, donc la technologie et l'IA seront très importantes pour notre futur. » À lire aussiL'enseignement 100% IA du David Game College de Londres Un usage de l'IA encadré dans les écoles publiques Le ministère de l'Éducation produit ses propres outils éducatifs basés sur l'IA. Mais pour le moment, l'usage reste variable. Victor, 10 ans, inscrit dans une école publique, confirme : « À l'école, nous, on n'utilise pas l'IA, mais ma maîtresse, oui, pour évaluer nos examens. » Rien d'étonnant : à Singapour, près de trois professeurs sur quatre déclarent utiliser de l'IA pour préparer leurs cours ou réaliser des tâches administratives. Pour les élèves, le ministère de l'Éducation recommande un usage encadré dès 9-10 ans – l'équivalent de la classe de CM1. Pour Jessica, mère de deux écoliers, c'est une bonne mesure : « Je pense que l'IA arrive dans nos vies, donc autant préparer les enfants à bien l'utiliser. Ma seule crainte, ce serait que les enfants ne sachent plus faire des choses simples, en se reposant sur l'idée que l'IA va répondre à leur place. Les enfants ont besoin de résoudre des problèmes. » À ce sujet, le ministre de l'Éducation, Desmond Lee, se montre très clair : « Les élèves singapouriens doivent aussi, d'après lui, comprendre le fonctionnement de l'IA, ses risques et rester maîtres de l'outil, en cultivant, notamment leur esprit critique. » À lire aussiL'intelligence artificielle dans l'enseignement: seuls 20% des enseignants l'utilisent
Connexions perturbées, blocage des messageries WhatsApp et Telegram continuent d'isoler la Russie du reste d'internet. En dépit du bruit fait par les influenceurs, financièrement affectés par ces coupures, et malgré l'impact de ces mesures sur le front ukrainien, le Kremlin parachève le verrouillage interne. Tout en poursuivant -à l'extérieur- une stratégie offensive de diffusion des narratifs pro-russes. Notre invité est le spécialiste du cyberespace russophone Kévin Limonier. Professeur des universités en géographie à l'Institut Français de Géopolitique, il est aussi directeur adjoint du laboratoire GEODE pour Géopolitique de la data sphère, partenaire de cette émission. Une vidéo devenue virale montre Victoria Bonya, une influenceuse russe suivie par des millions d'abonnés sur les plus grandes plateformes, s'adressant directement à Vladimir Poutine pour dénoncer la peur qui paralyse la société russe. Son message, envoyé depuis Monaco où elle réside, résonne avec de nombreuses autres publications ces dernières semaines, d'internautes résidant en Russie et déplorant l'état désastreux de l'économie russe et les effets néfastes des coupures d'internet, suppression de l'accès aux messageries privées WhatsApp et Telegram. Une tendance irréversible, malgré la colère « Aujourd'hui, les personnes qui décident de la politique de blocage des applications sont des officiers du FSB pour qui le contrôle de l'information est une nécessité, pour assurer la survie du régime. » En fait, depuis une quinzaine d'années, nous explique Kévin Limonier, la Russie construit un système de contrôle en ligne, aujourd'hui piloté par le FSB, héritier du KGB, pour étouffer toute velléité de contestation. Les blocages de Telegram, WhatsApp ou les restrictions sur les VPN ne sont que la partie émergée d'une machine bien huilée, où le contrôle de l'information prime même sur les intérêts économiques ou militaires – comme l'a montré l'impact tactique désastreux de ces blocages pour les soldats russes sur le front ukrainien. Laboratoire d'oppression numérique « Dans les territoires occupés par la Russie en Ukraine, les Russes testent des systèmes de censure et de surveillance qui sont ensuite déployés dans toute la Fédération. C'est un laboratoire d'oppression numérique. » Et si le Kremlin coupait ainsi les ailes de sa propagande à l'étranger ? La question se pose alors que Telegram, sorte d'incubateur des campagnes de désinformation ciblant l'Europe notamment, est désormais dans le collimateur du Kremlin. Il est cependant possible d'imaginer un système de passe-droits au profit d'officines et agences de marketing digital, épargnant la diffusion des contenus propagandistes ou mensongers à destination de l'étranger. Mais il est encore trop tôt pour le dire.
Retrouvez Rothen s'enflamme de 18h à 20h sur RMC.
Ce jeudi 16 avril, Rachid Chaker, chercheur en relations internationales à l'Université Catholique de Lille, était l'invité d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Ils ont évoqué les avancées notables autour des pourparlers concernant le conflit au Moyen-Orient, notamment les discussions entre les dirigeants d'Israël et du Liban. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Et si le véritable défi de notre époque n'était pas seulement écologique… mais relationnel ?Dans cet épisode, aux côtés de Samuel Trouillefou, nous rencontrons Hugo Paul, auteur du livre Faire tribu. Après une année passée à explorer des communautés très שונות, il partage ce qu'il a appris sur notre capacité à faire ensemble, entre inspirations, tensions et remises en question.Pourquoi avons-nous autant de mal à créer du lien aujourd'hui ?Et surtout, comment construire des collectifs vivants, solides et ouverts ?Une conversation sincère et inspirante pour repenser notre manière d'être en lien avec les autres… et avec le monde.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'Union européenne considère désormais la santé mentale comme une priorité. Un jeune sur sept, et une jeune fille sur 4 souffre de troubles de santé mentale sur le continent. Et le suicide est la principale cause de mortalité chez les 15-29 ans. La santé mentale, une priorité pour l'Europe À Lierneux, petite commune belge de 4 000 habitants où l'on trouve la plus grande structure d'accueil psychiatrique du pays, on soigne avec des méthodes hors normes. Une cinquantaine de patients ne dorment pas à l'hôpital. Ils partagent une vie de famille, un café, du jardinage, loin des blouses blanches pour leur plus grand bien. La pratique a fait ses preuves. L'hôpital psychiatrique hors les murs, c'est un reportage de Jean-Jacques Hery. À lire aussiFace à la pénurie de soignants, les Européens innovent Les pays européens sont en ordre dispersé pour répondre à la flambée des prix du gaz et du pétrole Faut-il s'engager vers la transition énergétique pour réduire la dépendance aux importations ? Dans un premier temps pour calmer le jeu comme la Hongrie, la Croatie ou l'Espagne. L'Italie a plafonné pour quelques semaines, le prix de l'essence à la pompe mais il faudra surtout diversifier ses sources d'approvisionnement. Vaste débat des professionnels du secteur auquel a assisté notre correspondante Cécile Debarge depuis Ascoli Piceno dans le centre de l'Italie. Et en Serbie, tout comme quelques pays qui cultivent la proximité avec Moscou comme la Hongrie ou la Slovaquie, le président a signé un nouveau contrat pour de la livraison de gaz russe. Mais cette stratégie a clairement ses limites. Reportage Louis Seiller. À lire aussiL'Espagne et la Slovaquie prennent des mesures face au bond des prix de l'énergie Le captage carbone, une bonne idée pour dépolluer ? Dans ce contexte, les enjeux de neutralité carbone auquel l'Europe s'est engagée pour 2050 semblent bien lointains. D'autant que personne n'a la recette miracle. La revue d'investigation belge Médor s'est penchée sur une de ces techniques, le captage de carbone, la CCS . « Du miracle à la débâcle » est le titre de l'articlé signé Quentin Noirfalisse, qui nous explique tous les enjeux derrière cette technique de captage. À lire aussiCaptage et stockage de carbone: bonne ou mauvaise solution?
L'Union européenne considère désormais la santé mentale comme une priorité. Un jeune sur sept, et une jeune fille sur 4 souffre de troubles de santé mentale sur le continent. Et le suicide est la principale cause de mortalité chez les 15-29 ans. La santé mentale, une priorité pour l'Europe À Lierneux, petite commune belge de 4 000 habitants où l'on trouve la plus grande structure d'accueil psychiatrique du pays, on soigne avec des méthodes hors normes. Une cinquantaine de patients ne dorment pas à l'hôpital. Ils partagent une vie de famille, un café, du jardinage, loin des blouses blanches pour leur plus grand bien. La pratique a fait ses preuves. L'hôpital psychiatrique hors les murs, c'est un reportage de Jean-Jacques Hery. À lire aussiFace à la pénurie de soignants, les Européens innovent Les pays européens sont en ordre dispersé pour répondre à la flambée des prix du gaz et du pétrole Faut-il s'engager vers la transition énergétique pour réduire la dépendance aux importations ? Dans un premier temps pour calmer le jeu comme la Hongrie, la Croatie ou l'Espagne. L'Italie a plafonné pour quelques semaines, le prix de l'essence à la pompe mais il faudra surtout diversifier ses sources d'approvisionnement. Vaste débat des professionnels du secteur auquel a assisté notre correspondante Cécile Debarge depuis Ascoli Piceno dans le centre de l'Italie. Et en Serbie, tout comme quelques pays qui cultivent la proximité avec Moscou comme la Hongrie ou la Slovaquie, le président a signé un nouveau contrat pour de la livraison de gaz russe. Mais cette stratégie a clairement ses limites. Reportage Louis Seiller. À lire aussiL'Espagne et la Slovaquie prennent des mesures face au bond des prix de l'énergie Le captage carbone, une bonne idée pour dépolluer ? Dans ce contexte, les enjeux de neutralité carbone auquel l'Europe s'est engagée pour 2050 semblent bien lointains. D'autant que personne n'a la recette miracle. La revue d'investigation belge Médor s'est penchée sur une de ces techniques, le captage de carbone, la CCS . « Du miracle à la débâcle » est le titre de l'articlé signé Quentin Noirfalisse, qui nous explique tous les enjeux derrière cette technique de captage. À lire aussiCaptage et stockage de carbone: bonne ou mauvaise solution?
Après l'élection des maires, l'heure est à l'installation des conseils communautaires. Agglomérations, communautés de communes ou métropoles, ces regroupements de communes mettent en commun de compétences comme la gestion des déchets ou des transports. À Lyon, Saint-Denis ou la Roche-sur-Yon, par exemple, prendre la tête de l'intercommunalité confère un pouvoir politique important.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Après l'élection des maires, l'heure est à l'installation des conseils communautaires. Agglomérations, communautés de communes ou métropoles, ces regroupements de communes mettent en commun de compétences comme la gestion des déchets ou des transports. À Lyon, Saint-Denis ou la Roche-sur-Yon, par exemple, prendre la tête de l'intercommunalité confère un pouvoir politique important.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:02:39 - On n'arrête pas l'éco - par : Christian Chavagneux - Chaque dernier samedi du mois, Christian Chavagneux d'Alternatives Economiques donne ses recommandations de livres. Que faut-il lire pour mieux comprendre l'économie ? Quels titres incontournables faut-il acquérir ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Coup d'envoi ce vendredi 27 mars de la campagne pour l'élection présidentielle au Bénin. Le scrutin est prévu le 12 avril. Patrice Talon, au pouvoir depuis 2016, va passer la main après deux mandats. Son dauphin, le ministre des Finances Romuald Wadagni, fait face à un seul concurrent : Paul Hounkpè, du parti FCBE. Le parti des Démocrates, principale force de l'opposition, n'a pas pu présenter de candidat et n'a pas donné de consigne de vote. Une campagne qui s'ouvre dans un paysage politique profondément remodelé sous Patrice Talon, souligne le Béninois Joël Atayi-Guèdègbé, expert en gouvernance et acteur de la société civile. Il est l'invité de Charlotte Idrac. RFI : Dans quel climat politique s'ouvre cette campagne pour la présidentielle au Bénin ? Joël Atayi-Guèdègbé : Les résultats des élections de janvier dernier, législatives et communales ont quand même redessiné la carte politique en indiquant deux partis majeurs, partis favorables au président Talon. Fondamentalement, les réformes du système partisan et du code électoral par touches successives, ont élevé les différents seuils, principalement en introduisant la notion de parrainage pour la présidentielle. Donc le principal parti de l'opposition, Les Démocrates, a mordu la poussière à ce niveau, et ne peut pas être sur la ligne de départ. Et le second parti de l'opposition, les FCBE, a pu miraculeusement obtenir les parrainages. Il n'avait que six élus, donc ils les ont eus forcément de la part de la mouvance présidentielle, ce qui donne l'impression d'un match amical, d'une compétition sans enjeu. Le dauphin de Patrice Talon, a un profil plutôt technocrate… Est-ce qu'il se présente comme l'homme de la continuité ou avec sa propre voie ? Il a le goût quand même de se réclamer de son mentor. La présentation de son projet de société s'est voulue dans une continuité de l'action à laquelle il a participé dix ans durant. L'image de technocrate qui lui colle à la peau est peut-être le vice rédhibitoire qu'il va essayer de gommer pendant cette campagne. Est-ce que les partis de la mouvance présidentielle font bloc autour de Romuald Wadagni ? Ah oui, personne ne manque à l'appel. Disons que le réflexe naturel des uns et des autres est de faire le bon pari. S'il y a des divergences, elles sont poliment tues. Pour l'instant, la légitimation de la candidature du duo Wadagni et de madame Talata, la vice-présidente sortante, a été une entreprise assez savamment construite. En face, Paul Hounkpè, du parti FCBE, est présenté comme un opposant modéré. Pourquoi est-ce qu'il n'est pas soutenu par les autres mouvances de l'opposition ? Il avait le défaut rédhibitoire de s'être ouvert à la discussion en 2019, quand il y a eu des violences électorales. Il a eu aux yeux des autres le tort d'avoir accepté la main tendue du président Talon. Et donc forcément, il y a eu à partir de ce moment un soupçon de non-intégrité de sa part, de manque d'engagement. Cela lui a été tellement opposé que le président Yayi Boni, qui était président de son parti, a claqué la porte avec un certain nombre de ses amis pour aller créer justement le parti Les Démocrates qui s'est voulu le parti le plus authentique de l'opposition ou le plus radical. Mais il faut noter que ce n'est plus un parti en ordre de bataille, c'est un parti qui est soumis à plusieurs tensions, divisions, défections. Vous l'évoquiez, il y a eu le départ de plusieurs figures du parti des Démocrates. La formation n'a pas de candidats à ce scrutin. Quel avenir pour les Démocrates selon vous ? C'est un avenir fort incertain. Est-ce que les plus jeunes vont pouvoir reformer, reconstruire ce parti après le départ de ses principales figures centrales ? Pour l'instant, effectivement, avec zéro élu dans les instances communales comme nationales, ce parti est bien mal parti pour continuer d'incarner les espoirs de nombre de Béninois. Les dernières élections législatives et municipales avaient enregistré un taux d'abstention record de 65 %. Est-ce que la participation est un enjeu majeur de cette présidentielle à venir ? Oui, définitivement. Cela devient un enjeu majeur. Un enjeu d'ailleurs immédiatement identifié par les partisans de Romuald Wadagni. Au demeurant, le taux de participation n'avait cessé de baisser depuis quelques scrutins, particulièrement depuis 2019. Et il est évident que le sentiment que tout serait joué d'avance, ou qu'il n'y aurait pas une offre électorale assez large, pourrait être la cause fondamentale. Quelles sont les principales préoccupations des Béninois pour cette campagne qui démarre ? Je crois qu'il y a deux formes d'inquiétude fondamentale : celle de la survie quotidienne, avec un chômage qui reste endémique. Et puis, de plus en plus, hélas, il y a la question de la sécurisation du pays à ses frontières, et donc de nos relations avec nos voisins.
durée : 00:54:22 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:26:26 - Le gaz, enjeu de la guerre au Moyen-Orient ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.
Ce jeudi 12 mars, Donald Trump cherchant l'uranium iranien, qui pourrait servir à la fabrication d'arme nucléaire, a été abordé par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Il est souvent présenté comme favori de la prochaine présidentielle française. Mais le RN est aussi confronté à d'importants ennuis judiciaires qui pourraient empêcher Marine Le Pen d'être candidate. Dans ce contexte, aura lieu dans six jours le premier tour des élections municipales. Qu'est-ce que le RN a à gagner et à perdre avec ce scrutin ? Un échec pourrait-il plomber ses ambitions pour 2027 ? Pour en débattre : - Arnaud Benedetti, directeur de la Nouvelle Revue Politique, professeur associé à l'Université Paris-Sorbonne et auteur du livre Aux portes du pouvoir - RN, l'inéluctable victoire ? (Michel Lafon, 2024) - Jean Philippe Moinet, auteur, fondateur-directeur de la Revue Civique, auteur du livre Un journal sous influence (éditions Les ailes rebelles, 2023) - Aurélien Devernoix, journaliste du service politique de RFI.
À quelques jours du premier tour des élections municipales, la crise du logement s'impose comme l'un des thèmes majeurs de la campagne en France. Prix de l'immobilier en forte hausse, accès au crédit plus difficile, manque de logements dans les zones tendues. De plus en plus de Français rencontrent des difficultés pour se loger, qu'ils souhaitent acheter ou louer. À l'approche du scrutin municipal français, un sujet s'est imposé dans les débats locaux partout en France: la crise du logement. Aujourd'hui, se loger est devenu plus difficile et plus cher, qu'il s'agisse d'acheter un bien immobilier ou simplement de louer un appartement. Et cette situation ne concerne plus seulement les ménages les plus modestes. Désormais, toutes les catégories sociales sont touchées. La raison est relativement simple. Le logement est pris en étau entre des prix élevés, des revenus qui progressent moins vite et un accès au crédit devenu plus compliqué. En vingt ans, si l'on ne prend pas en compte l'inflation, les prix de l'immobilier ont augmenté de près de 90%, contre environ 10% pour les salaires. Une tension qui s'est encore accentuée ces cinq dernières années. Après la crise du Covid-19 puis la guerre en Ukraine, la Banque centrale européenne a relevé ses taux d'intérêt pour freiner l'inflation. Résultat : les crédits immobiliers sont devenus plus chers et donc plus difficiles à obtenir. Pour de nombreux ménages français, la capacité d'emprunt a fondu. Les professionnels de l'immobilier ont également été touchés. Un mécanisme très simple s'est alors mis en place. Quand on ne peut plus acheter, on reste locataire. Et quand on reste locataire, on ne libère pas son logement. Les premières victimes de cette situation sont souvent les jeunes actifs. L'effet domino est en marche: le marché immobilier se bloque progressivement. Manque de logements : pourquoi le marché immobilier se bloque Durant cette campagne des municipales, une idée revient régulièrement. Il faudrait construire davantage de logements. Car il faut dire que le parc immobilier augmente moins vite que la demande. Mécaniquement, cela crée des tensions. Dans certaines zones dites « tendues », notamment dans les grandes villes, les loyers et les prix de l'immobilier continuent d'augmenter fortement. Cette situation limite l'accès à la location ou à l'achat pour de nombreux ménages. Mais les conséquences dépassent le seul marché immobilier. Elles se répercutent aussi sur l'activité économique. Lorsqu'une entreprise est implantée dans un territoire où l'offre de logement est insuffisante, elle peut rencontrer des difficultés pour recruter. Selon le groupe Action logement, un actif sur cinq a déjà renoncé à un emploi faute de logement. La crise du logement peut également avoir un impact sur les choix de vie. Un couple qui ne parvient pas à se loger peut retarder ou renoncer à un projet familial. À terme, ces situations peuvent peser sur la dynamique démographique et sur la croissance économique. Quelles solutions pour sortir de la crise du logement ? Face à cette situation, plusieurs pistes sont régulièrement évoquées dans le débat public. Parmi elles, la prolongation ou le renforcement du prêt à taux zéro pour faciliter l'accès à la propriété. Autre levier : mobiliser davantage de foncier disponible afin de construire des logements à moindre coût. L'encadrement des loyers est également souvent cité, accompagné d'incitations fiscales pour encourager les propriétaires à louer leurs biens. Le développement du logement social constitue aussi une piste importante, tout comme celui du logement intermédiaire, destiné aux classes moyennes. Ces logements proposent des loyers maîtrisés, généralement inférieurs à ceux du marché privé. Certains bailleurs, comme in'li (filiale du groupe Action logement), proposent par exemple des loyers environ 10 à 15% moins chers. Les besoins à long terme restent considérables. Selon le ministère de la Transition écologique, la France aura besoin de 7,8 millions de logements supplémentaires d'ici à 2050. Dans ce contexte, l'enjeu est clair : construire davantage de logements, mais aussi construire mieux, afin de répondre aux besoins des ménages et aux défis économiques et sociaux du pays. À lire aussiEn France, près d'un million de personnes sans logement stable
Il est souvent présenté comme favori de la prochaine présidentielle française. Mais le RN est aussi confronté à d'importants ennuis judiciaires qui pourraient empêcher Marine Le Pen d'être candidate. Dans ce contexte, aura lieu dans six jours le premier tour des élections municipales. Qu'est-ce que le RN a à gagner et à perdre avec ce scrutin ? Un échec pourrait-il plomber ses ambitions pour 2027 ? Pour en débattre : - Arnaud Benedetti, directeur de la Nouvelle Revue Politique, professeur associé à l'Université Paris-Sorbonne et auteur du livre Aux portes du pouvoir - RN, l'inéluctable victoire ? (Michel Lafon, 2024) - Jean Philippe Moinet, auteur, fondateur-directeur de la Revue Civique, auteur du livre Un journal sous influence (éditions Les ailes rebelles, 2023) - Aurélien Devernoix, journaliste du service politique de RFI.
REDIFF - Le 25 novembre était la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Quelles sont les mesures du nouveau plan interministériel mis en place ? - Violences Info Service : 39 19 (anonyme, gratuit, 24h/7) - Association "M'endors pas" : www.mendorspas.org - Fédération nationale solidarité femmes : www.solidaritefemmes.org - Femmes Solidiares : www.femmes-solidaires.org - Fédération nationale des Centres d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles : www.infofemmes.com Retrouvez toutes les associations sur le site national "Arrêtons les violences" : https://arretonslesviolences.gouv.fr/ Dans ce podcast, découvrez une partie des coulisses de l'émission "Parlons-Nous". En compagnie de Caroline Dublanche, Paul Delair revient sur les témoignages et autres moments qui ont marqué le direct.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Jeudi 5 mars, François Sorel a reçu Clément David, président de Theodo Cloud, Cédric Ingrand, directeur général de Heavyweight Studio, et Jérôme Marin, fondateur de cafetech.fr. Ils se sont penchés sur la dimension politique de l'électricité face à l'essor de l'IA, la fuite de vidéos intimes issues des lunettes connectées Ray-Ban Meta, et sur le premier smartphone 100 % européen baptisé Jolla, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
A 10h, ce lundi 23 février 2026, les GG : Charles Consigny, avocat, Didier Giraud, agriculteur de Saône-et-Loire, et Joëlle Dago-Serry, coach de vie, débattent de : Municipales, enjeu local ou national ?