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Remontez le temps en compagnie de Franck Ferrand pour découvrir la fascinante vie de Jean Renoir, l'un des plus grands cinéastes français.
Vahram Muratyan a une approche sensible de la vie. Amené à voyager très tôt, l'auteur, designer graphique et directeur créatif de maisons d'édition a développé un rapport au temps, aux cultures et aux écritures qui lui donne aujourd'hui toute sa créativité. Nommé Chevalier des Arts et des Lettres en 2017, il a signé trois livres dont le premier « Paris Versus New York » qui a été un véritable succès et qui s'apprête d'ailleurs à être réédité. Lorsque je lui ai proposé de faire un épisode dans Vous avez un MP, c'était pour parler de son rôle en tant que directeur artistique pour la maison des Editions Seghers. Depuis 2021, il est en charge de repensé le format historique de la maison et, grâce à son sens inné des couleurs, il lui a immédiatement redonné un nouveau souffle, dépoussiérant l'air de rien les recueilles de poésie. Parmi les auteurs contemporains, citons la critique de mode et brillante autrice Sophie Fontanel, le chanteur et auteur Arthur Teboul ou encore l'artiste Clara Ysé. Il se trouve qu'on en a assez peu parler mais vous allez tout de suite comprendre cette fabuleuse ébullition créative qui celle de Vahram. Bonne écoute !--Venez écouter, apprendre et éveiller votre conscience aussi sur notre compte Instagram : @parlonsbpodcastInterview, prise de son et montage réalisés par Nolyne Cerda.Le jingle est une création originale de Julien R.Les extraits audio sont dans l'ordre : l'artiste Agnes Martin lors d'une interview, un bout de poème de Marguerite Yourcenar énoncé par Jean d'Ormesson, Simone Veil défaisant son chignon sur le plateau "Toutes Folles de Lui" de Christophe Dechavanne et le poète Christophe Bobin dans l'émission "La Grande Librairie". Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon choisi, Ma choisie, tu dois te laisser conduire de plus en plus par Moi. Pour cela, il te faut être de plus en plus à Mon écoute. Lorsque tu pries ou adores, qu'il y ait toujours un long moment où tu te tais pour être entièrement à l'écoute de ton Seigneur. Parce que l'Amour nous aime, nous devenons l'amour!
durée : 00:11:03 - Le monde d'Elodie - par : Elodie SUIGO - Sting et Shaggy sont les invités exceptionnels toute cette semaine du Monde d'Élodie, à l'occasion du spectacle "The Last Ship" de Sting, présenté jusqu'au 8 mars prochain. Épisode 2 : Les rêves d'enfant. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
COMMENTAIRE DE L'EVANGILE DU JOUR Matthieu 6, 7-15En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l'ayez demandé. Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »
À l'ouverture du Salon international de l'agriculture à Paris, un mot revient sans cesse dans les allées : l'inquiétude. Maladies animales, concurrence étrangère, pression sur les prix... Les agriculteurs s'interrogent sur l'avenir de leur profession. Et derrière ces préoccupations, une question centrale : la France est-elle encore une grande puissance agricole ? Dans les allées du Salon international de l'agriculture, l'ambiance est particulière. Un mot revient parmi les participants : l'inquiétude. Inquiétude face aux maladies animales, à la concurrence étrangère, à la pression sur les prix... Et derrière tout cela, une question simple que se posent agriculteurs et exploitants : est-ce que la France est encore une grande puissance agricole ? Lorsque l'on interroge les professionnels présents, la réponse est presque unanime : « oui, mais… ». Si l'on s'en tient au « oui », ils n'ont pas tout à fait tort. En termes de chiffres, la France reste le premier pays producteur agricole de l'Union européenne. L'an passé, la production s'élevait à un peu plus de 88 milliards d'euros, devant l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. La grande force de la France réside dans sa diversité agricole. Une richesse parfaitement mise en valeur dans les pavillons du salon : céréales, élevage, vins, fromages, fruits, légumes, pêche… Toutes ces filières constituent de véritables piliers de l'écosystème agricole français et participent à son rayonnement. Mais derrière ce leadership apparent, les fragilités s'accumulent. Un commerce extérieur en recul et des exportations en chute libre C'est là qu'intervient le « mais » du fameux « oui mais ». Car la production agricole française augmente moins vite que celle de ses voisins européens. Autrement dit, la France ralentit pendant que ses concurrents accélèrent. Mais le véritable sujet, celui qui revient dans toutes les discussions avec les exploitants, c'est le commerce extérieur. La France exporte moins. Beaucoup moins. Le pays est passé de deuxième exportateur agricole européen en 2000 à sixième aujourd'hui. Si les exportations reculent, c'est d'abord parce que les piliers traditionnels de l'excédent commercial vacillent. Le vin et les spiritueux subissent de plein fouet les tensions commerciales avec la Chine et les États-Unis. Les céréales souffrent de la concurrence accrue de la mer Noire et de l'Argentine. Les produits laitiers et la viande sont fragilisés par la hausse des coûts et les maladies animales. Résultat, la France importe de plus en plus ce qu'elle consomme, y compris pour des productions historiquement emblématiques du territoire. Coûts de production, compétitivé et modèle agricole à réinventer Mais le cœur du problème est plus profond. Tous les agriculteurs rencontrés le confient, leur production n'est plus compétitive. La France décroche parce que ses produits sont plus chers que ceux de ses concurrents, notamment espagnols et italiens. En moyenne, 65% du chiffre d'affaires part dans les charges : énergie, engrais, carburants, alimentation animale, normes et fiscalité. En Espagne et en Italie, ce chiffre tombe respectivement à 44% et 45%. La conséquence est immédiate. La valeur ajoutée agricole française par hectare est deux à trois fois plus faible que celle de ses voisins européens. Un écart qui pèse lourdement sur la rentabilité des exploitations et leur capacité à investir. Pendant que la France peine à réinventer son modèle, ses concurrents avancent à marche forcée. L'Espagne combine compétitivité-coût et spécialisation dans les fruits, l'huile d'olive et la viande porcine. La Pologne mise sur des produits exportés massivement. L'Italie, elle, fait le pari de la qualité, des labels et de l'image de marque. Pour autant, il ne s'agit pas encore d'un déclin irréversible. La France conserve de nombreux atouts : diversité des productions, savoir-faire, image gastronomique, potentiel de montée en gamme... Mais les leviers de transformation sont désormais urgents. Et c'est tout l'enjeu de ce Salon de l'agriculture : inventer, voire réinventer, l'agriculture française de demain pour permettre à la France de rester une grande puissance agricole dans un monde de plus en plus concurrentiel.
Voici l'Évangile du mardi 24 février 2026 :« Vous donc, priez ainsi » (Mt 6, 7-15)En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l'ayez demandé. Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »– Acclamons la Parole de Dieu. Cet enregistrement est proposé bénévolement pour répandre la Parole de Dieu
Direction Baboua, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière camerounaise, au nord-ouest de Bangui, pour le troisième volet de notre série de reportages. Dans cette ville, les violences sexuelles connaissent une inquiétante recrudescence ces dernières semaines. Chaque semaine, une dizaine de femmes, principalement de jeunes filles, sont victimes de viol. Si certaines bénéficient d'une prise en charge à l'hôpital local, beaucoup restent silencieuses, freinées par le poids des traditions et la stigmatisation sociale. Ces agressions surviennent autant en pleine ville que dans les champs ou les villages alentour, et les auteurs présumés sont parfois des bandits armés… mais aussi des proches. Face à cette situation alarmante, l'ONG SENI PLUS, basée à Baboua, apporte un accompagnement psychologique pour favoriser la réinsertion sociale des survivantes, sans discrimination. De notre envoyé spécial à Baboua, À la tombée de la nuit, le quartier populaire de Bokom est plongé dans l'inquiétude. La peur s'installe, les jeunes filles n'osent plus sortir ni marcher seules dans les rues. Privé d'éclairage public, le quartier s'enfonce dans l'obscurité, à peine éclairé par la lueur lointaine de la lune. Sous un hangar de fortune, fait de paille et de bâche, des jeunes se rassemblent. Ils fument et consomment de l'alcool. C'est ici qu'une jeune fille de 15 ans été violée. « Ce qui m'est arrivé m'a brisée. Je passais ici pour aller au marché. Ce jour-là, il pleuvait. Je n'ai rien fait pour mériter ça. Ils ont abusé de moi avant de fuir. Aujourd'hui, je veux que justice soit faite », confie-t-elle. Dans la cour à côté, Lima malaxe la boule de manioc à l'aide d'une spatule. Il y a un mois, alors qu'elle travaillait aux champs, elle a confié sa fille de 5 ans à son oncle paternel. Malheureusement, celui-ci a abusé d'elle : « Après le forfait, il a quitté le village sans laisser de trace. Ma fille est entre la vie et la mort à l'hôpital. L'enquête se poursuit pour le retrouver. » À l'hôpital de Baboua, les victimes reçoivent des soins médicaux et un accompagnement psychologique. Dans son bureau, Elvige Kadjidja Bita, de l'ONG Seni Plus, en reçoit plusieurs par jour. « Des cas d'agressions sexuelles, avec ou sans pénétration, ne sont pas des cas isolés, c'est régulier. Franchement, ici à Baboua, le nombre est élevé. Parfois, on reçoit dix cas par semaine. La statistique mensuelle des filles violées varie généralement entre 15 et 18 cas. L'âge des victimes varie de 5 à 15 ans pour les plus jeunes, et de 18 ans jusqu'à pas d'âge. Certains parents gardent le silence pour des questions de coutumes. Ces prises en charge sont gratuites à notre niveau », explique-t-elle. Beaucoup d'agressions au sein de la famille Malgré les nombreuses sensibilisations, la situation continue de gagner du terrain dans cette ville d'environ 20 000 habitants, dont les jeunes représentent plus de 70% de la population, selon les autorités locales : « Ça se passe beaucoup au sein de la famille. Ça peut être l'oncle paternel ou maternel qui est l'auteur. Souvent, l'enfant est allée jouer et un voisin vient coucher avec elle. Lorsque l'on amène des enfants de 5 ans ici, ce sont des cas délicats qui nécessitent des soins minutieux. On amène la victime chez les médecins pour une prise en charge médicale, on l'amène ici pour la prise en charge psychologique. On répond aux besoins selon la nécessité et selon l'urgence : d'abord sauver la vie avant la prise en charge psychosociale. » À Baboua, ces filles sont régulièrement victimes de stigmatisation et de rejet de la part de la société. Pour une lutte efficace, les autorités locales multiplient depuis le début du mois de février les sensibilisations en porte-à-porte et les réunions publiques, appelant la population à la vigilance et à saisir la justice. À lire aussiL'Ouest centrafricain, une décennie après la crise: l'émotion des réfugiés de retour au pays [1/4] À lire aussiL'Ouest centrafricain, une décennie après la crise: l'hôpital de Bouar renaît [2/4]
Notre joie est complète lorsque nous recevons les promesses de Dieu avec un cœur reconnaissant et observons ses commandements. Lorsque nous croyons la Parole et obéissons à ce que Jésus met sur notre cœur, nous triomphons de tout ce qui voudrait nous troubler ou nous contrarier. La foi en la Parole nous libère de toute lutte et nous permet de nous reposer sur les promesses de Dieu. La Parole dit: «En effet, c'est nous qui croyons, qui entrons dans ce repos » (Hébreux 4:3). Si vos pensées ont pris une tournure négative et que les doutes vous assaillent, c'est peut-être parce que vous avez cessé d'écouter la Parole de Dieu, de la recevoir et de lui obéir. Dès l'instant où vous retrouverez la foi en la Parole de Dieu, votre joie reviendra et vous vivrez à nouveau au large, dans la vraie liberté. C'est ce que Dieu veut pour vous chaque jour de votre vie. Père, combien je suis reconnaissant pour ta Parole ! Je sais que les promesses et les instructions qu'elle contient sont pour mon bien. Je veux l'écouter, la recevoir et lui obéir aujourd'hui, afin de vivre dans la joie et la victoire que Jésus est venu me donner. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?
Cette semaine, je te propose un épisode qui va t'aider à maîtriser l'art de la conversation en français. Ah là là, le small talk ou l'art d'engager la conversation en français… Le small talk, c'est comme la danse, la course à pied ou le français, ça s'apprend. Je suis une professionnelle du small talk car ça fait partie de mon métier. Je fais parler mes élèves. J'aide mes élèves à avoir confiance en eux quand ils parlent français. Donc je dois les faire parler et le small talk, c'est parfait pour ça.Un professeur qui ne sait pas faire parler ses élèves n'est pas un bon professeur. Le small talk, c'est quoi ? C'est, comme on dit en français « parler de la pluie et du beau temps » et engager la conversation avec tout le monde : ton chef, ton voisin, ta belle-mère, la boulangère…Certains diront que le small talk, c'est parler pour ne rien dire, d'autres diront que ça crée du lien. Le small talk, lorsqu'il est bien préparé, c'est quelque chose de très agréable socialement s'il est fait avec les bonnes personnes. Lorsque tu passes un bon moment et que la personne, avec qui tu discutes ou tu papotes, dégage de bonnes ondes et une bonne énergie, tu as envie de continuer la conversation et c'est pour ça que ce guide est aussi ton nouveau meilleur ami. Parce que le small talk te permet :d'entrer dans une conversationd'y resteret de t'en sortir sans malaiseDans cet épisode privé réservé aux membres du Club, je vais tout te donner et je t'aide à devenir un expert ou une experte en small talk avec une cartographie complète du small talk en français, dans toutes les situations possibles.Il y a 3 manières de soutenir ce podcast pour qu'il continue à être libre, indépendant et rebelle : 1️⃣ Le Club de Yasmine Le Club privé du podcast qui donne accès à toutes les transcriptions des épisodes, aux épisodes secrets, la newsletter privée en français et l'accès à la communauté des élèves et membres sur Discord. https://lefrancaisavecyasmine.com/club 2️⃣ Les livres du podcast Les transcriptions du podcast sont disponibles dans les livres “Le français avec Yasmine” sur Amazon : http://amazon.com/author/yasminelesire 3️⃣ Les cours de français avec YasmineRendez-vous sur le site de mon école pour découvrir le catalogue des cours disponibles : www.ilearnfrench.eu ➡️ Rendez-vous sur les réseaux sociaux Instagram : https://www.instagram.com/ilearnfrench/LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/yasmine-lesire-ilearnfrench/ ➡️ Crédit musique La musique de cet épisode est créée par le groupe Beam. Merci à Maayan Smith et son groupe pour la musique. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le nombre de morts causé par la guerre à Gaza n'est toujours pas connu. Malgré le cessez-le-feu, l'enclave reste coupée du monde par les autorités israéliennes. Une équipe de scientifiques a cependant réussi à mener une enquête de terrain indépendante publiée dans la revue The Lancet Global Health. Elle révèle un chiffre bien plus élevé que ceux annoncés par les autorités locales. Alors que le ministère de la Santé de Gaza avait annoncé 49 000 morts durant les seize premiers mois après le début de l'offensive israélienne, l'équipe de scientifiques de l'université Royal Holloway estime que le chiffre réel serait plutôt autour de 75 000 morts. RFI a interviewé le directeur de cette étude, Michael Spagat, également président de l'ONG Every casualty counts. RFI : Vous révélez donc que le nombre de victimes durant les seize premiers mois de la guerre dépasse largement les chiffres donnés par le gouvernement du Hamas... Michael Spagat : La meilleure estimation que nous ayons se trouve autour des 70 000 morts. Le chiffre réel pourrait être plus bas ou plus élevé. Mais au-delà du chiffre exact, ce qu'il faut surtout souligner, c'est que le nombre réel de morts est nettement supérieur aux chiffres officiels donnés par le ministère de la Santé de Gaza. C'est le principal point à retenir. Il y a une sous-évaluation importante de la part du ministère de la Santé. Nous estimons que la différence est de 35%. Comment avez-vous travaillé pour documenter ces décès ? C'est une approche statistique, très similaire aux sondages d'opinion publique. Nous avons donc un échantillon aléatoire de foyers à Gaza. Nous établissons ensuite une liste de tous les membres du foyer au 6 octobre 2023, puis renseignons le sort de chacun, en particulier s'ils sont vivants ou morts. Et le principe essentiel est que si « X pour cent » des personnes couvertes par l'échantillon sont mortes, alors nous extrapolons pour estimer que ce même « X pour cent » de la population totale de Gaza est mort. Vous avez donc travaillé sur le terrain et non pas avec des documents venus d'hôpitaux ou d'autorités locales ? C'est ça. Nous n'avons pas du tout utilisé les archives officielles. L'un des points principaux était que notre travail soit totalement indépendant du ministère de la Santé de Gaza, car certains ont remis en question la véracité de ces chiffres. Notre étude n'a donc rien à voir avec les données du ministère de la Santé de Gaza. Et même si je n'étais pas personnellement sur le terrain pour l'étude, le partenaire palestinien de ce projet a des travailleurs de terrain situés à Gaza et ils ont mené le travail de terrain. L'enquête a donc été menée par des Palestiniens qui vivent à Gaza. Ils font donc partie de la vie et de la culture là-bas. Est-ce que vous pensez que cela peut changer quelque chose à la manière dont les gens ont répondu ? Je pense que le plus grand effet est que les gens étaient prêts à répondre aux questions parce que, bien sûr, personne n'est obligé de participer à une enquête. Et, il se pourrait que si des gens complètement extérieurs entrent, ils soient perçus avec suspicion et que les gens préfèrent ne pas répondre. Je ne pense pas que la présence de Gazaouis natifs influence les réponses, étant donné qu'ils répondent effectivement au questionnaire, mais nous avons obtenu un taux de réponse très élevé, et je pense que cela s'explique probablement par la nature des équipes d'entretien que nous avons utilisées. La question du décompte des morts à Gaza est très sensible. Il aura fallu du temps mais l'armée israélienne a fini par reconnaître que le bilan du Hamas était globalement juste, en précisant que la majorité des victimes n'étaient pas des civils. Ce n'est pas forcément ce que dit le Hamas... Les autorités sanitaires de Gaza ne font en réalité pas de distinction entre civils et combattants. Et ils ont raison car ils n'ont pas vraiment de base probatoire pour cela. Lorsque quelqu'un arrive et meurt à l'hôpital, comment savoir s'il était combattant ? Ils n'ont pas d'information de qualité sur cette question. Et nous n'avons pas non plus d'informations directes à ce sujet. Nous ne demandons pas aux gens de dire si les personnes qu'ils signalent comme mortes étaient des combattants ou des civils. Nous avons donc sûrement un mélange de combattants et de civils. Cependant, je pense que ce que l'on peut dire en se basant sur le mélange démographique, c'est-à-dire le mélange d'âge et de sexe des personnes tuées, c'est qu'un très grand pourcentage était certainement des civils. Les autorités sanitaires de Gaza évoquent plus de 570 morts depuis le cessez-le-feu entré en vigueur en octobre dernier – ce n'est pas fini, on meurt encore à Gaza. C'est vrai. Et il est important de souligner que notre période de couverture ne s'étend que jusqu'au 5 janvier 2025. Donc nous avons un peu plus d'un an de retard à ce stade. Et beaucoup de gens sont morts après la fin de notre enquête. Mais oui, ce n'est certainement pas fini. Il y a, en principe, un cessez-le-feu, mais il y a néanmoins un flot constant de morts violentes. Vous travaillez à établir le nombre de victimes de guerre depuis des décennies, dans de nombreux conflits. Est-ce que Gaza diffère d'autres guerres, selon vous ? Gaza se distingue par le grand pourcentage de la population qui a été tuée en si peu de temps. Et bien que ce ne soit pas complètement unique, le pourcentage de femmes, d'enfants et de personnes âgées parmi les morts est exceptionnellement élevé. Il faudra probablement revenir à des conflits comme le génocide rwandais ou le génocide cambodgien pour obtenir de tels chiffres. Cela dit, nous n'avons pas de mesures parfaites pour chaque conflit. Il peut y en avoir d'autres qui comptaient aussi des pourcentages élevés de femmes, d'enfants et de personnes âgées. Mais au moins dans les archives documentées, il ressort sur ce point-là. Michael Spagat, directeur de l'étude et président ONG Every casualty counts. À lire aussiBande de Gaza: des chiffres pour mesurer l'ampleur de deux années d'un drame humain historique
Le chocolat est souvent associé au plaisir, au réconfort… et parfois même à des bienfaits pour la santé. Pourtant, on apprend régulièrement que certaines tablettes contiennent des traces de cadmium, un métal lourd potentiellement toxique. Comment ce contaminant se retrouve-t-il dans le chocolat ? Qu'est-ce que le cadmium exactement ? Et faut-il s'inquiéter ?Le cadmium est un métal naturellement présent dans la croûte terrestre. On le retrouve en petites quantités dans les sols, les roches et l'eau. À cela s'ajoutent des sources d'origine humaine, comme certaines activités minières, industrielles ou l'utilisation d'engrais phosphatés. Le problème est que les plantes peuvent absorber le cadmium présent dans le sol par leurs racines.C'est précisément ce qui se passe avec le cacaoyer. Les cacaoyers sont principalement cultivés dans des régions tropicales où certains sols sont naturellement riches en cadmium, notamment en Amérique latine. Lorsque l'arbre pousse, il capte ce métal en même temps que les nutriments essentiels. Le cadmium s'accumule ensuite dans les fèves de cacao, qui serviront à fabriquer le chocolat. Plus le chocolat contient de cacao, plus il est susceptible de contenir du cadmium. C'est pourquoi les chocolats noirs, très riches en cacao, sont généralement plus concernés que les chocolats au lait.Le cadmium est un métal lourd classé comme substance toxique pour l'organisme. Une exposition ponctuelle à de faibles doses n'entraîne généralement pas de symptômes immédiats. Le danger réside surtout dans l'exposition chronique, c'est-à-dire répétée sur de longues périodes. Le cadmium s'accumule progressivement dans le corps, en particulier dans les reins et le foie.À long terme, une accumulation excessive peut provoquer des atteintes rénales, une fragilisation des os, et augmenter le risque de troubles cardiovasculaires. Le cadmium est également classé comme cancérogène pour l'être humain. Cela ne signifie pas que manger une tablette de chocolat entraîne un cancer, mais qu'une exposition régulière et importante à ce métal augmente statistiquement certains risques.Face à cela, les autorités sanitaires ont fixé des seuils maximaux de cadmium autorisés dans les aliments, y compris le chocolat. Les fabricants sont tenus de respecter ces limites et de surveiller leurs matières premières. Certains chocolatiers sélectionnent désormais leurs fèves selon leur origine géographique ou mélangent des lots pour maintenir des concentrations plus faibles.Faut-il alors arrêter de manger du chocolat ? Pas nécessairement. Le chocolat reste sûr lorsqu'il est consommé avec modération. L'important est la diversité alimentaire : plus l'alimentation est variée, moins on risque d'accumuler excessivement un contaminant particulier.En résumé, si l'on trouve parfois du cadmium dans le chocolat, c'est parce que le cacaoyer absorbe naturellement ce métal présent dans certains sols. Le cadmium est un contaminant indésirable et potentiellement dangereux à long terme, mais les contrôles actuels visent à maintenir les expositions à des niveaux faibles. Comme souvent en nutrition, c'est la quantité et la régularité qui font la différence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En Centrafrique, ils ont attendu douze longues années. Douze années d'exil, d'incertitude et de survie loin de leur terre natale. Ce mois de février 2026 marque la fin d'un chapitre douloureux pour 286 réfugiés centrafricains, qui ont fui la crise militaro-politique de 2013 pour se réfugier au Cameroun voisin. Après plus d'une décennie passée loin de chez eux, ils ont officiellement regagné la République centrafricaine, dans le cadre d'un retour volontaire organisé et encadré par les autorités des deux pays, sous la coordination du Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies. De notre envoyé spécial, À l'aube, la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique s'éveille dans un silence chargé d'histoire. Une dizaine de bus de transport en commun s'immobilisent devant la barrière qui sépare les deux pays. À leur bord, 286 réfugiés, pour la plupart des femmes et des enfants. Assis au premier rang du bus, Adamou tient fermement un drapeau centrafricain, tandis que son fils Nabil brandit celui du Cameroun. Tous deux regardent à travers les vitres : sur leurs visages, se lisent la fierté et une émotion difficile à contenir. « Mon fils est né au Cameroun dans un camp de réfugiés. Il y a passé treize années de sa vie. On lui montrait son pays à travers des photos. Aujourd'hui, il est fier d'être de retour dans son pays, comme s'il retrouvait une partie de lui qu'il n'avait jamais connue », raconte le jeune père. Lorsque la portière s'ouvre, Nafissa Zara se lève aussitôt. Elle se précipite pour descendre, la première, son sac serré contre elle. L'instant est chargé d'émotion. « J'ai fui la guerre. J'avais abandonné mon village dans l'urgence, laissant derrière moi des maisons détruites, des champs incendiés et des proches tués. Les souvenirs sont douloureux. Mais ce retour triomphal marque un signe d'espoir. Je suis là pour reconstruire mon pays », affirme-t-elle. Environ 600 000 Centrafricains ont trouvé refuge dans les pays voisins, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU. Son représentant, Williams Chemaly, affirme que plusieurs dizaines de milliers ont déjà pu regagner le pays. « En Centrafrique, nous avons 75 000 Centrafricains qui sont revenus d'asile durant les trois, quatre dernières années. En plus des rapatriés, il y a des personnes déplacées internes, presque 400 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays. Notre travail est d'appuyer le gouvernement à servir les réfugiés étrangers, les personnes déplacées internes et les rapatriés », détaille-t-il. Une fois rapatriés et réinstallés, ces Centrafricains de retour bénéficient de plusieurs programmes de relèvement socio-économique. « De la nourriture, de la protection immédiate, des interventions sociales et des besoins sanitaires. Il y a des interventions de fonds pour aider les personnes à ouvrir les fenêtres pour l'avenir. Il y a un travail structurant avec le gouvernement pour que le retour ne marque pas la fin de l'assistance, mais le début du développement », affirme Williams Chemaly. À ce jour, au moins 14 pôles de développement ont été créés par le gouvernement, le HCR et les bailleurs de fonds. Ceux-ci visent à permettre aux réfugiés de devenir acteurs de leur avenir, portés par l'espoir de reconstruire leur pays. À lire aussiOuest de la Centrafrique: avec la saison de la transhumance, tensions entre agriculteurs et éleveurs ressurgissent
À l'âge adulte, le corps humain compte environ 37 trillions de cellules. Pour comprendre pourquoi elles se divisent (certaines tout au long de leur vie comme les cellules de la peau, ou de l'intestin, il faut revenir à la fonction la plus fondamentale du vivant : se maintenir, se réparer et se transmettre. La division cellulaire n'est pas un détail technique de la biologie, c'est le mécanisme central qui rend la vie possible à toutes les échelles.La première raison est la croissance. Un organisme pluricellulaire, comme un humain, commence par une seule cellule : l'œuf fécondé. Pour devenir un corps composé de dizaines de milliers de milliards de cellules, il n'existe qu'une solution : se diviser encore et encore. Chaque division double le nombre de cellules, permettant la construction progressive des tissus, des organes, puis de l'organisme entier. Sans division cellulaire, aucun être complexe ne pourrait exister.La deuxième raison est le renouvellement. Les cellules ne sont pas immortelles. Elles s'usent, accumulent des dommages, ou sont simplement programmées pour mourir. Dans le corps humain, certaines cellules vivent très longtemps, mais d'autres sont renouvelées en permanence. Les cellules de la peau, par exemple, sont remplacées en quelques semaines. Les globules rouges vivent environ 120 jours. La division cellulaire permet donc de maintenir l'intégrité des tissus, en remplaçant continuellement ce qui disparaît.Troisième raison : la réparation. Lorsqu'un tissu est endommagé — une coupure, une brûlure, une fracture — ce sont les divisions cellulaires qui rendent la cicatrisation possible. Les cellules voisines se multiplient pour combler la perte, reconstruire la structure et restaurer la fonction. Sans cette capacité à se diviser, la moindre blessure serait irréversible.Mais il existe une raison encore plus fondamentale : la transmission de l'information génétique. Avant de se diviser, une cellule copie son ADN avec une extrême précision. La division permet ainsi de transmettre à chaque cellule fille une copie complète du programme biologique. C'est ce mécanisme qui assure la stabilité des espèces au fil des générations, mais aussi la reproduction chez les organismes unicellulaires, pour lesquels se diviser, c'est littéralement se reproduire.Enfin, la division cellulaire est strictement contrôlée. Une cellule ne se divise pas “par envie”, mais parce qu'elle reçoit des signaux précis : besoins de l'organisme, disponibilité des nutriments, absence de dommages génétiques. Lorsque ce contrôle échoue, les divisions deviennent anarchiques. C'est exactement ce qui se produit dans le cancer : des cellules se divisent sans raison fonctionnelle, au détriment de l'organisme.En résumé, les cellules se divisent pour grandir, durer, réparer et transmettre la vie. La division cellulaire n'est pas un accident de l'évolution : c'est l'un des piliers invisibles sur lesquels repose toute la biologie du vivant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Si vous avez déjà entendu dire qu'un bain chaud avant de dormir aide à mieux dormir, ce n'est pas un simple mythe : il existe des bases scientifiques solides derrière cette recommandation. Une grande méta-analyse publiée dans Sleep Medicine Reviews — qui a regroupé plusieurs études contrôlées sur l'effet d'un bain ou d'une douche chaude avant le coucher — montre des bénéfices réels sur la qualité du sommeil, notamment une réduction du temps d'endormissement et une amélioration de l'efficacité du sommeil lorsqu'un bain chaud est pris environ 1 à 2 heures avant de se mettre au lit. Le mécanisme principal derrière cet effet repose sur un principe physiologique fondamental : le rôle de la température corporelle dans l'endormissement. Le corps humain suit un rythme circadien, une horloge interne qui régule de nombreux processus biologiques, dont la température centrale. Naturellement, avant de s'endormir, notre température corporelle centrale baisse progressivement – c'est un signal biologique qui dit à notre cerveau qu'il est temps de dormir. C'est ici qu'un bain chaud agit comme un déclencheur. Lorsque vous entrez dans un bain à une température élevée (environ 40–42,5 °C), votre température centrale augmente légèrement. Ce réchauffement n'est pas directement ce qui favorise le sommeil. En réalité, ce qui se passe ensuite est clé : lorsque vous sortez du bain, votre peau est plus chaude et vos vaisseaux sanguins périphériques sont dilatés. Cette dilatation accélère la perte de chaleur vers l'environnement, ce qui conduit à une chute plus rapide de la température centrale du corps. C'est cette diminution plus rapide – comparée à si vous n'aviez pas pris de bain – qui envoie au cerveau le signal que le moment est venu de dormir. Cette baisse de température active des voies cérébrales et hormonales impliquées dans l'endormissement, notamment les processus qui favorisent la libération de mélatonine et l'activation du système nerveux parasympathique, responsable de la relaxation. En clair, ce rituel d'eau chaude favorise à la fois un alignement plus efficace sur votre horloge interne et une mise au repos de votre organisme. L'étude souligne aussi l'importance du moment et de la durée : le bain doit être pris suffisamment tôt avant le coucher (environ une heure et demie avant) pour permettre à la température du corps d'augmenter, puis de redescendre. Si vous prenez un bain juste avant de vous coucher, vous pourriez temporairement maintenir une température centrale trop élevée, ce qui retarde plutôt l'endormissement. En résumé, un bain chaud avant d'aller au lit favorise mieux dormir parce qu'il tire parti du système naturel de thermorégulation du corps : en chauffant d'abord votre noyau interne puis en facilitant une chute plus rapide de la température centrale, il active les signaux biologiques qui préparent votre organisme à l'endormissement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nous sommes tous différents. De même que le soleil, la lune et les étoiles, Dieu nous a créés différents, et il l'a fait délibérément. Chacun de nous a un rôle précis à jouer, et nous faisons tous partie du plan d'ensemble de Dieu. Heureusement, nous pouvons nous reposer dans l'assurance que Dieu nous aime et qu'il a un projet pour notre vie. Nous n'avons pas besoin de ressentir les talents des autres comme une menace. Nous pouvons être libres de nous aimer et de nous accepter, nous-mêmes et les autres, en refusant toute idée de comparaison ou de compétition. Lorsque nous nous efforçons de ressembler aux autres, non seulement nous perdons notre personnalité, mais nous attristons le Saint-Esprit. Dieu veut que nous entrions dans son plan; il ne veut pas que nous nous sentions obligés d'entrer dans ceux des autres. Il est permis d'être différent; il n'y a aucun mal à cela. Père, tu as fait de moi un être unique et différent de tous les autres, et je te remercie pour cela. Avec ton aide, je veux résister à la tentation de me comparer aux autres. Je veux m'accepter aujourd'hui tel que tu m'as créé. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?
Aujourd'hui, on parle d'une énergie qu'on ne voit pas et qui pourtant influence directement votre réussite. En Feng Shui traditionnel, on l'appelle le Qi, ce flux vital qui nourrit, soutient ou freine. Dans un espace de travail, il peut impacter votre clarté, votre élan et votre capacité de décision sans même que vous en ayez conscience.Première clé : la direction personnelle. Chaque individu possède une direction favorable, appelée Sheng Qi, associée à la réussite. Lorsque vous travaillez dos à cette direction, le corps reçoit une énergie moins stable : davantage de doutes, de fatigue mentale, une confiance fluctuante. Le mental avance, mais le corps résiste. Parfois, réorienter simplement son bureau change la qualité de concentration et de solidité intérieure.Deuxième clé : la posture énergétique du bureau. Un bureau dos à l'entrée, une porte trop proche ou un angle pointé vers vous maintiennent le système nerveux en vigilance. Un espace bien positionné crée calme, clarté et autorité intérieure ; un mauvais placement génère agitation et dispersion.Troisième clé : la circulation du Qi. Une énergie stagnante ralentit les projets, trop rapide elle épuise, trop faible elle affaiblit la vision. Posez-vous cette question : dans votre espace de travail, vous sentez-vous renforcé ou vidé ? Le corps, lui, sait déjà.
Le Dr Damien Mascret décrypte une étude autrichienne menée auprès de 71 patientes afin de comprendre l'influence des positions sexuelles sur les douleurs liées à l'endométriose. En sortant des théories classiques, cet épisode explore la réalité vécue par les femmes souffrant de dyspareunies profondes. L'objectif est de redonner du pouvoir aux patientes en expliquant comment l'ajustement des angles, de la profondeur et de la communication au sein du couple peut permettre de retrouver une sexualité épanouie malgré la maladie.Au programme :Définition de l'endométriose et des dyspareunies profondes.Présentation de l'étude de l'université de Linz sur 71 patientes.Différence entre dyspareunie primaire, superficielle et profonde.Analyse des positions les plus fréquemment douloureuses (levrette, cow-girl, missionnaire).L'impact de l'anatomie et de l'orientation vaginale sur la douleur.Conseils pratiques pour adapter les positions et l'angle de pénétration.L'importance du feedback et de la communication avec le partenaire.Sexo'Clock, c'est le podcast incontournable pour explorer la sexualité sous tous ses angles, animé par le Dr Damien Mascret. Médecin et journaliste passionné, il met son expertise au service de la compréhension des liens entre sexualité et santé, abordant des sujets variés avec pédagogie et bienveillance.Auteur de plusieurs ouvrages de référence, Damien Mascret a coécrit « La Revanche du clitoris » avec Maia Mazaurette, un livre essentiel sur le plaisir féminin. Son dernier ouvrage, « Le cycle du désir », plonge au cœur des mécanismes de la sexualité et de la relation avec notre bien-être.Avec Sexo'Clock, découvrez comment la sexualité influence notre santé.Production : MedShake StudioHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le foie est l'un des organes les plus fascinants du corps humain. Contrairement au cœur ou au cerveau, il possède une capacité exceptionnelle : celle de se régénérer spontanément après une lésion ou une ablation partielle. On peut retirer jusqu'à 60 à 70 % d'un foie, et en quelques semaines, il retrouve presque entièrement sa taille initiale. Mais comment un tel phénomène est-il possible ?Contrairement à une idée répandue, le foie ne « repousse » pas morceau par morceau. Il fonctionne par un mécanisme de compensation. Les cellules restantes se multiplient jusqu'à rétablir une masse suffisante pour assurer toutes les fonctions vitales : détoxification, production de bile, stockage du glycogène, synthèse de protéines.Les cellules clés de ce processus sont les hépatocytes, qui constituent environ 80 % du tissu hépatique. En temps normal, ces cellules sont dans un état de repos. Mais lorsqu'une partie du foie est détruite ou retirée, un signal d'urgence est déclenché. Des messagers chimiques, appelés facteurs de croissance, sont libérés dans l'organisme. Parmi eux, le HGF et le TGF-alpha jouent un rôle central.Ces signaux ordonnent aux hépatocytes de sortir de leur état dormant et d'entrer en division cellulaire. En quelques heures, ils réactivent leur cycle de reproduction. Chaque cellule se divise, puis les nouvelles cellules se divisent à leur tour. Ce phénomène se poursuit pendant plusieurs jours, jusqu'à ce que le volume adéquat soit atteint.La régénération ne concerne pas seulement les hépatocytes. Les cellules des vaisseaux sanguins, des canaux biliaires et du tissu de soutien se multiplient également. Cela permet de reconstruire un organe fonctionnel et organisé, et non une simple masse de cellules.Un aspect remarquable de ce processus est son autorégulation. Lorsque le foie retrouve une taille suffisante, des signaux inhibiteurs sont activés pour stopper la prolifération. Sans ce système de freinage, la croissance deviendrait incontrôlable. Le foie ajuste donc en permanence sa reconstruction aux besoins réels de l'organisme.Dans des situations plus graves, lorsque les hépatocytes sont trop endommagés, des cellules dites progénitrices peuvent intervenir. Elles possèdent des caractéristiques proches des cellules souches et peuvent se transformer en nouvelles cellules hépatiques. Ce mécanisme reste toutefois secondaire dans un foie en bonne santé.Cette capacité explique pourquoi les greffes partielles de foie sont possibles : un donneur vivant peut céder une portion de son foie, et chacun sait que les deux organes retrouveront ensuite leur volume.Mais ce pouvoir a ses limites. Des agressions chroniques, comme l'alcool, certains médicaments ou des infections prolongées, finissent par provoquer une accumulation de tissu cicatriciel. Ce phénomène, appelé fibrose, peut évoluer vers la cirrhose, où la régénération devient inefficace.Le foie illustre ainsi l'un des plus beaux exemples de résilience biologique : un organe capable, dans certaines conditions, de se reconstruire presque entièrement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Plongez dans la nuit du 5 décembre 1741 à Saint-Pétersbourg, où une femme à la silhouette familière se tient devant les redoutables grenadiers du régiment Préobrajenski. Cette femme n'est autre qu'Élisabeth Petrovna, la fille du légendaire tsar Pierre le Grand, qui vient réclamer son héritage. Derrière ce coup d'État sans effusion de sang se cache un homme : Jean Armand de Lestocq, un médecin français d'origine huguenote. Né en 1692 dans l'électorat de Hanovre, Lestocq arrive en Russie au début du XVIIIe siècle, à l'époque où le tsar Pierre le Grand attire les plus grands talents d'Europe pour moderniser son empire. Grâce à ses compétences de médecin, Lestocq gagne la confiance du tsar et de son épouse, la future impératrice Catherine Ière. Mais sa carrière connaît aussi des revers, comme lorsqu'il est chassé de la cour pour avoir séduit la fille d'un bouffon du tsar.Malgré ces disgrâces, Lestocq parvient à se relever et à se rapprocher de la princesse Élisabeth, fille de Pierre et de Catherine. Il comprend que cette jeune femme, écartée du pouvoir, incarne une alternative crédible au régime en place, dominé par la régente Anna Leopoldovna.
Plongez dans la nuit du 5 décembre 1741 à Saint-Pétersbourg, où une femme à la silhouette familière se tient devant les redoutables grenadiers du régiment Préobrajenski. Cette femme n'est autre qu'Élisabeth Petrovna, la fille du légendaire tsar Pierre le Grand, qui vient réclamer son héritage. Derrière ce coup d'État sans effusion de sang se cache un homme : Jean Armand de Lestocq, un médecin français d'origine huguenote. Né en 1692 dans l'électorat de Hanovre, Lestocq arrive en Russie au début du XVIIIe siècle, à l'époque où le tsar Pierre le Grand attire les plus grands talents d'Europe pour moderniser son empire. Grâce à ses compétences de médecin, Lestocq gagne la confiance du tsar et de son épouse, la future impératrice Catherine Ière. Mais sa carrière connaît aussi des revers, comme lorsqu'il est chassé de la cour pour avoir séduit la fille d'un bouffon du tsar.Malgré ces disgrâces, Lestocq parvient à se relever et à se rapprocher de la princesse Élisabeth, fille de Pierre et de Catherine. Il comprend que cette jeune femme, écartée du pouvoir, incarne une alternative crédible au régime en place, dominé par la régente Anna Leopoldovna.
La différence entre une crise cardiaque et un arrêt cardiaque est souvent mal comprise, alors qu'il s'agit de deux situations médicales distinctes, même si elles concernent toutes deux le cœur et peuvent parfois se succéder.Une crise cardiaque, appelée médicalement infarctus du myocarde, survient lorsqu'une artère coronaire se bouche. Ces artères apportent l'oxygène et les nutriments au muscle cardiaque. Le plus souvent, l'obstruction est causée par un caillot sanguin formé sur une plaque de cholestérol. Lorsque le sang ne circule plus correctement, une partie du muscle cardiaque est privée d'oxygène. Si la situation n'est pas corrigée rapidement, les cellules de cette zone commencent à mourir.Pendant une crise cardiaque, le cœur continue généralement de battre. La personne est consciente, même si elle peut se sentir très mal. Les symptômes les plus fréquents sont une douleur ou une sensation d'écrasement dans la poitrine, une douleur qui peut irradier vers le bras gauche, l'épaule, le dos ou la mâchoire, un essoufflement, des nausées, des sueurs et une grande fatigue. La crise cardiaque est donc avant tout un problème de circulation sanguine au niveau du cœur.L'arrêt cardiaque, en revanche, correspond à l'arrêt brutal et inattendu du fonctionnement du cœur. Le cœur ne pompe plus efficacement le sang vers le cerveau et les autres organes vitaux. La personne s'effondre, perd connaissance, ne respire plus normalement et n'a plus de pouls. Sans intervention immédiate, les lésions cérébrales commencent en quelques minutes et le décès peut survenir très rapidement.L'arrêt cardiaque est le plus souvent provoqué par un trouble grave du rythme cardiaque, c'est-à-dire un problème électrique. Le cœur se met à battre de façon totalement désorganisée ou cesse de battre. Ce dysfonctionnement électrique peut être déclenché par une crise cardiaque, mais aussi par d'autres causes comme une électrocution, une noyade, un traumatisme sévère ou certaines maladies cardiaques.Le lien entre les deux est important à comprendre. Une crise cardiaque peut entraîner un arrêt cardiaque, mais ce n'est pas systématique. De nombreuses personnes font une crise cardiaque sans jamais présenter d'arrêt cardiaque. À l'inverse, un arrêt cardiaque peut survenir sans qu'il y ait eu de crise cardiaque préalable.En résumé, la crise cardiaque est un problème de tuyauterie : une artère est bouchée. L'arrêt cardiaque est un problème électrique : le cœur ne bat plus correctement. Cette distinction est essentielle, car les réponses d'urgence sont différentes. Une crise cardiaque nécessite une prise en charge médicale rapide. Un arrêt cardiaque nécessite immédiatement un massage cardiaque et, si possible, une défibrillation. Connaître cette différence permet de mieux comprendre les signaux d'alerte et peut réellement sauver des vies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En plein ère Meiji, des conseillers militaires français envoyés au Japon se retrouvent les otages d'une guerre civile opposant l'ancien monde et le nouveau.Dans cet épisode passionnant des Grands dossiers de l'Histoire, Franck Ferrand nous plonge dans une période charnière de l'histoire du Japon. Alors que le pays s'ouvre à l'Occident au milieu du 19e siècle, la France envoie une mission militaire pour aider à la modernisation de l'armée japonaise. Au cœur de cette aventure se trouve le jeune capitaine Jules Brunet, un brillant officier d'artillerie polytechnicien. Lorsque la mission française est rappelée, Brunet choisit de rester au Japon et de combattre aux côtés des troupes du shogun contre les forces de l'empereur Meiji. Devenu le « dernier samouraï » français, Brunet va mener une lutte acharnée contre la modernité triomphante.Entre batailles épiques, traditions ancestrales et jeu de coulisses diplomatiques, cet épisode retrace le destin exceptionnel de ce militaire hors norme, pris dans la tourmente des bouleversements qui vont transformer le Japon. Un récit captivant qui nous permet de mieux comprendre cette période charnière de l'histoire du pays du Soleil-Levant.
Dans l'histoire de France, peu de souverains offrent un contraste aussi saisissant entre jeunesse dissolue et destin royal que Charles X of France, connu avant son accession au trône sous le titre de comte d'Artois. Avant d'incarner l'un des derniers rois de la monarchie française, il fut en effet l'un des princes les plus libertins de la cour de Versailles.Né en 1757, dernier petit-fils de Louis XV et frère cadet du futur Louis XVI, le comte d'Artois grandit dans un univers où luxe, privilèges et plaisirs constituent le quotidien. Très tôt, il se forge une réputation de prince dépensier, amateur de fêtes, de jeux d'argent et d'aventures galantes. À Versailles, son nom devient synonyme de légèreté, voire d'irresponsabilité. Il accumule les dettes et multiplie les liaisons, au point d'inquiéter régulièrement la famille royale.Ce goût prononcé pour les plaisirs n'est pas anodin. Il reflète l'esprit d'une partie de l'aristocratie finissante, déconnectée des réalités sociales et économiques du royaume. Tandis que les finances de l'État se dégradent et que le mécontentement populaire monte, le comte d'Artois continue d'incarner une noblesse insouciante, symbole, pour beaucoup, des excès de l'Ancien Régime.Lorsque éclate la Révolution française en 1789, il fait partie des premiers princes à quitter la France. Hostile à toute concession envers les révolutionnaires, il s'exile et passe plus de vingt ans à errer à travers l'Europe, cherchant sans relâche à obtenir l'aide des monarchies étrangères pour restaurer la royauté. Durant cet exil, son image évolue : le libertin frivole se transforme progressivement en défenseur acharné de la monarchie et de la tradition.Le retour en France se fait en 1814, avec la chute de Napoléon et la restauration des Bourbons. Son frère Louis XVIII monte sur le trône, et le comte d'Artois devient l'héritier. À la mort de Louis XVIII en 1824, contre toute attente, l'ancien prince noceur devient roi sous le nom de Charles X.Mais le contraste est frappant : celui qui fut un libertin notoire adopte désormais une posture ultra-conservatrice. Profondément attaché à la religion, il cherche à restaurer l'autorité de l'Église, à renforcer le pouvoir royal et à effacer l'héritage révolutionnaire. Cette politique rigide l'isole rapidement d'une société française qui a profondément changé.En 1830, ses ordonnances autoritaires provoquent une insurrection à Paris : la Révolution de Juillet. Charles X est contraint d'abdiquer et part une nouvelle fois en exil.Ainsi, le comte d'Artois demeure une figure paradoxale : libertin flamboyant devenu roi rigoriste, symbole à la fois des excès de l'Ancien Régime et de l'incapacité de la monarchie restaurée à comprendre son époque. Une trajectoire qui résume, à elle seule, le crépuscule de la royauté française. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La différence entre une crise cardiaque et un arrêt cardiaque est souvent mal comprise, alors qu'il s'agit de deux situations médicales distinctes, même si elles concernent toutes deux le cœur et peuvent parfois se succéder.Une crise cardiaque, appelée médicalement infarctus du myocarde, survient lorsqu'une artère coronaire se bouche. Ces artères apportent l'oxygène et les nutriments au muscle cardiaque. Le plus souvent, l'obstruction est causée par un caillot sanguin formé sur une plaque de cholestérol. Lorsque le sang ne circule plus correctement, une partie du muscle cardiaque est privée d'oxygène. Si la situation n'est pas corrigée rapidement, les cellules de cette zone commencent à mourir.Pendant une crise cardiaque, le cœur continue généralement de battre. La personne est consciente, même si elle peut se sentir très mal. Les symptômes les plus fréquents sont une douleur ou une sensation d'écrasement dans la poitrine, une douleur qui peut irradier vers le bras gauche, l'épaule, le dos ou la mâchoire, un essoufflement, des nausées, des sueurs et une grande fatigue. La crise cardiaque est donc avant tout un problème de circulation sanguine au niveau du cœur.L'arrêt cardiaque, en revanche, correspond à l'arrêt brutal et inattendu du fonctionnement du cœur. Le cœur ne pompe plus efficacement le sang vers le cerveau et les autres organes vitaux. La personne s'effondre, perd connaissance, ne respire plus normalement et n'a plus de pouls. Sans intervention immédiate, les lésions cérébrales commencent en quelques minutes et le décès peut survenir très rapidement.L'arrêt cardiaque est le plus souvent provoqué par un trouble grave du rythme cardiaque, c'est-à-dire un problème électrique. Le cœur se met à battre de façon totalement désorganisée ou cesse de battre. Ce dysfonctionnement électrique peut être déclenché par une crise cardiaque, mais aussi par d'autres causes comme une électrocution, une noyade, un traumatisme sévère ou certaines maladies cardiaques.Le lien entre les deux est important à comprendre. Une crise cardiaque peut entraîner un arrêt cardiaque, mais ce n'est pas systématique. De nombreuses personnes font une crise cardiaque sans jamais présenter d'arrêt cardiaque. À l'inverse, un arrêt cardiaque peut survenir sans qu'il y ait eu de crise cardiaque préalable.En résumé, la crise cardiaque est un problème de tuyauterie : une artère est bouchée. L'arrêt cardiaque est un problème électrique : le cœur ne bat plus correctement. Cette distinction est essentielle, car les réponses d'urgence sont différentes. Une crise cardiaque nécessite une prise en charge médicale rapide. Un arrêt cardiaque nécessite immédiatement un massage cardiaque et, si possible, une défibrillation. Connaître cette différence permet de mieux comprendre les signaux d'alerte et peut réellement sauver des vies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pendant des décennies, la science a accumulé des preuves solides montrant que l'activité physique régulière réduit le risque de développer plusieurs types de cancers. Pourtant, une question demeurait : comment, concrètement, le mouvement protège-t-il nos cellules ? Une équipe de chercheurs de l'Yale University a récemment mis en lumière un mécanisme fascinant : l'exercice physique affame littéralement les tumeurs.Pour comprendre cette découverte, il faut s'intéresser au carburant principal des cellules : le glucose, un sucre issu de notre alimentation. Les cellules cancéreuses en sont particulièrement friandes. Elles consomment d'énormes quantités d'énergie afin de soutenir leur croissance rapide. C'est d'ailleurs cette voracité qui est exploitée dans certains examens d'imagerie médicale, où l'on injecte du glucose marqué pour repérer les zones anormalement actives.Lorsque nous faisons du sport, un phénomène majeur se produit : les muscles deviennent extrêmement gourmands en énergie. Pour se contracter, ils puisent massivement dans le glucose circulant dans le sang. Cette captation est si importante qu'elle provoque une véritable compétition entre les muscles et les autres tissus de l'organisme.Or, les chercheurs ont observé que, durant l'effort, les muscles gagnent cette compétition. Ils captent une grande partie du glucose disponible, ce qui laisse moins de carburant accessible aux cellules cancéreuses. Résultat : privées d'une ressource essentielle, ces cellules voient leur croissance ralentir, et certaines finissent même par mourir.Ce mécanisme va au-delà d'un simple « manque d'énergie ». Les scientifiques ont constaté que l'environnement métabolique créé par l'exercice modifie profondément le comportement des tumeurs. Les voies biologiques qui favorisent leur prolifération deviennent moins actives, tandis que des signaux associés au stress cellulaire augmentent. En clair, l'effort physique transforme l'organisme en un terrain beaucoup moins favorable au développement du cancer.Autre point important : cet effet n'est pas réservé aux sportifs de haut niveau. Des activités modérées, comme la marche rapide, le vélo ou la natation, suffisent à déclencher cette redistribution de l'énergie. Ce qui compte avant tout, c'est la régularité.Cette découverte ouvre des perspectives majeures. Elle renforce l'idée que l'activité physique n'est pas seulement un outil de prévention, mais pourrait aussi devenir un complément thérapeutique aux traitements existants. En association avec la chimiothérapie, l'immunothérapie ou la radiothérapie, le sport pourrait contribuer à fragiliser les tumeurs en réduisant leur accès aux ressources énergétiques.En résumé, bouger ne se contente pas de renforcer le cœur ou les muscles : cela modifie profondément la façon dont l'énergie circule dans le corps. Et dans ce nouvel équilibre, ce sont les cellules cancéreuses qui se retrouvent perdantes. Une raison supplémentaire de considérer l'activité physique comme un véritable acte de santé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le président congolais Félix Tshisekedi vient d'achever une longue tournée dans une demi-douzaine de pays, effectuant une offensive diplomatique et politique, des États-Unis aux Émirats arabes unis, en passant par l'Angola et le Togo. Guerre dans le Kivu, dialogue intercongolais, crise avec le Rwanda, minerais critiques... Kinshasa a plusieurs dossiers brûlants sur la table. Pour aborder ces sujets, le porte-parole du gouvernement de la République démocratique du Congo, Patrick Muyaya, est notre Grand Invité Afrique ce matin. Il répond aux questions de Sidy Yansané. RFI : Depuis le début de l'année, le président Félix Tshisekedi multiplie les déplacements : Togo, Congo, France, les Émirats, les États-Unis et puis l'Angola pour finir cette grosse tournée. Qu'en est-il ressorti de concret à la fois sur les plans diplomatique, économique et surtout sécuritaire ? Patrick Muyaya : La plus récente visite, celle en Angola, c'était évidemment pour passer en revue la question de l'évolution du processus de paix. Et il y avait évidemment la question du dialogue intercongolais. Ensuite, la visite aux Émirats, là aussi, il s'agissait de mettre les dispositifs en place d'un partenariat stratégique, car les Émirats arabes unis et la République démocratique du Congo ont des intérêts en commun à construire et à partager. Pour revenir maintenant sur la visite à Washington, une visite historique, si je peux me permettre, en termes de partenariat stratégique RDC-États-Unis, nous avons eu la première réunion du comité directeur conjoint. Il y a aussi eu ce sommet sur les minerais critiques. Le président Tshisekedi a réussi à inscrire la République démocratique du Congo au cœur du débat sur la transition énergétique, faisait de notre pays un atout pour régler les problèmes de l'humanité. Revenons à l'Angola, puisqu'à la suite de la visite du président Tshisekedi, on a confié à Luanda un nouveau mandat : créer les conditions d'un dialogue intercongolais en parlant à toutes les parties. Qu'espérez-vous du président João Lourenço, ex-médiateur dans la crise rwando-congolaise, dans ce nouveau rôle ? Il va faire une forme de pré-consultation des différentes parties. Mais comme notre président de la République l'a dit et redit, le dialogue entre Congolais se tiendra en République démocratique du Congo. Et ce dialogue, j'insiste là-dessus, ne consacrera aucune forme d'impunité, parce que c'est l'impunité dont bénéficient certains acteurs qui est à la base de la répétitivité des conflits que nous déplorons dans la partie est du pays. Parlons de l'un de ces acteurs. RFI a révélé que, en décembre dernier, l'ancien président Joseph Kabila, condamné à mort pour trahison et crimes de guerre par la justice congolaise, avait été reçu à Luanda par la présidence angolaise. Kinshasa est-elle prête à dialoguer avec cet acteur congolais-là ? Dans le dialogue que nous devons avoir, nous avons un point principal : l'agression. Lorsque vous regardez les prises de position et les attitudes du président honoraire, il est évident qu'il est complice de l'agression parce qu'il est difficile d'imaginer que c'est lui qui a combattu par le passé le M23. Puis, dans une tribune publique, brisant de longues années de silence, il dit soutenir et justifier le combat du M23. Il y a des gestes qu'il n'aurait jamais dû poser. Tout dépendra évidemment du rapport que, le moment venu, le président Lourenço fera de ses différentes consultations, notamment avec celui que vous avez cité. Malgré l'accord signé à Washington, et aussi l'accord-cadre de Doha et ses protocoles censés être appliqués, les violences perdurent sur le terrain. Que manque-t-il pour que, au moins, il y ait un cessez-le-feu ? Il manque de la volonté du côté du Rwanda, car il est évident que toute idée visant à ramener la paix dans cette partie de notre pays n'arrange pas le président Paul Kagame, qui est aussi derrière ces faux prétextes d'extermination ou de ciblage des populations banyamulenge. Il y a un autre prétexte qu'il utilise, celui de la présence des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda, mouvement sanctionné par l'ONU et considéré comme génocidaire par Kigali, NDLR). Je pense que, au terme de tous ces processus, le Rwanda ne viendra plus recycler ces prétextes, d'autant qu'il est censé régler ces problèmes en ce moment. Vous êtes porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication. Vous insistez beaucoup sur certains termes, qualifiant le président Paul Kagame de « père du M23 » avec qui il entretient « une relation diabolique ». Peut-on vraiment parler d'effort de paix quand, des deux côtés rwandais et congolais, il y a des termes extrêmement forts pour désigner l'adversaire et la personne avec laquelle on doit négocier ? Nous qualifions Kagame et le M23 de relation père-fils à raison. Qui a créé le M23 ? Qui arme le M23 ? Qui conduit les opérations du M23 ? Il y a des rapports du groupe d'experts des Nations unies qui le disent de manière régulière. Donc cette filiation existe bel et bien. La frontière avec le Burundi est toujours fermée. Des habitants d'Uvira se sont réfugiés au Burundi, fuyant les combats. Avez-vous des informations concernant l'ouverture prochaine d'une frontière et une stabilisation d'Uvira ? Le gouvernement travaille déjà sur un plan de restauration de l'autorité de l'État, qui va permettre un retour progressif de nos populations qui sont à Uvira, pour revenir en sécurité là où ils doivent être. Et de ce point de vue, il y a une évolution, après la dernière réunion au Qatar. Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des opérations de maintien de la paix, séjourne actuellement à Kinshasa pour voir dans quelle mesure on peut mettre en place le mécanisme de cessez-le-feu qui pourra, s'il est mis en place et surtout s'il est respecté, contribuer au retour des populations qui sont parties se réfugier au Burundi voisin.
Pour la première fois depuis plus d'un siècle, les États-Unis pourraient voir leur population diminuer dès cette année. En cause, le durcissement extrême de la politique migratoire menée par Donald Trump. Derrière ce basculement démographique historique se cache un choc économique majeur, aux répercussions sur la croissance, le marché du travail, les finances publiques et la compétitivité technologique du pays. Les chiffres sont sans équivoque. Selon le dernier bilan du Census Bureau, entre juillet 2024 et juin 2025, la population américaine n'a progressé que de 0,5%, soit 1,8 million de personnes supplémentaires. Un niveau historiquement faible. Cette dynamique pourrait encore se détériorer. Plusieurs études estiment désormais que la population américaine pourrait reculer dès cette année, un scénario inédit depuis plus d'un siècle. Cette bascule s'explique très simplement. Les États-Unis vivent historiquement sur deux moteurs démographiques, les naissances et l'immigration. Or, aujourd'hui, les deux ralentissent simultanément. Le taux de fécondité est tombé sous le seuil de renouvellement des générations, tandis que le moteur migratoire est en train de s'effondrer. En cause, la multiplication des mesures anti-immigration décidées par Donald Trump : restrictions drastiques des visas étudiants, professionnels et familiaux, refus d'entrée étendus à plus de 70 pays, expulsions accélérées, verrouillage renforcé de la frontière avec le Mexique. Autant de décisions qui ont fait chuter brutalement les flux migratoires. À lire aussiPourquoi l'immigration va déterminer le sort de l'économie américaine sous Donald Trump Un choc majeur sur la croissance et l'emploi Au-delà de ses conséquences sociales, ce tournant migratoire provoque un choc économique majeur. La croissance repose sur trois piliers fondamentaux : la population active, la productivité et l'investissement. Lorsque la baisse démographique touche directement la main-d'œuvre disponible, la croissance potentielle ralentit mécaniquement. Selon le think tank Brookings, la seule baisse de l'immigration retranche déjà 0,3 point de croissance par an à l'économie américaine. Un chiffre qui peut sembler modeste, mais qui est colossal pour une économie habituée à croître autour de 2,5% par an. Ce ralentissement s'explique principalement par un choc sur le marché du travail. Les immigrés représentent environ 19% de la main-d'œuvre américaine, soit près d'un travailleur sur cinq. Dans certains secteurs clés – agriculture, restauration, construction –, leur rôle est absolument indispensable. Résultat : les pénuries de main-d'œuvre explosent, les délais de production s'allongent, les coûts augmentent, les prix suivent, et au bout de la chaîne, la croissance est directement affectée. Une dynamique qui va à l'encontre des promesses économiques affichées par Donald Trump. À lire aussiRoyaume-Uni: le choc démographique qui menace l'économie britannique Finances publiques et leadership technologique fragilisés Les effets du durcissement migratoire se font également sentir sur les finances publiques américaines. Moins de travailleurs immigrés signifie moins de cotisations, moins d'impôts et davantage de dépenses sociales. Selon l'institut Cato, les immigrés ont versé plus d'impôts qu'ils n'ont reçu d'aides sociales chaque année entre 1994 et 2023. Dans ce contexte, la contraction de l'immigration fragilise directement l'équilibre budgétaire du pays et accélère la crise de financement de la Sécurité sociale américaine, déjà menacée à moyen terme. Enfin, l'enjeu dépasse largement la seule sphère budgétaire. L'immigration joue un rôle central dans la recherche, la technologie, l'intelligence artificielle et la finance. Une statistique l'illustre : 40% des chercheurs de la Silicon Valley sont nés à l'étranger. Limiter les visas étudiants et scientifiques affaiblit donc directement l'avantage technologique américain, dans un contexte de concurrence accrue avec la Chine et l'Europe. En définitive, l'arbitrage entre souveraineté politique et rationalité économique apparaît de plus en plus coûteux pour les États-Unis. Les effets du durcissement migratoire pourraient se faire sentir bien au-delà du mandat de Donald Trump, en pesant durablement sur la croissance, l'innovation et le leadership mondial de la première économie de la planète. À lire aussiGel des visas pour les États-Unis: ce qui attend les 26 pays africains concernés
Compter sur ses doigts est souvent perçu comme une habitude enfantine dont il faudrait se défaire rapidement. Pourtant, cette stratégie intuitive joue un rôle fondamental dans l'apprentissage des mathématiques. Une étude récente menée par Jennifer Way et Katherine Cartwright, chercheuses à l'University of Sydney, montre que l'usage des doigts constitue un véritable atout pour le développement du sens du nombre, en particulier chez les enfants de moins de sept ans.Dès les premières années de vie, les enfants apprennent à associer des quantités à des symboles. Or, les chiffres sont abstraits : le « 5 » écrit ne ressemble en rien à cinq objets réels. Les doigts, eux, offrent une représentation concrète et immédiatement disponible. Lorsque l'enfant lève trois doigts, il ne voit pas seulement un symbole, il perçoit physiquement la quantité. Cette correspondance directe aide à construire des bases solides pour comprendre ce que représentent réellement les nombres.L'étude montre que les enfants qui utilisent régulièrement leurs doigts développent souvent une meilleure précision dans les petites additions et soustractions. Les doigts servent alors de support temporaire, une sorte de « mémoire externe » qui allège la charge cognitive. Au lieu de tout garder en tête, l'enfant peut s'appuyer sur ses mains pour visualiser les opérations, ce qui libère des ressources mentales pour réfléchir au raisonnement.Un autre avantage important est le lien entre mouvement et cognition. Le cerveau humain est fortement influencé par les actions du corps. Bouger ses doigts pendant qu'on compte active simultanément des zones impliquées dans la motricité et dans le traitement des nombres. Cette double activation renforce les connexions neuronales associées au calcul et favorise une compréhension plus profonde.Contrairement à une idée répandue, compter sur ses doigts ne retarde pas l'accès au calcul mental. Au contraire, il constitue une étape naturelle vers l'abstraction. Avec le temps et l'entraînement, l'enfant n'a plus besoin de lever physiquement les doigts, mais il conserve une représentation mentale interne des quantités, héritée de cette expérience concrète.Les chercheuses soulignent cependant que cette méthode est surtout bénéfique avant l'âge de sept ans. Passé ce stade, l'objectif n'est pas d'interdire les doigts, mais d'accompagner progressivement l'enfant vers des stratégies plus mentales, en respectant son rythme.Encourager un enfant à compter sur ses doigts, ce n'est donc pas encourager une « facilité », mais soutenir un mécanisme naturel d'apprentissage. Les doigts sont les premiers outils mathématiques de l'être humain. Les accepter comme tels, c'est offrir aux enfants une base solide pour construire, plus tard, des compétences numériques durables et confiantes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Lorsque l'hiver arrive dans l'hémisphère nord, beaucoup de personnes ont la même impression : le ciel nocturne semble plus spectaculaire. Les étoiles paraissent plus nombreuses, plus nettes, parfois même plus scintillantes. Pourtant, leur luminosité intrinsèque ne change pas au fil des saisons. Ce sont surtout les conditions d'observation depuis la Terre qui évoluent, et elles deviennent particulièrement favorables en hiver.En hiver, l'air est généralement plus froid et plus sec. Or, la vapeur d'eau contenue dans l'atmosphère agit comme un filtre : elle diffuse et absorbe une partie de la lumière provenant des étoiles. Quand l'air contient moins d'humidité, il devient plus transparent, ce qui permet à davantage de lumière stellaire d'atteindre nos yeux.De plus, les basses températures réduisent les mouvements turbulents de l'air. Ces turbulences, fréquentes en été lorsque les masses d'air chaud et froid se mélangent, déforment légèrement les rayons lumineux et donnent l'impression que les étoiles « tremblent » ou perdent en netteté. En hiver, l'atmosphère est souvent plus stable, ce qui améliore la précision et la luminosité apparente des étoiles.Les beaux jours favorisent la présence de pollen, de poussières et de polluants en suspension dans l'air. Ces particules diffusent la lumière artificielle et naturelle, créant une sorte de voile lumineux qui affaiblit le contraste du ciel nocturne. En hiver, l'air est souvent plus « propre », notamment après le passage de systèmes météorologiques qui chassent les particules vers le sol. Résultat : un fond de ciel plus sombre et des étoiles qui ressortent davantage.Un autre facteur évident joue en faveur de l'hiver : la durée de la nuit. Les nuits plus longues permettent d'observer le ciel dans des conditions de noirceur plus marquées, loin des lueurs du crépuscule. Plus le ciel est sombre, plus l'œil humain est capable de percevoir des étoiles faibles, ce qui renforce l'impression de richesse et de brillance du ciel.L'hiver correspond aussi à l'apparition de certaines constellations parmi les plus spectaculaires. Orion, par exemple, abrite plusieurs étoiles très brillantes. Sirius, l'étoile la plus lumineuse du ciel nocturne, est également une vedette des nuits hivernales. La présence de ces astres remarquables contribue fortement à l'impression globale d'un ciel plus éclatant.En résumé, les étoiles ne produisent pas plus de lumière en hiver. Elles paraissent plus brillantes parce que l'atmosphère laisse mieux passer leur lumière, que le ciel est plus sombre, et que des étoiles intrinsèquement très lumineuses dominent la voûte céleste. L'hiver agit ainsi comme un « nettoyeur » naturel du ciel, offrant aux observateurs un spectacle cosmique particulièrement saisissant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le Gabon est secoué par un mouvement social qui perdure. Depuis la fin d'année dernière, les enseignants sont en grève. Ils exigent des recrutements, des avancements dans leur parcours, ainsi qu'une revalorisation des salaires – gelés depuis plus de dix ans maintenant. C'est la première crise sociale à laquelle est confronté le président Brice Oligui Nguema depuis la fin de la transition l'an dernier. Une crise qui ne surprend pas son principal adversaire politique, l'ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, désormais dans l'opposition avec son parti Ensemble pour le Gabon. Il est le grand invité Afrique de Sidy Yansané. RFI : Depuis décembre dernier, une grève des enseignants est en cours au Gabon, elle est même en train de s'intensifier. Etes-vous surpris par cette grève qui perdure depuis deux mois maintenant ? Alain-Claude Bilie-By-Nze : Vous savez, lorsqu'on augmente le nombre de députés et de sénateurs, qu'on augmente les salaires des parlementaires et la masse salariale de la présidence, on ne peut pas s'étonner que les enseignants qui, depuis des années, ont des problèmes d'intégration, de salaire et qu'ils revendiquent leurs droits. Aujourd'hui, ils ne demandent pas des droits nouveaux, mais que les droits acquis et prévus par les textes soient respectés. Donc, il n'y a pas de surprise à ce mouvement. Ce qui est étonnant même, c'est que le gouvernement semble totalement déconnecté, ne comprend pas ce qui se passe. Les Gabonais constatent que, pour eux, rien n'a changé mais, par contre, pour la nouvelle élite dirigeante, tout a changé en mieux. Pour les Gabonais, ça change en pire. Mais pourtant, vous étiez-vous même Premier ministre avant la chute d'Ali Bongo et l'accession au pouvoir de Brice Oligui Nguema. Vous avez même participé pendant toute une décennie à quasiment tous les gouvernements successifs de l'ancien pouvoir. Vous disiez récemment sur TV5 que la crise actuelle n'est pas une crise nouvelle. Finalement, n'êtes-vous pas un peu comptable et co-responsable de la situation actuelle ? Quand j'ai quitté mes fonctions, la dette du pays était à 56 % du PIB, aujourd'hui elle est passée à 73 % et l'année prochaine, on sera à 85 % ! Et c'est cela le vrai enjeu. En deux mois et demi, les nouvelles autorités ont surendetté le pays dans des projets sans aucun impact social avéré, avec des promesses tous azimuts et en donnant des marchés à des copains. Henri-Claude Oyima, qui était ministre de l'Économie et des finances, dans un conflit d'intérêt patent, nous a révélé que 89 % des marchés au Gabon ont été attribués par entente directe. Donc, il y a de la corruption et on ne peut pas continuer à accuser le régime déchu. Oligui Nguema est dans ce système depuis Omar Bongo, longtemps avant moi. Il gouverne avec les mêmes personnes qui étaient là avec moi, il n'y a pas de rupture dans ce système. À la crise sociale s'ajoute une crise économique qui, là aussi, n'est pas forcément nouvelle. Le Gabon vient de tendre la main au FMI pour mettre en œuvre « un programme de croissance », selon l'actuel ministre de l'Économie, Thierry Minko. Selon vous, cet appui du FMI annonce-t-il un futur plan d'austérité ? D'abord, si c'était une crise économique régionale où systémique, ça se saurait. C'est une crise qui est liée à des mauvais choix d'investissement et de non-diversification de l'économie. Soixante-cinq ans après les indépendances, c'est toujours les mêmes trois produits d'exportation que nous avons. Le pétrole continue à peser 40 % de nos ressources propres et 60 % de nos ressources d'exportation. C'est la mal gouvernance qui entraine cela. Aller chercher le FMI, c'est à la fois une bonne nouvelle car ça veut dire qu'il y aura un peu plus de transparence dans les finances publiques, une traçabilité. Mais aller chercher le FMI, c'est aussi une mauvaise nouvelle parce qu'on connait les recettes du FMI, et le ministre de l'Économie n'aura pas de marge de manœuvre. Cette loi de finances qui a été adoptée, ses hypothèses sont fausses. Elles le sont aussi bien sur le calcul des recettes, sur la question des emprunts, que sur les projections de croissance. Il faut la refaire. Au lieu de baisser les dépenses publiques, ils accroissent aujourd'hui la question des impôts, tout va coûter encore plus cher. Vous avez fondé le parti Ensemble pour le Gabon. Clairement, que proposez-vous comme alternative ? Qu'auriez-vous fait de différent, vous qui étiez au pouvoir pendant quand même une bonne décennie ? Lorsqu'il y a eu ce coup d'État, je ne l'ai pas applaudi, mais j'ai estimé que c'était peut-être l'occasion de redresser le pays. C'est pour cela que j'appelle aux états généraux de la nation pour refonder nos institutions. Quelle réforme majeure vous verriez, par exemple ? Mais, par exemple, déjà aujourd'hui, on a tous les pouvoirs exécutifs concentrés entre les mains d'un seul homme. Brice Oligui Nguema est président de la République, chef de l'État, chef du gouvernement, il préside le Conseil supérieur de la magistrature, il préside les forces de sécurité et de défense... Ça, ce n'est pas possible. Nous avons eu deux ans de transition. Nous avons un mandat de sept ans. Au bout du mandat, ça fera neuf ans qu'il sera aux responsabilités. Arrivez-vous quand même à identifier une part de votre propre responsabilité sur la situation actuelle au Gabon ? Et si vous y arrivez, quelle serait-elle ? Mais bien sûr ! Lorsque j'ai parcouru le Gabon dans la période préélectorale pour la présidentielle, j'ai dit aux Gabonais : « Oui, je reconnais qu'on aurait dû mieux gérer notre pays. » On avait des ressources suffisantes pour que le Gabon se développe, on ne l'a pas fait. Or, ce qui se passe aujourd'hui, c'est pire que ce qu'on faisait. J'ai aussi demandé à ce qu'on mette en place la commission vérité, justice et réconciliation pour au moins trois éléments : quelles ont été les responsabilités des uns et des autres sur les crises postélectorales, notamment en 2016 ? Comment on fait pour réparer notre pays sur le plan économique et social ? Et comment on fait pour l'avenir ? Sur ces éléments-là, moi j'assume totalement. Je retiens les leçons de mon expérience pour mieux envisager l'avenir.
La boisson qui augmente clairement le risque de cancer colorectal est l'alcool. Une vaste étude récente menée par l'American Cancer Society sur près de 88 000 à 90 000 personnes suivies pendant environ vingt ans met en lumière un facteur de risque encore largement sous-estimé : la consommation régulière d'alcool, même à des niveaux considérés par beaucoup comme « modérés ».Les chercheurs ont observé que les personnes ayant consommé en moyenne plus de 14 verres d'alcool par semaine au cours de leur vie présentent un risque significativement plus élevé de développer un cancer colorectal que celles qui boivent très peu ou pas du tout. Cette quantité correspond approximativement à deux verres par jour. Le risque est encore plus marqué pour le cancer du rectum, avec une augmentation particulièrement nette chez les consommateurs réguliers et de longue durée. Ce résultat est important, car il montre que ce n'est pas seulement l'excès ponctuel qui compte, mais bien l'exposition cumulée à l'alcool sur des années.Un point essentiel de cette étude est qu'elle ne met pas en cause une boisson spécifique comme le vin, la bière ou les spiritueux. Le facteur commun est l'éthanol, l'alcool présent dans toutes ces boissons. Autrement dit, peu importe le type d'alcool : c'est la molécule elle-même qui est associée au risque de cancer.Sur le plan biologique, plusieurs mécanismes expliquent ce lien. Lorsque l'organisme dégrade l'alcool, il produit une substance appelée acétaldéhyde, qui est toxique et capable d'endommager l'ADN des cellules. Ces dommages peuvent favoriser l'apparition de mutations et, à long terme, la transformation de cellules normales en cellules cancéreuses. L'alcool favorise aussi l'inflammation chronique, perturbe l'équilibre du microbiote intestinal et peut affaiblir les systèmes de réparation cellulaire. Dans le côlon et le rectum, où les cellules se renouvellent rapidement, ces effets créent un terrain propice à la cancérisation.Cette étude s'inscrit dans un ensemble de données scientifiques cohérentes montrant que l'alcool est impliqué dans de nombreux cancers, notamment ceux de la bouche, de la gorge, de l'œsophage, du foie, du sein et du tube digestif.Le message clé pour le public est simple : plus la consommation d'alcool est élevée et prolongée dans le temps, plus le risque de cancer colorectal augmente. Réduire sa consommation, instaurer des jours sans alcool et rester en dessous de deux verres par jour constitue une mesure de prévention concrète et efficace.En résumé, la boisson incriminée n'est pas un soda, un café ou une boisson énergisante, mais bien l'alcool, un facteur de risque majeur souvent banalisé, alors qu'il joue un rôle important dans le développement du cancer colorectal. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Clarisse Gorokhoff est romancière. Après avoir déjà écrit plusieurs ouvrages, publiés par les plus grands éditeurs français, elle vient de signer Femmes tout au bord, son dernier roman qu'elle est venue présenter au micro de Zeteo.Clarisse Gorokhoff est une jeune femme flamboyante et rayonnante. Passionnée par la vie, elle est curieuse de poursuivre intensément toutes les expériences que son coeur appelle, par fidélité à ses rêves et ses désirs. Pétrie de talents, elle est aussi brillante dans la parole écrite que dite – elle anime notamment Une chambre à tous, un podcast étonnant qui donne voix au corps.La vie de Clarisse Gorokhoff est animée par un mouvement profond. Vibrant et incarné, enraciné dans le tragique, éclairé par la grande beauté, il lui fait traverser la vie avec une force et une espérance étonnantes, qu'elle puise dans un puissant rapport au vivant, à la spiritualité et à l'art.Il y a, dans son univers, une gravité irrésistiblement attirée par la grâce. La gravité s'est imposée dès sa petite enfance, marquée par la mort de sa mère sous ses propres yeux. Je ne sais pas très bien comment la grâce s'est ouverte en elle, mais sans elle, Clarisse reconnaît que sa vie aurait basculé vers le pire.Femmes tout au bord, c'est une autre bascule, un chemin de crête où l'amour entre les hommes et les femmes côtoie la mort, où le vertige et le mystère ne manquent pas.Comme Clarisse, comme ses personnages, nous sommes tous confrontés aux enjeux de l'amour humain et de la mort. Avec Clarisse, nous sommes élevés vers l'éternité, et éclairés chacun sur ce que notre âme est venue incarner en ce monde.Pour lire Femmes tout au bord, le nouveau roman de Clarisse Gorokhoff, cliquer ici.émotionsChers amis, chères amies,Chers auditeurs, chères auditrices,La première émotion, c'est quand j'ai reçu le livre de Clarisse Gorokhoff. Lorsque j'ai ouvert l'enveloppe, et qu'il s'est glissé entre mes doigts. J'ai vu la couverture. Je l'ai reconnue tout de suite. Même si je n'ai vu le film qu'une seule fois dans ma vie, il s'est gravé en moi pour toujours. Comme tous les chefs-d'œuvre.C'est la capture d'une scène bouleversante avec Nastassja Kinski, femme un peu perdue dans Paris Texas, du grand Wim Wenders. Si j'étais encore très jeune, je pressentais déjà que tout ce qui serait important dans ma vie le serait auprès des femmes. Surtout quand elles ont la grâce, la beauté, la fragilité et cette gravité qu'on voit sur le visage de Nastassja.La deuxième émotion, c'est quand j'ai lu la dédicace écrite par Clarisse au tout début de son livre. J'étais un peu surpris. Presque à regret, la littérature n'est pas l'invitée la plus fréquente de Zeteo. De son écriture élégante, généreuse et dynamique, Clarisse, qui avait échangé quelques jours plus tôt avec moi par email, me disait son attachement à ce podcast. Je commençais à comprendre pourquoi ce roman m'avait été envoyé.Il y a eu l'émotion de la rencontre avec Clarisse, pour l'enregistrement de l'épisode avec elle qui est diffusé dès aujourd'hui. Je vous laisse la découvrir, à l'écoute de cette jeune femme aussi inspirée qu'attachante.Il y a beaucoup d'émotions en ce moment autour de Zeteo.Il y en a eu pendant toute l'ascension de la colline de Vézelay, en janvier.Il y en a beaucoup depuis le témoignage de Frédérique Lemarchand la semaine dernière. J'aurai d'ailleurs une bonne nouvelle à annoncer la semaine prochaine à ceux qui ont du mal à commander son livre, qui est en déjà en ré-impression.Quand on arrive au sommet de la colline, vient toujours le moment où il faut redescendre. Comme après chaque diffusion d'épisodes avec Frédérique, je redoutais un peu ce passage. Elle le sait, je lui dit à chaque fois qu'après mes rencontres avec elle, la tentation d'arrêter Zeteo me traverse.Heureusement, l'émerveillement est intarissable, tant il y a de belles personnes parmi nous.D'où ma gratitude, ma joie et mon émotion profondes à partager la rencontre avec Clarisse Gorokhoff. Avec elle, nous ne quittons pas les terres sacrées, un certain vertige, la fragilité, la beauté et la Grâce.Dans l'émotion,Guillaume Devoud-------------- Pour soutenir l'effort de Zeteo, podcast sans publicité et d'accès entièrement gratuit, vous pouvez faire un don. Il suffit pour cela de cliquer sur l'un des deux boutons ci-dessous, pour le paiement de dons en ligne au profit de l'association Telio qui gère Zeteo.Cliquer ici pour aller sur notre compte de paiement de dons en ligne sécurisé par HelloAsso.Ou cliquer ici pour aller sur notre compte Paypal.Vos dons sont défiscalisables à hauteur de 66% : par exemple, un don de 50€ ne coûte en réalité que 17€. 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Le 6 février 1934 restera à jamais gravé dans l'histoire de la Troisième République française. Franck Ferrand vous plonge au cœur de cette journée tumultueuse qui a failli faire basculer le régime.Tout commence avec le scandale Stavisky, une affaire d'escroquerie financière qui éclabousse les plus hautes sphères du pouvoir. La colère gronde dans la population, exaspérée par l'instabilité chronique des gouvernements et la corruption qui gangrène la République. Lorsque le préfet de police de Paris, figure controversée mais populaire auprès de la droite, est limogé, c'en est trop. Les ligues nationalistes et les anciens combattants appellent à manifester le 6 février sur la place de la Concorde, en face de l'Assemblée nationale.
Le 6 février 1934 restera à jamais gravé dans l'histoire de la Troisième République française. Franck Ferrand vous plonge au cœur de cette journée tumultueuse qui a failli faire basculer le régime.Tout commence avec le scandale Stavisky, une affaire d'escroquerie financière qui éclabousse les plus hautes sphères du pouvoir. La colère gronde dans la population, exaspérée par l'instabilité chronique des gouvernements et la corruption qui gangrène la République. Lorsque le préfet de police de Paris, figure controversée mais populaire auprès de la droite, est limogé, c'en est trop. Les ligues nationalistes et les anciens combattants appellent à manifester le 6 février sur la place de la Concorde, en face de l'Assemblée nationale.
À première vue, cela semble paradoxal : aux échecs, la dame est la pièce la plus puissante, capable de se déplacer librement dans toutes les directions, alors que le roi, pourtant figure centrale du jeu, est lent et limité. Pourquoi la pièce représentant un monarque est-elle moins forte que celle représentant une reine ?La réponse se trouve dans un mélange d'histoire, d'évolution du jeu et de logique stratégique.À l'origine, les échecs viennent d'un jeu indien ancien appelé chaturanga, apparu vers le VIᵉ siècle. Dans ce jeu, l'ancêtre de la dame n'était pas une reine, mais un conseiller du roi, appelé mantri ou vizir. Cette pièce ne pouvait se déplacer que d'une seule case en diagonale. Elle était donc faible, proche du niveau d'un pion amélioré.Lorsque le jeu arrive en Perse puis en Europe au Moyen Âge, ce conseiller devient progressivement associé à la figure de la reine. Mais pendant des siècles, cette pièce reste peu puissante.Tout change à la fin du XVe siècle.En Europe, une réforme majeure des règles transforme radicalement le jeu : la reine acquiert la capacité de se déplacer sur n'importe quelle distance, en ligne droite et en diagonale. Elle devient soudainement la pièce la plus mobile du plateau.Pourquoi ce bouleversement ?Une des hypothèses les plus répandues est d'ordre culturel. Cette période correspond à l'ascension de grandes figures féminines de pouvoir, notamment Isabelle la Catholique en Espagne. La reine devient un symbole d'autorité politique réelle, et cette image se reflète dans le jeu.Mais la raison principale est aussi ludique.Les échecs médiévaux étaient relativement lents. En donnant à la dame une puissance exceptionnelle, on accélère le jeu, on crée plus d'attaques, plus de combinaisons et plus de possibilités tactiques. Le jeu devient plus dynamique, plus spectaculaire.Reste la question du roi.Si le roi est faible en déplacement, c'est parce qu'il n'est pas conçu comme une pièce de combat, mais comme un objectif. Le but du jeu n'est pas de capturer le roi, mais de le menacer de façon inévitable : l'échec et mat.Le roi représente l'État, la stabilité, le cœur du système. Il n'a pas besoin d'être fort militairement, car il est censé être protégé par les autres pièces. Sa fragilité est volontaire : elle crée toute la tension stratégique du jeu.La dame est forte pour rendre le jeu riche et dynamique.Le roi est faible pour rendre le jeu possible.Ce paradoxe apparent est en réalité l'un des plus beaux équilibres des échecs : la pièce la plus puissante n'est pas la plus importante… car sans roi, aucune puissance n'a de sens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Juste après le décollage, beaucoup de passagers ressentent une sensation déroutante : l'impression que l'avion, après avoir grimpé, se met soudainement à redescendre. Certains parlent même d'une « chute » quelques dizaines de secondes après avoir quitté le sol. Pourtant, du point de vue de la physique, l'avion continue bel et bien de monter. Cette impression est une illusion sensorielle, née d'un décalage entre ce que font réellement l'appareil et ce que perçoit notre corps.Commençons par le déroulement d'un décollage. Lorsqu'un avion quitte la piste, les moteurs délivrent une poussée maximale pour atteindre la vitesse nécessaire à l'envol. L'appareil adopte ensuite un angle de montée relativement prononcé afin de gagner rapidement de l'altitude. Cette phase initiale est énergivore, mais indispensable pour s'éloigner du sol et des obstacles.Environ 20 à 40 secondes après le décollage, les pilotes réduisent volontairement la puissance des moteurs. Cette étape, parfaitement normale, s'appelle la réduction de poussée ou « thrust reduction ». Elle vise à préserver les moteurs, diminuer le bruit et optimiser la consommation de carburant. L'avion continue de grimper, mais avec une accélération moindre.C'est précisément ce changement qui trompe notre cerveau. Pendant la forte accélération initiale, notre corps est plaqué contre le siège. Lorsque la poussée diminue, cette pression se relâche légèrement. Le cerveau interprète alors ce relâchement comme une perte d'altitude, alors qu'il s'agit simplement d'une variation d'accélération.À cela s'ajoute le rôle central de l'oreille interne, et plus précisément du système vestibulaire. Ce système est chargé de détecter les mouvements et les accélérations de la tête. Il fonctionne très bien pour les mouvements courants, mais il est facilement trompé dans des environnements inhabituels comme un avion. Lorsqu'une accélération change brusquement, l'oreille interne peut envoyer au cerveau un signal erroné suggérant une descente.La vision joue également un rôle. Dans un avion, surtout de nuit ou par temps couvert, il n'y a souvent aucun repère visuel extérieur permettant de confirmer la montée. Privé d'indices visuels, le cerveau se fie davantage aux sensations internes, plus sujettes à l'erreur.Il existe même un nom pour ce type d'illusion : l'illusion somatogravique. Elle correspond à une mauvaise interprétation des accélérations linéaires comme des variations d'orientation ou d'altitude.En résumé, l'avion ne tombe pas après le décollage. Il poursuit son ascension, mais avec une puissance moteur réduite. La sensation de chute est une construction de notre cerveau, prise au piège par ses propres capteurs biologiques. Une preuve de plus que, face à la physique du vol, nos sens ne sont pas toujours des instruments fiables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le paradoxe de la prévention. Ce paradoxe repose sur une idée simple : lorsqu'une prévention fonctionne, elle rend invisible le danger qu'elle combat. Et plus ce danger devient invisible, plus les mesures préventives paraissent inutiles.Dans notre esprit, nous avons tendance à évaluer l'utilité d'une action à partir de ce que nous voyons. Or, la prévention agit surtout sur ce qui n'arrive pas. Pas d'accident, pas d'épidémie, pas de catastrophe. Mais comme ces événements n'ont pas lieu, nous n'en attribuons pas le mérite aux mesures mises en place.Prenons un exemple médical. Les vaccins préviennent certaines maladies. Quand ces maladies disparaissent presque totalement, certains en concluent que la vaccination n'est plus nécessaire. Pourtant, si la vaccination cesse, la maladie peut revenir. Le succès même de la prévention devient alors la cause de sa remise en question.Ce mécanisme existe dans de nombreux domaines :En sécurité routière : ceintures, limitations de vitesse, airbags.En santé publique : hygiène, dépistages, campagnes de prévention.En environnement : normes antipollution, protection des forêts, réduction des risques industriels.Dans tous les cas, plus ces dispositifs fonctionnent, moins ils sont visibles.Le paradoxe s'explique aussi par un biais psychologique : nous percevons mieux les coûts immédiats que les bénéfices différés. Installer des détecteurs de fumée coûte de l'argent. L'incendie évité, lui, reste abstrait. Notre cerveau a du mal à valoriser un événement qui ne s'est pas produit.Ce phénomène peut conduire à des décisions dangereuses. Lorsque les budgets de prévention sont réduits, les risques augmentent progressivement, jusqu'au moment où une catastrophe survient. Et ce n'est qu'après coup que l'on réalise l'importance de ce qui avait été supprimé.Le paradoxe de la prévention nous enseigne donc une leçon essentielle : l'absence de problème ne signifie pas absence de menace. Bien souvent, elle signifie simplement que quelqu'un, quelque part, fait correctement son travail.Comprendre ce paradoxe, c'est accepter que certaines des politiques les plus efficaces sont aussi les moins spectaculaires. Et que le véritable succès, en matière de prévention, n'est pas ce que l'on voit… mais précisément ce que l'on ne voit jamais. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Et c'est parti ! Après notre premier SuperFriends de création française un peu plus tôt le mois dernier (avec Rurik Sallé), place au premier épisode de ce qui sera, on l'espère, une nouvelle longue session de SuperFriends VO ! Nous commençons le début d'année avec 404 Graphic, puisque la maison d'édition accueillait une nouvelle fois en France l'artiste Jakub Rebelka, que nous avions déjà retrouvé deux fois pour Le Dernier Jour de Howard Phillips Lovecraft et Judas. Nous nous retrouvons aujourd'hui avec lui pour évoquer son travail sur Et Lorsque Ma Vengeance S'Abattra sur Vous !Troisième fois pour Jakub Rebelka sur le podcast !Nouvelle histoire horrifique qui empreinte au registre religieux façon L'Exorciste ou When Evil Lurks, Et Lorsque Ma Vengeance S'Abattra sur vous fascine toujours grâce à l'approche de son artiste. Et c'est bien de cela que nous discutons avec Jakub Rebelka, qui admet ne pas être un grand bavard mais accepte toujours volontiers de se prêter au jeu de l'interview avec nous. Et vous verrez que l'échange en vaut la chandelle !Commandez Et Lorsque Ma Vengeance S'Abattra Sur Vous à ce lien !Si vous appréciez notre travail, ne manquez pas de le faire savoir ! Vous pouvez nous soutenir en partageant l'émission, en en parlant autour de vous, en nous recommandant auprès de vos proches, en rejoignant notre Discord et en nous soutenant via notre Tipee ! Merci à toutes et tous de votre écoute et à bientôt pour le prochain podcast !Soutenez First Print - Votre podcast comics (& BD) préféré sur TipeeeHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Un nouveau chapitre qui s'ouvre dans la relation entre le Tchad et la France. La semaine dernière, le président Mahamat Idriss Déby Itno a été reçu à l'Élysée par son homologue Emmanuel Macron, un an après le départ surprise et précipité de l'armée française présente depuis près d'un siècle dans le pays. Un « partenariat revitalisé, fondé sur le respect mutuel et des intérêts partagés » ont affirmé les deux chefs d'État. Que signifie ce revirement après cette rupture brutale des accords de défense il y a un an ? Analyse de Remadji Hoinathy, chercheur à l'ISS (l'Institut d'études de sécurité) spécialiste du Lac Tchad et de l'Afrique centrale. Il est le Grand Invité Afrique de Sidy Yansané. RFI : Dans leur communiqué conjoint, les présidents Mahamat Idriss Déby Itno et Emmanuel Macron se félicitent « d'un partenariat revitalisé ». Êtes-vous surpris par ce réchauffement entre les deux dirigeants après le départ très précipité de l'armée française il y a un an ? Remadji Hoinathy : Aussi bien pour ce départ précipité que pour ce réchauffement tout abrupt, effectivement, on est relativement surpris parce que l'on se souvient qu'à l'époque, le Tchad mettait en avant un discours souverainiste exigeant la rupture de coopération militaire, relativement bénéfique pour le Tchad, entre autres, qui existait depuis quasiment plus d'un demi-siècle. Quelles ont été les conséquences de ce départ pour le Tchad ? Durant cette période, il n'y a pas eu de périls sécuritaires extraordinaires qui mettent en avant les conséquences de la fin l'accord de défense entre le Tchad et la France. Dans cette période, le Tchad a essayé, autant que faire se peut, de diversifier justement sa coopération militaire, allant vers de nouveaux partenaires. Et donc pour vous, c'est un signe que la diversification des partenariats sécuritaires n'a pas porté ses fruits ? Au-delà de la coopération militaire, qui n'a pas été mise en avant dans la communication officielle, il y a les aspects économiques et culturels, et il y a toutes les questions de sécurité régionale. Si aujourd'hui le Tchad revient sur ses pas et repart vers la France, malgré ce discours souverainiste assez véhément mis en avant, cette diversification n'a pas dû apporter les résultats attendus. Le communiqué conjoint est quand même très laconique. Il insiste, vous l'avez dit, surtout sur le partenariat économique. Ces intérêts économiques français et tchadiens, quels sont-ils réellement ? La France a surtout été un support financier très important pour un pays comme le Tchad au niveau budgétaire et dans différents domaines de développement. Lorsque l'on regarde la situation économique dans l'ensemble de l'Afrique centrale en général et dans un pays comme le Tchad, un retour ou une embellie dans la coopération économique avec la France en termes d'aide budgétaire et de support dans les négociations avec les institutions et les partenaires internationaux, dont ceux de Bretton Woods, est quelque chose d'assez important pour ce pays qui reste assez dépendant de l'aide internationale. Pour la France, avoir encore un pied au Tchad, un des derniers pays de la zone qui ne lui sont pas réfractaires, reste quelque chose d'important. Dans ce nouveau rapprochement, il y a plutôt des intérêts géostratégiques qui vont au-delà de l'économie. Justement, le communiqué fait également référence à la guerre au Soudan voisin. Le Tchad est accusé de servir de point de passage pour les armes que les Émirats arabes unis fournissent aux paramilitaires FSR. Qu'en est-il vraiment et de quelle manière la France pourrait jouer un rôle dans la résolution de ce conflit via son partenaire tchadien ? Le Tchad s'est toujours défendu d'avoir tenu une position plutôt neutre dans ce conflit. Le Soudan de son côté, et beaucoup d'autres acteurs dont les Nations unies, disent détenir des preuves de l'implication du Tchad, servant au minimum de point d'entrée pour l'aide émirienne aux Forces de soutien rapide. Depuis la fin de l'année passée, on se rend compte que même à l'international en général, le vent est en train de tourner. Dans le sens où les pays jouant un rôle assez important aux côtés des différents belligérants, les Émirats arabes unis d'un côté et de l'autre, l'Egypte avec l'Arabie saoudite et les Etats-Unis, sont plutôt en train de pousser vers une solution diplomatique, vers une cessation des hostilités, une trêve humanitaire, mais aussi vers un arrêt du support apporté par les différents pays aux belligérants. Le discours du président Macron va aller aussi dans le sens de dire à son partenaire tchadien, mettant à profit l'embellie de leur relation, la nécessité de revenir à un rôle plus neutre dans le conflit au Soudan. Il y a quand même quelque chose de surprenant. Je disais que le communiqué était très laconique, au point de ne faire aucune référence, même indirecte, à la détention de l'opposant Succès Masra, à l'assassinat de l'opposant Yaya Dillo, aux tragiques événements du 20 octobre 2022. Selon vous, est-ce à dire que la France assume désormais une realpolitik mettant de côté les droits humains ? C'est une tendance que l'on a observé depuis le début de la transition au Tchad : ne pas offusquer le partenaire en insistant trop sur la question des droits humains et de l'ouverture électorale. Ce n'est pas du tout à l'avantage de l'image de la France de revenir dans un partenariat où elle ne pourra pas remettre sur la table de manière claire ses principes sacro-saints, importants à ses yeux et dans son histoire politique. À lire aussiLa France et le Tchad ouvrent une nouvelle page dans leur relation bilatérale
Mein Kampf est sans doute l'un des livres politiques les plus célèbres — et les plus sinistres — du XXᵉ siècle. Rédigé par Adolf Hitler dans les années 1920, il y expose son idéologie, son antisémitisme radical, sa vision raciale du monde et ses ambitions territoriales. Pourtant, un fait méconnu intrigue les historiens : Hitler lui-même s'est opposé à ce que son livre soit traduit et diffusé en français au début des années 1930. Une attitude paradoxale pour un homme obsédé par la propagande. Mais derrière ce refus se cache un calcul stratégique très précis.Au début des années 1930, l'Allemagne est encore affaiblie par les conséquences de la Première Guerre mondiale et par les contraintes du traité de Versailles. Son armée est limitée, ses frontières surveillées, et une partie de son territoire reste sous contrôle étranger. Face à elle, la France dispose d'une puissance militaire supérieure et d'un réseau d'alliances solide en Europe.Or, dans Mein Kampf, Hitler désigne explicitement la France comme un ennemi majeur de l'Allemagne. Il y décrit le pays comme un obstacle central au redressement allemand et affirme que la puissance française doit être brisée pour permettre l'expansion du Reich. Ces passages ne laissent aucun doute sur ses intentions futures.Lorsque, en 1934, une maison d'édition française publie une traduction complète de Mein Kampf, l'objectif est clair : alerter l'opinion publique. L'ouvrage est présenté comme un avertissement. Certains responsables politiques et militaires estiment qu'il faut prendre Hitler au mot, et comprendre que son arrivée au pouvoir constitue une menace directe.Cette initiative provoque la colère du dirigeant nazi. Non pas parce que ses idées sont déformées, mais au contraire parce qu'elles sont exposées trop fidèlement. Hitler engage alors une action juridique pour faire interdire cette version en France, et obtient gain de cause.Pourquoi cette volonté de censure ? Parce qu'en 1934, Hitler n'est pas encore prêt à affronter militairement la France. Il est en phase de réarmement, cherche à gagner du temps, et tente de projeter une image rassurante à l'étranger. Il multiplie les discours évoquant la paix, la réconciliation, et le respect des frontières occidentales.Laisser circuler une traduction montrant clairement sa haine de la France ruinerait cette stratégie diplomatique. Elle risquerait de provoquer un durcissement immédiat de Paris, voire une réaction préventive.En revanche, en 1938, dans un contexte politique radicalement différent, Hitler accepte la publication d'une nouvelle traduction française… mais expurgée. Les passages les plus agressifs envers la France sont supprimés ou édulcorés. Cette version « nettoyée » sert à entretenir l'illusion d'un dirigeant raisonnable, alors même que l'Europe se rapproche de la guerre.Ainsi, si Hitler a refusé la traduction fidèle de Mein Kampf en français, ce n'est pas par pudeur idéologique, mais par pur opportunisme. Il voulait dissimuler ses véritables objectifs. Ironiquement, ceux qui avaient tenté d'alerter la France dès 1934 avaient vu juste. Le livre disait déjà ce que l'homme ferait ensuite. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, partons à la découverte de deux géants d'Amérique du Sud, dont les noms racontent des histoires de convoitise, d'illusion… et de promesses brillantes : le Brésil et l'Argentine.Commençons par le Brésil.Nous sommes au début du XVIe siècle. Les navires portugais longent une côte immense, encore inconnue des Européens. Pas d'or à l'horizon. Pas de cités étincelantes. Mais un arbre. Un simple arbre, à l'écorce sombre, qui cache un secret précieux. Lorsqu'on le coupe, sa sève libère une teinture rouge intense, proche de la couleur des braises.Cet arbre s'appelle le pau-brasil.À l'époque, en Europe, les teintures rouges sont rares, chères, et extrêmement recherchées pour colorer tissus et vêtements nobles. Très vite, ce bois devient une marchandise stratégique. Des cargaisons entières traversent l'Atlantique. La région n'est plus seulement une terre lointaine. Elle devient la « Terre du bois de braise » : Terra do Brasil.Peu à peu, le produit donne son nom au territoire. Ce n'est pas un roi, ni un peuple, ni un mythe fondateur… mais une ressource naturelle qui baptise le pays. Le Brésil est ainsi l'un des rares États modernes dont le nom provient directement d'un objet de commerce.Un pays nommé d'après un arbre. Comme si, dès sa naissance, son destin était lié à l'exploitation de ses richesses.Cap maintenant vers le sud, et vers un autre rêve : celui de l'argent.Lorsque les explorateurs espagnols atteignent l'estuaire d'un immense fleuve, ils entendent parler de montagnes lointaines regorgeant de métaux précieux. Des rumeurs circulent. Des peuples évoquent des régions où l'on trouve de l'argent en abondance. En latin, l'argent se dit argentum.Les Européens baptisent le fleuve Río de la Plata : le fleuve de l'argent.Et bientôt, les terres alentours héritent du même imaginaire. Elles deviennent l'Argentine : littéralement, « le pays de l'argent ».Ironie de l'histoire : les grandes mines d'argent ne se trouvent pas réellement dans l'Argentine actuelle, mais surtout en Bolivie. Pourtant, le nom est resté, figé dans les cartes et les esprits.Deux pays, deux noms, nés de la même pulsion : l'espoir de richesse.Le Brésil, enfant d'un arbre rougeoyant.L'Argentine, fille d'un métal fantasmé.Des noms qui rappellent que, bien souvent, la géographie du monde s'est dessinée au rythme des désirs humains… bien avant celui des frontières. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Et si, demain, votre mot de passe le plus sûr n'était plus votre visage, votre doigt… mais votre cerveau ? Cette idée, qui relevait encore récemment de la science-fiction, est en train de devenir une réalité grâce à un nouveau champ de recherche : l'identification neuronale.L'identification neuronale repose sur un principe simple en apparence : chaque cerveau produit une activité électrique unique. Lorsque nous pensons, regardons une image ou réagissons à un stimulus, des milliards de neurones s'activent selon des schémas spécifiques. Or, ces schémas varient d'un individu à l'autre, un peu comme une signature invisible. L'objectif est donc de transformer cette activité cérébrale en identifiant biométrique.Concrètement, cette technologie utilise des capteurs capables d'enregistrer des signaux cérébraux, souvent via des électroencéphalogrammes, ou EEG. L'utilisateur porte un casque ou un dispositif léger qui capte les ondes émises par son cerveau pendant qu'il effectue une tâche simple : regarder une forme, écouter un son, ou se concentrer sur une image. Ces données sont ensuite analysées par des algorithmes d'intelligence artificielle, qui extraient des caractéristiques stables propres à chaque personne.C'est précisément l'approche développée par la start-up française Yneuro avec son système Neuro ID, présenté comme la première solution d'authentification biométrique fondée sur l'activité cérébrale. L'ambition est claire : proposer une alternative aux méthodes actuelles comme les empreintes digitales, la reconnaissance faciale ou l'iris.Pourquoi chercher à dépasser ces technologies déjà très répandues ? Parce qu'elles ont des failles. Un visage peut être copié à partir d'une photo, une empreinte digitale peut être reproduite, et les bases de données biométriques peuvent être piratées. Le cerveau, lui, est beaucoup plus difficile à imiter. Les signaux neuronaux sont dynamiques, complexes, et quasiment impossibles à deviner sans être physiquement la personne concernée.Autre avantage majeur : l'identification neuronale pourrait permettre une authentification dite « vivante ». Autrement dit, le système ne vérifie pas seulement une caractéristique statique, mais une activité cérébrale en temps réel, ce qui réduit fortement les risques d'usurpation.Pour autant, cette technologie ne rendra pas immédiatement obsolètes les méthodes actuelles. Les capteurs doivent encore être miniaturisés, rendus confortables et peu coûteux. Des questions éthiques majeures se posent aussi : que devient la confidentialité des données cérébrales ? Qui les stocke ? Et dans quel but ?L'identification neuronale ouvre donc une nouvelle ère de la biométrie. Une ère fascinante, prometteuse… mais qui exigera des garde-fous solides. Car pour la première fois, ce n'est plus notre corps que l'on utilise comme clé d'accès, mais l'intimité même de notre activité mentale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vivre en colocation peut être un véritable enfer, mais jusqu'où iriez-vous pour retrouver votre tranquillité ?Dans cet épisode de Dans Le Noir, nous découvrons le quotidien exaspérant d'une jeune femme poussée à bout par une colocataire paresseuse, profiteuse et méprisante. Entre la vaisselle qui s'accumule et les caprices incessants, la tension est à son comble. Alors, quand la petite musique d'un mystérieux camion de glaces retentit dans la rue, l'opportunité de se débarrasser de ce fardeau se présente sous une forme... inattendue.Un camion à la peinture écaillée, une mélodie entachée de cris lointains, et un kidnappeur encapuchonné qui rôde. Est-ce un cauchemar urbain ou une aubaine inespérée ? Lorsque la curiosité et l'arrogance poussent la mauvaise personne vers le danger, la peur peut très vite laisser place à un rire libérateur.Découvrez un récit noir et cynique où la vengeance prend un goût de chocolat. Une histoire qui prouve que, parfois, le monstre qui rôde dehors est le meilleur allié de celui qui reste à l'intérieur."Elle ne croit jamais personne. Mais cette fois, le prix de son incrédulité sera définitif."Source : https://www.reddit.com/r/shortscarystories/comments/1qbej08/she_shouldve_listened/
C dans l'air l'invité du 26 janvier 2026 avec Justin Vaïsse, historien spécialiste des relations transatlantiques, directeur général du Forum de Paris sur la Paix.La président américain Donald Trump a présenté son "Conseil de la paix", un nouvel organisme né à Davos, et qui vient concurrencer l'ONU. Lorsque le Hamas et Israël ont signé leur accord de cessez-le-feu en octobre 2025, il prévoyait plusieurs étapes. La première était la libération des otages contre le retrait partiel d'Israël de Gaza, la seconde la création d'un "Conseil de la Paix" à l'initiative des Etats-Unis. Ce "Board of Peace" vient donc de voir le jour.Donald Trump est le premier président de ce Conseil. Il est le seul à pouvoir inviter d'autres chefs d'Etat et de gouvernement à l'intégrer, et il peut décider d'en exclure un membre s'il le souhaite. Chaque Etat membre exerce un mandat d'une durée maximale de trois ans à compter de l'entrée en vigueur de la charte, et pour rester dans ce club il faudra débourser un milliard de dollars. La mission de ce Conseil de la Paix est un copier-coller de la mission des Nations Unies. Dans le préambule de la charte signée à Davos, il est écrit que "Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits" quand la charte de l'ONU, elle, parle de "préserver les générations futures du fléau de la guerre, de créer les conditions nécessaires au maintien de la justice, d'instaurer de meilleures conditions de vie et de défendre les droits de l'Homme." Quelles conséquences pour le multilatéralisme, et pour la paix dans le monde ?Ce week-end, le président américain s'en est pris à ses alliés de l'Otan. Il a affirmé que les alliés étaient «restés un peu loin des lignes de front» lors de l'intervention en Afghanistan et que les États-Unis n'ont «jamais eu besoin d'eux». Dès vendredi, le Premier ministre britannique Keir Starmer, à l'unisson de toute la classe politique, avait qualifié d'«insultants» et «franchement consternants» les déclarations du président américain. «Ces déclarations inacceptables n'appellent aucun commentaire. C'est aux familles de soldats tombés que le chef de l'État souhaite apporter du réconfort et redire la reconnaissance et la mémoire respectueuse de la nation», a dit l'entourage du Français Emmanuel Macron. Justin Vaïsse, historien spécialiste des relations transatlantiques, et directeur général du Forum de Paris sur la Paix, est notre invité. Il analysera avec nous la situation des relations transatlantiques, et les menaces qui pèsent contre la paix.
Un trajet en voiture, en train ou en avion avec des enfants… et si cela devenait un moment joyeux, serein et même porteur d'apprentissages ?Comment éviter l'ennui, l'agitation ou les écrans, pour transformer les déplacements en véritables temps de vie partagés ?Dans cet épisode, Sylvie d'Esclaibes, spécialiste de l'éducation depuis plus de 30 ans, nous partage ses meilleurs conseils pour occuper les enfants pendant les déplacements, en s'inspirant des principes Montessori : des activités simples, ludiques et adaptées qui rendent le voyage aussi enrichissant pour l'enfant… que plaisant pour les parents !Lorsque l'enfant est respecté dans ses besoins pendant le voyage, le trajet devient plus doux et agréable, aussi bien pour lui que pour les adultes qui l'entourent.Quelques enseignements clés :
En janvier 2025, la Monusco est confrontée à une double mission : protéger les civils tout en assurant la sécurité de son propre personnel, pris dans cinq jours d'affrontements intenses. Vivian van de Perre est la représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations unies pour la protection et les opérations de la Monusco et en est la cheffe par intérim. Elle se trouvait à Goma au moment des combats. Un an après, comment a-t-elle personnellement vécu cette bataille ? Elle répond aux questions de Patient Ligodi. RFI : Un an après la prise de la ville par l'AFC/M23, comment avez-vous personnellement vécu cette bataille et ces moments de bascule pour la Monusco ? Vivian van de Perre : Merci beaucoup pour la question. La bataille de Goma, en janvier 2025, nous ne l'oublierons jamais, qu'il s'agisse de la population, des combattants des deux camps ou des Casques bleus eux-mêmes. C'est la bataille la plus intense que nous ayons connue dans l'est du pays, de par son ampleur. Elle n'a absolument rien de comparable avec la prise de Goma en 2012. Cette fois-ci, il s'agissait d'une bataille urbaine intense et prolongée. Ces journées ont été un choc par leur intensité et par ce qu'elles ont signifié pour la population de Goma et pour la mission de la Monusco, dont le mandat est de protéger les civils. Dans la ville, le sentiment immédiat n'était pas celui de considérations géopolitiques abstraites, mais celui de l'urgence. Le bruit et l'impact continus des armes légères et lourdes, la pression exercée par l'arrivée massive de civils et de personnels en uniforme venus chercher refuge dans les bases de la Monusco et la responsabilité, au milieu de tout cela, de maintenir nos Casques bleus opérationnels et concentrés malgré les risques auxquels ils étaient eux-mêmes exposés, ont constitué un véritable défi. Le 28 janvier, vous vous en souvenez peut-être, je faisais un briefing devant le Conseil de sécurité. La bataille de Goma n'était pas encore terminée. Mais la nuit, l'intensité diminuait en raison de l'obscurité. J'ai donc pu informer le Conseil depuis Goma et leur dire que la violence devait cesser immédiatement, car la situation échappait à tout contrôle d'une manière susceptible d'entraîner l'ensemble de la région dans un conflit encore plus profond. On avait vraiment le sentiment qu'il s'agissait d'un moment ou tout pouvait basculer et c'est la crainte qu'on avait. Nos bases — les bases de la Monusco — étaient touchées, tout comme les résidences de notre personnel. Et bien sûr, l'ensemble de la population civile de Goma et de ses environs était également affectée. Nous avons été pris dans des tirs croisés. Il ne s'agissait pas d'une attaque directe contre l'ONU, mais nous étions pris dans les tirs croisés. Dans le même temps, nous recevions des civils et des personnels de sécurité qui avaient besoin de protection, dans toutes nos bases — dans nos bases militaires autour de Goma, comme dans nos bases civiles. Il y avait donc un véritable sentiment d'urgence et une intensité sans précédent. Mais un an plus tard, dispose-t-on aujourd'hui d'un rapport consolidé du nombre de civils tués à Goma lors de cette bataille de janvier 2025 ? Et quelles sont les principales difficultés pour documenter ces chiffres aujourd'hui ? On n'a pas véritablement de chiffres précis. Le brouillard de la guerre est tel qu'il est très difficile d'établir un bilan civil pleinement consolidé et vérifié de manière indépendante, car les combats actifs ont tout perturbé — l'accès aux sites, aux dossiers médicaux, les hôpitaux étaient débordés, les communications coupées, et les conditions nécessaires pour mener des vérifications en toute sécurité n'étaient pas réunies. En outre, les gens avaient peur. Ils craignaient d'être ciblés. L'intimidation des survivants et des témoins représentait un risque réel. Il y a ensuite eu des déplacements de population, à la fois volontaires et fortement encouragés, voire forcés, ce qui compliquait les recherches. Les familles se déplaçaient. Par ailleurs, pour des raisons sanitaires, les corps étaient très rapidement collectés et mis en terre afin d'éviter la propagation de maladies transmissibles. À cela s'ajoute le fait que, puisque nous combattions aux côtés du gouvernement de la RDC pendant la bataille de Goma, nous étions à ce moment-là considérés comme une partie au conflit. Nous n'avions donc pas la liberté de mouvement et ne pouvions pas circuler librement. Il est donc difficile de se prononcer avec précision. Les estimations varient largement. C'est pourquoi nous souhaitons soutenir l'intervention d'un organe indépendant, comme la commission d'enquête récemment créée par le Conseil des droits de l'Homme, afin qu'elle devienne opérationnelle avec des ressources adéquates et, surtout, qu'elle bénéficie d'un accès sans restriction. La Monusco est prête à les soutenir, ainsi que d'autres mécanismes nationaux, pour enquêter sur ces incidents graves, prévenir les récidives et rendre justice aux victimes, le moment venu. Qu'est-ce qui a été, selon vous, déterminant dans la chute de Goma ? Au-delà des faiblesses connues des forces congolaises, quel a été concrètement le rôle de la Monusco face à l'avancée de l'AFC/M23 appuyé par l'armée rwandaise ? Qu'est-ce qui a fait que très rapidement, Goma s'est retrouvé dans une situation où l'AFC/M23 n'a pas trouvé de résistance armée, alors qu'il y avait la SADC (Communauté de développement de l'Afrique australe), la Monusco, les FARDC, les Wazalendo… Oui, nous nous étions préparés à l'éventualité que Goma soit attaquée. Mais je tiens à réaffirmer que ce M23 n'est pas le même que celui de 2012. Le qualifier simplement de groupe armé ou de groupe rebelle ne rend pas compte du niveau d'équipement et d'organisation qu'il a atteint. Et comme nous le savons tous, il bénéficie du soutien de pays voisins, ce qui a été largement établi par différents rapports. Il ne s'agissait donc pas tant d'un combat contre un groupe rebelle que d'un affrontement qui ressemblait presque à un conflit entre deux armées conventionnelles. L'ampleur des combats était sans précédent. Nous étions désavantagés dans l'utilisation de nos technologies en raison du brouillage très actif des signaux GPS pendant la bataille — et, soit dit en passant, cela se poursuit encore aujourd'hui —, ce qui nous empêchait d'utiliser nos hélicoptères et nos drones. Nous ne pouvions pas utiliser nos équipements technologiques. Et l'ampleur de l'attaque était considérable. J'ai également vu autour de l'aéroport des combats extrêmement violents. Ce n'est pas comme si le M23 était simplement entré et avait pris le contrôle, comme en 2012. C'était une bataille extrêmement intense. J'ai vu les forces gouvernementales se battre très violemment à l'aéroport et subir de lourdes pertes. Cela nous amène à réfléchir aux leçons à tirer. Tout d'abord, il y a eu un mépris répété des décisions prises par le Conseil de sécurité, par l'Union africaine, par la Communauté d'Afrique de l'Est et par la SADC, pour n'en citer que quelques-unes. Tous ont cherché à empêcher une escalade du conflit. Le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2773 après la chute de Goma. Cependant, cela n'a pas empêché l'extension du conflit, qui s'est poursuivi jusqu'à Bukavu, qui est également tombée — même si ce ne fut pas à l'issue d'une bataille aussi intense que celle de Goma. De même, la signature récente de l'accord de Washington n'a pas empêché la prise d'Uvira. Deuxièmement, tout processus de paix qui n'est pas ancré dans les droits humains et dans la protection des civils est fragile dès le départ. Il faut considérer la protection des droits humains comme une mesure de confiance. Sans s'attaquer, au moins en partie, aux causes profondes du conflit et si l'on cherche à régler les différends sur le champ de bataille, ce conflit se poursuivra. Et il est évidemment impératif de l'empêcher. La primauté de la médiation et des accords négociés est donc absolument centrale. La solution à la situation dans l'est du pays ne réside pas dans une nouvelle guerre, ni sur le champ de bataille. Protéger les civils et votre propre personnel : qu'est-ce qui a été le plus difficile à gérer ? La partie la plus difficile a été de gérer deux urgences simultanément : protéger les civils dans une ville en proie à de violents combats et assurer la sécurité ainsi que la continuité de nos opérations. Heureusement, nous avions évacué la plupart du personnel non-essentiel hors de Goma. Lorsque j'ai informé le Conseil depuis Goma, j'ai été très claire : certains de nos sites étaient affectés et nous accueillions un grand nombre de personnes venues y chercher refuge. Sur le plan opérationnel, cela implique des décisions complexes, prises minute par minute : où renforcer les dispositifs, comment sécuriser les emprises, comment maintenir la coordination humanitaire et appuyer les partenaires, sans accroître les risques pour les civils autour de nos sites. Un exemple concret de ce que signifie notre mandat de protection dans la pratique est ce qui s'est passé après la chute de Goma. Entre 2 000 et 3 000 militaires désarmés des FARDC et de la Police nationale congolaise, ainsi que plusieurs civils de haut profil, ont trouvé refuge dans les bases de la Monusco à Goma en janvier et y sont restés pendant quatre mois. À partir du 30 avril 2025, nous avons mené une opération visant à relocaliser en toute sécurité 1 359 d'entre eux vers Kinshasa, en étroite coordination avec le CICR en tant qu'intermédiaire neutre, et en étroite concertation avec le gouvernement de la RDC, en veillant au respect de la sécurité, de la dignité et de la neutralité tout au long du processus. Cette opération a été conduite avec le consentement éclairé des personnes concernées et dans le strict respect des Conventions de Genève. Pendant plus de trois mois, nous avons assuré une protection physique, un hébergement, des soins médicaux et une alimentation à ces personnes placées sous notre responsabilité, alors même que nous n'étions pas équipés pour accueillir un nombre aussi élevé de personnes et que des maladies transmissibles se sont déclarées en raison de la surpopulation. Nous nous souvenons que les 23 et 24 janvier 2025, les positions de la Monusco et de la SAMI-DRC, la force de la SADC, ont été prises pour cibles. Deux Casques bleus sud-africains, ainsi qu'un Casque bleu uruguayen, ont été tués. Un an plus tard, quel est le bilan au niveau des Nations unies ? Dans ces incidents, comme dans tant d'autres où des Congolais et d'autres personnes ont perdu la vie – et ils étaient très majoritairement congolais – des biens ont été détruits et de nombreuses personnes ont été blessées. Nous continuons à appeler et soutenir les efforts afin de déterminer les responsabilités dans ce qu'il s'est passé. Ces pertes humaines et matérielles ont été rapportées au Conseil de sécurité, et la position générale des Nations unies est claire : l'ONU ne peut jamais être attaquée directement. Nous étions impliqués dans le conflit au début de l'offensive du M23. Mais les attaques délibérées contre les Casques bleus sont inacceptables et peuvent constituer de graves violations du droit international. Nous continuons donc à soutenir la documentation et la préservation des informations, dans la mesure du possible. Mais établir les responsabilités dépend très largement de l'accès, de la coopération et de la capacité des autorités compétentes à enquêter sur ces incidents de manière crédible et en toute sécurité. Nous continuons à plaider pour que ces conditions soient réunies. Nous avons également renforcé – et continuons de renforcer – les mesures de protection pour les Casques bleus et les civils, car notre devoir immédiat est d'empêcher de nouvelles pertes en vies humaines, qu'il s'agisse de nos propres personnels ou des civils pris dans les tirs croisés. Normalement, la justice met du temps à être rendue. Elle est lente, mais elle finit par rattraper les responsables. Nous l'avons vu dans d'autres contextes. Mais pourquoi a-t-on l'impression que la région des Grands Lacs est la seule où des Casques bleus peuvent être attaqués, où des hélicoptères de la Monusco peuvent être détruits, sans clarification, sans explication, sans suivi judiciaire, sans sanctions ? Pourquoi ? La première étape est d'arrêter les combats dans l'est. Après cela, il y aura le temps d'examiner toutes ces questions. Car il est bien sûr inacceptable qu'une mission de maintien de la paix, décidée à l'unanimité par 193 États membres et financée par ces mêmes États, soit empêchée de faire correctement son travail. Je tiens également à souligner que la Monusco est la seule à être encore présente sur le terrain. De nombreux autres acteurs armés et divers groupes ont quitté l'est, qui est aujourd'hui toujours sous contrôle du M23. Mais nous, nous sommes toujours là et nous avons toujours un rôle important à jouer. Nous tenons bon et nous remplissons ce rôle du mieux que nous le pouvons, malgré les restrictions de mouvement. Mais Il viendra un moment où il faudra établir les responsabilités. Eh bien sûr, nous avons documenté tout cela, et le moment viendra. Mais notre priorité immédiate est de mettre fin aux combats et de créer les conditions pour que des solutions négociées puissent être instaurées, afin que l'on trouve une solution à cette situation persistante dans l'est, qui dure depuis trente ans et qui, au moment même où nous parlons, semble encore s'aggraver. Voilà notre priorité absolue. La justice et la responsabilité viendront après. Avec le nouveau mandat de la Monusco, que fait concrètement la mission aujourd'hui sur le terrain, différemment de ce qu'elle faisait dans les semaines et les mois ayant suivi la prise de Goma, et par rapport à l'ancien mandat ? Dans les zones contrôlées par le M23, la situation est évidemment différente, car nous n'avons jamais pu y retrouver notre liberté de mouvement. Nous pouvons faire entrer et sortir des troupes et du personnel, mais sans aéroport, cela se fait par voie terrestre, ce qui prend plus de temps. Mais les troupes ne peuvent pas patrouiller librement. Le Conseil de sécurité le sait parfaitement. Des pressions sont exercées sur le M23 pour qu'il nous accorde la liberté de mouvement, mais ce groupe pose des conditions que nous ne pouvons pas accepter, car nous ne pouvons pas coopérer avec un groupe armé ayant pris le contrôle d'un territoire souverain de la RDC. Malgré cela, nous avons établi un modus operandi qui nous permet de rester présents dans l'est. Cette présence est précieuse, car elle donne un certain espoir à la population : l'ONU est toujours là, la communauté internationale ne les a pas oubliés. Nous utilisons nos réseaux pour surveiller la situation et en rendre compte. Mais les opérations classiques de maintien de la paix que nous menons en Ituri et dans le grand nord ne sont pas possibles dans les zones contrôlées par le M23. Un nouvel élément figure toutefois dans la résolution : lorsqu'un cessez-le-feu est en place – et nous devrions en avoir un – nous sommes mandatés pour le soutenir. Cela a été négocié à Doha, avec un rôle pour la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), et la Monusco fait partie intégrante de ce mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, y compris sur le plan logistique. Ce mécanisme est prêt, il n'est pas encore visible parce que le cessez-le-feu ne tient pas pleinement. Mais nous sommes prêts. Nous nous préparons activement, mais certaines conditions doivent être en place : l'accès aux aéroports, l'utilisation de nos hélicoptères. En mars, nous retournerons devant le Conseil de sécurité de l'ONU. Il nous a demandé des propositions concrètes sur la mise en œuvre du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, et nous serons prêts à les présenter, afin qu'il puisse prendre une décision.
Lorsque l'on parle de « brûler » des graisses, l'image qui nous vient souvent en tête est celle d'un glaçon qui fond. En réalité, la biologie raconte une histoire bien plus surprenante : lorsque nous perdons de la graisse après un effort physique, la majorité de cette graisse quitte notre corps… par la respiration.Tout commence dans nos cellules. Lorsqu'elles ont besoin d'énergie — pendant une séance de sport, une marche rapide ou même une simple montée d'escaliers — elles vont puiser dans leurs réserves : les triglycérides. Ces molécules sont stockées dans les adipocytes, nos cellules graisseuses. Leur rôle est d'emmagasiner de l'énergie sous une forme compacte et stable, en attendant un moment de besoin. Quand l'organisme réclame du carburant, ces triglycérides sont démontés en acides gras et en glycérol.C'est dans les mitochondries que la véritable « combustion » a lieu. Grâce à l'oxygène que nous respirons, ces acides gras sont métabolisés. Et c'est là que survient la révélation : la graisse ne disparaît pas, elle se transforme. Son produit final n'est pas de la chaleur ni de la sueur, mais principalement du dioxyde de carbone (CO₂) et de l'eau.Pour donner une idée concrète : si vous perdez 100 g de graisse, environ 84 g seront transformés en CO₂. À un rythme respiratoire normal, cela représente plusieurs dizaines de litres de CO₂ expirés au fil des heures. La dépense énergétique d'une séance de sport d'intensité modérée peut mobiliser 50 à 150 g de graisse, ce qui signifie que l'on expire littéralement des dizaines de grammes de graisse sous forme de CO₂ après un seul entraînement.Les 16 % restants de la masse initiale sont transformés en eau, éliminée par la sueur, l'urine et même la vapeur d'eau expirée. Contrairement aux idées reçues, la transpiration n'est pas la preuve que nous « brûlons » de la graisse : elle sert surtout à refroidir le corps.Cette découverte — popularisée après une étude publiée en 2014 dans BMJ — a renversé nombre d'idées que l'on croyait acquises : maigrir est avant tout un processus respiratoire. Chaque mouvement accélère la transformation des triglycérides en CO₂, et c'est en expirant que nous perdons réellement du poids.En résumé : pour perdre de la graisse, il faut bouger… et respirer. L'oxygène que nous inspirons, et surtout le CO₂ que nous expirons, portent la signature chimique de notre perte de poids. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Lorsque l'empereur latin de Constantinople propose à Louis IX de lui confier la Sainte Couronne, s'organise le voyage de la plus grande relique de la Chrétienté.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.