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Lorsque deux personnes tombent amoureuses, ce ne sont pas seulement deux personnalités qui s'unissent. Ce sont aussi deux histoires, deux éducations et deux systèmes de croyances qui se percutent. Chacun de nous grandit avec une idée bien précise de ce que « doit » être un couple, la communication, la gestion de l'argent ou la fidélité. Ces idées deviennent des attentes indiscutables. Nous pensons qu'elles sont logiques, normales, évidentes... et nous oublions que l'autre n'a pas reçu le même décodeur.Prenons un exemple très classique. L'un peut être intimement convaincu que « dans un couple, on doit tout se dire, tout partager ». L'autre, de son côté, a intégré que « chacun doit préserver son jardin secret pour protéger la relation ». Ces deux visions sont parfaitement valables. Pourtant, si elles ne sont pas exprimées, elles vont créer des tensions majeures. L'un se sentira exclu, tandis que l'autre se sentira étouffé.Dans la majorité des cas, les disputes ne traduisent pas un manque d'amour, mais un choc de croyances. Chacun agit pour « bien faire », selon ses propres règles intérieures, et campe sur ses positions parce qu'il est persuadé d'avoir raison. Comprendre le système de l'autre, ce n'est pas forcément lui donner raison, c'est désamorcer le conflit avant même qu'il n'explose.
Lorsque l'on pense au yoga, on pense dans un premier temps aux postures. À la respiration. Au calme. À ce qu'il se passe sur le tapis. Mais le yoga commence bien avant cela ; et surtout, bien en dehors du tapis. Il se révèle dans notre façon de parler aux autres, de nous parler à nous-mêmes. Dans notre manière de remplir nos journées, de gérer notre énergie, de choisir ce que nous nourrissons au quotidien, d'écouter — ou parfois d'ignorer — ce que le corps essaie silencieusement de nous dire.L'idée de cet épisode est bien loin de définir ce qu'est un “bon” ou un “mauvais” yogi ; loin aussi de pointer du doigt ce qui serait “bien” ou “mal”, ou encore de donner des leçons sur ce qu'il faudrait "mieux" faire ou différemment. J'avais simplement envie d'ouvrir une réflexion plus profonde et plus honnête sur ces comportements inconscients que nous reproduisons parfois chaque jour sans même nous en apercevoir, et sur ce qu'ils révèlent de notre rapport à la présence, à l'écoute, à l'énergie et à la conscience.Cet épisode est pour toi si :— Tu ressens le besoin de revenir à une pratique plus profonde, plus honnête et plus alignée ;— Tu veux comprendre ce que certaines de tes habitudes révèlent de ton rapport à toi-même et aux autres ;— Tu aimerais faire du yoga un véritable style de vie, pas simplement une pratique sportive.Un épisode pour reconsidérer notre manière de vivre le yoga ; non pas uniquement comme une pratique, mais comme une façon d'être au monde, aussi bien individuellement que collectivement.Prochains Events / IRL →
Deux ans après notre première rencontre, Rana Gorgani est de retour dans Les Sens de la Danse.Lorsque nous avions échangé pour la première fois, nous parlions de spiritualité, de transmission et de danse soufie. Depuis, le monde a changé. Et son travail aussi.Née en Allemagne d'une mère iranienne et d'un père kurde d'Iran, Rana Gorgani est aujourd'hui l'une des rares femmes au monde à se revendiquer derviche tourneur.Aujourd'hui, nous revenons sur les bouleversements de ces deux dernières années : la guerre, le mouvement Femme, Vie, Liberté, les spectacles annulés, la calligraphie, la notion de trace et la naissance d'Operation Epic Fury, création présentée le 11 juillet 2026 lors de La Nuit de l'Année aux Rencontres d'Arles.Une conversation sur la foi, l'engagement, les femmes, l'art et le pouvoir de la danse lorsqu'elle devient une manière de répondre au monde.Je suis Myriam Sellam, journaliste et créatrice du podcast Les Sens de la Danse.
26 novembre,1 h 30 14. – Aujourd'hui, il faut que tu acceptes qu'il s'agit de Mon plan et que Je vois à sa réalisation Seigneur Jésus, je veux Vous présenter les difficultés que j'éprouve à faire avancer un dossier. Je Vous présente mon impuissance. Sans Vous, je n'y peux rien. Moi, je veux, mais je ne peux pas. Vous, Vous pouvez; je Vous demande d'agir afin que cette transaction se réalise. Agissez d'abord en moi afin que je découvre ce que Vous voulez m'enseigner. Inspirez chacune de mes pensées afin d'éviter que je ne pose aucun geste contraireà ce que Vous désirez de moi. Que je ne sois pas un obstacleà Votre plan bien à Vouset pourle bien de ma famille dans cedossier. Merci d'entendre et d'exaucer ma prière, sans doute bien égoïste. Je me sens égoïste de revenir sur mes petites préoccupations, alors qu'ily a une multitude d'âmes en voie de perdition, et que toutes mes demandes devraient être pour le salut des âmes et Votre Gloireà Vous, ainsi que Votre Retour. Merci de Votre grande miséricorde pour le pauvre pécheur que je suis. C'est Vous qui savez ce que j'ai besoin d'apprendre cette nuit. Je Vous donne la liberté de ne pas répondre autantà mes préoccupations, si Vous le jugez ainsi. Vous êtes le Maître, je suis le tout-petit qui veut s'amender pour être celui que Vous désirez. Je Vous donne toute ma confiance et j'accepte mon impuissance et les croix que Vous voudrez bien me laisser. C'est Votre Présenceque je désire plus que tout. Je me tais pour Vous écouter. Je Vous aime. « Mon enfant, mon tout-petit, si tu savais l'importance de ce que tu vis présentement, tu ne Me demanderais rien d'autre. Moi qui connais tout, Je sais exactement ce dont tu as besoin aujourd'hui ; demain, ce sera autre chose. Pour que Je puisse agir librement en toi, autour de toi et à travers toi, ta docilité est nécessaire pour que tu demeures malléable, que tu sois dans l'action de grâce, aussi bien dans les peines, les épreuves et les difficultés, que dans les joies, les succès et les moments de gloire. Ce que Je désire, c'est que tu sois tout entier à Moi. Comme la fleur doit demeurer à sa branche ou à sa tige pour continuer à s'épanouir, toi, tu dois demeurer collé à Moi, ton Dieu, pour ton épanouissement et la réalisation de ce que tu es. Pour la fleur, qu'il y ait eu du vent, de la pluie ou du soleil, l'essentiel c'est qu'elle demeure bien branchée sur sa tige. Toi, tu es cette fleur qui vit des moments de joie, de peine, de difficulté ; l'essentiel c'est que tu demeures bien uni à Moi qui suis la Source de tout ce dont tu as besoin pour accueillir la mission que Je te confie. Contemple ce que J'ai eu à vivre lorsque Je me suis retrouvé sur le chemin du Calvaire, l'essentiel c'était de demeurer branché sur Mon Père pour bien accomplir Ma mission comme Il le voulait Lui, branché sur Sa Volonté et non sur La Mienne. Dans ce que tu vis présentement, continue à Me redire ce "oui" pour que se réalise Ma Volonté et non la tienne. Ta souffrance vient du fait que tu aimes faire tes plans et voir à la réalisation. Aujourd'hui, il faut que tu acceptes qu'il s'agit de Mon plan et que Je vois à sa réalisation. Lorsque tu auras compris et accepté que c'est Mon plan et que je vois à sa réalisation, toutes tes actions seront guidées comme Je te guide pour écrire ce que tu écris présentement. Retiens ce que nous venons de vivre. Moi, Je voulais te donner une très belle explication à partir de la fleur ; toi, ne sachant pas où Je te conduirais, tu étais réticent à écrire : "comme la fleur". Pour toi, ces mots n'avaient pas d'affaire là et tu croyais que si tu écrivais ces mots, la dictée se terminerait là ; alors que ce n'était que le début d'un enseignement que Je voulais te donner. Si tu n'avais pas été docile en Me faisant confiance, tu n'aurais pas eu cet enseignement en direct de Moi. C'est la même chose sur tous les plans de ta vie. Fais-Moi confiance, sans voir ni savoir où Je te conduis. Tu as tellement de preuves que Je t'aime, que Je veux ton bien. Tu es Mon choisi, Je suis ton guide ; sois sans crainte, n'aie pas peur. Je suis là. Je t'aime et te protège. Qu'est-ce que tu veux de plus ? Réponds-Moi. » Mon Seigneur et mon Dieu. Comme je suis lentà comprendre et surtoutà vivre ce que Vous m'enseignez si bien. Je ne veux rien de plus que Votre Présence, Votre Amour et surtout Vos grâces pour vivre ce que Vous m'enseignez ; car seul, je suis trop petit et trop faible, je n'y arriverai pas. En demeurant bien uni à Vous de l'intérieur, peu importe ce que j'auraià vivre de l'extérieur, tout contribueà mon bien. Je sais que tout est grâce. Ne me laissez pas tomber, car par moi-même, je suis trop faible pour demeurer dans Votre Amour. C'est Vous qui avez fait la connectionet c'est Vous qui devezla maintenir.J'ai confianceen Vous. Moi, je me sens faible, fragile et vulnérable. Je ne compte quesur Vouset je Vousaime. Pour visionner ce RDV du dimanche, rendez-vous sur notre site web.
Sixte de Maupeou est un jeune homme qui a décidé, à l'âge de 24 ans, de parcourir la planète en autostop. Alors qu'il se destinait à une brillante carrière d'ingénieur, il s'est senti appelé à aller découvrir ce qui relie les hommes sous tous les horizons, toutes les cultures, les conditions et les religions.Sixte de Maupeou souhaitait faire l'expérience de l'altruisme, du don, de la gratuité et de l'échange immatériel. Le choix de l'autostop répondait idéalement à sa quête. S'il le confrontait à l'inattendu, il favorisait la rencontre avec cette part de l'humanité qui décide un geste généreux en répondant au signal du coup de pouce. Son aventure a duré presque deux années, au cours desquelles il a vécu 800 rencontres, visité 40 pays ; il a compté 60000 kilomètres de routes, dormi 157 fois chez l'habitant, 71 fois en transports, aussi dans des mosquées ou des postes de police et encore 108 fois dehors : à la belle étoile, ou sous la tente…Dans ses yeux et dans son cœur, Sixte a vu et vécu l'émerveillement des rencontres, des expériences et parfois des aventures qu'il a écrites dans un riche et bel ouvrage Aux cœurs des mondes, aventure en quête d'humanité. Il en raconte certaines au cours de cette rencontre où il nous confie ses émotions, ses réflexions, ses découvertes, ses doutes parfois, ses joies souvent.Sixte de Maupeou a souvent vu les malheurs du monde. Il a cotoyé les migrants livrés aux enfers des trafics, des déserts ou des jungles. Il a traversé des pays pauvres, parfois en guerre. Comme en Iran, il n'a pas eu peur de pénétrer dans des pays fermés, ce qu'il n'a pas regretté. Partout, ou presque, il a fait l'expérience de la bonté, de la générosité et de l'accueil souvent inconditionnel de l'étranger.Avec Sixte de Maupeou, comme avec tant de jeunes comme lui, curieux de découvrir la beauté du monde et la bonté du cœur des hommes, nous recevons un très beau souffle d'espérance.Si les craquements du monde ancien agonisant nous inquiètent parfois, les lumières du monde nouveau nous illuminent déjà. Elles brillent dans les cœurs de tous les hommes, qu'ils soient à l'autre bout de la terre, au coin de la rue, ou dans le sourire de nos plus proches.Pour lire Aux coeurs des mondes, le livre de Sixte de Maupeou, cliquer ici.-------------- DU MARIAGE ET DES ANGESAujourd'hui est une grande joie pour moi : ces lignes sont publiées quelques heures seulement après le mariage de ma fille avec un merveilleux jeune homme.Il y a peu de joies qui peuvent égaler celle d'un parent devant le bonheur de son enfant. Aux jeunes mariés, je souhaite le meilleur de tout mon cœur. À l'occasion du discours du discours traditionnel du père de la mariée, je leur ai également confié un petit secret qui pourra peut-être, je le crois en tout cas, les aider.Même les plus beaux ciels de l'amour sont parfois traversés de nuages. Ceux-ci peuvent être accompagnés par les durcissements du cœur, les peines que l'on ne partage pas, les secrets que l'on cache.Dans ces moments là, quand le doute ou la fatigue nous visitent, quand il projettent leur ombre sur l'autre ou sur nous-même, il faut faire appel à l'ange qui est en nous.C'est lui qui, déjà et comme le dit si bien Rainer Maria Rilke, protège le meilleur de nous. Il protège l'amour, c'est sa mission. L'amour que nous avons pour nous-même, comme celui que nous avons pour ceux que nous avons choisis.Cet ange qui m'a permis de vivre une enfance merveilleuse, c'est lui qui me la rappelle lorsque je suis traversé par le doute. C'est lui aussi qui me rappelle la beauté de toutes les personnes que j'ai rencontrées et aimées dans ma vie. Lorsque là aussi les sentiments s'étiolent, ou que les passions tristes s'emparent de moi, cet ange a ce pouvoir merveilleux de réveiller mon amour.C'est ce que j'ai dit aux jeunes mariés. Ça n'était pas difficile. Ils étaient rayonnants de bonheur, joyeux et légers comme des anges.C'est ce que je souhaite vous dire à tous ici aujourd'hui. N'oubliez jamais votre ange. Celui qui veille sur vous, sur votre amour de vous-même et des autres, sur vos trésors, vos désirs et vos rêves. Faites-lui confiance. Et si parfois vous avez le sentiment de son absence, c'est parce que vous êtes absent au meilleur de vous-même.Demandez alors un signe, un clin d'œil.Pour le recevoir, Il suffit de se mettre un peu en silence, d'aller marcher en forêt, ou d'avoir les yeux, les oreilles et le cœur ouverts, vous verrez, un souffle du vent, le chant ou le vol d'un oiseau, les battements d'aile d'un papillon, un nuage dans le ciel, un rayon de soleil ou un arc en ciel, le sourire d'un inconnu…Soyez toujours attentifs… et quand vous sentirez un petit picotement dans la poitrine, quand vous ressentirez un léger étonnement, et surtout quand vous ressentirez l'évidence de la joie et de la légereté, alors cela voudra dire que l'ange est en vous, pour vous éveiller à vous-même et aux autres.-------------- Pour soutenir l'effort de Zeteo, podcast sans publicité et d'accès entièrement gratuit, vous pouvez faire un don. Il suffit pour cela de cliquer sur l'un des deux boutons ci-dessous, pour le paiement de dons en ligne au profit de l'association Telio qui gère Zeteo.Cliquer ici pour aller sur notre compte de paiement de dons en ligne sécurisé par HelloAsso.Ou cliquer ici pour aller sur notre compte Paypal.Vos dons sont défiscalisables à hauteur de 66% : par exemple, un don de 50€ ne coûte en réalité que 17€. Le reçu fiscal est généré automatiquement et immédiatement à tous ceux qui passent par la plateforme de paiement sécurisé en ligne de HelloAssoNous délivrons directement un reçu fiscal à tous ceux qui effectuent un paiement autrement (Paypal, chèque à l'association Telio, 76 rue de la Pompe, 75016 Paris – virement : nous écrire à info@zeteo.fr ). 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Pour ce dernier épisode de la saison, je vous propose un témoignage atypique avec Raphaëlle.Suite à des turbulences au sein de son couple et pour raviver leur relation, Raphaëlle et son mari, commencent à consommer des produits, ce qui amène alors des moments de complicité intense et des conversations plus profondes.Raphaëlle imagine quelque chose de ponctuel mais son mari, lui, se fait progressivement happer par les consommations.Ici un vrai travail d'équipe va s'imposer, puis un lâcher-prise nécessaire de la part de Raphaëlle qui va tenter de retrouver sa place de femme.Dans cet épisode, il sera question de thérapie de couple, de travail sur soi, d'estime de soi, de prise de conscience, mais aussi de groupe de parole et d'entraide. Merci Raphaëlle pour cette immense introspection livrée avec beaucoup de sincéritéAvec Raphaëlle, nous avons été mises en relation grâce à la structure : Avec Nos ProchesCette association propose une ligne d'écoute téléphonique nationale (01 84 72 94 75), accessible 7 jours sur 7 de 8h à 22h, gratuite, anonyme et confidentielle. Au bout du fil, des bénévoles aidants ou anciens aidants formés à l'écoute active.Elle offre aux aidants un espace d'expression sans jugement, permettant de rompre l'isolement et de prévenir l'épuisement.Elle propose également des ateliers collectifs à distance favorisant le partage d'expériences et le soutien entre pairs sur des thématiques concrètes (ateliers "Connect'Aidants").Lorsque nécessaire, un accompagnement complémentaire avec une assistance sociale peut être proposé.Enfin, elle s'engage plus largement à faire avancer la cause des aidants à travers des projets et actions portant sur divers sujets autour de l'aidance (anciens aidants, santé des aidants, addictions...)Les flyers et affiches sont disponibles à la commande gratuitement sur notre page Hello Asso : https://www.helloasso.com/associations/avec-nos-proches/boutiques/mon-agenda-proche-aidant N'hésitez pas aussi à rappeler le numéro de la ligne dans la description : 01 84 72 94 75Après toutes ces infos, je vous souhaite une bonne écoute : )
Non, vous n’êtes pas fous : Pourquoi votre téléphone devine vos pensées (et comment l’arrêter) Par Régis BAUDOUIN C'est l’expérience paranormale du XXIe siècle, et nous l'avons tous vécue au moins une fois. Vous discutez de croquettes pour chat à table avec un ami. Dix minutes plus tard, vous ouvrez Instagram : une publicité pour une marque de litière bio surgit sur votre écran. La paranoïa s'installe immédiatement : « Mon téléphone m'écoute en permanence. » En ce mois de juin 2026, à l’ère des puces dopées à l’IA locale, XY Magazine a mené l’enquête. Non, les GAFAM ne piratent pas votre micro pour enregistrer vos dîners (ce serait techniquement trop lourd et illégal). La réalité est bien pire : ils n’en ont tout simplement pas besoin. Décryptage d’une surveillance invisible et guide pratique pour reprendre le contrôle de votre vie privée. Le mythe du micro ouvert face à la réalité de l’IA prédictive L’idée que nos smartphones transmettent nos flux audio 24h/24 à des fins publicitaires est un mythe technique. Les experts en cybersécurité ont analysé les flux de données sortants : si votre micro transmettait tout, votre batterie fondrait en deux heures et votre forfait mobile exploserait. La vérité va vous décevoir mais ce n’est pas la technique utilisée. La vérité est que les algorithmes de ciblage publicitaire sont devenus “médiums” grâce au croisement de données de masse (Big Data). Si l’annonce pour les croquettes est apparue, c’est pour trois raisons invisibles : Les grappes comportementales (Le ciblage par rebond) : Vous n’avez pas cherché ce produit sur le web, mais votre ami, lui, l’a fait la veille. Vos téléphones étant restés côte à côte (géolocalisation GPS et Bluetooth) pendant deux heures, l’IA de Meta ou Google en déduit que vous partagez les mêmes centres d’intérêt du moment. La prédiction temporelle : Les algorithmes connaissent votre historique de vie. Ils savent que vous avez acheté un chat il y a un an, que vous lisez des articles sur les animaux, et que c’est statistiquement le moment où vous cherchez à changer de marque. Ils croisent ces données avec votre carte Auchan ou Leclerc et donc vos habitudes d’achats. L'illusion de fréquence : Nous oublions les 99 publicités hors-sujet que nous voyons chaque jour, mais notre cerveau retient de manière spectaculaire la seule publicité qui coïncide avec notre conversation (un phénomène psychologique appelé l’effet Baader-Meinhof). C’est un biais personnel. vous êtes plus attentif à cette sollicitation car vous avez le sujet en tête. Le courtage et le croisement de nos données comportementales Si votre smartphone devine vos conversations, c’est aussi parce qu’il s’alimente au marché des Data Brokers (les courtiers en données). En coulisses, une alliance financière invisible unit la grande distribution, les médias et les GAFAM via des technologies appelées les Data Clean Rooms. Lorsque vous passez votre carte de fidélité dans votre supermarché habituel pour acheter une marque spécifique de café, cette donnée d’achat réelle n’est pas perdue. Elle est anonymisée, pseudonymisée, puis revendue ou louée sur des places de marché spécialisées. Les géants de la publicité en ligne (Meta, Google, TikTok) croisent ensuite ce fichier d’achat physique avec votre profil numérique. [ Votre achat en magasin ] ──> [ Carte de fidélité ] ──> [ Data Broker ] │ [ Votre pub Instagram ] Suivi. Désactivez l’option “Autoriser les demandes de suivi des apps”. Cela empêche les applications de lier vos activités d’un éditeur à un autre. 2.Retirer l’accès micro inutile :Étape 2. Dans Confidentialité et sécurité, appuyez sur Microphone. Décochez toutes les applications qui n'ont aucune raison légitime de vous entendre (jeux, réseaux sociaux, applications de shopping). 3.Désactiver les publicités personnalisées :Étape 3. Toujours dans le même menu, faites défiler vers le bas jusqu’à Publicité Apple et désactivez Publicités personnalisées. Sur Android 1.Gérer le gestionnaire d’autorisations :Étape 1. Allez dans Paramètres > Sécurité et confidentialité > Gestionnaire de permissions > Microphone. Examinez la liste et basculez sur “Ne pas autoriser” pour les applications suspectes. 2.Supprimer l’identifiant publicitaire Google :Étape 2. Allez dans Paramètres > Google > Tous les services > Annonces. Appuyez sur Supprimer l’identifiant publicitaire. Sans ce numéro de série virtuel, Google ne peut plus lier vos recherches à votre profil publicitaire. vous aurez toujours des pubs mais elle ne seront pas ciblées. 3.Couper l’historique vocal :Étape 3. Allez dans l’application Google > cliquez sur votre profil > Paramètres > Google Assistant > Hey Google et Voice Match et désactivez le mot clé de réveil passif si vous ne l’utilisez pas. Ces opérations il faut aussi les mener avec Facebook, les applications gratuites installées sur votre téléphone et bientôt votre banque aussi. En fait il ne faut adhérer à aucun programme de fidélité, utiliser un OS libre (ce qui est très difficile) comme lineageos quiest compatible Android sans la couche Google. Reprendre les clés de sa vie numérique Nos smartphones ne nous écoutent pas parler, ils font bien pire : ils nous observent vivre, se déplacent avec nous et apprennent à anticiper nos moindres désirs. En appliquant ces réglages simples, vous coupez les ponts invisibles qui permettent aux courtiers en données (data brokers) de marchander vos habitudes. La vie privée en 2026 n’est pas une paranoïa, c’est une hygiène numérique indispensable. Dans le même temps si on veut être intégré dans la vie promotionnelle des marques c’est mieux de les laisser nous cibler pour éviter le bruit publicitaire.The post Pourquoi votre téléphone devine vos pensées first appeared on XY Magazine.
COMMENTAIRE DE LA 1ère LECTURE DU JOUR2 Ch 24, 17-25Après la mort de Joad, les princes de Juda vinrent se prosterner devant le roi Joas, et alors le roi les écouta. Les gens abandonnèrent la maison du Seigneur, Dieu de leurs pères, pour servir les poteaux sacrés et les idoles. À cause de cette infidélité, la colère de Dieu s'abattit sur Juda et sur Jérusalem. Pour les ramener à lui, Dieu envoya chez eux des prophètes. Ceux-ci transmirent le message, mais personne ne les écouta. Dieu revêtit de son esprit Zacharie, le fils du prêtre Joad. Zacharie se présenta devant le peuple et lui dit : « Ainsi parle Dieu : Pourquoi transgressez-vous les commandements du Seigneur ? Cela fera votre malheur : puisque vous avez abandonné le Seigneur, le Seigneur vous abandonne. » Ils s'ameutèrent alors contre lui et, par commandement du roi, le lapidèrent sur le parvis de la maison du Seigneur. Le roi Joas, en faisant mourir Zacharie, fils de Joad, oubliait la fidélité que Joad lui avait témoignée. Zacharie s'était écrié en mourant : « Que le Seigneur le voie, et qu'il fasse justice ! » Or, à la fin de l'année, l'armée d'Aram monta contre le roi Joas et arriva en Juda et à Jérusalem. Ses hommes massacrèrent tous les princes du peuple et envoyèrent tout le butin au roi de Damas. L'armée d'Aram ne comptait qu'un petit nombre d'hommes, et pourtant le Seigneur leur livra une armée très importante, parce que les gens de Juda avaient abandonné le Seigneur, Dieu de leurs pères ; et Joas reçut le châtiment qu'il méritait. Lorsque les Araméens partirent, le laissant dans de grandes souffrances, ses serviteurs complotèrent contre lui parce qu'il avait répandu le sang du fils du prêtre Joad, et ils le tuèrent sur son lit. Il mourut, et on l'ensevelit dans la Cité de David, mais non pas dans les tombeaux des rois.
Dans cette première capsule, nous continuons la conversation avec Frédéric Hupé, fondateur de Room Saveurs, pour décrypter les profondes mutations qui ont transformé l'entreprise ces dernières années. Lorsque la crise du Covid-19 frappe en 2020, une question devient centrale : comment survivre dans un marché soudainement paralysé ? Face à l'arrêt brutal de l'activité et à l'évolution rapide des usages, Room Saveurs doit repenser son modèle en profondeur.Frédéric Hupé revient alors sur les décisions stratégiques qui ont marqué cette période :l'adaptation de l'offrela refonte du pricingl'évolution des plateaux repasl'ouverture d'une activité historiquement tournée vers le B2B à une approche intégrant le B2CUne transformation profonde, qui a nécessité plusieurs mois, voire plusieurs années, pour trouver un modèle économique en phase avec les nouvelles attentes du marché.Un échange concret et sans filtre sur l'adaptation, la résilience et la capacité d'une entreprise à se réinventer dans un environnement en perpétuelle évolution.Bonne écoute ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
COMMENTAIRE DE L'ÉVANGILE DU JOURMt 6, 7-15En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l'ayez demandé. Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »
Il y a des femmes qui, lorsqu'elles entrent dans une pièce, changent instantanément l'atmosphère. Pas parce qu'elles parlent fort, pas parce qu'elles cherchent à s'imposer, mais simplement parce qu'elles sont profondément alignées. Ce rayonnement, vous le possédez aussi, mais il arrive que l'élan ne passe pas. Et si la réponse se trouvait sur les murs de votre propre maison ?En Feng Shui, chaque direction de votre espace porte une vibration spécifique. Le secteur Sud — associé à l'élément Feu — est directement relié à votre visibilité, votre réputation et la façon dont le monde extérieur vous perçoit. C'est la zone qui parle de vous avant même que vous n'ayez ouvert la bouche. Lorsque ce secteur est vivant, activé et en cohérence avec votre propre structure, vous n'avez plus besoin de forcer : vous devenez un aimant à opportunités. En revanche, s'il est éteint, encombré ou en dissonance avec votre énergie, vous pouvez travailler deux fois plus pour deux fois moins de résultats, avec cette désagréable impression d'être invisible malgré votre expertise.Faites le test dès aujourd'hui : Prenez la boussole de votre téléphone et localisez le secteur Sud de votre bureau ou de votre salon. Regardez cet espace avec un œil neuf. Est-il lumineux ? Vivant ? Est-ce qu'il vous représente ? Pour réactiver cette énergie, apportez-y une touche de lumière, une plante en pleine santé ou un objet qui fait vibrer votre ambition. Observez le changement dans votre espace, puis l'élan dans votre vie.
2026, année charnière en France pour la mémoire de l'esclavage. Le pays célèbre cette année les 25 ans de la loi Taubira reconnaissant l'esclavage comme un crime contre l'humanité. Le début du mois de juin a aussi été marqué par l'abrogation officielle du « Code noir », texte de loi destiné à codifier l'esclavage. C'est dans ce contexte que Marie Binet a publié son ouvrage Une femme qui ment, récit d'une véritable quête identitaire au cours de laquelle l'autrice a découvert ses origines antillaises, et toute une histoire familiale cachée, héritée de l'esclavage. RFI : Vous sortez Un femme qui ment, dans lequel vous racontez comment vous avez découvert, à l'âge adulte, que vous étiez Noire – je résume grossièrement évidemment, mais on va approfondir. Pouvez-vous me raconter comment l'histoire assez extraordinaire qui est la vôtre a commencé ? Marie Binet : Tout a commencé avec la mort de ma mère. C'est à ce moment-là que j'ai découvert que ma mère avait caché toute sa vie, son histoire, son origine, qui elle était. Car en réalité, quand vous êtes enfant, votre mère vous raconte qu'elle est Américaine, que vous avez des ancêtres hongrois… mais lorsque votre mère décède, vous tombez sur des papiers, et là, vous comprenez qu'en réalité, elle était créole. Je découvre une pochette, oui, dans laquelle il y a des faux papiers, une fausse identité… Elle a plusieurs noms, plusieurs lieux de naissance : tout est faux. Donc, comme dans une enquête policière, je commence à mettre petit à petit, bout à bout, des infimes éléments. C'est là que je fais une première découverte : ma mère a eu un fils, j'ai donc un demi-frère, qui a vingt ans de plus que moi. C'est lui qui va m'apprendre qu'elle venait en fait des Antilles. À ce moment-là, je remonte le fil, jusqu'à découvrir que ma mère, qui se disait seule, sans parents ni rien autour d'elle, a en réalité une famille énorme ! Et notamment un père qui fut un homme politique. Un personnage qui avait pensé raconter l'histoire de l'esclavage. Vous allez donc en Martinique pour y voir plus clair, et ce que vous découvrez là-bas, c'est d'une part que votre grand-père était Noir – ce que vous n'auriez jamais imaginé puisque votre mère était blanche de peau –, et d'autre part que vos ancêtres directs étaient esclaves. Oui, j'ai fait un film pour raconter cette enquête familiale, qui s'appelait Noir comment ? Lorsque le film a été diffusé à la télévision, un spectateur m'a envoyé un courrier me disant qu'il avait fait des recherches et découvert la patente de liberté de mon arrière-grand-père. À ce moment, c'est la première preuve que j'ai, qui est écrite. Ça me fait un choc. Ce grand-père, cet arrière-grand-père, c'était tellement proche de moi ! Ce n'est pas loin du tout ! Et de savoir qu'il était esclave, c'est une bascule dans le temps, dans l'identité… C'est ça qui a été bouleversant. Et vous constatez aussi qu'en Martinique, personne ne s'étonne de votre quête d'identité. Vous pouvez aller voir n'importe qui en disant : « Je cherche un tel », et on s'interrompt ou on vous aide ? Toutes les personnes que je vais rencontrer au fil de cette enquête vont prendre l'histoire pour leur histoire. C'est pour cela que je me suis rendu compte que ce travail de mémoire était essentiel. Pas seulement pour moi, mais pour beaucoup de gens. Cela correspond à une quête d'identité qui est générale. Cette histoire de l'esclavage a été tue d'une manière tellement forte, tellement violente d'une certaine manière… On recommande d'oublier. Dans cette histoire de l'esclavage, il y a aussi l'histoire de tous ceux qui ont fait des efforts monstrueux, gigantesques pour être de nouveau des hommes, des femmes, des enfants normaux – et même plus que cela : pour pouvoir avoir l'honneur d'eux-mêmes. Est-ce comme cela que vous expliquez le besoin maladif de votre mère de mentir, de reconstruire une part d'identité ? Une façon, comme vous le dites, de se réinventer une vie normale, jusqu'à la fin de ses jours ? Ah, c'était encore mieux : elle était exceptionnelle ! (rires) Ce secret de famille qui était le sien, elle l'a porté avec elle comme un souhait d'exceller dans tout ce qu'elle faisait. Et donc, je pense qu'elle ne me l'aurait jamais dévoilé. Elle n'aurait pas passé sa vie entière à oublier qui elle était pour être révélée de cette façon. À écouter aussiMarie Binet, dans En sol majeur À lire aussiEsclavage: qu'est-ce que le Code noir et pourquoi son abrogation maintenant ? À écouter aussi«Dans la peau d'une Blanche»
La psychologie positive est trop souvent caricaturée comme une injonction à sourire en permanence, à positiver coûte que coûte ou à ignorer la douleur. C'est ce qu'on appelle la positivité toxique. Pour avancer sereinement, le point de départ est au contraire de reconnaître ce qui fait mal. Une émotion accueillie et entendue est une émotion qui peut circuler et s'apaiser ; une émotion refoulée est une bombe à retardement qui finit par s'emprisonner dans notre corps.Cultiver le positif, c'est simplement être capable de regarder la réalité dans son ensemble : voir ce qui est lourd, mais voir aussi ce qui nous soutient. Voir ce qui manque, mais célébrer ce qui est déjà là.Lorsque nous traversons une tempête, notre cerveau passe en mode survie et focalise toute son attention sur le problème. Si nous regardons uniquement ce qui ne va pas, nous finissons par croire que cela résume toute notre existence. Or, ce n'est jamais complètement vrai. Même dans les moments les plus sombres, il existe toujours une ressource : un ami qui nous écoute, une force intérieure insoupçonnée, un micro-moment de répit ou une nouvelle capacité que l'on développe. Les neurosciences nous le prouvent : notre état émotionnel dépend directement de l'endroit où nous choisissons de diriger notre regard. La psychologie positive ne vous demande pas de porter des œillères, elle vous invite à élargir votre champ de vision pour ne pas laisser la souffrance occuper tout l'espace.
Voici l'Évangile du jeudi 18 juin 2026 :« Vous donc, priez ainsi » (Mt 6, 7-15)En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l'ayez demandé. Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. » Cet enregistrement est proposé bénévolement pour répandre la Parole de Dieu
2026, année charnière en France pour la mémoire de l'esclavage. Le pays célèbre cette année les 25 ans de la loi Taubira reconnaissant l'esclavage comme un crime contre l'humanité. Le début du mois de juin a aussi été marqué par l'abrogation officielle du « Code noir », texte de loi destiné à codifier l'esclavage. C'est dans ce contexte que Marie Binet a publié son ouvrage Une femme qui ment, récit d'une véritable quête identitaire au cours de laquelle l'autrice a découvert ses origines antillaises, et toute une histoire familiale cachée, héritée de l'esclavage. RFI : Vous sortez Un femme qui ment, dans lequel vous racontez comment vous avez découvert, à l'âge adulte, que vous étiez Noire – je résume grossièrement évidemment, mais on va approfondir. Pouvez-vous me raconter comment l'histoire assez extraordinaire qui est la vôtre a commencé ? Marie Binet : Tout a commencé avec la mort de ma mère. C'est à ce moment-là que j'ai découvert que ma mère avait caché toute sa vie, son histoire, son origine, qui elle était. Car en réalité, quand vous êtes enfant, votre mère vous raconte qu'elle est Américaine, que vous avez des ancêtres hongrois… mais lorsque votre mère décède, vous tombez sur des papiers, et là, vous comprenez qu'en réalité, elle était créole. Je découvre une pochette, oui, dans laquelle il y a des faux papiers, une fausse identité… Elle a plusieurs noms, plusieurs lieux de naissance : tout est faux. Donc, comme dans une enquête policière, je commence à mettre petit à petit, bout à bout, des infimes éléments. C'est là que je fais une première découverte : ma mère a eu un fils, j'ai donc un demi-frère, qui a vingt ans de plus que moi. C'est lui qui va m'apprendre qu'elle venait en fait des Antilles. À ce moment-là, je remonte le fil, jusqu'à découvrir que ma mère, qui se disait seule, sans parents ni rien autour d'elle, a en réalité une famille énorme ! Et notamment un père qui fut un homme politique. Un personnage qui avait pensé raconter l'histoire de l'esclavage. Vous allez donc en Martinique pour y voir plus clair, et ce que vous découvrez là-bas, c'est d'une part que votre grand-père était Noir – ce que vous n'auriez jamais imaginé puisque votre mère était blanche de peau –, et d'autre part que vos ancêtres directs étaient esclaves. Oui, j'ai fait un film pour raconter cette enquête familiale, qui s'appelait Noir comment ? Lorsque le film a été diffusé à la télévision, un spectateur m'a envoyé un courrier me disant qu'il avait fait des recherches et découvert la patente de liberté de mon arrière-grand-père. À ce moment, c'est la première preuve que j'ai, qui est écrite. Ça me fait un choc. Ce grand-père, cet arrière-grand-père, c'était tellement proche de moi ! Ce n'est pas loin du tout ! Et de savoir qu'il était esclave, c'est une bascule dans le temps, dans l'identité… C'est ça qui a été bouleversant. Et vous constatez aussi qu'en Martinique, personne ne s'étonne de votre quête d'identité. Vous pouvez aller voir n'importe qui en disant : « Je cherche un tel », et on s'interrompt ou on vous aide ? Toutes les personnes que je vais rencontrer au fil de cette enquête vont prendre l'histoire pour leur histoire. C'est pour cela que je me suis rendu compte que ce travail de mémoire était essentiel. Pas seulement pour moi, mais pour beaucoup de gens. Cela correspond à une quête d'identité qui est générale. Cette histoire de l'esclavage a été tue d'une manière tellement forte, tellement violente d'une certaine manière… On recommande d'oublier. Dans cette histoire de l'esclavage, il y a aussi l'histoire de tous ceux qui ont fait des efforts monstrueux, gigantesques pour être de nouveau des hommes, des femmes, des enfants normaux – et même plus que cela : pour pouvoir avoir l'honneur d'eux-mêmes. Est-ce comme cela que vous expliquez le besoin maladif de votre mère de mentir, de reconstruire une part d'identité ? Une façon, comme vous le dites, de se réinventer une vie normale, jusqu'à la fin de ses jours ? Ah, c'était encore mieux : elle était exceptionnelle ! (rires) Ce secret de famille qui était le sien, elle l'a porté avec elle comme un souhait d'exceller dans tout ce qu'elle faisait. Et donc, je pense qu'elle ne me l'aurait jamais dévoilé. Elle n'aurait pas passé sa vie entière à oublier qui elle était pour être révélée de cette façon. À écouter aussiMarie Binet, dans En sol majeur À lire aussiEsclavage: qu'est-ce que le Code noir et pourquoi son abrogation maintenant ? À écouter aussi«Dans la peau d'une Blanche»
L'accord annoncé entre Washington et Téhéran a immédiatement rassuré les marchés financiers. Les cours du pétrole ont reculé et les Bourses ont rebondi. Pourtant, cette détente géopolitique pourrait ne pas suffire à faire disparaître les tensions inflationnistes. Difficile de passer à côté de l'accord trouvé entre les États-Unis et l'Iran. Au-delà de sa dimension géopolitique, cette entente entre Washington et Téhéran comporte également des conséquences économiques majeures. La réaction des marchés ne s'est d'ailleurs pas fait attendre. Les investisseurs ont accueilli avec enthousiasme cette perspective de désescalade, faisant reculer les cours du pétrole et progresser les places boursières. Le raisonnement est simple. Moins de tensions au Moyen-Orient signifie moins de risques sur l'approvisionnement mondial en pétrole, donc un baril moins cher et, à terme, une inflation qui ralentit. Mais cet optimisme reste mesuré. Car l'accord demeure partiel, fragile et soumis à de nombreuses conditions politiques et techniques. En d'autres termes, les marchés ont intégré l'idée d'une accalmie alors que le retour à une situation totalement normale est encore loin d'être acquis. À lire aussiBP, TotalEnergies: la guerre au Proche-Orient dope les bénéfices des majors pétrolières Pourquoi le pétrole reste au cœur des tensions inflationnistes Tout se joue autour du pétrole. Le détroit d'Ormuz, par lequel transite près d'un cinquième de la production mondiale, reste une artère essentielle pour l'approvisionnement énergétique de nombreux pays, notamment en Asie. Lorsque les tensions augmentent dans cette région stratégique, les cours du brut montent rapidement. Et cette hausse finit progressivement par se diffuser dans toute l'économie : transports, industrie, logistique ou encore alimentation voient leurs coûts augmenter. L'effet est souvent différé dans le temps. Même lorsque les cours du pétrole commencent à reculer, l'inflation met plusieurs semaines, voire plusieurs mois, à ralentir réellement. C'est pourquoi la baisse actuelle du brut ne garantit pas un reflux immédiat de la hausse des prix. À lire aussiPétrole: l'Inde se tourne vers le Venezuela pour sécuriser ses approvisionnements La Chine pourrait relancer les tensions sur les prix Selon plusieurs analystes, l'inflation pourrait même rester plus élevée que prévu en raison du rôle joué par la Chine. Pendant la crise, le ralentissement des importations chinoises de pétrole iranien a contribué à limiter la pression sur le marché mondial de l'énergie. Cette moindre demande a joué un rôle d'amortisseur sur les prix. Mais si l'accord entre Washington et Téhéran se confirme et que Pékin recommence à acheter davantage de brut, la mécanique pourrait rapidement s'inverser. La demande repartirait, le marché pétrolier se retendrait et les pressions inflationnistes pourraient réapparaître. Le paradoxe est donc réel. Une trêve diplomatique pourrait, à moyen terme, soutenir les prix de l'énergie. Sur le plan financier, la nouvelle est rassurante. Sur le plan macroéconomique, elle apparaît beaucoup plus nuancée. À lire aussiLa Chine est-elle la grande gagnante de la guerre au Moyen-Orient? Si les flux énergétiques reprennent dans un marché toujours tendu, la baisse du pétrole pourrait rester limitée et l'inflation se montrer plus persistante qu'espéré. Car les prix n'obéissent jamais aussi rapidement aux annonces diplomatiques. Même lorsqu'un conflit s'apaise, il laisse derrière lui des traces durables : une énergie plus chère, des anticipations inflationnistes plus élevées, des chaînes d'approvisionnement fragilisées et des banques centrales contraintes de maintenir une politique monétaire prudente. Le pire scénario semble aujourd'hui s'éloigner. Mais le retour à une économie pleinement apaisée n'est pas encore garanti. C'est sans doute tout le sens de cette séquence : le conflit s'atténue, mais l'inflation, elle, pourrait bien lui survivre encore plusieurs mois.
Ne retiens pas l'œuvre du Saint-Esprit – Sœur Christina Gentile Dans ce message, Sœur Christina Gentile nous invite à découvrir l'importance de laisser le Saint-Esprit agir pleinement dans nos vies. Trop souvent, par nos raisonnements, nos peurs ou nos traditions, nous pouvons limiter ce que Dieu désire accomplir en nous et à travers nous. Le Saint-Esprit est donné pour conduire, transformer, consoler, fortifier et manifester la puissance de Dieu dans la vie de chaque croyant. Lorsque nous nous ouvrons à Son œuvre, Il produit en nous une vie nouvelle, une foi plus profonde et une capacité à accomplir les desseins de Dieu. À travers cet enseignement, nous sommes encouragés à ne pas éteindre l'action du Saint-Esprit, mais à marcher dans la sensibilité à Sa voix et dans la liberté qu'Il apporte. « N'éteignez pas l'Esprit. » – 1 Thessaloniciens 5:19 Que ce message fortifie votre foi et vous encourage à accueillir davantage l'œuvre du Saint-Esprit dans votre quotidien.
Jean-Pierre a longtemps été entraîneur de football, un milieu peu réputé « gay-friendly ». Lorsque son fils Franck fait son coming out à 15 ans, en 2015, il réagit très mal. Peu à peu, les liens se brisent jusqu'à plusieurs années de silence. Mais avec le temps, le soutien de sa femme et l'aide d'une psychologue, il remet en question ses certitudes et renoue le dialogue avec son fils. En 2017, il contacte en secret les organisateurs de la Marche des fiertés de Nice pour lire un texte d'amour et d'acceptation à son fils. Depuis, il est devenu un allié engagé de la communauté LGBT.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Lorsque nous prenons l'engagement de marcher dans l'amour, notre vie n'est généralement plus la même. De nombreux aspects – nos pensées, nos conversations, nos habitudes – commencent à changer. Par exemple, si nous avions l'habitude de dépenser tout notre argent pour nous-mêmes, nous prendrons conscience que l'amour exige que nous en fassions aussi profiter les autres. C'est également vrai pour l'usage que nous faisons de notre temps. L'amour nécessite souvent un sacrifice de notre part, à l'image de Jésus qui s'est sacrifié par amour pour nous. L'amour est tangible. Ce n'est pas simplement une émotion, une notion spirituelle qui ne peut se voir ni se toucher ; l'amour est manifeste pour tous ceux qui le côtoient. C'est ce qui a toujours caractérisé l'amour de Dieu pour nous. Un de nos plus grands sujets de reconnaissance est le fait que « Dieu a prouvé son amour pour nous » (voir Romains 5:8, Parole de Vie). Merci, Père, parce que tu as prouvé ton amour en envoyant Jésus mourir pour mes péchés– il a payé le prix suprême. Je prie que tu me donnes une occasion de marcher dans l'amour aujourd'hui et de faire du bien à quelqu'un. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?
Avant même les travaux, des études déterminent la solution la moins impactante. Lorsque l'impact est inévitable, des mesures de compensation écologique sont mises en place sur le long terme, sous contrôle de l'État, avec plantations et restauration de terrains.
Cours Halakha Time du Dimanche 14 Juin 2026 (durée : 4 minutes) donné par Rav Emmanuel BENSIMON.
Cours Halakha Time du Dimanche 14 Juin 2026 (durée : 4 minutes) donné par Rav Emmanuel BENSIMON.
Dieu nous donne toutes choses pour que nous en jouissions, à commencer par sa personne. Il veut également que nous profitions les uns des autres et de la vie en général. Nous pouvons être reconnaissants pour cette vérité, et l'appliquer dans notre vie de tous les jours. La prochaine fois que vous aurez envie de vous accorder une petite pause et d'aller faire un tour dans le parc, allez-y sans vous sentir coupable ou vous reprocher votre manque de spiritualité. Votre travail sera toujours là à votre retour. Si vous avez travaillé dur et que vous sentez que vous avez besoin d'un jour de congé, prenez-le. Vous serez plus e cace si vous prenez le temps de recharger vos batteries. Si vous ne voulez pas finir avec des regrets de n'avoir pas fait telle ou telle chose, commencez dès aujourd'hui à tirer le meilleur parti de chaque moment de votre vie. Le travail est une excellente chose, mais il a besoin d'être contrebalancé par des moments de repos, où vous prenez le temps de faire ce que vous aimez. Je te remercie, Père, parce que tu nous as donné l'exemple en te reposant. Lorsque je me sens stressé et débordé, rappelle-moi qu'il est sage de m'arrêter pour reprendre des forces. Merci pour la paix et la joie que tu me donnes lorsque je choisis de me reposer en toi. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?
C dans l'air du 8 juin 2026 - Lyhanna : l'État cherche des réponses... et des responsables« Combien de Lyhanna ? ». C'est à ces mots que près de 60 000 personnes se sont rassemblées partout en France, devant les tribunaux, pour exprimer leur colère face au manque de protection des enfants par la justice. Les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Laurent Nuñez et Gérald Darmanin, ont été entendus ce matin par la commission des lois du Sénat. Face aux accusations visant l'institution judiciaire, le garde des sceaux a défendu son action, assurant avoir fait passer des consignes « extrêmement claires » aux procureurs généraux concernant les violences sexuelles, et regrettant que celles-ci « n'aient pas été tout à fait suivies ». De son côté, le Conseil supérieur de la magistrature a déploré dans un communiqué le « discrédit jeté sur des milliers de magistrats, qui travaillent sans relâche dans un contexte difficile ». La tension devrait continuer de monter cet après-midi avec les questions aux gouvernements à l'Assemblée nationale, d'autant que la famille d'une victime présumée de Jérôme Barella a annoncé son intention de porter plainte contre l'État pour faute lourde. La présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet a appelé à dépasser la question des « dysfonctionnements » de la chaîne pénale en faisant voter dès septembre une « loi intégrale transpartisane sur les violences sexistes et sexuelles contre les femmes et les enfants ». Première présidente à la Cour d'Appel de Papeete, Gwenola Joly-Coz tire la sonnette d'alarme et demande une réorganisation de la justice sur les féminicides et les violences faites aux femmes. « Beaucoup d'outils de protection ont été mis en place au cours des dernières années (…) mais force est de constater que le chiffre des féminicides ne baisse pas », explique-t-elle à C dans l'air. La magistrate appelle notamment à mieux prendre en compte le « contrôle coercitif », un continuum de violences et de micro-agressions visant à contrôler un partenaire en le privant de ses ressources et de sa liberté. Elle évoque également le geste de la strangulation et celui des menaces de morts comme trop souvent annonciateurs de féminicides : « Lorsque nous repérons de la strangulation dans les violences qui sont à l'œuvre dans un couple, il faut nous dire immédiatement que nous sommes dans une situation de haute intensité, de très forte gravité prédictive de féminicides ». Elle nous expliquera comment changer le parcours judiciaire pour mieux prendre en compte la parole des victimes de violences sexuelles. Alors que la colère gronde au pied des tribunaux, c'est une autre affaire qui a percuté l'actualité. La garde à vue de Patrick Bruel, accusé de viols, tentatives de viols et agressions sexuelles sur 13 femmes, démarrée ce lundi à la préfecture de police de Paris, a été prolongée de 24 heures par le parquet de Nanterre. Certains faits remontent à la fin des années 1990, d'autres sont plus récents, comme cette accusation de viol à Dinard, en 2012, par une femme âgée de 32 ans. Le chanteur et acteur, qui conteste l'ensemble des accusations, a annulé une série de concerts estivaux sous la pression. Selon l'avocate de Flavie Flament, l'une des victimes présumées, deux nouvelles plaintes pour viol ont été déposées le 27 mai et le 3 juin auprès du juge d'instruction, tandis que d'autres pourraient suivre. Quelles peuvent être les répercussions politiques après l'affaire Lyhanna ? Comment mieux rendre la justice sur les violences faites aux femmes et aux enfants ? Et où en sont les accusations visant Patrick Bruel ? Nos experts :- Laurent VALDIGUIÉ - Journaliste d'investigation - Marianne - Carl MEEUS - Rédacteur en chef - Le Figaro Magazine - Cécile CORNUDET - Éditorialiste politique - Les Échos - Me Laure HEINICH - Avocate pénaliste au barreau de Paris, auteure de « La Justice contre les H
Aux États-Unis, des courants pentecôtistes et charismatiques sont de plus en plus présents à la Maison Blanche. Le président Donald Trump les utilise à des fins politiques, même si l'ensemble de ces mouvements ne représente pas uniquement des nationalistes chrétiens. Comment ces mouvements pentecôtistes et charismatiques contemporains façonnent-ils le paysage religieux et politique mondial ? Dans son livre Chrétiens en quête de puissance, présence globale et politique des pentecôtismes (Éd. Labor et Fides – 2026), André Gagné, professeur à l'université Concordia à Montréal, au Canada, ancien pasteur évangélique, décrypte de l'intérieur ces courants et leur portée. « Lorsque je parle du pentecôtisme, du fondamentalisme ou de la droite chrétienne, je le fais non seulement en tant que chercheur, mais aussi comme quelqu'un qui a vécu au cœur de ces univers. Je sais à quel point ces croyances peuvent sembler cohérentes et fascinantes de l'intérieur, comment on y trouve une logique interne indubitable lorsqu'on sélectionne une clef unique de lecture pour unifier le sens de nos existences, aussi chaotiques soient-elles… et d'autant plus lorsqu'elles sont chaotiques, précisément !... » André Gagné interroge cette relation entre foi, pouvoir et société dans ce mouvement pentecôtiste et charismatique qui s'est développé aux États-Unis et dans d'autres pays du monde, des imbrications qui peuvent entraîner des conséquences géopolitiques, notamment avec le conflit au Moyen-Orient. Invités : - André Gagné, professeur à l'université Concordia à Montréal, au Canada, ancien pasteur évangélique, auteur de Chrétiens en quête de puissance, présence globale et politique des pentecôtismes (Éd. Labor et Fides – 2026), et de Ces évangéliques derrière Trump (Éd. Labor et Fides – 2023) - Marion Muller-Colard, théologienne protestante, écrivaine et directrice des éditions Labor et Fides.
La Commission européenne prépare une nouvelle réglementation sur l'équité numérique. Dans son viseur, les monnaies virtuelles utilisées dans les jeux mobiles comme Candy Crush, Clash of Clans ou Subway Surfers. Une initiative qui inquiète les grands acteurs européens du secteur, qui redoutent des conséquences sur leur compétitivité. Lorsque vous téléchargez Candy Crush ou Clash of Clans, vous ne payez généralement rien. Le jeu est gratuit. C'est ce que l'on appelle le modèle « free to play », littéralement « gratuit pour jouer ». Contrairement aux jeux vidéo sur console ou sur ordinateur, qui sont souvent vendus plusieurs dizaines d'euros à l'achat, les éditeurs de jeux mobiles attirent des centaines de millions de joueurs sans leur demander de payer au départ. Alors comment gagnent-ils de l'argent ? En partie grâce à la publicité, mais surtout grâce à une petite partie des joueurs qui réalisent des achats directement dans le jeu. Ces achats prennent souvent la forme de gemmes, de pièces virtuelles, de bonus ou encore de personnages spéciaux. Le joueur dépense de l'argent réel pour acquérir ces monnaies virtuelles, qu'il utilise ensuite pour progresser plus rapidement ou débloquer certains contenus. À lire aussiCandy Crush: l'histoire, le succès et le modèle économique du jeu mobile aux 3 milliards de téléchargements Pourquoi la Commission européenne s'intéresse-t-elle aux monnaies virtuelles ? C'est précisément là que se situe le problème aux yeux de Bruxelles. Dans de nombreux jeux mobiles, le joueur ne dépense pas directement des euros ou des dollars. Il dépense une monnaie virtuelle achetée au préalable. La question que se pose la Commission européenne est simple : le joueur comprend-il toujours ce qu'il dépense réellement ? Si un objet coûte 5 euros, le prix est immédiatement compréhensible. Mais s'il coûte 700 gemmes obtenues dans un pack de 1 200 gemmes acheté 5 euros, la perception de la dépense devient beaucoup moins intuitive. Et lorsque plusieurs monnaies virtuelles coexistent dans un même jeu, la situation peut devenir encore plus complexe. Avec son projet de « Digital Fairness Act », ou loi sur l'équité numérique, la Commission européenne souhaite examiner ces pratiques et renforcer la transparence des prix. L'objectif affiché est de mieux protéger les consommateurs, notamment les plus jeunes, particulièrement présents sur ce type de jeux. Les éditeurs craignent une menace pour leur compétitivité Cette perspective inquiète fortement l'industrie du jeu vidéo mobile. Dans les colonnes du Financial Times, les dirigeants de plusieurs grands studios européens ont exprimé leurs préoccupations. Selon eux, certaines mesures pourraient conduire à l'apparition de messages ou de rappels destinés à contextualiser les dépenses réalisées par les joueurs, au risque de dégrader l'expérience utilisateur. Mais leurs inquiétudes dépassent la seule question du confort de jeu. Les responsables de l'industrie rappellent que le jeu mobile constitue l'un des rares secteurs du numérique dans lesquels l'Europe peut encore revendiquer une position de leader mondial. Selon les industriels, le secteur représente près de 8 milliards d'euros de revenus en Europe. Ils redoutent donc qu'une réglementation trop contraignante ne pénalise les acteurs européens face à leurs concurrents américains et chinois. Au-delà des jeux vidéo, le débat soulève une question économique plus large. Les responsables politiques européens souhaitent voir émerger des champions technologiques capables de rivaliser avec les géants mondiaux du numérique. Mais dans le même temps, l'Union européenne entend encadrer davantage certains modèles économiques lorsqu'ils soulèvent des questions de protection des consommateurs. Toute la difficulté consiste donc à trouver le bon équilibre : réguler pour davantage de transparence sans affaiblir les entreprises que l'Europe cherche justement à faire grandir. À lire aussiGabriel Hubert: «Imaginer un futur avec des acteurs numériques européens similaires aux américains»
L'expansion des colonies israéliennes est presque quotidienne dans les territoires palestiniens. Dans le village d'Umm al-Khair, près d'Hébron, des colons se sont installés illégalement et ils bloquent le chemin de l'école pour une trentaine d'enfants du village. De notre envoyée spéciale de retour d'Umm al-Khair, Dans l'école de Zoukor al-Sarraya, quatre élèves ne viennent plus en classe depuis plusieurs semaines, explique le directeur Amjad al-Jundi. « Ils ont cessé de venir, car ils avaient peur pour leur vie. Le chemin de l'école est devenu dangereux avec les colons, dénonce-t-il, ils veulent éviter tout conflit avec eux… » Ce chemin, c'est celui qui mène du village palestinien d'Umm al-Khair jusqu'à l'école. Mi-avril, il a été coupé par des colons israéliens qui ont installé des barbelés. Le directeur fait un dessin pour expliquer la situation. « Voyez, là, il y a des caravanes sur le côté de la route. Elles coupent le petit chemin ici qui permettait aux élèves de prendre un raccourci pour se rendre à l'école, montre-t-il. Les élèves doivent désormais emprunter la route, plus longue et plus dangereuse car elle passe devant les caravanes des colons. » Lorsque le passage a été bloqué, Fahad, 17 ans, était là. « Les colons nous ont attaqués sur la route, ils se sont regroupés contre nous en nous menaçant avec des armes et en jetant sur nous des grenades assourdissantes et du gaz lacrymogène, témoigne-t-il. Ça peut te tuer. » À lire aussiColons israéliens: ce que l'on sait des nouvelles sanctions européennes et de leur véritable portée « Ils étaient effrayés, horrifiés, terrifiés » Aujourd'hui, les villageois palestiniens s'organisent. Tareq, professeur d'anglais, est très investi pour ses élèves. « Je suis un peu de la famille, je suis enseignant et depuis les attaques des colons qui ont bloqué la route, je suis devenu chauffeur aussi, souligne le professeur. J'emmène les élèves le matin à l'école en allant travailler. » L'enseignant assure les trajets pour éviter que les enfants soient confrontés à la violence. « Ils ont eu peur et certains d'entre eux restent sous le choc aujourd'hui encore, poursuit-il. Ils étaient effrayés, horrifiés, terrifiés, dirais-je, parce que c'est la première fois que cela leur arrive, surtout sur le chemin de l'école. » Pendant l'entretien, Tareq jette des regards inquiets vers une barrière en métal jaune qui sépare le village de la colonie israélienne de Carmel, illégale au regard du droit international, qui se trouve à 50 mètres de l'autre côté de la rue. « Le colon qui est derrière la barrière, dans le Land Cruiser, c'est un colon violent qui a attaqué le village à plusieurs reprises, pointe-t-il. Pendant que nous parlons, il y a un véhicule de la police des frontières. Est-ce qu'on peut attendre de voir ce qui va se passer avec eux ? Je n'ai pas peur. Je suis inquiet. Les choses peuvent changer rapidement ici. Et vous voyez, il y a la police des frontières, il y a un colon très violent, un avant-poste avec les caravanes… On ne peut pas vraiment prédire ce qui va se passer. » Pas d'incident finalement mais une atmosphère très lourde. 17 nouvelles familles de colons israéliens viennent de s'installer dans le secteur, dans des caravanes. Une femme nous demande de quitter les lieux, c'est une propriété privée, dit-elle, et je vais appeler la police… À lire aussiCisjordanie occupée: les colons israéliens «n'agissent pas seuls et sont protégés par l'armée israélienne»
En Côte d'Ivoire, la campagne de commercialisation de l'anacarde bat son plein. Le Conseil Coton Anacarde table cette année sur un peu plus d'un million trois cent mille tonnes de noix, une production soutenue, à l'instar de ces dernières années, mais qui pourrait néanmoins baisser de 200 000 tonnes par rapport à l'année dernière. Certaines zones du pays connaissent des difficultés, notamment en raison du décalage des saisons des pluies, c'est le cas dans le Bounkani, dans le nord-est du pays. De notre envoyée spéciale de retour de Bouna, C'est une plantation d'anacardiers qui s'étend sur 3 ha. Cette saison, Kouamé Ouattara estime être au chômage technique, car son verger n'a quasiment rien produit. « Il y a trois ans, je pouvais gagner 500 kg par hectare. Mais maintenant, je n'arrive même pas à récolter deux sacs (d'anacardes) sur les 3 ha ». Selon ce paysan, la situation serait liée à un bouleversement dans la saison des pluies. « Normalement, on doit avoir de grandes pluies entre novembre et décembre qui permettent à l'anacardier de fleurir. Mais [cette année], la pluie s'est arrêtée en octobre, déplore-t-il. Octobre, novembre, décembre, janvier, février, il n'y a pas eu de pluie. Lorsque la floraison a échoué une fois, il faut attendre l'année suivante. Donc, la campagne a échoué ». Autre conséquence : les apiculteurs, qui entretiennent des ruches dans les plantations d'anacarde, se retrouvent avec des productions de miel quasiment inexistantes. « Nous n'avons pas assez de miel actuellement, souligne Koffi Ouattara, le président de l'association des apiculteurs de Koflangué. L'année passée, nous avons eu 100 litres de miel. Mais cette année, seulement 30 litres. Du coup, chez nous, c'est une perte ». À écouter dans 8 milliards de voisinsAura-t-on encore du miel et des abeilles à l'avenir? Des pratiques culturales à corriger Au-delà des raisons climatiques, cette situation serait liée à de mauvaises pratiques culturales, selon le Dr Sibirina Soro, enseignant-chercheur à l'université de Daloa et coordonnateur du projet national de recherche sur l'anacardier. « Tout cela est lié en grande partie à la densité du verger. Beaucoup de vergers sont sous forme de forêt : la densité de départ n'a pas été respectée, explique-t-il. Aujourd'hui, on est en train de conseiller aux planteurs de réhabiliter ces vergers pour qu'ils aient la densité intéressante. La moyenne préconisée est de 100 pieds/ha ». Sibirina Soro organise par ailleurs chaque année des formations pour lutter contre les insectes ravageurs. Il préconise un meilleur accompagnement des paysans car en Côte d'Ivoire, les producteurs n'utilisent pas de produits chimiques dans leurs champs d'anacarde. Ils sont donc plus exposés aux pertes en cas de mauvaise récolte. À lire aussiAnacarde en Côte d'Ivoire: vers un renforcement de la transformation locale?
Votre intestin ne chuchote pas. Il influence activement l'humeur, l'appétit, le sommeil et la concentration grâce à une communication constante et bidirectionnelle avec le cerveau. Dans cet épisode, nous décortiquons ce lien à l'aide d'une science claire et pratique. Nous expliquons ce que sont les microbiotes, ce que signifie réellement le microbiome, et pourquoi les plus petits organismes de votre côlon peuvent avoir des effets majeurs sur votre énergie quotidienne, votre clarté mentale et votre bien-être global.Nous abordons ensuite la trilogie essentielle : les prébiotiques, les probiotiques et les postbiotiques. Vous découvrirez comment les fibres, les amidons résistants, les oméga-3 et les polyphénols nourrissent les bactéries bénéfiques, lesquelles produisent ensuite des acides gras à chaîne courte. Ces composés renforcent la barrière intestinale, diminuent l'inflammation et peuvent même traverser la barrière hémato-encéphalique pour influencer l'attention et l'humeur. Nous explorons aussi les hormones de l'appétit comme le GLP-1 et la CCK, pourquoi certains médicaments sont conçus pour être puissants, et comment une alimentation riche en fibres et en végétaux stimule naturellement les mêmes voies pour améliorer la régulation de la glycémie, le métabolisme du cholestérol et la stabilité des signaux de faim.Il y a aussi un volet de mise en garde. Lorsque l'apport en fibres est insuffisant, certaines bactéries peuvent s'attaquer à la couche de mucus intestinal et fragiliser les jonctions serrées, augmentant ainsi la perméabilité intestinale. Cette barrière affaiblie permet à des endotoxines de passer dans la circulation, alimentant une inflammation chronique qui peut se répercuter sur les articulations, les vaisseaux sanguins et le système immunitaire. La solution n'a rien de compliqué. La majorité d'entre nous a besoin de plus de fibres, environ 14 grammes par 1 000 calories, et surtout de plus de variété. Visez 30 plantes différentes par semaine en combinant grains entiers, légumineuses, noix, graines, légumes, fruits, herbes et épices. Augmentez progressivement afin de laisser le microbiome s'adapter, ajoutez quelques grammes de fibres tous les quelques jours, hydratez-vous bien et laissez la fermentation devenir efficace plutôt qu'inconfortable.Repartez avec une stratégie simple et durable : comptez les couleurs plutôt que les calories, diversifiez vos plantes et nourrissez les microbes qui protègent votre intestin et aiguisent votre esprit. Si cette discussion vous a aidé à voir l'alimentation plus clairement, abonnez-vous, partagez-la avec une personne qui apprécie la santé fondée sur les données probantes et laissez un court avis pour aider d'autres personnes à découvrir le balado.Go check out my website for tons of free resources on how to transition towards a healthier diet and lifestyle.You can download my free plant-based recipes eBook and a ton of other free resources by visiting the Digital Downloads tab of my website at https://www.plantbaseddrjules.com/shopDon't forget to check out my blog at https://www.plantbaseddrjules.com/blog You can also watch my educational videos on YouTube at https://www.youtube.com/channel/UCMpkQRXb7G-StAotV0dmahQCheck out my upcoming live events and free eCourse, where you'll learn more about how to create delicious plant-based recipes: https://www.plantbaseddrjules.com/Go follow me on social media by visiting my Facebook page and Instagram accountshttps://www.facebook.com/plantbaseddrjuleshttps://www.instagram.com/plantbased_dr_jules/Last but not least, the best way to show your support and to help me spread my message is to subscribe to my podcast and to leave a 5 star review on Apple and Spotify!Thanks so much!Peace, love, plants!Dr. Jules
Favori d'Henri IV, héros des guerres civiles, le maréchal de Biron a tout reçu du roi. Cela n'empêchera le vieux compagnon d'armes de trahir tout ce pour quoi il s'est battu.Biron, le maréchal de France, est un personnage aussi brillant que tourmenté. Favori du roi Henri IV, sa soif de gloire et de pouvoir le poussera à trahir son souverain. Retour sur la chute vertigineuse d'un homme de guerre devenu l'ennemi du royaume.
Favori d'Henri IV, héros des guerres civiles, le maréchal de Biron a tout reçu du roi. Cela n'empêchera le vieux compagnon d'armes de trahir tout ce pour quoi il s'est battu.Biron, le maréchal de France, est un personnage aussi brillant que tourmenté. Favori du roi Henri IV, sa soif de gloire et de pouvoir le poussera à trahir son souverain. Retour sur la chute vertigineuse d'un homme de guerre devenu l'ennemi du royaume.
Pour en savoir plus sur comment trouver le bonheur et remplir ta vie d'épanouissement, je te donne rendez-vous sur : https://www.sylvainviens.com/Tu culpabilises lorsque tu prends du temps pour toi ? Lorsque tu dis non ? Lorsque tu n'arrives pas à aider tout le monde ?La culpabilité est une émotion souvent désagréable, mais elle n'est pas là par hasard. Elle joue un rôle essentiel dans nos relations et dans notre vie en société.Dans cet épisode, je t'invite à découvrir sa véritable fonction. Pourquoi ressentons-nous de la culpabilité ? Dans quels cas est-elle utile ? À partir de quel moment devient-elle excessive et source de souffrance ?Nous explorerons ensemble la différence entre une culpabilité saine, qui nous pousse à réparer lorsque nous avons causé un tort, et une culpabilité héritée de règles internes parfois trop exigeantes.Je te partage plusieurs exemples concrets du quotidien : la culpabilité liée à l'écologie, le fait de porter la souffrance des autres comme si elle nous appartenait, ou encore l'influence des messages reçus pendant l'enfance.Je te raconterai également une situation vécue avec un automobiliste qui a failli me percuter. Son comportement illustre parfaitement l'une des fonctions les plus importantes de la culpabilité : nous aider à reconnaître nos erreurs et à réparer lorsque c'est nécessaire. Si tu as tendance à te reprocher beaucoup de choses, à vouloir être parfait, ou à te sentir responsable du bien-être des autres, cet épisode pourrait t'aider à porter un regard plus apaisé sur toi-même.Parce que parfois, le problème n'est pas la culpabilité. Le problème, ce sont les règles impossibles que nous nous imposons. Belle écoute.Tu veux en savoir plus, n'oublie pas la
Ethnologue brillante et résistante engagée, elle rejoint très tôt les réseaux de la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale. Arrêtée en 1942, elle est déportée dans le camp de Ravensbrück, où elle survit à l'impensable tout en observant, analysant et documentant l'univers concentrationnaire. Mais Germaine Tillion ne se contente pas de survivre. À son retour, elle devient l'une des premières à enquêter rigoureusement sur le système des camps nazis, brisant le silence et l'oubli. Plus tard, elle s'engage aussi contre la torture pendant la guerre d'Algérie, refusant toute forme d'injustice, quel qu'en soit le camp. Une soif de savoir insatiable Germaine Tillion consacre sa jeunesse à comprendre les peuples et les cultures. De ses recherches dans les Aurès algériens à ses voyages dans une Allemagne gagnée par le nazisme, elle observe les bouleversements de son temps avec lucidité. Lorsque la France capitule en 1940, cette femme de conviction refuse la résignation et choisit d'entrer en Résistance. Crédits : Production : Bababam Textes : Pierre Serisier Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géo, et Laura Warton Martinez, sophrologue, consultant, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Si vous trouvez que l'eau du robinet a parfois un léger goût ou une odeur de piscine, le responsable est souvent le chlore. Utilisé depuis plus d'un siècle pour désinfecter l'eau potable, il joue un rôle essentiel : il détruit les bactéries, virus et autres micro-organismes susceptibles de provoquer des maladies. Mais une question revient souvent : faire bouillir l'eau permet-il de s'en débarrasser ?La réponse est oui… mais avec quelques nuances.Le chlore utilisé dans les réseaux d'eau potable est une substance volatile. Cela signifie qu'il a tendance à s'évaporer lorsqu'il est exposé à l'air ou à la chaleur. Lorsque vous faites bouillir de l'eau, une grande partie du chlore libre qu'elle contient s'échappe rapidement sous forme gazeuse. En général, quelques minutes d'ébullition suffisent pour réduire fortement sa concentration.D'ailleurs, même sans faire bouillir l'eau, il est possible de diminuer le goût du chlore en laissant simplement une carafe ouverte au réfrigérateur pendant plusieurs heures. Le chlore s'évapore progressivement au contact de l'air.Cependant, tout dépend de la forme du désinfectant utilisée par votre compagnie des eaux. Dans certaines régions, le traitement repose non seulement sur le chlore libre, mais aussi sur les chloramines, des composés formés à partir de chlore et d'ammoniac. Les chloramines sont plus stables et persistent davantage dans les canalisations. Elles résistent également mieux à l'ébullition. Faire bouillir l'eau les réduit, mais beaucoup moins efficacement que le chlore classique.Autre point important : l'ébullition ne rend pas forcément l'eau « plus pure ». Elle tue les micro-organismes mais ne retire ni les métaux lourds, ni les nitrates, ni les résidus de pesticides éventuellement présents. Dans certains cas, une évaporation importante peut même légèrement concentrer certaines substances dissoutes.Sur le plan sanitaire, faut-il s'inquiéter du chlore ? Pour la très grande majorité des personnes, non. Les concentrations utilisées dans les réseaux d'eau potable sont strictement réglementées et considérées comme sûres. Les bénéfices du traitement au chlore sont immenses : il a permis de réduire drastiquement les maladies transmises par l'eau, comme le choléra ou la typhoïde.En résumé, oui, faire bouillir l'eau du robinet élimine efficacement la majeure partie du chlore libre et améliore souvent son goût. Mais cette méthode est moins efficace contre les chloramines et ne supprime pas tous les contaminants potentiels. Si votre objectif est simplement de réduire l'odeur ou le goût du chlore, quelques minutes d'ébullition ou une carafe laissée au repos peuvent déjà faire une grande différence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'émission Back Issues du podcast First Print est un programme de chroniques/reviews/analyse autour de comics sortis en VO ou en VF. Les chroniqueurs Arno et Corentin essaient à la fois de coller à l'actualité, de faire le tour des comics qui montrent toute la diversité de la proposition de la bande dessinée américaine. De préférence, avec des ouvrages à recommander, mais parfois pas ! L'essentiel, c'est surtout de discuter !N'hésitez pas à nous faire vos retours de lectures sur notre DISCORD!Alors, quels comics VF allez-vous lire prochainement ?Le ProgrammeLes liens vous renvoient chez notre partenaire Pulp's. Une commande chez eux marquera votre soutien à un libraire indépendant, et nous filera aussi un petit coup de pouce !Les Évadés d'Alcatraz - 02:50Et lorsque ma Vengeance s'abattra sur vous - 19:55Slaine : le Dieu Cornu - 37:00Soutenez First Print - Votre podcast comics (& BD) préféré sur TipeeeHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Lorsque leurs lacunes en lecture, écriture ou calcul sont trop handicapantes, certain·es adultes retournent sur les bancs de l'école. Une mise à niveau qui demande une volonté de fer pour ces élèves atypiques, aux parcours très variés. L'Association Lire et écrire accompagne des personnes en situation d'illettrisme pour apprivoiser les difficultés du quotidien. Reportages de Manon Germond Réalisation : David Golan Production : Laurence Difélix
Lorsque l'on entend le mot « caucasien », on pense généralement à une personne de type européen ou à la peau blanche. Pourtant, ce terme, encore utilisé dans certains contextes administratifs ou scientifiques anciens, a une histoire étonnante qui remonte à la fin du XVIIIe siècle.Tout commence avec un savant allemand nommé Johann Friedrich Blumenbach. Considéré comme l'un des fondateurs de l'anthropologie physique, il cherche à classer les êtres humains selon leurs caractéristiques physiques. En 1795, il propose une division de l'humanité en plusieurs grands groupes qu'il appelle « races ».Pour désigner ce qu'il considère comme la population européenne, Blumenbach choisit le terme « caucasienne ». Pourquoi ce nom ? Parce qu'il est fasciné par le Caucase, cette région montagneuse située entre la mer Noire et la mer Caspienne, aujourd'hui partagée entre plusieurs pays comme la Géorgie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan et certaines régions de la Russie.Selon Blumenbach, les habitants du Caucase présentaient les traits physiques les plus harmonieux. Il s'appuyait notamment sur un crâne provenant de Géorgie qu'il jugeait particulièrement représentatif de ce qu'il considérait comme la « beauté idéale » humaine. À ses yeux, les populations européennes descendaient d'un type humain originel dont le Caucase aurait été le berceau.Mais cette idée ne sortait pas de nulle part. À l'époque, de nombreux intellectuels européens étaient influencés par certaines interprétations de la Bible. Selon le récit biblique, après le Déluge, l'arche de Noé serait venue s'échouer sur les monts d'Ararat. Or, ces montagnes se trouvent non loin du Caucase, dans une région correspondant aujourd'hui à l'est de la Turquie, près de la frontière arménienne.Cette proximité géographique a conduit certains penseurs à imaginer que l'humanité entière serait repartie de cette zone après le Déluge. Le Caucase s'est ainsi retrouvé associé à l'idée d'un foyer originel de l'espèce humaine.Aujourd'hui, les scientifiques considèrent que cette classification est dépassée. Les recherches modernes en génétique montrent que les catégories raciales utilisées autrefois ne reflètent pas la réalité biologique de l'humanité. Les différences génétiques entre groupes humains sont bien plus faibles et complexes que ne le pensaient les savants du XVIIIe siècle.Pourtant, le terme « caucasien » a survécu. Il reste employé dans certains formulaires, documents administratifs ou enquêtes statistiques, principalement dans les pays anglophones. Un héritage linguistique d'une théorie scientifique abandonnée depuis longtemps, mais dont le vocabulaire continue de traverser les siècles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Lorsque l'on imagine le château de Versailles sous le règne de Louis XIV, on pense immédiatement au luxe, aux dorures et aux fêtes grandioses. Mais derrière ce décor spectaculaire se cachait une véritable ville miniature entièrement organisée pour faire fonctionner la machine royale. Car Versailles ne vivait pas seulement grâce aux nobles : il reposait surtout sur une armée de travailleurs. Au total, environ 6 700 personnes étaient logées et nourries aux frais du roi.Et ce chiffre est colossal pour l'époque.Versailles devait fonctionner jour et nuit. Il fallait chauffer les appartements, cuisiner pour des milliers de personnes, entretenir les jardins, nettoyer les couloirs, s'occuper des chevaux, organiser les cérémonies… tout cela dans un palais gigantesque comptant des centaines de pièces.Parmi ces milliers de personnes, on trouvait d'abord les domestiques. Valets, femmes de chambre, porteurs d'eau, blanchisseurs, cuisiniers ou serveurs formaient l'épine dorsale du château. Les cuisines royales étaient immenses : certaines journées exigeaient la préparation de centaines de plats pour la famille royale, les nobles et les invités.À cela s'ajoutaient les gardes. Car Versailles était aussi un centre politique ultra-sensible. Des soldats surveillaient en permanence les accès du château et protégeaient le roi.Les écuries occupaient également un nombre impressionnant de personnes. Louis XIV adorait les chevaux et les cérémonies équestres. Des centaines de palefreniers, maréchaux-ferrants, cochers et soigneurs travaillaient pour entretenir les attelages royaux.Et puis il y avait les jardins, qui constituaient presque un royaume à eux seuls. Les célèbres jardins dessinés par André Le Nôtre demandaient un entretien permanent. Des jardiniers taillaient les arbres, entretenaient les fontaines et replantaient sans cesse les fleurs pour que le décor reste parfait toute l'année.Le fonctionnement de Versailles reposait aussi sur une hiérarchie extrêmement stricte. Chaque tâche était codifiée. Même assister le roi pour s'habiller ou lui tendre une chemise pouvait devenir un privilège réservé à certains nobles.Car Versailles n'était pas qu'un palais : c'était aussi un outil politique. Louis XIV voulait garder la noblesse sous contrôle en l'attirant à la cour. Les grands seigneurs passaient donc une partie énorme de leur temps à respecter l'étiquette, espérant obtenir les faveurs du roi.Cette immense organisation coûtait évidemment une fortune. Nourrir, loger et payer des milliers de personnes représentait des dépenses gigantesques pour le royaume.En réalité, Versailles ressemblait moins à une simple résidence royale qu'à une gigantesque machine humaine, où chaque serviteur, chaque jardinier et chaque garde participait au spectacle permanent du pouvoir absolu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
On pense souvent qu'une piscine qui sent fortement le chlore est parfaitement propre. Pourtant, c'est presque l'inverse. Une odeur puissante de “chlore” est généralement un mauvais signe : elle indique que l'eau est saturée de substances organiques apportées par les baigneurs.Car le chlore pur, en réalité, sent assez peu. L'odeur piquante caractéristique que l'on associe aux piscines vient surtout de composés chimiques appelés chloramines.Pour comprendre, il faut voir comment fonctionne le chlore. Lorsqu'il est ajouté dans une piscine, son rôle est de détruire les bactéries, virus et micro-organismes. Mais il ne combat pas seulement les microbes : il réagit aussi avec tout ce que les humains apportent dans l'eau. Et cela représente énormément de matière.Chaque baigneur laisse derrière lui de la sueur, des cellules de peau morte, des résidus de cosmétiques… et parfois de l'urine. Même en très petite quantité, ces substances suffisent à déclencher des réactions chimiques.Lorsque le chlore rencontre notamment l'ammoniaque présente dans l'urine et la transpiration, il forme les fameuses chloramines. Ce sont elles qui dégagent cette odeur agressive et irritante.Autrement dit : plus l'odeur est forte, plus cela signifie que le chlore a déjà réagi avec beaucoup de déchets organiques.Le problème, c'est que ces chloramines sont aussi moins efficaces pour désinfecter l'eau que le chlore libre. Une piscine qui sent très fort peut donc être paradoxalement moins bien désinfectée qu'une piscine presque sans odeur.Mais ce n'est pas tout. Les chloramines sont également irritantes pour le corps humain. Comme elles sont très volatiles, elles s'évaporent facilement dans l'air, surtout dans les piscines couvertes où la ventilation est insuffisante.C'est ce qui provoque les yeux rouges, les irritations de la gorge, les quintes de toux ou parfois même des difficultés respiratoires chez certains nageurs et maîtres-nageurs exposés longtemps.Des études ont montré que l'air des piscines intérieures mal ventilées peut contenir des concentrations importantes de ces composés irritants. Les sportifs qui nagent intensément, en respirant juste au-dessus de la surface de l'eau, y sont particulièrement exposés.Alors pourquoi continue-t-on à croire qu'une “bonne odeur de chlore” est rassurante ? Simplement parce que nous avons appris à associer cette odeur aux piscines publiques et à l'idée de propreté. Mais chimiquement, cette odeur signale surtout que le désinfectant est en train d'être consommé par les déchets humains.La meilleure piscine n'est donc pas celle qui sent le plus fort… mais souvent celle qui ne sent presque rien. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
When we're exposed to events or ideologies that go against our own beliefs, we can feel what experts call 'political grief'. Some say it's playing a role in the growing polarisation of our society. - Lorsque nous sommes confrontés à des événements ou à des idéologies qui vont à l'encontre de nos propres convictions, nous pouvons ressentir ce que les experts appellent le « deuil politique ». Certains affirment que ce phénomène contribue à la polarisation croissante de notre société.
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de la timidité. Ne pas oser prendre la parole en public, craindre le regard des autres... Si la timidité est un trait de caractère assez fréquent, il peut devenir un frein au quotidien. Pourquoi est-on timide ? Peut-on dépasser sa timidité ? Comment aider un proche en souffrance en raison de sa timidité ? Chercher ses mots au moment de prendre la parole, se cacher derrière les autres pour éviter d'être repéré, attendre longtemps (trop longtemps) avant de se déclarer, au risque de laisser passer sa chance. La timidité, cette réserve en public peut se manifester dès l'enfance, à l'adolescence ou rester présente toute la vie. La timidité est une émotion ou un trait de caractère et non une maladie, mais chez certaines personnes, elle peut devenir particulièrement invalidante lorsqu'elle est associée à de l'anxiété, une gêne envahissante qui freine (voire menace ou sabote) certains projets. Lorsque cet embarras donne l'impression de passer à côté de sa vraie personnalité, de certaines relations, de manquer des opportunités, cela peut inciter à partager ces difficultés avec un spécialiste dans le domaine de la santé mentale, pour trouver une forme de réassurance et apprendre à cultiver la confiance en soi. Avec : Weydad Wayzani, psychologue clinicienne à Dakar au Sénégal La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Victor Démé - Djon Maya ► Ana – Si j'avais su.
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de la timidité. Ne pas oser prendre la parole en public, craindre le regard des autres... Si la timidité est un trait de caractère assez fréquent, il peut devenir un frein au quotidien. Pourquoi est-on timide ? Peut-on dépasser sa timidité ? Comment aider un proche en souffrance en raison de sa timidité ? Chercher ses mots au moment de prendre la parole, se cacher derrière les autres pour éviter d'être repéré, attendre longtemps (trop longtemps) avant de se déclarer, au risque de laisser passer sa chance. La timidité, cette réserve en public peut se manifester dès l'enfance, à l'adolescence ou rester présente toute la vie. La timidité est une émotion ou un trait de caractère et non une maladie, mais chez certaines personnes, elle peut devenir particulièrement invalidante lorsqu'elle est associée à de l'anxiété, une gêne envahissante qui freine (voire menace ou sabote) certains projets. Lorsque cet embarras donne l'impression de passer à côté de sa vraie personnalité, de certaines relations, de manquer des opportunités, cela peut inciter à partager ces difficultés avec un spécialiste dans le domaine de la santé mentale, pour trouver une forme de réassurance et apprendre à cultiver la confiance en soi. Avec : Weydad Wayzani, psychologue clinicienne à Dakar au Sénégal La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Victor Démé - Djon Maya ► Ana – Si j'avais su.
Ebola, restrictions américaines, gestion de l'épidémie dans les zones sous contrôle de l'AFC/M23... Il y a moins de trois mois, la RDC et les États-Unis signaient un protocole d'accord de coopération sanitaire de 1,2 milliard de dollars sur cinq ans. Aujourd'hui, Washington classe l'Ituri en zone interdite, détourne des vols commerciaux et impose des restrictions d'entrée aux ressortissants congolais. L'épidémie d'Ebola Bundibugyo, déclarée urgence sanitaire mondiale le 17 mai, a atteint Goma et Butembo, des zones sous contrôle de l'AFC/M23 où l'aéroport de Goma est fermé et les frontières aussi. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, reconnaît que l'accord avec Washington n'a pas encore commencé à produire ses effets. RFI : Le 26 février 2026, la RDC et les États-Unis ont signé un protocole d'accord de coopération sanitaire sur cinq ans, d'un montant de 1,2 milliard de dollars. Concrètement, qu'est-ce que cet accord change aujourd'hui dans la réponse à l'épidémie d'Ebola en Ituri ? Patrick Muyaya : C'est un accord qui vient dans la suite de plusieurs autres accords que nous avons avec le gouvernement américain. Il prévoit, entre autres, l'extension des financements pour donner des réponses à des épidémies, comme celle que nous avons en cours. Mais c'est un accord qui doit commencer à produire ses effets. Nous n'y sommes pas encore et nous avons déjà la situation que nous connaissons actuellement. Cela dit, parallèlement, le gouvernement américain s'est déjà mobilisé auprès de certains partenaires pour apporter son appui à la riposte que nous organisons actuellement. Et nous pensons que dans les jours qui viennent, cet appui devrait s'accroître. Soyons concrets. Ce protocole prévoit explicitement la mise en place d'un système national intégré de surveillance et de réponse aux épidémies, avec un réseau de laboratoires capables de détecter et d'investiguer une épidémie dans un délai de sept jours. Concrètement, où en est-on avec ce système de surveillance promis dans l'accord ? Nous sommes dans un système de surveillance qui existe déjà. N'oubliez pas que nous avons des laboratoires. Par exemple, à Goma, nous avons deux laboratoires de référence, et d'autres dans plusieurs parties du pays. L'accord a été signé depuis le mois de février. Nous ne sommes qu'au mois de mai. On n'est peut-être pas encore entré dans la phase d'exécution qui permet de voir tout cela se mettre en place, mais je crois que l'urgence de cette épidémie pourra nous permettre, dans le cadre des discussions en cours avec les autorités américaines, de voir comment on peut aller plus rapidement. À lire aussiEbola en RDC: en Ituri, Bambu touchée par l'épidémie, l'OMS confirme une situation «bien plus vaste» Malgré ce protocole d'accord, l'administration américaine a classé l'Ituri au niveau quatre, interdit à ses ressortissants de s'y rendre et imposé des restrictions d'entrée aux détenteurs de passeports non américains ayant séjourné en RDC, en Ouganda et au Soudan du Sud. On a même cette illustration avec ce vol Air France, qui a été dérouté vers Montréal parce qu'un passager congolais avait été embarqué par erreur. Vous avez dit vous-même que le dialogue est engagé avec Washington. Où en sommes-nous aujourd'hui ? Le ministre de la Santé, encore hier, discutait avec les responsables américains à Kinshasa et ceux des Centers for Disease Control. Il faut considérer qu'il y a comme une forme de traumatisme que l'humanité a subi au moment de la pandémie de la Covid. Et je crois qu'aujourd'hui, tous les États du monde essaient de prendre le maximum de précautions, parce que la question de la santé devient, par exemple pour les Américains, une question de sécurité nationale. Nous le comprenons, mais en même temps, nous leur disons : écoutez, il y a la connaissance de la maladie qu'il faut avoir, parce qu'aujourd'hui, il ne faut pas confondre le mode de contamination du Covid, qui s'est fait essentiellement par aérosol, c'est-à-dire par la salive et par la respiration, avec la nature de la contamination d'Ebola, qui se passe par les contacts physiques. Concrètement, ces discussions n'ont rien donné ? Non, on ne peut pas dire que les discussions n'ont rien donné. La mesure a été prise il y a quelques jours et je vous dis que nous nous sommes pleinement déployés avec notre expertise et notre expérience pour essayer de contenir la transmission. Nous avons des discussions avec le gouvernement américain qui leur permettront de se rendre compte du fonctionnement de notre dispositif de riposte, d'avoir davantage d'éléments sur l'épidémie. Et je pense qu'à partir de ce moment-là, une évaluation pourra être faite. Parce que n'oubliez pas que pour nous, comme République démocratique du Congo, nous avons la Coupe du monde qui arrive. Nous avons une équipe qualifiée. Il serait bien pour nous de pouvoir nous y rendre pour que notre équipe puisse être pleinement soutenue. Et je pense que dans la discussion avec les autorités américaines, c'est une question qui sera sur la table. Justement, en parlant de votre équipe nationale. La RDC vient de se qualifier pour la Coupe du monde de football. Des milliers de supporters congolais voudront sans doute se rendre aux États-Unis pour soutenir les Léopards. Avec les restrictions américaines actuelles liées à Ebola, comment cela va-t-il se passer concrètement ? Concrètement, il faut d'abord considérer qu'il y a la problématique des visas pour ceux qui veulent partir de Kinshasa principalement. Mais n'oublions pas que nous avons de fortes communautés congolaises, à la fois aux États-Unis et au Canada. Ce sont aussi des bassins de supporters sur lesquels on peut compter. Mais nous, ici, l'idée, c'est de nous assurer que les Congolais de partout dans le monde, pour ceux qui le veulent et dans la mesure du possible, puissent se rendre aux États-Unis. Il est donc question pour nous de voir comment, d'ici le démarrage de la Coupe du monde et à partir de l'évolution de la riposte, nous pouvons faire une évaluation avec les autorités américaines pour voir comment cette mesure peut être levée. À lire aussiEbola: aux États-Unis, les voyageurs passés par la RDC, d'Ouganda et du Soudan du Sud forcés d'atterrir en Virginie Cela veut dire qu'à moins d'un mois, vous n'avez pas de réponse à donner aux Congolais sur cette question ? Mais non, ce n'est pas que nous n'avons pas de réponse à donner aux Congolais. Les Congolais qui sont aux États-Unis ou au Canada ne sont pas concernés par ces restrictions. Pour ceux qui sont sur le territoire congolais, ce sera tributaire des mesures prises par les Américains à partir des éléments d'information dont ils disposent. Mais nous, à partir des éléments de la riposte, nous sommes dans des discussions, y compris au niveau stratégique et politique. Je voudrais être optimiste : on pourra trouver une solution pour ceux qui voudront partir de Kinshasa pour assister à la Coupe du monde au mois de juin prochain. Restons dans la riposte. Washington a annoncé 23 millions de dollars en aide bilatérale d'urgence. Londres a versé un million de livres à l'OMS. Pretoria a contribué à hauteur de 2,5 millions de dollars au Fonds africain contre les épidémies. L'OMS dit avoir débloqué près de 4 millions de dollars depuis ses réserves internes. Lors de la conférence de presse du 20 mai, le ministre de la Santé Roger Kamba avait confirmé qu'un premier montant avait été décidé en Conseil des ministres. Mais le chiffre exact n'a pas été rendu public. Quel est ce montant ? Une chose est claire : pour cette épidémie, le premier qui s'est mobilisé, c'est le président de la République lui-même. Je rappelle que le cas index a été rapporté au ministère de la Santé le 5 mai. Les spécialistes disent généralement qu'il faut respecter une période dite sept-un-sept : sept jours pour identifier la souche, un jour pour faire la déclaration de l'épidémie, et sept autres jours pour mettre en place la riposte. Lorsque vous regardez, on a découvert le premier cas index le 5 mai, et au 15 mai, des prélèvements étaient déjà en mesure de confirmer la souche. Et le ministre de la Santé s'est rendu deux jours après en Ituri pour s'assurer de l'effectivité de la riposte. Nous accueillons favorablement tous les financements qui arrivent. Plus on a de moyens, plus on peut être efficace sur le terrain. Parce que nous avons, comme je l'ai dit tout à l'heure, l'expérience et l'expertise. Je pense qu'aucun autre pays n'a connu autant d'épidémies que nous. La question portait sur les chiffres. Combien le gouvernement congolais a-t-il débloqué ? Mon collègue de la Santé vous communiquera les premiers chiffres qui ont été décaissés et l'ensemble des apports qui ont été reçus. Mais le principe, pour nous, c'est la transparence. L'épidémie touche aussi des zones sous contrôle de l'AFC/M23. Le mouvement n'a pas rouvert l'aéroport de Goma malgré l'appel de Denis Mukwege, prix Nobel de la paix. Selon nos informations, l'AFC/M23 prépare sa propre task force de riposte, avec le Dr Freddy Kaniki au niveau politique et Benjamin Mbonimpa à la coordination technique. Comment le gouvernement congolais organise-t-il la réponse sanitaire dans des zones qu'il ne contrôle pas ? La première chose que je dois relever, c'est que les supplétifs du Rwanda, l'AFC/M23, n'ont aucune compétence en matière de gestion des épidémies. Premièrement. Deuxièmement, vous avez vu que le Rwanda s'est tout de suite empressé de fermer la frontière. Vous avez l'aéroport qui est fermé. Rappelez-vous qu'au 30 octobre, nous étions ici à Paris pour la conférence humanitaire. L'aéroport devait être ouvert pour des besoins humanitaires. Ça ne l'a pas encore été. Frontières fermées, aéroports fermés. Comment arrive-t-on à déployer la riposte ? Il est évident que l'attitude affichée par le Rwanda et le M23 démontre qu'ils ne sont pas en mesure, et ne seront jamais en mesure, d'apporter les réponses qu'il faut dans la mise en place de la riposte. Parce que lorsqu'il y a eu les événements de Goma en janvier 2025, nous recevions des données des différentes zones de santé dans la province du Nord-Kivu, et à la suite de cela, nos médecins qui étaient sur place ont été intimidés. Certains ont même été arrêtés. Aujourd'hui, il va se poser un problème clair de sécurité pour ceux qui sont responsables sur place. La meilleure manière, pour nous, de déployer la riposte et d'y envoyer, pourquoi pas, le ministre de la Santé et le Dr Muyembe, c'est que le Rwanda sorte de notre territoire. Lorsque cette population a besoin de soutien et de mesures de santé, la première chose qu'ils font, c'est fermer la frontière. Le Rwanda ne donne aucune attention ni à la sécurité sanitaire ni à la sécurité physique de la population. La meilleure solution serait qu'il quitte. Comme ça, nous serons en mesure de gérer l'épidémie et les soins de santé de nos populations. À lire aussiEbola en RDC: un incident éclate au centre de soins de Rwampara, deux tentes mises à feu Au-delà des postures politiques, techniquement, il y a des passerelles entre l'AFC/M23 et le gouvernement. Nous avons un médiateur et nous sommes en train de discuter de la question, y compris avec les médiateurs. Mais si le Rwanda décide de fermer la frontière, si les échantillons doivent être envoyés à Kinshasa pour davantage d'examens, si Kinshasa doit envoyer des équipes sur place, comment ces équipes arriveront-elles là-bas ? Frontières fermées, aéroports fermés. Mais il y a des passerelles entre vous et l'AFC/M23. On peut prendre l'exemple des épreuves du baccalauréat, qui se déroulent en même temps dans les zones sous contrôle AFC/M23 et dans les zones gouvernementales. Comment ce type de coopération fonctionne-t-il ? Il est clair que nous avons un système éducatif bien organisé. Il est hors de question de perturber davantage les parcours scolaires de nos enfants. Mais ici, nous sommes devant une urgence de santé publique qui requiert un renforcement des capacités sur place, et ce renforcement ne peut arriver que par voie aérienne. Avec un aéroport fermé, c'est compliqué. Je ne peux pas vous dire actuellement comment ça se passe, parce qu'il y a un risque d'exposer les personnels sanitaires qui sont sur place. Mais une chose est sûre : nous suivons la situation, que ce soit en Ituri, au Sud-Kivu ou au Nord-Kivu. On va terminer avec cette question. Dans ce contexte de guerre à l'est, d'épidémie d'Ebola déclarée urgence internationale, la plateforme au pouvoir maintient sa campagne pour une révision de la Constitution et un troisième mandat possible pour le président Félix Tshisekedi. Comment justifiez-vous cette priorité politique en ce moment ? Il faut faire la nuance entre ce qui relève de la politique et ce qui relève du gouvernement. Nous sommes un gouvernement redevable et transparent. Le Président a abordé ce sujet publiquement dans sa communication. Il a fixé le cadre. Il ne devrait pas y avoir de sujets tabous parce que les Congolais sont en droit de débattre de tout, y compris de la Constitution, pour autant que ces débats ne soient pas confisqués. C'est un débat qui doit se faire dans l'écoute. Si nous parlons de la qualification à la Coupe du monde, tous nos compatriotes de la diaspora veulent la double nationalité. Et pour y arriver, on doit passer par la Constitution. Il faut éviter de personnaliser ces débats parce qu'au bout de vingt ans depuis la promulgation de la Constitution, nous sommes en droit de nous interroger sur les mécanismes qui peuvent nous permettre d'assurer l'efficacité de l'État. Lorsque vous regardez les démembrements des provinces, en termes d'élus qui doivent en sortir dans l'esprit de la Constitution, on peut être dans les 8 à 10 000. C'est très lourd politiquement, y compris pour la prise en charge et la complexité de l'organisation des élections. Mais la priorité pour nous, c'est que nous puissions obtenir rapidement le départ des troupes rwandaises et de leurs supplétifs, qui maintiennent nos populations dans un état de terreur. Lorsque nous pourrons recouvrer notre intégrité territoriale, nous pourrons faire ces débats avec nos compatriotes de Goma et de Bukavu. Parce que si c'est un débat national, eux aussi ont le droit au chapitre. Ce que vous dites, c'est que le référendum, s'il a lieu, ne pourra avoir lieu qu'après le règlement de la question sécuritaire ? Le référendum est une élection. Une élection est précédée toujours par une identification et un enrôlement des électeurs. Et je pense que vous avez, dans votre question, répondu à la question. Donc vous n'organiserez pas ce référendum avant que la paix soit complètement rétablie ? Il est clair que le l'objectif de la paix, c'est l'objectif prioritaire.
Depuis toujours, il naît légèrement plus de garçons que de filles chez les êtres humains. En moyenne, pour 100 filles, environ 105 garçons viennent au monde. Cette différence compense le fait que les garçons sont biologiquement un peu plus fragiles durant l'enfance.Mais aujourd'hui, certains chercheurs observent un phénomène troublant : dans plusieurs régions du monde, cette proportion semble diminuer.Et une étude publiée dans la revue scientifique PNAS suggère que le réchauffement climatique pourrait jouer un rôle inattendu dans cette évolution.Les chercheurs de l'Université d'Oxford ont analysé plus de cinq millions de naissances sur plusieurs décennies. Leur objectif : comprendre comment les températures influencent le sexe des bébés à la naissance.Le résultat est frappant.Lorsque les températures dépassent environ 20 °C pendant des périodes prolongées, la proportion de garçons diminue significativement.Autrement dit : plus il fait chaud, moins il naît de garçons.Mais pourquoi ?La clé se trouve probablement dans la fragilité biologique des fœtus masculins.Dès les premières semaines de grossesse, les embryons mâles semblent plus vulnérables aux stress environnementaux : pollution, malnutrition, catastrophes naturelles… et désormais chaleur extrême. Les scientifiques pensent que le stress thermique pourrait augmenter les risques de fausses couches spontanées touchant davantage les fœtus masculins.Car porter un enfant représente déjà un immense effort physiologique pour l'organisme maternel. Or la chaleur ajoute un stress supplémentaire : déshydratation, inflammation, perturbation hormonale, augmentation du cortisol — l'hormone du stress.Et les embryons masculins résisteraient moins bien à ces conditions difficiles.Ce phénomène avait déjà été observé après certains événements extrêmes. Après des canicules, des famines ou des catastrophes naturelles, plusieurs pays avaient enregistré temporairement moins de naissances masculines.Mais l'étude d'Oxford est l'une des plus vastes jamais réalisées sur le sujet, et elle renforce l'idée que le climat pourrait influencer directement la composition démographique humaine.Attention toutefois : il ne s'agit pas d'une disparition massive des garçons. Le phénomène reste modéré. Mais à l'échelle de populations entières et sur plusieurs décennies, ces variations deviennent statistiquement très importantes.Les chercheurs soulignent aussi qu'il pourrait exister d'autres facteurs liés au réchauffement climatique : pollution atmosphérique accrue, perturbateurs endocriniens ou modification des conditions de vie.Cette découverte rappelle surtout une chose fascinante : le changement climatique n'affecte pas seulement les glaciers, les océans ou les forêts.Il pourrait aussi agir silencieusement sur la biologie humaine elle-même.Jusqu'à influencer, peut-être, le sexe des enfants qui naîtront demain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Cela peut sembler étrange aujourd'hui, mais au Moyen Âge, cette idée paraissait tout à fait logique.Lorsque la grande peste frappe l'Europe au XIVe siècle — la Black Death — elle tue des millions de personnes en quelques années. Face à une catastrophe d'une telle ampleur, les connaissances médicales de l'époque sont limitées. On ne connaît ni les bactéries, ni les virus. Il faut donc trouver une autre explication.Et cette explication vient… du ciel.Depuis l'Antiquité, l'astrologie et la médecine sont étroitement liées. Les savants s'appuient sur les travaux de Hippocrates et de Galen, selon lesquels la santé dépend de l'équilibre des “humeurs” du corps, influencées par l'environnement — y compris les astres. Dans ce cadre, les planètes ne sont pas de simples objets célestes : elles ont un impact direct sur la Terre et sur le corps humain.En 1345, une conjonction rare de trois planètes — Jupiter, Saturn et Mars — est observée dans le signe du Verseau. Pour les astrologues de l'époque, cet alignement perturbe l'air, le rend “corrompu”, et provoque des maladies. Plusieurs universités européennes publient même des rapports affirmant que cette configuration céleste est à l'origine de la peste.Cette théorie s'inscrit dans une vision du monde où le ciel et la Terre sont intimement liés. Si quelque chose d'anormal se produit sur Terre, il doit forcément avoir une cause cosmique. Et face à une maladie invisible, foudroyante, incompréhensible, le ciel offre une explication cohérente.Il faut aussi comprendre que les symptômes de la peste — fièvre, bubons, odeurs — sont souvent associés à un “air mauvais”. C'est la théorie des miasmes : l'idée que les maladies se transmettent par des vapeurs toxiques. Si l'air est corrompu… pourquoi ne le serait-il pas à cause des astres ?Bien sûr, cette explication est fausse. Aujourd'hui, on sait que la peste est causée par une bactérie, Yersinia pestis, transmise par les puces des rats. Mais à l'époque, sans microscope, cette réalité est invisible.Ce qui est fascinant, c'est que cette théorie n'était pas irrationnelle dans son contexte. Elle reposait sur les connaissances disponibles, sur une logique cohérente, et sur une tentative sincère de comprendre.En résumé, si l'on a pensé que la peste venait des étoiles, ce n'est pas par superstition naïve, mais parce que le ciel était, pour les hommes du Moyen Âge, une clé essentielle pour expliquer le monde… surtout quand la Terre devenait incompréhensible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Que se joue-t- il dans les relations mères-filles à l'âge adulte ? Est-ce-que comprendre en féministe, certains comportements de nos mères est suffisant pour construire des liens sereins ? Lorsque les relations sont difficiles, que décide-t on : s'éloigner, couper, réinventer ? Pourquoi et pour qui ? C'est ce qu'interroge cet épisode qui articule les pensées féministes et enfantistes. On y retrouve Claire Richard, Camille Kouchner, Claire Bourdille et Joelle Sambi. Ainsi que Charlotte Bienaimé en discussion avec sa propre mère. Avec : - Joëlle Sambi, autrice, poétesse, féministe, activiste lesbienne - Claire Richard, productrice de fictions et documentaires radios, autrice du livre Pardonner à nos mères - Claire Bourdille, activiste enfantiste, autrice de Enfantisme, il est temps de respecter les enfants - Camille Kouchner, autrice de La familia Grande et Immortels - Annie Ferrand, psychologue féministe - Coline Cardi, sociologue - Annie Ferrand, psychologue féministe - Juliet Drouar, thérapeute et auteur Lectures : - La vie soignée, Meryem Alqamar - Notre Sang, Andrea Dworkin Pour aller plus loin : - Pardonner à nos mères, Claire Richard - La même mère, Monique Plaza - Pour te ressembler, Christine Détrez - Nos mères, Christine Détrez - Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine de Vigan - La bonne mère, Mathilda di Matteo - Dites lui que je l'aime, Romane Bohringer - La vie soignée, Meryem Alqamar - L'effet maternel, Virginie Linhart - Trauma, en finir avec nos violences, Juliet Drouar - La maternité obligatoire, Adrienne Rich - Mères sans filtre Remerciements : Christine Détrez Coline Cardi Sonia Kronlund Enregistrements février 2026 Prise de son, montage, textes et voix Charlotte Bienaimé Réalisation et mixage Annabelle Brouard Lectures Estelle Clément Béalem Accompagnement éditorial Sarah Bénichou Community Manager Meyrélie Milhavet Illustrations Anna Wanda Gogusey
Partez à la découverte de l'histoire fascinante du royaume de Lydie et de son célèbre roi Crésus, connu pour sa richesse légendaire. Franck Ferrand nous plonge dans cette époque où le trône de Lydie était convoité, et où Crésus a dû faire face à une menace grandissante venant de l'est : l'Empire perse. Vous apprendrez comment Crésus est parvenu au pouvoir après avoir éliminé son demi-frère, et comment il a ensuite consolidé la puissance économique et militaire de son royaume. Grâce aux mines d'or et d'argent qui abondent en Lydie, Crésus a pu accumuler une richesse colossale, dont témoignent les offrandes somptueuses qu'il a faites aux sanctuaires grecs. Mais son règne ne durera pas. Lorsque les Perses, menés par le redoutable Cyrus, s'approchent des frontières de la Lydie, Crésus décide d'attaquer. Malgré les encouragements de l'oracle de Delphes, ses troupes seront finalement écrasées. Sardes, la capitale, sera assiégée et finira par tomber entre les mains des Perses.