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Le Feuilleton
"Une sale affaire", adapté de trois récits de Virginie Linhart 4/5 : L'alliance

Le Feuilleton

Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 28:56


durée : 00:28:56 - La Série fiction - "Lorsque je reviens à Paris, je suis une femme célibataire attendant deux enfants d'un homme qui, en moins d'un mois, s'est littéralement volatilisé. Aujourd'hui, c'est l'échographie du sixième mois."

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi la gravité n'est peut-être qu'un effet de l'information ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 3:08


Une étude récente publiée dans la revue AIP Advances propose une idée déroutante : et si la gravité n'était pas une force fondamentale, mais le symptôme d'un univers gouverné par l'information ? Autrement dit, ce que nous appelons « gravité » pourrait être le résultat d'une loi informationnelle profonde, baptisée seconde loi de l'infodynamique.Pour comprendre cette hypothèse, il faut d'abord rappeler ce qu'est la gravité dans la physique classique. Depuis Newton, elle est vue comme une force d'attraction entre les masses. Einstein a ensuite bouleversé cette vision : la gravité n'est plus une force au sens strict, mais une conséquence de la courbure de l'espace-temps provoquée par la masse et l'énergie. Cette description fonctionne remarquablement bien, mais elle ne dit pas pourquoi la gravité existe.La nouvelle approche part d'un autre angle : celui de l'information. En physique moderne, l'information n'est plus un concept abstrait réservé aux ordinateurs. Elle est devenue une grandeur fondamentale, au même titre que l'énergie ou l'entropie. La seconde loi de l'infodynamique, proposée par les auteurs, affirme que les systèmes physiques évoluent spontanément vers des états qui maximisent l'efficacité de stockage et de traitement de l'information.Selon cette idée, la gravité émergerait naturellement de cette tendance. Lorsque des particules ou des objets se rapprochent, le système global devient plus simple à décrire, plus compressible sur le plan informationnel. L'attraction gravitationnelle serait donc une conséquence statistique : les configurations où la matière est regroupée seraient favorisées parce qu'elles optimisent la gestion de l'information dans l'univers.C'est ici qu'intervient la notion d'univers simulé. Dans une simulation informatique, les ressources sont limitées : mémoire, calcul, énergie. Regrouper les données, simplifier les structures, réduire la complexité globale sont des stratégies efficaces. La gravité, dans ce cadre, ressemblerait à un algorithme de compression cosmique : elle ferait « tomber » la matière là où l'information est la plus simple à gérer.Attention toutefois : cette étude ne prouve pas que nous vivons dans une simulation. Elle montre seulement qu'un univers régi par des lois informationnelles produit naturellement un comportement ressemblant à la gravité, sans avoir besoin de postuler une force fondamentale mystérieuse. C'est une approche conceptuelle, encore loin d'être validée expérimentalement.Mais ses implications sont vertigineuses. Si la gravité est une propriété émergente de l'information, alors l'espace, le temps et la matière pourraient eux-mêmes être secondaires, issus d'un substrat informationnel plus profond. La physique ne décrirait plus seulement ce que fait l'univers, mais comment il calcule.Une idée encore spéculative, mais qui illustre une tendance forte des sciences modernes : au fond du réel, il n'y aurait peut-être pas des objets… mais de l'information. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

PHI3900 Le podcast
Épisode 245 - Connaissance, pouvoir, responsabilité et jugement

PHI3900 Le podcast

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 36:24


Il y a de la visite en studio! Cyril Fraser-Laflamme était avec moi pour enregistrer cet épisode. Je ne suis plus seul. Avec Cyril, nous explorons le sens et la profondeur des termes «responsabilité», « pouvoir » et «jugement». «With great power, comes great responsibility» (Ben Parker, Spiderman)! Le terme responsabilité est en effet riche et profond. La citation sert d'amorce à la réflexion sur la responsabilité. L'injonction de l'Oncle Ben à Peter (Spiderman) est inspirante, mais combien difficile à saisir: qu'est-ce que la responsabilité? Quel est ce pouvoir (pour un professionnel en science et génie)? Comment le maîtriser? Se battre, mais pour qui? Pourquoi? Au nom de qui? Au nom de quoi? Qu'est-ce qu'être responsable dans ce contexte. Lorsque cette injonction se transforme en quest-ion, elle devient en effet une quête, comme celle des chevaliers des temps anciens et celle des héros modernes, qui donne sens à l'exercice d'un rôle.  Le terme «jugement» est également abordé. Le jugement professionnel est au cœur de l'exercice de la profession en sciences et génie. Le jugement compris comme acte de prédiquer une chose. C'est la pensée en acte qui tente de décider de la valeur d'une proposition, et cela, par rapport au beau, au juste, au vrai, au bien. C'est la pensée qui tente également de décider, dans un contexte d'incertitudes. Un contexte où l'erreur est non seulement possible, mais intrinsèquement liée à l'exercice honnête de ce jugement.  Bonne écoute!

La marche du monde
À l'école des femmes afghanes

La marche du monde

Play Episode Listen Later Mar 7, 2026 48:29


« Mon espoir est que les portes de l'éducation soient ouvertes aux filles, que chaque fille puisse étudier et choisir un bon et juste chemin pour sa vie. » Aïcha Sana s'adresse à nous depuis la ville de Laghman, à 150 km à l'est de Kaboul. Elle nous dit son espoir de reprendre le chemin de l'école. Depuis le retour des Talibans au pouvoir en 2021, l'éducation des filles au-delà du primaire est de nouveau interdite, et les écoles secondaires pour filles restent fermées. Selon l'Unicef, plus de 2.2 millions d'Afghanes sont exclues des salles de classe.   Mais comment la génération de Sana vit-elle cette privation d'accès à l'éducation ? Et quelle mémoire gardent de l'école les femmes de la génération de sa mère et de sa grand-mère ? À quand remonte la première scolarisation des filles en Afghanistan et comment s'est développée l'éducation pour toutes et tous sous la période communiste ? Autant de questions posées par ma jeune consœur Najeba Arian à celles et ceux qui ont accepté de nous livrer leur témoignage en langues farsi et pachto, pour nous raconter un siècle d'éducation dans leur pays. À l'école des femmes afghanes, c'est un nouvel épisode documentaire de La marche du monde. À découvrir également, le podcast « Africaines Queens », l'histoire des femmes africaines racontée par elles-mêmes.   À l'école des femmes afghanes Un siècle après l'ouverture des premières classes en Afghanistan, les filles rêvent toujours de pouvoir étudier. Et pourtant, la question de l'éducation des filles a été posée dès les années 20 par Sa majesté le roi Amir Amanullah Khan Gazi. Lorsqu'il accède au pouvoir, l'une de ses premières mesures est de créer les conditions nécessaires pour permettre aux filles d'étudier et de travailler. Trois femmes pionnières — Son Altesse Sarwar Sultan (mère d'Amanullah), son épouse la reine Soraya Tarzi, et Asma Rasmia (mère de la reine Soraya épouse de Mahmoud Tarzi, Premier ministre à l'époque d'Amanullah) — vont ouvrir pour la première fois en 1921 une école primaire pour filles, appelée « Maktab-e Mastourat » (École des jeunes filles). Par la suite, cette école primaire a été transformée en lycée, et une école d'infirmières a été ajoutée. Des membres de la famille royale y ont étudié. Cette école a ensuite été renommée « Lycée Malalai ». Cependant, cette initiative a suscité l'opposition de certains milieux conservateurs religieux. Des soulèvements, notamment dans les régions du Sud et de l'Est, ont éclaté sous la direction de God Mullah, le mollah boiteux. Des révoltes ont également eu lieu à Kaboul, qui finirent par aboutir à l'insurrection dite « saqawie ». L'un des principaux arguments avancés contre les réformes d'Amanullah était que le roi serait devenu « mécréant » et qu'il envoyait des jeunes filles afghanes à l'étranger. Pourtant, les familles des jeunes filles envoyées à l'étranger avaient elles-mêmes insisté et donné leur consentement pour partir étudier. Durant la période saqawie, le règne d'Habibullah Kalakani, non seulement les écoles de filles ont été fermées et les départs vers l'étranger interdits, mais des changements ont été également imposés à l'éducation des garçons. Dans une déclaration d'Habibullah Kalakani, la physique, la chimie, les mathématiques et même la géométrie sont qualifiées de matières « impies », et le programme scolaire des garçons a lui été aussi restreint. Si la période saqawie a été une période de réaction conservatrice, le règne d'Habibullah Kalakani a été très court, de janvier à octobre 1929. Et lorsque Sa Majesté Nader Shah lui a succédé, l'espace éducatif a été réouvert… Le début des années 30 est considéré comme le temps du renouveau en Afghanistan. Non seulement des écoles sont créées à Kaboul, mais au-delà dans les provinces… une période dorée pour l'éducation ! Dans la famille de Tahera Shams, née en 1937 à Kaboul et ancienne élève du Lycée historique Malalaï fondée en 1921 à l'initiative de la reine Soraya, l'éducation des filles était une priorité. « Ma mère disait toujours : Lisez, apprenez quelque chose. Moi je suis restée sans instruction, mais vous devez devenir instruites. » Pour Tahera Shams, grande figure de l'activisme communiste afghan, l'époque du roi Mohammad Zaher Shah, entre 1933 et 1973, n'est absolument pas comparable avec la période des Talibans. À cette époque, la plupart des familles faisaient des efforts pour que leurs enfants aillent à l'école et réussissent dans la vie. « Pendant le règne du roi, j'allais normalement à l'école et les femmes étaient libres. Bien sûr, dans les zones rurales il y avait des problèmes, mais à Kaboul la vie était normale, malgré des difficultés économiques. » Ayant démarré sa scolarité à l'âge de 15 ans, Tahera entre à l'Université de Kaboul en 1965. Elle a tout juste 28 ans. Elle veut étudier la médecine, mais sa famille ne le lui permet pas, sachant qu'une femme médecin peut être amenée à travailler la nuit. Finalement, Tahera étudie la littérature persane. « Nous manifestions depuis l'Université de Kaboul. À cette époque, les autorités n'emprisonnaient pas les filles comme aujourd'hui. Les Talibans emprisonnent, torturent et violent les femmes, mais cela n'existait pas à notre époque. » Depuis le retour des talibans en 2021, il est impossible pour les jeunes filles de poursuivre leurs études au-delà de l'école primaire. Une décision justifiée par une interprétation passéiste du Coran, afin de contrôler la vie des femmes et de les séquestrer au sein de leur maison. Mais l'histoire de l'Afghanistan est longue et dans la mémoire collective des Afghanes, dans les récits transmis de grand-mère en petite fille, et de mère en fille, la figure de la femme éduquée existe. Depuis la reine Soraya à l'initiative de la première école pour fille jusqu'aux femmes médecins, ingénieures, professeures ou artistes sous les communistes. « L'esprit général était qu'il n'y avait aucune différence entre les hommes et les femmes, et que les droits des femmes et des hommes étaient presque égaux. Les possibilités d'études étaient très étendues. Les élèves qui obtenaient de bonnes notes étaient envoyés à l'étranger dans le cadre du mouvement des pionniers, en particulier vers les pays de l'Union soviétique. À leur retour, ils étaient ensuite employés en Afghanistan. » Homira Sabawoon est née en 1971. Lorsque l'Union Soviétique envahit l'Afghanistan en Décembre 1979, elle est une petite fille de huit ans. Mais l'occupation n'est pas la guerre et elle garde un souvenir heureux de sa scolarité sous influence soviétique. 10 années pendant lesquelles la résistance intérieure et extérieure des moudjahidines s'organise. Homira Sabawoon a 19 ans lors de la prise de Kaboul le 1er Janvier 1990. Alors qu'elle se prépare à suivre des études dans le domaine des beaux-arts, de la littérature et de la musique, sa vie bascule. « Beaucoup d'histoires de moudjahidines hantent notre mémoire, la plus emblématique est celle de Nahid, la martyre. Lorsque les milices de Abdul Rashid Dostom, célèbre chef de guerre du nord de l'Afghanistan, sont arrivées dans le quartier de Makrorayan pour piller les maisons, ils ont tenté d'agresser sexuellement Nahid. Elle s'est alors jetée du cinquième étage de sa maison. » Loin de Kaboul, les femmes subissaient moins frontalement la violence des exactions menées par les moudjahidines et leurs milices dirigées par des chefs de guerre jusque-là unis contre les communistes au pouvoir et leur soutien soviétique. Des femmes qui ont été massivement scolarisées et émancipées depuis les années 50 comme le rappelle notre spécialiste de l'histoire culturelle afghane, l'écrivain Abdul Ghafoor Liwal.  « En 1971, les progrès ont été tels que, dans une province conservatrice comme Kandahar, des jeunes filles ont participé à des compétitions internationales de basketball et remportèrent même une coupe de victoire. En l'espace de trois décennies, il s'agissait d'un progrès considérable. » Ghafoor Liwal est devenu un très grand poète de langue pachto. Dans ses textes, il n'oublie pas d'évoquer la condition terrible de ses sœurs afghanes privées d'éducation par ce qu'elles sont des femmes. « Lorsque les talibans arrivent au pouvoir en 1996, la guerre sous sa forme précédente a cessé, mais pour notre plus grand malheur, les talibans se sont immédiatement attaqué à l'éducation moderne. Les écoles existaient, mais pour les filles, toutes les possibilités ont disparu. Même l'éducation primaire a été interdite aux filles ; Seuls les garçons allaient à l'école, portant le turban, dans un contexte très difficile après une longue guerre civile. »   Pendant cette première période talibane, la liste des interdictions faîtes aux femmes est infinie. Interdiction d'aller à l'école, interdiction de sortir sans être entièrement recouverte par le hijab et sans être accompagnée d'un homme de la famille, interdiction de travailler et de voter, sans compter les lapidations à mort en place publique pour celles qui selon les Talibans ne respecteraient pas la loi islamique de la Charia. Homira Sabawoon est alors une jeune citadine de Kaboul âgée de 25 ans, grandie dans une famille à l'état d'esprit ouvert et progressiste. Elevée dans l'idée qu'une femme ne peut être véritablement indépendante que si elle possède une autonomie économique, et qu'une femme économiquement autonome ne peut être victime de personne. Homira a toujours cru en la liberté des femmes, convaincue que si elles étudiaient, elles pourraient travailler à l'avenir. C'est ainsi qu'elle crée l'école secrète, d'abord chez elle à Kaboul puis doit s'éloigner de la capitale trop dangereuse pour Laghman où la solidarité des voisons lui a permis d'éviter d'être arrêtée par les talibans. « Je me suis heurtée au problème du manque de livres. Même si je faisais beaucoup d'efforts pour enseigner au tableau. J'avais aussi des élèves qui avaient déjà terminé l'école mais ne voulaient pas perdre la possibilité d'apprendre. Je donnais les cours deux fois par jour : le matin de 10 h à 12 h et le soir après le dîner. Comme toutes les étudiantes étaient soit de jeunes enfants soit des femmes, venir le soir ne leur posait pas de problème. » L'arrivée de la République a été comme « ouvrir la porte de la cage pour un oiseau » se souvient Homira : soudain, la liberté s'est offerte et les femmes ont beaucoup progressé. Un avantage de son enseignement clandestin pour sa propre famille a été que, lors de l'arrivée de la République, sa fille a passé l'examen et a été directement admise en quatrième année, car elle avait reçu un enseignement rigoureux et régulier avec sa mère. Pendant 20 ans, des efforts intenses ont été faits par la République afghane. Tout d'abord, des établissements scolaires ont été construits dans tout le pays, ce qui constitue un grand acquis. Des milliers d'écoles ont été ouvertes afin que des millions de filles et de garçons puissent aller à l'école et à l'université, afin de recevoir un enseignement de haut niveau. Un énorme capital humain pour l'Afghanistan, construit sur plusieurs décennies. Lorsque les Talibans prennent à nouveau le pouvoir, ils trouvent un pays avec un système éducatif fonctionnel et un capital humain. « Malheureusement, cette fois encore, ils ont privé les filles de l'éducation. Cependant, les filles peuvent recevoir l'enseignement primaire jusqu'à la sixième classe, mais au-delà, elles sont exclues. C'est sans aucun doute un recul très dangereux et une injustice majeure contre les filles afghanes. » Une injustice majeure contre les filles afghanes et contre l'Afghanistan tout entière. Quel est l'avenir d'une nation qui détruit ses propres femmes, ses propres mères ? L'écrivain, poète, chercheur et ancien ambassadeur d'Afghanistan en Iran, Abdul Ghafoor Liwal nous rappelle combien les arguments des talibans n'ont aucune validité religieuse ou culturelle. « Le premier argument prétend que l'éducation des filles est interdite par la religion. Cet argument est invalide, car des milliers de savants religieux l'ont rejeté et de grandes institutions religieuses n'ont pas accepté ce récit. L'Islam n'interdit pas l'éducation des filles. Le second argument est culturel : ils disent que la culture afghane ne permet pas l'éducation des filles. C'est faux. Dans la culture afghane, l'éducation des filles a toujours existée, avec des conditions de sécurité et de protection. » Les femmes afghanes sont tributaires des lois féminicides talibanes. Mais comment notre témoin artiste et chanteuse Homira Sabawoon réussit elle à faire face à tant de violence et de négation de sa propre personne ? Pendant combien d'années ses études ont-elles été interrompu et comment a-t-elle trouvé la force de les reprendre en 2015, après la première période talibane, pendant la République ? « Au début, la musique me paraissait un simple passe-temps, mais ces 26 années de pause ont changé mon point de vue. J'en suis venue à penser que la musique est une nécessité pour une société, elle est la nourriture de l'âme, un besoin social et le meilleur moyen de transmettre un message. » Le retour des talibans au pouvoir est très décourageant pour les femmes afghanes. Cependant, Homira n'a pas baissé la tête, en s'appuyant sur ses expériences de résistances passées, à l'époque des moudjahidines, des premiers talibans et maintenant de leur retour. « Les talibans ont fermé les portes des écoles aux femmes en Afghanistan, ils leur ont interdit de travailler… et bien si l'oxygène était sous le contrôle des talibans, les femmes n'auraient même plus le droit de respirer. Mais comme le dit le poète Ghani Khan « Même si je vais au paradis, la vérité est que mon chemin est différent de celui du mollah. » En Afghanistan, l'exclusion des femmes de l'espace publique prive d'éducation plus de deux millions de filles. Le régime taliban met ainsi en péril le destin de toute une nation mais les femmes afghanes résistent et s'organisent à l'intérieur et à l'extérieur, avec notamment l'école secrète. Comme nous l'a delà dit la jeune Sana, il s'agit d'envisager l'avenir et de garder espoir. « Mes chères sœurs, ne soyez jamais découragées. Dieu a apporté cette situation et Dieu l'améliorera. Nous ne devons pas perdre notre espoir, car perdre notre espoir, c'est perdre l'espoir de la société, puisque la société se construit grâce aux femmes ».

Reportage Afrique
En Côte d'Ivoire, la médiation juridique pour lutter contre les mariages forcés

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Mar 7, 2026 2:27


En Côte d'Ivoire, les cliniques juridiques effectuent un travail de fourmi pour aiguiller et aider les femmes victimes de violences basées sur le genre. Dans le Tchologo, au nord du pays, trois cliniques juridiques ont été installées dans des centres sociaux. Dans ces établissements animés par des juristes, les cas les plus fréquents sont les violences conjugales et les mariages forcés.  De notre envoyée spéciale à Ferkessédougou,  Mariama [NDLR: le prénom a été modifié] a été scolarisée dans un établissement islamique. Depuis toute petite, son père et son grand-père évoquent un projet : son mariage avec un cousin. Après avoir célébré ses 15 ans, sa famille organise un mariage traditionnel, à son insu. « Ma grand-mère m'a toujours dit qu'un jour, on me donnerait en mariage à un cousin, témoigne-t-elle. J'ai protesté plusieurs fois. Mais un jour, les adultes ont célébré mon mariage avec un imam, en mon absence ». Du jour au lendemain, Mariama doit rejoindre le domicile d'un jeune homme de 20 ans, qu'elle connaît à peine. Elle sombre dans une déprime profonde. « Quand je suis arrivée dans sa maison, il voulait avoir des rapports sexuels avec moi, retrace Mariama. J'ai refusé. J'étais stressée, car je ne voulais pas me marier. Je ne mangeais plus et j'ai fini par tomber malade. On m'a emmenée à l'hôpital ». Pour sa grand-mère, ce mariage était une évidence. Une tradition perpétuée depuis des années. « C'est une tradition : j'ai moi-même été mariée de cette manière, argue-t-elle. Et les femmes de ma génération, aussi. C'est un mariage en famille. Pour nous, à 15 ans, on a atteint l'âge de se marier, donc, on l'a donnée en mariage. On a toutes été mariées comme ça à l'âge de 15 ans. C'est une pratique dans notre famille. Je ne pouvais pas faire autrement pour elle. » Tenter de maintenir les liens familiaux  Il a fallu près de deux semaines de médiation pour convaincre les adultes que cette pratique est obsolète. Le mariage a pu être annulé. Bien que ce phénomène soit puni par la loi, dans ce type de dossier, les médiateurs sociaux optent souvent pour une résolution à l'amiable afin de maintenir des liens sociaux.  « Lorsque l'affaire du mariage forcé arrive en justice, c'est que, par derrière, la petite fille qui a été récupérée, il faut l'insérer, explique Karelle Kouadio, la coordinatrice de l'Association des Femmes juristes, à Ferkéssedougou. Est-ce que les parents seront contents de la recevoir alors que des personnes risquent de se retourver derrière les barreaux ? Cela crée encore des histoires. Donc on préfère procéder étape par étape : de la récupération de la survivante, jusqu'à la réunification de la famille ». De son côté, Mariama s'épanouit à nouveau : intégrée dans sa famille, elle vend des bananes et de l'eau près du marché de Ferkessédougou. À lire aussiViolences faites aux femmes: la Côte d'Ivoire renforce sa lutte à Abidjan, mais pas seulement

Bon baiser du chien
Éducation canine en ligne : quel avenir pour le chien ?

Bon baiser du chien

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 6:20


Les protocoles d'éducation canine en ligne explosent… Mais l'aide proposée reste figée, par nature. Lorsque les particuliers qui se sont laissés séduire sont déçus du peu de progrès réalisés ou pire, de l'aggravation de la situation, ils retournent vers les professionnels de l'étude et du terrain dont je fais partie, avec beaucoup de colère et de dénigrement. Quelle est ma position alors ? 

investir.ch
On jongle entre le canon, le clairon et le baril – 5 mars 2026

investir.ch

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 11:50


Lorsque je regarde les marchés mondiaux depuis là où je me place, j'ai l'impression de revoir un vieux film d'action, quand l'acteur fait des cascades de fou en voiture, tombe du 8ème étage, traverse une rivière à la nage et en ressortant, il est coiffé comme s'il sortait chez Jacques Dessange, rasé de près et … Continued

Radio Monaco - Feel Good
Fatigue inexpliquée : et si vos cellules manquaient simplement d'énergie ?

Radio Monaco - Feel Good

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 3:00


Beaucoup de personnes disent : « Je dors bien, je mange correctement, mais je suis épuisé(e), comme si mes batteries ne se rechargeaient plus. » Et cette sensation est souvent réelle. Ce ne sont pas toujours nos habitudes qui manquent d'énergie… ce sont parfois nos cellules.Au cœur de ce phénomène se trouve une molécule essentielle mais encore peu connue : la coenzyme Q10, ou CoQ10. Produite naturellement par l'organisme, elle est présente dans toutes les cellules, particulièrement dans celles qui consomment le plus d'énergie comme le cœur, le cerveau, les muscles et même la peau.Son rôle est central : elle permet aux mitochondries — les véritables centrales énergétiques de nos cellules — de produire l'énergie dont le corps a besoin pour fonctionner. Lorsque le niveau de CoQ10 diminue, la production d'énergie cellulaire ralentit.Or cette production baisse naturellement avec l'âge, dès 30 à 35 ans. Elle peut aussi diminuer davantage avec le stress, certaines maladies ou certains traitements comme les statines. Les conséquences peuvent se traduire par une fatigue persistante, une récupération plus lente ou un vieillissement cellulaire accéléré.Des travaux scientifiques s'y intéressent depuis plusieurs années. L'étude Q-SYMBIO, publiée dans le Journal of the American College of Cardiology, a notamment montré qu'une supplémentation en CoQ10 chez des patients insuffisants cardiaques améliorait l'énergie, la qualité de vie et la survie.La CoQ10 agit à la fois comme moteur énergétique et comme antioxydant protecteur pour les cellules. On en trouve dans l'alimentation, notamment dans les abats, le bœuf, le poulet, les poissons gras comme la sardine ou le maquereau, ainsi que dans certaines sources végétales comme les noix, les pistaches, les graines de sésame, les épinards ou les brocolis.Mais même avec une alimentation équilibrée, les apports restent faibles, souvent de quelques milligrammes par jour, alors que certaines études utilisent des doses bien plus élevées.Au fond, le vieillissement ne se résume pas aux rides : il commence souvent par une question d'énergie cellulaire.

Radio Monaco - Feel Good
Que faire quand deux options nous attirent autant l'une que l'autre ?

Radio Monaco - Feel Good

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 2:15


Ce type d'hésitation est plus courant qu'on ne le pense. Dans ces moments-là, le mental entre en action : il compare, analyse, imagine tous les scénarios possibles. Résultat : plus on réfléchit, plus la confusion grandit.La clé est souvent ailleurs. Lorsque le mental prend trop de place, il devient difficile d'entendre son ressenti profond. Pourtant, le corps et les émotions donnent souvent des signaux très clairs. Face à une décision, certaines options créent une sensation de contraction, de tension ou de doute. D'autres, au contraire, apportent une impression d'ouverture, de légèreté ou d'enthousiasme.Les signes de confusion sont faciles à repérer : suranalyse, peur de se tromper, besoin constant de demander l'avis des autres. Dans ces moments, revenir au ressenti intérieur peut aider à retrouver de la clarté.Un exercice simple consiste à penser à chaque option séparément et à observer ce qui se passe à l'intérieur : le corps se ferme-t-il ou s'ouvre-t-il ? Parfois, la bonne décision n'est pas la plus logique, mais celle qui crée une sensation d'expansion.

ONU Info

À qui appartient réellement la terre dans le monde ? Un nouveau rapport publié par la FAO, en collaboration avec le CIRAD et la Coalition internationale pour l'accès à la terre (ILC), dresse un état des lieux préoccupant des droits fonciers à l'échelle mondiale.Selon l'étude, seulement 35 % des terres dans le monde sont aujourd'hui formellement documentées. Une situation qui alimente une insécurité foncière massive : près de 1,1 milliard de personnes, soit environ 23 % de la population adulte mondiale, craignent de perdre leurs terres dans les cinq prochaines années.Pourtant, des progrès ont été accomplis sur le plan politique. « Le rapport montre qu'au cours des deux dernières décennies, des progrès ont été réalisés, particulièrement en matière de politiques publiques », explique Ward Anseeuw, responsable de l'équipe foncière de la FAO.Mais sur le terrain, l'insécurité foncière persiste. Lorsque les droits sont flous ou contestés, les risques d'expulsions, d'accaparement des terres et de conflits augmentent, souligne le rapport, qui appelle à accélérer la sécurisation des droits fonciers dans le monde.(Interview : Ward Anseeuw, responsable de l'équipe foncière de la FAO; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Journal d'Haïti et des Amériques
Duckens Nazon: «Cette mésaventure a réveillé quelque chose en moi»

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 30:00


Attaquant star de l'équipe nationale haïtienne de football, et joueur de l'Esteghlal FC en Iran, Duckens Nazon est l'invité de RFI. Il raconte comment il a dû quitter la République islamique après le déclenchement du conflit, et comment il aborde la Coupe du monde à venir. Les Haïtiens attendaient ça depuis plus de 50 ans : la qualification des Grenadiers à la Coupe du monde. La compétition se déroulera aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Les joueurs haïtiens disputeront leur premier match le 14 juin 2026 contre l'Écosse. Il y a encore cinq jours, Duckens Nazon se trouvait en Iran, où il joue pour l'Esteghlal FC. Il devait quitter le pays, mais son vol a été annulé au dernier moment à cause des frappes israéliennes et états-uniennes. Il est finalement parvenu à quitter le pays en passant par l'Azerbaïdjan. « On a dû remuer ciel et terre pour trouver le contact de l'ambassadrice de France en Azerbaïdjan pour pouvoir passer. J'ai attendu plus de trente heures à la frontière pour obtenir un laissez-passer », raconte Duckens Nazon. Le joueur espère désormais trouver un nouveau club rapidement, afin de se préparer au Mondial dans les meilleures conditions. « Cette mésaventure a réveillé quelque chose en moi. Je ressens la même détermination que celle que j'avais pour aider mon pays à se qualifier. » Deux matchs de préparation, contre la Tunisie et l'Islande, sont prévus en mars. Duckens Nazon regrette qu'aucun match de qualification ait pu être disputé en Haïti. « Je suis allé là-bas, j'ai vu la réalité des choses. Il faut s'accrocher. Mais c'est une motivation supplémentaire. Lorsque vous mettez les pieds en Haïti, c'est simple : soit vous n'êtes pas fort mentalement et ça vous détruit, soit vous êtes fort et ça vous pousse à rendre la population fière. »   Remaniement ministériel en Haïti En Haïti, le gouvernement vient de procéder à un remaniement, que détaille le site Alterpresse : onze nouveaux ministres et deux secrétaires d'État, six ministres reconduits. En tout, donc, quatorze hommes, cinq femmes. Et trois priorités : la sécurité, le redressement économique et social, et l'organisation d'élections libres et inclusives. Le Nouvelliste s'interroge : que faut-il attendre de ce nouveau gouvernement ? Pour son rédacteur en chef Frantz Duval, la réponse pourrait tenir en deux mots : des miracles. Dans cette nouvelle équipe, écrit-il, « pas de Messi ou de Ronaldo », « pas de figures emblématiques, de personnalités marquantes ». « La nation, poursuit Frantz Duval, va une nouvelle fois devoir faire confiance à des jeunes premiers de l'action gouvernementale. D'eux aussi, on attend des miracles ou, à défaut, le minimum de catastrophes et de scandales. »  Aux États-Unis, le coup d'envoi pour les élections de mi-mandat vient d'être lancé avec des primaires au Texas et en Caroline du Nord. Et déjà un candidat connu au Texas : le jeune démocrate James Talarico qui l'a emporté avec 53% des voix. Côté républicain, cela va se jouer entre le sénateur sortant John Cornyn et le très trumpiste procureur général Ken Paxton. Verdict le 26 mai 2026. D'ici là, la bataille s'annonce féroce. Politico relève que Cornyn et ses équipes ont déjà dépensé plus de 100 millions de dollars pour vaincre Paxton, en mettant l'accent sur son récent divorce, des accusations d'infidélité, et la destitution, notamment pour corruption, à laquelle il a échappé il y a deux ans. Pour l'instant, Donald Trump ne s'est pas positionné.   Un conflit et des critiques Toujours aux États-Unis, quatre des six soldats tués dans le conflit avec l'Iran ont été identifiés. Leurs visages s'affichent sur le site du New York Times. Trois hommes, une femme. Tous étaient réservistes. Le plus jeune avait 20 ans. Ils ont été tués dimanche lors d'une attaque de drone contre le port de Shuaiba, au Koweït. Dans cette guerre qui a déjà fait des centaines de victimes, « leur mort est un détail qui donne à réfléchir », écrit le quotidien new-yorkais. The Nation, de son côté, se demande : « Pourquoi les démocrates ne peuvent-ils simplement pas dire "pas de guerre en Iran" ? » « La réponse des démocrates à ce qui pourrait bien être la plus grande catastrophe géopolitique du XXIè siècle se résume à des atermoiements, au silence et à une opposition feinte et endormie », dénonce The Nation, qui rappelle que l'opinion publique est pourtant largement opposée à l'opération Fureur épique. Côté démocrate, ils sont seulement 7% à y être favorables. Rendez-vous compte : c'est trois points de moins que ceux qui pensent que Joe Biden a volé la présidentielle à Donald Trump en 2020. Au Canada, enfin, Le Devoir ne mâche pas non plus ses critiques. Les siennes visent le Premier ministre Mark Carney qui, dans les premières heures du conflit, a soutenu l'opération israélo-étatsunienne. Il a depuis fait machine arrière. Mais pour Le Devoir, ce soutien destiné à apaiser Donald Trump est une maladresse géopolitique. « Mark Carney aurait pu - et dû - préciser d'emblée que cet appui n'était qu'à "contrecœur" », estime le journal. Une prise de position qu'il juge décevante, mais aussi imprudente, alors que la riposte iranienne pourrait également prendre la forme de cyberattaques contre des infrastructures essentielles, et notamment canadiennes.

Franck Ferrand raconte...
La vie de Jean Renoir, de la Belle Époque aux sombres années 1940

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 21:26


Remontez le temps en compagnie de Franck Ferrand pour découvrir la fascinante vie de Jean Renoir, l'un des plus grands cinéastes français.

La Maison de la Poésie
Julien Dufresne-Lamy – Elizabeth va très bien

La Maison de la Poésie

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 56:45


Lecture par l'auteur & Hortense Girard Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos « Elizabeth va très bien. » Quatre mots inscrits sur un cahier par un infirmier. Quelques heures plus tard, Elizabeth est retrouvée morte dans son salon. Lorsque son fils apprend la nouvelle et revient sur les lieux maternels, des éléments inquiétants surgissent : des documents médicaux, une plainte pour harcèlement, des appels à l'aide. Qu'est-il arrivé à Elizabeth ? Écrire le livre d'une mère, qu'on ne voit plus depuis tant d'années, après sa mort dans des circonstances troublantes, c'est le défi littéraire de Julien Dufresne-Lamy dans ce livre bouleversant qui révèle aussi le regard d'un fils qui n'a pas su, pas pu voir la violence subie par cette femme, abimée et effacée comme tant d'autres. À lire – Julien Dufresne-Lamy, Elizabeth va très bien, éd. J.C. Lattès, 2026

Parlons B.
REDIFFUSION. Vahram Muratyan, directeur créatif et auteur

Parlons B.

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 58:52


Vahram Muratyan a une approche sensible de la vie. Amené à voyager très tôt, l'auteur, designer graphique et directeur créatif de maisons d'édition a développé un rapport au temps, aux cultures et aux écritures qui lui donne aujourd'hui toute sa créativité. Nommé Chevalier des Arts et des Lettres en 2017, il a signé trois livres dont le premier « Paris Versus New York » qui a été un véritable succès et qui s'apprête d'ailleurs à être réédité. Lorsque je lui ai proposé de faire un épisode dans Vous avez un MP, c'était pour parler de son rôle en tant que directeur artistique pour la maison des Editions Seghers. Depuis 2021, il est en charge de repensé le format historique de la maison et, grâce à son sens inné des couleurs, il lui a immédiatement redonné un nouveau souffle, dépoussiérant l'air de rien les recueilles de poésie. Parmi les auteurs contemporains, citons la critique de mode et brillante autrice Sophie Fontanel, le chanteur et auteur Arthur Teboul ou encore l'artiste Clara Ysé. Il se trouve qu'on en a assez peu parler mais vous allez tout de suite comprendre cette fabuleuse ébullition créative qui celle de Vahram. Bonne écoute !--Venez écouter, apprendre et éveiller votre conscience aussi sur notre compte Instagram : @parlonsbpodcastInterview, prise de son et montage réalisés par Nolyne Cerda.Le jingle est une création originale de Julien R.Les extraits audio sont dans l'ordre : l'artiste Agnes Martin lors d'une interview, un bout de poème de Marguerite Yourcenar énoncé par Jean d'Ormesson, Simone Veil défaisant son chignon sur le plateau "Toutes Folles de Lui" de Christophe Dechavanne et le poète Christophe Bobin dans l'émission "La Grande Librairie". Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le monde d'Elodie
Sting et Shaggy, à la recherche de l'enfance : "Nous avons l'énergie qu'ont les enfants lorsque nous sommes sur scène"

Le monde d'Elodie

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 11:03


durée : 00:11:03 - Le monde d'Elodie - par : Elodie SUIGO - Sting et Shaggy sont les invités exceptionnels toute cette semaine du Monde d'Élodie, à l'occasion du spectacle "The Last Ship" de Sting, présenté jusqu'au 8 mars prochain. Épisode 2 : Les rêves d'enfant. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Aujourd'hui l'économie
La France est-elle encore une grande puissance agricole?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 3:32


À l'ouverture du Salon international de l'agriculture à Paris, un mot revient sans cesse dans les allées : l'inquiétude. Maladies animales, concurrence étrangère, pression sur les prix... Les agriculteurs s'interrogent sur l'avenir de leur profession. Et derrière ces préoccupations, une question centrale : la France est-elle encore une grande puissance agricole ?  Dans les allées du Salon international de l'agriculture, l'ambiance est particulière. Un mot revient parmi les participants : l'inquiétude. Inquiétude face aux maladies animales, à la concurrence étrangère, à la pression sur les prix... Et derrière tout cela, une question simple que se posent agriculteurs et exploitants : est-ce que la France est encore une grande puissance agricole ? Lorsque l'on interroge les professionnels présents, la réponse est presque unanime : « oui, mais… ». Si l'on s'en tient au « oui », ils n'ont pas tout à fait tort. En termes de chiffres, la France reste le premier pays producteur agricole de l'Union européenne. L'an passé, la production s'élevait à un peu plus de 88 milliards d'euros, devant l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. La grande force de la France réside dans sa diversité agricole. Une richesse parfaitement mise en valeur dans les pavillons du salon : céréales, élevage, vins, fromages, fruits, légumes, pêche… Toutes ces filières constituent de véritables piliers de l'écosystème agricole français et participent à son rayonnement. Mais derrière ce leadership apparent, les fragilités s'accumulent. Un commerce extérieur en recul et des exportations en chute libre C'est là qu'intervient le « mais » du fameux « oui mais ». Car la production agricole française augmente moins vite que celle de ses voisins européens. Autrement dit, la France ralentit pendant que ses concurrents accélèrent. Mais le véritable sujet, celui qui revient dans toutes les discussions avec les exploitants, c'est le commerce extérieur. La France exporte moins. Beaucoup moins. Le pays est passé de deuxième exportateur agricole européen en 2000 à sixième aujourd'hui. Si les exportations reculent, c'est d'abord parce que les piliers traditionnels de l'excédent commercial vacillent. Le vin et les spiritueux subissent de plein fouet les tensions commerciales avec la Chine et les États-Unis. Les céréales souffrent de la concurrence accrue de la mer Noire et de l'Argentine. Les produits laitiers et la viande sont fragilisés par la hausse des coûts et les maladies animales. Résultat, la France importe de plus en plus ce qu'elle consomme, y compris pour des productions historiquement emblématiques du territoire. Coûts de production, compétitivé et modèle agricole à réinventer Mais le cœur du problème est plus profond. Tous les agriculteurs rencontrés le confient, leur production n'est plus compétitive. La France décroche parce que ses produits sont plus chers que ceux de ses concurrents, notamment espagnols et italiens. En moyenne, 65% du chiffre d'affaires part dans les charges : énergie, engrais, carburants, alimentation animale, normes et fiscalité. En Espagne et en Italie, ce chiffre tombe respectivement à 44% et 45%. La conséquence est immédiate. La valeur ajoutée agricole française par hectare est deux à trois fois plus faible que celle de ses voisins européens. Un écart qui pèse lourdement sur la rentabilité des exploitations et leur capacité à investir. Pendant que la France peine à réinventer son modèle, ses concurrents avancent à marche forcée. L'Espagne combine compétitivité-coût et spécialisation dans les fruits, l'huile d'olive et la viande porcine. La Pologne mise sur des produits exportés massivement. L'Italie, elle, fait le pari de la qualité, des labels et de l'image de marque. Pour autant, il ne s'agit pas encore d'un déclin irréversible. La France conserve de nombreux atouts : diversité des productions, savoir-faire, image gastronomique, potentiel de montée en gamme... Mais les leviers de transformation sont désormais urgents. Et c'est tout l'enjeu de ce Salon de l'agriculture : inventer, voire réinventer, l'agriculture française de demain pour permettre à la France de rester une grande puissance agricole dans un monde de plus en plus concurrentiel.

Reportage Afrique
L'Ouest centrafricain, une décennie après la crise: le problème persistant des viols à Baboua [3/4]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 2:28


Direction Baboua, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière camerounaise, au nord-ouest de Bangui, pour le troisième volet de notre série de reportages. Dans cette ville, les violences sexuelles connaissent une inquiétante recrudescence ces dernières semaines. Chaque semaine, une dizaine de femmes, principalement de jeunes filles, sont victimes de viol. Si certaines bénéficient d'une prise en charge à l'hôpital local, beaucoup restent silencieuses, freinées par le poids des traditions et la stigmatisation sociale. Ces agressions surviennent autant en pleine ville que dans les champs ou les villages alentour, et les auteurs présumés sont parfois des bandits armés… mais aussi des proches. Face à cette situation alarmante, l'ONG SENI PLUS, basée à Baboua, apporte un accompagnement psychologique pour favoriser la réinsertion sociale des survivantes, sans discrimination. De notre envoyé spécial à Baboua, À la tombée de la nuit, le quartier populaire de Bokom est plongé dans l'inquiétude. La peur s'installe, les jeunes filles n'osent plus sortir ni marcher seules dans les rues. Privé d'éclairage public, le quartier s'enfonce dans l'obscurité, à peine éclairé par la lueur lointaine de la lune. Sous un hangar de fortune, fait de paille et de bâche, des jeunes se rassemblent. Ils fument et consomment de l'alcool. C'est ici qu'une jeune fille de 15 ans été violée. « Ce qui m'est arrivé m'a brisée. Je passais ici pour aller au marché. Ce jour-là, il pleuvait. Je n'ai rien fait pour mériter ça. Ils ont abusé de moi avant de fuir. Aujourd'hui, je veux que justice soit faite », confie-t-elle. Dans la cour à côté, Lima malaxe la boule de manioc à l'aide d'une spatule. Il y a un mois, alors qu'elle travaillait aux champs, elle a confié sa fille de 5 ans à son oncle paternel. Malheureusement, celui-ci a abusé d'elle : « Après le forfait, il a quitté le village sans laisser de trace. Ma fille est entre la vie et la mort à l'hôpital. L'enquête se poursuit pour le retrouver. » À l'hôpital de Baboua, les victimes reçoivent des soins médicaux et un accompagnement psychologique. Dans son bureau, Elvige Kadjidja Bita, de l'ONG Seni Plus, en reçoit plusieurs par jour. « Des cas d'agressions sexuelles, avec ou sans pénétration, ne sont pas des cas isolés, c'est régulier. Franchement, ici à Baboua, le nombre est élevé. Parfois, on reçoit dix cas par semaine. La statistique mensuelle des filles violées varie généralement entre 15 et 18 cas. L'âge des victimes varie de 5 à 15 ans pour les plus jeunes, et de 18 ans jusqu'à pas d'âge. Certains parents gardent le silence pour des questions de coutumes. Ces prises en charge sont gratuites à notre niveau », explique-t-elle. Beaucoup d'agressions au sein de la famille Malgré les nombreuses sensibilisations, la situation continue de gagner du terrain dans cette ville d'environ 20 000 habitants, dont les jeunes représentent plus de 70% de la population, selon les autorités locales : « Ça se passe beaucoup au sein de la famille. Ça peut être l'oncle paternel ou maternel qui est l'auteur. Souvent, l'enfant est allée jouer et un voisin vient coucher avec elle. Lorsque l'on amène des enfants de 5 ans ici, ce sont des cas délicats qui nécessitent des soins minutieux. On amène la victime chez les médecins pour une prise en charge médicale, on l'amène ici pour la prise en charge psychologique. On répond aux besoins selon la nécessité et selon l'urgence : d'abord sauver la vie avant la prise en charge psychosociale. » À Baboua, ces filles sont régulièrement victimes de stigmatisation et de rejet de la part de la société. Pour une lutte efficace, les autorités locales multiplient depuis le début du mois de février les sensibilisations en porte-à-porte et les réunions publiques, appelant la population à la vigilance et à saisir la justice. À lire aussiL'Ouest centrafricain, une décennie après la crise: l'émotion des réfugiés de retour au pays [1/4]​​​​​​​ À lire aussiL'Ouest centrafricain, une décennie après la crise: l'hôpital de Bouar renaît [2/4]

Le français avec Yasmine
272. Episode privé

Le français avec Yasmine

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 4:57


Cette semaine, je te propose un épisode qui va t'aider à maîtriser l'art de la conversation en français. Ah là là, le small talk ou l'art d'engager la conversation en français… Le small talk, c'est comme la danse, la course à pied ou le français, ça s'apprend. Je suis une professionnelle du small talk car ça fait partie de mon métier. Je fais parler mes élèves. J'aide mes élèves à avoir confiance en eux quand ils parlent français. Donc je dois les faire parler et le small talk, c'est parfait pour ça.Un professeur qui ne sait pas faire parler ses élèves n'est pas un bon professeur. Le small talk, c'est quoi ? C'est, comme on dit en français « parler de la pluie et du beau temps » et engager la conversation avec tout le monde : ton chef, ton voisin, ta belle-mère, la boulangère…Certains diront que le small talk, c'est parler pour ne rien dire, d'autres diront que ça crée du lien. Le small talk, lorsqu'il est bien préparé, c'est quelque chose de très agréable socialement s'il est fait avec les bonnes personnes. Lorsque tu passes un bon moment et que la personne, avec qui tu discutes ou tu papotes, dégage de bonnes ondes et une bonne énergie, tu as envie de continuer la conversation et c'est pour ça que ce guide est aussi ton nouveau meilleur ami. Parce que le small talk te permet :d'entrer dans une conversationd'y resteret de t'en sortir sans malaiseDans cet épisode privé réservé aux membres du Club, je vais tout te donner et je t'aide à devenir un expert ou une experte en small talk  avec une cartographie complète du small talk en français, dans toutes les situations possibles.Il y a 3 manières de soutenir ce podcast pour qu'il continue à être libre, indépendant et rebelle : 1️⃣ Le Club de Yasmine Le Club privé du podcast qui donne accès à toutes les transcriptions des épisodes, aux épisodes secrets, la newsletter privée en français et l'accès à la communauté des élèves et membres sur Discord. https://lefrancaisavecyasmine.com/club 2️⃣ Les livres du podcast Les transcriptions du podcast sont disponibles dans les livres “Le français avec Yasmine” sur Amazon : http://amazon.com/author/yasminelesire 3️⃣ Les cours de français avec YasmineRendez-vous sur le site de mon école pour découvrir le catalogue des cours disponibles : www.ilearnfrench.eu ➡️ Rendez-vous sur les réseaux sociaux Instagram : https://www.instagram.com/ilearnfrench/LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/yasmine-lesire-ilearnfrench/ ➡️ Crédit musique La musique de cet épisode est créée par le groupe Beam. Merci à Maayan Smith et son groupe pour la musique. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Pourquoi trouve-t-on du cadmium dans le chocolat ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 1:59


Le chocolat est souvent associé au plaisir, au réconfort… et parfois même à des bienfaits pour la santé. Pourtant, on apprend régulièrement que certaines tablettes contiennent des traces de cadmium, un métal lourd potentiellement toxique. Comment ce contaminant se retrouve-t-il dans le chocolat ? Qu'est-ce que le cadmium exactement ? Et faut-il s'inquiéter ?Le cadmium est un métal naturellement présent dans la croûte terrestre. On le retrouve en petites quantités dans les sols, les roches et l'eau. À cela s'ajoutent des sources d'origine humaine, comme certaines activités minières, industrielles ou l'utilisation d'engrais phosphatés. Le problème est que les plantes peuvent absorber le cadmium présent dans le sol par leurs racines.C'est précisément ce qui se passe avec le cacaoyer. Les cacaoyers sont principalement cultivés dans des régions tropicales où certains sols sont naturellement riches en cadmium, notamment en Amérique latine. Lorsque l'arbre pousse, il capte ce métal en même temps que les nutriments essentiels. Le cadmium s'accumule ensuite dans les fèves de cacao, qui serviront à fabriquer le chocolat. Plus le chocolat contient de cacao, plus il est susceptible de contenir du cadmium. C'est pourquoi les chocolats noirs, très riches en cacao, sont généralement plus concernés que les chocolats au lait.Le cadmium est un métal lourd classé comme substance toxique pour l'organisme. Une exposition ponctuelle à de faibles doses n'entraîne généralement pas de symptômes immédiats. Le danger réside surtout dans l'exposition chronique, c'est-à-dire répétée sur de longues périodes. Le cadmium s'accumule progressivement dans le corps, en particulier dans les reins et le foie.À long terme, une accumulation excessive peut provoquer des atteintes rénales, une fragilisation des os, et augmenter le risque de troubles cardiovasculaires. Le cadmium est également classé comme cancérogène pour l'être humain. Cela ne signifie pas que manger une tablette de chocolat entraîne un cancer, mais qu'une exposition régulière et importante à ce métal augmente statistiquement certains risques.Face à cela, les autorités sanitaires ont fixé des seuils maximaux de cadmium autorisés dans les aliments, y compris le chocolat. Les fabricants sont tenus de respecter ces limites et de surveiller leurs matières premières. Certains chocolatiers sélectionnent désormais leurs fèves selon leur origine géographique ou mélangent des lots pour maintenir des concentrations plus faibles.Faut-il alors arrêter de manger du chocolat ? Pas nécessairement. Le chocolat reste sûr lorsqu'il est consommé avec modération. L'important est la diversité alimentaire : plus l'alimentation est variée, moins on risque d'accumuler excessivement un contaminant particulier.En résumé, si l'on trouve parfois du cadmium dans le chocolat, c'est parce que le cacaoyer absorbe naturellement ce métal présent dans certains sols. Le cadmium est un contaminant indésirable et potentiellement dangereux à long terme, mais les contrôles actuels visent à maintenir les expositions à des niveaux faibles. Comme souvent en nutrition, c'est la quantité et la régularité qui font la différence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Reportage Afrique
L'Ouest centrafricain, une décennie après la crise: l'émotion des réfugiés de retour au pays [1/4]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 2:25


En Centrafrique, ils ont attendu douze longues années. Douze années d'exil, d'incertitude et de survie loin de leur terre natale. Ce mois de février 2026 marque la fin d'un chapitre douloureux pour 286 réfugiés centrafricains, qui ont fui la crise militaro-politique de 2013 pour se réfugier au Cameroun voisin. Après plus d'une décennie passée loin de chez eux, ils ont officiellement regagné la République centrafricaine, dans le cadre d'un retour volontaire organisé et encadré par les autorités des deux pays, sous la coordination du Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies. De notre envoyé spécial, À l'aube, la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique s'éveille dans un silence chargé d'histoire. Une dizaine de bus de transport en commun s'immobilisent devant la barrière qui sépare les deux pays. À leur bord, 286 réfugiés, pour la plupart des femmes et des enfants. Assis au premier rang du bus, Adamou tient fermement un drapeau centrafricain, tandis que son fils Nabil brandit celui du Cameroun. Tous deux regardent à travers les vitres : sur leurs visages, se lisent la fierté et une émotion difficile à contenir. « Mon fils est né au Cameroun dans un camp de réfugiés. Il y a passé treize années de sa vie. On lui montrait son pays à travers des photos. Aujourd'hui, il est fier d'être de retour dans son pays, comme s'il retrouvait une partie de lui qu'il n'avait jamais connue », raconte le jeune père. Lorsque la portière s'ouvre, Nafissa Zara se lève aussitôt. Elle se précipite pour descendre, la première, son sac serré contre elle. L'instant est chargé d'émotion. « J'ai fui la guerre. J'avais abandonné mon village dans l'urgence, laissant derrière moi des maisons détruites, des champs incendiés et des proches tués. Les souvenirs sont douloureux. Mais ce retour triomphal marque un signe d'espoir. Je suis là pour reconstruire mon pays », affirme-t-elle. Environ 600 000 Centrafricains ont trouvé refuge dans les pays voisins, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU. Son représentant, Williams Chemaly, affirme que plusieurs dizaines de milliers ont déjà pu regagner le pays. « En Centrafrique, nous avons 75 000 Centrafricains qui sont revenus d'asile durant les trois, quatre dernières années. En plus des rapatriés, il y a des personnes déplacées internes, presque 400 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays. Notre travail est d'appuyer le gouvernement à servir les réfugiés étrangers, les personnes déplacées internes et les rapatriés », détaille-t-il. Une fois rapatriés et réinstallés, ces Centrafricains de retour bénéficient de plusieurs programmes de relèvement socio-économique. « De la nourriture, de la protection immédiate, des interventions sociales et des besoins sanitaires. Il y a des interventions de fonds pour aider les personnes à ouvrir les fenêtres pour l'avenir. Il y a un travail structurant avec le gouvernement pour que le retour ne marque pas la fin de l'assistance, mais le début du développement », affirme Williams Chemaly. À ce jour, au moins 14 pôles de développement ont été créés par le gouvernement, le HCR et les bailleurs de fonds. Ceux-ci visent à permettre aux réfugiés de devenir acteurs de leur avenir, portés par l'espoir de reconstruire leur pays. À lire aussiOuest de la Centrafrique: avec la saison de la transhumance, tensions entre agriculteurs et éleveurs ressurgissent

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi les cellules se divisent-elles ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 2:13


À l'âge adulte, le corps humain compte environ 37 trillions de cellules. Pour comprendre pourquoi elles se divisent (certaines tout au long de leur vie comme les cellules de la peau, ou de l'intestin, il faut revenir à la fonction la plus fondamentale du vivant : se maintenir, se réparer et se transmettre. La division cellulaire n'est pas un détail technique de la biologie, c'est le mécanisme central qui rend la vie possible à toutes les échelles.La première raison est la croissance. Un organisme pluricellulaire, comme un humain, commence par une seule cellule : l'œuf fécondé. Pour devenir un corps composé de dizaines de milliers de milliards de cellules, il n'existe qu'une solution : se diviser encore et encore. Chaque division double le nombre de cellules, permettant la construction progressive des tissus, des organes, puis de l'organisme entier. Sans division cellulaire, aucun être complexe ne pourrait exister.La deuxième raison est le renouvellement. Les cellules ne sont pas immortelles. Elles s'usent, accumulent des dommages, ou sont simplement programmées pour mourir. Dans le corps humain, certaines cellules vivent très longtemps, mais d'autres sont renouvelées en permanence. Les cellules de la peau, par exemple, sont remplacées en quelques semaines. Les globules rouges vivent environ 120 jours. La division cellulaire permet donc de maintenir l'intégrité des tissus, en remplaçant continuellement ce qui disparaît.Troisième raison : la réparation. Lorsqu'un tissu est endommagé — une coupure, une brûlure, une fracture — ce sont les divisions cellulaires qui rendent la cicatrisation possible. Les cellules voisines se multiplient pour combler la perte, reconstruire la structure et restaurer la fonction. Sans cette capacité à se diviser, la moindre blessure serait irréversible.Mais il existe une raison encore plus fondamentale : la transmission de l'information génétique. Avant de se diviser, une cellule copie son ADN avec une extrême précision. La division permet ainsi de transmettre à chaque cellule fille une copie complète du programme biologique. C'est ce mécanisme qui assure la stabilité des espèces au fil des générations, mais aussi la reproduction chez les organismes unicellulaires, pour lesquels se diviser, c'est littéralement se reproduire.Enfin, la division cellulaire est strictement contrôlée. Une cellule ne se divise pas “par envie”, mais parce qu'elle reçoit des signaux précis : besoins de l'organisme, disponibilité des nutriments, absence de dommages génétiques. Lorsque ce contrôle échoue, les divisions deviennent anarchiques. C'est exactement ce qui se produit dans le cancer : des cellules se divisent sans raison fonctionnelle, au détriment de l'organisme.En résumé, les cellules se divisent pour grandir, durer, réparer et transmettre la vie. La division cellulaire n'est pas un accident de l'évolution : c'est l'un des piliers invisibles sur lesquels repose toute la biologie du vivant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Prendre un bain aide-t-il à mieux dormir ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 2:29


Si vous avez déjà entendu dire qu'un bain chaud avant de dormir aide à mieux dormir, ce n'est pas un simple mythe : il existe des bases scientifiques solides derrière cette recommandation. Une grande méta-analyse publiée dans Sleep Medicine Reviews — qui a regroupé plusieurs études contrôlées sur l'effet d'un bain ou d'une douche chaude avant le coucher — montre des bénéfices réels sur la qualité du sommeil, notamment une réduction du temps d'endormissement et une amélioration de l'efficacité du sommeil lorsqu'un bain chaud est pris environ 1 à 2 heures avant de se mettre au lit. Le mécanisme principal derrière cet effet repose sur un principe physiologique fondamental : le rôle de la température corporelle dans l'endormissement. Le corps humain suit un rythme circadien, une horloge interne qui régule de nombreux processus biologiques, dont la température centrale. Naturellement, avant de s'endormir, notre température corporelle centrale baisse progressivement – c'est un signal biologique qui dit à notre cerveau qu'il est temps de dormir. C'est ici qu'un bain chaud agit comme un déclencheur. Lorsque vous entrez dans un bain à une température élevée (environ 40–42,5 °C), votre température centrale augmente légèrement. Ce réchauffement n'est pas directement ce qui favorise le sommeil. En réalité, ce qui se passe ensuite est clé : lorsque vous sortez du bain, votre peau est plus chaude et vos vaisseaux sanguins périphériques sont dilatés. Cette dilatation accélère la perte de chaleur vers l'environnement, ce qui conduit à une chute plus rapide de la température centrale du corps. C'est cette diminution plus rapide – comparée à si vous n'aviez pas pris de bain – qui envoie au cerveau le signal que le moment est venu de dormir. Cette baisse de température active des voies cérébrales et hormonales impliquées dans l'endormissement, notamment les processus qui favorisent la libération de mélatonine et l'activation du système nerveux parasympathique, responsable de la relaxation. En clair, ce rituel d'eau chaude favorise à la fois un alignement plus efficace sur votre horloge interne et une mise au repos de votre organisme. L'étude souligne aussi l'importance du moment et de la durée : le bain doit être pris suffisamment tôt avant le coucher (environ une heure et demie avant) pour permettre à la température du corps d'augmenter, puis de redescendre. Si vous prenez un bain juste avant de vous coucher, vous pourriez temporairement maintenir une température centrale trop élevée, ce qui retarde plutôt l'endormissement. En résumé, un bain chaud avant d'aller au lit favorise mieux dormir parce qu'il tire parti du système naturel de thermorégulation du corps : en chauffant d'abord votre noyau interne puis en facilitant une chute plus rapide de la température centrale, il active les signaux biologiques qui préparent votre organisme à l'endormissement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Quel organe humain se répare tout seul ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Feb 15, 2026 2:53


Le foie est l'un des organes les plus fascinants du corps humain. Contrairement au cœur ou au cerveau, il possède une capacité exceptionnelle : celle de se régénérer spontanément après une lésion ou une ablation partielle. On peut retirer jusqu'à 60 à 70 % d'un foie, et en quelques semaines, il retrouve presque entièrement sa taille initiale. Mais comment un tel phénomène est-il possible ?Contrairement à une idée répandue, le foie ne « repousse » pas morceau par morceau. Il fonctionne par un mécanisme de compensation. Les cellules restantes se multiplient jusqu'à rétablir une masse suffisante pour assurer toutes les fonctions vitales : détoxification, production de bile, stockage du glycogène, synthèse de protéines.Les cellules clés de ce processus sont les hépatocytes, qui constituent environ 80 % du tissu hépatique. En temps normal, ces cellules sont dans un état de repos. Mais lorsqu'une partie du foie est détruite ou retirée, un signal d'urgence est déclenché. Des messagers chimiques, appelés facteurs de croissance, sont libérés dans l'organisme. Parmi eux, le HGF et le TGF-alpha jouent un rôle central.Ces signaux ordonnent aux hépatocytes de sortir de leur état dormant et d'entrer en division cellulaire. En quelques heures, ils réactivent leur cycle de reproduction. Chaque cellule se divise, puis les nouvelles cellules se divisent à leur tour. Ce phénomène se poursuit pendant plusieurs jours, jusqu'à ce que le volume adéquat soit atteint.La régénération ne concerne pas seulement les hépatocytes. Les cellules des vaisseaux sanguins, des canaux biliaires et du tissu de soutien se multiplient également. Cela permet de reconstruire un organe fonctionnel et organisé, et non une simple masse de cellules.Un aspect remarquable de ce processus est son autorégulation. Lorsque le foie retrouve une taille suffisante, des signaux inhibiteurs sont activés pour stopper la prolifération. Sans ce système de freinage, la croissance deviendrait incontrôlable. Le foie ajuste donc en permanence sa reconstruction aux besoins réels de l'organisme.Dans des situations plus graves, lorsque les hépatocytes sont trop endommagés, des cellules dites progénitrices peuvent intervenir. Elles possèdent des caractéristiques proches des cellules souches et peuvent se transformer en nouvelles cellules hépatiques. Ce mécanisme reste toutefois secondaire dans un foie en bonne santé.Cette capacité explique pourquoi les greffes partielles de foie sont possibles : un donneur vivant peut céder une portion de son foie, et chacun sait que les deux organes retrouveront ensuite leur volume.Mais ce pouvoir a ses limites. Des agressions chroniques, comme l'alcool, certains médicaments ou des infections prolongées, finissent par provoquer une accumulation de tissu cicatriciel. Ce phénomène, appelé fibrose, peut évoluer vers la cirrhose, où la régénération devient inefficace.Le foie illustre ainsi l'un des plus beaux exemples de résilience biologique : un organe capable, dans certaines conditions, de se reconstruire presque entièrement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Franck Ferrand raconte...
BONUS : Lestocq, faiseur d'impératrices : En Russie, la révolution silencieuse d'un médecin français

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 2:27


Plongez dans la nuit du 5 décembre 1741 à Saint-Pétersbourg, où une femme à la silhouette familière se tient devant les redoutables grenadiers du régiment Préobrajenski. Cette femme n'est autre qu'Élisabeth Petrovna, la fille du légendaire tsar Pierre le Grand, qui vient réclamer son héritage. Derrière ce coup d'État sans effusion de sang se cache un homme : Jean Armand de Lestocq, un médecin français d'origine huguenote. Né en 1692 dans l'électorat de Hanovre, Lestocq arrive en Russie au début du XVIIIe siècle, à l'époque où le tsar Pierre le Grand attire les plus grands talents d'Europe pour moderniser son empire. Grâce à ses compétences de médecin, Lestocq gagne la confiance du tsar et de son épouse, la future impératrice Catherine Ière. Mais sa carrière connaît aussi des revers, comme lorsqu'il est chassé de la cour pour avoir séduit la fille d'un bouffon du tsar.Malgré ces disgrâces, Lestocq parvient à se relever et à se rapprocher de la princesse Élisabeth, fille de Pierre et de Catherine. Il comprend que cette jeune femme, écartée du pouvoir, incarne une alternative crédible au régime en place, dominé par la régente Anna Leopoldovna.

Franck Ferrand raconte...
Lestocq, faiseur d'impératrices : En Russie, la révolution silencieuse d'un médecin français

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 23:24


Plongez dans la nuit du 5 décembre 1741 à Saint-Pétersbourg, où une femme à la silhouette familière se tient devant les redoutables grenadiers du régiment Préobrajenski. Cette femme n'est autre qu'Élisabeth Petrovna, la fille du légendaire tsar Pierre le Grand, qui vient réclamer son héritage. Derrière ce coup d'État sans effusion de sang se cache un homme : Jean Armand de Lestocq, un médecin français d'origine huguenote. Né en 1692 dans l'électorat de Hanovre, Lestocq arrive en Russie au début du XVIIIe siècle, à l'époque où le tsar Pierre le Grand attire les plus grands talents d'Europe pour moderniser son empire. Grâce à ses compétences de médecin, Lestocq gagne la confiance du tsar et de son épouse, la future impératrice Catherine Ière. Mais sa carrière connaît aussi des revers, comme lorsqu'il est chassé de la cour pour avoir séduit la fille d'un bouffon du tsar.Malgré ces disgrâces, Lestocq parvient à se relever et à se rapprocher de la princesse Élisabeth, fille de Pierre et de Catherine. Il comprend que cette jeune femme, écartée du pouvoir, incarne une alternative crédible au régime en place, dominé par la régente Anna Leopoldovna.

Choses à Savoir SANTE
Quelle est la différence entre une crise cardiaque et un arrêt cardiaque ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 2:16


La différence entre une crise cardiaque et un arrêt cardiaque est souvent mal comprise, alors qu'il s'agit de deux situations médicales distinctes, même si elles concernent toutes deux le cœur et peuvent parfois se succéder.Une crise cardiaque, appelée médicalement infarctus du myocarde, survient lorsqu'une artère coronaire se bouche. Ces artères apportent l'oxygène et les nutriments au muscle cardiaque. Le plus souvent, l'obstruction est causée par un caillot sanguin formé sur une plaque de cholestérol. Lorsque le sang ne circule plus correctement, une partie du muscle cardiaque est privée d'oxygène. Si la situation n'est pas corrigée rapidement, les cellules de cette zone commencent à mourir.Pendant une crise cardiaque, le cœur continue généralement de battre. La personne est consciente, même si elle peut se sentir très mal. Les symptômes les plus fréquents sont une douleur ou une sensation d'écrasement dans la poitrine, une douleur qui peut irradier vers le bras gauche, l'épaule, le dos ou la mâchoire, un essoufflement, des nausées, des sueurs et une grande fatigue. La crise cardiaque est donc avant tout un problème de circulation sanguine au niveau du cœur.L'arrêt cardiaque, en revanche, correspond à l'arrêt brutal et inattendu du fonctionnement du cœur. Le cœur ne pompe plus efficacement le sang vers le cerveau et les autres organes vitaux. La personne s'effondre, perd connaissance, ne respire plus normalement et n'a plus de pouls. Sans intervention immédiate, les lésions cérébrales commencent en quelques minutes et le décès peut survenir très rapidement.L'arrêt cardiaque est le plus souvent provoqué par un trouble grave du rythme cardiaque, c'est-à-dire un problème électrique. Le cœur se met à battre de façon totalement désorganisée ou cesse de battre. Ce dysfonctionnement électrique peut être déclenché par une crise cardiaque, mais aussi par d'autres causes comme une électrocution, une noyade, un traumatisme sévère ou certaines maladies cardiaques.Le lien entre les deux est important à comprendre. Une crise cardiaque peut entraîner un arrêt cardiaque, mais ce n'est pas systématique. De nombreuses personnes font une crise cardiaque sans jamais présenter d'arrêt cardiaque. À l'inverse, un arrêt cardiaque peut survenir sans qu'il y ait eu de crise cardiaque préalable.En résumé, la crise cardiaque est un problème de tuyauterie : une artère est bouchée. L'arrêt cardiaque est un problème électrique : le cœur ne bat plus correctement. Cette distinction est essentielle, car les réponses d'urgence sont différentes. Une crise cardiaque nécessite une prise en charge médicale rapide. Un arrêt cardiaque nécessite immédiatement un massage cardiaque et, si possible, une défibrillation. Connaître cette différence permet de mieux comprendre les signaux d'alerte et peut réellement sauver des vies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Franck Ferrand raconte...
Le dernier samouraï : Un capitaine français a mené une lutte acharnée contre la modernité triomphante au Japon

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 21:43


En plein ère Meiji, des conseillers militaires français envoyés au Japon se retrouvent les otages d'une guerre civile opposant l'ancien monde et le nouveau.Dans cet épisode passionnant des Grands dossiers de l'Histoire, Franck Ferrand nous plonge dans une période charnière de l'histoire du Japon. Alors que le pays s'ouvre à l'Occident au milieu du 19e siècle, la France envoie une mission militaire pour aider à la modernisation de l'armée japonaise. Au cœur de cette aventure se trouve le jeune capitaine Jules Brunet, un brillant officier d'artillerie polytechnicien. Lorsque la mission française est rappelée, Brunet choisit de rester au Japon et de combattre aux côtés des troupes du shogun contre les forces de l'empereur Meiji. Devenu le « dernier samouraï » français, Brunet va mener une lutte acharnée contre la modernité triomphante.Entre batailles épiques, traditions ancestrales et jeu de coulisses diplomatiques, cet épisode retrace le destin exceptionnel de ce militaire hors norme, pris dans la tourmente des bouleversements qui vont transformer le Japon. Un récit captivant qui nous permet de mieux comprendre cette période charnière de l'histoire du pays du Soleil-Levant.

Choses à Savoir HISTOIRE
Quel libertin devint roi ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 3:00


Dans l'histoire de France, peu de souverains offrent un contraste aussi saisissant entre jeunesse dissolue et destin royal que Charles X of France, connu avant son accession au trône sous le titre de comte d'Artois. Avant d'incarner l'un des derniers rois de la monarchie française, il fut en effet l'un des princes les plus libertins de la cour de Versailles.Né en 1757, dernier petit-fils de Louis XV et frère cadet du futur Louis XVI, le comte d'Artois grandit dans un univers où luxe, privilèges et plaisirs constituent le quotidien. Très tôt, il se forge une réputation de prince dépensier, amateur de fêtes, de jeux d'argent et d'aventures galantes. À Versailles, son nom devient synonyme de légèreté, voire d'irresponsabilité. Il accumule les dettes et multiplie les liaisons, au point d'inquiéter régulièrement la famille royale.Ce goût prononcé pour les plaisirs n'est pas anodin. Il reflète l'esprit d'une partie de l'aristocratie finissante, déconnectée des réalités sociales et économiques du royaume. Tandis que les finances de l'État se dégradent et que le mécontentement populaire monte, le comte d'Artois continue d'incarner une noblesse insouciante, symbole, pour beaucoup, des excès de l'Ancien Régime.Lorsque éclate la Révolution française en 1789, il fait partie des premiers princes à quitter la France. Hostile à toute concession envers les révolutionnaires, il s'exile et passe plus de vingt ans à errer à travers l'Europe, cherchant sans relâche à obtenir l'aide des monarchies étrangères pour restaurer la royauté. Durant cet exil, son image évolue : le libertin frivole se transforme progressivement en défenseur acharné de la monarchie et de la tradition.Le retour en France se fait en 1814, avec la chute de Napoléon et la restauration des Bourbons. Son frère Louis XVIII monte sur le trône, et le comte d'Artois devient l'héritier. À la mort de Louis XVIII en 1824, contre toute attente, l'ancien prince noceur devient roi sous le nom de Charles X.Mais le contraste est frappant : celui qui fut un libertin notoire adopte désormais une posture ultra-conservatrice. Profondément attaché à la religion, il cherche à restaurer l'autorité de l'Église, à renforcer le pouvoir royal et à effacer l'héritage révolutionnaire. Cette politique rigide l'isole rapidement d'une société française qui a profondément changé.En 1830, ses ordonnances autoritaires provoquent une insurrection à Paris : la Révolution de Juillet. Charles X est contraint d'abdiquer et part une nouvelle fois en exil.Ainsi, le comte d'Artois demeure une figure paradoxale : libertin flamboyant devenu roi rigoriste, symbole à la fois des excès de l'Ancien Régime et de l'incapacité de la monarchie restaurée à comprendre son époque. Une trajectoire qui résume, à elle seule, le crépuscule de la royauté française. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Quelle est la différence entre une crise cardiaque et un arrêt cardiaque ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 2:16


La différence entre une crise cardiaque et un arrêt cardiaque est souvent mal comprise, alors qu'il s'agit de deux situations médicales distinctes, même si elles concernent toutes deux le cœur et peuvent parfois se succéder.Une crise cardiaque, appelée médicalement infarctus du myocarde, survient lorsqu'une artère coronaire se bouche. Ces artères apportent l'oxygène et les nutriments au muscle cardiaque. Le plus souvent, l'obstruction est causée par un caillot sanguin formé sur une plaque de cholestérol. Lorsque le sang ne circule plus correctement, une partie du muscle cardiaque est privée d'oxygène. Si la situation n'est pas corrigée rapidement, les cellules de cette zone commencent à mourir.Pendant une crise cardiaque, le cœur continue généralement de battre. La personne est consciente, même si elle peut se sentir très mal. Les symptômes les plus fréquents sont une douleur ou une sensation d'écrasement dans la poitrine, une douleur qui peut irradier vers le bras gauche, l'épaule, le dos ou la mâchoire, un essoufflement, des nausées, des sueurs et une grande fatigue. La crise cardiaque est donc avant tout un problème de circulation sanguine au niveau du cœur.L'arrêt cardiaque, en revanche, correspond à l'arrêt brutal et inattendu du fonctionnement du cœur. Le cœur ne pompe plus efficacement le sang vers le cerveau et les autres organes vitaux. La personne s'effondre, perd connaissance, ne respire plus normalement et n'a plus de pouls. Sans intervention immédiate, les lésions cérébrales commencent en quelques minutes et le décès peut survenir très rapidement.L'arrêt cardiaque est le plus souvent provoqué par un trouble grave du rythme cardiaque, c'est-à-dire un problème électrique. Le cœur se met à battre de façon totalement désorganisée ou cesse de battre. Ce dysfonctionnement électrique peut être déclenché par une crise cardiaque, mais aussi par d'autres causes comme une électrocution, une noyade, un traumatisme sévère ou certaines maladies cardiaques.Le lien entre les deux est important à comprendre. Une crise cardiaque peut entraîner un arrêt cardiaque, mais ce n'est pas systématique. De nombreuses personnes font une crise cardiaque sans jamais présenter d'arrêt cardiaque. À l'inverse, un arrêt cardiaque peut survenir sans qu'il y ait eu de crise cardiaque préalable.En résumé, la crise cardiaque est un problème de tuyauterie : une artère est bouchée. L'arrêt cardiaque est un problème électrique : le cœur ne bat plus correctement. Cette distinction est essentielle, car les réponses d'urgence sont différentes. Une crise cardiaque nécessite une prise en charge médicale rapide. Un arrêt cardiaque nécessite immédiatement un massage cardiaque et, si possible, une défibrillation. Connaître cette différence permet de mieux comprendre les signaux d'alerte et peut réellement sauver des vies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Quelle pratique affame les tumeurs cancéreuses ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 2:20


Pendant des décennies, la science a accumulé des preuves solides montrant que l'activité physique régulière réduit le risque de développer plusieurs types de cancers. Pourtant, une question demeurait : comment, concrètement, le mouvement protège-t-il nos cellules ? Une équipe de chercheurs de l'Yale University a récemment mis en lumière un mécanisme fascinant : l'exercice physique affame littéralement les tumeurs.Pour comprendre cette découverte, il faut s'intéresser au carburant principal des cellules : le glucose, un sucre issu de notre alimentation. Les cellules cancéreuses en sont particulièrement friandes. Elles consomment d'énormes quantités d'énergie afin de soutenir leur croissance rapide. C'est d'ailleurs cette voracité qui est exploitée dans certains examens d'imagerie médicale, où l'on injecte du glucose marqué pour repérer les zones anormalement actives.Lorsque nous faisons du sport, un phénomène majeur se produit : les muscles deviennent extrêmement gourmands en énergie. Pour se contracter, ils puisent massivement dans le glucose circulant dans le sang. Cette captation est si importante qu'elle provoque une véritable compétition entre les muscles et les autres tissus de l'organisme.Or, les chercheurs ont observé que, durant l'effort, les muscles gagnent cette compétition. Ils captent une grande partie du glucose disponible, ce qui laisse moins de carburant accessible aux cellules cancéreuses. Résultat : privées d'une ressource essentielle, ces cellules voient leur croissance ralentir, et certaines finissent même par mourir.Ce mécanisme va au-delà d'un simple « manque d'énergie ». Les scientifiques ont constaté que l'environnement métabolique créé par l'exercice modifie profondément le comportement des tumeurs. Les voies biologiques qui favorisent leur prolifération deviennent moins actives, tandis que des signaux associés au stress cellulaire augmentent. En clair, l'effort physique transforme l'organisme en un terrain beaucoup moins favorable au développement du cancer.Autre point important : cet effet n'est pas réservé aux sportifs de haut niveau. Des activités modérées, comme la marche rapide, le vélo ou la natation, suffisent à déclencher cette redistribution de l'énergie. Ce qui compte avant tout, c'est la régularité.Cette découverte ouvre des perspectives majeures. Elle renforce l'idée que l'activité physique n'est pas seulement un outil de prévention, mais pourrait aussi devenir un complément thérapeutique aux traitements existants. En association avec la chimiothérapie, l'immunothérapie ou la radiothérapie, le sport pourrait contribuer à fragiliser les tumeurs en réduisant leur accès aux ressources énergétiques.En résumé, bouger ne se contente pas de renforcer le cœur ou les muscles : cela modifie profondément la façon dont l'énergie circule dans le corps. Et dans ce nouvel équilibre, ce sont les cellules cancéreuses qui se retrouvent perdantes. Une raison supplémentaire de considérer l'activité physique comme un véritable acte de santé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
RDC-Rwanda: «Toute idée qui vise à ramener la paix n'arrange pas le président Kagame»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 13:27


Le président congolais Félix Tshisekedi vient d'achever une longue tournée dans une demi-douzaine de pays, effectuant une offensive diplomatique et politique, des États-Unis aux Émirats arabes unis, en passant par l'Angola et le Togo. Guerre dans le Kivu, dialogue intercongolais, crise avec le Rwanda, minerais critiques... Kinshasa a plusieurs dossiers brûlants sur la table. Pour aborder ces sujets, le porte-parole du gouvernement de la République démocratique du Congo, Patrick Muyaya, est notre Grand Invité Afrique ce matin. Il répond aux questions de Sidy Yansané.  RFI : Depuis le début de l'année, le président Félix Tshisekedi multiplie les déplacements : Togo, Congo, France, les Émirats, les États-Unis et puis l'Angola pour finir cette grosse tournée. Qu'en est-il ressorti de concret à la fois sur les plans diplomatique, économique et surtout sécuritaire ? Patrick Muyaya : La plus récente visite, celle en Angola, c'était évidemment pour passer en revue la question de l'évolution du processus de paix. Et il y avait évidemment la question du dialogue intercongolais. Ensuite, la visite aux Émirats, là aussi, il s'agissait de mettre les dispositifs en place d'un partenariat stratégique, car les Émirats arabes unis et la République démocratique du Congo ont des intérêts en commun à construire et à partager. Pour revenir maintenant sur la visite à Washington, une visite historique, si je peux me permettre, en termes de partenariat stratégique RDC-États-Unis, nous avons eu la première réunion du comité directeur conjoint. Il y a aussi eu ce sommet sur les minerais critiques. Le président Tshisekedi a réussi à inscrire la République démocratique du Congo au cœur du débat sur la transition énergétique, faisait de notre pays un atout pour régler les problèmes de l'humanité. Revenons à l'Angola, puisqu'à la suite de la visite du président Tshisekedi, on a confié à Luanda un nouveau mandat : créer les conditions d'un dialogue intercongolais en parlant à toutes les parties. Qu'espérez-vous du président João Lourenço, ex-médiateur dans la crise rwando-congolaise, dans ce nouveau rôle ? Il va faire une forme de pré-consultation des différentes parties. Mais comme notre président de la République l'a dit et redit, le dialogue entre Congolais se tiendra en République démocratique du Congo. Et ce dialogue, j'insiste là-dessus, ne consacrera aucune forme d'impunité, parce que c'est l'impunité dont bénéficient certains acteurs qui est à la base de la répétitivité des conflits que nous déplorons dans la partie est du pays. Parlons de l'un de ces acteurs. RFI a révélé que, en décembre dernier, l'ancien président Joseph Kabila, condamné à mort pour trahison et crimes de guerre par la justice congolaise, avait été reçu à Luanda par la présidence angolaise. Kinshasa est-elle prête à dialoguer avec cet acteur congolais-là ? Dans le dialogue que nous devons avoir, nous avons un point principal : l'agression. Lorsque vous regardez les prises de position et les attitudes du président honoraire, il est évident qu'il est complice de l'agression parce qu'il est difficile d'imaginer que c'est lui qui a combattu par le passé le M23. Puis, dans une tribune publique, brisant de longues années de silence, il dit soutenir et justifier le combat du M23. Il y a des gestes qu'il n'aurait jamais dû poser. Tout dépendra évidemment du rapport que, le moment venu, le président Lourenço fera de ses différentes consultations, notamment avec celui que vous avez cité. Malgré l'accord signé à Washington, et aussi l'accord-cadre de Doha et ses protocoles censés être appliqués, les violences perdurent sur le terrain. Que manque-t-il pour que, au moins, il y ait un cessez-le-feu ? Il manque de la volonté du côté du Rwanda, car il est évident que toute idée visant à ramener la paix dans cette partie de notre pays n'arrange pas le président Paul Kagame, qui est aussi derrière ces faux prétextes d'extermination ou de ciblage des populations banyamulenge. Il y a un autre prétexte qu'il utilise, celui de la présence des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda, mouvement sanctionné par l'ONU et considéré comme génocidaire par Kigali, NDLR). Je pense que, au terme de tous ces processus, le Rwanda ne viendra plus recycler ces prétextes, d'autant qu'il est censé régler ces problèmes en ce moment. Vous êtes porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication. Vous insistez beaucoup sur certains termes, qualifiant le président Paul Kagame de « père du M23 » avec qui il entretient « une relation diabolique ». Peut-on vraiment parler d'effort de paix quand, des deux côtés rwandais et congolais, il y a des termes extrêmement forts pour désigner l'adversaire et la personne avec laquelle on doit négocier ? Nous qualifions Kagame et le M23 de relation père-fils à raison. Qui a créé le M23 ? Qui arme le M23 ? Qui conduit les opérations du M23 ? Il y a des rapports du groupe d'experts des Nations unies qui le disent de manière régulière. Donc cette filiation existe bel et bien. La frontière avec le Burundi est toujours fermée. Des habitants d'Uvira se sont réfugiés au Burundi, fuyant les combats. Avez-vous des informations concernant l'ouverture prochaine d'une frontière et une stabilisation d'Uvira ? Le gouvernement travaille déjà sur un plan de restauration de l'autorité de l'État, qui va permettre un retour progressif de nos populations qui sont à Uvira, pour revenir en sécurité là où ils doivent être. Et de ce point de vue, il y a une évolution, après la dernière réunion au Qatar. Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des opérations de maintien de la paix, séjourne actuellement à Kinshasa pour voir dans quelle mesure on peut mettre en place le mécanisme de cessez-le-feu qui pourra, s'il est mis en place et surtout s'il est respecté, contribuer au retour des populations qui sont parties se réfugier au Burundi voisin.

Aujourd'hui l'économie
États-Unis: la politique migratoire de Donald Trump provoque un choc démographique et économique

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 3:24


Pour la première fois depuis plus d'un siècle, les États-Unis pourraient voir leur population diminuer dès cette année. En cause, le durcissement extrême de la politique migratoire menée par Donald Trump. Derrière ce basculement démographique historique se cache un choc économique majeur, aux répercussions sur la croissance, le marché du travail, les finances publiques et la compétitivité technologique du pays. Les chiffres sont sans équivoque. Selon le dernier bilan du Census Bureau, entre juillet 2024 et juin 2025, la population américaine n'a progressé que de 0,5%, soit 1,8 million de personnes supplémentaires. Un niveau historiquement faible. Cette dynamique pourrait encore se détériorer. Plusieurs études estiment désormais que la population américaine pourrait reculer dès cette année, un scénario inédit depuis plus d'un siècle. Cette bascule s'explique très simplement. Les États-Unis vivent historiquement sur deux moteurs démographiques, les naissances et l'immigration. Or, aujourd'hui, les deux ralentissent simultanément. Le taux de fécondité est tombé sous le seuil de renouvellement des générations, tandis que le moteur migratoire est en train de s'effondrer. En cause, la multiplication des mesures anti-immigration décidées par Donald Trump : restrictions drastiques des visas étudiants, professionnels et familiaux, refus d'entrée étendus à plus de 70 pays, expulsions accélérées, verrouillage renforcé de la frontière avec le Mexique. Autant de décisions qui ont fait chuter brutalement les flux migratoires. À lire aussiPourquoi l'immigration va déterminer le sort de l'économie américaine sous Donald Trump Un choc majeur sur la croissance et l'emploi Au-delà de ses conséquences sociales, ce tournant migratoire provoque un choc économique majeur. La croissance repose sur trois piliers fondamentaux : la population active, la productivité et l'investissement. Lorsque la baisse démographique touche directement la main-d'œuvre disponible, la croissance potentielle ralentit mécaniquement. Selon le think tank Brookings, la seule baisse de l'immigration retranche déjà 0,3 point de croissance par an à l'économie américaine. Un chiffre qui peut sembler modeste, mais qui est colossal pour une économie habituée à croître autour de 2,5% par an. Ce ralentissement s'explique principalement par un choc sur le marché du travail. Les immigrés représentent environ 19% de la main-d'œuvre américaine, soit près d'un travailleur sur cinq. Dans certains secteurs clés – agriculture, restauration, construction –, leur rôle est absolument indispensable. Résultat : les pénuries de main-d'œuvre explosent, les délais de production s'allongent, les coûts augmentent, les prix suivent, et au bout de la chaîne, la croissance est directement affectée. Une dynamique qui va à l'encontre des promesses économiques affichées par Donald Trump. À lire aussiRoyaume-Uni: le choc démographique qui menace l'économie britannique Finances publiques et leadership technologique fragilisés Les effets du durcissement migratoire se font également sentir sur les finances publiques américaines. Moins de travailleurs immigrés signifie moins de cotisations, moins d'impôts et davantage de dépenses sociales. Selon l'institut Cato, les immigrés ont versé plus d'impôts qu'ils n'ont reçu d'aides sociales chaque année entre 1994 et 2023. Dans ce contexte, la contraction de l'immigration fragilise directement l'équilibre budgétaire du pays et accélère la crise de financement de la Sécurité sociale américaine, déjà menacée à moyen terme. Enfin, l'enjeu dépasse largement la seule sphère budgétaire. L'immigration joue un rôle central dans la recherche, la technologie, l'intelligence artificielle et la finance. Une statistique l'illustre : 40% des chercheurs de la Silicon Valley sont nés à l'étranger. Limiter les visas étudiants et scientifiques affaiblit donc directement l'avantage technologique américain, dans un contexte de concurrence accrue avec la Chine et l'Europe. En définitive, l'arbitrage entre souveraineté politique et rationalité économique apparaît de plus en plus coûteux pour les États-Unis. Les effets du durcissement migratoire pourraient se faire sentir bien au-delà du mandat de Donald Trump, en pesant durablement sur la croissance, l'innovation et le leadership mondial de la première économie de la planète. À lire aussiGel des visas pour les États-Unis: ce qui attend les 26 pays africains concernés

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi faut-il encourager les enfants à compter sur leurs doigts ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 2:37


Compter sur ses doigts est souvent perçu comme une habitude enfantine dont il faudrait se défaire rapidement. Pourtant, cette stratégie intuitive joue un rôle fondamental dans l'apprentissage des mathématiques. Une étude récente menée par Jennifer Way et Katherine Cartwright, chercheuses à l'University of Sydney, montre que l'usage des doigts constitue un véritable atout pour le développement du sens du nombre, en particulier chez les enfants de moins de sept ans.Dès les premières années de vie, les enfants apprennent à associer des quantités à des symboles. Or, les chiffres sont abstraits : le « 5 » écrit ne ressemble en rien à cinq objets réels. Les doigts, eux, offrent une représentation concrète et immédiatement disponible. Lorsque l'enfant lève trois doigts, il ne voit pas seulement un symbole, il perçoit physiquement la quantité. Cette correspondance directe aide à construire des bases solides pour comprendre ce que représentent réellement les nombres.L'étude montre que les enfants qui utilisent régulièrement leurs doigts développent souvent une meilleure précision dans les petites additions et soustractions. Les doigts servent alors de support temporaire, une sorte de « mémoire externe » qui allège la charge cognitive. Au lieu de tout garder en tête, l'enfant peut s'appuyer sur ses mains pour visualiser les opérations, ce qui libère des ressources mentales pour réfléchir au raisonnement.Un autre avantage important est le lien entre mouvement et cognition. Le cerveau humain est fortement influencé par les actions du corps. Bouger ses doigts pendant qu'on compte active simultanément des zones impliquées dans la motricité et dans le traitement des nombres. Cette double activation renforce les connexions neuronales associées au calcul et favorise une compréhension plus profonde.Contrairement à une idée répandue, compter sur ses doigts ne retarde pas l'accès au calcul mental. Au contraire, il constitue une étape naturelle vers l'abstraction. Avec le temps et l'entraînement, l'enfant n'a plus besoin de lever physiquement les doigts, mais il conserve une représentation mentale interne des quantités, héritée de cette expérience concrète.Les chercheuses soulignent cependant que cette méthode est surtout bénéfique avant l'âge de sept ans. Passé ce stade, l'objectif n'est pas d'interdire les doigts, mais d'accompagner progressivement l'enfant vers des stratégies plus mentales, en respectant son rythme.Encourager un enfant à compter sur ses doigts, ce n'est donc pas encourager une « facilité », mais soutenir un mécanisme naturel d'apprentissage. Les doigts sont les premiers outils mathématiques de l'être humain. Les accepter comme tels, c'est offrir aux enfants une base solide pour construire, plus tard, des compétences numériques durables et confiantes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi les étoiles paraissent-elles plus brillantes en hiver ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 1:55


Lorsque l'hiver arrive dans l'hémisphère nord, beaucoup de personnes ont la même impression : le ciel nocturne semble plus spectaculaire. Les étoiles paraissent plus nombreuses, plus nettes, parfois même plus scintillantes. Pourtant, leur luminosité intrinsèque ne change pas au fil des saisons. Ce sont surtout les conditions d'observation depuis la Terre qui évoluent, et elles deviennent particulièrement favorables en hiver.En hiver, l'air est généralement plus froid et plus sec. Or, la vapeur d'eau contenue dans l'atmosphère agit comme un filtre : elle diffuse et absorbe une partie de la lumière provenant des étoiles. Quand l'air contient moins d'humidité, il devient plus transparent, ce qui permet à davantage de lumière stellaire d'atteindre nos yeux.De plus, les basses températures réduisent les mouvements turbulents de l'air. Ces turbulences, fréquentes en été lorsque les masses d'air chaud et froid se mélangent, déforment légèrement les rayons lumineux et donnent l'impression que les étoiles « tremblent » ou perdent en netteté. En hiver, l'atmosphère est souvent plus stable, ce qui améliore la précision et la luminosité apparente des étoiles.Les beaux jours favorisent la présence de pollen, de poussières et de polluants en suspension dans l'air. Ces particules diffusent la lumière artificielle et naturelle, créant une sorte de voile lumineux qui affaiblit le contraste du ciel nocturne. En hiver, l'air est souvent plus « propre », notamment après le passage de systèmes météorologiques qui chassent les particules vers le sol. Résultat : un fond de ciel plus sombre et des étoiles qui ressortent davantage.Un autre facteur évident joue en faveur de l'hiver : la durée de la nuit. Les nuits plus longues permettent d'observer le ciel dans des conditions de noirceur plus marquées, loin des lueurs du crépuscule. Plus le ciel est sombre, plus l'œil humain est capable de percevoir des étoiles faibles, ce qui renforce l'impression de richesse et de brillance du ciel.L'hiver correspond aussi à l'apparition de certaines constellations parmi les plus spectaculaires. Orion, par exemple, abrite plusieurs étoiles très brillantes. Sirius, l'étoile la plus lumineuse du ciel nocturne, est également une vedette des nuits hivernales. La présence de ces astres remarquables contribue fortement à l'impression globale d'un ciel plus éclatant.En résumé, les étoiles ne produisent pas plus de lumière en hiver. Elles paraissent plus brillantes parce que l'atmosphère laisse mieux passer leur lumière, que le ciel est plus sombre, et que des étoiles intrinsèquement très lumineuses dominent la voûte céleste. L'hiver agit ainsi comme un « nettoyeur » naturel du ciel, offrant aux observateurs un spectacle cosmique particulièrement saisissant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
Alain-Claude Bilie-By-Nze: «Aujourd'hui, tout le pouvoir exécutif est concentré entre les mains d'un seul homme»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 8:27


Le Gabon est secoué par un mouvement social qui perdure. Depuis la fin d'année dernière, les enseignants sont en grève. Ils exigent des recrutements, des avancements dans leur parcours, ainsi qu'une revalorisation des salaires – gelés depuis plus de dix ans maintenant. C'est la première crise sociale à laquelle est confronté le président Brice Oligui Nguema depuis la fin de la transition l'an dernier. Une crise qui ne surprend pas son principal adversaire politique, l'ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, désormais dans l'opposition avec son parti Ensemble pour le Gabon. Il est le grand invité Afrique de Sidy Yansané. RFI : Depuis décembre dernier, une grève des enseignants est en cours au Gabon, elle est même en train de s'intensifier. Etes-vous surpris par cette grève qui perdure depuis deux mois maintenant ? Alain-Claude Bilie-By-Nze : Vous savez, lorsqu'on augmente le nombre de députés et de sénateurs, qu'on augmente les salaires des parlementaires et la masse salariale de la présidence, on ne peut pas s'étonner que les enseignants qui, depuis des années, ont des problèmes d'intégration, de salaire et qu'ils revendiquent leurs droits. Aujourd'hui, ils ne demandent pas des droits nouveaux, mais que les droits acquis et prévus par les textes soient respectés. Donc, il n'y a pas de surprise à ce mouvement. Ce qui est étonnant même, c'est que le gouvernement semble totalement déconnecté, ne comprend pas ce qui se passe. Les Gabonais constatent que, pour eux, rien n'a changé mais, par contre, pour la nouvelle élite dirigeante, tout a changé en mieux. Pour les Gabonais, ça change en pire. Mais pourtant, vous étiez-vous même Premier ministre avant la chute d'Ali Bongo et l'accession au pouvoir de Brice Oligui Nguema. Vous avez même participé pendant toute une décennie à quasiment tous les gouvernements successifs de l'ancien pouvoir. Vous disiez récemment sur TV5 que la crise actuelle n'est pas une crise nouvelle. Finalement, n'êtes-vous pas un peu comptable et co-responsable de la situation actuelle ? Quand j'ai quitté mes fonctions, la dette du pays était à 56 % du PIB, aujourd'hui elle est passée à 73 % et l'année prochaine, on sera à 85 % ! Et c'est cela le vrai enjeu. En deux mois et demi, les nouvelles autorités ont surendetté le pays dans des projets sans aucun impact social avéré, avec des promesses tous azimuts et en donnant des marchés à des copains. Henri-Claude Oyima, qui était ministre de l'Économie et des finances, dans un conflit d'intérêt patent, nous a révélé que 89 % des marchés au Gabon ont été attribués par entente directe. Donc, il y a de la corruption et on ne peut pas continuer à accuser le régime déchu. Oligui Nguema est dans ce système depuis Omar Bongo, longtemps avant moi. Il gouverne avec les mêmes personnes qui étaient là avec moi, il n'y a pas de rupture dans ce système. À la crise sociale s'ajoute une crise économique qui, là aussi, n'est pas forcément nouvelle. Le Gabon vient de tendre la main au FMI pour mettre en œuvre « un programme de croissance », selon l'actuel ministre de l'Économie, Thierry Minko. Selon vous, cet appui du FMI annonce-t-il un futur plan d'austérité ? D'abord, si c'était une crise économique régionale où systémique, ça se saurait. C'est une crise qui est liée à des mauvais choix d'investissement et de non-diversification de l'économie. Soixante-cinq ans après les indépendances, c'est toujours les mêmes trois produits d'exportation que nous avons. Le pétrole continue à peser 40 % de nos ressources propres et 60 % de nos ressources d'exportation. C'est la mal gouvernance qui entraine cela. Aller chercher le FMI, c'est à la fois une bonne nouvelle car ça veut dire qu'il y aura un peu plus de transparence dans les finances publiques, une traçabilité. Mais aller chercher le FMI, c'est aussi une mauvaise nouvelle parce qu'on connait les recettes du FMI, et le ministre de l'Économie n'aura pas de marge de manœuvre. Cette loi de finances qui a été adoptée, ses hypothèses sont fausses. Elles le sont aussi bien sur le calcul des recettes, sur la question des emprunts, que sur les projections de croissance. Il faut la refaire. Au lieu de baisser les dépenses publiques, ils accroissent aujourd'hui la question des impôts, tout va coûter encore plus cher. Vous avez fondé le parti Ensemble pour le Gabon. Clairement, que proposez-vous comme alternative ? Qu'auriez-vous fait de différent, vous qui étiez au pouvoir pendant quand même une bonne décennie ? Lorsqu'il y a eu ce coup d'État, je ne l'ai pas applaudi, mais j'ai estimé que c'était peut-être l'occasion de redresser le pays. C'est pour cela que j'appelle aux états généraux de la nation pour refonder nos institutions. Quelle réforme majeure vous verriez, par exemple ? Mais, par exemple, déjà aujourd'hui, on a tous les pouvoirs exécutifs concentrés entre les mains d'un seul homme. Brice Oligui Nguema est président de la République, chef de l'État, chef du gouvernement, il préside le Conseil supérieur de la magistrature, il préside les forces de sécurité et de défense... Ça, ce n'est pas possible. Nous avons eu deux ans de transition. Nous avons un mandat de sept ans. Au bout du mandat, ça fera neuf ans qu'il sera aux responsabilités. Arrivez-vous quand même à identifier une part de votre propre responsabilité sur la situation actuelle au Gabon ? Et si vous y arrivez, quelle serait-elle ? Mais bien sûr ! Lorsque j'ai parcouru le Gabon dans la période préélectorale pour la présidentielle, j'ai dit aux Gabonais : « Oui, je reconnais qu'on aurait dû mieux gérer notre pays. » On avait des ressources suffisantes pour que le Gabon se développe, on ne l'a pas fait. Or, ce qui se passe aujourd'hui, c'est pire que ce qu'on faisait. J'ai aussi demandé à ce qu'on mette en place la commission vérité, justice et réconciliation pour au moins trois éléments : quelles ont été les responsabilités des uns et des autres sur les crises postélectorales, notamment en 2016 ? Comment on fait pour réparer notre pays sur le plan économique et social ? Et comment on fait pour l'avenir ? Sur ces éléments-là, moi j'assume totalement. Je retiens les leçons de mon expérience pour mieux envisager l'avenir.

Choses à Savoir SANTE
Quelle boisson augmente le risque de cancer colorectal ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 2:04


La boisson qui augmente clairement le risque de cancer colorectal est l'alcool. Une vaste étude récente menée par l'American Cancer Society sur près de 88 000 à 90 000 personnes suivies pendant environ vingt ans met en lumière un facteur de risque encore largement sous-estimé : la consommation régulière d'alcool, même à des niveaux considérés par beaucoup comme « modérés ».Les chercheurs ont observé que les personnes ayant consommé en moyenne plus de 14 verres d'alcool par semaine au cours de leur vie présentent un risque significativement plus élevé de développer un cancer colorectal que celles qui boivent très peu ou pas du tout. Cette quantité correspond approximativement à deux verres par jour. Le risque est encore plus marqué pour le cancer du rectum, avec une augmentation particulièrement nette chez les consommateurs réguliers et de longue durée. Ce résultat est important, car il montre que ce n'est pas seulement l'excès ponctuel qui compte, mais bien l'exposition cumulée à l'alcool sur des années.Un point essentiel de cette étude est qu'elle ne met pas en cause une boisson spécifique comme le vin, la bière ou les spiritueux. Le facteur commun est l'éthanol, l'alcool présent dans toutes ces boissons. Autrement dit, peu importe le type d'alcool : c'est la molécule elle-même qui est associée au risque de cancer.Sur le plan biologique, plusieurs mécanismes expliquent ce lien. Lorsque l'organisme dégrade l'alcool, il produit une substance appelée acétaldéhyde, qui est toxique et capable d'endommager l'ADN des cellules. Ces dommages peuvent favoriser l'apparition de mutations et, à long terme, la transformation de cellules normales en cellules cancéreuses. L'alcool favorise aussi l'inflammation chronique, perturbe l'équilibre du microbiote intestinal et peut affaiblir les systèmes de réparation cellulaire. Dans le côlon et le rectum, où les cellules se renouvellent rapidement, ces effets créent un terrain propice à la cancérisation.Cette étude s'inscrit dans un ensemble de données scientifiques cohérentes montrant que l'alcool est impliqué dans de nombreux cancers, notamment ceux de la bouche, de la gorge, de l'œsophage, du foie, du sein et du tube digestif.Le message clé pour le public est simple : plus la consommation d'alcool est élevée et prolongée dans le temps, plus le risque de cancer colorectal augmente. Réduire sa consommation, instaurer des jours sans alcool et rester en dessous de deux verres par jour constitue une mesure de prévention concrète et efficace.En résumé, la boisson incriminée n'est pas un soda, un café ou une boisson énergisante, mais bien l'alcool, un facteur de risque majeur souvent banalisé, alors qu'il joue un rôle important dans le développement du cancer colorectal. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Zeteo
Clarisse Gorokhoff : De la gravité à la grâce

Zeteo

Play Episode Listen Later Feb 7, 2026 64:42


Clarisse Gorokhoff est romancière. Après avoir déjà écrit plusieurs ouvrages, publiés par les plus grands éditeurs français, elle vient de signer Femmes tout au bord, son dernier roman qu'elle est venue présenter au micro de Zeteo.Clarisse Gorokhoff est une jeune femme flamboyante et rayonnante. Passionnée par la vie, elle est curieuse de poursuivre intensément toutes les expériences que son coeur appelle, par fidélité à ses rêves et ses désirs. Pétrie de talents, elle est aussi brillante dans la parole écrite que dite – elle anime notamment Une chambre à tous, un podcast étonnant qui donne voix au corps.La vie de Clarisse Gorokhoff est animée par un mouvement profond. Vibrant et incarné, enraciné dans le tragique, éclairé par la grande beauté, il lui fait traverser la vie avec une force et une espérance étonnantes, qu'elle puise dans un puissant rapport au vivant, à la spiritualité et à l'art.Il y a, dans son univers, une gravité irrésistiblement attirée par la grâce. La gravité s'est imposée dès sa petite enfance, marquée par la mort de sa mère sous ses propres yeux. Je ne sais pas très bien comment la grâce s'est ouverte en elle, mais sans elle, Clarisse reconnaît que sa vie aurait basculé vers le pire.Femmes tout au bord, c'est une autre bascule, un chemin de crête où l'amour entre les hommes et les femmes côtoie la mort, où le vertige et le mystère ne manquent pas.Comme Clarisse, comme ses personnages, nous sommes tous confrontés aux enjeux de l'amour humain et de la mort. Avec Clarisse, nous sommes élevés vers l'éternité, et éclairés chacun sur ce que notre âme est venue incarner en ce monde.Pour lire Femmes tout au bord, le nouveau roman de Clarisse Gorokhoff, cliquer ici.émotionsChers amis, chères amies,Chers auditeurs, chères auditrices,La première émotion, c'est quand j'ai reçu le livre de Clarisse Gorokhoff. Lorsque j'ai ouvert l'enveloppe, et qu'il s'est glissé entre mes doigts. J'ai vu la couverture. Je l'ai reconnue tout de suite. Même si je n'ai vu le film qu'une seule fois dans ma vie, il s'est gravé en moi pour toujours. Comme tous les chefs-d'œuvre.C'est la capture d'une scène bouleversante avec Nastassja Kinski, femme un peu perdue dans Paris Texas, du grand Wim Wenders. Si j'étais encore très jeune, je pressentais déjà que tout ce qui serait important dans ma vie le serait auprès des femmes. Surtout quand elles ont la grâce, la beauté, la fragilité et cette gravité qu'on voit sur le visage de Nastassja.La deuxième émotion, c'est quand j'ai lu la dédicace écrite par Clarisse au tout début de son livre. J'étais un peu surpris. Presque à regret, la littérature n'est pas l'invitée la plus fréquente de Zeteo. De son écriture élégante, généreuse et dynamique, Clarisse, qui avait échangé quelques jours plus tôt avec moi par email, me disait son attachement à ce podcast. Je commençais à comprendre pourquoi ce roman m'avait été envoyé.Il y a eu l'émotion de la rencontre avec Clarisse, pour l'enregistrement de l'épisode avec elle qui est diffusé dès aujourd'hui. Je vous laisse la découvrir, à l'écoute de cette jeune femme aussi inspirée qu'attachante.Il y a beaucoup d'émotions en ce moment autour de Zeteo.Il y en a eu pendant toute l'ascension de la colline de Vézelay, en janvier.Il y en a beaucoup depuis le témoignage de Frédérique Lemarchand la semaine dernière. J'aurai d'ailleurs une bonne nouvelle à annoncer la semaine prochaine à ceux qui ont du mal à commander son livre, qui est en déjà en ré-impression.Quand on arrive au sommet de la colline, vient toujours le moment où il faut redescendre. Comme après chaque diffusion d'épisodes avec Frédérique, je redoutais un peu ce passage. Elle le sait, je lui dit à chaque fois qu'après mes rencontres avec elle, la tentation d'arrêter Zeteo me traverse.Heureusement, l'émerveillement est intarissable, tant il y a de belles personnes parmi nous.D'où ma gratitude, ma joie et mon émotion profondes à partager la rencontre avec Clarisse Gorokhoff. Avec elle, nous ne quittons pas les terres sacrées, un certain vertige, la fragilité, la beauté et la Grâce.Dans l'émotion,Guillaume Devoud--------------    Pour soutenir l'effort de Zeteo, podcast sans publicité et d'accès entièrement gratuit, vous pouvez faire un don. Il suffit pour cela de cliquer sur l'un des deux boutons ci-dessous, pour le paiement de dons en ligne au profit de l'association Telio qui gère Zeteo.Cliquer ici pour aller sur notre compte de paiement de dons en ligne sécurisé par HelloAsso.Ou cliquer ici pour aller sur notre compte Paypal.Vos dons sont défiscalisables à hauteur de 66% : par exemple, un don de 50€ ne coûte en réalité que 17€. Le reçu fiscal est généré automatiquement et immédiatement à tous ceux qui passent par la plateforme de paiement sécurisé en ligne de HelloAssoNous délivrons directement un reçu fiscal à tous ceux qui effectuent un paiement autrement (Paypal, chèque à l'association Telio, 76 rue de la Pompe, 75016 Paris – virement : nous écrire à info@zeteo.fr ).  Pour lire d'autres messages de nos auditeurs : cliquer ici.Pour en savoir plus au sujet de Zeteo, cliquer ici.Pour lire les messages de nos auditeurs, cliquer ici.Nous contacter : contact@zeteo.frProposer votre témoignage ou celui d'un proche : temoignage@zeteo.fr

Franck Ferrand raconte...
BONUS : L'insurrection du 6 février 1934 : une journée sans nom qui a pourtant réussi, un instant, à faire trembler la République.

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 1:58


Le 6 février 1934 restera à jamais gravé dans l'histoire de la Troisième République française. Franck Ferrand vous plonge au cœur de cette journée tumultueuse qui a failli faire basculer le régime.Tout commence avec le scandale Stavisky, une affaire d'escroquerie financière qui éclabousse les plus hautes sphères du pouvoir. La colère gronde dans la population, exaspérée par l'instabilité chronique des gouvernements et la corruption qui gangrène la République. Lorsque le préfet de police de Paris, figure controversée mais populaire auprès de la droite, est limogé, c'en est trop. Les ligues nationalistes et les anciens combattants appellent à manifester le 6 février sur la place de la Concorde, en face de l'Assemblée nationale.

Franck Ferrand raconte...
L'insurrection du 6 février 1934 : une journée sans nom qui a pourtant réussi, un instant, à faire trembler la République.

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 23:42


Le 6 février 1934 restera à jamais gravé dans l'histoire de la Troisième République française. Franck Ferrand vous plonge au cœur de cette journée tumultueuse qui a failli faire basculer le régime.Tout commence avec le scandale Stavisky, une affaire d'escroquerie financière qui éclabousse les plus hautes sphères du pouvoir. La colère gronde dans la population, exaspérée par l'instabilité chronique des gouvernements et la corruption qui gangrène la République. Lorsque le préfet de police de Paris, figure controversée mais populaire auprès de la droite, est limogé, c'en est trop. Les ligues nationalistes et les anciens combattants appellent à manifester le 6 février sur la place de la Concorde, en face de l'Assemblée nationale.

Choses à Savoir
Pourquoi aux échecs la dame est-elle plus forte que le roi ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 2:13


À première vue, cela semble paradoxal : aux échecs, la dame est la pièce la plus puissante, capable de se déplacer librement dans toutes les directions, alors que le roi, pourtant figure centrale du jeu, est lent et limité. Pourquoi la pièce représentant un monarque est-elle moins forte que celle représentant une reine ?La réponse se trouve dans un mélange d'histoire, d'évolution du jeu et de logique stratégique.À l'origine, les échecs viennent d'un jeu indien ancien appelé chaturanga, apparu vers le VIᵉ siècle. Dans ce jeu, l'ancêtre de la dame n'était pas une reine, mais un conseiller du roi, appelé mantri ou vizir. Cette pièce ne pouvait se déplacer que d'une seule case en diagonale. Elle était donc faible, proche du niveau d'un pion amélioré.Lorsque le jeu arrive en Perse puis en Europe au Moyen Âge, ce conseiller devient progressivement associé à la figure de la reine. Mais pendant des siècles, cette pièce reste peu puissante.Tout change à la fin du XVe siècle.En Europe, une réforme majeure des règles transforme radicalement le jeu : la reine acquiert la capacité de se déplacer sur n'importe quelle distance, en ligne droite et en diagonale. Elle devient soudainement la pièce la plus mobile du plateau.Pourquoi ce bouleversement ?Une des hypothèses les plus répandues est d'ordre culturel. Cette période correspond à l'ascension de grandes figures féminines de pouvoir, notamment Isabelle la Catholique en Espagne. La reine devient un symbole d'autorité politique réelle, et cette image se reflète dans le jeu.Mais la raison principale est aussi ludique.Les échecs médiévaux étaient relativement lents. En donnant à la dame une puissance exceptionnelle, on accélère le jeu, on crée plus d'attaques, plus de combinaisons et plus de possibilités tactiques. Le jeu devient plus dynamique, plus spectaculaire.Reste la question du roi.Si le roi est faible en déplacement, c'est parce qu'il n'est pas conçu comme une pièce de combat, mais comme un objectif. Le but du jeu n'est pas de capturer le roi, mais de le menacer de façon inévitable : l'échec et mat.Le roi représente l'État, la stabilité, le cœur du système. Il n'a pas besoin d'être fort militairement, car il est censé être protégé par les autres pièces. Sa fragilité est volontaire : elle crée toute la tension stratégique du jeu.La dame est forte pour rendre le jeu riche et dynamique.Le roi est faible pour rendre le jeu possible.Ce paradoxe apparent est en réalité l'un des plus beaux équilibres des échecs : la pièce la plus puissante n'est pas la plus importante… car sans roi, aucune puissance n'a de sens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi ressent-on une sensation de chute après le décollage ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 2:11


Juste après le décollage, beaucoup de passagers ressentent une sensation déroutante : l'impression que l'avion, après avoir grimpé, se met soudainement à redescendre. Certains parlent même d'une « chute » quelques dizaines de secondes après avoir quitté le sol. Pourtant, du point de vue de la physique, l'avion continue bel et bien de monter. Cette impression est une illusion sensorielle, née d'un décalage entre ce que font réellement l'appareil et ce que perçoit notre corps.Commençons par le déroulement d'un décollage. Lorsqu'un avion quitte la piste, les moteurs délivrent une poussée maximale pour atteindre la vitesse nécessaire à l'envol. L'appareil adopte ensuite un angle de montée relativement prononcé afin de gagner rapidement de l'altitude. Cette phase initiale est énergivore, mais indispensable pour s'éloigner du sol et des obstacles.Environ 20 à 40 secondes après le décollage, les pilotes réduisent volontairement la puissance des moteurs. Cette étape, parfaitement normale, s'appelle la réduction de poussée ou « thrust reduction ». Elle vise à préserver les moteurs, diminuer le bruit et optimiser la consommation de carburant. L'avion continue de grimper, mais avec une accélération moindre.C'est précisément ce changement qui trompe notre cerveau. Pendant la forte accélération initiale, notre corps est plaqué contre le siège. Lorsque la poussée diminue, cette pression se relâche légèrement. Le cerveau interprète alors ce relâchement comme une perte d'altitude, alors qu'il s'agit simplement d'une variation d'accélération.À cela s'ajoute le rôle central de l'oreille interne, et plus précisément du système vestibulaire. Ce système est chargé de détecter les mouvements et les accélérations de la tête. Il fonctionne très bien pour les mouvements courants, mais il est facilement trompé dans des environnements inhabituels comme un avion. Lorsqu'une accélération change brusquement, l'oreille interne peut envoyer au cerveau un signal erroné suggérant une descente.La vision joue également un rôle. Dans un avion, surtout de nuit ou par temps couvert, il n'y a souvent aucun repère visuel extérieur permettant de confirmer la montée. Privé d'indices visuels, le cerveau se fie davantage aux sensations internes, plus sujettes à l'erreur.Il existe même un nom pour ce type d'illusion : l'illusion somatogravique. Elle correspond à une mauvaise interprétation des accélérations linéaires comme des variations d'orientation ou d'altitude.En résumé, l'avion ne tombe pas après le décollage. Il poursuit son ascension, mais avec une puissance moteur réduite. La sensation de chute est une construction de notre cerveau, prise au piège par ses propres capteurs biologiques. Une preuve de plus que, face à la physique du vol, nos sens ne sont pas toujours des instruments fiables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi sous-estimons nous certains dangers ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 1:56


Le paradoxe de la prévention. Ce paradoxe repose sur une idée simple : lorsqu'une prévention fonctionne, elle rend invisible le danger qu'elle combat. Et plus ce danger devient invisible, plus les mesures préventives paraissent inutiles.Dans notre esprit, nous avons tendance à évaluer l'utilité d'une action à partir de ce que nous voyons. Or, la prévention agit surtout sur ce qui n'arrive pas. Pas d'accident, pas d'épidémie, pas de catastrophe. Mais comme ces événements n'ont pas lieu, nous n'en attribuons pas le mérite aux mesures mises en place.Prenons un exemple médical. Les vaccins préviennent certaines maladies. Quand ces maladies disparaissent presque totalement, certains en concluent que la vaccination n'est plus nécessaire. Pourtant, si la vaccination cesse, la maladie peut revenir. Le succès même de la prévention devient alors la cause de sa remise en question.Ce mécanisme existe dans de nombreux domaines :En sécurité routière : ceintures, limitations de vitesse, airbags.En santé publique : hygiène, dépistages, campagnes de prévention.En environnement : normes antipollution, protection des forêts, réduction des risques industriels.Dans tous les cas, plus ces dispositifs fonctionnent, moins ils sont visibles.Le paradoxe s'explique aussi par un biais psychologique : nous percevons mieux les coûts immédiats que les bénéfices différés. Installer des détecteurs de fumée coûte de l'argent. L'incendie évité, lui, reste abstrait. Notre cerveau a du mal à valoriser un événement qui ne s'est pas produit.Ce phénomène peut conduire à des décisions dangereuses. Lorsque les budgets de prévention sont réduits, les risques augmentent progressivement, jusqu'au moment où une catastrophe survient. Et ce n'est qu'après coup que l'on réalise l'importance de ce qui avait été supprimé.Le paradoxe de la prévention nous enseigne donc une leçon essentielle : l'absence de problème ne signifie pas absence de menace. Bien souvent, elle signifie simplement que quelqu'un, quelque part, fait correctement son travail.Comprendre ce paradoxe, c'est accepter que certaines des politiques les plus efficaces sont aussi les moins spectaculaires. Et que le véritable succès, en matière de prévention, n'est pas ce que l'on voit… mais précisément ce que l'on ne voit jamais. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
France-Tchad: «Il y a des intérêts géostratégiques qui vont au-delà de l'économie»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 7:36


Un nouveau chapitre qui s'ouvre dans la relation entre le Tchad et la France. La semaine dernière, le président Mahamat Idriss Déby Itno a été reçu à l'Élysée par son homologue Emmanuel Macron, un an après le départ surprise et précipité de l'armée française présente depuis près d'un siècle dans le pays. Un « partenariat revitalisé, fondé sur le respect mutuel et des intérêts partagés » ont affirmé les deux chefs d'État. Que signifie ce revirement après cette rupture brutale des accords de défense il y a un an ? Analyse de Remadji Hoinathy, chercheur à l'ISS (l'Institut d'études de sécurité) spécialiste du Lac Tchad et de l'Afrique centrale. Il est le Grand Invité Afrique de Sidy Yansané. RFI : Dans leur communiqué conjoint, les présidents Mahamat Idriss Déby Itno  et Emmanuel Macron se félicitent « d'un partenariat revitalisé ». Êtes-vous surpris par ce réchauffement entre les deux dirigeants après le départ très précipité de l'armée française il y a un an ? Remadji Hoinathy : Aussi bien pour ce départ précipité que pour ce réchauffement tout abrupt, effectivement, on est relativement surpris parce que l'on se souvient qu'à l'époque, le Tchad mettait en avant un discours souverainiste exigeant la rupture de coopération militaire, relativement bénéfique pour le Tchad, entre autres, qui existait depuis quasiment plus d'un demi-siècle. Quelles ont été les conséquences de ce départ pour le Tchad ? Durant cette période, il n'y a pas eu de périls sécuritaires extraordinaires qui mettent en avant les conséquences de la fin l'accord de défense entre le Tchad et la France. Dans cette période, le Tchad a essayé, autant que faire se peut, de diversifier justement sa coopération militaire, allant vers de nouveaux partenaires. Et donc pour vous, c'est un signe que la diversification des partenariats sécuritaires n'a pas porté ses fruits ? Au-delà de la coopération militaire, qui n'a pas été mise en avant dans la communication officielle, il y a les aspects économiques et culturels, et il y a toutes les questions de sécurité régionale. Si aujourd'hui le Tchad revient sur ses pas et repart vers la France, malgré ce discours souverainiste assez véhément mis en avant, cette diversification n'a pas dû apporter les résultats attendus. Le communiqué conjoint est quand même très laconique. Il insiste, vous l'avez dit, surtout sur le partenariat économique. Ces intérêts économiques français et tchadiens, quels sont-ils réellement ? La France a surtout été un support financier très important pour un pays comme le Tchad au niveau budgétaire et dans différents domaines de développement. Lorsque l'on regarde la situation économique dans l'ensemble de l'Afrique centrale en général et dans un pays comme le Tchad, un retour ou une embellie dans la coopération économique avec la France en termes d'aide budgétaire et de support dans les négociations avec les institutions et les partenaires internationaux, dont ceux de Bretton Woods, est quelque chose d'assez important pour ce pays qui reste assez dépendant de l'aide internationale. Pour la France, avoir encore un pied au Tchad, un des derniers pays de la zone qui ne lui sont pas réfractaires, reste quelque chose d'important. Dans ce nouveau rapprochement, il y a plutôt des intérêts géostratégiques qui vont au-delà de l'économie. Justement, le communiqué fait également référence à la guerre au Soudan voisin. Le Tchad est accusé de servir de point de passage pour les armes que les Émirats arabes unis fournissent aux paramilitaires FSR. Qu'en est-il vraiment et de quelle manière la France pourrait jouer un rôle dans la résolution de ce conflit via son partenaire tchadien ? Le Tchad s'est toujours défendu d'avoir tenu une position plutôt neutre dans ce conflit. Le Soudan de son côté, et beaucoup d'autres acteurs dont les Nations unies, disent détenir des preuves de l'implication du Tchad, servant au minimum de point d'entrée pour l'aide émirienne aux Forces de soutien rapide. Depuis la fin de l'année passée, on se rend compte que même à l'international en général, le vent est en train de tourner. Dans le sens où les pays jouant un rôle assez important aux côtés des différents belligérants, les Émirats arabes unis d'un côté et de l'autre, l'Egypte avec l'Arabie saoudite et les Etats-Unis, sont plutôt en train de pousser vers une solution diplomatique, vers une cessation des hostilités, une trêve humanitaire, mais aussi vers un arrêt du support apporté par les différents pays aux belligérants. Le discours du président Macron va aller aussi dans le sens de dire à son partenaire tchadien, mettant à profit l'embellie de leur relation, la nécessité de revenir à un rôle plus neutre dans le conflit au Soudan. Il y a quand même quelque chose de surprenant. Je disais que le communiqué était très laconique, au point de ne faire aucune référence, même indirecte, à la détention de l'opposant Succès Masra, à l'assassinat de l'opposant Yaya Dillo, aux tragiques événements du 20 octobre 2022. Selon vous, est-ce à dire que la France assume désormais une realpolitik mettant de côté les droits humains ? C'est une tendance que l'on a observé depuis le début de la transition au Tchad : ne pas offusquer le partenaire en insistant trop sur la question des droits humains et de l'ouverture électorale. Ce n'est pas du tout à l'avantage de l'image de la France de revenir dans un partenariat où elle ne pourra pas remettre sur la table de manière claire ses principes sacro-saints, importants à ses yeux et dans son histoire politique. À lire aussiLa France et le Tchad ouvrent une nouvelle page dans leur relation bilatérale

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi Hitler lui-même a-t-il interdit la traduction de Mein Kampf en français ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Feb 1, 2026 3:13


Mein Kampf est sans doute l'un des livres politiques les plus célèbres — et les plus sinistres — du XXᵉ siècle. Rédigé par Adolf Hitler dans les années 1920, il y expose son idéologie, son antisémitisme radical, sa vision raciale du monde et ses ambitions territoriales. Pourtant, un fait méconnu intrigue les historiens : Hitler lui-même s'est opposé à ce que son livre soit traduit et diffusé en français au début des années 1930. Une attitude paradoxale pour un homme obsédé par la propagande. Mais derrière ce refus se cache un calcul stratégique très précis.Au début des années 1930, l'Allemagne est encore affaiblie par les conséquences de la Première Guerre mondiale et par les contraintes du traité de Versailles. Son armée est limitée, ses frontières surveillées, et une partie de son territoire reste sous contrôle étranger. Face à elle, la France dispose d'une puissance militaire supérieure et d'un réseau d'alliances solide en Europe.Or, dans Mein Kampf, Hitler désigne explicitement la France comme un ennemi majeur de l'Allemagne. Il y décrit le pays comme un obstacle central au redressement allemand et affirme que la puissance française doit être brisée pour permettre l'expansion du Reich. Ces passages ne laissent aucun doute sur ses intentions futures.Lorsque, en 1934, une maison d'édition française publie une traduction complète de Mein Kampf, l'objectif est clair : alerter l'opinion publique. L'ouvrage est présenté comme un avertissement. Certains responsables politiques et militaires estiment qu'il faut prendre Hitler au mot, et comprendre que son arrivée au pouvoir constitue une menace directe.Cette initiative provoque la colère du dirigeant nazi. Non pas parce que ses idées sont déformées, mais au contraire parce qu'elles sont exposées trop fidèlement. Hitler engage alors une action juridique pour faire interdire cette version en France, et obtient gain de cause.Pourquoi cette volonté de censure ? Parce qu'en 1934, Hitler n'est pas encore prêt à affronter militairement la France. Il est en phase de réarmement, cherche à gagner du temps, et tente de projeter une image rassurante à l'étranger. Il multiplie les discours évoquant la paix, la réconciliation, et le respect des frontières occidentales.Laisser circuler une traduction montrant clairement sa haine de la France ruinerait cette stratégie diplomatique. Elle risquerait de provoquer un durcissement immédiat de Paris, voire une réaction préventive.En revanche, en 1938, dans un contexte politique radicalement différent, Hitler accepte la publication d'une nouvelle traduction française… mais expurgée. Les passages les plus agressifs envers la France sont supprimés ou édulcorés. Cette version « nettoyée » sert à entretenir l'illusion d'un dirigeant raisonnable, alors même que l'Europe se rapproche de la guerre.Ainsi, si Hitler a refusé la traduction fidèle de Mein Kampf en français, ce n'est pas par pudeur idéologique, mais par pur opportunisme. Il voulait dissimuler ses véritables objectifs. Ironiquement, ceux qui avaient tenté d'alerter la France dès 1934 avaient vu juste. Le livre disait déjà ce que l'homme ferait ensuite. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi le Brésil et l'Argentine s'appellent-ils ainsi ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 1, 2026 2:25


Aujourd'hui, partons à la découverte de deux géants d'Amérique du Sud, dont les noms racontent des histoires de convoitise, d'illusion… et de promesses brillantes : le Brésil et l'Argentine.Commençons par le Brésil.Nous sommes au début du XVIe siècle. Les navires portugais longent une côte immense, encore inconnue des Européens. Pas d'or à l'horizon. Pas de cités étincelantes. Mais un arbre. Un simple arbre, à l'écorce sombre, qui cache un secret précieux. Lorsqu'on le coupe, sa sève libère une teinture rouge intense, proche de la couleur des braises.Cet arbre s'appelle le pau-brasil.À l'époque, en Europe, les teintures rouges sont rares, chères, et extrêmement recherchées pour colorer tissus et vêtements nobles. Très vite, ce bois devient une marchandise stratégique. Des cargaisons entières traversent l'Atlantique. La région n'est plus seulement une terre lointaine. Elle devient la « Terre du bois de braise » : Terra do Brasil.Peu à peu, le produit donne son nom au territoire. Ce n'est pas un roi, ni un peuple, ni un mythe fondateur… mais une ressource naturelle qui baptise le pays. Le Brésil est ainsi l'un des rares États modernes dont le nom provient directement d'un objet de commerce.Un pays nommé d'après un arbre. Comme si, dès sa naissance, son destin était lié à l'exploitation de ses richesses.Cap maintenant vers le sud, et vers un autre rêve : celui de l'argent.Lorsque les explorateurs espagnols atteignent l'estuaire d'un immense fleuve, ils entendent parler de montagnes lointaines regorgeant de métaux précieux. Des rumeurs circulent. Des peuples évoquent des régions où l'on trouve de l'argent en abondance. En latin, l'argent se dit argentum.Les Européens baptisent le fleuve Río de la Plata : le fleuve de l'argent.Et bientôt, les terres alentours héritent du même imaginaire. Elles deviennent l'Argentine : littéralement, « le pays de l'argent ».Ironie de l'histoire : les grandes mines d'argent ne se trouvent pas réellement dans l'Argentine actuelle, mais surtout en Bolivie. Pourtant, le nom est resté, figé dans les cartes et les esprits.Deux pays, deux noms, nés de la même pulsion : l'espoir de richesse.Le Brésil, enfant d'un arbre rougeoyant.L'Argentine, fille d'un métal fantasmé.Des noms qui rappellent que, bien souvent, la géographie du monde s'est dessinée au rythme des désirs humains… bien avant celui des frontières. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi les neurones pourraient servir de carte d'identité ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Feb 1, 2026 2:47


Et si, demain, votre mot de passe le plus sûr n'était plus votre visage, votre doigt… mais votre cerveau ? Cette idée, qui relevait encore récemment de la science-fiction, est en train de devenir une réalité grâce à un nouveau champ de recherche : l'identification neuronale.L'identification neuronale repose sur un principe simple en apparence : chaque cerveau produit une activité électrique unique. Lorsque nous pensons, regardons une image ou réagissons à un stimulus, des milliards de neurones s'activent selon des schémas spécifiques. Or, ces schémas varient d'un individu à l'autre, un peu comme une signature invisible. L'objectif est donc de transformer cette activité cérébrale en identifiant biométrique.Concrètement, cette technologie utilise des capteurs capables d'enregistrer des signaux cérébraux, souvent via des électroencéphalogrammes, ou EEG. L'utilisateur porte un casque ou un dispositif léger qui capte les ondes émises par son cerveau pendant qu'il effectue une tâche simple : regarder une forme, écouter un son, ou se concentrer sur une image. Ces données sont ensuite analysées par des algorithmes d'intelligence artificielle, qui extraient des caractéristiques stables propres à chaque personne.C'est précisément l'approche développée par la start-up française Yneuro avec son système Neuro ID, présenté comme la première solution d'authentification biométrique fondée sur l'activité cérébrale. L'ambition est claire : proposer une alternative aux méthodes actuelles comme les empreintes digitales, la reconnaissance faciale ou l'iris.Pourquoi chercher à dépasser ces technologies déjà très répandues ? Parce qu'elles ont des failles. Un visage peut être copié à partir d'une photo, une empreinte digitale peut être reproduite, et les bases de données biométriques peuvent être piratées. Le cerveau, lui, est beaucoup plus difficile à imiter. Les signaux neuronaux sont dynamiques, complexes, et quasiment impossibles à deviner sans être physiquement la personne concernée.Autre avantage majeur : l'identification neuronale pourrait permettre une authentification dite « vivante ». Autrement dit, le système ne vérifie pas seulement une caractéristique statique, mais une activité cérébrale en temps réel, ce qui réduit fortement les risques d'usurpation.Pour autant, cette technologie ne rendra pas immédiatement obsolètes les méthodes actuelles. Les capteurs doivent encore être miniaturisés, rendus confortables et peu coûteux. Des questions éthiques majeures se posent aussi : que devient la confidentialité des données cérébrales ? Qui les stocke ? Et dans quel but ?L'identification neuronale ouvre donc une nouvelle ère de la biométrie. Une ère fascinante, prometteuse… mais qui exigera des garde-fous solides. Car pour la première fois, ce n'est plus notre corps que l'on utilise comme clé d'accès, mais l'intimité même de notre activité mentale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

C dans l'air
Justin Vaïsse - Trump: une menace pour la paix?

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 11:41


C dans l'air l'invité du 26 janvier 2026 avec Justin Vaïsse, historien spécialiste des relations transatlantiques, directeur général du Forum de Paris sur la Paix.La président américain Donald Trump a présenté son "Conseil de la paix", un nouvel organisme né à Davos, et qui vient concurrencer l'ONU. Lorsque le Hamas et Israël ont signé leur accord de cessez-le-feu en octobre 2025, il prévoyait plusieurs étapes. La première était la libération des otages contre le retrait partiel d'Israël de Gaza, la seconde la création d'un "Conseil de la Paix" à l'initiative des Etats-Unis. Ce "Board of Peace" vient donc de voir le jour.Donald Trump est le premier président de ce Conseil. Il est le seul à pouvoir inviter d'autres chefs d'Etat et de gouvernement à l'intégrer, et il peut décider d'en exclure un membre s'il le souhaite. Chaque Etat membre exerce un mandat d'une durée maximale de trois ans à compter de l'entrée en vigueur de la charte, et pour rester dans ce club il faudra débourser un milliard de dollars. La mission de ce Conseil de la Paix est un copier-coller de la mission des Nations Unies. Dans le préambule de la charte signée à Davos, il est écrit que "Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits" quand la charte de l'ONU, elle, parle de "préserver les générations futures du fléau de la guerre, de créer les conditions nécessaires au maintien de la justice, d'instaurer de meilleures conditions de vie et de défendre les droits de l'Homme." Quelles conséquences pour le multilatéralisme, et pour la paix dans le monde ?Ce week-end, le président américain s'en est pris à ses alliés de l'Otan. Il a affirmé que les alliés étaient «restés un peu loin des lignes de front» lors de l'intervention en Afghanistan et que les États-Unis n'ont «jamais eu besoin d'eux». Dès vendredi, le Premier ministre britannique Keir Starmer, à l'unisson de toute la classe politique, avait qualifié d'«insultants» et «franchement consternants» les déclarations du président américain. «Ces déclarations inacceptables n'appellent aucun commentaire. C'est aux familles de soldats tombés que le chef de l'État souhaite apporter du réconfort et redire la reconnaissance et la mémoire respectueuse de la nation», a dit l'entourage du Français Emmanuel Macron. Justin Vaïsse, historien spécialiste des relations transatlantiques, et directeur général du Forum de Paris sur la Paix, est notre invité. Il analysera avec nous la situation des relations transatlantiques, et les menaces qui pèsent contre la paix.

Les adultes de demain
Occuper l'enfant lors des trajets - Pause éducative - Sylvie d'Esclaibes

Les adultes de demain

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 11:26


Un trajet en voiture, en train ou en avion avec des enfants… et si cela devenait un moment joyeux, serein et même porteur d'apprentissages ?Comment éviter l'ennui, l'agitation ou les écrans, pour transformer les déplacements en véritables temps de vie partagés ?Dans cet épisode, Sylvie d'Esclaibes, spécialiste de l'éducation depuis plus de 30 ans, nous partage ses meilleurs conseils pour occuper les enfants pendant les déplacements, en s'inspirant des principes Montessori : des activités simples, ludiques et adaptées qui rendent le voyage aussi enrichissant pour l'enfant… que plaisant pour les parents !Lorsque l'enfant est respecté dans ses besoins pendant le voyage, le trajet devient plus doux et agréable, aussi bien pour lui que pour les adultes qui l'entourent.Quelques enseignements clés :

Franck Ferrand raconte...
L'arrivée de la Couronne d'épines

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 22:02


Lorsque l'empereur latin de Constantinople propose à Louis IX de lui confier la Sainte Couronne, s'organise le voyage de la plus grande relique de la Chrétienté.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.