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Question de croire
Combien bien choisir ses modèles?

Question de croire

Play Episode Listen Later Sep 30, 2026 28:11


Comment bien choisir ses modèles Dans ce premier épisode de la cinquième saison du podcast, Stéphane et Joan explorent notre rapport aux modèles qui inspirent nos vies et notre foi. Entre figures religieuses, personnalités publiques et proches du quotidien, ils questionnent notre quête de perfection et invitent à privilégier des modèles authentiques, imparfaits et humains, capables d'inspirer sans devenir des idoles. [Stéphane] Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui explore la foi et la spiritualité une question à la fois. Et pour débuter notre cinquième saison, on se demande comment bien choisir ses modèles. [Joan] Bonjour, Stéphane, et bonjour à toutes les personnes qui nous écoutent. [Stéphane] Bonjour Joan. La pression liée à un prénom [Joan] Ah, tu as dit bonjour, Joan. Tu vois Joan déjà c'est un modèle pour moi parce que c'est qui? C'est John Baez. Eh oui. Mes parents ont choisi mon prénom parce que voilà, formidable, tu connais John Baez quoi, je veux dire révolutionnaire antitout ou pro-tout, chacun dira ce qu'il veut. Oui, ils ont fait encore plus fort. Ils m'ont donné aussi Angela ou Ángela. Bon, après, des Ángela, il y en a eu dans toute ma lignée espagnole sur plusieurs générations. Mais bon, Angela, on sait très bien que c'est Angela Davis. Et Rosa, il y a aussi beaucoup de Rosa dans ma famille espagnole. Mais là, c'était Rosa Luxembourg. Donc, mes parents étaient-ils, sont-ils des gauchos? Pas du tout! Quand les gens me demandent un peu, pourquoi tu t'appelles Joan? Parce que c'est vrai que normalement on se dit Joan et j'ai dit : « c'est John Baez », à chaque fois ils me font « oh là, là, sacré programme ». Sauf que moi, je vis assez bien avec cet héritage, parce qu'une fois, j'ai entendu un jeune étudiant en théologie, quand j'allais au Bénin pour les formations d'auxiliaires de bibliothèque, pour former des gens dans mon équipe et tout, qui a fait une prédication très drôle, assez humoristique, pour dire que lui, en tant qu'étudiant en théologie, futur pasteur, il avait toujours envie d'être président. Effectivement, c'est parce qu'il avait un prénom qui le prédestinait à cela, puisque ses parents, lui souhaitant un brillant avenir, l'avaient prénommé Chirac. Donc, il a dit que quand il est devenu président de l'Amicale des étudiants en théologie du Bénin, il a senti vraiment, quelque part, il avait honoré l'intention de ses parents, qui avaient pris Chirac comme modèle pour lui. Le pasteur comme modèle de la vie chrétienne [Stéphane] C'est vrai qu'on reçoit parfois, par nos noms ou par nos fonctions, une certaine pression. Moi, ça me fait penser au titre de pasteur. On utilise beaucoup « pasteur » ou « révérend » dans mon Église. Comme je l'ai déjà signifié, moi je suis un peu allergique aux titres qui sont un peu honorifiques. Je trouve ça pompeux. Je dis toujours : « appelez-moi Stéphane. Vous pouvez me tutoyer, ça va bien ». Mais je peux comprendre que dans certains contextes, c'est comme ça que ça fonctionne. J'ai reçu un mandat de travailler avec une communauté essentiellement camerounaise. Il y a des gens d'un peu partout, mais la majorité est camerounaise. Et depuis le début, c'est pasteur Stéphane, pasteur Stéphane, pasteur Stéphane. Bon, j'ai décidé d'accepter, pas de me battre, parce que pour eux et pour elles, c'est important. Mais je trouve des fois, on a tendance à mettre le pasteur sur une espèce de piédestal. On investit tous nos fantasmes dans le sens où le pasteur, c'est quelqu'un de bien nécessairement, c'est quelqu'un de très éduqué, c'est quelqu'un d'une très grande sagesse et Dieu sait qu'on en a rencontré que non, ce n'est pas du tout le cas. Mais on sent qu'on doit projeter quelque chose et il y en a qui jouent un peu le jeu. Moi, mon anecdote d'aujourd'hui, les Québécois peut-être comprendront la référence, surtout si vous avez été aux alentours du Québec dans les années 1990, j'ai vu une vidéo de l'Église ICM, je ne sais pas, je n'ai pas vérifié l'acronyme. C'est un jeune pasteur qui lance un message. Venez à l'église, 16 septembre! Vous allez être accueillis! et je vois le nom Benjamin Carbone. Puis là, j'ai dit, mais est-ce le fils du célèbre Alberto Carbone, qui était un télévangéliste au Québec dans les années 1990? Eh bien oui, il a repris l'entreprise familiale, je pourrais dire. [Joan] Benjamin, si jamais on vous ramène des followers, dis-le-nous, c'est important qu'on sache. [Stéphane] Ah ben oui. Ce que j'ai remarqué en faisant un peu de recherche, c'était lui et son épouse. Il y a des cas où, comme toi Joan, avec ton époux, vous êtes tous les deux pasteurs, mais ce n'est pas l'image du beau couple parfait, l'épouse, le mari, les enfants parfaits, ce que j'appelle la vie Instagram, il n'y a rien qui dépasse, tout est beau. Donc, il se présente comme des modèles de la foi, des modèles de bon chrétien. Ce n'est pas ça la vraie vie, là. Qu'est-ce qu'on cherche là-dedans? Qu'est- ce qu'on cherche à projeter? Qu'est-ce que les gens recherchent là-dedans, pourquoi on veut que nos pasteurs, nos prêtres ou nos leaders religieux, soient des modèles, soient plus que parfaits. Dolly Parton, un modèle surprenant [Joan] Et d'ailleurs, ça me renvoie un petit peu à l'idée source de l'épisode. En fait, moi, je t'ai dit, il y a Dolly Parton qui est morte. Tu m'as dit, « Je ne connais pas trop. Je n'écoute pas trop de la country ». En fait, Dolly Parton, quand elle est morte, j'ai eu tellement de gens dans mon feed des réseaux sociaux qui lui ont payé un hommage, qui ont parlé d'elle, qui ont reposté ses chansons, qui ont parlé de sa vie, qui lui ont dit merci à titre posthume. Du coup, j'ai écouté un peu des épisodes de trucs et de machins, j'ai regardé des publications. Enfin, vraiment, ça m'a touchée parce que je connaissais Dolly Parton, mais je n'avais jamais trop fait attention. Elle vient des Smoky Mountains, un milieu vraiment assez rural, assez montagnard, assez cow-boy. Et elle s'est construit un personnage flamboyant en s'inspirant d'une femme de son entourage que tout le monde traitait de pétasse. En fait, c'était vraiment la femme du village, où quand on passait à côté d'elle, on disait aux enfants, aux petites filles, il ne faut surtout pas ressembler à cette dame. Pour qui elle se prend avec ses cheveux peroxydés, tout blond moche, ses talons, son maquillage, son allure? En plus, elle essaie d'attirer les hommes. Et puis elle, petite fille, dans une famille très chrétienne, vraiment très chrétienne, elle disait, mais un jour, moi, je serai comme cette femme. Parce qu'elle, au moins, elle ose qui elle est. Elle n'a pas peur, elle n'a pas honte. Elle vient d'une famille où on chantait beaucoup, comme c'était souvent le cas dans ces milieux-là. Un petit peu à la Céline Dion, pas du tout la même chose, mais de grandes familles, on chante, on sort le banjo, le truc, le machin. Et toute sa vie, en fait, elle a été une chrétienne hyper investie pour l'égalité des droits, pour les personnes LGBTQ+, les personnes queer, pour la early literacy, pour tout ce qui est l'apprentissage précoce de la lecture. Elle a créé une sorte de programme pour les enfants, pour qu'ils lisent. Elle se fait beaucoup attaquer par les chrétiens conservateurs. Elle n'en a jamais rien eu à taper. Évidemment, elle avait un empire, elle était très riche. C'est une businesswoman, elle a été hyper intelligente en termes de business. Mais ce qui est marrant, c'est que toute sa vie, même en étant assez vieille, elle avait ce look-là avec les cheveux blond jaune, un peu le look dingue, les maquillages flamboyants. Et toujours parce que cette femme, quand elle était petite fille, a été son modèle d'émancipation, d'oser être qui elle est. Et sa famille a eu un peu de mal, je pense, mais en fait, ils ont fini par s'habituer. Je trouve ça formidable, un exemple de vie chrétienne à contre-courant, en fait, de ce dont tu parles. Ça n'a rien à voir avec ça et c'est hyper inspirant pour les générations maintenant. Jésus, un révolutionnaire qui est devenu un modèle [Stéphane] C'est vrai que c'est très intéressant. On regarde certains chrétiens, ils vont dire : « Moi, je suis Jésus. J'admire Jésus. J'aspire à être comme Jésus ». Mais on regarde ne serait-ce que dans les évangiles, les amis de Jésus, c'est, entre guillemets, toutes les mauvaises personnes. Ce sont les prostituées, les lépreux, les collecteurs d'impôts. Toutes les personnes qu'on veut mettre au ban de la société, c'est ça les amis de Jésus. On s'attaque aux pharisiens. Ils étaient toujours à débattre et à essayer d'en découdre avec Jésus. Mais dans la société de l'époque, les pharisiens étaient considérés comme les bons croyants qui allaient au temple, qui respectaient les règles de la religion et tout ça. Et c'était Jésus qui provoquait, qui challengeait le statu quo, qui remettait les choses en question. Et 2000 ans plus tard, ce qu'on voit, c'est que le révolutionnaire ou celui qui voulait brasser la cage est devenu le modèle et les bonnes personnes sont devenues les moins bonnes personnes. Marie Durant, un modèle pour les protestants français [Joan] Moi, je me demande aussi pourquoi est-ce qu'on préfère souvent des modèles morts. Pourquoi est-ce qu'on prend beaucoup de modèles morts en exemple? Pourquoi est-ce que les gens qui sont là, qui justement se décarcassent, font du transport illégal de migrants et de migrantes, partagent leurs biens, replantent des déserts une plante après l'autre, pourquoi ces gens-là n'intéressent pas davantage? Alors bien sûr, il y a toujours quelqu'un qui se fait un petit peu remarquer, souvent quand la personne est jolie, jeune de préférence, souvent mince d'ailleurs aussi, ou a un bon réseau. Et d'ailleurs des fois c'est une bonne chose. Je rappelle que Gisèle Pellicot, l'une de ses filles, faisait partie du grand réseau journalistique et des médias parisiens. Donc, ce n'est pas par hasard non plus qu'on a eu cette médiatisation qui a apporté du fruit, donc ce n'est pas toujours négatif. Mais finalement, pourquoi on s'intéresse souvent plus aux personnes mortes comme modèle qu'aux personnes vivantes ? Et d'ailleurs, pourquoi est-ce que les personnes vivantes n'ont pas le droit d'être complètement vivantes, même quand elles ont subi de grandes offenses ou de grands malheurs? Je pense, et c'est tout bête, mais à Marie Durand. Marie Durand, grand exemple du protestantisme français, de la Résistance, enfermée 38 ans à la tour de Constance. J'y étais à la tour de Constance, c'est épatant d'aller là-bas. Et j'ai une copine, pendant ses études de théologie, elle était guide là-bas, à la tour de Constance, et elle raconte qu'il y a un truc que les gens ne supportaient pas. Tu ne vas jamais deviner ce que c'est Stéphane, c'est trop drôle. C'est qu'à la fin de la visite, elle me disait : « Écoutez, pour Marie Durand, après 38 ans d'emprisonnement, tout est bien qui s'est bien terminé. Elle est sortie de cette tour et elle s'est très vite mariée avec un homme qu'il admirait, qu'il attendait et elle a pu fonder une famille, être heureuse ». Les gens, ils étaient trop déçus! Il se disait, non, mais c'est une martyre, elle a souffert, elle a souffert pour sa foi. Ben non, en fait, on peut être une martyre, souffrir pour sa foi, puis vivre des grands moments de joie, être heureux et heureuse en fait, tout en étant des modèles. La recherche de modèle parfait [Stéphane] C'est vrai que certaines personnes ressentent presque un sentiment de trahison. Lorsque ces personnes investissent leurs émotions dans l'image d'une personne, on veut que ce soit parfait, qu'il n'y ait pas d'aspérité, qu'il n'y ait rien qui dépasse. Tout est lisse. La belle histoire, l'hagiographie, parfait, parfait, parfait. Mais qu'est-ce qu'on recherche dans ces modèles-là, dans ces idoles? Est-ce qu'on recherche justement la perfection, ce qu'on ne peut pas atteindre nous-mêmes, mais qu'on aimerait tellement? Est-ce qu'on ne préfère pas plus des gens ordinaires, je pourrais dire? Des gens justement qui ont souffert, qui ont douté, qui ont surmonté des épreuves, qui ont fait des erreurs, qui ont reconnu leur tort, qui ont réessayé. Qu'est-ce qu'on recherche? Moi, un des trucs que j'ai remarqués, c'est le personnage de mère Thérésa, qui a été acclamée de son vivant. Mais à la suite de sa mort, il y a des choses qui sont sorties. Elle avait écrit des trucs sur qu'elle ressentait le doute, qu'elle avait des périodes plus sombres au niveau de la foi. Puis là, il y a eu des trucs aussi que la gestion financière n'était pas vraiment optimale. On ne parle pas de malversation, mais disons que la comptabilité, ce n'était pas sa force. Les choses étaient un peu mélangées. Et là, les gens disaient, mais c'est scandaleux tout ça. Encore une fois, qu'est-ce qu'on veut? On veut la personne qui agit sans erreur ou la personne qui réussit de grandes choses, mais qui se questionne, qui a un doute. Moi, j'aime bien être capable de me reconnaître un peu dans ces modèles-là, dans ces idoles-là. Je peux me dire : « ah, cette personne-là a eu une passe un peu plus difficile. Ah, moi aussi, j'ai une passe plus difficile. Elle s'en est sortie. Ça m'inspire pour m'en sortir. » L'importance des modèles féminins [Joan] En plus, en tant que petite fille, moi, je manquais de modèles féminins, de leadership féminin, en fait, dans les Églises, dans le religieux. Vraiment, on ne voyait jamais les femmes rabbins, les femmes imams. Bon, côté catholique, voilà. Et puis, j'entendais parler quand j'étais petite de femmes pasteurs. Ça, c'était un sujet assez récurrent, parce que tu pouvais avoir des discussions là ou là, et puis on disait oui, ben voilà, moi, ma pasteure. Mais moi, de là où je suis originaire, la paroisse réformée du Bouclier de Strasbourg, il n'y avait pas de femmes pasteurs dans mon environnement. Il y avait des femmes, des laïcs très investies, c'était déjà chouette, mais pas de femmes pasteure. Et pourtant c'est dommage parce que 100% des femmes en situation de leadership dans les églises expliquent qu'elles avaient besoin de penser à une pionnière pour s'y raccrocher en fait. Ce serait que quand on vient faire des tas de procès à des femmes comme Mère Thérésa. D'un côté, c'est juste de souligner aussi ce qui n'était pas ok. D'un autre côté, c'est aussi de l'acharnement en fait, parce qu'il y a beaucoup d'hommes qui ne sont pas ok dans leur gestion, qui font un peu n'importe quoi. Et finalement, on va finir par te dire ce qui compte, c'est son œuvre ou ce qui compte, ce qu'il a fait. D'ailleurs, il y a un exemple avec un symposium qui a dû avoir lieu, complètement délirant, pour un prof de théologie dont je n'ai même pas envie de parler. Et là, on a bien vu que pour ce symposium, pour ce prof de théologie, qui pourtant a reconnu un certain nombre de trucs vraiment super pas ok, vraiment des choses qui ne vont pas du tout. Il y a plein de gens qui continuent à penser que c'était quelqu'un d'hyper intéressant, qui avait beaucoup contribué à la recherche. Et puis de toute façon, tout le monde a ses faiblesses et ses failles. Et alors c'est là qu'on se rend compte qu'on a du mal à perdre une figure tutélaire. Et on voit aussi que la personne qu'on considère comme une figure tutélaire, elle a du mal à perdre cette petite aura qu'elle a. « C'est un modèle de recherche, de réflexion, de savoir théologique ». On sent que quand tu remets un peu en question ça, sentir jugé, vexé. Moi j'ai interpellé des personnes qui avaient annoncé qu'elles allaient participer à ce symposium alors que voilà, ça aurait été mieux de ne rien faire ou de récolter de l'argent pour les personnes qui ont souffert de certaines situations. « Et oh là, là! Comment tu oses me dire ça, me parler de ça? Faut quand même penser aussi aux contributions exceptionnelles qu'a pu faire ce pasteur. » Mais est-ce que la recherche de vérité ne fait pas partie de l'amour aussi? Est-ce que cette recherche à tout prix de modèle ne devient pas de l'idolâtrie? Je me méfie beaucoup de la him-pathy, le fait d'avoir tellement de sympathie parce que cette personne a apporté beaucoup à ce domaine et à la recherche. Il n'y a pas de her-pathy, très rarement, donc on voit tout de suite qu'il y a un problème. Choisir des modèles qui nous arrangent [Stéphane] On adopte des modèles qui font notre affaire. C'est très rare qu'on va prendre dans l'absolu, telle personne a accompli telle chose. « Je vais suivre cet exemple ». Souvent, ça correspond à qui nous sommes. Lors de la première campagne de Donald Trump, ça paraît tellement loin, un des scandales, parce que ça a été quasiment oublié tellement qu'il y en a eu, c'est qu'il a eu une relation extra-conjugale avec une vedette de la pornographie. Et de voir des pasteurs, des commentateurs dire : « Donald Trump, c'est comme le roi David. Il y avait des aventures, le roi David et c'est un grand roi, c'est un grand pilier de la foi ». Donc, on essaie de prendre certains modèles pour justifier des choses qui sont assez difficiles à être justifiées. Là, je pense qu'il y a un décalage. Dire « Moi, j'aspire à être, je ne sais pas, avoir plus d'empathie, d'aider mon prochain comme telle personne », ça c'est une chose, mais lorsqu'on est rendu à chercher des modèles pour justifier des errements, justifier des crimes, justifier des choses qui sont difficilement justifiables, là je pense qu'il commence à y avoir un enjeu. On n'essaie pas de s'élever vers le haut, on essaie de justifier vers le bas. Être un modèle pour les autres [Joan] Et d'ailleurs, je suis vigilante au fait de justement, à la fois, que les gens puissent avoir quelqu'un avec qui raisonner, ce qui est mon boulot aussi en tant que pasteure et puis en aumônerie de la migration, quelqu'un à qui les gens puissent se raccrocher dans leurs épreuves, d'une façon j'espère la plus équilibrée possible, dans l'idée qu'ils et elles puissent boucler des boucles et sortir de leurs épreuves. Et puis en même temps, des fois, je m'auto-observe et je suis étreinte un peu d'un sentiment étouffant. Est-ce que justement, dans mes excès des fois de vouloir aider, syndrome de la sauveuse contre lequel il faut tout le temps se battre, est-ce que j'ai pu être un exemple un peu excessif pour d'autres? De rentrer tard, me lever tôt, m'occuper des autres? Après d'un côté, moi j'ai beaucoup de plaisir à le faire et puis quand je n'arrive plus à le faire, de toute façon moi je fais des pauses, je n'ai aucun problème avec le concept de pause, de Shabbat. Mais quand on est profilé, qu'on est un peu visible, en tout cas pour des personnes qu'on accompagne, c'est une responsabilité en fait. Et puis c'est une responsabilité qui, qu'on le veuille ou non, est un peu double quand on est une femme. Parce qu'on est assez récente dans le métier, on est encore en train de construire un peu ce que c'est que d'être femme, ministre, pasteur dans un corps pastoral qui a été créé, conçu pour et par des hommes. Et donc voilà, il y a des fois un bout d'excès, mais de réflexion éthique autour de ça qui m'étreint. Être un modèle positif [Stéphane] Tu abordes, on a un point qui me touche vraiment. Est-ce qu'on est nous-mêmes des modèles, positifs ou négatifs? Il y en a qui aiment se présenter comme des modèles, comme je l'ai dit plus tôt, regardez-moi, je suis pasteur, je suis bon, je suis beau. Mais je pense, par exemple, à mon fils, qui a maintenant 16 ans, qui me regarde fort probablement comme je regardais mon père. Fort probablement, toi, tu regardais soit ton père, ta mère. Est-ce qu'on est des modèles positifs? Et ce n'est pas nécessairement parfait, mais positif. Est-ce que je suis inspirant pour les gens autour de moi? Par exemple, au travail, est-ce que je mets les priorités aux bonnes places? Est-ce que je passe assez de temps avec ma famille? Moi, je vois des pasteurs qui vont travailler 60-70 heures par semaine. Puis là, je me dis, oui, mais quelle sorte de vie de famille qui reste là-dedans? Est-ce que c'est quelque chose à imiter? Donc, il y a ça aussi. Qu'est-ce qu'on dégage? Comment qu'on interagit avec les autres personnes? Est-ce qu'on peut être des modèles positifs? L'absence de modèles féminins dans la Bible [Joan] C'est compliqué aussi parce qu'on voudrait pouvoir trouver des modèles dans la Bible. Et moi, je suis souvent bloquée aussi parce qu'il n'y a pas beaucoup de modèles féminins dans la Bible sur des questions un peu de leadership spirituel, sur plein de choses. Il y a des femmes qui disent et qui font des choses dans la Bible, mais on ne va pas non plus extrapoler et pousser la comparaison à des endroits qui sont super anachroniques. Il y a Déborah. Mais est-ce que tout le monde a le caractère ou la force d'être Déborah? Conseillère de guerre, juge, elle fait plein de choses, elle est sous son palmier, elle est multi-task cette femme. Elle est mère de famille, elle est merveilleuse. Mais on ne peut vraiment pas toutes être comme Déborah. On peut reconnaître, on peut honorer les Déborah dans nos vies, dans la Bible. Et en même temps, on est obligé de voir que dans la Bible, il y a surtout des personnes qui se trompent, qui trompent Dieu, qui font des choses horribles, qui après sont rétablies quand même. Et donc, c'est complexe de faire avec tout ça et de trouver des ressources au milieu de tout ça et de se dire, comment est-ce que je gère ces ressources-là, sans être littéraliste, sans vouloir absolument faire dire à la Bible ce qu'elle ne dit pas et construire un peu tranquillement et de façon participative, une sorte de leadership chrétien, le truc dont tout le monde parle. C'est la tarte à la crème le leadership chrétien. Il y a même des bouquins là-dessus. Moi je rigole quand je vois qu'il y a des gens qui lisent des bouquins sur le leadership chrétien, je n'arrive même pas à comprendre comment est-ce qu'on structure ça, mais pourquoi pas quoi! Être capable de relativiser son influence [Stéphane] Je me souviens, il a y quelques années, j'avais acheté un livre à une amie pour sa fille, et c'était l'histoire d'Esther. Et sur le coup, elle m'a dit, c'est quoi? Esther a quand même confronté le roi pour sauver son peuple. C'est du courage. Ce n'est pas rien. Je pense qu'il faut savoir parfois presque lire entre les lignes. Ce n'est pas toujours facile. Et parfois aussi, j'aime bien pour rester dans nos bibles, comment certaines personnes sont conscientes de leur influence. Je pense beaucoup à Paul, qui, si on se fie à la bible, est demeuré célibataire. Mais dans la première lettre aux Corinthiens, au chapitre 7, verset 7, il dit : « En réalité, je préférerais que tout le monde soit comme moi, mais chacun le don particulier que Dieu lui a accordé, l'un de ceci, l'autre de ce don-là ». Paul était conscient qu'il y avait de l'influence. Sûrement plusieurs personnes le considéraient comme un modèle à suivre. Mais il était capable de dire : « Ça, ça fonctionne pour moi. Je demeure célibataire. Je ne me marie pas. Mais je suis conscient que pour d'autres personnes, c'est autre chose ». Et j'espère que moi, puis les modèles que je recherche ont cette idée-là, de ne pas sur-simplifier, ne pas généraliser le tout, d'être capable de dire voici mes qualités et voici ce que j'en ai fait avec, mais peut-être que vous avez d'autres qualités et essayez d'utiliser vos qualités pour la bonne raison. Déjà là, moi je trouve ça un peu plus inspirant comme modèle qu'une personne qui nous dit voici la recette, voici comment faire, appliquer A, B, C, D, E, F. Conclusion [Joan] Je trouve ça assez épatant dans un podcast ouvertement progressiste. On termine plus ou moins avec une exégèse sur Paul, ce que Paul peut apporter dans nos réflexions. Merci Stéphane en tout cas pour cette conversation. [Stéphane] Et merci à toutes les personnes qui continuent à nous écouter. On ne fait pas ça nécessairement pour la célébrité, on ne fait pas ça pour les chiffres, mais ça fait toujours chaud au cœur de voir que les gens sont à l'écoute et ça fait toujours chaud au cœur d'avoir des suggestions, des commentaires, des retours de votre part. Vous pouvez le faire à questiondecroire@gamil.com. Je veux remercier rapidement l'Église unie du Canada, notre commanditaire, qui nous permet de continuer cette aventure. Joan, je te souhaite une très belle journée et porte-toi bien. [Joan] Merci Stéphane. Au revoir à tout le monde et à très bientôt.         Mots clés :   modèle, foi, leadership, authenticité, vulnérabilité, religion, inspiration, société, influence, spiritualité     Sujets clés :   L'importance des modèles dans la foi et la société L'impact de l'authenticité et de la vulnérabilité Les dangers de l'idolâtrie et de la recherche de perfection L'influence de figures bibliques comme Deborah L'effet des modèles sur l'estime de soi et la construction identitaire     Points importants :   La recherche de perfection dans les modèles peut conduire à l'idolâtrie. L'authenticité et la vulnérabilité sont des qualités précieuses chez ceux et celles que l'on admire. Les leaders religieux ne sont pas parfaits, ils ont aussi leurs failles. La société valorise souvent les figures mortes ou idéalisées plutôt que les personnes vivantes et authentiques. Il est légitime de chercher des modèles qui ont surmonté des épreuves et qui doutent. L'exemple de Dolly Parton illustre la puissance d'être soi-même malgré les jugements. La recherche de modèles doit être équilibrée entre inspiration et réalisme.     Citations :   « Chercher la perfection qu'on ne peut pas atteindre » « Les figures tutélaires ont du mal à perdre leur aura »     Chapitres : 00:00:00 - Comment bien choisir ses modèles 00:00:51 - La pression liée à un prénom 00:02:42 - Le pasteur comme modèle de la vie chrétienne 00:06:00 - Dolly Parton, un modèle surprenant 00:08:50 - Jésus, un révolutionnaire qui est devenu un modèle 00:10:21 - Marie Durant, un modèle pour les protestants français 00:12:34 - La recherche de modèle parfait 00:14:54 - L'importance des modèles féminins 00:17:58 - Choisir des modèles qui nous arrangent 00:19:51 - Être un modèle pour les autres 00:21:25 - Être un modèle positif 00:22:53 - L'absence de modèles féminins dans la Bible 00:24:37 - Être capable de relativiser son influence 00:26:39 - Conclusion   * Photo de Alexander Lyashkov, unsplsh.com (https://unsplash.com/fr/@coldfield). Utilisée avec permission.       

Choses à Savoir
Pourquoi les astronautes d'Apollo ont-ils laissé des miroirs sur la Lune ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Sep 29, 2026 2:12


Lorsque les astronautes américains ont marché sur la Lune, ils n'ont pas seulement rapporté des roches. Ils y ont aussi laissé plusieurs instruments scientifiques. Parmi eux, des sortes de miroirs qui servent encore aujourd'hui.Mais leur fonction est particulière : ce ne sont pas de simples miroirs. Il s'agit de « rétro-réflecteurs », constitués de nombreux petits prismes capables de renvoyer un rayon lumineux exactement dans la direction d'où il vient.Les missions Apollo 11, Apollo 14 et Apollo 15 ont déposé ce type de dispositif sur la surface lunaire. Le principe est simple : depuis la Terre, des observatoires envoient de très puissantes impulsions laser vers la Lune. Une infime partie de cette lumière atteint les réflecteurs, puis revient vers notre planète.En chronométrant avec une extrême précision le temps mis par la lumière pour effectuer cet aller-retour, les scientifiques peuvent calculer la distance entre la Terre et la Lune.Comme la lumière voyage à environ 300 000 kilomètres par seconde, l'aller-retour dure environ 2,5 secondes. Aujourd'hui, cette méthode, appelée « télémétrie laser lunaire », permet de mesurer la distance Terre-Lune avec une précision remarquable, de l'ordre de quelques millimètres dans les meilleures conditions.Ces mesures ont permis une découverte importante : la Lune s'éloigne progressivement de la Terre, d'environ 3,8 centimètres par an.Ce phénomène est lié aux marées. L'attraction de la Lune déforme légèrement les océans terrestres. Comme la Terre tourne plus vite que la Lune ne tourne autour d'elle, une partie de l'énergie de rotation terrestre est progressivement transférée à l'orbite lunaire. Résultat : la rotation de notre planète ralentit très légèrement, tandis que la Lune s'éloigne.Ces réflecteurs servent aussi à tester certaines théories fondamentales de la physique, notamment la relativité générale d'Einstein. En étudiant précisément le mouvement de la Lune, les chercheurs peuvent vérifier si la gravitation se comporte exactement comme le prédit la théorie.Autre fait étonnant : les scientifiques utilisent toujours ces équipements plus d'un demi-siècle après leur installation. Aucun astronaute n'est évidemment allé les entretenir.Et les Américains ne sont pas les seuls à avoir installé de tels dispositifs. Les missions soviétiques Lunokhod ont elles aussi déposé des réflecteurs sur la Lune.Ainsi, ces petits panneaux abandonnés sur le sol lunaire constituent l'une des expériences les plus durables du programme Apollo : depuis les années 1960 et 1970, ils permettent encore de mesurer, depuis la Terre, les mouvements de notre satellite naturel avec une précision extraordinaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi les astronautes d'Apollo ont-ils laissé des miroirs sur la Lune ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Sep 29, 2026 2:12


Lorsque les astronautes américains ont marché sur la Lune, ils n'ont pas seulement rapporté des roches. Ils y ont aussi laissé plusieurs instruments scientifiques. Parmi eux, des sortes de miroirs qui servent encore aujourd'hui.Mais leur fonction est particulière : ce ne sont pas de simples miroirs. Il s'agit de « rétro-réflecteurs », constitués de nombreux petits prismes capables de renvoyer un rayon lumineux exactement dans la direction d'où il vient.Les missions Apollo 11, Apollo 14 et Apollo 15 ont déposé ce type de dispositif sur la surface lunaire. Le principe est simple : depuis la Terre, des observatoires envoient de très puissantes impulsions laser vers la Lune. Une infime partie de cette lumière atteint les réflecteurs, puis revient vers notre planète.En chronométrant avec une extrême précision le temps mis par la lumière pour effectuer cet aller-retour, les scientifiques peuvent calculer la distance entre la Terre et la Lune.Comme la lumière voyage à environ 300 000 kilomètres par seconde, l'aller-retour dure environ 2,5 secondes. Aujourd'hui, cette méthode, appelée « télémétrie laser lunaire », permet de mesurer la distance Terre-Lune avec une précision remarquable, de l'ordre de quelques millimètres dans les meilleures conditions.Ces mesures ont permis une découverte importante : la Lune s'éloigne progressivement de la Terre, d'environ 3,8 centimètres par an.Ce phénomène est lié aux marées. L'attraction de la Lune déforme légèrement les océans terrestres. Comme la Terre tourne plus vite que la Lune ne tourne autour d'elle, une partie de l'énergie de rotation terrestre est progressivement transférée à l'orbite lunaire. Résultat : la rotation de notre planète ralentit très légèrement, tandis que la Lune s'éloigne.Ces réflecteurs servent aussi à tester certaines théories fondamentales de la physique, notamment la relativité générale d'Einstein. En étudiant précisément le mouvement de la Lune, les chercheurs peuvent vérifier si la gravitation se comporte exactement comme le prédit la théorie.Autre fait étonnant : les scientifiques utilisent toujours ces équipements plus d'un demi-siècle après leur installation. Aucun astronaute n'est évidemment allé les entretenir.Et les Américains ne sont pas les seuls à avoir installé de tels dispositifs. Les missions soviétiques Lunokhod ont elles aussi déposé des réflecteurs sur la Lune.Ainsi, ces petits panneaux abandonnés sur le sol lunaire constituent l'une des expériences les plus durables du programme Apollo : depuis les années 1960 et 1970, ils permettent encore de mesurer, depuis la Terre, les mouvements de notre satellite naturel avec une précision extraordinaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Maîtres du mystère
[Crimes côté cour] - Qui a tué Barbara ?

Les Maîtres du mystère

Play Episode Listen Later Sep 29, 2026 57:03


Lorsque la grande star d'Hollywood, Barbara Mayo, est retrouvée assassinée chez elle, c'est une catastrophe pour le producteur du film dans lequel elle est est en train de tourner, Joe Bushman. En menant l'enquête le capitaine O'Riordan découvre que l'actrice est entourée de personnes ayant un mobile pour l'éliminer : une femme qui la menace publiquement, un réalisateur insistant lourdement pour qu'elle participe à son prochain projet, mais aussi son mari, dont elle est séparée...*** Fiction radiophonique diffusée dans l'émission Les Maitres du mystère de Germaine Beaumont et Pierre Billard – Auteur : Claude Dufresne – Réalisation : Pierre Billard - Musique originale : André Popp – Première diffusion le 18/04/1967 sur l'Office national de radiodiffusion télévision françaises – Avec : Jacques Morel, Jean-Marie Fertey, Henri Poirier, Jacques Provins, Jean-Charles Thibault, Pierre Marteville, Jacques Degor, Ginette Franck, Lisette Lemaire et Jacqueline Rivière – Un podcast INA.

AMES
#5-Après le décès de son mari, sa médiumnité s'est révélée

AMES

Play Episode Listen Later Sep 29, 2026 33:52


Peut-on réellement se reconstruire lorsque toute notre vie s'effondre ?Lorsque Sandrine rejoint Luminescence, elle traverse l'une des périodes les plus difficiles de son existence. Professeure des écoles, maman de trois enfants, elle vient de perdre son mari après deux années de maladie.Et pourtant, au milieu de ce chaos, quelque chose l'appelle : Le monde invisible.Sandrine décide alors de rejoindre Luminescence sans réellement savoir jusqu'où cette décision allait l'emmener. Pendant plusieurs mois, elle va apprendre à comprendre ses perceptions, développer sa médiumnité, retrouver confiance en elle, se reconnecter à son corps, mais surtout avancer entourée d'une sororité de femmes avec laquelle elle se sent enfin comprise.Et aujourd'hui ?Lorsque je regarde Sandrine, j'ai parfois du mal à reconnaître la femme qui est entrée dans le Cercle des Lumineuses. Elle développe aujourd'hui ses propres accompagnements, réalise des soins énergétiques et des lectures d'âme, prépare sa nouvelle vie professionnelle et affirme que sa médiumnité s'est développée de manière spectaculaire.Mais surtout…elle a retrouvé sa lumière.Dans cet épisode hors-série des Chroniques d'une Médium, Sandrine te raconte de l'intérieur ce qu'elle a vécu pendant Luminescence et surtout elle te raconte cette transformation qui lui permet aujourd'hui de dire : « J'ai survécu ! Et je suis heureuse !»Si tu te demandes ce que l'on vit réellement dans Luminescence et jusqu'où ce processus peut t'emmener, alors écoute l'histoire de Sandrine. Parce qu'au-delà de la médiumnité, Luminescence est aussi un chemin pour te reconnecter à celle que tu es profondément et enfin oser l'incarner.

Franck Ferrand raconte...
1764 : la Bretagne se rebelle contre Versailles

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Sep 28, 2026 24:03


Lorsque le roi de France crée un impôt pour rembourser les dettes du Royaume, la Bretagne ne se laisse pas faire… et provoque la dernière grosse crise institutionnelle de l'Ancien Régime.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Nycturie : comment arrêter de se lever la nuit pour faire pipi ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Sep 28, 2026 2:31


Se réveiller une fois pendant la nuit pour aller aux toilettes peut arriver à tout le monde. Mais lorsque ces réveils deviennent réguliers et répétés, on parle de nycturie : le besoin de se lever pendant sa période de sommeil pour uriner.La nycturie devient surtout gênante lorsqu'elle fragmente le sommeil, provoquant fatigue, somnolence et difficultés de concentration pendant la journée. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce n'est pas forcément un problème de vessie.Il existe en effet plusieurs causes possibles.La première est très simple : produire trop d'urine pendant la nuit. Cela peut arriver lorsqu'on boit beaucoup en soirée, notamment de l'alcool ou des boissons contenant de la caféine. Avec l'âge, l'organisme peut également produire moins efficacement certaines hormones, notamment la vasopressine, qui contribuent normalement à réduire la fabrication d'urine durant le sommeil.Deuxième possibilité : la vessie peut avoir du mal à stocker suffisamment d'urine. Une vessie hyperactive, une infection urinaire ou, chez l'homme, une augmentation du volume de la prostate peuvent alors multiplier les envies.Plus étonnant : la nycturie peut parfois être liée au sommeil lui-même. Une personne souffrant d'insomnie peut se réveiller pour une autre raison, puis profiter de ce réveil pour aller uriner. L'apnée obstructive du sommeil peut également favoriser les mictions nocturnes.Alors comment éviter de se lever ?Quelques mesures simples peuvent aider : limiter les boissons dans les deux à quatre heures précédant le coucher, réduire l'alcool et la caféine en soirée et aller uriner juste avant de dormir. Chez les personnes dont les jambes gonflent pendant la journée, surélever les jambes quelques heures avant le coucher peut également permettre d'éliminer plus tôt une partie de l'eau accumulée.Attention cependant à ne pas simplement arrêter de boire : une restriction excessive peut entraîner une déshydratation.Lorsque la nycturie persiste, le traitement dépend surtout de sa cause. Un médecin peut demander de tenir pendant quelques jours un calendrier mictionnel, en notant les horaires, les quantités bues et les volumes urinés. Cela permet de déterminer si le problème vient de la production d'urine, de la vessie ou du sommeil.Enfin, se lever plusieurs fois toutes les nuits n'est pas forcément une conséquence inévitable de l'âge. Une nycturie importante ou apparue récemment mérite d'être explorée, car elle peut parfois révéler un diabète, une maladie cardiovasculaire, un trouble de la prostate ou une apnée du sommeil.La bonne stratégie n'est donc pas simplement de « boire moins », mais surtout de comprendre pourquoi on urine la nuit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pratiquer la Méditation
Votre mental s'emballe ? Méditation 15 min

Pratiquer la Méditation

Play Episode Listen Later Sep 28, 2026


Lorsque le mental s'emballe, un léger déplacement de l'attention peut ouvrir un nouvel espace. Cette méditation guidée vous accompagne vers la zone située derrière la tête afin de retrouver une présence plus large, plus stable et plus calme. Cette séance fait partie du parcours Arrêter de trop penser, une série de cinq méditations consacrées à l'anxiété, aux ruminations mentales, aux tensions corporelles et au retour au présent. Parcours complet Arrêter de trop penser Prenez le temps de vous installer confortablement et choisissez un environnement calme pour vivre cette pratique. Voir la vidéo Votre mental s'emballe ? Méditation 15 min Podcast Votre mental s'emballe ? Méditation 15 min #MeditationGuidee #CalmerLeMental #MomentPresent

Prêche la Parole
Timothée Wenger - L'aRtisan de Paix Retire sa poutre - Mt 7.5

Prêche la Parole

Play Episode Listen Later Sep 28, 2026 43:28


Timothée Wenger - Mt 7.5 TITRE : L'aRtisan de Paix Retire sa poutre - Mt 7.5 RÉSUMÉ : Lorsque nous réalisons que Dieu fait miséricorde à ceux qui confessent leurs péchés, notre propre justice est balayée, nous admettons et nous nous repentons de nos fautes pour bénéficier de l’Évangile. PLAN : 1. Qu'est-ce qui nous motive à ôter la poutre de notre œil ? 2. La poutre commence dans le cœur, comme les conflits 3. La repentance qui libère de la poutre du péché Lectures complémentaires: - Convocation — Mt 7.1-5, 1 Jn 3.15, Pr 28.13 - Réponse — Jean 13.1-17 Prédicateur: Timothée Wenger

Dans l'ombre des légendes
KRAKEN : La tour cachait un monstre bien ordinaire | Podcast Horreur

Dans l'ombre des légendes

Play Episode Listen Later Sep 28, 2026 11:07


Kraken aurait pu devenir un film d'horreur urbain, sombre et social, presque héritier du John Carpenter de la vieille époque. Une tour abandonnée, un territoire capable de raconter ses habitants et un tueur encore assez mystérieux pour devenir un véritable boogeyman : tout était là. Pourtant, chaque fois que le film approche de sa propre personnalité, il semble reculer pour rester plus facilement vendable.Dans cet épisode, Chandleyr revient sur une déception plus frustrante qu'un simple mauvais film. Kraken possède de vraies idées, une atmosphère et un décor qui auraient pu produire leur propre récit. Mais son envie de construire un drame horrifique adulte se heurte constamment aux réflexes rassurants du cinéma grand public.

Prédicateurs invités
Timothée Wenger - L'aRtisan de Paix Retire sa poutre - Mt 7.5

Prédicateurs invités

Play Episode Listen Later Sep 28, 2026 43:28


Timothée Wenger - Mt 7.5 TITRE : L'aRtisan de Paix Retire sa poutre - Mt 7.5 RÉSUMÉ : Lorsque nous réalisons que Dieu fait miséricorde à ceux qui confessent leurs péchés, notre propre justice est balayée, nous admettons et nous nous repentons de nos fautes pour bénéficier de l’Évangile. PLAN : 1. Qu'est-ce qui nous motive à ôter la poutre de notre œil ? 2. La poutre commence dans le cœur, comme les conflits 3. La repentance qui libère de la poutre du péché Lectures complémentaires: - Convocation — Mt 7.1-5, 1 Jn 3.15, Pr 28.13 - Réponse — Jean 13.1-17 Prédicateur: Timothée Wenger

En sol majeur
De la terre turque au ciel français avec Gülay Hacer Toruk

En sol majeur

Play Episode Listen Later Sep 27, 2026 48:30


Gülay, elle s'appelle Gülay. Un prénom qui chante en turc et se raconte en français. Lorsque les langues dévalent tout le long de son corps, on sent frissonner les montagnes, les arbres, les voisins d'à côté, les soirées de henné, cet ancien pays nomade qui a quelque chose de la grue cendrée d'Anatolie, cher à son gönül. Aïe, suis déjà page 41 de son livre 80 mots de Turquie, qui paraît chez l'Asiathèque. Car son autrice, Gülay Hacer Toruk, née à Istanbul, ayant grandi en France, est une chanteuse, compositrice, autrice qui n'a pas son pareil pour ouvrir la porte sur une langue qui, pendant presque 50 mn, va poser sa yourte devant chez vous et résonner comme une partition, voire comme la petite République de Gülay Hacer Toruk.   Programmation de l'invitée : • Kazim Koyuncu Ben seni sevdugumi • Titi Robin & Gülay Hacer Toruk Les rives turques • Gülay Hacer Toruk Dorul, chanson d'Haÿdée (BOF du film Le comte de Monte Cristo).

En sol majeur
De la terre turque au ciel français avec Gülay Hacer Toruk

En sol majeur

Play Episode Listen Later Sep 27, 2026 48:30


Gülay, elle s'appelle Gülay. Un prénom qui chante en turc et se raconte en français. Lorsque les langues dévalent tout le long de son corps, on sent frissonner les montagnes, les arbres, les voisins d'à côté, les soirées de henné, cet ancien pays nomade qui a quelque chose de la grue cendrée d'Anatolie, cher à son gönül. Aïe, suis déjà page 41 de son livre 80 mots de Turquie, qui paraît chez l'Asiathèque. Car son autrice, Gülay Hacer Toruk, née à Istanbul, ayant grandi en France, est une chanteuse, compositrice, autrice qui n'a pas son pareil pour ouvrir la porte sur une langue qui, pendant presque 50 mn, va poser sa yourte devant chez vous et résonner comme une partition, voire comme la petite République de Gülay Hacer Toruk.   Programmation de l'invitée : • Kazim Koyuncu Ben seni sevdugumi • Titi Robin & Gülay Hacer Toruk Les rives turques • Gülay Hacer Toruk Dorul, chanson d'Haÿdée (BOF du film Le comte de Monte Cristo).

Mama Libre
#17/21 Etre mère et la traversée du cancer-Une vie organisée en J

Mama Libre

Play Episode Listen Later Sep 27, 2026 26:41


Priorité santé
Questions de femmes : bien choisir sa contraception

Priorité santé

Play Episode Listen Later Sep 25, 2026 48:29


Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité santé. Cette semaine, nous parlons des méthodes de contraception féminines : pilule, stérilet, implant… Quelle méthode de contraception choisir en fonction de sa situation ou de son âge ? Quels peuvent être les éventuels effets secondaires ? Pour bien prendre soin de sa santé, il est nécessaire de pouvoir obtenir une offre de soins fiable : et cela passe par une orientation, des conseils, une information adaptée à chaque situation. Ce qui est vrai lorsque l'on souhaite guérir d'une infection, l'est aussi lorsque l'on a choisi d'espacer les naissances, voire même de ne pas ou plus concevoir, tout simplement.   Lorsque l'on aborde une question aussi essentielle que la contraception, il est important de pouvoir tenir compte de multiples paramètres : antécédents médicaux, modes de vie, convictions personnelles ; des éléments très variés peuvent entrer en ligne de compte lorsque l'on va demander conseil à un médecin, une sage-femme ou un gynécologue. D'où l'importance de ne pas hésiter à faire part de ses doutes et parfois de ses craintes, mais surtout, s'adresser à la bonne personne, parce qu'aujourd'hui, en matière de désinformation, il y aurait beaucoup à dire au sujet – précisément – de tout ce qui concerne le contrôle des naissances et la santé des femmes. Cette contraception, elle va aussi pouvoir évoluer au fil de la vie, des étapes dans la vie des femmes : contraception quotidienne ou au long cours, hormonale ou non, méthodes mécaniques ou contraception d'urgence ; vous l'avez compris, il n'y a pas une, mais des contraceptions.  Avec : Dr Abdoulaye Diop, gynécologue obstétricien à la clinique Bellevue à Dakar au Sénégal, auteur de l'ouvrage Si l'on parlait de gynécologie et d'obstétrique, paru aux éditions Lakalita.  La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale :  ► Indila – Love Story ► Rema – Tea.

Priorité santé
Questions de femmes : bien choisir sa contraception

Priorité santé

Play Episode Listen Later Sep 25, 2026 48:29


Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité santé. Cette semaine, nous parlons des méthodes de contraception féminines : pilule, stérilet, implant… Quelle méthode de contraception choisir en fonction de sa situation ou de son âge ? Quels peuvent être les éventuels effets secondaires ? Pour bien prendre soin de sa santé, il est nécessaire de pouvoir obtenir une offre de soins fiable : et cela passe par une orientation, des conseils, une information adaptée à chaque situation. Ce qui est vrai lorsque l'on souhaite guérir d'une infection, l'est aussi lorsque l'on a choisi d'espacer les naissances, voire même de ne pas ou plus concevoir, tout simplement.   Lorsque l'on aborde une question aussi essentielle que la contraception, il est important de pouvoir tenir compte de multiples paramètres : antécédents médicaux, modes de vie, convictions personnelles ; des éléments très variés peuvent entrer en ligne de compte lorsque l'on va demander conseil à un médecin, une sage-femme ou un gynécologue. D'où l'importance de ne pas hésiter à faire part de ses doutes et parfois de ses craintes, mais surtout, s'adresser à la bonne personne, parce qu'aujourd'hui, en matière de désinformation, il y aurait beaucoup à dire au sujet – précisément – de tout ce qui concerne le contrôle des naissances et la santé des femmes. Cette contraception, elle va aussi pouvoir évoluer au fil de la vie, des étapes dans la vie des femmes : contraception quotidienne ou au long cours, hormonale ou non, méthodes mécaniques ou contraception d'urgence ; vous l'avez compris, il n'y a pas une, mais des contraceptions.  Avec : Dr Abdoulaye Diop, gynécologue obstétricien à la clinique Bellevue à Dakar au Sénégal, auteur de l'ouvrage Si l'on parlait de gynécologie et d'obstétrique, paru aux éditions Lakalita.  La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale :  ► Indila – Love Story ► Rema – Tea.

La Traque
James Whitey Bulger, le traître de Boston : la reddition de Santa Monica (4/4)

La Traque

Play Episode Listen Later Sep 25, 2026 22:32


Rediffusion Plongez dans la traque de James “Whitey” Bulger, le parrain de Boston. Né dans les rues violentes du Boston des années 50, Bulger gravit les échelons du crime organisé jusqu'à devenir l'homme que tout le monde craint. Meurtres, rackets, trahisons… Whitey règne par la terreur, tout en profitant d'un pacte secret avec le FBI qui lui permet d'agir dans l'ombre en toute impunité. Pendant des décennies, il manipule policiers, gangsters et politiciens, se jouant du système comme personne. Lorsque la vérité éclate, sa chute révèle l'un des scandales les plus explosifs de l'histoire du crime américain. La reddition de Santa Monica le spot télévisé du FBI finit par porter ses fruits : une voisine reconnaît Catherine Greig et révèle la planque du couple à Santa Monica. Tandis que Bulger réalise qu'il est enfin repéré, l'équipe d'intervention menée par Scott Garriola met en place une ruse et cueille le parrain sans qu'il tire un coup de feu. Catherine se rend à son tour, et après seize ans de cavale, les deux fugitifs sont transférés à Boston pour être jugés. Whitey affronte alors un procès retentissant, marqué par les témoignages de ses anciens associés, avant d'écoper de deux peines à perpétuité. En prison, vieillissant et toujours provocateur, il finit assassiné en 2018, closant définitivement la trajectoire du parrain intouchable de Boston. Production : Bababam  Textes : Lola Bertet Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

La Traque
James Whitey Bulger, le traître de Boston : les cadavres refont surface (3/4)

La Traque

Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 22:16


Rediffusion Plongez dans la traque de James “Whitey” Bulger, le parrain de Boston. Né dans les rues violentes du Boston des années 50, Bulger gravit les échelons du crime organisé jusqu'à devenir l'homme que tout le monde craint. Meurtres, rackets, trahisons… Whitey règne par la terreur, tout en profitant d'un pacte secret avec le FBI qui lui permet d'agir dans l'ombre en toute impunité. Pendant des décennies, il manipule policiers, gangsters et politiciens, se jouant du système comme personne. Lorsque la vérité éclate, sa chute révèle l'un des scandales les plus explosifs de l'histoire du crime américain. Les cadavres refont surface La coopération de Kevin Weeks permet au FBI de découvrir les charniers liés à Whitey Bulger, révélant l'étendue des meurtres qu'il a commis avec Stevie Flemmi. Pendant que Boston déterre ses victimes et que l'ex-agent John Connolly tombe pour corruption, Whitey poursuit sa cavale en Californie, multipliant identités et précautions. Les attentats du 11 septembre détournent un temps l'attention du FBI, offrant un répit au fugitif. Mais les années passent, les investigations reprennent, et la traque renaît avec une nouvelle équipe fédérale prête à tout pour retrouver Bulger. À mesure que son passé refait surface, l'étau se resserre irrémédiablement autour du parrain de Boston. Production : Bababam  Textes : Lola Bertet Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Mama Libre
#14/21 Être mère et la traversée du cancer- L'escale polynésienne et le fil invisible

Mama Libre

Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 13:10


Le décryptage de David Barroux
Les fissures des maisons : quand le changement climatique fait exploser la facture de l'assurance

Le décryptage de David Barroux

Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 2:40


David Barroux décrypte un enjeu économique majeur : l'explosion des sinistres liés aux fissures dans les maisons françaises.Après un été marqué par la sécheresse, les dégâts aux habitations deviennent un problème croissant pour le secteur de l'assurance. Lorsque les sols se déshydratent, la terre craque et bouge. Les racines des arbres cherchent l'eau sous les maisons, provoquant des mouvements qui créent des fissures. Plus les aléas climatiques s'intensifient, plus le phénomène s'aggrave.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Accents d'Europe
Préserver le lien humain face à l'IA

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Sep 23, 2026 19:30


Lorsque les patrons de l'IA ont appelé à ralentir son développement, il y a un peu plus d'une semaine, parce que les agents d'IA risquaient de prendre le contrôle sur les humains, les commentateurs se sont demandé si c'était une façon de freiner la concurrence plutôt qu'une réelle prise de conscience. Quoi qu'il en soit, face au déferlement des amis virtuels, doudous IA et chatbots, l'humain a besoin de lien et c'est ce que nous explorons aujourd'hui.  Invitée : Alice Raybaut, autrice de Nos solitudes, déjouer les politiques de l'isolement, aux édition La Découverte.   En Irlande, le dancefloor plutôt que l'écran  Loin du tout numérique et des applications de rencontre, un petit village de l'ouest de l'Irlande accueille, tous les ans au mois de septembre, LE plus grand festival de célibataires d'Europe ! D'ordinaire paisible, Lisdoonvarna voit soudain affluer près de 40.000 visiteurs. À l'heure des relations avec des chatbots dopés à l'intelligence artificielle, on fait encore, dans ce festival, le pari que l'amour peut naître au coin de la rue, et surtout dans les pubs ! Reportage signé Clémence Pénard.   En Croatie, le musée des cœurs brisés ritualise la séparation Avec 100.000 visiteurs par an, c'est l'un des lieux les plus visités de Zagreb, la capitale. Il est installé dans un ancien palais baroque de la ville haute, et on y trouve des objets qui racontent l'histoire d'une rupture, déposés par des particuliers dont le chagrin a peut-être été apaisé par ce rituel. Une centaine de souvenirs sont visibles dans le musée mais ses réserves en comptent 4.000, venus du monde entier, et qui tournent de Munster à Mexico dans des expositions itinérantes. Comment on se quitte dans le monde aujourd'hui, c'est un reportage de Frédérique Lebel. 

Les Lueurs
☕️ Comment faire confiance à ceux qui ne la méritent pas ? Avec Jean-Marc Semoulin, le berger des cités

Les Lueurs

Play Episode Listen Later Sep 23, 2026 54:37


"On ne peut pas se dire, à un moment : 'Lui, c'est fini, il est perdu.' Non, personne n'est perdu !" Lorsque son camion humanitaire est incendié, Jean-Marc Semoulin choisit de répondre d'une manière inattendue : en invitant le responsable à venir boire un café et à lui expliquer son geste. Cette épreuve devient le point de départ d'un engagement auprès de jeunes en difficulté, auxquels il décide de faire confiance pour les aider à retrouver leur place dans la société. Professeur de mathématiques devenu humanitaire, puis berger urbain aux Mureaux, Jean-Marc Semoulin se définit aujourd'hui comme un "tisseur de liens". Mais faire confiance ne signifie pas être naïf : comment continuer à croire en l'autre lorsque l'on a été trahi ? Et peut-on vraiment considérer que certaines personnes sont définitivement perdues ? Bonne écoute. ✨ 

Accents d'Europe
Préserver le lien humain face à l'IA

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Sep 23, 2026 19:30


Lorsque les patrons de l'IA ont appelé à ralentir son développement, il y a un peu plus d'une semaine, parce que les agents d'IA risquaient de prendre le contrôle sur les humains, les commentateurs se sont demandé si c'était une façon de freiner la concurrence plutôt qu'une réelle prise de conscience. Quoi qu'il en soit, face au déferlement des amis virtuels, doudous IA et chatbots, l'humain a besoin de lien et c'est ce que nous explorons aujourd'hui.  Invitée : Alice Raybaut, autrice de Nos solitudes, déjouer les politiques de l'isolement, aux édition La Découverte.   En Irlande, le dancefloor plutôt que l'écran  Loin du tout numérique et des applications de rencontre, un petit village de l'ouest de l'Irlande accueille, tous les ans au mois de septembre, LE plus grand festival de célibataires d'Europe ! D'ordinaire paisible, Lisdoonvarna voit soudain affluer près de 40.000 visiteurs. À l'heure des relations avec des chatbots dopés à l'intelligence artificielle, on fait encore, dans ce festival, le pari que l'amour peut naître au coin de la rue, et surtout dans les pubs ! Reportage signé Clémence Pénard.   En Croatie, le musée des cœurs brisés ritualise la séparation Avec 100.000 visiteurs par an, c'est l'un des lieux les plus visités de Zagreb, la capitale. Il est installé dans un ancien palais baroque de la ville haute, et on y trouve des objets qui racontent l'histoire d'une rupture, déposés par des particuliers dont le chagrin a peut-être été apaisé par ce rituel. Une centaine de souvenirs sont visibles dans le musée mais ses réserves en comptent 4.000, venus du monde entier, et qui tournent de Munster à Mexico dans des expositions itinérantes. Comment on se quitte dans le monde aujourd'hui, c'est un reportage de Frédérique Lebel. 

La Traque
James Whitey Bulger, le traître de Boston : le chat et la souris (2/4)

La Traque

Play Episode Listen Later Sep 23, 2026 21:03


Rediffusion Plongez dans la traque de James “Whitey” Bulger, le parrain de Boston. Né dans les rues violentes du Boston des années 50, Bulger gravit les échelons du crime organisé jusqu'à devenir l'homme que tout le monde craint. Meurtres, rackets, trahisons… Whitey règne par la terreur, tout en profitant d'un pacte secret avec le FBI qui lui permet d'agir dans l'ombre en toute impunité. Pendant des décennies, il manipule policiers, gangsters et politiciens, se jouant du système comme personne. Lorsque la vérité éclate, sa chute révèle l'un des scandales les plus explosifs de l'histoire du crime américain. Le chat et la souris Dans ce deuxième épisode, Whitey Bulger poursuit sa cavale à travers les États-Unis avec Catherine Greig, trouvant refuge en Louisiane sous une fausse identité. Pendant qu'il goûte à une vie presque paisible à Grand Isle, le FBI resserre l'étau : Teresa Stanley parle, Kevin Weeks hésite, et les agents fédéraux traquent les moindres traces du fugitif. S'ensuit un jeu du chat et de la souris où chaque déplacement, chaque voiture, chaque faux papier devient une piste potentielle. Tandis que Whitey multiplie les identités et échappe de justesse aux policiers, l'affaire éclate au grand jour : les révélations sur son pacte avec le FBI font scandale, bouleversent l'enquête et isolent définitivement le parrain de Boston. La cavale continue, mais le filet commence à se refermer. Production : Bababam  Textes : Lola Bertet Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi l'eau chaude ne lave-t-elle pas mieux nos mains ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Sep 22, 2026 2:02


Quand une assiette est très sale, nous avons souvent tendance à utiliser de l'eau chaude. Alors, lorsqu'il s'agit de nos mains, l'idée paraît logique : plus l'eau est chaude, plus elle devrait tuer de bactéries.Pourtant, ce n'est pratiquement pas le cas.Se laver les mains avec de l'eau très chaude n'élimine pas davantage de microbes qu'avec de l'eau froide ou tiède.La raison est simple : aux températures que notre peau peut supporter, l'eau n'est pas suffisamment chaude pour tuer efficacement les bactéries.Certes, la chaleur peut détruire des micro-organismes. C'est d'ailleurs le principe de la cuisson ou de la stérilisation. Mais il faut généralement atteindre des températures bien supérieures à celles utilisées pour se laver les mains.Une eau capable de tuer rapidement un grand nombre de bactéries risquerait donc surtout… de nous brûler.Alors comment le lavage des mains fonctionne-t-il ?Son efficacité repose beaucoup moins sur la température que sur trois éléments : le savon, le frottement et le rinçage.Les molécules du savon ont une propriété particulière. Une partie est attirée par l'eau, tandis qu'une autre est attirée par les graisses.Or notre peau est recouverte d'une fine couche de sébum dans laquelle peuvent se retrouver des microbes et des particules de saleté.Lorsque nous nous savonnons les mains, le savon aide à détacher ces graisses et les micro-organismes qui y adhèrent. Le frottement des mains les décolle mécaniquement de la peau, puis l'eau courante les entraîne dans le lavabo.Autrement dit, le but n'est pas principalement de « tuer » les bactéries, mais de les retirer.Une étude menée par l'université Rutgers l'a bien montré. Des volontaires se sont lavé les mains avec une eau allant d'environ 15 à 38 degrés. Résultat : la température n'a pas eu d'effet significatif sur la quantité de bactéries éliminées.Ce qui compte davantage, c'est de bien savonner toute la surface des mains, notamment entre les doigts et autour des ongles, et de frotter suffisamment longtemps. Les autorités sanitaires recommandent généralement environ 20 secondes.Utiliser une eau brûlante peut même être contre-productif : des lavages répétés à température élevée peuvent irriter et dessécher la peau.Vous pouvez donc choisir la température qui vous semble confortable.Pour avoir les mains propres, ce n'est pas la chaleur qui fait la différence.C'est surtout la façon dont vous les lavez. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Femme et Ambitieuse : réussir carrière et vie personnelle
Porter trop de responsabilités : comment lâcher prise

Femme et Ambitieuse : réussir carrière et vie personnelle

Play Episode Listen Later Sep 22, 2026 10:26


Lâcher prise quand on est dirigeante, c'est apprendre à distinguer vos responsabilités réelles de ce que vous ne pouvez pas contrôler.Dans cet épisode, vous découvrez comment :identifier ce qui relève vraiment de votre rôle de dirigeante : manager, recruter, former, décider et ajuster ;repérer les responsabilités que vous prenez à la place de vos collaborateurs, notamment leurs émotions, leur motivation ou leur avenir ;comprendre comment l'excès de contrôle alourdit la pression professionnelle, freine l'autonomie des collaborateurs et déséquilibre le management ;prendre votre juste part dans la santé financière de l'entreprise sans vous attribuer l'entière responsabilité du chiffre d'affaires ;accueillir la peur, la culpabilité ou la frustration sans les laisser décider à votre place.Être dirigeante ne signifie pas être une mère pour votre équipe ni une sauveuse pour votre entreprise. Vous êtes responsable du cadre de travail, des décisions que vous prenez, de la viabilité de votre activité et de votre capacité à vous adapter. En revanche, vous ne pouvez pas contrôler les pensées, les émotions ou la vie personnelle des personnes qui travaillent avec vous.Lorsque vous portez tout et tout le monde, votre charge mentale augmente, votre gestion du stress devient plus difficile et votre quotidien professionnel perd en légèreté. Vous risquez alors de travailler en surrégime, de vous épuiser et, à terme, de mettre en danger votre bien-être au travail.Cet épisode vous aide à faire la différence entre responsabilité, contrôle et influence. Vous apprendrez à concentrer votre énergie sur ce qui dépend réellement de vous, à responsabiliser votre équipe et à construire un leadership équilibré. Car lâcher prise ne signifie pas renoncer à votre ambition : c'est choisir d'agir là où votre pouvoir d'action est réel, pour éviter le burn-out et avoir davantage d'impact.Gérer trop de responsabilités vous épuise ? Cet épisode vous aide à distinguer ce qui relève de votre rôle de ce que vous ne pouvez pas contrôler.Dans cet épisode, vous découvrez comment :faire la différence entre vos responsabilités professionnelles et celles que vous prenez à la place de vos collaborateurs ;identifier votre véritable zone de contrôle pour concentrer votre énergie sur ce qui dépend réellement de vous ;comprendre comment l'excès de contrôle et le surcontrôle alourdissent votre charge mentale et votre pression professionnelle ;prendre soin de la santé financière de l'entreprise sans vous attribuer l'entière responsabilité du chiffre d'affaires ;responsabiliser votre équipe tout en favorisant son autonomie.Être dirigeante, ce n'est pas être responsable de tout, ni garantir en permanence les émotions, la motivation ou l'avenir de vos collaborateurs. Votre responsabilité managériale consiste à créer un cadre de travail favorable, à prendre des décisions, à ajuster votre stratégie et à veiller à la viabilité de votre entreprise.Mais lorsque vous portez trop de responsabilités, vous risquez de vouloir contrôler l'humain, l'environnement économique et les résultats qui dépendent aussi de nombreux facteurs externes. Cette posture peut fragiliser votre gestion du stress, déséquilibrer la relation avec votre équipe et vous pousser à travailler en surrégime.Dans cet épisode, Jenny Chammas vous invite à pratiquer le lâcher prise sans renoncer à votre ambition. Vous apprendrez à accueillir la peur, la culpabilité ou la frustration sans les laisser décider à votre place. Ces émotions ne définissent pas vos responsabilités : elles indiquent simplement les zones d'inconfort sur lesquelles vous pouvez progresser.Un épisode pour retrouver un leadership équilibré, préserver votre bien-être au travail, renforcer l'autonomie de vos collaborateurs et éviter le burn-out en agissant là où votre pouvoir d'action est réel.****Rejoignez la newsletter Sensées : elle vous donne accès à un concentré de coaching et d'inspiration. Inscrivez-vous gratuitement en cliquant ici. Tout comme sur le podcast Sensées, on y parle de leadership, d'ambition, de confiance en soi, de motivation, de carrière, d'outils de développement personnel, de management, de prise de poste, de prise de parole, et. : bref, de tout ce qui concerne le quotidien des femmes ambitieuses.***Avec NOVA, j'accompagne individuellement les dirigeantes. Dans ce programme de coaching et de mentoring, confidentiel et sur-mesure, je vous aide à dépasser vos challenges et atteindre vos objectifs, dans un contexte politique et stratégique qui demande de la hauteur, du sang-froid et une vision claire. Cliquez ici pour en savoir plus.**Notre guide "10 leviers essentiels pour les décideuses" est un véritable concentré d'outils de coaching et de mentoring, les mêmes que nous utilisons dans le programme Sensées. Il est conçu pour toutes les directrices, dirigeantes et entrepreneures qui sont fatiguées de porter seules les responsabilités. Si vous avez l'impression que votre quotidien vous échappe petit à petit, ce guide est fait pour vous. Cliquez ici pour obtenir votre exemplaire offert !*Vous représentez une entreprise et souhaitez développer le leadership de vos talents féminins ? : cliquez ici.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Énergie solaire: pourquoi la chute du prix des panneaux bouleverse le marché de l'électricité

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Sep 22, 2026 2:11


Le solaire photovoltaïque connaît une progression spectaculaire dans le monde. Portée par la baisse considérable du prix des panneaux solaires, cette énergie se diffuse désormais bien au-delà des pays riches. Une évolution qui transforme progressivement le fonctionnement du marché de l'électricité et pose de nouveaux défis aux producteurs et aux gestionnaires de réseaux. L'énergie solaire connaît une progression rapide à travers le monde. Cette dynamique s'explique notamment par deux facteurs : l'ensoleillement et surtout la spectaculaire baisse du prix des panneaux photovoltaïques. Au début des années 2000, il fallait compter environ cinq à six dollars pour un watt de capacité solaire. Aujourd'hui, ce coût est tombé à environ 12 centimes de dollar par watt. Une chute considérable qui a rendu les installations photovoltaïques beaucoup plus accessibles. Cette baisse des prix s'explique notamment par l'explosion de la production de panneaux solaires, avec un rôle majeur joué par la Chine, devenue le principal acteur de cette industrie. Résultat : le solaire se diffuse désormais à grande vitesse dans de nombreuses régions du monde. La progression du photovoltaïque ne concerne d'ailleurs plus seulement les pays riches. Au Pakistan, en Inde, en Afrique du Sud ou encore aux Philippines, les entreprises et les particuliers installent de plus en plus de panneaux afin de produire leur propre électricité. Le solaire séduit aussi parce qu'il permet de réduire la facture d'électricité Dans certains pays, le développement du solaire répond moins à un objectif de transition énergétique qu'à une nécessité économique très concrète. Lorsque l'électricité est chère, peu disponible ou peu fiable, produire soi-même une partie de son énergie peut permettre de réduire les coûts et de sécuriser son approvisionnement. Mais cette multiplication des installations photovoltaïques change aussi la relation entre les consommateurs et les fournisseurs d'électricité. Plus les particuliers et les entreprises produisent eux-mêmes leur énergie, moins ils ont besoin d'acheter de l'électricité auprès de leur fournisseur traditionnel. Pour les producteurs et les fournisseurs d'électricité, le modèle économique devient donc plus complexe. Ils doivent continuer à entretenir les réseaux électriques et à disposer de capacités de production capables de prendre le relais lorsque les panneaux ne produisent plus, notamment le soir ou lorsque l'ensoleillement est insuffisant. Autrement dit, les clients consomment moins d'électricité du réseau, mais les coûts nécessaires au fonctionnement de ce réseau, eux, ne disparaissent pas. Des réseaux électriques qui doivent s'adapter à la multiplication des petits producteurs Cette évolution constitue également un défi technique. Les réseaux électriques ont historiquement été conçus autour d'un modèle relativement centralisé : de grandes centrales produisent l'électricité, qui est ensuite acheminée vers des millions de consommateurs. Le développement du photovoltaïque modifie progressivement cette organisation. Des millions de particuliers et d'entreprises deviennent eux-mêmes de petits producteurs d'électricité. Les panneaux solaires peuvent produire beaucoup d'énergie en pleine journée, puis presque plus rien lorsque le soleil disparaît. Il faut donc désormais apprendre à gérer ces nouveaux flux d'électricité et à adapter les réseaux à une production beaucoup plus décentralisée. Le développement des batteries de stockage constitue l'une des pistes pour répondre à ce défi. Elles permettent de conserver une partie de l'électricité produite lorsque le soleil brille afin de pouvoir l'utiliser plus tard, lorsque la production solaire diminue. La baisse spectaculaire du prix des panneaux solaires ne transforme donc pas seulement la manière de produire de l'électricité. Elle commence aussi à bouleverser le modèle économique et l'organisation du secteur électrique, en faisant émerger un système dans lequel les consommateurs peuvent eux-mêmes devenir producteurs. À lire aussiLes panneaux solaires chinois envahissent l'Afrique, un marché en pleine expansion

La Traque
James Whitey Bulger, le traître de Boston : le pacte avec le diable (1/4)

La Traque

Play Episode Listen Later Sep 22, 2026 21:21


Rediffusion Plongez dans la traque de James “Whitey” Bulger, le parrain de Boston. Né dans les rues violentes du Boston des années 50, Bulger gravit les échelons du crime organisé jusqu'à devenir l'homme que tout le monde craint. Meurtres, rackets, trahisons… Whitey règne par la terreur, tout en profitant d'un pacte secret avec le FBI qui lui permet d'agir dans l'ombre en toute impunité. Pendant des décennies, il manipule policiers, gangsters et politiciens, se jouant du système comme personne. Lorsque la vérité éclate, sa chute révèle l'un des scandales les plus explosifs de l'histoire du crime américain. Le pacte avec le diable Gamin des logements sociaux de Boston devenu voyou instable, puis parrain redouté. Après la prison, les expériences MK-Ultra et les années d'errance, Whitey revient dans son quartier, soigne son image… tout en plongeant dans le crime organisé. Tandis que Boston s'embrase dans les années 70, il scelle un pacte secret avec le FBI : en échange d'informations sur la mafia italienne, il obtient une immunité officieuse. Protégé par l'agent John Connolly, Whitey élimine ses rivaux en toute impunité et s'impose comme le maître de South Boston. Une alliance toxique vient de naître : celle d'un gangster prêt à tout, et d'un agent fédéral fasciné par le pouvoir. Production : Bababam  Textes : Lola Bertet Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

La Traque
Découvrez La Traque... du traître de Boston, James Whitey Bulger

La Traque

Play Episode Listen Later Sep 21, 2026 2:59


Bienvenue dans La Traque. Cette semaine, découvrez l'histoire du parrain de Boston : James “Whitey” Bulger. Né dans les rues violentes du Boston des années 50, Bulger gravit les échelons du crime organisé jusqu'à devenir l'homme que tout le monde craint. Meurtres, rackets, trahisons… Whitey règne par la terreur, tout en profitant d'un pacte secret avec le FBI qui lui permet d'agir dans l'ombre en toute impunité.Pendant des décennies, il manipule policiers, gangsters et politiciens, se jouant du système comme personne. Lorsque la vérité éclate, c'est une traque internationale qui s'engage pour capturer l'un des fugitifs les plus recherchés du pays. Sa chute révèle l'un des scandales les plus explosifs de l'histoire du crime américain. Découvrez cette nouvelle saison prochainement disponible sur toutes les plateformes d'écoute. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Choses à Savoir HISTOIRE
Comment des foires ont-elles pu être organisées sur la Tamise ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Sep 17, 2026 2:23


Imaginez la Tamise entièrement gelée, couverte de milliers de Londoniens, de boutiques, de jeux, de tavernes et même de feux sur lesquels on fait rôtir de la viande.Pendant plusieurs siècles, ce spectacle incroyable s'est réellement produit à Londres.Ces événements étaient appelés les Frost Fairs, littéralement les « foires du gel ».Pour comprendre comment elles étaient possibles, il faut d'abord savoir que le climat européen était alors plus froid qu'aujourd'hui. Entre approximativement le XIVe et le XIXe siècle, l'Europe connaît une période appelée le Petit Âge glaciaire, marquée par des hivers parfois particulièrement rigoureux.Mais le froid n'explique pas tout.La Tamise elle-même était différente. Elle était plus large, moins profonde et son courant plus lent. Surtout, l'ancien London Bridge, construit au Moyen Âge, reposait sur de nombreux piliers et comportait 19 arches très étroites.Lorsque des blocs de glace s'y accumulaient, ils pouvaient former une sorte de barrage. L'eau en amont ralentissait encore davantage, ce qui facilitait son gel.Lors des hivers les plus froids, une véritable chaussée de glace se formait alors au cœur de Londres.Les habitants ne tardaient pas à l'exploiter.On installait sur la Tamise des échoppes vendant nourriture, café, bière, gin ou souvenirs. On pratiquait le patinage, le bowling, la luge et différents jeux. Des imprimeurs transportaient même leurs presses sur la glace afin de vendre aux visiteurs des feuilles portant la mention : « imprimé sur la Tamise ».La plus célèbre Frost Fair eut lieu pendant l'hiver 1683-1684. La glace resta suffisamment solide pendant près de deux mois. On y vit des tavernes, des spectacles, des jeux et même des animaux rôtis au-dessus de feux allumés directement sur la glace. Le roi Charles II lui-même visita la foire.La dernière grande Frost Fair eut lieu en 1814.Pourquoi n'en voit-on plus ?Parce que Londres transforma profondément son fleuve. En 1831, l'ancien London Bridge fut remplacé par un pont aux arches beaucoup plus larges. Puis la Tamise fut approfondie et ses berges aménagées.Son courant devint plus rapide, rendant un gel complet beaucoup plus difficile. Parallèlement, les hivers extrêmement froids devinrent moins fréquents.Les Frost Fairs disparurent donc définitivement.Pendant quelques siècles pourtant, les Londoniens avaient réussi à transformer leur fleuve gelé en gigantesque fête foraine à ciel ouvert. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi les avions de ligne volent-ils tous autour de 11 000 mètres ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Sep 17, 2026 2:19


Quand on regarde l'altitude d'un avion de ligne en plein vol, on retrouve presque toujours le même ordre de grandeur : environ 10 000 à 12 000 mètres.Pourquoi ne pas monter beaucoup plus haut, à 15 ou 20 kilomètres, afin de profiter d'un air encore moins dense ?Parce qu'autour de 11 kilomètres se trouve une sorte de compromis idéal.Commençons par comprendre pourquoi les avions montent aussi haut.Près du sol, l'air est relativement dense. C'est pratique pour décoller, car les ailes peuvent facilement produire de la portance. Mais cette densité présente aussi un inconvénient : elle crée beaucoup de traînée, c'est-à-dire de résistance à l'avancement.En montant, l'air devient moins dense. La traînée diminue et l'avion peut parcourir davantage de kilomètres pour une même quantité de carburant. Les réacteurs bénéficient également des températures très basses rencontrées en altitude, ce qui contribue à rendre la croisière plus efficace.Alors pourquoi ne pas continuer à monter ?Parce qu'un avion a aussi besoin d'air pour voler.La portance produite par les ailes dépend notamment de la densité de l'air. Plus on monte, plus l'air se raréfie. Pour continuer à supporter le poids de l'appareil, il faut donc voler plus vite ou augmenter l'angle d'attaque des ailes.Et les moteurs rencontrent eux aussi une limite : les réacteurs aspirent de l'air pour faire fonctionner leur combustion. Lorsque cet air devient trop rare, leur poussée disponible diminue.Mais il existe un autre problème, plus surprenant.À très haute altitude, la plage de vitesses utilisables se rétrécit. Si l'avion ralentit trop, il risque le décrochage. Mais s'il accélère trop, il s'approche de sa limite de Mach : des zones d'écoulement supersonique et des ondes de choc apparaissent autour des ailes, pouvant provoquer des vibrations et une perte d'efficacité aérodynamique.Plus l'avion monte, plus ces deux limites se rapprochent. À l'extrême, on parle de « coffin corner », littéralement le « coin du cercueil ».Voilà pourquoi les avions modernes ne cherchent pas simplement à voler « le plus haut possible ».Ils cherchent l'altitude où ils consomment le moins de carburant tout en conservant suffisamment de portance, de poussée et de marge de sécurité.Et pour les grands avions de ligne subsoniques, cette zone idéale se trouve généralement autour de 11 kilomètres au-dessus de nos têtes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Priorité santé
Hépatites : comment prévenir ces inflammations du foie?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Sep 17, 2026 48:29


Inflammations du foie causées par des substances toxiques ou plus généralement des virus, les hépatites sont désignées par des lettres allant de A à E. Elles diffèrent par leurs modes de transmission, leurs prises en charge et leurs conséquences sur la santé. Selon l'OMS, 254 millions de personnes vivaient avec une hépatite B chronique en 2022 et 50 millions de personnes sont atteintes d'une infection chronique par le virus de l'hépatite C. Quels sont les différents modes de transmission des hépatites ? Quels traitements et moyens de prévention existent ? Quelles peuvent être les conséquences sur la santé, en l'absence de prise en charge ? Les hépatites sont désignées par les sept premières lettres de l'alphabet (de A à E pour les plus fréquentes, F et G pour les plus rares), une distinction liée aux divers agents infectieux, des virus qui peuvent provoquer différentes formes d'inflammation et de complications au niveau du foie. Lorsque l'on parle des hépatites, il faut aussi différencier les formes chroniques et identifier les modes de transmission qui peuvent varier (relations sexuelles, alimentation, par voie sanguine, lors de l'accouchement, contact avec de l'eau souillée)… La géographie sanitaire des hépatites, autrement dit la répartition du nombre de cas en fonction des pays/continents montre de grandes inégalités territoriales. Pour l'hépatite B, par exemple, son incidence est beaucoup plus importante en Afrique, en Asie, dans certaines zones d'Amérique latine. Dans certaines régions d'Afrique de l'Ouest, la prévalence de l'hépatite B chronique, cette forme silencieuse peut concerner plus de 10% de la population. D'où l'importance de parler de la prévention : vaccination et rattrapage vaccinal, connaissance des modes de transmission et surtout dépistage, pour s'informer de son statut sérologique, puisque, par exemple, pour l'hépatite C, un antiviral efficace –  un traitement curatif existe… Les hépatites constituent aujourd'hui un problème de santé publique à l'échelle planétaire, d'où l'importance d'une sensibilisation des populations à la prévention – la vaccination contre l'hépatite B – pour éviter les complications potentiellement mortelles au niveau du foie, insuffisance hépatique, cirrhose et cancers. Avec : Pr Tarik Asselah, professeur en hépatologie à l'hôpital Beaujon à Clichy dans les Hauts-de-Seine, directeur de recherches à l'Inserm et responsable des hépatites virales Pr Fulgence Bathaix Yao, hépato-gastroentérologue, université Félix Houphouët Boigny à Abidjan et président du réseau ivoirien de lutte contre les hépatites virales.   Programmation musicale :  ► Stevie Wonder – Blowin in the wind ► Mbosso - Buku Jero.

Priorité santé
Hépatites : comment prévenir ces inflammations du foie?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Sep 17, 2026 48:29


Inflammations du foie causées par des substances toxiques ou plus généralement des virus, les hépatites sont désignées par des lettres allant de A à E. Elles diffèrent par leurs modes de transmission, leurs prises en charge et leurs conséquences sur la santé. Selon l'OMS, 254 millions de personnes vivaient avec une hépatite B chronique en 2022 et 50 millions de personnes sont atteintes d'une infection chronique par le virus de l'hépatite C. Quels sont les différents modes de transmission des hépatites ? Quels traitements et moyens de prévention existent ? Quelles peuvent être les conséquences sur la santé, en l'absence de prise en charge ? Les hépatites sont désignées par les sept premières lettres de l'alphabet (de A à E pour les plus fréquentes, F et G pour les plus rares), une distinction liée aux divers agents infectieux, des virus qui peuvent provoquer différentes formes d'inflammation et de complications au niveau du foie. Lorsque l'on parle des hépatites, il faut aussi différencier les formes chroniques et identifier les modes de transmission qui peuvent varier (relations sexuelles, alimentation, par voie sanguine, lors de l'accouchement, contact avec de l'eau souillée)… La géographie sanitaire des hépatites, autrement dit la répartition du nombre de cas en fonction des pays/continents montre de grandes inégalités territoriales. Pour l'hépatite B, par exemple, son incidence est beaucoup plus importante en Afrique, en Asie, dans certaines zones d'Amérique latine. Dans certaines régions d'Afrique de l'Ouest, la prévalence de l'hépatite B chronique, cette forme silencieuse peut concerner plus de 10% de la population. D'où l'importance de parler de la prévention : vaccination et rattrapage vaccinal, connaissance des modes de transmission et surtout dépistage, pour s'informer de son statut sérologique, puisque, par exemple, pour l'hépatite C, un antiviral efficace –  un traitement curatif existe… Les hépatites constituent aujourd'hui un problème de santé publique à l'échelle planétaire, d'où l'importance d'une sensibilisation des populations à la prévention – la vaccination contre l'hépatite B – pour éviter les complications potentiellement mortelles au niveau du foie, insuffisance hépatique, cirrhose et cancers. Avec : Pr Tarik Asselah, professeur en hépatologie à l'hôpital Beaujon à Clichy dans les Hauts-de-Seine, directeur de recherches à l'Inserm et responsable des hépatites virales Pr Fulgence Bathaix Yao, hépato-gastroentérologue, université Félix Houphouët Boigny à Abidjan et président du réseau ivoirien de lutte contre les hépatites virales.   Programmation musicale :  ► Stevie Wonder – Blowin in the wind ► Mbosso - Buku Jero.

Aujourd'hui l'économie
Pourquoi la banque centrale américaine relève ses taux malgré les pressions de Donald Trump

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Sep 17, 2026 3:14


La Réserve fédérale américaine a relevé son principal taux directeur entre 3,75 % et 4 %, malgré les pressions de Donald Trump en faveur d'une baisse des taux. La Fed justifie sa décision par une inflation toujours trop élevée et laisse entendre qu'une nouvelle hausse pourrait intervenir d'ici à la fin de l'année. La Réserve fédérale américaine (Fed) a donc choisi de relever son principal taux directeur de 25 points de base. Celui-ci évolue désormais dans une fourchette comprise entre 3,75 % et 4 %. Pour justifier cette décision, son président Kevin Warsh évoque une inflation « trop élevée, depuis trop longtemps ». Pour comprendre cette décision, il faut rappeler ce qu'est un taux directeur. Il s'agit du taux qui sert notamment de référence au coût auquel les banques se prêtent de l'argent à très court terme. Lorsque la banque centrale baisse ses taux, le crédit devient moins cher. Les ménages et les entreprises sont alors davantage incités à emprunter, ce qui peut soutenir la consommation, l'investissement et le marché immobilier. À l'inverse, lorsque la Fed augmente ses taux, elle cherche à ralentir la demande et l'activité économique afin de contenir les tensions sur les prix. C'est précisément le choix effectué cette fois par la banque centrale américaine. Cette décision intervient alors que l'inflation reste nettement supérieure à l'objectif de 2 % fixé par la Fed. Les prix à la consommation progressent d'environ 3,4 % sur un an aux États-Unis, tandis que le chômage se situe à 4,1 %. Pour la banque centrale, l'emploi ne constitue donc pas aujourd'hui le principal motif d'inquiétude. C'est surtout la persistance de l'inflation qui justifie le maintien d'une politique monétaire restrictive. À lire aussiÉtats-Unis: pourquoi l'indépendance de la Réserve fédérale est-elle cruciale? Donald Trump réclame des taux plus bas, la Fed défend son indépendance La décision de la Fed intervient surtout dans un contexte de fortes tensions avec la Maison-Blanche. Donald Trump réclame depuis plusieurs mois une baisse des taux d'intérêt afin de réduire le coût du crédit et de soutenir notamment l'activité et l'investissement aux États-Unis. Le président américain qualifie le conseil de la Fed d'« hostile » et l'accuse de relever les taux dans le but de lui nuire. Face à ces critiques, Kevin Warsh insiste au contraire sur l'indépendance de la banque centrale américaine. Alors que sa candidature à ce poste a été très appuyée par le président, Kevin Warsh appelle notamment à ce que chacun « reste dans son couloir », la Fed devant prendre ses décisions en fonction de la situation économique et non des intérêts politiques du moment. Le président de la Fed affirme ainsi que la décision de relever les taux a été prise par la banque centrale elle-même, en fonction notamment de la trajectoire de l'emploi et de la solidité de l'économie américaine. Le paradoxe est d'autant plus important que certaines des politiques de Donald Trump peuvent contribuer à maintenir les tensions inflationnistes. Les tarifs douaniers renchérissent le coût des produits importés et une partie de cette hausse peut être répercutée sur les consommateurs américains. À cela s'ajoute le choc énergétique provoqué par la guerre au Moyen-Orient et la forte remontée des cours du pétrole. Un pétrole plus cher augmente les coûts de transport et de production des entreprises et peut, à son tour, alimenter l'inflation. La Fed pourrait encore relever ses taux d'ici à la fin de l'année Tant que l'inflation reste aussi éloignée de l'objectif de 2 %, la Fed estime donc avoir une raison de maintenir des taux élevés. Et même de les relever encore. C'est le deuxième enseignement de cette réunion : la hausse annoncée pourrait ne pas être la dernière. Dans les nouvelles projections de la Fed, 16 des 18 membres de son comité de politique monétaire anticipent au moins une nouvelle hausse d'un quart de point d'ici à la fin de l'année. Pour les ménages et les entreprises qui doivent emprunter, cette perspective signifie que le coût du crédit pourrait rester élevé pendant encore longtemps aux États-Unis. Mais pour la banque centrale américaine, le risque serait surtout de laisser s'installer une inflation durablement supérieure à son objectif. La politique monétaire américaine se retrouve ainsi au cœur d'une équation difficile : soutenir l'économie avec des taux plus bas tout en empêchant l'inflation de s'installer. Et cette divergence entre les objectifs de Donald Trump et ceux de la Réserve fédérale américaine laisse présager de nouvelles tensions entre la Maison-Blanche et la banque centrale.

Choses à Savoir SCIENCES
Comment une plante peut-elle survivre plus de 50 ans dans un bocal fermé ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Sep 16, 2026 2:22


Imaginez une plante enfermée dans une bouteille, sans recevoir une seule goutte d'eau pendant des décennies… et qui continue pourtant à vivre.C'est l'expérience étonnante réalisée par le Britannique David Latimer.En 1960, il place dans une grande bouteille en verre d'environ 38 litres du terreau et une plante du genre Tradescantia, également appelée misère. Il ajoute de l'eau et laisse la plante se développer.Puis, en 1972, il l'arrose une dernière fois et ferme hermétiquement la bouteille.Depuis, plus rien ou presque n'entre ni ne sort.Alors comment la plante peut-elle survivre ?Parce que Latimer a involontairement créé un écosystème miniature presque fermé.Premier élément indispensable : l'eau.La plante absorbe l'eau présente dans le sol par ses racines. Une partie est ensuite rejetée sous forme de vapeur par les feuilles, lors d'un phénomène appelé transpiration.Mais puisque la bouteille est fermée, cette vapeur ne peut pas s'échapper. Elle se dépose sur les parois, se condense en petites gouttes puis retombe dans la terre.Autrement dit, il pleut en quelque sorte à l'intérieur de la bouteille. L'eau tourne continuellement en circuit fermé.Deuxième élément : les gaz.Grâce à la lumière qui traverse le verre, la plante réalise la photosynthèse. Elle utilise du dioxyde de carbone, de l'eau et l'énergie lumineuse pour produire des sucres qui lui servent de nourriture, tout en libérant de l'oxygène.Mais la plante respire également. Elle consomme une partie de cet oxygène et rejette du dioxyde de carbone, qui pourra ensuite être réutilisé pour la photosynthèse.Enfin, les nutriments eux-mêmes sont recyclés.Lorsque certaines feuilles meurent et tombent au sol, des micro-organismes présents dans le terreau les décomposent. Cette matière organique libère des éléments minéraux qui peuvent de nouveau être absorbés par les racines.Le système n'est toutefois pas totalement isolé.Une chose essentielle continue d'entrer : l'énergie du Soleil.C'est elle qui alimente tout le mécanisme. La bouteille est donc presque fermée pour la matière, mais ouverte pour l'énergie.L'expérience de David Latimer illustre ainsi à petite échelle le fonctionnement d'un écosystème naturel : l'eau et les nutriments y sont continuellement recyclés, tandis que l'énergie provient essentiellement du Soleil.Dans cette simple bouteille se trouve donc une sorte de Terre miniature… capable de fonctionner pendant des décennies presque toute seule. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir HISTOIRE
Comment Venise a-t-elle volé les reliques de saint Marc ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Sep 14, 2026 2:33


Au IXᵉ siècle, Venise est encore une puissance montante. La ville cherche à affirmer son prestige face aux grands centres chrétiens de l'époque. Or, pour une cité médiévale, posséder les reliques d'un saint célèbre représente un immense avantage religieux… mais aussi politique.Venise va donc s'offrir un saint prestigieux : l'évangéliste Marc.Selon la tradition chrétienne, saint Marc aurait évangélisé Alexandrie, en Égypte, où il serait mort au Ier siècle. Ses reliques étaient conservées dans une église de la ville et faisaient l'objet d'un important culte.Vers 828, deux marchands vénitiens, généralement appelés Buono de Malamocco et Rustico de Torcello, arrivent à Alexandrie.D'après le récit vénitien, ils apprennent que l'église abritant les restes de Marc risque d'être endommagée et persuadent deux religieux qui en ont la garde de leur remettre le corps.Mais ils ne disposent évidemment d'aucune autorisation des autorités locales.Il faut donc sortir clandestinement les reliques d'Alexandrie.C'est ici qu'intervient l'épisode le plus célèbre de l'histoire.Les Vénitiens auraient placé le corps de saint Marc dans un panier, puis l'auraient recouvert de légumes et surtout de morceaux de porc.Pourquoi ?Parce que l'Égypte est alors sous domination musulmane et que le porc est considéré comme impur dans l'islam. Lorsque les contrôleurs inspectent la cargaison, les marchands leur auraient annoncé qu'elle contenait du porc. Selon la légende, les gardes auraient alors refusé d'y toucher, permettant aux Vénitiens de passer.Le corps est embarqué et transporté jusqu'à Venise, où il est accueilli avec tous les honneurs par le doge.Pour Venise, c'est un formidable coup politique.Saint Marc devient progressivement le patron de la ville, remplaçant saint Théodore. Son symbole, le lion ailé, devient celui de la République de Venise.Une première église est construite pour accueillir les reliques. Elle sera remplacée plus tard par l'actuelle basilique Saint-Marc, devenue l'un des monuments les plus célèbres de la ville.Les Vénitiens ne présentent évidemment pas l'opération comme un vol. Ils parlent de « translation » des reliques et développent même une tradition selon laquelle saint Marc était destiné à reposer un jour à Venise.Mais derrière le récit religieux apparaît une réalité très médiévale : les reliques étaient aussi des instruments de prestige et de pouvoir.Et pour obtenir celles de saint Marc, Venise n'hésita pas à les faire sortir clandestinement d'Alexandrie.Puis à transformer ce rapt en l'un des mythes fondateurs de la ville. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi la Lune rapetisse-t-elle ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Sep 14, 2026 2:02


Cela peut sembler incroyable, mais notre satellite est en train de rétrécir.Très lentement, heureusement : au cours des dernières centaines de millions d'années, le diamètre de la Lune aurait diminué d'environ 50 mètres.Mais comment un astre de près de 3 500 kilomètres de diamètre peut-il rapetisser ?Pour le comprendre, il faut remonter à sa jeunesse.Lorsque la Lune s'est formée, il y a environ 4,5 milliards d'années, son intérieur était extrêmement chaud. Cette chaleur provenait notamment des gigantesques collisions qui ont accompagné sa formation, mais également de la désintégration d'éléments radioactifs présents dans ses roches.Depuis, la Lune évacue progressivement cette chaleur dans l'espace.Et en refroidissant, les matériaux qui composent son intérieur se contractent.Imaginez une boule métallique chauffée à très haute température. Lorsqu'elle refroidit, elle diminue légèrement de volume.La Lune fait à peu près la même chose.Mais il existe un problème : sa croûte est solide et rigide.Lorsque l'intérieur se contracte, la surface doit donc s'adapter à un volume légèrement plus petit. Elle se comprime, se fracture et forme des sortes de petites falaises appelées « escarpements de failles ».La NASA compare volontiers le phénomène à un raisin qui se transforme en raisin sec : lorsque l'intérieur perd du volume, la peau se ride.À une différence près : la peau du raisin est souple, alors que la croûte lunaire est cassante.Elle se brise donc.Les sondes spatiales ont photographié des milliers de ces failles à la surface de la Lune, certaines étant géologiquement très jeunes.Et le phénomène semble continuer aujourd'hui.La contraction provoque en effet des tensions dans la croûte. Lorsqu'une faille cède brutalement, cela peut provoquer un « tremblement de Lune », l'équivalent lunaire d'un séisme.Les sismomètres déposés par les astronautes des missions Apollo en avaient déjà enregistré.La gravité terrestre peut elle aussi accentuer les contraintes exercées sur ces failles en déformant légèrement la Lune.Rassurez-vous cependant : notre satellite ne va pas finir par disparaître.Une diminution de quelques dizaines de mètres sur plusieurs centaines de millions d'années est infime à l'échelle d'un astre.Mais elle révèle quelque chose de fascinant : contrairement à l'image d'un monde complètement mort et immobile, la Lune continue encore aujourd'hui à évoluer, à se contracter… et même à trembler. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi le Mississippi a-t-il coulé à l'envers ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Sep 14, 2026 2:33


Le 7 février 1812, des voyageurs naviguant sur le Mississippi assistent à une scène presque impossible : par endroits, les eaux du gigantesque fleuve semblent soudain remonter vers le nord, à contre-courant.À l'origine de ce phénomène se trouve l'un des plus puissants tremblements de terre jamais survenus dans le centre des États-Unis.Depuis décembre 1811, la région de New Madrid, dans l'actuel Missouri, est secouée par une extraordinaire série de séismes. Trois événements principaux atteignent probablement une magnitude supérieure à 7. Celui du 7 février 1812 est particulièrement violent.Or New Madrid se trouve juste à côté du Mississippi.Lorsque le sous-sol se fracture, le paysage entier est bouleversé. Certaines zones s'affaissent de plusieurs mètres, tandis que d'autres se soulèvent. Des berges s'effondrent, des îles disparaissent, le sol se liquéfie et de gigantesques quantités de sable et d'eau remontent à la surface.Mais surtout, le fond même du Mississippi se déforme.À certains endroits, le mouvement de la faille soulève brutalement le lit du fleuve et forme temporairement des obstacles, voire des sortes de rapides et de petites cascades. L'eau qui descend normalement vers le golfe du Mexique se retrouve soudain freinée.Elle s'accumule alors derrière ces nouveaux obstacles.Simultanément, le mouvement du sol engendre d'énormes vagues dans le fleuve. Certaines se déplacent vers l'amont, donc dans la direction opposée au courant naturel.Pour les marins présents sur place, le spectacle donne l'impression que le Mississippi tout entier s'est mis à couler à l'envers. Des témoignages racontent effectivement que le phénomène aurait duré plusieurs heures.Il faut cependant apporter une nuance.Les géologues ne pensent pas nécessairement que tout le débit du Mississippi s'est inversé de manière uniforme. Il s'agissait probablement d'un mélange de reflux locaux, de vagues remontant le courant et de retenues temporaires provoquées par les déformations du lit.Puis, progressivement, l'eau a franchi ou contourné les obstacles et le courant normal vers le sud s'est rétabli.Le séisme a néanmoins laissé des traces durables. Des terrains ont été déplacés de plusieurs mètres et le lac Reelfoot, dans le Tennessee, s'est notamment formé à la suite de l'affaissement du sol.Ainsi, pendant quelques heures en 1812, l'un des plus grands fleuves du monde a semblé défier la gravité.Mais ce n'était pas le Mississippi qui avait changé de destination.C'était la terre sous ses eaux qui venait brutalement de changer de forme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE
Pourquoi l'eau chaude ne lave-t-elle pas mieux nos mains ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Sep 14, 2026 2:02


Quand une assiette est très sale, nous avons souvent tendance à utiliser de l'eau chaude. Alors, lorsqu'il s'agit de nos mains, l'idée paraît logique : plus l'eau est chaude, plus elle devrait tuer de bactéries.Pourtant, ce n'est pratiquement pas le cas.Se laver les mains avec de l'eau très chaude n'élimine pas davantage de microbes qu'avec de l'eau froide ou tiède.La raison est simple : aux températures que notre peau peut supporter, l'eau n'est pas suffisamment chaude pour tuer efficacement les bactéries.Certes, la chaleur peut détruire des micro-organismes. C'est d'ailleurs le principe de la cuisson ou de la stérilisation. Mais il faut généralement atteindre des températures bien supérieures à celles utilisées pour se laver les mains.Une eau capable de tuer rapidement un grand nombre de bactéries risquerait donc surtout… de nous brûler.Alors comment le lavage des mains fonctionne-t-il ?Son efficacité repose beaucoup moins sur la température que sur trois éléments : le savon, le frottement et le rinçage.Les molécules du savon ont une propriété particulière. Une partie est attirée par l'eau, tandis qu'une autre est attirée par les graisses.Or notre peau est recouverte d'une fine couche de sébum dans laquelle peuvent se retrouver des microbes et des particules de saleté.Lorsque nous nous savonnons les mains, le savon aide à détacher ces graisses et les micro-organismes qui y adhèrent. Le frottement des mains les décolle mécaniquement de la peau, puis l'eau courante les entraîne dans le lavabo.Autrement dit, le but n'est pas principalement de « tuer » les bactéries, mais de les retirer.Une étude menée par l'université Rutgers l'a bien montré. Des volontaires se sont lavé les mains avec une eau allant d'environ 15 à 38 degrés. Résultat : la température n'a pas eu d'effet significatif sur la quantité de bactéries éliminées.Ce qui compte davantage, c'est de bien savonner toute la surface des mains, notamment entre les doigts et autour des ongles, et de frotter suffisamment longtemps. Les autorités sanitaires recommandent généralement environ 20 secondes.Utiliser une eau brûlante peut même être contre-productif : des lavages répétés à température élevée peuvent irriter et dessécher la peau.Vous pouvez donc choisir la température qui vous semble confortable.Pour avoir les mains propres, ce n'est pas la chaleur qui fait la différence.C'est surtout la façon dont vous les lavez. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'Heure H
Le Batavia : survivre au naufrage, échapper aux tueurs

L'Heure H

Play Episode Listen Later Sep 14, 2026 36:21


En juin 1629, le Batavia, fleuron de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, fait naufrage au large de l'Australie. Plus de 200 rescapés trouvent refuge sur de minuscules îlots, tandis que le commandeur part chercher du secours à plus de 2 000 kilomètres. En son absence, Jeronimus Cornelisz prend le contrôle des survivants et impose progressivement sa loi. Avec une poignée de complices, il organise le massacre méthodique de plus d'une centaine d'hommes, de femmes et d'enfants. Mais un groupe de soldats mené par Wiebbe Hayes échappe à son emprise et organise la résistance sur une île voisine. Armés de piques, de pierres et protégés par un fort improvisé, ils parviennent à repousser les hommes de Cornelisz. Hayes réussit finalement à capturer le chef des mutins. Lorsque le navire de secours arrive, les soldats préviennent le commandeur avant que les tueurs ne puissent s'en emparer. Cornelisz et ses principaux complices sont jugés puis exécutés. Le naufrage du Batavia reste ainsi l'histoire d'une catastrophe maritime transformée en un effroyable massacre entre survivants. Merci pour votre écoute Retrouvez l'ensemble des épisodes de l'Heure H sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/22750 Vous aimez les histoires racontées par Jean-Louis Lahaye ? Connaissez-vous ces podcast?La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKLe Moment M https://audmns.com/xtIAjGRLes Notes de l'Histoire https://audmns.com/mrniCHhSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppv36 Quai des orfèvres : https://audmns.com/eUxNxyFHistoire Criminelle, les enquêtes de Scotland Yard : https://audmns.com/ZuEwXVOUn Crime, une Histoire https://audmns.com/NIhhXpYIntéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : Un jour dans l'Histoire : https://audmns.com/gXJWXoQL'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvVous aimez les histoires racontées par Jean-Louis Lahaye ? Connaissez-vous ces podcast?La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKLe Moment M https://audmns.com/xtIAjGRLes Notes de l'Histoire https://audmns.com/mrniCHhSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppv36 Quai des orfèvres : https://audmns.com/eUxNxyFHistoire Criminelle, les enquêtes de Scotland Yard : https://audmns.com/ZuEwXVOUn Crime, une Histoire https://audmns.com/NIhhXpYN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Sounds Like Portraits
Géraldine Saliez-Pierret, biographe hospitalière : Qu'est-ce que la biographie peut soigner, lorsque la maladie ne peut plus être guérie ?

Sounds Like Portraits

Play Episode Listen Later Sep 12, 2026 45:03


Aujourd'hui, je suis avec Géraldine Saliez-Pierret à l'Hôpital de Bellerive à Genève. Géraldine est infirmière, c'est aussi la première biographe hospitalière dans un service de soins palliatifs, en Suisse romande. Elle propose aux patients qui le souhaitent de raconter leur histoire, de transmettre leurs valeurs, et tout l'amour qu'ils portent à leurs enfants et à leurs petits-enfants. De cette parole naît un livre qui est beaucoup plus qu'un simple récit parce qu'il crée une continuité entre le passé d'avant la maladie, le présent souvent douloureux et l'avenir de ceux qui restent. Ainsi, lorsque le temps de la vie se rétrécit, la biographie ouvre une autre dimension : celle de la transmission. Qu'est-ce que le fait d'être vraiment écouté peut changer dans la période de la fin de vie ? Qu'est-ce que la biographie peut soigner, lorsque la maladie ne peut plus être guérie ? C'est la question de la semaine.

Zeteo
Aurélie Croiziers de Lacvivier : L'harmonie plutôt que l'agonie

Zeteo

Play Episode Listen Later Sep 12, 2026 74:27


Aurélie Croiziers de Lacvivier est écrivaine et voyageuse. Elle a publié des romans, des récits de vie, des guides de voyage. Avec elle, nous reprenons ici un sentier déjà emprunté avec Thibault de Montaigu ou Sandrine Chenivesse : celui qui va à la recherche des mémoires familiales.Avec Aurélie Croiziers de Lacvivier, ce chemin est original. Parce qu'une thérapeute lui a révélé, pour guérir de chocs personnels, l'importance d'aller à la rencontre d'un … fantôme familial : son grand-père paternel. Ne connaissant rien à la généalogie, elle a choisi de vivre sa quête la plume à la main.Un ouvrage étonnant est né de cette écriture, avec deux histoires qui s'entrelacent, et qui racontent l'itinéraire de la recherche d'un ancêtre qui se transforme en une profonde recherche de soi.D'une part, le récit de sa propre enquête, de ses découvertes, ses interrogations et les transformations intérieures provoquées par cette recherche.D'autre part, la fiction de la vie de son grand-père, imaginée sous une forme romanesque enrichie par les fragments de l'histoire de cet homme qu'elle a réussi à reconstituer.À la clé, la rencontre avec un homme disparu, venu depuis occuper une place centrale dans sa propre existence. Aurélie témoigne ainsi à quel point cette Quête – le titre de son nouveau livre – est devenue un chemin de conscience, avec une dimension spirituelle de plus en plus marquante, l'accès à une sérénité intérieure, et une ouverture, plutôt qu'un retour, vers le christianisme.Aurélie est une femme dont le parcours est parsemé de grandes épreuves. Aujourd'hui, les contours de sa vie, dont elle en avait confié certains au micro du podcast Bethesda il y a trois ans, restent encore mouvementés. Sur ce chemin, en grande partie grâce à son grand-père, elle a compris à quel point l'invisible et le visible sont reliés.Aujourd'hui, Aurélie est une femme renouvelée. L'expression de la force nouvelle qui est en elle, c'est cette joie communicative très perceptible au cours de cet épisode. Avec elle, c'est un merveilleux encouragement à la confiance et à l'amour que nous recevons.Pour lire La Quête, Quand la généalogie devient chemin de conscience et de liberté, le livre d'Aurélie Croiziers de Lacvivier, cliquer ici.Pour écouter le témoignage évoqué au cours de cet épisode, et qu'Aurélie a donné au podcast Bethesda, cliquer ici.Pour découvrir Curieuse Voyageuse, le blog d'Aurélie, cliquer ici.--------------  PORTES VISIBLES ET INVISIBLESAvec le témoignage passionnant d'Aurélie Croiziers de Lacvivier – l'épisode mis en ligne aujourd'hui – nous recevons une illustration de plus des liens constants qui relient notre monde visible apparemment fini et limité, avec le monde invisible immense et infini.Ces liens, j'y étais encore plongé toute cette semaine dans la préparation des épisodes à venir, en particulier celui qui sera diffusé dimanche prochain… Lorsque j'écris ces lignes, nous sommes vendredi matin, à quelques heures de la lune nouvelle qui est annoncée ce soir.Je ne l'aurais pas su sans quelques bonnes amies que j'ai eu la joie de rencontrer grâce à ce podcast, et qui me l'ont rappelé hier ou ce matin. Il y a peu, j'ignorais à quel point les astres jouent un rôle dans nos vies, visibles et invisibles… Pourtant, la proximité de la mer chez moi, avec des marées qui atteignent parmi les plus grandes amplitudes au monde – la Baie du Mont-Saint-Michel est toute proche – me démontre plusieurs fois chaque jour l'importance de la lune.Je suis vraiment heureux de découvrir avec vous, grâce à ce podcast, toutes les merveilles de notre création, qui est le fruit d'une puissance divine dont l'intelligence et l'amour sont infinis. Ces merveilles sont visibles et invisibles, elles sont à la fois hors de l'espace et en lui, hors du temps et en lui.J'ai la joie d'entretenir, et de plus en plus, de magnifiques correspondances avec quelques auditeurs ou auditrices (surtout des auditrices, à l'image du public très majoritairement féminin de ce podcast). Dont une avec une femme au prénom aussi magnifique qu'elle, qui vit en Suisse et qui se reconnaîtra. S'ils ne sont pas très fréquents, nos échanges sont très denses. Cette femme, qui était proche de Christiane Singer, tient des propos tellement profonds et éclairés que je rêve de l'inviter un jour pour ce podcast. Ce qu'elle n'envisage pas… (pour le moment, me dis-je...). Et comme l'a si joliment remarqué R…, ils nous permettent de nous rencontrer dans un espace immense, où nous entrons par des portes différentes.Je retiens cette image si forte : celle des portes différentes. Comme le dit si bien Jésus, « il y a plusieurs maisons dans la maison de mon père ».  Ce qui veut dire, pour moi, qu'il y a une diversité d'approches et de liens pour nous rapprocher de l'invisible, et qu'il y a autant de portes pour cela.Belle semaine à tous, sous les astres et les étoiles qui nous accompagnent pour le meilleur,--------------   Pour soutenir l'effort de Zeteo, podcast sans publicité et d'accès entièrement gratuit, vous pouvez faire un don. 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Rothen s'enflamme
LA UNE - Rothen sur le PSG : "Lorsque les grands matchs vont arriver, l'attaque sera la même que la saison dernière" – 10/09

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Sep 10, 2026 4:50


Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi la plupart des habitants de Pompéi ont-ils survécu à l'éruption du Vésuve ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 2:34


Lorsque nous pensons à Pompéi, nous imaginons souvent une ville surprise en quelques secondes par l'éruption du Vésuve, dont presque tous les habitants auraient péri sur place. Les célèbres moulages des victimes renforcent cette impression.Pourtant, la réalité fut probablement très différente : la grande majorité des habitants de Pompéi semble avoir survécu à la catastrophe.En 79 après Jésus-Christ, Pompéi compte vraisemblablement autour de 10 000 habitants, même si les estimations varient. Or, les fouilles ont permis de retrouver les restes d'un peu plus d'un millier de victimes dans la ville et ses environs. Cela suggère qu'une proportion considérable de la population avait réussi à partir.Certains chercheurs avancent ainsi qu'environ 90 % des habitants auraient survécu. Mais ce chiffre doit être considéré avec prudence : nous ignorons combien de personnes se trouvaient exactement à Pompéi au moment de l'éruption, et toutes les victimes n'ont pas nécessairement été découvertes.Comment autant de personnes ont-elles pu s'échapper ?D'abord parce que la catastrophe ne fut pas instantanée.La région était habituée aux tremblements de terre. Un violent séisme avait notamment endommagé Pompéi en 62 ou 63. Dans les jours précédant l'éruption de 79, des secousses auraient également été ressenties. Les Romains ne comprenaient évidemment pas leur lien avec l'activité volcanique comme nous aujourd'hui, mais ces phénomènes ont pu inciter certains habitants à s'éloigner.Surtout, lorsque l'éruption commence, le Vésuve ne détruit pas immédiatement Pompéi.Une immense colonne de cendres et de gaz s'élève dans le ciel. Pendant plusieurs heures, des pierres ponces et des cendres retombent sur la ville. C'est extrêmement dangereux : les toits peuvent s'effondrer sous leur poids et les déplacements deviennent de plus en plus difficiles. Mais il reste encore possible de fuir.Beaucoup d'habitants auraient donc quitté Pompéi à pied, en emportant parfois de l'argent, des bijoux ou quelques objets précieux.Ceux qui restent prennent en revanche un risque terrible. Certains se réfugient dans les maisons, probablement en pensant que le danger finira par passer.Puis survient la phase la plus meurtrière. Des courants pyroclastiques, mélanges extrêmement rapides de gaz brûlants, de cendres et de matériaux volcaniques, atteignent finalement Pompéi. Pour ceux qui se trouvent encore sur place, les chances de survie deviennent alors infimes.Pompéi ne raconte donc pas seulement l'histoire de milliers de morts. Elle raconte aussi celle d'une évacuation massive, improvisée et largement réussie.Le paradoxe est que l'archéologie nous a surtout conservé les traces de ceux qui n'ont pas réussi à partir. Les survivants, eux, ont quitté la ville et laissé beaucoup moins de traces.C'est pourquoi les victimes de Pompéi sont devenues célèbres, alors qu'elles étaient probablement minoritaires parmi les habitants de la cité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi croyons-nous à l'impossible au cinéma ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 2:00


Lorsque vous regardez Superman voler dans le ciel, vous savez parfaitement qu'un être humain ne peut pas voler. Pourtant, pendant deux heures, cette impossibilité ne vous empêche pas de suivre l'histoire, de vous inquiéter pour le héros ou d'être ému par ce qui lui arrive.Votre cerveau l'accepte provisoirement. Et ce mécanisme porte un nom: la « suspension consentie de l'incrédulité ». Oui ! Je vous explique.D'abord, sachez que l'expression vient du poète anglais Samuel Taylor Coleridge. En 1817, il évoque cette « willing suspension of disbelief ». Et l'idée est assez simple. Pour profiter d'une œuvre de fiction, nous acceptons temporairement de mettre de côté notre scepticisme face à certains éléments irréalistes ou impossibles. Nous savons que ce que nous voyons ou lisons est inventé, mais nous acceptons de jouer le jeu.Mais cette suspension de l'incrédulité a des limites.En effet une fiction peut être totalement fantastique mais elle doit respecter ses propres règles. Imaginons qu'un roman explique pendant 300 pages que les sorciers ne peuvent devenir invisibles qu'en utilisant une cape magique. Puis, à la dernière page, le héros devient soudainement invisible simplement parce qu'il le souhaite, sans aucune explication.Le lecteur risque alors de se dire que cela n'a aucun sens. Curieusement, le problème n'est pas que l'invisibilité soit impossible dans la réalité. Le lecteur avait déjà accepté cette impossibilité. Le problème est que l'histoire vient de violer les règles qu'elle avait elle-même établies.C'est pourquoi la cohérence est souvent plus importante que le réalisme.Notre cerveau est ainsi capable de maintenir simultanément deux niveaux de compréhension : nous savons qu'une histoire est fictive tout en réagissant émotionnellement comme si ses événements avaient une importance réelle. et voilà pourquoi nous pouvons pleurer devant la mort d'un personnage dont nous savons parfaitement qu'il n'a jamais existé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
RDC: «Si notre peuple le décide, on va changer la Constitution», affirme le Premier vice-président de l'Assemblée nationale

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Sep 7, 2026 10:55


En RDC, le changement ou non de Constitution est au cœur d'une vive polémique entre le pouvoir et l'opposition, car une nouvelle loi fondamentale permettrait au président Félix Tshisekedi de briguer en 2028 un troisième mandat. Aujourd'hui, sur RFI, le Premier vice-président de l'Assemblée nationale, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu, déclare que le peuple congolais va être bientôt consulté sur ce point. Pour ce faire, une nouvelle loi va passer en septembre afin de pouvoir organiser un référendum constitutionnel. De passage à Paris, le numéro deux de l'Assemblée congolaise répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Les rebelles du M23 ne pourront pas participer en tant que composante politique au futur dialogue national, a déclaré le président Félix Tshisekedi. Mais à quoi va servir ce dialogue s'il ne peut pas ramener la paix au Congo ? Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu : Les rebelles du M23 ne sont pas une composante politique. C'est une composante militaire associée à un État étranger qui agresse le Congo. Il y a pour cela un cadre international issu des résolutions du Conseil de sécurité qui a été établi et qui a conduit à l'accord de Washington, mais aussi aux discussions qui se déroulent à Doha. Donc, on ne peut pas aller autour d'une table républicaine, Kalachnikov en main, pour l'utiliser comme moyen de chantage, parce que le dialogue, on le veut républicain. Est-ce que le premier but d'un dialogue politique, c'est tout de même pas de ramener la paix dans votre pays ? Oui, mais le débat est de savoir s'il est rationnel de tenir un dialogue républicain, un dialogue politique avec une Kalachnikov en main. C'est la question qui se pose. Il est exclu que l'on vienne s'asseoir armes en main à la table républicaine pour tenter de convertir une brutalité, une sauvagerie en une légitimité politique. Une autre composante politique est exclue du dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi, c'est le FCC de l'ancien président Joseph Kabila, lui-même condamné à mort il y a un an pour trahison. Mais le FCC, par la voix de Marie-Ange Mushobekwa, réplique qu'il ne fait pas partie de la rébellion du M23 et qu'il n'a jamais pris les armes. Il faut faire la part des choses. Une chose est vraie, c'est que, parmi ces individus, il y a une grande partie qui s'affiche très clairement avec le Rwanda et la rébellion, en l'occurrence le chef du FCC lui-même, Joseph Kabila. Il est clair que, parce qu'il est dans cette posture, il ne pourra pas participer au dialogue républicain. Mais s'ils sont de ces personnes qui savent être capables de se désolidariser de cette pratique, de ce recours récurrent aux armes pour revendiquer ce qu'ils estiment être de droit, alors bien évidemment, ils peuvent être invités. Concernant la condamnation à mort par contumace de Joseph Kabila l'an dernier, une mesure de clémence peut-elle être envisagée au titre des gestes de décrispation que pourrait prendre le président ? Nous sommes en pleine découverte des fosses communes à Uvira et dans tous les territoires que le M23 avec Joseph Kabila ont fréquentés. Ce n'est pas dans ces conditions et comme cela que les choses vont être réglées. Ce n'est pas en se comportant ainsi que la paix va revenir au Congo. Donc, pas de mesure de clémence envisagée pour Joseph Kabila ? J'imagine que c'est l'une des insultes que nous ne devons plus continuer d'administrer à la mémoire de nos morts. Et les leaders du FCC qui sont en prison depuis l'an dernier : Aubin Minaku, Emmanuel Ramazani Shadary, Dunia Kilanga et plusieurs autres. Ne serait-il pas temps de faire un geste à leur égard ? Je crois qu'un geste a été posé parce que j'ai appris qu'ils ont été placés devant le parquet qui les poursuit pour des faits que j'ignore, bien évidemment. C'est la meilleure des choses qu'un prévenu puisse avoir, celle de se présenter devant un juge qui va l'entendre. C'est de cette façon qu'il faut trouver une solution au problème. Au lendemain de l'adresse à la nation du président Félix Tshisekedi, l'opposition de la coalition C64 a dit qu'elle n'irait pas au dialogue national dans les conditions proposées par le pouvoir. Un compromis est-il possible ? Faut-il que je vous explique que le dialogue n'est pas une institution au Congo ? Il n'y a pas dans notre constitution une institution qui s'appelle dialogue. Si un dialogue est convoqué, il faut le situer dans les compétences du président de la République, agissant comme chef de l'État, parce qu'il est le garant du bon fonctionnement des institutions, mais aussi l'arbitre. C'est de cette façon qu'il appartient à lui seul, l'arbitre, de définir les conditions de déroulement d'un dialogue, et non à l'opposition, à ceux qui ont perdu les élections, de venir fixer leurs conditions. L'une des causes de la grande méfiance de l'opposition à l'égard de ce dialogue national, c'est la volonté de nombreux cadres de la majorité de changer la Constitution pour permettre à Félix Tshisekedi de briguer en 2028 un troisième mandat. Où en êtes-vous de ce projet ? Cette volonté qui peut être exprimée est un droit pour tout Congolais d'imaginer que son texte fondamental peut être changé. Changer la Constitution ou la modifier, c'est une fonctionnalité souveraine de tout peuple qui se gouverne. Il s'agira de voir si, au moment venu, cette décision sera prise. Il appartiendra au seul peuple congolais de décider s'il change sa constitution ou pas, comme cela s'est fait ici en France et ailleurs. Nous pensons que ce n'est pas pour cela que l'opposition tente de boycotter le dialogue. Vous savez pourquoi l'opposition tente de boycotter le dialogue ? Parce que le porte-parole de l'opposition, Jean-Marc Kabund, vous l'avez écouté – pas seulement lui, tous les leaders de l'opposition –, ont fait savoir que le dialogue avait pour finalité de partager le pouvoir et de leur permettre d'entrer dans les institutions. Le fait que le président Félix Tshisekedi ait fermé cette porte en disant que le dialogue n'avait pas pour rôle de remettre en question des institutions républicaines et démocratiquement élues les a refroidis. Comment pouvez-vous imaginer que des personnes qui sont allées aux élections, j'en connais qui ont concouru avec moi dans ma circonscription, qui n'ont pas atteint 1 000 voix, viennent prétendre qu'elles doivent accéder aux fonctions du gouvernement, tout simplement parce qu'elles ont parlé sur une chaîne de télévision, et cela au détriment de notre peuple ? Cette porte fermée a verrouillé le principal objectif que l'opposition suivait en réclamant le dialogue, l'entrée dans des institutions. À partir du moment où on leur dit qu'il n'est pas question de partager le pouvoir au dialogue, il n'y a plus d'intérêt pour l'opposition. Vous confirmez qu'il va y avoir changement de constitution par référendum ? Si notre peuple le décide ainsi parce qu'il en a le pouvoir, on va changer la Constitution. Ce qui permettra notamment à Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat ? Mais si telle est la volonté de ce peuple qui est le seul souverain, comme la Constitution le prévoit, si c'est le peuple qui décide ainsi, vous et moi, qui sommes-nous pour l'en entraver ? Pour organiser ce référendum, il faut que le Parlement adopte la proposition de loi Ngondankoy. À quand l'adoption de cette proposition ? La loi a déjà été adoptée. Elle a été transmise au chef de l'État pour promulgation. Le chef de l'État, en vertu des pouvoirs et compétences qu'il tient de la Constitution, a souhaité avoir la compréhension ou l'avis de la Cour sur la conformité de la loi à la Constitution par rapport aux débats que cette loi avait soulevés. La Cour a déclaré que la loi est conforme à la Constitution, moyennant quelques réserves qui sont des observations d'interprétation et de compréhension, et la loi est retournée au Parlement pour uniformiser cela, afin que le Parlement puisse conformer la compréhension de certaines dispositions à l'interprétation que la Cour en a donnée. Voilà. À quel niveau se trouve la procédure ? Cela est intervenu pendant que le Parlement était en vacances. Il reprend le 15 septembre et donc les procédures vont continuer. L'adoption de la deuxième lecture, c'est donc pour le 15 septembre ? C'est pour la session de septembre. La session est de trois mois. Elle est essentiellement budgétaire. Et parce qu'il y a une loi qui a été retournée pour cette seconde lecture, elle est foncièrement une priorité. Nous allons nous y atteler. Ce sera dans la deuxième quinzaine de septembre ? Cela dépendra du calendrier du Parlement et des priorités qui vont être accordées à tout ce que nous avons comme charge pendant cette session. Le secrétaire général de l'UDPS, votre camarade Augustin Kabuya, vient de déclarer que « pour que Félix Tshisekedi quitte le pouvoir, il faut que Paul Kagame le quitte d'abord ». Vous savez qu'il y a au Congo un président démocratiquement élu, c'est différent du Rwanda. Un président dont le mandat a été interrompu par cette barbarie diligentée par un État étranger, le Rwanda. Lorsque le secrétaire général dit cela, il n'interprète pas autrement la constitution de la République. Il veut tout simplement signifier que l'on n'éjecte pas le capitaine lorsque le bateau est attaqué. Si un compromis n'est pas trouvé sur ce dialogue national et si le pouvoir continue de vouloir changer la Constitution, l'opposition annonce une manifestation à Kinshasa le 15 septembre. Au vu de la répression brutale de la manifestation du 12 juin – il y a eu plusieurs blessés, l'ONU parle même d'un mort –, ne craignez-vous pas de nouvelles violences ? D'abord, tout cela est faux. Je ne sais pas de quelle ONU vous parlez. Qui parle de morts ? Il y a des personnes qui se sont organisées parce qu'elles ne représentent plus rien dans un pays où, de plus en plus, le peuple croit en son chef qui réalise des choses extraordinaires : écoles, routes, universités, électricité, eau, et ce dont le peuple a besoin. Dans ce contexte, une opposition dont la voix ne porte plus n'avait besoin que de monter de tels scénarios pour tenter de s'attirer l'intérêt ou l'attention de l'étranger. Il n'y a jamais eu de répression brutale d'une manifestation en RDC sous le président Félix Tshisekedi, et nous avons rassuré l'opposition : la liberté de manifester dans un État démocratique comme le Congo est absolument garantie. Donc l'opposition va se mobiliser pour marcher. Il arrivera notre tour à nous de mobiliser pour soutenir les politiques publiques menées par le président de la République. C'est cela la démocratie. L'opposition n'est pas interdite de manifester. En 2016, quand le président Joseph Kabila a décidé de rester au pouvoir au-delà du terme de son deuxième mandat, l'opposition – dont vous-même, Monsieur Tshilumbayi Musawu, l'Église catholique aussi… – est descendue massivement dans la rue, Il y a eu plusieurs dizaines de morts et finalement le pouvoir de l'époque a reculé. Ne craignez-vous pas que le même scénario se reproduise ? Il faut faire la différence. Nous sommes en 2016, fin de mandat. Il y a un président qui n'a pas organisé les élections, qui ne justifie cela par rien. Il n'y a pas de guerre au pays, il n'y a rien qui empêche qu'il organise les élections. Il décide de ne pas les organiser, de rester au pouvoir. C'est différent d'un président élu démocratiquement en plein mandat électif démocratique. Ceux qui ont perdu les élections choisissent soit de prendre les armes pour l'empêcher de gouverner, soit de faire du bruit pour s'inviter dans la gouvernance par ce qu'ils appellent le partage du pouvoir. C'est différent. Deuxième chose, lorsque le président Joseph Kabila dit qu'il change la Constitution, il fait des subterfuges autour de la loi électorale pour procéder à un changement subtil. La Constitution ne fait nullement allusion au peuple souverain qui en a le pouvoir. Je vous ai rappelé, le président de la République l'a dit à maintes reprises, qu'une telle hypothèse ne peut être envisagée que si le seul peuple congolais est consulté par référendum. Il n'y a pas de comparaison – ou tout simplement la comparaison s'arrête là – lorsqu'il faut parler des manœuvres du président Kabila et de ce qui se fait aujourd'hui.   À lire aussiRDC: le Front commun pour le Congo «campe sur ces exigences» et «exige des mesures de décrispation» du chef de l'État

Choses à Savoir
Pourquoi la démocratie est-elle à son niveau le plus bas depuis vingt ans ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Sep 5, 2026 3:07


La démocratie recule dans le monde. C'est du moins ce que montre le dernier « indice de démocratie » publié par l'Economist Intelligence Unit, ou EIU.Cet indice existe depuis 2006 et cherche à mesurer le niveau de démocratie dans 167 pays et territoires. Pour cela, les chercheurs utilisent 60 indicateurs répartis en cinq grandes catégories : le fonctionnement des élections, les libertés civiles, le fonctionnement du gouvernement, la participation politique et enfin la culture politique.Chaque pays reçoit ensuite une note sur 10.Et en 2025, la moyenne mondiale est tombée à 5,16 sur 10 : le niveau le plus faible jamais enregistré depuis la création de l'indice.Plus spectaculaire encore : seulement 6,6 % de la population mondiale vit désormais dans ce que l'EIU appelle une « démocratie complète ». Dix ans auparavant, cette proportion était presque deux fois plus élevée. À l'inverse, près de 40 % de l'humanité vit aujourd'hui sous un régime qualifié d'autoritaire.Alors, comment expliquer ce recul ?Il ne signifie pas simplement que des élections disparaissent. Dans de nombreux pays, elles continuent d'exister. Le problème est plutôt que certains des mécanismes indispensables à une véritable démocratie s'affaiblissent.Dans certains États, les gouvernements exercent davantage de pression sur les médias, la justice ou l'opposition. Ailleurs, les élections restent compétitives, mais la confiance dans les institutions diminue fortement.Un autre phénomène joue un rôle important : la polarisation politique. Lorsque deux camps deviennent extrêmement hostiles l'un envers l'autre, le compromis devient plus difficile. Or une démocratie ne repose pas uniquement sur le fait de voter. Elle suppose également d'accepter les règles du jeu, la légitimité de l'opposition et, surtout, la possibilité de perdre une élection.Même les démocraties occidentales ne sont donc pas épargnées.Les États-Unis, par exemple, ne sont plus classés comme une « démocratie complète » depuis 2016, mais comme une « démocratie imparfaite ». La France oscille elle aussi autour de la frontière entre ces deux catégories.Il faut toutefois garder une nuance essentielle : cet indice n'est pas une mesure scientifique absolue de la démocratie. C'est un outil de comparaison construit à partir de critères et d'évaluations qui peuvent être discutés.Mais son évolution sur près de vingt ans révèle une tendance préoccupante : le recul ne concerne pas seulement le nombre de démocraties.Il touche aussi leur qualité.Autrement dit, la démocratie peut s'affaiblir sans disparaître brutalement. Les élections continuent, les institutions restent en place, mais progressivement, la confiance, les libertés et les contre-pouvoirs peuvent s'éroder.Et c'est précisément cette lente érosion que l'indice cherche aujourd'hui à mesurer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi dit-on « faire des messes basses » ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Sep 3, 2026 1:56


L'expression nous vient directement de la religion catholique. Et contrairement à ce que son sens actuel pourrait laisser croire, les « messes basses » n'avaient à l'origine rien de clandestin.Pendant des siècles, on distinguait en effet plusieurs manières de célébrer la messe. Il existait notamment la messe solennelle, ou messe chantée, accompagnée de chants et parfois célébrée avec plusieurs membres du clergé. Mais il existait aussi ce qu'on appelait une « messe basse ».Cette dernière était beaucoup plus sobre. Elle était célébrée par un prêtre sans chant, et les différentes prières étaient prononcées à voix relativement faible. Le terme « basse » faisait donc simplement référence au niveau de la voix, par opposition à une messe chantée ou dite à haute voix.Cette pratique était particulièrement courante avant les grandes réformes liturgiques du XXe siècle. Dans la liturgie catholique traditionnelle en latin, certaines prières étaient même dites très discrètement par le prêtre, parfois au point que les fidèles présents dans l'église ne pouvaient pas les entendre distinctement.C'est précisément cette idée de paroles prononcées à voix basse qui va progressivement sortir du domaine religieux.L'expression « faire des messes basses » commence alors à être employée au sens figuré pour désigner des personnes qui se parlent tout bas, à l'écart des autres. Mais une nuance supplémentaire apparaît : si l'on chuchote ainsi, pense-t-on, c'est probablement parce qu'on ne veut pas que les autres entendent ce que l'on raconte.Les messes basses deviennent donc synonymes de conversations secrètes, de confidences et parfois même de médisances ou de petits complots.C'est ce sens qui subsiste aujourd'hui. Lorsque, pendant une réunion, deux personnes chuchotent entre elles et que quelqu'un leur lance : « Arrêtez vos messes basses ! », personne n'imagine évidemment qu'elles sont en train de célébrer discrètement un office religieux.On leur reproche simplement d'avoir une conversation dont les autres sont exclus.L'expression est donc un bel exemple de ces formules françaises dont le sens religieux originel s'est presque complètement effacé avec le temps. Et pourtant, chaque fois que nous faisons des « messes basses », nous utilisons sans le savoir le vocabulaire de la liturgie catholique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Franck Ferrand raconte...
La bataille de Tsushima

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Aug 30, 2026 21:25


En mai 1905, au large de la Corée, la puissante flotte russe affronte une marine japonaise ultra-moderne.Dans cet épisode passionnant, Franck Ferrand nous plonge au cœur de la guerre russo-japonaise, alors que l'Empire du Soleil Levant affronte l'Empire russe pour le contrôle de la Corée et de la Mandchourie. Après avoir subi des revers cuisants, la Russie décide d'envoyer sa flotte impériale de la mer Baltique jusqu'en Extrême-Orient pour débloquer Port-Arthur. Malgré les avertissements, l'amirauté russe l'envoie au "casse-pipe", le contraignant à une périlleuse traversée de 18 000 milles nautiques. Lorsque la flotte russe arrive dans le détroit de Tsushima, elle est prise au piège par la marine japonaise, menée par l'amiral Togo, un officier aguerri formé à l'école navale de Londres. S'ensuit alors une bataille navale apocalyptique, où les navires russes sont méthodiquement pulvérisés par les obus incendiaires japonais.