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L'île de Cuba traverse aujourd'hui ce que plusieurs observateurs décrivent comme la crise la plus aiguë de son histoire moderne, bien au-delà de la « Période spéciale » des années 1990. Depuis janvier 2026, un tournant décisif a été pris : suite à l'intervention américaine au Venezuela et à la capture de Nicolás Maduro, Washington exerce une pression maximale et a imposé un blocus énergétique quasi-total à La Havane, coupant l'accès au pétrole vénézuélien qui sustentait l'économie cubaine. L'administration Trump espère créer une situation visant à forcer le leadership cubain vers une ouverture politique et économique qui transformerait l'île en un partenaire dépendant des États-Unis. Voire une tutelle comme c'est le cas au Venezuela. Les conséquences sont visibles : des pannes de courant de 20 à 22 heures par jour à La Havane, des pénuries alimentaires et médicamenteuses critiques, et des tensions sociales avec des manifestations. De nombreux Cubains ont été renvoyés par Washington dans l'île et l'exode se poursuit, réorienté massivement vers l'Amérique Latine. La question de l'avenir de Cuba est, bien sûr, posée alors que les projets de Donald Trump et son secrétaire d'État Marco Rubio semblent diverger et que plane toujours l'éventualité d'une intervention américaine, laquelle toutefois ne manque pas d'obstacles. Certes isolée, Cuba n'en conserve pas moins des appuis, Chine, Russie, Iran. Invités : Janette Habel, politologue et chercheuse associée à l'IHEAL Jean Mendelson, ancien ambassadeur de France à Cuba Christophe Ventura, directeur de recherche à l'IRIS, responsable du programme Amérique Latine/Caraïbes et membre de la rédaction du Monde diplomatique.
Avec son sixième roman, Nos vies sauvages, l'autrice franco-camerounaise Hemley Boum signe un réquisitoire sur la déliquescence politique et la faillite morale du Cameroun. Roman politique autant que thriller psychologique, Nos vies sauvages est un texte magistral et puissant publié aux éditions Gallimard. RFI : Nos vies sauvages, c'est le titre de votre sixième roman, et avec ce roman, vous signez un texte qui interroge le désenchantement des peuples. Une radioscopie de la façon dont un pouvoir néfaste peut contaminer une société. Vous parlez du Cameroun, mais la démonstration est universelle. Le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument. Est-ce que cette citation résume votre propos ? Hemley Boum : Évidemment, le pouvoir corrompt les êtres. Mais ce que le pouvoir fait aussi, notamment quand il met les gens dos au mur, c'est que, bien malgré lui, il suscite des solidarités complètement inattendues. Il suscite des actes de courage inattendus aussi. Des actes de courage, c'est le fait du personnage principal de ce roman, Maître Ndolo Elimbi, jeune avocate brillante et charismatique. Elle s'aperçoit au fil du roman que la corruption née du pouvoir entraîne une corruption morale jusqu'au cœur de sa famille. Est-ce que la faillite morale collective du pays dont vous parlez, le Cameroun, entraîne des faillites individuelles ? Obligatoirement. Ce pays n'est pas désincarné. Le Cameroun est composé de personnes, d'hommes et de femmes, et la corruption dont on parle concerne ces personnes-là. Bien sûr, la famille est touchée, la façon dont on fait famille, y compris la façon dont on prie, y compris la façon dont on se projette envers les autres, comment on élève ses enfants, comment se pose la question de la morale... Toutes ces questions concernent les gens. Ce n'est pas une histoire désincarnée, ce n'est pas un pays qui s'effondre, ce ne sont pas des frontières qui s'effondrent, ce sont des femmes, des hommes, des histoires individuelles. Le personnage principal, Maître Ndolo Elimbi, est finalement le seul dans le roman qui n'a pas une part de lâcheté ou une part de noirceur. C'est une sorte de personnage pur et charismatique qui finalement redonne de l'espoir. Oui, elle a une force qui est aussi une forme d'arrogance et une forme d'aveuglement. Une personne comme Ndolo, parce qu'elle va au bout de cet espoir, parce qu'elle va au bout de cet engagement et parce qu'elle se sent capable de porter cette ambition, va venir faire bouger à l'intérieur du Cameroun des sphères que l'on croyait totalement putréfiées. Elle va venir tout d'un coup faire surgir un espoir que l'on n'attendait plus. Mais pourquoi elle ? Parce qu'il y a d'autres personnages dans ce roman qui ont tenté finalement de faire bouger les choses, tenté de changer le système. Ils n'y sont pas parvenus, ils ont pris le chemin de l'exil pour certains, ils sont en prison pour d'autres. Pourquoi Ndolo parvient-elle à réussir ? Elle ne réussit pas forcément. Le roman s'ouvre avec l'emprisonnement de Ndolo Elimbi et se ferme avec encore l'emprisonnement de Ndolo Elimbi. Donc, c'est juste un temps long qui est développé, et durant lequel il se produit beaucoup de choses. Ndolo se jette dans la bataille corps et âme, et parce qu'elle se jette dans la bataille corps et âme, des personnes qui ne s'étaient jamais battues ou qui n'avaient jamais envisagé éventuellement d'y aller décident de le faire. Mais avant Ndolo, des générations de personnes se sont battues pour faire tomber ce pouvoir. J'appelle le Cameroun aussi le pays des révolutions avortées. Ça vient de là. On pourrait désespérer aujourd'hui en voyant le Cameroun et en se disant que toutes ces révolutions ont avorté. Votre personnage redonne finalement de l'espoir à ceux qui n'en ont plus. Oui. Ce qui provoque la révolte et ce qui provoque la rébellion, la colère ou le désir de faire changer les choses est toujours là. Et tant que ce sera là, l'énergie de faire bouger les choses existera toujours. Il y aura toujours des hommes ou des femmes qui résisteront. Bien sûr, il y aura toujours des femmes et des hommes qui tenteront une perspective que l'on n'a pas explorée. Il y aura toujours un espoir qui se lèvera. On ne sait pas d'où viendra l'étincelle, mais la possibilité de l'étincelle existe totalement. Le Cameroun, c'est un pays où, de toutes façons, il est beaucoup trop tard pour être pessimiste. Justement, ce pays que vous décrivez, le Cameroun, vous le faites d'une façon très intéressante dans l'ouvrage, vous le faites de façon chorale. C'est-à-dire qu'on entend les personnages parler les uns après les autres, ce qui donne un effet démultiplicateur, un effet kaléidoscopique. On voit la société sous toutes ses facettes. Ça vous est venu tout de suite ce style de roman choral ? C'est ce qu'il fallait pour décrire cette situation ? J'aime beaucoup écrire comme ça. Ce n'est pas le premier roman choral que j'écris. J'aime écrire sous diverses perspectives parce que je pense que, comme une palette, petit à petit, en mettant en résonance et en conversation les différentes perspectives, on arrive à avoir une vision, si ce n'est juste, en tout cas la plus juste possible. Et je pense que c'est aussi une complicité entre le lecteur et moi en tant qu'écrivain. Finalement, je lui donne suffisamment d'éléments pour qu'il soit toujours un tantinet en avance par rapport aux personnages. On a presque l'impression, en lisant ce roman, que c'est un travail journalistique. Est-ce qu'il vous a fallu beaucoup de recherches, beaucoup de temps de travail sur la matière pour comprendre et pour saisir l'ampleur de ce Cameroun en putréfaction ? Il y a des moments historiques vrais – quand je parle de 1990, de 2008, 2002, 2018, quand je parle de périodes d'élections ou de périodes de révolte, c'est totalement vrai, historique et traçable. Donc, dans ces moments-là, ce que j'en dis est vrai. Après, c'est un roman. Certes, j'ai besoin d'énormément d'informations pour être le plus juste encore une fois dans ce que j'écris, mais ce que j'aime par-dessus tout, c'est la liberté absolue qu'offre la fiction. Les personnages que j'invente, les situations que je mets en scène et la façon dont je vais raconter une histoire. Car ce n'est pas le réel, ce n'est pas du journalisme, ce n'est pas de l'histoire, c'est du roman. Purement du roman. Mais un roman ancré dans le réel. Totalement ancré dans le réel. Est-ce que vous pensez que votre livre pourra être lu et distribué au Cameroun ? Je l'espère bien, oui. Je sais aussi que les Camerounais trouveront le chemin vers ce livre. Il y a quand même des phrases saisissantes et qui pourraient faire frémir ceux qui vous imaginent demain rentrer au Cameroun. « La corruption était pire que la torture ou le bannissement, elle vous atteignait à l'endroit de votre espace intime. Biya ne tuait que rarement ses opposants, il se contentait d'en faire des êtres avides, petits et purs. » Oui, ça me semble le cœur même de la façon dont ce pouvoir agit sur les gens. C'est aussi un roman féministe, puisque dans ce roman, les hommes sont soit lâches, soit défaillants, soit mauvais. Les femmes le sont aussi, mais elles se ressaisissent. Est-ce que vous avez la conviction que les femmes ont la capacité de remettre les choses sur de bons rails ou du moins que les hommes pourraient peut-être les écouter davantage ? Ce n'est pas très juste de décrire les hommes comme vous les décrivez, je pense qu'ils ont quand même leur place. Ils ne sont pas tous à jeter. Mais il n'empêche que quand même, le pouvoir est extrêmement patriarcal. Le pouvoir appartient aux hommes et si je parle du pouvoir, c'est de cela dont je parle. Et je pense aussi que la place que je donne aux femmes dans ce roman, c'est vraiment une place en tant que « sujet », en tant que personnes capables d'intervenir dans la société pour le meilleur et pour le pire. Pas forcément parce qu'elles sont connectées, pas forcément en tant que mère, en tant que sœur ou en tant qu'épouse, mais en tant que citoyennes. Et ce sont des femmes comme ça que j'ai décrites. Et ce sont surtout des femmes comme ça que j'ai dans mon entourage, des femmes qui sont profondément investies pour le meilleur et pour le pire, ce qui m'exempte d'en faire des femmes parfaites. Il y a un enseignement dans ce livre, c'est l'enseignement selon lequel il faut accepter son héritage, en porter le poids qu'il soit positif ou négatif. Les sociétés en général, dites-vous, doivent accepter de vivre avec le legs du passé. Qu'est-ce qu'on peut faire d'autre ? À un moment, il faut accepter ce qui a été, en prendre acte pour avoir l'élan d'autre chose, parce que sinon, on ressasse le passé, on le rejette, on le critique, on n'avance pas. Et ensuite, à partir de là, construire ce qu'il y a à construire. Il y a un présent à vivre. Il y a un présent à vivre, un avenir à construire… et vous êtes profondément optimiste. En fait, j'espère que cela s'entend dans le livre, l'Afrique est la partie du monde pour laquelle je suis le plus optimiste. À écouter dans En sol majeurLe Cameroun en noir et blanc d'Hemley Boum
Avec son sixième roman, Nos vies sauvages, l'autrice franco-camerounaise Hemley Boum signe un réquisitoire sur la déliquescence politique et la faillite morale du Cameroun. Roman politique autant que thriller psychologique, Nos vies sauvages est un texte magistral et puissant publié aux éditions Gallimard. RFI : Nos vies sauvages, c'est le titre de votre sixième roman, et avec ce roman, vous signez un texte qui interroge le désenchantement des peuples. Une radioscopie de la façon dont un pouvoir néfaste peut contaminer une société. Vous parlez du Cameroun, mais la démonstration est universelle. Le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument. Est-ce que cette citation résume votre propos ? Hemley Boum : Évidemment, le pouvoir corrompt les êtres. Mais ce que le pouvoir fait aussi, notamment quand il met les gens dos au mur, c'est que, bien malgré lui, il suscite des solidarités complètement inattendues. Il suscite des actes de courage inattendus aussi. Des actes de courage, c'est le fait du personnage principal de ce roman, Maître Ndolo Elimbi, jeune avocate brillante et charismatique. Elle s'aperçoit au fil du roman que la corruption née du pouvoir entraîne une corruption morale jusqu'au cœur de sa famille. Est-ce que la faillite morale collective du pays dont vous parlez, le Cameroun, entraîne des faillites individuelles ? Obligatoirement. Ce pays n'est pas désincarné. Le Cameroun est composé de personnes, d'hommes et de femmes, et la corruption dont on parle concerne ces personnes-là. Bien sûr, la famille est touchée, la façon dont on fait famille, y compris la façon dont on prie, y compris la façon dont on se projette envers les autres, comment on élève ses enfants, comment se pose la question de la morale... Toutes ces questions concernent les gens. Ce n'est pas une histoire désincarnée, ce n'est pas un pays qui s'effondre, ce ne sont pas des frontières qui s'effondrent, ce sont des femmes, des hommes, des histoires individuelles. Le personnage principal, Maître Ndolo Elimbi, est finalement le seul dans le roman qui n'a pas une part de lâcheté ou une part de noirceur. C'est une sorte de personnage pur et charismatique qui finalement redonne de l'espoir. Oui, elle a une force qui est aussi une forme d'arrogance et une forme d'aveuglement. Une personne comme Ndolo, parce qu'elle va au bout de cet espoir, parce qu'elle va au bout de cet engagement et parce qu'elle se sent capable de porter cette ambition, va venir faire bouger à l'intérieur du Cameroun des sphères que l'on croyait totalement putréfiées. Elle va venir tout d'un coup faire surgir un espoir que l'on n'attendait plus. Mais pourquoi elle ? Parce qu'il y a d'autres personnages dans ce roman qui ont tenté finalement de faire bouger les choses, tenté de changer le système. Ils n'y sont pas parvenus, ils ont pris le chemin de l'exil pour certains, ils sont en prison pour d'autres. Pourquoi Ndolo parvient-elle à réussir ? Elle ne réussit pas forcément. Le roman s'ouvre avec l'emprisonnement de Ndolo Elimbi et se ferme avec encore l'emprisonnement de Ndolo Elimbi. Donc, c'est juste un temps long qui est développé, et durant lequel il se produit beaucoup de choses. Ndolo se jette dans la bataille corps et âme, et parce qu'elle se jette dans la bataille corps et âme, des personnes qui ne s'étaient jamais battues ou qui n'avaient jamais envisagé éventuellement d'y aller décident de le faire. Mais avant Ndolo, des générations de personnes se sont battues pour faire tomber ce pouvoir. J'appelle le Cameroun aussi le pays des révolutions avortées. Ça vient de là. On pourrait désespérer aujourd'hui en voyant le Cameroun et en se disant que toutes ces révolutions ont avorté. Votre personnage redonne finalement de l'espoir à ceux qui n'en ont plus. Oui. Ce qui provoque la révolte et ce qui provoque la rébellion, la colère ou le désir de faire changer les choses est toujours là. Et tant que ce sera là, l'énergie de faire bouger les choses existera toujours. Il y aura toujours des hommes ou des femmes qui résisteront. Bien sûr, il y aura toujours des femmes et des hommes qui tenteront une perspective que l'on n'a pas explorée. Il y aura toujours un espoir qui se lèvera. On ne sait pas d'où viendra l'étincelle, mais la possibilité de l'étincelle existe totalement. Le Cameroun, c'est un pays où, de toutes façons, il est beaucoup trop tard pour être pessimiste. Justement, ce pays que vous décrivez, le Cameroun, vous le faites d'une façon très intéressante dans l'ouvrage, vous le faites de façon chorale. C'est-à-dire qu'on entend les personnages parler les uns après les autres, ce qui donne un effet démultiplicateur, un effet kaléidoscopique. On voit la société sous toutes ses facettes. Ça vous est venu tout de suite ce style de roman choral ? C'est ce qu'il fallait pour décrire cette situation ? J'aime beaucoup écrire comme ça. Ce n'est pas le premier roman choral que j'écris. J'aime écrire sous diverses perspectives parce que je pense que, comme une palette, petit à petit, en mettant en résonance et en conversation les différentes perspectives, on arrive à avoir une vision, si ce n'est juste, en tout cas la plus juste possible. Et je pense que c'est aussi une complicité entre le lecteur et moi en tant qu'écrivain. Finalement, je lui donne suffisamment d'éléments pour qu'il soit toujours un tantinet en avance par rapport aux personnages. On a presque l'impression, en lisant ce roman, que c'est un travail journalistique. Est-ce qu'il vous a fallu beaucoup de recherches, beaucoup de temps de travail sur la matière pour comprendre et pour saisir l'ampleur de ce Cameroun en putréfaction ? Il y a des moments historiques vrais – quand je parle de 1990, de 2008, 2002, 2018, quand je parle de périodes d'élections ou de périodes de révolte, c'est totalement vrai, historique et traçable. Donc, dans ces moments-là, ce que j'en dis est vrai. Après, c'est un roman. Certes, j'ai besoin d'énormément d'informations pour être le plus juste encore une fois dans ce que j'écris, mais ce que j'aime par-dessus tout, c'est la liberté absolue qu'offre la fiction. Les personnages que j'invente, les situations que je mets en scène et la façon dont je vais raconter une histoire. Car ce n'est pas le réel, ce n'est pas du journalisme, ce n'est pas de l'histoire, c'est du roman. Purement du roman. Mais un roman ancré dans le réel. Totalement ancré dans le réel. Est-ce que vous pensez que votre livre pourra être lu et distribué au Cameroun ? Je l'espère bien, oui. Je sais aussi que les Camerounais trouveront le chemin vers ce livre. Il y a quand même des phrases saisissantes et qui pourraient faire frémir ceux qui vous imaginent demain rentrer au Cameroun. « La corruption était pire que la torture ou le bannissement, elle vous atteignait à l'endroit de votre espace intime. Biya ne tuait que rarement ses opposants, il se contentait d'en faire des êtres avides, petits et purs. » Oui, ça me semble le cœur même de la façon dont ce pouvoir agit sur les gens. C'est aussi un roman féministe, puisque dans ce roman, les hommes sont soit lâches, soit défaillants, soit mauvais. Les femmes le sont aussi, mais elles se ressaisissent. Est-ce que vous avez la conviction que les femmes ont la capacité de remettre les choses sur de bons rails ou du moins que les hommes pourraient peut-être les écouter davantage ? Ce n'est pas très juste de décrire les hommes comme vous les décrivez, je pense qu'ils ont quand même leur place. Ils ne sont pas tous à jeter. Mais il n'empêche que quand même, le pouvoir est extrêmement patriarcal. Le pouvoir appartient aux hommes et si je parle du pouvoir, c'est de cela dont je parle. Et je pense aussi que la place que je donne aux femmes dans ce roman, c'est vraiment une place en tant que « sujet », en tant que personnes capables d'intervenir dans la société pour le meilleur et pour le pire. Pas forcément parce qu'elles sont connectées, pas forcément en tant que mère, en tant que sœur ou en tant qu'épouse, mais en tant que citoyennes. Et ce sont des femmes comme ça que j'ai décrites. Et ce sont surtout des femmes comme ça que j'ai dans mon entourage, des femmes qui sont profondément investies pour le meilleur et pour le pire, ce qui m'exempte d'en faire des femmes parfaites. Il y a un enseignement dans ce livre, c'est l'enseignement selon lequel il faut accepter son héritage, en porter le poids qu'il soit positif ou négatif. Les sociétés en général, dites-vous, doivent accepter de vivre avec le legs du passé. Qu'est-ce qu'on peut faire d'autre ? À un moment, il faut accepter ce qui a été, en prendre acte pour avoir l'élan d'autre chose, parce que sinon, on ressasse le passé, on le rejette, on le critique, on n'avance pas. Et ensuite, à partir de là, construire ce qu'il y a à construire. Il y a un présent à vivre. Il y a un présent à vivre, un avenir à construire… et vous êtes profondément optimiste. En fait, j'espère que cela s'entend dans le livre, l'Afrique est la partie du monde pour laquelle je suis le plus optimiste. À écouter dans En sol majeurLe Cameroun en noir et blanc d'Hemley Boum
Les Gunners seront elles compétitives cette saison ? Alors qu'elles ont terminé 2e du précédent exercice, les Gunners reviennent remplies d'espoir en ce début de saison. Certes, il a fallu accepter le départ de certaines cadres chez nos ennemies londoniennes mais le recrutement opéré par le club semble tout autant cohérent qu'ambitieux. Cependant, les autres clubs ont également recruté en qualité, ce qui présume d'une saison de WSL d'un niveau peut être jamais atteint jusque là. Réponse ce dimanche avec le déplacement d'Arsenal Women à Brighton en ouverture de championnat. Come On Girls ! Come On Gunners ! Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
1652ᵉ jour de l'invasion russe en Ukraine, ce mercredi. Et, constate Libération à Paris, « contrairement aux attentes de Vladimir Poutine et aux affirmations de sa propagande, l'Ukraine tient toujours, même meurtrie par des frappes russes s'intensifiant de jour en jour, notamment sur la capitale Kiev. La Russie subit elle aussi des dommages considérables dans un duel de drones et de missiles acharné : des raffineries de pétrole et des entrepôts de commerce en ligne prennent feu presque tous les jours, aussi loin qu'Omsk, en Sibérie, à 2 500 km de la ligne de front. Le secteur du carburant est en crise, les caisses de l'État se vident, les ménages peinent à joindre les deux bouts. Les pertes sur le front sont vertigineuses, plus de 1 000 soldats par jour, selon les Ukrainiens. » Et pourtant, s'exclame Libération, « rien n'indique que Vladimir Poutine soit prêt à reculer ni même à ralentir sa coûteuse aventure. (…) La fuite en avant semble l'option toujours privilégiée par le Kremlin. Dimanche, le ministère de la Défense a annoncé "la préparation de frappes massives contre les installations du secteur énergétique de l'Ukraine en réponse aux attaques continues du régime de Kiev contre les infrastructures civiles et le complexe pétrolier et énergétique de la Russie". Plus encore, pour se sortir de l'impasse, Poutine pourrait être tenté par une escalade dans son conflit avec l'Europe et l'intensification de la guerre hybride qu'il mène aux alliés de l'Ukraine. » Berlin accuse Moscou Une guerre hybride officiellement dénoncée par l'Allemagne… Berlin a en effet formellement accusé Moscou hier d'avoir envoyé un drone chargé d'explosifs début août à l'aéroport de Leipzig et a annoncé des mesures de rétorsion contre la Russie. Commentaire de la Süddeutsche Zeitung : « Cette position ferme de l'Allemagne – et les sanctions annoncées – ne manqueront pas d'attiser les tensions diplomatiques. Mais Berlin n'a guère d'autre choix. En ces temps incertains, la clarté est essentielle. (…) Poutine et ses services de renseignement mènent depuis longtemps une guerre de l'ombre contre l'Allemagne. (…) Et notre pays, poursuit la Süddeutsche Zeitung, ne peut tolérer ces attaques hybrides, qui mêlent méthodes criminelles, terroristes et paramilitaires. L'Allemagne impose donc, à juste titre, de nouvelles sanctions : elle prendra des mesures plus fermes contre la flotte de l'ombre de Poutine, fermera la Maison russe à Berlin ainsi que le consulat général à Bonn. Ces mesures témoignent d'une certaine prudence, pointe encore le quotidien munichois : elles expriment la désapprobation sans provoquer d'escalade militaire. En effet, ni la République fédérale ni ses alliés n'ont intérêt à une guerre directe avec la Russie. » Les atermoiements de Trump « La question est de savoir ce que fera l'Occident au-delà de la dénonciation, relève pour sa part le Wall Street Journal. Certes, les armées occidentales ont besoin de meilleures défenses anti-drones, mais l'Otan ne peut pas protéger toutes les cibles vulnérables en Europe et devra s'appuyer sur la dissuasion. » Et, « il est particulièrement regrettable, souligne le quotidien américain, que l'administration Trump ait invité le ministre russe des Finances au sommet du G20 en Caroline du Nord cette semaine. Poutine tirera profit de la légitimité internationale de cette visite et poursuivra ses bombardements terroristes contre des civils à Kiev. Le président Trump ferait mieux de s'employer à faire adopter par la Chambre des représentants le projet de loi sur les sanctions contre la Russie, présenté par feu le sénateur Lindsey Graham, projet de loi dont le sort cette semaine est incertain. » Frapper au portefeuille En attendant, pointe la Repubblica à Rome, « les 27 États membres de l'UE envisagent sérieusement de s'attaquer de front aux avoirs russes gelés, d'une valeur de plus de 200 milliards d'euros. La question a non seulement été inscrite à l'ordre du jour des contacts initiés hier par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, mais a également été abordée lors du Conseil informel des ministres des Affaires étrangères qui se tient actuellement en Irlande. Cette mesure, qui avait échoué en décembre dernier, principalement en raison du veto belge, devient, souligne le quotidien italien, le seul outil capable de mettre Moscou dans l'embarras : frapper Poutine là où ça fait le plus mal. » Au portefeuille…
✨ Suis-moi sur Instagram : instagram.com/laurita.socaliente/ Vous avez un unfair advantage, et il est temps de vous en rendre compte, et de ne plus s'en cacher. Certes, vous n'avez rien fait pour, mais vous l'avez ! Profitez-en. - Vous avez quelque chose d'injuste en plus - Mais aussi en moins, sorry not sorry - Le pistonné a raison d'en profiter - Vous seriez sot(te) de vous en priver - Encore faut-il être lucide... Et bien d'autres réflexions. A tout de suite ;)
« Après six mois de bombardements intermittents en Iran, ponctués d'efforts futiles pour négocier un accord global avec le régime, changement de stratégie, s'exclame le Washington Post : l'asphyxie économique. Plutôt que de miser sur une percée militaire, ce qui nécessiterait probablement l'envoi de troupes américaines au sol en Iran, l'administration Trump a donc décidé de faire pression sur les mollahs en les coupant du reste du monde ». Toutefois, il y a plusieurs hic, souligne le quotidien américain : tout d'abord l'attitude de la Chine qui achète beaucoup de pétrole iranien. « Le président chinois Xi Jinping est attendu à Washington le mois prochain pour un sommet. S'il ne s'engage pas concrètement à limiter ses achats de pétrole iranien, la menace de Trump d'asphyxier l'économie iranienne sera vaine ». Qui plus est, pointe encore le Washington Post, « les sanctions économiques n'ont pas forcément un grand impact en matière de changement de régime. Leur application intégrale est difficile à mettre en œuvre et l'Iran est passé maître dans l'art de les contourner, une stratégie qu'il a perfectionnée depuis des décennies ». Une option choisie par défaut ? Certes, relève Le Monde à Paris, « la pression économique sur l'Iran est une stratégie moins risquée et moins coûteuse, mais sa finalité demeure confuse. "Cette option semble choisie par défaut, souligne Charles Lichfield, interrogé par le journal, expert au cercle de réflexion Atlantic Council. Cette administration a une capacité extraordinaire à affermir sa foi dans la dernière mesure trouvée, affirme-t-il. Un truc ne marche pas, on passe à autre chose, dans l'auto-conviction. À son retour au pouvoir, Donald Trump doutait pourtant de l'efficacité des sanctions prises contre la Russie, sous Joe Biden" ». Le Monde pointe aussi le fait que « cette même souplesse ne permet pas d'écarter, dans un avenir plus ou moins lointain, un retour à l'option militaire. Surtout si l'Iran, acculé économiquement, choisissait d'accentuer le coût de cette pression pour les États-Unis, en provoquant de nouvelles disruptions sur le marché de l'énergie ». En tout cas, poursuit le quotidien français, « Donald Trump a affiché sa confiance habituelle. "[Les Iraniens] n'ont pas d'argent. Ils n'ont pas de marine. Ils n'ont pas de force aérienne. Ils ne paient pas leurs soldats. Ils ne paient pas leur police. Ils ont une inflation de 350%. Donc, on va juste voir ce qu'il se passe“. Selon le Fonds monétaire international, l'inflation en Iran devrait s'élever à près de 70% pour 2026. Un chiffre en soi hors norme, souligne Le Monde, qui indique l'ampleur du choc subi par la société, avec une monnaie nationale en plein effondrement. Mais il n'existe aucun exemple récent d'un régime répressif tombant sous le coup de pressions économiques ». Les dirigeants iraniens inquiets ? Pour sa part, le Wall Street Journal estime que cette stratégie d'asphyxie économique de l'Iran peut porter ses fruits. Le quotidien financier américain en veut pour preuve l'inquiétude, du moins affichée, des responsables politiques iraniens : « Vendredi, le président Massoud Pezeshkian a insisté, relate le journal : "la guerre doit bien finir par se terminer", tout en reconnaissant les difficultés économiques de l'Iran. La veille, Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement et principal négociateur iranien, avait déclaré : "quelle que soit notre puissance militaire, si la population souffre de la faim et que nous manquons de liquidités, de croissance économique et de production nationale, nous ne pourrons pas survivre" ». Les Américains sur la corde raide ? Enfin, Le Temps à Genève est plutôt circonspect… Le quotidien estime que les américains aussi sont sur la corde raide : « quoi que fasse l'administration Trump, la réalité est la suivante, affirme le quotidien suisse : depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump et les Américains sont dans une moins bonne position économique et politique qu'il y a six mois. L'essence est plus chère, les stocks de munitions sont en chute libre et Téhéran exerce un contrôle sur le détroit d'Ormuz qui n'existait pas auparavant. Les chances que cette situation s'améliore de manière significative d'ici le début du mois de novembre, (période électorale cruciale aux États-Unis) semblent quasiment inexistantes ».
Les nerfs sont tendus ! Certes, mais est-on sûr que se défouler physiquement évacue cette colère ? Une équipe de scientifiques a évalué l'efficacité de certains comportements pour calmer les coups de sang. Desserrez les poings, peaceee…Les Fun Facts, c'est chaque mois dans le magazine Epsiloon. Mais nous les avons aussi réunis dans une collection de petits livres qui tiennent dans la poche. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
On le sait tous, contrairement aux plats mijotés qui sont souvent bien meilleurs le lendemain, le vin aura une fâcheuse tendance à battre de l'aile en termes de goût après 24h. Certes il existe bien quelques gadgets susceptibles d'éviter le massacre. Mais si je vous disais qu'il existe une technique beaucoup plus simple, et surtout complètement gratuite pour conserver toute la fraîcheur de ce Saint-Joseph pendant plusieurs jours… Dans cet épisode de Parlons Vin, la journaliste Alicia Dorey vous donne sa technique pour conserver votre bouteille de vin plus longtemps, sans perdre ses arômes. Cet épisode a été initialement publié en novembre 2025.Et n'oubliez pas : parlons peu mais Parlons Vin !Vous pouvez écouter cet épisode sur Figaro Radio, le site du Figaro et sur toutes les plateformes d'écoutes.Chronique et rédaction : Alicia DoreyMontage : Astrid LandonPrise de son : Louis ChabainProduction exécutive : Aude Sérès, rédactrice en chef, pôle audio Le FigaroCoordination de production : Salomé Boulet, pôle audio Le FigaroCommunication : Réseaux sociaux Le FigaroVisuel & habillage : Studio design Le FigaroHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Comment comprendre le lien entre nos maux et nos émotions ? La sagesse populaire reconnaît facilement le lien entre corps et esprit. En témoignent les nombreuses expressions qui mettent en relation les émotions et certains maux ou malaises : « j’en ai eu le souffle coupé, il en a fait une jaunisse, ou encore j’ai une boule dans le ventre quand on est stressé ou contrarié, ça m’a donné un coup de vieux, j’en ai plein le dos… » pour n’en citer que quelques unes. Nous utilisons ces formules sans trop réfléchir à leur signification, par habitude culturelle. Par ailleurs, de nombreux dysfonctionnements du corps sont reconnus d’origine psychologique par la médecine même. C’est notamment le cas de certaines dermatoses comme le psoriasis. Pourquoi consulter son corps plutôt que son médecin ? Mais quand il s’agit de trouver un remède aux maux de notre machine, on consulte plus facilement un médecin que l’on fait l’inventaire de ce qui dans les évènements de notre vie, aurait pu provoquer ces inconvénients. Certes, comprendre ce lien ne va pas systématiquement faire disparaître les symptômes comme par enchantement. Mais cela permet d’éviter de reproduire des situations qui les provoquent et d’avancer dans notre vie personnelle et dans la connaissance de soi. L’ouvrage de Michel Oudoul : Dis-moi où tu as mal, le lexique A cet égard, le livre de Michel Oudoul Dis-moi où tu as mal, le lexique apporte des éclaircissements intéressants. Ce fondateur de l’institut français de Shiatsu réunit dans ce lexique environ 300 maladies ou traumatismes, et évoque des pistes de réflexion pour comprendre leur sens. Loin de raccourcis approximatifs et douteux, son analyse ne donne pas de réponses toutes faites, mais propose de s’interroger sur ses relations à soi, aux autres, au monde extérieur. Le mal comme manifestation d’un manque de cohérence interne Selon Michel Oudoul, le mal apparaît quand une distorsion se créée entre notre conscience et ce qui vit en nous mais dont nous n’avons pas conscience. Ainsi, les maux ne seraient que la manifestation d’un manque de cohérence interne, qui au lieu d’entraver l’individu dans son existence lui souffle des indications sur ce qui cloche en lui. Ces indications sont classées par l’auteur en trois types d’intensité graduelle : tensions physiques ou nerveuses, traumatismes physiques ou psychologiques et enfin, maladies organiques ou psychologiques. Ces dysfonctionnements sont positifs dans le sens où ils permettent l’évacuation de trop grandes tensions internes. Les maux des différents systèmes (L’auteur détaille ensuite le sens des tensions ou pathologies touchant notre structure mécanique avant de passer en revue les maux des différents systèmes : osseux et articulaire, musculo tendineux, nerveux, génito urinaire, digestif, circulatoire, lymphatique et d’autres maux fréquents comme les allergies ou ceux en rapport avec nos organes des sens.) Devenir acteur de sa santé A la lecture de cet ouvrage simple d’accès et clair, il est difficile de ne pas trouver des exemples ou des pistes qui font écho en nous. A travers le récit d’histoires vraies issues de l’expérience personnelle de l’auteur, il nous explique par exemple selon lui pourquoi il a contracté la varicelle à l’âge de 43 ans, nous sommes invités à élargir notre conception de la santé et à en devenir acteur. (Un bienfait à l’heure où la médecine a tendance à étouffer les maux plutôt que de les déchiffrer.) Michel Oudoul, Dis-moi où tu as mal, le lexique, Albin Michel, 2002.
« Les Lionnes indomptables ont décroché le premier titre continental de leur histoire, se félicite Actu Cameroun. Le Cameroun a dominé le Malawi (3 buts à 0), hier soir, en finale de la CAN Féminine 2026, au terme d'une prestation parfaitement maîtrisée. Portées par une Marie Gisele Ngah Manga en état de grâce et une Naomie Eto inspirée, les Camerounaises ont rapidement pris les commandes de la rencontre. Ngah Manga a frappé à deux reprises, tandis que Naomie Eto a également trouvé le chemin des filets pour sceller le succès camerounais. Solides dans tous les secteurs du jeu et nettement supérieures à leurs adversaires, relève encore Actu Cameroun, les Lionnes ont livré une finale pleine d'autorité. Le Malawi, pourtant tombeur de plusieurs adversaires durant la compétition, n'a jamais réussi à véritablement les inquiéter ». La fin du règne des Super Falcons « Ce sacre vient mettre fin à une longue attente, constate pour sa part Afrik.com. Le Cameroun avait déjà atteint la finale de la CAN féminine en 2004, 2014 et 2016, sans jamais parvenir à soulever le trophée. Pour leur quatrième finale, les Lionnes indomptables ont cette fois répondu présentes ». En effet, renchérit WakatSéra avec des accents lyriques : « en rugissant par trois fois dans cette apothéose inédite et historique contre des Malawites qui ont, visiblement, perdu leur mordant des rencontres précédentes, les Camerounaises, malgré une polémique heureusement vite éteinte de primes de qualification, ont mis fin à un règne interminable, et presque sans partage, des Super Falcons nigérianes sur le football féminin africain. Désormais, après la razzia des 10 titres du Nigeria, les Camerounaises viennent, enfin, de monter sur le toit de l'Afrique, dans une finale qu'elles ont dominée de la tête et des pieds ». L'Algérie arrache la 3e place Dans la petite finale avant-hier, l'Algérie est venue à bout du Maroc… « L'Algérie renverse le Maroc et arrache la 3e place », jubile Le Matin d'Algérie. À la fin de la rencontre, relate le quotidien algérien, « l'arbitre a accordé un penalty litigieux au Maroc après un léger contact entre Diki et Smits. Mais la marocaine Nouhaila Benzina a trouvé le poteau et n'a donc pas pu conclure. Un raté aux lourdes conséquences puisque les Marocaines ne s'en sont pas remises lors de la rocambolesque séance de tirs aux buts qui a suivi, marquée par de nombreux ratés ». C'est « la malédiction du point de pénalty », pour le Maroc, s'exclame Afrik.com. Avant-hier soir, « lors de la séance de tirs au but, la gardienne algérienne Chloé N'Gazi a (en effet) repoussé deux tentatives marocaines. (…) Et déjà, dans cette même CAN, lors de la troisième journée de poules contre le Sénégal, les Marocaines avaient raté deux penalties en l'espace de 4 minutes ». Afrik.com qui rappelle aussi ce pénalty manqué lors de la finale de la CAN messieurs. C'était en janvier dernier contre le Sénégal : la fameuse panenka manquée de Brahim Diaz… Accorder plus de crédit au football féminin africain ! Enfin, cette réflexion de Ledjely en Guinée : « s'il y a un enseignement à tirer de cette 14ème édition de la CAN féminine, c'est bien la nécessité d'accroître le soutien au football féminin. Certes, nous n'en sommes pas encore au même niveau que la CAN masculine. Mais tout de même, certaines rencontres du tournoi qui vient de s'achever ont offert un football de grande qualité, au point qu'on a eu le sentiment que, si nos footballeuses bénéficiaient de la même attention et du même accompagnement que nos footballeurs, elles pourraient nous offrir des prestations encore plus abouties. Mais, pour une fois, pointe encore Ledjely, la responsabilité n'incombe pas qu'à nos fédérations et à nos États. À voir les gradins clairsemés qui ont caractérisé ce tournoi, on comprend que le défi est aussi, et peut-être surtout, d'ordre sociétal. C'est d'une évolution collective des mentalités que nous aurons besoin pour donner un coup de pouce salvateur au football féminin africain ».
L'été ☀️, c'est le moment idéal pour lever le pied… mais aussi pour ouvrir de nouveaux horizons. Pour ce nouveau Hors-série ASV, réalisé avec le soutien de Genia et Purina proplan, nous sommes allés à la rencontre de 8 personnalités passionnées qui ont choisi d'être ASV…autrement. Diagnostic, formation, entrepreneuriat… sans quitter l'univers de la santé animale, ils ont osé emprunter d'autres chemins pour valoriser leur expérience. Une série estivale inspirante, authentique et pleine d'idées pour (re)découvrir qu'il existe mille façons d'être ASV… et peut-être faire apparaître de nouvelles perspectives d'évolution à celles et ceux qui en cherchent !On l'a souvent entendu à notre micro, on entre parfois dans le métier d'ASV un peu par hasard, mais on y reste souvent par passion. C'est également le cas pour Aude qui, après une alternance dans une petite structure de l'ouest parisien, découvre rapidement l'univers des structures plus importantes. Pendant dix ans, elle accompagne la transformation d'une clinique en CHV, multipliant les expériences au sein de différents pôles : hospitalisation
« Les Lionnes indomptables ont décroché le premier titre continental de leur histoire, se félicite Actu Cameroun. Le Cameroun a dominé le Malawi (3 buts à 0), hier soir, en finale de la CAN Féminine 2026, au terme d'une prestation parfaitement maîtrisée. Portées par une Marie Gisele Ngah Manga en état de grâce et une Naomie Eto inspirée, les Camerounaises ont rapidement pris les commandes de la rencontre. Ngah Manga a frappé à deux reprises, tandis que Naomie Eto a également trouvé le chemin des filets pour sceller le succès camerounais. Solides dans tous les secteurs du jeu et nettement supérieures à leurs adversaires, relève encore Actu Cameroun, les Lionnes ont livré une finale pleine d'autorité. Le Malawi, pourtant tombeur de plusieurs adversaires durant la compétition, n'a jamais réussi à véritablement les inquiéter ». La fin du règne des Super Falcons « Ce sacre vient mettre fin à une longue attente, constate pour sa part Afrik.com. Le Cameroun avait déjà atteint la finale de la CAN féminine en 2004, 2014 et 2016, sans jamais parvenir à soulever le trophée. Pour leur quatrième finale, les Lionnes indomptables ont cette fois répondu présentes ». En effet, renchérit WakatSéra avec des accents lyriques : « en rugissant par trois fois dans cette apothéose inédite et historique contre des Malawites qui ont, visiblement, perdu leur mordant des rencontres précédentes, les Camerounaises, malgré une polémique heureusement vite éteinte de primes de qualification, ont mis fin à un règne interminable, et presque sans partage, des Super Falcons nigérianes sur le football féminin africain. Désormais, après la razzia des 10 titres du Nigeria, les Camerounaises viennent, enfin, de monter sur le toit de l'Afrique, dans une finale qu'elles ont dominée de la tête et des pieds ». L'Algérie arrache la 3e place Dans la petite finale avant-hier, l'Algérie est venue à bout du Maroc… « L'Algérie renverse le Maroc et arrache la 3e place », jubile Le Matin d'Algérie. À la fin de la rencontre, relate le quotidien algérien, « l'arbitre a accordé un penalty litigieux au Maroc après un léger contact entre Diki et Smits. Mais la marocaine Nouhaila Benzina a trouvé le poteau et n'a donc pas pu conclure. Un raté aux lourdes conséquences puisque les Marocaines ne s'en sont pas remises lors de la rocambolesque séance de tirs aux buts qui a suivi, marquée par de nombreux ratés ». C'est « la malédiction du point de pénalty », pour le Maroc, s'exclame Afrik.com. Avant-hier soir, « lors de la séance de tirs au but, la gardienne algérienne Chloé N'Gazi a (en effet) repoussé deux tentatives marocaines. (…) Et déjà, dans cette même CAN, lors de la troisième journée de poules contre le Sénégal, les Marocaines avaient raté deux penalties en l'espace de 4 minutes ». Afrik.com qui rappelle aussi ce pénalty manqué lors de la finale de la CAN messieurs. C'était en janvier dernier contre le Sénégal : la fameuse panenka manquée de Brahim Diaz… Accorder plus de crédit au football féminin africain ! Enfin, cette réflexion de Ledjely en Guinée : « s'il y a un enseignement à tirer de cette 14ème édition de la CAN féminine, c'est bien la nécessité d'accroître le soutien au football féminin. Certes, nous n'en sommes pas encore au même niveau que la CAN masculine. Mais tout de même, certaines rencontres du tournoi qui vient de s'achever ont offert un football de grande qualité, au point qu'on a eu le sentiment que, si nos footballeuses bénéficiaient de la même attention et du même accompagnement que nos footballeurs, elles pourraient nous offrir des prestations encore plus abouties. Mais, pour une fois, pointe encore Ledjely, la responsabilité n'incombe pas qu'à nos fédérations et à nos États. À voir les gradins clairsemés qui ont caractérisé ce tournoi, on comprend que le défi est aussi, et peut-être surtout, d'ordre sociétal. C'est d'une évolution collective des mentalités que nous aurons besoin pour donner un coup de pouce salvateur au football féminin africain ».
C'est un témoignage qui a fait vendredi 7 août les gros titres des journaux télé en France : une dame de 85 ans, « hospitalisée six jours sur un brancard aux urgences d'Orléans, et qui dénonce "un enfer" », explique Libération. Elle s'appelle Nino-Anne Dupieux, retraitée, ex-adjointe au maire d'Orléans (dans le centre de la France), et a été hospitalisée le 18 juillet dernier pour une hémorragie. Elle a donc passé six jours sur un brancard : « Voici un hôpital sans chambre pour moi, sans lit, sans possibilité d'anesthésie pour des examens douloureux, et d'ailleurs, ajoute-t-elle, sans possibilité d'anesthésie dans son service des urgences où atterrissent des traumatisés de toutes sortes. » Nino-Anne Dupieux « apprendra par la suite que des chambres étaient disponibles, mais fermées à cause d'un manque de personnel », précise Libération. Elle remercie toutefois tout le personnel soignant : Ils ont « agi comme des "anges", lors de son séjour infernal », dit-elle. Finalement, la vieille dame « a mis fin à son hospitalisation contre l'avis défavorable des médecins, après avoir signé une décharge pour retourner à son domicile ». Le syndicat CGT parle de « situation catastrophique dans tous les services de l'établissement ». Pour sa défense, la direction de l'hôpital annonce « la réouverture de 42 lits, entre septembre et novembre prochain ». Du wifi mais pas de télé dans les hôpitaux québécois Au Québec, c'est une mesure d'économie contestée que rapporte le journal Le Devoir. Il s'agit de la disparition des téléviseurs dans les chambres de certains hôpitaux, où la connexion wifi remplace désormais la télé. Une décision que « dénoncent les comités d'usagers », explique Le Devoir. Selon eux, « cette situation pénalise surtout les aînés et les personnes vulnérables qui ne possèdent ni téléphone intelligent ni tablette ». Pierre Hurteau, le président de l'un de ces comités d'usagers, s'exclame ainsi : « Si vous n'avez pas de télévision, qu'est-ce que vous faites ? Vous regardez les murs et vous pensez à vos bobos. Et il y a des gens qui n'ont presque jamais de visite. » Certains hôpitaux font toutefois des efforts, « prêtent des tablettes » et d'autres signalent que « des téléviseurs demeurent accessibles dans les espaces communs ». Mais Santé Québec, le service public de la santé, ne semble pas très sensible aux arguments des usagers mécontents. « Nous sommes conscients, explique ce service, que l'accès à des divertissements peut rendre le séjour plus confortable et agréable. Toutefois notre mission première est d'assurer des soins de santé de qualité et sécuritaires ». Menace sur la santé mentale En Angleterre, ce sont des coupes budgétaires dans le domaine de la santé mentale qui font réagir. « Des millions d'adultes et d'enfants en Angleterre risquent d'être contraints d'attendre plus longtemps pour obtenir des soins de santé mentale, lit-on dans le Guardian. Car plus des deux tiers des prestataires du NHS (le service de santé publique britannique) prévoient de réduire leurs services et la moitié devraient supprimer des emplois. » Le quotidien britannique détaille les services qui seront directement touchés : « Les soins de santé mentale pour enfants et adolescents, les thérapies par la parole, le soutien aux toxicomanes, l'aide aux adultes en situation de crise ou encore les programmes destinés aux minorités ethniques et aux groupes à faibles revenus. » Certes, le nouveau Premier ministre Andy Burnham a promis cette semaine « de créer un réseau de près de 200 centres de santé mentale communautaires et de services d'urgences psychiatriques d'ici 2029 ». Mais cette promesse laisse sceptiques « les associations caritatives œuvrant dans le domaine de la santé ». Elles soulignent que « si les financements alloués au personnel et aux services sont réduits, des améliorations significatives des soins seront "impossibles" ». À lire aussiSanté mentale : un enjeu majeur pour l'Union européenne
Vinyles, cassettes audio, appareils photo argentiques, Renault 5 ou encore tournées d'artistes emblématiques... À rebours de la course à l'innovation, les produits et références du passé connaissent un véritable regain d'intérêt. Un phénomène qui dépasse la simple mode pour les entreprises, la nostalgie est devenue un puissant levier marketing et un marché particulièrement rentable. On parle souvent d'innovation, de nouvelles technologies et de produits capables de transformer notre quotidien. Pourtant, un phénomène prend aujourd'hui le contre-pied de cette tendance : le retour en grâce d'objets qui semblaient appartenir au passé. Et si cela peut sembler anecdotique, cette nostalgie est devenue un véritable moteur économique. Les spécialistes du marketing parlent d'un effet « Madeleine de Proust ». Un simple emballage, une musique, un logo ou un objet suffit à faire resurgir des souvenirs heureux. Et ces souvenirs ont une valeur économique. Le secteur de la musique illustre parfaitement cette évolution. Certes, les plates-formes de streaming comme Deezer ou Spotify dominent largement les usages, permettant d'écouter n'importe quel morceau à tout moment. Mais dans le même temps, un produit emblématique du passé retrouve ses lettres de noblesse : le vinyle. Aux États-Unis, il représente désormais un marché de plus d'un milliard de dollars, une première depuis le début des années 1980. La dynamique est similaire, même si elle reste plus modeste, pour les cassettes audio. La génération Z alimente cette demande Le plus étonnant est que ces produits ne séduisent pas principalement les consommateurs qui les ont connus. Les études montrent que ce sont surtout les membres de la génération Z, nés à la fin des années 1990 et au début des années 2000, qui alimentent cette demande. Beaucoup n'ont jamais utilisé de vinyle ou de cassette, mais ils en achètent malgré tout. Le même phénomène s'observe avec les appareils photo argentiques. Kodak a dû relancer certaines lignes de production de pellicules pour répondre à la demande, tandis que les appareils Polaroid ou Fujifilm séduisent à nouveau. Ce qui plaît, c'est autant l'expérience que le résultat : le caractère concret de l'objet, l'attente avant de découvrir les clichés, mais aussi l'imperfection des images. À l'inverse, les smartphones permettent de prendre une infinité de photos, parfois sans véritablement marquer le moment. Les marques misent sur leur patrimoine pour séduire les consommateurs Les entreprises ont parfaitement compris cette évolution des comportements. Plutôt que de créer sans cesse de nouveaux produits, certaines préfèrent valoriser leur patrimoine en modernisant des références déjà connues du grand public. Renault en est une parfaite illustration avec la nouvelle Renault 5. Le constructeur a ressuscité l'un de ses modèles emblématiques des années 1970, tout en l'adaptant aux attentes actuelles. La voiture est désormais électrique et intègre les technologies contemporaines, mais son design rappelle immédiatement un modèle qui a marqué plusieurs générations. Cette stratégie dépasse largement l'automobile. Dans le spectacle vivant, les reformations de groupes comme Oasis ou les Backstreet Boys rencontrent un immense succès. En France, le retour du télé-crochet Star Academy ou la tournée de la chanteuse Lorie témoignent de cette même dynamique. Dans tous les cas, ce n'est pas uniquement un produit ou un spectacle qui est vendu : c'est aussi une émotion, un souvenir et un sentiment de familiarité. Pourquoi la nostalgie est devenue un puissant levier économique Si les entreprises misent autant sur la nostalgie, c'est aussi pour des raisons économiques. Créer une marque ou lancer un produit inédit représente un investissement important et comporte une part de risque. À l'inverse, remettre au goût du jour une marque ou un produit emblématique permet de s'appuyer sur un univers déjà connu des consommateurs. Les marques historiques bénéficient d'un fort capital affectif et émotionnel, deux éléments particulièrement efficaces pour déclencher un achat. Les spécialistes parlent parfois de « rétrofuturisme » : une stratégie qui consiste à utiliser les codes du passé pour rendre les innovations plus rassurantes et plus désirables. Cette approche présente un autre avantage. Elle permet de toucher plusieurs générations simultanément. Les consommateurs les plus âgés retrouvent des objets qui leur rappellent leur jeunesse, tandis que les plus jeunes découvrent un univers qu'ils n'ont jamais connu. Pour eux, le vintage devient finalement... une nouveauté. À l'heure où l'innovation technologique s'accélère, le passé est ainsi devenu une ressource économique à part entière. Les entreprises ne vendent plus seulement un produit ou un service, elles commercialisent aussi une émotion, un souvenir et une part d'histoire.
Dans cette même revue de presse avant-hier, nous évoquions les frappes de drones ukrainiens en territoire russe ainsi qu'en Crimée occupée. Un pilonnage constant pour semer le doute dans l'esprit des Russes. La réplique de Moscou ne s'est pas fait attendre et s'est même intensifiée, et les Ukrainiens n'ont rien pu faire. C'est ce que constate notamment Le Monde à Paris : « dans la nuit de mardi à mercredi, la défense anti-aérienne ukrainienne n'est parvenue à abattre aucun des 28 missiles russes tirés sur Kiev et sa région. Pour cette attaque concentrée sur la capitale, l'armée russe a sélectionné les missiles les plus difficiles et les plus coûteux à intercepter de son arsenal. En l'occurrence 24 missiles balistiques (principalement des Iskander-M) et quatre missiles hypersoniques de croisière Tsirkon. L'armée russe a également tiré 115 drones d'attaques à long rayon d'action ». Principales cibles : des entrepôts, des gares, des centres de tri, des centres de distribution. Bilan : 17 morts et au moins 44 blessés. « De telles frappes contre les infrastructures et les entreprises civiles ukrainiennes ne sont pas nouvelles depuis le début de l'invasion du pays, en février 2022, relève Le Monde, mais leur intensité coïncide avec les récentes attaques ukrainiennes contre les raffineries de pétrole en Russie et les entrepôts de Wildberries, le géant russe du commerce en ligne ». Des stocks mondiaux au plus bas… Face à ces attaques, l'Ukraine est donc démunie. « L'Ukraine n'a pas et n'aura pas assez de missiles antibalistiques », pointe Libération. « Le seul moyen de stopper les engins russes, explique le journal, est d'envoyer un missile de défense aérienne, comme on arrêterait une balle de revolver en la frappant avec une autre », en l'occurrence, des missiles américains Patriot ou des SAMP/T franco-italiens. Seulement voilà, « les stocks mondiaux de missiles antibalistiques sont au plus bas, constate Libération. En premier lieu ceux des Patriot, siphonnés par la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février. Selon les analystes américains, le Pentagone aurait tiré plus de 1200 missiles antibalistiques Patriot depuis le début de l'année, et en aurait moins d'un millier en stock. Or, seuls 20 seraient livrés par le constructeur chaque mois, un chiffre ridicule au regard de la cadence russe, sachant qu'il faut en général tirer deux intercepteurs pour chaque interception, et que le coût de chacun d'eux est estimé à 3 millions et demi d'euros ». Les atermoiements de Trump… Qui plus est, comme à son habitude, Donald Trump dit tout et son contraire. Lors du sommet de l'Otan, en juillet, à Ankara, rapporte le Wall Street Journal, le président américain « avait évoqué la possibilité d'autoriser l'Ukraine à construire ses propres missile Patriot sous licence. Mais Donald Trump a ensuite laissé entendre qu'il pourrait finalement ne pas accorder de licence à l'Ukraine ». Pourtant, s'insurge le Wall Street Journal, « la survie de l'Ukraine est dans l'intérêt de l'Amérique. Il y va de la stabilité et de la liberté sur le continent européen. Certes, Donald Trump est focalisé ailleurs (sur l'Iran), mais la guerre menée par la Russie se poursuit et il devra assumer la responsabilité des événements survenus durant son mandat ». Pas avant un an, au mieux… En tout cas, même en cas de feu vert de Donald Trump, souligne La Croix à Paris, « il faudrait plusieurs mois avant que l'Ukraine soit en mesure de mettre en place une ligne de production de missiles Patriot. Kiev assure pouvoir le faire en dix à douze mois. L'Ukraine se dit prête à étudier toutes les options : soit produire elle-même les composants, soit se limiter à l'assemblage final des missiles. Mais, relève encore La Croix, même si elle obtient cette licence, cela ne devrait pas lui permettre de se protéger durant l'hiver prochain, qui risque donc d'être très difficile pour les Ukrainiens. Pour tenter de se défendre contre les missiles russes, l'Ukraine a proposé à ses partenaires de leur emprunter les Patriots qu'ils ont en réserve. L'Ukraine envisage de les rendre lorsqu'elle disposera de sa propre production. À ce jour, aucune information n'a filtré sur ces discussions, toujours en cours ».
On se souvient de la phrase cinglante de Donald Trump en 2018 qui avait qualifié les pays du continent de « pays de merde » : le président américain n'a jamais caché son dédain, pour ne pas dire plus, envers l'Afrique et ses habitants. Dernier exemple en date : le durcissement de la politique migratoire américaine. Depuis hier, constate Afrik.com, « les ressortissants de 50 pays, dont 30 États africains, pourront être tenus de verser une caution pouvant atteindre 20 000 dollars », s'il veulent se rendre aux États-Unis pour le tourisme ou les affaires. « Expérimenté pendant un an, ce mécanisme devient désormais permanent, pointe le site panafricain. […] Le gouvernement américain explique que cette politique répond au nombre important de visiteurs qui restent sur le territoire après l'expiration de leur visa. Selon les données officielles citées par les autorités, plus de la moitié des voyageurs provenant des pays concernés avaient dépassé la durée de séjour autorisée en 2024. La caution constitue ainsi une garantie financière destinée à inciter les bénéficiaires des visas à respecter les conditions de leur séjour ». Trente pays africains sont donc concernés, précise Afrik.com, « notamment le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la République démocratique du Congo, l'Éthiopie ainsi que plusieurs pays du Maghreb. Parallèlement, les autorités américaines maintiennent une interdiction de délivrance de nouveaux visas pour dix autres pays. Parmi eux figurent notamment le Burkina Faso, le Mali et la Somalie, déjà soumis à ces restrictions depuis plus d'un an ». Au Maroc, la politique de la flatterie… Trump et l'Afrique toujours : le Maroc fait les yeux doux au président américain… La grande autoroute qui relie le nord et le sud du pays, entre Tiznit et Dakhla, va s'appeler « Autoroute Donald J. Trump », selon une décision du roi Mohammed VI. « Le souverain attache explicitement cette décision, explique le site marocain Médias 24, à la reconnaissance, en décembre 2020, par la première administration Trump, de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. "Quel immense honneur !", a réagi le président américain, exprimant l'espoir de parcourir "très bientôt" toute la longueur de cet axe (un peu plus de 1 000 km…). » « Le pouvoir marocain cajole son allié américain », commente Le Point Afrique. « Donner le nom d'une autoroute située au Sahara à un président américain en exercice caractérise bien la loufoquerie des relations diplomatiques actuelles, depuis la guerre en Ukraine et le début du second mandat trumpien. Tel un dictateur lambda, l'homme aime apposer son nom sur des bâtiments officiels ainsi que des portraits géants. Et la diplomatie marocaine utilise au mieux les envies de reconnaissance de son allié ». « Flatter, flatter, il en restera toujours quelque chose », ironise encore Le Point Afrique. En effet, « de nombreux chantiers en cours [au Maroc] sont gourmands en capitaux : aéroport, nouveau port de Dakhla Atlantique, projets industriels… Le 25 juillet dernier, l'ambassadeur des États-Unis signait le premier investissement fédéral au Sahara occidental : un projet de production d'hydrogène et d'ammoniaque. Et des taxes ont été levées sur les exportations d'engrais vers les États-Unis ». Complications en RDC… Enfin, Trump et l'Afrique, ça se complique avec la RDC. « Beaucoup de bruit pour rien ? », s'interroge Jeune Afrique. « À Washington comme à Kinshasa, beaucoup ont voulu voir dans le partenariat portant sur l'exploitation des minerais critiques, signé en juin de l'année dernière, le début d'un basculement géopolitique en Afrique centrale ». Et bien peine perdue : « Certes, Kinshasa a transmis aux autorités américaines une liste de permis miniers – une quarantaine – susceptibles d'intéresser des investisseurs. Mais dire que l'engouement des dits investisseurs reste limité est un euphémisme », relève le site panafricain. En clair : les entreprises américaines ne se bousculent pas au portillon… Trop de risques en RDC, explique Jeune Afrique : avant de se lancer, « les entreprises évaluent avant tout la stabilité politique, la sécurité juridique, la qualité des infrastructures, l'accès à l'énergie, les conditions fiscales et la capacité à exploiter un gisement pendant plusieurs décennies. Cette réalité explique pourquoi les annonces politiques ne se sont pas transformées en vague d'investissements ».
« L'armée israélienne a multiplié ces derniers jours les raids aériens meurtriers visant des Palestiniens dans la bande de Gaza », constate Le Figaro à Paris, et ce « en dépit d'un accord-cadre conclu sur le désarmement du Hamas patronné par Donald Trump. […] En l'espace de trois jours, quinze Palestiniens, dont plusieurs enfants, ont été tués lors "d'éliminations ciblées" visant des responsables islamistes, selon un bilan du ministère de la Santé du Hamas ». Israël maintient donc la pression sur Gaza. En fait, explique Le Figaro, « sur le front intérieur, Benyamin Netanyahu peut difficilement faire preuve de la moindre "souplesse" à moins de trois mois des élections législatives. Il n'a cessé, en effet, de faire miroiter aux Israéliens une "victoire totale" sur le Hamas, ainsi qu'une complète démilitarisation de la bande de Gaza. Or, ces promesses sont encore très loin d'être tenues, pointe le journal, ce qui se reflète notamment dans les sondages avec la majorité sortante actuelle, qui a tendance à perdre pied face une opposition centriste divisée, mais qui a le vent en poupe. Benyamin Netanyahu se retrouve ainsi tiré à hue et dia par Donald Trump et ses plus proches alliés politiques. Il va lui falloir faire appel à tous ses talents de tacticien, qui lui ont permis jusqu'à présent de se maintenir au pouvoir, avec quelques interruptions, pendant 18 ans ». Un « statu quo inacceptable » Le Monde résume ainsi la situation : « Tout progrès à Gaza reste tributaire des autorités israéliennes, et la campagne électorale pour les élections législatives du 27 octobre est plutôt propice à une détestable surenchère. Il a fallu attendre trois jours pour obtenir une réaction officielle de l'État hébreu à l'annonce du président des États-Unis sur un accord de désarmement du Hamas et, sans surprise, cette réponse est négative. Certes, l'accord annoncé par Donald Trump manque de précision, notamment sur les modalités de la collecte des armes. Il est dépourvu de calendrier et ne détaille pas comment ses deux objectifs principaux, le désarmement et le retrait de l'armée israélienne, doivent s'orchestrer. Mais, déplore Le Monde, la coalition que dirige Benyamin Netanyahu n'offre aucune alternative à un statu quo inacceptable ». De l'eau dans le gaz entre Donald et Bibi « De fait, ce n'est plus un secret pour personne, ni aux États-Unis ni en Israël, relève Le Temps à Genève. La lune de miel entre les deux dirigeants s'est considérablement assombrie. Un sondage commandité par The Economist montre que près de la moitié des Américains estiment que Benyamin Netanyahu aurait dû être arrêté pour crimes de guerre lors de son (récent) passage aux États-Unis. Le camp MAGA, sur lequel s'appuie Donald Trump, est divisé comme jamais à propos des relations avec Israël. Les plus proches conseillers du président – et le président lui-même en fonction des personnes à qui il s'adresse – considèrent que Washington s'est laissé entraîner dans une guerre qui ne concernait pas les intérêts de l'Amérique ». L'Ukraine vise la Crimée À la Une également, la guerre en Ukraine, ou plutôt la guerre qui se déplace en territoire russe et sur la province annexée de Crimée. « Zelensky prend Poutine par la Crimée », titre Libération qui constate que « la péninsule est de plus en plus visée par des frappes ukrainiennes. Privée d'eau potable, sans électricité et avec des prix de l'essence inabordables, la population est à bout. Une stratégie de long terme de Kiev pour forcer les Russes à quitter la région et faire plier le Kremlin. […] Frappes sur la Crimée, frappes de plus en plus loin à l'intérieur de la Russie, l'objectif des Ukrainiens est limpide : démoraliser la population russe et ébranler Vladimir Poutine, pour qu'il accepte enfin d'envisager un accord de paix. On n'y est pas, tempère Libération. Mais le doute est désormais semé : le président russe n'est pas infaillible, y compris là où sa victoire semblait installée. » Et pendant ce temps, côté russe, « le Kremlin fait pression sur les hommes en âge de combattre pour aller au front », constate le Wall Street Journal. « Dans les petites villes russes, certains recruteurs militaires n'hésitent pas à arrêter des hommes dans la rue, devant leur lieu de travail ou sous prétexte de contrôles d'identité de routine. Une fois dans un bureau de recrutement, ces hommes peuvent être menacés ou battus jusqu'à ce qu'ils s'engagent pour la guerre ». La Russie subit des pertes de plus en plus importantes sur le terrain, relève encore le Wall Street Journal : « entre 30 000 et 40 000 morts et blessés chaque mois ».
On se souvient de la phrase cinglante de Donald Trump en 2018 qui avait qualifié les pays du continent de « pays de merde » : le président américain n'a jamais caché son dédain, pour ne pas dire plus, envers l'Afrique et ses habitants. Dernier exemple en date : le durcissement de la politique migratoire américaine. Depuis hier, constate Afrik.com, « les ressortissants de 50 pays, dont 30 États africains, pourront être tenus de verser une caution pouvant atteindre 20 000 dollars », s'il veulent se rendre aux États-Unis pour le tourisme ou les affaires. « Expérimenté pendant un an, ce mécanisme devient désormais permanent, pointe le site panafricain. […] Le gouvernement américain explique que cette politique répond au nombre important de visiteurs qui restent sur le territoire après l'expiration de leur visa. Selon les données officielles citées par les autorités, plus de la moitié des voyageurs provenant des pays concernés avaient dépassé la durée de séjour autorisée en 2024. La caution constitue ainsi une garantie financière destinée à inciter les bénéficiaires des visas à respecter les conditions de leur séjour ». Trente pays africains sont donc concernés, précise Afrik.com, « notamment le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la République démocratique du Congo, l'Éthiopie ainsi que plusieurs pays du Maghreb. Parallèlement, les autorités américaines maintiennent une interdiction de délivrance de nouveaux visas pour dix autres pays. Parmi eux figurent notamment le Burkina Faso, le Mali et la Somalie, déjà soumis à ces restrictions depuis plus d'un an ». Au Maroc, la politique de la flatterie… Trump et l'Afrique toujours : le Maroc fait les yeux doux au président américain… La grande autoroute qui relie le nord et le sud du pays, entre Tiznit et Dakhla, va s'appeler « Autoroute Donald J. Trump », selon une décision du roi Mohammed VI. « Le souverain attache explicitement cette décision, explique le site marocain Médias 24, à la reconnaissance, en décembre 2020, par la première administration Trump, de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. "Quel immense honneur !", a réagi le président américain, exprimant l'espoir de parcourir "très bientôt" toute la longueur de cet axe (un peu plus de 1 000 km…). » « Le pouvoir marocain cajole son allié américain », commente Le Point Afrique. « Donner le nom d'une autoroute située au Sahara à un président américain en exercice caractérise bien la loufoquerie des relations diplomatiques actuelles, depuis la guerre en Ukraine et le début du second mandat trumpien. Tel un dictateur lambda, l'homme aime apposer son nom sur des bâtiments officiels ainsi que des portraits géants. Et la diplomatie marocaine utilise au mieux les envies de reconnaissance de son allié ». « Flatter, flatter, il en restera toujours quelque chose », ironise encore Le Point Afrique. En effet, « de nombreux chantiers en cours [au Maroc] sont gourmands en capitaux : aéroport, nouveau port de Dakhla Atlantique, projets industriels… Le 25 juillet dernier, l'ambassadeur des États-Unis signait le premier investissement fédéral au Sahara occidental : un projet de production d'hydrogène et d'ammoniaque. Et des taxes ont été levées sur les exportations d'engrais vers les États-Unis ». Complications en RDC… Enfin, Trump et l'Afrique, ça se complique avec la RDC. « Beaucoup de bruit pour rien ? », s'interroge Jeune Afrique. « À Washington comme à Kinshasa, beaucoup ont voulu voir dans le partenariat portant sur l'exploitation des minerais critiques, signé en juin de l'année dernière, le début d'un basculement géopolitique en Afrique centrale ». Et bien peine perdue : « Certes, Kinshasa a transmis aux autorités américaines une liste de permis miniers – une quarantaine – susceptibles d'intéresser des investisseurs. Mais dire que l'engouement des dits investisseurs reste limité est un euphémisme », relève le site panafricain. En clair : les entreprises américaines ne se bousculent pas au portillon… Trop de risques en RDC, explique Jeune Afrique : avant de se lancer, « les entreprises évaluent avant tout la stabilité politique, la sécurité juridique, la qualité des infrastructures, l'accès à l'énergie, les conditions fiscales et la capacité à exploiter un gisement pendant plusieurs décennies. Cette réalité explique pourquoi les annonces politiques ne se sont pas transformées en vague d'investissements ».
Le Bénin se dote d'un Sénat et c'est ce jeudi que cette deuxième chambre va être installée à Porto-Novo. Mais pourquoi ce Sénat ? Est-ce pour protéger l'ancien président Patrice Talon de toute poursuite judiciaire, grâce à son nouveau mandat de sénateur ? Ou est-ce pour lui permettre de continuer à peser sur le cours des événements politiques, surtout s'il est élu président de cette haute assemblée ? Le professeur Gilles Badet a été le secrétaire général de la Cour constitutionnelle. Aujourd'hui, il enseigne le droit public à l'université d'Abomey-Calavi. En ligne du Bénin, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : le Bénin est un pays où les institutions fonctionnent. Qu'est-ce que ce nouveau Sénat pourra apporter de plus ? Gilles Badet : Ce Sénat est la deuxième chambre du Parlement béninois. En tant que deuxième chambre, cela apporte un élément de contrôle de qualité du travail qui est fait par l'Assemblée nationale. Autrement dit, le Sénat va désormais veiller à ce que la loi, qui va être votée par le Parlement, soit d'une qualité meilleure, parce que le Sénat a la possibilité de demander une deuxième lecture lorsque la loi votée lui paraît comporter des points de difficulté pour sa mise en œuvre. Deuxièmement, ce Sénat va apporter un droit de regard sur tout ce qui concerne la paix, la démocratie et l'unité nationale. Le Sénat s'est vu reconnaître une possibilité d'émettre un droit de veto sur les lois de révision de la Constitution, les lois électorales ou les lois sur le fonctionnement des partis politiques qui pourraient remettre en cause les acquis démocratiques. Vous savez que le Bénin s'est fait remarquer par son respect de l'alternance démocratique, par la limitation stricte des mandats, par l'impossibilité de faire des révisions qui permettent à ceux qui dirigent de se maintenir au pouvoir. Et donc ce Sénat va veiller à ce que ce genre de dispositions ne soient pas remises en cause, parce que toute révision de la Constitution désormais doit avoir le « OK » du Sénat avant de devenir une réalité. Et je crois que ce Sénat aura aussi un pouvoir de sanction ? Oui, ce pouvoir de sanction vient d'abord de son pouvoir de contrôle, disons, de la discipline, de l'éthique des hommes politiques. Vous savez que les hommes politiques peuvent parfois être portés à prononcer des propos qui pourraient remettre en cause l'unité nationale. Ils pourraient être portés à faire des activités de soulèvement, d'insurrection, toute chose qui pourrait perturber le fonctionnement normal des institutions, la paix et l'unité nationale. Il est ainsi demandé que, chaque fois qu'un acteur politique se retrouve auteur de comportements susceptibles de rompre la paix ou l'unité nationale, que le Sénat puisse apprécier la situation et décider s'il y a lieu de suspendre les droits ou de supprimer les droits politiques, compte tenu de la gravité des faits qui auraient été identifiés par ce Sénat-là. Peut-on parler d'un conseil de discipline ? Oui, on peut dire que le Sénat joue désormais un rôle de conseil de discipline des acteurs politiques. C'était une fonction de régulation qui était entièrement confiée à la Cour constitutionnelle, qui était, dans l'ancien texte de la Constitution, l'organe régulateur du fonctionnement et de l'activité des pouvoirs publics. Mais aujourd'hui, la Cour constitutionnelle a gardé sa fonction d'arbitrage dans les conflits entre les institutions. Mais maintenant, l'appréciation du comportement des acteurs politiques est réservée désormais au Sénat, qui est un organe plus politique que juridictionnel. Les quelque 25 membres de ce nouveau Sénat sont tous désignés, aucun n'est élu. De ce fait, l'opposition les Démocrates affirme que c'est une chambre antidémocratique... Cela dépend de comment on regarde la démocratie. Vous savez que les personnes qui ont été élues par le passé ont toujours une légitimité électorale, même si elle est passée. Les anciens présidents de la République se sont tous présentés devant le suffrage universel. Les anciens présidents de l'Assemblée nationale ont tous bénéficié du suffrage universel pour pouvoir être à leur poste. Les anciens présidents de la Cour constitutionnelle l'ont été conformément à la Constitution. Et l'ensemble des membres du Sénat est désigné conformément à une Constitution qui a été validée par le peuple. Tout dépend de ce qu'on met dans l'anti-démocratique. Le Sénat du Canada a pratiquement le même mode de désignation. Il s'agit plutôt de regarder la légitimité par la sagesse, parce que toutes les personnalités qui sont au Sénat ont une longue expérience dans la gestion des affaires publiques. Et c'est ce côté qui est le plus important dans cette affaire, et non pas forcément une légitimité électorale fraîche. À lire aussiBénin: le gouvernement dévoile la composition du Sénat, Paul Hounkpè nommé «au titre de personnalité de haut rang» Alors concrètement, sur ces quelques 25 membres, il n'y aura qu'un opposant et demi, l'ancien président Boni Yayi, qui est un véritable opposant, et l'ancien candidat à la présidentielle Paul Hounkpè, que beaucoup qualifient de figurant. Ce Sénat ne risque-t-il pas de devenir une simple chambre d'enregistrement ? Non. Pour pouvoir dire que le Sénat est une simple chambre d'enregistrement, il faudrait réussir à positionner les anciens présidents d'institutions depuis le renouveau démocratique, donc depuis les 35 dernières années, dans le camp du pouvoir en place. Quand on parle du pouvoir Talon, il date d'il y a seulement dix ans. Ce n'est pas le président Talon qui avait désigné Madame Élisabeth Pognon comme présidente de la Cour constitutionnelle, qui avait désigné le président Robert Dossou, ni le président Théodore Holo, encore moins les anciens présidents de l'Assemblée nationale, Bruno Amoussou, Adrien Houngbédji, Mathurin Nago, etc. Vous avez un certain nombre de personnalités qui ne doivent pas leur désignation au président Talon. Si on prend le repère du président Talon pour analyser, on pourrait se tromper. Toutes ces personnalités-là, qui aujourd'hui n'ont plus rien à perdre, je ne pense pas que ces personnalités vont aller s'asseoir dans une institution pour perdre devant l'opinion toute la considération qu'on avait pour eux et tout le mérite qu'ils ont eu à gérer les pouvoirs. Je pense que c'est aller trop vite en besogne que de dire que tous les membres du Sénat sont forcément d'un camp donné. Je pense que, quand on a leur âge et leur expérience, on est plutôt porté à laisser de bonnes traces dans l'histoire politique de son pays. Il y a six mois, l'ancien président Boni Yayi annonçait qu'il boycotterait ce Sénat, mais il vient de changer d'avis en disant qu'il siègerait pour défendre notamment les libertés publiques. Est-ce que ce Sénat peut devenir l'enceinte où résonnent notamment les noms des opposants politiques Reckya Madougou et Joël Aivo, qui sont en prison depuis plus de cinq ans maintenant ? Oui, compte tenu de la qualité des personnalités qui sont dans ce Sénat, et du fait que ces personnalités ont envie de laisser une trace positive dans l'histoire parce qu'elles n'ont plus rien à perdre. Ce ne sont pas des personnes qui ont faim et qui ont besoin de positionnement politique. Ils ont déjà occupé les plus hautes fonctions de l'État, ayant des pensions suffisantes. Je pense que leur envie aujourd'hui, c'est d'apporter une contribution pour la paix. Et il n'est pas exclu, effectivement, que les débats sur les personnes qui sont en conflit avec la loi, ou qui sont en prison, que ces débats-là reviennent au sein du Sénat et que, par leur sagesse, les sénateurs contribuent à ce que tous les enfants du pays participent au développement de ce pays dans l'unité nationale. Ce qui frappe beaucoup d'observateurs, c'est que Patrice Talon va être membre de ce Sénat et qu'il l'a fait créer juste avant de quitter le pouvoir, il y a six mois. Est-ce que ce n'est pas une façon pour lui de se protéger contre d'éventuelles poursuites judiciaires ? Je ne peux pas le dire de manière radicale, parce que, de toutes les façons, en cette matière, c'est l'Assemblée nationale qui a la totalité de la maîtrise de la procédure pour mettre en jeu la responsabilité d'un ancien président de la République. C'est au niveau de l'Assemblée nationale qu'il y a la procédure de poursuite, c'est l'Assemblée nationale qui autorise la poursuite, c'est l'Assemblée nationale qui autorise la mise en accusation et donc je vois mal le Sénat bloquer une procédure de mise en accusation alors que l'Assemblée nationale l'aurait autorisée. À mon avis, la question de la responsabilité des anciens présidents de la République se joue plus au niveau de l'Assemblée nationale qu'au niveau du Sénat. Si Patrice Talon est élu aujourd'hui président de ce nouveau Sénat, est-ce qu'il ne va pas continuer d'exercer une influence politique importante sur le cours des événements ? L'influence politique peut-être, mais cette influence politique, il l'aurait eue de toutes les façons, comme tous les anciens présidents de la République. Mais il faut qu'on rappelle que le Sénat n'a pas un pouvoir direct sur le président de la République. Le Parlement a ses attributions à part, le président a ses pouvoirs propres. Le président a des pouvoirs exceptionnels qu'il peut lever lorsqu'il ne s'entend pas avec les chambres du Parlement. Et le président de la République ne peut pas être sanctionné par le Sénat. Donc dire qu'il sera sous l'influence décisive ou contraignante du Sénat, ce n'est pas possible. Il appartient au président de la République d'assumer, dans le cas du régime présidentiel que nous avons, la totalité de son pouvoir. Quant à l'influence, elle existe même lorsqu'on n'est pas dans une institution. Certes, cependant le poste de président du Sénat va devenir prestigieux au Bénin. Est-ce qu'à la longue, si c'est Patrice Talon qui l'occupe, cette influence politique de l'ancien chef de l'État ne risque pas de devenir encombrante pour le nouveau président Romuald Wadagni ? Je crois qu'il y a un véritable équilibre entre les pouvoirs. L'organe qui peut faire peur au président de la République le plus, c'est encore l'Assemblée nationale, qui a le pouvoir de faire une sorte d'impeachment au président de la République. Un impeachment à l'américaine, c'est-à-dire le pouvoir de l'envoyer devant la Haute Cour de justice. On ne peut pas laisser l'Assemblée nationale et la Haute Cour de justice, qui sont les organes de poursuite et de jugement du président de la République, et regarder vers le Sénat qui explicitement n'a pas le pouvoir de sanctionner le président de la République, qui ne peut pas intervenir dans le fonctionnement du pouvoir exécutif, qui n'a pas d'attribution en matière financière, en matière budgétaire et que le président de la République peut contourner s'il n'est pas d'accord en prenant ses pouvoirs de mesures exceptionnelles. Le Sénat n'est pas véritablement le Léviathan, ou l'animal sauvage qui viendrait dévorer le président de la République. Je pense qu'il y a plutôt un équilibre et que le Sénat est là pour l'accompagner. Quant à l'influence, qu'est-ce que vous voulez ? Je pense qu'il ne faut pas avoir peur d'une influence quelconque, alors qu'en matière juridique, cette influence n'est pas contraignante pour le président de la République. Il faut plutôt voir les choses de manière positive. Il faut voir le Sénat comme un organe d'accompagnement et de sagesse qui va donner des conseils, qui va accompagner le président dans la réussite de son mandat. À lire aussiBénin: le Sénat, nouvelle chambre du Parlement, a pris ses fonctions ce jeudi
Le ressentiment est un piège redoutable. Il est profondément humain, et nous menace tous. Comment mieux le comprendre, le repérer quand il grandit en nous ou dans un collectif ? J'en parle avec la philosophe Cynthia Fleury.Le livre de Cynthia : https://www.gallimard.fr/catalogue/ci-git-l-amer/9782072981777Mon site : https://www.fabricemidal.comRediffusion, première diffusion le 16 janvier 2022.Reso, mon école de méditation : https://www.reso.coRéalisation, montage, image et son : Alexandre AgostiniMots clé : La philosophie politique et la psychanalyse ont en partage un problème essentiel à la vie des hommes et des sociétés, ce mécontentement sourd qui gangrène leur existence. Certes, l'objet de l'analyse reste la quête des origines, la compréhension de l'être intime, de ses manquements, de ses troubles et de ses désirs. Seulement il existe ce moment où savoir ne suffit pas à guérir, à calmer, à apaiser. Pour cela, il faut dépasser la peine, la colère, le deuil, le renoncement et, de façon plus exemplaire, le ressentiment, cette amertume qui peut avoir notre peau alors même que nous pourrions découvrir son goût subtil et libérateur.L'aventure démocratique propose elle aussi la confrontation avec la rumination victimaire. La question du bon gouvernement peut s'effacer devant celle-ci : que faire, à quelque niveau que ce soit, institutionnel ou non, pour que cette entité démocratique sache endiguer la pulsion ressentimiste, la seule à pouvoir menacer sa durabilité ? Nous voilà, individus et État de droit, devant un même défi : diagnostiquer le ressentiment, sa force sombre, et résister à la tentation d'en faire le moteur des histoires individuelles et collectives.
Après des jours et des jours de combat contre les mégafeux qui frappent la France et l'Espagne, la bataille est loin d'être gagnée, même si on observe quelques répits ici ou là. C'est désormais, « la course contre la montre », dans les deux pays, relève le Guardian à Londres : « en France et en Espagne, les pompiers s'efforcent de maîtriser les immenses feux de forêt avant une nouvelle vague de chaleur qui devrait débuter ce mardi, qui compliquera encore davantage les efforts déployés pour dompter les flammes. (…) Pour leur part, pointe encore le quotidien britannique, des responsables de l'Union européenne ont affirmé que les feux de forêt pourraient se poursuivre jusqu'à début novembre, au cours de ce qui menace d'être une année record en termes de superficie détruite ». « C'est la course contre la montre », s'exclame également El Pais à Madrid. « Les prochaines 24 heures sont critiques avant la vague de chaleur qui devrait durer jusqu'à dimanche. (…) Le Premier ministre, Pedro Sánchez, a averti : "des heures difficiles nous attendent". (…) D'ores et déjà, les incendies à Madrid, Ávila et Tolède ont contraint plus de 90 000 personnes à quitter leur maison ou à se confiner ». Quand la politique s'en mêle… En France, le débat sur les incendies prend une tournure politique… Avec Le Figaro qui dénonce les injonctions de l'État et qui en appelle à la responsabilité individuelle : « trop souvent, affirme le quotidien de droite, les pouvoirs publics et les législateurs découragent ceux qu'ils devraient soutenir à coups d'interdits, de règles et de normes, jusqu'à produire des injonctions contradictoires : ici, il faudrait débroussailler pour prévenir les incendies ; là, une autre règle vient interdire ce même débroussaillage au nom de la biodiversité… À force de vouloir tout contrôler, de ne jurer que par l'assistanat, on finit par décourager ceux qui veulent agir. N'est-il pas temps d'inverser cette logique ? », s'exclame Le Figaro. « De faire confiance avant de contraindre, d'encourager avant d'assister, de responsabiliser plutôt que de tenir chacun par la main ? » Effort national et européen ? Autre point de vue pour Le Monde qui estime qu'une « réponse nationale et européenne » est « indispensable. (…) Les événements climatiques extrêmes qui se répètent à un rythme de plus en plus soutenu obligent à une adaptation accélérée des politiques publiques, affirme Le Monde. Ces dernières doivent porter leurs efforts sur la planification écologique. (…) Créer, par exemple, une structure capable de gérer l'ensemble d'une crise, y compris ses conséquences sanitaires, et inciter l'industrie aérienne européenne à produire ses propres avions bombardiers d'eau. Car tous les scientifiques l'affirment : les catastrophes qui scandent l'été 2026 sont amenées à se répéter et à s'intensifier ». Repenser… Pour Libération, « il faut écouter avant de repenser » : « il faut écouter, et entendre, ce désespoir diffus qui perce dans les nombreux témoignages en Gironde. (…) Il faut les entendre, ces spécialistes qui répètent que la gestion des crises, aussi bonnes soient-elles, ne suffit plus. (…) Il faudra sans tarder repenser la protection des massifs boisés, qui représentent plus d'un tiers de notre territoire. Penser aux pare-feu comme des outils de prévention, et non de réaction, reconsidérer le pastoralisme, le maraîchage, l'instauration de ceintures vertes autour des habitations pour les protéger. Il faudra écouter ceux qui savent, ceux qui vivent dans ces lieux, et engager une réflexion profonde sur nos paysages en lien étroit avec la collectivité humaine ». « Les voix les plus critiques du moment auraient-elles fait mieux si elles avaient été au pouvoir ? » Enfin, Le Temps à Genève, estime que « le débat en France sur les feux vire au populisme. (…) La violence des critiques tranche avec le besoin d'unité que devrait provoquer ce genre de drame », affirme le quotidien suisse. Certes, reconnait-il, « l'exécutif a des comptes à rendre. Il doit organiser à l'avance sa réaction face à de telles situations prévisibles au vu du réchauffement climatique. Mais, s'interroge Le Temps, les voix les plus critiques du moment auraient-elles fait mieux si elles avaient été au pouvoir ? Auraient-elles fait ou ne serait-ce que permis d'autres arbitrages budgétaires avec les finances publiques en crise qui sont celles de la France ? (…) Parions qu'à l'automne, quand les chaleurs estivales seront oubliées, ces politiciens seront passés à autre chose. Et que quand les débats budgétaires arriveront, ils seront de retour à la défense bornée de leurs stricts intérêts électoraux immédiats, qu'ils soient sociaux ou fiscaux ».
Au Cameroun et en République démocratique du Congo, des efforts sont faits dans la gestion du secteur aurifère, mais ils restent insuffisants et les revenus de l'or sont de moins en moins reversés dans les caisses de l'État. C'est en somme la conclusion d'un rapport de l'Institut d'études de sécurité (ISS) publié ce mois-ci. Selon l'ITIE (Initiative pour la transparence dans les industries extractives), le Cameroun a par exemple déclaré en 2023, 22 kilos d'or exportés, alors que les importateurs affirment en avoir acheté 15 tonnes. On en parle ce matin avec la professeure Aïcha Pemboura, chercheuse à l'Observatoire du crime organisé et de la violence en Afrique centrale de l'ISS. Elle répond aux questions de Magali Lagrange. RFI : Comment fonctionne au Cameroun l'exploitation des sites aurifères ? Qui les exploite ? Aïcha Pemboura : Il y a beaucoup d'acteurs sur le terrain de l'exploitation de l'or au Cameroun : des étrangers – des opérateurs notamment chinois – mais aussi des entreprises minières camerounaises. Cet ensemble d'acteurs ont jusqu'ici souvent évolué dans une forme d'opacité. C'est pour cela que les autorités camerounaises, ayant reconnu ce dysfonctionnement, ont déployé des forces pour sécuriser certains sites illégaux et suspendre des activités illégales, dans un certain nombre de sites identifiés. Des autorisations sont délivrées aux exploitants des sites aurifères. Comment ces exploitants obtiennent-ils les autorisations, y compris d'ailleurs des exploitants étrangers ? Il y a eu, jusqu'ici, beaucoup d'opacité dans le secteur parce que, dans le contexte de fragilité de la gouvernance minière, l'existence d'un certain nombre de réseaux d'influence locaux économiques, administratifs ou parfois politiques, peut contribuer à limiter l'effectivité des contrôles et à faciliter certains contournements de la réglementation. Vous parlez dans votre document, par exemple, d'intermédiaires camerounais. Est-ce qu'on sait quel type d'intermédiaires agissent dans ce secteur ? Il faudrait davantage d'investigation pour vous donner des réponses encore plus précises. Vous parlez aussi de plusieurs entreprises chinoises, notamment, qui sont protégées par de puissantes élites. Est-ce qu'on a plus de précisions sur ces protections dont bénéficient certains opérateurs, y compris chinois ? Il a été documenté que certaines entreprises chinoises ont pu bénéficier des faiblesses des dispositifs de contrôle. En réalité, dans notre article, nous évoquons le cas de deux pays : le Cameroun et la République démocratique du Congo. Les problèmes sont très semblables, mais avec quelques différences contextuelles. Nous évoquons, en ce qui concerne ces opérateurs étrangers, chinois notamment, que les défis ont conduit ces autorités camerounaises et congolaises à renforcer progressivement leur dispositif de gouvernance. L'enjeu ici est également d'assurer un suivi, d'évaluer leur application réelle sur le terrain et de renforcer les capacités institutionnelles afin de garantir leur efficacité, leur impact et leur durabilité dans le temps. C'est tout l'enjeu. En République démocratique du Congo, vous notez aussi une présence dans le secteur aurifère, une présence chinoise dans les provinces de l'est notamment. Est-ce que ce sont les mêmes opérateurs qu'au Cameroun ? Est-ce que ce sont les mêmes réseaux d'exploitation ? Certes, les opérateurs de nationalité chinoise, nous pouvons les retrouver tant en République démocratique du Congo qu'au Cameroun. Mais les contextes étant différents, il faut préciser qu'en RDC, certaines zones minières sont affectées par la présence de groupes armés, ce qui complexifie fortement la gouvernance du secteur. Dans ce pays, les mesures sont plus développées en raison de l'importance du secteur aurifère et des risques de financement de groupes armés. Dans les deux pays, Cameroun comme RDC, l'exploitation de l'or échappe en grande partie au contrôle, et donc aux réglementations en vigueur, avec quelles conséquences pour les communautés riveraines ? La situation est préoccupante : destruction des terres, pollution au mercure, au cyanure. Il faut que les opérateurs nationaux comme étrangers rendent des comptes et que les communautés soient indemnisées. Concernant l'activité elle-même, ces communautés riveraines des sites aurifères participent-elles à l'exploitation ou sont-elles complètement exclues de ces activités ? Il est difficile de dire qu'elles sont véritablement exclues, parce qu'il y a l'exploitation artisanale. Il faudrait donc pouvoir avoir une vue d'ensemble des acteurs. Est-ce qu'on connaît le circuit de l'or qui est extrait du Cameroun et de RDC ? Le rapport ITIE a mentionné le marché de Dubaï, comme l'un des principaux débouchés. Il y a beaucoup de difficultés dans la compréhension de tout ce processus, dans la transparence et dans la traçabilité de cette chaîne de valeur. Il faut un renforcement des capacités administratives et une meilleure coordination entre les différents services de l'État pour qu'on puisse avoir une transparence des attributions de permis, déclaration des volumes produits, des flux commerciaux et des débouchés. Au Cameroun, par exemple, le gouvernement dit vouloir assainir le secteur. Qu'est-ce qu'il faut faire pour assainir durablement le secteur de l'exploitation aurifère ? Plusieurs actions sont déjà en cours. Il s'agit notamment de renforcer les inspections sur les sites miniers, d'améliorer la traçabilité de l'or, de formaliser davantage l'exploitation artisanale et d'assurer un meilleur suivi des opérateurs. Mais ces efforts gagneraient à être accompagnés d'une coopération régionale plus étroite. Les réseaux de contrebande ne s'arrêtent pas aux frontières, on le sait. La réponse doit donc également être régionale, notamment entre les pays de la communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC). À lire aussiCameroun: les mesures annoncées pour assainir le secteur de l'or jugées insuffisantes par la société civile
J'adore regarder mes filles jouer ensemble. Certes c'est un grand moment de répit pour moi mais c'est avant tout un bonheur immense de les voir s'épanouir ensemble, rire et inventer leur propre monde.Le jeu participe depuis toujours à l'évolution de l'enfant.C'est en jouant qu'il socialise, qu'il découvre, qu'il invente et qu'il progresse…L'importance du jeu est même notée dans la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant de 1989 qui stipule : que « les États parties reconnaissent à l'enfant le droit au repos et aux loisirs, de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge, et de participer librement à la vie culturelle et artistique ».Samah Karaki est neuroscientifique et la fondatrice du Social Brain Institute. Elle est à l'origine d'un rapport fourni et interdisciplinaire sur l'importance du jeu libre.Le jeu comme principal vecteur d'apprentissage. Mais comment ça se passe concrètement, dans leur cerveau mais aussi dans leurs liens sociaux ? Les réponses dans cet échange.L'épisode est passionnant et nous encourage à leur rendre leur liberté de jouer… pas facile quand on est parents…Je vous souhaite une très bonne écoute.Pour lire le livre mentionné par Samah Karaki : Le maître ignorant de Jacques Rancière.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est l'un des plus grands projets miniers au monde, porté par des investissements de près de 20 milliards de dollars. L'exploitation du gisement de fer de Simandou, en Guinée, a été lancée en novembre dernier. Des promesses de croissance économique. Mais qui doivent s'accompagner de retombées concrètes pour les populations, pour ne pas reproduire la situation de Boké. Zone d'exploitation de la bauxite où le manque de services de base se fait régulièrement sentir. C'est l'une des conclusions d'un rapport que vient de publier le Timbuktu Institute de Dakar, intitulé Au-delà de Simandou - La Guinée, une fragilité à plusieurs visages. Pour en parler, son directeur régional Bakary Sambe est notre invité. Il répond aux questions de Magali Lagrange. RFI : L'exploitation du gisement de fer de Simandou est lancée. Est-ce qu'elle peut faire décoller la Guinée ? Bakary Sambe : Oui, les attentes économiques autour de cette exploitation sont quand même considérables. On anticipe aujourd'hui, avec la Banque mondiale, une croissance guinéenne parmi les plus élevées du continent. Le risque qui a été identifié dans cette étude n'est donc pas que Simandou échoue économiquement. Le risque, c'est que la réussite macroéconomique du projet masque, comme à Boké [région de l'ouest de la Guinée qui concentre de fortes réserves de Bauxite, NDLR], un dénuement local assez persistant. C'est cette tension entre promesse macroéconomique et attente locale immédiate qui constitue le véritable test politique de Simandou dans les prochaines années. Qu'est-ce qu'il faut dans cette région pour satisfaire les populations. De quoi ont-elles besoin ? Les populations ont besoin d'hôpitaux, d'écoles, d'infrastructures. C'est la redistribution rapide et visible de la richesse, ce qui n'est pas évident. Et ce qu'on voit dans les chiffres annoncés, c'est qu'une croissance est attendue. Mais d'un autre côté, on ne dit pas la manière dont cette croissance sera partagée, comment cette zone-là va bénéficier, immédiatement et directement, des retombées de Simandou et des ressources qu'elle génère. Bref, il s'agit de tout un ensemble de demandes en termes de services sociaux de base dont la Guinée manque cruellement, notamment dans les régions fragiles de Kankan et de Nzérékoré, où le minerai est certes là, où les promesses sont quand même assez importantes, mais où les résultats sont attendus par la population. Vous avez cité l'exemple de Boké, qui est une zone d'exploitation de bauxite. Quel bilan fait-on là-bas et quelle est la situation aujourd'hui dans cette zone ? Dans le rapport, nous parlons de Boké comme le laboratoire du paradoxe minier. Boké détient à elle seule près des deux tiers des réserves de bauxite guinéennes, mais souffre en même temps d'un déficit criant en routes, en eau, en électricité, en infrastructures éducatives, et les routes se dégradent à chaque saison des pluies. Des explosions de colère s'y succèdent depuis près d'une décennie, avec récemment des émeutes pour le retour de l'eau et de l'électricité qui ont fait un mort et une trentaine de blessés. En décembre 2025, la grève des enseignants a dégénéré, et je crois que c'est le signe que la colère sociale à Boké se retourne désormais aussi vers des catégories locales, au-delà du seul État ou des compagnies minières. Qu'est-ce qu'il faut faire pour que les retombées soient plus palpables et que les richesses soient mieux redistribuées ? Qu'est-ce qui manquait jusqu'ici ? Ce qui manque - au-delà des discours de souverainisme sur une emprise annoncée de l'État et des Guinéens sur leur propre richesse - c'est de gérer cette fragilité plurielle, notamment dans des zones minières. Rappelons que Simandou se trouve dans les zones les plus fragiles en termes de velléités ethniques et qu'aujourd'hui, si le projet Simandou n'est pas accompagné d'une politique sociale définie qui puisse, à moyen terme, générer des retombées concrètes pour les populations, alors Simandou ne pourra pas effacer les fragilités structurelles de la Guinée. L'autre recommandation est de considérer que cette fragilité en Guinée a plusieurs visages. La situation n'est pas identique selon qu'on soit à Ratoma [près de la capitale, Conakry, NDLR], à Dalaba [dans le centre-ouest du pays, NDLR], à Boké, ou ailleurs. Il faut désormais une approche différenciée de cette fragilité structurelle en Guinée afin de répondre aux besoins spécifiques de toutes les régions. Une autre fragilité que vous identifiez dans le rapport, c'est la situation politique en Guinée. Certes, dites-vous, il y a eu un retour à la normalité institutionnelle avec les élections de fin d'année. Mais vous estimez que tout cela reste encore fragile. Oui, il y a en Guinée un changement de statut, plus qu'un changement de nature du pouvoir. Le retour à l'ordre constitutionnel a modifié le statut juridique de la Guinée, du pouvoir, sans transformer les pratiques. Par exemple, l'interdiction des manifestations est en vigueur depuis mai 2022. On voit que les partis politiques et les médias indépendants ont été suspendus. Et le point le plus sensible aujourd'hui, à mon avis, reste les disparitions et d'autres phénomènes qu'on voit en Guinée, qui montrent qu'il y a une fermeture de l'espace civique qui n'est pas seulement anecdotique. Elle prive les mécanismes informels de médiation, comme le travail des sages ou des leaders religieux, de leur capacité à dialoguer avec un État perçu, jusqu'à présent, comme étant un État qui réduit les libertés et les droits des citoyens. La Guinée, de manière générale, ne peut pas être aujourd'hui seulement analysée avec Simandou et toutes les promesses économiques. Il faut une politique d'inclusion sociale, et l'un des sujets les plus importants aujourd'hui en Guinée, c'est la question de la cohésion sociale. À lire aussiSimandou: miracle ou mirage pour l'économie guinéenne?
durée : 00:29:53 - Avec philosophie - Plus de 400 ans après son écriture, l'œuvre de Pascal est toujours vibrante. Certes, c'est le propre des classiques que de traverser le temps, mais cette pertinence du philosophe Pascal pour notre époque nous interpelle. Quelle est cette ardeur que l'on découvre dans ses écrits ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Vous qui souhaitez voyager cet été tout en ayant un petit budget, le gouvernement a peut-être trouvé la solution ! Depuis le 15 juin 2024, il a mis en vente les premiers Pass Rail, notamment sur son application Connect. C'est un forfait à 49 euros par mois qui s'adresse aux moins de 27 ans et qui leur permet de voyager en illimité dans toute la France cet été. Toutes les régions ont donné leurs accords, les utilisateurs ont donc un accès illimité aux trains régionaux, les TER, ainsi qu'aux Intercités. Ils ne pourront en revanche pas utiliser les TGV. Certes, cela revient moins cher, mais le trajet sera aussi plus long. Théoriquement, vous pouvez bien traverser toute la France, pour les plus courageux il vous suffira d'emprunter des TER lorsque les liaisons ne pourront pas être effectuées en Intercités. Vraiment partout ? Pourquoi ? Et financièrement, le pass rail est vraiment intéressant ? Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Bourdin. Première diffusion : avril 2024 À écouter aussi : Qu'est-ce qu'un psychopathe d'entreprise ? Dort-on moins bien qu'avant ? Qu'est-ce que le squirt ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre newsletter. Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Avec : Daniel Riolo, journaliste RMC. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire.- Accompagnée de Martin Bourdin et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Comment adopter un mode de vie anti-cancer ? Le cancer, un mot qui effraie souvent, et que l’on associe encore trop à l’adjectif irrémédiable. Car même lorsque l’on parvient à s’en remettre, on est jamais tout à fait sûr qu’il ne revienne pas… Le cancer, un ennemi sournois, qui est la première cause de mortalité en France pour les hommes, et la seconde pour les femmes. En 2010, il était responsable de près de 150 000 décès, soit l’équivalent d’une ville comme Pau et son agglomération… Les causes sur lesquelles on peut influer Or, cette maladie a des causes, certaines que l’on ne peut éviter, et d’autres sur lesquelles on peut influer. En effet, on ne peut pas décider d’arrêter de respirer l’air pollué car la pollution est omniprésente, mais on peut arrêter de fumer ou réapprendre à bien respirer ! L’apport de David Servan Schreiber David Servan Schreiber, médecin formé en sciences neuro-cognitives nous avait déjà bien éclairé sur les vertus de certains aliments pour non pas éviter mais prévenir le cancer. Je vous recommande donc chaudement la lecture de ses ouvrages Guérir et Anticancer dans lesquels il nous informe non seulement du mode alimentaire anticancer, mais aussi propose une approche holistique de la santé : alimentation, mode de vie, activités, thérapies… de nombreuses pistes sont proposées et explicitées pour mener une vie équilibrée et équilibrante. Lui-même a vécu pendant vingt ans atteint d’un cancer du cerveau, alors que le corps médical ne lui donnait pas plus de quelques mois de vie… Reconnaissance par les rapports officiels Si l’on ne peut échapper à la maladie, on peut toutefois veiller à vivre de telle sorte à la prévenir. Certes, les travaux de ce médecin ont été critiqués par le corps médical. Mais en 2007, un rapport du Fond Mondial de recherche contre le cancer a reconnu l’importance de l’activité physique et de la nutrition dans la prévention, et l’accompagnement des traitements du cancer. Deux années plus tard, un autre rapport de l’Institut national du cancer aboutira aux mêmes conclusions. Ces approches seront reprises par Guy Corneau, psychanalyste québécois et auteur notamment du fameux Revivre, dans lequel il présente différentes thérapies complémentaires contre le cancer. Garder espoir Par ailleurs, il faut garder espoir, car les avancées de la recherche sont nombreuses tous les ans, comme en témoignent les conclusions du dernier congrès de Chicago. Vous pouvez les lire dans le Monde Santé du 4 juin 2012. Pour plus d’informations Pour plus d’informations, n’hésitez pas non plus à consulter le site http://www.modedevieanticancer.com/ : vous y trouverez des informations pratiques et grand public
Certes, l'Afrique a brillé lors des phases de groupe, avec 9 équipes qualifiées sur 10. Mais « le véritable test a commencé avec les seizièmes de finale », pointe Seneplus à Dakar. L'Afrique du Sud est tombée dimanche face au Canada. De même que la Côte d'Ivoire hier face à la Norvège. Le Maroc, lui, s'était qualifié avec les honneurs la veille face aux Pays-Bas. Ce mercredi, l'épreuve de vérité se poursuit pour la RDC qui affronte l'Angleterre. Et pour le Sénégal qui sera opposé à la Belgique. « Le rendez-vous est de taille, s'exclame WalfQuotidien : une place en huitièmes de finale est en jeu dans un duel qui oppose deux équipes aux profils bien différents. D'un côté, les Diables rouges misent sur leur qualité technique, leur maîtrise collective et leur capacité à monopoliser le ballon. De l'autre, les Lions s'appuient sur leur puissance athlétique, leur intensité et leur redoutable efficacité en transition ». Le site Afrik-foot veut croire en une victoire des Lions de la Téranga : « Neuvièmes au classement Fifa, les Diables Rouges restent une valeur sûre du football européen. Mais ils sont loin d'être intouchables. (…) Ils sont moins impressionnants qu'autrefois ». Quant aux Sénégalais, « ils ont donné l'impression d'avoir retrouvé leur véritable identité lors du match contre l'Irak ». Certes, reconnait Afrik-foot, « la Belgique n'est pas l'Irak, et reste favorite sur le papier, mais l'écart est loin d'être insurmontable. Si les Lions reproduisent l'intensité affichée face à l'Irak et confirment les ajustements tactiques entrevus lors de leur dernier match, ils possèdent largement les armes pour créer l'une des surprises de ces seizièmes de finale ». Léopards vs Three Lions… L'autre rencontre du jour impliquant une équipe africaine : RDC-Angleterre… « Les Léopards contre les Three Lions : la RDC peut-elle mordre l'Angleterre et entrer dans la légende ? », s'interroge Le Journal de Kinshasa. « La RDC devra d'abord rester fidèle à ce qui l'a amenée jusque-là : une discipline collective solide et une capacité à encaisser sans rompre. Face à l'Angleterre, il n'y aura pas beaucoup de ballon, de la de souffrance, et très peu d'occasions ». Alors, « oui, la RDC est outsider. Oui, l'Angleterre reste favorite, reconnait Le Journal de Kinshasa. Mais les huitièmes de finale ne sont pas une science exacte. Les grandes surprises du football naissent souvent dans ce type de match : une équipe disciplinée, un plan clair, et un moment qui change tout. Les Léopards ne partent pas avec les statistiques. Ils partent avec autre chose : une dynamique, une confiance née de l'exploit, et une absence de complexe ». Christophe Gleizes bientôt libre ? En marge de la compétition, toujours cette interrogation : après plus d'un an d'emprisonnement en Algérie, le journaliste français Christophe Gleizes va-t-il être enfin libéré ? Le Monde à Paris révèle que « le Parquet national antiterroriste a requis récemment la remise en liberté de Smaïl R., l'agent du consulat algérien de Créteil placé en détention provisoire depuis avril 2025 pour sa participation présumée à l'enlèvement du youtubeur Amir DZ ». La décision finale sera rendue dans les prochains jours. Rappelons que l'incarcération de cet agent consulaire algérien avait exacerbé les tensions entre les deux pays. Et Le Monde de s'interroger : « faut-il voir dans cette nouvelle flexibilité un lien avec les efforts en coulisse entre Paris et Alger pour solder la crise et permettre la libération de Christophe Gleizes ? La coïncidence entre les deux agendas – diplomatique et judiciaire – est en tout cas troublante ». Pour le site algérien Algérie Patriotique, c'est « un premier geste concret d'apaisement mais qui ne règle pas l'essentiel. Plusieurs différends de fond demeurent entiers. Parmi eux figure notamment la question des personnes réclamées par la justice algérienne et protégées par la France ». Pour autant, reconnait Algérie Patriotique, « la France semble privilégier une approche plus pragmatique afin de sortir de l'impasse diplomatique ». Et tous les regards sont désormais tournés vers le président Tebboune qui pourrait user de son pouvoir de grâce présidentielle à l'occasion de la fête de l'indépendance algérienne dimanche prochain.
Alors que les États-Unis veulent réduire leur dépendance à la Chine dans les terres rares, deux entreprises américaines, MP Materials et USA Rare Earth, se disputent le rôle de futur champion national. Une bataille industrielle devenue judiciaire, qui pourrait finalement fragiliser la stratégie de Washington. Les terres rares reviennent régulièrement dans l'actualité économique tant ces métaux sont devenus stratégiques. Indispensables à la fabrication des voitures électriques, des éoliennes, des smartphones ou encore des équipements militaires, ils sont aujourd'hui au cœur de la rivalité entre les États-Unis et la Chine. Pékin domine toujours largement cette industrie et utilise cette position comme un véritable levier de puissance. Face à cette dépendance, Washington tente de reconstruire une filière nationale capable de rivaliser avec la Chine. Mais avant même d'affronter Pékin, une autre bataille fait rage : celle qui oppose les deux principaux acteurs américains du secteur. D'un côté, MP Materials. De l'autre, USA Rare Earth. Pendant plusieurs années, MP Materials semblait disposer d'une longueur d'avance. L'entreprise exploite le principal gisement américain de terres rares, situé en Californie, et poursuit un objectif ambitieux : reconstruire une chaîne d'approvisionnement entièrement intégrée aux États-Unis, depuis l'extraction du minerai jusqu'à la fabrication des aimants permanents, indispensables aux technologies d'aujourd'hui et de demain. Pour la Maison Blanche, l'entreprise est rapidement devenue le symbole de la reconquête industrielle américaine. Elle bénéficie de soutiens publics importants et d'investissements privés considérables afin de recréer une industrie qui avait quasiment disparu du territoire américain. Mais cette position dominante est aujourd'hui remise en cause par un concurrent de plus en plus crédible. USA Rare Earth nourrit exactement la même ambition. Certes, l'entreprise accuse encore un léger retard, mais elle accélère fortement son développement. Elle construit une gigantesque usine d'aimants dans l'Oklahoma, prépare l'ouverture d'une mine au Texas et multiplie les acquisitions internationales afin de sécuriser ses approvisionnements. Là aussi, les pouvoirs publics américains apportent un soutien massif. Autrement dit, Washington ne mise pas sur un seul poids lourd. Les autorités américaines accompagnent deux entreprises concurrentes avec l'espoir que l'une d'entre elles parvienne à bâtir une filière capable de concurrencer la Chine. À lire aussiFace à la Chine, les États-Unis à la recherche de métaux rares Une guerre judiciaire sur fond de secrets industriels Cette stratégie répond à un impératif devenu majeur : réduire la dépendance américaine vis-à-vis de Pékin. Les tensions commerciales entre les deux pays ont montré à quel point des restrictions chinoises sur les exportations de terres rares pouvaient fragiliser l'industrie américaine. Mais cette volonté de faire émerger deux acteurs puissants nourrit également une concurrence particulièrement agressive. À tel point que le conflit a désormais quitté le terrain industriel pour celui des tribunaux. MP Materials accuse aujourd'hui son rival d'avoir débauché plusieurs de ses ingénieurs les plus stratégiques. L'entreprise soupçonne certains anciens salariés d'avoir emporté ou partagé des informations confidentielles portant sur un procédé particulièrement sensible de fabrication d'aimants. USA Rare Earth rejette fermement ces accusations. Selon l'entreprise, cette procédure judiciaire n'aurait qu'un seul objectif, ralentir l'essor d'un concurrent devenu de plus en plus crédible. Au-delà de cette bataille judiciaire, ce contentieux mobilise également une partie des ressources et de l'énergie des deux groupes, alors même que Washington souhaite accélérer le développement d'une véritable industrie américaine des terres rares. À lire aussiLa stratégie chinoise derrière la conquête mondiale des terres rares Le paradoxe de la stratégie américaine face à la Chine Cette guerre judiciaire intervient à un moment charnière pour le secteur. L'objectif affiché par les États-Unis est de reconstruire une filière nationale capable de sécuriser leurs approvisionnements et de réduire leur dépendance à la Chine. Or cet affrontement entre les deux principaux acteurs américains pourrait ralentir cette dynamique. À court terme, cette concurrence peut favoriser l'innovation et accélérer certains investissements. Mais à moyen et long terme, elle risque également de disperser les financements publics, de retarder plusieurs projets industriels et de compliquer l'émergence d'un véritable champion américain. C'est tout le paradoxe de la stratégie de Washington. Les États-Unis veulent retrouver leur souveraineté industrielle en créant un leader capable de rivaliser avec la Chine. Mais en laissant leurs deux principaux prétendants se livrer une guerre sans merci, ils pourraient bien retarder la renaissance de cette industrie stratégique... au plus grand bénéfice de Pékin.
SpaceX lance l'introduction en bourse du siècle, avec une valorisation astronomique annoncée à 1 750 milliards de dollars. Certes, l'entreprise créée en 2022 a réussi des prouesses technologiques. Mais les documents financiers récemment publiés par SpaceX dévoilent une réalité vertigineuse : sa division en intelligence artificielle perd beaucoup d'argent. Cette introduction en bourse va-t-elle définitivement couronner le génie d'Elon Musk, entrepreneur hors pair qui a réussi à mettre au point des fusées réutilisables, ou annonce-t-elle l'explosion de la bulle financière de l'intelligence artificielle ?
Have we become so used to data breaches that we no longer stop to think about what they actually mean for the people affected? In this episode of Tech Talks Daily, I speak with Simon Pamplin, CTO at Certes, about why cybercrime remains one of the biggest threats facing businesses and consumers alike. While headlines about ransomware attacks and data breaches appear almost every day, Simon argues that too many organizations are still treating cybersecurity as a technology problem rather than a business risk with real human consequences. Our conversation begins with a simple but powerful question. Why are so many companies still focused on protecting networks when attackers are really after the data itself? Simon explains why traditional perimeter-based security approaches are struggling in a world where information moves between cloud environments, devices, applications, and partners far beyond the boundaries organizations once controlled. We also discuss the personal cost of cybercrime. Behind every breach announcement are real people whose financial records, personal details, healthcare information, and digital identities may have been exposed. Simon shares why the impact often extends far beyond resetting a password, creating financial, emotional, and reputational consequences that can last for years. Another major theme is the growing concern about quantum computing and the rise of harvest-and-decrypt attacks. While fully realized quantum computing may still be in the future, cybercriminals are already collecting encrypted data with the expectation that future technology will eventually unlock it. Simon explains why businesses need to think about protecting sensitive information today rather than waiting for tomorrow's threats to become reality. The conversation also examines the growing pressure from regulations such as GDPR, DORA, and NIS2. With larger penalties and increased regulatory scrutiny, organizations are facing greater accountability for how they handle and protect customer information. Simon argues that trust has become one of the most valuable assets a business can possess and one of the easiest to lose. Of course, no cybersecurity discussion would be complete without addressing AI. We explore how AI is making attacks faster, cheaper, and more accessible while also creating opportunities for defenders. Simon shares his thoughts on why businesses must rethink long-held assumptions and prepare for a future in which cybercriminals can automate many techniques that once required significant expertise. Throughout our discussion, Simon returns to a consistent message. Attackers target data because it has value. Organizations that focus their efforts on protecting that data, wherever it travels, will be in a far stronger position than those relying solely on traditional defenses. If you are responsible for cybersecurity, risk management, compliance, or digital transformation, this episode offers a timely discussion of what businesses should prioritize as threats continue to evolve. Customer trust becomes harder to earn and easier to lose. When the next breach makes headlines, will it simply be another news story, or will it be a reminder that every piece of stolen data belongs to a real person whose life could be affected?
Vendredi 22 mai, le président Bassirou Diomaye Faye a limogé son allié de toujours, Ousmane Sonko, et son gouvernement. Hier dimanche, le désormais ex-Premier ministre retrouve son mandat de député. Dans le même temps, le président de l'Assemblée nationale, Malick Ndiaye, démissionne. Demain mardi, sera élu le nouveau président de l'Assemblée. Ce pourrait être Ousmane Sonko. En clair, on s'oriente vers un bras de fer exécutif contre législatif. Pour le site d'information sénégalais Xalima, ce divorce était écrit depuis longtemps : « La configuration Faye-Sonko portait en elle une contradiction fondamentale et irrésoluble. Non pas parce que les deux hommes manquaient de talent. Non pas parce que leur vision politique était radicalement divergente. Mais parce qu'une République n'est pas un duo de jazz où deux solistes peuvent improviser simultanément sans partition commune. Parce que le pouvoir exécutif, dans sa nature profonde, est unitaire. Parce que l'Histoire africaine, de Nkrumah à Sankara, de Modibo Keïta à Laurent-Désiré Kabila, nous enseigne que les cohabitations au sommet entre deux volontés de même force se terminent toujours de la même façon : par l'éviction de l'un ou la destruction des deux. » À lire aussiSénégal: Malick Ndiaye annonce sa démission de son poste de président de l'Assemblée nationale De fractures en fractures En effet, renchérit Dakar Actu, « c'est le résultat de mois de tensions entre deux hommes arrivés au pouvoir en avril 2024 à la faveur d'un immense espoir populaire. […] Le divorce politique était en réalité en gestation depuis juillet dernier, lorsque sont apparues les premières fractures dans le tandem au pouvoir, Ousmane Sonko évoquant alors un “problème d'autorité“, accusant le président de ne pas suffisamment le défendre face aux attaques politiques. La rupture finale est survenue quelques heures seulement après une séance de questions d'actualité à l'Assemblée nationale, où l'ancien chef du gouvernement avait publiquement contesté plusieurs décisions présidentielles, dont la gestion des fonds politiques, déclarant que le président avait “fait une erreur“. » Bras de fer entre exécutif et législatif ? Alors, s'interroge Le Monde Afrique, « l'ex-premier ministre est-il désormais le principal opposant du président ? Fort de sa popularité, Ousmane Sonko représente une réelle menace pour Bassirou Diomaye Faye. Le prochain round entre les deux hommes se jouera sans doute dans l'hémicycle. “Le combat politique risque de se déplacer à l'Assemblée nationale, dans un bras de fer entre le chef de l'État et l'hémicycle“, commente Moussa Diaw, professeur de sciences politiques à l'université Gaston-Berger de Saint-Louis, toujours dans les colonnes du Monde Afrique. Pour lui, le risque d'un blocage de l'action gouvernementale serait grand à l'heure où l'exécutif porte une série de réformes sur les institutions. Quatre textes sur la révision de la Constitution, la Cour constitutionnelle, les partis politiques et la création d'une Commission électorale nationale indépendante doivent être présentés prochainement devant l'Assemblée nationale. Cela ne laisserait qu'une mince marge de manœuvre au chef d'État. » En effet, pointe Aujourd'hui à Ouagadougou, « c'est désormais le Pastef, contrôlé par Ousmane Sonko, contre la Coalition Diomaye Faye président. En clair, l'Exécutif contre le législatif, une guerre sans merci des pouvoirs majoritaires avec en ligne de mire les communales de 2027 et surtout la présidentielle de 2029. Doute, colère et désarroi au niveau des “Pastefistes“. Surtout les jeunes Sénégalais qui avaient cru à ce que le duo Faye-Sonko leur a vendu, et qui ne savent plus à qui s'agripper. » À lire aussiSénégal: entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, récit d'une rupture annoncée Ousmane Sonko gagnant ? Alors, « l'épreuve de force est ouverte. Et elle pourrait tourner à l'avantage d'Ousmane Sonko, commente dans les colonnes du Point Afrique, Adrien Poussou, ancien ministre centrafricain de la Communication et analyste géopolitique. Car, affirme-t-il, la réalité politique actuelle du Sénégal demeure implacable : le Pastef domine largement la scène nationale grâce à une implantation militante exceptionnelle, une base jeune et mobilisée, et une puissance narrative forgée durant les années de confrontation avec le régime de Macky Sall. Dans cette dynamique, Sonko reste la figure centrale. Même empêché hier par la justice, même absent des bulletins de vote lors de la présidentielle, c'est autour de lui que s'est cristallisée l'espérance du changement. […] Certes, tempère Adrien Poussou, le président dispose de la légitimité institutionnelle. Mais son ancien Premier ministre conserve une légitimité populaire et militante redoutable. Dans une future confrontation politique ou électorale, cette donnée pourrait devenir décisive. » À lire aussiSénégal: le limogeage d'Ousmane Sonko accélère la recomposition du paysage politique
Le Petit Robert a décidé de fêter ses 60 ans d'une façon délicieuse : il a mis en place un jeu en ligne, sur lequel, en indiquant votre année de naissance, il vous dit quel mot est né la même année que vous. J'ai demandé à Stéphane Carpentier en quelle année il était né. Il m'a répondu 1989. Certes, il fait très jeune, mais...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
D'après Amnesty International, c'est l'une des régions « les plus polluées de la planète ». Dans le sud du Nigeria, le delta du fleuve Niger est une éponge à pétrole, mais c'est aussi un désastre écologique. Ce mardi 19 mai, les ONG veulent profiter de l'assemblée générale des actionnaires de la compagnie pétrolière Shell, qui se tient à Londres, pour alerter sur les dangers de cette marée noire. Kathryn Nwajiaku-Dahou, chercheuse britannique d'origine nigériane, enquête sur ce fléau depuis trente ans. Aujourd'hui, elle est l'une des cadres du think tank ODI Global, basé à Londres. Les ONG veulent profiter de l'assemblée générale des actionnaires de Shell ce mardi à Londres pour alerter l'opinion sur la pollution du delta du fleuve Niger. Mais est-ce que les actions de dépollution, de nettoyage, n'ont pas quand même commencé à produire leurs effets ces dernières années ? Kathryn Nwajiaku-Dahou : J'ai eu l'occasion d'être à la tête d'une commission d'enquête qui, pendant cinq ans, a cherché à documenter le problème et a fait des recommandations il y a deux ans pour que Shell et d'autres compagnies nettoient avec des coûts assez précis. Depuis la publication de ce rapport-là, pour ce qui est au moins de l'État de Bayelsa, un État qui produit au moins un quart du pétrole au Nigeria, rien n'a été fait. Donc, je crois que les ONG, elles ont raison d'alerter, surtout à un moment où les compagnies comme Shell notent des profits incroyables à la suite de la guerre récente en Iran. Et je crois qu'il est temps de commencer réellement le nettoyage qu'il faut. Alors, vous dites que rien n'a été fait dans l'État de Bayelsa, est-ce que quand même des actions ont été faites dans d'autres États comme l'État de Rivers ? Certainement, à Bodo, suite à un accord à l'amiable entre certaines communautés vivant à Bodo, il y a eu le début d'un processus de nettoyage. Mais l'État de Rivers et la région du Bodo représentent un pourcentage infime de l'échelle du problème. À l'origine des marées noires, il y aurait dans 83% des cas des fuites provoquées par les voleurs de pétrole, dit l'agence Nosdra, qui est l'agence fédérale chargée d'identifier les fuites de pétrole. Qu'est-ce que vous en pensez ? Je crois que ces chiffres-là sont des faux chiffres, tout simplement, et j'ai des preuves. Parce que la manière dont Nosdra enquête sur l'origine, la provenance des fuites est très suspecte. Nosdra dépend des compagnies en général. Nosdra dépend à 100% de la logistique des compagnies pour pouvoir enquêter. Donc, nous, on trouve que les statistiques de Nosdra sont très biaisées. Et certes, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas une partie des fuites liées aux voleurs, au vol, mais là, pour la plupart, il s'agit d'une infrastructure dilapidée, pas suffisamment entretenue, qui est à l'origine d'un problème endémique dans le delta du Niger, où on a une infrastructure qui date dans certains cas de 60 ans. Donc, c'est trop facile de mettre tout ça sur les épaules des voleurs, parce que, souvent, il a été trop courant de parler du problème de la pollution dans le delta comme un problème de sabotage et de criminalité. Moi, je recadrerais en disant que les compagnies pétrolières qui sont au Nigeria, pour la plupart depuis 70 ans, ont la responsabilité première. Depuis quelques années, Shell essaie de vendre la plupart de ses actifs pétroliers dans le delta à une compagnie nigériane, Renaissance. Est-ce que vous ne craignez pas qu'avec ce nouvel exploitant pétrolier les opérations de nettoyage soient encore plus compliquées ? Certainement. Depuis dix ans, Shell, Eni et d'autres essaient de vendre leurs licences d'abord et maintenant leurs actions. Ce qui est intéressant pourtant, ces sociétés n'ont pas vendu à une compagnie dans le cas de Shell, elles ont vendu à un consortium de cinq compagnies. Et pour pouvoir accéder à cette vente, c'est Shell qui a prêté 70% des fonds à ces compagnies qui se sont mises en consortium pour acheter. Donc, est-ce qu'on peut parler d'une vraie vente ou pas ? Ça, c'est de un. Et de deux, dans les tribunaux en Angleterre actuellement, cet argument que, une fois que la compagnie vend ses actions, la compagnie n'est plus responsable, cet argument a été démontré faux. Shell reste, malgré la vente, « liable », justiciable, redevable par rapport aux pollutions liées à ces infrastructures avant la vente. Certes, on a des exemples où les nouvelles compagnies sont encore moins réactives que Shell ou Eni par le passé, mais je trouve que les multinationales, comme Shell et Eni, sont toujours impliquées dedans. Donc, Shell ne va pas si facilement échapper à ses responsabilités devant les tribunaux britanniques ? C'est ce qu'on va voir, on attend le jugement. Je crois que c'est l'année prochaine, en mars 2027. Mais ce n'est pas une chose aussi claire et facile d'imaginer qu'une fois qu'on vend les actions, qu'on va s'extirper, s'exonérer de ses responsabilités envers les populations du delta. À lire aussiEnvironnement: le pétrolier Shell traîné en justice par des habitants du delta du Niger au Nigeria
Stan Rougier, depuis l'Ascension 2021, nous accompagne chaque année dans la célébration de cette fête religieuse qui marque le retour du Christ vers le Père. Cette année, alors qu'il va fêter dans un mois son 96ème anniversaire, c'est une grande joie de retrouver cet homme qui ne cesse de monter vers le Ciel depuis près d'un siècle…L'an passé, nous avions quitté un homme un peu plus fatigué et inquiet pour le monde autant que pour sa santé. Il ne cachait pas sa crainte que cette rencontre de mai 2025 fut la dernière. Quelques mois plus tard, en collaboration avec Béatrice Guibert qui accompagne ses travaux depuis de longues années, Stan Rougier étonne à nouveau en publiant un nouveau livre au titre magnifique : Entends-tu battre le cœur des autres ?Dans sa jolie maison du sud parisien, nous nous sommes rencontrés, à trois jours seulement de la fête de l'Ascension 2026. Pendant des minutes délicieuses, nous avons échangé sur l'appel auquel Stan Rougier a répondu pour écrire un vrai plaidoyer pour la fraternité humaine.Certes, nous vivons des temps étranges, dans un « monde bousculé par les convulsions de haine et de violence ». Pour Stan Rougier, il n'en est que plus urgent de proclamer, une nouvelle fois, que l'avenir est à la tendresse. Et d'énumérer tant de faits, connus ou inconnus, qui révèlent l'immense bonté en chacun et chacune de nous.« Appartenir à la communauté humaine recèle bien des surprises », confie Stan Rougier. Son appel à la fraternité est un rappel au respect mutuel, à l'accepter de nos différence, à la solidarité, et à l'ouverture.Il est grand temps « d'élargir l'espace de notre tente », nous dit-il. En convoquant toutes les grandes spiritualités, grâce aux « mystiques qui parlent la même langue parce qu'ils habitent le même pays », en énumérant les qualités profondes des grandes religions, Stan Rougier s'émerveille de sa foi en Dieu, particulièrement celui des Chrétiens, qui est un Dieu d'amour et de compassion.Il est temps aussi d'écouter battre le coeur des autres, ceux qui sont loin de nous, et peut-être encore plus ceux qui sont proches de nous, avec qui il est parfois plus difficile, en fait, de s'entendre. Jusqu'à la propre écoute de son propre coeur, celle qui est peut-être encore plus délicate...Avec Stan Rougier, en compagnie des grandes âmes qui l'accompagnent au quotidien, particulièrement Antoine de Saint-Éxupéry et Christiane Singer, nous basculons dans les mêmes réalités, dès notre vivant, une ascension vers le divin, en éprouvant déjà la tendresse et l'émerveillement qui l'animent.Pour lire Entends-tu battre le coeur des autres ?, le nouveau livre de Stan Rougier avec la collaboration de Béatrice Guibert, cliquer ici. -------------- SEPTIÈME ASCENSIONCette Fête de l'Ascension est la septième de suite que j'ai la joie de consacrer avec un épisode avec Stan Rougier. Renouvelée chaque année depuis 2021, cette rencontre marque pour moi un des temps forts de l'année.Lorsque je le quitte, à la fin de chaque enregistrement, je me pose la question si j'aurai la joie de le retrouver l'année suivante. Comme avant-hier, lorsque je l'ai salué une dernière fois, après m'être penché vers lui jusqu'à toucher son front du mien, comme à chaque fois.Les rencontres avec Stan Rougier sont remplies de lumière et de tendresse. Avec elles, il y a aussi la fragilité, l'incertitude même que nous parvenions à mener un entretien en raison de son grand-âge. Celle-ci me gagne toujours alors que se réduisent les kilomètres qui me rapprochent de lui. Aura-t-il oubllé notre rendez-vous ? Aura-t-il suffisamment d'énergie pour répondre à mes questions ?J'avais les mêmes incertitudes lors de mes deux dernières rencontres avec Annick de Souzenelle. À la différence de Stan Rougier qui se rapproche tout près du centenaire, Annick l'avait déjà franchi. Avec elle aussi, même si celle-ci ne se disait pas forcément dans nos micros, je garde les souvenirs de rencontres remplies de lumière et de tendresse.C'est avec émotion que je diffuse aujourd'hui l'épisode avec un homme dont la longue vie est une magnifique ascension vers le Ciel. Avec étonnement, je l'ai entendu parler de son émerveillement ébloui face à la beauté d'un amour divin qu'il trouve de plus en plus beau.En même temps, Stan Rougier nous parle d'un amour infiniment concret. C'est là la simplicité, l'humilité presque d'un amour divin qui est aux devants de tous les instants de nos vies.C'est un amour qui nous accompagne, nous renforce et nous soutient tout le temps. C'est en lui que je confie les fatigues et les attentes du moment. Ces derniers jours, entre la Dordogne, la Région puis la Banlieue Parisienne, l'Anjou et le cœur de la Bretagne, j'enchaîne les voyages à la rencontre des Hommes et des Femmes qui ont répondu à mes invitations.Je me sens porté par tant de messages, d'échanges de plus en plus nombreux, merveilleux et enrichissants, avec tant d'entre vous. Je sais également que tous les efforts de Zeteo sont rendus possible par la générosité de ceux et celles parmi vous qui effectuent un don.Ici, alors que le mois de mai atteint déjà son midi, je remercie ceux qui ont effectué un don récemment, ou moins récemment. Comme ceux qui vont le faire aujourd'hui, ou demain. Comme le dira le prochain invité, dès dimanche prochain, sans vos dons, nos œuvres sont impossible. Que ce soit une œuvre aussi extraordinaire que la sienne – vous le (re)découvrirez dimanche – ou aussi humble que celle de Zeteo.Là est l'une des manifestations les plus concrètes que l'amour divin peut susciter parmi vous !Guillaume Devoud -------------- Pour soutenir l'effort de Zeteo, podcast sans publicité et d'accès entièrement gratuit, vous pouvez faire un don. Il suffit pour cela de cliquer sur l'un des deux boutons ci-dessous, pour le paiement de dons en ligne au profit de l'association Telio qui gère Zeteo.Cliquer ici pour aller sur notre compte de paiement de dons en ligne sécurisé par HelloAsso.Ou cliquer ici pour aller sur notre compte Paypal.Vos dons sont défiscalisables à hauteur de 66% : par exemple, un don de 50€ ne coûte en réalité que 17€. 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Tout juste nommé à la tête de l'Agence française de développement (AFD), Christophe Lecourtier participait au sommet Africa Forward à Nairobi, consacré aux partenariats économiques entre la France et les pays africains. Dans un contexte de restrictions budgétaires et de remise en question de l'aide publique au développement, il défend une nouvelle approche fondée sur les « intérêts mutuels », l'impact concret et la pédagogie de son action. Propos recueillis à Nairobi (Kenya) par Bruno Faure RFI : Quel est votre état d'esprit pour ce sommet Africa Forward, assez inédit dans sa forme, dans son message, alors que vous venez à peine d'être nommé à la tête de l'AFD ? Christophe Lecourtier : Je crois que c'est vraiment une grande chance de prendre mes fonctions aujourd'hui, parce que ce sommet arrive au terme de beaucoup d'années où l'on a réfléchi à tous les niveaux de l'État à ce que devait être une nouvelle relation avec le continent. Et aujourd'hui, par le foisonnement des événements, des initiatives, des rencontres, on a vraiment l'impression qu'on a là, dans nos filets, quelque chose qui a de la substance. La particularité, c'est que les entreprises et l'économie sont au centre du jeu. Le président Macron a annoncé un chiffre de 23 milliards d'euros d'investissements à la fin de cette journée. Le président kényan et le président Macron ont posé un cadre à l'intérieur duquel tous ces projets s'élaborent et tous ces contrats se signent. La deuxième chose, c'est que je suis extrêmement fier de ce que le groupe AFD, dans toutes ses composantes, ont joué un rôle très important dans la conception de ce sommet et dans toute une série d'événements, de signatures qui lui donnent de la substance. Donc non seulement c'est intéressant comme citoyen, par rapport à ma carrière de haut fonctionnaire, mais c'est extrêmement stimulant en arrivant dans les fonctions qui sont désormais les miennes. Est-ce qu'on fait des affaires un peu différemment avec le monde anglophone, puisqu'on est ici au Kenya, par rapport à ce que la France fait depuis des décennies avec les pays francophones ? Je ne voudrais pas tirer des conclusions hâtives d'une expérience qui est encore très fraîche, mais j'ai l'impression que l'AFD promeut la montée des coalitions associées sur des enjeux absolument critiques comme la souveraineté alimentaire, la souveraineté sanitaire, un certain nombre de projets d'infrastructures, par exemple l'électrification… C'est ici le lieu où se rassemblent autour d'une table, mais aussi dans des financements qui sont mis en œuvre, des banques multilatérales, des acteurs privés, parfois des fondations philanthropiques et évidemment l'AFD qui a l'avantage d'avoir un spectre assez large à travers ses trois composantes : l'agence elle-même, Proparco pour la partie secteur privé, et puis Expertise France qui apporte ici ou là finalement la petite maille sans laquelle les projets auraient souvent du mal à démarrer. Alors est-ce que c'est l'atmosphère anglo-saxonne qui est un peu moins verticale, un peu moins étatique peut-être que ce qu'on a l'habitude de faire ici en France ? Ou est-ce que c'est tout simplement l'évolution de cette problématique des partenariats internationaux ? En tout état de cause, ce qui me frappe et ce qui me stimule, c'est que je vois notre groupe AFD, au nom de la France, en pole position pour commencer à travailler de cette manière-là. À vous entendre, vous vous inscrivez dans la continuité de ce qu'a fait votre prédécesseur Rémy Rioux. Qu'est-ce que vous comptez apporter de plus dans un contexte de contraction budgétaire ? Je ne suis pas et je ne serai jamais un contempteur de ce que Rémy Rioux a fait très bien dans l'état du monde des dernières années. Et d'une certaine manière, on préférerait tous que le monde n'ait pas changé et que les ressources qui vont avec n'aient pas changé. Simplement, et malheureusement, le monde a changé. Le paradigme de l'aide au développement – j'y ai travaillé il y a vingt ans – a fait long feu. Cette notion de partenariat international, c'est d'être dans une logique où l'on mesure beaucoup plus les intérêts mutuels, donnant-donnant. Cela se fait effectivement sur fond de baisse assez conséquente des moyens qui sont accordés à l'agence et plus généralement à l'aide publique au développement. Il faut faire, comme le dit la formule un peu triviale, d'un risque une opportunité. Je crois qu'on a tout à fait les moyens de retrouver à la fois une stratégie claire, parlante pour nos parties prenantes – c'est-à-dire le gouvernement, le Parlement – mais aussi pour les équipes et pour nos partenaires. Certes, il est probable que le volume d'affaires ne sera sans doute pas en croissance pour des raisons évidentes, mais on peut faire un peu moins et tout aussi bien. Peut-être même, sur certains aspects, en termes de lisibilité et de relation avec la politique intérieure et extérieure française, un peu mieux encore. À écouter aussiSommet Africa Forward : « Les sources de financement destinées à l'Afrique menacées par la crise » Donc il n'y a pas besoin de se réinventer pour rester pertinent, même quand on fait face à une concurrence internationale, de prêteurs chinois par exemple ? Si, parce que c'est une maison qui a 85 ans et qui s'est réinventée en permanence. Il n'y a jamais vraiment eu, je crois, de plateau où l'on se serait installé dans une situation de confort. Dans le monde avec tous ses problèmes, il faut se réinventer sans cesse. Là, il est possible que le chapitre nouveau soit un peu plus marqué dans sa spécificité, mais les bases, les fondations de cette agence, je pense que la France en a vraiment besoin. C'est un grand atout. À charge pour nous d'être capables peut-être de l'expliquer davantage, y compris de sortir peut-être d'un certain cercle d'initiés, de gens de très bonne volonté, pour aller vers des publics qui sont un peu plus dubitatifs sur l'importance, l'enjeu, la pertinence de tout ça. Moi, j'en suis convaincu et on va vraiment essayer de les embarquer avec nous dans ce nouveau chapitre. Justement, la France, l'AFD et d'autres organismes français sont régulièrement critiqués pour ce qu'ils sont, les politiques qu'ils mènent en Afrique, dans les pays du Sahel en particulier. Comment vous positionnez-vous en tant qu'acteur avant tout économique et qui doit se démarquer de ces débats politiques ? Je pense que les Français, à tort ou à raison, sont assez critiques sur l'ensemble des institutions, quelles que soient leurs missions. Les Français mais les Africains aussi. C'est un défi qui nous est posé, mais qui est aussi le même. Les Français nous demandent la même chose : davantage d'impact, d'être capables de le démontrer. On voit aujourd'hui un nouveau paradigme qui me va très bien compte tenu de mon itinéraire professionnel : c'est un accent beaucoup plus fort mis sur la croissance économique, l'industrialisation, la création d'emplois. Et à partir du moment où l'on se fixe cet objectif, il faut aller vite. Il ne faut pas être rattrapé par la vague soit des populismes, soit de la fragmentation, soit de la déstabilisation d'un certain nombre de pays. Donc on a vraiment une exigence, mais on a un chemin. Et je crois vraiment que les équipes de l'AFD, fortes de leurs acquis, de leurs convictions, de leur solidarité, sont parmi toutes les agences de développement certainement celles ou parmi celles les mieux placées pour relever ce défi. C'est stimulant pour tout le monde. Il faut faire de la pédagogie. Ça va être ce à quoi je vais m'employer pour que personne n'ait l'impression qu'on est juste sur une histoire en peau de chagrin. C'est une pédagogie aussi qu'il faut que je fasse vis-à-vis de mes autorités. Mais voilà, on va le faire. Les agences de développement sont parfois accusées de mesurer le succès par les montants, par les volumes qui sont engagés sur le terrain, et pas forcément par les résultats. Qu'est-ce qu'on fait quand ça ne fonctionne pas ? Je crois que ça, c'était effectivement une page qui se tourne, qui répondait à un certain nombre d'objectifs internationaux de pourcentage de l'APD (Aide publique au développement) sur le PIB. J'y ai moi-même beaucoup contribué autrefois. Aujourd'hui, plus personne ne juge que c'est l'objectif essentiel. En revanche on peut, avec un peu moins, faire beaucoup mieux. C'est la ligne qui va nous guider. Donc je n'arrive pas comme quelqu'un qui va vous déchirer le voile et d'un seul coup faire connaître la vérité révélée. Simplement, on va davantage mettre l'accent sur un certain nombre de pays, un certain nombre de secteurs, parce qu'il faut faire des choix. Et on va aussi s'efforcer d'avoir une communication plus forte, plus volontaire et peut-être parfois plus simplifiée pour embarquer avec nous le plus grand nombre – en tout cas des gens de bonne volonté – que ce soient des dirigeants de notre pays, des élus ou aussi des citoyens. J'ai vraiment la conviction – et les études le montrent – que les Français n'ont pas renoncé à l'idée d'une solidarité internationale. Ils comprennent bien que si vous prenez la santé, vous voyez bien qu'il est absurde d'ériger des cordons sanitaires. C'est vrai aussi pour l'agriculture, la souveraineté alimentaire. On est une seule planète. Sans parler du climat. Cette logique-là, elle est majoritaire chez les Français. Il faut juste arriver à leur démontrer un peu plus qu'on ne l'a fait ces dernières années en quoi cette agence unique est vraiment le bras armé de la nation française, de l'État mais aussi de la nation française, pour accompagner cette transformation et en faire quelque chose dont on soit à la fois fiers et redevables à la fois à nos partenaires et à nos citoyens.
Delcy Rodriguez effectue son premier voyage en Europe depuis son accession au pouvoir. La présidente par intérim du Venezuela est aux Pays-Bas où elle assiste ce lundi (11 mai 2026) au dernier jour du procès qui se tient depuis une semaine devant la Cour internationale de justice au sujet de l'Essequibo, territoire que le Venezuela et le Guyana se disputent depuis des années. Ce déplacement est aussi pour Delcy Rodriguez une manière d'asseoir son autorité, nous explique Marine de La Moissonnière. Delcy Rodriguez veut s'imposer aux yeux de tous - pas uniquement des États-Unis - comme la cheffe incontestable du Venezuela. Mais il y a également un enjeu de politique intérieure dans ce voyage consacré à un thème qui fait consensus au Venezuela. Les revendications territoriales sur l'Essequibo font l'unanimité, peu importe le bord politique. Comme son prédécesseur Nicolas Maduro, Delcy Rodriguez utilise ce sujet pour tenter de réactiver sa popularité alors que « son pouvoir reste fragile », souligne Thomas Posado, maître de conférences en Civilisation latino-américaine à l'Université de Rouen-Normandie. Les ouvriers de la sous-traitance mécontents de la hausse de leur salaire minimum En Haïti, l'augmentation du salaire minimum continue de susciter des réactions contrastées au sein des organisations ouvrières. Certes, les syndicats reconnaissent une avancée après plusieurs jours de mobilisation, de tensions même dans les usines de sous-traitance, mais ils jugent la mesure largement insuffisante face à la dégradation des conditions de vie. L'inflation enfle ; le prix des carburants flambe, ce qui fragilise le portefeuille des Haïtiens. Les 1 000 gourdes (6 euros) équivalents sont loin de répondre aux attentes des ouvriers. C'est ce qu'estime la structure Batay Ouvriyé. Sa responsable, Yannick Étienne, répond aux questions de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. À écouter aussiHaïti : hausse de salaire dans le secteur de la sous-traitance Honduras : les feux de forêt repartent Au Honduras, à l'approche des saisons chaudes, les feux de forêt ont repris. 18 000 hectares sont partis en fumée dans le pays, depuis le début de l'année. Cette région souffre du réchauffement climatique, notamment à cause du phénomène « El Niño ». Les précipitations sont plus faibles, ce qui augmente la vulnérabilité des forêts. Parfois, les incendies sont criminels. Reportage à Tegucigalpa signé Marie Griffon. Le journal de la 1ère Benoît Ferrand nous parle des coupures d'eau qu'a connues le centre de la Martinique, ce week-end.
Notre répondeur vocal: https://www.vodio.fr/repondeur/311/Le fou rire, sujet atypique en sexo et très peu documenté. Avez-vous déjà vécu un fou rire après un climax sexuel ? Ou bien vous avez été témoin de fou rire à l'issu d'un climax sexuel ?Avez-vous déjà observé à quel point le fou rire et l'orgasme sont similaires ? Ils procurent tous deux de la joie profonde, de la détente musculaire, la plénitude en toute simplicité. Hors contrôle, spontanés, terriblement bienfaisants. Besoin d'aucun artifice, qu'un corps et un esprit détendu. Les deux phénomènes génèrent pleins d'hormones de bien-être ! La sexualité c'est aussi le rire, le fou rire, la légèreté, la complicité contagieuse. Terriblement contagieuse oserais-je dire. L'esprit curieux, ouvert, léger, observez le cœur capable de se laisser surprendre par un « fou rire sexuel ». Qui sais, cela pourrait vous arriver aussi, à l'improviste évidemment. Le sujet est curieux, mais plein de bon sens, cohérent et magique quand on y pense. Avez-vous déjà entendu parler de la gelatologie… c'est une blague ! Mais bien la gelotologie. L'étude du rire et de ses effets sur le corps ! Voilà un super sujet qui pour les curieu.x.ses de la sexualité. Le podcast propose une brève réflexion sur le sujet. On vous souhaite une belle écoute.Au plaisir de lire ou d'écouter vos retours. Pour les plus curieu.x.se, je vous invite à lire l'article qui joint le podcast sur le site du LHC : https://love-health-center.org/podcast/Merci à The Podcast Factory Org asbl pour la création de cette chaine podcast absolument délicieuse.#PodiBUZ, la marque éditoriale de The Podcast Factory Org asbl-vzwLe partenaire de vos podcasts pro et privés.Séquençage du podcast : [00:00:20] Introduction[00:00:41] Sexualité et fou rire[00:01:29] Un fou rire après l'orgasme[00:02:43] Vibrations et plancher pelvien[00:05:19] Fou rire et détente du corps[00:05:49] Nerf vague et Chi Nei Tsang[00:06:51] Le fou rire est contagieux[00:07:10] Une sexualité plus légère[00:08:51] Émotions et mémoire du corps[00:10:36] Les effets hormonaux du rire[00:11:36] Un phénomène encore peu documenté[00:12:49] Le prochain épisode sur le plaisir prostatiqueQuelques idées : • Pratique de « Chi Nei Tsang » ou d'auto massage inspiré du « Chi Nei Tsang ». Un massage taoïste profond du ventre, issu de la médecine chinoise traditionnelle, qui vise à harmoniser l'énergie (Chi) des organes internes (Nei Tsang). En travaillant sur l'abdomen, considéré comme notre "deuxième cerveau", ce soin libère les tensions physiques, détoxifie le corps et débloque les émotions négatives accumulées. Œuvrer pour soi-même à relâcher, libérer les tensions dans tous les organes de votre ventre, prendre conscience de manière plus précise de votre ventre et ainsi les sensations en lien avec votre génital et votre énergie sexuelle.• Tel le Chi Nei Tsang, en conscience s'auto-masser en douceur délicate les organes internes par la respiration. A chaque inspire, apnée, expire, apnée…etc. Ecoutez notre podcast sur le sujet : https://love-health-center.org/podcast/sexualite-et-respiration-68/• Tonifier et prendre conscience de son propre plancher pelvien. Ecoutez entre autres notre podcast sur le sujet (en anglais, mais sous-titré en plusieurs langues sur Youtube): https://love-health-center.org/podcast/katalin-szupkay-the-pelvic-floor-eng-podcast-entr-nous/• Prendre soin de votre système parasympathique et nerf vague• Pratiquer le yoga du rire• Essayer le massage sonore : https://www.peter-hess-academy.be/Elucubration passionnée : les vibrations sonores dans le corpsElément non mentionné dans le podcast, mais implicite : qui dit son, rire dit aussi vibrations. Ces oscillations délicieuses qui parcourent notre corps de l'intérieur. Saviez-vous que le son se propage beaucoup plus vite dans la matière (eau, os) que dans l'air. Quand on a un fou rire, le son, les sonores et les vibrations mécaniques traversent le corps de toutes parts. Mais simplement aussi, quand on parle, les vibrations traversent le corps très rapidement. Nos cellules sont informées par une micro vibration interne bien plus vite que le monde extérieur via la propagation dans l'air. Imaginez, st si le son et la vibration inaudible qui l'accompagne rebondissait entre la "toile" du tambour du plancher pelvien jusqu'au sommet du crâne, faisant des aller-retours d'échos entre ces 2 "paraboles" de part et d'autre de la colonne vertébrale. Mais aussi jusqu'à la plante des pieds. Certes les tissus mous et les changements de milieux atténuent l'onde, mais elle est néanmoins là. D'autre part, le son et les ondes qui traversent notre corps de haut en bas et de bas en haut massent subtilement au passage les organes, tissus, cellules, liquides qui se trouvent entre ces 2 pôles.(dans l'air (à ~20 °C) le son se déplace à ~343 m/s alors que dans l'eau c'est environ 1480 m/s et encore plus vite dans les solides comme les os, possiblement jusqu'à 3000 - 5000 m/s. Les vibrations se propagent donc directement et très rapidement dans ton corps via les os, et l'os du crâne. C'est ce qu'on appelle la conduction osseuse. Alors, dommage que l'on n'a pas d'os pénien pour expérimenter d'autres curieuses sensations. C'est entre autre à cause de la conduction osseuse que ta voix te semble différente quand tu l'entends enregistrée. J'aime voir les choses et les expériences avec un regard neuf, curieux, apprenant. Certes, le son et les vibrations se propagent vites en faisant des échos, mais sans récepteur (conscient) à quoi bon ? Quoique nos champs subtiles y sont probablement sensibles. Clin d'œil slow sex, la vitesse et la conduction c'est une chose, mais la qualité du son, des mots, des énergies véhiculées en sont une autre ????.Elucubration passionnée : les 3 diaphragmes, plancher pelvien, pulmonaire, et …Connaissez-vous le diaphragme sellaire ? C'est une petite membrane horizontale formée par une extension de la dure-mère (la couche la plus externe des méninges) située dans une dépression osseuse du crâne appelée la selle turcique. Cette membrane recouvre partiellement une structure clé : l'hypophyse (glande pituitaire). Glande endocrine essentielle en sexualité. Ce diaphragme participe à la compartimentation des espaces contenant le liquide céphalorachidien. Ce liquide est pour moi intimement lié aux éveils des sensations sexuelles. Non excité ce liquide est probablement moins chargé en électrolytes, que lorsqu'on est excité sexuellement suffisamment longtemps, ce liquide (présent tout le long de la colonne vertébrale) reçoit possiblement une partie des secrétions hormonales de plaisir sexuelle rendant sa conductivité et ses propriétés physiologiques tout autre. Bref, on pourra en parler une autre fois. Concernant les vibrations, les vibrations de son, de fou rire, font certainement vibrer cette membrane au niveau du cerveau. Un champ d'exploration et de découverte possiblement intéressantes dans les décennies à venir, qui sait ? Quoi qu'il en soit, vive les fou rires. Car avant tout, c'est simple, puissant, délicieux et c'est déjà largement suffisant.Bon voyage aventuriers et aventurières de la vieLe rire peut être une raison supplémentaire pour développer une vie sexuelle encore plus épanouissante. Développer la légèreté, l'humour, l'espièglerie, le fun, le jeu, les moments délicieusement absurdes, le lâcher-prise, l'audace amusante… La sexualité ce n'est probablement pas être sérieu.x.se, dogmatique, coincé, triste ou mental, mais ce n'est qu'un point de vue dans un monde où la liberté revient à chacun.e d'être créateur de sa vie (et vie sexuelle). De là, bonne route à chacun.e. Vive le sourire aussi et tous ses magnifiques effets.On vous souhaite expansion, fou-rires et état d'orgasme. Connectez-vous à notre chaine de podcast si vous le souhaitez (ça nous aide à être visible de plus d'humain) et à votre sourire intérieur comme un lien intime et réel avec votre énergie sexuelle.
Tout petit je croyais que l'Inuit avait son igloo, l'Amérindien son tipi, le pirate son bateau, le légionnaire romain son camp fortifié et le chevalier médiéval, son château fort en pierre. Bon, c'était à moitié faux et très cliché, mais n'empêche que les “camps de base” de l'Antiquité et du Moyen Âge sont franchement cools : le légionnaire et le chevalier ne font pas que se battre, ils ont aussi toute une activité sédentaire. Routes et chaussées, fossés et palissades, remparts et tours de guets le prouvent, et ces bases impressionnantes peuvent accueillir humains et animaux, civils, religieux, hommes et femmes, pour devenir des centres militaires, mais aussi économiques et culturels. Mais… et le pirate alors ? Certes, son bateau est sa forteresse mobile, mais quand il faut le réparer, comment le pirate se protège, se ravitaille et entre en contact avec le reste du monde ? Est-ce que le repaire de pirate ressemble à une grotte, une crique secrète, un fortin de bois caché dans la jungle, comme on le voit dans tant de films et de jeux vidéo ? C'est-ce qu'on va voir !
Frère Simon, dans cette méditation du Dimanche de Pâques, met en lumière l'apparente différence des témoignages et des récits que nous avons de la Résurrection. Il existe autant de versions différentes qui correspondent à chaque fois aux expériences très personnelles vécues par ceux qui la racontent.Toutes ces paroles différentes, peuvent-elles résonner entre elles, pour composer la symphonie des rencontres avec le Vivant ? Dans cette diversité des récits qui racontent la Résurrection, c'est comme s'il y avait un besoin qu'elle soit dite de différentes manières, comme si elle devait passer au-delà d'apparentes incompatibilités.De la Résurrection, on aurait pu imaginer un scénario plus glorieux et plus démonstratif.Le tombeau est vide. Jésus va se manifester dans des circonstances très différentes, qui ne sont jamais imposées. Il révèle à chacun que le chemin n'est pas fini. L'horizon s'est élargi à la terre entière. Témoigner de la Résurrection sera la mission des disciples.Face à ce tombeau vide, on ressent la stupeur, la crainte ou l'émotion des disciples. On entend les pleurs des femmes. Et nous ? Et moi ?« Qu'est-ce qui va me rejoindre, me toucher, dans ces récits de la Résurrection ? »Frère Simon nous invite, une fois de plus, à méditer en nous l'évènement que nous célébrons aujourd'hui.Parce qu'il vit en fraternité, frère Simon puise à nouveau dans son expérience de vie avec sa communauté, et sur le rapport à la parole qui relie entre eux des frères qui parlent des langues différentes et qui proviennent de cultures les plus diverses. À Taizé, nous dit-il, il y a un pari à relever. Celui qui repose sur la confiance que l'on peut être écouté et que l'autre nous écoute. Ce pari, il est aussi dans nos vies.L'expérience de Résurrection nous ouvre à la compréhension du monde du langage de l'autre et de sa réalité personnelle. Elle nous invite à trouver entre nous tous l'espace si précieux où se communique l'essentiel, pour vivre « l'expérience si nouvelle de l'inattendu de Dieu… »Cette méditation, la dernière de cette si belle Retraite de Semaine sainte 2026 sur Zeteo, s'achève par une surprise. Une « expérience de la symphonie », un cadeau émouvant de frère Simon.Jusque dans la légèreté de cet instant, il nous est donné à tous de nous rappeler tous les moments où nous avons senti le souffle du Christ quand il se pose sur nous. C'était hier, c'est aujourd'hui, ce sera demain.Pour découvrir la Communauté de Taizé, cliquer ici.-------------- ET MAINTENANT QUE LE SOLEIL ILLUMINE le mondePâques culmine, nos cœurs sont embrasés par la lumière irradiante de l'amour du Christ, qui a illuminé toutes nos ombres. Pendant cette Semaine sainte qui s'achève, après avoir expérimenté dans nos propres vies les mystères de la Passion et la Résurrection de Jésus, nous savons maintenant que plus rien ne sera comme avant.Certes, au bout de cette première semaine d'avril, nous voyons bien que le monde n'a pas changé. La guerre qui s'intensifie au Moyen-Orient nous révèle plutôt le contraire, comme si chaque année de cette époque si troublée était pire que la précédente.Et pourtant…Je suis bouleversé par la semaine que nous venons de vivre tous ensemble sur Zeteo. Je ne m'attendais pas que la retraite de Semaine sainte, conduite par un très jeune religieux apparemment inexpérimenté, ait autant d'impact. L'audience record de cette retraite, la quantité inégalée de messages reçus démontrent à quel point les cœurs ont été touchés, dont le mien.Avec sa jeunesse, sa fraîcheur, sa profondeur et son humilité, frère Simon nous a permis de revivre les mystères de cette semaine sainte en les expérimentant en nous-mêmes. Avec son regard nouveau, en faisant toujours appel à nos réactions, à nos émotions et à nos expériences de vie, il m'a permis de saisir ce que je n'avais jamais compris jusqu'alors. Le chemin de Passion et la Résurrection du Christ, il est aussi celui de chacun et chacune. Le vôtre. Le mien.Hier, j'apprenais à quel point l'ombre et la lumière sont reliées, comme la mort et la résurrection, dans la même continuité. Aujourd'hui, j'apprends pourquoi la diversité des paroles et des personnes offre la symphonie du Vivant.De plus en plus inquiétant, le monde est toujours le même. Pourtant, en moi, comme je crois en beaucoup d'entre vous, il y a quelque chose de changé. Nous aurons nos souffrances, nos maladies, nos peurs, nos solitudes.En même temps, maintenant que le soleil illumine le monde, parce que nous avons fait l'expérience de la lumière pascale, nous savons qu'elle ne nous quittera plus jamais. Elle est plus forte que nos ombres. Mieux, elle les épouse avant de les alléger et de les transformer. J'ai une pensée pour ceux et celles sur qui les poids de la vie pèsent lourdement. Je prie pour que la lumière divine les traverse et ne les quitte plus, malgré leurs doutes et leurs souffrances.Je finis ce message en renouvelant mon immense gratitude.Envers frère Simon et la Communauté de Taizé.Envers ceux et celles qui ont témoigné sur Zeteo à ce jour.Envers ceux et celles qui écoutent Zeteo, parmi lesquels il y en a tant qui envoient des messages si émouvants.Envers ceux et celles qui soutiennent ce podcast qui dépend uniquement de la générosité de son public. Merci de tout cœur pour les dons reçus ces derniers jours, comme avant. Merci du même cœur pour les dons qui seront reçus aujourd'hui, et demain.La semaine dernière, Benoist de Sinéty lançait un pari audacieux : que l'épisode des Rameaux 2027 soit enregistré à Jérusalem ! Qui sait ? L'avenir de Zeteo se joue au quotidien, et il y a bien des paris à relever avant l'année prochaine. Mais quand on se sait porté par tant d'amour et de soutien, tout semble devenir possible.Le dépassement est une grâce précieuse.Très belle fête de la RésurrectionGuillaume Devoud -------------- Pour soutenir l'effort de Zeteo, podcast sans publicité et d'accès entièrement gratuit, vous pouvez faire un don. 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Alors qu'un nouvel acteur – les rebelles houthis du Yémen – est entré dans la guerre au Moyen-Orient, une autre guerre fait rage en Ukraine. La poursuite de ce conflit coûte cher au Kremlin. Pour combler le trou, le président russe Vladimir Poutine a demandé aux oligarques russes de contribuer au budget de l'État. Quel est le but du président russe ? L'objectif de Poutine est clair et a été exprimé lors d'une réunion à huis clos avec un groupe d'oligarques russes la semaine dernière. Information révélée par le journal russe en exil The Bell, ainsi que par le Financial Times, qui cite deux participants à cette réunion. Selon eux, Vladimir Poutine aurait déclaré que la Russie se battra jusqu'au contrôle total des zones restantes de la région du Donbass à l'est de l'Ukraine. Mais pour permettre à la Russie de poursuivre son invasion, les hommes d'affaires russes sont priés de mettre la main à la poche et de participer à l'effort de la guerre sous forme de contribution volontaire au budget de l'État. Cette sollicitation – par ailleurs formellement démentie par le Kremlin – aurait obtenu un écho favorable auprès des oligarques, notamment chez le milliardaire Suleiman Kerimov. Ce dernier se serait engagé à faire don de cent milliards de roubles, soit environ un milliard d'euros. Le magnat de l'aluminium Oleg Deripaska aurait, lui aussi, accepté de contribuer. Renflouer les caisses de l'État Les caisses de l'État russe manquent d'argent, alors que les prix du pétrole dépassent les 100 dollars le baril ? Cela semble paradoxal, mais la situation est complexe. La Russie est actuellement confrontée à la baisse des recettes budgétaires provenant des ventes d'hydrocarbures, d'une part, et au ralentissement économique, de l'autre. Un ralentissement de l'économie russe fait rentrer moins de revenus fiscaux provenant d'autres secteurs dans les caisses de l'État. Les attaques ukrainiennes de drones Certes, la flambée des prix de l'or noir déclenchée par la guerre en Iran a rapporté des milliards de dollars supplémentaires à Moscou, les États-Unis ayant assoupli les sanctions imposées aux exportations de pétrole russe début mars. Mais récemment, à la suite des attaques ukrainiennes de drones, plusieurs installations pétrolières russes ont été touchées. Résultat : au moins 40% de la capacité d'exportation de pétrole de Moscou seraient à l'arrêt, selon les estimations. C'est beaucoup, sachant que les recettes pétrolières et gazières représentent environ un quart du budget fédéral de la Russie. La Russie suspend temporairement ses exportations d'engrais Alors que les flux mondiaux d'engrais sont perturbés par la guerre au Moyen-Orient, la Russie, deuxième producteur mondial d'engrais après la Chine, reçoit en effet de plus en plus de commandes, notamment du Nigeria et du Ghana. Mais ses capacités ne sont pas extensibles et elle compte privilégier son marché intérieur. Le ministère russe de l'Agriculture a ainsi pris la décision de suspendre ses exportations de nitrate d'ammonium jusqu'au 21 avril. Le nitrate d'ammonium est justement cet ingrédient essentiel pour la fabrication d'engrais azotés. Si pour le moment, la Russie semble être la grande gagnante de la guerre en Iran – tout dépendra évidemment de la pérennité de la hausse des prix du brut –, Vladimir Poutine a mis en garde le ministère des Finances et le monde des affaires russes, leur conseillant de ne pas compter sur cette manne financière durablement. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: l'impact sur l'importation d'engrais et d'aliments en Afrique
durée : 01:00:04 - Toute une vie - par : Pascale Charpentier - L'histoire de "Pinocchio" fait partie des classiques de la littérature italienne. Pascale Charpentier nous propose un portrait de son auteur, Carlo Collodi. Certes en évoquant sa "créature", Pinocchio, mais aussi son activé de journaliste engagé au cours du 19e siècle et du Risorgimento italien. - réalisation : Ghislaine David - invités : Daniela Marcheschi; Gilles Pécout Président de la Bibliothèque nationale de France, historien, professeur à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm; Laurence Schifano Professeure émérite en études cinématographiques à Paris Ouest Nanterre, spécialiste du cinéma italien et biographe de Visconti.; Jean Perrot Professeur émérite de littérature comparée; Jean-Claude Zancarini Professeur émérite d'études italiennes à l'Ecole normale supérieure de Lyon; Benoît Daoglio; Jean-Paul Morley Pasteur l'Église protestante unie de France à Paris Pentemont-Luxembourg
« Paul Kagamé, le président rwandais, n'a-t-il pas préjugé de ses forces en piquant au vif la crédibilité diplomatique de la superpuissance américaine ? », s'interroge Le Monde Afrique. « Trois mois après avoir foulé aux pieds un accord de paix qu'il venait à peine de signer avec la RDC, à Washington, sous les auspices enthousiastes de Donald Trump, le Rwanda vient de se faire sévèrement taper sur les doigts. Ainsi, avant-hier, le Trésor américain a placé sous sanctions l'armée rwandaise (les FDR) et quatre de ses plus hauts officiers supérieurs. » Alors, « ce qui est inédit dans ces nouvelles sanctions américaines, note Afrikarabia, c'est qu'elles concernent désormais l'armée rwandaise dans son ensemble. C'est toute l'institution militaire rwandaise qui est frappée pour son "soutien opérationnel aux rebelles" de l'AFC-M23. (…) Ces sanctions vont d'abord fortement complexifier toutes les relations commerciales en dollars pour le compte de l'armée rwandaise. Tout achat avec une entreprise d'armement américaine est désormais impossible. » Toutefois, tempère le site spécialisé sur la RDC, « Kigali devrait ne pas en être très impacté puisque le Rwanda a diversifié ses fournisseurs en armement grâce à la Chine, Israël ou la Turquie. » Mais « en sanctionnant l'armée rwandaise, les États-Unis débordent du cadre strictement militaire. Les Forces de défense du Rwanda sont intimement liées à l'économie rwandaise dans différents secteurs, comme le bâtiment, la logistique, l'agro-industrie ou les télécoms. (…) L'impact des sanctions américaines pourrait donc être davantage économique que militaire ». Realpolitik ? Certes, pointe Aujourd'hui au Burkina, il y ces sanctions économiques, mais « de là à imaginer que Washington lâche le Napoléon de 1994, c'est vite franchir le pas. » En fait, croit savoir le site burkinabé, il s'agit de « signifier à ce dernier : attention depuis trois décennies, les États-Unis vous ont adoubé, soutenu à bout de bras, ont toléré beaucoup de choses, mais dans le cas présent, les intérêts américains sont en jeu, et il ne faudrait pas se mettre en travers, via l'AFC-M23. Car, il ne faut pas se voiler la face, affirme encore Aujourd'hui, la guerre de rapines menée par l'AFC-M23 alimente de nombreux pays occidentaux. Et Kagamé demeure toujours un partenaire fiable des États-Unis et un verrou dans les Grands Lacs. Quitte donc à faire un grand écart, il est à parier que l'AFC-M23 pourrait mettre un bémol à ses actions, satisfaisant la RDC, qui devra en faire de même avec les FDLR. Et après, ces sanctions seront levées. Ainsi fonctionne la realpolitik. Ainsi fonctionne également Trump avec son MAGA. Et l'homme mince de Kigali le sait bien. » Réactions contrastées… En tout cas, relève Afrik.com, « à Kinshasa, le gouvernement congolais a salué sans tarder la décision américaine. Kinshasa qui évoque un "signal clair en faveur du respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale" de la RDC ». Côté rwandais, le New Times à Kigali reprend le discours officiel : « une diplomatie équilibrée, et non des sanctions, apportera la paix en RDC », affirme le quotidien rwandais. « Les sanctions, lorsqu'elles sont appliquées de manière sélective, donnent souvent l'illusion d'une action sans s'attaquer aux causes profondes du conflit. (…) Le régime de Kinshasa n'a pas respecté ses engagements pris dans le cadre de l'accord (de Washington) », dénonce encore le New Times. « Au lieu de mesures de confiance, des rapports vérifiables font état d'un renforcement militaire continu, d'un réarmement et du recrutement de mercenaires étrangers pour consolider ses forces de coalition. De telles actions ne témoignent guère d'un engagement en faveur de la paix ». D'autres sanctions en réserve… Enfin on revient au Monde Afrique qui estime que « les sanctions américaines ne mettront pas fin, mécaniquement, au conflit qui ravage l'est de la RDC depuis plus de trente ans. Mais l'investissement diplomatique et sécuritaire des États-Unis sera primordial pour un règlement durable alors qu'aucune issue militaire ne se dessine et que les initiatives de l'Union africaine ou des Européens ont échoué. "À condition que les efforts de l'administration américaine s'inscrivent dans la durée", glisse un diplomate européen. Car, pointe encore Le Monde Afrique, Washington n'a pas encore utilisé toute la gamme des sanctions dont elle dispose. Notamment celles qui toucheraient le cœur financier du système rwandais. Là où s'entremêlent étroitement les intérêts économiques, financiers et sécuritaires sous l'autorité du président Kagamé. »
Avec la guerre en Iran, les producteurs d'or noir du continent sont sur le devant de la scène… C'est du moins ce que constate Afrik.com. « Si l'escalade guerrière actuelle menace l'équilibre énergétique mondial, elle représente paradoxalement une opportunité majeure pour les pays africains producteurs de pétrole : Nigéria, Algérie, Libye, Angola, Congo, Gabon, Guinée équatoriale notamment. Le continent, qui produit collectivement plus de 8 millions de barils par jour, est en position de tirer un bénéfice considérable de cette redistribution forcée des flux énergétiques planétaires. » Et Afrik.com de rappeler que « le continent africain compte sept des treize membres de l'OPEP et dispose de réserves prouvées de 125 milliards de barils, soit 7,5 % du total mondial. Surtout, la qualité du brut africain correspond précisément aux besoins des acheteurs habituels de pétrole iranien. Par le passé, lors des précédents régimes de sanctions contre l'Iran, c'est vers le Nigéria, l'Angola et l'Irak que les importateurs se sont massivement tournés. (…) L'Union européenne, qui avait remplacé le brut iranien par des importations nigérianes lors de l'embargo de 2012, pourrait emprunter le même chemin. L'Afrique du Sud avait fait de même en se tournant vers le Nigéria, l'Angola et l'Arabie saoudite. » L'exemple de l'Algérie De plus, souligne encore Afrik.com, « l'avantage pour l'Afrique pétrolière est double. Premièrement, la hausse mécanique des cours augmente la valeur de chaque baril exporté. Deuxièmement, la récente décision de l'OPEP d'augmenter les quotas de production de 206 000 barils par jour dès avril ouvre explicitement la porte à une hausse des volumes africains. L'Algérie, membre du groupe des huit pays concernés par cet ajustement, en est directement bénéficiaire. » Le site Observ'Algérie confirme : « Le prix actuel du pétrole dépasse le seuil de 60 dollars par baril fixé dans la loi de finances algérienne pour 2026, ce qui représente un soutien direct aux recettes pétrolières. Avec un Brent à 80 dollars, la différence avec le prix de référence pourrait donc atteindre 20 dollars par baril, générant des revenus supplémentaires significatifs pour l'État algérien. » Soupe à la grimace pour le consommateur… Alors si les producteurs africains d'or noir pourraient tirer leur épingle du jeu, le consommateur de base, lui, risque de subir la hausse du prix du carburant. D'après Jeune Afrique, « si la situation persiste, la fermeture du détroit d'Ormuz sera une catastrophe pour l'économie mondiale et les répercussions sur la distribution de carburant en Afrique seront importantes. Massivement importateurs de produits pétroliers raffinés, les pays africains s'exposent comme ailleurs à la flambée des prix et la menace de pénurie. » Exemple au Sénégal : le Sénégal, relève Dakar Actu, qui « importe la quasi-totalité du pétrole raffiné qu'il consomme. La pêche artisanale, l'agriculture, le transport, l'électricité, tout dépend du carburant importé. Une hausse brutale des prix à la pompe se traduirait immédiatement par une hausse du coût de la vie, des délestages électriques intensifiés et un appauvrissement rapide de pans entiers de la population. » Certes, poursuit Dakar Actu, « le Sénégal est en train de basculer dans le camp des producteurs d'hydrocarbures. Le champ pétrolier de Sangomar a démarré sa production. Mais cette manne ne protégera pas le pays à court terme. Le Sénégal n'a pas encore la capacité de raffiner son propre brut ni de réorienter sa production de gaz vers sa consommation domestique. » Injustice… Interrogé par Walf Quotidien à Dakar, l'économiste Mor Gassama confirme : « Si le prix du pétrole flambe, cela va se répercuter sur ceux des denrées et de tous les produits dérivés aussi bien pour le Sénégal que le monde entier. Plus le conflit dure, poursuit-il, plus il y a la menace d'une inflation généralisée. » Alors que faire ? « Le Sénégal doit se préparer à toutes les éventualités, avoir un stock de sécurité », affirme encore Mor Gassama. Et surtout, « utiliser le pétrole que l'on produit sur nos côtes » et, pour ce faire, « permettre à la SAR, la Société africaine de raffinage, de le raffiner en masse. » Et on revient à Dakar Actu qui conclut ainsi : « l'Afrique, otage silencieuse d'une guerre qui n'est pas la sienne… Il y a quelque chose de profondément injuste dans ce qui se joue. L'Afrique n'est en rien responsable du conflit qui oppose les États-Unis et Israël à l'Iran. Et pourtant, ses populations pourraient en payer un prix exorbitant. »
In this episode Sarah Freeman, BVetMed, PhD, CertVA, Cert VR, CertES, Dipl. ECVS, MRCVS, professor of veterinary surgery at University of Nottingham School of Veterinary Medicine and Science, in Leicestershire, describes the different types of equine colic that barn managers and horse owners need to know. She explains the different treatment and management options for each, how to handle colic situations on the farm, and future research directions. Find the emergency colic plan here: https://www.bhs.org.uk/horse-care-and-welfare/ownership-loaning/equine-care-plan/Other essential colic info covered in this episode can be found here: https://www.bhs.org.uk/horse-care-and-welfare/health-care-management/horse-health/equine-diseases/colic-in-horses/GUESTS AND LINKS - EPISODE 43:Host: Hailey Pfeffer (Kerstetter)Guest: Dr. Sarah Freeman, BVetMed, PhD, CertVA, Cert VR, CertES, Dipl. ECVS, MRCVS, professor of veterinary surgery at University of Nottingham School of Veterinary MedicinePlease visit our sponsors, who makes all this possible: Ask TheHorse Live, USRider Equestrian
durée : 00:03:26 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Les cours d'eau subissent une crue exceptionnelle, les paysages sont méconnaissables “Il pleut comme vache qui pisse”. Certes, mais combien de vaches ? L'expression populaire ne le dit pas. Et surtout, est-ce qu'en ce moment, les vaches n'auraient pas chopé la cystite ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:26 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Les cours d'eau subissent une crue exceptionnelle, les paysages sont méconnaissables “Il pleut comme vache qui pisse”. Certes, mais combien de vaches ? L'expression populaire ne le dit pas. Et surtout, est-ce qu'en ce moment, les vaches n'auraient pas chopé la cystite ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 8 février 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.David Djaïz, entrepreneur et essayiste.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.NOTRE DÉPENDANCE VIS-À-VIS DES ÉTATS-UNISLa détérioration des relations transatlantiques souligne les dépendances de l'Europe dans des secteurs stratégiques vis-à-vis des États-Unis. L'énergie provenant de la Russie a été remplacée par des flux américains, et on a du mal à voir comment les remplacer : en 2025, 59 % de nos importations de gaz (GNL) provenait des États-Unis. Dans la Défense, l'Europe est tributaire des États-Unis, qui sont le premier producteur d'armes au monde. Selon la Commission européenne, 63% des achats d'armement de l'UE proviennent des États-Unis. Quand le Danemark, la Norvège, la Belgique ou l'Allemagne achètent des chasseurs bombardiers américains F-35, ils dépendent de leur fournisseur pour nombre d'aspects de leur utilisation. Dans le domaine spatial, alors que Soyouz est banni depuis le début de la guerre en Ukraine, les Européens, pour mettre en orbite leurs satellites, n'ont pas d'autre choix que de passer par SpaceX, la société d'Elon Musk. Pour des services civils, comme les télécommunications, passer par un Américain est acceptable. Mais c'est impensable pour les communications militaires. Alors que la guerre sévissait en Ukraine, le ministère français des armées a dû attendre que la nouvelle fusée soit disponible, début 2025, pour lancer son satellite CSO-3 et compléter, enfin, sa constellation militaire d'observation depuis l'espace.Dans les services, numériques et technologiques, au-delà des applications comme WhatsApp ou Facebook, propriétés du géant Meta, de l'IA ChatGPT, ou du moteur de recherche Google, l'enjeu central se situe dans le cloud. Le stockage et le traitement de nombreuses données européennes reposent sur des géants comme Amazon Web Services, Microsoft et Google. 70% du cloud utilisé en Europe vient des entreprises américaines. Ces infrastructures sont largement utilisées dans les administrations, les hôpitaux, et dans de nombreuses entreprises privées. Quant aux data centers, selon une étude du cabinet McKinsey, les États-Unis détiennent environ 40% des parts du marché mondial.En rétorsion à l'émission d'un mandat d'arrêt international contre le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, l'accès aux services numériques de neuf magistrats de la Cour pénale internationale a été coupé. Dans le secteur financier, Visa et MasterCard, tous deux américains, assurent aujourd'hui selon la BCE 61 % des paiements par carte effectués dans la zone euro. Le dollar demeure incontournable dans les transactions et dans les bilans des banques européennes - ce qui rend l'Europe dépendante à la Réserve fédérale américaine. Certes, l'UE détient une part significative de la dette américaine : environ 40 % des bons du Trésor détenus à l'étranger. Toutefois, si une vente massive de bons du Trésor par des détenteurs étrangers pourrait exercer une pression haussière sur les taux américains, elle entraînerait également une baisse de leur valeur, donc des pertes pour les détenteurs européens.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.