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kaboul

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Un Jour dans l'Histoire
Andrée Viollis : "Une guerrière en corps et en esprit"

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 45:11


Nous sommes le 13 octobre 1929, à Kaboul, en Afghanistan. Andrée Viollis, 59 ans, envoyée spéciale du Petit Parisien, pose le pied dans une ville exsangue, dévastée par les pillages des brigands, aux rues jonchées de cadavres mêlés à des carcasses d'animaux. Avant elle aucun reporter n'a pu parvenir jusque-là. Sous le titre « Les dramatiques événements de Kaboul », son journal présente en une, sur deux colonnes, l'exploit accompli par sa journaliste et on la voit poser aux côtés des deux membres d'équipage, au pied d'un petit avion. Le quotidien salue le courage et la témérité dont elle a fait preuve. Quatre ans, plus tard, la journaliste encensée par l'illustre Albert Londres, icône du grand reportage, écrit : « L'enquête, d'abord à l'état d'embryon, se développe peu à peu en vous-même, prend une forme, une vie propre, s'agite, vous entraîne, vous domine. Il arrive qu'elle vous conduise où vous ne pensiez pas arriver, vous surprenne, et contraste non seulement avec les idées reçues, mais avec celles que vous aviez avant le départ. Cette difficile, cette fiévreuse et douloureuse poursuite de la vérité, ou de ce qu'on croit être la vérité, avec ce qu'elle comporte de doutes, de scrupules et de combats intérieurs, c'est là ce qui attache passionnément à son métier le véritable reporter. » Partons sur les traces de celle qui déclarait aimer « le départ, l'aventure et les ciels nouveaux », une audacieuse et intrépide, travailleuse infatigable et baroudeuse aux allures de « petite dame aux gants blancs ». Revenons à Andrée Viollis… Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C dans l'air
Solène Chalvon-Fioriti - En immersion au pays des talibans

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 8, 2026 11:09


C dans l'air l'invitée du 7 mars 2026 avec Solène Chalvon-Fioriti, grand reporter, réalisatrice du documentaire « Le pays taliban », réalisée avec Marianne Getti et diffusé ce dimanche 8 mars à 21h05 sur France 5.Avec la prise de Kaboul le15 août 2021 les talibans ont acté leur retour au pouvoir en Afghanistan. Le quotidien des citoyens du pays est depuis bouleversé, et particulièrement celui des femmes, qui font face à n'immombrables interdits les privant de leur liberté. Ce régime fondamentaliste est largement coupé du monde et asphyxié économiquement, sous l'effet des sanctions notamment. Solène Chalvon-Fioriti et Marianne Getti sont allées à quatre reprises en Afghanistan et donnent à voir une réalité complexe où, si la guerre a disparu du paysage, la persécution des opposants fait rage. Et si la charia s'impose, certains dénoncent une déformation de leur religion.

La marche du monde
À l'école des femmes afghanes

La marche du monde

Play Episode Listen Later Mar 7, 2026 48:29


« Mon espoir est que les portes de l'éducation soient ouvertes aux filles, que chaque fille puisse étudier et choisir un bon et juste chemin pour sa vie. » Aïcha Sana s'adresse à nous depuis la ville de Laghman, à 150 km à l'est de Kaboul. Elle nous dit son espoir de reprendre le chemin de l'école. Depuis le retour des Talibans au pouvoir en 2021, l'éducation des filles au-delà du primaire est de nouveau interdite, et les écoles secondaires pour filles restent fermées. Selon l'Unicef, plus de 2.2 millions d'Afghanes sont exclues des salles de classe.   Mais comment la génération de Sana vit-elle cette privation d'accès à l'éducation ? Et quelle mémoire gardent de l'école les femmes de la génération de sa mère et de sa grand-mère ? À quand remonte la première scolarisation des filles en Afghanistan et comment s'est développée l'éducation pour toutes et tous sous la période communiste ? Autant de questions posées par ma jeune consœur Najeba Arian à celles et ceux qui ont accepté de nous livrer leur témoignage en langues farsi et pachto, pour nous raconter un siècle d'éducation dans leur pays. À l'école des femmes afghanes, c'est un nouvel épisode documentaire de La marche du monde. À découvrir également, le podcast « Africaines Queens », l'histoire des femmes africaines racontée par elles-mêmes.   À l'école des femmes afghanes Un siècle après l'ouverture des premières classes en Afghanistan, les filles rêvent toujours de pouvoir étudier. Et pourtant, la question de l'éducation des filles a été posée dès les années 20 par Sa majesté le roi Amir Amanullah Khan Gazi. Lorsqu'il accède au pouvoir, l'une de ses premières mesures est de créer les conditions nécessaires pour permettre aux filles d'étudier et de travailler. Trois femmes pionnières — Son Altesse Sarwar Sultan (mère d'Amanullah), son épouse la reine Soraya Tarzi, et Asma Rasmia (mère de la reine Soraya épouse de Mahmoud Tarzi, Premier ministre à l'époque d'Amanullah) — vont ouvrir pour la première fois en 1921 une école primaire pour filles, appelée « Maktab-e Mastourat » (École des jeunes filles). Par la suite, cette école primaire a été transformée en lycée, et une école d'infirmières a été ajoutée. Des membres de la famille royale y ont étudié. Cette école a ensuite été renommée « Lycée Malalai ». Cependant, cette initiative a suscité l'opposition de certains milieux conservateurs religieux. Des soulèvements, notamment dans les régions du Sud et de l'Est, ont éclaté sous la direction de God Mullah, le mollah boiteux. Des révoltes ont également eu lieu à Kaboul, qui finirent par aboutir à l'insurrection dite « saqawie ». L'un des principaux arguments avancés contre les réformes d'Amanullah était que le roi serait devenu « mécréant » et qu'il envoyait des jeunes filles afghanes à l'étranger. Pourtant, les familles des jeunes filles envoyées à l'étranger avaient elles-mêmes insisté et donné leur consentement pour partir étudier. Durant la période saqawie, le règne d'Habibullah Kalakani, non seulement les écoles de filles ont été fermées et les départs vers l'étranger interdits, mais des changements ont été également imposés à l'éducation des garçons. Dans une déclaration d'Habibullah Kalakani, la physique, la chimie, les mathématiques et même la géométrie sont qualifiées de matières « impies », et le programme scolaire des garçons a lui été aussi restreint. Si la période saqawie a été une période de réaction conservatrice, le règne d'Habibullah Kalakani a été très court, de janvier à octobre 1929. Et lorsque Sa Majesté Nader Shah lui a succédé, l'espace éducatif a été réouvert… Le début des années 30 est considéré comme le temps du renouveau en Afghanistan. Non seulement des écoles sont créées à Kaboul, mais au-delà dans les provinces… une période dorée pour l'éducation ! Dans la famille de Tahera Shams, née en 1937 à Kaboul et ancienne élève du Lycée historique Malalaï fondée en 1921 à l'initiative de la reine Soraya, l'éducation des filles était une priorité. « Ma mère disait toujours : Lisez, apprenez quelque chose. Moi je suis restée sans instruction, mais vous devez devenir instruites. » Pour Tahera Shams, grande figure de l'activisme communiste afghan, l'époque du roi Mohammad Zaher Shah, entre 1933 et 1973, n'est absolument pas comparable avec la période des Talibans. À cette époque, la plupart des familles faisaient des efforts pour que leurs enfants aillent à l'école et réussissent dans la vie. « Pendant le règne du roi, j'allais normalement à l'école et les femmes étaient libres. Bien sûr, dans les zones rurales il y avait des problèmes, mais à Kaboul la vie était normale, malgré des difficultés économiques. » Ayant démarré sa scolarité à l'âge de 15 ans, Tahera entre à l'Université de Kaboul en 1965. Elle a tout juste 28 ans. Elle veut étudier la médecine, mais sa famille ne le lui permet pas, sachant qu'une femme médecin peut être amenée à travailler la nuit. Finalement, Tahera étudie la littérature persane. « Nous manifestions depuis l'Université de Kaboul. À cette époque, les autorités n'emprisonnaient pas les filles comme aujourd'hui. Les Talibans emprisonnent, torturent et violent les femmes, mais cela n'existait pas à notre époque. » Depuis le retour des talibans en 2021, il est impossible pour les jeunes filles de poursuivre leurs études au-delà de l'école primaire. Une décision justifiée par une interprétation passéiste du Coran, afin de contrôler la vie des femmes et de les séquestrer au sein de leur maison. Mais l'histoire de l'Afghanistan est longue et dans la mémoire collective des Afghanes, dans les récits transmis de grand-mère en petite fille, et de mère en fille, la figure de la femme éduquée existe. Depuis la reine Soraya à l'initiative de la première école pour fille jusqu'aux femmes médecins, ingénieures, professeures ou artistes sous les communistes. « L'esprit général était qu'il n'y avait aucune différence entre les hommes et les femmes, et que les droits des femmes et des hommes étaient presque égaux. Les possibilités d'études étaient très étendues. Les élèves qui obtenaient de bonnes notes étaient envoyés à l'étranger dans le cadre du mouvement des pionniers, en particulier vers les pays de l'Union soviétique. À leur retour, ils étaient ensuite employés en Afghanistan. » Homira Sabawoon est née en 1971. Lorsque l'Union Soviétique envahit l'Afghanistan en Décembre 1979, elle est une petite fille de huit ans. Mais l'occupation n'est pas la guerre et elle garde un souvenir heureux de sa scolarité sous influence soviétique. 10 années pendant lesquelles la résistance intérieure et extérieure des moudjahidines s'organise. Homira Sabawoon a 19 ans lors de la prise de Kaboul le 1er Janvier 1990. Alors qu'elle se prépare à suivre des études dans le domaine des beaux-arts, de la littérature et de la musique, sa vie bascule. « Beaucoup d'histoires de moudjahidines hantent notre mémoire, la plus emblématique est celle de Nahid, la martyre. Lorsque les milices de Abdul Rashid Dostom, célèbre chef de guerre du nord de l'Afghanistan, sont arrivées dans le quartier de Makrorayan pour piller les maisons, ils ont tenté d'agresser sexuellement Nahid. Elle s'est alors jetée du cinquième étage de sa maison. » Loin de Kaboul, les femmes subissaient moins frontalement la violence des exactions menées par les moudjahidines et leurs milices dirigées par des chefs de guerre jusque-là unis contre les communistes au pouvoir et leur soutien soviétique. Des femmes qui ont été massivement scolarisées et émancipées depuis les années 50 comme le rappelle notre spécialiste de l'histoire culturelle afghane, l'écrivain Abdul Ghafoor Liwal.  « En 1971, les progrès ont été tels que, dans une province conservatrice comme Kandahar, des jeunes filles ont participé à des compétitions internationales de basketball et remportèrent même une coupe de victoire. En l'espace de trois décennies, il s'agissait d'un progrès considérable. » Ghafoor Liwal est devenu un très grand poète de langue pachto. Dans ses textes, il n'oublie pas d'évoquer la condition terrible de ses sœurs afghanes privées d'éducation par ce qu'elles sont des femmes. « Lorsque les talibans arrivent au pouvoir en 1996, la guerre sous sa forme précédente a cessé, mais pour notre plus grand malheur, les talibans se sont immédiatement attaqué à l'éducation moderne. Les écoles existaient, mais pour les filles, toutes les possibilités ont disparu. Même l'éducation primaire a été interdite aux filles ; Seuls les garçons allaient à l'école, portant le turban, dans un contexte très difficile après une longue guerre civile. »   Pendant cette première période talibane, la liste des interdictions faîtes aux femmes est infinie. Interdiction d'aller à l'école, interdiction de sortir sans être entièrement recouverte par le hijab et sans être accompagnée d'un homme de la famille, interdiction de travailler et de voter, sans compter les lapidations à mort en place publique pour celles qui selon les Talibans ne respecteraient pas la loi islamique de la Charia. Homira Sabawoon est alors une jeune citadine de Kaboul âgée de 25 ans, grandie dans une famille à l'état d'esprit ouvert et progressiste. Elevée dans l'idée qu'une femme ne peut être véritablement indépendante que si elle possède une autonomie économique, et qu'une femme économiquement autonome ne peut être victime de personne. Homira a toujours cru en la liberté des femmes, convaincue que si elles étudiaient, elles pourraient travailler à l'avenir. C'est ainsi qu'elle crée l'école secrète, d'abord chez elle à Kaboul puis doit s'éloigner de la capitale trop dangereuse pour Laghman où la solidarité des voisons lui a permis d'éviter d'être arrêtée par les talibans. « Je me suis heurtée au problème du manque de livres. Même si je faisais beaucoup d'efforts pour enseigner au tableau. J'avais aussi des élèves qui avaient déjà terminé l'école mais ne voulaient pas perdre la possibilité d'apprendre. Je donnais les cours deux fois par jour : le matin de 10 h à 12 h et le soir après le dîner. Comme toutes les étudiantes étaient soit de jeunes enfants soit des femmes, venir le soir ne leur posait pas de problème. » L'arrivée de la République a été comme « ouvrir la porte de la cage pour un oiseau » se souvient Homira : soudain, la liberté s'est offerte et les femmes ont beaucoup progressé. Un avantage de son enseignement clandestin pour sa propre famille a été que, lors de l'arrivée de la République, sa fille a passé l'examen et a été directement admise en quatrième année, car elle avait reçu un enseignement rigoureux et régulier avec sa mère. Pendant 20 ans, des efforts intenses ont été faits par la République afghane. Tout d'abord, des établissements scolaires ont été construits dans tout le pays, ce qui constitue un grand acquis. Des milliers d'écoles ont été ouvertes afin que des millions de filles et de garçons puissent aller à l'école et à l'université, afin de recevoir un enseignement de haut niveau. Un énorme capital humain pour l'Afghanistan, construit sur plusieurs décennies. Lorsque les Talibans prennent à nouveau le pouvoir, ils trouvent un pays avec un système éducatif fonctionnel et un capital humain. « Malheureusement, cette fois encore, ils ont privé les filles de l'éducation. Cependant, les filles peuvent recevoir l'enseignement primaire jusqu'à la sixième classe, mais au-delà, elles sont exclues. C'est sans aucun doute un recul très dangereux et une injustice majeure contre les filles afghanes. » Une injustice majeure contre les filles afghanes et contre l'Afghanistan tout entière. Quel est l'avenir d'une nation qui détruit ses propres femmes, ses propres mères ? L'écrivain, poète, chercheur et ancien ambassadeur d'Afghanistan en Iran, Abdul Ghafoor Liwal nous rappelle combien les arguments des talibans n'ont aucune validité religieuse ou culturelle. « Le premier argument prétend que l'éducation des filles est interdite par la religion. Cet argument est invalide, car des milliers de savants religieux l'ont rejeté et de grandes institutions religieuses n'ont pas accepté ce récit. L'Islam n'interdit pas l'éducation des filles. Le second argument est culturel : ils disent que la culture afghane ne permet pas l'éducation des filles. C'est faux. Dans la culture afghane, l'éducation des filles a toujours existée, avec des conditions de sécurité et de protection. » Les femmes afghanes sont tributaires des lois féminicides talibanes. Mais comment notre témoin artiste et chanteuse Homira Sabawoon réussit elle à faire face à tant de violence et de négation de sa propre personne ? Pendant combien d'années ses études ont-elles été interrompu et comment a-t-elle trouvé la force de les reprendre en 2015, après la première période talibane, pendant la République ? « Au début, la musique me paraissait un simple passe-temps, mais ces 26 années de pause ont changé mon point de vue. J'en suis venue à penser que la musique est une nécessité pour une société, elle est la nourriture de l'âme, un besoin social et le meilleur moyen de transmettre un message. » Le retour des talibans au pouvoir est très décourageant pour les femmes afghanes. Cependant, Homira n'a pas baissé la tête, en s'appuyant sur ses expériences de résistances passées, à l'époque des moudjahidines, des premiers talibans et maintenant de leur retour. « Les talibans ont fermé les portes des écoles aux femmes en Afghanistan, ils leur ont interdit de travailler… et bien si l'oxygène était sous le contrôle des talibans, les femmes n'auraient même plus le droit de respirer. Mais comme le dit le poète Ghani Khan « Même si je vais au paradis, la vérité est que mon chemin est différent de celui du mollah. » En Afghanistan, l'exclusion des femmes de l'espace publique prive d'éducation plus de deux millions de filles. Le régime taliban met ainsi en péril le destin de toute une nation mais les femmes afghanes résistent et s'organisent à l'intérieur et à l'extérieur, avec notamment l'école secrète. Comme nous l'a delà dit la jeune Sana, il s'agit d'envisager l'avenir et de garder espoir. « Mes chères sœurs, ne soyez jamais découragées. Dieu a apporté cette situation et Dieu l'améliorera. Nous ne devons pas perdre notre espoir, car perdre notre espoir, c'est perdre l'espoir de la société, puisque la société se construit grâce aux femmes ».

Débat du jour
Pakistan Afghanistan : deux voisins irréconciliables ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 29:30


En Marge de l‘actualités focalisé à juste titre sur la guerre en Iran, il est un autre conflit moins médiatisé. Cela fait 6 jours Pakistan, qui est une puissance nucléaire, a déclaré être en guerre ouverte avec son voisin l'Afghanistan. Islamabad a procédé à plusieurs frappes sur Kaboul Kandahar et le sud-est de l'Afghanistan, en réponse à une attaque survenue la veille contre des bases militaires pakistanaises, le 27 février dernier. Même si l'intensité des affrontements semble avoir diminué il n'y a aucun signe que les deux belligérants cherchent à faire marche arrière. Ces affrontements ont tué au moins 42 civils, et fait 104 blessés, du côté afghan, a affirmé, mardi 3 mars, selon la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan. Cette rivalité entre les deux voisins ne date pas d'hier et l'on se demande ce soir si le Pakistan et l'Aghanistan sont voué à être irréconciliable. Pour en débattre Jean Yves Berthault, ancien ambassadeur de France en Afghanistan. Conseiller politique de la Mission spéciale de l'ONU en Afghanistan. Chef de la Mission diplomatique française à Kaboul de 1998 à 2001. Auteur du livre « Déjeuner avec les Talibans - révélations d'un diplomate », éditions Saint-Simon Jean-Luc Racine, directeur de recherche émérite au CNRS, et chercheur senior au think tank Asia Centre

Les enjeux internationaux
Pourquoi le Pakistan a-t-il déclaré la guerre à l'Afghanistan ?

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 12:07


durée : 00:12:07 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Le Pakistan a annoncé une « guerre ouverte » contre l'Afghanistan et bombardé Kaboul, une escalade inédite depuis le retour des talibans. Islamabad accuse Kaboul d'abriter le TTP. Après l'échec des trêves, le risque d'un conflit durable grandit. Jusqu'où ira l'affrontement ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Gilles Boquérat Chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique

Débat du jour
Pakistan Afghanistan : deux voisins irréconciliables ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 29:30


En Marge de l‘actualités focalisé à juste titre sur la guerre en Iran, il est un autre conflit moins médiatisé. Cela fait 6 jours Pakistan, qui est une puissance nucléaire, a déclaré être en guerre ouverte avec son voisin l'Afghanistan. Islamabad a procédé à plusieurs frappes sur Kaboul Kandahar et le sud-est de l'Afghanistan, en réponse à une attaque survenue la veille contre des bases militaires pakistanaises, le 27 février dernier. Même si l'intensité des affrontements semble avoir diminué il n'y a aucun signe que les deux belligérants cherchent à faire marche arrière. Ces affrontements ont tué au moins 42 civils, et fait 104 blessés, du côté afghan, a affirmé, mardi 3 mars, selon la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan. Cette rivalité entre les deux voisins ne date pas d'hier et l'on se demande ce soir si le Pakistan et l'Aghanistan sont voué à être irréconciliable. Pour en débattre Jean Yves Berthault, ancien ambassadeur de France en Afghanistan. Conseiller politique de la Mission spéciale de l'ONU en Afghanistan. Chef de la Mission diplomatique française à Kaboul de 1998 à 2001. Auteur du livre « Déjeuner avec les Talibans - révélations d'un diplomate », éditions Saint-Simon Jean-Luc Racine, directeur de recherche émérite au CNRS, et chercheur senior au think tank Asia Centre

Revue de presse internationale
À la Une: Israël et les États-Unis lancent des frappes sur l'Iran

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 2:26


« Israël et les États-Unis lancent des frappes contre l'Iran », a annoncé le New York Times. « De fortes explosions sont entendues à Téhéran. Et les sirènes d'alerte aériennes ont retenti dans tout Israël. Cette attaque, ajoute le quotidien américain, fait suite à des mois de tensions régionales croissantes sur fond de menaces d'attaques proférées par le président américain. « Les responsables américains affirment s'attendre à ce que cette attaque soit beaucoup plus étendue que les frappes de juin dernier contre les installations nucléaires iraniennes », ajoute le New York Times, selon lequel « le gouvernement israélien a suspendu les vols civils à destination et en provenance du pays à la suite de cette attaque contre l'Iran ». Le Washington Post parle de son côté « d'une opération conjointe qui risque de dégénérer en un conflit plus large dans l'une des régions les plus sensibles du monde ». Escalade attendue Autre région sous tension dans le monde : l'Afghanistan et le Pakistan, désormais en guerre. « Le Pakistan déclare l'état de guerre ouverte après avoir bombardé d'importantes villes afghanes, dont la capitale Kaboul », explique le Guardian. Le journal britannique rappelle le contexte : « Les tensions entre le Pakistan et l'Afghanistan sont vives depuis des mois (…) Le Pakistan accuse le gouvernement taliban afghan d'abriter des groupes islamistes qui mènent des attaques transfrontalières. Il l'accuse aussi de s'allier à l'Inde, rival régional et ennemi de longue date. » Pour le quotidien français le Monde, « il s'agit là d'une escalade attendue, aux conséquences imprévisibles ». À Madrid, El País estime que « cette escalade marque l'apogée de plusieurs mois de détérioration rapide des relations bilatérales, et constitue l'épisode le plus grave depuis le retour au pouvoir des talibans en août 2021 ». Effectivement, renchérit Le Monde, « l'Afghanistan et le Pakistan ont longtemps été proches, mais leurs relations se sont considérablement dégradées depuis août 2021. Islamabad accuse l'Afghanistan d'offrir un refuge aux talibans pakistanais, responsables de nombreux attentats sur le sol pakistanais. » À lire aussi[En direct] Visé par des frappes israélo-américaines, l'Iran riposte en visant les pays du Moyen-Orient

Les journaux de France Culture
Le Pakistan déclare une "guerre ouverte" à l'Afghanistan, et surtout aux autorités talibanes

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 19:48


durée : 00:19:48 - Journal de 12h30 - L'armée pakistanaise a bombardé Kaboul ce matin. Une "guerre ouverte", selon les termes du gouvernement pakistanais, lancée en représailles après une offensive afghane à la frontière pakistanaise.

Le journal de 12h30
Le Pakistan déclare une "guerre ouverte" à l'Afghanistan, et surtout aux autorités talibanes

Le journal de 12h30

Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 19:48


durée : 00:19:48 - Journal de 12h30 - L'armée pakistanaise a bombardé Kaboul ce matin. Une "guerre ouverte", selon les termes du gouvernement pakistanais, lancée en représailles après une offensive afghane à la frontière pakistanaise.

Invité de la mi-journée
«Ni les Afghans ni les Pakistanais ne veulent ouvertement parler de la ligne Durand, leur ligne de fracture»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 8:10


Les appels à la désescalade se sont multipliés suite aux frappes nocturnes menées par le Pakistan contre plusieurs grandes villes afghanes. Selon Islamabad, qui détient l'arme nucléaire, l'Afghanistan abrite des groupes armés qui mènent des attaques à la frontière et sur le sol pakistanais, et ne fait pas assez pour lutter contre le groupe militant Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP). Longtemps proches, les deux pays s'affrontent sporadiquement depuis que les dirigeants talibans ont repris le contrôle de Kaboul en août 2021. Entretien avec Georges Lefeuvre, anthropologue, ancien diplomate et chercheur associé à l'Iris. ► [En direct] Le gouvernement afghan dit vouloir « le dialogue » avec le Pakistan qui a déclaré la « guerre ouverte » ► « Les Pakistanais n'utiliseront pas l'arme nucléaire contre l'Afghanistan », selon le géopolitologue Didier Chaudet

Je suis migrant·e
Des Talibans au dédale universitaire français

Je suis migrant·e

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 44:52 Transcription Available


Asita et Nawisa sont sœurs. Le retour des Talibans au pouvoir en 2021 a brisé la vie qu'elles menaient à Kaboul, en Afghanistan. La première a quitté du jour au lendemain son emploi, tandis que la seconde a ajourné son rêve d'études supérieures. Réfugiées en France, elles poursuivent leurs aspirations, en poussant les portes de l'Université française…Un récit commenté par Tania Lejeune, Chargée du pôle accompagnement d'UniR, Universités & Réfugié·es.

LSD, La série documentaire
Les nouveaux visages de l'exil 2/4 : Kaboul - La Chapelle

LSD, La série documentaire

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 58:46


durée : 00:58:46 - LSD, la série documentaire - par : Raphaël Krafft - La communauté afghane souffre de l'image que son pays au régime brutal et théocratique renvoie d'elle. En dépit des caricatures dont ils sont l'objet, les Afghans avancent bon gré mal gré pour trouver leur place dans la société française. - réalisation : Jean-Philippe Navarre

Les matins
Après la destruction de l'emblématique cinéma l'Ariana à Kaboul, quelle vie culturelle en Afghanistan ?

Les matins

Play Episode Listen Later Jan 3, 2026 5:21


durée : 00:05:21 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - À Kaboul, la démolition de l'Ariana, l'un des cinémas historiques de la capitale afghane, symbolise la destruction de la vie culturelle par les islamistes qui ont aussi banni les femmes de la vie publique. - invités : Guilda Chahverdi Metteuse en scène, comédienne, commissaire d'exposition et professeure

Cultures monde
Les écrivains racontent le monde : Afghanistan, nuits d'ivresses et d'errance par Khosraw Mani

Cultures monde

Play Episode Listen Later Jan 1, 2026 58:51


durée : 00:58:51 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Des campagnes afghanes à Kaboul durant les années 2000, l'auteur afghan Khosraw Mani nous propose de découvrir la quête d'un jeune homme qui tente de s'émanciper du poids des traditions. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Khosraw Mani écrivain afghan; Oriane Zerah Photographe

Les matins
À Kaboul, la démolition de l'emblématique cinéma l'Ariana nouveau symbole de la destruction du pays par les talibans

Les matins

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 5:09


durée : 00:05:09 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - C'était l'un des cinémas historiques de Kaboul : l'Ariana, restauré avec l'aide de cinéastes et d'architectes français, est démoli par les talibans, remplacé par un centre commercial. Nouveau symbole de la destruction du pays par les islamistes qui ont aussi banni les femmes de la vie publique.

Le Bruit des Pages
S03E07 - Destins de femmes

Le Bruit des Pages

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 62:42


C'est un épisode un peu particulier que l'on publie en ce 1er décembre... cet épisode sera le dernier de l'année 2025 mais aussi le dernier de Marine, qui a décidé de partir vers de nouveaux horizons ! Est-ce la fin du Bruit des Pages ? Pour l'instant rien de sûr, restez connectés et Catherine vous donnera des nouvelles par la suite. En attendant il nous reste encore un épisode toutes les deux pour vous partager nos lectures de ces dernières semaines, et croyez-nous, la sélection va vous mettre des étoiles dans les yeux ! Dans ce dernier épisode commun, on vous parle de : Mille soleils splendides, de Khaled Hosseini (Editions 10/18) Mon vrai nom est Elisabeth, d'Adèle Yon (Editions du sous-sol) Les bouchères, de Sophie Demange (L'Iconoclaste) Vertu de St-Cyr, de Rutile et Yllogique (Editions Dargaud) Et aussi : Les cerfs volants de Kaboul, de Khaled Hosseini Nelly Bly, de Virginie Ollagnier-Jouvray, Carole Maurel Le bal des folles, de Victoria Mas Le podcast Walter Freeman ou la folie de la lobotomie, Affaires sensibles (France Inter) Le podcast Grand-mère n'était pas folle, Passages (Louie Media) Phallers, de Chloé Delaume Les fleuves du ciel, Elif Shafak Soufi mon Amour, Elif Shafak Six of Crows, de Leigh Bardugo Tenir une auberge magique : guide de survie pour sorcières, de Sangu Mandanna

VA VERS TON RISQUE
Une vie meilleure - Mursal Sayas

VA VERS TON RISQUE

Play Episode Listen Later Nov 30, 2025 74:34


Ma nouvelle invitée sur le podcast est Mursal Sayas, une écrivaine, journaliste et réfugiée afghane, qui a travaillé plusieurs années à la commission indépendante des droits de l'homme à Kaboul et en tant qu'enseignante des droits de l'homme jusqu'au retour des talibans au pouvoir, en août 2021. Désormais réfugiée en France, Mursal a écrit « Qui entendra nos cris », un ouvrage qui rassemble des témoignages recueillis à Kaboul et qui révèle les histoires terribles des femmes d'Afghanistan. J'espère que vous aurez autant de plaisir à écouter notre échange que j'ai eu de plaisir à rencontrer Mursal. Bonne écoute !Vous pouvez suivre le travail de Mursal Sayas sur son compte Instagram @mursal_sayas et découvrir son livre dans votre librairie de quartier. À bientôt pour un nouvel épisode !Sources :« Qui entendra nos cris », de Mursal Sayas, Éditions de l'Observatoire.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité de la mi-journée
«Depuis leur retour au pouvoir à Kaboul, les relations entre talibans afghans et pakistanais se sont distendues»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Nov 25, 2025 7:30


L'Afghanistan a été touché par des frappes pakistanaises qui ont fait au moins dix morts dans des régions frontalières, dans la nuit de lundi 24 à mardi 25 novembre. Ces bombardements interviennent alors qu'Islamabad a de nouveau accusé le Kaboul d'être impliqué dans un attentat contre ses militaires. Entretien avec Olivier Guillard, chercheur associé à l'Institut d'études de géopolitique appliquée, directeur de l'information chez Crisis24 et auteur. Olivier Guillard est chercheur associé à l'Institut d'études de géopolitique appliquée, directeur de l'information chez Crisis24, une société spécialiste de la gestion des risques internationaux et auteur des livres De l'impasse afghane aux errances nord-coréennes (éditions Nuvis) et L'inquiétante République islamique du Pakistan (éditions l'Harmattan).

Invité Afrique
«Le Sahel est l'épicentre de l'expansion jihadiste en Afrique», explique le chercheur Luis Martinez

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 6:49


« L'Afrique est-elle le prochain califat ? », demandait il y a deux ans l'universitaire français Luis Martinez, dans un ouvrage au titre provocateur, paru aux éditions Tallandier. Aujourd'hui, la question se pose au Mali, où les jihadistes du Jnim essayent d'imposer le blocus de Bamako et où les États-Unis et la France conseillent à leurs ressortissants de quitter le pays au plus vite. Mais y a-t-il vraiment une menace sécuritaire de la part des jihadistes sur la ville de Bamako ? Luis Martinez, qui est directeur de recherches au Centre de recherches internationales (CERI), répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Deux ans après la sortie de votre livre, continuez-vous de penser que l'Afrique peut devenir le prochain califat ? Luis Martinez : Je pense qu'en Afrique, et en particulier dans le Sahel, il y a des conditions pour voir émerger des territoires qui seraient gouvernés par des jihadistes, qui chercheraient à mettre en œuvre ce qu'ils cherchent depuis quelques années, à savoir un califat. Quand vous dites que le jihadisme est en expansion, pensez-vous en priorité à l'Afrique de l'Ouest ou à l'Afrique de l'Est ? Disons que le vivier, le cœur ou l'épicentre, c'est clairement le Sahel. Tout simplement parce que les conditions de ces dix dernières années nous montrent qu'il y a eu une constellation qui a favorisé leur expansion. Je ne reviens pas sur les déterminants intérieurs et régionaux, mais les conditions ont été vraiment propices à leur développement. Et leur projet ne s'arrête pas là. Il est clair qu'on voit bien qu'il y a des tentatives vers l'Afrique de l'Ouest, sur le Bénin, le Togo, le Nigeria, bien évidemment, et depuis longtemps dans certaines régions. Mais le Sahel reste quand même l'épicentre en raison d'un certain nombre de conditions qui sont quand même très favorables. Certains observateurs disent qu'après ses échecs en Irak et en Syrie, le groupe État islamique essaie de faire de l'Afrique de l'Est une base de repli, notamment en Somalie ? En Somalie, c'est clair qu'il y a dans l'État semi-autonome du Puntland ou d'autres régions, là aussi, des conditions qui pourraient amener à une installation. Mais en même temps, on est en Somalie, c'est un environnement qui, peut-être, n'est pas celui du Sahel, avec un engagement des États-Unis qui, sans doute, limite ou limiterait, dans la durée, la possibilité de vraiment s'y installer. Pour revenir à l'Afrique de l'Ouest, quel est, à votre avis, le pays le plus exposé à l'instauration d'un éventuel califat jihadiste ? Clairement, c'est le Mali qui apparaît dans l'agenda jihadiste comme celui qui pourrait le plus facilement, dans les semaines, les mois, voire les années à venir, constituer un terrain nouveau d'instauration d'un califat. Alors pourquoi ? Tout simplement parce qu'il y a quand même un isolement de Bamako, à la fois vis-à-vis de la France et vis-à-vis du voisin algérien. Mais également, ses partenaires et alliés, que ce soit le Burkina ou le Niger, ont eux-mêmes de graves difficultés sur place pour pouvoir lui venir en aide. Quant à la Russie, je pense que les quelque 2 000 ou 3 000 mercenaires de l'Africa Corps ne peuvent strictement rien faire face à une insurrection jihadiste. On l'a vu avec la France avec ses 6 000 hommes, ce ne sont pas les 2 000 ou 3 000 hommes de la Russie qui vont modifier la donne. Je pense que l'approche militaire, de toute manière, est vouée à l'échec. Parce qu'il faudrait vraiment passer par les armes et faire des massacres dans toutes les régions du Mali pour restaurer l'ordre et la sécurité, ce que quasiment aucun État occidental n'assumerait de faire. Et évidemment, la Russie a d'autres soucis en Europe et en Ukraine pour pouvoir considérer que le Mali est stratégique dans sa politique. Aujourd'hui, l'armée malienne est quand même assez isolée pour pouvoir bénéficier d'une capacité, non seulement de résistance, mais de reconquête de son territoire. Cela me semble, comme beaucoup d'observateurs, voué à l'échec. Quand vous voyez que les États-Unis et les grands pays européens appellent leurs ressortissants à quitter Bamako, y voyez-vous le signe d'une prise possible de cette capitale africaine, notamment par le Jnim d'Iyad Ag Ghaly ? Je ne sais pas dans les détails. Aujourd'hui, Bamako peut tomber ou pas. Ce qui est sûr, c'est que depuis quelques années, le Jnim a construit une vraie stratégie pour, entre guillemets, isoler Bamako sur le plan territorial, isoler le pouvoir politique sur le plan sociétal, dont l'influence est limitée. Et maintenant, sans doute, chercher à l'isoler économiquement, financièrement. Toutes ces conditions vont-elles faire que les militaires à Bamako vont considérer qu'il n'y a plus d'échappatoire ? Ou bien vont-ils estimer qu'ils peuvent s'en accommoder ? Un peu comme à Kaboul où, pendant des années, on s'est accommodé de ne pas pouvoir sortir au-delà de 30 km de Kaboul, parce qu'il y avait les talibans à côté. Voilà, cela va dépendre. Le Jnim n'a aucune capacité, aujourd'hui, de conquête, au sens militaire du terme, d'entrer dans Bamako. Le Jnim a toujours recherché ce qu'on pourrait appeler des partenaires politiques, militaires et religieux pour lui ouvrir les portes de Bamako. C'est-à-dire faire en sorte que, de l'intérieur, on se débarrasse de la junte et on négocie des alliances avec le Jnim dans ce qu'on pourrait appeler une co-gouvernance de la capitale et de l'État malien. À une époque passée, pas très lointaine, il y avait l'imam Mahmoud Dicko qui aurait pu remplir ce rôle. Lui-même avait fondé le Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l'imam Dicko (CMAS), ce qui est donc une sorte de coordination de mouvements civils et religieux qui avait encouragé un dialogue jusqu'en 2019 et 2020. À partir de 2022, les militaires au pouvoir à Bamako l'ont quasiment pourchassé. Il est exilé en Algérie en ce moment. Mais c'est ce type de personnage que les groupes jihadistes recherchent. C'est-à-dire des figures religieuses, politiques, voire demain militaires, qui puissent être des passerelles pour ouvrir les portes de Bamako. Parce que les djihadistes du Sahel sont pour beaucoup des Arabes et des Touaregs qui seraient minoritaires dans la ville de Bamako ? Il y a à la fois cette dimension ethnique, communautaire qui jouerait, mais en même temps, il y a l'expérience passée, c'est-à-dire la conquête militaire d'une ville, voire sa prise complète du pouvoir. Le Jnim a bien regardé ce qui s'est passé avec le groupe État islamique du côté de Syrte, en Libye. Cela a généré immédiatement une coalition internationale pour déloger le groupe État islamique de la ville de Syrte en 2014 et 2015. Donc il y a cette idée que le Jnim ne veut pas apparaître comme un projet politique radical qui s'imposerait à la société, mais comme une alternative politique et religieuse que la société serait prête à accompagner. Cela fait quelques années que le Jnim, entre guillemets, gouverne un certain nombre de régions, et Bamako serait un peu la vitrine. Entrer par la force à Bamako pourrait susciter des réactions tout à fait contraires à son projet. Il y a dix ans, les attentats de Paris et de Saint-Denis ont été prémédités et préparés au Moyen-Orient, et donc pas en Afrique de l'Ouest. Est-ce à dire que les jihadistes qui opèrent en Afrique et au Sahel ne représentent pas une menace terroriste pour l'Europe ? Il me semble que le contexte du Moyen-Orient, qui était quand même un contexte d'ingérence de forces étrangères extrêmement importantes – la guerre d'Irak, la guerre contre Al-Qaïda, et toute une série de variables – avait construit une vraie haine de l'Occident et des pays alliés à l'Occident. Il me semble que l'on n'a pas cette configuration aujourd'hui dans le Sahel. À la rigueur, je dirais presque que c'est une chance pour la France aujourd'hui de ne pas être associée à cette avancée spectaculaire des jihadistes et de ne pas chercher à les combattre militairement sur place. Tout simplement parce qu'ainsi cela ne va pas générer un certain nombre de griefs, de colère contre la France. Il y a déjà le passé colonial. Il y a déjà le passé post-colonial de la Françafrique. Je pense qu'aujourd'hui, la France est, entre guillemets, mieux lotie en étant loin de ce type de transformation de la société du Sahel plutôt qu'en y étant présente. Cela ne veut pas dire demain que cette région ne pourrait pas, bien évidemment, devenir une base pour certains groupes qui, entre guillemets, échapperaient à la gouvernance du Jnim et chercheraient à exploiter les failles d'une gouvernance califale pour frapper l'Occident. Cela, en toute sincérité, je n'en sais rien aujourd'hui.   À lire aussiMali: record d'enlèvements d'étrangers par les jihadistes

Atelier des médias
Mortaza Behboudi: «Les fixeurs sont un pont entre la presse étrangère et les populations locales»

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Nov 8, 2025 34:37


L'atelier des médias reçoit le journaliste et documentariste franco-afghan Mortaza Behboudi, qui vient de publier Fixers: Reporters without Bylines, un livre qui raconte son quotidien de fixeur, ces locaux qui accompagnent les journalistes internationaux, parfois dans des pays en guerre. Dans cette conversation de plus de trente minutes, Mortaza Behboudi aborde le rôle méconnu et périlleux des fixeurs. Il publie Fixers: Reporters without Bylines (PICT Books), un livre cosigné avec l'Ukrainienne Oksana Leuta qui expose cette réalité. Un fixeur est celui qui accompagne les journalistes étrangers sur des terrains complexes, servant de pont entre la population locale et la presse étrangère. Ils facilitent le travail (traduction, logistique, contacts) de reportage. Mortaza Behboudi résume avec ironie : « J'ai l'impression faire du babysitting des journalistes étrangers en Afghanistan. » Beaucoup de fixeurs afghans sont des journalistes locaux ayant perdu leur emploi, notamment depuis la chute de Kaboul, rappelle-t-il. Le livre, écrit en anglais, met en lumière le manque crucial de reconnaissance et de protection des fixeurs. Ce métier « hyper dangereux et essentiel » est trop souvent exercé sans contrat ni assurance et payé « au black », explique Mortaza Behboudi, qui dénonce la minimalisation du rôle des fixeurs, souvent réduit à celui de simple traducteur une fois la mission terminée. Le risque sécuritaire est omniprésent : les fixeurs sont souvent accusés d'espionnage, comme ce fut le cas de Mortaza en 2023, lorsqu'il a été arrêté par les talibans puis a passé 9 mois en prison. Aussi, Mortaza préfère parfois « réécrire les questions, adoucir les questions » des journalistes occidentaux afin de ne pas se mettre en danger. Mortaza Behboudi appelle les médias à la sensibilisation. Il insiste pour que les fixeurs obtiennent des contrats et soient cités, car « sans les fixeurs, il y aura aucun reportage » Mortaza Behboudi interviendra le samedi 15 novembre à l'événement Informer le monde de demain organisé pour les 40 ans de Reporters sans frontières (RSF), à la Gaîté lyrique.

Nota Bene
NOTA BENE - Les Kouchans - L'empire disparu que vous ne connaissiez pas !

Nota Bene

Play Episode Listen Later Nov 5, 2025 18:16


Mes chers camarades, bien le bonjour ! Quelle est la pâtisserie préférée des archéologues et des historiens ? Le mille-feuille. Car les empires, dynasties et civilisations, c'est comme les mille-feuilles, mais sans la crème pâtissière. Sans pâte feuilletée non plus. Bon, en fait oubliez le mille-feuille ! N'empêche que quand on parle de “l'Empire de Charlemagne”, on s'imagine un bloc tout bien unifié. En réalité, les hommes en mouvement créent une histoire en mouvement : c'est couche après couche, à force de changements sociaux, d'influences extérieures et d'impulsions politiques que les empires naissent et périssent. Au bout du compte, ils sont aussi fragiles et éphémères que des îles flottantes. C'est comme ça que la conquête d'Alexandre le Grand, mêlée à des influences chinoises et indiennes, va donner un nouvel empire, qui lui-même va mourir au profit d'autres empires, comme les Sassanides de Perse et les Gupta d'Inde. Cet empire, c'est l'empire Kouchan. Ça rime avec flan, croissant, ou friand, et je commence à croire que j'aurais vraiment pas dû sauter le petit déj' avant de tourner cet épisode…Bonne écoute !

Un Jour dans l'Histoire
Dans le regard d'Ella Maillart

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Oct 31, 2025 24:54


Nous partons aujourd'hui dans un long et beau voyage à travers l'Asie, dans les traces de la voyageuse, écrivaine et photographe suisse Ella Maillart. Née le 20 février 1903 à Genève, Ella Maillart se prend très jeune d'amour pour l'eau du lac Léman et pour les montagnes qui l'entourent. Elle devient très vite une athlète accomplie, elle participe aux Jeux Olympiques de 1924 en voile puis défend les couleurs de l'équipe suisse en ski. Adolescente, elle se lance dans une traversée de la méditerranée avec des amies avant de choisir les voies terrestres, et, depuis Moscou, partir durant de longues années dans les vastes territoires asiatiques, du Caucase au Mandchoukou, du sinkiang à Samarcande, de Kaboul à l'Inde… De ces voyages, elle fait des livres, des reportages de terrain, des films documentaires et des photos, beaucoup de photos. C'est donc la rencontre d'une femme passionnante et une invitation à déplacer notre regard que nous vous proposons aujourd'hui. L'invitée de Jonathan Remy est Gwenaëlle Abolivier, elle-même grande voyageuse, reporter, productrice de radio, et autrice du magnifique « Ella Maillart, l'intrépide femme du globe » paru aux éditions Paulsen. sujets traités : 'Ella Maillart, voyageuse, écrivaine , photographe, suisse ,Caucase, Kabou, Inde Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Histoires du monde
De violents affrontements entre le Pakistan et l'Afghanistan

Histoires du monde

Play Episode Listen Later Oct 14, 2025 2:44


durée : 00:02:44 - Regarde le monde - Une violence à un niveau qu'on n'avait pas connu dans la région depuis la prise de Kaboul et le retour des talibans au pouvoir il y a quatre ans. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
De violents affrontements entre le Pakistan et l'Afghanistan

InterNational

Play Episode Listen Later Oct 14, 2025 2:44


durée : 00:02:44 - Regarde le monde - Une violence à un niveau qu'on n'avait pas connu dans la région depuis la prise de Kaboul et le retour des talibans au pouvoir il y a quatre ans. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

De vive(s) voix
Khosraw Mani : «La langue française, c'est mon chez-moi, ma patrie»

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Sep 23, 2025 28:59


«Rattraper l'horizon» est le premier roman écrit directement en français de l'auteur afghan Khosraw Mani.  Comment raconter une ville prise depuis des décennies dans les tourments de l'histoire ? Comment raconter le quotidien et l'imaginaire de la capitale afghane et de ses 5 millions d'habitants ?  Ce roman se passe au début des années 2000 quand les Américains renversent le régime taliban. Dans la première partie de ce roman écrit en français, l'auteur raconte l'histoire d'un enfant né dans un village afghan où la violence est quotidienne. Son meilleur ami est pendu, car soupçonné d'être homosexuel. Fils d'un mollah, il a une éducation hyper sévère. Il se voit chasser par son père de la demeure familiale quand ce dernier l'accuse d'être un bâtard, le fils illégitime du muezzin qu'il fera, d'ailleurs, assassiner.  S'ensuivent des années d'ennui hantées par la faim et les menaces. Il finira par rejoindre Kaboul, une ville écrasée par les traditions et les us et coutumes. Il découvrira la radio, alors interdite par le régime en place, et les livres : en particulier Don Quichotte de Cervantès. Il connaîtra également les plaisirs de la chaire, avant d'entrer dans l'âge adulte et de devenir un «rêveur aux yeux ouverts».  Invité : Khosraw Mani, journaliste auteur né à Kaboul en 1987. Exilé, il vit à Paris depuis 2015. Il a appris le français à l'âge de 16 ans en achetant une méthode d'auto-apprentissage chez un bouquiniste de la capitale afghane.  Il a déjà publié six romans, deux deux ont été traduits en français.  «Rattraper l'horizon» est son septième roman. Il est publié aux éditions Actes Sud.    Programmation musicale :  L'artiste Félicien Lia avec le titre Seul tout. 

De vive(s) voix
Khosraw Mani : «La langue française, c'est mon chez-moi, ma patrie»

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Sep 23, 2025 28:59


«Rattraper l'horizon» est le premier roman écrit directement en français de l'auteur afghan Khosraw Mani.  Comment raconter une ville prise depuis des décennies dans les tourments de l'histoire ? Comment raconter le quotidien et l'imaginaire de la capitale afghane et de ses 5 millions d'habitants ?  Ce roman se passe au début des années 2000 quand les Américains renversent le régime taliban. Dans la première partie de ce roman écrit en français, l'auteur raconte l'histoire d'un enfant né dans un village afghan où la violence est quotidienne. Son meilleur ami est pendu, car soupçonné d'être homosexuel. Fils d'un mollah, il a une éducation hyper sévère. Il se voit chasser par son père de la demeure familiale quand ce dernier l'accuse d'être un bâtard, le fils illégitime du muezzin qu'il fera, d'ailleurs, assassiner.  S'ensuivent des années d'ennui hantées par la faim et les menaces. Il finira par rejoindre Kaboul, une ville écrasée par les traditions et les us et coutumes. Il découvrira la radio, alors interdite par le régime en place, et les livres : en particulier Don Quichotte de Cervantès. Il connaîtra également les plaisirs de la chaire, avant d'entrer dans l'âge adulte et de devenir un «rêveur aux yeux ouverts».  Invité : Khosraw Mani, journaliste auteur né à Kaboul en 1987. Exilé, il vit à Paris depuis 2015. Il a appris le français à l'âge de 16 ans en achetant une méthode d'auto-apprentissage chez un bouquiniste de la capitale afghane.  Il a déjà publié six romans, deux deux ont été traduits en français.  «Rattraper l'horizon» est son septième roman. Il est publié aux éditions Actes Sud.    Programmation musicale :  L'artiste Félicien Lia avec le titre Seul tout. 

Un jour dans le monde
En Afghanistan : où les Talibans reprennent langue avec les Européens pour ... reprendre des Afghans

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Sep 18, 2025 3:47


durée : 00:03:47 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Ces derniers mois l'Allemagne la Suisse et l'Autriche ont envoyé des délégations consulaires à Kaboul directement discuter avec les Taliban dans le but de négocier et d'organiser des rapatriements Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
En Afghanistan : où les Talibans reprennent langue avec les Européens pour ... reprendre des Afghans

InterNational

Play Episode Listen Later Sep 18, 2025 3:47


durée : 00:03:47 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Ces derniers mois l'Allemagne la Suisse et l'Autriche ont envoyé des délégations consulaires à Kaboul directement discuter avec les Taliban dans le but de négocier et d'organiser des rapatriements Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les matins
Afghanistan : des femmes défient les talibans avec des clubs de lecture clandestins

Les matins

Play Episode Listen Later Sep 17, 2025 5:39


durée : 00:05:39 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Face aux talibans qui bannissent les femmes de l'espace public, de l'éduction, des Afghanes osent défier ce joug islamiste en participant à des clubs de lecture clandestins. Ces femmes lisent, débattent à Kaboul ou depuis leur exil, et partagent des fichiers PDF numérisés de livres interdits.

Cultures monde
Frontières en Asie : des conflits en héritage 3/4 : Pakistan/Afghanistan, la “Ligne Durand” sous tension

Cultures monde

Play Episode Listen Later Sep 17, 2025 58:12


durée : 00:58:12 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Depuis sa fixation en 1893, la "Ligne Durand" cristallise les tensions entre le Pakistan et l'Afghanistan. Kaboul en conteste la légitimité pour deux raisons : sa genèse coloniale et son tracé qui divise le peuple pachtoune. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Georges Lefeuvre Anthropologue spécialiste de l'Afghanistan et du Pakistan, ancien diplomate, chercheur associé à l'IRIS; Didier Chaudet Spécialiste des mondes persanophones et sud-asiatiques, géopolitologue, associé à l'Observatoire de la nouvelle Eurasie, membre du comité de rédaction de la Revue Défense nationale

7 milliards de voisins
Le marché, ingrédient d'une société heureuse ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Sep 9, 2025 48:29


En France, entre 8 000 et 12 000 marchés forains se tiennent chaque semaine. Avec leurs étals bien garnis et leurs commerçants gouailleurs, ils font vivre les centres de nombreuses villes et villages, leur permettant de résister à la concurrence des zones d'activités commerciales ou à celle de la livraison à domicile. Et les marchés ne permettent pas seulement de s'approvisionner en produits frais, locaux et de saison, ils sont aussi des lieux de rencontre, favorisant le vivre-ensemble et la diversité dans nos villes. Célébrés par les élus et les citadins, les marchés sont pourtant rarement pris en compte dans les projets de revitalisation urbaine, et la mode des «halles gourmandes» ouvertes 6 jours sur 7 menace leur existence. Comment préserver nos marchés ? Comment les penser et les considérer pour qu'ils puissent jouer pleinement leur rôle de revitalisation urbaine, au-delà de leur seule fonction commerçante ?  Cette émission est une rediffusion du 19 mai 2025. Avec : • Olivier Razemon, journaliste spécialiste des questions de mobilité et d'urbanisme, auteur de On n'a que du beau ! Le marché, ingrédient d'une société heureuse (Éditions Écosociété, 2025) • Romarick Atoke, architecte béninois, spécialiste des smart cities, président fondateur de l'association AFRIKArchi et ancien responsable Architecture & Design urbain de Sémé City au Bénin.  En fin d'émission, le portrait Fawzia Koofi, ex-députée afghane réalisé par Charlie Dupiot. Fawzia Koofi a été l'une des rares femmes députées en Afghanistan. Originaire de la province du Badakhchanau nord-est du pays, elle a grandi à Kaboul. Son père, député, a été tué quand elle avait 3 ans. Plus jeune, elle se rêvait présidente de l'Afghanistan et sa mère lui disait : « Je ne veux pas que tu deviennes présidente, je préfère que tu restes en vie ». Aujourd'hui âgée de 50 ans, Fawzia Koofi publie Lettres à mes sœurs, la voix des afghanes, aux éditions Michel Lafon. Un livre dans lequel elle revient sur son parcours et entend livrer, tant bien que mal, un message d'espoir aux femmes de son pays, elle qui vit désormais en exil au Royaume-Uni. Notre reporter Charlie Dupiot l'a rencontrée à l'occasion de son passage à Paris.      Programmation musicale : ► Kijan - Les freres Tima ► Jenipapo Robo – Hyldon.

On est fait pour s'entendre
De Kaboul à la liberté : une exfiltration sous haute tension

On est fait pour s'entendre

Play Episode Listen Later Sep 9, 2025 22:15


Tanguy Hergibo a exfiltré Getee, une journaliste afghane retenue prisonnière par les Talibans... Ils nous racontent leur extraordinaire mais périlleuse aventure... Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

7 milliards de voisins
Le marché, ingrédient d'une société heureuse ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Sep 9, 2025 48:29


En France, entre 8 000 et 12 000 marchés forains se tiennent chaque semaine. Avec leurs étals bien garnis et leurs commerçants gouailleurs, ils font vivre les centres de nombreuses villes et villages, leur permettant de résister à la concurrence des zones d'activités commerciales ou à celle de la livraison à domicile. Et les marchés ne permettent pas seulement de s'approvisionner en produits frais, locaux et de saison, ils sont aussi des lieux de rencontre, favorisant le vivre-ensemble et la diversité dans nos villes. Célébrés par les élus et les citadins, les marchés sont pourtant rarement pris en compte dans les projets de revitalisation urbaine, et la mode des «halles gourmandes» ouvertes 6 jours sur 7 menace leur existence. Comment préserver nos marchés ? Comment les penser et les considérer pour qu'ils puissent jouer pleinement leur rôle de revitalisation urbaine, au-delà de leur seule fonction commerçante ?  Cette émission est une rediffusion du 19 mai 2025. Avec : • Olivier Razemon, journaliste spécialiste des questions de mobilité et d'urbanisme, auteur de On n'a que du beau ! Le marché, ingrédient d'une société heureuse (Éditions Écosociété, 2025) • Romarick Atoke, architecte béninois, spécialiste des smart cities, président fondateur de l'association AFRIKArchi et ancien responsable Architecture & Design urbain de Sémé City au Bénin.  En fin d'émission, le portrait Fawzia Koofi, ex-députée afghane réalisé par Charlie Dupiot. Fawzia Koofi a été l'une des rares femmes députées en Afghanistan. Originaire de la province du Badakhchanau nord-est du pays, elle a grandi à Kaboul. Son père, député, a été tué quand elle avait 3 ans. Plus jeune, elle se rêvait présidente de l'Afghanistan et sa mère lui disait : « Je ne veux pas que tu deviennes présidente, je préfère que tu restes en vie ». Aujourd'hui âgée de 50 ans, Fawzia Koofi publie Lettres à mes sœurs, la voix des afghanes, aux éditions Michel Lafon. Un livre dans lequel elle revient sur son parcours et entend livrer, tant bien que mal, un message d'espoir aux femmes de son pays, elle qui vit désormais en exil au Royaume-Uni. Notre reporter Charlie Dupiot l'a rencontrée à l'occasion de son passage à Paris.      Programmation musicale : ► Kijan - Les freres Tima ► Jenipapo Robo – Hyldon.

Million Dollar Session
KABOUL L'HUMILIANTE DEFAITE/2

Million Dollar Session

Play Episode Listen Later Sep 4, 2025 13:18


KABOUL

Million Dollar Session
KABOUL L'HUMILIANTE DEFAITE

Million Dollar Session

Play Episode Listen Later Sep 1, 2025 19:00


Aventure Société

Livres Laugh Love
Les hommes savent-ils écrire ?

Livres Laugh Love

Play Episode Listen Later Sep 1, 2025 60:05


La chaîne YouTube de Luna : https://www.youtube.com/@lunalitquoi La chaîne YouTube de Enzo : https://www.youtube.com/@EnzoReadsInstagram : @enzoreads & @lunalitquoi Livres mentionnés : - Katabasis, R.F. Kuang- La porte des enfers, Laurent Gaudé- La divine comédie, Dante- Mille soleils splendides, Khaled Hosseini- Les cerf-volants de Kaboul, Khaled Hosseini- La plus belle histoire du monde, Hubert Reeves, Joël de Rosnay, Dominique Simonet, Yves Coppens- Kafka sur le rivage, Haruki Murakami- Les amants de Spoutnik, Haruki Murakami- Le mage du Kremlin, Giuliano da Empoli- Les passants de Lisbonne, Philippe Besson- L'arrière-saison, Philippe Besson- Dîner à Montréal, Philippe Besson- Hidden Pictures, Jason Rekulak- The Lamb, Lucy Rose- Tender is the flesh, Agustina Bazterrica- Our wives under the sea, Julia Armfield- Un bref instant de splendeur, Ocean Vuong- Davinci Code, Dan Brown- Petit pays, Gaël Faye- Jacaranda, Gaël Faye- L'aveuglement, José Saramago- Tsunami, Marc Duguain- Les mémoires de la forêt, Mickaël Le Brun Arnaud- Lou !, Julien Neel- L'attaque des titans, Hajime Isayama- Moi qui n'ai pas connu les hommes, Jacqueline Harpman- La Louisiane, Julia Malye- The coin, Yasmine Zaher

Du grain à moudre
Quatre ans après la reprise de Kaboul par les talibans, qui veut encore accueillir les Afghans ?

Du grain à moudre

Play Episode Listen Later Aug 15, 2025 43:47


durée : 00:43:47 - Questions du soir d'été - par : Marguerite Catton - Le 15 août 2021, les talibans entraient dans Kaboul. Depuis, quatre années sont passées et c'est toujours sous leur joug que vivent les Afghans et les Afghanes avec les plus grandes difficultés à quitter leur pays... - réalisation : Phane Montet - invités : Jean-Pierre Perrin écrivain, journaliste spécialiste du Moyen Orient pour Médiapart; Hamida Aman fondatrice des médias Radio Begum et Begum TV, qui émettent en Afghanistan et permettent aux femmes d'avoir accès à l'information et à l'éducation ; Mortaza Behboudi journaliste franco-afghan, spécialiste de la question des réfugiés; Didier Leschi Directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII)

Le sept neuf
Mursal Sayas : "L'Afghanistan est maintenant une grande prison pour les femmes"

Le sept neuf

Play Episode Listen Later Aug 15, 2025 10:17


durée : 00:10:17 - L'invité de 7h50 - par : Kevin Dufreche - Quatre ans après la chute de Kaboul, Mursal Sayas, écrivaine, journaliste et réfugiée afghane décrit les "horribles" restrictions auxquelles sont soumises les femmes afghanes par le régime des Talibans. Elle appelle à ne pas oublier leur sort. - invités : Mursal Sayas - Mursal Sayas : journaliste et écrivaine Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les interviews d'Inter
Mursal Sayas : "L'Afghanistan est maintenant une grande prison pour les femmes"

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Aug 15, 2025 10:17


durée : 00:10:17 - L'invité de 7h50 - par : Kevin Dufreche - Quatre ans après la chute de Kaboul, Mursal Sayas, écrivaine, journaliste et réfugiée afghane décrit les "horribles" restrictions auxquelles sont soumises les femmes afghanes par le régime des Talibans. Elle appelle à ne pas oublier leur sort. - invités : Mursal Sayas - Mursal Sayas : journaliste et écrivaine Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

France Culture physique
Quatre ans après la reprise de Kaboul par les talibans, qui veut encore accueillir les Afghans ?

France Culture physique

Play Episode Listen Later Aug 15, 2025 43:47


durée : 00:43:47 - Questions du soir : le débat - par : Marguerite Catton - Le 15 août 2021, les talibans entraient dans Kaboul. Depuis, quatre années sont passées et c'est toujours sous leur joug que vivent les Afghans et les Afghanes avec les plus grandes difficultés à quitter leur pays... - réalisation : Phane Montet - invités : Jean-Pierre Perrin écrivain, journaliste spécialiste du Moyen Orient pour Médiapart; Hamida Aman fondatrice des médias Radio Begum et Begum TV, qui émettent en Afghanistan et permettent aux femmes d'avoir accès à l'information et à l'éducation ; Mortaza Behboudi journaliste franco-afghan, spécialiste de la question des réfugiés; Didier Leschi Directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII)

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Allemagne : des réfugiés afghans attendent toujours leur visa

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jul 11, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les excuses du président du Liberia et l'augmentation des taxes douanières américaines au Brésil. Allemagne : des réfugiés afghans attendent toujours leur visa  La justice allemande a ordonné au gouvernement de délivrer les visas promis aux familles afghanes réfugiées au Pakistan depuis la chute de Kaboul en 2021. Sans ce document, elles risquent d'être expulsées vers leur pays. Pourquoi les autorités ne veulent-elles plus leur octroyer de visas ? Le gouvernement de Friedrich Merz va-t-il faire appel de cette décision de justice ? Avec Pascal Thibaut, correspondant de RFI à Berlin.     Liberia : un espoir de justice pour les victimes des guerres civiles ?    Plus de vingt ans après la fin des deux guerres civiles qui ont ravagé le Liberia entre 1989 et 2003, le président Joseph Boakai a présenté, au nom de l'État, les excuses officielles de l'État pour les 250 000 morts. Pourquoi le faire maintenant ? Ces excuses s'accompagnent-elles de mesures judiciaires concrètes pour les personnes concernées ?   Avec Christina Okello, journaliste au service Afrique de RFI.     Brésil : pour soutenir Bolsonaro, Trump augmente les taxes douanières   Pour dénoncer les poursuites judiciaires lancées contre l'ancien président Jair Bolsonaro, Donald Trump menace de surtaxer de 50 % les importations des produits brésiliens aux États-Unis. Quelles seraient les conséquences économiques pour le Brésil si ces droits de douane étaient appliqués ? Avec Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste chez BDO.   Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Au programme, retour sur la victoire écrasante des Parisiens contre le Real Madrid en demi-finale de la Coupe du monde des clubs.

On est fait pour s'entendre
L'INTÉGRALE - Mohamed Bida, 13 jours, 13 nuits pour sauver 3000 vies à Kaboul

On est fait pour s'entendre

Play Episode Listen Later Jun 26, 2025 39:54


Mohamed Bida, commandant chargé de la sécurité de l'ambassade française à Kaboul, s'est retrouvé en première ligne lors de la prise de la ville par les Talibans en août 2021. Face au chaos, il a dû négocier avec les Talibans pour organiser l'évacuation de près de 3000 réfugiés afghans. Son histoire héroïque, une véritable course contre la montre de "13 jours 13 nuits", a inspiré le film qui sort en salle le 27 juin. Livre- "13 jours, 13 nuits" (Éditions Denoël) Ecoutez Héros avec Faustine Bollaert du 26 juin 2025.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le 13/14
Chela Noori de retour d'Afghanistan

Le 13/14

Play Episode Listen Later Jun 23, 2025 12:22


durée : 00:12:22 - L'invité du 13/14 - par : Jérôme CADET - La présidente de l'association Afghanes de France, Chela Noori, n'avait pu se rendre en Afghanistan depuis 2017. Elle revient d'un voyage de deux semaines entre Kaboul et les grandes provinces. Elle nous livre son récit et témoignera de la situation des femmes. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les interviews d'Inter
Mohamed Bida et Martin Bourboulon : "On essaie de mettre le cinéma au service du sujet"

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Jun 21, 2025 21:40


durée : 00:21:40 - L'invité de 8h20 - Mohamed Bida, commandant de police affecté à l'ambassade de France en Afghanistan et auteur du livre qui a inspiré le film "13 jours 13 nuits" en salles le 27 juin réalisé par Martin Bourboulon qui raconte la chute de Kaboul en 2021 sont les invités de France Inter ce samedi. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Passages
Opération : fuir Kaboul

Passages

Play Episode Listen Later Jun 18, 2025 59:17


Kaboul, août 2021. Les Talibans prennent le pouvoir. L'ambassade française devient un point de tension extrême : l'évacuation des ressortissants français s'annonce chaotique. Les hélicoptères promis n'arrivent pas, les bus sont introuvables, et dehors, la foule s'amasse devant l'ambassade.À l'intérieur, le commandant Mohammed Bida, seul officier supérieur sur place avec ses 11 hommes, doit assurer la sécurité de l'ambassade française à Kaboul. Il improvise, négocie, prend des décisions impossibles. Comment garantir la survie des civils, quand le danger se rapproche chaque minute et que les voies de fuite se ferment une à une ?Entre enjeux diplomatiques et dilemmes moraux, cet épisode de Passages plonge dans les coulisses de l'évacuation de Kaboul en 2021, à travers le récit rare d'un commandant de police français resté jusqu'au bout.Cet épisode de Passages a été tourné par Jeanne-Marie Desnos, monté par Louise Tavera, la réalisation et de mix sont de Théo Boulenger, Louise Hemmerlé est à la production. Si vous aussi vous voulez nous raconter votre histoire dans Passages, écrivez-nous en remplissant ce formulaire. Vous souhaitez soutenir la création et la diffusion des projets de Louie Media ? Vous pouvez le faire via le Club Louie. Chaque participation est précieuse. Nous vous proposons un soutien sans engagement, annulable à tout moment, soit en une seule fois, soit de manière régulière. Au nom de toute l'équipe de Louie : MERCI !Pour avoir des news de Louie, des recos podcasts et culturelles, abonnez-vous à notre newsletter en cliquant ici. Et suivez Louie Media sur Instagram, Facebook, Twitter. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Atelier des médias
Radio Begum: les voix des femmes afghanes passent encore sur les ondes

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Jun 7, 2025 39:06


En écho à la Fête de la radio, L'atelier des médias reçoit la fondatrice de Radio Begum, produite par et pour les femmes en Afghanistan. Hamida Aman raconte le défi quotidien de cette radio qui diffuse des cours aux filles privées d'enseignement et apporte conseils et soutien psychologique. Depuis le retour des talibans au pouvoir à Kaboul le 15 août 2021, la vie des femmes afghanes est faite d'interdictions. Face à cette situation, un média unique offre un espace de vie, d'éducation et de soutien : Radio Begum, pensée et faite par et pour les femmes afghanes.Lancée le 8 mars 2021, Radio Begum diffuse en FM via 18 antennes relais couvrant 20 provinces. Elle est aussi disponible par satellite et sur Internet.Au micro de L'atelier des médias, sa fondatrice Hamida Aman commence par rappeler l'importance du média radio en Afghanistan (« le média le plus accessible, le plus répandu ») puis raconte le contexte de violence et de déscolarisation dans lequel elle a lancé Radio Begum.La grille des programmes de cette radio est centrée sur l'éducation, avec 6 heures de cours radiophoniques par jour (3h en dari, 3h en pachto). Cette initiative, inspirée par le projet australien School of the Air, a pris tout son sens avec la fermeture des écoles secondaires pour filles. Des cours, enregistrés en studio, sont écoutés dans des « écoles secrètes » ou souvent par des groupes de sœurs, offrant une « fenêtre sur l'extérieur » et un espoir d'échapper au mariage précoce.Radio Begum est aussi une « caisse de résonance » du mal-être des femmes afghanes. Elle propose des programmes de soutien psychologique où des psychologues répondent aux appels de femmes exprimant leur détresse. Dans un pays où l'accès aux soins est difficile, les appels concernant la santé sont également nombreux. Les autorités talibanes, notamment le ministère de la Culture et le ministère des Vices et des vertus, surveillent la station et émettent des avertissements sur des sujets sensibles, comme la contraception.Radio Begum a récemment été suspendue suite à l'arrestation de deux employés accusés de collaborer avec des médias étrangers, en l'occurrence Begum TV. Lancée depuis Paris, Begum TV diffuse des contenus similaires, notamment des vidéos des cours scolaires, disponibles aussi sur une plateforme digitale et l'application Begum Academy. L'objectif est d'offrir un certificat reconnu par certaines universités étrangères, donnant une perspective d'études en ligne aux filles.Financée par des entités comme l'ONU, le ministère français des Affaires étrangères, l'Union européenne et par des dons privés, Radio Begum « se substitue en fait à l'État » en fournissant des services essentiels, explique Hamida Aman avant d'exprimer son admiration pour les femmes afghanes.

7 milliards de voisins
Le marché, ingrédient d'une société heureuse ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later May 19, 2025 48:29


En France, entre 8 000 et 12 000 marchés forains se tiennent chaque semaine. Avec leurs étals bien garnis et leurs commerçants gouailleurs, ils font vivre les centres de nombreuses villes et villages, leur permettant de résister à la concurrence des zones d'activités commerciales ou à celle de la livraison à domicile. Et les marchés ne permettent pas seulement de s'approvisionner en produits frais, locaux et de saison, ils sont aussi des lieux de rencontre, favorisant le vivre-ensemble et la diversité dans nos villes. Célébrés par les élus et les citadins, les marchés sont pourtant rarement pris en compte dans les projets de revitalisation urbaine, et la mode des «halles gourmandes» ouvertes 6 jours sur 7 menace leur existence. Comment préserver nos marchés ? Comment les penser et les considérer pour qu'ils puissent jouer pleinement leur rôle de revitalisation urbaine, au-delà de leur seule fonction commerçante ? Avec :• Olivier Razemon, journaliste spécialiste des questions de mobilité et d'urbanisme, auteur de On n'a que du beau ! Le marché, ingrédient d'une société heureuse (Éditions Écosociété, 2025)• Romarick Atoke, architecte béninois, spécialiste des smart cities, président fondateur de l'association AFRIKArchi et ancien responsable Architecture & Design urbain de Sémé City au Bénin. En fin d'émission, le portrait Fawzia Koofi, ex-députée afghane réalisé par Charlie Dupiot.Fawzia Koofi a été l'une des rares femmes députées en Afghanistan. Originaire de la province du Badakhchanau nord-est du pays, elle a grandi à Kaboul. Son père, député, a été tué quand elle avait 3 ans. Plus jeune, elle se rêvait présidente de l'Afghanistan et sa mère lui disait : « Je ne veux pas que tu deviennes présidente, je préfère que tu restes en vie ». Aujourd'hui âgée de 50 ans, Fawzia Koofi publie Lettres à mes sœurs, la voix des afghanes, aux éditions Michel Lafon. Un livre dans lequel elle revient sur son parcours et entend livrer, tant bien que mal, un message d'espoir aux femmes de son pays, elle qui vit désormais en exil au Royaume-Uni. Notre reporter Charlie Dupiot l'a rencontrée à l'occasion de son passage à Paris.   Programmation musicale :► Kijan - Les freres Tima► Jenipapo Robo – Hyldon

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Il a aidé 3000 personnes à fuir l'Afghanistan : l'ex-policier Mohamed Bida raconte

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Play Episode Listen Later Apr 15, 2025 21:08


En 2016, Mohamed Bida, ancien commandant de police en France, part à Kaboul pour être attaché de sécurité à l'ambassade de France en Afghanistan. Cinq ans plus tard, à l'été 2021, les talibans reprennent le pouvoir dans le pays, et Mohamed participe à un moment historique : il orchestre une opération d'exfiltration de près de 3 000 personnes vers la France. Quelques semaines plus tard, de retour en France, il décide de raconter son histoire dans un livre. Il retrace cette opération ultra-délicate négociée avec les islamistes dans le chaos de Kaboul dans « 13 jours et 13 nuits, dans l'enfer de Kaboul ». Son récit va bientôt être adapté au cinéma. Mohamed Bida, aujourd'hui retraité, raconte ses quarante ans de carrière et cette exfiltration au micro de Barbara Gouy. Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Thibault Lambert, Pénélope Gualchierotti, Clara Grouzis, Clara Garnier-Amouroux - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

LSD, La série documentaire
J'aurais rêvé d'être militaire 5/8 : Avoir 20 ans en Afghanistan

LSD, La série documentaire

Play Episode Listen Later Apr 14, 2025 26:17


durée : 00:26:17 - LSD, la série documentaire - par : Adrien Morat - Dans cet épisode, nous suivons Gaddiel, Rémi, Jonathan, Timothé et le colonel Jean Michelin dans leur baptême du feu et leur première expérience de combat dans les vallées afghanes. De l'arrivée à Kaboul jusqu'aux premiers combats, en passant par la vie quotidienne dans leur base. - réalisation : François Teste

Géopolitique
L'« apartheid de genre » s'étend pour les femmes afghanes avec la fermeture de « leur » radio

Géopolitique

Play Episode Listen Later Feb 7, 2025 3:10


durée : 00:03:10 - Géopolitique - Les talibans ont suspendu Radio Begum, une radio destinée aux femmes à Kaboul, dernier acte contre les femmes en Afghanistan. Depuis leur arrivée au pouvoir en 2021, ils organisent l'invisibilité des femmes, un « apartheid de genre », selon un concept qui fait son chemin.