Podcasts about prenons

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Choses à Savoir
Pourquoi connaissez-vous la syllepse sans le savoir ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 1:24


Une syllepse est une figure de style subtile. Elle consiste à employer un mot dans deux sens différents en même temps : un sens propre et un sens figuré, ou deux sens distincts d'un même terme. Autrement dit, un seul mot, mais une double lecture.Le terme vient du grec sullêpsis, qui signifie « action de prendre ensemble ». C'est exactement cela : l'auditeur doit « saisir ensemble » deux significations.Prenons un exemple simple :« Il a perdu ses clés et son sang-froid. »Le verbe perdre s'applique ici à deux réalités différentes. On peut perdre des clés au sens propre. On peut perdre son sang-froid au sens figuré. Le mot fonctionne donc sur deux plans simultanément.La syllepse joue souvent sur l'ambiguïté. Elle crée un effet d'esprit, d'ironie ou de profondeur. Par exemple chez Victor Hugo :« Vêtu de probité candide et de lin blanc. »Ici, le mot « vêtu » s'applique concrètement au lin blanc, mais métaphoriquement à la probité. On ne porte évidemment pas la probité comme un vêtement. Pourtant, la construction grammaticale unit les deux.Il ne faut pas confondre la syllepse avec le simple jeu de mots. Le jeu de mots repose sur la sonorité ou l'homonymie. La syllepse, elle, repose sur un glissement de sens à l'intérieur d'une même structure syntaxique.On distingue parfois deux types de syllepses :La syllepse de sens : un mot est pris simultanément dans son sens propre et figuré.La syllepse grammaticale : l'accord se fait selon le sens et non selon la stricte règle grammaticale. Par exemple : « La plupart sont venus. » Le mot « plupart » est singulier, mais l'accord se fait au pluriel, selon l'idée de pluralité.La syllepse est très présente en littérature, en poésie et même en publicité, car elle permet de densifier le langage. En quelques mots, on suggère davantage qu'on ne dit explicitement.Ce qui rend la syllepse intéressante, c'est qu'elle mobilise l'intelligence du lecteur ou de l'auditeur. Elle demande une petite gymnastique mentale : comprendre qu'un mot ne se contente pas d'un seul sens.En résumé, la syllepse est une figure de style qui exploite la richesse polysémique des mots. Elle joue sur la coexistence de deux significations au sein d'une même phrase. C'est une manière élégante de dire plus… en disant moins. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Visionary Marketing Podcasts
Un CRM IA pour personnaliser a l'échelle

Visionary Marketing Podcasts

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 34:43


L’IA arrivera-t-elle à donner corps à cette fameuse personnalisation de masse en temps réel dont on parle dans le domaine du CRM depuis longtemps ? On sent nettement poindre un mouvement dans la bonne direction pour ce qui concerne le CRM marketing. Et l’IA, ô surprise, joue un rôle important dans ce virage. Les apports de l’IA agentique, en complément d’autres techniques, commencent en effet à prendre corps. Pour faire le point sur ce sujet avec des retours d'expérience précis et chiffrés je me suis entretenu avec Antoine Parizot, co-CEO de Splio. CRM et IA : Splio veut réconcilier la marque et le client IA et CRM avancent très vite en cette période d’innovation intense. Mais il ne faut pas sacrifier à la méthode explique Antoine Parizot de Splio. Image antimuseum.com par Yann Gourvennec Rien de tel qu’une interview avec un professionnel pour faire le point sur ce sujet de l’apport de l’IA dans le CRM. Une interview très ancrée dans le pragmatisme et le concret dont voici le compte-rendu. Dans cet entretien avec Antoine Parizot, co-CEO de Splio, celui-ci nous explique comment l’IA prédictive et décisionnelle transforme en profondeur les pratiques de la relation client. Entre personnalisation à grande échelle, agents intelligents et souveraineté numérique. Il existe en France un écosystème MarTech que l’on cite trop rarement. Splio en fait partie. Fondée en 2001, cette entreprise française spécialisée dans le CRM a su traverser deux décennies de transformations digitales sans perdre le cap. Aujourd’hui, elle se revendique « CRM AI First », une ambition qui ne relève pas du simple effet de manche. Antoine Parizot, co-CEO de Splio, ancien directeur général France de Microsoft, incarne cette double culture : rigueur technologique américaine, pragmatisme et ancrage européen. Lors de cet entretien, il revient sur ce que l’IA change concrètement dans la relation entre les marques et leurs clients, et sur les conditions qui permettent de lui faire confiance. Le CRM comme équilibre entre les enjeux de la marque et ceux du client Avant d’évoquer l’IA, Antoine Parizot pose une question de fond : à quoi sert le CRM ? Sa réponse tient en une tension permanente. D’un côté, la marque qui veut écouler ses stocks, remplir ses objectifs trimestriels, envoyer une campagne à toute sa base. De l’autre, le client qui ne veut pas recevoir cinq e-mails par semaine et qui, surtout, veut être reconnu. Le CRM, c’est l’équilibre entre les enjeux des marques et les enjeux des clients Le CRM, c’est l’équilibre entre les enjeux des marques et les enjeux des clients, nous explique Antoine Parizot, un exercice dans lequel l’IA peut aider le marketeur. Image produite avec Midjourney dans notre mode personnalisé. Cet équilibre était, jusqu’à présent, difficile à tenir à grande échelle. Avec un million de contacts, cinq canaux de communication possibles, dix mille références produits et plusieurs créneaux d’envoi dans la semaine, le calcul devient, selon ses propres mots, « quasiment insoluble ». C’est là qu’intervient Tinyclues, la start-up d’IA rachetée par Splio en 2023 et qui propulse désormais son offre. Sa vocation est de permettre au CRM manager de connaître chacun de ses clients individuellement et de prédire leurs comportements futurs. Voilà une tâche qu’aucun humain ne peut accomplir sur des bases de plusieurs millions de contacts. Est-ce que ce client est susceptible d’acheter dans une catégorie particulière ? Est-ce le bon moment pour lui adresser une offre de fidélisation ? Quel canal privilégier ? Ce sont ces questions, très opérationnelles, que l’IA commence à pouvoir résoudre. Quatre types d’IA, des usages distincts Splio s’appuie sur quatre types d’intelligence artificielle, dont deux sont utilisés depuis plusieurs années déjà. L’IA prédictive, d’abord, qui permet de scorer les clients et d’anticiper leurs comportements d’achat. L’IA décisionnelle, ensuite, qui arbitre la distribution des campagnes : quand on gère trente campagnes simultanées pour dix millions de clients, c’est l’IA qui décide qui reçoit quoi. « Nous sommes propriétaires de notre technologie en deep learning », précise Antoine Parizot, ce qui permet à Splio de gérer des équations multi-variables complexes (le bon message, au bon canal, au bon moment) sans dépendre de briques tierces. L’IA dans le CRM n’est pas une révolution qui supprime les marketeurs, c’est un ensemble d’outils qui, bien calibrés, permettent de faire ce que le marketing promet depuis longtemps sans jamais vraiment y parvenir : traiter chaque client comme un individu unique, au bon moment, sur le bon canal, avec la bonne offre. Imahge produite avec Midjourney dans notre style personnalisé. Deux couches plus récentes s’y ajoutent depuis 2025 : l’IA générative, pour la production de contenus, et l’IA agentique. Ce qu’il faut retenir, c’est que ces IA ne se substituent pas au marketeur. Elles lui permettent de déléguer ce que la machine fait mieux : les calculs de probabilité à grande échelle, la gestion de plans de campagne complexes. Cela lui permet de se concentrer sur ce que l’IA ne sait pas faire, c’est-à-dire créer de l’émotion, donner du sens à une marque, construire une relation dans la durée. Des résultats mesurables : de Mademoiselle Bio à TUI Les chiffres avancés par Splio sont difficiles à ignorer. Chez Mademoiselle Bio, e-commerçant dans le secteur bio, les audiences prédictives permettent de concentrer 90 % du chiffre d’affaires CRM sur 28 % de la base client. Dit autrement, en ciblant les bons acheteurs plutôt qu’en arrosant toute la base, les résultats sont meilleurs et la pression marketing moindre. L’engagement sur recommandation produit progresse de 33 %, et les taux de conversion SMS affichent des chiffres que l’entreprise qualifie d’« impressionnants ». Le cas TUI illustre une autre dimension : celle de la pertinence dans un secteur où la décision d’achat est complexe. Le voyageur ne se décide pas sur un seul signal. Parmi les critères les plus importants citons le prix, la destination, le moment, l’occasion. Résultat avec Tinyclues : 36 % de revenus supplémentaires pour mille messages envoyés, 17 % de messages en moins, 7 % de commandes en plus. On envoie moins de messages et on génère plus de revenus. C’est précisément l’équilibre que l’on cherchait au départ À une autre échelle, Orange Africa illustre un troisième cas de figure : celui de l’automatisation quasi totale, justifiée par la nature du métier. Sur des marchés africains où les clients gèrent plusieurs cartes SIM et rechargent quotidiennement selon la meilleure offre disponible pour des sommes très faibles, l’IA orchestre en continu l’ensemble du plan de campagne. Le vrai job du marketeur c’est de mettre toutes les bonnes offres dans la plateforme. Ensuite, c’est la technologie qui va chercher la meilleure offre pour chaque client tous les jours Ce niveau d’automatisation n’est pas nécessaire pour un distributeur avec deux achats par an, mais il démontre jusqu’où l’IA peut aller lorsque le scénario métier l’exige. L’IA ou plutôt une combinaison de différentes techniques IA donne corps à l’ hyperpersonnalisation à l’échelle. Image produite avec Midjourney Le pacte de confiance, condition préalable à toute délégation Comment une direction marketing mesure-t-elle concrètement la valeur de l’IA ? Antoine Parizot répond par une notion qui revient comme un fil conducteur dans l’entretien : le « pacte de confiance ». Il s’agit de décider, en amont, ce que l’on est prêt à déléguer à la machine et ce que l’on garde en interne parce que c’est là que réside l’avantage compétitif. L’IA sera toujours meilleure sur la partie mathématique. Mais créer de l’émotion, donner du sens, investir dans ses équipes : ça, les marques doivent le garder La méthode qu’il préconise est celle du test structuré, comparable à l’expérience que tout conducteur a faite avec Waze : la première fois, on résiste, on pense connaître mieux son chemin. Puis, après quelques essais, on constate que l’algorithme avait raison. Le processus est identique avec l’IA CRM : on teste sur un périmètre défini, on compare les résultats en A/B test, on mesure l’impact réel des audiences prédictives ou des recommandations produits, et seulement après on étend le périmètre délégué. La confiance n’exclut pas le contrôle Ce n’est pas un blanc-seing accordé à la technologie, c’est un apprentissage progressif, fondé sur la preuve. L’agent CRM : l’étape d’après Splio a lancé en février 2026 son agent CRM, baptisé Ask My CRM. La distinction que fait Antoine Parizot entre un chatbot et un agent mérite d’être soulignée, tant la confusion est répandue. Un chatbot répond à des questions. Un agent agit. Prenons l’exemple d’un passager aérien qui souhaite changer son billet : le chatbot le redirige vers un conseiller ; l’agent, lui, interroge les systèmes de réservation, vérifie la disponibilité, calcule le surcoût éventuel, propose une solution et attend la confirmation pour exécuter le changement, sans intervention humaine. Appliqué au CRM, cela signifie que le manager peut poser à l’agent des questions analytiques complexes, « quels sont mes segments à fort potentiel ce trimestre ? », et obtenir une réponse contextualisée, appuyée sur les données réelles de sa base, avec la source des données exposée pour contrôle. La prochaine étape sera l’actionnabilité directe : création de segments, génération de campagnes, connexion au service client, au site web, à WhatsApp. Mais Splio avance prudemment. On commence par l’analytique, on crée la confiance, et ensuite seulement on ouvre de nouveaux cas d’usage Sur la question des hallucinations, sujet que l’on ne peut plus esquiver, la réponse de Splio est à la fois honnête et méthodique. Pour l’IA prédictive et décisionnelle, le problème ne se pose pas : il n’y a pas de génération de texte, donc pas de risque d’invention. Pour l’agent génératif en revanche, trois garde-fous ont été mis en place : l’agent est entraîné à reconnaître ses limites et à le dire explicitement ; les questions trop vagues sont recadrées plutôt qu’interprétées librement ; enfin, chaque recommandation est accompagnée des données source, consultables par l’utilisateur. La confiance se construit dans le temps. Plus une marque utilise l’agent, plus il dispose de contexte, plus il est pertinent Emploi, jeunes talents et IA : ni catastrophisme ni naïveté La question de l’impact sur l’emploi ne pouvait être éludée. Antoine Parizot y répond avec la même nuance que sur les autres sujets. Dans le CRM, les équipes sont souvent réduites et débordées ; l’IA va d’abord leur permettre d’automatiser les tâches répétitives pour se concentrer sur la stratégie et l’analyse. Un déplacement de la charge de travail, plus qu’une suppression de postes. Sur les profils juniors, il est plus prudent. Il observe, dans le conseil notamment, une tendance à réduire le recours aux jeunes collaborateurs au profit des agents. Mais il refuse d’en faire une fatalité. Quand il est arrivé chez Microsoft, le cloud computing était une technologie naissante. Ceux qui s’y sont adaptés rapidement en ont fait une compétence distinctive. Les jeunes d’aujourd’hui jouent sur un terrain de jeu différent du mien. C’est leur terrain, pas le mien La capacité à automatiser des tâches, à questionner les processus établis, à apporter une culture native de ces outils : voilà ce qui fera la différence. La curiosité et l’adaptation, non comme vertus générales, mais comme compétences professionnelles concrètes. Souveraineté numérique : l’excellence d’abord, le label ensuite Sur la souveraineté numérique, thème omniprésent dans les discussions françaises, Antoine Parizot adopte une position qui tranche avec le débat habituel. Il reconnaît sans ambages la domination américaine sur les couches d’infrastructure et les modèles fondationnels : Microsoft, Google, Amazon occupent un terrain que l’Europe ne rattrapera pas facilement. Mais il souligne aussi que sur la couche applicative, le CRM, le marketing, les solutions métiers, l’écosystème français est riche et compétitif. Splio, Brevo, OVHcloud, Mistral : autant d’acteurs capables de répondre aux besoins des grandes entreprises. Sa vision de la souveraineté est simple et directe. La souveraineté doit être l’élément en plus, pas l’élément central. Mon travail, c’est de faire en sorte que notre produit soit meilleur que nos concurrents américains, pour que le choix d’une solution française soit une évidence, pas une contrainte Il n’est pas question de se replier sur le label d’origine, mais de mériter la préférence par l’excellence. Un principe qui s’applique autant à Splio qu’à l’ensemble des acteurs tech européens. Ce que le CRM IA First change vraiment Cet entretien avec Antoine Parizot laisse une impression durable : celle d’un professionnel qui refuse autant le catastrophisme que l’enthousiasme naïf. L’IA dans le CRM n’est pas une révolution qui supprime les marketeurs, c’est un ensemble d’outils qui, bien calibrés, permettent de faire ce que le marketing promet depuis longtemps sans jamais vraiment y parvenir : traiter chaque client comme un individu unique, au bon moment, sur le bon canal, avec la bonne offre. Reste que la promesse ne se concrétise pas sans méthode. Le pacte de confiance qu’évoque Parizot, cette décision délibérée de définir ce que l’on délègue et ce que l’on garde, est peut-être la contribution la plus utile de cet entretien pour tout directeur marketing qui hésite encore. On ne confie pas ses clients à l’IA sur la foi d’un argumentaire commercial. On teste, on mesure, on ajuste. Et si les résultats sont là, comme chez TUI, Mademoiselle Bio ou Orange Africa, on élargit progressivement le périmètre. Curiosité, pragmatisme et excellence : trois mots pour résumer une approche qui mérite d’être prise au sérieux. Ce qui change vraiment avec l’IA dans le CRM : infographie produite avec Gemini avec l’aide de Numerika À propos de Splio Fondée en 2001, Splio est une entreprise française de MarTech spécialisée dans le CRM et le marketing client. Sa plateforme, propulsée par l’IA depuis l’acquisition de Tinyclues en 2023, couvre l’ensemble de la chaîne CRM : segmentation prédictive, orchestration des campagnes, recommandation produit et, depuis 2026, IA agentique avec Ask My CRM. Splio accompagne des marques de premier plan, dont Air France, Fnac Darty, Samsung, TUI et Orange Africa, dans leur stratégie de relation client omnicanale. Revendiquant aujourd’hui 30 % de son chiffre d’affaires récurrent généré par ses solutions d’IA, l’entreprise vise 50 % d’ici 2027. La video suivante explique le fonctionnement de Ask My CRM. À propos d’Antoine Parizot Antoine Parizot est co-CEO de Splio, entreprise française de MarTech fondée en 2001 et spécialisée dans le CRM AI First. Avant de rejoindre Splio il y a plus de huit ans, il a exercé pendant sept ans chez Microsoft, notamment en tant que Directeur Général France, puis en charge du produit et de la R&D. Il codirige aujourd’hui l’entreprise avec Antoine Scialom, en charge des dimensions produit et business. The post Un CRM IA pour personnaliser a l'échelle appeared first on Marketing and Innovation.

Atelier des médias
Femmes journalistes : entre vocation passionnée et obstacles systémiques

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Mar 7, 2026 30:30


Pour la Journée internationale des droits des femmes, L'atelier des médias reçoit la journaliste Claire Lemaître qui analyse dans un livre les réalités de l'exercice du métier de journaliste, en France, pour les femmes. Entre précarité, sexisme et plafond de verre, ces professionnelles de l'information défendent leur place, malgré tout. Fin 2025, la journaliste Claire Lemaître a cosigné avec l'enseignante-chercheuse Pauline Renaud un livre intitulé Femmes journalistes : entre passion et (dés)illusion. Cet essai s'appuie sur les témoignages de 31 professionnelles de l'information aux profils variés et analyse un paradoxe criant : alors que le métier se féminise – 48 % de cartes de presse sont détenues par des femmes en France –, les inégalités structurelles demeurent. Claire Lemaître souligne que derrière cette parité de façade, les femmes sont plus exposées à la précarité, étant surreprésentées parmi les pigistes et les contrats courts. Elles font face à un plafond de verre persistant qui limite leur accès aux postes de direction. Pourtant, le journalisme demeure pour elles une vocation puissante, souvent rêvée dès l'enfance. L'autrice explique que pour beaucoup, ce métier définit leur identité : « Ce sont des femmes qui voient un métier utile. Il y a un rôle démocratique là-dedans. Elles ont des valeurs, elles estiment que c'est un métier qui fait avancer, qui fait bouger les choses et c'est quelque chose de très important pour elle ». La confrontation avec le réel impose souvent une désillusion. Lemaître invoque le concept sociologique d'illusio de Pierre Bourdieu pour décrire cet arbitrage permanent entre les gratifications et les sacrifices consentis. Parmi les obstacles majeurs figurent le sexisme ou encore les freins liés à la maternité. Comme le précise Claire Lemaître : « La carrière va souvent stagner. Le métier de journaliste est un métier où la disponibilité est considérée comme une compétence. » Elle note également la difficulté pour certaines femmes de témoigner sous leur véritable identité des violences subies : « C'est souvent plus valorisant de dire que ça a été facile, qu'on a été forte, qu'on a été recherchée. Dire qu'on a été harcelée, ça reste quand même compliqué. » L'entretien aborde aussi l'intersectionnalité, rappelant que les femmes racisées subissent des difficultés cumulées. Face à ces défis, des stratégies de survie émergent. La spécialisation permet de s'imposer par l'expertise. La sororité et l'organisation en collectifs, tels que Prenons la une, deviennent des leviers essentiels pour briser l'isolement et lutter contre l'opacité salariale. Ces espaces permettent de transformer le sentiment d'injustice en force collective. En conclusion, Claire Lemaître exhorte les futures journalistes à « créer un réseau avec d'autres femmes ou avec d'autres hommes aussi pour se protéger mais aussi pour se donner de l'élan ». Le mot de la fin revient à la démocratie, car l'apport des femmes est indispensable pour garantir une information plurielle.

C'est pas du vent
Prenons soin des sols, la base de la vie sur Terre

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 48:30


Les sols de la planète sont la base de la vie sur Terre. 40% sont dégradés sur tous les continents pourtant avec des gestes simples et peu coûteux, nous pouvons les réparer. Nous vous emmenons dans l'ouest de l'Inde où une ONG les restaure avec succès ! Avec Patrice Burger, président du CARI (Centre d'Actions et de Réalisations Internationales) et Christophe Brosse, directeur général du CARI. Et avec le reportage de Sébastien Farcis tourné dans l'ouest de l'Inde auprès de l'ONG Water Organisation Trust, qui lutte depuis 30 ans contre cette dégradation des terres, en apprenant aux villageois comment protéger les forêts et préserver ainsi leurs ressources en eau.   Musique diffusée dans l'émission ► Harry Nilsson - Rainmaker.

C'est pas du vent
Prenons soin des sols, la base de la vie sur Terre

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 48:30


Les sols de la planète sont la base de la vie sur Terre. 40% sont dégradés sur tous les continents pourtant avec des gestes simples et peu coûteux, nous pouvons les réparer. Nous vous emmenons dans l'ouest de l'Inde où une ONG les restaure avec succès ! Avec Patrice Burger, président du CARI (Centre d'Actions et de Réalisations Internationales) et Christophe Brosse, directeur général du CARI. Et avec le reportage de Sébastien Farcis tourné dans l'ouest de l'Inde auprès de l'ONG Water Organisation Trust, qui lutte depuis 30 ans contre cette dégradation des terres, en apprenant aux villageois comment protéger les forêts et préserver ainsi leurs ressources en eau.   Musique diffusée dans l'émission ► Harry Nilsson - Rainmaker.

Y'a de l'idée
Tourisme : promenades à dos d'éléphants, spectacles d'orques, atomic parties… ces pratiques autrefois normales désormais interdites

Y'a de l'idée

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 3:12


L'Indonésie vient de prendre une décision forte : interdire les promenades touristiques à dos d'éléphant.Une mesure saluée par de nombreuses associations de protection animale, qui parlent d'un tournant historique pour le bien-être des pachydermes. Mais cette interdiction suscite aussi des inquiétudes parmi certains acteurs locaux. Pour eux, ces activités constituaient une ressource économique importante, notamment pour financer des centres de conservation d'une espèce protégée.Ce débat illustre une évolution plus large : certaines pratiques touristiques, autrefois considérées comme normales, sont aujourd'hui devenues difficilement acceptables.Prenons par exemple les spectacles de dauphins et d'orques dans les parcs aquatiques. Pendant longtemps, ces shows étaient l'une des attractions phares du tourisme familial. Mais le regard a changé.De plus en plus de pays légifèrent pour limiter ou interdire ces pratiques. Le Mexique, qui abrite environ 10 % des quelque 3 000 dauphins vivant en captivité dans le monde, impose désormais des conditions plus strictes : les animaux ne peuvent plus être maintenus dans des bassins en béton et doivent vivre dans des enclos marins.En Belgique aussi, la question avance. Le delphinarium de Bruges, dernier du pays, devra fermer au plus tard en 2037. Le ministre flamand du Bien-être animal, Ben Weyts, a même évoqué la possibilité d'une fermeture anticipée.Ces évolutions sont le fruit de décennies de mobilisation. Dès les années 1990, des campagnes dénonçaient déjà la captivité des cétacés. Un film a d'ailleurs marqué les esprits à cette époque : Sauvez Willy. L'histoire d'une amitié entre un garçon et une orque captive dans un delphinarium.Le succès du film a contribué à sensibiliser le public. Une fondation a même été créée pour sauver l'orque qui incarnait Willy à l'écran, Keiko, et lui permettre de retrouver l'océan.Autre domaine où les mentalités ont changé : les cirques. En Belgique, les animaux sauvages y sont désormais interdits. Une avancée obtenue après des années de campagne menées notamment par l'association GAIA, qui dénonce depuis longtemps l'exploitation animale dans les spectacles.Le tourisme animalier a lui aussi connu des dérives spectaculaires. Pendant des années, certains visiteurs se rendaient en Thaïlande pour se faire photographier aux côtés de tigres dans un temple devenu célèbre.Mais en 2016, le site a été fermé par les autorités. Les enquêteurs ont découvert que les tigres étaient sédatés pour rester calmes devant les touristes. L'enquête a aussi révélé l'existence d'un trafic d'espèces sauvages.Toutes ces pratiques témoignent d'une époque où la question du bien-être animal était beaucoup moins prise en compte.Mais les changements ne concernent pas seulement les animaux.Certaines formes de tourisme humainement ou culturellement problématiques ont aussi disparu. Dans les années 1950, par exemple, Las Vegas était surnommée la capitale du “tourisme atomique”. Les hôtels et casinos organisaient des “atomic parties” sur leurs toits pour permettre aux visiteurs d'observer les champignons nucléaires provoqués par les essais atomiques dans le désert du Nevada.Aujourd'hui, cette idée paraît totalement absurde.Dans un autre registre, certaines pratiques touristiques autrefois tolérées sont désormais interdites pour protéger des sites patrimoniaux ou sacrés. Il est par exemple interdit aujourd'hui d'escalader les pyramides en Égypte ou au Mexique.Même chose en Australie, où l'ascension du célèbre rocher d'Uluru est interdite depuis 2019. Ce site est sacré pour les peuples aborigènes, qui considèrent que le piétiner constitue un manque de respect.Les mentalités évoluent, et le tourisme aussi.Ce qui semblait normal hier peut devenir impensable aujourd'hui. Et à bien des égards, c'est peut-être le signe d'un monde qui apprend — lentement mais sûrement — à voyager avec davantage de respect.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

La Pensée de Joyce – Méditation quotidienne
Oui à la confiance en soi et non aux comparaisons

La Pensée de Joyce – Méditation quotidienne

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 2:16


Aussi longtemps que nous nous comparerons aux autres, nous ne pourrons pas avoir confiance en nous. Nous pouvons avoir un physique de rêve, de nombreux talents, une intelligence hors pair et réussir dans toutes nos entreprises, nous finirons tôt ou tard par tomber sur quelqu'un qui est meilleur que nous. La confiance en soi vient de l'assurance qu'on est aimé de Dieu. Prenons conscience des talents qu'il nous a donnés et soyons reconnaissants pour eux. Alors nous ferons du mieux que nous pourrons avec ce que Dieu nous a donné. Ce n'est pas en nous comparant aux autres et en entrant en compétition avec eux que nous pourrons avoir confiance en nous-mêmes. Il est très difficile de se battre continuellement pour rester le meilleur. C'est même impossible. Notre joie ne devrait pas provenir de ce que nous sommes meilleurs que les autres, mais de ce que nous faisons de notre mieux pour le Seigneur. Merci Père parce que je n'ai pas besoin d'être meilleur que tout le monde pour être accepté de toi. J'ai confiance et je me sens en sécurité parce que je sais que tu m'aimes tel que je suis. Merci pour la paix qui est la mienne lorsque je refuse de me comparer aux autres. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?

Ça va maman?
Prévenir les violences sexuelles avec la fondation Marie-Vincent

Ça va maman?

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 69:24


Si vous avez un épisode à écouter pour vos enfants, c'est celui-ci!   Dans cet épisode, on se lance dans une conversation essentielle et sans détour : comment aborder la prévention des violences sexuelles avec nos enfants, même quand on est mal à l'aise ou qu'on ne sait pas par où commencer.   Avec la Fondation Marie-Vincent et leurs intervenantes engagées, on découvre :   Pourquoi utiliser les vrais mots pour parler d'intimité avec nos enfants fait toute la différence ; Comment faire de l'éducation à la sexualité (même si vous êtes mal à l'aise) Comprendre que l'éducation à la sexualité va bien au-delà du sexe : estime de soi, frontières, relations, émotions ;  Comment expliquer aux enfants la différence entre les bons et les mauvais secrets Que faire si votre famille est victime et comment retrouver espoir grâce à l'écoute, au soutien et à la solidarité. Que vous soyez déjà sensibilisée ou que vous n'ayez jamais osé ouvrir la discussion à la maison, cet épisode est là pour vous outiller, vous rassurer et, surtout, vous rappeler que vous n'êtes pas seule. Prenons ce temps ensemble : pour nos enfants, pour nous, et pour bâtir un village plus fort et plus bienveillant.   * À noter qu'il n'y a aucun exemple explicite cité dans l'épisode   ---   N'hésitez pas à écouter ; ça peut faire toute une différence dans la vie d'un enfant.   Ce balado est présenté par Info Justice. Info Justice offre  du soutien juridique gratuit et confidentiel pour accompagner les personnes dans leurs réalités juridiques, partout au Québec. Pour en savoir plus, cliquez juste ici : https://bit.ly/infojustice-maman

Aldor (le podcast)
La spirale d’Ulam 2. Tachycardie

Aldor (le podcast)

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 5:58


…Les grandes lignes qui se croisent dans le plan de la spirale d’Ulam ne sont pas contestables : elles sont là et bien là. Et pourtant, elles ne livrent aucune clé car elles sont inexhaustives et imparfaites. Prenons la diagonale qui descend vers la gauche, que j’ai marquée d’un pointillé vert : 5, 19, 41, 71, 109. La « raison » (comme disent les mathématiciens) de cette suite ne saute pas immédiatement aux yeux mais DeepSeek me fait observer que l’écart entre les nombres suit une progression arithmétique, augmentant de 8 à chaque itération : 19-5 =14 41-19 =22 (=14+8) 71-41=30 (=22+8) 109-71=38 (=30+8) Cette suite évolue en fonction d’une règle polynomiale qui (me souffle le même DeepSeek) peut s’écrire : f(n)=4n²+2n-1, suite qui produit souvent des chiffres premiers, par exemple quand x varie de 1 à 5 : (4×1²)+(2×1)-1=5 (4×2²)+(2×2)-1=19 (4×3²)+(2×3)-1=41 (4×4²)+(2×4)-1=71 (4×5²)+(2×5)-1=109 A partir de 6, la série s’arrête. Plus exactement, la fonction continue à produire des chiffres mais ils ne sont plus premiers ; plus précisément, ils ne sont plus tous premiers. Si l’on prend les premiers quarante nombres de la suite, alignés sur la diagonale 5,19, etc., on a : 5, 19, 41, 71, 109, 155, 209, 271, 341, 419, 505, 599, 701, 811, 929, 1055, 1189, 1331, 1481, 1639, 1805, 1979, 2161, 2351, 2549, 2755, 2969, 3191, 3421, 3659, 3905, 4159, 4421, 4691, 4969, 5255, 5549, 5851, 6161, 6479.La capacité de la suite-ligne à générer des nombres premiers est donc à éclipses, pulsant un instant, s’interrompant puis reprenant comme un dauphin qui nagerait à la surface de la mer, plongerait sous la surface puis resurgirait au soleil. Il y a bien là une sorte d’ordre, puisque la ligne est clairement repérable et qu’elle produit, souvent, des suites remarquables de quatre ou cinq nombres premiers consécutifs mais on ne saisit pas la cause sous-jacente de ces émergences et disparitions ; on ne distingue pas le tempo (ou le rythme ; je n’ai toujours pas compris la différence, Claude) de cette mélodie des nombres. Ce qu’on voit et entend, ce sont des ordonnancements localisés, des pulsations, de petits bouts de lignes dans la grande diagonale, petits bouts au sein desquels, on ne sait pourquoi, quelque chose de construit paraît l’emporter sur l’entropie ambiante. Peut-être y a-t-il, cachée dans des dimensions supérieures, une fonction polynomiale de degré z ou une spirale d’Ulam venue d’une autre dimension qui rend compte de ce qui est, qui justifie ces soubresauts de l’univers mathématique. Mais pour l’heure, on ne la connaît pas. On voit seulement ces îles, ces îles de primarité se suivant à la queue-leu-leu dans l’océan des nombres comme un chapelet d’Aléoutiennes qui s’effilocherait peu à peu, et on entend seulement le battement irrégulier, la sorte de tachycardie du grand pouls arithmétique. Quelque chose, quelque part, bat avec force, dont les lignes de la spirale d’Ulam trahissent les échos, ou peut-être les vibrations. Lire le premier épisode : Lignes En accompagnement musical, Dans l’antre du roi de la montagne, d’Edvard Grieg, avec son tempo (ou peut-être son rythme ? – son tempo me dit Claude) qui s’accélère comme ralentit celui des nombres premiers au fur et au mesure qu’on s’éloigne de zéro. L’image de couverture est tirée de l’application android Ulam Spiral, de Tomoyuki Hoshi. Cet article La spirale d’Ulam 2. Tachycardie est apparu en premier sur Aldor (le blog).

Autour de la question
Pourquoi l'exploration, c'est de famille chez les Piccard?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 48:30


Son grand-père est le premier à avoir volé dans la stratosphère, inspirant à Hergé le professeur Tournesol. son père le premier à avoir plongé dans les abysses en bathyscaphe, quant à Bertrand il a réussi le premier tour du monde en avion solaire. Les Piccard en BD, pionniers du ciel et des abysses... (Rediffusion du 23 juin 2025). Prenons de la hauteur et de la profondeur aujourd'hui dans l'espace comme dans le temps, sur les traces de trois savanturiers de génie. 3 générations de pionniers du ciel et des abysses Dans la famille Piccard, on commence par le grand-père Auguste Piccard, le physicien qui inspira Hergé pour le personnage du professeur Tournesol est le 1er homme à avoir atteint la stratosphère en ballon et à voir la courbure de la Terre. On poursuit avec le père Jacques Piccard, océanographe et écologiste avant l'heure qui descendit avec le bathyscaphe conçu par son père à plus de 10 000 mètres dans la fosse des Mariannes pour y découvrir la vie au fond des océans. Et enfin, dans la famille Piccard, nous aurons la chance d'être en duplex depuis Lausanne avec le fils Bertrand Piccard, aéronaute et pionnier des énergies propres, qui réalisa le 1er tour du monde en ballon sans escale et avec Solar impulse le premier tour du monde en avion solaire... Avec Bertrand Piccard (le premier à avoir fait le Tour du Monde en ballon avant de se lancer dans l'aventure des énergies renouvelables avec Solar Impulse, l'avion solaire) et l'auteur et dessinateur Jean-Yves Duhoo pour la BD 1, 2, 3 Piccard, parue chez Dargaud.

Autour de la question
Pourquoi l'exploration, c'est de famille chez les Piccard?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 48:30


Son grand-père est le premier à avoir volé dans la stratosphère, inspirant à Hergé le professeur Tournesol. son père le premier à avoir plongé dans les abysses en bathyscaphe, quant à Bertrand il a réussi le premier tour du monde en avion solaire. Les Piccard en BD, pionniers du ciel et des abysses... (Rediffusion du 23 juin 2025). Prenons de la hauteur et de la profondeur aujourd'hui dans l'espace comme dans le temps, sur les traces de trois savanturiers de génie. 3 générations de pionniers du ciel et des abysses Dans la famille Piccard, on commence par le grand-père Auguste Piccard, le physicien qui inspira Hergé pour le personnage du professeur Tournesol est le 1er homme à avoir atteint la stratosphère en ballon et à voir la courbure de la Terre. On poursuit avec le père Jacques Piccard, océanographe et écologiste avant l'heure qui descendit avec le bathyscaphe conçu par son père à plus de 10 000 mètres dans la fosse des Mariannes pour y découvrir la vie au fond des océans. Et enfin, dans la famille Piccard, nous aurons la chance d'être en duplex depuis Lausanne avec le fils Bertrand Piccard, aéronaute et pionnier des énergies propres, qui réalisa le 1er tour du monde en ballon sans escale et avec Solar impulse le premier tour du monde en avion solaire... Avec Bertrand Piccard (le premier à avoir fait le Tour du Monde en ballon avant de se lancer dans l'aventure des énergies renouvelables avec Solar Impulse, l'avion solaire) et l'auteur et dessinateur Jean-Yves Duhoo pour la BD 1, 2, 3 Piccard, parue chez Dargaud.

La justice et moi
[Extrait] - Que se passe-t-il lorsque la séparation dégénère ?

La justice et moi

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 9:38


Que se passe-t-il lorsque la séparation dégénère ?La semaine dernière, je vous parlais du rôle du parquet à l'audience du Tribunal de la famille qui donne un avis au juge.Mais comment cela se passe dans la pratique ?Prenons l'exemple de Marie, 38 ans, en pleine séparation avec Mickaël.Ils ont deux enfants.Il n'accepte pas qu'elle l'ait quitté.Les insultes et les menaces se multiplient, par appels et par messages.Marie demande le divorce.Elle dépose plainte pour ce comportement inadéquat.Que devient cette plainte ?Quelles en sont les conséquences concrètes ?Quel impact sur l'hébergement des enfants ?Quelle est la posture du juge de la famille ?Et celle du Procureur du Roi ?C'est précisément l'objet de cet extrait de mon entretien avec Florence Reusens, premier substitut du Procureur du Roi de Namur.Elle nous explique les différentes hypothèses :▪️ Marie a porté plainte, mais l'enquête n'en est qu'à ses débuts.Le Procureur informera le juge qu'une investigation est en cours… mais restera prudent. En Belgique, le secret de l'enquête s'impose.▪️ Marie a porté plainte et l'enquête arrive à son terme.Le Procureur pourra donner davantage d'éléments au juge. Cela peut conduire, par exemple, à une réduction temporaire de l'hébergement du père, le temps d'une expertise, ou à l'organisation de rencontres dans un espace encadré.▪️ L'enquête est clôturée et révèle des antécédents similaires.La posture du parquet change.En fonction des faits et de leur gravité, Mickaël peut se retrouver face à trois scénarios :– un rappel à la loi par courrier : le parquet lui signifie que son comportement est inadmissible et qu'il est désormais sous surveillance ;– un rappel à la loi lors d'une audition policière : un avertissement clair, avec la mention qu'en cas de récidive, la réponse sera plus ferme ;– une convocation devant un magistrat du parquet qui lui expliquera très concrètement que si le harcèlement continue, il sera cité devant le tribunal correctionnel ou le dossier sera mis à l'instruction.Ce qu'il faut retenir ?Ce n'est pas parce que le parquet semble « souple » au départ qu'il y a impunité.La répétition des infractions conduit à une réponse pénale plus sévère.Toujours.Et cette réponse aura nécessairement une incidence sur l'hébergement des enfants.Parce qu'un père qui harcèle la mère de ses enfants met aussi ces enfants en difficulté.Bonne écoute

Choses à Savoir
Pourquoi sous-estimons nous certains dangers ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 1:56


Le paradoxe de la prévention. Ce paradoxe repose sur une idée simple : lorsqu'une prévention fonctionne, elle rend invisible le danger qu'elle combat. Et plus ce danger devient invisible, plus les mesures préventives paraissent inutiles.Dans notre esprit, nous avons tendance à évaluer l'utilité d'une action à partir de ce que nous voyons. Or, la prévention agit surtout sur ce qui n'arrive pas. Pas d'accident, pas d'épidémie, pas de catastrophe. Mais comme ces événements n'ont pas lieu, nous n'en attribuons pas le mérite aux mesures mises en place.Prenons un exemple médical. Les vaccins préviennent certaines maladies. Quand ces maladies disparaissent presque totalement, certains en concluent que la vaccination n'est plus nécessaire. Pourtant, si la vaccination cesse, la maladie peut revenir. Le succès même de la prévention devient alors la cause de sa remise en question.Ce mécanisme existe dans de nombreux domaines :En sécurité routière : ceintures, limitations de vitesse, airbags.En santé publique : hygiène, dépistages, campagnes de prévention.En environnement : normes antipollution, protection des forêts, réduction des risques industriels.Dans tous les cas, plus ces dispositifs fonctionnent, moins ils sont visibles.Le paradoxe s'explique aussi par un biais psychologique : nous percevons mieux les coûts immédiats que les bénéfices différés. Installer des détecteurs de fumée coûte de l'argent. L'incendie évité, lui, reste abstrait. Notre cerveau a du mal à valoriser un événement qui ne s'est pas produit.Ce phénomène peut conduire à des décisions dangereuses. Lorsque les budgets de prévention sont réduits, les risques augmentent progressivement, jusqu'au moment où une catastrophe survient. Et ce n'est qu'après coup que l'on réalise l'importance de ce qui avait été supprimé.Le paradoxe de la prévention nous enseigne donc une leçon essentielle : l'absence de problème ne signifie pas absence de menace. Bien souvent, elle signifie simplement que quelqu'un, quelque part, fait correctement son travail.Comprendre ce paradoxe, c'est accepter que certaines des politiques les plus efficaces sont aussi les moins spectaculaires. Et que le véritable succès, en matière de prévention, n'est pas ce que l'on voit… mais précisément ce que l'on ne voit jamais. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi travailler plus longtemps ne signifie pas travailler mieux ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 3:01


La loi de Parkinson est un principe formulé en 1955 par l'historien et essayiste britannique Cyril Northcote Parkinson. Elle peut se résumer par une phrase devenue célèbre : « Le travail s'étend de façon à occuper tout le temps disponible pour son achèvement. » Autrement dit, plus on donne de temps pour accomplir une tâche, plus cette tâche finit par prendre du temps, même si elle aurait pu être réalisée beaucoup plus rapidement.Cette loi ne repose pas sur une équation mathématique, mais sur l'observation fine du fonctionnement des organisations, des administrations et, plus largement, du comportement humain. Parkinson constatait que dans de nombreuses structures, le volume de travail réel n'augmentait pas nécessairement, mais que le nombre de personnes, de procédures et de formalités, lui, explosait.Prenons un exemple simple. Vous devez rédiger un rapport de cinq pages.Si votre délai est de deux jours, vous allez probablement vous concentrer, organiser vos idées et aller à l'essentiel.Si votre délai est de deux semaines, vous risquez de relire davantage, de reformuler sans fin, d'ajouter des détails peu utiles, voire de repousser le début du travail… pour finalement utiliser les deux semaines complètes.La tâche n'a pas changé. Seul le temps disponible a changé. Pourtant, la durée réelle de réalisation s'est allongée.Pourquoi cela se produit-il ?D'abord à cause de la psychologie humaine. Quand une échéance est lointaine, le sentiment d'urgence disparaît. Le cerveau perçoit la tâche comme non prioritaire. Résultat : procrastination, dispersion, puis travail étalé.Ensuite, à cause de la complexification artificielle. Plus on dispose de temps, plus on est tenté d'ajouter des étapes, des validations, des réunions ou des perfectionnements. Le projet grossit, parfois sans réelle valeur ajoutée.Parkinson observait aussi un phénomène organisationnel frappant : dans les grandes administrations, les employés ont tendance à créer du travail pour les autres employés, ce qui génère encore plus de travail, même si la charge initiale reste stable.La loi de Parkinson ne signifie pas que les gens sont paresseux. Elle montre plutôt que le temps influence profondément la manière dont nous utilisons notre énergie. Sans contrainte claire, l'effort se dilue.Ce principe a des implications concrètes :Des délais courts favorisent l'efficacité.Des objectifs précis réduisent la dispersion.Des échéances artificiellement longues encouragent l'inefficience.C'est pourquoi certaines méthodes de productivité recommandent de se fixer volontairement des délais plus serrés que nécessaire.En résumé, la loi de Parkinson révèle une vérité dérangeante : ce n'est pas toujours la quantité de travail qui nous épuise, mais la manière dont nous laissons le temps l'envahir. Une idée simple, mais redoutablement puissante pour repenser notre rapport au travail. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

TOPFM MAURITIUS
« Aucun cas de Nipah à Maurice... Nous prenons toutes les mesures nécessaires... », rassure le Dr Fazil Khodabocus

TOPFM MAURITIUS

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 1:27


Suite à des cas confirmés au Bengale occidental en Inde, les autorités mauriciennes intensifient la vigilance face au virus Nipah, une maladie grave pouvant se transmettre par les chauves-souris ou par des aliments contaminés. Suivi à Maurice depuis plusieurs années, le virus fait l'objet d'une surveillance stricte. Le Nipah peut provoquer fièvre, maux de tête, vomissements, troubles respiratoires, voire encéphalite, avec un taux de mortalité élevé (40 à 75 %). Aucun vaccin ni traitement spécifique n'est disponible à ce jour, mais des mesures de prévention et de contrôle sont en place. L'hôpital de Souillac est prêt à prendre en charge tout cas éventuel, souligne le Dr Fazil Khodabocus, directeur par intérim des services de santé, tout en rassurant : « Nous n'avons aucun cas de virus Nipah à Maurice. » Le Dr Khodabocus insiste sur la vigilance individuelle. Les voyageurs venant de zones à risque sont suivis quotidiennement par téléphone et font un contrôle médical physique les 4ᵉ, 13ᵉ et 21ᵉ jours pour surveiller leur état de santé pendant la période de 21 jours. Toute personne présentant des symptômes est invitée à contacter le 8924.

À propos
« Pourquoi l'octroi du chômage n'est-il pas lié au patrimoine de la personne ou du couple ? » - « À propos », le podcast du Soir

À propos

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 13:40


Deux ans après la première salve, Le Soir relance l'opération «Pourquoi ?». La rédaction vous invite à poser vos questions, à soumettre vos interrogations sur le monde qui nous entoure. Toute cette semaine, découvrez la réponse à une question dans le podcast du jour.Et la question du jour est posée par André de Lasnes. Il se demande, il nous demande pourquoi l'octroi du chômage n'est pas lié au patrimoine de la personne qui en bénéficie (ou du couple) ? Prenons un exemple pour mieux comprendre : Arlette, maman solo, locataire, 3 enfants à charge, perd son emploi : Dans ce cas, le chômage est sa sécurité, sa survie. Mais est ce tout à fait pareil si Arlette est en couple, avec quelqu'un qui possède leur maison ? Et si Arlette a hérité de 500.000€ et d'appartement de ses parents décédés. Chômage aussi ? Le chômage est une «assurance» indispensable. Mais pas toujours indispensable pour certains pourquoi pas un «cadastre» du patrimoine avant l'octroi du chômage ? On a posé la question à Pascal Lorent du pôle économie.« À propos », c'est notre sélection de l'actualité, du lundi au vendredi dès 5 heures sur Le Soir et votre plateforme de podcasts préférée. Retrouvez tous les podcasts du journal « Le Soir » sur https://podcasts.lesoir.be

Choses à Savoir
Pourquoi votre opinion change-t-elle sans que vous vous en rendiez compte ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 3:02


La « fenêtre d'Overton » : voilà une expression qu'on entend de plus en plus en politique, dans les médias, sur les réseaux sociaux… et souvent sans qu'on sache exactement ce qu'elle veut dire. Pourtant, c'est un concept très simple, mais redoutablement efficace pour comprendre comment une société change d'avis.La fenêtre d'Overton désigne l'ensemble des idées considérées comme « acceptables » dans le débat public à un moment donné. Imaginez une fenêtre : à l'intérieur, on trouve les opinions que l'on peut défendre publiquement sans passer pour fou, dangereux ou extrémiste. En dehors de cette fenêtre, il y a les idées jugées inacceptables, impensables, scandaleuses.Le concept a été formulé dans les années 1990 par Joseph P. Overton, un analyste américain travaillant pour un think tank libéral, le Mackinac Center for Public Policy. Son intuition : ce ne sont pas uniquement les responsables politiques qui changent les lois, mais surtout ce que l'opinion publique considère comme « normal ». Autrement dit, un gouvernement ne peut généralement faire passer qu'une réforme déjà entrée, au moins un peu, dans la zone du « dicible ».À l'origine, Overton décrivait une sorte d'échelle : une idée peut être perçue comme impensable, puis radicale, ensuite acceptable, raisonnable, populaire… et enfin devenir une politique publique. Ce qui est fascinant, c'est que la fenêtre peut bouger dans les deux sens : vers plus de liberté, ou vers plus de restrictions.Prenons un exemple simple. Il y a 50 ans, parler de mariage homosexuel dans beaucoup de pays occidentaux aurait été considéré comme impensable. Puis le sujet est devenu discuté, défendu, normalisé, jusqu'à être légalisé dans de nombreux États. La fenêtre s'est déplacée.Autre exemple : la surveillance de masse. Avant les attentats du 11 septembre 2001, accepter des contrôles généralisés, des caméras partout, ou la collecte massive de données semblait choquant pour beaucoup. Puis, au nom de la sécurité, ces mesures sont devenues acceptables, parfois même demandées. Là encore, la fenêtre a bougé.Ce qui rend la fenêtre d'Overton si utile, c'est qu'elle explique une stratégie : pour faire accepter une idée, on peut d'abord la rendre « discutable ». Même si elle choque, on la met sur la table, on provoque un débat, on l'emballe dans des mots plus neutres, on trouve des exemples, on répète. Et petit à petit, ce qui était impensable devient simplement « une opinion parmi d'autres ».En résumé : la fenêtre d'Overton, c'est le thermomètre du débat public. Elle ne dit pas ce qui est vrai ou faux, mais ce qu'une société accepte d'entendre… et donc, ce qu'elle finira peut-être par tolérer, puis par adopter. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
Un an après la prise de Goma: «Les ressources naturelles sont le carburant de cette guerre»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 11:30


Un an après la bataille de Goma, quelle est la réalité du contrôle exercé sur la ville par l'AFC/M23, soutenu par Kigali ? Comment le groupe AFC/M23 se finance-t-il ? Et quelles perspectives de paix, alors que les initiatives diplomatiques — qui se multiplient — n'ont que peu d'effet sur le terrain ? Zobel Behalal, expert senior à l'Initiative mondiale contre le crime organisé transnational et ancien membre du panel d'experts des Nations unies sur la RDC, répond aux questions de Florence Morice. RFI : Il y a un an, lors de la chute de Goma, beaucoup d'analystes affirmaient que le M23 n'avait pas les moyens de gouverner la ville. Un an plus tard, peut-on dire que l'on s'était trompé ? Zobel Behalal : Oui, évidemment, on s'était trompé il y a un an. Parce qu'aujourd'hui, le mouvement non seulement contrôle la ville, mais il a étendu son pouvoir sur d'autres territoires, et notamment sur la province du Sud-Kivu. De quelle manière est-ce qu'il contrôle la ville, concrètement ? Le M23, toujours soutenu massivement par le Rwanda, a installé une administration parallèle avec des gouverneurs qui ont été nommés dans les provinces du Sud et du Nord-Kivu, des administrateurs du territoire. Il a installé un système de taxation assez bien huilé. Le M23 contrôle également des territoires stratégiques de production minière, qui sont une source d'enrichissement assez considérable pour lui. Et ensuite, ce qu'il faut noter, c'est que le M23 contrôle cinq postes frontaliers stratégiques, notamment avec le Rwanda et l'Ouganda. Comment le M23 finance-t-il cette administration parallèle ? Essentiellement par ces taxes et le contrôle des ressources minières ? On a vu une nomenclature des taxes assez bien élaborée par le mouvement, qui concerne aussi bien le mariage, le transfert d'un corps, que la traversée d'une frontière, l'exploitation d'un site minier. Donc ça couvre vraiment toute l'activité économique et sociale des territoires sous son contrôle et cela rapporte énormément d'argent au mouvement. Il faut aussi comprendre que le M23 ne dépense pas beaucoup d'argent pour ses troupes. Les soldats, pour la plupart, sont très peu payés, ils reçoivent un entretien journalier pour leur nutrition, donc ceux-ci se sucrent sur le dos de la population et l'essentiel de l'argent collecté par le M23 va dans les poches de ses cadres politiques et militaires. Avant la chute de Goma, le M23 contrôlait déjà d'importants sites miniers. C'était le cas, par exemple, de Rubaya. Qu'est-ce qui a changé depuis un an ? Est-ce qu'ils ont mis la main sur de nouveaux sites stratégiques ? Depuis la chute de Goma, le M23 a étendu son contrôle sur des sites miniers, notamment dans la province du Sud-Kivu, des sites miniers de production d'or et de ce qu'on appelle la wolframite, ce qui constitue des sources de revenus importantes pour le mouvement. Il a continué à maintenir son contrôle sur les routes d'exportation des minerais de coltan exploités à Rubaya vers le Rwanda. Donc tout cet argent rentre dans les caisses du mouvement, mais profite surtout aux cadres politiques, aux cadres militaires et évidemment aux pays qui soutiennent le M23. Quels sont les pays qui bénéficient de ces ressources ? On a suffisamment d'informations et de preuves pour attester du soutien massif du Rwanda vis-à-vis du M23 et on sait que ce soutien rapporte énormément d'argent au Rwanda. Les statistiques du Rwanda d'exportation du coltan sur la période de janvier à juin 2025 sont 200 % supérieures à ce que c'était à la même période en 2024. Et on sait aussi qu'il y a des pays qui profitent de manière passive de la présence du M23, notamment les flux commerciaux et économiques entre le M23 et le Congo et l'Ouganda. Il y a également des pays un peu plus lointains, comme le Kenya et la Tanzanie. Prenons un exemple, celui du commerce du carburant. Aujourd'hui, à Goma, le carburant est sous le contrôle des proches du général Makenga, qui est le chef militaire du M23, et ses proches ont un monopole sur l'importation du carburant qui vient de pays comme le Kenya. Donc ça enrichit des réseaux qui, de manière passive ou indirecte, contribuent à financer le mouvement et profitent également de cette économie illicite. Depuis un an, les initiatives diplomatiques se multiplient, mais on a le sentiment qu'elles ont peu d'effet sur le terrain. Pour quelle raison, selon vous ? Il y a eu une forte mobilisation diplomatique qui est appréciable. Mais ce qu'on constate aujourd'hui, c'est qu'il y a un élément qui structure cette guerre, il y a un élément qui constitue son carburant, c'est l'exploitation des ressources naturelles. Donc l'angle mort des principaux processus de paix, c'est qu'ils ne prennent pas suffisamment en compte cet aspect qui pourtant représente un moyen de pression sur les différents acteurs pour les obliger à se mettre autour de la table pour discuter. Mais le processus de Washington et l'accord-cadre qui a été signé en fin d'année dernière aux États-Unis prétend justement placer cette dimension économique et l'organisation économique régionale au cœur des discussions. Autant on se félicite du fait que les Américains aient mis sur la table cette dimension économique, autant on reste encore sur notre faim sur les mesures concrètes qui vont véritablement résoudre le problème dans sa profondeur. On a plutôt l'impression que ce processus pourrait représenter une prime à l'ambition expansionniste de certaines parties. Il pourrait représenter une source d'enrichissement des réseaux criminels préexistants. Donc il faut commencer par créer des conditions pour que ces personnes n'accèdent plus à ces ressources naturelles. Et c'est l'angle mort, comme je le disais, de ces processus de paix. Donc le M23, et ? Le M23, les pays voisins comme le Rwanda… Et il faut reconnaître aussi que, aujourd'hui, dans l'exploitation illicite des ressources naturelles, les réseaux criminels se recrutent au sein de l'élite politique, sécuritaire de tous les pays, y compris du Congo. On n'a pas d'éléments qui nous permettent de dire aujourd'hui que ces élites au Congo, au Rwanda et dans les autres pays, ne continueront pas à tirer les ficelles lorsque ces contrats seront appliqués. Tout récemment, l'Angola, qui semblait sorti des processus de négociation, a relancé des consultations et plaide pour un dialogue national. Est-ce que cette nouvelle initiative de Luanda est porteuse d'espoir selon vous ? L'initiative angolaise est potentiellement une évolution positive, car si la crise du M23 s'inscrit dans une dynamique géo-criminelle, où des États instrumentalisent le crime transnational organisé à des fins économiques et financières, il faut reconnaître que cette crise prospère aussi parce qu'elle s'ancre dans des faiblesses structurelles profondes que seuls les Congolais eux-mêmes ont la capacité et le devoir de traiter. Donc un dialogue intercongolais, qui va discuter du partage des richesses, de la forme de l'État, de comment faire nation, de la lutte contre l'impunité, me semble bienvenu. À lire aussiRDC: à Rubaya, des mines stratégiques au cœur de la guerre, toujours contrôlées par le M23 

Grand angle
« Pourquoi l'octroi du chômage n'est-il pas lié au patrimoine de la personne ou du couple ? »

Grand angle

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 13:32


Deux ans après la première salve, Le Soir relance l'opération «Pourquoi ?». La rédaction vous invite à poser vos questions, à soumettre vos interrogations sur le monde qui nous entoure. Toute cette semaine, découvrez la réponse à une question dans le podcast du jour.Et la question du jour est posée par André de Lasnes. Il se demande, il nous demande pourquoi l'octroi du chômage n'est pas lié au patrimoine de la personne qui en bénéficie (ou du couple) ? Prenons un exemple pour mieux comprendre : Arlette, maman solo, locataire, 3 enfants à charge, perd son emploi : Dans ce cas, le chômage est sa sécurité, sa survie. Mais est ce tout à fait pareil si Arlette est en couple, avec quelqu'un qui possède leur maison ? Et si Arlette a hérité de 500.000€ et d'appartement de ses parents décédés. Chômage aussi ? Le chômage est une «assurance» indispensable. Mais pas toujours indispensable pour certains pourquoi pas un «cadastre» du patrimoine avant l'octroi du chômage ? On a posé la question à Pascal Lorent du pôle économie.

Maintenant, vous savez
Qu'est-ce que le biais d'optimisme ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later Jan 25, 2026 4:54


Quel est le rapport entre le déni relatif au réchauffement climatique et le risque de divorces en France ? A priori, pas grand chose. Pourtant, derrière ces deux phénomènes, se dissimule ce qu'on appelle le biais d'optimisme. Un biais cognitif qui consiste à envisager toujours la meilleure issue pour une situation à risque. Il est théorisé par les trois universitaires Isabelle Milhabet, Olivier Desrichard et Jean-François Werlhiac dans leur travaux de recherche en 2002 à l'université de Rennes. Prenons le réchauffement climatique d'abord. D'après une consoeur du média d'information Climax en partenariat avec Konbini, si tout le monde "s'en bat du GIEC, c'est parce que nous sommes habités par un biais d'optimisme." Mais qu'est-ce que le biais d'optimisme ? Comment s'exprime-t-il ? A quoi est-il dû ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Johanna Cincinatis. Première diffusion : juin 2023 À écouter aussi : ⁠Pourquoi le RN séduit-il de plus en plus de jeunes ?⁠ ⁠Pourquoi les araignées sont-elles utiles à votre maison ?⁠ ⁠YouTube est-il devenu une course à la super-production ?⁠ Retrouvez tous les épisodes de ⁠"Maintenant vous savez".⁠ Suivez Bababam sur ⁠Instagram⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Afrique Économie
RDC: à Rubaya, des mines stratégiques au cœur de la guerre, toujours contrôlées par le M23

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jan 25, 2026 2:25


Les rebelles du M23 contrôlent plusieurs gisements stratégiques et font transiter les minerais par le Rwanda, un moyen clé de financement du conflit. C'est notamment le cas des mines de Rubaya, situées à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Goma, qui fourniraient entre 15 et 20 % du coltan mondial et restent toujours sous le contrôle du M23. Chaque jour, des milliers de creuseurs artisanaux gravissent les collines de Rubaya, pelles et pioches en main, dans l'espoir de trouver sous terre de précieux fragments de coltan. Les équipes de jour et de nuit se relaient sans interruption sur ces sites hautement convoités. Le M23 y prélève des taxes importantes : 50 000 francs congolais par jour et par puits. Une spoliation organisée qui se poursuit, selon Jean-Pierre Okenda, directeur de l'ONG congolaise La Sentinelle des ressources naturelles. « La guerre, c'est l'argent, et l'argent, ce sont les mines de Rubaya. En réalité, c'est l'essentiel du budget du M23, compte tenu de l'importance du gisement et de la qualité du coltan. Rubaya reste l'épicentre de cette guerre et permet de ravitailler suffisamment le M23, et bien entendu le Rwanda », explique-t-il. À lire aussiEst de la RDC: les minerais des Kivus entre économie, géopolitique et insécurité (rfi.fr) Une contrebande de minerais avérée Une fois extraits, les minerais sont vendus à des négociants, qui s'acquittent eux aussi d'un agrément annuel auprès du M23. Le coltan est ensuite confié à des transporteurs qui l'acheminent jusqu'à Mubambiro, près de Goma, avant de franchir la frontière rwandaise. À ce stade, les minerais sont mélangés à d'autres productions, ce qui rend leur traçabilité quasi impossible. Des fraudes documentées par le programme ITSCI, chargé de promouvoir des chaînes d'approvisionnement responsables. Son directeur, Mickaël Daudin, pointe des incohérences. « Prenons l'exemple du Rwanda. Nous avons mis en place des contrôles efficaces au niveau local et constatons que, sur l'année 2025, les données de production tracées sont restées stables. En revanche, si l'on observe les statistiques internationales, on note une très forte augmentation des importations, en particulier de tantale, en provenance du Rwanda », souligne-t-il. Des gisements dans l'accord USA-RDC ? Les mines de coltan de Rubaya figurent aujourd'hui sur la liste des projets proposés par la RDC aux États-Unis dans le cadre d'un accord sur les minerais stratégiques. Le pari de Kinshasa : attirer l'intérêt américain pour sécuriser la zone. Un espoir que tempère Jean-Pierre Okenda. « On peut considérer cet accord comme un échange minerais contre sécurité. Kinshasa nourrit beaucoup d'attentes, car les minerais sont la clé de voûte de tout le système. Il y a clairement une volonté des États-Unis de contrer la Chine en RDC. Mais il faut relativiser : une exploitation industrielle n'est pas possible sans une pacification durable de la région », avertit-il. Récemment, le groupe suisse Mercuria et un fonds d'investissement américain ont annoncé des investissements pour moderniser l'extraction à Rubaya. Un effet d'annonce, selon plusieurs experts, qui estiment que le Rwanda ne renoncera pas à l'exploitation de ces ressources sans garanties solides. À lire aussiAccord sur les minerais États-Unis-RDC: de quels projets parle-t-on?

Y'a de l'idée
Coeur qui gèle, bec qui s'allonge : les animaux, sources inépuisables d'inspiration

Y'a de l'idée

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 3:22


Après les alligators capables de rester figés sous la glace tout en continuant à respirer, place à d'autres stratégies animales tout aussi impressionnantes pour traverser les périodes froides. Des adaptations parfois extrêmes, mais qui offrent aussi de précieuses pistes à la science.Prenons le cas de certaines grenouilles. Lorsqu'arrivent les grands froids, la grenouille des bois peut littéralement geler. Son cœur s'arrête, son métabolisme ralentit fortement, et une grande partie de l'eau contenue dans son corps se transforme en glace. Pourtant, elle ne meurt pas. Son secret ? La production de molécules protectrices comme le glycérol ou le glucose. Ces substances agissent comme des antigels naturels : elles protègent les cellules contre les dégâts causés par le gel et empêchent l'eau de pénétrer brutalement dans les cellules lors de la décongélation, ce qui éviterait qu'elle éclate. Au printemps, la grenouille dégèle et reprend une vie normale, sans aucune séquelle apparente.Ce mécanisme fascine particulièrement les chercheurs en médecine et en biologie cellulaire. Comprendre comment un organisme peut suspendre temporairement ses fonctions vitales sans dommage ouvre des perspectives majeures, notamment pour la conservation des organes, la cryogénie médicale ou encore les traitements liés aux traumatismes graves.Autre exemple étonnant, cette fois du côté des oiseaux. Durant la période du Covid, des chercheurs ont observé une adaptation extrêmement rapide chez un petit oiseau vivant sur un campus universitaire : le junco ardoisé. Avant les confinements, son alimentation dépendait largement des restes laissés par les étudiants. Une nourriture facile d'accès, qui ne nécessitait pas un grand bec. Mais lorsque les campus se sont vidés, les déchets alimentaires ont disparu. Les oiseaux ont alors dû revenir à un régime plus naturel, composé de graines et d'insectes plus difficiles à attraper.Résultat : en quelques mois à peine, la forme de leur bec a changé. Il s'est allongé, s'adaptant à ce nouveau mode d'alimentation. Plus étonnant encore : lorsque les étudiants sont revenus, le bec a évolué à nouveau. Une démonstration frappante de la rapidité avec laquelle certaines espèces peuvent s'adapter à des changements environnementaux majeurs.Enfin, direction l'océan avec une découverte qui concerne le vieillissement. Chez les dauphins, le secret pour bien vieillir ne se trouve pas dans l'alimentation ou l'exercice, mais dans les relations sociales. Les individus qui entretiennent des liens forts et stables avec quelques compagnons vieillissent biologiquement plus lentement que les dauphins solitaires ou ceux vivant dans des groupes trop nombreux. Ces relations de qualité permettent la coopération, le jeu, la protection mutuelle et réduisent le stress. À l'inverse, les grands groupes augmentent les tensions et l'exposition aux maladies.Ces observations rappellent à quel point le vivant est une source d'inspiration inépuisable. Face au froid, aux changements brutaux ou au temps qui passe, les animaux développent des stratégies fines, efficaces et parfois contre-intuitives. Autant de leçons précieuses qui invitent la science - et peut-être aussi nos modes de vie - à regarder la nature avec un peu plus d'attention.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Choses à Savoir ÉCONOMIE
Que sont les multiplicateurs keynésiens ?

Choses à Savoir ÉCONOMIE

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 2:58


Les multiplicateurs keynésiens, c'est une idée très simple et très puissante en économie : quand l'État dépense de l'argent, l'impact final sur l'économie peut être plus grand que la dépense de départ.Pourquoi ? Parce que l'argent injecté ne reste pas “immobile”. Il circule, il est dépensé, puis redépensé. Et à chaque étape, cette dépense devient le revenu de quelqu'un d'autre.Prenons un exemple. L'État décide d'investir 100 millions d'euros pour rénover des écoles. Cet argent est versé à des entreprises de bâtiment. Ces entreprises vont payer des salariés, acheter des matériaux, rémunérer des sous-traitants. Les salariés qui reçoivent ces salaires vont ensuite consommer : faire leurs courses, payer un plein d'essence, aller au restaurant. Les commerçants, en voyant leurs ventes augmenter, vont eux-mêmes commander davantage à leurs fournisseurs, payer plus d'heures à leurs employés, investir un peu. Et ainsi de suite.Au final, les 100 millions de départ peuvent produire 150 millions, 200 millions ou plus d'activité économique. Le multiplicateur keynésien, c'est précisément ce coefficient : combien d'euros de PIB sont créés au total pour 1 euro de dépense initiale.Pour comprendre ce mécanisme, Keynes part d'une notion essentielle : la propension marginale à consommer. Autrement dit, quand un ménage gagne 1 euro de plus, est-ce qu'il le dépense ou est-ce qu'il le garde ? Si, en moyenne, les ménages dépensent 80 centimes sur chaque euro supplémentaire, alors la relance est très efficace, car la consommation alimente en permanence une nouvelle vague de revenus.Dans un modèle simple, le multiplicateur est égal à 1 divisé par 1 moins cette propension à consommer. Si les ménages consomment 80% d'un revenu supplémentaire, alors le multiplicateur est 1 / (1 – 0,8), soit 5. Dans ce cas théorique, 100 millions de dépense publique peuvent créer jusqu'à 500 millions de PIB. C'est la version “pure” du raisonnement keynésien.Mais dans la réalité, le multiplicateur n'est pas toujours aussi élevé, parce qu'il existe des fuites. Une partie de l'argent est épargnée, donc ne circule pas. Une autre part sert à acheter des produits importés, donc la demande profite à l'étranger. Les impôts prélèvent aussi une partie des revenus. Et parfois, une relance trop forte peut générer de l'inflation ou pousser les taux d'intérêt à la hausse.Conclusion : le multiplicateur keynésien mesure la force d'une relance. Il est souvent plus élevé en période de crise ou de chômage, quand l'économie tourne au ralenti, et plus faible quand l'économie est déjà proche de ses limites. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Tipping Point
#80 - Delphine ASTIER - De l'injustice climatique à l'action collective

Tipping Point

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 74:54


Dans cet épisode de Tipping Point, nous partons à la rencontre de Delphine Astier, tisseuses de ponts entre les générations, les territoires, les cultures, et les vivants.Delphine œuvre dans la solidarité internationale et l'écologie depuis toujours. Un engagement presque organique, nourri par ses études de sciences politiques, mais surtout par une histoire familiale marquée par l'action de la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès humain, fondée par sa grand-mère.L'un de ses premiers tipping points a lieu en Casamance, au Sénégal. Cette expérience, et les nombreuses rencontres internationales qui suivront, forgent chez elle une conviction profonde : une autre mondialisation est possible. Une altermondialisation faite de liens, de responsabilité et de coopération, porteuse d'utopies concrètes pour le XXIᵉ siècle.Avec son association Mondes Pluriels Delphine embarque des milliers de jeunes dans des aventures écologiques bien avant que ces sujets ne deviennent grand public. Échanges internationaux entre écoles aux États-Unis, aux Philippines et en France, forums entre élèves, réflexions collectives sur l'environnement… Très vite, une question centrale émerge : celle de la responsabilité. Le droit est occidental, dit-elle, mais la responsabilité est universelle.Ces réflexions donnent naissance à un projet d'ampleur mondiale : Prenons soin de la planète. Pendant deux ans, Delphine s'y consacre pleinement, jusqu'à emmener une délégation de dix jeunes Français à Brasilia, aux côtés de jeunes de 53 pays, pour co-construire une charte mondiale de la responsabilité climatique. Trois piliers simples mais puissants soutiennent ce projet : les jeunes élisent les jeunes, les jeunes éduquent les jeunes, et chaque génération apprend avec l'autre. L'élan est immense, contagieux, et continue aujourd'hui encore, notamment en Espagne, où des communautés autonomes de jeunes portent le flambeau.Ce qui a toujours animé Delphine, comme un moteur puissant pour agir est l'injustice climatique. Après Mondes Pluriels elle s'investit à un niveau institutionnel à Grenoble, avant de revenir à l'associatif et de créer Naturamundis, un projet pour continuer à ouvrir des espaces interculturels, explorer d'autres manières d'être en relation avec la nature, co-construire des solutions originales, et inventer des formes de coopération joyeuses, légères et profondément transformatrices.Un épisode traversé par une énergie communicante, une joie lucide, et une conviction forte : l'énergie puisée dans les rencontres lointaines peut nous donner la force d'agir, ici et maintenant.Bonne écoute !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir TECH VERTE
Quelles sont les percées énergétiques en 2026 ?

Choses à Savoir TECH VERTE

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 2:49


La COP 30 l'a rappelé avec une certaine brutalité : la bonne volonté ne suffira pas à tenir les Accords de Paris. Pour sortir réellement des énergies fossiles, il faudra des solutions technologiques solides, déployables à grande échelle. Bonne nouvelle : sur ce terrain, la recherche avance vite, parfois très vite.Prenons le solaire. Les panneaux photovoltaïques classiques, majoritairement en silicium, butent sur une limite physique : ils ne captent pas l'ensemble du spectre lumineux du Soleil. Résultat, leur rendement plafonne autour de 25 %. Pour dépasser ce seuil, les chercheurs misent désormais sur des cellules hybrides, dites « tandem », associant silicium et pérovskite. La pérovskite absorbe très efficacement la lumière bleue, tandis que le silicium se charge des longueurs d'onde plus élevées. Chacun fait ce qu'il sait faire de mieux. Selon une étude publiée dans la revue Nature, ces cellules atteignent déjà près de 34 % de rendement en laboratoire. Les premières versions commerciales sont attendues dès cette année, ouvrant la voie à un solaire plus performant, mais aussi plus léger et potentiellement portable.Reste une question centrale : que faire de l'électricité quand le soleil ne brille pas ? Le stockage demeure le talon d'Achille des renouvelables. Les batteries lithium-ion dominent le marché, mais elles sont peu adaptées au stockage de longue durée. De nouvelles pistes émergent. Les batteries fer-air, développées notamment par la société américaine Form Energy, promettent jusqu'à 100 heures de stockage continu. Leur production a démarré en 2025 et doit monter en puissance cette année. Autre alternative sérieuse : le sodium-ion. Moins cher, plus abondant et plus sûr que le lithium, ce type de batterie entre en production de masse chez le géant chinois CATL dès cette année.Enfin, il y a le Graal énergétique : la fusion nucléaire. Les progrès sont réels, mais un verrou majeur subsiste : le tritium. Aujourd'hui, seuls quelques dizaines de kilos sont disponibles dans le monde, alors qu'un réacteur de fusion d'un gigawatt en consommerait jusqu'à 60 kilos par an. Pour résoudre cette équation, les laboratoires nucléaires canadiens et l'entreprise Kyoto Fusioneering lancent le projet Unity-2 en 2026. Objectif : créer une boucle fermée de production et de recyclage du tritium. Une étape indispensable pour espérer, un jour, faire de la fusion une source d'énergie propre, continue et réellement exploitable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Musulmane en Chemin
45 - Vivre en pilote automatique : le danger de traverser sa vie sans la vivre

Musulmane en Chemin

Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 23:18


Et si, sans même t'en rendre compte, tu traversais ta vie en pilote automatique ?Dans cet épisode, je te propose de t'arrêter un instant pour questionner ce rythme effréné, ces “il faut”, ces choix que l'on fait parfois sans vraiment les choisir.À travers une métaphore simple (celle de l'avion en pilote automatique), je te parle d'un phénomène dont on n'a pas forcément conscience et dont il est nécessaire de sortir ! Prenons enfin le temps de se poser les bonnes questions, ma chère soeur. BismiLLAH !Pour aller plus loin et pour cheminer ensemble, inscris-toi à la lettre des musulmanes en chemin : https://www.musulmaneenchemin.com/newsletter/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Visionary Marketing Podcasts
Capital-investissement : le branding est un atout stratégique

Visionary Marketing Podcasts

Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 58:59


Le branding est l’un des leviers de création de valeur les plus sous-estimés du monde du capital-investissement. Si les fonds de private equity excellent en effet dans l’identification d’entreprises prometteuses et l’optimisation de leurs structures financières, l’image de marque est souvent reléguée au second plan, réduite à des logos et des chartes graphiques au lieu de la traiter comme un actif stratégique. Or, les faits démontrent qu’il s’agit d’une erreur. Un investissement stratégique dans la valeur de la marque peut transformer radicalement la perception du marché et, in fine, la valorisation de l’entreprise. Marc Rust, directeur de création et stratège de marque chez Consequently Creative, démontre depuis des années que le branding mérite sa place à la table du comité stratégique de l’entreprise. Un de ses faits d’armes — avoir fait passer une entreprise de 80 à 120 millions de dollars uniquement grâce au branding — illustre parfaitement ce qu’un positionnement stratégique peut accomplir lorsqu’il est correctement déployé.Voici le compte-rendu de mon interview avec Marc depuis Boston. Branding et capital-investissement : valoriser les ETI grâce au storytelling Le terme « branding » pose d’emblée un problème dans l’univers du capital-investissement. Lors d’événements de networking, Marc Rust constate que mentionner le branding provoque ce qu’il appelle une « disruption cognitive » Le capital-investissement (en anglais : private equity) est un mode d’investissement de capital où un investisseur ou fonds d’investissement utilise des capitaux pour acheter des parts d’une entreprise non cotée en bourse. Source: Wikipedia Le branding n’est pas qu’une affaire de logos Le mot « branding » pose problème d’entrée de jeu dans les milieux professionnels, même dans les pays anglo-saxons. Quand il discute avec d’autres professionnels, Marc Rust observe que le simple fait de prononcer ce terme provoque ce qu’il appelle une « disruption cognitive ». Par là il entend que ses interlocuteurs pensent aussitôt à l’identité visuelle, un sujet qui leur paraît bien éloigné des préoccupations sérieuses de l’investissement en capital. Peu ont une idée précise de ce que recouvre ce terme de branding. Les autres le balaient d’un revers de main, le réduisant à un travail de graphistes. C’est passer à côté de l’essentiel : le branding et le message sont de puissants moteurs de croissance. Ils doivent nourrir la stratégie dès le départ, et non être plaqués après coup comme un simple habillage. Selon Marc Rust, la vraie définition du branding, c’est « ce que vous représentez dans l’esprit des personnes que vous cherchez à toucher et à convaincre ». Ce n’est pas une valeur innée de l'entreprise. C’est au contraire un objet qu’elle peut façonner par un travail appliqué et un investissement constant. Tout se joue dans la distinction entre ce que produit l’entreprise et l’apport de valeur au client. La plupart des organisations axent leur communication sur leurs prestations et leurs savoir-faire. Pourtant, répondre à la question « en quoi cela compte pour le client » permet de mieux cerner les difficultés, les attentes et les objectifs du public visé. C’est reconnaître que le message ne s’adresse pas à l’entreprise mais à ses clients, et qu’il faut donc leur parler dans leur langue, et non dans un jargon incompréhensible. Le capital-investissement aujourd’hui Le paysage du capital-investissement s’est profondément transformé depuis dix ans. L’approche classique — racheter une entreprise, tailler dans les effectifs, la rendre « lean and mean » (efficace et compétitive), puis la revendre — ne correspond plus ni aux attentes des marchés actuels ni à celles des talents qu’ils cherchent à attirer. Les fonds qui réussissent ont adopté une autre philosophie. Il accompagnent les entreprises cible, créent de la valeur tangible dans le long terme, puis préparent une stratégie de sortie (« exit strategy ») qui reflète cette valeur accumulée. Cette évolution donne une importance incomparable au branding, car la création de valeur repose autant sur la perception que sur la réalité du terrain. Quand on évoque le branding dans le capital investissement, la plupart des gens pensent aussitôt à l’identité visuelle — un sujet qui leur semble sans rapport avec les activités sérieuses d’investissement. À tort, estime Marc Rust. Visuel réalisé avec Midjourney Un branding efficace suppose que l’on soit capable de s’adresser à plusieurs publics à la fois. L’alignement interne vient en premier. Ceux qui conçoivent les produits et services doivent avoir une vue très claire de la valeur perçue de leur entreprise, surtout en période de transition. Après une acquisition, cet alignement est souvent mis à rude épreuve. Les salariés se posent des questions sur les intentions de la nouvelle direction, les suppressions de postes éventuelles, le cap stratégique qui sera donné. Chez Consequently Creative, nous répondons à ces exigences posées par ces turbulences en réunissant les équipes pour mettre en exergue ce qui les définit, en construisant un récit autour de la logique d’acquisition et d’un projet d’avenir ancré dans les forces existantes plutôt que dans les transformations imposées par le haut de la pyramide. Au-delà de l’interne, les entreprises doivent aussi se positionner clairement face à leurs concurrents et partenaires. Et enfin il y a les clients, qui seront au cœur de la croissance pendant la période de transition, et enfin l’acquéreur potentiel qui représente l’opportunité de sortie. Chacun de ces publics mérite une attention particulière, et le branding fournit le cadre pour s’adresser à tous de manière cohérente, tout en préservant un fil narratif commun. Une marque forte se paie au prix fort Les acquéreurs acceptent de payer une surcote significative pour les actifs dotés d’une image de marque solide. Les entreprises qui dégagent une impression de qualité et de cohérence obtiennent donc de meilleures valorisations, quel que soit le secteur. Cet avantage se manifeste à chaque point de contact : présence sur le marché, qualité du service client, professionnalisme du processus commercial, présentation des produits, façon de décrire et de positionner les offres. L’essentiel est de tout centrer sur le client : lui expliquer en quoi cela le concerne et comment telle ou telle fonctionnalité répond à sa situation particulière. Les acquéreurs acceptent de payer une surcote significative pour les actifs dotés d’une image de marque solide, affirme Marc Rust. Visuel réalisé avec Midjourney Construire une marque va bien au-delà de la communication marketing. Et sur ce terrain, les ETI disposent d’un avantage que les grands groupes n’ont pas. N’ayant pas d’image ancrée dans les esprits depuis des décennies, elles jouissent d’une souplesse inaccessible aux acteurs historiques. Elles peuvent se présenter comme des innovateurs même lorsque leur offre n’a rien de révolutionnaire, ou mettre en avant la technologie, les besoins clients ou adopter différents angles d’approche. Prétendre que les entreprises de taille moyenne n’auraient pas les moyens d’investir sérieusement dans le branding reviendrait à passer à côté de cette opportunité. Le budget consacré à la marque devrait au contraire être généreux, précisément parce que le retour sur investissement peut être considérable et que, sur ce terrain, l’agilité l’emporte sur la taille. L’IA : un outil, pas une solution La révolution de l’intelligence artificielle a créé de nouvelles tentations pour les entreprises en quête de raccourcis. Des outils génèrent désormais logos, déclarations de mission (« mission statements ») et architectures de marque complètes en un clin d’œil. Mais Marc Rust nous met en garde : traiter l’IA comme une solution, c’est oublier ce qu’elle est vraiment — une technologie qui doit intervenir à la toute fin du processus stratégique. Illustration de la méthode POST préconisée par Marc Rust. Celle-ci indique clairement dans quel ordre il faut procéder pour mettre en œuvre une technologie avec succès. Image réalisée avec Gemini et Adobe Photoshop. La méthode POST qu’il préconise commence par comprendre les personnes (le public visé), puis définir les objectifs (les buts commerciaux), ensuite élaborer la stratégie (comment y parvenir), et seulement alors choisir la technologie. Inverser cette séquence — adopter l’IA parce que tout le monde s’y met — c’est exactement le contraire de ce qu’il faut faire. Le danger du branding piloté par l’IA, c’est qu’on finit par tout accepter sans esprit critique. Quand les outils produisent du contenu à la chaîne, l’utilisateur devient un récepteur passif : il ferme les yeux et laisse la machine tenir le volant. Marc Rust cite le chanteur Tom Waits : « Le monde est un enfer, et la mauvaise littérature enlaidit encore notre souffrance ». L’IA aggrave ce problème quand elle est déployée sans réflexion, en générant des contenus sans aspérité, incapables de différencier une entreprise sur un marché encombré. Le contenu médiocre existait avant l’IA, mais l’intelligence artificielle amplifie le phénomène. Le monde est un enfer, et la mauvaise littérature enlaidit encore notre souffrance.Tom Waits Cela dit, l’IA rend de vrais services quand on l’utilise à bon escient : brainstorming, génération d’idées, test de concepts, synthèse de données. Elle fait un excellent sparring partner pour la réflexion stratégique. L’essentiel est de garder la main — de rester maître plutôt que de céder le contrôle à des systèmes automatisés incapables de comprendre le contexte métier ou les dynamiques concurrentielles. Branding B2B : l’impératif relationnel L’idée selon laquelle les entreprises B2B auraient moins besoin de branding que celles qui s’adressent au grand public mérite sérieusement d’être battue en brèche. Le branding, c’est essentiellement le fait de créer des liens. Ce qui nous rappelle la fameuse phrase de Bernard Cova : « Le lien importe plus que le bien« . Et ces liens impliquent que ce sont les humains qui prennent des décisions — qu’ils soient consommateurs individuels ou acheteurs institutionnels. Au supermarché, on choisit souvent le plus beau produit plutôt que celui dont la facture est objectivement supérieure. Les achats B2B obéissent à des ressorts similaires : tout le monde veut travailler avec des entreprises qui paraissent compétentes, innovantes et en phase avec ses propres valeurs. « L’idée selon laquelle les entreprises B2B auraient moins besoin de branding que celles qui s’adressent au grand public mérite d’être sérieusement battue en brèche » Certes, le branding B2B peut nécessiter moins d’investissement dans la durée que le B2C, car il dépend moins d’une présence permanente sur les réseaux sociaux ou de campagnes de retargeting publicitaire. Mais les ressorts fondamentaux restent les mêmes : bâtir la confiance par un apport de valeur constant dans le temps. Chaque interaction avec une entreprise devrait apporter quelque chose d’utile, et c’est l’accumulation de ces apports de valeur qui crée la confiance. Valeur + valeur + valeur = confiance — une équation qui vaut aussi bien pour le B2B que le B2C. L’impératif : faire sortir les anecdotes du placard Quelle est l’erreur la plus répandue chez les fonds de private equity qui effectuent un rebranding après une acquisition ? C’est de foncer tête baissée sans chercher à comprendre les publics concernés, nous explique Marc. Cette critique ne vise pas à dénigrer les professionnels du capital-investissement — elle reflète simplement le fait que l’expertise en branding n’est pas leur cœur de métier. La solution, c’est de s’associer à des agences qui savent comment l’empathie nourrit à la fois la croissance et la culture d’entreprise. Se précipiter sur un rafraîchissement visuel sans travail stratégique préalable, c’est passer à côté des « raisons d’y croire » (reasons to believe) qu’une vraie étude aurait pu faire émerger. Marc Rust illustre son propos par deux exemples parlants. En travaillant avec un groupe propriétaire d’une centaine de résidences pour seniors aux États-Unis, son équipe a découvert que les résidents n’étaient pas la cible marketing principale. En réalité, le vrai client dans la plupart des cas « la fille aînée » — le membre de la famille qui endosse généralement le rôle d’aidant auprès de parents vieillissants — car c’est elle qui prend les décisions dans la plupart des foyers. Cette découverte a bouleversé le message, le positionnement et toute l’approche marketing de l’entreprise, produisant ainsi une différenciation bien plus nette que celle des concurrents qui continuaient à s’adresser directement aux résidents. De même, une étude menée pour le Simmons College de Boston a révélé que les femmes choisissaient cet établissement pour la qualité de ses enseignements. Le genre n’était en fait qu’un critère secondaire. Cette découverte a permis de construire un storytelling bien plus riche autour des programmes, des enseignants et des débouchés, sous le thème délibérément fédérateur du leadership, plutôt qu’un discours centré sur le genre. Le prix de la négligence Ce qui laisse peut-être le plus perplexe, c’est la fréquence à laquelle les acquéreurs délaissent leurs cibles sitôt la transaction bouclée. Des entreprises sont rachetées — parfois à prix d’or — puis laissées à l’abandon au lieu d’être accompagnées vers leur potentiel de croissance. Marc Rust compare le développement d’une entreprise à la culture d’une plante : une graine poussera avec un minimum d’attention, mais un tuteur qui aide la vigne à grimper vers la lumière produit des plants plus vigoureux et des fruits plus gros. Le même principe vaut pour les sociétés acquises. Négliger la transformation de la marque conduit à des échecs prévisibles. Les équipes ne peuvent pas adhérer à une stratégie si personne n’a pris la peine d’énoncer clairement ce que l’entreprise représente. Les clients ne perçoivent pas la valeur si elle reste inexprimée. La culture se fissure faute d’alignement interne, et ce désalignement engendre des résistances qui sapent l’efficacité commerciale. À terme, le marché ne sait plus ce que l’entreprise incarne, le positionnement concurrentiel s’érode. Et en fin de compte, l’opportunité d’investissement s’évapore, emportant avec elle la surcote que le branding stratégique aurait pu générer. Perspectives : tendances 2026 et au-delà Trois tendances méritent l’attention des professionnels du capital-investissement soucieux de créer de la valeur par la marque. Premièrement, le changement générationnel a profondément modifié les attentes des collaborateurs comme des clients. Les millennials et la génération Z veulent travailler pour des organisations qui se préoccupent de leur public et portent des valeurs auxquelles ils peuvent s’identifier. L’ancien manuel du private equity — acheter, dégraisser, revendre — n’attire plus ni les talents ni la fidélité client nécessaires à une croissance durable. Deuxièmement, l’IA exige une implication volontaire, et non une acceptation passive. Comprendre ces outils et les déployer avec discernement — tout en préservant le jugement humain — distinguera les fonds qui réussissent de ceux qui se noient dans un contenu générique. Les gagnants garderont les yeux ouverts, utilisant l’IA pour des tâches précises au lieu de la laisser piloter les décisions. Troisièmement, les relations d’affaires exigent qu’on respecte les étapes de la confiance. Le développement commercial reste fondamentalement une affaire de lien humain, mais trop d’entreprises veulent conclure avant d’avoir instauré cette confiance. L’équivalent d’une demande en mariage au premier rendez-vous s’affiche quotidiennement dans des demandes de mise en relation sur LinkedIn qui brûlent l’étape de la démonstration de valeur. Comprendre qu’une relation se construit par des contacts répétés et un apport de valeur régulier constitue un véritable avantage concurrentiel. Quant aux opportunités d’investissement dans l’IA, Marc Rust se montre prudemment optimiste. Il a récemment accompagné un éditeur de logiciels pour drones ayant racheté une société d’IA afin d’améliorer leurs capacités d’analyse vidéo pour des applications de défense — permettant des décisions tactiques plus rapides tout en réduisant le besoin de surveillance humaine permanente. Voilà un usage intelligent de l’IA comme outil, précisément le modèle qui mérite qu’on y investisse. Reste que le boom actuel attire inévitablement des sociétés qui affichent une valeur hypothétique. La vigilance s’impose. La créativité, un avantage concurrentiel L’observation la plus préoccupante de Marc Rust concerne peut-être la façon dont les dirigeants assimilent créativité et risque. C’est un contresens total : la créativité est l’outil le plus puissant pour se différencier et croître. Sur des marchés noyés sous l’uniformité générée par l’IA, la créativité humaine et un point de vue qui dérange deviennent plus précieux que jamais. Les entreprises qui prospéreront seront celles qui auront l’audace d’être différentes — d’avancer avec un parti pris affirmé pendant que leurs concurrents se fondent dans un positionnement interchangeable. Prenons la métaphore du recrutement. Quand ils reçoivent un candidat en entretien, les recruteurs ne cherchent pas à vérifier s’il possède les compétences requises — cette question a été tranchée en amont. Ils cherchent à savoir s’il est différent, s’il apporte une énergie susceptible de bousculer les habitudes. Il en va de même pour les entreprises : la différenciation attire l’attention et justifie une valorisation supérieure, tandis que l’uniformité conduit à être traité comme une commodité. Aux entrepreneurs désireux d’attirer du capital investissement, le conseil est simple : construisez un récit clair, exprimé dans le langage de vos interlocuteurs plutôt qu’en jargon interne. Assurez l’alignement dans toute l’organisation. Mobilisez vos commerciaux pour qu’ils relaient ce récit. Identifiez les passionnés au sein de l’entreprise et donnez-leur la parole — l’enthousiasme sincère est plus convaincant que la communication institutionnelle la plus léchée. Ces étapes préparent le terrain pour une valorisation maximale avant l’entrée d’un fonds et posent les bases d’une croissance soutenue sous la nouvelle gouvernance. Branding et soif de croissance Alimenter la création de valeur par le branding en capital-investissement. Image générée avec Gemini à partir de notre texte Le branding en capital-investissement pose en définitive une question simple : quelle est votre soif de croissance ? La réponse à cette question est source de croissance ou de décroissance, de fructification des investissements ou de stagnation. C’est ce qui fait que les multiples de sortie récompensent la vision stratégique ou sanctionnent la négligence de la marque. Dans un monde où la perception façonne de plus en plus la réalité, les fonds qui maîtrisent le storytelling stratégique capteront une valeur sublimée — faisant passer des entreprises de 80 à 120 millions de dollars, ou bien plus encore. The post Capital-investissement : le branding est un atout stratégique appeared first on Marketing and Innovation.

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Robots d'accueil, d'assistance ou de test… Le marché s'ouvre, et les usages explosent

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 3:00


Voici de quoi vous servir d'anecdote pour épater la galerie lors de vos repas de famille. Imaginez pouvoir commander un robot humanoïde sur internet aussi simplement qu'un nouveau smartphone. C'est exactement le pari fou qu'a réussi une entreprise chinoise cette année, marquant une étape cruciale dans la démocratisation de la robotique.L'événement s'est déroulé en Chine, où l'entreprise Unitree a décidé de mettre en vente deux modèles de robots humanoïdes, le G1 et le H1, directement sur la plateforme de e-commerce grand public JD.com.Le robot humanoïde sort de la science-fictionContrairement à ce que l'on pourrait penser, il ne s'agissait pas de prototypes réservés à des laboratoires de recherche. Le fabricant a été très clair : tout le monde pouvait les acheter. Et le résultat ne s'est pas fait attendre, puisque les stocks ont été épuisés presque instantanément après leur mise en ligne.C'est un signal fort : le robot humanoïde sort de la science-fiction pour entrer dans le catalogue des produits de consommation.Ce qui frappe ici, ce sont les caractéristiques techniques rapportées au prix, qui défient toute concurrence. Prenons le modèle G1, le plus abordable. Pour environ treize mille euros, vous obtenez un robot d'un mètre trente pour trente-cinq kilos.12 km/hIl est capable de manipuler des objets avec ses trois doigts, dispose d'une autonomie de deux heures et se repère grâce à un Lidar 3D, une technologie similaire à celle des voitures autonomes.Le grand frère, le modèle H1, est une machine plus imposante d'un mètre quatre-vingts vendue aux alentours de 86000 euros. Il impressionne par sa motricité : il peut se déplacer à près de douze kilomètres-heure et a même démontré ses capacités en dansant sur scène, rappelant les démonstrations virales de Boston Dynamics.Pour les professionnels et les décideurs technologiques, cet engouement rapide souligne une tendance de fond. Nous assistons au passage d'une ère de recherche fondamentale à une ère de commodité.Le fait que des robots dotés de caméras de profondeur et de moteurs puissants soient proposés à des tarifs "raisonnables" pour ce type de matériel indique que la barrière à l'entrée s'effondre.Pour les entreprises, cela signifie que l'intégration de la robotique humanoïde dans des processus logistiques ou d'accueil pourrait devenir une réalité budgétaire beaucoup plus vite que prévu, ne serait-ce que pour des phases de test grandeur nature.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Interludons Nous
du rap de la techno et les allemands - 01099

Interludons Nous

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 7:08


Interludons Nous présente :Dans cet interlude, on va parler de genre musicaux qui se croisent : le rap et la techno. Prenons exemple sur nos voisins les allemands qui sont bien décider à faire danser les gens tout en ayant des paroles entêtantes (ça vous rappelle un artiste français ?)01099 - HalbtrockenBonne interlude ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Maintenant, vous savez
Antibiotiques : comment éviter leurs effets secondaires ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later Nov 25, 2025 4:43


Maintenant Vous Savez, c'est aussi ⁠Maintenant Vous Savez - Santé⁠ et ⁠Maintenant Vous Savez - Culture⁠. Malgré une baisse continue de la consommation d'antibiotiques depuis 10 ans, la France reste le quatrième pays européen le plus consommateur derrière la Grèce, la Roumanie et la Bulgarie, comme le détaille Santé publique France. Si leur efficacité sur les bactéries est avérée, leur prise peut aussi affecter le fonctionnement du corps. Les antibiotiques à large spectre notamment, capables de s'attaquer à différentes familles de bactéries, détruisent les infections, mais aussi les bonnes bactéries qui peuplent nos intestins et qui nous aident à rester en bonne santé. Est-ce qu'on peut protéger nos intestins ? Les antibiotiques peuvent-ils aussi déclencher des mycoses ? Pourquoi dit-on qu'il faut absolument respecter la durée de prescription ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Santé". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Olivia Villamy. Première diffusion : janvier 2023 À écouter aussi : Prenons-nous trop de médicaments ? ⁠Quels sont les pires additifs pour la santé ?⁠ Pourquoi faut-il éviter les médicaments anti-rhume ? Retrouvez tous les épisodes de⁠ "Maintenant vous savez - Santé"⁠. Suivez Bababam sur ⁠Instagram⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi les TV ultra haute définition se servent-elles à rien ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 2:45


Le 27 octobre 2025, une étude publiée dans la revue Nature Communications a remis en question l'utilité réelle des télévisions ultra haute définition. Des chercheurs de l'Université de Cambridge et du laboratoire Meta Reality Labs ont voulu répondre à une question simple : notre œil humain perçoit-il vraiment la différence entre une image en 4K, 8K ou une résolution plus basse ? Leur conclusion est sans appel : au-delà d'un certain point, notre vision ne peut tout simplement plus distinguer les détails supplémentaires.Les écrans ultra HD se vantent d'afficher des millions de pixels supplémentaires – 8 millions pour la 4K, plus de 33 millions pour la 8K. En théorie, plus il y a de pixels, plus l'image semble nette. Mais en pratique, notre œil a une limite de résolution, mesurée en « pixels par degré de vision » (PPD). Cela représente combien de détails l'œil peut discerner dans un angle d'un degré. Dans leurs expériences, les chercheurs ont exposé des volontaires à des images aux contrastes et couleurs variables, et ont mesuré le point où la netteté cessait d'être perçue comme améliorée. Résultat : le seuil moyen était d'environ 90 PPD. Au-delà, les différences deviennent imperceptibles, même si l'écran affiche beaucoup plus d'informations.Prenons un exemple concret. Dans un salon typique, si vous êtes assis à 2,5 mètres d'un téléviseur de 110 centimètres de diagonale (environ 44 pouces), vous ne ferez pas la différence entre une image en 4K et en 8K. L'œil humain ne peut pas discerner autant de détails à cette distance. Pour vraiment profiter de la 8K, il faudrait soit un écran gigantesque, soit s'asseoir à moins d'un mètre – ce qui est peu réaliste pour regarder un film confortablement.Ces résultats soulignent une réalité simple : les gains de résolution vendus par les fabricants dépassent désormais les capacités biologiques de notre vision. Autrement dit, nous avons atteint un plafond perceptif. Acheter une TV 8K pour remplacer une 4K revient un peu à utiliser une loupe pour lire un panneau routier à un mètre de distance : la différence existe techniquement, mais votre œil ne la voit pas.Les chercheurs estiment qu'il serait plus utile d'améliorer d'autres aspects de l'image, comme la luminosité, le contraste, la fidélité des couleurs ou la fluidité des mouvements. Ces paramètres influencent beaucoup plus notre perception de la qualité qu'une hausse du nombre de pixels. En clair, la course à la résolution touche à sa fin : la vraie révolution de l'image ne viendra plus du nombre de points, mais de la manière dont ils sont rendus. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Reportage Afrique
Afrique du Sud: des musiciens pénalisés par un manque d'infrastructures dans un secteur en forte progression en Afrique

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Nov 4, 2025 2:20


Le salon Acces organisé par la plateforme «Music in Africa» rassemble, chaque année, les acteurs continentaux du monde de la musique. Et la semaine dernière, c'est à Pretoria, en Afrique du Sud, qu'ils ont pu échanger, pendant trois jours, pour analyser les modèles économiques possibles et les solutions pour que les artistes africains bénéficient davantage de leur musique. De notre correspondante de retour de Pretoria, Bien qu'il reste encore de taille modeste par rapport au reste du monde, le secteur musical africain connaît une forte progression : selon la dernière étude de la Fédération internationale de l'industrie phonographique (IFPI), les revenus de la musique enregistrée en Afrique subsaharienne se sont accrus de plus de 22% en 2024, dépassant pour la première fois les 100 millions de dollars. Mais pour le chanteur et producteur sud-africain, Zakes Bantwini, les artistes n'obtiennent pas forcément de retombées financières : « C'est magnifique de voir que, dans différentes régions du monde, les gens apprécient désormais la musique africaine. Mais il faut que cela se reflète dans nos comptes bancaires. Pour l'instant, ça ne se traduit pas vraiment comme ça, mais comme je le dis souvent, c'est à nous d'essayer de changer les choses. »  Le manque d'infrastructures Sur place, le secteur est encore trop peu structuré et développé, et les artistes africains doivent continuer à dépendre des marchés mondiaux, comme l'explique Dolapo Amusat, créateur et directeur de la plateforme nigériane We Talk Sound : « Même si on observe un véritable boom, le manque d'infrastructures sur le continent empêche cette croissance de bénéficier pleinement aux artistes. Prenons l'exemple du Nigeria : comment voulez-vous organiser une tournée ? Il n'y a pas toujours d'infrastructures adéquates, les problèmes de sécurité persistent. De plus, du côté des plateformes de streaming, beaucoup de gens continuent à consommer la musique illégalement ou n'ont pas les moyens de payer les abonnements. Résultat : les artistes gagnent très peu d'argent sur leur marché local, et finissent donc par privilégier l'Europe ou les États-Unis, là où se trouvent les revenus — ce qui affaiblit l'écosystème africain. » Et pour la chanteuse Solange Cesarovna, co-fondatrice de la Société cap-verdienne de musique (SCM), il est aussi primordial que les artistes s'informent sur leurs droits : « Je pense que la chose la plus importante qu'il faut viser, pour devenir professionnel, c'est d'acquérir les connaissances. Et bien souvent, nous, les créateurs, nous sommes fascinés par notre processus créatif, et tout le travail autour de la musique en elle-même. Sauf que pour être professionnel, il faut aussi comprendre l'autre versant, la façon dont les affaires fonctionnent, même si on n'a pas l'âme d'un entrepreneur : c'est vital afin de conclure des contrats. » Solange Cesarovna soutient d'ailleurs la plateforme CLIP qui veut justement aider les créateurs à mieux comprendre les droits de propriété intellectuelle, pour réclamer leur dû. À lire aussiÀ Pretoria, le continent cherche à récolter les fruits de sa révolution musicale

Un bonbon sur la langue
Les élisions dangereuses : s'il le faut... ou si il le faut ?

Un bonbon sur la langue

Play Episode Listen Later Nov 2, 2025 3:36


Ce matin, amis des mots, on parle d'élisions... vous vous rappelez ce que sont ces bestioles ? Prenons simplement la définition du Larousse : l'élision, c'est la "suppression, dans l'écriture ou la prononciation, de la voyelle finale d'un mot devant un mot commençant par une voyelle ou un H muet. L'élision se marque par une apostrophe."Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi devriez-vous utiliser l'asyndète ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Oct 9, 2025 1:52


L'asyndète est une figure de style qui peut sembler discrète, mais qui a un impact puissant sur la manière dont un texte est perçu. Le mot vient du grec a (« sans ») et syndeton (« lien »). Concrètement, il s'agit d'omettre volontairement les mots de liaison — les conjonctions comme « et », « ou », « mais » — entre plusieurs termes ou propositions.Prenons un exemple simple : au lieu de dire « Il est venu et il a vu et il a vaincu », on écrit « Il est venu, il a vu, il a vaincu ». Le sens est le même, mais le rythme change : la phrase devient plus sèche, plus percutante.L'intérêt premier de l'asyndète est donc rythmique. Elle accélère le discours, donne une impression d'urgence, de densité, de rapidité. C'est un effet que l'on retrouve beaucoup dans les maximes, les slogans ou les récits épiques. César, en déclarant « Veni, vidi, vici », n'a pas seulement raconté une victoire : il l'a rendue foudroyante par l'usage de l'asyndète.Mais l'asyndète a aussi une valeur stylistique et expressive. En supprimant les liens, on laisse les mots se juxtaposer comme des coups de pinceau bruts, créant une intensité dramatique. Dans un discours politique, elle peut donner un ton martial ou solennel. Dans un poème, elle peut exprimer l'accumulation, le vertige, l'émotion débordante.Cette figure de style s'oppose à la polysyndète, qui, elle, multiplie les conjonctions pour créer un effet d'abondance. Là où la polysyndète ralentit et insiste, l'asyndète tranche et accélère.Son intérêt ne se limite pas au beau langage : l'asyndète est très présente dans le langage quotidien et médiatique. Un journal titrera : « Chômage, inflation, colère sociale » plutôt que « Chômage et inflation et colère sociale ». C'est plus percutant, plus mémorable.Enfin, l'asyndète a un effet psychologique : elle laisse l'auditeur ou le lecteur combler mentalement les liens absents. En ce sens, elle rend le message plus actif, presque interactif. On retient mieux une énumération asyndétique qu'une longue phrase laborieuse.En résumé, l'asyndète est l'art d'en dire plus en en disant moins. En supprimant les liaisons, elle donne au texte un souffle plus vif, plus énergique, plus frappant. C'est une arme rhétorique vieille de l'Antiquité, mais toujours d'actualité dans nos conversations, nos slogans et nos récits modernes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Comment l'Homme a-t-il modifié la taille des animaux ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Sep 30, 2025 2:23


Depuis plusieurs millénaires, l'Homme ne s'est pas contenté de domestiquer les animaux : il a aussi influencé leur morphologie, et en particulier leur taille. Une vaste synthèse menée par des chercheurs de l'Université de Montpellier apporte un éclairage scientifique inédit sur ce phénomène. Publiée récemment, cette étude est l'une des plus complètes jamais réalisées : elle repose sur l'analyse de 3 858 enregistrements de mesures, à partir de plus de 225 000 os et dents, issus de 311 sites archéologiques de la France méditerranéenne, couvrant une période de 8 000 ans.Les résultats montrent que l'Homme a profondément modifié la stature des espèces animales, à la fois par la domestication et par la chasse sélective. Prenons l'exemple des animaux domestiques. Les premiers moutons et chèvres domestiqués, introduits dès le Néolithique, étaient plus petits que leurs ancêtres sauvages. Cette réduction de taille est liée aux conditions d'élevage : alimentation contrôlée, enclos restreints, reproduction sélective visant la docilité ou la production (lait, laine), et non la survie en milieu sauvage. Ainsi, la taille moyenne des ovins et caprins a diminué de 20 à 30 % par rapport à leurs homologues sauvages.Chez les bovins, le même processus s'observe. Les aurochs, ancêtres sauvages des vaches, mesuraient plus de 1,70 mètre au garrot. Les bovins domestiqués ont rapidement perdu en stature, atteignant parfois à peine 1,20 mètre dans certaines populations antiques. Cette diminution reflète des choix humains : des animaux plus petits étaient plus faciles à nourrir et à contrôler.Mais l'impact humain ne se limite pas aux espèces domestiques. La chasse a aussi contribué à réduire la taille des animaux sauvages. Les chasseurs préhistoriques ciblaient souvent les plus grands individus, car ils offraient plus de viande ou de trophées. Cette pression sélective a progressivement favorisé la reproduction des animaux plus petits et plus discrets. On retrouve ce schéma chez les cerfs et les sangliers, dont la taille moyenne s'est réduite au fil des siècles.À partir du Moyen Âge, cependant, une tendance inverse apparaît : les pratiques d'élevage s'améliorent, l'alimentation devient plus riche, et certains animaux domestiques regagnent en stature. C'est particulièrement visible chez les chevaux, qui deviennent plus grands et plus robustes pour répondre aux besoins militaires et agricoles.En somme, cette étude de l'Université de Montpellier montre que l'Homme est un facteur déterminant de l'évolution morphologique des animaux. Par la domestication, l'élevage et la chasse, il a façonné la taille des espèces sur des milliers d'années. Les animaux d'aujourd'hui sont donc le reflet d'une histoire où la sélection naturelle s'est vue constamment modifiée, accélérée, ou détournée par la main humaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi les éoliennes produisent-elles plus d'électricité quand il fait froid ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Sep 21, 2025 2:32


Pourquoi les éoliennes produisent-elles plus d'électricité quand il fait froid ? La réponse tient à la fois à la physique de l'air et au fonctionnement même des turbines.La densité de l'air : un facteur cléL'électricité produite par une éolienne dépend principalement de la vitesse du vent et de la densité de l'air. La formule de base est la suivante :Puissance = ½ × ρ × S × v³ × Cpoù ρ est la densité de l'air, S la surface balayée par les pales, v la vitesse du vent et Cp le rendement aérodynamique.Or, la densité de l'air varie avec la température. À 0 °C, l'air est environ 10 % plus dense qu'à 30 °C. Concrètement, 1 m³ d'air pèse environ 1,29 kg à 0 °C contre 1,16 kg à 30 °C. Cette différence, qui peut sembler faible, a un effet direct sur la puissance récupérée : plus l'air est lourd, plus il contient d'énergie cinétique pour une même vitesse de vent.Exemple chiffréPrenons une éolienne terrestre de 2 MW, avec un vent de 12 m/s. À 30 °C, elle produira environ 1,7 MW. À 0 °C, dans les mêmes conditions de vent, elle peut monter à 1,9 MW. Le gain est donc de plus de 10 % simplement dû au froid.Les régimes de vent en hiverÀ cela s'ajoute un autre facteur : en hiver, dans beaucoup de régions tempérées, les vents sont plus soutenus et plus réguliers. En Europe par exemple, les parcs éoliens atteignent souvent des facteurs de charge (le rapport entre production réelle et production théorique maximale) de 35 à 40 % en hiver, contre seulement 20 à 25 % en été. Cela signifie que non seulement chaque tour de pale produit davantage d'énergie, mais qu'en plus, les éoliennes tournent plus longtemps à des vitesses optimales.Attention aux extrêmesIl existe toutefois une limite. Les éoliennes sont conçues pour fonctionner entre environ -20 °C et +40 °C. En dessous, la glace peut se former sur les pales, modifiant leur aérodynamique et diminuant la production. C'est pourquoi certaines machines sont équipées de systèmes de dégivrage.En résuméLes éoliennes produisent plus d'électricité par temps froid, d'abord parce que l'air est plus dense et contient donc plus d'énergie, ensuite parce que les régimes de vent hivernaux sont plus favorables. C'est ce double effet qui explique que, dans des pays comme la France, l'Allemagne ou le Danemark, les records de production éolienne se situent presque toujours en hiver. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi la langue française obéit-elle aux mathématiques ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Sep 20, 2025 2:47


À première vue, le langage humain semble foisonnant, foisonnant au point d'être chaotique. Chaque langue possède ses milliers de mots, ses tournures, ses exceptions et ses bizarreries. Pourtant, derrière cette apparente complexité, se cachent des règles d'une rigueur étonnamment… mathématique. L'une des plus fascinantes a été mise en lumière dans les années 1930 par le linguiste américain George Zipf : la loi d'abréviation.Une loi simple mais puissanteFormulée par Zipf, cette règle décrit une tendance universelle : plus un mot est fréquemment utilisé, plus il tend à être court. Prenons un exemple en français : “et”, “de”, “à” ou “je”. Ces mots ultra-fréquents ne comptent qu'une ou deux lettres. À l'inverse, les termes plus rares – “chlorophylle”, “hétérozygote” ou “incommensurable” – sont plus longs. En d'autres termes, notre cerveau, en quête permanente d'efficacité, réserve la brièveté aux mots du quotidien et accepte la longueur pour les mots occasionnels.L'efficacité comme moteurCette loi n'a rien d'un hasard : elle illustre ce que Zipf appelait le principe du moindre effort. Quand nous communiquons, nous cherchons naturellement à transmettre un maximum d'informations avec un minimum d'effort. Les mots courts, faciles à prononcer et rapides à écrire, remplissent ce rôle pour les idées que nous utilisons le plus souvent. Cette logique contribue à rendre les échanges plus fluides et à limiter la fatigue cognitive, aussi bien pour celui qui parle que pour celui qui écoute.Une règle universelle ?Ce qui intrigue les chercheurs, c'est que cette loi ne semble pas se limiter aux langues humaines. Des travaux récents en bioacoustique ont montré que certains oiseaux suivent exactement la même tendance. Les sons les plus fréquents qu'ils utilisent – pour marquer un territoire, avertir d'un danger ou attirer un partenaire – sont plus courts que leurs vocalisations plus rares. Autrement dit, les oiseaux appliquent eux aussi, sans le savoir, la loi d'abréviation de Zipf.Quand l'évolution rejoint les mathématiquesPourquoi cette convergence entre humains et oiseaux ? Les scientifiques avancent que cette règle pourrait refléter un principe fondamental de toute communication efficace. Que l'on manipule des mots ou des chants, l'économie d'énergie et de temps favorise la survie. Les individus capables de transmettre rapidement l'essentiel de l'information disposent d'un avantage, qu'il s'agisse de fuir un prédateur ou de collaborer en groupe.Un langage moins chaotique qu'il n'y paraîtAu fond, ce que révèle Zipf, c'est que nos langues, si diverses soient-elles, obéissent à des forces universelles. Elles ne sont pas des constructions aléatoires, mais des systèmes façonnés par la recherche d'efficacité. Et lorsque nous découvrons que les oiseaux – et peut-être d'autres espèces encore – obéissent à la même loi, cela suggère que les mathématiques ne se contentent pas de décrire le monde physique : elles gouvernent aussi la manière dont nous échangeons des idées et des émotions.Ainsi, derrière nos conversations quotidiennes, se cache une règle mathématique discrète mais incontournable, qui relie l'homme… aux oiseaux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
A quelle règle mathématique les langues humaines sont-elles soumises ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Sep 15, 2025 2:51


À première vue, le langage humain semble foisonnant, foisonnant au point d'être chaotique. Chaque langue possède ses milliers de mots, ses tournures, ses exceptions et ses bizarreries. Pourtant, derrière cette apparente complexité, se cachent des règles d'une rigueur étonnamment… mathématique. L'une des plus fascinantes a été mise en lumière dans les années 1930 par le linguiste américain George Zipf : la loi d'abréviation.Une loi simple mais puissanteFormulée par Zipf, cette règle décrit une tendance universelle : plus un mot est fréquemment utilisé, plus il tend à être court. Prenons un exemple en français : “et”, “de”, “à” ou “je”. Ces mots ultra-fréquents ne comptent qu'une ou deux lettres. À l'inverse, les termes plus rares – “chlorophylle”, “hétérozygote” ou “incommensurable” – sont plus longs. En d'autres termes, notre cerveau, en quête permanente d'efficacité, réserve la brièveté aux mots du quotidien et accepte la longueur pour les mots occasionnels.L'efficacité comme moteurCette loi n'a rien d'un hasard : elle illustre ce que Zipf appelait le principe du moindre effort. Quand nous communiquons, nous cherchons naturellement à transmettre un maximum d'informations avec un minimum d'effort. Les mots courts, faciles à prononcer et rapides à écrire, remplissent ce rôle pour les idées que nous utilisons le plus souvent. Cette logique contribue à rendre les échanges plus fluides et à limiter la fatigue cognitive, aussi bien pour celui qui parle que pour celui qui écoute.Une règle universelle ?Ce qui intrigue les chercheurs, c'est que cette loi ne semble pas se limiter aux langues humaines. Des travaux récents en bioacoustique ont montré que certains oiseaux suivent exactement la même tendance. Les sons les plus fréquents qu'ils utilisent – pour marquer un territoire, avertir d'un danger ou attirer un partenaire – sont plus courts que leurs vocalisations plus rares. Autrement dit, les oiseaux appliquent eux aussi, sans le savoir, la loi d'abréviation de Zipf.Quand l'évolution rejoint les mathématiquesPourquoi cette convergence entre humains et oiseaux ? Les scientifiques avancent que cette règle pourrait refléter un principe fondamental de toute communication efficace. Que l'on manipule des mots ou des chants, l'économie d'énergie et de temps favorise la survie. Les individus capables de transmettre rapidement l'essentiel de l'information disposent d'un avantage, qu'il s'agisse de fuir un prédateur ou de collaborer en groupe.Un langage moins chaotique qu'il n'y paraîtAu fond, ce que révèle Zipf, c'est que nos langues, si diverses soient-elles, obéissent à des forces universelles. Elles ne sont pas des constructions aléatoires, mais des systèmes façonnés par la recherche d'efficacité. Et lorsque nous découvrons que les oiseaux – et peut-être d'autres espèces encore – obéissent à la même loi, cela suggère que les mathématiques ne se contentent pas de décrire le monde physique : elles gouvernent aussi la manière dont nous échangeons des idées et des émotions.Ainsi, derrière nos conversations quotidiennes, se cache une règle mathématique discrète mais incontournable, qui relie l'homme… aux oiseaux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Maintenant, vous savez
Préservation de la fertilité : que faut-il savoir ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later Sep 8, 2025 4:28


Préserver sa fertilité peut être une option rassurante même si elle ne garantit pas à 100% la réussite d'une future grossesse. Plusieurs techniques existent, selon qu'on soit une femme ou un homme. Selon la définition de l'APHP sur son site, la préservation de la fertilité consiste toujours à prélever puis conserver par le froid des éléments du corps qui pourront plus tard être utilisés lors d'un projet de parentalité. Si on est une femme quelles sont les options ? Et si on est un homme ? Est-ce une façon de déjouer l'horloge biologique ? Ecoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez" ! Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Laura Taouchanov A écouter ensuite : Quels sont les dangers du BBL, cette technique chirurgicale ? Prenons-nous trop de médicaments ? Quelles sont les vertus du french kiss ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Choses à Savoir
Pourquoi l'effet Veblen vous fait-il acheter n'importe quoi ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Sep 4, 2025 2:06


L'effet Veblen est un phénomène économique et sociologique qui décrit un comportement paradoxal : plus un produit est cher, plus certaines personnes ont envie de l'acheter. Contrairement à la logique classique selon laquelle une hausse des prix diminue la demande, l'effet Veblen montre qu'un prix élevé peut, au contraire, attirer les consommateurs… précisément parce qu'il est élevé.Ce concept porte le nom de Thorstein Veblen, un économiste et sociologue américain du XIXe siècle, qui a introduit la notion de consommation ostentatoire. Dans son ouvrage La Théorie de la classe de loisir (1899), Veblen observe que certaines personnes achètent des biens non pour leur utilité, mais pour montrer leur statut social. Dépenser beaucoup devient alors une stratégie de distinction.Prenons un exemple : une montre vendue 20 euros donne l'heure aussi bien qu'une montre à 10 000 euros. Pourtant, la seconde séduit certains consommateurs justement parce qu'elle coûte 10 000 euros. Elle signale au monde extérieur : « Je peux me le permettre », « J'appartiens à un certain milieu ». Le produit devient un symbole, pas seulement un objet.Mais l'effet Veblen ne touche pas uniquement les très riches. Il peut aussi influencer des personnes prêtes à se mettre en difficulté financière pour acquérir des produits de luxe ou des marques prestigieuses. Pourquoi ? Parce que dans un monde de plus en plus saturé de signes, le prix devient un raccourci pour juger de la valeur. On croit, parfois inconsciemment, que « cher = mieux », ou « cher = rare = désirable ».Le marketing joue à fond sur ce ressort psychologique. Les marques de luxe ne cherchent pas à être accessibles, au contraire : elles cultivent la rareté, l'exclusivité, et l'élitisme. Certaines montent artificiellement les prix, limitent la production, voire refusent de vendre à certains clients pour entretenir l'illusion d'un club fermé. Résultat : plus c'est difficile d'accès, plus c'est convoité.Ce mécanisme n'est pas toujours irrationnel. Dans certains contextes, dépenser beaucoup peut rapporter : une voiture haut de gamme peut ouvrir des opportunités professionnelles, des vêtements de luxe peuvent favoriser l'influence ou l'image. Mais l'effet Veblen devient problématique quand il pousse à acheter pour acheter, sans besoin réel, ni satisfaction durable — juste pour impressionner ou appartenir.En résumé, l'effet Veblen explique pourquoi des gens achètent des choses très chères non pour leur qualité, mais pour ce qu'elles représentent socialement. Et dans une société où l'image compte parfois plus que le fond, cet effet peut nous faire acheter… n'importe quoi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Entrez dans l'Histoire
L'affaire du collier de la Reine : les diamants maudits de Marie-Antoinette

Entrez dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Aug 30, 2025 21:13


REDIFF - C'est le feuilleton qui a secoué la monarchie française. Luxe, scandales et manipulations se sont invités à Versailles. Le vol d'un bijou à l'extravagance inouïe a enflammé le royaume, mêlant la Reine Marie-Antoinette à une machination dont elle ne ressortira pas indemne. Prenons la direction du 18ème siècle, celui des Lumières, pour revivre la sulfureuse affaire du collier de la Reine. Crédits : Lorànt Deutsch, Vincent Mottez Chaque samedi en exclusivité, retrouvez en podcast un épisode des saisons précédentes de « Entrez dans l'Histoire ». Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Ça va Beaucoup Mieux
On est bien : Manger sain avec un budget serré

Ça va Beaucoup Mieux

Play Episode Listen Later Aug 17, 2025 3:35


On peut choisir des aliments moins coûteux qui ont des apports nutritionnels équivalents. Prenons, par exemple, les protéines. On en trouve dans les œufs qui sont bien plus économiques que la viande, par exemple. En plus, on peut les décliner sous plein de formes, en omelette, en gratins, en flans... On peut en consommer jusqu'à 6 par semaine, 3 ou 4 si on a du cholestérol. Pour les poissons, il faut se tourner vers les produits bruts surgelés pour trouver les prix au kilo les plus bas. Les conserves de sardines, de maquereaux, de thon sont assez bon marché. Et concernant la viande, ce sont les morceaux à mijoter qui reviennent le moins cher. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Autour de la question
Comment la quête de vie extraterrestre nous ramène sur Terre?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Jul 22, 2025 48:30


Il n'y a pas de planète B, les destins de la vie et de la terre sont intimement liés : c'est le message de l'astrobiologiste Nathalie Cabrol du Seti. Comment la recherche de vie, de formes de vie intelligentes ailleurs dans l'univers nous renvoie en miroir à nos responsabilités ? (Rediffusion du 20/01/25) Prenons un peu de hauteur et changeons de perspective en réalisant à quel point l'aventure spatiale et surtout la quête de vie ailleurs dans l'univers, nous renvoient… sur Terre. Sur notre précieuse petite planète, ce minuscule point bleu, seul à ce jour à abriter la vie. Pourquoi la Terre est-elle la seule planète habitée et habitable et jusqu'à quand ? Comment les destins de la vie et de la Terre sont-ils si intimement liés ? Avec Nathalie A. Cabrol, directrice scientifique du Centre de recherche Carl Sagan à l'Institut SETI en Californie. Pour son ouvrage Inséparables :les destins croisés de la terre et de la vie paru chez Julliard.

Autour de la question
Comment la quête de vie extraterrestre nous ramène sur Terre?

Autour de la question

Play Episode Listen Later Jul 22, 2025 48:30


Il n'y a pas de planète B, les destins de la vie et de la terre sont intimement liés : c'est le message de l'astrobiologiste Nathalie Cabrol du Seti. Comment la recherche de vie, de formes de vie intelligentes ailleurs dans l'univers nous renvoie en miroir à nos responsabilités ? (Rediffusion du 20/01/25) Prenons un peu de hauteur et changeons de perspective en réalisant à quel point l'aventure spatiale et surtout la quête de vie ailleurs dans l'univers, nous renvoient… sur Terre. Sur notre précieuse petite planète, ce minuscule point bleu, seul à ce jour à abriter la vie. Pourquoi la Terre est-elle la seule planète habitée et habitable et jusqu'à quand ? Comment les destins de la vie et de la Terre sont-ils si intimement liés ? Avec Nathalie A. Cabrol, directrice scientifique du Centre de recherche Carl Sagan à l'Institut SETI en Californie. Pour son ouvrage Inséparables :les destins croisés de la terre et de la vie paru chez Julliard.

La marche du monde
Miriam Makeba et Stokely Carmichael à Conakry, un amour panafricain

La marche du monde

Play Episode Listen Later Jul 12, 2025 48:29


Le saviez-vous ? En 1968, Miriam Makeba, la chanteuse africaine la plus célèbre au monde fait le choix de quitter les États-Unis pour s'installer à Conakry avec son révolutionnaire de mari Stokely Carmichael, le leader du mouvement Black Power. Le couple panafricain va servir la révolution socialiste de Sékou Touré ! Cette histoire aussi fascinante que méconnue est documentée par Elara Bertho, chargée de recherche au CNRS au sein du Laboratoire Les Afriques dans le monde (LAM). Historienne de la littérature, elle revisite les années 70 marquées par une extrême violence envers les noirs, que ce soit aux États-Unis ou en Afrique du Sud, mais depuis Conakry, capitale de la Guinée indépendante dirigée par Ahmed Sékou Touré depuis 1958 et son célèbre « Non » à la communauté française proposée par le Général de Gaulle. Une indépendance immédiate, en rupture avec la France, et un choix politique clair : celui du socialisme. Anticolonialiste, panafricaniste, Sékou Touré soutient les luttes de libération et accueille combattants clandestins et réfugiés politiques. Pour Stokely Carmichael, théoricien du Black Power et de la colonialité, des millions de Noirs sont justement devenus des réfugiés politiques à l'époque. « Dans le monde entier, il y a des centaines de milliers, je dirais même des millions de réfugiés politiques noirs, et nous devenons des réfugiés politiques dans le monde. Et nous n'avons absolument rien à voir avec les luttes politiques qui se déroulent, les luttes politiques des Blancs. Mais ce sont des luttes politiques blanches pour le contrôle des Noirs, et nous sommes pris au milieu. Chaque fois qu'il y a un coup d'État dans un pays africain, qui est provoqué par les forces impérialistes occidentales blanches, des milliers de Noirs doivent alors fuir. Prenons l'exemple du Congo. Au Congo, il y avait (Moïse) Tshombe, Mobutu et Lumumba. Lorsque les forces impérialistes blanches ont tué Lumumba, des dizaines de milliers de Noirs vivant au Congo ont dû fuir le pays à la recherche d'un refuge politique dans les pays environnants, affirme-t-il au micro de Hayward Henry aux USA en 1968 (Archive Afro-Marxist). Et des milliers de personnes ont dû fuir lorsque Nkrumah a été renversé, ce sont les forces blanches qui contrôlent les richesses. Ma femme (Miriam Makeba) est une réfugiée politique de son propre pays, née et élevée en Afrique du Sud. Certains envahisseurs blancs viennent expulser les Noirs de leur propre terre et leur disent qu'ils ne peuvent pas y retourner. Nous avons des milliers de réfugiés politiques d'Afrique du Sud, du Mozambique, d'Angola, de Guinée-Bissau, toute l'Afrique est inondée de réfugiés politiques noirs, et maintenant les États-Unis complotent pour déplacer ce phénomène dans les Caraïbes. Et enfin, bien sûr, vers les États-Unis.» Lors de ses différentes visites à Conakry, Miriam Makeba, infatigable militante contre l'apartheid en Afrique du Sud, s'est vue plusieurs fois proposer l'accueil de la Guinée. C'est ainsi qu'en 1968, après leur mariage le 29 Avril à New-York, Miriam Makeba et Stokely Carmichael s'envolent pour Conakry et s'engagent au service de la révolution culturelle lancée par Sékou Touré… un récit aux sons de nos archives sonores et musicales ! À lire : Un couple panafricain par Elara Bertho, aux éditions ROT-BO-KRIK.   À voir : Le diaporama des photos du livre. Programmation musicale : - Miriam Makeba / Kilimanjaro Live 1971 Guinée - Harry Belafonte / Give Us Our Land (Mabayeke) - Miriam Makeba / Pata Pata (Strut Records) - Miriam Makeba / Sékou Famaké (SYLLART RECORDS) - Miriam Makeba / Kadeya Deya (SYLLART RECORDS).

Choses à Savoir
Qu'est-ce que l'amnésie écologique ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Jul 3, 2025 2:04


L'amnésie écologique est un concept développé par le botaniste américain Peter H. Kahn au début des années 2000. Il désigne un phénomène insidieux mais très répandu : à chaque génération, les humains oublient à quoi ressemblait la nature à l'état "normal" dans le passé, et prennent pour référence un environnement déjà dégradé. Autrement dit, ce que l'on considère aujourd'hui comme « naturel » ou « normal » est en réalité un paysage appauvri, pollué ou transformé, par rapport à ce qu'ont connu nos aïeux.Prenons un exemple concret. Un enfant qui grandit aujourd'hui dans une ville sans oiseaux, avec un ciel constamment brumeux et peu d'arbres, considérera cet environnement comme normal. Il n'aura pas conscience de la richesse biologique qui existait 50 ou 100 ans plus tôt dans ce même endroit. Il n'en souffrira donc pas — parce qu'il ne sait pas qu'il y a eu perte. C'est cela, l'amnésie écologique : l'incapacité à percevoir la dégradation environnementale, faute de point de comparaison.Cette forme d'amnésie collective a des conséquences graves. D'abord, elle rend la prise de conscience écologique plus difficile : si on ne voit pas la perte, on ne cherche pas à la réparer. Ensuite, elle abaisse progressivement nos exigences environnementales : on se satisfait de moins d'arbres, de moins d'espèces, de moins de silence naturel… car on croit que c'est "comme ça que ça a toujours été".Ce phénomène est aussi bien psychologique que culturel. Il se transmet par l'éducation, les récits, les paysages et les habitudes. Lorsqu'une génération transmet à la suivante une vision déjà dégradée de la nature, le recul de la biodiversité devient invisible, imperceptible, voire acceptable.Face à cette amnésie, des chercheurs et écologistes militent pour réintroduire la mémoire environnementale, par l'éducation à la nature, les archives photo ou les récits intergénérationnels. Car se souvenir d'un passé plus vert, plus vivant, peut justement nous donner l'élan nécessaire pour restaurer, protéger et réenchanter notre relation au vivant.En résumé, l'amnésie écologique est un oubli progressif et collectif de ce qu'était la nature autrefois, qui nous empêche de mesurer l'ampleur des dégradations actuelles. La bonne nouvelle ? Une mémoire, ça se cultive. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi la Chine veut-elle devenir la championne de la métrologie ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Jul 3, 2025 2:09


La métrologie, c'est la science de la mesure. Dit comme ça, cela paraît abstrait, voire anodin. Pourtant, sans elle, rien ne fonctionne : ni l'industrie, ni le commerce, ni la médecine, ni même le numérique. C'est elle qui garantit que le temps, le poids, la température, la tension électrique ou encore les doses de médicaments sont mesurés de manière fiable, reproductible… et surtout comparable d'un pays à l'autre.Mais pourquoi est-elle stratégique ? Parce qu'elle est à la base de toute technologie avancée. Prenons l'exemple des semi-conducteurs : graver des circuits de quelques nanomètres sur une puce exige des instruments de mesure d'une précision extrême. Même chose pour les satellites, les vaccins à ARN, les lasers industriels ou les réseaux électriques intelligents. Celui qui maîtrise la métrologie… maîtrise la technologie.Et cela, la Chine l'a bien compris. En mai 2025, Pékin a dévoilé un plan d'action ambitieux pour révolutionner sa métrologie d'ici 2030. Objectif : devenir leader mondial dans ce domaine discret mais fondamental. Baptisé « Plan pour une métrologie moderne et autonome », il vise à réduire la dépendance technologique vis-à-vis des standards occidentaux — en particulier européens et américains — et à imposer ses propres standards dans les échanges mondiaux.La Chine veut notamment :– renforcer ses laboratoires nationaux de métrologie ;– développer des instruments de mesure de nouvelle génération, basés sur la photonique ou la quantique ;– imposer ses références industrielles dans les secteurs clés : batteries, hydrogène, 5G, médecine de précision, IA embarquée…Mais au-delà de la souveraineté technologique, il y a un enjeu géopolitique. Aujourd'hui, les standards de mesure internationaux — ceux utilisés dans les échanges commerciaux ou dans les normes ISO — sont encore largement pilotés par des institutions occidentales, comme le Bureau international des poids et mesures (BIPM). En développant ses propres références, la Chine cherche à influencer ces règles… et donc à peser davantage dans le commerce mondial.C'est aussi une réponse à la fragmentation croissante du monde. À mesure que les blocs technologiques s'autonomisent, chaque puissance veut ses propres chaînes de valeur — et cela commence par ses propres instruments de mesure.La métrologie n'est donc plus une affaire de laboratoires poussiéreux. Elle est devenue une arme de précision dans la grande bataille pour la domination technologique du XXIe siècle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Qu'est-ce qu'un mot “proclitique” ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Jun 19, 2025 2:06


Un mot proclitique est un mot grammatical qui ne peut pas être prononcé seul de manière autonome : il est phonétiquement attaché au mot qui le suit, comme s'il en faisait partie. Autrement dit, il se colle au mot suivant pour être prononcé, et forme avec lui une unité prosodique, c'est-à-dire une seule syllabe accentuée ou rythmique.Le terme vient du grec « pro » (avant) et « klínein » (incliner), ce qui signifie littéralement « incliné vers l'avant ». Le mot proclitique se place donc toujours devant un autre mot, sur lequel il s'appuie.En français, de nombreux mots sont proclitiques. Il s'agit notamment :– des articles définis : le, la, les → le chat, la maison– des articles contractés : du, des → du pain, des amis– des prépositions simples : de, à → de Paris, à Marseille– de certains pronoms personnels : je, me, te, se, le, la → je pars, me voilàPrenons un exemple : dans la phrase « le garçon arrive », le mot « le » ne peut pas être prononcé isolément de manière naturelle. On dit [ləgaʁsɔ̃], c'est-à-dire « le-garçon », comme une seule unité rythmique. Si l'on essaie de détacher le mot « le », il perd son sens et sa fluidité.Les proclitiques sont des mots outils : ils n'ont généralement pas de sens lexical fort, mais remplissent une fonction grammaticale essentielle. Ils servent à structurer la phrase, à introduire un complément ou à déterminer un nom. Surtout, ils n'ont pas d'accent tonique propre : l'accent tombe toujours sur le mot suivant. Cette absence d'accent les rend phonétiquement dépendants.Il ne faut pas les confondre avec les enclitiques, qui sont des mots qui se collent au mot qui les précède. En français, ce phénomène est plus rare, mais on peut le trouver dans des tournures anciennes comme « a-t-il », où le « -t- » joue un rôle enclitique. Les mots proclitiques ne doivent pas non plus être confondus avec les mots toniques, qui portent l'accent principal de la phrase.Le phénomène de cliticité (proclitique et enclitique) est répandu dans de nombreuses langues. En espagnol ou en italien, par exemple, les pronoms objets peuvent être proclitiques ou enclitiques selon la place dans la phrase.Comprendre ce qu'est un mot proclitique permet de mieux analyser la structure rythmique des phrases, d'enseigner la prononciation et de distinguer les mots de fonction des mots lexicaux. En résumé, un mot proclitique est un petit mot grammatical qui s'appuie phonétiquement sur le mot suivant. Il est indispensable pour parler naturellement, mais toujours discret. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Comment de la glace peut-elle se former dans le noyau très chaud des planètes ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Jun 19, 2025 2:14


L'idée paraît contre-intuitive : comment imaginer de la glace au cœur brûlant d'une planète géante comme Jupiter ou Neptune, où les températures atteignent plusieurs milliers de degrés ? Et pourtant, les scientifiques ont découvert qu'une forme particulière de glace pourrait bel et bien exister dans ces profondeurs extrêmes.Voyons pourquoi.Tout repose sur la physique de l'eau et sur un concept clé : le rôle de la pression.Nous avons l'habitude de penser que la glace se forme quand la température descend en dessous de 0 °C. Mais c'est vrai uniquement à pression atmosphérique normale. Dès que la pression augmente, le comportement de l'eau change radicalement.Dans l'intérieur des planètes géantes, la pression est colossale : plusieurs millions, voire des centaines de millions de fois la pression terrestre. Par exemple, dans le manteau de Neptune ou dans les couches profondes d'Uranus, on atteint facilement des pressions de l'ordre de 500 GPa (gigapascals), soit plus de 5 millions d'atmosphères.Or, à ces pressions, l'eau adopte des phases exotiques de glace, appelées glace VII, glace X, ou même des phases dites "superioniques", qui n'ont rien à voir avec la glace que nous connaissons.Prenons la glace superionique, récemment étudiée par des équipes comme celle du laboratoire Livermore en Californie :Dans cette phase, les atomes d'oxygène forment une structure cristalline fixe, rigide comme un solide. Mais les protons d'hydrogène, eux, restent mobiles, circulant à l'intérieur de ce réseau.Résultat : une "glace" qui est à la fois solide dans sa structure et partiellement fluide dans son comportement électrique — un état totalement inédit !Cette glace peut exister à des températures de plusieurs milliers de degrés Kelvin (jusqu'à 5 000 K), tant que la pression est suffisante.C'est ce qui explique pourquoi, même sous une chaleur intense, l'eau compressée en profondeur dans une planète peut rester sous forme de glace.Ces phases de glace ont des implications majeures :Elles pourraient influencer le champ magnétique des planètes.Elles jouent un rôle dans la convection interne.Elles expliquent partiellement les anomalies de densité observées par les sondes spatiales.Ainsi, dans l'univers des planètes géantes, la glace n'est pas forcément froide : elle est le produit d'un équilibre entre température et pression extrêmes.Un merveilleux exemple de la diversité des états de la matière dans le cosmos. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Doit-on rendre l'argent si le distributeur s'est trompé ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Jun 3, 2025 2:13


Imaginez la scène : vous retirez 50 euros à un distributeur automatique, et la machine vous en donne 100. Un coup de chance ? Pas vraiment. En France, la loi est très claire : vous êtes dans l'obligation de rendre l'argent, même si l'erreur vient de la machine.Ce type de dysfonctionnement peut sembler rare, mais il arrive plus souvent qu'on ne le pense. Et il pose une question juridique simple mais essentielle : garder cet argent est-il un délit ? La réponse est oui. En droit français, profiter sciemment d'une erreur pour s'enrichir constitue ce qu'on appelle un “enrichissement sans cause”, et dans certains cas, cela peut même être requalifié en vol ou abus de confiance, passibles de poursuites pénales.Prenons un exemple concret : si vous retirez de l'argent à un distributeur défectueux qui vous remet une somme supérieure à celle que vous avez demandée, vous êtes censé signaler l'erreur et restituer l'excédent. À défaut, la banque peut vous réclamer l'intégralité de la somme perçue à tort, assortie de frais bancaires, parfois appelés commissions d'intervention. Et si vous refusez de coopérer, elle peut engager des poursuites devant les tribunaux civils ou même pénaux, notamment si l'intention frauduleuse est démontrée.La jurisprudence va dans ce sens : les juges estiment que le client a l'obligation morale et légale de corriger l'erreur, même si le ticket de retrait ou l'application bancaire n'indique pas d'anomalie. L'erreur matérielle de la machine ne dispense pas de restituer ce qui ne vous appartient pas.Et attention : les distributeurs sont presque tous équipés de caméras et chaque opération est traçable électroniquement. Ce qui signifie que même si vous quittez discrètement les lieux, la banque saura rapidement qui a retiré quoi et quand. Certaines affaires similaires ont déjà conduit à des peines de prison avec sursis ou à des amendes salées, notamment quand plusieurs retraits successifs ont été effectués avec la conscience du dysfonctionnement.Par exemple en 2020, un habitant de Montpellier se rend dans un distributeur pour retirer 20 euros. À sa grande surprise, le distributeur crache plusieurs billets, pour un total de 1000 euros. Au lieu de signaler l'anomalie, l'homme repart discrètement… mais revient plusieurs fois dans la journée pour tenter d'autres retraits.Ce qu'il ignore, ou feint d'ignorer, c'est que les distributeurs sont équipés de caméras de vidéosurveillance, et que chaque transaction est enregistrée numériquement. Très vite, la banque remarque l'erreur et remonte jusqu'à lui.Résultat : il est interpellé, poursuivi en justice pour vol, et contraint de rembourser l'intégralité des sommes indûment perçues. Le tribunal retient que le client avait conscience du dysfonctionnement et a agi de manière répétée, ce qui caractérise l'intention frauduleuse.En résumé, même si l'argent ne sort pas de la poche d'un guichetier mais d'une machine, le principe légal reste le même : ce qui ne vous est pas dû doit être rendu. La morale de l'histoire ? Si le distributeur se transforme soudain en Père Noël… méfiez-vous. En droit, l'erreur ne fait pas le bonheur, et encore moins une excuse. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.