Le Multivers du Livre. Le Journal pour professionnels et curieux actualitte.com

Un train postal, des lettres qui n'arrivent jamais, une plaine de maïs à perte de vue. Avec *Pampa*, Eduardo Fernando Varela installe une étrange routine avant de la faire vaciller. Le libraire Fabrice Baumann revient sur ce roman où Josefina, passagère de toujours, rêve de poser le pied sur une terre qui ne bouge pas.

En 1966, à La Havane, Miriam rêve d'un disque des Beatles. Pour l'obtenir, elle doit approcher Bobby Fischer. Dans le roman de Mayra Montero, cette mission ouvre une histoire plus grave, où l'adolescence se heurte à la surveillance, au désir et à la perspective de l'exil. Publié aux éditions Métailié, Traduit par : René Solis

Sous ses airs de grande dystopie climatique, *L'Arche ou le dernier rêve d'Iris* raconte surtout une histoire de liens. À la Librairie de Paris, Michael a été saisi par Noé, Iris et Aristide, trois jeunes personnages que tout oppose mais qui apprennent à grandir ensemble, au point de transformer le monde imaginé par Élodie Chardon, entre terres englouties et villes en marche, en une aventure profondément intime, portée par l'amitié et le pouvoir de rêver.

Nicolas Feuz et Marc Voltenauer racontent la naissance d'Imperium, deuxième volet de leur collaboration après Ultimatum. Les deux auteurs reviennent sur leur méthode d'écriture à quatre mains, le croisement de leurs personnages, la construction d'une « troisième voix » et les libertés prises avec leurs univers respectifs. Ils évoquent aussi la création du Crackmeth, drogue fictive de l'intrigue, l'ancrage ferroviaire du roman et la Suisse comme territoire de polar, avant d'annoncer Infernum, prévu pour 2027. Une conversation sur l'écriture, le crime et le plaisir de brouiller les signatures.

Dans “L'Architecte de Notre-Dame”, Aurélien Bellanger fait de la cathédrale bien davantage qu'un décor : un lieu où se croisent les siècles, les croyances et les conflits du présent. À travers Viollet-le-Duc, Ancelin et la matière même de la pierre, le roman interroge ce que nous choisissons de conserver, de restaurer — et parfois de réinventer.

Dans Retour à Folegandros, Agnès Martin-Lugand confronte une famille à ce qu'elle a longtemps préféré taire. Andréas, 25 ans, convoque ses parents sur l'île grecque où une part de leur histoire s'est jouée. L'autrice raconte à ActuaLitté la genèse d'un roman nourri par les silences, la mémoire et la culpabilité, mais aussi par un territoire devenu essentiel à l'écriture. Un livre qui marque, selon elle, une prise de distance avec ses précédents romans.

Dans “Éden”, Pierre Ducrozet entraîne son personnage de Marseille vers l'Asie et le Pacifique, sur les traces d'une mère absente et d'un monde qui semble toujours aller plus vite. Brice, libraire à la Librairie de l'Angle Rouge, y lit surtout une traversée intérieure : celle d'un jeune homme qui apprend à habiter son corps, ses blessures et ses liens aux autres, sans jamais perdre de vue la lumière fragile qui traverse le récit.

Dans “Ici, maintenant”', Tom Newlands suit Cora Mowat, adolescente écossaise des années 1990, ballottée entre précarité, violence sociale, deuil et désir de fuite. Pour Solène, libraire à Atout Livre, la force du roman tient d'abord à cette voix brute, drôle et indocile, qui transforme un récit d'apprentissage en portrait profondément humain.

Une famille réunie autour d'un père agonisant, une ferme coupée du monde, des rancœurs anciennes qui remontent à la surface. Dans *Je ne suis pas venu apporter la paix*, Nicolas Martin fait de l'héritage familial le terreau d'une horreur à la fois intime, sociale et surnaturelle. À Saint-Étienne, le libraire Raphaël lit dans ce huis clos une tragédie de la filiation, où les liens du sang deviennent impossibles à fuir.

Dans Ce qui dort sous le camélia, Claudie O. Wetterwald imagine un monde après l'effondrement, où 254 femmes doivent répondre de leurs actes devant la justice. À travers Lisenn Delors et Rym Kettani, le roman interroge la survie, la famille, la culpabilité et la fragilité des droits. Pour Séverine, libraire, cette dystopie est surtout un texte profondément humain, capable de déplacer le regard du lecteur jusqu'à rendre tout jugement moins confortable.

Une étrange épidémie frappe les enseignants, brouille les mots et menace jusqu'à la possibilité de transmettre. Avec *Ce qui se joue*, Caroline Hinault transforme le lycée en laboratoire d'une société fragilisée, où l'humour côtoie l'inquiétude. Pour Fanny, libraire à la Fnac Vélizy, le roman dit surtout ce que l'école et la littérature continuent de rendre possible.

Un homme rit pendant que sa maison brûle. De cette image, Thélyson Orélien fait le point de départ de *C'était ça ou mourir*, roman d'exil, de survie et d'identité, finaliste du prix du roman Fnac 2026. À la Fnac Travel de la gare de Lyon, Julien revient sur ce qui l'a le plus saisi : la manière dont Jonas Dorléon traverse la violence sans renoncer tout à fait au rire — comme s'il fallait encore cela pour rester du côté des vivants.

Une fascination qui dérape, un besoin de reconnaissance qui se creuse, des écrans qui finissent par occuper tout l'espace : Horélie suit la chute d'Aurélie face à l'image parfaite d'Hortense. Coralie, de la librairie Charlemagne, y voit un roman actuel, sombre sans être écrasant, qui interroge frontalement l'emprise des réseaux sociaux.

Un père qui se tait pour protéger. Une fille qui réclame la vérité pour pouvoir avancer. Avec Ne cherche pas le chaos, Marion Brunet confronte l'amour familial aux blessures de l'exil et de l'Histoire. À la Fnac de Quimper, Patricia dit avoir été profondément bouleversée par Pablo, homme de force et de silence, contraint de revenir vers ce qu'il avait tenté d'enfouir.

Dans Chérine, l'émancipation se construit à petits pas, entre fidélité aux siens, amitiés décisives et histoires d'amour contrariées. Pour Sébastien, libraire à la Fnac Bercy, le roman trouve sa force dans cette quête obstinée d'une place à soi et d'une liberté possible.

Bretagne, 1912. À dix-sept ans, Marie Guillou perd sa mère et doit reprendre sa place au sein d'un foyer paysan où chacun dépend du travail de tous. Mais la jeune fille rêve d'un autre avenir, nourri par ses lectures et ses premiers élans amoureux. Lorsque la Grande Guerre éclate, le départ des hommes bouleverse l'équilibre du village et contraint les femmes à tenir familles, terres et espoirs debout. Dernier rendez-vous de l'été avec la romancière Claire Norton, pour notre série d'émissions, Un été dans les pages.

À la mort de Christian Monnay, écrivain devenu légendaire, Chloé découvre que les manuscrits inédits laissés par son père ne contiennent que des pages blanches. Pour épargner sa mère aveugle, elle lui lit son propre roman en prétendant qu'il est l'œuvre du disparu. Mais lorsque le texte est publié et rencontre le succès, le mensonge devient un piège. Caroline Vallat, libraire à la Librairie Nouvelle d'Orléans, voit dans ce récit d'Anne Pitteloud un thriller psychologique autant qu'un roman familial, porté par les thèmes de la filiation, de l'imposture et de la création. Libraire : Caroline Vallat — Librairie Nouvelle d'Orléans Livre : Fille de, Anne Pitteloud Éditeur : Finitude Sélectionné pour le Prix Envoyé par la Poste 2026

Dans Eugénie sous les bombes, Anne Percin revient sur le carnet laissé par son arrière-grand-père Charles, consacré à son épouse Eugénie, presque effacée de la mémoire familiale. À partir de ce document fragile, l'autrice mène une enquête et construit un roman où s'entremêlent archives, fiction et mémoire. Elle raconte surtout comment la maladie d'Eugénie, sur fond de Première Guerre mondiale, devient le point de bascule du récit, et comment l'écriture lui permet de rendre chair, voix et place à une femme disparue, tout en interrogeant ce que l'on répare en racontant les disparus. Anne Percin est notre invitée pour cette nouvelle émission, Comment tu fée, comment vous fêtes Crédits photo : ©Philippe Matsas

Avec Roxanne, Romain Aguila suit une jeune femme qui tente de se reconstruire après la drogue et le silence. Sélectionné pour le prix envoyé par La Poste 2026, ce premier roman fait de la musique le cœur d'un parcours fait de rechutes, de solitude et de transmission. Priscilla, libraire chez Kube, évoque une « partition de vie » aussi dure que sensible. Ce roman est sélectionné pour le prix Envoyé par La Poste 2026

Avec *Joseph dans la nuit*, Olivier Grondeau transforme le récit de ses premiers mois de détention en Iran en une réflexion sur ce qui permet de ne pas céder. À 47° Nord, à Mulhouse, la libraire Raphaële Gueit retient moins l'enfermement que les forces qui lui résistent : la poésie, l'humour, la mémoire et la présence des autres. Raphaële Gueit, de la librairie 47° Nord à Mulhouse, revient avec nous sur ce récit.

Dans *Mon corps donné pour vous*, Marouane Essadek fait surgir des archives la figure de Carrie Buck, jeune femme prise dans l'engrenage d'une politique eugéniste. Un récit de dépossession, mais aussi de restitution, où la littérature tente de rendre à une femme ce que les institutions lui avaient confisqué : une voix. Sélectionné pour le Prix Envoyé par La Poste 2026.

De l'île Maurice à Séville, Les solitudes de Petite Rivière fait circuler les voix, les souvenirs et les blessures d'une famille. Pour Darienne, libraire à l'Atelier 9, le roman trouve sa force dans ce mélange de souffle romanesque, de musique et de solitudes féminines.

En compagnie d'Aurélie Barlet, libraire à La Pléiade, à Cagnes-sur-Mer, découvrons ce nouveau livre d'Isabelle Pandazopoulos. Fanny est une femme enflammée et combative. Elle transmet son goût de la littérature dans un collège avec la ferveur des croyants. Tout ce qu'elle a construit, elle le doit à une volonté farouche de vivre malgré l'adversité. Car Fanny porte en elle le lourd secret d'une enfance saccagée. Mariée depuis vingt ans, mère de deux grands enfants, elle a gagné sa part de bonheur en choisissant d'enfermer les souvenirs douloureux dans la cave de sa mémoire. C'est ainsi qu'elle tient, debout et droite, armée de sa colère et de ses convictions… du moins jusqu'à cet appel lui annonçant la mort de sa “mère”, et qui va tout faire exploser.

1er septembre 1939. Le capitaine Stig Blumfors atterrit sur un petit aérodrome militaire isolé au fin fond de la Laponie suédoise, porteur d'un pli : la guerre vient d'éclater, la Suède s'est déclarée neutre, la base est mise au secret. Commence un long huis clos rythmé par les atterrissages d'appareils anglais ou allemands perdus ou en détresse. Face à un commandant ambigu, entre deux patrouilles au-dessus de la toundra, Blumfors prend la plume. 12 février 2023. Alors que l'accession de la Suède à l'OTAN est bloquée, le capitaine Guy Puech et sa compagnie de parachutistes français entament un mois d'exercices en conditions arctiques dans l'ancien aérodrome, sous l'autorité de la capitaine suédoise Maria-Pia Tedelius. Jusqu'à la découverte des carnets de Blumfors, dont la lecture va bouleverser leur vision de l'Histoire et leurs relations. Avec Elise Rillard, du café librairie Le Tagarin en Bretagne et formatrice à l'Ecole de la librairie, nous passons en revue ce nouveau roman d'Olivier Truc.

Avec Et que Dieu me pardonne, Claire Norton place une mère face à l'impensable. Élodie se croyait calme, raisonnable, convaincue que la violence ne résout rien. Puis sa fille disparaît, et la douleur ouvre en elle un gouffre que ni la justice ni le temps ne parviennent à combler. Ce roman pose une question vertigineuse : jusqu'où une mère brisée peut-elle aller au nom de la vérité, de l'amour et de la vengeance ? Retrouvez notre émissione L'été dans les pages, avec Claire Norton, sur actualitte.com

Roman retenu dans la sélection du Prix Envoyé par La Poste 2026. Éprise de romance et de mots rares, Mila grandit dans un hôtel new-yorkais entre June, mère flamboyante et redoutable financière, aussi absente que toxique, et Lupita, sa nounou colombienne devenue confidente. La crise des subprimes de 2008 fait voler leur American Dream en éclats et précipite ces trois femmes jusqu'au cœur de la Provence. Une débâcle capitaliste menée avec panache. Autrice et poète franco-italo-colombienne d'origines quillacinga et inca, Marie Colombe écrit pour le cinéma, l'audiovisuel et les artistes. Le Bruit du melon qui explose est son premier roman.

L'été dans les pages, avec Claire Norton. Si vous aviez su ce que la vie vous réservait, auriez-vous fait les mêmes choix ? Lisa ne croit pas au " grand amour ". Fière de son indépendance, elle considère le couple comme un partenariat où chacun trouve le soutien dont il a besoin pour accomplir ses projets. Pragmatique, elle s'efforce d'oublier la rencontre magique faite lors d'une nuit festive, afin de poursuivre sereinement son chemin. Mais le destin est têtu : lorsque, quelques années plus tard, Lisa recroise cet homme, toutes ses certitudes volent en éclats. Elle doit alors se confronter à ses contradictions, à ses choix et, par la force des choses, à ceux des autres et à leurs conséquences. Mais décide-t-on toujours du cours de sa propre histoire ?

Dominic Salt et ses trois enfants sont les gardiens de Shearwater, une île perdue au milieu de l'océan Austral. Abritant la plus grande banque de graines au monde, le site accueillait jusqu'à il y a peu de nombreux chercheurs que la montée des eaux a contraints à partir. C'est aux Salt, désormais seuls sous la menace inexorable des élé-ments, qu'il revient de choisir les semences qui seront sauvées et dont l'avenir de l'humanité pourrait bien dépendre. Un soir de tempête, une femme s'échoue sur le rivage, miraculeusement en vie. D'où vient-elle ? Et que cherche-t-elle ? Bientôt, des secrets enfouis referont surface. Et chacun devra affronter ses fantômes. Mêlant suspense, réflexion écologique et tragédies familiales, Charlotte McConaghy signe un thriller polyphonique addictif sur la quête de communion et de beauté dans un monde au bord du précipice. traduction : Marie Chabin lecture : Delphine Depardieu

Résumé Audrey meurt dans un accident de voiture après une dispute et un appel qui la détourne de sa conduite. Ses dernières pensées vont à Benoît et à leur fille Philomène. Plus tard, Philomène cherche à comprendre les circonstances de cette mort et le sens des derniers mots de sa mère. Sa route croise celle d'Auguste, quatre-vingt-cinq ans, atteint d'un cancer, qui refuse de subir les décisions de sa famille et la perspective d'une fin qui ne lui appartiendrait plus. Leur rencontre devient une traversée commune, entre vérité familiale, vieillesse, liberté, deuil et fin de vie.

Pour les lectrices et les lecteurs, la rentrée littéraire ne commencera qu'à la fin du mois d'août. Dans les maisons d'édition, pourtant, les calendriers sont bouclés, les services de presse expédiés et les titres à fort enjeu couvés avec une attention particulière. Dans les rédactions, les plis s'empilent et les lectures ont commencé depuis plusieurs semaines. Avant même que le public ne découvre les 461 romans annoncés entre août et octobre, une première hiérarchie se dessine déjà. Et Monsieur Morris s'inquiète de voir les idoles de la fin de l'été consacrées dès la mi-juillet…

Dans la peau d'une femme battue : comment l'aider à se reconstruire ? Discrète, ordinaire, Valentine jongle entre son petit garçon Nathan, qu'elle chérit de tout son cœur, et son travail à temps partiel dans une grande surface culturelle. Pourtant, dès que la porte de leur appartement se referme, elle vit dans la terreur, redoutant la colère et la jalousie de son mari... ActuaLitté vous offre Un été dans les pages, en compagnie de Claire Norton. Retour sur un ouvrage clef dans son parcours de romancière.

Au début des années 1860, à l'heure où la Russie se libéralise, un fonctionnaire se fait avaler par le premier crocodile jamais montré à Saint-Pétersbourg. En cette période de naissance du capitalisme, le crocodile est à la fois propriété privée et source de revenus, il est donc inviolable. D'ailleurs, il est creux et confortable à souhait ; il permet de penser, de parler, et d'être écouté – c'est, du moins l'avis de la victime. Cet apologue ravageur, qui parodie le mythe de Jonas, a été écrit en 1865 par un auteur qui travaillait en même temps sur “Crime et châtiment” et “Le Joueur”. • Retrouvez cette version audio dans une traduction d'André Markowicz, lue par Pierre-François Garel

Un couple en crise, accablé de deux enfants, décide de partir en vacances à la montagne pour ressouder les liens. Dès leur arrivée au village de Rochebrune, une menace rôde. Xavier maintient son projet d'alpinisme au mépris des alertes météo. Isabelle flirte avec le voisin pendant que les enfants fêtent Halloween. Quand la pluie redouble, et qu'une à une les digues physiques et morales cèdent, chacun doit faire face à son destin. Avec Rochebrune, Sophie Divry signe un roman haletant et plein d'humour, entre thriller, fable écologique et satire sociale.

Ensemble, on est plus forts ! Ce matin-là, Aude est venue trouver refuge au parc des Buttes-Chaumont après avoir découvert l'infidélité de son mari. Alexandre, lui, est contraint de faire un choix entre son grand amour et sa famille. Quant à Nicolas, il s'inquiète des motifs qui ont poussé son frère à annuler le rendez-vous qu'ils avaient ensemble dans ce même parc. Chacun plongé dans ses propres tourments, Aude, Alexandre et Nicolas débouchent en même temps sur le pont qui mène à l'île du Belvédère. Claire Norton nous accompagne durant les vacances dans ce nouveau podcast L'été dans les pages

Après avoir quitté son île natale pour enseigner à Alger, un homme, mû par le désir d'un ailleurs où échapper à lui-même, prend un poste au lycée français d'Abu Dhabi et s'y installe avec femme et enfant. Bientôt, leur trajectoire effleure celle de leur employée, Kaveesha, partie du Sri Lanka trente ans plus tôt et voguant depuis de famille en famille pour subsister. Expatrié, immigré – deux manières d'être étranger, deux mots pour dire deux mondes, séparés par un mur invisible que l'empathie ne saurait abattre. Dans une langue acérée, ténébreuse, Jérôme Ferrari poursuit l'examen lucide de notre rapport à l'autre et livre un nouvel opus déchirant des “Contes de l'indigène et du voyageur”. Lecture par Pierre-François Garel et Dea Liane

Pour ouvrir cet été avec Claire Norton, il faut revenir au premier roman, En ton âme et conscience. Tout commence par une scène d'enfance, un instant de bascule, une disparition, puis une culpabilité qui ne lâche plus celui qui a survécu. Dans ce livre, se pose déjà une question qui traverse toute l'œuvre : comment continuer à vivre quand le passé réclame encore une réparation ?

Cette dernière table ronde se penchera sur les corps féminins et masculins tels que les met en scène la bande dessinée. Elle questionnera les mécanismes de sexualisation, les stéréotypes visuels et les manières dont le neuvième art peut remettre en cause les normes qui leur sont associées. La représentation du corps sexualisé, table ronde organisée dans le cadre des Rendez-vous de al bande dessinée d'Amiens 2026, avec Zelba & Claire Fauvel.

Loin d'en minimiser les enjeux, l'humour peut offrir une voie pour aborder la sexualité autrement. Les échanges porteront sur sa capacité à faire tomber les tabous, à déplacer les clichés et à interroger avec légèreté les représentations héritées. La sexualité avec humour, table ronde organisée dans le cadre des Rendez-vous de al bande dessinée d'Amiens 2026, avec Lili Sohn et Chloé Wary

Comment raconter le désir, ses hésitations, ses élans et ses zones plus secrètes ? Cette table ronde s'intéressera aux choix narratifs et graphiques par lesquels les auteurs et autrices donnent forme à l'intime, qu'il soit emprunté à la fiction ou à l'expérience personnelle. Le désir dessiné, table ronde organisée dans le cadre des Rendez-vous de al bande dessinée d'Amiens 2026, avec Fabien Vehlmann & Marie Spénale.

À travers des récits autobiographiques comme des fictions, cette première rencontre examinera la capacité de la bande dessinée à accompagner la découverte de la sexualité. Entre transmission, expérience intime et mise en images, elle interrogera la place du médium dans l'éducation affective et sexuelle. L'éveil à la sexualité, table ronde organisée par les Rendez-vous de la bande dessinée d'Amiens 2026 avec Camille Van Hoof & Caroline Nasica

En bientôt 10 années de carrière, elle a construit une identité immédiatement perceptible. Le style de Claire Norton, c'est le roman de l'émotion et de la réparation : une écriture claire, très incarnée, qui part d'un drame intime pour interroger la culpabilité, l'amour, le pardon et ce qui permet à ses personnages de se relever. Dans cette nouvelle série d'émissions, L'été dans les pages, ActuaLitté reçoit Claire Norton, qui revient avec nous sur les sept romans déjà parus et son huitième à paraître en août, Les Enracinés

Virginia Woolf, Colette, Patti Smith : trois femmes de nationalités et d'époques différentes, mais qui ont toutes cherché à se construire et se préserver "une chambre à soi", selon la formule célèbre de Virginia Woolf. Cela dans le but d'écrire, de créer. Plus largement, j'interrogerai cette quête, par rapport à mon propre cheminement, et comme métaphore d'une affirmation d'indépendance, d'une conquête de soi par rapport à l'espace comme au temps. Livre de Chantal Thomas publié aux éditions Actes Sud Lu par l'autrice et Marie-Sophie Ferdane

Dans ¡Vamos!, le départ ressemble d'abord à une fuite, avant de devenir une manière de regarder la vie en face. Un roman sensoriel et grave, où Olivia Ruiz interroge ce que l'on transmet vraiment à ceux que l'on aime. Pour Sébastien, libraire à la Fnac Bercy, ce roman est d'abord une histoire d'amour, de transmission et de retour à soi.

Une nouvelle comédie drôle et réjouissante qui rend hommage à la plus grande actrice française, par l'auteur à succès du Chien de Madame Halberstadt et de Clara lit Proust . Ce matin-là, la plus célèbre actrice française a le sentiment que quelque chose lui échappe. Chez elle, son employée de maison l'évite. Dans la rue, on ne se retourne pas sur son passage... Et si c'était plus qu'une impression - le début d'une aventure prodigieuse ?

Inti Flynn, une jeune biologiste, arrive en Écosse pour diriger une équipe de scientifiques chargés de réintroduire le loup dans les Highlands. Ses efforts pour réensauvager la nature meurtrie se heurtent rapidement à l'hostilité des locaux, inquiets pour leur sécurité et celle de leur bétail. Quand elle découvre le corps atrocement mutilé d'un éleveur, Inti comprend que les coupables seront vite désignés. Sans réfléchir, elle fait disparaître le cadavre. Mais si les loups n'ont rien à voir avec tout ça, quel monstre rôde donc dans les forêts ? Véritable phénomène en librairie, ce roman de Charlotte McConaghy est avant tout l'histoire inoubliable d'une femme sensible à la douleur du monde, prête à tout pour sauver les êtres qu'elle aime. Le label « IH » (« Interprétation Humaine ») signifie que ce livre audio a été enregistré par un comédien ou une comédienne. Traduction par Marie Chabin Lecture par Delphine Depardieu

Il suffit parfois de deux syllabes pour déclencher une guerre de tranchées. « Du coup » s'est installé partout : dans les conversations, les réunions, les manuscrits, les salons du livre et jusqu'aux discours les plus policés. Monsieur Morris, de retour dans nos bureaux, y voit le symptôme très contemporain d'une langue qui hésite, s'interrompt et repart.

Luminous suit Color, une jeune fille isolée dans un monde gris, fermé, morose, où les relations semblent marquées par la brutalité, l'incompréhension ou l'indifférence. Accompagnée par Zen, une petite chatte mystérieuse, elle découvre un passage vers un ailleurs éclatant, traversé par la nature, les couleurs et une puissance d'imaginaire qui rompt avec la grisaille de son quotidien.

Des électeurs de Trump et des armes, des situations qui dérapent, échappent aux protagonistes et font la une du journal local, trois histoires de famille et de voisins, une montée en puissance exceptionnelle à mesure que la tension grimpe : voilà les ingrédients de cet opus final, qui frappe par la finesse des profils dessinés et l'art de la nuance. Palpitant, haletant et d'une remarquable maîtrise, "American Spirits" explore les hostilités souterraines qui minent les communautés rurales américaines, ainsi que les dérives de la politique nationale. En nous entraînant dans le Nord de l'État de New York, au cœur du bourg de Sam Dent, Russell Banks signe une œuvre magistrale, qui s'inscrit avec éclat au panthéon de la grande littérature américaine.

Elles sont grandes dames ou simples bourgeoises, débutantes ou femmes du monde. Elles vivent à la Renaissance, en pleine Révolution française, au début ou à la fin du XIXe siècle. Le plus souvent, elles sont éclipsées par leur père, par leur frère, par leur mari, voire par leur créature. Mais leur point commun n'est pas leur sexe ; c'est le courage avec lequel elles s'élancent dans le vide pour découvrir en vol des espaces inconnus. traduction par Maxime Rovere

"Je suis un homme ridicule. Maintenant, ils disent que je suis fou. Ce serait une promotion, s'ils ne me trouvaient pas toujours aussi ridicule. Mais maintenant je ne me fâche plus, maintenant je les aime tous, et même quand ils se moquent de moi.“ Traduction : André Markowicz Lecture : Pierre-François Garel

Aux Imaginales, l'imaginaire ne se limite pas aux livres, aux auteurs et aux tables rondes. Sous les tentes, il prend aussi la forme de bijoux, de céramiques, d'objets en bois, d'illustrations ou de petits catalogues indépendants. Justine, des Caprices de Justine, mêle pierres, symboles païens, esthétique victorienne, magie et piraterie. Wood Whisper travaille le bois en relief, entre tableaux fantastiques et accessoires pour le jeu de rôle. Les éditions Tanibis, venues pour la première fois, défendent une bande dessinée entre réel, surréalisme et imaginaire. Émilie Blanc, avec Faune Céramique, fait surgir hiboux, renards, blaireaux et rouge-gorges sur grès et porcelaine. L'Alsacienne Indépendante poursuit, malgré les difficultés, ses collections fantastique, fantasy, romance paranormale et anticipation. Lucie, du studio Lujaam, dessine des œuvres nourries de nature, de mythologie, de tarot et d'ésotérisme. Certains exposants reviennent depuis plusieurs années, d'autres découvrent Épinal pour la première fois. Tous trouvent aux Imaginales un public familier des symboles, des créatures et des mondes parallèles. Le festival reste un rendez-vous littéraire, mais ses allées racontent aussi ce que l'imaginaire fabrique hors des pages. Ici, il se porte, se façonne, se feuillette et se touche