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Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, entrepreneur, Abel Boyi, éducateur, et Zohra Bitan, cadre de la fonction publique, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
C'est un Antonio Guterres sombre et alarmiste qui est apparu, à New York mardi 22 septembre, pour son dernier discours à la tribune de l'ONU. Après dix années passées à la tête des Nations unies, le secrétaire général a mis en garde contre la pollution de l'atmosphère et les dangers de l'intelligence artificielle. Mais quel est son bilan en Afrique ? Mahamat Saleh Annadif, tour à tour ministre des Affaires étrangères du Tchad et représentant spécial de l'ONU au Mali, répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Il est de bon ton de dire qu'Antonio Guterres a échoué dans sa mission de ramener la paix dans le monde. Est-ce que c'est vrai pour l'Afrique ? Mahamat Saleh Annadif : Moi je crois que d'abord c'est injuste de dire que Guterres a échoué. Et je voudrais profiter de votre micro d'abord pour rendre hommage à une personnalité humaniste exemplaire, qui a été toujours aux côtés des causes justes. Et depuis qu'il est à la tête des Nations Unies, vous avez vu qu'il était toujours du côté des Africains, il était toujours du côté des femmes et vous l'avez vu en mars 2024 à la frontière Égypte-Gaza, auprès des enfants de Gaza. Donc, c'est quelqu'un d'une personnalité exceptionnelle. D'autres exemples parlant des femmes, pour la première fois, c'est avec Guterres qu'on a connu des femmes africaines à la tête de missions de paix. Vous avez notre Bintou Keita qui a été cheffe de mission de paix en RDC. Vous avez Valentine Rugwabiza qui est cheffe du maintien de la paix en RCA. C'est autant de choses qui sont à mettre au crédit du secrétaire général Guterres. Maintenant, pour ce qui est de la paix, la Charte des Nations Unies donne la responsabilité de la paix dans le monde aux membres du Conseil de sécurité des Nations Unies et surtout aux cinq membres permanents détenteurs du droit de veto. Le secrétaire général, il ne vote pas et il ne dispose pas de troupes. Je peux considérer qu'il est chef d'orchestre parce qu'il harmonise, il oriente, il coordonne les travaux du Conseil de sécurité. Et si je continue, je peux l'appeler comme un chef d'orchestre, sans baguette rigide, face à des musiciens qui déclarent toujours leur souveraineté, des musiciens souverains. Et donc les règles d'engagement, les financements des opérations de maintien de la paix dépendent des membres du Conseil de sécurité. Et malgré tout, les forces de maintien de la paix des Nations unies ont fait du travail. Et je ne peux pas du tout dire que Guterres a échoué. Au contraire, il a fait ce qu'il peut. Mais s'il y a un échec, il doit incomber aux membres du Conseil de sécurité et non au Secrétaire général des Nations unies. En 2023, le Mali a exigé le retrait de la Minusma, car il estimait que le bilan de cette mission de l'ONU était inadapté aux défis sécuritaires du pays. Qu'est-ce que vous en pensez ? Malheureusement, le constat aujourd'hui, c'est que l'insécurité s'aggrave. Les gens continuent à mourir. Il faut souhaiter, il faut espérer que la paix revienne dans ce pays que j'ai tant aimé. Alors, quelques mois avant le retrait de la Minusma, les Maliens avaient déjà expulsé Guillaume Ngefa, le chef droits de l'homme de cette mission de l'ONU. Est-ce que les autorités maliennes n'ont pas expulsé les Casques bleus tout simplement pour qu'il n'y ait plus de témoins de leurs éventuelles exactions contre les populations civiles ? C'est sûr que les missions de paix dans les pays défendent un certain nombre de valeurs, parmi lesquelles la question des droits de l'homme. Et souvent, dans les difficultés auxquelles on a eu à faire face, on constate que les pays parlent souvent de leur souveraineté, parlent d'ingérence. Et j'ai toujours dit à nos amis africains que, tant qu'on ne consolide pas le front intérieur, tant qu'on ne consolide pas la paix, l'ingérence extérieure va toujours être là. Et donc il faut en tenir compte. Je dirai tout simplement que la Minusma a fait du bon travail. Malheureusement, ça s'est mal terminé et je souhaite que la paix revienne au Mali. Pour la succession d'Antonio Guterres, qui vous paraît le mieux placé pour le 1ᵉʳ janvier prochain ? Nous sommes à notre troisième scrutin indicatif et jusque-là, ce qui se dégage, c'est que ce sont les femmes qui arrivent en tête de ces votes. Est ce qu'on ira vers l'élection d'une femme ? Est-ce que si le quatrième, cinquième vote indicatif ne donnent pas de résultats, est-ce que tout va être remis à zéro et est-ce qu'on va faire appel à d'autres candidats ? Tout ça, c'est entre les mains des membres du Conseil de sécurité et il est difficile de se prononcer à leur place. Est-ce que l'ancien président sénégalais Macky Sall a des chances ou pas ? Il est comme tous les candidats et jusque-là, c'est difficile de dire. Je vois tout simplement que l'ancienne présidente du Chili, elle a retiré sa candidature. Le président Macky Sall est encore sur la liste et il faut attendre, tout simplement. Donc le scrutin n'est pas encore définitivement joué pour une candidate latino-américaine ? Pas du tout. À ce stade, vraiment, il n'y a pas du tout de certitudes. Parce que, quand on compare ce scrutin aux anciennes élections où, dès le troisième vote, en général, il y avait une tendance qui se dégageait, ce n'est pas le cas pour le moment. Et donc les deux candidats africains, l'Ougandais Olara Otunnu et le Sénégalais Macky Sall, ne sont pas encore hors-jeu ? Pas du tout. Une élection n'est jamais gagnée à l'avance et il faut suivre et puis voir un peu quelle en sera l'issue. À lire aussiAssemblée générale de l'ONU: dans son discours d'adieu, Antonio Guterres prône un Conseil de sécurité ouvert à l'Afrique
Merci à notre commanditaire ProCafetière : https://tinyurl.com/procafetiere-jerr Pour obtenir le Café Whats Up : https://procafetiere.ca/collections/cafe-vrac/products/espresso-whats-up-cafe-vrac Utilise le code JERR20 pour 20% de rabais sur le sac Whats Up ;) Quel plaisir de recevoir à nouveau Gilles Proulx, notre « encyclopédie sur deux pattes »! Passionné d'histoire, il revient sur l'alliance entre les Français et autochtones : une collaboration étroite et déterminante qui s'est poursuivie pendant plus d'un siècle. Il en profite pour rectifier certains mythes qu'il qualifie d'abjects et totalement erronés. Il nous rappelle aussi pourquoi les syndicats ont été nécessaires à une époque où de puissants patrons anglophones exploitaient durement les ouvriers francophones, souvent peu scolarisés. Mais il pose une question qui dérange : les syndicats d'aujourd'hui sont-ils devenus un frein à la productivité du Québec? Et pour terminer, un tour d'horizon des partis politiques en vue de la prochaine campagne électorale. Histoire, politique et opinions franches : un épisode à ne pas manquer! * MALHEUREUSEMENT , IL Y A EU UN PROBLÈME TECHNIQUE ET POUR CET ÉPISODE IL N'AURA PAS DE VERSION VIDÉO. MERCI DE VOTRE COMPRÉHENSION * Enregistré le 19 août 2026. Pour devenir membre et supporter le Whats Up Podcast : https://www.patreon.com/whatsuppodcast Merci les patreon !! Site web officiel : https://jerrallain.ca Pour suivre Jerr sur Instagram : https://www.instagram.com/jerr_allain/ Pour suivre Jerr sur facebook : https://www.facebook.com/JerrAllainofficiel Contact : jerr.production@gmail.com Pour vous abonner à mon Infolettre : http://eepurl.com/hvpnhj
Jérôme Rothen se chauffe contre un autre consultant, un éditorialiste ou un acteur du foot.
C'est l'une des catastrophes les plus emblématiques du 20ème siècle. En 1909 la compagnie White Star Line lance la construction du plus imposant paquebot jamais construit pour l'époque. Malheureusement, lors de son premier voyage, le navire rencontre un iceberg et sombre dans les abysses, le 15 avril 1914, causant la mort de 1500 personnes parmi les passagers et le personnel. En plus de ce drame humain, le bateau emporte avec lui toute sa cargaison et les biens de ses occupants. Retour sur ces objets insolites disparus dans l'océan. Mais pourquoi y avait-il des œuvres d'art à bord du Titanic ? Quelles étaient les œuvres connues à bord ? Et y avait-il d'autres objets incongrus sur le Titanic ? Ecoutez la suite dans cet épisode de "Maintenant vous savez - Culture". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Jonathan Aupart. Première diffusion : décembre 2021 A écouter aussi : Quels sont les mariages arrangés de stars les plus célèbres ? Comment le porno a-t-il révolutionné le cinéma ? Qui sont ces stars qui font partie d'une secte ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre newsletter. Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Les Mondiaux de cyclisme débutent ce dimanche (20 septembre 2026) à Montréal, au Canada. Malheureusement, la grande vedette de la discipline et double tenant de l'épreuve la plus réputée ne sera pas présent. Convalescent suite à une chute sur le Tour d'Espagne il y a peu, Tadej Pogačar est forfait pour la fin de saison. Une pause qui laisse enfin un peu de marge à ses concurrents et qui permet à Mondial Sports de faire le point sur le talent, le parcours et la personnalité du champion slovène ! Seul un accident, une chute en l'occurrence, pouvait ralentir l'irrésistible ascension de Tadej Pogačar ! Alors qu'il portait le maillot rouge de leader, le champion slovène a été obligé de jeter l'éponge à une trentaine de kilomètres de l'arrivée de la huitième étape du Tour d'Espagne fin août 2026. Une Vuelta qui fait partie des rares courses qui manquent encore au palmarès XXL du Slovène. Verdict : fin de saison et rendez-vous en 2027 pour revoir le monstre slovène sur les routes ! Le GOAT du vélo ? Si sa saison 2026 est désormais tronquée, elle n'est en aucun cas ratée ! Tadej Pogačar aura notamment remporté un cinquième Tour de France cet été, une marque symbolique qui consolide sa place parmi les plus grands cyclistes de l'histoire. Est-il d'ores et déjà le GOAT pour autant ? Nos spécialistes sont divisés sur la question ! Le parcours du roi de la petite reine À défaut de trancher ce débat, Mondial Sports remonte le temps ce samedi. Retour sur la saison écoulée mais aussi sur la personnalité et le parcours du roi de la petite reine, qui va beaucoup manquer aux amoureux du cyclisme en cette fin d'année. Émission spéciale Tadej Pogačar, top départ à 16h10 temps universel avec : - Yohann Hautbois, journaliste du quotidien l'Équipe et auteur de Tadej Pogačar, Pour moi, le cyclisme est un jeu, paru en 2026 aux éditions Solar / L'Équipe - Pascal Sergent, auteur spécialisé, historien du cyclisme et président des Amis de Paris-Roubaix. Le son sera accessible dans la page à partir de samedi 19 septembre 19h05.
Et si le prochain Premier ministre du Maroc était une femme ? Ce serait une première dans l'histoire du royaume et cela pourrait bien arriver dans quelques jours. Mercredi 23 septembre, les Marocains vont élire leurs nouveaux députés. Qui a le plus de chances de gagner ces législatives, avec quel enjeu pour les cinq ans à venir ? Abdellah Tourabi enseigne à l'université Hassan 2 de Casablanca et tient une chronique dans le journal Tel Quel et sur la chaîne de télévision 2M. En ligne de Rabat, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Vu le leadership du roi Mohammed VI sur la vie politique marocaine, à quoi va servir le gouvernement qui va sortir de ces législatives ? Abdellah Tourabi : Bien sûr que les élections sont très importantes. Il y a une constitution et un changement constitutionnel qui a eu lieu en 2011, dans le sillage du Printemps arabe. Et, donc, dans cette Constitution, il y avait une évolution qui était majeure. Le roi reste une institution qui est une clé de voûte du système politique marocain. Elle est importante, elle est centrale. Mais aussi, les élections ont donné une légitimité qui est très particulière au chef du gouvernement et au gouvernement, qui sont responsables de tout le pouvoir exécutif. C'est la constitution du Maroc. C'est un changement qui était majeur à l'époque, en 2011. Le chef de gouvernement est issu du parti qui est premier aux élections. C'est un peu comme le système que l'on voit dans d'autres pays de type monarchie parlementaire, que ce soit l'Angleterre, l'Espagne ou d'autres pays. C'est-à-dire que même le roi est contraint par cette règle. Le roi doit choisir quelqu'un qui est issu du parti qui est arrivé premier. Ces élections sont donc importantes parce qu'elles vont nous donner, bien sûr, un nouveau chef de gouvernement, ou peut-être le même qui sera reconduit. Enfin, cela dépendra des élections. Mais cela nous donnera aussi un Parlement, qui est responsable entièrement de la loi. Contrairement à ce qui se passait au Maroc dans les années 1990 ou les années 2000, tout le pouvoir législatif appartient au Parlement. On l'a vu il y a un an avec les manifestations Gen Z, dont la répression a fait trois morts, la question sociale est brûlante. Est-ce que le parti au pouvoir RNI, du Premier ministre Aziz Akhannouch, ne risque pas de perdre ces élections ? Évidemment que la question sociale est très, très importante. On l'a vu. On l'a aussi vu avec les événements de Ceuta. En juillet dernier, des milliers de jeunes Marocains ont risqué leur vie, ont passé vers la ville, l'enclave de Ceuta. La question sociale est donc très importante. Bien sûr, il y a un problème d'éducation, un problème de chômage, un problème de création d'emplois. Selon le gouvernement sortant, il a fait de son mieux pour pouvoir résorber ces problèmes en généralisant la protection sociale, en introduisant une réforme du système éducatif, en créant de l'emploi. Mais du point de vue interne, cela reste insuffisant pour résorber, d'abord, cette masse de jeunes Marocains qui arrivent à l'emploi. On l'a vu récemment avec le classement PISA. Le Maroc était extrêmement mal classé dans ce classement international. Le gouvernement est en train de présenter son bilan pour demander une reconduction au pouvoir et pour arriver premier. Mais on verra. Enfin, je pense aussi qu'il y a beaucoup de frustrations, beaucoup d'insatisfactions chez les électeurs marocains, qui pourraient se traduire au moment du vote. À lire aussiMaroc: à une semaine des législatives, la hausse promise du salaire minimum peine à convaincre les jeunes Et du coup, est-ce que les islamistes du PJD, d'Abdelilah Benkirane, ne sont pas en mesure de revenir au pouvoir ? Alors vraiment, c'est un facteur X dans ces élections. Le PJD a gouverné le pays pendant deux mandats, 2011, 2016, et après 2016, 2021. Après, il y a eu un effondrement spectaculaire de ce parti, qui a perdu 102 sièges au Parlement. Il était premier pendant deux mandats, il est arrivé huitième aux élections de 2021. Il a perdu un million de voix. Bien sûr, il y a le retour d'Abdelilah Benkirane, qui était l'ancien chef du gouvernement, le retour à la tête du PJD. Maintenant, il est en train de mener une campagne qui est dynamique. Personnellement, je ne crois pas que le PJD va arriver premier, ni deuxième pendant ces élections, mais il pourrait probablement améliorer son score. Il mène actuellement une campagne qui est assez dynamique, que ce soit sur les réseaux sociaux ou que ce soit sur le terrain. Encore une fois, c'est un facteur X pendant ces élections. Je ne pense pas qu'il va arriver premier ou deuxième pendant ces élections. Je pense que l'objectif du PJD, du parti islamiste, en ce moment, c'est de renforcer sa place dans l'opposition et d'améliorer, évidemment, son score. Enfin, de revenir, parce que c'était un déclin vraiment spectaculaire lors des élections de 2021. Dans les partis de la coalition actuelle au pouvoir, il y a le PAM, fondé par un des conseillers du roi, Fouad Ali El-Himma. Est-ce que l'homme qui monte dans ce parti, ce n'est pas Fouzi Lekjaa, le président de la très puissante Fédération marocaine de football ? Est-ce qu'il vise le poste de Premier ministre ? Oui, c'est un candidat légitime à ce poste. Il faut dire qu'on le connaît dans le continent africain. C'est un des visages les plus connus du football africain, du football mondial. C'est le président de la Fédération marocaine qui a fait un travail exceptionnel dans le football marocain, et tout le travail fait sous sa présidence. Maintenant, l'arrivée de Fouzi Lekjaa a donné une impulsion supplémentaire à ce parti. Il est en concurrence avec Aziz Akhannouch, le chef du gouvernement. On voit très bien que ce sont les deux partis de la majorité qui sont en concurrence. Fouzi Lekjaa, de par ses fonctions, de par aussi sa popularité, qui est acquise grâce au football, est un candidat sérieux au poste de chef du gouvernement. Mais après cela dépendra. Est-ce que le parti va le préférer à Fatima Ezzahra El Mansouri qui est la cheffe de parti ? Cela dépendra aussi de l'investiture royale. Qui est la cheffe du parti actuellement, dites-vous ? Fatima Ezzahra El Mansouri. C'est un trio qui gouverne le parti, mais c'est elle qui coordonne cette direction. Fatima Ezzahra El Mansouri, qui est ministre de l'Habitat et maire de Marrakech, pourrait aussi être candidate au poste de chef du gouvernement. Ce serait dans ce cas la première fois qu'une femme dirigerait un gouvernement au Maroc ? Bien sûr. Enfin, cela dépend de l'arrivée du PAM premier aux élections. On parlait de Fouzi Lekjaa, qui préside la Fédération marocaine de football. Cela tombe au moment où le futur gouvernement devra organiser la Coupe du monde 2030 de football ? Oui, pour cette raison on appelle ce gouvernement le gouvernement du Mondial. C'est le gouvernement qui va gérer les affaires publiques, mais aussi lancer ou continuer tous les chantiers lancés par le Royaume : les infrastructures, la construction des terrains, la construction de nouveaux aéroports. Le Maroc compte énormément sur l'organisation de la Coupe du monde pour renforcer son développement économique, pour renforcer sa croissance et créer de l'emploi. Donc Faouzi Lekjaa est un candidat potentiel pour l'occupation du poste de chef de gouvernement. À lire aussiCoupe du monde 2030 de football: le Maroc veut augmenter sa capacité hôtelière de 60000 lits Depuis la crise de Ceuta de juillet dernier, le rush de quelque 70 000 migrants marocains sur l'enclave espagnole, le débat fait rage dans la classe politique espagnole. Qu'en est-il dans la classe politique marocaine pendant cette campagne au Maroc ? Bien sûr, au Maroc, cela a été un choc, pour ne pas le cacher. Ce qui s'est passé, les images qu'on a vues, est un choc pour l'opinion publique. Malheureusement, ce débat n'a pas été pris en compte par la classe politique marocaine. On n'a pas assisté à d'énormes débats, et il est en train d'être utilisé dans la campagne électorale pour fragiliser le gouvernement. On a vu des partis d'opposition qui attaquent le gouvernement sur ce terrain-là en disant que ces jeunes-là, s'ils avaient une meilleure éducation, s'ils avaient accès à l'emploi, on n'aurait pas vu ces images. Mais le débat n'est pas de la même intensité qu'en Espagne, parce qu'on sait très bien qu'en Espagne, celui qui est visé, c'est Pedro Sánchez, le Premier ministre espagnol, et son parti. C'est donc une occasion de le fragiliser davantage. Comme vous le savez, en Espagne, beaucoup pensent que les autorités marocaines ont volontairement fermé les yeux sur le passage de la frontière espagnole par ces quelque 70 000 migrants. Qu'est-ce que vous en pensez ? Franchement, je trouve cela, pour utiliser la formule de Jacques Chirac, « abracadabrantesque », cette idée, cette vision que le Maroc aurait permis pour différentes raisons. Première chose, le timing. Ces événements ont eu lieu au moment où le Maroc célébrait la Fête du Trône. Le jour même de la Fête du Trône, le roi lui-même faisait un discours qui incite à l'espoir, qui disait que le Maroc est sur la bonne voie, etc. Je ne pense pas que le Maroc organiserait ce genre de choses un jour aussi important, durant une célébration aussi importante que la Fête du Trône. Les festivités se déroulaient à quelques kilomètres de Ceuta. Deuxième chose, ce sont des Marocains qui se sont enfuis. Ce sont des enfants du Maroc qui se sont enfuis. Donc cela a fait beaucoup de mal au Maroc. Les images n'ont pas choqué seulement les Espagnols, mais ils ont choqué aussi les Marocains. On voyait des Marocains en train de fuir le Maroc parce qu'ils n'avaient pas d'avenir, parce qu'ils pensaient que, en Espagne, la situation serait meilleure. Et donc j'imagine mal pourquoi le Maroc organiserait ce genre de choses. Troisième élément, les relations entre le Maroc et l'Espagne n'ont jamais été aussi fortes que sous le gouvernement de Pedro Sánchez. Pedro Sánchez a reconnu le plan d'autonomie du Sahara. Donc, je ne vois aucunement quel intérêt a le Maroc à fragiliser ce gouvernement avec lequel tout se passe bien. Est-ce que la question du Sahara fait polémique ou au contraire consensus pendant cette campagne électorale ? Ah, non, non. Cela fait partie des trois choses qu'on considère comme des constantes, comme des choses sacrées au Maroc, c'est-à-dire la religion, l'Islam – c'est dans la constitution du Maroc –, la monarchie et le Sahara. Bien sûr, il y a un consensus total sur cette question-là. Même les opposants vraiment les plus farouches au pouvoir au Maroc considèrent que le Sahara fait partie du territoire marocain. Sur cela, il n'y a aucun débat au Maroc. À lire aussiCeuta: la colère monte contre les migrants, le gouvernement espagnol s'efforce de trouver des solutions
Familièrement appelé proto, gaz hilarant ou ballon, le protoxyde d'azote fait des ravages en France. Sa consommation fait partie des infractions dites « du quotidien », contre lesquelles le gouvernement entend lutter avec son projet de loi RIPOST, adopté cet été. Son usage détourné sera davantage encadré et considéré comme un délit. Les mineurs représentent 10% des signalements alors même que la vente leur est interdite. À Paris, un centre de loisirs, géré cet été par des policiers dans le cadre des Journées républicaines de la jeunesse, a sensibilisé les adolescents à ces dangers. Assis en demi-cercle, une vingtaine d'adolescents âgés de 12 à 17 ans écoutent avec un grand intérêt la présentation sur les dangers du protoxyde d'azote. Certains passent tous leurs étés dans ce centre gratuit où le directeur Zakaria Fosso, brigadier-chef de police, leur propose des activités sportives, des voyages, mais veut aussi les protéger des dangers comme le protoxyde d'azote. « On sait que c'est encore un peu tôt pour pouvoir consommer ce produit, mais le but pour nous, la prévention, c'est que si un jour ils sont amenés à le rencontrer, ils se disent : le policier qu'on connaît m'en a parlé. Je sais quel est le risque derrière, explique le directeur. On cherche à planter cette petite graine qui fait que plus tard, ils auront ce message-là. Quoi qu'il arrive. » Attirés par les effets euphorisants du produit, les consommateurs s'exposent à d'autres effets moins désirables, comme un manque d'oxygène ou une perte de connaissance et, à plus long terme, des troubles de la mémoire ou encore une perte de sensibilité. Après avoir bien intégré ces risques, chaque enfant se munit d'un casque de réalité virtuelle immergé dans une soirée a priori banale. Ce garçon de quatorze ans est dans la peau d'un personnage. Il doit prendre des décisions : « Alors soit je reste à la soirée, soit je rentre. La personne, elle est bourrée, c'est elle qui conduit. Pour moi, c'est risqué, mais j'ai envie d'essayer pour voir ce qui se passe quand quelqu'un conduit avec du protoxyde. Et donc là, j'ai pris la voiture. Celui qui conduit, il est en train de prendre du protoxyde. » Malheureusement, tous les choix mènent à une issue tragique : « On s'est fait écraser parce qu'il pouvait plus utiliser ses pieds. Il était complètement paralysé. Le camion nous a foncé dessus », poursuit l'adolescent. À lire aussiDe nombreuses bouteilles de protoxyde d'azote explosent dans les usines d'incinération Un jeune sur dix a déjà inhalé du protoxyde C'est Maxence Berthon, de la Fondation VINCI Autoroutes, qui propose cette expérience. Il insiste sur une réalité : un jeune sur dix parmi les moins de 35 ans a déjà inhalé cette substance. Et parmi eux, la moitié était au volant d'une voiture. « L'idée, c'était de pouvoir faire prendre conscience aux jeunes à travers ce film, de jouer un peu sur leurs émotions aussi et de faire en sorte que, en sept minutes top chrono, ce qu'est la durée du film, ils repartent vraiment avec le sentiment d'avoir été sensibilisés, insiste Maxence Berthon, et aussi peut-être qu'ils se sentent porteurs de message auprès d'autres camarades qui pourraient soit prendre du protoxyde d'azote, soit être tentés à l'occasion d'une soirée. » L'atelier a convaincu ce groupe de filles. « Moi, je trouve que c'était bien, c'était bien fait et c'était vraiment réaliste, approuve l'une. Je n'ai jamais testé, ça m'a juste fait réaliser que c'est dangereux, on peut être paralysé, on peut mourir. » L'atelier l'a convaincue de ne jamais en prendre. « La ville où j'habite, par exemple, je vais passer le soir avec ma sœur en voiture vers 23 h et je les vois dans un coin, dans des parcs où il y a des enfants et tout, raconte une autre. Moi, ça me dégoûte, c'est dégueulasse. On les voit, ils marchent comme ça et tout. On dirait des zombies. » Même si la vente est interdite aux mineurs, il est relativement facile pour n'importe qui de détourner l'usage de ce produit, que l'on trouve notamment dans les siphons de chantilly. En 2022, le nombre d'intoxications a triplé sur l'année et continue d'augmenter. Alors, la vigilance du directeur Zakaria Fosso ne s'arrête pas à cette matinée de prévention. « C'est un fléau où, pour certains, une fois qu'ils sont dedans, ils ne s'en rendent pas compte, souligne-t-il. Nous, notre rôle aussi, quelque part, c'est de dire : si jamais il y a des questions, si jamais il y a des interrogations, s'il y avait un problème, on est là pour vous. » En cas d'urgence, il est crucial d'être pris en charge rapidement. Le gouvernement conseille de contacter les secours ou le numéro d'aide Drogues Info Service : 0 800 23 13 13. Le volet protoxyde d'azote de la loi RIPOST prendra effet le 1ᵉʳ février prochain. À lire aussiDrogues: l'agence européenne alerte sur des produits «de plus en plus variés»
À Esse, une petite localité à environ 80 km de Yaoundé, les habitants n'ont plus accès à l'électricité depuis 12 ans à cause de factures impayées. En 2018, le gouvernement avait installé une centrale solaire qui alimentait le centre-ville et ses environs. Aujourd'hui cette centrale laissée à l'abandon ne fonctionne plus. Une situation qui divise. Certains critiquent même l'équipe communale en place depuis 2020 de ne pas vouloir entretenir la centrale solaire. De notre correspondant à Yaoundé, Assis sur la véranda de son domicile, Emmanuel Tsala aperçoit à une centaine mètres la centrale solaire aujourd'hui à l'abandon. Inconditionnel de la radio, ce sexagénaire a dû acheter un petit poste récepteur qu'il recharge au soleil, comme ce matin : « Quand il y avait l'énergie solaire, nous étions comme à Yaoundé, c'était comme l'énergie électrique, il y avait les poteaux électriques et les compteurs et on payait les factures chaque mois. Quand ça s'est gâté, on aurait dû arranger la situation. » Depuis, les herbes ont poussé tout autour des installations. Plusieurs panneaux ont été dérobés. Dans les rues et quartiers du centre-ville d'Esse, les poteaux sont toujours debout. Mais les câbles qui reliaient la centrale aux ménages ont été sectionnés. « J'ai mal, j'ai vraiment mal. » Ambroise Evina a été maire de la commune d'Esse entre 2018 et 2020. C'est lui qui est à l'origine du projet de construction de la centrale solaire, sur financement du ministère de l'Eau et de l'Energie. Le projet a couté 200 millions de FCFA (environ 305 000 euros). « On a fonctionné avec ça durant pratiquement 4 ans et pour l'entretien, c'est la commune qui payait et faisait venir les techniciens après deux ou trois mois. Malheureusement quand je suis parti en 2020, le projet a été saboté, je ne voudrais attribuer le tort à qui que ce soit, mais vous pouvez constater qu'il n'y a plus de panneaux, il n'y a plus rien pratiquement, ce qui me fait tellement mal. » Depuis 2020, une nouvelle équipe dirige la commune et n'a plus assuré l'entretien. Martin Ndongo Bouné, le maire d'Esse : « Dans le cadre de ce projet, la commune n'était ni de près, ni de loin associée à la gestion, tant sur le suivi des équipements, la maintenance, le gardiennage et autres, mais dans le cadre de la maintenance qui est annoncée, la commune fera désormais partie du suivi et tout ce qu'on peut imaginer. » En attendant, tout Esse s'éclaire au groupe électrogène ou avec de petits panneaux solaires. Le retour de l'énergie solaire et du courant électrique, c'est pour bientôt, grâce à un nouveau financement du gouvernement, indique le maire. À lire aussiNord du Cameroun: une cimenterie majeure à l'arrêt par manque d'électricité
Kranke Mitarbeitende sind unschöne Ereignisse. Für die erkrankten Mitarbeitenden selbst, für die Kollegen, die das auffangen, und fürs Unternehmen, weil Arbeitskraft fehlt. Hör, welchen Beitrag Du als Führungskraft konkret leisten kannst, um mehr Gesundheit in Dein Team zu bringen. Mehr dazu: Mittwoch, den 23.9.2026, erhältst Du live & online 7 weitere Tipps von mir. 18:00 bis 19:15 Uhr im Live-Online-Training "Krankenquote senken - Gesundheit & Produktivität hoch - 7 konkrete Tipps". Hier meldest Du Dich kostenfrei an: https://bit.ly/4rbJOgw Beratungs-Telefonat mit Markus Jotzo buchen. Homepage Markus Jotzo Hast Du Moderations-, Coaching- oder Trainingsbedarf? Du suchst einen Redner für Führung für Deine Veranstaltung? Also in English. Yes! Ou en Français? Malheureusement non. But in English? Yes! Markus Jotzo kontaktieren: service@markus-jotzo.com +49 40 60 59 29 56 www.markus-jotzo.com YouTube-Kanal Markus Jotzo Insta-Profil Markus Jotzo Hast Du diesen Podcast "Führen wie ein Löwe" schon bewertet? Muito obrigado! Falls nicht, dann freue ich mich über 1 Satz Feedback und Deine Bewertung.
Donald Trump a pris la parole à la convention nationale des républicains. Deux jours de prises de parole de figures conservatrices et de candidats, avec l'objectif de mobiliser les électeurs à moins de deux mois des élections de mi-mandat. Un événement tourné autour de Donald Trump, malgré sa baisse de popularité, notamment pour sa guerre menée en Iran. Et une partie de ces critiques proviennent d'influenceurs conservateurs qui ont publiquement, dans leurs podcasts et émissions en ligne, critiqué Donald Trump. Ces influenceurs conservateurs sont pourtant un pilier du mouvement MAGA et certains tentent de maintenir l'unité au sein mouvement. Dans les coursives de l'arène où se déroule la convention, Benny Johnson a du mal à avancer, pris d'assaut par des fans. L'influenceur conservateur, dont la chaîne YouTube compte plus de six millions d'abonnés, pose pour les photos. « J'aime le travail de Benny parce qu'il est toujours authentique, sincère, et qu'on sait que ses infos sont vraies. Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui sont achetés. Malheureusement, aujourd'hui, les médias sont tous bidons et achetés. » Benny Johnson, lunettes rondes et cheveux brossés en arrière reste lui fidèle à Donald Trump. et même avec la guerre en Iran, contrairement à d'autres figures plus critiques comme Tucker Carlson. « Bien sûr qu'il y a une fracture. La guerre est impopulaire chez les jeunes. Elle est aussi impopulaire auprès d'une très grande partie de la base électorale. Mais je dirais que ce qu'il faut vraiment regarder, ce sont les résultats. » Benny Johnson regrette ces divisions au sein de son mouvement: « Je n'aime pas ces méthodes. Je connais tellement de ces gens. Je les connais personnellement. J'ai travaillé pour eux, j'ai travaillé avec eux. Donc, je n'aime pas les attaques personnelles. Je déteste ça. Je ne le supporte pas. Ce n'est pas sain. Mais oui, ça divise le parti, et c'est vraiment dommage. J'aimerais que davantage de gens prennent un peu de recul, peut-être qu'ils prennent un calmant, et essaient de travailler de l'intérieur du parti, vous voyez, pour tenter de rapprocher les différents camps, de combler ces divisions. C'est ce que j'essaie de faire. » « On attend beaucoup de cette convention » Et pour couvrir cette convention, vous avez les médias qualifiés de « traditionnels » ou « mainstream » par les républicains, puis ces émissions en ligne, très populaires, qui assument leur proximité idéologique avec Donald Trump, comme l'émission « War Room », animée par la figure Steve Bannon, qui n'est pas présent à cette convention. Mais sa fille, Maureen Bannon, qui dirige l'émission, en attend beaucoup de cette convention pour le mouvement MAGA de Donald Trump : « C'est très important, surtout pour la base militante, de rappeler aux électeurs républicains qu'il faut rester mobilisés dans ce mouvement, notamment à l'approche des élections de mi-mandat. Tout le monde pense que quelqu'un d'autre va mener ce combat à notre place. Mais si nous ne continuons pas à nous battre pour faire élire des candidats conservateurs et MAGA, les démocrates prendront le contrôle de la Chambre et du Sénat. Et nous ne pouvons pas laisser cela arriver. » D'autre influenceurs locaux sont aussi présents, comme P. Rae Easley. Avec son chapeau de cowboy rouge Make America Great Again, une personnalité de radio à Chicago, destinée notamment aux afro-américains. Elle ne voit pas d'effets durables de ces divisons : « Le mouvement MAGA est toujours bien vivant. Vous savez, je pense que la gauche essaie vraiment de faire croire que le mouvement MAGA est mort. » Pendant ces deux jours de convention, les orateurs, y compris Donald Trump, ont fustigé à plusieurs reprises les médias dits « mainstreams », les accusant d'être contre le président.
Donald Trump a pris la parole à la convention nationale des républicains. Deux jours de prises de parole de figures conservatrices et de candidats, avec l'objectif de mobiliser les électeurs à moins de deux mois des élections de mi-mandat. Un événement tourné autour de Donald Trump, malgré sa baisse de popularité, notamment pour sa guerre menée en Iran. Et une partie de ces critiques proviennent d'influenceurs conservateurs qui ont publiquement, dans leurs podcasts et émissions en ligne, critiqué Donald Trump. Ces influenceurs conservateurs sont pourtant un pilier du mouvement MAGA et certains tentent de maintenir l'unité au sein mouvement. Dans les coursives de l'arène où se déroule la convention, Benny Johnson a du mal à avancer, pris d'assaut par des fans. L'influenceur conservateur, dont la chaîne YouTube compte plus de six millions d'abonnés, pose pour les photos. « J'aime le travail de Benny parce qu'il est toujours authentique, sincère, et qu'on sait que ses infos sont vraies. Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui sont achetés. Malheureusement, aujourd'hui, les médias sont tous bidons et achetés. » Benny Johnson, lunettes rondes et cheveux brossés en arrière reste lui fidèle à Donald Trump. et même avec la guerre en Iran, contrairement à d'autres figures plus critiques comme Tucker Carlson. « Bien sûr qu'il y a une fracture. La guerre est impopulaire chez les jeunes. Elle est aussi impopulaire auprès d'une très grande partie de la base électorale. Mais je dirais que ce qu'il faut vraiment regarder, ce sont les résultats. » Benny Johnson regrette ces divisions au sein de son mouvement: « Je n'aime pas ces méthodes. Je connais tellement de ces gens. Je les connais personnellement. J'ai travaillé pour eux, j'ai travaillé avec eux. Donc, je n'aime pas les attaques personnelles. Je déteste ça. Je ne le supporte pas. Ce n'est pas sain. Mais oui, ça divise le parti, et c'est vraiment dommage. J'aimerais que davantage de gens prennent un peu de recul, peut-être qu'ils prennent un calmant, et essaient de travailler de l'intérieur du parti, vous voyez, pour tenter de rapprocher les différents camps, de combler ces divisions. C'est ce que j'essaie de faire. » « On attend beaucoup de cette convention » Et pour couvrir cette convention, vous avez les médias qualifiés de « traditionnels » ou « mainstream » par les républicains, puis ces émissions en ligne, très populaires, qui assument leur proximité idéologique avec Donald Trump, comme l'émission « War Room », animée par la figure Steve Bannon, qui n'est pas présent à cette convention. Mais sa fille, Maureen Bannon, qui dirige l'émission, en attend beaucoup de cette convention pour le mouvement MAGA de Donald Trump : « C'est très important, surtout pour la base militante, de rappeler aux électeurs républicains qu'il faut rester mobilisés dans ce mouvement, notamment à l'approche des élections de mi-mandat. Tout le monde pense que quelqu'un d'autre va mener ce combat à notre place. Mais si nous ne continuons pas à nous battre pour faire élire des candidats conservateurs et MAGA, les démocrates prendront le contrôle de la Chambre et du Sénat. Et nous ne pouvons pas laisser cela arriver. » D'autre influenceurs locaux sont aussi présents, comme P. Rae Easley. Avec son chapeau de cowboy rouge Make America Great Again, une personnalité de radio à Chicago, destinée notamment aux afro-américains. Elle ne voit pas d'effets durables de ces divisons : « Le mouvement MAGA est toujours bien vivant. Vous savez, je pense que la gauche essaie vraiment de faire croire que le mouvement MAGA est mort. » Pendant ces deux jours de convention, les orateurs, y compris Donald Trump, ont fustigé à plusieurs reprises les médias dits « mainstreams », les accusant d'être contre le président.
Si on était en juin, j'aurais cru à un sujet du bac philo : "Un malus sans bonus est-il vraiment un malus ?" Avant de vous répondre (et de vous donner mon avis !), un rappel du contexte. Le gouvernement veut instaurer un malus écologique sur l'ultra-fast fashion. Pour être encore plus direct : il s'agit de renchérir le prix des produits vendus par les plateformes chinoises, Shein et Temu en tête... Ecoutez Olivier Dauvers : les secrets de la conso du 09 septembre 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« En Centrafrique, il n'y aura pas de paix durable sans un dialogue permanent et inclusif entre toutes les parties au conflit », affirme l'ancienne présidente Catherine Samba Panza, qui a conduit avec succès une médiation, de 2014 à 2016, pour mettre fin à la guerre civile de l'époque. Vendredi dernier, l'ancienne cheffe de l'État centrafricain était l'invitée à Paris de la seconde édition de la Fabrique de la diplomatie, organisée par le Quai d'Orsay et la Sorbonne nouvelle. Elle était accompagnée de Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, le cardinal-archevêque de Bangui. Tous deux ont répondu aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Catherine Samba-Panza, pourquoi dites-vous qu'une paix négociée au sommet ne sert à rien si la population ne se l'est pas appropriée ? Vous pensez notamment au conflit actuel dans les Grands Lacs et dans l'est de la RDC, où vous êtes impliquée au nom de l'Union africaine ? Catherine Samba-Panza : Oui, par exemple, tout à fait. Dans le cadre de ma mission de facilitateur, je me bats justement pour que les accords signés à Washington, à Doha, soient vraiment disséminés, pour que les populations puissent être au courant. Qu'est-ce qui a été décidé dans ces accords ? Comment ils vont être mis en œuvre et dans l'intérêt de qui ? Il est important qu'il y ait des relais en faveur des populations. Mais concrètement, comment les populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu peuvent-elles s'approprier l'accord de Washington du mois de décembre dernier ? Catherine Samba-Panza : Nous avons prévu, dans le cadre de nos missions de facilitateur, d'avoir des consultations au niveau de Kinshasa, mais également d'avoir des consultations éclatées dans l'est de la République démocratique du Congo, notamment à Goma, à Bukavu, dans l'Ituri, etc. Nous avons prévu des missions de terrain. Mais, en dehors des missions de terrain, il y a des relais de la société civile, il y a également les confessions religieuses, les chefs coutumiers, les femmes, les jeunes qui peuvent faire connaître le contenu de ces accords par les populations. Pourquoi dites-vous que les femmes sont exclues de beaucoup de négociations de paix ? Catherine Samba-Panza : Vous savez, quand on regarde les statistiques de l'ONU, des organisations régionales, il y a très peu de femmes qui sont à un certain niveau des processus de paix au niveau formel. Mais les femmes sont présentes dans les processus de paix au niveau local. Ce sont les femmes qui mènent le travail de terrain. Ce sont les femmes qui mènent le travail de médiation avec les groupes armés. Elles sont exclues au niveau formel des processus de médiation, mais elles sont là. Un accord est plus durable si les femmes se l'approprient ? Catherine Samba-Panza : Exactement. Toutes les études du monde sont unanimes : un accord n'est durable que si les femmes ou les communautés concernées ou affectées par le conflit sont impliquées. Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, vous êtes également présent à cette Fabrique de la diplomatie à Paris, parce que vous êtes aussi un homme de paix, notamment en Centrafrique. Nous sommes donc à côté de la présidente Catherine Samba-Panza. Peut-on dire qu'entre 2014 et la présidentielle de 2016, quand elle a présidé la RCA, elle a conduit l'un des rares processus de paix qui a abouti à quelque chose de concret ? Dieudonné Nzapalainga : On peut le dire parce que nous étions à une étape charnière, marquée par une crise où la violence était au sommet. Il a fallu baisser les tensions. Il fallait apaiser les cœurs, faire converger les énergies, mobiliser les gens et leur indiquer une vision commune, aller aux élections. Pendant deux ans, ce travail a été fait de manière méthodique, courageuse, avec abnégation et détermination. Nous avons vu le résultat puisque nous sommes allés aux élections comme si on était dans un pays civilisé, sans tirer un coup de fusil. Les gens étaient alignés les uns derrière les autres. Ils ont voté au premier tour, voire au deuxième tour. Et moi, j'avais les larmes en voyant cette situation. Oui, il est possible que, si les hommes se fixent un destin commun, ils se l'approprient. Ils peuvent aussi tenir des paris. Et on l'a tenu en 2016. Je crois que le pape a aussi un petit peu aidé, puisque le pape François a visité Bangui un mois avant le premier tour de la présidentielle. Catherine Samba-Panza a-t-elle des qualités de médiatrice particulière qui font que des fois ça marche, des fois ça ne marche pas ? Dieudonné Nzapalainga : Mais nous sommes allés à la présidence. La présidente avait parlé et le pape a parlé. Le pape a encouragé tout le parterre des hommes et des femmes politiques à pouvoir transcender leur situation pour dire qu'il est temps de nous unir. Madame la présidente, quel est le message que vous avez retenu de votre rencontre avec le pape en ce jour de novembre 2015 ? Catherine Samba-Panza : Comme vous l'avez dit, la visite du pape en Centrafrique a été pour beaucoup dans l'apaisement des cœurs. Le pape nous a encouragés à travers son partage de paroles de paix. Les Centrafricains, de manière unanime, ont accueilli les messages de paix qui ont été apportés par le pape. Nous avons bénéficié d'une période exceptionnelle avec l'ouverture de la Porte Sainte à Bangui. Tout cela a apporté une certaine cohésion, une certaine réconciliation nationale. Il y a le pape, mais il y a votre propre action. Avec le recul, aujourd'hui, quel est, à votre avis, la principale qualité d'une médiatrice ? Catherine Samba-Panza : Beaucoup d'écoute, beaucoup de disponibilité. Avoir une vision et avoir la volonté de la paix et de la réconciliation nationale. Sans écoute, on ne peut pas savoir ce que l'autre attend de vous. Sans dialogue, on ne peut pas non plus échanger sur les questions essentielles qui divisent. Il est important de dialoguer, d'avoir un consensus sur la plupart des grandes décisions à prendre. C'est ce que j'ai fait pendant la transition, encouragée d'ailleurs par la Charte constitutionnelle de transition qui a prévu toutes ces étapes dans ses textes. Il y a eu en effet ce moment exceptionnel dans l'histoire de la Centrafrique, cette élection de 2016 gagnée par Faustin-Archange Touadéra. Et puis, quatre ans plus tard, votre pays a replongé dans la guerre civile avec la rébellion de François Bozizé et l'arrivée des troupes russes. Est-ce un cycle infernal ? Catherine Samba-Panza : Ce n'est pas un cycle infernal, mais je pense qu'après la transition et surtout les grandes orientations qui ont été apportées par le Pacte de paix et de réconciliation, il fallait consolider les acquis de la transition. C'était important. Le Pacte de réconciliation, qui a été adopté lors du Forum national de Bangui, avait tracé les grandes lignes de la conduite du pays pour les dix prochaines années. Les recommandations du Forum national de Bangui devaient constituer la base de toutes les décisions durant les dix prochaines années. C'était le cadre idéal de référence en termes de réconciliation nationale, en termes de développement économique pour la paix et la cohésion nationale. Malheureusement, nous n'avons pas su consolider les acquis du Forum national de Bangui et, évidemment, nous sommes retombés dans le cycle que vous appelez infernal. Aujourd'hui, beaucoup pensent que, sans l'intervention de troupes étrangères, il ne peut pas y avoir de paix en République centrafricaine. Que leur répondez-vous ? Catherine Samba-Panza : Les Centrafricains, fondamentalement, veulent la paix et ont confiance dans leur capacité de ramener la paix, de s'unir et de travailler pour le développement de leur pays. Il suffit de leur faire confiance. Mais il suffit également de créer la confiance à tous les niveaux : au niveau des partenaires, au niveau des investisseurs, mais surtout au niveau des Centrafricains eux-mêmes. Si on crée la confiance et que l'on ramène les Centrafricains autour d'une table pour un dialogue inclusif qui prenne en compte toutes leurs préoccupations et les propositions de sortie de crise, nous pouvons y arriver. Donc refaire la conférence de Khartoum. Que faut-il faire pour ramener la paix ? Catherine Samba-Panza : Nous n'avons pas besoin de refaire la conférence de Khartoum. Vous savez, il y a eu le dialogue politique inclusif qui s'est tenu il y a quelques années. Vous savez quelles sont les décisions qui en sont issues ? Les participants ont tout renvoyé aux recommandations du Forum national de Bangui. On dit que ce n'était pas la peine de perdre du temps à élaborer d'autres recommandations, alors que nous avons une foultitude de recommandations dans les tiroirs du pays. Je pense qu'on peut envisager cela autrement. Un dialogue permanent, une concertation permanente permettent déjà d'être en contact avec toutes les parties, tous les antagonistes de la crise, et d'essayer de trouver une solution commune à notre situation difficile. De ce point de vue, le pouvoir actuel ne fait pas assez pour le dialogue ? Catherine Samba-Panza : Nous constatons qu'il y a beaucoup de demandes pour un dialogue réel, inclusif. Il y a beaucoup de demandes à ce niveau. Maintenant, il appartient aux autorités légalement mises en place de voir dans quelle direction s'orienter pour un retour réel à la paix et à la relance économique du pays. Vous avez dit, dans votre discours ce vendredi à Paris, que vous pensiez que la France avait un rôle à jouer dans les conflits militaires en Afrique. Quel rôle la France peut-elle jouer ? Catherine Samba-Panza : Quand je parle de la France, il n'y a pas que la France, il y a toute l'Union européenne derrière. Vous savez, sans la communauté internationale, sans la France, sans l'Union européenne, notre sortie de crise en 2016 en République centrafricaine ne serait pas allé loin. On a besoin de la communauté internationale. On a besoin des partenaires comme la France pour nous appuyer dans notre démarche stratégique de sortie de crise en termes financiers, en termes d'appui logistique, en termes également de soutien économique. Cela est très important. Nous sommes dans un monde interconnecté et nous avons besoin des uns et des autres pour pouvoir avancer. À lire aussiRDC: devant ses partenaires régionaux, Félix Tshisekedi expose sa stratégie sécuritaire
Benyamin Netanyahu est sous pression à un mois et demi des élections législatives, à la fois de ses électeurs et des pays étrangers. Les sondages montrent que sa coalition pourrait perdre sa majorité. Et une enquête affirme désormais qu'il avait été informé d'une attaque en préparation du Hamas, quelques jours avant le 7 octobre 2023, et n'a pas transmis l'information, a provoqué une avalanche de critiques. L'analyse du sociologue Alain Dieckhoff, chercheur au CNRS et ancien directeur du CERI de Sciences Po. Il a dirigé l'ouvrage collectif Radicalités religieuses, au cœur d'une mutation mondiale, Albin Michel. RFI : C'est le dernier jour pour le dépôt des listes pour les législatives en Israël qui auront lieu le 27 octobre. La campagne commence enfin. Elle se poursuit dans un contexte difficile pour le Premier ministre Benyamin Netanyahu, de plus en plus critiqué par les dirigeants occidentaux. Londres officialise aujourd'hui des sanctions en réaction à la colonisation en Cisjordanie et aux violences qui sont commises dans ce territoire occupé. Cela a-t-il un effet sur le vote des Israéliens ? Alain Dieckhoff : En tout cas, pas les pressions ou les mesures politiques que pourraient prendre des pays occidentaux comme la Grande-Bretagne ou d'autres. Je pense que cela n'aura pas d'effet en interne. En revanche, oui, il y a un débat interne très vif avec la polarisation de la société : d'un côté, ceux qui continuent à soutenir contre vents et marées le Premier ministre Benyamin Netanyahu, et de l'autre ceux qui le critiquent. Ce qu'il faut dire aussi d'emblée, c'est que la capacité de résilience de Benyamin Netanyahu ne doit pas être sous-estimée. Il a baissé dans les sondages depuis maintenant deux ans et demi, mais, malgré tout, le socle de ses soutiens persiste aussi. Les jeux restent ouverts pour les élections fin octobre. Il a fait de la colonisation le cœur de la campagne. Peut-il se permettre de lâcher un peu de lest pour satisfaire les alliés occidentaux, sans perdre le soutien, crucial pour lui, des partis d'extrême droite qui composent aujourd'hui sa coalition au gouvernement ? C'est très clair que ce qui prime, avant tout, pour lui, c'est sa survie politique et donc l'alliance avec l'extrême droite. Il ne fera rien pour paraître « soft ». Au contraire, il va montrer qu'il reste ferme sur la ligne inflexible qui est la sienne, sur la colonisation, de façon à pouvoir conserver cette alliance avec l'extrême droite et éventuellement la reconduire après les élections de la fin du mois d'octobre. En revanche, il est en difficulté concernant le 7 octobre 2023, l'attaque terroriste d'une ampleur totalement inédite menée par le Hamas. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu aurait été alerté par les Émirats arabes unis d'une attaque en préparation et n'aurait rien fait de cette information : c'est ce que dit le journal Haaretz. Cela peut-il lui nuire ? Je pense que ça lui nuira de façon assez marginale. Ceux qui sont contre lui, même avant ces révélations, y verront une confirmation du fait qu'il ne faut pas lui faire confiance. Et les autres, qui continuent à soutenir le Premier ministre, diront que, soit l'information est fausse, soit qu'elle n'avait peut-être pas une importance telle qu'il fallait considérer qu'elle annonçait, d'une façon, je dirais, relativement proche, l'attaque terroriste du 7-Octobre. Comme on dit, chacun voit midi à sa porte. Je pense que, sur la campagne électorale, cela aura finalement, en termes de décision des électeurs, un impact assez limité. À lire aussi7-Octobre: une enquête de Haaretz affirme que Netanyahu avait été alerté Le parti de Benyamin Netanyahu n'est pas en bonne posture, même si pour l'instant il fait tout pour garder ses alliés et espérer pouvoir former de nouveau une coalition. Où en sont les autres partis politiques israéliens ? Peut-il y avoir une alternance, fin octobre, à l'issue du vote ? Il ne faut pas aller trop vite en besogne parce qu'on est dans un pays où le système est proportionnel. Cela veut dire que oui, c'est important de savoir quel parti sortira vainqueur des élections du 27 octobre, mais c'est aussi important de savoir quel parti sera ou non en mesure de constituer une coalition. Cela, évidemment, on ne le sait pas avant d'avoir le résultat le 28 octobre au matin. Pour le moment, ce qu'on peut dire en fonction des sondages, c'est que son parti Likoud enregistre une baisse, c'est évident, mais pas un effondrement. Il reste en moyenne autour de 24-25 sièges dans les sondages, il en a 32 aujourd'hui. Mais de l'autre côté, le parti qui en gagne le plus est un nouveau parti, celui de l'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot. On a beaucoup parlé de Gadi Eisenkot ces derniers temps. Qu'est-ce qui marche pour lui ? Lui part de zéro puisqu'il n'est pas représenté pour le moment au Parlement et il arrive aussi à 23-24 sièges, à peu près à parité avec le Likoud. En revanche, le parti qui avait, avant la création du parti de Gadi Eisenkot, le vent en poupe, a baissé, c'est-à-dire le parti qui unit Naftali Bennett et Yaïr Lapid perd des sièges, par rapport à ce que Yaïr Lapid a aujourd'hui tout seul au Parlement. Cela veut dire que, dans le fond, oui, il y a une possibilité d'alternance, mais elle ne sera quand même pas évidente. Il faudra constituer, encore une fois, comme je le disais, des coalitions : ce sera difficile pour les deux. Si on regarde les prévisions électorales qui existent, les choses peuvent encore changer en l'espace de huit semaines. Concernant le climat dans lequel se déroule cette campagne, la presse a parlé de la campagne la plus immonde de l'histoire d'Israël. Il y a quelques jours, le leader de gauche Yaïr Golan avait dénoncé de nombreuses menaces de mort à son égard. Son fils aussi. Pensez-vous qu'il y a un risque de violences réelles ? Pour le moment, on n'en a pas enregistré, mais c'est sûr qu'il y a un climat extrêmement polarisé, un climat de divisions internes très fortes et d'antagonismes : il n'y a pas de doute. Malheureusement, dans le passé, il y a parfois eu des campagnes électorales extrêmement vives. Je pense en particulier aux années 1980, lorsqu'il y avait déjà le Likoud au pouvoir et une opposition travailliste à l'époque. Il y a eu une campagne électorale en 1984, par exemple, qui a été très virulente. On peut retrouver quelque chose de ce type. Je pense que les uns et les autres éviteront d'aller à une confrontation qui serait véritablement violente. À lire aussiIsraël: à Jérusalem, un café renonce à ouvrir le samedi sous la pression des ultra-orthodoxes
En Centrafrique, plus de deux semaines après l'éboulement meurtrier survenu sur le site minier de Zamboï, à la frontière avec le Cameroun, les autorités locales ont ouvert une enquête. L'accès au site reste interdit. Selon les informations recueillies sur place, le chantier, propriété de la société Douakouzou, avait pourtant été fermé deux semaines avant le drame. Malgré cette interdiction, des groupes de jeunes auraient incité d'autres habitants à reprendre l'exploitation du site. Avant l'accident, Zamboï attirait des milliers de travailleurs venus de plusieurs régions de Centrafrique et de différents pays africains. Le village était ainsi devenu un important carrefour humain et économique, porté par l'exploitation de l'or. De notre correspondant de retour de Zamboï, Vêtus de gilets orange et de casques, quelques habitants et des membres de la société Douakouzou reviennent sur le chantier. Les traces de l'éboulement sont encore visibles : le sol est éventré, de gigantesques trous béants s'ouvrent dans le sol et des blocs de terre continuent de s'effondrer sous l'effet des pluies. Aliou Garga, propriétaire de la société Douakouzou, montre les zones considérées comme dangereuses et revient sur les circonstances du drame : « Vous voyez ces tôles ? C'est avec ça que j'ai clôturé le périmètre du chantier. Comme vous le voyez, ils ont tout cassé pour forcer le passage. Il y a eu des pluies torrentielles pendant trois jours sur le chantier. Le sol était fragile. Les 20 militaires qui surveillaient le site avaient interdit aux artisans d'y accéder. Mais les artisans étaient plusieurs milliers. C'est donc de manière illégale qu'ils ont accédé au chantier. » Pour reconstituer les faits, la délégation monte à une cinquantaine de mètres, jusqu'au premier bloc de terre qui s'est effondré. Rufin Benam Beltoungou, ministre des Mines de Centrafrique, explique : « Il y avait eu une première alerte où les stériles qui étaient en haut commençaient à s'affaisser. Ceux qui avait obtempéré et qui étaient sortis ont commencé à crier pour demander aux autres de sortir. Malheureusement, quand ils ont vu que ces stériles qui descendaient s'étaient arrêtés à un moment donné, ils se sont entêtés de continuer à travailler. Ensuite, il y a encore d'autres stériles qui étaient descendus. Et finalement, comme les travailleurs étaient dans un sol qui est un peu boueux, c'était difficile pour eux de pouvoir courir et sortir. Il y a eu un éboulement sur eux. » Une atmosphère de deuil Quarante-neuf personnes ont trouvé la mort, selon le bilan officiel du gouvernement. Mais les familles des victimes avancent un bilan beaucoup plus lourd : une centaine de morts et plusieurs dizaines de blessés. Anicet Bawaka, artisan minier, se trouvait dans l'un des trous au moment de l'éboulement : « J'ai couru pour sortir. Mais tout allait très vite. J'ai échappé de justesse à la mort. Ce sont les habitants de la localité qui ont commencé à sortir les corps. Presque tous les corps ont été enterrés ici, à l'exception de quelques-uns que certaines familles ont ramené dans leur village natal. Il y a eu beaucoup de pertes. » À Zamboï, la tristesse et l'atmosphère de deuil continuent de peser sur la localité. Pour prévenir une nouvelle catastrophe, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures. Selon le ministre Rufin Benam Beltoungou, « il s'agit de continuer la pédagogie. Nous allons non seulement continuer à faire de la communication, à les informer, à les éduquer, mais en même temps, nous allons renforcer la répression ». Quelques auteurs présumés, qui auraient incité les autres artisans à descendre dans les trous malgré les interdictions, ont été identifiés. Mais ils sont toujours en fuite. Les enquêtes se poursuivent et le chantier reste fermé jusqu'à nouvel ordre. À lire aussiZamboï, un village né de l'activité minière en Centrafrique [1/3]
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
En avril 2024, Maxime et ses parents font réparer leur voiture dans un garage. Le professionnel remplace le moteur pour 6.500€. Mais, trois mois après, de la fumée se dégage. Le nouveau moteur rend déjà l'âme. En janvier 2025, le gérant reprend la voiture pour la réparer pour de bon. Malheureusement, malgré un protocole d'accord, ce garagiste n'avance pas d'un iota. Et Maxime se retrouve sans voiture... Romain Ambro, envoyé spécial pour l'émission, se trouvait sur place pour confronter le garagiste. Il raconte. Au micro de Chloé Lacrampe, un membre de l'équipe de "Ça peut vous arriver" revient sur les négociations difficiles et les moments off de ces 2h d'antenne ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.
Au Liban, l'armée israélienne occupe 600 kilomètres carrés du sud du pays. Malgré un cessez-le-feu en vigueur et des négociations en cours, elle continue de raser des villages entiers, de dynamiter des zones entières, d'avancer sur le territoire libanais, de causer des destructions massives… Et de faire régner la peur, notamment dans les régions qui vivent comme dans des zones occupées. RFI est allé à la rencontre des habitants de Kfarchouba et Halta, au sud-est du Liban, à quelques kilomètres de la frontière avec Israël et la Palestine historique. De notre envoyée spéciale à Kfarchouba et Halta, À Kfarchouba, les habitants disent vivre sous une occupation qui ne dit pas son nom. Une occupation qui se traduit, chaque jour, par des restrictions et une peur permanente. Ferial Abdel Aal, 43 ans, raconte : « On ne sait pas à quel moment Israël peut entrer chez nous, dans nos maisons. Il n'y a aucune sécurité. Premièrement, à cause d'Israël, qui peut entrer dans le village, et deuxièmement, on ne peut pas aller sur nos terres. Ils tirent dès qu'ils voient quelqu'un, les drones sont au-dessus de nos têtes. » La quadragénaire estime que le gouvernement libanais les a abandonnés: « Malheureusement, l'État ne s'occupe absolument pas de nous. Au minimum, qu'il nous envoie une force de l'armée libanaise pour qu'elle soit stationnée à l'entrée du village. Comme ça, nous pourrions, dans une certaine mesure, nous sentir en sécurité. Si Israël venait et voulait entrer, l'armée nous préviendrait. » Pour le maire de KfarChouba, Kassem Kadri, le village est dans une zone grise. « Kfarchouba a souffert de lourdes destructions lors des guerres précédentes. Cette année, la municipalité a dû se plier aux exigences israéliennes pour les éviter. » À Halta, à quelques minutes en voiture de Kfarchouba, Fadi Shebli, 53 ans, dit avoir toujours vécu sous occupation israélienne. L'an dernier, alors qu'il s'occupait de ses abeilles, il a lui aussi été pris pour cible. « J'ai pris une balle juste à côté de moi, ici, et la poussière m'est arrivée dessus. Je me suis levé, complètement hors de moi. Le poste était à environ 500 mètres de moi. Je me suis mis à crier : "Sur quoi tu tires ? Espèce d'animal !" Ma voix a porté jusque-là. Je leur ai crié que j'avais une autorisation et que je voulais savoir sur quoi ils tiraient. Je me suis mis à crier, à les insulter », raconte-t-il. Dans ce sud du Liban, malgré la peur, les destructions et l'absence de garanties sur leur sécurité, les habitants restent. Pour eux, quitter leur terre, serait aussi abandonner ce qui leur reste. À lire aussi«Des gens ne sont pas relâchés»: les habitants du sud du Liban terrorisés par les enlèvements de l'armée israélienne
Les chauves-souris sont méconnues et souvent détestées. Leurs populations sont en déclin partout. Dommage : leur importance est capitale, dans les milieux, pour nous débarrasser des insectes, pour polliniser, mais aussi pour la recherche et notre santé humaine.Il y a près de 200 espèces en France, dont 37 en France hexagonale. Au total, dans le monde, l'ordre des Chiroptères, les "mains ailées", comptent pour un quart des 6.500 espèces de mammifères connues. C'est le groupe de mammifères le plus important après celui des rongeurs (2200 espèces). Ces deux groupes rassemblent près des deux tiers de toutes les espèces de mammifères !Les Chauves-souris ont évolué de deux manières très différentes :Les petites (microchiroptères ou microbats), dotées d'un sonar et mangent surtout des insectes.Les grandes (mégachiroptères ou megabats, comme les Roussettes ou Renards volants de Madagascar ou d'Asie) ont de grands yeux / petites oreilles / grande taille. Elles n'ont pas de sonar et et mangent plutôt des fruits et du nectar. Certaines espèces de chauves-souris peuvent même manger l'équivalent de leur poids en insectes en une seule soirée !Les chauves-souris frugivores agissent comme pollinisatrices, en plus de disperser les graines, et elles peuvent aider des forêts à se régénérer après avoir été rasées. Plus de 300 plantes comestibles dépendent des chauves-souris pour la pollinisation.Malheureusement, la COVID-19 a été dramatique pour la réputation des chauves-souris, qui ont été blâmées d'avoir causé la pandémie. En réalité, il faut surtout remercier le trafic d'animaux sauvages et la destruction des milieux ! Elles en ont été qu'un vecteur.Les chauves-souris, malgré leur nom, n'ont rien à voir avec les souris. Leur nom est un altération du gallo-romain cawa sorix, “chouette souris” devenue par erreur de traduction “calva sorice”, la souris chauve !Certaines peuvent vivre plus de 40 ans contre 2 en moyenne chez les souris. Les chauves-souris n'ont qu'un petit par an maximum, contre 5 portées de 6 souriceaux. Comme les baleines, elles sont moins sujettes au cancer que les humains.Plusieurs avancées médicales ont été réalisées grâce aux chauves-souris. Elles sont davantage apparentées aux humains qu'aux rongeurs ! La salive de la chauve-souris vampire est utilisée pour la recherche sur les caillots sanguins. Un composé appelé draculine (comme le Comte Dracula !) a permis d'améliorer les traitements des AVC. Leur salive n'a pas livré tous ses secrets, et pourrait aider à soigner des maladies rénales, cardiaques et l'hypertension.Par ailleurs, l'étude des chauves-souris et de leurs relations avec les virus est capitale pour notre avenir. Elles sont porteuses saines des nombreux virus qu'elles portent. Ce sont les mammifères qui hébergent le plus grand nombre de virus de zoonoses.Il est donc urgent de mieux les connaître et de les protéger, c'est tout l'enjeu de cette série.___
Les chauves-souris sont méconnues et souvent détestées. Leurs populations sont en déclin partout. Dommage : leur importance est capitale, dans les milieux, pour nous débarrasser des insectes, pour polliniser, mais aussi pour la recherche et notre santé humaine.Il y a près de 200 espèces en France, dont 37 en France hexagonale. Au total, dans le monde, l'ordre des Chiroptères, les "mains ailées", comptent pour un quart des 6.500 espèces de mammifères connues. C'est le groupe de mammifères le plus important après celui des rongeurs (2200 espèces). Ces deux groupes rassemblent près des deux tiers de toutes les espèces de mammifères ! Les Chauves-souris ont évolué de deux manières très différentes :Les petites (microchiroptères ou microbats), dotées d'un sonar et mangent surtout des insectes.Les grandes (mégachiroptères ou megabats, comme les Roussettes ou Renards volants de Madagascar ou d'Asie) ont de grands yeux / petites oreilles / grande taille. Elles n'ont pas de sonar et et mangent plutôt des fruits et du nectar.MAIS les liens de parentés entre grandes frugivores sans sonar et petites insectivores avec sonar ne sont pas si simples … Grâce à la génétique, la science a établi que les Chauves-souris ( l'ordre des Chiroptères) se divisaient en deux sous-ordres “frères”, baptisées d'après le Yin et le Yang !D'un côté il y a les Yangochiroptères, les petites insectivores avec sonar.Et de l'autre il y a les Yinpterochiroptères; Et là c'est le boxon ! Car il y a des grandes frugivores et des petites insectivores dedans … davantage apparentées entres elles qu'aux “Yangos” !Les chauves-souris frugivores agissent comme pollinisatrices, en plus de disperser les graines, et elles peuvent aider des forêts à se régénérer après avoir été rasées. Plus de 300 plantes comestibles dépendent des chauves-souris pour la pollinisation.Malheureusement, la COVID-19 a été dramatique pour la réputation des chauves-souris, qui ont été blâmées d'avoir causé la pandémie. En réalité, il faut surtout remercier le trafic d'animaux sauvages et la destruction des milieux ! Plusieurs avancées médicales ont été réalisées grâce aux chauves-souris. Elles sont davantage apparentées aux humains qu'aux rongeurs ! La salive de la chauve-souris vampire est utilisée pour la recherche sur les caillots sanguins. Un composé appelé draculine (comme le Comte Dracula !) a permis d'améliorer les traitements des AVC. Leur salive n'a pas livré tous ses secrets, et pourrait aider à soigner des maladies rénales, cardiaques et l'hypertension.Les chauves-souris, malgré leur nom, n'ont rien à voir avec les souris. Leur nom est une altération du gallo-romain cawa sorix, “chouette souris” devenue par erreur de traduction calva sorice, “souris chauve” !Certaines peuvent vivre plus de 40 ans contre 2 en moyenne chez les souris. Les chauves-souris n'ont qu'un petit par an maximum, contre 5 portées de 6 souriceaux. Comme les baleines, elles sont moins sujettes au cancer que les humains.Par ailleurs, l'étude des chauves-souris et de leurs relations avec les virus est capitale pour notre avenir. Elles sont porteuses saines des nombreux virus qu'elles portent. Ce sont les mammifères qui hébergent le plus grand nombre de virus de zoonoses.Il est donc urgent de mieux les connaître et de les protéger.___François Moutou est vétérinaire et épidémiologiste.___
Le professeur Slalom Jérémy Ménerlache a fait atterrir le biglotron afin de terminer les réparations indispensables au bon fonctionnement de l'engin. Alors que la plupart des membres du SDUC se demandent où dont ils ont bien pu atterrir, Albert Tunouslé, lui, à sa petite idée sur la question… Malheureusement, personne ne lui laisse en placer une.*** Fiction radiophonique de Pierre Dac et Louis Rognoni - Producteur : Jean Bardin - Réalisation : Jean Wilfrid Garrett - Avec : Pierre Dac, Alain Rolland, Jacques Hilling, Roger Carel, Lawrence Riesner, Claude Dasset, Jacqueline Noëlle, Maurice Biraud et Philippe Clay - Première diffusion : 11/04/1972 sur France Inter - Un podcast INA.
durée : 00:05:08 - Des terrains de foot grillés, des champs jaunies, des cours d'eau très bas... Les conséquences de la sécheresse sont visibles à plusieurs endroits de la Sarthe cet été, mais il n'est pas toujours évident d'en mesurer l'ampleur. Clément Bujisho, hydrogéologue, était l'invité d'ICI Maine ce mercredi. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Albert Tunouslé avait bien compris que ses camarades et lui avaient bien atterris en 1972. Malheureusement, personne ne l'ayant écouté, tous les agents sont à nouveau embarqué dans un voyage temporel. Sur les ordres de son supérieur, l'adjudant Tifrisse se précipite au poste de commandement pour prévenir le professeur de faire demi-tour et de revenir au point de départ. Mais est-il encore possible de faire machine arrière ?*** Fiction radiophonique de Pierre Dac et Louis Rognoni - Producteur : Jean Bardin - Réalisation : Jean Wilfrid Garrett - Avec : Pierre Dac, Alain Rolland, Jacques Hilling, Roger Carel, Lawrence Riesner, Claude Dasset, Maurice Biraud et Philippe Clay - Première diffusion : 12/04/1972 sur France Inter - Un podcast INA.
Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Charles Consigny, avocat, et Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall.
Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Charles Consigny, avocat, et Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall.
Rediffusion Dans cette saison de La Traque, (re)découvrez une des affaires les plus terrifiantes de la fin du 21e siècle, celle de Charles Sobhraj, aussi connu sous l'alias du “serpent”. Après avoir vécu une enfance compliquée et plusieurs passages en prison pour des petits délits, Charles entreprend rapidement plusieurs magouilles qui vont très vite s'avérer grave . Animé par un besoin de contrôle, Sobhraj comprend que sa qualité de manipulateur peut servir de sombres desseins. S'évader pour ne pas mourrir Le business de Charles Sobhraj bat de l'aile. Avec sa compagne, Marie-Andrée, ils décident alors d'entreprendre un dernier gros coup. Malheureusement pour eux et bien heureusement pour les victimes, leur plan ne fonctionne pas, et Charles se retrouve rapidement dans une prison de New Delhi. Mais il n'a pas dit son dernier mot… Crédits : Production : Bababam Textes : Pierre Serisier Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Montage : Romain Redon Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Bonjour à tous, alors non cet episode. ne parlera pas de Thierry, et je vous préviens tout de suite, en plus du retard de publication il y a beaucoup de 3615 et de hors sujet ! Mais j'espere tout de meme que vous serez content de retrouver le podcast. Malheureusement en ce moment c'est compliqué pour moi de garder le rythme d'un episode tous les 15 jours mais j'espere pouvoir retrouver le rythme bientot ! Bonne écoute a tous.La nouveauté c'est ma newsletter lifestyle japon, j'en parle dans le podcast pour s'inscirre c'est ici: https://journal.goussin.com/subscribe Je vous rappelle que souvent lier aux balades du podcast il y a des videos sur la nouvelle chaine Youtube Lifestyle Kitsune Dandy https://www.youtube.com/@kitsunedandy Bon écoute a tous !Pour soutenir le podcast et avoir accès a du contenu bonus : https://www.patreon.com/explorejaponDes videos lifestyle sont dispo sur ma chaine Youtube lifestyle Japon https://www.youtube.com/@kitsunedandyPour voir mes photos et des story en direct du japon : https://www.instagram.com/ngeeet aussi présent sur thread https://www.threads.net/@ngeemon site perso pour les plus curieux d'entre vous https://www.goussin.com
durée : 00:11:46 - Le 6/9 de l'été - par : Alexis Morel - Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Bichat à Paris et spécialiste des maladies infectieuses, fait le point sur l'épidémie d'Ebola et les nouveaux traitements en phase d'essai clinique. - invités : Yazdan Yazdanpanah Médecin gastro-entérologue et infectiologue, chef du service de maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital Bichat-Claude-Bernard, directeur de l'ANRS-Maladies infectieuses émergentes Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:11:46 - Les interviews d'Inter - par : Alexis Morel - Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Bichat à Paris et spécialiste des maladies infectieuses, fait le point sur l'épidémie d'Ebola et les nouveaux traitements en phase d'essai clinique. - invités : Yazdan Yazdanpanah Médecin gastro-entérologue et infectiologue, chef du service de maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital Bichat-Claude-Bernard, directeur de l'ANRS-Maladies infectieuses émergentes Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
[Attention, certaines scènes racontées peuvent heurter la sensibilité des personnes fragiles.] Retour sur une saison événement en 8 épisodes qui vous a marqués. Voici le drame familial le plus emblématique du XXème siècle : l'affaire Grégory. Le 16 octobre 1984, Grégory Villemin, 4 ans, est retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne, une rivière des Vosges. Depuis près de 40 ans, cet infanticide est toujours irrésolu. Ce cold case français a connu des décennies de rebondissements et de fausses pistes. Dans cette saison événement, Caroline Nogueras retrace toute l'enquête, au cœur de l'intimité des familles Villemin, Jacob, Laroche, Bolle… En invitée exceptionnelle, nous recevons Maître Marie-Christine Chastant-Morand, l'avocate du couple Villemin. Caroline Nogueras sera aussi accompagnée de deux invités pour éclaircir les zones d'ombre : Thibaut Solano, auteur de “La Voix rauque” et le journaliste Jacques Expert qui a couvert toute l'affaire à l'époque. Un fiasco judiciaire Deux ans après la mort de Grégory Villemin, la France continue de vivre au rythme de cette affaire judiciaire entre circonspection et lassitude. Le malheur des Villemin devient comme une malédiction. Et la justice va en faire les frais. En 1987, le juge Lambert passe la main au juge Maurice Simon. Les deux hommes n'ont rien en commun. Le juge Simon passe au crible toutes les pièces du dossier, réinterroge tous les témoins. Malheureusement, le juge se heurte aux erreurs de l'enquête initiale... Production et diffusion : Bababam Originals Ecriture : Virginie Guedj Voix : Caroline Nogueras Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
La Fifa a finalement renoncé à son projet d'ouvrir à des investisseurs privés le capital d'une société commerciale liée à la Coupe du monde qui a suscité une forte opposition, notamment en Europe et en Amérique du Nord. En Afrique en revanche, la Confédération africaine de football (CAF) s'est montrée beaucoup plus prudente. Pourquoi cette différence ? Que révèle-t-elle du rapport de force entre la Fifa et le football africain ? Abdoulaye Thiam, journaliste sportif, est l'invité de Sophiane Amazian. RFI : Le projet de Gianni Infantino d'ouvrir une société commerciale pour vendre une partie de la Coupe du monde à des investisseurs étrangers est finalement abandonné, êtes-vous surpris de ce rétropédalage ? Abdoulaye Thiam : Non pas du tout. Je ne suis pas surpris. Je pense d'ailleurs que c'est une excellente chose de la part même du président Gianni Infantino, qui prône quand même l'unité du football. Quand on parle de l'unité avec un projet, qui a fini par diviser le monde entier, les 54 fédérations qui composent l'UEFA ont rejeté le projet. Il y a une quarantaine de fédérations de la CONCACAF qui ont fait la même chose. La Conmebol est en train de réfléchir. Je pense qu'il était de bon aloi pour lui de revoir sa copie, de faire du rétropédalage pour le bien du football mondial. La CAF, la Confédération africaine de football, de son côté a été plus souple dans sa communication et ne s'est pas vraiment opposée. Pourquoi cette prise de position ? Je crois que d'abord, les intérêts de la CAF ne sont pas les mêmes que les intérêts européens. Patrice Motsepe semble même pousser les fédérations africaines à aller vers cette direction-là. Ce serait seulement l'argument économique et financier qui expliquerait pourquoi les fédérations africaines n'étaient pas vent debout ces derniers jours contre ce projet ? Absolument. Il suffit tout simplement de jeter aujourd'hui un coup d'œil sur le calendrier qu'on n'arrive plus à maîtriser. Notre dernière CAN devait avoir lieu aux mois de juin-juillet 2025, mais à cause de la Coupe du monde des clubs, très chère à Gianni Infantino, l'Afrique a basculé sur deux années, fin 2025 et début 2026. Il y a donc un double standard, là, de la CAF ? D'un côté elle appuie les décisions du patron de la Fifa, de l'autre elle voit son tournoi continental passer au second plan ? Absolument. Mais bon, quand vous regardez quand même l'apport de la Fifa, on peut comprendre certains présidents africains qui ont besoin de cet argent-là. Mais il y avait quand même un énorme danger parce qu'il fallait faire attention à l'exigence de la rentabilité des actionnaires qui vont certainement prendre des décisions futures, notamment sur le calendrier de la Coupe du monde, sur son format, sur les droits de télévision, sur le développement des compétitions. C'est là-bas qu'il fallait mettre particulièrement le curseur. La Coupe du monde de football doit rester un sport très populaire. Que représente le président de la Fifa, Gianni Infantino, sur le continent africain ? Je pense que s'il y a une élection, il fera le carton plein. C'est 54 sur 54 pays qui vont voter pour lui. Il est vu ici comme étant quelqu'un qui apporte énormément d'argent. Sauf que les gens, ce qu'ils ne disent pas, c'est que ce qu'on donne au Sénégal, ce qu'on donne à la Mauritanie, ce qu'on donne au Maroc, c'est la même chose qu'on donne à la France. C'est quelque chose qui a été voté par le Conseil de la Fifa. Malheureusement, la CAF aujourd'hui, les 54 sont considérés tout simplement comme étant un bétail électoral. Mais quand il s'agit de prendre des décisions, on préfère tourner le dos ailleurs. Surtout encore, vu les dernières décisions qui ont été prises par Gianni Infantino sur le football africain, notamment la non-maîtrise de notre calendrier, notamment les changements de périodes, on va basculer de deux ans vers quatre ans. Ça, c'est un projet qui est très cher à Gianni Infantino. Or, beaucoup de décideurs ne sont pas d'accord avec ce projet-là. Finalement, il a fini par s'imposer parce qu'à partir de 2028, c'est terminé. Il n'y aura plus une CAN tous les deux ans, mais plutôt tous les quatre ans. Vous dites que le football africain doit se prendre en main et ne plus dépendre des décisions de Gianni Infantino ? Absolument. Moi, je pense qu'aujourd'hui, c'est une grosse aberration. Je trouve même que c'est une honte de voir qu'en 2022 il y a eu 62 matchs qui ont été joués au Maroc, parce que tout simplement il y a plusieurs pays en Afrique, au sud du Sahara, qui ne disposent même pas d'un seul stade répondant aux normes de la Fifa et aux exigences de la CAF. Ça, c'est inacceptable pour un pays qui se dit émergent. Pour un pays qui aime la jeunesse. Parce que quand même, la jeunesse représente plus de 75 % dans la plupart des pays en Afrique, au sud du Sahara. Mais quand il s'agit de jouer un match de football, tout le monde externalise pour aller au Maroc. Là, ce n'est pas la faute de Gianni Infantino, ce n'est pas non plus la faute du Maroc. C'est tout simplement parce que les autorités n'ont pas fait le travail pour lequel elles ont été élues. Il va falloir quand même balayer devant sa porte avant de chercher un bouc émissaire. À lire aussiFifa: perte de confiance, appel à la démission, Infantino peut-il tenir ?
durée : 00:58:43 - Le Cours de l'histoire - La reine, c'est le ventre de la monarchie. Malheureusement, après plusieurs années de mariage, Aliénor n'a toujours pas donné d'héritier aux Capétiens. Pour y remédier, Louis VII quitte Paris pour partir en croisade, emmenant avec lui sa précieuse épouse. Mais le pèlerinage tourne mal… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ses voyages imaginaires vers la Lune et le Soleil défièrent l'Église et rêvèrent d'une autre condition pour l'Homme. Bien avant le héros au nez flamboyant de Rostand, Savinien de Cyrano de Bergerac fut un philosophe et un pionnier de la science-fiction.Remontez le temps avec Franck Ferrand et découvrez l'étonnante vie de Cyrano de Bergerac, l'un des précurseurs de la science-fiction ! Bien loin de l'image du bretteur gascon immortalisée par Edmond Rostand, cet homme aux multiples facettes a marqué son époque par son esprit libre et visionnaire.
durée : 00:58:43 - Les Grandes Traversées - par : Kristel Le Pollotec - La reine, c'est le ventre de la monarchie. Malheureusement, après plusieurs années de mariage, Aliénor n'a toujours pas donné d'héritier aux Capétiens. Pour y remédier, Louis VII quitte Paris pour partir en croisade, emmenant avec lui sa précieuse épouse. Mais le pèlerinage tourne mal… - réalisation : Véronique Samouiloff - invités : Katy Bernard Médiéviste, maîtresse de conférences d'occitan à l'Université Bordeaux Montaigne; Fanny Madeline Maîtresse de conférences en histoire médiévale à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne; Frédéric Boutoulle Professeur d'histoire médiévale à l'université Bordeaux-Montaigne; Marie Fauré Doctorante, spécialiste du duché d'Aquitaine ; Nadège Gautier Responsable du Palais de Poitiers; Nicolas Prouteau Maître de conférences en archéologie médiévale-Université de Poitiers; Bastien Michel Médiéviste à l'Université de Caen; Gabrielle Storey Historienne; Charles Viaut Archéologue médiéviste; Marie-Ève Scheffer Responsable de la forteresse royale de Chinon
Au Niger, il y a trois ans, le 26 juillet 2023, le président Mohamed Bazoum était renversé par un coup d'État militaire. Il est toujours retenu à Niamey avec son épouse. Depuis, le pays est dirigé par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), avec à sa tête le général Abdourahamane Tiani, officiellement investi président l'an dernier pour une durée de cinq ans renouvelables. L'économiste Kiari Liman-Tinguiri, directeur de l'institut West Africa and Sahel Development Institute (Wasdi), ex-ambassadeur du Niger aux États-Unis sous la présidence Bazoum est l'invité de RFI. RFI : Quel bilan trois ans après l'arrivée du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie au pouvoir au Niger ? Kiari Liman-Tinguiri : Les arguments avancés pour expliquer le coup d'État au Niger étaient doubles. Il y avait d'abord la situation sécuritaire et ensuite ce qu'ils ont appelé la gouvernance. Du point de vue de la sécurité, malheureusement, le constat est que la situation s'est détériorée de façon incontestable par rapport à 2023. Quels sont les éléments factuels dont vous disposez pour dire que la situation s'est détériorée au niveau sécuritaire ? Je me base sur des données publiques : les données de la base d'Acled. Il y a eu une hausse du nombre d'incidents sécuritaires. Il y a eu une augmentation du nombre de pertes en vies humaines. Il y a eu une augmentation du nombre d'attaques contre les forces armées. Et il y a eu une extension géographique de la violence jihadiste. Comment peut-on expliquer cette détérioration de la situation sécuritaire ? Est-elle est liée au contexte régional peut-être ? Sauf que dans le même temps, la région de Tillabéri est devenue la région la plus affectée par la violence terroriste. C'est là où il y a le plus de morts. Il n'y a aucune région, ni du Mali, ni du Burkina Faso, qui a enregistré cela. Sur le plan politique, tous les partis ont désormais été dissous au Niger, en 2025. Est-ce qu'il y a encore, à ce jour, une vie politique dans le pays ? Malheureusement, non. Si ce n'était que la dissolution des partis politiques… Il y a au Niger un rétrécissement extrême de l'espace civique. Vous avez des arrestations arbitraires en grand nombre. Vous avez une suppression de toute possibilité de liberté d'expression, l'interdiction des médias même internationaux, le mépris des décisions de justice, la dissolution des organisations non-gouvernementales et leur soumission à un système de contrôle sans précédent. Donc, un régime autoritaire. C'est ça la réalité. Cela fait trois ans que Mohamed Bazoum est détenu à Niamey. Quelles sont les nouvelles que vous avez du président renversé ? Comment se porte-t-il aujourd'hui ? J'espère qu'il se porte bien, mais le président Bazoum n'a pas de contact. Il a été privé des moyens de communication depuis très longtemps. Sa situation est préoccupante. D'abord la détention injuste, injustifiable. Il n'y a pas de précédent dans notre pays. Le président Bazoum, à l'heure où nous parlons, a été détenu plus longtemps qu'il n'a gouverné le pays. Sa détention est arbitraire. Ça, ça a été décidé par un groupe de travail des Nations unies. Il n'a pas été jugé. Il n'y a aucun grief public contre lui. Mais il y a d'autres personnes détenues : son ministre de l'Intérieur Hamadou Adamou Souley, Moussa Tchangari un activiste de la société civile... Il faut libérer tout ce monde. Économiquement en tout cas, malgré les prédictions des plus pessimistes, le pays ne s'est pas effondré. Comment décririez-vous aujourd'hui l'économie nigérienne ? Oui, sur le plan factuel, on a une croissance économique forte. En 2024, c'est remarquable, entre 9% et 10 %. En 2025, les estimations la placent autour de 7 %. Ça, c'est pour la croissance macroéconomique. Grâce au pétrole ? C'est le pétrole. Le pétrole représente à peu près 9 % du PIB. Le deuxième contributeur à la croissance, c'est l'agriculture. Mais les deux sources font qu'il ne s'agit pas d'une performance de politique publique ou de stratégie économique. Qu'il s'agisse du pipeline Niger-Bénin, qu'il s'agisse des investissements pétroliers, tout cela a été négocié et était sur le point d'entrer en production quand le coup d'État est intervenu. Transformer une croissance de nature pétrolière en réduction de la pauvreté ou en bien-être des populations, ça, ça demande des politiques publiques. De surcroît, il y a une baisse drastique de l'aide. Et tout ça, sur fond d'une augmentation de nos dépenses en matière de défense. Il y a quand même un autre élément à prendre en compte, c'est cette fermeture de la frontière entre le Niger et le Bénin. Que fait perdre cette fermeture de la frontière à Niamey ? C'est l'une des choses les plus incompréhensibles. Il semble que la querelle procéderait de la possibilité qu'il y ait des forces françaises basées au Bénin, qui constitueraient une menace. Mais on ne peut pas réclamer pour soi la souveraineté et décider qui peut aller chez les autres. Par bonheur, le pétrole passe quand même par le Bénin. Donc, la frontière est fermée, mais juste la frontière terrestre, au niveau de Malanville. Avec les militaires, le CNSP tient au pouvoir trois ans après. Comment d'après vous et pourquoi ? Il n'y a pas qu'au Niger. C'est le cas au Mali, c'est le cas au Burkina Faso. Je ne pense pas que le fait de perdurer au pouvoir soit lié à la performance. C'est davantage lié à l'atonie de l'élite. Les gens s'accommodent de la situation sur place. Et puis, compte tenu de la situation sécuritaire, ce ne serait un cadeau pour personne, j'imagine. C'est une tragédie de penser comme ça. La pression jihadiste est si forte que je ne sais pas si le pouvoir attire. À lire aussiTrois ans après le coup d'État, le Niger toujours en proie à l'instabilité et au terrorisme
Après vous avoir raconté les aventures fabuleuses du héros perse Rostam et de sa monture Rakhch, je vous propose de nous attarder aujourd'hui sur sa mort…Rostam et son fidèle destrier Rakhch coulent des jours heureux en perse. Le héros accomplit des tâches titanesques et débarrasse les terres de son père des pires brigands et démons. Mais sous ces apparences radieuses se dévoile une réalité plus terrifiante. Une ombre s'avance et veut bouleverser le destin du jeune homme. Shaghâd, le demi-frère de Rostam, possède un nom mélodieux qui cache une âme de vipère. Il désire plus que tout le trône après la mort de son père. Malheureusement pour lui, Rostam est le premier héritier de la liste. S'il veut concrétiser son rêve, il doit donc écarter du tableau ce frère certes fabuleux mais gênant pour ses projets de grandeur…Bonne écoute !
Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.
durée : 00:58:43 - Toute une vie - La reine, c'est le ventre de la monarchie. Malheureusement, après plusieurs années de mariage, Aliénor n'a toujours pas donné d'héritier aux Capétiens. Pour y remédier, Louis VII quitte Paris pour partir en croisade, emmenant avec lui sa précieuse épouse. Mais le pèlerinage tourne mal… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Pour aller goûter l'herbe tendre qui pousse sur l'autre flanc de la montagne, trois boucs doivent traverser un petit pont de bois. Malheureusement, vit sous ce pont un troll épouvantable… Un conte norvégien plein de malice, sur la Symphonie N°7 d'Antonin Dvorak. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est un couple mythique de la pop culture : le duo Ross et Rachel de la série Friends. Ils ont flirté, se sont aimés, déchirés, jalousés… Mais que cache cette relation pour le moins tumultueuse ? Quelle vision de l'amour le couple Ross et Rachel nous donne-t-il à voir ? Découvrez la face cachée de cette histoire d'amour emblématique de la pop culture. "We were on a break" Lorsque Rachel entrevoit Ross dans le hall d'arrivée de l'aéroport, son cœur se met à battre de plus en plus fort. Malheureusement, elle découvre aussi très vite la nouvelle petite amie de Ross. Va-t-il changer d'avis et revenir à son amour de jeunesse maintenant que Rachel est prête à aller plus loin avec lui ? Ou au contraire, continuer à tergiverser ? Un podcast Bababam Originals Ecriture : Anaïs Koopman Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
« Le syndrome de la dernière minute » : le quotidien Aujourd'hui à Ouagadougou a trouvé la juste expression… Aujourd'hui qui estime que « le football africain a besoin de réfléchir sur son ADN mental ! » En effet, pourquoi toutes ces défaites concédées en fin de match ? Mercredi soir, relate le journal, « la RD Congo a fait douter l'Angleterre pendant près de 90 minutes. Malheureusement, la pression anglaise a fini par payer. À un quart d'heure du terme, Harry Kane a remis les deux équipes à égalité, avant de crucifier les Congolais en inscrivant le but de la victoire à la 86ᵉ minute. » À lire aussiCoupe du monde 2026: la RD Congo craque sur le fil contre l'Angleterre, qualifiée en 8es de finale Et un peu plus tard dans la soirée, le Sénégal est « passé du rêve au cauchemar » : les Lions de la Téranga face à la Belgique menaient 2 à 0 juste avant la fin de la rencontre. Et tout a basculé… « Cruelle désillusion », soupire WalfQuotidien à Dakar. « Les Lions ont périclité en l'espace de 5 minutes. » Deux buts coup sur coup et un penalty concédé dans les prolongations. WalfQuotidien qui s'en prend au sélectionneur Pape Thiaw qui aurait mal géré les remplacements en fin de rencontre. Commentaire du site Seneplus : « Ce renversement spectaculaire laisse un goût amer au Sénégal, qui aura longtemps livré l'une de ses prestations les plus abouties du tournoi. Portés par un Sadio Mané inspiré, un Habib Diarra omniprésent et un Ismaïla Sarr décisif, les Lions ont toutefois payé au prix fort leur incapacité à gérer les dernières minutes d'une rencontre qu'ils semblaient pourtant contrôler. » À lire aussiCoupe du monde 2026: une fin de match catastrophe et le Sénégal gâche son rêve de 8es contre la Belgique La gestion des fins de matches Et malheureusement constate Afrik-foot, « l'effondrement du Sénégal n'est que le dernier chapitre d'une tendance de plus en plus douloureuse qui hante le continent depuis le début de ces 16es de finale du Mondial. Tout a commencé avec l'Afrique du Sud, rappelle le site sportif, qui a tenu le Canada en échec pendant presque toute la rencontre avant de concéder un but déchirant dans les arrêts de jeu. La Côte d'Ivoire semblait en bonne voie pour forcer la prolongation face à la Norvège après avoir égalisé à la 74ᵉ minute, avant de céder sur un but décisif à quatre minutes du terme. Ce n'est pas une question de talent, pointe Afrik-foot : le Sénégal, la Côte d'Ivoire, l'Afrique du Sud et la RD Congo ont toutes prouvé qu'elles étaient capables de rivaliser avec l'élite européenne sur de longues périodes. Le problème se situe dans la gestion des dernières minutes, là où la concentration, la sérénité et la maîtrise tactique font souvent la différence entre ceux qui passent et ceux qui s'interrogent sur ce qui aurait pu être. Dans cette Coupe du monde, ces petits détails ont systématiquement joué en défaveur des grandes nations africaines, et la sortie douloureuse du Sénégal pourrait bien être l'exemple le plus cruel de tous. La seule exception, relève enfin Afrik-foot, étant le Maroc, qui est au contraire parvenu à arracher l'égalisation dans le temps additionnel contre les Pays-Bas. » À lire aussiCoupe du monde 2026: le Maroc élimine les Pays-Bas aux tirs au but après un match fou Égypte, Algérie, Ghana, Cap-Vert et Maroc… Désormais, constate WakatSéra, « il ne reste plus à l'Afrique qu'à reporter tous ses espoirs sur les Pharaons égyptiens, les Fennecs algériens, ou encore les Black Stars ghanéens. Et pourquoi pas sur les Requins bleus cap-verdiens qui, sans complexe, défieront les Argentins et Lionel Messi, champions du monde en titre. » Et puis il y a donc le Maroc ! Après leur victoire spectaculaire contre les Pays-Bas, les Lions de l'Atlas rencontreront samedi le Canada. « Une affiche piégeuse plus qu'écrasante, estime le site marocain leDesk. Sur le papier, le Maroc part favori, et l'histoire récente le conforte : en phase de poules au Qatar, en 2022, les Lions de l'Atlas avaient déjà battu le Canada (2-1) avant de filer jusqu'en demi-finale. » Mais, attention, prévient le site marocain, « les Canadiens abordent ce 8ᵉ de finale libérés de toute pression. Deuxièmes du groupe B, nul contre la Bosnie, large victoire 6-0 sur le Qatar, défaite face à la Suisse, ils avancent sans attentes, ce qui les rend potentiellement plus dangereux qu'au premier regard. » À lire aussiCoupe du monde 2026: menée durant une heure, l'Égypte bat la Nouvelle-Zélande et entrevoit les seizièmes
La flambée du prix des engrais provoque une crise dans précédent pour les agriculteurs, en particulier les céréaliers de la Plaine du Pô, en Italie. Très dépendants de l'urée, l'engrais azoté dont le prix a doublé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, ils tentent de trouver des alternatives plus naturelles. Un reportage d'Anne Verdaguer et Caroline Bordecq, cofinancé par l'Union européenne. Les agriculteurs italiens subissent en moyenne depuis quelques mois des surcoûts d'environ 30%, en raison de la hausse du prix des engrais. L'Italie, deuxième puissance agricole de l'Union européenne, importe 70% de ses engrais minéraux (azote, phosphate, potassium), dont près de 50% proviennent d'Égypte, suivie de l'Algérie, de la Libye, de la Turquie et du Maroc. Pour Cesare Fedeli, céréalier près de Milan : « Si on considère seulement l'utilisation de l'urée, qui est l'engrais azoté que nous utilisons le plus, pour 200 hectares de riz et 100 hectares de maïs, il y a eu une augmentation des coûts d'environ 35 à 40 000 euros. Par rapport à 2025, les prix des fertilisants ont augmenté de 50%. Cette augmentation, on ne peut que la subir et la peur aujourd'hui, c'est de produire à perte : que la valeur de la récolte ne permette plus de couvrir les coûts de production. Malheureusement, il n'y a pas d'alternative : nous sommes dépendants de ce type de produit. » EN IMAGES Une taxe carbone sur les engrais controversée L'Italie a réclamé la mise en place d'un corridor humanitaire sur le détroit d'Ormuz pour les engrais, alors que les craintes de crise alimentaires se renforcent. Le puissant syndicat agricole italien Coldiretti s'est rendu au Parlement européen à Strasbourg, le mois dernier (mai 2026) pour réclamer notamment la suspension de la taxe carbone aux frontières, sur les engrais. Pour Luigi Simonazzi de Coldiretti Lombardie : « En Lombardie, les céréales sont principalement destinées à l'alimentation animale. Je ne peux pas renoncer à produire mon maïs, parce que je sais qu'une vache laitière consomme chaque jour plusieurs kilos de maïs. Donc même si l'engrais coûte deux fois plus cher, je dois continuer à l'acheter. Et ensuite je dois espérer pouvoir vendre mieux mon lait, ma viande ou mes œufs. C'est là tout le problème : les coûts de production augmentent immédiatement, mais les prix agricoles ne suivent pas toujours ». En attendant une réponse à la demande de suspension temporaire de la taxe carbone aux frontières de l'UE, l'Italie a remporté une victoire en suspendant les droits d'importation sur l'ammoniac et l'urée en provenance de pays non membres de l'UE, à l'exception de la Russie et du Bélarus, qui resteront soumis à des sanctions en raison de la guerre en Ukraine. Nourrir 10 milliards d'êtres humains sans engrais La vraie question est la suivante : pourra-t-on un jour se passer des fertilisants chimiques pour nourrir 10 milliards d'êtres humains sur terre d'ici 2050 ? Dans la plaine du Piémond au pied des Alpes, Mara Stocchi et Manuele Mussa ont repris la ferme rizicole des grands-parents Una Garlanda, une exploitation de 130 hectares qui a pris un tournant radical après 40 ans de monoculture, car aujourd'hui, ils n'utilisent plus de fertilisants. Pour Mara Stocchi : « c'est un changement qui veut porter un message beaucoup plus large, parce que l'agriculture sert à nourrir les personnes. Et les personnes, pour être bien nourries, doivent manger de la nourriture saine, la nourriture que la terre leur donne. On peut aider les agriculteurs à faire des choix plus conscients, des choix plus en ligne avec ceux de nos ancêtres qui ont toujours cultivé la terre et n'avaient pas besoin de substances chimiques. » L'Italie, 1er producteur européen de riz et de fruits, et 2è producteur de légumes derrière l'Espagne, est aussi l'un des leaders du bio. L'agriculture régénératrice se développe également à grands pas. Une révolution qui prendra du temps mais qui, à l'heure du changement climatique, semble nécessaire.
Quel est le rôle des femmes dans le groupe terroriste Boko Haram et dans ses déclinaisons les plus récentes, comme le groupe ISWAP ? La réponse se trouve dans un roman coup de poing, La fabrique à kamikazes, que vient de publier, aux éditions Saint Graal Ivoirien, le journaliste camerounais David Wanedam, qui a été rédacteur en chef à L'œil du Sahel. Ce livre-enquête est bâti sur les témoignages terribles de plusieurs jeunes femmes qui ont été kidnappées par les groupes jihadistes du nord-est du Nigeria et du nord du Cameroun. RFI : Dans votre livre La Fabrique à Kamikazes, vous racontez l'histoire d'une jeune femme nigériane, Falmata, qui est enlevée par les jihadistes de Boko Haram et qui est progressivement happée par les mécanismes de l'endoctrinement. Pourquoi ce focus sur une jeune femme et pas sur un combattant de Boko Haram ? David Wanedam : Parce que la guerre a d'abord été perçue comme une affaire d'hommes, dans la propagande, dans la vidéo, etc. Et tous les matériaux de communication de Boko Haram tournent essentiellement autour des hommes. Et donc ça fait plusieurs années que je couvre la question et ça m'a intrigué, évidemment, de savoir où étaient donc finalement les femmes. D'où cette question de savoir quel est le parcours de Falmata, comment elle est devenue une kamikaze, une arme intelligente destinée à détruire. La question vient vraiment de la vague des attentats kamikazes que nous avons eus, particulièrement au Cameroun, dans la région de l'Extrême Nord, sur la période 2016 jusqu'à 2019 C'est en avril 2014, lors de l'enlèvement de quelque 276 lycéennes à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, qu'on a découvert le rôle des épouses forcées et des jeunes femmes kamikazes dans la stratégie de Boko Haram. Et vous dites que les malheureuses sont plutôt bien traitées après leur enlèvement. Falmata était, écrivez-vous, « une invitée de marque dans un palais de conte de fées » Vous savez, dans l'interprétation de l'Islam que font Boko Haram et ses autres déclinaisons, les femmes sont en réalité au centre de tout. On a pu par exemple entendre des éléments clés du mouvement fanfaronner que, tant que les femmes accouchent, Boko Haram ne peut pas disparaître. Et donc il est apparu que la femme est à la fois le socle biologique et le socle idéologique du groupe, et donc elles sont porteuses du mouvement dans son présent, mais également dans son futur. Elles sont très, très bien traitées, contrairement à ce que les hypothèses de départ nous donnaient. Et donc Falmata a trouvé dans cet environnement une famille nouvelle, qui l'honorait quasiment. Donc ces jeunes filles sont à la fois protégées, mais aussi instrumentalisées avant d'être plus tard transformées en armes de terreur. Vous racontez que Falmata, l'héroïne de votre roman, est une forte tête. Elle échappe de justesse à la mise à mort par lapidation. Elle réussit à s'évader. On croit qu'elle va s'en sortir, mais non, parce que, quand elle revient parmi les siens, dans la région où elle a été kidnappée, on la soupçonne d'être une fille de Boko Haram. Malheureusement, cette réalité-là, on la vit et on la vivra encore. Il y a une sorte d'ostracisme vis-à-vis de ceux qu'on soupçonne d'avoir été affiliés ou associés de quelque forme au groupe Boko Haram, et on vit déjà des situations où des femmes sont ostracisées, sont abandonnées à la périphérie du village, et qui préfèrent même parfois retourner au sein du groupe plutôt que de rester là où elles ne sont pas acceptées. Et donc oui, ça génère de la peur dans la communauté qui se dit qu'il y a peut-être une cellule dormante qui est en train de naître au sein du village ou bien de la communauté, au point où les Etats aujourd'hui arrêtent à peu près tout le monde au faciès ou bien au moindre soupçon. On ne va pas raconter la fin de votre livre, qui est haletant. Qu'en est-il aujourd'hui de ces femmes kamikazes qui se faisaient sauter sur les marchés du Nord Cameroun et du nord-est du Nigeria ? Nous sommes aujourd'hui cinq ans après la mort du chef terroriste Abubakar Shekau, qui a été tué dans la forêt de Sambisa en mai 2021 Le mouvement a su s'adapter. Et ça, c'est la capacité des mouvements djihadistes. Il y a eu un grand débat interne sur l'usage des kamikazes femmes qui avaient été utilisées de façon industrielle par Abubakar Shekau en son temps. Ça ne veut pas dire que c'est fini. Les attentats ont changé de forme, les groupes se sont sophistiqués. Ils savent utiliser désormais des drones armés pour collecter du renseignement, pour larguer des explosifs. Et l'intelligence des groupes est telle qu'aujourd'hui, ils n'ont pas besoin des femmes forcément pour aller faire des attentats kamikazes. Les femmes peuvent servir de vecteurs de renseignement, de vecteurs logistiques, notamment en ravitaillant de la nourriture. Elles peuvent entrer dans les marchés plus facilement. Les femmes peuvent se ravitailler en munitions parce qu'elles sont moins perçues comme étant suspectes. Il y a des attentats qui sont commis, notamment au véhicule bélier, qui sont chargés d'explosifs et qui ciblent des camps militaires. Ça, ça n'a pas changé. Ce qui a changé, par contre, c'est l'utilisation qu'ils font des femmes dans les groupes. Parce que oui, il y a des femmes aujourd'hui qui sont destinées à nettoyer, par exemple, des armes. Quand les combattants rentrent de leur bataille, elles nettoient les armes, elles font la cuisine, elles font les marchés, elles font les champs, bref, ce sont elles qui font tourner la machine djihadiste aujourd'hui. Et donc ne pas prendre en compte la question de la femme dans ces groupes, c'est prendre la question à moitié sur ce millefeuille qu'est la question djihadiste dans le bassin du lac Tchad. Mais voulez-vous dire qu'il y a, dans la direction de Boko Haram, des gens un tout petit peu moins extrémistes que les autres qui ont dit qu'il fallait arrêter d'utiliser les femmes comme kamikazes ? Ils n'ont pas renoncé totalement, ils ont juste trouvé des outils de substitution. Il y a des hommes qui sont kamikazes et qui sont célébrés après les attentats. Les attentats de type kamikaze existent toujours, mais ils ont juste changé de forme.
Les Colombiens votent ce dimanche 21 juin 2026 pour désigner le successeur de Gustavo Petro, premier président de gauche de l'histoire du pays. Ils ont le choix entre son dauphin, le sénateur Ivan Cepeda, et l'avocat Abelardo de la Espriella. Le candidat de l'extrême droite est en tête des sondages, porté par son discours sécuritaire inspiré du président du Salvador, Nayib Bukele. La Colombie connaît actuellement une vague de violences inédite depuis dix ans. Si la situation est particulièrement tendue dans les régions du pays contrôlées par des groupes armés, l'insécurité est également forte dans les grandes villes où certains habitant s'organisent pour se protéger. À Belmira, quartier chic du nord de Bogota, la crainte principale des habitants, c'est le vol à l'arraché. Alors 160 des 226 familles qui vivent ici, payent chaque mois environ 200 euros pour financer une équipe de vigiles 24 heures sur 24, à moto ou à vélo. « Je suis équipé d'une matraque et d'une arme. Un revolver que je peux utiliser en dernier recours si ma vie est menacée et que je ne peux rien faire d'autre. On n'a pas le droit de fouiller ou d'arrêter un délinquant. On peut juste le retenir jusqu'à ce que la police arrive », explique Camilo Pavon-Cruz. Soixante quatre caméras de vidéosurveillance complètent ce dispositif. Elles sont gérées depuis un poste de contrôle installé à côté de l'air de jeux. Huit d'entre elles sont reliées au commissariat, mais Magali Velez, responsable de l'association civique de Belmira, avoue ne pas trop compter sur les forces de l'ordre. « Malheureusement dans ce pays, on a parfois peur de la police. Tous les policiers ne sont pas mauvais. Certains rejoignent les rangs de la police plein d'illusions. Mais parfois, face à la corruption qui est un véritable système, ils sont obligés d'agir mal. Ils n'ont pas d'autre choix. On ne peut pas vraiment faire confiance à la police. C'est donc à nous de nous protéger ». « Ici, c'est le pays de la mort » Depuis un an et demi, la Colombie connaît un regain de violences, essentiellement dans les zones où sévissent des groupes armés sur fond de trafics en tout genre, notamment de cocaïne, mais également dans certaines villes. Une situation que la droite attribue au manque de fermeté de Gustavo Petro et à son plan de « paix totale ». Le président sortant a essayé, en vain, de négocier avec les organisations criminelles pour qu'elles acceptent de déposer les armes. À lire aussiPrésidentielle en Colombie: Ivan Cepeda, l'exigence du droit et du dialogue avec les groupes armés C'est l'horreur, se désole Gabriela, 69 ans. « Ici, c'est le pays de la mort. On vous agresse et on vous tue. Il faut sans cesse faire attention : ne pas sortir son portable dans la rue, ne pas porter de bijoux, regarder par dessus son épaule et ne parler à personne, ni à un enfant, ni à une personne âgée. Il ne faut pas non plus accepter de prospectus. Car on peut vous jeter de la scopolamine, une drogue qui vous fait perdre le contrôle de vous-même et la notion du temps. C'est ça la Colombie ! » Alors dimanche, Gabriella votera pour Abelardo de la Espriella, le candidat de l'extrême droite promet d'employer la manière forte avec les criminels qu'il compte « éradiquer comme des rats ». À lire aussiColombie: Abelardo de la Espriella, un «Tigre» d'extrême droite novice en politique, aux portes du pouvoir
Les restrictions de visas pour les supporters de football ivoiriens et africains qui veulent aller aux États-Unis sont « regrettables », a déclaré Mamadou Touré, le ministre porte-parole adjoint du gouvernement de Côte d'Ivoire sur RFI. Le ministre, qui est aussi en charge de la Promotion de la jeunesse, de l'Insertion professionnelle et du Service civique, s'exprime également sur le calendrier de la mise en place d'une nouvelle commission électorale, après la dissolution de la précédente le mois dernier. RFI : Vous êtes à Paris pour participer au salon Vivatech. Quelles sont les ambitions numériques de la Côte d'Ivoire ? Mamadou Touré : La Côte d'Ivoire entend être un hub numérique dans la sous-région ouest africaine. La Côte d'Ivoire compte se positionner au niveau africain, au niveau donc du numérique. D'ailleurs, Vivatech nous offre l'opportunité de mettre en évidence tous ces talents jeunes puisque nous avons avec nous à ce salon une trentaine de jeunes start-up PME qui viennent à la conquête du monde et qui apportent des solutions très concrètes dans différents domaines, que ce soit l'agriculture, le climat ou la Fintech. Il y a quelques jours, le ministre ivoirien de la Défense, Téné Birahima Ouattara, qui est vice Premier ministre, qui est aussi le frère du chef de l'Etat, a déclaré que la Côte d'Ivoire était prête à reprendre une coopération sécuritaire avec ses voisins du Sahel, notamment le Burkina Faso. Est-ce à dire que des opérations communes entre Ivoiriens et Burkinabés pourraient reprendre contre les groupes jihadistes ? La Côte d'Ivoire a toujours été dans cette posture. C'est ce que le vice Premier ministre a voulu rappeler. Rappelez-vous que, par le passé, nous avons eu d'excellentes relations avec ce pays dans le cadre de la coopération militaire et dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Malheureusement, ces relations se sont estompées, pas du fait de la Côte d'Ivoire. Et donc, ce que le vice Premier ministre exprime, c'est cette prédisposition permanente de la Côte d'Ivoire à œuvrer dans le sens d'un dialogue qui aurait pour effet de mutualiser les efforts en vue de traiter ce problème qui est un problème sérieux pour toute la sous-région. Le mois dernier, le gouvernement ivoirien a annoncé la dissolution de la CEI, la Commission électorale indépendante, qui est très décriée par l'opposition. À quoi ressemblera la nouvelle structure électorale ? Vous savez que, depuis plusieurs années, nous avons eu une commission électorale indépendante qui a été modifiée plusieurs fois et qui, en dépit donc de ces améliorations, n'a pas réussi à rassurer tous les acteurs en dépit de toutes les avancées obtenues. En dépit de cela, il y a une crise de confiance des acteurs. Tirant donc conséquence de cela, le gouvernement a décidé donc de dissoudre la commission électorale indépendante et va proposer une nouvelle architecture dans le but de mieux rassurer donc les différents acteurs. Alors pour cette nouvelle architecture, d'après certaines informations, le modèle sénégalais pourrait servir de base, à savoir une double structure où l'organisation matérielle des élections serait confiée à l'administration publique et le contrôle à une autorité indépendante composée de magistrats et de hauts fonctionnaires à la retraite ? Alors tout ce qui s'est dit aujourd'hui est de la spéculation et c'est normal. Mais il faut attendre quelques jours que le gouvernement propose officiellement l'ossature. Mais cette double structure, c'est une piste ? Écoutez, dans quelques jours, vous aurez l'architecture proposée par le gouvernement. Ce n'est pas impossible ? Attendez quelques jours. Les principaux partis d'opposition, notamment le PDCI, se félicitent de la disparition de la CEI, mais demandent une table ronde avec le pouvoir avant d'examiner une proposition à l'Assemblée nationale ? Écoutez, nous considérons que la Côte d'Ivoire n'est pas un Etat failli. La Côte d'Ivoire est un Etat avec des institutions depuis plusieurs années qui fonctionnent normalement. Et tout ce processus se fera donc dans le cadre normal du fonctionnement normal de l'Etat et de ses institutions. Pour le calendrier, donc, c'est le gouvernement qui l'annoncera. Mais quelle que soit la proposition du gouvernement, elle passera devant l'Assemblée nationale, elle sera discutée par les députés, l'opposition y est représentée. Donc dans le cadre du fonctionnement normal des institutions, la réforme se fera. Et quand est-ce que ça passera devant l'Assemblée nationale ? Mais il faut attendre déjà que la proposition soit adoptée par le gouvernement. En Conseil des ministres… Analysée en conseil de gouvernement et adoptée en Conseil des ministres, avant donc de passer à l'Assemblée nationale. Mais tout ce calendrier sera clairement défini et public au moment opportun. D'ici la fin du mois de juillet ? Je ne peux rien vous dire là-dessus. Mais pas de table ronde avant l'examen d'une proposition du gouvernement ? Je ne sais pas quelle sera la méthodologie choisie par le Premier ministre, qui est en charge d'initier la proposition au gouvernement et il revient au Premier ministre de définir l'approche. Mais ce que je dis, c'est que, quelle que soit l'architecture qui sera arrêtée, nous avons un pays qui fonctionne normalement, des institutions qui fonctionnent normalement, et différentes lois comme ça l'est pour des lois qui ont été déjà adoptées, donc, il y a un processus qui est défini, et je pense que ce processus sera respecté. Au Mondial de football, la Côte d'Ivoire a battu l'Équateur 1-0 lundi dernier. Félicitations ! Mais que pensez-vous du refus des Américains de laisser rentrer les supporteurs des Eléphants ? Il est clair que de milliers de supporters, qu'ils soient Ivoiriens ou Africains, auraient voulu partir aux Etats-Unis pour accompagner nos équipes africaines. Malheureusement, du fait des restrictions des visas, ces supporters ne peuvent pas y aller. Et on peut comprendre donc la douleur, la tristesse de ces supporters qui n'arrivent pas à y aller du fait donc de mesures administratives au niveau du gouvernement américain. Donc, on ne peut que regretter, cela est regrettable. Est-ce que cette politique de restriction des visas, vous la jugez discriminatoire à l'égard de certains pays ? Je ne ferai pas de commentaire.
Dans la capitale haïtienne, la soirée du premier match des Grenadiers à la Coupe du monde, samedi dernier (13 juin 2026), a tourné au cauchemar à Cité Soleil. Des membres de gang ont tiré sur la foule qui célébrait la participation d'Haïti au Mondial de football masculin. Il y a eu des dizaines de morts, selon un bilan provisoire, y compris des enfants. «Des habitants de Wharf jérémie, de Pont Rouge et de Chancerelles sont descendus dans les rues pour célébrer la performance de la sélection haïtienne» face à l'Ecosse, malgré la défaite de l'équipe, raconte Fritznel Pierre, directeur exécutif de Combite pour la paix et le développement. Ces quartiers, comme l'ensemble de la commune de Cité Soleil sont aux mains de gangs. Certains membres de groupes armés participaient au cortège, au son du rara, musique traditionnelle haïtienne. Mais le son des percussions et des trompettes a été remplacé par celui des tirs. «Malheureusement, en arrivant dans le quartier de Belekou», des membres du gang de ce quartier «ont ouvert le feu sur la population», poursuit Fritznel Pierre, dont l'ONG de défense des droits humains a recueilli des témoignages pour tenter de reconstituer ce qu'il s'est passé ce soir-là. Bilan provisoire : 61 morts, dont plusieurs femmes et enfants, selon une source diplomatique jointe par RFI. Le plus jeune avait 7 ans seulement. Plusieurs membres de gangs ont aussi été tués. Des habitants ont été séquestrés. Paralysie du terminal pétrolier de Varreux En février 2024, de nombreux groupes armés de la capitale haïtienne, Port-au-Prince, se sont réunis sous la bannière de la coalition «Vivre ensemble». Mais depuis mars, certains se combattent à nouveau à l'arme automatique, dans la plaine du Cul-de-Sac, y compris à Cité Soleil, le plus grand bidonville du pays. Selon l'ONU, plus de 2 300 personnes ont été tuées en Haïti depuis le début de l'année 2026. Après le massacre survenu dans la nuit de samedi à dimanche, des affrontements entre groupes armés paralysent le principal terminal pétrolier du pays, le terminal de Varreux, tout proche, et affectent l'approvisionnement des stations-service. Haïti-Brésil : nouveau défi pour les Grenadiers Les joueurs de Sébastien Migné affrontent les Brésiliens ce 19 juin 2026. Pour leur second match dans cette coupe du monde 2026, ils pourront compter ce vendredi sur le soutien de supporters haïtiens résidents à Philadelphie (où se tient le match) ou venus spécialement soutenir leur équipe, qui n'était pas présente au mondial depuis 52 ans. Elcio Ramalho, de la rédaction brésilienne de RFI, est allé à leur rencontre. Présidentielle en Colombie : deux projets de société opposés La Colombie va-t-elle virer à droite toute comme de nombreux pays d'Amérique latine ? Second tour de la présidentielle ce dimanche 21 juin 2026. Pour succéder à Gustavo Petro, le premier président de gauche de toute l'histoire du pays, les Colombiens doivent trancher entre son dauphin, le sénateur Ivan Cepeda et le millionnaire d'extrême droite, l'avocat Abelardo de la Espriella. D'après les derniers sondages, ce dernier l'emporterait. Marine de La Moissonnière, envoyée spéciale de RFI en Colombie, est allée à la rencontre d'électeurs dans le quartier de Barrios Unidos, dans le nord de Bogota. Un quartier qui avait voté majoritairement pour Gustavo Petro en 2022 et qui lors du premier tour, a changé de bord, plaçant Abelardo de la Espriella en tête. Dans le journal de La 1ère... Nouveau rebondissement suite à l'interpellation d'un policier la semaine dernière en Martinique, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.
La date n'est pas fixée officiellement, mais les élections à la Douma devraient se dérouler les 18 et 20 septembre prochain. Ce seront les premières sur fond de conflit depuis plus de 4 ans, avec des pourparlers diplomatiques au point mort. Leur issue ne fait pas de doute, le parti au pouvoir encore une fois raflera l'immense majorité des sièges. Les partis d'opposition, sous pression, se préparent tout de même. Reportage dans les locaux du parti « Iabloko » à Saint-Pétersbourg, le seul parti à demander un cessez-le-feu immédiat en Ukraine. Dans une pièce, quelques affiches, du papier, des stylos sur des tables… les dernières traces de la réunion précédente : une soirée d'écriture de lettres aux prisonniers politiques en Russie. Quelques pas plus loin, dans un bureau, un calendrier avec la photo d'un visage mince aux yeux sombres et au regard aigu. C'est celui de Boris Vichnievsky. Cet ancien responsable très connu du parti « Iabloko » a été désigné « agent de l'étranger » en mars 2024. Comme une blessure qui ne cicatrise pas, comme aussi la marque d'une volonté intacte de combattre, quelques mots sont écrits sous le cliché : « Je reviendrai ». « C'est ce qu'il nous a dit quand il a fait son discours de départ », explique la coordinatrice des élections pour le parti dans la région (ndlr : pour des raisons de sécurité, les noms des interviewés ne sont pas communiqués). « Malheureusement, maintenant il vit à l'étranger. On espère que c'est temporaire, qu'il reviendra vraiment ». Depuis le départ de cette figure locale, et singulièrement depuis le début de la préparation des élections, le climat s'est encore durci. Assise dans son bureau, la coordinatrice des élections fait l'état des lieux : « Pour l'instant, je ne ressens aucune pression directe, dit-elle d'un ton égal. Mais je ressens une pression psychologique, car presque chaque jour au sein du parti, des choses désagréables se produisent. Mes camarades reçoivent des statuts juridiques qui les empêchent de se présenter à des élections et qui menacent même leur possibilité de résider en Russie. Par exemple, il y a quelques jours, un membre de notre parti à Iekaterinbourg, une ville avec une population de plus d'un million d'habitants, et où « Iabloko » obtient en général de bons résultats aux élections, a été fiché comme « extrémiste et terroriste ». Il a quitté le territoire. Dans d'autres endroits, il y a eu des pressions au travail ». Dans une interview le 10 juin dernier à Novaya Gazeta Europe (média exilé et classé « indésirable » par les autorités russes), le patron du parti, Nikolaï Rybakov, a eu cette formule : « Nous avons une grande expérience de la survie en milieu toxique. » À la question du journal : « Quelles sont les perspectives électorales d'un parti sans ressources administratives ni alliance avec le gouvernement russe en 2026 ? », Nikolaï Rybakov a répondu : « On pourrait poser la même question à propos de la vie en Russie dans son ensemble : quelles sont les perspectives d'avenir pour nous tous qui ne sommes pas au pouvoir ? Nous n'avons pas d'autre choix. Mais nous pouvons changer les circonstances dans lesquelles nous vivons. » Pour la coordinatrice du parti à Saint-Pétersbourg, « Dans notre société, personne n'est à l'abri de rien, de la pression, de la possibilité de perdre sa liberté ou de subir des restrictions de quelque nature que ce soit. » « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur » Pourtant, le responsable local du parti l'affirme : de nouveaux membres affluent tous les mois : des étudiants, des employés, des médecins, des hommes d'affaires, tous à la recherche d'un débouché civique et politique à leur mécontentement voire leur colère, adhérant au slogan du parti : « Pour la paix et la liberté, pour une vie digne et sans peur ». « Bien sûr, la question-clé est celle de l'attitude envers l'opération militaire spéciale et la méthode de résolution du conflit, explique-t-il, mais il s'agit aussi des choix économiques et sociaux que font nos dirigeants. Il y a du mécontentement et il est répandu, les sondages le disent. » La coordinatrice se fait un peu plus directe : « Il faut mettre fin aux massacres de vies, et c'est notre position principale. Cette position suscite désormais un écho important. Le nombre de personnes qui la soutiennent augmente, car des actions dangereuses menacent non seulement les zones frontalières, mais aussi Saint-Pétersbourg et Moscou. Les technologies militaires actuelles font que personne n'est en sécurité. » La coordinatrice s'exprimait dans la foulée du Forum économique de Saint-Pétersbourg, marqué par des attaques spectaculaires de drones de l'Ukraine lors des journées d'ouverture et de clôture. « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur, à exprimer leurs opinions sans crainte également. C'est fondamental. » Ces deux cadres régionaux listent aussi, parmi ce qui attire de nouveaux militants, les restrictions d'internet, la dégradation du pouvoir d'achat, les inégalités qui s'accentuent, le manque d'investissement dans les transports, les inquiétudes sur l'avenir… Plus que des politiques à améliorer : un contrat social mis à l'épreuve depuis plus de 4 ans de guerre. « Iabloko » a pu jusqu'ici participer à toutes les élections, sauf le scrutin présidentiel. Pour ces législatives, réponse début juillet prochain. À lire aussiVyborg, ville russe en face de la Finlande: une nostalgie européenne à l'ombre de la guerre en Ukraine
[REDIFFUSION] Cette semaine, revivez l'effroyable crash du vol Fuerza Aérea Uruguaya 571. Autrement appelé le drame de la Cordillère des Andes, cet accident aéronautique aura marqué le milieu des années 70. Véritable tragédie humaine, cette catastrophe est aussi une incroyable histoire de survie. Joignez-vous alors à nous pour découvrir cette effroyable épopée. Un accident dramatique Le 13 octobre 1972, l'avion F571 s'écrase dans la cordillère des Andes. Le pilote expérimenté Julio Ferradas, avait à ses côtés le co-pilote en formation, Dante Lagurara. Alors qu'ils survolent les Andes, les nuages cachent les montagnes en dessous. Au moment où l'avion approche de son lieu de destination, le copilote demande l'autorisation d'atterrir auprès de l'aéroport de Santiago. L'avion entame alors sa descente. Malheureusement, les trous d'air qu'ils ont subis et la mauvaise visibilité les surprennent. Lorsqu'ils ont traversé les nuages, l'avion n'était pas encore au niveau de la piste d'atterrissage…. Mais face à la montagne… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clémence Setti Production : Bababam (montage Julien Roussel) Voix : Florian Bayoux Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices