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Direction Baboua, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière camerounaise, au nord-ouest de Bangui, pour le troisième volet de notre série de reportages. Dans cette ville, les violences sexuelles connaissent une inquiétante recrudescence ces dernières semaines. Chaque semaine, une dizaine de femmes, principalement de jeunes filles, sont victimes de viol. Si certaines bénéficient d'une prise en charge à l'hôpital local, beaucoup restent silencieuses, freinées par le poids des traditions et la stigmatisation sociale. Ces agressions surviennent autant en pleine ville que dans les champs ou les villages alentour, et les auteurs présumés sont parfois des bandits armés… mais aussi des proches. Face à cette situation alarmante, l'ONG SENI PLUS, basée à Baboua, apporte un accompagnement psychologique pour favoriser la réinsertion sociale des survivantes, sans discrimination. De notre envoyé spécial à Baboua, À la tombée de la nuit, le quartier populaire de Bokom est plongé dans l'inquiétude. La peur s'installe, les jeunes filles n'osent plus sortir ni marcher seules dans les rues. Privé d'éclairage public, le quartier s'enfonce dans l'obscurité, à peine éclairé par la lueur lointaine de la lune. Sous un hangar de fortune, fait de paille et de bâche, des jeunes se rassemblent. Ils fument et consomment de l'alcool. C'est ici qu'une jeune fille de 15 ans été violée. « Ce qui m'est arrivé m'a brisée. Je passais ici pour aller au marché. Ce jour-là, il pleuvait. Je n'ai rien fait pour mériter ça. Ils ont abusé de moi avant de fuir. Aujourd'hui, je veux que justice soit faite », confie-t-elle. Dans la cour à côté, Lima malaxe la boule de manioc à l'aide d'une spatule. Il y a un mois, alors qu'elle travaillait aux champs, elle a confié sa fille de 5 ans à son oncle paternel. Malheureusement, celui-ci a abusé d'elle : « Après le forfait, il a quitté le village sans laisser de trace. Ma fille est entre la vie et la mort à l'hôpital. L'enquête se poursuit pour le retrouver. » À l'hôpital de Baboua, les victimes reçoivent des soins médicaux et un accompagnement psychologique. Dans son bureau, Elvige Kadjidja Bita, de l'ONG Seni Plus, en reçoit plusieurs par jour. « Des cas d'agressions sexuelles, avec ou sans pénétration, ne sont pas des cas isolés, c'est régulier. Franchement, ici à Baboua, le nombre est élevé. Parfois, on reçoit dix cas par semaine. La statistique mensuelle des filles violées varie généralement entre 15 et 18 cas. L'âge des victimes varie de 5 à 15 ans pour les plus jeunes, et de 18 ans jusqu'à pas d'âge. Certains parents gardent le silence pour des questions de coutumes. Ces prises en charge sont gratuites à notre niveau », explique-t-elle. Beaucoup d'agressions au sein de la famille Malgré les nombreuses sensibilisations, la situation continue de gagner du terrain dans cette ville d'environ 20 000 habitants, dont les jeunes représentent plus de 70% de la population, selon les autorités locales : « Ça se passe beaucoup au sein de la famille. Ça peut être l'oncle paternel ou maternel qui est l'auteur. Souvent, l'enfant est allée jouer et un voisin vient coucher avec elle. Lorsque l'on amène des enfants de 5 ans ici, ce sont des cas délicats qui nécessitent des soins minutieux. On amène la victime chez les médecins pour une prise en charge médicale, on l'amène ici pour la prise en charge psychologique. On répond aux besoins selon la nécessité et selon l'urgence : d'abord sauver la vie avant la prise en charge psychosociale. » À Baboua, ces filles sont régulièrement victimes de stigmatisation et de rejet de la part de la société. Pour une lutte efficace, les autorités locales multiplient depuis le début du mois de février les sensibilisations en porte-à-porte et les réunions publiques, appelant la population à la vigilance et à saisir la justice. À lire aussiL'Ouest centrafricain, une décennie après la crise: l'émotion des réfugiés de retour au pays [1/4] À lire aussiL'Ouest centrafricain, une décennie après la crise: l'hôpital de Bouar renaît [2/4]
Suite à l'attaque au manoir, Pansy se fait donner du véritasérum et tente de résister tant bien que mal. Le quartier général de l'Ordre du Phénix devient plus important maintenant que les jumeaux, Ginny, Luna, Bill et Fleur y sont. Malheureusement, Arthur, Molly et Percy ont été emprisonnés à Azkaban. Bellatrix visite la tombe des Malfoy... et après toutes ces aventures, l'Ordre renaît enfin de ses cendres. Mais les Malfoy sont une menace qui plane sur cette renaissance...Progression de lecture: 60%Fanfiction en anglaisFanfiction en françaisPatreonBuy me a CoffeeSpotifyLogo par Sabrina CayerInstagram: @cozywithbrinaMusique: The Streets of Baerlon, par Ivan Duch / Dwarven King's Tomb (Ambient), par Ivan Duch (https://ivanduch.com)
Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.
Vous avez dit "bizarre" ? C'est bien normal. Voici la première série de Baleine sous Gravillon consacrée à des espèces animales extraordinairement étranges.Dans cette première série, Marc et Marie-Juliette se penchent sur 5 animaux à l'anatomie hors du commun.Si vous aviez un pouvoir magique, lequel serait-il ? Dans le monde vivant, de nombreuses bébêtes ont opté pour l'invisibilité. Il existe probablement autant de techniques que d'espèces : changement de couleur, texture proche de celle d'un tronc d'arbre ou d'une pierre, immobilité, voire... transparence.Parmi ces dernières bestioles, on retrouve plus de 150 espèces de petites grenouilles dites "de verre". Ces amphibiens vivent à l'instar du Fulgore et de l'Araponga dans les forêts centrales et sud-américaines (décidément, il s'en passe des choses étonnantes dans cette région du monde !).Si elles ne sont pas tout à faits transparents (le terme approprié serait plutôt "translucide"), leur ventre laisse cependant complètement passer la lumière, ce qui rend ses organes vitaux (foie, estomac, ou cœur) visibles à l'œil nu ! Une particularité qui leur permet de se confondre avec les feuilles sur lesquelles elles résident (le reste de leur corps est d'un vert éclatant), échappant ainsi à un maximum de prédateurs.Malheureusement, cette beauté a un coût : en raison de leur apparence extraordinaire, elles sont très prisées de certains fans de NAC, les rendant ainsi victimes du trafic animalier. Elles sont également menacées par la déforestation, si bien que 11 espèces sont aujourd'hui en danger critique d'extinction...___
Deine Chefin fragt Dich immer wieder, ob Du nicht mehr Gehalt verdienen möchtest - wohl kaum! Wie stellst Du selbst die Weichen für Deine Karriere und/oder Gehaltserhöung? Naja, indem Du eine für Dich passende, intelligente Strategie nutzt. Hör die Tipps fünf bis acht, was Du KONKRET tun kannst, um voranzukommen. Kostenlose Registrierung und Anmeldung für den 17. Februar 2026, 18 bis 20 Uhr: "Deine Beförderung, Gehaltserhöhung oder neue Stelle - Wie Du auch bekommst, was Du verdienst!": https://bit.ly/4buFS4v Diese Podcast Episode als Blog-Artikel lesen auf www.markus-jotzo.com und die wichtigsten Tipps rauskopieren: Link folgt bis zum 17.2.2025 Beratungs-Telefonat mit Markus Jotzo buchen. Homepage Markus Jotzo Hast Du Moderations-, Coaching- oder Trainingsbedarf? Du suchst einen Redner für Führung für Deine Veranstaltung? Also in English. Yes! Ou en Français? Malheureusement non. Markus Jotzo kontaktieren: service@markus-jotzo.com +49 40 60 59 29 56 www.markus-jotzo.com YouTube-Kanal Markus Jotzo Insta-Profil Markus Jotzo Hast Du diesen Podcast "Führen wie ein Löwe" schon bewertet? Muito obrigado! Falls nicht, dann freue ich mich über 1 Satz Feedback und Deine Bewertung.
Nouvel épisode de LCDS (La Critique Des Sorties ), notre format critique où l'on analyse une œuvre cinématographique ou sériel !Christophe Gans revient avec l'adaptation de Silent Hill 2. 20 ans se sont écoulés depuis le 1er film sur la franchise, il est considéré comme culte par beaucoup et ce nouvel opus était très attendu par les fans du réalisateurs et du jeu. Malheureusement depuis sa sortie le film se fait descendre de tous les côtés, les mauvaises critiques sont-elles méritées ? Timecodes:Introduction : 0:00Silent Hill, une licence de jeu-vidéo culte: 1:12Le cinéma de Christophe Gans : 4:34Le 1er film Silent Hill: un classique ?: 7:20Avis rapides sur Retour à Silent Hill: 11:27L'ambiance du jeu retrouvé ?: 16:21Une mise en scène horrifique raté: 20:42Un bordel narratifs complet (Flashbacks, secte, psychologue…): 27:37L'évolution des adaptations de jeu-vidéo: 48:51Acast: https://shows.acast.com/650efd10f66c690011960c1aSpotify: https://open.spotify.com/show/1UydxAKx8fGt2v8dHbPtLUApple Podcasts: https://podcasts.apple.com/us/podcast/la-nuit-des-sorties/id1709018669Deezer: https://www.deezer.com/fr/show/1000297301Youtube: https://www.youtube.com/@LaNuitDesSortiesTwitch: https://www.twitch.tv/lanuitdessortiesTwitter/X: https://x.com/LanuitdesortiesBlueSky: https://bsky.app/profile/lanuitdessorties.bsky.socialTiktok: https://www.tiktok.com/@la.nuit.des.sortiesD Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Malheureusement, au cours de notre carrière, nous avons toutes et tous eu à faire avec un manager qui ne savait pas garder son calme. Cela m'est arrivé également et c'est tout simplement… atroce. Ces managers trop nerveux sont souvent des managers qui sont peu sur d'eux même et qui expriment par le volume sonore la peur qu'ils ont d'échouer. Cela étant dit, comme je ne suis pas du genre à me laisser faire, dès que c'est arrivé, j'ai utilisé la même méthode. 1️⃣ Comprendre pourquoi il/elle est énervé2️⃣ Rassurer le manager sur votre niveau de compréhension3️⃣ Expliquer à quel point la forme est importante pour vous… nul besoin de hurler pour se faire comprendre4️⃣ Proposer des solutions… et avancer Et pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, entrepreneur, Bruno Poncet, cheminot, et Zohra Bitan, fonctionnaire, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
En inédit, un cas supplémentaire abordé dans la suite de l'émission sur M6 de 12h à 12h30 : Le 1er janvier 2025, Martine loue son local commercial à un courtier en assurance via une agence immobilière. Malheureusement, depuis mai 2025, cette société ne paie plus ses 890€ de loyer. Pire, malgré la réception d'un courrier de fin de bail, le gérant ne quitte pas les locaux. Il recevrait même maintenant ses clients dans l'arrière-cuisine pour éviter de croiser le commissaire de justice qui le recherche ! Mais aussi, les rebondissements des cas du jour abordés de 10h à 12h ! Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Viele Führungskräfte wie Mitarbeitende haben das Potenzial zu mehr: Mehr Leistung, mehr Erfolg und auch mehr Karriere und Gehalt. Doch wenn Du nur darauf wartest, dann kannst Du je nach Unternehmen und eigener Führungskraft lange warten. Hör', was Du konkret tun kannst, um Deine Gehaltserhöhung bzw. Karriere voranzutreiben. Damit Du bekommst, was Du jetzt schon verdient hast. Kostenlose Registrierung und Anmeldung für den 17. Februar 2026, 18 bis 20 Uhr: "Deine Beförderung, Gehaltserhöhung oder neue Stelle - Wie Du auch bekommst, was Du verdienst!": https://bit.ly/4buFS4v Diese Podcast Episode als Blog-Artikel lesen und die wichtigsten Tipps rauskopieren: Link: https://www.markus-jotzo.com/impuls-360-gehaltserhoehung-karriere-so-holst-du-dir-was-dir-zusteht-teil-1 Beratungs-Telefonat mit Markus Jotzo buchen. Homepage Markus Jotzo Hast Du Moderations-, Coaching- oder Trainingsbedarf? Du suchst einen Redner für Führung für Deine Veranstaltung? Also in English. Yes! Ou en Français? Malheureusement non. Markus Jotzo kontaktieren: service@markus-jotzo.com +49 40 60 59 29 56 www.markus-jotzo.com YouTube-Kanal Markus Jotzo Insta-Profil Markus Jotzo Hast Du diesen Podcast "Führen wie ein Löwe" schon bewertet? Muito obrigado! Falls nicht, dann freue ich mich über 1 Satz Feedback und Deine Bewertung.
Chaque jour, des troupeaux entiers de vaches, de chèvres, de moutons et bien d'autres animaux vivants sont transportés sur les routes et les mers du monde. C'est une part méconnue du transport. Et malheureusement, celui-ci se fait parfois dans des conditions si déplorables que les animaux arrivent morts. C'est pour réfléchir à de nouvelles lois mondiales qu'un panel d'experts européens s'est rendu au Sénat à Paris. Pour les animaux, le transport de longues distances dure longtemps, huit heures minimum. Les pays européens ont une réglementation, sachant que le continent exporte en majorité des moutons, du bétail et des chèvres. La loi européenne demande que le transport par routes, lors des voyages d'animaux provenant de pays européens, s'effectue dans des camions équipés de ventilation, de système d'abreuvement ainsi que de litières. Manque de sanctions et de personnels vétérinaires Mais c'est surtout sur le marché de l'exportation d'animaux vivants sur de longues distances autour du monde, donc par les mers, que les problèmes de contrôle vétérinaire, de manque d'argent et de personnel sont répertoriés. L'Europe envoie des animaux dans le bassin méditerranéen vers les pays à forte demande. Les pays du Proche-Orient mais aussi Israël, pour des raisons économiques et religieuses, refusent les carcasses et les viandes congelées. Ils préconisent l'abattage vivant. C'est justement ce transport vers les pays musulmans que Paul Tourret, le directeur de l'Institut supérieur d'économie maritime (ISEMAR), a présenté à Paris. « Si rien n'est décidé », lui serait favorable à des sanctions plus dures : « Dans cette région du monde, le transport n'est pas aussi exigeant que le transport européen. Même si, je le souligne, en Europe, il y a beaucoup de progrès à faire pour multiplier les inspections vétérinaires. Dans le bassin méditerranéen, les navires sont vieux, sous-équipés, avec des équipages parfois peu formés au transport animalier. Cela fait courir beaucoup de risques de naufrages. Parce qu'il est peu rentable, ce transport est négligé. Il faut absolument que des progrès soient faits en matière de sanctions. Quitte à interdire les filières d'exportation. Aujourd'hui il y a de vrais scandales sanitaires en mer. » À lire aussiInterdiction des exportations de bétail par bateau, la Nouvelle-Zélande soigne son image L'Organisation maritime internationale égratignée pour son manque d'actions Il manque une volonté politique à l'échelle mondiale. L'Organisation maritime internationale (OMI), qui rassemble les puissances politiques maritimes, est notamment critiquée pour son manque d'actions. Les pays se régulent eux-mêmes. Donc, depuis deux ans, les grands exportateurs de moutons comme la Nouvelle-Zélande ou l'Australie tentent eux-mêmes de freiner le transport d'espèces vivantes. Malheureusement, comme l'explique Ghislain Zuccolo, le directeur de l'organisation mondiale et non gouvernementale Welfarm, en faveur de la cause animale, les pays d'Amérique latine continuent leurs exportations, voire même les reprennent. C'était le cas de l'Argentine qui, en 2025, a levé son interdiction d'exportations vivantes par la mer. « Welfarm demande à développer un commerce de carcasses et de viande congelée. Nous demandons également la présence obligatoire d'un vétérinaire à bord. Parce que vous imaginez bien qu'en cas de maladie ou d'accident, il est impossible de faire venir un vétérinaire en pleine mer. À bord, les animaux transportés dans des bateaux trop âgés et non équipés d'espaces et sans ventilation contre les grosses chaleurs sont traumatisés. Durant les tempêtes, beaucoup meurent avant l'arrivée au port de destination », développe Ghislain Zuccolo. En attendant l'obtention de lois punitives et mondiales, certains, comme les Australiens, promettent d'interdire d'exporter leurs moutons vivants à partir de 2028. À lire aussiTransport d'animaux: Welfarm s'inquiète du manque d'ambition de certains pays de l'UE
50 années de dérive de l'Union Européenne ont entraîné une situation dramatique : nos pays sont devenus une « colonie numérique et militaire » américaine. L'économiste Christian Saint-Étienne nous ouvre les yeux sur la place de l'IUE dans le monde, et l'état économique de la France, entre budget « nécessaire mais qui n'est pas un bon budget » et les efforts à fournir pour réduire le déficit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Elles font mal, nous brisent, nous attristent, parfois nous soulagent ou nous libèrent. Les ruptures amoureuses laissent rarement indifférents et nombreux sont ceux qui aimeraient sauter la case «séparation». Malheureusement, le passage de l'amour au désamour ne se fait pas en un claquement de doigt. Après la rupture, viennent, selon les personnes, les larmes, les cris, le manque, la peur de recroiser son ex, les discussions entre amis... Faute de manuel, chacun trouve sa façon de vivre une rupture amoureuse. Qu'est-ce qui se joue au moment d'une séparation ? Les hommes et les femmes rompent-ils de la même façon ? Entre confident ou conseiller, quel rôle pour l'entourage ? Cette émission est une rediffusion du 6 novembre 2025. Avec : • Maxime Rovere, philosophe, chercheur associé à l'ENS de Lyon, auteur d'essais à succès comme Que faire des cons ? (Flammarion, 2019). Son dernier livre Parler avec sa mère (Flammarion, 2025) • Victor Coutolleau, docteur en Sociologie. Spécialisé en sociologie du genre, en particulier appliquée aux questions de conjugalités (démographie, mise en couple, séparations). Auteur de la thèse La gestion des déceptions amoureuses comme travail émotionnel genré : entre appuis interpersonnels et contraintes institutionnelles (2023). En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, un nouveau rendez-vous bimensuel chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interrogera les outils, et analysera la pertinence de leurs réponses. Cette semaine, il questionne l'impact environnemental de l'IA. Depuis la COP28, elle est présentée comme un outil sérieux de lutte contre le dérèglement climatique mais qu'en est-il de sa propre empreinte carbone ? Programmation musicale : ► Just Cool – Obongjayar ► Melodrama – Disiz et Theodora.
Elles font mal, nous brisent, nous attristent, parfois nous soulagent ou nous libèrent. Les ruptures amoureuses laissent rarement indifférents et nombreux sont ceux qui aimeraient sauter la case «séparation». Malheureusement, le passage de l'amour au désamour ne se fait pas en un claquement de doigt. Après la rupture, viennent, selon les personnes, les larmes, les cris, le manque, la peur de recroiser son ex, les discussions entre amis... Faute de manuel, chacun trouve sa façon de vivre une rupture amoureuse. Qu'est-ce qui se joue au moment d'une séparation ? Les hommes et les femmes rompent-ils de la même façon ? Entre confident ou conseiller, quel rôle pour l'entourage ? Cette émission est une rediffusion du 6 novembre 2025. Avec : • Maxime Rovere, philosophe, chercheur associé à l'ENS de Lyon, auteur d'essais à succès comme Que faire des cons ? (Flammarion, 2019). Son dernier livre Parler avec sa mère (Flammarion, 2025) • Victor Coutolleau, docteur en Sociologie. Spécialisé en sociologie du genre, en particulier appliquée aux questions de conjugalités (démographie, mise en couple, séparations). Auteur de la thèse La gestion des déceptions amoureuses comme travail émotionnel genré : entre appuis interpersonnels et contraintes institutionnelles (2023). En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, un nouveau rendez-vous bimensuel chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interrogera les outils, et analysera la pertinence de leurs réponses. Cette semaine, il questionne l'impact environnemental de l'IA. Depuis la COP28, elle est présentée comme un outil sérieux de lutte contre le dérèglement climatique mais qu'en est-il de sa propre empreinte carbone ? Programmation musicale : ► Just Cool – Obongjayar ► Melodrama – Disiz et Theodora.
Dans l'est de la République démocratique du Congo, un an après la bataille de Goma qui a conduit à l'occupation de la ville par l'AFC/M23 soutenu par le Rwanda, les blessures physiques et morales de l'attaque de janvier peinent à cicatriser. Les victimes des combats de fin janvier se souviennent, elles racontent leur deuil, leurs douleurs et appellent à une paix durable. Les quartiers proches de l'aéroport de Goma et du camp Katindo, au cœur de la ville, ont été durement touchés par les affrontements en RDC en janvier 2025. « Malheureusement, en étant là-bas, une bombe est tombée sur ma maison, se rappelle Rachel, qui a entendu de très près les combats et a tenté de se cacher sous un lit. Dans mon corps, il y avait beaucoup d'éclats. On a fait enlever la moitié de ces éclats et les autres sont restés dans mon corps. Donc, je ne peux pas marcher de longs trajets pour le moment. » La maison d'Annie a elle aussi été touchée par un engin explosif. « J'étais à la maison avec mes enfants et il y avait des tirs de balles, témoigne-t-elle. Nous sommes partis dormir pour nous reposer suite aux tirs. Quelque chose est alors tombé sur les tôles, c'était une bombe. J'ai été blessée aux deux jambes et mon fils blessé à la tête. Mes pieds ont été opérés deux fois à l'hôpital. » « Nous avons vu des choses graves, très graves… » Furaha, elle, a perdu des proches les 27 et 28 janvier 2025. « Les militaires tiraient des balles en désordre dans des maisons non fermées. Ils sont entrés dans ma parcelle et ont tiré sur mon mari. Un jeune voisin et mon garçon ont essayé de nous aider, ils ont été touchés, se désole-t-elle. Malheureusement, mon mari est décédé, de même que le jeune voisin. Mon mari m'a laissé neuf enfants. Aujourd'hui, il est difficile de les nourrir et de les scolariser. » Sa maison ayant été détruite, Furaha plaide pour que les victimes soient indemnisées. La demande est formulée également par une autre mère endeuillée, Tumusifu, qui souhaite que la paix revienne dans la région : « Vous pouvez demander à Dieu de nous aider. Que la guerre ne puisse pas se répéter. Nous avons vu des choses graves, très graves… » Selon des organisations humanitaires, des centaines de morts ont été enregistrées à Goma lors de la prise de la ville, des milliers de personnes blessées. La majorité a été prise en charge par le Comité international de la Croix-Rouge. À lire aussi«Nous souffrons beaucoup»: à Goma, la détresse des habitants après des jours de combats
Je me suis réveillée un matin avec un mal de tête lancinant. J'ai traîné ce mal de tête pratiquement jusqu'au soir, racontant à qui voulait l'entendre combien j'étais mal en point – jusqu'à ce que je finisse par me rendre compte que j'avais passé presque toute la journée à me plaindre, sans jamais penser à demander à Dieu de me soulager. Malheureusement, ce comportement est assez classique pour certains d'entre nous. Nous nous plaignons de nos problèmes et passons le plus clair de notre temps à essayer de trouver une solution. Nous faisons tout, sauf la seule chose que nous commande la Parole de Dieu: demander, afin que nous recevions et que notre joie soit parfaite (voir Jean 16:24). La bonne nouvelle est que Dieu veut pourvoir à chacun de nos besoins. Nous avons le privilège extraordinaire de pouvoir demander et recevoir, et la prière devrait toujours être notre premier réflexe à chaque difficulté qui se présente. Seigneur, je veux te remercier pour toutes choses, quelles que soient les circonstances. Mon désir est d'être la personne la plus reconnaissante possible, et pour cela, je te demande ton aide. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?
Malheureusement, au cours de notre carrière, nous avons toutes et tous eu à faire avec un manager qui ne savait pas garder son calme. Cela m'est arrivé également et c'est tout simplement… atroce. Ces managers trop nerveux sont souvent des managers qui sont peu sur d'eux même et qui expriment par le volume sonore la peur qu'ils ont d'échouer. Cela étant dit, comme je ne suis pas du genre à me laisser faire, dès que c'est arrivé, j'ai utilisé la même méthode. 1️⃣ Comprendre pourquoi il/elle est énervé2️⃣ Rassurer le manager sur votre niveau de compréhension3️⃣ Expliquer à quel point la forme est importante pour vous… nul besoin de hurler pour se faire comprendre4️⃣ Proposer des solutions… et avancer Et pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Haïti figure parmi les pays les plus dangereux au monde pour les journalistes. Selon le dernier rapport de Reporters sans frontières (RSF), le pays se classe au 111è rang sur 180. Dans ce contexte dominé par la violence des gangs, les journalistes sont fréquemment la cible d'actes criminels, ou même de certains membres de la Police nationale haïtienne. Après Port-au-Prince, la capitale, l'Artibonite est la deuxième région du pays où la situation des journalistes est particulièrement préoccupante. À Saint-Marc, chef-lieu du Bas-Artibonite, les journalistes sont désormais obligés de rester confinés dans le centre-ville, car la commune se trouve prise en étau entre deux gangs puissants qui menacent régulièrement de s'emparer de la ville. « Nous, journalistes de Saint-Marc, aimerions souvent nous rendre dans les zones périphériques pour réaliser des reportages, notamment dans la commune de Montrouis. Malheureusement, cette région est aujourd'hui contrôlée par des hommes armés, explique à Ronel Paul le journaliste Yveto Altidort, de la Radio Latibonite FM. Nous souhaiterions également nous rendre dans la vallée de l'Artibonite afin d'y rencontrer les paysans, qui ne peuvent plus travailler leurs terres à cause de la présence du gang Gran Grif à Savien, dirigé par un certain Luckson Elan. Hélas, c'est désormais impossible. Contrairement aux années 2020, 2021 et 2022, il est aujourd'hui extrêmement difficile pour nous, journalistes, de poursuivre notre travail sur le terrain. » Les journalistes risquent aussi désormais davantage de sanctions pour diffamation : à trois semaines de la fin de son mandat, le conseil présidentiel de transition (CPT) a adopté un décret pour « encadrer la liberté d'expression ». Le comité de protection des journalistes dénonce un recul des libertés de la presse et réclame le retrait du document publié par les autorités de transition. État de siège au Guatemala Le président Bernardo Arévalo a déclaré l'état de siège pour 30 jours au Guatemala après l'assassinat de 8 policiers par les gangs ce week-end. Les portraits en noir et blanc de ces hommes et femmes, en uniforme, sont alignés en Une de La Hora. En signe de deuil, la première page du quotidien Prensa Libre a été imprimée sur fond noir ce dimanche et ce lundi. Les policiers ont été tués dans une série d'attaques, de mutineries et de prises d'otages dans des prisons, après que les autorités ont décidé de transférer des chefs de gangs dans un établissement de haute sécurité. Dans son éditorial du jour, Prensa Libre déplore que la politique actuelle du gouvernement consiste plus à réagir qu'à anticiper. D'après le quotidien, ce n'est toutefois pas nouveau : les systèmes de renseignement ont été « fragilisés » par les gouvernements successifs, par « négligence » ou à cause de « querelles politiques ». Le journal appelle à « punir », au nom des droits des citoyens, même si cela va à l'encontre des droits humains. Mais attention à la tentation « d'importer les méthodes » répressives du Salvador de Nayib Bukele, prévient l'auteur d'une tribune dans El Siglo. C'est un « risque mortel pour la république », écrit-il. Car face à un « discours d'efficacité, tout contrepouvoir est vu comme suspect, est perçu comme un obstacle qui protègerait les coupables », regrette l'auteur de cette tribune. Mais si « le pouvoir apprend qu'il peut fonctionner sans limites », il est déjà trop tard quand le citoyen réalise ensuite « qu'il n'a plus personne à qui demander des comptes », conclut-il. Au Québec, la difficile mise en œuvre d'une réforme sur la langue française C'est une exception culturelle, encerclée par 350 millions d'anglophones : au Québec, le seul État francophone d'Amérique du Nord, la langue française se défend par la loi. Depuis 2022, le gouvernement a durci sa législation linguistique avec une réforme majeure qui impose le français comme langue normale du travail, du commerce et des affaires. Saluée par ceux qui redoutent une assimilation lente, cette réforme oblige désormais les entreprises, locales comme internationales, à réviser leur grammaire, sous peine de lourdes sanctions. Mais près de sept mois après son entrée en vigueur, l'application de cette réforme se heurte à des difficultés sur le terrain, a constaté notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert. Dans le journal de La 1ère... En Guadeloupe, l'Hôpital de Capesterre-Belle Eau passe officiellement sous la direction du Centre Hospitalier de Basse-Terre, explique Benoît Ferrand, d'Outre-Mer La 1ère.
durée : 00:28:40 - Les Midis de Culture - par : Marie Labory - Depuis 2023, la chorégraphe, sœur de Zaho de Sagazan, enchante le public avec la pièce collective "Maldonne". Un spectacle jubilatoire, dans lequel les corps des danseuses crient leur désir de liberté et de révolte. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Leïla Ka chorégraphe
Une nouvelle année est souvent vécue comme une page blanche à écrire, avec son lot de projets à lancer ou de bonnes résolutions à tenir – celles qui doivent nous transformer ou changer notre vie pour de bon. Malheureusement plus de 80% des Français qui ont pris des bonnes résolutions ne parviendront pas à les tenir, dans un mélange de culpabilité et de déception.Au lieu de cela, nous vous faisons découvrir l'effet magique des routines pour instaurer des évolutions durables.Au sommaire :- Je mets en place des routines faciles à tenir- Je prends soin de mon sommeil- Je me mets en mouvement pour prendre soin de mon corps- Je prends soin de ma santé mentale- Interview, Pierre-Antoine Dupin, coach sportif : Pourquoi et comment reprendre une activité sportive et s'y tenir ?- Les expos à voirHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nous sommes le 10 juillet 1895, à Paris. Henri Rousseau, dit le douanier Rousseau, a vent d'un projet d'ouvrage biographique consacré aux peintres et sculpteurs de l'époque. Un ouvrage dû à l'initiative du poète et éditeur Edmond Girard, qui a déjà consacré un premier tome aux hommes de lettres. Rousseau décide de se rendre à l'atelier typographique où le livre est en préparation. L'artiste a apporté son autoportrait, fait à la plume : il s'y est représenté dans une expression grave, le visage mangé par sa barbe abondante. Il s'est également chargé de rédiger son autobiographie. Il a écrit : « Henri Rousseau, peintre. Né à Laval en l'année 1844. Vu le manque de fortune de ses parents, fut obligé de suivre tout d'abord une autre carrière que celle où ses goûts artistiques l'appelaient. Ce ne fut donc qu'en l'année 1885 qu'il fit ses débuts dans l'art, après bien des déboires, seul, sans autre maître que la nature, et quelques conseils reçus de Gérome et de Clément. Ses deux premières créations exposées furent envoyées au Salon des Champs-Élysées (…) C'est après de bien dures épreuves qu'il arriva à se faire connaître du nombre d'artistes qui l'environnent. Il s'est perfectionné de plus en plus dans le genre original qu'il a adopté, et est en passe de devenir l'un de nos meilleurs peintres réalistes. Comme signe caractéristique, il porte la barbe broussaillante, et fait partie des Indépendants depuis longtemps déjà, pensant que toute liberté de produire doit être laissée à l'initiateur dont la pensée s'élève dans le beau et le bien. Il n'oubliera jamais les membres de la Presse qui ont su le comprendre, et qui l'ont soutenu dans ses moments de découragement, et qui l'auront aidé à devenir ce qu'il doit être. » Malheureusement, le second tome des « Portraits du prochain siècle » ne parut pas. Ce qui ne va pas nous empêcher de partir sur les traces du Douanier Rousseau et de nous plonger dans son réalisme magique… Invitée : Anne Hustache, historienne de l'art. Sujets traités : Douanier, Rousseau ,réalisme, magique, peintres, sculpteurs Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En Guinée, « la présidentielle du 28 décembre ne marque pas un retour à l'ordre constitutionnel, mais une prolongation du régime d'exception », affirme le chef de l'opposition, Cellou Dalein Diallo. Pourquoi n'est-il pas rentré à Conakry pour s'inscrire sur le fichier électoral ? Que va-t-il faire si son parti est dissous en mai 2026 ? Le président de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), qui a été Premier ministre et qui vit en exil à Abidjan depuis trois ans, répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Dans son premier message après son élection, le président Mamadi Doumbouya appelle les Guinéens au rassemblement. Est-ce que vous êtes prêts à saisir la main tendue ? Cellou Dalein Diallo : Vous savez, le dialogue politique, moi, je l'ai toujours prôné pour éviter ce qui nous est arrivé. Malheureusement, ils n'ont jamais accepté et ils ont plutôt réprimé toutes les voix discordantes. Moi, je suis partisan du dialogue. Si c'est pour discuter d'un retour effectif à l'ordre constitutionnel pour restaurer les libertés publiques, pour assurer davantage la protection des droits humains, je serai ouvert si c'est le cas. Mais il n'y a pas de liberté, il n'y a pas de démocratie. Vous savez bien que c'est une mascarade. Aussi bien pour le référendum que pour l'élection présidentielle, il n'y a pas eu de vote. C'était un désaveu du régime, parce que les Guinéens ne se sont pas déplacés pour aller vers les urnes, même s'ils ont proclamé des chiffres qui n'ont rien à voir avec la réalité. Leur intention, c'est de confisquer le pouvoir par la ruse et la violence. Vous dites que la présidentielle n'était pas crédible car vous ne pouviez pas concourir. Mais le porte-parole du gouvernement réplique que même dans les fiefs de votre parti, l'UFDG, la participation a été supérieure à 80 %... C'est ce qu'ils disent. La participation au niveau national, ils disent qu'elle est supérieure à 80 %, mais elle n'a jamais atteint 30 %, nulle part, aussi bien à Conakry qu'à l'intérieur du pays. À Labé, dans la région de Labé, la participation a été inférieure à 20 %. Et aujourd'hui, ils sont en train de harceler les gens qui avaient reçu le budget du financement de cette campagne pour dire que ce sont eux qui ont détourné l'argent. Et c'est ce qui explique que les gens ne sont pas sortis. Mais ce n'est pas ça. C'est parce que les gens ont respecté la consigne donnée par les Forces vives [une plateforme qui regroupe des partis d'opposition et des organisations de la société civile, NDLR], notamment l'UFDG dont c'est le fief. Vous n'avez pas pu être candidat, notamment parce que vous n'avez pas pu vous inscrire sur le fichier électoral. Mais le porte-parole du gouvernement dit que c'est de votre faute, parce que votre lieu de résidence permanent est à Conakry et que vous auriez donc dû rentrer d'exil pour vous inscrire… Mais écoutez, où sont Foniké Menguè, Billo Bah [deux activistes enlevés le 9 juillet 2024, NDLR], qui s'apprêtaient à organiser une manifestation pour protester contre la fermeture des radios ? Où sont aujourd'hui le journaliste Marouane Camara, qui dénonçait justement les dérives de la junte ? Et le général Sadiba Koulibaly ? Il a été tué sous la torture, dit-on, parce qu'il était partisan d'une organisation rapide des élections et du retour de l'armée dans les casernes. Bon, et moi, j'ai une voix qui porte et j'étais considéré comme un ennemi à abattre, en tous cas à exclure du processus électoral. Si votre parti UFDG ne tient pas congrès d'ici le mois de mai prochain, il est menacé de dissolution par le ministre de l'Administration territoriale. Qu'est-ce que vous allez faire ? C'est politique. Chaque fois qu'on a convoqué le Congrès et qu'on a réuni les conditions de le tenir, ils ont interdit aux partis de tenir le congrès, par deux fois. Et après ils nous suspendent parce qu'on n'a pas tenu le Congrès, alors que c'est eux qui nous ont empêchés de tenir le Congrès. Vous voyez donc que ce qu'il va se passer au terme de cette deuxième suspension ? Je ne sais pas, mais on sent une haine, une volonté de neutraliser, sinon de détruire, l'UFDG. Mais si demain votre parti est dissous et si vous devez rester en exil pendant de longues années, est-ce que vous ne craignez pas que les Guinéens finissent par vous oublier ? On va continuer la lutte. Le parti, c'est un instrument de la lutte politique parce que nous avons décidé de lutter par les voies légales. Alors nous allons continuer la lutte de plus belle, encouragés que nous sommes par le désaveu du régime qui a été constaté lors du référendum et amplifié pendant le simulacre d'élection présidentielle du 28 décembre. Le président sait bien qu'il n'a pas obtenu l'onction de la population. Le régime ne tient plus à rien. Il peut s'effondrer à tout moment parce que chaque jour, par ses actes, le pouvoir de transition s'isole, se disqualifie, parce qu'il continue de multiplier les violations des droits de l'homme. Donc, nous sommes forts de la déception du peuple et de son engagement. Parce que le régime ne tient pas à grand-chose, n'a pas de légitimité. Il a instauré ce climat de terreur. Est-ce qu'il va continuer à entretenir ce climat de terreur pour empêcher l'expression de la volonté du peuple ? Ça ne peut pas être éternel, ça ne peut pas continuer éternellement parce qu'il se disqualifie tous les jours par naturellement une confiscation éhontée du pouvoir à travers le scrutin. Le faux scrutin du 28 décembre dernier est une nouvelle transition. Ce n'est pas un retour à l'ordre constitutionnel. En réalité, c'est une prolongation de la période d'exception.
Nous sommes le 17 août 1661, au château de Vaux-le-Vicomte, à 50 km au sud-est de Paris. C'est dans cette magnifique demeure, qu'il a fait construire et pour laquelle il a fait appel aux meilleurs artistes de son temps, que le surintendant des finances Nicolas Fouquet s'apprête à recevoir Louis XIV. Pour éblouir celui que l'on nommera roi Soleil, qui en a vu d'autres en matière de fastes, Fouquet, lui-même l'un des personnages parmi les plus fortunés et les plus puissants de son époque, a mis toutes les chances de son côté en s'offrant les services du plus réputé des maîtres d'hôtel : François Vatel. Le défi est immense, l'échec ne peut être envisager. Vatel, l'un des plus grands ordonnateurs de fêtes, est au sommet de son art, se lâche et invente la crème fouettée. Dix ans plus tard, le 24 avril 1671, au château de Chantilly, François Vatel, encore lui, prépare la même crème fouettée à l'occasion d'une fête organisée en l'honneur, il y en a qui ont vraiment de la chance, de, je vous le donne en mille : Louis XIV. Mais la maître d'hôtel est au service du prince de Condé, pair de France et cousin du roi. Et comme la fameuse crème ne porte pas encore de nom, on décide de l'appeler, tout simplement, une « chantilly ». Que peut-on penser de ce récit ? C'est un beau roman, c'est une belle histoire. Malheureusement, aucune source ne confirme le rôle de Vatel dans la création de la crème fouettée. Alors, d'où vient-elle cette douce chantilly ? Plongeons-y un peu plus qu'un doit et tentons de comprendre… Invité: Pierre Leclercq, membre du Centre de Gastronomie Historique, collaborateur scientifique de l'université de Liège Sujets traités : Chantilly, dessert, Légende, Nicolas Fouquet, Louis XIV, François Vatel , crème, fouettée Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Officiellement, les frontières des Balkans sont fermées et tellement bien gardées que les exilés ne tenteraient presque plus de les franchir. Mais dans les faits, les migrants sont surtout devenus indétectables et entièrement à la merci des passeurs prêts à tout pour maximiser leurs gains. Un reportage à retrouver en entier dans l'émission Accents d'Europe. De notre correspondant à Belgrade, Personne ne sait combien d'exilés empruntent actuellement la route des Balkans, notamment parce que la plupart évitent les camps officiels où ils sont identifiés. Shaheer, un jeune Afghan de 21 ans, préfère lui la jungle d'Obrenovac, au sud de Belgrade. « J'espère qu'on va finir par me laisser entrer en Hongrie. Ce n'est pas une vie ici, c'est dangereux. On doit se cacher de la police, des gens. Aujourd'hui, il y a un type d'ici, un Serbe, qui m'a frappé. Il m'a dit : "Dégage, tu n'as rien à faire ici". On doit toujours fuir. Ça me rend fou, littéralement », témoigne le jeune homme qui vit dans la rue depuis un mois et demi, n'ayant plus d'argent pour poursuivre son périple vers l'Union européenne. Sur la route des Balkans, les prix flambent depuis l'entrée de la Croatie dans l'espace Schengen et le déploiement des gardes frontières de Frontex dans le pays. Les trafiquants font leur pub ouvertement sur TikTok et sont aussi prêts à tout - même aux pires exactions - pour maximiser leurs profits. Les risques pris par les sans-papiers se matérialisent dans les cimetières « Dans les Balkans, les gangs sont surtout tenus par des Afghans, tandis qu'en Libye, ils le sont par des Libyens. Mais le système est le même : ils kidnappent, torturent, violent, brisent les os et envoient des vidéos aux familles pour leur réclamer des rançons de 3 000 ou 4 000 euros. Cela peut paraître peu, mais pour eux, c'est beaucoup d'argent. Une fois que les familles ont payé, les personnes sont libérées. Les transferts se font par Western Union ou MoneyGram », détaille Silvia Maraone, une humanitaire italienne basée de longue date en Bosnie-Herzégovine. Dans les Balkans, les risques toujours plus grands pris par les sans-papiers se matérialisent concrètement dans les cimetières. Les tombes portant l'inscription « N. N. », pour « Nomen nescio » (« Nom inconnu », en latin), se multiplient dans ceux qui se trouvent près des frontières. Régulièrement sollicitée par des familles de disparus, l'ONG serbe KlikAktiv a lancé cette année un projet pour tenter de les identifier, comme l'explique Milica Svabic. « Des dizaines de personnes sont mortes noyées dans la rivière Drina, entre la Serbie et la Bosnie-Herzégovine. Malheureusement, personne n'en parle et ces victimes sont mal identifiées », déplore-t-elle. Aujourd'hui, les ONG de la route des Balkans font ce qu'elles peuvent pour continuer à porter assistance à ceux qui la rejoignent, alors que les autorités les ignorent. Un reportage à retrouver en entier dans l'émission Accents d'Europe.
L'heure est au bilan ! Nous avons sélectionné pour vous les deux escales d'Into The Wind les plus écoutées de l'année 2025. Que vous les découvriez ou que vous les réécoutiez, laissez-vous porter par ces récits du grand large de nos invités en attendant notre retour le vendredi 9 janvier. D'ici là, toute l'équipe de Sailorz vous souhaite de très belles fêtes et une excellente année 2026 !__À 41 ans, Louis Duc a bouclé le dernier Vendée Globe au terme d'une aventure marquée par la ténacité. De cette expérience fondatrice, le skipper normand confie sans détour la difficulté de s'en remettre, l'amnésie étrange des premières semaines après l'arrivée, et ce besoin irrépressible d'y retourner : « J'ai vécu un truc extraordinaire… mais pas fini ».La carrière de Louis Duc ne ressemble à aucune autre. Né à Cherbourg, élevé à Carteret, il découvre la mer dans un doris de récréation et construit ses rêves dans les pages des magazines. L'école, très peu pour lui : il arrête à 17 ans pour apprendre le composite chez JMV à Cherbourg, puis chez Foncia aux côtés d'Alain Gautier. Il multiplie ensuite les embarquements, achète un mini en épave, le retape, prend le départ de la MiniTransat en 2005, démâte en mer, regrée, arrive à Dakar et revient… embarqué par la Marine nationale ! L'histoire est rocambolesque, mais fonde un style : celui d'un artisan, déterminé et passionné.Ce goût pour les aventures hors-normes le conduit ensuite en Class40, où il monte avec trois associés un projet basé en Normandie avec un bateau d'occasion pendant 3 saisons. Ensemble, ils construisent ensuite en 2017 un bateau neuf et innovant signé Marc Lombard - le premier Lift - , et Louis Duc se retrouve pour la première fois à la tête d'un projet financé et compétitif. Malgré des hauts et des bas – abandon sur la Route du Rhum 2018, 5e place avec Aurélien Ducroz lors de la Transat Jacques Vabre 2019 –, "P'tit Louis", comme on l'appelle, est devenu grand. Malheureusement, lors du convoyage retour, dans un coup de vent proche des Açores, lui et son équipier sont doivent abandonner le bateau...Une épreuve marquante, mais Louis Duc est tenace et se lance ensuite dans son premier Vendée Globe, sur un bateau reconstruit à partir d'une coque incendiée. Louis boucle l'épreuve, malgré les avaries de voile et les moyens limités. Il en tire un mélange de fierté – "je l'ai fini" – et aussi de frustration – "je pouvais faire mieux". Depuis, il prépare la suite, avec l'envie de passer sur un foiler, mais sans illusion sur la difficulté à financer un projet à 4 ou 5 millions d'euros.Le Vendée Globe 2028 en ligne de mire, Louis Duc incarne une autre voie : celle d'un marin d'artisanat et de convictions, enraciné en Normandie, attaché au collectif, et toujours avide d'apprendre. Un skipper "normal", comme il aime à le dire, mais dont le parcours, lui, ne l'est décidément pas.Rediffusé le 2 janvier 2026Diffusé le 22 août 2025Générique : In Closing – Days PastPost-production : Grégoire LevillainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dos au mur, les Lions devaient gagner s'ils voulaient avoir une chance de se qualifier pour les playoffs.Malheureusement, en s'inclinant face aux Vikings, les Lions sont éliminés. Beaucoup de questions se posent autour de cette équipe, notamment autour de Jared Goff.Cela profite aux Packers, mais l'équipe n'est pas en forme, humiliée à domicile par Derrick Henry et les Ravens. Inquiétant pour la suite ?En plus de ces matchs, la qualification des Texans et les Broncos qui se rapprochent de la 1ère place dans la conférence AFC.Nithinya Simuong et Kevin Renaudet au micro.Bonne écoute ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Comme toujours, nous commencerons notre émission par une discussion sur l'actualité. Nous parlerons tout d'abord du choix surprenant de The Economist de nommer la Syrie pays de l'année. Notre deuxième sujet de discussion sera les dépenses de Noël dans l'Union européenne, qui devraient augmenter cette année. Malheureusement, cette augmentation n'est pas due à l'exubérance des fêtes de fin d'année, mais à l'inflation et au renforcement des réglementations en matière de sécurité des jouets. Notre section scientifique sera consacrée à une étude qui révèle que de nombreuses personnes utilisent l'IA pour avoir un soutien émotionnel et des interactions sociales. Et nous terminerons la première partie de notre émission d'aujourd'hui en rendant hommage à Rob Reiner, réalisateur et acteur de renom, qui a été assassiné dans sa maison de Los Angeles aux côtés de sa femme, Michele Singer Reiner. Le reste de l'émission d'aujourd'hui sera consacré à la langue et à la culture françaises. Notre point de grammaire de la semaine sera : Adjectives ending in "eu", Plural nouns and Adjective agreement, Adjectives related to colors. Nous parlerons du détournement de la chanson d'Eddy Mitchell « Couleur menthe à l'eau » et d'autres chansons françaises célèbres sur le thème des couleurs. Nous terminerons avec l'expression de la semaine: En connaître un rayon. Nous verrons que la question de la préservation du patrimoine français est très sensible depuis le casse du Louvre. La France sera-t-elle en mesure de sauver tout son patrimoine? - The Economist désigne le pays de l'année - Selon des statistiques européennes, les dépenses pour les achats de Noël sont en augmentation - Selon une étude, de nombreuses personnes utilisent l'IA comme soutien psychologique - Hollywood pleure la mort de Rob Reiner et célèbre son héritage - Eddy Mitchell condamne le détournement de sa chanson « Couleur menthe à l'eau » - La difficile préservation du patrimoine français
Les objectifs sont les moteurs de nos avancées en business ! Je les vois comme des balises sur le chemin qui vous mène à ce que vous souhaitez réaliser
Retournez en enfance avec la nouvelle saison de "A la folie, pas du tout" autour du duo Peter Pan et Wendy. Vous connaissez la belle histoire : celle de l'enfant qui ne voulait pas grandir et qui persuade la jolie Wendy de le suivre au pays imaginaire. Mais, le duo Peter et Wendy cache une réalité bien plus sombre... Entre syndrome, psychologie et relation toxique, nous allons vous raconter l'envers du décors de ce duo mythique de Disney. Vivre dans un monde imaginaire Les personnages de Peter Pan et Wendy semblent avoir été créés pour le plus grand bonheur des plus jeunes par un auteur qui n'aurait jamais perdu son âme d'enfant. Malheureusement, il n'en est rien. L'image du petit farceur aventurier vivant dans un monde féérique n'est qu'une invention de Disney. En réalité, c'est l'auteur James Matthew Barrie qui a donné vie au duo… marqué par une enfance sordide. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Anaïs Koopman Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Invité de RTL ce vendredi 19 décembre après les piratages des ministères de l'Intérieur et des Sports révélés ces derniers jours, Baptiste Robert, chercheur français en cybersécurité a explique que "la cybersécurité maximale n'existe pas". "Malheureusement, quand on est le ministère de l'Intérieur ou des Sports, des centaines de milliers de fonctionnaires utilisent tous les jours les systèmes d'information. Et parmi eux, vous en avez toujours qui vous faire des erreurs et manquer d'hygiène numérique ce qui va donner des opportunités à des hackers", a-t-il souligné. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les contes de fées sont porteurs d'une sagesse indocile et libre. Malheureusement, cette sagesse a été peu à peu édulcorée. Les princesses sont devenues niaises et les princes des êtres sans cervelle. Quel contresens !Car, en réalité, les princesses ont toujours raison ! Et c'est à le reconnaître que nous invitent ces récits mythiques.Mon livre : https://www.lisez.com/livres/les-princesses-ont-toujours-raison-la-sagesse-des-contes-et-legendes-pour-dejouer-les-piegesMon site : https://www.fabricemidal.comFacebook Fabrice Midal : https://www.facebook.com/FabriceMidalFacebook du podcast Dialogues : https://www.facebook.com/dialogues.fmInstagram Fabrice Midal : https://www.instagram.com/fabricemidalInstagram du podcast Dialogues : https://www.instagram.com/fabricemidal_dialogues/Tiktok : https://www.tiktok.com/@fabricemidalMes trois chaînes YouTube :Mes vidéos : https://www.youtube.com/@fabricemidal1Les Dialogues : https://www.youtube.com/@dialoguesfmLes méditations guidées : https://www.youtube.com/@mediteravecfabricemidalMes podcasts :Le podcast de Fabrice Midal (toutes mes vidéos en version audio) :
En 2022, Marjorie achète un SUV d'occasion 11.990€ à un professionnel. Et, tout de suite, elle le regrette. En un an, elle dépense 7.512€ de réparation pour, au final, se retrouver avec un véhicule toujours en panne ! En mai 2025, le vendeur est condamné à reprendre la voiture et à verser 20.101€. Malheureusement, malgré l'intervention d'un commissaire de justice, elle ne récupère rien. En revanche, elle apprend que 300 autres personnes se plaindraient des services de cette société ! Au micro d'Eugène Duval, un membre de l'équipe de "Ça peut vous arriver" revient sur les négociations difficiles et les moments off de ces 2h d'antenne !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le secteur des start-up est en forte croissance en Afrique de l'Ouest, mais l'éducation reste peu représentée. Deux jeunes entreprises ivoiriennes développant des solutions éducatives étaient récemment à Paris dans le cadre d'un programme avec la grande école HEC et CDC-CI Capital. Avec l'application Ecolepay, fini les files d'attente interminables à la banque et les allers-retours dans les bouchons. La cantine et les frais de scolarité sont payés en un clic. Pour Jean-Philippe Lasme, directeur de la start-up LKM Digital, le plus difficile a sans doute été de convaincre les utilisateurs et les écoles du sérieux de la démarche. « On veut être une figure d'autorité en termes de paiement de frais de scolarité et on travaille dur pour. Parce qu'en fait, le parent, quand il se connecte sur notre application, il paye via le mobile money et nous reversons aux écoles. Il faut donc une sacrée dose de confiance. Au-delà de la qualité de l'application, il faut que la structure puisse accompagner. Dans ce cadre-là, on a mis les bouchées doubles vis-à-vis de la banque centrale, la BCEAO. Nous sommes désormais PSP, Payment Service Provider, avec un agrément de la banque centrale. Ensuite, vis-à-vis de la RTI, l'autorité de régulation pour la gestion des données à caractère personnel, nous avons montré comment nous collectons, protégeons et sauvegardons les données. Nous avons aussi une assurance responsabilité civile professionnelle. Aujourd'hui, toutes nos transactions sont protégées, encadrées et supportées par une société d'assurance. Ce n'est donc pas une petite start-up au coin de la rue, on se met aux normes parce qu'on a une vision énorme », affirme le directeur. Faciliter le paiement des frais de scolarité Une soixantaine d'écoles sont déjà utilisatrices de la solution, qui répond à un réel besoin. Selon les recherches réalisées par la start-up, chaque année, près de 30% des sommes dues ne sont pas recouvrées. Malgré tout, difficile de convaincre les investisseurs. Héros africains, designs colorés et références proches des élèves : la valise éducative de Bokonzi, la Valed, propose une approche ludique et culturellement adaptée de l'apprentissage. « On veut vraiment remettre l'enfant au cœur de l'éducation, parce que nous pensons que parfois, on donne des contenus sans considérer leur environnement, explique Andreas Gotiene créateur de la start-up Bokonzi. Nous co-créons ce dont l'enfant a réellement besoin pour le rendre apte et faire de lui une solution aux problématiques de l'Afrique. » L'innovation éducative en quête de financements Mais là encore, difficile de séduire les investisseurs. « Malheureusement, on est dans un monde où tout est centré sur le capitalisme, regrette Andreas Gotiene. Les gens regardent combien de chiffres on fait, et non combien de vies on transforme. Nous sommes donc ouverts à ceux qui partagent la même vision : rendre l'éducation accessible à tous les enfants, pas seulement à une certaine classe sociale. Mais cela nécessite des fonds pour augmenter notre capacité de production et former des coachs pédagogues. » Le dernier rapport de Partech montre que, sur l'ensemble des financements dédiés à la tech, seuls 2% partent vers des projets liés à l'éducation. À lire aussiAlerte sur le financement de l'éducation dans l'aide internationale
En juillet 2019, le multi millionnaire Jeffrey Epstein est arrêté aux Etats unis à la descente de son avion privé. Il est accusé pendant plusieurs décennies d'avoir organisé un trafic sexuel de jeunes femmes, souvent mineures. Les enquêteurs du FBI épluchent sa correspondance, ses registres de vol et surprise : Jeffrey Epstein voyageait régulièrement en France où il avait un appartement à Paris. Plus encore, un de ses plus proches amis s'appelle Jean-Luc Brunel, un agent de mannequin français, qui a cofondé l'agence KarinModels. L'association Innocence en danger signale l'affaire à la justice française. Une enquête est ouverte et des femmes se manifestent : elles disent avoir été victimes de violences sexuelles de la part de Jean-Luc Brunel. Malheureusement, comme Jeffrey Epstein avant lui, l'agent de mannequin mettra fin à ses jours en prison. Il reste pour toujours présumé innocent. La voix du crime de cet épisode, c'est Maître Anne-Claire Lejeune. Elle représente six femmes qui accusent Jean-Luc Brunel de violences sexuelle. Au micro de Marie Zafimehy, elle raconte comment elle les a assisté pendant cette enquête aux contours internationaux. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vanessa, on continue la découverte de nos villes sanctuaires. Les Balades spirituelles et culturelles ont le vent en poupe ! Ce matin, le Mont Saint-Michel……qui fascine. Transporte. Il surgit au milieu de la baie, l'une des plus belles baies du monde, inscrite au Patrimoine de l'Unesco. Il est suspendu entre ciel et terre, plongé dans la brume au petit matin, baigné de lumière. Mystique. Malheureusement trop touristique ! Donc je vous propose de le VIVRE au plus près de ce qu'il est : un lieu spirituel, pas une attraction. Que vous soyez croyant ou non. Pour y arriver, il faut marcher, comme les pèlerins, les Miquelots comme les appelait Rabelais, et traverser la baie. Mais encadré par un guide. Rapprochez-vous des chemins de la baie. Il propose différentes marches : pieds nus, nocturne, spirituelle avec des pauses de prière ou thématisées autour des légendes, des marées. Pour information, la traversée traditionnelle d'origine elle fait 14 km, elle part du bec d'Andaine ou de Saint-Léonard.Et si on veut continuer à "toucher" le cœur, l'âme du MontEt bien il faut en faire l'ascension. Cela fait plus de 1.300 ans que les pèlerins et les curieux foulent ses marches sous le regard de l'archange Saint-Michel. Il est installé en haut de l'église abbatiale. Vous pouvez d'ailleurs accéder à la flèche en empruntant l'escalier de Dentelle pour l'approcher. C'est un archange guerrier, il combat le mal et protège les défunts. Il est apparu en songe à Saint-Aubert, l'évêque d'Avranches, en lui ordonnant de construire une chapelle sur ce mont Tombe. Evidemment, il est indispensable de faire la visite de l'abbaye.Mais pour toucher le cœur du mont, il faut attendre que les touristes s'en aillent et assister aux messes. Des petites célébrations de 30 minutes : Il n'y a qu'une vingtaine de frères et de sœurs, dont l'une qui joue magnifiquement de la flûte.Et c'est possible d'assister aux laudes car on peut dormir sur le mont ?Et oui ! Vivre le mont la nuit, c'est toute une expérience : le mont rien que pour vous quand il se vide, s'apaise… Vous palpez l'âme du lieu. J'y ai dormi une seule fois, j'entends encore l'eau de pluie qui ruisselle sur les toits, les cloches qui tintent dans la nuit, d'autant plus que je lisais La promesse de l'Ange de Frédéric Lenoir, qui se déroule au Mont. Alors le sanctuaire dispose d'une dizaine de petites cellules pour les pèlerins. Mais il existe quelques hôtels, 2 gites, et une chambre d'hôtes la tête noire. Dans une vielle bâtisse du 14ème siècle,sur le rempart avec vue sur la baie : Mr et Mme Lebrec, montois depuis des générations, et une institution à eux tout seuls. Comme une autre institution, l'omelette de la mère Poulard. "La mère Poulard, c'est la France", disait Paul Bocuse. Et sinon une nouvelle table gastronomique. Le logis Sainte-Catherine. La carte est signée Jean Imbert.Fiche Pratique Office du tourisme du Mont st Michel : https://www.ot-montsaintmichel.com/ Association des villes sanctuaires : https://www.villes-sanctuaires.com/ Hébergement :Maison d'Hôtes : La tête noireRestaurants : La mère Poulard : https://www.lamerepoulard.com/hotel-la-mere-poulard/lauberge/Le logis Sainte-Catherine : https://lelogissaintecatherine.com/ Magrets de canards séchés pour l'apéro de NoëlLa magret c'est le filet mais cette dénomination implique qu'il s'agit une canard gras (gavé pour son foie).Si personne ne peut évidemment se prévaloir d'avoir "inventé" le magret de canard, son arrivée dans les assiettes et la gastronomie peut être attribuée au grand chef André Daguin. Dans son restaurant l'Hôtel de France, situé à Auch, il fut le premier à magnifier ce produit que l'on avait l'habitude de négliger et de la passer dans le confit. Il le met à sa carte dès 1959, cuit tel du bœuf et servi avec une sauce au poivre. Ce plat va rencontrer un immense succès.Pour Noël, faites un magret séché idéal pour l'apéro et hyper simple (avec ou sans foie gras) !Magret ouvert et farci de foie gras cru puis bien ficelé / recouvrir de gros sel durant 1 nuit / passer sous l'eau et éponger / poivrer et emballer dans un torchon / laisser au frigo 3 semaines / passer un chalumeau sur le gras pour le griller légèrement / tailler des fines tranches.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On démarre par une bonne nouvelle : on va battre en 2025 le record de la production de miel en France, plus de 35.000 tonnes, soit pas loin de deux fois plus que l'an dernier, qui avait été un très mauvais millésime. Malheureusement, ça demeure toujours insuffisant pour couvrir la consommation, qui est en moyenne deux fois plus importante. Ce qui veut dire qu'on importe et là, il faut se méfier : le miel est l'un des produits alimentaires les plus contrefaits... Ecoutez Olivier Dauvers : les secrets de la conso du 27 novembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On démarre par une bonne nouvelle : on va battre en 2025 le record de la production de miel en France, plus de 35.000 tonnes, soit pas loin de deux fois plus que l'an dernier, qui avait été un très mauvais millésime. Malheureusement, ça demeure toujours insuffisant pour couvrir la consommation, qui est en moyenne deux fois plus importante. Ce qui veut dire qu'on importe et là, il faut se méfier : le miel est l'un des produits alimentaires les plus contrefaits...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En Haïti, l'avenir de la transition politique préoccupe davantage après des sanctions que Washington vient de prendre contre l'un de ses membres, Fritz Alphonse Jean, que les États-Unis accusent d'être lié aux gangs. Une débâcle sur laquelle se penchent Romain Le Cour Grandmaison, chercheur senior à Global Initiative, et Frantz Duval, rédacteur en chef du quotidien Le Nouvelliste. « Il existe probablement des liens entre les groupes criminels en Haïti et des responsables politiques de haut niveau », remarque le chercheur Romain Le Cour Grandmaison, alors que les États-Unis viennent de sanctionner le conseiller présidentiel Fritz Alphonse Jean pour ses supposées relations avec les gangs, que l'intéressé dément. « Malheureusement, ce qui est très compliqué est de les documenter. » Toute la question est de savoir quels sont les liens entre ces groupes armés, la classe politique et le secteur économique. Sont-ils devenus suffisamment puissants pour s'affranchir de ceux qui les ont financés ? « Les gangs ont trouvé une façon de naviguer dans l'économie politique, parce qu'ils se sont enrichis, parce qu'ils contrôlent plus de territoires, mais ils ne cherchent pas à renverser le système politique tel qu'il existe », remarque Romain Le Cour Grandmaison. « On est plutôt face à des acteurs qui cherchent toujours à être bien positionnés – politiquement, territorialement, économiquement – pour négocier la meilleure place à l'intérieur du système pour leurs activités criminelles. » Mais, insiste le chercheur, il est devenu impossible de faire fonctionner le pays sans parler avec les gangs. Le bourbier haïtien Le Nouvelliste revient sur cinquante ans de gouvernances ratées et de transitions qui ne mènent nulle part. L'adage selon lequel le pays n'a jamais raté une occasion de rater une occasion se vérifie encore une fois, écrit dans son éditorial le rédacteur en chef du quotidien, Frantz Duval. « Des présidences stériles aux transitions inutiles, les années passent et le bilan global est de plus en plus catastrophique », écrit-il. La suite de la transition pose de nombreuses questions et font écrire au Nouvelliste que tout a été fait pour assouvir les appétits d'une clique dont le journal dresse le portrait. « Des hommes qui s'intéressent à eux-mêmes, à leurs privilèges et au pillage des ressources publiques », remarque Frantz Duval. Et ce alors que la violence reste extrêmement importante. Pour tenter de la juguler, la police s'est réunie avec son partenaire onusien afin d'élaborer son plan de développement 2026-2030. Ce qui n'a pas manqué de faire sourire les observateurs. « À chaque fois, ce sont des plans de développement qui ne sont pas appliqués, ni même financés, remarque Frantz. Mais surtout, à chaque fois, ce sont des plans de développement qui ne répondent pas aux problèmes d'Haïti ». « Cela fait plus de trente ans que la police est sous la tutelle de ses bailleurs étrangers sans parvenir à répondre aux problèmes d'insécurité. » La République dominicaine ouvre ses aéroports aux États-Unis Saint-Domingue vient d'offrir l'accès à son principal aéroport et à l'une de ses bases aériennes aux États-Unis dans leur lutte affichée contre le narcotrafic. Il s'agira d'un accès restreint, pour une durée limitée et pour des opérations logistiques, a précisé le président Luis Abinader aux côtés du secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth. Mais l'annonce conduit tout de même le Diario libre à s'interroger : la géopolitique est-elle une tragédie ou une bénédiction ? « Nous sommes plongés dans le bouillon d'une crise régionale marquée par des tensions politiques, des pressions économiques et des mouvements militaires que nous ne contrôlons pas », constate le quotidien dominicain. « S'il s'agit uniquement de réapprovisionnement en carburant, il n'y a pas de problèmes, même si nous devenons indirectement complices si ces opérations conduisent à des actions telles qu'un coup d'État ou des attaques dans la région », estime de son côté le politologue Luis Gonzalez dans les colonnes de Hoy. Mais, la République dominicaine doit se cantonner à un rôle d'observateur, prévient-il, et bien veiller à ce que la coopération n'affecte pas la souveraineté nationale ou ne conduise pas le pays à participer involontairement aux conflits régionaux. Que Nicolas Maduro peut-il offrir à Donald Trump pour apaiser son courroux ? Donald Trump souffle le chaud et le froid sur le Venezuela en le menaçant d'un côté d'actions militaires, et de l'autre en évoquant la possibilité de s'entretenir avec son homologue qu'il accuse pourtant de narcoterrorisme. Selon le chercheur Phil Gunson, interviewé par les correspondants d'El Pais à Bogota et Washington, la seule chose qui pourrait apaiser le président américain est précisément celle que Nicolas Maduro ne va pas lui offrir : à savoir, sa propre démission. À défaut, le président vénézuélien pourrait faire d'autres propositions. Comme participer davantage à la lutte des États-Unis contre l'immigration ou le trafic de drogue. Ou bien lui offrir la tête de Diosdado Cabello, le ministre de l'Intérieur que Washington accuse de co-diriger le prétendu Cartel de los Soles. Dernière option, et non des moindres : accorder aux entreprises américaines un meilleur accès aux ressources pétrolières du pays. Quoi qu'il en soit, considère le politologue José Vicente Carrasquero, interrogé par le journal péruvien El Comercio, un tel entretien entre Trump et Maduro – s'il avait lieu – ne serait en aucun cas une discussion. « Dialoguer implique une certaine égalité entre les parties », remarque le chercheur. Or ici, il n'y a pas d'égalité : « Il s'agit d'une négociation conditionnée par la force. » À écouter aussiVenezuela: «le Cartel de los Soles n'existe pas»
On démarre par une bonne nouvelle : on va battre en 2025 le record de la production de miel en France, plus de 35.000 tonnes, soit pas loin de deux fois plus que l'an dernier, qui avait été un très mauvais millésime. Malheureusement, ça demeure toujours insuffisant pour couvrir la consommation, qui est en moyenne deux fois plus importante. Ce qui veut dire qu'on importe et là, il faut se méfier : le miel est l'un des produits alimentaires les plus contrefaits... Cette saison dans "RTL Matin", Olivier Dauvers part à la quête des bonnes affaires et vous livre ses secrets pour éviter les arnaques et devenir un consommateur avisé ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En inédit, un cas supplémentaire abordé dans la suite de l'émission sur M6 de 12h à 12h30 : en septembre 2023, Julien, ses enfants et des amis jouent au football dans le jardin. Problème, Julien reçoit le ballon en plein visage. La racine de son incisive est cassée. Julien doit alors débourser 4.220 € pour recevoir une greffe osseuse. Malheureusement, les assurances ne bougent pas. Julien n'a toujours pas été expertisé. A cause de cela, il ne peut pas recevoir de remboursement. Mais aussi, les rebondissements des cas du jour abordés de 10h à 12h ! Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Notre invité Afrique ce lundi matin est le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra. Le 28 décembre prochain, il briguera un troisième mandat à la tête du pays, face à six autres candidats. Organisation des élections, validation des opposants par le Conseil constitutionnel, accord avec les groupes armés, situation socio-économique, relations avec les Émirats arabes unis et la Russie… Il a abordé tous ses sujets avec François Mazet à Bangui. RFI : Monsieur le président, le 28 décembre, vous allez briguer un nouveau mandat à la tête de la République centrafricaine. Pour vous, cette candidature, c'était une évidence ? Faustin-Archange Touadéra : Effectivement, j'ai fait acte de candidature à cette élection. Le peuple centrafricain et ses communautés ont organisé des marches pour solliciter le fait que je puisse faire acte de candidature. Mais voyez-vous, cela fait suite à toutes les actions que nous avons menées pendant les deux derniers mandats, durant lesquels le pays était dans une très grande difficulté. Nous avons pu avoir des accords de paix avec les 14 groupes armés. Évidemment, en face de tout ça, le peuple centrafricain pense qu'aujourd'hui, il y a la paix qui est revenue. Il y a le déploiement de l'autorité de l'État à l'intérieur du pays, des avancées notables dans le sens du bien-être du Centrafricain. Je ne dis pas que tout est parfait, mais nous avons fait un grand pas, nous relevons la tête. Alors, on va revenir sur certains points de votre bilan. Mais d'abord, c'est fort de ce bilan que vous êtes convaincu, comme le dit la chanson qui tourne déjà, que ça sera le coup KO au premier tour ? (Il rit) Ben évidemment ! Pour nos compatriotes, beaucoup pensent que ce sera au premier tour. Nous sommes conscients, évidemment, que c'est un acte, une action démocratique ! Eh bien, le jeu est ouvert et chaque camp essaie de convaincre le plus de Centrafricains à voter pour lui. Vous aurez six adversaires. Évidemment, deux noms ressortent ceux de messieurs Henri-Marie Dondra et Anicet-Georges Dologuélé qui, après des mois de conjectures, ont finalement été validés par le Conseil constitutionnel. Est-ce que c'est une bonne chose que cette élection réunisse quand même des personnalités d'importance qui peuvent venir remettre en cause votre leadership ? Je ne peux pas, en tant que candidat, émettre des avis sur la décision du Conseil constitutionnel. Je prends acte. Nous allons competir et on va demander aux Centrafricains de faire leur choix. Évidemment, les personnalités dont vous parlez ici ne sont pas inconnues. On verra bien le 28 décembre. En tout cas, messieurs Dondra et Dologuélé disent que jusqu'au bout, vous avez fait le maximum pour qu'ils ne puissent pas s'opposer à vous. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Mais en faisant quoi ? Qu'est-ce que j'ai fait pour m'opposer à leur candidature ? Nous avons des lois, chaque individu doit se conformer à nos lois, à nos textes. Et pour ça, il y a des juridictions. Donc, en quoi puis-je interférer ou faire quoi que ce soit pour empêcher qui que ce soit de se présenter ? La preuve, c'est qu'aujourd'hui, le Conseil constitutionnel a donné un avis. Je prends acte. Alors, justement, le 28 décembre, il y aura un quadruple scrutin. C'est historique en Centrafrique. Est-ce que vous êtes confiant dans la capacité des institutions d'organiser ces élections dans les meilleures conditions possibles ? C'est un grand challenge pour le pays et c'est important. Normalement, les élections locales devaient être organisées bien avant. Malheureusement, il y a eu des difficultés techniques quant à la disponibilité du fichier électoral, puisque c'est la base même d'une élection. C'est vrai, c'est un grand défi. C'est une première, mais nous faisons confiance aux hommes et aux femmes qui travaillent dans ces institutions pour que la République centrafricaine sorte de cela vraiment grandie. Je ne dis pas que tout est rose, qu'il n'y a pas de problème, il y a des difficultés. Nous avons par exemple des difficultés financières pour soutenir un certain nombre d'actions. On a eu des promesses qui n'ont pas été tenues dans le cadre de la mobilisation des ressources. Mais l'État fait face à ça, parce que c'est un enjeu important pour la démocratie. Pour vous, la date du 28 décembre, est-elle gravée dans le marbre ? Nous avons la Constitution. La date du 28 est constitutionnelle. Au-delà, il n'y aura que du désordre. Dès qu'on va dépasser cette date, ils vont commencer par parler de transition, ils vont parler de venir partager le gâteau... Nous ne pouvons pas prendre le risque. Notre pays a connu des moments très difficiles et il nous faut tenir ce délai pour renforcer notre démocratie, respecter nos textes. Sur la question de la sécurité, vous avez commencé à l'aborder. Vous avez signé ces derniers temps des accords avec plusieurs groupes rebelles, encore cette semaine avec le MPC. Est-ce que vous êtes confiant quant au fait que, cette fois, ces accords seront respectés par toutes les parties, pas comme en 2019, 2020 ? Nous allons tout faire pour tenir nos engagements. C'est moi qui leur ai tendu la main, ce sont des fils du pays et je leur ai dit : "Votre lutte, là, je ne comprends pas les objectifs." Eh bien, ils sont d'accord. Je pense que cette fois-ci, chacun des leaders a compris que ce n'est pas la peine de continuer la guerre, la violence inutile. Qu'est-ce qu'ils y gagnent ? Et je pense que, de leur côté, ils font des efforts. Et d'ailleurs, le processus de désarmement pour les groupes UPC et 3R se déroule normalement. Il y a quelques défis, comme la prise en charge d'un certain nombre de gens désarmés. Donc, j'ai donné les instructions pour qu'on les règle. Du point de vue économique et social, la population continue de souffrir du coût de la vie. Concrètement, qu'est-ce que vous proposez pour changer la donne après déjà deux mandats ? Vous utilisez des mots, des mots très forts, mais il faut les mettre dans leur contexte. Pour le peuple centrafricain, il y a eu des avancées certaines, indéniables. Ça ne veut pas dire que tout va bien. Je n'ai pas dit que tout est pour le meilleur des mondes, ici. Non. Et c'est pour ça que nous avons proposé un plan national de développement. C'est pour ça qu'aujourd'hui, nous demandons aux Centrafricains de nous donner encore un mandat pour continuer ce que nous avons fait, parce qu'on était vraiment dans le gouffre. Et c'est sur ces progrès que nous allons tabler pour poursuivre. Nous sommes confiants. Un des points principaux pour la population, pour les entreprises, c'est la question des carburants. Les coûts des carburants qui sont extrêmement chers en Centrafrique, le plus cher du continent, la structure des prix a fait l'objet de critiques de la part de la société civile, d'ONG internationales, du FMI. Est-ce qu'il va y avoir une réforme du marché des carburants en Centrafrique ? Nous ne sommes pas un pays producteur de pétrole, nous sommes un pays continental et il nous faut de l'énergie pour faire tourner l'économie. Quand le carburant arrive dans un port, ce n'est pas le même prix que lorsqu'il arrive ici, il faut le transporter. Soit par bateau, par barge. Il y a un coût et même si c'est par la route, il y a un coût. Notre objectif, ce n'est pas d'avoir du carburant cher. Donc, pour vous, il n'y a pas de surcoût inexplicable ? En Centrafrique, ce n'est pas la volonté du gouvernement de faire surenchérir, ce sont les réalités des prix, parce que le gouvernement n'a rien à gagner en augmentant les prix, bien au contraire. Il y a cette guerre civile chez votre voisin, le Soudan. Quelle est la situation exactement dans le nord-est du pays ? Et est-ce que vous craignez qu'avec la poursuite de ce conflit, il y ait un débordement chez vous ? Nous avons connu la guerre ici, nous savons ce que c'est et ça a détruit notre pays. Une partie de notre population dans le nord s'approvisionnait au Soudan. Ça devient difficile économiquement et socialement parlant. Avec ce conflit, il y a des personnes, des Soudanais, des frères Soudanais, hommes et femmes, qui veulent la paix et viennent se réfugier en République centrafricaine, ce qui va encore perturber la situation économique et sociale de cette région. Nous sommes dans toutes les réunions, on participe, nous donnons notre contribution. Dans ce conflit, il y a quand même un acteur extérieur dont tout le monde parle, ce sont les Émirats arabes unis. Et vos adversaires disent que vous vous rapprochez d'eux et se questionnent : est-ce que la Centrafrique va servir de base arrière ? La République centrafricaine est un pays ouvert. On ne va pas dire que nous ne devions pas travailler avec un pays avec un autre. Non, vous voyez, c'est ça ces actes de désinformation. Nous avons une coopération avec les Émirats arabes unis sur des projets précis et nous continuons à travailler dans l'intérêt bien compris des deux parties. Un autre partenariat qui évidemment fait beaucoup parler depuis plusieurs années, c'est celui avec la Russie. Il a été dit et écrit que des membres du groupe Wagner allaient partir et être remplacés par une nouvelle entité, Afrika Corps, qui est directement rattachée au ministère russe de la Défense. Est-ce que vous confirmez des discussions en cours avec Moscou ? Oui, vos confrères m'ont toujours posé ce genre de questions. J'estime que j'ai toujours répondu que ce n'est pas devant votre micro que je vais m'étaler sur toutes les questions, les discussions, que nous avons avec des pays amis. Non. Si nous nous accordons, nos discussions ne vont pas être rendues publiques. Vous disiez que nous sommes en discussion ? Bien sûr, nous sommes en discussion sur beaucoup de sujets, pas seulement sécuritaires ou remplacer telle force par telle autre… Nous avons beaucoup de discussions sur le plan de la défense, sur le plan économique, sur le plan de l'éducation, de la santé. On a beaucoup de programmes ensemble. Alors, les personnes du groupe Wagner n'avaient pas seulement une activité de sécurité, ils avaient d'autres activités. Ils ont une activité économique avec des entreprises. Si les personnes de Wagner en uniforme partent, est-ce que les entreprises liées à Wagner restent ? La République centrafricaine est un pays ouvert. Il y a un code minier qui existe. Une société, n'importe laquelle, qui se constitue en République centrafricaine, qui remplit les conditions et qui fait une requête, pour avoir un permis de recherche, un permis d'exploitation, et qui remplit les conditions, eh bien ce sont des secteurs qui sont libéralisés aujourd'hui, que ce soient les mines, que ce soient les eaux et les forêts. Tout ça, c'est libéralisé. Alors, pourquoi vous voulez indexer certaines normes de sociétés comme étant des sociétés Wagner ou autres ? Ce sont des sociétés pour nous qui sont normalement constituées, légalement je veux dire, et qui exercent sur le territoire centrafricain en respectant nos lois. C'est tout. Et il n'y a pas que les Russes. Donc aucun passe-droit ici pour aucune entreprise, tout le monde est soumis aux mêmes règles. Nos textes sont clairs, il n'y a pas de passe-droit. Vous pouvez demander au ministère des Mines : telle société a rempli les conditions. Voilà, et c'est de la manière la plus transparente. À lire aussiCentrafrique: la mission d'observation électorale tente d'endiguer la désinformation avant la présidentielle
En inédit, un cas supplémentaire abordé dans la suite de l'émission sur M6 de 12h à 12h30 : Pierre gère un restaurant en bord de mer. Le 2 avril 2025, il commande auprès d'un vendeur spécialisé deux parasols géants. Il verse 9.408€, soit l'intégralité de la commande, pour une livraison sous 3 semaines. Malheureusement, malgré plusieurs relances, Pierre ne reçoit jamais ses parasols. Le 20 août, le vendeur s'engage finalement à rembourser. Mais, là encore, il ne tient pas ses engagements. Mais aussi, les rebondissements des cas du jour abordés de 10h à 12h ! Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ils parcourent des kilomètres dans le Sahara, avec leurs troupeaux. Et les yeux rivés au sol, à la recherche de météorites. En Mauritanie, ces chasseurs de pierres venues de l'espace sont de plus en plus nombreux, espérant décrocher le gros lot en vendant un fragment tombé de la Lune ou de Mars. Mais faute d'un encadrement officiel et d'un système d'authentification, ces trésors sont difficiles à écouler. De notre envoyée spéciale de retour de Nouakchott, Des jours et des jours à marcher derrière les bêtes dans le Sahara. Et peu à peu, l'œil s'exerce à reconnaître les pierres pas comme les autres. À Nouakchott, Hame Ould sidi Othmen, longue barbe et lunettes vissées sur le nez, montre fièrement sur une natte les météorites qu'il a dénichées dans le désert : « Je pars chercher des météorites dans toute la Mauritanie. » Il y a une dizaine d'années, après la découverte au Maroc de la grande météorite martienne de Tissint, la fièvre des pierres venues du ciel a gagné tout le Sahara. Ces passionnés sont devenus des experts pour les distinguer : « Ça, c'est une chondrite. On la reconnaît grâce à la couche qui l'enveloppe quand elle tombe du ciel, poursuit Hame Ould sidi Othmenn. On la distingue avec les yeux, mais parfois, on utilise des loupes. » « Les prix peuvent aller jusqu'à 1 000 euros » Tous se retrouvent au centre de la capitale pour vendre leurs trouvailles sous un grand arbre. L'activité est calme : « J'ai des météorites, mais je ne veux pas vendre pour le moment, explique notre « chasseur ». J'aimerais les vendre à 100 dollars le gramme. Le prix peut aller jusqu'à 1 000 dollars. Mais ici les gens ne payent pas, il te propose 10 dollars, c'est insignifiant, [alors] je ne vends pas. » Beaucoup de ventes se font désormais en ligne, via WhatsApp ou sur les réseaux sociaux comme TikTok. Certains intermédiaires, dans le nord du pays, autour de Bir Moghrein, inspectent les pierres avant de les revendre à l'étranger. Mais il n'existe pour l'instant aucun centre d'évaluation des pierres en Mauritanie. Les nomades se fient à leur œil, ou envoient leurs échantillons à l'étranger. « Ils ont des comptes de certains chercheurs internationaux à qui ils envoient les photos de leurs trouvailles ou par voie postale un échantillon de la roche », détaille le Dr Ely Cheikh Mouhamed Navee, premier planétologue mauritanien. Un secteur encore très informel, pas encore réglementé, regrette le chercheur : « Les météorites représentent pour chaque pays un patrimoine. Malheureusement, en Mauritanie, il n'y a aucun règlement dans ce secteur. » Une réglementation existe déjà dans des pays voisins, comme le Maroc. Le Dr. Navee voudrait aussi faire installer des caméras pour surveiller les chutes de météorites dans le désert, et créer un musée pour exposer ces pierres venues de l'espace.
Lorsqu'on image le rôle d'un parent, on pense de suite à un rôle protecteur, aimant et aidant. Malheureusement dans certains foyers, ce rôle est incarné par l'enfant, à cause de problématiques telle que l'alcoolisme. Marine est venue raconter son histoire de petite fille contrainte de grandir trop vite face à un parent instable. En témoignant, elle brise le silence sur ces blessures cachées et prouve qu'on peut se reconstruire malgré la douleur familiale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Journée historique en Guinée. Ce mardi 11 novembre marquera le lancement de la mine de Simandou, cette immense réserve de deux milliards de tonnes de fer à haute teneur. Une mine dont les Guinéens attendaient l'exploitation depuis trente ans. Bientôt, les deux principaux opérateurs, Winning Consortium Simandou (WCS), un consortium d'entreprises chinoises, et Simfer, une filiale de l'anglo-australienne Rio Tinto associée à la chinoise Chinalco, exporteront 120 millions de tonnes de fer par an, générant des milliards de dollars de revenus pour l'État guinéen. Ce projet lèguera aussi un chemin de fer de plus de 600 km entre le port de Morebaya et la mine dans l'est du pays. Et prévoit la construction, dans un deuxième temps, d'un port en eau profonde et d'une usine de transformation du minerai. Le ministre des Mines Bouna Sylla répond aux questions de RFI. RFI : Ce mardi 11 novembre marque le lancement du projet Simandou. Cela fait presque trente ans que l'on parle de ce projet, qui se concrétise enfin. C'est un jour historique pour la Guinée. Est-ce une satisfaction pour vous ? Bouna Sylla: C'est plus qu'une satisfaction. C'est plutôt le passage du rêve à la réalité pour des millions de Guinéens. Depuis nos pères fondateurs, tous les dirigeants qui se sont succédé ont eu pour objectif de réaliser ce projet. Finalement, c'est grâce au leadership du président de la République, Mamadi Doumbouya, que ce projet voit le jour de manière concrète, avec les infrastructures que vous voyez devant vous. Ce gigantesque projet est le plus gros projet mine-infrastructures dans le monde, avec 20 milliards de dollars d'investissements. Comme vous le dites, ce sera un des plus grands projets miniers du monde. Les entreprises doivent produire et exporter à terme 120 millions de tonnes de fer par an. Cela va générer des revenus considérables pour l'État guinéen à travers des taxes et des impôts. À combien chiffrez-vous ces revenus ? Quand on atteindra les 120 millions de tonnes, ce sera environ deux milliards de dollars de revenus qui seront générés par le projet, sans compter les revenus indirects. Le projet ne sera pas uniquement pour l'exportation du minerai brut, comme on l'a connu par le passé, mais ce minerai sera également transformé sur place pour plus de valeur ajoutée. Les premières années, les entreprises bénéficieront d'exonérations d'impôts relativement importantes. Les dix premières années, Winning Consortium Simandou (WCS) ne payera pas d'impôts sur les sociétés et Simfer bénéficiera d'une exonération de 50 % les huit premières années. Pourquoi ces exonérations aux entreprises ? Dans l'industrie minière, les revenus les plus sûrs sont les royalties, c'est-à-dire les taxes minières. Il n'y a pas d'exonération sur les taxes minières. Dans le cas de Simfer, les impôts sur les sociétés sont remplacés par le pilier deux de l'OCDE pour que, dès les premières années de profits, il y a 15 % de profits qui sont partagés avec l'État. À la fin de la période de l'impôt minimum forfaitaire de l'OCDE, on passera au droit commun qui est de 30 %. Dans combien de temps atteindra-t-on la production de 120 millions de tonnes de fer ? Dans les accords, c'est trois ans. Mais avec l'avance qui a été prise par les partenaires industriels dans la réalisation du projet, nous atteindrons ces 120 millions de tonnes au bout de deux ans. Simandou en phase d'exploitation représente environ combien d'emplois directs et indirects ? En phase de construction, c'est plus de 50 000 emplois. En phase d'exploitation, c'est entre 10 000 et 15 000 emplois directs, sans compter tous les emplois indirects. Quand vous mettez tout ça ensemble, cela sera au moins plus de 20 000 emplois. On est en train de passer de la phase de construction de la mine à la phase d'exploitation. Ces prochains mois, on va vers une perte de 30 000 emplois à peu près. Justement, dans le cadre du comité stratégique du projet Simandou, on a une task force qui s'appelle la « Task force de mobilisation » afin d'éviter que les 50 000 personnes qui travaillent sur ce projet ne se retrouvent pas au chômage. C'est pour cela que nous travaillons pour créer de nouveaux projets dans le cadre du programme Simandou 2040. Dans le secteur minier, on a un projet de raffinerie qu'on a lancé au mois de mars dernier, qui va absorber une partie de ces employés. D'ici à la fin de l'année, on va lancer un nouveau projet de raffinerie de transformation de bauxite en alumine. Tous ces projets que nous allons lancer permettront d'absorber, dans le cadre de la remobilisation des démobilisés du projet, ces 50 000 personnes et leur trouver des perspectives. Ce qui va permettre de réduire la pauvreté dans le pays. Les conventions ont été renégociées en 2022 et 2023 sous le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Qu'est-ce qui a changé à la suite de ces renégociations ? Au niveau fiscal, on a amélioré substantiellement les revenus attendus par l'État dans le projet de plus de 20 % par rapport aux conventions initiales. Mais aussi, chose extrêmement importante, les infrastructures telles que renégociées vont faire du transport marchandises, passagers et minerais. Il y aura un train de passagers par jour dans chaque direction et trois trains marchandises par semaine, ce qui permettra d'augmenter encore plus l'impact économique du projet pour l'ensemble du pays. Les conventions ont été renégociées en 2022 et 2023. Une partie des résultats de ces négociations ont été publiés, mais pas tout. Notamment, la convention de codéveloppement, qui crée la Compagnie du Transguinéen (CTG) et qui encadre la gestion des infrastructures du projet, n'a pas été publiée. Certains observateurs estiment que c'est un manque de transparence. Quand est-ce que cette convention sera publiée ? Il faut se rendre compte que c'est un projet complexe. Il entre en production aujourd'hui, mais il y avait quelques documents qui étaient en cours d'ajustement. Après la construction des infrastructures, il faut six mois de mise en service pour s'assurer que l'ensemble de l'infrastructure est robuste. C'est après tout cela que l'on peut entrer dans les questions de publication des documents. On ne va pas publier quelque chose alors qu'on a six mois de mise en service. À la fin de la mise en service, c'est validé par les certificateurs indépendants internationaux qui sont recrutés, qui disent : « Tout est ok. Voici le coût des investissements. Le chemin de fer fonctionne bien, la signalisation fonctionne bien. Les boucles ferroviaires, etc. » C'est à la fin de tout cela que l'on pourra publier. Mais une fois que la mise en service du projet est finalisée, c'est-à-dire pas avant six mois, vers juin 2026. Puisque cette convention, pour l'heure, n'est pas publiée, on a peu de précisions encore sur la CTG qui sera l'opérateur des infrastructures. Quel est le statut de cette entreprise ? Les entreprises minières vont-elles, par exemple, devoir payer une redevance pour utiliser les infrastructures ? Qu'est-ce que va rapporter à l'État guinéen ? C'est une société anonyme, privée, de droit guinéen, qui est propriétaire des infrastructures et qui est opérateur de ces infrastructures pour les 35 prochaines années. Le modèle économique du projet, c'est que les principaux clients de la CTG, ce sont les mines. Les mines vont faire transporter leurs minerais sur le chemin de fer et l'exporter via le port. Ce n'est pas gratuit, ils vont payer des redevances d'utilisation de l'infrastructure. Ce sont ces redevances qui permettent à la CTG de fonctionner, mais également de rembourser les dettes contractées pour le financement de la réalisation de l'infrastructure. Certains responsables guinéens ont affirmé à plusieurs reprises que les entreprises minières construisaient un port en eau profonde pour accueillir les minéraliers, qui sont les bateaux servant à exporter le fer. Pourtant, sur les sites Internet de Simfer et de Winning Consortium Simandou, il est indiqué qu'ils construisent des ports de barges qui, elles, iront en haute mer pour déposer le fer sur des minéraliers. Finalement, quel type de ports aura-t-on pour ce projet ? À la fin de l'atteinte des 120 millions de tonnes, au bout de deux ou trois ans, on va engager les études de faisabilité pour l'extension de la capacité du port, pour passer à un port en eau profonde. Il faut d'abord faire les études de faisabilité qui nous diront combien de temps prendra la construction de l'infrastructure. Les conventions prévoient que les entreprises fassent une étude de faisabilité dans les deux ans, soit pour une aciérie d'une capacité de 500 000 tonnes par an, soit d'une usine de pellets - un produit intermédiaire entre le fer et l'acier - d'une capacité de deux millions de tonnes par an. En Guinée, l'un des problèmes majeurs pour l'industrialisation, c'est le manque d'énergie. Avec quelles solutions énergétiques peut-on construire de telles usines en Guinée ? Déjà, il y a une capacité aujourd'hui hydroélectrique qui permet de fournir de l'énergie à ce projet d'aciérie ou d'usines de pellets de 2 millions de tonnes. Il y a un barrage en construction de 300 mégawatts, qui est à plus de 45 % terminé. Il y a d'autres projets thermiques qui sont également en construction. Il y a une planification énergétique aujourd'hui du pays pour aligner les besoins énergétiques et industriels du pays avec le développement de nouveaux projets. Ce projet Simandou, avec les flux de revenus que cela va générer pour l'État, permettra également d'avoir plus de capacités de financement pour de nouvelles capacités énergétiques. En Guinée, il y a un autre grand gisement de fer, c'est la mine de fer du mont Nimba, qui n'est pas très loin de Simandou d'ailleurs. Ce projet reste bloqué parce que jusque là, les entreprises privilégiaient de faire sortir le minerai par le Liberia qui est plus proche, alors que l'État guinéen privilégiait une sortie par un port guinéen. Aujourd'hui, l'option que vous privilégiez, c'est de faire un raccordement entre le chemin de fer de Simandou et le mont Nimba ? La volonté du gouvernement, c'est de faire une boucle ferroviaire sur l'ensemble du pays. Le gisement du mont Nimba est à 130 kilomètres du chemin de fer de Simandou, ce n'est pas très loin. La question de capacité ne se pose pas, car il y a une capacité disponible sur l'infrastructure ferroviaire. Cela augmente aussi la viabilité du projet de Nimba, du fait de la disponibilité de l'infrastructure du Simandou. Il y a d'autres projets miniers de moindre envergure qui sont aussi en souffrance depuis un moment. Notamment la bauxite à Dabola-Tougué et le fer à Kalia, dans la région de Faranah. Envisagez-vous aussi de faire des raccordement de chemin de fer pour relancer ces projets miniers ? Tout le mérite de ce projet Simandou tel qu'il est pensé, conçu et réalisé, c'est d'être une infrastructure multi utilisateurs. Cela veut dire qu'il y a un droit d'accès des tiers qui sont le long du corridor. Vous avez parlé du projet de bauxite de Dabola-Tougué, du projet de minerai de fer de Kalia, et on vient de parler du mont Nimba. Tous ces projets négocieront des accords d'accès ferroviaire pour pouvoir transporter leurs minerais vers les ports qui se trouvent sur la côte. L'avantage du co-développement, c'est que ça permet d'avoir une infrastructure qui est économiquement viable parce que ça réduit les dépenses d'investissement de capital (Capex) pour tous les investisseurs. Cela permet aussi aux mines de pouvoir transporter leurs minerais à des prix compétitifs et devenir beaucoup plus viables. Le minerai de Kalia, s'il n'y avait pas la disponibilité de cette infrastructure, est difficile à sortir, car il est piégé dans l'arrière-pays. Mais du fait de la disponibilité de cette infrastructure et du droit d'accès qu'elle offre, avec des principes tarifaires extrêmement transparents pour tous les utilisateurs, c'est une chance pour tous les projets qui se trouvent le long du corridor d'être sur le marché. Une chance aussi pour la Guinée d'avoir à réaliser ces infrastructures conformément à cette vision. Sinon, on allait se retrouver avec une infrastructure dédiée uniquement au minerai de fer de Simandou, ce qui n'avait aucun sens. Malheureusement, sur les chantiers, il y a eu un certain nombre d'accidents et de morts. Winning Consortium a déclaré en octobre qu'il y avait eu deux morts chez eux. Nos confrères de Reuters ont publié en mars une enquête dévoilant qu'il y avait eu une dizaine de morts chez Winning Consortium. Au mois d'août, il y a eu un mort chez Rio Tinto. Quel est votre bilan du nombre de morts sur les chantiers ? Je ne commente pas les chiffres, mais ce que je peux vous dire que pour tous ces accidents, on a recruté des firmes indépendantes pour des enquêtes. Les résultats de ces enquêtes vont être révélés. Mais votre bilan, combien y a-t-il eu de morts sur la phase de construction en tout ? Comme je vous ai dit, il y a des enquêtes qui sont en cours. Quelqu'un peut aller au travail et il rentre le soir, il a la malaria, il meurt. On va déterminer si c'est à cause de son travail ou non. C'est pour cela que l'on met en place des enquêtes indépendantes. Il y a des firmes internationales qui ont été recrutées, qui font ces enquêtes dont les résultats seront communiquées ultérieurement. Les questions d'accident et de santé-sécurité pour les travailleurs du secteur minier sont un sujet extrêmement important pour nous. Nous travaillons avec tous les partenaires internationaux afin de prendre des mesures afin que ce type d'accident ne puisse se reproduire. Dans les conventions, il est prévu que 5 % des revenus induits par le projet Simandou aillent dans l'éducation. Pourriez-vous préciser ce projet ? 5 % des revenus de chacune des mines, en termes d'impôts et taxes, que l'État guinéen va percevoir, vont être affectés au financement du système éducatif à l'intérieur du pays. Construire des écoles, des bibliothèques, des enseignants pour augmenter le niveau de l'éducation, le niveau d'alphabétisation. Ensuite 20 % des impôts et taxes que l'État va percevoir provenant de la CTG pour amener aux meilleurs lycéens guinéens, des 33 préfectures du pays pendant les 35 prochaines années, des bourses d'études en France, aux États-Unis, en Chine, au Japon, dans le monde entier pour former les générations futures. L'argent pour les générations futures, c'est l'investissement sur le capital humain. Avec les 5 % de revenus induits par Simandou et les 20 % de la CTG, combien tablez-vous pour le budget de ce programme ? Pas moins de 200 à 300 millions de dollars par an. Il faut préciser que toutes ces bourses seront pour les filières scientifiques et techniques, parce que il faut former plus de gens pour la production que pour la gestion. Ce qui ferait à peu près combien de bourses d'études par an ? Je ne peux pas vous dire aujourd'hui avec certitude combien de personnes on pourrait envoyer, mais c'est des milliers de jeunes qui vont en profiter. 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Elles font mal, nous brisent, nous attristent, parfois nous soulagent ou nous libèrent. Les ruptures amoureuses laissent rarement indifférents et nombreux sont ceux qui aimeraient sauter la case “séparation”. Malheureusement, le passage de l'amour au désamour ne se fait pas en un claquement de doigt. Après la rupture, viennent, selon les personnes, les larmes, les cris, le manque, la peur de recroiser son ex, les discussions entre amis... Faute de manuel, chacun trouve sa façon de vivre une rupture amoureuse. Qu'est-ce qui se joue au moment d'une séparation ? Les hommes et les femmes rompent-ils de la même façon ? Entre confident ou conseiller, quel rôle pour l'entourage ? Avec : • Maxime Rovere, philosophe, chercheur associé à l'ENS de Lyon, auteur d'essais à succès comme Que faire des cons ? (Flammarion, 2019). Son dernier livre Parler avec sa mère (Flammarion, 2025) • Victor Coutolleau, docteur en sociologie. Spécialisé en sociologie du genre, en particulier appliquée aux questions de conjugalités (démographie, mise en couple, séparations). Auteur de la thèse La gestion des déceptions amoureuses comme travail émotionnel genré : entre appuis interpersonnels et contraintes institutionnelles (2023) En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, un nouveau rendez-vous bimensuel chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interrogera les outils, et analysera la pertinence de leurs réponses. Programmation musicale : ► Just Cool – Obongjayar ► Melodrama – Disiz et Theodora
L'Allemagne constate une forte augmentation des arrivées de jeunes Ukrainiens sur son territoire et cela commence à faire grincer des dents. Le chef du Parti conservateur bavarois appelle l'Union européenne à faire pression pour que Kiev interdise aux jeunes hommes de quitter l'Ukraine. Faisant valoir le rôle de l'Allemagne comme premier fournisseur européen d'aide militaire, Markus Söder martèle que l'Ukraine a besoin de « soldats ukrainiens pour défendre leur propre pays ». En août dernier, les autorités ukrainiennes ont assoupli la loi martiale, en permettant aux hommes de 18 à 22 ans de franchir la frontière, ce qui a entraîné une vague de départs. En Ukraine, la mesure ne fait pas consensus. De nos envoyés spéciaux à Kiev, Un terrain d'entraînement à une quinzaine de kilomètres du front dans le Donbass. À l'abri d'un sous-bois, de jeunes soldats s'entraînent au pilotage de drones. Lorsqu'on lui demande quels sont les défis les plus importants que son équipe doit relever, Vova répond sans détours : « Ce qui manque le plus ce sont les gens, on manque de personnes normales, équilibrées, qui veulent faire quelque chose et qui prennent leur activité au sérieux. Il y a très peu de gens. » Une réglementation qui fait débat Pour faire face au manque d'hommes dans l'armée, plusieurs partenaires occidentaux de l'Ukraine, les États-Unis en tête, ont longtemps plaidé pour un abaissement de l'âge de la mobilisation, aujourd'hui fixé à 25 ans. Mais les autorités ukrainiennes s'y sont toujours refusées. À l'inverse, elles ont décidé d'assouplir la loi martiale, en autorisant les 18-22 ans à franchir la frontière. Une mauvaise décision, selon l'opérateur de drones Mikhailo, alias « Mamba » : « Ceux qui partiront ne reviendront pas. Personnellement, je n'aurais pas adopté une telle loi. Parce que le résultat, c'est que tous ceux qui auraient pu venir nous prêter main-forte vont partir. Or, si on unissait nos forces, on pourrait sans doute stopper les Russes. » La nouvelle loi vise notamment à endiguer les départs de jeunes garçons de 17 ans. Ils étaient nombreux à quitter l'Ukraine avant d'avoir terminé le lycée pour ne pas se retrouver coincés dans le pays à leur majorité. Mais des observateurs redoutent que cette réglementation ne provoque un exode massif de jeunes hommes. Maksim, étudiant en médecine de 21 ans, a déjà vu plusieurs jeunes de son entourage partir à l'étranger après l'adoption de cette loi, dont son meilleur ami : « Il est parti à l'étranger en disant qu'il ne reviendrait que lorsque la guerre serait terminée. Il dit que tant qu'il y a la guerre, il ne veut pas prendre de risque. Il me semble que ça n'est pas bien, parce qu'on va finir par ne plus avoir d'armée. » Une mobilisation en question Cette loi aura-t-elle des conséquences militaires ? Aura-t-elle une influence sur la capacité de l'armée ukrainienne à mobiliser dans les années qui viennent ? Le député d'opposition Oleksiy Honcharenko ne le pense pas : « Tous ceux qui voulaient quitter l'Ukraine, l'ont déjà fait de toute façon, par des moyens illégaux. Cette loi s'applique aux jeunes jusqu'à 22 ans. Or, en Ukraine, la mobilisation, c'est à partir de 25 ans. Il n'y a donc aucune influence directe sur la mobilisation, pas même en théorie. Il y a en revanche un point avec lequel je suis d'accord avec nos militaires : nous avons un très mauvais processus de mobilisation. Malheureusement, rien n'est fait pour inciter les gens à s'engager dans l'armée. » Pour tenter d'attirer des recrues motivées, l'armée ukrainienne a mis en place en février dernier un contrat assorti d'incitations financières pour les jeunes de 18 à 24 ans, sur la base du volontariat. Mais le succès escompté n'est pas au rendez-vous. Sur le front, les soldats attendent toujours la relève.
Le monde va-t-il se débarrasser de la poliomyélite ? L'Afghanistan et le Pakistan sont les deux seuls pays où le virus de la polio reste endémique. Malgré les campagnes de vaccination nationale et l'aide internationale chapeautée par l'OMS, ces deux États n'ont pas réussi à enrayer la transmission de la maladie. En Afghanistan, deux régions restent des foyers de propagation : l'est du pays, densément peuplé, et le sud, très conservateur, où les campagnes de vaccination ne reçoivent pas l'adhésion totale des autorités. Jusqu'en 2022-2023, l'Afghanistan a fait des progrès importants vers l'éradication complète de la polio, avant de connaître une recrudescence de cas. Les expulsions massives d'Afghans depuis le Pakistan font craindre une augmentation supplémentaire dans les prochains mois. Une campagne de vaccination a été organisée à Kunar, province récemment sinistrée par un séisme et proche de la frontière pakistanaise. De notre correspondante à Kunar, Margot Davier À Dar-i-noor, depuis quelques jours, les équipes s'activent à plein régime pour rassembler les enfants de moins de 5 ans éligibles au vaccin contre la polio. Les sites de vaccination, particulièrement rudimentaires, comme ici au milieu des vaches, sont déployés dans chaque localité. Un représentant de l'OMS, désireux de rester anonyme, témoigne : « Donc, nous avons trois personnes dans notre équipe. L'un d'entre eux est un mobilisateur. C'est une femme. Elle va de maison en maison, et grâce à l'aide de la communauté, elle essaie de conduire les enfants à ce site, depuis leurs maisons. Et ce site, si nous regardons le plan, correspond à trois maisons. Dix enfants sont associés à ces habitations. » Les femmes jouent un rôle crucial pour sensibiliser les familles, comme l'explique Najibullah, l'un des vaccinateurs : « Les femmes se rendent directement au sein des maisons et peuvent s'adresser aux mères de familles, elles les invitent à se rendre sur les centres de vaccination. Les femmes sont vraiment importantes. Avant que la campagne ne commence, cette mobilisatrice sociale se rend dans les maisons, met à jour les registres. Si des bébés sont nés, s'il y a de nouveaux arrivants, surtout en ce moment, les listes changent rapidement. Par exemple, avant, il y avait cinq enfants dans cette maison, maintenant, il y en a sept. » Vaccination orale et injectable pour une efficacité de la campagne Dans les provinces les plus conservatrices du pays, à Helmand et Kandahar, au sud, les femmes n'ont pas le droit de participer aux campagnes. En conséquence, les résultats sont beaucoup plus faibles qu'à l'Est. À Kunar, 97% des équipes accueillent au moins une femme. 98% des enfants devraient être vaccinés à la fin de la campagne. Une petite fille arrive justement avec son père, elle fait la grimace. « Normalement, on ne donne qu'un vaccin oral pour cette campagne. On fait le vaccin oral, mais aussi le vaccin injectable. » C'est la première fois que les deux vaccins sont utilisés en même temps pour renforcer l'efficacité de la campagne. La petite fille voit deux de ses ongles coloriés au feutre noir. Cette marque sert à distinguer les enfants vaccinés des autres. La densité de population, les faibles conditions d'hygiène et la malnutrition sont des facteurs de transmission, selon le responsable de l'OMS. « Malheureusement, la plupart de ces facteurs existent à l'est du pays. C'est pourquoi nous sommes plus exposés aux risques ou plus susceptibles de contracter ce virus. Donc, nous menons davantage de campagnes ici. À l'Est, nous avons noué des partenariats avec nos collègues de Wash pour améliorer les conditions sanitaires et d'hygiène dans les zones les plus problématiques. » Quatre cas de polio ont été recensés en Afghanistan depuis le début de l'année. À lire aussiAfghanistan: plus de 800 morts dans un séisme qui a secoué l'est du pays
Dans la province syrienne de Deir Ezzor, frontalière de l'Irak, des villages ravagés par la guerre voient peu à peu revenir leurs habitants confrontés à la menace des explosifs, mines et autres munitions abandonnés par les belligérants. Ces retours dans une région marginalisée et dominée par l'insécurité représentent un défi logistique pour les équipes de démineurs et ont déjà engendré de nombreux accidents. De notre correspondant de retour de Deir Ezzor, À l'abri derrière les épais murs de terre d'une bergerie, Ahmad, les traits tirés, actionne le détonateur. Avec son équipe de démineurs, il opère depuis deux mois dans la zone dite des Sept villages de la province de Deir Ezzor : « Ces villages ont longtemps été une zone interdite, une ligne de front bombardée par les forces en présence. » C'est sur cette terre de sable, battue par les vents, qu'a été recensé le quart des 1 400 victimes d'engins explosifs abandonnés en Syrie depuis la chute du régime. « Pour le moment, l'urgence, ce sont les zones habitées, et ensuite, nous passerons aux parcelles agricoles », observe Ahmad. Coincée entre les flots paisibles de l'Euphrate au sud, au nord, une voie ferrée lestée de mines anti-personnelles : les maisons sont comme figées, les murs criblés d'impacts. S'y sont tour à tour réfugiés les combattants de Daech, les miliciens iraniens et les soldats du régime, abandonnant derrière eux les sinistres vestiges de la guerre. Ahmad confie : « Les habitants d'ici ont tous été déplacés. Depuis la chute du régime, ils commencent à revenir chez eux et découvrent des restes d'explosifs ou de munitions dont ils se débarrassent en reconstruisant leurs maisons. Ça pourrait nous prendre plus de cinq mois pour nettoyer la zone. » À lire aussiSyrie: dans la province de Deir Ezzor, la résurgence du groupe État islamique Selon certaines estimations, 70% des mines répandues en Syrie seraient concentrées dans la province de Deir Ezzor. Alors, d'ici là, l'urgence, c'est aussi de protéger les plus jeunes. Employé d'une ONG internationale, Tamer sillonne la région : « Nous essayons, avec des jeux, d'enlever de la tête des enfants des comportements qui se sont enracinés au cours des 14 années de guerre. » Avec le retour des déplacés, les accidents se multiplient. Protégée du soleil par l'auvent d'une maison aux fenêtres soufflées, la dizaine d'enfants est attentive, les yeux rivés sur un tableau aux visuels éloquents : « Ils me disent : "Oui, j'ai joué avec ce truc, je l'ai rejeté, je l'ai même repris une deuxième fois sans que ça explose." Oui, mais la troisième fois, ça va exploser… » Amar, dix ans, victime d'une mine Parmi les enfants réunis, Tamer désigne un garçon, dix ans à peine, recroquevillé sur une chaise roulante : « On a un blessé parmi nous… Amar, il a eu un accident avec un explosif, alors qu'il jouait avec son frère et son cousin. Malheureusement, il a été amputé de la jambe, son frère a perdu un doigt et son cousin a perdu la vie. » Revenu avec sa famille au mois de mars, le petit Amar déroule doucement le souvenir de son accident survenu 15 jours plus tard : « Nous sommes partis chercher nos cousins pour le déjeuner. On les a suivis jusqu'au bâtiment détruit. Ils ont trouvé ce truc et ont commencé à jouer avec, à le frapper avec une pierre et à s'amuser avec les câbles. Mais quand ils l'ont jeté par terre, ça a explosé. » D'ici la pose d'une prothèse, Amar est péniblement poussé par son père, épuisé par huit années à s'échapper d'une guerre qui ne cesse de le rattraper : « Nous avons tout abandonné derrière nous pour fuir vers un endroit où nos enfants seraient en sécurité. Une fois rentrés, le destin nous rattrape… Mais où pourrions-nous aller ? C'est ici, chez nous, c'est notre maison… » Sur la route, dans un nuage de poussière, s'approche une camionnette encombrée de ballots, des enfants juchés sur le toit. Les retours se poursuivent dans cette région éloignée de tout et toujours en proie à l'insécurité.