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Rediffusion Dans cette saison de La Traque, (re)découvrez une des affaires les plus terrifiantes de la fin du 21e siècle, celle de Charles Sobhraj, aussi connu sous l'alias du “serpent”. Après avoir vécu une enfance compliquée et plusieurs passages en prison pour des petits délits, Charles entreprend rapidement plusieurs magouilles qui vont très vite s'avérer grave . Animé par un besoin de contrôle, Sobhraj comprend que sa qualité de manipulateur peut servir de sombres desseins. S'évader pour ne pas mourrir Le business de Charles Sobhraj bat de l'aile. Avec sa compagne, Marie-Andrée, ils décident alors d'entreprendre un dernier gros coup. Malheureusement pour eux et bien heureusement pour les victimes, leur plan ne fonctionne pas, et Charles se retrouve rapidement dans une prison de New Delhi. Mais il n'a pas dit son dernier mot… Crédits : Production : Bababam Textes : Pierre Serisier Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Montage : Romain Redon Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:11:46 - Le 6/9 de l'été - par : Alexis Morel - Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Bichat à Paris et spécialiste des maladies infectieuses, fait le point sur l'épidémie d'Ebola et les nouveaux traitements en phase d'essai clinique. - invités : Yazdan Yazdanpanah Médecin gastro-entérologue et infectiologue, chef du service de maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital Bichat-Claude-Bernard, directeur de l'ANRS-Maladies infectieuses émergentes Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:11:46 - Les interviews d'Inter - par : Alexis Morel - Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Bichat à Paris et spécialiste des maladies infectieuses, fait le point sur l'épidémie d'Ebola et les nouveaux traitements en phase d'essai clinique. - invités : Yazdan Yazdanpanah Médecin gastro-entérologue et infectiologue, chef du service de maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital Bichat-Claude-Bernard, directeur de l'ANRS-Maladies infectieuses émergentes Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En France, la forêt de Fontainebleau a subi en juillet des incendies qui ont ravagé environ 2 000 hectares du massif forestier, soit 10% de sa surface totale. L'Office national des forêts (ONF) est revenu dans les zones ravagées par les flammes pour faire un état des lieux. Alors que les reprises des feux menacent, la sécurité et la vigilance sont de mise et la reconstruction désormais centrale. Un sol de cendres, des arbres morts... Dans ce paysage de désolation, Franck et Clément, bûcherons, tronçonnent un feuillu qui menace de s'effondrer. Un geste qu'ils répètent depuis leur retour dans la forêt qu'ils connaissent bien. « Trente-huit ans que je travaille en forêt de Fontainebleau. Je pense que je ne reverrai plus la forêt comme elle était avant. On a été mandatés il n'y a pas longtemps. La sécurisation des bords de route et de l'autoroute en priorité », confie Franck. La sécurisation des lieux est toujours en cours et quand la tronçonneuse se tait, l'état de la faune les bouscule quelque peu. « C'est vraiment trop calme. C'est ça qui est le plus bizarre. Il n'y a pas d'oiseaux. Cela fait bizarre. Mardi, quand je suis arrivé, une biche était en train de mourir, brûlée par le feu et en sous-nutrition », témoigne-t-il. À lire aussiFrance: après les incendies de la forêt de Fontainebleau, un paysage dévasté et une biodiversité menacée À proximité, Claire Nowak, de l'Office national des forêts (ONF) et responsable de l'unité territoriale de Fontainebleau, scrute de près « des opérations dangereuses qu'il faut confier à des bûcherons spécialisés, parce qu'on ne sait pas comment le bois brûlé va réagir ». « On ne sait pas à quel point le bois a été modifié par la chaleur. Parfois, on a même des arbres qui, à l'intérieur, sont encore en feu et on ne le voit pas de l'extérieur. C'est un chantier à laisser à des professionnels, évidemment. L'odeur est toujours là, encore très forte. Cela va persister tout autour de nous. C'est de la cendre. Encore une fois, cela continue de brûler à certains endroits au niveau du sous-sol. Malheureusement, ce n'est pas fini », souligne-t-elle, en regardant un camion-citerne « qui se rend sans doute sur le lieu d'une fumerolle ou d'une reprise ». Les pompiers sont les seuls autorisés sur la zone sinistrée, tout comme l'Office national des forêts. Dans sa voiture, Julien Simon, chef de service Forêts de l'ONF Île-de-France et correspondant Défense des forêts contre les incendies (DFCI), analyse les risques : « Depuis le 12 juillet, les deux feux sont fixés, mais ils ne sont pas considérés comme étant éteints parce qu'à tout moment, on sait que ça peut repartir. Donc on prie pour avoir de la pluie, de façon à essayer de réellement noyer les foyers résiduels pour pouvoir enfin déclarer ce feu comme éteint », précise-t-il. Les reprises de feu sont encore possibles. C'est ce qu'on appelle un « feu zombie », comme l'indique Claire Nowak. « En raison de la présence de cette végétation particulière, cette tourbe, le feu continue à brûler en sous-sol. On a régulièrement des points qui sont mesurés à caméra thermique à 150°C au niveau de la surface du sol, et 400°C en profondeur. C'est un feu que l'on appelle un feu zombie qui va continuer à brûler jusqu'à ce qu'il y ait une pluie forte », détaille-t-elle. La saison des feux est encore loin d'être finie. Après seulement, la phase de reconstruction va s'enclencher. Et le chantier sera long, avec le réchauffement climatique en perspective. « Les feux de ce type vont revenir. On a besoin de comprendre comment il s'est comporté pour pouvoir mieux lutter. Et penser à l'avenir de cette forêt en termes d'aménagement du territoire. En raison des sols très sableux, il y a une grosse dominante de pins. Quand on brûle un pin, ce qui repousse, c'est du pin. Donc on sait que si on ne replante pas, on aura une forêt de pins qui risque de rester très combustible à l'avenir. Il y a sans doute un rôle à jouer avec la plantation pour venir diversifier les peuplements forestiers », souligne Julien Simon. Cette sécurisation n'est pas synonyme de réouverture prochaine des sites touchés, loin de là. Selon l'ONF, il faudra une année avant de permettre à nouveau l'accès des zones sinistrées au public. À lire aussiLa sécheresse historique en France pourrait constituer un «point de bascule» pour la biodiversité
[Attention, certaines scènes racontées peuvent heurter la sensibilité des personnes fragiles.] Retour sur une saison événement en 8 épisodes qui vous a marqués. Voici le drame familial le plus emblématique du XXème siècle : l'affaire Grégory. Le 16 octobre 1984, Grégory Villemin, 4 ans, est retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne, une rivière des Vosges. Depuis près de 40 ans, cet infanticide est toujours irrésolu. Ce cold case français a connu des décennies de rebondissements et de fausses pistes. Dans cette saison événement, Caroline Nogueras retrace toute l'enquête, au cœur de l'intimité des familles Villemin, Jacob, Laroche, Bolle… En invitée exceptionnelle, nous recevons Maître Marie-Christine Chastant-Morand, l'avocate du couple Villemin. Caroline Nogueras sera aussi accompagnée de deux invités pour éclaircir les zones d'ombre : Thibaut Solano, auteur de “La Voix rauque” et le journaliste Jacques Expert qui a couvert toute l'affaire à l'époque. Un fiasco judiciaire Deux ans après la mort de Grégory Villemin, la France continue de vivre au rythme de cette affaire judiciaire entre circonspection et lassitude. Le malheur des Villemin devient comme une malédiction. Et la justice va en faire les frais. En 1987, le juge Lambert passe la main au juge Maurice Simon. Les deux hommes n'ont rien en commun. Le juge Simon passe au crible toutes les pièces du dossier, réinterroge tous les témoins. Malheureusement, le juge se heurte aux erreurs de l'enquête initiale... Production et diffusion : Bababam Originals Ecriture : Virginie Guedj Voix : Caroline Nogueras Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
La Fifa a finalement renoncé à son projet d'ouvrir à des investisseurs privés le capital d'une société commerciale liée à la Coupe du monde qui a suscité une forte opposition, notamment en Europe et en Amérique du Nord. En Afrique en revanche, la Confédération africaine de football (CAF) s'est montrée beaucoup plus prudente. Pourquoi cette différence ? Que révèle-t-elle du rapport de force entre la Fifa et le football africain ? Abdoulaye Thiam, journaliste sportif, est l'invité de Sophiane Amazian. RFI : Le projet de Gianni Infantino d'ouvrir une société commerciale pour vendre une partie de la Coupe du monde à des investisseurs étrangers est finalement abandonné, êtes-vous surpris de ce rétropédalage ? Abdoulaye Thiam : Non pas du tout. Je ne suis pas surpris. Je pense d'ailleurs que c'est une excellente chose de la part même du président Gianni Infantino, qui prône quand même l'unité du football. Quand on parle de l'unité avec un projet, qui a fini par diviser le monde entier, les 54 fédérations qui composent l'UEFA ont rejeté le projet. Il y a une quarantaine de fédérations de la CONCACAF qui ont fait la même chose. La Conmebol est en train de réfléchir. Je pense qu'il était de bon aloi pour lui de revoir sa copie, de faire du rétropédalage pour le bien du football mondial. La CAF, la Confédération africaine de football, de son côté a été plus souple dans sa communication et ne s'est pas vraiment opposée. Pourquoi cette prise de position ? Je crois que d'abord, les intérêts de la CAF ne sont pas les mêmes que les intérêts européens. Patrice Motsepe semble même pousser les fédérations africaines à aller vers cette direction-là. Ce serait seulement l'argument économique et financier qui expliquerait pourquoi les fédérations africaines n'étaient pas vent debout ces derniers jours contre ce projet ? Absolument. Il suffit tout simplement de jeter aujourd'hui un coup d'œil sur le calendrier qu'on n'arrive plus à maîtriser. Notre dernière CAN devait avoir lieu aux mois de juin-juillet 2025, mais à cause de la Coupe du monde des clubs, très chère à Gianni Infantino, l'Afrique a basculé sur deux années, fin 2025 et début 2026. Il y a donc un double standard, là, de la CAF ? D'un côté elle appuie les décisions du patron de la Fifa, de l'autre elle voit son tournoi continental passer au second plan ? Absolument. Mais bon, quand vous regardez quand même l'apport de la Fifa, on peut comprendre certains présidents africains qui ont besoin de cet argent-là. Mais il y avait quand même un énorme danger parce qu'il fallait faire attention à l'exigence de la rentabilité des actionnaires qui vont certainement prendre des décisions futures, notamment sur le calendrier de la Coupe du monde, sur son format, sur les droits de télévision, sur le développement des compétitions. C'est là-bas qu'il fallait mettre particulièrement le curseur. La Coupe du monde de football doit rester un sport très populaire. Que représente le président de la Fifa, Gianni Infantino, sur le continent africain ? Je pense que s'il y a une élection, il fera le carton plein. C'est 54 sur 54 pays qui vont voter pour lui. Il est vu ici comme étant quelqu'un qui apporte énormément d'argent. Sauf que les gens, ce qu'ils ne disent pas, c'est que ce qu'on donne au Sénégal, ce qu'on donne à la Mauritanie, ce qu'on donne au Maroc, c'est la même chose qu'on donne à la France. C'est quelque chose qui a été voté par le Conseil de la Fifa. Malheureusement, la CAF aujourd'hui, les 54 sont considérés tout simplement comme étant un bétail électoral. Mais quand il s'agit de prendre des décisions, on préfère tourner le dos ailleurs. Surtout encore, vu les dernières décisions qui ont été prises par Gianni Infantino sur le football africain, notamment la non-maîtrise de notre calendrier, notamment les changements de périodes, on va basculer de deux ans vers quatre ans. Ça, c'est un projet qui est très cher à Gianni Infantino. Or, beaucoup de décideurs ne sont pas d'accord avec ce projet-là. Finalement, il a fini par s'imposer parce qu'à partir de 2028, c'est terminé. Il n'y aura plus une CAN tous les deux ans, mais plutôt tous les quatre ans. Vous dites que le football africain doit se prendre en main et ne plus dépendre des décisions de Gianni Infantino ? Absolument. Moi, je pense qu'aujourd'hui, c'est une grosse aberration. Je trouve même que c'est une honte de voir qu'en 2022 il y a eu 62 matchs qui ont été joués au Maroc, parce que tout simplement il y a plusieurs pays en Afrique, au sud du Sahara, qui ne disposent même pas d'un seul stade répondant aux normes de la Fifa et aux exigences de la CAF. Ça, c'est inacceptable pour un pays qui se dit émergent. Pour un pays qui aime la jeunesse. Parce que quand même, la jeunesse représente plus de 75 % dans la plupart des pays en Afrique, au sud du Sahara. Mais quand il s'agit de jouer un match de football, tout le monde externalise pour aller au Maroc. Là, ce n'est pas la faute de Gianni Infantino, ce n'est pas non plus la faute du Maroc. C'est tout simplement parce que les autorités n'ont pas fait le travail pour lequel elles ont été élues. Il va falloir quand même balayer devant sa porte avant de chercher un bouc émissaire. À lire aussiFifa: perte de confiance, appel à la démission, Infantino peut-il tenir ?
durée : 00:58:43 - Le Cours de l'histoire - La reine, c'est le ventre de la monarchie. Malheureusement, après plusieurs années de mariage, Aliénor n'a toujours pas donné d'héritier aux Capétiens. Pour y remédier, Louis VII quitte Paris pour partir en croisade, emmenant avec lui sa précieuse épouse. Mais le pèlerinage tourne mal… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ses voyages imaginaires vers la Lune et le Soleil défièrent l'Église et rêvèrent d'une autre condition pour l'Homme. Bien avant le héros au nez flamboyant de Rostand, Savinien de Cyrano de Bergerac fut un philosophe et un pionnier de la science-fiction.Remontez le temps avec Franck Ferrand et découvrez l'étonnante vie de Cyrano de Bergerac, l'un des précurseurs de la science-fiction ! Bien loin de l'image du bretteur gascon immortalisée par Edmond Rostand, cet homme aux multiples facettes a marqué son époque par son esprit libre et visionnaire.
durée : 00:58:43 - Les Grandes Traversées - par : Kristel Le Pollotec - La reine, c'est le ventre de la monarchie. Malheureusement, après plusieurs années de mariage, Aliénor n'a toujours pas donné d'héritier aux Capétiens. Pour y remédier, Louis VII quitte Paris pour partir en croisade, emmenant avec lui sa précieuse épouse. Mais le pèlerinage tourne mal… - réalisation : Véronique Samouiloff - invités : Katy Bernard Médiéviste, maîtresse de conférences d'occitan à l'Université Bordeaux Montaigne; Fanny Madeline Maîtresse de conférences en histoire médiévale à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne; Frédéric Boutoulle Professeur d'histoire médiévale à l'université Bordeaux-Montaigne; Marie Fauré Doctorante, spécialiste du duché d'Aquitaine ; Nadège Gautier Responsable du Palais de Poitiers; Nicolas Prouteau Maître de conférences en archéologie médiévale-Université de Poitiers; Bastien Michel Médiéviste à l'Université de Caen; Gabrielle Storey Historienne; Charles Viaut Archéologue médiéviste; Marie-Ève Scheffer Responsable de la forteresse royale de Chinon
Au Niger, il y a trois ans, le 26 juillet 2023, le président Mohamed Bazoum était renversé par un coup d'État militaire. Il est toujours retenu à Niamey avec son épouse. Depuis, le pays est dirigé par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), avec à sa tête le général Abdourahamane Tiani, officiellement investi président l'an dernier pour une durée de cinq ans renouvelables. L'économiste Kiari Liman-Tinguiri, directeur de l'institut West Africa and Sahel Development Institute (Wasdi), ex-ambassadeur du Niger aux États-Unis sous la présidence Bazoum est l'invité de RFI. RFI : Quel bilan trois ans après l'arrivée du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie au pouvoir au Niger ? Kiari Liman-Tinguiri : Les arguments avancés pour expliquer le coup d'État au Niger étaient doubles. Il y avait d'abord la situation sécuritaire et ensuite ce qu'ils ont appelé la gouvernance. Du point de vue de la sécurité, malheureusement, le constat est que la situation s'est détériorée de façon incontestable par rapport à 2023. Quels sont les éléments factuels dont vous disposez pour dire que la situation s'est détériorée au niveau sécuritaire ? Je me base sur des données publiques : les données de la base d'Acled. Il y a eu une hausse du nombre d'incidents sécuritaires. Il y a eu une augmentation du nombre de pertes en vies humaines. Il y a eu une augmentation du nombre d'attaques contre les forces armées. Et il y a eu une extension géographique de la violence jihadiste. Comment peut-on expliquer cette détérioration de la situation sécuritaire ? Est-elle est liée au contexte régional peut-être ? Sauf que dans le même temps, la région de Tillabéri est devenue la région la plus affectée par la violence terroriste. C'est là où il y a le plus de morts. Il n'y a aucune région, ni du Mali, ni du Burkina Faso, qui a enregistré cela. Sur le plan politique, tous les partis ont désormais été dissous au Niger, en 2025. Est-ce qu'il y a encore, à ce jour, une vie politique dans le pays ? Malheureusement, non. Si ce n'était que la dissolution des partis politiques… Il y a au Niger un rétrécissement extrême de l'espace civique. Vous avez des arrestations arbitraires en grand nombre. Vous avez une suppression de toute possibilité de liberté d'expression, l'interdiction des médias même internationaux, le mépris des décisions de justice, la dissolution des organisations non-gouvernementales et leur soumission à un système de contrôle sans précédent. Donc, un régime autoritaire. C'est ça la réalité. Cela fait trois ans que Mohamed Bazoum est détenu à Niamey. Quelles sont les nouvelles que vous avez du président renversé ? Comment se porte-t-il aujourd'hui ? J'espère qu'il se porte bien, mais le président Bazoum n'a pas de contact. Il a été privé des moyens de communication depuis très longtemps. Sa situation est préoccupante. D'abord la détention injuste, injustifiable. Il n'y a pas de précédent dans notre pays. Le président Bazoum, à l'heure où nous parlons, a été détenu plus longtemps qu'il n'a gouverné le pays. Sa détention est arbitraire. Ça, ça a été décidé par un groupe de travail des Nations unies. Il n'a pas été jugé. Il n'y a aucun grief public contre lui. Mais il y a d'autres personnes détenues : son ministre de l'Intérieur Hamadou Adamou Souley, Moussa Tchangari un activiste de la société civile... Il faut libérer tout ce monde. Économiquement en tout cas, malgré les prédictions des plus pessimistes, le pays ne s'est pas effondré. Comment décririez-vous aujourd'hui l'économie nigérienne ? Oui, sur le plan factuel, on a une croissance économique forte. En 2024, c'est remarquable, entre 9% et 10 %. En 2025, les estimations la placent autour de 7 %. Ça, c'est pour la croissance macroéconomique. Grâce au pétrole ? C'est le pétrole. Le pétrole représente à peu près 9 % du PIB. Le deuxième contributeur à la croissance, c'est l'agriculture. Mais les deux sources font qu'il ne s'agit pas d'une performance de politique publique ou de stratégie économique. Qu'il s'agisse du pipeline Niger-Bénin, qu'il s'agisse des investissements pétroliers, tout cela a été négocié et était sur le point d'entrer en production quand le coup d'État est intervenu. Transformer une croissance de nature pétrolière en réduction de la pauvreté ou en bien-être des populations, ça, ça demande des politiques publiques. De surcroît, il y a une baisse drastique de l'aide. Et tout ça, sur fond d'une augmentation de nos dépenses en matière de défense. Il y a quand même un autre élément à prendre en compte, c'est cette fermeture de la frontière entre le Niger et le Bénin. Que fait perdre cette fermeture de la frontière à Niamey ? C'est l'une des choses les plus incompréhensibles. Il semble que la querelle procéderait de la possibilité qu'il y ait des forces françaises basées au Bénin, qui constitueraient une menace. Mais on ne peut pas réclamer pour soi la souveraineté et décider qui peut aller chez les autres. Par bonheur, le pétrole passe quand même par le Bénin. Donc, la frontière est fermée, mais juste la frontière terrestre, au niveau de Malanville. Avec les militaires, le CNSP tient au pouvoir trois ans après. Comment d'après vous et pourquoi ? Il n'y a pas qu'au Niger. C'est le cas au Mali, c'est le cas au Burkina Faso. Je ne pense pas que le fait de perdurer au pouvoir soit lié à la performance. C'est davantage lié à l'atonie de l'élite. Les gens s'accommodent de la situation sur place. Et puis, compte tenu de la situation sécuritaire, ce ne serait un cadeau pour personne, j'imagine. C'est une tragédie de penser comme ça. La pression jihadiste est si forte que je ne sais pas si le pouvoir attire. À lire aussiTrois ans après le coup d'État, le Niger toujours en proie à l'instabilité et au terrorisme
Tous les Français, ou à peu près, connaissent la joyeuse farce que sont Les Aventures de Rabbi Jacob, une des nombreuses références parmi la filmographie de Louis de Funès. Pour celles et ceux qui n'auraient jamais vu l'acteur danser le silonce, de Funès interprète le rôle d'un bourgeois antisémite embarqué malgré lui dans la tourmente d'une révolution d'un pays arabe, expérience qui le poussera à se travestir en rabbin orthodoxe. Sorti le 18 octobre 1973, cette comédie apporte une respiration bienvenue offerte par le réalisateur Gérard Oury. Véritable célébration de l'amitié juive-arabe, c'est aussi le premier film grand public à mettre la communauté juive en avant. Et ça marche ! 7 millions de spectateurs se rendent en salles et leur appréciation ne s'étiole pas au fil des décennies suivantes : un petit exploit vu les thèmes abordés. Malheureusement, la sortie de Rabbi Jacob, aussi lumineux soit-il, a aussi été à l'origine d'un drame. Que s'est-il passé ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Culture". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Jonathan Aupart. Première diffusion : novembre 2023. À écouter aussi : Quels sont les pires coups bas entre rappeurs ? Pourquoi le Sphinx de Gizeh a-t-il le nez cassé ? Pourquoi Napoléon est-il l'un des personnages historiques les plus représentés dans la pop culture ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez - Culture". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Ils ne sont ni policiers ni gendarmes, mais ils mènent l'enquête. Généalogistes, détectives privés ou simples citoyens engagés... RFI vous donne un aperçu du travail de ces limiers particuliers. Rencontre avec Damien Véron, dont la sœur Tiphaine a disparu le 29 juillet 2018 à Nikko, lors d'un voyage touristique au Japon. Depuis huit ans, ses proches remuent ciel et terre pour faire avancer l'enquête, sur place et depuis la France, où elle est désormais aux mains du pôle cold case de Nanterre, en charge des affaires criminelles non élucidées. « Voici le placard où j'ai archivé tout le dossier d'enquête pour retrouver Tiphaine. Il y a vraiment énormément de dossiers », comme Damien Véron. 1er août 2018 : voilà déjà deux jours que la famille s'inquiète du silence de Tiphaine quand le Quai d'Orsay appelle Damien pour l'informer de sa disparition. « Lorsqu'on a appris la disparition de Tiphaine, on a eu la police de Nikko le soir même, qui a tout de suite dit : ''Que ferait Tiphaine si elle était kidnappée, si on essayait de l'enlever ?'' Tout de suite, ils ont mis une dimension criminelle. Moi, ma sœur Sybille et mon frère Stanislas avons décidé d'y aller pour retrouver Tiphaine », se souvient-il. Il raconte ce tout premier voyage au Japon : « On est reçu tout de suite par la police. Sauf qu'on comprend qu'effectivement, culturellement, c'est compliqué. La piste criminelle qu'il avait évoquée est complètement mise au second plan lorsqu'on arrive. On nous dit que c'est une piste d'accident. Sauf qu'en fait, cette piste n'est pas tenable puisqu'ils nous montrent un foulard qui n'appartient pas à Tiphaine, près d'une rivière, pour justifier que Tiphaine ait pu se noyer. Et surtout, la police nous redonne la valise de Tiphaine en disant ''Rentrez chez vous, il se passera plus rien''. Donc là, on comprend que c'est dramatique. On a tout de suite mis les deux pieds dans le plat, dans l'enquête. Et surtout, on a médiatisé, puisqu'on a compris que la police ne le ferait pas. Il a fallu le comprendre puisqu'on pensait que, en octobre 2018, lorsque ma sœur Sybille avait interpellé Emmanuel Macron et Shinzo Abe, le Premier ministre de l'époque, ça allait bouger les choses. Et en fait non, on a vu que la police gesticulait plus que de faire quelque chose. » À lire aussiLes proches de Tiphaine Veron lancent une association pour aider les familles de disparus à l'étranger « Un combat qui coûte cher » Même si la piste criminelle lui saute aux yeux, la famille s'emploie pour écarter la thèse de l'accident. Damien Véron montre une vidéo prise dans l'hôtel où a séjourné sa sœur : « On voit la rivière qui est derrière l'hôtel, avec les serpents, les sangsues... Il faut vraiment avoir envie d'y aller. Vous voyez la rivière, on peut pas aller dans l'eau. C'est pour ça qu'on filme tout, pour montrer toutes les absurdités et surtout toutes les pistes. » Pour explorer les berges, la famille fait venir des spécialistes français, embauche une équipe japonaise de chiens pisteurs. Puis, deux détectives privés japonais sont employés pour examiner la piste criminelle. La fratrie parvient même à obtenir de Google et de l'opérateur Free des données cruciales sur le téléphone de Tiphaine. Dès 2019, l'association Unis pour Tiphaine est créée pour faire perdurer la mobilisation : « On a fait une fresque à Poitiers avec les yeux de Tiphaine qui a été beaucoup relayée. On a pu écrire un livre avec Sibylle pour raconter ce combat terrible. Une amie de la famille a fait un film, L'Air mouillé. Tout cela permet de mobiliser pour faire parler de Tiphaine, obtenir des dons parce que c'est un combat qui coûte cher. Je crois que ça va faire mon dixième voyage. Je crois qu'on a dépassé plus de 150 000 €, ce qui est colossal. Sans l'aide des gens, je pense qu'on n'aurait pas réussi. » La famille a frappé à toutes les portes, y compris celle des Nations unies : « J'ai eu la chance de m'exprimer devant le Comité des droits de l'homme. Et surtout, j'ai réalisé qu'une procédure était possible auprès du Comité des disparus. Le comité demande à ce qu'une enquête soit menée, que les suspects soient entendus et surtout à ce que la France soit pleinement investie du dossier. Malheureusement, le Japon ne coopère pas. Mais l'ONU a déjà fait six demandes. Donc ils continueront. » « On se bat pour que tout soit fait » Ces démarches s'inscrivent dans des enjeux diplomatiques qui dépassent le cas de la disparition de Tiphaine Véron. Une difficulté supplémentaire donc : « Forcément, puisque le Japon est quand même un allié important pour la France et l'Union européenne en Asie. Dans le cas de Tiphaine, on ne peut que remercier l'Élysée qui s'est pleinement mobilisé, comme l'ambassade de France au Japon. On cherche à retrouver Tiphaine. Cette dimension diplomatique, on ne l'avait pas au début. Mais après, on l'a comprise, il faut accepter que les gens sur qui on compte ont aussi d'autres impératifs qui sont les enjeux diplomatiques entre les États. Ce n'est pas évident. » « Au fond de nous, on pense qu'on a peu d'espoir de retrouver Tiphaine vivante. Par contre, on sait qu'on a toutes les cartes en main pour savoir ce qu'il est arrivé. Donc on mène l'enquête, on se bat pour que tout soit fait », confie le frère de la disparue. Ce 29 juillet 2026, Damien sera à nouveau à Nikko pour inaugurer un buste de Tiphaine. Pour que personne n'oublie, huit ans après. À lire aussi«Tiphaine, où es-tu ?» À la recherche de notre sœur de Damien et Sibylle Véron
Baleine sous Gravillon - Nomen (l'origine des noms du Vivant)
Quel est le point commun entre les Amphibiens, les Reptiles, les Mammifères et les Oiseaux ? Ce sont tous des vertébrés "tétrapodes" : leur ancêtre commun est sorti des eaux il y a presque 400 millions d'années, ce qui leur a permis de développer 4 (tetra) membres (podia) leur offrant la possibilité de se déplacer sur Terre, et un niveau système de respiration lui aussi adapté à l'air libre : des poumons. Ces évènements les ont alors définitivement distingués des premiers vertébrés apparus sur Terre : les poissons.Mais saviez-vous que quelques uns de ces poissons, dont certains existent encore aujourd'hui, sont malgré tout dotés de caractéristiques très proches de celles des tétrapodes ? La preuve dans une série Nomen en 3 épisodes.Comme nous l'avons vu en début de saison 5, le terme "poisson" n'est pas biologique, mais désigne plusieurs groupes d'animaux aquatiques pour la plupart dotés d'écailles, de nageoires et de branchies. À part ces trois caractéristiques, les représentants des poissons sont des espèces n'ayant pas grand chose à voir les unes avec les autres. Pour preuve : dans les poissons, on regroupe tout aussi bien des des animaux avec et sans mâchoire (comme les lamproies) animaux à squelette cartilagineux (les requins et les raies) qu'osseux (les thons par exemple). Enfin, parmi les poissons osseux, on en distingue deux groupes principaux : les actinopétyrigiens ("qui possèdent des nageoires à rayons" en grec) et les sarcoptérygiens ("qui possèdent des nageoires charnues"). C'est dans ce dernier groupe que l'on trouve les plus proches cousins des tétrapodes. Et parmi ces cousins, une célébrité internationale : le Cœlacanthe.Apparu il y a plus de 400 millions d'années, cet animal a été porté disparu par les Occidentaux* (on le croyait éteint depuis 70 millions d'années), jusqu'à sa "redécouverte" en 1938. C'est une Miss Latimer, employée du Muséum de Johannesburg, qui fut la première à identifier scientifiquement un spécimen moderne pêché au large de l'Afrique du Sud. En hommage à son travail, l'espèce africaine puis une autre espèce découverte en Indonésie ont été baptisées du nom de genre Latimeria sp., fait rare pour une femme naturaliste. Malheureusement, en raison de la fascination des collectionneurs et aventuriers en tout genre pour cet animal à l'aspect de "fossile vivant" (il a peu évolué depuis son apparition), le Cœlacanthe est, du moins pour l'espèce africaine, aujourd'hui menacé d'extinction, cette fois pour de bon...*l'animal était connu des populations indigènes de l'Océan Indien, en particulier des Comores, bien avant 1938.Pour en savoir plus sur les Cœlacanthes, voici une série de BSG, featuring Laurent Ballesta, fondateur de Gombessa (nom local du poisson aux Comores), qui propose des expéditions marines scientifiques à travers le monde.___Invité et auteur des 4 "bibles" sur les noms des espèces : Pierre AvenasInterview, montage & programmation : Marie-Juliette Champeau___SOURCES :Vignette : Cœlacanthe des Comores, de l'espèce Latimeria chalumnae (©Laurent Ballesta).Extraits :02'09 : Kaamelott, Alexandre Astier & Alain Kappauf, 2006-2009 (©CALT)10'15 : Beyoncé - "Run the World (Girls)", 2011 (℗ Columbia records)Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Après vous avoir raconté les aventures fabuleuses du héros perse Rostam et de sa monture Rakhch, je vous propose de nous attarder aujourd'hui sur sa mort…Rostam et son fidèle destrier Rakhch coulent des jours heureux en perse. Le héros accomplit des tâches titanesques et débarrasse les terres de son père des pires brigands et démons. Mais sous ces apparences radieuses se dévoile une réalité plus terrifiante. Une ombre s'avance et veut bouleverser le destin du jeune homme. Shaghâd, le demi-frère de Rostam, possède un nom mélodieux qui cache une âme de vipère. Il désire plus que tout le trône après la mort de son père. Malheureusement pour lui, Rostam est le premier héritier de la liste. S'il veut concrétiser son rêve, il doit donc écarter du tableau ce frère certes fabuleux mais gênant pour ses projets de grandeur…Bonne écoute !
Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.
durée : 00:58:43 - Toute une vie - La reine, c'est le ventre de la monarchie. Malheureusement, après plusieurs années de mariage, Aliénor n'a toujours pas donné d'héritier aux Capétiens. Pour y remédier, Louis VII quitte Paris pour partir en croisade, emmenant avec lui sa précieuse épouse. Mais le pèlerinage tourne mal… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Malheureusement, son mari est décédé maintenant. Mais...Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
Pour aller goûter l'herbe tendre qui pousse sur l'autre flanc de la montagne, trois boucs doivent traverser un petit pont de bois. Malheureusement, vit sous ce pont un troll épouvantable… Un conte norvégien plein de malice, sur la Symphonie N°7 d'Antonin Dvorak. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est un couple mythique de la pop culture : le duo Ross et Rachel de la série Friends. Ils ont flirté, se sont aimés, déchirés, jalousés… Mais que cache cette relation pour le moins tumultueuse ? Quelle vision de l'amour le couple Ross et Rachel nous donne-t-il à voir ? Découvrez la face cachée de cette histoire d'amour emblématique de la pop culture. "We were on a break" Lorsque Rachel entrevoit Ross dans le hall d'arrivée de l'aéroport, son cœur se met à battre de plus en plus fort. Malheureusement, elle découvre aussi très vite la nouvelle petite amie de Ross. Va-t-il changer d'avis et revenir à son amour de jeunesse maintenant que Rachel est prête à aller plus loin avec lui ? Ou au contraire, continuer à tergiverser ? Un podcast Bababam Originals Ecriture : Anaïs Koopman Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
« Le syndrome de la dernière minute » : le quotidien Aujourd'hui à Ouagadougou a trouvé la juste expression… Aujourd'hui qui estime que « le football africain a besoin de réfléchir sur son ADN mental ! » En effet, pourquoi toutes ces défaites concédées en fin de match ? Mercredi soir, relate le journal, « la RD Congo a fait douter l'Angleterre pendant près de 90 minutes. Malheureusement, la pression anglaise a fini par payer. À un quart d'heure du terme, Harry Kane a remis les deux équipes à égalité, avant de crucifier les Congolais en inscrivant le but de la victoire à la 86ᵉ minute. » À lire aussiCoupe du monde 2026: la RD Congo craque sur le fil contre l'Angleterre, qualifiée en 8es de finale Et un peu plus tard dans la soirée, le Sénégal est « passé du rêve au cauchemar » : les Lions de la Téranga face à la Belgique menaient 2 à 0 juste avant la fin de la rencontre. Et tout a basculé… « Cruelle désillusion », soupire WalfQuotidien à Dakar. « Les Lions ont périclité en l'espace de 5 minutes. » Deux buts coup sur coup et un penalty concédé dans les prolongations. WalfQuotidien qui s'en prend au sélectionneur Pape Thiaw qui aurait mal géré les remplacements en fin de rencontre. Commentaire du site Seneplus : « Ce renversement spectaculaire laisse un goût amer au Sénégal, qui aura longtemps livré l'une de ses prestations les plus abouties du tournoi. Portés par un Sadio Mané inspiré, un Habib Diarra omniprésent et un Ismaïla Sarr décisif, les Lions ont toutefois payé au prix fort leur incapacité à gérer les dernières minutes d'une rencontre qu'ils semblaient pourtant contrôler. » À lire aussiCoupe du monde 2026: une fin de match catastrophe et le Sénégal gâche son rêve de 8es contre la Belgique La gestion des fins de matches Et malheureusement constate Afrik-foot, « l'effondrement du Sénégal n'est que le dernier chapitre d'une tendance de plus en plus douloureuse qui hante le continent depuis le début de ces 16es de finale du Mondial. Tout a commencé avec l'Afrique du Sud, rappelle le site sportif, qui a tenu le Canada en échec pendant presque toute la rencontre avant de concéder un but déchirant dans les arrêts de jeu. La Côte d'Ivoire semblait en bonne voie pour forcer la prolongation face à la Norvège après avoir égalisé à la 74ᵉ minute, avant de céder sur un but décisif à quatre minutes du terme. Ce n'est pas une question de talent, pointe Afrik-foot : le Sénégal, la Côte d'Ivoire, l'Afrique du Sud et la RD Congo ont toutes prouvé qu'elles étaient capables de rivaliser avec l'élite européenne sur de longues périodes. Le problème se situe dans la gestion des dernières minutes, là où la concentration, la sérénité et la maîtrise tactique font souvent la différence entre ceux qui passent et ceux qui s'interrogent sur ce qui aurait pu être. Dans cette Coupe du monde, ces petits détails ont systématiquement joué en défaveur des grandes nations africaines, et la sortie douloureuse du Sénégal pourrait bien être l'exemple le plus cruel de tous. La seule exception, relève enfin Afrik-foot, étant le Maroc, qui est au contraire parvenu à arracher l'égalisation dans le temps additionnel contre les Pays-Bas. » À lire aussiCoupe du monde 2026: le Maroc élimine les Pays-Bas aux tirs au but après un match fou Égypte, Algérie, Ghana, Cap-Vert et Maroc… Désormais, constate WakatSéra, « il ne reste plus à l'Afrique qu'à reporter tous ses espoirs sur les Pharaons égyptiens, les Fennecs algériens, ou encore les Black Stars ghanéens. Et pourquoi pas sur les Requins bleus cap-verdiens qui, sans complexe, défieront les Argentins et Lionel Messi, champions du monde en titre. » Et puis il y a donc le Maroc ! Après leur victoire spectaculaire contre les Pays-Bas, les Lions de l'Atlas rencontreront samedi le Canada. « Une affiche piégeuse plus qu'écrasante, estime le site marocain leDesk. Sur le papier, le Maroc part favori, et l'histoire récente le conforte : en phase de poules au Qatar, en 2022, les Lions de l'Atlas avaient déjà battu le Canada (2-1) avant de filer jusqu'en demi-finale. » Mais, attention, prévient le site marocain, « les Canadiens abordent ce 8ᵉ de finale libérés de toute pression. Deuxièmes du groupe B, nul contre la Bosnie, large victoire 6-0 sur le Qatar, défaite face à la Suisse, ils avancent sans attentes, ce qui les rend potentiellement plus dangereux qu'au premier regard. » À lire aussiCoupe du monde 2026: menée durant une heure, l'Égypte bat la Nouvelle-Zélande et entrevoit les seizièmes
Découvrez la face cachée du couple Napoléon Ier et Joséphine de Beauharnais. Si l'empereur est l'un des personnages les plus représentés dans la pop culture, on connaît moins son étonnante histoire d'amour avec l'impératrice Joséphine. Lui était fou amoureux, elle, ne se gênait pas de tromper son mari au su et vu de tous. Leurs caractères si opposés rendront leur union particulièrement mouvementée… L'histoire d'un amour étrangement ficelé mais tellement profond qu'il habitera l'Empereur déchu jusqu'à son dernier souffle. Fuis-moi, je te suis Napoléon porte dès les premiers instants une passion brûlante à sa femme, c'est indéniable. Malheureusement, la réciproque est loin d'être vraie… Tromperies incessantes, dépenses inconsidérées, désinvolture et mondanités en lieu et place de contrat de mariage : Joséphine ne craint pas de faire tourner son mari en bourrique, lui, le conquérant si redouté par les armées du monde entier. Or il faut bien l'admettre : tout au long de son mariage, le plus brillant stratège d'Europe aura moins de mal à conquérir des pays étrangers que le cœur de sa femme… Un podcastBababam Originals Ecriture : Claire Loup Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
La flambée du prix des engrais provoque une crise dans précédent pour les agriculteurs, en particulier les céréaliers de la Plaine du Pô, en Italie. Très dépendants de l'urée, l'engrais azoté dont le prix a doublé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, ils tentent de trouver des alternatives plus naturelles. Un reportage d'Anne Verdaguer et Caroline Bordecq, cofinancé par l'Union européenne. Les agriculteurs italiens subissent en moyenne depuis quelques mois des surcoûts d'environ 30%, en raison de la hausse du prix des engrais. L'Italie, deuxième puissance agricole de l'Union européenne, importe 70% de ses engrais minéraux (azote, phosphate, potassium), dont près de 50% proviennent d'Égypte, suivie de l'Algérie, de la Libye, de la Turquie et du Maroc. Pour Cesare Fedeli, céréalier près de Milan : « Si on considère seulement l'utilisation de l'urée, qui est l'engrais azoté que nous utilisons le plus, pour 200 hectares de riz et 100 hectares de maïs, il y a eu une augmentation des coûts d'environ 35 à 40 000 euros. Par rapport à 2025, les prix des fertilisants ont augmenté de 50%. Cette augmentation, on ne peut que la subir et la peur aujourd'hui, c'est de produire à perte : que la valeur de la récolte ne permette plus de couvrir les coûts de production. Malheureusement, il n'y a pas d'alternative : nous sommes dépendants de ce type de produit. » EN IMAGES Une taxe carbone sur les engrais controversée L'Italie a réclamé la mise en place d'un corridor humanitaire sur le détroit d'Ormuz pour les engrais, alors que les craintes de crise alimentaires se renforcent. Le puissant syndicat agricole italien Coldiretti s'est rendu au Parlement européen à Strasbourg, le mois dernier (mai 2026) pour réclamer notamment la suspension de la taxe carbone aux frontières, sur les engrais. Pour Luigi Simonazzi de Coldiretti Lombardie : « En Lombardie, les céréales sont principalement destinées à l'alimentation animale. Je ne peux pas renoncer à produire mon maïs, parce que je sais qu'une vache laitière consomme chaque jour plusieurs kilos de maïs. Donc même si l'engrais coûte deux fois plus cher, je dois continuer à l'acheter. Et ensuite je dois espérer pouvoir vendre mieux mon lait, ma viande ou mes œufs. C'est là tout le problème : les coûts de production augmentent immédiatement, mais les prix agricoles ne suivent pas toujours ». En attendant une réponse à la demande de suspension temporaire de la taxe carbone aux frontières de l'UE, l'Italie a remporté une victoire en suspendant les droits d'importation sur l'ammoniac et l'urée en provenance de pays non membres de l'UE, à l'exception de la Russie et du Bélarus, qui resteront soumis à des sanctions en raison de la guerre en Ukraine. Nourrir 10 milliards d'êtres humains sans engrais La vraie question est la suivante : pourra-t-on un jour se passer des fertilisants chimiques pour nourrir 10 milliards d'êtres humains sur terre d'ici 2050 ? Dans la plaine du Piémond au pied des Alpes, Mara Stocchi et Manuele Mussa ont repris la ferme rizicole des grands-parents Una Garlanda, une exploitation de 130 hectares qui a pris un tournant radical après 40 ans de monoculture, car aujourd'hui, ils n'utilisent plus de fertilisants. Pour Mara Stocchi : « c'est un changement qui veut porter un message beaucoup plus large, parce que l'agriculture sert à nourrir les personnes. Et les personnes, pour être bien nourries, doivent manger de la nourriture saine, la nourriture que la terre leur donne. On peut aider les agriculteurs à faire des choix plus conscients, des choix plus en ligne avec ceux de nos ancêtres qui ont toujours cultivé la terre et n'avaient pas besoin de substances chimiques. » L'Italie, 1er producteur européen de riz et de fruits, et 2è producteur de légumes derrière l'Espagne, est aussi l'un des leaders du bio. L'agriculture régénératrice se développe également à grands pas. Une révolution qui prendra du temps mais qui, à l'heure du changement climatique, semble nécessaire.
Quel est le rôle des femmes dans le groupe terroriste Boko Haram et dans ses déclinaisons les plus récentes, comme le groupe ISWAP ? La réponse se trouve dans un roman coup de poing, La fabrique à kamikazes, que vient de publier, aux éditions Saint Graal Ivoirien, le journaliste camerounais David Wanedam, qui a été rédacteur en chef à L'œil du Sahel. Ce livre-enquête est bâti sur les témoignages terribles de plusieurs jeunes femmes qui ont été kidnappées par les groupes jihadistes du nord-est du Nigeria et du nord du Cameroun. RFI : Dans votre livre La Fabrique à Kamikazes, vous racontez l'histoire d'une jeune femme nigériane, Falmata, qui est enlevée par les jihadistes de Boko Haram et qui est progressivement happée par les mécanismes de l'endoctrinement. Pourquoi ce focus sur une jeune femme et pas sur un combattant de Boko Haram ? David Wanedam : Parce que la guerre a d'abord été perçue comme une affaire d'hommes, dans la propagande, dans la vidéo, etc. Et tous les matériaux de communication de Boko Haram tournent essentiellement autour des hommes. Et donc ça fait plusieurs années que je couvre la question et ça m'a intrigué, évidemment, de savoir où étaient donc finalement les femmes. D'où cette question de savoir quel est le parcours de Falmata, comment elle est devenue une kamikaze, une arme intelligente destinée à détruire. La question vient vraiment de la vague des attentats kamikazes que nous avons eus, particulièrement au Cameroun, dans la région de l'Extrême Nord, sur la période 2016 jusqu'à 2019 C'est en avril 2014, lors de l'enlèvement de quelque 276 lycéennes à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, qu'on a découvert le rôle des épouses forcées et des jeunes femmes kamikazes dans la stratégie de Boko Haram. Et vous dites que les malheureuses sont plutôt bien traitées après leur enlèvement. Falmata était, écrivez-vous, « une invitée de marque dans un palais de conte de fées » Vous savez, dans l'interprétation de l'Islam que font Boko Haram et ses autres déclinaisons, les femmes sont en réalité au centre de tout. On a pu par exemple entendre des éléments clés du mouvement fanfaronner que, tant que les femmes accouchent, Boko Haram ne peut pas disparaître. Et donc il est apparu que la femme est à la fois le socle biologique et le socle idéologique du groupe, et donc elles sont porteuses du mouvement dans son présent, mais également dans son futur. Elles sont très, très bien traitées, contrairement à ce que les hypothèses de départ nous donnaient. Et donc Falmata a trouvé dans cet environnement une famille nouvelle, qui l'honorait quasiment. Donc ces jeunes filles sont à la fois protégées, mais aussi instrumentalisées avant d'être plus tard transformées en armes de terreur. Vous racontez que Falmata, l'héroïne de votre roman, est une forte tête. Elle échappe de justesse à la mise à mort par lapidation. Elle réussit à s'évader. On croit qu'elle va s'en sortir, mais non, parce que, quand elle revient parmi les siens, dans la région où elle a été kidnappée, on la soupçonne d'être une fille de Boko Haram. Malheureusement, cette réalité-là, on la vit et on la vivra encore. Il y a une sorte d'ostracisme vis-à-vis de ceux qu'on soupçonne d'avoir été affiliés ou associés de quelque forme au groupe Boko Haram, et on vit déjà des situations où des femmes sont ostracisées, sont abandonnées à la périphérie du village, et qui préfèrent même parfois retourner au sein du groupe plutôt que de rester là où elles ne sont pas acceptées. Et donc oui, ça génère de la peur dans la communauté qui se dit qu'il y a peut-être une cellule dormante qui est en train de naître au sein du village ou bien de la communauté, au point où les Etats aujourd'hui arrêtent à peu près tout le monde au faciès ou bien au moindre soupçon. On ne va pas raconter la fin de votre livre, qui est haletant. Qu'en est-il aujourd'hui de ces femmes kamikazes qui se faisaient sauter sur les marchés du Nord Cameroun et du nord-est du Nigeria ? Nous sommes aujourd'hui cinq ans après la mort du chef terroriste Abubakar Shekau, qui a été tué dans la forêt de Sambisa en mai 2021 Le mouvement a su s'adapter. Et ça, c'est la capacité des mouvements djihadistes. Il y a eu un grand débat interne sur l'usage des kamikazes femmes qui avaient été utilisées de façon industrielle par Abubakar Shekau en son temps. Ça ne veut pas dire que c'est fini. Les attentats ont changé de forme, les groupes se sont sophistiqués. Ils savent utiliser désormais des drones armés pour collecter du renseignement, pour larguer des explosifs. Et l'intelligence des groupes est telle qu'aujourd'hui, ils n'ont pas besoin des femmes forcément pour aller faire des attentats kamikazes. Les femmes peuvent servir de vecteurs de renseignement, de vecteurs logistiques, notamment en ravitaillant de la nourriture. Elles peuvent entrer dans les marchés plus facilement. Les femmes peuvent se ravitailler en munitions parce qu'elles sont moins perçues comme étant suspectes. Il y a des attentats qui sont commis, notamment au véhicule bélier, qui sont chargés d'explosifs et qui ciblent des camps militaires. Ça, ça n'a pas changé. Ce qui a changé, par contre, c'est l'utilisation qu'ils font des femmes dans les groupes. Parce que oui, il y a des femmes aujourd'hui qui sont destinées à nettoyer, par exemple, des armes. Quand les combattants rentrent de leur bataille, elles nettoient les armes, elles font la cuisine, elles font les marchés, elles font les champs, bref, ce sont elles qui font tourner la machine djihadiste aujourd'hui. Et donc ne pas prendre en compte la question de la femme dans ces groupes, c'est prendre la question à moitié sur ce millefeuille qu'est la question djihadiste dans le bassin du lac Tchad. Mais voulez-vous dire qu'il y a, dans la direction de Boko Haram, des gens un tout petit peu moins extrémistes que les autres qui ont dit qu'il fallait arrêter d'utiliser les femmes comme kamikazes ? Ils n'ont pas renoncé totalement, ils ont juste trouvé des outils de substitution. Il y a des hommes qui sont kamikazes et qui sont célébrés après les attentats. Les attentats de type kamikaze existent toujours, mais ils ont juste changé de forme.
Alors que Julien Courbet s'apprête à faire une transition, maître Noachovitch le coupe pour faire son point juridique. Malheureusement, l'animateur a dû calmer les ardeurs de l'avocate, qui ne sait pas priver de montrer son mécontentement. Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Retournez en enfance avec Peter Pan et Wendy. Vous connaissez la belle histoire : celle de l'enfant qui ne voulait pas grandir et qui persuade la jolie Wendy de le suivre au pays imaginaire. Mais, le duo Peter et Wendy cache une réalité bien plus sombre... Entre syndrome, psychologie et relation toxique, nous allons vous raconter l'envers du décors de ce duo mythique de Disney. Vivre dans un monde imaginaire Les personnages de Peter Pan et Wendy semblent avoir été créés pour le plus grand bonheur des plus jeunes par un auteur qui n'aurait jamais perdu son âme d'enfant. Malheureusement, il n'en est rien. L'image du petit farceur aventurier vivant dans un monde féérique n'est qu'une invention de Disney. En réalité, c'est l'auteur James Matthew Barrie qui a donné vie au duo… marqué par une enfance sordide. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Anaïs Koopman Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
C'est une industrie à mi-chemin entre l'agroalimentaire et la pharmacie. À Madagascar, l'usine Tanjaka Food fabrique chaque année 3 000 tonnes de produits nutritionnels pour combattre la malnutrition infantile. Parmi eux, « l'aliment thérapeutique prêt à l'emploi » est destiné aux enfants souffrant d'émaciation sévère, la forme la plus mortelle de malnutrition. Sa production locale a permis aux acheteurs de réduire leurs coûts et d'augmenter le nombre d'enfants traités. Avec notre correspondant à Antanarivo, Guilhem Fabry Des arachides d'Inde et d'Argentine, du lait en poudre importé d'Europe, des huiles, du sucre et surtout une formule de 30 vitamines et micronutriments... Tous ces ingrédients sont assemblés à Antananarivo pour aboutir à « l'aliment thérapeutique prêt à l'emploi » : une pâte épaisse respectant les meilleurs standards sanitaires. « On va passer sur une première phase qui est le pré-mélange. On va intégrer les trois premières matières principales. Ensuite, on va passer par la thermisation. Elle sert à éliminer tous les risques microbiologiques », explique la directrice de division de la marque Tanjaka Food, Randianina Rasoamiaramanana. « L'ensemble de nos matières premières sont importées, parce que nous sommes tenus de respecter un cahier des charges déjà très précis. Malheureusement, actuellement à Madagascar, nous n'avons pas encore de fournisseurs qui arrivent à fournir les matières premières à la hauteur des exigences imposées par ce produit-là », précise-t-elle. Filiale du groupe malgache Basan, Tanjaka Food qui emploie 89 employés est capable de produire jusqu'à 6 000 tonnes d'aliments nutritionnels par an, contre 1 000 tonnes à sa création en 2009. « Sur les deux dernières années, on a beaucoup exporté notamment au Zimbabwe, au Mozambique, un peu au Soudan du Sud. C'est l'Unicef, notre partenaire, qui redirige les besoins en fonction de la situation nutritionnelle dans les différents pays alentours », détaille encore Randianina Rasoamiaramanana. « Couper sur les coûts logistiques pour rendre ce produit beaucoup plus disponible » Mais la majorité de la production est réservée à Madagascar. Mathieu Joyeux est chef de la nutrition pour l'UNICEF dans le pays : « On a, à peu près en moyenne chaque année, entre 100 000 et 120 000 enfants atteints de malnutrition aiguë sévère. La majorité se trouve dans le Grand Sud et le Sud-Est. Mais on a aussi des taux de malnutrition aiguë sévère très élevés en zone urbaine, à Antananarivo. » Le traitement dure quatre à huit semaines, à raison de trois sachets par jour. « Avant ce produit thérapeutique, il y a une trentaine d'années, il fallait renutrir l'enfant huit fois par jour sous supervision médicale continue. La révolution pour nous de ce produit, c'est qu'on a pu faire sortir les enfants des hôpitaux », rappelle Mathieu Joyeux. « Maintenant, ils prennent leur traitement à la maison. Et on a fait réduire les coûts globaux en appuyant la création de nouvelles usines de production, y compris une production locale ici à Madagascar, qui nous permet de couper sur les coûts logistiques pour rendre ce produit beaucoup plus disponible », met-il en avant. La quasi-totalité des enfants souffrant d'émaciation à Madagascar reçoivent l'aliment thérapeutique. Ceux atteints de malnutrition modérée, dont le nombre a augmenté de 46% depuis 2024 dans le Grand Sud, n'ont en revanche pas tous accès à des suppléments nutritionnels adaptés. La faute à des financements internationaux en forte baisse. L'usine de Tanjaka Food ne tourne aujourd'hui qu'à 50% de sa capacité.
Les Colombiens votent ce dimanche 21 juin 2026 pour désigner le successeur de Gustavo Petro, premier président de gauche de l'histoire du pays. Ils ont le choix entre son dauphin, le sénateur Ivan Cepeda, et l'avocat Abelardo de la Espriella. Le candidat de l'extrême droite est en tête des sondages, porté par son discours sécuritaire inspiré du président du Salvador, Nayib Bukele. La Colombie connaît actuellement une vague de violences inédite depuis dix ans. Si la situation est particulièrement tendue dans les régions du pays contrôlées par des groupes armés, l'insécurité est également forte dans les grandes villes où certains habitant s'organisent pour se protéger. À Belmira, quartier chic du nord de Bogota, la crainte principale des habitants, c'est le vol à l'arraché. Alors 160 des 226 familles qui vivent ici, payent chaque mois environ 200 euros pour financer une équipe de vigiles 24 heures sur 24, à moto ou à vélo. « Je suis équipé d'une matraque et d'une arme. Un revolver que je peux utiliser en dernier recours si ma vie est menacée et que je ne peux rien faire d'autre. On n'a pas le droit de fouiller ou d'arrêter un délinquant. On peut juste le retenir jusqu'à ce que la police arrive », explique Camilo Pavon-Cruz. Soixante quatre caméras de vidéosurveillance complètent ce dispositif. Elles sont gérées depuis un poste de contrôle installé à côté de l'air de jeux. Huit d'entre elles sont reliées au commissariat, mais Magali Velez, responsable de l'association civique de Belmira, avoue ne pas trop compter sur les forces de l'ordre. « Malheureusement dans ce pays, on a parfois peur de la police. Tous les policiers ne sont pas mauvais. Certains rejoignent les rangs de la police plein d'illusions. Mais parfois, face à la corruption qui est un véritable système, ils sont obligés d'agir mal. Ils n'ont pas d'autre choix. On ne peut pas vraiment faire confiance à la police. C'est donc à nous de nous protéger ». « Ici, c'est le pays de la mort » Depuis un an et demi, la Colombie connaît un regain de violences, essentiellement dans les zones où sévissent des groupes armés sur fond de trafics en tout genre, notamment de cocaïne, mais également dans certaines villes. Une situation que la droite attribue au manque de fermeté de Gustavo Petro et à son plan de « paix totale ». Le président sortant a essayé, en vain, de négocier avec les organisations criminelles pour qu'elles acceptent de déposer les armes. À lire aussiPrésidentielle en Colombie: Ivan Cepeda, l'exigence du droit et du dialogue avec les groupes armés C'est l'horreur, se désole Gabriela, 69 ans. « Ici, c'est le pays de la mort. On vous agresse et on vous tue. Il faut sans cesse faire attention : ne pas sortir son portable dans la rue, ne pas porter de bijoux, regarder par dessus son épaule et ne parler à personne, ni à un enfant, ni à une personne âgée. Il ne faut pas non plus accepter de prospectus. Car on peut vous jeter de la scopolamine, une drogue qui vous fait perdre le contrôle de vous-même et la notion du temps. C'est ça la Colombie ! » Alors dimanche, Gabriella votera pour Abelardo de la Espriella, le candidat de l'extrême droite promet d'employer la manière forte avec les criminels qu'il compte « éradiquer comme des rats ». À lire aussiColombie: Abelardo de la Espriella, un «Tigre» d'extrême droite novice en politique, aux portes du pouvoir
Les restrictions de visas pour les supporters de football ivoiriens et africains qui veulent aller aux États-Unis sont « regrettables », a déclaré Mamadou Touré, le ministre porte-parole adjoint du gouvernement de Côte d'Ivoire sur RFI. Le ministre, qui est aussi en charge de la Promotion de la jeunesse, de l'Insertion professionnelle et du Service civique, s'exprime également sur le calendrier de la mise en place d'une nouvelle commission électorale, après la dissolution de la précédente le mois dernier. RFI : Vous êtes à Paris pour participer au salon Vivatech. Quelles sont les ambitions numériques de la Côte d'Ivoire ? Mamadou Touré : La Côte d'Ivoire entend être un hub numérique dans la sous-région ouest africaine. La Côte d'Ivoire compte se positionner au niveau africain, au niveau donc du numérique. D'ailleurs, Vivatech nous offre l'opportunité de mettre en évidence tous ces talents jeunes puisque nous avons avec nous à ce salon une trentaine de jeunes start-up PME qui viennent à la conquête du monde et qui apportent des solutions très concrètes dans différents domaines, que ce soit l'agriculture, le climat ou la Fintech. Il y a quelques jours, le ministre ivoirien de la Défense, Téné Birahima Ouattara, qui est vice Premier ministre, qui est aussi le frère du chef de l'Etat, a déclaré que la Côte d'Ivoire était prête à reprendre une coopération sécuritaire avec ses voisins du Sahel, notamment le Burkina Faso. Est-ce à dire que des opérations communes entre Ivoiriens et Burkinabés pourraient reprendre contre les groupes jihadistes ? La Côte d'Ivoire a toujours été dans cette posture. C'est ce que le vice Premier ministre a voulu rappeler. Rappelez-vous que, par le passé, nous avons eu d'excellentes relations avec ce pays dans le cadre de la coopération militaire et dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Malheureusement, ces relations se sont estompées, pas du fait de la Côte d'Ivoire. Et donc, ce que le vice Premier ministre exprime, c'est cette prédisposition permanente de la Côte d'Ivoire à œuvrer dans le sens d'un dialogue qui aurait pour effet de mutualiser les efforts en vue de traiter ce problème qui est un problème sérieux pour toute la sous-région. Le mois dernier, le gouvernement ivoirien a annoncé la dissolution de la CEI, la Commission électorale indépendante, qui est très décriée par l'opposition. À quoi ressemblera la nouvelle structure électorale ? Vous savez que, depuis plusieurs années, nous avons eu une commission électorale indépendante qui a été modifiée plusieurs fois et qui, en dépit donc de ces améliorations, n'a pas réussi à rassurer tous les acteurs en dépit de toutes les avancées obtenues. En dépit de cela, il y a une crise de confiance des acteurs. Tirant donc conséquence de cela, le gouvernement a décidé donc de dissoudre la commission électorale indépendante et va proposer une nouvelle architecture dans le but de mieux rassurer donc les différents acteurs. Alors pour cette nouvelle architecture, d'après certaines informations, le modèle sénégalais pourrait servir de base, à savoir une double structure où l'organisation matérielle des élections serait confiée à l'administration publique et le contrôle à une autorité indépendante composée de magistrats et de hauts fonctionnaires à la retraite ? Alors tout ce qui s'est dit aujourd'hui est de la spéculation et c'est normal. Mais il faut attendre quelques jours que le gouvernement propose officiellement l'ossature. Mais cette double structure, c'est une piste ? Écoutez, dans quelques jours, vous aurez l'architecture proposée par le gouvernement. Ce n'est pas impossible ? Attendez quelques jours. Les principaux partis d'opposition, notamment le PDCI, se félicitent de la disparition de la CEI, mais demandent une table ronde avec le pouvoir avant d'examiner une proposition à l'Assemblée nationale ? Écoutez, nous considérons que la Côte d'Ivoire n'est pas un Etat failli. La Côte d'Ivoire est un Etat avec des institutions depuis plusieurs années qui fonctionnent normalement. Et tout ce processus se fera donc dans le cadre normal du fonctionnement normal de l'Etat et de ses institutions. Pour le calendrier, donc, c'est le gouvernement qui l'annoncera. Mais quelle que soit la proposition du gouvernement, elle passera devant l'Assemblée nationale, elle sera discutée par les députés, l'opposition y est représentée. Donc dans le cadre du fonctionnement normal des institutions, la réforme se fera. Et quand est-ce que ça passera devant l'Assemblée nationale ? Mais il faut attendre déjà que la proposition soit adoptée par le gouvernement. En Conseil des ministres… Analysée en conseil de gouvernement et adoptée en Conseil des ministres, avant donc de passer à l'Assemblée nationale. Mais tout ce calendrier sera clairement défini et public au moment opportun. D'ici la fin du mois de juillet ? Je ne peux rien vous dire là-dessus. Mais pas de table ronde avant l'examen d'une proposition du gouvernement ? Je ne sais pas quelle sera la méthodologie choisie par le Premier ministre, qui est en charge d'initier la proposition au gouvernement et il revient au Premier ministre de définir l'approche. Mais ce que je dis, c'est que, quelle que soit l'architecture qui sera arrêtée, nous avons un pays qui fonctionne normalement, des institutions qui fonctionnent normalement, et différentes lois comme ça l'est pour des lois qui ont été déjà adoptées, donc, il y a un processus qui est défini, et je pense que ce processus sera respecté. Au Mondial de football, la Côte d'Ivoire a battu l'Équateur 1-0 lundi dernier. Félicitations ! Mais que pensez-vous du refus des Américains de laisser rentrer les supporteurs des Eléphants ? Il est clair que de milliers de supporters, qu'ils soient Ivoiriens ou Africains, auraient voulu partir aux Etats-Unis pour accompagner nos équipes africaines. Malheureusement, du fait des restrictions des visas, ces supporters ne peuvent pas y aller. Et on peut comprendre donc la douleur, la tristesse de ces supporters qui n'arrivent pas à y aller du fait donc de mesures administratives au niveau du gouvernement américain. Donc, on ne peut que regretter, cela est regrettable. Est-ce que cette politique de restriction des visas, vous la jugez discriminatoire à l'égard de certains pays ? Je ne ferai pas de commentaire.
Dans la capitale haïtienne, la soirée du premier match des Grenadiers à la Coupe du monde, samedi dernier (13 juin 2026), a tourné au cauchemar à Cité Soleil. Des membres de gang ont tiré sur la foule qui célébrait la participation d'Haïti au Mondial de football masculin. Il y a eu des dizaines de morts, selon un bilan provisoire, y compris des enfants. «Des habitants de Wharf jérémie, de Pont Rouge et de Chancerelles sont descendus dans les rues pour célébrer la performance de la sélection haïtienne» face à l'Ecosse, malgré la défaite de l'équipe, raconte Fritznel Pierre, directeur exécutif de Combite pour la paix et le développement. Ces quartiers, comme l'ensemble de la commune de Cité Soleil sont aux mains de gangs. Certains membres de groupes armés participaient au cortège, au son du rara, musique traditionnelle haïtienne. Mais le son des percussions et des trompettes a été remplacé par celui des tirs. «Malheureusement, en arrivant dans le quartier de Belekou», des membres du gang de ce quartier «ont ouvert le feu sur la population», poursuit Fritznel Pierre, dont l'ONG de défense des droits humains a recueilli des témoignages pour tenter de reconstituer ce qu'il s'est passé ce soir-là. Bilan provisoire : 61 morts, dont plusieurs femmes et enfants, selon une source diplomatique jointe par RFI. Le plus jeune avait 7 ans seulement. Plusieurs membres de gangs ont aussi été tués. Des habitants ont été séquestrés. Paralysie du terminal pétrolier de Varreux En février 2024, de nombreux groupes armés de la capitale haïtienne, Port-au-Prince, se sont réunis sous la bannière de la coalition «Vivre ensemble». Mais depuis mars, certains se combattent à nouveau à l'arme automatique, dans la plaine du Cul-de-Sac, y compris à Cité Soleil, le plus grand bidonville du pays. Selon l'ONU, plus de 2 300 personnes ont été tuées en Haïti depuis le début de l'année 2026. Après le massacre survenu dans la nuit de samedi à dimanche, des affrontements entre groupes armés paralysent le principal terminal pétrolier du pays, le terminal de Varreux, tout proche, et affectent l'approvisionnement des stations-service. Haïti-Brésil : nouveau défi pour les Grenadiers Les joueurs de Sébastien Migné affrontent les Brésiliens ce 19 juin 2026. Pour leur second match dans cette coupe du monde 2026, ils pourront compter ce vendredi sur le soutien de supporters haïtiens résidents à Philadelphie (où se tient le match) ou venus spécialement soutenir leur équipe, qui n'était pas présente au mondial depuis 52 ans. Elcio Ramalho, de la rédaction brésilienne de RFI, est allé à leur rencontre. Présidentielle en Colombie : deux projets de société opposés La Colombie va-t-elle virer à droite toute comme de nombreux pays d'Amérique latine ? Second tour de la présidentielle ce dimanche 21 juin 2026. Pour succéder à Gustavo Petro, le premier président de gauche de toute l'histoire du pays, les Colombiens doivent trancher entre son dauphin, le sénateur Ivan Cepeda et le millionnaire d'extrême droite, l'avocat Abelardo de la Espriella. D'après les derniers sondages, ce dernier l'emporterait. Marine de La Moissonnière, envoyée spéciale de RFI en Colombie, est allée à la rencontre d'électeurs dans le quartier de Barrios Unidos, dans le nord de Bogota. Un quartier qui avait voté majoritairement pour Gustavo Petro en 2022 et qui lors du premier tour, a changé de bord, plaçant Abelardo de la Espriella en tête. Dans le journal de La 1ère... Nouveau rebondissement suite à l'interpellation d'un policier la semaine dernière en Martinique, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.
La date n'est pas fixée officiellement, mais les élections à la Douma devraient se dérouler les 18 et 20 septembre prochain. Ce seront les premières sur fond de conflit depuis plus de 4 ans, avec des pourparlers diplomatiques au point mort. Leur issue ne fait pas de doute, le parti au pouvoir encore une fois raflera l'immense majorité des sièges. Les partis d'opposition, sous pression, se préparent tout de même. Reportage dans les locaux du parti « Iabloko » à Saint-Pétersbourg, le seul parti à demander un cessez-le-feu immédiat en Ukraine. Dans une pièce, quelques affiches, du papier, des stylos sur des tables… les dernières traces de la réunion précédente : une soirée d'écriture de lettres aux prisonniers politiques en Russie. Quelques pas plus loin, dans un bureau, un calendrier avec la photo d'un visage mince aux yeux sombres et au regard aigu. C'est celui de Boris Vichnievsky. Cet ancien responsable très connu du parti « Iabloko » a été désigné « agent de l'étranger » en mars 2024. Comme une blessure qui ne cicatrise pas, comme aussi la marque d'une volonté intacte de combattre, quelques mots sont écrits sous le cliché : « Je reviendrai ». « C'est ce qu'il nous a dit quand il a fait son discours de départ », explique la coordinatrice des élections pour le parti dans la région (ndlr : pour des raisons de sécurité, les noms des interviewés ne sont pas communiqués). « Malheureusement, maintenant il vit à l'étranger. On espère que c'est temporaire, qu'il reviendra vraiment ». Depuis le départ de cette figure locale, et singulièrement depuis le début de la préparation des élections, le climat s'est encore durci. Assise dans son bureau, la coordinatrice des élections fait l'état des lieux : « Pour l'instant, je ne ressens aucune pression directe, dit-elle d'un ton égal. Mais je ressens une pression psychologique, car presque chaque jour au sein du parti, des choses désagréables se produisent. Mes camarades reçoivent des statuts juridiques qui les empêchent de se présenter à des élections et qui menacent même leur possibilité de résider en Russie. Par exemple, il y a quelques jours, un membre de notre parti à Iekaterinbourg, une ville avec une population de plus d'un million d'habitants, et où « Iabloko » obtient en général de bons résultats aux élections, a été fiché comme « extrémiste et terroriste ». Il a quitté le territoire. Dans d'autres endroits, il y a eu des pressions au travail ». Dans une interview le 10 juin dernier à Novaya Gazeta Europe (média exilé et classé « indésirable » par les autorités russes), le patron du parti, Nikolaï Rybakov, a eu cette formule : « Nous avons une grande expérience de la survie en milieu toxique. » À la question du journal : « Quelles sont les perspectives électorales d'un parti sans ressources administratives ni alliance avec le gouvernement russe en 2026 ? », Nikolaï Rybakov a répondu : « On pourrait poser la même question à propos de la vie en Russie dans son ensemble : quelles sont les perspectives d'avenir pour nous tous qui ne sommes pas au pouvoir ? Nous n'avons pas d'autre choix. Mais nous pouvons changer les circonstances dans lesquelles nous vivons. » Pour la coordinatrice du parti à Saint-Pétersbourg, « Dans notre société, personne n'est à l'abri de rien, de la pression, de la possibilité de perdre sa liberté ou de subir des restrictions de quelque nature que ce soit. » « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur » Pourtant, le responsable local du parti l'affirme : de nouveaux membres affluent tous les mois : des étudiants, des employés, des médecins, des hommes d'affaires, tous à la recherche d'un débouché civique et politique à leur mécontentement voire leur colère, adhérant au slogan du parti : « Pour la paix et la liberté, pour une vie digne et sans peur ». « Bien sûr, la question-clé est celle de l'attitude envers l'opération militaire spéciale et la méthode de résolution du conflit, explique-t-il, mais il s'agit aussi des choix économiques et sociaux que font nos dirigeants. Il y a du mécontentement et il est répandu, les sondages le disent. » La coordinatrice se fait un peu plus directe : « Il faut mettre fin aux massacres de vies, et c'est notre position principale. Cette position suscite désormais un écho important. Le nombre de personnes qui la soutiennent augmente, car des actions dangereuses menacent non seulement les zones frontalières, mais aussi Saint-Pétersbourg et Moscou. Les technologies militaires actuelles font que personne n'est en sécurité. » La coordinatrice s'exprimait dans la foulée du Forum économique de Saint-Pétersbourg, marqué par des attaques spectaculaires de drones de l'Ukraine lors des journées d'ouverture et de clôture. « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur, à exprimer leurs opinions sans crainte également. C'est fondamental. » Ces deux cadres régionaux listent aussi, parmi ce qui attire de nouveaux militants, les restrictions d'internet, la dégradation du pouvoir d'achat, les inégalités qui s'accentuent, le manque d'investissement dans les transports, les inquiétudes sur l'avenir… Plus que des politiques à améliorer : un contrat social mis à l'épreuve depuis plus de 4 ans de guerre. « Iabloko » a pu jusqu'ici participer à toutes les élections, sauf le scrutin présidentiel. Pour ces législatives, réponse début juillet prochain. À lire aussiVyborg, ville russe en face de la Finlande: une nostalgie européenne à l'ombre de la guerre en Ukraine
Avec : Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Frédéric Hermel, journaliste et écrivain. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Avec : Pierre Rondeau, économiste. Frédéric Hermel, journaliste et écrivain. Et Emmanuelle Dancourt, journaliste indépendante de Dijon. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Aujourd'hui dans "Esprits Libres", David Abiker reçoit Luc Ferry pour une analyse approfondie du fonctionnement de la justice française et de ses dérives. Ensemble, ils décortiquent les différents niveaux de responsabilité des magistrats - civil, pénal et disciplinaire - et soulignent les failles d'un système qui semble parfois protéger l'intégrité des juges au détriment de la recherche de la vérité.L'invité revient notamment sur l'affaire Lyhanna, cette jeune fille dont les multiples signalements n'ont pas été pris au sérieux, menant à une issue tragique. Il explique que dans le cas du rendu du jugement, les magistrats sont quasiment intouchables, ne pouvant faire l'objet de sanctions disciplinaires, même en cas d'erreur grave. Seul le recours en appel reste envisageable pour contester une décision.Mais le philosophe pointe également un autre problème de société : l'invisibilité des enfants victimes. Alors que les femmes ont réussi à faire entendre leur voix avec le mouvement #MeToo, Luc Ferry estime qu'il est désormais temps de prêter une oreille attentive à la parole des plus jeunes. Avec 70 000 plaintes pour agressions sexuelles sur mineurs, la France fait face à un véritable fléau qu'il est urgent de prendre au sérieux.Au-delà des dysfonctionnements judiciaires, il livre une réflexion passionnante sur la nature de l'amour parental, un sentiment unique qui nous pousse à protéger ces êtres fragiles et vulnérables que sont les enfants. Malheureusement, dans une société qui les idéalise parfois à l'excès, on oublie trop souvent qu'ils sont avant tout des personnes à part entière, dont la parole mérite d'être écoutée et considérée.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[REDIFFUSION] Cette semaine, revivez l'effroyable crash du vol Fuerza Aérea Uruguaya 571. Autrement appelé le drame de la Cordillère des Andes, cet accident aéronautique aura marqué le milieu des années 70. Véritable tragédie humaine, cette catastrophe est aussi une incroyable histoire de survie. Joignez-vous alors à nous pour découvrir cette effroyable épopée. Un accident dramatique Le 13 octobre 1972, l'avion F571 s'écrase dans la cordillère des Andes. Le pilote expérimenté Julio Ferradas, avait à ses côtés le co-pilote en formation, Dante Lagurara. Alors qu'ils survolent les Andes, les nuages cachent les montagnes en dessous. Au moment où l'avion approche de son lieu de destination, le copilote demande l'autorisation d'atterrir auprès de l'aéroport de Santiago. L'avion entame alors sa descente. Malheureusement, les trous d'air qu'ils ont subis et la mauvaise visibilité les surprennent. Lorsqu'ils ont traversé les nuages, l'avion n'était pas encore au niveau de la piste d'atterrissage…. Mais face à la montagne… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clémence Setti Production : Bababam (montage Julien Roussel) Voix : Florian Bayoux Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Le 23 mars 2024, Emmanuel signe un contrat de dépôt-vente avec la franchise d'un grand réseau pour se débarrasser de son véhicule personnel. Malheureusement, un mois plus tard, il apprend que plusieurs voitures du parc ont été vandalisées dont la sienne. Emmanuel se retourne à la fois contre son assurance et celle du dépôt-vente. Mais, depuis, les deux compagnies se rejettent la balle ! Et notre auditeur a dû débourser 12.494€ de sa poche pour les réparations ! Journaliste enquêteur pour l'émission, Jean-Baptiste Nicolle nous fait plonger dans les coulisses du dossier. Au micro d'Alban Tardy, un membre de l'équipe de "Ça peut vous arriver" revient sur les négociations difficiles et les moments off de ces 2h d'antenne ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En Ukraine, le champ de bataille est jonché des corps de soldats. Le nombre de militaires portés disparus, bien qu'inconnu, se chiffre par dizaines de milliers. Retrouver les dépouilles est un besoin essentiel pour les familles. Mais ce travail est rendu presque impossible par la prolifération des drones sur la ligne de front. C'est la mission de ces militaires ukrainiens, rencontrés par notre correspondant en Ukraine à l'aube, dans une ferme abandonnée du Donbass, à une vingtaine de kilomètres du front. De notre correspondant de retour de Sloviansk, Un à un, les sacs mortuaires sont déchargés du camion. Il faut s'y prendre à plusieurs pour hisser les corps sur une table sommaire, dressée dans une grange à l'abri des regards et des combats. Russes et Ukrainiens y sont traités avec les mêmes égards. Le travail avec les morts est un labeur silencieux. Les visages sont fermés. Ce matin, une dizaine de corps sont auscultés par Oleksiy Yukov, treillis militaire, casque sur le crâne : « Il s'agit du corps d'un soldat de la Fédération de Russie. C'est ce qu'indiquent son équipement et son matériel militaire. Malheureusement, aucun signe distinctif personnel ni document d'identité n'a été retrouvé. » Oleksiy Yukov et son équipe – une dizaine de militaires – parcourent le champ de bataille au péril de leur vie, pour en extraire les corps des soldats. Depuis quatre ans, plus de 3 000 dépouilles ont ainsi été exhumées du front ukrainien, « de nos propres mains », nous explique-t-il, certaines parfois portées à dos d'homme. Une mission devenue presque impossible aujourd'hui. « Si tu sors, tu ne reviendras pas » « L'arme la plus effrayante que j'ai vue dans cette guerre, ce sont les FPV, les drones », lâche Oleksiy Yukov. Ces engins kamikazes sont équipés d'une caméra qui permet à l'ennemi de traquer une cible à distance. Ils pullulent désormais à proximité de la ligne de front : « L'épuisement émotionnel arrive quand tu n'as pas la possibilité de récupérer les corps. Quand tu les vois, mais que tu ne peux rien faire. Tu ne peux tout simplement pas sortir de ta position pour aller les chercher et les évacuer. Il y a des drones, le terrain est à découvert, et tu comprends que si tu sors, tu ne reviendras pas. » De sa voix douce, à peine audible, Arthur, 29 ans, le regard dissimulé derrière ses lunettes de combat, nous détaille son travail : « Sur la ligne de contact, quand c'est possible, une voiture nous dépose. On travaille une heure, une heure et demie maximum. Très peu de temps. S'il y a des corps, on ne les met même pas dans des sacs : on les charge dans la voiture et on repart aussitôt, pour éviter les drones. » À lire aussiUkraine: la région de Kiev bombardée massivement par la Russie, un missile balistique Orechnik utilisé « Les échanges de corps ont commencé » Depuis le début de l'invasion du pays en 2022, Arthur assiste Oleksiy dans sa funeste mission. Lui aussi est habité par le devoir mais, l'émotion affleure chez le jeune homme, entre déférence pour les défunts et vertige de côtoyer toute cette mort : « Au début, quand on allait récupérer des Russes, tout le monde disait : ''À quoi bon ?'' Ensuite, les échanges de corps ont commencé. Un corps russe, c'est au moins un corps ukrainien rendu. Et puis, il y a cette question : que sommes-nous si des corps restent sur notre terre, mangés par les chiens, sans que nous ne fassions rien ? » Avec l'arrivée des drones, ces missions de récupération ont diminué de 90%, nous confie Dmitro, le chauffeur du camion. La matinée avance. Le soleil est maintenant levé. Les corps sont numérotés, avant d'être envoyés à la morgue, dans l'ouest du pays. Oleksiy se demande si ce n'est pas l'une des dernières fois qu'il pourra encore venir chercher les morts sur le front du Donbass. À lire aussiAprès les frappes russes sur Kiev, Macron tente un rapprochement avec la Biélorussie de Loukachenko
Andras Pándy naît en 1927 en Hongrie. En 1956, après l'insurrection de Budapest, ce pasteur protestant s'installe à Bruxelles. Dès lors, il prend la tête d'une petite communauté hongroise. Pendant des décennies, il cultive l'image d'un homme respectable. Pourtant, derrière cette façade se cache un monstre. Dans des maisons délabrées du quartier du canal, il impose sa loi par la terreur. Dès son enfance, il soumet sa fille aînée Agnès à des viols répétés. Progressivement, sous son emprise psychologique, elle devient sa complice. Mais les violences sexuelles ne sont que le début d'une spirale meurtrière. Il commence à tuer sa première épouse. Puis, sa seconde femme, plusieurs de ses enfants et ses beaux-enfants. Les mobiles sont la domination, la jalousie et la volonté d'éliminer les témoins gênants. Les victimes sont tuées dans les caves. Puis les corps sont découpés, dissous ou dispersés près des abattoirs d'Anderlecht. Pour masquer ces disparitions, il élabore un système complexe avec de nombreux stratagèmes : faux alibis, fausses lettres, faux divorces en Hongrie et cartes postales envoyées par des figurants. Cependant, tout bascule en 1992. Agnès se rend au commissariat pour dénoncer son père. Malheureusement, Pándy réussit à la faire passer pour folle. La plainte est donc classée sans suite. Néanmoins, en 1996, le contexte change. Après l'affaire Dutroux, la justice belge réexamine toutes les disparitions suspectes. L'enquête sur Pándy reprend alors. Et c'est en septembre 1997, que la découvre des restes humains dans sa cave. Cette découverte mène à son arrestation et à celle de sa fille également. Lors de son procès en 2002, Pandi nie tout. Agnès finit par avouer sa participation à plusieurs meurtres et révèle un système criminel familial glaçant. Le père est condamné à perpétuité et sa fille à 21 ans de prison. Cette affaire demeure l'un des dossiers criminels les plus effroyables de l'histoire judiciaire belge. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En République démocratique du Congo, la riposte s'organise face à l'épidémie d'Ebola qui touche depuis plusieurs jours différentes zones de l'est du pays. L'épicentre se situe en Ituri, où est arrivé Florent Uzzeni, responsable adjoint des urgences pour Médecins sans frontières – Suisse (MSF), afin de coordonner la réponse de son organisation. Il décrit l'ampleur des besoins, particulièrement en Ituri. RFI : Vous venez d'arriver. Qu'avez-vous sur place ? Florent Uzzeni : J'ai vu beaucoup d'acteurs qui sont ici pour apporter leur aide. J'ai vu une coordination qui se met en place par le ministère de la Santé, par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Mais concrètement, il n'y a pas encore d'action très efficace sur le terrain. L'Ituri est éloignée. C'est long avant de pouvoir acheminer du matériel et des ressources humaines. Il y a une volonté que les choses changent, mais il reste encore beaucoup de travail à faire. Quand vous dites qu'il reste beaucoup de travail à faire, que manque-t-il concrètement ? L'exemple le plus frappant, c'est qu'aujourd'hui, dans Bunia, il n'y a plus de place dans les différents isolements des structures de santé. C'est-à-dire que si quelqu'un pense avoir Ebola ou a des symptômes, il ne peut pas être accueilli dans les hôpitaux, dans les centres de santé puisque tout est plein. Une des urgences est de mettre en place des centres de traitement, de pouvoir tester les malades qui sont suspects pour soit les prendre en charge dans le centre, soit les renvoyer chez eux, les libérer. C'est un problème majeur aujourd'hui sur Bunia, sur Mungwalu. Quand vous parlez de centres qui sont pleins aujourd'hui, de quel centre parlez-vous ? Je vous parle du centre d'isolement, de l'hôpital général de Rwampara, mais aussi des autres plus petits centres de santé ou petits hôpitaux ou cliniques privées de la ville de Bunia, qui avaient quelques lits pour isoler les patients. Il n'y a plus de place pour en accueillir de nouveaux. Parlons de Mungwalu. Quelle y est la situation actuellement ? La situation à Mungwalu est tout aussi catastrophique, dans le sens où le centre qui pourrait accueillir ces patients est plein, et donc les malades restent dans la communauté au risque d'en infecter d'autres. C'est toute notre urgence et tout le travail que l'on essaie de faire avec le ministère de la Santé pour rapidement augmenter la capacité d'isolement des patients Ebola. Combien de patients Ebola sont aujourd'hui à l'hôpital général de Mungwalu ? Aujourd'hui, il y a 24 patients hospitalisés dans ce centre. Les chiffres fluctuent régulièrement, mais clairement, il y a un besoin d'augmenter, de doubler, de tripler la capacité de prise en charge des patients ayant la souche « Bundibugyo » d'Ebola. Les cas suspects ont aussi besoin d'être hospitalisés dans un isolement spécifique. Nous avons aussi ce problème que les tests prennent énormément de temps avant d'être acheminés à Bunia, d'être traités. Les patients occupent des places d'isolement pendant longtemps avant que l'on puisse confirmer ou infirmer leur statut sérologique et donc qu'ils soient, ou non, malades de la souche « Bundibugyo » d'Ebola. Combien de temps faut-il attendre pour que les tests quittent Mungwalu pour arriver à Bunia? Il faut attendre plusieurs jours avant que les tests soient faits. C'est quelque chose de commun en tout début d'épidémie. Maintenant, les choses s'accélèrent et on espère que, d'ici à la fin de la semaine, le processus sera en place pour que l'on ait des résultats en moins de 24 heures, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Il y a également deux signalements à Fataki. Selon nos informations, MSF déploie également des équipes pour des cas suspects. Nous avons des équipes qui travaillent depuis des mois dans le camp de réfugiés de Fataki, un immense camp de plus de 65 000 personnes. Nos équipes, avec celles du ministère de la Santé, ont participé à la prise en charge de cas très suspects de la souche « Bundibugyo » d'Ebola. Malheureusement, un cas est décédé. Actuellement, nous faisons le suivi des contacts pour vérifier si les patients, les personnes qui ont été en contact avec ce cas, développent des symptômes ou non. Nous avons monté un petit isolement pour potentiellement pouvoir prendre en charge les cas suspects. Nous appelons tous les acteurs à ne pas oublier les besoins de la communauté qui ne sont pas que liés à la souche « Bundibugyo » d'Ebola. Vous avez toujours des femmes enceintes qui ont besoin de soins, des enfants qui ont besoin de vaccination, des cas de paludisme qui doivent être traités. C'est un vrai besoin des populations de Fataki. L'accès à l'eau est extrêmement faible. Nous appelons tous les acteurs qui sont mobilisés dans cette réponse à l'épidémie à avoir une vision globale et à offrir des soins de santé à l'ensemble de la population.
En inédit, un cas supplémentaire abordé dans la suite de l'émission sur M6 de 12h à 12h30 : En décembre 2024, Margaux et son compagnon font appel à une entreprise pour l'aménagement extérieur de leur terrain. Ils versent d'emblée 24.496€. Malheureusement, ils vont déchanter. L'artisan se contente de déblayer quelques déchets avant de tout abandonner. Au bout de plusieurs mois de relances infructueuses, l'homme accepte de rembourser. Mais, jamais, il ne s'exécute. Mais aussi, les rebondissements des cas du jour abordés de 10h à 12h ! Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il y a des endroits où la frontière entre le sacré et le profane devient floue. Le Québec en offre peut-être l'exemple le plus savoureux. À une quarantaine de kilomètres au sud de Montréal, une cathédrale s'est transformée, le temps des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey (NHL), en salle de projection géante pour les matchs des Canadiens de Montréal, l'équipe de hockey que le Québec suit avec dévotion. De notre correspondante à Saint-Jean-sur-Richelieu, Tout annonce le début d'un office à la cathédrale Saint-Jean-l'Évangéliste, au sud de Montréal. Mais ce soir, la foule n'entonne pas un cantique : elle chante l'hymne national. Ces fidèles-là ont une autre foi : celle des Canadiens de Montréal, leur équipe de hockey sur glace. Et pour ce supporter, ce n'est pas qu'une métaphore : « Un des surnoms du Canadien de Montréal, c'est justement la Sainte-Flanelle. C'est vraiment dans nos gènes. » En pleine séries éliminatoires de la Coupe Stanley, le Graal du hockey nord-américain, ils vibrent pour leur équipe face au Lightning de Tampa Bay, devant un écran géant suspendu au-dessus de l'autel. Parmi eux, Vincent goûte à ce décor : « Une église, c'est le parfait endroit pour célébrer ça ! Je pense qu'on est la seule place au monde où le hockey, c'est une religion. Pour nous, c'est vraiment ça, au Québec. » Derrière l'initiative, il y a La Cargaison, un collectif d'artistes dirigé par Françoise Dancause : « Je me suis réveillée avec une idée un peu folle, parce que je suis fan du Canadien de Montréal et les gens ont embarqué dans cette folie-là. » Jusqu'à 16 000 dollars de recette Le collectif transforme la cathédrale avec ses spectacles immersifs depuis deux ans. Mais il n'y a jamais attiré autant de monde, et certains soirs, plus de 500 personnes remplissent la nef : « C'est extraordinaire ! Avec le hockey, c'est tout un décorum », s'enthousiasme Françoise Dancause. Les codes du hockey se mêlent à ceux du lieu sacré : pizza mangée sur les bancs d'église, bières servies dans un confessionnal reconverti en bar... Et sous les voûtes illuminées en bleu et rouge, les couleurs du Canadien. L'ambiance est survoltée. En 40 ans à l'orgue, Mario Coutu n'avait jamais vécu une telle ferveur : « Ça génère plus de décibels qu'une acclamation à l'évangile à la messe du dimanche. » Derrière l'image insolite, un enjeu bien réel : « Faire vivre la cathédrale. » Isabelle Brulotte travaille pour la corporation qui gère le lieu : « Juste en chauffage, c'est 50 000 dollars par année. Malheureusement, on n'a plus de subventions. » Québec a suspendu cette année ses programmes d'aide au patrimoine religieux : « Des événements comme celui de ce soir peuvent nous rapporter jusqu'à 16 000 dollars. Sans ça, il y aurait de la difficulté à survivre. » Car si la cathédrale reste un lieu de culte actif, rares sont ceux qui viennent encore y prier : « C'est le hockey qui me ramène, mais on prie pas mal pour une victoire. » Dans cette cathédrale, la foi change certains soirs de visage… mais pas d'intensité.
INSCRIVEZ VOUS AU LIVE DU MARDI 28 AVRIL 12h30 POUR REPRENDRE LE POUVOIR SUR VOTRE TEMPS ICIEXTRAIT DE L'EPISODE 185 Thi Nhu An PHAMLA 3E PROMOTION DE LA FORMATION, LE TEMPS VOTRE MEILLEUR POTE, EST OUVERTE, LES INSCRIPTIONS SONT PAR ICI Remettre un pied dans le monde de l'entreprise lorsque l'on vient de devenir maman, surtout la première fois, peut être un sacré challenge. Parfois le retour est brutal et c'est la déflagration. Parfois il est tranquille et l'on peut s'habituer à cette nouvelle vie de manière douce. Malheureusement la maternité reste trop souvent un impensé des politiques familiales des sociétés. Plein d'enjeux découlent de cette problématique et notamment la question des inégalités salariales.Si la maternité apporte son lot de difficultés dans la vie perso, cela peut vite devenir un énorme frein dans la carrière pro d'une femme.Thi Nhu An Pham est la fondatrice du podcast La Reprise mais aussi l'autrice du livre du même nom. Elle a enquêté et s'est intéressée en profondeur sur l'ampleur du problème qui caractérise une reprise mal accueillie voire discriminante.L'entretien est passionnant et mérite d'être écouté par toutes et surtout tous, pour que le problème soit entendu dans toutes les sphères de la société. N'hésite pas à t'abonner sur ta plateforme d'écoute. Pour recevoir la newsletter, c'est pas ici ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[REDIFFUSION] Bienvenue dans Les Fabuleux Destins, le podcast qui vous fait découvrir des histoires vraies et étonnantes. Cette semaine, plongez dans l'incroyable histoire d'Alexander Selkirk, le personnage historique qui a directement inspiré le célèbre roman Robinson Crusoé. Échoué pendant de nombreuses années au milieu du Pacifique sur une île déserte, Selkirk a tout fait pour rester en vie. Revivez à travers ce podcast son incroyable histoire de survie. Une rébellion ratée En mai 1704, les tensions atteignent un point de non-retour sur le navire du Capitaine Stradling. C'est alors qu'Alexandre tente de monter une mutinerie avec d'autres membres d'équipage. Malheureusement pour lui, c'est un échec, et pour le punir, le capitaine le débarque seul, sur une île déserte au milieu du pacifique…. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clémence Setti Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
INSCRIVEZ VOUS AU LIVE DU MARDI 28 AVRIL 12h30 POUR REPRENDRE LE POUVOIR SUR VOTRE TEMPS ICIOn a tous ce souvenir, petit, de nos sorties en forêt, de l'émerveillement ressenti à manipuler la nature. La joie en grimpant aux arbres, en découvrant les escargots, en construisant des cabanes.Malheureusement en l'espace d'une génération, ces expériences de bonheur profond et d'émerveillements à la nature ce sont petits à petits réduites pour laisser place à la vie à l'intérieur et devant les écrans.Selon une enquête de 2016 de l'institut de veille sanitaire, quatre enfants sur dix ne jouent jamais dehors pendant la semaine.Les colonies de vacances sont de plus en plus difficiles à organiser, tout comme les classes vertes.Cette déconnexion à la nature a des conséquences sur nos enfants et leur comportements, notamment sur le niveau de stress ressenti.Heureusement, dans le monde entier, des écoles dans la forêt fleurissent.Matthieu Chéreau est co-auteur du livre “Les enfants dans la nature, pour une révolution verte”.Avec Moina Fauchier Delavigne, journaliste au Monde, ils ont fait l'état des lieux de ces écoles magiques, qui enseignent en pleine nature.Le livre est passionnant, tout comme notre entretien.Bonne écouteHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Antoine Diers, consultant auprès des entreprises, Zohra Bitan, fonctionnaire, et Abel Boyi, éducateur, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.
durée : 00:21:55 - Le sept neuf - par : Simon Le Baron - Bruno Le Maire, ancien ministre de l'Économie, sort de son silence et publie "Le temps d'une décision" (Gallimard). Il revient sur son long passage à Bercy et propose de former une "Europe à six" pour plus d'efficacité opérationnelle. - invités : Bruno Le Maire Homme politique français Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le 10ᵉ Forum International de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique débute ce lundi pour deux jours dans la capitale sénégalaise. L'occasion pour des chercheurs, des décideurs politiques, des journalistes, d'échanger sur les enjeux régionaux. Il sera beaucoup question de souveraineté : économique, militaire, numérique. Parmi les intervenants, notre invité Afrique ce matin, Gilles Yabi, fondateur et directeur exécutif du centre de réflexion citoyen Wathi. Il répond aux questions de François Mazet RFI : Gilles Yabi, le terme de souveraineté revient dans les titres des différents ateliers de ce forum de Dakar. Est-ce parce que la souveraineté des pays africains est particulièrement menacée à l'heure actuelle ? Gilles Yabi : Je crois que, indépendamment des crises actuelles au niveau mondial, la souveraineté des pays africains a toujours été menacée. Les pays africains furent des colonies, notamment d'empires européens, et cela veut dire une dépossession de leur destinée. Et donc on a encore affaire à des États qui sont jeunes dans leurs frontières. Ce qui veut dire que la demande d'espace de souveraineté, même si généralement elle est formulée comme étant une demande absolue de souveraineté, elle est légitime de ce point de vue-là. Je pense que c'est un cheminement historique tout à fait naturel qui est aussi lié au changement générationnel dans les pays africains. Après, effectivement, il est renforcé par les différentes crises, la guerre en Iran, mais avant cela, la guerre de la Russie contre l'Ukraine. On avait déjà beaucoup parlé de la menace, notamment sur le plan économique. Mais aussi, il ne faut pas oublier la pandémie de la Covid-19, qui avait déjà amené au premier plan la question de la souveraineté en Afrique, et pas seulement en Afrique, puisque la question se posait un peu partout à ce moment-là. Nous sommes dans une époque néo impériale, est-ce que les Africains ont le sentiment d'être particulièrement ciblés par les nouveaux appétits des grandes puissances ? Oui, je crois qu'il y a ce sentiment-là, en tout cas lorsqu'on entend les discours sur le continent, y compris au niveau de ce qu'on peut appeler les élites intellectuelles du continent, il y a souvent ce sentiment. Alors, moi, je ne suis pas totalement convaincu que l'Afrique soit spécifiquement ciblée. Elle est ciblée parce qu'évidemment elle a des ressources naturelles. Elle n'est pas la seule à avoir des ressources naturelles, des ressources critiques. D'ailleurs, pour un certain nombre de pays, en particulier, tout ce qui est essentiel pour la transition énergétique, etc. Et, d'une certaine manière, il faut que les pays africains fassent un peu comme les grandes, les moyennes et les petites puissances qui ont cette capacité à identifier à nouveau leurs intérêts, leurs besoins, pas seulement à court terme, mais aussi à moyen et à long terme, à avoir une véritable stratégie. Il y a une concurrence entre grandes puissances pour l'accès aux ressources africaines. Chacun met en avant ses forces. Mais est-ce qu'on peut dire que les pays africains choisissent une forme de multi alignement ? Je crois que, pour la majorité des pays africains, oui, on est plutôt dans une tentative de multi alignement pour ne pas être dans une opposition frontale à une grande puissance. Les pays africains comprennent bien qu'ils peuvent aussi jouer justement des rivalités entre les grandes et les moyennes puissances. Il faut qu'en Afrique, on regarde aussi la dynamique des rapports de force internationaux et qu'on regarde la montée de l'Inde, des pays comme la Turquie. Sans doute, pour moi, le pays qui a fait le plus d'avancées dans sa présence sur le continent, dans son influence économique, mais aussi d'ailleurs militaire sur le continent au cours des dix ou quinze dernières années. Donc il ne faut pas regarder seulement les très grandes puissances, il faut regarder tout le monde. Tout ça est d'une très grande complexité. Et au fond, je pense que cela amène surtout la question essentielle d'avoir plus d'anticipation, de centres de recherche intégrés à certaines organisations régionales africaines. Ce sont des questions qui sont extrêmement complexes et qui demandent à ce qu'on ait un suivi permanent. Sur les questions de sécurité qui sont au cœur des échanges à ce Forum de Dakar, c'est la 10ᵉ édition. Au fil des années, vous avez pu constater que la situation sous-régionale se dégrade ? Au Sahel, on a quatre pays constamment parmi les dix les plus touchés par le terrorisme dans le monde depuis plusieurs années : vous avez le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Nigéria. Mais on a aussi des pays côtiers comme le Bénin, le Togo qui font leur apparition dans ces classements. Donc on a une extension des zones où nous avons des groupes armés, disons irréguliers, terroristes, mais pas seulement, puisque des milices s'installent aussi. Et cela appelle nécessairement à la poursuite d'une réflexion et d'une action collective. Concrètement, qu'est-ce qui peut être fait aujourd'hui pour essayer de renverser cette tendance et cette situation assez sombre ? D'abord, l'endiguement ou les tentatives d'endiguement, on ne peut pas y échapper. Il faut surveiller beaucoup plus attentivement les zones frontalières. C'est déjà le cas dans les pays côtiers qui sont les plus exposés. Mais il ne faut pas que ce soit seulement à nouveau une présence militaire. Il faut que ce soit aussi une présence de l'État dans ses fonctions économiques et sociales, parce que les groupes armés profitent toujours de tensions, de frustrations existantes pour s'implanter. Évidemment, la coopération entre les pays de la région est essentielle. Et là, évidemment, on a une grande difficulté parce qu'il faut que ce soit des deux côtés, notamment du côté des pays sahéliens. L'autre élément qu'il ne faut pas oublier, c'est que la logique des groupes armés a toujours intégré les frontières, et notamment l'économie de la violence et de l'insécurité, puisque l'économie informelle permet des échanges transfrontaliers et que les moyens de la violence viennent aussi de tous ces réseaux de criminalité qui ont toujours connecté l'Afrique de l'Ouest sahélienne à l'Afrique de l'Ouest côtière. Donc, depuis très longtemps, ce qu'on devait éviter, la fragmentation de la région, finalement. Malheureusement, les pays eux-mêmes et leurs dirigeants ont contribué à cette fragmentation. Et aujourd'hui, on fait face à un défi très important qui est celui de la coopération au moins sécuritaire, dans un contexte où les trois pays sahéliens ont quitté la Cédéao. À lire aussiSénégal: ouverture du Forum de Dakar dans un paysage sécuritaire africain transformé
Le point commun entre Orson Welles, Alfred Hitchcock, François Truffaut et Brian de Palma ? La musique, entêtante et d'une grande originalité, qui a fait de Bernard Herrmann durant de nombreuses années l'homme-orchestre indispensable d'Hollywood.Franck Ferrand nous plonge dans la vie fascinante de Bernard Herrmann, l'un des plus grands compositeurs de musique de film du XXe siècle. Découvrez comment ce génie new-yorkais a marqué à jamais l'histoire du cinéma grâce à ses collaborations légendaires avec des réalisateurs tels qu'Orson Welles et Alfred Hitchcock.Né dans une famille d'immigrants juifs russes à New York, Bernard Herrmann montre très tôt un talent exceptionnel pour la musique. Après des études à l'Université de New York et à la Juilliard School, il se fait rapidement remarquer dans le milieu de la radio et se voit confier la direction de l'orchestre de la CBS. C'est là qu'il rencontre le jeune prodige Orson Welles, avec qui il va vivre une collaboration fructueuse et mouvementée.Ensemble, ils vont révolutionner la musique de film avec leur travail sur des chefs-d'œuvre comme Citizen Kane et La Splendeur des Amberson. Herrmann développe alors un style musical unique, fait de motifs courts et obsédants qui viennent souligner l'intensité des images à l'écran.
Raymond Radiguet n'aura pas le temps de vieillir. Et pourtant, ce jeune garçon aura marqué l'histoire de la littérature au début du XXème siècle.
Alors que de plus en plus de femmes se plaignent de voyeurisme dans les piscines municipales, les Gendarmes de Saint-Tropez ont été missionnés pour mettre fin à ce fléau. Malheureusement, ces agents ne sont pas les meilleurs enquêteurs de France... Tous les jours, retrouvez le meilleur de Laurent Gerra en podcast sur RTL.fr, l'application et toutes vos plateformes. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.