Podcasts about Inde

River in Belgium and Germany

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Inde

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Géopolitique, le débat
Le G7 sert-il encore à quelque chose?

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 48:29


Les chefs d'État du G7 se réuniront du 15 au 17 juin à Evian, en Haute-Savoie. Créé en 1975, ce club des pays riches qui compte aussi l'Allemagne, le Canada, les États-Unis, l'Italie, le Japon et le Royaume-Uni, a vu son poids décliner. Il ne représente plus que 30% du PIB mondial contre 68% en 1992. Malgré ce déclin, aucun des pays émergents comme le Brésil, l'Inde ou l'Afrique du Sud ou anciennement émergents, cas de la Chine, n'y a été admis. Ces derniers ont donc créé des Forums concurrents : Coopération économique Asie Pacifique qui regroupe une vingtaine d'États ou les BRICS composés des principales économies émergentes. Inde, Kenya, Brésil, Corée du Sud et quelques autres ont été invités comme observateurs. Il faut dire qu'il va beaucoup être question d'économie durant ces deux jours. Donald Trump va concentrer toutes les interrogations sur le registre du « que fait-on maintenant avec Ormuz » ? L'idée du sommet est de plancher sur les grands déséquilibres mondiaux. Les déficits commerciaux avec la Chine ne cessent de s'envoler, le déficit courant américain continue de se creuser. Et entre les deux, l'Europe qui n'investit pas suffisamment. Maintenir l'unité du G7 est un combat de tous les jours. La survie de ce club est-elle menacée ?   Invités : Bertrand Badie, professeur émérite des Universités à Sciences Po. Auteur d'une trentaine d'ouvrages Par delà la puissance et la guerre. La mystérieuse énergie sociale, Odile Jacob, est le dernier.  Pierre Grosser, spécialiste des Relations internationales au Centre d'Histoire de Sciences Po. Auteur de plusieurs ouvrages, Pierre Grosser a aussi dirigé une Histoire mondiale des relations internationales parue aux éditions Bouquins.

Catastrophes • Histoires Vraies
[LES ARCHIVES] La catastrophe de Bhopal — Un accident industriel

Catastrophes • Histoires Vraies

Play Episode Listen Later Jun 13, 2026 10:05


La catastrophe de Bhopal est un accident chimique qui survient dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984 à Bhopal, une ville du centre de l'Inde. Elle est la conséquence de l'explosion d'une usine d'une filiale de la firme américaine Union Carbide produisant des pesticides et qui a dégagé quarante tonnes d'isocyanate de méthyle dans l'atmosphère de la ville. Elle est considérée comme l'une des pires catastrophes industrielles de l'histoire.⭐️ Abonnez-vous à MINUIT+ pour écouter nos épisodes en avance et sans publicité → https://m.audiomeans.fr/s/S-pSlDfzMxCatastrophes • Histoires Vraies est un podcast produit par MINUIT. Narration : Patrick BlandinScript : Sandrine Brugot Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

Invité de la mi-journée
Partenariat franco-indien: «Les deux pays ont une volonté farouche d'indépendance et de souveraineté»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Jun 13, 2026 7:10


Narendra Modi entame sa visite officielle dans l'Hexagone ce samedi 13 juin. Le Premier ministre indien a rendez-vous à Nice avec le président Macron demain, dimanche 14 juin, avant une participation au sommet du G7 la semaine prochaine, sachant que Paris vend un partenariat stratégique en pleine accélération avec l'Inde. Au programme pour Narendra Modi, l'inauguration demain à Nice d'un salon technologique avec des start-up. C'est la première fois que cet événement, baptisé Bharat Innovates, est organisé hors de l'Inde. Qu'est-ce que ça signifie ? Est-ce que c'est un signal ? Nicolas Blarel, expert des dynamiques sécuritaires en Asie du Sud, chercheur associé au Carnegie Endowment for International Peace à Washington (CEIP), est notre invité du jour.   À lire aussiEmmanuel Macron en Inde pour renforcer la relation de la France avec un partenaire stratégique

Les matins
Birmanie : la junte galvanisée par la Russie, la Chine, l'Inde et la Thaïlande face aux groupes rebelles armés

Les matins

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 5:14


durée : 00:05:14 - Les Matins de France Culture - par : Catherine Duthu - En Birmanie, les rebelles tentent de résister à la contre-offensive de la junte, au pouvoir depuis un putsch en 2021. La junte regagne du terrain grâce aux aides matérielles et diplomatiques apportées par la Russie, la Chine, l'Inde et la Thaïlande. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Genstart - DR's nyhedspodcast
Techgiganter i baghaven

Genstart - DR's nyhedspodcast

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 24:17


Datacentre popper op som svampe rundt omkring i Danmark. Inde bag murene står tusindvis af servere og summer inde i skabe, mens de holder liv i den digitale verden. Og dét koster strøm. Så meget, at det danske elnet ikke kan følge med. Ophedede diskussioner er derfor nu startet herhjemme. For er det virkelig nødvendigt med de energislugende datafabrikker i baghaven? Det tvivler antropolog og forsker Caroline Salling på. Program publiceret i DR Lyd d. 9. juni 2026.

Gold Derby
Inde Navarrette shares 'Obsession' Oscar dreams, freaky on-set stories, and what happens to Nikki after the credits roll

Gold Derby

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 38:51


The breakout star of the horror hit knows the internet is rooting for her to win Best Actress at the 2027 Oscars Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Eco d'ici Eco d'ailleurs
Mondialisation : qui profite de la fragmentation de l'économie mondiale?

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 62:15


Pendant plusieurs décennies, la mondialisation a été le moteur principal de l'expansion économique mondiale. Fondée sur la baisse des barrières commerciales, l'essor des chaînes de valeur internationales et la circulation croissante des capitaux, elle a profondément transformé les économies et les sociétés. Pourtant, depuis la crise financière de 2008, puis les chocs du Covid-19, de la guerre en Ukraine et des tensions sino-américaines, ce modèle semble entrer dans une nouvelle phase. NOS INVITÉS Elvire Fabry, directrice du programme Commerce et sécurité économique à l'Institut Jacques Delors et Rapporteure du groupe de travail sur les relations entre l'Union européenne et la Chine. Son expertise : Commerce international Souveraineté économique européenne Relations commerciales UE-Chine Réorganisation des chaînes d'approvisionnement mondiales Christophe Rodrigues, professeur d'économie et de sciences sociales en classes préparatoires et à l'École normale supérieure de Lyon. Son expertise : Mondialisation Gouvernance économique mondiale Histoire économique Politiques industrielles Il est co-auteur de l'ouvrage La mondialisation fragmentée, Comprendre les mutations de l'économie mondiale (DBS). Eric Keslassy, professeur d'économie et de sciences sociales à LPA. Son expertise : Sociologie économique Inégalités Conséquences sociales de la mondialisation Relations entre économie et politique Pauline Pic, titulaire de la Chaire de géopolitique des mers et des océans à l'Université du Québec à Rimouski. Son expertise : Géopolitique maritime Routes commerciales mondiales Enjeux stratégiques des océans Ressources marines et transition énergétique Les grandes thématiques abordées 1. La mondialisation : une histoire ancienne Les intervenants rappellent que la mondialisation ne date pas des années 1990. Une première phase d'intégration économique existe déjà à la fin du XIXᵉ siècle, avec l'intensification des échanges commerciaux et financiers entre les grandes puissances. Les économistes soulignent qu'il existe depuis toujours une tension entre deux réalités : les bénéfices de l'ouverture économique la crainte d'une perte de souveraineté des États Cette opposition traverse toute l'histoire économique moderne. 2. L'âge d'or de l'hypermondialisation Les années 1990-2007 constituent ce que l'économiste Dani Rodrik appelle « l'hyperglobalisation ». Cette période est marquée par : l'ouverture massive des marchés l'explosion des chaînes de valeur mondiales la montée en puissance des multinationales la globalisation financière L'entrée de la Chine dans l'économie mondiale accélère fortement ce mouvement. Les entreprises délocalisent leur production pour réduire les coûts et les échanges internationaux atteignent des niveaux inédits. 3. La crise de 2008 : un tournant majeur Pour Christophe Rodrigues et Eric Keslassy, la crise financière de 2008 marque le début d'une nouvelle époque. Elle révèle plusieurs faiblesses : des inégalités croissantes une gouvernance mondiale insuffisante une dépendance excessive à certains marchés une défiance grandissante envers la mondialisation Les intervenants considèrent que les difficultés actuelles ne sont pas nées avec Donald Trump mais s'inscrivent dans une tendance plus ancienne de repli économique et politique. 4. Les États-Unis remettent en cause le modèle L'émission revient longuement sur la politique commerciale américaine. Selon l'administration Trump, la mondialisation aurait : affaibli l'industrie américaine détruit des emplois industriels renforcé la dépendance envers la Chine Les invités nuancent fortement cette analyse. Ils rappellent que les États-Unis restent parmi les grands gagnants de la mondialisation, notamment dans les services et les technologies. Ils soulignent également que les droits de douane pénalisent souvent les entreprises et consommateurs américains eux-mêmes. 5. La Chine, grande gagnante de la mondialisation La Chine apparaît comme le pays ayant le mieux profité de l'ouverture des marchés mondiaux. Les intervenants expliquent qu'elle est passée : d'une économie à bas coûts ; à une puissance technologique de premier plan. Aujourd'hui, elle domine de nombreux secteurs industriels : batteries véhicules électriques panneaux solaires terres rares raffinage de minerais stratégiques La Chine représente déjà plus du tiers de la production manufacturière mondiale et pourrait encore accroître son poids dans les prochaines années. 6. Une mondialisation qui se réorganise Pour Elvire Fabry, il n'y a pas de véritable démondialisation. Les flux commerciaux continuent d'exister mais changent de forme. Les entreprises cherchent désormais : à diversifier leurs fournisseurs à sécuriser leurs approvisionnements à réduire certains risques géopolitiques Des concepts comme : nearshoring friendshoring relocalisation partielle prennent de l'importance. L'objectif n'est plus seulement la recherche du coût le plus faible, mais aussi la résilience des chaînes de valeur. 7. Les océans, colonne vertébrale de la mondialisation Avec Pauline Pic, l'émission aborde la dimension maritime de la mondialisation. Quelques chiffres rappellent l'importance stratégique des mers : environ 80 % du commerce mondial passe par voie maritime près de 90 % du trafic Internet mondial transite par des câbles sous-marins les grands détroits restent des points de passage essentiels Les tensions actuelles autour du détroit d'Ormuz illustrent la fragilité de ces infrastructures mondiales. 8. La bataille mondiale pour les ressources stratégiques Les intervenants évoquent l'importance croissante : des minerais critiques des terres rares des métaux nécessaires à la transition énergétique La Chine dispose d'une avance considérable : extraction raffinage transformation industrielle Cette situation pousse l'Union européenne à développer : ses propres capacités industrielles le recyclage des partenariats avec des pays tiers L'enjeu est d'éviter de nouvelles dépendances stratégiques. 9. Les perdants de la mondialisation L'émission revient également sur les conséquences sociales du phénomène. Les invités rappellent que la mondialisation a produit : des gagnants... consommateurs bénéficiant de prix plus bas entreprises exportatrices grandes métropoles secteurs technologiques ...mais aussi des perdants ouvriers touchés par les délocalisations territoires industriels fragilisés classes moyennes confrontées à la concurrence internationale Eric Keslassy souligne qu'aujourd'hui même les emplois qualifiés et les ingénieurs peuvent être concernés par la compétition mondiale. 10. Quel avenir pour l'Europe ? L'une des conclusions majeures de l'émission concerne l'Union européenne. Pour les invités, l'Europe doit : renforcer sa politique industrielle investir dans l'innovation sécuriser ses approvisionnements développer des partenariats commerciaux diversifiés préserver une forme de multilatéralisme L'objectif n'est pas l'autarcie mais une souveraineté économique mieux maîtrisée. Les intervenants estiment que l'Europe dispose encore d'atouts majeurs grâce à son marché de 450 millions de consommateurs et à sa capacité à négocier collectivement.  

Éco d'ici éco d'ailleurs
Mondialisation : qui profite de la fragmentation de l'économie mondiale?

Éco d'ici éco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 62:15


Pendant plusieurs décennies, la mondialisation a été le moteur principal de l'expansion économique mondiale. Fondée sur la baisse des barrières commerciales, l'essor des chaînes de valeur internationales et la circulation croissante des capitaux, elle a profondément transformé les économies et les sociétés. Pourtant, depuis la crise financière de 2008, puis les chocs du Covid-19, de la guerre en Ukraine et des tensions sino-américaines, ce modèle semble entrer dans une nouvelle phase. NOS INVITÉS Elvire Fabry, directrice du programme Commerce et sécurité économique à l'Institut Jacques Delors et Rapporteure du groupe de travail sur les relations entre l'Union européenne et la Chine. Son expertise : Commerce international. Souveraineté économique européenne. Relations commerciales UE-Chine. Réorganisation des chaînes d'approvisionnement mondiales. Christophe Rodrigues, professeur d'économie et de sciences sociales en classes préparatoires et à l'École normale supérieure de Lyon. Son expertise : Mondialisation. Gouvernance économique mondiale. Histoire économique. Politiques industrielles. Il est co-auteur de l'ouvrage La mondialisation fragmentée, Comprendre les mutations de l'économie mondiale (DBS). Eric Keslassy, professeur d'économie et de sciences sociales à LPA. Son expertise : Sociologie économique. Inégalités. Conséquences sociales de la mondialisation. Relations entre économie et politique. Pauline Pic, titulaire de la Chaire de géopolitique des mers et des océans à l'Université du Québec à Rimouski. Son expertise : Géopolitique maritime. Routes commerciales mondiales. Enjeux stratégiques des océans. Ressources marines et transition énergétique. Les grandes thématiques abordées 1. La mondialisation : une histoire ancienne Les intervenants rappellent que la mondialisation ne date pas des années 1990. Une première phase d'intégration économique existe déjà à la fin du XIXᵉ siècle, avec l'intensification des échanges commerciaux et financiers entre les grandes puissances. Les économistes soulignent qu'il existe depuis toujours une tension entre deux réalités : les bénéfices de l'ouverture économique ; la crainte d'une perte de souveraineté des États. Cette opposition traverse toute l'histoire économique moderne. 2. L'âge d'or de l'hypermondialisation Les années 1990-2007 constituent ce que l'économiste Dani Rodrik appelle « l'hyperglobalisation ». Cette période est marquée par : l'ouverture massive des marchés ; l'explosion des chaînes de valeur mondiales ; la montée en puissance des multinationales ; la globalisation financière. L'entrée de la Chine dans l'économie mondiale accélère fortement ce mouvement. Les entreprises délocalisent leur production pour réduire les coûts et les échanges internationaux atteignent des niveaux inédits. 3. La crise de 2008 : un tournant majeur Pour Christophe Rodrigues et Eric Keslassy, la crise financière de 2008 marque le début d'une nouvelle époque. Elle révèle plusieurs faiblesses : des inégalités croissantes ; une gouvernance mondiale insuffisante ; une dépendance excessive à certains marchés ; une défiance grandissante envers la mondialisation. Les intervenants considèrent que les difficultés actuelles ne sont pas nées avec Donald Trump mais s'inscrivent dans une tendance plus ancienne de repli économique et politique. 4. Les États-Unis remettent en cause le modèle L'émission revient longuement sur la politique commerciale américaine. Selon l'administration Trump, la mondialisation aurait : affaibli l'industrie américaine ; détruit des emplois industriels ; renforcé la dépendance envers la Chine. Les invités nuancent fortement cette analyse. Ils rappellent que les États-Unis restent parmi les grands gagnants de la mondialisation, notamment dans les services et les technologies. Ils soulignent également que les droits de douane pénalisent souvent les entreprises et consommateurs américains eux-mêmes. 5. La Chine, grande gagnante de la mondialisation La Chine apparaît comme le pays ayant le mieux profité de l'ouverture des marchés mondiaux. Les intervenants expliquent qu'elle est passée : d'une économie à bas coûts ; à une puissance technologique de premier plan. Aujourd'hui, elle domine de nombreux secteurs industriels : batteries ; véhicules électriques ; panneaux solaires ; terres rares ; raffinage de minerais stratégiques. La Chine représente déjà plus du tiers de la production manufacturière mondiale et pourrait encore accroître son poids dans les prochaines années. 6. Une mondialisation qui se réorganise Pour Elvire Fabry, il n'y a pas de véritable démondialisation. Les flux commerciaux continuent d'exister mais changent de forme. Les entreprises cherchent désormais : à diversifier leurs fournisseurs ; à sécuriser leurs approvisionnements ; à réduire certains risques géopolitiques. Des concepts comme : nearshoring ; friendshoring ; relocalisation partielle ; prennent de l'importance. L'objectif n'est plus seulement la recherche du coût le plus faible, mais aussi la résilience des chaînes de valeur. 7. Les océans, colonne vertébrale de la mondialisation Avec Pauline Pic, l'émission aborde la dimension maritime de la mondialisation. Quelques chiffres rappellent l'importance stratégique des mers : environ 80 % du commerce mondial passe par voie maritime ; près de 90 % du trafic Internet mondial transite par des câbles sous-marins ; les grands détroits restent des points de passage essentiels. Les tensions actuelles autour du détroit d'Ormuz illustrent la fragilité de ces infrastructures mondiales. 8. La bataille mondiale pour les ressources stratégiques Les intervenants évoquent l'importance croissante : des minerais critiques ; des terres rares ; des métaux nécessaires à la transition énergétique. La Chine dispose d'une avance considérable : extraction ; raffinage ; transformation industrielle. Cette situation pousse l'Union européenne à développer : ses propres capacités industrielles ; le recyclage ; des partenariats avec des pays tiers. L'enjeu est d'éviter de nouvelles dépendances stratégiques. 9. Les perdants de la mondialisation L'émission revient également sur les conséquences sociales du phénomène. Les invités rappellent que la mondialisation a produit : des gagnants... consommateurs bénéficiant de prix plus bas ; entreprises exportatrices ; grandes métropoles ; secteurs technologiques. ...mais aussi des perdants ouvriers touchés par les délocalisations ; territoires industriels fragilisés ; classes moyennes confrontées à la concurrence internationale. Eric Keslassy souligne qu'aujourd'hui même les emplois qualifiés et les ingénieurs peuvent être concernés par la compétition mondiale. 10. Quel avenir pour l'Europe ? L'une des conclusions majeures de l'émission concerne l'Union européenne. Pour les invités, l'Europe doit : renforcer sa politique industrielle ; investir dans l'innovation ; sécuriser ses approvisionnements ; développer des partenariats commerciaux diversifiés ; préserver une forme de multilatéralisme. L'objectif n'est pas l'autarcie mais une souveraineté économique mieux maîtrisée. Les intervenants estiment que l'Europe dispose encore d'atouts majeurs grâce à son marché de 450 millions de consommateurs et à sa capacité à négocier collectivement.  

Reportage International
En Inde, des micro-assurances contre la canicule pour protéger les travailleuses du secteur informel

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 2:33


En Inde, face aux chaleurs extrêmes, les travailleuses du secteur informel disposent d'une protection innovante : une assurance anti-chaleur. Le principe est simple : dès que la température dépasse les 42°C plusieurs jours de suite, ces femmes reçoivent automatiquement une compensation financière pour remplacer leur salaire perdu. Ce modèle de sécurité climatique n'en est qu'à ses débuts.  De notre correspondant à New Dehli, « J'ai connu ce projet quand ils sont venus nous l'expliquer », confie Komal. Ce sont des agents d'une compagnie d'assurance qui ont démarché la jeune  femme dans l'école privée de New Delhi où elle travaille comme nettoyeuse. À 28 ans, elle a immédiatement calculé l'intérêt de ce dispositif pour protéger son maigre revenu. « Travailler par 40°C, impossible. Je perdais 300 roupies par jour. Cotiser 400 roupies par an pour cette assurance change tout », explique-t-elle. Ce filet de sécurité sans intermédiaire a été pensé pour les travailleuses du secteur informel en Inde. Initié en 2023 par l'ONG SEWA (l'Association des femmes travailleuses indépendantes) dans le Gujarat, ce programme s'étend désormais à trois États. Le principe est simple : contre une cotisation annuelle de trois à quatre dollars, les assurées reçoivent automatiquement une indemnité journalière quand la température devient impossible. Anshu Jha, qui a coordonné ce déploiement pour l'ONG, souligne l'engouement croissant : « Les femmes sont très intéressées par cette assurance. En 2023, elles étaient 21 000, et en 2024, 50 000. Le nombre de bénéficiaires a plus que doublé. » Pour ces femmes payées à la journée, ce dispositif évite de devoir choisir entre la faim et une pénibilité extrême. Dans les rues de la capitale indienne désertées par la chaleur, Sunita vend ses fruits à l'ombre d'un arbre. Elle aussi a souscrit à l'assurance, mais face au coût de la vie, l'indemnité lui paraît maigre. « Je gagne 200 à 300 roupies par jour. Cela pour un ou deux repas. C'est mieux que rien, mais ce n'est pas assez. Un peu plus, ce serait bien », confie-t-elle. Si l'assurance paramétrique existe depuis plus d'une décennie en Inde, la couverture contre la chaleur, elle, commence à peine. Des géants du secteur comme Bajaj Allianz adaptent leurs offres. Ils proposent des contrats sur mesure, valables de quelques jours à plusieurs mois selon les pics de canicule. Ashish Agrawal, directeur technique chez Bajaj General Insurance, anticipe une hausse de la demande : « Aujourd'hui, le climat est le plus grand risque pour tous. Nous devons absolument nous protéger. Je suis sûr que le marché de l'assurance climatique va croître. » Cet été, l'Inde étouffe sous des températures record qui frôlent les 50°C. Près de 400 millions de travailleurs informels subissent de plein fouet ce dérèglement. Face à l'urgence, ces micro-assurances anti-chaleur offrent un premier filet de sécurité pour s'adapter à la crise climatique. À lire aussiEn Inde, une classe moyenne désormais à deux vitesses

Reportage international
En Inde, des micro-assurances contre la canicule pour protéger les travailleuses du secteur informel

Reportage international

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 2:33


En Inde, face aux chaleurs extrêmes, les travailleuses du secteur informel disposent d'une protection innovante : une assurance anti-chaleur. Le principe est simple : dès que la température dépasse les 42°C plusieurs jours de suite, ces femmes reçoivent automatiquement une compensation financière pour remplacer leur salaire perdu. Ce modèle de sécurité climatique n'en est qu'à ses débuts.  De notre correspondant à New Dehli, « J'ai connu ce projet quand ils sont venus nous l'expliquer », confie Komal. Ce sont des agents d'une compagnie d'assurance qui ont démarché la jeune  femme dans l'école privée de New Delhi où elle travaille comme nettoyeuse. À 28 ans, elle a immédiatement calculé l'intérêt de ce dispositif pour protéger son maigre revenu. « Travailler par 40°C, impossible. Je perdais 300 roupies par jour. Cotiser 400 roupies par an pour cette assurance change tout », explique-t-elle. Ce filet de sécurité sans intermédiaire a été pensé pour les travailleuses du secteur informel en Inde. Initié en 2023 par l'ONG SEWA (l'Association des femmes travailleuses indépendantes) dans le Gujarat, ce programme s'étend désormais à trois États. Le principe est simple : contre une cotisation annuelle de trois à quatre dollars, les assurées reçoivent automatiquement une indemnité journalière quand la température devient impossible. Anshu Jha, qui a coordonné ce déploiement pour l'ONG, souligne l'engouement croissant : « Les femmes sont très intéressées par cette assurance. En 2023, elles étaient 21 000, et en 2024, 50 000. Le nombre de bénéficiaires a plus que doublé. » Pour ces femmes payées à la journée, ce dispositif évite de devoir choisir entre la faim et une pénibilité extrême. Dans les rues de la capitale indienne désertées par la chaleur, Sunita vend ses fruits à l'ombre d'un arbre. Elle aussi a souscrit à l'assurance, mais face au coût de la vie, l'indemnité lui paraît maigre. « Je gagne 200 à 300 roupies par jour. Cela pour un ou deux repas. C'est mieux que rien, mais ce n'est pas assez. Un peu plus, ce serait bien », confie-t-elle. Si l'assurance paramétrique existe depuis plus d'une décennie en Inde, la couverture contre la chaleur, elle, commence à peine. Des géants du secteur comme Bajaj Allianz adaptent leurs offres. Ils proposent des contrats sur mesure, valables de quelques jours à plusieurs mois selon les pics de canicule. Ashish Agrawal, directeur technique chez Bajaj General Insurance, anticipe une hausse de la demande : « Aujourd'hui, le climat est le plus grand risque pour tous. Nous devons absolument nous protéger. Je suis sûr que le marché de l'assurance climatique va croître. » Cet été, l'Inde étouffe sous des températures record qui frôlent les 50°C. Près de 400 millions de travailleurs informels subissent de plein fouet ce dérèglement. Face à l'urgence, ces micro-assurances anti-chaleur offrent un premier filet de sécurité pour s'adapter à la crise climatique. À lire aussiEn Inde, une classe moyenne désormais à deux vitesses

Pleine Conscience!
J'avais peur de devenir malheureux… alors je suis parti seul en Inde...

Pleine Conscience!

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 93:30


Épisode #77 #podcast À 19 ans, Alexandre Dussault a commencé à avoir peur de son avenir.Pas peur de manquer d'argent.Pas peur d'échouer.Peur de quelque chose de beaucoup plus profond :« Est-ce que je vais être heureux dans la vie ? »Après le secondaire, il suit le chemin que tout le monde lui recommande : le cégep, les études, la sécurité.Mais plus le temps avance, plus il a l'impression de perdre ce qui le rend vivant.Sa créativité disparaît.Sa joie de vivre s'éteint.Dans cette conversation profondément authentique, Alexandre raconte comment une crise existentielle l'a poussé à remettre toute sa vie en question et à partir seul à travers le monde pour retrouver quelque chose qu'il avait perdu : lui-même.De la Thaïlande au Brésil, jusqu'aux retraites spirituelles en Inde, on explore ensemble :• Pourquoi autant de jeunes se sentent perdus aujourd'hui• Le besoin de validation et la peur du rejet• L'authenticité dans un monde obsédé par la performance• Les voyages qui changent une vie• La pleine conscience et le breathwork• L'intuition, la créativité et la quête de sens• Comment arrêter de vivre pour les attentes des autresUne conversation honnête sur le bonheur, l'identité et ce que ça signifie réellement être soi-même.Alexandre Dussaulthttps://www.instagram.com/alexduss_https://www.pleineconsciencehugorich.com/Abonne-toi à Pleine Conscience pour plus de conversations profondes sur la conscience00:00 — Hook cinématographique00:52 — Alexandre : du secondaire à la crise existentielle05:28 — Comment il a commencé à perdre sa joie de vivre07:46 — « Est-ce que je vais être heureux dans la vie ? »09:35 — Le conflit entre ses rêves et le chemin traditionnel12:57 — Les voyages qui ont changé sa vie16:13 — Son premier voyage solo en Thaïlande18:49 — La découverte du breathwork22:31 — Découvrir sa vraie personnalité24:01 — Son rêve de devenir conférencier26:06 — Validation, ego et authenticité30:22 — « On me disait que j'étais trop intense »34:27 — La quête d'authenticité40:25 — La magie derrière l'inconfort43:22 — Le retour difficile après la Thaïlande49:14 — Ce que l'Inde lui a appris sur le bonheur56:30 — Réseaux sociaux, spiritualité et authenticité01:01:02 — La retraite qui a changé sa vision de la vie01:10:23 — Le Dharma et la mission de vie01:21:00 — Pourquoi l'Inde l'a profondément transformé01:27:00 — Le futur qu'il veut construire01:31:00 — Message final sur l'authenticité01:33:00 — Fin de l'épisodeClause de non-responsabilité : Les vidéos présentées sur cette chaîne sont basées sur nos propres expériences, opinions et recherches. Nous faisons de notre mieux pour fournir des informations précises et à jour, mais nous ne pouvons garantir l'exactitude, l'exhaustivité ou la pertinence de ces informations. Les sujets abordés sont le reflet de nos propres points de vue et ne doivent pas être considérés comme des conseils professionnels, médicaux, juridiques ou financiers.En visionnant nos vidéos, vous reconnaissez et acceptez que nous déclinons toute responsabilité quant aux conséquences de l'utilisation ou de l'application des informations fournies. Chaque individu est responsable de ses propres actions et décisions, et il est recommandé de consulter des professionnels compétents pour des conseils spécifiques à votre situation.Nous nous réservons le droit de modifier, supprimer ou mettre à jour le contenu de nos vidéos à tout moment et sans préavis. Nous ne sommes pas responsables du contenu des liens externes ou des ressources citées dans nos vidéos.Enfin, veuillez noter que nous ne soutenons ni ne sommes affiliés à aucune marque, entreprise ou produit mentionné dans nos vidéos, sauf indication contraire expresse. Toute référence à des tiers est à des fins informatives uniquement.#podcast #shorts #interview #mindfulness #pleineconscience #love #authenticity #yoga #yogi #presence #authenticité

Aujourd'hui l'économie
En Inde, une classe moyenne désormais à deux vitesses

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 3:23


Longtemps présentée comme le moteur de la croissance indienne, la classe moyenne connaît aujourd'hui une profonde fracture. Tandis qu'une minorité profite pleinement du boom économique et technologique, une large partie des ménages voit son pouvoir d'achat stagner et ses perspectives sociales s'assombrir. Un paradoxe au cœur de la dernière note de l'Institut Montaigne consacrée à l'économie indienne. Quand on pense à l'Inde, on imagine une croissance spectaculaire, une population jeune et qualifiée, des multinationales qui s'implantent massivement et un immense marché de consommateurs. Pourtant, la réalité est aujourd'hui plus nuancée. La classe moyenne indienne représente toujours environ 140 millions de personnes, mais elle s'est profondément transformée. D'un côté, une minorité s'enrichit rapidement : dirigeants d'entreprise, entrepreneurs ou professionnels du numérique et des nouvelles technologies profitent pleinement de l'essor économique du pays. De l'autre, une large partie de cette même classe moyenne connaît une situation beaucoup plus fragile. Les salaires progressent peu, l'inflation pèse sur les budgets familiaux et les dépenses de santé ou d'éducation augmentent fortement. Cette fracture est si marquée que les économistes parlent désormais d'une croissance en K. Il faut imaginer la lettre : une branche monte, celle des plus aisés, l'autre stagne, voire recule progressivement, celle de la classe moyenne inférieure. Une consommation qui révèle les inégalités Cette polarisation se lit directement dans les habitudes de consommation des Indiens. Les ventes de petites voitures ralentissent tandis que celles des SUV continuent de progresser. Le marché immobilier traditionnel souffre, mais les logements de luxe battent des records. Quant aux hôtels milieu de gamme, ils enregistrent une croissance bien plus faible que les établissements cinq étoiles. Autrement dit, le marché indien ne s'élargit plus : il monte en gamme. Les entreprises continuent certes de vendre leurs produits, mais à une clientèle plus aisée qu'auparavant. Le moteur de la consommation n'est plus la vaste classe moyenne que beaucoup imaginaient il y a encore quelques années, mais les ménages les plus riches. À lire aussiIndonésie: derrière la croissance, le recul inquiétant de la classe moyenne Jeunesse, éducation et tech : les nouveaux défis de l'économie indienne L'Inde conserve pourtant un atout majeur : sa jeunesse. Chaque année, des millions de jeunes arrivent sur le marché du travail, un potentiel démographique longtemps considéré comme un formidable levier de croissance. Mais le chômage touche particulièrement les diplômés. Paradoxalement, plus le niveau d'études est élevé, plus il devient difficile de trouver un emploi correspondant à ses qualifications. Le système éducatif public souffre d'un manque chronique d'investissements, poussant les familles vers des établissements privés coûteux. Or beaucoup de diplômés quittent ces formations sans disposer des compétences réellement recherchées par les entreprises. De nombreuses familles s'endettent ainsi pour financer des études qui ne débouchent pas toujours sur l'ascension sociale espérée. Même le secteur des technologies de l'information, symbole du miracle économique indien, montre aujourd'hui des signes d'essoufflement. L'intelligence artificielle automatise une partie des tâches réalisées dans les centres de services informatiques et les grands groupes technologiques ralentissent leurs recrutements, voire réduisent leurs effectifs. Le secteur qui avait largement contribué à l'émergence de la classe moyenne participe désormais à sa fragmentation. Cette évolution soulève une question centrale pour l'avenir de l'économie indienne. Alors que la concentration des richesses atteint des niveaux records et que l'Inde compte désormais davantage de milliardaires que la Chine, une partie croissante de la classe moyenne voit son ascenseur social ralentir. La puissance économique indienne continue d'accélérer. Mais sa promesse de mobilité sociale, elle, semble aujourd'hui beaucoup plus fragile.

Journal d'Haïti et des Amériques
Présidentielle au Pérou : Fujimori et Sánchez au coude à coude

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 30:00


L'issue de la présidentielle péruvienne reste incertaine ce lundi 8 juin 2026. Après le dépouillement de 90% des bulletins, la candidate de droite Keiko Fujimori devance très légèrement son rival de gauche Roberto Sánchez, selon les autorités électorales. Nous en parlons avec notre correspondant sur place, Martin Chabal. L'avance de Keiko Fujimori risque de s'effriter à mesure que les résultats arrivent au compte-gouttes des zones rurales, où son rival Roberto Sánchez a dominé. Selon notre correspondant, ses partisans ont déjà célébré ces premiers résultats dans la capitale Lima. Ils le considèrent comme un défenseur des régions rurales et des populations longtemps délaissées par les élites politiques de la capitale. Roberto Sánchez a également bénéficié d'un fort vote anti-fujimoriste, le nom Fujimori restant associé, pour de nombreux électeurs, aux dérives autoritaires du passé. L'électricité, nouvelle arme des gangs en Haïti À Carrefour, au sud de Port-au-Prince, l'électricité est devenue un nouvel enjeu dans la lutte pour le contrôle du territoire. Depuis plus de deux semaines, le chef de gang « Krisla » occupe la centrale électrique qui alimente une partie de la commune ainsi que plusieurs quartiers de la région métropolitaine. Conséquence : les coupures se multiplient et les habitants disposent de moins en moins d'heures de courant. Une situation qui alimente la colère, l'inquiétude et l'incompréhension de la population. Étudiants et jeunes citoyens dénoncent une nouvelle dégradation de leurs conditions de vie, alors que les groupes armés continuent d'étendre leur emprise sur le pays. Reportage de Peterson Luxama. À écouter aussi«Ce qui se passe est horrible»: en Haïti, les attaques des groupes armés se multiplient Delcy Rodriquez en quête de stature internationale Delcy Rodríguez poursuit sa tournée internationale avec une étape en Turquie après cinq jours en Inde, où elle doit rencontrer le président Recep Tayyip Erdoğan. Cette visite s'inscrit dans une stratégie à la fois diplomatique et économique, la Turquie étant l'un des rares partenaires du Venezuela à maintenir une continuité entre les présidences de Hugo Chávez, Nicolás Maduro et Delcy Rodríguez, notamment dans les secteurs de l'énergie, de l'or, de la défense ou encore de l'agriculture. En parallèle, son déplacement en Inde a confirmé la reprise des exportations pétrolières vénézuéliennes, essentielles pour un pays confronté à une grave crise économique et à des tensions sociales. Au-delà de ces enjeux économiques, cette tournée marque aussi une montée en visibilité internationale de la dirigeante, qui cherche à consolider sa légitimité diplomatique, dans un contexte où ses relations avec Washington semblent moins conflictuelles, même si les États-Unis continuent de suivre la situation sans exercer de pression directe sur une ouverture politique au Venezuela, selon le politologue Thomas Posado. À lire aussiVenezuela: «La Turquie est l'un des rares partenaires qui assurent une continuité entre Nicolas Maduro et Delcy Rodríguez» Journal de la 1ère Une association martiniquaise fait appel aux autorités françaises pour l'aider à acheminer des denrées alimentaires vers Cuba.

Y'a de l'idée
"Aide tes parents à décrocher des écrans" : bouclier anti-scroll et autres astuces pour déconnecter

Y'a de l'idée

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 3:38


Saviez-vous que les Belges passent en moyenne 339 minutes par jour devant un écran ? Cela représente près de 5 heures et 39 minutes quotidiennes passées à consulter un smartphone, regarder des vidéos, jouer, travailler ou naviguer sur les réseaux sociaux.Dans ce contexte, il devient parfois difficile de demander aux enfants de limiter leur temps d'écran lorsque les adultes eux-mêmes peinent à décrocher. C'est précisément le constat qui a inspiré Guillemette Faure et l'illustratrice Mélody Denturck dans leur livre Aide tes parents à décrocher des écrans, publié aux éditions Casterman.L'originalité de l'ouvrage réside dans son approche inversée. Ici, ce ne sont pas les parents qui apprennent aux enfants à mieux utiliser les écrans, mais les enfants qui découvrent comment aider les adultes à retrouver un rapport plus équilibré au numérique.Le livre explique de manière simple et ludique pourquoi il est parfois si difficile de poser son téléphone. Les jeunes lecteurs découvrent notamment que de nombreuses applications sont conçues pour capter notre attention le plus longtemps possible. Les algorithmes enchaînent les contenus de manière fluide, donnant parfois l'impression qu'une vidéo se poursuit alors qu'une autre a déjà commencé.L'ouvrage regorge également de chiffres et d'études étonnantes. On y apprend par exemple qu'une enquête menée en Inde a montré que près de 7 personnes sur 10 voient leur humeur affectée lorsque la batterie de leur téléphone est vide. Beaucoup déclarent également ressentir du stress lorsque leur batterie descend sous les 20 %, preuve de l'attachement parfois excessif que nous entretenons avec nos appareils.Mais le livre ne se contente pas d'expliquer le problème. Il propose aussi de nombreuses solutions concrètes et amusantes. Les enfants peuvent ainsi évaluer le niveau de dépendance numérique de leurs parents grâce à de petits questionnaires. Est-ce qu'ils emmènent leur téléphone aux toilettes ? Consultent-ils leur écran pendant les repas ? Regardent-ils leur smartphone lorsqu'on leur parle ?Parmi les astuces proposées, certaines sont particulièrement originales. Il y a notamment le fameux "bouclier anti-scroll", qui consiste à placer une photo de ses proches sur l'écran de verrouillage afin de se rappeler ce qui compte vraiment avant d'ouvrir une application.Le livre suggère aussi de passer temporairement son téléphone en mode noir et blanc, une technique qui réduit fortement l'attrait visuel des applications. D'autres idées consistent à regrouper les applications dans des dossiers, à fixer des limites d'utilisation ou encore à envisager, pour certains usages, un retour temporaire au téléphone à touches.Avec ses nombreuses illustrations, ses anecdotes amusantes et ses conseils accessibles, Aide tes parents à décrocher des écrans réussit le pari de sensibiliser petits et grands sans culpabiliser personne. Une lecture utile à une époque où la déconnexion est devenue un véritable enjeu de santé mentale, de concentration et de qualité des relations familiales.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.

Reportage culture
Sakifo: Wild Wild Women, l'offensive féminine du rap indien

Reportage culture

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 5:16


Dans un pays où la scène urbaine est longtemps restée une affaire d'hommes, elles ont décidé de se faire entendre. Wild Wild Women, les « femmes indomptables », débarquent d'Inde avec cinq voix et cinq langues. Hindi, marathi, tamoul, kannada, anglais, leur rap traverse les frontières autant qu'il bouscule les stéréotypes.  De notre envoyé spécial à La Réunion Grande révélation de la 22ᵉ édition du Sakifo, ces artistes de 24 à 32 ans forment le premier collectif féminin de rap indien. À quelques heures de la clôture du festival à La Réunion, ce samedi 7 juin 2026, elles ont transformé le micro en terrain de conquête. Difficile à croire en les voyant retourner le public du festival dans la ville de Saint-Pierre au sud de l'île. Et pourtant, Wild Wild Women n'existe que depuis une poignée d'années. Derrière l'énergie explosive et l'assurance affichées sur scène se cache une histoire de résistance. S'en souvient Pratika. « Quand nous allions dans les battles de rap et les événements hip-hop en Inde, il y avait très peu de femmes sur scène. Et celles qui étaient là n'étaient pas prises au sérieux. Toutes faisaient face à une forme d'exclusion venant des hommes. Alors, au lieu d'attendre qu'on nous fasse une place, nous avons pris d'assaut la nôtre. C'est comme ça qu'est né notre collectif féminin, Wild Wild Women ». « Nos chansons racontent cette réalité » Le groupe est né à Mumbai, capitale économique de l'Inde et mégapole de plus de douze millions d'habitants. Une ville de promesses, mais pas pour tout le monde, explique Hashtag Preeti. « Mumbai est la ville des rêves où cohabitent différentes cultures. Mais pour les jeunes femmes comme nous, la liberté rime souvent avec des emmerdes. Depuis l'enfance, nous devons négocier notre place, notre apparence, notre liberté avec les mecs. Nos chansons racontent cette réalité : la résilience, la pression familiale, le corps féminin, la sécurité, l'identité féminine. Mais en même temps, nous ajoutons de l'humour et de la joie à notre malheur dans nos chansons pour montrer la femme indienne autrement que par le prisme de la victimisation et de la lutte. » Wild Wild Women ouvre la voie pour d'autres femmes Sur scène comme en dehors, les Wild Wild Women bousculent un ordre établi qui les excluait jusque-là.  Un sentiment qui en dit long sur les préjugés encore à l'œuvre en Inde, selon MC Mahila. « La réaction des hommes à notre groupe a été mitigée. Mais nous avons aussi rencontré des alliés dans le hip-hop indien. La musique nous a permis de mesurer les défis auxquels les femmes font face dans des milieux très patriarcaux. Comme nous sommes une nouveauté féminine dans l'univers du rap indien, notre sari rose et notre look en baskets attirent parfois plus l'attention que nos chansons. Peu importe. Toutes ces histoires deviennent du pain béni pour nos chansons. Et ça avance. Aujourd'hui, il y a plus de femmes intéressées par le hip-hop qu'avant. Il reste encore du chemin à faire, certes. Mais venir au Sakifo à La Réunion porter la parole des femmes indiennes, c'est déjà un petit signe de changement. » Le Sakifo s'achève le 7 juin 2026. Mais certaines voix continuent de résonner. À lire aussiSakifo: Joe Yorke, blanc comme Manchester, noir comme le reggae

Reportage Culture
Sakifo: Wild Wild Women, l'offensive féminine du rap indien

Reportage Culture

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 5:16


Dans un pays où la scène urbaine est longtemps restée une affaire d'hommes, elles ont décidé de se faire entendre. Wild Wild Women, les « femmes indomptables », débarquent d'Inde avec cinq voix et cinq langues. Hindi, marathi, tamoul, kannada, anglais, leur rap traverse les frontières autant qu'il bouscule les stéréotypes.  De notre envoyé spécial à La Réunion Grande révélation de la 22ᵉ édition du Sakifo, ces artistes de 24 à 32 ans forment le premier collectif féminin de rap indien. À quelques heures de la clôture du festival à La Réunion, ce samedi 7 juin 2026, elles ont transformé le micro en terrain de conquête. Difficile à croire en les voyant retourner le public du festival dans la ville de Saint-Pierre au sud de l'île. Et pourtant, Wild Wild Women n'existe que depuis une poignée d'années. Derrière l'énergie explosive et l'assurance affichées sur scène se cache une histoire de résistance. S'en souvient Pratika. « Quand nous allions dans les battles de rap et les événements hip-hop en Inde, il y avait très peu de femmes sur scène. Et celles qui étaient là n'étaient pas prises au sérieux. Toutes faisaient face à une forme d'exclusion venant des hommes. Alors, au lieu d'attendre qu'on nous fasse une place, nous avons pris d'assaut la nôtre. C'est comme ça qu'est né notre collectif féminin, Wild Wild Women ». « Nos chansons racontent cette réalité » Le groupe est né à Mumbai, capitale économique de l'Inde et mégapole de plus de douze millions d'habitants. Une ville de promesses, mais pas pour tout le monde, explique Hashtag Preeti. « Mumbai est la ville des rêves où cohabitent différentes cultures. Mais pour les jeunes femmes comme nous, la liberté rime souvent avec des emmerdes. Depuis l'enfance, nous devons négocier notre place, notre apparence, notre liberté avec les mecs. Nos chansons racontent cette réalité : la résilience, la pression familiale, le corps féminin, la sécurité, l'identité féminine. Mais en même temps, nous ajoutons de l'humour et de la joie à notre malheur dans nos chansons pour montrer la femme indienne autrement que par le prisme de la victimisation et de la lutte. » Wild Wild Women ouvre la voie pour d'autres femmes Sur scène comme en dehors, les Wild Wild Women bousculent un ordre établi qui les excluait jusque-là.  Un sentiment qui en dit long sur les préjugés encore à l'œuvre en Inde, selon MC Mahila. « La réaction des hommes à notre groupe a été mitigée. Mais nous avons aussi rencontré des alliés dans le hip-hop indien. La musique nous a permis de mesurer les défis auxquels les femmes font face dans des milieux très patriarcaux. Comme nous sommes une nouveauté féminine dans l'univers du rap indien, notre sari rose et notre look en baskets attirent parfois plus l'attention que nos chansons. Peu importe. Toutes ces histoires deviennent du pain béni pour nos chansons. Et ça avance. Aujourd'hui, il y a plus de femmes intéressées par le hip-hop qu'avant. Il reste encore du chemin à faire, certes. Mais venir au Sakifo à La Réunion porter la parole des femmes indiennes, c'est déjà un petit signe de changement. » Le Sakifo s'achève le 7 juin 2026. Mais certaines voix continuent de résonner. À lire aussiSakifo: Joe Yorke, blanc comme Manchester, noir comme le reggae

Les matins
En Inde, les femmes premières victimes de vagues de chaleur accentuées par le changement climatique et l'urbanisation

Les matins

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 5:12


durée : 00:05:12 - Les Matins de France Culture - par : Catherine Duthu - L'Inde souffre de vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et intenses avec le changement climatique, renforcées par l'urbanisation et le manque d'espaces verts. Les 490 millions de travailleurs du secteur informel en souffrent particulièrement, ainsi que les femmes. - invités : Bérénice Girard Sociologue, chercheuse post-doctorale à l'Université de Stavanger en Norvège Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Livre international
«Chine-Inde: La guerre des mondes», par Emmanuel Lincot

Livre international

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 11:40


Éminent spécialiste de l'histoire politique et culturelle de la Chine contemporaine, Emmanuel Lincot est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la Chine et ses rapports compliqués avec sa périphérie. Dans son nouvel essai Chine-Inde : La guerre des mondes, qu'il vient de publier aux éditions du Cerf, il analyse les rivalités géopolitiques croissantes qui opposent les deux géants d'Asie qui se font face, sur fond d'échanges et d'influences réciproques plurimillénaires. RFI : Emmanuel Lincot, vous êtes sinologue de formation. Comment est né votre intérêt pour l'Inde ? Emmanuel Lincot : L'Inde, moi, je l'ai rencontrée finalement sur le tard, par des voies de détours, puisque mes précédents travaux, durant ces dernières années, ont porté sur la Chine et ses périphéries, et notamment la Chine et le monde musulman, en particulier la Chine et l'Asie centrale. Et quand on s'intéresse à l'Asie centrale, on est amené naturellement, pour ne pas dire culturellement, à l'Inde. Tout simplement parce que l'une des grandes dynasties indiennes, les Moghols, a été fondée par Babur, qui était originaire de l'est de l'actuel Ouzbékistan, de la vallée du Ferghana. Donc, de fil en aiguille, évidemment, on est amené à se rencontrer d'une manière ou d'une autre. Chine-Inde : La guerre des mondes, c'est le titre de votre ouvrage. Comment faut-il interpréter le trait d'union qui sépare les noms des deux pays sur la couverture ? Pour le choix du titre, je n'y suis absolument pour rien. C'est mon éditeur, Jean-François Colosimo, que je salue d'ailleurs, qui a trouvé la bonne formule. Ce trait d'union, que vous soulignez, peut désigner à la fois des velléités sur le temps long de rapprochement entre deux grandes aires de civilisation et en même temps une séparation. Pour filer un peu la métaphore, on pourrait dire que ce trait d'union peut apparaître véritablement comme un mur, comme un barrage, celui de l'Himalaya en particulier, qui sépare ces deux énormes masses continentales. Et ce titre est suffisamment vaste et vague, effectivement, pour aborder des questions de géopolitique, mais aussi et surtout des questions liées à l'histoire culturelle. Bref, comment se représente-t-on l'Inde depuis la Chine sur la longue durée et réciproquement ? Et là, ça devient absolument fascinant parce qu'on s'intéresse aux lieux de mémoire, notamment aux monastères qui constituent véritablement un maillage et autant de fils d'Ariane reliant l'Inde à la Chine par le biais du Tibet, région majeure. Je pense aussi à de grandes figures intellectuelles telles que Salman Rushdie, Tagore, Gao Xingjian et bien d'autres encore. Quels ont été les moments forts de cette histoire culturelle entre la Chine et l'Inde ? Ça commence grosso modo avec l'émergence des routes de la soie qui furent des points de contact, des voies de passage. Quant au bouddhisme, ce fut un processus au très long cours. La disparition du Bouddha se situe au VIᵉ siècle avant notre ère, et il faut attendre officiellement le IIᵉ siècle de notre ère, c'est-à-dire huit siècles plus tard, pour que le bouddhisme fasse enfin son entrée officielle dans l'espace chinois. Puis, il va y avoir un fait géopolitique majeur qui survient au Moyen Âge : ce sont les invasions turco-musulmanes qui vont arrêter assez brusquement, justement, ces échanges spirituels et artistiques, mais momentanément, je dirais, parce que le lieu conservatoire de ces échanges, qui va réinterpréter le bouddhisme d'une manière tout à fait particulière, en insufflant une autre dimension spirituelle, c'est le Tibet précisément. Et le Tibet, géographiquement, il est au point d'articulation dans la région de l'Himalaya, entre le monde chinois et le monde indien précisément. Le Tibet – c'est l'une des thèses de ce livre – va très certainement redevenir un point majeur, sinon de confrontation, tout au moins d'échange d'une manière ou d'une autre, au vu de l'importance de cette région, reconnue par Pékin notamment. Le centre de gravité de l'Asie risque très certainement de se déplacer vers cette région où les enjeux sont majeurs. Sur le plan minier par exemple. On pense à l'exploitation du lithium, si important pour la fabrication de nos voitures électriques. Le Tibet est central aussi en matière de ressources en eau. Pratiquement tous les grands fleuves de l'Asie prennent leur source au Tibet. On peut dire que le Tibet est le château d'eau de toute l'Asie ou presque. Quels souvenirs la mémoire collective chinoise garde-t-elle des échanges culturels sino-indiens ? Le monde chinois et le monde indien ont été pendant très longtemps interconnectés. Ils le sont toujours fondamentalement, avec des lieux qui sont des points de cristallisation de ces mémoires collectives. En effet, et j'en mentionne un certain nombre dans ce livre, par exemple, en Chine même, vous avez la Grande pagode de l'oie sauvage, qui est un lieu majeur de l'histoire du bouddhisme, puisque c'est à ses pieds que le moine bouddhiste Xuanzang, de retour de l'Inde, a créé l'une des premières écoles de traductologie de textes d'abord écrits en langue indo-européenne, donc en sanskrit, vers le chinois. Ce lieu, précisément la Grande pagode de l'oie sauvage à Xi'an, ancienne capitale impériale de la Chine, a été, à partir de 2014, choisi par les autorités chinoises comme lieu de visite pour le chef de l'État indien, Narendra Modi. Mais depuis lors, pratiquement tous les chefs d'État étrangers s'y rendent. Alors ça, c'est assez intéressant aussi d'un point de vue de l'histoire du protocole communiste chinois. Jusqu'alors, on privilégiait la visite de la Grande Muraille. Et à partir de 2014, on privilégie un lieu de mémoire qui se veut davantage consensuel, davantage ouvert sur le monde. Et pas n'importe quel monde, au vu justement de la géographie chinoise, à l'ouest de la Chine, l'Occident de la Chine. Donc, évidemment, ça a du sens. Et réciproquement, les Indiens ont choisi par exemple le temple de Mahabalipuram, qui est un lieu majeur lié à la personnalité de Bodhidharma, mieux connu en Chine sous le nom de Damo, qui a lui aussi fait le lien entre les deux mondes. Outre le Tibet, quels sont les principaux contentieux qui opposent l'Inde et la Chine aujourd'hui ? Avec l'avènement du régime communiste en Chine et l'invasion par l'armée chinoise des hauts plateaux tibétains, eh bien, pour la première fois de leur histoire, la Chine va devenir la voisine de l'Inde, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Et donc, à partir des années 1950, la partie indienne affirme la légitimité historique des tracés frontaliers qui avaient été décidés d'ailleurs par les Britanniques, la ligne Durand, la ligne McMahon, etc. Bon, sauf que les Chinois n'ont jamais reconnu justement ces tracés frontaliers, non seulement à l'époque impériale, donc à la fin du XIXᵉ siècle, sous la dynastie des Qing, mais non plus à l'époque républicaine et encore moins à l'époque actuelle, celle de la République populaire de Chine. Donc il y a un contentieux très important sur 3 800 kilomètres de frontière commune, ce qui est tout à fait considérable. Sans oublier des contentieux territoriaux, donc des disputes territoriales. L'Aksai Chin, par exemple, qui se trouve dans le prolongement du Ladakh, a été purement et simplement annexé par l'armée chinoise en 1962, au grand dam évidemment de l'Inde. New Delhi, quant à elle, revendique évidemment la restitution de ce territoire. La Chine, pour sa part, revendique la restitution de l'Arunachal Pradesh, situé dans le prolongement du Tibet donc. Il y a un passif très, très important qui présage du pire pour l'avenir. Cet avenir est peut-être plus proche qu'on ne le pense. Croyez-vous que la question de la succession du Dalaï Lama, qui va se poser bientôt, pourrait voir une crise grave éclater entre les deux pays ? Généralement, la question du Dalaï Lama est déconsidérée en Occident. On imagine que c'est peu important. Or pour nombre de peuples, qu'ils soient hindouistes, bouddhistes, le Dalaï Lama est considéré comme un dieu vivant. Donc, la question de sa succession, si l'on traduit cela en langage politique, va de toute évidence provoquer une crise, avec probablement une velléité tantôt indienne, tantôt chinoise, d'instrumentaliser chacune à son profit cette succession. Et le Dalaï Lama, il faut le rappeler, généralement, on n'a pas connaissance de ce fait qui est capital, est considéré aussi comme le chef spirituel des Mongols, par exemple. Donc on est très loin du monde tibétain et du monde indien a priori. Mais donc en retour, cela signifie une affaire politique tout à fait considérable aux yeux de Pékin, bien sûr. La guerre des mondes est le sous-titre de votre ouvrage. Autrement dit, selon vous, une cohabitation pacifique entre les deux voisins demeure improbable dans l'état actuel de leurs relations ? Elle sera très difficile, ça c'est clair. On est totalement sorti de cette vision irénique du rapprochement entre les peuples. Hélas, on peut le déplorer, mais c'est la réalité. On est dans un ordre bismarckien, c'est-à-dire avec le rappel de la souveraineté des États, la défense de leurs intérêts, avec peut-être des configurations neuves qui ont très certainement traversé l'esprit des dirigeants. On pense notamment à un rapprochement « Chine, Russie, Inde » qui n'est pas un projet totalement farfelu, parce que la Russie reste encore la matrice idéologique d'une grande partie de l'élite indienne, mais aussi de l'élite chinoise. Cette tripolarité me paraît invraisemblable, mais néanmoins, on y pense, c'est tout à fait évident. Et donc clairement, vous avez là tout simplement les trois quarts du monde ou presque, qui sont représentés à travers cette tripolarité, qui feraient idéalement contrepoids, évidemment, à l'Occident. En tout cas, on ne va pas du tout dans le sens d'un apaisement des relations, bien au contraire, hélas ! À lire aussiInde-Chine: «La volonté de normalisation n'est pas née de l'humiliation infligée par Trump avec ses tarifs douaniers»

De Publieke Tribune
#237 - Ambtenaren: dienen of dwarsliggen?

De Publieke Tribune

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 49:11


Wanneer moet je als ambtenaar opstaan en ‘nee' zeggen? Wanneer moet je vertrekken als je het beleid dat je moet uitvoeren, onrechtvaardig vindt? En wanneer niet? Ambtenaren worstelen nogal eens met die vragen. In 2024 bleek uit onderzoek van I&O Research dat bijna de helft een moreel vraagstuk had op werk. Bijna 60 procent daarvan had betrekking op onrechtvaardig beleid. In ‘De publieke tribune' van 6 juni gaat Coen Verbraak in gesprek met ambtenaren over hun dagelijkse werk én hun dilemma's. Kijken zij door de toeslagenaffaire, het asielbeleid, en het ambtelijke activisme met betrekking tot Gaza anders naar hun verantwoordelijkheden? Wat is het lot van ongehoorzame ambtenaren, en van klokkenluiders? En wat gebeurt er als ambtenaren géén vragen meer stellen? Te gast: Erik Pool, Marleen de Wilde, Laurie Kos en Ramiro Gomes Monteiro Presentatie: Coen Verbraak Redactie: Marit Willemsen, Nico Kuppens, Gijs Hillen en Adinda Hijl Eindredactie: Sigrid Muusse ℹ️ Meer info? human.nl/dpt ✉️ Reageren? depublieketribune@human.nl

Livre international
«Chine-Inde: La guerre des mondes», par Emmanuel Lincot

Livre international

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 11:40


Éminent spécialiste de l'histoire politique et culturelle de la Chine contemporaine, Emmanuel Lincot est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la Chine et ses rapports compliqués avec sa périphérie. Dans son nouvel essai Chine-Inde : La guerre des mondes, qu'il vient de publier aux éditions du Cerf, il analyse les rivalités géopolitiques croissantes qui opposent les deux géants d'Asie qui se font face, sur fond d'échanges et d'influences réciproques plurimillénaires. RFI : Emmanuel Lincot, vous êtes sinologue de formation. Comment est né votre intérêt pour l'Inde ? Emmanuel Lincot : L'Inde, moi, je l'ai rencontrée finalement sur le tard, par des voies de détours, puisque mes précédents travaux, durant ces dernières années, ont porté sur la Chine et ses périphéries, et notamment la Chine et le monde musulman, en particulier la Chine et l'Asie centrale. Et quand on s'intéresse à l'Asie centrale, on est amené naturellement, pour ne pas dire culturellement, à l'Inde. Tout simplement parce que l'une des grandes dynasties indiennes, les Moghols, a été fondée par Babur, qui était originaire de l'est de l'actuel Ouzbékistan, de la vallée du Ferghana. Donc, de fil en aiguille, évidemment, on est amené à se rencontrer d'une manière ou d'une autre. Chine-Inde : La guerre des mondes, c'est le titre de votre ouvrage. Comment faut-il interpréter le trait d'union qui sépare les noms des deux pays sur la couverture ? Pour le choix du titre, je n'y suis absolument pour rien. C'est mon éditeur, Jean-François Colosimo, que je salue d'ailleurs, qui a trouvé la bonne formule. Ce trait d'union, que vous soulignez, peut désigner à la fois des velléités sur le temps long de rapprochement entre deux grandes aires de civilisation et en même temps une séparation. Pour filer un peu la métaphore, on pourrait dire que ce trait d'union peut apparaître véritablement comme un mur, comme un barrage, celui de l'Himalaya en particulier, qui sépare ces deux énormes masses continentales. Et ce titre est suffisamment vaste et vague, effectivement, pour aborder des questions de géopolitique, mais aussi et surtout des questions liées à l'histoire culturelle. Bref, comment se représente-t-on l'Inde depuis la Chine sur la longue durée et réciproquement ? Et là, ça devient absolument fascinant parce qu'on s'intéresse aux lieux de mémoire, notamment aux monastères qui constituent véritablement un maillage et autant de fils d'Ariane reliant l'Inde à la Chine par le biais du Tibet, région majeure. Je pense aussi à de grandes figures intellectuelles telles que Salman Rushdie, Tagore, Gao Xingjian et bien d'autres encore. Quels ont été les moments forts de cette histoire culturelle entre la Chine et l'Inde ? Ça commence grosso modo avec l'émergence des routes de la soie qui furent des points de contact, des voies de passage. Quant au bouddhisme, ce fut un processus au très long cours. La disparition du Bouddha se situe au VIᵉ siècle avant notre ère, et il faut attendre officiellement le IIᵉ siècle de notre ère, c'est-à-dire huit siècles plus tard, pour que le bouddhisme fasse enfin son entrée officielle dans l'espace chinois. Puis, il va y avoir un fait géopolitique majeur qui survient au Moyen Âge : ce sont les invasions turco-musulmanes qui vont arrêter assez brusquement, justement, ces échanges spirituels et artistiques, mais momentanément, je dirais, parce que le lieu conservatoire de ces échanges, qui va réinterpréter le bouddhisme d'une manière tout à fait particulière, en insufflant une autre dimension spirituelle, c'est le Tibet précisément. Et le Tibet, géographiquement, il est au point d'articulation dans la région de l'Himalaya, entre le monde chinois et le monde indien précisément. Le Tibet – c'est l'une des thèses de ce livre – va très certainement redevenir un point majeur, sinon de confrontation, tout au moins d'échange d'une manière ou d'une autre, au vu de l'importance de cette région, reconnue par Pékin notamment. Le centre de gravité de l'Asie risque très certainement de se déplacer vers cette région où les enjeux sont majeurs. Sur le plan minier par exemple. On pense à l'exploitation du lithium, si important pour la fabrication de nos voitures électriques. Le Tibet est central aussi en matière de ressources en eau. Pratiquement tous les grands fleuves de l'Asie prennent leur source au Tibet. On peut dire que le Tibet est le château d'eau de toute l'Asie ou presque. Quels souvenirs la mémoire collective chinoise garde-t-elle des échanges culturels sino-indiens ? Le monde chinois et le monde indien ont été pendant très longtemps interconnectés. Ils le sont toujours fondamentalement, avec des lieux qui sont des points de cristallisation de ces mémoires collectives. En effet, et j'en mentionne un certain nombre dans ce livre, par exemple, en Chine même, vous avez la Grande pagode de l'oie sauvage, qui est un lieu majeur de l'histoire du bouddhisme, puisque c'est à ses pieds que le moine bouddhiste Xuanzang, de retour de l'Inde, a créé l'une des premières écoles de traductologie de textes d'abord écrits en langue indo-européenne, donc en sanskrit, vers le chinois. Ce lieu, précisément la Grande pagode de l'oie sauvage à Xi'an, ancienne capitale impériale de la Chine, a été, à partir de 2014, choisi par les autorités chinoises comme lieu de visite pour le chef de l'État indien, Narendra Modi. Mais depuis lors, pratiquement tous les chefs d'État étrangers s'y rendent. Alors ça, c'est assez intéressant aussi d'un point de vue de l'histoire du protocole communiste chinois. Jusqu'alors, on privilégiait la visite de la Grande Muraille. Et à partir de 2014, on privilégie un lieu de mémoire qui se veut davantage consensuel, davantage ouvert sur le monde. Et pas n'importe quel monde, au vu justement de la géographie chinoise, à l'ouest de la Chine, l'Occident de la Chine. Donc, évidemment, ça a du sens. Et réciproquement, les Indiens ont choisi par exemple le temple de Mahabalipuram, qui est un lieu majeur lié à la personnalité de Bodhidharma, mieux connu en Chine sous le nom de Damo, qui a lui aussi fait le lien entre les deux mondes. Outre le Tibet, quels sont les principaux contentieux qui opposent l'Inde et la Chine aujourd'hui ? Avec l'avènement du régime communiste en Chine et l'invasion par l'armée chinoise des hauts plateaux tibétains, eh bien, pour la première fois de leur histoire, la Chine va devenir la voisine de l'Inde, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Et donc, à partir des années 1950, la partie indienne affirme la légitimité historique des tracés frontaliers qui avaient été décidés d'ailleurs par les Britanniques, la ligne Durand, la ligne McMahon, etc. Bon, sauf que les Chinois n'ont jamais reconnu justement ces tracés frontaliers, non seulement à l'époque impériale, donc à la fin du XIXᵉ siècle, sous la dynastie des Qing, mais non plus à l'époque républicaine et encore moins à l'époque actuelle, celle de la République populaire de Chine. Donc il y a un contentieux très important sur 3 800 kilomètres de frontière commune, ce qui est tout à fait considérable. Sans oublier des contentieux territoriaux, donc des disputes territoriales. L'Aksai Chin, par exemple, qui se trouve dans le prolongement du Ladakh, a été purement et simplement annexé par l'armée chinoise en 1962, au grand dam évidemment de l'Inde. New Delhi, quant à elle, revendique évidemment la restitution de ce territoire. La Chine, pour sa part, revendique la restitution de l'Arunachal Pradesh, situé dans le prolongement du Tibet donc. Il y a un passif très, très important qui présage du pire pour l'avenir. Cet avenir est peut-être plus proche qu'on ne le pense. Croyez-vous que la question de la succession du Dalaï Lama, qui va se poser bientôt, pourrait voir une crise grave éclater entre les deux pays ? Généralement, la question du Dalaï Lama est déconsidérée en Occident. On imagine que c'est peu important. Or pour nombre de peuples, qu'ils soient hindouistes, bouddhistes, le Dalaï Lama est considéré comme un dieu vivant. Donc, la question de sa succession, si l'on traduit cela en langage politique, va de toute évidence provoquer une crise, avec probablement une velléité tantôt indienne, tantôt chinoise, d'instrumentaliser chacune à son profit cette succession. Et le Dalaï Lama, il faut le rappeler, généralement, on n'a pas connaissance de ce fait qui est capital, est considéré aussi comme le chef spirituel des Mongols, par exemple. Donc on est très loin du monde tibétain et du monde indien a priori. Mais donc en retour, cela signifie une affaire politique tout à fait considérable aux yeux de Pékin, bien sûr. La guerre des mondes est le sous-titre de votre ouvrage. Autrement dit, selon vous, une cohabitation pacifique entre les deux voisins demeure improbable dans l'état actuel de leurs relations ? Elle sera très difficile, ça c'est clair. On est totalement sorti de cette vision irénique du rapprochement entre les peuples. Hélas, on peut le déplorer, mais c'est la réalité. On est dans un ordre bismarckien, c'est-à-dire avec le rappel de la souveraineté des États, la défense de leurs intérêts, avec peut-être des configurations neuves qui ont très certainement traversé l'esprit des dirigeants. On pense notamment à un rapprochement « Chine, Russie, Inde » qui n'est pas un projet totalement farfelu, parce que la Russie reste encore la matrice idéologique d'une grande partie de l'élite indienne, mais aussi de l'élite chinoise. Cette tripolarité me paraît invraisemblable, mais néanmoins, on y pense, c'est tout à fait évident. Et donc clairement, vous avez là tout simplement les trois quarts du monde ou presque, qui sont représentés à travers cette tripolarité, qui feraient idéalement contrepoids, évidemment, à l'Occident. En tout cas, on ne va pas du tout dans le sens d'un apaisement des relations, bien au contraire, hélas ! À lire aussiInde-Chine: «La volonté de normalisation n'est pas née de l'humiliation infligée par Trump avec ses tarifs douaniers»

Basilic
Femmes, nature & engagement : 25 ans d'actions - Rencontre avec Marie-Anne Gasnier, Déléguée Générale de la Fondation Yves Rocher

Basilic

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 46:22


Épisode co-construit et réalisé grâce au soutien de la Fondation Yves Rocher. Aujourd'hui, Jeane vous invite à célébrer toutes les femmes qui agissent sur le terrain ! À l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement, retrouvez une conversation inspirante avec Marie-Anne Gasnier, Déléguée Générale de la Fondation Yves Rocher. Depuis 25 ans, le prix Fondation Yves Rocher Terre de Femmes met en lumière des femmes engagées pour la nature, partout dans le monde. 500 lauréates, plus de 50 pays, des millions de personnes touchées par leurs actions.Dans cet épisode, Marie-Anne Gasnier, nous raconte l'histoire de ces femmes d'action. Elle nous parle de la force du collectif, découverte lors d'un projet de reboisement en Inde, de ce lien profond entre le soin des humains et le soin du vivant et de l'enracinement dans un territoire comme levier d'action concret.Un échange lumineux et engagé qui rappelle une réalité encore trop méconnue : seulement 0,2 % des financements de fondations soutiennent les actions environnementales portées par des femmes. Et pourtant, ce sont souvent elles, en première ligne, qui inventent les solutions de demain.Cet épisode nous invite à faire confiance, localement, à celles qui sèment déjà l'avenir.Ressources complémentaires : Fondation Yves Rocher : https://www.yves-rocher-fondation.org/Prix Fondation Yves Rocher Terre de Femmes : https://bit.ly/4uX8IRWLes lauréates entendues au micro : Nadine Lahoud - Association Veni VerdiAnne Ribes - Association Belles PlantesFrédérique Fardin - Association Roots of the seaMarie-France Barrier - Association Des enfants et des arbresClaire Mauquié - Association Slow Food Pays CatalanBonne écoute !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

ActuElles
Au Nigeria, une académie de football pour garder les jeunes à distance des gangs

ActuElles

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 12:20


Cette semaine dans "Actuelles", direction le Nigeria, où Hidaa Ahmad Ghaddar, une passionnée du ballon rond, a monté une académie de football, la Breakthrough Academy Kano. La jeune femme de 27 ans a longtemps espéré devenir joueuse professionnelle mais des blessures ont brisé ce rêve. Alors, elle a décidé de transcender ce destin contraire en devenant entraîneuse de football pour de jeunes garçons, et de leur transmettre ce que le football lui avait donné : un objectif, une passion, une envie de faire mieux. Dans un pays musulman et pratiquant, elle ne savait pas si une femme serait acceptée au poste de coach. Non seulement ça marche, mais elle réussit son autre objectif, celui qui l'avait inspirée avec son tout premier apprenti, Kabir, à garder ces garçons éloignés de la criminalité des gangs. Certains espèrent pouvoir aller plus loin encore et faire de leur passion leur métier. Pour Hidaa Ahmad Ghaddar, c'est en tout cas un succès sportif, personnel et social.

Açık Dergi
Ânın İçinde: 54. İstanbul Müzik Festivali

Açık Dergi

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 25:41


İstanbul Müzik Festivali Direktörü Efruz Çakırkaya 11 Haziran'dan başlayacak 54. edisyonu konuşuyoruz. Bu yıl Ânın İçinde teması etrafında şekillenen 54. İstanbul Müzik Festivali, müziğin geçici ama etkisi kalıcı doğasından yola çıkıyor. Tıpkı hayat gibi, müzik de anın içinde doğuyor, dönüşüyor ve kayboluyor; her performans, yalnızca o ana özgü, biricik bir deneyim olarak var oluyor. Festival programı, dinleyicileri bu geçiciliği fark etmeye, anın içinde kalmaya ve müziğin zamanla kurduğu bağı yeniden düşünmeye davet ediyor.  

De Afspraak Op Vrijdag
Theo Francken, Liesbeth Van Impe en David Criekemans

De Afspraak Op Vrijdag

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 55:06


In ‘De afspraak op vrijdag' van 5 juni heeft Ivan De Vadder de minister van Defensie Theo Francken (N-VA) te gast, samen met de hoofdredacteur van Nieuwsblad/GVA Liesbeth Van Impe en professor internationale politiek David Criekemans (UAntwerpen). Ze hebben het over de rellen in Brussel, de oorlogen in Oekraïne en het Midden-Oosten en de Belgische begroting.

Secrets d'Histoire
Au-delà des mers - Gayatri Devi : une princesse au pays des Maharajas (1/3)

Secrets d'Histoire

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 27:10


Parmi toutes les épouses de Maharajah, Gayatri Devi est celle qui a le plus marqué les esprits, de l'Inde jusqu'aux confins de l'Europe. Reine engagée, elle utilise sa position pour promouvoir des causes sociales et défendre les droits des femmes, et œuvre sans relâche à l'amélioration des conditions de vie de ses concitoyens. Gayatri Devi joue un rôle politique déterminant lors de l'indépendance de l'Inde, laissant une empreinte indélébile dans l'histoire de son pays. "Secrets d'Histoire" est un podcast d'Initial Studio, adapté de l'émission de télévision éponyme produite par la Société Européenne de Production ©2024 SEP / France Télévisions. Cet épisode a été écrit et réalisé par Vanessa Pontet.Un podcast présenté par Stéphane Bern. Avec la voix d'Isabelle Benhadj.Vous pouvez retrouver Secrets d'Histoire sur France 3 ou en replay sur France.tv, et suivre l'émission sur Instagram et Facebook.Crédits du podcastProduction exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic et Mandy Lebourg assistées de Cyprille-Anne LigerMontage : Johanna Lalonde Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

Secrets d'Histoire
Au-delà des mers - Gayatri Devi : une princesse au pays des Maharajas (2/3)

Secrets d'Histoire

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 26:06


Le règne de Gayatri Devi et de son mari est marqué par des avancées sociales significatives et des bouleversements politiques. Malgré leur statut élevé, le couple veille constamment au bien-être de leur peuple. Sa compassion et son engagement envers les causes sociales renforcent sa popularité et son influence."Secrets d'Histoire" est un podcast d'Initial Studio, adapté de l'émission de télévision éponyme produite par la Société Européenne de Production ©2024 SEP / France Télévisions. Cet épisode a été écrit et réalisé par Vanessa Pontet.Un podcast présenté par Stéphane Bern. Avec la voix d'Isabelle Benhadj.Vous pouvez retrouver Secrets d'Histoire sur France 3 ou en replay sur France.tv, et suivre l'émission sur Instagram et Facebook.Crédits du podcastProduction exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic et Mandy Lebourg assistées de Cyprille-Anne LigerMontage : Johanna Lalonde Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

Secrets d'Histoire
Au-delà des mers - Gayatri Devi : une princesse au pays des Maharajas (3/3)

Secrets d'Histoire

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 27:13


Alors que l'Inde devient une démocratie, Gayatri Devi maintient sa position politique en étant élue au Parlement. Particulièrement populaire, elle marque durablement le paysage politique indien."Secrets d'Histoire" est un podcast d'Initial Studio, adapté de l'émission de télévision éponyme produite par la Société Européenne de Production ©2024 SEP / France Télévisions. Cet épisode a été écrit et réalisé par Vanessa Pontet.Un podcast présenté par Stéphane Bern. Avec la voix d'Isabelle Benhadj.Vous pouvez retrouver Secrets d'Histoire sur France 3 ou en replay sur France.tv, et suivre l'émission sur Instagram et Facebook.Crédits du podcastProduction exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic et Mandy Lebourg assistées de Cyprille-Anne LigerMontage : Johanna Lalonde Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

Baleine sous Gravillon (BSG)
S07E153 L'Ours brun 1/6... et ses cousins du monde entier (Rémi Dupouy)

Baleine sous Gravillon (BSG)

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 24:14


Après une série consacrée aux races anciennes et une deuxième aux animaux de la basse-cour, l'excellent naturaliste et éleveur-documentariste Rémi Dupouy (co-auteur avec Yann Arthus-Bertrand de Vivant en 2022, entre-autres) est de retour pour 6 nouveaux épisodes dédiés à l'un de ses animaux fétiches : l'Ours brun. Originaire de Gascogne, Rémi connaît particulièrement bien cet "autre de l'Homme", aujourd'hui présent en France exclusivement dans les Pyrénées. Cette série est l'occasion pour lui de nous faire (re)découvrir cet animal qui fascine autant qu'il inquiète, et ce depuis des millénaires...Dans ce premier épisode, impensable de ne pas présenter toute la famille des Ursidés, le nom scientifique, vous l'aurez compris, des 8 espèces de nounours actuelles. Les Ours sont répartis sur tous les continents à l'exception de l'Océanie et de l'Antarctique, et ont colonisé toutes sortes de milieux, de la banquise arctique aux déserts moyen-orientaux en passant par la jungle indienne. Ils ont également une immense diversité de taille et de forme :L'Ours brun (Ursus arctos) est présent en Eurasie et en Amérique du Nord. avec une douzaine de sous-espèces (dont le Grizzly). Parmi les poids-lourds,  l'Ours Kodiak (jusqu'à 1 tonne !).L'Ours noir (Ursus americanus) a presque disparu de la plupart des États-Unis et du Mexique. Il se maintient au Canada et en Alaska, où sa population est même en hausse. Il vit principalement dans les forêts tempérées et boréales,L'Ours polaire (Ursus maritimus) ou Ours blanc, vit en Arctique, qui porte son nom (arktos = ours en grec). Sa fourrure est translucide et creuse, pleine d'air, ce qui constitue un excellent isolant. C'est l'un des plus gros ours (record : 800 kg) . Il mange surtout des phoques.Le Panda géant (Ailuropoda melanoleuca) vit dans les forêts tempérées des montagnes de Chine, et se nourrit surtout de bambou. L'Ours malais ou Ours des cocotiers (Helarctos malayanus), vit en Asie du Sud-Est. Ce sont les poids-plumes de la famille : moins de 50 kg. Leur fourrure est noire et rase, adaptée au climat chaud.L'Ours lippu, Ours à miel, ou Ours paresseux (Melursus ursinus) vit en Inde, au Sri Lanka et au Népal. Sa longue fourrure est noire et pelucheuse. Ses oreilles sont en forme de plumeau. Il a une tache blanche en forme de « V » sur la poitrine. Il est insectivore et frugivore.L'Ours à lunettes (Tremarctos ornatus) est endémique des Andes tropicales. Principale caractéristique : les taches blanches autour de ses yeux, d'où son nom.L'Ours noir d'Asie ou Ours à collier ou Ours du Tibet (Ursus thibetanus) vit de l'Iran au Japon. Ils ont une petite tache blanche en croissant sur la poitrine et donnent l'impression d'avoir une crinière.___SOURCES :Vignette : Les 8 espèces actuelles d'Ursidés. Montage à partir de deux images libres de droits (Shutterstock)Extraits :01'50 : "heartbeat" (Pixabay)06'41 : Générique de la série Rahan, Nina Wolmark, 1986 (©Canal +)09'51 : OOMPH !- "Eisbär" ("ours polaire" en français), 2004 (℗ Supersonic). Reprise de Grauzone (1981).13'58 : Kung-fu Panda, Mark Osborne & John Stevenson, 2008 (©DreamWorks Animation)17'07 & 18'32 : Le Livre de la Jungle, Wolfgang Reitherman, 1967 (©Walt Disney Pictures)Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Vlan!
#397 Pourquoi notre monde devient-t-il si dystopique? Avec Vincent Message

Vlan!

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 77:10


Vincent Message est un écrivain bien connu mais j'étais passé totalement à coté. Son dernier roman, La folie océan, plonge dans les entrailles d'une mer qu'on croit connaître et qu'on ignore presque totalement.Mais je me suis surtout intéressé à Vincent pour son roman Défaite des maîtres et possesseurs, dont le pitch m'a vraiment intéressé. imaginez un monde où une espèce supérieure traite les humains exactement comme nous traitons les animaux d'élevage c'est à dire des humains en ferme et domestiqués mais qui vont également à l'abattoir. C'est un miroir tendu vers nos propres comportements et ce qui m'a frappé chez Vincent, c'est sa capacité à porter des convictions profondes sur l'écologie et la cause animale tout en refusant absolument la caricature. Ses romans sont des espaces où la complexité du monde trouve une forme littéraire.Dans cet épisode, nous parlons de la mécanique des bonnes histoires, de ce que ça fait à un auteur de se décentrer radicalement, de la dystopie devenue un genre mainstream parce que notre réalité l'est devenue, de la violence ordinaire au travail, de l'IA comme outil et comme menace silencieuse, et de cette question qui m'obsède : qu'est-ce qui nous donne encore envie du futur ?J'ai questionné Vincent sur son rapport à la joie, sur les limites planétaires, sur le biocentrisme comme seule réponse rationnelle à la crise, et sur ce que la fiction peut faire que l'essai ne fera jamais.Citations marquantes"C'est de notre vivant qu'on a franchi sept des neuf limites planétaires. C'est de notre vivant que la croissance de la population humaine se met à accentuer de façon dramatique la finitude des ressources.""On a fait de cette Terre, pour les animaux, un enfer permanent, quotidien, de leur naissance à leur mort.""La dystopie est devenue mainstream. Et ça en dit long sur la manière dont notre réalité elle-même est devenue dystopique dans ce laps de temps.""Chaque fois que tu demandes à une IA au lieu d'un ami, tu rates une occasion de renforcer ton bien-être émotionnel.""Ce à quoi il faut claquer la porte, c'est l'anthropocentrisme. Si nous n'agissons que dans les intérêts humains de court terme, des fractions les plus aisées de la population mondiale, on va vraiment droit dans le mur."Idées centrales discutées 1. Le décentrage comme outil éthique fondamental ~0:11:35 – 0:17:26 Dans Défaite des maîtres et possesseurs, Vincent inverse les rôles : une espèce supérieure domine les humains exactement comme nous dominons les animaux. Ce n'est pas un gimmick de SF. C'est une expérience de pensée héritée du XVIIIe siècle — le Huron chez Voltaire, Gulliver chez Swift — qui force le lecteur à voir ses propres comportements depuis l'extérieur. Se décentrer, c'est la condition pour remettre en question des systèmes qu'on ne questionne plus parce qu'on les habite.2. La dystopie est devenue mainstream parce que notre réalité l'est ~0:07:11 – 0:11:35 En 2016, l'éditeur de Vincent refusait le mot "dystopie" car personne ne comprenait ce que ça voulait dire. Dix ans plus tard, c'est une catégorie sur toutes les plateformes. Cette banalisation dit quelque chose de profond sur notre perception collective du futur : on fait face à plusieurs menaces existentielles simultanées — crise écologique, risque nucléaire, algorithmes — et la fiction dystopique en est devenue le langage naturel.3. La biomasse comme chiffre qui change tout ~0:25:13 – 0:26:22 60% de la biomasse des mammifères : animaux d'élevage. 35% : humains. 5% : mammifères sauvages. En quelques décennies, on a remplacé la faune sauvage par des animaux au service de notre alimentation. Et la masse anthropogénique (tout ce qu'on a construit) pèse désormais plus lourd que toute la biomasse du vivant. Deux chiffres qui décrivent une planète fondamentalement reconfigurée.4. La violence ordinaire est aussi réelle que la violence visible ~0:41:xx – 1:05:40 Vincent explore deux registres de violence : la violence physique et visible (l'abattoir, les animaux) et la violence insidieuse du quotidien professionnel (harcèlement managérial, perte de sens, spirale du burn-out). Les deux laissent des traces. Et les deux trouvent leur expression dans ses romans.5. L'IA : outil précieux et déshumanisation silencieuse ~0:56:06 – 1:01:34 Vincent distingue l'usage raisonné de l'IA (documentation, déblocage d'un premier draft) et ce qui l'inquiète : les IA présentées comme des "amis toujours disponibles". Chaque demande faite à une IA plutôt qu'à un ami rate une occasion de renforcer un lien humain. Sur fond de solitude croissante, c'est une forme de déshumanisation lente et consentie.6. La joie comme condition de l'action écologique ~1:10:53 – 1:13:01 La phrase de Deleuze — "le système nouveau triste, il faut être joyeux pour lui résister" — structure la vision de Vincent. Cette joie ne vient pas d'un optimisme naïf, mais de l'apprentissage, de la curiosité maintenue, de l'action collective. Comprendre la crise écologique, c'est aussi découvrir l'incroyable complexité du vivant. Et ça, c'est une source de joie réelle.7. Le biocentrisme : seul anthropocentrisme rationnel ~1:13:44 – 1:16:41 Accorder de la valeur aux forêts, aux océans, aux animaux, c'est juste en soi — ils ont un droit à exister. Mais c'est aussi la seule stratégie rationnelle pour garantir que des sociétés humaines survivent dans 500 ans. Le biocentrisme, même vu de façon cynique, est un anthropocentrisme de long terme.Questions posées dans l'interviewQu'est-ce qui t'a emmené à la littérature, alors que tu aurais pu emprunter une autre voie après Normal Sup ?Quels sont les meilleurs romans jamais écrits selon toi, et pourquoi ?C'est quoi les clés d'une bonne histoire — ce qui fait qu'on ne peut pas s'arrêter de lire ?La dystopie est devenue un genre mainstream. Est-ce que ça dit quelque chose sur notre époque ?Comment tu vois le film Avatar — utopie, dystopie, les deux ?Dans Défaite des maîtres et possesseurs, tu crées un décentrage total. Qu'est-ce que ça t'a fait de te mettre dans cette position en tant qu'auteur et en tant qu'humain ?Comment, avec des convictions aussi fortes sur l'écologie, tu arrives à avoir de la nuance dans tes romans ?Ton dernier roman porte sur l'océan. Pourquoi ce monde-là spécifiquement ?Est-ce que tu dois toujours expérimenter le monde que tu décris, ou la documentation suffit ?Comment tu vis l'arrivée de l'IA en tant qu'auteur — outil utile ou menace ?Références citées dans l'épisodeLivresLes Frères Karamazov — Fiodor Dostoïevski | Choc littéraire à 18 ans, admiration pour l'imprévisibilité des personnages | ~0:03:xxL'Homme sans qualités — Robert Musil | Fresque de Vienne en 1913, modernité technoscientifique et malaise social | ~0:03:xxDéfaite des maîtres et possesseurs — Vincent Message (2016) | Dystopie animaliste, point de vue non humain | ~0:07:11Les Veilleurs — Vincent Message | Premier roman, 630 pages, "livre monde" | ~0:29:59Cora dans la spirale — Vincent Message | Violence ordinaire au travail, monde de l'assurance | ~1:01:34Les années sans soleil — Vincent Message (2022) | Confinement Covid, isolement géographique | ~0:45:37La folie océan — Vincent Message | Pêche et vie marine en Bretagne nord | ~0:32:42Du côté de chez Swann — Marcel Proust (1913) | Cité pour le paradoxe du format long dans une époque "pressée" | ~0:55:31Le Décaméron — Giovanni Boccaccio | Littérature d'épidémie, modèle de livre-témoin | ~0:48:16Le cerveau funambule — Jean-Pierre Lachaud | Recommandé pour comprendre notre rapport aux objets et à l'attention | ~0:51:36Films / SériesAvatar — James Cameron | Utopie frictionelle, guerre de civilisation, fantasme de changement de corps | ~0:08:46La Planète des singes | Comparé à Défaite des maîtres, jugé moins radical dans le décentrage | ~0:17:26Black Mirror | Principe du "et si" : faire bouger un seul élément et observer les conséquences | ~0:30:23Références scientifiques et intellectuellesÉtude Institut Weizmann, Nature (2020) | Masse anthropogénique > biomasse totale du vivant | ~0:23:38L214 | Vidéos d'abattoirs sorties en 2016, concomitantes avec la sortie de Défaite des maîtres | ~0:19:53Gilles Deleuze / Baruch Spinoza | "Le système nouveau triste, il faut être joyeux pour lui résister" | ~1:11:11Marie Peuzet | Clinicienne spécialiste de la souffrance au travail | ~1:03:xxRené Descartes | "Maître et possesseur de la nature" — formule reprise dans le titre du roman | ~1:07:21Timestamps clés 0:00:00 — Introduction : et si on pouvait à nouveau se réjouir du futur ? Présentation de Vincent Message, de VLAN et des thèmes de l'épisode : domination, fiction, violence, biocentrisme.0:02:29 — Pourquoi la littérature : écrire depuis l'enfance Vincent écrivait dès 7-8 ans. Ses études littéraires n'ont pas précédé l'envie d'écrire — elles l'ont approfondie. Il voulait "passer dans les coulisses" du tour de magie.0:04:55 — Les clés d'une bonne histoire Une bonne histoire place le protagoniste dans la pire situation possible, crée une tension électrique, et force le lecteur à se demander : qu'est-ce que je ferais à sa place ?0:07:11 — "Défaite des maîtres et possesseurs" : genèse d'une dystopie Un monde où les humains sont élevés, domestiqués, mangés. Pas de la SF classique : une expérience de pensée sur la cause animale, paradoxalement presque sans animaux.0:12:41 — Le voyage en Inde qui a tout déclenché Inde 2014, puis Camargue : la catégorisation arbitraire des animaux (aimés, adulés, écrasés) comme déclencheur du projet littéraire.0:17:45 — Écrire depuis un point de vue non humain La singularité du livre : le narrateur n'est pas humain. Il observe l'humanité de l'extérieur, comme un ethnographe découvrant une société étrange.0:23:38 — Les chiffres qui font basculer la perspective Masse anthropogénique > biomasse du vivant. 60% des mammifères sont des animaux d'élevage. 5% seulement sont sauvages.0:32:42 — "La folie océan" : pourquoi l'océan ? La plongée sous-marine comme expérience de décentrement. Un litre d'eau contient des millions d'organismes invisibles. Un monde qu'on soupçonnait à peine.0:49:59 — IA et écriture : outil ou menace ? Une boîte physique pour enfermer son téléphone. L'IA utile pour documenter, inquiétante quand elle prétend remplacer les relations humaines.1:05:50 — Ce qui donne envie du futur La modernité a apporté des conditions de vie inégalées en 300 000 ans. La mission écologique redonne un sens collectif à l'action. La lucidité avec l'élan.1:11:11 — La joie comme arme politique Deleuze / Spinoza : on ne résiste pas à un système triste en étant triste. Curiosité, apprentissage, création : sources réelles de joie face à la crise.1:13:44 — VLAN : claquer la porte à l'anthropocentrisme Le message final de Vincent : ouvrir la porte au biocentrisme. Pas par idéalisme — par calcul rationnel de survie à long terme. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #361 L'ADN environnemental révolutionne la science avec Alain Damasio et Benjamin Allegrini (https://audmns.com/YqGUonE) Vlan #74 La science fiction permet réellement de définir le futur avec Guy Philippe Goldstein (https://audmns.com/WFkwZGg) #377 Pourquoi l'avenir appartient aux sociétés solidaires? Avec Pablo Servigne (partie 1) (https://audmns.com/WMxgIMf)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les matins
Inde : les vagues de chaleur exacerbent les injustices sociales et de genre

Les matins

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 5:50


durée : 00:05:50 - Les Matins de France Culture - par : Catherine Duthu - Les 490 millions de travailleurs du secteur informel, en Inde, souffrent particulièrement des vagues de chaleur : les ouvriers du bâtiment, vendeurs ambulants, livreurs, etc. Les femmes, qui enchaînent les journées en tant que salariées puis les tâches domestiques, sont encore plus affectées. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Grand reportage
«Le supplément du samedi» du 30 mai 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later May 30, 2026 48:30


Bienvenue dans le supplément de Grand reportage, 50 minutes ensemble avec, cette semaine, Gaëlle Laleix et Nils Sabin pour approfondir leurs reportages. Nils Sabin que nous retrouvons en deuxième partie en Bolivie. Rencontre avec les producteurs de quinoa, secteur en pleine crise. Tout d'abord partons pour le nord du Mozambique dans la région du Cabo Delgado où une guerre sanglante dure depuis près de 10 ans. Les shebabs, un groupe terroriste, y affrontent l'armée mozambicaine et ses alliés. Au Mozambique, le Cabo Delgado et sa guerre oubliée  Le Cabo Delgado est une région, située dans le nord du Mozambique à la frontière avec la Tanzanie. L'endroit est méconnu, il regorge pourtant de richesses : pierres précieuses, lithium, terres rares et le plus grand gisement gazier au monde. Mais le Cabo Delgado est aussi en proie à une guerre sanglante, qui dure depuis près de 10 ans. Les Shebabs, un groupe terroriste, y affrontent l'armée mozambicaine et ses alliés. Ce conflit passe sous les radars médiatiques et pour cause, le Cabo Delgado est interdit à la presse. Un Grand reportage de Gaëlle Laleix qui s'entretient avec Matthieu Vendrely. Bolivie : le quinoa, de l'âge d'or à la désillusion C'est une petite graine qui a su germer à travers le monde. Pas encore populaire en Afrique, elle s'est implantée en Occident, en Chine également, moins en Inde. Le quinoa est originaire des Andes, en Amérique du Sud. Premier producteur mondial : le Pérou, deuxième : la Bolivie, qui a connu une véritable fièvre du quinoa entre 2012 et 2015, avec des prix au sommet. Mais la toute petite graine, ronde et plate au goût de noisette, fait maintenant grise mine.  Trop de producteurs, prix non stabilisés, changement climatique, les agriculteurs déchantent. Un Grand reportage de Nils Sabin qui s'entretient avec Matthieu Vendrely.

C dans l'air
Jacques Audibert - Il raconte les coulisses des négociations avec l'Iran.

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 28, 2026 11:37


C dans l'air l'invité du 27 mai 2026 avec Jacques Audibert, diplomate, ancien directeur politique du Quai d'Orsay, ancien négociateur français sur le nucléaire iranien. Après des semaines de blocages et de menaces, Washington et Téhéran avaient fait état d'avancées ces derniers jours dans les négociations pour régler la guerre au Moyen-Orient. Donald Trump a même, au cours du week-end, laissé entrevoir un compromis imminent. Des espoirs de paix qui se sont éloignés ce lundi 26 mai, d'une part par l'annonce du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou d'une intensification de l'offensive de son armée au Liban, puis par l'attaque américaine contre l'Iran. Les Etats-Unis ont annoncé avoir frappé des sites de missiles dans le sud du pays, portant un coup au cessez-le-feu. Pour autant, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a fait savoir qu'un accord avec l'Iran restait possible. Les discussions tournent essentiellement « autour de la formulation précise du texte initial, cela prendra donc quelques jours », a-t-il déclaré lors d'une visite officielle en Inde. Jacques Audibert, diplomate, ancien négociateur français sur le nucléaire iranien, nous expliquera comment se passent des discussions avec les Iraniens, alors que la guerre dure désormais depuis trois mois et que le dossier de l'uranium enrichi iranien est au coeur des négociations.

Grand reportage
Bolivie : le quinoa, de l'âge d'or à la désillusion

Grand reportage

Play Episode Listen Later May 27, 2026 19:30


C'est une petite graine qui a su germer à travers le monde. Pas encore populaire en Afrique, elle s'est implantée en Occident, en Chine également, moins en Inde. Le quinoa est originaire des Andes, en Amérique du Sud. Premier producteur mondial : le Pérou, deuxième : la Bolivie, qui a connu une véritable fièvre du quinoa entre 2012 et 2015, avec des prix au sommet. Mais la toute petite graine, ronde et plate au goût de noisette, fait maintenant grise mine.  Trop de producteurs, prix non stabilisés, changement climatique, les agriculteurs déchantent. « Le quinoa : de l'âge d'or à la désillusion, en Bolivie », un Grand reportage de Nils Sabin.

Aujourd'hui l'économie
Pétrole: l'Inde se tourne vers le Venezuela pour sécuriser ses approvisionnements

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later May 27, 2026 3:13


La venue imminente de Delcy Rodriguez en Inde illustre les bouleversements énergétiques provoqués par la crise au Proche-Orient. Fragilisée par les perturbations dans le détroit d'Ormuz, New Delhi cherche à sécuriser ses approvisionnements en pétrole en diversifiant ses partenaires. Et dans cette nouvelle stratégie, le Venezuela prend une place grandissante.   La présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, est attendue en Inde dans la semaine. Une visite loin d'être uniquement diplomatique. Derrière ce déplacement se jouent des enjeux économiques et énergétiques majeurs pour New Delhi. Car depuis les perturbations dans le détroit d'Ormuz, l'Inde repense en profondeur son approvisionnement en pétrole. Et pour comprendre cette inquiétude, il faut rappeler un chiffre : l'Inde importe environ 85% du pétrole qu'elle consomme. Autrement dit, son économie dépend massivement de l'extérieur pour fonctionner. Historiquement, près de la moitié de ce pétrole provient du Golfe, qu'il s'agisse de l'Arabie saoudite, de l'Irak, des Émirats arabes unis ou encore du Koweït. Or, ces flux transitent en grande partie par le détroit d'Ormuz, véritable point névralgique du commerce pétrolier mondial. Mais avec les tensions actuelles au Moyen-Orient, cette route maritime est devenue beaucoup plus incertaine. Les perturbations logistiques compliquent l'approvisionnement indien et font peser un risque direct sur l'activité économique du pays. Pour New Delhi, la question est désormais stratégique. Il ne s'agit plus seulement de trouver du pétrole moins cher, mais surtout d'être certain qu'il arrivera.   À lire aussiLes vagues de chaleur en Asie aggravent la crise économique et la flambée des prix Pourquoi le Venezuela devient un partenaire clé pour New Delhi Face à cette situation, la stratégie de l'Inde est claire : diversifier au maximum ses fournisseurs. Acheter à plusieurs pays afin de réduire sa dépendance à une seule région du monde. Cette logique n'est pas nouvelle. Après l'invasion de l'Ukraine, New Delhi avait déjà massivement augmenté ses achats de pétrole russe, alors même que l'Europe réduisait fortement ses importations depuis Moscou. Le pétrole russe, vendu à prix réduit, permettait alors à l'Inde de limiter sa facture énergétique tout en soutenant sa croissance. Mais aujourd'hui, cette stratégie montre ses limites. Le pétrole russe reste essentiel, mais il ne suffit plus à lui seul. L'Inde cherche désormais un second pilier énergétique. Et c'est là que le Venezuela entre en jeu. En mai, Caracas est ainsi devenu le troisième fournisseur de pétrole brut de l'Inde, derrière la Russie et les Émirats arabes unis. Une progression spectaculaire pour un pays longtemps marginalisé par les sanctions américaines. L'atout principal du Venezuela réside dans le prix compétitif de son pétrole. Son brut est lourd et plus soufré, donc moins valorisé sur le marché international. Mais cela représente justement une opportunité pour l'Inde. Certaines raffineries indiennes, notamment celles de Reliance Industries, sont capables de traiter efficacement ce type d'hydrocarbure. Le pétrole vénézuélien correspond donc parfaitement aux besoins industriels du pays.   Les États-Unis suivent de très près le rapprochement entre l'Inde et le Venezuela Pour Caracas, l'objectif est désormais simple : vendre davantage de pétrole à l'Inde, dont les besoins énergétiques continuent d'exploser. La population augmente, la classe moyenne consomme davantage et l'industrialisation s'accélère. Le partenariat apparaît donc pragmatique et potentiellement gagnant-gagnant pour les deux pays. Mais cela ne signifie pas pour autant que l'Inde tourne le dos au Golfe ou à la Russie. New Delhi cherche surtout à réduire ses risques en multipliant les fournisseurs et les routes d'approvisionnement. Autre élément important : c'est le secrétaire d'État américain qui a lui-même révélé la prochaine visite de Delcy Rodriguez en Inde. Un signal qui montre à quel point Washington suit ce dossier de près. Car les États-Unis cherchent eux aussi à redessiner les flux énergétiques mondiaux. Leur stratégie consiste à réduire la dépendance de leurs partenaires au pétrole russe et iranien, tout en favorisant davantage de pétrole américain mais aussi vénézuélien. Dans ce contexte, si l'Inde augmente ses achats de brut vénézuélien, cela pourrait aussi être perçu comme une victoire stratégique pour Washington. 

Raven's House of Horror
Obsession Review

Raven's House of Horror

Play Episode Listen Later May 26, 2026 55:11


Lee was obsessed with obsession, so had to break down and review this one for too to bottom , great acting by Inde, and crew So Let's Talk About It…

Septem Club
L'Inde et ma dernière cigarette, Partie 1, par Jessica Troisfontaine

Septem Club

Play Episode Listen Later May 26, 2026 22:02


Je suis Jessica Troisfontaine, et au-delà d'être l'hôte de ce podcast Ressentir, je suis l'autrice d'une newsletter qui s'intitule La vie gourmande.Dans cette newsletter, j'explore en profondeur des questions autour de l'amour, de la sexualité, du corps, du travail, de la nourriture… De tout ce qui fait le sel et le miel de cette existence. Ma quête de la sapidité m'a par exemple amenée à écrire sur les thématiques suivantes :Comment s'entendre avec son corps ?Pourquoi travaille-t-on autant ?Peut-on aimer et tromper ?Sait-on faire l'amour ?Peut-on surmonter un chagrin d'amour ?Etre célibataire à 33 ans, est-ce le début ou la fin de tout ?Comment rencontrer quelqu'un aujourd'hui ?ou encore : Qui suis-je sans mon téléphone ?Il s'agit d'une newsletter payante, accessible au prix de 6 € par mois, sans engagement, ou de 60 € par an. Deux newsletters sont envoyées mensuellement et lorsque vous vous abonnez, vous avez également accès à toutes les missives précédemment publiées, soit près de 50 à ce jour. Et puis elles sont disponibles en format écrit, ou en format audio, afin que vous ne soyez pas trop dépaysés :)Je vous offre aujourd'hui l'écoute d'une de ces missives. Il s'agit de la première partie d'un texte dans lequel je raconte mon récent voyage en Inde et comment j'ai réussi à arrêter de fumer.Chaleureusement,JessicaHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Histoires du monde
Inde : le "parti du peuple des cafards" rassemble de plus en plus

Histoires du monde

Play Episode Listen Later May 25, 2026 2:41


durée : 00:02:41 - Regarde le monde - par : Jean-Philippe Balasse - En Inde, le "Parti du peuple des cafards" est un phénomène qui prend de l'ampleur. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Questions d'islam
Dara Shukoh, prince soufi et mystique

Questions d'islam

Play Episode Listen Later May 25, 2026 53:45


durée : 00:53:45 - Questions d'islam - par : Ghaleb Bencheikh - Héritier du trône de la dynastie moghole, le fils préféré du bâtisseur du Taj Mahal, Muhammad Dara Shukoh est un prince poète, amoureux passionné et mystique soufi. Après avoir étudié et médité les évangiles et la Torah, il dialogue avec les sagesses hindoues et rêve d'une Inde unie... - réalisation : François Caunac, Thierry Beauchamp - invités : François Gautier Ecrivain et journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

InterNational
Inde : le "parti du peuple des cafards" rassemble de plus en plus

InterNational

Play Episode Listen Later May 25, 2026 2:41


durée : 00:02:41 - InterNational - par : Jean-Philippe Balasse - En Inde, le "Parti du peuple des cafards" est un phénomène qui prend de l'ampleur. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

SBS Turkish - SBS Türkçe
CHP'de yeni Kılıçdaroğlu dönemi gaz bombası eşliğinde başladı

SBS Turkish - SBS Türkçe

Play Episode Listen Later May 25, 2026 10:12


Geçtiğimiz Perşembe günü başlayan mutlak butlan sürecinde Pazar günü ana muhalefet Cumhuriyet Halk Partisi'nin Ankara'daki genel merkezinde tansiyon yükseldi ve binanın Kemal Kılıçdaoğlu'nun isteği ile polis eşliğinde boşaltılması ile sona erdi.ÖNE ÇIKANLARMahkemenin mutlak butlan kararı verip genel başkanlığa yeniden getirdiği Kemal Kılıçdaroğlu'nun Özgür Özel ile CHP'li milletvekillerinden nöbet tuttukları CHP Genel Merkezi'ni boşaltmalarını isteyince arbede çıktı.CHP Genel Başkanı Kemal Kılıçdaroğlu'nun avukatı Celal Çelik, Ankara İl Emniyet Müdürlüğü'ne verdiği dilekçede, mahkeme kararına rağmen CHP Genel Merkezi'nin önceki yöneticiler tarafından boşaltılmadığını belirterek, “Parti Genel Merkezi'nin tarafımıza teslimi konusunda gerekli işlemlerin yapılmasını talep ederiz” dedi. Kılıçdaroğlu'nun avukatı Çelik, Emniyete ikinci dilekçeyi verdiğinin açıklanmasından kısa süre sonra müdahale başladı.Polis, CHP Genel Merkezi'nin bahçe kapısını kırıp bina girişindeki barikatları aşarak içeri girdi. Biber gazı ve kapsül kullanan polis ekipleri, tüm partilileri ve gazetecileri dışarı çıkardı.Binanın boşaltılmasının ardından Özel, genel merkez önünde yaptığı açıklamada, ilk kez bu kadar sert bir dille Kılıçdaroğlu'nu eleştirdi. Özel, “Herkes kendisine yakışanı yapıyor. Biz CHP'ye yakışanı yapıyoruz. Çok üzgünüm ancak bir baba ocağını geri almak üzere çıkıyoruz. Bir daha buraya geldiğimizde bu iktidar ve işbirlikçileri buna cesaret edemeyecekler" ifadelerini kullandı.SBS Türkçeyi Salı hariç hafta içi her gün dinleyebilirsiniz. Bizi ayrıca Facebook'tan takip edebilirsiniz. Podcastlarımızı dinlemek ve bizi takip etmek için: https://podfollow.com/sbs-turkish

Soif de Sens, histoires d'humains qui changent le monde
223. Nouvel Oeil : elle va en Inde sans avion ?!

Soif de Sens, histoires d'humains qui changent le monde

Play Episode Listen Later May 24, 2026 40:58


3879 km sans avion pour un docu sur la crise de l'eau... mais tout ne s'est pas passé comme prévu !Voici Victoria Guillomon du podcast Nouvel Oeil sur son voyage en Inde avec Johan Reboul alias le Jeune Engagé, leur documentaire Shimla et son livre "Sur les chemins du monde, j'ai apprivoisé la liberté".Mon autre interview de Victoria : https://audmns.com/wlasDakSOMMAIRE00:50 Questions mitraillettes02:04 Johan Reboul alias le jeune engagé04:55 Son livre Sur les chemins du monde, j'ai apprivoisé la liberté07:39 1er fail : Prendre l'avion15:27 2e fail : Le documentaire Shimla19:40 La fugue des temps modernes23:15 L'écologie intérieure33:50 Anecdotes36:45 J'arrête l'écologie__Le site officiel de Soif de SensSoutenir Soif de Sens via Tipeee Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Soif de Sens, histoires d'humains qui changent le monde
Extrait | Johann Reboul (le Jeune Engagé) accepte un pari FOU

Soif de Sens, histoires d'humains qui changent le monde

Play Episode Listen Later May 23, 2026 3:01


Voici un extrait de l'épisode de demain avec Victoria Guillomon sur son voyage en Inde sans avion avec Johan Reboul alias le Jeune Engagé et leur documentaire Shimla !__Le site officiel de Soif de SensSoutenir Soif de Sens via Tipeee Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Who? Weekly
Absolutely, NOAH NOAH & Inde Navarrette?

Who? Weekly

Play Episode Listen Later May 22, 2026 61:00


Hello Wholigans! On today's episode of Who's There, our weekly call-in show, we CELEBRATE TWO WHOLIGANS (ERICA AND JOSHUA) FOR WINNING WEDNESDAY NIGHT'S EPISODE OF POP CULTURE JEOPARDY!!! (Streaming now on Netflix!!) Then we take your calls about Dina Manzo's daughter, Raye's sister Absolutely, Absolutely's fiancé NOAH NOAH, Obsession's Inde Navarrette, Bobby's suggestions for next season's Traitors cast, and a whole lot more! Call 619.WHO.THEM to leave questions, comments & concerns, and we may play your call on a future episode. Support us and get a ton of bonus content over on ⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Patreon.com/WhoWeekly⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠. Preorder BOBBY'S new novel WE ARE GATHERED HERE TODAY ⁠⁠⁠⁠here⁠⁠⁠⁠, and preorder OUR upcoming book I WANT TO BE FAMOUS ⁠⁠⁠⁠here⁠⁠⁠⁠! PLUS see us chat at Books Are Magic in Brooklyn next month by getting tickets ⁠⁠here⁠⁠! To learn more about listener data and our privacy practices visit: https://www.audacyinc.com/privacy-policy Learn more about your ad choices. Visit https://podcastchoices.com/adchoices

Reel Spoilers
OBSESSION Starring Michael Johnston, Inde Navarrette, Cooper Tomlinson, Megan Lawless

Reel Spoilers

Play Episode Listen Later May 22, 2026 92:21


Joe couldn't join us in studio this week, so we got a very special guest - Joe Buttice, co-host of Reel Spoiler Patreon to join us for our review of Curry Barker's OBSESSIONWatch on YouTube: https://youtu.be/SD7uA67TjGgSupport this show http://supporter.acast.com/reelspoilers. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

Choses à Savoir
Pourquoi les bouteilles Perrier ont-elles cette forme ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 21, 2026 2:12


Au premier regard, une bouteille de Perrier se reconnaît immédiatement. Sa silhouette verte, galbée et élancée est devenue l'un des designs les plus célèbres du monde des boissons. Mais pourquoi cette forme si particulière ? L'histoire nous ramène au début du XXe siècle… et, de manière assez inattendue, jusqu'en Inde.À l'origine, Perrier n'est qu'une source d'eau gazeuse située dans le Gard, près de Vergèze. La source est connue depuis l'Antiquité, mais c'est au tournant du XXe siècle qu'elle prend véritablement son essor commercial. En 1903, elle est achetée par un aristocrate et homme d'affaires britannique : Sir John Harmsworth. Cet Anglais passionné de modernité veut transformer cette eau minérale française en produit international.Or, Harmsworth comprend une chose essentielle : pour réussir, il ne suffit pas que l'eau soit bonne. Il faut aussi que l'objet soit reconnaissable. À une époque où la publicité moderne commence à exploser, la forme d'une bouteille devient un outil marketing extrêmement puissant.C'est alors qu'intervient l'anecdote devenue légendaire. Lors d'un voyage en Inde, Harmsworth découvre des massues de jonglerie utilisées pour l'exercice physique. Fasciné par leur silhouette élancée et bombée, il décide de s'en inspirer pour créer la future bouteille Perrier. Il pratique lui-même des exercices avec ces objets et apprécie leur forme ergonomique.Le résultat est une bouteille très différente des modèles classiques de l'époque. Au lieu d'être droite et banale, elle possède des courbes prononcées et une allure presque artistique. Cette silhouette présente plusieurs avantages. D'abord, elle attire immédiatement l'œil sur une table ou dans un magasin. Ensuite, elle donne une impression d'élégance et de raffinement. Enfin, elle devient un symbole visuel fort : même sans lire l'étiquette, on reconnaît Perrier.Cette stratégie fonctionne à merveille. Au fil des décennies, la bouteille devient presque aussi célèbre que l'eau qu'elle contient. Elle apparaît dans des affiches publicitaires mythiques, notamment dans les campagnes très créatives des années 1970 et 1980. Son design traverse les modes sans pratiquement changer.Aujourd'hui encore, la forme de la bouteille Perrier est considérée comme un exemple classique de “branding”. Peu de marques peuvent se vanter d'être identifiables uniquement grâce à leur silhouette. Et tout cela à cause — ou grâce — à de simples massues de jonglage aperçues lors d'un voyage en Inde il y a plus d'un siècle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Reportage International
Allemagne: l'amertume des étudiants indiens, déçus par le système des écoles privées

Reportage International

Play Episode Listen Later May 21, 2026 2:39


Polémique en Allemagne autour des écoles privées pour les étudiants étrangers. Les jeunes, souvent des Indiens, arrivent en Allemagne avec un visa étudiant. Mais sur place, ils sont confrontés aux frais de scolarité, à la précarité des jobs mal rémunérés, parfois même à la suppression de leurs visas avant la fin de leurs cursus. De notre correspondante à Berlin, Promad nous a donné rendez-vous dans un café de Charlottenburg, le quartier de Berlin où il a trouvé un petit job : 20 heures par semaine, un peu plus de 1 000 euros par mois, dans la cuisine d'un burger. Promad, un étudiant indien de 30 ans, est arrivé en 2023 à Berlin, avec son rêve d'Allemagne, le pays de Mercedes et BMW, de la technique et de la protection sociale. Deux ans et demi plus tard, il ne cache pas son amertume envers le système des écoles privées pour étudiants étrangers. Des écoles qui attirent en ligne des milliers de jeunes anglophones à travers le monde, le plus souvent des Indiens. « La qualité des études était très mauvaise. Nous n'avions que deux à trois cours par jour, soit une heure et demie à deux heures par jour. Certains professeurs étaient très bien. Mais globalement, la qualité des études n'avait rien à voir avec ce à quoi je m'attendais », raconte Promad. Certains étudiants indiens ont été expulsés avant la fin de leur scolarité Quelques 60 000 Indiens ont obtenu un visa étudiant en Allemagne. C'est, de loin, la plus grosse communauté parmi les étudiants étrangers. L'Allemagne, qui a un criant besoin en main-d'œuvre qualifiée, avait signé en 2022 un accord migratoire facilitant l'arrivée d'informaticiens ou d'étudiants. Pour ces derniers, c'est souvent la douche froide une fois sur place : un engrenage de frais élevés et de jobs mal payés, qui les empêche d'assister à leurs cours « Les étudiants étrangers ont des emplois tels que la livraison de repas à domicile, dans les entrepôts d'Amazon ou dans des restaurants de fast food. Parce qu'ils sont étrangers, ils ne sont soutenus par aucun syndicat et les douanes, qui contrôlent normalement le respect du droit du travail, n'interviennent pas non plus. Les douanes et les syndicats, ce sont normalement en Allemagne les deux leviers pour faire appliquer le droit du travail », explique Aju John, de l'université Humboldt de Berlin. Plus angoissant encore, l'administration berlinoise a commencé à retirer leur visa à certains étudiants engagés dans des cursus mêlant cours en ligne et en présentiel. Cela ne justifierait pas leur présence sur le sol allemand. Plusieurs dizaines d'entre eux, presque tous indiens, ont même été expulsés avant la fin de leur scolarité. Promad, dont la famille s'est endettée pour financer ses études, n'a pas complètement renoncé à son rêve d'Allemagne. Mais il a quitté son école privée pour une école internationale publique des environs de Berlin.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi la croix gammée était-elle autrefois un symbole positif ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later May 18, 2026 2:28


Aujourd'hui, la croix gammée évoque immédiatement le nazisme et les crimes du Parti nazi. Pourtant, ce symbole est bien plus ancien que le XXe siècle. Avant d'être détournée par Adolf Hitler, la croix gammée était utilisée depuis des millénaires dans de nombreuses civilisations du monde, souvent avec une signification positive.Le mot “swastika” vient du sanskrit, une ancienne langue de l'Inde. Il dérive du terme “svastika”, qui signifie approximativement “porte-bonheur” ou “ce qui apporte le bien-être”. En Inde, ce symbole existe depuis plus de 3 000 ans. On le retrouve dans l'Hindouisme, le bouddhisme et le jaïnisme. Dans ces traditions, il représente généralement la prospérité, l'harmonie, le cycle de la vie ou encore le mouvement du soleil.La croix gammée ne se limitait pas à l'Asie. Les archéologues en ont retrouvé dans des civilisations très diverses : chez les Grecs anciens, les Romains, certains peuples celtes, les Vikings, mais aussi dans des cultures amérindiennes. Le motif géométrique était relativement simple à dessiner et apparaissait souvent dans des décorations, des mosaïques ou des objets religieux.Jusqu'au début du XXe siècle, le symbole était encore largement utilisé en Occident sans connotation négative. On le trouvait sur des cartes postales, des bâtiments, des bijoux ou même des logos commerciaux. Certaines unités militaires européennes l'utilisaient comme porte-bonheur. En Finlande, par exemple, l'armée de l'air employa une croix gammée bleue avant même l'arrivée du nazisme.Tout change dans les années 1920 lorsque Adolf Hitler choisit ce symbole pour représenter le mouvement nazi. Il voulait un emblème simple, puissant et immédiatement reconnaissable. Les nazis prétendaient — à tort — que la croix gammée était un ancien symbole “aryen”, censé représenter une prétendue race supérieure germanique. Ils inclinèrent le symbole à 45 degrés et l'intégrèrent dans un drapeau rouge, blanc et noir qui devint l'un des emblèmes les plus tristement célèbres de l'histoire.Après la Seconde Guerre mondiale et la découverte des crimes nazis, la signification du symbole fut profondément bouleversée en Occident. Aujourd'hui, en Europe et en Amérique, la croix gammée reste avant tout associée au nazisme, à l'antisémitisme et à la Shoah.Mais dans plusieurs pays asiatiques, notamment en Inde, au Népal ou au Japon, elle conserve encore aujourd'hui ses significations religieuses et spirituelles ancestrales, très différentes de son usage nazi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Géopolitique, le débat
Du Golfe à Kaboul, la guerre qui déborde

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later May 16, 2026 48:29


Depuis plusieurs mois, le Moyen-Orient est entré dans une phase de recomposition stratégique majeure. L'offensive israélo-américaine contre l'Iran a profondément bouleversé les équilibres régionaux : tensions dans le Golfe, fermeture du détroit d'Ormuz, frappes croisées, fragilité des cessez-le-feu et retour d'une logique de confrontation directe entre puissances régionales. Derrière cette guerre très médiatisée, une autre crise, moins visible en Europe, s'aggrave rapidement : celle qui oppose le Pakistan et l'Afghanistan taliban. La situation serait proche d'une « open war », une guerre ouverte, entre Islamabad et Kaboul. Les affrontements frontaliers se multiplient, les frappes aériennes aussi, tandis que le Pakistan accuse les talibans afghans d'abriter les combattants du Tehrik-e-Taliban Pakistan, le TTP, responsable d'attentats meurtriers sur le territoire pakistanais. Au même moment, paradoxe apparent, Islamabad tente de se présenter comme médiateur entre Washington et Téhéran. Soutenu discrètement par l'Arabie saoudite, proche des États-Unis mais obligé de ménager l'Iran voisin, le Pakistan cherche à transformer une extrême vulnérabilité intérieure en opportunité diplomatique, sous l'œil observateur de New Delhi qui, de son côté, développe des liens croissants avec Kaboul, dans une logique d'encerclement régional de son rival historique. Derrière les crises du Moyen-Orient se dessine une nouvelle bataille d'influence sud-asiatique, entre Inde, Pakistan, Afghanistan, Iran, Chine et monarchies du Golfe. Assiste-t-on à une régionalisation du conflit moyen-oriental jusqu'aux portes de l'Asie du Sud ? Le risque d'un embrasement régional généralisé est-il aujourd'hui sous-estimé ? Invités : Olivier Weber, écrivain et grand reporter. Des Anges et des ogres qui vient de paraître chez Calmann-Lévy Jean-Luc Racine, directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur senior au think tank Asia Centre

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi une haie géante traversait-elle l'Inde au XIXe siècle ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later May 15, 2026 3:09


Au XIXe siècle, l'Empire britannique a construit en Inde l'une des frontières les plus étranges de l'histoire : une gigantesque barrière végétale faite… d'arbustes épineux. Son nom ? La « Grande haie de l'Inde ». Et derrière cette idée étonnante se cachait un enjeu immense : le sel.Aujourd'hui, cela paraît absurde, mais le sel était alors une ressource stratégique. Indispensable pour conserver les aliments et survivre sous les climats chauds, il était consommé quotidiennement par toute la population indienne. Les Britanniques avaient donc décidé de lourdement taxer ce produit afin de remplir les caisses de la colonie.Le problème, c'est que cette taxe encourageait une contrebande massive. Dans certaines régions, le sel coûtait jusqu'à dix fois plus cher à cause des impôts britanniques. Des milliers de marchands tentaient alors de transporter clandestinement du sel depuis les zones moins taxées vers les territoires contrôlés par Londres.Pour stopper ce trafic, les autorités britanniques créèrent ce qu'on appelait la « Inland Customs Line », une immense ligne douanière traversant l'Inde. Au départ, il ne s'agissait que de postes de contrôle dispersés. Mais surveiller un territoire aussi vaste était presque impossible.Alors, dans les années 1840, les Britanniques eurent une idée radicale : transformer cette frontière fiscale en mur végétal.Ils plantèrent des acacias, des cactus, des euphorbes et d'autres arbustes extrêmement épineux afin de créer une barrière presque infranchissable. Avec le temps, cette haie atteignit parfois plus de 4 mètres de hauteur et plusieurs mètres d'épaisseur. À son apogée, elle s'étendait sur près de 4 000 kilomètres, soit davantage que la distance entre Paris et Moscou.Des milliers de gardes surveillaient cette frontière végétale. Des postes de douane étaient installés à intervalles réguliers et les voyageurs devaient payer des taxes pour transporter certaines marchandises, notamment le sel.La Grande haie de l'Inde est longtemps restée méconnue car elle n'était pas construite en pierre comme la Grande Muraille de Chine. Pourtant, certains historiens la considèrent comme l'une des plus longues barrières jamais édifiées par l'être humain.Mais ce système avait un coût énorme et provoquait une profonde colère parmi les populations indiennes. Beaucoup voyaient cette taxe sur le sel comme injuste et humiliante. Quelques décennies plus tard, cette question du sel deviendra d'ailleurs un symbole majeur de la lutte contre la domination britannique.En 1930, Mahatma Gandhi lancera sa célèbre « Marche du sel », défiant directement le monopole britannique.La Grande haie finit par disparaître à la fin du XIXe siècle avec la réorganisation fiscale de l'Empire. Aujourd'hui, il n'en reste presque rien. Pourtant, cette frontière végétale géante demeure l'un des exemples les plus incroyables de la façon dont un simple impôt peut transformer un paysage entier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Interview With "Obsession" Stars Inde Navarrette, Michael Johnston & Filmmaker Curry Barker

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Play Episode Listen Later May 13, 2026 19:05


"Obsession" is a 2025 American supernatural horror film written, directed, and edited by Curry Barker. The film follows Bear (Michael Johnston), a music store employee who buys a supernatural toy and wishes for his childhood friend, Nikki (Inde Navarrette), to fall in love with him. The film premiered at the 2025 Toronto International Film Festival as part of its Midnight Madness section, where it received positive reviews from critics. Navarrette, Johnston, and Barker were all kind enough to spend some time talking with us about their work and experiences making the film, which you can listen to below. Please be sure to check out the film, which will be released in theaters on May 15th from Focus Features. Thank you, and enjoy! Check out more on NextBestPicture.com Please subscribe on... Apple Podcasts - https://itunes.apple.com/us/podcast/negs-best-film-podcast/id1087678387?mt=2 Spotify - https://open.spotify.com/show/7IMIzpYehTqeUa1d9EC4jT YouTube - https://www.youtube.com/channel/UCWA7KiotcWmHiYYy6wJqwOw And be sure to help support us on Patreon for as little as $1 a month at https://www.patreon.com/NextBestPicture and listen to this podcast ad-free Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices