Dans un style simple et direct, des spécialistes, universitaires ou prêtres, dialoguent avec Régis Burnet, bibliste, en apportant des réponses aux questions que nous pouvons nous poser sur la foi, la liturgie, de grandes figures chrétiennes.

Jean d'Avila, déclaré saint en 1970, va prochainement être proclamé Docteur de l'Église comme l'a annoncé Benoît XVI le 20 août dernier à Madrid. Il deviendra ainsi le 34e Docteur de l'Église Catholique - La dernière proclamation avait été celle de Sainte Thérèse de Lisieux en 1997. Mais il faut bien avouer que ce saint espagnol est quasiment inconnu en France. Jean d'Avila appartient au siècle d'or espagnol et précède Thérèse d'Avila et Jean de la Croix. Ce grand mystique, fils de juifs convertis, a été un prédicateur de la Contre-réforme. Régis Burnet reçoit Annie Molinié-Bertrand, Professeur d'histoire et Civilisation de l'Espagne classique à la sorbonne, et le Père Marc Rastoin, jésuite, bibliste et théologien. Emission du 25 septembre 2011.

À l'occasion des 20 ans de l'émission, la Foi Prise Au Mot offre de nouvelles clés pour mieux cerner une question qui touche chacun de nous mais qu'il est difficile de mettre en mots : la Vie éternelle. Régis Burnet reçoit don Paul Denizot, prêtre de la Communauté Saint-Martin et recteur du sanctuaire Notre-Dame de Montligeon, ainsi que le Professeur de théologie Paulo Rodrigues, qui nous aident, par analogie, à découvrir ce lieu divin et ce qu'il révèle de notre relation à Dieu. Avec confiance et amour pour maîtres-mots, l'émission invite à dépasser nos idées reçues sur cette vie à laquelle nous sommes appelés dès notre pèlerinage sur la Terre. Elle ouvre aussi la réflexion sur des questions proches et tout aussi mystérieuses, comme le purgatoire et la vision béatifique.

Régis Burnet reçoit Marie de Hennezel, psychologue et écrivain, auteur « La chaleur du coeur empêche nos corps de rouiller » (Robert Laffont) et Père Daniel Doré, professeur d?Ecriture sainte . Quand la Bible et la pratique se rejoignent pour une leçon de vie. « Ne néglige pas le discours des vieillards, car eux-mêmes ont appris de leurs pères » (L?Ecclésiastique 8, 9). Emission du 8 juin 2008.

27 avril : une date importante pour l'Eglise en cette année 2014. Deux papes canonisés, Jean XXIII et Jean-Paul II élevés à l'honneur des autels. Si on connaît bien le second, que connaît-on du premier à part quelques clichés, comme " le bon pape Jean " ou " le pape du Concile " ? A l'occasion de sa canonisation, " La foi prise au mot " revient sur la figure de Jean XXIII, son enfance, son itinéraire de Nonce, de Patriarche de Venise et de Pape. Qui était Angelo Giuseppe Roncalli et quelle fut sa vie avant le 28 octobre 1958 ? Quel rôle joua-t-il en tant que Pape ? Pourquoi le canonise-t-on cette année ? Pour mieux connaître le parcours et la figure de ce nouveau saint, deux invités apportent leur éclairage : Père Jacques Benoist, chercheur en histoire du diocèse de Paris et Frédéric Le Moal, historien des Relations internationales. Emission du 27 avril 2014.

À l'heure où les crises se multiplient dans les secteurs non marchands du soin ou de l'accompagnement des personnes âgées, où réside aujourd'hui la souffrance ? Le philosophe Michel Dupuis et l'anthropologue Frédérique Drillaud en explorent les nouveaux visages, entre patients et soignants, dans un miroir frappant. Autour de Régis Burnet, ils interrogent la frontière entre l'existentiel et le spirituel, là où la religion, la poésie et la littérature ouvrent encore des pistes de réflexion. Car lorsque notre société saturée finit par produire du vide, la souffrance devient un lieu de questionnement radical, quel que soit l'âge. Dans des espaces souvent marqués par la neutralité et le retrait du politique, où la mort est souvent perçue comme un échec, les soins palliatifs apparaissent comme un lieu essentiel, gardien du lien et de la spécificité de notre humanité.

Alors qu'en Amérique du Sud ou en Asie, dans les marges du protestantisme ou aux frontières des religions asiatiques, les prophètes sont nombreux et drainent les foules, le catholicisme actuel semble s'en méfier. Cette attitude est-elle récente et comment l'expliquer ? Prophétisme et christianisme sont-ils donc incompatibles ? Et y a-t-il un don de prophétie ? Régis Burnet et ses invités André Vauchez et Sylvie Barnay, historiens, nous éclairent sur ce passionnant sujet. Emission du 27 mai 2012.

L'Année de la foi s'est ouverte à l'occasion des célébrations du 50e anniversaire de Vatican II et à quelques jours du XXe anniversaire de la publication du Catéchisme de l'Église catholique. L'occasion pour "La foi prise au mot" de s'interroger sur la catéchèse. Qu'est-ce qui différencie la catéchèse de l'évangélisation ? Au-delà du catéchisme de monsieur le curé ou de la « dame caté », qui sont les catéchistes aujourd'hui ? Comment transmettre la foi et la connaissance des évangiles aujourd'hui aux enfants et aux catéchumènes ? Et comment l'Église s'y prend-elle désormais pour convaincre parents et enfants de la nécessité de s'inscrire au catéchisme ? Pour en parler, Régis Burnet reçoit le père Luc Mellet, directeur du service de la catéchèse et du catéchuménat à la C.E.F. et Véronique Goubert, responsable de la catéchèse dans le diocèse de Nanterre. Emission du 4 novembre 2012.

« Une, sainte, catholique et apostolique »... mais comment comprendre aujourd'hui ces mots du Credo à la lumière d'un dialogue oecuménique ? À l'occasion des 20 ans de La Foi prise au mot, Régis Burnet met en dialogue Catholiques et Protestants à propos autour de ce qu'est l'Église. Le Père François Odinet, prêtre et enseignant aux Facultés Loyola Paris, et Agnès von Kirchbach, pasteur de l'Église protestante unie de France, confrontent leurs visions dans un échange théologique. Les deux voix se répondent autour d'héritages historiques ; tel celui d'Ernest Renan : « Jésus a annoncé le Royaume, et c'est l'Église qui est venue », repris par le Père Odinet, aboutissant à des convergences, ou laissant apparaître des positions plus particulières comme celle d'Agnès von Kirchbach, qui se dit « protestante catholique ».

Quand on parle de la Pentecôte, on a l'impression de tout savoir sur cette fête et cet évènement : un peu après le départ de Jésus ressuscité, les disciples sont rassemblés avec Vierge Marie, et brusquement, ils se mettent tous à parler dans toutes les langues de la terre. C'est l'Esprit, explique les Actes des Apôtres ! Oui, mais qu'est-ce que cela signifie ? Pourquoi continuer à fêter cet événement ? Et aujourd'hui comment le célébrer et comment le vivre ? Deux invités nous aident à mieux vivre et saisir la portée de cette fête : le Père Louis-Marie Chauvet, curé de la paroisse de Deuil-la-Barre dans le diocèse de Pontoise, apporte le regard vivant et profond du théologien, spécialiste des sacrements. Quant au Père Jean-Marc Bot, curé de paroisse à Saint-Germain-en-Laye, qui fut longtemps délégué diocésain pour le renouveau charismatique, et auteur d'un récent opuscule sur "L'Esprit Saint" aux éditions de l'Emmanuel (2015), il apporte son expérience de pasteur et un regard simple et positif sur l'enjeu de cette fête. Emission du 24 mai 2015.

Cette semaine, la Foi prise au mot répond à la question de l'un de ses téléspectateurs qui avait été surpris d'entendre un invité déclarer : " On ne doit pas avoir la même dévotion pour Marie que pour Dieu, on adore Dieu, on vénère Marie ". Comment comprendre cette déclaration ? Et plus généralement, doit-on avoir une attitude différente selon qu'on prie Dieu, le Christ, la Vierge, un saint ? Doit-on leur rendre le même culte ? Doit-on la même révérence à l'Eucharistie ou Saint Sacrement, qu'à des reliques ? Et que dire des images ? C'est à la passionnante question des intermédiaires entre Dieu et nous - que ce soient des personnes, des rites, des objets - que Régis Burnet va s'intéresser en compagnie de deux théologiens de la liturgie, le Père Louis-Marie Chauvet, curé de Deuil-la-Barre, et Frédérique Poulet, professeur à l'Université catholique de l'Ouest (Angers).Emission du 29 mai 2016.

Auschwitz, le Goulag, les tsunamis, les inondations, la misère effrayante dans certains points de la planète... Parfois, il nous semble que Dieu se tait. Devant chacune de nos tragédies intimes ou même de nos douleurs minuscules, Dieu semble muet. Pourquoi ce silence, au moins apparent ? Est-ce une preuve, comme l'ont dit certains, que Dieu n'existe pas ou ne se préoccupe pas des hommes ? Heureusement, il y a cette " petite fille espérance " dont parlait si bien Charles Péguy et qui rappelle aux croyants ces paroles éternelles de Jésus : " Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde. " Pour répondre à ces questions sur ce silence de Dieu, deux invités : le père Pierre Coulange, membre de l'Institut Notre-Dame de Vie, auteur du livre " Quand Dieu ne répond pas " (Cerf) et Xavier Grenet, bénévole d'accompagnement en soins palliatifs, auteur du livre : " Dans le silence de Dieu - Des mots pour l'espérance " (Cerf). Emission du 2 mars 2014.

La théologie de Maître Eckhart interroge parce que sa mystique affirme une union très radicale entre l'âme et Dieu, parfois interprétée comme une confusion entre le créateur et la créature. Certaines de ses propositions ont été condamnées après sa mort par le pape Jean XXII comme hérétiques ou suspectes. Le bibliste Régis Burnet explore la figure de ce Dominicain allemand du XIVe siècle, héritier de saint Augustin et père de la mystique rhénane, qui développa une théologie audacieuse du détachement et du vide. Enseignant à Paris, ses oeuvres latines et allemandes lui valurent donc un procès en hérésie. Aujourd'hui, Jean-Claude Lagarrigue, le récent traducteur de ses oeuvres latines, conquis aux interprétations évangéliques du religieux, affirme : « ou c'est un très grand saint, ou c'est un hérétique ». Avec Marie-Anne Vannier, spécialiste de la mystique rhénane et professeur de théologie à l'université de Lorraine, les deux invités décryptent sur KTO, ce génie paradoxal de la spiritualité médiévale.

La guerre peut-elle être juste ? Question fondamentale, surtout en ces temps troublés où des exactions sont commises souvent à l'encontre de minorités. Mais cette question de la guerre juste renvoie elle-même à la question de guerre sainte. Qu'en dit la Bible et qu'en dit l'Eglise ? La position de cette dernière a-t-elle évolué ? Existe-t-il des conditions concrètes et morales pour justifier une intervention armée ? Y a-t-il des circonstances où le combat est légitime ? Pour parler de ce sujet passionnant, le Général Luc Batigne, spécialiste du Moyen-Orient et du renseignement, Maitre de conférences à Sciences-Po, appuie ses explications de son expérience du terrain et de la diplomatie. Le professeur émérite Gérard Guyon, historien du droit, qui a beaucoup réfléchit sur le sujet au cours de sa carrière universitaire, répond avec lui aux questions de Régis Burnet. Emission du 3 mai 2015.

Cette semaine, la Foi prise au mot évoque avec vous l'un des thèmes que les amateurs d'histoire mystérieuse aiment le plus : les Cathares. On croyait que tout avait été dit, qu'il s'agissait d'une page sombre de l'histoire de l'Église où intervenait l'Inquisition et de tristes considérations politiques. Or, depuis quelques années, les historiens ne croient plus à ce récit qui ne repose pas sur les documents historiques. Bien plus, ils commencent à remettre en doute l'existence même des Cathares comme une communauté structurée, une sorte de contre-Église. Alors où est la vérité? Que sait-on finalement des Cathares?? Pour le savoir, deux invités : le frère Gilles Danroc, dominicain de la Province de Toulouse et Adeline Rucquoi, historienne et directrice de recherche au CNRS. Emission du 25 septembre 2016.

Cette fois, la Foi prise au mot présente non pas un mais deux livres « fascinants et totalement méconnus de l'Ancien Testament », selon les mots du bibliste Régis Burnet. Les deux livres des Maccabées - ou Livres des Martyrs d'Israël dans la traduction liturgique catholique - racontent la résistance juive face à l'hellénisation forcée, en particulier religieuse, au 2e siècle avant Jésus-Christ. Les spécificités des deux livres sont dévoilées, en contexte, par Maureen Attali, Maître de conférences en Histoire romaine, et Michaël Girardin, Maître de conférences en Histoire ancienne. Cette émission raconte la chronique familiale et politique du premier livre et nous introduit à la réflexion théologique sur le martyre, développée dans le second.

Quelle place l'Ecriture a-t-elle dans le catholicisme ? Comment bien lire l'Ancien et le Nouveau Testament ? Faut-il tout ramener au Christ ? Quelles sont les règles d'interprétation à adopter et comment les exégètes contribuent-ils à renouveler sans cesse le message chrétien ? Pour parler du vaste sujet qu'est la sainte Ecriture, Régis Burnet reçoit le père Jacques Trublet, jésuite et professeur d'Ancien Testament au Centre Sèvres, et le père Sébastien Thomas, curé des paroisses du groupement de Marines, dans le diocèse de Pontoise. Emission du 30 septembre 2012.

Cette semaine La Foi prise au mot suit la proposition d'une de nos fidèles téléspectatrices nous suggérant de parler du «?don des larmes?». Dans une époque où les larmes se cachent désormais, on est surpris de voir combien les personnages de la Bible ou les grands saints de la tradition chrétienne pleurent. Le fameux «?don des larmes?» est d'ailleurs vu comme une grâce spirituelle. Que signifient tous ces pleurs?? Que représentent les larmes dans la vie spirituelle?? Et que dire d'un temps, le nôtre, qui ne pleure plus? alors que toute notre tradition spirituelle - qu'elle soit juive puis chrétienne - valorise les pleurs? Les larmes sont tellement importantes que la tradition spirituelle chrétienne en a fait un don spirituel, une grâce majeure, comme si pleurer nous rapprochait en quelque sorte de Dieu. Pour répondre à ces questions, nous recevons Catherine Chalier, philosophe, et le père Dominique Salin, jésuite. Emission du 29 janvier 2017.

Qui ne connaît pas l'épisode de David et Goliath, de la victoire du petit sur le géant ? Dans cet épisode de La Foi prise au mot, le bibliste Régis Burnet vient approfondir la compréhension de ce personnage biblique, dont l'histoire est racontée dans le Premier et le Second Livre de Samuel, ainsi qu'au début du Livre des Rois. Avec Philippe Abadie, professeur honoraire à l'Université catholique de Lyon, il nous invite à un détour par les sources historiques et la langue du texte. Sophie Ramond, assomptionniste, met en lumière la figure contrastée du fils de Jessé - d'abord berger et musicien, puis roi - sans occulter ses fragilités, souvent oubliées mais magnifiées par la piété populaire. Un destin qui révèle un homme qui a conservé l'amour d'un Dieu miséricordieux malgré ses fautes.

Nous vous proposons cette semaine, en partenariat avec la revue Le Monde de la Bible, d'évoquer une thématique fort ancienne, qui a tristement retrouvé une sanglante actualité : le martyre. Qui furent les premiers martyrs ? Quelle est la position du judaïsme et du christianisme ? Autre question cruciale et souvent mal traitée, qu'en dit le Coran ? Pour répondre à ces questions passionnantes, nous recevons Katell BERTHELOT, historienne des religions et chargée de recherche au CNRS, spécialisée dans le Judaïsme ancien, et dans l'étude comparative des trois monothéismes. Co-auteur de Dieu, une enquête : Judaïsme, Christianisme, Islam, ce qui les distingue, ce qui les rapproche (Flammarion, 2013). Pour l'accompagner, le Frère Emmanuel PISANI, prêtre Dominicain, directeur de l'Institut des sciences et théologies des religions de l'ICP, également directeur du MIDEO (Mélanges de l'Institut Dominicain d'Etudes Orientales) et auteur du livre Le dialogue islamo-chétien à l'épreuve (L'Harmattan, 2014). Emission du 1er novembre 2015.

Pâques, la boucle est bouclée. Après la nuit, au « premier jour de la semaine, Marie-Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait sombre. » Elle est la vierge sainte, celle qui a tenu sa lampe allumée, celle qui attend qu'Il revienne dans la gloire. À son écoute, scrutons le mystère de Pâques et de cette attente amoureuse et confiante du retour du Christ. Elle nous enseigne l'amour infini du Père, du Fils et de l'Esprit qui ne veut pas qu'un seul de ces enfants ne se perde. Emission du 24 avril 2011.

« Théologie négative », que se cache-t-il derrière cette formule ? Rassurez-vous, la Foi prise au mot ne se lance pas dans l'anti-théologie. Cela désigne au contraire une des plus importantes branches de la théologie chrétienne. Alors que nous sommes accoutumés à un discours qui nous dit qui est Dieu, cette autre voie affirme que l'on ne sait rien de Lui et qu'Il est « Néant » car au-delà de tout « Étant ». Pour approcher « autrement » Dieu, cette théologie propose d'utiliser un négatif, comme en photographie, pour en définir les contours. Le noir fait apparaître la lumière. En disant ce que n'est pas Dieu et en utilisant le langage poétique, on dépasse les obstacles du langage conceptuel. Oxymore, hyperbole tel que « Ténèbre lumineuse » exprime ainsi Dieu. Des origines chez Denys à Thérèse d'Avila, en passant par les mystiques rhénans tel Eckhart, immersion dans cette aventure mystique avec le Père Dominique Salin, jésuite et Professeur au Centre Sèvres et Marie-Anne Vannier, Professeur à l'Université de Metz qui a dirigé l'Encyclopédie des mystiques rhénans (Cerf). Emission du 06 mai 2012.

À l'occasion de la visite historique du pape Léon XIV en Algérie - première visite d'un pontife sur cette terre algérienne ! - le bibliste Régis Burnet s'intéresse à Augustin (354-430), Docteur de l'Eglise, un géant de la pensée chrétienne, originaire de Numidie, territoire emblématique de l'Afrique du Nord antique. Dans La Foi Prise Au Mot, il reçoit Juliette de Dieuleveult, normalienne, théologienne et Professeur de lettres, et le Père Elom Kodjo N'blasso, membre de l'Ordre de Saint Augustin, qui nous invitent à redécouvrir l'actualité de l'évêque d'Hippone à travers le portrait d'un homme qui a expérimenté l'Amour en tant qu'homme pleinement conscient de ses limites, notamment dans des aspects moins connus de son existence comme la vie communautaire, loin du préjugé le caricaturant comme uniquement tourné vers la pénalisation du péché.

Cette semaine, La Foi prise au mot est en partenariat avec la revue Le Monde de la Bible publié par Bayard Presse avec qui nous allons nous intéresser à une très belle exposition qui se tient du 26 septembre 2017 au 14 janvier 2018 à l'Institut du Monde arabe à Paris, « Chrétiens d'Orient, 2000 ans d'Histoire ». C'est pour nous l'occasion de revenir sur l'histoire, la théologie et l'art de ces chrétiens. Qui sont les chrétiens d'Orient ? Quelles sont leurs différentes langues ? Quels écrits spécifiques ont-ils produits et selon quelle théologie ? Quels furent leurs rapports avec le monde musulman ? Pour répondre à ces questions, nous recevons deux invités : Raphaëlle Ziadé, commissaire scientifique de l'exposition et auteur d'un article sur les images produites par les chrétiens d'Orient dans la revue Le Monde de la Bible, et Muriel Debié, directeur d'études Section des Sciences Religieuses à l'École Pratique des Hautes Études. Emission du 24 septembre 2017.

Cette semaine, La Foi prise au mot vous propose un numéro de la série histoire consacré au concile de Florence. Si on connaît les deux conciles du Vatican, ceux de Nicée ou de Constantinople, le concile de Florence, et plus exactement les conciles du xve siècle qui se succédèrent à Bâle, Ferrare, Florence et Lausanne, sont très méconnus. Ils sont pourtant essentiels, car c'est au cours de cette période que l'Église essaya de mettre fin au schisme entre Orient et Occident. On peut en effet lire ces conciles comme une série d'occasions manquées de faire l'unité. Mais en même temps, c'est à cette époque que l'Occident latin redécouvrit la langue et la culture grecque, ce qui allait lancer la Renaissance et l'Humanisme. C'est donc un moment essentiel de notre histoire que nous vous proposons de découvrir avec nos deux invités : Marie-Hélène Congourdeau, chargée de recherche au CNRS en histoire byzantine, et Alexis Chryssostalis, byzantiniste, membre de l'équipe "Archives de l'Athos" au Collège de France. Emission du 26 novembre 2017.

Fêter Pâques simultanément chez les catholiques et les orthodoxes ? Lors de son voyage en Turquie, fin novembre 2025, le pape Léon XIV a déclaré que l'Église catholique était ouverte à la recherche d'une solution oecuménique permettant une célébration commune de la résurrection du Seigneur. Il l'a fait à l'occasion du symposium « Nicée et l'Église du troisième millénaire : vers l'unité catholique-orthodoxe ». Cette année-là a coïncidé avec le 1700e anniversaire du concile de Nicée (325), dont l'objectif premier était déjà d'unir une Église divisée, et les chrétiens ont pu se réjouir de voir catholiques et orthodoxes célébrer Pâques le même dimanche. Un an après, le bibliste Régis Burnet consacre une émission aux dimensions liturgique et théologique de cette « fête des fêtes », en invitant Michel Stavrou, doyen de l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, et le Frère Isaïa-Claudio Gazzola, moine de l'abbaye de Lérins et enseignant au Theologicum de Paris.

Cette semaine, la Foi prise au mot accompagne la parution d'un livre assez singulier proposant des prières de guérison, de protection, de délivrance, réalisé sous la direction du Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle des évêques de France, à la demande du Bureau national des exorcistes. À une époque qui favorise l'esprit scientifique et la rationalité, n'est-ce pas un peu provocateur d'affirmer que la prière peut expulser le mal ou que l'on doive bénir médailles et chapelets ? Pourquoi publier un tel ouvrage aujourd'hui ? À quelle demande répond-il ? Et, question un peu provocatrice, nous pousse-t-il à penser que la prière guérit sans la médecine ? Pour répondre à ces questions, nous recevrons 3 invités : Françoise Breynaert, docteur en théologie, auteure de La prière de libération avec la Bible et les saints, Monique Brulin, enseignante à l'institut catholique de Paris en théologie des sacrements, liturgie et anthropologie des rites, et le père Arnaud Toury, prêtre du diocèse de Reims. Emission du 12 novembre 2017.

Pour clore cette série de Carême sur les chrétiennes dans l'histoire, la Foi prise au mot revient cette semaine sur les femmes qui ont entourées Jésus au moment de sa Résurrection, ces femmes qui sont venues au tombeau et qui furent les premiers témoins que le Christ était bien ressucité. Qui sont ces femmes ? Quel rôle ont-elles joué ? Régis Burnet reçoit le Père François Potez et Chantal Reynier. Emission du 17 avril 2022.

Pour conclure cette plongée dans les sept péchés capitaux et récapituler cette série de Carême dédiée à la compréhension moderne de nos vices, Régis Burnet termine par le péché d'orgueil. Frédéric Worms, directeur de l'Ecole normale supérieure et Professeur de philosophie, le considère comme étant, même aujourd'hui, d'abord une pathologie pour le sujet, avant d'être soutenu et alimenté par des inégalités sociales structurelles. Aux côtés de Stipe Odak, fil rouge de cette série, il propose ici les outils de la philosophie morale pour travailler à la source de ce péché, en donnant par exemple raison à Bergson : « toute modestie vraie nait d'une réflexion sur la vanité ».

Pour conclure cette plongée dans les sept péchés capitaux et récapituler cette série de Carême dédiée à la compréhension moderne de nos vices, Régis Burnet termine par le péché d'orgueil. Frédéric Worms, directeur de l'Ecole normale supérieure et Professeur de philosophie, le considère comme étant, même aujourd'hui, d'abord une pathologie pour le sujet, avant d'être soutenu et alimenté par des inégalités sociales structurelles. Aux côtés de Stipe Odak, fil rouge de cette série, il propose ici les outils de la philosophie morale pour travailler à la source de ce péché, en donnant par exemple raison à Bergson : « toute modestie vraie nait d'une réflexion sur la vanité ».

Deux invités nous invitent à découvrir saint Thomas d'Aquin : le Père Olivier-Thomas Venard, dominicain de l'Ecole Biblique de Jérusalem, bibliste, mais aussi auteur d'une trilogie parue aux éditions Ad Solem : « Thomas d'Aquin, poète théologien », et le Professeur Gilbert Dahan, directeur d'Etudes à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes sur la chaire d'« histoire de l'exégèse chrétienne au Moyen-âge », auteur - entre autres - d'une édition du commentaire de Thomas sur l'Epître aux Galates. Emission du 08 novembre 2009.

En 2020, les 47 millions de millionnaires en dollars possédaient 44 % de l'ensemble du patrimoine privé mondial, selon le Crédit suisse. Dans ce cinquième épisode de la série de Carême consacrée à l'actualité et aux structures des sept péchés capitaux, le bibliste Régis Burnet et le moraliste Stipe Odak explorent la question de l'avarice. A travers le prisme de l'altermondialisme, ils interrogent la place de ce vice dans la conception actuelle de notre économie. À partir de ce péché - l'amour immodéré de l'argent et la tristesse qu'il engendre - le philosophe Patrick Viveret expose sur le plateau de KTO son combat pour une économie reconnectée au réel. Reprenant la formule de l'écrivain russe Fiodor Dostoïevski, « celui qui possède sera possédé », il invite à redonner aux mots de l'économie - tels que « bénéfice », « perte » ou « valeur » - leurs significations originelles, afin qu'ils retrouvent leur vocation pleinement humaine.

S'il est un personnage tout à la fois très populaire et très méconnu, c'est bien saint Joseph. L'époux de Marie joue un tout petit rôle dans les évangiles. À peine quelques versets au moment de la nativité, une inquiétude lors de l'adolescence de Jésus avec l'épisode de Jésus parmi les docteurs, et puis, plus rien. Et en plus un rôle pas très facile : non seulement il accepte d'accueillir Jésus et de le tenir comme son fils, mais il est prêt à courir tous les désagréments de l'Exil à cause de l'enfant qui n'est même pas de lui et que le roi Hérode pourchasse. Mais en même temps, pas une église de campagne sans saint Joseph, pas un pèlerinage sans une prière à saint Joseph, patron des voyageurs. Comment expliquer cette curieuse différence ? Pourquoi saint Joseph est-il tout à la fois tellement important et si discret ? Voici les questions que Régis Burnet posera à ses deux invités : Dominique Ponnau, auteur de Saint Joseph ou la vérité du songe (Editions Artège), et le frère Dominique Joseph, moine de la famille de Saint-Joseph, auteur de Pensées spirituelles sur saint Joseph (Editions Artège). Emission du 28 avril 2019.

Entre les publicités suggestives et l'utilisation à outrance d'Internet pour ses sites pornographiques, la luxure serait-elle le péché majeur de notre temps ? Dans la série consacrée aux sept péchés capitaux, l'épisode de cette semaine est dédié à la luxure. Régis Burnet et Stipe Odak reçoivent Bertrand Dumas, théologien à l'Université catholique de Strasbourg et conseiller conjugal et familial. Il aborde la sexualité comme le symptôme d'un malaise individuel, mais aussi comme l'expression, à l'échelle de la société, d'un déficit métaphysique. Ce phénomène se traduit notamment par un célibat généralisé et un recours massif à la pornographie, dans un climat marqué par la violence. Face à cela, les chrétiens sont appelés à défendre la relation et à réhabiliter les mots pour dire la pluralité des sentiments.

Cette semaine, la Foi prise au mot vous propose de débuter une série théologie sur les clercs et les laïcs à la fois. Cela sera l'occasion de faire le point sur les évêques, les prêtres, les diacres, mais aussi les laïcs, sur les missions et les attributions de chacun, et peut-être aussi débusquer les idées fausses. Cette semaine, nous évoquons l'évêque. Qu'est-ce qu'un évêque ? Quelle est sa mission ? A-t-il comme on dit tous les pouvoirs ? Et surtout pour en faire quoi ? Pour répondre à ces questions, nous vous proposons de retrouver deux spécialistes de la question : Le père Christian Delarbre, vicaire épiscopal du diocèse d'Auch (Gers), professeur d'ecclésiologie à l'Institut catholique de Toulouse, et le père Hervé Legrand, dominicain spécialisé dans le domaine de l'oecuménisme et de l'ecclésiologie. Emission du 29 octobre 2017.

Dans la continuité de l'exploration des sept péchés capitaux confrontés à l'époque moderne, thème de cette série du Carême, Régis Burnet et ses invités s'attaquent à la colère, cette force expansive qui, autoalimentée, cause bien des débordements. Toujours en compagnie du moraliste Stipe Odak, ils dialoguent et débattent avec la philosophe Laurence Devillairs, recherchant les causes qui poussent à la colère et ses différentes conséquences. Entre affirmation de soi et impuissance, désir de vengeance et recherche d'un Dieu de justice, la colère ne serait-elle pas une étape légitime pour accorder le pardon ?

Cette semaine, La Foi prise au mot continue son histoire des chrétiennes à travers les siècles. Nous voilà arrivé aux Temps modernes. Est-ce que la Renaissance et l'époque des Lumières ont-elles fait aux femmes une place différente ? De nouveaux rôles apparaissent, comme les dames de bienfaisance, les riches patronnesses comme Marguerite de Gondi ou Jeanne de Chantal. Mais les rôles traditionnels sont conservés. Et surtout, surtout, apparaît une nouvelle figure, assez déconcertante dans cette période qui met en avant la raison : la Sorcière. Pour en parler, Régis Burnet reçoit Hélène Michon et Laurence Devillairs. Emission du 20 mars 2022. Emission du 20 mars 2022.

Abélard, n'est pas seulement l'amant d'Héloïse. Régis Burnet et ses invités proposent d'aller au-delà de l'histoire romantique car Abélard est un auteur qui a marqué les sciences et l'histoire de la pensée. Théologie, philosophe, dialecticien, il est l'une des grandes figures de la scolastique médiévale. Régis Burnet reçoit l'histoire Dominique Poirel et le philosophe Olivier Boulnois. Emission du 7 novembre 2021.

Et si l'envie expliquait le retour des conflits dans le monde ? Dans La Foi prise au mot, Régis Burnet poursuit sa série de Carême sur les péchés capitaux en s'attaquant à l'envie, ce poison discret qui ne touche plus seulement les individus mais aussi les nations. Affaiblissement du droit international, retour des conquêtes territoriales, rivalités entre grandes puissances et prédation numérique des géants du web : l'envie serait devenue un moteur géopolitique majeur. Pour décrypter cette logique du ressentiment mondial, le bibliste reçoit Frédéric Ramel, politologue et Professeur en science politique à Sciences Po, toujours avec Stipe Odak, Professeur à l'Université Catholique de Louvain.

Au moment où se pose la définition d'une identité nationale, faut-il penser une identité catholique et sur quels fondements ? Laurence Devillairs, philosophe et éditeur au Seuil, et André Vauchez, historien et membre de l'Institut, recensent et analysent les figures, lieux et temps les plus significatifs du christianisme, le fruit d'un « Dictionnaire du christianisme » à paraître aux éditions du Seuil. Un devoir de mémoire pour que le christianisme ne tombe pas dans l'oubli. Emission du 14 février 2010.

Régis Burnet poursuit cette série de Carême avec Stipe Odak, Professeur d'éthique à l'université de Louvain. Deuxième péché capital pour notre temps : la gourmandise. Définie comme l'excès dans la consommation de nourriture et de boisson, elle était anciennement dénommée « gastrimargie ». L'un de ses versants structurels actuels se matérialise dans la dynamique de surconsommation. Avec Stipe Odak, ils vont alors tenter de repérer les leviers permettant de pratiquer une tempérance et une sobriété nouvelle pour contrer cet engrenage peccamineux. C'est pourquoi, La Foi Prise Au Mot reçoit cette semaine le philosophe Bertrand Vergely.

Cette semaine, La Foi prise au mot est en partenariat avec la revue Le Monde de la Bible et propose une émission qui a de fortes résonnances ces derniers jours en raison de la commémoration du douloureux premier anniversaire des attentats à Charlie Hebdo : l'interdit de représenter Dieu. Sur cette question circulent beaucoup d'idées fausses. On oppose ainsi le Christianisme, censé avoir autorisé toutes les représentations, tandis que le Judaïsme et l'Islam prêchent un aniconisme radical, refusant même de représenter la figure humaine. Est-ce bien exact ? Et comment expliquer les différences d'accent dans les trois monothéismes ? Quelles implications sur l'art contemporain, mais aussi sur le dessin ou la caricature cela a-t-il ? Pour répondre à ces questions, deux invités, Isabelle Saint-Martin historienne de l'art et professeur à l'Ecole Pratiques de Hautes Etudes, ainsi que François Boespflug historien des religions et professeur émérite à la Catho de Strasbourg. Emission du 03 janvier 2016.

Cette année, pour le Carême, Régis Burnet propose de revisiter les sept péchés capitaux et invite pour chaque épisode de la série, Stipe Odak, Professeur d'éthique à l'université de Louvain. Pour ce premier épisode, le bibliste et ses invités vont aborder l'actualité du péché de paresse, traditionnellement associé à l'acédie. Avec Stipe Odak, ils vont tenter de repérer ce qui constitue les formes modernes et collectives de ce double péché, qui sévit à travers un fatalisme collectif, une apathie sociale généralisée. Pour analyser les ressorts éthiques de cette forme de résignation sans joie, la Foi Prise Au Mot reçoit la philosophe Chantal Delsol.

Il y a 60 ans mourait le Père Pierre Teilhard de Chardin. Ce Jésuite tout à la fois paléontologue, théologien et philosophe fut autant vénéré que décrié de son vivant, manquant même de peu une condamnation de Rome. Aujourd'hui que peut-on dire de cette grande figure du catholicisme du XXème siècle ? Qui était Pierre Teilhard de Chardin ? Quelle influence a-t-il exercé sur la science ? Et que peut-on retenir de sa pensée ? Pour nous accompagner dans cette réflexion, nous recevons cette semaine Patrice Boudignon, historien et auteur en 2008 de la biographie " Pierre Teilhard de Chardin, sa vie son oeuvre, sa réflexion (Cerf Histoire), ainsi que le Père François Euvé, lui aussi Jésuite, théologien et scientifique de formation, auteur du livre " Sauver le cosmos dans les pas de Teilhard de Chardin " qui paraîtra courant novembre aux éditions Salvatore. Il est par ailleurs membre du comité de rédaction de la revue Recherches de sciences religieuses et rédacteur en chef de la revue Etvdes Emission du 11 octobre 2015.

Elle est invoquée "sous les titres d'avocate, d'auxiliatrice, de secourable, de médiatrice" (Lumen gentium). Régis Burnet nous propose une émission de théologie fondamentale sur la Vierge Marie, un exercice simplifié par le Frère Philippe Jeannin, dominicain, et Jean-Pierre Caloz, Oblat de Marie Immaculée. Emission du 7 décembre 2008.

Les diocèses français constatent une recrudescence des sollicitations liées aux possessions démoniaques et les exorcistes sont confrontés à des souffrances bien réelles. En parallèle, les consultations de psychanalyse, elles aussi en hausse, deviennent souvent le lieu d'expression de ces maux singuliers. Cette semaine, La Foi prise au mot propose de faire dialoguer deux approches et deux lectures, celles de la théologie et la psychanalyse, à partir de leurs constats de terrain respectifs, afin de mettre en lumière leur fécondité face aux questionnements autour du diable et de la possession. À cette occasion, le bibliste Régis reçoit Marie Renaud-Trémelot, psychanalyste praticienne, et le père Jean Baptiste Édart, doyen de la Faculté de théologie de l'Université catholique de l'Ouest. Emission du 8 février 2026.

Sous les pavés, la Foi? Mai 68 a-t-il été un temps particulier où le Saint Esprit a particulièrement soufflé? En ce mois de Mai, KTO participe, à sa manière, aux commémorations de cette période de tension qui a secoué la société française. Peut-on dire que 1968 fut un tournant de l'histoire de l'Église ? Y a-t-il eu un Mai 68 de l'Eglise catholique, elle qui venait d'achever, depuis deux ans déjà, une grande mutation avec le Concile Vatican II? Ou, au contraire, ce moment de grande agitation, aussi bien dans les séminaires que dans les communautés religieuses, n'a été qu'un effet de l'agitation sociale globale? Pour tenter de répondre à ces questions, Régis Burnet reçoit deux invités sur le plateau de La Foi prise au Mot : Gérard Leclerc, journaliste, philosophe, auteur de "Sous les pavés, l'Esprit" (France-Empire, Salvator), et Yves Chiron, essayiste, journaliste et historien, auteur de "L'Église dans la tourmente de 1968" (Artège). Emission du 27 mai 2018.

L'année 2015 a été mise sous l'égide de la vie consacrée par le Pape François : c'est donc en particulier l'année des religieux et des religieuses, des moniales et des moines. C'est pour " La foi prise au mot " l'occasion de se tourner vers cette forme de vie à la lumière de la lettre apostolique que le Pape a adressée à tous les consacrés. Comment gèrent-ils l'héritage du passé ? Quelle est leur vie présente ? Comment envisagent-ils l'avenir ? Pour nous accompagner dans cette lecture, deux invités au profil différent mais tous deux consacrés, viennent apporter leur témoignage et leur éclairage : la Soeur Claire de Leffe, Soeur du Cénacle et membre de l'équipe des aumôniers à Science-Po Paris, et dom Jean-Pierre Longeat, Président de la CORREF (Conférences des Religieuses et Religieux en France), Père abbé émérite de l'abbaye de Ligugé. Emission du 01 février 2015.

Cette semaine, la Foi Prise Au Mot propose l'étude d'une figure majeure du XXème siècle : Gaston Fessard. Théologien jésuite souvent oublié, il a produit des catégories spirituelles et théologiques originales, qui se révèlent essentielles à la compréhension des crises de notre temps. Au détour d'une existence courageuse, ami intime d'Henri de Lubac et confident de Raymond Aron, il fut l'un des premiers à penser un discernement dans l'Histoire, dans le brouillard des années 30, sous l'Occupation, ou encore face à la fascination marxiste de l'après-guerre. Pour découvrir le « directeur spirituel de la France », le bibliste Régis Burnet reçoit deux spécialistes, le jésuite Alban Massie, enseignant aux Facultés Loyola Paris et auteur d'une biographie sur Gaston Fessard, et l'historien émérite de l'Université de Lille, Jacques Prévotat. Emission du 2 février 2026.

Transhumanisme ! Voilà bien un terme qui semble venir tout droit de la planète Mars ! Vous ne connaissez peut-être pas le nom, mais vous savez certainement de quoi il s'agit. Projet fou et prométhéen de l'époque. Prothèse qui remplacent les organes, lunettes connectées, puces électroniques implantées sous la peau : la frontière entre le biologique et le technologique a de plus en plus tendance à s'effacer. Allons-nous vers une nouvelle humanité ? Quelles questions éthiques et philosophiques cette évolution pose-t-elle ? Sommes-nous en train de créer une nouvelle humanité ? Ce nouvelle épisode de La foi prise au mot est l'occasion, pour Jean-Guilhem Xerri, biologiste médical des hôpitaux, auteur d'un document d'autorité sur le sujet auprès de la Conférence des Evêques de France, et pour Walter Lesch, professeur d'éthique à l'université de Louvain, de se pencher sur les enjeux si actuels et pressants de cette question au fond éthique. Emission du 9 novembre 2014.

Cette semaine, la Foi prise au mot renoue avec son habitude de présenter, une ou deux fois par saison, des livres de la Bible que nous lisons trop peu ou trop mal. Dans cette émission, le bibliste Régis Burnet aborde le Livre des Proverbes. De quoi s'agit-il ? Qui en est l'auteur ? Et pourquoi l'avoir retenu dans le canon de la Bible - la liste officielle des livres reconnus comme inspirés par Dieu et faisant autorité dans la Bible - alors qu'il ressemble à un traité de morale aux accents nettement païens ? Pour nous éclairer sur ces questions, deux invités : le Père Bertrand Pinçon, exégète, et Guillaume Bady, directeur de Sources Chrétiennes. Emission du 25 janvier 2026.

A l'occasion de la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens, "La foi prise au mot" met le projecteur sur l'une des plus belles initiatives oecuméniques du monde francophone : le groupe des Dombes. Fondé juste avant la guerre de 1940 dans les environs de Lyon, ce groupe de théologiens catholiques et protestants n'a cessé depuis de proposer des pistes de réflexion pour une théologie commune. Pour découvrir son histoire (ses origines et son développement), son fonctionnement et les avancées qu'il a permises, Régis Burnet reçoit ses deux co-présidents : le Pasteur Jacques-Noël Pérès, professeur (émérite) à l'Institut Protestant de Paris, et le Père Jean-François Chiron, prêtre du diocèse de Chambéry et professeur de théologie à l'université catholique de Lyon. Retour sur une belle histoire commune entre protestants et catholiques et sur ses avancées. Emission du 18 janvier 2015.