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Pour ce nouvel épisode, rencontrez Ana Aurouze (cheffe de projet à l'Alliance Biblique Française et éditrice/bibliste pour les éditions Biblio).Imprégnée du témoignage de foi de sa grand-mère maternelle et puis de celui de ses parents, la foi chrétienne et le protestantisme sont entrés dans la vie d'Ana Aurouze de manière douce et naturelle. Très tôt, une conscience vive des nombreux “clin-Dieu” reçu au fil des épreuves traversés par sa famille l'a habité. Un récit familial composé de deuils, de déracinements et de recommencements. Une conscience s'accompagnant d'un sentiment récurrent de gratitude et de la perception aiguë de la fragilité de l'existence.Le parcours professionnel d'Ana est varié. Formée en théologie, puis en sciences de l'éducation, avec une spécialisation en pédagogie Montessori, Ana oscillera entre formation, transmission et accompagnement spirituel et catéchétique auprès des enfants et des jeunes, mais aussi des personnes âgées en EHPAD. Depuis quelques années, Ana est engagée à l'Alliance Biblique Française.Mais ce qui interpelle chez Ana, ce sont ses convictions et son goût pour le pluralisme. Durant cette conversion, Ana nous raconte son histoire, sa découverte de la Bible, et comment elle appréhende aujourd'hui les textes bibliques de façon plurielle en évitant l'écueil du fondamentalisme. Nous discutons aussi de la transmission, de l'éducation des enfants, et comment transmettre sa foi aux plus jeunes sans l'imposer.Notes et ressourcesAlliance biblique françaiseEditions Biblio-----féminisme • spiritualité • foi • chrétien • femme • église • écologie • engagement • jérémie claeys • abus • oecuménisme • protestant • religion • interreligieuxVous aimerez cet épisode si vous aimez : Hérétique? - Les couilles sur la table - Sismique - La poudre - Les lueurs - I have a dream - Les deux pieds dans le bénitier - Zeteo Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pour mieux jouir de la vie, commencez par la simplifier – y compris dans le domaine de la prière. Attention, quand je parle de simplifier sa vie de prière, je ne veux pas dire qu'il faut prier moins ! La Bible nous demande de prier sans cesse (1 Thessaloniciens 5:17). Nous pouvons et devons venir fréquemment à Dieu dans la prière. Ce que je veux dire, c'est que si vous essayez d'être trop éloquent, vous pouvez compliquer votre vie de prière au point d'en faire un fardeau. Rassurez-vous, vous n'avez pas besoin d'impressionner Dieu par vos prières; vous pouvez lui parler comme à un ami, lui dire ce que vous pensez et ressentez vraiment. Avec Dieu, vous pouvez toujours être sincère, vous pouvez toujours être vous-même. Inutile d'afficher des airs religieux. Vous pouvez être authentique avec lui et prendre du plaisir à passer du temps avec lui en toute simplicité. Père, je te remercie parce que parler avec toi n'est pas un processus compliqué. Je suis reconnaissant de ce que je peux être moi-même et te dire simplement ce que j'ai sur le cœur. Rappelle-moi que prier, c'est simplement parler avec toi et que je peux venir à toi à n'importe quel moment de la journée. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?
Invité : Philippe François. Dans une anthologie récente, le pasteur alsacien Philippe François explore la présence des Écritures dans cinq siècles de poésie française. La Bible, marqueur culturel, historique et littéraire devient ainsi source dʹinspiration autant que de contestation. Comment a-t-elle façonné lʹimaginaire dʹauteurs de sensibilités si différentes ? Une proposition de Matthias Wirz. Référence bibliographique : De la Bible au poème. De Marot à nos jours, anthologie éditée par Philippe François (Labor et Fides, 2025). Photo : Le pasteur alsacien Philippe François (copyright Yann Arthus-Bertrand, DR).
https://jecherchedieu.ch/voir/mythes-bibliques-3-4-l-humain-dieu-une-eternelle-tentation-ou-une-realite-a-vivre/ La Bible est pleine d'une extraordinaire ambition pour la personne humaine, dès sa première page, elle dit que l'humain est créé à l'image de Dieu, créateur, co-créateur. L'humain à la fois mâle et femelle ce qui est extraordinaire dans le contexte de l'époque. Et tout de suite, la Bible raconte le risque fondamental qui consiste à se prendre soi-même pour Dieu. Cette ambition et ce risque sont d'une actualité brûlante (c'est le cas de le dire), en mesurant à la fois le génie créateur de l'humanité et le risque d'une folie où nous risquons bien de tout faire exploser… Science sans conscience pose souvent quelques inconvénients. Nous avons là, un troisième grand mythe, immense et essentiel : celui de l'homme-Dieu. Il ne s'agit pas d'un événement se situant à une certaine époque dans la chronologie de l'histoire, mais concerne chaque génération, chaque personne, homme comme femme. Nous sommes cette créature-là : à la fois fille de l'humanité et fille de Dieu, à la fois humaine et divine par certains côtés, oubliant parfois son côté humain, parfois son côté divin. La Bible creuse encore cette question avec le récit des fils d'Adam et Ève: Caïn et Abel. Caïn évoque la force, la production (il est agriculteur, faisant violence à la terre pour produire des fruits). Abel évoque notre dimension spirituelle. Il est berger, exerçant ainsi la compassion, le soin des plus faibles, la tendresse. Nous sommes les deux. Adam et Eve ne s'occupent de rien, laissent les choses suivre leur cours et Caïn va tuer Abel : l'animal, notre dimension de production va tuer notre dimension spirituelle, l'amour et la tendresse. Comme le dit Rabelais « science sans conscience n'est que ruine de l'âme » (Pantagruel). Or, nous sommes un être à la fois de chair et de souffle, nous avons besoin à la fois de Caïn et d'Abel. La suite de la Genèse explore comment réconcilier ces deux dimensions, le corps et l'Esprit, l'efficacité et la spiritualité, produire des fruits et avoir de bons liens avec les autres. La suite chrétienne de la Bible hébraïque développe la figure du Christ à partir de la personne historique de Jésus de Nazareth. Christ est une personne à la fois humaine et divine, source de salut pour les humains, ayant une puissance sur le chaos comme Dieu au début de la Genèse : il calme la tempête et marche sur l'eau. Cela parle de nous, humains, et de notre pouvoir divin de création, de résilience. Textes abordés : Genèse 1, Genèse 2 : création de l'humain. Genèse 3 : l'humain se prend pour Dieu. Genèse 4 : Caïn et Abel. Genèse 25 : Ésaü et Jacob. Psaumes et prophètes : l'humain divin dans la Bible hébraïque, le Messie. Évangile selon Jean 1:1-18 (la création de l'humain comme enfant de Dieu, pas seulement enfant de la terre et du sang). Évangile selon Luc 1:26-38 (conception miraculeuse du Christ), Luc 3:22 (engendrement par Dieu à son baptême), Matthieu 26:64 (assis à la droite de Dieu et venant sur les nuées du Ciel). Évangile selon Marc 4 : Jésus calme la tempête, Jean 6 : Jésus marche sur l'eau.
https://jecherchedieu.ch/voir/mythes-bibliques-la-fin-du-monde-en-definitive-quest-ce-qui-reste-quelle-finalite/ La Bible est pleine d'une extraordinaire ambition pour la personne humaine, dès sa première page, elle dit que l'humain est créé à l'image de Dieu, créateur, co-créateur. L'humain à la fois mâle et femelle ce qui est extraordinaire dans le contexte de l'époque. Et tout de suite, la Bible raconte le risque fondamental qui consiste à se prendre soi-même pour Dieu. Cette ambition et ce risque sont d'une actualité brûlante (c'est le cas de le dire), en mesurant à la fois le génie créateur de l'humanité et le risque d'une folie où nous risquons bien de tout faire exploser… Science sans conscience pose souvent quelques inconvénients. Nous avons là, un troisième grand mythe, immense et essentiel : celui de l'homme-Dieu. Il ne s'agit pas d'un événement se situant à une certaine époque dans la chronologie de l'histoire, mais concerne chaque génération, chaque personne, homme comme femme. Nous sommes cette créature-là : à la fois fille de l'humanité et fille de Dieu, à la fois humaine et divine par certains côtés, oubliant parfois son côté humain, parfois son côté divin. La Bible creuse encore cette question avec le récit des fils d'Adam et Ève: Caïn et Abel. Caïn évoque la force, la production (il est agriculteur, faisant violence à la terre pour produire des fruits). Abel évoque notre dimension spirituelle. Il est berger, exerçant ainsi la compassion, le soin des plus faibles, la tendresse. Nous sommes les deux. Adam et Eve ne s'occupent de rien, laissent les choses suivre leur cours et Caïn va tuer Abel : l'animal, notre dimension de production va tuer notre dimension spirituelle, l'amour et la tendresse. Comme le dit Rabelais « science sans conscience n'est que ruine de l'âme » (Pantagruel). Or, nous sommes un être à la fois de chair et de souffle, nous avons besoin à la fois de Caïn et d'Abel. La suite de la Genèse explore comment réconcilier ces deux dimensions, le corps et l'Esprit, l'efficacité et la spiritualité, produire des fruits et avoir de bons liens avec les autres. La suite chrétienne de la Bible hébraïque développe la figure du Christ à partir de la personne historique de Jésus de Nazareth. Christ est une personne à la fois humaine et divine, source de salut pour les humains, ayant une puissance sur le chaos comme Dieu au début de la Genèse : il calme la tempête et marche sur l'eau. Cela parle de nous, humains, et de notre pouvoir divin de création, de résilience. Textes abordés : Genèse 1, Genèse 2 : création de l'humain. Genèse 3 : l'humain se prend pour Dieu. Genèse 4 : Caïn et Abel. Genèse 25 : Ésaü et Jacob. Psaumes et prophètes : l'humain divin dans la Bible hébraïque, le Messie. Évangile selon Jean 1:1-18 (la création de l'humain comme enfant de Dieu, pas seulement enfant de la terre et du sang). Évangile selon Luc 1:26-38 (conception miraculeuse du Christ), Luc 3:22 (engendrement par Dieu à son baptême), Matthieu 26:64 (assis à la droite de Dieu et venant sur les nuées du Ciel). Évangile selon Marc 4 : Jésus calme la tempête, Jean 6 : Jésus marche sur l'eau.
La soumission est un mot qui dérange, qui divise, et qui est souvent mal compris. Dans cet épisode, nous revenons à la Parole pour comprendre ce que signifie réellement la soumission biblique, loin des abus, des caricatures et des interprétations culturelles.
La grâce de Dieu est disponible et agissante dans votre vie de tous les jours. Par exemple, lorsque vous commencez à ressentir de la contrariété dans une certaine situation, arrêtez-vous et dites simplement à Dieu: «Seigneur, donne-moi ta grâce. » Puis croyez par la foi qu'il a entendu votre prière et remerciez-le de s'occuper du problème alors même que vous vaquez à vos occupations quotidiennes. La foi est le canal par lequel vous et moi recevons la grâce de Dieu qui répond à nos besoins. La Bible dit que la grâce est la puissance de Dieu qui vient à notre secours, et que nous la recevons par la foi. La prochaine fois que vous sentirez poindre la contrariété, arrêtez-vous et décidez de vous appuyer sur la grâce de Dieu. Père, je te remercie pour la puissance de ta grâce dans ma vie. Aide-moi à m'appuyer sur toi aujourd'hui et non sur mes propres forces. Merci parce que tu es avec moi et que je peux placer ma confiance en toi. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?
Avec le P. Alexis Angama
On y voit de la chance ou de la malchance. Certains profitent du vendredi 13 pour jouer au lotto, d'autres ne passeront jamais sous une échelle ce jour-là, ne prendront pas l'avion ou ne se marieront pas. La superstition du vendredi 13 trouve son origine dans plusieurs sources, en réalité, dont la première est… La Bible. Dans le Nouveau Testament, l'épisode de La Cène, le dernier repas du Christ, raconte que 13 personnes sont attablées autour de lui. D'où vient cette superstition ? Pourquoi le vendredi porte-t-il encore malchance ? Pour certains, ça peut être un jour de chance ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Johanna Cincinatis. Première diffusion : janvier 2023 À écouter aussi : Pourquoi l'astrologie revient-elle à la mode aujourd'hui ? Quelles sont les plus grandes superstitions au théâtre ? Qu'est-ce que la chasse aux sorcières ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
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Comment doit-on lire la Bible? Existe-t-il une seule manière de lire la Bible? Est-ce que nos biais influencent notre lecture? Quelle est l'utilité des lectionnaires? Dans cet épisode, Joan et Stéphane se questionnent sur l'importance de lire la Bible collectivement et affirment que les progressistes prennent la Bible au sérieux. Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Gift Habeshaw, unsplash.com. Utilisée avec permission. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui explore la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, comment doit-on lire la Bible? Bonjour Stéphane. Bonjour Joan, bonjour à toutes les personnes qui sont à l'écoute. Expliquer comment bien lire la Bible [Joan] Moi, j'aime bien le titre de cet épisode « Comment doit-on lire la Bible? » parce qu'il y a un peu plus de 25 ans, quand j'étais étudiante en théologie protestante à la faculté de Strasbourg, il n'y avait pas encore les réseaux sociaux; je m'étais posée sur un petit canapé qu'il y avait dans l'aula principale. Je faisais un double diplôme. C'est hyper commun dans les sphères nord-américaines. En France, c'était moins répandu il y a 25 ans. J'étais du côté langue. J'ai fait un diplôme aussi en philologie espagnole. Là, il y a deux jeunes des GBU (Groupes Bibliques Universitaires). Ces deux jeunes m'ont fait un petit peu la frousse de ma vie, la peur de ma vie, parce qu'il y en a un qui est assis à ma droite, l'autre à ma gauche, sur les petits canapés, et qui ont commencé à me demander si je lisais la Bible. Donc du coup, c'était assez marrant parce que je leur disais, écoutez, je fais des études en espagnol, mais je suis aussi en théologie. Ça ne les intéressait pas du tout. Oui, mais est-ce que je lisais bien ma Bible? Je leur dis, écoutez, je ne sais pas trop. Nous on nous apprend à la lire en grec et en hébreu. Non, non, qu'ils m'ont dit. Pour bien lire la Bible, fallait lire comme ci, comme ça, telle traduction. Et moi je leur dis, mais savez-vous en fait que c'est traduit du grec et de l'hébreu? Et vraiment c'était impressionnant, parce qu'ils étaient tout à fait, comment est-ce qu'on pourrait dire, imperméables à tout ce que je pouvais leur apporter comme sujet de conversation. Eux, ils étaient venus avec leur petite « to-do liste » de choses à faire sur comment expliquer aux étudiants comment lire la Bible. Depuis lors, j'ai une espèce d'alarme dans ma tête. J'ai toujours cette histoire dans un coin de ma tête. Quand j'entends parler de méthodes pour lire la Bible, de la bonne façon de lire la Bible, de bonnes traductions de la Bible, je pense à ces deux braves étudiants qui voulaient évangéliser les autres étudiants et qui le faisaient d'une façon si maladroite et si peu en dialogue. Les difficultés d'une lecture littérale [Stéphane] Tu parles de ta formation. Moi, dans une vie antérieure, j'ai fait un diplôme en histoire et dans les années 90, la grosse chose, c'était la déconstruction littéraire, la déconstruction de sources. Il fallait analyser le contexte de production, les biais des auteurs par rapport au sujet. C'était la mode. Il y a des modes comme ça dans le milieu académique. Quand je suis arrivé en théologie, ce sont pas mal les premières choses qui me sont venues en tête. Lorsque j'ai appris que les premières mises par écrit des écrits bibliques, ça se passe 50 ans plus tard, on ne peut pas dire « Ah, Jésus a dit telle, telle, telle chose, donc blablabla ». Il n'y avait personne qui avait un dictaphone ou un enregistreur. Il n'y avait personne qui avait un laptop qui tapait au fur et à mesure. Donc, ça a toujours influencé mon approche. Ça ne veut pas dire nécessairement que ces mots-là ne valent rien, mais une approche un peu plus littéraliste a toujours été plus difficile pour moi. Lorsque, par exemple, on a des lettres qu'on sait qui ont été écrites ou dictées par Paul, OK, là, on a quelque chose. Mais tout ce qui est évangiles, tout ce qui est le Premier Testament, c'est une, deux, trois, quatre générations plus tard. C'est difficile de ne pas mettre ce filtre. Il y a aussi la question de la traduction. Quand on a eu le choix ou la chance d'apprendre une deuxième, une troisième, une quatrième langue, on comprend peut-être un peu mieux cette idée-là que Jésus n'a pas parlé en anglais ou en français. Mais lorsque je rencontre des anglophones qui n'ont jamais appris une autre langue, c'est quasiment comme une découverte : « Ah, ce mot-là peut être traduit de telle façon, de telle façon », et oui, la traduction influence. Tout ça pour dire que la lecture de la Bible dépend de tellement de choses que c'est toujours dangereux de s'en tenir à une lecture à la virgule près. L'influence culturelle sur la traduction [Joan] En vérité, je crois qu'on a déjà abordé un peu cette question de quelle version de la Bible, quelle traduction ? Je trouve que ça reste un champ fabuleux, vraiment fascinant, que le champ de la traduction, la traduction en prenant en compte le milieu. Je lisais quelque part que certains textes d'Homère ont été mal traduits du grec parce qu'ils avaient été traduits avec des biais sexistes. Ce sont des trucs qu'on trouve sur Facebook, donc ce n'est pas hyper vérifié, mais c'est vrai que de se dire que pendant longtemps, ce sont des hommes avec les biais de leur culture et de leur milieu qui ont traduit des textes de l'Antiquité, qu'ils soient bibliques ou bien pas bibliques, c'est intéressant de prendre ça en compte. Avec cet exemple d'Homère, c'était le statut des femmes qui sont restées dans les maisons quand les maris ou les maîtres étaient partis à la guerre, et on leur donnait un certain nom, et ce nom-là avait été traduit comme « des femmes légères », alors que ce sont des esclaves qui ont été violées. Ce n'est pas du tout pareil en fait. Mais il nous arrive la même chose avec la Bible. Régulièrement, il y a une traduction qui est mise à jour et qui ouvre un champ de compréhension et un champ de possible, notamment dans tout ce qui est études féministes. Moi, je trouve ça passionnant que de se laisser interpeller. Se concentrer sur un seul verset ou l'ensemble du message [Stéphane] Pour moi, une des belles illustrations de cette réalité est une version de la Bible en anglais qui s'appelle « The Message ». En traduction, il y a toujours deux choix. On fait une traduction mot pour mot ou sens pour sens. Et ça influence le style, ça influence est-ce que c'est plus facile, blablabla. Dans The Message, ils ont été pour sens pour sens. Il y a un passage où ils ont choisi d'écrire « ne pas se prendre trop au sérieux, mais prendre le message de Dieu au sérieux ». Pour moi, c'est ça. Est-ce que Dieu a dit telle chose? Est-ce que David a dit telle chose? Est-ce que Pierre a dit telle chose à tel moment exactement? Mais le message de ces écrits, oui, là, on travaille, il y a un côté sacré dans ce message-là. Depuis des générations et des générations, on travaille ces messages-là et on trouve toujours de nouvelles vérités, on trouve toujours de nouveaux enseignements. OK, là, on prend au sérieux le message. Une autre expression, c'est la différence entre voir l'arbre et la forêt. Je peux me concentrer sur un verset, tel mot a été utilisé, mais si je perds de vue l'ensemble de la forêt, l'ensemble des enseignements de Jésus, l'ensemble du message de Dieu pour l'humanité. Et si je me concentre sur deux, trois mots d'un certain verset, bon, ça peut être intéressant d'un niveau linguistique, mais on ne peut pas dire que l'on comprend mieux le message de Dieu ou les enseignements de Jésus. L'influence de nos biais lorsqu'on lit la Bible [Joan] C'est vrai que La Bible, parfois, peut confirmer nos billets à nous. Et ça va dépendre effectivement du contexte de lecture, de la traduction, de qui nous entoure. Je me rappelle quand j'étais jeune, j'ai décidé un jour d'être végétarienne. Il se trouve que dans une vente d'une paroisse protestante, j'ai trouvé un livre qui me disait que Jésus était végétarien, figure-toi, et que ce que je faisais là, c'était un acte purement chrétien. Ça m'a fortifiée, j'avais 15 ans, je me suis sentie « empouvoirée », je me suis dit bah voilà, en plus de ne pas manger de viande, parce que moi je ne mangeais surtout pas de viande, le reste je mangeais un peu, quand c'était nécessaire. En plus de ne pas manger de viande, mais je suis Jésus. Bon, ça, c'est un billet de confirmation, bien sûr. Et patatras. Après, quand j'ai regardé plus attentivement la Bible, j'ai découvert qu'ils mangeaient quand même des grillades de poissons. Mais il se trouve que j'adore les grillades de poissons, donc c'est bien aussi. Vraiment, dans tous les cas, en quelque part, ça me donnait raison. Tu vois, il faut être plus ou moins végétarienne et manger des grillades de poissons. Mais voilà, tout ça, ça parle un petit peu de la façon dont on cherche des billets de confirmation, dont on cherche à être reconnu, apaisé par ce qui est écrit dans la Bible. Reconnaître nos choix [Joan] Ça pose la question de lire la Bible seul, en fait. Est-ce que vraiment c'est quelque chose que toi en tant que pasteur, tu recommanderais, de lire sa Bible seul? [Stéphane] Bien, ce n'est pas mauvais, mais je dirais que lire la Bible seul peut être problématique. On peut lire, on peut apprendre, c'est bien, mais il y a aussi la confrontation avec les autres, permettre aux autres de voir son point de vue et de voir le point de vue des autres. Moi, je ne suis pas un grand bibliste. Donc c'est facile de déraper dans une direction ou dans une autre et de dire « mon pasteur a dit telle ou telle chose, donc c'est vrai ». Puis là, on arrive et on commence à consulter les Écritures et on se rend compte que c'est un peu plus compliqué. Oui, il y a toujours ces personnes dans l'éternel débat sur les questions LGBTQIA+, qui vont te citer tel passage, tel passage, et voilà! Ouais, mais tu choisis tes passages qui font ton affaire. Oui, c'est un billet de confirmation, comme tu as dit. Mais il y a tellement d'autres choses qu'on ne fait pas, qui sont aussi dans la Bible, qu'on ne fait plus ou qui sont totalement culturelles. Être capable de reconnaître qu'il y a des choses qui paraissent ou qui sont en contradiction, oui, c'est possible et de reconnaître qu'il y a des choses qu'on ne fait plus, oui, c'est possible. À toutes les personnes qui disent « Ah, moi, c'est la Bible, je fais exactement ce qui est dans la Bible », je dis « Ben, là, écoute, il y a certains passages culturellement ou socialement, qui ne sont plus acceptables du tout, là ». On fait toujours des choix. Et je pense que la grande différence, c'est qu'il y a ceux qui reconnaissent qu'ils font des choix et ceux qui refusent de reconnaître qu'ils font des choix. Moi, je reconnais que je fais des choix et qu'il y a certaines choses, bon, si on me confronte vraiment beaucoup, je ne serais peut-être pas capable d'expliquer autrement le fait que c'est ma sensation, c'est ma compréhension de Dieu. Mais il y a d'autres personnes qui disent « Ah non, non, non, non, non, non, c'est impossible » et puis qui passent dans toutes sortes d'entourloupes pour expliquer qu'il y a deux récits de création dans la Genèse, deux récits de la mort de Judas. Les gens essayent de faire des entourloupes au lieu de dire « Ben, il y a des choses qui ne collent pas, puis on vit avec ». Pourquoi lire la Bible? [Joan] Lorsque j'avais 12 ans, puisque j'avais reçu l'appel au ministère pastoral, je me suis dit, il faut que je lise la Bible. Évidemment, à 12 ans, c'était il y a presque 35 ans, j'aimerais dire, j'ai trouvé par là une édition, je ne sais pas laquelle, Louis Second, je ne sais pas quoi, 1910 ou quoi, enfin certainement pas une jolie édition. Il n'y avait pas de paillettes dessus, il n'y avait pas d'aide à la lecture, il n'y avait pas de commentaires, c'était écrit en tout petit, c'était insupportable à lire, vraiment. Mais je l'ai lu, parce qu'à 12 ans, tu as une certaine pugnacité, un acharnement, puis tu as du temps libre aussi, il faut dire. Je l'ai lu du début à la fin, c'est vrai, comme plein, plein, plein de gens avec qui j'ai parlé. Par la suite, le passage le plus pénible, ça a été Nombre. Ça c'est sûr, Nombres, là vraiment. [Stéphane] C'est le Waterloo des gens. [Joan] Je n'ai d'ailleurs jamais vu qu'il y ait un groupe d'études bibliques ou quoi sur Nombres. Ça, c'est quelque chose. Et là, il y a quelques jours, je parlais avec ma collègue Fidèle Fifame Houssou Gandonou, qui est directrice de l'Alliance biblique au Bénin, et elle m'a montré les jolies éditions que faisait l'Alliance biblique, et sûrement suisse, et sûrement québécoise aussi, jolies éditions, en nouveau français courant en plus, super. Lire la Bible en un an. Super chou! Tu as qu'une envie. C'est confortable, c'est beau, tu as des notes. Enfin, ça, c'est vraiment bien fait. Puis d'un autre côté, je me dis, mais quels sont les bénéfices de s'obliger à la lire en un an? Moi, maintenant, j'ai envie de le faire, évidemment, mais quels sont les bénéfices? Si je suis parfaitement honnête avec moi-même, l'un des premiers bénéfices est la lecture de façon régulière et pas seulement les passages qui les intéressent pour leur culte du dimanche ou leur enseignement ou l'article à écrire. Je me sentirai un petit peu plus professionnelle, un petit peu plus ajustée. Premier bénéfice. Deuxième bénéfice, j'aurai une routine, c'est toujours bon les routines, c'est à nos structures, etc. Troisième bénéfice, je pourrai frimer. Ça aussi, c'est pas mal. J'ai déjà entendu des collègues dire en ce moment, je suis dans Samuel: c'est incroyable, on redécouvre des choses en Samuel! Et moi j'aimerais bien aussi pouvoir un peu me réveiller comme ça. Ça ne mange pas de pain et puis ça fait du bien à l'égo. Et pourtant, si je suis vraiment honnête, moi je crois surtout à la lecture communautaire de la Bible. Peut-être qu'on pourra le mettre en descriptif; il y a une conférence d'Élisabeth Parmentier lors d'une des assemblées générales de la Fédération protestante de France, où elle explique, je ne sais plus si c'est en 7 points, en 12 points, en 10 points, mais Élisabeth Parmentier explique les bénéfices de la lecture communautaire de la Bible. C'est brillant. Je comprends tout de suite que c'est l'objectif en tant que ministre, et moi j'y crois vachement, à cette lecture de la Bible collective, et quand je regarde ce que font les Juifs, surtout les hommes dans les milieux orthodoxes, mais aussi les femmes maintenant, qu'il y a des milieux orthodoxes réformés, des milieux plus progressistes, ils ne lisent jamais la Torah seuls. La Bible, elle est toujours lue à plusieurs. L'étude biblique, elle se fait minimum à deux. Et on ne lit pas seul, on lit en regardant les commentaires des autres rabbins. C'est inscrit dans le Talmud. Donc je me dis, on peut peut-être apprendre deux, trois choses de ces très, très, très, très grands lecteurs des textes bibliques que sont les Juifs et les Juives. Citer la Bible ne rend pas une personne chrétienne [Stéphane] C'est vrai qu'il y a certains pasteurs qui aiment ça frimer. Je connais les Écritures. Ce n'est pas juste les pasteurs. Je pense qu'on a rencontré des gens comme ça qui aiment jouer à la bataille de la citation biblique ou du passage biblique, pas nécessairement pour illustrer quelque chose, parce que ça peut être intéressant. Je discutais avec une pasteure qui prenait sa retraite et qui disait « bon, j'ai accompagné ma paroisse, mais ils n'ont pas été capables de prendre telle ou telle décision », et je sens une certaine frustration. Et moi, j'ai pensé à l'histoire de Moïse, Moïse qui a amené son peuple jusqu'à la frontière de la Terre Promise. Sa mission, son ministère, c'était de passer à travers le désert et de les amener jusqu'à ce point. Puis là, j'ai dit, c'était peut-être ça, toi, ta mission, ton ministère avec ces gens-là, puis que maintenant, ils sont prêts à rentrer. Ça, je peux comprendre que ça peut aider, mais il y en a qui jouent à la bataille de la citation biblique. Un autre exemple, la question de l'avortement. J'avais rencontré quelqu'un qui était plus libéral, « Ah, j'ai trouvé une citation biblique pour me défendre contre ceux qui sont contre l'avortement. » J'ai dit, pourquoi? Pourquoi? Parce qu'ils t'emmènent sur leur terrain de citation biblique et tu ne pourras pas les battre parce qu'eux, c'est comme ça qu'ils pensent. Ils ne croient pas en la Bible, ils ne croient pas en Dieu, et c'est un grand coup de citations bibliques, souvent hors contexte. Moi, je n'aime pas ça jouer à ces jeux-là de frime, de démontrer ta culture biblique en étant capable de citer Romains 2, 4. Je n'ai aucune idée de ce que c'est, d'ailleurs! S'il y a des gens qui sont à l'écoute, qui sait, peut-être qu'ils sourient parce que c'est n'importe quoi. Je ne le sais pas. C'est cette idée de comprendre l'outil qu'on a. Je dis outil, ce n'est pas péjoratif. Moi, je vois la Bible comme un outil qui nous permet de nous rapprocher de Dieu, de mieux vivre nos vies, de mieux vivre sa foi, sa spiritualité. Ça nous amène, ça nous conduit quelque part. Mais on n'est pas un meilleur chrétien si on connaît toute la Bible par cœur. Il y a plein de gens qui sont capables de citer la Bible, mais ils ne sont pas capables de la vivre. Donc, ça sert à quoi? Ça prouve qu'on a une bonne mémoire. C'est tout. Lire la Bible en groupe [Joan] C'est la raison pour laquelle moi, j'ai particulièrement du bonheur à faciliter, à proposer des groupes WhatsApp de lecture de la Bible. Souvent, c'est à l'occasion de l'Avent ou du Carême, mais j'ai déjà fait aussi des groupes WhatsApp en temps de difficulté ou bien pour la rentrée, notamment la deuxième rentrée Covid, qui en Europe a été assez dure pour tout le monde. On avait l'impression qu'on ne sortirait jamais de la Covid. À un moment donné, j'ai demandé à celles et ceux qui étaient intéressés, est-ce qu'il y a un livre que vous aimeriez explorer? Ils ont dit Osée. Le livre d'Osée, c'est un livre très, très dur à lire. Un livre qui parle beaucoup de sexisme, beaucoup de questions de prostituées d'une façon pas du tout ajustée à notre époque. Et en même temps, Osée, c'est quelque chose de très christique. C'est un livre très christique, finalement. On a eu des échanges très profonds. Ensuite on a eu une petite équipe comme ça, avec des gens qui se rajoutent, des gens qui partent. Puis après, on s'est dit, pourquoi pas les Proverbes? C'était dur, les proverbes. C'était sec. On pouvait lire un, deux, trois chapitres sans arriver à en tirer quelque chose. Or, notre objectif, c'était d'en tirer quelque chose plusieurs fois par semaine. Il y a des gens qui devenaient même amers, qui disaient, mais quel livre horrible, quel mauvais choix! Enfin, ça s'écrème. Oui, parce que c'était devenu un sujet important finalement dans leur vie. Des gens qui, peut-être, n'avaient jamais vraiment lu ce livre avant, mais qui l'avaient entendu parfois à la messe ou au culte. Et d'un coup, ça s'était imposé un peu dans leur vie, puis ça les frustrait beaucoup. C'était marrant de voir ça. Après, il y a aussi quelque chose qui est plus simple: c'est les thématiques. C'est plus souple, c'est plus libre. On peut aller chercher dans différents livres des choses qui résonnent ensemble. C'est moins exigeant aussi. Ça pose la question d'utiliser la Bible, comme ça nous arrange un peu, au lieu de se farcir tout un livre avec ce que ça amène comme frustration, comme on l'a vu avec les Proverbes. Mais dans tous les cas, on tente l'expérience de façon communautaire. On accueille aussi les joies et les frustrations des uns des unes et des autres. Des fois aussi, on accepte que quelqu'un dise « j'en peux plus, c'est vraiment une lecture qui ne me fait pas du bien », qui quitte le groupe. Alors ça, c'est toujours un peu frappant, mais ça peut arriver. Et puis il y a des gens après qui disent aussi « mais ça m'a beaucoup inspirée, j'en ai parlé à mon pasteur ou à d'autres gens, et maintenant on a un projet autour de cette thématique ou de ce livre ». J'aime beaucoup faire ça et je crois aussi que ça comble un peu ma difficulté personnelle à trouver une formule dans laquelle je sois personnellement à l'aise pour lire la Bible de façon régulière. Prendre la Bible au sérieux [Stéphane] Tous ces groupes WhatsApp, groupes d'études bibliques, en personne, peu importe le format, prouvent qu'on prend la Bible au sérieux. Souvent, du moins en Amérique du Nord, il y a comme un code, là. Une expression en anglais parle de « Bible-centered » ou « centré sur la Bible ». Le code c'est : ici on lit la Bible d'une manière peut-être plus littérale ou plus traditionnelle. Nous, on prend ça au sérieux, la Bible. Vous, les libéraux, les progressistes, vous faites n'importe quoi, vous dites n'importe quoi, vous ne prenez pas ça au sérieux. Moi, je dis non, justement, on prend ça au sérieux. J'ai trouvé une super belle citation sur « Réforme » du physicien Friedrich von Weizsäcker qui dit, « nous avons le choix de prendre la Bible à la lettre ou de la prendre au sérieux. » Et j'adore ça parce que, oui, il y a un respect justement pour la Bible et que ce n'est pas parce qu'on se questionne, même parfois qu'on critique ce qui est écrit là. Comme tu l'as dit, dans le livre de Osée, c'est quand même dur pour les femmes, c'est un message difficile. Je pense qu'on a le droit de dire ça aussi au sujet de la Bible, quand on lit la Bible et qu'on la prend au sérieux, de ne pas juste lire ça et de dire « ah ben oui! C'est comme ça que les enfants doivent se comporter, c'est comme ça que les femmes doivent se comporter, c'est comme ça que les hommes doivent se comporter. » Ça, pour moi, c'est ne pas la prendre au sérieux. Je la prends au sérieux et j'amène mon cerveau lorsque j'essaie de lire la Bible, lorsque j'essaie de comprendre le message et je pense qu'il y a quelque chose qu'on doit dire. Peut-être qu'on est trop timide, ou qu'on a de la difficulté à s'affirmer. On n'est peut-être pas comme ces deux étudiants dont tu parlais en début d'épisode. On ne va pas aborder les gens : Est-ce que tu lis la Bible? Est-ce que tu as une approche critique lorsque tu lis la Bible? On a moins ce zèle-là, mais je pense que notre approche est tout aussi valide. On prend ça au sérieux. Ce n'est pas qu'on fait n'importe quoi, là. L'utilité de suivre le lectionnaire [Joan] Ben, justement. Du fait qu'il y a un lectionnaire, le lectionnaire qui est surtout quelque chose qu'on utilise en Alsace, beaucoup dans les paroisses luthériennes, aussi dans des paroisses réformées. Ce lectionnaire a plus de 400 ans et dans l'Union des Églises protestantes d'Alsace et de Lorraine, ce lectionnaire est recommandé. Il est d'ailleurs imprimé tous les ans. C'est assez joli, on peut le trouver online ou on peut l'acheter. Et en fait, je me rends compte qu'on respecte beaucoup la Bible en suivant le lectionnaire parce qu'on s'oblige aussi les dimanches, à prêcher sur des textes avec lesquels on ne serait pas à l'aise, comme ça, spontanément. Et j'ai vraiment du respect pour l'une des pasteurs de ma jeunesse, Claire-Lise Meyer, qui a tenu à respecter le lectionnaire pour notre mariage à Amaury et moi. C'était cette histoire qui n'est pas toute simple, avec le gars qui a fait une grande fête, mais ses invités ne sont pas venus parce qu'ils avaient autre chose à faire, notamment l'un d'entre eux devait essayer sa nouvelle vache, donc on ne sait pas trop à quoi ça correspond. Et du coup, cette personne qui faisait cette fête est allée chercher des gens dans la rue, à droite, à gauche, des gens un peu pauvres, un peu mendiants, un peu sans-abri. Et notre pasteur a décidé de prêcher là-dessus et de dire que parfois, pour un mariage, ne viennent pas les personnes qu'on souhaiterait le plus qu'elles viennent, et d'autres personnes qui sont venues deviennent finalement les hôtes principaux. Et un mariage, c'est un peu ça, c'est toute une vie où on ne pourra pas prévoir exactement qui se pointera pour soutenir ce mariage, pour être là dans ce mariage. C'est un peu la surprise de la vie et l'émerveillement. Et je trouvais que c'était génial. C'était super de s'obliger mutuellement à respecter ce lectionnaire. Ça a ouvert des pistes d'interprétation et ça a donné lieu à plein de conversations parce qu'il y a des gens après qui nous ont dit: c'est un peu gonflé quand même d'avoir choisi ce texte. Et là, tu peux dire non, je ne l'ai pas choisi, c'était celui du lectionnaire. Donc oui, on prend la Bible au sérieux, mais d'une autre façon. C'est une autre forme de sérieux. Et peut-être que tous nos sérieux sont complémentaires pourvu qu'on prenne les choses au sérieux avec beaucoup d'humour et qu'on fasse de l'humour avec beaucoup de sérieux. Conclusion [Joan] Est-ce qu'on pourrait parler de tout ça dans notre groupe WhatsApp? Est-ce qu'on parle de groupe WhatsApp, Stéphane? On en a un, nous, groupe WhatsApp pour les personnes qui ont envie de continuer les conversations autour des podcasts. [Stéphane] Et oui, on a créé ça en début d'année 2026. Le lien est dans la description de l'épisode. C'est sûr que vous n'avez pas accès immédiatement parce que, bon, on ne veut pas se faire spammer et se faire vendre n'importe quoi. Ce n'est pas obligatoire, mais on aimerait ça continuer ces conversations-là. Si vous avez des questions, si vous avez des commentaires, vous pouvez le faire sur WhatsApp, mais vous pouvez aussi le faire en nous envoyant un courriel à questiondecroire@gmail.com. Le but, c'est de nourrir la conversation, nourrir la communauté qui se développe autour de ce podcast-là, et nourrir la foi et la spiritualité. Je veux prendre quelques secondes pour remercier notre commanditaire, l'Église Unie du Canada, et son site internet, moncredo.org, qui relaie nos podcasts. Reforme.net aussi relaie nos podcasts. Merci beaucoup pour tout ça. Alors Joan, je te souhaite une belle journée.
durée : 00:29:50 - Solaé, le rendez-vous protestant - par : Jean-Luc Gadreau - Double rencontre autour de l'art et de la foi - réalisation : Thomas Jost
La Bible est d'une richesse inestimable sur tous les plans de notre bien-être :- Spirituellement, elle nous transmet l'obtention du salut et la plus belle histoire jamais contée.- Physiquement, la lire réduit le stress ce qui aide à mieux dormir et fait chuter la production de cortisols qui est responsable de certains troubles cutané.- Mentalement, elle nous enseigne la sagesse de Dieu lui-même. Une sagesse qui fait ses preuves depuis des siècles, à travers des générations et des époques toutes plus différentes les unes des autres. Une sagesse qui demeure d'une pertinence infaillible pour tout ce qui la mette en pratique. Beau programme non ? Que de bonnes raisons pour se plonger dans la Parole de Dieu, et ça en profondeur.Alors aujourd'hui, je vous partage ma méthodologie ! Ce n'est pas la plus rapide mais je peux témoigner qu'en méditant ma Bible de cette manière, chaque livre laisse littéralement une trace indélébile sur moi, chaque livre me transforme en profondeur.N'hésitez pas à me faire vos retours !Restons connectés :Insta @leschosesdenhaut.podYouTube @cindyhwhInsta perso @cindyhwh_Tiktok @cindyhwhSnapchat @cindyhwhSoyez béni(e)s,Cindy
Si nous gardons un état d'esprit reconnaissant, nous fermons la porte aux murmures et aux plaintes – qui semblent être des tentations de tous les instants. La vérité est que cette attitude négative n'est pas acquise, mais innée: nous sommes tous nés avec. Mais avec l'aide de Dieu, nous pouvons acquérir et cultiver une attitude reconnaissante. Si nous prenons l'habitude de louer Dieu, de l'adorer et de le remercier, il n'y aura plus de place dans notre vie pour les plaintes, les récriminations et les murmures. La Bible dit dans Philippiens 2:14: «Faites tout sans vous plaindre et sans discuter...» Les murmures ouvrent la porte au diable, qui peut dès lors nous tourmenter, mais la reconnaissance fait entrer les bénédictions de Dieu dans notre vie. Merci, Père, parce qu'avec ton aide je peux acquérir une attitude reconnaissante. Je t'adore pour ta bonté, ta puissance et ta majesté. Je choisis d'être reconnaissant pour ta présence dans ma vie, plutôt que de ronchonner et de me plaindre des choses du monde. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?
Abbé Matthieu Raffray est un prêtre catholique traditionaliste de l'Institut du Bon Pasteur, docteur en philosophie et enseignant à l'Université pontificale Saint-Thomas-d'Aquin.Chaîne Youtube (personnelle) : https://www.youtube.com/@abbematthieuraffray/Chaîne Youtube 2 (Pour une foi) : https://www.youtube.com/@UClIviWSsWzPb-07tY7NpS6g Instagram : https://www.instagram.com/abbe_matthieu_raffray/?hl=frX : https://x.com/abberaffray CHAPITRES :0:00 Introduction0:54 Science et religion en opposition3:35 Réflexion sur l'existence de Dieu5:41 Science et métaphysique, une réponse6:44 Évolution et dogmes religieux12:26 La création de l'homme15:56 La tension entre science et foi20:32 La Bible et l'actualisation de la foi21:50 La vision catholique de l'écriture24:13 Relation au texte et à la vérité27:08 La nature de Dieu29:49 Dieu et le temps32:03 La création et la liberté34:17 La nécessité de la cause première36:32 Qui a créé Dieu ?43:07 La fin du monde et la réconciliation49:01 Spiritualité moderne et quête des jeunes52:11 Consommation matérielle et quête spirituelle55:08 Surconsommation de la fausse spiritualité56:21 La modernité et ses défis58:48 Critique de la modernité1:03:42 La vertu et le mythe de Prométhée1:10:22 Obstacles à la vertu1:14:21 La lutte quotidienne du prêtre1:21:57 La souffrance et le péché1:30:38 Jugement après la mort1:37:37 Phénomènes paranormaux et spiritualité1:45:10 Mission et engagement du prêtre1:53:29 Confiance en Dieu1:58:10 Prédication sur le continent numérique BIOMÉCANIQUE :InstagramYoutubeSpotifyApple PodcastsDiscordWebsiteLa Lettre Biomécanique™ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:57:57 - Les Nuits de France Culture - par : Mathilde Wagman - En 2001, Frédéric Boyer, maître d'oeuvre d'une nouvelle traduction de la Bible, Marc Sevin, père Bibliste avec lequel il coordonna le projet, Olivier Cadiot, l'un des écrivains y ayant participé étaient invités par Pascale Casanova pour défendre leur travail commun dans "Les Jeudis littéraires". - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Frédéric Boyer Écrivain, traducteur et éditeur; Olivier Cadiot Ecrivain
« Celui qui trouve une femme trouve le bonheur » (Proverbes 18:22)Ce proverbe ne suggère pas que le bonheur dépend exclusivement d'une femme, que le mariage est une solution miracle au vide intérieur, ou qu'une femme est responsable du bien-être émotionnel d'un homme. La Bible ne parle jamais d'un bonheur délégué à autrui, car cela imposerait une charge injuste et potentiellement destructrice. Dans cet épisode, je vous invite à réfléchir à ce verset et à la nature des relations que nous entretenons. Bonne écoute ! PS : Si vous appréciez l'émission, abonnez-vous sur Spotify pour m'aider à la faire connaître. Merci !
De même que la Bible nous demande de louer Dieu et de l'adorer, elle nous donne des raisons de le remercier et nous indique comment lui exprimer notre reconnaissance, comme le montrent les versets ci-dessous: • Nous te célébrons, ô Dieu, nous te célébrons. Nous proclamons qui tu es. Qu'on raconte tes merveilles ! (Psaumes 75:2) • Il est bon de louer l'Éternel, de célébrer par des chants le Très-Haut ! (Psaumes 92:2) • Présentons-nous devant lui avec des prières de reconnaissance. Acclamons-le en musique. (Psaumes 95:2) • Entrez sous ses portiques avec reconnaissance ! Entrez dans ses parvis en chantant ses louanges ! Rendez-lui votre hommage et louez-le pour ce qu'il est ! (Psaumes 100:4) Père, je suis tellement reconnaissant pour les promesses et les directives que je trouve dans ta Parole ! Aujourd'hui, je choisis de vivre avec un cœur reconnaissant, simplement parce que tu me le demandes dans ta Parole. Je veux t'obéir et je sais que ta Parole me montre la meilleure manière de vivre. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?
La Bible nous invite à toujours voir le meilleur en chacun. Cependant, si nous nous laissons diriger par nos pensées, elles nous entraînent généralement vers le négatif, car la chair sans l'influence du Saint-Esprit est sombre et pessimiste. Mais, bonne nouvelle, nous n'avons pas à marcher selon la chair, nous pouvons faire le choix de nous laisser diriger par l'Esprit (voir Romains 8.5). Si nous décidons de marcher selon l'Esprit, nous verrons le meilleur chez les autres, et nos âmes seront remplies de vie et de paix. Je vous encourage à regarder les autres comme des enfants de Dieu plutôt que comme des adversaires. Décidez de passer par-dessus leurs défauts et de les voir comme Dieu les voit. Soyez reconnaissant de ce que l'Esprit peut vous aider à voir le meilleur en toutes les personnes que vous côtoyez. Je te remercie aujourd'hui, Père, de ce que tu pardonnes mes péchés et ne les retiens pas contre moi. Je te demande la force d'agir de même envers les autres. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?
Avec le P. Alexis Angama
Depuis deux siècles, divers courants proposent des lectures féminines, féministes des Écritures : de la « Bible de la Femme » aux théologies féministes intersectionnelles actuelles. Quelles dimensions recouvre cette exégèse plurielle ? La théologie féministe porte-t-elle nécessairement une dimension politique ou antagoniste ? Pour explorer ce déplacement du regard sur l'Évangile et l'Ancien Testament, Régis Burnet reçoit deux invitées : Corinne Lanoir, théologienne protestante, et Christel Kohler, vierge consacrée du diocèse de Paris et docteure en théologie. Emission du 11 janvier 2026.
La Bible nous montre diverses façons de célébrer un progrès ou une victoire. Certains hommes de Dieu, par exemple, prenaient le temps de lui présenter une offrande et de le remercier. Ce fut notamment le cas de Noé et d'Abraham. Pourquoi ne pas les imiter? Il y aurait beaucoup plus de célébrations dans notre vie si nous prenions le temps de remercier Dieu chaque fois qu'il fait de grandes choses pour nous. La gratitude est très révélatrice du caractère d'une personne. Elle permet de garder Dieu à la première place, sachant qu'il est la source de toute bénédiction. Un cœur rempli de gratitude sait que rien ne lui est dû. Il dit au contraire: « J'ai conscience que je ne mérite pas la bonté de Dieu, mais je lui suis vraiment reconnaissant. » Père, je suis reconnaissant pour toutes les bonnes choses que tu m'as données. Je veux prendre le temps aujourd'hui de méditer ta bonté et de te remercier pour tes bénédictions. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?
Il est possible de vivre dans la discipline et la maîtrise de soi. C'est même une des clés d'une vie agréable. La Bible insiste souvent sur l'importance d'une vie disciplinée. Si nous ne nous imposons pas une certaine discipline, les situations que nous vivons finiront par amener des regrets. Heureusement, la Parole de Dieu nous invite à faire preuve de tempérance, de modération, c'est-à-dire à respecter certaines limites, à trouver le juste milieu entre deux extrêmes. Tout est donc une question d'équilibre. Les finances sont un exemple d'un domaine où la discipline est nécessaire. S'il est mauvais de trop dépenser, il l'est tout autant de ne pas assez dépenser. Si Dieu nous donne de l'argent, ce n'est pas pour que nous l'amassions, mais pour que nous en profitions. La sagesse consiste à trouver un bon équilibre entre ce que nous économisons, ce que nous dépensons et ce que nous donnons. Dans chaque domaine de votre vie – les relations, les finances, l'exercice physique, l'alimentation, le travail, les pensées et les paroles – demandez à Dieu de vous donner de la discipline et de la maîtrise. Ne vous laissez pas diriger par des réactions affectives, sous le coup de l'émotion. Appuyez-vous sur la sagesse de Dieu pour mener une vie équilibrée et jouissez de chaque instant ! Merci, Père, pour le fruit de la maîtrise de soi. Par ta grâce, je suis capable de me discipliner. Tu me donnes de la force et de la sagesse, et tu me guides tout au long du chemin. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?
Prendre le temps de jouir du fruit de votre labeur vous aidera à persévérer dans les moments difficiles. Dieu a confié des tâches difficiles à beaucoup d'hommes et de femmes de la Bible, mais il leur a toujours promis une récompense. La perspective de la récompense nous aide à supporter la difficulté. La Bible nous dit dans Hébreux 12:2 que Jésus a méprisé la honte attachée à la croix, parce qu'il avait en vue la joie qui lui était réservée. Il siège désormais à la droite du Père. Je vous encourage à ne pas regarder uniquement au travail que vous êtes en train d'accomplir, mais à considérer également la promesse de la récompense. Prenez le temps d'être reconnaissant pour le fruit de votre labeur et d'en profiter. Vous aurez ainsi le courage nécessaire pour achever votre course. Merci, Père, parce que je peux toujours compter sur une récompense de ta part. Je suis reconnaissant de ce que les moments difficiles ne durent pas éternellement. Je peux en tirer des enseignements et m'attendre à ta bonté dans ma vie. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?
Créée / crée à l'image de Dieu
va-t-on aller chercher les 7 000 points sur le S&P 500 avant mercredi soir ? Il ne manque que 75 petits points. C'est rien, et c'est énorme à la fois. Entre le "chiffre rond" que le marché adore et l'absence totale de fondamentaux frais en ce lundi 29 décembre, on est en plein suspense de fin de saison. Au programme du MorningBull Live ce matin :
Invitée : Lytta Basset La Bible peut parfois rebuter tant elle contient de passages scandaleux ou révoltants. Mais il est possible, voire nécessaire, de transformer ces pierres dʹachoppement en paroles bienfaisantes, qui apportent une paix intérieure. Cʹest ce que soutient la théologienne réformée Lytta Basset. Elle sʹen explique au micro de Matthias Wirz. Une émission en rediffusion. Réf. bibliographique : "Paroles de feu", Lytta Basset, Ed. Albin Michel, mars 2025, 250 p. Photo : La théologienne réformée Lytta Basset (Matthias Wirz, RTSreligion)
Il y a deux ans Alessandra Pierini nous emmenait en voyage à travers les saveurs et les secrets du « Natale Italiano ». Cette italienne, chroniqueuse de François-Régis Gaudry dans « On va déguster » sur France Inter, a été adoptée par la France il y a près de 40 ans. Dès lors, elle s'est sentie investie d'une mission : celle de partager son amour pour la gastronomie Italienne. Après avoir dédié 30 ans de sa vie à des épiceries aux mille et une saveurs nous venant de la botte, d'abord à Marseille, puis à Paris, elle est devenue autrice culinaire ! Elle est l'une des plumes du best-seller « On va déguster l'Italie », et elle publie chaque années des ouvrages aux Editions de l'Epure. En 2023, elle publiait justement avec Stéphane Solier « Artusi : La science en cuisine et l'art de bien manger », LA BIBLE de la gastronomie italienne, datant de 1891, qu'ils ont remis au goût du jour à quatre mains. Un parcours au féminin puissamment inspirant, une leçon d'audace et un éveil des papilles à l'italienne, puisqu'elle nous entraine sur ses pas en Ligurie, et en Émilie-Romagne, les terres de ses origines... Bell'ascolto !· À lire pendant les vacances de Noël :Son dernier ouvrage « La Cuisine des maisons de plaisir italiennes (1929) » (Éditions de l'Épure . Avril 2025) ainsi que « Le cédrat, dix façons de le préparer » (Éditions de l'Épure).· Les inspirations italiennes d'Alessandra :Le célèbre magazine de cuisine italienne « La Cucina Italiana » créé en 1929.Sa madeleine de Proust à l'italienne, les tortelli, ces raviolis contenant une farce à base de ricotta, pommes de terre, blettes, assaisonnés de beurre fondu et de parmesan.Le tableau « Mangiatori di ricotta » de Vincenzo Campi, conservé au Musée des Beaux-Arts de Lyon.L'art de cuisiner à l'italienne selon Artusi, et la Casa Artusi transformée en musée, école de cuisine et restaurant, à Forlimpopoli en Romagne, son village natal désormais connu partout dans le monde !Le roman autobiographique « Il diavolo e la rossumata » de Sveva Casati Modignani.Ses adresses italiennes coups de cœur à Paris l'Osteria Ferrara et Le Caffè Stern, mais aussi La Merenda à Nice, et l'Epicerie L'idéal à Marseille.La chanson italienne « Caruso » de et par Lucio Dalla.Conçu, réalisé et présenté par Claire PlantinetMontage Générique : François PraudMixage épisode : Alice Krief - Les belles fréquencesMusique : Happy Clapping Cinematic Score / PaBlikMM / Envato ElementsCréation visuelle : Thomas Jouffrit© Portrait Cover par Marielle GaudryPodcast hébergé par Ausha.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Avec le P. Alexis Angama
Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l'attendons avec persévérance.Romains 8:25
Lors de l'investiture d'un président américain, l'image est devenue presque rituelle : une main levée, l'autre posée sur une Bible. Pourtant, contrairement à ce que beaucoup imaginent, aucune loi n'impose d'utiliser un texte religieux. La Constitution américaine est très claire : le futur président doit simplement prêter serment, mais rien n'est précisé concernant l'objet sur lequel il doit poser la main. Cette pratique relève donc de la tradition, non de l'obligation.Alors, pourquoi la Bible s'est-elle imposée ? D'abord pour des raisons historiques. En 1789, lors de la toute première investiture, George Washington choisit spontanément d'utiliser une Bible empruntée à une loge maçonnique voisine. Ce geste, hautement symbolique dans une jeune nation encore imprégnée de culture protestante, inspira ses successeurs et donna naissance à une coutume. La Bible devint un marqueur d'autorité morale, un moyen d'afficher probité et continuité. Au fil du temps, cet acte fut perçu comme un signe de respect envers la tradition américaine, mais non comme une règle impérative.Ensuite, il faut rappeler que les États-Unis, bien que fondés en partie par des croyants, ont inscrit dans leur Constitution le principe de séparation de l'Église et de l'État. Le serment présidentiel reflète cet équilibre : religieusement neutre dans son texte, mais culturellement empreint de symboles. Le président peut donc décider du support utilisé, ou même… de ne rien utiliser du tout.Ainsi, plusieurs présidents n'ont pas prêté serment sur la Bible, ce qui démontre bien que le geste reste optionnel. Le cas le plus célèbre est celui de John Quincy Adams, qui choisit en 1825 de prêter serment sur un livre de lois, considérant que son engagement devait se référer à la Constitution plutôt qu'à un texte religieux. Theodore Roosevelt, en 1901, prêta serment sans aucune Bible, faute d'en avoir une disponible lors de sa prestation inattendue après l'assassinat de McKinley. Plus récemment, certains élus locaux ou fédéraux ont utilisé le Coran, la Torah, ou même des ouvrages symboliques liés aux droits civiques.L'essentiel à retenir est donc simple : la Bible n'est qu'une tradition. Le véritable engagement du président est celui envers la Constitution et le peuple américain. Le support choisi n'a aucune valeur juridique : c'est un symbole, et chacun est libre de l'interpréter à sa manière.Ainsi, prêter serment sur la Bible n'est pas une règle, mais un héritage culturel que certains perpétuent… et que d'autres préfèrent réinventer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Olivier Jaune reçoit le Père Alexis Angama
Mario Albano, journaliste suiveur de l'OM pendant près de 40 ans, est l'invité de l'After Marseille. L'auteur du livre "OM, à jamais les premiers" livre ses souvenirs liés au club. Bible du club, il revient sur plusieurs dates marquantes et méconnues de l'histoire du club phocéen.
Pour ce numéro de «Parlez-moi d'histoire», Guillaume Perrault reçoit l'historien Christophe Dickès, auteur de «Saint Pierre, le mystère et l'évidence» (Perrin biographie), ainsi que le père Henry de Villefranche, professeur au collège des Bernardins et co-auteur de «La Bible, une synthèse d'introduction et de référence» (Eyrolles)Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Avec le P. Nicolas Sautereau
La Bible évoque l'existence de puissances spirituelles mauvaises, ainsi que la réalité d'âmes tourmentées par leur condition. Mais qu'en est-il des esprits de personnes décédées qui seraient capables d'habiter ou de hanter des lieux? Est-ce une idée d'inspiration biblique? Dans cet épisode, Florent apporte un éclairage sur les croyances populaires et les confronte à ce que la Bible dit —et ne dit pas— au sujet des esprits, des défunts et des phénomènes spirituels.
durée : 00:02:59 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Le Guide du Routard vient d'être racheté par Vincent Bolloré. Il rachète tellement tout ce qui existe en matière d'éditions, qu'un jour, il va nous annoncer qu'il a racheté La Bible ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:59 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Le Guide du Routard vient d'être racheté par Vincent Bolloré. Il rachète tellement tout ce qui existe en matière d'éditions, qu'un jour, il va nous annoncer qu'il a racheté La Bible ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Dans cette émission, animée par Olivier Jaune, le père Alexis Angama nous transmet un message d'actualité sur la paternité du point de vu de la Bible.
Avec le P. Alexis Angama
durée : 00:32:07 - Talmudiques - par : Marc-Alain Ouaknin - . - réalisation : Alexandra Malka
durée : 00:57:59 - Le Souffle de la pensée - par : Géraldine Mosna-Savoye - Aujourd'hui, on parle du livre des livres, le plus traduit, le plus vendu, le plus discuté et le plus disputé : la Bible, en toute simplicité. Avec l'écrivain et éditeur Frédéric Boyer, qui a dirigé sa retraduction en 2001. - réalisation : Nicolas Berger - invités : Frédéric Boyer Écrivain, traducteur et éditeur