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Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit Marcel Babin, océanographe, chercheur au CNRS à l'Université Laval au Canada, ainsi que directeur scientifique de la mission Tara Polaris. Cette expédition hors norme vient de prendre son envol depuis le port de Lorient, avec pour objectif d'observer au plus près l'évolution du climat et de l'écosystème dans l'océan glacial arctique.L'invité nous plonge dans les détails fascinants de ce navire hybride, la Tara Polar Station, conçu pour dériver dans la banquise pendant plusieurs mois. Avec ses formes arrondies, son épaisse coque en aluminium et ses 4 étages, ce bâtiment semble tout droit sorti d'un roman de Jules Verne. Mais son but est bien réel : documenter les changements drastiques qui affectent cette région du globe, la plus touchée par le réchauffement climatique.Au-delà de l'aspect technique, Marcel Babin nous fait découvrir les enjeux scientifiques de cette expédition. Pendant une vingtaine d'années, les chercheurs vont étudier en détail l'océan, la banquise et l'atmosphère arctique, afin de mieux comprendre les liens entre le climat et la vie microscopique. Des observations inédites qui devraient permettre de faire des découvertes aux frontières de nos connaissances actuelles.Parmi les défis à relever, il évoque notamment la cohabitation au sein de cette station polaire, où 12 personnes seulement vont devoir vivre et travailler ensemble pendant de longs mois, dans des conditions extrêmes. Les risques liés à la présence d'ours polaires sont également abordés, avec des consignes de sécurité bien rodées.Au-delà de l'Arctique, l'océanographe explique aussi les répercussions que peuvent avoir les changements observés dans cette région sur le climat en Europe. Un lien étroit qui se traduit notamment par des épisodes de canicule de plus en plus fréquents.Cet épisode offre une plongée dans les coulisses d'une aventure scientifique hors norme, à la conquête de l'Arctique et de ses mystères. Une mission ambitieuse qui devrait nous en apprendre davantage sur les impacts du changement climatique, et sur la fragilité de notre planète.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 02:17:09 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En 1979, les Samedis de France Culture proposent un portrait passionnant de cette figure légendaire de l'histoire de notre théâtre, au générique des plus prestigieux : Ariane Mnouchkine, Jean Vilar, Pierre Schaeffer, Antoine Vitez, Valentine Tessier, Jean-Louis Barrault, Michel Bouquet, Jean Dasté… - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dépression, anxiété, troubles divers : la science récente prouve que les maladies mentales ne sont pas que dans la tête ! Parmi les nombreux facteurs en jeu, la santé de l'intestin est absolument majeure. Comment l'améliorer, pour améliorer votre santé mentale, c'est ce qu'on va voir dans ce Dialogue avec le Dr Guillaume Fond.Le livre de Guillaume : https://editions.flammarion.com/complements-alimentaires-et-sante-mentale/9782080478597Mon site : https://www.fabricemidal.comReso, mon école de méditation : https://www.reso.coRéalisation, image et son : Alexandre AgostiniMontage : Constance HaondMots clé : Compléments alimentaires et Santé mentaleCerveau et microbiote : le guide scientifique pour faire le bon choixComment des nutriments, des extraits de plantes ou des probiotiques concentrés dans une gélule peuvent-ils agir sur notre cerveau et notre microbiote ? Influencer nos émotions, nos pensées, notre vulnérabilité au stress, apaiser les troubles de la concentration, de la mémoire et du sommeil ? Rarement une question de santé aura suscité autant d'engouement et de controverses. Certains répondent « Évidemment ! », d'autres restent sceptiques. Qui a raison ?L'objectif de ce livre n'est ni de promouvoir ni de condamner, mais d'outiller la décision. Que peut-on attendre d'un complément lorsque l'on suit déjà un mode de vie sain ? Comment interpréter les données scientifiques sans leur faire dire n'importe quoi ? Comment s'y retrouver, repérer d'éventuelles carences et choisir des produits de qualité ?En dissipant les idées reçues, Guillaume Fond nous aide à adopter une démarche mesurée, qui reconnaît la variabilité des réponses d'un individu à l'autre, afin que personne ne se prive de solutions susceptibles d'améliorer réellement son quotidien.Ce livre est le premier guide scientifique consacré à l'efficacité des compléments alimentaires en santé mentale, fruit de plusieurs années de recherches, regroupées par l'un des spécialistes internationalement reconnus sur le sujet.Le Dr Guillaume Fond a un double doctorat en psychiatrie et en biologie cellulaire et moléculaire. Chercheur en psychonutrition, cofondateur de PSOM, il enseigne à la faculté de médecine. Ses très nombreux articles scientifiques ont été récompensés par le prestigieux Congrès européen de neuropsychopharmacologie et quatre fois par le premier prix du Congrès français de psychiatrie.
Iran-Israël, la guerre idéologique, c'est un ouvrage d'une actualité brûlante puisqu'il revient sur la guerre de ces derniers mois entre ces deux pays ennemis au Moyen-Orient. Ce livre, signé du chercheur Clément Therme, analyse les fondements de cette hostilité depuis la Révolution islamique de 1979. Un ouvrage publié aux éditions Tallandier. À lire aussiEN DIRECT - Moyen-Orient: Donald Trump menace de «décimer complètement l'Iran» s'il tente de l'assassiner
Iran-Israël, la guerre idéologique, c'est un ouvrage d'une actualité brûlante puisqu'il revient sur la guerre de ces derniers mois entre ces deux pays ennemis au Moyen-Orient. Ce livre, signé du chercheur Clément Therme, analyse les fondements de cette hostilité depuis la Révolution islamique de 1979. Un ouvrage publié aux éditions Tallandier. À lire aussiEN DIRECT - Moyen-Orient: Donald Trump menace de «décimer complètement l'Iran» s'il tente de l'assassiner
Dans cette interview, le physicien guinéen Abou Katty revient sur plus de 80 ans d'histoire personnelle et collective.De son enfance à Boffa jusqu'à sa carrière au CNRS, il raconte les années d'exil, les études interrompues, les prisons du régime de Sékou Touré, ses recherches sur l'énergie solaire et son rêve de transmettre son savoir à la Guinée.Un témoignage rare sur la résilience, l'éducation et l'engagement.Soutenez ce podcast http://supporter.acast.com/les-deviations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Lumière sur l'ARSLA, Association pour la Recherche sur la Sclérose Latérale Amyotrophique, plus connue sous le nom de maladie de Charcot. Une association mobilisée pour soutenir les malades, accompagner leurs proches et faire avancer la recherche. Un engagement qui résonne particulièrement chez notre invité, Lenny Pommerolle. Originaire de Montceau-les-Mines en Saône-et-Loire, il a vu sa vie basculer après le diagnostic de la maladie de Charcot chez son père, Sébastien. Aujourd'hui chercheur à l'Institut des neurosciences de Montpellier, il consacre son travail à mieux comprendre et combattre cette maladie encore incurable.
Des records de chaleur qui tombent les uns après les autres, des nuits suffocantes, des morts par noyade (une quarantaine en 5 jours selon Sébastien LECORNU)... et un débat politique qui se focalise, lui, sur… la climatisation… La clim', devenue ces derniers jours une obsession, à la fois pour les Français qui cherchent de la fraîcheur à tout prix ; et pour les hommes et femmes politiques, qui cherchent eux à trouver un moyen de répondre à à cet épisode de chaleur insupportable… Tout sauf anecdotique, cette passe d'arme en dit long sur le rapport des uns et des autres au dérèglement climatique et à la façon de le combattre… Nous allons en débattre ce mardi 23 juin avec : - Marie CHUREAU, Activiste pour l'écologie et la justice sociale- Théodore TALLENT, Chercheur en science politique à Sciences Po- François GEMENNE, Professeur à HEC Paris, politologue. Co auteur du sixième rapport du Giec. Auteur de Parler du climat sans plomber l'atmosphère (Éditions Odile Jacob, 2026)- Lauren PROVOST, Directrice adjointe de la rédaction chez Libération- Thomas MÉNAGÉ, Député du Loiret et porte-parole du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale
En France, 34% de la population a un lien avec l'immigration, selon la vaste enquête Trajectoires et origines 2 menée par l'Institut national d'études démographiques (INED) et l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) sur les parcours des immigrés et de leurs descendants en France. C'est même 41% en ajoutant les personnes en couple avec quelqu'un qui en est issu. L'immigration est donc bien ancrée dans la société française, elle la façonne au fil des unions et des générations. Loin des fantasmes identitaires et du supposé communautarisme, les personnes immigrées s'intègreraient même plutôt bien. À titre d'exemple, 86% des descendants d'immigrés ont parlé français avec leurs parents pendant leur enfance. Au regard des pratiques sociales et culturelles, ce sont davantage la mixité et l'adaptation qui prédominent. L'identité des Français ayant un lien avec l'immigration se structure davantage en trait d'union, elle se combine, elle emprunte, mais qu'en est-il de la société tout entière ? Si les origines se mélangent, si les pratiques finissent par converger, la société semble jouer des différences. Au regard des expériences sur le logement ou l'emploi par exemple, les discriminations existent. Ainsi, à diplôme, âge et autres caractéristiques comparables, les hommes immigrés du Maghreb ont une probabilité d'être au chômage supérieure de 6,2 points de pourcentage par rapport à la population majoritaire. Un surrisque qui ne diminue pas chez les descendants. Comment s'expliquent ces différences entre intégration socioculturelle et socioéconomique ? Pourquoi les inégalités, les discriminations demeurent-elles au fil des générations ? Avec : Patrick Simon, socio-démographe, co-auteur de l'enquête de l'Institut national d'études démographique (INED) et l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), Trajectoires et origines 2, publiée en mai 2026. Hachem Benissa, docteur en sciences sociales de l'Université de Bordeaux en France et de l'Université Laval au Québec. Chercheur, assistant à la coordination scientifique du projet UNDETERRED - Discrimination Involontaire Détectée et Racisme Révélé et Désactivé. Un programme de recherche-action financé par l'Union européenne dont le but est d'analyser les mécanismes des discriminations non intentionnelles subies par les jeunes de 18 à 35 ans dans les domaines du logement, de la santé, de l'emploi et de l'éducation. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris-Cité sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson. Comment avouer qu'on ne comprend pas ? Dans ce 10ème épisode, Lila, étudiante française nous explique le travail de groupe qu'elle a fait avec des étudiantes japonaises. Cécile Lazartigues-Chartier, consultante en interculturel, décrypte. Programmation musicale : ► Figa De Guiné - Mari Froes ► Sina Makosa - Muthoni Drummer Queen, Blinky Bill, Boutross.
Chercheur en physiologie du sport, auteur du célèbre modèle de la chasse d'eau pour expliquer les facteurs qui limite la performance, Guillaume Millet se lance dans une nouvelle expérience grandeur nature. Emmener 40 sédentaires, âgé de 25 à 50 ans, qui ne pratique AUCUNE acitivité physique, courir l'un des ultra trail les plus difficile de l'UTMB : les 100km et 6000m de D+ de la CCC.Dans cet épisode :- Peut-on vraiment passer de sédentaire à finisher d'un ultra de 100 km ?- Par quoi commencer quand on part de 0 : cardio, renforcement, tendons, mental ou perte de poids ?- Comment organiser fréquence, volume, intensité, repos et deload ?- Quel volume hebdo idéal pour progresser sans se blesser ni s'épuiser ?
Dans cet épisode, David Abiker reçoit François Gemenne, auteur de "Parler du climat sans plomber l'atmosphère", pour une discussion passionnante sur la façon de communiquer efficacement sur les enjeux du réchauffement climatique. François Gemenne partage son point de vue nuancé et pragmatique. Il estime que les scientifiques, les militants et les médias ont parfois commis des erreurs dans leur manière d'aborder le sujet, en insistant trop sur les risques et les catastrophes à venir plutôt que sur les solutions et les bénéfices d'agir. Selon lui, il faut désormais adopter une approche plus positive et constructive, en mettant l'accent sur les opportunités offertes par la transition écologique, notamment pour les entreprises qui peuvent y trouver un levier de modernisation et de compétitivité. François Gemenne souligne également l'importance de la souveraineté énergétique et de l'alignement entre les enjeux climatiques et géopolitiques.L'invité met en garde contre la tentation de la culpabilisation individuelle, qui risquerait de se retourner contre la cause environnementale. Il plaide pour une mobilisation collective, impliquant tous les acteurs, des citoyens aux décideurs politiques en passant par les entreprises.Cet épisode offre un éclairage nuancé et stimulant sur un sujet crucial, à l'heure où le défi du changement climatique s'impose avec une urgence grandissante. Une discussion à ne pas manquer pour tous ceux qui souhaitent mieux comprendre les enjeux et les leviers d'action pour une transition écologique réussie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:06:10 - Les interviews d'Inter - par : Mathilde Munos - Luc Arrondel, chercheur au CNRS spécialisé dans l'économie du football, analyse l'impact économique de cette Coupe du monde 2026. Il revient aussi sur les polémiques autour des prix des billets appliqués dans cette compétition. - invités : Luc Arrondel Économiste, directeur de recherche au CNRS, professeur associé à l'Ecole d'économie de Paris. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Comment se rendre réellement compte de ce qu'ont vécu pendant la traite négrière les personnes transformées en esclaves et transportées à travers l'Atlantique pour être vendues à des planteurs ? Un livre d'histoire qui vient d'être traduit en français nous plonge dans la brutalité du quotidien des esclaves. Cet ouvrage est intitulé Le Zorg, du nom d'un navire négrier à bord duquel s'est déroulé un épisode d'une rare cruauté à la fin du 18e siècle. Une tragédie qui, une fois connue, a joué un rôle déterminant dans le combat des abolitionnistes. Pour en parler, nous recevons l'auteur du livre Siddharth Kara, universitaire à Harvard et à Nottingham. RFI : Que s'est-il passé à bord du Zorg à la fin de l'année 1781 ? Siddharth Kara : Le navire s'est égaré. Il a été détourné par des tempêtes et, au cours de son voyage vers la Jamaïque, il a semblé manquer d'eau. L'équipage a dû prendre une décision… et pour réduire la consommation d'eau, cette décision a été de jeter par-dessus bord plus de 130 esclaves africains. Ils ont commencé, par les femmes et les enfants qu'ils ont jetés directement à la mer, il y avait un bébé. Ensuite, ils ont sélectionné les hommes les plus malades, un par un, deux par deux, enchaînés, entravés. Après de longs mois passés dans l'enfer de la cale de ce navire négrier, ils ont été jetés à la mer. L'équipage a agi ainsi parce qu'il craignait de manquer d'eau et de ne pas atteindre la Jamaïque à temps. Cette histoire a été révélée au public parce que les armateurs ont demandé une indemnisation pour ce qu'ils ont décrit, dans un déni total d'humanité, comme une « cargaison perdue ». Pouvez-vous nous expliquer ce qui s'est passé ensuite ? Le marchand d'esclaves, le propriétaire du navire, était cupide, il était attaché à son argent. Plus de la moitié des esclaves du Zorg étaient morts, alors que le taux de mortalité habituel sur un navire négrier britannique était d'environ 15%... Il n'a pas pu accepter cette perte. Or, à l'époque, les navires et leur cargaison étaient assurés pour la traversée de l'Atlantique. Il a donc déposé une demande d'indemnisation, en réclamant une compensation pour la perte de plus de 130 esclaves. L'assureur a refusé, parce qu'il était surpris par ce taux de mortalité aussi élevé. Le marchand aurait pu en rester là, mais la cupidité l'a poussé à engager un procès. Il a gagné : il a été décidé que l'assurance devait indemniser la perte des esclaves assassinés. Mais quelqu'un assistait à l'audience ce jour-là et s'est demandé pourquoi on parlait d'assurance plutôt que de meurtre. Il a écrit une lettre anonyme posant cette question, publiée le lendemain dans les journaux londoniens. Cette lettre a été remarquée par un groupe naissant d'abolitionnistes en Angleterre, qui y ont vu la preuve des horreurs de la traite. Ils se sont réunis, sous la direction de Granville Sharp, une figure fondatrice de l'abolitionnisme anglais, et ont convaincu les assureurs de demander un nouveau procès. Lors de ce second procès, une question fondamentale a été débattue : ces Africains étaient-ils des biens ou des personnes ? Des animaux ou des êtres humains ? Ce débat, porté devant le Lord Chief Justice de l'Empire britannique, a contribué à lancer le premier mouvement abolitionniste. L'une des forces de votre travail réside dans la précision avec laquelle vous décrivez l'expérience vécue par les personnes capturées et vendues comme esclaves. L'horreur de l'esclavage est démultipliée par des violences constantes : les coups de fouet, les viols, la vie dans la puanteur des excréments, l'enfermement dans les cales. Pouvez-vous donner quelques exemples tirés de votre livre ? Nous savons ce qu'est l'esclavage, nous en connaissons l'existence, mais nous ne plongeons jamais dans l'horreur brute de la traversée forcée des Africains à travers l'Atlantique. À bord des navires, de nombreux instruments de torture étaient utilisés pour maintenir le contrôle. Les violences sexuelles contre les femmes et les enfants étaient constantes. Un ancien capitaine négrier devenu abolitionniste, John Newton, racontait qu'il voyait ses marins assouvir leurs pulsions sur des fillettes de neuf ou dix ans. Dans les cales, les captifs étaient enchaînés, contraints de vivre dans leurs excréments et leur urine, avec à peine quelques seaux inaccessibles. Tous contractaient la dysenterie. Imaginez le mal de mer, les vomissements continus, sans même pouvoir s'asseoir. Ils étaient entassés comme des livres sur une étagère, dans la chaleur, la putréfaction et les immondices. Voilà pourquoi les taux de mortalité étaient si élevés. La puissance des intérêts financiers liés à la traite apparaît clairement dans votre livre. On a l'impression que la traite occupait une place majeure dans l'économie britannique à la fin du 18e siècle. Absolument. Prenons un indicateur : en 1775, juste avant la guerre d'indépendance américaine, les exportations de sucre de la Jamaïque vers l'Angleterre étaient cinq fois supérieures à l'ensemble des exportations des treize colonies américaines réunies. Le sucre était la ressource stratégique de l'époque, produite grâce au travail forcé des esclaves. Comment évaluez-vous la manière dont le monde traite aujourd'hui la mémoire de l'esclavage ? Existe-t-il une conscience globale de ce que cela a représenté, ou observe-t-on encore des formes de déni ? Nous restons encore à la surface de notre reconnaissance de ce qui s'est passé durant ces 350 années, cette tâche sur la conscience humaine. Il existe encore un certain déni quant à l'ampleur et à la gravité des faits. J'espère que l'histoire du Zorg contribuera à une compréhension plus complète, car on ne peut envisager de réparer cette période sans en mesurer pleinement la violence et l'ampleur. Et nous n'y sommes pas encore. Le 25 mars dernier, le Ghana a conduit l'Assemblée générale de l'ONU à qualifier la traite négrière de crime le plus grave contre l'humanité. Cette qualification vous paraît-elle justifiée et utile ? Absolument. Elle est justifiée. Césaire a déclaré que l'Europe se tient devant la communauté mondiale, responsable du plus grand amas de cadavres de l'histoire humaine. Et il parlait de la traite négrière. Des millions de personnes ont été torturées, violentées et tuées, et des millions d'autres condamnées à une vie de travail forcé. La culture du sucre était l'une des formes de travail les plus dures et violentes. C'est l'un des crimes les plus graves en raison de son ampleur, de sa durée — plus de trois siècles et demi — et de ses conséquences encore visibles aujourd'hui en Afrique. Il doit y avoir une forme de réparation entre les pays du Nord et les pays africains. Le Zorg, de Siddharth Kara, un ouvrage publié aux éditions Paulsen, 304 pages, 2026. À écouter aussiDes rives de la Méditerranée au Sahara : vérités et tabous des esclavages dans le monde musulman À lire aussiL'odyssée des Tinchant, de l'esclavage à la résistance: une histoire-monde
Bienvenue dans Un Jour Une Clé, l'interview d'une femme ou d'un homme qui vous donne SA CLÉ de vie. Une rencontre inspirante pour bien commencer la journée ! Plus d'infos : www.youtube.com/watch?v=lPFWwveIYqY
Éloignez-vous le plus possible du soleil! | La FIFA va s’en mettre plein les poches… pas nous! | Vers une nouvelle loi 101?? | Trump perd une bataille | Il n’y a pas que notre justice qui est malade | Quel joueur pour le CH la saison prochaine? Dans cet épisode intégral du 4 juin, en entrevue : Marie-Josée Hudon, résidente du Plateau Mont-Royal. Dr Joël Claveau, dermatologue spécialisé dans le diagnostic des cancers cutanés, CHU de Québec et porte-parole association des dermatologues du Canada. Jean-François Biron, Chercheur à la Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal et Expert sur les dossiers de l’hyper connectivité et des jeux de hasard et d’argent David Pavot, Professeur et titulaire de la chaire de recherche sur le sport responsable à l’Université de Sherbrooke. Une production QUB Juin 2026Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
On apprend ce matin par Loto Québec qu’il sera maintenant possible de se procurer un billet de loterie aux caisses libre-service des épiceries. Le rentabilité de Loto-Québec qui est stable depuis quatre ans expliquerait peut-être cette tentative de rejoindre plus de québécois. Entrevue avec Jean-François Biron, Chercheur à la Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal et Expert sur les dossiers de l’hyper connectivité et des jeux de hasard et d’argent Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Aujourd'hui nous allons parler de polycrises. Par le passé, on parlait de crises ponctuelles bien définies dans l'espace et le temps. Mais depuis quelques années les crises géopolitique, pandémiques, économiques se succèdent, se chevauchent et interagissent entre elles voire elles s'auto alimentent. En effet, cette intrication de crises nous amènent vers une autre ère, l'ère des polycrises. Mais que veut dire cette expression ? Comment elle nous permet de mieux appréhender notre état social et écologique ? Et finalement comment peut-elle nous aider à naviguer cette période instable et incertaine. Pour parler de ces sujets, j'ai le plaisir Louis Delannoy est chercheur à l'Académie royale des sciences de Suède et du Centre de résilience de Stockholm. Dans ces recherches il essaye de comprendre comment les chocs et les crises se propagent, s'absorbent et s'articulent à travers l'espace, le temps et les secteurs de la société.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Alors que Madagascar assiste depuis dix jours, impuissante, à la mort de Tsitakakantsa, le plus gros baobab répertorié dans le pays avec ses 29 mètres de circonférence, la Grande Île peut toutefois se réjouir : elle abrite l'une des forêts les mieux préservées du pays et les plus peuplées au monde de ces géants des terres. Une forêt pourtant quasiment inconnue du grand public et qui mériterait de l'être, pour sa survie. De notre envoyée spéciale de retour de Kirindy Mite, sur la côte Ouest, Au pied d'un groupe de touristes belges et espagnols s'étalent à perte de vue 130 000 hectares de forêt sèche. C'est quatorze fois la superficie de la capitale malgache Antananarivo. Et au milieu de cette forêt, tels des rois qui dominent leur cour, les baobabs crèvent la canopée avec leur couronne dentelée. L'un d'entre eux a presque mille ans, ils sont environ 200 000 pieds matures, des Adansonia grandidieri pour la plupart, à avoir été recensés. Une concentration exceptionnelle. Depuis 1997, Kirindy Mite est devenu un parc national. Chercheur au Cirad, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, Cyrille Cornu est spécialiste et passionné des baobabs. Il a conçu un sentier botanique pour Madagascar National Parks. « L'idée de ce sentier, c'était de pouvoir circuler en immersion complète entre les baobabs à la découverte du milieu qui les abrite », explique-t-il. Car au-delà des baobabs, la forêt abrite aussi des espèces endémiques uniques : le rat sauteur géant, le sifaka ou encore le fosa, le principal carnivore de Madagascar. À lire aussiMadagascar se dote d'un guide pratique pour réussir les initiatives de reforestation Un accès difficile qui protège autant qu'il menace Mais Kirindy Mite reste difficile d'accès. Il faut compter cinq heures de piste depuis Morondava, la plus grosse ville de la région, et uniquement en saison sèche. Sinon, il faut opter pour un trajet par la mer, lui aussi compliqué. Résultat : le parc est l'un des moins fréquentés de l'île. Depuis l'an 2000, il a reçu moins de 7 000 visiteurs. « Ce qui fait que finalement, ce parc, qui est assez délaissé par les touristes parce qu'il demande du temps pour y accéder, rapporte peu d'argent, souligne Cyrille Cornu. Et il faut dire ce qui est : ce système de conservation, il est aussi économique. » Et pendant ce temps, la forêt, elle, dans la région du Menabe, continue de reculer. « Avec le Global Forest Watch, on a des chiffres effrayants. De 2001 à 2023, on est à 38 % de diminution du couvert végétal, ce qui est gigantesque », précise Cyrille Cornu. Dans la partie orientale du parc, plus difficile à surveiller, les infractions sont fréquentes. D'ailleurs, pendant le tournage, il y a un feu au loin, alors que c'est strictement interdit. Sauf que le parc compte seulement 18 garde-forestiers, épaulés par 300 bénévoles. « Et c'est là l'un des enjeux, analyse Cyrille Cornu, faire connaître ce parc, mieux communiquer à son sujet pour que les dizaines de milliers de touristes qui se rendent à l'allée des baobabs puissent, à quatre heures de route, découvrir un univers où les baobabs vivent dans un environnement parfaitement conservé. » Un sanctuaire encore préservé, mais dont l'isolement, aujourd'hui, constitue autant une protection qu'une menace. À lire aussiMadagascar: le plus gros baobab jamais répertorié sur la Grande Île est en train de mourir
durée : 02:00:09 - Le 5/7 - par : Mathilde Munos - A 6h20 : François Mabille, Chercheur au CNRS, directeur de l'Observatoire géopolitique du religieux à l'IRIS. - réalisation : Elise Amchin, Joachim Taieb Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:13:47 - Le 13/14 - par : Jérôme Cadet - Inégalités et discriminations en France Avec Mathieu Ichou, chercheur à L'INED, (l'Institut national d'études démographiques, organisme public.) Auteur de l'Enquête Trajectoires et Origines - réalisation : Cecilia Arbona, Camille Poux-Jalaguier Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C'est peut-être un basculement historique pour la science. Cette semaine, comme le détaille une publication parue dans la revue "Nature", une intelligence artificielle a réussi ce que des générations de mathématiciens n'avaient jamais accompli seuls : résoudre un problème ouvert depuis près de 80 ans, à savoir la célèbre conjecture des distances unités d'Erdös (qui cherchait à déterminer le nombre maximal de paires de points pouvant être placées à exactement une unité de distance les unes des autres dans un plan)… sans aide humaine directe. Une question se pose désormais : et si les machines devenaient capables de faire des découvertes par elles-mêmes ? (remerciements et crédit vidéo : Fabien Mikol)
durée : 00:38:22 - Questions du soir : le débat - par : Mattéo Caranta - Les États-Unis et l'Iran seraient proches d'un accord pour mettre fin à la guerre et au blocage d'Ormuz. Après plus de 2 mois de conflit, les États-Unis n'ont pas réussi à faire tomber le régime des mollahs et se sont enlisés. Comment expliquer la durée d'un conflit à ce point asymétrique ? - réalisation : Stéphanie Villeneuve, Mathias Mégy, Diane de Vanssay, Antoine Ayral, Léa Racine - invités : Etienne Marcuz Chercheur associé à la FRS, spécialiste de la dissuasion et de la défense antimissile, David Rigoulet-Roze Chercheur à l'Institut Français d'Analyse Stratégique (IFAS) Chercheur associé à l'Institut Européen pour les Études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (EISMENA) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:11:31 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Les machines sont-elles en train de remplacer les soldats ? En Ukraine, Zelensky affirme qu'une position russe a été reprise par des robots seuls, et prévoit de commander 50 000 drones terrestres en 2026. Une course aux armements high-tech qui transforme en profondeur la façon de faire la guerre. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Jean-Christophe Noël Chercheur associé au Centre des Études de Sécurité de l'Institut français des relations internationales (IFRI), rédacteur en chef d'une revue spécialisée sur la guerre aérienne “Vortex”
Depuis la fin de la guerre froide, une idée s'est imposée pour expliquer les tensions du monde : celle d'un affrontement entre civilisations. Une idée popularisée par l'Américain Samuel Huntington, selon laquelle les conflits ne seraient plus idéologiques ou territoriaux, mais culturels, religieux, presque identitaires. Le regard sur le Moyen-Orient est particulièrement intéressant tant on y assiste à l'effritement progressif des grands pôles de civilisation arabo-musulmane contemporains incarnés par l'Irak, la Syrie, et potentiellement l'Égypte. Effritement que d'aucuns décrivent comme l'une des tragédies géopolitiques majeures du XXIè siècle. Là où naquirent jadis les premières cités-États, le droit codifié et les empires fondateurs, nous assistons aujourd'hui à une fragmentation sans précédent qui remet en question la pérennité de ces berceaux de l'humanité. Aux côtés de l'effritement, il y a aussi l'embrasement. Depuis l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023 et la riposte israélienne, le feu ne s'arrête plus au Moyen-Orient. Destruction presque totale de Gaza. Maintenant le Sud Liban, conjointement à l'attaque israélo-américaine sur l'Iran. Une situation particulièrement suivie par la Turquie qui célébrait en 2023 son 100ème anniversaire et dont le narratif civilisationnel est particulièrement développé. Les paradigmes de civilisation sont en hausse dans le monde entier et la compétition accrue pour l'exercice hégémonique du pouvoir. Nostalgie de l'empire. Critique de la modernité. Émission en partenariat avec l'INALCO, l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale. Invités : Sophia Mahroug, maîtresse de conférences à l'Université Sorbonne Abu Dhabi, spécialiste de l'Iran contemporain et des Gardiens de la révolution Lætitia Bucaille, professeure de Sociologie politique à l'INALCO, chercheuse au Centre d'études sur les mondes africains, américains et asiatiques et membre senior de l'Institut universitaire de France. Son dernier ouvrage « Gaza, quel avenir ? » dans la collection Essais chez Stock Jan-Markus Vömel, historien. Spécialiste de la Turquie moderne et plus particulièrement de l'islamisme turc. Chercheur postdoctoral sur le Proche et Moyen-Orient du programme de recherche DECRIPT de l'INALCO.
⚔️ Notre Programme Rox Evolution : https://bit.ly/roxevolution-podcast
durée : 00:04:44 - Avec sciences - par : Alexandra Delbot - Sur la plus grande lune de Saturne, les saisons durent plus de 7 ans. Mais quel est le cycle de vie des nuages polaires ? C'est ce qu'a reconstitué cette nouvelle étude. Et si les prédictions sont justes, un nouveau nuage devrait apparaître au nord de la lune d'ici fin 2027. - invités : Bruno de Batz de Trenquelléon Chercheur post-doctorant à l'Observatoire de Paris
durée : 00:58:45 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Le 15 mai 1948, les États-Unis reconnaissent l'État d'Israël dès sa proclamation. Les décennies suivantes, leurs relations se resserrent et des aides militaires se mettent en place. En pleine guerre froide, Israël devient un allié de premier plan pour les États-Unis au Moyen-Orient. - réalisation : Thomas Beau - invités : David Elkaïm Chercheur spécialiste du Proche-Orient ; Maya Kandel Historienne spécialiste des États-Unis
durée : 00:58:45 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Le 15 mai 1948, les États-Unis reconnaissent l'État d'Israël dès sa proclamation. Les décennies suivantes, leurs relations se resserrent et des aides militaires se mettent en place. En pleine guerre froide, Israël devient un allié de premier plan pour les États-Unis au Moyen-Orient. - réalisation : Thomas Beau - invités : David Elkaïm Chercheur spécialiste du Proche-Orient ; Maya Kandel Historienne spécialiste des États-Unis
durée : 00:58:45 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Le 15 mai 1948, les États-Unis reconnaissent l'État d'Israël dès sa proclamation. Les décennies suivantes, leurs relations se resserrent et des aides militaires se mettent en place. En pleine guerre froide, Israël devient un allié de premier plan pour les États-Unis au Moyen-Orient. - réalisation : Thomas Beau - invités : David Elkaïm Chercheur spécialiste du Proche-Orient ; Maya Kandel Historienne spécialiste des États-Unis
durée : 00:36:17 - Le téléphone sonne - par : Fabienne Sintes - Le retour vers la Lune approche. Avec Artemis-2, la Nasa s'apprête à renvoyer des astronautes dans l'espace, plus de cinquante ans après Apollo. Derrière cette mission, il y a surtout une nouvelle course spatiale qui se profile. - réalisation : Thomas Lenglain, Pierre Dessertenne, Amaury Bocher, Mathias Dubois, Philippe Lefébure - invités : Xavier Pasco Spécialiste de la politique spatiale américaine et directeur de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS)., Alban Guyomarc'h Chercheur en droit de l'espace à l'université Panthéon-Assas et au Collège de France, il coordonne également le Groupe Objectif Lune de l'Association Nationale de la Recherche et de la Technologie (ANRT) , Sophie Bécherel Journaliste scientifique à France Inter Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Nous sommes le 21 décembre 1989, à Bucarest. Rentré d'un voyage officiel de trois jours en Iran, Nicolae Ceausescu a « convoqué » une manifestation de soutien populaire. En plusieurs endroit du pays, une partie du peuple roumain a commencé à exprimer son mécontentement, il faut donc bomber le torse du pouvoir. Ce jour-là, des ouvriers dits « favorables » au régime sont priés de témoigner de leur ferveur devant le siège du Comité central du Parti communiste. Il est 11h30, lorsque celui qui aime se faire appeler le « génie des Carpates » apparaît au balcon, son épouse Elena est à ses côtés. Le discours du « Danube de la pensée (autre surnom du dictateur) est retransmis à la télévision. Tout se passe comme prévu : slogans communistes et anti-occidentaux sont au rendez-vous. Mais après moins de dix minutes, une clameur monte. Elle couvre le discours. Ce sont les enregistrements de la répression des manifestations de Timisoara, quelques jours plus tôt. Ceausescu semble décontenancé. Il tente de ramener le calme, promet l'augmentation des salaires minimums. Elena veut intervenir, l'aider à trouver les mots. Il lui dit de se taire. Pendant de longues minutes encore, le tyran gesticule, il nous apparait, aujourd'hui, pathétique. Il quittera le balcon sous les huées. Quatre jours plus tard, , Nicolae et Elena Ceausescu sont abattus au terme d'un simulacre de procès. Les images de leur exécution vont sidérer les téléspectateurs du monde entier. Avec Vincent Genin, Vincent Genin, Chercheur à l'université de Liège et aux Archives de État. sujets traités : Nicolae Ceausescu, tyran, Roumanie, communiste, Danube, dictateur, Timisoara, Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:31 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Le 15 mai 1948, les États-Unis reconnaissent l'État d'Israël dès sa proclamation. Les décennies suivantes, leurs relations se resserrent et des aides militaires se mettent en place. En pleine guerre froide, Israël devient un allié de premier plan pour les États-Unis au Moyen-Orient. - réalisation : Thomas Beau - invités : David Elkaïm Chercheur spécialiste du Proche-Orient ; Maya Kandel Historienne spécialiste des États-Unis
Tous les dimanches à minuit, Daniel Riolo propose une heure de show en direct avec Moundir Zoughari pour les passionnés de poker. Conseils d'un joueur professionnel, actualité, tournois... Votre rendez-vous poker, sur RMC !
Tous les dimanches à minuit, Daniel Riolo propose une heure de show en direct avec Moundir Zoughari pour les passionnés de poker. Conseils d'un joueur professionnel, actualité, tournois... Votre rendez-vous poker, sur RMC !
Imaginez-vous pris dans une crise majeure : qui appelez- vous en premier ? qui allez-vous aider prioritairement ? Ces personnes qui vous viennent en tête forment votre Réseau des tempêtes comme l'appelle Pablo Servigne : c'est un tissu dense de liens qui nous maintient à flot dans l'adversité.Et si nous élargissions ces réseaux ? Et si, face aux tempêtes à venir, l'entraide devenait notre plus grande force ? En mariant effondrement et entraide, Pablo fait la proposition de miser sur nos liens sociaux plutôt que sur les ressources matérielles pour répondre aux enjeux de notre époque. Pour lui, la quête extérieure est en miroir de la quête intérieure, et cette dernière commence dès maintenant.Avec Pablo dans cet épisode, on parle donc de quête intérieure, d'entraide et de liens qui nous relient.J'espère que cette écoute t'invitera à tisser des liens, en toi, et tout autour.Belle écoute ! ☀️ ---Pour retrouver Telecoop, c'est ici !
Invité, fonction, était l'invité de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce jeudi 24 septembre. Il/Elle [est revenu(e) / a abordé / s'est penché(e) sur] [SUJET] sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:12:07 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Le Pakistan a annoncé une « guerre ouverte » contre l'Afghanistan et bombardé Kaboul, une escalade inédite depuis le retour des talibans. Islamabad accuse Kaboul d'abriter le TTP. Après l'échec des trêves, le risque d'un conflit durable grandit. Jusqu'où ira l'affrontement ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Gilles Boquérat Chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique
durée : 00:25:23 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Alexandra Bensaid, Simon Le Baron - "Ce qui s'est passé depuis deux ans et demi au Moyen-Orient va probablement déterminer les dix ou quinze prochaines années" dans la région, estime sur France Inter le chercheur en science politique Hugo Micheron. "L'axe de résistance" sur lequel pouvait compter l'Iran est désormais "pulvérisé". - invités : Hugo Micheron, Justin VAISSE - Hugo Micheron : Politologue français, spécialiste du djihadisme en Europe, Justin Vaïsse : Historien, fondateur et directeur général du Forum de Paris sur la Paix, ancien directeur du Centre d'Analyse, de Prévision et de Stratégie du Quai d'Orsay Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Prenez soin de votre peau avec FOREO, le sponsor de cette vidéo. Bénéficiez de 30% de réduction sur votre commande avec le code MANAL30 : https://faqswiss.ch/zh4V5La chirurgie esthétique n'a jamais été aussi visible.Mais ce que vous voyez sur les réseaux n'est qu'une surface.Le Dr Vivien Moris est chirurgien plasticien et esthétique, avec plus de 5000 interventions majeures.Diplômé aux niveaux français et européen, il exerce entre Paris, Dijon, Singapour et Dubaï.Chercheur, conférencier international, il travaille aussi sur les liens entre épigénétique, vieillissement et innovation médicale.Dans cet épisode, il révèle :◼️ Ce que la science dit réellement sur le vieillissement◼️ Le rôle de l'épigénétique dans la transformation du corps◼️ Les innovations qui vont changer la chirurgie dans les 10 prochaines années◼️ Les risques et les dérives dont on parle trop peu◼️ Pourquoi certaines interventions transforment bien plus que l'apparenceSon insta : https://www.instagram.com/drvivienmoris/Son TikTok: https://www.tiktok.com/@drvivienmoris➤ Si vous avez apprécié cet entretien, vous pouvez regarder d'autres épisodes ici : urlr.me/xr75DdAbonnez-vous à la chaîne
Le 24 février 2022, la Russie lançait ce que le Kremlin continue d'appeler une « opération militaire spéciale » contre l'Ukraine. Quatre ans plus tard, la guerre s'est installée dans la durée, les lignes de front se sont figées par endroits, durcies ailleurs, et le conflit est devenu un fait structurant de l'ordre international. Cette guerre, elle ne se joue pas seulement sur le terrain militaire. Elle se joue aussi sur le terrain des mots, des images, des récits. Deux narrations radicalement opposées s'affrontent. Pour Kiev, il s'agit d'une guerre d'agression, coloniale, impériale, visant à nier l'existence même de la nation ukrainienne. Pour Moscou, il s'agit d'une guerre défensive, existentielle, provoquée par l'expansion de l'OTAN, destinée à « protéger » les populations russophones et à corriger ce que Vladimir Poutine considère comme une erreur historique majeure : l'indépendance de l'Ukraine. Derrière ces récits, des visions du monde. Derrière ces visions, une lecture de l'histoire. Et derrière cette lecture, un projet politique. Quelle conception de la Russie, de son identité, de son rapport à l'Empire et à l'Occident a conduit Vladimir Poutine à déclencher cette guerre ? Quel est le récit dominant produit par le Kremlin pour la justifier et pour en soutenir le prolongement ? Comment ces récits varient-ils selon les publics : opinion russe, pays occidentaux, Sud global, membres des BRICS ? Et surtout : comment distinguer un récit politique — toute guerre en produit — d'une entreprise de désinformation structurée ? Dans ce conflit, l'absurde semble parfois le disputer au fatal. Mais rien n'est laissé au hasard : la production du récit est organisée, institutionnalisée, stratégique. Car c'est bien au nom d'une vision politique et historique que Vladimir Poutine et quelques autres ont déclenché cette guerre. Pour cette deuxième émission en partenariat avec l'INALCO, l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale, Invités : Ioulia Podoroga, philosophe et spécialiste de la littérature russe, maîtresse de conférences habilitée à diriger des recherches à l'INALCO. Elle codirige « Routledge Companion to Concepts in Russian Contemporary Politics » à paraitre à la fin de l'année. Ioulia Podoroga qui a récemment dirigé un volume collectif sur le Nihilisme russe Pierre-Louis Six, historien et politiste. Chercheur post-doctorant du programme DECRIPT, rattaché eu Centre interdisciplinaire sur les enjeux stratégiques de l'ENS. Et au centre de recherche Maurice Halbwachs. Ancien directeur adjoint du Centre d'études franco-russes de Moscou. Auteur de nombreux ouvrages et articles dont « Les diplomates russes croient-ils à leurs mythes ? », article paru dans la revue Critique Internationale, Volume 108, 2025 Maxime Audinet, professeur junior et titulaire de la chaire « Stratégie d'influence » à l'INALCO, Chercheur au Centre de recherche Europes-Eurasie (CREE) et à GEODE, Université Paris 8 et spécialiste de la politique étrangère de la Russie.
durée : 00:58:42 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - En 2004, le pont de Mostar était inauguré en grande pompe après sa reconstruction grâce à des financements européens, et érigé en symbole de la "réconciliation". Pourtant, au terme de cette réhabilitation, les Mostariens ont vu la ville qu'ils connaissaient disparaitre, et les divisions persister. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Aline Cateux Anthropologue, docteure en sciences politiques et sociales de l'université de Louvain la Neuve, chercheuse rattachée à l'université d'Ottawa et à la Faculté de science politique de Sarajevo.; Gruia Bădescu Chercheur-résident 2024-2025 de l'Institut d'études avancées de Paris et chercheur en histoire au Zukunftskolleg de l'Université de Constance.
Anne Ghesquière reçoit Guillaume Fond, médecin psychiatre, chercheur et enseignant à l'université. Peut-on soulager le stress, l'anxiété, la dépression, le déclin cognitif ou le brouillard mental grâce à des compléments alimentaires bien choisis ? Que nous disent les méta-analyses internationales les plus récentes sur les vitamines, plantes, minéraux ? Quel est le rôle du microbiote, du nerf vague mais aussi des carences nutritionnelles dans notre équilibre psychique ? Comment démêler le vrai du faux dans la jungle des gélules, des vitamines et des extraits de plantes ? Bien comprendre les OMEGA 3, la DHA, le rôle de la Vitamine D, de la B9 et du Zinc. Le Dr Guillaume Fond explore les liens profonds entre alimentation, compléments, cerveau et santé mentale, en s'appuyant sur les dernières données scientifiques. Son ouvrage Compléments alimentaires & santé mentale est publié chez Flammarion. Épisode #666Quelques citations du podcast avec Guillaume Fond :"Patience et régularité sont vraiment la clé.""Ce qu'on met dans notre assiette conditionne la façon dont nos gènes s'expriment.""Un stress psychique a des conséquences physiologiques."À réécouter :#609 Bien nourrir son cerveau : stress, anxiété, dépressionRecevez chaque semaine l'inspirante newsletter Métamorphose par Anne GhesquièreDécouvrez Objectif Métamorphose, notre programme en 12 étapes pour partir à la rencontre de soi-même.Suivez nos RS : Insta, Facebook & TikTokAbonnez-vous sur Apple Podcast /Spotify / Deezer / CastBox / YoutubeSoutenez Métamorphose en rejoignant la Tribu MétamorphoseThèmes abordés lors du podcast avec Guillaume Fond :00:00 Introduction01:30 L'invité03:12 Les différents compléments alimentaires03:50 Santé mentale et nutrition06:24 L'efficacité des compléments alimentaires07:45 Durée et régularité10:03 Les idées reçues11:28 Un marché controversé12:36 L'importance de la transdisciplinarité13:53 Les compléments à l'efficacité avérée15:28 Les carences prioritaires16:22 Les extraits de plantes : vigilance !17:44 Théanine et retard de phase22:35 Les garanties des méta-analyses23:36 La santé mentale au quotidien27:04 Le rôle clé du cerveau29:17 Troubles psychiques et conséquences physiologiques30:27 Le DHA pour nourrir le cerveau32:59 L'importance de la vitamine D34:03 Folates et vitamine B934:52 Attention au zinc ?35:11 Cure ou prise quotidienne ?38:11 L'impact des bouleversements hormonaux40:37 Priorité au cerveau dénutri44:05 Les limites des allégations de santé47:24 Les compléments efficaces contre la dépression48:51 Cerveau, nerf vague et microbiote50:30 Faut-il tester son microbiote ?51:41 Probiotiques et dépression59:33 Algues et oméga-301:01:52 La vit C : attention au surdosage01:02:59 En cas des stress01:05:08 Safran et TDAHAvant-propos et précautions à l'écoute du podcast Photo © Geoffroy Mathieu / Leextra / Éditions Flammarion Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:37:54 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - 3 américains, dont une femme, Christina Koch et un canadien, sont sur la ligne de départ d'Artemis II qui a pour mission de s'approcher de la Lune. Le lancement devait avoir lieu dans la nuit du 7 févirer 2026, mais il a finalement été repoussé en mars. - invités : Alban Guyomarc'h Chercheur en droit de l'espace à l'université Panthéon-Assas et au Collège de France, il coordonne également le Groupe Objectif Lune de l'Association Nationale de la Recherche et de la Technologie (ANRT) ; Irénée Régnauld Doctorant à l'EHESS et chercheur associé au laboratoire COSTECH de l'université de Compiègne.
durée : 00:57:58 - Le Souffle de la pensée - par : Géraldine Mosna-Savoye - Herculine Barbin, née en 1838 est assignée femme à la naissance. Suite à plusieurs examens médicaux, il est réassigné garçon à 20 ans et devient Abel. Mais il ne parvient pas à trouver sa place et se suicide en 1868, laissant un témoignage littéraire d'une rare puissance. Eric Fassin nous en parle. - réalisation : Nicolas Berger - invités : Éric Fassin Professeur de sociologie et d'études de genre à l'université Paris-8. Chercheur au Sophiapol (universités Paris-Nanterre et Paris-8) et membre senior de l'Institut universitaire de France
Pourquoi dort-on si mal aujourd'hui ?Dans cet épisode d'InPower, je reçois Thomas Andrillon, chercheur en neurosciences cognitives, pour interroger notre rapport au sommeil.Dans cet épisode on s'est posé toutes les grandes questions auxquelles on voudrait avoir des réponses sur le sommeil :Pourquoi dort-on?Existe-t-il une bonne durée de sommeil universelle?Peut-on rattraper notre dette de sommeil?On parle aussi de cette notre contemporaine du “sommeil idéal”, de la culpabilité de mal dormir, et de la façon dont vouloir trop bien faire peut parfois aggraver les choses.Un épisode pour sortir des recettes toutes faites, et repenser le sommeil comme un équilibre personnel.Je vous souhaite une très bonne écoute !Pour découvrir les coulisses du podcast : https://www.instagram.com/inpowerpodcast/Pour en savoir plus sur Thomas Andrillon: https://institutducerveau.org/collaborateurs/andrillon-thomasPour suivre mes aventures au quotidien : https://www.instagram.com/louiseaubery/Si cet épisode vous a plu, vous aimerez sûrement celui-ci : https://shows.acast.com/inpower/episodes/christophe-de-jaeger Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:26:29 - Entendez-vous l'éco ? - par : Aliette Hovine - Un tiers de la dette publique américaine est détenue par des acteurs étrangers. Face aux pressions de Donald Trump, l'idée de vendre ces titres pour menacer l'économie américaine par les marchés fait son chemin, c'est la tendance "sell America". - invités : Régis Bismuth Professeur de droit international à l'École de droit de Sciences Po; Shahin Vallée Chercheur en économie au Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik (DGAP)
durée : 00:59:03 - Entendez-vous l'éco ? - par : Aliette Hovine - Alors qu'un tiers de la dette publique américaine est détenue par des acteurs étrangers, nous nous demandons si la détention de dette est une sanction économique. Ensuite, troisième épisode de la série "Vivre la dette" avec Hélène Ducourant, qui retrace l'émergence du marché du crédit en France. - invités : Régis Bismuth Professeur de droit international à l'École de droit de Sciences Po; Shahin Vallée Chercheur en économie au Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik (DGAP) ; Hélène Ducourant Sociologue de l'économie, maîtresse de conférences à l'université Gustave-Eiffel
Le Journal en français facile du lundi 12 janvier 2026, 17 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CLNP.A
durée : 00:59:27 - Le Souffle de la pensée - par : Géraldine Mosna-Savoye - En 2016, paraissait l'essai de l'enseignante et militante, essayiste et dramaturge, Sarah Schulman, tel un appel au débat : comment réhabiliter le conflit, redéfinir le sentiment de l'agression ? Le thérapeute Juliet Drouar en a fait l'une de ses références dans ses travaux sur les traumatismes. - réalisation : Nicolas Berger - invités : Juliet Drouar Thérapeute, auteur et artiste