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Chercheur en physiologie du sport, auteur du célèbre modèle de la chasse d'eau pour expliquer les facteurs qui limite la performance, Guillaume Millet se lance dans une nouvelle expérience grandeur nature. Emmener 40 sédentaires, âgé de 25 à 50 ans, qui ne pratique AUCUNE acitivité physique, courir l'un des ultra trail les plus difficile de l'UTMB : les 100km et 6000m de D+ de la CCC.Dans cet épisode :- Peut-on vraiment passer de sédentaire à finisher d'un ultra de 100 km ?- Par quoi commencer quand on part de 0 : cardio, renforcement, tendons, mental ou perte de poids ?- Comment organiser fréquence, volume, intensité, repos et deload ?- Quel volume hebdo idéal pour progresser sans se blesser ni s'épuiser ?
Dans cet épisode, David Abiker reçoit François Gemenne, auteur de "Parler du climat sans plomber l'atmosphère", pour une discussion passionnante sur la façon de communiquer efficacement sur les enjeux du réchauffement climatique. François Gemenne partage son point de vue nuancé et pragmatique. Il estime que les scientifiques, les militants et les médias ont parfois commis des erreurs dans leur manière d'aborder le sujet, en insistant trop sur les risques et les catastrophes à venir plutôt que sur les solutions et les bénéfices d'agir. Selon lui, il faut désormais adopter une approche plus positive et constructive, en mettant l'accent sur les opportunités offertes par la transition écologique, notamment pour les entreprises qui peuvent y trouver un levier de modernisation et de compétitivité. François Gemenne souligne également l'importance de la souveraineté énergétique et de l'alignement entre les enjeux climatiques et géopolitiques.L'invité met en garde contre la tentation de la culpabilisation individuelle, qui risquerait de se retourner contre la cause environnementale. Il plaide pour une mobilisation collective, impliquant tous les acteurs, des citoyens aux décideurs politiques en passant par les entreprises.Cet épisode offre un éclairage nuancé et stimulant sur un sujet crucial, à l'heure où le défi du changement climatique s'impose avec une urgence grandissante. Une discussion à ne pas manquer pour tous ceux qui souhaitent mieux comprendre les enjeux et les leviers d'action pour une transition écologique réussie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:06:10 - Les interviews d'Inter - par : Mathilde Munos - Luc Arrondel, chercheur au CNRS spécialisé dans l'économie du football, analyse l'impact économique de cette Coupe du monde 2026. Il revient aussi sur les polémiques autour des prix des billets appliqués dans cette compétition. - invités : Luc Arrondel Économiste, directeur de recherche au CNRS, professeur associé à l'Ecole d'économie de Paris. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Comment se rendre réellement compte de ce qu'ont vécu pendant la traite négrière les personnes transformées en esclaves et transportées à travers l'Atlantique pour être vendues à des planteurs ? Un livre d'histoire qui vient d'être traduit en français nous plonge dans la brutalité du quotidien des esclaves. Cet ouvrage est intitulé Le Zorg, du nom d'un navire négrier à bord duquel s'est déroulé un épisode d'une rare cruauté à la fin du 18e siècle. Une tragédie qui, une fois connue, a joué un rôle déterminant dans le combat des abolitionnistes. Pour en parler, nous recevons l'auteur du livre Siddharth Kara, universitaire à Harvard et à Nottingham. RFI : Que s'est-il passé à bord du Zorg à la fin de l'année 1781 ? Siddharth Kara : Le navire s'est égaré. Il a été détourné par des tempêtes et, au cours de son voyage vers la Jamaïque, il a semblé manquer d'eau. L'équipage a dû prendre une décision… et pour réduire la consommation d'eau, cette décision a été de jeter par-dessus bord plus de 130 esclaves africains. Ils ont commencé, par les femmes et les enfants qu'ils ont jetés directement à la mer, il y avait un bébé. Ensuite, ils ont sélectionné les hommes les plus malades, un par un, deux par deux, enchaînés, entravés. Après de longs mois passés dans l'enfer de la cale de ce navire négrier, ils ont été jetés à la mer. L'équipage a agi ainsi parce qu'il craignait de manquer d'eau et de ne pas atteindre la Jamaïque à temps. Cette histoire a été révélée au public parce que les armateurs ont demandé une indemnisation pour ce qu'ils ont décrit, dans un déni total d'humanité, comme une « cargaison perdue ». Pouvez-vous nous expliquer ce qui s'est passé ensuite ? Le marchand d'esclaves, le propriétaire du navire, était cupide, il était attaché à son argent. Plus de la moitié des esclaves du Zorg étaient morts, alors que le taux de mortalité habituel sur un navire négrier britannique était d'environ 15%... Il n'a pas pu accepter cette perte. Or, à l'époque, les navires et leur cargaison étaient assurés pour la traversée de l'Atlantique. Il a donc déposé une demande d'indemnisation, en réclamant une compensation pour la perte de plus de 130 esclaves. L'assureur a refusé, parce qu'il était surpris par ce taux de mortalité aussi élevé. Le marchand aurait pu en rester là, mais la cupidité l'a poussé à engager un procès. Il a gagné : il a été décidé que l'assurance devait indemniser la perte des esclaves assassinés. Mais quelqu'un assistait à l'audience ce jour-là et s'est demandé pourquoi on parlait d'assurance plutôt que de meurtre. Il a écrit une lettre anonyme posant cette question, publiée le lendemain dans les journaux londoniens. Cette lettre a été remarquée par un groupe naissant d'abolitionnistes en Angleterre, qui y ont vu la preuve des horreurs de la traite. Ils se sont réunis, sous la direction de Granville Sharp, une figure fondatrice de l'abolitionnisme anglais, et ont convaincu les assureurs de demander un nouveau procès. Lors de ce second procès, une question fondamentale a été débattue : ces Africains étaient-ils des biens ou des personnes ? Des animaux ou des êtres humains ? Ce débat, porté devant le Lord Chief Justice de l'Empire britannique, a contribué à lancer le premier mouvement abolitionniste. L'une des forces de votre travail réside dans la précision avec laquelle vous décrivez l'expérience vécue par les personnes capturées et vendues comme esclaves. L'horreur de l'esclavage est démultipliée par des violences constantes : les coups de fouet, les viols, la vie dans la puanteur des excréments, l'enfermement dans les cales. Pouvez-vous donner quelques exemples tirés de votre livre ? Nous savons ce qu'est l'esclavage, nous en connaissons l'existence, mais nous ne plongeons jamais dans l'horreur brute de la traversée forcée des Africains à travers l'Atlantique. À bord des navires, de nombreux instruments de torture étaient utilisés pour maintenir le contrôle. Les violences sexuelles contre les femmes et les enfants étaient constantes. Un ancien capitaine négrier devenu abolitionniste, John Newton, racontait qu'il voyait ses marins assouvir leurs pulsions sur des fillettes de neuf ou dix ans. Dans les cales, les captifs étaient enchaînés, contraints de vivre dans leurs excréments et leur urine, avec à peine quelques seaux inaccessibles. Tous contractaient la dysenterie. Imaginez le mal de mer, les vomissements continus, sans même pouvoir s'asseoir. Ils étaient entassés comme des livres sur une étagère, dans la chaleur, la putréfaction et les immondices. Voilà pourquoi les taux de mortalité étaient si élevés. La puissance des intérêts financiers liés à la traite apparaît clairement dans votre livre. On a l'impression que la traite occupait une place majeure dans l'économie britannique à la fin du 18e siècle. Absolument. Prenons un indicateur : en 1775, juste avant la guerre d'indépendance américaine, les exportations de sucre de la Jamaïque vers l'Angleterre étaient cinq fois supérieures à l'ensemble des exportations des treize colonies américaines réunies. Le sucre était la ressource stratégique de l'époque, produite grâce au travail forcé des esclaves. Comment évaluez-vous la manière dont le monde traite aujourd'hui la mémoire de l'esclavage ? Existe-t-il une conscience globale de ce que cela a représenté, ou observe-t-on encore des formes de déni ? Nous restons encore à la surface de notre reconnaissance de ce qui s'est passé durant ces 350 années, cette tâche sur la conscience humaine. Il existe encore un certain déni quant à l'ampleur et à la gravité des faits. J'espère que l'histoire du Zorg contribuera à une compréhension plus complète, car on ne peut envisager de réparer cette période sans en mesurer pleinement la violence et l'ampleur. Et nous n'y sommes pas encore. Le 25 mars dernier, le Ghana a conduit l'Assemblée générale de l'ONU à qualifier la traite négrière de crime le plus grave contre l'humanité. Cette qualification vous paraît-elle justifiée et utile ? Absolument. Elle est justifiée. Césaire a déclaré que l'Europe se tient devant la communauté mondiale, responsable du plus grand amas de cadavres de l'histoire humaine. Et il parlait de la traite négrière. Des millions de personnes ont été torturées, violentées et tuées, et des millions d'autres condamnées à une vie de travail forcé. La culture du sucre était l'une des formes de travail les plus dures et violentes. C'est l'un des crimes les plus graves en raison de son ampleur, de sa durée — plus de trois siècles et demi — et de ses conséquences encore visibles aujourd'hui en Afrique. Il doit y avoir une forme de réparation entre les pays du Nord et les pays africains. Le Zorg, de Siddharth Kara, un ouvrage publié aux éditions Paulsen, 304 pages, 2026. À écouter aussiDes rives de la Méditerranée au Sahara : vérités et tabous des esclavages dans le monde musulman À lire aussiL'odyssée des Tinchant, de l'esclavage à la résistance: une histoire-monde
Bienvenue dans Un Jour Une Clé, l'interview d'une femme ou d'un homme qui vous donne SA CLÉ de vie. Une rencontre inspirante pour bien commencer la journée ! Plus d'infos : www.youtube.com/watch?v=lPFWwveIYqY
On apprend ce matin par Loto Québec qu’il sera maintenant possible de se procurer un billet de loterie aux caisses libre-service des épiceries. Le rentabilité de Loto-Québec qui est stable depuis quatre ans expliquerait peut-être cette tentative de rejoindre plus de québécois. Entrevue avec Jean-François Biron, Chercheur à la Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal et Expert sur les dossiers de l’hyper connectivité et des jeux de hasard et d’argent Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Éloignez-vous le plus possible du soleil! | La FIFA va s’en mettre plein les poches… pas nous! | Vers une nouvelle loi 101?? | Trump perd une bataille | Il n’y a pas que notre justice qui est malade | Quel joueur pour le CH la saison prochaine? Dans cet épisode intégral du 4 juin, en entrevue : Marie-Josée Hudon, résidente du Plateau Mont-Royal. Dr Joël Claveau, dermatologue spécialisé dans le diagnostic des cancers cutanés, CHU de Québec et porte-parole association des dermatologues du Canada. Jean-François Biron, Chercheur à la Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal et Expert sur les dossiers de l’hyper connectivité et des jeux de hasard et d’argent David Pavot, Professeur et titulaire de la chaire de recherche sur le sport responsable à l’Université de Sherbrooke. Une production QUB Juin 2026Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Aujourd'hui nous allons parler de polycrises. Par le passé, on parlait de crises ponctuelles bien définies dans l'espace et le temps. Mais depuis quelques années les crises géopolitique, pandémiques, économiques se succèdent, se chevauchent et interagissent entre elles voire elles s'auto alimentent. En effet, cette intrication de crises nous amènent vers une autre ère, l'ère des polycrises. Mais que veut dire cette expression ? Comment elle nous permet de mieux appréhender notre état social et écologique ? Et finalement comment peut-elle nous aider à naviguer cette période instable et incertaine. Pour parler de ces sujets, j'ai le plaisir Louis Delannoy est chercheur à l'Académie royale des sciences de Suède et du Centre de résilience de Stockholm. Dans ces recherches il essaye de comprendre comment les chocs et les crises se propagent, s'absorbent et s'articulent à travers l'espace, le temps et les secteurs de la société.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sébastien Bohler, chercheur en neurosciences et rédacteur en chef de la revue Cerveau & Psycho était l'invité de la matinale Radio Classique ce vendredi 29 mai. Il constate une inquiétude liée à l'avenir face à des menaces planétaires que l'individu ne maîtrise pas : réchauffement climatique, montée de l'IA, le retour des guerres...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il y a les records qu'on est heureux et fiers de battre et ceux dont il est urgent de s'inquiéter, comme tous ceux que la France bat malheureusement jour après jour cette semaine… Hier, mardi, a été la journée la plus chaude jamais enregistrée pour un mois de mai, près de 400 records de températures ont été enregistrés et jamais depuis sa création le plan vigilance canicule n'avait été activé avant le mois de juin… Bref, la France suffoque, comme si elle était en plein été et quoi qu'en dise certains commentateurs climato-sceptiques ou complotistes, nous vivons bien cette semaine un épisode extrême à la fois par son intensité, par sa durée et par sa précocité… Nous allons en débattre ce mercredi 26 mai avec nos invités :- Magali Reghezza-Zitt géographe auteure du livre “Bienvenue en 2055. Dans un monde neutre en carbone” (Seuil, mai 2026)- Alexandre Florentin Ingénieur, ancien élu écologiste au Conseil de Paris, Expert de l'adaptation au changement climatique- François Gemenne Professeur à HEC Paris, politologue. Co auteur du sixième rapport du Giec. Auteur de Parler du climat sans plomber l'atmosphère (Éditions Odile Jacob, 2026).- Mélusine Boon-Falleur Enseignante-chercheuse au centre de recherche sur les inégalités sociales de Sciences Po, autrice de « Les pingouins ne sauveront pas la banquise. Lever nos obstacles cognitifs pour enfin passer à l'action écologique » aux éditions JC Lattès (11.03.26)- Nathanaël Wallenhorst Chercheur en sciences de l'environnement et membre de l'Anthropocene Working Group (AWG), auteur de « 2049, ce que le climat va faire à l'Europe" aux éditions du Seuil (19.09.24)
Alors que Madagascar assiste depuis dix jours, impuissante, à la mort de Tsitakakantsa, le plus gros baobab répertorié dans le pays avec ses 29 mètres de circonférence, la Grande Île peut toutefois se réjouir : elle abrite l'une des forêts les mieux préservées du pays et les plus peuplées au monde de ces géants des terres. Une forêt pourtant quasiment inconnue du grand public et qui mériterait de l'être, pour sa survie. De notre envoyée spéciale de retour de Kirindy Mite, sur la côte Ouest, Au pied d'un groupe de touristes belges et espagnols s'étalent à perte de vue 130 000 hectares de forêt sèche. C'est quatorze fois la superficie de la capitale malgache Antananarivo. Et au milieu de cette forêt, tels des rois qui dominent leur cour, les baobabs crèvent la canopée avec leur couronne dentelée. L'un d'entre eux a presque mille ans, ils sont environ 200 000 pieds matures, des Adansonia grandidieri pour la plupart, à avoir été recensés. Une concentration exceptionnelle. Depuis 1997, Kirindy Mite est devenu un parc national. Chercheur au Cirad, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, Cyrille Cornu est spécialiste et passionné des baobabs. Il a conçu un sentier botanique pour Madagascar National Parks. « L'idée de ce sentier, c'était de pouvoir circuler en immersion complète entre les baobabs à la découverte du milieu qui les abrite », explique-t-il. Car au-delà des baobabs, la forêt abrite aussi des espèces endémiques uniques : le rat sauteur géant, le sifaka ou encore le fosa, le principal carnivore de Madagascar. À lire aussiMadagascar se dote d'un guide pratique pour réussir les initiatives de reforestation Un accès difficile qui protège autant qu'il menace Mais Kirindy Mite reste difficile d'accès. Il faut compter cinq heures de piste depuis Morondava, la plus grosse ville de la région, et uniquement en saison sèche. Sinon, il faut opter pour un trajet par la mer, lui aussi compliqué. Résultat : le parc est l'un des moins fréquentés de l'île. Depuis l'an 2000, il a reçu moins de 7 000 visiteurs. « Ce qui fait que finalement, ce parc, qui est assez délaissé par les touristes parce qu'il demande du temps pour y accéder, rapporte peu d'argent, souligne Cyrille Cornu. Et il faut dire ce qui est : ce système de conservation, il est aussi économique. » Et pendant ce temps, la forêt, elle, dans la région du Menabe, continue de reculer. « Avec le Global Forest Watch, on a des chiffres effrayants. De 2001 à 2023, on est à 38 % de diminution du couvert végétal, ce qui est gigantesque », précise Cyrille Cornu. Dans la partie orientale du parc, plus difficile à surveiller, les infractions sont fréquentes. D'ailleurs, pendant le tournage, il y a un feu au loin, alors que c'est strictement interdit. Sauf que le parc compte seulement 18 garde-forestiers, épaulés par 300 bénévoles. « Et c'est là l'un des enjeux, analyse Cyrille Cornu, faire connaître ce parc, mieux communiquer à son sujet pour que les dizaines de milliers de touristes qui se rendent à l'allée des baobabs puissent, à quatre heures de route, découvrir un univers où les baobabs vivent dans un environnement parfaitement conservé. » Un sanctuaire encore préservé, mais dont l'isolement, aujourd'hui, constitue autant une protection qu'une menace. À lire aussiMadagascar: le plus gros baobab jamais répertorié sur la Grande Île est en train de mourir
durée : 02:00:09 - Le 5/7 - par : Mathilde Munos - A 6h20 : François Mabille, Chercheur au CNRS, directeur de l'Observatoire géopolitique du religieux à l'IRIS. - réalisation : Elise Amchin, Joachim Taieb Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
85 jours de guerre et enfin la paix… C'est en tout cas ce que laissent entendre les messages de Donald Trump et de la diplomatie iranienne depuis 24 heures.Le blocage des ports iraniens et du détroit d'Ormuz devenait intenable pour les économies du monde entier, et jeudi le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie évoquait pour la première fois la perspective d'une pénurie pour cet été…De quoi provoquer une vague de panique sur les marchés et dans les opinions publiques. Et d'accélérer des négociations entamées depuis plusieurs semaines…Alors, quels enseignements peut-on tirer de cette guerre ? Qui de l'Iran ou des Etats-Unis sort renforcé ? Qui a fait plier l'autre ?Nos invités : - MIKAA BLUGEON MERED Chercheur à l'université du Québec à Trois Rivières, à l'école de guerre et à l'IFP school.- AGNÈS LEVALLOIS Présidente de l'institut de recherche d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient- MYRIAM BENRAAD Poilitologue, spécialiste du Moyen-Orient, autrice du livre « la mécanique des conflits » ed Le cavalier bleu - FLORIAN LOUIS Historien des relations internationales, membre de la rédaction du Grand continent- ARNAUD ORAIN Historien et économiste, auteur de « Le monde confisque » ed Flammarion- LUCAS CHANCEL Économiste, auteur de « Énergies et inégalités / Une histoire politique » ed du Seuil
Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (CERMAM) et chargé de cours à l'université de Genève, est l'invité de la mi-journée de RFI. RFI : Le contexte régional est explosif et pourtant la participation des pèlerins est massive. Comment l'expliquez-vous ? Hasni Abidi : Il s'agit d'un des piliers de l'islam. Le pèlerinage est obligatoire pour tout musulman ayant les moyens physiques mais aussi financiers pour l'accomplir. Ce qui explique que l'intérêt n'a pas changé. Ce pèlerinage montre-t-il que, dans le monde musulman, la dimension spirituelle reste plus forte que les crises politiques ? Oui, la dimension spirituelle et religieuse qui va au-delà, puisque, pour chaque musulman, le pèlerinage est un projet de vie. Malgré les tensions régionales, malgré les crises et les crises économiques, les musulmans tiennent à l'accomplir. Ils sont, on peut dire, rassurés d'accomplir cet acte important dans les lieux saints. Il y a un million et demi de pèlerins actuellement à La Mecque. Il devrait y avoir encore plus de monde ces prochains jours. La hausse du coût des voyages et des assurances a fortement augmenté cette année. Le hadj risque-t-il de devenir inaccessible pour une partie des musulmans étrangers ? Oui. Vous avez raison. Le coût du pèlerinage est de plus en plus élevé. On peut l'expliquer par l'inflation, par le prix élevé aussi du transport aérien puisque les compagnies du Golfe elles-mêmes fixent le prix, mais aussi le prix de l'hébergement à l'intérieur de l'Arabie saoudite, entre la Mecque et Médine. Le coût devient inaccessible ou disons très élevé pour certaines personnes. C'est pourquoi je pense que cette tendance va continuer à la hausse. Une bonne partie des musulmans s'endettent, certains contractent même des crédits. Alors qu'en fait, en islam, il faut avoir les moyens financiers pour l'accomplir. Si vous n'en avez pas les moyens, ce n'est pas grave. C'est vrai que cette partie de la population – une grande partie, ceux qui n'ont pas les moyens – sera privée d'accomplir le hadj. Il y a évidemment la crainte d'un embrasement régional, même si on est proche, selon les deux parties, d'un accord. Si le conflit repartait, quels seraient les risques immédiats pour le pèlerinage, d'un point de vue sécuritaire ou dans les transports ? Les fidèles observent depuis le début de la guerre un autre pèlerinage, ce qu'on appelle le petit pèlerinage. La fièvre pour le pèlerinage n'a pas baissé, hormis bien sûr les contraintes financières. En voyant que l'Arabie saoudite est, plus ou moins, le pays le plus épargné des missiles et des drones envoyés par l'Iran à d'autres pays, notamment les pays du Golfe. C'est-à-dire que par rapport aux Émirats arabes unis, au Qatar et à Bahreïn, l'Arabie saoudite a été épargnée. Autre élément pour l'Arabie saoudite, c'est qu'elle a un accès sur la mer Rouge. On n'est pas obligé de venir en avion. Tous les autres aéroports ont fermé : Abou Dabi, Dubaï, Doha, Bahreïn, etc. Les aéroports d'Arabie saoudite, curieusement, n'ont pas fermé. Cet élément rassure les fidèles en voyant que le petit pèlerinage a continué et que l'Arabie saoudite n'a pas été, n'a pas été touchée. Les Iraniens savent bien qu'envoyer des missiles en Arabie saoudite, c'est risqué. Une situation très dommageable. Ils risquent une détérioration de leur image auprès des musulmans dans le monde. Les relations entre l'Arabie saoudite et l'Iran se sont récemment améliorées. Ce rapprochement, selon vous, reste-t-il fragile ? C'est un rapprochement qui est fragile. Tout dépendra de la position de l'Arabie saoudite. On a bien vu que le prince héritier Mohammed ben Salman (MBS) essaie. Ses proches ont essayé de rassurer les Iraniens pour dire que l'Arabie saoudite – contrairement à certains récits médiatiques américains qui parlent plutôt d'un MBS pressé de finir le travail et donc d'anéantir le régime iranien – tient à avoir de bonnes relations. L'Arabie saoudite, officiellement, soutient les efforts de négociation, à la fois ceux qui ont été exercés par le sultanat d'Oman et maintenant par le Pakistan. L'Arabie saoudite a des projets qui sont importants : l'exposition universelle, la prochaine Coupe du monde 2035 et ses projets faramineux. Tous ces projets passent par la sécurité en Arabie saoudite et dans la région du Golfe. C'est dans l'intérêt de l'Arabie saoudite – et de l'intronisation de prince héritier, puisqu'il est toujours prince héritier –, d'assurer une certaine sécurité dans la région et de ne pas pousser la région vers l'embrasement général. À lire aussiÀ travers le monde, les différentes communautés musulmanes se préparent pour le hadj à La Mecque
Christophe Jaffrelot, directeur de recherche au CNRS, enseignant à l'Institut d'études politiques de Paris et spécialiste de l'Asie du Sud, est l'invité de la mi-journée de RFI. RFI : Le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif, est en Chine. Le chef de l'armée pakistanaise est lui à Téhéran. On voit le Pakistan jouer un rôle de médiateur entre Washington et Téhéran. Est-ce une surprise ou est-ce l'aboutissement d'une stratégie diplomatique d'Islamabad ? Christophe Jaffrelot : Oui, c'est plutôt cela. D'ailleurs, dans une perspective de continuité historique, il faut se rappeler que, lorsque les États-Unis ont souhaité rentrer en relation avec la Chine de manière à la reconnaître officiellement, au début des années 1970, c'étaient déjà les Pakistanais qui s'étaient entremis et qui avaient permis cette reconnaissance historique. Ensuite, les Pakistanais ont été les relais de la politique américaine en Asie du Sud à travers la première guerre d'Afghanistan. Et puis la deuxième, celle qui suit le 11-Septembre. Il y a maintenant une vraie tradition d'entremise des Pakistanais au service des Américains. Ce rapprochement, cette collaboration ont été réactivés l'an dernier, lorsque la guerre éclair entre l'Inde et le Pakistan a été interrompue et a été finalement terminée grâce aux Américains. Ce que les Pakistanais ont reconnu d'emblée, alors que les Indiens refusaient, eux, de reconnaître le rôle de Donald Trump. Et les Pakistanais ont été encore plus loin, allant jusqu'à proposer le nom de Donald Trump pour le prix Nobel de la paix, ce que Donald Trump a beaucoup apprécié. Le Pakistan, on le sait, ce sont de fins diplomates, de fins négociateurs... Oui, la diplomatie pakistanaise fait beaucoup moins de bruit que d'autres. Elle est beaucoup plus discrète, mais elle est professionnelle, bien formée, anglophone, cosmopolite. On le voit, c'est quelque chose que tout le monde apprécie. Les Pakistanais parlent pour les autres parce qu'ils le font mieux que les autres. C'est quelque chose que des puissances comme les États-Unis peuvent essayer d'utiliser. La Chine est en arrière-plan de la médiation. Le Pakistan agit-il seul comme médiateur ou est-ce aussi indirectement une médiation chinoise ? La Chine est toujours à l'arrière-plan lorsque l'on parle de politique internationale au Pakistan. C'est l'ami des mauvais jours, comme on dit, « all-weather friend », depuis maintenant des décennies. C'est grâce à la Chine que le Pakistan a acquis l'arme nucléaire, juste après l'Inde. Le premier voyage à l'étranger d'un Premier ministre pakistanais, c'est à Pékin et ce n'est pas un hasard. On peut imaginer qu'Islamabad prend ses ordres à Pékin aussi dans cette négociation qui, du coup, devient beaucoup plus globale encore qu'elle ne l'est déjà. Pékin cherche-t-il à se présenter comme une puissance de stabilité dans la région ? Oui, c'est quelque chose que l'on a déjà vu dans un passé récent, à travers le rôle d'intermédiaire et les bons offices que les Chinois ont cherché à utiliser, à manifester, dans une médiation entre l'Arabie saoudite et l'Iran. C'était il n'y a pas si longtemps. La Chine stabilisant le Moyen-Orient grâce à une entreprise qui a fait long feu : cela n'a pas fonctionné, mais cela montrait leur désir d'exister et de servir à la stabilité internationale. Ils ont remis cela lorsque l'Afghanistan et le Pakistan en sont venus aux mains. Cela a peut-être mieux fonctionné. Il y a clairement, de la part de Xi Jinping, la volonté d'apparaître comme un pôle de stabilité, à un moment où les États-Unis, eux, apparaissent comme beaucoup moins fiables, beaucoup plus erratiques. Évidemment, la personnalité de Donald Trump y est pour quelque chose. Cette crise actuelle marque-t-elle un basculement durable au Moyen-Orient vers une influence chinoise croissante ? Elle marque certainement une inflexion durable. Est-ce que ce sera au bénéfice de la Chine ? Il est trop tôt pour le dire. Mais l'inflexion durable, elle, me paraît incontestable au sens où l'on voit aujourd'hui le Pakistan devenir un garant de sécurité régionale grâce au soutien de l'Arabie saoudite, avec laquelle le Pakistan a quand même signé l'an dernier un accord de défense sans précédent impliquant le nucléaire. Et au-delà, on voit la Turquie, l'Égypte, rejoindre ce duo pour former une sorte de quatuor. Alors que, en parallèle, on voit un alignement très différent entre les Émirats arabes unis, Israël, l'Inde, les États-Unis. On est peut-être en train d'assister, à travers la nouvelle donne au Moyen-Orient, à une nouvelle bipolarité avec la Chine, le Pakistan, l'Arabie saoudite, la Turquie, l'Égypte d'un côté et Israël, les Émirats arabes unis, l'Inde, les États-Unis de l'autre. Il est encore une fois trop tôt pour le dire. Mais probablement que, dans la région, le divorce Arabie saoudite-Émirats arabes unis est durable. Cela veut-il dire qu'il pourrait y avoir une déstabilisation totale de la région ? Ce serait l'une des hypothèses si cette guerre continuait. Parce que la grande question, c'est quand même jusqu'à quand ? Si cela continuait et que l'Iran était ainsi amené à jouer toutes les cartes qu'il a dans sa main... Dieu sait s'il en a, le détroit d'Ormuz nous le montre tous les jours. On parle maintenant des câbles souterrains, après avoir déjà vu l'idée d'un péage imposé par Téhéran. On est sur une forme de déstabilisation durable dont les Émirats arabes unis, sans doute, seront les premières victimes. Parce que, sans avoir un minimum de sécurité, comment pourront-ils continuer à attirer les investisseurs ? D'ores et déjà, on le voit entre les compagnies aériennes clouées au sol, l'immobilier qui a perdu 30% de sa valeur, les Émirats sont déjà déstabilisés. Encore une fois, tout dépend de la durée du conflit. À lire aussiLes monarchies du Golfe divisées face au processus diplomatique avec l'Iran
durée : 00:13:47 - Le 13/14 - par : Jérôme Cadet - Inégalités et discriminations en France Avec Mathieu Ichou, chercheur à L'INED, (l'Institut national d'études démographiques, organisme public.) Auteur de l'Enquête Trajectoires et Origines - réalisation : Cecilia Arbona, Camille Poux-Jalaguier Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C'est peut-être un basculement historique pour la science. Cette semaine, comme le détaille une publication parue dans la revue "Nature", une intelligence artificielle a réussi ce que des générations de mathématiciens n'avaient jamais accompli seuls : résoudre un problème ouvert depuis près de 80 ans, à savoir la célèbre conjecture des distances unités d'Erdös (qui cherchait à déterminer le nombre maximal de paires de points pouvant être placées à exactement une unité de distance les unes des autres dans un plan)… sans aide humaine directe. Une question se pose désormais : et si les machines devenaient capables de faire des découvertes par elles-mêmes ? (remerciements et crédit vidéo : Fabien Mikol)
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit le docteur Philippe Pouletty, investisseur et chercheur en biologie moléculaire, qui partage son expertise sur les enjeux cruciaux auxquels le monde fait face en matière de santé publique. Alors que l'Organisation mondiale de la santé se réunit pour discuter des épidémies d'Ebola et d'hantavirus, le docteur alerte sur la nécessité de se préparer à une « biodéfense stratégique » face à la recrudescence des pandémies virales. Avec une vision à la fois pragmatique et visionnaire, il souligne que ces crises sanitaires seront de plus en plus fréquentes, à l'instar des catastrophes naturelles. Revenant sur les leçons tirées de la pandémie de Covid-19, Philippe Pouletty pointe du doigt les lacunes de l'industrie pharmaceutique traditionnelle, incapable de réagir avec la célérité requise. C'est finalement grâce à l'innovation portée par les biotechs, comme Moderna aux États-Unis ou BioNTech en Allemagne, que la planète a pu être protégée. Mais ce constat soulève une autre problématique : le manque de financement dont souffrent ces pépites de la biotech en Europe. Malgré des succès comme Abivax, valorisée à 10 milliards de dollars, l'invité i déplore le « plafond de verre » qui freine l'émergence de champions européens face à la domination américaine et asiatique.Au-delà des vaccins, il met en lumière une alternative prometteuse : les anticorps monoclonaux développés par sa propre entreprise, SpikImm, en collaboration avec l'Institut Pasteur. Grâce à l'intelligence artificielle, ces molécules de haute affinité pourraient offrir une protection rapide et durable en cas de nouvelle pandémie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Philippe Lecaplain reçoit deux invités : Olivier Rouquan, enseignant-chercheur en sciences politiques et chercheur associé au Centre d'études et de recherches de sciences administratives et politiques (Cersa) ; Hubert Coudurier, directeur de l'information du Télégramme.
Docteur en architecture, né à Ispahan, Sina Abedi vit aujourd'hui en France. Chercheur associé au laboratoire d'architecture Ipraus, il s'engage dans la promotion de la création interculturelle. Son livre, qui paraîtra le 20 mai aux éditions Gondishapour à Paris, est intitulé Târof : l'art de la guerre à l'iranienne. Dans cet ouvrage, Sina Abedi offre aux lecteurs une analyse subtile et éclairée des complexités de cet art pour mieux comprendre l'âme iranienne. À lire aussiIran post-théocratique: le plaidoyer optimiste de l'auteur iranien Sina Abedi
Deux grandes manifestations sont organisées à Londres samedi 16 mai 2026. L'une anti-migration portée par l'extrême droite de Tommy Robinson et l'autre pro-palestinienne qui commémore le 78e anniversaire de la Nakba, le déplacement massif de centaines de milliers de Palestiniens au moment de la création de l'État d'Israël. Deux grands rassemblements qui se font face. Entretien avec le chercheur, Aurélien Antoine, directeur de l'Observatoire du Brexit et professeur de droit public à l'université Jean Monnet de Saint-Étienne. À lire aussiRoyaume-Uni: démission de Wes Streeting, ministre de la Santé et potentiel rival de Keir Starmer
David Abiker reçoit Hervé Glévarec, sociologue et co-auteur de l'ouvrage "Des séries qui comptent", pour explorer l'incroyable phénomène des séries télévisées. Bien plus qu'un simple divertissement, ces récits sériels se révèlent être de véritables miroirs de notre société, reflétant avec une acuité saisissante les enjeux et les évolutions de notre époque.Hervé Glévarec explique comment l'avènement d'internet et des plateformes de streaming a profondément transformé notre rapport aux séries, passant d'une consommation collective à une appropriation plus individuelle et subjective. Les séries sont désormais choisies comme on choisirait un livre ou de la musique, en fonction de nos humeurs et de nos envies du moment.Mais au-delà de cette évolution des pratiques, ce qui fascine les chercheurs, c'est la capacité des séries à anticiper et à refléter les réalités de notre monde. À l'instar de "24 Heures Chrono" qui a préfiguré l'élection d'un président noir aux États-Unis, ou de "Téhéran" qui a dépeint des événements géopolitiques avant même qu'ils ne se produisent, les séries semblent parfois détenir un pouvoir divinatoire saisissant.Hervé Glévarec explore cette dimension presque prophétique des séries, qui n'hésitent pas à s'emparer des enjeux politiques, sociaux ou moraux les plus brûlants. Loin d'être de simples divertissements, ces récits sériels deviennent des fenêtres ouvertes sur notre monde, nous invitant à réfléchir sur nous-mêmes et sur la société dans laquelle nous évoluons.Au fil de cet entretien passionnant, David Abiker et Hervé Hervé Glévarec nous plongent dans l'univers fascinant des séries, révélant leur capacité à nous éclairer sur notre époque et à façonner notre compréhension du réel. Un épisode incontournable pour tous les amateurs de séries et de réflexion sur notre société.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:45:47 Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:38:22 - Questions du soir : le débat - par : Mattéo Caranta - Les États-Unis et l'Iran seraient proches d'un accord pour mettre fin à la guerre et au blocage d'Ormuz. Après plus de 2 mois de conflit, les États-Unis n'ont pas réussi à faire tomber le régime des mollahs et se sont enlisés. Comment expliquer la durée d'un conflit à ce point asymétrique ? - réalisation : Stéphanie Villeneuve, Mathias Mégy, Diane de Vanssay, Antoine Ayral, Léa Racine - invités : Etienne Marcuz Chercheur associé à la FRS, spécialiste de la dissuasion et de la défense antimissile, David Rigoulet-Roze Chercheur à l'Institut Français d'Analyse Stratégique (IFAS) Chercheur associé à l'Institut Européen pour les Études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (EISMENA) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Retour sur le “Project Freedom”, l'opération de déblocage du détroit d'Ormuz décrétée par Donald TRUMP… L'intervention des navires de guerre américains a déclenché une nouvelle escalade militaire. Alors TRUMP peut-il vraiment débloquer le détroit par la force ? Et puis plus largement, à l'heure où les tensions se multiplient sur toutes les mers du globe, assistons-nous au grand retour des batailles maritimes, que l'on pensait reléguées aux livres d'histoire ? Nous allons en débattre ce mardi 5 mai 2026 avec nos invités :- Amélie FEREY, Directrice des projets data et des relations institutionnelles à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire (IRSEM)- Mikaa BLUGEON MEREED, Chercheur senior en géopolitique de la transition énergétique à l'Université du Québec (UQTR), enseignant à l'Ecole de Guerre et à HEC Pari- Michael BENHAMOU, Co-directeur d'OPEWI - L'Institut européen de la guerre, ancien conseiller politique pour l'Armée française, l'OTAN et l'UE en opérations- Florian LOUIS, Historien, docteur de l'École des Hautes Etudes en sciences sociales (EHESS), membre de la rédaction de la revue Grand Continent- Yara RIZK, Cheffe de service à CFNews
Objectif Santé – Catherine Schwaab. La maladie d'alzheimer : quelles avancées ? quelles recherches ? quelles pistes ? Avec le professeur Bruno Dubois, neurologue et auteur du livre "Alzheimer : La vérité sur la maladie du siècle" aux éditions Grasset, Vincent Prevot, chercheur à l'inserm, Uwe Maskos, chercheur à l'institut pasteur. À propos du livre : « Alzheimer : La vérité sur la maladie du siècle » paru aux éditions Grasset C'est l'une des maladies les plus craintes par les Français, mais aussi l'une de celles que le public connait le moins. C'est le grand mal du siècle, appelé à devenir dans les prochaines années la première préoccupation de santé de nos sociétés, mais un mal que la Recherche et la médecine ne savent pas encore soigner. Pourtant, à terme, il est probable que chacun connaîtra, dans son entourage, un proche atteint de la maladie d'Alzheimer. Les chiffres sont connus : 47 millions de cas de démence dans le monde, plus de 800 000 patients en France, 140 000 nouveaux cas chaque année, avec la perspective de voir ces chiffres doubler d'ici l'an 2030. Près de 20 % des sujets âgés de plus 80 ans en sont atteints. Les syndromes aussi : troubles de la mémoire, perte d'autonomie, démence, apathie progressive. Mais qu'est-ce, précisément, que cette maladie qui nous vole ce que nous avons de plus précieux, nos souvenirs et notre identité ? Qu'est-ce qui, dans le cerveau, dysfonctionne ? Comment la diagnostique-t-on ? Oublier le nom d'untel ou un mot doit-il suffire à nous alarmer ? Et comment la soigne-t-on ? Où en est la recherche ? Un médicament pourrait-il un jour être trouvé ou faut-il nous résoudre à voir de plus en plus d'hommes et de femmes sombrer dans l'oubli ? Quel sera alors le rôle de l'Etat ? Pour répondre à ces questions, et pour la première fois, le spécialiste de la maladie d'Alzheimer, le neurologue Bruno Dubois prend la parole et nous dit tout. Ce qu'est la maladie (I) : comment elle affecte les patients, l'entourage et la société. Comment on la prend en charge, ce que la société en sait. Son histoire (II) : du premier cas diagnostiqué par Alois Alzheimer aux différents plans présidentiels en passant par les aventures médicales et scientifiques qui ont permis de mieux la cerner. Ce que nous pouvons espérer (III). Le suivre dans cette épopée scientifique et ce cours magistral, c'est partager l'expérience d'un neurologue chevronné qui a contribué à définir la maladie pour mieux la vaincre ; comment il a dû se battre pour la faire reconnaitre comme une maladie spécifique, pour obtenir certains appareils nécessaires au diagnostic, pour informer aussi, et aller contre les inepties relayées par les médias, d'après lesquelles un carré de chocolat pourrait prévenir ou même guérir ; comment il se bat aujourd'hui pour lever des fonds. Dans cet ouvrage passionnant, il met enfin des mots sur cette maladie redoutée et livre sans fard toute la vérité sur Alzheimer. Un document choc, nécessaire.
durée : 00:11:31 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Les machines sont-elles en train de remplacer les soldats ? En Ukraine, Zelensky affirme qu'une position russe a été reprise par des robots seuls, et prévoit de commander 50 000 drones terrestres en 2026. Une course aux armements high-tech qui transforme en profondeur la façon de faire la guerre. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Jean-Christophe Noël Chercheur associé au Centre des Études de Sécurité de l'Institut français des relations internationales (IFRI), rédacteur en chef d'une revue spécialisée sur la guerre aérienne “Vortex”
Depuis la fin de la guerre froide, une idée s'est imposée pour expliquer les tensions du monde : celle d'un affrontement entre civilisations. Une idée popularisée par l'Américain Samuel Huntington, selon laquelle les conflits ne seraient plus idéologiques ou territoriaux, mais culturels, religieux, presque identitaires. Le regard sur le Moyen-Orient est particulièrement intéressant tant on y assiste à l'effritement progressif des grands pôles de civilisation arabo-musulmane contemporains incarnés par l'Irak, la Syrie, et potentiellement l'Égypte. Effritement que d'aucuns décrivent comme l'une des tragédies géopolitiques majeures du XXIè siècle. Là où naquirent jadis les premières cités-États, le droit codifié et les empires fondateurs, nous assistons aujourd'hui à une fragmentation sans précédent qui remet en question la pérennité de ces berceaux de l'humanité. Aux côtés de l'effritement, il y a aussi l'embrasement. Depuis l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023 et la riposte israélienne, le feu ne s'arrête plus au Moyen-Orient. Destruction presque totale de Gaza. Maintenant le Sud Liban, conjointement à l'attaque israélo-américaine sur l'Iran. Une situation particulièrement suivie par la Turquie qui célébrait en 2023 son 100ème anniversaire et dont le narratif civilisationnel est particulièrement développé. Les paradigmes de civilisation sont en hausse dans le monde entier et la compétition accrue pour l'exercice hégémonique du pouvoir. Nostalgie de l'empire. Critique de la modernité. Émission en partenariat avec l'INALCO, l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale. Invités : Sophia Mahroug, maîtresse de conférences à l'Université Sorbonne Abu Dhabi, spécialiste de l'Iran contemporain et des Gardiens de la révolution Lætitia Bucaille, professeure de Sociologie politique à l'INALCO, chercheuse au Centre d'études sur les mondes africains, américains et asiatiques et membre senior de l'Institut universitaire de France. Son dernier ouvrage « Gaza, quel avenir ? » dans la collection Essais chez Stock Jan-Markus Vömel, historien. Spécialiste de la Turquie moderne et plus particulièrement de l'islamisme turc. Chercheur postdoctoral sur le Proche et Moyen-Orient du programme de recherche DECRIPT de l'INALCO.
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durée : 00:04:44 - Avec sciences - par : Alexandra Delbot - Sur la plus grande lune de Saturne, les saisons durent plus de 7 ans. Mais quel est le cycle de vie des nuages polaires ? C'est ce qu'a reconstitué cette nouvelle étude. Et si les prédictions sont justes, un nouveau nuage devrait apparaître au nord de la lune d'ici fin 2027. - invités : Bruno de Batz de Trenquelléon Chercheur post-doctorant à l'Observatoire de Paris
durée : 00:58:45 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Le 15 mai 1948, les États-Unis reconnaissent l'État d'Israël dès sa proclamation. Les décennies suivantes, leurs relations se resserrent et des aides militaires se mettent en place. En pleine guerre froide, Israël devient un allié de premier plan pour les États-Unis au Moyen-Orient. - réalisation : Thomas Beau - invités : David Elkaïm Chercheur spécialiste du Proche-Orient ; Maya Kandel Historienne spécialiste des États-Unis
durée : 00:58:45 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Le 15 mai 1948, les États-Unis reconnaissent l'État d'Israël dès sa proclamation. Les décennies suivantes, leurs relations se resserrent et des aides militaires se mettent en place. En pleine guerre froide, Israël devient un allié de premier plan pour les États-Unis au Moyen-Orient. - réalisation : Thomas Beau - invités : David Elkaïm Chercheur spécialiste du Proche-Orient ; Maya Kandel Historienne spécialiste des États-Unis
durée : 00:58:45 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Le 15 mai 1948, les États-Unis reconnaissent l'État d'Israël dès sa proclamation. Les décennies suivantes, leurs relations se resserrent et des aides militaires se mettent en place. En pleine guerre froide, Israël devient un allié de premier plan pour les États-Unis au Moyen-Orient. - réalisation : Thomas Beau - invités : David Elkaïm Chercheur spécialiste du Proche-Orient ; Maya Kandel Historienne spécialiste des États-Unis
durée : 00:36:17 - Le téléphone sonne - par : Fabienne Sintes - Le retour vers la Lune approche. Avec Artemis-2, la Nasa s'apprête à renvoyer des astronautes dans l'espace, plus de cinquante ans après Apollo. Derrière cette mission, il y a surtout une nouvelle course spatiale qui se profile. - réalisation : Thomas Lenglain, Pierre Dessertenne, Amaury Bocher, Mathias Dubois, Philippe Lefébure - invités : Xavier Pasco Spécialiste de la politique spatiale américaine et directeur de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS)., Alban Guyomarc'h Chercheur en droit de l'espace à l'université Panthéon-Assas et au Collège de France, il coordonne également le Groupe Objectif Lune de l'Association Nationale de la Recherche et de la Technologie (ANRT) , Sophie Bécherel Journaliste scientifique à France Inter Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Nous sommes le 21 décembre 1989, à Bucarest. Rentré d'un voyage officiel de trois jours en Iran, Nicolae Ceausescu a « convoqué » une manifestation de soutien populaire. En plusieurs endroit du pays, une partie du peuple roumain a commencé à exprimer son mécontentement, il faut donc bomber le torse du pouvoir. Ce jour-là, des ouvriers dits « favorables » au régime sont priés de témoigner de leur ferveur devant le siège du Comité central du Parti communiste. Il est 11h30, lorsque celui qui aime se faire appeler le « génie des Carpates » apparaît au balcon, son épouse Elena est à ses côtés. Le discours du « Danube de la pensée (autre surnom du dictateur) est retransmis à la télévision. Tout se passe comme prévu : slogans communistes et anti-occidentaux sont au rendez-vous. Mais après moins de dix minutes, une clameur monte. Elle couvre le discours. Ce sont les enregistrements de la répression des manifestations de Timisoara, quelques jours plus tôt. Ceausescu semble décontenancé. Il tente de ramener le calme, promet l'augmentation des salaires minimums. Elena veut intervenir, l'aider à trouver les mots. Il lui dit de se taire. Pendant de longues minutes encore, le tyran gesticule, il nous apparait, aujourd'hui, pathétique. Il quittera le balcon sous les huées. Quatre jours plus tard, , Nicolae et Elena Ceausescu sont abattus au terme d'un simulacre de procès. Les images de leur exécution vont sidérer les téléspectateurs du monde entier. Avec Vincent Genin, Vincent Genin, Chercheur à l'université de Liège et aux Archives de État. sujets traités : Nicolae Ceausescu, tyran, Roumanie, communiste, Danube, dictateur, Timisoara, Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:31 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Le 15 mai 1948, les États-Unis reconnaissent l'État d'Israël dès sa proclamation. Les décennies suivantes, leurs relations se resserrent et des aides militaires se mettent en place. En pleine guerre froide, Israël devient un allié de premier plan pour les États-Unis au Moyen-Orient. - réalisation : Thomas Beau - invités : David Elkaïm Chercheur spécialiste du Proche-Orient ; Maya Kandel Historienne spécialiste des États-Unis
Tous les dimanches à minuit, Daniel Riolo propose une heure de show en direct avec Moundir Zoughari pour les passionnés de poker. Conseils d'un joueur professionnel, actualité, tournois... Votre rendez-vous poker, sur RMC !
Tous les dimanches à minuit, Daniel Riolo propose une heure de show en direct avec Moundir Zoughari pour les passionnés de poker. Conseils d'un joueur professionnel, actualité, tournois... Votre rendez-vous poker, sur RMC !
Imaginez-vous pris dans une crise majeure : qui appelez- vous en premier ? qui allez-vous aider prioritairement ? Ces personnes qui vous viennent en tête forment votre Réseau des tempêtes comme l'appelle Pablo Servigne : c'est un tissu dense de liens qui nous maintient à flot dans l'adversité.Et si nous élargissions ces réseaux ? Et si, face aux tempêtes à venir, l'entraide devenait notre plus grande force ? En mariant effondrement et entraide, Pablo fait la proposition de miser sur nos liens sociaux plutôt que sur les ressources matérielles pour répondre aux enjeux de notre époque. Pour lui, la quête extérieure est en miroir de la quête intérieure, et cette dernière commence dès maintenant.Avec Pablo dans cet épisode, on parle donc de quête intérieure, d'entraide et de liens qui nous relient.J'espère que cette écoute t'invitera à tisser des liens, en toi, et tout autour.Belle écoute ! ☀️ ---Pour retrouver Telecoop, c'est ici !
Rubrique:nouvelles Auteur: o.henry Lecture: Daniel LuttringerDurée: 25min Fichier: 17 Mo Résumé du livre audio: " Il y a de nombreuses espèces d'imbéciles. S'il vous plaît, que tout le monde reste assis, jusqu'à ce que chacun soit appelé individuellement. J'avais été toutes les espèces d'imbéciles, excepté une. J'avais dépensé mon patrimoine, compensé mon mariage, joué au poker, au tennis, à la Bourse, je m'étais séparé de mon argent par des moyens variés et rapides. Mais il y avait un rôle de fou (ou de bouffon) que je n'avais pas encore joué : c'était celui du Chercheur de Trésors Enfouis." Cet enregistrement est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.
Le thé est la deuxième boisson la plus bue au monde après l'eau mais quel est l'envers de la tasse ? Les campagnes de plaidoyer et les politiques internationales ne s'y intéressent pas pourtant ces délicieuses feuilles sont encore produites sur un modèle social et économique hérité du passé colonial ! Avec : - Pierre-William Johnson, socio-économiste en économie écologique pour son ouvrage Thé, l'envers de la tasse (aux Éditions Charles Léopold Mayer) - François-Xavier Delmas, chercheur de Thé, fondateur du Palais des thés, auteur de Chercheur de thé: De la découverte à l'initiation (aux éditions de la Martinière), et du podcast : Un Thé Un Voyage. Musiques diffusées dans l'émission ► The Kinks - Have a cup of tea ► Yeko music - Baara.
Invité, fonction, était l'invité de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce jeudi 24 septembre. Il/Elle [est revenu(e) / a abordé / s'est penché(e) sur] [SUJET] sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:12:07 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Le Pakistan a annoncé une « guerre ouverte » contre l'Afghanistan et bombardé Kaboul, une escalade inédite depuis le retour des talibans. Islamabad accuse Kaboul d'abriter le TTP. Après l'échec des trêves, le risque d'un conflit durable grandit. Jusqu'où ira l'affrontement ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Gilles Boquérat Chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique
durée : 00:25:23 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Alexandra Bensaid, Simon Le Baron - "Ce qui s'est passé depuis deux ans et demi au Moyen-Orient va probablement déterminer les dix ou quinze prochaines années" dans la région, estime sur France Inter le chercheur en science politique Hugo Micheron. "L'axe de résistance" sur lequel pouvait compter l'Iran est désormais "pulvérisé". - invités : Hugo Micheron, Justin VAISSE - Hugo Micheron : Politologue français, spécialiste du djihadisme en Europe, Justin Vaïsse : Historien, fondateur et directeur général du Forum de Paris sur la Paix, ancien directeur du Centre d'Analyse, de Prévision et de Stratégie du Quai d'Orsay Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Prenez soin de votre peau avec FOREO, le sponsor de cette vidéo. Bénéficiez de 30% de réduction sur votre commande avec le code MANAL30 : https://faqswiss.ch/zh4V5La chirurgie esthétique n'a jamais été aussi visible.Mais ce que vous voyez sur les réseaux n'est qu'une surface.Le Dr Vivien Moris est chirurgien plasticien et esthétique, avec plus de 5000 interventions majeures.Diplômé aux niveaux français et européen, il exerce entre Paris, Dijon, Singapour et Dubaï.Chercheur, conférencier international, il travaille aussi sur les liens entre épigénétique, vieillissement et innovation médicale.Dans cet épisode, il révèle :◼️ Ce que la science dit réellement sur le vieillissement◼️ Le rôle de l'épigénétique dans la transformation du corps◼️ Les innovations qui vont changer la chirurgie dans les 10 prochaines années◼️ Les risques et les dérives dont on parle trop peu◼️ Pourquoi certaines interventions transforment bien plus que l'apparenceSon insta : https://www.instagram.com/drvivienmoris/Son TikTok: https://www.tiktok.com/@drvivienmoris➤ Si vous avez apprécié cet entretien, vous pouvez regarder d'autres épisodes ici : urlr.me/xr75DdAbonnez-vous à la chaîne
Le 24 février 2022, la Russie lançait ce que le Kremlin continue d'appeler une « opération militaire spéciale » contre l'Ukraine. Quatre ans plus tard, la guerre s'est installée dans la durée, les lignes de front se sont figées par endroits, durcies ailleurs, et le conflit est devenu un fait structurant de l'ordre international. Cette guerre, elle ne se joue pas seulement sur le terrain militaire. Elle se joue aussi sur le terrain des mots, des images, des récits. Deux narrations radicalement opposées s'affrontent. Pour Kiev, il s'agit d'une guerre d'agression, coloniale, impériale, visant à nier l'existence même de la nation ukrainienne. Pour Moscou, il s'agit d'une guerre défensive, existentielle, provoquée par l'expansion de l'OTAN, destinée à « protéger » les populations russophones et à corriger ce que Vladimir Poutine considère comme une erreur historique majeure : l'indépendance de l'Ukraine. Derrière ces récits, des visions du monde. Derrière ces visions, une lecture de l'histoire. Et derrière cette lecture, un projet politique. Quelle conception de la Russie, de son identité, de son rapport à l'Empire et à l'Occident a conduit Vladimir Poutine à déclencher cette guerre ? Quel est le récit dominant produit par le Kremlin pour la justifier et pour en soutenir le prolongement ? Comment ces récits varient-ils selon les publics : opinion russe, pays occidentaux, Sud global, membres des BRICS ? Et surtout : comment distinguer un récit politique — toute guerre en produit — d'une entreprise de désinformation structurée ? Dans ce conflit, l'absurde semble parfois le disputer au fatal. Mais rien n'est laissé au hasard : la production du récit est organisée, institutionnalisée, stratégique. Car c'est bien au nom d'une vision politique et historique que Vladimir Poutine et quelques autres ont déclenché cette guerre. Pour cette deuxième émission en partenariat avec l'INALCO, l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale, Invités : Ioulia Podoroga, philosophe et spécialiste de la littérature russe, maîtresse de conférences habilitée à diriger des recherches à l'INALCO. Elle codirige « Routledge Companion to Concepts in Russian Contemporary Politics » à paraitre à la fin de l'année. Ioulia Podoroga qui a récemment dirigé un volume collectif sur le Nihilisme russe Pierre-Louis Six, historien et politiste. Chercheur post-doctorant du programme DECRIPT, rattaché eu Centre interdisciplinaire sur les enjeux stratégiques de l'ENS. Et au centre de recherche Maurice Halbwachs. Ancien directeur adjoint du Centre d'études franco-russes de Moscou. Auteur de nombreux ouvrages et articles dont « Les diplomates russes croient-ils à leurs mythes ? », article paru dans la revue Critique Internationale, Volume 108, 2025 Maxime Audinet, professeur junior et titulaire de la chaire « Stratégie d'influence » à l'INALCO, Chercheur au Centre de recherche Europes-Eurasie (CREE) et à GEODE, Université Paris 8 et spécialiste de la politique étrangère de la Russie.
durée : 00:58:42 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - En 2004, le pont de Mostar était inauguré en grande pompe après sa reconstruction grâce à des financements européens, et érigé en symbole de la "réconciliation". Pourtant, au terme de cette réhabilitation, les Mostariens ont vu la ville qu'ils connaissaient disparaitre, et les divisions persister. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Aline Cateux Anthropologue, docteure en sciences politiques et sociales de l'université de Louvain la Neuve, chercheuse rattachée à l'université d'Ottawa et à la Faculté de science politique de Sarajevo.; Gruia Bădescu Chercheur-résident 2024-2025 de l'Institut d'études avancées de Paris et chercheur en histoire au Zukunftskolleg de l'Université de Constance.
Anne Ghesquière reçoit Guillaume Fond, médecin psychiatre, chercheur et enseignant à l'université. Peut-on soulager le stress, l'anxiété, la dépression, le déclin cognitif ou le brouillard mental grâce à des compléments alimentaires bien choisis ? Que nous disent les méta-analyses internationales les plus récentes sur les vitamines, plantes, minéraux ? Quel est le rôle du microbiote, du nerf vague mais aussi des carences nutritionnelles dans notre équilibre psychique ? Comment démêler le vrai du faux dans la jungle des gélules, des vitamines et des extraits de plantes ? Bien comprendre les OMEGA 3, la DHA, le rôle de la Vitamine D, de la B9 et du Zinc. Le Dr Guillaume Fond explore les liens profonds entre alimentation, compléments, cerveau et santé mentale, en s'appuyant sur les dernières données scientifiques. Son ouvrage Compléments alimentaires & santé mentale est publié chez Flammarion. Épisode #666Quelques citations du podcast avec Guillaume Fond :"Patience et régularité sont vraiment la clé.""Ce qu'on met dans notre assiette conditionne la façon dont nos gènes s'expriment.""Un stress psychique a des conséquences physiologiques."À réécouter :#609 Bien nourrir son cerveau : stress, anxiété, dépressionRecevez chaque semaine l'inspirante newsletter Métamorphose par Anne GhesquièreDécouvrez Objectif Métamorphose, notre programme en 12 étapes pour partir à la rencontre de soi-même.Suivez nos RS : Insta, Facebook & TikTokAbonnez-vous sur Apple Podcast /Spotify / Deezer / CastBox / YoutubeSoutenez Métamorphose en rejoignant la Tribu MétamorphoseThèmes abordés lors du podcast avec Guillaume Fond :00:00 Introduction01:30 L'invité03:12 Les différents compléments alimentaires03:50 Santé mentale et nutrition06:24 L'efficacité des compléments alimentaires07:45 Durée et régularité10:03 Les idées reçues11:28 Un marché controversé12:36 L'importance de la transdisciplinarité13:53 Les compléments à l'efficacité avérée15:28 Les carences prioritaires16:22 Les extraits de plantes : vigilance !17:44 Théanine et retard de phase22:35 Les garanties des méta-analyses23:36 La santé mentale au quotidien27:04 Le rôle clé du cerveau29:17 Troubles psychiques et conséquences physiologiques30:27 Le DHA pour nourrir le cerveau32:59 L'importance de la vitamine D34:03 Folates et vitamine B934:52 Attention au zinc ?35:11 Cure ou prise quotidienne ?38:11 L'impact des bouleversements hormonaux40:37 Priorité au cerveau dénutri44:05 Les limites des allégations de santé47:24 Les compléments efficaces contre la dépression48:51 Cerveau, nerf vague et microbiote50:30 Faut-il tester son microbiote ?51:41 Probiotiques et dépression59:33 Algues et oméga-301:01:52 La vit C : attention au surdosage01:02:59 En cas des stress01:05:08 Safran et TDAHAvant-propos et précautions à l'écoute du podcast Photo © Geoffroy Mathieu / Leextra / Éditions Flammarion Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:57:58 - Le Souffle de la pensée - par : Géraldine Mosna-Savoye - Herculine Barbin, née en 1838 est assignée femme à la naissance. Suite à plusieurs examens médicaux, il est réassigné garçon à 20 ans et devient Abel. Mais il ne parvient pas à trouver sa place et se suicide en 1868, laissant un témoignage littéraire d'une rare puissance. Eric Fassin nous en parle. - réalisation : Nicolas Berger - invités : Éric Fassin Professeur de sociologie et d'études de genre à l'université Paris-8. Chercheur au Sophiapol (universités Paris-Nanterre et Paris-8) et membre senior de l'Institut universitaire de France
Pourquoi dort-on si mal aujourd'hui ?Dans cet épisode d'InPower, je reçois Thomas Andrillon, chercheur en neurosciences cognitives, pour interroger notre rapport au sommeil.Dans cet épisode on s'est posé toutes les grandes questions auxquelles on voudrait avoir des réponses sur le sommeil :Pourquoi dort-on?Existe-t-il une bonne durée de sommeil universelle?Peut-on rattraper notre dette de sommeil?On parle aussi de cette notre contemporaine du “sommeil idéal”, de la culpabilité de mal dormir, et de la façon dont vouloir trop bien faire peut parfois aggraver les choses.Un épisode pour sortir des recettes toutes faites, et repenser le sommeil comme un équilibre personnel.Je vous souhaite une très bonne écoute !Pour découvrir les coulisses du podcast : https://www.instagram.com/inpowerpodcast/Pour en savoir plus sur Thomas Andrillon: https://institutducerveau.org/collaborateurs/andrillon-thomasPour suivre mes aventures au quotidien : https://www.instagram.com/louiseaubery/Si cet épisode vous a plu, vous aimerez sûrement celui-ci : https://shows.acast.com/inpower/episodes/christophe-de-jaeger Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.