Country in the Middle East
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Wall Street enchaîne les records dans un calme presque suspect (VIX au plus bas depuis 8 mois), Reddit fait son entrée au S&P 500, et deux poids lourds, Nvidia et Berkshire, viennent de dévoiler des paris ultra-concentrés qui en disent long sur ce cycle. Au programme aussi : les tensions au Liban qui redessinent le risque géopolitique loin d'Ormuz, et une semaine chargée entre minutes du FOMC et résultats de la grande distribution US (Home Depot, Target, Walmart). Pour finir, une image d'alpinisme sur ce qui compte vraiment quand le marché s'agite : bien choisir sa cordée.Force et Honneur
durée : 00:15:04 - Le journal de 18h00 - Les négociations entre Israël et le Liban sont dans l'impasse. En revanche, les menaces entre le Hezbollah libanais et Israël sont relancées après une frappe meurtrière ce samedi matin, menée par Israël sur le Liban. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:04 - Les journaux de France Culture - Les négociations entre Israël et le Liban sont dans l'impasse. En revanche, les menaces entre le Hezbollah libanais et Israël sont relancées après une frappe meurtrière ce samedi matin, menée par Israël sur le Liban. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Après les déclarations d’Israël Katz affirmant qu’Israël était « là pour rester » dans le sud du Liban, l’administration Trump a réagi. Cisjordanie, Liban : Washington est-il en train de fixer de nouvelles limites au gouvernement israélien ? Décryptage avec Or Yissachar, chercheur en sécurité nationale et spécialiste du Moyen-Orient.
durée : 00:02:40 - Géopolitique - Direction le Liban, qui vient d'abolir la peine de mort. C'est inédit au Moyen Orient ! Beyrouth est, en effet, la première capitale de la région qui renonce à tuer au nom de la justice. - équipe : Marie Boëton Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:02:40 - InterNational - Direction le Liban, qui vient d'abolir la peine de mort. C'est inédit au Moyen Orient ! Beyrouth est, en effet, la première capitale de la région qui renonce à tuer au nom de la justice. - équipe : Marie Boëton Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Il y a 70 ans jour pour jour, le 13 août 1956, la Tunisie adoptait son Code du statut personnel, l'un des textes les plus progressistes du monde arabe pour les droits des femmes : interdiction de la polygamie, divorce judiciaire pouvant être aussi à l'initiative de la femme, consentement obligatoire de la femme au mariage. Aujourd'hui, alors que la Tunisie célèbre sa Journée nationale de la femme, que reste-t-il de cet héritage et quels sont les combats des féministes tunisiennes ? Hela Ben Salem, secrétaire générale de l'Association tunisienne des femmes démocrates, répond aux questions de RFI. RFI : Le Code du statut personnel a 70 ans, est-ce que les avancées qu'il avait permises sont menacées aujourd'hui ? Hela Ben Salem : Le Code du statut personnel a été en 1956 une décision politique et réformatrice qui a profondément transformé la situation des femmes et la société tunisienne de manière générale. Sauf qu'aujourd'hui, lorsqu'on parle des droits des femmes, on ne peut pas les dissocier de la situation démocratique générale, du recul des libertés, de l'État de droit, de l'indépendance, de la justice, de la liberté d'expression et évidemment les droits des femmes de manière générale. Quels sont les acquis les plus fragilisés aujourd'hui selon vous ? C'est la structure et la symbolique du CSP principalement qui est en danger. Les tentatives de noyer les femmes à des rôles traditionnels, de remettre en question l'égalité et les acquis obtenus au cours de décennies de lutte. Ce qui est préoccupant, malheureusement, c'est qu'il y a des discours conservateurs aujourd'hui, malheureusement en Tunisie, et ces discours ne sont plus uniquement marginaux. Lorsque les institutions de l'État et les espaces religieux officiels ouvrent leurs portes à des discours réactionnaires et discriminatoires, nous devons nous poser la question : quelle est la position de l'État dans la protection de ces acquis ? Le Code statut personnel est en vigueur depuis sa promulgation en 1956, et évidemment, une grande partie des réformes ont été portées à l'époque par la volonté politique, surtout après la révolution. Nous avons eu des acquis depuis toujours attendus et portés par le mouvement féministe. Et depuis 2019, malheureusement, nous n'avons eu aucun acquis de ce gouvernement, de ce pouvoir politique, et le risque est de voir le discours conservateur se réinstaller, et se normaliser et devenir progressivement acceptable dans un silence complice de l'État. Du pouvoir, tout simplement. Quels sont ces thèmes conservateurs qui reviennent sur la place publique ? C'est principalement ceux qui sont relatifs au statut des femmes. Donc la polygamie ou encore le statut de chef de famille. On ne parle plus non plus de l'égalité en matière d'héritage. La bataille est éminemment politique. Elle n'est pas moins importante que celle pour les libertés individuelles et collectives, parce que, pour nous, en tant que femme démocrate, en tant que féministe, il n'y a pas de démocratie sans égalité. Il n'y a pas d'égalité réelle sans État de droit. On ne veut pas seulement protéger le Code du statut personnel contre tout recul, mais nous voulons poursuivre et approfondir ce projet. Car 70 ans après, les discriminations, les violences, la pauvreté et la précarité persistent. Quelles sont les réformes que vous défendez, en particulier ? L'égalité dans l'héritage, l'égalité dans la responsabilité des familles pour abolir l'institution du chef de famille, le droit de la famille de manière générale, parce qu'il y a aujourd'hui des dispositions, par exemple, qui maintiennent encore des différences de traitement entre les femmes et les hommes. Le père est toujours le tuteur des enfants, même en cas de divorce. L'inégalité successorale, c'est l'une des formes de violence économique. C'est important aujourd'hui qu'on consacre des textes pour mettre la femme sur un pied d'égalité avec l'homme, en matière justement d'accès à la terre, d'accès aux ressources, d'égalité dans l'héritage. Tout cela. Quels sont les courants politiques, par exemple à l'Assemblée, qui mettent en danger les droits des femmes ? Le discours de certains députés à l'ARP, pas mal de députés qui ont proposé la réforme du Code du statut personnel pour des raisons démographiques, chose qui est étonnante. Chose qui est choquante parce que les femmes ne sont pas des machines de reproduction. Donc, il faut respecter aussi la dignité des femmes, leurs corps, leurs droits sexuels et corporels. Parce que la Tunisie, qu'on le veuille ou pas, possède un héritage réformateur réel. Le Code du statut personnel a profondément transformé le droit de la famille dès 1956. L'espoir aussi dépend d'une chose essentielle, c'est d'être toujours vigilants et vigilantes en tant que citoyens et citoyennes tunisiens. Après 70 ans, nous ne voulons pas seulement protéger ce qui a été obtenu, mais nous voulons aussi poursuivre le projet d'émancipation et faire de l'égalité une réalité pour toutes les Tunisiennes, tout en sachant que les combats des femmes se poursuivent depuis plus de 36 ans, même au sein de l' ATFD, [l'Association tunisienne des femmes démocrates, ndlr] , depuis sa création. Donc, de génération à l'autre, ce projet et ce combat est porté par toutes les générations et peu importe le pouvoir politique en place. À écouter aussiMaroc, Tunisie, Liban : où en est l'égalité hommes-femmes?
durée : 00:02:40 - Le 6/9 de l'été - Direction le Liban, qui vient d'abolir la peine de mort. C'est inédit au Moyen Orient ! Beyrouth est, en effet, la première capitale de la région qui renonce à tuer au nom de la justice. - équipe : Marie Boëton Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ce premier long-métrage en compétition dans la catégorie cinéaste du présent, met en scène Hana, une apprenti bergère dʹune trentaine dʹannées. Elle mène une vie totalement isolée et solitaire, dans une cabane au cœur des Alpes, près de la frontière franco-italienne. Elle qui a fui le Liban en guerre lorsquʹelle était enfant, se retrouve confrontée à sa propre histoire familiale après la mort dʹun migrant en montagne. Du 5 au 14 août 2026 – tous les jours en direct de Locarno avec Pierre Philippe Cadert et Rafael Wolf.
Au sud du Liban, les habitants de Zawtar el-Gharbiyeh rentrent chez eux après des mois d'exil. Leur village est l'une des premières « zones pilotes » prévues par l'accord conclu entre Israël et le Liban sous médiation américaine. Mais derrière ce retour présenté comme un test, ils découvrent un paysage de ruines, vivent toujours à quelques centaines de mètres des soldats israéliens et tentent de reconstruire leur vie sous la protection de l'armée libanaise. Reportage d'Amélie David, qui a été autorisée à entrer dans le village seulement sous escorte de l'armée libanaise et pendant deux heures. De notre envoyée spéciale à Zawtar el-Gharbiyeh, Sur la route qui mène au cœur du village, les terres agricoles sont en friche, brûlées par le soleil. Les immeubles bombardés sont à terre. Enfin, une maison tient encore debout mais les murs sont criblés de balles. À l'intérieur : du verre brisé, de la nourriture pourrie de marque israélienne et des inscriptions en hébreu sur les murs. Le propriétaire de la maison, Abbas Azzedinne, raconte : « Nous étions fonctionnaires. Moi et mes fils avons servi dans l'armée. Nous avons travaillé pendant vingt ou trente ans pour construire cette maison, pour enfin pouvoir nous reposer et vivre tranquillement. Quand nous sommes revenus… Nous sommes restés sans voix ». Abbas Azzedinne fait partie des 25 familles revenues il y a quatre jours. « Nous sommes partis avec les vêtements que nous portions. Mais je n'aurais jamais imaginé qu'ils iraient jusque-là. Même aujourd'hui, après une dizaine de jours, je n'arrive toujours pas à réaliser que les Israéliens sont réellement entrés ici et ont fait tout cela. Je n'arrive toujours pas à y croire », explique-t-il. Plus bas, sur la place du village, habitants et secouristes sont à pied d'œuvre pour déblayer les décombres, couper les arbres brûlés par les soldats de l'armée israélienne. Mais ici, tout le monde vit encore dans la peur. L'armée israélienne est juste en face dans le village de Zawtar el-Charqyieh. Les coups de feu résonnent dans les maisons, les dynamitages. Le maire Abed Azzedinne explique : « Les tirs proviennent du côté de ces véhicules. Ils ratissent actuellement les quartiers résidentiels de Zawtar el-Gharbiyeh (Zawtar-Est). Dans quelques instants, vous verrez aussi leurs patrouilles à l'œil nu. Ils sont seulement à quelques mètres de nous. Voilà pourquoi nous ne nous sentons pas réellement en sécurité. Seule la présence de l'armée libanaise nous rassure. » Une partie du village reste inaccessible en raison de la présence de l'armée israélienne. Mais peu importe pour Khalil et Warde Turkiye. Le couple dort dans les décombres de leur demeure depuis quatre jours. Khalil Turquyie affirme : « Pour revenir à cette opération pilote, ce qui nous importe, c'est que notre armée nationale fasse son travail. Nous souhaitons que l'armée reste présente ici en permanence. Cette opération a été une réussite. Nous sommes revenus, grâce à Dieu, que Dieu les protège. Sans l'armée, nous n'aurions jamais pu revenir. » À Zawtar el-Gharbiyeh, les habitants reconstruisent déjà leurs maisons. Mais chaque détonation venue du village voisin leur rappelle que, dans cette « zone pilote », le retour des civils a commencé avant celui de la sécurité. À lire aussiFace aux violations du cessez-le-feu, Beyrouth menace de cesser les négociations directes avec Israël
Toute cette semaine, Aujourd'hui l'économie vous propose de partir à la rencontre des diasporas commerçantes. Ce matin, on vous raconte l'histoire d'une communauté qui a une présence plus importante à l'étranger que dans son propre pays. Il s'agit de la diaspora libanaise. Sa capacité d'adaptation et d'intégration, mais aussi ses pratiques commerciales jamais vues auparavant, ont redessiné le paysage économique de certains pays et notamment celui du Brésil. Ils sont entre 7 et 10 millions de Libanais ou de descendants de migrants libanais au Brésil. C'est le pays qui abrite la plus grande diaspora libanaise au monde. Au cœur du vieux São Paulo encore aujourd'hui, dans la Rua 25 de Março, les échoppes portent les signes de cette présence. C'est autour de cette artère commerçante que des milliers d'habitants de ce qui n'était encore qu'une province de l'Empire ottoman sont arrivés au début du XXᵉ siècle avec quelques ballots de tissus. Jeffrey Lester est professeur d'histoire de l'Amérique latine à l'université Emory d'Atlanta et l'auteur de plusieurs livres sur l'immigration au Brésil. « Lorsque les habitants du Moyen-Orient arrivent au Brésil, le Liban ou la Syrie n'existaient pas encore. Ce sont des sujets de l'Empire ottoman. C'est pourquoi, entre historiens, nous ne parlons pas de l'arrivée des Libanais au Brésil, mais des habitants du Moyen-Orient. Les premières migrations importantes commencent dans les années 1880. À l'époque, l'Empire ottoman est en train de se déliter et le Brésil est alors un pays en pleine transformation : l'esclavage est sur le point d'être aboli, les villes grandissent rapidement et l'économie se développe. Il existe de nombreuses opportunités commerciales. Contrairement aux États-Unis, où les préjugés contre les immigrés de pays arabes apparaissent très tôt, le Brésil leur est largement ouvert. Cette diaspora arrive aussi au bon moment : le Brésil passe d'une économie rurale à une économie urbaine et industrielle et c'est une terre d'opportunités économiques. » À lire aussiLes diasporas libanaises à travers le monde Les Libanais au Brésil « ont fini par contrôler tout le réseau de distribution » Ces immigrés ottomans sont d'abord des colporteurs. Ils vont de ville en ville pour vendre toutes sortes de marchandises. « Un des secteurs de l'économie qui était tout nouveau, c'est la distribution. Les Brésiliens, même les plus pauvres, avaient un peu plus d'argent à dépenser qu'avant, et ils voulaient consommer. Mais il n'y avait pas beaucoup de vendeurs ambulants. Et comme les gens du Moyen-Orient fonctionnaient souvent en réseaux, basés sur la famille et sur des liens de communauté, ils ont fini par contrôler tout le réseau de distribution. Un autre élément important, c'est l'introduction d'une nouvelle méthode de paiement : à crédit. C'était une pratique quasiment inconnue au Brésil au XIXe siècle », explique Jeffrey Lester. Ces pratiques donneront naissance aux banques et aux organismes de prêt au Brésil, où la communauté libanaise est aujourd'hui encore très présente. Autre domaine où cette diaspora se distingue, la politique : les descendants d'immigrés libanais représentent aujourd'hui 10 % du Congrès brésilien et l'ancien président Michel Temer sera le premier fils de la diaspora libanaise au Brésil à occuper la fonction suprême, étant président par intérim de 2016 à 2018. À lire aussiLe Brésil envoie de l'aide humanitaire au Liban: Temer va conduire la délégation
Le septième round de négociations entre Israël et le Liban s’est achevé à Rome. Mais derrière les discussions diplomatiques, les désaccords restent nombreux. Que se sont réellement dit les deux délégations ? Quels sont les principaux points de blocage ? Et un mécanisme international de supervision peut-il réellement garantir la sécurité à la frontière ? Jacques Neriah, écrivain, ancien officier du renseignement israélien et spécialiste des questions sécuritaires au Moyen-Orient, a décrypté les coulisses de ces négociations et leurs conséquences pour Israël.See omnystudio.com/listener for privacy information.
Au sud du Liban, les habitants de Zawtar el-Gharbiyeh rentrent chez eux après des mois d'exil. Leur village est l'une des premières « zones pilotes » prévues par l'accord conclu entre Israël et le Liban sous médiation américaine. Mais derrière ce retour présenté comme un test, ils découvrent un paysage de ruines, vivent toujours à quelques centaines de mètres des soldats israéliens et tentent de reconstruire leur vie sous la protection de l'armée libanaise. Reportage d'Amélie David, qui a été autorisée à entrer dans le village seulement sous escorte de l'armée libanaise et pendant deux heures. De notre envoyée spéciale à Zawtar el-Gharbiyeh, Sur la route qui mène au cœur du village, les terres agricoles sont en friche, brûlées par le soleil. Les immeubles bombardés sont à terre. Enfin, une maison tient encore debout mais les murs sont criblés de balles. À l'intérieur : du verre brisé, de la nourriture pourrie de marque israélienne et des inscriptions en hébreu sur les murs. Le propriétaire de la maison, Abbas Azzedinne, raconte : « Nous étions fonctionnaires. Moi et mes fils avons servi dans l'armée. Nous avons travaillé pendant vingt ou trente ans pour construire cette maison, pour enfin pouvoir nous reposer et vivre tranquillement. Quand nous sommes revenus… Nous sommes restés sans voix ». Abbas Azzedinne fait partie des 25 familles revenues il y a quatre jours. « Nous sommes partis avec les vêtements que nous portions. Mais je n'aurais jamais imaginé qu'ils iraient jusque-là. Même aujourd'hui, après une dizaine de jours, je n'arrive toujours pas à réaliser que les Israéliens sont réellement entrés ici et ont fait tout cela. Je n'arrive toujours pas à y croire », explique-t-il. Plus bas, sur la place du village, habitants et secouristes sont à pied d'œuvre pour déblayer les décombres, couper les arbres brûlés par les soldats de l'armée israélienne. Mais ici, tout le monde vit encore dans la peur. L'armée israélienne est juste en face dans le village de Zawtar el-Charqyieh. Les coups de feu résonnent dans les maisons, les dynamitages. Le maire Abed Azzedinne explique : « Les tirs proviennent du côté de ces véhicules. Ils ratissent actuellement les quartiers résidentiels de Zawtar el-Gharbiyeh (Zawtar-Est). Dans quelques instants, vous verrez aussi leurs patrouilles à l'œil nu. Ils sont seulement à quelques mètres de nous. Voilà pourquoi nous ne nous sentons pas réellement en sécurité. Seule la présence de l'armée libanaise nous rassure. » Une partie du village reste inaccessible en raison de la présence de l'armée israélienne. Mais peu importe pour Khalil et Warde Turkiye. Le couple dort dans les décombres de leur demeure depuis quatre jours. Khalil Turquyie affirme : « Pour revenir à cette opération pilote, ce qui nous importe, c'est que notre armée nationale fasse son travail. Nous souhaitons que l'armée reste présente ici en permanence. Cette opération a été une réussite. Nous sommes revenus, grâce à Dieu, que Dieu les protège. Sans l'armée, nous n'aurions jamais pu revenir. » À Zawtar el-Gharbiyeh, les habitants reconstruisent déjà leurs maisons. Mais chaque détonation venue du village voisin leur rappelle que, dans cette « zone pilote », le retour des civils a commencé avant celui de la sécurité. À lire aussiFace aux violations du cessez-le-feu, Beyrouth menace de cesser les négociations directes avec Israël
Depuis la fin du mois de juillet, les États-Unis multiplient les signes de rapprochement – tant économiques que diplomatiques – avec le Maroc. En 2020, les Américains avaient déjà apporté leur soutien au plan d'autonomie marocain pour le Sahara occidental, en échange d'une normalisation des relations du pays avec Israël. Aujourd'hui, Washington semble prêt à appuyer aussi les revendications marocaines sur les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. La pression sur l'Espagne est immense, alors que des dizaines de milliers de personnes (Marocains et migrants subsahariens) ont investi le territoire de Ceuta la semaine dernière. Riccardo Fabiani, directeur pour l'Afrique du Nord à l'International Crisis Group, revient sur le contexte géopolitique et l'influence des États-Unis dans la région. Il répond aux questions de Liza Fabbian. RFI : Il y a quelques jours, le roi du Maroc, Mohammed VI a annoncé que la voie express reliant Tiznit et Dakhla au sud du pays sera baptisée l'autoroute Donald J. Trump. Pourquoi un tel honneur ? Riccardo Fabiani : Cela fait partie de la stratégie du Maroc pour essayer de courtiser l'administration Trump et surtout de faire que cette administration continue de soutenir la position marocaine pendant les pourparlers pour la résolution du conflit au Sahara occidental. Cela constitue en fait l'objectif primaire du Royaume. Pour le Maroc, il s'agit de continuer de donner aux États-Unis des signaux, des petites concessions pour que les États-Unis et surtout le président Trump continuent de soutenir la position marocaine jusqu'au bout pendant ces pourparlers extrêmement délicats. Fin juillet, l'ambassadeur des États-Unis au Maroc s'est rendu à Laâyoune, au cœur du Sahara occidental, pour signer l'attribution d'une subvention américaine en vue de la création d'une unité de production d'hydrogène et d'ammoniac. Que sait-on des ambitions américaines, notamment économiques, au Sahara occidental ? Quand on parle de l'administration Trump, on parle aussi de l'administration qui est très intéressée par des accords économiques, qui puissent être dans l'intérêt des États-Unis et surtout des entreprises américaines. Cela fait vraiment partie du logiciel de cette administration. Je dirais que la construction de cette usine fait partie de cette approche et de cette stratégie américaine dans la région, mais aussi dans le reste du monde. Deux élus américains ont présenté un projet de loi. Ils viennent de le présenter pour étudier la désignation du Front Polisario comme une organisation terroriste étrangère. Que pensez-vous de cette initiative ? Il y a vraiment une stratégie à 360 degrés du Maroc pour essayer d'avancer ses pions au sein de l'administration Trump, mais aussi dans les autres institutions démocratiques américaines. Parce que le Maroc sent que c'est le moment ou jamais. Il y a vraiment une possibilité avec cette majorité républicaine d'arriver à exclure le Front Polisario des futurs pourparlers, des futurs efforts pour résoudre ce conflit. Justement, ces deux députés veulent que le Congrès examine les liens que le Polisario entretiendrait avec l'Iran. En quoi le conflit entre les États-Unis et l'Iran joue-t-il un rôle dans ce contexte ? Je dirais qu'il y a un effort de la part du Maroc et donc des lobbies marocains aux États-Unis d'essayer d'utiliser ce discours très anti-iranien – bien évidemment alimenté par le conflit actuel entre l'Iran et les États-Unis – pour donner encore plus de force au discours marocain sur le Sahara occidental. Dans la réalité et dans les faits, il n'y a vraiment rien qui lie le Polisario à la question de l'Iran ou à la question du Hezbollah au Liban. Il y a donc aussi ce lien avec Israël. Comme on le sait, en 2020, l'administration Trump a reconnu la souveraineté marocaine au Sahara occidental en échange de la normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël. Il y a toujours une tentative de la part du Maroc de lier le conflit mené par Israël dans la région avec ses efforts contre le Front Polisario et vis-à-vis de l'Algérie et cette tentative de faire une liaison entre des conflits qui sont en fait complètement séparés et différents. Vous avez évoqué l'Algérie. Le 20 juillet, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, s'est rendu à Alger, soutien des indépendantistes du Front Polisario. Lors de cette visite, le Premier ministre espagnol a dit vouloir approfondir les liens avec un « partenaire stratégique ». Comment cette visite a-t-elle été perçue au Maroc ? Il s'agit d'une visite qui avait été communiquée en avance de la part des Espagnols à leur partenaire marocain. Je doute donc qu'elle ait représenté une surprise pour le Maroc. En fait, la normalisation des relations diplomatiques entre l'Espagne et l'Algérie ne pose pas de problèmes aux intérêts marocains parce que la position espagnole en faveur du plan d'autonomie marocain au Sahara occidental n'a pas changé et ne changerait pas, simplement parce que Pedro Sanchez a visité Alger et a rencontré le président Tebboune. Donc vous, vous ne voyez pas un lien entre cette visite et la récente crise migratoire à Ceuta comme certains ? Selon moi, il ne s'agit pas en fait de l'hypothèse la plus crédible. Ceuta est considérée par le Maroc comme un territoire occupé. Et en même temps, Israël et les États-Unis considèrent l'Espagne comme un État qui continue de s'impliquer aux côtés des Palestiniens à Gaza et qui est resté neutre pendant le conflit avec l'Iran. Ce ne serait donc pas impossible d'imaginer que le Maroc ait essayé un peu d'envoyer des messages en même temps sur Ceuta et à Israël et aux États-Unis, en facilitant un mouvement migratoire vers Ceuta. Je ne crois pas que le Maroc ait fabriqué entièrement cette crise. Il s'agit probablement d'une crise plutôt spontanée qui a été facilitée par le Maroc et utilisée comme un message vers l'Espagne. À lire aussiAu Maroc, les États-Unis réaffirment soutenir la solution marocaine sur le Sahara occidental
durée : 00:05:18 - Les Matins de France Culture - par : Marie Dorcet - Le 4 août 2020, l'explosion du port de Beyrouth a fait des milliers de victimes. Aujourd'hui, l'enquête avance enfin, et les familles attendent un procès. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le 17 septembre 2024, en plein après-midi, des milliers de bipeurs explosent simultanément à travers le Liban. Ils appartiennent à des membres du Hezbollah, une organisation politique et paramilitaire chiite. L'attaque fait 12 morts et près de 2 800 blessés. Tous les regards se tournent alors vers Israël, et surtout vers le Mossad, son service de renseignement. Cette opération impressionnante semble avoir été préparée de longue date. Et une femme pourrait être impliquée : elle s'appelle Cristiana Barsony-Arcidiacono et a depuis disparu des radars. Cette semaine, dans "Nid d'espions”, Charlotte Baris et Etienne Girard, directeur adjoint de la rédaction de L'Express et spécialiste des questions d'espionnage, vous racontent l'étrange rôle de cette italo-hongroise. “Nid d'espions” est un podcast de L'Express, consacré au renseignement, et au rôle majeur des espions dans les moments clés de l'Histoire. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et abonnez vous à L'Express Podcasts Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris et Etienne Girard, monté et réalisé par Jules Krot. Pour nous écrire : podcast@lexpress.fr Crédits : NBC News, NYTimes, AP, The Economic TimesMusique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Visuel : Alice Lagarde Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:15:23 - Les Matins de France Culture - L'armée libanaise de retour dans certains village au sud du pays, où les soldats israéliens n'ont laissé que des ruines. Des zones "tampon", censées préfigurer le retrait progressif de l'armée israélienne du sud du Liban. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:23 - Journal de 8 h - L'armée libanaise de retour dans certains village au sud du pays, où les soldats israéliens n'ont laissé que des ruines. Des zones "tampon", censées préfigurer le retrait progressif de l'armée israélienne du sud du Liban. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:23 - Les journaux de France Culture - L'armée libanaise de retour dans certains village au sud du pays, où les soldats israéliens n'ont laissé que des ruines. Des zones "tampon", censées préfigurer le retrait progressif de l'armée israélienne du sud du Liban. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Six ans jour pour jour. Ce mardi, le Liban commémore la terrible explosion du port de Beyrouth qui a eu lieu le 4 août 2020. La catastrophe a tué 235 personnes, fait 6 500 blessés et ravagé un tiers de la capitale libanaise. C'est l'une des plus grandes explosions non nucléaires de l'histoire. Après avoir été bloquée pendant de longues années à cause de l'hostilité de la classe politique, l'enquête du juge d'instruction Tarek Bitar est aujourd'hui terminée. Que sait-on de l'explosion du port de Beyrouth ? Quelles sont les zones d'ombre ? Quand aura lieu ce procès historique ? De notre correspondante à Beyrouth, C'est un dossier devenu le symbole de l'impunité de la classe politique libanaise. Pendant des années, l'enquête sur l'explosion du port de Beyrouth est restée au point mort. Plus d'une quarantaine de recours judiciaires visant le juge d'instruction Tarek Bitar, mais aussi de nombreux blocages institutionnels, ont empêché les investigations d'avancer. Le tournant intervient en janvier 2025, avec l'arrivée au pouvoir du gouvernement de Nawaf Salam, ancien président de la Cour internationale de justice. Les nominations de magistrats qui étaient bloquées sont relancées. Les juridictions examinent et rejettent les recours qui paralysaient l'enquête. « Le juge d'instruction a fini son dossier, il l'a transféré au procureur, le procureur prépare ses réquisitions, nous espérons que les réquisitions seront prêtes dans un délai qui pourrait varier dans un délai de 60 à 90 jours, explique Adel Nassar, ministre libanais de la Justice. Les réquisitions n'ont pas une force obligatoire à l'égard du juge d'instruction. Le juge d'instruction, une fois ses réquisitions faites, transférera le dossier au tribunal compétent, et à ce moment-là on passera à l'étape du procès en attendant le jugement. » À lire aussiExplosion du port de Beyrouth: l'instruction du juge Tarek Bitar malmenée par le Hezbollah « On ne peut pas se dire que la justice n'arrivera pas, parce que ce serait juste invivable » En 2021, Human Rights Watch avait mené sa propre enquête. Ramzi Kaiss, chercheur pour l'ONG, raconte ce que l'on sait et les zones d'ombre qui persistent autour de l'acheminement de plus de 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium au port de Beyrouth : « Plusieurs officiels libanais savaient que du nitrate d'ammonium arrivait au port de Beyrouth, savaient les dégâts que ça pouvait causer aux populations civiles autour, ils avaient le pouvoir de le faire enlever ou de le stocker de manière à ne pas mettre la vie d'autrui en danger. Ils ont failli à le faire. Il y a beaucoup de choses que nous ne savons pas. Le nitrate d'ammonium devait-il aller à Beyrouth et y être déchargé ? Le nitrate d'ammonium devait-il servir à autre chose qu'à être stocké au port de Beyrouth ? Utilisé par qui ? Qui voulait que ce nitrate d'ammonium soit à Beyrouth ? » À lire aussiExplosion au port de Beyrouth: «La justice doit dire la vérité» sur cet «acte criminel et volontaire», selon Melhem Khalaf Paul Naggear, père d'Alexandra, une petite fille de trois ans tuée dans l'explosion, ne cesse de se battre pour qu'un jour la justice soit rendue et pour connaître la vérité. « On ne peut pas se dire que la justice n'arrivera pas, parce que ce serait juste invivable. Et on vit comme ça depuis le 4 août 2020. Donc, on continuera à lutter jusqu'à ce que ça arrive. C'est vrai qu'il y a un gouvernement aujourd'hui qui est en mesure d'exercer ses fonctions, mais ça peut changer très rapidement, c'est pour ça aussi qu'on a ces craintes et qu'on veut faire avancer les choses le plus rapidement possible. C'est une crainte qui reste, mais l'optimisme sera toujours là. » Le président de la République, Joseph Aoun, a appelé le juge d'instruction à publier l'acte d'accusation, une nécessité qui ne peut plus attendre, a-t-il estimé. À lire aussiL'explosion du port de Beyrouth raconté par Hala Moughanie, lauréate du Prix France-Liban
(00:00:45) Derrière la photo Trump-Netanyahou, des concessions pour une survie électorale (00:05:02) Coupés du monde: 14 jours dans un village pris en étau au Sud-Liban (00:16:01) Congo: le combat des pêcheurs contre le géant TotalEnergies (Points de rupture, Ep.3)
durée : 00:28:25 - Les Bonnes choses - par : Caroline Broué - Noha Baz est pédiatre, autrice culinaire et fondatrice de l'association "Les Petits Soleils" à Beyrouth. Originaire de Syrie et du Liban, elle tisse des liens entre l'humanitaire, la santé, le goût et le plaisir gourmand avec une vitalité contagieuse. - équipe : Léa Warrin, Jean-Christophe Francis Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:28:25 - Le grand podcast de voyage - par : Caroline Broué - Noha Baz est pédiatre, autrice culinaire et fondatrice de l'association "Les Petits Soleils" à Beyrouth. Originaire de Syrie et du Liban, elle tisse des liens entre l'humanitaire, la santé, le goût et le plaisir gourmand avec une vitalité contagieuse. - équipe : Léa Warrin, Jean-Christophe Francis Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Youssef Antoun Makhlouf naquit le 8 mai 1828 à Béqaa Kafra (nord du Liban) de parents maronites. Entrant, dans l' Ordre Libanais Maronite (o.l.m) sous le nom de Charbel, il fit ses voeux religieux au couvent Saint Maron de Annaya le 1er novembre 1853. Après 16 années exemplaires passées dans ce couvent, le Père Charbel rejoint définitivement un ermitage rattaché à au couvent où il allait consacrer son temps au silence, à la prière, au culte et au travail des champs. Il s'éteignit le 24 décembre 1898. Immense saint au Liban, auteur de nombreux miracles dès son vivant et après sa mort, quel est l'héritage de ce saint ermite ? Comment comprendre sa vie ? Quel rôle joue-t-il dans l'identité des maronites ? Pour en parler : Mgr Maroun Nasser Gemayel, évêque de l'éparchie maronite en France et le Père Abboud Chahwan, curé de la paroisse Saint-Charbel à Suresnes. Emission du 5 janvier 2014.
Youssef Antoun Makhlouf naquit le 8 mai 1828 à Béqaa Kafra (nord du Liban) de parents maronites. Entrant, dans l' Ordre Libanais Maronite (o.l.m) sous le nom de Charbel, il fit ses voeux religieux au couvent Saint Maron de Annaya le 1er novembre 1853. Après 16 années exemplaires passées dans ce couvent, le Père Charbel rejoint définitivement un ermitage rattaché à au couvent où il allait consacrer son temps au silence, à la prière, au culte et au travail des champs. Il s'éteignit le 24 décembre 1898. Immense saint au Liban, auteur de nombreux miracles dès son vivant et après sa mort, quel est l'héritage de ce saint ermite ? Comment comprendre sa vie ? Quel rôle joue-t-il dans l'identité des maronites ? Pour en parler : Mgr Maroun Nasser Gemayel, évêque de l'éparchie maronite en France et le Père Abboud Chahwan, curé de la paroisse Saint-Charbel à Suresnes. Emission du 5 janvier 2014.
Le Journal en français facile du mardi 21 juillet 2026, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : https://rfi.my/Ctrw.A
Ce mardi 21 juillet, la stratégie déployée par le président libanais en vue de sa rencontre avec Donald Trump, afin d'obtenir le soutien américain face au Hezbollah et pour la reconstruction du pays, a été abordée par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Sandra Gandoin, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:42:34 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Chloë Cambreling - Manal Salamé fait paraître son premier roman "Habibi Beyrouth", chronique du retour dans un Liban plein de contradictions. Elle dialogue avec Orianne Ciantar Olive, qui présente à Arles "Les Ruines Circulaires", anatomie photographique solaire d'un Sud-Liban en proie aux guerres et à l'occupation. - équipe : Olivier Bétard, Zoé Couppé, Louis Cosnard, Alice Puydebois, Louan Chailleux - invités : Manal Salamé Ecrivaine, poétesse et photographe libano-française, Orianne Ciantar Olive Photographe Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le ministère grec de la Culture a présenté un plan d'adaptation au changement climatique pour protéger le patrimoine culturel. Sécheresse, incendies, inondations : certains sites archéologiques sont déjà directement concernés par des phénomènes climatiques extrêmes. Reportage sur le site de Brauron, l'ancien sanctuaire de la déesse Artémis. De notre correspondante à Athènes, À Brauron, à 30 kilomètres à l'est d'Athènes, l'archéologue Maria Cristina Katsavou montre le niveau atteint par les inondations l'hiver dernier : l'eau s'élevait jusqu'à la moitié de la colonne, à 1,5m du sol. Douze colonnes doriques accueillent les visiteurs : c'est la stoa, un portique en forme de lettre Pi, le bâtiment le mieux préservé du site. Selon la mythologie, c'est ici qu'Iphigénie, la fille d'Agamemnon, roi de Mycènes, a installé, sur un terrain marécageux, un sanctuaire dédié à Artémis, la déesse de la nature. « C'est l'un des sanctuaires les plus importants de la Grèce antique. Nous avons constaté que chaque année, les inondations sont de plus en plus graves », explique Maria Cristina Katsavou. Des mares d'eau stagnante brillent encore au soleil, alors que la sécheresse frappe déjà une grande partie de la Grèce. Le sanctuaire d'Artémis a été édifié au cœur d'une zone humide couverte de joncs, entre la mer et la rivière Erasinos. Le paysage lui-même est un sanctuaire naturel, peuplé d'oiseaux. En contrebas du temple, dont il ne reste que les fondations, une passerelle métallique permet aux visiteurs de garder les pieds au sec. Puis celle-ci disparaît, engloutie par les crues de la rivière. La pompe de drainage est devenue un élément indispensable du site. « Toute cette eau provoque l'érosion des matériaux. Ce n'est pas seulement lié au climat mais aussi à l'emplacement du sanctuaire. Mais à cause du changement climatique, les nappes phréatiques saturent », souligne l'archéologue. Elle attend beaucoup du plan conçu par le ministère de la Culture pour améliorer le système de drainage. Si Brauron est menacé par les inondations, ailleurs, ce sont les incendies de forêt qui assiègent régulièrement, durant l'été, plusieurs sites historiques de premier plan, comme Olympie, Épidaure et Mycènes. À Delphes, l'érosion et les glissements de terrain provoquent des chutes de pierres autour du temple d'Apollon. Constantinos Cartalis, physicien climatologue de l'université d'Athènes, est chargé par le ministère de la Culture d'évaluer la menace et de recommander les mesures d'adaptation. « Le ministère de la Culture a lancé un plan de prévention pour faire face aux risques à mesure que ceux-ci évoluent. Il s'agit de préparer les sites archéologiques, en particulier l'environnement autour des sites, afin qu'ils soient mieux protégés contre les phénomènes climatiques , indique-t-il. Sécheresse, chaleur extrême, élévation du niveau de la mer : toutes les situations sont passées au crible. Un plan d'adaptation est conçu spécifiquement pour chaque site, alors que la Grèce se prépare à une nouvelle saison d'incendies. À lire aussi«C'est notre rôle de le protéger»: au sud du Liban, le patrimoine endommagé par les frappes israéliennes
Chapelet Mondial depuis le Liban à Beyrouth, mystères douleureux Avec Père Fadi Chakkour, directeur de Radio Maria Liban Présidé par S. Exc. Mgr Georges Chihane - Évêque maronite du Caire pour l'Égypte et le Soudan - Visiteur apostolique pour l'Afrique du Nord
VOV1 - Israel sẽ tổ chức tổng tuyển cử vào ngày 27/10 tới, đánh dấu lần đầu tiên sau nhiều thập kỷ một chính phủ hoàn thành trọn vẹn nhiệm kỳ 4 năm.Trong bối cảnh cuộc xung đột tại Gaza vẫn chưa khép lại và các vấn đề an ninh tiếp tục chi phối đời sống chính trị, cuộc bỏ phiếu được xem là phép thử lớn nhất đối với Thủ tướng Benjamin Netanyahu sau gần hai năm chiến sự. Quốc hội Israel (Knesset) sẽ kết thúc nhiệm kỳ hiện tại vào ngày 17/7, mở đường cho cuộc tổng tuyển cử vào cuối tháng 10. Theo thông báo của Knesset, do Quốc hội hoàn thành trọn vẹn nhiệm kỳ nên không cần ban hành luật giải tán Quốc hội như thông lệ.Ông Benjamin Netanyahu, 76 tuổi, người giữ cương vị thủ tướng lâu nhất trong lịch sử Israel qua nhiều nhiệm kỳ, đã xác nhận sẽ tiếp tục tranh cử với mục tiêu giành thêm một nhiệm kỳ mới.Những tuần gần đây, liên minh cầm quyền, được đánh giá là một trong những chính phủ theo đường lối cánh hữu nhất trong lịch sử Israel, đã đẩy nhanh việc thông qua một số dự luật nhằm củng cố vị thế trước cuộc bầu cử. Bên cạnh việc duy trì liên minh hiện tại, ông Netanyahu cũng phát đi tín hiệu muốn mở rộng cơ sở chính trị. Trước đó, ông từng bày tỏ mong muốn thành lập “một chính phủ quốc gia rộng lớn, không phải chính phủ cánh hữu, cũng không phải chính phủ cánh tả phụ thuộc vào các đảng Arab”. Giới quan sát cho rằng đây là nỗ lực đưa thông điệp đoàn kết quốc gia trở thành trọng tâm của chiến dịch tranh cử trong bối cảnh an ninh vẫn là mối quan tâm hàng đầu của cử tri Israel.Trong khi đó, ông Netanyahu nhiều lần khẳng định các chiến dịch quân sự của Israel nhằm vào Iran và lực lượng Hezbollah tại Liban đã tạo điều kiện để nước này thúc đẩy các mục tiêu chiến lược trong khu vực. Nhà lãnh đạo Israel cho rằng chính phủ mới sau bầu cử sẽ có điều kiện tiếp tục triển khai các sáng kiến về đối ngoại và an ninh. Chiến lược tranh cử của ông cũng được cho là đặt trọng tâm vào vấn đề an ninh, thay vì chỉ dựa trên nền tảng liên minh cánh hữu truyền thống.Tuy nhiên, ông Netanyahu bước vào cuộc bầu cử với không ít thách thức. Không chỉ chịu sức ép từ những đánh giá về quá trình điều hành chiến sự tại Gaza, liên minh cầm quyền còn phải đối mặt với các bất đồng kéo dài về chính sách đối nội và đặc biệt là các phiên tòa xét xử tham nhũng nhằm vào chính Nhà lãnh đạo này. Trong khoảng 18 tháng qua, ông Netanyahu đã tham gia làm chứng tại 98 phiên điều trần liên quan đến các cáo buộc tham nhũng. Chuyên gia đối ngoại Israel Alon Pincas nhận định: "Theo tôi, ông Benjamin Netanyahu đang bước vào cuộc bầu cử với năm vấn đề lớn chưa được giải quyết. Đó là các hồ sơ liên quan đến Gaza, Liban và Iran, phiên tòa hình sự mà chính ông đang phải đối mặt, cùng với tranh cãi về việc có nên bắt buộc thực hiện nghĩa vụ quân sự đối với cộng đồng Do Thái Chính thống cực đoan. Đây đều là những vấn đề rất nhạy cảm trong chính trường Israel và theo quan điểm của tôi, ông ấy đều chưa xử lý hiệu quả."Một cuộc thăm dò gần đây của Đại học Hebrew Jerusalem cho thấy tỷ lệ ủng hộ dành cho Thủ tướng Netanyahu đã giảm từ 40,5% vào đầu tháng 3 xuống còn 29,4% vào tháng 6. Giới quan sát nhận định cuộc tổng tuyển cử ngày 27/10 không chỉ quyết định tương lai chính trị của ông Benjamin Netanyahu mà còn phản ánh lựa chọn của cử tri Israel trước những vấn đề lớn về an ninh quốc gia, ổn định chính trị và định hướng phát triển đất nước sau gần hai năm xung đột. Kết quả cuộc bầu cử cũng có thể tác động đáng kể đến chính sách của Israel đối với Gaza cũng như cục diện an ninh Trung Đông trong thời gian tới./. Thu Hoài/Ban Thời sự VOV1Thủ tướng Benjamin Netanyahu.
Un mois après la signature du protocole d'accord, la reprise des frappes américaines et iraniennes est sans précédent. Dans la nuit de mardi à mercredi, les États-Unis ont bombardé des dizaines de cibles en réponse aux attaques de Téhéran, qui a violé, il y a six jours, l'accord-cadre en attaquant trois tankers dans le détroit d'Ormuz. Ce passage stratégique est au cœur de la reprise des hostilités. L'Iran entend y imposer des droits de passage et a annoncé sa fermeture jusqu'à nouvel ordre.
Au Liban, la guerre ne se joue pas seulement sur terre. Elle se poursuit aussi en mer. À Tyr, l'un des principaux ports de pêche du pays, les bateaux restent amarrés. À la frontière, le port de Naqoura a été détruit. Ailleurs, des pêcheurs ont été arrêtés ou pris pour cible, et les zones de pêche sont désormais drastiquement réduites. Selon la FAO, le secteur de la pêche et de l'aquaculture a déjà perdu 6,3 millions de dollars depuis le début de la guerre. De notre envoyée spéciale à Tyr, Amélie David Au Liban, le port de pêche de Tyr est calme en cette fin juin. Une majorité des pêcheurs sont à quai, réparant leurs filets et leurs bateaux, comme Maroun Khoury et son père. Pour eux, le cessez-le-feu n'a rien changé : « Honnêtement, la situation est un peu difficile pour les pêcheurs. Avant, il y avait des zones plus au sud où ils pouvaient aller pêcher. Maintenant… il y a seulement deux jours, par exemple, un bateau s'est rendu là-bas. Il est allé assez loin, mais ils ont été interrogés et contraints de s'arrêter. Désormais, nous sommes limités à des zones de pêche situées à proximité. » Chez les Khoury, on est pêcheur de père en fils. Mais Maroun, 19 ans, n'a jamais connu une mer aussi inaccessible. « Si vous divisez tout entre nous : chaque personne sur le bateau gagne autour de 10 dollars par jour. 10 dollars après avoir payé le diesel. La mer ne vous rend pas riche. Vous gagnez juste assez pour manger. » Sur le port, les bateaux sont plus nombreux que les hommes en mer. Autour d'un café, ceux qui ne sortent plus attendent des jours meilleurs. Seule une quarantaine d'entre eux continuent aujourd'hui à prendre la mer. Selon le vice-président du syndicat des pêcheurs du sud, Sami Rezze : « Maintenant, nous ne sommes pas autorisés à pêcher entre Ras al-Ain et Rashidieh (au sud de Tyr, près de la frontière avec Israël. Et les pêcheurs ne peuvent toujours pas pêcher 24 heures sur 24. Il y a des heures spéciales pendant lesquelles nous avons le droit de sortir. La zone de pêche s'étend sur environ trois kilomètres au sud de Tyr. » Aux restrictions imposées, semblables à celles en place pendant l'occupation par Israël du sud du Liban dans les années 1980, s'ajoutent les menaces et la peur : « Si un pêcheur dépasse la limite autorisée, les patrouilleurs israéliens ouvrent le feu sur lui. Les drones le repèrent immédiatement. Que sommes-nous censés faire ? Avant-hier encore, des patrouilleurs israéliens ont poursuivi un bateau de pêche jusqu'à Tyr, tout en tirant dans sa direction. Les drones sont présents tous les jours. Ils ne laissent jamais les pêcheurs tranquilles. Les petits drones de surveillance tournent constamment au-dessus de leurs têtes, suivant chacun de leurs mouvements. » Dans le café du port, les pêcheurs font passer le temps en jouant aux cartes. Pour Radwan, pêcheur depuis plus de 20 ans, la guerre n'est pas la seule menace. Surpêche, pêche à la dynamite, réchauffement de la Méditerranée... Les poissons se raréfient, déplore-t-il, et les causes sont nombreuses. Dans le port de Tyr, les filets continuent d'être réparés chaque matin. Mais tant que la guerre imposera ses frontières en mer, c'est surtout l'attente que les pêcheurs ramèneront dans leurs filets. À lire aussiLiban: à Tibnine, sous le bourdonnement des drones israéliens, une paix toujours hors de portée
Des drones téléguidés à distance, des armes suggérées selon le type de la mission et les conditions sur le terrain, des rapports d'analyse disponibles quelques minutes après les frappes… L'intelligence artificielle est déjà sur les champs de bataille. L'armée israélienne, par exemple, a déclaré y avoir recouru au Liban et à Gaza dès 2023, par le biais de deux logiciels nommés Habsora (« Evangile ») et Lavender.Ce n'est pas la seule armée au monde à recourir l'IA. Les Etats-Unis, l'Ukraine et la France ont, par exemple, noué des partenariats avec des acteurs du secteur. A commencer par l'entreprise américaine Palantir, qui assume vouloir devenir la figure de proue de l'IA dans la guerre et même, à terme, « l'entreprise la plus importante au monde ».Palantir n'est pas la seule à se positionner sur ce secteur émergent et stratégique : depuis deux ans, des innovations sont sans cesse proposées aux états-majors des grandes puissances mondiales par une myriade de start-up. Et cette révolution militaire à l'œuvre repousse les barrières éthiques de la guerre.Où et comment l'IA est-elle aujourd'hui employée sur les champs de bataille ? A quels besoins des armées l'intelligence artificielle répond-elle ? Faut-il légiférer sur son déploiement ou n'est-ce pas déjà trop tard ? Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Alexandre Piquard, journaliste au service Economie du Monde, analyse les contours de cette révolution militaire en cours.Un épisode de Marion Bothorel. Réalisation : Thomas Zeng. Présentation et rédaction en chef : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extraits d'une interview accordée par Peter Thiel, PDG de Palantir, à Bloomberg le 16 septembre 2014 ; d'une publicité de Palantir diffusée sur sa chaîne YouTube le 31 octobre 2024 ; d'une présentation de Cameron Stanley (officier responsable du numérique et de l'IA au département de la guerre américain), retransmise dans une vidéo diffusée par Palantir sur YouTube le 13 mars 2026 ; d'une prise de parole d'Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, en marge du G7 le 6 juillet 2026 et lecture du manifeste publié par Palantir sur ses réseaux sociaux le 18 avril 2026.Cet épisode a été publié le 8 juillet 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La France a battu le Paraguay 1 à 0, grâce à un but de Kylian Mbappé marqué sur pénalty, lors d'un match qui suscite beaucoup de commentaires sur l'attitude du Paraguay. « Les Bleus franchissent le mur de l'antijeu et mettent le cap sur le Maroc », titre Le Parisien Dimanche, qui s'interroge : « Des provocations, des coups, mais aucun carton contre l'Albirroja. À quoi a joué l'arbitre ouzbek ? Ilgiz Tantashev a laissé les Paraguayens multiplier les fautes vicieuses contre Kylian Mbappé et les Bleus, sans distribuer le moindre carton jaune ». Mais les Français ne se sont pas laissé prendre au piège. « De sang-froid », titre L'Équipe. Le journal sportif fustige lui aussi « l'incompétence fondamentale de M. Tantashev » et reprend les propos sans détour de Kylian Mbappé, au sujet des Paraguayens, après la rencontre : « On savait quel type de match on allait avoir (…) on a montré qu'on n'était pas seulement une équipe qui savait jouer un football offensif. S'il faut mettre les mains dans la merde, on va mettre les mains dans la merde… désolé de l'expression », ajoute Kylian Mbappé. À lire aussiCoupe du monde 2026: la France déjoue le traquenard paraguayen et rejoint le Maroc en quart Liesse populaire Et en quart de finale, la France sera opposée au Maroc, vainqueur du Canada 3 à 0, dans un match beaucoup plus « conventionnel ». Une victoire qui fait le bonheur de la presse marocaine. « Sortis vivants, sortis parmi les grands », titre Telquel, qui analyse le match : « Chahuté comme rarement depuis le début du Mondial, le Maroc a d'abord survécu au Canada, avant de le faire tomber avec autorité (…) Ce ne fut pas un match facile, une promenade. Il a d'abord fallu encaisser, serrer les dents, souffrir, attendre que l'orage passe. Puis frapper ». Hespress, de son côté, raconte la liesse populaire, après la victoire des Lions de l'Atlas : « Quelques instants après le coup de sifflet final, des milliers de supporters ont investi les principales artères des villes du Royaume pour célébrer cette belle victoire, dans une ambiance marquée par la ferveur patriotique, les chants, et les klaxons des motos et des voitures. » Prochain rendez-vous pour le Maroc : jeudi, à Boston, pour le quart de finale contre la France. À lire aussiCoupe du monde 2026: l'explosion de joie à Casablanca après la victoire du Maroc face au Canada Assainissement des comptes Tout autre chose avec l'Express, qui cette semaine nous parle du Club Med… Et il ne s'agit pas du célèbre club de vacances français, mais du surnom méprisant donné par les pays d'Europe du Nord à ceux du Sud, après la crise financière de 2008. À l'époque, nous rappelle L'Express, les pays du Sud « étaient regardés de haut » et ils furent « soumis à de sévères cures d'austérité ». On parle là de « l'Espagne, de la Grèce, de l'Italie et du Portugal », « qui ont assaini leurs comptes et tirent désormais la croissance des Vingt-Sept », explique L'Express. Toutefois, cela ne s'est pas fait sans douleur. Susana Peralta, maîtresse de conférences à la Nova School of Business and Economics de Lisbonne, témoigne : « Au Portugal, le chômage a atteint 17%, le taux de pauvreté a fortement augmenté, il y a eu des coupes budgétaires partout et des hausses d'impôts. Tout cela a profondément marqué les gens ». Aujourd'hui encore, la situation reste fragile, particulièrement en Grèce, selon Manos Matsaganis, professeur à l'École polytechnique de Milan. La Grèce où, dit-il, « la plupart des problèmes qui l'ont conduite à la quasi-faillite persistent (…) Elle demeure une économie à faible valeur ajoutée (…) Elle reste vulnérable à un prochain choc économique ». Patrimoine en danger Le magazine L'Éléphant s'intéresse à la sauvegarde du patrimoine du Moyen-Orient menacé par la guerre. Avec tout d'abord l'exemple de Gaza, où l'Alliance internationale pour la protection du patrimoine « collabore avec des acteurs présents sur place pour sauvegarder le patrimoine de Gaza, victime de la guerre : évacuation et mise à l'abri des collections du musée Al Qarara, documentation et stabilisation de la mosquée Al Omari, ou du palais Pacha. » De son côté, « l'Unesco a placé trente-neuf sites libanais sous protection renforcée provisoire, en 2026 ». Toutefois, remarque L'Éléphant, « même si l'Unesco prend soin de communiquer aux armées, quelles qu'elles soient, les coordonnées géographiques des sites à la richesse patrimoniale inestimable, la réalité reste soumise au bon vouloir des belligérants. On l'a constaté au Liban, avec le bombardement par l'armée israélienne, en mars 2026, de Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen ». Interrogé, Sarkis El-Khoury, directeur des antiquités au Liban, se désole : « Au-delà d'un bâtiment ou d'un paysage détruit, c'est une guerre culturelle qui se joue. Même les cimetières sont visés. Plus de cinquante villages libanais ont disparu, et avec eux, tout le patrimoine qui y est lié. La disparition de champs d'oliviers, c'est aussi celle d'un savoir-faire qui se transmet de génération en génération, sur un territoire multimillénaire. » À lire aussi«C'est notre rôle de le protéger»: au sud du Liban, le patrimoine endommagé par les frappes israéliennes
durée : 00:05:29 - Entendez-vous l'éco ? - par : Anne-Laure Chouin - Après cinq ans d'effondrement financier, le Liban espérait une reprise timide de son économie. La guerre l'a balayée : destructions, aide internationale insuffisante, secteur bancaire paralysé. - équipe : Caroline Bennetot, Éric Chaverou, Marie Viennot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:18:06 - Le 6/9 de l'été - par : Sonia Devillers - Simon Abkarian incarne le général de Gaulle dans le film "La bataille de Gaulle" d'Antonin Baudry. L'acteur se confie sur ce rôle exigeant, son parcours marqué par l'exil et les guerres au Liban, ainsi que son rapport profond aux textes tragiques et à la langue française. - équipe : Maria Pasquet, Christophe Imbert, Alexandre Gilardi, Perrine Malinge, Mathilde Khlat, Amélie Stadelmann, Joachim Taieb, Capucine Aubert, Alexandra Brouillet, Emma Guyomard - invités : Simon Abkarian Acteur, auteur et metteur en scène français Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:18 - Géopolitique - par : Pierre Haski - La reprise des tirs entre l'Iran et les États-Unis ce week-end résulte de l'état d'incertitude dans lequel est entré la région, basé sur le flou des accords conclus. Un nouvel accord serait survenu cette nuit, mais cette situation, sur les trois "fronts" – Gaza, Liban et Golfe – risque de durer. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:18 - InterNational - par : Pierre Haski - La reprise des tirs entre l'Iran et les États-Unis ce week-end résulte de l'état d'incertitude dans lequel est entré la région, basé sur le flou des accords conclus. Un nouvel accord serait survenu cette nuit, mais cette situation, sur les trois "fronts" – Gaza, Liban et Golfe – risque de durer. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 02:29:26 - Les Matins de France Culture - par : Astrid de Villaines - Ce matin à 7h40 Astrid de Villaines reçoit Christophe Soulard, président de la Cour de cassation, rejoint à 8h20 par Alice Gayraud, le responsable du plaidoyer de Nook pour revenir sur l'affaire Lyhanna. À 7h17, Karim Emile Bitar abordera l'accord-cadre signé entre Israël et le Liban. - équipe : Félicie Faugère, Marie-Lys de Saint Salvy, Mathilde Thon-Fourcade, Emma Lichtenstein, Juliette Devaux, Jean Leymarie, François Saltiel, Alexandra Delbot, Lucile Commeaux, Gilles Gressani, Yoann Duval, Alice Deschamps Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 27 juin 2026 - Iran : une paix déjà fragilisée ?Un cessez-le-feu déjà bafoué ? Les Gardiens de la révolution ont annoncé, samedi, avoir attaqué des positions américaines dans la région du Golfe en réponse à des frappes américaines sur le territoire iranien. Il s'agit des premiers échanges de frappes entre les Etats-Unis et l'Iran depuis la conclusion du protocole d'accord, à la mi-juin. Entre Washington et Téhéran, les tensions restent fortes. Plusieurs points de blocage demeurent, notamment autour du détroit d'Ormuz et des conditions de la reprise des négociations. Autre développement majeur : Israël et le Liban ont signé vendredi à Washington un accord-cadre, sous médiation américaine. Présenté comme une première étape vers une paix durable, le texte prévoit notamment un retrait progressif des forces israéliennes de certaines zones du sud du Liban et la poursuite des négociations sur les questions sécuritaires encore en suspens. Le Hezbollah, qui n'a pas participé aux discussions, rejette toutefois cet accord et Israël ne semble pas prêt de quitter le pays, à en croire le message envoyé par Netanyahou hier. "Tsahal restera dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza", a-t-il affirmé.Sur le plan intérieur, le régime iranien cherche à transformer cette défaite militaire en victoire politique. Malgré les frappes subies et le contexte économique rendu particulièrement difficile, les autorités affichent une posture de résistance et semblent profiter du contexte pour accentuer la répression, avec une multiplication des arrestations. Dans ce climat explosif, le rôle des médias s'est révélé central. Dans une interview, Marc Caputo, journaliste pour Axios, revient sur la montée en puissance spectaculaire du média depuis le début de la crise iranienne. Leur méthode : des informations rapides, très ciblées, souvent issues de sources politiques de premier plan. Une communication plus directe, à l'instar de ce que fait Donald Trump sur ces réseaux pour s'affranchir des médias traditionnels. Cette stratégie leur a permis de devenir incontournables dans le suivi du conflit. Après leurs retrouvailles au G7, Donald Trump et Emmanuel Macron se retrouvent à nouveau au cœur des discussions à l'approche du sommet de l'Otan à Ankara. Au-delà de leur relation personnelle, c'est l'état des liens entre Washington et ses alliés européens qui sera observé sur fond de dépenses militaires. Le président américain a regretté lundi l'attitude des pays de l'Otan pendant son opération militaire contre l'Iran.Le cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis est-il déjà compromis ? Que contient réellement l'accord-cadre signé entre Israël et le Liban ? À quoi faut-il s'attendre au sommet de l'OTAN organisé à Ankara ?Nos experts :- Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l'IREMMO (Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient) - David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique et rédacteur en chef de la revue « Orients stratégiques » - Lucas MENGET - Grand reporter et spécialiste des relations internationales - Elizabeth SHEPPARD-SELLAM - Maître de Conférence à l'Université de Tours et Ssécialiste de la politique de défense et sécurité américaine
Au sommaire : cette vague de chaleur exceptionnelle qui traverse l'Europe, et particulièrement la France. Au Moyen-Orient, une accalmie s'installe suite à la signature du protocole d'accord irano-américain, mais les frappes israéliennes se poursuivent sur le Liban. La guerre fait aussi toujours rage au Soudan, où l'ONU craint un assaut meurtrier des Forces de soutien rapide sur la ville d'Al Obeid. Enfin au Royaume-Uni, le Premier Ministre Keir Starmer jette l'éponge.
durée : 00:03:22 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Une grande partie des Libanais sont sous le choc depuis que les États-Unis ont créé un comité chargé de superviser le cessez-le-feu au Liban incluant l'Iran. Cela va à l'encontre de leur désir de se défaire de l'influence iranienne, et renforce la position du Hezbollah proiranien. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:21 - Géopolitique - par : Pierre Haski - La première journée de rencontre américano-iranienne en Suisse s'est terminée sur le retrait des Iraniens suite à de nouvelles menaces de Donald Trump. Mais ce psychodrame n'empêchera pas la réunion d'avancer, malgré les nombreux obstacles comme la guerre au Liban qui connait une pause fragile. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air l'invité du 20 juin 2026 avec David Rigoulet-Roze, chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique (IFAS), chercheur associé à l'EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques.Face aux bombardements israéliens menés dans le sud du Liban depuis l'annonce, vendredi, du cessez-le-feu, le régime iranien a annoncé ce samedi la fermeture du détroit d'Ormuz. La délégation iranienne avait initialement souligné qu'elle ne se rendrait pas en Suisse pour des pourparlers tant que les frappes israéliennes au Liban ne cesseraient pas.Alors que Donald Trump et l'Iran avaient signé mercredi un protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, le ministère iranien des Affaires étrangères a prévenu ce samedi les États-Unis que ce protocole serait «en danger» si les termes du contrat n'étaient pas appliqués rapidement. La paix est-elle déjà terminée ?
C dans l'air du 19 juin 2026 - Le livre qui fait trembler la Maison-BlancheDes négociations reportées avant même de s'ouvrir en Suisse et un vice-président américain qui annule sa venue à Genève. Alors que la situation est toujours explosive au Liban et que les critiques pleuvent en Europe comme outre-Atlantique sur le « deal » négocié par Donald Trump avec l'Iran, le président des États-Unis continue de présenter le protocole d'accord signé avec le régime iranien comme une victoire et revendique même un pouvoir « sans limites ».Interrogé par le média américain Axios sur ce que ce conflit dit de son pouvoir, il a ainsi répondu : « Il n'a pas de limites. » Une phrase qui rappelle son « I am the boss! » prononcé mercredi lors de son entrée, avec une heure de retard, dans une salle de réunion du G7 à Évian. Depuis, la séquence a été publiée sur le compte de la Maison-Blanche, alors que journaux, analystes et experts se déchaînent contre la stratégie américaine et le bilan de la guerre en Iran. « Capitulation », « erreur colossale », « crépuscule d'une grande puissance »… Même dans le camp Trump, l'accord est loin de faire l'unanimité. Face aux critiques, le président américain a reconnu avoir négocié cet accord pour éviter que la guerre ne dégénère en crise économique mondiale, alimentant une inflation déjà record aux États-Unis. La hausse des prix, tirée par la flambée des cours du pétrole, s'est littéralement emballée en mai : + 4,2 % sur un an, soit son plus haut niveau mensuel depuis mai 2023. Résultat : la cote de popularité du président des États-Unis auprès de la génération Y, l'un des blocs électoraux les plus importants du pays, a chuté à son niveau le plus bas jamais enregistré dans de récents sondages réalisés par YouGov et The Economist.L'affaire Epstein revient hanter la Maison-Blanche. Après les dernières révélations du New York Times décrivant une véritable panique dans la Situation Room autour des conséquences politiques du dossier, le livre Changement de régime : au cœur de la présidence impériale de Donald Trump, qui doit paraître prochainement, s'annonce explosif.D'après les premiers extraits du livre, le vice-président aurait plaidé pour la publication complète des documents Epstein, y compris ceux pouvant embarrasser Trump, et aurait suggéré une interview de Ghislaine Maxwell par Tucker Carlson afin qu'elle affirme publiquement que Trump n'était impliqué dans aucun acte répréhensible. Les auteurs, Maggie Haberman et Jonathan Swan, évoquent également des tensions entre les deux hommes, notamment sur le dossier iranien. En juin 2025, Trump aurait reproché à Vance de ne pas suffisamment suivre sa ligne, déclarant : « Tout le monde doit simplement répéter ce que je dis. »Ces derniers jours, le président des États-Unis avait résumé ainsi son état d'esprit concernant son vice-président et le protocole d'accord signé avec l'Iran : « Si ça marche, j'en réclamerai le mérite. Si ça ne marche pas, je dirai que c'est la faute de J. D. »Le vice-président, prétendant potentiel à sa succession, est depuis chargé d'une tâche délicate : défendre la signature du protocole, attaqué aussi bien à droite qu'à gauche aux États-Unis, tout en prenant le gouvernail des négociations à venir. Dans ce contexte, il a lancé un avertissement aux critiques de Trump en Israël : « Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète. » Nos experts :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteur de Requiem pour le monde libre - Alain BAUER - Professeur émérite au Cnam, auteur de La vérité sur le système Epstein - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Ben BARNIER - Journaliste France Info TV – ancien correspondant aux Etats-Unis-
durée : 00:28:15 - Les pieds sur terre - par : Sonia Kronlund - Dans le village de la Tagnière en Saône-et-Loire, Marc raconte comment il a sauvé et adopté un sanglier. Martine tient aujourd'hui l'épicerie du village, mais un jour elle était championne de catch en pleine guerre du Liban. Jeanne se souvient être devenue mère trop tôt. - réalisation : Nour Mohammedi, Valentin Rémy Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La signature d'un accord de paix entre Américains et Iraniens par Donald Trump ce mercredi 17 juin 2026 fait réfléchir les Israéliens. L'État hébreu est divisé sur la poursuite des opérations au Liban. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Merwan Mery a été négociateur au sein des forces spéciales françaises, fondateur de l'agence ADN et son dernier livre se nomme "L'élégance de la manipulation." Tout un programme :)Je me suis dit depuis longtemps que la négociation, c'était une compétence pour les autres, je me défini moi même comme "nul" dans le domaine, aussi parce que je n'aime pas le conflit. Et puis en lisant le livre puis en discutant avec Merwan je me suis rendu compte que j'avais tout faux. Il est né au Liban en 1975, son père a sauvé sa famille d'un peloton d'exécution par les seuls mots. Et depuis, Marwan a fait de ça une vie entière.Dans cet épisode, nous parlons de pourquoi éviter le conflit, c'est se condamner à perdre, des vrais leviers pour débloquer une négociation, de ce que Trump révèle d'un négociateur piégé par sa propre rhétorique, et de comment sortir quelqu'un d'une emprise sans jamais casser le lien.J'ai questionné Marwan sur les 6 mécanismes universels qui nous rendent tous perméables à la manipulation, sur la différence entre gain réel et gain perçu, sur la technique d'inoculation psychologique pour protéger quelqu'un qu'on aime et évidemment sur la manipulation.Citations marquantes"Je préfère gérer 100 psychopathes, 200 sociopathes, 400 pervers qu'un passif agressif. C'est pas une blague.""La clôture d'une négociation ne se fait que sur de la perception. Il n'y a rien de rationnel.""L'absence de résistance de ta part ne fera qu'augmenter le niveau d'exigence de l'autre.""On est tous manipulés, on est tous manipulateurs et on est tous manipulables.""Si vous ne décidez pas pour vous, les gens décideront pour vous. C'est le principe de l'indécision."Idées centrales Idée 1 — La manipulation n'est pas un défaut moral, c'est une nécessité humaine Marwan distingue l'influence de la manipulation par un seul critère : l'intention. Pas l'acte. On manipule tous dès l'enfance, avant même de savoir parler — dès qu'on oriente la réalité pour obtenir quelque chose. Ne pas exercer d'influence sur l'autre, c'est se soumettre à lui. Refuser cette réalité ne protège pas, ça fragilise. C'est pourquoi se réconcilier avec la manipulation, c'est le début de la liberté. Timestamp : 02:17 – 20:30Idée 2 — Distinguer position et enjeu : la clé de 100% des conflits Derrière chaque position affichée se cache un enjeu réel qui n'a, dans la quasi-totalité des cas, rien à voir avec elle. La prise d'otage de Munich en 1972 ? La position, c'est la libération de prisonniers. L'enjeu, c'est la cause palestinienne. Tant qu'on répond à la position, on ne résout rien. La seule voie, c'est de comprendre ce qu'il y a en dessous — et c'est toujours caché. Timestamp : 09:47 – 11:00Idée 3 — L'ICP, intérêt commun partagé : transcender le conflit plutôt que l'affronter Quand tout oppose deux parties, le seul levier est de trouver la chose sur laquelle les deux peuvent dire oui. En grande distribution, face à l'hyperinflation : le distributeur et le fournisseur s'opposent sur tout — sauf sur une chose, faire revenir le consommateur en magasin. Ça suffit à créer un espace de négociation là où il n'y en avait plus. Timestamp : 11:00 – 16:00Idée 4 — Les 6 mécanismes universels de perméabilité Marwan en a identifié six qui s'appliquent à tous, quelle que soit la culture : la mortalité (on agit pour ne pas mourir), l'émotion (qui prend souvent le pas sur la raison), le besoin de croire (donner du sens à ce qu'on ne comprend pas), la dissonance cognitive (les histoires qu'on se raconte pour éviter l'inconfort), le bénéfice supérieur (toutes nos actions sont guidées par lui), et l'économie des ressources (on choisit toujours le chemin le plus court). Ces six leviers font de chacun de nous une cible permanente. Timestamp : 23:39 – 27:08Idée 5 — Ce qui compte, c'est le gain perçu, pas le gain réel Une négociation ne se clôture jamais sur des faits — seulement sur un sentiment. Quelqu'un qui se bat quatre heures pour obtenir 1% sera plus satisfait que celui qui obtient 20% en claquant des doigts. Le travail du négociateur, c'est de provoquer chez l'autre le sentiment de satiété — lui donner l'impression qu'il a tout arraché, même s'il a tout perdu. Timestamp : 38:02 – 40:41Idée 6 — L'inoculation psychologique comme outil contre l'emprise Dire à quelqu'un "ton partenaire te manipule, regarde ce qu'il fait" ne sert à rien — le manipulateur l'a préparé à entendre exactement ça. En revanche, si on liste à l'avance les méthodes que le manipulateur va utiliser, sans cibler personne, la personne sous emprise fait elle-même le lien quand ces méthodes apparaissent. C'est l'électrochoc qui ouvre la fenêtre. Timestamp : 1:02:50 – 1:04:36Idée 7 — L'IA et la société sans friction : ce qu'on est en train de perdre Plus une technologie promet de réduire l'effort, plus on l'adopte silencieusement. GPS, ascenseurs, smartphones — et maintenant l'IA. Le problème : on perd les compétences que ces outils remplacent. Et les générations qui n'ont connu que l'après ne peuvent même plus se poser la question. La friction, c'est ce qui donne de l'expérience. L'enlever, c'est enlever le sens. Timestamp : 28:17 – 36:53Questions posées dans l'interviewLe titre L'élégance de la manipulation est volontairement transgressif — pourquoi choisir un mot que tout le monde fuit ?À quel âge commence-t-on à manipuler ?Qu'est-ce qui t'a amené à en faire une carrière — et quel rôle a joué ton histoire personnelle ?Comment passe-t-on de quelqu'un qui évite le conflit à quelqu'un qui sait le gérer ?Comment distinguer position et enjeu dans un conflit — et comment trouver l'ICP ?Que révèle Trump, lu à travers le prisme d'un négociateur professionnel ?Savoir qu'on est manipulables, est-ce libérateur ou anxiogène ?Comment repérer qu'on est dans une bulle de filtre algorithmique — et comment s'en extraire ?Quels sont les premiers signaux d'une emprise dans un couple, et comment sortir quelqu'un d'une emprise sans briser le lien ?Face à quelqu'un qui refuse de bouger, quelle est la pire erreur — et quelle question fonctionne vraiment ? Références citéesLivresL'élégance de la manipulation — Merwan Mehri (livre principal de l'épisode)The Art of the Deal — Donald Trump, cité pour illustrer la méthode du passage en force (16:11)Événements historiquesPrise d'otage de Munich, JO 1972 — exemple canonique de distinction entre position affichée et enjeu réel (10:30)Guerre du Liban, 6 décembre 1975 — le père de Marwan sauve la famille par la négociation face à un peloton d'exécution (03:35)Études et donnéesÉtude Universcience sur l'esprit critique : 76% des Français pensent avoir un bon esprit critique, 40% refusent de parler à des gens avec qui ils ne sont pas d'accord (52:28)Statistiques ONU sur la démographie mondiale : 8 milliards aujourd'hui, 10 milliards en chiffres médians d'ici 2050 (1:05:14)Références culturellesStranger Things (Netflix) — mentionné par Marwan pour évoquer la simplicité perçue des années 80 (1:05:14)Pyramide de Maslow — référencée sur le bonheur dans les sociétés riches (1:10:19)AutresFabrice Midal — cité en parallèle, discussion sur la société sans friction et l'expérience (27:08)Agence ADN — l'agence de Marwan, forme 3 000 à 4 000 personnes par an sur tous les continents (1:14:02)Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 — Introduction : manipulation, un mot qui fait peur Gregory se dit mauvais négociateur, Marwan aussi. Et pourtant. L'épisode s'ouvre sur une tension : pourquoi appeler un livre L'élégance de la manipulation quand le mot lui-même fait fuir ?02:17 — Manipulation vs influence : tout est dans l'intention Ce qui différencie les deux, ce n'est pas l'acte — c'est l'intention derrière. On peut manipuler positivement et influencer négativement. Le médecin qui te dit que c'est "le seul médicament" te manipule. On l'accepte parce que l'intention est bonne.03:35 — L'histoire personnelle de Marwan Né au Liban en 1975. Son père a sauvé la famille d'un peloton d'exécution le 6 décembre de la même année, par la seule force de la négociation. C'est là que tout a commencé.05:48 — Comment se réconcilier avec le conflit Le conflit n'est pas une violence. C'est l'expression normale d'un désaccord. Savoir le gérer, c'est un hard skill comme les maths. Ceux qui savent se battre n'ont pas peur de se promener à deux heures du matin. Ceux qui savent négocier vivent différemment.09:47 — La distinction position/enjeu : la clé de tout Derrière chaque position affichée se cache un enjeu réel — et dans 100% des cas, les deux n'ont rien à voir. Le mari en retard et la dispute qui s'ensuit : ce n'est pas le retard le sujet. C'est un besoin de respect qui n'est pas comblé.11:00 — L'ICP : intérêt commun partagé Même quand tout oppose deux parties, il existe toujours quelque chose sur quoi les deux peuvent dire oui. C'est cet espace-là qu'il faut trouver. Distributeur vs fournisseur en pleine hyperinflation : l'ICP, c'est faire revenir le consommateur en magasin. Sans ça, tout le monde perd.16:01 — Trump analysé par un négociateur des forces spéciales Trump est prévisible dans son imprévisibilité. Il pousse les curseurs au maximum, ça fonctionne face aux faibles. Mais face à l'Iran — qui ne se perçoit pas comme faible et n'a rien à perdre — il se retrouve dans une situation impossible. C'est le syndrome du tigre blessé.23:39 — Les 6 mécanismes universels de perméabilité Mortalité, émotion, besoin de croire, dissonance cognitive, bénéfice supérieur, économie des ressources. Ces six leviers s'appliquent à tout le monde, partout, toujours. Connaître les 250 biais cognitifs du codex ne suffit pas à s'en protéger.37:46 — La clôture d'une négociation : rien de rationnel Le gain réel ne compte pas. Ce qui compte, c'est le gain perçu. Battu 4 heures pour 1% = satisfaction maximale. Obtenu 20% en claquant des doigts = sentiment d'avoir laissé de l'argent sur la table. Le travail du négociateur, c'est de provoquer le sentiment de satiété.42:27 — Les 4 pouvoirs pour asseoir sa crédibilité Institutionnel (ton statut), situationnel (ce que tu sais faire que les autres ne savent pas), relationnel (ta capacité à créer le lien), personnel (ce que tu es, ton genre, ton charisme, ta couleur de peau). On n'existe qu'au travers du pouvoir que l'autre nous confère.44:44 — Le passif agressif : le profil le plus dangereux Marwan préfère 100 psychopathes à un passif agressif. Ce sont des gens qui sabotent le système de l'intérieur, qui retournent les équipes contre le patron, qui ne quittent jamais l'entreprise parce qu'ils savent qu'ils ne sont pas bankable ailleurs.51:41 — Bulles de filtre : impossible de s'en protéger seul Les algos confirment toujours ta pensée originelle. Connaître les biais ne suffit pas à les éviter. La seule vraie protection : ne pas rester seul dans ses décisions. L'isolement décisionnel, c'est ce qui nous tue.58:01 — Emprise dans un couple : les deux signaux à surveiller Privation de liberté et contrôle coercitif. Les deux s'installent si progressivement qu'au bout de deux ans, les gens ne se rendent même plus compte que demander la permission pour sortir, ce n'est pas normal.1:02:50 — L'inoculation psychologique Ne pas dire "il te manipule, regarde". Mais lister à l'avance les méthodes qu'il va utiliser. Quand il les utilise, la personne fait le lien elle-même. C'est l'électrochoc qui ouvre la fenêtre — sans provoquer de réactance.1:05:14 — Comment redonner envie du futur Pas avec de l'optimisme naïf. En apprenant à gérer l'incertitude. En choisissant quelle fenêtre ouvrir. L'alphabétisation a chuté, la longévité a augmenté, la pauvreté a reculé — les données existent. C'est un choix de regard, pas une certitude.1:12:06 — Ce qu'il faut retenir du livre Détourner un enfant d'un écran, libérer un proche d'une emprise, briser un discours radical : ça nécessite de l'expertise. Ça ne s'improvise pas. Et comme on manipule tous de toute façon, autant bien le faire. Suggestion d'autres épisodes à écouter : [SOLO] Atrophie sociale : anatomie d'une manipulation de masse (https://audmns.com/UouEwvn) #342 Manipulation des idées : enquête sur un lobby libertarien mondial avec Anne-Sophie Simpère (https://audmns.com/NqsewHr) Vlan #64 Comment vos émotions sont-elles manipulées à travers les réseaux sociaux? avec Guy Philippe Goldstein (https://audmns.com/bZIlUdE)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Merwan Mery a été négociateur au sein des forces spéciales françaises, fondateur de l'agence ADN et son dernier livre se nomme "L'élégance de la manipulation." Tout un programme :)Je me suis dit depuis longtemps que la négociation, c'était une compétence pour les autres, je me défini moi même comme "nul" dans le domaine, aussi parce que je n'aime pas le conflit. Et puis en lisant le livre puis en discutant avec Merwan je me suis rendu compte que j'avais tout faux. Il est né au Liban en 1975, son père a sauvé sa famille d'un peloton d'exécution par les seuls mots. Et depuis, Marwan a fait de ça une vie entière.Dans cet épisode, nous parlons de pourquoi éviter le conflit, c'est se condamner à perdre, des vrais leviers pour débloquer une négociation, de ce que Trump révèle d'un négociateur piégé par sa propre rhétorique, et de comment sortir quelqu'un d'une emprise sans jamais casser le lien.J'ai questionné Marwan sur les 6 mécanismes universels qui nous rendent tous perméables à la manipulation, sur la différence entre gain réel et gain perçu, sur la technique d'inoculation psychologique pour protéger quelqu'un qu'on aime et évidemment sur la manipulation.Citations marquantes"Je préfère gérer 100 psychopathes, 200 sociopathes, 400 pervers qu'un passif agressif. C'est pas une blague.""La clôture d'une négociation ne se fait que sur de la perception. Il n'y a rien de rationnel.""L'absence de résistance de ta part ne fera qu'augmenter le niveau d'exigence de l'autre.""On est tous manipulés, on est tous manipulateurs et on est tous manipulables.""Si vous ne décidez pas pour vous, les gens décideront pour vous. C'est le principe de l'indécision."Idées centrales Idée 1 — La manipulation n'est pas un défaut moral, c'est une nécessité humaine Marwan distingue l'influence de la manipulation par un seul critère : l'intention. Pas l'acte. On manipule tous dès l'enfance, avant même de savoir parler — dès qu'on oriente la réalité pour obtenir quelque chose. Ne pas exercer d'influence sur l'autre, c'est se soumettre à lui. Refuser cette réalité ne protège pas, ça fragilise. C'est pourquoi se réconcilier avec la manipulation, c'est le début de la liberté. Timestamp : 02:17 – 20:30Idée 2 — Distinguer position et enjeu : la clé de 100% des conflits Derrière chaque position affichée se cache un enjeu réel qui n'a, dans la quasi-totalité des cas, rien à voir avec elle. La prise d'otage de Munich en 1972 ? La position, c'est la libération de prisonniers. L'enjeu, c'est la cause palestinienne. Tant qu'on répond à la position, on ne résout rien. La seule voie, c'est de comprendre ce qu'il y a en dessous — et c'est toujours caché. Timestamp : 09:47 – 11:00Idée 3 — L'ICP, intérêt commun partagé : transcender le conflit plutôt que l'affronter Quand tout oppose deux parties, le seul levier est de trouver la chose sur laquelle les deux peuvent dire oui. En grande distribution, face à l'hyperinflation : le distributeur et le fournisseur s'opposent sur tout — sauf sur une chose, faire revenir le consommateur en magasin. Ça suffit à créer un espace de négociation là où il n'y en avait plus. Timestamp : 11:00 – 16:00Idée 4 — Les 6 mécanismes universels de perméabilité Marwan en a identifié six qui s'appliquent à tous, quelle que soit la culture : la mortalité (on agit pour ne pas mourir), l'émotion (qui prend souvent le pas sur la raison), le besoin de croire (donner du sens à ce qu'on ne comprend pas), la dissonance cognitive (les histoires qu'on se raconte pour éviter l'inconfort), le bénéfice supérieur (toutes nos actions sont guidées par lui), et l'économie des ressources (on choisit toujours le chemin le plus court). Ces six leviers font de chacun de nous une cible permanente. Timestamp : 23:39 – 27:08Idée 5 — Ce qui compte, c'est le gain perçu, pas le gain réel Une négociation ne se clôture jamais sur des faits — seulement sur un sentiment. Quelqu'un qui se bat quatre heures pour obtenir 1% sera plus satisfait que celui qui obtient 20% en claquant des doigts. Le travail du négociateur, c'est de provoquer chez l'autre le sentiment de satiété — lui donner l'impression qu'il a tout arraché, même s'il a tout perdu. Timestamp : 38:02 – 40:41Idée 6 — L'inoculation psychologique comme outil contre l'emprise Dire à quelqu'un "ton partenaire te manipule, regarde ce qu'il fait" ne sert à rien — le manipulateur l'a préparé à entendre exactement ça. En revanche, si on liste à l'avance les méthodes que le manipulateur va utiliser, sans cibler personne, la personne sous emprise fait elle-même le lien quand ces méthodes apparaissent. C'est l'électrochoc qui ouvre la fenêtre. Timestamp : 1:02:50 – 1:04:36Idée 7 — L'IA et la société sans friction : ce qu'on est en train de perdre Plus une technologie promet de réduire l'effort, plus on l'adopte silencieusement. GPS, ascenseurs, smartphones — et maintenant l'IA. Le problème : on perd les compétences que ces outils remplacent. Et les générations qui n'ont connu que l'après ne peuvent même plus se poser la question. La friction, c'est ce qui donne de l'expérience. L'enlever, c'est enlever le sens. Timestamp : 28:17 – 36:53Questions posées dans l'interviewLe titre L'élégance de la manipulation est volontairement transgressif — pourquoi choisir un mot que tout le monde fuit ?À quel âge commence-t-on à manipuler ?Qu'est-ce qui t'a amené à en faire une carrière — et quel rôle a joué ton histoire personnelle ?Comment passe-t-on de quelqu'un qui évite le conflit à quelqu'un qui sait le gérer ?Comment distinguer position et enjeu dans un conflit — et comment trouver l'ICP ?Que révèle Trump, lu à travers le prisme d'un négociateur professionnel ?Savoir qu'on est manipulables, est-ce libérateur ou anxiogène ?Comment repérer qu'on est dans une bulle de filtre algorithmique — et comment s'en extraire ?Quels sont les premiers signaux d'une emprise dans un couple, et comment sortir quelqu'un d'une emprise sans briser le lien ?Face à quelqu'un qui refuse de bouger, quelle est la pire erreur — et quelle question fonctionne vraiment ? Références citéesLivresL'élégance de la manipulation — Merwan Mehri (livre principal de l'épisode)The Art of the Deal — Donald Trump, cité pour illustrer la méthode du passage en force (16:11)Événements historiquesPrise d'otage de Munich, JO 1972 — exemple canonique de distinction entre position affichée et enjeu réel (10:30)Guerre du Liban, 6 décembre 1975 — le père de Marwan sauve la famille par la négociation face à un peloton d'exécution (03:35)Études et donnéesÉtude Universcience sur l'esprit critique : 76% des Français pensent avoir un bon esprit critique, 40% refusent de parler à des gens avec qui ils ne sont pas d'accord (52:28)Statistiques ONU sur la démographie mondiale : 8 milliards aujourd'hui, 10 milliards en chiffres médians d'ici 2050 (1:05:14)Références culturellesStranger Things (Netflix) — mentionné par Marwan pour évoquer la simplicité perçue des années 80 (1:05:14)Pyramide de Maslow — référencée sur le bonheur dans les sociétés riches (1:10:19)AutresFabrice Midal — cité en parallèle, discussion sur la société sans friction et l'expérience (27:08)Agence ADN — l'agence de Marwan, forme 3 000 à 4 000 personnes par an sur tous les continents (1:14:02)Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 — Introduction : manipulation, un mot qui fait peur Gregory se dit mauvais négociateur, Marwan aussi. Et pourtant. L'épisode s'ouvre sur une tension : pourquoi appeler un livre L'élégance de la manipulation quand le mot lui-même fait fuir ?02:17 — Manipulation vs influence : tout est dans l'intention Ce qui différencie les deux, ce n'est pas l'acte — c'est l'intention derrière. On peut manipuler positivement et influencer négativement. Le médecin qui te dit que c'est "le seul médicament" te manipule. On l'accepte parce que l'intention est bonne.03:35 — L'histoire personnelle de Marwan Né au Liban en 1975. Son père a sauvé la famille d'un peloton d'exécution le 6 décembre de la même année, par la seule force de la négociation. C'est là que tout a commencé.05:48 — Comment se réconcilier avec le conflit Le conflit n'est pas une violence. C'est l'expression normale d'un désaccord. Savoir le gérer, c'est un hard skill comme les maths. Ceux qui savent se battre n'ont pas peur de se promener à deux heures du matin. Ceux qui savent négocier vivent différemment.09:47 — La distinction position/enjeu : la clé de tout Derrière chaque position affichée se cache un enjeu réel — et dans 100% des cas, les deux n'ont rien à voir. Le mari en retard et la dispute qui s'ensuit : ce n'est pas le retard le sujet. C'est un besoin de respect qui n'est pas comblé.11:00 — L'ICP : intérêt commun partagé Même quand tout oppose deux parties, il existe toujours quelque chose sur quoi les deux peuvent dire oui. C'est cet espace-là qu'il faut trouver. Distributeur vs fournisseur en pleine hyperinflation : l'ICP, c'est faire revenir le consommateur en magasin. Sans ça, tout le monde perd.16:01 — Trump analysé par un négociateur des forces spéciales Trump est prévisible dans son imprévisibilité. Il pousse les curseurs au maximum, ça fonctionne face aux faibles. Mais face à l'Iran — qui ne se perçoit pas comme faible et n'a rien à perdre — il se retrouve dans une situation impossible. C'est le syndrome du tigre blessé.23:39 — Les 6 mécanismes universels de perméabilité Mortalité, émotion, besoin de croire, dissonance cognitive, bénéfice supérieur, économie des ressources. Ces six leviers s'appliquent à tout le monde, partout, toujours. Connaître les 250 biais cognitifs du codex ne suffit pas à s'en protéger.37:46 — La clôture d'une négociation : rien de rationnel Le gain réel ne compte pas. Ce qui compte, c'est le gain perçu. Battu 4 heures pour 1% = satisfaction maximale. Obtenu 20% en claquant des doigts = sentiment d'avoir laissé de l'argent sur la table. Le travail du négociateur, c'est de provoquer le sentiment de satiété.42:27 — Les 4 pouvoirs pour asseoir sa crédibilité Institutionnel (ton statut), situationnel (ce que tu sais faire que les autres ne savent pas), relationnel (ta capacité à créer le lien), personnel (ce que tu es, ton genre, ton charisme, ta couleur de peau). On n'existe qu'au travers du pouvoir que l'autre nous confère.44:44 — Le passif agressif : le profil le plus dangereux Marwan préfère 100 psychopathes à un passif agressif. Ce sont des gens qui sabotent le système de l'intérieur, qui retournent les équipes contre le patron, qui ne quittent jamais l'entreprise parce qu'ils savent qu'ils ne sont pas bankable ailleurs.51:41 — Bulles de filtre : impossible de s'en protéger seul Les algos confirment toujours ta pensée originelle. Connaître les biais ne suffit pas à les éviter. La seule vraie protection : ne pas rester seul dans ses décisions. L'isolement décisionnel, c'est ce qui nous tue.58:01 — Emprise dans un couple : les deux signaux à surveiller Privation de liberté et contrôle coercitif. Les deux s'installent si progressivement qu'au bout de deux ans, les gens ne se rendent même plus compte que demander la permission pour sortir, ce n'est pas normal.1:02:50 — L'inoculation psychologique Ne pas dire "il te manipule, regarde". Mais lister à l'avance les méthodes qu'il va utiliser. Quand il les utilise, la personne fait le lien elle-même. C'est l'électrochoc qui ouvre la fenêtre — sans provoquer de réactance.1:05:14 — Comment redonner envie du futur Pas avec de l'optimisme naïf. En apprenant à gérer l'incertitude. En choisissant quelle fenêtre ouvrir. L'alphabétisation a chuté, la longévité a augmenté, la pauvreté a reculé — les données existent. C'est un choix de regard, pas une certitude.1:12:06 — Ce qu'il faut retenir du livre Détourner un enfant d'un écran, libérer un proche d'une emprise, briser un discours radical : ça nécessite de l'expertise. Ça ne s'improvise pas. Et comme on manipule tous de toute façon, autant bien le faire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.