Podcasts about liban

Country in the Middle East

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liban

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ONU Info

Au Liban, plus d'un foyer interrogé sur cinq affirme qu'au moins un de ses enfants s'est couché le ventre vide. Et même lorsque les enfants mangent à leur faim, leur alimentation peut rester insuffisante. « Leur cerveau et leur corps ne sont pas correctement nourris », explique Christophe Boulierac, porte-parole de l'UNICEF au Liban. Dans cet extrait sonore, il décrit comment le conflit et la crise économique se conjuguent dans la vie des familles. Le travail des enfants progresse, tandis que les blessures de guerre laissent des séquelles durables. Les jeunes aussi peinent à envisager leur avenir : parmi ceux interrogés par l'UNICEF, la moitié disent vouloir quitter le pays. (Extrait sonore : Christophe Boulierac, porte-parole de l'UNICEF au Liban)

Les matins
Gadi Eisenkot, le général qui défie Netanyahou 2/4 : Un chef d'état-major partisan de la ligne dure

Les matins

Play Episode Listen Later Sep 28, 2026 15:07


durée : 00:15:07 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Gadi Heisenkot gravit la hiérarchie militaire par le biais des guerres menées au Liban et à Gaza. La deuxième guerre du Liban, en 2006, est pour lui un tournant. Il en tire une doctrine défendant l'usage disproportionné de la force, qu'emploie encore l'armée israélienne. - équipe : Jean Brossier, Victoria Géraut-Velmont, Félicie Faugère, Marianne Dubar, Angelico Gaymard, Bahia Bricaud - invités : Myriam Shermer Journaliste spécialiste de la politique israélienne, David Khalfa Codirecteur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient et spécialiste du Proche-Orient à la fondation Jean Jaurès Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Affaires étrangères
[DÉCOUVERTE] Gadi Eisenkot, le général qui défie Nétanyahou | 2/4 · Un chef d'état-major partisan de la ligne dure

Affaires étrangères

Play Episode Listen Later Sep 28, 2026 15:07


durée : 00:15:07 - Affaires étrangères - Gadi Heisenkot gravit la hiérarchie militaire par le biais des guerres menées au Liban et à Gaza. La deuxième guerre du Liban, en 2006, est pour lui un tournant. Il en tire une doctrine défendant l'usage disproportionné de la force, qu'emploie encore l'armée israélienne. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le sept neuf
"C'est l'automne de tous les dangers", alerte Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense

Le sept neuf

Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 20:40


durée : 00:20:40 - La grande matinale - Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères, envoyé personnel du président de la République pour le Liban, estime que le monde vit "une situation très grave qu'on n'a sans doute pas connue dans ses multiples risques depuis la fin de la guerre 1939-1945". - équipe : Florence Paracuellos, Benjamin Duhamel, Clémentine Sabrié - invités : Jean-Yves Le Drian Homme politique français Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les interviews d'Inter
"C'est l'automne de tous les dangers", alerte Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 20:40


durée : 00:20:40 - Les interviews d'Inter - Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères, envoyé personnel du président de la République pour le Liban, estime que le monde vit "une situation très grave qu'on n'a sans doute pas connue dans ses multiples risques depuis la fin de la guerre 1939-1945". - équipe : Florence Paracuellos, Benjamin Duhamel, Clémentine Sabrié - invités : Jean-Yves Le Drian Homme politique français Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

7 milliards de voisins
Comment nos systèmes alimentaires contribuent à la malbouffe

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Sep 22, 2026 48:30


D'un côté, des agriculteurs en colère peinent à tirer un revenu décent de leur travail ; de l'autre, des consommateurs ont du mal à boucler leurs fins de mois et se nourrissent de plus en plus mal. Depuis plusieurs décennies, les systèmes alimentaires occidentaux montrent leurs limites.  Conçu pour produire plus et plus vite afin de nourrir la population au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le modèle agricole français est aujourd'hui traversé par des crises, des mobilisations d'agriculteurs et des tensions autour des prix. Selon l'INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), près de 18% des exploitants agricoles vivent sous le seuil de pauvreté. La loi d'urgence agricole, promulguée en août 2026, est censée mieux les protéger, mais elle s'attire également de nombreuses critiques, notamment sur la réintroduction de deux pesticides. Cette nouvelle loi s'ajoute aux nombreuses mesures déjà prises par les pouvoirs publics pour tenter de résoudre les crises. Ainsi, en 2021, 48,5 milliards d'euros de dépenses publiques ont été alloués pour soutenir le secteur agroalimentaire, sans véritablement combler les défaillances du système.  De l'autre côté de la chaîne, plus de 8 millions de Français vivent dans l'insécurité alimentaire et, selon une étude Ipsos, 55% considèrent qu'il est trop cher de manger équilibré. En proposant près de 60% de produits ultra-transformés dans leurs rayons, les supermarchés ne les aident pas forcément. Face à ces constats, des collectifs de citoyens et d'agriculteurs tentent de chercher et de proposer d'autres alternatives pour produire et manger mieux. Comment produire autant tout en rémunérant mieux les exploitants ? Quelle révolution alimentaire est possible ?  Avec : • Paul Montjotin, délégué général du Mouves (Mouvement des entrepreneurs sociaux) qui réunit des entreprises de l'économie sociale et solidaire, ancien conseiller du groupe parlementaire écologiste. Co-auteur de Mal-bouffe – on arrête tout et on réfléchit ! (Rue de l'échiquier, 2026) • Mathieu Dalmais, agronome, porte-parole d'Inside Track France, un collectif de cadres dirigeants de la distribution, de l'agroalimentaire et de l'agriculture qui a publié, en juin 2026, le rapport La course au prix bas de l'alimentation ne fait pas disparaître les coûts. Elle les déplace, un rapport sur les pratiques des enseignes de la grande distribution. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI.  Dans cet épisode : Yohan, gestionnaire de scolarité à Malakoff, Franco-Mauricien, Malek Kaci, consultant en interculturel expert du Liban, ainsi que Caroline Pensier, experte des territoires d'outremer au sens large parlent formules de politesse, respect et agressivité.    Programmation musicale : ► 100 Ans - Wau Wau Collectif ► MATADORA - KAROL G.

7 milliards de voisins
Comment nos systèmes alimentaires contribuent à la malbouffe

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Sep 22, 2026 48:30


D'un côté, des agriculteurs en colère peinent à tirer un revenu décent de leur travail ; de l'autre, des consommateurs ont du mal à boucler leurs fins de mois et se nourrissent de plus en plus mal. Depuis plusieurs décennies, les systèmes alimentaires occidentaux montrent leurs limites.  Conçu pour produire plus et plus vite afin de nourrir la population au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le modèle agricole français est aujourd'hui traversé par des crises, des mobilisations d'agriculteurs et des tensions autour des prix. Selon l'INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), près de 18% des exploitants agricoles vivent sous le seuil de pauvreté. La loi d'urgence agricole, promulguée en août 2026, est censée mieux les protéger, mais elle s'attire également de nombreuses critiques, notamment sur la réintroduction de deux pesticides. Cette nouvelle loi s'ajoute aux nombreuses mesures déjà prises par les pouvoirs publics pour tenter de résoudre les crises. Ainsi, en 2021, 48,5 milliards d'euros de dépenses publiques ont été alloués pour soutenir le secteur agroalimentaire, sans véritablement combler les défaillances du système.  De l'autre côté de la chaîne, plus de 8 millions de Français vivent dans l'insécurité alimentaire et, selon une étude Ipsos, 55% considèrent qu'il est trop cher de manger équilibré. En proposant près de 60% de produits ultra-transformés dans leurs rayons, les supermarchés ne les aident pas forcément. Face à ces constats, des collectifs de citoyens et d'agriculteurs tentent de chercher et de proposer d'autres alternatives pour produire et manger mieux. Comment produire autant tout en rémunérant mieux les exploitants ? Quelle révolution alimentaire est possible ?  Avec : • Paul Montjotin, délégué général du Mouves (Mouvement des entrepreneurs sociaux) qui réunit des entreprises de l'économie sociale et solidaire, ancien conseiller du groupe parlementaire écologiste. Co-auteur de Mal-bouffe – on arrête tout et on réfléchit ! (Rue de l'échiquier, 2026) • Mathieu Dalmais, agronome, porte-parole d'Inside Track France, un collectif de cadres dirigeants de la distribution, de l'agroalimentaire et de l'agriculture qui a publié, en juin 2026, le rapport La course au prix bas de l'alimentation ne fait pas disparaître les coûts. Elle les déplace, un rapport sur les pratiques des enseignes de la grande distribution. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI.  Dans cet épisode : Yohan, gestionnaire de scolarité à Malakoff, Franco-Mauricien, Malek Kaci, consultant en interculturel expert du Liban, ainsi que Caroline Pensier, experte des territoires d'outremer au sens large parlent formules de politesse, respect et agressivité.    Programmation musicale : ► 100 Ans - Wau Wau Collectif ► MATADORA - KAROL G.

Invité culture
La dramaturge libanaise Yara Bou Nassar à la MC93: «Nous n'avons pas le temps de faire le deuil»

Invité culture

Play Episode Listen Later Sep 21, 2026 4:05


Dans le cadre de la Saison Méditerranée en France, la Maison de la culture à Bobigny MC93 accueille plusieurs spectacles en langue arabe qui témoignent de la richesse théâtrale au Moyen-Orient et au Maghreb. Les artistes viennent d'Égypte, de Palestine, de Syrie, d'Algérie et du Liban qui ouvre le cycle. Les aventures d'un soi hypothétique, la pièce de Yara Bou Nassar, nous emmène sur les traces d'un couple, les parents de l'autrice. Et à travers lui, c'est l'histoire d'un pays qui nous est contée : le Liban et ses aléas, d'une guerre à l'autre, d'un exil à l'autre et comment une population survit. 

Invité Culture
La dramaturge libanaise Yara Bou Nassar à la MC93: «Nous n'avons pas le temps de faire le deuil»

Invité Culture

Play Episode Listen Later Sep 21, 2026 4:05


Dans le cadre de la Saison Méditerranée en France, la Maison de la culture à Bobigny MC93 accueille plusieurs spectacles en langue arabe qui témoignent de la richesse théâtrale au Moyen-Orient et au Maghreb. Les artistes viennent d'Égypte, de Palestine, de Syrie, d'Algérie et du Liban qui ouvre le cycle. Les aventures d'un soi hypothétique, la pièce de Yara Bou Nassar, nous emmène sur les traces d'un couple, les parents de l'autrice. Et à travers lui, c'est l'histoire d'un pays qui nous est contée : le Liban et ses aléas, d'une guerre à l'autre, d'un exil à l'autre et comment une population survit. 

Beurn Out
À LA FRANÇAISE AVEC IBRAHIM MAALOUF

Beurn Out

Play Episode Listen Later Sep 20, 2026 59:16


Dans cet épisode, Ibrahim Maalouf se livre comme rarement sur son parcours, ses racines et son rapport à la France, le pays qui l'a accueilli lorsqu'il a fui la guerre civile au Liban avec ses parents.Mais aussi de sa rencontre avec Quincy Jones, de ses nombreux feats, de l'exigence physique d'un trompettiste de haut niveau, de son nouvel album « À la française », réalisé avec son épouse, la chanteuse Hiba Tawaji, et de ses prochains grands rendez-vous sur scène.

Kan en Français
APRÈS LA FINUL, QUI CONTRÔLERA LE SUD-LIBAN ?

Kan en Français

Play Episode Listen Later Sep 18, 2026 8:01


Le retrait annoncé des Casques bleus ouvre une période d’incertitude majeure au Liban. Quelle force pourra prendre le relais ? L’armée libanaise est-elle réellement capable de contrôler le Sud et de désarmer le Hezbollah ? Décryptage avec Jacques Neriah. Écoutez le podcast.See omnystudio.com/listener for privacy information.

Radio Wnet
Liban między wyznaniami. Czy system konfesyjny wciąż działa?

Radio Wnet

Play Episode Listen Later Sep 15, 2026 18:01


 Liban to kraj, w którym polityka od dekad opiera się na delikatnej równowadze między wspólnotami religijnymi. O systemie konfesyjnym, zmianach demograficznych, porozumieniu z Taif, perspektywie decentralizacji oraz codziennym bezpieczeństwie w Libanie rozmawiają w Studiu Bejrut Hubert Maciejewski, student stosunków międzynarodowych prowadzący badania do pracy licencjackiej, oraz Kazimierz Gajowy. Audycja jest także opowieścią o współczesnym Libanie – jego różnorodności, napięciach i wyjątkowym współistnieniu chrześcijan i muzułmanów.

Religions du monde
Juifs noirs : l'essor étonnant du judaïsme en Afrique subsaharienne

Religions du monde

Play Episode Listen Later Sep 13, 2026 48:30


En ce mois de fêtes juives (Roch Hachana - le Nouvel An juif, Yom Kippour ou le Grand Pardon, Souccot – la fin des récoltes et la sortie d'Égypte…), Religions du Monde vous emmène sur le continent africain où le judaïsme est en plein essor, même s'il reste encore très marginal. Le phénomène n'est pas nouveau, mais depuis une vingtaine d'années, ce phénomène est en constante évolution : certains groupes en Afrique subsaharienne assurent être des descendants des Tribus perdues d'Israël, exilées vers Koush (la terre des Hébreux en Afrique) ; d'autres se sont identifiés au judaïsme par conviction, parfois par conversion personnelle, s'estimant plus proches de cette religion que du christianisme imposé par la force par le colonisateur. Certains ne recherchent pas la reconnaissance par Israël, d'autres au contraire la souhaitent et ne veulent plus être ignorés par les communautés juives. Malgré des cultures et traditions ancestrales riches - liées aux ancêtres, certains de ces groupes revendiquent leur appartenance au judaïsme et parfois leur filiation au peuple juif. Un essor étonnant qui ne semble pas fléchir ni subir les conséquences de la situation à Gaza et au Liban et de la guerre menée par Israël contre le Hamas et contre le Hezbollah. Reportages d'illustrations en Côte d'Ivoire, au Kenya, en France, entretiens et décryptages avec les chercheurs Edith Bruder et Daniel Dossou.   Intervenants : - Daniel Dossou, docteur en Histoire internationale, Graduate Institute – Institut des Hautes études internationales et du développement (IHEID), il vient de terminer sa thèse en Histoire internationale au Geneva Graduate Institute (IHEID), intitulée: « Being Black and Jewish in Côte d'Ivoire and Kenya: Histories, Communities, and Life Stories » (Être noir et juif en Côte d'Ivoire et au Kenya : histoires, communautés et vies) - Edith Bruder, anthropologue et historienne, chercheuse associée à la School of Oriental and African Studies (University of London) au CNRS (France), à UNISA (University of South Africa) et Senior Research Fellow à ISGAP, New York. Elle est la présidente-fondatrice de The International Society for the Study of African Jewry- ISSAJ. Elle est l'auteure de divers articles scientifiques et ouvrages tels que The Black Jews of Africa, History, Identity, Religion (Oxford University Press, 2008 et 2012) ; Black Jews, Les Juifs noirs d'Afrique et le mythe des Tribus perdues (Albin Michel 2014) ; Juifs d'ailleurs. Diasporas oubliées, identités singulières (Albin Michel 2020 ; Jews from Elsewhere, Forgotten Diasporas, Singular Jewish Identities (Oxford University Press, 2026), ainsi que de Histoire des relations entre les Juifs et les Noirs - De la Bible à Black Lives Matter (Albin Michel 2023).   Reportage en Côte d'Ivoire / Benoît Almeras Entretien au Kenya avec le Dr Silverstein, (cardiologue, ex-chef de la synagogue de Nairobi, il a joué un grand rôle dans l'intégration des Noirs convertis dans la Nairobi Hebrew Congregation). Gaëlle Laleix Entretien en France avec Hortense Bilé, présidente de l'association Am Israël Farafina (association multiculturelle juive de France, qui regroupe notamment des juifs noirs d'origine africaine et antillaise).

Religions du monde
Juifs noirs : l'essor étonnant du judaïsme en Afrique subsaharienne

Religions du monde

Play Episode Listen Later Sep 13, 2026 48:30


En ce mois de fêtes juives (Roch Hachana - le Nouvel An juif, Yom Kippour ou le Grand Pardon, Souccot – la fin des récoltes et la sortie d'Égypte…), Religions du Monde vous emmène sur le continent africain où le judaïsme est en plein essor, même s'il reste encore très marginal. Le phénomène n'est pas nouveau, mais depuis une vingtaine d'années, ce phénomène est en constante évolution : certains groupes en Afrique subsaharienne assurent être des descendants des Tribus perdues d'Israël, exilées vers Koush (la terre des Hébreux en Afrique) ; d'autres se sont identifiés au judaïsme par conviction, parfois par conversion personnelle, s'estimant plus proches de cette religion que du christianisme imposé par la force par le colonisateur. Certains ne recherchent pas la reconnaissance par Israël, d'autres au contraire la souhaitent et ne veulent plus être ignorés par les communautés juives. Malgré des cultures et traditions ancestrales riches - liées aux ancêtres, certains de ces groupes revendiquent leur appartenance au judaïsme et parfois leur filiation au peuple juif. Un essor étonnant qui ne semble pas fléchir ni subir les conséquences de la situation à Gaza et au Liban et de la guerre menée par Israël contre le Hamas et contre le Hezbollah. Reportages d'illustrations en Côte d'Ivoire, au Kenya, en France, entretiens et décryptages avec les chercheurs Edith Bruder et Daniel Dossou.   Intervenants : - Daniel Dossou, docteur en Histoire internationale, Graduate Institute – Institut des Hautes études internationales et du développement (IHEID), il vient de terminer sa thèse en Histoire internationale au Geneva Graduate Institute (IHEID), intitulée: « Being Black and Jewish in Côte d'Ivoire and Kenya: Histories, Communities, and Life Stories » (Être noir et juif en Côte d'Ivoire et au Kenya : histoires, communautés et vies) - Edith Bruder, anthropologue et historienne, chercheuse associée à la School of Oriental and African Studies (University of London) au CNRS (France), à UNISA (University of South Africa) et Senior Research Fellow à ISGAP, New York. Elle est la présidente-fondatrice de The International Society for the Study of African Jewry- ISSAJ. Elle est l'auteure de divers articles scientifiques et ouvrages tels que The Black Jews of Africa, History, Identity, Religion (Oxford University Press, 2008 et 2012) ; Black Jews, Les Juifs noirs d'Afrique et le mythe des Tribus perdues (Albin Michel 2014) ; Juifs d'ailleurs. Diasporas oubliées, identités singulières (Albin Michel 2020 ; Jews from Elsewhere, Forgotten Diasporas, Singular Jewish Identities (Oxford University Press, 2026), ainsi que de Histoire des relations entre les Juifs et les Noirs - De la Bible à Black Lives Matter (Albin Michel 2023).   Reportage en Côte d'Ivoire / Benoît Almeras Entretien au Kenya avec le Dr Silverstein, (cardiologue, ex-chef de la synagogue de Nairobi, il a joué un grand rôle dans l'intégration des Noirs convertis dans la Nairobi Hebrew Congregation). Gaëlle Laleix Entretien en France avec Hortense Bilé, présidente de l'association Am Israël Farafina (association multiculturelle juive de France, qui regroupe notamment des juifs noirs d'origine africaine et antillaise).

La marche du monde
L'odyssée photographique d'Alain Keler, quand l'histoire du monde rencontre la mémoire familiale

La marche du monde

Play Episode Listen Later Sep 12, 2026 48:29


Honoré par une rétrospective aux Rencontres de la photographie d'Arles 2026, Alain Keler a su documenter les grands conflits du XXè siècle en créant des images d'actualité à hauteur d'hommes, de femmes et d'enfants. À l'heure du bilan en noir et blanc, son œuvre photographique révèle combien son histoire personnelle est connectée à l'histoire du monde. Un reportage de Maxime Grember. Le goût du voyage et les débuts d'un photoreporter  Depuis plus de cinquante ans, Alain Keler regarde le monde à travers son objectif. Un monde qu'il a d'abord parcouru en photoreporter, au rythme de l'actualité et de ses bouleversements, avant de prendre le temps de s'arrêter, de revenir sur ses pas et, peu à peu, de tourner son regard vers sa propre histoire.   Après ses années de lycée à Honfleur, en Normandie, Alain Keler apprend la technique photographique et travaille dans un laboratoire à la fin des années 1960. Avec ses premières économies, il achète deux appareils photo et un billet de train pour Istanbul. Ce premier départ marque le début d'une vie de voyages.   Quelques années plus tard viennent New York, puis l'Amérique latine, où il est rémunéré pour la première fois comme photographe en 1974. De retour à Paris, Alain Keler entre en 1975 à l'agence de presse Sygma.   Commence alors une quinzaine d'années de photojournalisme au cœur des grands bouleversements de son époque : la révolution iranienne en 1979, les grèves des chantiers navals de Gdansk en Pologne en 1980, la guerre du Liban en 1982, la famine en Éthiopie en 1985 ou encore les manifestations de la place Tiananmen à Pékin en 1989.   Ses photographies font le tour du monde et sont publiées dans les grands magazines internationaux.  Après la chute du Mur, prendre le temps de regarder  À force de courir d'une actualité à l'autre, Alain Keler ressent une frustration grandissante : celle de devoir repartir trop vite, sans pouvoir rester suffisamment longtemps auprès de ceux qu'il photographie. La chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, marque un tournant. Derrière le rideau de fer, tout un monde vacille. Keler décide alors de prendre le temps. À partir des années 1990, il parcourt les pays de l'ancien bloc communiste à la rencontre des minorités ethniques et religieuses. De ce travail au long cours naît Vents d'Est, récompensé par le prix W. Eugene Smith, l'une des distinctions majeures de la photographie documentaire. Entre 2004 et 2005, une bourse de la fondation 3P, créée par Yann Arthus-Bertrand, lui permet de se rendre à plusieurs reprises en Israël et dans les Territoires Palestiniens. En photographiant ce territoire et ceux qui l'habitent, Alain Keler se rapproche, presque malgré lui, de sa propre histoire. Quand l'Histoire rencontre la mémoire familiale  Du fracas de l'Histoire à la mémoire familiale, son regard change de distance. Après avoir photographié les guerres, les révolutions et les peuples menacés, Keler se tourne vers ses parents, ses origines et les traces laissées par l'histoire du XXè siècle dans sa propre famille.   Membre de l'agence MYOP depuis 2008, il poursuit cette exploration de l'intime, notamment à travers la photographie et le documentaire. Une quête de mémoire qui devient aussi une histoire de transmission avec son fils Léo Keler, lui-même photographe.   En 2024, père et fils reprennent ensemble la route en Allemagne, sur les traces du grand-père d'Alain, déporté à Buchenwald, et de l'itinéraire qu'il a parcouru lors des marches de la mort d'avril 1945. Transmettre, raconter ce que l'image ne dit pas  Cette transmission passe aussi par les archives. Aujourd'hui encore, Alain Keler retourne à ses planches-contacts, exhume des photographies parfois oubliées et en raconte l'hors-champ : une rencontre, un voyage, les circonstances d'un déclenchement, tout ce que l'image, seule, ne dit pas.   Un travail au long cours qu'il poursuit notamment sur son blog Journal d'un photographe et qui trouve en 2026 un nouvel écho à travers deux monographies et plusieurs expositions.  L'odyssée photographique d'Alain Keler, quand l'histoire du monde rencontre la mémoire familiale, c'est un nouvel épisode documentaire de La marche du monde, signé Maxime Grember, produit par Valérie Nivelon et mis en ondes par Aurèle Charlieux.   Remerciements : Alain Keler, Léo Keler, Thierry Grillet, Olivier Monge, Antoine Kimmerlin, le Planches Contact Festival de Deauville, l'Abbaye du Château de Vincennes, le laboratoire Dupont à Paris et les Rencontres de la photographie d'Arles.   Photos :   Portrait d'Alain Keler © Olivier Monge/MYOP  Des Éthiopiens quittent le camp de Gondo à Korem, Éthiopie, 1985 © Alain Keler/MYOP  Un pays entouré de murs, 2004 © Alain Keler/MYOP  Israël, 2004 © Alain Keler/MYOP  Polaroid de la mère d'Alain Keler en 2007 © Alain Keler/MYOP Défilé irlandais à New-York © Alain Keler/MYOP.  Expositions :  Alain Keler : Rétrospective, aux Rencontres de la Photographie d'Arles 2026 Alain Keler - Histoires de vie, à la Sainte-Chapelle du château de Vincennes, 2026 Musiques :   Army Dreamers de Kate Bush  Vesoul de Jacques Brel  Medley We are the World, du collectif USA for Africa, Chanteurs sans frontières – Éthiopie et Tam-tam pour l'Éthiopie Another Brick in the Wall des Pink Floyd  Tombe la neige de Salvatore Adamo.  Documentaire :   Le dernier voyage, Alain Keler (2014).  Livres :  Alain Keler, aux éditions Delpire, 2026  Journal d'un photographe, aux éditions de Juillet, 2018  America, Americas, aux éditions de Juillet, 2021  Vents d'Est, aux éditions Marval, 2000  La Traversée, aux éditions de Juillet, 2027 (à paraître). Blog d'Alain Keler :  Journal d'un photographe.  Autres émissions :   Dans l'œil de Solidarnosc, La marche du monde, RFI, 2022  Visa pour l'image: rencontres avec Alain Keler et Frédéric Noy, L'Atelier des médias, RFI, 2019. 

Les matins
Israël : que pensent les familles des anciens otages du 7-Octobre après les révélations du journal Haaretz ?

Les matins

Play Episode Listen Later Sep 11, 2026 15:40


durée : 00:15:40 - Les Matins de France Culture - Le père d'un ancien otage du Hamas réclame une commission d'enquête d'Etat indépendante, que le Premier ministre Benjamin Netanyahou a toujours refusé de mettre en place. Nous irons aussi au Liban où dans le sud, les habitants ont ressenti un mini séisme provoqué par des explosions israéliennes. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le journal de 8H00
Israël : que pensent les familles des anciens otages du 7-Octobre après les révélations du journal Haaretz ?

Le journal de 8H00

Play Episode Listen Later Sep 11, 2026 15:40


durée : 00:15:40 - Journal de 8 h - Le père d'un ancien otage du Hamas réclame une commission d'enquête d'Etat indépendante, que le Premier ministre Benjamin Netanyahou a toujours refusé de mettre en place. Nous irons aussi au Liban où dans le sud, les habitants ont ressenti un mini séisme provoqué par des explosions israéliennes. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les journaux de France Culture
Israël : que pensent les familles des anciens otages du 7-Octobre après les révélations du journal Haaretz ?

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Sep 11, 2026 15:40


durée : 00:15:40 - Les journaux de France Culture - Le père d'un ancien otage du Hamas réclame une commission d'enquête d'Etat indépendante, que le Premier ministre Benjamin Netanyahou a toujours refusé de mettre en place. Nous irons aussi au Liban où dans le sud, les habitants ont ressenti un mini séisme provoqué par des explosions israéliennes. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Sexe Oral
Ruba Ghazal: Pourquoi la contraception repose-t-elle sur les femmes?

Sexe Oral

Play Episode Listen Later Sep 10, 2026 73:15


Cette semaine sur le podcast, Lysandre et Joanie reçoivent Ruba Ghazal, députée de Mercier et porte-parole de Québec solidaire, pour une conversation sur la contraception gratuite, les droits des femmes, la misogynie, les réseaux sociaux et la liberté de choisir sa vie.D'origine palestinienne, née au Liban et arrivée au Québec à l'âge de 10 ans, Ruba revient sur son enfance, son éducation dans une famille plutôt conservatrice et les inégalités qui l'ont poussée à se dire féministe dès l'adolescence. Elle raconte sa recherche d'autonomie, son passage par les HEC et le milieu de l'entreprise privée, puis son engagement bénévole qui l'a progressivement menée vers la politique.Au cœur de la discussion : son projet de loi pour rendre la contraception gratuite au Québec. Ruba explique pourquoi elle considère l'accès à la contraception comme un enjeu d'égalité, de santé publique et d'indépendance financière. Elle aborde les obstacles liés au coût, aux assurances et à la confidentialité, ainsi que l'importance de partager cette responsabilité entre les femmes et les hommes. Elle revient aussi sur la mobilisation citoyenne derrière cette proposition et sur le pouvoir qu'on sous-estime parfois lorsqu'on signe une pétition ou qu'on fait entendre sa voix.On parle aussi de :— Son enfance et son arrivée au Québec à 10 ans— Son éveil féministe dans une famille conservatrice— L'autonomie financière et la liberté des femmes— Son parcours dans le privé avant la politique— L'influence de Françoise David sur son engagement— Son projet de contraception gratuite au Québec— Les coûts et la confidentialité comme obstacles à la contraception— Le partage de la responsabilité contraceptive— La banalisation de la douleur des femmes— Le pouvoir des pétitions et de la mobilisation citoyenne— La misogynie et les doubles standards en politique— Le racisme, les menaces et la cyberviolence— L'influence des algorithmes et des discours masculinistes— L'encadrement des réseaux sociaux chez les jeunes— La pression d'être parfaite avant d'oser prendre sa place— Son livre, Les gens du pays viennent aussi d'ailleursLe podcast est présenté par OxioUtilise le code promo SEXEORAL pour obtenir 1 mois gratuit sur https://bit.ly/oxio-sexeoralLe podcast est présenté par Éros et CompagnieUtilise le code promo SEXEORAL pour obtenir 15 % de rabais sur https://bit.ly/eros-gpopRéserve ta soirée entre amis au SHAKER de ton choix dès maintenant sur https://bit.ly/SexeOral-ShakerAbonne-toi pour ne pas manquer les prochains épisodes!Pour devenir partenaire du balado :mathis@matieremedia.comPour travailler avec l'équipe du balado :rh@matieremedia.com Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Radio Wnet
Liban między wojną a nadzieją na pokój

Radio Wnet

Play Episode Listen Later Sep 10, 2026 28:37


 W najnowszej audycji ze Studia Bejrut Maja Outayek i Kazimierz Gajowy opowiadają o dramatycznej sytuacji na południu Libanu, nasilających się izraelskich atakach i rosnących obawach przed kolejną eskalacją. 

Profils
La guerre sonore (1/4) : Un harcèlement venu du ciel

Profils

Play Episode Listen Later Sep 9, 2026 21:13


Une histoire de pression de l'air Pourquoi faire la guerre du son, et comment le faire ? Depuis des décennies et à longueur de journée, le Liban vrombit comme un ventilateur, survolé par des drones et des avions de chasse de l'armée israélienne qui hante son espace aérien. Les sons qu'ils produisent harcèlent les populations et ont de réelles répercussions, faisant planer l'angoisse et semant la terreur… La guerre sonore "Chercher des images choc" est le métier que faisait Servane quand elle était monteuse pour un média vidéo soumis aux lois des algorithmes numériques. Mais dans la guerre des images rapides, une autre violence, bien présente, est souvent occultée : celle des armes sonores. Avec elles, il est possible d'harceler les populations avec des drones à Beyrouth, d'attaquer avec des canons à son à Belgrade, de torturer avec des sons au Vietnam ou de la musique à Guantanamo. En quatre épisodes, “La guerre sonore” explore toutes les manières dont on peut faire la guerre en restant sous les radars des caméras et des téléphones, mais pas des corps et des micros de radio. Mentions : - Extrait du film Soundtrack to War de George Gittoes, 2005 ; - Extrait du film Shutter, de Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, 2004 ; - Extrait du film Songs of War : Music as a weapon, de Tristan Chytroschek, 2010. Bibliographie : - Le son comme arme de Juliette Volcler, La Découverte, 2011 ; - À l'écoute de l'environnement : répertoire des effets sonore de Jean-François Augoyard et Henry Torgue, Parenthèses, 1995 ; - Music as torture/Music as weapon de Suzanne G. Cusick, Trans, 2006. Pour aller plus loin : - Sonic Warfare, de Steve Goodman, The MIT Press, 2010. Remerciements : À Jovan Stojanovic, Nikola Čuturić, Adam, Téa Ziadé, Daniel Carde, Benoit de Tréglodé, Caline Matar, Charles Peyredieu du Charlat, Eliana Kachaamy et la famille Yakushev de m'avoir accordé leur confiance en acceptant d'être enregistré.es ; à Earshot et Lawrence Abu Hamdan, au collectif 11:52 Paris, au service vidéo de L'Orient-Le Jour et Lucile Wassermann de leur aide active et précieuse ; aux personnes qui n'apparaissent pas à l'audio mais dont les témoignages ont enrichi le podcast ; à toute l'équipe d'ARTE Radio ; à Manal Fkihi pour la poésie ; et à Laurent Selinder pour les débuts, les retours, et toutes les conversations entre les deux. Cet épisode a été réalisé et produit en partenariat avec L'Orient-Le jour. Enregistrements décembre 2025-février 2026 Entretien et montage Servane d'Alverny Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Jana Traboulsi Production ARTE Radio

ONU Info

Alors que les enfants à travers le globe retrouvent le chemin de l'école, l'UNRWA adapte sa rentrée à des réalités profondément inégales dans ses cinq zones d'opération : Gaza, Cisjordanie, Jordanie, Syrie et Liban. Dans cet entretien accordé à ONU Info à l'occasion de la rentrée scolaire, Julia Dicum, directrice de l'éducation de l'UNRWA, explique comment l'agence s'adapte à la guerre : espaces temporaires, cours à distance et soutien psychosocial à Gaza ; points de contrôle et fermetures d'écoles en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ; apprentissage du français, formation des enseignants et résultats scolaires dans les autres zones. « Pour nous, en tant qu'ONU, il est important que nos enseignants dispensent un programme aligné sur les valeurs des Nations Unies : les droits humains, l'égalité entre les sexes, la neutralité, l'intégrité et le respect », souligne-t-elle. « Il y a aussi beaucoup d'activités en classe, pour encourager les enfants à participer davantage à leur propre apprentissage ». Mme Dicum revient également sur les réussites sources d'espoir et de fierté, comme celles de Farah et Tala Moussa, deux jeunes Gazaouies diplômées des écoles de l'UNRWA, récompensées pour avoir transformé des débris en briques afin de reconstruire leur maison. (Interview : Julia Dicum, directrice du département de l'éducation de l'UNRWA; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Les Ficelles
Saison 9 - Épisode 1 - Si ex-ceptionnel

Les Ficelles

Play Episode Listen Later Sep 9, 2026 107:39


Les Ficelles sont officiellement de retour! Pour ce premier épisode de la saison 9, enregistré devant une magnifique salle comble au Ausgang Plaza, Amélie et Emna ont eu l'honneur de recevoir Solène Paré, une OG Ficelle, ainsi que, pour la première fois de l'histoire des Ficelles, une ancienne candidate d'OD, Naomi Auger, d'OD Chypre! Ensemble, elles ont discuté du statut de l'ex, des portraits des candidat.e.s et du mythe des leaders naturels. Naomi a accepté de répondre aux questions du public!Soutenez-nous sur Patreon!Écoutez-nous sur YouTube et sur le site de Pivot! Les recommandations culturelles de la semaine :Celle d'Emna : Un évènement bénéfice en soutien à la Palestine au Liban qu'elle animera le 13 septembre prochain à Montréal, organisé par Résistance Montréal. Celle de Naomi : L'exposition World Press Photo, au marché Bonsecours jusqu'au 12 octobre à Montréal. Celle de Solène : Le film La meilleure façon, c'est par accident, de Noémie D. Leclerc, qui prendra l'affiche un peu partout au Québec le 18 septembre prochain. Celle d'Amélie : Le dernier numéro du magazine Véro, dont le thème est « Oser être soi » avec une page couverture qui met à l'honneur des femmes qui militent contre la grossophobie et dont plusieurs articles et chroniques sont fait par d'anciennes invité.es des Ficelles. 

Saúde Digital
SD375 - Quem não tem estratégia, faz parte da estratégia de alguém

Saúde Digital

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 40:14


Quem não tem estratégia faz parte da estratégia de alguém. A frase atravessa este episódio inteiro. Dr. Lorenzo Tomé recebe o Dr. Eduardo Meirelles, reumatologista e geriatra, para uma conversa entre gerações sobre o mesmo problema: como exercer a medicina que se quer exercer sem depender da estratégia de outra pessoa. A conversa parte de uma constatação compartilhada pelos dois. O conhecimento técnico continua indispensável, mas deixou de ser suficiente. Ele habilita o médico a disputar o jogo, não faz o médico vencer o jogo. O episódio trata da contratualização com operadoras, e do alerta de Meirelles de que, na saúde suplementar, o que vale é o contrato. Trata do controle de custos como filme, e não como fotografia, com contador especializado e separação clara entre pessoa física e jurídica. Trata da migração do fee-for-service para modelos baseados em desfecho, jornada do paciente e linhas de cuidado, tema sobre o qual Meirelles escreveu recentemente. E trata do mito do sacerdócio médico, com uma história pessoal dele sobre a conversa com o próprio filho. Lorenzo conecta esse cenário ao plano de acompanhamento longitudinal: uma forma concreta de o médico estruturar entrega de valor e receita recorrente dentro do próprio consultório, sem esperar que o sistema mude primeiro. O background do Dr. Eduardo Meirelles Eduardo Meirelles é médico reumatologista e geriatra, com mais de quatro décadas de carreira. Fez faculdade, residência, mestrado iniciado em Ribeirão Preto e concluído na USP, doutorado, e um fellowship de dois anos nos Estados Unidos. Construiu carreira acadêmica em hospitais universitários enquanto mantinha o consultório, algo de que nunca abriu mão. Hoje atua na iniciativa privada e é filiado ao Hospital Albert Einstein e ao Hospital Sírio-Libanês. É representante da reumatologia na Associação Médica Brasileira, com atuação voltada à defesa profissional, e escreve sobre saúde para a imprensa. Foi aluno do SD START, a imersão presencial da SD Escola de Negócios Médicos. O background do Dr. Lorenzo Tomé Lorenzo Tomé é médico radiologista formado pela UFMG, fundador e CEO da SD Escola de Negócios Médicos, escola especializada em estruturação de negócios médicos, com receita recorrente e acompanhamento longitudinal através dos Planos de Acompanhamento. Com mais de 500 médicos capacitados, desenvolveu uma metodologia própria que combina gestão, marketing, vendas, finanças e tecnologia aplicados à prática clínica. É autor do livro Além do Jaleco e atua como professor de médicos em diferentes especialidades, ajudando-os a construir negócios sustentáveis, éticos e alinhados com o propósito de cuidar. Aplique para a Sessão Estratégica SD! Uma conversa com nossa equipe para mapear onde o seu negócio está hoje e quais são os próximos passos mais estratégicos, avaliado nos cinco pilares: gestão, marketing, vendas, finanças e tecnologia. Você sai com um diagnóstico da sua situação atual e um comparativo em relação aos mais de 500 médicos que já passaram pela SD Escola. Sem compromisso, mediante aplicação, com vagas limitadas. Aplique aqui! Entre na Comunidade SD no WhatsApp e tenha conteúdo gratuito todos os dias sobre negócios médicos. Assista esse episódio também em vídeo no Youtube no nosso canal Saúde Digital Podcast! Acesse os episódios anteriores! SD374 - O médico que sabota o próprio plano de acompanhamento SD373 - 7 motivos para o médico ir além do jaleco SD372 - Sua secretária não é custo: estruture a porta de entrada do faturamento] Música: Declan DP - Echo Music © Copyright Declan DP 2018 - Present. https://license.declandp.info | License ID: DDP1590665

Le journal de 7h30
L'ONU s'inquiète des progrès de l'IA, le RN silencieux sur l'AFD et reprise des bombardements en Ukraine

Le journal de 7h30

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 8:24


Au sommaire : Les Nations Unies expriment leur inquiétude face aux progrès fulgurants de l'intelligence artificielle, notamment avec le nouveau modèle Astra d'OpenAI capable de réaliser des tâches autonomes, posant selon le haut commissaire aux droits de l'homme un risque existentiel pour l'humanité.La victoire électorale de l'extrême droite allemande de l'AFD dans l'Est du pays provoque une gêne notable du Rassemblement National français qui choisit de rester silencieux, malgré les liens historiques entre les deux formations d'extrême droite.La Russie reprend ses bombardements en Ukraine après trois jours de trêve destinés à relancer les négociations, avec des frappes de missiles causant au moins deux morts et sept blessés à Kiev.Volkswagen annonce la suppression de 100 000 postes et la vente d'une usine, illustrant les turbulences économiques allemandes qui expliquent en partie la montée de l'extrême droite.Le groupe Stellantis, propriétaire de Fiat Chrysler, est renvoyé devant le tribunal correctionnel pour tromperies aggravées dans le scandale du Dieselgate concernant les moteurs truqués.Israël organise un exercice militaire surprise simulant une attaque coordonnée de l'Iran et de ses alliés régionaux depuis le Liban, Gaza et Tel Aviv.La Syrie aurait été sur le point d'achever un réacteur nucléaire selon l'Agence internationale de l'énergie atomique, un site qu'Israël avait visé en 2007.La tour Eiffel rouvre après une grève des employés en colère suite à l'éviction de femmes salariées lors de la visite d'un groupe religieux hindou.La région Occitanie demande un délai supplémentaire de trois mois pour Fibre Excellence, producteur de pâtes à papier en redressement judiciaire, avec soutien financier de l'État et de la région.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité du jour
Israël : un front anti-Netanyahu ? Parlons-en avec S. Bulle, R. Bassist et M. Shermer

Invité du jour

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 45:34


Aujourd'hui dans "Parlons-en", direction Israël, à exactement sept semaines d'élections législatives décisives – les premières depuis les attaques terroristes du 7 octobre 2023. Les premières, aussi, depuis qu'Israël a ouvert plusieurs fronts dans la région, à Gaza, au Liban, en Iran... Benjamin Netanyahu, le phénix de la vie politique israélienne au pouvoir depuis près de vingt ans pourra-t-il survivre à ce scrutin alors qu'un front semble se dresser contre lui ? Quelles sont, aujourd'hui, les composantes du débat public dans cette société traumatisée par le 7-Octobre ? Quid de la Cisjordanie ou de la question des juifs ultraorthodoxes ?

Le journal de 8h00
Loi intégrale contre les VSS, victoire de l'extrême droite en Allemagne et le gratin du cinéma à Saint-Paul de Vence

Le journal de 8h00

Play Episode Listen Later Sep 7, 2026 8:29


Au sommaire : La loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles arrive en commission à l'Assemblée nationale, une réforme majeure réclamée par les associations depuis l'affaire Lyanna, avec pour objectif de couvrir le repérage, la prévention, la justice, la réparation et le suivi des auteurs et victimes.Le parti d'extrême droite AFD remporte une victoire historique aux élections régionales en Saxe-Anhalt avec 43,8% des suffrages, marquant la première victoire d'un parti d'extrême droite depuis 1945, tandis que la CDU du chancelier Merz s'effondre à 17,2%.La France et la Corée du Sud organisent un sommet inédit à Saint-Paul-de-Vence réunissant le gratin du cinéma et les grandes plateformes pour lutter contre la crise de l'audiovisuel, qui a perdu 40% de sa fréquentation mondiale en cinq ans.Les frappes reprennent au Liban malgré le cessez-le-feu, Israël donnant un ordre d'évacuation en prévision de frappes contre le Hezbollah suite au lancement d'un drone explosif.Six départements du sud-est restent en vigilance orange canicule jusqu'à demain matin, avec des températures attendues jusqu'à 39 degrés dans l'Aude, l'Hérault, le Gard, le Vaucluse, la Drôme et l'Ardèche.Le Paris FC remporte une victoire spectaculaire au Vélodrome de Marseille sur le score de 3-2 et monte sur le podium de Ligue 1 à l'issue de la troisième journée.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RESSOURCES
Des fêlures au sommet, la méthode Jean-Michel Karam

RESSOURCES

Play Episode Listen Later Sep 7, 2026 48:41


Grandir sous les bombes au Liban, fuir la guerre, gravir les échelons jusqu'à la création d'empires technologiques et cosmétiques... mais aussi affronter un krach boursier brutal et traverser la dépression au sommet du succès.Dans cet épisode intime de FAILLES, Jean-Michel Karam se livre sans fard. Loin de la simple success-story, il partage avec Noémie Sylberg-Klugman comment ses plus profondes blessures sont devenues le socle de sa résilience, son rapport sans tabou à la peur, à l'âge et à la santé mentale, ainsi que sa philosophie pour relativiser face aux tempêtes de la vie.

En sol majeur
Le Moyen-Orient, une terre d'écriture pour Jadd Hilal

En sol majeur

Play Episode Listen Later Sep 6, 2026 48:30


La littérature peut-elle lutter contre l'effacement de la Palestine ? Un roman, un poème… Est-ce que ça peut préserver le souvenir d'une enfance passée sous un citronnier unique au monde, auprès duquel on mangeait des koussas (ces courgettes farcies), pas loin du son du mijwiz ? Ces questions, le romancier Jadd Hilal se les pose, voilà pourquoi il les dépose en phrases marbrées. Dans son nouveau roman Ici commence la terre (éd. Elyzad), on peut lire « la mort du ciel palestinien, dans le cercueil des immeubles ». Une phrase qui, bien sûr, ne ramènera pas les vies qui circulaient dans ces immeubles, mais qui donne envie de pousser la porte (même romanesque) pour les connaître, ces vies. Pour ce fils d'éternels migrants (Palestine, Liban, MO, Europe), cette phrase aussi : « Trop de sols ôtés sous nos pieds pour marcher droit », la question du sol et la question du droit attendra. À l'anéantissement programmé de la Palestine, Jadd Hilal semble opter pour la question des destructions existentielles et mentales de monsieur et madame Tout-le-monde. Programmation de l'invité : Bachar Mar-Khalifé - « Zakrini » Shkoon - « Lala »

DUBAI WORKS Business Podcast
Saudi Arms Sale, Turkish Bank Sanctions & Lebanon AuditSaudi Arms Sale, Turkish Bank Sanctions & Lebanon Audit

DUBAI WORKS Business Podcast

Play Episode Listen Later Sep 5, 2026 4:00


The US approves a proposed $5 billion arms package for Saudi Arabia as the Kingdom faces heightened regional threats. Washington also sanctions Turkey's Golden Global Bank over alleged Iran-linked transactions, while the lender denies the accusations and prepares legal action. In Lebanon, Alvarez & Marsal begins a new forensic audit of Banque du Liban, examining crisis-era foreign asset operations and fund flows. Today's show looks at how regional conflict, financial sanctions and accountability are reshaping the Middle East's economic landscape.

Le goût du monde
Kebab tour et yaourt délice!

Le goût du monde

Play Episode Listen Later Sep 5, 2026 33:50


La viande est grillée, presque croustillante sur les bords, juteuse, elle est glissée dans du pain ou une galette : en sandwich ou à l'assiette, le plat a conquis le monde. Appelez le kebab, kebap, shawarma, gyros, grec ou döner, préférez-le avec ou sans oignons, piment, herbes, légumes en pickles, sauce yaourt ? Vous choisirez le vôtre, il sait s'adapter. Le kebab est un voyage en soi et une histoire du monde. Le kebab d'ailleurs est bien plus qu'un plat, c'est un concept culinaire, explique le géographe Pierre Raffard qui l'a découvert en Turquie et n'a cessé de s'intéresser à lui. Le kebab s'adapte, se diffuse, migre et se différencie ensuite par la manière dont il est servi et mangé : avec quelle viande ? Avec quelle sauce ? Quels légumes ? Pour qui ? Et avec qui ? Progressivement se dessine le plat parce qu'un plat « quand il se diffuse, ne se diffuse jamais exactement de la même manière que le plat de référence, il s'adapte toujours au système alimentaire en place. C'est ce qu'on appelle la culinarisation », explique Pierre Raffard dans un épisode du podcast Bouffons. Il ne se diffuse jamais de la même manière que le plat de référence. Il s'adapte toujours, un petit peu, beaucoup, passionnément, à la folie, se mêle aux cultures alimentaires locales jusqu'à se fondre si bien dans le pays d'adoption qu'on en oublie qu'il vient d'ailleurs. Plats de cultures et plats de migrations, reflets de l'histoire Les pastels sont de ces plats, les nems, les burgers et les pizzas, plats de cultures et plats de migrations, reflets de l'histoire. Pour notre émission, c'est sur les tables du restaurant Mersin à Paris que nous avons posé nos micros. Mersin, fondé par Noé Lazare, un passionné de cuisine et des cultures culinaires, intarissable sur ce kebab découvert en version largement transformée à Paris, puis à Berlin en Allemagne, l'une de ses premières terres en Europe. L'Allemagne l'a si bien adopté qu'elle s'est spécialisée dans la confection et l'export du matériel de confection des döner kebab, « celui qui tourne », précise Nurdane Bourcier, turque ayant grandi en France et oscillant entre Istanbul et Paris. Le kebab en Turquie est cuit sur d'immenses broches, dans des endroits qui peuvent accueillir trois cent personnes, avec pain lavash cuit au tandoor, quelques oignons au sumac, cette épice acide. La viande est pesée – ce dont on n'a pas l'habitude en France – parce que c'est une viande qui coûte cher, c'est généralement du bœuf ou du veau, et d'ailleurs le döner en Turquie coûte relativement cher par rapport au reste parce que c'est une viande de bonne qualité, servie par portion de 100-150 grammes coupée très fin, quasiment pas assaisonnée, du coup on est à des années-lumières des kebabs européens, on l'aime vraiment pour la viande. Le kebab est un voyage Notre point de départ est à l'est de la Méditerranée, mais nous sillonnerons l'Europe, ferons escale à Dakar, au Liban, en Syrie, au Japon et même au Mexique où le fameux pastor est une belle incarnation de notre kebab, l'avocat en prime. Dans cette émission, on ajoutera au kebab l'acidité d'un yaourt, salé bien sûr, même si leur association n'est pas courante, notamment pour le döner. Ils ont en commun cependant un certain goût pour le nomadisme, le sens de l'adaptation et incarnent à ce titre ce qui fait que « la cuisine est la cuisine, sans frontière, il n'y a pas de guerre en cuisine », assure Nurdane. Le yaourt est égoutté, fait maison, la fermentation se poursuit au gré des envies, et surtout lui aussi se mêle à tout et partout, jusqu'aux soupes de yaourt et de riz, la recette est partagée ici. « La découverte du yaourt à Istanbul a été un choc pour moi, raconte Noé, on peut le chauffer, le saler, en faire une soupe et cuisiner avec ! » Notamment cette fameuse soupe de yaourt, une soupe de l'estive dont il existe de nombreuses versions, précise Nurdane. Une découverte enfin, le tantuni La viande est cuite dans un ustensile aux allures de grande poêle à réceptacle pour la sauce au milieu, assaisonnée, puis versée avec sa sauce dans une galette, recouverte de yaourt et de sumac, pliée en U pour éviter que le jus ne s'échappe trop ! Les prudents choisiront de le savourer à l'assiette, les yeux aussi seront ravis. Avec : Noé Lazare, passionné de Döner Kebab et de cuisine, restaurateur et fondateur de Gemüse, pour partager l'excellent kebab berlinois découvert dans la capitale allemande, puis Mersin où sont servis des kebabs et des tantuni. Mersin, 123 rue Simon Bolivar, dans le XIXe arrondissement de Paris. Tout y est très, très bon et fait maison. Et Nurdane Bourcier, cuisinière, cheffe de Tamam Kitchen, histoires d'épices et de migrations et autrice : Le Yaourt, 10 façons de le préparer est publié aux éditions de l'Épure, l'aubergine, et la caroube sont parus dans la même collection. Le mot kebab décrit une méthode de cuisson, ce sont les légumes rôtis, des herbes, c'est la cuisson au feu. Il y a plusieurs types de kebab, on va tout appeler kebab, le döner bien connu en Europe, c'est celui qui tourne sur la broche. Le yaourt est omniprésent en Turquie comme le Kebab. Et pourquoi pas goûter à l'iskender si vous allez en Turquie ? Le pain est frit – un pide – avec de la viande arrosée de beurre noisette fondu et de yaourt acide, la tomate acide et sucrée, une odyssée du gras et de la gourmandise. La cuisine, le seul domaine qui ne connait pas de frontière : dans une assiette, on peut ne pas faire la guerre du tout. Pour aller plus loin Le monde sur la broche de Pierre Raffard, géographe spécialiste de l'alimentation, Calype éditions Le livre de la cuisine turque de Musa Dagdeviren aux éditions Phaïdon Un goût du monde tout sandwichs et déjà un tantuni Quelques adresses : dans le XIVe en écho au souvenir de Noé, dans le Ve arrondissement du côté du métro Cluny, dans le Xe arrondissement, Özlem, les adresses Gemüse et Mersin bien sûr, Anadolia à Boulogne-Billancourt, et toutes les adresses que vous voudrez partagez avec nous ! Programmation musicale : « The Wave » de Jungle  

Reportage International
Au sud du Liban, les habitants de Kfarchouba dénoncent l'occupation de l'armée israélienne

Reportage International

Play Episode Listen Later Aug 26, 2026 2:38


Au Liban, l'armée israélienne occupe 600 kilomètres carrés du sud du pays. Malgré un cessez-le-feu en vigueur et des négociations en cours, elle continue de raser des villages entiers, de dynamiter des zones entières, d'avancer sur le territoire libanais, de causer des destructions massives… Et de faire régner la peur, notamment dans les régions qui vivent comme dans des zones occupées. RFI est allé à la rencontre des habitants de Kfarchouba et Halta, au sud-est du Liban, à quelques kilomètres de la frontière avec Israël et la Palestine historique. De notre envoyée spéciale à Kfarchouba et Halta, À Kfarchouba, les habitants disent vivre sous une occupation qui ne dit pas son nom. Une occupation qui se traduit, chaque jour, par des restrictions et une peur permanente. Ferial Abdel Aal, 43 ans, raconte : « On ne sait pas à quel moment Israël peut entrer chez nous, dans nos maisons. Il n'y a aucune sécurité. Premièrement, à cause d'Israël, qui peut entrer dans le village, et deuxièmement, on ne peut pas aller sur nos terres. Ils tirent dès qu'ils voient quelqu'un, les drones sont au-dessus de nos têtes. » La quadragénaire estime que le gouvernement libanais les a abandonnés: « Malheureusement, l'État ne s'occupe absolument pas de nous. Au minimum, qu'il nous envoie une force de l'armée libanaise pour qu'elle soit stationnée à l'entrée du village. Comme ça, nous pourrions, dans une certaine mesure, nous sentir en sécurité. Si Israël venait et voulait entrer, l'armée nous préviendrait. » Pour le maire de KfarChouba, Kassem Kadri, le village est dans une zone grise. « Kfarchouba a souffert de lourdes destructions lors des guerres précédentes. Cette année, la municipalité a dû se plier aux exigences israéliennes pour les éviter. » À Halta, à quelques minutes en voiture de Kfarchouba, Fadi Shebli, 53 ans, dit avoir toujours vécu sous occupation israélienne. L'an dernier, alors qu'il s'occupait de ses abeilles, il a lui aussi été pris pour cible. « J'ai pris une balle juste à côté de moi, ici, et la poussière m'est arrivée dessus. Je me suis levé, complètement hors de moi. Le poste était à environ 500 mètres de moi. Je me suis mis à crier : "Sur quoi tu tires ? Espèce d'animal !" Ma voix a porté jusque-là. Je leur ai crié que j'avais une autorisation et que je voulais savoir sur quoi ils tiraient. Je me suis mis à crier, à les insulter », raconte-t-il. Dans ce sud du Liban, malgré la peur, les destructions et l'absence de garanties sur leur sécurité, les habitants restent. Pour eux, quitter leur terre, serait aussi abandonner ce qui leur reste. À lire aussi«Des gens ne sont pas relâchés»: les habitants du sud du Liban terrorisés par les enlèvements de l'armée israélienne

Le journal de 18h00
Proche-Orient : regain de tensions après des frappes israéliennes dans le sud du Liban

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Aug 15, 2026 15:04


durée : 00:15:04 - Le journal de 18h00 - Les négociations entre Israël et le Liban sont dans l'impasse. En revanche, les menaces entre le Hezbollah libanais et Israël sont relancées après une frappe meurtrière ce samedi matin, menée par Israël sur le Liban. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les journaux de France Culture
Proche-Orient : regain de tensions après des frappes israéliennes dans le sud du Liban

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Aug 15, 2026 15:04


durée : 00:15:04 - Les journaux de France Culture - Les négociations entre Israël et le Liban sont dans l'impasse. En revanche, les menaces entre le Hezbollah libanais et Israël sont relancées après une frappe meurtrière ce samedi matin, menée par Israël sur le Liban. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Géopolitique
Peine de mort : le Liban abolit quand ses voisins continuent d'exécuter

Géopolitique

Play Episode Listen Later Aug 13, 2026 2:40


durée : 00:02:40 - Géopolitique - Direction le Liban, qui vient d'abolir la peine de mort. C'est inédit au Moyen Orient ! Beyrouth est, en effet, la première capitale de la région qui renonce à tuer au nom de la justice. - équipe : Marie Boëton Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Invité Afrique
Droits des femmes en Tunisie: «Le risque est de voir le discours conservateur se réinstaller et se normaliser»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 13, 2026 5:00


Il y a 70 ans jour pour jour, le 13 août 1956, la Tunisie adoptait son Code du statut personnel, l'un des textes les plus progressistes du monde arabe pour les droits des femmes : interdiction de la polygamie, divorce judiciaire pouvant être aussi à l'initiative de la femme, consentement obligatoire de la femme au mariage. Aujourd'hui, alors que la Tunisie célèbre sa Journée nationale de la femme, que reste-t-il de cet héritage et quels sont les combats des féministes tunisiennes ? Hela Ben Salem, secrétaire générale de l'Association tunisienne des femmes démocrates, répond aux questions de RFI. RFI : Le Code du statut personnel a 70 ans, est-ce que les avancées qu'il avait permises sont menacées aujourd'hui ?  Hela Ben Salem : Le Code du statut personnel a été en 1956 une décision politique et réformatrice qui a profondément transformé la situation des femmes et la société tunisienne de manière générale. Sauf qu'aujourd'hui, lorsqu'on parle des droits des femmes, on ne peut pas les dissocier de la situation démocratique générale, du recul des libertés, de l'État de droit, de l'indépendance, de la justice, de la liberté d'expression et évidemment les droits des femmes de manière générale.  Quels sont les acquis les plus fragilisés aujourd'hui selon vous ?  C'est la structure et la symbolique du CSP principalement qui est en danger. Les tentatives de noyer les femmes à des rôles traditionnels, de remettre en question l'égalité et les acquis obtenus au cours de décennies de lutte. Ce qui est préoccupant, malheureusement, c'est qu'il y a des discours conservateurs aujourd'hui, malheureusement en Tunisie, et ces discours ne sont plus uniquement marginaux. Lorsque les institutions de l'État et les espaces religieux officiels ouvrent leurs portes à des discours réactionnaires et discriminatoires, nous devons nous poser la question : quelle est la position de l'État dans la protection de ces acquis ? Le Code statut personnel est en vigueur depuis sa promulgation en 1956, et évidemment, une grande partie des réformes ont été portées à l'époque par la volonté politique, surtout après la révolution. Nous avons eu des acquis depuis toujours attendus et portés par le mouvement féministe. Et depuis 2019, malheureusement, nous n'avons eu aucun acquis de ce gouvernement, de ce pouvoir politique, et le risque est de voir le discours conservateur se réinstaller, et se normaliser et devenir progressivement acceptable dans un silence complice de l'État. Du pouvoir, tout simplement.  Quels sont ces thèmes conservateurs qui reviennent sur la place publique ?  C'est principalement ceux qui sont relatifs au statut des femmes. Donc la polygamie ou encore le statut de chef de famille. On ne parle plus non plus de l'égalité en matière d'héritage. La bataille est éminemment politique. Elle n'est pas moins importante que celle pour les libertés individuelles et collectives, parce que, pour nous, en tant que femme démocrate, en tant que féministe, il n'y a pas de démocratie sans égalité. Il n'y a pas d'égalité réelle sans État de droit. On ne veut pas seulement protéger le Code du statut personnel contre tout recul, mais nous voulons poursuivre et approfondir ce projet. Car 70 ans après, les discriminations, les violences, la pauvreté et la précarité persistent.  Quelles sont les réformes que vous défendez, en particulier ?  L'égalité dans l'héritage, l'égalité dans la responsabilité des familles pour abolir l'institution du chef de famille, le droit de la famille de manière générale, parce qu'il y a aujourd'hui des dispositions, par exemple, qui maintiennent encore des différences de traitement entre les femmes et les hommes. Le père est toujours le tuteur des enfants, même en cas de divorce. L'inégalité successorale, c'est l'une des formes de violence économique. C'est important aujourd'hui qu'on consacre des textes pour mettre la femme sur un pied d'égalité avec l'homme, en matière justement d'accès à la terre, d'accès aux ressources, d'égalité dans l'héritage. Tout cela. Quels sont les courants politiques, par exemple à l'Assemblée, qui mettent en danger les droits des femmes ?  Le discours de certains députés à l'ARP, pas mal de députés qui ont proposé la réforme du Code du statut personnel pour des raisons démographiques, chose qui est étonnante. Chose qui est choquante parce que les femmes ne sont pas des machines de reproduction. Donc, il faut respecter aussi la dignité des femmes, leurs corps, leurs droits sexuels et corporels. Parce que la Tunisie, qu'on le veuille ou pas, possède un héritage réformateur réel. Le Code du statut personnel a profondément transformé le droit de la famille dès 1956. L'espoir aussi dépend d'une chose essentielle, c'est d'être toujours vigilants et vigilantes en tant que citoyens et citoyennes tunisiens. Après 70 ans, nous ne voulons pas seulement protéger ce qui a été obtenu, mais nous voulons aussi poursuivre le projet d'émancipation et faire de l'égalité une réalité pour toutes les Tunisiennes, tout en sachant que les combats des femmes se poursuivent depuis plus de 36 ans, même au sein de l' ATFD, [l'Association tunisienne des femmes démocrates, ndlr] , depuis sa création. Donc, de génération à l'autre, ce projet et ce combat est porté par toutes les générations et peu importe le pouvoir politique en place.  À écouter aussiMaroc, Tunisie, Liban : où en est l'égalité hommes-femmes?

InterNational
Peine de mort : le Liban abolit quand ses voisins continuent d'exécuter

InterNational

Play Episode Listen Later Aug 13, 2026 2:40


durée : 00:02:40 - InterNational - Direction le Liban, qui vient d'abolir la peine de mort. C'est inédit au Moyen Orient ! Beyrouth est, en effet, la première capitale de la région qui renonce à tuer au nom de la justice. - équipe : Marie Boëton Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le sept neuf
Peine de mort : le Liban abolit quand ses voisins continuent d'exécuter

Le sept neuf

Play Episode Listen Later Aug 13, 2026 2:40


durée : 00:02:40 - Le 6/9 de l'été - Direction le Liban, qui vient d'abolir la peine de mort. C'est inédit au Moyen Orient ! Beyrouth est, en effet, la première capitale de la région qui renonce à tuer au nom de la justice. - équipe : Marie Boëton Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Reportage International
Liban: Zawtar el-Gharbiyeh, village d'une « zone pilote » prévue par l'accord Liban-Israël

Reportage International

Play Episode Listen Later Aug 10, 2026 2:38


Au sud du Liban, les habitants de Zawtar el-Gharbiyeh rentrent chez eux après des mois d'exil. Leur village est l'une des premières « zones pilotes » prévues par l'accord conclu entre Israël et le Liban sous médiation américaine. Mais derrière ce retour présenté comme un test, ils découvrent un paysage de ruines, vivent toujours à quelques centaines de mètres des soldats israéliens et tentent de reconstruire leur vie sous la protection de l'armée libanaise. Reportage d'Amélie David, qui a été autorisée à entrer dans le village seulement sous escorte de l'armée libanaise et pendant deux heures.  De notre envoyée spéciale à Zawtar el-Gharbiyeh, Sur la route qui mène au cœur du village, les terres agricoles sont en friche, brûlées par le soleil. Les immeubles bombardés sont à terre. Enfin, une maison tient encore debout mais les murs sont criblés de balles. À l'intérieur : du verre brisé, de la nourriture pourrie de marque israélienne et des inscriptions en hébreu sur les murs. Le propriétaire de la maison, Abbas Azzedinne, raconte : « Nous étions fonctionnaires. Moi et mes fils avons servi dans l'armée. Nous avons travaillé pendant vingt ou trente ans pour construire cette maison, pour enfin pouvoir nous reposer et vivre tranquillement. Quand nous sommes revenus… Nous sommes restés sans voix ». Abbas Azzedinne fait partie des 25 familles revenues il y a quatre jours. « Nous sommes partis avec les vêtements que nous portions. Mais je n'aurais jamais imaginé qu'ils iraient jusque-là. Même aujourd'hui, après une dizaine de jours, je n'arrive toujours pas à réaliser que les Israéliens sont réellement entrés ici et ont fait tout cela. Je n'arrive toujours pas à y croire », explique-t-il. Plus bas, sur la place du village, habitants et secouristes sont à pied d'œuvre pour déblayer les décombres, couper les arbres brûlés par les soldats de l'armée israélienne. Mais ici, tout le monde vit encore dans la peur. L'armée israélienne est juste en face dans le village de Zawtar el-Charqyieh. Les coups de feu résonnent dans les maisons, les dynamitages. Le maire Abed Azzedinne explique : « Les tirs proviennent du côté de ces véhicules. Ils ratissent actuellement les quartiers résidentiels de Zawtar el-Gharbiyeh (Zawtar-Est). Dans quelques instants, vous verrez aussi leurs patrouilles à l'œil nu. Ils sont seulement à quelques mètres de nous. Voilà pourquoi nous ne nous sentons pas réellement en sécurité. Seule la présence de l'armée libanaise nous rassure. » Une partie du village reste inaccessible en raison de la présence de l'armée israélienne. Mais peu importe pour Khalil et Warde Turkiye. Le couple dort dans les décombres de leur demeure depuis quatre jours. Khalil Turquyie affirme : « Pour revenir à cette opération pilote, ce qui nous importe, c'est que notre armée nationale fasse son travail. Nous souhaitons que l'armée reste présente ici en permanence. Cette opération a été une réussite. Nous sommes revenus, grâce à Dieu, que Dieu les protège. Sans l'armée, nous n'aurions jamais pu revenir. » À Zawtar el-Gharbiyeh, les habitants reconstruisent déjà leurs maisons. Mais chaque détonation venue du village voisin leur rappelle que, dans cette « zone pilote », le retour des civils a commencé avant celui de la sécurité. À lire aussiFace aux violations du cessez-le-feu, Beyrouth menace de cesser les négociations directes avec Israël

Aujourd'hui l'économie
Diasporas commerçantes: la communauté libanaise au Brésil [1/5]

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Aug 10, 2026 2:39


Toute cette semaine, Aujourd'hui l'économie vous propose de partir à la rencontre des diasporas commerçantes. Ce matin, on vous raconte l'histoire d'une communauté qui a une présence plus importante à l'étranger que dans son propre pays. Il s'agit de la diaspora libanaise. Sa capacité d'adaptation et d'intégration, mais aussi ses pratiques commerciales jamais vues auparavant, ont redessiné le paysage économique de certains pays et notamment celui du Brésil. Ils sont entre 7 et 10 millions de Libanais ou de descendants de migrants libanais au Brésil. C'est le pays qui abrite la plus grande diaspora libanaise au monde. Au cœur du vieux São Paulo encore aujourd'hui, dans la Rua 25 de Março, les échoppes portent les signes de cette présence. C'est autour de cette artère commerçante que des milliers d'habitants de ce qui n'était encore qu'une province de l'Empire ottoman sont arrivés au début du XXᵉ siècle avec quelques ballots de tissus. Jeffrey Lester est professeur d'histoire de l'Amérique latine à l'université Emory d'Atlanta et l'auteur de plusieurs livres sur l'immigration au Brésil.  « Lorsque les habitants du Moyen-Orient arrivent au Brésil, le Liban ou la Syrie n'existaient pas encore. Ce sont des sujets de l'Empire ottoman. C'est pourquoi, entre historiens, nous ne parlons pas de l'arrivée des Libanais au Brésil, mais des habitants du Moyen-Orient. Les premières migrations importantes commencent dans les années 1880. À l'époque, l'Empire ottoman est en train de se déliter et le Brésil est alors un pays en pleine transformation : l'esclavage est sur le point d'être aboli, les villes grandissent rapidement et l'économie se développe. Il existe de nombreuses opportunités commerciales. Contrairement aux États-Unis, où les préjugés contre les immigrés de pays arabes apparaissent très tôt, le Brésil leur est largement ouvert. Cette diaspora arrive aussi au bon moment : le Brésil passe d'une économie rurale à une économie urbaine et industrielle et c'est une terre d'opportunités économiques. » À lire aussiLes diasporas libanaises à travers le monde Les Libanais au Brésil « ont fini par contrôler tout le réseau de distribution » Ces immigrés ottomans sont d'abord des colporteurs. Ils vont de ville en ville pour vendre toutes sortes de marchandises. « Un des secteurs de l'économie qui était tout nouveau, c'est la distribution. Les Brésiliens, même les plus pauvres, avaient un peu plus d'argent à dépenser qu'avant, et ils voulaient consommer. Mais il n'y avait pas beaucoup de vendeurs ambulants. Et comme les gens du Moyen-Orient fonctionnaient souvent en réseaux, basés sur la famille et sur des liens de communauté, ils ont fini par contrôler tout le réseau de distribution. Un autre élément important, c'est l'introduction d'une nouvelle méthode de paiement : à crédit. C'était une pratique quasiment inconnue au Brésil au XIXe siècle », explique Jeffrey Lester. Ces pratiques donneront naissance aux banques et aux organismes de prêt au Brésil, où la communauté libanaise est aujourd'hui encore très présente. Autre domaine où cette diaspora se distingue, la politique : les descendants d'immigrés libanais représentent aujourd'hui 10 % du Congrès brésilien et l'ancien président Michel Temer sera le premier fils de la diaspora libanaise au Brésil à occuper la fonction suprême, étant président par intérim de 2016 à 2018. À lire aussiLe Brésil envoie de l'aide humanitaire au Liban: Temer va conduire la délégation

Invité Afrique
Sahara occidental: «le Maroc sent que c'est le moment ou jamais» pour que l'administration Trump appuie ses positions

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 6, 2026 7:27


Depuis la fin du mois de juillet, les États-Unis multiplient les signes de rapprochement – tant économiques que diplomatiques – avec le Maroc. En 2020, les Américains avaient déjà apporté leur soutien au plan d'autonomie marocain pour le Sahara occidental, en échange d'une normalisation des relations du pays avec Israël. Aujourd'hui, Washington semble prêt à appuyer aussi les revendications marocaines sur les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. La pression sur l'Espagne est immense, alors que des dizaines de milliers de personnes (Marocains et migrants subsahariens) ont investi le territoire de Ceuta la semaine dernière. Riccardo Fabiani, directeur pour l'Afrique du Nord à l'International Crisis Group, revient sur le contexte géopolitique et l'influence des États-Unis dans la région. Il répond aux questions de Liza Fabbian.   RFI : Il y a quelques jours, le roi du Maroc, Mohammed VI a annoncé que la voie express reliant Tiznit et Dakhla au sud du pays sera baptisée l'autoroute Donald J. Trump. Pourquoi un tel honneur ? Riccardo Fabiani : Cela fait partie de la stratégie du Maroc pour essayer de courtiser l'administration Trump et surtout de faire que cette administration continue de soutenir la position marocaine pendant les pourparlers pour la résolution du conflit au Sahara occidental. Cela constitue en fait l'objectif primaire du Royaume. Pour le Maroc, il s'agit de continuer de donner aux États-Unis des signaux, des petites concessions pour que les États-Unis et surtout le président Trump continuent de soutenir la position marocaine jusqu'au bout pendant ces pourparlers extrêmement délicats. Fin juillet, l'ambassadeur des États-Unis au Maroc s'est rendu à Laâyoune, au cœur du Sahara occidental, pour signer l'attribution d'une subvention américaine en vue de la création d'une unité de production d'hydrogène et d'ammoniac. Que sait-on des ambitions américaines, notamment économiques, au Sahara occidental ? Quand on parle de l'administration Trump, on parle aussi de l'administration qui est très intéressée par des accords économiques, qui puissent être dans l'intérêt des États-Unis et surtout des entreprises américaines. Cela fait vraiment partie du logiciel de cette administration. Je dirais que la construction de cette usine fait partie de cette approche et de cette stratégie américaine dans la région, mais aussi dans le reste du monde. Deux élus américains ont présenté un projet de loi. Ils viennent de le présenter pour étudier la désignation du Front Polisario comme une organisation terroriste étrangère. Que pensez-vous de cette initiative ? Il y a vraiment une stratégie à 360 degrés du Maroc pour essayer d'avancer ses pions au sein de l'administration Trump, mais aussi dans les autres institutions démocratiques américaines. Parce que le Maroc sent que c'est le moment ou jamais. Il y a vraiment une possibilité avec cette majorité républicaine d'arriver à exclure le Front Polisario des futurs pourparlers, des futurs efforts pour résoudre ce conflit. Justement, ces deux députés veulent que le Congrès examine les liens que le Polisario entretiendrait avec l'Iran. En quoi le conflit entre les États-Unis et l'Iran joue-t-il un rôle dans ce contexte ? Je dirais qu'il y a un effort de la part du Maroc et donc des lobbies marocains aux États-Unis d'essayer d'utiliser ce discours très anti-iranien – bien évidemment alimenté par le conflit actuel entre l'Iran et les États-Unis – pour donner encore plus de force au discours marocain sur le Sahara occidental. Dans la réalité et dans les faits, il n'y a vraiment rien qui lie le Polisario à la question de l'Iran ou à la question du Hezbollah au Liban. Il y a donc aussi ce lien avec Israël. Comme on le sait, en 2020, l'administration Trump a reconnu la souveraineté marocaine au Sahara occidental en échange de la normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël. Il y a toujours une tentative de la part du Maroc de lier le conflit mené par Israël dans la région avec ses efforts contre le Front Polisario et vis-à-vis de l'Algérie et cette tentative de faire une liaison entre des conflits qui sont en fait complètement séparés et différents. Vous avez évoqué l'Algérie. Le 20 juillet, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, s'est rendu à Alger, soutien des indépendantistes du Front Polisario. Lors de cette visite, le Premier ministre espagnol a dit vouloir approfondir les liens avec un « partenaire stratégique ». Comment cette visite a-t-elle été perçue au Maroc ? Il s'agit d'une visite qui avait été communiquée en avance de la part des Espagnols à leur partenaire marocain. Je doute donc qu'elle ait représenté une surprise pour le Maroc. En fait, la normalisation des relations diplomatiques entre l'Espagne et l'Algérie ne pose pas de problèmes aux intérêts marocains parce que la position espagnole en faveur du plan d'autonomie marocain au Sahara occidental n'a pas changé et ne changerait pas, simplement parce que Pedro Sanchez a visité Alger et a rencontré le président Tebboune. Donc vous, vous ne voyez pas un lien entre cette visite et la récente crise migratoire à Ceuta comme certains ? Selon moi, il ne s'agit pas en fait de l'hypothèse la plus crédible. Ceuta est considérée par le Maroc comme un territoire occupé. Et en même temps, Israël et les États-Unis considèrent  l'Espagne comme un État qui continue de s'impliquer aux côtés des Palestiniens à Gaza et qui est resté neutre pendant le conflit avec l'Iran. Ce ne serait donc pas impossible d'imaginer que le Maroc ait essayé un peu d'envoyer des messages en même temps sur Ceuta et à Israël et aux États-Unis, en facilitant un mouvement migratoire vers Ceuta. Je ne crois pas que le Maroc ait fabriqué entièrement cette crise. Il s'agit probablement d'une crise plutôt spontanée qui a été facilitée par le Maroc et utilisée comme un message vers l'Espagne. À lire aussiAu Maroc, les États-Unis réaffirment soutenir la solution marocaine sur le Sahara occidental

Les matins
Six ans après l'explosion du port de Beyrouth, le Liban espère des réponses

Les matins

Play Episode Listen Later Aug 5, 2026 5:18


durée : 00:05:18 - Les Matins de France Culture - par : Marie Dorcet - Le 4 août 2020, l'explosion du port de Beyrouth a fait des milliers de victimes. Aujourd'hui, l'enquête avance enfin, et les familles attendent un procès. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Control F
La mystérieuse intermédiaire derrière les explosions de bipeurs du Hezbollah [rediffusion]

Control F

Play Episode Listen Later Aug 5, 2026 18:06


Le 17 septembre 2024, en plein après-midi, des milliers de bipeurs explosent simultanément à travers le Liban. Ils appartiennent à des membres du Hezbollah, une organisation politique et paramilitaire chiite. L'attaque fait 12 morts et près de 2 800 blessés. Tous les regards se tournent alors vers Israël, et surtout vers le Mossad, son service de renseignement. Cette opération impressionnante semble avoir été préparée de longue date. Et une femme pourrait être impliquée : elle s'appelle Cristiana Barsony-Arcidiacono et a depuis disparu des radars. Cette semaine, dans "Nid d'espions”, Charlotte Baris et Etienne Girard, directeur adjoint de la rédaction de L'Express et spécialiste des questions d'espionnage, vous racontent l'étrange rôle de cette italo-hongroise. “Nid d'espions” est un podcast de L'Express, consacré au renseignement, et au rôle majeur des espions dans les moments clés de l'Histoire. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et abonnez vous à L'Express Podcasts Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris et Etienne Girard, monté et réalisé par Jules Krot. Pour nous écrire : podcast@lexpress.fr Crédits : NBC News, NYTimes, AP, The Economic TimesMusique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Visuel : Alice Lagarde Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les matins
Au sud du Liban, des "zones pilotes" comme test avant un possible retrait progressif de l'armée israélienne

Les matins

Play Episode Listen Later Aug 4, 2026 15:23


durée : 00:15:23 - Les Matins de France Culture - L'armée libanaise de retour dans certains village au sud du pays, où les soldats israéliens n'ont laissé que des ruines. Des zones "tampon", censées préfigurer le retrait progressif de l'armée israélienne du sud du Liban. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le journal de 8H00
Au sud du Liban, des "zones pilotes" comme test avant un possible retrait progressif de l'armée israélienne

Le journal de 8H00

Play Episode Listen Later Aug 4, 2026 15:23


durée : 00:15:23 - Journal de 8 h - L'armée libanaise de retour dans certains village au sud du pays, où les soldats israéliens n'ont laissé que des ruines. Des zones "tampon", censées préfigurer le retrait progressif de l'armée israélienne du sud du Liban. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les journaux de France Culture
Au sud du Liban, des "zones pilotes" comme test avant un possible retrait progressif de l'armée israélienne

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Aug 4, 2026 15:23


durée : 00:15:23 - Les journaux de France Culture - L'armée libanaise de retour dans certains village au sud du pays, où les soldats israéliens n'ont laissé que des ruines. Des zones "tampon", censées préfigurer le retrait progressif de l'armée israélienne du sud du Liban. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Reportage International
Liban: six ans après, que sait-on de l'explosion du port de Beyrouth?

Reportage International

Play Episode Listen Later Aug 3, 2026 2:40


Six ans jour pour jour. Ce mardi, le Liban commémore la terrible explosion du port de Beyrouth qui a eu lieu le 4 août 2020. La catastrophe a tué 235 personnes, fait 6 500 blessés et ravagé un tiers de la capitale libanaise. C'est l'une des plus grandes explosions non nucléaires de l'histoire. Après avoir été bloquée pendant de longues années à cause de l'hostilité de la classe politique, l'enquête du juge d'instruction Tarek Bitar est aujourd'hui terminée. Que sait-on de l'explosion du port de Beyrouth ? Quelles sont les zones d'ombre ? Quand aura lieu ce procès historique ?  De notre correspondante à Beyrouth, C'est un dossier devenu le symbole de l'impunité de la classe politique libanaise. Pendant des années, l'enquête sur l'explosion du port de Beyrouth est restée au point mort. Plus d'une quarantaine de recours judiciaires visant le juge d'instruction Tarek Bitar, mais aussi de nombreux blocages institutionnels, ont empêché les investigations d'avancer. Le tournant intervient en janvier 2025, avec l'arrivée au pouvoir du gouvernement de Nawaf Salam, ancien président de la Cour internationale de justice. Les nominations de magistrats qui étaient bloquées sont relancées. Les juridictions examinent et rejettent les recours qui paralysaient l'enquête. « Le juge d'instruction a fini son dossier, il l'a transféré au procureur, le procureur prépare ses réquisitions, nous espérons que les réquisitions seront prêtes dans un délai qui pourrait varier dans un délai de 60 à 90 jours, explique Adel Nassar, ministre libanais de la Justice. Les réquisitions n'ont pas une force obligatoire à l'égard du juge d'instruction. Le juge d'instruction, une fois ses réquisitions faites, transférera le dossier au tribunal compétent, et à ce moment-là on passera à l'étape du procès en attendant le jugement. » À lire aussiExplosion du port de Beyrouth: l'instruction du juge Tarek Bitar malmenée par le Hezbollah « On ne peut pas se dire que la justice n'arrivera pas, parce que ce serait juste invivable » En 2021, Human Rights Watch avait mené sa propre enquête. Ramzi Kaiss, chercheur pour l'ONG, raconte ce que l'on sait et les zones d'ombre qui persistent autour de l'acheminement de plus de 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium au port de Beyrouth : « Plusieurs officiels libanais savaient que du nitrate d'ammonium arrivait au port de Beyrouth, savaient les dégâts que ça pouvait causer aux populations civiles autour, ils avaient le pouvoir de le faire enlever ou de le stocker de manière à ne pas mettre la vie d'autrui en danger. Ils ont failli à le faire. Il y a beaucoup de choses que nous ne savons pas. Le nitrate d'ammonium devait-il aller à Beyrouth et y être déchargé ? Le nitrate d'ammonium devait-il servir à autre chose qu'à être stocké au port de Beyrouth ? Utilisé par qui ? Qui voulait que ce nitrate d'ammonium soit à Beyrouth ? » À lire aussiExplosion au port de Beyrouth: «La justice doit dire la vérité» sur cet «acte criminel et volontaire», selon Melhem Khalaf Paul Naggear, père d'Alexandra, une petite fille de trois ans tuée dans l'explosion, ne cesse de se battre pour qu'un jour la justice soit rendue et pour connaître la vérité. « On ne peut pas se dire que la justice n'arrivera pas, parce que ce serait juste invivable. Et on vit comme ça depuis le 4 août 2020. Donc, on continuera à lutter jusqu'à ce que ça arrive. C'est vrai qu'il y a un gouvernement aujourd'hui qui est en mesure d'exercer ses fonctions, mais ça peut changer très rapidement, c'est pour ça aussi qu'on a ces craintes et qu'on veut faire avancer les choses le plus rapidement possible. C'est une crainte qui reste, mais l'optimisme sera toujours là. » Le président de la République, Joseph Aoun, a appelé le juge d'instruction à publier l'acte d'accusation, une nécessité qui ne peut plus attendre, a-t-il estimé. À lire aussiL'explosion du port de Beyrouth raconté par Hala Moughanie, lauréate du Prix France-Liban

Tout un monde - La 1ere
Coupés du monde: 14 jours dans un village pris en étau au Sud-Liban

Tout un monde - La 1ere

Play Episode Listen Later Jul 29, 2026 21:23


(00:00:45) Derrière la photo Trump-Netanyahou, des concessions pour une survie électorale (00:05:02) Coupés du monde: 14 jours dans un village pris en étau au Sud-Liban (00:16:01) Congo: le combat des pêcheurs contre le géant TotalEnergies (Points de rupture, Ep.3)

Journal en français facile
Liban: Joseph Aoun est à Washington / Italie: la mort suspecte d'un Marocain / Louvre: la galerie d'Appolon rouvre...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 10:00


Le Journal en français facile du mardi 21 juillet 2026, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : https://rfi.my/Ctrw.A