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Le week-end dernier, des frappes massives sur Kiev. En début de semaine, un appel aux ressortissants étrangers à quitter la capitale ukrainienne. Moscou fait pression, mais n'est-ce pas une tentative de dissuasion ? L'économie russe souffre de plus en plus, tout comme la population à l'épreuve d'une guerre qui met à mal leur quotidien. Quels éléments permettraient d'affirmer que le président russe se trouve dans une position défavorable ? Quelles perspectives possibles pour la Russie dans le contexte international actuel, alors que les tentatives pour mettre fin au conflit ont échoué ? Pour en débattre - Francoise Daucé, directrice d'études à l'EHESS (L'École des Hautes études en Sciences sociales). Elle a co-dirigé Genèse d'un autoritarisme numérique. Répression et résistance sur Internet en Russie, édition des Mines. Autrice du livre Être opposant dans la Russie de Vladimir Poutine. Éditions Le Bord de l'eau - Jean De Gliniasty, ancien ambassadeur de France en Russie, directeur de recherche à l'Institut de relations Internationales et stratégiques (IRIS) - Nicolas Tenzer, spécialiste des questions internationales sur Tenzer Strategics. Auteur des livres « Notre guerre » et « Fin de la politique des grandes puissances », éditions de L'Observatoire.
Le week-end dernier, des frappes massives sur Kiev. En début de semaine, un appel aux ressortissants étrangers à quitter la capitale ukrainienne. Moscou fait pression, mais n'est-ce pas une tentative de dissuasion ? L'économie russe souffre de plus en plus, tout comme la population à l'épreuve d'une guerre qui met à mal leur quotidien. Quels éléments permettraient d'affirmer que le président russe se trouve dans une position défavorable ? Quelles perspectives possibles pour la Russie dans le contexte international actuel, alors que les tentatives pour mettre fin au conflit ont échoué ? Pour en débattre - Francoise Daucé, directrice d'études à l'EHESS (L'École des Hautes études en Sciences sociales). Elle a co-dirigé Genèse d'un autoritarisme numérique. Répression et résistance sur Internet en Russie, édition des Mines. Autrice du livre Être opposant dans la Russie de Vladimir Poutine. Éditions Le Bord de l'eau - Jean De Gliniasty, ancien ambassadeur de France en Russie, directeur de recherche à l'Institut de relations Internationales et stratégiques (IRIS) - Nicolas Tenzer, spécialiste des questions internationales sur Tenzer Strategics. Auteur des livres « Notre guerre » et « Fin de la politique des grandes puissances », éditions de L'Observatoire.
Annonces de Fréchette aujourd’hui et mises en garde d’Éric Girard Le nouveau code du bâtiment risque de faire augmenter (encore) le prix des logements. L’industrie se mobilise. Discussion économique avec Francis Gosselin, économiste. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Qu'est-ce que le chiisme ou plutôt que sont les chiismes, dont les fidèles représentent environ 10% des musulmans à travers le monde ? À partir de quand se constitue cette branche de l'islam ? Pour quelles raisons ? Quelles sont les particularités du chiisme ? Ses principales branches ? Les différences avec le sunnisme ? Les principaux centres religieux ? Dans cette émission, nous allons beaucoup insister sur le chiisme duodécimain, majoritaire jusqu'à aujourd'hui, notamment en Iran, en Irak, au Liban ou encore à Bahrein. Le chiisme duodécimain qui, à partir du XVIè siècle, devient religion d'État en Iran. Invités : - Mohammad Ali Amir-Moezzi, directeur d'études émérite à l'École pratique des Hautes études (EPHE) et président du Conseil scientifique de l'Institut français d'islamologie, islamologue et iranologue spécialiste du chiisme, auteur de nombreux ouvrages dont « Le Coran silencieux et le Coran parlant » (CNRS éditions 2020), « La preuve de Dieu. La mystique shi'ite à travers l'œuvre de Kulaynî, IXe-Xe siècle » (Éd. du Cerf, 2019), il a co-dirigé en 2019 « Le Coran des historiens » (Éd. du Cerf) et en 2025 « Le Mahomet des historiens » (Éd. du Cerf) - Sabrina Mervin, spécialiste du chiisme contemporain, directrice de recherches émérites au Centre National de Recherches Scientifiques (CNRS), auteure de « Histoire de l'islam, fondements et doctrines » (Éd. Flammarion, 2016), « Najaf, portrait of a holy city » (Éd. ITHACA, 2017) avec Robert Gleave et Géraldine Chatelard. Reportage au centre culturel chiite imam Al Khoei près de Paris.
Qu'est-ce que le chiisme ou plutôt que sont les chiismes, dont les fidèles représentent environ 10% des musulmans à travers le monde ? À partir de quand se constitue cette branche de l'islam ? Pour quelles raisons ? Quelles sont les particularités du chiisme ? Ses principales branches ? Les différences avec le sunnisme ? Les principaux centres religieux ? Dans cette émission, nous allons beaucoup insister sur le chiisme duodécimain, majoritaire jusqu'à aujourd'hui, notamment en Iran, en Irak, au Liban ou encore à Bahrein. Le chiisme duodécimain qui, à partir du XVIè siècle, devient religion d'État en Iran. Invités : - Mohammad Ali Amir-Moezzi, directeur d'études émérite à l'École pratique des Hautes études (EPHE) et président du Conseil scientifique de l'Institut français d'islamologie, islamologue et iranologue spécialiste du chiisme, auteur de nombreux ouvrages dont « Le Coran silencieux et le Coran parlant » (CNRS éditions 2020), « La preuve de Dieu. La mystique shi'ite à travers l'œuvre de Kulaynî, IXe-Xe siècle » (Éd. du Cerf, 2019), il a co-dirigé en 2019 « Le Coran des historiens » (Éd. du Cerf) et en 2025 « Le Mahomet des historiens » (Éd. du Cerf) - Sabrina Mervin, spécialiste du chiisme contemporain, directrice de recherches émérites au Centre National de Recherches Scientifiques (CNRS), auteure de « Histoire de l'islam, fondements et doctrines » (Éd. Flammarion, 2016), « Najaf, portrait of a holy city » (Éd. ITHACA, 2017) avec Robert Gleave et Géraldine Chatelard. Reportage au centre culturel chiite imam Al Khoei près de Paris.
durée : 00:22:49 - Chrétiens d'Orient - par : Ulysse Manhes - Aux confins de la Turquie et de la Syrie, la ville de Nisibe (aujourd'hui Nusaybin) appartient à ces lieux-frontières où l'histoire n'a eu de cesse de redessiner les cartes et les destins. Nouvel épisode de la collection « Portrait d'une ville » sur la topographie des christianismes orientaux. - réalisation : François Caunac, Claire Poinsignon - invités : Muriel Debié Professeur des universités, directrice d'études à l'École Pratique des Hautes Études/PSL, où elle est titulaire de la chaire Christianismes orientaux. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:02:47 Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:02:47 - L'événement ici Lorraine Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Dans ce nouveau numéro du magazine IDÉES, Pierre-Édouard Deldique vous propose le regard de l'anthropologue Michel Naepels sur le Katanga, la riche province de la République démocratique du Congo où il a effectué plusieurs missions, comme il l'explique dans l'émission, et notamment à l'Est, dans la région de Pweto, à la frontière zambienne entre 2011 et 2016. Il vient de publier Chroniques de l'intranquillité, un livre édité par l'École des Hautes Études des Sciences Sociales, Gallimard et le Seuil. Son sous-titre est éclairant : « Violence, prédation et protection en situation postcoloniale ». Il en parle avec clarté et précision. Dans cet ouvrage singulier, Michel Naepels rassemble des fragments d'enquête, des scènes de terrain et des réflexions méthodologiques pour interroger ce que signifie « faire de l'anthropologie » dans des contextes marqués par la violence, l'incertitude et les rapports de pouvoir. Le livre se situe à la frontière entre journal de terrain, essai réflexif et méditation politique. Presque le livre d'un écrivain-voyageur. On y entend les habitants « dans un environnement social marqué par la faiblesse générale des ressources et des soutiens, et par des équilibres précaires qui peuvent être troublés par des aléas plus ou moins graves ». Alors, « comment vivre dans une incertitude aiguë ? » « L'intranquillité » désigne l'état permanent dans lequel s'est longtemps trouvée la population de la région de Pweto prise au piège des guerres du Congo. En proie tout autant à « une économie de prédation reposant sur la privatisation des prérogatives publiques et des privilèges des positions d'autorité », dit-il au micro. Le livre prolonge ses travaux sur la Nouvelle-Calédonie et les mémoires conflictuelles. La violence y apparaît comme une modalité ordinaire des relations sociales, non comme un événement exceptionnel. Michel Naepels décrit des situations concrètes, souvent ambiguës, où les acteurs négocient, contournent ou reproduisent des rapports de force. Son écriture est volontairement sobre, tendue, parfois presque sèche. Elle met en scène les hésitations, les malentendus, les angles morts. Elle montre que l'anthropologie n'est pas seulement une méthode, mais aussi une manière d'habiter le réel. Comme il le précise dans le livre, sa démarche s'inscrit « dans la tradition disciplinaire de l'anthropologie sociale, que caractérise sa prise de réel dans l'enquête de terrain ethnographique, attentive aux temporalités diverses qui parcourent le présent, aux échos et aux traces du passé, comme aux espoirs, aux rêves, aux utopies ». Programmation musicale Sanza Solitude - Manuel Wandji Pardon (version Instrumentale) - Henri Dikongué Sanza soundscape - Zenzile.
Dans ce nouveau numéro du magazine IDÉES, Pierre-Édouard Deldique vous propose le regard de l'anthropologue Michel Naepels sur le Katanga, la riche province de la République démocratique du Congo où il a effectué plusieurs missions, comme il l'explique dans l'émission, et notamment à l'Est, dans la région de Pweto, à la frontière zambienne entre 2011 et 2016. Il vient de publier Chroniques de l'intranquillité, un livre édité par l'École des Hautes Études des Sciences Sociales, Gallimard et le Seuil. Son sous-titre est éclairant : « Violence, prédation et protection en situation postcoloniale ». Il en parle avec clarté et précision. Dans cet ouvrage singulier, Michel Naepels rassemble des fragments d'enquête, des scènes de terrain et des réflexions méthodologiques pour interroger ce que signifie « faire de l'anthropologie » dans des contextes marqués par la violence, l'incertitude et les rapports de pouvoir. Le livre se situe à la frontière entre journal de terrain, essai réflexif et méditation politique. Presque le livre d'un écrivain-voyageur. On y entend les habitants « dans un environnement social marqué par la faiblesse générale des ressources et des soutiens, et par des équilibres précaires qui peuvent être troublés par des aléas plus ou moins graves ». Alors, « comment vivre dans une incertitude aiguë ? » « L'intranquillité » désigne l'état permanent dans lequel s'est longtemps trouvée la population de la région de Pweto prise au piège des guerres du Congo. En proie tout autant à « une économie de prédation reposant sur la privatisation des prérogatives publiques et des privilèges des positions d'autorité », dit-il au micro. Le livre prolonge ses travaux sur la Nouvelle-Calédonie et les mémoires conflictuelles. La violence y apparaît comme une modalité ordinaire des relations sociales, non comme un événement exceptionnel. Michel Naepels décrit des situations concrètes, souvent ambiguës, où les acteurs négocient, contournent ou reproduisent des rapports de force. Son écriture est volontairement sobre, tendue, parfois presque sèche. Elle met en scène les hésitations, les malentendus, les angles morts. Elle montre que l'anthropologie n'est pas seulement une méthode, mais aussi une manière d'habiter le réel. Comme il le précise dans le livre, sa démarche s'inscrit « dans la tradition disciplinaire de l'anthropologie sociale, que caractérise sa prise de réel dans l'enquête de terrain ethnographique, attentive aux temporalités diverses qui parcourent le présent, aux échos et aux traces du passé, comme aux espoirs, aux rêves, aux utopies ». Programmation musicale Sanza Solitude - Manuel Wandji Pardon (version Instrumentale) - Henri Dikongué Sanza soundscape - Zenzile.
Lea YpiL'invention de l'Europe par les langues et les cultures (2025-2026)Collège de FranceAnnée 2025-2026Colloque : Socialisme et égalitarisme libéral : un dialogue nécessaireCapitalism, Alienation, and the Rule of NoneChiara CordelliProfessor, Political Science Dept. University of ChicagoRésuméRecently, political philosophy has witnessed a revival of debates about the wrong of capitalism and the point of socialism. Some argue that capitalism is unjustly exploitative, but only contingently on unjust distributions. The point of socialism is thus to achieve distributive justice. Others have objected that capitalism is intrinsically unjust, because dominating, regardless of the presence of distributive injustice. The point of socialism is to overcome the injustice of domination through workers' collective control of the labor process. I argue that both views provide an insufficient critique of capitalism, with regards to their site of analysis, as well as their account of the distinctive wrong of capitalism, the point of socialism, and its institutional demands. I propose a normative critique of capitalism that (i) focuses on capitalism's mode of investment and valuation, beyond the labor process, as its core site of analysis, (ii) reconceptualizes capitalism's distinctive ill as one of social alienation, rather than exploitation or domination, and its wrong as a matter of legitimacy rather than justice, (iii) understands the point of socialism, beyond redistribution and nondomination, as one of reconciliation and, (iv) argues for a broader account of economic democracy, which includes the democratic planning of investment.Chiara CordelliChiara Cordelli is Professor of Political Science at the University of Chicago, and affiliated faculty in Philosophy. She is also Senior Research Fellow at the Centre for History and Economics at Sciences Po. Beyond her published articles, she is the author of The Privatized State (Princeton University Press, 2020), which was awarded the 2021 ECPR Political Theory Prize for best first book in political theory, and of Privatocrazia (Mondadori 2022), as well as the editor of NOMOS and the co-editor of Philanthropy in Democratic Societies (University of Chicago Press, 2016). Cordelli has held visiting positions at Stanford, Princeton, Harvard and at the École des Hautes Études en Sciences Sociales. Her current book project, Ruled by None: A Political Theory of Capitalism (under contract with PUP) develops an alienation-centered critique of capitalism and a normative case for financial democracy.-- Ce colloque se propose d'explorer un dialogue essentiel entre deux traditions majeures de la pensée politique contemporaine : le socialisme et l'égalitarisme libéral. Toutes deux visent à réduire les inégalités et à promouvoir la justice sociale, mais elles divergent sur les moyens et les principes qui doivent guider cette transformation. Alors que l'égalitarisme libéral insiste sur l'égalité des chances et la redistribution par des institutions démocratiques, le socialisme met l'accent sur la transformation des structures économiques et la remise en question des rapports de domination capitalistes. Ce symposium réunit philosophes, économistes et théoriciens politiques pour examiner comment ces deux approches peuvent se compléter et s'enrichir mutuellement. En confrontant la critique socialiste de l'accumulation capitaliste et les principes libéraux de liberté et de pluralisme, on cherche à ouvrir des pistes pour une société plus juste et démocratique, capable de répondre aux défis du XXIᵉ siècle.
Episode 233: La question foncière au Maghreb. Un essai de rétrospective historique Dans ce podcast, Dr Omar Bessaoud vise à initier les écouteurs aux politiques foncières mises en œuvre dans les pays du Maghreb. Il présente un essai d'histoire foncière restituant les formes de propriété durant les périodes précoloniale, coloniale et postindépendance. Au-delà des histoires spécifiques à chaque pays du Maghreb, il tente, d'une part, de mettre l'accent sur les convergences observées au cours de ces différentes périodes, et d'autre part, sur les configurations sociales dans les campagnes maghrébines résultant des politiques foncières. Professeur Omar Bessaoud est titulaire d'un doctorat és-sciences économiques (1994), d'un diplôme d'études approfondies en sciences politiques (1983) de l'Université de Montpellier I, et d'un diplôme d'études supérieures en sciences économiques, de l'Université d'Alger (1976). Il a occupé le poste d'Administrateur civil - chargé de mission attaché au cabinet du wali de Sétif (Algérie) (octobre 1973 - septembre 1975). Il a exercé les fonctions d'enseignant à l'Institut des sciences économiques (ISE) de l'Université d'Alger (1976-1993), d'attaché de recherche au Centre de Recherche en Économie Appliquée (CREA) à Alger (1976-1980), ainsi qu'enseignant-chercheur au Centre International des Hautes Études Agronomiques Méditerranéennes (CIHEAM)-Montpellier (France), (1994 à September 2017). Sa spécialité porte sur les politiques publiques agricoles et rurales méditerranéennes. Omar Bessaoud est également membre de la Revue Insaniyat (CRASC-Oran), membre du Conseil scientifique du Plan Bleu, chevalier dans l'ordre du mérite agricole (France, 2012) et membre élu de l'Académie d'Agriculture de France. Section 10, Économie et politique agricole (depuis janvier 2018). Ce podcast a été enregistré via Zoom le 10 juillet 2025 et s'inscrit dans le cadre du programme « Le Maghreb vu des périphéries : Conflit et coopération autour des communs » soutenu par le CAORC et Carnegie Corporation of New York et réalisé par le CEMA et le CEMAT. Pour consulter les diaporamas associés à ce podcast, cliquez ici. Podcasts en relation : Épisode 192 : Entretien avec l'économiste Omar Bessaoud Épisode 168 : Les politiques publiques de modernisation agricole au Maghreb : enjeux et défis pour le futur Nous remercions infiniment Mohammed Boukhoudmi d'avoir interprété un morceau musical de « Elli Mektoub Mektoub » pour les besoins de ce podcast. Production et montage : Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison.
Qui sont les évangéliques, qu'on estime aujourd'hui à environ 700 millions dans le monde (sur environ 2,6 milliards de chrétiens), et dont le nombre a connu un essor fulgurant à partir des années 1950 ? Comment les différents courants évangéliques nés à partir du XVIè siècle se sont-ils propagés à travers le monde pour devenir visibles et influents ? Pourquoi attirent-ils de nouveaux fidèles ? Comment leurs idées morales influencent la politique ? Faut-il craindre ce protestantisme de conversion, ceux qu'on appelle les « born-again » (nés de nouveau), qui s'attachent à une lecture littérale de la Bible ? Peut-on parler de « nouveau pouvoir évangélique » ? Autant de questions auxquelles l'historien et spécialiste du protestantisme Sébastien Fath tente de répondre dans son ouvrage très complet de 500 pages intitulé « Le nouveau pouvoir évangélique », paru aux éditions Grasset en janvier 2026. Invité en studio : Sébastien Fath, historien, spécialiste du protestantisme, en particulier des évangéliques, membre du Groupe Sociétés Religions Laïcités (Laboratoire de recherches du CNRS et de l'École Pratique des Hautes Études), auteur de nombreux articles et ouvrages dont « Dieu bénisse l'Amérique – la religion de la Maison Blanche » (2004, Éd. Seuil) ; « Du ghetto au réseau – Le protestantisme évangélique en France (1800 – 2005) » (2018, Éd. Labor et Fides) ; « Gospel & francophonie – une alliance sans frontières » (2016, Éd. Empreinte) ; « Le nouveau pouvoir évangélique » (2026, éditions Grasset). Entretien : Jean-Raymond Stauffacher, secrétaire général de la Fédération protestante de France.
Qui sont les évangéliques, qu'on estime aujourd'hui à environ 700 millions dans le monde (sur environ 2,6 milliards de chrétiens), et dont le nombre a connu un essor fulgurant à partir des années 1950 ? Comment les différents courants évangéliques nés à partir du XVIè siècle se sont-ils propagés à travers le monde pour devenir visibles et influents ? Pourquoi attirent-ils de nouveaux fidèles ? Comment leurs idées morales influencent la politique ? Faut-il craindre ce protestantisme de conversion, ceux qu'on appelle les « born-again » (nés de nouveau), qui s'attachent à une lecture littérale de la Bible ? Peut-on parler de « nouveau pouvoir évangélique » ? Autant de questions auxquelles l'historien et spécialiste du protestantisme Sébastien Fath tente de répondre dans son ouvrage très complet de 500 pages intitulé « Le nouveau pouvoir évangélique », paru aux éditions Grasset en janvier 2026. Invité en studio : Sébastien Fath, historien, spécialiste du protestantisme, en particulier des évangéliques, membre du Groupe Sociétés Religions Laïcités (Laboratoire de recherches du CNRS et de l'École Pratique des Hautes Études), auteur de nombreux articles et ouvrages dont « Dieu bénisse l'Amérique – la religion de la Maison Blanche » (2004, Éd. Seuil) ; « Du ghetto au réseau – Le protestantisme évangélique en France (1800 – 2005) » (2018, Éd. Labor et Fides) ; « Gospel & francophonie – une alliance sans frontières » (2016, Éd. Empreinte) ; « Le nouveau pouvoir évangélique » (2026, éditions Grasset). Entretien : Jean-Raymond Stauffacher, secrétaire général de la Fédération protestante de France.
Dans cet extrait de l'épisode [#116 - Produire le premier whisky bio français de façon 100% autonome - Avec Frédéric Revol], le fondateur du Domaine des Hautes glaces nous raconte en quoi il était évident pour lui de produire son whisky bio et local dans le respect des sols agricoles et du vivant. En quoi le whisky permet une réflexion sur le temps long de notre rapport au vivant ? D'un point de vue agricole, en quoi une production de whisky (céréales) est bénéfique pour un terroir et un écosystème? Comment Frédéric produit-il son whisky en pensant aux générations futures ? Bonne écoute ! *** Pour nous soutenir : - Abonnez-vous à notre podcast ; - Donnez votre avis en mettant des étoiles et des commentaires sur votre plateforme d'écoute préférée ; - Parlez d'Écotable et de son podcast autour de vous ; - Allez manger dans nos restaurants vertueux et délicieux ! *** Écotable est une entreprise dont la mission est d'accompagner les acteurs du secteur de la restauration dans leur transition écologique. Elle propose aux restaurateurs une palette d'outils sur la plateforme www.ecotable.fr/proÉcotable possède également un label qui identifie les restaurants écoresponsables dans toute la France sur le site www.ecotable.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Et si l'on vous disait qu'il était possible de produire du whisky 100% bio et local, avec des céréales issues de semences anciennes, puis transformées au même endroit à l'aide de ressources en eau et en bois locales, tout ça en plein coeur des Alpes françaises ? Cette prouesse existe bel et bien au Domaine des Hautes glaces, la première ferme-distillerie biologique du monde nichée entre les falaises du Vercors et les sommets des Écrins. Son fondateur, Frédéric Revol, est agronome de formation, et a décidé en 2009 de faire ce pari de reconnecter le whisky au vivant et à la terre. Frédéric porte à la fois la casquette d'agriculteur: il cultive ses céréales (orge, seigle et épeautre) sur les parcelles de sa ferme, et à la fois distillateur en préparant ses spiritueux avec soin, à l'aide de techniques ancestrales. Il le dit clairement notamment dans son récent ouvrage Whisky de montagne : la terre, la graine et le goût publié en 2024 aux éditions Terre vivante: il veut produire le meilleur des whisky avec le moins de ressources et le plus de sens. C'est de ce respect du vivant dont il est question dans ce podcast, et bien sûr de la démarche de Frédéric. Bonne écoute ! *** Pour nous soutenir : - Abonnez-vous à notre podcast ; - Donnez votre avis en mettant des étoiles et des commentaires sur votre plateforme d'écoute préférée ; - Parlez d'Écotable et de son podcast autour de vous ; - Allez manger dans nos restaurants vertueux et délicieux ! *** Écotable est une entreprise dont la mission est d'accompagner les acteurs du secteur de la restauration dans leur transition écologique. Elle propose aux restaurateurs une palette d'outils sur la plateforme www.ecotable.fr/proÉcotable possède également un label qui identifie les restaurants écoresponsables dans toute la France sur le site www.ecotable.frRéalisation : Emma ForcadeHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:23:07 - Orthodoxie - par : Alexis Chryssostalis - Entretien avec Pïerre Gonneau sur la parution chez Vibration éditions du tome 2 de son ouvrage "Contes doux-amers de ma Mère Russie" avec quinze récits qui couvrent la période de 1917 à nos jours. - réalisation : François Caunac - invités : Pierre Gonneau Professeur à Sorbonne Université et Directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Études
Le célibat devient un enjeu majeur aux États-Unis au XXe siècle, il cristallise les inquiétudes démographiques et identitaires face à l'immigration massive. Comment imaginer une société qui s'organise aussi en dehors du couple ? Romain Huret, historien et directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), a enquêté pour comprendre comment ces vies hors du couple cheminent entre fiscalité punitive, image sociale pathétique et symbole d'émancipation.
Cette semaine, La Foi prise au mot est en partenariat avec la revue Le Monde de la Bible publié par Bayard Presse avec qui nous allons nous intéresser à une très belle exposition qui se tient du 26 septembre 2017 au 14 janvier 2018 à l'Institut du Monde arabe à Paris, « Chrétiens d'Orient, 2000 ans d'Histoire ». C'est pour nous l'occasion de revenir sur l'histoire, la théologie et l'art de ces chrétiens. Qui sont les chrétiens d'Orient ? Quelles sont leurs différentes langues ? Quels écrits spécifiques ont-ils produits et selon quelle théologie ? Quels furent leurs rapports avec le monde musulman ? Pour répondre à ces questions, nous recevons deux invités : Raphaëlle Ziadé, commissaire scientifique de l'exposition et auteur d'un article sur les images produites par les chrétiens d'Orient dans la revue Le Monde de la Bible, et Muriel Debié, directeur d'études Section des Sciences Religieuses à l'École Pratique des Hautes Études. Emission du 24 septembre 2017.
¿Qué significa el dolor en un mundo que, a veces, hiere sin sentido ni recompensa? Acompáñanos en esta charla con el doctor en Filosofía David Fajardo Chica y con el profesor de Filosofía Santiago Arango en la que se abordan cuestiones como los dolores sin propósito, la posibilidad de máquinas que los experimenten, la naturaleza de los placeres masoquistas y los matices transformadores de nuestras dolencias. En esta mirada intimista a lo que lastima y nos causa sufrimiento, nos preguntamos por las facetas más urgentes, dominantes y, sin embargo, tan incomprendidas, del dolor: “El cuerpo que habitamos se lastima. A veces se desgarra, se corta, se magulla, se fractura, se mutila, se reseca, se lacera, se irrita o se quema. Escuchamos sus lamentos aun cuando sus causas nos son ajenas. Nuestras formas de vida son sentidas y resentidas por los tejidos corporales que sustentan nuestra cotidianidad”, escribe Fajardo Chica en su libro Carne doliente. En Carne doliente, Fajardo Chica repasa, además, los espacios y las realidades históricas, sociales y económicas que habitamos y que favorecen o promueven la desatención del dolor. INVITADOS David Fajardo Chica, autor del libro. Doctor en Filosofía por la UNAM, hizo una estancia posdoctoral en el Departamento de Psiquiatría y Salud Mental de la Facultad de Medicina. Ahora está vinculado en el Instituto de Investigaciones Filosóficas de la misma universidad. Profesor en los posgrados de Filosofía, Filosofía de la Ciencia y de Ciencias Médicas, Odontológicas y de la Salud (campo de Bioética) en la UNAM. Santiago Arango Muñoz, profesor del Instituto de Filosofía de la Universidad de Antioquia, donde además dirige la revista Estudios de Filosofía. Doctor en Filosofía de la Ruhr-Universitaet Bochum, con maestría en Ciencias Cognitivas en la École des Hautes Études en Sciences Sociales en París. Sus principales áreas de trabajo son la filosofía de la mente y la filosofía de las ciencias cognitivas.
Il y a cinquante ans, le 24 mars 1976, l'Argentine basculait dans la nuit. Un coup d'État militaire renversait la présidente Isabel Perón et installait une junte dirigée par le général Jorge Rafael Videla. Commençait alors ce que les militaires appelaient le « Processus de réorganisation nationale » : une dictature qui allait durer jusqu'en 1983 et faire près de 30 000 disparus, selon les organisations de défense des droits humains. Arrestations clandestines, torture systématique, exécutions, vols de bébés, disparitions forcées — un système de terreur pensé pour effacer toute trace. Au cœur de ce dispositif répressif, un lieu est devenu symbole : l'Escuela de Mecánica de la Armada, l'ESMA. Officiellement École de mécanique de la Marine, en plein Buenos Aires. Officieusement, l'un des plus grands centres clandestins de détention et de torture du pays. Environ 5 000 personnes y auraient transité. La plupart n'en sont jamais revenues. Aujourd'hui, l'ESMA est un site de mémoire. Un lieu de transmission, d'archives, de pédagogie. Mais cette mémoire est de nouveau contestée. Depuis l'arrivée au pouvoir du président Javier Milei, les politiques publiques de mémoire sont fragilisées, les financements réduits, et certains discours relativisent, voire nient, l'ampleur des crimes de la dictature. Alors, que représente l'ESMA dans l'histoire argentine ? Comment un lieu de terreur devient-il un lieu de mémoire ? Pourquoi la bataille autour du passé est-elle redevenue si vive aujourd'hui ? Pour en parler, nous recevons deux grandes spécialistes de ces questions, les historiennes et chercheuses Marina Franco et Claudia Feld, qui publient « Crimes contre l'humanité à ESMA. Anatomie d'un centre de détention clandestin en Argentine (1976-1983) », Éd. Anamosa. Invitées : Marina Franco, professeure à l'UNSAM et chercheuse au CONICET. Membre fondatrice du Centre d'histoire du temps présent de l'École interdisciplinaire des Hautes études en Sciences sociales en Argentine Claudia Feld, professeure à l'Université de Buenos-Aires et chercheuse au CONICET. Membre fondatrice du Centre d'études sur la mémoire et directrice de la revue CLEPSIDRA.
À quoi se réfère le néochamanisme ? Ce qu'on appelle aussi les nouvelles spiritualités suscite un engouement particulier dans les sociétés occidentales depuis les années 1960 - 1980, avec une offre qui a explosé ces dernières années notamment après le Covid. (Rediffusion) Certains se réfèrent à des «pratiques spirituelles à visée thérapeutique» en utilisant des croyances de populations autochtones (chamanisme de Mongolie ou amérindien), pour répondre à un besoin de spiritualité, de sacré, de purification, pour réenchanter son existence, dans des sociétés de plus en plus sécularisées. Entretiens : Denise Lombardi, anthropologue, chargée de conférences à l'EPHE-PSL (École Pratique des Hautes Études), docteure associée au Laboratoire GSRL (Groupe Sociétés Religions et Laïcités), autrice de «Le néo-chamanisme. Une religion qui monte ?» (Éd. Cerf 2023) – Denis Lombardi dirige un séminaire sur le néochamanisme en tant que pratique thérapeutique et spirituelle dans l'Occident contemporain Laetitia Merli, anthropologue (docteure de l'EHESS - École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris), a mené des recherches de terrain pendant de longues années auprès de chamans mongols et sibériens, réalisatrice de documentaires, auteure et thérapeute transpersonnel Eric Marchal propose un accompagnement thérapeutique et psychologique, pratique le chamanisme contemporain avec des stages et des initiations depuis plus de 20 ans.
Grâce aux archives de la dictature argentine et aux témoignages des parties civiles dans les procès, nous vous racontons le rôle de l'Esma, centre de détention emblématique de la terreur d'état du Général Vidéla (1976-1983). Surnommé le « Hitler de la Pampa » par les Argentins, le dictateur a mis en œuvre des centaines de centres de détention clandestins dans toute l'Argentine. Il a été condamné à 50 ans de prison pour crimes contre l'humanité, des crimes aujourd'hui considérés « légitimes » par l'actuel président d'extrême droite. Mais quel a été le rôle de l'Esma, l'École de mécanique de la marine à Buenos Aires ? L'Esma, l'École de mécanique de la marine à Buenos Aires a été le plus grand centre de détention, de torture et de disparitions forcées des opposants à la dictature argentine de 1976 à 1983. Pour comprendre et expliquer cliniquement l'«inimaginable », nous revenons sur l'archéologie de ce lieu emblématique de la répression, et sur ce que sont les crimes contre l'humanité. Parmi les 5 000 personnes détenues, seules 300 environ en sont rescapées. L'atrocité des crimes s'est prolongée au-delà de ces murs, avec la traque jusqu'à l'étranger et les traumatismes intimes et collectifs qui perdurent : disparition des corps, vol des enfants, falsification des traces, spoliation des biens comme nous pouvons l'entendre aux sons de nos archives sonores. Si l'Esma est un des plus terrifiants symboles de la dictature, de quoi le terrorisme d'État des années 70 est-il le nom ? Persécution de l'ennemi intérieur dans toutes les dimensions de son existence, perversité des interactions et revenus économiques tirés de ce dispositif. Face à cette expérience d'anéantissement, les processus de mémoire, vérité et justice, ainsi que le travail des chercheurs, archivistes et juristes sciences sont essentiels. Avec nos invitées : - Marina Franco, membre fondatrice du Centre d'Histoire du temps présent de l'École interdisciplinaire des Hautes études en Sciences sociales à Buenos Aires, chercheuse au CONICET, Conseil national de la recherche scientifique et technique en Argentine (francophone en studio) - Martine Sin Blima, conservatrice du Patrimoine aux Archives nationales de France, et responsable notamment des archives filmés des procès de crimes de génocide et crimes contre l'humanité - Monica Swaig, juriste pour les parties civiles dans les procès (téléphone, francophone). Aux sons de nos archives. Merci à Laurence Sarniguet de la sonothèque de RFI. À lire : Crimes contre l'humanité à l'Esma. Anatomie d'un centre de détention clandestin en Argentine (1976-1983) Dirigé par Marina Franco et Claudia Feld, avec les contributions de Hernán Confino, Rodrigo González Tizón (historiens), Luciana Messina (anthropologue) et Valentina Salvi (sociologue) et Alice Beriot pour la traduction (doctorante en anthropologie politique). « Ce livre est en cela un avertissement sur « ce que le pouvoir illimité peut faire aux individus, sur le danger que représente la montée de l'autoritarisme niant le droit à l'existence de certains, et sur les formes les plus subtiles que peut prendre la cruauté ». Note des éditions Anamosa. À découvrir notre nouveau podcast Africaines Queens, l'histoire racontée par les femmes elles-mêmes !
Le samedi 7 mars 2026, Donald Trump a averti : le régime communiste de Cuba vit « ses dernières heures ». Le président américain est appuyé par son secrétaire d'État, Marco Rubio, d'origine cubaine et qui a fait de la chute du modèle castriste une priorité de sa carrière. Galvanisé par la capture début janvier de Nicolas Maduro le président vénézuélien, Donald Trump compte cette fois en finir avec les dirigeants cubains qui résistent à Washington depuis près de 60 ans. Aujourd'hui, l'île ne reçoit plus de pétrole de la part du Venezuela et de ses alliés traditionnels, une grande partie de la population a basculé dans la pauvreté et se demande si le système politique et économique actuel va résister à la pression américaine. Avec nos invités : - Janette Habel, politologue et chercheuse associée à l'Institut des Hautes études de l'Amérique latine à Paris 3 - Thomas Posado, maitre de conférences en Civilisation latino-américaine contemporaine à l'Université de Rouen et co-auteur de « Révolutions à Cuba de 1868 à nos jours », édition Syllepse.
durée : 00:38:04 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Quatre ans après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie, les pays européens se réarmement, mais peinent à mettre en œuvre une stratégie militaire efficace. - invités : Benoît Durieux Général de corps d'armée, ancien directeur de l'Institut des Hautes Études de défense nationale et de l'enseignement militaire supérieur (IHEDN) et docteur en histoire; Stéphane Audoin-Rouzeau Historien, directeur d'études à l'EHESS, spécialiste de la Grande Guerre
Ce mardi (10 mars 2026), José Antonio Kast sera investi à la tête du Chili, près de trois mois après son élection. Il deviendra le premier président d'extrême-droite depuis la fin du régime d'Augusto Pinochet en 1990. Le futur chef de l'État ne se cache pas d'être un soutien du dictateur tenu pour responsable de plus de 3 000 morts ou disparus. Au cours de son mandat, il promet de grandes mesures sur l'immigration et la sécurité. À quoi faut-il s'attendre lors des prochains mois ? Que signifie son élection aujourd'hui au Chili, dans le contexte d'une Amérique Latine considérée par Donald Trump comme son arrière-cour ? Pour en débattre - Paola Martinez Infante, journaliste indépendante chilienne - Mathilde Allain, enseignante chercheuse à l'Institut des Hautes Études de l'Amérique Latine et au Centre de Recherche et de Documentation sur les Amériques (IHEAL-CREDA) - Franck Gaudichaud, professeur des Universités en Histoire et Études des Amériques latines contemporaines à l'Université Toulouse Jean Jaurès.
Ce mardi (10 mars 2026), José Antonio Kast sera investi à la tête du Chili, près de trois mois après son élection. Il deviendra le premier président d'extrême-droite depuis la fin du régime d'Augusto Pinochet en 1990. Le futur chef de l'État ne se cache pas d'être un soutien du dictateur tenu pour responsable de plus de 3 000 morts ou disparus. Au cours de son mandat, il promet de grandes mesures sur l'immigration et la sécurité. À quoi faut-il s'attendre lors des prochains mois ? Que signifie son élection aujourd'hui au Chili, dans le contexte d'une Amérique Latine considérée par Donald Trump comme son arrière-cour ? Pour en débattre - Paola Martinez Infante, journaliste indépendante chilienne - Mathilde Allain, enseignante chercheuse à l'Institut des Hautes Études de l'Amérique Latine et au Centre de Recherche et de Documentation sur les Amériques (IHEAL-CREDA) - Franck Gaudichaud, professeur des Universités en Histoire et Études des Amériques latines contemporaines à l'Université Toulouse Jean Jaurès.
durée : 00:38:04 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Quatre ans après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie, les pays européens se réarmement, mais peinent à mettre en œuvre une stratégie militaire efficace. - invités : Benoît Durieux Général de corps d'armée, ancien directeur de l'Institut des Hautes Études de défense nationale et de l'enseignement militaire supérieur (IHEDN) et docteur en histoire; Stéphane Audoin-Rouzeau Historien, directeur d'études à l'EHESS, spécialiste de la Grande Guerre
Épisode 228: Retour sur le mouvement des Soulaliyates : Entretien avec la sociologue Yasmine Berriane Le mouvement des soulaliyates a émergé en 2007 dans la région du Gharb avant de se diffuser dans plusieurs autres régions du Maroc. Cette mobilisation conteste la non prise en compte des femmes comme bénéficiaires de terres collectives. Durant cet entretien, Yasmine Berriane rappelle les conditions d'émergence de cette mobilisation en s'arrêtant plus en détails sur la question des appartenances mobilisées pour légitimer l'inclusion des femmes. Elle met ainsi en évidence comment des appartenances liées au lignage sont combinées à des références à la citoyenneté et aux usages fait de la terre, avant de décrire les évolutions plus récentes observées depuis la réforme des textes de loi de 2019. Yasmine Berriane est sociologue du politique, chercheuse au Centre National de Recherche Scientifique (CNRS) et enseignante à l'Ecole des Hautes études en Sciences Sociales (EHESS) à Paris. Ses travaux se situent à l'intersection de la science politique et de la sociologie des sociétés du Maghreb. Elle s'intéresse aux transformations politiques et sociales que connaissent ces sociétés en privilégiant une lecture par les marges. Ses recherches menées principalement au Maroc portent sur la participation des femmes, les espaces de participation, et les effets sociopolitiques des mutations foncières. Après une thèse sur les reconfigurations du monde associatif à Casablanca (Science Po Paris, 2011 URL : https://books.openedition.org/cjb/351), elle a été chercheuse au Zentrum Moderner Orient de Berlin (2011-2013) et maîtresse assistante à l'Université de Zurich (2013-2017). Elle étudie actuellement les inégalités, les nouvelles formes de subjectivité et les normes renégociées qui émanent de la commercialisation intensifiée des terres collectives au Maroc. En parallèle, elle a co-dirigé plusieurs publications collectives portant sur l'accès différencié des individus au « droit à la ville » [URL. : https://journals.openedition.org/gss/8880 ], les alliances de mouvements sociaux au Maghreb et au Proche et Moyen Orient [URL : https://www.tandfonline.com/toc/fmed20/24/4 ], les enjeux méthodologiques de l'étude du changement en sciences sociales [URL : https://link.springer.com/book/10.1007/978-3-030-65067-4 ], et la construction genrée des archives au Maghreb [URL : https://www.hesperis-tamuda.com/fascicule/2021001/articles ] Ce podcast a été enregistré via Zoom le 7 mai, 2025, avec Ignacio Villalón, doctorant à l'Université de Crète/Institute for Mediterranean Studies. Nous le remercions pour sa prestation à la guitare pour l'introduction et la conclusion de ce podcast. Montage : Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison.
Son nom m'avait été soufflé par un grand vigneron bourguignon. J'ai d'abord goûté sa « Montagne de Cras 382 », un Chardonnay 100 %, et cette dégustation m'a immédiatement donné envie de le rencontrer.Champenois d'origine, Boris Champy étudie en Champagne puis à Bordeaux. Son parcours le mène ensuite en Californie, où il travaille pendant dix ans chez Dominus Estate, propriété de la famille Moueix, figure emblématique de la rive droite bordelaise (propriétaire de Petrus entre autres). De retour en Bourgogne, il devient Directeur Technique de Louis Latour au cœur du domaine d'Aloxe-Corton durant neuf ans, avant de prendre la direction du Clos des Lambrays à Morey-Saint-Denis.En 2019, il rencontre Didier Montchovet, pionnier de la biodynamie dès les années 1980 dans les Hautes-Côtes de Beaune. À la recherche d'un repreneur pour prolonger l'esprit familial de son domaine, Didier trouve en Boris un successeur naturel. La transmission se fait à quatre mains lors des vendanges 2019.Dans cet entretien, nous évoquons la beauté exceptionnelle du site — classé Natura 2000 — refuge de nombreuses espèces d'oiseaux, dont le Circaète Jean-le-Blanc. Nous parlons également des cépages, des choix de vinification, de l'élevage, autour d'une dégustation de quatre cuvées emblématiques du domaine.
Une silhouette translucide qui flotte dans lʹair, une figure aux contours flous et vaporeux, un mort qui revient de lʹau-delà. Les fantômes hantent notre imaginaire collectif, nourri par des récits, des tableaux ou des films, que ce soit à travers le gentil Casper ou le vilain Poltergeist. Cette représentation caricaturale fait des fantômes des personnages de folklore, errant dans des châteaux et apparaissant aux vivants pour délivrer un message, pour terminer un travail inachevé ou simplement parce quʹils ne trouvent pas le repos. Notre société laïque et rationnelle nʹa pourtant pas eu raison de la croyance dans lʹau-delà et ses esprits. Il serait même de moins en moins tabou dʹévoquer les manifestations de "lʹinvisible", comme les apparitions ou les sensations de présence. Alors que des médiums assurent pouvoir parler aux morts, dʹautres partent à la chasse aux fantômes pour collecter de potentiels signes. Pourquoi ces croyances sont-elles toujours présentes aujourdʹhui? Dʹoù tirent-elles leur origine? Et que disent-elles de notre rapport à la mort? Production : Raphaële Bouchet Réalisation : Matthieu Ramsauer Les invité.es: Caroline Callard Historienne. Directrice d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales et membre du Centre d'études en sciences sociales du religieux. & Gregory Delaplace Anthropologue, directeur dʹétudes à lʹÉcole Pratique des Hautes Études.
durée : 00:58:45 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Dans l'après-guerre, les paysannes françaises n'ont pas de statut malgré leur rôle central dans les exploitations agricoles. À partir des années 1970, certaines s'engagent dans la revendication de nouveaux droits. Comment les paysannes françaises sont-elles devenues agricultrices ? - réalisation : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Laurence Millet, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot - invités : Jean-Philippe Martin Agrégé et docteur en histoire, Ève Recotillet-Valenti Doctorante en histoire à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales et enseignante à l'Université Gustave Eiffel Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:45 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Dans l'après-guerre, les paysannes françaises n'ont pas de statut malgré leur rôle central dans les exploitations agricoles. À partir des années 1970, certaines s'engagent dans la revendication de nouveaux droits. Comment les paysannes françaises sont-elles devenues agricultrices ? - réalisation : Thomas Beau, Laurence Millet - invités : Jean-Philippe Martin Agrégé et docteur en histoire; Ève Recotillet-Valenti Doctorante en histoire à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales et enseignante à l'Université Gustave Eiffel
durée : 00:58:22 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Du Moyen Âge à la période contemporaine, les femmes des mondes ruraux exercent un rôle domestique et agricole. À l'encontre des idées reçues, les paysannes participent activement au développement des campagnes. Comment écrire l'histoire des femmes dans les mondes ruraux ? - réalisation : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot - invités : Scarlett Beauvalet Professeur émérite d'histoire moderne à l'Université de Picardie, Justine Audebrand Chercheuse post-doctorante à l'Institut historique Allemand de Paris, Clémence Gadenne-Rosfelder Doctorante à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:22 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Du Moyen Âge à la période contemporaine, les femmes des mondes ruraux exercent un rôle domestique et agricole. À l'encontre des idées reçues, les paysannes participent activement au développement des campagnes. Comment écrire l'histoire des femmes dans les mondes ruraux ? - réalisation : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot - invités : Scarlett Beauvalet Professeur émérite d'histoire moderne à l'Université de Picardie, Justine Audebrand Chercheuse post-doctorante à l'Institut historique Allemand de Paris, Clémence Gadenne-Rosfelder Doctorante à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Nous sommes le 1er octobre 1825. C'est ce jour-là que sort le premier numéro du « Journal philosophique de l'industrie, des sciences et des beaux-arts » : « Le Producteur ». Il a été fondé par Olinde Rodrigues et Prosper Enfantin, deux disciples de Claude-Henri de Rouvroy de Saint-Simon qui est à l'origine d'un courant de pensée, une doctrine socio-économique et politique basée sur une confiance absolue dans le progrès technique qui serait vecteur de liberté et d'émancipation. En exergue du journal, on retrouve une phrase de Saint-Simon : « L'âge d'or, qu'une aveugle tradition a placé jusqu'ici dans le passé, est devant nous ». La note d'intention est claire, il s'agit « de développer et de répandre les principes d'une philosophie nouvelle. Cette philosophie, basée sur une nouvelle conception de la nature humaine, reconnaît que la destination de l'espèce, sur ce globe, est d'exploiter et de modifier à son plus grand avantage la nature extérieure ». À sa mort, en mai 1825, Saint-Simon est presque inconnu, ses héritiers spirituels, parmi lesquels de futurs théoriciens socialistes, vont jouer un rôle important dans la diffusion de ses idées, s'en écartant parfois, les plaçant sous le feu de la critique. « Le Producteur » disparaît un an plus tard. Quel était le projet de Saint-Simon ? Que reste-t-il du saint-simonisme, parfois qualifié de mouvement sectaire ? Invité : Vincent Genin, docteur en histoire, chercheur à l'Ecole pratique des Hautes études de Paris sujets traités : Saint-Simonisme, sens, Olinde Rodrigues, Prosper Enfantin Claude-Henri de Rouvroy de Saint-Simon , socialistes, théorie, mouvement Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque année, le festival des langues classiques met à l'honneur le grec, le latin et le chinois. Cette année, les langues asiatiques sont mises à l'honneur. Si le grec et le latin se taillent la part du lion, les langues asiatiques s'invitent et parmi elles, le sanscrit et le coréen sont aussi décryptées. Comment les littératures classiques de l'Inde, de la Chine entretiennent-elles un dialogue vivant avec l'oralité ? Des récits fondateurs aux épopées transmises de génération en génération, la voix demeure au cœur de la mémoire et de la transmission. De quelle manière les formes orales façonnent-elles le texte, nourrissent la pensée et tissent un lien entre passé et présent ? Il serait réducteur d'affirmer que le sanscrit n'est qu'une langue érudite et sacrée ! Il y a 2000 ans d'histoire littéraire, scientifique. On y trouve des traités d'architecture, d'astronomie mais aussi des belles lettres, du théâtre, des romans ! Cette langue n'a jamais été une langue parlée en tant que telle. Cette langue s'est fait connaitre grâce au Mahabharata, le livre de Véda Vyasa, une grande épopée lyrique qui raconte la guerre des Bharata et qui a donné lieu à de grandes mises en scène de Jean-Claude Carrière ou Peter Brook. Ce texte ainsi que le Ramayana étaient destinés à distraire la cour royale. Ils vont connaître la postérité et avoir un impact majeur et vont influencer des auteurs tels que Salman Rushdie ou Thomas Mann. Quant à la langue coréenne, son histoire est très intéressante : son alphabet a été créé au XVè siècle. Environ 2/3 de son lexique provient de la langue chinoise classique : le hanmun. Le chinois classique était aussi une grande langue de lettrés et de traduction. Les concours de fonctionnaires devaient réciter ou psalmodier des textes classiques ou canoniques en langue classiques. Invités : - Yannick Bruneton, professeur des Universités, Paris Cité, anciennement Paris 7. Spécialiste d'histoire médiévale de la Corée, rattaché à l'École pratique des Hautes études. Auteur chez Armand Colin d'un manuel de chinois classique, mais il vient aussi de publier, en novembre 2025, aux Belles Lettres, dans la collection « Bibliothèque chinoise », les Poèmes du Dhyana de Hyangjok Sunim. C'est une anthologie de poèmes zen bouddhiques coréens anciens, commentés par un moine coréen contemporain - Iris Farkondeh, chargée de cours à l'Université Sorbonne nouvelle et docteure en Études indiennes. La huitième édition du Festival des langues classiques aura lieu à Versailles les 7 et 8 février 2026. Lucie Bouteloup ne nous fait jamais « faux bond » ! Comme chaque mercredi, elle décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille » avec la complicité de la lexicographe Géraldine Moisnard des éditions Le Robert. Programmation musicale : L'artiste franco-brésilienne Gildaa avec le titre Utopiste.
Chaque année, le festival des langues classiques met à l'honneur le grec, le latin et le chinois. Cette année, les langues asiatiques sont mises à l'honneur. Si le grec et le latin se taillent la part du lion, les langues asiatiques s'invitent et parmi elles, le sanscrit et le coréen sont aussi décryptées. Comment les littératures classiques de l'Inde, de la Chine entretiennent-elles un dialogue vivant avec l'oralité ? Des récits fondateurs aux épopées transmises de génération en génération, la voix demeure au cœur de la mémoire et de la transmission. De quelle manière les formes orales façonnent-elles le texte, nourrissent la pensée et tissent un lien entre passé et présent ? Il serait réducteur d'affirmer que le sanscrit n'est qu'une langue érudite et sacrée ! Il y a 2000 ans d'histoire littéraire, scientifique. On y trouve des traités d'architecture, d'astronomie mais aussi des belles lettres, du théâtre, des romans ! Cette langue n'a jamais été une langue parlée en tant que telle. Cette langue s'est fait connaitre grâce au Mahabharata, le livre de Véda Vyasa, une grande épopée lyrique qui raconte la guerre des Bharata et qui a donné lieu à de grandes mises en scène de Jean-Claude Carrière ou Peter Brook. Ce texte ainsi que le Ramayana étaient destinés à distraire la cour royale. Ils vont connaître la postérité et avoir un impact majeur et vont influencer des auteurs tels que Salman Rushdie ou Thomas Mann. Quant à la langue coréenne, son histoire est très intéressante : son alphabet a été créé au XVè siècle. Environ 2/3 de son lexique provient de la langue chinoise classique : le hanmun. Le chinois classique était aussi une grande langue de lettrés et de traduction. Les concours de fonctionnaires devaient réciter ou psalmodier des textes classiques ou canoniques en langue classiques. Invités : - Yannick Bruneton, professeur des Universités, Paris Cité, anciennement Paris 7. Spécialiste d'histoire médiévale de la Corée, rattaché à l'École pratique des Hautes études. Auteur chez Armand Colin d'un manuel de chinois classique, mais il vient aussi de publier, en novembre 2025, aux Belles Lettres, dans la collection « Bibliothèque chinoise », les Poèmes du Dhyana de Hyangjok Sunim. C'est une anthologie de poèmes zen bouddhiques coréens anciens, commentés par un moine coréen contemporain - Iris Farkondeh, chargée de cours à l'Université Sorbonne nouvelle et docteure en Études indiennes. La huitième édition du Festival des langues classiques aura lieu à Versailles les 7 et 8 février 2026. Lucie Bouteloup ne nous fait jamais « faux bond » ! Comme chaque mercredi, elle décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille » avec la complicité de la lexicographe Géraldine Moisnard des éditions Le Robert. Programmation musicale : L'artiste franco-brésilienne Gildaa avec le titre Utopiste.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le mouvement de manifestations en Iran et les menaces américaines sur Cuba. Tchad : quel sera le poids de la nouvelle coalition d'opposition ? À N'Djamena, sept partis et mouvements de l'opposition ont annoncé la création d'une nouvelle coalition. Baptisée « Sauver la démocratie au Tchad », elle entend faire front commun pour dénoncer « les dérives politiques ». Que sait-on de cette nouvelle alliance ? Qui est à sa tête ? Ces partis qui dénoncent une répression des médias et un recul de la liberté ne risquent-ils pas d'en être eux-mêmes victimes ? Avec Carol Valade, journaliste au service Afrique de RFI, ancien correspondant à N'Djamena. Iran : les manifestants vont-ils faire tomber le régime ? En Iran, les manifestations contre le régime sont entrées dans leur troisième semaine. Malgré la sanglante répression et le blackout numérique pour étouffer toute circulation d'information à l'intérieur du pays et vers l'extérieur, la mobilisation ne faiblit pas. Ce mouvement de révolte est-il différent des précédentes vagues de manifestation ? Le régime iranien peut-il tomber sans une intervention de l'étranger ? Iran : l'ayatollah Khamenei est-il vraiment prêt à dialoguer avec Donald Trump ? Après ses menaces d'une opération militaire, Donald Trump a déclaré dimanche (11 janvier 2026) que les dirigeants iraniens étaient prêts à négocier et qu'une réunion était en préparation. Le lendemain, la diplomatie iranienne a confirmé qu'un canal de communication était « ouvert » avec l'émissaire américain pour le Moyen-Orient. Est-il crédible que Téhéran accepte des pourparlers ? Quelle peut-être la nature de ces négociations ? Avec Azadeh Kian, professeure émérite de sociologie à l'Université Paris Cité. Cuba : La Havane cédera‑t‑elle aux menaces de Trump « avant qu'il ne soit trop tard » ? Depuis la chute du président vénézuélien Nicolas Maduro, Donald Trump met la pression sur le pouvoir cubain. « Il n'y aura plus ni pétrole ni argent vénézuéliens pour Cuba » prévient-il, en conseillant au président Miguel Diaz-Canel de conclure « un accord avant qu'il ne soit trop tard ». Cuba peut-elle se passer du pétrole vénézuélien ? Sait-on quel type d'accord Washington souhaite négocier avec La Havane ? Avec Jannette Habel, politiste, chercheuse à l'Institut des Hautes Études en Amérique Latine et associée à l'Université Sorbonne Nouvelle.
La France publiera mardi 13 janvier 2026 son bilan démographique de l'année écoulée. Les premiers chiffres annoncés en fin de semaine indiquent une natalité qui continue de baisser. À l'image de ce qui se passe dans le monde : désormais plus de la moitié de la population vit dans un pays où le seuil de remplacement des générations n'est plus assuré. Quelles sont les raisons de cette démographie profondément en berne ? Quelles conséquences sur les sociétés de demain ? Pour en débattre : - Hervé Le Bras, directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), directeur de recherche émérite à l'Ined, auteur des livres La race blanche n'existe pas (Grasset, février 2025) et France : un album de famille (Actes Sud, octobre 2025, avec le photographe Yann Arthus Bertrand) - Claudia Senik, professeure d'économie à Sorbonne Université et à l'École d'économie de Paris (PSE), et directrice de l'Observatoire du bien-être au Cepremap.
La France publiera mardi 13 janvier 2026 son bilan démographique de l'année écoulée. Les premiers chiffres annoncés en fin de semaine indiquent une natalité qui continue de baisser. À l'image de ce qui se passe dans le monde : désormais plus de la moitié de la population vit dans un pays où le seuil de remplacement des générations n'est plus assuré. Quelles sont les raisons de cette démographie profondément en berne ? Quelles conséquences sur les sociétés de demain ? Pour en débattre : - Hervé Le Bras, directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), directeur de recherche émérite à l'Ined, auteur des livres La race blanche n'existe pas (Grasset, février 2025) et France : un album de famille (Actes Sud, octobre 2025, avec le photographe Yann Arthus Bertrand) - Claudia Senik, professeure d'économie à Sorbonne Université et à l'École d'économie de Paris (PSE), et directrice de l'Observatoire du bien-être au Cepremap.
durée : 00:59:06 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Le 9 décembre 1905, la loi de séparation des Églises et de l'État est promulguée. Le 11 décembre, elle est publiée au "Journal officiel". Loi de pacification, elle achève plusieurs décennies de combat pour la laïcité durant la Troisième République. - réalisation : Maïwenn Guiziou, Cassandre Puel, Colin Gruel, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Solène Roy - invités : Christophe Bellon Professeur d'histoire contemporaine à l'Université Catholique de Lille, Valentine Zuber Historienne, directrice d'études à l'École Pratiques des Hautes Études Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:59:06 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Le 9 décembre 1905, la loi de séparation des Églises et de l'État est promulguée. Le 11 décembre, elle est publiée au "Journal officiel". Loi de pacification, elle achève plusieurs décennies de combat pour la laïcité durant la Troisième République. - réalisation : Cassandre Puel, Colin Gruel - invités : Christophe Bellon Professeur d'histoire contemporaine à l'Université Catholique de Lille; Valentine Zuber Historienne, directrice d'études à l'École Pratiques des Hautes Études
durée : 00:58:52 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Les religions et croyances sont autorisées, mais strictement contrôlées par l'État vietnamien. Ce dernier est inquiet de l'influence qu'elles peuvent avoir sur la société et de leur capacité à concurrencer le Parti communiste et ses objectifs. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Pascal Bourdeaux maître de conférences à l'École Pratique des Hautes Études (EPHE) et chercheur au GSRL, le Groupe Sociétés, Religions, Laïcités ; Vincent Goossaert historien des religions chinoises et en particulier du taoïsme, directeur d'études à l'EPHE
Stéphane Bern raconte, alors que l'on y a découvert encore de nouvelles fresques de grande valeur, une cité antique engloutie sous des mètres de cendres et de pierres crachées par un volcan, le Vésuve.Comment les vestiges de Pompéi ont-ils été découverts ? Quels sont les enjeux de conservation de ce site archéologique d'exception ? Pompéi a-t-elle livré tous ses secrets ?Pour en parler, Stéphane Bern reçoit William Van Andringa, archéologue à l'École Pratique des Hautes Études et auteur de "Archéologie du geste : rites et pratiques à Pompéi" (Hermann). (rediffusion)- Présentation : Stéphane Bern- Réalisation : Loic Vimard- Rédaction en chef : Benjamin Delsol- Auteur du récit : Pierre-Vincent Letourneau- Journaliste : Armelle ThibergeHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:59:12 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Mahomet, prophète de l'islam, reste un personnage mystérieux. S'il a fait l'objet de nombreux écrits, les connaissances scientifiques à son sujet restent rares. L'ouvrage 'Le Mahomet des historiens' compile les commentaires sur sa vie, de la philosophie rationaliste aux chroniques chrétiennes. - réalisation : Thomas Beau, Laurence Millet - invités : Mohammad Ali Amir-Moezzi Directeur d'études émérite à l'École Pratique des Hautes Études; Pierre-Olivier Léchot Professeur d'histoire du christianisme à l'époque moderne à l'Institut Protestant de Théologie.; Meryem Sebti Historienne des idées, directrice de recherche au CNRS; John Tolan Historien, professeur d'histoire médiévale à Nantes Université
Curator of "Niyū Yūrk: Middle Eastern and North African Lives in the City", Hiba Abid, joins us to talk about the exhibition, housed at the New York Public Library's iconic 42nd Street building, which challenges dominant narratives by presenting New York as a city deeply intertwined with Middle Eastern and North African history and culture. Abid delves into the diverse stories of immigration, the often-overlooked North African presence, and the revolution in Arabic publishing in New York. Through fascinating primary documents and personal stories, the discussion explores everything from the surprising origins of the Statue of Liberty to early 20th-century American citizenship guides published in Arabic, revealing the long, complex, and vibrant history of Arab and Middle Eastern communities in New York. The exhibition remains until March 8, 2026. On December 5, is a Middle Eastern/North African take over of the flagship building of the NYPL that's not to be missed