Podcasts about sciences po paris

Prestigious French university based in Paris (legally a grande école)

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C ce soir
LFI d'“extrême gauche” : Confusion ou clarification ?

C ce soir

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 64:58


Jean-Luc MÉLENCHON a fait part de sa colère, ce week-end, après la décision du ministère de l'intérieur de faire basculer officiellement son parti, LFI, de la gauche vers l'extrême gauche… Ce dernier a aussi dénoncé sur les réseaux sociaux des méthodes dignes, je cite d'une “république bananière”, quand le ministre de l'intérieur, Laurent NUNEZ, assume, lui, totalement, cette décision, en reprochant notamment aux insoumis, je cite là encore, “leur radicalité”, leur “communautarisme” et un discours anti police, anti juges et anti médias… À un peu plus d'un mois des élections municipales et à l'aube du début de la campagne présidentielle, c'est un changement de catégorie tout sauf anodin dont il nous semblait important de débattre ce mardi 10 février 2026 avec nos invités : - Pascal PERRINEAU, Politologue, professeur des universités à Sciences Po, auteur avec Anne Muxel du livre Inventaire des peurs françaises (éditions Odile Jacob, 28 janvier 2026)- Sylvain BOURMEAU, Journaliste, professeur associé à l'Université Paris 1-Panthéon Sorbonne, directeur du journal AOC, producteur de l'émission « La Suite dans les idées » sur France Culture- Thomas LEGRAND, Éditorialiste au journal Libération- Nicolas ROUSSELLIER, Historien, spécialiste de la Troisième République, maître de conférences à Sciences Po-Paris- Perrine SIMON-NAHUM, Historienne, philosophe, directrice de recherche au CNRS et professeure attachée au département de philosophie de l'ENS-Ulm

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Foot : dans les coulisses du transfert de N'Golo Kanté

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la question de la réintégration des Russes dans le football, l'arrivée de Starlink au Sénégal et des attaques chimiques israéliennes au Sud-Liban. Foot : dans les coulisses du transfert de N'Golo Kanté   Après plus de deux saisons à l'Al-Ittihad, l'international français N'Golo Kanté a quitté le championnat saoudien pour rejoindre Fenerbahçe, le club d'Istanbul. Un transfert qui dépasse largement le cadre sportif.  Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'est personnellement investi dans ce dossier. Quel a été son rôle ? Pourquoi s'est-il impliqué dans ce transfert ? Comment a-t-il convaincu le prince héritier Mohammed ben Salman ? Avec Anne Andlauer, correspondante de RFI à Ankara.       Fifa : vers une réintégration de la Russie ?   Le président de la Fifa, Gianni Infantino, plaide pour le retour de la Russie dans le football international, suspendue de toute compétition sportive depuis son invasion en Ukraine en 2022. Comment expliquer cette prise de position maintenant ? Cette suspension du Kremlin a-t-elle eu des conséquences sur le pays ?    Avec Lukas Aubin, directeur de recherche de l'Iris, spécialiste de la géopolitique de la Russie et du sport. Auteur de l'ouvrage « La guerre du sport: Une nouvelle géopolitique » (éditions Tallandier).       Sénégal : avec l'arrivée de Starlink, à quels changements faut-il s'attendre ?   Le service Internet par satellite Starlink, développé par Elon Musk, est désormais disponible au Sénégal. Une arrivée présentée comme un levier majeur pour réduire la fracture numérique, notamment dans les zones rurales. Concrètement, qu'est-ce que cela va changer pour les Sénégalais ? Qui pourra réellement y accéder ? Avec Juliette Dubois, correspondante de RFI à Dakar.       Sud-Liban :  pourquoi les avions israéliens ont aspergé des substances chimiques sur certains villages ?   Le Liban a porté plainte devant les Nations unies contre Israël, accusé d'avoir pulvérisé du glyphosate sur plusieurs villages situés à la frontière sud du pays. Selon les ministères de l'Agriculture et de l'Environnement, la concentration de certains échantillons prélevés varie entre 20 et 30 fois les niveaux habituellement admis par les normes internationales. Comment les autorités israéliennes justifient-elles cette opération ? Quelle suite sera donnée à la plainte devant l'ONU ? Avec Karim Emile Bitar, enseignant à Sciences Po Paris.

Décryptage
Filière viticole: comment sortir de la crise?

Décryptage

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 19:30


Wine Paris a ouvert ce matin. Les professionnels des vins et des spiritueux s'y rencontreront pendant trois jours. La nouveauté 2026, c'est le nolo - les boissons sans alcool (no) ou avec très peu d'alcool (low). Comment se porte un secteur longtemps présenté comme faisant partie de la culture hexagonale ? Entre le changement climatique, la baisse de la consommation de vin et les menaces de nouvelles taxes pour le marché américain, les professionnels vont-ils pouvoir s'adapter ? Avec :  - Jean-Marie Cardebat, professeur à l'Université de Bordeaux et affilié à l'Inseec Grande École  - Joan Cortinas Muñoz , chercheur à la Chaire Santé de Sciences Po Paris, co-auteur du livre Des lobbys au comptoir. L'industrie de l'alcool contre la santé, éditions Raison d'agir. 

Invité de la mi-journée
Les nouvelles mesures en Cisjordanie «permettront à Israël de tout contrôler, au détriment des Palestiniens»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 6:40


Israël veut renforcer sa mainmise sur la Cisjordanie occupée. Les nouvelles mesures administratives, annoncées dimanche 8 février 2026, accordent un contrôle encore plus grand à l'État hébreu, qui occupe ces terres depuis 1967. Ces règles permettront aux autorités israéliennes d'administrer certains sites religieux, même lorsqu'ils sont situés dans des zones placées sous le contrôle de l'Autorité palestinienne. L'Union européenne et huit pays musulmans ont condamné les mesures israéliennes « illégales ». L'analyse de la présidente de l'Institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO), Agnès Levallois, chargée de cours à Sciences Po Paris et autrice de : Le Livre noir de Gaza (éditions du Seuil). À lire aussiCisjordanie: Israël valide des mesures qui redessinent l'équilibre du contrôle sur le terrain

Livre international
De Trump à Poutine, «nous assistons à une crise de la puissance», selon le politologue Bertrand Badie

Livre international

Play Episode Listen Later Feb 7, 2026 9:54


Donald Trump face à Vladimir Poutine et Xi Jinping : la puissance traditionnelle est-elle de retour ? Et avec elle, des empires prêts à tout pour défendre leur chasse gardée, y compris par la guerre ? Voilà un cliché qu'il faut déconstruire, et c'est justement l'idée du livre Par-delà la puissance et la guerre, la mystérieuse énergie sociale, de Bertrand Badie, professeur émérite des universités à Sciences Po Paris. Selon lui, une énergie sociale très diverse et des mobilisations « empathiques » aux mouvements de colère ont recomposé les relations internationales.

Livre international
De Trump à Poutine, «nous assistons à une crise de la puissance», selon le politologue Bertrand Badie

Livre international

Play Episode Listen Later Feb 7, 2026 9:54


Donald Trump face à Vladimir Poutine et Xi Jinping : la puissance traditionnelle est-elle de retour ? Et avec elle, des empires prêts à tout pour défendre leur chasse gardée, y compris par la guerre ? Voilà un cliché qu'il faut déconstruire, et c'est justement l'idée du livre Par-delà la puissance et la guerre, la mystérieuse énergie sociale, de Bertrand Badie, professeur émérite des universités à Sciences Po Paris. Selon lui, une énergie sociale très diverse et des mobilisations « empathiques » aux mouvements de colère ont recomposé les relations internationales.

Invité de la mi-journée
Négociations entre l'Iran et les États-Unis: «Donald Trump veut avoir son deal sur le nucléaire iranien»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 5:29


Des pourparlers sous haute tension ont débuté ce vendredi au sultanat d'Oman entre l'Iran et les États-Unis. Téhéran veut les limiter à son programme nucléaire et refuse d'évoquer son programme balistique ou son soutien à ses alliés, dont le Hezbollah et le Hamas palestinien. Washington refuse d'exclure une action militaire en cas d'échec de la diplomatie. Les discussions interviennent après les récentes violences en Iran début janvier suite à la chute du rial, la monnaie nationale. L'analyse de Kevan Gafaïti, enseignant à Sciences Po Paris, président et fondateur de l'Institut des relations internationales et de géopolitique (IRIG), auteur de La crise du détroit d'Ormuz de 2018 : une victoire iranienne sur les États-Unis, éditions L'Harmattan. 

Du grain à moudre
Violences policières : peut-on comparer les États-Unis et la France ?

Du grain à moudre

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 38:12


durée : 00:38:12 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Le 24 janvier 2026, à Minneapolis, Alexis Pretti, infirmier, était tué par plusieurs balles lors d'une opération de la police fédérale de l'immigration. - invités : Fabien Jobard directeur de recherches au CNRS, au centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (Cesdip); Yann Philippe maître de conférences en histoire et civilisation américaines à l'université de Reims-Champagne-Ardenne et membre du Centre de Recherches sur les Mondes Américains de l'EHESS (CENA); Frédérique Sandretto américaniste et enseignante à Sciences Po Paris

France Culture physique
Violences policières : peut-on comparer les États-Unis et la France ?

France Culture physique

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 38:12


durée : 00:38:12 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Le 24 janvier 2026, à Minneapolis, Alexis Pretti, infirmier, était tué par plusieurs balles lors d'une opération de la police fédérale de l'immigration. - invités : Fabien Jobard directeur de recherches au CNRS, au centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (Cesdip); Yann Philippe maître de conférences en histoire et civilisation américaines à l'université de Reims-Champagne-Ardenne et membre du Centre de Recherches sur les Mondes Américains de l'EHESS (CENA); Frédérique Sandretto américaniste et enseignante à Sciences Po Paris

C ce soir
Iran : Faut-il négocier ou intervenir militairement ?

C ce soir

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 63:45


De Téhéran à Washington, c'est un dialogue à distance entre deux hommes que le monde entier regarde en retenant son souffle… Alors de quel côté tombera la pièce dans les prochaines heures ? Côté pile, un accord entre Donald TRUMP et le régime des mollahs du guide suprême Ali KHAMENEI sur l'encadrement du programme nucléaire iranien ; côté face des frappes américaines sur l'Iran avec le risque d'un embrasement du Moyen-Orient… Trois semaines après un déchaînement de violence sans précédent, quelques jours après avoir pris conscience de l'ampleur des massacres, nous allons en débattre ce lundi 2 février avec nos invités : - Hamdam MOSTAFAVI, Directrice adjointe de la rédaction de Libération- Frédéric ENCEL, Géopolitologue, professeur de relations internationales et de sciences politiques, maître de conférence à Sciences Po Paris, auteur du livre La guerre mondiale n'aura pas lieu. Les raisons géopolitiques d'espérer (ed. Odile Jacob, 26 mars 2025)- Farid VAHID, Co-directeur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient à la Fondation Jean-Jaurès. Il a collaboré à l'ouvrage Femme, Vie, Liberté sous la direction de Marjane Satrapi (ed. de l'Iconoclaste, édition augmentée parue le 6 novembre 2025)- Pierre HASKI, Journaliste, éditorialiste géopolitique à France Inter, président du conseil d'administration de Reporters sans Frontières- Kethevane GORJESTANI, Journaliste à France 24, ancienne correspondante à Washington

Club 44 | notre monde en tête-à-têtes
Le Moyen-Orient est-il destiné à une guerre sans fin ? | Agnès Levallois

Club 44 | notre monde en tête-à-têtes

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 114:04


Agnès Levallois, arabisante et grande spécialiste du Moyen-Orient, apportera son éclairage sur une région en proie à des tensions persistantes. Forte de son expérience et de son analyse fine des dynamiques politiques, sociales et culturelles, elle reviendra sur les enjeux actuels, les causes profondes des conflits et les conséquences pour la stabilité régionale et internationale. Elle esquissera également des pistes de réflexion et d'action pour tenter d'enrayer cette spirale de violences et ouvrir la voie à un avenir plus apaisé. - Agnès Levallois est arabisante, consultante, spécialiste du monde arabe contemporain, chargée de mission à l'Académie diplomatique internationale, maîtresse de conférences à Sciences Po Paris et chargée de cours à l'ENA. Elle travaille sur les évolutions politiques, économiques, sociales et stratégiques au Maghreb, Proche et Moyen-Orient et sur les questions euro-méditerranéennes. Elle est l'autrice de nombreuses publications dont Moyen-Orient mode d'emploi (Michalon, 2002). Enregistré au Club 44 le 15 janvier 2026

Affaires étrangères
Iran, Syrie, Irak : les convulsions du Moyen-Orient

Affaires étrangères

Play Episode Listen Later Jan 31, 2026 59:13


durée : 00:59:13 - Affaires étrangères - par : Christine Ockrent - Tandis que le régime iranien s'enfonce dans une répression meurtrière, au bilan vertigineux d'au moins 30 000 victimes, les Kurdes de Syrie peinent à trouver un accord avec Damas et son nouveau président, Ahmed al-Charaa. Le Moyen-Orient vit-il un moment de bascule ? - réalisation : Luc-Jean Reynaud - invités : Dorothée Schmid Responsable du programme Turquie/Moyen-Orient de l'IFRI; Myriam Benraad Politologue, spécialiste du Moyen-Orient, professeure associée en relations internationales.; Karim Émile Bitar Professeur de relations internationales à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth et à Sciences Po Paris, chercheur associé à l'IRIS; Michel Duclos Diplomate français

Entendez-vous l'éco ?
Les alcooliers à l'attaque du Dry January

Entendez-vous l'éco ?

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 5:46


durée : 00:05:46 - Le Journal de l'éco - par : Anne-Laure Chouin - Pour riposter contre le "défi de janvier", la filière viti-vinicole propose avec le "French January" de consommer de l'alcool "à la française". Un exemple des stratégies d'influence mises en oeuvre par cette industrie. - invités : Joan Cortinas Munoz sociologue, chercheur à la chaire santé de Sciences Po Paris et maître de conférence à l'université de Bordeaux

Débat du jour
Iran : la chute du régime passe-t-elle par une intervention américaine ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 29:30


Il y a un mois jour pour jour une nouvelle contestation débutait en Iran. Au fil du temps elle s'est présentée comme celle qui ferait tomber le régime des mollahs. Un mois plus tard une répression sanglante a mis fin au mouvement. Mais le pouvoir reste menacé. « Ses jours sont comptés » selon le chancelier allemand Friedrich Merz, tandis que le Secrétaire d'Etat américain Marco Rubio affirme que l'Iran est « plus faible que jamais ». Aux Etats-Unis où le Président Donald Trump menace à nouveau l'Iran d'une intervention militaire.   A quel point le régime iranien est-il affaibli ? Quels seraient les intérêts et les risques d'une intervention pour les Etats-Unis ? Quelles alternatives pour un changement de régime ?   Pour en débattre - Général Dominique Trinquand, ancien chef de la Mission militaire française auprès des Nations unies - Kevan Gafaïti, enseignant à Sciences Po Paris et président fondateur de l'Institut des relations internationales et de géopolitique.

Débat du jour
Iran : la chute du régime passe-t-elle par une intervention américaine ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 29:30


Il y a un mois jour pour jour une nouvelle contestation débutait en Iran. Au fil du temps elle s'est présentée comme celle qui ferait tomber le régime des mollahs. Un mois plus tard une répression sanglante a mis fin au mouvement. Mais le pouvoir reste menacé. « Ses jours sont comptés » selon le chancelier allemand Friedrich Merz, tandis que le Secrétaire d'Etat américain Marco Rubio affirme que l'Iran est « plus faible que jamais ». Aux Etats-Unis où le Président Donald Trump menace à nouveau l'Iran d'une intervention militaire.   A quel point le régime iranien est-il affaibli ? Quels seraient les intérêts et les risques d'une intervention pour les Etats-Unis ? Quelles alternatives pour un changement de régime ?   Pour en débattre - Général Dominique Trinquand, ancien chef de la Mission militaire française auprès des Nations unies - Kevan Gafaïti, enseignant à Sciences Po Paris et président fondateur de l'Institut des relations internationales et de géopolitique.

Le Point J - RTS
Groenland, qui es-tu vraiment ?

Le Point J - RTS

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 14:13


Donald Trump affirme avoir besoin de ce territoire autonome du Danemark riche en minerais pour des questions de "sécurité nationale". Dans cet épisode en nouvelle diffusion, Le Point J revient sur les enjeux géopolitiques et économiques autour de cette île stratégique, avec Mikaa Blugeon-Mered, chargé d'enseignement en géopolitique des Outre-mer à Sciences Po Paris, spécialiste des régions polaires et du Groenland. Journaliste: Juliane Roncoroni Réalisation: Luana Biadici et Ilian Wenger Nous écrire ou nous proposer des questions: +41 79 134 34 70 ou pointj@rts.ch

Les enjeux internationaux
Espionnage américain : les raisons des purges dans l'armée chinoise

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 12:30


durée : 00:12:30 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Cette fin janvier, Pékin a ouvert une enquête contre deux figures centrales de l'Armée populaire de libération, dont Zhang Youxia, pilier de la Commission militaire centrale et du Bureau politique. À quel point ces accusations servent-elles une reprise en main plus large de l'armée par le PCC ?  - réalisation : Félicie Faugère - invités : Claudia Astarita Sinologue, chercheuse à Sciences Po Paris, collaboratrice à Intelligence Online

Sur le fil
La République islamique d'Iran peut-elle s'effondrer ?

Sur le fil

Play Episode Listen Later Jan 24, 2026 25:55


En Iran, le vaste mouvement de protestation contre la vie chère parti des bazars de Téhéran le 28 décembre semble avoir vécu.L'organisation de défense des droits humains Amnesty international estime que la répression des manifestations a viré au massacre, et évoque des tirs à balles réelles indiscriminés contre les manifestants. Selon l'ONG Iran Human Rights, plus de 3.400 manifestants ont été tués. Un bilan très préliminaire puisqu'au final il pourrait atteindre 25.000 morts selon son directeur. Certains manifestants aussi se sont radicalisés. De source officielle ont fait état de plus de 2.400 membres des forces de sécurité tués et de centaines de mosquées et bâtiments publics vandalisés. La riposte des autorités, est-elle le signe que l'Etat acculé ne tient plus que par la force ? Depuis plus de quinze ans, les cycles de manifestations et de répression s'enchaînent. Alors, une alternative à la République islamique est-elle possible ? Où en est l'opposition?Intervenants Farid Vahid, chercheur à la Fondation Jean Jaurès et professeur à Sciences Po Paris, spécialiste de l'IranStuart Williams, journaliste au service international de l'AFPRéalisation: Emmanuelle Baillon et Michaëla Cancela-KiefferDoublages : Sébastien Castéran, Philippe Zygel, Antoine BoyerMusique: Nicolas VairArchives Sonores :AFPTV, défilé militaire à Téhéran pour la journée de l'armée le 18 avril 2025;sons tirés de vidéos amateurs vérifiées par l'AFP tounées en Iran le 8 janvier et le 10 janvier 2026, allocution diffusée sur le compte Instagram de Reza Pahlavi.Pour aller plus loin :La République islamique d'Iran entre dans sa phase finale, par Farid Vahid (Le Monde, 12 janvier 2026)Quel avenir pour les gardiens de la révolution iranienne ? (Cairn Info, 2016)« Le régime de Khamenei est le pire ennemi qu'aient jamais connu les Iraniens », par Amir Ahmadi Arian (Le Monde, 18 janvier 2026)Iran and the Limits of American Power | Foreign AffairsIran : théorie de l'effondrement du régime | Le Grand Continent“How to Support Iran's Democracy Movement”, par Michael Abramowitz et Goli Ameri (RealClearWorld, 7 février 2023)Iran: Authorities unleash heavily militarized clampdown to hide protest massacres - Amnesty International Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les dessous de l'infox
Un an de Donald Trump au pouvoir : une communication outrancière, un rapport à la vérité écorché

Les dessous de l'infox

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 29:30


Donald Trump a célébré, mardi 20 janvier 2026, sa première année de mandat de président des États-Unis. L'occasion de plonger au cœur de sa rhétorique si particulière.  Avec ses sorties médiatiques et ses innombrables messages sur les réseaux sociaux, Donald Trump a réponse à tout, et il ne s'embarrasse pas des coutumes associées à son poste. Il menace, il insulte, il humilie pour obtenir ce qu'il veut.  Entre communication compulsive, médias ultra-sollicités et dans le même temps malmenés, quelle stratégie le milliardaire conservateur a-t-il mise en place pour essayer d'imposer sa vision du monde ?  Décryptage avec notre invité, le chercheur Jérôme Viala-Gaudefroy, docteur en Civilisation américaine, chargé de cours à Sciences Po Paris et auteur du livre « Les mots de Trump » (éd. Dalloz, 2024). La chronique de Grégory Genevrier de la cellule Info vérif de RFI : Ukraine : une opération de désinformation pro-russe cible la France et ses «Rafale» La chronique de Cintia Cabral de l'Afp factuel : En Ukraine, les veuves expropriées au profit de l'État ? C'est de la désinformation.

Les dessous de l'infox
Un an de Donald Trump au pouvoir : une communication outrancière, un rapport à la vérité écorché

Les dessous de l'infox

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 29:30


Donald Trump a célébré, mardi 20 janvier 2026, sa première année de mandat de président des États-Unis. L'occasion de plonger au cœur de sa rhétorique si particulière.  Avec ses sorties médiatiques et ses innombrables messages sur les réseaux sociaux, Donald Trump a réponse à tout, et il ne s'embarrasse pas des coutumes associées à son poste. Il menace, il insulte, il humilie pour obtenir ce qu'il veut.  Entre communication compulsive, médias ultra-sollicités et dans le même temps malmenés, quelle stratégie le milliardaire conservateur a-t-il mise en place pour essayer d'imposer sa vision du monde ?  Décryptage avec notre invité, le chercheur Jérôme Viala-Gaudefroy, docteur en Civilisation américaine, chargé de cours à Sciences Po Paris et auteur du livre « Les mots de Trump » (éd. Dalloz, 2024). La chronique de Grégory Genevrier de la cellule Info vérif de RFI : Ukraine : une opération de désinformation pro-russe cible la France et ses «Rafale» La chronique de Cintia Cabral de l'Afp factuel : En Ukraine, les veuves expropriées au profit de l'État ? C'est de la désinformation.

Les histoires de 28 Minutes
[DÉBAT] Faut-il s'inquiéter d'une résurgence de l'État islamique ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 46:19


L'émission 28 minutes du 22/01/2026 Syrie : faut-il s'inquiéter d'une résurgence de l'État islamique ? Depuis plusieurs jours, les forces armées syriennes mènent une bataille éclair contre les Forces démocratiques syriennes, largement dominées par les Kurdes, dans les territoires qu'ils administrent dans le nord-est de la Syrie. En reprenant le contrôle par la force de certaines zones, le gouvernement syrien reprend aussi en charge la gestion des camps de prisonniers de l'État islamique et de leurs proches. Jusqu'à présent les Kurdes, qui avaient eu un rôle important dans la guerre contre l'État islamique,, en avaient la charge. Selon un rapport sur le terrorisme du département d'État américain, 9 000 combattants supposés de l'EI sont détenus dans ces camps dont un tiers d'étrangers. Comment le régime de Damas, dirigé par un ancien djihadiste, Ahmed Al-Charaa, va-t-il gérer cette question ? Début janvier, le Royaume-Uni et la France ont mené conjointement des frappes pour empêcher, selon Paris, "la résurgence de Daech". On en débat avec Hala Kodmani, journaliste franco-syrienne à “Libération”, Myriam Benraad, politologue, spécialiste du Moyen-Orient et du djihadisme et Frédéric Encel, géopolitologue, maître de conférences à Sciences Po Paris. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 22 janvier 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Le Nouvel Esprit Public
Bada : les questions du public (Mercosur et Iran)

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 33:15


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à Sciences Po Paris le 16 janvier 2026.Avec cette semaine :Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Le monde qui bouge - L'Interview : Face à Trump, quelle riposte pour l'Europe ? - 21/01

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 7:27


Ce mercredi 21 janvier, Patrick Martin-Genier, expert en géostratégie et enseignant à Sciences Po Paris, était l'invité d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Erwan Morice. Ils sont revenus sur les différents moyens dont dispose l'Europe pour contre-attaquer les menaces américaines. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Les histoires de 28 Minutes
Déni de guerre / Faut-il s'inquiéter d'une résurgence de l'État islamique ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 46:19


L'émission 28 minutes du 22/01/2026 Déni de guerre : l'aveuglement européen face à la réalité ? "Après la dissolution de l'URSS en 1991, nous avons cru être libérés, pour toujours, de l'éventualité d'une catastrophe guerrière en Europe”, analyse l'historien Stéphane Audoin-Rouzeau dans son dernier essai "Notre déni de guerre", paru aux éditions Seuil Libelle. Mais l'attaque russe en Ukraine, le 24 février 2022, a ouvert les portes d'un nouveau conflit sur le sol européen. Il est notre invité ce soir pour analyser ce bouleversement majeur dans notre rapport à la guerre. Syrie : faut-il s'inquiéter d'une résurgence de l'État islamique ? Depuis plusieurs jours, les forces armées syriennes mènent une bataille éclair contre les Forces démocratiques syriennes, largement dominées par les Kurdes, dans les territoires qu'ils administrent dans le nord-est de la Syrie. En reprenant le contrôle par la force de certaines zones, le gouvernement syrien reprend aussi en charge la gestion des camps de prisonniers de l'État islamique et de leurs proches. Jusqu'à présent les Kurdes, qui avaient eu un rôle important dans la guerre contre l'État islamique,, en avaient la charge. Selon un rapport sur le terrorisme du département d'État américain, 9 000 combattants supposés de l'EI sont détenus dans ces camps dont un tiers d'étrangers. Comment le régime de Damas, dirigé par un ancien djihadiste, Ahmed Al-Charaa, va-t-il gérer cette question ? Début janvier, le Royaume-Uni et la France ont mené conjointement des frappes pour empêcher, selon Paris, "la résurgence de Daech". On en débat avec Hala Kodmani, journaliste franco-syrienne à “Libération”, Myriam Benraad, politologue, spécialiste du Moyen-Orient et du djihadisme et Frédéric Encel, géopolitologue, maître de conférences à Sciences Po Paris. Enfin, Xavier Mauduit profite de la découverte en Indonésie de la plus ancienne peinture rupestre connue, une main tracée au pochoir, pour nous raconter son histoire. Marie Bonnisseau s'intéresse à la campagne "Too much ?" du lobby de la plasturgie pour réhabiliter les emballages plastiques. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 22 janvier 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Débat du jour
La voix d'Emmanuel Macron porte-t-elle encore dans le monde ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 29:30


Le président français tente de s'affirmer face aux menaces de son homologue américain Donald Trump sur le Groenland. Emmanuel Macron propose d'activer l'instrument anti-coercition de l'UE qui permet de répliquer fortement. Mais sera-t-il entendu ? Quelles sont les conséquences à l'étranger de l'instabilité politique et économique de la France ? Comment les relations d'Emmanuel Macron avec ses voisins européens ont-elles évolué ? Quelles sont les perspectives ? Pour en débattre : - Sylvie Matelly, économiste et directrice de l'Institut Jacques Delors  - Jean-Philippe Moinet, directeur de la Revue Civique, auteur de « Un journal sous influence », aux éditions des Ailes rebelles  - Christian Lequesne politiste, professeur à Sciences Po Paris, spécialiste de l'Union Européenne.

Débat du jour
La voix d'Emmanuel Macron porte-t-elle encore dans le monde ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 29:30


Le président français tente de s'affirmer face aux menaces de son homologue américain Donald Trump sur le Groenland. Emmanuel Macron propose d'activer l'instrument anti-coercition de l'UE qui permet de répliquer fortement. Mais sera-t-il entendu ? Quelles sont les conséquences à l'étranger de l'instabilité politique et économique de la France ? Comment les relations d'Emmanuel Macron avec ses voisins européens ont-elles évolué ? Quelles sont les perspectives ? Pour en débattre : - Sylvie Matelly, économiste et directrice de l'Institut Jacques Delors  - Jean-Philippe Moinet, directeur de la Revue Civique, auteur de « Un journal sous influence », aux éditions des Ailes rebelles  - Christian Lequesne politiste, professeur à Sciences Po Paris, spécialiste de l'Union Européenne.

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Le monde qui bouge - L'Interview : Chine, Russie, USA... la nouvelle carte du monde - 19/01

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 7:57


Ce lundi 19 janvier, Bertrand Badie, professeur émérite à Sciences-Po Paris, était l'invité de Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Erwan Morice. Ils ont comparé l'impérialisme d'hier à celui d'aujourd'hui et ont fait le point sur l'unité européenne face aux menaces de Trump. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

DeepTechs
Le BTP à l'heure des innovations de rupture

DeepTechs

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 39:58


Depuis près de dix ans, Julien Villalongue dirige Leonard, la plateforme d'innovation et de prospective de Vinci, qu'il a contribué à créer en 2016. Rattaché directement à la direction générale du groupe, Leonard a été pensé comme un dispositif hybride, associant prospective de long terme et innovation opérationnelle. Sa mission : capter les grandes tendances technologiques et sociétales, accompagner leur traduction concrète dans les métiers du BTP, de l'énergie et des concessions, et organiser la rencontre entre intrapreneurs, start-up et opérationnels de terrain.Ingénieur de formation, diplômé de Centrale Nantes et passé par Sciences Po Paris, Julien Villalongue est entré chez Vinci il y a une quinzaine d'années. Il a débuté sa carrière sur des projets d'infrastructures, notamment au Vietnam, dans les télécommunications, avant de se spécialiser dans des fonctions plus transversales au sein du groupe.Sous son impulsion, Leonard déploie quatre grands programmes couvrant l'intrapreneuriat, l'intelligence artificielle, l'incubation de jeunes start-up et la collaboration avec des entreprises technologiques plus matures. Près d'une centaine de projets internes, des centaines de collaborateurs formés et plusieurs centaines de contrats signés entre start-up et entités de Vinci témoignent de cette dynamique. Pour lui, l'innovation passe autant par les technologies que par les cultures et les usages. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Nouvel Esprit Public
De quoi le Mercosur est-il devenu le symbole ? / Qui aux côtés de l'Iran ?

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Jan 18, 2026 62:55


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à Sciences Po Paris le 16 janvier 2026.Avec cette semaine :Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.DE QUOI LE MERCOSUR EST-IL DEVENU LE SYMBOLE ?Après plus de vingt-six ans de négociations, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) a été approuvé à Bruxelles par les États membres de l'UE à la majorité qualifiée, le 9 janvier. La France s'y est opposée, avec la Pologne, la Hongrie, l'Autriche et l'Irlande. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a paraphé samedi le traité au Paraguay. L'accord Mercosur, n'est pas un accord agricole mais un accord global où l'UE a beaucoup à gagner dans le secteur des biens industriels et des services actuellement très protégé, tandis que certains pays craignent la concurrence dans les domaines agricoles les plus sensibles de l'UE : le bœuf, la volaille et le sucre.Le débat franco-français sur le Mercosur reflète des intérêts divergents et s'inscrit dans une crise plus large de l'agriculture française. Parmi les pro-Mercosur la filière des vins et des spiritueux, l'un des piliers de la puissance française agricole à l'export avec 15,6 milliards d'euros expédiés en 2024. Avec eux, les producteurs et industriels du lait, qui trouvent des avantages à l'accord. En tête des adversaires, les éleveurs de bovins, de volaille et les betteraviers. Première puissance agricole de l'UE, la France est enlisée dans une « colère des agriculteurs » qui revient par vagues incessantes. Pourtant, l'International Trade Center indique qu'« en 2024, la France a exporté 7 milliards d'euros de marchandises vers les pays du Mercosur, soit environ 1,2% des exportations totales, et a importé un peu plus de 3 milliards d'euros de marchandises, soit environ 0,5% des importations totales. » Toutefois, si l'impact macroéconomique de ce traité avec le Mercosur ne devrait pas peser très fort, il est éminemment symbolique.Pour Jean-Luc Demarty, ancien Directeur général du Commerce extérieur de la Commission européenne, « en réalité le Mercosur est devenu le bouc émissaire des problèmes de compétitivité de l'agriculture française, qui se jouent essentiellement à l'intérieur de l'UE. Entre 2010 et 2024 », constate-t-il, « le revenu agricole ne progresse que de 15% en France contre 77% en moyenne européenne, 170% en Italie, 86% en Pologne et 79% en Espagne. » Selon lui, les chiffres montrent sans ambigüité que « cette situation est imputable à la politique agricole et économique nationale, du Grenelle de l'environnement de Nicolas Sarkozy à l'agroécologie de François Hollande poursuivie souvent en pire par Emmanuel Macron ». Excès de normes, surtransposition de normes européennes souvent déjà excessives, bureaucratie, impossibilité de construire ou d'agrandir des bâtiments d'élevage, fiscalité plus élevée, priorité aux exploitations trop petites et limitation de leur taille, coût du travail en particulier pour les fruits et l'abattage, sont en cause.Dans un monde où Donald Trump se retire de 66 organisations internationales et déclenche une guerre commerciale avec le reste du globe, l'alliance euro-sud-américaine prend une importance géopolitique cruciale.QUI AUX CÔTÉS DE L'IRAN ? La contestation, déclenchée le 28 décembre par les commerçants du grand bazar de Téhéran en raison de la chute vertigineuse du rial, qui a perdu en un an plus de la moitié de sa valeur face au dollar, s'est rapidement étendue à tout le pays et a pris une tournure politique, avec des appels à la chute de la République islamique. L'économie iranienne est minée par les sanctions internationales, ainsi que par des années de mauvaise gouvernance et de corruption endémique. Le dossier nucléaire est dans l'impasse : les négociations sont à l'arrêt depuis plusieurs mois, privant Téhéran de toute perspective de levée des sanctions. Après des menaces répétées de Donald Trump d'intervenir militairement si la répression du mouvement de contestation en Iran se poursuivait – une répression qui aurait fait des centaines voire des milliers de morts selon les ONG -, le régime iranien a riposté lundi en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans dans la capitale. Selon l'analyste iranien Hamzeh Safavi, une partie des élites du pays réfléchit aux moyens de réorienter le pouvoir vers une ligne plus modérée.Le président américain a promis son aide aux manifestants, mais Washington hésite sur les moyens et l'objectif même d'une intervention. Lundi, la Maison Blanche avait affirmé que la possibilité de frappes aériennes pour mettre fin à la répression était toujours sur la table, mais que la diplomatie demeurait « la première option ». Mardi, le président américain a annoncé le gel de tout contact bilatéral et décrété la mise en place de taxes douanières punitives de 25% contre tout pays commerçant avec l'Iran. Une mesure susceptible de frapper notamment la Chine, principal partenaire commercial de Téhéran. La Chine défendra « résolument » ses intérêts, a répondu Pékin.En Israël, le 5 janvier, la presse a annoncé la validation, par le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et son cabinet de sécurité, d'une opération contre l'Iran baptisée « Iron Strike ». Toutefois, l'État hébreu cherche à éviter toute déclaration qui pourrait offrir au régime des mollahs l'ennemi extérieur dont il a besoin pour se ressouder.L'Union européenne est pour l'instant restée dans le registre de la condamnation évoquant cependant de possibles « nouvelles sanctions » contre Téhéran. Emmanuel Macron, l'Allemand Friedrich Merz et le Britannique Keir Starmer ont appelé les dirigeants iraniens à la « retenue ». Le chancelier est allé un peu plus loin lundi en « condamnant fermement la violence » du régime.Allié de Téhéran, Moscou poursuit sa coopération, notamment militaire, avec Téhéran, mais veille à ne pas sacrifier son rapprochement avec l'Amérique de Donald Trump sur l'autel d'un soutien plus poussé à la République islamique aux abois. En juin dernier déjà, pendant la « guerre des Douze-Jours » entre Israël et l'Iran, Téhéran avait appelé à la rescousse Moscou, qui s'était contenté de bonnes paroles. Cette retenue semble toujours à l'œuvre, côté russe.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Madagascar : la transition saura-t-elle inclure la Gen Z ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 14, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le retour des autorités soudanaises à Khartoum, l'avenir du fils de l'ancien chah iranien et le départ de Xabi Alonso du Real Madrid.  Madagascar : la transition saura-t-elle inclure la Gen Z ?   À Madagascar, plus de trois mois après la chute d'Andry Rajoelina, les autorités de transition ont annoncé la mise en place d'un comité de pilotage chargé de lancer la concertation nationale. Ces assises visent à ouvrir un dialogue politique et à répondre aux nombreuses attentes de la population. La Gen Z, porteuse des manifestations et du changement sur la Grande Île, est-elle satisfaite de cette annonce ? Quelle est la place réservée à la jeunesse dans le processus de transition ?   Avec Sarah Tétaud, correspondante de RFI à Antananarivo.     Soudan : le gouvernement revient à Khartoum   Chassé de Khartoum en avril 2023 par les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), le gouvernement soudanais avait alors trouvé refuge dans la ville de Port-Soudan, transformée en capitale provisoire. Alors que le pays vient de franchir le cap symbolique des 1 000 jours de guerre, le gouvernement a annoncé son retour à Khartoum. Cet évènement marque-t-il un véritable tournant dans le conflit ? Peut-on parler d'un affaiblissement des paramilitaires ?     Avec Eliott Brachet, envoyé spécial de RFI, de retour de Khartoum.     Iran : Reza Pahlavi est-il une alternative au régime ?  En exil depuis la révolution islamique de 1979 qui a renversé son père, le dernier chah d'Iran, Reza Pahlavi semble s'imposer comme l'une des principales figures de l'opposition. Depuis les États-Unis, il multiplie les appels à poursuivre les manifestations contre le régime. Pourquoi son nom revient-il dans les manifestations ? En vivant à plusieurs milliers de kilomètres de Téhéran, Reza Pahlavi peut-il s'imposer comme un leader politique ?   Avec Kevan Gafaïti, enseignant à Sciences Po Paris et président de l'Institut des Relations internationales et de géopolitique.     Real Madrid : Alvaro Arbeloa fera-t-il mieux que  Xabi Alonso ? Après plusieurs défaites et notamment celle de dimanche dernier (11 janvier 2026) en finale de la Supercoupe d'Espagne face au FC Barcelone (3-2), le Real Madrid a annoncé le départ de son entraîneur Xabi Alonso et la nomination d'Álvaro Arbeloa pour lui succéder. Pourquoi ce choix, alors qu'Arbeloa n'a pas d'expérience de coaching ? Le club madrilène prend-il un risque à court terme ?  Avec Christophe Diremszian, journaliste au service des sports de RFI.  

Les dessous de l'infox
Dark Osint: quand la recherche en sources ouvertes se retourne contre la démocratie

Les dessous de l'infox

Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 29:30


C'est une méthode d'enquête de plus en plus en vogue. L'Osint, ou recherches en sources ouvertes, bouleverse notre rapport à l'information. Utilisée par des chercheurs, des journalistes et des citoyens, cette technique d'investigation permet de mettre en lumière des faits d'intérêt public. Remède et poison, l'Osint peut aussi être détournée à des fins de contrôle et de manipulation. Dans son dernier ouvrage, Allan Deneuville, décrypte ce phénomène du « Dark Osint ». Héritée des services de renseignement, l'Osint (acronyme anglophone pour Open Source Intelligence), permet de produire des enquêtes autonomes, sourcées et susceptibles de révéler des informations d'intérêt public. Grâce à cette méthode d'enquête en sources ouvertes, il est possible de documenter des faits d'actualités, comme c'est le cas de la guerre en Ukraine, ou plus récemment de l'attaque américaine au Venezuela. Dans un contexte où les infox se multiplient, l'Osint sert également à contrecarrer des opérations de désinformation. Mais si l'Osint permet de décrypter, elle peut au contraire être dévoyée et utilisée à des fins antidémocratiques. On en parle avec Allan Deneuville, maître de conférences en sciences de l'information et de la communication, chercheur associé au centre Géode de géopolitique de la datasphère, partenaire de l'émission. Il vient de publier « Osint : enquêtes et démocratie », aux éditions de l'INA. Au Venezuela, la désinformation ne désemplit pas Près d'une semaine après la capture de Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores, les autorités vénézuéliennes ont libéré plusieurs prisonniers politiques. Une mesure saluée par Donald Trump qui affirme avoir annulé une deuxième attaque. Un contexte tendu, propice à la désinformation. Ces derniers jours, de nombreuses infox soutiennent, à tort, que les habitants de Caracas auraient massivement célébré la chute du régime et la gloire du président Trump. Décryptage avec Cassiopée Etchevers, journaliste en formation à Sciences Po Paris. À lire aussiVenezuela: quand la désinformation vise à légitimer l'opération américaine   Groenland : les infox ciblent l'armée danoise Début janvier, le président américain Donald Trump a de nouveau tenu des propos hostiles envers les autorités danoises qui, selon lui, ne sont pas capables de défendre le Groenland face aux appétits chinois et russes en Arctique. Dans le même temps, sur les réseaux sociaux, des propos outranciers et des images détournées circulent dans le but de décrédibiliser l'armée danoise chargée d'assurer la sécurité de ce territoire. C'est le sujet de la chronique des Dessous de l'infox, présentée cette semaine par Olivier Fourt.   À lire aussiGroenland: la désinformation accompagne les propos de Donald Trump

Le Cours de l'histoire
Paix, une histoire pas si paisible : On fait la paix ? De la SDN à l'ONU

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later Jan 8, 2026 58:57


durée : 00:58:57 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - La Société des Nations, créée en 1919, et l'Organisation des Nations unies, qui la remplace en 1945, témoignent de la volonté d'institutionnaliser la paix au 20ᵉ siècle, face à la montée de la conflictualité et à la diffusion d'idées pacifistes. Quels succès et échecs émaillent leur histoire ? - réalisation : Thomas Beau - invités : Guillaume Devin Professeur émérite des universités en science politique à Sciences Po Paris; Chloé Maurel Historienne, chercheuse associée à la Sorbonne, spécialiste de l'ONU

Du grain à moudre
Force ou droit international : faut-il désormais choisir ?

Du grain à moudre

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 38:03


durée : 00:38:03 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - L'enlèvement par l'armée américaine de Nicolas Maduro le 3 janvier 2026, ou les menaces d'une annexion du Groenland mettent à jour les lignes de fractures entre les pays occidentaux, concernant leur vision de la diplomatie. - invités : Claude Blanchemaison Ancien diplomate; Cyrille Bret Géopoliticien, maître de conférences à Sciences Po Paris, chercheur associé à l'Institut Jacques-Delors

France Culture physique
Force ou droit international : faut-il désormais choisir ?

France Culture physique

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 38:03


durée : 00:38:03 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - L'enlèvement par l'armée américaine de Nicolas Maduro le 3 janvier 2026, ou les menaces d'une annexion du Groenland mettent à jour les lignes de fractures entre les pays occidentaux, concernant leur vision de la diplomatie. - invités : Claude Blanchemaison Ancien diplomate; Cyrille Bret Géopoliticien, maître de conférences à Sciences Po Paris, chercheur associé à l'Institut Jacques-Delors

Les histoires de 28 Minutes
[Débat] Ukraine, Groenland : les Américains, alliés ou adversaires des Européens ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 23:53


L'émission 28 minutes du 07/01/2026 Ukraine, Groenland : les Américains, alliés ou adversaires des Européens ? Mardi 6 janvier, les 35 pays membres de la coalition des volontaires — qui regroupe la quasi-totalité des pays européens, des partenaires comme le Canada, ainsi que les dirigeants de l'OTAN et de l'Union européenne — se sont réunis à Paris avec un objectif : acter des garanties de sécurité pour l'Ukraine dans le cadre d'un potentiel cessez-le-feu avec la Russie. Les négociateurs américains, Steve Witkoff et Jared Kushner, étaient, eux aussi, présents, ainsi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky. La coalition a annoncé, en cas de cessez-le-feu, le déploiement d'une “force multinationale pour l'Ukraine”, ainsi qu'un “mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, sous leadership américain”. Mais après la capture du président vénézuélien par les États-Unis, et les déclarations répétées de Donald Trump concernant la souveraineté du Groenland, les pays européens peuvent-ils encore faire confiance aux États-Unis pour garantir la sécurité sur le Vieux Continent ? On en débat avec Vera Grantseva, politologue, spécialiste de la Russie et enseignante à Sciences Po, Guillaume Lagane, enseignant à Sciences Po Paris, spécialiste des relations internationales et Yves Bertoncini, consultant et enseignant en affaires européennes. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 7 janvier 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Les histoires de 28 Minutes
Mineurs étrangers en France : des super-héros / Alliance transatlantique défiée

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 46:24


L'émission 28 minutes du 07/01/2026 Mineurs étrangers arrivés en France : des super-héros “Tout va bien” : c'est le message que ces mineurs non accompagnés délivrent à leur famille après leur arrivée en France. Trois mots, d'une grande pudeur, qui sont aussi le titre du premier long-métrage documentaire de Thomas Ellis, journaliste et cofondateur de l'agence Babel. Sa caméra s'est posée à Marseille pour suivre le parcours de cinq adolescents venus de Guinée, de Côte d'Ivoire ou d'Algérie. Le film dévoile leur quotidien et leurs espoirs dans une société qui peine à les comprendre. À l'occasion de la sortie du film en salles mercredi 7 janvier, nous recevons Thomas Ellis et Junior Tano, l'un des protagonistes du documentaire. Ukraine, Groenland : les Américains, alliés ou adversaires des Européens ? Mardi 6 janvier, les 35 pays membres de la coalition des volontaires — qui regroupe la quasi-totalité des pays européens, des partenaires comme le Canada, ainsi que les dirigeants de l'OTAN et de l'Union européenne — se sont réunis à Paris avec un objectif : acter des garanties de sécurité pour l'Ukraine dans le cadre d'un potentiel cessez-le-feu avec la Russie. Les négociateurs américains, Steve Witkoff et Jared Kushner, étaient, eux aussi, présents, ainsi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky. La coalition a annoncé, en cas de cessez-le-feu, le déploiement d'une “force multinationale pour l'Ukraine”, ainsi qu'un “mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, sous leadership américain”. Mais après la capture du président vénézuélien par les États-Unis, et les déclarations répétées de Donald Trump concernant la souveraineté du Groenland, les pays européens peuvent-ils encore faire confiance aux États-Unis pour garantir la sécurité sur le Vieux Continent ? On en débat avec Vera Grantseva, politologue, spécialiste de la Russie et enseignante à Sciences Po, Guillaume Lagane, enseignant à Sciences Po Paris, spécialiste des relations internationales et Yves Bertoncini, consultant et enseignant en affaires européennes. Un air glacial venu de l'Arctique souffle sur la France : l'occasion pour Xavier Mauduit de nous parler de Wilson Bentley, un Américain ayant réussi l'exploit de photographier un flocon de neige avec une grande précision en 1885. Marie Bonnisseau s'intéresse aux "Smart Bricks", des briques technologiques lancées par Lego. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 7 janvier 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Livre international
«Rivalités pour la paix, Géopolitique de l'ONU»: entretien avec Arthur Boutellis

Livre international

Play Episode Listen Later Jan 3, 2026 4:38


Quel avenir pour l'ONU à l'ère de Donald Trump, Vladimir Poutine et Xi Jinping ? Et quel avenir pour les opérations de maintien de la paix de l'organisation ? Ces missions onusiennes incarnées par les emblématiques Casques bleus qui ont longtemps fait l'unanimité parmi les États membres sont aujourd'hui remises en cause du fait de rivalités de puissances toujours plus intenses, de la contestation de certaines normes, du recours à la force ou de la violation du droit. C'est le thème du livre Rivalités pour la paix, géopolitique de l'ONU, d'Antoine Boutellis, conseiller sénior à l'International Peace Institute de New York et enseignant à Sciences Po Paris. Rivalités pour la paix, géopolitique de l'ONU, d'Arthur Boutellis, éditions Armand Colin, 264 pages, 23,90 euros À lire aussiLes missions de paix de l'ONU victimes des rapports de force

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Royaume-Uni : pourquoi Londres restreint les visas des ressortissants congolais ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les manœuvres chinoises autour de Taïwan, des accusations russes sur une attaque ukrainienne contre une résidence de Vladimir Poutine et le revers du PDCI aux législatives ivoiriennes.   Royaume-Uni : pourquoi Londres restreint les visas des ressortissants congolais ?   Le Royaume-Uni a imposé des restrictions de visa aux ressortissants de la RDC. Pourquoi Londres décide-t-il de s'en prendre aux visas congolais ? Y a-t-il un froid diplomatique entre la RDC et le Royaume Uni ?    Avec Aurélien Antoine, professeur de droit public à l'université Jean Monnet de Saint-Etienne et fondateur de l'Observatoire du Brexit.      Taïwan : les inquiétantes manœuvres de la Chine autour de l'île  Les navires chinois se sont retirés des alentours de Taïwan après avoir exercé plusieurs manœuvres militaires autour de l'île, avec des tirs réels à longue portée et des exercices d'envergure visant notamment à simuler un blocus de l'île. Quel était le but de Pékin en démarrant ces opérations ? Y a-t-il un risque de confrontation directe entre Taipei et Pékin ? Taïwan et ses alliés pourraient-ils tenir tête à la Chine en cas d'agression de Pékin ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin.      Guerre en Ukraine : les Ukrainiens ont-ils vraiment attaqués une résidence de Poutine ?   La Russie accuse l'Ukraine d'avoir tenté d'attaquer par drones une résidence présidentielle de Vladimir Poutine dans la région de Novgorod, une allégation immédiatement démentie par Kiev. Que sait-on sur cette présumée attaque ? L'hypothèse d'un mensonge orchestré par la Russie est-elle plausible ?  Cette situation ne pourrait-elle pas influencer les pourparlers en cours dirigés par Trump ? Avec Cyrille Bret, géopoliticien, maître de conférences à Sciences Po Paris, chercheur associé spécialiste de la Russie et de l'Europe orientale à l'Institut Jacques Delors.      Côte d'Ivoire : pourquoi le PDCI a-t-il perdu tant de terrain aux législatives ?    Le résultat des législatives donnent la victoire au parti du président Ouattara qui obtient 77% des sièges avec un taux de participation de seulement 35%. Comment expliquer ce faible chiffre ? Le PDCI n'a obtenu que 32 sièges, moitié moins qu'en 2021. Comment expliquer ce revers subi par le parti d'opposition ?   Avec Bineta Diagne, correspondante permanente de RFI à Abidjan.

Invité Afrique
Soudan: «les FSR ne sont pas isolées», mais «les grandes puissances sont avec l'armée régulière»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 10:06


Au Soudan, l'année 2025 a été encore plus sanglante que les deux années précédentes. Après bientôt trois années de guerre, on estime que 150 000 personnes ont été tuées. Et dans les deux camps, du côté du président du Conseil de souveraineté de transition le général al-Burhan comme du côté du général Hemedti, les soutiens extérieurs se livrent une compétition de plus en plus féroce. C'est le cas notamment de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Roland Marchal est chercheur à Sciences Po Paris et il pense que la toute récente reconnaissance du Somaliland par Israël n'arrange rien. Il s'en explique au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce qu'on peut dire qu'au Soudan, l'année 2025 a été encore pire que les deux années précédentes ? Roland Marchal : Elle a été pire en effet, dans la mesure où des batailles stratégiques se sont menées et ont été gagnées par un camp ou l'autre et ont beaucoup plus impliqué la population civile, qui a payé un prix très élevé, non seulement en termes de déplacement, mais directement dans les combats qui étaient menés. Oui, tout à fait. Et on parle de 150 000 morts depuis deux ans et demi. Le début de cette année 2025 a été marqué par des succès des Forces armées soudanaises, notamment à Khartoum et la fin de l'année par des victoires des Forces de soutien rapide, notamment à El-Fasher. Est-ce à dire qu'il n'y a pas un camp plus fort que l'autre ? Je crois qu'on est arrivé dans une situation où, grâce aux appuis internationaux qui ont été mobilisés par chacun des protagonistes, disons, il y a une espèce d'équivalence stratégique, c'est-à-dire que la modernité des armes octroyées à un camp est contrée par de nouvelles livraisons de l'autre côté, ce qui évidemment pose des questions importantes sur les enjeux véritables d'une guerre qui est fondamentalement soudanaise, mais qui aujourd'hui renvoie à des compétitions régionales qui sont en train de monter aux extrêmes, sans commune mesure avec ce que la population souffre. Quel est le fond de la querelle entre le président Abdel Fattah al-Burhan et le général Hemedti, qui appartiennent tous deux à la communauté arabe du Soudan ? Alors d'abord, sur cette question ethnique, je crois que le Soudan, depuis son indépendance, n'a jamais été en paix et que l'armée soudanaise a été fondamentalement une armée de guerre civile, c'est-à-dire réprimant des populations à l'intérieur des frontières nationales du Soudan. Ça a été pendant très longtemps les Sud-Soudanais qui étaient partie intégrante jusqu'en 2011, mais aussi la région du Nil Bleu, et puis évidemment le Darfour et le Kordofan dont on parle plus aujourd'hui. Donc il y a une question sur pourquoi cela ? Et la thèse qu'il faudrait affiner, évidemment, est d'expliquer que les classes dirigeantes et l'État soudanais fonctionnent largement au profit des groupes arabes qui sont de la vallée du Nil et de Khartoum, contre tout le reste. Et de ce point de vue-là, un Arabe du Darfour ne vaut pas plus qu'un Zaghawa ou qu'un Four du Darfour qui ne sont pas arabes, dans la mesure où simplement, régionalement, ils sont considérés comme des périphéries, donc qui n'ont pas vocation à faire partie de l'élite politique, militaire et économique du pays. Et les chefs Zaghawas du Darfour, Jibril Ibrahim et Minni Minnawi, étaient alliés aux Forces armées soudanaises contre le général Hemedti. Qu'est-ce qu'ils deviennent depuis la prise d'El-Fasher par Hemedti ? Alors il faut rappeler que ces groupes militaires avaient été défaits notamment par les Forces de soutien rapide, mais que, en 2019, lorsque le gouvernement civil prend forme après l'arrestation d'Omar el-Béchir, il y a une volonté de normaliser les relations avec la communauté internationale et d'envoyer des signaux positifs sur la volonté de la nouvelle direction du pays de résoudre les problèmes, notamment le Darfour. Donc, en octobre 2020 est signé un accord – l'accord de Juba – qui permet à ces groupes politico militaires de revenir sur la scène soudanaise. Donc dans un premier temps, ces groupes étaient plutôt proches d'Hemedti. Mais le fait que Hemedti apparaisse soudainement comme un acteur incontournable et peut-être premier s'ils gagnaient la guerre contre l'armée soudanaise, cela a fait que ces groupes-là ont décidé, pour leur intérêt bien compris, de s'allier avec le gouvernement contre les Forces de soutien rapide. Et donc ce sont eux, fondamentalement, qui ont lutté pour défendre la ville d'El-Fasher et qui ont été battus d'une façon extrêmement sanglante à la fin du mois d'octobre. Depuis, ces groupes-là essayent de se réorganiser. Alors, vous avez deux choses qui sont en train de se passer. La première, c'est les combats qui étaient autour d'El-Fasher se dirigent aujourd'hui vraiment sur le territoire Zaghawa soudanais, mais à la frontière avec le Tchad. Et il y a de nombreux incidents de frontière dont on commence à parler, et également la possibilité de nouveaux combats dans l'extrême nord du Darfour, mais qui touche aussi la frontière du Tchad, donc avec des possibilités de déstabilisation. Et puis l'autre élément dont on parle moins, c'est le fait que ces groupes-là essayent de se réorganiser militairement et jouent déjà un rôle militaire significatif dans les batailles qui ont lieu au Kordofan, notamment autour de la ville d'El-Obeid. À lire aussiSoudan: «On a l'impression que le monde n'est pas assez horrifié par ce qui se passe», déplore l'Ocha Dans cette guerre sanglante et interminable, chacun compte ses alliés. Le général al-Burhan est soutenu par les islamistes et le général Hemedti par les Émirats arabes unis. Quel est le camp qui a le plus de profondeur stratégique ? Je dirais fondamentalement l'armée soudanaise. Pour quelle raison ? C'est que vous avez listé au niveau intérieur les islamistes, mais surtout, quand vous regardez la coalition internationale qui est derrière pour des intérêts qui sont tout à fait égoïstes, globalement, mettre la main sur un accès à la mer Rouge, vous avez la Russie, vous avez l'Iran, vous avez la Turquie, vous avez le Qatar. J'allais oublier l'Égypte, qui est un pays extrêmement important. Et donc ces pays-là ont des intérêts sécuritaires ou des ambitions économiques au Soudan et s'efforcent de soutenir le général Burhan. Parce que l'autre camp – c'est-à-dire soutenu par les Emiratis, est inacceptable parce que c'est le camp émirati, et donc ces États sont liés. Du côté des Forces de soutien rapide, vous avez, disons, une alliance régionale qui est largement celle des clients et des affidés des Émirats arabes unis, c'est-à-dire évidemment le Tchad de Mahamat Kaka, ce qui lui pose et va lui poser de plus en plus de problèmes. La Libye de Khalifa Haftar, donc ce n'est pas toute la Libye, mais c'est quand même cette Libye qui est au sud et qui permet l'approvisionnement et la logistique des Forces de soutien rapide. C'est le Soudan du Sud qui officiellement est neutre, mais finalement autorise les Forces de soutien rapide à utiliser le territoire pour des approvisionnements militaires. C'est le Kenya et l'Ouganda qui sont en affaire avec Abou Dhabi. C'est également l'Éthiopie de Abiy Ahmed, qui est un client tout à fait important des Émirats. Donc on voit que d'une certaine façon, régionalement, les Forces de soutien rapide ne sont pas du tout isolées. C'est une des raisons qui lui donnent la capacité de rebondir militairement et de trouver chaque fois les routes logistiques pour son approvisionnement militaire. Mais d'un autre côté, les grandes puissances sont plutôt du côté des Forces armées soudanaises, ce qui évidemment indique que d'une certaine façon, cette guerre ne pourra pas être gagnée militairement. Le problème aujourd'hui, c'est que personne dans la communauté internationale, y compris les États-Unis, n'ose marteler ça publiquement et de façon privée à tous les acteurs qui approvisionnent et qui alimentent cette guerre de l'extérieur. Alors, dans ce grand jeu entre puissance africaine et moyen-orientale, est-ce que la reconnaissance de l'État du Somaliland par Israël vendredi dernier est un élément important qu'il faut prendre en compte ou pas ? Oui, je crois que c'est un élément essentiel. Ce qui s'est passé jusqu'à présent, c'est que l'Arabie saoudite a toujours maintenu une position de relative neutralité, quand bien même on sentait bien que l'Arabie saoudite avait plus d'atomes crochus avec les militaires et les cadres civils du régime de Port-Soudan qu'avec les Forces de soutien rapide. Malgré tout, disons, l'aide qui a été fournie au général al-Burhan a été très limitée et ça a été largement une espèce de reconnaissance du fait que ce n'était pas un régime fantoche et que donc il fallait les considérer. Ce qui est en train de changer, c'est effectivement des événements qui se passent non seulement au Soudan, mais au sud Yémen, et avec l'éruption d'Israël au Somaliland qui change complètement la donne régionale et où tous les acteurs de la région voient les Émirats arabes unis en embuscade. Les combats au sud Yémen, dont on a peu parlé en France, marquent quand même le retour de la guerre, malgré un cessez-le-feu précaire dans une zone du pays qui avait été relativement calme et la prise de contrôle d'une région du Sud Yémen qui s'appelle le Hadramaout, qui est la région frontalière avec l'Arabie saoudite, et la milice créée et sponsorisée depuis par les Émirats arabes unis, n'a pu mener ces opérations sans le soutien et sans le feu vert des Émirats. Donc c'est un message très clair des Émirats. Certains analystes pensent que c'est un signe de mécontentement envoyé à Riyad, puisque c'est Mohammed Ben Salmane qui, en visite à Washington, avait fortement suggéré au président Trump de s'impliquer dans une nouvelle médiation au Soudan et avait également publiquement, sur le sol américain, critiqué très violemment les Forces de soutien rapide. La reconnaissance par Israël du Somaliland, indépendamment du contenu réel, ça montre la possibilité, évidemment pour les Israéliens, à terme, je ne dis pas demain matin, mais à terme, d'avoir des facilités militaires sur la côte somalienne ou somalilandaise, comme vous voudrez, et de pouvoir frapper les Houthis du Yémen. Mais ça montre aussi que les Émiratis ont d'autres ambitions, sans doute plus grandes que ce qu'on imaginait jusqu'à présent, à la fois dans leur alliance avec Israël. Une alliance qui dure et perdure en dépit de ce qui s'est passé à Gaza et également avec, à terme, une implication de l'Éthiopie, puisque l'Éthiopie a émis le 1er janvier 2024 l'idée que le Somaliland pourrait lui octroyer un territoire qui serait sous souveraineté éthiopienne sur la côte, qui servirait à la fois de port militaire et de port commercial. Donc tout ça est vu, en tous les cas par les acteurs de la région Djibouti, le gouvernement à Mogadiscio, l'Égypte et le Soudan, comme en sous-main, un appui des Émiratis qui fait que les relations entre Riyad et Abou Dhabi vont se tendre et que le soutien nominal, si vous voulez, largement diplomatique et formel qu'il y avait vis-à-vis de la junte au Soudan, va sans doute changer de forme et prendre des aspects beaucoup plus pratiques et beaucoup plus destructeurs pour la population soudanaise. Ce sera sans doute de l'aide militaire via le Pakistan ou la Turquie. L'Arabie saoudite achetant du matériel qui sera livré au Soudan et utilisé contre les Forces de soutien rapide et la population qui aurait la mauvaise idée de soutenir les Forces de soutien rapide. À lire aussiSoudan: après trois ans de guerre, quels espoirs pour 2026?

Les enjeux internationaux
Pourquoi l'Algérie criminalise-t-elle la colonisation française maintenant ?

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 12:43


durée : 00:12:43 - Les Enjeux internationaux - par : Astrid de Villaines - Le Parlement algérien a adopté mercredi 24 décembre à l'unanimité une loi criminalisant la colonisation française. Cette loi réclame aussi des "excuses officielles" à la France. Pourquoi cette loi intervient-elle maintenant et que révèle-t-elle des relations franco-algériennes ? - réalisation : Phane Montet - invités : Paul Max Morin Docteur en science politique, chercheur à l'université de Stirling et à Sciences Po Paris

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Israël/Égypte : un accord sur le gaz pour apaiser les tensions politiques ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 19:29


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur une vente d'armes des États-Unis à Taïwan et un prêt européen pour financer la guerre en Ukraine. Israël/Égypte : un accord sur le gaz pour apaiser les tensions politiques ?  Israël a signé avec l'Égypte un accord gazier historique estimé à 30 milliards d'euros, prévoyant l'exportation sur plusieurs années du gaz extrait des gisements israéliens vers les installations égyptiennes. En quoi consiste ce méga-accord ? Comment expliquer cette entendu alors que l'Egypte condamne la guerre à Gaza ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem.      Taïwan : Washington envoie un signal fort à Pékin avec un contrat de vente d'armes  Les États-Unis ont approuvé une nouvelle vente d'armes à Taïwan, destinée à renforcer les capacités de défense de l'île face à la Chine. Une décision immédiatement dénoncée par Pékin. Quels sont les intérêts de Donald Trump en signant ce contrat d'achat avec Taïwan ? Cette vente ne risque-t-elle pas d'envenimer la situation avec la Chine ? Avec Emmanuel Véron, géographe, spécialiste de la Chine contemporaine, chercheur associé à l'Inalco, membre de l'IFRAE.      Guerre en Ukraine : l'UE a-t-elle fait le bon choix en renonçant aux avoirs russes ?  L'Union européenne s'est accordée sur un prêt de 90 milliards d'euros en faveur de l'Ukraine, sans avoir recours aux avoirs russes gelés. Pourquoi les Européens ont-ils finalement choisi de ne pas utiliser ces avoirs ? Jusqu'où l'Union Européenne peut-elle soutenir financièrement l'Ukraine sans l'appui des États-Unis ? Avec Cyrille Bret, géopoliticien, maître de conférences à Sciences Po Paris, chercheur associé spécialiste de la Russie et de l'Europe orientale à l'Institut Jacques Delors.

DeepTechs
"L'intelligence artificielle ne connait ni la vie, ni la mort, ni l'amour"

DeepTechs

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 36:47


Nommé en 2017, Antoine de Romanet est évêque aux armées françaises, fonction singulière à la croisée de l'Église et de l'État. Désigné par le pape et agréé par le ministre des Armées, il est responsable du culte catholique au sein des forces armées, de la gendarmerie, des services de renseignement et des sapeurs-pompiers de Paris et de Marseille. Son parcours est marqué par une solide formation académique — Sciences Po Paris, doctorat d'économie — et par dix-sept années passées à l'étranger. Il a vécu successivement au Caire, à Bruxelles, à Rome puis à Washington, une expérience qu'il décrit comme décisive pour penser le monde au-delà des prismes nationaux, notamment au contact des institutions internationales. À la tête d'un réseau de 210 aumôniers militaires, épaulé par une quinzaine de collaborateurs à Paris, Antoine de Romanet sillonne en permanence la France et l'étranger au contact des militaires. Observateur attentif des mutations technologiques, il s'exprime régulièrement sur les enjeux éthiques liés à l'intelligence artificielle, rappelant que, par construction, celle-ci « ne connaît ni la vie, ni la mort, ni l'amour », et plaide pour le maintien de la responsabilité humaine au cœur du commandement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Guinée-Bissau : la Cédéao a-t-elle des moyens de pression sur la junte ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Dec 4, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les discussions entre la Russie et les États-Unis et l'avancée des FSR au Soudan. Guinée-Bissau : la Cédéao a-t-elle des moyens de pression sur la junte ?   Suite au coup d'Etat en Guinée-Bissau, la Cédéao a suspendu le pays de ses "organes décisionnels ».  Après l'envoi d'une délégation de médiation lundi à Bissau, l'organisation ouest-africaine envisage-t-elle des sanctions plus sévères ? Quelle est sa marge de manœuvre auprès du nouvel homme fort, le général Horta N'Tam ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel.     Guerre en Ukraine : pourquoi Poutine ne veut rien céder sur les territoires occupés par ses troupes ?    Les cinq heures de discussion, mardi soir à Moscou, entre Steve Witkoff, le représentant de Donal Trump, et Vladimir Poutine n'ont débouché sur aucun compromis concernant les territoires ukrainiens occupés. Pourquoi cette question territoriale est-elle non-négociable pour la Russie ? Les États-Unis pourraient-ils céder à certaines exigences russes pour mettre fin à la guerre ? Avec Carole Grimaud, spécialiste de la Russie à l'Université de Montpellier, chercheure en sciences de l'information à l'Université d'Aix-Marseille. Autrice de l'ouvrage « Les étudiants face à la guerre russe en Ukraine » (éditions L'Harmattan).     Soudan : la guerre bascule-t-elle à l'avantage des paramilitaires ?   Après deux semaines de violents combats, les forces paramilitaires soudanaises ont annoncé avoir pris le contrôle de  Banabusa, dernier bastion de l'armée régulière dans le Kordofan Occidental. En quoi la prise de cette ville est-elle stratégique ? Après la chute d'El-Fasher, cette nouvelle victoire des FSR aura-t-elle des conséquences sur les pourparlers ? Avec Roland Marchal, chercheur au CERI de Sciences Po Paris.  

Appels sur l'actualité
[Vos questions] RDC/Rwanda : que contient l'accord de Washington ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Dec 3, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur un pétrolier touché par des explosions au large de Dakar, une attaque ukrainienne contre la flotte fantôme russe et le licenciement du sélectionneur du Cameroun. RDC/Rwanda : que contient l'accord de Washington ?   Les présidents congolais et rwandais, Felix Tshisekedi et Paul Kagame, sont attendus ce jeudi à Washington pour signer l'accord de paix américain conclu en juin 2025 et présenté comme une avancée majeure après trois décennies de violences dans l'est de la RDC. En quoi ce texte peut-il ramener la paix ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI.       Sénégal : qui se cache derrière l'attaque du pétrolier au large de Dakar ?   Alors qu'il mouillait à moins de 20 km au large de la capitale, le pétrolier Mersin a été touché par plusieurs explosions externes provoquant des dégâts, notamment une importante infiltration d'eau dans la salle des machines. Que sait-on de cet incident ? S'agit-il d'une attaque ? Le navire transportait près de 39 000 tonnes de carburant, les mesures prises par les autorités sénégalaises sont-elles suffisantes pour prévenir d'une marée noire ?    Avec Juliette Dubois, correspondante de RFI à Dakar.   Mer Noire : pourquoi l'Ukraine s'attaque à la flotte fantôme russe ?   L'Ukraine a revendiqué l'attaque de deux pétroliers appartenant à la «flotte fantôme russe» en mer Noire. Selon la Russie, cette attaque a provoqué de simples dégâts mineurs. Quelle est l'efficacité de ce type d'opération ? Pourquoi ces navires russes naviguent-ils près des côtes turques ? Avec Cyrille Bret, géopoliticien, maître de conférences à Sciences Po Paris, chercheur associé spécialiste de la Russie et de l'Europe orientale à l'Institut Jacques Delors.    Football : pourquoi Samuel Eto'o a-t-il été viré le sélectionneur ?   À seulement vingt jours du coup d'envoi de la Coupe d'Afrique des nations, Samuel Eto'o, fraichement réélu président de la Fédération (FECAFOOT) a limogé le sélectionneur belge, Marc Brys. Les deux hommes étaient, certes, en conflit ouvert depuis 18 mois mais comment expliquer une telle décision maintenant ? Le ministère des Sports peut-il encore contester ou inverser le choix de Eto'o ? Avec Victor Missistrano, journaliste au service des sports de RFI. 

Affaires étrangères
L'Ukraine sur la brèche

Affaires étrangères

Play Episode Listen Later Nov 29, 2025 58:37


durée : 00:58:37 - Affaires étrangères - par : Christine Ockrent - Alors que le plan de paix américain, passé de 28 à 19 points, se heurte aux conditions russes, un scandale de corruption fragilise Volodymyr Zelensky. La paix a-t-elle une chance d'aboutir, et à quel prix pour l'Ukraine et l'Europe ? - réalisation : Luc-Jean Reynaud - invités : Tatiana Kastouéva-Jean Directrice du Centre Russie/Eurasie de l'Ifri; Alexandra Goujon Maîtresse de conférences à l'Université de Bourgogne, enseignante à Sciences Po Paris et spécialiste de l'Ukraine et de la Biélorussie; Gérard Araud Diplomate français; Bruno Tertrais Directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique et conseiller géopolitique à l'Institut Montaigne

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Guinée-Bissau : coup d'État contre le président Umaro Sissoco Embaló

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Nov 28, 2025 19:30


Après le coup d'État en Guinée-Bissau, notre expert répond à toutes vos questions sur les raisons de ce putsch, le nouveau président investi, la réaction de la Cédéao, l'avenir du pays... Invité : Avec Francis Kpatindé, spécialiste de l'Afrique de l'Ouest et maître de conférences à Sciences Po Paris. Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Aujourd'hui, elle revient sur les rivalités entre le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko qui rythment les réseaux sociaux depuis plusieurs semaines.

Invité Afrique
Guinée-Bissau: «Tout semblait indiquer que l'opposant était en passe de l'emporter»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Nov 27, 2025 3:38


Que s'est-il passé hier en Guinée-Bissau ? Le président Umaro Sissoco Embalo a-t-il vraiment été renversé, ou a-t-il mis en scène un faux putsch pour conserver le pouvoir ? Ce qui est sûr, c'est que cette opération militaire est intervenue trois jours après une élection présidentielle que le candidat d'opposition Fernando Dias affirmait avoir remportée. Francis Kpatindé est spécialiste de l'Afrique de l'Ouest et maître de conférences à Sciences Po Paris. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Alors sur France 24, Umaro Sissoco Embalo confirme qu'il a bien été renversé, mais le parti d'opposition PAIGC affirme que c'est une mascarade organisée par le président lui-même pour empêcher le candidat d'opposition Fernando Dias d'être proclamé vainqueur de la présidentielle ? Francis Kpatindé : Alors, à qui profite le putsch ? À Umaro Sissoco Embalo, il ne faut pas l'exclure. Si tel était le cas, ça signifierait qu'il a préféré se dessaisir au profit de l'armée plutôt que d'admettre le fait d'avoir été battu dans les urnes par un opposant mineur, quoique soutenu par le parti historique, le PAIGC. Alors, si tel était le cas, le président sortant aurait fait un pari risqué, car il est rare que des militaires putschistes, en tout cas en Afrique, se dessaisissent du pouvoir au profit d'un autre. Et vous n'excluez pas l'hypothèse que ce sont tout simplement les militaires qui ont pris le pouvoir en renversant tout le monde ? C'est l'autre hypothèse, c'est qu'une partie de l'état-major a décidé d'anticiper des troubles éventuels en se saisissant du pouvoir. Il ne faut pas l'exclure du tout aussi, parce que ça m'étonnerait que le président sortant ait opté pour l'armée parce qu'il sait pertinemment, il est militaire lui-même, il sait pertinemment que le pouvoir pris par un autre militaire ne lui reviendrait plus. Ce serait un jeu dangereux ? Extrêmement dangereux que de vouloir se soustraire au verdict des urnes. Parce qu'il faut dire que les derniers décomptes dont on a été informés par des ONG, mais également par des institutions régionales, tout semblait indiquer que l'opposant était en passe de l'emporter. Je parle de Fernando Dias da Costa, qui était en passe de remporter cette élection présidentielle. Dès le premier tour ? Dès le premier tour de scrutin, c'était serré et les résultats étaient serrés. Il manquait deux régions électorales et les résultats de ces deux régions sont intervenus donc le mercredi en matinée. Est-ce que c'est ça qui a poussé le président sortant à choisir la solution du putsch ? L'avenir nous le dira. Mais pour le moment, il semble qu'il ait été arrêté comme ses opposants. Alors justement, vous parlez d'arrestations. D'après plusieurs sources recueillies par le service lusophone de RFI, le candidat d'opposition Fernando Dias et le leader PAIGC Domingos Simoes Pereira auraient été arrêtés hier par les militaires… Alors s'ils ont effectivement été arrêtés, ça signifie que le pouvoir est là pour perdurer. Parce que d'abord, suspendre une élection qui est en cours, dont les résultats devaient intervenir ce matin, et puis fermer les frontières, ça a tous les attributs d'un coup d'État. Je ne crois pas que ce pouvoir soit là pour un bref moment. Je pense que les militaires sont là pour perdurer, comme la plupart des putschs qui ont eu lieu dans la région, dans l'Afrique de l'Ouest, mais également en Afrique centrale ces dernières années. Mali, Burkina, Niger, Guinée-Conakry, Guinée-Bissau, aujourd'hui, depuis cinq ans, les coups d'État se multiplient en Afrique de l'Ouest. Est-ce à dire que la démocratie est en péril dans cette sous-région ? On va finir par le croire. Les putschs à répétition hypothèquent l'avenir de l'Afrique, surtout dans sa frange occidentale. Ils risquent d'hypothéquer les résultats économiques positifs observés ces dernières années et ils pourraient, si ce n'est déjà fait, provoquer un effet domino qui risquerait d'emporter la plupart des pouvoirs ouest-africains. Enfin, moi, je trouve qu'ils font le lit du terrorisme jihadiste qui pourrait profiter de l'instabilité politique et de l'implosion des sociétés africaines pour étendre un peu plus de son influence vers les États côtiers. Donc, il y a du souci à se faire pour les prochaines années.

Affaires étrangères
Soudan : la guerre ignorée

Affaires étrangères

Play Episode Listen Later Nov 22, 2025 59:00


durée : 00:59:00 - Affaires étrangères - par : Christine Ockrent - Depuis la prise d'El-Fasher le 26 octobre, les forces paramilitaires poursuivent leur conquête à l'est, dans la région du Kordofan. Quelles sont les causes de cette guerre qui ravage le Soudan depuis 2023, qualifiée par les Nations Unies de plus grande crise humanitaire au monde ? - réalisation : Luc-Jean Reynaud - invités : Roland Marchal Chercheur au CERI de Sciences Po Paris ; Thierry Vircoulon Chercheur associé à l'Observatoire de l'Afrique centrale et orientale à l'IFRI; Jérôme Tubiana Conseiller aux opérations de Médecins sans frontières; Raphaëlle Chevrillon Guibert Chercheuse à l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD), associée au Centre d'études et de documentation économiques, juridiques et sociales au Soudan (CEDEJ) de Khartoum

Concordance des temps
La Russie : aux sources d'un impérialisme

Concordance des temps

Play Episode Listen Later Nov 15, 2025 58:41


durée : 00:58:41 - Concordance des temps - par : Jean-Noël Jeanneney - Du tsarisme à Poutine, un même despotisme impérial russe se réinvente sans se renier. Sabine Dullin montre comment, sous couvert d'une défense existentielle du pays, ce pouvoir autoritaire s'est perpétué depuis des siècles, de l'autocratie au communisme, jusqu'à la “verticale du pouvoir” actuelle. - réalisation : Vincent Abouchar - invités : Sabine Dullin Historienne de la Russie, professeure en histoire contemporaine à Sciences Po Paris

Répliques
Vivons-nous la fin de la Ve République ?

Répliques

Play Episode Listen Later Nov 8, 2025 51:47


durée : 00:51:47 - Répliques - par : Alain Finkielkraut - Après la dissolution du 9 juin 2024, la France semble paralysée. Que révèle cette crise politique ? Benjamin Morel et Dominique Reynié analysent les fragilités institutionnelles et les blocages de la Ve République. - réalisation : François Caunac - invités : Benjamin Morel Constitutionnaliste français, docteur en sciences politiques et maître de conférences; Dominique Reynié Politologue, Professeur des Universités à Sciences Po Paris, directeur général de la Fondation pour l'innovation politique (Fondapol)