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Un employé en congé maladie depuis quinze ans tente de frauder son patron jusqu'au bout.Une bactérie disparue qui dévore ses victimes de l'intérieur sème la terreur chez nos voisins du Sud. Pierre-Luc règle ses comptes avec les adeptes des recettes de Ricardo, et un employé en congé maladie depuis quinze ans tente de frauder son patron jusqu'au bout. Les Squishy Dumplings envahissent le Québec et réveillent les souvenirs des plus grandes manies de notre enfance. Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
L'émission 28 minutes du 08/06/2026 (La)Horde : une danse engagée au cœur des luttes contemporaines Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel se rencontrent dans les clubs queer parisiens en 2011 avant de fonder le collectif (La)Horde. Quinze ans plus tard, le collectif dirige le Ballet national de Marseille. À travers leurs créations, ils explorent les cultures numériques et les formes de mobilisations collectives qui traversent notre époque. Après avoir collaboré avec Madonna, Rosalia ou encore Angèle, les trois artistes présenteront leur nouvelle création : “Après moi, le déluge”, le 30 juin et le 1er juillet à la cité de la danse à Montpellier. Elle sera jouée ensuite à Marseille, puis au Théâtre de la Ville à Paris. #MeToo des enfants : l'affaire Lyhanna va-t-elle servir d'électrochoc ? Le corps de Lyhanna, collégienne de 11 ans disparue dans le Gers le 29 mai, a été retrouvé jeudi 4 juin. Le principal suspect, Jérôme B., a été mis en examen pour “enlèvement, séquestration et meurtre d'un mineur de moins de 15 ans”. Il avait déjà fait l'objet de signalements et de plusieurs plaintes pour viols, dont une déposée en 2025 et pour laquelle il n'avait jamais été entendu. À l'issue d'une marche blanche, le maire de Fleurance a dénoncé “une faillite dans notre mission la plus importante en tant qu'élu, en tant que Nation”. Ce lundi 8 juin, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a réuni les procureurs généraux des 36 cours d'appel, leur demandant de réexaminer “l'intégralité des plaintes qui touchent les enfants”, soit environ 70 000 dossiers, d'ici au 14 juillet. Plusieurs personnalités et associations de protection de l'enfance appellent à des rassemblements devant les tribunaux et le ministère de la Justice, ce lundi. On en débat avec Pierre Verdrager, sociologue, chercheur associé au CERLIS, Lucia Argibay, secrétaire national du Syndicat de la Magistrature et Arnaud Gallais, anthropologue, président de l'association Mouv'Enfants. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. À l'occasion du 150e anniversaire de sa disparition, Xavier Mauduit raconte comment George Sand a contribué à la préservation de la forêt de Fontainebleau. Marie Bonnisseau nous emmène à Minneapolis, où des habitants se réunissent chaque année pour affûter un immense crayon en bois sculpté dans le tronc d'un chêne centenaire. Enregistrement 8 juin 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
Nous sommes vers l'an 965. Thorvald Ásvaldson, qui s'est rendu coupable d'un crime terrible, est banni de Norvège. Il prend alors les chemins de l'exil en passant par les côtes sauvages de l'Islande avec son fils adolescent, Erik, surnommé le Rouge. Quelques années plus tard, Erik, à son tour, fait couler le sang et se retrouve proscrit, condamné à errer sur les mers. Mais des rumeurs de terres mystérieuses à l'Ouest lui sont parvenues aux oreilles : Erik s'enfonce alors dans le brouillard et les glaces pour découvrir une contrée qu'il baptise Groenland (« Terre verte »), nous verrons bien les raisons stratégiques de ce nom. C'est dans ce sillage qu'en 985, un marchand nommé Bjarni Herjólfsson s'égare lors d'une tempête et devient le premier Européen à apercevoir, sans y débarquer, les côtes boisées d'un continent inconnu. Quinze ans plus tard, le fils d'Erik le Rouge, Leif l'Heureux, décide de transformer la découverte visuelle de Bjarni en réalité tangible. Il achète le navire du marchand et navigue vers ces rivages mystérieux, découvrant des terres qu'il nomme Helluland et Markland, avant de poser le pied au Vinland, le « pays du Vin », un véritable paradis où la vigne pousse spontanément. L'épopée vire pourtant au cauchemar lorsque les colons se heurtent aux autochtones, les affrontements sont sanglants. Longtemps restée dans l'ombre des légendes, cette présence viking en Amérique est aujourd'hui une certitude, grâce à l'astrophysique, nous savons que des navigateurs nordiques occupaient la base de l'Anse aux Meadows, à Terre-Neuve, au large de la côte Est du Canada, en l'an 1021, cinq siècles avant que Christophe Colomb ne lève l'ancre … Que sait-on encore de ces explorations vikings vers l'Amérique ? Avec Dominique Le Brun, écrivain ce Marine. « Erik le Rouge : La saga des vikings vers l'Amérique » ; Tallandier Sujets traités :Erik Le Rouge, vikings l, Amérique, Christophe Colomb, Thorvald Ásvaldson, Norvège, Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le second tour de l'élection présidentielle ce dimanche 7 juin verra s'affronter la candidate de la droite populiste autoritaire, Keiko Fujimori, et le candidat de gauche Roberto Sanchez. De nombreux électeurs sont indécis, mais le clivage entre la capitale, Lima, et les régions reste l'un des déterminants forts du scrutin. Fille de l'ancien président Alberto Fujimori (1990-2000, condamné pour crimes contre l'humanité puis décédé en 2024), Keiko Fujimori espère que sa quatrième candidature à la présidentielle sera la bonne. Néanmoins, sa « marge est relativement limitée » et le résultat du scrutin est « encore incertain », avec près de 15% d'électeurs indécis, explique Lissel Quiroz. Professeure d'études latino-américaines à l'université de Cergy et membre de l'institut universitaire de France, elle était l'invitée d'Anne Cantener sur RFI. Si Keiko Fujimori représente aux yeux de beaucoup « l'establishment péruvien », estime la chercheuse, son concurrent de gauche Roberto Sanchez incarne lui « l'autre Pérou, celui des damnés de la terre, qui n'ont pas bénéficié des retombées économiques » dont a pu profiter la capitale, poursuit-elle. Le clivage entre la capitale et la province a eu tendance à s'accentuer. Ainsi, le candidat de gauche bénéficie de davantage d'intentions de vote en régions, tandis que la candidate de droite est plus populaire à Lima et son agglomération, analyse encore Lissell Quiroz. En Bolivie, deux nouvelles démissions au sein du gouvernement La crise politique et les blocages s'accentuent en Bolivie. Près de cent axes routiers étaient bloqués à travers tout le pays ce mardi (2 juin 2026), près d'un mois après le début de la mobilisation des paysans, des professeurs, ou encore des ouvriers. Deux ministres ont quitté le gouvernement, a annoncé l'exécutif lors d'un remaniement : la ministre de l'Éducation (dont le rôle était de négocier avec les enseignants qui demandent des hausses de salaires) et le ministre de la Défense (chargé, notamment, de débloquer les accès à la capitale, La Paz). En dix jours, en tout, trois ministres ont quitté l'exécutif. La pression sur le président de centre-droit Rodrigo Paz, au pouvoir depuis novembre, s'accentue. « Qu'il démissionne, bordel ! », scandaient des manifestants réunis en assemblée générale ce mardi à El Alto, sur les hauteurs de la capitale. « Le gouvernement central n'a pas su saisir l'occasion de se réconcilier avec son peuple, qui l'a porté au pouvoir. Une fois arrivé en fonction, il a oublié sa base électorale, mes sœurs et mes frères », a lancé devant la foule Mario Argollo, secrétaire général de la COB (principale centrale ouvrière du pays) et l'un des leaders de la contestation. Les manifestants demandent notamment des hausses de salaires face à l'inflation et à la pire crise économique dans le pays depuis près de 40 ans. Ils protestent aussi contre un scandale de carburant de mauvaise qualité, et ont obtenu l'abandon d'une réforme agraire qui favorisait la concentration des terres. Demandes de hausses de salaires Ce remaniement « s'inscrit dans une volonté de dialogue de la part du président Rodrigo Paz », qui auparavant avait « réduit de moitié son propre salaire et celui de ses ministres » précise Pablo Barnier-Khawam, chercheur associé au CREDA (Centre de Recherche et de Documentation sur les Amériques). « La démission de la ministre de l'Éducation s'explique apparemment par ses difficultés à dialoguer avec les syndicats des enseignants qui demandaient une augmentation de leur salaire de 30% face à l'inflation que connaît le pays », estime-t-il. Le ministre de la Défense, lui, était chargé de participer à l'organisation du déblocage des routes. « Impasse » Lancée par les paysans ou encore les enseignants, la mobilisation s'est élargie jusqu'à aboutir à demander la démission du président. « Un mot d'ordre qui fait plutôt consensus parmi des organisations sociales pourtant parfois en conflit entre elles », ce qui fait donc aussi la « force » de cette mobilisation, pointe Pablo Barnier-Khawam. Néanmoins, le dialogue est dans « l'impasse », selon lui. « Des discussions ont lieu à l'Assemblée pour évaluer s'il est possible de mettre en œuvre un référendum révocatoire. En revanche, la droite et l'extrême-droite demandent que les élections de 2025 soient respectées », précise le chercheur. En attendant, les blocages provoquent des pénuries de nourriture et de médicaments. À l'hôpital Las Clinicas de La Paz, l'oxygène est rationné. Une jeune femme de 24 ans, atteinte d'un cancer, est décédée avant de pouvoir atteindre l'établissement de santé où elle devait poursuivre son traitement. C'est le sixième décès dû à un manque d'accès aux soins depuis le début du mouvement. Trois autres personnes sont décédées lors d'interventions des forces de l'ordre, pendant qu'elles participaient aux blocages. États-Unis : des États démocrates contestent un accord anti-énergies renouvelables passé à avec Totalenergies Sept États démocrates ont saisi la justice états-unienne ce mardi pour contester un accord à près d'un milliard de dollars conclu aux États-Unis le 23 mars 2026 entre l'administration Trump et Totalenergies. Le géant français des hydrocarbures renonçait ainsi à un projet d'éolien offshore au large de New York en l'échange de cette somme et l'engagement à investir dans les énergies fossiles. Or, le projet d'éolien en mer qui a été annulé aurait pu alimenter en électricité plus d'un million de foyers à New York et dans le New Jersey, sans émettre de gaz à effet de serre après sa construction. Son annulation est illégale selon les États ayant saisi la justice, explique Simon Rozé, chef du service environnement de RFI. Dans le journal de La 1ère... Quinze ans après leur première apparition, les algues sargasses sont toujours là, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.
C dans l'air l'invité du 1er juin 2026 - Christian Chesnot, Grand reporter à la rédaction internationale de Radio France, auteur de Le Qatar, les secrets d'une influence planétaire en 100 questions.Les images du Paris Saint-Germain au pied de la tour Eiffel, double vainqueur consécutif de la Ligue des champions, faisaient partie du rêve et de l'objectif que s'était fixé le Qatar en 2011 lors du rachat du club. Après un lourd investissement, une quête de soft power et des échecs, le PSG est devenu une marque planétaire. Un pari réussi donc, pour un pays qui a notamment choisi le sport pour asseoir son influence. Quinze ans après avoir acheté 70 millions d'euros le club, et après avoir investir des sommes colossales, le club est aujourd'hui valorisé à 4,9 milliards d'euros. Et l'émirat ne compte pas s'arrêter là : après avoir organisé la Coupe du monde 2022, le Qatar est candidat à l'organisation des Jeux olympiques en 2036. Quel est l'objectif du Qatar ? Quelle est son influence en France ? Comment pourrait-il peser sur la situation au Moyen-Orient ? Comment se porte son économie en ce moment ?
Julia a rencontré son mari sur un site de rencontres à 42 ans, après une correspondance très intense faite de messages puis de lettres. Quinze ans plus tard, leur relation reste très forte, fondée sur les mots, la confiance et une grande complicité au quotidien. Son témoignage veut redonner espoir à ceux qui doutent encore de pouvoir vivre une belle histoire d'amour. Chaque soir, en direct, Caroline Dublanche accueille les auditeurs pour 2h30 d'échanges et de confidences. Pour participer, contactez l'émission au 09 69 39 10 11 (prix d'un appel local) ou sur parlonsnous@rtl.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Maria Fossarello est arrivée en France à 17 ans avec un rêve : bosser à la Commission européenne. Quinze ans plus tard, elle est VP RevOps de Welcome to the Jungle après sept ans chez BlaBlaCar (marketing puis Head of Paid Channel global, 20M€ de budget sur 21 pays) et un passage chez Qonto (Head of RevOps). Entre les deux, beaucoup de portes fermées au nez. La Commission européenne d'abord. Innocent ensuite, où elle a candidaté avec une photo d'elle et son smoothie préféré (résultat : réponse automatique). BlaBlaCar Londres, où on lui a proposé un poste de Country Manager qu'elle ne comprenait pas. Tout ce qui rend son parcours intéressant aujourd'hui s'est joué dans la façon dont elle a transformé ces refus en énergie, puis dans la façon dont elle a appris à prendre des sujets que personne ne réclamait dans ses boîtes successives. Cet épisode, c'est une plongée dans le quotidien d'un VP RevOps en scale-up, mais c'est surtout un manuel de carrière pour toutes les Ops qui veulent grandir avec leur boîte plutôt que d'attendre la promotion suivante.Ce que tu vas apprendre dans cet épisode :Comment monter en responsabilité sans titre officiel : sortir de sa fiche de poste, prendre les sujets vacants, et rester volontairement large pour multiplier les opportunités.Pourquoi un VP RevOps doit gagner la confiance de ses pairs (les autres VPs) autant que de sa propre équipe.La méthode 1:1 que Maria a affinée année après année : commencer par l'humain "comment ça va ?", refuser les 1:1 où elle parle toute seule, et pourquoi le peer coaching bat la progress review.Ce qu'il faut tuer en priorité dans une scale-up française : les meetings récurrents à plus de 6 personnes qui durent depuis trop longtemps, et l'illusion que travailler 12 heures par jour rend productif.La différence concrète entre un VP RevOps et un CRO en scale-up : Maria détaille son organigramme chez Welcome (CEO → CRO → 4 VPs en France et UK) et ce que ça change dans son quotidien.Sa position assumée d'anti-framework : pourquoi copier-coller un playbook entre deux contextes ne fonctionne presque jamais, et comment elle pense la priorisation par quarter à la place.Notes complètes, ressources et captures de l'épisode : [lien] Pour aller plus loin :Gemba (terme japonais) : aller sur le terrain avec son équipe pour comprendre un sujet complexe ensemble, pratique reprise de Qonto.Modjo et Dust : outils utilisés par Maria chez WTTJ pour faire des analyses approfondies sur les transcripts de calls (pricing, playbooks, objections).Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bonne nouvelle pour le Sénégal. Quinze supporters de l'équipe nationale de football, qui étaient en prison au Maroc, viennent d'être graciés par le roi Mohammed VI. Le président est allé les accueillir à l'aéroport de Dakar samedi soir. Bassirou Diomaye Faye est-il en train de miser sur le football pour remporter le match de la popularité contre Ousmane Sonko, le Premier ministre qu'il vient de limoger ce vendredi ? Abdoulaye Thiam est journaliste à Sud Quotidien et président de la section Afrique de l'Association internationale de la presse sportive. En ligne de Dakar, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : Dix équipes africaines à la Coupe du monde 2026, un record historique. Est-ce à dire que le football africain monte en puissance ? Abdoulaye Thiam : Absolument. On peut l'apprécier ainsi. Cela commence avec les exploits du Cameroun en 1990 – pour la première fois, une sélection africaine atteint les quarts de finale –, suivi du Sénégal en 2002, qui a réalisé la même performance. En 2010, le Ghana arrive jusqu'au stade des quarts de finale. En 2022, le Maroc réalise une performance XXL en rentrant dans le carré d'as. Le record historique de cette année correspond-il à de nouveaux investissements dans les infrastructures ou dans l'encadrement technique ? Oui, on peut prendre le cas du Maroc qui a fait un très grand bond en avant. Mais on peut parler aussi du projet « Goal », initié par Sepp Blatter, renforcé aujourd'hui par le projet « Forward », et qui a permis à de nombreuses fédérations africaines de disposer d'abord de sièges et, deuxièmement, d'utiliser cet argent pour se renforcer. Ce sont les centres de formation, pour reprendre encore le cas du Sénégal avec Génération Foot en 2000, mais aussi et surtout le centre Diambars qui a été installé par un ancien international français d'origine sénégalaise, Patrick Vieira. Aujourd'hui, les centres pullulent un peu partout en Afrique, aussi bien en Côte d'Ivoire, au Maroc qu'au Mali. Je crois que l'Afrique est en train de rattraper son retard par rapport à l'Occident. Pour les Lions du Sénégal, le contentieux avec la CAF et le Maroc, à la suite de la finale de la CAN en janvier dernier, ne risque-t-il pas de perturber les joueurs dans leur préparation ? Non, je ne le crois pas. Les Sénégalais ont compris que le jury d'appel de la CAF s'est trompé parce qu'il ne disposait pas d'une base légale pour pouvoir statuer. Mais la décision finale va revenir au Tribunal arbitral du sport. Elle n'est pas encore prise. En attendant, les Lions du Sénégal ne risquent-ils pas d'être déconcentrés dans leur préparation ? Non, je crois que les Sénégalais sont restés focus sur la Coupe du monde. On attendra effectivement après cette Coupe du monde, au mois d'août certainement – ou bien au mois de septembre, je ne sais pas exactement –, pour que le Tribunal arbitral du sport finisse par trancher cette question. Mais j'ose espérer que la décision ira dans le sens du jury disciplinaire, qui a déjà eu à trancher en premier ressort en sanctionnant le Sénégal. C'est la jurisprudence actuelle. C'est-à-dire que, quand une équipe refuse de jouer et finit par rejoindre le terrain, ce que l'on peut prendre comme sanction, c'est de sanctionner le sélectionneur. Il a reçu des sanctions, des joueurs sénégalais aussi ont reçu des sanctions. Cela devrait s'arrêter là, mais on ne peut pas retirer un trophée après avoir déjà remporté la Coupe d'Afrique des nations. Il y a eu une bonne nouvelle pour le Sénégal ce week-end, la grâce du roi du Maroc pour les quinze derniers supporters sénégalais qui étaient emprisonnés. La présence de Bassirou Diomaye Faye, samedi soir, à l'aéroport Blaise-Diagne de Diamniadio, pour accueillir les supporteurs libérés, est-elle le signe que le président veut mettre les Lions du Sénégal dans son camp, au moment où il vient de limoger son Premier ministre, Ousmane Sonko ? Non, je ne le vois pas ainsi. Je pense que, même si Ousmane Sonko était encore Premier ministre, rien ne s'opposerait à ce que le président de la République puisse se déplacer lui-même. Parce que la diplomatie sénégalaise avait été mise en branle. Aujourd'hui, c'est un apaisement des cœurs à la veille de la fête de l'Aïd. Tous les Sénégalais n'arrêtent pas de féliciter et de remercier encore Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour cet acte d'une grande mansuétude. Mais de fait, la présence du président à l'arrivée des supporters ce week-end à Dakar, n'est-ce pas une façon pour Bassirou Diomaye Faye de s'attribuer le mérite de leur libération et donc de peser dans l'opinion face à Ousmane Sonko ? Je crois que, s'il le fait, c'est tout à fait normal et naturel. Je me souviendrai toujours de cette sortie du président Abdoulaye Wade qui disait à tout le monde : « J'ai misé sur l'équipe nationale du Sénégal et je récolte la mise. » On est en Afrique. On sait que dans tous les pays africains, l'équipe nationale, la sélection A, est une véritable vitrine. Quand il y a une performance, que ce soit au Sénégal ou ailleurs, il y a toujours le premier de cette nation, c'est-à-dire le chef de l'État, qui essaie de se mettre en avant pour communier avec son peuple. Je n'y vois pas un acte politique. Même si tel était le cas, je ne vois pas de problème par rapport à cela. Dans la compétition entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko pour avoir la plus grande popularité au Sénégal, peut-on dire que cette grâce royale tombe bien pour le président de la République ? Absolument. Cela tombe bien pour le président de la République de s'approprier une telle victoire diplomatique. C'est important parce que, comme vous le savez bien, depuis un certain temps au Sénégal, on constate qu'il y a eu beaucoup de défaites sur le plan international. On se souviendra toujours qu'au niveau de la Banque africaine de développement (BAD), c'est un Sénégalais qui n'a pas pu gagner [en 2025]. Les gens aussi ont remis sur la table la défaite d'Abdoulaye Bathily au niveau de la Commission de l'Union africaine [en 2017]. C'est important pour le chef de l'État, surtout dans un contexte politique actuel. C'est tout à fait normal qu'il monte au créneau pour communier avec son peuple en perspective de la Coupe du monde. Pour les Léopards du Congo, l'épidémie d'Ebola ne risque-t-elle pas de compliquer leur préparation, au moment où la Maison-Blanche veut imposer un isolement de trois semaines à la sélection congolaise ? Je ne vois pas en quoi les joueurs sont directement concernés. Ce sont tous des internationaux évoluant dans les championnats les plus huppés en Europe. Je ne vois pas en quoi ils sont concernés directement, d'autant plus que leur camp de base, qui devait avoir lieu à Kinshasa, a été annulé. Ils ne se déplacent pas au Congo, ils vont rester en Belgique. Je ne vois pas pourquoi ils mériteraient un tel traitement. Restez-vous optimiste pour leur venue aux États-Unis le 11 juin ? Oui, je pense qu'ils seront aux États-Unis. Ils viendront à Houston le 11 juin. J'ose espérer aussi qu'ils vont transformer cette situation en démonstration de force à la face du monde. Ce n'est pas un virus Ebola qui va les empêcher de démontrer à tout le monde que c'est une belle équipe qui mérite sa qualification à cette Coupe du monde. En tout cas, je leur fais confiance. J'espère que cela ne va pas affecter l'équipe nationale de la République démocratique du Congo. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, croit à la victoire d'une équipe nationale africaine à la Coupe du monde 2026. Y croyez-vous aussi ou pas ? Il n'est pas le seul à y croire. Moi j'y crois. J'ai rappelé le retard que l'Afrique est en train de rattraper par rapport à l'Europe. Il y a beaucoup plus de rigueur. Les fédérations maîtrisent aujourd'hui la haute compétition. Les États ne lésinent pas sur les moyens pour mettre les sélections africaines dans d'excellentes conditions de performance et de séjour. Le Maroc a réussi à rentrer dans le carré, c'est-à-dire les demi-finales, avant son élimination contre la France [en 2022]. À l'époque, nous avions cinq équipes. Nous en avons dix et non des moindres. Je pense que, pas uniquement une seule équipe africaine, mais deux, voire trois, pourraient même atteindre les demi-finales et pourquoi pas monter sur la plus haute marche du podium au soir du 19 juillet dans le New Jersey. À lire aussiCAN 2025: le roi du Maroc Mohammed VI gracie les supporters sénégalais emprisonnés
"Je ne voulais que ça, être quelqu'un d'autre ! Parce que je ne m'aimais pas moi-même. Au départ, il ne faut pas oublier qu'on fait quand même ce métier parce qu'on préfère ses personnages à soi-même…" Pendant plus de 60 ans, cette légende du cinéma mondial a vécu sous un nom qui n'était pas le sien... Parce qu'avant Jean Reno, il y avait Juan Moreno, un enfant né à Casablanca de parents andalous que Franco avait chassés d'Espagne. À 17 ans, il perd sa mère et ce drame fait exploser la cellule familiale. Alors Juan traverse la mer, arrive en France, change de nom et se met en quête du succès. Quinze ans dans l'ombre des seconds rôles ne lui feront jamais perdre la passion du jeu jusqu'au jour où Le Grand Bleu le révèle aux yeux du monde. Puis il y a eu Nikita, Léon… Puis Hollywood. Le masque devient une armure et l'armure une légende. Et pourtant, pendant le confinement, à plus de 70 ans, Jean Reno décide de faire tomber le masque et se retrouve avec lui-même. Il peut commencer à écrire. Dans cet épisode, il raconte ce que c'est que de construire une vie sur un deuil, de tenir quand tout dit d'abandonner et de se mettre en quête de son identité quand on croyait l'avoir perdu pour toujours. Bonne écoute ! ✨
durée : 02:00:58 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En 2008, au festival de Cannes, Frédéric Mitterrand recevait la journaliste culturelle Yvonne Baby, qui venait de publier "Quinze hommes splendides". Elle revenait sur ses rencontres avec des cinéastes et des artistes de son époque, qui avaient en commun d'être mus par le doute et la foi. - réalisation : Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Tout au long de 4 épisodes, découvrez l'histoire de l'un des couples les plus célèbres du monde du sport : le golfeur Tiger Woods, et son épouse Elin Nordegren. Sous pression, le sportif va finir par tomber dans plusieurs addictions, dont celle au sexe. Quinze ans plus tard, retour sur le scandale des 121 maîtresses qui a fait basculer son mariage. Le mensonge de trop Six semaines après le début de sa cure, Tiger Woods rentre au domicile conjugal de Windermere. Dès son retour, il couvre les fenêtres avec du papier kraft pour se cacher des paparazzi. Seul et désoeuvré pour la première fois de sa vie, Tiger broie du noir. Mais un autre scandale va bientôt survenir... Un podcast Bababam Originals Ecriture : Lola Bertet Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Tout au long de 4 épisodes, découvrez l'histoire de l'un des couples les plus célèbres du monde du sport : le golfeur Tiger Woods, et son épouse Elin Nordegren. Sous pression, le sportif va finir par tomber dans plusieurs addictions, dont celle au sexe. Quinze ans plus tard, retour sur le scandale des 121 maîtresses qui a fait basculer son mariage. Les maîtresses sortent de l'ombre Le 4 décembre 2009, le magazine US Weekly publie un article sur la liaison extra-conjugale de Tiger. Ou plutôt, devrait-on dire, l'une de ses liaisons. Car la jeune femme impliquée n'est cette fois pas Rachel Uchitel, mais Jaimee Grubbs, une serveuse de bar à cocktails. Elle raconte avoir eu une relation avec Tiger entre 2007 et 2009 après l'avoir rencontré dans une discothèque de Las Vegas. Elle se dit trompée par Tiger, dont elle pensait être l'unique maîtresse. Et elle ne se doute pas à quel point elle a tort… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Lola Bertet Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Quinze pays sur la ligne de départ, dix qualifiés et déjà les premières polémiques. Dans ce nouvel épisode de 12 Points, nous analysons à chaud les résultats de cette première demi-finale à la Stadhalle de Vienne.Au programme de ce debrief :Nos coups de cœur : Pourquoi la Croatie (Lelek) et la Grèce (Akylas) nous ont transportés.Le duel Thomas vs Vincent : L'Italie de Sal da Vinci divise l'équipe. Chef-d'œuvre ou erreur de parcours ? On s'écharpe en studio.Le scandale suédois : Tout le monde est d'accord, cette qualification est un vol pur et simple au détriment de propositions plus authentiques.Le mur des lamentations : Notre tristesse face à l'élimination du Portugal (Bandidos do Cante) et l'incompréhension de Thomas face au succès de la Serbie.Le doute belge : La Belgique passe en finale, mais à quel prix ? On se questionne sur la solidité du ticket.Climat de tension : Focus sur la qualification d'Israël dans une ambiance électrique, marquée par les slogans "Stop Genocide" scandés depuis la salle et clairement audibles à la télévision.Coup de gueule technique : Manque de moyens, manque d'envie, animation sans charisme et "Interval Acts" interminables... Cette édition 2026 sonne terriblement "cheap".Retrouvez notre analyse complète, nos théories pour la finale et notre déchiffrage des tendances (dont le grand retour des langues nationales) dans cet épisode sans langue de bois.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Quinze ans après avoir accompagné le mythique « printemps Halak », la chanson Le but du groupe Loco Locass vient d’être certifiée platine. Un succès qui témoigne encore aujourd’hui de la puissance rassembleuse du CH, alors que les partisans continuent de chanter « Allez Montréal » à pleins poumons au Centre Bell. Entrevue avec Biz (Sébastien Fréchette), membre de Loco Locass et écrivain. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Tout au long de 4 épisodes, découvrez l'histoire de l'un des couples les plus célèbres du monde du sport : le golfeur Tiger Woods, et son épouse Elin Nordegren. Sous pression, le sportif va finir par tomber dans plusieurs addictions, dont celle au sexe. Quinze ans plus tard, retour sur le scandale des 121 maîtresses qui a fait basculer son mariage. Un Thanksgiving impardonnable Tiger vient d'être réveillé par un appel de sa mère... Son père vient de mourir d'une crise cardiaque. Dans le noir de sa chambre, la tristesse est si forte qu'elle lui coupe le souffle. Il faut dire que pour Tiger, Earl était bien plus que son père. Il était aussi son coach, son agent et son meilleur ami. Mais cette nuit, Tiger se sent tout sauf puissant. Il redevient un petit enfant, terrifié par la nuit. Il plonge sous les draps et s'agrippe à la jeune femme qui y dort. Cette femme dans ses bras est nue et blonde. Sauf qu'il ne s'agit pas d'Elin… Mais s'il ne passe pas la nuit avec son épouse, qui est donc cette jeune femme ? Un podcast Bababam Originals Ecriture : Lola Bertet Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Tout au long de 4 épisodes, découvrez l'histoire de l'un des couples les plus célèbres du monde du sport : le golfeur Tiger Woods, et son épouse Elin Nordegren. Sous pression, le sportif va finir par tomber dans plusieurs addictions, dont celle au sexe. Quinze ans plus tard, retour sur le scandale des 121 maîtresses qui a fait basculer son mariage. Le Robot et la Suédoise sexy 27 novembre 2009, Windermere, Floride, 2h25. En cette nuit de Thanksgiving, la police a reçu un appel. Un accident vient de troubler le calme de ce quartier luxueux d'Orlando. Dans la lueur du gyrophare, l'officier-chef identifie une Cadillac Escalade noire. Le véhicule est encastré dans un arbre. Les vitres arrière brisées. Le regard du policier tombe sur la silhouette d'une femme, apeurée et recroquevillée à quelques mètres d'un homme allongé au sol. C'est Tiger Woods. Mais que s'est-il passé ? Un podcast Bababam Originals Ecriture : Lola Bertet Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
C'est un pays qui n'a jamais écrit son histoire. Quinze ans de guerre civile de 1975 à 1990, puis une loi d'amnistie qui efface les crimes et en même temps la possibilité de s'en souvenir, comme de réparer. Aucun manuel scolaire commun. Aucun récit national partagé. Et pourtant, il n'a jamais cessé de se raconter, de se filmer et de se chanter. Au Liban, les combats se poursuivent malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril dernier.
Le pétrole danse. Le S&P bat des records sur du vent. Et pendant que tout le monde regarde Ormuz... une bombe silencieuse se réveille à Tokyo. Bienvenue dans le Swiss Bliss du 25 avril 2026. Cette semaine, on décortique LA mécanique que les hedge funds exploitent en silence depuis 18 mois : le TRUMP PATTERN. 5 étapes. 4 variantes. Une seule certitude : ça finira mal. Mais ce n'est PAS la vraie histoire de la semaine. La vraie histoire, c'est l'inflation japonaise au plus haut depuis 40 ans. La BOJ qui se réunit la semaine prochaine. La Fed qui pourrait dire NON à Trump pour la dernière fois. Et un yen qui pourrait tout faire exploser. Encore. Vous vous souvenez d'août 2024 ? Le Nikkei -12% en une séance ? C'était sur 15 points de base. Quinze. Imaginez ce qui se prépare.
Avec Bonne chance pour la suite, Cyril Mokaiesh signe un retour à l'essentiel, porté par une année de doutes, de ruptures et de remises en question. Quinze ans après Communiste, le chanteur franco-libanais poursuit son sillon singulier, entre engagement lucide et romantisme assumé. Dans ce nouvel album comme dans son livre Regarder passer les trains, il livre un regard sans filtre sur une époque saturée de certitudes, tout en continuant de croire, malgré tout, à la force des mots et des élans du cœur. Cyril Mokaiesh était l'invité de Chantal Lorho sur RFI. ► Chronique : Les pionnières de la culture Marjorie Bertin nous parle d'une pionnière de la culture, Werewere Liking. Née au Cameroun et installée en Côte d'Ivoire, cette artiste totale — à la fois danseuse, comédienne, autrice et plasticienne — a inventé une forme singulière de théâtre rituel, où la scène devient un espace d'initiation, de mémoire et de transmission. Fondatrice du village artistique Ki-Yi M'Bock à Abidjan, elle a formé des générations d'artistes tout en construisant une œuvre engagée, traversée par les questions d'identité, de spiritualité et d'histoire. Une pionnière dont le parcours éclaire, aujourd'hui encore, la vitalité et la puissance des cultures africaines. ► Playlist du jour – Écrire de Cyril Mokaiesh (en live sur RFI) – Le chant du migrant de Cyril Mokaiesh – La vérité des baisers de Cyril Mokaiesh – On a besoin d'amour de Cyril Mokaiesh (en live sur RFI).
Avec Bonne chance pour la suite, Cyril Mokaiesh signe un retour à l'essentiel, porté par une année de doutes, de ruptures et de remises en question. Quinze ans après Communiste, le chanteur franco-libanais poursuit son sillon singulier, entre engagement lucide et romantisme assumé. Dans ce nouvel album comme dans son livre Regarder passer les trains, il livre un regard sans filtre sur une époque saturée de certitudes, tout en continuant de croire, malgré tout, à la force des mots et des élans du cœur. Cyril Mokaiesh était l'invité de Chantal Lorho sur RFI. ► Chronique : Les pionnières de la culture Marjorie Bertin nous parle d'une pionnière de la culture, Werewere Liking. Née au Cameroun et installée en Côte d'Ivoire, cette artiste totale — à la fois danseuse, comédienne, autrice et plasticienne — a inventé une forme singulière de théâtre rituel, où la scène devient un espace d'initiation, de mémoire et de transmission. Fondatrice du village artistique Ki-Yi M'Bock à Abidjan, elle a formé des générations d'artistes tout en construisant une œuvre engagée, traversée par les questions d'identité, de spiritualité et d'histoire. Une pionnière dont le parcours éclaire, aujourd'hui encore, la vitalité et la puissance des cultures africaines. ► Playlist du jour – Écrire de Cyril Mokaiesh (en live sur RFI) – Le chant du migrant de Cyril Mokaiesh – La vérité des baisers de Cyril Mokaiesh – On a besoin d'amour de Cyril Mokaiesh (en live sur RFI).
durée : 00:04:44 - Le Reportage de la rédaction - 85 % des 18-24 ans utilisent l'IA, plus de la moitié quotidiennement, pour l'information mais aussi pour être moins seul. En trois ans, les agents conversationnels artificiels sont entrés dans la vie des enfants français et deviennent les compagnons qu'ils n'ont pas. Des médecins s'inquiètent.
durée : 00:04:44 - Le Reportage de la rédaction - 85 % des 18-24 ans utilisent l'IA, plus de la moitié quotidiennement, pour l'information mais aussi pour être moins seul. En trois ans, les agents conversationnels artificiels sont entrés dans la vie des enfants français et deviennent les compagnons qu'ils n'ont pas. Des médecins s'inquiètent.
O sol de janeiro de 1926 na Praça Quinze, no Rio de Janeiro, foi testemunha de um dos episódios mais sombrios da história jurídica brasileira. Waldemiro de Azevedo, um engraxate de apenas 12 anos, foi encarcerado em uma cela comum com 20 criminosos adultos após um desentendimento trivial de trabalho. O que se seguiu foram 40 dias de violência sistemática que chocaram a capital da República e forçaram o governo de Washington Luís a acelerar reformas urgentes. Neste vídeo, a Brasil Paralelo mergulha nas raízes da legislação brasileira para explicar como o sofrimento de Waldemiro deu origem ao Código Mello Mattos de 1927, o primeiro da América Latina a fixar a maioridade penal em 18 anos. Analisamos a transição do Código Penal de 1890 para o atual Estatuto da Criança e do Adolescente (ECA), explorando os conceitos de imputabilidade, medidas socioeducativas e o dilema entre a proteção necessária ao menor e a sensação de impunidade diante de crimes graves. Entenda por que, no Brasil, a data de nascimento passou a ter mais peso jurídico do que a gravidade do ato praticado e como esse debate centenário ainda molda a segurança pública e a justiça em nossa sociedade.
durée : 00:59:55 - Documentaire : La Fête du Printemps à Paris - par : Pierre Willer - "La fête du Printemps", célèbre le nouvel an lunaire dans la communauté asiatique. Quinze jours durant lesquels on se place sous les meilleurs auspices, quinze nuits de recueillement ponctuées de rituels. Danses des Lions, des Dragons et fête des lanternes animent Paris pour ce rendez-vous populaire - réalisé par : Max James Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:28:41 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Clawdia Prolongeau - Ancien enquêteur de la police judiciaire, Gilles a participé à la traque numérique de Xavier Dupont de Ligonnès en analysant pseudonymes, connexions, logs et adresses IP. Quinze ans après la disparition du fugitif, il continue d'explorer des pistes pour tenter de comprendre ce qu'il est devenu. - réalisation : Emmanuel Geoffroy
« Diagnostic : cancer agressif. Pronostic : handicap. Résultat : guérison. » Depuis l'âge de 7 ans, je chante dans l'église. Toute sa vie, il a toujours servi le Seigneur. Cela fait plus de vingt ans qu'il est dans le ministère. Il est pasteur, prédicateur et depuis vingt ans, Dieu m'a confié une mission très particulière : " M'occuper des jeunes Tsiganes, dans le monde entier, pour la gloire de Dieu !" Mais en 2025, ma vie a basculé. Tout a commencé par quelque chose de très simple. Des petits aphtes dans la bouche, sur la langue. Rien d'inquiétant en apparence. Je me suis inquiété, j'ai consulté, encore et encore. Pendant presque deux ans, personne ne comprenait ce que j'avais. Puis un jour, on m'a fait un prélèvement une biopsie. Et là… le verdict est tombé : un cancer de la langue. Un cancer extrêmement agressif. Un des plus violents qui puisse exister à cet endroit-là. Les médecins m'ont expliqué que ce cancer était là depuis deux ans. Ensuite, j'ai été hospitalisé à Paris. Les examens ont continué. Et là, une autre nouvelle est tombée encore plus grave : 28 ganglions malades, en plus du cancer. Le médecin m'a regardé et m'a dit : « Monsieur, on peut vous opérer… mais il y aura de lourdes conséquences. » Il m'a dit : « Vous aurez de grandes difficultés à parler. On vous comprendra à peine. » Vous aurez du mal à manger. À boire. Vous perdrez le gout : l'odorat. Une partie de votre lèvre et même l'usage de votre main gauche. » À ce moment-là, moi, Pasteur, moi, chanteur. Je me suis effondré. J'ai pleuré. J'étais angoissé. C'était grave. Très grave. Mais le peuple de Dieu a prié. Les gens du voyage ont prié de partout, ils ont prié pour moi. Et la veille de l'opération…Avec mon épouse, nous avons prié. Enfin… moi, je n'ai pas prié, j'ai chanté parce que je suis chanteur. Et dans ce chant, je disais : « Seigneur, j'ai tant besoin de toi, il n'y a que toi qui peux m'aider. Il n'y a que toi Seigneur. » Le jour de l'opération est arrivé. Juste avant d'entrer au bloc, le médecin m'a demandé : « Monsieur, avez-vous quelque chose à dire ? » Comme si c'était ma dernière parole. Et j'ai répondu : « Malgré tout… Jésus-Christ est vivant ! » Je me suis endormi. Ils m'ont coupé 40 % de la langue. Je me suis réveillé, j'ai réussi à dire en marmonnant encore : « Jésus-Christ est vivant. » Mais la vérité… C'est que je ne pouvais presque plus parler. Pour dire deux, je devais mettre toute mon énergie. Et personne ne me comprenait. Je ne pouvais ni manger, ni boire. Je pleurais. Ma langue était cousue avec des fils. Le médecin m'a dit : « Surtout, ne bougez pas la langue. Si les fils se coupent, ce sera très grave. » Mais le soir…Tout seul… Je chantais. Très doucement. Très mal. Mais je chantais. Et je disais : « Seigneur, tu sais combien je t'aime, du fond de mon cœur. » Un soir, j'ai senti quelque chose dans ma bouche. Quelque chose qui bougeait. Les fils… se coupaient. J'ai eu peur, très peur. Mais j'ai continué à chanter. Quinze jours plus tard, je suis retourné à l'hôpital. Le médecin m'a regardé. Il était choqué. En quinze jours, ma langue avait repoussé de 40 %. Tout ce qu'il avait coupé… Jésus-Christ l'avait restauré ! Je n'ai aucune séquelle : je parle, je mange, je chante. Et ce n'est pas fini. Le médecin m'a dit : « Monsieur, vos ganglions ne sont pas malades. » Pourtant, ils l'étaient au scanner et ils l'étaient aussi au PET scan, Mais au microscope… Plus rien. Ce n'est pas un homme qui a fait ça. Ce n'est pas un médecin, ce n'est pas un chirurgien. Mais Jésus-Christ est le docteur des docteurs. Je veux dire la vérité : Je n'avais pas une grande foi. J'étais abattu, angoissé, dans la peur. Mais j'avais un tout petit peu de foi. Et j'ai dit : « Seigneur, tu es le seul qui peut m'aider. » Et il m'a aidé ! Si Dieu l'a fait pour moi, il peut le faire pour celui qui croit et met sa confiance en lui ! Que Dieu vous bénisse. Amen.
durée : 00:28:41 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Clawdia Prolongeau - Ancien enquêteur de la police judiciaire, Gilles a participé à la traque numérique de Xavier Dupont de Ligonnès en analysant pseudonymes, connexions, logs et adresses IP. Quinze ans après la disparition du fugitif, il continue d'explorer des pistes pour tenter de comprendre ce qu'il est devenu. - réalisation : Emmanuel Geoffroy
Le mois saint du ramadan touche à sa fin. En cette année 2026, comme depuis 15 ans, les habitants de Saint-Denis, au nord de Paris, étaient conviés tous les soirs à une rupture du jeûne solidaire. Les Tables du ramadan, organisées par le Secours islamique français, ont attiré beaucoup de monde. Marius Laffont s'est rendu sous le grand chapiteau de l'association, pour assister à un ftour aux côtés de bénéficiaires. La cadence est soutenue dans les cuisines. Dans moins d'une heure, 1 000 personnes vont arriver pour le repas solidaire de ce soir, pour la rupture du jeûne du ramadan. Mustapha, le chef cuisinier, a choisi le menu : « Poulet, pommes sautées, sauce curry et velouté aux champignons et des bricks avec des pommes de terre et du thon. » Pour préparer autant de repas, trois commis et plusieurs bénévoles tournent derrière les casseroles et la plonge. Ouamara nettoie une immense marmite. Ce commercial a fait 300 kilomètres pour donner un coup de main. Il est venu de Tours jusqu'à Saint-Denis spécialement pour aider : « Je viens d'arriver, ça fait un quart d'heure. Je repars cette nuit. C'était ma journée de repos. J'en ai profité pour faire une bonne action. Je suis quelqu'un de compatissant. Et pour moi, c'est un geste honorable et noble. » Quinze ans d'existence pour Les Tables du ramadan Pour le dessert, ce sera des pommes. À l'atelier lavage, les cagettes s'enchaînent dans les mains de Farah, nouvelle bénévole. « Moi, je suis ici parce que je suis convertie, et je n'ai pas du tout d'entourage musulman autour de moi. Rentrer chez moi à la maison, casser le jeûne toute seule, aller à la mosquée toute seule... Des fois, j'ai du mal. J'ai rencontré des gens formidables et j'en suis ravie », explique-t-elle. Il est 18h, le soleil va bientôt se coucher. Les bénévoles font le point sur l'organisation. « Bon courage pour ce soir, restez à votre poste. On ouvre les portes ! », lâche l'une des organisatrices. Une longue file de bénéficiaires s'engouffre dans le chapiteau. Ça fait 15 ans que Les Tables du ramadan accueillent des personnes isolées ou précaires pour la coupure du jeûne. Adel, veste de sport sur les épaules, est en fac d'informatique. Il plonge sa cuillère dans son yaourt. « Moi, j'ai 350€ de bourse, 250€ de loyer avec les APL, mes parents ne peuvent pas m'aider. C'est compliqué. Des fruits, de la viande, des yaourts pour les étudiants, c'est plus difficile d'avoir tous ces produits. Et là, on a un bon repas équilibré consistant. » Juste à côté, Saad termine quelques dattes. Il vient tous les soirs. « Depuis le premier jour de ramadan. Vraiment, c'est magnifique. Moi, je suis un SDF. J'habite dans la rue. Je fais le ramadan et je mange ici. Il y a des gens que je connais depuis le ramadan passé. Tu vois les amis, tu vois tes frères du bled », lâche-t-il en riant. Un nouveau public : des travailleurs pauvres « La précarité, elle est visible. Mais on a des hommes seuls, on a des familles, on a des étudiants, explique le responsable de l'événement. Soit parce qu'ils n'ont pas à manger, soit parce qu'à l'occasion du ramadan, ils ont la possibilité de se retrouver avec des personnes pour ne pas partager ce moment-là seul. On a énormément de nouveaux publics, beaucoup de travailleurs pauvres notamment. On s'aperçoit qu'ils sont salariés. » En plus de ces repas du ramadan, le Secours islamique français fait des maraudes et des distributions alimentaires. Mais l'association connaît des difficultés à cause de la situation budgétaire de l'État. Elle a perdu plus d'un million d'euros de subventions. À lire aussiRamadan en Côte d'Ivoire: conseils nutritionnels au cœur de la mosquée
Quinze milhões de brasileiros sofrem de artrose, doença que dificulta movimentos e causa muita dor. A artrose de quadril afeta cerca de 10 milhões. Em entrevista, o médico Mateus Jerônimo, especialista em prótese total do quadril, explica o perfil de pessoas com mais risco de desenvolver a doença, os avanços no tratamento e quando a cirurgia é recomendada.
Au sommaire : L'accès à l'eau potable pourrait être la prochaine cible au Moyen-Orient, avec des usines de dessalement d'eau de mer vitales mais vulnérables aux attaques.La compagnie aérienne Transavia fait face à une baisse des réservations sur certaines destinations proches des zones de conflit au Moyen-Orient.Quinze ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, le démantèlement de la centrale reste un chantier colossal et complexe pour TEPCO.Les négociations sur la réforme de l'assurance chômage reprennent, avec un débat sur l'instauration d'un système de bonus-malus pour limiter les contrats courts.Renault présente sa stratégie pour atteindre 100% de ventes électriques en Europe et 50% hors Europe d'ici 2030.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Sept candidats. Quinze jours pour convaincre. Et le 15 mars 2026... les Congolais décideront. Face au président sortant Denis Sassou-Nguesso, au pouvoir depuis plus de quarante ans, 6 candidats d'opposition ont décidé de relever le défi. L'opposition a-t-elle réellement ses chances ? Allez-vous suivre cette campagne de près ? Vos réactions nous intéressent ! Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
(Premier épisode) À Nice, en octobre 2011, Mayeul Gaden ne donne plus de nouvelles à ses proches. Un an auparavant, ce jeune homme de 20 ans a fondé un club de bikers, les “Fenry”. Petite particularité : ils n'ont de motards que le nom. Les membres du club partagent une idéologie raciste et une fascination pour la violence. Devenu une sorte de gourou pour la dizaine de membres du groupe, Mayeul, qui se fait appeler Karl, a l'image d'un garçon charismatique mais aussi très autoritaire. Quinze mois passent, sans nouvelle de Mayeul. Jusqu'à ce que le lundi 16 décembre 2012, un peu plus d'un an après sa disparition, une jeune fille de 19 ans pousse la porte du commissariat de Grasse et fasse basculer l'affaire.Dans Crime story, la journaliste Clawdia Prolongeau raconte cette enquête avec Damien Delseny, chef du service police-justice du Parisien.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Clara Garnier-Amouroux, Anaïs Godard et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network, Archives : Nice Matin.Documentation. Cet épisode de Crime story a été préparé en puisant dans les archives du Parisien, avec l'aide de nos documentalistes ainsi que les ressources suivantes : Nice Matin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
(Deuxième et dernier épisode) À Nice, en octobre 2011, Mayeul Gaden ne donne plus de nouvelles à ses proches. Un an auparavant, ce jeune homme de 20 ans a fondé un club de bikers, les “Fenry”. Petite particularité : ils n'ont de motards que le nom. Les membres du club partagent une idéologie raciste et une fascination pour la violence. Devenu une sorte de gourou pour la dizaine de membres du groupe, Mayeul, qui se fait appeler Karl, a l'image d'un garçon charismatique mais aussi très autoritaire. Quinze mois passent, sans nouvelle de Mayeul. Jusqu'à ce que le lundi 16 décembre 2012, un peu plus d'un an après sa disparition, une jeune fille de 19 ans pousse la porte du commissariat de Grasse et fasse basculer l'affaire.Dans Crime story, la journaliste Clawdia Prolongeau raconte cette enquête avec Damien Delseny, chef du service police-justice du Parisien.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Clara Garnier-Amouroux, Anaïs Godard et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network, Archives : Nice Matin.Documentation. Cet épisode de Crime story a été préparé en puisant dans les archives du Parisien, avec l'aide de nos documentalistes ainsi que les ressources suivantes : Nice Matin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Des coupures de courant quotidiennes et massives, un manque criant de carburant et des prix qui s'envolent… À Cuba, le système est à bout de souffle et la population condamnée à vivre au jour le jour. Les témoignages sont éloquents. Ils prouvent à quel point la situation est compliquée depuis que les États-Unis ont renforcé leur embargo en interdisant à tout pays de livrer du pétrole sous peine de sanction. Car la pénurie de pétrole entraîne celle du carburant, dont les prix sont désormais exorbitants. « Il n'y a plus de combustible, témoigne Ryder Muñoz, chauffeur de taxi à La Havane, joint par Carlos Pizarro, de la rédaction en espagnol de RFI. On travaille avec ce qu'on a été en mesure de mettre de côté. Les autorités ont quelques réserves, mais elles le vendent à un prix prohibitif, 2 000, 2 500 pesos. » Soit environ 5 euros, un montant qui correspond à la moitié du salaire moyen. Un prix inabordable pour la plupart des Cubains, tout comme les produits alimentaires ou d'hygiène. Les habitants de La Havane en sont donc réduits à trouver des sources d'énergie alternatives. « Les options dont disposent actuellement les Cubains sont soit acheter du charbon, soit du bois de chauffage ou alors en faire soi-même en récupérant du bois de vieux cadre de fenêtres cassées ou de portes abandonnées, ou alors en coupant des arbres. Beaucoup de gens n'ont pas d'autres choix parce qu'ils n'ont pas les moyens d'acheter du bois », explique Manuel Cuesta Morua, un historien et opposant au régime qui habite dans la capitale, à Romain Lemaresquier, du service International de RFI. Un ressentiment croissant Si, pour l'instant, les Cubains ne manifestent pas leur désarroi et leur mécontentement dans les rues contre une gestion par les autorités jugée calamiteuse, le ressentiment à l'égard du régime et des dirigeants ne fait que s'amplifier. Le régime, de son côté, se contente de rejeter la faute sur les États-Unis et l'embargo américain. Et pour éviter que la grogne ne se transforme en mobilisation dans les rues, il a déployé l'armée et la police. Mais pas seulement. « La répression s'est accentuée, rapporte Manuel Cuesta Morua. Vous avez dû entendre parler de ces deux jeunes du projet audiovisuel El Cuartico d'Holguín que le gouvernement a mis en prison le 6 février et qu'il veut condamner de manière exemplaire. Selon moi, on assiste à Cuba à quelque chose de similaire à ce qu'il s'est passé en Iran lors des attaques d'Israël et des États-Unis. La société iranienne est restée calme. Mais quand les Iraniens ont senti qu'il n'y avait plus de pression de l'extérieur sur leur pays, ils sont sortis dans les rues. Je pense qu'à Cuba, c'est un peu la même chose. » Pour Manuel, comme pour Mercy ou Ryder, ce n'est qu'une question de mois avant que le régime ne s'effondre. Un régime qui, même s'il ne le reconnait qu'à demi-mot, négocie ces derniers jours au Mexique avec Washington pour tenter de survivre. L'or noir à Tauramena Dans la région Orénoque, à l'est de Colombie, la population de Tauramena a rejeté par référendum un projet d'exploitation pétrolière menaçant les ressources en eau de la municipalité en 2013. Une victoire citoyenne, devenue symbole de démocratie environnementale. Mais dix ans plus tard, la pression de l'industrie est toujours là. Un reportage de notre correspondante à Bogota, Camille Bouju. Mort de Jesse Jackson Figure du mouvement pour les droits civiques aux États-Unis dans les années 1960 aux côtés de Martin Luther King, le révérend Jesse Jackson est décédé à l'âge de 84 ans. Son histoire est celle d'un enfant délaissé, né d'un adultère dans l'Amérique ségrégationniste, et qui a été deux fois candidat à l'élection présidentielle. Pour le New York Times, Jesse Jackson a été la personnalité noire la plus influente des États-Unis entre 1968, date de l'assassinat de Martin Luther King, et 2008, celle de l'élection de Barack Obama. « La puissance de son discours, son énergie et son ambition, écrit le quotidien, ont fait de lui une force morale et politique à une époque où le souvenir de la ségrégation était encore vif et le pouvoir politique noir plus une aspiration qu'une réalité. » Mais Jesse Jackson ne s'adressait pas seulement à la communauté noire. Son combat concernait plus largement les pauvres et les oubliés, toutes ces personnes à la marge, qu'il avait imaginées rassembler au sein d'une Coalition arc-en-ciel. Pour les faire passer au premier plan de la société et la transformer. Avec cette vision, écrit le New York Times, « Jesse Jackson a défini l'âme du Parti démocrate dans les dernières décennies du XXè siècle ». « Au moment où il s'est présenté pour la première fois à l'élection présidentielle, à 42 ans, conclut le Washington Post, Jesse Jackson avait atteint un niveau de notoriété qui échappe à la plupart des personnalités publiques : il était connu simplement par son prénom. Il était Jesse. Il était quelqu'un. » Le président péruvien par intérim sur la sellette Au Pérou, le Parlement se réunit ce mardi (17 février 2026) en session ordinaire pour débattre d'une possible destitution du président par intérim José Jeri. Il est le septième chef d'État du pays en dix ans et il est visé par deux enquêtes pour « trafic d'influence » présumé. S'il tombe, il sera alors le deuxième à subir ce sort en quatre mois, après Dina Boluarte en octobre. Cela fait seulement 130 jours que José Jeri est à la tête du pays et il fait face, écrit La Republica « au moment le plus critique de sa courte présidence ». En seulement cinq ans, la durée d'un mandat présidentiel, « nous sommes sur le point de destituer un troisième chef d'État et d'en désigner un nouveau », constate de son côté El Comercio qui s'interroge : qui est responsable de ce désordre ? Il y a bien sûr José Jeri, mais il n'est pas le seul. Il y a aussi le Parlement. « En particulier, dénonce le quotidien, cette majorité qui s'est empressée de destituer Dina Boluarte, à juste titre mais sans mesurer les conséquences de nommer à sa place une personne dépourvue de la modération, de la dignité et de l'expérience requises pour diriger le pays ». « Le pire, se désole El Comercio, c'est que tout porte à croire qu'ils vont maintenant agir avec la même légèreté. » Le Canada a livré dix blindés à Haïti pour renforcer sa police nationale. Quinze autres devraient suivre dans deux ou trois semaines, indique Le Nouvelliste. Du matériel indispensable pour lutter contre les gangs. Mais « l'impact réel de cette livraison se mesurera sur le terrain, dans les rues de Port-au-Prince et dans les quartiers longtemps abandonnés sous la pression des malfrats », écrit La Gazette Haïti. « Pour les citoyens, remarque le journal, l'espoir est simple : voir les forces de l'ordre reprendre le contrôle, réduire la peur quotidienne et permettre un retour progressif à une vie normale. »
durée : 01:31:14 - Les Nuits de France Culture - par : Geneviève Huttin - Comment tourner la page d'une guerre qui refuse de s'écrire ? Quinze ans après la fin officielle du conflit (1975-1990), les Libanais peinent à construire un récit commun. Entre disparitions non élucidées, silence des familles et absence de reconnaissance officielle, la mémoire reste fragmentée. - réalisation : Mydia Portis-Guérin - invités : Lokman Slim; Samir Kassir
Dans cet épisode de Legend Ladies, je reçois Mathilde Boulachin, fondatrice de Maison Chavin, maison pionnière et aujourd'hui leader du vin sans alcool.Mathilde grandit en Champagne avec une éducation marquée par l'autonomie et la liberté.Très tôt, ses voyages et ses expériences à l'étranger façonnent son regard sur le monde et particulièrement la Suède, dont le modèle social, peu patriarcal et très ouvert. C'est d'ailleurs là-bas qu'elle débute sa carrière, dans l'IT médical, ou elle gravit rapidement les échelons. Et pourtant, au zénith de ce premier parcours professionnel, Mathilde fait un choix radical : tout quitter pour reprendre ses études, obtenir un master spécialisé en vin et se lancer dans une aventure entrepreneuriale à contre-courant.En 2010, alors qu'elle est enceinte de sa première fille, une intuition surgit : et si le vin sans alcool devenait une alternative crédible, qualitative, désirable ? Cette idée donnera naissance à Maison Chavin qu'elle démarre en Occitanie, dans le sud de la France.Quinze ans plus tard, l'entreprise compte une vingtaine de collaborateurs, réalise 16 millions d'euros de chiffre d'affaires, est présente dans 65 pays et s'impose comme une référence internationale du NOLO.Dans cette conversation, Mathilde revient avec beaucoup de lucidité et de sincérité sur les grandes étapes de la croissance, son rapport à l'échec et aux doutes, ses maternités pour elle qui a eu deux petites filles à quelques mois d'écart, les freins rencontrés en tant que femme entrepreneure ou encore la manière dont elle cultive sa singularité dans un univers très codifié,Un échange puissant avec une femme qui incarne une ambition alignée, exigeante et profondément libre et qui rappelle qu'il n'existe pas de trajectoire toute tracée, seulement des choix assumés.✨ Bonne écoute. NOTES DE L'ÉPISODE:Le podcast vous plaît ?Prenez 30 secondes pour le noter 5 étoiles sur Apple podcast ou Itunes, et commentez si vous le souhaitez, c'est très précieux pour moi !
Carlos Diaz, c'est l'histoire d'un entrepreneur français qui a compris très tôt que le jeu n'était pas le même selon le terrain. Tout commence à Limoges en 1997, quand il crée avec son frère Manuel une agence digitale totalement improbable, à une époque où Internet n'était encore qu'un bricolage pour initiés. Ils travaillent depuis la province, mais leurs clients sont déjà à Paris et l'un des plus importants leur confie même toute sa stratégie digitale, en France comme à l'international. Très vite, Carlos plonge dans la première vague tech : le web dynamique, le SaaS, le cloud et même un réseau social d'entreprise avant que Slack n'existe ! Mais en France, personne ne comprend. Les usages sont figés, l'ambition dérange, la prise de risque fait peur. Alors en 2010, Carlos traverse l'Atlantique pour les États-Unis avec femme et enfant. Ce qui devait être une parenthèse de 2 ans devient une immersion totale. Quinze ans plus tard, il vit toujours là-bas. Pendant toutes ces années, Carlos a décortiqué l'Amérique de l'intérieur : sa culture du dépassement, son obsession du business, son rapport décomplexé à l'argent. Cette mentalité du « All-in » permanent où tout peut exploser ou s'effondrer. Entrepreneur, il devient aussi VC, investit dans 57 startups et observe de près ceux qui tiennent le choc et ceux qui repartent, brisés par le choc culturel. Il voit les États-Unis aspirer les talents, les ambitions, les financements. Et il comprend que la réussite ici n'est pas qu'une question d'idée, mais de système, d'énergie, de brutalité aussi. Aujourd'hui, avec son podcast Silicon Carne, il construit un média devenu un vrai business, suivi par une audience ultra qualifiée de décideurs français. Un échange fascinant, brut, lucide avec un entrepreneur passionnant et passionné. Bonne écoute !===========================
Pour sa troisième saison, Arnaud Demanche vient tous les matins à 8h20 pour poser son oeil sur l'actualité du jour. Cinq minutes de rire, pour se réveiller avec le sourire !
Dans cette première partie, Éric Briffard remonte à l'origine de son histoire.Une enfance bourguignonne rythmée par la vie de la ferme, la table familiale, les saisons, les produits bruts, et cette découverte très tôt d'un rapport direct à la cuisine. Il raconte ces repas interminables, ces gestes transmis sans discours, cette mise en scène du repas portée par son père, et ce que cela a imprimé durablement en lui.Mais ce récit commence aussi par une fracture : l'échec scolaire, la mise à l'écart, les mots qui blessent, et cette orientation subie vers les métiers manuels. La cuisine arrive alors presque par défaut… C'est d'abord la voie de celui qui ne voudra pas contrarier et qui, voyant que l'école et les camarades ne lui facilitent pas le quotidien va suivre une autre perspective...Éric Briffard raconte ses premiers pas en apprentissage, la dureté du terrain, la fatigue, la solitude, et ce moment précis où tout bascule : quand, pour la première fois, quelqu'un lui dit qu'il sait faire, qu'il est capable, qu'il y a là quelque chose à creuser.Une entrée en matière puissante, marquée par la transmission, la résilience, et la naissance d'une vocation forgée dans le travail, bien avant les concours, les palaces et la reconnaissance.Pour découvrir la cuisine d'Eric Briffard, on vous conseille ces livres !Et pour découvrir l'école Cordon Bleu, c'est par là !
Jacques Esterel est couturier et Monsieur Richard, patron d'une boutique de mode à Paris. On est en 1970 et ils proposent tous les deux la jupe pour hommes. Quinze ans avant Jean-Paul Gaultier, ils croient fort en l'avenir de ce vêtement. *** Crédits archive *** Extrait de l'émission radiophonique "La mode masculine d'été" - France Inter - 28/05/1970 *** Crédits podcast *** Documentalistes : Hervé Evanno, Hélène Deudon - Textes : Elsa Coupard, Lætitia Furmond - Restauration et mixage : Ian Debeerst, Quentin Geffroy - Enregistrement : Guillaume Solignat, Vincent Dupuis - Voix off : Clara De Antoni - Musique(s) avec l'aimable autorisation d'Universal Production Music France - Chargée de production : Delphine Lambard - Cheffe de projet : Lætitia Fourmond - Assistant Chef de projet : Tom Chen - Responsable éditoriale : Zoé Macheret - Production INA.
Le 14 décembre dernier, une attaque terroriste a endeuillé la célébration de Hanoukka à Bondi Beach, à Sydney. Quinze personnes ont perdu la vie. Mais dans les minutes qui ont suivi les coups de feu, une autre machine s'est mise en route, implacable : celle de la désinformation sur les réseaux sociaux, et en particulier sur X.Très vite, un homme d'affaires pakistanais, parfaitement innocent, s'est retrouvé projeté au centre d'un déferlement de haine. Son seul tort : porter le même nom que l'un des terroristes. Sa photo a été massivement relayée, accompagnée d'accusations infondées. Il a reçu des menaces de mort, sa famille a été harcelée. Une erreur d'identité banale, mais aux conséquences dramatiques. Et malgré l'existence des Community Notes, censées corriger les fausses informations, le mal était fait. Selon le Center for Countering Digital Hate, près de trois quarts des contenus de désinformation liés aux élections américaines de 2024 n'ont jamais été corrigés. Et lorsqu'une note apparaît, il faut parfois attendre plusieurs dizaines d'heures.Or, sur les réseaux sociaux, le temps est un luxe. Une étude du MIT montre que les fausses informations se propagent jusqu'à six fois plus vite que les vraies. Et sur X, ce phénomène est désormais encouragé par le modèle économique de la plateforme. Les créateurs sont rémunérés en fonction de l'engagement généré par leurs publications. Peu importe la véracité, seule compte la réaction. Plus ça choque, plus ça rapporte. Résultat : une vidéo de feux d'artifice de Noël, organisée de longue date par un club local, a été présentée comme des « célébrations arabes » après l'attentat. Des millions de vues avant d'être démentie. Pire encore, l'intelligence artificielle Grok, intégrée à X, a inventé de toutes pièces le nom du prétendu héros qui aurait désarmé un terroriste. Un nom fictif, issu d'un site frauduleux créé le jour même.Pendant ce temps, le véritable héros de Bondi Beach, Ahmed al-Ahmed, un Australien d'origine syrienne qui a risqué sa vie pour sauver des inconnus, est resté largement invisible dans le flot médiatique. Il a fallu du temps pour que la vérité émerge, pendant que le mensonge, lui, faisait le tour du monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ce 17 décembre marque le 15e anniversaire de la « révolution du jasmin » en Tunisie. En 2010, dans la ville de Sidi Bouzid, le jeune vendeur ambulant Mohamed Bouazizi s'immole par le feu devant le gouvernorat, après la saisie de ses marchandises par la police. Un geste de désespoir, qui illustre la détresse socio-économique dans le pays et la répression généralisée du régime de Ben Ali, qui sera renversé par une révolte populaire inédite un mois plus tard. L'événement inspire les populations du Maghreb et d'une partie du Moyen-Orient, et donne naissance à un vaste mouvement de contestation : le « Printemps arabe ». Quinze ans après, la Tunisie est désormais dirigée d'une main de fer par Kaïs Saïed. Quel bilan tirer de cette révolte populaire ? Notre grand invité Afrique est l'ancien dirigeant tunisien Moncef Marzouki, premier président élu démocratiquement après la chute du clan Ben Ali, et actuellement en exil. Il répond aux questions de Sidy Yansané. RFI : Quinze ans après l'immolation par le feu du jeune vendeur Mohamed Bouazizi, quel est l'héritage de la « révolution du jasmin » que son sacrifice a provoqué ? Moncef Marzouki : Quand on voit la situation actuelle, on se dit que la révolution a complètement échoué parce qu'on est revenu au point de départ, c'est-à-dire à l'ère Ben Ali. Nous avons un président, Kaïs Saïed, qui s'est fait élire à 90% après avoir éliminé tous ses concurrents. Le retour de la peur, le retour des prisonniers politiques, tous les chefs de partis politiques sont soit en exil, soit en prison, etc. Donc on est revenu vraiment à la case départ. Sauf que quelque chose de profond a été instauré ou instillé dans l'esprit du peuple tunisien : le goût de la liberté. À un moment donné, ils ont vu que la liberté de critiquer le président n'était pas dangereuse. Donc quelque chose est resté dans l'esprit des gens et je pense que ça va repartir. Maintenant, ceux qui disent que le printemps arabe c'est la fin ne comprennent rien à rien. Parce qu'en fait, le printemps arabe, il vient juste de commencer. Sidi Bouzid, à l'époque déjà, faisait partie de ces villes, de ces régions tunisiennes qui disent subir la marginalisation et l'abandon de l'État, « la hogra ». Quinze ans plus tard, est-ce que vous pensez qu'un acte aussi désespéré que celui de Mohamed Bouazizi puisse se reproduire en Tunisie ? En fait, ça a continué. La Tunisie est devenue malheureusement un pays où cette horreur absolue se répète tout le temps. Vous parlez de cette région déshéritée, mais toutes les régions de Tunisie sont restées déshéritées. Donc, au contraire, la Tunisie est en train de s'appauvrir chaque jour de plus en plus. Les classes moyennes sont en train de s'appauvrir. Le pouvoir actuel se retrouve exactement dans la même situation où se trouvait Ben Ali, à savoir qu'il a contre lui les classes les plus aisées parce qu'il leur a retiré toutes les libertés fondamentales sans apporter quoi que ce soit à la population et contre la pauvreté. Donc toute cette énergie contenue aussi bien chez le petit peuple, comme on dit, que chez la bourgeoisie, tout cela va exploser. Voilà encore une fois pourquoi le volcan va de nouveau exploser. Un volcan, dites-vous, d'abord provoqué par le sacrifice de ce jeune vendeur, qui dénonçait non seulement l'extrême précarité socio-économique de la jeunesse tunisienne, mais aussi l'asphyxie des libertés à tous les niveaux. Sur ces deux points, quelle évolution notez-vous entre la présidence de Ben Ali et celle de Kaïs Saïed, contre qui vous concentrez les critiques ? Les trois années où j'étais à la tête de l'État, nous avons vraiment mis en place un État de droit. La justice était indépendante, les libertés étaient respectées, il n'y avait personne dans les prisons pour des motifs politiques. Nous avons même commencé à lutter contre la corruption. Sauf que comme il y avait ce que j'appellerais un « veto régional » sur la démocratie en Tunisie et que nous manquions d'appui dans les démocraties occidentales, malheureusement, la révolution a échoué. Elle a échoué à cause des erreurs que nous avons commises, nous Tunisiens. Mais aussi, encore une fois, à cause de ce veto régional, essentiellement algérien. Le voisin algérien était une dictature corrompue et violente. Il était hors de question pour elle d'accepter un État, une démocratie tunisienne qui aurait pu donner le mauvais exemple si je puis dire. Et les généraux algériens avaient raison de se méfier de la révolution tunisienne, parce que le Hirak en 2019, c'était tout simplement la queue de la comète, c'était la continuation de ces révolutions. Tout le système politique arabe, aussi bien en Égypte que dans les Émirats arabes unis, en Arabie saoudite qu'en Algérie… Tout ce système-là se sentait menacé par cette vague de révolutions. Ils ont mis le paquet pour faire avorter ces révolutions. Ils l'ont fait avorter par la guerre civile en Syrie, par le coup d'État militaire en Égypte, par la guerre civile en Libye, par l'utilisation de l'argent sale, de l'information, de la désinformation et du terrorisme en Tunisie. Donc, il y a eu encore une fois un veto régional contre les révolutions démocratiques arabes. Le président Kaïs Saïed a su s'attirer les faveurs de l'Union européenne, notamment sur le volet migratoire. L'Europe est quand même un grand partenaire de la Tunisie. Comment voyez-vous l'évolution de la Tunisie sur les droits humains, la démocratie dans ce monde qui est en pleine redéfinition ? L'attitude des Européens, je ne peux pas dire que ça leur fait grand honneur. Ils appuient des dictatures, notamment le gouvernement italien, ils sont prêts à aider Kaïs Saïed à se maintenir au pouvoir. Ce sont des politiques de courte vue. On n'a pas arrêté de répéter à nos amis européens : « Vous pariez sur des régimes autoritaires, uniquement pour vous en servir comme gardes-frontières ». Mais ce n'est pas ça la solution. La solution, c'est qu'il y ait du développement social et économique. C'est comme ça qu'on règle le problème de fond. C'est pour ça que je dis et je répète, la démocratisation du monde arabe, c'est une affaire à l'intérieur du monde arabe et qu'il ne faut pas du tout compter sur les pays européens pour nous aider à cela. À part quelques déclarations hypocrites, je pense qu'il n'y a rien à espérer.
C'est l'un des visages incontournables de la CAN au Maroc : Fouzi Lekjaa est le président de la Fédération royale de football, aussi à la tête du comité local d'organisation et ministre délégué chargé du Budget. Omniprésent dans les médias, il est tout autant influent en coulisse. C'est sous sa gouvernance, débutée en 2014, que le foot marocain s'est modernisé et est devenu ce qui se fait de mieux sur le continent. De notre correspondant à Casablanca, Le cliché le plus ancien de Fouzi Lekjaa sur Internet le montre lunettes de soleil sur le nez, prenant la pose aux côtés des joueurs de Berkane pour la traditionnelle photo d'avant-match. Éternel douzième homme de ce club de foot du nord-est du Maroc, Fouzi Lekjaa est né à Berkane en 1970, dans une famille modeste. « C'est mon équipe, je viens de là-bas. Je ne peux pas la renier, au risque de voir les gens me le reprocher », confiait-il en 2020. Onze ans plus tôt, Fouzi Lekjaa était un jeune fonctionnaire brillant du ministère des Finances qui venait de prendre la tête du club de son enfance. Cette équipe de troisième division est son laboratoire. « On a une équipe, un club, qui est toujours en construction, décrit-il. Ce qui est rassurant au niveau de la renaissance sportive de Berkane, c'est effectivement ce sentiment de patience partagé par tout le monde. Tout le monde sait que le travail stratégique paye et qu'il faut du temps. Il faut mener un travail en profondeur. » À lire aussiCAN 2025 : Rabat, ville majeure du tournoi et nouveau centre névralgique du football marocain [1/6] « On n'est plus le Maroc qui fête les qualifications, on fête des victoires » Sous Fouzi Lekjaa, le club se métamorphose. Quinze ans plus tard, Berkane est l'une des meilleures équipes d'Afrique, triple vainqueur de la Coupe de la CAF. Entre-temps, Fouzi Lekjaa a été élu en 2014 président de la Fédération royale marocaine de football. À l'époque, les Lions de l'Atlas sont sans entraîneur depuis six mois. « Je pars d'une logique de remettre les équipes nationales au pluriel. Notamment remettre l'équipe nationale A au travail, professionnel et sérieux. L'obligation de résultats pour moi, c'est l'obligation de fournir tous les efforts », précise Fouzi Lekjaa. On le décrit comme un bourreau de travail, au caractère bien trempé. Volontiers séducteur, il peut aussi se montrer froid, voire rugueux. Le chantier de la fédération est immense. Fouzi Lekjaa s'attaque à sa modernisation et la dote notamment de nouvelles infrastructures. Et dix ans plus tard, ses efforts ont porté leurs fruits : « On n'est plus le Maroc qui fête les qualifications, on fête des victoires. D'ailleurs, vous devez le remarquer, l'équipe nationale A s'est qualifiée pour la Coupe du monde. Pour les Marocains, c'est tout à fait normal et c'est une évidence.» Les équipes nationales engrangent les succès : une demi-finale de Coupe du monde en 2022, une médaille de bronze aux Jeux olympiques de Paris. Le Maroc vise désormais la CAN. Fouzi Lekjaa sera autant jugé sur l'organisation de la compétition que sur les résultats sportifs des Lions de l'Atlas. À lire aussiCAN-2025: hôte et favori, le Maroc face à la meute
Jacques Esterel est couturier et Monsieur Richard, patron d'une boutique de mode à Paris. On est en 1970 et ils proposent tous les deux la jupe pour hommes. Quinze ans avant Jean-Paul Gaultier, ils croient fort en l'avenir de ce vêtement. *** Crédits archive *** Extrait de l'émission radiophonique "La mode masculine d'été" - France Inter - 28/05/1970 *** Crédits podcast *** Documentalistes : Hervé Evanno, Hélène Deudon - Textes : Elsa Coupard, Lætitia Furmond - Restauration et mixage : Ian Debeerst, Quentin Geffroy - Enregistrement : Guillaume Solignat, Vincent Dupuis - Voix off : Clara De Antoni - Musique(s) avec l'aimable autorisation d'Universal Production Music France - Chargée de production : Delphine Lambard - Cheffe de projet : Lætitia Fourmond - Assistant Chef de projet : Tom Chen - Responsable éditoriale : Zoé Macheret - Production INA.
La mort de Mohamed Abdelhadi est une peine doublement douloureuse pour sa famille. Sa disparition est datée du mois de décembre 2001. Quinze longues années plus tard, la dépouille du jeune homme a été retrouvée au fin fond d'une forêt du Beaujolais. Une immense peine qui pourrait se voir ravivée par la relaxe des présumés meurtriers. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:06:10 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - La révolution de Jasmin de 2011 fut porteuse d'un immense espoir de liberté, mais aussi d'un projet de bâtir un état de droit fondé sur des institutions démocratiques régulées par des organismes indépendants. Quinze ans plus tard, c'est un immense retour en arrière qui s'est produit. - réalisation : Annie Brault
Kelowna, BC - The Cavernous, a heavy psychedelic electronic duo from Kelowna, BC, are releasing their most unconventional project yet: Please Hold, a full-length concept album only accessible by calling a toll-free number. The album dropped July 28, 2025. Dial 1-877-420-9159 and you won't find a streaming link - you'll be placed in a surreal hold sequence filled with lo-fi beats, ambient textures, dissonant soundscapes, and cryptic automated messages. It's an experience equal parts soothing, uncanny, and existential. While Please Hold is only available in full via phone, the lead single “Guile” will be released on major streaming platforms with an official video, offering a glimpse into the project's eerie, immersive world. Built around a shifting tapestry of paranoia and tension, “Guile”showcases The Cavernous' ability to blur the line between unsettling and sublime. Known for their wall-of-synths setup and experimental ethos, The Cavernous (Rob McLaren and Jesse Barrette) draw sonic inspiration from HEALTH, Nine Inch Nails, and Mogwai's electronic works. Please Hold pushes that further, weaving together washed-out electronica, eerie downtempo, and progressive synth odysseys into a nonlinear meditation on death, vulnerability, and the fractured calm of modern life. Created over the winter of 2022–23, Please Hold was born out of asynchronous collaboration. McLaren leaned into the slow, liminal quality of looping improvisations, inspired by ambient comfort and the strange stillness of lo-fi music. Barrette added unpredictable rhythmic complexity, like the rare 15/8 time signature on “Quinze,” and sonic oddities - glass bottle percussion, banjo-synth hybrids, and distorted field recordings. Tracks like “Vitric” unfolds like a synthesizer-led funeral march, written the same week McLaren's cousin and closest childhood friend was found after going missing. The album's narrative turns hauntingly personal as it progresses. In “Lo-finite,” an automated operator breaks the fourth wall, reminding listeners that they, too, are on borrowed time. Please Hold lulls the listener into a false sense of security before pulling the rug out, one dial tone at a time. “It started as a joke about hold music,” says McLaren. “Then it became a meditation on death.” Please Hold isn't just an album - it's a call you won't forget. To experience the album, dial:
Vous aimez Les Fabuleux destins, le podcast Bababam Originals ? Vous allez adorer nos autres créations originales ! Aujourd'hui, on vous invite à découvrir A la folie pas du tout, le podcast qui vous plonge dans les histoires d'amour les plus marquantes. Dans cette saison, vous découvrirez l'histoire de l'un des couples les plus célèbres du monde du sport : le golfeur Tiger Woods, et son épouse Elin Nordegren. Sous pression, le sportif va finir par tomber dans plusieurs addictions, dont celle au sexe. Quinze ans plus tard, retour sur le scandale des 121 maîtresses qui a fait basculer son mariage. Crédits : Un podcast Bababam Originals Production et diffusion : Bababam Ecriture : Lola Bertet Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices