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Tous les matins, à 7H10 et 9H45, on vous donne les bonnes nouvelles du jour.
Le festival des Zébrures à Limoges raconte aussi l'intime avec deux pièces : Une Vénus de 5 743 ans, d'Olivia Csiky Trnka et Rebelles en exil, de Tatiana Frolova et Soro Solo. Jusqu'où aller dans l'intime ? Comment faire voir ou entendre une émotion profonde, à soi et pour les autres ? Dans une Vénus de 5 743 ans, l'autrice Olivia Csiky Trnka raconte le récit d'une vieille femme dans un EHPAD, partiellement paralysée et au seuil de la mort. Sous la forme d'un long monologue, on suit son errance dans le labyrinthe intérieur de cette femme dans ses sphères les plus intimes. Elle parle de ses joies, de ses désirs, de ses regrets, de ses remords. La comédienne est nue sur scène, comme pour ajouter une dimension d'intimité à la scénographie. Avec cette pièce, elle souhaite « Renouer le lien avec nos personnes âgées, dans nos sociétés modernes, car on n'a plus les outils, ni l'imaginaire pour accueillir la vulnérabilité du 4è âge. C'est une question qui me hante depuis la mort de mes grands-parents, et les différents scandales qui ont éclaboussé les EHPAD. » Malgré tout, la metteuse en scène fait le choix de conserver une part d'humour dans le spectacle. Rebelles en exil est le titre du douzième épisode de Grand ReporTERRE, un concept créé par le Théâtre du Point du Jour à Lyon et qui fait rencontrer un auteur et un journaliste sur un thème commun. Le spectacle raconte une autre forme de pudeur et l'intimité liées à l'exil. Tatiana Frolova et Soro Solo ont collaboré pour mettre en scène cet épisode. Tatiana Frolova est née en 1961 à Komsomolsk-sur-Amour, en Russie. Elle a fondé le théâtre KnAM en 2005. La troupe est en exil en France depuis mars 2022. Dans le spectacle Rebelles en exil, elle raconte la violence et les humiliations de l'exil : « Nos corps parlent beaucoup plus que n'importe quelle histoire. » Cependant, elle ne voulait pas créer un spectacle de « trauma ». « Le trauma est devenu capitaliste, ça se vend bien. Je voulais prendre des morceaux de nos vies et les tisser pour ce spectacle ». Le spectacle a été conçu avec Soro Solo, journaliste ivoirien réfugié politique en France depuis 2003. Avant ce spectacle, il racontait peu son expérience d'exilé : « Je n'ai jamais raconté la violence par pudeur mais aussi car je ne voulais pas qu'on ait pitié. » Lui aussi raconte la violence et la peur mais aussi « la joie de vivre une deuxième vie dans la même vie ». Invités : - Olivia Csiky Trnka, comédienne et metteuse en scène. Son spectacle « Une Vénus de 5 743 Ans » en tournée en 2027 - Tatiana Frolova, metteuse en scène et directrice du théâtre KnAM qui fut l'un des premiers théâtres indépendants en URSS en 1985 lors de sa création, elle est exilée en France depuis 2022 au moment de l'invasion de l'Ukraine par la Russie - Soro Solo, journaliste. Ivoirien, il est réfugié politique depuis 2003 - Bleue Isambard, comédienne, traductrice et interprète. Leur spectacle Rebelles en exil : les 12 13, 14 octobre 2026 à Lyon et 26 novembre 2026 à Choisy-le-Roi. Programmation musicale : Le duo suisse Saint Aube.
Le festival des Zébrures à Limoges raconte aussi l'intime avec deux pièces : Une Vénus de 5 743 ans, d'Olivia Csiky Trnka et Rebelles en exil, de Tatiana Frolova et Soro Solo. Jusqu'où aller dans l'intime ? Comment faire voir ou entendre une émotion profonde, à soi et pour les autres ? Dans une Vénus de 5 743 ans, l'autrice Olivia Csiky Trnka raconte le récit d'une vieille femme dans un EHPAD, partiellement paralysée et au seuil de la mort. Sous la forme d'un long monologue, on suit son errance dans le labyrinthe intérieur de cette femme dans ses sphères les plus intimes. Elle parle de ses joies, de ses désirs, de ses regrets, de ses remords. La comédienne est nue sur scène, comme pour ajouter une dimension d'intimité à la scénographie. Avec cette pièce, elle souhaite « Renouer le lien avec nos personnes âgées, dans nos sociétés modernes, car on n'a plus les outils, ni l'imaginaire pour accueillir la vulnérabilité du 4è âge. C'est une question qui me hante depuis la mort de mes grands-parents, et les différents scandales qui ont éclaboussé les EHPAD. » Malgré tout, la metteuse en scène fait le choix de conserver une part d'humour dans le spectacle. Rebelles en exil est le titre du douzième épisode de Grand ReporTERRE, un concept créé par le Théâtre du Point du Jour à Lyon et qui fait rencontrer un auteur et un journaliste sur un thème commun. Le spectacle raconte une autre forme de pudeur et l'intimité liées à l'exil. Tatiana Frolova et Soro Solo ont collaboré pour mettre en scène cet épisode. Tatiana Frolova est née en 1961 à Komsomolsk-sur-Amour, en Russie. Elle a fondé le théâtre KnAM en 2005. La troupe est en exil en France depuis mars 2022. Dans le spectacle Rebelles en exil, elle raconte la violence et les humiliations de l'exil : « Nos corps parlent beaucoup plus que n'importe quelle histoire. » Cependant, elle ne voulait pas créer un spectacle de « trauma ». « Le trauma est devenu capitaliste, ça se vend bien. Je voulais prendre des morceaux de nos vies et les tisser pour ce spectacle ». Le spectacle a été conçu avec Soro Solo, journaliste ivoirien réfugié politique en France depuis 2003. Avant ce spectacle, il racontait peu son expérience d'exilé : « Je n'ai jamais raconté la violence par pudeur mais aussi car je ne voulais pas qu'on ait pitié. » Lui aussi raconte la violence et la peur mais aussi « la joie de vivre une deuxième vie dans la même vie ». Invités : - Olivia Csiky Trnka, comédienne et metteuse en scène. Son spectacle « Une Vénus de 5 743 Ans » en tournée en 2027 - Tatiana Frolova, metteuse en scène et directrice du théâtre KnAM qui fut l'un des premiers théâtres indépendants en URSS en 1985 lors de sa création, elle est exilée en France depuis 2022 au moment de l'invasion de l'Ukraine par la Russie - Soro Solo, journaliste. Ivoirien, il est réfugié politique depuis 2003 - Bleue Isambard, comédienne, traductrice et interprète. Leur spectacle Rebelles en exil : les 12 13, 14 octobre 2026 à Lyon et 26 novembre 2026 à Choisy-le-Roi. Programmation musicale : Le duo suisse Saint Aube.
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durée : 00:04:41 - Le 5/7 - par : Mahaut de Butler - Chrysanthème est désespéré. Pourquoi sa famille doit-elle s'installer à l'autre bout de la France, loin de leur père, loin de ses amis du collège, et surtout : dans une maison de retraite ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:04:07 - De 4 à 110 ans, des anonymes envoient chaque mois des cartes joviales à des EHPAD et des IME partout en France. Stéphanie Dodeux a lancé ce mouvement citoyen, gratuit et sans adhésion, pour créer du lien. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
durée : 00:04:30 - À 22 ans, Léa Grimaud a créé la Ferme de Zoé à Valence qui accueille près de 150 animaux issus de sauvetages. Un lieu de découverte, de sensibilisation au bien-être animal et à l'adoption. Des animaux avec lesquels Léa se déplace dans les EHPAD, crèches… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans cet épisode du Podcast des établissements médico-sociaux, discute avec Fabienne Houlbert, fondatrice de l'association TERPTA « Tu es responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé », pour parler de la place des animaux de compagnie en EHPAD.Entrer en établissement signifie déjà quitter son domicile et une partie de ses repères. Mais pour certaines personnes âgées, cela signifie également devoir se séparer de leur chien ou de leur chat.Pour apporter une réponse concrète à cette situation, Fabienne Houlbert a développé EHPANIMAL, un dispositif expérimenté à l'EHPAD du Centre hospitalier de Libourne. Un espace dédié permet d'accueillir les animaux des résidents dans de bonnes conditions, tout en organisant leur présence dans l'établissement.Mais accueillir un animal en EHPAD ne s'improvise pas. Nous parlons des conditions d'admission, du suivi vétérinaire, de l'organisation quotidienne, des référents animaliers, du rôle des bénévoles, mais aussi de l'anticipation du devenir de l'animal lorsque son propriétaire ne pourra plus s'en occuper.Fabienne partage également les premiers effets observés auprès des résidents. Apaisement, maintien du lien affectif, interactions avec les professionnels et les autres résidents : l'animal peut devenir un véritable support de la relation et de la vie sociale.Nous abordons enfin une question importante pour les établissements qui souhaiteraient se lancer : comment faire lorsque l'on ne dispose ni de 70 m² disponibles ni des moyens nécessaires pour créer un espace dédié ? L'association travaille également sur des modèles plus légers permettant d'accueillir quelques animaux et d'adapter l'organisation à chaque EHPAD.
durée : 00:02:49 - À Vic-en-Bigorre, le centre hospitalier Tarbes-Lourdes (CHTL) a lancé une campagne d'emprunt citoyen pour financer le nouvel Ehpad de la commune. L'idée, c'est de permettre aux habitants d'investir directement dans la construction du nouvel établissement. Ce dernier doit sortir de terre fin 2028. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
« Et si la clé pour briser les peurs, c'était simplement d'oser ? Rencontre avec Aminata Bléas-Sangaré, une slasheuse bretonne aux multiples casquettes : podcasteuse, créatrice du festival Haut Parleuses, autrice de l'exposition itinérante Je suis Aminata, et désormais DJ. Entre résilience, féminisme et émancipation créative, elle nous prouve que la vulnérabilité peut devenir une force collective.Dans cet épisode, Aminata partage :- Son parcours hors norme : De l'assistante sociale à la podcasteuse, en passant par la découverte de ses origines maliennes et bretonnes, et comment elle a transformé ses épreuves (deuils, fausses couches) en projets inspirants.- L'aventure Tout le monde passe sur le trône : Son podcast né en 2020, où elle donne la parole à des voix peu entendues, avec une conviction : « On est tous semblables dans nos différences. » Un projet qui l'a aidée à dépasser ses propres peurs et à créer du lien.-️ Le festival Haut Parleuses : Co-créé avec Suzanne Jolys, ce festival féministe à Rennes célèbre la prise de parole comme outil d'émancipation. « Oser l'ouvrir », c'est son mantra.- L'exposition Je suis Aminata, un projet qui fait société : Un voyage photographique, audio et musical itinérant, exposé dans 13 lieux (écoles, EHPAD…), qui a touché plus de 5 000 personnes. « Si je parle de moi, les autres oseront parler d'eux. »- Sa nouvelle passion : le DJing : Avec son Boom Boom Brunch (réservé aux femmes) et ses sets éclectiques, elle crée des espaces safe où l'on danse sans jugement. « Je suis la DJ que j'aurais voulu entendre. » - Son projet européen pour 2027 : Un événement à Bruxelles pour conquérir la parole et la voix, parce que « l'Europe est un espace à investir ». Un épisode généreux, drôle et profond, où Aminata nous rappelle que :- « On n'a pas besoin d'être parfait·e pour se lancer. »- « La communication authentique peut changer le monde. » - « Nos différences sont notre force. »
Une plateforme qui accompagne les familles pour trouver l'EHPAD le plus adéquat pour accueillir leurs aînés : c'est l'idée de la start-up Solalie. ----------------------------------------------------------------------- SMART IMPACT - Le magazine de l'économie durable et responsable SMART IMPACT, votre émission dédiée à la RSE et à la transition écologique des entreprises. Découvrez des actions inspirantes, des solutions innovantes et rencontrez les leaders du changement.
IA insolites dans le monde En France, quand on parle d'intelligence artificielle en entreprise, on parle productivité, automatisation, gain de temps. C'est légitime et c'est aussi ce que je transmets en formation. Mais à force de ne regarder que cet angle, on rate quelque chose : ailleurs dans le monde, l'IA sert à tenir compagnie, à préserver des langues qui disparaissent, à recréer la voix d'un défunt. Ces usages ne sont pas des anecdotes exotiques. Ils racontent comment chaque société projette ses propres peurs et ses propres manques sur une technologie identique.IA insolite, définition : Application d'intelligence artificielle conçue pour répondre à un besoin humain, social ou culturel plutôt qu'à un objectif de productivité ou de rentabilité. Ces usages relèvent de la robotique affective, de la préservation patrimoniale ou de l'accompagnement émotionnel, et sont fortement déterminés par le contexte culturel du pays où ils émergent.Des robots conçus pour être aimés, pas pour être utilesAu CES 2026, la startup japonaise Ludens AI a présenté deux robots qui assument de ne servir à rien : Cocomo et Inu. Cocomo se déplace, mémorise, s'adapte lentement à son foyer, comme un animal qui apprend à connaître les siens. Inu, décrit comme un « chiot extraterrestre de bureau », ne bouge pas : il réagit à la voix, au toucher, aux sons, par des clignements et des micro-réactions. Aucune promesse d'efficacité. Juste une présence.Aux États-Unis, ElliQ, développé par Intuition Robotics, va plus loin dans le renversement. Là où un ChatGPT attend qu'on le sollicite, ElliQ sollicite l'humain : il demande comment s'est passée la nuit, rappelle une prise de médicaments, encourage à sortir. Le robot est déjà déployé auprès de personnes âgées isolées, avec le soutien de programmes publics.L'argument du fondateur mérite qu'on s'y arrête : après trente ou quarante ans de vie commune, ce qui fait décliner la santé d'une personne veuve n'est pas seulement physiologique. C'est la disparition du lien conversationnel quotidien. Ce robot n'occupe pas la place d'un soignant. Il occupe celle d'une présence.Quand l'IA touche au deuil : la ligne rouge sud-coréenneEn Corée du Sud, des dispositifs permettent depuis plusieurs années de recréer numériquement un proche disparu : voix, apparence, parfois une forme de conversation simulée. L'usage suscite autant de fascination que de rejet, et pour une raison simple : la frontière entre réconfort et illusion y est extrêmement ténue.C'est probablement l'exemple le moins transposable de cette liste. Il touche à des questions éthiques qui dépassent largement le cadre technologique, et qui mériteraient un vrai débat de société avant tout déploiement large.L'IA comme outil de préservation linguistiqueC'est l'usage qui m'intéresse le plus, parce que c'est le plus transposable.Le problème est documenté : la plupart des grands modèles de langage ne reconnaissent couramment que l'arabe standard moderne. Les trente et quelques dialectes : levantin, darija marocain, hassaniya mauritanien, saïdi de Haute-Égypte, parlés par des dizaines de millions de locuteurs, restent quasi invisibles pour l'IA. Chacun porte pourtant ses propres structures syntaxiques, ses formules de politesse, ses non-dits.Un premier programme mondial de subventions dédié à la préservation culturelle dans l'IA aurait été officialisé à Paris en juin 2026, doté de 6,5 millions d'euros pour quatre organisations travaillant en Afrique, au Proche-Orient et en Amazonie.Le programme LINGUA Africa (Microsoft AI for Good Lab, Gates Foundation, Masakhane, Google.org) a sélectionné en 2026 vingt-six projets couvrant plus de cinquante langues, dialectes et langues des signes africaines. Sur plus de 2 000 langues africaines, 42 bénéficient aujourd'hui d'un support significatif dans les grands modèles.Culture et IA générative : le débat qui a traversé le HeivaEn Polynésie, l'IA générative s'est invitée dans un terrain particulièrement sensible. Début juin 2026, au Heiva des écoles, des groupes ont utilisé des musiques et des voix générées par IA pour accompagner leurs prestations. Résultat : des mots en tahitien écorchés, des voix méconnaissables, et une réaction immédiate des figures de la culture polynésienne.Plusieurs responsables de troupes ont tranché sans ambiguïté. Tiare Trompette-Dezerville, vice-présidente du jury du Heiva i Tahiti 2026, résume la position : l'outil pour la gestion, oui ; la création artistique, non.En parallèle, le contexte juridique français bouge lentement. Le 8 avril 2026, le Sénat a voté à l'unanimité une proposition de loi portée par Laure Darcos instaurant une présomption d'exploitation des contenus culturels par les fournisseurs d'IA. Concrètement : ce serait aux plateformes de prouver qu'elles n'ont pas utilisé une œuvre, et non plus aux créateurs de prouver qu'elles l'ont fait. Le texte n'est pas adopté : il est bloqué à l'Assemblée nationale depuis, et la Sacem a lancé une tribune signée par des dizaines de milliers de créateurs pour tenter de le débloquer.Ce que j'en retireL'IA n'a pas d'usage universel figé. Elle se façonne selon les besoins, les peurs et les priorités de la société qui l'adopte. Au Japon, les robots sont perçus comme des partenaires ; en Occident, des décennies de science-fiction anxiogène ont construit l'inverse. Même technologie, réception opposée. C'est un point que je répète en formation : quand une entreprise dit « nos équipes résistent à l'IA », la résistance est rarement technique.Le modèle de préservation culturelle est directement transposable au monde professionnel français. Valoriser des savoir-faire régionaux, documenter des patrimoines locaux menacés, préserver des dialectes : c'est un sujet concret pour les collectivités, les associations culturelles et les entreprises ancrées dans un territoire. Personne ne s'en est encore vraiment emparé.L'accompagnement des personnes âgées mérite qu'on s'y intéresse avec prudence. L'enjeu n'est pas de substituer la technologie au lien humain, mais de l'utiliser là où l'isolement est déjà installé. En France, le robot Miroki (Enchanted Tools, entreprise française) a été testé à l'Ehpad Annie Girardot à Paris et dans plusieurs hôpitaux de l'AP-HP, sur des missions concrètes : rappels d'hydratation, accompagnement d'enfants en radiothérapie. Les limites sont réelles : mobilité en milieu contraint, sécurité, acceptabilité, mais le terrain avance.FAQQu'est-ce qu'une IA insolite ? Une application d'IA conçue pour répondre à un besoin humain, social ou culturel plutôt qu'à un objectif de productivité. Robots compagnons, préservation de langues en danger, accompagnement émotionnel des personnes isolées.Pourquoi le Japon accepte-t-il mieux les robots compagnons que la France ? Le rapport culturel japonais à la robotique est historiquement plus positif : les robots y sont perçus comme des partenaires. En Occident, l'imaginaire collectif a été façonné par des décennies de science-fiction construisant la machine comme menace.L'IA peut-elle vraiment sauver les langues en danger ? Elle peut y contribuer, à condition que les données soient collectées avec le consentement des communautés concernées. Le principal obstacle n'est pas technique mais économique : les langues à faible marché sont absentes des corpus d'entraînement.La France a-t-elle légiféré sur l'IA et le droit d'auteur ? Pas encore. Le Sénat a voté à l'unanimité le 8 avril 2026 une proposition de loi instaurant une présomption d'exploitation des contenus culturels par les fournisseurs d'IA, mais le texte n'a pas été examiné par l'Assemblée nationale.Des robots d'accompagnement sont-ils déjà utilisés en France ? Oui, en phase de test. Le robot Miroki, conçu par la société française Enchanted Tools, a été expérimenté en Ehpad et dans des hôpitaux parisiens.
Avec : Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Pierre Rondeau, économiste. Et Emmanuelle Dancourt, journaliste indépendante. - Toujours accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
durée : 00:14:15 - Carnets de campagne - par : Dorothée Barba - Au programme des carnets du jour en Ille-et-Vilaine, deux initiatives à Rennes : un bistrot dans un EHPAD à Rennes et un jeu-concours afin de sensibiliser les enfants et ados à l'égalité filles-garçons. - équipe : Sophie Hoffmann Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans cet épisode, je discute avec Rosette Marescotti, co-auteure de l'Humanitude aux côtés d'Yves Gineste, et Annie de Vivy, responsable du déploiement du réseau Humanitude en France et à l'international, à l'occasion de la sortie du film « Soudain ».Réalisé par le cinéaste japonais Ryusuke Amaguchi, avec Virginie Effira dans le rôle d'une directrice d'EHPAD, ce film raconte (entre autres) comment une directrice cherche à déployer la démarche Humanitude dans son établissement.Ryusuke Amaguchi a découvert l'Humanitude via un livre au Japon, avant de se former auprès d'Yves Gineste. Il a ensuite mené des recherches approfondies auprès des équipes soignantes pour livrer un film au plus près du réel.Rosette et Annie reviennent sur les coulisses de ce tournage pas comme les autres : la formation des acteurs et techniciens, le coaching sur les scènes de soin, et la manière dont le film aborde frontalement les difficultés du changement en institution (coût des formations, résistances culturelles, épuisement professionnel), sans jamais être plombant.Au cours de notre échange, nous abordons notamment :La genèse du projet et la formation de Ryusuke Amaguchi à l'Humanitude, au Japon puis en France ;L'intrigue du film : une directrice d'EHPAD qui veut « rendre possible l'impossible », et la définition de la bientraitance comme fait de rester « une personne jusqu'au bout de la vie » ;Le coaching des acteurs par Rosette Marescotti et Yves Gineste pendant deux jours de tournage, dont Virginie Effira, et les retours immédiats des acteurs qui ont réutilisé les techniques Humanitude... jusque dans leur vie de parents ;Le réalisme du film, jugé très fidèle au vécu des établissements labellisés, à quelques exceptions de mise en scène près ;La comparaison du déploiement de l'Humanitude entre la France et le Japon, notamment à Fukuoka, où la mairie forme pompiers, enseignants et aidants à la méthode ;Les événements à venir autour du film : projections en salle, webinaire avec Makesense le 11 septembre, Assises des EHPAD, Assises du Bien Vieillir à Arras, Universités d'été de l'Espace Éthique à Dijon, et le colloque annuel sur les approches non médicamenteuses les 12 et 13 novembre.L'objectif affiché : prouver que l'Humanitude n'est pas de la science-fiction, et changer le regard porté sur les EHPAD et les métiers du soin.Pour aller plus loin : https://www.agevillage.com/, https://www.agevillagepro.com/, le site du label Humanitude, https://www.lelabelhumanitude.fr/, et l'association Assumevie (délivrance du label).---Pour sensibiliser simplement l'ensemble de votre équipe aux thématiques essentielles des ESSMS, découvrez la plateforme Mana-Care :https://mana-care.comModules courts à distance, QCM, attestations et suivi des participations.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cinq canicules se sont succédé en deux mois et les taux d'intérêt à 10 ans sur la dette française ont dépassé 4,10 %, du jamais vu depuis la crise financière de 2008. Sophie Boissard, directrice générale de Clariane, était l'invitée d'une émission spéciale d'Ecorama enregistrée à La REF du Medef, à Roland Garros, à Paris, un rendez-vous dont Boursorama est partenaire média. Parmi les sujets abordés : l'équipement des maisons de retraite face à la chaleur et la part des lits climatisés en France, le renforcement des équipes et la surveillance de l'hydratation des personnes âgées pendant les canicules, un chiffre d'affaires semestriel en hausse de 4,6 % et la poursuite de la remontée des taux d'occupation, les refinancements du groupe et l'avancement du programme de cession d'actifs, l'inquiétude des chefs d'entreprise à huit mois du scrutin présidentiel, et les propositions de La France insoumise sur la taxation des héritages au-delà de 12 millions d'euros et l'interdiction des milliardaires.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, je discute avec Julie COUSTENOBLE, directrice de la résidence Noël LEDUC à Hasnon (Fondation Partage et Vie) de la mise en place d'équipes autonomes au sein de l'EHPAD.Julie raconte la genèse du projet, lancé en 2021, inspiré d'une expérience réussie dans le service à domicile de l'association, puis la manière dont l'établissement a construit son propre cadre : trois équipes responsabilisées, un fonctionnement clair, des rituels réguliers, et surtout une vraie place donnée aux professionnels dans les décisions du quotidien.On parle aussi des limites (cadre réglementaire, sécurité, arbitrages médicaux, absences de dernière minute), parce qu'une équipe autonome ne veut pas dire “sans contraintes”. Mais les résultats sont là : baisse de l'absentéisme, une meilleure stabilité, et une dynamique qui recentre l'accompagnement sur le résident.Dans l'épisode, on aborde notamment :Comment l'établissement a démarré : une équipe projet de volontaires, 6 mois de préparation, puis lancement en juillet 2021.L'organisation : 3 équipes responsabilisées, planning et fiches de tâches construits par les équipes.Le fonctionnement décisionnel : admissions avec les équipes, recrutement choisi par les équipes, achats testés et votés collectivement (sondages, réunions).Les rituels : réunions toutes les 4 semaines, cadre d'animation, rôles définis, compte rendu en direct, accompagnement par un coach.Les limites du modèle : budget, sécurité, réglementation, décisions médicales, gestion des absences inopinées.L'impact sur les résidents : recentrage de l'accompagnement, résidente “marraine”, progression de l'autonomie (référence Montessori).La reconnaissance : évaluation HAS 2025 avec deux étoiles (équipes autonomes + pair-aidance / encadrement des résidents).Les points d'attention : confiance direction-terrain, progression sur plusieurs années, et le fait que tout le monde ne s'adapte pas.Moi qui n'y croyais pas...Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mathilde raconte vivre très mal le placement récent de son mari en EHPAD, décidé après une dégradation rapide de son état de santé. Elle explique se sentir perdue, seule et fragilisée, d'autant plus qu'elle dépendait beaucoup de lui dans les décisions du quotidien et s'inquiète aussi pour sa situation financière. Chaque soir, en direct, Caroline Dublanche accueille les auditeurs pour 2h30 d'échanges et de confidences. Pour participer, contactez l'émission au 09 69 39 10 11 (prix d'un appel local) ou sur parlonsnous@rtl.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:04:30 - Le Grand reportage de France Inter - À Kunheim, en Alsace un Ehpad a ouvert au public extérieur son restaurant et son bar. Un lieu de vie comme un autre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:04:30 - Le 6/9 de l'été - À Kunheim, en Alsace un Ehpad a ouvert au public extérieur son restaurant et son bar. Un lieu de vie comme un autre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans cet épisode, Chloé MADELINE nous partage son expérience de la mise en place de la semaine de 4 jours pour les équipes de son établissement.Chloé est directrice de l'EHPAD L'Agaret et de la résidence La Source en Vendée. À son arrivée, l'EHPAD faisait face à un fort turnover, un absentéisme récurrent et des équipes fragilisées. Inspirée par des témoignages d'expériences réussies dans le secteur privé (LDLC en particulier), elle a souhaité transposer le modèle en EHPAD avec un objectif clair : améliorer la qualité de vie au travail pour renforcer la qualité de l'accompagnement des résidents.Le modèle retenu n'est pas une simple compression des horaires, mais une véritable réduction du temps de travail, avec maintien du salaire et un jour de repos supplémentaire par semaine. Ce choix a nécessité une réorganisation minutieuse des plannings, un investissement initial (écoutez l'épisode
Dans cet épisode, Orane Dupont, psychologue clinicienne et romancière, raconte le lien si précieux qui l'unissait à sa grand-mère Aline.Une grand-mère pudique, qui exprimait son amour à travers les petits gestes du quotidien : un gâteau à l'abricot, du chou-fleur cuisiné au beurre, une partie de belote ou une présence fidèle aux galas de danse.Mais après son entrée en EHPAD, Aline change progressivement. Elle ne veut plus se lever, presque plus manger et semble perdre le goût de vivre. Jusqu'au jour où elle confie à sa petite-fille qu'elle veut partir et retrouver ses parents.À travers son témoignage, Orane aborde la dépression chez les personnes âgées, la souffrance parfois invisible en EHPAD, le manque de moyens, la culpabilité des proches aidants et l'impuissance ressentie lorsque l'on ne parvient pas à soulager une personne que l'on aime.De cette histoire et de cette promesse faite à sa grand-mère est né son roman, Le Parfum des frangipaniers en fleurs, qui paraîtra le 21 août 2026 chez France Loisirs.Un livre comme un hommage. Un voyage littéraire pour emmener symboliquement sa grand-mère là où elle n'avait pas pu l'accompagner dans la réalité.
durée : 00:17:30 - Journal de 08h00 - De nombreuses personnes ont pris la route de l'Espagne, où l'éclipse solaire sera totale mercredi. La canicule pèse sur les services d'aide à domicile et les Ehpad. En Colombie, les dons affluent dans une banque alimentaire de Medellín après le séisme. - équipe : Kevin Dufrêche Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans cet épisode, Marion COLCY nous partage une autre voie : celle d'une qualité vivante, claire et partagée, qui reconnecte les professionnels au sens de leur action quotidienne.La démarche qualité est souvent perçue comme une “usine à gaz” (épisode #103) : des procédures complexes, un vocabulaire trop technique et des documents si lourds qu'ils ne sont jamais consultés.Marion propose de repenser la qualité à travers des outils visuels, ludiques et inclusifs : fiches de poste illustrées, passeports RBPP simplifiés, tableaux de bord colorés, jeux ou encore bingo des droits et libertés...Ces supports permettent d'impliquer les équipes et les résidents dans une dynamique positive, où chacun comprend, agit et contribue.Au-delà des outils, Marion insiste sur l'importance de l'inclusion et de la représentativité : des visuels diversifiés, des photos réelles des équipes et des résidents, et une communication qui reflète la richesse humaine du médico-social.L'épisode aborde aussi la question du partage et de la mutualisation : plutôt que de travailler chacun dans son coin, pourquoi ne pas co-construire et diffuser librement des trames et outils communs entre établissements ?Marion défend une vision collective et collaborative de la qualité, appuyée sur des outils accessibles à tous comme Canva ou ChatGPT.Marion partage presque tous son travail sur LinkedIn,Vous pouvez contacter Marion sur LinkedinRetrouver toutes mes formations sur www.mana-care.comHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour la justice et les criminologues, Ludivine Chambet est une tueuse en série. Il suffit pour cela de compter ses crimes. Dix morts entre 2012 et 2013 sur les treize empoisonnements attribués à l'aide-soignante. Une succession impitoyables de meurtres à la seringue dans un Ehpad tranquille de Chambéry. Quand elle va être arrêtée, la jeune femme va expliquer qu'elle ignorait la dangerosité des cocktails de psychotropes. Elle voulait juste soulager les souffrances de ces personnes âgées qu'elle croyait mourantes et qui lui faisaient pitié. C'était presque son devoir.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ludivine Chambet, 30 ans, aide-soignante dans un Ehpad de Chambéry, serviable, disponible, souriante, jusqu'à ce qu'on découvre dans son sillage une dizaine de morts suspectes. Des cocktails mortels et empoisonnés au bout d'une seringue. Serait-elle une tueuse en série perverse ou une femme qui avait pitié de ses patients grabataires ? Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, nous abordons un sujet essentiel, souvent évoqué mais rarement approfondi : l'éthique clinique.Notre invité, Jean Matos, accompagne depuis des années les établissements médico-sociaux dans la mise en place d'espaces de réflexion éthique. Son approche est claire : l'éthique n'apporte pas des solutions toutes faites, elle aide à se poser les bonnes questions.L'éthique clinique, c'est apprendre à regarder autrement les situations de soin, à prendre du recul, à adapter sa pratique à chaque personne. Ce n'est pas une théorie lointaine, mais un outil concret de bientraitance et de discernement collectif.Au fil de la discussion, plusieurs dilemmes du quotidien sont évoqués : la contention, la consommation d'alcool, la sexualité, le temps accordé à chacun… Autant de situations où les valeurs d'autonomie, de sécurité, de liberté ou de bienfaisance peuvent entrer en tension.Jean Matos rappelle l'importance d'un regard extérieur, d'un facilitateur éthique capable de libérer la parole des équipes, de créer un espace d'échange où chacun, quel que soit son rôle, peut exprimer son ressenti sans jugement.Car l'éthique, c'est d'abord une éthique de la discussion.Les établissements sont aujourd'hui invités à formaliser cette démarche.Les nouvelles grilles d'évaluation intègrent l'éthique au même titre que la qualité du soin ou la bientraitance.Mettre en place un comité éthique, c'est offrir un lieu d'éclairage et non de décision, un espace pour prévenir les tensions avant qu'elles ne deviennent des “malaises profonds” dans les équipes.Autre sujet émergent : l'intelligence artificielle en EHPAD.Des outils comme les robots d'accompagnement ouvrent de nouvelles perspectives thérapeutiques, mais posent aussi de vraies questions éthiques.Jean Matos invite à ne pas craindre ces technologies, mais à les apprivoiser avec lucidité : ni fascination, ni rejet, mais réflexion.Son message est simple :Prendre le temps de la réflexion éthique, c'est prendre soin de ceux qui soignent.C'est un investissement gagnant : des équipes plus apaisées, des pratiques plus justes, un accompagnement plus humain.
À Lormont, à 20 minutes de Bordeaux, un hôpital désaffecté a repris du service pour accueillir les résidents d'un Ehpad évacué. L'organisation a dû se faire dans la précipitation. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En juillet 2022, alors qu'Orpea est au coeur d'un scandale sanitaire et financier, le géant français des Ehpad se cherche un nouveau directeur. C'est Laurent Guillot qui accepte cette tâche, alors qu'il ne vient pas du milieu. Comment s'y est-il pris pour sortir l'entreprise de la crise ? Comment a-t-il réussi à rassurer les équipes et les familles ? Dans ce premier épisode, Laurent Guillot, directeur général d'Emeis, revient sur ce choix au micro de Béatrice Mathieu, grand reporter spécialiste des questions économiques à L'Express. Chaque semaine, dans Anatomie d'une décision, L'Express interroge un grand patron, une dirigeante, une personnalité politique, un responsable militaire qui a dû, dans sa carrière, prendre une décision cruciale. Positif ou négatif, ce changement a eu des conséquences dont on peut tirer des enseignements. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et abonnez vous à L'Express PodcastsL'équipe : Présentation : Béatrice MathieuMontage et réalisation : Jules KrotRédaction en chef : Charlotte Baris et Thibauld Mathieu Crédits : France 5, RMC Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Alice Lagarde Pour nous écrire : podcast@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans cet épisode je discute avec le Dr Candice DELBET-DUPAS de son projet d'accompagner les professionnels de santé pour éviter l'épuisement et le burn-out des soignants et capitaliser sur l'humain pour de meilleurs soins.Candice nous explique qu'elle a fait deux burn-out parce qu'elle travaille dans un désert médical et qu'elle enchaîne les consultations suite aux départs d'autres médecins.Candice s'est formée au coaching, à la process communication,...Son projet est d'ouvrir un lieu dans lequel les professionnels de santé peuvent venir se ressourcer grâce à des moments d'échanges et à des soins et est des actions de prévention primaires.Candice nous explique qu'elle est en train d'aménager un ancien hôtel et que son association Les bazars de la santé permettra de gérer ce centre de ressource.L'une des clés que nous évoquons est la formation pour :Mieux se connaîtreMieux managerPromouvoir l'intelligence collective et émotionnelleFaciliter la conduite du changement.Vous pouvez contacter Candice via LinkedIn et surtout via le site internet : https://www.lesbazarsdelasante.fr/ pour apporter votre pierre à l'édifice.Bonne écoute,PS : retrouver toutes mes offres de formation sur www.mana-care.comHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur, Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, et Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:10:31 - Les journaux de France Culture - Leurs moyens pour lutter contre la chaleur sont souvent insuffisants ou pas encore arrivés. - équipe : La Rédaction de France Culture, Anne-Laure Chouin, Nicolas Pommé Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:10:31 - Journal de 7 h - Leurs moyens pour lutter contre la chaleur sont souvent insuffisants ou pas encore arrivés. - équipe : La Rédaction de France Culture, Anne-Laure Chouin, Nicolas Pommé Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Aujourd'hui, Bruno Poncet, cheminot, Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Dans cet épisode, je discute avec William David, ancien directeur d'EHPAD et cofondateur de KOORD, une entreprise qui développe la télécoordination des soins pour accompagner les établissements confrontés à la pénurie de médecins coordonnateurs.Alors que près d'un EHPAD sur deux connaît une carence totale ou partielle de médecin coordonnateur, William explique comment la télécoordination permet d'assurer la continuité des 13 missions réglementaires du médecin coordonnateur, tout en sécurisant les équipes et la qualité des accompagnements.Au cours de notre échange, nous abordons notamment :les conséquences concrètes de l'absence de médecin coordonnateur sur le fonctionnement des établissements ;la naissance de CORD à partir d'une expérimentation menée avec l'ARS PACA ;le fonctionnement de la télécoordination et son intégration dans le quotidien des équipes ;les évolutions réglementaires qui reconnaissent désormais cette pratique comme une solution temporaire face aux difficultés de recrutement ;l'importance de préserver le rôle du médecin coordonnateur comme garant de la qualité des soins, sans le transformer en médecin traitant ;les retours des directeurs, des équipes soignantes et des familles après plusieurs années de déploiement.La télécoordination est avant tout une réponse pragmatique à une réalité de terrain : permettre aux EHPAD de continuer à bénéficier d'une coordination médicale de qualité malgré la pénurie de médecins coordonnateurs.Plus d'infos sur : https://www.koord.fr/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Boris Vallaud est un politique, Président du parti socialiste, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, député des Landes et auteur de Nos vies ne sont pas des marchandises. Il vient de démissionner de la présidence du groupe PS au moment où on enregistre cet épisode.Je dois être honnête, ce n'est pas un hasard qu'en 9 ans de podcast je n'ai jamais invité de politiques encore ou presque.Ce n'est paspar désintérêt puisque les sujets que je traite sont profondément politiques. Mais parce que je voulais que ça soit une vraie conversation, pas une interview de promo, pas des éléments de langage, pas du positionnement de campagne. Je voulais qu'on parle de ce qui m'intéresse vraiment : pourquoi la société se fragmente, pourquoi les gens votent pour des gens qui ne défendent pas leurs intérêts, pourquoi la démocratie est sous pression, et ce qu'on peut y faire concrètement.Avec Boris, ça a marché j'ai l'impression mais je me méfie de mes propres incompétences à mettre en difficulté un politique en même temps. Le livre part d'une idée simple et tranchante, celle que l'on vit dans une immense boutique. Tout est à vendre, de la petite enfance jusqu'au grand âge, de notre attention jusqu'à notre imaginaire. Et cette colonisation est d'autant plus efficace qu'elle est silencieuse, on ne voit pas l'avant et l'après. Il existe une normalisation progressive de l'idée que tout a un prix, que tout se marchande, et que si vous ne pouvez pas payer, c'est votre problème.Dans cet épisode, nous parlons de ça, mais aussi de ce que ça produit politiquement. Parce que la marchandisation ne détruit pas que les services publics, elle détruit les liens, crée des épidémies de solitude, fragmente les territoires, et au bout, elle crée un appel d'air pour ceux que Boris appelle les "marchands d'ordre". Et la convergence Trump-Musk qu'on voit se déployer en ce moment, c'est exactement ça : quand le marché a tout pris, la dernière chose à acheter, c'est la démocratie elle-même.J'ai questionné Boris Vallaud sur la fiscalité des milliardaires où les 500 plus grandes fortunes françaises représentent 40% du PIB contre 12% il y a vingt ans, et où le taux d'effort fiscal des milliardaires est inférieur à celui de quelqu'un qui entre dans la première tranche de l'impôt sur le revenu. Nous parlons de la réforme des retraites et de pourquoi certaines réformes qui semblent économiquement solides se fracassent politiquement. Nous parlons de désindustrialisation — et de qui en est responsable, les politiques ou les dirigeants d'entreprise qui ont théorisé "la France sans usines". Nous parlons d'intelligence artificielle comme révolution industrielle que la classe politique n'a pas encore vraiment regardée en face. Nous parlons d'écologie, d'agriculture, et de pourquoi la transition est vécue comme une menace par ceux qui ont le moins de marge de manœuvre. Et nous parlons des angles morts de la gauche — Boris les nomme lui-même, sans esquiver.Ce qui m'a frappé dans cet épisode, c'est quelque chose que je n'attendais pas : son rapport aux gens qui votent contre ce qu'il représente. Il ne les méprise pas. Il dit qu'il les connaît, qu'ils sont bien, qu'il leur donne raison sur beaucoup de choses. Et que c'est ça qui lui donne envie de continuer malgré tout — pas la conviction d'avoir raison, mais la conviction que les gens méritent mieux que ce qu'on leur propose.Dans cet épisode, nous parlons de marchandisation, de services publics, de retraites, de désindustrialisation, de fiscalité, d'intelligence artificielle, d'écologie, de démocratie et de réseaux sociaux, de la gauche et de ses angles morts, et de ce que "représenter" veut vraiment dire quand on passe ses vendredis en permanence dans les Landes.Citations marquantes> "On vit dans une immense boutique. Tout est à vendre, de la petite enfance jusqu'au grand âge, jusqu'à soi-même, jusqu'à son imaginaire, jusqu'à sa conscience."> "C'est une avancée plus subreptice mais plus certaine qu'un coup d'état. Précisément parce qu'on ne voit pas l'avant et l'après. Et puis on se retrouve soi-même marchandise, au milieu de codes qui sont ceux du marché."> "Quand on abandonne la société au marché, la dernière Bastille à prendre, c'est la démocratie."> "Les milliardaires ont un taux d'effort fiscal inférieur à celui de quelqu'un qui entre dans la première tranche de l'impôt sur le revenu. Si tout le monde faisait le même effort, le juste effort, tout le monde vivrait mieux."> "Je ferme la porte à l'égoïsme et j'ouvre la porte sur la rencontre. Les gens sont courageux, généreux, intéressants."---Idées centrales1. La marchandisation est un coup d'État sans avant ni après~00:12:40 — 00:18:00Le marché n'a pas besoin d'une déclaration de victoire. Il avance par normalisation silencieuse. Le train où payer pour s'asseoir avec sa famille est devenu normal. La crèche où une amende a créé un marché du retard. Le moment où on n'est plus seulement un consommateur mais une marchandise soi-même. Baudrillard avait critiqué la société de consommation mais n'avait pas imaginé un marché aussi "totalisant et totalitaire" selon Boris. Ce qui est redoutable, c'est précisément l'absence de rupture visible.Pourquoi ça compte : ça change la façon dont on parle de capitalisme. Ce n'est plus un ennemi déclaré, c'est une colonisation du quotidien.2. Le service public coûte moins cher que son absence~00:25:54 — 00:29:52La santé française représente 12% du PIB, gratuite à l'usage, avec une espérance de vie supérieure aux États-Unis où la santé représente 18% du PIB, privée, et laisse des dizaines de millions de personnes sans couverture correcte. La vraie question n'est pas "l'État sait-il gérer ?" mais "combien coûte la marchandisation ?" C'est un retournement rhétorique qui déplace le débat là où il devrait être.Pourquoi ça compte : ça donne des armes concrètes dans un débat trop souvent posé en termes abstraits.3. La mixité scolaire fonctionne, et personne n'en parle~00:31:40 — 00:36:00À Toulouse, les enfants du quartier du Mirail ont été intégrés dans les collèges du centre-ville, dont Fermat et Saint-Sernin. Résultat : leur taux de réussite au brevet a rejoint la moyenne nationale. "Personne n'y a perdu. Tout le monde a été tiré vers le haut." C'est une réponse concrète, documentée, à la logique de ségrégation scolaire qui progresse avec la marchandisation de l'éducation.Pourquoi ça compte : une victoire réelle, mesurable, qui ne fait pas la une.4. L'IA est une révolution industrielle sans politique à sa hauteur~01:03:05 — 01:07:10Boris reconnaît la sidération. Il propose l'analogie de la Red Team du ministère de la Défense, qui fait appel à des auteurs de science-fiction pour imaginer les menaces du futur. Ce même travail devrait être fait sur l'IA. La question concrète qu'il pose : si votre enfant s'oriente aujourd'hui vers une formation, comment savoir si elle sera encore utile dans cinq ans ? Le marché est incapable de donner de la valeur à l'utilité sociale, et c'est l'IA qui va redessiner ce partage.Pourquoi ça compte : une position qui n'est ni dans la panique ni dans l'euphorie, avec une proposition d'action.5. La démocratie est la dernière Bastille du marché~01:17:25 — 01:21:15La convergence Trump-Musk n'est pas une coïncidence. Les 7 plus grandes entreprises américaines de la tech ont une capitalisation boursière qui dépasse le PIB des 27 pays de l'Union européenne. Quand le rapport de forces entre puissance publique et puissance privée est aussi déséquilibré, et que les oligarques de la tech contrôlent les plateformes sur lesquelles se forment les opinions, la démocratie délibérative est structurellement fragilisée.Pourquoi ça compte : ça sort la menace sur la démocratie du registre anecdotique pour la replacer dans la logique marchande.6. La gauche a des angles morts qu'elle refuse de regarder~01:21:15 — 01:25:20Boris les nomme sans esquiver : la mondialisation, qu'elle a soutenue sans voir la désindustrialisation venir ; la crise environnementale, où elle a tardé ; la culture, devenue orpheline ; et surtout les territoires ruraux, la France des sous-préfectures, qui ne se sent pas représentée. Ce qui est frappant, c'est qu'il l'admet sans chercher à s'en sortir avec une formule.Pourquoi ça compte : un politique qui admet ses angles morts crédibilise tout le reste de ce qu'il dit.---Questions posées dans l'interview1. De tous les sujets possibles, pourquoi avoir choisi la marchandisation comme angle central de ce livre ?2. Comment on sort d'un système d'hyper-marchandisation quand il est global et qu'aucun pays ne peut le faire seul ?3. Qu'est-ce qui vous intéresse encore dans la politique nationale là où la politique locale semble plus efficace et plus proche des gens ?4. Combien coûte vraiment la marchandisation — est-ce que l'État social revient finalement moins cher que son absence ?5. Pourquoi les Français ont-ils du mal à accepter que le problème est en haut plutôt qu'en bas, sur la fiscalité des héritages et des grandes fortunes ?6. Comment expliquer que la gauche perde des batailles culturelles sur des sujets où les chiffres sont pourtant de son côté ?7. La désindustrialisation depuis Mitterrand — erreur fondamentale, ou choix assumé par les dirigeants d'entreprise autant que par les politiques ?8. Est-ce que la démocratie peut survivre aux réseaux sociaux, et a fortiori aux réseaux sociaux alimentés par l'IA ?9. Quels sont les angles morts de la gauche — les sujets qu'elle refuse de regarder en face ?10. Si vous ne deviez choisir qu'un seul premier acte contre la marchandisation, ce serait lequel ?---Références citées dans l'épisodeLivres / auteurs- Nos vies ne sont pas des marchandises, Boris Vallaud (le livre de l'invité, fil conducteur de l'épisode)- Jean Baudrillard, critique de la société de consommation (*La Société de consommation*) — cité ~00:13:42 dans le contexte de la colonisation par le marché- Antoine Fouchet [À VÉRIFIER orthographe] — son travail sur la CSG, le financement de la protection sociale et la désindustrialisation — cité ~00:47:50 et ~01:25:24- Printemps silencieux [À VÉRIFIER : attribué à Rachel Carson dans la tradition écologiste] — cité ~01:12:40 comme livre "tragique et intéressant" sur la disparition des insectes- Camille Penny — cité brièvement sur le thème de la générosité et de l'égoïsme — ~01:34:49Films / séries- Matrix, Wall-E, Avatar, Black Mirror — cités comme œuvres culturelles qui ont anticipé les enjeux de l'IA et du contrôle numérique — ~01:20:45Études / données- Les 500 plus grandes familles françaises représentent 40% du PIB (contre 12% il y a 20 ans) — ~00:36:34- Taux d'effort fiscal des milliardaires inférieur à la première tranche de l'impôt sur le revenu — ~00:38:42- 160 milliards d'euros d'aides aux entreprises, étude du Sénat — ~00:40:00- 25 à 30% de non-recours au RSA — ~00:55:03- Fondation Jean-Jaurès : étude sur la corrélation entre fermeture des PMU/bistrots et progression du vote RN — ~01:18:15- Cité des sciences : 76% des Français pensent avoir l'esprit critique, mais 40% refusent de parler à des gens avec qui ils ne sont pas d'accord — ~01:18:34- France : 12% du PIB consacré à la santé / États-Unis : 18% — ~00:26:00- Exemple Sanofi : 1 milliard d'euros d'aides publiques à la recherche, puis licenciements de chercheurs — ~00:40:00Personnalités / modèles- Vienne (Autriche) : modèle de logement social, 80% de locataires, 60% de logements publics, mixité sociale préservée — ~00:18:00- Landes : zéro EHPAD à but lucratif, régie publique de l'eau, premier département producteur d'énergie photovoltaïque — ~00:18:00 / ~01:17:09- Toulouse, collège du Mirail : mixité scolaire avec Fermat et Saint-Sernin — ~00:33:00- Red Team du ministère de la Défense : auteurs de science-fiction pour anticiper les menaces — ~01:20:00- Arnaud Montebourg, travail commun au ministère du Redressement productif — ~00:58:34- Léo Lagrange / Front populaire : politique du temps libéré — ~01:26:14- Jacques Chirac : "Notre maison brûle" — ~01:08:00Timestamps clés 00:08:25 — Intro : l'invité et le livreGreg présente Boris Vallaud et l'angle de l'épisode : on vit dans une immense boutique, et ce n'est pas anodin.00:12:40 — La marchandisation, plus sûre qu'un coup d'ÉtatUne avancée silencieuse, sans avant ni après visible. On se retrouve marchandise sans l'avoir décidé.00:15:32 — Le train, la crèche : les exemples du quotidienPayer pour s'asseoir avec sa famille. L'amende à la crèche qui a créé un marché du retard. La normalisation par petites touches.00:17:49 — Ce que ça produit : inégalités, solitude, extrême droiteExplosion des inégalités, délitement du lien, épidémies de solitude. Et un appel d'air pour les marchands d'ordre.00:20:38 — Politique locale vs nationaleCe qui l'attire encore dans la politique nationale quand les permanences dans les Landes ressemblent à ce que la politique devrait être.00:25:54 — Combien coûte vraiment la marchandisation ?France 12% du PIB pour la santé, États-Unis 18%. Espérance de vie plus courte, inégalités plus grandes. La question se retourne.00:33:42 — La mixité scolaire de Toulouse : ça marcheLes enfants du Mirail dans les collèges du centre-ville : taux de réussite au brevet rejoint la moyenne nationale. Personne n'y a perdu.00:43:38 — Neuf ans de permanences"J'ai rencontré quasiment que des gens bien." Y compris ceux qui votent pour des gens qu'il combat.00:51:39 — Le Cerfa de 24 pages pour un enfant handicapéLa réalité concrète de ce que le désengagement de l'État produit sur les gens les plus vulnérables.00:57:51 — La désindustrialisation : politique ou patronat ?Les dirigeants qui ont théorisé la France sans usines. La souveraineté industrielle comme prochaine bataille.01:03:04 — L'IA : révolution sans boussole politiqueParcoursup, les formations qui vont disparaître, le sens du travail. Les questions que la classe politique n'a pas encore osé poser.01:07:10 — Écologie et agriculture : les paysans en première ligneMondialisation déloyale, réchauffement, perte de biodiversité. Le modèle agricole des années 60 est en train de se briser.01:17:23 — La dernière BastilleQuand on abandonne la société au marché, c'est la démocratie qu'on abandonne. La convergence Trump-Musk expliquée.01:21:16 — Les angles morts de la gaucheIl les nomme : la mondialisation, la crise environnementale, la culture, les territoires ruraux. Rare autocritique politique.01:25:57 — Reconquérir le temps libéréOn l'a libéré du travail. On l'a donné aux galeries marchandes et aux réseaux sociaux. Comment le reprendre.01:34:44 — Fermer la porte à l'égoïsmeLe mot de la fin : les gens sont courageux, généreux, intéressants. C'est ça qui donne encore envie. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #376 Quelles stratégies pour reconstruire une France autonome et résiliente? Avec Arnaud Montebourg - Partie 1 (https://audmns.com/UxFQjUM) #229 Travaillez moins pour travailler mieux: réenvisager la valeur travail avec Céline Marty (https://audmns.com/IRoKxrv) #282 La décroissance est-elle réaliste? Avec Timothée Parrique (https://audmns.com/jvOrQIt)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Boris Vallaud est un politique, Président du parti socialiste, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, député des Landes et auteur de Nos vies ne sont pas des marchandises. Il vient de démissionner de la présidence du groupe PS au moment où on enregistre cet épisode.Je dois être honnête, ce n'est pas un hasard qu'en 9 ans de podcast je n'ai jamais invité de politiques encore ou presque.Ce n'est paspar désintérêt puisque les sujets que je traite sont profondément politiques. Mais parce que je voulais que ça soit une vraie conversation, pas une interview de promo, pas des éléments de langage, pas du positionnement de campagne. Je voulais qu'on parle de ce qui m'intéresse vraiment : pourquoi la société se fragmente, pourquoi les gens votent pour des gens qui ne défendent pas leurs intérêts, pourquoi la démocratie est sous pression, et ce qu'on peut y faire concrètement.Avec Boris, ça a marché j'ai l'impression mais je me méfie de mes propres incompétences à mettre en difficulté un politique en même temps. Le livre part d'une idée simple et tranchante, celle que l'on vit dans une immense boutique. Tout est à vendre, de la petite enfance jusqu'au grand âge, de notre attention jusqu'à notre imaginaire. Et cette colonisation est d'autant plus efficace qu'elle est silencieuse, on ne voit pas l'avant et l'après. Il existe une normalisation progressive de l'idée que tout a un prix, que tout se marchande, et que si vous ne pouvez pas payer, c'est votre problème.Dans cet épisode, nous parlons de ça, mais aussi de ce que ça produit politiquement. Parce que la marchandisation ne détruit pas que les services publics, elle détruit les liens, crée des épidémies de solitude, fragmente les territoires, et au bout, elle crée un appel d'air pour ceux que Boris appelle les "marchands d'ordre". Et la convergence Trump-Musk qu'on voit se déployer en ce moment, c'est exactement ça : quand le marché a tout pris, la dernière chose à acheter, c'est la démocratie elle-même.J'ai questionné Boris Vallaud sur la fiscalité des milliardaires où les 500 plus grandes fortunes françaises représentent 40% du PIB contre 12% il y a vingt ans, et où le taux d'effort fiscal des milliardaires est inférieur à celui de quelqu'un qui entre dans la première tranche de l'impôt sur le revenu. Nous parlons de la réforme des retraites et de pourquoi certaines réformes qui semblent économiquement solides se fracassent politiquement. Nous parlons de désindustrialisation — et de qui en est responsable, les politiques ou les dirigeants d'entreprise qui ont théorisé "la France sans usines". Nous parlons d'intelligence artificielle comme révolution industrielle que la classe politique n'a pas encore vraiment regardée en face. Nous parlons d'écologie, d'agriculture, et de pourquoi la transition est vécue comme une menace par ceux qui ont le moins de marge de manœuvre. Et nous parlons des angles morts de la gauche — Boris les nomme lui-même, sans esquiver.Ce qui m'a frappé dans cet épisode, c'est quelque chose que je n'attendais pas : son rapport aux gens qui votent contre ce qu'il représente. Il ne les méprise pas. Il dit qu'il les connaît, qu'ils sont bien, qu'il leur donne raison sur beaucoup de choses. Et que c'est ça qui lui donne envie de continuer malgré tout — pas la conviction d'avoir raison, mais la conviction que les gens méritent mieux que ce qu'on leur propose.Dans cet épisode, nous parlons de marchandisation, de services publics, de retraites, de désindustrialisation, de fiscalité, d'intelligence artificielle, d'écologie, de démocratie et de réseaux sociaux, de la gauche et de ses angles morts, et de ce que "représenter" veut vraiment dire quand on passe ses vendredis en permanence dans les Landes.Citations marquantes> "On vit dans une immense boutique. Tout est à vendre, de la petite enfance jusqu'au grand âge, jusqu'à soi-même, jusqu'à son imaginaire, jusqu'à sa conscience."> "C'est une avancée plus subreptice mais plus certaine qu'un coup d'état. Précisément parce qu'on ne voit pas l'avant et l'après. Et puis on se retrouve soi-même marchandise, au milieu de codes qui sont ceux du marché."> "Quand on abandonne la société au marché, la dernière Bastille à prendre, c'est la démocratie."> "Les milliardaires ont un taux d'effort fiscal inférieur à celui de quelqu'un qui entre dans la première tranche de l'impôt sur le revenu. Si tout le monde faisait le même effort, le juste effort, tout le monde vivrait mieux."> "Je ferme la porte à l'égoïsme et j'ouvre la porte sur la rencontre. Les gens sont courageux, généreux, intéressants."---Idées centrales1. La marchandisation est un coup d'État sans avant ni après~00:12:40 — 00:18:00Le marché n'a pas besoin d'une déclaration de victoire. Il avance par normalisation silencieuse. Le train où payer pour s'asseoir avec sa famille est devenu normal. La crèche où une amende a créé un marché du retard. Le moment où on n'est plus seulement un consommateur mais une marchandise soi-même. Baudrillard avait critiqué la société de consommation mais n'avait pas imaginé un marché aussi "totalisant et totalitaire" selon Boris. Ce qui est redoutable, c'est précisément l'absence de rupture visible.Pourquoi ça compte : ça change la façon dont on parle de capitalisme. Ce n'est plus un ennemi déclaré, c'est une colonisation du quotidien.2. Le service public coûte moins cher que son absence~00:25:54 — 00:29:52La santé française représente 12% du PIB, gratuite à l'usage, avec une espérance de vie supérieure aux États-Unis où la santé représente 18% du PIB, privée, et laisse des dizaines de millions de personnes sans couverture correcte. La vraie question n'est pas "l'État sait-il gérer ?" mais "combien coûte la marchandisation ?" C'est un retournement rhétorique qui déplace le débat là où il devrait être.Pourquoi ça compte : ça donne des armes concrètes dans un débat trop souvent posé en termes abstraits.3. La mixité scolaire fonctionne, et personne n'en parle~00:31:40 — 00:36:00À Toulouse, les enfants du quartier du Mirail ont été intégrés dans les collèges du centre-ville, dont Fermat et Saint-Sernin. Résultat : leur taux de réussite au brevet a rejoint la moyenne nationale. "Personne n'y a perdu. Tout le monde a été tiré vers le haut." C'est une réponse concrète, documentée, à la logique de ségrégation scolaire qui progresse avec la marchandisation de l'éducation.Pourquoi ça compte : une victoire réelle, mesurable, qui ne fait pas la une.4. L'IA est une révolution industrielle sans politique à sa hauteur~01:03:05 — 01:07:10Boris reconnaît la sidération. Il propose l'analogie de la Red Team du ministère de la Défense, qui fait appel à des auteurs de science-fiction pour imaginer les menaces du futur. Ce même travail devrait être fait sur l'IA. La question concrète qu'il pose : si votre enfant s'oriente aujourd'hui vers une formation, comment savoir si elle sera encore utile dans cinq ans ? Le marché est incapable de donner de la valeur à l'utilité sociale, et c'est l'IA qui va redessiner ce partage.Pourquoi ça compte : une position qui n'est ni dans la panique ni dans l'euphorie, avec une proposition d'action.5. La démocratie est la dernière Bastille du marché~01:17:25 — 01:21:15La convergence Trump-Musk n'est pas une coïncidence. Les 7 plus grandes entreprises américaines de la tech ont une capitalisation boursière qui dépasse le PIB des 27 pays de l'Union européenne. Quand le rapport de forces entre puissance publique et puissance privée est aussi déséquilibré, et que les oligarques de la tech contrôlent les plateformes sur lesquelles se forment les opinions, la démocratie délibérative est structurellement fragilisée.Pourquoi ça compte : ça sort la menace sur la démocratie du registre anecdotique pour la replacer dans la logique marchande.6. La gauche a des angles morts qu'elle refuse de regarder~01:21:15 — 01:25:20Boris les nomme sans esquiver : la mondialisation, qu'elle a soutenue sans voir la désindustrialisation venir ; la crise environnementale, où elle a tardé ; la culture, devenue orpheline ; et surtout les territoires ruraux, la France des sous-préfectures, qui ne se sent pas représentée. Ce qui est frappant, c'est qu'il l'admet sans chercher à s'en sortir avec une formule.Pourquoi ça compte : un politique qui admet ses angles morts crédibilise tout le reste de ce qu'il dit.---Questions posées dans l'interview1. De tous les sujets possibles, pourquoi avoir choisi la marchandisation comme angle central de ce livre ?2. Comment on sort d'un système d'hyper-marchandisation quand il est global et qu'aucun pays ne peut le faire seul ?3. Qu'est-ce qui vous intéresse encore dans la politique nationale là où la politique locale semble plus efficace et plus proche des gens ?4. Combien coûte vraiment la marchandisation — est-ce que l'État social revient finalement moins cher que son absence ?5. Pourquoi les Français ont-ils du mal à accepter que le problème est en haut plutôt qu'en bas, sur la fiscalité des héritages et des grandes fortunes ?6. Comment expliquer que la gauche perde des batailles culturelles sur des sujets où les chiffres sont pourtant de son côté ?7. La désindustrialisation depuis Mitterrand — erreur fondamentale, ou choix assumé par les dirigeants d'entreprise autant que par les politiques ?8. Est-ce que la démocratie peut survivre aux réseaux sociaux, et a fortiori aux réseaux sociaux alimentés par l'IA ?9. Quels sont les angles morts de la gauche — les sujets qu'elle refuse de regarder en face ?10. Si vous ne deviez choisir qu'un seul premier acte contre la marchandisation, ce serait lequel ?---Références citées dans l'épisodeLivres / auteurs- Nos vies ne sont pas des marchandises, Boris Vallaud (le livre de l'invité, fil conducteur de l'épisode)- Jean Baudrillard, critique de la société de consommation (*La Société de consommation*) — cité ~00:13:42 dans le contexte de la colonisation par le marché- Antoine Fouchet [À VÉRIFIER orthographe] — son travail sur la CSG, le financement de la protection sociale et la désindustrialisation — cité ~00:47:50 et ~01:25:24- Printemps silencieux [À VÉRIFIER : attribué à Rachel Carson dans la tradition écologiste] — cité ~01:12:40 comme livre "tragique et intéressant" sur la disparition des insectes- Camille Penny — cité brièvement sur le thème de la générosité et de l'égoïsme — ~01:34:49Films / séries- Matrix, Wall-E, Avatar, Black Mirror — cités comme œuvres culturelles qui ont anticipé les enjeux de l'IA et du contrôle numérique — ~01:20:45Études / données- Les 500 plus grandes familles françaises représentent 40% du PIB (contre 12% il y a 20 ans) — ~00:36:34- Taux d'effort fiscal des milliardaires inférieur à la première tranche de l'impôt sur le revenu — ~00:38:42- 160 milliards d'euros d'aides aux entreprises, étude du Sénat — ~00:40:00- 25 à 30% de non-recours au RSA — ~00:55:03- Fondation Jean-Jaurès : étude sur la corrélation entre fermeture des PMU/bistrots et progression du vote RN — ~01:18:15- Cité des sciences : 76% des Français pensent avoir l'esprit critique, mais 40% refusent de parler à des gens avec qui ils ne sont pas d'accord — ~01:18:34- France : 12% du PIB consacré à la santé / États-Unis : 18% — ~00:26:00- Exemple Sanofi : 1 milliard d'euros d'aides publiques à la recherche, puis licenciements de chercheurs — ~00:40:00Personnalités / modèles- Vienne (Autriche) : modèle de logement social, 80% de locataires, 60% de logements publics, mixité sociale préservée — ~00:18:00- Landes : zéro EHPAD à but lucratif, régie publique de l'eau, premier département producteur d'énergie photovoltaïque — ~00:18:00 / ~01:17:09- Toulouse, collège du Mirail : mixité scolaire avec Fermat et Saint-Sernin — ~00:33:00- Red Team du ministère de la Défense : auteurs de science-fiction pour anticiper les menaces — ~01:20:00- Arnaud Montebourg, travail commun au ministère du Redressement productif — ~00:58:34- Léo Lagrange / Front populaire : politique du temps libéré — ~01:26:14- Jacques Chirac : "Notre maison brûle" — ~01:08:00Timestamps clés 00:08:25 — Intro : l'invité et le livreGreg présente Boris Vallaud et l'angle de l'épisode : on vit dans une immense boutique, et ce n'est pas anodin.00:12:40 — La marchandisation, plus sûre qu'un coup d'ÉtatUne avancée silencieuse, sans avant ni après visible. On se retrouve marchandise sans l'avoir décidé.00:15:32 — Le train, la crèche : les exemples du quotidienPayer pour s'asseoir avec sa famille. L'amende à la crèche qui a créé un marché du retard. La normalisation par petites touches.00:17:49 — Ce que ça produit : inégalités, solitude, extrême droiteExplosion des inégalités, délitement du lien, épidémies de solitude. Et un appel d'air pour les marchands d'ordre.00:20:38 — Politique locale vs nationaleCe qui l'attire encore dans la politique nationale quand les permanences dans les Landes ressemblent à ce que la politique devrait être.00:25:54 — Combien coûte vraiment la marchandisation ?France 12% du PIB pour la santé, États-Unis 18%. Espérance de vie plus courte, inégalités plus grandes. La question se retourne.00:33:42 — La mixité scolaire de Toulouse : ça marcheLes enfants du Mirail dans les collèges du centre-ville : taux de réussite au brevet rejoint la moyenne nationale. Personne n'y a perdu.00:43:38 — Neuf ans de permanences"J'ai rencontré quasiment que des gens bien." Y compris ceux qui votent pour des gens qu'il combat.00:51:39 — Le Cerfa de 24 pages pour un enfant handicapéLa réalité concrète de ce que le désengagement de l'État produit sur les gens les plus vulnérables.00:57:51 — La désindustrialisation : politique ou patronat ?Les dirigeants qui ont théorisé la France sans usines. La souveraineté industrielle comme prochaine bataille.01:03:04 — L'IA : révolution sans boussole politiqueParcoursup, les formations qui vont disparaître, le sens du travail. Les questions que la classe politique n'a pas encore osé poser.01:07:10 — Écologie et agriculture : les paysans en première ligneMondialisation déloyale, réchauffement, perte de biodiversité. Le modèle agricole des années 60 est en train de se briser.01:17:23 — La dernière BastilleQuand on abandonne la société au marché, c'est la démocratie qu'on abandonne. La convergence Trump-Musk expliquée.01:21:16 — Les angles morts de la gaucheIl les nomme : la mondialisation, la crise environnementale, la culture, les territoires ruraux. Rare autocritique politique.01:25:57 — Reconquérir le temps libéréOn l'a libéré du travail. On l'a donné aux galeries marchandes et aux réseaux sociaux. Comment le reprendre.01:34:44 — Fermer la porte à l'égoïsmeLe mot de la fin : les gens sont courageux, généreux, intéressants. C'est ça qui donne encore envie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:02:11 - Depuis une loi votée en 2004, ce jour travaillé mais non rémunéré sert à financer l'autonomie des personnes âgées et handicapées. La climatisation des bâtiments ne faisaient pas partie des objectifs inscrits dans le texte. - équipe : Armêl Balogog, La cellule Vrai ou faux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans cet épisode, je discute avec Armel de Lesquen, cofondateur de Famileo, une solution née d'une idée simple : permettre aux familles de rester connectées avec leurs proches âgés, même lorsqu'ils ne maîtrisent pas les outils numériques.Partant du constat que les lettres et cartes postales ont progressivement disparu au profit de WhatsApp, Instagram ou Facebook, Famileo transforme les messages et photos envoyés par les familles en une gazette papier personnalisée remise aux résidents. Une manière simple de maintenir le lien familial et de lutter contre l'isolement.Au cours de notre échange, nous abordons également un autre enjeu majeur : la communication des établissements médico-sociaux.Comment mieux montrer ce qui se passe réellement dans les EHPAD ? Comment valoriser le travail des équipes, en particulier celui des animateurs, souvent sous-estimé alors qu'ils jouent un rôle essentiel dans la qualité de vie des résidents ?Nous parlons aussi :de l'évolution du numérique dans les établissements depuis 10 ans ;de l'importance de la transparence pour renforcer la confiance des familles ;des outils permettant de communiquer simplement avec les proches ;du rôle du lien social dans la prévention de l'isolement et de la dépression ;de l'ouverture des établissements sur leur territoire ;des nouvelles fonctionnalités développées pour le secteur du handicap.Une évidence : au-delà des soins, ce qui compte le plus pour beaucoup de personnes âgées reste le lien avec ceux qu'elles aiment.Pour en savoir plus rendez-vous sur le site : https://www.famileo.com/famileo/fr-FR/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Luc Ferry, ancien ministre de l'Éducation nationale, se penche sur les défis posés par les vagues de chaleur et le débat philosophique autour de la climatisation.Luc Ferry commence par revenir sur son expérience de ministre en 2003, lorsque la France a été frappée par une canicule meurtrière. Il explique alors avoir dû donner des consignes aux centres d'éducation populaire pour protéger les enfants, tout en soulignant que la majorité des victimes étaient malheureusement des personnes âgées, comme ce fut le cas avec la Covid-19.Le philosophe aborde ensuite la question de la fermeture des établissements scolaires en période de forte chaleur. Loin de préconiser une fermeture systématique, Luc Ferry plaide pour une approche de confiance avec les parents, qui seraient libres de garder leurs enfants chez eux en cas de problème de santé lié à la chaleur. Selon lui, un adolescent en bonne santé doit pouvoir supporter la canicule comme un adulte.Le débat se porte alors sur la tension entre l'exigence de protection de l'État et la revendication de libertés individuelles. Luc Ferry analyse cette évolution de la société française, passant d'un individualisme démocratique émancipateur à un égoïsme frénétique du bien-être et du bonheur, que l'État serait sommé de garantir.Cette dynamique se heurte à l'émergence d'une écologie de la décroissance, qui rejette notamment l'utilisation de la climatisation, perçue comme « fasciste » par certains jeunes. Luc Ferry réfute cette vision, soulignant que l'innovation, comme une climatisation branchée sur de l'électricité, peut être une solution pour lutter contre les effets du réchauffement climatique tout en préservant le bien-être des populations vulnérables, notamment dans les EHPAD.Enfin, l'entretien se conclut par une incursion dans le domaine de la philosophie, avec l'analyse des sujets de dissertation du baccalauréat portant sur la maîtrise de nos paroles et la possibilité d'être heureux lorsque les autres ne le sont pas. Luc Ferry démontre son expertise en la matière, proposant des pistes de réflexion stimulantes sur ces questions existentielles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
ReSanté-vous est une entreprise solidaire d'utilité sociale créée il y a 19 ans par Guy Le Charpentier et Nicolas Roumagne, alors étudiants en master ingénierie de la rééducation.L'activité a démarré en 2007 avec une première équipe mobile de prévention spécialisée dans les interventions non médicamenteuses (INM) auprès de personnes âgées en unités protégées Alzheimer. L'équipe est pluridisciplinaire et comprend des psychomotriciens, ergothérapeutes, psychologues et art-thérapeutes.L'entreprise emploie aujourd'hui 50 salariés répartis sur 8 équipes mobiles de prévention départementale en région Nouvelle-Aquitaine.Ensemble, nous revenons sur l'évolution des EHPAD au cours des deux dernières décennies : l'arrivée des interventions non médicamenteuses, le développement des unités spécialisées Alzheimer, la transformation numérique des établissements, mais aussi les difficultés croissantes de recrutement et l'augmentation de la dépendance des résidents.Guy nous explique l'origine du projet : Les Éclaireurs du Tour, une initiative née presque par hasard lors d'une séance avec une résidente de 100 ans devant le Tour de France.Ce qui était au départ une simple activité physique est devenu un véritable mouvement national réunissant aujourd'hui des centaines d'établissements autour d'un objectif commun : lutter contre l'isolement des personnes âgées grâce au vélo, au lien social et à l'engagement citoyen.Nous parlons également du projet ActiDuo, qui transforme les aides à domicile en véritables acteurs de prévention grâce à des séances d'activité physique réalisées en duo avec les bénéficiaires. Une démarche dont les résultats montrent un impact important non seulement sur la santé, mais aussi sur la qualité de la relation entre les professionnels et les personnes accompagnées.L'épisode aborde aussi le nouveau projet Tous au Stade, développé avec le monde du rugby, qui vise à reconnecter les personnes âgées à la vie sociale de leur territoire en facilitant leur participation à des événements sportifs locaux.La conviction : plutôt que de se concentrer uniquement sur les fragilités liées au vieillissement, nous devons apprendre à regarder les capacités, les envies et les ressources des personnes âgées.L'innovation dans le médico-social ne repose pas toujours sur la technologie. Elle peut aussi naître d'une idée simple, d'un vélo, d'un club sportif ou d'une rencontre, dès lors qu'elle permet de recréer du lien et de redonner une place aux aînés dans la société.Vous pouvez contacter Guy via LinkedinVous retrouverez toutes les infos pour candidater aux projets sur le site : https://www.resantevous.fr/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Quand une entreprise est traversée par une crise majeure, comment reconstruit-on le management et la confiance des équipes ? Comment redonner aux managers le plaisir de leur rôle quand personne ne leur a jamais donné les outils pour l'exercer vraiment ?Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Fanny Barbier, DRH du groupe Emeis, anciennement Orpea.Fanny Barbier arrive en août 2022 dans une organisation en état de choc. Double traumatisme : les séquelles du Covid, puis la la publication du livre Les Fossoyeurs qui a exposé les pratiques internes du groupe au grand public. Les managers ne savent pas s'ils vont rester. Les soignants s'interrogent sur le sens de leur engagement. Certains salariés viennent prendre soin de patients en EHPAD et dorment le soir dans leur voiture. Dans ce contexte, la mission de Fanny Barbier est à la fois immédiate et de long terme : reconstruire la confiance dans une organisation de plus de 1 000 établissements, tout en continuant à faire fonctionner les établissements au quotidien.La reconstruction passe d'abord par des preuves concrètes. Revalorisation salariale après 15 ans sans négociation salariale, webcasts transparents avec l'ensemble des collaborateurs, séparations rapides des profils non alignés avec les nouvelles valeurs. Le principe directeur est simple et constant : on dit ce qu'on fait, on fait ce qu'on dit. Fanny Barbier décrit aussi la création d'une école de management co-construite avec les managers eux-mêmes. L'appel à candidatures est posté à 9h. À midi, 300 volontaires ont répondu. Ce chiffre dit quelque chose de précis : les managers ne refusent pas d'apprendre. Ils refusent d'être ignorés.L'épisode aborde aussi le programme Amy, construit autour de quatre piliers concrets : logement d'urgence, soutien aux proches, accès à la santé, aide face aux difficultés financières. Ce programme part d'un constat que Fanny Barbier formule sans détour : des soignants qui arrivent chaque matin pour prendre soin de résidents, alors qu'eux-mêmes ne savent pas où ils vont dormir le soir. Une politique RH centrée sur l'individu, pas sur la catégorie.Fanny Barbier apporte sur ces sujets une précieuse perspective : celle d'une DRH entrée dans l'entreprise en pleine crise ouverte, sans illusion sur la durée du chemin, et convaincue que la considération est une conviction de direction avant d'être un dispositif RH. Son parcours dans les relations sociales lui a appris que la confiance ne se déclare pas. Elle se construit par des actes visibles, répétés, cohérents.Une masterclass. Cet épisode donne des éléments concrets pour reconstruire l'engagement d'une équipe après une rupture de confiance, concevoir une formation managériale à partir du vécu réel des managers, et bâtir une politique RH qui prend en compte l'individu dans toutes ses dimensions.CHAPITRAGE :(03:11) Arriver dans la tempête: les premières décisions (08:13) Reconstruire la confiance: les gages concrets (11:22) La considération comme conviction fondatrice (19:56) L'école de management: construire avec les managers (27:28) Quand les valeurs ne sont plus négociables (33:40) Le programme Amy: prendre soin de ceux qui prennent soin (40:13) Quel leader Fanny Barbier veut être dans 10 ans
durée : 00:05:47 - Les journaux de France Culture - Il n'y a pas "urgence" sanitaire, a déclaré ce mardi la ministre de la Santé. Pas d'inquiétudes à avoir pour les Ehpad, confirme la directrice de la fédération des associations de directeurs d'établissements et services pour personnes âgées. Mais elle alerte pour les personnes à domicile. - réalisation : La Rédaction de France Culture - invités : Annabelle Vêques Directrice de la FNADEPA, la fédération des associations de directeurs d'établissements et services pour personnes âgées Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Chaque soir, en direct, Caroline Dublanche accueille les auditeurs pour 2h30 d'échanges et de confidences. Pour participer, contactez l'émission au 09 69 39 10 11 (prix d'un appel local) ou sur parlonsnous@rtl.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Constance appelle après le décès de Jean-Jacques, un homme âgé dont elle était devenue très proche, et raconte le deuil ainsi que les démarches qu'elle a dû assumer. Chaque soir, en direct, Caroline Dublanche accueille les auditeurs pour 2h30 d'échanges et de confidences. Pour participer, contactez l'émission au 09 69 39 10 11 (prix d'un appel local) ou sur parlonsnous@rtl.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En juillet 2022, alors qu'Orpea est au coeur d'un scandale sanitaire et financier, le géant français des Ehpad se cherche un nouveau directeur. C'est Laurent Guillot qui accepte cette tâche, alors qu'il ne vient pas du milieu. Comment s'y est-il pris pour sortir l'entreprise de la crise ? Comment a-t-il réussi à rassurer les équipes et les familles ? Dans ce premier épisode, Laurent Guillot, directeur général d'Emeis, revient sur ce choix au micro de Béatrice Mathieu, grand reporter spécialiste des questions économiques à L'Express. Chaque semaine, dans Anatomie d'une décision, L'Express interroge un grand patron, une dirigeante, une personnalité politique, un responsable militaire qui a dû, dans sa carrière, prendre une décision cruciale. Positive ou négative, ce changement a eu des conséquences dont on peut tirer des enseignements. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et abonnez vous à L'Express PodcastsL'équipe : Présentation : Béatrice MathieuMontage et réalisation : Jules KrotRédaction en chef : Charlotte Baris et Thibauld Mathieu Crédits : France 5, RMC Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Alice Lagarde Pour nous écrire : podcast@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air l'invité du 23 avril avec Boris Vallaud, député PS des Landes et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Il publie "Nos vies ne sont pas des marchandises" aux éditions du Seuil. « Le monde est devenu une immense boutique, déplore Boris Vallaud. Du berceau à la mort, des crèches aux Ehpad, c'est un mouvement irrépressible qui a colonisé notre univers mental.» Rien n'échappe à « cet envahisseur silencieux» qui s'empare des ressources naturelles, supplante et asphyxie les services publics, avale «nos écoles, nos hôpitaux, nos vieux jours ». Le patron des députés PS développe le concept de la démarchandisation. Son livre est un « manuel de reconquête» pour «reprendre le contrôle» et affirmer que tout, surtout l'essentiel, n'est pas à vendre. Avec cet ouvrage, il souhaite peser dans le débat interne sur le programme du Parti socialiste pour la Présidentielle. C'est aussi dans cet objectif qu'il a appelé à un « projet crédible et mobilisateur », comme une quarantaine d'élus de la gauche et des écologistes dans une tribune. « Nous ne nous résignons pas à la victoire du Rassemblement national en 2027. (…) Nous voulons gagner maintenant », affirme cette tribune. Offensive de François Hollande, construction d'un collectif autour de Raphaël Glucksmann, Yannick Jadot et Boris Vallaud, et question de l'organisation de la primaire « unitaire », projet du Parti socialiste pour le 21è siècle, les grandes manœuvres ont bien commencé pour 2027...