Revue de presse française

Follow Revue de presse française
Share on
Copy link to clipboard

Les opinions, les points de vue et les avis souvent divergents des éditorialistes et des commentateurs sur l'actualité française et internationale. Présentée par Frédéric Couteau du lundi au jeudi, par Norbert Navarro le vendredi et le samedi, ainsi que la revue de presse des hebdos le dimanche. R…

Rfi - Norbert Navarro


    • Jul 25, 2023 LATEST EPISODE
    • weekdays NEW EPISODES
    • 4m AVG DURATION
    • 630 EPISODES


    Search for episodes from Revue de presse française with a specific topic:

    Latest episodes from Revue de presse française

    À la Une: l'Espagne coupée en deux et sans majorité absolue

    Play Episode Listen Later Jul 25, 2023 3:52


    La large victoire prédite à la droite n'a pas eu lieu, le 23 juillet aux législatives. Et le Parti socialiste a résisté mieux que prévu. « Sánchez respire, le pays se déchire », titre Libération. Le Premier ministre socialiste avait convoqué ces élections après un lourd revers, fin mai, lorsque la droite parfois alliée à l'extrême-droite, avait repris la plupart des grandes villes et des régions espagnoles.Pour le journal, il a « réussi son pari ». « Lorsqu'il s'est présenté devant ses partisans à Madrid dimanche, raconte Libération, le chef du gouvernement a été accueilli par des No Pasaran, – "ils ne passeront pas" – célèbre slogan antifasciste de la guerre civile. » L'envoyé spécial du journal y voit la preuve « que le spectre de l'extrême droite, quarante-six ans après la fin de la dictature, reste efficace ».Une droite divisée« À force d'être données grandes gagnantes du scrutin, les deux formations de droite ont fini par se tirer dans les pattes. » Dimanche soir, le leader du parti d'extrême droite Vox a accusé le Parti populaire de la droite traditionnelle d'être l'artisan de l'échec d'une alternative. Oubliant par là même de faire son autocritique. Mais pour la gauche rien n'est fait, cela dépendra notamment du vote des nationalistes catalans.Pour Le Figaro, l'Espagne plonge même dans l'imbroglio politique. Une incertitude et une instabilité qui, ajoute le journal, inquiètent l'Union européenne… L'Espagne assure depuis le début du mois la présidence tournante de l'instance. Présidence cruciale à moins d'un an d'un scrutin européen et alors que « pas moins de 200 textes sont dans les tuyaux, en attente de vote ou en cours de négociation, avec en haut de la pile le pacte migration et asile ou la réforme du marché de l'électricité ».Et pour être fixé, il faudra attendre. Le Figaro rappelle que le nouveau Congrès des députés se constituera le 17 août. Ce sera ensuite au roi Felipe VI d'écouter les partis avant de proposer aux représentants de l'un d'entre eux de se présenter à l'investiture.Un placement en détention qui passe mal pour la policeC'est le titre de La Croix. Alors de quoi parle-t-on ? Dimanche dernier, le directeur général de la Police nationale, Frédéric Veaux, a évoqué dans un entretien à la presse le cas d'un policier de la BAC de Marseille placé en détention provisoire dans le cadre d'une enquête sur des violences commises début juillet, alors que les émeutes embrasent la France. « Le savoir en prison m'empêche de dormir », affirme le patron des fonctionnaires de police.« La police est-elle au-dessus des lois ? », s'interroge en Une Libération. Le journal a eu accès à certains éléments de l'enquête, et les premiers éléments attestent que Mohamed Bendriss, de nationalité algérienne, a « vraisemblablement été tué par un tir de LBD, ces lanceurs de balles de défense si décriés, un tir qui l'a touché au niveau du cœur. La nuit précédente, c'est son cousin qui a été éborgné par un projectile, alors que les policiers répriment violemment les émeutes nées de la mort de Nahel. La famille, dit Libé, est doublement meurtrie ».Les syndicats de policiers appellent à la libération des deux policiers incriminés. Celui de Nanterre, qui a tiré sur le jeune Nahel, et celui de Marseille. Mais la justice évidemment ne l'entend pas de cette oreille. Pour le Conseil supérieur de la magistrature, « seule la justice est légitime pour décider ou non du placement en détention provisoire des personnes qui lui sont présentées ». « Nul n'est au-dessus des lois de la République », déclare le ministre Éric Dupond-Moretti. « Quand je lis que le DGPN ne peut plus dormir la nuit parce qu'un policier est en détention provisoire, je suis profondément heurtée », dit la secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l'homme, qui ajoute que « ce qui devrait l'empêcher de dormir, c'est que des policiers puissent se comporter comme des délinquants ».

    À la une: vote crucial en Israël

    Play Episode Listen Later Jul 24, 2023 4:02


    Vote final prévu à la Knesset, le Parlement de la réforme judiciaire qui a mis dans les rues des dizaines de milliers d'Israéliens ces derniers mois. L'Humanité rappelle que s'il est adopté, « le projet de loi privera les tribunaux du pouvoir de s'opposer aux décisions du gouvernement qu'il juge " déraisonnables ". « Ce qui est en jeu, dit le journal, c'est le maintien d'une séparation entre l'exécutif et le pouvoir judiciaire et si la loi est adoptée ce sera un tournant pour la société israélienne. ». « Le pouvoir a déclaré une guerre d'usure à ses propres citoyens, mais il a réalisé qu'il ne peut pas nous faire taire. Nous ne renoncerons pas à l'avenir de nos enfants ». Propos du chef de file de l'opposition à la Knesset Yaïr Lapid, cité par Libération. Mais le mouvement de protestation dépasse largement l'hémicycle La mobilisation contre cette réforme dure dans la rue et singulièrement à Tel Aviv depuis 29 semaines. Et, au sein même de l'armée, elle fait des émules. Libération a rencontré Yiftach Golov 40 ans, doctorant en bio physique et ancien artificier dans une unité d'élite. Depuis mars, il a tout lâché pour se consacrer à plein temps au mouvement. Mercredi 19 juillet, il a lancé avec plusieurs centaines d'autres une rébellion en déclarant que si la loi passe, ils ne se présenteront pas à leur service volontaire. Vendredi 22 juillet, un millier de pilotes les ont rejoints. Samedi 23, ils étaient 10 000, avec le soutien de plusieurs centaines d'anciens hauts gradés. « J'en ai eu la rage au cœur, raconte Yiftach, mais ce n'était pas un choix. C'est comme notre seconde guerre ‘d'indépendance. » Libération rappelle : « L'armée israélienne, ce sont 170 000 conscrits, mais aussi 450 000 soldats de réserve. Ce refus d'effectuer le devoir de réserviste est tellement fort, qu'il a jeté le pays tout entier dans le chaos. »« Cette semaine, le sort d'Israël comme État démocratique sera tranché »L'écrivain David Grossman le dit dans les colonnes du quotidien Haaretz, une tribune reprise ce matin par Libération. Dans les manifestations de ces dernières semaines, il voit la soif de centaines de milliers d'Israéliens de se retrouver dans « un climat éthique différent ». « On aurait tort, dit-il de négliger ce besoin car pendant des décennies, poursuit Grossman, nous en avons été dépouillés. Le pays a versé dans une réalité violente, vulgaire, polluée. L'escroquerie politique des Ben Gvir et Netanyahu n'était que la signature de l'artiste au bas du tableau général. »La tournée océanienne d'Emmanuel Macron À peine arrivé dans la capitale de Nouvelle-Calédonie, le président de la République enregistrera un entretien pour diffusion dans le journal de 13 heures. Pour le Figaro, Emmanuel Macron, « même à Nouméa, se laisse rattraper par la difficile sortie de ses cent jours d'apaisement ». Une période, dit le quotidien, « entamée avec les casseroles, et conclue avec les émeutes ». Cette tournée de quatre jours dans le Pacifique sud et qui s'arrêtera aussi en Papouasie-Nouvelle-Guinée et au Vanuatu, c'est, nous dit Le Figaro, une « première depuis De Gaulle. Car le président en est convaincu : l'axe France inde Australie qu'il tente de sceller face à la Chine se prolonge en Nouvelle-Calédonie ».Rhodes au cœur de la fournaiseAujourd'hui en France y consacre sa Une, alors que les évacuations ont débuté aussi sur l'île de Corfou. Samedi 22 juillet à Rhodes, ce sont environ 30 000 personnes qui ont dû être mises à l'abri du danger des incendies. Parmi elles, beaucoup de touristes. Comme cette Belge Laurie qui raconte la journée de samedi. « Dix heures, petit déjeuner dans le complexe balnéaire de Kio tari. La fumée noire assombrit l'atmosphère, mais l'équipe les rassure. À 13 heures, tout bascule. Hélicoptères et canadair s'activent juste au-dessus de leurs têtes. Une heure plus tard, la sirène de l'hôtel retentit. » « Et là, raconte Laurie, c'est la panique. Tout le monde courait dans tous les sens. » Et alors qu'une masse de gens part vers la mer, eux choisissent la route. « On s'est dit, soit on cavale, soit on y reste. C'est un automobiliste grec qui les a conduits au bus, direction l'aéroport. La Grèce, dit-elle, c'est terminé ! » 

    À la Une: les hebdomadaires en mode estival

    Play Episode Listen Later Jul 23, 2023 5:00


    Le Point aguiche avec sa Une consacrée « aux super-pouvoirs de la sieste », assortie d'une photo de plage et de mer translucide. En réalité, l'hebdomadaire nous parle surtout de notre quotidien surchargé, assorti d'un manque de sommeil chronique. Oui, la sieste est une solution, surtout « les siestes de 10 minutes, car elles ne laissent pas le temps au cerveau de plonger en sommeil profond et évitent ainsi au dormeur de souffrir d'une inertie au réveil ». « Pratiquées quotidiennement, elles jouent un rôle cardioprotecteur, chez les personnes en dette de sommeil. Elles ont aussi des effets positifs sur la mémoire ». Bref, pas besoin d'être sur une île déserte pour s'adonner à une petite sieste réparatrice. On en veut pour preuve ces quelques photos choisies par le Point, où l'on voit en gros plan, députés et ministres, bâillant ou même dormant profondément, sur les bancs de l'Assemblée nationale.L'été, ce n'est pas seulement la sieste, c'est aussi la caniculeLe Figaro Magazine nous propose « un petit guide de survie pour un été caniculaire car, nous dit-il, la généralisation des épisodes de canicule et de sécheresse dans notre pays implique des mutations profondes de notre comportement ». Exemple : l'alimentation. On nous conseille le « régime méditerranéen : tomates, brocolis, concombre, courgettes, œufs, poisson, volaille ». Côté activités, on évitera le sport lorsque la température dépasse les 35 degrés, à moins de s'hydrater abondamment, « jusqu'à 6 litres par jour ». « Sinon, poursuit Le Figaro Magazine, la solution la plus efficace pour lutter contre la chaleur, à la maison ou au bureau, reste la rénovation énergétique. Pour un résultat optimal, pas de secret, il faut isoler toutes les parois : murs, sols, toitures, combles, fenêtres, portes ». De quoi permettre de ne pas dépasser les 24°C à l'intérieur, lorsqu'il fait 35°C dehors.35 degrés, ce n'est toutefois pas ce qu'il y a de pire si l'on se tourne du côté de la Grèce, et notamment Athènes où l'on attend ce dimanche 23 juillet des températures allant jusqu'à 45 degrés. Aujourd'hui en France s'en fait l'écho, « en attendant que la canicule passe, les habitants restent cloîtrés ». « Moi, je prends quatre ou cinq douches par jour et je reste à la maison autant que je peux, rideaux tirés », raconte une habitante de la capitale. Pas de rénovation énergétique en vue : « User et abuser de la clim semble être une attitude bien ancrée chez soi, dans les centres commerciaux, mais aussi sur les terrasses ouvertes des restaurants. (...) La clim est l'option la moins verte, mais pour l'instant la plus efficace et la plus populaire », conclut Aujourd'hui en France.Un hommage aux basketteurs afro-américainsC'est M, le supplément du Monde, qui nous raconte « le long match pour l'égalité », de ceux qui « ont longtemps subi le racisme et la ségrégation, sans véritable soutien de leurs coéquipiers blancs ». Et l'un de ces anciens coéquipiers, Bob Cousy, 94 ans, exprime aujourd'hui des regrets, lorsqu'il pense à Bill Russell, « la légende indépassable des Celtics ». « Au soir de sa vie, l'ancien sportif regrette de ne pas avoir tenu la main, à l'époque, à ce coéquipier qui en aurait pourtant eu besoin ». Il se liera toutefois d'amitié avec un autre basketteur afro-américain, Chuck Cooper, à une époque où la ségrégation bat son plein. Un soir de 1952, lorsque les deux hommes se retrouvent « à la gare de Boston, devant des toilettes séparées entre hommes blancs et hommes de couleur, ils décident d'uriner sur les voies, en signe de protestation ». À cette époque, la National Basketball Association (NBA), n'est encore qu'une « ligue mineure, aux fondations fragiles (...) loin de ce qu'elle est devenue, un concentré d'Amérique et une marque planétaire ».Les succès de « Lady Jane »Jane Birkin, est décédée il y a tout juste une semaine. « Une incrédulité consternée a accueilli sa disparition, raconte Le Point, tant elle semblait nappée d'une immunité de jeunesse unissant plusieurs époques. » L'hebdomadaire égrène ses nombreux succès, musique, cinéma, et aussi sa manière d'être à la mode, décontractée. Par exemple, lorsqu'elle essaie une robe de velours chez Yves Saint Laurent, et qu'elle dit innocemment : « C'est comme un t-shirt, je peux la rouler dans ma valise. »Hommage également de L'Obs avec une Jane Birkin souriante sur une photo en noir et blanc en Une, « Bye Lady Jane ». Ses chansons, ses films, mais aussi un aspect moins connu de sa personnalité. Ses engagements. Aux côtés de Simone de Beauvoir et Simone Veil en faveur du droit à l'avortement, avec Robert Badinter pour l'abolition de la peine de mort, Birkin, nous dit L'Obs, « est contre toutes les guerres ». « Birkin, absolument, définitivement, est pour la liberté d'expression, sous toutes ses formes. »Le JDD toujours absent dans les kiosquesLes journalistes du Journal du dimanche poursuivent leur grève entamée le 22 juin, contre l'arrivée à la tête du journal de Geoffroy Lejeune, journaliste proche de l'extrême droite.

    À la Une: le Rwanda est-il le nouveau gendarme de l'Afrique?

    Play Episode Listen Later Jul 22, 2023 3:37


    Oui, répond sans hésiter le journal La Croix, selon lequel « Kigali s'appuie sur l'excellence de sa force armée pour devenir un acteur sécuritaire de premier plan sur le continent.  Et en tirer des profits économiques et politiques substantiels ». La Croix prend pour exemple la Centrafrique, en 2020, lorsqu'une « coalition de groupes armés menace de prendre Bangui d'assaut », le président Faustin-Archange Touadéra appelle à l'aide son homologue rwandais. Kigali répond favorablement et envoie environ 1 000 soldats, qui, aux côtés des mercenaires de la société russe Wagner, finissent par repousser l'offensive. « Les assaillants refluent dans le nord, et Faustin-Archange Touadéra est sauvé » ajoute La Croix. « Depuis, toute l'Afrique et l'Occident regardent avec sérieux la force de frappe rwandaise. » Selon le chercheur Thierry Vircoulon, « Kigali profite du vide sécuritaire en Afrique et veut apparaître comme le nouveau gendarme du continent ».L'Espagne à la veille d'élections crucialesDes élections législatives anticipées pour lesquelles la droite, alliée de l'extrême droite, est donnée favorite. « Conservateurs et nationalistes pourraient gagner face à un bloc de gauche divisé », nous dit le Figaro, qui ajoute, et ce n'est pas un détail, que « ces législatives ont lieu en plein été, ce qu'aucun chef du gouvernement espagnol n'avait fait jusqu'à présent. » En plein été et donc souvent en vacances, les Espagnols, désireux de voter, ont donc dû s'organiser. Selon Libération, deux millions 600 000 électeurs ont ainsi « opté pour le vote par correspondance », préférant ne pas avoir à choisir entre « le bureau de vote et la plage ». De son côté, Le Monde consacre un article à la romancière cubaine Zoé Valdès, exilée en France depuis près de 30 ans. Connue pour avoir publié, en 1997, La douleur du dollar, le roman qui l'a rendue mondialement célèbre. Elle vit en France, mais détient aussi la nationalité espagnole. Et, elle se présente au Sénat espagnol, à l'occasion de ces élections. Cependant, Zoé Valdès a choisi les couleurs de Vox, le parti d'extrême droite. « Un engagement politique surprenant, qu'elle tente tant bien que mal de justifier », précise Libération, qui a pu la joindre par téléphone. « Vox n'est pas d'extrême droite, mais d'extrême nécessité » se justifie Zoé Valdès. Sa motivation ? « La possibilité de mener la lutte anticommuniste et anticastriste » depuis le Sénat espagnol, et de « sauver l'Espagne du pire ». Chose qu'elle « n'a pas pu faire pour Cuba ». « Pour l'écrivaine, le gouvernement de gauche mené par le socialiste Pedro Sanchez fait en effet courir à l'Espagne le risque de connaître le même sort que le Venezuela ou le Nicaragua ».Quel est l'avenir de Killian Mbappé au Paris Saint-Germain ?L'attaquant français, nous dit le Parisien, est « écarté du groupe qui s'envole vers le Japon, ce samedi, pour la tournée de pré-saison ». C'est « le dernier développement de la lutte intestine et destructrice qui assombrit le ciel du PSG depuis plusieurs semaines, et l'envoi de cette lettre par l'international français annonçant sa décision de ne pas activer l'option de prolonger son contrat jusqu'en 2025, qu'il était le seul à pouvoir activer ». « Une décision qui n'est pas passée du tout du côté du PSG », explique le Parisien. Le club a fait savoir à Killian Mbappé que « la porte était ouverte ». « Le PSG ne fait plus de suspens au sujet de sa superstar : il est disponible sur le marché des transferts, et Paris tendra l'oreille à quiconque voudra y chuchoter. »« Cette fois, c'est du sérieux », conclut Le Monde, « après les paroles et la volonté affichée depuis plusieurs semaines de ne pas laisser partir gratuitement Kylian Mbappé à la fin de son contrat dans un an, le Paris Saint-Germain est passé à l'acte ». « Mbappé est devenu un problème pour le Paris Saint-Germain, le Paris Saint Germain, un problème pour Mbappé. »Une anecdote plutôt comique racontée par LibérationSous le titre : « Ça en bouche un groin », le journal nous raconte comment « la police berlinoise a mobilisé plus de 300 officiers pendant deux jours, pour ratisser un quartier chic de la capitale où aurait déambulé une lionne qui s'est avérée n'être sans doute qu'un sanglier ». « On respire » nous dit Libération, surtout Michael Gruber, le maire de cette petite commune de Berlin, qui a vécu son heure de gloire sur les écrans. La situation semblait tellement dramatique, jeudi 20 juillet, qu'on imaginait déjà Olaf Scholz, qui habite à quelques kilomètres de là, interrompre ses vacances pour prendre la tête d'une cellule de crise. Il faut dire que les témoignages ne manquaient pas. « Certains avaient vu un combat entre une lionne et un sanglier, des voitures avaient été abîmées par ses griffes, et on avait entendu des rugissements dans les bois. » Et le maire a semble-t-il pris goût à la médiatisation : « Le risque qu'une lionne soit dans les rues de Berlin n'est, dit-il, jamais écarté à 100%. » 

    À la Une: remaniement ministériel en France

    Play Episode Listen Later Jul 21, 2023 3:53


    Un remaniement qui réussit à faire l'unanimité contre lui, quelles que soient les tendances politiques des journaux. « Remaniement, le chamboule mou », titre Libération qui fait le compte des entrants et des sortants. « Deux évictions tonitruantes », Pap Ndiaye à l'Éducation et Marlène Schiappa à l'Économie sociale et solidaire. Et, l'arrivée « d'un petit jeune aux dents longues », Gabriel Attal, nommé à l'éducation nationale, alors qu'Aurélien Rousseau, ex-directeur de cabinet d'Elisabeth Borne, est nommé à la Santé. Pour Libération, « c'est bien peu à se mettre sous la dent du changement qu'est censé incarner tout remaniement »« Tout ça pour ça » s'exclame Le Figaro, qui parle de simples « ajustements », alors qu'Aujourd'hui en France, juge, de son côté, qu'il s'agit bien d'un remaniement « mais sans prise de guerre, ni élargissement de la majorité ». « Ce n'est pas le grand soir non plus », poursuit Aujourd'hui en France, qui, comme de nombreux journaux, s'attarde sur les sortants. En l'occurrence, Marlène Schiappa, « la secrétaire d'État », fidèle de la première heure, « avait fini par lasser et agacer »  avec des Interviews contestées dans Playboy et Closer, et mise en cause dans la gestion du Fonds Marianne, créé après l'assassinat de Samuel Paty. « On ne parle plus d'elle que par la polémique, jamais sur ses sujets ministériels. C'est un boulet pour nous », juge « un pilier de l'exécutif », cité par le journal.Le cas Pape Ndiaye« Il quitte l'éducation après un an de figuration », titre Libération, pour qui « Pape Ndiaye aura été aussi invisible que son prédécesseur Jean-Michel Blanquer était omniprésent. Comme d'autres avant lui, l'ancien patron du Musée de l'Immigration aura suscité beaucoup d'espoir au moment de sa nomination, avant de s'attirer au mieux des sarcasmes, au pire un procès en incompétence ». Libération rappelle qu'il voulait s'attaquer à la mixité sociale et scolaire, sujet « hautement inflammable ». « Durant 14 mois, Pap Ndiaye a œuvré en coulisses, n'imaginant pas que sa discrétion médiatique serait perçue comme une faiblesse », remarque les Échos.Beaucoup moins d'indulgence du côté du Figaro, qui s'en prend vivement à l'ancien ministre évoquant une « nomination absurde et coûteuse », « un an inutilement perdu » que le jeune ministre Gabriel Attal va devoir rattraper.Gabriel Attal, jeune homme pressé« Un premier de la classe à l'Éducation » titre Aujourd'hui en France. « À 34 ans seulement, il connaît un parcours spectaculaire. » Le voilà à la tête de l'Éducation nationale, « un paquebot difficile à manœuvrer. Cela apparaît comme une mission impossible, mais s'il y arrive, ce sera un tremplin pour la suite ».Gabriel Attal, « un jeune homme pressé », nous dit Libération, et qui « imprime, quitte à braquer », comme lorsqu'il invite, en 2018, le pays à sortir de la « gréviculture ». Selon un macroniste, il a hésité avant d'accepter le portefeuille, « car c'est un peu casse-gueule, le poste a enterré quelques carrières politiques. Mais s'il était resté au budget, il se serait pris des 49.3 dans la gueule, tout l'automne ». Les Échos, de leur côté, dressent le portrait du « fils préféré », précisant également que le « bébé Macron », a « freiné », manifestement, « avant de finir par répondre, comme toujours, à l'attente du président ».Sachez enfin que L'Humanité n'hésite pas à plomber l'ambiance après ce remaniement. Et pose la question : « À quoi sert-il ? On sait que l'essentiel des hauts fonctionnaires qui occupent les ministères, discrets rouages de la machine gouvernementale, restent en poste, peu sensibles au grand mercato des pontes ministériels. La politique restera la même, quand toutes les crises, sociales, économiques, écologiques, appellent à un changement de paradigme », conclut L'Humanité.

    À la Une: l'Europe face au nouveau casse-tête turc

    Play Episode Listen Later Jul 20, 2023 4:22


    Après la surprise de Vilnius, les chefs de la diplomatie des 27 discutent ce jeudi 20 juillet à Bruxelles de leurs relations avec Ankara. Vilnius, le sommet de l'Otan où Recep Tayyip Erdogan a demandé une relance du processus d'adhésion de son pays aux 27 en échange de son soutien à la Suède. Le Figaro rappelle que « ces négociations entamées en octobre 2015 ont été gelées en 2018 sur les questions d'état de droit d'indépendance de la justice de respect des droits humains ». Et, le 19 juillet, les députés européens ont pris les devants. La commission des affaires étrangères a voté un rapport dans lequel il demande expressément aux 27 de ne pas reprendre ces négociations. Mais tous les États ne sont pas sur la même ligne.  L'Allemagne ou l'Italie jugent crucial de ramener la Turquie vers l'Union Européenne. La France et les Pays bas attendent au préalable des gestes forts d'Ankara, dont la fin du contournement des sanctions russes. Les exportations de la Turquie vers la Russie ont grimpé de 62 % en 2022, et de 103 % pour les importations, au point de faire de la Russie le premier partenaire commercial d'Ankara ».  L'adhésion n'est plus une option, souligne le FigaroMais le maintien d'une relation solide est dans l'intérêt de la Turquie. Confrontée à une inflation record et à une chute de sa monnaie, elle ne peut pas faire abstraction de ses partenaires européens. Et pour le journal, « la composition du nouveau gouvernement turc est à lire dans ce sens. Le changement de certains visages pourrait, disent les plus optimistes, marquer un vrai tournant. Le nouveau ministre des Finances, Mehmet Simsek par exemple, est connu pour être un partisan de l'orthodoxie monétaire. Cela marque une volonté de rassurer les investisseurs internationaux ».« Paris 2024 : l'alerte du président de la Cour des Comptes »« À un peu plus d'un an du coup d'envoi des Jeux Olympiques, les sages de la cour appellent à la vigilance. Sur la sécurité notamment, il faut aller vite, ne pas tergiverser », déclare dans un entretien au journal Pierre Moscovici, le président de la Cour. « Il faudra, dit-il, avoir recours aux forces de sécurité intérieure pour pallier les carences de personnel dans les entreprises privées de sécurité. Les décisions doivent être prises avant octobre prochain, notamment sur la répartition entre policiers et effectifs des armées dont les gendarmes. »   Et à la question, rituelle, « qui paiera la note finale des jeux de Paris 2024 ? », Pierre Moscovici répond : « Le contribuable, assurément ! »Une « Coupe à moitié pleine » à la une de LibérationLa Coupe du monde féminine de football dont le coup d'envoi est donné ce jeudi 20 juillet en Australie et en Nouvelle-Zélande. « Avant même que la compétition soit lancée, dit l'éditorialiste du journal, l'injustice saute aux yeux. Qui à part les aficionados a entendu parler du Mondial féminin de foot ? Combien de brasseries et de cafés ont installé un écran géant pour diffuser les matchs ? Faites le test. Entre la Fifa qui a vendu séparément les compétitions masculines et féminines (au détriment de ces dernières) et les diffuseurs qui ont négocié le prix à la baisse les footballeuses apparaissent comme le parent pauvre du foot mondial. Pourtant l'appétit est là. 64 % des Français interrogés déclarent qu'ils regarderaient davantage de compétitions féminines si les chaines en diffusaient davantage. »Le journal consacre 4 pages à l'évènementOn découvre les visages des cinq footballeuses à suivre dans cette compétition. L'espoir allemand, Lena Oberdorf, « redoutable » pour le journal, époustouflante, sacrée meilleure jeune joueuse de l'Euro 2022. La star à domicile, l'Australienne Sam Kerr, qui, depuis trois ans, porte le club anglais de Chelsea au firmament. L'avant-centre de 29 ans est aussi, rapporte Libération, l'une des joueuses « out » de la compétition, combattant frontalement les insultes lesbophobes qui la visent. Dans cette galerie de portraits, la pièce maitresse de l'équipe d'Espagne Alexia Putellas, qui après neuf mois de blessure, promet selon le journal « un come back explosif ». Il y a aussi l'Américaine Sophia Smith, 22 ans, qui incarne la relève des superstars Megan Rapinoe et Alex Morgan. Enfin, la française Eugénie le Sommer, boudée par l'ex-sélectionneuse Corinne Diacre, privée d'Euro, bien qu'elle soit – hommes et femmes confondus – la meilleure buteuse en sélection avec 89 réalisations.  Elle est donc remise en selle par Hervé Renard pour porter les couleurs des Bleues.

    À la Une: la canicule dans l'hémisphère Nord

    Play Episode Listen Later Jul 19, 2023 4:28


    « Qu'avons-nous fait de ces 20 ans ? » à la une de L'Humanité ce matin. De 2003 à 2023, 20 ans nous séparent d'une vague de chaleur exceptionnelle qui avait fait en France 15 000 morts et qui avait mis en lumière l'impréparation des pouvoirs publics. À l'époque, rappelle le quotidien, « ce sont les services d'urgence qui ont donné l'alerte quant aux conséquences de la vague de chaleur. Une alerte entendue bien tardivement puisque la mobilisation générale des hôpitaux n'avait été décrétée qu'après deux semaines de températures anormalement élevées ».Le système de santé est-il aujourd'hui mieux préparé ? Pas sûr, écrit L'Humanité. Il y a bien la mise en place chaque été des plans canicule, mais le système de santé va plus mal et se retrouve lui aussi en surchauffe. Le constat n'est guère meilleur du côté des Ehpad. Depuis 2003, on a bien mis en place « des salles climatisées et une meilleure information sur les risques d'hyperthermie pour les résidents », mais ces progrès, dit le journal, ne « compensent pas le manque chronique de personnel dans le secteur ».Une absence de mesures dans les entreprises45 degrés hier dans ce pressing parisien où s'est rendu le quotidien Aujourd'hui en France. Dans l'arrière-salle, une table de repassage avec des néons, un défroisseur à vapeur, trois machines à laver et un séchoir. Une chaleur humide, étouffante, que tentent d'aspirer de grands tuyaux « comme une hotte de cuisine ». Cela fait plusieurs étés, poursuit le journal, que les conditions climatiques pèsent sur les travailleurs. Et les employeurs s'adaptent, dans les pressings et dans le bâtiment où les journées en décalé qui débutent dès 5h ou 6h du matin deviennent presque la norme. Mais rien n'est gravé dans le marbre et jusqu'ici, dit Aujourd'hui, aucun texte global ne fige les conditions de travail des professionnels lors des fortes chaleurs. Et cela ne semble pas être en tête des préoccupations du ministère du Travail.En Espagne, extrême chaleur et élections« La gauche en péril extrême », titre Libération. Pedro Sánchez a mis son mandat en jeu en convoquant des législatives mais, malgré un bilan positif, sa réélection est menacée par la droite et l'extrême droite. Et le quotidien raconte ces quartiers huppés de Madrid où les populistes de Vox font recette. On y voit en Pedro Sánchez « toute la faiblesse de l'Espagne, sa médiocrité, sa capacité à se détruire et à se haïr ».Dans ce quartier Salamanca, où Sánchez est accusé de mensonge, Vox séduit pour son franc-parler et sa capacité à défendre les traditions de « la chasse, les taureaux, les fêtes de village, ou les petits agriculteurs qu'on accuse de siphonner l'eau des barrages ». C'est au nom de la défense des « valeurs » que beaucoup dans ce quartier voteront pour le candidat de Vox. « La gauche, dit l'une des habitantes interrogée par Libé, est devenue une machine à tout permettre. Le sanchisme, c'est ne plus pouvoir me reconnaître dans mon Espagne », conclut-elle.En Zambie, la pollution tue « à petit feu »La ville Kabwe, 220 000 habitants, est considérée comme la plus polluée d'Afrique, explique Libération. Et pourtant, la principale mine de plomb a fermé il y a un quart de siècle. Mais des décennies d'exploitation ont considérablement contaminé la zone. Les anciens sites miniers n'ont jamais été vraiment dépollués. Tout a été abandonné sur place et près d'un tiers des habitants vivent sur des terres contaminées, avec un niveau de plomb dans le sang quatre à huit fois supérieur à la normale. Des victimes qui pourraient obtenir réparation, car depuis le début de l'année la justice sud-africaine examine le recours d'un collectif d'habitants de Kabwe.La nouvelle vie de Mikhaïl KhodorkovskiDans La Croix, portrait de celui qui fut l'homme le plus riche de Russie puis qui a purgé dix ans de détention. Vladimir Poutine, écrit le journal, a voulu le détruire, l'a privé de sa fortune, l'État russe s'est emparé de sa société Ioukos avant de l'autoriser à quitter le pays. Nul ne sait aujourd'hui l'état de sa fortune ni où elle est placée, mais selon le journal il tente de réunir les multiples courants de l'opposition russe pour renverser le président.Encore des mariés au pied de la Tour EiffelLa Croix nous annonce que 2023 sera une année record pour les mariages. 300 000 cérémonies sont attendues après les reports et les annulations dues au Covid. Et de nouveaux rites apparaissent, avec des étapes qui doivent évidemment être diffusées sur les réseaux sociaux. La demande bien sûr ne se fait plus aux parents mais à l'intéressé(e) et doit être mise en scène. Il y a également l'EVG ou l'EVJF : il faut aller un vendredi soir à Orly pour mesurer l'ampleur du phénomène, raconte le journal, et ces cohortes de jeunes filles déguisées qui s'apprêtent à partir en weekend entre copines. Et puis bien sûr la cérémonie. De nouvelles formes de cérémonies laïques pour ceux qui ne pratiquent aucune religion mais ne se satisfont pas de la cérémonie à la mairie.

    À la Une: Élisabeth Borne reconduite… de justesse

    Play Episode Listen Later Jul 18, 2023 3:51


    En attendant des « ajustements » au gouvernement, « la Première ministre sauve son poste à Matignon » titre Aujourd'hui en France. Le quotidien souligne un « télescopage cruel de calendrier : ce mardi soir les membres du gouvernement sont invités avec leur conjoint à dîner à l'Élysée… Rituel classique avant la trêve estivale. Certains vont venir pour être remerciés 24 heures plus tard. C'est rugueux ».Discrète confirmation d'Élisabeth Borne, après la contestation de la réforme des retraites qu'elle portait, mais jusqu'à quand ? Le Figaro cite ces propos tenus dans un ministère : « Comme c'est le cas depuis mai 2022, ce quinquennat est décousu et se construit comme une multiplication de CDD ».Libération relaie les commentaires de l'oppositionPour Marine Le Pen, le maintien d'Élisabeth Borne traduit la « dramatique déconnexion d'un président qui a perdu tout contact avec le peuple ». « La macronie se rétrécit, lance la présidente du groupe LFI à l'Assemblée Mathilde Panot, personne ne veut monter sur un bateau qui coule ».La France insoumise dont le chef de file est à la Une du Figaro avec ce titre : « Mélenchon dans la stratégie du scandale permanent ». En cause, ses propos assimilant à l'extrême droite le président du Crif, le Conseil qui représente les institutions juives de France. De quoi, dit le journal, « provoquer de longs soupirs de lassitude au sein de la Nupes. Mélenchon ne fait que s'isoler au sein de la coalition de gauche… »Retour sur les émeutes qui ont suivi la mort de Nahel Pour une analyse à froid, « le racisme systémique » a été le « catalyseur de la colère dans les banlieues » écrit L'Humanité. Le quotidien fustige la réponse du quai d'Orsay à la déclaration de l'ONU, qui exhortait alors la France à s'attaquer au racisme dans les rangs de sa police. « Accusation infondée » a répondu Paris. Dans les colonnes de L'Humanité, des témoignages disent le contraire. Celui de Sofiane, violemment interpellé à Nanterre. Insultes et coups de pieds dans la tête pour avoir de son aveu « roulé un peu trop vite ». Il est ressorti libre de sa garde à vue. Aucune charge n'a été retenue contre lui.De son côté, La Croix revient en chiffres sur ces émeutes. Pour le journal, les violences de ces dernières semaines interrogent le modèle d'intégration à la française. Et il répond donc en chiffres à toute une série de questions : « Le pays est-il en train de se ghettoïser ? Peut-on parler de racisme systémique dans la police ? Les descendants de migrants sont-ils discriminés ? » Et à la lecture du journal, aucune réponse n'est manichéenne. Le journal cite une étude de France Stratégie qui a cherché à déterminer le facteur le plus important d'inégalité. Il en ressort que l'origine sociale compte bien plus que l'ascendance migratoire.40 degrés attendus en France, 48 en SardaigneLa canicule est à nouveau à la Une. Pour Libération, l'heure n'est plus aux lamentations mais… à l'adaptation. Le secteur du tourisme est en première ligne. Dans le sud de l'Europe, les destinations les plus prisées ne sont pas adaptées. En tout cas pas toutes. Barcelone est une des villes les plus avancées, avec en période de canicule des refuges thermiques pour les visiteurs : tous les espaces publics et écoles sont ouverts avec des points d'eau, de l'ombre et des espaces de repos.Mais de nombreuses villes peinent à trouver les moyens pour faire face au réchauffement… Comme à Athènes, où la végétalisation annoncée par le maire pour rafraîchir l'atmosphère tarde à se concrétiser. Les températures sont étouffantes dans la capitale grecque et les degrés ne sont pas les seuls en cause, raconte l'envoyé spéciale du journal : « Le manque d'air fige la sensation de plomb. Plus l'après-midi avance, plus on ressemble à des zombies avec les yeux cernés et quand on se lève à trois heures du matin, on soupire d'aise parce qu'il fait 33 degrés ». Et on est loin encore des 53,3 degrés enregistrés dimanche aux États-Unis dans la vallée de la Mort.

    À la Une: les hommages à Jane Birkin, la plus britannique des chanteuses françaises

    Play Episode Listen Later Jul 17, 2023 4:17


    Jane Birkin n'est plus et « Nos larmes n'y pourront rien changer » écrit Le Parisien, paraphrasant le titre de Gainsbourg « Je suis venu te dire que je m'en vais ». Chanteuse, comédienne…Née à Londres en 1946, dans le quartier résidentiel de Marylebone, fille d'un commandant de la Royal Navy ayant pris une part très active dans le combat contre les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale et d'une actrice et chanteuse, Judy Campbell. Née dans un clan où figurent aussi, pêle-mêle, un acteur réalisateur – son frère, Andrew – un poète et musicien ou encore d'autres acteurs, ses neveux…Une icône popChez Birkin, dit Le Monde, tout était militant et d'abord le look « de la robe archi-transparente portée le soir de la première du film Slogan, en 1969, au tailleur-pantalon Saint Laurent des concerts "Gainsbourg symphonique", en 2017 ». Elle ne vieillissait pas, elle apprenait la vie en permanence. Une militante donc, bien sûr – beaucoup de journaux rappellent ses engagements – mais qui n'a jamais eu peur des paradoxes, écrit La Croix. Elle qui donne son nom à un sac Hermès, prête son visage à de grandes marques tout en s'engageant dans de nombreux combats solidaires ou humanitaires.« Sans Jane », titre de son côté Libération. Le journal rappelle qu'en 2013, elle avait révélé souffrir d'une maladie auto-immune, une péricardite dysimmunitaire aiguë qui provoque de fortes douleurs thoraciques et des complications, et en septembre 2021 un AVC. Tout cela évidemment avait contrarié son emploi du temps, la contraignant à jouer à cache-cache avec le public. On l'avait revue en février à la cérémonie des Césars, diminuée mais présente… L'idée, dit le journal, était bien de ne pas abdiquer.Son éternel accent anglais faisait aussi partie de son charme. L'écrivain Olivier Rolin, qui fut son compagnon, parlait du « créole » de Jane Birkin. Ses néologismes, sa façon de féminiser des noms masculins ou l'inverse. Importer ou inventer des mots, ça fait hurler les puristes et les grincheux, dit un linguiste cité par Libération. Mais pour les bilingues ou les plurilingues, c'est assez banal. Que ce soit spontané ou volontaire chez Jane Birkin est secondaire, elle s'en foutait.De Las Vegas à Tokyo : un hémisphère en fusionLa Croix qui consacre son titre principal au « sur-tourisme ». Joli néologisme pour désigner la surfréquentation qui met en péril les écosystèmes. En France, première destination mondiale, la situation est de plus en plus problématique : parmi les 90 millions de visiteurs, 80% ne se rendent que sur 20 % du territoire, les littoraux et les zones de montagnes. Le gouvernement souhaite mieux répartir les flux de visiteurs, et certains territoires limitent déjà l'accès à leur site. L'île de Bréhat en Bretagne par exemple : 600 habitants dans l'année, mais qui accueille quelque 400 000 visiteurs chaque année. Elle met en place un quota avec pas plus de 4 700 traversées par jour. Et certains acteurs locaux protestent.La ville de Phoenix, capitale de l'Arizona, a enregistré dimanche des températures supérieures à 43 °C pour la 17e journée consécutive. Las Vegas pourrait atteindre son record absolu de 47 °C dans les prochains jours. Les habitants décrivent un « enfer sur terre ». Le Japon, poursuit Libération, a émis hier des alertes pour des dizaines de millions d'habitants dans près de la moitié des préfectures du pays. Et selon le Japan Times, près de 3 000 personnes ont été hospitalisées en raison des températures extrêmes à Tokyo la semaine dernière.L'Espagne est aussi en première ligne de ces fortes chaleurs. Troisième vague de canicule en quelques mois dans le pays. L'air en provenance d'Afrique du Nord va encore faire monter les températures à partir de ce lundi. En Espagne, écrit Libération, l'anomalie devient la règle… Et curieusement, alors qu'on est en pleine campagne pour les législatives du 23 juillet, la question du changement climatique qui met en danger une partie des cultures irriguées du pays, un secteur essentiel en Andalousie ou en Castille, est quasiment absente des débats.

    À la Une: les émeutes en France, 15 jours après

    Play Episode Listen Later Jul 16, 2023 5:04


    Plus de 15 jours après les émeutes, les hebdomadaires français tentent toujours de prendre du recul sur le phénomène et sur les moyens d'y répondre. Une réponse qui doit notamment venir du sommet de l'État. L'Express parle du « danger des mots tièdes pour Emmanuel Macron ». L'hebdo constate que depuis les émeutes, le président « observe la radicalisation de l'opinion. Et se questionne : avec quels termes y répondre ? »Selon L'Express, l'actuel chef de l'État en est persuadé : « Il faut user de mots qui frappent les esprits, qui choquent même ». Le magazine l'assure : il a entendu certains de ses stratèges l'alerter sur « le risque d'un énième discours sur la lutte contre les inégalités de destin ». L'un d'eux observe avec regret que « le système médiatique est fait de radicalités », et que « la majorité présidentielle est la seule à ne pas l'être, les autres prenant des parts de marché ». Mais le passage à l'acte a un coût, et L'Express pose la question : « Un mois et demi après la polémique sur l'emploi du terme décivilisation, Emmanuel Macron veut-il recommencer ? »Consultations en sérieUne chose est sûre, note L'Obs cette semaine : le président consulte à tout va. « Il a invité à l'Élysée ces maires de banlieue avec lesquels il a si peu de relais. […] Il a aussi téléphoné à des personnalités qu'il avait nommées au sein du Conseil présidentiel de la ville. » Une instance tombée en désuétude, constate l'hebdomadaire qui note qu'Emmanuel Macron continue d'échanger avec le journaliste de Beur FM Adile Farquane qui l'avait averti sur les banlieues ou encore l'humoriste Yassine Belatar qui lui avait conseillé la mise en place d'un « plan Marshall des banlieues ». En guise de réponse, le président s'est justifié, confie Adile Farquane à L'Obs : « Il a eu les "gilets jaunes", ça a pété dans tous les sens, après paf, le Covid et la guerre. La politique de la ville n'était plus une priorité ».De son côté, Le Point apporte ses solutions et n'en démord pas, deux mots symbolisent les causes profondes des émeutes : immigration et intégration. Et l'hebdomadaire revient sur le voyage annulé du locataire de l'Élysée en Allemagne au moment des émeutes. « C'est dommage », s'exclame le magazine, « il aurait pu se renseigner sur un pays voisin à forte proportion d'immigrés ou la politique d'intégration est bien plus efficace qu'en France ». Le Point l'affirme : « Ouvrir les vannes du budget de l'État est inopérant ». Et c'est là qu'il faut prendre exemple sur l'Allemagne, avec ce que le magazine qualifie de « remarquable machine à intégrer qui répartit les arrivants sur tout le territoire plutôt que de les concentrer dans des quartiers ghettos ». Plutôt que de parler immigration et intégration, L'Obs constate qu'Emmanuel Macron pointe déjà du doigt « un problème d'autorité dans la société, qui commence par la famille ». « Ne condamnez pas les familles, répond le politologue Rachid Benzine. C'est par les gens des quartiers que le calme est revenu. » Le calme revenu, l'heure est à l'estimation des dégâts. « Pourquoi c'est arrivé près de chez-vous, et pourquoi ça pourrait recommencer », titre Marianne qui promet de donner « le vrai coût de la casse ». Valeurs actuelles craint un nouveau « quoi qu'il en coûte ». L'hebdomadaire l'assure : « Les sommes promises pour la reconstruction après les émeutes sont contradictoires avec la nouvelle donne budgétaire ». Vacances et écologieLes hebdomadaires parlent aussi des vacances et de se mettre au vert… en mettant une touche d'écologie pour partir sur les plages ! L'Obs propose un dossier spécial voiture électrique. Pour l'hebdomadaire, le journaliste et écrivain Julien Blanc Gras a tenté le covoiturage électrique. Vite déçu de voir qu'aucun paramètre ne permet de filtrer ce type de véhicule sur Blablacar, principale appli pour partager ses trajets.L'équipe data de l'entreprise le confirme à l'hebdomadaire : « L'électrique ne représente qu'1% des trajets en covoiturage ». L'écrivain finira par trouver un voyage en Tesla avec cette question sous-jacente : « Peut-on être un bobo soucieux de la planète et saluer le travail d'Elon Musk, un business man trumpiste à ses heures ? »La guerre de l'immobilier sur le littoralSi L'Obs s'intéresse aussi au « fléau du surtourisme », L'Express nous plonge dans celui des « guerres du littoral en matière d'immobilier ». L'immobilier de bord de mer bouleversé par le télétravail, Airbnb et les résidences secondaires. L'hebdomadaire donne l'exemple d'Aline, la cinquantaine, partie vivre à Saint-Malo en Bretagne. Elle y a « décroché une promotion et s'éloigne en plus de la grisaille parisienne ». Mais très vite, « elle se heurte à la dure réalité » du littoral français : aucune offre pour des locations à l'année, les propriétaires préférant des locations ponctuelles, plus rentables à leurs yeux. L'hebdomadaire cite une étude selon laquelle « les prix ont grimpé de 35,1% sur nos côtes en cinq ans ». Résultat : « Les locaux ne peuvent plus habiter là où ils travaillent », regrette Malika, membre d'une association basque qui défend les habitants des quartiers populaires. Et L'Express constate qu'une véritable guerre s'est lancée contre « l'industrie du Airbnb », comme à Cancale. L'hebdomadaire donne la parole au directeur général de la plateforme pour qui le vrai problème, ce sont les résidences secondaires, trop peu occupées. Il renvoie aussi la balle aux mairies qui peuvent selon lui « appliquer la réglementation française en matière de location ponctuelle ». Mais l'explosion du prix de l'immobilier sur le littoral ne freine pas ceux qui veulent s'y installer, incités, rappelle L'Express, par des slogans comme celui de La Baule : « Vivre et travailler au pays des vacances ». « Bienvenue dans la civilisation de la kiffance », titre le magazine qui s'intéresse à ceux qui arrivent à mêler plage et télétravail.

    À la Une: des records de température battus à la surface de la Terre

    Play Episode Listen Later Jul 15, 2023 4:21


    « Europe, États-Unis, Chine, Arctique… » Le Monde constate que « des vagues de chaleur touchent durement de nombreuses régions du globe ». « 48 degrés attendus en Sicile et en Sardaigne », anticipe Le Parisien, qui comme d'autres journaux, constate que ces fortes chaleurs sont dues à un anticyclone nommé Cerberus, référence à Cerbère, « chien à trois têtes de la mythologie grecque qui gardait… la porte des enfers ». À défaut d'infernales, le quotidien parle de « températures au sol parfois épouvantables ». Le Monde égrène ce matin les records de température à travers le monde et leurs conséquences, comme les incendies au Canada ou la sécheresse en France sur laquelle se penche Le Figaro. Le journal cite le Secrétaire général de l'ONU qui parle d'un « réchauffement climatique hors de contrôle ». Autre conséquence, « les mers du monde deviennent de plus en plus vertes », constate Libération. Selon une étude publiée dans la revue Nature, « 56% des océans de la planète ont changé de couleur, soit une superficie supérieure à celle de tous les continents ».Une fièvre pas prête de retomberAprès un mois de juin qui fut le plus chaud jamais enregistré, les jours à venir promettent aussi leur lot de températures extrêmes, notamment en Europe. En cause, une expression désormais très à la mode chez les météorologues : le dôme de chaleur. L'un d'entre eux est fixé sur le bassin méditerranéen, explique un météorologue au Parisien. Il va « monter en puissance pendant le week-end ». De quoi battre des records de températures en début de semaine prochaine. D'autant plus, constate le quotidien, qu'un autre phénomène vient accentuer cette hausse des températures : « El Niño, le processus naturel qui réchauffe l'océan Pacifique ». Le Parisien conclut en citant Copernicus, le programme d'observation de la terre de l'Union européenne : « Alors que la canicule a causé l'été dernier en Europe plus 61 500 décès, cet été risque d'être pire ». L'observatoire appelle notamment les juilletistes à la prudence.Aspartame et cancerL'OMS a estimé hier que le sucre artificiel utilisé dans les sodas allégés « peut être cancérogène ». « Est-ce un coup de tonnerre dans le monde de l'agroalimentaire ou une simple étape symbolique dans la controverse sur la dangerosité supposée des édulcorants ? », se demande Le Parisien-Aujourd'hui en France.La Croix parle d'une affirmation « encore timide, mais une mise en garde quand même ». Le quotidien détaille la façon dont les experts du CIRC, qui dépend de l'OMS, en sont arrivés à ces conclusions : « Ils ont passé au crible près de 1 300 études sur cet édulcorant omniprésent dans notre quotidien, des sodas "light" aux chewing-gums en passant par certains plats préparés, le dentifrice ou encore les pastilles contre la toux ». Parmi ces études, souligne Le Parisien, une a fait « grand bruit ». Elle a été menée entre 2009 et 2021 sur 100 000 adultes. Il en ressort que « ceux qui consommaient le plus d'édulcorants présentaient un risque accru de cancer, tous types d'organes touchés ». Le journal de citer les conclusions de cette étude : « Les édulcorants ne constituent pas des alternatives sûres au sucre ». Mais, ce n'est pas vraiment une surprise, constate, Les Échos : « L'aspartame était déjà décrié de longue date ». Il est donc désormais officiellement possiblement cancérogène, renchérit Le Parisien, qui détaille les quatre classifications possibles pour un aliment : « Inclassable, possiblement cancérogène, probablement cancérogène et cancérogène ».« Concrètement, que va changer cette classification ? », se demande La Croix. Pour le moment, pas grand-chose, « l'OMS n'appelant pas les industriels à modifier leur manière de faire ». Alors est-il risqué de consommer des produits contenant de l'aspartame ? « Gare à la précipitation ! », s'exclame Le Parisien, qui constate que « les études n'ont montré qu'un risque limité de cancer chez l'homme ». Mais, pour certains, c'est déjà trop. Cité par La Croix, un ingénieur agronome responsable de campagne chez Foodwatch France l'assure : « L'aspartame doit être interdit au nom du principe de précaution ».Les prix du train déraillentLe dossier du Parisien sur les prix des billets de TGV pour partir en vacances avec ce constat : dans une même rame, le prix des billets peut varier du simple à plus du double ! Tout dépend du moment où ils ont été achetés. Et sans surprise, il faut anticiper son voyage pour des prix plus bas…Autre voyage à découvrir dans Le Figaro ce matin, celui proposé par le télescope James Webb à travers notre univers. Photos de nébuleuses et de galaxies d'une qualité exceptionnelle à l'appui, le quotidien revient sur un an de merveilles photographiées par l'engin. Un « titanesque observatoire spatial qui tient toutes ses promesses », s'émerveille Le Figaro.

    À la Une: les festivités du 14-Juillet

    Play Episode Listen Later Jul 14, 2023 4:06


    Comme chaque année, un pays est à l'honneur et cette année, il s'agit de l'Inde. Deux cent quarante militaires indiens vont défiler, dont « trois rafales », rappelle le Parisien, puisque New Delhi possède déjà « 34 de ces chasseurs » français, précise le quotidien.Sur les Champs-Élysées, constate le Figaro, ce sont des « soldats du 26e régiment du Punjab qui défileront ». Il s'agit d'une des plus anciennes unités d'Inde, souligne le quotidien.   Ce régiment a d'ailleurs combattu en France se souvient le Parisien : c'était en 1916, durant la Première Guerre mondiale. Le quotidien rappelle que « 9000 indiens ont participé à la grande guerre sur le sol français et belge ».Mais au-delà des combats menés ensemble, la présence de l'Inde de Narendra Modi lors du défilé est très commentée par la presse. « Le défilé fait l'éloge d'un pays non aligné, l'Inde, qui se hisse désormais parmi les puissances mondiales », constate le Figaro. Pour la Croix, c'est bien la preuve que la France « se cherche une place en Asie ». Le quotidien note que « Paris déroule le tapis rouge pour Narendra Modi ». Le Premier ministre indien que le Monde qualifie de « partenaire incontournable et controversé ». Le quotidien constate que « l'invitation d'Emmanuel Macron […] a suscité des critiques. Mais en neuf ans de pouvoir, le chantre de l'"hindouité" a confirmé la place de l'Inde comme acteur géopolitique de premier plan sur la scène internationale. [...] L'ancien paria est fêté à Washington, courtisé à Paris, désormais bien campé, en ces temps de grandes incertitudes, dans son rôle de partenaire incontournable des chancelleries occidentales et de celles du Sud global », souligne le Monde qui voit en Narendra Modi un homme « capable de dialoguer aussi bien avec la Russie qu'avec le Japon ou l'Arabie saoudite ».À lire aussiInde: «Il y a dix ans, Narendra Modi était persona non grata dans la plupart des capitales occidentales»Côté indien, observe le Figaro : « La France est une alliée utile face aux autres géants américain, russe et chinois. » Et « avec pragmatisme, ajoute le quotidien, Paris ne s'ingère pas dans les affaires du gouvernement nationaliste hindou ». Une relation qui n'est toutefois pas exclusive : Narendra Modi a été reçu avec honneur à Washington par Joe Biden en juin, rappelle le Figaro.Et pourtant, constate le Monde : Le premier ministre indien « revient de loin » : « Naguère accusé de complicité dans les pogroms antimusulmans ayant ensanglanté en 2002 l'État du Gujarat qu'il dirigeait alors, il fut interdit de visa aux États-Unis durant une décennie », précise le quotidien. Mais La Croix observe que « sur le plan économique, le marché indien excite la convoitise du monde » avec ses « 1 milliard 400 millions d'habitants et une croissance d'environ 6% par an ». Pour le quotidien, Oliver Da Lage, chercheur associé à l'Iris et spécialiste de l'Inde, résume : « Le besoin que les Occidentaux ont de l'Inde les pousse à passer sous silence certaines choses. Du côté indien, cela démontre que le pays est courtisé et que les Occidentaux ne sont pas en mesure d'intervenir dans la situation intérieure. Pour Narendra Modi, qui va affronter des élections dans moins d'un an, c'est très important », ajoute le chercheur. Nouveau partenariat militaire africainLe Figaro constate que si « l'engagement militaire français au Sahel a changé de forme. Il change aussi de visage dans le défilé militaire du 14-Juillet. Cette année, une quarantaine de jeunes Africains scolarisés dans six lycées et écoles militaires seront accueillis avec leurs "emblèmes" parmi les troupes françaises, comme la marque d'une relation qui se redéfinit ». Le quotidien évoque les partenariats par « le ministère français des Armées et plusieurs prytanées et écoles militaires africains et les quatre lycées militaires français [...] Des jeunes venus d'Afrique y seront scolarisés dès la rentrée prochaine ».À lire aussiLes élèves africains des grandes écoles militaires sont à l'honneur lors de ce 14-JuilletLe Figaro cite l'état-major des armées pour qui « il s'agit de créer une dynamique. [...] Je suis persuadé que ces liens perdureront et que demain, quand il faudra travailler ensemble, quand il faudra se comprendre, il sera probablement possible d'agir différemment », assure le responsable des ressources humaines de l'armée de terre.  Et ce n'est pas qu'une question de coopération militaire, ajoute-t-il dans les colonnes du Figaro. L'enjeu est aussi civil. « Ces lycées africains ne préparent pas forcément à être militaires. Ce sont des écoles d'excellence. [...] La France cherche à nouer des liens avec les futurs dirigeants avec qui demain nous aurons à travailler », conclut-il.À écouter aussi14-Juillet: «Emmanuel Macron n'aime rien tant que de se donner du temps»

    À la Une: Milan Kundera, le romancier de l'existence

    Play Episode Listen Later Jul 13, 2023 4:28


    La plupart des quotidiens nationaux consacrent une ou plusieurs pages ce jeudi 13 juillet à Milan Kundera, décédé mardi à l'âge de 94 ans, et dont on a appris la mort mercredi. « L'infinie liberté des lettres », titre joliment Libération, écho phonétique de son roman phare, L'Insoutenable légèreté de l'être, qui l'avait fait connaître dans le monde entier.« À la question "pourquoi écrivez-vous ?", rapporte le journal, il répondait en toute transparence : "écrire, c'est le plaisir de contredire, le bonheur d'être seul contre tous, la joie de provoquer ses ennemis et d'irriter ses amis". Mission accomplie, donc », pointe Libération. Pour Kundera, « l'ironie et l'humour grinçant étaient les dernières armes face au désespoir. "L'insignifiance, écrivait-il, c'est l'essence de l'existence". »C'est pour cela, relève Le Monde, que Kundera se disait « "Romancier" – et non pas "écrivain" – dans toute l'acception qu'il prêtait à l'art du roman, envisagé comme moyen de connaissance total, esthétique et non théorique, véritable "appel de la pensée". Cet exigeant programme, porté par une poétique et une méditation de l'existence, il le décrivait lui-même, dans son essai Les Testaments trahis, comme "une attitude, une sagesse, une position excluant toute identification à une politique, à une religion, à une idéologie, à une morale, à une collectivité" ».Un critique acerbe de la modernité occidentale« Milan Kundera, la littérature contre les totalitarismes », titre d'ailleurs Le Figaro qui rappelle que l'écrivain d'origine tchèque, « d'abord contempteur des régimes communistes, était devenu un critique acerbe de la modernité occidentale ».« La France l'accueillit au milieu des années 1970, rappelle encore le journal. Allait-il s'endormir sur son aura d'écrivain contestataire, jouissant de la gloire que lui procuraient ses livres – et qui aurait dû lui valoir le prix Nobel ? Il n'en fut rien. La fin du siècle vit naître un homme inquiet, relève encore Le Figaro. L'éternel exilé craignait pour la littérature menacée par la tyrannie de l'actualité, pour le temps long balayé par l'instantanéité, pour la nuance, pour le secret. (…) Au milieu des années 1980, Kundera avait choisi le silence dans un réflexe quasi existentiel, fuyant le fracas du monde (…). Refus d'interviews, d'émissions, seuls ses écrits, rares, précieux, parleraient pour lui. Quarante ans après, ses avertissements résonnent toujours, conclut Le Figaro, amplifiés par la formidable expansion numérique et ses effets sur la pensée et le débat, qui constituent à tout le moins un immense bouleversement. »Émile introuvable : et maintenant ?À la Une également, la disparition d'Émile, ce petit garçon de deux ans et demi qui s'est volatilisé depuis le 8 juillet, dans un petit village des Alpes-de-Haute-Provence. Toujours aucune trace de l'enfant.« Et maintenant ? », s'interroge La Dépêche du Midi en première page. « Cinq jours après sa disparition inexpliquée, les gendarmes consacrent leurs efforts sur des axes de recherche beaucoup plus ciblés. »« Aucune piste n'est écartée, pointe Le Parisien. Ni celle, toujours, d'un accident solitaire et malencontreux de l'enfant (…). Ni celle, plus inquiétante, de l'intervention d'un tiers : un suspect qui aurait commis involontairement un accident de la route et effacé les traces de son action ou qui se serait livré à un rapt. »Le Parisien qui constate que « la crainte qu'un coupable compte parmi les villageois hante ainsi les esprits. (…) À ce jour, les 25 habitants du hameau, et sûrement d'autres, ont été auditionnés par les enquêteurs. »« Le village du Vernet est-il maudit ? », s'interroge pour sa part La Provence qui rappelle que « depuis plus d'une dizaine d'années, la commune de 130 âmes cumule les drames » : le meurtre en 2008 de la gérante d'un café, la disparition d'un randonneur en 2015 dans une avalanche et surtout, en cette même année 2015, le crash sur le territoire de la commune de l'Airbus A320 de la compagnie Germanwings, avec 144 passagers à son bord. « Alors forcément, pointe La Provence, la disparition du petit Émile depuis samedi dernier ressasse les mauvais souvenirs et inquiète pour la suite. »

    À la Une: le «pacte vert» européen sur la sellette

    Play Episode Listen Later Jul 12, 2023 4:28


    « Des vents contraires soufflent sur la politique climatique de l'Union européenne, relève Le Figaro. Les députés européens doivent statuer ce mercredi sur une motion de rejet contre la loi emblématique sur la protection de la nature. Une motion portée par la droite du PPE [Parti populaire européen, NDLR] associée à l'extrême droite. Derrière ce vote, c'est le "Green deal", le grand plan stratégique lancée par Ursula von der Leyen pour faire de l'Europe le premier continent neutre en carbone en 2050 qui est mis en péril. »Alors que prévoit ce « Green deal » ? « Présentée il y a un an, cette loi porte sur la biodiversité, pointe Le Figaro. Elle retranscrit dans le droit de l'UE l'accord de Montréal, notamment l'obligation de restaurer les surfaces terrestres et les fonds marins dégradés. Elle prévoit aussi que les zones "à haute diversité" représentent 10% des terres agricoles à l'échelle de l'UE ou encore l'obligation pour les États membres de mettre un terme au déclin des insectes pollinisateurs puis d'étoffer ces populations. »Un texte trop contraignant ?Pour la droite européenne et l'extrême droite, ce texte va trop loin. Elle se disent « convaincues entre autres qu'il obligerait les agriculteurs à geler 10% de leurs terres ou qu'il nuirait au développement des énergies renouvelables. "Restaurer la nature ne doit pas signer l'arrêt de mort de toute production économique, industrielle, forestière et agricole en Europe", s'inquiétait hier une eurodéputée LR-PPE. »À lire aussiLoi sur la restauration de la nature: écologistes et agriculteurs s'opposent devant le Parlement européenEt Le Figaro d'abonder dans ce sens : « Chaque nouveau texte proposé par la Commission pour parvenir à sauver la planète se traduit par de nouvelles contraintes, dépenses, habitudes, qui menacent, irritent, braquent… (…) Les Vingt-Sept doivent avancer, bien sûr, mais en tentant par tous les moyens de rechercher le juste équilibre entre vitesse de changement et capacité des entreprises et des citoyens à l'absorber. N'est-il pas temps, s'interroge Le Figaro, d'envisager une autre stratégie, de privilégier la responsabilité de tous les acteurs, plutôt que de vouloir les étouffer dans des carcans réglementaires délirants ? »« La survie de la nature a un prix »Libération affiche une tout autre opinion… « Records de températures caniculaires, violents orages, incendies de forêt monstrueux, destruction des abeilles, assèchement des nappes phréatiques, inondations tragiques, disparition des papillons, glaciers fondant à toute vitesse en Suisse, villes devenues invivables en Espagne, fleuves asséchés en Italie, stress thermique extrême en France… Tous ces phénomènes catastrophiques, allant bien au-delà des scénarios envisagés par les spécialistes, sont liés à l'impuissance politique face à la surexploitation de la nature. D'où l'importance primordiale du projet présenté au vote du Parlement européen ce mercredi. »Alors certes, pointe Libération, « la survie de la nature a un prix ». Toutefois, « celui-ci risque d'être cent fois plus élevé si nous ne faisons rien. Mais dire la vérité est au-dessus des forces de ces élus (européens de droite) qui entendent bien bloquer le projet. (…) On imagine l'effet désastreux d'un rejet de cette loi sur les négociations environnementales de l'UE avec la Chine et les États-Unis. Et on n'ose imaginer son effet sur nos sols, nos lacs et nos forêts, ou du moins ce qu'il en reste ».Pour l'écrivain et Prix Goncourt Alexis Jenni, interrogé par Libération, « les forêts partent en fumée mais Bruxelles continue de freiner. (…) On ne peut plus baisser la tête. Face à la sécheresse durable, il est temps d'agir, affirme-t-il, malgré le blocage d'acteurs économiques qui refusent de brider le libre jeu du marché ».Feux, sécheresse et records de températuresLes feux de forêt : c'est la hantise des habitants de Gironde. « Un an après les grands incendies de 2022, les plaies sont toujours à vif, note Sud Ouest. 640 feux s'étaient déclarés dans le département à partir du 12 juillet dernier, avec notamment près de 20.000 hectares partis en fumée dans la seule commune de Landeras. Aujourd'hui, relève encore Sud Ouest, les habitants ne commémoreront pas cet épisode traumatisant, encore trop vif. »Enfin, autre illustration du changement climatique dont les effets sont quasi-quotidiens, de plus en plus de rivières ne coulent plus dans le nord de la France. « Cote d'alerte et cours d'eau à sec », s'exclame La Voix du Nord en première page. « Trop chaud, le mois de juin a également été trop sec », relève le journal qui constate d'ailleurs que ce mois de juin 2023 a été « le mois le plus chaud jamais enregistré sur terre dans la mesure où chaque opposant, pensant que son heure est arrivée, ne s'imagine pas en train de se désister au profit d'un autre ».À lire aussiCanicule: plus de 60000 décès en Europe durant l'été 2022, et les prévisions sont pessimistes

    À la Une: les membres de l'Otan unis et déterminés face à la Russie

    Play Episode Listen Later Jul 11, 2023 4:14


    Unis et déterminés face à la Russie. C'est la volonté des 31 pays membres de l'Otan qui se réunissent ce mardi et mercredi à Vilnius en Lituanie. « Deux sujets vont dominer les débats, pointe La Croix : d'une part le soutien à l'Ukraine et sa relation avec l'Alliance, d'autre part le renforcement de la défense du flanc oriental de l'Otan face à la Russie. Principal défi pour l'Organisation : gagner la bataille du temps dans le "test de volonté" qui se joue dans la guerre en Ukraine entre les démocraties occidentales et la Russie. Car Vladimir Poutine mise sur la lassitude des opinions publiques occidentales, mais aussi sur une éventuelle victoire du camp républicain isolationniste à l'élection présidentielle de 2024 aux États-Unis et sur l'arrivée au pouvoir de dirigeants prorusses dans certains pays européens, comme la France. »Par ailleurs, relève encore La Croix, « l'Otan n'invitera pas l'Ukraine à adhérer à l'Alliance, mais elle lui proposera une voie vers l'adhésion. Un principe déjà tranché lors du sommet de Bucarest en 2008. Reste à définir les conditions et les modalités dans lesquelles cette adhésion pourrait avoir lieu. »Pas d'invitation formelle…En effet, c'est « un dossier brûlant », s'exclame Libération. « La France et la Turquie, qui ont changé d'avis, sont favorables à cette adhésion de l'Ukraine. L'Allemagne et les États-Unis sont plus réticents. "Je ne pense pas qu'il y ait unanimité au sein de l'Otan pour décider d'intégrer ou non l'Ukraine dans l'Alliance maintenant, en plein milieu d'une guerre", a ainsi déclaré dimanche le président américain Joe Biden. La perspective d'une invitation formelle lancée à Vilnius, qui risquerait d'entraîner l'Alliance dans la guerre, a été exclue par le secrétaire général de l'Otan. Mais lier l'entrée de Kiev dans l'Otan à la fin de la guerre risque d'inciter Vladimir Poutine à laisser celle-ci se prolonger indéfiniment. La formulation du communiqué, ainsi que les déclarations officielles des chefs d'État en fin de sommet, seront donc cruciales. »… mais un engagement sur le long termePour Le Figaro, « l'heure est venue de s'engager sur le long terme, en adressant un message de solidarité à Kiev et de résistance à l'impérialisme de Moscou. Il faut s'attendre à moult contorsions avant d'aboutir au communiqué final (de ce sommet de l'Otan) dont chaque terme devra faire l'objet d'un consensus. Pas d'adhésion immédiate, donc, de l'Ukraine, mais une perspective "après la guerre" (c'est-à-dire quand ?). Sans doute même pas une "invitation" officielle à ce stade. Au mieux un Conseil Ukraine-Otan et la promesse d'un soutien continu, pompeusement classés comme "garanties de sécurité"… »Reste que « l'Ukraine a gagné son ticket d'entrée », relève Le Figaro. Et « Poutine a créé la situation qu'il voulait à tout prix éviter : puisque nous en sommes là, autant assumer la responsabilité historique d'en prendre acte, estime Le Figaro, sans se mettre à couvert derrière les ambiguïtés. »D'ailleurs, précisent Les Échos, « en attendant que Kiev puisse se mettre à l'abri de l'article 5 de l'Otan, Paris, Berlin, Londres et Washington négocient en parallèle des garanties de sécurité supplémentaires pour inscrire le soutien à l'Ukraine d'une manière irrémédiable, afin de ne laisser aucun doute à Moscou. Il s'agit de planifier et de promettre des armements supplémentaires, y compris des équipements plus performants, à l'Ukraine dans la durée. Un soutien pluriannuel, le temps du conflit et même au-delà. »La Suède au seuil de l'OtanPar ailleurs, le processus d'adhésion à l'Alliance atlantique s'accélère pour la Suède… La Turquie a finalement donné son feu vert lundi. « C'est la fin d'un an d'obstruction turque, commente Le Monde, un grand soulagement pour la Suède et ses alliés occidentaux. Et l'épilogue d'une nouvelle folle journée de négociations tous azimuts avec le président Erdogan, véritable maître des horloges. Sans fixer de date pour un vote au Parlement turc, ce dernier a donné son feu vert de principe à une entrée de la Suède dans l'Alliance atlantique, en tant que trente-deuxième membre. En attendant la ratification, cet engagement représente une nouvelle déconvenue diplomatique pour le président russe, Vladimir Poutine, relève encore Le Monde, et la démonstration de l'unité des alliés de l'Otan. Il dessine aussi une ouverture du dirigeant turc – coutumier de ces revirements spectaculaires et contradictoires depuis vingt ans – vers ses alliés occidentaux, confirmant plusieurs signaux récents, à la suite de sa réélection, fin mai. »

    À la Une: 100 jours et après?

    Play Episode Listen Later Jul 10, 2023 4:23


    « Après la réforme des retraites qui avait poussé plusieurs millions de personnes dans la rue, Emmanuel Macron s'était donné 100 jours pour apaiser le pays, rappellent Les Dernières Nouvelles d'Alsace, et relancer un second quinquennat à peine entamé et déjà ensablé. Nous y sommes. Et il n'a réussi à faire ni l'un ni l'autre. (…) Le président doit reprendre le fil d'une politique pour l'instant illisible, en tout cas sans direction apparente. »Comment faire ? Changer des têtes ? Mais lesquelles ?« Maintenant que le président de la République a décrété que "l'ordre a été rétabli" après une semaine d'émeutes, l'hypothèse d'un remaniement reprend de la vigueur, pointe Le Figaro. Avec son traditionnel cérémonial : chaque indice est guetté et laissé à la libre interprétation. Les membres de l'exécutif, eux, sont maintenus dans le flou des spéculations. Nouveau présage apporté hier : en s'affichant en première page du Parisien-Aujourd'hui en France avec l'accord de l'Élysée, Élisabeth Borne apparaît consacrée à sa tâche à Matignon. Fragilisée par quatre mois de contestation autour des retraites, la cheffe du gouvernement semble obtenir un sursis supplémentaire (…). »Toutefois, relève Le Figaro, « le maintien d'Élisabeth Borne n'est pas ce qui garantira à Emmanuel Macron une majorité élargie et durable. Un remaniement va peut-être intervenir dans les jours ou semaines qui viennent. Mais le choix de la stabilité à Matignon souligne qu'il revient au chef de l'État, et à lui seul, de s'attaquer aux problèmes les plus profonds du pays et qui touchent à son identité ».La foire à la saucisse…« Pétera ? Pétera pas ? Remaniera ? Remaniera pas ? », s'interroge Libération. « Parmi les ministres et députés de la macronie, les nerfs sont à vif, l'ambiance à la panique et les enjeux, multiples. Et dans toute cette agitation, Emmanuel Macron, opaque, donne l'impression de jouer au supplice chinois avec eux… (…) En coulisses, on trépigne. "C'est la foire à la saucisse", s'amuse un proche du président. Le stand qui attire tous les regards, c'est celui de Gérald Darmanin, pointe Libération. Depuis des mois, le ministre de l'Intérieur déroule sa partition pour remplacer Élisabeth Borne à Matignon et ne cache aucunement ses ambitions. Reste à savoir si choisir ce transfuge de la droite sera dans l'intérêt d'Emmanuel Macron. (…) Mais si le président fait tant de mystère de ses orientations, c'est qu'il sait bien que les ambitieux attendent qu'il prenne sa retraite. En les tenant ainsi dans le brouillard, il leur envoie un signal très net : c'est encore lui le chef. Du moins, pour l'instant. Car ce bruit qu'on entend très fort, c'est bien Darmanin qui ronge son frein. »Qui ? Quoi ? Quand ?Le Parisien renchérit : « En coulisses, les spéculations autour d'un remaniement continuent de mettre les nerfs à vif. Députés et ministres ont observé avec effroi une radicalisation de l'opinion face aux récentes émeutes. Les voix réclamant en interne un coup de barre à droite n'en trouvent que plus d'écho. Si le format de son expression n'est pas arrêté, le président entend tirer le bilan de ces 100 jours comme prévu (…). Mais avec un paramètre supplémentaire : tenir compte de ce qui s'est passé dans les banlieues. D'ici là, l'un de ses lieutenants trépigne : "On a besoin d'un cap. Tout le monde se demande qui pour Matignon ? Mais c'est surtout quoi pour Matignon ?" »Les Échos sont également dans l'expectative : « À un an des JO, les crises peuvent être l'occasion de trouver un élan pour sonner l'air de la réforme malgré l'absence de majorité, de bouger pour tenter d'empêcher une victoire du RN en 2027. C'est dans ce cadre qu'interviennent les réflexions sur le futur gouvernement. Une équipe pro, resserrée, collective, politique pour accompagner ce mouvement. Quand ? Aucune urgence. Qui ? Aucun signal ».Émile, deux ans et demi, introuvable…À la Une également, la disparition d'Émile, un petit garçon de deux ans et demi, dans le sud de la France. « L'émotion », titre Le Parisien. L'enfant a échappé à la vigilance de ses grands-parents samedi 8 juillet en fin d'après-midi alors qu'il jouait dans le jardin familial dans un petit hameau des Alpes-de-Haute-Provence. Depuis, les recherches n'ont rien donné.« L'angoisse », soupire La Provence en première page. « Plus de 200 personnes étaient mobilisées hier pour retrouver l'enfant. Le temps passe, l'inquiétude monte, affirme le maire interrogé par le journal. Mais tant que les recherches continuent, je garde l'espoir de le retrouver. »

    À la Une: les violences urbaines toujours en Une

    Play Episode Listen Later Jul 9, 2023 4:50


    Sur la plupart d'entre elles, des photos d'émeutiers de nuit, éclairés par les flammes... « Tout changer avant qu'il ne soit trop tard », titre Le Figaro Magazine tandis que Paris Match parle d'une « France à feu et à sang ». « Le sursaut ou le chaos », affiche Le Point. « Quartiers : 40 ans de désastre », écrit L'Express alors que Valeurs actuelles parle de « sécession ».Une couverture se démarque ce matin, celle de L'Humanité Magazine qui choisit de traiter des violences des forces de l'ordres. « Police Française : histoire d'une dérive », titre le magazine avec en une photo, celle de l'agrandissement de la vidéo de l'interpellation ayant conduit à la mort de Nahel. Dans son éditorial, le directeur de L'Humanité appelle à « entendre la colère ». « L'institution policière doit être repensée, réformée. Il faut écouter et dialoguer », affirme Fabien Gay.Le Point se demande plutôt si être policier n'est pas devenu une « mission impossible ». « Depuis une semaine, ils se font traiter d'assassins », peut-on lire. Pour l'hebdomadaire, le secrétaire régional Île-de-France du syndicat de police Alliance résume : « On est passé de "Pinot simple flic" à "American Nightmare" ». Et le fait que la justice retienne l'homicide volontaire contre le policier auteur du tir contre Nahel n'a rien arrangé dans le camp des forces de l'ordre, selon Paris Match : « Son incarcération est le coup de trop pour ces fonctionnaires ». Mais L'Express parle de l'outrance de certains syndicats, en l'occurrence Alliance et l'UNSA Police, qui ont publié un communiqué qui « a marqué les esprits ». Dans ce texte, ils fustigent les nuisibles – comprendre les jeunes émeutiers – et concluent en termes martiaux : « Aujourd'hui, les policiers sont au combat car nous sommes en guerre. Demain, nous serons en résistance ».Pas d'apaisement après l'incarcération du policierLe Point, Paris Match, Le Figaro Magazine ou encore Valeurs actuelles, tous publient des photos des nuits de violences et des dégâts au petit matin. Carcasses de voitures et de bus calcinées, mairies dévastées par les flammes. Un élu est le symbole de ces violences : Vincent Jeanbrun, maire de L'Haÿ-les-Roses, dont le domicile familial a été attaqué à la voiture bélier.Le Point et Valeurs actuelles le qualifient de « maire courage, de nouveau visage des élus qui résistent ». Des élus qui se demandent comme beaucoup comment on en est arrivé là. Pour tenter de comprendre le phénomène, les hebdos interrogent des spécialistes, notamment pour comprendre cette jeunesse qui a participé aux émeutes. Pour Le Point, c'est Boris Cyrulnik. Le spécialiste de la toute petite enfance l'assure : « ces enfants sont désespérés car ils ne sont pas tutorisés. Ils obéissent à des rituels claniques. Seule l'éducation peut les sauver ».De son côté, Le Figaro Magazine donne la parole à Pierre Brochand, l'ancien directeur général de la DGSE. Pour lui, « rien de comparable ne s'est produit dans les villes françaises depuis la Révolution de 1789 ». Il parle de « décennies d'abdication dans les quartiers populaires ». Mais ces banlieues populaires « ont besoin d'un État qui protège », martèle dans L'Humanité Magazine le maire communiste de Gennevilliers, où les nuits de violences se sont enchaînées. Selon lui, certaines villes souffrent depuis des années de l'absence de politique de la ville. Pas vraiment le même son de cloche du côté du Point, qui assure que « pour répondre au désarroi des habitants, les banlieues vivent sous perfusion d'argent public ». Sans résultats probants, constate l'hebdomadaire. Des hebdos qui sont tous d'accord sur un point : les émeutes urbaines et la situation actuelle ne profitent à terme qu'à l'extrême droite. Les réponses d'Élisabeth Borne au ParisienPremier constat du journal : « Certains la disent fragilisée. D'autres espéreraient qu'elle soit remplacée à Matignon. Mais Élisabeth Borne s'accroche ! » Dans les colonnes du Parisien, elle annonce « des moyens massifs pour protéger les Français », les 13 et 14 juillet. Quant aux mesures pour répondre aux émeutes, Élisabeth Borne l'assure : « On veut des réponses très rapides, que les familles mesurent les conséquences des actes commis par leurs enfants ». Agir vite, des réponses rapides, c'est d'ailleurs ce qui revient le plus dans cette interview. En 100 jours peut-être ? Sur cette question du cap des trois mois et quelques pour relancer le pays, la Première ministre l'affirme : « Tous les chantiers sont au vert, que ce soit du point de vue du travail, d'ordre républicain ou d'éducation et de santé… Tous les chantiers présentés fin avril ont été engagés ». Quant aux rumeurs autour de son départ, Élisabeth Borne botte en touche et le répète : « Je ne suis pas dans le commentaire, mais dans l'action ». Et à la question de savoir si Pap Ndiaye peut être ministre de l'Éducation nationale à la rentrée ? Si Marlène Schiappa peut rester malgré l'affaire du Fonds Marianne ? « Pas de commentaires », répond-elle. Des carences dans certains ministères ? « Ce sont des sujets que je n'évoque qu'en tête-à-tête avec le président de la République. »La Première ministre qui s'exprime donc dans les colonnes du Parisien, elle aurait aussi pu le faire dans celles du Journal du dimanche. Mais voilà, la grève se poursuit pour la troisième semaine d'affilée. La rédaction demande le retrait de la nomination de Geoffroy Lejeune, ancien de Valeurs actuelles. Les journalistes veulent aussi des garanties d'indépendance et en appellent à Emmanuel Macron.

    À la Une: une semaine après les émeutes urbaines, la presse française prend du recul

    Play Episode Listen Later Jul 8, 2023 4:04


    Et c'est la géographie de ces violences sur laquelle se penchent La Croix et Le Monde, en partant de ce constat : la carte des émeutes de 2023 n'est plus celle des « banlieues chaudes ». « Si la France n'en est pas à sa première vague de violences urbaines, constate Le Monde, celles-ci n'avaient jamais été aussi étendues ni généralisées, des plus grands centres urbains aux plus petites agglomérations. »« 553 villes ont été touchées », précise La Croix. Le quotidien note que « cette carte ne coïncide que très partiellement avec celle des quartiers sensibles, d'une part, et avec celle des émeutes de 2005 d'autre part ». Et surtout, cette carte évolue au fur et à mesure des nuits d'émeutes. Lors de la première, « les violences se concentrent sur la banlieue parisienne », souligne Le Monde, avant de s'étendre vers des villes plus petites le lendemain. Grenoble, Rennes, Beauvais mais aussi Évreux ou Alençon, « les villes moyennes, c'est inédit, sont elles aussi touchées ».À Vernon, Migennes ou Oyonnax, des incendies ont ciblé les institutions et des tirs de mortier ont visé les forces de l'ordre. Pour La Croix, un professeur de sociologie livre son analyse : « Les villes éloignées des métropoles connaissent les mêmes phénomènes de ségrégation urbaine. Les conditions de vie y sont parfois encore plus difficiles mais comme ces quartiers sont plus petits, ils retiennent moins l'attention des pouvoirs publics ».Une évolution des cibles des violencesAvec un phénomène nouveau selon La Croix : « Les scènes de pillages dans les centres-villes ». Pour le quotidien, « ces actes seraient davantage le fait d'une jeunesse des quartiers qui se sent ostracisée ». Sur les réseaux sociaux, observe Le Monde, « la gravité et la colère des premières heures s'estompe au profit d'une certaine jubilation devant les "dingueries" des uns et des autres ».« Pourquoi l'étincelle de la colère met-elle le feu à telle cité et pas à telle autre ? », se demande La Croix. Le sociologue Michel Kokoreff, cité par le journal, remarque que « la situation a très vite dégénéré en région parisienne dans des villes comme Asnières ou Mantes-la-Jolie, où la situation est notoirement très dégradée entre les jeunes et la municipalité ».« Il ne faut donc pas », selon lui, « sous-estimer les dynamiques locales, l'importance des relations entre les villes, les associations et la population ». « Un point sur lequel insistait, en 2018, le rapport de Jean-Louis Borloo enterré par Emmanuel Macron », conclut La Croix.Début des vacances sous le signe de l'inflation« Pouvoir d'achat, sur la route des vacances pas chères », titre Le Parisien-Aujourd'hui en France pour qui « la hausse des prix et le nouveau calendrier scolaire bousculent les habitudes estivales des familles, qui cherchent à éviter la période mi-juillet, mi-août ».Il y a donc ceux qui partent plus tôt, comme Xavier, 45 ans, déjà dans la baie de Somme pour les vacances. Ses quatre enfants ont « fait l'école buissonnière », précise Le Parisien. Bonne pioche selon le père de famille, qui dit avoir bénéficié de promos et de prix très intéressants. Résultat, constate une fédération d'entreprises de voyage : on observe « une meilleure répartition des vacances sur les trois mois d'été ».Le problème du sur-tourisme dans certaines régionsPorquerolles, Bréhat, le Mont-Saint-Michel… Le Figaro s'intéresse à ces fleurons touristiques français qui « cherchent la parade face à la sur-fréquentation ». Le quotidien prend l'exemple de Gordes, dans le Vaucluse, « ses calades ruelles typiques du Luberon, son panorama époustouflant, son abbaye cistercienne et ses odeurs de lavande ». Le tout quelque peu gâché par « un trop grand nombre de voitures, de touristes, de pauses photos instagrammables ».Comme d'autres destinations touristiques en France, Gordes est victime de son succès, « classé plus beau village du monde par un magazine américain ». Résultat : un million de touristes se pressent chaque année dans ce petit village de 2000 habitants. Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres... En Gironde, Le Figaro constate « la face sombre d'une côte d'azurisation à grande vitesse à coups de paquebots géants, de jet skis et de hausse des prix ».Tout n'est pas perdu pour autant, à en croire Olivia Grégoire, ministre déléguée chargée du Tourisme citée par le quotidien : « Si l'on veut désengorger les sites trop fréquentés, il faut faire émerger d'autres destinations touristiques. […] La France regorge de magnifiques endroits que les locaux connaissent bien, et les étrangers pas du tout ». Reste donc à les faire connaître, mais pas trop non plus !

    À la Une: la polémique autour du Fonds Marianne

    Play Episode Listen Later Jul 7, 2023 4:06


    « Le fiasco Schiappa », s'exclame Le Figaro tandis que Libération parle de « coup politique mené avec désinvolture ». Le quotidien se fait l'écho des conclusions de la commission d'enquête sénatoriale qui « pointent largement la responsabilité de Marlène Schiappa », alors ministre déléguée à la Citoyenneté. Nous sommes en 2021, six mois après l'assassinat de Samuel Paty rappelle Le Monde, et « pour lutter contre la propagande djihadiste en ligne, ce Fonds Marianne doté de 2,5 millions d'euros est créé ». Et dès le départ, constate Libération, ça ne va pas. Le quotidien rappelle que « sur la phase de sélection, les gestionnaires du Fonds Marianne sont accusés d'avoir favorisé une association, l'Union des sociétés d'éducation physique et de préparation militaire, codirigée par le controversé Mohamed Sifaoui », précise Libé. La somme de 355 000 euros lui avait été accordée, pour un résultat difficilement quantifiable constate le quotidien. Le Figaro précise : « Le volume et la qualité des publications de l'association, 451 communications sur différents comptes et 8 articles sur un site internet, sont inférieurs à la production prévue ».Autre problème soulevé par Le Monde : « L'Union des sociétés d'éducation physique et de préparation militaire ou Reconstruire le commun, seconde plus importante bénéficiaire du fonds, ont profité d'un "fléchage (… ) en amont du processus", qui faussait l'appel à candidatures ». Pire que ça, ajoute le quotidien, le rapport confirme aussi des « décisions discrétionnaires ». Alors que SOS Racisme avait été sélectionnée, l'association a été « écartée au dernier moment sur demande de Mme Schiappa ». Le Figaro parle d'un leader de SOS Racisme vent debout, Dominique Sopo, qui s'indigne : « Marlène Schiappa a manifestement eu un choix guidé par une acrimonie personnelle à mon endroit. (…) Cette attitude dénote un rapport pour le moins abusif au pouvoir ». C'est bien l'avis de la commission d'enquête, qui conclut que « le Fonds Marianne n'a donc été ni transparent, ni équitable ».Des conséquences pour le parti au pouvoirCar « les conclusions de la commission d'enquête sont accablantes », affirme Le Parisien. Et en premier lieu pour Marlène Schiappa, longuement auditionnée. Selon Jean-François Husson, rapporteur de la commission parlementaire cité par le quotidien, l'ancienne ministre a été « longuement auditionnée, sans proposer d'éléments tangibles à la commission d'enquête ». Pire, révèle Libération : « Elle a eu beaucoup de pertes de mémoire ».Le Figaro conclut en comparant cette affaire à « un poison lent pour la Macronie ». Le quotidien cite les conclusions « sans appel » de la commission parlementaire : « Nous avons le sentiment que le Fonds Marianne a été conçu comme une grande opération de communication et que la promesse faite aux Français à la suite d'un événement tragique n'a pas été tenue ». Et Libération se fait l'écho des propositions des sénateurs pour éviter qu'un tel fiasco ne se reproduise : il faut « interdire toute interférence du cabinet du ministre dans l'instruction des dossiers, et retracer de manière écrite et motivée toute intervention du ministre ou de son cabinet à l'issue de la procédure d'instruction ».Les violences urbaines après la mort de Nahel« Les petits pas du chef de l'État après les émeutes en France », titre Libération. Le quotidien qui constate qu'« Emmanuel Macron, qui était en visite dans les Pyrénées-Atlantiques hier, continue de marteler son message de fermeté, peu enclin à parler politique de la ville et discriminations dans les quartiers populaires ».Et pourtant, Le Parisien cite les propos du locataire de l'Élysée hier à Pau : Emmanuel Macron met en garde contre « une réaction à courte vue et appelle à travailler sur les causes profondes de ces émeutes ». Et à ce sujet, Macron a bien un diagnostic, précise Le Parisien : « D'évidence, nous avons un problème d'autorité dans la société, qui commence par la famille ». Libération constate en revanche que « les violences et discriminations commises par les forces de l'ordre font en revanche figure d'ultime tabou dans la majorité ». Le quotidien de donner l'exemple du dernier ministre à avoir voulu s'emparer du sujet : «Quand Christophe Castaner a réclamé en 2020 la “tolérance zéro” contre le racisme chez les forces de l'ordre, il est reparti de Beauvau les pieds devant. Mieux vaut ne pas ouvrir de débat à chaud »… « Au risque de remettre le couvercle », conclut Libération. Pour le président de la République, « l'heure est à l'écoute, coûte que coûte », constate Libération. Le quotidien rappelle qu'avant Pau, « Emmanuel Macron a reçu plus de 240 maires à l'Élysée mardi, au lendemain d'une virée en catimini dans la caserne de police Bessières du XVIIe arrondissement de Paris ».

    À la Une: la version du policier responsable de la mort de Nahel

    Play Episode Listen Later Jul 6, 2023 4:23


    Les quotidiens Le Monde et Le Parisien ont pu se procurer les premières constatations de l'enquête sur la mort du jeune homme, tué mardi dernier par un policier à Nanterre. « Les circonstances du drame commencent à s'éclaircir, pointe Le Monde. Dans le cadre de l'audience sur le maintien en détention provisoire de ce brigadier mis en examen pour homicide, audience prévue ce jeudi, le procureur général de Versailles, Jean-Louis Bernadeaux, synthétise, dans un réquisitoire daté d'hier mercredi, l'état d'avancement des investigations en cours. Le document reconstitue, de façon détaillée, la chronologie des faits (…). »Course-poursuiteAlors que nous apprend l'interrogatoire du policier ? Le Parisien nous livre son récit : « Le fonctionnaire explique d'emblée qu'il en est à "son neuvième jour de travail consécutif". Il retrace alors la chronologie de l'intervention litigieuse. Dès 8 heures, Florian M. et son collègue repèrent une Mercedes "dont le moteur vrombissait et qui circulait dans la voie de bus". Les deux motards s'approchent alors de la puissante voiture. Toujours au guidon de sa moto, Florian M. se place du côté passager et actionne à plusieurs reprises ses gyrophares ainsi que sa sirène "deux tons". Il demande alors au conducteur et à ses deux passagers de se ranger pour procéder à un contrôle. Nahel repart alors "à pleine vitesse", selon les mots du policier. "Jusqu'à 80 ou 100 km/h", selon les affirmations à l'IGPN du second motard impliqué dans l'affaire. Pour Florian M., Nahel aurait même fait une embardée vers son collègue durant sa fuite ».« Quelques centaines de mètres plus loin, à proximité de la place Nelson-Mandela, les deux policiers rattrapent la Mercedes jaune bloquée dans les bouchons. Florian M. court alors jusqu'au niveau du conducteur puis sort son arme. Il se place au niveau du pare-brise avec son arme dans la main droite. Il se met en position de "tir fichant" pour, selon lui, éviter de tirer n'importe où et viser le bas du corps de Nahel au cas où il aurait besoin d'ouvrir le feu ». Et son collègue se place au niveau de la vitre du conducteur.« Coupe, coupe ! »S'ensuit, poursuit Le Parisien, un court dialogue : « "Coupe, Coupe" (et non "shoote" comme interprété par certains), aurait ainsi crié Florian M. avant qu'une seconde voix, potentiellement celle de Nahel, ne crie : "Pousse-toi !". Une troisième voix, "pouvant être attribuée" au collègue de Florian M., aurait alors bien crié : "Tu vas prendre une balle dans la tête". Une première analyse qui devra toutefois être confirmée par une expertise qui est en cours auprès de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie ».Déstabilisé par l'accélération du véhicule ?Le Monde précise que « le brigadier explique s'être retrouvé acculé contre le trottoir et le muret situé derrière lui. Il pense immédiatement que le conducteur va accélérer alors que pour lui, à cet instant précis, son collègue se trouve toujours en partie dans l'habitacle. II prend alors la décision d'ouvrir le feu pour éviter qu'il ne renverse quelqu'un ou "n'embarque" son collègue. Le policier assure aussi que "son objectif initial n'a pas été de tirer". Il précise toutefois qu'il n'a pas voulu "viser le haut du corps mais le bas". Il explique ensuite qu'au moment de faire usage de son arme, "il a été déstabilisé par l'accélération du véhicule" (…). Pour justifier son tir, le policier affirme aussi avoir pensé que le corps de son coéquipier était "engagé à l'intérieur de l'habitacle". Des déclarations contredites par son coéquipier, qui a précisé lors de ses auditions que seul son bras l'était ».Le maintien en détention requisJuste après le coup de feu, « la vidéo enregistre cinq ou six coups de klaxon et un vrombissement de moteur. L'autopsie a révélé que le tir mortel a touché Nahel au thorax après avoir transpercé le pare-brise avant et le poignet de l'adolescent ».« Florian M. a été présenté à deux juges d'instruction le 29 juin au tribunal judiciaire de Nanterre et mis en examen pour "homicide volontaire", rappelle Le Parisien. Il a ensuite été incarcéré à la prison de la Santé, à Paris. Le policier a fait appel de son placement en détention provisoire et l'audience à la chambre de l'instruction se tiendra ce jeudi à Versailles. » Audience au cours de laquelle, pointe Le Monde, le parquet va requérir « le maintien en détention provisoire du brigadier ».

    À la Une: qui sont les émeutiers?

    Play Episode Listen Later Jul 5, 2023 4:20


    « Les chiffres sont glaçants, soupire La Croix : plus de 700 policiers et gendarmes blessés, 10 000 feux de poubelles, 1 000 bâtiments brûlés et 250 commissariats et gendarmeries attaqués, selon le ministère de l'Intérieur. Aussi, alors qu'un calme relatif semble être revenu dans les banlieues après cinq nuits d'émeutes, l'incompréhension domine. Qui sont ces jeunes, s'interroge le quotidien catholique : des herbes folles ou de vrais rebelles ? Les magistrats qui ont eu affaire à eux soulignent tous leur extrême jeunesse et leur immaturité. « Il s'agit surtout de primo-délinquants, commente Cécile Mamelin, à l'Union syndicale des magistrats. Leurs actes ne sont ni réfléchis ni contextualisés. Ils ont vu d'autres jeunes mettre le feu et se sont dit “j'y vais aussi”. Il y a un vrai phénomène d'entraînement et de dynamique de groupe renforcé par les réseaux sociaux. C'est une situation qui sort de l'ordinaire. Ces jeunes ne ressemblent pas à ceux qui comparaissent habituellement. »Cocktail explosif« Difficile de dresser un profil type de ces révoltés nocturnes, renchérit Le Monde. Ils sont plutôt jeunes, peu bavards, parfois âgés de seulement 12 ou 13 ans et dépassant rarement la trentaine. Avec des assaillants très jeunes, là encore, foulards autour de la tête, parfois torse nu, lancés à corps perdu dans l'affrontement, jetant des pierres, ou tenant à bout de bras des fusées pyrotechniques, comme des épées prêtes à s'enflammer. Rage, révolte, délinquance, tout se mélange dans un cocktail explosif. Il est d'autant plus explosif que beaucoup de ces jeunes semblent hors de contrôle, coupés des relais adultes. »À lire aussiViolences en France: après l'interpellation de mineurs, Macron en appelle à la responsabilité des parentsProfils et motivations variésLibération également cherche à comprendre qui sont les émeutiers des derniers jours. « Unis par leur détestation de la police, ils affichent des profils et des motivations variés, entre sentiment d'abandon, avenir bouché et effet accélérateur des réseaux sociaux. »En effet, commente Libé, « les profils sont tellement variés qu'on peine à leur trouver un point commun, sauf sans doute d'innombrables rencontres humiliantes avec la police et le besoin de se venger. Certains ne sont que des pilleurs opportunistes, c'est évident ; d'autres sont des enfants qui ne font que suivre les instructions de leurs aînés ou des dealers du quartier, c'est sûr aussi. Pour les autres, donc pour l'immense majorité des émeutiers, il s'agit d'un sabotage causé à soi-même, ou tout au moins à ses proches, dans un délire de destruction que bien peu ont cherché à stopper. »Et Libération de s'interroger : « Pourquoi des dizaines de milliers de jeunes Français se sentent en prison dans leurs cités ? Bien peu de réponses sensées à ce défi national sont proposées dans le champ politique, qui a surtout alimenté ces derniers jours les bêtisiers à venir. Dans un rare moment de courage politique, le président de la République a déclaré hier que "les raisons de ce que nous vivons viennent de loin". Il est temps d'aller à leur rencontre, aux racines de ces émeutes que seuls des actes concrets pourront éteindre. »Qui va payer ?Le Figaro pour sa part pointe le bilan matériel des émeutes… « Le très lourd bilan d'une semaine de violences, titre le journal. Les dégâts pour les entreprises et les commerces seraient évalués à 1 milliard d'euros », selon le patronat. Et qui va payer ? « L'État, c'est-à-dire le contribuable, sera contraint de participer, une fois encore, au règlement de la facture, déplore Le Figaro. Les Français subiront alors la double peine de réparer des équipements qu'ils ont déjà payés. Et les vandales, dans tout cela ? Les bonnes âmes nous expliquent à quel point il serait injuste, puisqu'ils sont des victimes de la société, de les faire payer. Combien ajouter de la misère à la misère risquerait de conduire au chaos. Comme si l'impunité dont ils bénéficient n'avait pas déjà produit ce résultat », fulmine encore Le Figaro qui conclut : « Abasourdi par les événements, Emmanuel Macron serait, paraît-il, prêt à sanctionner financièrement les familles des délinquants. La grande majorité des Français n'attend que cela. »À lire aussiViolences en France: Emmanuel Macron promet une «loi d'urgence» pour accélérer la reconstruction

    À la Une: «Ça suffit!»

    Play Episode Listen Later Jul 3, 2023 4:16


    C'est le grand titre de la Provence ce matin. « Ça suffit. L'indignation est unanime en France, pointe le journal, après l'attaque à la voiture-bélier dans la nuit de samedi à dimanche au domicile du maire de l'Haÿ-les-Roses, en banlieue parisienne. "Un cap a été franchi dans l'horreur et l'ignominie", a réagi l'élu qui a lancé un appel au "sursaut républicain". Un rassemblement devant les mairies du pays est organisé ce midi. »« Ce sont deux petits garçons de 5 et 7 ans qui vont sans doute faire des cauchemars toute leur vie, soupire La Dépêche du Midi. Parce qu'ils ont été réveillés en pleine nuit par le fracas d'une voiture-bélier défonçant le portail de leur maison. Parce qu'ils ont vu surgir des flammes devant leurs yeux. Parce qu'ils ont dû s'enfuir, à travers les jardins, avec leur mère apeurée. Tout ça parce qu'ils sont les enfants du maire de l'Haÿ-les-Roses. (…) En quelque sorte, ces enfants sont les martyrs de notre démocratie », s'exclame encore La Dépêche qui s'interroge : « Pourquoi tant de haine ? (…) On comprend mal le rapport qu'il peut y avoir entre la mort tragique d'un adolescent tué par un policier et les attaques que subissent les édiles. Comme s'ils étaient devenus l'unique figure de l'autorité, la tête de turc qu'il faut frapper. »Éternels perdants…La Croix s'indigne également : « Aux dégradations des symboles de la République que sont les médiathèques, les écoles, les mairies ou les commissariats s'ajoutent désormais les agressions contre des élus et leurs familles. (…) Cette gradation dans la détermination à frapper l'incarnation de notre démocratie est intolérable, lance encore le quotidien catholique. Les moteurs de la colère qui anime les auteurs de ces exactions sont multiples. Nous ne pourrons, collectivement, faire l'impasse sur leur examen. Mais tous ces jeunes gens s'en prenant à l'autorité publique comprennent-ils qu'à ce jeu mortifère ils sont les éternels perdants ? »Quelles solutions ?Comment sortir de cette spirale ? Pour Libération, il faut « sauver la jeunesse… et la police. (…) La génération des 12-15 ans, en pointe dans les émeutes, exprime une forme de désespoir ». C'est « cette France de l'exclusion, de l'extra-territorialité sociale, le monde des exclus, à tous les sens du terme, y compris l'exclusion de la consommation, vécue comme la pire des exclusions, comme en témoigne l'importance prise dans les émeutes par le pillage de masse. Sans sombrer dans le misérabilisme, ces exclus se vivent comme des rejetés de la société, condamnés à l'autodestruction ».À lire aussiViolences en France: les élus locaux en première ligne face aux émeutes urbainesQue faire ? Il faut, répond Libération, « continuer à investir, à faire revenir les services publics dans ces zones de non-droit et à changer la couleur des cités. Mais simultanément, il faut mettre fin à cette espèce de guerre civile entre la police et les exclus des cités, qui se vivent comme les rejetés de la société et qui sont plongés jour et nuit dans le commerce de la haine. (…) Pour réparer le lien avec la France de l'exclusion, il est vital que la déontologie redevienne le cœur battant de l'institution policière, avec un retour à une police de proximité et une meilleure formation des agents ».« Le naufrage français »En attendant, la France offre un bien triste spectacle à l'étranger, pointe Le Figaro… « À lire la presse étrangère, notre pays serait en état de guerre civile, soupire le quotidien de droite. Quand le commentaire vient d'Algérie, qui a le culot de rappeler à la France son "devoir de protection" de ses ressortissants, on s'indigne, s'exclame Le Figaro, mais lorsqu'il émane des États-Unis ou d'Europe, on se sent humilié. Comme si le monde se gaussait en direct de notre déclassement, de notre désagrégation, de notre naufrage. » Avec « cette jeunesse qui casse tout. Celle-ci n'est pas toute la jeunesse française, pointe encore Le Figaro, mais elle donne l'image détestable d'une nation encagoulée, "ensauvagée", "tiers-mondisée", qui n'a plus le respect d'elle-même. Ses élus et ses forces de l'ordre sont défiés et menacés de mort par des gamins sans éducation, encouragés par quelques irresponsables de gauche. (…) Dans un an, conclut Le Figaro, c'est ce pays qui accueillera les Jeux olympiques d'été. La question n'est pas de savoir s'il sera prêt, mais s'il sera digne de cet événement. »

    À la Une: la France empêchée à l'international par les écumeurs

    Play Episode Listen Later Jul 2, 2023 5:03


    Emmanuel Macron annule sa visite d'État en Allemagne. Ce devait être la première visite d'État depuis 23 ans d'un président français en Allemagne. Ce devait… Près de Paris, le domicile d'un maire, cette nuit, a été attaqué à la voiture bélier en flamme. Contraint par la situation sécuritaire en France, Emmanuel Macron a défait ses valises.« Ce report est d'autant plus embarrassant qu'il s'agit d'un bis repetita après l'annulation de la visite en France du roi Charles III (d'Angleterre), il y a trois mois, pour cause de protestations monstres contre la réforme des retraites, pointe Le Parisien Dimanche. Et que les violences qui secouent le pays font la Une de la presse étrangère. » Et pourtant, ce voyage « était voué à célébrer la relation historique en cette année du soixantième anniversaire du Traité de l'Élysée », soupire ce journal. Mais ça, c'était avant...Poutine qui rit ?Macron empêché à l'international. Mais lui ne l'est toujours pas. « Lui », c'est Vladimir Poutine. Le président russe est-il sorti affaibli ou renforcé de la mutinerie avortée de Prigojine, l'ex-chef du groupe Wagner ? Telle est, à la Une, la question… Que s'est-il donc passé les 23 et 24 juin, en Russie ? Marianne, L'Obs, Le Point, L'Express… À chacun sa vérité, et pas de réponse claire à la question.Dans Marianne, crânement, Vladimir Fedorovski ose dire que le maître du Kremlin est sorti renforcé de cette crise. « Poutine passe pour celui qui ramène l'ordre sans effusion de sang. Ensuite, son test de loyauté vis-à-vis de l'armée a fonctionné », dit à Marianne cet ancien diplomate russe, en soulignant que, lors de cet épisode, Poutine « a aussi forcé les services extérieurs de l'Occident à se positionner non pas en sa faveur mais du moins à ne pas jouer la carte jusqu'au-boutiste de Prigojine ». À quoi cet hebdomadaire ajoute que, « sur la Russie, ceux qui prétendent savoir sont des baltringues », Marianne flinguant les experts pérorant sur les plateaux de télévision et qui, pas plus que les services secrets russes, n'ont rien vu venir de la mutinerie de Prigojine.  Poutine qui pleure ?Avis diamétralement opposé de L'Obs. Cet hebdomadaire, en effet, met au contraire l'accent sur l'affaiblissement de Poutine, dont le pouvoir, à en croire ce magazine, est désormais « fissuré ». Ce qui a mis « le feu aux poudres » entre Poutine et Prigojine, « c'est la décision du ministère de la Défense d'assujettir les milices privées en les forçant à signer des contrats de coopération au 1er juillet, ce qui signifiait la fin de Wagner », explique dans L'Obs, Arnaud Dubien, directeur de l'Observatoire franco-russe à Moscou. Tout à ses interrogations, cet hebdomadaire se demande également si, au fond, Prigojine n'a pas tenté de forcer la main de Poutine pour qu'il change la tête de l'appareil militaire ? Autre explication possible à cette crise, avancée par les propagandistes du régime russe : s'est-il agi d'une « maskirovka », une mise en scène à grande échelle « pour tester la loyauté du haut commandement russe ». De quoi déboussoler la résistance russe en exil. Laquelle peine à trouver son « de Gaulle », soupire L'Obs.Schizophrénie occidentale Au sommet de l'État russe, entre apparatchiks et oligarques, la lutte continue, c'est « la guerre des gangs », lance en Une Le Point, c'est « la lutte féroce des prédateurs ». Résultat, en face, une vraie schizophrénie des Occidentaux, qui tout à la fois aspirent à la chute de Poutine et la craignent. Cela fait des mois qu'ils rêvent de l'après-Poutine, « tout en redoutant l'inconnu et l'éventuel éclatement du pays », souligne Le Point. Schizophrénie à laquelle se refuse L'Express. Lequel hebdomadaire assure en Une que « l'après-Poutine a commencé ». Mais lorsque, logiquement, ce magazine s'efforce d'imaginer l'après-Poutine, ses réponses ne sont que des questions : d'autres rébellions, une grande purge ? Dur, dur, la kremlinologie ces temps-ci. À L'Express, comme ailleurs…Pas de svastika au JDDLa grève, encore, au Journal du Dimanche... Pour le deuxième dimanche d'affilée, le JDD est absent des kiosques. La rédaction du Journal du Dimanche entend ainsi protester contre la nomination à sa tête de l'ex-journaliste à l'hebdomadaire Valeurs Actuelles, Geoffroy Lejeune. Nomination décidée par Arnaud Lagardère. Mais pas dupes, les confrères du JDD y voient plutôt le choix de Vincent Bolloré, nouveau propriétaire du groupe coiffant cet hebdomadaire. « L'observation de ce spectacle produit un sentiment dérangeant, estime Marianne : comme si l'intervention de Bolloré n'était pas condamnée en soi, mais uniquement en raison des convictions "d'extrême droite" de ce dernier. Comme si l'on ne remettait pas en cause la laisse avec laquelle le milliardaire tient ses journalistes, mais le fait qu'il tire un peu trop fort dessus. »Pour L'Obs, pas de doute, « Lagardère devance les désirs de Bolloré ». Selon ce magazine, le PDG, devenu actionnaire minoritaire, « revendique cette décision comme la sienne. En quoi, moque L'Obs, Arnaud Lagardère déploierait « le zèle des courtisans ».

    À la Une: la chienlit à l'aventure en France

    Play Episode Listen Later Jul 1, 2023 4:12


    Quatrième nuit de pillages et de violence après la mort de Nahel, 17 ans, tué par un policier, mardi, lors d'un contrôle routier. De la région parisienne au centre et au sud de la France, la chienlit s'est déplacée. « L'embrasement », c'est l'alarme lancée à contretemps par la Une de Libération. Selon ce journal, la violence des manifestants « monte chaque nuit en intensité, et les émeutes s'étendent géographiquement ». Et Libé s'en inquiète, car un embrasement risquerait « de faire passer au second plan ce besoin si légitime de justice exprimé depuis mardi. Plus les émeutes s'installeront sur la durée, plus elles serviront le dessein de l'extrême droite et d'une partie de la droite. Donc appels au calme, oui, oui et encore oui. L'apaisement reste le meilleur moyen de rendre la justice », prêche Libé. Mais quand le président de la République dénonce « une instrumentalisation inacceptable de la mort d'un adolescent » en parlant des violences, Libération estime qu'Emmanuel Macron « pourrait s'adresser avec les mêmes mots aux syndicats policiers extrémistes, à cette frange de la droite de moins en moins républicaine, et bien sûr à l'extrême droite. Leur violence à eux n'est bien sûr qu'une violence de mots. Mais elle atteste que le temps, pour eux, n'est pas à l'apaisement. Et donc pas à la justice », en déduit, d'un très jésuitique raisonnement, Libération.Pour la peau d'un flicDe fait, les appels au calme et les admonestations présidentielles à l'endroit des parents pour qu'ils surveillent mieux leurs enfants mineurs ne changent rien à la situation. Dans les rues de France, la nuit, la violence, loin de faiblir, au contraire, augmente, Dans Le Parisien, un policier de 47 ans ayant déjà 20 ans d'expérience dans le maintien de l'ordre et qui a passé les quatre dernières nuits sur le terrain, considère que le degré de violence est « plus important aujourd'hui » que lors des émeutes de 2005, en France. « C'est de la violence gratuite, de la haine envers la police (…) c'est primaire, bestial », dit-il à ce quotidien. Selon lui, « les émeutiers se relaient, ils sont mieux équipés. Les tirs de mortiers sont plus nombreux. En 2005, les casseurs cherchaient à se confronter à nous. Là, ils veulent nous tuer ». Il explique que, le jour, les casseurs dorment « pour revenir (le) soir ». Et il prévient : « Il faut éviter toute victime supplémentaire, de part et autre. Autrement on risque l'embrasement. »Menace identitaireFace à cette situation, des voix s'élèvent et haussent le ton. Se référant aux milliards d'aides publiques en tout genre déversés par dizaines en pure perte sur les quartiers « dits sensibles », Le Figaro souligne que ce sont « les bénéficiaires de ces aides publiques (qui) brûlent l'école, le gymnase, la salle des fêtes, la mairie, le centre médico-social, en plus, bien sûr, du commissariat et de la gare ». Invitant « les millionnaires du football passés par là et qui ont pu s'en sortir (à se) souvenir (que), quand tout part en fumée, il n'y a plus d'avenir », ce quotidien estime qu'au fil du temps « et à force de laissez-faire de la puissance publique, c'est une contre-société qui s'est développée, loin des principes communs d'autorité, de respect, de mérite et d'ordre. Tisonnées par des discours radicaux et revanchards aux relents idéologiques qui se répandent à la vitesse de l'éclair sur les réseaux sociaux, les revendications sont d'abord identitaires », énonce Le Figaro.Mariage de raisonEnfin avant la visite d'État de deux jours d'Emmanuel Macron en Allemagne, la première depuis 23 ans (et sous réserve de l'évolution de la situation sécuritaire en France) les Français ont une bonne opinion du couple franco-allemand. Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro, 54% des Français trouvent que la relation franco-allemande profite autant à la France qu'à l'Allemagne, contre 37% qui estiment qu'elle profite surtout à l'Allemagne et 8% surtout à la France. Trois Français sur quatre ont une bonne opinion de la politique économique allemande et deux sur trois apprécient également sa politique étrangère. Comme en conclut Le Figaro, la moitié des Français pensent « que la relation est équilibrée ».

    À la Une: le «mano a mano» Ciotti-Macron pour réformer les retraites

    Play Episode Listen Later Jan 8, 2023 4:30


    Sans surprise, Les Républicains devraient voler au secours de la majorité relative d'Emmanuel Macron à l'Assemblée nationale pour voter la réforme des retraites, en France. Selon leurs conditions. Dans un entretien au Journal du Dimanche, le président du parti de droite Les Républicains déclare souhaiter « pouvoir voter une réforme juste qui sauve (le) système de retraite par répartition » en France. Éric Ciotti veut que « les petites retraites soient considérablement revalorisées » et pose d'autres conditions au gouvernement, sur les « carrières longues » notamment. Selon le journal l'Opinion, l'âge légal de départ à la retraite sera porté à 64 ans « au rythme de trois mois par génération » afin d'y arriver « pour les personnes nées à partir de 1968 ». Et Le Parisien Dimanche précise que le texte sera présenté dans le cadre d'un « projet de loi de financement de la Sécurité sociale rectificative ». La messe est-elle dite ? Pas sûr… Dans ce-même journal, le secrétaire général du syndicat de salariés CFDT met en garde Élisabeth Borne. « Attention, Madame la Première ministre, prévient Laurent Berger (…) même avec des mesures positives sur les carrières longues ou la pénibilité, on reste opposé à la réforme avec une mesure d'âge. Il n'y aura pas de deal avec la CFDT », martèle encore Laurent Berger dans Le Parisien Dimanche. Après Serval puis Barkhane, la France dans les sables du Sahel 11 janvier 2013, c'était il y a dix ans, la France déclenchait l'opération militaire Serval. Dix ans après, la France « se cherche au Sahel ». C'est en résumé l'avis du Journal du Dimanche. Lequel hebdomadaire, d'une formule des plus hardies sous ces caniculaires latitudes, qualifie de « polaire » le climat actuel entre la France et le Burkina Faso ! À tel point qu'en écho à la revue Afrique Intelligence, Le JDD évoque à son tour le possible « départ » de « la force Sabre à Ouagadougou ».  Justement, faut-il fermer les bases militaires françaises en Afrique ? Pour l'hebdomadaire Valeurs Actuelles, il n'en est pas question. « Courage fuyons, fulmine ce magazine ! Invoquant l'échec malien, des voix au sein de l'exécutif plaident pour la fermeture de nos bases africaines ». Alors, Valeurs Actuelles met en garde. « En abandonnant son rôle historique de pourvoyeur de sécurité, plutôt que de chercher à le réinventer, la France perdrait le dernier plan intact de son influence sur le continent au moment où ses compétiteurs s'y bousculent ». Effervescence à l'arsenal Et aussi au moment où, sous l'effet de la guerre en Ukraine, l'heure est au réarmement mondial. Russie, États-Unis, Chine, Inde, Europe, cette guerre « a remis les armées et l'industrie militaire de la planète au centre du jeu », s'alarme Marianne. « Simple poussée de fièvre ou branle-bas de combat avant la catastrophe », se demande cet hebdomadaire ? Évoquant un éventuel nouveau conflit, Marianne se demande ce que les Européens feraient « si la Turquie attaquait la Grèce ? (…) Que se passerait-il si le "Reis" décidait de prendre un bout d'îlot ? Erdogan pourrait jouer de sa position centrale aujourd'hui : outre son poids diplomatique dans la guerre russo-ukrainienne, n'oublions pas que celui dont le pays pourvoit l'Ukraine en drones possède aujourd'hui la deuxième armée de l'Otan. Un petit coup de canif chez nos amis hellènes administré par Erdogan susciterait sans doute, chez les Européens, quelques déclarations martiales, mais cela n'irait pas beaucoup plus loin... jusqu'au prochain îlot », conjecture Marianne. La grande lessive Un anniversaire pour conclure, le soixantième d'une création connue dans le monde entier, une création made in France : les pictogrammes des vêtements et du linge de maison qui fournissent les conseils de lavage… 1963-2023, cela fait bien soixante ans que le très français Groupement international d'étiquetage pour l'entretien des textiles, basé à Paris, a créé ces cinq symboles, « un cuvier pour le lavage à la main, un triangle pour le blanchiment, un carré pour le séchage en machine, un fer pour le repassage et un cercle pour le nettoyage professionnel », signale Les Échos Week-End. Certains pays, comme les États-Unis ou l'Australie, font, certes, de la résistance, mais « les cinq symboles ont depuis conquis la planète », souligne cet hebdomadaire économique. Selon un sondage Ipsos de 2021 cité par ce magazine, si 14% seulement des Français savent ce que signifie le pictogramme « cercle », 9 Français sur 10 « reconnaissent le "picto" cuvier » rapporte en orfèvre Les Échos Week-End. Qu'on le lave ou non en famille, le linge sale a ses symboles, et ils sont français. Cocorico !

    À la Une: Goïta absout les 49 Ivoiriens condamnés

    Play Episode Listen Later Jan 7, 2023 4:22


    Grâce présidentielle avec remise totale de peines pour les 49 militaires des forces spéciales ivoiriennes, condamnés au Mali pour « attentat et complot contre le gouvernement et atteinte à la sûreté extérieure de l'État ». Au Mali-même, le site Malijet estime que, dans le dossier des « mercenaires » ivoiriens, la médiation togolaise a « finalement porté (ses) fruit(s) », la décision « tant attendue » étant tombée deux jours après la visite du président du Togo, Faure Gnassingbé, au Mali puis en Côte d'Ivoire. Malijet y voit un « geste » démontrant notamment « l'attachement du colonel Goïta à la paix, au dialogue, au panafricanisme ». En Côte d'Ivoire, la Une de L'Inter souligne que si les 49 soldats ivoiriens ont été « graciés », la « junte malienne » a aussi dénoncé l'ultimatum du président en exercice de la Cédéao, Umaro Sissoco Embaló, et l'a mis « en garde », complète ce quotidien indépendant ivoirien. Emporté par son enthousiasme, Fraternité Matin, en Une, assure sans attendre que les 46 soldats ivoiriens encore détenus à Bamako ont été « libérés » [ce qui n'était pas encore le cas au moment où Frat Mat mettait sous presse, NDLR]. En manchette, le journal gouvernemental ivoirien tenait aussi à affirmer que lesdits 46 étaient « détenus illégalement au Mali ». De son côté, la Une du quotidien Le Nouveau Réveil, proche du PDCI-RDA de l'ex-président Henri Konan Bédié, estime « bonne (…) quoique tardive » la décision du président de la transition malienne Assimi Goïta. En France, enfin, le site du quotidien Le Figaro prédit que « la grâce accordée par Assimi Goïta aura en tout cas le mérite d'endiguer une potentielle réaction nationaliste en Côte d'Ivoire, un pays où vi(ven)t au moins 1,5 million de Maliens et où le discours anti-étrangers gagne du terrain ». Le « Marocgate », cauchemar de Borrell Fin de la visite oh combien délicate du haut représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, à Rabat. Il n'était pas venu sur place pour ça, Josep Borrell, mais pour renforcer le partenariat UE-Maroc. Seulement voilà, « ce déplacement tombait bien mal mais son report aurait créé beaucoup de secousses diplomatiques avec Rabat », explique Le Figaro, le haut représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères « n'a pas pu passer sous silence cette affaire de corruption ». Le Maroc est « mis en cause dans le "Qatargate", ce scandale de corruption qui secoue depuis un mois le Parlement européen », rappelle Le Figaro, en signalant les écoutes de la sûreté belge révélées par le quotidien bruxellois Le Soir, et qui révèlent que l'ex-eurodéputé italien Pier-Antonio Panzeri aurait bénéficié de cadeaux de la part du Maroc. « L'actuel ambassadeur du Maroc en Pologne, Abderrahim Atmoun, est nommément cité par l'épouse de Panzeri dans les PV d'écoutes. Avant de rejoindre Varsovie, Atmoun a coprésidé durant de nombreuses années la Commission parlementaire mixte Maroc-Union européenne. Il était alors en première ligne sur (…) le soutien de certains eurodéputés au plan présenté par Rabat pour résoudre le différend autour du Sahara », pointe encore ce journal. Chabal, demi-démêlé Parfum de scandale dans le monde du rugby, en France. Deux anciens rugbymen, dont Sébastien Chabal, sont soupçonnés d'irrégularités à la billetterie de la Coupe du monde 2023. Selon le quotidien Le Parisien, « quelques centaines » de billets de cette épreuve sportive auraient été discrètement « détournés » du système de vente traditionnel pour être écoulés de manière irrégulière au profit de proches de l'ancien directeur général du comité d'organisation, Claude Atcher. Ce journal révèle que des places ont été frauduleusement octroyées à deux anciens joueurs de rugby, dont l'ancien international Sébastien Chabal. L'autre bénéficiaire de ces « largesses » serait l'ancien troisième ligne Henri Mioch, « qui aurait acheté la bagatelle de 600 billets, pour un montant dépassant les 100 000 euros ». Une source proche du dossier assure qu'étant donné le volume, « il n'y a aucun doute sur le fait qu'il s'agisse d'un trafic de billets ».

    À la Une: le Marocgate

    Play Episode Listen Later Jan 6, 2023 4:21


    Scandale de corruption présumé au Parlement européen. Le Maroc et le Qatar seraient impliqués. L'enquête se poursuit. Le rôle du Maroc a été pointé du doigt dans plusieurs articles de presse et par des eurodéputés dans cette affaire qui vaut déjà à quatre personnes leur placement en détention préventive en Belgique, dont l'eurodéputée socialiste grecque Eva Kaili. En France, L'Humanité publie ce matin le deuxième volet de son enquête sur ce que ce journal appelle le « Marocgate » impliquant des eurodéputés « sous influence du royaume chérifien ». Le quotidien communiste évoque cette fois-ci la personne d'Abderrahim Atmoun, actuel ambassadeur du Maroc en Pologne, qui fut décoré, en 2011, dans l'ordre national de la Légion d'honneur par le président de la République française d'alors, Nicolas Sarkozy, sur proposition du Quai d'Orsay. Selon L'Huma, l'ex-eurodéputé italien Pier Antonio Panzeri aurait été « relié de longue date » aux services secrets marocains « par l'entremise d'Atmoun, présenté dans les auditions des enquêteurs belges comme un pourvoyeur de « cadeaux » aux allures de contreparties de l'alignement de certains élus sur les positions défendues par le Maroc, en particulier sur le dossier du Sahara occidental ». Dans son enquête, L'Humanité épingle aussi, et notamment, l'ex-eurodéputé socialiste français Gilles Pargneaux, « passé en 2017 dans les rangs macronistes » et qui fut président du groupe d'amitié UE-Maroc, « visiteur assidu du royaume, couvert de décorations par le palais » et qui s'est reconverti dans le lobbying.  Tout sauf Kevin McCarthy Aux États-Unis, le Congrès demeure paralysé par la fronde de vingt élus de la droite radicale américaine qui s'opposent à l'élection de Kevin McCarthy comme président de la Chambre des représentants. Des élus républicains désormais appelés les « Never Kevin ». Kevin McCarthy ? Jamais ! « Leurs collègues républicains les appellent aussi les "Vingt talibans", signale Le Figaro […] Même l'appel à l'unité lancé par Trump mercredi matin ne les a pas fait bouger […] Ils s'attaquent évidemment aux démocrates, mais aussi à la direction traditionnelle de leur propre parti ». Ces vingt « Never Kevin » sont plus « trumpistes » que Trump, constate Les Échos. Mais loin de leur donner tort, le quotidien économique rappelle malicieusement que Kevin McCarthy a « servi de modèle au personnage de Kevin Spacey dans House of Cards », série télé américaine mettant en scène un dirigeant politique dénué de tout scrupule. Et comme le père de Kevin McCarthy était pompier, « il aurait dû lui apprendre à éteindre les feux », remarque encore Les Échos ! Les mollahs ne sont pas Charlie Portes désormais closes à l'Institut français de recherche en Iran, plus ancien centre d'études français dans ce pays. Pour rappel, le mois dernier, l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo avait lancé un « concours international » de caricatures intitulé « les mollahs, dégagez », afin de soutenir les Iraniens « qui se battent pour leur liberté », et dont certaines, à caractère sexuel, moquent la plus la haute autorité politique et religieuse d'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei. Paris n'a encore reçu « aucune information officielle », signale Le Figaro. Toutefois, le ministère iranien des Affaires étrangères précisait dans un communiqué mettre fin aux activités de l'Institut français de recherches en Iran comme première étape. Téhéran accuse la France « d'inaction continue face aux expressions d'anti-islamisme et à la propagation de la haine raciste dans les publications françaises » et réclame des comptes aux « auteurs (de la propagation) d'une telle haine ». Avant même l'annonce de la fermeture de cet institut, la ministre française de l'Europe et des Affaires étrangères, Catherine Colonna, avait souligné que « la liberté de la presse existe (en France) contrairement à ce qu'il se passe en Iran ». Elle rappelait que le délit de blasphème n'existe pas dans l'Hexagone, souligne Le Figaro. Dans Libération, une source confirme qu'une « attaque » du site Internet commercial de Charlie Hebdo a lieu hier et que « des données seraient en vente », tandis que la radio Europe 1 évoque des informations personnelles concernant « plusieurs milliers d'abonnés », rapporte Libé.

    À la Une: les grandes manœuvres en vue de la réforme des retraites

    Play Episode Listen Later Jan 5, 2023 4:21


    À une semaine de l'annonce officielle de la réforme des retraites, le terrain semble miné et le sujet, explosif. Gouvernement et syndicats campent sur leurs positions, avec toutefois quelques ouvertures. « Élisabeth Borne a endossé le rôle de démineur, relève Le Monde. Interrogée avant-hier [le 3 janvier, NDLR], la Première ministre a fixé trois jalons : le départ à 65 ans n'est pas un totem ; la durée de cotisation pour obtenir la retraite à taux plein n'excédera pas les 43 ans prévus dans la précédente réforme engagée par la socialiste Marisol Touraine ; et l'âge d'annulation de la décote restera fixé à 67 ans. » Objectif, pointe le quotidien du soir : « se frayer un étroit passage pour faire aboutir la réforme la plus hasardeuse du second quinquennat d'Emmanuel Macron. Depuis que le président de la République a annoncé son intention de relever l'âge du départ à la retraite de 62 ans à 65 ans dans le cadre de sa campagne de réélection, le gouvernement n'est pas parvenu à obtenir le moindre consensus sur le sujet. » Souple comme le roseau… Et « rien ne garantit, relève encore Le Monde, que les gestes d'Élisabeth Borne empêcheront une nouvelle éruption sociale. Le pays oscille entre colère et résignation, et les partis et les organisations syndicales sont dépassés. C'est précisément parce qu'elle est consciente de cette très grande fragilité que la Première ministre a pris l'exact contre-pied de ce qu'avait incarné l'un de ses prédécesseurs, Alain Juppé, lorsqu'il avait engagé en 1995 la réforme de la Sécurité sociale. Au lieu d'être droite dans ses bottes, Élisabeth Borne se montre souple comme le roseau. C'est, par les temps qui courent, estime Le Monde, la posture la plus sage. » Interrogé par Le Parisien, le ministre du Travail, Olivier Dussopt, joue également l'apaisement… « Personne ne souhaite un blocage, affirme-t-il. Tout le monde serait très heureux de ne pas avoir à travailler deux ans de plus pour faire valoir ses droits mais tout le monde tient aussi à ce système de retraite par répartition et à l'amélioration des pensions. » Un test pour la gauche… Pour l'opposition de gauche, « cette réforme des retraites va être un test décisif, relève Libération. Les différents chefs de partis (PS, EE-LV, LFI, PCF) vont-ils présenter un front uni contre ce projet que la majorité des Français et la quasi-totalité des électeurs de gauche rejettent ? La décision de LFI de soutenir une marche le 21 janvier à Paris sans attendre les syndicats peut laisser planer un doute. Mais Olivier Faure, le patron du PS, assure que l'ensemble des formations de la Nupes travaille sur un projet commun. Acceptons-en (pour l'heure) l'augure, s'exclame le journal. Un terrain d'entente et une stratégie partagée seraient à coup sûr, estime Libération, un signal fort envoyé à tous ceux et toutes celles qui doutent de la solidité de la Nupes et de sa capacité à présenter un candidat commun à la présidentielle de 2027. Et surtout crédible. » L'Ukraine engagée dans une course contre-la-montre À la Une également : « La stratégie de l'Ukraine pour étendre ses frappes en Russie », c'est le grand titre du Figaro. « L'armée ukrainienne veut montrer qu'elle est aussi capable de faire mal à la Russie. En l'espace de quelques jours, les forces de Volodymyr Zelensky ont frappé la base aérienne d'Engels en Russie, où sont positionnés des bombardiers stratégiques. Elles ont infligé des pertes sévères - peut-être plusieurs centaines d'hommes - lors du bombardement de Makiivka, dans la banlieue de Donetsk. L'artillerie ukrainienne bombarde aussi les Républiques autoproclamées du Donbass, provoquant sans doute des pertes humaines. "C'est œil pour œil, note une source militaire française. Les Ukrainiens doivent prendre des risques parce que le temps joue contre eux". » En effet, analyse Le Figaro, « tandis que la Russie s'installe dans une course de lenteur, mobilisant son économie pour l'effort de guerre et sa société pour un conflit de civilisation, l'Ukraine se trouve engagée dans une course contre-la-montre. C'est pour présenter ces sabliers inversés aux dirigeants américains que le président Zelensky a fait le voyage de Washington fin décembre. C'est aussi pour bousculer l'adversaire, le pousser à la faute ou lui insuffler un sentiment de vulnérabilité que Kiev multiplie les attaques en profondeur sur le territoire russe. Les Occidentaux redoutent que des provocations ukrainiennes conduisent Poutine à une escalade incontrôlable. Les stratèges ukrainiens font le calcul inverse, pointe Le Figaro : exhiber les faiblesses de la Russie devrait enhardir leurs alliés, afin qu'ils livrent sans attendre des armements capables de renverser le mastodonte russe. Parce que les Ukrainiens voient le piège de l'enlisement, le temps est devenu leur ennemi. » ► À lire aussi : Guerre en Ukraine: à Kiev, les coupures de courant font désormais partie du quotidien

    À la Une: Poutine touché…

    Play Episode Listen Later Jan 4, 2023 4:02


    C'est le grand titre de Libération qui revient sur le bombardement meurtrier ce week-end d'un bâtiment occupé par des militaires russes à Makiïvka ou Makeïevka, dans la région de Donetsk. Dans un premier temps, Moscou avait annoncé un bilan de 63 morts, puis ce mardi matin, les autorités russes donnent le chiffre de 89 morts. Le bilan de ce bombardement est sous doute beaucoup plus lourd : « Selon l'état-major ukrainien, relate Libération, près de '500 militaires auraient été blessés ou tués et 'jusqu'à 10 véhicules militaires de tous types' détruits. » Et Libération de s'interroger : « est-ce que cette hécatombe peut pousser le Kremlin à reconsidérer ses plans ? Probablement pas dans l'immédiat, au contraire. Mais l'amateurisme des commandants russes, l'infériorité de leur armement et le manque de discipline de leurs troupes ont été exposés au monde entier, y compris en Russie. Dans cette guerre pourtant déjà riche en enseignements, il y aura un avant et un après Makiïvka. » Les erreurs de l'armée russe Libération a interrogé Yohann Michel, chercheur analyste à l'International Institute for Strategic Studies. Pour lui, « la réussite d'une telle frappe s'explique par l'importance de l'aide militaire fournie à Kiev par les Occidentaux, mais aussi par les multiples problèmes structurels auxquels continue de faire face l'armée russe près d'un an après le début de l'invasion. » En effet, précise-t-il, « l'accumulation des erreurs est étonnante. L'état-major russe ne semble pas avoir pris en compte les mesures de sécurité à adopter depuis les livraisons des batteries de missiles américains Himars. Des dépôts logistiques ou de munitions laissés à l'air libre à quelques kilomètres du front ont déjà été frappés à plusieurs reprises dans le passé. La défense antiaérienne russe est parfois défaillante. Il y a une forte probabilité que ces erreurs soient liées au mépris de l'état-major russe envers son adversaire. » Pas de révolte en vue… En Russie, relève pour sa part Le Figaro, plusieurs blogueurs mettent en cause la hiérarchie militaire. « Toutefois, remarque le journal, ce revers visiblement terrible pour le camp de Poutine, ne se traduit nullement par une montée en puissance de l'indignation contre la guerre elle-même, mais seulement contre les erreurs des responsables militaires. » En effet, pour l'opposant Andreï Illarionov, interrogé par Le Figaro, « il n'y a pas de révolte russe en vue, malgré la répression politique et les ordres de mobilisation qui concernent un pourcentage de plus en plus élevé de la population. Le peuple continue de plier sous le joug du pouvoir et de la censure. Il faut se rendre à l'évidence, affirme-t-il encore, le changement décisif ne viendra pas de l'intérieur mais de l'armée ukrainienne. » France : l'immobilier en baisse pour la première fois depuis dix ans On reste avec Le Figaro qui fait son grand titre sur l'immobilier : « les prix commencent à baisser », annonce le journal. « La hausse des taux d'intérêts, le durcissement de l'accès au crédit et les pressions sur le pouvoir d'achat pèsent sur le marché, qui recule pour la première fois depuis dix ans. » En effet, complète Le Monde, « Selon le réseau d'agences Century 21, le nombre de transactions immobilières a reculé de plus de 4 % l'an dernier (en France). Si les prix ont atteint un record durant l'été, ils ont commencé à décroître au second semestre et pourraient décliner de 5 % à 10 % en cette année 2023. » Les boulangers… et les autres… Enfin, ce cri d'alarme à la Une du Parisien : « il faut sauver les boulangers ! » « Les boulangers qui sonnent l'alarme sur la hausse de leurs factures. (…) Depuis la guerre en Ukraine, les notes d'électricité exorbitantes pleuvent et les artisans lève-tôt tirent la langue. On ne compte plus les appels à l'aide de pétrisseurs exsangues. Les plus acculés crient à la 'catastrophe' et préparent une manifestation le 23 janvier à Paris. Pour tenter de régler la crise, et éviter l'émergence de 'nouveaux Gilets jaunes', le gouvernement a dégainé une série de réponses hier. » Il annonce le report du paiement des impôts et cotisations sociales et demande des concessions aux fournisseurs d'énergie… Alors, commente Le Parisien, « les boulangers sont les derniers en date à bénéficier de la sollicitude du gouvernement. Sollicitude d'autant plus forte qu'ils sont à la fois les symboles de la France qui se lève tôt pour bosser, les détenteurs d'un savoir-faire gastronomique identitaire, et qu'ils sont en contact avec des millions de clients chaque jour. Ils viennent après les enseignants, les infirmiers, les travailleurs ayant besoin de leur voiture, les étudiants boursiers, les propriétaires d'une maison mal isolée, d'un véhicule électrique ou d'une chaudière à bois. À chaque fois (ou presque), il existe des raisons bien légitimes de leur porter attention. Mais, problème, constate Le Parisien : plus la liste s'allonge, plus les oubliés s'exclament 'et moi !' et réclament à leur tour un chèque-ceci, une prime-cela, une hausse de salaire ou d'allocation, une exonération ou un guichet unique. Un piège pour l'exécutif. »