Revue de presse française

Follow Revue de presse française
Share on
Copy link to clipboard

Les opinions, les points de vue et les avis souvent divergents des éditorialistes et des commentateurs sur l'actualité française et internationale. Présentée par Frédéric Couteau du lundi au jeudi, par Norbert Navarro le vendredi et le samedi, ainsi que la revue de presse des hebdos le dimanche. R…

Rfi - Norbert Navarro


    • Dec 5, 2022 LATEST EPISODE
    • weekdays NEW EPISODES
    • 4m AVG DURATION
    • 583 EPISODES


    Search for episodes from Revue de presse française with a specific topic:

    Latest episodes from Revue de presse française

    À la Une: Mbappé royal !

    Play Episode Listen Later Dec 5, 2022 3:52


    « God save notre King », s'exclame L'Equipe en première page. Dieu sauve notre roi… Allusion à la célèbre devise de l'Angleterre que les Bleus rencontreront en quarts de finale et référence, déférence et même révérence envers le roi Mbappé. « Grâce à un Kylian Mbappé étincelant, auteur de deux buts et d'une passe décisive, s'extasie le quotidien sportif, les Bleus se qualifient pour les quarts. » L'Equipe qui s'interroge : « jusqu'où peut aller une bonne équipe avec un joueur foudroyant ? Nous avons six jours pour nous poser la question, et un quart de finale pour connaître la réponse. Mais le soir même où Olivier Giroud est devenu seul recordman des buteurs en bleu (52 buts) et où Hugo Lloris a égalé le record de Lilian Thuram (142 sélections), historique concomitance, c'est sur Kylian Mbappé qu'est tombée la lumière, encore une fois, pour prix de ses deux buts et de sa passe décisive. Depuis Michel Platini pendant l'Euro 1984 (9 buts en 5 matches), on n'avait pas vu un joueur français dominer à ce point une phase finale (5 buts et 2 passes décisives en 4 matches), et c'est ce dont le monde va débattre dans les jours qui viennent. » Giroud princier… « Début d'ivresse », roucoule Le Parisien. Le Parisien qui trinque à la santé d'Olivier Giroud. « Dans sa route vers une nouvelle étoile, la France, victorieuse de la Pologne ce dimanche en huitième, peut compter sur son attaquant, Olivier Giroud, nouveau meilleur buteur de l'histoire des Bleus. (…) Il n'est pas le plus talentueux d'entre tous. Mais il a tous les talents, relève Le Parisien. A commencer par une humilité qui manque parfois à quelques-uns, et cette capacité de résilience qui lui a permis de franchir bien des obstacles, de continuer à avancer quand beaucoup auraient cédé à la tentation du découragement. Ou du renoncement. Au crépuscule de sa carrière, à cet instant où le ballon file trop vite, où la concurrence vous relègue sur le banc et que les médias vous enterrent, il surfe sur la vague, sur un fil peut-être, mais toujours au sommet. Il ne représente pas l'avenir mais pèse sur le présent. C'est essentiel, conclut Le Parisien, et cela permet d'aller loin. » Duo de choc ! Et Le Monde de vanter « la complicité toujours plus affichée entre Kylian Mbappé et Olivier Giroud. Ces deux-là se sont trouvés ou du moins retrouvés. (…) Malgré le record de l'un, l'autre a encore attiré une bonne partie de la lumière. Mais peu importe, s'exclame le quotidien du soir. Giroud est le présent des Bleus, Mbappé également mais avec l'avenir en plus. (…) Avec 33 buts, le prodige de Bondy a encore un peu de marge. Mais pour l'instant, les chiffres ne l'intéressent pas, même pas un titre de meilleur buteur du tournoi. Avant même de connaître l'identité de son futur adversaire, il avait un message à faire passer, relève Le Monde : 'le seul objectif pour moi est de gagner la Coupe du monde, et déjà le prochain match. C'est la seule chose à laquelle je rêve'. » France-Angleterre : un quart aussi explosif qu'alléchant… Alors, « prêts à manger du lion ? », s'interroge Sud-Ouest. La prochaine étape sera donc l'Angleterre… Et, relève Le Figaro, « pour ceux qui estimaient que le parcours de l'équipe de France s'avérait trop facile jusqu'à présent, il est possible qu'ils changent d'avis samedi prochain, à l'occasion d'un quart de finale aussi explosif qu'alléchant entre les Bleus et l'Angleterre. Deux formations qui ne se sont plus affrontées depuis le 13 juin 2017, lorsque les hommes de Didier Deschamps avaient pris le meilleur sur les Three Lions à l'occasion d'un match amical au Stade de France (3 buts à 2). (…) Mais en cinq ans, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts de la Seine et de la Tamise, pointe encore Le Figaro. Depuis le début de la compétition, les deux formations ont impressionné. Si la France a perdu un match contre la Tunisie en alignant une équipe B, l'Angleterre, elle, demeure invaincue avec trois victoires pour un match nul, face aux États-Unis. Autant dire que les Bleus comme les Three Lions ne manqueront pas de confiance au moment d'aborder ce quart de finale. »

    À la Une: les Bleus jouent la Polonaise

    Play Episode Listen Later Dec 4, 2022 5:04


    Les Bleus au défi de la Pologne en huitième de finale de la Coupe du monde de football, au Qatar. « Emmenés par Mbappé, les Bleus sont favoris », lance la Une du Journal du Dimanche. Selon cet hebdomadaire, les Bleus, cet après-midi, se rendront au stade Al-Thumama dans le sud de Doha « avec un gyrophare de favoris à l'avant du car ». Toutefois, s'empresse-t-il de compléter, « historiquement, cela a rarement été un statut confortable pour eux ». D'autant que l'équipe polonaise, « n'a cadré que quatre tirs depuis le début du tournoi mais elle est toujours là, quand l'Allemagne a trouvé 24 fois la cible et a déjà quitté le Qatar », remarque Le JDD. L'Equipe n'écrit guère autre chose. « Les Bleus en pole position », lance en orfèvre la Une de ce journal. Ce match France-Pologne sera-t-il un « camp de base de l'épopée » des Bleus ? Tout comme Le JDD, loin de plastronner, L'Equipe hésite face au « vertige » de ce match « sans retour, sinon à la maison (…) l'hésitation entre les valises et la grande aventure, sans rien au milieu, juste un gouffre où se fracassent les regrets ». Une partie serrée va donc se jouer, cet après-midi, au Qatar, entre la Pologne et la France. Une partie de football… Foot multipolaire On le voit, ce Mondial vit à l'heure de la compétition. À se demander si les critiques d'avant son coup d'envoi sur les droits de l'homme ou l'environnement ont jamais existé. Mais il n'empêche, le foot est aussi « un sport de combats idéologiques », souligne Marianne. « Nul besoin d'être fin politologue pour savoir qu'un grand événement sportif est une savante mise en scène des relations internationales. A fortiori quand cet événement porte sur le sport de loin le plus mondialisé, et quand il a lieu dans un pays qui ne fait pas mystère d'y investir pour une question d'image, estime cet hebdomadaire. On a glosé tant et tant sur le scandale absolu de l'attribution de cette Coupe du monde au Qatar (scandale dont tout le monde se remet une fois le spectacle lancé). On a brandi l'arme du boycott. On a guetté les coups d'éclat de joueurs conscientisés… Mais le fond du sujet n'est pas tant l'absurdité des stades climatisés ou le bilan carbone que cette évidence brutale : la Coupe du monde 2022 est un moment chimiquement pur de géopolitique appliquée. Plus, bien plus, que celles qui l'ont précédée. Un spectacle en mondovision de la recomposition des blocs. À coups de symboles et d'images », énonce Marianne. « En lieu et place du bloc contre bloc d'antan, la cartographie que propose la Coupe du monde au Qatar est aussi mouvante et trompeuse que les sables du désert. Quid du front uni des « progressistes » soucieux de témoigner leur attachement aux « droits humains » bafoué par le régime qatari ? En fait, il n'existe pas. Ou n'existe plus, pointe ce magazine. La quasi-totalité des fédérations se sont tues, et en mimant un bâillonnement lors de son avant-match contre le Japon, l'équipe d'Allemagne a été l'une des rares à manifester contre l'interdiction du brassard antidiscrimination "One Love" », constate Marianne. Macron tous azimuts De retour de sa visite d'État aux États-Unis et en clôture de celle-ci, Emmanuel Macron a plusieurs fois parlé à la presse. Sur tous les sujets du moment. Dans un entretien au journal Le Parisien Dimanche, le président français a défendu « l'idée de subventionner le made in Europe ». Le chef de l'État a également rappelé l'objectif de maintenir l'aide envers l'Ukraine, particulièrement à l'approche de l'hiver, pour que cette dernière ait plus de poids dans d'éventuelles négociations. Interrogé sur les éventuelles coupures de courant, Emmanuel Macron, dans Le Parisien Dimanche, invite les Français à « ne pas paniquer ». Dans cet entretien, le président français dénonce également les « mensonges » des autorités iraniennes et dit avoir « mis une pression très ferme » sur son homologue iranien face aux emprisonnements « inacceptables » de ressortissants français. Ciotti en pole position Clôture, ce soir à 17hTU, du premier tour de l'élection à la tête du parti de droite Les Républicains. Les votants vont départager trois candidats : Aurélien Pradié, Bruno Retailleau et Éric Ciotti. « Favori de l'élection pour la présidence de LR, (Éric Ciotti) évite tout coup d'éclat, note L'Express. Une façon de ne pas obérer sa capacité à rassembler au second tour... et après », explique cet hebdomadaire. « Qui l'eût imaginé, remarque Le Point ? Éric Ciotti respecte le leader de la Nupes, il admire sa culture, bien qu'il combatte ses idées. Qui sait qu'il bavarde volontiers avec Alexis Corbière, autre pilier de LFI ? », interroge ce magazine. Ancien président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, premier des macronistes, a longuement côtoyé le questeur Ciotti, chargé du budget des députés. En privé, il ne cache pas qu'il a apprécié, (…) de travailler avec cet homme qu'il juge rigoureux, si urbain et pragmatique. Jamais, ils ne se sont accrochés. « Il est pro, solide, fiable. Ainsi va Éric Ciotti, bien moins intransigeant que sa caricature. Je respecte tous ceux qui sont sincères dans leurs convictions, explique-t-il. La politique, ce n'est pas une guerre. Ce que j'ai connu de plus violent, les coups les plus bas, venaient de mon camp ».

    À la Une: le Brésil, ultime repas qatarien des Lions indomptables

    Play Episode Listen Later Dec 3, 2022 4:13


    La tête ? Celle, surtout, du capitaine de l'équipe du Cameroun, lorsqu'au bout du suspense, Vincent Aboubakar, en pleine chevauchée vers le but brésilien, d'une tête croisée des plus acrobatiques, a propulsé le ballon au fond des filets. Cameroun 1, Brésil 0. Les Lions indomptables ont dompté le Brésil, quintuple champion du monde. Coup de chapeau, ce matin, du quotidien sénégalais 24 Heures, qui salue avec respect le Cameroun sortant de la Coupe du monde « oui, mais par la grande porte ». En France, le site du quotidien Le Parisien n'écrit guère autre chose. « Vincent Aboubakar est passé par toutes les émotions, raconte-t-il. Meilleur joueur du Cameroun sur cette Coupe du monde, l'ancien attaquant de Lorient a bien cru pendant quelques secondes devenir le héros de tout un pays ». Ce journal a manifestement été enthousiasmé par cette « magnifique tête décroisée qui trompe (le portier brésilien) Ederson. Ivre de joie, Aboubakar pense là offrir la victoire et surtout la qualification à son pays pour les huitièmes de finale. Il enlève son maillot pour célébrer sa réalisation, avant de prendre une pose christique. Problème : enlever son maillot est interdit dans les règles du jeu et équivaut à un carton jaune, rappelle Le Parisien en ligne. Aboubakar en ayant déjà reçu un, l'arbitre se dirige vers lui, et, bien malgré lui, l'expulse après lui avoir serré la main », pointe encore ce journal. Victoire au goût amer, donc, pour les Lions indomptables, sortis tête haute de la compétition. « Reste juste le temps des regrets éternels pour les hommes de Rigobert Song qui n'ont pas su comprendre assez tôt que le Brésil B était prenable, se navre encore le site du Parisien. Au football, ce ne sont pas les coiffeurs qui promettent de revenir avec une jolie coupe ». Pas de Coupe pour les Lions indomptables, donc, même si cette victoire contre le Brésil, la première en Coupe du monde, « marquera l'histoire du Cameroun », estime L'Équipe. Hier soir, au Qatar, « les Lions ont su montrer les crocs », apprécie le quotidien sportif, à la Une duquel le Cameroun a créé « la surprise sans la qualif ».  Le Qatar bon prince pour le Parc Football encore, avec cette déclaration choc de Nasser al-Khelaïfi au sujet du parc des Princes, le stade parisien du PSG : « s'ils ne veulent pas accepter notre offre, on part », étant précisé que par « ils », le président du club parisien fait allusion aux propriétaires du parc des Princes, la ville de Paris représentée par le Conseil de la capitale française, en l'occurrence, avec, à sa tête, la maire socialiste Anne Hidalgo. Et c'est dans le journal L'Equipe que Nasser al-Khelaïfi lance cet avertissement. « On ne menace pas. On se serre la main, on remercie la mairie et on se dit au revoir », ajoute le président du PSG, évoquant dans le quotidien sportif la possibilité de « construire un nouveau stade à Paris ». Parlez-vous cadien ? La langue française en majesté à l'issue du séjour d'Emmanuel Macron aux États-Unis. Le président français a conclu sa visite d'État par La Nouvelle-Orléans, afin d'y défendre et y célébrer la francophonie. En Louisiane, l'usage du français se porte bien. C'est ce qu'assure au Figaro Jari Honora. Issu d'une famille créole installée en Louisiane depuis plus de deux siècles, ce natif de La Nouvelle-Orléans est membre de l'association Historic New Orleans Collection, centre de recherche historique, qui gère notamment plusieurs musées ainsi qu'une maison d'édition. Selon cet historien, « l'héritage français reste fondamental. C'est l'un des facteurs qui font de la Louisiane un État unique aux États-Unis (…) Même si l'achat de la Louisiane a eu lieu il y a presque 220 ans, en 1803, la population est restée très stable et la mémoire de l'histoire française est restée très forte. Elle est présente dans les toponymes, les noms des lieux, des rues, ceux que nous utilisons pour les plats, la nourriture, la vie quotidienne, dit Jari Honora au Figaro (…) Dans les zones rurales de Louisiane, on entend encore aujourd'hui de nombreuses familles parler quotidiennement le français ou le ­créole ». Bien sûr, le français, comme les autres langues des anciens immigrants, a reculé face à l'anglais. Mais « la francophonie a quand même résisté en Louisiane, assure Jari Honora (…) En Louisiane, le français n'est pas une langue étrangère », dit-il encore au Figaro.

    À la Une: la France à la bougie, la grande peur

    Play Episode Listen Later Dec 2, 2022 4:06


    C'est « la grande peur de janvier », lance, en Une, Le Figaro, après que le gouvernement a envoyé aux préfets une circulaire organisant les délestages « nécessaires pour éviter le black-out » en cas d'hiver rude. Et en effet, selon un sondage Odoxa pour ce quotidien, six Français sur dix pensent que, cet hiver, ils connaîtront des coupures d'électricité dans leur foyer, étant souligné qu'ils sont 56% à estimer que « cette vulnérabilité de la France en matière énergétique » est due « au manque d'investissement dans les centrales nucléaires », 30% seulement pensant que ladite vulnérabilité est due « aux conséquences de la guerre en Ukraine et aux coupures de gaz décidées par Vladimir Poutine ». De quoi indigner Le Figaro : « À l'instar d'un pays pauvre, la sixième puissance économique mondiale a manqué de masques et s'apprête désormais à vivre au rythme des coupures de courant », s'effare, en Une, ce quotidien. Pour Le Figaro, « la pénurie qui se profile est révoltante. Elle en dit beaucoup sur l'état de notre pays. Ses causes ne sont qu'en partie dues aux tensions nées de la guerre en Ukraine […] Depuis des années, la production électrique française est la cible d'un sabotage planifié. La France est en berne », s'indigne Le Figaro. Retraites, Borne lève le voile La réforme des retraites. La Première ministre Élisabeth Borne dévoile les principaux axes du texte que proposera le gouvernement aux syndicats. Dans un entretien au quotidien Le Parisien, Élisabeth Borne l'assure, « la présentation de la réforme aura lieu avant les vacances de Noël, comme prévu […] Le texte devra ensuite être présenté en Conseil des ministres au début de l'année prochaine, pour un examen au Parlement au printemps et une entrée en vigueur avant la fin de l'été ». Pour faire voter sa réforme des retraites, la chef du gouvernement, qui ne dispose pas d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale, dit « pouvoir trouver un chemin » avec Les Républicains. Sur les éventuelles manifestations des opposants à cette réforme, Élisabeth Borne admet qu'« il y a un droit de manifester » mais réaffirme que « cette réforme est nécessaire pour sauver notre système de retraites ». La Première ministre précise que le principe des « carrières longues » permettant de partir deux ou quatre ans avant l'âge légal sera « assoupli pour ceux qui ont vraiment commencé à travailler très tôt ». Pour les femmes, elle dit ne pas vouloir augmenter l'âge d'annulation de la décote, « qui restera à 67 ans ». Macron-Biden, amis certes, mais…  La visite d'État d'Emmanuel Macron aux États-Unis. Paris et Washington réaffirment leurs liens et leur engagement vis-à-vis de l'Ukraine, mais la France ne cache pas son désaccord sur la loi américaine de réduction de l'inflation. C'est « la loi du plus riche », formule La Croix. Le quotidien catholique souligne toutefois qu'une protestation contre ladite loi « n'a de sens que si elle est suivie d'effets. Pour se faire entendre des États-Unis, il faut […] surtout rétablir un minimum de rapport de force. Lequel ne peut exister qu'à une condition : l'unité sans faille du bloc européen ». Or, objecte La Croix : « si Emmanuel Macron se pose en défenseur des intérêts des 27, rien ne dit qu'il a toute leur confiance ». Mbappé VRP du PSG Football, enfin, avec, non-pas la Coupe du monde, mais une mystérieuse rencontre entre deux buteurs de choc, il y a six mois, pour tenter (en vain) de les réunir sous le maillot du Paris Saint-Germain : Kylian Mbappé et Robert Lewandowsky. Ce fut « la rencontre secrète », lance Le Parisien. Lequel quotidien révèle qu'en smoking, une « discussion, les yeux dans les yeux, entre les deux joueurs » s'est tenue, le 26 mai dernier, en marge du Festival de Cannes. Objectif : faire venir Robert Lewandowsky à Paris. Une ligne d'attaque parisienne Mbappé-Lewandowsky-Messi-Neymar, vous imaginez… Mais non ! En tout cas, les deux premiers vont se retrouver, dimanche, non pas sur La Croisette, mais sur une pelouse du Qatar, pas davantage en smoking, mais en short et maillot, et encore moins pour aller à la plage.

    À la Une: la baguette en vedette

    Play Episode Listen Later Dec 1, 2022 4:04


    C'est l'un des produits emblématiques de la France. Le monde entier nous l'envie… la baguette de pain ! La baguette consacrée hier par l'Unesco ! « La nouvelle fera le bonheur des caricaturistes, s'exclame La Croix. Notamment dans les pays anglo-saxons, où l'on adore croquer le Français moyen avec un béret sur la tête et une baguette de pain sous le bras. Vision ironique d'un pays engoncé dans ses traditions et résistant à la modernité. Soyons beaux joueurs ! Précipitons-nous dans la première boulangerie venue et achetons cette fameuse baguette qui figure depuis ce mercredi à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel établi par l'Unesco. Elle y retrouve notamment la tapisserie d'Aubusson, le carnaval de Granville, les savoir-faire liés au parfum en pays de Grasse ou encore le repas gastronomique. » 6 milliards par an ! En fait, « nos vies sont menées à la baguette », ironise La Charente Libre. « L'inscription de la baguette au patrimoine immatériel de l'Humanité n'est qu'un symbole, un clin d'œil à notre art de vivre, un cliché mondial teinté de fierté nationale. Mais elle raconte tant de nos vies comme de l'évolution de notre pays, s'exclame le quotidien charentais. Comme les bars de village, les boulangeries s'effritent. Il en ferme 400 par an mais cela n'empêche pas 12 millions de Français d'acheter chaque jour leur pain et de manger six milliards de baguettes chaque année. Au-delà du geste, pointe encore La Charente Libre, c'est aussi une référence économique, quasiment une monnaie à part entière et un système dont on scrute le moindre soubresaut. Dès que la baguette prend quelques centimes, c'est un sujet national. La voir sanctifiée aujourd'hui comme on rompt le pain sur l'autel des traditions, comme on s'agenouillerait devant la fille aînée de notre gastronomie, montre à quel point cela reste une religion. La baguette nous relie malgré nos différences de consommation. Même la plus célèbre marque de fast-food se plie à cette exception française et sort son hamburger dans une baguette. » Covid, grippe, bronchiolite : les hôpitaux débordés… À la Une également : « Les maux qui comptent triple… Covid, bronchiolite, grippe », c'est le grand titre de Libération. « Neuvième vague de Covid, explosion du nombre de cas de bronchiolite, grippe au stade épidémique… À l'orée de l'hiver, constate le journal, les soignants, épuisés et en sous-effectif, craignent de ne plus pouvoir tenir. » Et Libération de s'indigner face à ce qu'il appelle « la mollesse » des autorités. « Il a fallu attendre cette semaine pour que le gouvernement appelle à porter le masque dans les zones de promiscuité et à se faire vacciner. Cette mollesse n'est pas sérieuse. De même, constater qu'aucun progrès réel n'a été fait sur la qualité de l'air en intérieur dans les écoles laisse songeur. Pendant ce temps-là, les structures hospitalières, où les conditions de travail se sont encore dégradées, peinent à surmonter une épidémie de bronchiolite. On n'ose imaginer l'impact sur les hôpitaux d'une flambée de la grippe combinée à l'arrivée d'une neuvième vague d'ampleur du Covid. » Ukraine, Iran, Chine : le courage de dire non Le courage de s'opposer, de dire non, « on le constate tous les jours », s'exclame Le Parisien, en Ukraine, en Chine, ou encore en Iran… « On le constate en observant la détermination des Ukrainiens à déjouer les plans de Poutine. Chacun à sa mesure semble prendre part au combat en acceptant notamment le danger et les privations imposées par le conflit. Ces derniers jours, ce sont les Chinois, las de la gestion catastrophique de la pandémie par Pékin et de l'absurdité des confinements à répétition, qui descendent dans la rue, faisant fi de la répression. En Iran, enfin, les femmes ne décolèrent pas après la mort de Mahsa Amini, le 16 septembre dernier (…). Depuis deux mois, au péril de leur vie, des femmes tombent le voile. Téhéran vient de reconnaître que ces manifestations avaient fait plus de 300 morts. Un chiffre officiel qui ne dit rien des disparitions, des arrestations arbitraires, des viols… » Pour ce qui est de la Chine, Le Figaro ne se fait guère d'illusions… « Une fois de plus, la fronde devrait être maîtrisée. Le rouleau compresseur sécuritaire s'est mis en route et la répression se fera sans états d'âme. Mais l'avertissement est sérieux. Des manifestations de cette ampleur, en plusieurs points de l'empire, n'avaient pas été vues depuis quatre décennies. Blasphème insupportable, les slogans s'en prennent au timonier en chef lui-même. Les ouvriers clament leur ras-le-bol, mais la classe moyenne aussi. Or, dans la Chine capitalo-communiste, c'est avec cette dernière que le parti a passé le contrat politique. On assure sa prospérité ; en échange, elle se tait. Aujourd'hui, le pacte se fissure. »

    À la Une: Emmanuel Macron en visite d'État chez Joe Biden

    Play Episode Listen Later Nov 30, 2022 4:24


    « Le président de la République effectue à partir de ce mercredi son deuxième déplacement de ce type aux États-Unis, pointe Le Parisien (après la visite d'État durant le mandat de Trump). L'occasion de confirmer l'étroite coopération entre Paris et Washington, notamment dans le contexte de la guerre en Ukraine. Mais aussi de tenter de se défendre face au protectionnisme américain ». « Voici Emmanuel Macron à son affaire à Washington, s'exclame Le Figaro, reçu comme le plus important des dirigeants européens, gratifié de la première visite d'État sous la présidence de Joe Biden. Cela marque la place qu'occupe aujourd'hui la France dans la relation transatlantique, alors que le Royaume-Uni est sorti de l'UE et que l'Allemagne peine à se libérer de sa dépendance envers la Russie et la Chine. Le locataire de l'Élysée y voit aussi une responsabilité, pointe encore Le Figaro : celle de parler au nom de l'Europe, qui estime payer au prix fort l'impact économique des sanctions contre la Russie et qui accuse les États-Unis de manquer de solidarité. Loin d'envisager des concessions, la Maison-Blanche réfute, avec une pointe d'indignation, le soupçon qu'elle tirerait avantage du conflit en Ukraine, soulignant au contraire l'ampleur de son engagement et demandant aux Européens de rehausser leur aide. C'est le malentendu transatlantique que Vladimir Poutine attendait depuis des mois. Une nouvelle épreuve pour la capacité d'influence du président Macron ». Les États-Unis trop protectionnistes ? Libération s'interroge : « au-delà du faste protocolaire, des 21 coups de canon, du souper privé ce mercredi avec le couple présidentiel américain, puis du fastueux dîner d'État de jeudi en présence de centaines d'invités, que peut venir chercher Emmanuel Macron à la Maison Blanche ? En premier lieu, note l'historienne Maya Kandel, spécialiste des États-Unis et chercheuse associé à l'université Paris 3, les deux pays espèrent "tourner définitivement la page de la plus grave crise bilatérale" entre Paris et Washington. Il y a quinze mois était signé le pacte Aukus entre Washington, Londres et Canberra, au détriment du gigantesque contrat de sous-marins français à l'Australie – et des ambitions indo-pacifiques de la France ». Ce contentieux étant en passe d'être réglé, et outre le dossier ukrainien qu'on vient d'évoquer, « le principal sujet de friction, pointe Libération, devrait être la dimension protectionniste de l'Inflation Reduction Act. Voté cet été par le Congrès, ce plan d'une ambition historique prévoit de considérables investissements dans la transition énergétique, via notamment des centaines de milliards de dollars de subventions fléchées vers la production aux États-Unis de véhicules électriques, batteries et énergies renouvelables. Aux dépens des industries européennes. "Il y a un besoin de resynchronisation des agendas", martèle un conseiller présidentiel, disant espérer des "exemptions" pour les Européens. Mais l'Élysée est en conscient : la loi votée par le Congrès et signée par Joe Biden ne bougera pas d'une virgule ». Mondial : France-Tunisie, un match pour du beurre, mais un match piège À la Une également, le dernier match de poule des Bleus au Mondial : ce sera contre la Tunisie cette après-midi. « Quasi assurés de la première place du groupe, relève L'Équipe, les Bleus vont s'ouvrir aux rêves et aux ambitions des joueurs habituellement remplaçants face à la Tunisie. Une étape essentielle de l'aventure collective ». Mais attention à ce troisième match, prévient le quotidien sportif : « Depuis que Didier Deschamps en est le sélectionneur, l'équipe de France, dans les grandes compétitions, ne l'a jamais gagné ce fameux troisième match, avec quatre nuls en quatre rencontres ». Et cet après-midi, l'équipe de France ne comptera que « trois ou quatre tauliers (Varanne, Tchouaméni, Griezmann et peut-être Mbappé), ce qui n'a jamais été le signal des matchs réussis ». Qui contre les Bleus en huitièmes ? En tout cas, « sauf improbable retournement de situation, la France terminera en tête du groupe D ». Alors, s'interroge Le Parisien, « quel adversaire pour les Bleus en huitièmes de finale ? » Réponse : « la Pologne, l'Argentine, l'Arabie saoudite et le Mexique peuvent tous hériter de la deuxième place de la poule C, synonyme de huitièmes contre les Tricolores ». Réponse donc ce soir, après les rencontres Pologne-Argentine et Arabie saoudite-Mexique.

    À la Une: Pékin tente de museler les protestataires

    Play Episode Listen Later Nov 29, 2022 4:13


    Après les manifestations de ces derniers jours en Chine, « la reprise en main par le pouvoir n'a pas tardé, pointe Libération. Au Xinjiang, des arrestations ont eu lieu, comme à Kashgar, grande ville du Sud, théâtre de nouvelles protestations dimanche. À Pékin, les berges de la rivière Liangma n'étaient occupées hier soir que par des dizaines de véhicules de police. La place Tiananmen, théâtre de la répression meurtrière du printemps 1989, était également déserte, et des policiers contrôlaient l'identité des rares passants et même des cyclistes. Cette forte présence des forces de l'ordre a dissuadé des manifestants d'organiser un nouveau rassemblement. (…) Selon des témoignages, poursuit Libération, la police a lancé des opérations pour fouiller les téléphones, à la recherche de VPN, ces logiciels qui contournent la censure, et d'applications de messagerie étrangères interdites comme WhatsApp, Twitter ou Instagram. (…) Plusieurs manifestants pékinois, dont l'identité n'a pas été contrôlée dimanche, ont été appelés par la police ce lundi, démonstration des capacités de surveillance atteintes par l'État-Parti. (…) Inédit depuis 1989, relève encore Libération, ce mouvement social dépasse la seule contestation des mesures anti-Covid. Il se nourrit de la désillusion des jeunes Chinois, interdits de quitter le territoire, contraints dans leur vie quotidienne alors que le taux de chômage des 16-24 ans dépasse les 20 % et que l'économie est au bord de la récession. » Dissimulations… « Il est indéniable, reconnait Le Figaro, que le Parti communiste chinois a réussi, au cours des quarante dernières années, une spectaculaire modernisation de la Chine. Mais il a oublié que les êtres humains ne vivaient pas que de pain, qu'ils aspiraient aussi à la dignité, à la justice, à la liberté. Or, pointe Le Figaro, quand on dissimule à son peuple - comme au reste de la planète - les circonstances exactes de la naissance du Covid à Wuhan à l'automne 2019, c'est qu'on ne veut pas le traiter avec dignité. Les télévisions d'État chinoises ont retransmis une partie des séances du plénum du PCC le mois dernier. Mais elle ne parvient plus à convaincre la population cette chorégraphie politique surannée, où l'on a vu l'ancien président Hu Jintao se faire sortir de la salle par des gorilles, pour mieux inaugurer le règne sans partage de Xi Jinping. » Respirer la liberté ! Alors, « les Chinois ont-ils une autre perspective que celle de l'écrasement ? », s'interroge La Croix. « Leur énergie, qui est au sens propre celle du désespoir, nous renseigne sur la nature première de la liberté. Ce que nous disent ces femmes et ces hommes – (notamment) dans ce geste paradoxal qui consiste à brandir des feuilles blanches dépourvues du moindre slogan –, c'est que la liberté, avant d'être une idée, est une convulsion, un débordement. Une pulsion qui jaillit de la certitude d'être entravé, violenté, violé. Ce qui traverse ces femmes et ces hommes, c'est un réflexe contre l'étouffement, affirme encore La Croix. Ils aspirent à la liberté. Ou plus précisément : ils veulent la respirer. Ils la réclament comme on demande de l'air, après des mois d'enfermement justifiés par une politique zéro Covid aussi radicale qu'injuste. Peu de chance, à ce stade, que l'étincelle "mette le feu à la plaine", selon le proverbe cher à Mao. Mais, relève le quotidien catholique, quand bien même ils seraient voués à l'échec, ces mouvements contredisent de manière spectaculaire la critique du Parti communiste chinois à l'égard de nos démocraties. La propagande du PCC affirme volontiers que les peuples, attachés avant tout à la prospérité et la sécurité, font peu de cas des libertés. Nous en avons sous les yeux un démenti criant. » En sursis ? « La Chine a soif de liberté », renchérit Sud Ouest. « La force des dictatures du XXIe siècle est d'avoir mis toutes les ressources modernes de la surveillance au service de leur survie. Et l'on mesure quel courage, quelle ingéniosité, il faut aux manifestants à Pékin mais aussi à Téhéran, Moscou ou encore Istanbul, pour braver ces régimes. Persuadés de pouvoir mater toutes les contestations, ces derniers donnent pourtant l'impression d'être en sursis, face à l'irrépressible et saine demande de liberté. » Résultat, conclut La Charente Libre, « plus qu'une impasse, Xi Jinping se retrouve dans un étau qu'il a lui-même resserré, mois après mois. Comme sa population qui réclame de l'air, il est aussi en manque d'oxygène et de solutions ».

    À la Une: la Chine est-elle au bord de l'explosion ?

    Play Episode Listen Later Nov 28, 2022 4:15


    « La marmite chinoise bouillait déjà depuis des mois et elle commence à lâcher la pression, s'exclame La Croix. De très nombreuses manifestations de protestation contre la politique du 'zéro Covid', imposée depuis trois ans par Pékin, ont éclaté ce week-end dans plusieurs villes de Chine simultanément, relate le journal. À Pékin, Shanghai, Wuhan ou Chengdu, dans le Sud-Ouest, des groupes de plusieurs centaines de personnes ont renversé les bannières de confinement et crié leur colère contre le régime de Xi Jinping. (…) À Shanghai, dans la nuit de samedi à dimanche, des manifestants ont même osé crier 'Xi Jinping, démission !' et s'en sont pris aussi au Parti communiste chinois. Une très rare démonstration d'hostilité envers le président et le régime, dans la capitale économique du pays, soumise au début de l'année à un épuisant confinement de deux mois. » Vers une révolution ? « Le verrouillage à double tour du pays a la même conséquence qu'une cocotte minute que l'on met sur le feu. Si l'on ne relâche pas la pression, cela explose, constate Libération. Encouragé par la discipline de la population, le régime de Xi Jinping pensait avoir tout prévu en isolant les habitants des villes – et même des campagnes – et en leur coupant l'accès aux réseaux sociaux. Il n'avait pas imaginé l'impact sur les jeunes Chinois des retransmissions de la Coupe du monde de foot, en direct du Qatar, qui montrent des foules en liberté et en liesse, sans masque. » Et Libération de s'interroger : « ces manifestations de colères, les premières du genre depuis le Printemps de Pékin en 1989 peuvent-elles coaguler et se transformer en révolution ? Il y a trente-trois ans, le soulèvement avait été réprimé dans le sang, mais les pays de la planète étaient alors moins connectés. Il y a trois ans, des mêmes envies de liberté avaient été violemment réprimées à Hong Kong où le calme était revenu 'grâce' au confinement. Tout reste possible donc, conclut Libé, mais cette soif de liberté en divers points du globe montre bien que la démocratie, quoi qu'en disent les autocrates, fait toujours rêver les foules. » Une jeunesse en manque de liberté « Ce n'est plus la Chine qui s'éveille, ce sont les Chinois, s'exclament Les Dernières Nouvelles d'Alsace. Et ce glissement sémantique pourrait changer le cours de l'histoire. Les manifestations inédites qui se multiplient depuis quelques jours dans les grandes villes de la République populaire témoignent d'un mouvement profond, venu de loin et sans doute irréversible. Les émeutes de Hong Kong, la politique 'zéro Covid' et le brusque ralentissement de la croissance économique ont transformé l'opinion publique chinoise. (…) Les aspirations de la jeunesse chinoise ne diffèrent plus de celles des autres pays. Les réseaux sociaux et l'émergence, via la musique ou l'image, d'une culture universelle, conduisent peu à peu à une revendication unique, celle de la liberté, ce bien commun immatériel donc indestructible. Liberté de penser, de choisir, de créer, de se déplacer : tel est le programme qui guide aujourd'hui les pas des révoltés de Pékin, Shanghai ou Nankin. » France : la 9e vague de Covid… A la Une également, le Covid-19 en France : « faut-il s'inquiéter de la 9e vague ? », s'interroge Le Parisien. « Les masques sont quasiment devenus une curiosité, et le voisin qui tousse n'est (presque) plus une source d'angoisse. Pourtant, la 9e vague de Covid-19 est bel et bien là, constate le journal. Vendredi dernier, plus de 48.000 contaminations ont été recensées en 24 heures et la tendance est à la hausse. (…) Pour l'instant, ces chiffres n'atteignent pas les records du début d'année, où l'on avait comptabilisé jusqu'à 525.000 cas quotidiens. » Alors, s'interroge encore Le Parisien, « à quoi va ressembler cette 9e vague ? Une vaguelette, ou, au contraire, au tsunami qui a déferlé sur les hôpitaux, comme lors de la 2e vague, en novembre 2020, ou la 5e, en janvier, quand le nombre d'admissions frôlait les 3.000 par jour ? » Réponse… On ne sait pas vraiment… Mais il y a plusieurs facteurs négatifs : le faible taux de rappel vaccinal, le froid qui fait que le virus circule plus vite, et l'abandon des gestes barrières…

    À la Une: Mbappé, le qualif' du Qatar

    Play Episode Listen Later Nov 27, 2022 4:33


    Si le Qatar a son émir, la France a son calife. Car à la Une du journal L'Equipe, Kylian Mbappé, qui a qualifié les Bleus pour les 8emes de finale du Mondial de foot, est désormais « le qualif' Mbappé » ! Coup de pied-coup de cuisse signés Mbappé, et hop ! Voilà les Bleus « parés pour l'aventure », lance en Une Le Parisien Dimanche. La plume trempée dans l'enivrant parfum de la victoire, ce journal assure qu'« une âme bleue enveloppe cette Coupe du monde au Qatar » ! Quant à Kylian Mbappé, auteur d'un doublé face au Danemark, hier soir, il a en quelque sorte « offert la tournée du patron aux Français », s'enflamme encore Le Parisien Dimanche. Normal, le calife, c'est le patron… Et à la fin, ce sont les États-Unis qui gagnent…  Ça n'est plus de foot dont il est ici question, mais de guerre, celle qui ravage l'Ukraine. Pour cynique qu'il puisse apparaître, le constat dressé par L'Express est sans appel. « Le soutien sans faille de Washington à l'Ukraine fait des États-Unis le grand gagnant de la séquence au plan mondial sans qu'un seul GI n'ait eu besoin de fouler le sol ukrainien, souligne L'Express. Des gains géostratégiques, économiques, militaires et politiques indéniables. L'Otan, il n'y a pas si longtemps jugée en état de "mort cérébrale" par Emmanuel Macron, sort renforcée ». Et l'économie étasunienne n'est pas en reste. « L'industrie américaine engrange des contrats et le gaz naturel liquéfié "made in US" abreuve une Europe assoiffée, car privée de gaz russe, remarque encore cet hebdomadaire. Comme si l'invasion de l'Ukraine au printemps dernier, puis la retraite récente de l'armée russe, avaient permis la consolidation de l'hégémonie américaine sur le monde occidental. Sur fond de protectionnisme et de nationalisme économique décomplexés, l'Amérique de Biden peut désormais se consacrer tout entière à la guerre technologique contre son seul grand rival, la Chine, analyse L'Express. L'Europe, elle (…) sort affaiblie, divisée, avec un tandem franco-allemand en lambeaux. L'Union européenne a beau parler de souveraineté, elle n'en épouse aucun des attributs. Une vraie défaite ». Les États-Unis bénéficiaires de la guerre en Ukraine, mais pas que… « Convoités pour leurs hydrocarbures ou leur blé, l'Algérie, le Venezuela ou le Canada se frottent les mains. Tout comme la Turquie, devenue un médiateur incontournable », complète L'Express. La kaiserin Ursula von der Leyen est cette semaine dans le collimateur de Marianne. Lequel hebdomadaire rebaptise la présidente de la Commission européenne « la tsarine de Bruxelles ». Du reste, relève ce magazine, « quand on dit "Bruxelles", c'est souvent d'elle qu'on parle. Pourtant, on ne la voit pas tant que ça dans la capitale belge. Ces derniers temps, pour la croiser, il fallait plutôt aller à la COP27, en Égypte. Puis en Moldavie, pays candidat à l'adhésion à l'Union européenne qu'elle est allée faire patienter. C'était avant qu'elle s'envole pour Bali, où se tenait le G20, puis qu'elle bondisse à Bahreïn pour un forum géopolitique. Prenant soin, entre deux rencontres officielles, de poster sur les réseaux sociaux des salves de messages de soutien à l'Ukraine ». Selon Marianne, l'agenda d'Ursula von der Leyen a tout de celui « d'un chef d'État, à tout le moins celui d'un ministre des Affaires étrangères d'une grande puissance », ce qu'elle n'est pas, alors que les relations internationales « ne sont certainement pas au cœur de la mission de l'institution, chargée avant tout de préparer et d'appliquer les politiques communautaires, remarque cet hebdomadaire. Mais l'Allemande n'en a que faire. L'Europe, c'est elle ». Et Marianne de critiquer également la communication politique de la présidente de la Commission de Bruxelles. « L'intéressée est peu habituée à se confronter aux reproches : elle préfère inonder les réseaux sociaux de vidéos d'autopromotion plutôt que donner des interviews. Son premier cercle allemand, qui fait barrage, n'est pas beaucoup plus loquace ». En tout cas, « de l'autre côté du Rhin, la présidente de la Commission européenne, ministre fédérale de 2005 à 2019 et proche d'Angela Merkel, n'a pas laissé de grands souvenirs. Ses ennemis politiques sont nombreux, même dans son camp », fustige encore Marianne. Comme quoi nul n'est prophète…

    À la Une: des élections en ombres chinoises à Taïwan

    Play Episode Listen Later Nov 26, 2022 4:20


    Élections locales de mi-mandat, aujourd'hui, à Taïwan. C'est le principal scrutin avant la présidentielle et les législatives de 2024. Avec, à l'esprit des électeurs, une menace à laquelle on pense toujours, sans jamais en parler, la menace d'une invasion de Taïwan par la Chine continentale. Des chefs de quartiers aux maires, en passant par toute la palette des élus locaux, les électeurs taïwanais vont choisir parmi les candidats qui vont les représenter pendant quatre ans. Un scrutin qui vient mettre un terme à une campagne électorale que Le Figaro décrit comme plutôt bon-enfant. « Lors de la campagne on aborde les questions du logement, de la sécurité routière et des toilettes publiques », rapporte ainsi ce journal. Seulement voilà, « de l'autre côté du détroit, ces élections ne laissent pas non plus indifférent ». Car ces élections locales à Taïwan se doublent d'un référendum pour ou contre le droit de vote à 18 ans (contre 20 ans actuellement). Or les plus jeunes « sont prompts aux idées indépendantistes », souligne Le Figaro, étant par ce journal pointé que cette consultation « pourrait encourager d'autant plus Taïwan à déclarer une indépendance officielle ». Raison pour laquelle ce scrutin va se dérouler « dans l'ombre de la Chine », formule ce quotidien. « On imagine mal, vu d'Europe, la peur viscérale que peuvent ressentir les Taïwanais à l'idée d'être envahis et absorbés par la Chine continentale, enchérit le site de Libération. C'est une préoccupation de chaque instant. Après la mise au pas de Hongkong, Taiwan a bien compris qu'elle était la prochaine sur la liste. La question n'est pas, sur l'île, de savoir s'il y aura un jour une guerre avec Pékin mais plutôt à quel moment », assure Libé. Lequel journal, au terme d'une analyse très documentée, rapporte « l'hypothèse du renseignement américain » concernant la possible invasion de Taïwan par la Chine et qui se résume en un conflit « en préparation pour 2024 ». McKinsey, sparadrap du capitaine Macron En France, c'est on ne peut plus serein qu'hier; en public, Emmanuel Macron s'est affiché au sujet des deux informations judiciaires ouvertes par le Parquet national financier sur ses comptes de campagnes électorales de 2017 et 2022. Une affaire qui colle à la peau du président.  « Un sparadrap » que cette affaire, formule Le Parisien, en référence à l'adhésif médical dont ne parvient pas à se défaire le capitaine Haddock dans l'une des aventures de Tintin intitulée L'affaire Tournesol. « Comme il y a sept mois », rappelle ce journal, quand a éclaté l'affaire McKinsey, du nom de ce cabinet-conseil américain, dont les liens avec le chef de l'État avaient alors été épinglés dans un rapport du Sénat. Ce quotidien signale aussi qu'hier, les « troupes » du président « ne se pressaient pas — tant s'en faut — pour évoquer le sujet. « Y a rien, silence radio », témoigne un stratège de l'exécutif. Ce qu'un autre interprète ainsi : « L'idée, c'est de laisser passer. De faire le dos rond, en somme ». Dans ce journal, un conseiller ministériel estime que « ceux qui sont convaincus que de toute façon Macron est un pourri ne changeront pas d'avis. Et les voix de la raison se disent c'est vrai que ça fait tache, mais ne changeront pas d'opinion. Sauf si la conclusion du PNF, c'était : il y a bien eu financement illégal de la campagne. Et dans ce cas, ce serait une déflagration ». La justice n'en est pas là, ce qui fait de cette affaire « un lent poison », énonce Le Parisien. Le problème de cette affaire, regrette Le Figaro, est si la simple ouverture d'une enquête ne peut être une preuve anticipée de culpabilité. Or « la simple mention d'une saisine du Parquet national financier instille l'idée d'une faute ou d'une malhonnêteté. Le caractère judiciaire de l'instance n'est pas synonyme de neutralité politique. L'agenda du PNF est de facto un élément majeur de l'agenda politique », affirme Le Figaro, en référence à « l'affaire Fillon » lors de la campagne électorale de 2017.

    À la Une: tous unis pour l'IVG constitutionnalisée!

    Play Episode Listen Later Nov 25, 2022 4:13


    L'inscription du droit à l'avortement dans la Constitution a été largement approuvée, hier jeudi, par l'Assemblée nationale. Un consensus qui a donné lieu à d'inhabituels et surprenants rapprochements. Cette inscription de l'IVG, l'interruption volontaire de grossesse, dans la Constitution était initialement proposée par le parti de gauche La France insoumise. Elle a été approuvée par les députés macronistes, mais aussi par 38 des 89 députés du Rassemblement national. Comme le remarque le journal Le Figaro, les Macronistes, « cette fois », n'ont rien trouvé à redire que Marine Le Pen et 38 députés « qu'ils qualifient d'extrême-droite (aient) contribué à cette si large majorité ». D'autant qu'aucun député du parti centriste Modem, de François Bayrou, « le dernier avatar de la démocratie chrétienne », ne s'est opposé à ce texte, remarque également ce quotidien. Lequel y voit « un signe supplémentaire de la laïcisation quasi définitive du personnel politique français ». Justement. « Quelle urgence » y avait-il à inscrire l'avortement dans la Constitution, s'indigne La Croix. « Faut-il vraiment une révision constitutionnelle pour garantir un droit nullement menacé en France ? », interroge le quotidien catholique. « Sur l'IVG, il est facile de faire des effets de manche, sachant qu'en France un large consensus se dégage pour préserver ce droit. En revanche, objecte La Croix, on attend en vain un accord politique autour de mesures sur le pouvoir d'achat, les difficultés d'approvisionnement énergétique, le système de santé ou la transition écologique. Autant de questions urgentes, qui sont en train de laisser une partie de notre population sur le bord de la route… ». L'affaire Bennacer Des femmes qui parlent contre les violences faites aux femmes… Le comédien Sofiane Bennacer est mis en examen pour « viols et violences » sur plusieurs anciennes compagnes. Après avoir enquêté auprès d'une trentaine de personnes proches de cette affaire qui secoue le cinéma français, le quotidien Libération, « en manchette », dénonce « le scandale des "Amandiers" » du nom du théâtre proche de Paris qui fait l'objet d'un film, en ce moment à l'affiche en France, de la réalisatrice Valéria Bruni-Tedeschi. Après avoir publié les récits de deux nouvelles femmes qui mettent en cause le premier rôle de ce film Sofiane Bennacer pour des « violences sexuelles et physiques », Libé relate les coulisses d'un « tournage sous omerta ». Et tout en mettant en exergue la « présomption d'innocence » du comédien incriminé par cette action judiciaire à son encontre, Libération, qui avait par le passé publié de retentissants témoignages de femmes dans « l'affaire PPDA » (du nom de l'ex-présentateur de télévision Patrick Poivre d'Arvor), assure ce matin que ces nouveaux témoignages mettant en cause Sofiane Bennacer et la direction du tournage du film « "Les Amandiers" sont trop graves pour être balayés d'un "circulez, y a rien à voir" ». Comptes et mécomptes de Macron Justice encore, avec ces deux enquêtes ouvertes sur les campagnes électorales de 2017 et 2022 d'Emmanuel Macron et sur le rôle présumé joué par les cabinets de conseils lors dédites campagnes, mais aussi sur un possible financement illégal. Le Parquet national financier a ouvert une information judiciaire sur les comptes de campagne 2017 et 2022 du chef de l'État. La justice se penche sur les conditions d'intervention de cabinets de conseil. « C'est sans aucun doute l'enquête judiciaire la plus sensible du moment », souligne Le Parisien. L'Europe, faisselle migratoire Réunion extraordinaire des ministres européens de l'Intérieur pour parler immigration. Dans ce domaine, les Français se braquent et réclament davantage de fermeté. Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro, 72% des Français pensent qu'il y a « trop d'immigrés en France » (c'est neuf points de plus qu'il y a quatre ans). Et si 30% d'entre eux estiment qu'il faut continuer d'accueillir les réfugiés, « ils sont de plus en plus minoritaires », souligne ce quotidien. Sept Français sur dix ont une « mauvaise opinion » de l'action menée par la France en matière migratoire. 53% des Français estiment que le choix d'accueillir le navire « Ocean Viking » à Toulon était « une erreur », contre 46% qui pensent le contraire. Comme le remarque Le Figaro, « l'UE tient par-dessus tout à son espace de libre circulation, un avantage précieux pour ses citoyens, mais elle n'y met pas les moyens. La pression migratoire pousse les États à se replier sur leurs frontières. Au lieu d'unir ses forces, l'Europe passoire ne fait que démultiplier son impuissance ».

    À la Une: Mayotte au bord de la guerre civile

    Play Episode Listen Later Nov 24, 2022 4:16


    A Mayotte, 101e département français, au cœur de l'océan Indien, « après plusieurs jours d'agressions extrêmes entre bandes, relate Le Monde, la population de l'archipel se barricade et les jeunes agresseurs se retranchent, face au RAID que le gouvernement vient d'envoyer en renfort. Policiers et gendarmes confirment : 'RAS'. 'Ils attendent que le RAID soit parti pour recommencer', ironise-t-on à Kawéni, quartier au centre de la brutalité qui a secoué l'île, ces deux dernières semaines ayant été marquées par des attaques à la machette dans des bus scolaires. Une pause donc, pointe Le Monde, dans un cycle qui semble sans fin. L'insécurité chronique que subit le département le plus pauvre de France se rappelle brutalement à l'attention de Paris. » Pression démographique Comment en est-on arrivé là ? Réponse du Figaro : « malgré les retards dans le 'rattrapage' économique et social annoncé, la départementalisation a renforcé l'archipel comme pôle d'attraction de la région. Sans que les dispositifs de lutte contre l'immigration clandestine - patrouilles en mer, limitation du droit sol en 2018 - n'aient permis de maîtriser les arrivées illégales en provenance des trois îles des Comores. Résultat, constate Le Figaro, sous la pression de l'immigration et de naissances très nombreuses, la population a officiellement augmenté d'environ 40% en dix ans. Jusqu'à atteindre près de 290.000 habitants - plutôt 400.000, selon les estimations officieuses -, dont la moitié d'étrangers. En dépit des difficultés, les gouvernements successifs n'ont pas d'autre choix que de s'accrocher au dernier-né de leurs départements. Question d'intérêts bien compris dans ce très stratégique canal du Mozambique. Et de fidélité à une population qui a répété lors de plusieurs référendums sa volonté de s'ancrer à la France. » Une Française spationaute ! A la Une également : Sophie Adenot… Jusqu'à présent, inconnue du grand public et aujourd'hui en première page, notamment du Parisien. En effet, pointe le journal, « cette ingénieure et pilote d'hélicoptères de l'armée de l'Air est désormais astronaute de l'Agence spatiale européenne ; c'est la seule femme française à pouvoir espérer aller dans l'espace dans un avenir proche. Elle devient donc la collègue de Thomas Pesquet et de dix autres spationautes de carrière. » Cette nouvelle génération, précise Libération, « aura des chances de mettre encore un pied sur la Station spatiale internationale (l'ISS) avant sa disparition en 2031, mais elle devrait surtout avoir l'opportunité de travailler sur la Lune aux côtés de la Nasa d'ici quelques années. Soit dans la future station en orbite lunaire (le Lunar Gateway) que veulent construire les Américains et leurs partenaires, soit carrément dans une base d'habitation et de recherche au pôle sud de la Lune. » Les dérives de l'apprentissage… On reste avec Libération qui fait sa Une sur l'apprentissage… Libération qui dénonce une « réforme open bar » : « libéralisée par Macron en 2018, la formation en alternance a coûté un peu plus de 11 milliards d'euros à l'État en 2021. Un argent public distribué sans stratégie ni contrôle. » Il est vrai, reconnait Libération, que « tout part d'une très bonne intention : aider les jeunes à trouver du travail en soutenant à fond l'apprentissage et la formation continue. (…) Sauf que, quatre ans plus tard, le bilan de cette politique publique de soutien à l'apprentissage est pour le moins mitigé. L'apprentissage est devenu un véritable filon pour l'enseignement supérieur privé, qui a ouvert des centres de formation d'apprentis à tour de bras, assuré de pouvoir profiter de la manne, laquelle, dénonce le journal, a davantage enrichi les fonds d'investissement détenant ces écoles que facilité l'obtention d'un CDI aux apprentis. Un puissant lobby semble s'être mis en place pour empêcher tout retour en arrière et continuer à profiter de l'aubaine. La Cour des comptes elle-même s'est alarmée de la situation il y a quelques mois en évoquant l''impasse financière' dans laquelle se trouve France compétences, l'organisme public par lequel transite l'argent de l'apprentissage, qui pourrait afficher un déficit de 5,9 milliards d'euros en 2022, selon un rapport sénatorial. Et l'on ne parle même pas, conclut Libération, de la déception, voire du désespoir de ces jeunes qui finissent par comprendre qu'on s'est joué d'eux. »

    À la Une: ça commence bien pour les Bleus

    Play Episode Listen Later Nov 23, 2022 4:00


    Pour son entrée dans le Mondial, l'équipe de France a battu l'Australie hier soir 4 buts à 1. « La France démarre en fanfare », s'exclame Le Courrier Picard. « Départ réussi », renchérit La Dépêche. « Quelle entrée ! », insiste Sud-Ouest. « Magistral », lance Libération Champagne. « Impressionnant », renchérit L'Est Éclair. « Rassurant et prometteur », analyse L'Union. « Les Bleus bien lancés », constatent Les Dernières nouvelles d'Alsace. « Super Giroud », clame La Provence. L'attaquant des Bleus a en effet réalisé un doublé, égalant le record de buts (51) marqués sous le maillot tricolore de Thierry Henry. La vie « presque belle » L'Équipe fait dans la sobriété avec en première page ce simple « bleus ciel » : et « c'est une certaine élégance au fond que de commencer une Coupe du monde comme on a terminé la précédente, écrit le quotidien sportif, en marquant 4 buts et en délimitant un territoire, sans rouler les mécaniques, sans promettre au monde qu'il va trembler, mais en montrant les ressorts d'une équipe et d'un esprit face à la persistance de vents contraires. » En effet, dès les premières minutes, les Bleus encaissaient un but et perdaient Lucas Hernandez, touché au genou droit, après la cascade de forfaits de ces derniers jours. Alors, poursuit L'Équipe, « pour peu que le ciel cesse de tomber sur la tête des Bleus tous les trois jours, la vie est presque belle, même si la superposition de nos souvenirs de gloire, en 1998 et 2018, et du doublé d'Olivier Giroud hier soir, pousserait presque à se poser cette question très française : peut-on être champion du monde avec un avant-centre qui marque des buts ? » Confirmer face au Danemark Alors, « vivement la suite ! », lance Le Parisien. « On peut ne pas savoir où l'on va et trouver une direction et un cap pendant le tournoi. C'est qui est arrivé aux Bleus ce mardi, partis de rien, revenus de tout et traversés par un élan. On ne bouge plus, clic-clac, cette photo est dans le sac. On part avec, le plus longtemps possible. » Attention toutefois, prévient Le Figaro, « la Coupe du monde n'offrira pas tous les jours un adversaire d'une telle faiblesse. Prochain rendez-vous samedi contre le Danemark, tenu en échec par la Tunisie (0-0). Une deuxième victoire et les 8es de finale tendraient déjà les bras aux Bleus. » Du pain sur la planche pour le nouveau patron d'EDF On reste avec Le Figaro qui fait sa Une sur EDF et son nouveau patron, Luc Rémont, nommé ce mercredi en Conseil des ministres. « Une prise de fonction qui intervient à un moment critique pour l'électricien national, note Le Figaro, couvert de dettes, dont l'État va reprendre le contrôle à 100%. Le groupe est lancé dans une course contre la montre pour remettre rapidement en marche assez de réacteurs afin d'éviter les coupures de courant au cours de l'hiver. » Et Le Figaro de rappeler « qu'il y a peu, avec EDF, la France disposait d'un joyau industriel unique au monde. Une entreprise riche à milliards, aux compétences et au savoir-faire incomparables. De tout cela, il ne reste rien. Un mélange consternant d'errements stratégiques, de mauvaise gestion et de décisions politiques aberrantes a conduit notre champion au bord du gouffre : le nouveau PDG débarque à la tête d'un groupe en grande difficulté financière, qui a perdu la maîtrise de son outil industriel au point de menacer l'approvisionnement du pays en électricité. On a rarement vu pareil gâchis. » Encore des retards ? Qui plus est, Libération ce matin dévoile un nouveau couac dans le programme des réacteurs de nouvelle génération voulus par Emmanuel Macron… En effet, précise le journal, « le chef de l'État espère pouvoir inaugurer la première phase de ce chantier à 52 milliards dès 2024. C'est son grand œuvre susceptible à la fois de relancer la filière nucléaire et de tenir à ses yeux nos engagements de production d'énergie décarbonée. Problème : la liste noire des points techniques dressée par les autorités de sûreté est longue comme le bras. Au point de compromettre le calendrier rêvé d'Emmanuel Macron. Luc Rémont arrive donc bien dans une maison où le feu couve partout. »

    À la Une: la contestation prend encore de l'ampleur en Iran

    Play Episode Listen Later Nov 22, 2022 4:07


    « Deux mois après la mort de Mahsa Amini, c'est au tour des footballeurs de l'équipe nationale d'afficher en mondovision leur opposition au régime, relève La Croix. Hier, au Qatar, ils ont refusé d'entonner leur hymne, avant le coup d'envoi de leur premier match face à l'Angleterre. Dans les tribunes, des supporteurs ont brandi le slogan "Femme, vie, liberté". (…) La révolte iranienne non seulement ne faiblit pas, mais s'étend semaine après semaine à toutes les couches de la société, constate le quotidien catholique. Elle n'est plus uniquement l'affaire de la jeunesse, mais des parents et grands-parents. Ces derniers jours, les commerçants du bazar de Téhéran, pourtant réputés fidèles au régime, se sont mis en grève. Autant de signes que la contestation n'est pas près de s'arrêter. » De la contestation à la révolution ? Pour Libération, ça n'est plus une contestation mais une révolution… « Les manifestantes et manifestants qui descendent dans la rue pour exiger la fin du régime clérical sont plutôt, c'est de plus en plus évident, dans une dynamique spontanée de révolution. Le régime ne s'y trompe pas, alors que la répression mise en place ces dernières semaines a déjà fait des centaines de victimes. » Pour le sociologue franco-iranien Farhad Khosrokhavar, interrogé par Libération, « le mouvement continue malgré cette noire répression parce que le sentiment d'être dans une société sans présent et sans avenir ainsi que l'élimination de toute timide opposition légale font que la rue est devenue le seul lieu d'expression des griefs, de la part des jeunes comme des moins jeunes. (…) Désormais, les voies de dialogue et de compromis sont bloquées, et la répression du régime tourne contre lui-même, tel un serpent qui se mord la queue, constate encore Farhad Khosrokhavar. Plus il réprime, plus la société se rebelle. Ce qui rend encore moins possible le compromis avec un pouvoir honni. Quant au régime, instruit par le modèle syrien de répression, il croit pouvoir l'appliquer à la société iranienne. De là à ce que les forces de répression montrent progressivement des signes d'usure, il n'y a qu'un pas, si les manifestations perdurent encore quelques semaines. Ce serait alors, conclut le sociologue franco-iranien, la fin du régime thanatocratique. » Indemnités chômage : le tour de vis À la Une également, la réforme de l'assurance-chômage en France… Avec des règles plus strictes : les chômeurs, qui ouvriront des droits à partir du 1er février prochain, auront une durée d'allocation chômage 25% moins longue. « Ce durcissement était nécessaire, affirme Le Figaro. La France est aujourd'hui le seul pays à souffrir d'un chômage de masse chronique - plus de 3 millions de personnes -, quelle que soit la conjoncture. Or, jamais les employeurs n'ont été à ce point confrontés à une telle pénurie de personnel. La générosité de notre système de protection sociale, trop peu incitatif à la reprise d'un emploi, n'y est évidemment pas étrangère. Sans le remettre en cause, conclut Le Figaro, les nouvelles règles introduisent un zeste de responsabilisation dans un monde d'assistanat. » Non, rétorque L'Humanité, « c'est une régression, une violence contre les précaires, les plus modestes. (…) L'assurance-chômage n'est pas une grâce que fait l'État aux travailleurs sans-emploi. Elle est un partage, une mise en commun. Comme la Sécurité sociale, elle est une conquête de la solidarité dans le monde du travail. C'est aussi cela que le gouvernement veut saper. » Mondial : les Bleus contre l'Australie Enfin, l'entrée en lice des Bleus au Mondial de foot… « Rêver d'un autre monde », titre L'Équipe. « Privée de Benzema, Pogba et N'Golo Kanté, l'équipe de France défend son titre avec une base proche de 2018, mais aussi beaucoup de jeunesse. Elle a absolument besoin d'une victoire sur l'Australie ce soir pour se lancer et oublier les jours sombres. » « On compte sur vous ! », s'exclame Le Parisien en première page. « Décimée par les blessures, l'équipe de France lance son Mondial ce soir contre l'Australie et rêve de décrocher une troisième étoile. » Le Parisien qui a les yeux braqués sur Mbappé… « Les Bleus se cherchent un meneur, un leader. De jeu, de vie, de vestiaire. À Kylian Mbappé de montrer qu'il peut être ce chef de bande, capable de montrer la voie, de donner de la voix. En 2018, Kylian Mbappé n'avait pas hésité au moment de choisir son numéro en bleu. Il avait opté pour le 10. Comme Platini, Zidane ou Pelé… Depuis, il a déjà fait mieux que Platini. Il a égalé Zidane. Demain, il peut doubler Zizou et se rapprocher de Pelé. Un défi à sa démesure. »

    À la Une: une COP à moitié vide…

    Play Episode Listen Later Nov 21, 2022 4:25


    C'est le grand titre du Télégramme. « La COP27 s'est conclue hier par un pacte pour dédommager les pays les plus pauvres des catastrophes climatiques. Pour le reste…, constate le quotidien breton, le texte final ne fait aucune mention de l'élimination progressive des combustibles fossiles. » En effet, point positif, relève Le Figaro : « La décision de créer, d'ici à un an, un fonds pour les "pertes et préjudices", afin de venir en aide aux pays qui subissent des catastrophes climatiques extrêmes dont ils ne sont pas responsables. Cette proposition de l'Union européenne avait été envisagée en secret depuis plusieurs mois. Et les représentants des pays vulnérables et surtout la quarantaine de pays insulaires, directement concernés par la hausse du niveau des mers, peuvent rentrer chez eux en montrant à leurs compatriotes qu'ils ont été entendus. » Toutefois, un bémol et de taille, souligne Le Figaro : « Le texte adopté ne comporte pas de nouvelles ambitions comme la sortie progressive ou totale des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel). (…) Le texte laisse même craindre à certains un retour en arrière. Il est (en effet) évoqué notamment, à côté de l'intérêt des énergies renouvelables, celles qui "font peu d'émissions". Une formulation qui pourrait favoriser le gaz naturel, deux fois moins émetteur que le charbon et dont l'Égypte est l'un des producteurs. » Un accord minimaliste… Du coup, « l'urgence attendra », soupire Libération en première page. « Cette COP n'a pas réglé la question, pourtant essentielle, de la réduction drastique de nos émissions », souligne le journal. « Il fut un temps où l'on se serait félicité du verre à moitié plein. Mais l'urgence climatique impose de ne plus se satisfaire de cet accord en demi-teinte. » En effet, insistent Les Dernières nouvelles d'Alsace, « rien n'a été décidé qui soit de nature à réduire les gaz à effet de serre et aucun compromis n'a été trouvé sur les énergies fossiles, alors que ce sont là des aspects vitaux. Parce qu'il fallait conclure sur un accord, on a conclu sur un accord, mais qui ne dit rien de plus que ceux passés l'an dernier à Glasgow ou les années précédentes. Avec des déclarations sibyllines, fruits de compromis diplomatiques en total décalage avec l'urgence de la situation. Tout ça n'engage pas. » Qui va payer ? Reste que la création d'un fonds pour financer les pertes et dommages des pays les plus exposés aux impacts du changement climatique est une décision historique : « C'est une victoire de la société civile en faveur de la justice climatique, affirme dans Le Monde, Aurore Mathieu, responsable politiques internationales au sein du Réseau action climat France. Les pays développés ont enfin répondu à l'appel lancé il y a près de trente ans. Cependant, tempère-t-elle, les pays du Sud restent un peu méfiants concernant la concrétisation de ce fonds. Qui en bénéficiera ? Qui y contribuera ? Quelles seront les sources de financement ? Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait appelé à taxer les entreprises du secteur des énergies fossiles. Les pays développés ne doivent pas mettre plusieurs années avant de débloquer du financement,prévient Aurore Mathieu. La promesse de rendre ce fonds opérationnel d'ici à la COP28, en novembre 2023, va être un vrai test pour restaurer la confiance entre le Nord et le Sud. » En effet, « qui va payer ? », s'interroge également Sud-Ouest. « Comment la Chine pourrait-elle être dispensée de mettre la main à son portefeuille noir charbon alors que les États-Unis et l'Union européenne seraient, légitimement mis à contribution ? Les modalités seront précisées à la COP suivante dans un an à Dubaï. Comme le territoire des Émirats arabes unis est majoritairement constitué par le désert, mieux vaut déjà s'attendre à de nouveaux mirages… » Pas de police du climat… « La limite des COP, rappelle La voix du Nord, c'est que les engagements des États ne sont pas contraignants. Il n'existe pas de police des émissions de gaz à effet de serre. Il faut compter sur la responsabilité des dirigeants et des peuples vis-à-vis des générations à venir. Et peut-être encourager cette vertueuse attitude en imaginant des clauses environnementales exigeantes dans les accords commerciaux entre États. » Et le quotidien nordiste de s'interroger : « Les deux premières puissances mondiales, États-Unis et Chine, qui représentent 44% des émissions, l'accepteraient-elles ? »

    À la Une: Benzema hors-jeu au Mondial

    Play Episode Listen Later Nov 20, 2022 4:46


    La Coupe du monde débute cet après-midi au Qatar. Sans Benzema. À l'inverse des alchimistes qui métamorphosaient jadis le plomb en or, L'Équipe tourne « en Une » le dernier Ballon d'Or en « ballon de plomb ». La blessure à la cuisse du buteur français ? Un « coup de poignard », un « cauchemar » qui, « peut-être… refermera l'histoire inachevée sous le maillot bleu », de Karim Benzema, se désole L'Équipe. Mais avant ce crépuscule de Benzema dans les sables du Qatar, les fans de foot se disaient fins prêts pour suivre ce Mondial. Selon un sondage Opinionway pour Le Parisien Dimanche, 87% d'entre eux assuraient vouloir en regarder des matches. À l'inverse, 54% des Français, dans leur ensemble, disaient ne pas vouloir regarder cette édition 2022, un sur quatre exprimant même un sentiment de « honte » en pensant à la Coupe du monde au Qatar. Le Qatar en crampons Le Qatar, justement. L'hebdomadaire L'Obs décrit cet émirat du golfe comme « un pays de cailloux et de poussière, où hormis quelques dunes de sable dans le sud, les seules montagnes sont les gratte-ciel de verre (…) Un bout de désert où il fait chaud à crever ». Mais au-delà du décor, ce « confetti » détient, « à l'échelle du monde, une puissance de frappe qui donne le tournis : avec 24,7 milliers de milliards de mètres cubes de gaz naturel, le Qatar se place à la troisième place des réserves mondiales, derrière la Russie et l'Iran. Avec son PIB par habitant, il s'impose comme le pays plus riche au monde ». L'hebdomadaire Le Point, note que l'enquête sur les circonstances exactes de chaque mort (pendant les travaux de construction des stades), qui était réclamée de longue date par les organisations de défense des droits de l'homme… que cette enquête, donc, n'a jamais été menée par le Qatar.  Comme le souligne cet hebdomadaire, « le Qatar souhaite manifestement enterrer ce dossier encombrant, dont la réouverture pourrait entraîner des demandes de milliards d'euros de dédommagement aux familles des victimes ». Sabre au fourreau, au Burkina Faso ? Dans le Sahel, la France n'écarte pas le départ des forces spéciales françaises basées au Burkina-Faso, où des manifestations contre la présence française ont eu lieu, hier. C'est ce que dit le ministre des Armées auJournal du Dimanche. « Il est évident que la révision de notre stratégie générale en Afrique interroge toutes les composantes de notre présence, y compris les forces spéciales », déclare Sébastien Lecornu dans un entretien au JDD. La France profil bas en Afrique ? Justement. La France ayant définitivement mis fin à l'opération militaire « Barkhane », Paris doit à présent préciser le détail de la stratégie que l'Élysée entend à présent engager en Afrique. Quelle posture militaire y adopter ? L'hebdomadaire Marianne a sa « petite idée ». Selon ce magazine, « en creux », le programme pour les troupes françaises présentes en Afrique esquissé par l'Élysée devrait consister à « rester, mais devenir quasi invisibles ». La stratégie militaire de la France devrait y consister à « aider ponctuellement, à la demande, les États africains du Sahel », résume Marianne, compte tenu de « la contestation de la politique française en Afrique, partie du Mali (et qui) gagne du terrain », énonce ce journal. Lequel se demande « comment la junte malienne décriée par Paris peut-elle être qualifiée d' "illégitime" et d' "illégale" quand la succession quasi monarchique du fils Déby au Tchad est soutenue par l'Elysée ? ». Selon Marianne, « les drapeaux russes dans les rues de Bamako, de Ouagadougou ou de Dakar disent moins l'envie de Poutine que le divorce consommé avec un vieux monde auquel la France est maintenant étroitement identifiée ». La COP château de sable À la COP 27, enfin, les pays les plus vulnérables ont obtenu la création d'un fonds destiné à compenser les dégâts climatiques qu'ils subissent. Cette Conférence des Nations-Unies sur le climat, qui vient de s'achever sur un accord, à Charm el-Cheick, en Égypte, était présentée comme la COP africaine. Illustration dans la presse magazine, cette semaine, des dégâts du dérèglement climatique en Afrique : le sable y disparaît des plages. « Avalé par la montée des eaux, pillé et revendu aux industriels du BTP, le sable disparaît à vue d'œil des plages africaines », constate L'Express. « Un désastre environnemental et humain ». Comme le souligne cet hebdomadaire, cette calamité « frappe les côtes du littoral atlantique africain, où la mer avance de 1 à 5 mètres par an en moyenne, et où le sable disparaît à vue d'œil, double victime de l'érosion et d'une extraction à grande échelle à destination de l'industrie du bâtiment ». Dans L'Express, un expert au Programme des Nations unies pour l'environnement, rappelle que « l'Afrique verra sa population doubler d'ici à 2050 » et qu'en conséquence, « inévitablement, cela va accélérer l'exode rural vers les villes et les zones côtières, et donc l'urbanisation effrénée. La demande en sable - l'un des principaux composants du béton - va donc exploser », prédit-il. Une bétonisation qui a de quoi accentuer l'érosion naturelle. « Cycle infernal aux conséquences catastrophiques », se navre L'Express.

    À la Une: le Qatar, inédit écrin controversé du sport-roi

    Play Episode Listen Later Nov 19, 2022 4:17


    J-1 pour le coup d'envoi de la Coupe du monde de football au Qatar, celle des nouveautés. Du jamais vu, en effet, qu'une Coupe du monde de foot débute à la veille de l'entrée de l'hémisphère nord dans la saison d'hiver. Qui plus est dans un pays arabo-musulman… Là encore, une première. Et que dire du pays hôte, pas plus grand que la région Ile-de-France, qui n'existe que depuis 1971, et qui n'a aucune tradition footballistique ?  Ce sont toutes ces raisons et bien davantage qui ont poussé deux quotidiens, Le Figaro et Libération, à illustrer leur Une d'une photo quasi-identique du trophée (tout du moins d'une statue géante de la Coupe du monde) prise devant le lumineux stade de Doha, apparaissant en arrière-plan comme un écrin doré dans la nuit qatarie. La fête qu'enjolivent les idoles à crampons « Le vilain petit Qatar », lance malicieusement la Une de Libération, pour épingler « un Mondial pointé du Doha ». Pour ce quotidien, pas de doute, « cette Coupe du monde est de fait le reflet quasi parfait de l'impasse écologique d'un monde où seul le business compte ». Et tandis que le quotidien L'Équipe se garde bien du moindre mot sur ces polémiques, Le Figaro, à l'inverse balaie les critiques qui se sont déversées sur la compétition, en s'en remettant au « génie » du football. Lequel, remarque ce journal, « fait qu'il gagne toujours sur toute autre considération, que sa popularité emporte l'adhésion universelle, que les émotions - les joies dans la victoire et les peines dans la défaite qu'il suscite - balayent tout le reste, qu'il transcende toutes les différences. Sur un terrain, s'enhardit Le Figaro, seul le talent est salué, applaudi, célébré (…) Dans ce Mondial (…) on voudrait enfin que les Bleus parviennent à conserver leur trophée de champions. Après les Italiens en 1934 et 1938, puis les Brésiliens en 1958 et 1962, ils seraient alors la troisième nation à réussir cet exploit. On vibre d'ores et déjà à cette idée-là… » Macron dans le piège de l'immigration De quoi, qui sait, reléguer au second plan la polémique sur l'immigration, qui prend de l'ampleur en France, après la remise en liberté, par la justice, d'une centaine de migrants secourus la semaine dernière par l'Ocean Viking. Il y avait déjà le drame de la petite Lola, dont la meurtrière présumée faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. À quoi est venu, en effet, s'ajouter la controverse autour du sauvetage opéré par ce navire humanitaire et qui n'en finit pas de grossir, Emmanuel Macron est « sur un fil » au sujet de l'immigration, souligne Le Parisien. D'autant, en effet, que, sur les 230 migrants secourus en Méditerranée par l'Ocean Viking, une centaine d'entre eux ont été remis en liberté. Sortir du « en même temps », répondre fermement aux attentes des Français sur un sujet aussi sensible sans pour autant tomber dans la surenchère et négliger le volet intégration. Voilà la feuille de route contrainte que doit tenir le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. Au sommet de l'exécutif, à ce stade, on veut rester optimiste sur l'atterrissage du texte. Mais sans majorité absolue, ce sont les voix des Républicains qui seront forcément très attendues. « Et là, ce n'est pas gagné », concède un membre du gouvernement. D'autant que, selon Le Parisien, la droite parlementaire compte déjà envoyer une lettre à Élisabeth Borne pour dresser ses « lignes rouges » : une série de mesures qu'elle aimerait voir figurer pour envisager de le voter. « L'immigration sera le texte sur lequel on ne trouvera pas de majorité, anticipe dans ce journal un pilier de la macronie. Les LR vont tout faire pour ne pas le voter, le RN a déjà dit non, et la gauche évidemment votera contre ».

    À la Une : le risque d'une extension de la guerre en Ukraine

    Play Episode Listen Later Nov 17, 2022 4:07


    La chute d'un missile de fabrication russe avant-hier mardi en territoire polonais aurait pu avoir des conséquences terribles… Heureusement, il n'en a rien été… L'heure est à l'apaisement, relève La Croix : « la pression est rapidement retombée. Après les États-Unis, la Pologne elle-même a calmé le jeu. Selon son président, 'rien n'indique qu'il s'agissait d'une attaque intentionnelle'. L'hypothèse présentée comme la plus probable est celle de la chute d'un engin de la défense antimissile ukrainienne. Kiev demande l'accès au site pour mener sa propre enquête et donner sa version. Mais, relève La Croix, s'agissant d'une guerre en cours, les faits importent moins que la lecture que décident d'en faire les parties prenantes à un moment donné : ce qu'il faut retenir pour l'heure, c'est le choix des pays de l'Otan de ne pas surenchérir. L'escalade a été évitée, particulièrement grâce au sang-froid du gouvernement polonais. Cette attitude souligne par contraste, pointe encore le quotidien catholique, l'irresponsabilité de Vladimir Poutine qui, perdu dans une stratégie sans lendemain, a fait une fois encore le choix de la terreur, en bombardant massivement l'Ukraine. » Et « cet 'accident malheureux', qui a fait deux morts, doit résonner comme une sirène d'alerte dans toute l'Europe, estime pour sa part Libération. L'hiver risque en effet d'être insupportable sur le continent tout entier. » Fragile équilibre En effet, renchérit Le Figaro, « c'est le cauchemar des Occidentaux depuis le début de la guerre contre l'Ukraine : une extension du conflit en cas de frappe russe, même accidentelle, contre un pays de l'Otan. (…) Le risque est toujours là. Sans toujours le voir, les pays occidentaux, en augmentant progressivement leur aide militaire à l'Ukraine, se sont engagés de manière indirecte dans ce conflit qui dure. L'incident polonais vient redire que l'équilibre entretenu par les pays occidentaux dans la guerre est de plus en plus fragile. Le risque d'accident est encore aggravé depuis que les forces russes, en difficulté sur le terrain dans l'est de l'Ukraine, ont intensifié leurs bombardements contre les infrastructures et les villes ukrainiennes. (…) Pour les Occidentaux, la question reste la même, conclut Le Figaro : comment éviter l'escalade tout en réaffirmant leur détermination à aider les Ukrainiens ? » Sortir de l'engrenage En tout cas, soupire Le Parisien, « aujourd'hui, entre cette bavure, la pluie d'obus sur l'Ukraine et le retour en force de l'Otan, la paix paraît loin… et le monde plus dangereux que jamais. » Pour autant, « pour sortir de cet engrenage, la communauté internationale doit tout faire pour que Kiev et Moscou entrent dans le jeu diplomatique, estime L'Humanité. En renforçant par exemple la pression que peuvent exercer les pays émergents et la Chine sur la Russie, mais aussi en proposant les cadres d'un accord, comme celui d'Istanbul élaboré en mars. Bref, conclut le quotidien communiste, ne pas se résoudre à cet inévitable 'temps de guerre', comme l'écrivent déjà certains commentateurs fatalistes, déjà prêts à voir perdurer ce face-à-face sanglant. » Donald Trump peut-il rempiler ? A la Une également : Trump qui veut se représenter à la Maison-Blanche… Et pas sûr qu'il obtienne l'assentiment de son camp… C'est du moins ce qu'estiment Les Dernières Nouvelles d'Alsace. « La déception des Midterms, la contestation au sein même des Républicains et la pression judiciaire qui s'accentue sur Donald Trump sont les signes que l'Amérique d'aujourd'hui n'est plus la même que celle de 2016, lorsque le magnat de l'immobilier s'était imposé après deux mandats de Barack Obama. La figure de l'homme providentiel s'est flétrie, laissant la place à celle d'un revanchard, incapable de surmonter ses frustrations et d'envisager une retraite pour le bien du pays. » Toutefois, attention, prévient La Voix du Nord, il ne faut « jamais sous-estimer Donald Trump. (…) On aurait tort de croire que la martingale de 2016 est éculée. Quand Trump promet de 'curer le marigot' de Washington, quand il hurle à la fraude électorale et multiplie les infos sur son réseau social, sa popularité continue de prospérer bien au-delà de la seule sphère des complotistes radicalisés. Elle irrigue le camp républicain qui n'a jamais su ­- ou voulu - s'en débarrasser. »

    À la Une: la stratégie de la terre gelée

    Play Episode Listen Later Nov 16, 2022 3:26


    Une pluie de missiles russes s'est abattue sur l'Ukraine hier, constate Libération. « Alors que l'armée ukrainienne rallume la flamme de l'espoir sur les champs de bataille de l'Est et du Sud, l'armée russe riposte de manière asymétrique en opérant des bombardements dans la profondeur sur tout le pays, détruisant les infrastructures énergétiques. L'objectif, pointe Libération : affaiblir l'arrière du front, miner le moral de la population et faire passer aux Ukrainiens un hiver dans le noir et dans le froid. » En effet, complète La Charente Libre, « faute de territoires à conquérir et de batailles militaires à remporter, les Russes confirment qu'ils n'ont pour le moment qu'une seule arme en main : plonger l'Ukraine dans le noir et le froid de l'hiver. La centaine de missiles russes envoyés hier sur tout le pays pour s'en prendre aux infrastructures énergétiques est aujourd'hui considérée autant comme la seule option de Moscou pour masquer ce qui est aujourd'hui une véritable Bérézina. Plus de sept millions de foyers sont privés d'électricité et le pays doit adapter sa consommation d'énergie. Ces missiles sont bien sûr une réponse à la perte de Kherson, considérée comme russe pour toujours par Poutine le 30 septembre, avant d'être libérée six semaines plus tard par l'armée ukrainienne. » La Pologne touchée : faut-il craindre le pire ? Par ailleurs, tir délibéré ou incident isolé ? Un missile ou deux missiles se sont abattus hier sur un village polonais, proche de la frontière avec L'Ukraine, tuant deux personnes. Varsovie affirme que ces missiles sont de fabrication russe. Moscou dément et dénonce une provocation. Les sites des différents quotidiens suivent minute par minute les derniers développements suite à cette frappe. Une réunion d'urgence entre alliés occidentaux a eu lieu ces dernières heures à Bali en marge du G20. Sud-Ouest a eu le temps d'en faire sa Une, avec ce titre : « la Pologne touchée, deux frappes qui font craindre le pire » Vers des négociations ? Reste que les appels à négocier se multiplient… C'est ce que constate notamment Le Parisien : « la communauté internationale espère pousser le régime de Zelensky à la table des négociations en vue d'un processus de paix. Soyons clairs, pointe le journal, il semble inenvisageable que la guerre s'arrête dans un avenir proche. » Mais, « Kiev est en position de force. C'est pour cela que les Américains et les Occidentaux poussent vers une discussion », pointe une analyste interrogée par le journal. Toutefois, poursuit-elle, « il va falloir faire accepter aux Ukrainiens que la Crimée ne fasse pas partie de leurs conditions. Et peut-être une partie du Donbass. Ça risque d'être dur à avaler. » La paix devra attendre… On n'en est vraiment pas au stade des pourparlers, estime pour sa part Le Figaro… « Il faudra sans doute d'autres Kherson pour faire fléchir Moscou, affirme le journal. Tout compromis qui permettrait à Poutine de présenter sa guerre comme une victoire laisserait intact son pouvoir de nuisance et risquerait d'ouvrir la porte à une nouvelle guerre, en Moldavie, en Ukraine, ou ailleurs dans l'ancien espace soviétique. On peut le déplorer, conclut Le Figaro, mais le temps de la guerre n'a pas encore cédé le terrain à celui de la négociation. Encore moins après les explosions russes en Pologne. » « Pourquoi la paix devra attendre », titre en écho Le Télégramme. « Les combats continuent en Ukraine, constate le quotidien breton. Les propositions de négociations formulées au G20 ont été rendues caduques après les bombardements russes d'hier. » Quel scénario ? « Guerre en Ukraine : et maintenant, que peut-il se passer ? », s'interroge Le Midi Libre. « À l'évidence, le déferlement d'obus hier montre que malgré son isolement et les défaites militaires, Poutine est plus dangereux que jamais. En plein sommet du G20, la chute de missiles sur le sol polonais prouve d'ailleurs que la guerre arrive à un point critique où tout peut encore basculer. Personne à ce stade, conclut Le Midi Libre, ne connait le scénario d'un conflit au bord de l'escalade. Pas plus les politiques que les généraux. Ni même le chef du Kremlin qui se comporte désormais comme un ours blessé. »

    À la Une: la triste odyssée de l'«Ocean Viking»

    Play Episode Listen Later Nov 14, 2022 4:21


    « Les trois semaines d'errance du navire humanitaire, qui a fini par accoster à Toulon vendredi sur fond de crise diplomatique entre la France et l'Italie, ces trois semaines d'errance marquent l'impuissance européenne à mettre en œuvre les droits humains. » C'est le commentaire du Monde qui qualifie encore cette affaire de « désastre européen » qui « remet en lumière l'incapacité de l'Union à organiser la solidarité en son sein. Cela sur la principale question qui nourrit l'extrême droite dans chaque pays – l'immigration – et, partant, menace l'avenir de l'Union elle-même. » Sur le plan intérieur, poursuit le quotidien du soir, « si le dénouement de Toulon devrait logiquement être salué à gauche, il risque de compromettre le ralliement déjà incertain de la droite au projet de loi sur l'immigration, construit sur un équilibre entre régularisation de travailleurs étrangers et fermeté sur les mesures d'éloignement. » ► À lire aussi: Le long parcours qui attend les débarqués de l'«Ocean Viking» En effet, pointe Le Figaro, « cet épisode compromet singulièrement les tentatives de l'Élysée pour nouer une alliance avec le parti Les Républicains. (…) À deux semaines de l'élection de leur président à la tête du parti, l'accostage à Toulon de l'Ocean Viking est une aubaine pour les élus LR. Il prouve l'impuissance du pouvoir exécutif en place face à l'immigration et justifie ainsi leur stratégie d'indépendance. » On revient au Monde qui a pu se procurer les résultats de l'enquête sur une autre affaire de migrants, encore plus dramatique : le naufrage l'année dernière de 27 candidats à l'exil dans la Manche, entre la France et l'Angleterre. Cette enquête « accable les secours », pointe le journal. En effet, écrit-il, « les investigations sur les conditions du naufrage révèlent que les migrants ont appelé à l'aide à de nombreuses reprises. Les secours français ont attendu qu'ils passent dans les eaux anglaises. Aucun moyen de sauvetage ne leur a été envoyé. » Français et Anglais se renvoyant la balle… « Midterms » : la « glissade » de Trump À la Une également : les élections de mi-mandat aux États-Unis. « Grâce au Nevada, les démocrates sauvent leur majorité au Sénat », s'exclame Libération. « La réélection de justesse de Catherine Cortez-Masto dans le Silver State assure au parti de Joe Biden de conserver, voire renforcer, le contrôle de la chambre haute, en attendant que se décante le sort encore indécis de la Chambre des représentants. » ► À lire aussi: États-Unis: les premiers enseignements des élections de mi-mandat Commentaire des Dernières Nouvelles d'Alsace : « Donald Trump envisageait ces élections de mi-mandat comme un tremplin, il s'est offert une grosse glissade. Non seulement la vague rouge qu'il annonçait ne s'est jamais levée, non seulement le Parti démocrate a, contre toute attente, conservé le Sénat et n'a pas encore tout à fait perdu le Congrès, mais qui plus est, lui, Donald Trump, a entamé son crédit au sein de son propre camp. » « Ce sursaut démocratique des élections de mi-mandat remet en cause l'idée même que le mensonge et la tromperie sont électoralement gagnants à coup sûr, se félicite pour sa part La Charente Libre. L'obscénité des comportements de Trump se retourne contre son auteur. Même si d'autres sont prêts à reprendre le flambeau de la révolution réactionnaire, la leçon compte. Les bons points démocratiques sont rares sur la planète, il faut donc pieusement les conserver. » 8 milliards sur la Terre ! Enfin, à lire dans Sud-Ouest, ce dossier sur la croissance de la population mondiale : « une planète de huit milliards d'humains », s'exclame le journal. « Selon l'ONU, la population humaine atteindra demain mardi le seuil symbolique de huit milliards. Si l'accélération démographique des deux derniers siècles marque aujourd'hui le pas, il semble plus que jamais nécessaire, estime Sud-Ouest, de préserver les ressources de la Terre. » Sud-Ouest qui pour autant veut rester optimiste… « Il est clair, affirme le journal, que la planète ne saurait supporter que dix milliards d'humains consomment et émettent comme des Américains. Mais juger ce scénario crédible, c'est ignorer les changements qui seront intervenus d'ici là. Comme la baisse, déjà perceptible, des émissions des pays riches. Ou l'évolution des comportements et des techniques partout où une forte densité humaine la rendra indispensable. Les progrès de l'agriculture et de la médecine depuis deux siècles ont permis à l'espèce humaine de se multiplier. Mais la conscience nouvelle des limites physiques de cette expansion est en train, malgré l'inertie démographique, d'inverser la tendance. Reste à l'accompagner par un profond changement mental et culturel. Vaste programme, mais indispensable. »

    À la Une: la politique d'otages des mollahs iraniens

    Play Episode Listen Later Nov 13, 2022 4:31


    Catherine Colonna le confirme au journal Le Parisien Dimanche : « deux autres compatriotes (…) sont également détenus » en Iran, ce qui porte à sept le nombre de ressortissants français détenus dans ce pays. Dans ce journal, la ministre des Affaires étrangères demande la « libération immédiate » de ces sept Français ou Franco-Iraniens ainsi que l'accès pour eux à « la protection consulaire ». La chef de la diplomatie française confirme également ce vrai coup de froid diplomatique sur les versants franco-italiens des Alpes résultant de l'accostage en France du navire humanitaire Ocean Viking, l'Italie lui ayant refusé l'accès à ses ports. « Si l'Italie persiste, il y aura des conséquences », prévient Catherine Colonna dans Le Parisien Dimanche. Moi, présidente (Marine Le Pen) À la Une également : Marine Le Pen. Loin de craindre une éventuelle dissolution de l'Assemblée nationale, l'ancienne présidente du Rassemblement national assure ne pas souhaiter être Première ministre. Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, Marine Le Pen rappelle qu'elle vise la présidence de la République et qu'elle ne souhaite donc pas « être Première ministre ». Elle, présidente, « n'accepterai(t) pas que ces bateaux de passeurs débarquent des migrants chez nous », déclare encore Marine Le Pen dans Le JDD. Terrorisme, la menace constante Aujourd'hui, 13 novembre, sept ans jour pour jour après les attentats de Paris. Des cérémonies d'hommages à leurs victimes sont prévues ce dimanche. Et pour trois Français sur quatre, la menace terroriste demeure élevée. Selon un sondage Ifop publié par le site du Journal du dimanche, 76 % des Français le pensent, contre 24 % qui pensent le contraire. Des craintes chiffrées « en baisse » depuis novembre 2020 et l'assassinat de Samuel Paty, souligne Le JDD. Les dégâts de la marine Avant-hier, 11 novembre, c'était plutôt l'armistice de la Première Guerre mondiale que la France commémorait… Sondage Odoxa pour Le Figaro à l'appui, nous indiquions alors que l'immense majorité des Français aimaient leur armée. Ceux-là seront probablement consternés de découvrir à quel point les équipements de vie de cette armée tant aimée sont souvent délabrés. Une enquête de L'Express le souligne, « malgré l'augmentation du budget de la Défense, les militaires évoluent dans des conditions de vie et de combat parfois indignes ». Entre autres exemples signalés par le magazine, ce réserviste qui assure que « les chasses d'eau des toilettes du Charles-de-Gaulle sont hors service (…) Un porte-avions nucléaire qui coûte 800 milliards d'euros sans chasse d'eau qui fonctionne, forcément, ça fait bizarre, confie-t-il à L'Express. De quoi faire descendre Mars, dieu de la Guerre, de son paradisiaque Olympe. Nous n'irons pas tous aux paradis Les paradis, justement. Tout va très bien pour eux. « Eux », ce sont, bien entendu, les paradis fiscaux. C'est ce que dénonce Renaud Van Ruymbeke dans l'hebdomadaire L'Obs. Auteur d'un livre « coup de poing », intitulé Offshore, cet ancien juge, spécialiste des dossiers financiers, et qui a notamment instruit les affaires Boulin, Urba, Elf, Kerviel, Karachi, Clearstream ou Cahuzac, y rappelle qu'en septembre 2009, Nicolas Sarkozy, alors président de la République, annonçait : « Les paradis fiscaux, c'est terminé. » Treize ans plus tard, « les paradis fiscaux n'ont jamais été aussi florissants, se navre Renaud Van Ruymbeke dans ce magazine. Les circuits de blanchiment drainent de plus en plus d'argent. Ils assèchent littéralement les comptes publics de tous les pays. » Dans L'Obs, Renaud Van Ruymbeke signale que l'économiste Gabriel Zucman « évalue à 8 700 milliards de dollars les avoirs cachés via les sociétés offshore. Rendez-vous compte, s'effare l'ancien juge, cette somme correspond à un siècle d'impôts sur le revenu payés par les Français ! C'est tout aussi délirant que scandaleux… » Les « histrions » du climat Eux se scandalisent de la dégradation de l'environnement. « Eux », ce sont les activistes du climat. Le Point, L'Express, Marianne, Valeurs actuelles, Paris Match... C'est à se demander si tous ces hebdomadaires se sont donné le mot pour la hisser en Une, cette nouvelle génération d'activistes climatiques, adeptes de la désobéissance civile, qui multiplient les coups d'éclat ; qui en s'en prenant à des œuvres d'art dans les musées ; qui en bloquant la circulation aux heures de pointe ; qui en dégradant les greens de golfs ou en perturbant les représentations théâtrales... Pour Paris Match, c'est la « génération coup de poing » ; pour Valeurs actuelles, ce sont les « bouffons du climat » ; quant aux « écolos radicaux » de la Une de Marianne ; ils deviennent les « ultra-radicaux » sur celle de l'hebdomadaire Le Point ; tandis que celle de L'Express estime qu'avec de telles actions, l'écologie « se saborde ». Mille sabords !

    À la Une: l'accueil embarrassé des migrants de l'«Ocean Viking»

    Play Episode Listen Later Nov 12, 2022 4:06


    C'est hier matin qu'après trois semaines de ronds dans l'eau en Méditerranée, ce bateau a accosté à l'abri des regards au port militaire de Toulon. « Pour la première fois de son histoire, la France a laissé accoster dans le port de Toulon un navire humanitaire de 230 migrants secourus en Méditerranée », pointe Le Parisien. Des migrants ? Des « rescapés », plutôt,énonce ce journal. Lequel souligne qu'ils ont été accueillis « en catimini ». Car l'exécutif français « sait le sujet inflammable et marche sur des œufs », explique ce quotidien. Une discrétion qui, en fait, a produit l'effet inverse de celui recherché. Mais un conseiller de l'exécutif assure tout de même dans Le Parisien qu'il s'agissait de « montrer que ce qui arrive est exceptionnel et que les personnes qui ont accosté ne sont pas encore sur le sol français », tandis qu'un fidèle du chef de l'État tient à dire à ce même journal que cette « crise » ne sera qu'une « exception ». Pour Le Parisien, pas de doute, c'est « une réponse à peine voilée aux critiques répétées de l'extrême droite ». C'est ainsi, soupire Libération au sujet de l'exécutif français, « les fantasmes d'une France prospère et cadenassée, terreau de l'extrême-droite depuis la fin du XIXe siècle, semblent souvent influer dans ce gouvernement plus que la réalité des chiffres, la courbe de la démographie ou le sens moral ». Certes, admet ce journal, on aurait pu espérer un accueil « plus digne ». Toutefois, complète Libé, l'accostage de ce navire en France restera synonyme d'une décision « morale » que Libé estime « pleinement justifiée » et qui fait « honneur à la France et à son gouvernement ».  Un sniper à Koulouba ? Au Mali, il y a dix jours, l'aide du camp du président de la transition aurait été blessé par un sniper. Selon Libération, « le 2 novembre, vers 18 heures, alors qu'il quittait le palais présidentiel de Koulouba (…) le capitaine Souleymane Traoré, aide de camp du colonel-président Assimi Goïta, a été la cible d'un tir. Une balle l'a atteint au niveau du thorax. Blessé, l'homme a survécu grâce à son gilet pare-balles, freinant l'impact du projectile », énonce Libé. Ce journal décrit cet acte comme un « attentat » qui pourrait, selon « deux témoins », être l'œuvre d'un « sniper ». Et Libération évoque la piste d'un « tireur entraîné ». Deux nouveaux prisonniers français en Iran, le mystère En Iran, ce ne sont pas cinq, mais sept Français ou binationaux franco-iraniens qui seraient actuellement détenus. Information du journal Le Figaro. Une source iranienne proche du dossier a confié à ce quotidien, qu'outre les cinq annoncés officiellement par Paris en octobre, « deux autres Français sont dans les prisons iraniennes », information confirmée au Figaro par un diplomate français. Selon ce quotidien, « ces deux derniers captifs seraient emprisonnés depuis plusieurs mois, c'est-à-dire avant le démarrage des manifestations sans précédents qui secouent l'Iran depuis le 16 septembre. On ignore pourquoi le silence est maintenu sur leur détention », complète-t-il. Kherson, la revanche ou la vengeance En Ukraine, la chute de Kherson, vrai tournant dans la guerre, vrai revers pour la Russie, vrai lever de rideau pour les règlements de comptes à venir. Reportage du Figaro sur la route de Kherson où « les habitants accueillent leurs libérateurs avec des fleurs. Dans la grande ville du Sud, dont la reconquête marque un tournant stratégique de la guerre, le drapeau national a été hissé. (…) À un rythme accéléré, les forces russes se sont retirées vers la rive orientale du Dniepr, qui borde la cité », constate sur place ce journal. Dans un village de passage, « les adversaires que l'on appelait compatriotes se toisent avec mépris d'un bord à l'autre du chemin ». Et se dénoncent les uns les autres. « La victoire a un goût amer », formule ce quotidien.

    À la Une: l'Ocean Viking, fin de l'odyssée, début de crise franco-italienne

    Play Episode Listen Later Nov 11, 2022 4:22


    Le navire humanitaire Ocean Viking acheminant des migrants, a finalement été autorisé par la France à accoster au port militaire de Toulon. Une double première lors de ce bras de fer. Car jamais bateau de migrants n'avait été autorisé à rallier un port militaire, d'abord ; et première crise franco-italienne depuis la récente arrivée à la présidence du Conseil italien de la post-fasciste Giorgia Meloni, ensuite. Le navire affrété par l'association SOS Méditerranée au port de Toulon ? Accueil « temporaire » et « à titre exceptionnel », a insisté le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. « On aurait pu avoir un ou deux morts si on n'avait pas fait accoster le bateau d'ici demain ! », dit le ministre de l'Intérieur au journal Le Parisien, prenant soin d'insister : « Cela ne fait pas jurisprudence ! ». Dans ce quotidien, Gérald Darmanin « tire la conclusion que les autorités italiennes n'ont pas été fiables, qu'elles se mettent en dehors du champ européen et du droit international et manquent cruellement d'humanité ». N'en jetez plus ! Comme le remarque Le Parisien, en diplomatie, « il est rarissime (…) d'assister à pareille charge ». Vous avez dit bras de fer ? Tout à sa liberté de blâmer, Le Figaro bucheronne l'exécutif français, estimant que, face à l'immigration clandestine, le « en même temps » macronien atteint « des sommets d'incohérence ». Et ce quotidien compare la gestion par le gouvernement de l'affaire de l'Ocean Viking à la « politique de gribouille », du nom de ce personnage de la littérature française qui se jette à l'eau, de peur d'être mouillé, et plus généralement se précipite dans les ennuis qu'il veut à tout prix fuir. Et par « ennuis », entendez ici que les dirigeants européens redoutent qu'une fois débarqués, les migrants tournent aux immigrés clandestins, qu'ils se fassent « la belle », comme aurait pu dire Gribouille. Pour Le Figaro, en tout cas, pas de doute, Giorgia Meloni, elle, ne fait pas de la politique de Gribouille, mais « de la politique » tout court. Nuance. Dans le même temps, l'exécutif français, « à force de dire ou de faire une chose et son contraire (…) s'est pris à son propre piège. Comment peut-il accuser de racisme un député RN qui s'opposait dans l'Hémicycle à l'arrivée de l'Ocean Viking sur nos côtes, alors qu'une semaine plus tard Emmanuel Macron et Gérald Darmanin ont cherché par tous les moyens à repousser ce même navire ? », interroge Le Figaro. Les bas-fonds du Vatican Nouvelles affaires d'abus sexuels présumés éclaboussant l'Église de France : un prêtre mis en examen et écroué pour le viol présumé d'un adolescent, d'abord ; un évêque accusé de viol par un ancien élève, ensuite. Le prêtre, d'abord. Agé de 52 ans, ce prêtre d'une paroisse bretonne prénommé Yannick, a été mis en examen pour « viol aggravé » avant d'être mis sous les verrous, dimanche dernier, à Paris. Information révélée par la radio RTL et complétée par le journal Le Parisien. Séropositif au VIH Sida, le père Yannick est soupçonné d'avoir « abusé d'un enfant de 15 ans, en fugue », rapporte ce journal. Le Parisien signale aussi que le diocèse de Rennes entend apporter son concours à l'enquête policière sur les agissements de ce prêtre ; lesquels ont également été rapportés au Vatican en vue d'une « enquête canonique ». L'évêque, ensuite. Il s'agit de Mgr Guy Terrancle, 85 ans, ancien vicaire général de Nice (sud-est de la France), qui fut longtemps en poste au Vatican, où il occupait des fonctions diplomatiques, et qui porte de titre honorifique de « prélat d'honneur de Sa Sainteté », titre décerné pour ses services en tant que conseiller ecclésiastique de l'ambassade de France près le Saint-Siège de 1990 à 2002. Le Parisien révèle que, depuis cet été, Mgr Terrancle « fait l'objet d'un signalement pour abus sexuels » après avoir été accusé de « viols répétés » par un ancien élève de 4e du collège Stanislas, de Nice. Avis de tempête sur la baie des Anges. Pour l'honneur de la patrie Aujourd'hui, 11 novembre, l'armistice de la Grande Guerre. 104 ans après, les Français aiment toujours leur armée. Il n'y a pas photo. Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro, 86% des Français ont une « bonne », voire une « très bonne » opinion des militaires. Plus de trois sur quatre se disent patriotes. Cocorico !

    À la Une: la grève «Total»

    Play Episode Listen Later Oct 14, 2022 4:21


    Bras de fer, en France, dans le conflit déclenché dans les raffineries de pétrole. Le syndicat CGT appelle à une généralisation de la grève. En dépit du compromis qui semble avoir été trouvé cette nuit [14 octobre, ndlr] au sein du groupe pétrolier TotalEnergies entre la direction et deux syndicats qui y sont majoritaires, le secrétaire général de la CGT, dans un entretien au quotidien L'Humanité, lance un appel « à généraliser le mouvement démarré chez Total ». La colère sociale est « légitime », dit Philippe Martinez dans L'Huma. Étant rappelé que la Nupes, l'alliance de gauche, appelle à « une marche contre la vie chère et l'inaction climatique », ce dimanche 16 octobre, à Paris, et que les syndicats CGT, FO et FSU ont, eux, lancé un appel à une « grève générale », mardi prochain, en France, « pour l'augmentation des salaires et la défense du droit de grève », le quotidien Libération le formule en Une : en fait de grèves, « l'essence fait tache d'huile ». Et le quotidien Les Échos s'en alarme, en brandissant « le spectre des grèves de 1995 et du décrochage français ». Attention, prévient le quotidien économique, « on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre » ! L'automne du mécontentement Et les Français, eux, qu'en pensent-ils ? Selon les sondages, ils semblent bien se garder de désapprouver les grévistes, en tout cas pour l'instant… Après le sondage Elabe de BFMTV indiquant que 42% des Français approuvent la mobilisation des salariés de TotalEnergies et ExxonMobil, contre 40% qui la désapprouvent, une nouvelle enquête, réalisée cette fois-ci par l'institut Odoxa pour Le Figaro, indique que 54% des Français trouvent « légitime » la demande des grévistes qui souhaitent une hausse de 10% de leurs salaires, compte tenu des bénéfices réalisés par leur employeur, contre 43% qui pensent le contraire. Toutefois, deux Français sur trois approuvent la réquisition des salariés grévistes, pour débloquer les dépôts de carburants, un sur trois désapprouvant la méthode, « jugeant que c'est une atteinte au droit de grève, non justifiée par la situation », pointe Le Figaro. Job dating Le ministre du Travail annonce un nouveau plan de lutte contre le chômage dans les secteurs économiques qui ont le plus de mal à recruter. Plan qui est lancé « dès aujourd'hui », annonce Olivier Dussopt dans Le Figaro. Le ministre du Travail y signale la création de « viviers de demandeurs d'emploi » dans chaque agence de Pôle emploi afin de pourvoir des postes vacants dans les secteurs « les plus en tension », Olivier Dussopt citant « l'hôtellerie-restauration, la santé et le transport-entreposage ». Samuel Paty et les autruches C'était il y a presque deux ans, près de Paris, l'enseignant Samuel Paty était décapité par un terroriste pour avoir montré des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves. C'est en pleine rue, dans la ville de Conflans-Sainte-Honorine, ouest de Paris, que Samuel Paty a été décapité, par un réfugié tchétchène de 18 ans. C'était le 16 octobre 2020, à la sortie des cours, et Samuel Paty était assassiné pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression. Des hommages à la mémoire de Samuel Paty sont prévus en France aujourd'hui [14 octobre, ndlr] et lundi, mais à Conflans-Sainte-Honorine, le collège du Bois-d'Aulne ne portera pas le nom de Samuel Paty. « L'idée a été abandonnée (…) personne ne veut prendre l'initiative, s'étrangle Le Figaro. Devant pareille lâcheté, la honte vous gagne. Un professeur d'histoire a été décapité en pleine rue (…) et, deux ans après, il faudrait continuer à baisser la tête face aux islamistes ! (…) Pourquoi répéter après chaque attentat les mêmes "plus jamais ça" si c'est pour ensuite chercher à ne "surtout pas faire de vague", interroge ce quotidien (…) Face à l'intolérance, la tolérance est la signature des pleutres ». L'amphitryon Wauquiez Le président LR d'Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez épinglé pour un très coûteux dîner aux frais du contribuable de cette région du centre-sud-est de la France. Selon Mediapart, un festin nocturne appelé « dîner des sommets » s'est tenu le 23 juin dernier au château de la Chaize, à Odenas, dans le Beaujolais. Payée par le conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes sous la houlette de son président Laurent Wauquiez, l'addition est salée : 100 000 euros d'argent public, soit plus de 1 100 euros par convive, Mediapart en ayant dénombré 90.

    À la Une: le mur de la peur est tombé en Iran

    Play Episode Listen Later Oct 13, 2022 4:08


    Constat en première page de Libération. « Plus d'un mois après la mort de Masha Amini, la révolte contre le régime de Téhéran ne faiblit pas. Malgré une répression de plus en plus féroce. » Libération applaudit la détermination des Iraniennes et des Iraniens : « on ne saluera jamais assez le courage de ces Iraniennes qui, au péril de leur vie, défient depuis bientôt un mois les armes braquées sur elles par les mollahs et leurs affidés. Car elles ont initié, bien plus qu'une révolte, une vraie révolution, aujourd'hui rejointe par les hommes. Preuve, assure Libération, que le foulard était un pur symbole et que l'objectif de ce mouvement est bel et bien la liberté. Après des années de privation de tout, dues à l'obscurantisme du régime, au Covid qui a laminé le pays et aux sanctions qui l'ont affamé, la population explose. Et elle explose d'autant plus que le pouvoir en place la prive de tout moyen de communication avec l'extérieur. Le net iranien a été coupé, ce qui permet au régime de tuer à huis clos. (…) Malgré tout, ce qui frappe dans le mouvement en cours, conclut Libération, c'est la détermination des manifestant·e·s. Femmes ou hommes, fillettes, adolescent·e·s ou adultes, elles et ils n'ont plus peur. » ► À lire aussi : Iran: un mois de contestation et de répression meurtrière Grévistes de TotalEnergies et de Esso : des « serials-bloqueurs » À la Une également, la pénurie de carburant. Le gouvernement active les réquisitions, mais les négociations sont au point mort et le conflit s'étend. Le Figaro s'emporte contre les grévistes de TotalEnergies et de Esso : « grévistes ? Le mot est sérieusement abîmé par ces serial-bloqueurs, s'exclame le journal. Ils assurent parler au nom du peuple, mais lui rendent la vie infernale dans les moindres détails de l'existence. Ils invoquent l'état de droit, mais piétinent le premier d'entre eux, celui de circuler librement. Ils proclament l'égalité, mais sont prêts à menacer tout l'équilibre d'une société pour maintenir leurs privilèges. Ils s'imaginent damnés de la terre sans voir qu'ils se comportent comme des enfants gâtés. (…) Pendant ce temps, la majorité silencieuse fait la queue pendant des heures devant la station-service. Elle paye au prix fort la passion tyrannique des minorités et la faiblesse des pouvoirs publics. » La faute des autres… La Charente Libre, pour sa part, pointe du doigt le pétrolier Total. « Si Total ne veut pas venir à la table des négociations avec ses salariés, c'est qu'il a ses raisons et estime qu'ils sont déjà bien assez payés. Quand bien même, il vient de réaliser un bénéfice record de 16 milliards d'euros, s'exclame le quotidien charentais. Quand bien même son PDG vient de s'augmenter de 52% pour émarger à 6 millions d'euros. Si les stations sont vides, c'est la faute des autres, des grévistes comme du gouvernement qui n'a rien fait pour réquisitionner plus vite. Le dialogue ? Pourquoi pas mais à condition que vous soyez d'entrée en accord Total, s'exclame encore La Charente Libre. Si le mouvement de grève continue voire s'étend, l'histoire retiendra que c'est de la faute soit de la CGT, soit du gouvernement. Total lui n'y est pour rien dans ce monde qui ne tourne plus bien. Il sort renforcé d'une guerre en Ukraine. Il investit dans l'énergie fossile sur une planète en train de cramer. Ce n'est pas un vulgaire conflit social qui va le traumatiser. Total a ses propres actions à faire flamber pour s'occuper d'éteindre celle des autres. » ► À lire aussi : France: dans les raffineries de pétrole, les réquisitions ne passent pas Macron : la foi en la négociation À la Une enfin, Emmanuel Macron face aux caméras de France 2 le 12 octobre au soir. Le chef de l'État était interrogé sur la situation internationale mais il n'a pas pu échapper à quelques questions sur la crise du carburant. « On s'installe dans la guerre », a déclaré Emmanuel Macron. Mais « le président veut laisser sa chance aux négociations », relève Sud Ouest. Pour lui, « négocier n'est pas renoncer. Et il s'est dit persuadé que Poutine et Zelensky devront discuter autour d'une table (…). Cette foi en la négociation s'applique aussi au conflit des raffineries, pointe encore Sud Ouest, qui intéressait sûrement plus les Français que la livraison de canons à l'Ukraine. (…) Un conflit qui, selon les dires d'Emmanuel Macron, devrait être réglé dans les prochains jours. » Mais pour ce faire, il faudrait déjà que la grève s'arrête et qu'ensuite l'approvisionnement des stations-services reprenne. À en croire Le Figaro, un retour à la normale n'interviendrait pas au minimum avant une dizaine de jours.

    À la Une: carburants… la tension montre d'un cran

    Play Episode Listen Later Oct 12, 2022 4:22


    « La grève menée par la CGT ne faiblit pas, constate Le Figaro. Alors que de plus en plus de Français se retrouvent confrontés à de longues files d'attente à l'entrée des stations-service, le gouvernement brandit (désormais) la menace de la réquisition du personnel pour permettre de débloquer les raffineries concernées par les blocages. Si la Première ministre a fait une annonce en ce sens hier (lundi 11 octobre) concernant Esso, la CGT, elle, a élargi son mouvement à un nouveau site. » Le bras-de-fer se poursuit donc… « Un bras de fer salarial qui révèle, en fait, jusqu'à la caricature, l'état de la France et le climat social qui y règne, fulmine Le Figaro. C'est un conflit gigogne, à tiroirs. Tout part des opérateurs de raffineries ou de dépôts, plutôt mieux payés à la base que l'immense majorité des salariés. Ils réclament des augmentations. TotalEnergies, le "monstre capitaliste" qu'il est de bon ton d'accuser de tous les maux pour s'en mettre plein les poches, doit s'exécuter. N'a-t-il pas réalisé des superprofits ? Une négociation était programmée, mais peu importe, dénonce encore Le Figaro : une grève préventive doit mettre le couteau sous la gorge du groupe. » Jusqu'au-boutisme ? « Faire grève "de manière préventive", sans même s'asseoir à une table pour discuter, est un étrange préambule, renchérit Le Parisien. Un jusqu'au-boutisme assez bien assumé par une poignée d'irréductibles à la tête de bastions, qui n'ont même pas regardé les propositions qu'on leur présentait. (…) Or, ces grévistes pénalisent d'abord ceux qui n'ont pas le choix, pointe Le Parisien. Des artisans, des salariés de PME, des commerçants, des entrepreneurs… Tous ces Français qui n'ont ni transports en commun, ni pistes cyclables, et aucun autre choix que de prendre leur voiture pour aller travailler. C'est à tous ceux-là que les grévistes font un bras d'honneur, tout en pariant que les Français, à cran, les suivront dans leur combat. Pas sûr qu'ils soient très convaincants. » Exigences légitimes ? Autre point de vue pour L'Humanité : « Présenter les grévistes des raffineries comme des nantis égoïstes qui prendraient en otage des salariés pauvres et dépendants de leur véhicule est aussi original, s'exclame le quotidien communiste, que dénoncer ces "privilégiés de cheminots qui bloquent la France". (…) Pour mémoire, rappelle L'Humanité, outre les augmentations pour ses hauts dirigeants, Total a gratifié ses actionnaires de 2,6 milliards d'euros en plus des dividendes réguliers. Un "pognon de dingue" qui ne ruisselle pas plus dans les poches des salariés que dans les caisses de l'État. Les exigences des grévistes ne sont pas de nature à mettre les pétroliers sur la paille. » La taxation des superprofits en question… Pour Libération, ce conflit, c'est « l'effet-boomerang de la non-taxation des superprofits. Pour éviter que la situation dégénère, Elisabeth Borne a fait le choix – légal – de la contrainte à l'égard des salariés grévistes. On aurait aimé voir Elisabeth Borne ou son ministre de l'Économie user de cette même stratégie du rapport de force à l'égard des grands groupes pétroliers – ou d'autres – quand la question de la taxation des superprofits est arrivée sur la table. Qu'ont-ils fait ? La sourde oreille, déplore Libération. Les superprofits, ça n'existe pas, circulez, il n'y a rien à voir, s'est contenté de dire Bruno Le Maire. C'est ce boomerang-là que le gouvernement se prend aujourd'hui dans la figure. Sa position était intenable. » Maintenant, le même « Bruno Le Maire tente de récupérer le coup via des amendements au projet de loi de finances. Une réaction à la fois trop tardive, estime Libération, et trop timide. » Le jeu du populisme ? En tout cas, « le plus préoccupant est ailleurs, affirment Les Dernières Nouvelles d'Alsace. Dans l'incapacité du gouvernement à anticiper la situation et à influer sur la politique salariale d'une entreprise privée certes, mais éminemment stratégique. Et dans le jeu ambigu de la CGT qui donne l'impression de vouloir lancer par ce conflit le "cinquième tour" social dont rêvent certains leaders de la gauche radicale. Tous sont des incendiaires. Car l'impuissance d'un gouvernement, l'instrumentalisation du désordre et la perception d'une action syndicale qui nuit au plus grand nombre font en réalité le jeu du pire des populismes, celui qui rêve d'établir en France un régime autoritaire. »

    À la Une: Poutine se venge

    Play Episode Listen Later Oct 11, 2022 4:30


    « Poutine se venge sur les villes ukrainiennes », constate Le Figaro. « Après l'explosion contre le pont de Crimée samedi, le président russe a ordonné des bombardements massifs sur Kiev, la capitale, et huit autres régions, dont celle de Lviv, à l'ouest du pays. » Commentaire du journal : « Soixante-quinze missiles de croisière tirés du sol, des airs et de la mer contre des cibles essentiellement civiles, faisant des dizaines de morts et de blessés, c'est une violente colère qu'un tribunal international pourrait requalifier en crime de guerre ». Reste que « la démonstration de force de Poutine ne convainc qu'à moitié, estime Le Figaro. Alors que l'armée russe est malmenée sur les fronts de l'Est et du Sud, qu'elle aurait déjà perdu la moitié de ses chars et blindés, que la mobilisation prend du temps et n'avance pas sans accrocs, la question centrale pour Poutine n'est pas la vengeance, mais de savoir comment inverser le cours de la guerre. Des roquettes à longue portée ne sauraient y suffire – d'autant moins que les stocks auraient fondu comme neige au soleil ». Situation hautement inflammable En fait, analyse Libération, « cette réaction en dit long sur l'état de faiblesse de Poutine. Cette série de frappes russes est une vengeance pure, en aucun cas une stratégie militaire puisque, sur le front, les forces de Volodymyr Zelensky continuent à avancer. Et les Ukrainiens ont montré, depuis le début de cette guerre, que la peur de mourir ne les faisait pas reculer. Bien au contraire, elle renforce leur combativité. Il reste que la situation est hautement inflammable, pointe encore Libération, surtout si la guerre menace de déborder sur la Biélorussie, où le président Loukachenko envisage de mobiliser des hommes contre Kiev, et sur la Moldavie qui n'a pas apprécié de voir des missiles russes violer son espace aérien. On sent, ces derniers temps, le Kremlin beaucoup moins en maîtrise, travaillé de l'intérieur par les appétits ou la haine d'hommes prêts à tout, du Tchétchène Ramzan Kadyrov au russe Evgueny Prigojine (fondateur du groupe paramilitaire Wagner). Il faut juste espérer, conclut Libération, que toutes ces folies finissent par s'annihiler ». « Il faut l'arrêter ! » Pour La Charente Libre, « cette brutalité inouïe a au moins le mérite de la clarté : l'Ukraine est une cible mais aussi un test pour ses alliés. L'absence de réaction ne serait qu'une "invitation" pour Poutine à aller toujours plus loin. Pour que ça s'arrête, il n'y a pas d'autre choix. Il faut l'arrêter, s'exclame le quotidien charentais. Il est déjà en guerre contre nous et ce que nous sommes. À nous d'en prendre conscience et de voir dans la résistance et le courage des Ukrainiens l'exemple à suivre pour continuer à l'affaiblir. Le chemin est difficile mais la voie est tracée parce qu'il y en a qu'une seule ». « Vengeances et escalade », soupire Ouest-France. « Rarement un belligérant aura accumulé autant de torts, rarement nous aurons autant frôlé le risque d'engrenage. » Pénurie d'essence en France : il suffirait d'une étincelle… À la Une également : en France, la pénurie de carburants… « Les Français pris au piège », s'exclame Le Parisien. « Les difficultés d'approvisionnement en essence ou en gazole s'étendent progressivement à tout le pays, constate le journal. (…) Ils sont artisans, commerciaux, employés et doivent prendre le volant pour gagner de l'argent. Ce sont eux qui composent les interminables files de voitures formées ces jours-ci avant l'aube devant les stations-service encore approvisionnées. Ceux dont la voiture est l'outil de travail ou qui n'ont pas d'autres choix pour se rendre au boulot. Cette France, à qui on demande déjà de faire des économies d'énergie chez elle, doit maintenant aussi en faire dehors. Juste pour exercer son métier. » Et attention, préviennent Les Dernières Nouvelles d'Alsace, « il pourrait suffire d'une étincelle pour que la situation sociale devienne intenable dans le pays. La grève des salariés chez TotalEnergies et Esso-Exxon Mobil peut être ce déclencheur, c'est ce que craint Emmanuel Macron. Le président de la République sait que ses réformes, notamment celle des retraites, ne pourront être mises en place dans un environnement explosif ».

    À la Une: la bataille autour du budget 2023

    Play Episode Listen Later Oct 10, 2022 4:10


    « Le bras de fer s'engage à l'Assemblée », titre Les Échos : « Le gouvernement se lance dans la bataille politique ». En effet, l'examen des textes budgétaires démarre ce lundi à l'Assemblée nationale, « après une semaine de débats agités en commission des finances ». Et « même si le gouvernement assure vouloir faire vivre le débat », l'idée de recourir à l'article 49.3 de la Constitution n'est « pas écartée », observe le quotidien économique. Un article qui permet une adoption du texte sans vote des députés. Le Figaro va plus loin : si la bataille parlementaire s'annonce rude, avec plus de 3 300 amendements déposés, en l'absence de majorité, dans une Assemblée fragmentée, « on sait déjà que le 49.3 mettra fin au débat ». « La seule interrogation, c'est quand », estime Le Figaro. Cet épisode devrait donc plutôt être « un révélateur politique et social pour toute la suite du quinquennat », selon le journal. Car « derrière le budget 2023, c'est bien la présidentielle 2027 qui est déjà dans toutes les têtes ». La pénurie de carburants dans les stations-essence Avant toute chose, prévient La Croix, « gare aux effets d'optique ». « Les longues files d'attente qu'on observe depuis plusieurs jours devant les stations-essence françaises ne sont pas la conséquence d'une pénurie structurelle de carburants, mais de la grève qui paralyse trois raffineries de TotalEnergies », grève reconduite ce dimanche. C'est « la pompe à retardement », pour Libération. En effet, « sur fond de superprofits des pétroliers », c'est bien ce conflit salarial qui entraîne la fermeture de nombreuses stations-essence. Et ce conflit inquiète Libé autant que l'exécutif. Vendredi à Prague, Emmanuel Macron a appelé les automobilistes au calme, car il sait que ce type de mouvement sectoriel « peut facilement faire tâche d'huile et agréger d'autres colères ». Une piste de sortie de crise tout de même : TotalEnergie s'est dit prêt hier à négocier « sous réserve de la fin des blocages ». L'Humanité dénonce ici « un chantage aux grévistes ». Où sont passés les chauffeurs de bus ? Plus d'essence dans les stations et, en Île-de-France, plus de chauffeurs dans les bus… « Mais où sont passés les chauffeurs de bus ? », se demande Le Parisien Aujourd'hui en France. « Plus de 1 500 conducteurs manquent à l'appel à Paris et en Île-de-France », résultat : les passagers, eux, « attendent de plus en plus longtemps » et deviennent des « galériens du quotidien ». Alors le journal enquête sur ce qu'il qualifie de « long dérapage » et il constate notamment une « étrange épidémie d'arrêts maladie » à la RATP, la régie des transports parisiens. Des arrêts souvent justifiés « par l'augmentation des agressions, par les changements de condition de travail, par des burn out », explique un syndicaliste. Mais il y aussi ces cas révélés par Île-de-France Mobilités, ajoute Le Parisien. Par exemple, « onze arrêts médicaux consécutifs de onze médecins différents, pour mal de ventre, forcément ça questionne », peut-on lire. Au total, « 500 arrêts maladies frauduleux ont été détectés », des tampons de médecins ont notamment été dérobés pour faire des faux. La RATP et la Caisse d'assurance maladie ont « porté plainte pour faux et usage de faux », apprend-on. Soixante personnes ont déjà été licenciées, et une soixantaine de procédures sont en cours. La mort de Bruno Latour Il était une figure majeure de la pensée écologique. Hommage ce lundi dans les journaux « au penseur du tournant écologique ». C'est ainsi que Bruno Latour est présenté en Une de La Croix. Le philosophe français est mort à l'âge de 75 ans. Le « meta penseur », comme l'appelle Libération, « au carrefour de la sociologie, de l'anthropologie et de l'écologie, le chercheur avait notamment théorisé l'importance des éléments sociaux dans l'élaboration des faits scientifiques ». Mais en effet, rappelle Libération, « c'est sans doute comme penseur de l'écologie politique que Bruno Latour a eu le plus d'influence, notamment auprès du grand public ». Le retour de Laurent Blanc Une disparition remarquée donc, mais un retour également ce matin dans la presse. Sur la scène football, « Place au président », titre L'Équipe. « Président », c'est le surnom de Laurent Blanc qui effectue son retour en Ligue 1. L'ancien coach du PSG a été nommé entraîneur de l'Olympique Lyonnais. Voilà qui signe pour lui « la fin d'une longue traversée du désert », souligne L'Équipe. En effet, depuis son départ du PSG en 2016, Laurent Blanc n'a entraîné que quatorze mois, et au Qatar. Et même si son nom a été « cité un peu partout », aucun grand club européen ne lui a fait confiance. Sa signature à Lyon lui offre donc l'occasion de « redorer son image ». Premier test dès dimanche à Rennes, il aura pour mission de relancer des joueurs lyonnais « tétanisés », une équipe « à la dérive » selon L'Équipe. Laurent Blanc va donc probablement sortir les rames.