Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux. Retrouvez C dans l’air en replay sur france.tv : http://bit.ly/c-dans-l-air-podcast
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C dans l'air l'invité du 30 mars avec Rima Abdul-Malak est directrice du quotidien francophone "L'Orient-Le Jour" et ancienne ministre de la Culture. Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 1.238 personnes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars, dont 124 enfants, a annoncé dimanche le ministère de la Santé. Rien que samedi et dimanche, 49 personnes ont été tuées, selon le ministère. Parmi elles, dix secouristes et trois journalistes. Plus d'un million de personnes ont par ailleurs été déplacées à cause des bombardements et des ordres d'expulsion de l'armée israélienne. Comment travaillent les journalistes au Liban ? Les services de secours sont-ils pris pour cible ? Comment mettre fin à la situation dans laquelle se trouve le pays, qui fait face à un risque « réel » de « catastrophe humanitaire », selon le Haut Commissariat aux Réfugiés. Enfin, que peut faire la France pour mettre fin à cette guerre, alors qu'Emmanuel Macron a promis "un soutien total" au Liban.

C dans l'air du 30 mars 2026 - Guerre en Iran : les marines arriventNos experts :- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction "Le Figaro"- Alain BAUER - Professeur émérite de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam)- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, auteure de "Géopolitique du Sahel" publié chez PUF- Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace- Sonia DRIDI - Correspondante accréditée à la Maison Blanche pour LCI et France 24

C dans l'air du 30 mars 2026 - Guerre en Iran : les marines arrivent Un pas va-t-il être franchi ? La guerre au Moyen-Orient connaît une nouvelle phase de tension, alimentée autant par les combats que par les prises de position politiques. Les déclarations récentes de Donald Trump ont relancé les interrogations sur une possible intervention en Iran. Certains analystes évoquent une stratégie liée aux ressources en uranium, tandis que des zones sensibles comme le terminal pétrolier iranien de l'île de Kharg restent au centre des scénarios envisagés. Sur le terrain, les frappes et tirs de missiles se poursuivent. Le conflit tend aussi à s'élargir : depuis ce week-end, les rebelles houthis du Yémen ont intensifié leurs actions en direction d'Israël. Leur menace de perturber le trafic dans le détroit d'Ormuz suscite des inquiétudes importantes, compte tenu du rôle clé de cette zone dans les échanges énergétiques mondiaux. La question du nucléaire iranien reste un point de blocage majeur. Les Etats-Unis visent à récupérer près de 1 000 livres d'uranium enrichi détenues par l'Iran. Une mission jugée particulièrement complexe et risquée, qui impliquerait l'envoi de forces spéciales sur le sol iranien. Une telle intervention pourrait viser notamment des sites comme Ispahan ou Natanz. En Europe, les conséquences sécuritaires commencent à se faire sentir. À Paris, une tentative d'attentat a été déjouée samedi devant une agence de Bank of America. Le préfet Laurent Nuñez a indiqué un renforcement des mesures de vigilance, alors que plusieurs projets d'attaques ont été recensés récemment sur le continent, visant notamment des intérêts américains. Dans le même temps, la crise énergétique continue de peser sur les économies. Les pays du G7 tentent de coordonner leurs réponses. Mais les désaccords entre États ralentissent la mise en place de mesures communes. En France, la situation alimente une tension sociale croissante. La hausse des prix de l'énergie suscite des inquiétudes, et des manifestations commencent à s'organiser. Une intervention terrestre américaine en Iran est-elle crédible ? Jusqu'où peut mener l'escalade ? En France, les mesures du gouvernement sont-elles à la hauteur de la crise énergétique ?Nos experts :- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction "Le Figaro"- Alain BAUER - Professeur émérite de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam)- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, auteure de "Géopolitique du Sahel" publié chez PUF- Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace- Sonia DRIDI - Correspondante accréditée à la Maison Blanche pour LCI et France 24

C dans l'air du 28 mars 2026 - Iran : le Yémen entre en guerreNos experts :- Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur « D'un monde à l'autre » chez Robert Lafont- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, auteure de « Géopolitique du Sahel » publié chez PUF- Alexandra SCHWARTZBROD - Directrice adjointe à la rédaction de Libération, spécialiste du Moyen-Orient et auteure de « Les Pins de Rechmaya : Lettres de Palestine et d'ailleurs » publié aux éditions Arthaud- Général Christophe GOMART - Député européen LR, ancien directeur du renseignement militaire et ex-commandant des opérations spéciales

C dans l'air l'invité du 28 mars avec Lucas Menget, grand reporter, spécialiste des relations internationales et réalisateur du documentaire « Ukraine : Tchernobyl dans la guerre ». Notre invité a pu se rendre à Tchernobyl en Ukraine et pénétrer dans la centrale nucléaire encore irradiée aujourd'hui. 40 ans après le plus grave accident nucléaire civil de l'Histoire, le site de Tchernobyl fait face à de nouveaux défis. L'invasion de l'Ukraine par la Russie fait craindre le pire pour ce territoire sous haute tension. L'année dernière, un drone russe a percuté la centrale. A quinze mètres près, les conséquences auraient pu être catastrophiques pour l'Europe tout entière.

C dans l'air du 28 mars 2026 - Iran : le Yémen entre en guerre Un détroit stratégique en chasse un autre. Après avoir brandi la menace d'un blocage du détroit d'Ormuz, Téhéran élargit désormais son discours à un autre point névralgique du commerce mondial. L'Iran évoque en effet la possibilité de perturber la circulation maritime dans le détroit de Bab el-Mandeb, situé dans le golfe d'Aden, un passage clé entre l'Asie, la mer Rouge et le canal de Suez. Selon l'agence iranienne Tasnim, cette mise en garde s'inscrit dans une stratégie visant à étendre les représailles régionales en cas d'intervention terrestre des États-Unis ou d'Israël. Une telle option militaire, bien que concurrencée par des appels à la négociation, resterait envisagée. Sur le terrain, cette montée des tensions semble déjà prendre forme. Les rebelles houthis du Yémen, proches de Téhéran, ont revendiqué samedi une première attaque dirigée contre Israël depuis le début du conflit. La veille, ils avaient annoncé leur intention de s'impliquer dans les hostilités. Plus tôt dans la journée de samedi, l'armée israélienne avait indiqué avoir déclenché ses systèmes de défense aérienne après avoir détecté le lancement d'un missile depuis le territoire yéménite en direction d'Israël. Parallèlement, Washington poursuit le renforcement de sa présence militaire au Moyen-Orient. En coulisses, toutefois, des divergences apparaissent au sein de l'administration américaine. D'un côté, le vice-président JD Vance affiche une certaine réserve face à l'interventionnisme visant la République islamique. Il s'est jusqu'ici montré discret concernant la campagne militaire engagée par Donald Trump. De l'autre, Pete Hegseth, ancien militaire et figure de Fox News, s'impose comme l'un des soutiens les plus fervents du président. Désormais à la tête du département de la Défense, il défend avec vigueur l'opération militaire menée dans la région. Que signifie concrètement la menace iranienne sur le détroit de Bab el-Mandeb ? Quelles sont les divergences réelles au sein de l'administration Trump s'agissant de la stratégie à mener en Iran ? Quelle est la position exacte de Donald Trump : entre escalade et négociation ?Nos experts :- Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur « D'un monde à l'autre » chez Robert Lafont- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, auteure de « Géopolitique du Sahel » publié chez PUF- Alexandra SCHWARTZBROD - Directrice adjointe à la rédaction de Libération, spécialiste du Moyen-Orient et auteure de « Les Pins de Rechmaya : Lettres de Palestine et d'ailleurs » publié aux éditions Arthaud- Général Christophe GOMART - Député européen LR, ancien directeur du renseignement militaire et ex-commandant des opérations spéciales

C dans l'air l'invité du 27 mars avec Pouria Amirshahi, Franco-iranien, député groupe Ecologiste et Social de Paris. Alors quelle place la France peut-elle occuper dans le conflit Moyen-Orient ? Pourquoi est-elle parfois accusée de double-standard dans le respect du droit international ? Et puis la France fait face aussi aux conséquences économiques de la guerre en Iran. Avec les prix de l'énergie qui augmentent, le gouvernement refuse de mettre en place des aides généralisées. Le ministre de l'Économie Roland Lescure doit annoncer ce soir des aides ciblées pour les secteurs les plus touchés. Autre conséquence de la guerre : écologique cette fois-ci. Les sites pétroliers détruits polluent durablement la région et la guerre génère plusieurs millions de tonnes de gaz à effet de serre. L'enlisement dans ce conflit met aussi en lumière nos dépendances aux énergies fossiles.

C dans l'air du 27 mars 2026 - Trump et l'Iran : cessez-le-feu ou grand bluff Nos experts :- GÉNÉRAL JEAN-PAUL PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro - GEORGES MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient – Le Figaro - AGNÈS LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l'IREMMO, Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient

C dans l'air du 27 mars 2026 - Trump et l'Iran : cessez-le-feu ou grand bluff Près d'un mois de guerre au Moyen-Orient, et toujours aucune accalmie. Le président américain avait évoqué au début des frappes « quatre à cinq semaines » d'opérations pour remplir son objectif d'« éliminer les menaces imminentes posées par le régime iranien » contre « le peuple américain ». Vingt-huit jours plus tard, les bombardements se poursuivent, le détroit d'Ormuz demeure partiellement bloqué, les prix des hydrocarbures flambent, l'Amérique doute de plus en plus de la conduite de cette guerre, y compris chez les conservateurs… Et alors que l'échéance approche, Donald Trump continue de souffler le chaud et le froid.Hier, le président des États-Unis a repoussé une nouvelle fois son ultimatum contre l'Iran, cette fois au 6 avril. Donald Trump avait menacé, il y a quelques jours, de frapper les centrales électriques iraniennes en cas de non-réouverture du détroit d'Ormuz. Il a également indiqué que les pourparlers en cours se passaient « très bien », tout en se disant « prêt à déchaîner l'enfer » dans le cas où l'Iran « ferait encore un mauvais calcul ».Parallèlement, d'importantes quantités de matériel et des effectifs significatifs sont acheminés depuis plusieurs jours vers le Moyen-Orient. Deux navires d'envergure — l'USS Tripoli (assaut) et l'USS New Orleans (débarquement) — avec 2 200 Marines de la 31e unité expéditionnaire, basée au Japon, et 2 000 soldats de la 82e division aéroportée, sont déployés.L'administration Trump répète qu'elle peut encore accentuer la pression sur l'Iran. Y compris en déployant des troupes au sol ? Ce jeudi, le média américain Axios a rapporté que le Pentagone envisagerait de porter un « coup fatal » au régime iranien. Plusieurs possibilités seraient explorées dans cette optique. L'armée américaine pourrait tenter de s'emparer de l'île iranienne de Kharg, dans le golfe Persique, sur laquelle transitent environ 90 % des exportations de pétrole du pays. D'autres sites dans cette zone seraient également dans le viseur, dans l'objectif de reprendre le contrôle du détroit d'Ormuz.Face aux déclarations américaines, l'Iran menace également. « L'ennemi doit savoir qu'une guerre terrestre sera plus dangereuse, plus coûteuse et irréparable pour lui », a averti ce jeudi Ali Jahanshahi, commandant des forces terrestres de l'armée iranienne, cité par l'agence semi-officielle Isna. « Tous les mouvements ennemis aux frontières sont surveillés et nous sommes préparés à toute éventualité. »Les Gardiens de la révolution intensifient leurs frappes contre les bases militaires dans le Golfe, ciblent l'aéroport de Koweït et appellent ce vendredi les civils à se tenir à l'écart des lieux abritant des forces américaines au Moyen-Orient.En Europe, les services de renseignement redoutent une violence terroriste sur leur sol, alors que des attentats ou des tentatives d'attaque contre des cibles liées aux États-Unis et à Israël ont été perpétrés dans plusieurs pays ces derniers jours, notamment en Norvège et aux Pays-Bas.Nos experts :- GÉNÉRAL JEAN-PAUL PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro - GEORGES MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient – Le Figaro - AGNÈS LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l'IREMMO, Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient

C dans l'air l'invité du 26 mars avec Carl Meeus, rédacteur en chef au Figaro Magazine. À treize mois de la Présidentielle, l'heure est aux tentatives d'union à droite et au centre. La page municipales désormais (presque) tournée, les grandes manœuvres s'amorcent, avec des tensions et fractures entre des alliés potentiels. Si tout le monde prône l'union, personne n'en a la même lecture ou n'en donne la même définition. Jordan Bardella prône une agrégation des droites pour l'emporter dans treize mois, quand Marine Le Pen mise sur un rassemblement des Français de droite et de gauche. À droite, chez les Républicains, Bruno Retailleau tente, lui, de passer en force. Une « carte personnelle » qu'abat également Edouard Philippe. Hier, le maire de Cannes David Lisnard assurait "ne plus avoir rien à faire" chez LR, lui qui prône pour la primaire la plus ouverte possible à droite, et reproche un verrouillage du mode de désignation du candidat. Enfin à gauche, avant de parler candidat et programme pour 2027, les socialistes vont devoir solder l'épisode municipal, surtout l'ambiguïté stratégique avec la France insoumise.

C dans l'air du 26 mars 2026 - Pétrole, gaz : le choc mondialNos experts :- Gaëlle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction - Challenges - Philippe GEOFFRON - Directeur du Centre de Géopolitique de l'énergie- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste- Sylvie MATELLY - Directrice de l'institut Jacques DELORS, auteure de Géopolitique de l'économie

C dans l'air du 26 mars 2026 - Pétrole, gaz : le choc mondialAlors que la guerre se poursuit au Moyen-Orient, les prix des hydrocarbures s'envolent et placent l'économie mondiale sous pression. L'Asie est particulièrement affectée, l'essentiel de ses approvisionnements en pétrole et en gaz passant jusqu'alors par le détroit d'Ormuz. Face au risque de pénurie, plusieurs pays décrètent l'état d'urgence énergétique et prennent des mesures d'urgence : rationnement du carburant, semaine de quatre jours, passage au télétravail, enseignement en ligne, arrêt de l'éclairage public, limitation des climatisations…Les autorités du Sri Lanka ont même prévenu leur population : les réserves de carburant et de gaz du pays ne permettront de tenir que six semaines environ.Dans ce contexte, mardi 24 mars, le ministre français de l'Économie, Roland Lescure, a affirmé devant l'Assemblée nationale : nous faisons face « à un nouveau choc pétrolier » et « si ce choc énergétique devait se prolonger au-delà de quelques semaines, la crise pourrait se diffuser à l'ensemble de l'économie et prendre une dimension plus systémique ». Mais le lendemain, le ministre a finalement dit « regretter » ses propos, précisant que le terme « choc pétrolier » « s'appliquait dans [ses] mots à la situation internationale et en aucun cas à la situation française ».Face à l'envolée des prix du pétrole et du gaz, « aucune mesure globale ne sera efficace », a jugé de son côté le Premier ministre lors du débat sur la guerre au Moyen-Orient organisé, mercredi 25 mars, à l'Assemblée nationale, tandis que les députés d'opposition réclament une baisse de la fiscalité ou un blocage des prix. Cela reviendrait à « dépenser l'argent du contribuable pour financer l'économie fossile de pays lointains dont nous sommes dépendants », a-t-il expliqué. Le gouvernement a, en revanche, décidé de mettre en œuvre des mesures de soutien sectorielles, notamment pour soulager la trésorerie des transporteurs et des pêcheurs. Nos journalistes sont allés à la rencontre de plusieurs d'entre eux dans le Finistère. Ils dénoncent des « mesurettes » face à une « hausse du coût du carburant de 80 % » qui impacte directement les salaires.De nouvelles mesures gouvernementales devraient être détaillées lundi.Richard Bookstaber, économiste américain ayant prédit le krach de 2008, tire lui aussi la sonnette d'alarme. Selon lui, l'économie mondiale pourrait être confrontée à une crise d'une ampleur inédite. Il nous a accordé une longue interview.Nos experts :- Gaëlle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction - Challenges - Philippe GEOFFRON - Directeur du Centre de Géopolitique de l'énergie- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste- Sylvie MATELLY - Directrice de l'institut Jacques DELORS, auteure de Géopolitique de l'économie

C dans l'air l'invité du 25 mars avec Dominique Moïsi, géopolitologue, conseiller spécial de l'institut Montaigne, auteur de Le Triangle des passions du monde, comprendre le chaos qui vient, aux éditions Robert Laffont.Sommes-nous entrés dans l'ère du chaos ? Dans Le Triangle des passions du monde, Dominique Moïsi analyse notre monde actuel, marqué par un Donald Trump qui aurait pour ambition "d'enterrer le concept de la démocratie libérale classique", "une Europe prise entre deux feux, la menace stratégique de la Russie, et idéologique de l'Amérique", et une Chine qui pourrait tirer son épingle du jeu. L'Occident est-il toujours l'Occident ? L'Europe est-elle toujours l'Europe ? Comment analyser le conflit actuel au Moyen-Orient à l'aune du nouvel ordre international ?

C dans l'air du 25 mars 2026 - Iran : Trump envoie son plan de paix...et ses Marines Que se passe-t-il au détroit d'Ormuz ? Depuis plusieurs jours, les signaux sont contradictoires. Après avoir repoussé son ultimatum à vendredi, Donald Trump a affirmé mener des négociations avec l'Iran. Un plan de paix en quinze points a été transmis à Téhéran par l'intermédiaire du Pakistan.De son côté, l'Iran a évoqué une réouverture partielle du détroit aux « navires non hostiles », mais a rejeté le plan de Trump selon la télévision d'État. La marine iranienne a également indiqué avoir tiré, ce mercredi, des missiles de croisière en direction du porte-avions américain Abraham Lincoln.En parallèle, la presse américaine rapporte un renforcement militaire progressif des États-Unis dans la région. Depuis plusieurs jours, d'importantes quantités de matériel et des effectifs significatifs sont acheminés vers le Moyen-Orient. Deux navires d'envergure — l'USS Tripoli (assaut) et l'USS New Orleans (débarquement) — font route vers les côtes iraniennes, ainsi que 2 200 Marines de la 31e unité expéditionnaire, basée au Japon, et 2 000 soldats de la 82e division aéroportée. Un symbole fort : cette unité d'élite avait été parmi les premières déployées en Normandie le 6 juin 1944.La majorité de ces forces devrait arriver vendredi dans la zone de responsabilité du Centcom, le commandement central américain chargé du Moyen-Orient. Sur le terrain, les bombardements se poursuivent, mais le conflit se joue aussi en ligne. Selon Bloom, entre 30 et 40 % des contenus liés au conflit diffusés sur les réseaux sociaux présentent des signes de manipulation, souvent liés à l'usage de l'intelligence artificielle : images satellites altérées, photos ou vidéos générées, ou encore détournées d'anciens conflits.« On est face à une guerre de l'information d'une ampleur inédite », analyse Bloom, une start-up spécialisée dans l'analyse des réseaux.Les États-Unis se préparent-ils à un déploiement terrestre pour sécuriser le détroit d'Ormuz ? Quel rôle pourrait jouer la 82e division aéroportée ? Et comment se structure cette guerre de l'information sur les réseaux sociaux ?Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Frédéric ENCEL - Docteur en géopolitique, maître de conférences - Sciences Po Paris, auteur de La guerre mondiale n'aura pas lieu - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales - Samantha DE BENDERN - Chercheuse associée – Conflict Studies Research Centre, spécialiste des questions de défense

C dans l'air l'invité du 24 mars avec Philippe Chalmin, économiste spécialiste des marchés de matières premières et fondateur du think tank CyclOpe. Les prix du pétrole, qui ont chuté de plus de 10 % après les dernières annonces de Donald Trump, repartent légèrement à la hausse ce mardi. Dans un communiqué aujourd'hui, l'Ifpen, institut français du pétrole et des énergies nouvelles, anticipe un prix du pétrole brut à 130 dollars le baril en mai si la guerre continue, ce qui se traduirait par un prix à la pompe "largement au-dessus de 2 euros". La crise énergétique s'installe, et le président philippin déclare aujourd'hui "l'état d'urgence énergétique" en raison de la guerre au Moyen-Orient".Quelles seront les conséquences sur notre économie ? Hier, le PDG de TotalEnergies Patrick Pouyanné déclarait : "Il y a urgence à rouvrir le détroit d'Ormuz, sinon la conséquence ne sera pas seulement des prix de l'énergie élevés. Cela va endommager nos économies »

C dans l'air du 24 mars 2026 - Ormuz, choc mondial : Trump cherche la sortie ?Nos experts :- Dominique TRINQUAND - ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur D'un monde à l'autre chez Robert Lafont- Alain BAUER - Professeur émérite au CNAM, Fondateur du pôle Sécurité, Défense et Renseignement, auteur de Trump, le pouvoir des mots, publié aux éditions First- Mariam PIRZADEH - rédactrice en chef à France 24 et ancienne correspondante à Téhéran de 2014 à 2019- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, autrice de Requiem pour le monde libre, aux Éditions de l'Observatoire

C dans l'air du 24 mars 2026 - Ormuz, choc mondial : Trump cherche la sortie ?Le détroit d'Ormuz reste une carte maîtresse pour l'Iran dans sa guerre avec l'Amérique de Donald Trump, qui n'arrive pas à imposer son déblocage. Après avoir menacé « d'anéantir dans les 48 heures » les centrales électriques iraniennes si cette voie stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures n'était pas rouverte, le président américain a finalement repoussé, lundi, son ultimatum — rejeté par Téhéran — en affirmant que des discussions étaient en cours avec le régime iranien.La réaction des marchés ne s'est pas fait attendre : les Bourses ont vivement fluctué et les prix du pétrole ont reculé. Mohammad-Bagher Ghalibaf, figure majeure du régime iranien, a toutefois rapidement démenti l'existence de tels échanges, dénonçant de « fausses informations utilisées pour manipuler les marchés ». D'autres sources évoquent néanmoins un possible rôle d'intermédiaire du Pakistan.Que pourraient négocier les deux camps ? Une issue diplomatique est-elle envisageable ? Et les capacités militaires iraniennes ont-elles été sous-estimées ? Vendredi dernier, l'Iran a lancé deux missiles en direction de la base militaire américano-britannique de Diego Garcia, située à 4 000 km de ses côtes. Sans atteindre leur cible, ces tirs suggèrent que Téhéran dispose de vecteurs capables de dépasser les 2 000 km de portée jusqu'ici avancés.Donald Trump affirme vouloir mettre à profit les prochains jours pour ouvrir une voie de désescalade. Celle-ci reste toutefois incertaine. Israël poursuit en effet ses frappes en Iran, mais aussi au Liban. L'armée israélienne entend s'emparer d'une zone s'étendant du sud du pays jusqu'au fleuve Litani et cible désormais des ponts. Paris appelle « les autorités israéliennes à s'abstenir de telles opérations terrestres, qui auraient des conséquences humanitaires majeures et aggraveraient une situation déjà dramatique » au Liban, a déclaré mardi le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot. La veille, Emmanuel Macron a martelé qu'aucune « occupation » ne saurait garantir « la sécurité de qui que ce soit ».Dans ce contexte, le conflit s'enlise et ses répercussions énergétiques s'accentuent. Les prix des hydrocarbures s'envolent et l'Agence internationale de l'énergie (AIE) met en garde contre le risque d'une crise énergétique mondiale parmi les plus graves de ces dernières décennies. Les Philippines ont déclaré l'état d'urgence énergétique. L'Ukraine redoute une pénurie de diesel dès avril. Le Japon a déjà puisé une seconde fois dans ses réserves stratégiques. Au Chili, les automobilistes se ruent sur les stations-service face à une hausse annoncée d'un dollar par litre de gasoil. En France, le gouvernement demande aux raffineurs de produire plus rapidement.Nos experts :- Dominique TRINQUAND - ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur D'un monde à l'autre chez Robert Lafont- Alain BAUER - Professeur émérite au CNAM, Fondateur du pôle Sécurité, Défense et Renseignement, auteur de Trump, le pouvoir des mots, publié aux éditions First- Mariam PIRZADEH - rédactrice en chef à France 24 et ancienne correspondante à Téhéran de 2014 à 2019- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, autrice de Requiem pour le monde libre, aux Éditions de l'Observatoire

C dans l'air l'invité du 23 mars avec Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme.Fort de plusieurs dizaines de victoires au second tour des municipales, le Rassemblement national se félicite d'une « percée historique », même si le parti à la flamme se heurte toujours au plafond de verre dans les grandes villes comme Toulon, Nîmes ou Marseille. La semaine dernière, la formation d'extrême droite avait doublé son nombre de maires dès le premier tour, avec 24 communes glanées – dont une dizaine de sortants réélus, à l'instar de Louis Aliot à Perpignan.Au final, le RN « multiplie par six ou par sept » son contingent d'édiles et s'apprête à envoyer « des milliers de conseillers municipaux » dans les mairies du pays, a affirmé Marine Le Pen. Parmi les principales prises de la soirée, ses candidats l'emportent notamment à Carcassonne (préfecture de l'Aude) et Castres (sous-préfecture du Tarn). Les conquêtes sont nombreuses dans sa zone de force de l'arc méditerranéen, d'Agde (Hérault) à Menton (Alpes-Maritimes), en passant par La Seyne-sur-Mer (Var). Il enregistre aussi des déconvenues dans les grandes villes, à Toulon notamment, qui semblait prenable vu l'avance de Laure Lavalette au premier tour, et, dans une moindre mesure, à Nîmes, où Julien Sanchez était lui aussi arrivé premier d'une courte tête le 15 mars.

C dans l'air du 23 mars 2026 - Municipales : qui a (vraiment) gagné ?Retrouvez nos reportages tournés dans plusieurs villes, notamment à Nice et à Saint-Denis, ainsi que le décryptage de nos experts : - Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF- Mathilde SIRAUD - Rédactrice en chef du service politique - Le Point - Vanessa SCHNEIDER - Grand reporter - Le Monde - Brice TEINTURIER - Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos, co-auteur de Au-delà des apparences - Des raisons d'être optimistes en France

C dans l'air du 23 mars 2026 - Municipales : qui a (vraiment) gagné ?Au lendemain du second tour des élections municipales, les partis politiques rendent hommage à l'ex-Premier ministre socialiste Lionel Jospin, décédé ce lundi à 88 ans et, se proclament vainqueurs du scrutin de dimanche, le regard tourné vers 2027. Mais qui a vraiment gagné ? Et quels enseignements tirer de ce scrutin ?Plus de 50 millions de Français étaient appelés aux urnes. Pourtant, l'abstention atteint un nouveau record : 42,18 % ce dimanche, soit une hausse de plus de quatre points par rapport à 2014. Jamais, hors période de crise sanitaire, les électeurs ne s'étaient autant détournés d'un scrutin municipal. Parmi ceux qui se sont déplacés, beaucoup ont penché pour le coup de balai. De nombreux maires sortants, toutes étiquettes confondues, ont ainsi été battus, notamment à Brest, Clermont-Ferrand, Avignon, Biarritz, Tulle et Pau, où l'ancien Premier ministre François Bayrou a perdu son mandat.Le Rassemblement national échoue à conquérir des villes clés comme Marseille, Toulon et Nîmes. Son président revendique toutefois la victoire dans près de 70 communes, ainsi qu'à Nice, où son allié Éric Ciotti l'emporte face au maire sortant Christian Estrosi, qui a annoncé son retrait de la vie politique niçoise. Le parti poursuit son implantation locale, avec près de 3 000 conseillers municipaux, soit deux fois plus qu'en 2014. De quoi, sans doute, envisager la constitution d'un premier groupe au Sénat dès septembre prochain.À Paris, où le RN n'était pas en mesure de se maintenir, la liste menée par Sarah Knafo s'était retirée pour tenter de faire perdre la gauche. Dans le même temps, la liste de Pierre-Yves Bournazel avait fusionné avec celle de Rachida Dati. Un pari qui n'a pas porté ses fruits. Emmanuel Grégoire remporte la mairie de la capitale sans alliance avec la candidate LFI Sofia Chikirou. Il rejoint l'Hôtel de Ville en Vélib', entouré de ses soutiens. La gauche conserve également Lyon, Marseille et Lille, mais ses alliances avec La France insoumise entre les deux tours présentent un bilan contrasté, parfois perçu comme repoussoir. Les électeurs ont tranché, soit en faisant basculer certaines communes, soit en s'abstenant.Édouard Philippe, à la tête du parti Horizons, jouait une partie importante. Réélu au Havre, il conserve son ancrage local et peut désormais se projeter vers l'élection présidentielle. Chez Les Républicains, Bruno Retailleau salue pour sa part un résultat qui place son camp en tête en nombre d'élus et de voix.Sur le terrain, si la gauche conserve les grandes métropoles, la droite progresse dans de nombreuses villes moyennes et amorce une recomposition. Dans le tumulte de l'entre-deux-tours, un rapprochement, encore embryonnaire, s'est dessiné entre la droite et l'extrême droite. À Paris, la candidate zemmouriste s'est retirée en faveur de Rachida Dati, qui a évoqué des « convergences ». Ailleurs, le RN a apporté un soutien direct ou indirect à plusieurs candidats LR. Chez une partie de l'électorat de droite, le mot d'ordre semblait être désormais "tout sauf LFI", comme on disait autrefois "tout sauf le FN".Retrouvez nos reportages tournés dans plusieurs villes, notamment à Nice et à Saint-Denis, ainsi que le décryptage de nos experts : - Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF- Mathilde SIRAUD - Rédactrice en chef du service politique - Le Point - Vanessa SCHNEIDER - Grand reporter - Le Monde - Brice TEINTURIER - Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos, co-auteur de Au-delà des apparences - Des raisons d'être optimistes en France

C dans l'air l'invité du 21 mars avec Paul Gogo, journaliste indépendant et ancien correspondant en Russie Quatre ans après le déclenchement de la guerre en Ukraine, la Russie de Vladimir Poutine est plus fermée, plus répressive et plus militarisée que jamais. De 2017 à 2026, Paul Gogo l'a couverte depuis Moscou et le terrain, au plus près du quotidien des Russes : propagande, sanctions, peur, mais aussi ruses et poches de contestation. Il racontera les obstacles au travail de journaliste dans un pays où les médias étrangers sont traités en suspects et où la censure s'est durcie avec la guerre.

C dans l'air du 21 mars 2026 - Mojtaba Khamenei peut-il échapper au Mossad ?Nos experts :- Général François Chauvancy - Rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN - Alain Pirot - Journaliste, spécialiste des questions de défense - Nicole Bacharan - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, autrice de Requiem pour le monde libre - Isabelle Lasserre - Correspondante diplomatique - Le Figaro

C dans l'air du 21 mars 2026 - Mojtaba Khamenei peut-il échapper au Mossad ?C'est une des conséquences imprévues de la guerre américaine en Iran. Depuis le début de l'opération "Epic Fury", les monarchies du Golfe, si proches de Donald Trump, se sentent trahies. "Qui vous a donné la permission de transformer notre région en champ de bataille?", s'est révolté l'homme d'affaires émirati Khalaf Ahmad Al-Habtoor dans un message sur X adressé au président américain. Depuis le 28 février dernier, au moins 3 000 drones et missiles iraniens ont été tirés en direction des monarchies du Golfe. Longtemps considérées comme des zones économiques prospères et sûres, l'Arabie Saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis voient désormais les touristes et exilés fiscaux plier bagages, la faute aux frappes incessantes de drones Shahed. Pire, la stabilité économique des pétromonarchies est menacée par les frappes iraniennes sur les sites pétroliers. Arabie Saoudite, Qatar, Koweit : personne n'est épargné. Jeudi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, prenait 6,76 % à après avoir bondi de plus de 10 %. Même constat pour le gaz : le contrat à terme du TTF néerlandais a augmenté de 21 % après des frappes sur le site gazier de Ras Laffan, au Qatar. Et l'Iran ne se contente pas d'attaquer les sites d'hydrocarbures. Vendredi, le régime islamique a lancé deux missiles balistiques sur la base américano-britannique de Diego Garcia, située en plein milieu de l'océan Indien, à 4 000 km de son territoire. Même si aucun des deux n'a atteint sa cible, l'attaque confirme que les gardiens de la Révolution ont la capacité de frapper des cibles très éloignées. L'attaque est d'autant plus étonnante qu'Israël mène depuis trois semaines des assassinats ciblés sur tous les dignitaires du régime islamique. Ces derniers jours, ce sont notamment Ari Larijani, le chef de la sécurité en Iran, et Esmaïl Khatib, ministre iranien du Renseignement, qui ont été tués, tandis que le nouveau guide suprême Mojtaba Khameneï n'est pas apparu en public depuis qu'il aurait été blessé dans des frappes aériennes. Pourquoi les monarchies du Golfe se sentent-elles trahies par Donald Trump ? Que risquent ces économies fortement dépendantes de l'exportation d'hydrocarbures ? Et pourquoi le régime islamique iranien continue de fonctionner malgré l'élimination méthodique de ces dirigeants par Israël ?Nos experts :- Général François Chauvancy - Rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN - Alain Pirot - Journaliste, spécialiste des questions de défense - Nicole Bacharan - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, autrice de Requiem pour le monde libre - Isabelle Lasserre - Correspondante diplomatique - Le Figaro

C dans l'air l'invitée du 20 mars avec Anne-Elisabeth Moutet, éditorialiste au Daily Telegraph, et Raphaële Schapira (en duplex de Rome), correspondante en Italie pour France Télévisions. Les 22 et 23 mars, les Italiens sont appelés à voter pour ou contre une réforme de la justice portée par Giorgia Meloni, un texte en apparence très technique mais qui pourrait faire figure de test politique pour la présidente du Conseil. Pour ses opposants, cette réforme fait peser un risque sur l'équilibre des pouvoirs, en permettant une reprise en main du pouvoir judiciaire, déjà vivement critiqué par Meloni. Ce scrutin intervient alors que la cheffe du gouvernement est contestée dans la rue, avec des manifestations contre son soutien à la guerre en Iran. Meloni, qui s'est fortement engagée dans la campagne pour le « oui », réussira-t-elle son pari ?

C dans l'air du 20 mars 2026 - Trump : l'Amérique de souviendra des « lâches » de l'OTANNos experts :- GÉNÉRAL JEAN-PAUL PERRUCHE - Général de corps d'Armée, ancien directeur général de l'État-major de l'U.E.- JAMES ANDRÉ - Grand reporter - France 24- RICHARD WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de « Cette Amérique qui nous déteste”- AGNÈS LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l'IREMMO - Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient- SONIA DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux États-Unis - LCI et France 24

C dans l'air du 20 mars 2026 - Trump : l'Amérique de souviendra des « lâches » de l'OTANLa guerre au Moyen-Orient est-elle en train d'échapper à Donald Trump ? Alors qu'elle va entrer dans sa quatrième semaine demain, le président des États-Unis multiplie les déclarations contradictoires et peine à justifier l'intervention américano-israélienne devant l'opinion américaine. D'autant que, ces dernières heures, la guerre s'est déplacée sur le champ de l'énergie. Avec la fermeture du détroit d'Ormuz et les dernières frappes israéliennes sur l'immense gisement gazier offshore partagé par l'Iran et le Qatar, ainsi que la riposte iranienne sur des sites énergétiques dans le Golfe, les cours du pétrole et du gaz flambent, alimentant l'inflation.À Bruxelles, les 27 demandent un moratoire sur les frappes qui font bondir les prix sur les marchés, et refusent de se laisser entraîner dans ce conflit sur lequel ils n'ont pas été consultés, alors que le président américain Donald Trump a appelé l'OTAN à la rescousse. Agacé par le refus des principaux alliés de Washington, le président des États-Unis fait planer la menace d'un désengagement de Washington. Ce vendredi il a accusé, sur son réseau social Truth social, les pays de l'OTAN d'être des « lâches » après avoir suscité le malaise, jeudi, dans le Bureau ovale, sous les caméras du monde entier.En Iran, l'effet de surprise a été réel, le 28 février dernier, mais, après plus de trois semaines de frappes aériennes dévastatrices, il a progressivement été estompé par les incohérences de l'administration américaine et par le cours pris par cette guerre, au point de placer le président des États-Unis sur la défensive et d'être lâché par l'un de ses fidèles. Le départ fracassant de Joe Kent, mardi, de son poste à la tête du Centre national de contre-terrorisme américain, pour marquer son désaccord avec la guerre en Iran, souligne les fissures et tensions qui traversent la mouvance « America First ». Dans sa lettre de démission publiée sur Internet, le dirigeant MAGA de l'administration Trump affirme que « l'Iran n'était pas une menace imminente » et estime que le président a été poussé à la guerre par Israël et son « puissant lobby américain ». D'autres figures médiatiques ou politiques proches du trumpisme, Tucker Carlson, Megyn Kelly ou encore Marjorie Taylor Greene, ont, ces dernières semaines, vivement critiqué l'intervention militaire. Une ligne rouge pour une partie de la base électorale à qui Trump avait promis la fin des conflits interminables au Moyen-Orient.Alors Donald Trump va-t-il être lâché par les électeurs américains ? Quelle est la situation au Moyen-Orient ? Quelle est la stratégie d'Israël et des États-Unis ? En Europe aussi, les conséquences de la crise énergétique liée à la guerre se font sentir, et les dirigeants des pays membres de l'UE ont appelé jeudi à prendre des mesures temporaires pour atténuer la flambée des prix. L'Espagne va réduire la TVA sur les carburants à 10 %, contre 21 % actuellement. L'Italie a annoncé une baisse des taxes sur le carburant de 25 centimes d'euro. Le gouvernement français l'exclut, pour le moment.Nos experts :- GÉNÉRAL JEAN-PAUL PERRUCHE - Général de corps d'Armée, ancien directeur général de l'État-major de l'U.E.- JAMES ANDRÉ - Grand reporter - France 24- RICHARD WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de « Cette Amérique qui nous déteste”- AGNÈS LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l'IREMMO - Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient- SONIA DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux États-Unis - LCI et France 24

C dans l'air l'invitée du 19 mars avec Cécile Cornudet, éditorialiste politique au journal les Echos. Le second tour des élections municipales se tiendra dans 1.580 communes dimanche. Dans les grandes villes, à Paris, Toulouse, Nantes ou encore Bordeaux, entre autres, le scrutin s'annonce incertain. Signe que la campagne s'accélère et se tend, dans la capitale, le débat télévisé mercredi soir entre les trois candidats au second tour a été électrique et a duré plus de trois heures. Étrillé toute la soirée par ses concurrentes, à droite Rachida Dati (LR et Modem) qui a fusionné avec la liste de Pierre-Yves Bournazel (Horizons et Renaissance) d'une part, à gauche Sophia Chikirou (LFI) d'autre part, le candidat socialiste Emmanuel Grégoire a contre-attaqué dès jeudi matin. Après avoir accusé Rachida Dati de "faute morale" car elle ne pourra être élue selon lui "sans le soutien explicite de l'extrême droite parisienne et nationale", il a mis directement jeudi en cause Emmanuel Macron dans le désistement de Sarah Knafo, la candidate Reconquête ! qualifiée au second tour. "Mensonge indigne et calomnieux", a préagi l'entourage présidentiel. "Je n'interviens pas du tout dans ces municipales", a lui-même contre-attaqué M. Macron, jugeant, en marge d'un sommet européen à Bruxelles, que de tels propos "déshonorent" son auteur. Quant à Marine Le Pen, elle a appelé jeudi à "faire barrage" à Emmanuel Grégoire.

C dans l'air du 19 mars 2026 - Iran : après le pétrole... la guerre du gazNos experts :- Frédéric ENCEL - Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Mariam PIRZADEH - Rédactrice en chef - France 24, ancienne correspondante à Téhéran- Olivier KEMPF - Directeur du cabinet stratégique La Vigie et chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique.- Marc-Antoine EYL-MAZZEGA (en duplex) - Directeur du Centre énergie et climat de l'Ifri

C dans l'air du 19 mars 2026 - Iran : après le pétrole... la guerre du gazC'est une frappe aux répercussions mondiales. Israël a bombardé mercredi South Pars, l'immense gisement gazier offshore partagé par l'Iran et le Qatar, quelques heures après l'annonce de la mort du ministre iranien du Renseignement, Esmaïl Khatib. Cette attaque contre la plus grande réserve de gaz naturel au monde est une nouvelle escalade dans le conflit et un choc mondial : le site représente 30 % des livraisons mondiales de GNL et fournit 70 % du gaz consommé en Iran.La réaction a été immédiate dans le Golfe. Le Qatar a dénoncé une démarche « dangereuse et irresponsable », estimant que viser ce type d'infrastructure menace la sécurité énergétique mondiale. Dans la foulée, l'Iran a menacé à son tour les installations énergétiques de plusieurs voisins. Puis des sites clés au Qatar, en Arabie saoudite, au Koweït et aux Émirats arabes unis ont été touchés ou visés, ce qui a étendu la crise à toute la région productrice, et au-delà.Flambée immédiate des cours de l'énergie sur les marchés, qui a contraint Donald Trump à s'exprimer. Le président américain a assuré qu'il n'y aurait plus d'attaques israéliennes sur les gisements de gaz iraniens. La Maison-Blanche prétend n'avoir pas été au courant de l'initiative de son allié, mais promet des frappes sans précédent en cas de représailles. L'Arabie saoudite, de son côté, a brandi pour la première fois la menace d'une riposte militaire.La France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon ont condamné jeudi les attaques iraniennes sur des infrastructures civiles énergétiques dans le Golfe et se sont dits « prêts à contribuer » à sécuriser le détroit d'Ormuz. « Nous demandons un moratoire immédiat et général sur les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières », et « nous nous déclarons prêts à contribuer aux efforts nécessaires pour garantir la sécurité du passage dans le détroit », ont indiqué ces pays dans un communiqué conjoint.En Europe, les conséquences sont déjà concrètes. Quand le baril grimpe et que le gaz flambe, ce sont les coûts du transport, du chauffage, de l'industrie, des engrais et, à terme, le spectre d'un retour de l'inflation. Renforcé par le conflit au Moyen-Orient, Vladimir Poutine a agité ces dernières semaines la menace d'un arrêt des livraisons de gaz vers les pays européens pour réorienter ses exportations vers des marchés jugés plus prometteurs, sans toutefois avancer de pistes concrètes. Ces déclarations surviennent alors que la Commission européenne doit présenter le 15 avril prochain une proposition législative visant à interdire définitivement les importations de pétrole russe. Mais la question divise en Europe.Ce jeudi, la Hongrie, qui bloque le versement d'un prêt européen de 90 milliards d'euros à l'Ukraine, a affirmé qu'elle ne cédera pas tant que Kiev n'aura pas rétabli l'approvisionnement du pays en pétrole russe via l'oléoduc Droujba (« amitié » en russe), qui traverse l'Ukraine. Ce pipeline a été endommagé par des frappes russes le 27 janvier, et Budapest accuse Kiev de traîner les pieds pour le remettre en service.Nos experts :- Frédéric ENCEL - Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Mariam PIRZADEH - Rédactrice en chef - France 24, ancienne correspondante à Téhéran- Olivier KEMPF - Directeur du cabinet stratégique La Vigie et chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique.- Marc-Antoine EYL-MAZZEGA (en duplex) - Directeur du Centre énergie et climat de l'Ifri

C dans l'air l'invité du 18 mars avec Jean-Louis Bourlanges, ancien député Modem, ex-président de la commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationaleLes Etats-Unis ont annoncé mardi soir avoir ciblé avec des bombes parmi les plus puissantes de leur arsenal des sites iraniens de missiles près du stratégique détroit d'Ormuz, au moment où Téhéran prépare les funérailles d'Ali Larijani, son puissant chef de la sécurité. Cette annonce intervient après que Donald Trump a fait marche arrière plus tôt dans la journée sur sa demande de soutien militaire international pour débloquer le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps normal près de 20% du brut et près de 20% du gaz naturel liquéfié. « Nous n'avons plus besoin et nous ne voulons plus de l'aide des pays de l'Otan. NOUS N'EN AVONS JAMAIS EU BESOIN », a-t-il assuré le président américain, en qualifiant "d'« erreur vraiment stupide" la position des alliés de l'Otan qui ont refusé de répondre positivement à sa requête. Le Chancelier allemand Friedrich Merz a affirmé aujourd'hui que Berlin « aurait déconseillé » à Israël et aux Etats-Unis d'attaquer l'Iran. Les Européens, qui appellent à la « désescalade », peuvent-il peser dans le conflit ?

C dans l'air du 18 mars 2026 - Municipales : des alliances... et des surprises ?Nos experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur- Carl MEEUS - Rédacteur en chef - Le Figaro Magazine- Nathalie SCHUCK - Grand reporter au service politique - Le Point- Jérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de « Métamorphoses françaises »

C dans l'air du 18 mars 2026 - Municipales : des alliances... et des surprises ?La campagne des municipales se tend, à l'image des insultes et menaces proférées par le maire sortant d'Arcachon Yves Foulon à son rival écologiste Vital Baude, qui a porté plainte. À quatre jours du second tour, les candidats ont mené mardi d'ultimes tractations avant 18h, heure fatidique pour le dépôt des listes électorales. Contre toute attente, le président des Républicains Bruno Retailleau a refusé d'apporter son soutien à Christian Estrosi, distancé par Eric Ciotti au premier tour, en dépit de l'accord national qui liait LR et Horizons. L'ancien ministre de l'Intérieur a justifié son choix par "la campagne délétère à Nice", mais il fait aussi payer au maire sortant de vieilles querelles politiques, notamment son manque de soutien à François Fillon lors de la présidentielle 2017. À Toulouse, les socialistes et La France insoumise ont mis leurs égos de côté pour former une liste commune susceptible de battre le maire divers droite Jean-Luc Moudenc. À l'inverse, les socialistes se déchirent à Strasbourg. Arrivée en tête au premier tour, la candidate socialiste Catherine Trautmann a annoncé une alliance avec le candidat d'Horizons pour contrer l'alliance que la maire sortante écologiste, Jeanne Barseghian, a noué avec les Insoumis. De quoi rebattre les cartes pour le second tour, où tout peut arriver. C'est le cas à Paris, où le candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel (11, 34 %) a fusionné avec la liste de Rachida Dati (25, 46 %), arrivée deuxième du premier tour derrière Emmanuel Grégoire (37, 98 %), tandis que la candidate Reconquête! Sarah Knafo (10, 40 %) a retiré la sienne. Des manœuvres qui pourraient rebattre les cartes pour le second tour. À gauche, Sophia Chikirou (11, 72 %)a maintenu sa candidature, après avoir échoué à fusionner avec la liste socialiste. « Là où la France insoumise arrive en tête [du premier tour], la fusion se fait. Et là où le PS arrive en tête, ils la refusent de façon sectaire et anormale », a-t-elle dénoncé dans les colonnes du Parisien. Ce soir, les trois candidats auront l'occasion de régler leurs comptes, en direct, lors du débat organisé par BFM-TV. Un temps écartée, Sophia Chikirou a finalement été invitée par la chaîne. À Marseille aussi, l'heure est à l'incertitude. Le candidat du Rassemblement national Franck Allisio est arrivé deuxième du premier tour (35, 02 %), juste derrière le maire sortant Benoît Payan (36, 70 %). En quatrième position, le candidat LFI Sébastien Delogu (11, 94 %) a préféré jeter l'éponge : « Nous prenons la décision de retirer notre liste et de ne pas participer aux paris inconséquents de Benoît Payan », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, mardi. Dans la deuxième ville de France aussi, le débat de l'entre-deux tours, prévu jeudi soir sur France 2, devrait bouleverser les dynamiques. Troisième du premier tour, la candidate LR Martine Vassal (12, 41 %) devrait participer à un débat à trois, malgré l'hostilité de Franck Allisio qui a jugé qu'elle n'avait « strictement aucune chance » d'être élue. Quelles alliances ont été nouées pour le second tour des municipales ? Qui va profiter de la triangulaire à Paris ? Et pourquoi la situation a Marseille est-elle aussi tendue ?Nos experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur- Carl MEEUS - Rédacteur en chef - Le Figaro Magazine- Nathalie SCHUCK - Grand reporter au service politique - Le Point- Jérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de « Métamorphoses françaises »

C dans l'air l'invitée du 17 mars avec Fanny Guinochet, éditorialiste économique à France Info.La guerre au Moyen-Orient va-t-elle faire dérailler l'économie mondiale ? Si l'impact du conflit dépendra de sa durée et de son ampleur, les économistes craignent de plus en plus une augmentation généralisée des prix et un affaiblissement de la croissance. La guerre, entrée dans sa troisième semaine, a entraîné une quasi-paralysie du détroit d'Ormuz, par lequel transitent un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde, faisant planer le spectre d'un nouveau choc pétrolier. Les cours du pétrole sont repartis à la hausse mardi, autour des 100 dollars le baril. Des installations énergétiques stratégiques au Moyen-Orient subissent de nouvelles attaques et de grandes économies ont commencé à puiser dans leurs réserves stratégiques.

C dans l'air du 17 mars 2026 - Ormuz : Trump met la pression, Macron dit non Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Alain BAUER - Professeur émérite - CNAM- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro - Sonia DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux États -Unis –LCI et France 24

C dans l'air du 17 mars 2026 - Ormuz : Trump met la pression, Macron dit non Au dix-huitième jour du conflit déclenché par Israël et les États-Unis, Téhéran subit des frappes intenses tandis que les combats s'étendent au Liban, en Irak et dans le Golfe. Surpris par la riposte iranienne, le président des États-Unis fait pression sur ses alliés et sur la Chine pour qu'ils assurent la sécurité de la navigation des pétroliers dans le détroit d'Ormuz. « S'il n'y a pas de réponse [à la requête américaine], ou si celle-ci est négative, je pense que cela aura des conséquences très mauvaises pour l'avenir de l'OTAN », a même menacé lundi Donald Trump dans une interview au Financial Times.Il a par ailleurs admis ne pas s'attendre à la réponse iranienne à l'attaque du 28 février, en particulier aux frappes sur les pays du Golfe. « Personne ne s'y attendait. Nous avons été choqués », a-t-il affirmé. « Les plus grands experts, personne ne pensait qu'ils allaient frapper » dans le Golfe. « C'étaient, je ne dirais pas des pays amis, […] plutôt des pays neutres ».Un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux transitent habituellement par le détroit d'Ormuz. Le président américain espérait notamment l'aide des pays de l'OTAN et d'Asie pour débloquer ce passage stratégique et le sécuriser. Mais en Europe, l'Allemagne et la Grande-Bretagne excluent une opération de l'Alliance atlantique. Emmanuel Macron a rappelé que « la France n'a pas choisi cette guerre, nous n'y prendrons pas part ». Le Japon et l'Australie, alliés historiques des États-Unis, ont eux aussi écarté l'envoi de navires de guerre.Parallèlement, l'armée israélienne a lancé des « opérations terrestres » contre le Hezbollah dans le sud du Liban et a affirmé avoir porté un « coup significatif » au régime des mollahs avec l'élimination, lundi soir près de Téhéran, d'Ali Larijani, considéré comme l'homme « qui dirigeait de facto l'ensemble du régime iranien ». L'Iran, qui n'a pas confirmé sa mort, a déclenché une nouvelle vague d'attaques contre Israël, lançant notamment des missiles Sejil sur le territoire israélien. Jusqu'ici rarement utilisé en situation réelle, que signifie l'entrée en scène de ce missile balistique iranien, capable de percer le dôme de fer israélien, de parcourir près de 2 000 kilomètres et, donc, d'atteindre potentiellement l'Europe ou les bases américaines au Moyen-Orient ?Depuis le déclenchement des frappes israélo-américaines, l'Iran a engagé une riposte balistique d'ampleur. Mais le régime a-t-il l'armement nécessaire pour une guerre qui dure ? Que sait-on de ses capacités militaires ? Joseph Kent, directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme aux États-Unis, a annoncé ce mardi sa démission en raison de la guerre contre l'Iran, affirmant dans une lettre à Donald Trump diffusée sur X que « l'Iran ne représentait aucune menace imminente » pour les États-Unis. Quelle est la stratégie de l'administration Trump ? Et que se passe-t-il au Liban ? Retrouvez dans l'émission le reportage de nos journalistes sur place.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Alain BAUER - Professeur émérite - CNAM- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro - Sonia DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux États -Unis –LCI et France 24

C dans l'air l'invitée du 16 mars Tara Varma, politologue, chercheuse en relations internationales, directrice du programme de prospective stratégique du German Marshall Fund of the United States (GMF).Donald Trump a de nouveau demandé dimanche avec insistance de l'aide pour libérer le détroit d'Ormuz, voie stratégique de transport du pétrole, estimant que l'avenir serait "très mauvais" pour l'Otan en cas de refus d'assistance de ses alliés, et qu'il pourrait reporter sa visite en Chine si Pékin n'obtempère pas. "Il est tout à fait normal que ceux qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte que rien de fâcheux ne se produise là-bas", a déclaré le président américain dans une interview au Financial Times, rappelant que l'Europe et la Chine dépendent fortement du pétrole du Golfe, contrairement aux Etats-Unis. Donald Trump a également déclaré dans la soirée que les Etats-Unis discutaient avec "environ sept pays" pour former une coalition qui permettrait de rouvrir à la navigation le détroit d'Ormuz, sans préciser quels sont ces pays.

C dans l'air du 16 mars 2026 - Municipales : LFI surprend, le RN confirmeNos experts : - Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF- Brice TEINTURIER - Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos-BVA- Cécile CORNUDET - Éditorialiste politique - Les Echos- Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef - La Tribune Dimanche

C dans l'air du 16 mars 2026 - Municipales : LFI surprend, le RN confirmePlus de 50 millions de Français étaient appelés aux urnes ce dimanche 15 mars pour élire leurs maires. Un premier tour des municipales marqué par une très forte abstention, bien plus élevée que ce qu'anticipaient les sondages. Ainsi, entre 41,5 % et 44 % des personnes inscrites sur les listes électorales n'ont pas voté lors de ce scrutin, selon les estimations de plusieurs instituts de sondage. Du jamais-vu, hors crise sanitaire. Lors du dernier scrutin municipal classique, en 2014, le taux d'abstention n'avait pas dépassé 36,6 %.Au-delà de cette abstention record lors de ce scrutin, les premiers résultats ont traduit une progression, au niveau local, de l'implantation de l'extrême droite, qui conserve plusieurs mairies comme Hénin-Beaumont et Perpignan, mais progresse aussi en général, notamment à Marseille, souvent au détriment de la droite, à qui le président du RN a « tendu la main » dès 20 h hier soir pour l'emporter au second tour.Appelant à « un grand rassemblement de la droite » pour faire gagner les candidats LR au second tour des élections municipales, Bruno Retailleau a réitéré sa consigne de vote : aucune voix pour LFI. Le patron de LR, qui s'est lancé dans la course à la présidentielle il y a un mois, a toutefois élargi sa consigne aux « socialistes, écologistes ou communistes qui se sont alliés avec l'extrême gauche au premier tour ou qui vont s'allier (avec elle) cette semaine entre les deux tours ».À gauche, si les socialistes, alliés avec les écologistes et le PCF, ont remporté de nombreuses mairies et sont en position de conserver plusieurs grandes villes, La France insoumise réalise de son côté de fortes poussées. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a remporté dès le premier tour la ville de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, et s'est hissé soit en tête, soit en position de conditionner la victoire de la gauche au second tour dans plusieurs grandes villes, comme à Roubaix, à Limoges, à Toulouse ou à Lille.Sur X, Jean-Luc Mélenchon s'est félicité d'une « magnifique percée ». Au siège du mouvement, à Paris, le coordinateur des « insoumis », Manuel Bompard, a tendu la main « aux autres listes engagées dans ce scrutin pour permettre, partout où la droite et l'extrême droite menacent, la constitution d'un front antifasciste au second tour de l'élection municipale ».Olivier Faure, le patron du PS, de son côté, a salué « la victoire de 350 maires socialistes réélus » et redit qu'il refuserait tout accord national avec la formation de Jean-Luc Mélenchon, mais sans fermer la porte à des alliances locales.Le sort de certaines villes va dépendre des discussions sur les fusions, qui ont débuté dès hier soir, et les débats d'ici mardi — date du dépôt des listes pour le second tour — promettent d'être très compliqués dans certaines communes. Les yeux se tournent particulièrement ce lundi vers Marseille. La deuxième ville de France illustre plusieurs leçons du vote d'hier et des enjeux de cet entre-deux-tours, avec un maire sortant, Benoît Payan (DVG), directement menacé par la liste RN de Franck Allisio.Quelles leçons tirer de ce premier tour des municipales ? Quelles alliances à gauche à un an de la présidentielle ? Quelle porosité entre la droite et l'extrême droite ? Que signifie cette abstention record ?Nos experts : - Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF- Brice TEINTURIER - Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos-BVA- Cécile CORNUDET - Éditorialiste politique - Les Echos- Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef - La Tribune Dimanche

C dans l'air l'invitée du samedi 14 mars avec Marina Carrère d'Encausse, médecin et journaliste, aux manettes d'Enquête de santé sur France 5 et de Carnets de santé sur France Culture, membre de l'Académie nationale de médecine.En France, 10 millions de personnes sont en situation d'obésité, c'est un Français sur cinq qui est concerné. Pour les souffrants, le quotidien est difficile à plusieurs niveaux : ils sont contraints dans leurs mouvements, leur espérance de vie est réduite par ce poids en trop - facteur de risques importants d'autres pathologies -, ils doivent subir le regard des autres et vivre ce mal-être en silence. Souvent vue comme un manque de volonté, l'obésité est en réalité une maladie chronique et complexe. Alors pour perdre du poids, certains se tournent vers les solutions chirurgicales, comme les opérations de la sleeve ou du bypass, suivies d'une prise alimentaire équilibrée et d'une pratique sportive indispensables aux modifications corporelles effectuées par chirurgie. Mais de nouveaux médicaments anti-obésité par injection, qui ont déjà fait leur preuve à Hollywood, promettent une transformation spectaculaire pour quelques centaines d'euros par mois, non sans risque.

C dans l'air du samedi 14 mars 2026 - Détroit d'Ormuz : Trump appelle la France à l'aideNos experts :- Georges MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient - Le Figaro - Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, auteure : « Le Trump de A à Z »- Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l'Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient - Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de « Cette Amérique qui nous déteste »- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ex-commandant suprême de la transformation de l'OTAN

C dans l'air du samedi 14 mars 2026 - Détroit d'Ormuz : Trump appelle la France à l'aideLe spectre d'un choc pétrolier se rapproche. Vendredi, les Etats-Unis ont bombardé l'îlot stratégique de Kharg, principal terminal d'exportation du pétrole brut iranien. Les frappes se sont concentrées sur les installations militaires, mais Donald Trump menace d'y détruire les infrastructures militaires « si l'Iran ou quiconque d'autre venait à faire quoi que ce soit pour entraver le passage libre et sûr des navires dans le détroit d'Ormuz ». Depuis que le régime islamique a bloqué le détroit et menace de miner le bras de mer, de nombreux pétroliers sont bloqués dans le Golfe arabo persique. Pendant ce temps, l'idée d'une intervention militaire au sol n'est plus exclue par l'état-major américain. Selon les informations du New York Times, Washington étudierait le déploiement de forces spéciales américaines en Iran pour récupérer ou neutraliser un stock d'uranium enrichi toujours enfoui sous la ville d'Ispahan. Dans les pays du Golfe, ciblés par l'Iran pour leur proximité avec les Etats-Unis, l'économie, qui dépend encore beaucoup de la production de pétrole, est asphyxiée par les attaques de Téhéran. Goldman Sachs estime que la baisse de la production de pétrole en 2026 serait la plus importante au Qatar, au Koweït et à Bahreïn (-25 %). Et d'autres secteurs sont touchés, à l'instar des compagnies aériennes, dont les avions sont cloués au sol, et du tourisme. Près de 20 000 ressortissants français ont déjà été rapatriés du Moyen-Orient depuis le début de la guerre. Selon le World Travel and Tourism Council (WTTC), le conflit dans la région ferait ainsi perdre 600 millions de dollars par jour au Moyen-Orient. Le PIB pourrait donc se contacter de 14 % au Koweït et au Qatar, de 5 % aux Émirats arabes unis et de 3 % en Arabie saoudite, selon les prévisions de Goldman Sachs. Au Liban, les bombardements israéliens visant le Hezbollah, allié du régime chiite, ont tué au moins 773 personnes, dont 103 enfants, et causé plus de 800 000 déplacés, selon les autorités libanaises. Jeudi, un double tir de drone contre une voiture a tué 12 personnes. « Même si un chef [du Hezbollah] était là, rien ne peut justifier un tel carnage », s'indigne un chauffeur libanais dans les colonnes du Monde. Quelques jours plus tôt, c'est le père Pierre El-Raï, un curé respecté de la paroisse maronite de Qlayaa, qui était tué dans une frappe israélienne. Mêmes le quartier général de la mission de l'Organisation des Nations unies dans le sud du Liban (Finul) a été touché vendredi. Face à l'insécurité grandissante qui menace le pays, et à l'acharnement du Hezbollah dans la guerre contre Israël, Emmanuel Macron a appelé samedi l'État hébreu à accepter des « discussions directes » avec le Liban et propose de les accueillir à Paris. Pourquoi les Etats-Unis réfléchissent-ils à une opération militaire terrestre en Iran ? L'asphyxie économique des monarchies du Golfe peut-elle influer sur le cours de la guerre ? Et jusqu'où ira Israël dans ses frappes sur le Liban ?Nos experts :- Georges MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient - Le Figaro - Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, auteure : « Le Trump de A à Z »- Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l'Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient - Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de « Cette Amérique qui nous déteste »- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ex-commandant suprême de la transformation de l'OTAN

C dans l'air l'invitée du 13 mars avec Gaëlle Macke, directrice déléguée de la rédaction de Challenges.En pleine période de guerre au Moyen-Orient, la France, qui opte toujours pour la position défensive, subit néanmoins les conséquences des tensions en région pétrolière. Au cœur de ce conflit, le détroit d'Ormuz, très étroit corridor maritime partagé entre Oman et l'Iran, où transite habituellement le quart du pétrole et du gaz consommés dans le monde. Bloqué depuis le début des frappes sur son sol, l'Iran en a fait sa première arme de guerre en menaçant les bateaux qui veulent s'y aventurer de devenir des cibles. Une situation qui impacte inéluctablement le prix du baril du pétrole, qui stagne à plus de 100 dollars depuis plusieurs jours, alors qu'il était à 70 la veille des frappes américano-israéliennes. Alors en France, le prix à la pompe a bondi, trop fortement, et le gouvernement a obtenu des distributeurs de carburants qu'ils plafonnent le prix au litre, en plus d'une promesse de baisse. Mais au-delà, se dirige-t-on vers une crise économique mondiale ?