Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux. Retrouvez C dans l’air en replay sur france.tv : http://bit.ly/c-dans-l-air-podcast
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C dans l'air du 17 janvier 2026 - ICE : les cow-boys de Trump qui sèment la terreurNos experts :- David THOMSON - Journaliste spécialiste du mouvement MAGA, auteur du documentaire « J.D Vance : la revanche d'une Amérique »- Laurence HAÏM - Ancienne correspondante aux États-Unis, auteure de « Ghislaine Maxwell, une femme amoureuse »- Elisa CHELLE - Professeure de science politique à l'Université Paris-Nanterre- Corentin SELLIN - Professeur d'histoire en classe préparatoire, spécialiste des Etats-Unis et chroniqueur pour le média « Les Jours »

C dans l'air du 17 janvier 2026 - ICE : les cow-boys de Trump qui sèment la terreurDes hommes masqués, en treillis militaires, fusil au poing. Voilà désormais le cauchemar des habitants de Minneapolis, aux Etats-Unis. Cette ville du Minnesota, bastion démocrate, est devenu ces derniers jours l'épicentre de la contestation contre les méthodes de l'ICE, la police anti-immigration de Donald Trump, et ses méthodes ultra violentes. Le 7 janvier, Renee Good, une mère de famille américaine de 37 ans, a été abattue au volant de sa voiture par un policier de l'ICE, alors qu'elle essayait de s'enfuir. La scène, filmée, a mis le feu aux poudres et les habitants de certains quartiers tirent désormais au mortier sur les policiers, qui ripostent à l'aide de gaz lacrymogène. Jeudi, Donald Trump a menacé de recourir à l'Insurrection Act, qui permet de déployer l'armée sur le territoire américain pour contenir des émeutes, et qui n'a plus été employé depuis les émeutes de Los Angeles en 1992.Pendant ce temps, Donald Trump continue de provoquer la controverse. Cette semaine, le président américain a été filmé à Détroit en train d'adresser un doigt d'honneur à une personne qui l'aurait qualifié de « protecteur de pédophiles ». Le directeur de la communication de la Maison Blanche a défendu un geste « tout à fait adéquat et dénué d'ambiguïté ». Depuis que le Congrès américain a publié, mi-décembre, une partie du dossier Epstein, Donald Trump ne commente plus l'affaire en public. Est-ce parce qu'il se sent de plus en plus fragilisé ? Ces derniers jours, le président s'est plaint auprès de ses conseillers du travail de la procureure générale Pam Bondi, qu'il aurait qualifiée de « faible » et qu'il considère « incapable de mettre en œuvre son programme ».En Géorgie, swingstate qui a basculé côté républicain lors de la dernière élection présidentielle, la base MAGA est de plus en plus déçue par un président qui ne tient pas ses promesses de campagne. Certains électeurs lui reprochent sa guerre commerciale qui pèse lourd sur l'économie américaine. D'autres l'accusent de ne pas vouloir faire toute la lumière sur le dossier Epstein, et même d'avoir lâché leur élue MAGA locale Marjorie Taylor Greene. Ancienne fervente du président, l'élue complotiste s'était attirée les foudres de la Maison Blanche après avoir critiqué les revirements de Donald Trump sur le sujet. Elle a finalement démissionné du Congrès début janvier. Un lâchage qui pourrait couter cher au camp républicain lors des élections de mi-mandat en 2026.Que cherche Donald Trump en promouvant les rafles de sa police anti-immigration ? Le président américain est-il affaibli sur le dossier Epstein ? Et sa base d'électeurs MAGA va-t-elle se fragiliser à deux ans des élections de mi-mandat ?Nos experts :- David THOMSON - Journaliste spécialiste du mouvement MAGA, auteur du documentaire « J.D Vance : la revanche d'une Amérique »- Laurence HAÏM - Ancienne correspondante aux États-Unis, auteure de « Ghislaine Maxwell, une femme amoureuse »- Elisa CHELLE - Professeure de science politique à l'Université Paris-Nanterre- Corentin SELLIN - Professeur d'histoire en classe préparatoire, spécialiste des Etats-Unis et chroniqueur pour le média « Les Jours »

C dans l'air l'invitée du 16 janvier 2026 avec Aïda Tavakoli, doctorante franco-iranienne et présidente et co-fondatrice de l'association We Are Iranian Students.Depuis le début du mouvement le 28 décembre, la répression des manifestations en Iran aurait déjà fait 12 000 morts, selon l'estimation du média Iran International, 3428 selon l'ONG Iran Human Rights. Une ampleur qui semble inédite et une violence apparemment sans précédent : tirs à balles réelles dans la foule, corps qui s'amoncellent dans les rues, exécutions dans les hôpitaux... Le régime des mollahs va jusqu'à faire payer les familles qui veulent récupérer les corps de leurs proches défunts. La situation en Iran est difficile à documenter : les récits d'opposants et les images se font rares à cause du black-out imposé par les autorités iraniennes afin de limiter la circulation d'informations. "Cette perturbation figure parmi les plus longues jamais enregistrées", a précisé hier soir l'ONG NetBlocks.Face à cette situation, la réaction américaine se fait attendre. La porte-parole de la Maison Blanche affirme que "toute les options" restent sur la table et assure que l'Iran a renoncé à 800 exécutions de manifestants. Elle a également ajouté que Donald Trump avait menacé Téhéran de "sérieuses conséquences" si la répression des manifestations continuait. "Nous avons été informés par des sources très importantes de l'autre côté, et elles ont dit que les tueries ont pris fin", a toutefois précisé hier le président américain. Si une intervention américaine suscite l'espoir chez certains manifestants iraniens, elle inquiète les Etats arabes, qui craignent que des frappes contre l'Iran n'entraînent un conflit régional plus vaste. Le Premier ministre israélien a quant à lui demandé à Donald Trump de "reporter tout projet d'attque militaire américaine contre l'Iran". Alors que l'avenir d'Ali Khamenei vacille, celui de Reza Pahlavi semble s'eclarcir. Mais le fils du shah peut-il vraiment représenter une alternative si le régime venait à tomber ? Enfin, reste à savoir quel rôle peut et doit jouer le reste de la communauté internationale, qui peine à se faire entendre. En témoigne la tribune dans Libération du photographe iranien Reza, qui exhorte Emmanuel Macron à agir.

C dans l'air du 16 janvier 2026 - Soldats français au Groenland, que va faire trump?Nos experts :- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre - Laure KAYALI - correspondante défense - Polico Europe

C dans l'air du 16 janvier 2026 - Soldats français au Groenland, que va faire trump?« Le Groenland ne veut pas être possédé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas être dirigé ou contrôlé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas faire partie des États-Unis », a martelé le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen. Il est « hors de question » que les États-Unis acquièrent le Groenland, a insisté le ministre danois des Affaires étrangères, hier, alors que la porte-parole de la Maison-Blanche affirmait plus tôt que le déploiement de troupes européennes n'avait « aucun impact sur l'objectif d'acquérir » ce territoire autonome du Danemark.Plusieurs pays européens — parmi lesquels la France, la Suède, l'Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni — ont décidé de dépêcher du personnel militaire dans le cadre d'une mission de reconnaissance au Groenland. Une équipe d'une « quinzaine de soldats » français est déjà déployée à Nuuk et « sera renforcée dans les prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes », a précisé Emmanuel Macron hier, lors de ses vœux aux armées à Istres. Berlin, de son côté, a justifié le lancement de cette mission européenne par la présence de « menaces russes et chinoises » dans l'Arctique.Ce déploiement, inscrit dans le cadre de l'opération baptisée « Arctic Endurance », a pour objectif à la fois de rassurer les États-Unis quant à la sécurité de l'île et d'affirmer l'ancrage de ce territoire riche en ressources naturelles stratégiques dans la sphère européenne, tout en dissuadant toute tentative d'ingérence.Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump affirme régulièrement qu'il prendra le contrôle du Groenland « d'une manière ou d'une autre ». Il soutient également que le Danemark n'est « pas capable » d'assurer la sécurité de l'île, qu'il décrit comme un territoire « recouvert de navires russes et chinois ». Mercredi, il a durci le ton en écrivant sur son réseau Truth Social que les États-Unis « ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale », qualifiant le territoire de « vital pour le Dôme d'Or que nous construisons ».Ces affirmations sont contestées par Copenhague. « Il est inexact de dire qu'il existe une forte activité russe et chinoise autour du Groenland », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide à la télévision publique danoise NRK. Il a toutefois reconnu « une activité russe importante et une certaine présence chinoise ailleurs dans l'Arctique ».La Russie a réagi jeudi en exprimant sa « sérieuse inquiétude » face à l'augmentation de la présence militaire de l'Otan dans la région, dénonçant « le prétexte imaginaire d'une menace croissante de Moscou et de Pékin ». Le Kremlin a également estimé que « la situation se dégrade jour après jour pour le régime de Kiev et que sa marge de décision se réduit ». Le président russe avait déjà déclaré, fin 2025, que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine « par la voie militaire » en cas d'échec des négociations. Sur le terrain, les combats se poursuivent. Pourquoi des soldats européens, et notamment français, sont-ils déployés au Groenland ? La Russie et la Chine cherchent-elles réellement à prendre le contrôle de l'île, comme l'affirme Donald Trump ? Jusqu'où les États-Unis sont-ils prêts à aller pour l'obtenir ? Quel avenir pour l'Otan ? Enfin, quelle est la situation actuelle en Ukraine ?Nos experts :- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre - Laure KAYALI - correspondante défense - Polico Europe

C dans l'air l'invité du 15 janvier 2026 avec Camille Grand, secrétaire général de l'ASD, association qui regroupe et représente les industriels européens de l'aérospatial de la sécurité et de la défense, ex-secrétaire général adjoint de l'OTAN (2016-2022).La France a déjà déployé "une première équipe de militaires" au Groenland dans le cadre d'une mission militaire européenne, et va dépêcher "dans les prochains jours" de nouveaux "moyens terrestres, aériens et maritimes" dans le territoire autonome danois convoité par les États-Unis. C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui Emmanuel Macron, qui s'exprimait à Istres dans le cadre de ses voeux aux Armées. La veille, le Danemark, en désaccord fondamental avec Trump sur le Groenland, a obtenu l'envoi d'une mission militaire européenne au Groenland. Mission qui débute ce jeudi dans le territoire autonome, au lendemain d'une rencontre à Washington où le Danemark a acté son "désaccord fondamental" avec les États-Unis.Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, qui a souligné que les membres de l'Otan voulaient participer à la sécurisation de l'Arctique, en se coordonnant étroitement avec les États-Unis. "La Russie et la Chine utilisent de plus en plus l'Arctique à des fins militaires, remettant ainsi en question la liberté des voies de transport, de communication et de commerce", a estimé M. Pistorius. "Il existe un consensus au sein de l'OTAN sur le fait qu'une présence renforcée dans l'Arctique est essentielle pour la sécurité européenne et nord-américaine", a affirmé la Première ministre danoise Mette Frederiksen, qui a salué l'envoi de troupes européennes. Hier, le président Trump avait répété sur son réseau Truth Social que les États-Unis avaient "besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Il est vital pour le Dôme d'Or que nous construisons". C'est la première fois qu'il fait un lien entre ce gigantesque projet américain de bouclier antimissiles et la possession du territoire autonome danois.Camille Grand analysera avec nous la situation du Groenland, territoire convoité par Donald Trump, et dans lequel une mission militaire européenne est envoyée. Il reviendra avec nous sur ce que cette séquence signifie pour l'avenir des relations transatlantiques.

C dans l'air du 15 janvier 2026 - Groenland : l'Europe envoie des troupesNos experts :- Général François CHAUVANCY - spécialiste de questions internationales- Jean-Dominique GIULIANI - Président de la Fondation Robert Schuman- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Daphné BENOIT - Cheffe du pôle international - AFP

C dans l'air du 15 janvier 2026 - Groenland : l'Europe envoie des troupesLes Européens ont envoyé des militaires au Groenland, alors que la Première ministre danoise a acté, ce jeudi, l'existence d'un « désaccord fondamental » avec les États-Unis sur l'avenir de l'île convoitée par Donald Trump, au lendemain d'une rencontre entre des dirigeants des deux pays à Washington. À Paris, un conseil de défense a été convoqué en urgence ce matin. La France, la Suède, l'Allemagne et la Norvège ont décidé de mobiliser leurs armées sur le territoire autonome danois pour un exercice militaire conjoint baptisé « Arctic Endurance ». Une équipe d'une « quinzaine de soldats » français est déjà présente à Nuuk et elle « sera renforcée dans les prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes », a indiqué un peu plus tard Emmanuel Macron lors de ses vœux aux armées à Istres. Le ministre français des Affaires étrangères a également annoncé mercredi l'ouverture d'un consulat sur place le 6 février prochain. Cette séquence intervient alors que Donald Trump a réaffirmé sa volonté d'acquérir l'île arctique. Mercredi, il a écrit sur son réseau Truth Social que les États-Unis « ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale », ajoutant que le territoire est « vital pour le Dôme d'Or que nous construisons ». Le président américain a également affirmé qu'il « pense qu'une solution sera trouvée » sur le Groenland.Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump répète qu'il s'emparera du Groenland « d'une manière ou d'une autre ». Mais s'il dit ne pas exclure la voie militaire pour annexer ce territoire grand comme quatre fois la France, peuplé de seulement 57 000 habitants, la proposition américaine de rachat du Groenland, écartée en 2019, revient en force. Le président américain a nommé un émissaire et il évoque ouvertement les précédents historiques : la Louisiane (à la France) en 1803, la Floride (à l'Espagne) en 1819, l'Alaska (à l'Empire russe) en 1867. Donald Trump pourrait-il vraiment acheter l'île ?Parmi les pays européens à ne pas avoir envoyé de troupes au Groenland se trouve la Hongrie. Isolé en Europe, le pays dirigé par Viktor Orbán compte pour se relancer sur Donald Trump, dont il a applaudi la nouvelle stratégie de sécurité américaine. Il continue par ailleurs de jouer la carte russe de multiples manières, alors même que la Hongrie est membre de l'Union européenne.Alors l'Europe est-elle prête à défier Trump ? Pourquoi les États-Unis veulent-ils s'emparer du Groenland ? Nos experts :- Général François CHAUVANCY - spécialiste de questions internationales- Jean-Dominique GIULIANI - Président de la Fondation Robert Schuman- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Daphné BENOIT - Cheffe du pôle international - AFP

C dans l'air l'invité du 14 janvier 2026 avec Nicolas Domenach, chroniqueur politique, éditorialiste à Challenges et LCI, co-auteur de "Néron à l'Elysée", aux éditions Albin Michel."C'est l'histoire d'un homme exceptionnel... qui s'est exceptionnellement planté !". C'est ainsi que l'ouvrage se présente. L'histoire d'un président, Emmanuel Macron, "fulgurant dans la conquête, incertain puis catastrophique dans l'exercice du pouvoir". Les auteurs révèlent les coulisses des mandats Macron, de son affrontement incessant avec le chef du premier syndicat de France, Laurent Berger, à sa confrontation musclée avec François Bayrou, qui va l'amener à Matignon. Ils décrivent un président, enfermé à l'Élysée, fâché avec la plupart de ses anciens ministres, et qui n'arrive pas à reprendre le contrôle de la situation.Le duo fait remonter à la réélection du 24 avril 2022 le déraillement de la machine. Un triomphe sans gloire et, deux mois plus tard, la perte de la majorité à l'Assemblée nationale, les prémices d'une « descente aux enfers » du résident de l'Elysée. Puis il y aura la dissolution, cette "histoire de fous", décrétée deux ans plus tard, en juin 2024, et dont le pays n'a pas fini de subir les conséquences. Au cœur de ce réquisitoire, Nicolas Domenach et Maurice Szafran n'ont pu résister à la tentation de rapprocher Macron de Néron, « des incendiaires fascinés par les feux de société qu'ils allument ».

C dans l'air du 14 janvier 2026 - Iran : la répression s'intensifie…Trump prêt à frapper ?Nos experts :- Georges MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient – Le Figaro - Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Florian LOUIS - Historien, spécialiste des relations internationales, membre de la rédaction de la revue Le Grand Continent- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, autrice de Au cœur du Chaos- Sonia DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux Etats-Unis – LCI et France 24

C dans l'air du 14 janvier 2026 - Iran : la répression s'intensifie…Trump prêt à frapper ?Après plus de deux semaines de manifestations contre le régime des mollahs, dans un Iran privé d'Internet, il est impossible de connaître le bilan précis de la répression menée. Toutefois, plusieurs organisations humanitaires dénoncent un massacre contre le peuple iranien. L'ONG Iran Human Rights, basée à Oslo, dit avoir la confirmation de 734 victimes, mais estime que le nombre réel de morts pourrait s'élever à plusieurs milliers. Plus de 2 500 morts, dit de son côté ce mercredi l'organisation de défense des droits humains HRANA, basée aux États-Unis.Malgré le blocus des communications, des témoignages décrivent des blessures par balles, notamment aux yeux et à la tête, et des vidéos montrent des rangées et des rangées de sacs mortuaires. D'après les États-Unis, par ailleurs, le régime menace désormais les contestataires arrêtés d'exécution. Donald Trump a promis hier une action « très forte » si des citoyens étaient exécutés après des procès expéditifs. Téhéran accuse Washington de chercher un « prétexte » en vue d'une intervention militaire pour faire tomber le régime de l'ayatollah Khamenei.Signe d'un réel malaise à Moscou, les dirigeants russes de premier plan sont restés silencieux ces derniers jours sur la situation en Iran. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a réagi ce mercredi assurant qu'un pays tiers ne pourra pas « changer la nature des relations entre la Russie et l'Iran ». Avant lui, seul l'ancien ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, a condamné une « nouvelle tentative de forces extérieures d'interférer dans les affaires intérieures » du pays. Pas plus que pour le Venezuela, le Kremlin ne semble décidé à venir au secours d'un pays qu'il présentait pourtant, il y a peu, comme un « allié stratégique ». De plus en plus menaçant vis-à-vis de Téhéran, Donald Trump a également insisté une nouvelle fois ce mercredi sur le besoin « vital » pour les États-Unis de s'emparer du Groenland, avec le soutien de l'OTAN, juste avant un entretien sous haute tension à Washington entre dirigeants danois, groenlandais et américains autour de l'avenir du territoire autonome danois. Les intentions du président des États-Unis doivent être « prises très au sérieux », a estimé le Premier ministre Sébastien Lecornu. Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a annoncé l'ouverture d'un consulat au Groenland le 6 février.Alors que se passe-t-il en Iran ? Qui est Ali Khamenei, le guide suprême de l'Iran ? Le régime des mollahs peut-il tomber ? A l'heure où Donald Trump n'exclue pas un recours à la force contre le régime iranien à quoi pourrait ressembler une intervention américaine en Iran ? Enfin quid du Groenland ? Nos experts :- Georges MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient – Le Figaro - Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Florian LOUIS - Historien, spécialiste des relations internationales, membre de la rédaction de la revue Le Grand Continent- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, autrice de Au cœur du Chaos- Sonia DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux Etats-Unis – LCI et France 24

C dans l'air l'invité du 13 janvier 2026 avec Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché intérieur, et ancien ministre de l'Économie, des Finances, et de l'Industrie.Plus de 350 tracteurs ont pris position mardi aux abords de l'Assemblée nationale, à Paris, les agriculteurs en colère assurant qu'ils ne bougeraient pas tant que leurs demandes n'auraient pas été "entendues" par le gouvernement. Depuis début décembre, les manifestations d'agriculteurs se multiplient et les annonces du gouvernement vendredi après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne dans la capitale n'ont pas suffi à calmer la colère. Ravivée par la gestion de la dermatose bovine dans le Sud-Ouest, la contestation est nourrie par la signature prévue samedi de l'accord de libre-échange UE-Mercosur et plus largement par un ras-le-bol général d'une profession confrontée directement aux aléas climatiques et économiques. À quelques jours de la signature de l'accord UE-Mercosur, samedi au Paraguay, les agriculteurs ont aussi multiplié leurs opérations ailleurs en France.Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché intérieur, est notre invité. Il réagira aux conséquences de la signature de l'accord avec le Mercosur, alors même qu'Emmanuel Macron s'y est opposé. Il reviendra également sur les sanctions américaines qui le visent. Il est comme quatre autres personnalités européennes, interdit de territoire américain pour s'être engagé en faveur d'une régulation plus stricte du secteur technologique.

C dans l'air du 13 janvier 2026 - Budget, crise agricole… Lecornu sous haute pressionNos experts :- Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF - Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Nathalie MAURET - Reporter politique - Groupe de presse régionale Ebra - Olivia DETROYAT - Journaliste économique - Le Figaro

C dans l'air du 13 janvier 2026 - Budget, crise agricole… Lecornu sous haute pressionLa semaine s'annonce compliquée pour le Premier ministre, alors que les discussions sur le budget 2026 restent très tendues et que deux motions de censure ont été déposées, l'une par le Rassemblement national, l'autre par La France insoumise. Les deux sont liées à la signature du traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur. Malgré le vote négatif de la France, la colère agricole persiste. Après une semaine de mobilisation, les actions coups de poing se poursuivent dans l'Hexagone, tandis que des tracteurs de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs sont entrés dans Paris ce mardi et se sont positionnés devant l'Assemblée nationale. Ces derniers ont échangé avec des parlementaires avant d'être reçus à 14 h à Matignon.Autre dossier sur le bureau du Premier ministre : le projet de loi de finances, dont l'examen reprend ce mardi à l'Assemblée nationale. Avec, comme en octobre, toujours les mêmes points d'achoppement, le même risque d'aboutir à un rejet du texte et la question d'un recours au 49.3 relancée. « Rien n'est exclu », a répété mardi la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, à propos du 49.3 ou des ordonnances, ces textes édictés par le gouvernement sans l'aval du Parlement. Plusieurs responsables, à l'image de l'ancien président socialiste François Hollande ou de l'ex-Premier ministre LR Michel Barnier, pressent le gouvernement d'abréger les débats en recourant rapidement à cet outil, qui lui permet de faire adopter un texte sans vote, mais l'expose à une motion de censure. Signe de fébrilité ? L'exécutif a agité vendredi dernier la menace d'une nouvelle dissolution en cas de censure du gouvernement, faisant savoir qu'il se préparait à des législatives anticipées en même temps que les municipales en mars.La semaine s'annonce également déterminante pour Marine Le Pen et le Rassemblement national, avec l'ouverture ce mardi du procès en appel de l'affaire des assistants parlementaires européens du parti. En première instance, l'ancienne présidente du FN a été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ferme, 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire pour détournement de fonds publics. Le tribunal avait décrit « un système organisé » pour rémunérer des collaborateurs du parti avec l'argent du Parlement européen. Les fonds détournés ont été évalués à plus de 4,4 millions d'euros entre le 1er juillet 2004 et le 15 février 2016. Vingt-cinq prévenus étaient sur le banc des accusés : tous ont été condamnés et la moitié a fait appel.Ce procès en appel va durer un mois et la décision est attendue avant l'été. L'enjeu politique et juridique est colossal. En cas de nouvelle condamnation, Marine Le Pen a affirmé en novembre dernier qu'elle ne se présenterait « évidemment pas » à l'élection présidentielle, laissant la voie libre à une candidature du président du RN, Jordan Bardella.Nos experts :- Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF - Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Nathalie MAURET - Reporter politique - Groupe de presse régionale Ebra - Olivia DETROYAT - Journaliste économique - Le Figaro

C dans l'air l'invitée du 12 janvier 2026 avec Chirinne Ardakani, avocate franco-iranienne, militante pour les droits humains, et présidente de l'association Iran Justice. Elle défend notamment la prix Nobel de la Paix Narges Mohammadi, actuellement emprisonnée.Ce lundi, des milliers d'Iraniens ont envahi une grande place du centre de Téhéran pour marquer leur soutien à la République islamique et rendre hommage aux membres des forces de sécurité morts durant des manifestations contre le pouvoir, selon les images diffusées par la télévision d'Etat. Ces Iraniens se sont réunis à la demande du pouvoir iranien, qui a perpétré un "massacre", selon un groupe de défense des droits humains, pour réprimer le mouvement de contestation dans le pays. L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré dimanche avoir confirmé la mort d'au moins 192 manifestants, mais averti que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus élevé. "Des informations non vérifiées indiquent qu'au moins plusieurs centaines, voire plus de 2.000 personnes selon certaines sources, auraient été tuées", a-t-elle souligné, dénonçant un "massacre" et un "crime (...) majeur contre le peuple iranien".D'une ampleur inédite depuis trois ans, le mouvement pose à la République islamique, proclamée en 1979, l'un de ses plus grands défis. Déclenché à Téhéran le 28 décembre par des commerçants protestant contre la cherté de la vie, il a gagné de nombreuses autres villes. Les autorités ont imposé une coupure d'internet, désormais en vigueur depuis plus de 72 heures, selon l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, a appelé les autorités à "la plus grande retenue" dans l'usage de la force et à rétablir les communications.Hier, le président américain Donald Trump a déclaré dimanche que les dirigeants iraniens avaient appelé pour "négocier" après ses menaces d'opération militaire en cas de violences contre les manifestants. On apprend aujourd'hui qu'un canal de communication est "ouvert" entre l'Iran et l'émissaire américain pour le Moyen-Orient malgré d'absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis, a déclaré lundi le ministère iranien des Affaires étrangères.

C dans l'air du 12 janvier 2026 - Trump menace, l'Iran se dit « prêt à la guerre »Nos experts :- Delphine MINOUI - Grand reporter - Le Figaro - Dominique MOÏSI - Géopolitologue - Conseiller spécial de l'Institut Montaigne, ancien professeur à Harvard- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, autrice de Au cœur du chaos - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de Requiem pour le monde libre

C dans l'air du 12 janvier 2026 - Trump menace, l'Iran se dit « prêt à la guerre »Quatre jours que les réseaux Internet et téléphoniques ont été coupés en Iran, et que les rares images qui parviennent montrent des foules iraniennes qui continuent de défiler chaque nuit dans les rues des grandes villes du pays, alors que le régime, défié comme jamais, durcit sa répression.Dénonçant un « massacre », l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré dimanche avoir confirmé la mort d'au moins 192 manifestants, mais a averti que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus élevé, alors que les quelques témoignages qui nous parviennent font état d'hôpitaux débordés par l'afflux de blessés et que des vidéos montrent des corps enveloppés dans des sacs noirs, posés à même le sol.Parallèlement, les autorités cherchent à reprendre la main en organisant des rassemblements ce lundi en soutien à la République islamique, et menacent les États-Unis de représailles en cas d'attaques en soutien aux manifestants. Le président du Parlement iranien a ainsi promis « une leçon inoubliable » à Donald Trump en cas d'attaque américaine. L'Iran « est tout à fait préparé pour la guerre », mais aussi « prêt à négocier », a averti un peu plus tôt ce lundi le ministre des Affaires étrangères iranien, lors d'un discours face aux ambassadeurs étrangers à Téhéran.Principal soutien économique de l'Iran, la Chine a appelé toutes les parties à la contestation en cours à œuvrer au retour au calme, tout en déclarant s'opposer fermement « aux ingérences dans les affaires intérieures des autres pays ». Une allusion directe à une possible intervention militaire américaine à Téhéran, après que Donald Trump a évoqué dimanche des « options très fortes » étudiées par son armée, tout en indiquant que l'Iran voulait "négocier" et qu'une réunion était en préparation avec les dirigeants de la République islamique. La Chine a également exhorté les États-Unis à mettre fin à leurs « mesures coercitives » contre Cuba, après que le président américain s'est engagé à couper tout approvisionnement en pétrole et en argent à l'île communiste.Alors, la situation en Iran est-elle sur le point de basculer ? La chute de l'ayatollah Khamenei est-elle proche ? Le régime des mollahs peut-il tomber ? Les Américains réfléchissent à intervenir, et Reza Pahlavi, fils de l'ancien shah d'Iran, en exil aux États-Unis, se rêve en recours. Mais incarne-t-il vraiment une alternative au régime ? Comment les images venues d'Iran nous parviennent-elles ? Enfin, quel est le but de l'exercice naval qui implique des navires chinois, russes et iraniens, et qui se déroule actuellement dans les eaux sud-africaines ?Nos experts :- Delphine MINOUI - Grand reporter - Le Figaro - Dominique MOÏSI - Géopolitologue - Conseiller spécial de l'Institut Montaigne, ancien professeur à Harvard- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, autrice de Au cœur du chaos - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de Requiem pour le monde libre

C dans l'air l'invitée du 10 janvier 2026 avec Philippe Corbé, journaliste spécialiste des États-Unis, ancien correspondant, créateur de la newsletter "Zeitgeist" et auteur de "Armes de distraction massive".Alors que la semaine passée a été marquée par la capture spectaculaire de Nicolas Maduro, une séquence présentée comme un film de super-héros par Donald Trump, celui-ci a tout de même réussi à capter l'attention médiatique sur de nombreux autres sujets, à commencer par sa volonté affichée d'annexer le Groenland. Une illustration supplémentaire de son art de la sidération, de la diversion et de la saturation de l'espace informationnel qu'analyse Philippe Corbé dans son dernier ouvrage. Il revient sur les origines de cette méthode trumpiste, depuis les années 80.L'ancien correspondant à Washington nous expliquera également l'influence de son entourage, à commencer par celle de son fidèle conseiller Stephen Miller, mais aussi celle de son vice-président J.D. Vance, qui se dispute sa succession avec le secrétaire d'Etat Marco Rubio, lequel sort victorieux de l'opération au Venezuela.

C dans l'air du 10 janvier 2026 - Trump tout puissant... Jusqu'où ?Nos experts :- Philippe CORBÉ - Journaliste – « Zeitgeist » - Ancien correspondant aux Etats-Unis - Auteur de « Armes de distraction massive »- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis - Auteure de « « Requiem pour le monde libre »- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine - Auteure de « L'art de trumper »- Corentin SELLIN - Professeur d'Histoire en classe préparatoire, spécialiste des États-Unis - Chroniqueur - « Les Jours »

C dans l'air du 10 janvier 2026 - Trump tout puissant... Jusqu'où ?Existe-t-il encore une limite au pouvoir de Donald Trump ? Oui, mais une seule, selon le président des Etats-Unis, qui s'exprimait jeudi dans une interview au New York Times : "Ma propre morale. Mon esprit. C'est la seule chose qui peut m'arrêter." Jamais il n'était allé aussi loin dans les mots pour exprimer sa toute-puissance.Ses actes, en revanche, avaient déjà montré qu'il peut affirmer son autorité de façon très agressive. Le président des Etats-Unis a en effet fait capturer samedi dernier son homologue vénézuélien et son épouse. Il menace depuis de s'en prendre au Groenland, à la Colombie et à Cuba. "Je n'ai pas besoin du droit international", a-t-il expliqué au New York Times.Le locataire de la Maison-Blanche semble se moquer de tout et de tout le monde. Dans une séquence filmée, qui tourne en boucle sur les réseaux sociaux, le président américain a d'ailleurs mimé une haltérophile, pour critiquer la présence d'athlètes transgenres dans les compétitions. Il s'est ensuite lancé dans une imitation de sa propre femme, puis dans une autre, d'Emmanuel Macron.Entre grossièretés et coups de force spectaculaires, le chef de l'Etat prépare sa succession. Il ne pourra en effet pas se représenter à l'issue de son second mandat. Dans son camp, plusieurs candidats sont en lice. Donald Trump a déjà laissé entendre devant la presse que son vice-président, J.D. Vance, pourrait être son successeur en 2028. Mais les récents événements au Venezuela ont fait resurgir un autre prétendant potentiel : Marco Rubio. Longtemps présenté comme l'avenir du Parti républicain avant d'être balayé par Donald Trump en 2016, ce fils d'immigrés cubains a su renaître de ses cendres et devenir incontournable à la Maison-Blanche. Derrière ces piliers de l'administration américaine, un troisième homme prend chaque jour plus d'ampleur. Stephen Miller, devenu l'un des plus proches conseillers du président, émerge sur la scène médiatique comme l'idéologue en chef du trumpisme. Il joue un rôle central dans la définition des priorités politiques du chef de l'Etat.Stephen Miller est notamment le principal architecte de la ligne dure de l'exécutif américain sur l'immigration. Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, l'arsenal juridique anti-immigration s'est étoffé et le gouvernement mène une campagne d'expulsion massive de migrants.Jusqu'où ira Donald Trump ?Après Trump, qui gagnera la bataille de la succession du camp républicain?La politique anti-immigration peut-elle encore se durcir ?Nos experts :- Philippe CORBÉ - Journaliste – « Zeitgeist » - Ancien correspondant aux Etats-Unis - Auteur de « Armes de distraction massive »- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis - Auteure de « « Requiem pour le monde libre »- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine - Auteure de « L'art de trumper »- Corentin SELLIN - Professeur d'Histoire en classe préparatoire, spécialiste des États-Unis - Chroniqueur - « Les Jours »

C dans l'air du 8 janvier 2026 - Cargo russe: Trump défie Poutine - Après la mort d'une femme, abattue au volant de sa voiture lors d'une opération de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE) à Minneapolis, aux États-Unis, les méthodes de cette police fédérale sont au cœur des débats dans le pays. Donald Trump a défendu le policier, le jugeant en état de « légitime défense ». Ce que ne montrent pas les vidéos, selon des responsables politiques locaux. S'appuyant sur ces images qui circulent sur les réseaux sociaux et dans les médias, le maire de la ville a qualifié de « foutaises » les versions fédérales concernant la fusillade et a enjoint ICE à « foutre le camp ».Depuis la soirée, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées sur les lieux du drame et dans les grandes villes des États-Unis, en hommage à la victime, Renee Nicole Macklin Good, une Américaine de 37 ans, mère de trois enfants, et pour s'élever contre la politique anti-immigration menée par le locataire de la Maison-Blanche depuis son investiture, il y a près d'un an. Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a fait de la lutte contre l'immigration clandestine l'un des axes principaux de sa politique intérieure. Les agents de l'ICE ont été déployés dans de nombreuses villes, majoritairement démocrates — Chicago, Seattle, Minneapolis… — avec des moyens considérables. Une politique qui fracture la société américaine, tout comme les positions défendues par l'administration Trump sur la scène internationale, notamment au Venezuela.Parallèlement, en France, alors que le procès en appel de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires européens s'ouvre lundi, le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, a mis en garde ce matin contre une ingérence américaine dans ce procès. Donald Trump y voit une « chasse aux sorcières » et s'en prend aux juges. Une pression qui inquiète les magistrats français, alors qu'un juge français à la Cour pénale internationale, Nicolas Guillou, a été placé sous sanctions américaines depuis le 20 août dernier pour avoir « autorisé l'émission par la CPI de mandats d'arrêt contre le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et le ministre de la Défense, Yoav Gallant ». Le président du tribunal judiciaire de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, a aussi pris la parole pour dénoncer une « ingérence inacceptable », à la suite de révélations de la presse allemande. Selon le magazine allemand Der Spiegel, l'administration Trump envisagerait de sanctionner les trois magistrats qui ont condamné Marine Le Pen, le 31 mars 2025, à quatre ans de prison, dont deux fermes, et à cinq ans d'inéligibilité pour détournement de fonds publics. L'ambassade des États-Unis en France a démenti, ce jeudi matin.Nos experts :- NICOLE BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre- RICHARD WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste- ANNE DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Les juges contre l'Amérique- Vincent JOLLY - Grand Reporter - Le Figaro Magazine- Alain BAUER (Duplex aux Etats-Unis) - Professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers, auteur de DeclinocèneÉmission : C dans l'air - L'intégraleAnimé par:Caroline RouxProduit par : France Télévisions - Mediawan

C dans l'air du 9 janvier 2026 - Trump : après le Venezuela, l'Iran ?Le mouvement de contestation, qui a débuté fin décembre en Iran, se poursuit et s'étend à travers tout le pays. Jeudi, une foule compacte s'est rassemblée sur l'un des principaux axes du nord-ouest de Téhéran, au douzième jour d'une nouvelle vague de protestations contre le régime des mollahs, selon des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.Avant la coupure d'Internet intervenue jeudi dans tout le pays, des vidéos montrant d'importantes manifestations dans de nombreuses villes iraniennes ont pu être mises en ligne. On y voit des foules scandant des slogans tels que « Mort à [Ali] Khamenei », le Guide suprême iranien, et « C'est la dernière bataille, Pahlavi reviendra », en référence à la dynastie du même nom, renversée en 1979 par la révolution islamique, dans plusieurs villes du pays.Après s'être dit « à l'écoute » des protestataires aux premiers jours de la contestation, le régime iranien a basculé dans une répression violente à mesure que le mouvement s'amplifiait. Selon un bilan publié jeudi par l'IHR, une ONG établie en Norvège qui dispose d'un large réseau d'informateurs en Iran, au moins 45 manifestants, dont huit mineurs, ont été tués depuis le début de la mobilisation.Aux États-Unis, lors d'un entretien avec l'animateur radio conservateur Hugh Hewitt, Donald Trump a réitéré hier soir ses menaces contre l'Iran : « Je leur ai fait savoir que s'ils commençaient à tuer des gens, ce qu'ils ont tendance à faire pendant leurs émeutes — ils ont beaucoup d'émeutes —, s'ils le font, nous les frapperons très fort », a-t-il prévenu. Le Guide suprême iranien, de son côté, a averti ce vendredi que « l'arrogant » dirigeant américain serait « renversé » et a prévenu que son pays ne « reculerait pas » face à des manifestants qualifiés de « saboteurs » et de « vandales ».Alors, que va faire Donald Trump ? Après le Venezuela, les États-Unis pourraient-ils frapper l'Iran ? Quelques heures seulement avant la capture du leader vénézuélien — allié de l'Iran —, le président américain avait déjà averti Téhéran que le régime n'avait pas intérêt à tuer des manifestants, faute de quoi les États-Unis interviendraient.Depuis, le président Donald Trump, totalement désinhibé, multiplie les menaces à l'égard de Cuba, du Groenland — dépendance du Danemark, membre de l'OTAN — de la Colombie, du Mexique, et renforce sa mainmise sur le Venezuela. Ainsi, malgré les mises en garde de Moscou, Washington a saisi ces derniers jours plusieurs pétroliers accusés de contourner le blocus contre le Venezuela, dont un qui battait depuis peu pavillon russe. Au risque d'une escalade du conflit entre la Russie et l'Occident ?Le président américain a également annoncé hier que les États-Unis allaient mener des frappes « au sol » contre les cartels de la drogue mexicains, sans préciser exactement où.Nos experts :- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Lucas MENGET - Grand reporter, réalisateur du documentaire Des trains dans la guerre- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Armin AREFI (en Duplex) - Grand reporter spécialiste de l'Iran –Le PointÉmission : C dans l'air - L'intégraleAnimé par:Aurélie CasseProduit par : France Télévisions - Mediawan

C dans l'air l'invitée du 9 janvier 2026 avec Vanessa Perrée, procureur de la République anticriminalité organisée.Elle est à la tête du parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), entré en fonction le 5 janvier dernier et inspiré du Parquet national financier (PNF) et du Pnat (Parquet national antiterroriste). Composé de 16 magistrats – 30 à l'horizon septembre 2026 – il entend notamment répondre au fléau du narcotrafic en adaptant l'organisation judiciaire et la réponse pénale face à des réseaux criminels toujours plus puissants et organisés. Ce nouveau parquet hérite de 170 affaires en cours, dont l'évasion de Mohamed Amra et les principaux dossiers impliquant la DZ Mafia.En France, le marché des drogues illicites ne cesse de s'accroitre, avec 6,8 milliards d'euros en 2023, contre 2,3 milliards en 2010 d'après l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). Le cannabis et la cocaïne représentent près de 90% du chiffre d'affaires total.La cocaïne est deuxième drogue la plus consommée en France, après le cannabis. 9,4 % des adultes l'ont expérimenté en 2023 (5,6 % en 2017). Son prix a chuté à 66 euros le gramme, contre 70 euros en 2018, et 23,2 tonnes saisies en 2023 (1,8 dans les années 90).Le trafic de drogue et la criminalité organisée ont toutefois une dimension internationale, ce qui rend le démantèlement des réseaux d'autant plus complexe. Reste à savoir si le Pnaco, les outils dont il dispose et les moyens qui lui sont alloués seront à la hauteur des enjeux.

C dans l'air du 9 janvier 2026 - Trump : après le Venezuela, l'Iran ?Nos experts :- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Lucas MENGET - Grand reporter, réalisateur du documentaire Des trains dans la guerre - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales - Armin AREFI (en Duplex) - Grand reporter spécialiste de l'Iran –Le Point

C dans l'air l'invité du 8 janvier 2026 avec Hélène Romano, psychothérapeute, spécialiste de la prise en charge des traumatismes, auteure de « Accompagner le deuil en situation traumatique », publié aux éditions Dunod.L'incendie de Crans-Montana, survenu la nuit de la Saint-Sylvestre dans le bar Le Constellation, a fait 40 morts âgés de 14 à 39 ans, dont 9 Français, et 116 blessés. Le président Emmanuel Macron se rendra demain à la cérémonie d'hommage aux victimes en Suisse, où une journée de deuil national a été décrétée. Le président de la Confédération suisse, Guy Parmelin, a déclaré que cet accident était "une des pires tragédies que le pays ait connues". Hélène Romano, psychothérapeute spécialiste de la prise en charge des traumatismes, et auteure de « Accompagner le deuil en situation traumatique », aux éditions Dunod, est notre invitée. Elle reviendra avec nous sur le traumatisme généré par cet incendie, et sur la façon dont les victimes et leurs proches sont pris en charge. La circulation de vidéos du drame, les jeunes sous le choc, la culpabilité ressentie par les familles et par les survivants... Elle nous expliquera ces processus, et la façon dont on peut surmonter un tel drame.

C dans l'air du 8 janvier 2026 -Nos experts :- NICOLE BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre - RICHARD WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste- ANNE DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Les juges contre l'Amérique - Vincent JOLLY - Grand Reporter - Le Figaro Magazine- Alain BAUER (Duplex aux Etats-Unis) - Professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers, auteur de Declinocène

C dans l'air du 7 janvier 2026 - La neige et la pagaille... Pourquoi on ne sait plus prévoir ?Nos experts :- Eric BROCARDI - Porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France- Nicolas BERROD - Journaliste, chef adjoint du service santé et sciences au Parisien - Aujourd'hui en France- Chloé NABÉDIAN - Journaliste spécialiste des questions climatiques, vice-présidente de la Fondation pour la nature et l'homme, auteur de La nature entre sciences et mystères - Gilles DANSART - Journaliste et directeur du site d'informations Mobilettres, spécialiste des mobilités- Agnès RICARD-HIBON - Porte-parole de Samu Urgences de France, médecin urgentiste dans un Samu francilien

C dans l'air l'invité du 7 janvier 2026 avec Patrice Geoffron, professeur d'économie à Paris Dauphine, spécialiste de l'énergie, directeur du centre de géopolitique de l'énergie.Washington annonce cet après-midi la saisie d'un pétrolier sous sanctions dans les Caraïbes, peu après avoir intercepté un pétrolier battant pavillon russe dans l'Atlantique nord."Dans une opération au petit matin, le ministère de la Guerre (ministère de la Défense, NDLR), en coordination avec le ministère de la Sécurité intérieure, a saisi sans incident un pétrolier sans pavillon et sous sanctions", a écrit sur X le commandement militaire américain pour la région. Les États-Unis avaient annoncé fin décembre, avant de capturer le président Nicolas Maduro à Caracas, la mise en place d'un blocus naval autour du Venezuela contre des pétroliers prétendument sous sanctions. Ils en ont déjà saisi deux, soupçonnés par Washington de transporter du pétrole vénézuélien soumis à des sanctions.Ces actions sont dans la continuité de l'enlèvement, samedi dernier, par un commando des forces spéciales américaines, du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores à Caracas afin d'être jugés à New York pour des accusations de trafic de drogue. Ce matin, Donald Trump a annoncé sur son réseau social Truth social, que le Venezuela va livrer des dizaines de millions de barils de pétrole aux Etats-Unis. "Je suis ravi d'annoncer que les autorités par intérim du Venezuela vont remettre aux Etats-Unis entre 30 et 50 millions de barils de pétrole sous sanction et de haute qualité", a annoncé le président américain en précisant que "ce pétrole sera vendu au prix du marché", soit, selon les cours actuels, plus de 2 milliards de dollars. "L'argent sera contrôlé par moi, président des Etats-Unis, pour garantir qu'il soit utilisé au profit des peuples du Venezuela et des Etats-Unis", a-t-il assuré.Donald Trump a ouvertement admis convoiter les vastes ressources pétrolières du Venezuela, les premières réserves de brut prouvées de la planète. Patrice Geoffron, professeur d'économie à l'université Paris-Dauphine, et directeur du centre de géopolitique de l'énergie, analysera avec nous la situation au Venezuela. Donald Trump fait-il main basse sur le pétrole vénézuélien ? Ce pays renferme-t-il la plus grande réserve de pétrole brut au monde ? Les États-Unis pourraient-ils produire rapidement du pétrole originaire du Venezuela? À quel prix ? Et quelles conséquences pour le marché mondial de l'énergie ?

C dans l'air du 7 janvier 2026 - La neige et la pagaille... Pourquoi on ne sait plus prévoir ?La neige a fait son retour ce mercredi sur une grande partie du pays, provoquant d'importantes perturbations. Trente-huit départements étaient placés ce matin en vigilance orange « neige-verglas » par Météo-France, sur un large axe allant du Poitou-Charentes à la frontière belge, en passant par le Centre-Val de Loire et l'Île-de-France. Routes glissantes, accidents en chaîne, transports scolaires et en commun à l'arrêt, vols annulés, trafic ferroviaire perturbé : les flocons ont largement paralysé l'Hexagone, tout comme le froid.Depuis une dizaine de jours, les plans Grand Froid sont activés dans près de quarante départements. Dans ce contexte de températures glaciales, le débat sur la réquisition des logements vacants est relancé, alors qu'une « bombe météoroligique » est attendue dans la nuit de jeudi à vendredi dans le nord de la France.La gestion de l'épisode neigeux suscite également la polémique. Le verglas et les fortes chutes de neige ont causé la mort d'au moins cinq personnes sur les routes depuis lundi et entraîné une « grande pagaille » en Île-de-France, avec près de 1 000 kilomètres d'embouteillages cumulés et de nombreuses lignes de bus interrompues. Interrogé, le ministre des Transports a mis en cause Météo-France, estimant que l'établissement avait « un peu sous-estimé » l'ampleur de l'événement. « Seuls 3 centimètres de neige étaient attendus à Paris », a-t-il affirmé, alors que « 8 centimètres sont tombés en petite couronne et intramuros ».Pointé du doigt, Météo-France a rapidement réagi, rappelant que « l'épisode neigeux du lundi 5 janvier avait été annoncé dès samedi » et que son intensité avait été affinée progressivement, en raison de la complexité de ce type de prévisions. De son côté, le secrétaire général du syndicat Force ouvrière à Météo-France, Sébastien Delecray, reconnaît une légère sous-évaluation, tout en évoquant « une part de mauvaise foi » de la part du ministre. « Il a retenu la fourchette basse des prévisions et la fourchette haute des relevés ». Le représentant du personnel a également précisé que, malgré la baisse des effectifs et une automatisation accrue, les bulletins de vigilance sont écrits par des prévisionnistes bien humains.Cette controverse relance la question des moyens alloués à Météo-France. Un rapport sénatorial publié en 2021 pointait déjà une baisse continue des crédits et des effectifs : 600 postes supprimés en dix ans et une subvention de l'État en recul de 20 %. « Le nombre d'emplois a été réduit d'un quart et celui des antennes territoriales des deux tiers », alertait alors le sénateur Vincent Capo-Canellas.Alors, pourquoi une telle pagaille ? Qu'est-ce qu'une « bombe météorologique » ? Comment Météo France réalise-t-elle ses prévisions ? L'institution publique est-elle suffisamment armée pour affronter le réchauffement climatique et ses conséquences ? Quelle est la situation dans les hôpitaux ? Enfin où sont les préparatifs des JO d'hiver 2030 ? Pourquoi sont-ils autant critiqués ?Nos experts :- Eric BROCARDI - Porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France- Nicolas BERROD - Journaliste, chef adjoint du service santé et sciences au Parisien - Aujourd'hui en France- Chloé NABÉDIAN - Journaliste spécialiste des questions climatiques, vice-présidente de la Fondation pour la nature et l'homme, auteur de La nature entre sciences et mystères - Gilles DANSART - Journaliste et directeur du site d'informations Mobilettres, spécialiste des mobilités- Agnès RICARD-HIBON - Porte-parole de Samu Urgences de France, médecin urgentiste dans un Samu francilien

C dans l'air l'invité du 6 janvier 2026 avec Alain Duhamel, éditorialiste politique.PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/

C dans l'air du 6 janvier 2026 - Groenland : l'ultimatum de Trump Nos experts :- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à France Info TV- spécialiste des questions internationales- Isabelle LASSERRE - Journaliste au Figaro, autrice de Les fantômes de Munich - Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, autrice de Trump de A à Z - Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale - Université Catholique de Lille et auteur de Dans la forge du monde

C dans l'air du 6 janvier 2026 - Groenland : l'ultimatum de Trump Emmanuel Macron a reçu ce mardi son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, et les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, avant un nouveau sommet de la « Coalition des volontaires » pour l'Ukraine, réunissant 35 pays. Objectif : que les Américains et les Européens affichent leur « convergence » sur les garanties de sécurité.À l'Élysée, ce sommet est présenté comme l'aboutissement d'efforts diplomatiques engagés il y a près d'un an, après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, afin d'éviter un désengagement américain auprès de l'Ukraine. Mais après l'enlèvement spectaculaire du président vénézuélien Nicolás Maduro, tous les yeux des Européens sont également braqués sur le Groenland, territoire autonome du Danemark dont les réserves minières sont convoitées par Donald Trump.Dans l'avion qui le ramenait de Mar-a-Lago à Washington dimanche, le président américain a répété que les États-Unis ont « besoin du Groenland » pour leur sécurité nationale, et a même évoqué un calendrier : « Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… Parlons du Groenland dans vingt jours. »Cette revendication sur le Groenland, qui pouvait passer il y a un an pour une plaisanterie un peu lourde, est devenue très inquiétante. Signe de cette nervosité, la Première ministre danoise a souligné hier qu'il fallait prendre Trump au sérieux et a exhorté les États-Unis à « cesser leurs menaces contre un allié historique ». S'ils « choisissent d'attaquer militairement un autre pays de l'OTAN, alors tout s'arrête. Y compris notre OTAN, et donc la sécurité mise en place depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale », a prévenu Mette Frederiksen.Le Premier ministre du Groenland, Jens Frederik Nielsen, a indiqué qu'il allait « maintenant durcir le ton, car nous ne sommes pas satisfaits de la situation dans laquelle nous nous trouvons ». La France a, de son côté, réaffirmé sa solidarité avec le Danemark face aux menaces de Donald Trump, qui ne semble pas disposé à reculer sur le sujet, martelant que « nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et l'Union européenne a besoin que nous l'ayons, et elle le sait ».Mais cette offensive américaine s'inscrit dans un sillage plus large, porté notamment par Marco Rubio, cumulant les fonctions de secrétaire d'État américain et de conseiller à la sécurité nationale, présent depuis quatre jours sur tous les écrans, alors que le vice-président J. D. Vance est invisible. L'hispanophone est le grand promoteur de l'attaque américaine de ce week-end au Venezuela, pièce maîtresse à ses yeux pour faire tomber Cuba.Mais l'Amérique latine n'est pas le seul théâtre des interventions des États-Unis. L'administration Trump fait désormais de l'Europe un terrain de guerre idéologique, assumant notamment l'ingérence électorale, avec l'appui des géants de la tech, au profit de l'extrême droite.Alors, qu'est-ce que la « Coalition des volontaires », réunie ce mardi à Paris ? Pourquoi les États-Unis veulent-ils à tout prix le Groenland, et quelles pourraient être les conséquences pour l'Europe ? Qu'est-ce que la doctrine « Donroe » ? Jusqu'où ira Donald Trump ?Nos experts :- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à France Info TV- spécialiste des questions internationales- Isabelle LASSERRE - Journaliste au Figaro, autrice de Les fantômes de Munich - Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, autrice de Trump de A à Z - Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale - Université Catholique de Lille et auteur de Dans la forge du monde

C dans l'air l'invité du 5 janvier 2026 avec le général Pierre de Villiers, ancien Chef d'état-major des Armées. Il publie "Pour le succès des armes de la France", aux éditions Fayard.Le président déchu vénézuélien Nicolas Maduro est arrivé lundi pour comparaître devant un tribunal de New York, deux jours après avoir été enlevé à Caracas lors d'une opération militaire américaine choc qui ouvre la voie au projet de Washington de contrôler ce pays riche en pétrole. Détenu à Brooklyn depuis samedi soir, il doit répondre de quatre chefs d'accusation de trafic de drogue ainsi que de détention d'armes automatiques. Sommée de se conformer aux volontés de Washington, Delcy Rodriguez, nommée dirigeante vénézuélienne par intérim à l'issue de la spectaculaire opération menée samedi par les forces spéciales américaines, a affiché sa volonté de coopérer avec les Etats-Unis dans le cadre de relations "équilibrées et respectueuses (...) fondées sur l'égalité souveraine et la non-ingérence". Celle qui était la vice-présidente de Nicolas Maduro montre ainsi un premier signe d'ouverture envers Donald Trump qui ne cache pas ses intentions de diriger la transition ni ses ambitions pour les immenses ressources pétrolières vénézuéliennes."La France se prépare pour un monde durci", a affirmé Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, hier sur France 2. Cette onde de choc suscitée par l'intervention américaine au Venezuela préfigure-t-elle un nouveau monde basé uniquement sur les rapports de force ? La France, et l'Europe, sont-elles préparées ? Le général Pierre de Villiers, qui avait démissionné en 2017en raison de réserves sur les économies réclamées aux armées, est notre invité. "Je considère ne plus être en mesure d'assurer la pérennité du modèle d'armée auquel je crois pour garantir la protection de la France", avait-il écrit à l'époque. Comment voit-il, aujourd'hui, la mise en place d'un service militaire volontaire, annoncée par Emmanuel Macron, et dont la campagne de recrutement débute le 12 janvier ?

C dans l'air du 5 janvier 2026 - Trump capture Maduro et sidère le monde...Nos experts :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France - Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales- Général Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace, ancien pilote de chasse- Philippe GÉLIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro- Alice CAMPAIGNOLLE ( en duplex de Caracas) - Journaliste correspondante au Venezuela – “Radio France”, “France 24”

C dans l'air du 5 janvier 2026 - Trump capture Maduro et sidère le monde...C'est une opération spectaculaire, préparée depuis de long mois par Washington, qui sidère le monde. Nicolás Maduro a été capturé à Caracas lors d'une opération militaire américaine d'envergure, menée dans la nuit de vendredi à samedi. Le président vénézuélien a ensuite été transféré à New York, où il est incarcéré dans l'attente de son jugement pour des faits qualifiés de « narcoterrorisme ». Il doit comparaître pour la première fois devant un juge ce lundi 5 janvier, à partir de midi, heure locale (18 h, heure de Paris). Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit dans la journée pour débattre de la légalité de la capture du président déchu par les États-Unis. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, estimait samedi que l'opération américaine créait "un dangereux précédent".Au Venezuela, la Cour suprême a ordonné à la vice-présidente Delcy Rodríguez d'assurer l'intérim. L'armée lui a apporté son soutien, mais la situation reste extrêmement tendue. Donald Trump a directement menacé Delcy Rodríguez de subir le même sort que Nicolás Maduro si elle ne faisait pas, « ce qu'il faut ». Dimanche, le président américain a affirmé : « Nous sommes aux commandes ».Mais le Venezuela n'est pas le seul pays dans le viseur de la Maison-Blanche. Donald Trump a multiplié les déclarations offensives. Il estime que Cuba est « prêt à tomber », faute de pétrole vénézuélien. Il a aussi visé la Colombie, qualifiée de « pays malade dirigé par un homme dangereux », et menacé l'Iran de frappes « très dures ».Surtout, Donald Trump a relancé un dossier explosif : le Groenland. « Nous avons besoin du Groenland. C'est une question de sécurité nationale », a-t-il martelé à bord d'Air Force One. Selon lui, le Groenland serait désormais encerclé par des navires russes et chinois, et le Danemark serait incapable d'en assurer la sécurité. Le président américain évoque même un calendrier : « Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… Parlons du Groenland dans vingt jours ».Ces déclarations font suite à un message publié samedi soir sur le réseau X par Katie Miller, ancienne conseillère de Donald Trump et épouse de Stephen Miller. On y voit une carte du Groenland recouverte du drapeau américain, accompagnée d'un seul mot : « SOON », « bientôt ».Les réactions n'ont pas tardé. « Ça suffit maintenant », a répondu le Premier ministre groenlandais sur Facebook. Il dénonce pressions, sous-entendus et fantasmes d'annexion, tout en se disant ouvert au dialogue, à condition qu'il respecte le droit international. Même fermeté du côté de Copenhague. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, juge « absurde » l'idée d'un contrôle américain du Groenland et appelle Washington à cesser ses menaces contre un allié historique.Alors, que faut-il comprendre de cette séquence diplomatique et militaire ? Que va-t-il se passer maintenant ? Jusqu'où ira Donald Trump ? Enfin que sait-on de l'opération américaine au Venezuela ? Et qui est Nicolás Maduro, l'homme au cœur de cette crise internationale ?Nos experts :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France - Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales- Général Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace, ancien pilote de chasse- Philippe GÉLIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro- Alice CAMPAIGNOLLE ( en duplex de Caracas) - Journaliste correspondante au Venezuela – “Radio France”, “France 24”

C dans l'air l'invitée du 3 janvier 2026 avec Richard Werly, éditorialiste international au quotidien suisse Blick et auteur de Cette Amérique qui nous déteste (Éditions Nevicata).Présentation Salhia BrakhliaLes frappes de cette nuit à Caracas illustrent la manière dont les États-Unis projettent leur puissance dans le monde. Cette démonstration de force militaire interroge moins le seul dossier latino-américain que l'évolution globale de la politique étrangère américaine sous Donald Trump. Dans le sillage du président, une partie de l'opinion publique américaine se détourne brutalement de ses alliés européens historiques, jusqu'à la détestation.Pour comprendre la nouvelle vision du monde trumpiste, Richard Werly a parcouru pendant plusieurs mois une quinzaine d'États américains en camping-car. Son constat est sans appel : l'Amérique MAGA est convaincue que l'Europe est faible, dépendante, et destinée à être traitée comme une vassale. Une vision partagée aussi bien par les électeurs rencontrés de Mar-a-Lago à Chicago que par l'administration Trump.Quels sont les ressorts idéologiques de cette défiance assumée ? Les Européens prennent-ils la mesure du mépris qui s'est installé chez une partie de l'opinion publique américaine à leur égard ?

C dans l'air du 3 janvier 2026 - Enlèvement du président vénézuélien : le dernier coup de TrumpPrésentation Salhia BrakhliaNos experts :- Anthony Bellanger - Éditorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales- Anne Toulouse - Journaliste franco-américaine, auteure de « L'art de Trumper »- Lauric Henneton - Spécialiste des États-Unis, maître de conférences à l'Université Versailles-Saint Quentin- Anne Deysine - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Les juges contre l'Amérique » - Yoletty Bracho - Chercheuse vénézuélienne, maîtresse de conférences en science politique à l'Université d'Avignon (en duplex)

C dans l'air du 3 janvier 2026 - Enlèvement du président vénézuélien : le dernier coup de TrumpPrésentation Salhia BrakhliaLe Venezuela sous le choc. De fortes explosions ont touché la capitale Caracas très tôt ce matin. Le pays dénonce dans un communiqué "la très grave agression militaire" des États-Unis. Le président américain, Donald Trump, qui a fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes, avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et avait même affirmé que les jours du président du pays, Nicolás Maduro, étaient "comptés".Dans une publication sur son réseau social Truth, le locataire de la Maison-Blanche a assuré après l'opération que Nicolás Maduro avait été "capturé avec son épouse et expulsé du pays". La procureure générale des États-Unis, Pam Bondi, a affirmé quelques heures plus tard que le couple présidentiel vénézuélien avait été inculpé dans le district sud de New York, suite à leur exfiltration. Les époux devront répondre d'accusations liées au trafic de drogue et au "narcoterrorisme".La lutte contre le narcotrafic est en effet le prétexte donné par l'administration Trump pour justifier les opérations militaires en cours depuis plusieurs semaines contre le Venezuela et la capture, ce matin, du chef de l'Etat.Le gouvernement vénézuélien affirme quant à lui que l'objectif réel des États-Unis est "de s'emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais". Le pays dispose en effet des plus grandes réserves d'or noir de la planète. Au-delà des ressources, c'est le régime même du Venezuela que l'administration Trump semble cibler.Comment les Etats-Unis ont-ils pu réaliser une telle opération ?Que va-t-il advenir du président du Venezuela Nicolás Maduro, désormais capturé par les Etats-Unis ?Cette opération militaire américaine signe-t-elle la fin du droit international ?Après la capture de Nicolás Maduro, son régime peut-il survivre au Venezuela ?Nos experts :- Anthony Bellanger - Éditorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales- Anne Toulouse - Journaliste franco-américaine, auteure de « L'art de Trumper »- Lauric Henneton - Spécialiste des États-Unis, maître de conférences à l'Université Versailles-Saint Quentin- Anne Deysine - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Les juges contre l'Amérique » - Yoletty Bracho - Chercheuse vénézuélienne, maîtresse de conférences en science politique à l'Université d'Avignon (en duplex)

C dans l'air l'invitée du 2 janvier 2026 avec Mariam Pirzadeh, journaliste à France 24, ancienne correspondante à Téhéran.Présentation de Salhia BrakhliaDes affrontements localisés entre manifestants et forces de l'ordre ont fait six morts jeudi dans l'ouest de l'Iran, selon des médias locaux, les premiers depuis le début dimanche d'une mobilisation initialement liée à la vie chère, qui s'est depuis élargie à des revendications politiques. Le mouvement de contestation est parti de Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l'hyperinflation et le marasme économique, avant de gagner des universités et de s'étendre à une partie du pays. Le taux d'inflation était en décembre de 52% sur un an, selon des statistiques officielles.Le président américain, Donald Trump, a affirmé vendredi que les Etats-Unis étaient "prêts" à intervenir si des manifestants étaient tués en Iran, provoquant une mise en garde de Téhéran contre un risque de "déstabilisation" de la région. "Si l'Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue violemment, comme à son habitude, les Etats-Unis d'Amérique viendront à leur secours", a déclaré vendredi Donald Trump sur son réseau Truth Social. "Nous sommes prêts, armés et parés à intervenir", a-t-il ajouté. Un conseiller du guide suprême iranien, Ali Larijani, a mis en garde Donald Trump contre un risque de "déstabilisation" du Moyen-Orient. "Trump devrait savoir que toute ingérence américaine dans cette affaire interne équivaudrait à déstabiliser toute la région et à nuire aux intérêts américains", a-t-il réagi aujourd'hui sur le réseau social X.Le procureur du district central de la province du Lorestan, dans l'ouest, Ali Hassanvand, a prévenu vendredi que "toute participation à des rassemblements illégaux et toute action visant à troubler l'ordre public" constituaient "des crimes" qui seraient traités "avec la plus grande fermeté par la justice". Il a insisté sur la nécessité de distinguer les manifestants défendant les moyens de subsistance et des émeutiers. "Nul ne peut commettre d'actes illégaux ni menacer la sécurité des personnes sous prétexte de problèmes économiques ou sociaux", a-t-il dit. Trente personnes accusées de "troubles à l'ordre public" ont été arrêtées à Téhéran, a indiqué jeudi soir l'agence Tasnim.Ces protestations sont-elles le signe d'un pouvoir affaibli, sous pression internationale en raison de son programme nucléaire ? Comment va réagir le régime en cas d'intensification des protestations ?

C dans l'air du 2 janvier 2026 - IA : demain tous chômeurs ?Présentation de Salhia BrakhliaNos experts :- Nicolas Bouzou - Économiste – Directeur fondateur du cabinet Astérès - Chroniqueur à L'Express- Emmanuel Duteil - Directeur de la rédaction – L'Usine Nouvelle- Isabelle Ryl - Vice-présidente Intelligence artificielle - Université Paris Sciences & Lettres (PSL)- Guillaume Grallet - Journaliste – Le Point - Auteur de « Voyage aux frontières de l'intelligence artificielle »

C dans l'air du 2 janvier 2026 - IA : demain tous chômeurs ?Présentation de Salhia BrakhliaL'intelligence artificielle (IA) prend de plus en plus de place dans nos vies. Elle commence même à remplacer certains emplois et suscite de ce fait une inquiétude grandissante. Aux Etats-Unis, la mutation a déjà commencé. Dans le secteur du conseil, le géant Accenture a annoncé pas moins de 12 000 licenciements. L'ampleur de ce plan social est inédite dans ce domaine d'activité et traduit une certitude : l'adaptation à l'IA n'est plus une option. Un signal fort dans un secteur historiquement fondé sur le capital humain.Dans le secteur bancaire européen, ce sont de plus de 200 000 emplois qui pourraient être supprimés d'ici à 2030, selon une étude de la banque Morgan Stanley relayée par le Financial Times. Ces perspectives posent question quant à la façon dont le marché du travail va être façonné dans le futur. Malgré les craintes d'une menace pour l'emploi, des analyses soulignent que l'IA n'élimine pas les postes mais transforme les missions, en concentrant l'effort humain sur les tâches complexes et stratégiques. Si l'IA automatise déjà une grande partie des tâches répétitives, l'humain demeure en effet un atout dans de nombreux domaines, comme les relations commerciales.Les États-Unis, qui se déjà sont emparés de ce marché, cherchent à accroitre leur avance. Dans cette optique, le président Donald Trump a lancé il y a un an le projet Stargate. Chiffré à 500 milliards de dollars, il est destiné à bâtir les centres de données géants de la future génération d'IA. Le programme est élaboré par OpenAI, la firme qui a lancé ChatGPT, la société d'investissement japonaise SoftBank et le géant du numérique Oracle. Les poids lourds mondiaux du numérique comme Amazon, Microsoft ou encore Facebook devraient profiter des retombées. Pour l'heure, leur capitalisation boursière atteint des sommets... Et commence à préoccuper les investisseurs et les autorités financières. Ces derniers craignent qu'il s'agisse d'une bulle et que tout s'effondre comme un château de cartes.La rupture technologique introduite par l'IA a des répercussions dans le domaine militaire, ce qui constitue enjeu majeur. Quelles places occuperont par exemple les robots et les drones sur le champ de bataille ? La question se pose déjà. Le 1er mai 2024, la France a ainsi annoncé la création de l'Agence ministérielle de l'intelligence artificielle de défense (AMIAD), rattachée directement au ministre des Armées. Bertrand Rondepierre dirige cette structure pensée pour doter la défense française de capacités souveraines en IA. Une équipe de C dans l'air l'a rencontré.L'IA va-t-elle nous priver de dizaines, voire de centaines de milliers d'emplois dans un proche avenir ?Une bulle financière est-elle en train de se former dans le secteur de l'IA ?Comment l'IA va-t-elle modifier le visage des guerres à venir ?Nos experts :- Nicolas Bouzou - Économiste – Directeur fondateur du cabinet Astérès - Chroniqueur à L'Express- Emmanuel Duteil - Directeur de la rédaction – L'Usine Nouvelle- Isabelle Ryl - Vice-présidente Intelligence artificielle - Université Paris Sciences & Lettres (PSL)- Guillaume Grallet - Journaliste – Le Point - Auteur de « Voyage aux frontières de l'intelligence artificielle »

C dans l'air l'invitée du 1er janvier 2026 avec Faïza Bossy, médecin et nutritionniste.Présentation: Salhia BrakhliaL'épidémie de grippe poursuit sa progression en France, touchant tous les âges, avec un niveau d'intensité qui augmente à l'hôpital, alors qu'il demeure "modéré" en ville, a annoncé hier Santé publique France. Lors de la semaine achevée le 28 décembre, la grippe a progressé "dans l'ensemble des régions, toutes en épidémie", sauf La Réunion, a précisé l'agence sanitaire dans son point hebdomadaire. Cette aggravation de l'épidémie a entraîné une activité "d'intensité élevée" à l'hôpital avec 18.552 passages aux urgences, notamment pour prendre en charge des enfants de moins de 15 ans et des personnes de plus de 65 ans. La grippe a été à l'origine de 3.606 hospitalisations. Dans ce contexte de circulation du virus, et alors que l'épidémie de bronchiolite est elle aussi sévère, le Dr. Faïza Bossy nous donnera ses conseils de prévention, pour se prémunir des infections hivernales.A lendemain des fêtes, et alors que vient le temps des bonnes résolutions, elle nous expliquera aussi comment prendre soin de sa santé, et éliminer les excès. Quels sont les effets d'une alimentation trop riche, mais aussi d'une consommation excessive d'alcool ? Alors qu'en ce 1er janvier débute le désormais traditionnel "dry january" - un mois sans consommation d'alcool -, Faïza Bossy nous expliquera quels sont les bienfaits d'une telle démarche, et pourquoi il est bénéfique de se pencher sur sa propre consommation d'alcool.