Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux. Retrouvez C dans l’air en replay sur france.tv : http://bit.ly/c-dans-l-air-podcast
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C dans l'air l'invité du 23 juin 2026 avec le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU et auteur de « Ce qui nous attend », aux éditions Robert Laffont. Donald Trump a affirmé mardi que l'Iran a "pleinement accepté" le retour d'inspecteurs nucléaires dans le pays, alors que des discussions techniques se poursuivent en Suisse, dans le cadre des pourparlers en cours entre l'Iran et les Etats-Unis. Une affirmation contredite par l'Iran, qui a indiqué ce matin ne pas avoir l'intention de permettre à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'inspecter ses principaux sites nucléaires bombardés par Israël et les Etats-Unis. L'étendue exacte des dégâts reste inconnue et Téhéran invoque des questions de sécurité pour refuser l'accès à ces installations. Le doute persiste depuis sur l'état des stocks d'uranium hautement enrichi de la République islamique, un point de contentieux avec Washington. Le vice-président américain JD Vance, à la tête de l'équipe américaine lors des pourparlers avec l'Iran en Suisse, avait déjà affirmé lundi que Téhéran avait "accepté d'inviter à nouveau les inspecteurs" de l'instance onusienne. Les négociations vont-elles aboutir dans les 60 jours, temps imparti pour aboutir à un accord définitif ? C'est dans ce contexte que le chef d'Etat-major des armées, le général Fabien Mandon, a déclaré lors d'une conférence à la Sorbonne qu'"aujourd'hui, l'Iran a des missiles capables d'atteindre le territoire français". Que signifie cette déclaration ? L'Iran est-elle une menace militaire pour la France.

C dans l'air du 23 juin 2026 - Les Français dans le piège de la caniculeNos experts :- Christophe Barbier - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction à Franc-Tireur- Nicolas Berrod - Journaliste, chef adjoint du service santé sciences au « Parisien - Aujourd'hui en France, auteur de Urgence vitale : pourquoi l'hôpital public craque, une enquête publiée chez Flammarion- Éric Brocardi - Porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France- Faïza Bossy - Médecin généraliste à Paris

C dans l'air du 23 juin 2026 - Les Français dans le piège de la caniculeLa France en surchauffe et toujours plus à cran, après une nuit suffocante et une canicule qui s'étend. Tout l'Hexagone est désormais en vigilance, et celle-ci est rouge dans 54 départements, de la Seine-Maritime aux Pyrénées-Atlantiques en passant par la Bretagne, le centre du pays et l'Île-de-France. Au total, plus de 90 % de la population française est exposée à des chaleurs extrêmes et exceptionnelles. Les réseaux de transport comme les hôpitaux sont déjà sous tension, et une nouvelle cellule de crise a été convoquée aujourd'hui, alors que les décès se multiplient.Quarante personnes sont mortes en France par noyade depuis le 18 juin, a annoncé le Premier ministre. Sébastien Lecornu a évoqué un « triste fléau des noyades », qui concerne « essentiellement des jeunes ». « Face à la forte sollicitation des services d'urgence et des Samu liée à la vague de chaleur », le Premier ministre a par ailleurs activé le plan ORSAN de niveau 2, destiné à renforcer le système de santé. Cela permettra notamment de « renforcer les capacités de régulation médicale » et de « mobiliser les personnels nécessaires au fonctionnement de l'hôpital », a expliqué le chef du gouvernement sur X.Impact sur les cultures et sur les animaux, risque d'incendie, pénibilité du travail : le monde agricole est également loin d'être épargné par l'épisode caniculaire. Face à une situation qui se prolonge, Annie Genevard a annoncé ce mardi de premières mesures pour limiter les conséquences de ces températures anormalement élevées sur l'activité agricole, qui font craindre un « effet sèche-cheveux ». Ce phénomène résulte de la conjonction rarissime de températures supérieures à 42 °C, de vents dépassant 30 km/h et d'un taux d'humidité inférieur à 20 %. Une combinaison particulièrement dramatique pour les cultures d'été (maïs, tournesol, sorgho et soja).Pendant que les températures augmentent et que les records tombent les uns après les autres, le débat politique s'électrise, et les responsables politiques multiplient les références à l'Espagne. Horaires de travail décalés, journée continue à partir du mois de juin pour terminer à 15 h, congés climatiques, fermeture des terrasses des bars et restaurants lorsqu'elles ne disposent pas d'une ombre suffisante en cas de chaleur extrême, refuges climatisés dans les villes, brumisateurs installés dans les rues… De l'autre côté des Pyrénées, l'adaptation au réchauffement climatique est engagée depuis plusieurs décennies.Alors, quelle réponse politique face au réchauffement climatique ? Où en est la France dans son adaptation ? Le pays devrait-il prendre exemple sur l'Espagne ? Nos experts :- Christophe Barbier - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction à Franc-Tireur- Nicolas Berrod - Journaliste, chef adjoint du service santé sciences au « Parisien - Aujourd'hui en France, auteur de Urgence vitale : pourquoi l'hôpital public craque, une enquête publiée chez Flammarion- Éric Brocardi - Porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France- Faïza Bossy - Médecin généraliste à Paris

C dans l'air l'invité du 22 juin 2026 avec Éric Fottorino, journaliste, écrivain, co-fondateur et directeur de l'hebdomadaire Le 1. Il propose cette semaine un numéro spécial intitulé "Marc Bloch au Panthéon, cette France qui résiste". Marc Bloch va rejoindre demain le Panthéon après une vie d'engagement dans la défense de la République et dans la Résistance avant de mourir sous les balles des Nazis. Mort en 1944 à l'âge de 57 ans, Marc Bloch est le premier historien à entrer au Panthéon, où il va demeurer aux côtés d'illustres résistants comme Jean Moulin et Missak Manouchian. Il y sera admis, avec son épouse Simonne Vidal, "pour son œuvre, son enseignement et son courage", a déclaré le président de la République Emmanuel Macron. Après l'armistice de 1940, Marc Bloch a écrit un ouvrage sans concession, "L'Etrange défaite", qui sera publié à titre posthume après la guerre, dans lequel il revient sur "le plus atroce effondrement de notre histoire". Depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron, il s'agit de la 6e cérémonie de panthéonisation, après Simone et Antoine Veil, Maurice Genevoix, Joséphine Baker, Mélinée et Missak Manouchian, et Robert Badinter l'an dernier.Eric Fottorino, journaliste, écrivain, co-fondateur et directeur de l'hebdomadaire Le 1.Il propose cette semaine un numéro spécial intitulé « Marc Bloch au Panthéon, cette France qui résiste ».

C dans l'air du 22 juin 2026 - Canicule : les premiers morts... et la crainte d'une crise sanitaireNos experts :- PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris Panthéon Sorbonne et auteur de « L'horizon des possibles »- NICOLAS BERROD - Journaliste, chef adjoint du service Santé Sciences - Le Parisien - Aujourd'hui en France - AUDREY GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société- Dr GÉRALD KIERZEK - Médecin urgentiste, directeur médical - Doctissimo- MARIE GIFFARD ( en duplex de Madrid) - Correspondante de l'AFP à Madrid

C dans l'air du 22 juin 2026 - Canicule : les premiers morts... et la crainte d'une crise sanitaireLa France suffoque au début d'une semaine de canicule historique. Quatre-vingt-neuf départements sont placés en vigilance, dont 49 en rouge aujourd'hui, particulièrement dans l'Ouest. Le gouvernement a réuni une nouvelle cellule de crise pour faire face aux fortes chaleurs : 9 Français sur 10 sont concernés par une vigilance et 35 millions de Français par une vigilance rouge. Dix personnes sont mortes noyées hier, a fait savoir la Sécurité civile. La canicule provoque un bond de « 30 % à 40 % » du nombre d'appels au 15 et de « 10 % à 20 % » des passages aux urgences qui, pour l'instant, « tiennent », a indiqué ce lundi un représentant des urgentistes, craignant une aggravation dans les prochains jours.Pendant que les températures augmentent et persistent autour des 40 °C, le thermomètre politique s'affole lui aussi. Accusé d'impréparation lors du précédent épisode caniculaire historique de la fin mai, le gouvernement multiplie depuis les prises de parole et les mesures d'urgence, comme l'interdiction de consommer de l'alcool sur la voie publique lors de la Fête de la musique dans les 35 départements placés en vigilance rouge. Mais la France apparaît globalement structurellement mal préparée à ces canicules intenses, durables et appelées à se répéter. Une chute dénoncée par Marine Tondelier, la patronne des Écologistes, qui déplore un budget « divisé par quatre en deux ans » et un plan d'adaptation « très en retard et très loin d'être financé ». Son parti a lancé une pétition pour réclamer la mise en place d'un congé climatique de cinq jours maximum par an afin de protéger notamment les travailleurs particulièrement exposés à la canicule. Cette proposition s'inspire du modèle espagnol qui, en novembre 2024, a adopté le principe d'un congé payé de quatre jours pour éviter les déplacements en cas d'alerte météorologique. Marine Tondelier a également estimé que la climatisation ne devait être « ni un tabou ni une réponse à tout », en réponse à la volonté de Marine Le Pen de mettre en place un « plan massif » de climatisation.Le pays n'est pas prêt à affronter l'avenir climatique, c'est ce que disent également une majorité de scientifiques. Mais ces derniers, ainsi que les météorologues, sont de plus en plus la cible de critiques, d'attaques et de menaces sur les réseaux sociaux. Ainsi, dans une publication postée le dimanche 15 juin sur X, le présentateur météo Guillaume Séchet mettait en garde contre les risques de canicule en France durant cette semaine de fortes chaleurs. Ciblé par des comptes climatosceptiques, il a finalement été contraint de supprimer sa publication. « Les gens m'ont accusé de catastrophisme, m'ont traité de nazi et d'autres termes violents. C'est allé très loin », a-t-il raconté au journal Le Parisien.Alors, comment vit-on dans un pays à 40 degrés ? Nos experts :- PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris Panthéon Sorbonne et auteur de « L'horizon des possibles »- NICOLAS BERROD - Journaliste, chef adjoint du service Santé Sciences - Le Parisien - Aujourd'hui en France - AUDREY GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société- Dr GÉRALD KIERZEK - Médecin urgentiste, directeur médical - Doctissimo- MARIE GIFFARD ( en duplex de Madrid) - Correspondante de l'AFP à Madrid

C dans l'air l'invité du 20 juin 2026 avec David Rigoulet-Roze, chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique (IFAS), chercheur associé à l'EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques.Face aux bombardements israéliens menés dans le sud du Liban depuis l'annonce, vendredi, du cessez-le-feu, le régime iranien a annoncé ce samedi la fermeture du détroit d'Ormuz. La délégation iranienne avait initialement souligné qu'elle ne se rendrait pas en Suisse pour des pourparlers tant que les frappes israéliennes au Liban ne cesseraient pas.Alors que Donald Trump et l'Iran avaient signé mercredi un protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, le ministère iranien des Affaires étrangères a prévenu ce samedi les États-Unis que ce protocole serait «en danger» si les termes du contrat n'étaient pas appliqués rapidement. La paix est-elle déjà terminée ?

C dans l'air du 20 juin 2026 - Canicule historique : faut-il maintenir la Fête de la musique ?Nos experts :- Nicolas Berrod - Journaliste – Chef adjoint du service Santé Sciences – "Le Parisien – Aujourd'hui en France"- Frédéric Denhez – Journaliste – Spécialiste des questions environnementales – "Marianne"- Christine Pena – journaliste météo à France Info- DR Agnès Ricard-Hibon – Présidente honoraire de la Société Française de Médecine d'Urgence – Porte-parole de Samu-Urgences de France- Karine de La Rouère – Diététicienne (en duplex)

C dans l'air du 20 juin 2026 - Canicule historique : faut-il maintenir la Fête de la musique ?Alors que l'été n'a pas encore commencé, la France fait déjà face à la deuxième vague de chaleur de l'année. Cette canicule fait suffoquer les habitants et pose question à la veille de la traditionnelle Fête de la musique. Est-il en effet raisonnable de maintenir l'événement face aux risques pour la santé ?Le ministre de l'intérieur Laurent Nuñez a assuré hier qu'il n'y aurait pas de remise en cause générale des festivités prévues. "Je crois qu'il faut se garder d'une vision trop globale", a de son côté déclaré aujourd'hui la ministre de la Culture Catherine Pégard. Alors que Météo France place dimanche 35 départements en vigilance rouge et 45 en vigilance orange, Catherine Pégard appelle cependant à "une extrême vigilance". Le gouvernement laisse pour l'heure aux préfectures et aux municipalités la décision de maintenir ou pas les festivités prévues demain. Plusieurs municipalités ont d'ores et déjà annoncé l'annulation d'événements.Face à cette canicule, les agriculteurs, en première ligne, sont très inquiets et contraints de s'adapter. Plusieurs préfectures ont pris hier des arrêtés exceptionnels visant à "adapter certaines activités aux conditions météorologiques actuelles, à préserver la santé des travailleurs et des habitants, ainsi qu'à prévenir les risques d'incendie". En Charente-Maritime, les professionnels peuvent ainsi déroger à l'arrêté sur le bruit en travaillant aux heures les plus fraîches de la journée, c'est-à-dire dès 6 heures le matin ou jusqu'à 20 heures le soir. L'objectif est de limiter au maximum l'exposition des travailleurs aux fortes températures.A la faveur de ces conditions météorologiques exceptionnelles, le moustique tigre, désormais bien implanté dans l'hexagone, fait figure de menace. Les autorités sanitaires appellent à la vigilance face aux risques de maladies, en limitant les eaux stagnantes dans les espaces extérieurs. Les ARS craignent une augmentation des foyers de chikungunya. Des actions de prévention et de surveillance avaient déjà été lancées dès le début du mois de mai, lors de la première vague de chaleur.Faut-il annuler la Fête de la musique en raison des risques pour la santé liés aux fortes chaleurs ? Comment les agriculteurs s'adaptent-ils à la canicule ? Comment se prémunir du moustique tigre, de retour à la faveur des conditions météorologiques actuelles ? Nos experts :- Nicolas Berrod - Journaliste – Chef adjoint du service Santé Sciences – "Le Parisien – Aujourd'hui en France"- Frédéric Denhez – Journaliste – Spécialiste des questions environnementales – "Marianne"- Christine Pena – journaliste météo à France Info- DR Agnès Ricard-Hibon – Présidente honoraire de la Société Française de Médecine d'Urgence – Porte-parole de Samu-Urgences de France- Karine de La Rouère – Diététicienne (en duplex)

C dans l'air l'invité du 19 juin 2026 avec Philippe Maurice, le dernier condamné à mort par la justice française en 1980, gracié par François Mitterrand un an plus tard.Devenu historien, Philippe Maurice s'exprimera à l'occasion du 9e Congrès mondial contre la peine de mort, qui se tiendra à Paris du 30 juin au 2 juillet 2026. C'est la deuxième fois en vingt-cinq ans qu'il a lieu à Paris, alors que, ces derniers jours, certains responsables politiques ont relancé le débat sur la peine capitale à la suite du meurtre de la petite Lyhanna.

C dans l'air du 19 juin 2026 - Le livre qui fait trembler la Maison-BlancheNos experts :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteur de Requiem pour le monde libre - Alain BAUER - Professeur émérite au Cnam, auteur de La vérité sur le système Epstein - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Ben BARNIER - Journaliste France Info TV – ancien correspondant aux Etats-Unis- Frédérique SCHILLO (en Duplex d'Israël) - Historienne- spécialiste d'Israël

C dans l'air du 19 juin 2026 - Le livre qui fait trembler la Maison-BlancheDes négociations reportées avant même de s'ouvrir en Suisse et un vice-président américain qui annule sa venue à Genève. Alors que la situation est toujours explosive au Liban et que les critiques pleuvent en Europe comme outre-Atlantique sur le « deal » négocié par Donald Trump avec l'Iran, le président des États-Unis continue de présenter le protocole d'accord signé avec le régime iranien comme une victoire et revendique même un pouvoir « sans limites ».Interrogé par le média américain Axios sur ce que ce conflit dit de son pouvoir, il a ainsi répondu : « Il n'a pas de limites. » Une phrase qui rappelle son « I am the boss! » prononcé mercredi lors de son entrée, avec une heure de retard, dans une salle de réunion du G7 à Évian. Depuis, la séquence a été publiée sur le compte de la Maison-Blanche, alors que journaux, analystes et experts se déchaînent contre la stratégie américaine et le bilan de la guerre en Iran. « Capitulation », « erreur colossale », « crépuscule d'une grande puissance »… Même dans le camp Trump, l'accord est loin de faire l'unanimité. Face aux critiques, le président américain a reconnu avoir négocié cet accord pour éviter que la guerre ne dégénère en crise économique mondiale, alimentant une inflation déjà record aux États-Unis. La hausse des prix, tirée par la flambée des cours du pétrole, s'est littéralement emballée en mai : + 4,2 % sur un an, soit son plus haut niveau mensuel depuis mai 2023. Résultat : la cote de popularité du président des États-Unis auprès de la génération Y, l'un des blocs électoraux les plus importants du pays, a chuté à son niveau le plus bas jamais enregistré dans de récents sondages réalisés par YouGov et The Economist.L'affaire Epstein revient hanter la Maison-Blanche. Après les dernières révélations du New York Times décrivant une véritable panique dans la Situation Room autour des conséquences politiques du dossier, le livre Changement de régime : au cœur de la présidence impériale de Donald Trump, qui doit paraître prochainement, s'annonce explosif.D'après les premiers extraits du livre, le vice-président aurait plaidé pour la publication complète des documents Epstein, y compris ceux pouvant embarrasser Trump, et aurait suggéré une interview de Ghislaine Maxwell par Tucker Carlson afin qu'elle affirme publiquement que Trump n'était impliqué dans aucun acte répréhensible. Les auteurs, Maggie Haberman et Jonathan Swan, évoquent également des tensions entre les deux hommes, notamment sur le dossier iranien. En juin 2025, Trump aurait reproché à Vance de ne pas suffisamment suivre sa ligne, déclarant : « Tout le monde doit simplement répéter ce que je dis. »Ces derniers jours, le président des États-Unis avait résumé ainsi son état d'esprit concernant son vice-président et le protocole d'accord signé avec l'Iran : « Si ça marche, j'en réclamerai le mérite. Si ça ne marche pas, je dirai que c'est la faute de J. D. »Le vice-président, prétendant potentiel à sa succession, est depuis chargé d'une tâche délicate : défendre la signature du protocole, attaqué aussi bien à droite qu'à gauche aux États-Unis, tout en prenant le gouvernail des négociations à venir. Dans ce contexte, il a lancé un avertissement aux critiques de Trump en Israël : « Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète. » Nos experts :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteur de Requiem pour le monde libre - Alain BAUER - Professeur émérite au Cnam, auteur de La vérité sur le système Epstein - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Ben BARNIER - Journaliste France Info TV – ancien correspondant aux Etats-Unis-

C dans l'air l'invité du 18 juin 2026 avec Sepideh Farsi, réalisatrice franco-iranienne.Donald Trump et l'Iran ont signé cette nuit l'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Pour le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, cet accord « acte l'échec des États-Unis », a-t-il déclaré à la télévision d'État. Le protocole d'accord « entrera en vigueur avec effet immédiat et, dans un premier temps, la République islamique d'Iran rouvrira sans délai le détroit d'Ormuz et les États-Unis d'Amérique lèveront immédiatement le blocus naval », a écrit sur X le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, l'un des médiateurs entre les deux pays.Aux termes du texte rendu public par les autorités américaines, Téhéran s'engage notamment à diluer ses stocks d'uranium hautement enrichi, sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), et Washington s'engage à faciliter la mise en place d'un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement de l'Iran en cas d'accord définitif.Fin février, l'opération de Washington avait suscité l'espoir d'un changement de régime à Téhéran. Mais une partie de la population se sent oubliée, après avoir été exposée à un violent conflit pendant plus de cent jours. D'autant que les Gardiens de la révolution, bras armé du régime, ont pris encore plus d'importance sous l'effet des bombardements.

C dans l'air du 18 juin 2026 - Trump : la signature surprise à Versailles... et la victoire de l'Iran ?Nos experts :- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24- Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l'IREMMO - Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient- Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire- Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales

C dans l'air du 18 juin 2026 - Trump : la signature surprise à Versailles... et la victoire de l'Iran ?La signature était annoncée pour vendredi. C'est finalement à distance, et sous les dorures du château de Versailles, que Donald Trump a voulu parapher hier soir le protocole d'accord de paix avec l'Iran, à la table du dîner avec Emmanuel Macron. Pas d'images aux côtés du président iranien, ni de poignées de main. Mais une signature surprise, relate Le Parisien, avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio, demandant un coup de main à Jean-Noël Barrot, le ministre français des Affaires étrangères, pour lui trouver une imprimante à Versailles après 23 heures.Est-ce parce que de difficiles négociations vont débuter ? Ou parce que la fin de la guerre « sur tous les fronts » au Moyen-Orient se fait au prix de concessions majeures ? Washington impose au régime iranien de diluer son uranium enrichi. En échange, il autorise l'Iran à reprendre les ventes de son pétrole et promet un chèque de 300 milliards de dollars pour la reconstruction du pays.« Il s'agit d'un document historique et d'un message émanant d'un Iran puissant : la paix sera instaurée dans le respect mutuel », a déclaré sur les réseaux sociaux le président iranien Massoud Pezeshkian après avoir signé le document. Téhéran a également indiqué que son programme balistique n'était pas au menu des négociations à venir avec les États-Unis.Donald Trump, de son côté, a dénoncé ce jeudi sur son réseau Truth Social les nombreuses voix aux États-Unis qui critiquent le protocole d'accord, les qualifiant d'« imbéciles », de « jaloux », de « malhonnêtes » ou de « stupides ». Il faut dire qu'outre-Atlantique, rares sont les Américains à applaudir, même parmi les soutiens du président. Objectifs d'avant-guerre oubliés, pouvoir iranien renforcé… Les médias américains sont nombreux à dénoncer les « concessions » de Donald Trump à l'Iran. Chose rare, Fox News, la chaîne préférée du locataire de la Maison Blanche, ne mâche pas non plus ses mots.Alors que sait-on, pour l'heure, du contenu de cet accord ? Que dit-il des points clés qui divisent les deux pays ? Les États-Unis sont-ils les grands perdants de la guerre en Iran ? Et que va faire Israël ? Tsahal mène toujours des frappes dans le sud du Liban et l'annonce d'un futur accord entre Washington et Téhéran a été très mal accueillie par l'État hébreu, qui n'a pas participé aux discussions.De quoi faire naître des tensions avec Donald Trump, d'autant que le président américain vient de signer cet accord à distance. La nouvelle phase qui s'ouvre ce vendredi en Suisse prévoit des négociations thématiques avec l'Iran pendant 60 jours. Mais la République islamique conditionne toujours cet accord à la fin des opérations militaires dans le pays du Cèdre.La Chine a déclaré ce jeudi qu'elle « continuera à jouer un rôle actif et constructif pour atteindre une paix et une stabilité durables au Moyen-Orient et dans la région du Golfe ».« À ce stade critique, toutes les parties concernées, y compris Israël, devraient agir dans l'intérêt de la paix et de la stabilité régionales » et en faveur de la diplomatie « plutôt que du contraire », a répondu le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères à une question sur la poursuite par Israël des opérations militaires au Liban. Nos experts :- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24- Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l'IREMMO - Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient- Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire- Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales

C dans l'air l'invité du 17 juin 2026 avec Jérôme Jaffré, politologue, chercheur associé au CEVIPOF.Le G7 s'achève aujourd'hui, mais Emmanuel Macron et son homologue américain Donald Trump se retrouveront ce soir pour dîner au château de Versailles lors d'une grande réception destinée à célébrer les 250 ans de l'indépendance des États-Unis. Château où le traité d'indépendance fut signé. Une réception annoncée comme fastueuse, qui a créé la polémique.Beaucoup se demandent si ce n'est pas un trop beau cadeau offert à Donald Trump, pas toujours tendre avec les Européens depuis son retour à la Maison Blanche. « Macron aurait pu trouver mieux pour finir son mandat qu'inviter en grande pompe un président suprémaciste », a réagi la députée LFI Mathilde Panot.Il s'agit en effet de l'une des dernières visites d'État organisées sous la présidence d'Emmanuel Macron. Un président qui ne peut pas se représenter, mais dont le poste est particulièrement convoité. Les candidatures sont déjà très nombreuses pour l'élection présidentielle de 2027, notamment à gauche. À tel point que cette élection pourrait battre le record du nombre de candidatures à une présidentielle, comme le souligne aujourd'hui Le Figaro.

C dans l'air du 17 juin 2026 - Tirs d'une frégate russe dans la Manche... Poutine perd ses nerfsNos experts :- Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur D'un monde à l'autre chez Robert Lafont- Paul GOGO - journaliste, ancien correspondant indépendant en Russie de 2017-2026, auteur de « Moscou Parano » est publié aux éditions du Rocher- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, ancienne correspondante en Russie, autrice de Les fantômes de Munich publié aux éditions de l'Observatoire- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de « Requiem pour le monde libre » publié aux éditions de l'Observatoire

C dans l'air du 17 juin 2026 - Tirs d'une frégate russe dans la Manche... Poutine perd ses nerfsAlors que le sommet du G7 s'achève ce mercredi à Évian-les-Bains, les tensions internationales continuent de s'intensifier, du Moyen-Orient jusqu'aux eaux de la Manche. Le président des États-Unis a ainsi menacé de reprendre les bombardements contre l'Iran si celui-ci « ne se comporte pas bien ». Une déclaration qui intervient au lendemain de nouvelles frappes israéliennes dans le sud du Liban, auxquelles l'armée iranienne a promis de répondre de manière « sévère ».Dans le même temps, les dirigeants du G7 ont affiché leur volonté de renforcer la pression sur Moscou afin de mettre un terme à la guerre en Ukraine. Le Royaume-Uni et Donald Trump ont notamment plaidé pour un durcissement des sanctions contre la Russie. Après un entretien avec son homologue ukrainien, le président américain a annoncé le rétablissement de certaines sanctions visant le pétrole russe, suspendues temporairement en raison de la hausse des cours du brut liée au conflit avec l'Iran.Londres a également dévoilé de nouvelles mesures. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a confirmé la fourniture d'uranium enrichi à l'Ukraine pour alimenter ses centrales nucléaires, ainsi qu'une nouvelle série de sanctions visant plusieurs établissements financiers russes, des dizaines de navires accusés d'exporter pétrole et gaz russes, ainsi qu'un réseau clandestin d'approvisionnement militaire.Ces annonces ont été accueillies par le silence de Moscou, mais elles s'accompagnent d'une montée des tensions dans la Manche. Quelques jours plus tôt, des commandos britanniques avaient procédé, pour la première fois, à l'arraisonnement d'un pétrolier russe appartenant à la « flotte fantôme » visée par les sanctions occidentales. La France mène également ce type d'opérations depuis plusieurs mois afin de réduire les revenus pétroliers russes qui alimentent l'effort de guerre du Kremlin.Sur le terrain, en Ukraine, les lignes de front évoluent peu dans les régions de Kharkiv et de Donetsk. Mais la guerre se poursuit avec une intensité constante à travers les bombardements et les attaques de drones. Kiev subit depuis plusieurs semaines une recrudescence des frappes russes. L'une d'elles a notamment endommagé lundi la cathédrale de la Dormition, située au sein de la célèbre Laure des Grottes de Kiev, classée au patrimoine mondial de l'Unesco.De son côté, l'Ukraine intensifie ses opérations en profondeur contre les infrastructures énergétiques et logistiques russes. Raffineries, dépôts pétroliers et oléoducs sont régulièrement visés grâce à des drones de plus en plus performants. Mardi, une importante raffinerie située dans la région de Moscou a ainsi été touchée lors d'une vaste attaque ukrainienne. Kiev a présenté cette opération comme une réponse « juste » aux frappes russes menées contre son territoire.Alors, quelle est la situation sur le front ukrainien ? Jusqu'où les Occidentaux sont-ils prêts à accroître la pression sur Moscou ? Les sanctions économiques et les opérations contre la « flotte fantôme » peuvent-elles réellement modifier le rapport de force ? Donald Trump peut-il contraindre Vladimir Poutine à négocier ? Enfin, que sait-on du protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran ?Nos experts :- Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur D'un monde à l'autre chez Robert Lafont- Paul GOGO - journaliste, ancien correspondant indépendant en Russie de 2017-2026, auteur de « Moscou Parano » est publié aux éditions du Rocher- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, ancienne correspondante en Russie, autrice de Les fantômes de Munich publié aux éditions de l'Observatoire- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autric

C dans l'air l'invité du 16 juin 2026 avec Sylvain Domergue, géographe, enseignant à Sciences Po Bordeaux, auteur de « Géopolitique des espaces maritimes », aux éditions Armand Colin..Donald Trump a affirmé lundi que le détroit d'Ormuz serait « complètement ouvert » vendredi, jour de la cérémonie de signature du cadre d'accord trouvé entre les États-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. « Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots ! »Des médias iraniens ont annoncé dans la soirée que trois pétroliers et deux cargos transportant des marchandises avaient traversé la zone qui était jusque-là soumise au blocus naval américain. Dans le très stratégique détroit d'Ormuz, l'Iran devrait facturer des frais liés aux services aux navires, plutôt qu'instaurer un péage dont les États-Unis ne voulaient pas, selon la même source.Les États-Unis avaient imposé, le 13 avril, un blocus des ports iraniens en réponse au verrouillage du détroit d'Ormuz par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, fin février. La facturation de frais de services par l'Iran est-elle légale ? Cette crise a-t-elle changé à tout jamais la situation du commerce maritime ?Notre invité, Sylvain Domergue, géographe spécialiste de la géopolitique des espaces maritimes, répondra à nos questions.

C dans l'air du 16 juin 2026 - Trump reçu à Versailles : pourquoi tant d'honneurs ? Nos experts :- BRUNO TERTRAIS - Directeur adjoint de la FRS, conseiller géopolitique à l'Institut Montaigne- PATRICIA ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales - PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris Panthéon Sorbonne, auteur de « L'horizon des possibles »- PIERRE HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale - Université catholique de Lille- DAPHNÉ BENOIT - Cheffe du pôle international - AFP

C dans l'air du 16 juin 2026 - Trump reçu à Versailles : pourquoi tant d'honneurs ?Le G7 d'Évian s'ouvre dans un climat de tensions diplomatiques et de fortes incertitudes internationales. Au centre de toutes les attentions : Donald Trump. Fidèle à sa réputation, le président américain impose son rythme et ses priorités à ses partenaires. Jusqu'à faire modifier le calendrier du sommet et reléguer certaines questions sensibles au second plan.Mais c'est surtout la réception prévue mercredi à Versailles pour célébrer les 250 ans de l'indépendance américaine qui interroge. Pourquoi dérouler le tapis rouge à un dirigeant qui multiplie les menaces commerciales contre ses alliés européens ? Quelques heures avant son arrivée en France, Donald Trump a encore menacé de taxer lourdement les vins français et provoqué la colère de plusieurs capitales européennes avec de nouvelles restrictions dans le domaine de l'intelligence artificielle.Face à lui, Emmanuel Macron tente de préserver le dialogue. Les deux hommes se sont rencontrés lundi à Évian, affichant une relation cordiale malgré des divergences persistantes sur plusieurs dossiers stratégiques, du Moyen-Orient au commerce international.Autre sujet majeur de ce G7 : la guerre en Ukraine. Alors que Volodymyr Zelensky est présent sur les bords du lac Léman ce mardi, Donald Trump assure pouvoir faire avancer les discussions avec Moscou. Dans le même temps, Londres et Ottawa annoncent un durcissement de leurs sanctions contre la Russie afin d'accentuer la pression sur le Kremlin.Dans un monde marqué par les conflits, les rivalités économiques et les bouleversements géopolitiques, quelle place occupe encore l'Alliance transatlantique ? Faut-il continuer à ménager Donald Trump ou au contraire lui opposer un rapport de force plus ferme ? Trump à Versailles : pourquoi tant d'honneur ? Nos experts :- BRUNO TERTRAIS - Directeur adjoint de la FRS, conseiller géopolitique à l'Institut Montaigne- PATRICIA ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales - PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris Panthéon Sorbonne, auteur de « L'horizon des possibles »- PIERRE HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale - Université catholique de Lille- DAPHNÉ BENOIT - Cheffe du pôle international - AFPPRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/

C dans l'air l'invité du 15 juin 2026 avec Benjamin Haddad, Ministre délégué chargé de l'Europe.C'est un Donald Trump confiant, après un accord avec Téhéran, qui est attendu aujourd'hui au sommet du G7 à Evian, où Emmanuel Macron propose d'activer immédiatement une mission franco-britannique pour sécuriser le détroit d'Ormuz mais met en garde contre tout péage. Outre le Moyen-Orient, plusieurs sujets délicats sont à l'ordre du jour des dirigeants des grandes puissances : le commerce, la tech et l'Ukraine. L'agenda du sommet sur les rives du lac Léman dépendra largement de l'imprévisibilité du président américain. Avant même son arrivée en France, Donald Trump a ainsi menacé de taxer à 100% le vin français si Paris ne lève pas une taxe frappant les revenus des groupes technologiques, dont Apple, Google ou encore Meta. S'attirant une réponse ferme de son hôte français, qui a appelé à "une discussion respectueuse mais ferme" sur ce sujet. "C'est pas les États-Unis qui décident pour le droit des Européens", a affirmé Emmanuel Macron aujourd'hui sur TF1. Après le G7, les deux présidents se retrouveront à Versailles, pour un diner en l'honneur de Donald Trump, à l'occasion des 250 ans des Etats-Unis.

C dans l'air du 15 juin 2026 - Trump : un anniversaire... et un accord de paix !Nos experts :- Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis- Laure Mandeville - Grand reporter au Figaro- Mariam PIRZADEH - Rédactrice en chef et ancienne correspondante à Téhéran pour France 24- Piotr SMOLAR (en duplex de Washington) - Correspondant à Washington – Le Monde

C dans l'air du 15 juin 2026 - Trump : un anniversaire... et un accord de paix !Les États-Unis et l'Iran ont annoncé dimanche 14 juin avoir trouvé le cadre d'un accord pour mettre fin à la guerre sur tous les fronts au Moyen-Orient, avec une cérémonie de signature prévue vendredi prochain à Genève, avant des pourparlers de 60 jours plus précis et techniques sur les sujets qui fâchent.Pour le moment, le document sur lequel se sont entendus Washington et Téhéran n'a pas été rendu public. Donald Trump a néanmoins promis sur son réseau Truth Social la réouverture du détroit d'Ormuz dès vendredi.« J'autorise pleinement la réouverture du détroit d'Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez vos moteurs en marche ! Que le pétrole coule à flots ! », a écrit le président des États-Unis, ajoutant que cette ouverture interviendra « dès la signature de l'accord vendredi afin de permettre le déminage ».En fin de matinée, ce lundi, l'agence iranienne Fars a néanmoins indiqué que l'Iran a ajouté au dernier moment des négociations une clause prévoyant l'imposition de redevances pour les services maritimes dans le détroit d'Ormuz.Alors, que contient cet accord-cadre ? Ce passage stratégique, par où transite d'ordinaire un cinquième du pétrole brut mondial, va-t-il réellement rouvrir ? Dans quelles conditions ? Y aura-t-il un péage ?Si les conditions précises de ce protocole d'accord ne sont pas encore connues, l'éventualité d'une possible reprise du transit dans le détroit a entraîné une chute des cours de l'or noir et une avalanche de réactions. La vice-présidente de la Commission européenne et haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, a salué prudemment une « avancée potentielle ».Depuis Évian-les-Bains, où s'ouvre ce lundi le sommet du G7, Emmanuel Macron a de son côté affirmé « qu'il faut tout faire pour mettre en œuvre cet accord ». La mission maritime internationale mise en place par la France et le Royaume-Uni est « prête à accompagner » sa réouverture. Si cela se confirme, le Charles-de-Gaulle ne mettrait que « deux ou trois jours » à se rendre à Ormuz, a assuré le président.Le président de la République a aussi dit vouloir « une discussion respectueuse mais ferme » avec Donald Trump, qui, ces dernières heures, a de nouveau menacé d'imposer des droits de douane de 100 % sur le vin français si Paris ne supprime pas sa taxe sur les services numériques.Parallèlement, l'administration américaine a décidé d'interdire l'utilisation des deux modèles d'IA les plus récents d'Anthropic à « tout ressortissant étranger », provoquant un coup de tonnerre sur les deux rives de l'Atlantique.Le chef de l'État va s'entretenir avec son homologue américain ce lundi. Un président des États-Unis qui devrait apparaître revigoré par cet accord avec l'Iran, annoncé au soir de sa fête d'anniversaire.Pour ses 80 ans, Donald Trump a transformé dimanche la pelouse de la Maison Blanche en arène pour des athlètes de MMA. Le spectacle s'est déroulé devant 4 000 invités triés sur le volet, installés autour de la cage, dont l'incontournable Mark Zuckerberg, PDG de Meta, ou David Ellison, patron de Paramount.Quelque 100 000 spectateurs s'étaient par ailleurs massés dans un parc adjacent pour suivre les combats sur écran géant et écouter les hommages au président rendus par certains vainqueurs, gladiateurs des temps modernes. Nos experts :- Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis- Laure Mandeville - Grand reporter au Figaro- Mariam PIRZADEH - Rédactrice en chef et ancienne correspondante à Téhéran pour France 24- Piotr SMOLAR (en duplex de Washington) - Correspond

C dans l'air l'invitée du 13 juin 2026 - Sylvie et Francis Godard, la mère et le beau-père de Christophe Gleizes, journaliste sportif détenu depuis 349 jours en Algérie." Il y un siège libre, celui du journaliste français Christophe Gleizes, qui est le seul journaliste sportif emprisonné dans le monde". À quelques heures du coup d'envoi de la Coupe du monde, Gianni Infantino a tenu cette semaine à afficher son soutien au journaliste français. Mais sur le terrain judiciaire, sa situation reste inchangée : Christophe Gleizes est toujours détenu en Algérie. Début mai, il a renoncé à son pourvoi en cassation afin d'ouvrir la voie à une éventuelle grâce présidentielle. Depuis, le dossier est dans l'attente d'un geste des autorités algériennes, sans qu'aucune décision n'ait encore été annoncée. Cette attente intervient toutefois dans un contexte de réchauffement des relations entre Paris et Alger, marqué ces dernières semaines par le retour de l'ambassadeur d'Algérie en France et par plusieurs signes de reprise du dialogue entre les deux pays, notamment autour des questions judiciaires et consulaires.

C dans l'air du 13 juin 2026 - Iran, Epstein : Trump au bord de la crise de nerfsNos experts :- Anthony BELLANGER - Editorialiste à Franceinfo, spécialiste des questions internationales - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales et auteure de “Géopolitique du Sahel” aux éditions PUF - Daphné BENOÎT - Journaliste, cheffe du pôle international à l'AFP - David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique (IFAS), chercheur associé à l'EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orient stratégique

C dans l'air du 13 juin 2026 - Iran, Epstein : Trump au bord de la crise de nerfsAprès quatre jours de montée des tensions, Donald Trump a annoncé avoir trouvé un accord avec l'Iran qui pourrait être signé dès « ce week-end ». Le président américain assure que Téhéran est prêt à avancer sur plusieurs dossiers sensibles, notamment le nucléaire et la sécurité dans le détroit d'Ormuz. Selon Axios, le texte prévoit notamment la réouverture « immédiate et sans péage » du détroit d'Ormuz, passage stratégique d'une cinquantaine de kilomètres à son point le plus étroit, par lequel transite environ 25 % du commerce mondial de pétrole. Mais côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi tempère largement cet optimisme et rappelle qu'aucun texte définitif n'a encore été validé. Cette nouvelle séquence nourrit le scepticisme d'une partie de la communauté internationale. Entre menaces de frappes, annonces d'accords imminents et revirements de dernière minute, la stratégie de Donald Trump paraît de plus en plus décrédibilisée. L'heure semble plutôt à un compromis limité plutôt qu'à une véritable victoire diplomatique américaine. Pendant ce temps, l'affaire Epstein revient hanter la Maison-Blanche. Les révélations du New York Times décrivent une véritable panique en Situation Room autour des conséquences politiques du dossier. Selon leurs informations, plusieurs proches de Trump, dont JD Vance, ont participé à des réunions de crise. Pour nombre d'observateurs, la guerre avec l'Iran n'aura été qu'une parenthèse et le dossier Epstein pourrait rapidement redevenir le principal casse-tête politique de l'administration Trump. Peut-on espérer la finalisation d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran ? Que contiendrait cet accord ? Où en est l'affaire Epstein après les dernières révélations du New York Times ? Nos experts :- Anthony BELLANGER - Editorialiste à Franceinfo, spécialiste des questions internationales - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales et auteure de “Géopolitique du Sahel” aux éditions PUF - Daphné BENOÎT - Journaliste, cheffe du pôle international à l'AFP - David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique (IFAS), chercheur associé à l'EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orient stratégiquePRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/

C dans l'air l'invitée du 12 juin 2026 - Marine Turchi, journaliste au service "enquêtes" de Mediapart.Mercredi 10 juin, Patrick Bruel a été mis en examen pour viol, tentative de viol, agressions sexuelles et harcèlement sexuel. Une décision qui intervient plusieurs années après les premières accusations rendues publiques en 2019 et une enquête initialement classée sans suite. Le 18 mars dernier, dans une longue enquête publiée par Mediapart, la journaliste Marine Turchi révélait de nouveaux témoignages et mettait au jour les récits concordants de plusieurs femmes. Un travail d'investigation qui a contribué à relancer un dossier que beaucoup pensaient refermé et à replacer l'affaire dans le débat public. Cette mise en examen marque-t-elle un tournant dans le traitement des violences sexuelles ? Les enquêtes journalistiques sont-elles devenues l'un des moteurs de l'évolution des mentalités et du regard porté par la justice sur ces affaires ?

C dans l'air du 12 juin 2026 - Iran : un accord cette fois-ci ?Nos experts :- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales - James ANDRÉ - Grand reporter « France 24 » - Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale « La revue politique et parlementaire » - Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU et auteur du livre « D'un monde à l'autre »

C dans l'air du 12 juin 2026 - Iran : un accord cette fois-ci ?Un revirement de situation. Hier vers 19 heures, Donald Trump a surpris en renonçant à des frappes contre l'Iran qu'il avait pourtant publiquement envisagées. Cette volte-face intervient après plusieurs jours d'escalade marqués par une rupture manifeste du cessez-le-feu et une montée continue des tensions régionales. Dans ses déclarations précédentes, Trump avait évoqué la possibilité de viser le terminal pétrolier stratégique de l'île de Kharg, point névralgique des exportations iraniennes. Parallèlement, la pression s'intensifie autour du détroit d'Ormuz, couloir maritime vital pour le commerce énergétique mondial. Téhéran maintient pour l'heure son refus de signer un accord dans les conditions actuelles. L'hypothèse d'une signature en Europe circule néanmoins, ce qui écarterait un temps la piste pakistanaise mentionnée en coulisses. Alors que les États-Unis tentent d'ajuster leur position, les relations entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou semblent traverser une zone de turbulences. Le Premier ministre israélien poursuit les opérations militaires, notamment au sud-Liban, suscitant de vives réactions internationales. À cela s'ajoute une polémique diplomatique impliquant une journaliste française expulsée. Alice Froussard, qui couvre depuis plusieurs années le conflit israélo-palestinien pour Radio France et RFI a été interdit d'entrée et refoulé du territoire israélien. Cet épisode illustre le climat tendu autour de la couverture médiatique du conflit et alimente les frictions entre alliés. Sur le plan militaire, la prolifération des drones iraniens de type Shahed impose une adaptation rapide des forces engagées. Ces appareils, peu coûteux et difficiles à intercepter, sont devenus des outils centraux de la stratégie asymétrique iranienne. Leur neutralisation mobilise fortement les capacités aériennes et de défense sol-air. Des pilotes de Rafale ainsi que des équipages d'hélicoptères ont été sollicités ces derniers mois pour des missions d'interception et de surveillance accrues. Comment expliquer ce revirement de situation de la part de Donald Trump ? Où en sont les relations diplomatiques entre Israël et les Etats-Unis ? Comment lutter contre les drones iraniens de type Shahed ? Nos experts :- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales - James ANDRÉ - Grand reporter « France 24 » - Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale « La revue politique et parlementaire » - Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU et auteur du livre « D'un monde à l'autre »PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/

C dans l'air l'invitée du 11 juin 2026 - Philip Turle, journaliste britannique, chroniqueur international à France 24.Des émeutes anti-immigrés ont éclaté mardi soir dans le centre de la capitale nord-irlandaise après la propagation d'une vidéo de l'attaque au couteau survenue lundi, qui montrait l'assaillant, assis sur un homme à terre en sang, lui portant des coups. La police nord-irlandaise a annoncé jeudi avoir encore renforcé ses effectifs après une deuxième nuit de violences et d'incidents qualifiés de "racistes" par Downing Street, qui ont éclaté après une attaque au couteau pour laquelle un réfugié soudanais a été inculpé. Des dizaines de manifestants masqués ont affronté la police anti-émeutes jusque tard dans la nuit de mercredi à Glengormley, quartier au nord de Belfast, lançant des projectiles, des briques et des cocktails molotov sur les forces de l'ordre. "Il n'y a pas de doute que les scènes auxquelles on a assisté ces derniers jours sont racistes", a déclaré Downing Street. Les appels à manifester ont été relayés sur les réseaux sociaux par des figures d'extrême droite, notamment le militant Tommy Robinson - de son vrai nom Stephen Yaxley-Lennon - et le milliardaire américain Elon Musk, propriétaire de X.

C dans l'air du 11 juin 2026 - Iran : pourquoi Trump reprend la guerre ? Nos experts :- Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po et auteur du livre "Géopolitique de l'Europe" aux Presses Universitaires de France - Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des questions internationales, présentatrice de l'émission "Affaires étrangères" sur France Culture et auteure du livre "Le Trump de A à Z" aux Editions Denoël - Ellen KOUNTZ - Professeure à l'INSEEC Paris, et auteure de "Portraits de Veep, l'incroyable histoire de Kamala Harris" chez Librinova - Richard WERLY - Éditorialiste international pour le media Blick et auteur du livre "Cette Amérique qui nous déteste" aux Editions Nevicata

C dans l'air du 11 juin 2026 - Iran : pourquoi Trump reprend la guerre ?La Coupe du monde, grand-messe du football mondial, rattrapée par la géopolitique. En accueillant l'événement, Donald Trump a tenté d'en faire un symbole d'unité nationale et de puissance retrouvée, mais l'actualité internationale est venue troubler la fête. Une nouvelle escalade entre Washington et Téhéran, après de nouveaux bombardements contre l'Iran ce jeudi, a fragilisé encore un peu plus le cessez-le-feu instauré. Donald Trump a, encore une fois, menacé de frapper "très fort" l'Iran et de s'en prendre à ses infrastructures pétrolières, dont l'île de Kharg, son principal terminal pétrolier, "dans un avenir assez proche". La compétition a été perturbée par des tensions diplomatiques concrètes. L'arbitre international somalien, Omar Artan, qui devait participer à l'événement, a été refoulé à la frontière, déclenchant une polémique sur l'impartialité et le climat d'accueil. Les joueurs iraniens, eux, ont évolué sous étroite surveillance, soumis à des conditions de séjour strictes et à un encadrement renforcé. Dans ce climat explosif, le rôle des médias s'est révélé central. Dans une interview, Marc Caputo, journaliste pour Axios, revient sur la montée en puissance spectaculaire du média depuis le début de la crise iranienne. Leur méthode : des informations rapides, très ciblées, souvent issues de sources politiques de premier plan. Cette stratégie leur a permis de devenir incontournables dans le suivi du conflit. Plus encore, certaines révélations publiées par Axios ont eu des effets immédiats sur les marchés. Des annonces liées aux discussions diplomatiques ou aux risques d'escalade ont provoqué des variations notables des prix du pétrole. Cette tension nationale se lit aussi loin des stades. À Portland, dans le Maine, nous sommes allés à la rencontre des "ice watchers", ces citoyens qui surveillent et signalent les opérations des services fédéraux de l'immigration. Dans cette ville portuaire réputée progressiste, des réseaux d'alerte se sont organisés pour prévenir les communautés migrantes et documenter les interventions. Ces "ice watchers" expriment également une forme de désillusion politique auprès notamment des démocrates, qui apparaissent paradoxalement comme favoris des élections de mi-mandat, malgré une visibilité limitée. À quel point l'escalade entre Washington et Téhéran peut-elle avoir un impact sur la Coupe du monde ? Un média comme Axios peut-il devenir un acteur du conflit entre les Etats-Unis et l'Iran ? Comment les démocrates peuvent-ils être donnés favoris des élections de mi-mandat à venir ? Nos experts :- Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po et auteur du livre "Géopolitique de l'Europe" aux Presses Universitaires de France - Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des questions internationales, présentatrice de l'émission "Affaires étrangères" sur France Culture et auteure du livre "Le Trump de A à Z" aux Editions Denoël - Ellen KOUNTZ - Professeure à l'INSEEC Paris, et auteure de "Portraits de Veep, l'incroyable histoire de Kamala Harris" chez Librinova - Richard WERLY - Éditorialiste international pour le media Blick et auteur du livre "Cette Amérique qui nous déteste" aux Editions Nevicata

C dans l'air l'invitée du 10 juin 2026 - Camille Kouchner, maîtresse de conférence en droit privé à l'Université Paris-Cité et auteure de « La Familia grande » sur l'inceste au sein de sa famille.L'affaire Lyhanna est dans toutes les têtes, et l'émotion suscitée ne retombe pas. Est venu le temps des responsabilités, notamment politiques. Alors que la pression s'accentue sur le gouvernement, et que la colère s'exprime, cinq ans après la publication de son livre choc « La Familia Grande », aux éditions du seuil, Camille Kouchner est notre invitée. Celle qui avait brisé le tabou de l'inceste, entrainant dans le sillage de son livre la naissance de #Metooinceste, puis la création de la Ciivise, alerte : « Les institutions restent sourdes », estime-t-elle, parlant même d'un « désengagement » sur les violences sexuelles faites aux enfants et la prise en compte de leur parole. La prise de conscience sociétale est-elle enfin en marche ? Nos gouvernants prennent-ils la mesure du phénomène, alors que 160.000 enfants subissent des violences sexuelles chaque année ?

C dans l'air du 10 juin 2026 - Bruel : la chute... et la prison ?Nos experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - France-tireur - Alice AUGUSTIN - Grand reporter, spécialiste des questions de société et de violences sexistes et sexuelles - Elle - Frédéric PLOQUIN - Journaliste et écrivain, auteur de « Epstein : les secrets de la filière française » - Sophie SOUBIRAN - avocate, membre de la Fondation des Femmes

C dans l'air du 10 juin 2026 - Bruel : la chute... et la prison ?Patrick Bruel va-t-il dormir en prison ce soir ? Le parquet de Nanterre a requis ce matin la mise en examen et le placement en détention provisoire du chanteur pour dix viols, tentatives de viol et agressions sexuelles commis entre 2010 et 2019, après 48 heures de garde à vue. Par ailleurs, les procédures concernant 13 victimes et datant de 1992 à 2008 ont été jointes au dossier. La star de 67 ans doit être présentée dans la journée à trois juges d'instruction du parquet de Nanterre. S'ils confirment sa mise en examen, Patrick Bruel passera devant un juge des libertés et de la détention qui décidera ou non de sa mise sous écrou. En garde à vue, le chanteur a nié toutes les accusations. « J'ai peut-être été lourd, j'essaie toujours, mais j'ai toujours accepté un non", a expliqué Patrick Bruel à ses proches selon BFMTV. Mais cette ligne de défense suffira-t-elle face aux plaintes qui se multiplient depuis quelques semaines ? Parmi les neuf plaintes visées par le parquet, on trouve celle de Karine Viseur, ancienne attachée de presse belge qui a raconté son agression en 2010, en pleine promotion du film « Comme les cinq doigts de la main », dans lequel Patrick Bruel assurait le rôle principal, dans les toilettes de la RTBF. Après une première plainte retirée, elle a de nouveau porté plainte pour agression sexuelle en mars 2026, à la suite des témoignages dans la presse de nombreuses femmes : « Il y a quinze ans, on ne m'aurait pas entendue », explique-t-elle à RTL info. Sa plainte a depuis été requalifiée en tentative de viol. Depuis la médiatisation, elle dit être constamment harcelée par les fans de Patrick Bruel : « Ce sont des menaces, ce sont des injures ». Elle espère néanmoins que son geste permettra d'encourager d'éventuelles autres victimes à l'imiter. En France, le Sénat a acté ce matin le lancement d'une commission d'enquête sur « le pilotage de la politique pénale et la prévention de ses dysfonctionnements » après la déflagration causée par l'affaire Lyhanna. Si Emmanuel Macron a dit attendre le rapport d'inspection le 19 juin pour agir « au regard des faits », les responsables politiques, les juges, la gendarmerie ou encore l'Éducation nationale, se renvoient déjà la responsabilité du drame. Il y a cinq ans, une proviseure avait émis un signalement concernant Jérôme Barella, après une relation inappropriée par SMS avec une collégienne, mais sans émettre d'article 40 à l'attention du procureur de la République. « C'est une partie des choses qu'il faut vérifier », a déclaré le ministre de l'Éducation nationale Edouard Geffray. L'éducation nationale n'est pas la seule institution visée : mercredi matin, le directeur général de la gendarmerie Hubert Bonneau a lui aussi reconnu un échec : « Quand vous avez un auteur identifié et une victime avérée, nous sommes en situation d'urgence. Ce n'est pas une affaire de moyens. C'est une affaire de traitement d'un dossier dans sa rapidité ». Comment la justice va-t-elle gérer le cas Patrick Bruel ? Comment les victimes vivent-elles la médiatisation de cette affaire ? Et l'affaire Lyhanna découle-t-elle de dysfonctionnements individuels ? Nos experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - France-tireur - Alice AUGUSTIN - Grand reporter, spécialiste des questions de société et de violences sexistes et sexuelles - Elle - Frédéric PLOQUIN - Journaliste et écrivain, auteur de « Epstein : les secrets de la filière française » - Sophie SOUBIRAN - avocate, membre de la Fondation des Femmes

C dans l'air l'invité du 9 juin 2026 - Eric Ciotti, maire UDR de Nice, député des Alpes-MaritimesRenforcement des peines pour les violeurs en série, délai contraint pour les enquêtes sur les crimes visant des enfants : Sébastien Lecornu a présenté mardi des premières mesures pour tenter de répondre à la colère et à l'immense émotion suscitées dans le pays par la mort de la jeune Lyhanna, 11 ans. Le Premier ministre, qui a réuni plusieurs ministres à Matignon sur la protection de l'enfance et les violences sexuelles, a proposé de renforcer les peines pour les violeurs en série, qui pourront encourir la perpétuité au lieu de 20 ans actuellement. Concernant les crimes contre les enfants, les actes d'enquête devront être effectués "dans un délai maximal de 3 mois", a également proposé le chef du gouvernement. Une mesure qui répond à l'inaction de la justice face au principal suspect dans la mort de Lyhanna, Jérôme Barella qui, avant ce drame, avait fait l'objet de plusieurs plaintes et signalements. « La justice n'a pas fait son travail, je ne comprends pas pourquoi il faut attendre aussi longtemps », a déclaré la mère de Rosa, une enfant de 10 ans, qui accuse Jérôme B. de viol. La pression s'accentue sur le gouvernement. Après la colère exprimée dans plusieurs villes de France par plus de 60.000 manifestants lundi soir contre les dysfonctionnements dans cette affaire, des plaintes vont être déposées visant l'inaction des pouvoirs publics.

C dans l'air du 8 juin 2026 - Lyhanna : l'État cherche des réponses... et des responsablesNos experts :- Laurent VALDIGUIÉ - Journaliste d'investigation - Marianne - Carl MEEUS - Rédacteur en chef - Le Figaro Magazine - Cécile CORNUDET - Éditorialiste politique - Les Échos - Me Laure HEINICH - Avocate pénaliste au barreau de Paris, auteure de « La Justice contre les Hommes »

C dans l'air du 8 juin 2026 - Lyhanna : l'État cherche des réponses... et des responsables« Combien de Lyhanna ? ». C'est à ces mots que près de 60 000 personnes se sont rassemblées partout en France, devant les tribunaux, pour exprimer leur colère face au manque de protection des enfants par la justice. Les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Laurent Nuñez et Gérald Darmanin, ont été entendus ce matin par la commission des lois du Sénat. Face aux accusations visant l'institution judiciaire, le garde des sceaux a défendu son action, assurant avoir fait passer des consignes « extrêmement claires » aux procureurs généraux concernant les violences sexuelles, et regrettant que celles-ci « n'aient pas été tout à fait suivies ». De son côté, le Conseil supérieur de la magistrature a déploré dans un communiqué le « discrédit jeté sur des milliers de magistrats, qui travaillent sans relâche dans un contexte difficile ». La tension devrait continuer de monter cet après-midi avec les questions aux gouvernements à l'Assemblée nationale, d'autant que la famille d'une victime présumée de Jérôme Barella a annoncé son intention de porter plainte contre l'État pour faute lourde. La présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet a appelé à dépasser la question des « dysfonctionnements » de la chaîne pénale en faisant voter dès septembre une « loi intégrale transpartisane sur les violences sexistes et sexuelles contre les femmes et les enfants ». Première présidente à la Cour d'Appel de Papeete, Gwenola Joly-Coz tire la sonnette d'alarme et demande une réorganisation de la justice sur les féminicides et les violences faites aux femmes. « Beaucoup d'outils de protection ont été mis en place au cours des dernières années (…) mais force est de constater que le chiffre des féminicides ne baisse pas », explique-t-elle à C dans l'air. La magistrate appelle notamment à mieux prendre en compte le « contrôle coercitif », un continuum de violences et de micro-agressions visant à contrôler un partenaire en le privant de ses ressources et de sa liberté. Elle évoque également le geste de la strangulation et celui des menaces de morts comme trop souvent annonciateurs de féminicides : « Lorsque nous repérons de la strangulation dans les violences qui sont à l'œuvre dans un couple, il faut nous dire immédiatement que nous sommes dans une situation de haute intensité, de très forte gravité prédictive de féminicides ». Elle nous expliquera comment changer le parcours judiciaire pour mieux prendre en compte la parole des victimes de violences sexuelles. Alors que la colère gronde au pied des tribunaux, c'est une autre affaire qui a percuté l'actualité. La garde à vue de Patrick Bruel, accusé de viols, tentatives de viols et agressions sexuelles sur 13 femmes, démarrée ce lundi à la préfecture de police de Paris, a été prolongée de 24 heures par le parquet de Nanterre. Certains faits remontent à la fin des années 1990, d'autres sont plus récents, comme cette accusation de viol à Dinard, en 2012, par une femme âgée de 32 ans. Le chanteur et acteur, qui conteste l'ensemble des accusations, a annulé une série de concerts estivaux sous la pression. Selon l'avocate de Flavie Flament, l'une des victimes présumées, deux nouvelles plaintes pour viol ont été déposées le 27 mai et le 3 juin auprès du juge d'instruction, tandis que d'autres pourraient suivre. Quelles peuvent être les répercussions politiques après l'affaire Lyhanna ? Comment mieux rendre la justice sur les violences faites aux femmes et aux enfants ? Et où en sont les accusations visant Patrick Bruel ? Nos experts :- Laurent VALDIGUIÉ - Journaliste d'investigation - Marianne - Carl MEEUS - Rédacteur en chef - Le Figaro Magazine - Cécile CORNUDET - Éditorialiste politique - Les Échos - Me Laure HEINICH - Avocate pénaliste au barreau de Paris, auteure de « La Justice contre les H

C dans l'air l'invitée du 8 juin 2026 - Alice Augustin, grand reporter à Elle, spécialiste des questions de société et de violences sexistes et sexuellesPatrick Bruel, accusé de viols et d'agressions sexuelles par plusieurs femmes et qui a récemment annulé sa tournée de concerts, a été placé en garde à vue lundi matin, tandis que deux nouvelles plaintes pour viols ont récemment été déposées contre lui. Le chanteur est auditionné sur des "faits qui concernent à ce stade 13 victimes" présumées, a indiqué le parquet de Nanterre dans un communiqué. L'enquête en cours "porte sur les faits (dénoncés par) trois femmes mettant en cause Patrick Bruel pour des faits d'agressions sexuelles et de tentatives de viol" en 1997, 2000 et 2001, a ajouté le parquet. Elle examine aussi "des faits de viol ou tentatives de viol, agressions sexuelles et harcèlement", dénoncées par d'autres victimes présumées identifiées lors des investigations. Parmi ces autres faits, la dénonciation d'un viol à Dinard en 2012 par une femme âgée de 32 ans au moment des faits. L'artiste est également visé par deux nouvelles plaintes pour viols, selon des informations révélées aujourd'hui par Mediapart. Elles ont été déposées les 27 mai et 3 juin par deux femmes.

C dans l'air du 8 juin 2026 - Lyhanna : un « scandale d'État » ?Nos experts :- Maurice SZAFRAN - Éditorialiste politique - Challenges- Mathieu DELAHOUSSE - Grand reporter - Le Nouvel Obs- Damien DELSENY - Rédacteur en chef adjoint en charge du service police-justice - Le Parisien- Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef - La Tribune Dimanche- (En duplex) Solène PODEVIN FAVRE - Présidente de l'association Face à l'inceste, ex-membre du collège directeur de la Ciivise

C dans l'air du 8 juin 2026 - Lyhanna : un « scandale d'État » ?« Y a-t-il d'autres affaires Lyhanna en France ? ». C'est la question qu'a posée le ministre de la Justice Gérald Darmanin ce matin, lors d'une conférence de presse à la chancellerie. Au lendemain de la marche blanche qui a rassemblé 6 000 personnes à Fleurance, le garde des sceaux a sonné la « mobilisation générale ». Ce week-end, Gérald Darmanin avait déjà demandé aux procureurs généraux la revue, d'ici le 14 juillet, de 70 000 plaintes touchant un mineur. Et pour cause, Jérôme Barella, mis en examen pour le meurtre de Lyhanna, était visé par plusieurs plaintes pénales, ce qui pose la question d'éventuels dysfonctionnements dans la chaîne pénale. « Quand on met neuf mois à ne pas placer quelqu'un en garde à vue, je me dis légitimement que le ministère de la Justice a dysfonctionné », a lâché ce matin Gérald Darmanin. Quelques heures plus tôt, le procureur de la République de Chartres et président de la conférence nationale des procureurs de la République, avait regretté sur RMC que les magistrats du parquet soient « jetés en pâture ». Gérald Darmanin n'est pas épargné par les règlements de compte puisque plusieurs responsables politiques ont appelé à sa démission. L'affaire Lyhanna intervient alors que la campagne des élections municipales a été marquée par des violences sexuelles à répétition dans le périscolaire. Mi-mai, le parquet de Paris avait déclaré enquêter sur 84 écoles maternelles, une vingtaine d'élémentaires et une dizaine de crèches, tandis que trois informations judiciaires sont déjà ouvertes. Face à l'ampleur du scandale qu'il considère comme « une priorité absolue », le nouveau maire de Paris Emmanuel Grégoire a engagé un plan d'action de 20 millions d'euros qui prévoit notamment une simplification de la chaîne de signalement et une professionnalisation de la filière des animateurs scolaires. Mais plusieurs collectifs comme #MeTooEcole exigent des réformes au niveau national : « Si Paris cristallise aujourd'hui l'urgence, notre combat dépasse largement la capitale. Ce que nous dénonçons est un problème systémique et national », détaille-t-il dans une pétition qui a recueilli près de 23 000 signatures. L'année 2025 avait aussi été marquée par l'affaire Bétharram, du nom des sévices infligés aux élèves de l'établissement Notre-Dame-de-Bétharram, près de Pau. La semaine dernière, la proposition de loi portée par les députés Violette Spillebout (Ensemble) et Paul Vannier (LFI) et visant à mieux protéger les enfants contre les violences à l'école et dans le périscolaire, a été adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale. Le texte prévoit de renforcer le contrôle des intervenants susceptibles d'être au contact des enfants, mais ne lève pas le secret de la confession pour les ministres du culte. Il crée aussi une « liste noire », où seront inscrites les personnes en raison d'un comportement dangereux empêchant leur réemploi dans un autre établissement. Quelle est la part de responsabilité du ministre de la Justice dans l'affaire Lyhanna ? Où en sont les procédures sur le scandale du périscolaire à Paris ? Et que peut changer la loi adoptée la semaine dernière par les députés pour mieux protéger les enfants contre les violences à l'école ? Nos experts :- Maurice SZAFRAN - Éditorialiste politique - Challenges- Mathieu DELAHOUSSE - Grand reporter - Le Nouvel Obs- Damien DELSENY - Rédacteur en chef adjoint en charge du service police-justice - Le Parisien- Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef - La Tribune Dimanche- (En duplex) Solène PODEVIN FAVRE - Présidente de l'association Face à l'inceste, ex-membre du collège directeur de la Ciivise