Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux. Retrouvez C dans l’air en replay sur france.tv : http://bit.ly/c-dans-l-air-podcast
Listeners of C dans l'air that love the show mention: je l coute.

C dans l'air du 29 janvier 2026 - Trump/ Iran : "le temps est compté"Nos experts :- Anthony BELLANGER- Éditorialiste - Franceinfo TV - spécialiste des questions internationales - Agnès LEVALLOIS - Présidente de l'Institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO).- Général François CHAUVANCY - Ancien militaire, Spécialiste de questions géopolitiques- Lucas MENGET - Grand Reporter

C dans l'air du 29 janvier 2026 - Trump/ Iran : "le temps est compté"Le président des États-Unis a lancé mercredi un ultimatum à l'Iran, menaçant le régime des mollahs d'une attaque "bien pire" qu'en juin dernier faute d'accord sur le nucléaire. "Le temps est compté" a écrit Donald Trump sur son réseau social alors que le porte-avions Abraham Lincoln, accompagné de son escorte, est arrivé lundi dans le Golfe. Au total, dix bâtiments de guerre américains sont présents dans la région. Le président des Etats-Unis a affirmé qu'il s'agissait d'« une flotte plus importante (…) que celle envoyée au Venezuela », en référence à l'important dispositif militaire déployé depuis cet été dans les Caraïbes. Plus tôt mercredi, Téhéran avait rejeté l'option de négociations avec les États-Unis tant que leurs « menaces » persistent. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé que l'armée de son pays était prête "le doigt sur la gâchette" à riposter à toute attaque américaine. Le chef de l'armée iranienne, qui a doté les régiments de "1.000 drones stratégiques", a promis également ce jeudi une réponse "rapide et écrasante".Dans le même temps, les vingt-sept ministres européens des Affaires étrangères se réunissent aujourd'hui à Bruxelles pour établir une position commune sur l'Iran. L'Union européenne prévoit d'émettre des sanctions, mais plusieurs pays estiment que ce qui est prévu ne sera pas suffisant. Certains veulent aller plus loin et demandent que les Pasdaran, les Gardiens de la révolution, soient officiellement inscrits le la liste européenne des organisations terroristes. Une position soutenue par Rome, Madrid, Berlin et depuis mercredi par Paris. Les Européens vont trancher cette question cet après-midi à Bruxelles alors que les ONG accusent les Pasdaran d'avoir orchestré la répression dont on découvre chaque jour un peu plus l'ampleur. Au moins 41 880 personnes auraient été interpellées, et des milliers de protestataires tués depuis début janvier, d'après les derniers chiffres de l'ONG basée aux États-Unis Human Rights Activists News Agency (HRANA).Alors quels sont les plans de Trump dans la région ? Pourquoi les États-Unis ont-ils déployé une armada dans le golfe Persique près du détroit d'Ormuz, axe majeur pour le transport mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié ? Que changerait l'inscription des gardiens de la révolution comme «organisation terroriste» par l'Union européenne ? Enfin où en sont les discussions sur le Groenland ?Alors que la diplomatie américaine s'est dit confiante afin de trouver une solution satisfaisante "pour tout le monde", Emmanuel Macron, entouré de la Première ministre danoise et du Premier ministre groenlandais, a rappelé mercredi que "le Groenland n'est pas à vendre, ni à prendre", en écho aux déclarations répétées de Donald Trump. Le récent bras de fer avec les États-Unis autour de l'île «est un appel au réveil stratégique pour toute l'Europe», a poursuivi le dirigeant français, dont les "For sure" continuent d'inonder les réseaux sociaux. La petite phrase prononcée par le président de la République au forum économique de Davos mardi dernier est devenue virale. Des milliers d'internautes la reprennent depuis en boucle.Nos experts :- Anthony BELLANGER- Éditorialiste - Franceinfo TV - spécialiste des questions internationales - Agnès LEVALLOIS - Présidente de l'Institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO).- Général François CHAUVANCY - Ancien militaire, Spécialiste de questions géopolitiques- Lucas MENGET - Grand Reporter

C dans l'air l'invité du 29 janvier 2026 avec Dominique Seux, éditorialiste aux Echos, et à France Inter, auteur avec Thomas Porcher de "Les débats de l'éco", aux éditions Plon. L'épilogue approche sur le budget : le Sénat a rejeté aujourd'hui d'emblée le projet de loi de finances pour 2026, ouvrant la voie à une adoption définitive du texte en début de semaine prochaine après un ultime 49.3 attendu demain à l'Assemblée nationale. Les sénateurs ont donc fait le choix de ne pas retarder plus longtemps les débats budgétaires, ouverts depuis le début de l'automne. Ils auraient pu relancer la discussion, mais cela se serait sans doute révélé vain car seul le gouvernement a la main sur les mesures qu'il compte conserver dans la copie finale via l'utilisation du 49.3, qui lui permet de faire adopter un projet de loi sans vote.Les débats ont tourné court au Sénat, où ni la droite sénatoriale, majoritaire à la chambre haute avec ses alliés centristes, ni la gauche, ancrée dans l'opposition, ne soutenaient la copie finale du budget. "C'est un fiasco sur le fond (...) mais également quant à la méthode employée par le gouvernement", a fustigé le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson (Les Républicains), dénonçant un texte "funeste pour l'activité économique".Le Sénat n'a pas digéré, notamment, que le gouvernement maintienne une surtaxe visant les bénéfices des grandes entreprises, qui devrait rapporter 7,3 milliards d'euros en 2026.Le budget est "imparfait", a reconnu la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, mais "il est le produit d'un compromis bâti patiemment", a-t-elle défendu, alors que le gouvernement a obtenu un accord de non-censure avec les socialistes. Elle a souligné que le Sénat y avait pris sa part, notamment sur le budget des collectivités territoriales, où les propositions des sénateurs ont été confirmées, à peu de choses près, par le gouvernement dans sa copie finale.Une partie de la gauche a regretté ces débats écourtés. "La droite capitule, renonce devant l'obstacle, se couche devant la ligne gouvernementale. Ce n'est pas sérieux pour la place du Sénat dans le débat", a regretté le président des sénateurs écologistes, Guillaume Gontard.Dominique Seux décryptera avec nous qui sont les gagnants et les perdants de ce budget.

C dans l'air l'invitée du 28 janvier 2026 avec Mitra Hejazipour franco-iranienne, grand maître féminin d'échecs, championne d'Asie en 2015, championne de France en 2023. Elle publie « La joueuse d'échecs », aux éditions Albin Michel. Un livre qui relate notamment ce moment où, en 2019, lors d'un championnat du monde où elle concourait pour l'Iran, elle a décidé de retirer son voile. Un geste interdit qui a changé à jamais sa vie. Elle est aujourd'hui citoyenne française."Ce soir-là, j'avais décidé que je ne porterais pas le voile", écrit-elle, à propos de son geste de non-retour. "J'ai fixé la caméra qui zoomait sur moi. Et j'ai souri de ma victoire. Consciente que cette image circulerait partout dans mon pays", ajoute-t-elle. Dans son livre, elle revient aussi sur son enfance de joueuse d'échecs prodige, voilée très tôt, comme les petites filles de son âge en Iran, mais pour qui la passion du jeu a été "un baume apaisant - son - chagrin."Mitra Hejazipour nous racontera son incroyable destin. Elle partagera également avec nous son regard sur la situation actuelle en Iran, où plusieurs sources font état d'environ 30.000 morts dans la répression des récentes manifestations.

C dans l'air du 28 janvier 2026 - Crans-Montana : les révélations et la colèreNos experts :- Damien DELSENY - Rédacteur en chef adjoint en charge du service police-justice - Le Parisien-Aujourd'hui en France- Mourad BATTIKH - Avocat pénaliste au barreau de Paris- Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société- Emilie TORGEMEN - Reporter - Le Parisien- Aujourd'hui en France- Antonino GALOFARO (en duplex) - journaliste correspondant en Italie pour la presse suisse

C dans l'air du 28 janvier 2026 - Crans-Montana : les révélations et la colèrePrès d'un mois après l'incendie du bar Le Constellation, dans la station suisse de Crans-Montana, qui a coûté la vie à 40 personnes et fait 116 blessés, de 14 nationalités différentes, le soir du Nouvel An, le drame continue de provoquer une onde de choc bien au-delà des frontières helvétiques et a pris, ces dernières heures, des airs de crise diplomatique entre la Suisse et l'Italie.Rome a décidé lundi de rappeler son ambassadeur pour protester contre la libération sous caution du propriétaire français du bar, Jacques Moretti. Le gérant et son épouse sont au cœur des interrogations. En tant que propriétaires de l'établissement, les deux Français sont soupçonnés d'« homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence » par les autorités suisses. Ceux-ci nient leur responsabilité dans l'incendie.Alors que six jeunes Italiens ont trouvé la mort dans l'incendie et plus d'une dizaine ont été grièvement blessés, l'Italie a fait savoir qu'elle subordonnerait désormais le retour de son ambassadeur dans le pays à la mise en place d'une enquête conjointe. La presse suisse a dénoncé une « instrumentalisation » politique de l'affaire par le gouvernement de Giorgia Meloni pour mieux faire passer sa réforme très controversée de la justice. L'Office fédéral de la justice de la Suisse a, de son côté, fait un premier geste ce mercredi : il a indiqué que la procureure du Valais, chargée de l'enquête, « donnerait suite à la demande italienne d'ici la fin de la semaine ».Parallèlement, une nouvelle vidéo tournée deux semaines avant le drame à Crans-Montana, dévoilée par la RTS ce mardi, ravive la colère des familles de victimes et les interrogations sur la sécurité de l'établissement. En France, en réaction au drame, le ministère de l'Intérieur a demandé un renforcement des contrôles de sécurité dans les établissements de nuit partout dans le pays.Près d'un mois après le drame, où en est l'enquête ? Quelles sont les dernières révélations ? La commune suisse de Crans-Montana a reconnu ne pas avoir contrôlé le bar où s'est produit l'incendie mortel pendant cinq ans. En France, comment les bars et les discothèques sont-ils surveillés ? Enfin, 70 personnes demeurent hospitalisées dans plusieurs hôpitaux européens, gravement brûlées pour certaines. Comment sont-elles prises en charge ?Nos experts :- Damien DELSENY - Rédacteur en chef adjoint en charge du service police-justice - Le Parisien-Aujourd'hui en France- Mourad BATTIKH - Avocat pénaliste au barreau de Paris- Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société- Emilie TORGEMEN - Reporter - Le Parisien- Aujourd'hui en France- Antonino GALOFARO (en duplex) - journaliste correspondant en Italie pour la presse suisse

C dans l'air l'invité du 27 janvier 2026 avec Alain Bauer, essayiste, professeur émérite de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers. Il publie "Trump, le pouvoir des mots", aux éditions First.Dans ce livre, il étudie le langage de Donald Trump, et son évolution, de son premier mandat à aujourd'hui. Et si son personnage était le fruit d'une redoutable stratégie, conçue pour séduire un électorat lassé du langage des élites ? "America first", "woke", dumb", evil", "drill baby drill!"...les mots et les slogans du président américain, analysés par Alain Bauer, au regard de l'actualité.

C dans l'air du 27 janvier 2026 - Iran : le carnage et l'« armada » de TrumpNos experts :- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- VINCENT HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- PATRICIA ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales

C dans l'air du 27 janvier 2026 - Iran : le carnage et l'« armada » de Trump« Il pourrait y avoir des dizaines de milliers de victimes ». La rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits de l'homme dans la République islamique d'Iran estime, dans un entretien au Monde, que la coupure d'Internet dans le pays a dissimulé l'ampleur réelle des tueries lors de la répression des manifestations au début du mois de janvier. Des images de la morgue de Kahrizak, à Téhéran, remplie de corps de manifestants, ont circulé sur les réseaux sociaux, avant que le pouvoir ne coupe les communications. Depuis, les nouvelles venues d'Iran sont rares, mais des Iraniens témoignent. Ils confirment des tirs à l'arme lourde sur les manifestants, des raids jusque dans les hôpitaux et « des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes arrêtées. Il y a des signalements de faits de négligence médicale, de torture dans les centres de détention et d'agressions sexuelles », explique Mai Sato. En charge de ce mandat depuis le mois d'août 2024, elle estime également que le nombre d'exécutions ne cesse de gonfler au fil des ans dans le pays.Dans ce contexte, l'arrivée dans la zone d'une « armada » navale interroge. Pourquoi de nombreux navires de guerre américains ont-ils pris la route vers l'Iran ? Alors qu'une intervention militaire semblait s'être éloignée, Donald Trump maintient la pression sur le régime des mollahs. « On a une sacrée armada, elle est massive, et peut-être que l'on devra utiliser la force, on verra », avait affirmé le président des États-Unis le 22 janvier dernier. Elle est « plus grande qu'au Venezuela », a-t-il ajouté ces dernières heures, dans une allusion à la capture du chef d'État vénézuélien Nicolás Maduro début janvier. Mais à quoi serviraient des frappes maintenant ? Trump peut-il viser le Guide Ali Khamenei ?L'Iran « ne permettra pas qu'une menace à la sécurité nationale (…), même à ses prémices, atteigne le stade de l'action », a affirmé de son côté le ministère des Affaires étrangères iranien, alors que le porte-avions américain Abraham Lincoln et son escorte sont arrivés lundi dans le golfe Persique. De leur côté, les Émirats arabes unis, qui accueillent une base aérienne américaine, ont déclaré qu'ils n'autoriseraient pas l'usage de leur territoire pour des attaques contre Téhéran.Nos journalistes ont rencontré Jacques Attali. Selon l'ancien conseiller de François Mitterrand, la stratégie de la menace et du chantage mise en œuvre par la présidence Trump ne marque pas une rupture par rapport aux administrations précédentes. Il revient notamment sur un épisode qui s'est produit « en mai 1983, au sommet du G7 de Williamsburg ». Au cours d'une « réunion très violente entre les seuls chefs d'État et leurs sherpas» explique-t-il, « le conseiller à la sécurité du président Reagan est venu me dire en secret que, si le président français ne cédait pas immédiatement à l'ordre américain d'inclure les armes nucléaires françaises dans le décompte de l'armement occidental face aux Soviétiques, le président américain interromprait les livraisons à la France des éléments techniques américains dont dépendaient alors encore le fonctionnement de son armement nucléaire ».Nos experts :- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- VINCENT HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- PATRICIA ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales

C dans l'air l'invité du 26 janvier 2026 avec Justin Vaïsse, historien spécialiste des relations transatlantiques, directeur général du Forum de Paris sur la Paix.La président américain Donald Trump a présenté son "Conseil de la paix", un nouvel organisme né à Davos, et qui vient concurrencer l'ONU. Lorsque le Hamas et Israël ont signé leur accord de cessez-le-feu en octobre 2025, il prévoyait plusieurs étapes. La première était la libération des otages contre le retrait partiel d'Israël de Gaza, la seconde la création d'un "Conseil de la Paix" à l'initiative des Etats-Unis. Ce "Board of Peace" vient donc de voir le jour.Donald Trump est le premier président de ce Conseil. Il est le seul à pouvoir inviter d'autres chefs d'Etat et de gouvernement à l'intégrer, et il peut décider d'en exclure un membre s'il le souhaite. Chaque Etat membre exerce un mandat d'une durée maximale de trois ans à compter de l'entrée en vigueur de la charte, et pour rester dans ce club il faudra débourser un milliard de dollars. La mission de ce Conseil de la Paix est un copier-coller de la mission des Nations Unies. Dans le préambule de la charte signée à Davos, il est écrit que "Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits" quand la charte de l'ONU, elle, parle de "préserver les générations futures du fléau de la guerre, de créer les conditions nécessaires au maintien de la justice, d'instaurer de meilleures conditions de vie et de défendre les droits de l'Homme." Quelles conséquences pour le multilatéralisme, et pour la paix dans le monde ?Ce week-end, le président américain s'en est pris à ses alliés de l'Otan. Il a affirmé que les alliés étaient «restés un peu loin des lignes de front» lors de l'intervention en Afghanistan et que les États-Unis n'ont «jamais eu besoin d'eux». Dès vendredi, le Premier ministre britannique Keir Starmer, à l'unisson de toute la classe politique, avait qualifié d'«insultants» et «franchement consternants» les déclarations du président américain. «Ces déclarations inacceptables n'appellent aucun commentaire. C'est aux familles de soldats tombés que le chef de l'État souhaite apporter du réconfort et redire la reconnaissance et la mémoire respectueuse de la nation», a dit l'entourage du Français Emmanuel Macron. Justin Vaïsse, historien spécialiste des relations transatlantiques, et directeur général du Forum de Paris sur la Paix, est notre invité. Il analysera avec nous la situation des relations transatlantiques, et les menaces qui pèsent contre la paix.

ICE : la police de Trump va-t-elle embraser l'Amérique ?Nos experts :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de Requiem pour le monde libre- Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de Les juges contre l'Amérique - James ANDRÉ - Grand reporter - France 24- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste

ICE : la police de Trump va-t-elle embraser l'Amérique ?La mort, samedi, lors d'une manifestation à Minneapolis, d'Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans, tué par la police de l'immigration (ICE), deux semaines après que Renée Good a été abattue par les agents de cette même structure, plonge l'Amérique dans l'effroi. Dans la foulée du drame, et avant même le début de l'enquête, Donald Trump et son administration ont traité Alex Pretti de « terroriste » et qualifié le tir des policiers d'acte d'autodéfense. Il voulait « massacrer » des agents des forces de l'ordre, a clamé Gregory Bovino, l'un des responsables de la police des frontières (Customs and Border Protection, ou CBP). Il semblait avoir pour but d'occasionner « un maximum de dommages », a renchéri Kristi Noem, la ministre du Département de la Sécurité intérieure (DHS).Mais cette version est contredite par les vidéos et les témoignages qui tournent en boucle depuis samedi dans les médias et sur les réseaux sociaux. Sur les images, Alex Pretti, téléphone portable à la main, vient secourir une femme poussée au sol par les agents de l'ICE. Aspergé de gaz lacrymogène, il est mis à terre, frappé par les agents, puis abattu. Au total, dix coups de feu sont entendus. Selon le Washington Post, Alex Pretti portait bien sur lui une arme de poing, pour laquelle il disposait d'un permis. Mais selon le quotidien, qui a analysé les vidéos, les agents fédéraux lui avaient retiré son pistolet avant de lui tirer dessus.Cet homme est le deuxième Américain tué par des agents fédéraux en moins de trois semaines dans la ville la plus peuplée du Minnesota, devenue l'épicentre de la contestation contre la politique d'expulsion massive orchestrée par le président américain depuis son retour à la Maison-Blanche. Dans la ville, la colère monte, et deux anciens présidents démocrates sont sortis de leur réserve. Dimanche, Barack Obama a appelé au sursaut des citoyens. « Le cœur des valeurs américaines est attaqué », écrit-il dans un communiqué au ton très grave. Il dénonce les agissements de la police de l'immigration : ces agents au « visage masqué » qui « intimident, harcèlent, mettent en danger » les citoyens, écrit l'ancien président démocrate, appelant les Américains à manifester, quelles que soient leurs préférences partisanes. « Levez-vous, exprimez-vous », a également écrit Bill Clinton dans un communiqué tout aussi solennel. Il dénonce les « mensonges » de l'administration Trump, administration qui « nous ordonne de ne pas voir ce que nous voyons de nos propres yeux ». « Si nous abandonnons nos libertés », prévient Bill Clinton, « nous risquons de ne jamais les récupérer ».Mais la gêne gagne aussi le camp républicain. Des élus du parti de Donald Trump prennent leurs distances. Les sénateurs Peter Ricketts et Lisa Murkowski demandent une enquête prioritaire et soupçonnent un usage excessif de la force, alors que, d'après un sondage réalisé pour le site Politico, un tiers des électeurs de Donald Trump désapprouvent la manière dont sa politique d'expulsion est mise en œuvre. Un sondage réalisé avant la mort d'Alex Pretti ce week-end, mais après celle de Renée Good, tuée il y a trois semaines à Minneapolis.La mort d'Alex Pretti marque-t-elle un tournant dans le deuxième mandat de Donald Trump ? Quelle est la situation à Minneapolis ? Qu'est-ce que l'ICE ? Quels sont ses pouvoirs, ses moyens, ses méthodes ? Comment ses agents sont-ils recrutés et formés ?Nos experts :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de Requiem pour le monde libre- Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de Les juges contre l'Amérique - James ANDRÉ - Grand reporter - France 24- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste

C dans l'air l'invité du samedi 24 janvier 2026 avec Christine Ockrent, journaliste et productrice de l'émission "Affaires étrangères" sur France Culture.Vendredi 23 janvier, le Pentagone a publié sa nouvelle stratégie de défense nationale dans laquelle il donne explicitement la priorité aux intérêts américains et appelle les alliés des Etats-Unis à assumer la responsabilité de leur propre défense. Une entaille de plus à l'ordre international qui prévalait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, basé notamment sur le multilatéralisme et au sein duquel l'alliance transatlantique jouait un rôle primordial.Alors la rupture avec l'Europe est-elle consommée ? Les pays de l'UE se montrent en tous cas de plus en plus offensifs face à un Donald Trump qui ne leur laisse aucun répit, un an après son retour à la Maison Blanche. Christine Okrent nous aidera à comprendre cette "révolution trumpiste" qui nous saisit.Christine Ockrent vient de publier "Le Trump de A à Z. Un premier dictionnaire", aux éditions Denoël et s'apprête à donner sa dernière conférence exceptionnelle lundi 26 janvier prochain au théâtre Montparnasse où elle dévoile les coulisses du pouvoir et les stratégies de Trump, Poutine ou encore Xi Jinping.

C dans l'air du samedi 24 janvier 2026 - Trump sans limites : l'Amérique (aussi) s'inquièteNos experts :- Christine OCKRENT, journaliste, spécialiste des affaires étrangères, auteure de "Le Trump de A à Z. Un premier dictionnaire"- Lucas MENGET, grand reporter- Corentin SELLIN, professeur d'Histoire en classe préparatoire, spécialiste des États-Unis et chroniqueur "Les Jours"- Nicole BACHARAN, historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de "Requiem pour le monde libre"- Piotr SMOLAR, correspondant à Washington "Le Monde"

C dans l'air du samedi 24 janvier 2026 - Trump sans limites : l'Amérique (aussi) s'inquièteLe président des États-Unis Donald Trump a-t-il perdu la raison ? Entre décisions spectaculaires, dérapages assumés et usage massif des agences fédérales comme ICE, le président américain donne le sentiment de tester les limites du système, au risque d'embarrasser ses alliés et de rebattre les cartes de la géopolitique face à la Chine et à Vladimir Poutine.Ces interrogations sur son aptitude à gouverner surgissent à quelques mois de midterms cruciales. Des élections de mi-mandat qui s'annoncent difficiles pour les républicains à la Chambre. Entre une popularité défaillante et une économie encore fragile, les signaux sont au rouge.Dans le même temps, l'état de santé du président américain, âge de 79 ans, continue d'interroger. À Davos, son hématome sur la main et ses déclarations sur ses « tests cognitifs réussis » ont relancé les spéculations. Des élus démocrates ont ouvert le débat sur sa capacité à gouverner, après la multiplication d'erreurs dans ses discours, et sa publication de messages privés de chefs d'Etats.Plusieurs responsables politiques de l'opposition ont évoqué la possibilité d'un recours au 25e amendement, qui permet de déclarer un président inapte à l'exercice de ses fonctions. Désormais, les critiques viennent également de son propre camp, dont certains semblent désapprouver les visées expansionnistes du président notamment sur le Groenland.Comment Donald Trump bouleverse-il l'ordre du monde ? Le président américain est-il encore en capacité de gouverner, alors que sa santé mentale interroge ? À quel point l'Amérique se retrouve-t-elle divisée ?Nos experts :- Christine OCKRENT, journaliste, spécialiste des affaires étrangères, auteure de "Le Trump de A à Z. Un premier dictionnaire"- Lucas MENGET, grand reporter- Corentin SELLIN, professeur d'Histoire en classe préparatoire, spécialiste des États-Unis et chroniqueur "Les Jours"- Nicole BACHARAN, historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de "Requiem pour le monde libre"- Piotr SMOLAR, correspondant à Washington "Le Monde"

C dans l'air l'invité du vendredi 23 janvier 2026 avec Gérard Araud, ancien ambassadeur de France aux États-Unis et en Israël, auteur de "Leçons de diplomatie : La France face au monde qui vient"Entre coups de force et d'intimidation, Donald Trump continue d'occuper le devant de la scène médiatique. Il ne ménage pas ses adversaires et encore moins ses alliés, comme l'illustre l'actualité récente concernant le statut du Groenland, que le président américain avait dit vouloir annexer.Ukraine, Gaza, Venezuela... Autant de dossiers brulants dans lesquels Donald Trump veut s'impliquer pour imposer la paix, sur fond de tensions commerciales exacerbées par l'imposition tous azimuts de droits de douane comme moyen de pression, de recomposition géopolitique et d'une rivalité sans précédent avec la Chine. Alors quel rôle la diplomatie peut-elle jouer dans un tel contexte ?Gérard Araud, qui fut en poste à Washington lors du premier mandat de Trump, insiste sur son rôle essentiel et appelle au sursaut européen face aux nouveaux rapports de force et à la brutalité à l'oeuvre.

C dans l'air du vendredi 23 janvier 2026 - Face à Trump, Macron dégaine la stratégie Top GunNos experts :- Dominique TRINQUAND, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur "D'un monde à l'autre" chez Robert Lafont- Dominique SEUX, éditorialiste aux Echos et sur France Inter, auteur de l'ouvrage « Les débats de l'éco" chez Plon- Mélissa BELL, journaliste, correspondante à Paris - CNN- Anne TOULOUSE, journaliste franco-américaine, auteure de "L'art de Trumper", est publié aux éditions du Rocher- Sonia DRIDI, correspondante aux États-Unis pour LCI et France 24, en direct depuis Washington

C dans l'air du vendredi 23 janvier 2026 - Face à Trump, Macron dégaine la stratégie Top Gun"On entend que la France soit respectée, que l'Europe soit respectée". Le message est clair et a été porté par Emmanuel Macron. Le président de la République a incarné la contre-offensive après des menaces d'invasion du Groenland et des pressions tarifaires provenant de Donald Trump.Dans une réponse au président américain, Emmanuel Macron a appelé à préférer "le respect" et "l'état de droit" aux "brutes" sans "perdre son temps avec des idées folles". Un discours remarqué et amplifié par la paire de lunettes d'aviateur, que le locataire de l'Elysée arbore depuis quelques jours en raison d'un problème oculaire. Un accessoire inattendu, symbole de la rébellion face aux Etats-Unis.Une autre figure politique s'est fermement opposée aux agissements du président américain : le Premier ministre canadien Mark Carney. Lors d'un discours au Forum économique Mondial, en Suisse, ce dernier a pointé la fracture de l'ordre mondial et appelé les "puissances moyennes" à s'unir pour faire face aux forces "hégémoniques". Donald Trump a depuis annoncé retirer son invitation à rejoindre son "Conseil de paix".Donald Trump serait-il devenu un modèle encombrant ? En France, cette crise diplomatique pourrait notamment pousser le Rassemblement national à revoir sa ligne vis-à-vis du président américain. Au Parlement européen, le président du parti Jordan Bardella a exhorté la France et l'UE au "rapport de force" face à Donald Trump et son "chantage tarifaire".Les multiples attaques de Trump semblent également plonger les extrêmes droites européennes dans l'embarras. En Italie, Giorgia Meloni, principale alliée américaine en Europe, se voit reprocher le fait de minimiser le conflit avec les États-Unis. En Hongrie, Victor Orban s'est lui montré plus discret notamment sur la question du Groenland.Face aux menaces de guerre commerciale proférées par le président des Etats-Unis, l'entreprise Fermob a pris les devants. Afin de se prémunir des taxes potentielles, le fabricant de mobilier français a choisi d'augmenter son stock outre-Atlantique. Mais à long terme, la situation ne devrait pas faire les affaires de ce spécialiste du mobilier d'extérieur.Comment l'Europe peut-elle lutter face à la volonté d'expansionnisme américain ? Donald Trump serait-il devenu un modèle encombrant pour ses alliés européens ? Quel impact des taxes douanières américaines sur les entreprises françaises ?Nos experts :- Dominique TRINQUAND, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur "D'un monde à l'autre" chez Robert Lafont- Dominique SEUX, éditorialiste aux Echos et sur France Inter, auteur de l'ouvrage « Les débats de l'éco" chez Plon- Mélissa BELL, journaliste, correspondante à Paris - CNN- Anne TOULOUSE, journaliste franco-américaine, auteure de "L'art de Trumper", est publié aux éditions du Rocher- Sonia DRIDI, correspondante aux États-Unis pour LCI et France 24, en direct depuis Washington

C dans l'air l'invité du 22 janvier 2026 avec Philippe Etienne, ancien ambassadeur de France, notamment aux États-Unis, en Allemagne, ancien conseiller diplomatique à l'Elysée. Il publie Le Sherpa, aux éditions Tallandier.Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump a subitement annoncé mercredi à Davos "le cadre d'un futur accord" sur le Groenland, extrêmement vague, et levé ses menaces douanières autant que militaires. L'annonce a été accueillie avec enthousiasme par Wall Street et avec un soulagement prudent au Danemark, mais avec méfiance sur l'île arctique, territoire autonome danois. Le président américain a refusé de préciser si le compromis en discussions donnait aux Etats-Unis la possession du territoire autonome danois, comme il l'a exigé à de multiples reprises afin, selon lui, d'en garantir la sécurité face à la Russie et à la Chine. "Trump dit qu'il met la guerre commerciale en pause, dit "je ne vais pas attaquer le Groenland", ce sont des messages positifs", a réagi le ministre des Affaires étrangères danois Lars Løkke Rasmussen, sans vouloir se prononcer sur le projet d'accord annoncé."Sur la base de cette entente, je n'imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février", a ajouté Donald Trump dans son message. Cette menace, émise samedi en réaction à l'envoi de troupes européennes, visait la Norvège, la Suède, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande.Philippe Etienne, ancien ambassadeur de France, et ancien conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron à l'Elysée, analysera avec nous les leçons diplomatiques de ce qui s'est joué au Forum de Davos. Il reviendra également avec nous sur ses quarante ans aux avant-postes de l'histoire, de l'Europe centrale à Washington, en passant par Berlin et Moscou. Il nous donnera aussi son point de vue sur le poids diplomatique de la France, et de l'Europe.

C dans l'air du 22 janvier 2026 - Groenland : Trump a-t-il vraiment reculé ?Nos experts :- Jean-Dominique MERCHET - Journaliste – L'Express, autrice de Sommes-nous prêts pour la guerre ? - Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Joséphine STARON - Docteur en philosophie politique- experte en questions européennes et relations internationales, Europe la solidarité contre le naufrage chez Synopia- Richard WERLY - Éditorialiste international pour le media suisse Blick, auteur de Cette Amérique qui nous déteste

C dans l'air du 22 janvier 2026 - Groenland : Trump a-t-il vraiment reculé ?Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump est revenu hier soir sur sa menace de hausse des droits de douane et dit avoir posé le « cadre d'un futur accord » sur le Groenland avec l'Otan. « Il reste beaucoup de travail », a affirmé, de son côté, le patron de l'Alliance atlantique, précisant que la question de la souveraineté du territoire autonome danois « n'avait pas été abordée » avec le président américain.Selon The New York Times, de hauts responsables de l'Otan explorent une piste : celle selon laquelle les États-Unis pourraient récupérer « la souveraineté sur des terres [groenlandaises] pour y installer des bases militaires ». Mais encore faut-il l'accord du Danemark et du Groenland, ce qui semble loin d'être acquis. « Nous pouvons négocier tous les aspects politiques : sécurité, investissements, économie. Mais nous ne pouvons pas négocier notre souveraineté. J'ai été informée que cela n'avait pas été le cas », a ainsi déclaré, dans un communiqué, la cheffe du gouvernement danois.L'annonce de cet accord, aux contours particulièrement flous, ressemble à une reculade déguisée pour le président américain. Il y a encore quelques jours, il n'excluait pas une intervention militaire sur l'île et menaçait de sanctions commerciales les pays qui lui tenaient tête. Désormais, il n'est plus question ni de l'un ni de l'autre. Les droits de douane supplémentaires devaient entrer en vigueur le 1er février. Donald Trump a annoncé y renoncer peu de temps après que le Parlement européen a gelé la ratification de l'accord commercial conclu en juillet dernier entre l'UE et les États-Unis, et à quelques heures d'un sommet extraordinaire des Vingt-Sept.Parallèlement, Donald Trump a lancé son « Conseil de la paix », ce jeudi à Davos, lors d'une cérémonie de signature. Malgré les déclarations grandiloquentes du président américain, aucune grande puissance et peu d'alliés historiques ont décidé de rejoindre, pour l'instant, cette nouvelle organisation internationale, sous la houlette des États-Unis. Le président américain a ensuite rencontré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. L'envoyé spécial américain, Steve Witkoff, est, lui, attendu dans la journée à Moscou pour des discussions avec Vladimir Poutine.Emmanuel Macron, de son côté, a fait savoir sur son compte X que la Marine française a arraisonné un pétrolier « en provenance de Russie » en Méditerranée, suspecté d'appartenir à la « flotte fantôme » finançant « la guerre d'agression contre l'Ukraine ». « Nous sommes déterminés à faire respecter le droit international et à garantir l'efficacité des sanctions », a ajouté le président de la République.Que s'est-il passé en Méditerranée ? Donald Trump a-t-il reculé sur le Groenland ? Qu'est-ce que le « Conseil de la paix » lancé par le président américain ? Quels pays ont accepté ou refusé d'y participer ?Nos experts :- Jean-Dominique MERCHET - Journaliste – L'Express, autrice de Sommes-nous prêts pour la guerre ? - Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Joséphine STARON - Docteur en philosophie politique- experte en questions européennes et relations internationales, Europe la solidarité contre le naufrage chez Synopia- Richard WERLY - Éditorialiste international pour le media suisse Blick, auteur de Cette Amérique qui nous déteste

C dans l'air l'invité du 21 janvier 2026 avec Pascal Lamy, ancien directeur général de l'OMC et ex-commissaire européen au Commerce, actuellement coordinateur des instituts Jacques Delors, et vice-président du Forum sur la paix.Sébastien Lecornu engage cet après-midi la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget de l'État pour 2026, premier d'une série de trois 49.3 qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février, sauf censure. Un peu plus de trois mois après y avoir renoncé, le Premier ministre a officialisé lundi le recours à cet outil constitutionnel, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote mais l'expose à une censure. Le président de la République, Emmanuel Macron, a salué devant les ministres une copie budgétaire qui "permet de contenir le déficit à 5%" du Produit intérieur brut (PIB) et "permet au pays d'avancer". Après l'échec de la première lecture, en décembre, le gouvernement a rapidement constaté en janvier l'impossibilité de faire adopter le budget via un vote."On ne peut pas céder à un chantage", a tancé mardi son numéro 2 Jean-Philippe Tanguy sur RMC-BFMTV, évoquant des "mesures de déséquilibres" augmentant le déficit, quand bien même une absence de budget hypothéquerait la hausse des crédits militaires. "Nous ne censurerons pas le gouvernement", a confirmé mardi sur France Inter le patron du parti Olivier Faure. Sur le fond, le PS ne reconnaît pas le budget comme le sien, mais "il y a des avancées qui sont allées dans le bon sens", a admis le président de groupe Boris Vallaud, citant la suppression du gel du barème de l'impôt sur le revenu, la hausse de la prime d'activité pour les salariés les plus modestes ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants. De nombreux députés ont dénoncé mardi un manque de "transparence" du gouvernement sur la copie budgétaire.La France va finir par se doter d'un budget, alors que le contexte international se tend. En déplacement au forum économique de Davos aujourd'hui, le président Macron a dénoncé une "concurrence des Etats-Unis d'Amérique" à travers une politique commerciale qui "exige des concessions maximales et vise ouvertement à affaiblir et subordonner l'Europe". Il a de nouveau invoqué le recours à l'instrument "anti coercition" de l'Union européenne, considéré comme un "bazooka" en cas de guerre commerciale. L'Europe dispose d'outils "très puissants" en matière commerciale, et doit les "utiliser" quand elle "n'est pas respectée", a-t-il déclaré.Dominique Seux détaillera avec nous le contenu du budget, et analysera également la situation internationale marquée par la menace de surtaxes douanières par Donald Trump, sur fond de velléités américaines sur le Groenland.

C dans l'air du 21 janvier 2026 - Trump et l'Europe au bord de la rupture ?Nos experts :- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France - Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L'Express, autrice de Le piège Nord Stream - Général François CHAUVANCY - Ancien militaire, spécialiste de questions géopolitiques

C dans l'air du 21 janvier 2026 - Trump et l'Europe au bord de la rupture ?Un faux départ avant un face-à-face. Après un « problème technique » qui l'a contraint à faire demi-tour et à changer d'avion, Donald Trump est arrivé ce mercredi à Davos, où il a pris la parole à la mi-journée dans un climat électrique. Derrière les sourires de façade, le président américain a une nouvelle fois loué sa politique aux États-Unis et malmené ses alliés européens, comme la France, où « certains endroits sont méconnaissables », et l'Europe, « qui ne va pas dans la bonne direction ». Il a réaffirmé sa volonté d'acquérir le Groenland, justifiant sa position au nom de la sécurité des États-Unis. « Je n'ai pas envie de recourir à la force, tout ce que l'on demande, c'est d'avoir le Groenland (…) Nous voulons le titre de propriété (…) Nous payons pour l'OTAN, nous voulons le Groenland », a martelé Donald Trump.Depuis plusieurs jours, le président américain souffle le chaud et le froid, promettant le dialogue sur ce dossier tout en menaçant de droits de douane ceux qui tentent de lui tenir tête. Il a également promis ces derniers jours plusieurs réunions sur le Groenland à Davos. Mais avec qui ?Emmanuel Macron est reparti hier soir. La Première ministre danoise a annulé sa visite à Davos, tout comme le chef du gouvernement britannique. Le chancelier Merz avait indiqué lundi qu'il voulait "essayer" de voir Donald Trump ce mercredi et éviter ainsi une escalade douanière qui nuirait, selon lui, autant aux Américains qu'aux Européens. Présent au Forum de Davos, le patron de l'OTAN, Mark Rutte a appelé à une « diplomatie réfléchie » pour gérer la crise, alors que la France a proposé ce matin d'organiser un exercice militaire conjoint au Groenland sous l'égide de l'Alliance atlantique. Mais ce mercredi, Donald Trump a estimé que « personne ne peut protéger le Groenland si ce n'est les États-Unis ».Alors, l'Europe et l'Amérique sont-elles au bord de la rupture ? Où va l'Otan ? Quel est l'avenir de la relation franco-américaine ? Enfin les États-Unis tentent-ils d'interférer dans le procès des assistants parlementaires du FN-RN ?Nos experts :- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France - Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L'Express, autrice de Le piège Nord Stream - Général François CHAUVANCY - Ancien militaire, spécialiste de questions géopolitiques

C dans l'air l'invité du 20 janvier 2026 avec Dominique Seux, éditorialiste aux Echos et à France Inter. Il publie avec Thomas Porcher "Les débats de l'éco", aux éditions Plon - France Inter.Sébastien Lecornu engage cet après-midi la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget de l'État pour 2026, premier d'une série de trois 49.3 qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février, sauf censure. Un peu plus de trois mois après y avoir renoncé, le Premier ministre a officialisé lundi le recours à cet outil constitutionnel, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote mais l'expose à une censure. Le président de la République, Emmanuel Macron, a salué devant les ministres une copie budgétaire qui "permet de contenir le déficit à 5%" du Produit intérieur brut (PIB) et "permet au pays d'avancer". Après l'échec de la première lecture, en décembre, le gouvernement a rapidement constaté en janvier l'impossibilité de faire adopter le budget via un vote."On ne peut pas céder à un chantage", a tancé mardi son numéro 2 Jean-Philippe Tanguy sur RMC-BFMTV, évoquant des "mesures de déséquilibres" augmentant le déficit, quand bien même une absence de budget hypothéquerait la hausse des crédits militaires. "Nous ne censurerons pas le gouvernement", a confirmé mardi sur France Inter le patron du parti Olivier Faure. Sur le fond, le PS ne reconnaît pas le budget comme le sien, mais "il y a des avancées qui sont allées dans le bon sens", a admis le président de groupe Boris Vallaud, citant la suppression du gel du barème de l'impôt sur le revenu, la hausse de la prime d'activité pour les salariés les plus modestes ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants. De nombreux députés ont dénoncé mardi un manque de "transparence" du gouvernement sur la copie budgétaire.La France va finir par se doter d'un budget, alors que le contexte international se tend. En déplacement au forum économique de Davos aujourd'hui, le président Macron a dénoncé une "concurrence des Etats-Unis d'Amérique" à travers une politique commerciale qui "exige des concessions maximales et vise ouvertement à affaiblir et subordonner l'Europe". Il a de nouveau invoqué le recours à l'instrument "anti coercition" de l'Union européenne, considéré comme un "bazooka" en cas de guerre commerciale. L'Europe dispose d'outils "très puissants" en matière commerciale, et doit les "utiliser" quand elle "n'est pas respectée", a-t-il déclaré.Dominique Seux détaillera avec nous le contenu du budget, et analysera également la situation internationale marquée par la menace de surtaxes douanières par Donald Trump, sur fond de velléités américaines sur le Groenland.

C dans l'air du 20 janvier 2026 - Trump - Macron : ça tourne au duel Nos experts :- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, autrice de Le Trump de A à Z - Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine, autrice de L'art de trumper- Général Jean-Paul PERRUCHE - Général de corps d'Armée, ancien directeur général de l'État-major de l'U.E

C dans l'air du 20 janvier 2026 - Trump - Macron : ça tourne au duel L'Amérique de Donald Trump ne s'interdit plus rien. Pour la deuxième fois en moins d'une semaine, le président des États-Unis dégaine l'une de ses armes favorites et menace la France de représailles – avec 200 % de droits de douane sur ses vins et champagnes – si elle persiste à refuser de participer à son « Conseil de paix », avec lequel il semble vouloir remplacer l'ONU, et où il serait seul maître à bord.Mécontent de la fin de non-recevoir française, le président américain s'en est pris personnellement lundi à Emmanuel Macron, qui « va bientôt quitter ses fonctions », et a publié ce mardi un SMS du président de la République. Celui-ci y fait part de son incompréhension sur l'attitude américaine vis-à-vis du Groenland et propose d'organiser un sommet du G7 jeudi à Paris, auquel il pourrait convier, « en marge » de la réunion, « les Russes », ce qui serait une première en près de quatre ans de guerre en Ukraine.Dans un autre message, Donald Trump, en roue libre, a posté une image générée par IA le montrant, accompagné du vice-président J. D. Vance et du ministre des Affaires étrangères Marco Rubio, en train de planter un drapeau américain dans un paysage arctique, indiquant : « Groenland, territoire américain depuis 2026 ». « Les Européens ne résisteront pas beaucoup », a-t-il également affirmé ce mardi, avant d'annoncer une « réunion des différentes parties » sur le Groenland à Davos.L'Europe devra « bien sûr riposter » en cas de guerre commerciale, a déclaré ce mardi la Première ministre du Danemark devant le Parlement de son pays. Les dirigeants européens doivent se réunir ce jeudi 22 janvier lors d'un sommet extraordinaire pour décider de la riposte. Mais, d'ores et déjà, le Parlement européen devrait faire barrage à l'accord commercial scellé l'an dernier par Ursula von der Leyen, prévoyant 15 % de droits de douane sur les marchandises européennes qui arrivent aux États-Unis.Depuis Davos, la présidente de la Commission européenne a promis ce mardi une réponse « ferme » aux menaces répétées de Donald Trump sur le Groenland et les droits de douane. « C'est fou que nous devions utiliser pour la première fois l'instrument anti-coercition contre les États-Unis », a renchéri Emmanuel Macron ce mardi, soulignant que « l'Europe peut être lente, mais elle est prévisible et fondée sur l'État de droit ». Dénonçant une « concurrence » américaine visant à « affaiblir et subordonner l'Europe », le président de la République a appelé à une « préférence européenne » pour protéger l'industrie du Vieux Continent. « On ne va pas se laisser impressionner » a-t-il également ajouté.Nos experts :- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, autrice de Le Trump de A à Z - Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine, autrice de L'art de trumper- Général Jean-Paul PERRUCHE - Général de corps d'Armée, ancien directeur général de l'État-major de l'U.E

C dans l'air l'invitée du 19 janvier 2026 avec Dominique Carlac'h, cheffe d'entreprise, membre du conseil exécutif du Medef, vice présidente d'ABGi France.La surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, l'un des points-clés du débat budgétaire, rapportera "environ huit milliards" d'euros dans la version finale du budget 2026 que le gouvernement s'apprête à proposer, a annoncé dimanche la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur France Info. Ce dispositif, qui devait avoir un rendement de 4 milliards d'euros dans la version initiale du budget gouvernemental, rapportera finalement autant qu'en 2025 et aura "le même barème", a confirmé la porte-parole, assurant néanmoins que les entreprises de taille intermédiaire (ETI) en seront exemptées. Le gouvernement satisfait ainsi l'une des principales demandes du Parti socialiste, qui envisage de ne pas censurer le gouvernement dans les prochains jours.La facture incombera donc, en bonne partie, aux grandes entreprises. Cette décision rompt provisoirement la politique de l'offre, « pro-entreprises », menée depuis le premier quinquennat d'Emmanuel Macron. Elle a été néanmoins jugée nécessaire pour maintenir le déficit dans des limites raisonnables et pour obtenir le soutien des socialistes, indispensable pour faire passer le budget 2026. Le représentant de la Confédération des PME, Amir Reza-Tofighi, a réagi à ces annonces. "Les entreprises sont en train de décaler leurs investissements et de bloquer leurs recrutements. Il faut redonner de la visibilité aux entreprises car sinon les conséquences seront assez graves", a-t-il déclaré dans un entretien accordé à la Tribune. "Un budget qui va mettre tout l'effort sur les entreprises sera un budget qui mettra la France en danger", a-t-il ajouté, évoquant même une possible "révolte des entrepreneurs".Dominique Carlac'h reviendra avec nous sur les inquiétudes des milieux économiques face à l'incertitude budgétaire. Elle analysera également les conséquences de l'instabilité géopolitique sur les entreprises, alors que s'ouvre aujourd'hui le forum annuel de Davos.

C dans l'air du 19 janvier 2026 - Groenland: Trump s'acharne, l'Europe menaceNos experts :- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro - Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationaleUniversité Catholique de Lille - Marie BILLON (duplex de Londres) - journaliste, correspondante à Londres pour RTL

C dans l'air du 19 janvier 2026 - Groenland: Trump s'acharne, l'Europe menaceLe ton se durcit entre les deux rives de l'Atlantique. En colère après le déploiement de personnel militaire européen la semaine dernière au Groenland, dans le cadre d'exercices de reconnaissance demandés par le Danemark, Donald Trump a menacé samedi d'imposer, dès le 1er février, de nouveaux droits de douane à une série de pays européens « jusqu'à la vente totale du Groenland ». Le président américain, qui a écarté l'option de la force militaire pour l'instant, brandit donc une nouvelle fois la menace d'une hausse des taxes pouvant atteindre 25 % sur l'ensemble des exportations vers les États-Unis en provenance du Danemark, de la Norvège, de la Suède, de la France, de l'Allemagne, du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de la Finlande.Dans la foulée, les pays menacés ont signé une déclaration dimanche confirmant leur engagement aux côtés du Danemark. En France, le chef de l'État, qui a été « toute la journée en contact avec ses homologues européens », a fait savoir qu'il comptait demander « l'activation de l'instrument anti-coercition » de l'UE en cas de nouveaux droits de douane américains sur les produits européens. Cet outil, dont la mise en œuvre requiert la majorité qualifiée des pays de l'UE, permet, entre autres, le gel de l'accès aux marchés publics européens ou le blocage de certains investissements.Giorgia Meloni, en déplacement à Séoul, a, pour sa part, affirmé avoir parlé à Donald Trump pour lui notifier l'« erreur » que constituaient, selon elle, ces menaces de surtaxes, que le ministre néerlandais des Affaires étrangères, David van Weel, a qualifiées d'« incompréhensibles » et d'« inappropriées ». « C'est du chantage. Ce qu'il (Trump) fait en ce moment est du chantage », a asséné David van Weel, tandis que son homologue irlandaise, Helen McEntee, a évoqué des menaces « totalement inacceptables et profondément regrettables ».Les dirigeants européens doivent se réunir ce jeudi 22 janvier lors d'un sommet extraordinaire pour décider de la riposte. Mais, d'ores et déjà, les principaux groupes du Parlement européen ont décidé de ne pas ratifier l'accord commercial signé cet été par Ursula von der Leyen avec Donald Trump. Parallèlement, les discussions se poursuivent à plusieurs niveaux : Paris et Berlin devaient tenter de coordonner leur réponse ce lundi à Berlin, où leurs ministres de l'Économie se retrouvent. Les discussions devraient ensuite se déplacer à Davos, grand-messe du libre-échange, à laquelle Donald Trump participera ce mercredi pour la première fois.Alors, jusqu'où ira l'escalade entre les États-Unis et l'Europe ? Quelle sera la riposte européenne ? Que va faire l'Italie de Giorgia Meloni, qui tente depuis des semaines de préserver son alliance privilégiée avec le président américain sans s'isoler en Europe ?Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro - Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationaleUniversité Catholique de Lille - Marie BILLON (duplex de Londres) - journaliste, correspondante à Londres pour RTL

C dans l'air du 17 janvier 2026 - ICE : les cow-boys de Trump qui sèment la terreurNos experts :- David THOMSON - Journaliste spécialiste du mouvement MAGA, auteur du documentaire « J.D Vance : la revanche d'une Amérique »- Laurence HAÏM - Ancienne correspondante aux États-Unis, auteure de « Ghislaine Maxwell, une femme amoureuse »- Elisa CHELLE - Professeure de science politique à l'Université Paris-Nanterre- Corentin SELLIN - Professeur d'histoire en classe préparatoire, spécialiste des Etats-Unis et chroniqueur pour le média « Les Jours »

C dans l'air du 17 janvier 2026 - ICE : les cow-boys de Trump qui sèment la terreurDes hommes masqués, en treillis militaires, fusil au poing. Voilà désormais le cauchemar des habitants de Minneapolis, aux Etats-Unis. Cette ville du Minnesota, bastion démocrate, est devenu ces derniers jours l'épicentre de la contestation contre les méthodes de l'ICE, la police anti-immigration de Donald Trump, et ses méthodes ultra violentes. Le 7 janvier, Renee Good, une mère de famille américaine de 37 ans, a été abattue au volant de sa voiture par un policier de l'ICE, alors qu'elle essayait de s'enfuir. La scène, filmée, a mis le feu aux poudres et les habitants de certains quartiers tirent désormais au mortier sur les policiers, qui ripostent à l'aide de gaz lacrymogène. Jeudi, Donald Trump a menacé de recourir à l'Insurrection Act, qui permet de déployer l'armée sur le territoire américain pour contenir des émeutes, et qui n'a plus été employé depuis les émeutes de Los Angeles en 1992.Pendant ce temps, Donald Trump continue de provoquer la controverse. Cette semaine, le président américain a été filmé à Détroit en train d'adresser un doigt d'honneur à une personne qui l'aurait qualifié de « protecteur de pédophiles ». Le directeur de la communication de la Maison Blanche a défendu un geste « tout à fait adéquat et dénué d'ambiguïté ». Depuis que le Congrès américain a publié, mi-décembre, une partie du dossier Epstein, Donald Trump ne commente plus l'affaire en public. Est-ce parce qu'il se sent de plus en plus fragilisé ? Ces derniers jours, le président s'est plaint auprès de ses conseillers du travail de la procureure générale Pam Bondi, qu'il aurait qualifiée de « faible » et qu'il considère « incapable de mettre en œuvre son programme ».En Géorgie, swingstate qui a basculé côté républicain lors de la dernière élection présidentielle, la base MAGA est de plus en plus déçue par un président qui ne tient pas ses promesses de campagne. Certains électeurs lui reprochent sa guerre commerciale qui pèse lourd sur l'économie américaine. D'autres l'accusent de ne pas vouloir faire toute la lumière sur le dossier Epstein, et même d'avoir lâché leur élue MAGA locale Marjorie Taylor Greene. Ancienne fervente du président, l'élue complotiste s'était attirée les foudres de la Maison Blanche après avoir critiqué les revirements de Donald Trump sur le sujet. Elle a finalement démissionné du Congrès début janvier. Un lâchage qui pourrait couter cher au camp républicain lors des élections de mi-mandat en 2026.Que cherche Donald Trump en promouvant les rafles de sa police anti-immigration ? Le président américain est-il affaibli sur le dossier Epstein ? Et sa base d'électeurs MAGA va-t-elle se fragiliser à deux ans des élections de mi-mandat ?Nos experts :- David THOMSON - Journaliste spécialiste du mouvement MAGA, auteur du documentaire « J.D Vance : la revanche d'une Amérique »- Laurence HAÏM - Ancienne correspondante aux États-Unis, auteure de « Ghislaine Maxwell, une femme amoureuse »- Elisa CHELLE - Professeure de science politique à l'Université Paris-Nanterre- Corentin SELLIN - Professeur d'histoire en classe préparatoire, spécialiste des Etats-Unis et chroniqueur pour le média « Les Jours »

C dans l'air l'invitée du 16 janvier 2026 avec Aïda Tavakoli, doctorante franco-iranienne et présidente et co-fondatrice de l'association We Are Iranian Students.Depuis le début du mouvement le 28 décembre, la répression des manifestations en Iran aurait déjà fait 12 000 morts, selon l'estimation du média Iran International, 3428 selon l'ONG Iran Human Rights. Une ampleur qui semble inédite et une violence apparemment sans précédent : tirs à balles réelles dans la foule, corps qui s'amoncellent dans les rues, exécutions dans les hôpitaux... Le régime des mollahs va jusqu'à faire payer les familles qui veulent récupérer les corps de leurs proches défunts. La situation en Iran est difficile à documenter : les récits d'opposants et les images se font rares à cause du black-out imposé par les autorités iraniennes afin de limiter la circulation d'informations. "Cette perturbation figure parmi les plus longues jamais enregistrées", a précisé hier soir l'ONG NetBlocks.Face à cette situation, la réaction américaine se fait attendre. La porte-parole de la Maison Blanche affirme que "toute les options" restent sur la table et assure que l'Iran a renoncé à 800 exécutions de manifestants. Elle a également ajouté que Donald Trump avait menacé Téhéran de "sérieuses conséquences" si la répression des manifestations continuait. "Nous avons été informés par des sources très importantes de l'autre côté, et elles ont dit que les tueries ont pris fin", a toutefois précisé hier le président américain. Si une intervention américaine suscite l'espoir chez certains manifestants iraniens, elle inquiète les Etats arabes, qui craignent que des frappes contre l'Iran n'entraînent un conflit régional plus vaste. Le Premier ministre israélien a quant à lui demandé à Donald Trump de "reporter tout projet d'attque militaire américaine contre l'Iran". Alors que l'avenir d'Ali Khamenei vacille, celui de Reza Pahlavi semble s'eclarcir. Mais le fils du shah peut-il vraiment représenter une alternative si le régime venait à tomber ? Enfin, reste à savoir quel rôle peut et doit jouer le reste de la communauté internationale, qui peine à se faire entendre. En témoigne la tribune dans Libération du photographe iranien Reza, qui exhorte Emmanuel Macron à agir.

C dans l'air du 16 janvier 2026 - Soldats français au Groenland, que va faire trump?Nos experts :- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre - Laure KAYALI - correspondante défense - Polico Europe

C dans l'air du 16 janvier 2026 - Soldats français au Groenland, que va faire trump?« Le Groenland ne veut pas être possédé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas être dirigé ou contrôlé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas faire partie des États-Unis », a martelé le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen. Il est « hors de question » que les États-Unis acquièrent le Groenland, a insisté le ministre danois des Affaires étrangères, hier, alors que la porte-parole de la Maison-Blanche affirmait plus tôt que le déploiement de troupes européennes n'avait « aucun impact sur l'objectif d'acquérir » ce territoire autonome du Danemark.Plusieurs pays européens — parmi lesquels la France, la Suède, l'Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni — ont décidé de dépêcher du personnel militaire dans le cadre d'une mission de reconnaissance au Groenland. Une équipe d'une « quinzaine de soldats » français est déjà déployée à Nuuk et « sera renforcée dans les prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes », a précisé Emmanuel Macron hier, lors de ses vœux aux armées à Istres. Berlin, de son côté, a justifié le lancement de cette mission européenne par la présence de « menaces russes et chinoises » dans l'Arctique.Ce déploiement, inscrit dans le cadre de l'opération baptisée « Arctic Endurance », a pour objectif à la fois de rassurer les États-Unis quant à la sécurité de l'île et d'affirmer l'ancrage de ce territoire riche en ressources naturelles stratégiques dans la sphère européenne, tout en dissuadant toute tentative d'ingérence.Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump affirme régulièrement qu'il prendra le contrôle du Groenland « d'une manière ou d'une autre ». Il soutient également que le Danemark n'est « pas capable » d'assurer la sécurité de l'île, qu'il décrit comme un territoire « recouvert de navires russes et chinois ». Mercredi, il a durci le ton en écrivant sur son réseau Truth Social que les États-Unis « ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale », qualifiant le territoire de « vital pour le Dôme d'Or que nous construisons ».Ces affirmations sont contestées par Copenhague. « Il est inexact de dire qu'il existe une forte activité russe et chinoise autour du Groenland », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide à la télévision publique danoise NRK. Il a toutefois reconnu « une activité russe importante et une certaine présence chinoise ailleurs dans l'Arctique ».La Russie a réagi jeudi en exprimant sa « sérieuse inquiétude » face à l'augmentation de la présence militaire de l'Otan dans la région, dénonçant « le prétexte imaginaire d'une menace croissante de Moscou et de Pékin ». Le Kremlin a également estimé que « la situation se dégrade jour après jour pour le régime de Kiev et que sa marge de décision se réduit ». Le président russe avait déjà déclaré, fin 2025, que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine « par la voie militaire » en cas d'échec des négociations. Sur le terrain, les combats se poursuivent. Pourquoi des soldats européens, et notamment français, sont-ils déployés au Groenland ? La Russie et la Chine cherchent-elles réellement à prendre le contrôle de l'île, comme l'affirme Donald Trump ? Jusqu'où les États-Unis sont-ils prêts à aller pour l'obtenir ? Quel avenir pour l'Otan ? Enfin, quelle est la situation actuelle en Ukraine ?Nos experts :- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre - Laure KAYALI - correspondante défense - Polico Europe

C dans l'air l'invité du 15 janvier 2026 avec Camille Grand, secrétaire général de l'ASD, association qui regroupe et représente les industriels européens de l'aérospatial de la sécurité et de la défense, ex-secrétaire général adjoint de l'OTAN (2016-2022).La France a déjà déployé "une première équipe de militaires" au Groenland dans le cadre d'une mission militaire européenne, et va dépêcher "dans les prochains jours" de nouveaux "moyens terrestres, aériens et maritimes" dans le territoire autonome danois convoité par les États-Unis. C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui Emmanuel Macron, qui s'exprimait à Istres dans le cadre de ses voeux aux Armées. La veille, le Danemark, en désaccord fondamental avec Trump sur le Groenland, a obtenu l'envoi d'une mission militaire européenne au Groenland. Mission qui débute ce jeudi dans le territoire autonome, au lendemain d'une rencontre à Washington où le Danemark a acté son "désaccord fondamental" avec les États-Unis.Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, qui a souligné que les membres de l'Otan voulaient participer à la sécurisation de l'Arctique, en se coordonnant étroitement avec les États-Unis. "La Russie et la Chine utilisent de plus en plus l'Arctique à des fins militaires, remettant ainsi en question la liberté des voies de transport, de communication et de commerce", a estimé M. Pistorius. "Il existe un consensus au sein de l'OTAN sur le fait qu'une présence renforcée dans l'Arctique est essentielle pour la sécurité européenne et nord-américaine", a affirmé la Première ministre danoise Mette Frederiksen, qui a salué l'envoi de troupes européennes. Hier, le président Trump avait répété sur son réseau Truth Social que les États-Unis avaient "besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Il est vital pour le Dôme d'Or que nous construisons". C'est la première fois qu'il fait un lien entre ce gigantesque projet américain de bouclier antimissiles et la possession du territoire autonome danois.Camille Grand analysera avec nous la situation du Groenland, territoire convoité par Donald Trump, et dans lequel une mission militaire européenne est envoyée. Il reviendra avec nous sur ce que cette séquence signifie pour l'avenir des relations transatlantiques.

C dans l'air du 15 janvier 2026 - Groenland : l'Europe envoie des troupesNos experts :- Général François CHAUVANCY - spécialiste de questions internationales- Jean-Dominique GIULIANI - Président de la Fondation Robert Schuman- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Daphné BENOIT - Cheffe du pôle international - AFP

C dans l'air du 15 janvier 2026 - Groenland : l'Europe envoie des troupesLes Européens ont envoyé des militaires au Groenland, alors que la Première ministre danoise a acté, ce jeudi, l'existence d'un « désaccord fondamental » avec les États-Unis sur l'avenir de l'île convoitée par Donald Trump, au lendemain d'une rencontre entre des dirigeants des deux pays à Washington. À Paris, un conseil de défense a été convoqué en urgence ce matin. La France, la Suède, l'Allemagne et la Norvège ont décidé de mobiliser leurs armées sur le territoire autonome danois pour un exercice militaire conjoint baptisé « Arctic Endurance ». Une équipe d'une « quinzaine de soldats » français est déjà présente à Nuuk et elle « sera renforcée dans les prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes », a indiqué un peu plus tard Emmanuel Macron lors de ses vœux aux armées à Istres. Le ministre français des Affaires étrangères a également annoncé mercredi l'ouverture d'un consulat sur place le 6 février prochain. Cette séquence intervient alors que Donald Trump a réaffirmé sa volonté d'acquérir l'île arctique. Mercredi, il a écrit sur son réseau Truth Social que les États-Unis « ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale », ajoutant que le territoire est « vital pour le Dôme d'Or que nous construisons ». Le président américain a également affirmé qu'il « pense qu'une solution sera trouvée » sur le Groenland.Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump répète qu'il s'emparera du Groenland « d'une manière ou d'une autre ». Mais s'il dit ne pas exclure la voie militaire pour annexer ce territoire grand comme quatre fois la France, peuplé de seulement 57 000 habitants, la proposition américaine de rachat du Groenland, écartée en 2019, revient en force. Le président américain a nommé un émissaire et il évoque ouvertement les précédents historiques : la Louisiane (à la France) en 1803, la Floride (à l'Espagne) en 1819, l'Alaska (à l'Empire russe) en 1867. Donald Trump pourrait-il vraiment acheter l'île ?Parmi les pays européens à ne pas avoir envoyé de troupes au Groenland se trouve la Hongrie. Isolé en Europe, le pays dirigé par Viktor Orbán compte pour se relancer sur Donald Trump, dont il a applaudi la nouvelle stratégie de sécurité américaine. Il continue par ailleurs de jouer la carte russe de multiples manières, alors même que la Hongrie est membre de l'Union européenne.Alors l'Europe est-elle prête à défier Trump ? Pourquoi les États-Unis veulent-ils s'emparer du Groenland ? Nos experts :- Général François CHAUVANCY - spécialiste de questions internationales- Jean-Dominique GIULIANI - Président de la Fondation Robert Schuman- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Daphné BENOIT - Cheffe du pôle international - AFP

C dans l'air l'invité du 14 janvier 2026 avec Nicolas Domenach, chroniqueur politique, éditorialiste à Challenges et LCI, co-auteur de "Néron à l'Elysée", aux éditions Albin Michel."C'est l'histoire d'un homme exceptionnel... qui s'est exceptionnellement planté !". C'est ainsi que l'ouvrage se présente. L'histoire d'un président, Emmanuel Macron, "fulgurant dans la conquête, incertain puis catastrophique dans l'exercice du pouvoir". Les auteurs révèlent les coulisses des mandats Macron, de son affrontement incessant avec le chef du premier syndicat de France, Laurent Berger, à sa confrontation musclée avec François Bayrou, qui va l'amener à Matignon. Ils décrivent un président, enfermé à l'Élysée, fâché avec la plupart de ses anciens ministres, et qui n'arrive pas à reprendre le contrôle de la situation.Le duo fait remonter à la réélection du 24 avril 2022 le déraillement de la machine. Un triomphe sans gloire et, deux mois plus tard, la perte de la majorité à l'Assemblée nationale, les prémices d'une « descente aux enfers » du résident de l'Elysée. Puis il y aura la dissolution, cette "histoire de fous", décrétée deux ans plus tard, en juin 2024, et dont le pays n'a pas fini de subir les conséquences. Au cœur de ce réquisitoire, Nicolas Domenach et Maurice Szafran n'ont pu résister à la tentation de rapprocher Macron de Néron, « des incendiaires fascinés par les feux de société qu'ils allument ».

C dans l'air du 14 janvier 2026 - Iran : la répression s'intensifie…Trump prêt à frapper ?Nos experts :- Georges MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient – Le Figaro - Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Florian LOUIS - Historien, spécialiste des relations internationales, membre de la rédaction de la revue Le Grand Continent- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, autrice de Au cœur du Chaos- Sonia DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux Etats-Unis – LCI et France 24

C dans l'air du 14 janvier 2026 - Iran : la répression s'intensifie…Trump prêt à frapper ?Après plus de deux semaines de manifestations contre le régime des mollahs, dans un Iran privé d'Internet, il est impossible de connaître le bilan précis de la répression menée. Toutefois, plusieurs organisations humanitaires dénoncent un massacre contre le peuple iranien. L'ONG Iran Human Rights, basée à Oslo, dit avoir la confirmation de 734 victimes, mais estime que le nombre réel de morts pourrait s'élever à plusieurs milliers. Plus de 2 500 morts, dit de son côté ce mercredi l'organisation de défense des droits humains HRANA, basée aux États-Unis.Malgré le blocus des communications, des témoignages décrivent des blessures par balles, notamment aux yeux et à la tête, et des vidéos montrent des rangées et des rangées de sacs mortuaires. D'après les États-Unis, par ailleurs, le régime menace désormais les contestataires arrêtés d'exécution. Donald Trump a promis hier une action « très forte » si des citoyens étaient exécutés après des procès expéditifs. Téhéran accuse Washington de chercher un « prétexte » en vue d'une intervention militaire pour faire tomber le régime de l'ayatollah Khamenei.Signe d'un réel malaise à Moscou, les dirigeants russes de premier plan sont restés silencieux ces derniers jours sur la situation en Iran. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a réagi ce mercredi assurant qu'un pays tiers ne pourra pas « changer la nature des relations entre la Russie et l'Iran ». Avant lui, seul l'ancien ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, a condamné une « nouvelle tentative de forces extérieures d'interférer dans les affaires intérieures » du pays. Pas plus que pour le Venezuela, le Kremlin ne semble décidé à venir au secours d'un pays qu'il présentait pourtant, il y a peu, comme un « allié stratégique ». De plus en plus menaçant vis-à-vis de Téhéran, Donald Trump a également insisté une nouvelle fois ce mercredi sur le besoin « vital » pour les États-Unis de s'emparer du Groenland, avec le soutien de l'OTAN, juste avant un entretien sous haute tension à Washington entre dirigeants danois, groenlandais et américains autour de l'avenir du territoire autonome danois. Les intentions du président des États-Unis doivent être « prises très au sérieux », a estimé le Premier ministre Sébastien Lecornu. Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a annoncé l'ouverture d'un consulat au Groenland le 6 février.Alors que se passe-t-il en Iran ? Qui est Ali Khamenei, le guide suprême de l'Iran ? Le régime des mollahs peut-il tomber ? A l'heure où Donald Trump n'exclue pas un recours à la force contre le régime iranien à quoi pourrait ressembler une intervention américaine en Iran ? Enfin quid du Groenland ? Nos experts :- Georges MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient – Le Figaro - Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Florian LOUIS - Historien, spécialiste des relations internationales, membre de la rédaction de la revue Le Grand Continent- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, autrice de Au cœur du Chaos- Sonia DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux Etats-Unis – LCI et France 24

C dans l'air l'invité du 13 janvier 2026 avec Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché intérieur, et ancien ministre de l'Économie, des Finances, et de l'Industrie.Plus de 350 tracteurs ont pris position mardi aux abords de l'Assemblée nationale, à Paris, les agriculteurs en colère assurant qu'ils ne bougeraient pas tant que leurs demandes n'auraient pas été "entendues" par le gouvernement. Depuis début décembre, les manifestations d'agriculteurs se multiplient et les annonces du gouvernement vendredi après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne dans la capitale n'ont pas suffi à calmer la colère. Ravivée par la gestion de la dermatose bovine dans le Sud-Ouest, la contestation est nourrie par la signature prévue samedi de l'accord de libre-échange UE-Mercosur et plus largement par un ras-le-bol général d'une profession confrontée directement aux aléas climatiques et économiques. À quelques jours de la signature de l'accord UE-Mercosur, samedi au Paraguay, les agriculteurs ont aussi multiplié leurs opérations ailleurs en France.Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché intérieur, est notre invité. Il réagira aux conséquences de la signature de l'accord avec le Mercosur, alors même qu'Emmanuel Macron s'y est opposé. Il reviendra également sur les sanctions américaines qui le visent. Il est comme quatre autres personnalités européennes, interdit de territoire américain pour s'être engagé en faveur d'une régulation plus stricte du secteur technologique.