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Choses à Savoir


    • Jan 6, 2022 LATEST EPISODE
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    Pourquoi y a-t-il des chandelles dans les sous-marins ?

    Play Episode Listen Later Jan 6, 2022 2:24

    Retrouvez le nouveau podcast de Ben, Apprendre l'anglais avec l'actu, sur https://www.chosesasavoir.com/podcast/apprendre-langlais-avec-lactu/-----------------------------------On trouve des chandelles à bord des sous-marins. Mais ce ne sont pas des bougies destinées à suppléer un éclairage défaillant. En effet, il s'agit d'un procédé spécifique, capable de fabriquer de l'oxygène en cas de besoin.Des générateurs d'oxygèneCes "chandelles" ont la forme d'un bidon d'huile, équipé d'une goupille qui, faisant office de percuteur, sert à leur déclenchement. Il s'agit d'un dispositif de secours, destiné à fabriquer de l'oxygène. Il est mis en action en cas d'accident, quand l'équipage vient à en manquer.L'intérieur de ce qu'on appelle une "chandelle" ou une "bougie à oxygène" est composé d'un mélange de chlorate de sodium et de poudre de fer. Ces composants sont chauffés, à une certaine température, par le déclenchement du mécanisme, ce qui provoque la libération d'oxygène. On parvient donc à synthétiser l'oxygène par réaction chimique.Des générateurs d'oxygène d'une conception semblable fournissent de l'oxygène aux passagers des avions, en cas de chute de pression dans la cabine.Une explosion à bord d'un sous-marinLe contenu de ces bougies à oxygène est en principe très stable. En effet, l' examen régulier de certaines d'entre elles, durant deux décennies, n'a pas révélé de baisse du niveau d'oxygène.Ceci étant, la manipulation de ces chandelles peut s'avérer dangereuse si elles ne sont pas stockées dans de bonnes conditions. Il faut, en particulier, veiller à leur parfaite isolation.Faute de telles précautions, ces générateurs d'oxygène peuvent en effet provoquer de graves accidents, comme celui qui est arrivé à un sous-marin évoluant sous les eaux de l'Arctique.Le 21 mars 2007, en effet, une explosion, due à ces chandelles à oxygène, a provoqué la mort de deux membres de l'équipage. Il est probable qu'au contact d'huile hydraulique, le mélange contenu dans la bougie ait explosé. De par leur conception, ces bougies à oxygène peuvent aussi, dans certains cas, déclencher un incendie.C'est en raison du caractère potentiellement dangereux de ces générateurs que les autorités ont inventé les promeneurs à ne pas toucher à ceux qui se sont récemment échoués sur des plages du littoral breton. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Pourquoi les enfants Moken voient-ils sous l'eau ?

    Play Episode Listen Later Jan 5, 2022 1:50

    Les capacités d'adaptation du corps humain ne cessent d'étonner les scientifiques. Ainsi, l'une d'entre elles s'est intéressée à la faculté qu'avaient les enfants d'une population d'Asie du Sud-Est à voir sous l'eau.Une vision sous-marine très claireLes Moken sont un peuple nomade, qui vit entre la Birmanie et la Thaïlande. Durant ses recherches, une scientifique suédoise a constaté que les enfants appartenant à ce peuple évoluaient sous l'eau avec une aisance déconcertante.S'ils nagent avec une telle facilité, c'est qu'ils savent exactement où ils vont. En effet, leur vision sous-marine est si nette qu'ils retrouvent sans difficulté le moindre objet tombé au fond de l'eau.La scientifique s'est demandé pourquoi ces enfants avaient une vision sous-marine aussi précise que celle des dauphins. En effet, sous l'eau, un homme voit d'ordinaire les choses de manière floue.Elle s'est alors aperçue que ces enfants Moken étaient capables de rétrécir au maximum leurs pupilles et de modifier le cristallin, qui est en quelque sorte la lentille de l'œil.Ce sont ces deux adaptations qui permettent à ces enfants de voir aussi clairement sous l'eau que sur terre.Une faculté qui s'apprendPour se faire une idée plus précise de la vision sous-marine de ces enfants Moken, la chercheuse a voulu mesurer les capacités d'enfants européens. Elle a alors constaté que leur vision sous-marine était deux fois moins précise.Cependant, elle a pu démontrer que cette faculté à bien voir sous l'eau pouvait s'acquérir. Au bout d'un mois d'apprentissage, en effet, ces enfants ont réussi à améliorer leur vision sous-marine.Plus surprenant, ils conservaient cette faculté plusieurs mois après la fin de l'expérience, et sans avoir eu l'occasion de nager sous l'eau. En revanche, leurs yeux étaient sensibles à l'irritation, au contraire de ceux des enfants Moken.La scientifique suédoise a aussi remarqué que, chez les Moken, les adultes ne bénéficiaient pas d'une vision sous-marine aussi claire. Cela tiendrait peut-être au cristallin qui, avec l'âge, deviendrait moins flexible.Pour l'instant, les mécanismes par lesquels les enfants parviennent à accommoder leur vision sous l'eau demeurent mal connus. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Qu'est-ce qu'un “ouragan spatial” ?

    Play Episode Listen Later Jan 4, 2022 1:55

    Les scientifiques savaient que des "ouragans spatiaux" se formaient dans la haute atmosphère de la Terre. L'un d'entre eux vient d'être observé pour la première fois. Mais en quoi consiste ce phénomène ?Un phénomène lié aux mouvements du vent solaireCe n'est pas sans raison qu'on parle d'"ouragans spatiaux". En effet, ce phénomène présente quelques similitudes avec ceux qui se forment au-dessus des océans.Ici, la dépression est remplacée par le vent solaire. Celui-ci est composé d'un plasma, fait d'électrons, de protons et d'ions, c'est-à-dire d'atomes ayant perdu un ou plusieurs électrons.Ce vent forme des bras en forme de spirales qui, comme dans le cas des ouragans classiques, tournent autour d'une zone calme. Ce déplacement circulaire s'effectue, à grande vitesse, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.Ces ouragans spatiaux seraient en relation avec les aurores boréales et ne se manifesteraient que dans des conditions de vent solaire très calmes. Ces tempêtes solaires, qui peuvent s'étendre sur 1.000 kilomètres, naîtraient des échanges d'énergie entre le vent solaire et les particules chargées, présentes dans la haute atmosphère.De nouvelles observations devraient permettre de mieux connaître un phénomène qui est sans doute très fréquent.Un ouragan différent, peu dangereux pour la TerreSi la forme de ce phénomène fait penser aux ouragans terrestres, il en diffère cependant par de nombreux points. En premier lieu, il se produit à des altitudes bien supérieures.En effet, un ouragan spatial se forme au-dessus de l'ionosphère, une couche de l'atmosphère qui s'élève entre 60 et 1.000 kilomètres au-dessus de la Terre. Par ailleurs, cette tempête n'est à l'origine d'aucune précipitation, mais produit des électrons chargés d'énergie.Ces ouragans ne se forment pas non plus de la même façon. Un cyclone tropical est alimenté par l'air humide montant de l'océan, alors que, dans le cas de la tempête spatiale, on peut plutôt parler de poussée vers le haut.Un ouragan spatial a souvent une taille impressionnante et il dégage une énorme énergie. Malgré tout, il ne représente pas un réel danger pour notre planète, même s'il peut parfois brouiller certains systèmes de communication. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Quels requins trouve-t-on dans la Tamise ?

    Play Episode Listen Later Jan 3, 2022 1:45

    Comme tous les cours d'eau traversant des régions industrielles et de grandes agglomérations, la Tamise est un fleuve très pollué. Et pourtant, elle abrite une faune abondante, dont trois espèces de requins.Trois espèces de requins dans la TamiseLa pollution y avait atteint un tel degré que, à la fin des années 1950, les eaux de la Tamise avaient été déclarées zones "biologiquement mortes".Et pourtant, on vient de recenser trois espèces de requins dans le fleuve anglais. Il s'agit du requin hâ, de l'émissole tachetée et du requin épineux. Ce dernier tire son nom des épines qui se trouvent à l'avant de sa nageoire dorsale.Si un baigneur s'y pique, il peut ressentir de vives douleurs. Mais ce requin ne semble pas agressif, puisqu'on n'a signalé pour l'instant aucune attaque contre l'homme.En tous cas, ce requin épineux est l'un des rares poissons venimeux à évoluer dans les cours d'eau anglais. Et, s'il est précieux à plus d'un titre, c'est qu'il appartient à une espèce en voie d'extinction.Un fleuve de nouveau accueillant à la fauneVoilà peu, la Tamise était considérée comme une rivière très polluée. En effet, les niveaux de nitrate, provenant des rejets des usines et des eaux usées de Londres, y étaient très élevés. Sans parler des concentrations de phosphore ou de la pollution par les plastiques.Mais des progrès ont été faits dans le traitement des eaux usées. De même des milieux naturels, comme les marais salés de l'estuaire de la Tamise, ont été restaurés.Ces mesures ont permis le retour de nombreuses espèces animales. Ainsi des associations ont dénombré, en plus de celle des requins, la présence, dans le fleuve, de plus de 90 espèces d'oiseaux et d'environ 4.000 phoques.On y a aussi découvert des anguilles et des hippocampes. la Tamise retrouve donc peu à peu toute la richesse d'un milieu propre à attirer une faune variée. Mais, outre la pollution, le fleuve est menacé par les conséquences du réchauffement climatique.En effet, le niveau de la mer s'élève et la température de l'eau augmente. Est-ce pour cela que le nombre d'espèces d'oiseaux a déjà diminué ? See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Comment les Hommes produisent-ils un “bruit sismique”?

    Play Episode Listen Later Jan 2, 2022 1:58

    La pandémie de Covid-19 a eu un effet inattendu : en limitant les activités humaines, elle a réduit ce que les spécialistes appellent le "bruit sismique". Moins gênés par ces interférences, les scientifiques ont pu percevoir des phénomènes sismiques de faible ampleur.Un bruit sismique plus modéréLe "bruit sismique" désigne les vibrations produites par des phénomènes naturels, comme les vagues, et l'activité humaine. Ces ondes peuvent être provoquées par le trafic routier ou ferroviaire ou même par les pas de piétons marchant près des sismomètres, ces appareils destinés à enregistrer les vibrations.Or, les confinements qui ont été décidés pour freiner l'épidémie, et notamment le premier d'entre eux, mis en place dans plusieurs pays au premier trimestre 2020, ont entraîne une forte réduction de ce bruit sismique.À Paris, les sismomètres ont enregistré une diminution de près de 40 % du bruit sismique. On note également une réduction comprise entre 30 et 50 % dans la capitale belge. On observe le même phénomène partout où des mesures de confinement ont été prises.Et du fait des restrictions de déplacement, les différences, en termes de bruit sismique, sont moins marquées que d'habitude entre le jour et la nuit ainsi qu'entre la semaine et le week-end.Une meilleure détection des petits séismesLe bruit sismique lié à l'activité humaine produit une sorte de bourdonnement permanent, qui, en temps ordinaire, empêche les sismologues de percevoir certains phénomènes.Or la réduction de ces vibrations, due à la mise en place des confinements, a permis aux spécialistes de repérer la présence de petits séismes. La détection de ces mouvements de très faible magnitude pourrait permettre de mieux comprendre la structure et l'évolution de certains reliefs.Grâce à la la diminution du bruit sismique, il serait également plus facile de repérer les répliques d'un tremblement de terre. Elle réduirait aussi le nombre de séismes provoqués par des activités humaines, comme le forage pétrolier.Mais les confinements sont des mesures exceptionnelles et ils ne durent pas très longtemps. Les scientifiques ne pourront donc pas compter sur une réduction significative et durable du bruit sismique pour parfaire leur connaissance des secousses du sol. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Joyeux Noël !

    Play Episode Listen Later Dec 19, 2021 1:28

    Rendez-vous le lundi 3 janvier ! D'ici là je vous invite à découvrir tous les podcasts Choses à Savoir sur www.chosesasavoir.com See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Pourquoi y a-t-il 7 jours dans une semaine ?

    Play Episode Listen Later Dec 15, 2021 1:47

    Le découpage de la semaine en sept jours nous paraît si naturel que nous aurions du mal à en envisager un autre. Une telle division, arbitraire, comme toute autre, s'explique en partie par des facteurs religieux et l'influence de certaines civilisations.Une première "semaine" de sept joursDans l'ancienne Mésopotamie, le plus vieux récit de l'humanité, "L'épopée de Gilgamesh", écrite au IIe millénaire avant notre ère, nous raconte la légende d'un roi qui, sommé de rester éveillé, s'endort durant sept jours.Toujours dans l'ancienne Mésopotamie, des documents datant d'environ 4.000 ans nous apprennent que l'année était déjà divisée en 52 périodes, durant chacune environ sept jours.Certains spécialistes font de ces périodes une préfiguration de nos semaines, d'autant qu'il est probable que ce découpage de l'année, ainsi que le calendrier babylonien, aient été transmis aux Grecs puis aux Romains.D'autres influencesCependant, d'autres influences ont sans doute été à l'œuvre pour expliquer l'adoption de cette semaine de sept jours. À commencer par celle des anciens Égyptiens, qui sont les premiers à s'inspirer des phases de la Lune, dont chacune dure un peu peu plus de sept jours.Les Romains ont également joué un rôle dans ce découpage de la semaine. On trouve en effet, dans leur panthéon, sept dieux associés aux planètes alors découvertes. On conçut donc des périodes de sept jours, afin de rendre à chacun de ces dieux le culte qui lui était dû.L'influence chrétienne n'est pas non plus à négliger. On se souvient que, d'après la Genèse, il fallut six jours à Dieu pour créer le monde et qu'il se reposa le septième. À travers l'étude du rôle joué par ces diverses civilisations dans le découpage temporel de la semaine, on aperçoit bien la forte symbolique du chiffre sept.Le judaïsme et le christianisme y font souvent référence; ainsi, on se souvient des sept péchés capitaux ou des sept sacrements. Mais l'usage de ce chiffre n'est pas l'apanage de ces religions. Il apparait aussi très souvent dans le Coran.Il n'est donc pas surprenant qu'il ait été choisi pour rythmer le temps de nos ancêtres. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Les fruits pressés perdent-ils leurs vitamines ?

    Play Episode Listen Later Dec 14, 2021 1:38

    Les jus de fruits pressés ont une excellente réputation. On cite souvent, parmi les bienfaits qu'on leur prête, la présence de vitamines dans ce type de boisson. En fait, il semble qu'une telle affirmation ne réponde pas vraiment à la réalité.Des vitamines qui se perdent peu à peuLes vertus qu'on attribue aux jus pressés sont nombreuses : ils redonneraient de l'énergie, faciliteraient le transit intestinal et seraient une source de vitamines. Selon les fruits utilisés, on y trouverait notamment des vitamines C, des vitamines A ou encore des vitamines B1.Beaucoup de gens pensent que les jus de fruits frais contiennent autant de vitamines que les fruits dont ils proviennent. C'est vrai si vous buvez très rapidement votre jus de fruits.Mais plus vous attendrez, moins les vitamines seront présentes dans la boisson. En effet, elles s'altèrent si elles sont exposées à la chaleur, aux ultraviolets ou à l'oxygène. Elles sont alors victimes de l'oxydation, qui tend à les détruire.Au bout de deux jours, un jus de fruits laissé à la lumière et à une certaine température, commence à perdre de ses vitamines. Si leur production remonte un peu, par la suite, leur diminution continue est inéluctable.Enfin , il semblerait que les jus de fruits pasteurisés perdent encore plus vite leurs vitamines.La cuisson n'est pas plus favorable aux vitaminesPresser des fruits, pour en faire des jus frais, n'est donc pas la meilleure façon de conserver les vitamines qu'ils contiennent. Dès lors, les bienfaits qu'on peut en attendre sont moins évidents qu'on ne le croit souvent.Et, dans l'ensemble, les vitamines ne seront pas plus préservées si vous choisissez de faire cuire vos fruits, pour confectionner une compote par exemple. Il est vrai que la cuisson favorise la production de certaines vitamines, comme la vitamine A. Mais on la trouve surtout dans les carottes et les tomates.Mais d'autres vitamines, présentes dans les fruits, comme la vitamine B1, et plus encore la vitamine C, sont beaucoup plus sensibles à la chaleur. On considère généralement que 10 à 50 % des vitamines sont détruites à la cuisson. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Pourquoi le nord est-il en haut sur les cartes ?

    Play Episode Listen Later Dec 13, 2021 2:00

    Nous avons l'habitude de voir le Nord représenté sur le haut de nos cartes. Mais il s'agit d'une convention. Elle a succédé à d'autres représentations, où les facteurs historiques et religieux tenaient une place centrale.Ce qui est important est en hautDans la réalité, l'espace ne contient ni haut ni bas. Mais il fallait bien que les cartographes adoptent une méthode pratique pour représenter les continents et les pays connus à leur époque.Mais elle ne tient guère compte de considérations géographiques. Au Moyen-Âge, l'Asie, qu'on situait bien à l'Est, était pourtant placée en haut des cartes. La raison en était religieuse. C'est en effet vers l'Est, vers le soleil levant, qu'était censé se placer le paradis.Par ailleurs, les cartes placent au centre, mais aussi en haut, ce qui leur paraît le plus important. Ainsi, les anciens cartographes chinois situaient le Nord en haut de leurs cartes parce que l'empereur y habitait.Quant aux musulmans, ils plaçaient le Sud en haut, car beaucoup d'entre eux vivant au Nord de la ville sainte de La Mecque, ils l'imaginaient plutôt vers le bas, c'est-à-dire au Sud.Ptolémée et MercatorSi, sur nos cartes modernes, le Nord figure sur le haut de la carte, nous le devons d'abord au grand géographe grec Ptolémée. Dans "La géographie", un traité écrit au IIe siècle, il adopte en effet certaines conventions, comme le choix de l'équateur comme base de mesure de la latitude et le fait de situer le Nord sur le haut des cartes.Mais c'est le cartographe Gérard Mercator qui, à cet égard, joua le rôle le plus important. En 1569, il dessine une carte qui s'efforce de respecter la courbure de la Terre.Pour ce faire, il utilise un système de projection toujours utilisé de nos jours. Si cette carte a tendance à déformer légèrement les continents, elle place le Nord en haut. Depuis, on est resté fidèle aux conceptions de Mercator.Enfin, le rôle de la boussole, qui se répand en Occident à partir du début du XIV e siècle, a été déterminant. En effet, son aiguille indique toujours le Nord magnétique. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Quelle est la plus ancienne expérience botannique toujours en cours ?

    Play Episode Listen Later Dec 12, 2021 1:58

    Des botanistes américains continuent de mener une expérience débutée près d'un siècle et demi plus tôt. Elle pourrait avoir de nombreuses applications.Une expérience de longue haleineConnu pour ses travaux sur le maïs hybride, le botaniste William James Beal eut l'idée d'une expérience originale. Pas tant pour son objet, qui consistait à mesurer la longévité et la résistance de certaines graines, que pour son insolite durée.En effet, l'expérience, débute en 1979, est toujours d'actualité ! Elle consiste à enfermer les graines de 21 espèces de plantes dans des bouteilles, dont le goulot est tourné vers le bas. Chaque bouteille contient 50 graines, mêlées d'un peu de sable.Pour que l'expérience soit concluante, il ne fallait pas déterrer les bouteilles trop rapidement. Dans un premier temps, elles devaient être sorties de terre tous les cinq ans. Ceci fait, on devait récupérer les graines, les semer et voir comment elles se comportaient.Puis, au fil du temps, on a décidé de ne déterrer les bouteilles que tous les dix ans, puis tous les vingt ans.Une expérience riche d'enseignementsEt cette expérience, commencée à la fin du XIXe siècle, n'est toujours pas terminée. Au moment voulu, les scientifiques actuels extraient encore de la terre les fameuses bouteilles.Ils le font sur la foi d'indications qui donnent à ces exhumations l'aspect d'une véritable chasse au trésor. La dernière bouteille enterrée a été mise au jour cette année. Mais l'aventure devrait néanmoins se poursuivre, sur de nouvelles bases, jusqu'en 2100 !Toutes ces graines ont été l'objet de soins attentifs. Et les scientifiques ont pu constater que certaines d'entre elles avaient germé et donné de petites pousses. Cette expérience au long cours nous en apprend donc davantage sur l'étonnante vitalité de certaines graines.Aujourd'hui, les botanistes sont d'ailleurs en mesure de comprendre pourquoi elles sont si résistantes. Ils ont même les moyens de leur donner une nouvelle vie.De tels enseignements devraient être très utiles pour faciliter la reconstitution de certains milieux naturels, mis à mal par des calamités naturelles, ou pour améliorer l'entreposage, sur le long terme, de certains produits. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Pourquoi y a-t-il des sulfites dans le vin ?

    Play Episode Listen Later Dec 9, 2021 2:00

    Vous l'avez sans doute remarqué sur les étiquettes de vos bouteilles, le vin contient des sulfites. Mais quelle est cette substance et à quoi sert-elle ?Des sulfites naturels et rajoutésDurant le processus de fermentation alcoolique, les levures transforment les sucres du raisin en diverses substances, dont le dioxyde de soufre. Il s'agit d'un gaz appartenant à la famille des sulfites.On le voit, une partie des sulfites contenues dans le vin est fabriquée, de manière naturelle, durant le processus de fermentation.On rajoute cependant des sulfites au vin, le plus souvent sous la forme d'un composé inorganique, le métabisulfite de potassium. On emploie aussi le métabisulfite de sodium, qui est également utilisé comme conservateur alimentaire, pour les raisins secs ou les jus de fruits par exemple.La quantité de sulfites présente dans le vin est réglementée. En principe, elle varie entre 5 et 200 mg/l.Le rôle des sulfitesSi l'on ajoute des sulfites au vin, c'est en raison des vertus présentées par cette substance. Sans elle, l'élaboration du vin serait beaucoup plus difficile.D'abord les sulfites sont de puissants antioxydants. En effet, ils empêchent ou retardent les réactions qui altèrent les aliments, et notamment celle de l'oxygène. Sans les sulfites, le vin pourrait devenir du vinaigre !Par ailleurs, les sulfites ont une action antiseptique; ils neutralisent les micro-organismes qui pourraient altérer le vin.Quelques réactions allergiquesEn principe, la présence de sulfites, dans le vin et bien d'autres aliments, ne présente pas de risques particuliers pour la santé.Certaines personnes y sont pourtant sensibles. Ces substances peuvent en effet provoquer des réactions allergiques, notamment chez les asthmatiques. Elles peuvent entraîner, dans des cas assez rares, des crises d'asthme assez sérieuses.C'est pourquoi, dans certains pays, l'étiquette apposée sur la bouteille de vin doit mentionner la présence de sulfites dans la boisson. Les personnes concernées n'ont d'autre solution que d'éviter les aliments en contenant.Il existe également des vins sans sulfites ajoutés, mais il n'est pas sûr que même un tel produit convienne aux personnes sensibles à ces substances. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Pourquoi toutes les étoiles n'ont pas la même couleur ?

    Play Episode Listen Later Dec 8, 2021 1:45

    Les étoiles que nous observons dans le ciel, au moyen d'une lunette, ou d'un télescope, ont des couleurs variées. D'où viennent de telles différences ?Des couleurs variéesSi on contemple les étoiles par un beau soir d'été, elles nous apparaissent le plus souvent de la même couleur. En effet, on les voit toutes plus ou moins blanches. Cette uniformité de couleurs est due à l'éloignement de ces étoiles. Aussi loin de nous, elles sont en effet peu lumineuses.En fait, les étoiles ont bel et bien des couleurs variées. Il suffit, pour s'en rendre compte, de les observer avec une lunette ou un télescope.On s'aperçoit alors que certaines étoiles sont plutôt bleues, alors que d'autres tirent vers le rouge ou vers le jaune.Des étoiles classées en plusieurs catégoriesLa couleur des étoiles dépend en fait de leur température. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce sont les étoiles les plus chaudes qui sont bleues. Et elles deviennent rouges quand leur température s'abaisse.C'est un peu le même phénomène qui se produit quand on chauffe une barre de fer. Au début de l'opération, elle prend une coloration rouge, avant de devenir blanche si on la chauffe plus longtemps. Une fois fondue, elle vire même au bleu.Certaines étoiles arborent une couleur jaune, comme notre Soleil. Ce sont celles qui se situent entre les étoiles les plus chaudes et les plus froides.Ces trois couleurs principales se déclinent, en fonction de leur température, en nombreuses nuances. C'est ainsi que, dès le XIXe siècle, l'astronome américain Henry Draper a classé les étoiles en sept catégories.Ainsi, les étoiles les plus chaudes, qui sont très lumineuses et d'un bleu soutenu, appartiennent à la classe 0. Dans la catégorie suivante, la classe B, on trouve des étoiles où la température est un peu moins élevée; elles tirent plutôt vers un blanc bleuté.Au contraire, les deux dernières classes, K et M, concernent les étoiles les plus froides. Dans la première, se trouvent des étoiles jaune orangé, tandis que la seconde regroupe des astres à la couleur rouge. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    La circoncision prévient-elle du Sida ?

    Play Episode Listen Later Dec 7, 2021 2:09

    Un certain nombre d'études semblent suggérer un lien possible entre la pratique de la circoncision et la prévention du sida. Les hommes circoncis seraient-ils donc protégés contre cette terrible maladie ?Des résultats encourageantsDans les années 1980, les médecins remarquent que dans certains pays africains, où la pratique de la circoncision est plus fréquente, le sida semble moins répandu. Mais il faudra attendre quelques décennies pour que les premières études donnent du crédit à cette constatation.En 2005, en effet, des chercheurs proposent à un groupe de jeunes Sud-Africains de se faire circoncire. Près d'un an et demi plus tard, ils constatent que ces hommes présentent deux fois moins d'infections au virus du sida que l'autre groupe étudié, dans lequel les volontaires n'avaient pas été circoncis. Les uns et les autres avaient eu des pratiques sexuelles comparables.Cette recherche, conduite par une équipe française, sur plus de 3.000 Sud-Africains, avait conclu que la circoncision pouvait réduire jusqu'à 60 % le risque de contamination au virus.Une autre étude, menée en Ouganda et au Kenya, aboutissait, en 2007, à des résultats comparables : la pratique de la circoncision réduirait ce risque de moitié.Une zone d'infection privilégiéeLa circoncision consiste à retirer le prépuce, qui est la peau recouvrant le gland du pénis. Mais pourquoi une telle opération réduirait-elle les risques de contamination par le virus du sida ?Cet effet protecteur s'expliquerait par la nature de la peau du prépuce. Elle serait en effet assez fragile et très perméable au virus du sida. En ôtant le prépuce, on réduirait ainsi la surface par lequel le virus pourrait s'introduire plus facilement dans l'organisme.Les médecins ont également constaté qu'à la suite de la circoncision, la peau du gland avait tendance à s'épaissir. Elle pourrait ainsi mieux résister aux offensives du virus. Par ailleurs, l'opération pourrait faire disparaître certaines bactéries, qui faciliteraient la contamination.Ce qui veut pas dire que la circoncision offre une protection totale contre le sida. Par conséquent, les méthodes habituelles de protection contre la maladie, comme l'usage du préservatif, ne doivent pas être abandonnées. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Pourquoi parle-t-on de “pièges froids” lunaires ?

    Play Episode Listen Later Dec 6, 2021 2:02

    De nouvelles études enrichissent sans cesse notre connaissance de la Lune. La dernière en date semble confirmer la présence, sur son sol, de dioxyde de carbone à l'état solide, dans des zones que les scientifiques appellent des "pièges froids".Du dioxyde de carbone à l'état solideEn raison de la modeste inclinaison de son axe de rotation, des secteurs de la Lune restent continuellement dans l'ombre. Il s'agit surtout de certains cratères, situés notamment au pôle sud.Dans ces régions, la température serait toujours inférieure à -210°C. Il y ferait donc encore plus froid qu'à la surface de la planète Pluton, où les températures sont pourtant extrêmes.De telles conditions expliqueraient la présence de dioxyde de carbone sous forme de glace. Et il resterait dans cet état solide en permanence. Les zones concernées seraient très vastes, d'une superficie sans doute supérieure à 200 km2.Ces "pièges froids" semblent se concentrer dans certains endroits, comme le cratère Amundsen. Toutes ces observations ont été faites sur la base de données recueillies durant 11 ans par un instrument embarqué à bord d'une sonde spatiale américaine.Une découverte très utileOn sait que les projets de construction d'une base habitée sur la Lune sont assez avancés. Ils émanent notamment des États-Unis, de la Chine et de la Russie. Pour les mener à bien, il est essentiel de trouver sur place des ressources propres à assurer la pérennité de ces missions.C'est dans ce contexte que la découverte de dioxyde de carbone à l'état solide représente une bonne nouvelle pour les futurs explorateurs de la lune. En effet, cette substance pourrait leur permettre de fabriquer du carburant pour leurs engins et même certains métaux, comme l'acier.Mais la présence de ces "pièges froids" pourrait également en apprendre davantage sur la façon dont se forment les composés organiques, ces molécules comprenant du carbone et de l'hydrogène. Elle pourrait aussi renseigner les scientifiques sur l'origine de l'eau sur la Lune.Même si elle est fortement suspectée par les astronomes, il faudra cependant attendre que de futures missions lunaires confirment la présence sur la Lune de ce dioxyde de carbone à l'état solide. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Quelle quantité d'oxygène la Lune contient-elle ?

    Play Episode Listen Later Dec 5, 2021 1:58

    Après avoir été délaissée quelque temps, la Lune redevient un objectif majeur pour les grandes puissances. Il est même envisagé d'y édifier une station habitée, où vivraient les cosmonautes. De tels projets semblent d'autant plus réalisables que notre satellite naturel semble comporter des réserves suffisantes d'oxygène.De l'oxygène emprisonné dans la rocheDans quelques années, d'ci 2025 ou 2026, les États-Unis, la Russie et la Chine devraient commencer à mettre en œuvre leurs programmes de stations spatiales habitées sur la Lune.Mais, pour que ces projets soient viables, encore faut-il que les cosmonautes trouvent sur place ce qui est indispensable à leur survie. À commencer par l'oxygène. Or, ce n'est pas dans la mince atmosphère de la Lune qu'on pourra l'y trouver.En effet, elle est surtout composée d'hydrogène et de gaz comme l'argon et le néon. Et pourtant, de l'oxygène existe bel et bien sur notre satellite. Il est renfermé dans le régolithe, cet ensemble de roches et ces poussières qui recouvrent la surface de la Lune.Comment récupérer l'oxygène ?Et cet oxygène ne serait pas présent en petite quantité. En effet, on estime que ces roches lunaires contiennent environ 45 % d'oxygène. Dans chaque mètre cube de régolithe, ou pourrait puiser jusqu'à 630 kilos d'oxygène. De quoi faire vivre un homme durant deux ans.Encore ne s'agit-il que de la couche de roches la plus superficielle. Si l'on pouvait exploiter ce régolithe en profondeur, il serait possible, d'après les calculs effectués, de fournir de l'oxygène à environ 8 milliards de personnes durant 100.000 ans.De quoi assurer la pérennité de notre présence sur la Lune ! Mais il demeure cependant une difficulté : comment récupérer cet oxygène ? Le recours à l'électrolyse semble la méthode la plus prometteuse.Cette technique ccnsiste à chauffer la roche à une température très élevée, puis à la soumettre au passage d'un courant électrique. Cette méthode permet de séparer l'oxygène des autres composants de la roche. On peut dès lors le récupérer.Une entreprise belge serait déjà en train de mettre au point les appareils nécessaires, qui pourraient fonctionner, sur le sol lunaire, dès 2025. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Qu'est-ce que le “fume event” dans un avion ?

    Play Episode Listen Later Dec 2, 2021 1:52

    Il peut arriver que les passagers d'un avion soient victimes de ce que les Anglais appellent un "fume event". Cet incident peut avoir de graves conséquences sur la santé des personnes se trouvant à bord de l'avion.De l'air compriméAutour des avions de ligne, qui volent à une très haute altitude, l'air est extrêmement froid. Pour que les passagers puissent respirer, cet air extérieur doit être comprimé, de manière à assurer la pressurisation de la cabine.Ce sont les réacteurs qui fournissent cet air chaud comprimé. Cette opération est réalisée par des pièces lubrifiées au moyen d'huiles spécifiques. Puis cet air est refroidi et amené la pression adéquate.Une atmosphère contaminéeEn principe, la séparation entre l'air comprimé et les lubrifiants est assuré par des joints. Mais ces derniers peuvent s'user et devenir moins étanches. Dans ce cas, ils laissent filtrer un peu d'huile, qui se mêle à l'air comprimé.Quand ce phénomène se produit, les passagers perçoivent une odeur caractéristique. Si une grande quantité d'huile passe dans le système de pressurisation, de la fumée peut même se dégager.Dans ce cas, les passagers et le personnel de bord sont victimes d'un "fume event", appelé aussi syndrome aérotoxique.De graves conséquences pour la santéCet air contaminé peut provoquer des problèmes de santé chez les personnes qui le respirent. La gravité des symptômes constatés dépend autant de la durée du phénomène que de son intensité.Ainsi, les passagers, exposés à cet air toxique, peuvent ressentir des vertiges, des migraines ou une certaine détresse respiratoire. Des vomissements, des diarrhées ou encore une accélération du rythme cardiaque peuvent aussi se produire.Les pilotes, ainsi que les hôtesses de l'air et stewards, sont, de par leur métier, les plus exposés à ce syndrome aérotoxique. L'exposition répétée à un air contaminé a provoqué chez certains une détérioration dramatique de leur santé.Pour l'heure, aucun système efficace n'a été mis au point pour protéger l'atmosphère des cabines d'avion de ce danger. Il est vrai que, pour l'instant, le sujet semble assez peu évoqué. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Pourquoi Christine Jorgensen est-elle devenue célèbre ?

    Play Episode Listen Later Dec 1, 2021 1:56

    Au début des années 1950, l'Américaine Christine Jorgensen fut la première personne à rendre public son changement de sexe. Elle en tira, à l'époque, une certaine notoriété.Une erreur de la natureChristine Jorgensen était née, en 1926, dans le corps d'un homme. Elle se nomma donc d'abord George William Jorgensen et, d'après ses dires, se sentit tout de suite mal à l'aise dans son identité masculine.Après son service militaire, en 1951, le jeune homme commence à prendre des hormones féminines. Il a entendu parler de cette chirurgie qui transformerait le corps d'un homme en celui d'une femme. Mais de telles pratiques sont interdites aux États-Unis.Sur ces entrefaites, il apprend qu'un médecin danois réalise ces opérations de réattribution sexuelle. Il se rend alors au Danemark, où il subit une série d'opérations qui, ajoutées à une cure intensive d'hormones, lui donnent le corps d'une femme.George William Jorgensen ne se revendiquait pas comme un homosexuel, mais comme une femme que la nature avait dotée, par erreur, d'un corps masculin.Riche et célèbreEn 1953, l'ancien soldat fait un retour remarqué dans son pays. C'est une femme élégante qui descend de l'avion. Vêtue d'un manteau de fourrure et d'une écharpe de soie, maquillée avec soin, elle sourit aux photographes, qui immortalisent l'événement.Dès lors, Christine Jorgensen devient une célébrité. Courtisée par Hollywood, elle tourne un film et apparaît dans de nombreuses émissions de télévision. Elle participe à des spectacles, où elle chante et joue la comédie. À deux reprises, la jeune femme écrit son autobiographie, qui trouve de très nombreux lecteurs.En 1970, un film s'inspire même de son histoire. Christine Jorgensen est devenue un personnage en vue et fait rapidement fortune.En 1959, elle annonce ses fiançailles avec un employé de bureau. Mais le mariage ne peut avoir lieu, la jeune femme étant toujours considérée comme un homme par l'état civil. À la suite de cette annonce, son fiancé perd d'ailleurs son emploi.On lui a également prêté une liaison avec Joe DiMaggio, le célèbre joueur de base-ball. En 1989, Christine Jorgensen décède d'un cancer. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Comment fabriquer du carburant à partir de l'air ?

    Play Episode Listen Later Nov 30, 2021 2:04

    L'utilisation des combustibles fossiles se traduit par l'émission d'importantes quantités de gaz à effet de serre. Aussi des solutions alternatives sont-elles activement recherchées. L'une d'entre elles, consistant à fabriquer du carburant à partir de l'air, pourrait se révéler prometteuse.Du carburant extrait de l'air ambiantDes chercheurs suisses ont en effet conçu un système permettant d'extraire du carburant de l'air ambiant. Leur invention est divisée en plusieurs compartiments. Dans le premier, les chercheurs capturent la vapeur d'eau et le dioxyde de carbone présents dans l'air.Ces deux composantes passent alors dans une seconde chambre où, par un processus où alternent chauffage et refroidissement, elles sont transformées en hydrogène et en monoxyde de carbone, un gaz inodore et incolore.Les deux substances sont ensuite mélangées pour produire ce que les chercheurs appellent un "gaz de synthèse". Celui-ci est alors introduit dans un autre compartiment, où il est chauffé au moyen de panneaux solaires.Soumis à cette action, le mélange devient liquide, et donne du méthanol, qui peut être utilisé comme carburant. Et, comme ce "gaz de synthèse est neutre en carbone, on peut trouver là une alternative intéressante aux carburants fossiles.Un rendement qui devrait s'améliorerIl a fallu 24 heures pour produire environ 100 litres de ce gaz de synthèse, desquels on a pu extraire 0,05 litre de méthanol pur. Un tel rendement peut sembler décevant. En effet, il serait de l'ordre de 5 %, ce qui peut sembler peu.Mais les chercheurs rappellent que le seul but de cette expérience était de démontrer que le système imaginé était au point et pouvait donner du carburant. Ils sont persuadés que le concept peut être amélioré. D'après eux, on pourrait rapidement atteindre un rendement de 20 %.Ils insistent sur le grand intérêt de ce mécanisme, en termes de neutralité carbone. En effet, il permettrait d'éviter totalement l'émission de gaz à effet de serre si les matériaux des installations nécessaires au fonctionnement du système provenaient eux-mêmes d'énergies renouvelables.De plus amples recherches seront cependant nécessaires pour rendre la processus de fabrication opérationnel. Il faudra donc attendre un peu pour voir ce nouveau carburant commercialisé. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    D'où vient notre conscience ?

    Play Episode Listen Later Nov 29, 2021 1:52

    La conscience traduit la capacité de l'être humain à connaître son environnement et à se percevoir comme un être individualisé et pensant. La manière dont cette conscience se manifeste continue de faire l'objet de nombreux travaux scientifiques. L'un des derniers en date s'interroge sur ce qu'on peut appeler le "flux continu" de la conscience.Deux mécanismes mentauxSelon un article de "Science et vie", paru le 15 novembre 2021, notre attention au monde et à nous-mêmes se manifesterait par deux processus mentaux distincts.L'un, tourné vers l'extérieur, nous conduit à nous concentrer sur ce que nous faisons. L'autre, tourné vers l'intérieur, nous ramène à notre monde personnel. Chacun met en œuvre un réseau neuronal spécifique.Une expérience spécifiqueDes chercheurs ont voulu savoir quels mécanismes cérébraux étaient impliqués dans ces incessants allers-retours entre ces deux modes d'être, au monde et à soi.Pour comprendre cette alternance, ils ont mené une expérience sur un peu moins de 100 personnes. Certaines étaient pleinement conscientes, d'autres sous l'effet de sédatifs ou plongés dans un état végétatif. Dans ce dernier cas, les chercheurs avaient obtenu l'accord des familles.Pour mener leur recherche, les scientifiques ont utilisé des techniques d'imagerie fonctionnelle, qui saisissent la manière de fonctionner du cerveau.Le fonctionnement des appareils a été modifié, pour l'adapter à l'objet de la recherche. Il s'agissait notamment de pouvoir capter les alternances très rapides, entre un mode de fonctionnement cérébral et un autre.Un véritable circuit temporelLes résultats ont permis d'identifier jusqu'à huit réseaux cérébraux impliqués dans ce fonctionnement alternatif de la conscience. Les chercheurs se sont aperçus qu'ils semblaient organisés par paires.Le mode d'activation de chaque paire de réseaux neuronaux semble répondre à un rythme propre. Mais chacun paraît cependant corrélé aux autres réseaux, comme si le cerveau mettait en branle l'un ou l'autre réseau selon un schéma prédéterminé.Il est à noter que, pour les patients inconscients, l'alternance entre l'attention à l'extérieur et le monde intérieur semblait déconnectée du véritable "circuit temporel" mettant en action les autres réseaux neuronaux. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Les animaux pleurent-ils de tristesse ?

    Play Episode Listen Later Nov 28, 2021 1:57

    De nos jours, les animaux ne sont plus considérés comme des êtres sans états d'âme. Ainsi, nous nous demandons s'ils ressentent des émotions et de quelle manière ils les expriment. Les animaux manifesteraient-ils leur tristesse par des larmes ?Certains animaux pourraient-ils pleurer d'émotion ?Il est tout à fait possible de voir un animal pleurer. Mais, le plus souvent, ces larmes ont un rôle physiologique. Comme ceux des humains, les yeux des animaux doivent être lubrifiés. Les larmes permettent aussi d'évacuer un corps étranger.Mais les animaux pleurent-ils de tristesse ? Certains éthologues le prétendent. Ils rappellent, à cet égard, que certaines espèces, comme le gorille ou l'éléphant, seraient plus prédisposées que d'autres à verser ces pleurs d'émotion.Ils citent ainsi l'exemple d'un éléphanteau, né dans un zoo chinois. Abandonné à la naissance par sa mère, le petit animal aurait pleuré à chaudes larmes durant des heures.La tentation de l'anthropocentrismeLa difficulté principale est que, pour répondre à la question posée, il faut manier des notions subjectives. Comment pourrions-nous savoir si les animaux partagent ce que les humains appellent une émotion ?En effet, ils ne pourront jamais nous dire s'ils sont tristes. Ni même s'ils savent ce qu'est la tristesse, telle que l'envisage un homme.Comment peut-on être sûr que les larmes que verse l'éléphanteau sont la manifestation d'un désarroi que l'abandon par sa mère ne pourrait que provoquer, du moins selon nos critères humains ?Les larmes qui coulent de ces yeux, ou de ceux du gorille, ne sont-ils pas des sortes de stratagèmes, destinés à attirer l'attention des congénères ? Par ailleurs, les personnes qui vivent avec un animal de compagnie ont remarqué que, pour exprimer une émotion, celui-ci dispose d'autres registres que celui des larmes.Il peut pousser certains cris ou se comporter de manière différente. Autrement dit, il faut éviter de tomber dans le piège de l'anthropocentrisme. En effet, nous avons souvent tendance à penser que les animaux réagissent de la même manière que les humains ou éprouvent les mêmes émotions qu'eux. Or, dans l'état actuel de nos connaissances, nous n'en savons tout simplement rien. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    3 épisodes inédits pour ce week-end !

    Play Episode Listen Later Nov 26, 2021 6:54

    1/ Pourquoi la couleur bleue du drapeau français vient-elle de changer ?https://www.chosesasavoir.com/podcast/culture-generale/2/ Pourquoi les cheveux gris n'existent pas ?https://www.chosesasavoir.com/podcast/incroyable/3/ Quelle est la plus vieille affaire criminelle de l'Histoire ?https://www.chosesasavoir.com/podcast/histoire/ See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Quelle est l'énigme (résolue) des momies du Tarim ?

    Play Episode Listen Later Nov 25, 2021 2:01

    Les très anciennes momies découvertes dans le bassin du Tarim, dans l'actuelle province chinoise du Xinjiang, ont suscité bien des interrogations sur l'origine des individus inhumés. Une étude récente met fin au mystère.Des momies étonnamment bien conservéesCertaines de ces momies du bassin du Tarim remonteraient à 2.000 ans avant notre ère. Elles ont été déposées dans des cercueils en forme de barques, recouverts de peaux de bête et de fleurs.L'emplacement des sépultures était indiqué par des poteaux fichés en terre, peints en noir ou en rouge. L'une des momies représente une femme, portant encore ses longs cheveux, coiffée d'une toque de feutre et vêtue d'une jupe à franges.À l'intérieur des tombes, les momies sont entourées d'objets familiers, comme des arcs, des bracelets ou des paniers tressés avec de la paille de blé.Mais ce qui a le plus frappé les archéologues, c'est l'état de conservation parfaite de ces momies. Il semble que les conditions extrêmes du désert les aient gardées de toute corruption.Plus étonnant encore : les traits du visage, qu'on retrouvait presque intacts, évoquaient plus une origine européenne qu'une ascendance asiatique. Les individus momifiés avaient en effet des cheveux clairs, les yeux ronds et le nez droit. La découverte de ces momies a suscité bien des hypothèses.Une origine localeMembres d'une équipe de recherche internationale, des scientifiques ont voulu en avoir le cœur net. Pour cela, ils ont procédé à l'analyse génétique de plusieurs momies, d'âges divers.Elle a révélé que les individus momifiés ne venaient pas d'Occident, comme on le croyait parfois. Ils appartenaient à des populations d'origine locale. En effet, ils descendraient de peuples assimilés par les scientifiques à un groupe appelé Ancien Nord Eurasien.Cette population locale aurait disparu voilà environ 10.000 ans. Leurs descendants, qui avaient donc l'habitude de momifier leurs morts, auraient constitué une sorte d'isolat génétique.Ce qui ne les aurait pas empêchés d'adopter les coutumes et le mode de vie des peuples qui les entouraient. On peut citer ainsi la fabrication du fromage, la fermentation du lait ou encore la culture des céréales. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Comment des femelles condors se reproduisent-elles sans mâles ?

    Play Episode Listen Later Nov 24, 2021 1:59

    Une découverte étonnante vient d'être faite dans un zoo californien. Des chercheurs se sont en effet aperçus que des femelles condors avaient conçu des petits sans l'intervention d'un mâle.Des oisillons conçus sans pèreOiseau de proie à la large envergure, le condor vole à une haute altitude. Victimes d'une chasse intensive, ces oiseaux sont menacés d'extinction depuis des décennies. Seul un programme spécifique de protection a pu sauver l'espèce d'une disparition totale.En étudiant le mode de reproduction de ces volatiles, des chercheurs américains ont eu une surprise. En effet, ils ont constaté que certains œufs étaient dépourvus de tout matériel génétique mâle.Ils en ont conclu que les condors femelles avaient conçu ces poussins sans l'aide d'aucun mâle. Ce mode de reproduction particulier, connu depuis le XVIIIe siècle, s'appelle la parthénogénèse.Des naissances par parthénogénèseCe mode de reproduction existe chez certains insectes, comme les fourmis ou, les abeilles. On le rencontre aussi, parfois, chez les oiseaux ou les poissons.Dans de tels cas, il s'agit de parthénogénèse facultative. Elle désigne le mode de reproduction exceptionnel de femelles se reproduisant habituellement de manière sexuée et qui, en l'absence de mâles fertiles, se débrouillent toutes seules, en quelque sorte, pour donner naissance à des petits.Or, dans le cas de ces femelles condors, il y avait des mâles à proximité, propres à la reproduction. Elles s'étaient même accouplées avec eux, concevant ainsi leurs poussins de manière normale.Il s'agirait donc, du moins chez les oiseaux, du premier cas constaté de parthénogénèse facultative, et ce en présence de mâles fertiles. Il est d'ailleurs possible que, dans la nature, de tels cas ne soient pas isolés.En tous cas, les jeunes condors issus de la parthénogénèse ont tout de suite paru assez fragiles. Les deux oiseaux nés de cette manière étaient en mauvaise santé et de petite taille.Et de fait, ils sont morts jeunes, aux alentours de 2 ans et 8 ans, alors que les condors vivent souvent jusqu'à 50 ans. Il est cependant impossible, pour l'instant, d'attribuer ces décès précoces au mode de conception de ces oiseaux. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Qu'est-ce que la “glace noire” ?

    Play Episode Listen Later Nov 23, 2021 2:07

    Les scientifiques n'avaient encore pu observer toutes les formes de l'eau. Avec la mise au point d'un échantillon stable de "glace noire", le quatrième état de l'eau, c'est désormais chose faite.Une glace aux propriétés très différentesSur Terre, nous connaissons l'eau sous trois formes : liquide, solide et gazeuse. Mais, depuis la fin des années 1980, les scientifiques pensaient qu'elle pouvait se présenter sous une quatrième forme : celle d'une glace particulière, qu'on appelle "superionique" ou "noire".Très récemment, les chercheurs ont pu observer un échantillon de cette glace, qu'on ne trouve pas à l'état naturel sur notre planète. En effet, elle ne se forme que dans des conditions de très forte pression et de températures extrêmes.Sous l'effet de ces facteurs, les atomes d'oxygène et d'hydrogène qui constituent l'eau vont se dissocier. Les premiers se structurent d'une autre manière, tandis que les seconds se déplacent librement.Cette glace ne ressemble en rien à celle que nous connaissons. Elle est chaude et présente moins de densité. Elle se révèle également une excellente conductrice, au même titre que le métal. Enfin, sa réaction à la lumière lui donne une coloration sombre, d'où son nom.Un échantillon de glace noire plus stablePour mieux connaître les propriétés de cette glace superionique, il fallait pouvoir l'observer. En effet, toute la difficulté consiste à recréer des conditions de température et de pression qui n'existent pas sur Terre et qu'il est délicat de reconstituer en laboratoire.En 2019, des chercheurs arrivent enfin à reproduire ces conditions extrêmes. Mais l'échantillon qu'ils obtiennent, très instable, ne se maintient que quelques nanosecondes.Deux ans plus tard, d'autres scientifiques ont réussi à stabiliser cette glace noire. Pour y parvenir, ils ont eu recours à une technologie innovante : un puissant accélérateur de particules et une cellule à enclume de diamant, capable d'atteindre des niveaux de pression et de température très élevés, ont ainsi permis la production de cet échantillon.Ces recherches devraient permettre de mieux comprendre les conditions dans lesquelles cette glace noire doit certainement se former dans des planètes géantes comme Neptune ou Uranus. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Pourquoi la Nasa va-t-elle lancer une « mission de défense planétaire » ?

    Play Episode Listen Later Nov 22, 2021 1:53

    Des milliers d'astéroïdes évoluent dans l'espace. Même si les scientifiques écartent tout danger réel de collision avec la Terre, ils préfèrent tout de même prendre leurs précautions. C'est pourquoi la NASA vient de lancer une mission dont le but est de dévier la trajectoire d'un astéroïde.Un risque improbable, mais pris au sérieuxLes scientifiques excluent, même dans un avenir assez lointain, tout véritable risque de collision de notre planète par un des 27.000 astéroïdes qui évoluent dans les parages de la Terre. Ils évaluent cette probabilité, d'ici l'an 2300, à un peu plus de 0,050 %.Mais ils n'en prennent pas moins leurs précautions, au cas, même improbable, où l'un de ces corps célestes menacerait la Terre. La NASA a donc prévu de lancer un satellite contre un astéroïde, afin de voir dans quelle mesure le premier pourrait dévier la trajectoire du second.Même si, malgré toutes les prévisions, un astéroïde devait présenter un risque pour notre planète, les scientifiques ne seraient pas pris au dépourvu.Un satellite à l'assaut d'une luneLe 23 novembre 2021, un satellite devrait donc être envoyé dans l'espace pour mener à bien cette mission de "défense planétaire". La cible choisi est Dimorphos, qui tourne autour d'un gros astéroïde du nom de Didymos.Plus haute que la statue de la Liberté, cette lune à 160 mètres de diamètre. Le satellite devrait être propulsé contre sa cible à une vitesse de 24.000 km/h. Sous la violence de l'impact, des tonnes de matière devraient être éjectées dans l'espace.Et pourtant, compte tenu des distances en cause, ce n'est qu'une chiquenaude. Elle devrait cependant suffire, d'après les scientifiques, à dévier légèrement la trajectoire de Dimorphos.En effet, il est probable que son orbite soit modifiée, peut-être d'environ 1 %. Mais les astronautes de la NASA veulent en apprendre davantage, en lançant un petit satellite d'observation, juste après le choc.En effet, ils savent que l'efficacité de la mission, et donc l'ampleur de la déviation, dépend de nombreux facteurs, comme la composition et la surface de l'astéroïde ou encore l'angle d'impact. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Qu'est-ce que le paradoxe de Simpson ?

    Play Episode Listen Later Nov 21, 2021 1:50

    Décrit pour la première fois en 1951, par le statisticien Edward Simpson, le paradoxe auquel il a donné son nom prouve que, selon la manière dont on les présente, les mêmes données ne signifient pas la même chose.Des chiffres qui ne disent pas la même chosePour comprendre ce paradoxe de Simpson, il faut partir d'un exemple concret. Ainsi, prenons le cas d'un patient à la recherche du meilleur traitement pour soigner les calculs rénaux.Le médecin interrogé lui indique deux traitements possibles, l'un, le premier traitement, efficace dans plus de 80 % des cas, l'autre, le second traitement, n'ayant soulagé qu'un peu plus de 75 % des malades.Sans hésiter, le patient choisit le premier traitement. Mais le médecin l'invite alors à y regarder de plus près. Le premier traitement paraît plus efficace de manière globale, comme le taux de guérison semble le démontrer.Mais quand on décompose ce chiffre en sous-groupes, on obtient le résultat inverse. En effet, pour les petits comme pour les gros calculs rénaux, ce traitement est en fait moins efficace. Mais, en faisant la moyenne des chiffres de guérison des petits et des gros calculs, on arrive pourtant à un chiffre supérieur au second traitement, qui se révèle plus efficace quand on entre dans le détail.Le facteur de confusionComment expliquer un tel paradoxe ? L'une des raisons possibles est la présence de ce qu'on appelle un facteur de confusion. Dans l'exemple cité, il s'agit de la taille des calculs rénaux.Ce facteur joue en effet un grand rôle dans le choix du traitement. De fait, le second traitement, même s'il a l'air de fonctionner moins bien pour l'ensemble des calculs, est plus efficace pour les gros calculs.Ce facteur de confusion influe aussi sur l'effet constaté, c'est-à-dire les chances de guérison. Il faut donc être bien conscient de la présence de cet élément, pour pouvoir interpréter correctement les données.De même, regrouper des données, sans prendre en compte les spécificités propres à chaque groupe, peut également conduire à des interprétations erronées. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Que contient le Codex Leicester ?

    Play Episode Listen Later Nov 18, 2021 1:55

    Le Codex Leicester est un célèbre ouvrage du XVIe siècle, dû à la plume fertile de Léonard de Vinci. Comme beaucoup d'œuvres du maître italien, ce célèbre manuscrit contient des observations étonnamment modernes.Le livre le plus cher du mondeLe Codex Leicester a sans doute été écrit entre 1508 et 1510. Il a été rédigé dans une écriture spéciale, dite "spéculaire". Elle consiste à rédiger le texte à l'envers. Il faut donc le placer devant un miroir pour pouvoir le lire.L'ouvrage est composé de 18 feuillets, d'une écriture très serrée. Les feuilles étant pliées en deux et les deux côtés de chacune d'entre elles étant écrits, le manuscrit comprend 72 pages au total.Accompagnant le texte, de nombreux croquis, dessins et diagrammes précisent la pensée de l'auteur. Au cours des siècles, le manuscrit est passé de mains en mains. En 1717, il est acheté par le premier comte de Leicester, qui lui a donné son nom.Œuvre d'un illustre génie, le Codex Leicester voit son prix augmenter toujours plus. C'est pourquoi il est souvent acquis par des milliardaires : Armand Hammer, en 1980, puis Bill Gates qui, en 1994, l'achète pour la coquette somme de 30 millions de dollars. Ce qui en fait le livre le plus cher du monde.Un recueil d'observationsLe Codex Leicester est un recueil d'observations, sur des sujets divers. L'hydraulique est celui qui occupe la majeure partie du livre.En effet, Léonard de Vinci s'intéresse à la manière dont s'écoule l'eau des rivières. Il imagine de quelle manière son écoulement peut être modifié par la présence de divers obstacles sur son parcours.Le savant en tire des enseignements sur le travail de l'érosion ou la meilleure façon de construire un pont. Réfléchissant aussi à la genèse des montagnes, Léonard de Vinci anticipe de plusieurs siècles la théorie de la tectonique des plaques.La Lune suscite également son intérêt. Il pense qu'il y a de l'eau à sa surface et que ce sont les vagues agitant la mer lunaire qui expliquent la luminosité du satellite de la Terre. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Pourquoi les requins attaquent-ils les Hommes ?

    Play Episode Listen Later Nov 17, 2021 1:51

    Il arrive que les requins s'en prennent à l'homme. Mais ces attaques sont assez rares, moins de 60 par an dans le monde. Des chercheurs australiens en proposent une explication.Une peur irraisonnéeCes attaques sont surtout le fait de certaines espèces, comme le requin blanc, le requin tigre ou encore le requin bouledogue. Leurs victimes sont surtout des surfeurs.Même si ces attaques sont rares, elles entretiennent une sorte de psychose. Le sentiment de peur est alors d'autant plus irraisonné qu'on ne comprend pas pourquoi les requins s'en prennent aux humains.Pour rassurer la population, les autorités entreprennent parfois des campagnes de chasse, qui rendent encore plus vulnérables des espèces de requins parfois menacées d'extinction.Une très mauvaise vueDes scientifiques australiens se sont intéressés à ces attaques de requins. Au terme de leurs recherches, ils croient en avoir trouvé la raison.Selon eux, elle résiderait dans la mauvaise vue des requins. Ces grands poissons seraient en effet quasiment incapables de discerner les couleurs ou de distinguer les formes avec une certaine précision.Le pouvoir de résolution de l'œil du requin serait six fois inférieur à celui de la vision humaine. Et ce serait encore pire pour les jeunes requins, qui attaquent souvent les surfeurs.Pour s'en assurer, les chercheurs ont voulu se mettre, en quelque sorte, à la place des requins. Pour cela, ils ont mis au point un programme informatique qui imitait la manière de voir des squales. Ainsi équipés, ils ont filmé, dans un bassin, les évolutions d'une otarie et d'un lion de mer, qui sont les proies de prédilection des requins.Ils se sont alors aperçus que les mouvements des surfeurs allongés sur leurs planches, battant des pieds et ramant avec leurs bras, étaient très comparables, du point de vue du requin, aux signaux de mouvement des animaux qu'il chasse d'ordinaire.Les chercheurs ont cependant précisé que les surfeurs utilisant des planches courtes, appelées "shortboards", étaient plus exposés aux attaques. Une fois allongés sur ces planches, ils étaient plus facilement pris pour des otaries par les requins rôdant dans les parages. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Pourquoi est-on fatigué après avoir pleuré ?

    Play Episode Listen Later Nov 16, 2021 1:55

    Quand on pleure, à la suite d'une émotion ou d'une source de stress, on ressent souvent une impression de fatigue. Comment expliquer un tel phénomène ?Les pleurs et la libération d'hormones spécifiquesNous pleurons quand nous éprouvons une forte émotion, dont les causes sont diverses. Les pleurs sont provoqués par un événement triste, une réaction de colère ou même de joie. Pour faire face au stress provoqué par ces émotions, l'organisme libère certaines hormones.C'est le cas de l'ocytocine. Qualifiée parfois d'"hormone du bonheur", elle joue un rôle essentiel dans certains de nos comportements. De son côté, la vasopressine active la circulation du sang et régit l'anxiété.En cas de pleurs, deux autres hormones, sécrétées par des glandes situées au-dessus des reins, jouent un rôle majeur : l'adrénaline et le cortisol.La première module la pression artérielle et le rythme cardiaque. Quant au second, il apporte au corps l'énergie qui lui est nécessaire pour faire face au stress.En plus de ces hormones, l'organisme produit une plus grande quantité d'adénosine triphosphate, une molécule qui, elle aussi, contribue à lui fournir de l'énergie. Elle est prélevée sur les réserves de glucose et d'acides gras de l'organisme.À l'origine, la libération de ces substances devait préparer l'organisme à affronter des situations difficiles ou même dangereuses. Leur rôle était donc de contribuer à la survie des individus.Un organisme vidé de son énergieEn apportant à l'organisme l'énergie nécessaire et en le préparant à soutenir les effets du stress, ces hormones l'ont mis en état de mieux le supporter.Mais quand les pleurs s'arrêtent, l'organisme cesse de les fabriquer. Les larmes contribuent d'ailleurs aussi à les évacuer. Privé de cette source d'énergie, vous vous sentez soudain plus las, comme après un effort physique.Mais ce sentiment de fatigue a une autre cause, musculaire celle-là. En effet, l'action de pleurer fait travailler des muscles qui, d'ordinaire, sont peu sollicités. Il s'agit de certains muscles de la poitrine, de la gorge ou du menton.La mobilisation de ces muscles rarement utilisés donne l'impression d'un surcroît de fatigue. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Pourquoi les pandas ont-ils un pelage noir et blanc ?

    Play Episode Listen Later Nov 15, 2021 1:50

    Comme celui des zèbres ou des girafes, le pelage des pandas géants intrigue depuis longtemps les zoologues. Une nouvelle étude nous révèle à quoi il servirait.Un art du camouflageLe pelage du panda géant est bicolore, partagé entre le noir et le blanc. Le plus souvent, l'entourage des yeux, les oreilles et les pattes sont noires, tandis que la tête et le reste du corps sont blancs.Jusque là, les scientifiques ignoraient pourquoi la fourrure du panda avait cet aspect. De nouvelles recherches, menées par une équipe internationale, lèvent le voile sur cette énigme.Ce pelage noir et blanc permettrait au panda de se cacher des prédateurs. Les taches noires de la fourrure se confondraient avec les arbres présents dans le milieu naturel de l'animal. Quant aux portions blanches de la fourrure, elles permettraient au panda de rester inaperçu l'hiver, sur un arrière-plan neigeux fréquent.Des animaux peu visibles dans leur milieu naturelUn détail a contribué à convaincre les chercheurs anglais, qui ont participé à l'étude. Sur les photos envoyées par leurs confrères chinois, ils n'ont pas pu distinguer les pandas géants, pourtant bien présents sur les clichés.Et pourtant les hommes ont de meilleurs yeux que certains félins, prédateurs naturels des pandas. Par ailleurs, les contrastes produits par les taches noires et blanches du pelage de l'animal contribueraient, par une sorte d'illusion visuelle, à brouiller la forme et les contours des pandas.Il ne faut pas non plus oublier que, dans la nature, le pelage de ces animaux est souvent maculé de boue et de terre. Ce qui le rend encore moins visible à ses éventuels prédateurs.Vous ne voyiez peut-être pas le panda comme un champion du camouflage. Vous pensez sans doute à ces nombreuses vidéos où les animaux paraissent bien visibles. Mais c'est qu'ils ne sont pas vus dans leur milieu naturel.D'abord les pandas sont observés de plus près que ne le feraient leurs prédateurs dans la nature. Ensuite, si leur pelage se distingue nettement, c'est parce qu'on le voit dans un zoo, donc un environnement qui n'est pas le leur. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    A quoi sert la nouvelle échelle proposée par la NASA ?

    Play Episode Listen Later Nov 14, 2021 2:02

    La recherche d'une vie en dehors de la Terre occupe les scientifiques du monde entier mais enflamme aussi l'imagination de nos contemporains. Pour encadrer cette quête avec une plus grande rigueur, la NASA a mis au point ce qu'elle appelle une échelle de "confiance".Un cheminement progressifLe grand public a tendance à simplifier les résultats de cette recherche d'une vie extraterrestre. Pour lui, elle ne saurait aboutir qu'à deux choses : l'absence de toute vie ou la présence d'une vie organisée et entièrement constituée.Les scientifiques récusent cette vision binaire. En effet, elle a parfois conduit à crier victoire trop tôt. Telle découverte était considérée comme une preuve de vie, alors qu'il s'agissait d'une fausse piste.Mais, dans cette recherche de la vie, elle pouvait fournir des éléments utiles. C'est pour intégrer ces tâtonnements à une recherche d'ensemble, mais aussi chacune des étapes qui y contribuent, que les chercheurs de la NASA ont conçu une échelle spécifique.Chacun de ses sept niveaux représente en quelque sorte une marche vers le sommet à atteindre, la découverte de la vie. Et il n'est pas possible de sauter une marche, la progression vers le résultat espéré devant se faire étape par étape.Les sept degrés de l'échelleAinsi, le premier niveau, sur cette échelle de confiance, correspond à l'étape initiale. Il est censé signaler, par exemple, la découverte d'une molécule pouvant être reliée à une trace possible de vie. À ce stade, il ne s'agit donc encore que d'indices.Les scientifiques ne pourraient monter la marche suivante, correspondant au niveau deux de l'échelle, que s'ils éliminaient toute possibilité d'interférence humaine dans la présence de cette molécule.Le degré suivant ne serait atteint que si l'indice était trouvé dans un environnement favorable au développement de la vie. Plus les scientifiques recueilleraient d'éléments confirmant leurs suppositions, plus ils seraient amenés à franchir des échelons supplémentaires.Parvenus au dernier degré, le niveau sept de cette échelle de confiance, ils pourraient remplacer leur hypothèse de départ par une certitude : une vie existe bien dans le secteur concerné, confirmée par des observations indépendantes. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Le coeur peut-il battre à nouveau après le décès ?

    Play Episode Listen Later Nov 11, 2021 2:06

    Le moment exact où une personne est déclarée morte est toujours difficile à déterminer avec la précision requise. En effet, de nouvelles études montrent que le cœur peut repartir après avoir cessé de battre et que certains organes continuent à fonctionner après un arrêt cardiaque.Un cœur qui recommence à battre après s'être arrêtéL'arrêt cardiaque figure parmi les éléments qui permettent au médecin de conclure au décès de son patient. Mais de récentes recherches confirment la nécessité d'attendre un certain temps avant de prendre une telle décision.Une équipe internationale de chercheurs s'est en effet penchée sur l'activité cardiaque de plus de 600 patients de diverses nationalités, placés dans une unité de soins intensifs. Le dispositif visant à les maintenir en vie avait été arrêté, ce qui avait entraîné un arrêt cardiaque.Or, les chercheurs ont constaté que, dans 14 % des cas, le cœur de ces patients, après s'être arrêté, s'était remis à battre, une ou plusieurs fois. Le plus long intervalle de temps entre l'arrêt cardiaque et la reprise des battements du cœur était de 4 minutes et 20 secondes.Avant de déclarer une personne morte, il conviendrait donc d'attendre au moins 5 minutes après constatation de l'arrête cardiaque.Un cerveau toujours actifEn cas d'arrêt cardiaque, le cerveau, qui n'est plus irrigué, cesse très vite de fonctionner. Avec l'arrêt du cœur, cette mort cérébrale signe le décès du patient. C'était du moins ce que l'on croyait jusque ici.Or, des recherches sur les animaux et les témoignages de nombreuses personnes ranimées après un arrêt cardiaque, semblent conduire à nuancer de telles affirmations. En effet, ces patients prétendent se souvenir de ce qu'ont dit et fait les médecins alors que leur cœur s'était déjà arrêté.Ce qui voudrait dire que, même après un arrête cardiaque, les cellules cérébrales mettraient un certain temps à mourir. Une telle survivance peut être due à l'afflux de sang envoyé au cerveau par un massage cardiaque.À l'inverse, une mort cérébrale n'entraînerait pas forcément pas forcément l'arrêt du cœur et des poumons, qui peuvent continuer à fonctionner un certain temps. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    A quoi sert un bulbe d'étrave ?

    Play Episode Listen Later Nov 10, 2021 1:49

    Certains navires sont pourvus, sur l'avant, d'une partie arrondie, nommée le bulbe d'étrave. Entre autres fonctions, il permet au bateau de gagner de la vitesse.Des navires plus rapidesLe bulbe d'étrave se présente sous la forme d'une sorte de boule, à l'avant du navire. Il est placé sous l'étrave, qui désigne la coque avant du bateau. Plus précisément, ce bulbe d'étrave se trouve au niveau du brion, cette pièce de bois qui maintient le bas de l'étrave.Quand le navire atteint une vitesse suffisante, ce renflement fait naître une vague supplémentaire. Elle contribue à annuler la vague d'étrave, que forme le bateau quand il fend l'eau.Le navire n'étant plus ralenti par cette vague, le vaisseau peut augmenter sa vitesse. Cette progression plus rapide dépend d'un autre élément : le bulbe d'étrave renvoie vers l'avant la première crête de vague. La surface de flottaison s'en trouvant allongée, le navire gagne encore en vitesse. Allant plus vite pour une même puissance, il peut économiser une quantité notable de carburant.Mais ce bulbe d'étrave n'est utile qu'aux bateaux ayant une vitesse suffisante et fixe, comme les cargos ou les navires de guerre. Il est rarement installé sur de petits bateaux.Le bulbe d'étrave peut avoir d'autres fonctionsLe bulbe d'étrave peut être détourné de sa fonction principale. Cette parie arrondie peut être transformée en un lieu d'observation sur certains navires scientifiques.C'est ainsi que la célèbre "Calypso", le bateau du commandant Cousteau, fut pourvue d'un bulbe d'étrave métallique, percé de hublots. Il permit non seulement d'observer la faune marine, mais, en faisant gagner de la vitesse au bateau, il évita de dépenser trop de combustible.Sur les navires de guerre, le bulbe d'étrave peut être aménagé pour recevoir un sonar, un appareil pouvant repérer l'approche des sous-marins.Par contre, l'installation d'un bulbe d'étrave sur des bateaux de compétition fut une une mauvaise idée. Les performances des quelques bateaux qui en furent équipés furent en effet très décevantes. C'était surtout le cas quand la mer était agitée et que la bateau avançait à la voile. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Quel fascinant objet vient d'être découvert en Israel ?

    Play Episode Listen Later Nov 9, 2021 1:58

    Une importante découverte vient d'être faite par un plongeur israélien. Il a en effet trouvé une épée médiévale en parfait état, ayant sans doute appartenu à un chevalier croisé.Une épée parfaitement conservéeL'épée a été découverte au large de la ville d'Atlit, sur la côte israélienne. Elle se trouvait dans une zone sableuse, dont la configuration est souvent modifiée par des courants marins ou des tempêtes, qui mettent au jour nombre d'objets anciens.Cette épée, en parfait état, a dû être protégée par la couche de sable qui la recouvrait. L'arme est entière et mesure environ 1,20 m de long, dont 30 centimètres pour la seule poignée. Elle permettait ainsi au chevalier de manier cette lourde épée à deux mains.Sortie de l'eau, l'arme était habillée d'une épaisse couche de coquillages et de coraux. Il faudra la nettoyer avant de la présenter au public. L'épée, qui doit être étudiée avec soin, remonterait, pour les spécialistes, à l'époque de la troisième Croisade.Elle opposa, entre 1189 et 1192, les armées du roi de France Philippe Auguste, de l'empereur du Saint Empire Frédéric Barberousse et du roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion aux troupes de Saladin, sultan d'Égypte et de Syrie.Une baie fréquentée par les croisésLa découverte de cette épée confirme l'utilisation de la baie s'ouvrant à proximité d'Atlit par les croisés venant participer à la libération de la Terre Sainte. D'ailleurs, l'une de leurs principales forteresses, le Château Pèlerin, érigé par les Templiers, dresse ses hauts murs non loin du lieu de débarquement. Mais sa construction est postérieure à la 3ème Croisade.Cette crique près d'Atlit permettait aux bateaux des croisés, mais aussi aux très nombreux navires qui fréquentaient la côte du Levant de mouiller à l'abri des vents.Le département israélien des Antiquités s'est d'autant plus félicité de cette trouvaille que les objets anciens qui affleurent dans le sol de cette région où tant de civilisations se sont succédé sont souvent pillés.C'est d'ailleurs par crainte d'un vol que le plongeur à l'origine de la découverte de l'épée l'a aussitôt confiée aux autorités compétentes. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    La taille du pénis est-elle proportionnelle à celle du nez ?

    Play Episode Listen Later Nov 8, 2021 1:53

    Une croyance assez répandue voudrait que la taille du pénis soit fonction de celle du nez. Les résultats divergents des études menées à ce jour laissent la question en suspens.Pour certains, la taille du pénis dépend de celle du nez...Des scientifiques japonais ont voulu vérifier cette affirmation selon laquelle la taille de la verge dépendrait de celle du nez.Pour ce faire, ils ont entrepris, entre 2015 et 2019, de mesurer le pénis de 126 hommes décédés. Ne pouvant provoquer d'érection, ils l'ont étiré à la main.Les résultats obtenus conduisent ces scientifiques à penser que la taille du pénis serait bien en relation avec celle du nez. Ce qui voudrait dire, selon eux, que les dimensions du pénis seraient prévues dès la formation de l'embryon.Par contre, aucun lien n'aurait été trouvé entre la taille du nez et le poids des testicules....Pour d'autres nonLa communauté scientifique est divisée sur cette question d'une éventuelle corrélation entre la taille du nez et celle du pénis. En effet, certains croient ce lien infondé. Pour eux, rien ne le prouverait d'un point de vue scientifique.En revanche, ils établissent un lien entre la taille du pénis et celle des doigts. En effet, certains gènes, baptisés "Hox", joueraient un rôle dans le développement des doigts, mais aussi dans celui des organes génitaux.Les travaux d'un généticien suisse renforcent cette hypothèse. En effet, ils auraient montré que la défaillance de ces gènes aurait entraîné des malformations conjointes, des doigts et du pénis.Une autre recherche, menée en 2002 par un médecin grec, tend à corroborer ces résultats. Portant sur une cinquantaine d'hommes, elle cherchait à établir un rapport entre les dimensions du pénis et celles d'autres parties du corps.Or le médecin n'a trouvé de lien qu'entre la taille du pénis et celle de l'index. Des travaux similaires, menés par des scientifiques iraniens en 2007, auraient abouti aux mêmes conclusions.Il est donc possible qu'on puisse déduire de la taille des doigts, et notamment de celle de l'index, celle du pénis. Mais une telle hypothèse reste à confirmer. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Comment connait-on la date d'arrivée des Vikings en Amérique du Nord ?

    Play Episode Listen Later Nov 7, 2021 2:08

    Pendant longtemps, Christophe Colomb a été considéré comme le premier Européen à avoir abordé aux rivages de l'Amérique du Nord. Mais on sait aujourd'hui, avec un degré raisonnable de certitude, que les Vikings ont été les premiers à en fouler le sol. Cependant, la date précise de leur arrivée en Amérique n'était pas connue. Aujourd'hui, cette lacune est comblée.Une datation incertaineLes scientifiques s'accordent à penser que des explorateurs scandinaves ont été les premiers à aborder en Amérique du Nord. Pour l'instant, un seul site identifié aurait pu accueillir une implantation viking.En effet, un navigateur d'origine islandaise, Leif Ericson, aurait pu s'installer dans l'Anse aux Meadows, à Terre-Neuve, et y fonder cette colonie du "Vinland" dont parlent les vieilles sagas scandinaves.Mais jusqu'ici, il avait été impossible de dater avec certitude l'installation de ces colons. Sur la base de divers indices, dont des datations au carbone 14, les scientifiques pensaient qu'elle avait pu avoir lieu vers l'an mille, soit environ 500 ans avant l'arrivée de Christophe Colomb, mais sans pouvoir vraiment le prouver.Une tempête solaireRévélée par une étude parue dans une prestigieuse revue scientifique, une technique de datation plus sûre vient d'être utilisée. Elle prend pour point de repère une tempête solaire survenue en l'an 993.Celle-ci a provoqué une impulsion électromagnétique d'une telle intensité que les arbres en ont conservé l'empreinte. Les chercheurs devaient donc trouver des échantillons de bois prélevés sur le site de l'Anse aux Meadows et y rechercher la trace de cette tempête.Parmi les morceaux de bois conservés par les archéologues, les auteurs de l'étude en ont choisi quatre. Ils avaient été trouvés à côté d'objets qui prouvaient leur utilisation par les Vikings.Et les scientifiques ont bien retrouvé, au cœur du bois, la trace de la tempête solaire. C'était la preuve que les arbres dont provenaient ces échantillons étaient bien vivants en 993.Au-delà de cette trace, les chercheurs ont compté 28 cernes de croissance dans le bois. L'arbre a donc été coupé en 1021, 28 ans après l'année 993. L'implantation viking sur le site aurait donc exactement 1.000 ans. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Comment la pollution aide-t-elle à chercher des extraterrestres ?

    Play Episode Listen Later Nov 4, 2021 1:42

    Depuis des décennies, les hommes recherchent, dans le cosmos, les traces d'éventuels extraterrestres. Ils scrutent l'univers avec leurs télescopes et traquent de possibles ondes radio. Mais les scientifiques ont trouvé un autre moyen de découvrir ces civilisations de l'espace, si du moins elles existent.Des traces de pollution en provenance de l'espaceDans de nombreux pays, les pouvoirs publics ont favorisé la mise au point de programmes destinés à la recherche de traces de vie intelligente dans l'univers. Les scientifiques et les techniciens investis de cette mission disposent de moyens adaptés, à l'image des puissants radiotélescopes mis à leur disposition.Leur but était surtout de capter les éventuelles ondes radio émises par des extraterrestres. Mais, aujourd'hui, leur recherche s'oriente vers une autre voie.En effet, il s'agirait de percevoir les traces de la pollution provenant d'une civilisation industrielle. Dans ce cas, en effet, cette activité se traduit par l'émission dans l'atmosphère de certains gaz, comme les chlorofluorocarbures.Si certains de ces gaz se dissolvent au bout d'une dizaine d'années, d'autres, en revanche, peuvent persister dans l'atmosphère pendant 50.000 ans.Un télescope très puissantJusqu'à présent, les astronomes ne disposaient pas de moyens assez puissants pour détecter ces traces de pollution. Mais ce sera bientôt le cas.En effet, si tout se passe comme prévu, le télescope James Webb devrait être lancé en décembre 2021. Se déployant sur une hauteur de plus de 10 mètres, il sera 10 à 100 fois plus puissant que le télescope Hubble.Grâce à cet instrument perfectionné, les astronomes seront mieux à même de comprendre comment l'univers s'est formé. Mais il leur sera également possible de repérer les possibles émanations produites par l'activité d'éventuelles civilisations extraterrestres.Cependant, cette pollution ne serait détectable que si elle provenait d'une planète en orbite autour d'une naine blanche. Il s'agit en quelque sorte d'une étoile parvenant à la phase ultime de son évolution.Une autre condition devra être remplie. Pour être repérable par le télescope, l'émission de ces gaz liés à la pollution devra être dix fois plus massive que celle qui est produite sur Terre. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Pourquoi Facebook veut-il créer le “métavers” ?

    Play Episode Listen Later Nov 3, 2021 1:59

    Facebook annonce son intention d'ouvrir la voie à "l'Internet de demain", selon le mot de son directeur général. Il prendrait la forme de ce que les spécialistes de la question appellent le "metavers".Un double du monde réelLe néologisme "métavers" est une contraction de "méta" et d'"univers". Il désigne un monde numérique qui serait la copie conforme du monde réel.Sa création, grâce à des lunettes de réalité virtuelle perfectionnées, permettrait aux internautes d'avoir entre eux des relations beaucoup plus concrètes, très comparables à celles qu'ils pourraient développer dans la vie.Ainsi, deux personnes vivant à des milliers de kilomètres pourraient, par la vertu de ce procédé, avoir l'impression de se retrouver dans la même pièce. Elles pourraient également danser dans la même boîte de nuit ou acheter des biens numériques. Ainsi, les gens auraient vraiment le sentiment se trouver en présence les uns des autres.Cette possibilité de se dégager des contraintes physiques révolutionnerait aussi le monde du travail. Ainsi, sur un site en ligne utilisant déjà certaines des potentialités du "métavers", il est d'ores et déjà possible de travailler comme croupier dans un casino virtuel.Des enjeux de tailleLa mise au point de cette nouvelle version d'Internet place Facebook devant de nouveaux défis. À commencer par celui de la main-d'œuvre. Le groupe aura en effet besoin d'embaucher un personnel hautement qualifié, rompu aux technologie de réalité virtuelle.De fait, Facebook annonce le recrutement, d'ici à 5 ans, d'environ 10.000 personnes. Si elles doivent venir des pays de l'Union européenne, c'est que le patron de Facebook dit accorder la plus grande confiance aux modalités de développement et aux capacités de recherche des entreprises du vieux continent.D'ailleurs, le groupe, qui domine, avec d'autres, le secteur de la réalité virtuelle, a déjà accordé des subventions à des programmes de recherche européens portant notamment sur l'intelligence artificielle.Les dirigeants de Facebook tiennent à préciser que ce "metavers" ne serait pas la propriété exclusive du groupe. Pour eux, en effet, il ne pourrait voir le jour que grâce à la collaboration entre les entreprises du secteur. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Que voit-on avant de décéder ?

    Play Episode Listen Later Nov 2, 2021 1:52

    De nombreuses personnes ranimées après avoir été plongées dans un épisode de coma avancé ou après avoir connu un état de mort clinique, font état d'expériences étranges, connues sous le nom d'"expériences de mort imminente", ou EMI.D'étonnantes expériences aux portes de la mortLes EMI ne sont pas des phénomènes rares. Elles concerneraient de 10 à 20 % des personnes survivant à un arrêt cardiaque. Un médecin américain a même constaté, au cours d'une recherche menée en 2014, que près de 40 % des patients interrogés avaient vécu une telle expérience.De plus, ce curieux phénomène se produit chez des patients de tous âges. Il semble aussi survenir partout dans le monde, sans que la culture propre de chaque peuple semble beaucoup influencer son déroulement.Certains patients dans le coma ou en état de mort clinique disent entrer dans un tunnel, au bout duquel brille une intense lumière. Certains prétendent rencontrer des défunts, dont des membres de leur famille décédés, qui semblent les attendre.D'après ces récits, certains patients sortiraient de leur corps, et, parvenus au plafond, se verraient eux-mêmes étendus sur leur lit. Ils verraient aussi toute leur vie défiler rapidement.Les personnes ayant vécu une EMI resteraient souvent marquées par une expérience qui changerait parfois leur façon de vivre et de penser.À la recherche d'explications rationnellesPour la plupart des scientifiques, qui se refusent a priori à envisager d'autres hypothèses, ces phénomènes ne peuvent qu'avoir une origine organique.Pour eux, il ne peut donc s'agir que d'illusions, produites par un fonctionnement altéré, ou du moins différent, du cerveau et d'autres organes. Ils pointent en particulier le dérèglement des régions cérébrales impliquées dans le déclenchement des émotions ou la mémoire.La sécrétion plus abondante de certaines hormones, dans cette ultime étape de la vie, ou le manque d'oxygène pourraient aussi jouer un rôle dans l'apparition de ce que ces médecins qualifient de visions. Autant d'hypothèses qu'il reste à démontrer.Par ailleurs, le cerveau continuerait d'être actif plusieurs minutes après l'arrêt du cœur. Une certaine forme de conscience pourrait donc subsister durant ce court laps de temps. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Comment le réchauffement climatique affecte-t-il la rotation de la Terre ?

    Play Episode Listen Later Nov 1, 2021 1:59

    On le sait, la Terre ne tourne pas seulement autour du Soleil, mais effectue aussi une rotation sur elle-même. Or, l'axe autour duquel elle tourne se déplace plus vite qu'auparavant, sans doute sous l'effet du réchauffement climatique.Un axe de rotation qui se modifie plus viteNotre planète tourne autour de ce que l'on appelle l'axe des pôles géographiques. Il est fait d'une ligne imaginaire qui court d'un pôle à l'autre. Or, un tel axe n'est pas fixe.En effet, les pôles se déplacent. Les scientifiques ont même mesuré ces mouvements. Ils ont remarqué que, depuis 1980, chacun des pôles avait bougé d'environ 4 mètres, l'axe de rotation penchant plus vers l'est que vers le sud depuis le milieu des années 1990.Et, depuis le début de cette même décennie, les chercheurs ont constaté que ce déplacement des pôles s'accélérait. En effet, il aurait été 17 fois plus rapide entre 1995 et 2020 qu'entre 1981 et 1995.La fonte accélérée des glaciersPlusieurs raisons expliquent la modification de l'axe de rotation de la Terre. En plus du rôle des courants océaniques, l'une des causes principales de ce phénomène tient à la répartition des eaux à la surface de la Terre.Pour les scientifiques chinois qui ont étudié la question, la fonte des glaciers, en modifiant la redistribution de ces masses d'eau, serait la principale responsable de l'accélération de la dérive du pôle Nord. C'est ce déplacement accéléré qui entraîne une modification plus sensible de l'axe de rotation de notre planète.De fait, 1.200 milliards de tonnes de glace fondraient chaque année depuis 210, du fait du réchauffement climatique, contre un peu plus de 750 milliards deux décennies auparavant.Mais la fonte des glaciers ne serait pas la seule cause de cette accélération de la dérive polaire. Le pompage des eaux souterraines, pour les besoins de l'agriculture, jouerait aussi un rôle dans ce phénomène.À ce stade, il n'y aurait aucune raison de nous inquiéter. En effet, la modification de l'axe de rotation de la Terre serait beaucoup trop faible pour avoir la moindre incidence sur notre vie quotidienne. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Qu'est-ce que la pile électrique de Bagdad ?

    Play Episode Listen Later Oct 31, 2021 2:04

    En empilant des rondelles de cuivre et de zinc, intercalées avec un tissu imprégné d'eau salé, le haut et le bas reliés par un fil, Alessandro Volta invente la pile en 1800. Mais il se pourrait qu'un tel dispositif ait été imaginé à une époque beaucoup plus reculée.Une pile antique ?Dans le sous-sol du musée archéologique de Bagdad, l'archéologue allemand Wilhelm König met la main, à la fin des années 1930, sur un curieux objet. Il s'agit d'une poterie en forme de jarre, d'une quinzaine de centimètres de haut.À l'intérieur du récipient, se trouve une tige de fer entourée d'un cylindre de cuivre. La jarre est fermée par un bouchon de bitume. Un tampon de la même matière isole le dispositif du bas de la poterie.L'archéologue la fait remonter à une période comprise entre 250 avant J.-C et le début du troisième siècle de notre ère. Mais d'autres datations ont été proposées.S'agirait-il d'une pile ? Certains l'ont pensé, car il ne lui manque qu'un peu d'acide et des fils de connexion pour fonctionner. D'ailleurs, des traces de corrosion montrent que le dispositif avait pu être imprégné d'un acide léger, comme du vinaigre.Un usage incertainPour en avoir le cœur net, il faudrait examiner de près l'intérieur de la jarre. Or, en raison de la présence du bouchon de bitume, on ne saurait y parvenir sans la briser.Si l'on tient pour acquis qu'il s'agit bien d'une pile, à quoi pouvait-elle bien servir ? Des scientifiques pensent qu'elle aurait pu être utilisée pour recouvrir d'or certains objets.Mais cette utilisation est contestée. Il existait en effet d'autres techniques de dorure. Par ailleurs, certains soulignent l'absence de fils de connexion et le système hermétique de fermeture du récipient.Et ils font aussi remarquer la faible charge électrique produite par ces jarres. C'est pourquoi un usage religieux, jugé plus probable, a été proposé. Ainsi, la "pile" aurait pu servir à impressionner l'auditoire. Une utilisation médicale a également été suggérée.Ce qui laisse supposer que les inventeurs de ce dispositif ne seraient pas parvenus à une réelle maîtrise de l'électricité. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Que se trouvait-il dans le cratère martien Jezero ?

    Play Episode Listen Later Oct 28, 2021 1:53

    Depuis son arrivée sur Mars, le 18 février 2021, le rover Perseverance a recueilli de précieuses données sur la planète rouge. Dernière en date de ses découvertes, il vient de confirmer la présence d'un ancien lac dans le cratère de Jezero.Un lac martienPerseverance devait étudier le site où il atterri, ce cratère de Jezero, dont on pensait, d'après certaines observations, qu'il avait pu contenir de l'eau.Le rover vient de confirmer ce soupçon. En analysant, grâce à ses instruments, les fins sédiments déposés au fond du cratère, il a pu établir qu'un lac fermé l'avait occupé voilà environ 3,6 milliards d'années.Il s'agit d'un plan d'eau d'environ 35 km de diamètre et dont la profondeur aurait atteint plusieurs dizaines de mètres. Le lac aurait été lui-même alimenté par une rivière.Bien que le rover n'ait pas tout à fait atterri à l'endroit prévu, ses instruments, et notamment une caméra très sophistiquée, lui ont permis d'analyser à distance la composition de certaines strates sédimentaires, notamment celles qui sont situées sur la colline surplombant le lac.Un changement climatique majeurLes dépôts lacustres trouvés au fond de l'ancien lac par le robot intéressent beaucoup les spécialistes. La présence de sable et d'argile, notamment, serait susceptible d'abriter de la matière organique, produite par des organismes vivants.Le rover a fait une autre découverte intéressante : celle de gros galets au sommet de la colline, sans doute transportés là par la force de l'eau. Ce qui dénoterait la présence de courants très puissants ou même de fortes crues.Les scientifiques se demandent si ces galets ne sont pas les témoins d'un changement climatique majeur, qui aurait pu marquer la fin du lac. Il pourrait s'agir d'une glaciation mais aussi du début d'une phase aride.Les échantillons prélevés sur place par le robot pourraient leur en apprendre davantage. Il faudra donc prévoir un itinéraire qui lui permettra de parvenir sans encombre au cratère.Ils ne sont cependant pas près d'être examinés par les spécialistes. En effet, le retour de Perseverance, avec ses échantillons, n'est pas prévu avant le début des années 2030. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Pourquoi la Terre s'assombrit-elle ?

    Play Episode Listen Later Oct 27, 2021 1:58

    Des chercheurs américains se sont aperçus, ces dernières années, que la Terre était moins brillante, autrement dit qu'elle renvoyait moins la lumière du Soleil dans l'espace. À quoi un tel phénomène est-il dû ?Une Terre plus sombreUne partie de la Lumière du Soleil, environ 30 %, est renvoyée vers l'espace. C'est elle qui rend notre planète brillante et illumine la Lune. Les scientifiques appellent réflectance ou albédo cet éclat de la Terre.Durant 20 ans, des chercheurs américains ont étudié diverses données, comme les cycles solaires ou la couverture nuageuse de notre planète, afin de mesurer cette brillance de la Terre.Or, au cours des trois dernières années, ils ont constaté avec surprise que la Terre s'assombrissait. En effet, notre planète capterait un demi watt de lumière solaire en moins, par mètre carré, qu'il y a vingt ans. Ce qui correspondrait à une diminution de 0,5 % de la réflectance de la Terre.Une couverture nuageuse qui s'effilochePour les scientifiques, il ne pouvait y avoir que deux explications à un tel phénomène : une défaillance de la source lumineuse, qui produirait moins de lumière, ou une baisse de l'albédo terrestre.Les chercheurs n'ayant pas remarqué de baisse d'intensité de la lumière solaire, ils se sont concentrés sur la seconde hypothèse.Ils se sont alors aperçus que la couverture nuageuse était moins dense, notamment au-dessus d'une partie de l'océan Pacifique. Or, c'est sur ces nuages bas que la lumière du Soleil rebondit pour se diffuser dans l'espace.Si ces nuages sont moins nombreux, une plus grande quantité de lumière solaire est absorbée par la Terre et les océans. C'est ce qui expliquerait la moindre brillance de notre planète.Cette diminution de la couverture nuageuse serait liée à une augmentation de la température de cette partie du Pacifique, due elle-même aux effets du réchauffement climatique.La diminution de la réflectance terrestre participe-t-elle à ce dernier phénomène ? Pour l'instant, les scientifiques ne se prononcent pas. En effet, ils ignorent encore ce que la Terre fait du surcroît de lumière solaire que laissent passer les nuages. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Pourquoi les chats blancs sont-ils souvent sourds ?

    Play Episode Listen Later Oct 26, 2021 2:33

    Si votre chat ne vous obéit pas, ne vous montrez pas trop sévère avec lui. Il se peut tout simplement qu'il ne vous ait pas entendu. En effet, certains chats ont plus de risques d'être sourds.Des chats plus souvent sourds que les autresAvec leur fourrure immaculée, les chats blancs sont souvent très appréciés. Et plus encore s'ils ont les yeux bleus. Et pourtant ces adorables félins ont un problème : ils sont souvent sourds.Ils ont en effet 72 % de chances de développer ce handicap. Le responsable de cette infirmité est le gène W, que le chaton hérite de ses parents. On lui a donné ce nom en référence à la première lettre du mot "white" qui, comme on sait, signifie "blanc" en anglais.C'est en effet ce gène qui détermine la couleur blanche du pelage de votre chat. Il empêche donc la pigmentation de la fourrure, mais aussi, dans de nombreux cas, celle de l'iris, qui conserve sa couleur bleue d'origine.Une mutation génétiqueSi le gène W se borne à empêcher la pigmentation du pelage et de l'iris, votre chat blanc aux yeux bleus aura l'ouïe aussi fine que ses congénères. Mais il arrive assez souvent que ce gène subisse une mutation.Dans ce cas, il n'affecte pas seulement la couleur du chat, il agit aussi sur les cellules de l'organe de Corti. Situé dans l'oreille, c'est lui qui assure la perception auditive et permet d'entendre des sons.Chez les animaux victimes de cette mutation génétique, ces cellules sont très vite détruites, dès le début de la vie du chaton. Dans ce cas, les sons ne sont plus transmis de l'oreille interne aux zones du cerveau responsables de l'audition.Environ la moitié des chats porteurs de ce gène sont atteints de surdité congénitale. En revanche, elle n'est souvent que partielle chez les chats blancs ayant des yeux "vairons", autrement dit un œil bleu et un œil jaune.Dans ce cas, il se peut que ces chats n'entendent que d'une oreille, celle qui se trouve du côté de l'œil jaune. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Comment les moules s'accrochent-elles aux rochers ?

    Play Episode Listen Later Oct 25, 2021 1:47

    Vous l'avez sans doute remarqué, il n'est pas si facile de récolter des moules. Elles tiennent si bien à leurs rochers qu'il est parfois difficile de les en détacher. En effet, elles sécrètent leur propre "colle", un mécanisme naturel qui pourrait avoir de nombreuses applications.Une "colle" très puissanteC'est par le biais de très fins filaments, dont l'ensemble forme le byssus, que la moule adhère à son rocher. Ces filaments sont produits par des protéines spécifiques, que libère la moule.Elle y ajoute certains éléments, comme du fer et des dérivés d'acides aminés, appelés "dopas", qui contribuent en quelque sorte à coaguler ce réseau de filaments. C'est cette association qui explique que la moule tienne aussi bien au rocher qui l'accueille.Dès lors, la moule a réussi à fabriquer une "colle" dont la résistance est bien supérieure à toutes les formes de glus que l'homme pourrait fabriquer.Une autre protéine vient encore renforcer l'adhérence de cette "colle"; elle n'a pas elle-même de pouvoir adhésif, mais, de par sa composition, elle empêche la "colle" d'être dégradée par l'eau de mer, qui contient en effet un faible niveau d'acidité et une forte teneur en oxygène.Enfin, certaines parties du coquillage sont plus acides. Or, d'après les spécialistes, l'acidité permettrait à la moule d'adhérer encore plus à son rocher.Une colle naturelle très utileLa nature inspire souvent l'homme. Cette "colle" fabriquée par la moule lui a en effet donné des idées. Elle pourrait ainsi donner naissance à une glu plus puissante que ses devancières, et résultant, qui plus est, d'un processus naturel.Il serait donc possible de produire une colle naturelle à partir du byssus des moules. À condition, toutefois, d'utiliser ces filaments qui, pour l'instant, ne servent encore à rien.Cette colle aurait de nombreuses applications, notamment en médecine. Sa fabrication à partir d'éléments naturels et sa nature non toxique en feraient un matériau idéal pour fixer des implants ou soigner des cicatrices. Et son efficacité serait d'autant plus grande que sa résistance dépasse sans doute celle des substances utilisées jusqu'ici. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Quelle fut la toute première voiture électrique ?

    Play Episode Listen Later Oct 24, 2021 2:26

    Les voitures électriques ne datent pas d'hier. Il en existait déjà à la toute fin du XIXe siècle et l'une d'elles, la "Jamais Contente", fut même la première voiture à dépasser les 100km/h.Les premiers véhicules électriquesCette histoire des premières voitures électriques met en scène trois passionnés d'automobiles. D'une part l'ingénieur belge Camille Jenatzy, surnommé le "diable rouge" en raison de sa chevelure et de sa barbe rousses.Dès 1898, son esprit fertile s'intéresse à la traction électrique des automobiles. Il fait construire, d'après ses plans, des véhicules qu'on appela aussitôt des "fiacres électriques". Leur concepteur les voyait en effet remplacer, dans un proche avenir, les véhicules hippomobiles qui sillonnaient alors les rues des villes.Mais le "diable rouge" doit compter avec un sérieux concurrent, le carrossier Charles Jeantaud, qui, dès 1881, fabrique la première automobile électrique, appelée la "Tilbury".Au volant de ces voitures d'un nouveau genre, on trouve un pilote intrépide, le comte Gaston de Chasseloup-Laubat.Le record de vitesse pulvériséCamille Jenatzy et Gaston de Chasseloup-Laubat vont se retrouver face à face, dans une compétition acharnée. C'est à qui battra le record absolu de vitesse, au volant de sa voiture électrique.De décembre 1898 à avril 1899, les deux pilotes ne cessent de se voler la vedette. C'est Chasseloup-Laubat qui remporte la première victoire : au volant de sa Jeantaud électrique, il dépasse les 63 km/h en décembre 1898.Mais, le 27 janvier 1899, Jenatzy roule à près de 80 km/h. Qu'à cela ne tienne : son rival fait monter sa voiture à plus de 92 km/h le 4 mars suivant.C'est alors que Camille Jenatzy met au point un nouveau prototype. Ce nouveau véhicule électrique a la forme d'une torpille, cette forme aérodynamique lui permettant de fendre l'air. À l'arrière, deux moteurs électriques propulsent le véhicule.L'ingénieur belge n'étant lui-même jamais satisfait, il nomme sa voiture la "Jamais Contente". Le 29 avril 1899, ce bolide atteint la vitesse record de 105,879 km/h ! Cette performance n'assura pas pour autant le succès du moteur électrique, qui dut attendre près d'un siècle pour retrouver les faveurs des constructeurs. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Pourquoi y a-t-il de l'or dans les feuilles d'eucalyptus ?

    Play Episode Listen Later Oct 21, 2021 2:06

    Des scientifiques australiens ont trouvé des traces d'or dans des feuilles d'eucalyptus. Ils ont finalement découvert comment le métal précieux avait pu arriver jusque là.Du métal précieux dans les eucalyptusLes eucalyptus étudiés par l'équipe de chercheurs australiens poussent dans des endroits très isolés. Cependant, ils n'ont pas été choisis au hasard, car les analyses du sol ont révélé la présence de gisements aurifères dans le sous-sol, juste au-dessous des arbres.Les diverses parties de l'eucalyptus ont fait l'objet d'un examen approfondi de la part des chercheurs. De l'or a été trouvé dans l'écorce et aussi dans les feuilles, où on a découvert des particules aurifères dix fois plus petites qu'un cheveu.Comme les gisements n'ont pas été exploités, les scientifiques ont écarté l'idée que de la poussière d'or aurait pu imprégner les arbres. Après l'avoir envisagée un moment, ils n'ont pas davantage retenu l'hypothèse d'un transport par le vent des particules d'or.Des racines qui aspirent l'orEn y regardant de plus près, les chercheurs australiens ont fini par trouver la clef de l'énigme. L'or est contenu dans l'eau que les racines de l'eucalyptus pompent à une grande profondeur.En période de sécheresse, notamment, l'arbre est capable de capter ces réserves d'eau à plus de 35 mètres de la surface, là où se trouvent précisément les gisements aurifères. Les scientifiques ont d'ailleurs été surpris de cette aptitude de l'arbre à véhiculer l'eau sur une aussi grande distance.Les particules d'or atteignent l'écorce, puis elles sont rapidement évacuées vers les extrémités de l'arbre, c'est-à-dire les feuilles. Il s'agit en effet d'un élément assez toxique, dont l'arbre se débarrasse, à terme, avec la chute des feuilles.Les chercheurs d'or ne trouveront pas de trésor en abattant un eucalyptus. Il en faudrait environ 500, tous situés au-dessus d'un gisement aurifère, pour obtenir l'or nécessaire à la fabrication d'une seule bague.En revanche, ces arbres pourraient servir de repère pour indiquer la présence de gisements. Une telle méthode de détection ne coûterait rien et, au surplus, serait respectueuse de l'environnement. Elle remplacerait donc avantageusement les forages. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Quel est le mystère de l'Oxford Electric Bell ?

    Play Episode Listen Later Oct 20, 2021 2:00

    L'Oxford Electric Bell, ou pile sèche de Clarendon, est unique en son genre : elle sonne sans désemparer depuis sa mise en place, sans doute en 1840. Comment expliquer une telle pérennité ?Une cloche qui ne s'arrête jamaisC'est un professeur de chimie enseignant à Oxford qui aurait commandé cette Oxford Electric Bell. Elle aurait été conçue par une fabrique d'instruments londonienne en 1825. Mais elle ne fonctionnerait que depuis 1840.Comme elle ne s'est jamais arrêté depuis, elle est donc la cloche ayant le plus sonné au monde, plus de 10 milliards de fois sans doute.Cet appareil est composé de deux piles sèches. On les appelle ainsi parce que les électrolytes, qui transportent le courant, sont enrobés d'une pâte faiblement humide. Deux petites cloches en laiton sont fixées sous les piles.Entre les deux piles, une boule de métal est suspendue à un fil. L'ensemble est recouvert d'un globe de verre, qu'on ne saurait soulever sans provoquer l'arrêt du mécanisme. Cet ingénieux dispositif repose sur un socle en bois.L'action de la force électrostatiqueMais comment expliquer le mouvement perpétuel qui semble animer le battant de cette Oxford Electric Bell ? En fait, il semble que ce battant, constitué d'une minuscule boule métallique, soit animé par l'action de la force électrostatique.Celle-ci désigne le mouvement d'attraction ou de répulsion qui opère entre deux objets chargés électriquement. Ainsi, quand la petite sphère de métal touche l'une des cloches, elle est repoussée par la force électrostatique, tout en étant attirée par l'autre cloche.Ainsi le mouvement d'une cloche à l'autre se nourrit-il en quelque sorte de lui-même, ne déplaçant qu'une très faible quantité de charge électrique.Les piles sont recouvertes de soufre, pour les protéger de l'humidité. Mais personne ne sait exactement de quoi elles sont composées. On ne pourrait le découvrir qu'en ouvrant l'appareil, mettant ainsi fin à une expérience qui ne pourrait ainsi aller à son terme.Si le mouvement animant le battant devrait continuer, il se peut que les cloches finissent par s'user. Dès lors, on n'entendrait plus leur son, aussi menu soit-il. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Comment la pression atmosphérique fut-elle découverte ?

    Play Episode Listen Later Oct 19, 2021 2:09

    Bien qu'ils ne le ressentent pas, les savants des siècles passés se doutent que l'air a un "poids" spécifique. Mais il faudra attendre les travaux de Galilée et plus encore de Pascal, au XVIIe siècle, pour que la pression atmosphérique soit démontrée.Les travaux de Galilée et TorricelliLe savant italien Galilée, à qui l'on doit notamment la fabrication de lunettes astronomiques très précises, est intrigué par ce que lui racontent des gens habitués à puiser l'eau des puits.Pour ce faire, ils utilisent une pompe, formée d'un tuyau immergé dans l'eau, au fond du puits, et d'un levier, qui permet de l'aspirer. Mais, si le tuyau mesure plus de 10 mètres, l'eau, à un moment donné, ne monte plus.Se penchant sur ce problème, Galilée et son ami, le physicien italien Torricelli, finissent par trouver la solution. Si l'eau s'arrête de monter dans le tuyau, c'est que deux forces doivent s'équilibrer : la pression exercée par l'eau et celle de l'air.Pour confirmer de manière plus commode cette hypothèse, Torricelli a l'idée, en 1643, de verser du mercure dans une éprouvette, qu'il retourne. Le mercure se stabilise alors à une hauteur de 76 cm. C'est donc donc la pression de l'air qui empêche la colonne de mercure de monter plus haut.L'expérience de PascalAussi convaincante soit-elle, cette expérience de Torricelli ne prouvait pas de manière indubitable l'existence de la pression atmosphérique.C'est à Blaise Pascal qu'il incomba de fournir cette preuve. Le mathématicien et philosophe auvergnat imagine, en 1648, de transporter l'éprouvette de mercure en hauteur.Il pense en effet que si la pression atmosphérique existe, elle doit varier avec l'altitude. Par conséquent, le niveau d'une colonne de mercure placée en hauteur devrait être moins haut.Pour le vérifier, Blaise Pascal emporte éprouvette et mercure au sommet du Puy de Dôme. Et là il constate que le mercure ne s'élève pas à plus de 62,5 centimètres. Il venait de démontrer l'existence de la pression atmosphérique. C'est pour lui rendre hommage que l'unité qui mesure la pression atmosphérique a reçu le nom de pascal. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Pourquoi les chats sont-ils souvent sourds ?

    Play Episode Listen Later Oct 18, 2021 1:47

    Si votre chat ne vous obéit pas, ne vous montrez pas trop sévère avec lui. Il se peut tout simplement qu'il ne vous ait pas entendu. En effet, certains chats ont plus de risques d'être sourds.Des chats plus souvent sourds que les autresAvec leur fourrure immaculée, les chats blancs sont souvent très appréciés. Et plus encore s'ils ont les yeux bleus. Et pourtant ces adorables félins ont un problème : ils sont souvent sourds.Ils ont en effet 72 % de chances de développer ce handicap. Le responsable de cette infirmité est le gène W, que le chaton hérite de ses parents. On lui a donné ce nom en référence à la première lettre du mot "white" qui, comme on sait, signifie "blanc" en anglais.C'est en effet ce gène qui détermine la couleur blanche du pelage de votre chat. Il empêche donc la pigmentation de la fourrure, mais aussi, dans de nombreux cas, celle de l'iris, qui conserve sa couleur bleue d'origine.Une mutation génétiqueSi le gène W se borne à empêcher la pigmentation du pelage et de l'iris, votre chat blanc aux yeux bleus aura l'ouïe aussi fine que ses congénères. Mais il arrive assez souvent que ce gène subisse une mutation.Dans ce cas, il n'affecte pas seulement la couleur du chat, il agit aussi sur les cellules de l'organe de Corti. Situé dans l'oreille, c'est lui qui assure la perception auditive et permet d'entendre des sons.Chez les animaux victimes de cette mutation génétique, ces cellules sont très vite détruites, dès le début de la vie du chaton. Dans ce cas, les sons ne sont plus transmis de l'oreille interne aux zones du cerveau responsables de l'audition.Environ la moitié des chats porteurs de ce gène sont atteints de surdité congénitale. En revanche, elle n'est souvent que partielle chez les chats blancs ayant des yeux "vairons", autrement dit un œil bleu et un œil jaune.Dans ce cas, il se peut que ces chats n'entendent que d'une oreille, celle qui se trouve du côté de l'œil jaune. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    Comment l'océan absorbe-t-il le mercure ?

    Play Episode Listen Later Oct 18, 2021 1:55

    Produit à la fois par la nature et par l'activité humaine, le mercure, métal très volatil, se répand dans l'atmosphère, d'où il passe, directement ou par l'intermédiaire des pluies ou de la végétation, dans les océans, et donc dans les poissons. D'où l'urgence de diminuer la concentration dans les eaux de ce métal nocif pour la santé humaine.Plus de mercure dans l'atmosphèreL'émission de mercure est due en partie à l'activité humaine. Elle est liée à la combustion de charbon; les centrales thermiques qui l'utilisent en sont l'une des sources principales.Mais l'exploitation minière et l'activité industrielle en répandent aussi dans l'atmosphère. C'est pourquoi les émanations de mercure ont beaucoup augmenté depuis le début de la révolution industrielle, au XIXe siècle.Le mercure rejoint les océans de deux façonsLe mercure rejoint l'océan de deux manières. Il est d'abord absorbé par la végétation et stocké dans les feuilles et les plantes. Puis, quand les feuilles tombent, le mercure est lessivé par les pluies et finit par rejoindre les océans.Ces dépôts de mercure se concentrent surtout dans les eaux de surface. Mais le mercure emprunte une autre voie pour gagner les océans.En effet, leurs eaux captent directement le mercure gazeux contenu dans l'atmosphère. Son niveau varierait d'ailleurs selon les saisons. Des recherches récentes montrent que cette absorption serait une source de pollution aussi importante pour les océans que l'action de la pluie.Une toxicité qui s'accroît en suivant la chaîne alimentaireIl y aurait entre 60.000 et 80.000 tonnes de mercure dans les océans. Au regard de leur immensité, de telles concentrations sont très faibles.Mais, dans les eaux de surface, ce mercure est transformé par les bactéries en méthylmercure, une forme beaucoup plus toxique pour l'homme. Et dont la concentration augmente tout au long de la chaîne alimentaire.Il est donc présent dans la chair des poissons, et plus spécialement dans celle des prédateurs, comme le thon par exemple, qui se trouvent en bout de chaîne.C'est pourquoi certains accords internationaux, comme la convention de Minamata, conclue en 2017, s'efforcent de limiter les émissions de mercure. See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

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