Podcasts about emploi et travail

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Aujourd'hui l'économie
La France est-elle encore une grande puissance agricole?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 3:32


À l'ouverture du Salon international de l'agriculture à Paris, un mot revient sans cesse dans les allées : l'inquiétude. Maladies animales, concurrence étrangère, pression sur les prix... Les agriculteurs s'interrogent sur l'avenir de leur profession. Et derrière ces préoccupations, une question centrale : la France est-elle encore une grande puissance agricole ?  Dans les allées du Salon international de l'agriculture, l'ambiance est particulière. Un mot revient parmi les participants : l'inquiétude. Inquiétude face aux maladies animales, à la concurrence étrangère, à la pression sur les prix... Et derrière tout cela, une question simple que se posent agriculteurs et exploitants : est-ce que la France est encore une grande puissance agricole ? Lorsque l'on interroge les professionnels présents, la réponse est presque unanime : « oui, mais… ». Si l'on s'en tient au « oui », ils n'ont pas tout à fait tort. En termes de chiffres, la France reste le premier pays producteur agricole de l'Union européenne. L'an passé, la production s'élevait à un peu plus de 88 milliards d'euros, devant l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. La grande force de la France réside dans sa diversité agricole. Une richesse parfaitement mise en valeur dans les pavillons du salon : céréales, élevage, vins, fromages, fruits, légumes, pêche… Toutes ces filières constituent de véritables piliers de l'écosystème agricole français et participent à son rayonnement. Mais derrière ce leadership apparent, les fragilités s'accumulent. Un commerce extérieur en recul et des exportations en chute libre C'est là qu'intervient le « mais » du fameux « oui mais ». Car la production agricole française augmente moins vite que celle de ses voisins européens. Autrement dit, la France ralentit pendant que ses concurrents accélèrent. Mais le véritable sujet, celui qui revient dans toutes les discussions avec les exploitants, c'est le commerce extérieur. La France exporte moins. Beaucoup moins. Le pays est passé de deuxième exportateur agricole européen en 2000 à sixième aujourd'hui. Si les exportations reculent, c'est d'abord parce que les piliers traditionnels de l'excédent commercial vacillent. Le vin et les spiritueux subissent de plein fouet les tensions commerciales avec la Chine et les États-Unis. Les céréales souffrent de la concurrence accrue de la mer Noire et de l'Argentine. Les produits laitiers et la viande sont fragilisés par la hausse des coûts et les maladies animales. Résultat, la France importe de plus en plus ce qu'elle consomme, y compris pour des productions historiquement emblématiques du territoire. Coûts de production, compétitivé et modèle agricole à réinventer Mais le cœur du problème est plus profond. Tous les agriculteurs rencontrés le confient, leur production n'est plus compétitive. La France décroche parce que ses produits sont plus chers que ceux de ses concurrents, notamment espagnols et italiens. En moyenne, 65% du chiffre d'affaires part dans les charges : énergie, engrais, carburants, alimentation animale, normes et fiscalité. En Espagne et en Italie, ce chiffre tombe respectivement à 44% et 45%. La conséquence est immédiate. La valeur ajoutée agricole française par hectare est deux à trois fois plus faible que celle de ses voisins européens. Un écart qui pèse lourdement sur la rentabilité des exploitations et leur capacité à investir. Pendant que la France peine à réinventer son modèle, ses concurrents avancent à marche forcée. L'Espagne combine compétitivité-coût et spécialisation dans les fruits, l'huile d'olive et la viande porcine. La Pologne mise sur des produits exportés massivement. L'Italie, elle, fait le pari de la qualité, des labels et de l'image de marque. Pour autant, il ne s'agit pas encore d'un déclin irréversible. La France conserve de nombreux atouts : diversité des productions, savoir-faire, image gastronomique, potentiel de montée en gamme... Mais les leviers de transformation sont désormais urgents. Et c'est tout l'enjeu de ce Salon de l'agriculture : inventer, voire réinventer, l'agriculture française de demain pour permettre à la France de rester une grande puissance agricole dans un monde de plus en plus concurrentiel.

Aujourd'hui l'économie
Télétravail : pourquoi les entreprises font marche arrière ?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 3:02


Massivement adopté pendant et après la crise du Covid-19, le télétravail semblait s'être durablement installé dans l'organisation du travail. Mais depuis deux ans, les entreprises resserrent la vis, durcissent les règles et rappellent leurs salariés au bureau. Contexte économique, enjeux managériaux, immobilier : les raisons de ce grand rééquilibrage. Il faut remonter au printemps 2020 pour comprendre l'essor fulgurant du télétravail. La crise du Covid-19, les confinements successifs et la fermeture massive des bureaux contraignent les entreprises à improviser. En urgence, elles équipent leurs salariés, généralisent les outils numériques et basculent dans le tout à distance. Très vite, un constat s'impose. La productivité ne s'effondre pas. Au contraire, de nombreux salariés gagnent en confort de vie, en temps de transport et en flexibilité. Entre 2021 et 2023, le télétravail s'installe durablement dans le paysage professionnel, sous une forme hybride devenue la norme : deux jours à domicile, trois jours au bureau. Côté entreprises, les bénéfices semblent également évidents. Le télétravail devient un puissant levier d'attractivité et un argument clé pour recruter, notamment dans les secteurs de la tech, de la finance ou du conseil. Il permet aussi de réduire les coûts immobiliers et les dépenses énergétiques. À ce moment-là, tout plaide en faveur du télétravail, perçu comme une avancée sociale majeure. Le grand retour du bureau depuis 2024 Mais cet équilibre ne dure pas. Dès 2024, les lignes commencent à bouger. Aux États-Unis, le retour massif au présentiel s'impose rapidement. Amazon, Google, JPMorgan, Meta, Boeing ou encore UPS rappellent leurs salariés au bureau, parfois jusqu'à cinq jours par semaine. En France, la dynamique est plus progressive, mais elle est bel et bien enclenchée. De nombreuses entreprises durcissent leurs règles et réduisent le nombre de jours dits « télétravaillables ». Ce revirement s'explique en grande partie par la dégradation du contexte économique. La croissance ralentit, le chômage remonte légèrement et le marché du travail devient moins tendu. Le rapport de force se rééquilibre alors en faveur des employeurs. Quand recruter devient plus facile, les entreprises peuvent imposer davantage leurs conditions. À cela s'ajoute la question immobilière. Avant la crise sanitaire, de nombreux groupes avaient investi massivement dans des sièges sociaux flambant neufs, des tours de bureaux ou des campus ultramodernes. Laisser ces espaces largement vides représente un non-sens économique, tant en termes d'investissement que d'image. Un outil de management et de gestion des effectifs Au-delà des considérations économiques, le retour au bureau répond aussi à des enjeux managériaux. Le télétravail à grande échelle bouscule les méthodes traditionnelles de management, fragilise parfois la culture d'entreprise et complexifie la coordination des équipes, en raison de la distance et des échanges dématérialisés. Certains analystes estiment même que le retour contraint au présentiel peut devenir un outil indirect de gestion des effectifs. En durcissant les règles, certaines entreprises savent que des salariés feront le choix de partir d'eux-mêmes. Une manière de réduire la masse salariale sans plan social, ni coût financier ou politique immédiat. Pour autant, le télétravail fait désormais partie intégrante des attentes des salariés. Il s'est imposé comme un élément central du « contrat psychologique » entre l'entreprise et ses collaborateurs. C'est pourquoi la majorité des organisations ne le suppriment pas totalement, mais cherchent à le recalibrer. L'enjeu est désormais de trouver un nouvel équilibre, permettant de concilier performance économique, efficacité collective et qualité de vie au travail. Reportage FranceFrance: le télétravail va-t-il reculer?

7 milliards de voisins
Trouver un emploi - conseils aux jeunes diplômés

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 48:29


Rédiger CV et lettres de motivation, envoyer des candidatures, développer son réseau, relancer les recruteurs ... Ces initiatives sont essentielles pour trouver un emploi mais peuvent s'avérer fastidieuses voire décourageantes. Dans un monde professionnel en pleine mutation, nos spécialistes vous conseillent pour valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle et vos compétences. Posez toutes vos questions, nos spécialistes sont dans la tête des recruteurs.  Avec : • Farida Akadiri, consultante et coach internationale pour leaders, managers et entrepreneurs • Aniela Ve Kouakou, fondatrice de Agiloya Afrique, cabinet de conseils en Ressources Humaines et recrutement, basé à Abidjan. En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins.  Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Aujourd'hui il s'intéresse aux capacités de négociations salariales des intelligences artificielles, Claude et Chat GPT.  Programmation musicale : ► Bête de day – HIBA ► Ve E Ve - Yewhe Yeton.

Accents d'Europe
En Allemagne, la CDU veut restreindre le temps partiel

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 19:30


En Allemagne, le temps partiel qui connait un succès retentissant, pourrait être restreint. Actuellement, 40% des Allemands bénéficient d'un allègement de leur temps de travail, dont une écrasante majorité de femmes. Depuis 2001, les entreprises de plus de quinze salariés doivent en effet accorder un temps partiel, sous certaines conditions, aux collaborateurs présents depuis plus de six mois. Cet avantage est plutôt vécu comme un problème dans certains secteurs qui subissent un manque de main-d'œuvre. L'aile économique du parti chrétien-démocrate, la CDU du chancelier Friedrich Merz, s'est emparée de ce qu'elle considère comme une dérive. En Allemagne, le sujet, et surtout la manière dont il est présenté, suscite une vive polémique. Le reportage à Berlin de Delphine Nerbollier.   La Hongrie, la population s'effondre malgré la politique nataliste Dès son retour au pouvoir en 2010, le Premier ministre ultra-conservateur Viktor Orban a mis en place différentes mesures pour inciter ses concitoyens à avoir plus d'enfants :  importantes réductions d'impôts pour les familles, aides au logement… Un slogan a même fait son apparition : « Un pays qui aime la famille ». Malgré ces efforts, la population diminue. Le pays compte aujourd'hui moins de 9 millions et demi d'habitants contre plus de 10 millions en 2010. À Budapest, les explications de Florence La Bruyère.   En Turquie, l'obésité est devenue une priorité nationale Avec près de 32% d'adultes obèses, le pays affiche l'un des taux les plus élevés d'Europe. Selon le ministre de la Santé, seul un tiers de la population turque a un poids normal. Or, les moyens d'action restent insuffisants et, jusqu'ici, sans résultat. À Ankara, le reportage d'Anne Andlauer.   La revue de presse européenne de Franceline Beretti.

Journal d'Haïti et des Amériques
Argentine : grève générale contre la réforme du travail

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 30:00


L'Argentine est à l'arrêt ce jeudi 19 février 2026 alors que le président argentin Javier Milei fait face à sa quatrième grève générale en un peu plus de deux ans de mandat. Un appel à la grève générale lancé par la CGT, principale centrale syndicale du pays, contre sa réforme de dérégulation du travail. Le texte qui a déjà été adopté par le Sénat, passe aujourd'hui devant le Congrès. C'est dans ce contexte tendu que le principal producteur de pneus d'Argentine a fermé ses portes hier (18 février 2026). Fate existait depuis 80 ans, nous apprend Infobae. Aujourd'hui, 920 personnes se retrouvent sans emploi. L'entreprise n'est pas en faillite ou en liquidation judiciaire. Elle ferme ses portes tout simplement, précise le quotidien. C'est la première grande entreprise argentine à le faire au cours de ses dernières années. « L'usine, la plus plus grande d'Argentine, produisait plus de 5 millions de pneus par an », précise le Buenos Aires Times. Qu'est-ce qui a poussé Fate à jeter l'éponge ? Le communiqué publié par l'entreprise et que l'on peut lire dans Infobae, est assez laconique. Il y est question de « changements des conditions du marché (qui) nous obligent à aborder les défis futurs avec une approche différente » et à « mettre fin à tous les contrats de travail ». « Depuis un an et demi, Fate perd entre deux et trois millions de dollars chaque mois », indique La Nacion. Pour le Buenos Aires Times, l'explication est à chercher du côté de la libéralisation des échanges décidée par le gouvernement de Javier Milei, qui a conduit à une forte hausse des importations. « Le secteur industriel argentin traverse une crise majeure », écrit encore le quotidien.   Polémiques autour du nouveau président péruvien José Maria Balcazar, issu des rangs de la gauche, prend les rênes du Pérou pour quelques mois. Mais ce qui pose problème, ce sont ses prises de position en faveur du mariage des enfants, souligne El Comercio. En juin 2023, au cours du débat devant la Commission de la Justice sur l'interdiction du mariage des mineurs, il a affirmé que les relations sexuelles précoces « aident au développement psychologique futur de la femme » du moment qu'il n'y a pas de violence, rappelle La Republica. Autres taches sur son CV : des accusations de détournements de fonds et de corruption. Dans un communiqué dont se fait l'écho La Razon, l'Ordre des avocats de Lambayeque, ville dont est originaire José Maria Balcazar, dit son opposition à son élection en tant que chef de l'État et rappelle qu'il a été renvoyé de l'ordre pour des manquements éthiques. Il fait l'objet de plusieurs plaintes, insiste La Republica. Son élection est une « irresponsabilité impardonnable », s'insurge El Comercio. Le Parlement a commis « une erreur historique ». Les « déclarations et les convictions » de José Maria Balcazar sont « incompatibles avec les principes démocratiques et les droits humains fondamentaux », poursuit le journal qui dénonce la « déconnexion morale » des parlementaires péruviens.   Certaines régions touristiques de Colombie aux mains de groupes armés En Colombie, le journal El Tiempo s'inquiète de l'influence du Clan del Golfo dans la région de Santa Marta, dans le nord. Le cartel « gouverne-t-il » cette région, se demande le journal qui raconte comment un simple accident de voiture a permis de mettre en lumière une réalité préoccupante. Le fils d'un militant écologiste a eu un accident au volant d'une voiture de location près d'une plage. Des hommes à moto sont immédiatement arrivés et ont exigé 1,5 million de pesos, un peu moins de 350 euros, pour soi-disant « compenser les dégâts ». Un cas qui illustre le contrôle exercé par des groupes armés dans plusieurs secteurs touristiques, écrit El Tiempo. « Le racket est devenu la norme, à tel point que cela fait partie du fonctionnement économique quotidien », explique au journal le défenseur des droits humains, Lerber Dimas. C'est même considéré comme « un service public supplémentaire » dont il faut s'acquitter pour pouvoir travailler. Un vendeur de Taganga, village sur la côte des Caraïbes, explique ainsi que les gangs se servent sur « chaque chaise louée, chaque poisson vendu, chaque billet de bateau acheté ». Pendant ce temps-là, les négociations avec ces groupes criminels lancées par le gouvernement dans le cadre du processus de « paix totale » n'avancent pas vraiment, constate El Tiempo. Mais ailleurs dans le pays, les accords de paix de 2016 et les efforts de Gustavo Petro portent leurs fruits. C'est le cas notamment de Mesetas, ancien bastion des rebelles des FARC devenu un haut-lieu du tourisme. Notre correspondante Najet Benrabaa est allée rencontrer les habitants.   Le journal de la 1ère La première mission spatiale privée 100% espagnole s'élancera en 2027, dans le ciel de la Guyane.

7 milliards de voisins
Trouver un emploi - conseils aux jeunes diplômés

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 48:29


Rédiger CV et lettres de motivation, envoyer des candidatures, développer son réseau, relancer les recruteurs ... Ces initiatives sont essentielles pour trouver un emploi mais peuvent s'avérer fastidieuses voire décourageantes. Dans un monde professionnel en pleine mutation, nos spécialistes vous conseillent pour valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle et vos compétences. Posez toutes vos questions, nos spécialistes sont dans la tête des recruteurs.  Avec : • Farida Akadiri, consultante et coach internationale pour leaders, managers et entrepreneurs • Aniela Ve Kouakou, fondatrice de Agiloya Afrique, cabinet de conseils en Ressources Humaines et recrutement, basé à Abidjan. En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins.  Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Aujourd'hui il s'intéresse aux capacités de négociations salariales des intelligences artificielles, Claude et Chat GPT.  Programmation musicale : ► Bête de day – HIBA ► Ve E Ve - Yewhe Yeton.

Accents d'Europe
En Allemagne, la CDU veut restreindre le temps partiel

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 19:30


En Allemagne, le temps partiel qui connait un succès retentissant, pourrait être restreint. Actuellement, 40% des Allemands bénéficient d'un allègement de leur temps de travail, dont une écrasante majorité de femmes. Depuis 2001, les entreprises de plus de quinze salariés doivent en effet accorder un temps partiel, sous certaines conditions, aux collaborateurs présents depuis plus de six mois. Cet avantage est plutôt vécu comme un problème dans certains secteurs qui subissent un manque de main-d'œuvre. L'aile économique du parti chrétien-démocrate, la CDU du chancelier Friedrich Merz, s'est emparée de ce qu'elle considère comme une dérive. En Allemagne, le sujet, et surtout la manière dont il est présenté, suscite une vive polémique. Le reportage à Berlin de Delphine Nerbollier.   La Hongrie, la population s'effondre malgré la politique nataliste Dès son retour au pouvoir en 2010, le Premier ministre ultra-conservateur Viktor Orban a mis en place différentes mesures pour inciter ses concitoyens à avoir plus d'enfants :  importantes réductions d'impôts pour les familles, aides au logement… Un slogan a même fait son apparition : « Un pays qui aime la famille ». Malgré ces efforts, la population diminue. Le pays compte aujourd'hui moins de 9 millions et demi d'habitants contre plus de 10 millions en 2010. À Budapest, les explications de Florence La Bruyère.   En Turquie, l'obésité est devenue une priorité nationale Avec près de 32% d'adultes obèses, le pays affiche l'un des taux les plus élevés d'Europe. Selon le ministre de la Santé, seul un tiers de la population turque a un poids normal. Or, les moyens d'action restent insuffisants et, jusqu'ici, sans résultat. À Ankara, le reportage d'Anne Andlauer.   La revue de presse européenne de Franceline Beretti.

Reportage France
France: plus de 120 000 postes sont vacants dans la restauration en raison des conditions de travail

Reportage France

Play Episode Listen Later Feb 15, 2026 2:29


En France, la restauration a du mal à embaucher et, bien souvent, les salariés ne restent que quelques mois. Plus de 120 000 postes sont vacants, sans compter les saisonniers. Depuis la pandémie de Covid, le turnover a dépassé les 50 %. Une perte d'attractivité qui s'explique par des rémunérations modestes, pour des conditions de travail difficiles.  Pas d'afflux de touristes ou de rush infernal dans ce restaurant italien du 15ᵉ arrondissement de Paris. L'ambiance y est tranquille. Pourtant, même dans ces conditions favorables, la patronne Valentina Costantino peine à fidéliser ses salariés. « Ils viennent faire un test une journée mais à la fin, ils sont trop fatigués », déplore-t-elle. Alors, l'Italienne de 31 ans multiplie les annonces pour s'en sortir : « Par chance, j'arrive à avoir quelques extras qui font des études et ont donc besoin de travailler. Mais parfois, je suis seule, je suis obligée. » Pour une ancienne serveuse de 23 ans préférant garder l'anonymat, les conditions de travail expliquent le turnover chez les serveurs. Elle a dit stop, après avoir fait le tour des restaurants de sa ville. « J'ai commencé la restauration à 15 ans, de manière totalement illégale, ce qui est très courant, témoigne la jeune femme. J'étais payée au black. »  Huit ans après, elle en garde un souvenir amer : « Tu travailles 12h mais tu en es payée 8, tu ne vois pas tes amis ni ta famille, tu te couches à 3h et le lendemain, tu dois te lever à 8h ou 9h pour être au taff à 10h. » Et quand elle voit ses anciens collègues accepter ce rythme et les abus des managers, une colère demeure. « Ça m'énerve, car il suffit de dire non et ils n'ont pas de pouvoir pour faire quoi que ce soit, martèle-t-elle. À part nous faire la vie dure. Mon manager m'a dit : "T'es un poison pour l'entreprise, personne ne veut de toi, on attend qu'une chose, c'est que tu te barres !" »  À lire aussiFrance: enfin dévoilée, la liste des métiers en tension révèle certaines failles Des conditions de travail précaires Pour la CFDT hôtellerie tourisme restauration, la pression sur le salarié vient des effectifs de plus en plus restreints depuis la crise sanitaire. Une organisation du travail qui nécessite d'être polyvalent. « Comment est-ce qu'on rémunère de la polyvalence ?, interroge Zineb Belambri, secrétaire générale de la CFDT hôtellerie tourisme restauration. Ça veut dire que derrière, il n'y a pas de compétence qui est déterminée, qui est qualifiée. Tout le monde peut le faire, donc c'est au rabais. Il faut pouvoir former les gens et cette formation justifie une rémunération digne de ce nom. » Si la formation des employés est chère aux yeux de la syndicaliste, elle est difficile à mettre en œuvre, puisque les effectifs sont très fluctuants. La moitié des contrats dans la restauration sont à temps partiel, soit environ 500 000. À écouter dans 8 milliards de voisinsLes métiers de la cuisine : un tremplin pour la jeunesse ?

Aujourd'hui l'économie
États-Unis: la politique migratoire de Donald Trump provoque un choc démographique et économique

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 3:24


Pour la première fois depuis plus d'un siècle, les États-Unis pourraient voir leur population diminuer dès cette année. En cause, le durcissement extrême de la politique migratoire menée par Donald Trump. Derrière ce basculement démographique historique se cache un choc économique majeur, aux répercussions sur la croissance, le marché du travail, les finances publiques et la compétitivité technologique du pays. Les chiffres sont sans équivoque. Selon le dernier bilan du Census Bureau, entre juillet 2024 et juin 2025, la population américaine n'a progressé que de 0,5%, soit 1,8 million de personnes supplémentaires. Un niveau historiquement faible. Cette dynamique pourrait encore se détériorer. Plusieurs études estiment désormais que la population américaine pourrait reculer dès cette année, un scénario inédit depuis plus d'un siècle. Cette bascule s'explique très simplement. Les États-Unis vivent historiquement sur deux moteurs démographiques, les naissances et l'immigration. Or, aujourd'hui, les deux ralentissent simultanément. Le taux de fécondité est tombé sous le seuil de renouvellement des générations, tandis que le moteur migratoire est en train de s'effondrer. En cause, la multiplication des mesures anti-immigration décidées par Donald Trump : restrictions drastiques des visas étudiants, professionnels et familiaux, refus d'entrée étendus à plus de 70 pays, expulsions accélérées, verrouillage renforcé de la frontière avec le Mexique. Autant de décisions qui ont fait chuter brutalement les flux migratoires. À lire aussiPourquoi l'immigration va déterminer le sort de l'économie américaine sous Donald Trump Un choc majeur sur la croissance et l'emploi Au-delà de ses conséquences sociales, ce tournant migratoire provoque un choc économique majeur. La croissance repose sur trois piliers fondamentaux : la population active, la productivité et l'investissement. Lorsque la baisse démographique touche directement la main-d'œuvre disponible, la croissance potentielle ralentit mécaniquement. Selon le think tank Brookings, la seule baisse de l'immigration retranche déjà 0,3 point de croissance par an à l'économie américaine. Un chiffre qui peut sembler modeste, mais qui est colossal pour une économie habituée à croître autour de 2,5% par an. Ce ralentissement s'explique principalement par un choc sur le marché du travail. Les immigrés représentent environ 19% de la main-d'œuvre américaine, soit près d'un travailleur sur cinq. Dans certains secteurs clés – agriculture, restauration, construction –, leur rôle est absolument indispensable. Résultat : les pénuries de main-d'œuvre explosent, les délais de production s'allongent, les coûts augmentent, les prix suivent, et au bout de la chaîne, la croissance est directement affectée. Une dynamique qui va à l'encontre des promesses économiques affichées par Donald Trump. À lire aussiRoyaume-Uni: le choc démographique qui menace l'économie britannique Finances publiques et leadership technologique fragilisés Les effets du durcissement migratoire se font également sentir sur les finances publiques américaines. Moins de travailleurs immigrés signifie moins de cotisations, moins d'impôts et davantage de dépenses sociales. Selon l'institut Cato, les immigrés ont versé plus d'impôts qu'ils n'ont reçu d'aides sociales chaque année entre 1994 et 2023. Dans ce contexte, la contraction de l'immigration fragilise directement l'équilibre budgétaire du pays et accélère la crise de financement de la Sécurité sociale américaine, déjà menacée à moyen terme. Enfin, l'enjeu dépasse largement la seule sphère budgétaire. L'immigration joue un rôle central dans la recherche, la technologie, l'intelligence artificielle et la finance. Une statistique l'illustre : 40% des chercheurs de la Silicon Valley sont nés à l'étranger. Limiter les visas étudiants et scientifiques affaiblit donc directement l'avantage technologique américain, dans un contexte de concurrence accrue avec la Chine et l'Europe. En définitive, l'arbitrage entre souveraineté politique et rationalité économique apparaît de plus en plus coûteux pour les États-Unis. Les effets du durcissement migratoire pourraient se faire sentir bien au-delà du mandat de Donald Trump, en pesant durablement sur la croissance, l'innovation et le leadership mondial de la première économie de la planète. À lire aussiGel des visas pour les États-Unis: ce qui attend les 26 pays africains concernés

Reportage France
À Montreuil, le premier village du réemploi solidaire en France rend attractif la seconde main

Reportage France

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 2:34


Avec la hausse des prix due à l'inflation, de plus en plus de Français s'orientent vers la mode éphémère, ou fast fashion. À contre-courant, une rue entière de Montreuil, en banlieue parisienne, a décidé de faire de la seconde main une norme, et non plus une alternative. Un collectif de plusieurs associations y a installé différents magasins, de quoi apporter une variété dans l'offre d'articles de seconde main vendus à tarif réduit. La Venelle, c'est le nom de ce village, veut rendre accessible quasiment tout l'univers du réemploi solidaire.  Pour en savoir plus sur La Venelle, c'est ici. À lire aussiEn France, les associations de seconde-main croulent sous les vêtements usagés    À écouter dans 8 milliards de voisinsL'envers des fripes : pourquoi la seconde main ne fait pas baisser la production de vêtements ? 

Aujourd'hui l'économie
IA et recrutement: pourquoi les entreprises changent leurs critères d'embauche

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 3:24


L'intelligence artificielle s'impose progressivement dans le processus de recrutement de nombreuses entreprises. Du tri des CV à la préparation des entretiens, elle redéfinit les usages et les critères de sélection. L'exemple du cabinet de conseil McKinsey illustre une transformation plus large, qui bouleverse à la fois les pratiques des recruteurs et les stratégies des candidats. Pendant longtemps, le recrutement a reposé sur une mécanique relativement simple: identifier les meilleurs profils à partir de diplômes et d'expériences passées, puis rencontrer les candidats présélectionnés afin d'évaluer leur potentiel. Aujourd'hui, ce modèle évolue. L'intelligence artificielle s'impose progressivement dans les entreprises comme un outil d'aide à la décision. De plus en plus de recruteurs l'utilisent au quotidien, que ce soit pour rédiger des offres d'emploi plus attractives, analyser et classer des CV, ou encore préparer des entretiens. Cette évolution ne relève plus de l'expérimentation. Elle s'inscrit désormais dans les pratiques courantes des ressources humaines et modifie en profondeur les équilibres traditionnels du recrutement. À lire aussiL'intelligence artificielle, nouvel atout caché des salariés Des candidats contraints de s'adapter Face à cette transformation, les candidats ont très vite ajusté leurs pratiques. Selon la dernière enquête menée par Hellowork, un candidat sur deux utilise aujourd'hui l'intelligence artificielle pour chercher un emploi. L'IA est mobilisée pour retravailler un CV, rédiger ou améliorer une lettre de motivation, ou encore se préparer à un entretien. Dans certaines entreprises, cet usage est même devenu implicite. Un dossier de candidature élaboré sans recours à l'IA peut être perçu comme insuffisant, voire non recevable. Pour ces structures, ne pas utiliser l'intelligence artificielle aujourd'hui revient à envoyer, il y a dix ans, un CV rédigé à la main ou à la machine à écrire. Mais cette généralisation pose une question centrale: si tous les candidats utilisent les mêmes outils, comment les différencier ? La lettre de motivation en est une illustration frappante. Longtemps considérée comme un élément clé, elle perd de sa valeur aux yeux des recruteurs, car générée par l'IA, elle devient souvent standardisée et parfois peu révélatrice de la personnalité réelle du candidat. Ce que recherchent désormais les recruteurs Face à cette uniformisation, le recrutement se déplace vers d'autres critères d'évaluation. L'exemple de McKinsey est particulièrement révélateur. Le cabinet de conseil ne cherche plus à savoir si les candidats utilisent ou non l'intelligence artificielle. Bien au contraire: il s'intéresse désormais à la manière dont ils s'en servent. Ce qui est évalué, ce n'est plus seulement le niveau de connaissance, mais la capacité à penser avec un outil intelligent, sans s'y soumettre. Autrement dit, comprendre les outils, leurs limites et leurs biais, et savoir les intégrer intelligemment dans son raisonnement devient une compétence clé. Plusieurs études récentes montrent d'ailleurs que la maîtrise de l'IA est aujourd'hui l'une des compétences les plus recherchées par les employeurs dans le monde. Cette tendance devrait encore s'amplifier. Les références à l'intelligence artificielle dans les offres d'emploi ont triplé en deux ans, et la dynamique devrait s'accélérer avec l'arrivée massive de la génération Z sur le marché du travail, qui représente près d'un quart de la population active mondiale. L'essor de l'intelligence artificielle dans le recrutement constitue donc un véritable bouleversement, qu'il convient toutefois de relativiser. L'IA ne remplacera ni le recruteur, ni le candidat. En revanche, elle transforme profondément leur relation. Le processus de recrutement n'est plus un simple face-à-face : il devient un triangle, où l'intelligence artificielle s'impose comme une troisième composante. Et dans ce nouveau modèle, ce sont celles et ceux qui sauront le mieux maîtriser et intégrer cette troisième branche qui tireront leur épingle du jeu.

7 milliards de voisins
Profession slasheur: cumuler les emplois pour le meilleur ou pour le pire?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 48:30


Enseignant ou employé le jour, développeur informatique ou chauffeur de taxi le soir. On les appelle les slasheurs, ces individus qui jonglent entre plusieurs activités professionnelles.  Si certains cumulent les petits boulots par nécessité économique, d'autres font le choix de la polyvalence et revendiquent de porter plusieurs casquettes. En France, 4,3 millions de personnes cumulent au moins une activité complémentaire rémunérée et déclarée, soit 15% des actifs en emploi, selon une étude de 2025 réalisé pour le salon SME des indépendants, créateurs et dirigeants de TPE. Une tendance qui se pérennise. Cette pluriactivité, prisée par les jeunes générations bouscule nos modèles d'organisation du travail et brouille les frontières entre salariat, indépendance et entreprenariat. Pour les slasheurs, cette carrière à la carte leur permet peut-être de cumuler les passions, d'assouvir leur curiosité mais à quel prix ? Si les jeunes font preuve d'agilité et d'adaptabilité face à la fragilité des marchés de l'emploi, ne risquent-ils pas la surcharge ? Leur multi-activité est-elle rémunérée à sa juste valeur ?   Cette émission est une rediffusion du 24 novembre 2025. Avec : • Marielle Barbe, slasheuse, consultante, formatrice, conférencière et autrice de Profession slasheur / La vie est trop courte pour choisir un seul métier (Diatéino, 2023). • Un témoignage recueilli par Sarah Cozzolino, correspondante de RFI à Rio de Janeiro, au Brésil : Luciana Sena a 41 ans. Comédienne, bartender, commerciale, pâtissière. Elle a déjà eu plusieurs vies. Aujourd'hui, elle cumule trois emplois en tant qu'indépendante. Sarah Cozzolino l'a suivie dans la banlieue de Rio de Janeiro  • Un entretien avec Côme Bastin, correspondant de RFI à Bangalore en Inde où l'on parle davantage de «multi-travailleurs numériques», de «multi-tâches forcées», «d'économie du surtravail». Des termes qui renvoient à une réalité subie du slashing.  En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, Estelle nous parle des podcasts filmés, un format très prisé des médias mais aussi des entrepreneurs sur le continent africain.  Programmation musicale : ► Chief Keef – HIBA ► Dé Mo Dé Mo - Aleksand Saya & Sarera.

Reportage Afrique
Côte d'Ivoire: quand la finance de proximité remplace les banques à Tafiré

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 2:32


À Tafiré, dans le centre-nord de la Côte d'Ivoire, l'accès au crédit ne passe pas par les grandes banques. Depuis plus de dix ans, une mutuelle locale accompagne femmes et jeunes avec des prêts adaptés à leurs réalités. Au marché, ces financements ont permis à plusieurs commerçantes de développer leurs activités et de sécuriser leurs revenus. Immersion au cœur d'une finance de proximité qui change des vies. De notre correspondant de retour de Tafiré, Ce matin-là, au marché de Tafiré, entre les étals de vivriers, Clémence, agente de recouvrement de la mutuelle Terfiré, s'arrête devant la boutique d'Awa, vendeuse de vêtements pour enfants et adultes. Chaque début de semaine, Clémence passe vérifier l'évolution de son activité : « On vient voir la marchandise, vérifier que le client n'a pas détourné l'objet du crédit. Par exemple, elle vend des habits, c'est ce qu'elle nous a déclaré. Elle pourrait prendre l'argent pour autre chose. Là, ça avance bien. La table est bien remplie. Chaque mois, elle doit payer un montant. Après le marché de dimanche, elle verse chaque mardi 100 000 ou 150 000 francs, selon les ventes. » Commerçante depuis une dizaine d'années, Awa peinait jusque-là à développer son activité en Côte d'Ivoire. Grâce à un premier crédit obtenu auprès de la mutuelle, elle a pu agrandir son étal et diversifier ses produits : « Un jour, je suis allée à Abidjan prendre un peu de marchandises. Après, je suis venue voir la dame et je lui ai dit que j'avais besoin d'un prêt pour faire évoluer mon commerce. Elle m'a dit qu'il n'y avait pas de problème. Sur ce que j'ai demandé, on m'a donné la moitié, 500 000 francs. » Des crédits sur mesure Un prêt qu'Awa parvient à rembourser en neuf mois, bien avant l'échéance. La confiance s'installe. Elle sollicite alors un second crédit, cette fois de deux millions de francs CFA. De quoi ouvrir une boutique et subvenir aux besoins de sa famille : « Ça m'a apporté beaucoup de choses. Vous allez me faire couler des larmes. J'ai mon petit enfant qui était malade. Il avait une tumeur. J'ai mis plus de six millions pour ses soins. J'aide mes petits-enfants, je paie leur école, la nourriture, etc. » Depuis 2013, la mutuelle d'épargne et de crédit Terfiré, créée par des cadres de la région, accompagne femmes et jeunes. Pour accéder aux prêts, il faut être membre, ouvrir un compte et attendre trois mois avant le passage devant un comité de crédit. Les financements peuvent atteindre jusqu'à cinq millions de francs CFA. Une finance pensée pour les réalités rurales et ouverte surtout au monde agricole, explique son gérant, Sory Diakité : « Généralement, ceux qui prennent le prêt agricole, les échéanciers sont semestriels. Contrairement à quelqu'un qui, dans le commerce, dans l'artisanat, peut épargner par jour 500 ou 1 000 fra,cs, lui, on peut lui faire un échéancier mensuel, bimensuel. C'est en fonction du projet que nous adaptons l'échéancier aux demandeurs. » Aujourd'hui, selon ce responsable, la mutuelle d'épargne et de crédit Terfiré compte plus de 3 000 membres. En moyenne, plus de 500 personnes bénéficient chaque année de ses crédits. À lire aussiCôte d'Ivoire: ces jeunes qui choisissent de rester au village pour entreprendre

7 milliards de voisins
Profession slasheur: cumuler les emplois pour le meilleur ou pour le pire?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 48:30


Enseignant ou employé le jour, développeur informatique ou chauffeur de taxi le soir. On les appelle les slasheurs, ces individus qui jonglent entre plusieurs activités professionnelles.  Si certains cumulent les petits boulots par nécessité économique, d'autres font le choix de la polyvalence et revendiquent de porter plusieurs casquettes. En France, 4,3 millions de personnes cumulent au moins une activité complémentaire rémunérée et déclarée, soit 15% des actifs en emploi, selon une étude de 2025 réalisé pour le salon SME des indépendants, créateurs et dirigeants de TPE. Une tendance qui se pérennise. Cette pluriactivité, prisée par les jeunes générations bouscule nos modèles d'organisation du travail et brouille les frontières entre salariat, indépendance et entreprenariat. Pour les slasheurs, cette carrière à la carte leur permet peut-être de cumuler les passions, d'assouvir leur curiosité mais à quel prix ? Si les jeunes font preuve d'agilité et d'adaptabilité face à la fragilité des marchés de l'emploi, ne risquent-ils pas la surcharge ? Leur multi-activité est-elle rémunérée à sa juste valeur ?   Cette émission est une rediffusion du 24 novembre 2025. Avec : • Marielle Barbe, slasheuse, consultante, formatrice, conférencière et autrice de Profession slasheur / La vie est trop courte pour choisir un seul métier (Diatéino, 2023). • Un témoignage recueilli par Sarah Cozzolino, correspondante de RFI à Rio de Janeiro, au Brésil : Luciana Sena a 41 ans. Comédienne, bartender, commerciale, pâtissière. Elle a déjà eu plusieurs vies. Aujourd'hui, elle cumule trois emplois en tant qu'indépendante. Sarah Cozzolino l'a suivie dans la banlieue de Rio de Janeiro  • Un entretien avec Côme Bastin, correspondant de RFI à Bangalore en Inde où l'on parle davantage de «multi-travailleurs numériques», de «multi-tâches forcées», «d'économie du surtravail». Des termes qui renvoient à une réalité subie du slashing.  En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, Estelle nous parle des podcasts filmés, un format très prisé des médias mais aussi des entrepreneurs sur le continent africain.  Programmation musicale : ► Chief Keef – HIBA ► Dé Mo Dé Mo - Aleksand Saya & Sarera.

Reportage Afrique
Sénégal: un projet de «cité verte» moderne et «écologique» fait polémique autour du lac Rose

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jan 31, 2026 2:22


C'est un projet qui fait polémique au lac Rose, l'un des sites touristiques les plus emblématiques du Sénégal, connu pour ses eaux rosées, ses dunes et sa bande de filaos, rempart naturel face à l'océan : la construction annoncée d'une vaste « ville verte » d'une dizaine de milliers de logements haut de gamme inquiète une partie des habitants. De notre correspondante de retour de Dakar, Le lac Rose : ses reflets colorés, ses dunes, ses hôtels, et cette longue bande de filaos qui protège la zone de l'avancée de la mer... Un environnement exceptionnel au Sénégal, dont vivent les populations locales depuis des générations. Le projet immobilier d'envergure inquiète les professionnels Ibrahima Mbaye est gérant d'hôtel et originaire du secteur : « On est dans une zone où l'écosystème est assez fragile. On a une bande de filaos qui a été plantée pour la protection de l'érosion côtière et l'avancement de la mer. Mais qui nous faisait aussi un décor sur le point touristique, qui joue un rôle très important sur notre cadre de vie, et qui filtre aussi le sel, qui nous permet d'avoir de l'eau douce tout autour du lac. » Au cœur des inquiétudes : un projet immobilier d'envergure porté par la société égyptienne Casa Orascom. Une « ville verte » de 78 000 logements doit voir le jour dans les dunes, entre le lac et l'océan. Un chantier qui fait craindre une dégradation de l'écosystème, mais aussi la remise en cause des activités locales. Alassane est guide touristique. « Auparavant, on vivait du tourisme et de l'agriculture aussi, mais il n'y a plus de terres. Du coup, tous les jeunes du village environnant travaillent ici, au niveau du lac. Si ce projet s'implante, on risque vraiment de tout perdre. Il y a plus de 1 000 personnes qui travaillent ici », confie-t-il. À lire aussiSénégal: le lac Rose qui a perdu sa couleur fait blêmir le secteur du tourisme [2/2] Les bandes de filaos préservées selon les autorités Le lac regorge aussi de sel, faisant vivre des centaines de ramasseurs et vendeurs, comme Mapathé Wade : « Les filaos coupent le vent. S'il y a du vent, personne ne peut sortir chercher le sel, car il y a un risque que les pirogues chavirent. » En octobre 2025, Ibrahima Mbaye et d'autres habitants ont tenté de s'opposer à l'arrivée d'engins de chantier venus tracer une piste. Ils ont été arrêtés, puis emprisonnés quelques jours. Un épisode qui illustre le fossé entre une partie des populations locales et les porteurs du projet. Signé en 2019, le programme de « cité verte » vise, selon l'État, à désenclaver Dakar et à répondre à la forte demande de logements. La Délégation générale à la promotion des pôles urbains (DGPU) assure que l'environnement sera préservé. Son conseiller technique, le docteur Mbaye Dieng, nous présente la maquette : « Entre la mer et les premières habitations, vous avez une bande de filaos sur 90 hectares. Ça, c'est la première bande. Celle-là, on n'y touche absolument pas. Après, vous avez d'autres filaos à l'intérieur du projet. Il peut arriver qu'un véhicule de chantier passe et écrase un filaos. Donc dès qu'il y a un arbre qui a été fauché, il y a obligatoirement une substitution. » À lire aussiSénégal: sur les bords du lac Rose, les extracteurs de sel minés par la montée des eaux [1/2] « Une station d'épuration et d'assainissement » est prévue dans le projet Les autorités promettent également des retombées économiques : emplois, routes, centre de santé, centre de formation, équipements religieux et espaces publics destinés à bénéficier aux villages voisins. « La première chose que l'on va faire est de mettre une station d'épuration et d'assainissement dans la zone pour que les eaux usées puissent être traitées à des niveaux acceptables », développe le docteur Mbaye Dieng. Le projet prévoit notamment la construction d'environ 7 000 logements sociaux. Sur place, les habitants assurent rester mobilisés et demandent davantage de concertations avec l'État et les promoteurs.

Vivre ailleurs
Le Club Expat Premium, un atout dans l'accompagnement des managers expatriés

Vivre ailleurs

Play Episode Listen Later Jan 31, 2026 8:31


Créé il y a quatre ans par Expat Communication, le Club Expat Premium a pour vocation d'accompagner les managers expatriés dans leur parcours à l'international et pour faciliter leur intégration dans le pays d'accueil. Alix Carnot est la directrice associée d'Expat Communication. Explications. À lire aussi«Expatez-vous» pour l'accompagnement des expatriés ► Le site du Club Expat Premium est accessible ici

Accents d'Europe
En Russie, l'engagement militaire comme ascenseur social

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 19:29


Primes généreuses, remises de peine, effacement de dettes : pour recruter massivement, Moscou utilise le levier financier et la promesse d'un statut de vétéran prestigieux. Une politique efficace mais coûteuse.  Moscou monétise l'engagement à grande échelle Presque quatre ans de guerre en Ukraine et des centaines de milliers de morts, au bas mot, selon les estimations des chercheurs. Le conflit a provoqué des bouleversements géopolitiques majeurs, et en Russie il a généré une profonde transformation de la société. Pour continuer ses recrutements massifs, l'État mise notamment sur le levier financier mais aussi, par exemple, sur l'effacement des casiers judiciaires. Un contrat pour aller se battre en Ukraine est donc synonyme d'ascenseur social.  C'est particulièrement vrai dans certaines régions, comme la Sibérie. Reportage à Irkoutsk, Anissa el Jabri. Entretien avec Anna Colin Lebedev, maitresse de conférence à l'Université Paris Nanterre.     En Irlande, les appétits chinois pour l'immobilier C'est un phénomène discret mais en pleine expansion : à Dublin des investisseurs chinois, souvent très fortunés, rachètent à grande échelle des appartements et des maisons, parfois sans même les visiter. L'offre de visas dorés a beaucoup contribué au phénomène, mais même depuis qu'ils ont été supprimés, l'intérêt pour Dublin demeure, et il contribue à la flambée des prix. Clémence Pénard.   La revue de presse de Franceline Beretti  Une affaire d'espionnage chinois au Royaume-Uni ; le rappel de l'Ambassadeur italien à Berne, suite au drame de Crans-Montana ; l'Espagne à contre-courant de la politique migratoire - officielle - de ses voisins. 

Accents d'Europe
En Russie, l'engagement militaire comme ascenseur social

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 19:29


Primes généreuses, remises de peine, effacement de dettes : pour recruter massivement, Moscou utilise le levier financier et la promesse d'un statut de vétéran prestigieux. Une politique efficace mais coûteuse.  Moscou monétise l'engagement à grande échelle Presque quatre ans de guerre en Ukraine et des centaines de milliers de morts, au bas mot, selon les estimations des chercheurs. Le conflit a provoqué des bouleversements géopolitiques majeurs, et en Russie il a généré une profonde transformation de la société. Pour continuer ses recrutements massifs, l'État mise notamment sur le levier financier mais aussi, par exemple, sur l'effacement des casiers judiciaires. Un contrat pour aller se battre en Ukraine est donc synonyme d'ascenseur social.  C'est particulièrement vrai dans certaines régions, comme la Sibérie. Reportage à Irkoutsk, Anissa el Jabri. Entretien avec Anna Colin Lebedev, maitresse de conférence à l'Université Paris Nanterre.     En Irlande, les appétits chinois pour l'immobilier C'est un phénomène discret mais en pleine expansion : à Dublin des investisseurs chinois, souvent très fortunés, rachètent à grande échelle des appartements et des maisons, parfois sans même les visiter. L'offre de visas dorés a beaucoup contribué au phénomène, mais même depuis qu'ils ont été supprimés, l'intérêt pour Dublin demeure, et il contribue à la flambée des prix. Clémence Pénard.   La revue de presse de Franceline Beretti  Une affaire d'espionnage chinois au Royaume-Uni ; le rappel de l'Ambassadeur italien à Berne, suite au drame de Crans-Montana ; l'Espagne à contre-courant de la politique migratoire - officielle - de ses voisins. 

7 milliards de voisins
Entreprendre en Afrique : quand les têtes d'affiche quittent l'entreprise

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 48:30


Chaque mois, le coach Didier Acouetey, président d'AfricSearch, conseille un jeune entrepreneur sur ses difficultés. En deuxième partie, débat avec des patrons de PME du continent. Cette semaine, quand les têtes d'affiche quittent l'entreprise.  Partie 1 : conseils à un jeune entrepreneur • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises. • Cheick Mohamed Cissé, 33 ans, architecte, créateur et directeur général de MEDCIS ART, entreprise de construction basée à Gbessia (Conakry), Guinée.  Cheick cherche à améliorer la visibilité et la notoriété de MEDCIS ART et se demande comment attirer de riches clients guinéens. Partie 2 : quand les têtes d'affiche quittent l'entreprise « Personne n'est indispensable au travail. » Les patrons de PME qui ont vu partir un de leurs collaborateurs-clé réfuteront sûrement la formule. Perte de savoir-faire, risque de désorganisation, chute de productivité,... Le départ d'un talent n'est pas sans conséquences pour l'entreprise, c'est même tout l'écosystème qui peut en pâtir.   Changer d'emploi est courant dans une carrière, mais dans des contextes africains où le financement des PME est particulièrement crucial pour leur survie, le moindre élément perturbateur peut inquiéter les investisseurs. Un départ, même s'il se passe bien, peut porter préjudice à la réputation et à la valeur l'entreprise. Il s'agit donc pour un dirigeant de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ou plutôt d'anticiper au mieux un départ éventuel de son proche collaborateur. Recruter un remplacement avant son départ, assurer le transfert des savoir-faire, établir au contrat une clause de non-concurrence...Quelles dispositions prendre pour atténuer au mieux le départ d'un employé-clé ? Et comment organiser le travail pour que la valeur de sa PME soit moins fragile ? Avec : • Abdoulaye Mbaye, fondateur et dirigeant de Neurotech, un opérateur panafricain de services informatiques présent dans 6 pays • Jean-Marc Savi de Tové, co-fondateur de Adiwale Partners, fonds de capital-investissement panafricain • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises. Programmation musicale :  ► Jogodo - Wizkid / Asake ► PEPPA POT - Major Lazer, Diplo, America Foster. 

Accents d'Europe
Les femmes, grandes oubliées du monde du travail, en Turquie

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 19:30


En Turquie, les statistiques résistent.... et n'annoncent pas d'amélioration sur la place des femmes dans le monde du travail. Seules un tiers d'entre elles ont un emploi légal dans le pays. Un chiffre comparable au pire pays européen en la matière, l'île de Malte. Et pourtant même si la Turquie ne fait pas partie de l'Union européenne, un programme européen intitulé « Women up » vient soutenir les femmes entrepreneures. 11 000 emplois ont ainsi pu être créés. À Ankara, notre correspondante Anne Andlauer, a rencontré Nihal Sevilmen, dont la petite fabrique de chocolat aux fruits a pu se développer grâce à cette aide.   La transparence des salaires pour lutter contre les inégalités  L'égalité hommes-femmes aura été la grande affaire du dernier mandat de la Commission européenne. Deux directives ont introduit des quotas dans les conseils d'administration des grandes entreprises, et instauré la transparence sur l'égalité des salaires. L'écart homme-femme sur les rémunérations reste de 12% en moyenne en Europe, avec des pics à 19%. La Pologne est loin d'être la plus mal lotie, mais c'est le premier pays à avoir appliqué la directive européenne. Les explications de notre correspondant Adrien Sarlat.    La puissance militaire russe  La guerre en Ukraine, et les négociations qui se poursuivent avec sur le terrain des attaques massives de la Russie, notamment contre les infrastructures énergétiques.  Comment, malgré les sanctions internationales, la Russie parvient-elle à maintenir ce niveau d'armement. Une des premières explications, c'est que ces stocks d'armement, cette puissance, reposent sur un héritage, celui de l'Union soviétique. Martin Boudot et Ugo van Offel signent « Les armes secrètes de Poutine » déjà disponible sur le site de la chaîne franco-allemande Arte.    Une chasse à l'homme très particulière  La chasse à courre – la chasse au renard et à cheval - est illégale en Angleterre depuis 2005– on ne peut plus poursuivre et tuer un renard… pourtant ce sport existe encore. Certains poursuivent des parcours avec des odeurs artificielles… d'autres ont remplacé la proie à poils roux par un sportif, un coureur en chair et en os. Ce n'est pas si nouveau, l'idée remonte au début du siècle... mais elle connait un regain d'intérêt. Reportage presque lunaire dans la région du Hampshire, dans le sud de l'Angleterre signé Marie Billon.  

7 milliards de voisins
Entreprendre en Afrique : quand les têtes d'affiche quittent l'entreprise

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 48:30


Chaque mois, le coach Didier Acouetey, président d'AfricSearch, conseille un jeune entrepreneur sur ses difficultés. En deuxième partie, débat avec des patrons de PME du continent. Cette semaine, quand les têtes d'affiche quittent l'entreprise.  Partie 1 : conseils à un jeune entrepreneur • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises. • Cheick Mohamed Cissé, 33 ans, architecte, créateur et directeur général de MEDCIS ART, entreprise de construction basée à Gbessia (Conakry), Guinée.  Cheick cherche à améliorer la visibilité et la notoriété de MEDCIS ART et se demande comment attirer de riches clients guinéens. Partie 2 : quand les têtes d'affiche quittent l'entreprise « Personne n'est indispensable au travail. » Les patrons de PME qui ont vu partir un de leurs collaborateurs-clé réfuteront sûrement la formule. Perte de savoir-faire, risque de désorganisation, chute de productivité,... Le départ d'un talent n'est pas sans conséquences pour l'entreprise, c'est même tout l'écosystème qui peut en pâtir.   Changer d'emploi est courant dans une carrière, mais dans des contextes africains où le financement des PME est particulièrement crucial pour leur survie, le moindre élément perturbateur peut inquiéter les investisseurs. Un départ, même s'il se passe bien, peut porter préjudice à la réputation et à la valeur l'entreprise. Il s'agit donc pour un dirigeant de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ou plutôt d'anticiper au mieux un départ éventuel de son proche collaborateur. Recruter un remplacement avant son départ, assurer le transfert des savoir-faire, établir au contrat une clause de non-concurrence...Quelles dispositions prendre pour atténuer au mieux le départ d'un employé-clé ? Et comment organiser le travail pour que la valeur de sa PME soit moins fragile ? Avec : • Abdoulaye Mbaye, fondateur et dirigeant de Neurotech, un opérateur panafricain de services informatiques présent dans 6 pays • Jean-Marc Savi de Tové, co-fondateur de Adiwale Partners, fonds de capital-investissement panafricain • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises. Programmation musicale :  ► Jogodo - Wizkid / Asake ► PEPPA POT - Major Lazer, Diplo, America Foster. 

Accents d'Europe
Les femmes, grandes oubliées du monde du travail, en Turquie

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 19:30


En Turquie, les statistiques résistent.... et n'annoncent pas d'amélioration sur la place des femmes dans le monde du travail. Seules un tiers d'entre elles ont un emploi légal dans le pays. Un chiffre comparable au pire pays européen en la matière, l'île de Malte. Et pourtant même si la Turquie ne fait pas partie de l'Union européenne, un programme européen intitulé « Women up » vient soutenir les femmes entrepreneures. 11 000 emplois ont ainsi pu être créés. À Ankara, notre correspondante Anne Andlauer, a rencontré Nihal Sevilmen, dont la petite fabrique de chocolat aux fruits a pu se développer grâce à cette aide.   La transparence des salaires pour lutter contre les inégalités  L'égalité hommes-femmes aura été la grande affaire du dernier mandat de la Commission européenne. Deux directives ont introduit des quotas dans les conseils d'administration des grandes entreprises, et instauré la transparence sur l'égalité des salaires. L'écart homme-femme sur les rémunérations reste de 12% en moyenne en Europe, avec des pics à 19%. La Pologne est loin d'être la plus mal lotie, mais c'est le premier pays à avoir appliqué la directive européenne. Les explications de notre correspondant Adrien Sarlat.    La puissance militaire russe  La guerre en Ukraine, et les négociations qui se poursuivent avec sur le terrain des attaques massives de la Russie, notamment contre les infrastructures énergétiques.  Comment, malgré les sanctions internationales, la Russie parvient-elle à maintenir ce niveau d'armement. Une des premières explications, c'est que ces stocks d'armement, cette puissance, reposent sur un héritage, celui de l'Union soviétique. Martin Boudot et Ugo van Offel signent « Les armes secrètes de Poutine » déjà disponible sur le site de la chaîne franco-allemande Arte.    Une chasse à l'homme très particulière  La chasse à courre – la chasse au renard et à cheval - est illégale en Angleterre depuis 2005– on ne peut plus poursuivre et tuer un renard… pourtant ce sport existe encore. Certains poursuivent des parcours avec des odeurs artificielles… d'autres ont remplacé la proie à poils roux par un sportif, un coureur en chair et en os. Ce n'est pas si nouveau, l'idée remonte au début du siècle... mais elle connait un regain d'intérêt. Reportage presque lunaire dans la région du Hampshire, dans le sud de l'Angleterre signé Marie Billon.  

7 milliards de voisins
Trouver un emploi : conseils aux jeunes diplômés

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 48:29


Nos spécialistes vous conseillent dans votre recherche d'emploi. Valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle, de vos compétences, venez poser vos questions sur un monde du travail en pleine mutation. Avec : Farida Akadiri, consultante et coach internationale pour leaders, managers et entrepreneurs   Aniéla Vé Kouakou, consultante en Ressources humaines, fondatrice d'Agiloya Afrique, un cabinet de conseils et de recrutement basé à Abidjan, en Côte d'Ivoire.   Programmation musicale : ► Tip Of Your Tongue - Deki Alem ► Hold On - Berywam X Ben L'Oncle Soul. 

7 milliards de voisins
Trouver un emploi : conseils aux jeunes diplômés

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 48:29


Nos spécialistes vous conseillent dans votre recherche d'emploi. Valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle, de vos compétences, venez poser vos questions sur un monde du travail en pleine mutation. Avec : Farida Akadiri, consultante et coach internationale pour leaders, managers et entrepreneurs   Aniéla Vé Kouakou, consultante en Ressources humaines, fondatrice d'Agiloya Afrique, un cabinet de conseils et de recrutement basé à Abidjan, en Côte d'Ivoire.   Programmation musicale : ► Tip Of Your Tongue - Deki Alem ► Hold On - Berywam X Ben L'Oncle Soul. 

Accents d'Europe
Retraites : les travaux continuent

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 19:29


Aucun pays d'Europe n'échappe au casse-tête du financement des retraites, et il existe presqu'autant de systèmes que d'États. Alors qu'en France, le gouvernement a finalement mis de côté sa réforme, l'Espagne s'apprête à augmenter les pensions, et l'Allemagne apprend aux enfants à épargner - dès l'âge de 6 ans.  Retraites  En Espagne, les pensions sont indexées sur le coût de la vie Madrid s'apprête a augmenter les pensions. Jusqu'à présent, son système résiste, malgré la démographie en berne. Il repose sur le Pacte de Tolède. C'est une commission parlementaire créée en 1995 et qui, depuis trente ans, indexe les retraites sur les prix à la consommation. Depuis, l'Espagne a quand même pris le taureau par les cornes et fait adopter sans difficulté une réforme qui permet, depuis 2013, un recul progressif de l'âge légal de départ, il atteindra 67 ans l'an prochain, mais avec seulement 35 ans de cotisations exigées. À Madrid, Diane Cambon. En Allemagne, l'État initie les enfants à la capitalisation À Berlin aussi, le gouvernement est aux prises avec un programme de réformes. Parmi les pistes, figure le renforcement de la capitalisation. Et comme on ne s'y prend jamais trop tôt, le chancelier a lancé une initiative originale : l'État verse désormais 10 € par mois aux enfants à partir de 6 ans sur un compte bloqué dédié à leur future retraite. Et ce jusqu'à leurs 18 ans. Une manière d'inciter à l'épargne dans un contexte de grande incertitude économique. À Berlin, Delphine Nerbollier.    En Lituanie, les travailleurs étrangers doivent apprendre la langue, mais les profs manquent  Livrer des repas à vélo ou conduire des VTC, dans tous les pays d'Europe ces emplois sont en général occupés par des travailleurs étrangers, parfois récemment arrivés et qui ne parlent pas la langue de leurs clients et employeurs. Au nord du continent, la Lituanie a décidé que les étrangers qui travaillaient au contact de la clientèle devaient désormais avoir des connaissances de base en lituanien. La mesure vient d'entrer en vigueur, et elle prévoit des contrôles et des sanctions financières. Mais cette exigence linguistique, a priori, logique se heurte à un problème : le pays manque cruellement d'enseignants et de structures dédiés. Reportage à Vilnius, Marielle Vitureau.   Grandir en Transylvanie Cette région au nom évocateur, située en Roumanie, abrite une importante minorité hongroise. Si elle fait rêver les amateurs de films de vampire, elle intéresse aussi beaucoup Viktor Orban, le Premier ministre de Hongrie, notamment à l'approche des élections. Jade Briend Guy, journaliste à la rédaction d'Entr, qui parle d'Europe aux jeunes sur les réseaux sociaux, nous emmène en pays Sicule.  Un reportage à retrouver ici et sur tous les réseaux sociaux. Entr.fr est un média France Médias Monde. 

Accents d'Europe
Retraites : les travaux continuent

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 19:29


Aucun pays d'Europe n'échappe au casse-tête du financement des retraites, et il existe presqu'autant de systèmes que d'États. Alors qu'en France, le gouvernement a finalement mis de côté sa réforme, l'Espagne s'apprête à augmenter les pensions, et l'Allemagne apprend aux enfants à épargner - dès l'âge de 6 ans.  Retraites  En Espagne, les pensions sont indexées sur le coût de la vie Madrid s'apprête a augmenter les pensions. Jusqu'à présent, son système résiste, malgré la démographie en berne. Il repose sur le Pacte de Tolède. C'est une commission parlementaire créée en 1995 et qui, depuis trente ans, indexe les retraites sur les prix à la consommation. Depuis, l'Espagne a quand même pris le taureau par les cornes et fait adopter sans difficulté une réforme qui permet, depuis 2013, un recul progressif de l'âge légal de départ, il atteindra 67 ans l'an prochain, mais avec seulement 35 ans de cotisations exigées. À Madrid, Diane Cambon. En Allemagne, l'État initie les enfants à la capitalisation À Berlin aussi, le gouvernement est aux prises avec un programme de réformes. Parmi les pistes, figure le renforcement de la capitalisation. Et comme on ne s'y prend jamais trop tôt, le chancelier a lancé une initiative originale : l'État verse désormais 10 € par mois aux enfants à partir de 6 ans sur un compte bloqué dédié à leur future retraite. Et ce jusqu'à leurs 18 ans. Une manière d'inciter à l'épargne dans un contexte de grande incertitude économique. À Berlin, Delphine Nerbollier.    En Lituanie, les travailleurs étrangers doivent apprendre la langue, mais les profs manquent  Livrer des repas à vélo ou conduire des VTC, dans tous les pays d'Europe ces emplois sont en général occupés par des travailleurs étrangers, parfois récemment arrivés et qui ne parlent pas la langue de leurs clients et employeurs. Au nord du continent, la Lituanie a décidé que les étrangers qui travaillaient au contact de la clientèle devaient désormais avoir des connaissances de base en lituanien. La mesure vient d'entrer en vigueur, et elle prévoit des contrôles et des sanctions financières. Mais cette exigence linguistique, a priori, logique se heurte à un problème : le pays manque cruellement d'enseignants et de structures dédiés. Reportage à Vilnius, Marielle Vitureau.   Grandir en Transylvanie Cette région au nom évocateur, située en Roumanie, abrite une importante minorité hongroise. Si elle fait rêver les amateurs de films de vampire, elle intéresse aussi beaucoup Viktor Orban, le Premier ministre de Hongrie, notamment à l'approche des élections. Jade Briend Guy, journaliste à la rédaction d'Entr, qui parle d'Europe aux jeunes sur les réseaux sociaux, nous emmène en pays Sicule.  Un reportage à retrouver ici et sur tous les réseaux sociaux. Entr.fr est un média France Médias Monde. 

Afrique Économie
Au Gabon, des équations difficiles pour le nouveau ministre de l'Économie

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 2:32


Le président nouvellement élu Brice Clotaire Oligui Nguema a procédé à un remaniement ministériel le 1er janvier, marquant ainsi la fin de la période de la Transition. Parmi les nouveaux arrivants, Thierry Minko nommé au poste de ministre de l'Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la vie chère. De nombreux chantiers s'ouvrent pour cet ex haut cadre de l'administration : lutte contre le chômage et la vie chère, transparence de l'exécution budgétaire, financement du budget etc. Priorité pour le nouveau ministre : apprécier la situation réelle de l'économie du pays, selon Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, député, vice-président de l'Union nationale, ancien directeur général de la dette du Gabon. « C'est maintenant qu'il faut apprécier d'abord la situation réelle de l'économie gabonaise. La transition n'a pas offert cette possibilité. C'est de faire l'état des lieux, sincère honnête et courageux. Parce que les finances du pays sont quand même dans un état critique », met en avant l'élu. L'agence de notation Fitch qui a une nouvelle fois dégradé la note du Gabon en décembre - prévoit une augmentation substantielle de la dette publique du pays- elle dépasserait les 80% du PIB. Pour Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, des coupes impopulaires ne sont pas forcément nécessaires. « La crise des finances publiques au Gabon est-elle une crise de la dépense ou une crise de la recette ? Il faut d'abord qu'on réponde à cette question », interroge-t-il.  « Peut-être que mieux faire rentrer les impôts est une réponse. Il faut regarder clairement pourquoi est-ce que le taux de pression fiscale au Gabon est bon an mal an, entre douze et 13 % ? Donc je pense aussi qu'on a le droit de regarder et de dire est-ce que les contributions obligatoires qui doivent financer le budget de l'État sont suffisamment recouvrées ? C'est une question qu'on doit se poser », poursuit-il. À lire aussiGabon: Fitch abaisse la note de la dette souveraine du pays « En améliorant d'abord, au moins au quotidien, le fonctionnement du ministère des Finances » Trouver des marges de manœuvres, pas simple concède le professeur Gabriel Zomo Yebe qui a dirigé la Commission Économie du Dialogue national. « Cela reste une équation difficile », estime-t-il. Cependant, pour l'économiste, des réformes internes peuvent contribuer à améliorer la situation : « En améliorant d'abord, au moins au quotidien, le fonctionnement du ministère des Finances. Il faut savoir que lorsqu'il y a des queues de budget, ce n'est pas normal pour un pays. Les queues de budget, ça suppose que les budgets n'ont pas été exécutés à 100 % et qu'il est resté des crédits qui n'ont pas été utilisés. Or, lorsqu'un pays a beaucoup de projets, ça devient anormal et il va falloir regarder au niveau de la transparence budgétaire, au niveau de l'efficacité budgétaire et il faut améliorer tout ça pour que, en interne, on puisse d'abord optimiser les ressources que nous avons et mieux les utiliser, évidemment, en les orientant vers des projets qui sont rentables. » Aujourd'hui lever des fonds à des taux intéressants est compliqué pour le Gabon. Son passif d'emprunt dans la région rend peu probable une nouvelle opération locale. Pour Cédric Jiongo, rédacteur en chef du média Ecomatin, spécialiste des questions économiques de la Cemac, un des leviers se trouve chez les bailleurs internationaux : « Pour le nouveau dirigeant, je pense que l'une des options c'est de conclure un accord avec le Fonds monétaire international. Mais comme l'a dit l'Agence Fitch dans son rapport, pour cela il faut des mesures de resserrement budgétaire concrètes. Et ce sont ces mesures que moi j'appelle des mesures impopulaires. » Des mécanismes d'échanges « dette-nature » déjà testés sont également possibles souligne l'analyste. Ce mécanisme permet d'annuler une portion de dette en contrepartie d'engagement à dépenser l'équivalent dans la protection de l'environnement.

Accents d'Europe
Au Portugal, le secteur du tourisme mise sur l'intégration des immigrés

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jan 1, 2026 19:30


Pour pallier le manque de main-d'oeuvre, le secteur du tourisme a développé une formation hôtelière destinée à intégrer et fidéliser des étrangers en situation régulière, ou en voie de régularisation, dans les métiers en tension.  [Cette émission est une rediffusion de nos programmes] Apport économique de l'immigration : au Portugal, la preuve par l'exemple Après une longue bataille juridique, le Parlement portugais a durci cet automne les conditions d'entrée des étrangers dans le pays, suite à un accord entre le gouvernement et l'extrême droite. La nouvelle loi immigration stipule, par exemple, que les visas de recherche d'emploi seront désormais réservés aux travailleurs hautement qualifiés. Pourtant, sur le terrain, les besoins de main-d'oeuvre sont tout autres. Le Bureau national du Tourisme, en partenariat avec le Bureau de l'Immigration, et l'organisation patronale du secteur a développé une formation destinée à former et intégrer des étrangers en situation régulière ou en voie de régularisation dans des restaurants, des bars et des hôtels qui manquent de bras. Et c'est jusqu'à présent une réussite, comme l'a constaté à Lisbonne, Marie-Line Darcy. D'après Eurostat, sans immigration, l'Europe perdrait plus de 20% de sa population en âge de travailler d'ici à 2050 Tous les pays européens sont affectés, à des degrés divers, par la baisse de la natalité et le vieillissement de la population. Ils risquent de voir leurs économies et leurs systèmes de protection sociale mise à mal par le manque d'habitants en âge de travailler. Face à ce constat, Hakim El Karoui et François Gaüzère-Mazauric appellent à un réalisme migratoire en Europe et notamment entre les deux rives de la Méditerranée, leur étude est parue dans la revue du Grand Continent. François Gaüzere Mazauric, professeur agrégé d'histoire en classes préparatoires, et directeur des études du Comité d'action pour la Méditerranée, est notre invité.  La chronique musique de Vincent Théval :  Andrea Lazslo de la Simone, La Notte. À Kharkiv, danser, c'est résister  La deuxième plus grande ville d'Ukraine n'est située qu'à une trentaine de kilomètres du front et vit, depuis plus de trois ans, au rythme des alertes aériennes et des attaques de drones. Pourtant, envers et contre tout, des poches d'espoir subsistent, comme une forme de résistance. C'est le cas de l'opéra de Kharkiv, qui vient de célébrer ses 100 ans. La scène a été déplacée en sous-sol, réduite de deux tiers, la moitié des artistes sont partis et pourtant : les spectacles font toujours carton plein. Cerise Sudry Le Dû.  

Accents d'Europe
Au Portugal, le secteur du tourisme mise sur l'intégration des immigrés

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jan 1, 2026 19:30


Pour pallier le manque de main-d'oeuvre, le secteur du tourisme a développé une formation hôtelière destinée à intégrer et fidéliser des étrangers en situation régulière, ou en voie de régularisation, dans les métiers en tension.  [Cette émission est une rediffusion de nos programmes] Apport économique de l'immigration : au Portugal, la preuve par l'exemple Après une longue bataille juridique, le Parlement portugais a durci cet automne les conditions d'entrée des étrangers dans le pays, suite à un accord entre le gouvernement et l'extrême droite. La nouvelle loi immigration stipule, par exemple, que les visas de recherche d'emploi seront désormais réservés aux travailleurs hautement qualifiés. Pourtant, sur le terrain, les besoins de main-d'oeuvre sont tout autres. Le Bureau national du Tourisme, en partenariat avec le Bureau de l'Immigration, et l'organisation patronale du secteur a développé une formation destinée à former et intégrer des étrangers en situation régulière ou en voie de régularisation dans des restaurants, des bars et des hôtels qui manquent de bras. Et c'est jusqu'à présent une réussite, comme l'a constaté à Lisbonne, Marie-Line Darcy. D'après Eurostat, sans immigration, l'Europe perdrait plus de 20% de sa population en âge de travailler d'ici à 2050 Tous les pays européens sont affectés, à des degrés divers, par la baisse de la natalité et le vieillissement de la population. Ils risquent de voir leurs économies et leurs systèmes de protection sociale mise à mal par le manque d'habitants en âge de travailler. Face à ce constat, Hakim El Karoui et François Gaüzère-Mazauric appellent à un réalisme migratoire en Europe et notamment entre les deux rives de la Méditerranée, leur étude est parue dans la revue du Grand Continent. François Gaüzere Mazauric, professeur agrégé d'histoire en classes préparatoires, et directeur des études du Comité d'action pour la Méditerranée, est notre invité.  La chronique musique de Vincent Théval :  Andrea Lazslo de la Simone, La Notte. À Kharkiv, danser, c'est résister  La deuxième plus grande ville d'Ukraine n'est située qu'à une trentaine de kilomètres du front et vit, depuis plus de trois ans, au rythme des alertes aériennes et des attaques de drones. Pourtant, envers et contre tout, des poches d'espoir subsistent, comme une forme de résistance. C'est le cas de l'opéra de Kharkiv, qui vient de célébrer ses 100 ans. La scène a été déplacée en sous-sol, réduite de deux tiers, la moitié des artistes sont partis et pourtant : les spectacles font toujours carton plein. Cerise Sudry Le Dû.  

Grand reportage
Alerte aux soins en zones rurales

Grand reportage

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 19:30


La désertification médicale touche 85% du territoire français, 9 millions de personnes sont concernées. Selon le ministère de la Santé, cela devrait s'aggraver. En Lozère, département le moins peuplé de France, il n'y a qu'une maternité, et qu'un seul centre d'urgence, à l'hôpital de Mende. Les pompiers mettent en moyenne 25 minutes pour toucher au but, contre 14 minutes à l'échelle nationale. Une proposition de loi, la loi Garot chemine entre les assemblées pour essayer d'amener les professionnels de santé à tenter l'aventure. «Alerte aux soins en zones rurales», un Grand reportage de Justine Rodier. [Rediffusion du 10 septembre 2025]

Accents d'Europe
En Espagne, la mise en concurrence des migrants saisonniers dans l'agriculture

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 19:29


Les vendanges, la récolte des olives ou des fruits et légumes, l'agriculture espagnole a recours à des dizaines de milliers de travailleurs saisonniers d'origine immigrée. Mais la mise en place de nouveaux contrats de quatre mois pour des étrangers qui viennent sur la péninsule et qui repartent ensuite chez eux, vient compliquer la donne. (Rediffusion) Pour tous les intérimaires étrangers, déjà sur place, souvent sans papiers, il s'agit ni plus ni moins d'une mise en concurrence qui vient les précariser un peu plus. Reportage à Lleida en Catalogne signé Elise Gazengel.     Alors que la France a vu pour la première fois, en cette fin d'année 2025, un ex-président Nicolas Sarkozy condamné à de la prison ferme après sa condamnation pour association de malfaiteurs… Quid de la transparence des élus politiques chez nos voisins ? En Suède, elle est exemplaire, elle est même inscrite dans la Constitution... Certes, la justice estime qu'on peut encore améliorer le contrôle du financement des partis... mais, comme l'a constaté notre correspondante Ottilia Ferrey, n'importe quel citoyen peut d'un simple coup de fil consulter les comptes et les déclarations de ses élus.   Voilà plus d'un an que des manifestations monstres secouent la Serbie. Depuis que le 1er novembre 2025, un auvent de la gare de Novi Sad s'est écroulé, faisant 16 morts. Les manifestants, qui dénoncent une corruption qui peut tuer, demandent la tenue d'élections. Ce que le président Alexandar Vucic refuse.   Benjamin Couteau, chercheur au Centre Grande Europe de l'Institut Jacques Delors.      La chronique musique de Vincent Théval  California Chase de la chanteuse serbe Ana Popovic dans Accents d'Europe.

Accents d'Europe
En Espagne, la mise en concurrence des migrants saisonniers dans l'agriculture

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 19:29


Les vendanges, la récolte des olives ou des fruits et légumes, l'agriculture espagnole a recours à des dizaines de milliers de travailleurs saisonniers d'origine immigrée. Mais la mise en place de nouveaux contrats de quatre mois pour des étrangers qui viennent sur la péninsule et qui repartent ensuite chez eux, vient compliquer la donne. (Rediffusion) Pour tous les intérimaires étrangers, déjà sur place, souvent sans papiers, il s'agit ni plus ni moins d'une mise en concurrence qui vient les précariser un peu plus. Reportage à Lleida en Catalogne signé Elise Gazengel.     Alors que la France a vu pour la première fois, en cette fin d'année 2025, un ex-président Nicolas Sarkozy condamné à de la prison ferme après sa condamnation pour association de malfaiteurs… Quid de la transparence des élus politiques chez nos voisins ? En Suède, elle est exemplaire, elle est même inscrite dans la Constitution... Certes, la justice estime qu'on peut encore améliorer le contrôle du financement des partis... mais, comme l'a constaté notre correspondante Ottilia Ferrey, n'importe quel citoyen peut d'un simple coup de fil consulter les comptes et les déclarations de ses élus.   Voilà plus d'un an que des manifestations monstres secouent la Serbie. Depuis que le 1er novembre 2025, un auvent de la gare de Novi Sad s'est écroulé, faisant 16 morts. Les manifestants, qui dénoncent une corruption qui peut tuer, demandent la tenue d'élections. Ce que le président Alexandar Vucic refuse.   Benjamin Couteau, chercheur au Centre Grande Europe de l'Institut Jacques Delors.      La chronique musique de Vincent Théval  California Chase de la chanteuse serbe Ana Popovic dans Accents d'Europe.

Invité Afrique
Thierry Vircoulon: «Il y aurait 3000 ou 4000 Africains dans les rangs de l'armée russe»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 4:35


« La politique russe de recrutement de combattants et d'ouvrières en Afrique subsaharienne », c'est le sujet de la note publiée jeudi dernier par Thierry Vircoulon, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales. Le premier Africain tué sur le front russo-ukrainien, en 2022, était un étudiant zambien intégré au groupe Wagner. Depuis, plusieurs milliers d'Africains, des hommes mais aussi des femmes, ont été recrutés par Moscou. Au moment de partir, la plupart pensent aller travailler dans le domaine civil et ignorent complètement ce qui les attend. Comment ces recrutements se déroulent-ils ? Quel sort est réservé à ces recrues africaines ? Et, comment réagissent les gouvernements africains concernés ? Thierry Vircoulon est le grand invité Afrique de ce jour. RFI : Pour commencer, disposez-vous d'un chiffre sur le nombre de ces hommes et femmes d'Afrique subsaharienne recrutés par la Russie pour soutenir la guerre contre l'Ukraine ? Thierry Vircoulon : Les autorités ukrainiennes estiment qu'il y a probablement entre 18 000 et 20 000 combattants étrangers dans les rangs de l'armée russe. Sur ce nombre, il y aurait 3 000 ou 4 000 Africains. On a trouvé beaucoup de nationalités différentes, de Sierra-Léonais, de Centrafricains, de Camerounais, d'Africains du Sud, de Kényans, de Sénégalais, donc un peu tous les pays africains. Ce recrutement s'adresse, écrivez-vous, à une jeunesse urbaine pauvre avec des motivations strictement économiques, qui envisagerait la guerre en Ukraine comme une solution plus accessible que l'émigration clandestine en Europe… Ce n'est pas qu'elle envisage la guerre en Ukraine comme une immigration plus facile, c'est qu'elle émigre pour ses motifs habituels, c'est-à-dire chercher de nouvelles opportunités de travail mieux rémunérées. Et, elle se retrouve prise au piège de ce conflit. Beaucoup sont recrutés de manière trompeuse. Ils sont abusés et se retrouvent enrôlés à leur arrivée en Russie, piégés dans cette armée russe. Est-ce qu'il y a aussi une motivation idéologique chez ces jeunes recrues africaines ? La Russie a le vent en poupe dans certains pays. Pour une petite minorité, oui, il y a une adhésion au discours géopolitique russe, mais c'est vraiment pour une toute petite minorité. La majorité sont des gens qui ne pensaient pas combattre dans cette guerre. Vous parlez d'offres d'emploi ou de formation « mensongères ». De quel type ? Très souvent, ils répondent à des propositions d'emploi dans le secteur civil ou parfois dans le secteur militaire, mais dans des domaines logistiques, ou [pour être, ndlr] cuisiniers, etc. Or une fois qu'ils arrivent en Russie, ils sont rapidement enrôlés de force, formés de manière tout à fait expéditive et ils sont ensuite envoyés en première ligne, dans des unités qui sont les plus exposées sur le front. Bref, ils sont à la fois dans les zones les plus risquées et ce ne sont pas de vrais combattants. À lire aussi«Les maisons russes en Afrique servent de centres de recrutement industriel et militaire» Est-ce qu'on a une idée du nombre d'Africains tués sur le front russe ou ukrainien ? Non, c'est très difficile d'avoir le nombre des morts. Il est extrêmement rare que les autorités russes informent les familles de ceux qui sont morts au combat. C'est donc très compliqué d'avoir des chiffres. On apprend dans votre étude que le recrutement russe cible aussi les femmes africaines, qui deviennent des ouvrières pour l'industrie d'armement. Cette fois de manière officielle, mais tout aussi trompeuse… Tout à fait. Et, là, c'est pour la zone économique spéciale d'Alabouga, au Tatarstan. Là-bas, il y a une usine de montage de drones pour laquelle les autorités [russes, ndlr] recrutent un peu partout dans le monde et recrutent uniquement des jeunes femmes. On a décompté à peu près une trentaine de nationalités africaines dans cette usine. Là, c'est en effet un recrutement tout à fait ouvert qu'on trouve sur les réseaux sociaux en Afrique, qu'on a même trouvé sur des sites de ministères de l'Éducation en Afrique, qu'on retrouve aussi sur les sites des ambassades russes en Afrique et qui est présenté comme une coopération pour la formation professionnelle de ces jeunes femmes. Sans préciser que, évidemment, il s'agit de monter des drones. Est-ce que les gouvernements africains des pays concernés, qui sont au courant, qui ont reçu des témoignages, des plaintes, réagissent ? Jusqu'à cet automne, ils n'avaient pas réagi. Mais là, il y a eu un certain nombre de scandales qui les ont forcés à réagir, notamment au Kenya, en Afrique du Sud et plus récemment au Botswana. Les autorités de ces trois pays ont dû reconnaître qu'ils avaient des citoyens qui combattaient dans cette guerre parce qu'ils ont maintenant un certain nombre de ces citoyens qui ont appelé à l'aide leurs familles parce qu'ils veulent s'enfuir et rentrer chez eux. Ils ont donc appelé leur famille qui a contacté les médias de ces pays et ça s'est transformé en scandale. Maintenant, ces trois gouvernements enquêtent sur ces filières de recrutement et ont demandé à Moscou le rapatriement de leurs concitoyens. À lire aussiAu Kenya, des diplomates s'inquiètent de recrutements forcés pour l'armée russe On a longuement parlé du recrutement russe en Afrique, objet de votre étude. Du côté ukrainien, est-ce qu'il y a des pratiques similaires ? Non, il y a des recrutements d'étrangers, mais qui viennent pour combattre effectivement. Il n'y a donc pas de recrutement avec de fausses propositions d'emploi. Les étrangers qui viennent combattre dans ce qu'on appelle la Légion internationale pour la défense de l'Ukraine le font volontairement et en toute connaissance de cause. ►Pour en savoir plus

Débat du jour
Faut-il travailler plus ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Dec 16, 2025 29:30


Partout dans le monde, les offensives se multiplient en faveur d'un allongement du temps de travail. La Grèce vient de passer à la journée de 13h. Au Japon, la Première ministre s'est montrée favorable à un assouplissement du plafond légal des heures supplémentaires. Face à cela, la colère gronde, en témoigne la récente grève générale au Portugal -inédite depuis 12 ans- pour protester contre la réforme du droit du travail. Travailler plus serait-il la solution face à la crise économique ? Quelles alternatives ?   Pour en débattre - Christian de Boissieu, professeur émérite à l'Université Paris 1, vice-président du Cercle des économistes - Gilles Raveaud, économiste, maître de conférences à l'Institut d'études européennes à Paris-8 Saint Denis. Auteur du livre, Inflation, la grande arnaque, éditions Les échappés.

Débat du jour
Faut-il travailler plus ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Dec 16, 2025 29:30


Partout dans le monde, les offensives se multiplient en faveur d'un allongement du temps de travail. La Grèce vient de passer à la journée de 13h. Au Japon, la Première ministre s'est montrée favorable à un assouplissement du plafond légal des heures supplémentaires. Face à cela, la colère gronde, en témoigne la récente grève générale au Portugal -inédite depuis 12 ans- pour protester contre la réforme du droit du travail. Travailler plus serait-il la solution face à la crise économique ? Quelles alternatives ?   Pour en débattre - Christian de Boissieu, professeur émérite à l'Université Paris 1, vice-président du Cercle des économistes - Gilles Raveaud, économiste, maître de conférences à l'Institut d'études européennes à Paris-8 Saint Denis. Auteur du livre, Inflation, la grande arnaque, éditions Les échappés.

Reportage International
Japon: Rehausser le plafond des heures supplémentaires «mettrait en danger les salariés»

Reportage International

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 2:39


Au Japon, la nouvelle Première ministre, Sanae Takaichi, a déclenché une véritable tempête. Elle qui est ultralibérale sur le plan économique exige que les Japonais travaillent davantage. Elle a donc ordonné que l'on rehausse, voire que l'on supprime, le plafond maximal d'heures supplémentaires exigibles des salariés. Actuellement, il est fixé à 45 heures par mois ou 300 par an – contre 220 seulement en France, à titre de comparaison. Sauf que, tous les ans, d'innombrables Japonais sont victimes du surtravail. Jusqu'à en mourir, souvent. De notre correspondant à Tokyo, Il y a dix ans, Matsuri Takahashi s'est suicidée. Le soir de Noël, cette jeune fille de 24 ans s'est jetée du toit de l'immeuble où elle habitait, épuisée physiquement et nerveusement, car son employeur l'avait contrainte à faire une centaine d'heures supplémentaires. Depuis, une loi portant son nom limite le nombre maximal d'heures de ce type que l'on peut exiger des salariés. C'est ce dispositif que la Première ministre veut abroger ou, à tout le moins, considérablement assouplir. Cela désespère Yukimi Takahashi, la mère de Matsuri: « Le plafond des heures supplémentaires ne peut pas être haussé, et encore moins supprimé. Cela mettrait en danger des millions de salariés. Ce serait donc irresponsable, voire criminel. Mais enfin, le gouvernement a-t-il donc oublié ce qui est arrivé à ma fille ? Elle est morte pour rien, tuée par son travail et son employeur. Dix ans ont beau avoir passé, je m'en veux toujours énormément de ne pas avoir pu lui venir en aide, à l'époque. C'était une jeune fille admirable. Radieuse, aussi, jusqu'à ce qu'elle commence à travailler. Mais ensuite, elle a été détruite, broyée, anéantie. Pourquoi ? C'est terrible. Elle me manque tellement. » Les sondages indiquent que seuls 6% des Japonais souhaitent travailler plus. Ces salariés tokyoïtes, en tout cas, ne sont pas demandeurs : -  « Assouplir la loi, donner plus de libertés aux employeurs, ça augmenterait la pression qui pèse sur les salariés et les oblige à se dépenser sans compter pour leur entreprise, explique cette employée. Pour nous, ce serait encore plus difficile de refuser de travailler jusqu'à la déraison. » - « À la fin des années 1980, comme tous mes collègues, je ne rentrais du boulot qu'à 23 heures, se remémore cet autre employé. Mais, depuis, les entreprises ont fait des efforts pour humaniser les rythmes de travail. Cela paraît la moindre des choses, donc, selon moi, il n'y a pas à revenir en arrière. » - « Moi, je veux profiter à fond de ma jeunesse: ma priorité, dans la vie, ce sont mes relations sociales et mes loisirs, pas le travail. Du coup, continuer à en faire le moins possible au bureau, ça me convient très bien. » – « Je fais énormément d'heures supplémentaires, cela m'épuise mais je n'ai pas le choix: si je refusais, ce serait considéré comme un manque de dévouement à mon employeur, donc cela nuirait à ma carrière. » Chaque année, plusieurs dizaines de Japonais meurent d'avoir trop travaillé: ils sont victimes, par exemple, d'un AVC ou d'un infarctus fatal survenu au bureau. L'an dernier, plus de 200 salariés se sont aussi suicidés ou ont tenté de mettre fin à leurs jours car ils n'en pouvaient plus sur le plan professionnel. Enfin, on a dénombré près de 4 000 demandes d'indemnisation pour de graves problèmes de santé mentale liés au travail. C'est trois fois plus qu'il y a quinze ans. À lire aussiJapon: Sanae Takaichi, une Première ministre face à une montagne de défis

7 milliards de voisins
Trouver un emploi : conseils aux jeunes diplômés

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 48:30


Nos spécialistes vous conseillent dans votre recherche d'emploi. Valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle, de vos compétences, venez poser vos questions sur un monde du travail en pleine mutation. Avec : Farida Akadiri, consultante et coach internationale pour leaders, managers et entrepreneurs   Aniéla Vé Kouakou, consultante en ressources humaines, fondatrice d'Agiloya Afrique, un cabinet de conseils et de recrutement basé à Abidjan en Côte d'Ivoire.     Programmation musicale : ► Walking in the Air - Joe Yorke & Big Chip ► Badness  - Kwesi Amewuga.     

Aujourd'hui l'économie
Consommation: Brandt, nouvelle victime de la crise de l'électroménager en France

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 3:02


La justice a prononcé ce jeudi 11 décembre la liquidation du groupe centenaire d'électroménager Brandt, fleuron industriel français, en grandes difficultés depuis son placement en redressement judiciaire. Au-delà du sort de la marque centenaire, c'est tout le secteur du gros électroménager «made in France» qui se trouve fragilisé, entre marché à deux vitesses, appareils plus durables et concurrence étrangère. Quelque 700 emplois supprimés seront supprimés dans l'entreprise, spécialisée dans l'électroménager, des réfrigérateurs aux fours en passant par les machines à laver. « C'est une terrible nouvelle, un choc et un coup très dur porté à l'industrie française », a réagi son président François Bonneau, après cette décision du tribunal des affaires économiques (TAE) de Nanterre, rapporte l'Agence France presse. Mais au-delà de Brandt, c'est tout un secteur qui est bouleversé et qui se retrouve en difficulté. La marque est connue de toutes les générations, car elle produit des objets que beaucoup de Français ont ou ont eu chez eux. Pourtant, le groupe fait face à une baisse continue des commandes et perd de plus en plus d'argent en produisant en France. Son propriétaire depuis 2014, l'Algérien Cevital, a d'ailleurs cherché des partenaires pour accompagner son développement, en vain. Car derrière ce dossier, c'est bien l'avenir de l'électroménager made in France qui se joue. Et paradoxalement, le marché national ne s'effondre pas. Il reste relativement stable, autour de 9 à 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an. Les ménages continuent donc de s'équiper ou de renouveler leurs appareils, malgré l'inflation et la pression sur le pouvoir d'achat. Mais cette dynamique est à deux vitesses, et c'est là que les difficultés apparaissent. À lire aussiComment expliquer les difficultés de l'industrie européenne? Un marché à deux vitesses pénalisant le gros électroménager Le petit électroménager se porte très bien. Robots culinaires, machines à café, aspirateurs autonomes, ces produits connaissent un vrai succès. En revanche, le gros électroménager est à la peine. Fours, réfrigérateurs, lave-linge, les ventes reculent fortement. Comme c'est le cœur de métier de Brandt, on comprend mieux les difficultés du groupe. Les explications sont multiples. D'abord, l'immobilier. La France traverse une crise immobilière. On achète moins d'appartements et de maisons. Or, un frigo ou un lave-linge s'achète rarement par plaisir, on le fait lors d'un déménagement ou de l'aménagement d'un nouveau logement. Le marché est grippé, et celui de l'électroménager en subit mécaniquement les symptômes. Deuxième facteur: la durabilité des appareils. Ils durent plus longtemps et sont réparables. C'est une bonne nouvelle pour la planète et pour les consommateurs mais pas pour les industriels, qui vendent moins. Enfin, la France est saturée en équipements. La quasi-totalité des foyers sont déjà équipés. Pas besoin de racheter du neuf, sauf panne grave. Il n'y a ainsi presque plus de clients à conquérir. À lire aussiEn France, le mouvement de désindustrialisation s'accélère Concurrence internationale et explosion des marques distributeurs À ces difficultés internes s'ajoute la concurrence internationale. Aujourd'hui, près de la moitié des produits électroménagers vendus en France sont fabriqués en Chine, souvent à très bas prix. L'Europe de l'Est et la Turquie complètent ce paysage compétitif redoutable. S'ajoute à cela l'explosion des marques de distributeurs, qui tirent les prix vers le bas. Résultat: les prix s'effondrent et les marges pour les fabricants français ne suivent plus. C'est l'ensemble de ces mécanismes dont Brandt est victime. Pour autant, il ne faut pas enterrer l'électroménager français. Certaines marques s'en sortent encore, mais principalement sur le haut de gamme. Dans tous les cas, ces modèles ne recréeront pas les milliers d'emplois industriels d'hier, et ne remplaceront pas les grandes usines qui ont fait le renom du secteur au siècle passé.

7 milliards de voisins
Trouver un emploi : conseils aux jeunes diplômés

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 48:30


Nos spécialistes vous conseillent dans votre recherche d'emploi. Valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle, de vos compétences, venez poser vos questions sur un monde du travail en pleine mutation. Avec : Farida Akadiri, consultante et coach internationale pour leaders, managers et entrepreneurs   Aniéla Vé Kouakou, consultante en ressources humaines, fondatrice d'Agiloya Afrique, un cabinet de conseils et de recrutement basé à Abidjan en Côte d'Ivoire.     Programmation musicale : ► Walking in the Air - Joe Yorke & Big Chip ► Badness  - Kwesi Amewuga.     

Aujourd'hui l'économie
États-Unis: pourquoi la Fed s'apprête à baisser encore ses taux directeurs

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 10, 2025 3:12


Réunie à Washington jusqu'à ce mercredi soir, la Réserve fédérale américaine doit rendre une décision très attendue sur sa politique monétaire. Une baisse des taux directeurs apparaît aujourd'hui comme le scénario le plus probable, dans un contexte dans lequel l'inflation recule tandis que le marché du travail montre des signes de fragilité. C'est à Washington que se joue, jusqu'à ce mercredi soir, l'une des décisions économiques les plus importantes du moment. La Réserve fédérale américaine, la Fed, y tient sa réunion de politique monétaire, au terme de deux jours de discussions entre ses membres. À l'issue de cette réunion, la banque centrale la plus puissante au monde pourrait annoncer une nouvelle baisse de ses taux directeurs, un scénario désormais largement anticipé par les acteurs économiques, politiques et financiers américains. La décision est suivie de près, car les taux directeurs de la Fed jouent un rôle central dans l'économie américaine. Ils représentent tout simplement le prix de l'argent. Lorsque ces taux sont élevés, emprunter coûte plus cher: les ménages consomment moins, les entreprises investissent moins et l'activité ralentit. À l'inverse, une baisse des taux rend le crédit plus accessible et soutient la croissance. Inflation maîtrisée, emploi fragilisé : le cœur de l'arbitrage La Fed agit dans le cadre d'un double mandat: contenir l'inflation et garantir le plein emploi. C'est l'équilibre entre ces deux objectifs qui guide ses décisions. Aujourd'hui, l'inflation américaine se situe autour de 3%, un niveau encore supérieur à l'objectif officiel de 2 %. Mais la banque centrale ne se focalise pas uniquement sur le niveau des prix à un instant donné. Elle observe avant tout la tendance et les anticipations. Or, sur ce terrain, les signaux sont jugés rassurants. L'inflation ne semble plus constituer la principale menace pour l'économie américaine, ce qui ouvre la porte à un assouplissement monétaire. En revanche, le marché du travail envoie des signaux beaucoup plus préoccupants. Les créations d'emplois continuent de ralentir, les chiffres ont une nouvelle fois été révisés à la baisse et certaines publications ont été retardées en raison du shutdown. Surtout, les petites et moyennes entreprises, pilier de l'emploi aux États-Unis, sont sous pression. Or, l'économie américaine repose très largement sur la consommation. Lorsque l'emploi se détériore, les ménages consomment moins, la croissance ralentit et le risque de récession augmente. C'est précisément pour éviter ce scénario que la Fed envisage d'agir. Une baisse progressive, sous le regard méfiant des marchés Le scénario le plus probable évoque une baisse des taux directeurs de 0,25 point, ce qui les porterait dans une fourchette comprise de 3,50% à 3,75 %. Une décision qui s'inscrirait dans une stratégie prudente et graduelle. La Fed a déjà entamé ce mouvement lors de sa dernière réunion et avance désormais pas à pas, sans précipitation. Mais cette baisse des taux directeurs intervient dans un contexte paradoxal. Les taux d'intérêt à dix ans, eux, ont fortement augmenté. Cette évolution s'explique par les inquiétudes croissantes des investisseurs concernant la trajectoire de la dette américaine, mais aussi par les interrogations autour de l'indépendance future de la Fed. Avec le départ annoncé de son président Jerome Powell en mai prochain et le retour de Donald Trump sur la scène politique, certains redoutent une Réserve fédérale plus politisée, et donc moins indépendante. Or, le doute n'est jamais bon pour les marchés: lorsqu'il s'installe, les investisseurs exigent des rendements plus élevés pour prêter à long terme. À court terme, une baisse des taux directeurs devrait néanmoins soutenir l'économie américaine. À moyen terme, tout dépendra de la capacité de la Fed à préserver sa crédibilité. Si celle-ci venait à être remise en cause, le risque serait un retour de l'inflation, une fragilisation du dollar et des taux d'intérêt durablement élevés.

Reportage International
Émirats arabes unis: l'émiratisation des emplois comme stratégie post-pétrole

Reportage International

Play Episode Listen Later Dec 6, 2025 2:40


Pour sortir leur économie du tout-pétrole, les Émirats arabes unis ont décidé de mettre leur population au travail. Le gouvernement a imposé des quotas d'embauche de ses citoyens dans le secteur privé, afin qu'ils constituent 10% de la main-d'œuvre d'ici 2026. Comment les entreprises se plient-elles à ces nouvelles règles, et comment changer les habitudes d'une population longtemps habituée aux subventions généreuses et aux emplois gouvernementaux peu contraignants ? De notre envoyée spéciale à Abou Dhabi, À Ras al-Khaimah, à l'extrême nord des Émirats arabes unis, une station balnéaire gigantesque sort de terre sur un littoral jusque-là peu exploité. Wafa el-Hassani, une architecte émirienne de 26 ans, participe à l'un des chantiers. « Le projet sur lequel je travaille est un ensemble d'habitations composé de deux immeubles », explique l'architecte chez Dewan Architects. Il s'agit d'un complexe à 351 millions d'euros impliquant plus de 800 employés. Gilet jaune et casque vissé sur la tête, Wafa incarne une nouvelle génération d'Émiriens. « Si par exemple, on pense à la génération de nos mères : à leur époque, les femmes ne travaillaient pas en dehors de la maison. Si on revient dix ans en arrière ou plus, c'était impossible de voir une Émirienne travailler sur un chantier. » À l'avenir, la jeune professionnelle ambitionne de diriger des projets de construction. « Trouver un vivier de talents est compliqué » À 100 kilomètres de là, entre les gratte-ciel, le quartier du design de Dubaï héberge Dewan Architects, le cabinet qui emploie Wafa, fondé il y a 41 ans par la famille de l'actuel PDG, Ammar al-Assam. « C'est un métier difficile, qui demande beaucoup de temps et de formation », confie celui-ci. Sur les 700 employés, 40 sont Émiriens, et les autres viennent de 50 pays du monde entier. L'entreprise applique les quotas, mais non sans défi. « Trouver un vivier de talents est donc compliqué, et fidéliser le personnel local l'est encore plus. La meilleure façon d'attirer les talents, c'est de les recruter dès la fin de leurs études », développe le PDG. Ouvrir des horizons professionnels aux étudiants À Abou Dhabi, la capitale, l'université de La Sorbonne a ouvert ses portes il y a vingt ans. Là-bas, 60% des étudiants sont émiriens. « En grande majorité, les administrations de Sécurité sociale sont financées grâce aux cotisations sociales », précise Antoine Lebrun, maître de conférences en droit public à La Sorbonne Abou Dhabi. Ce cours de droit public français a pour objectif d'ouvrir les horizons des étudiants comme Shaikha al-Ali, qui se préparent à conduire leur pays vers une sortie de la dépendance aux hydrocarbures. C'est le cas de Shaikha al-Ali, 20 ans. « J'aimerais être une avocate qualifiée et travailler dans un organisme semi-gouvernemental ou dans le secteur privé », ambitionne l'étudiante en Licence 2 de droit. L'enjeu est de taille dans ce pays où les nationaux ne représentent qu'un million d'habitants pour 10 millions d'étrangers, travailleurs migrants et expatriés. Nathalie Martial Braz, chancelière de l'université, éclaire : « Il faut que leur population soit formée, ils n'ont pas le choix. Il y a cette compréhension nationale de la nécessité de compenser la faiblesse du nombre par la qualité de leur enseignement supérieur et de leurs élites. » Pour autant, les Émiriens ne sont pas prêts à se passer des petites mains qui font tourner l'économie. À lire aussiÀ Dubaï, l'émiratisation pour pousser l'emploi des locaux dans les entreprises privées

Reportage International
Grèce: un système hospitalier public qui s'effondre

Reportage International

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 2:41


En Grèce, la situation dans les hôpitaux publics est jugée « misérable » par les professionnels de santé qui y travaillent. Le mois dernier, les médecins hospitaliers ont observé une grève de deux jours, suivie, fin novembre, d'une autre grève, de la part cette fois des infirmiers. Tous tirent la sonnette d'alarme sur un système public en ruines, qui ne s'est jamais relevé d'une décennie de crise économique. Pour les patients, le résultat, ce sont de longues heures d'attente sur place ou des mois pour obtenir un rendez-vous.  En surplomb des décorations de Noël qui illuminent déjà la place Syntagma, au cœur d'Athènes, une tribune éphémère. C'est là, en face du Parlement, qu'infirmières et infirmiers se succèdent au micro en cette journée de grève. « Nous travaillons six jours par semaine au lieu de cinq », se lamente ainsi cette infirmière qui évoque une intensification « gigantesque » du travail à l'hôpital en raison du manque criant de personnel. Ces infirmiers se disent « épuisés » et appellent à la fois à des « recrutements massifs » et des augmentations de salaires. Toujours à Athènes, direction l'hôpital public d'Evangelismos, le plus grand du pays. À la tête du syndicat des employés, Giorgos Ferentinos est cardiologue-réanimateur. Pour lui, la situation des hôpitaux publics grecs ne cesse de se dégrader. Dans son seul hôpital, il y a plus de mille postes vacants. « Avant la pandémie, en Grèce, huit hôpitaux ont fermé en raison de la crise économique. Et, depuis, ces hôpitaux sont restés fermés. Résultat : les autres hôpitaux publics encore en fonctionnement font face à un volume de travail énorme. On estime actuellement qu'il manque plus de 6 000 médecins dans tout le pays. Un grand nombre de collègues médecins ont choisi de partir travailler soit à l'étranger, soit dans le secteur privé, justement à cause de la dégradation de nos conditions de travail : un rythme, à l'hôpital, de plus en plus intense avec, en parallèle, des salaires très bas. » Un système public à bout de souffle, poussé vers la privatisation Ici, faute de personnel, sept salles d'opération sont fermées et 35 lits de soins intensifs restent inutilisables. Et ceux qui en souffrent, ce sont les patients. Illustration avec cette trentenaire, hôtesse d'accueil au cœur d'Athènes. Pendant près de 10 ans – et jusqu'à son décès en 2023 –, elle a accompagné sa mère, atteinte d'un cancer du poumon, dans presque tous les hôpitaux publics de la région. « Quand ma mère a été hospitalisée, les infirmiers n'étaient tout simplement pas assez nombreux pour s'occuper des patients. Il fallait donc que nous assumions nous-mêmes en partie la responsabilité de la soigner. Même pour quelque chose d'aussi basique que demander à changer les draps, il fallait supplier, parce qu'ils n'en avaient pas. On devait aussi se charger de tout ce qui concernait l'hygiène, appeler les infirmières et attendre des heures, parce qu'elles étaient débordées. Et pour les médecins, c'était la même chose. » À l'agonie, le système hospitalier public grec, qui subsiste en partie grâce aux sacrifices du personnel soignant, se privatise progressivement. Depuis un an et demi, des interventions chirurgicales payantes l'après-midi et le soir permettent d'éviter les listes d'attente qui s'étalent sur des mois, voire des années. Un système de santé « public » où la priorité va dorénavant à ceux qui peuvent payer. À lire aussiGrèce: le Parlement grec adopte la possibilité d'une journée de travail de 13 heures

7 milliards de voisins
Quelle place pour les femmes de 50 ans et plus dans le monde du travail ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 48:29


Alors que l'expérience et la compétence devraient être des atouts pour retrouver un emploi, la réalité est souvent plus complexe. Les femmes, victimes d'inégalités tout au long de leur carrière, sont également les premières victimes de l'âgisme sur le marché du travail. Passé un certain âge, beaucoup d'entre elles se heurtent à des stéréotypes persistants : «trop vieilles», «moins adaptables», ou «en fin de carrière». Quelles conséquences sur leur évolution professionnelle et leur sortie précoce de l'emploi ? Dans un contexte de vieillissement de la population active, les entreprises affichent désormais des politiques d'inclusion et de diversité. Comment faire évoluer les mentalités et les pratiques pour que l'âge ne soit plus perçu comme un handicap mais comme une richesse ? Comment mieux valoriser les compétences des femmes de plus de 50 ans et leur offrir de vraies perspectives jusqu'à la fin de la carrière professionnelle ?  Avec : • Laetitia Vitaud, conférencière sur le futur du travail, experte au Laboratoire Welcome to the Jungle et autrice de L'atout âge - 64 clés pour transformer la réalité générationnelle (Éditions Eyrolles) • Agnès Molinier, autrice de J'ai passé l'âge ! : vieillir sans injonction, un nouveau défi au féminin (Éditions First).   En fin d'émission, la chronique Écouter le monde, de Monica Fantini.  Et si prendre du son avec son téléphone portable devenait aussi populaire que prendre des photos ? C'est le pari que Monica Fantini a fait avec l'écrivain Kiko Herrero. Il a enregistré, légendé et envoyé des fragments sonores de sa ville, avec son téléphone portable. Écoutez le premier album sonore d'un Parisien. Si vous aussi, vous souhaitez composer l'album sonore de votre ville avec Monica Fantini, vous pouvez lui écrire à : ecouterlevilles@rfi.fr   Programmation musicale : ► Seya - Oumou Sangaré ► Dios Es Un Stalker - ROSALÍA.  

Aujourd'hui l'économie
Visite d'Emmanuel Macron à Pékin: pourquoi la France veut désormais apprendre de la Chine

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 4, 2025 3:21


Alors que la France affiche un déficit commercial record vis-à-vis de la Chine (47 milliards d'euros), Emmanuel Macron cherche à obtenir des transferts de technologies venus de Pékin. Un basculement historique qui redéfinit les rapports de force industriels entre l'Europe et la Chine. Le déplacement d'Emmanuel Macron en Chine intervient dans un contexte de déséquilibre commercial massif au profit de Pékin. Longtemps, la Chine exportait surtout des biens d'entrée de gamme. Ce temps est révolu. Désormais, Pékin expédie vers l'Europe des voitures électriques, des panneaux solaires, des batteries, ou encore des composants électroniques. Autrement dit, tout ce dont l'Europe a besoin pour réussir sa transition énergétique. Face à cette montée en puissance, la France doit revoir sa stratégie : accueillir sur son territoire des entreprises chinoises, créer de l'emploi et, surtout, récupérer du savoir-faire, ce qu'on appelle des transferts de technologies. Ce mouvement illustre un changement de rôle inédit entre la Chine et les Occidentaux. Pendant quarante ans, les technologies venaient d'Europe vers les usines chinoises. Aujourd'hui, c'est l'inverse. À lire aussiEn visite en Chine, Emmanuel Macron plaide pour un «rééquilibrage» des relations commerciales Renault, Forvia, Orano : quand les groupes français apprennent en Chine L'exemple le plus spectaculaire est celui du secteur automobile. Renault a ouvert l'an dernier à Shanghai un centre de développement dédié à l'électrique. Objectif : apprendre auprès des meilleurs ingénieurs chinois. Le résultat est plus que concret, puisque la nouvelle Twingo électrique, produite en Europe mais développée en Chine, a été conçue deux fois plus vite que les standards européens. Même dynamique pour l'équipementier automobile Forvia, qui travaille avec le géant chinois BYD, devenu premier constructeur mondial de voitures électriques. Ou encore le groupe français Orano, désormais associé au chinois XTC dans l'extraction et le traitement de métaux critiques. Ces exemples illustrent le renversement stratégique en cours. Ce sont désormais les industriels français qui viennent chercher des méthodes, des technologies et un tempo industriel en Chine – ce que certains appellent désormais le « China speed ». À lire aussiBYD dépasse Tesla: comment le géant chinois des voitures électriques conquiert le monde Une stratégie à double tranchant La France veut bien sûr préserver sa souveraineté industrielle. Mais Pékin y voit aussi son intérêt. En partageant certaines technologies, la Chine maintient son accès au marché européen, dans un contexte de tensions commerciales croissantes. Ces collaborations permettent aussi à Pékin de sécuriser des partenariats scientifiques, la France et l'Europe restant des leaders en publications de recherche, ce qui demeure un atout stratégique pour la Chine. Enfin, Pékin cherche à diversifier ses alliances face aux États-Unis et à montrer qu'elle peut être un partenaire – pas seulement un concurrent. Mais la France n'est pas seule sur les rangs. La compétition ne se joue plus uniquement entre l'Europe et la Chine. Elle se joue au sein même de l'Union européenne. Hongrie, Espagne et d'autres pays cherchent, eux aussi, à attirer les investissements chinois. Et dans cette course, chacun veut obtenir sa part du savoir-faire technologique venu de Pékin. Reste une question centrale, décisive pour les années à venir : la France parviendra-t-elle à obtenir assez de transferts de technologies pour éviter une dépendance aux filières chinoises ? C'est tout le défi industriel – et géopolitique – des prochaines années. À lire aussiLa Chine est-elle vraiment en train de bousculer l'ordre technologique mondial?

7 milliards de voisins
Entreprendre en Afrique: PME, faites vos comptes !

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 48:30


Chaque mois, le coach Didier Acouetey, président d'AfricSearch, conseille un jeune entrepreneur sur ses difficultés. En deuxième partie, débat avec des patrons de PME du continent. Cette semaine, financer les TPE, PME grâce aux diasporas.  Partie 1 : conseils à un jeune entrepreneur • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises. • Frédéric Guerengbo, créateur de Fredeyaourts, une entreprise formelle de production et de vente de yaourts en sachets, à Bangui, en République centrafricaine.   Très généreux avec ses vendeurs de yaourts, Frédéric a du mal à tirer profit de son activité. Il est également confronté à la saisonnalité de ses produits. Partie 2 : Le pilotage financier : un enjeu de développement et de croissance pour les PME • Vanessa Adande, expert-comptable, fondatrice du cabinet de conseil financier Ellipsis. Présentatrice de la chronique Vanessa a dit, sur le média en ligne Upper  • Safiétou Seck, créatrice et dirigeante de Sarayaa, une marque sénégalaise de vêtements haut de gamme, vendus à l'international • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises.   Programmation musicale :  ► Amsterdam – Disiz ► Respire  - Tribeqa.

Aujourd'hui l'économie
Pourquoi le vieillissement de la population va faire baisser notre niveau de vie

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Nov 26, 2025 3:23


Selon le dernier rapport de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), l'Europe vieillit à un rythme tel que, sans action rapide, le niveau de vie pourrait reculer dans les prochaines décennies. Depuis plusieurs décennies, l'Europe vieillit. La pyramide des âges, autrefois en forme de triangle – beaucoup de jeunes à la base, peu de personnes âgées au sommet – ressemble aujourd'hui davantage à une amphore, voire à un tonneau. La population active, celle des 15-64 ans, se réduit tandis que la proportion de seniors augmente rapidement. Selon la BERD, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, si rien ne change, le vieillissement retirera environ 0,36 point de croissance par an d'ici à 2050 dans une large partie de l'Europe. Sur le temps long, l'impact est considérable : c'est un risque clair de baisse du niveau de vie. Dans une économie, ce sont les actifs qui produisent l'essentiel de la richesse et qui financent les retraites ainsi qu'une partie importante des dépenses publiques. Quand leur nombre diminue relativement au reste de la population, la richesse produite par habitant finit par stagner, voire reculer. À lire aussiLa démographie ou l'enjeu économique de ces dix prochaines années Pourquoi le vieillissement pèse sur le niveau de vie Trois raisons principales expliquent ce ralentissement. D'abord, la plus évidente : moins de travailleurs, c'est moins de production. La croissance est mécaniquement freinée. Ensuite, les entreprises investissent en fonction de la demande future. Si la population active stagne ou diminue, les entreprises sont moins incitées à construire de nouvelles usines et à acheter de nouveaux équipements. Résultat : la productivité est plus faible. Enfin, lorsque les jeunes générations se réduisent, c'est l'innovation elle-même qui s'essouffle : moins de chercheurs, moins d'entrepreneurs et moins d'inventeurs, avec, à terme, moins de croissance. L'Europe n'est pas le seul continent concerné, mais elle est l'un des plus exposés. La Chine, le Japon ou encore la Corée du Sud connaissent des dynamiques similaires. Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, la fenêtre démographique se refermera d'ici à une dizaine d'années : ces pays vieilliront à leur tour. À l'inverse, l'Afrique subsaharienne, très jeune, pourrait profiter d'un volant de croissance, à condition de créer suffisamment d'emplois productifs. Quelles solutions pour atténuer les effets du vieillissement ? Plusieurs leviers existent, même s'ils ne suffiront pas chacun isolément. La première solution, souvent impopulaire, consiste à travailler plus longtemps. Reculer l'âge de la retraite permet d'augmenter le nombre d'actifs. Un autre levier majeur est d'améliorer la participation des femmes au marché du travail. Dans certains pays, elles restent sous-représentées. Réduire cet écart pourrait compenser une grande partie de la baisse démographique. La BERD évoque aussi l'immigration. Un sujet sensible, mais potentiellement efficace, est d'accueillir davantage de main-d'œuvre en âge de travailler. Cela permettrait de contrebalancer la diminution des actifs. Enfin, investir dans l'innovation demeure essentiel. L'Histoire montre que la technologie peut compenser une partie du manque de main-d'œuvre. Mais l'Europe reste en retard sur la Chine ou les États-Unis. Pour autant, prévient la BERD, aucune de ces solutions ne suffira seule. Le défi est immense et concerne un nombre croissant de pays. L'enjeu sera de combiner ces leviers pour limiter au maximum l'impact du vieillissement sur le niveau de vie des prochaines décennies.

7 milliards de voisins
Profession slasheur: cumuler les emplois pour le meilleur ou pour le pire?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Nov 24, 2025 48:30


Enseignant ou employé le jour, développeur informatique ou chauffeur de taxi le soir. On les appelle les slasheurs, ces individus qui jonglent entre plusieurs activités professionnelles.  Si certains cumulent les petits boulots par nécessité économique, d'autres font le choix de la polyvalence et revendiquent de porter plusieurs casquettes. En France, 4,3 millions de personnes cumulent au moins une activité complémentaire rémunérée et déclarée, soit 15% des actifs en emploi, selon une étude de 2025 réalisé pour le salon SME des indépendants, créateurs et dirigeants de TPE. Une tendance qui se pérennise. Cette pluriactivité, prisée par les jeunes générations bouscule nos modèles d'organisation du travail et brouille les frontières entre salariat, indépendance et entreprenariat. Pour les slasheurs, cette carrière à la carte leur permet peut-être de cumuler les passions, d'assouvir leur curiosité mais à quel prix ? Si les jeunes font preuve d'agilité et d'adaptabilité face à la fragilité des marchés de l'emploi, ne risquent-ils pas la surcharge ? Leur multi-activité est-elle rémunérée à sa juste valeur ?   Avec : • Marielle Barbe, slasheuse, consultante, formatrice, conférencière et autrice de Profession slasheur / La vie est trop courte pour choisir un seul métier (Diatéino, 2023). • Un témoignage recueilli par Sarah Cozzolino, correspondante de RFI à Rio de Janeiro, au Brésil : Luciana Sena a 41 ans. Comédienne, bartender, commerciale, pâtissière. Elle a déjà eu plusieurs vies. Aujourd'hui elle cumule trois emplois en tant qu'indépendante. Sarah Cozzolino l'a suivie dans la banlieue de Rio de Janeiro  • Un entretien avec Côme Bastin, correspondant de RFI à Bangalore en Inde où l'on parle davantage de «multi-travailleurs numériques», de «multi-tâches forcées», «d'économie du surtravail». Des termes qui renvoient à une réalité subie du slashing.  En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, Estelle nous parle des podcasts filmés, un format très prisé des médias mais aussi des entrepreneurs sur le continent africain.  Programmation musicale : ► Chief Keef – HIBA ► Dé Mo Dé Mo - Aleksand Saya & Sarera.

Reportage International
Fermeture de l'usine Nissan à Oppama: «Jamais la ville ne s'en remettra»

Reportage International

Play Episode Listen Later Nov 23, 2025 2:27


Au Japon, des négociations sociales très difficiles et donc probablement tendues sont sur le point de débuter chez Nissan. Le constructeur automobile, en grandes difficultés, a annoncé un plan de restructuration d'une ampleur sans précédent depuis plus d'un quart de siècle : depuis qu'en 1999, Carlos Ghosn l'avait sauvé de la faillite en licenciant 21 000 salariés. Cette fois, ce sont 20 000 emplois qui vont être supprimés, soit 15% des effectifs du groupe. Qui va aussi fermer sept de ses dix-sept usines dans l'archipel. De notre correspondant de retour d'Oppama, Oppama, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale. Cette localité de 30 000 habitants est surnommée « Nissan no machi » (« La ville Nissan ») car, depuis 1961, elle héberge une des plus grandes usines du groupe. Pendant des décennies, ses 2 400 salariés ont produit ici des véhicules aussi emblématiques que la Leaf, la première voiture 100% électrique qui fut commercialisée dans le monde. Mais Nissan va quitter Oppama et, au Japon, ce tournant est comparé aux restructurations qui touchèrent jadis les usines Renault de Flins, dans les Yvelines, et de Vilvorde, en Belgique, des séismes sociaux à l'époque. Ces salariés sont sous le choc :   - « Quand la décision a été rendue publique, cela a été un immense coup de massue. On était tous complètement abasourdis. KO, pour ainsi dire. », explique un employé choqué par la nouvelle.- « Oppama, c'était vraiment l'usine emblématique du groupe. La fermer et prier un si grand nombre de salariés de déguerpir… c'est un tremblement de terre pour nous ».- « Le devoir n°1 de Nissan, c'est de nous rassurer. Que va-t-on devenir ? Comment va-t-on gagner notre vie ? » À Oppama, c'est la consternation générale. Un habitant sur dix travaille chez Nissan. Et le constructeur n'a pas encore présenté le moindre plan de reconversion précis de l'immense site qu'il occupe : grand comme 200 terrains de football.  Or, si les lieux deviennent un désert industriel, ce sera le coup de grâce pour l'économie locale, selon ces commerçants, qui sont extrêmement inquiets :- « Jamais la ville Nissan ne se remettra de cette fermeture. C'est la mort annoncée pour notre petite cité. »- «  20 à 30% de mes clients, ce sont des employés de Nissan. Si le groupe ne revient pas sur sa décision, je risque de devoir mettre la clé sous la porte comme beaucoup de commerçants. » - « Tous les midis, pendant la pause déjeuner, les salariés de Nissan font la queue devant ma boutique pour acheter un bento : un plateau-repas préparé. Déjà, c'était dur pour nous, les petits commerçants, avec l'envol du prix du riz et des produits alimentaires. Mais là, avec cette fermeture à venir, c'est la double peine. Le scénario du pire, même, pour nous, en fait. » Il n'y a pas la moindre chance que ce plan social soit adouci. Car le constructeur automobile est dans le rouge comme jamais. Il prévoit pour cette année une perte d'exploitation d'1,5 milliard d'euros. L'action Nissan a chuté de plus de 25% depuis janvier. Et les derniers chiffres de vente semestriels du groupe dans l'archipel sont historiquement mauvais : en chute de 17%. Une telle contre-performance, c'est sans précédent depuis trente ans.

7 milliards de voisins
Comment travailler avec un collègue «boulet» ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Nov 20, 2025 48:30


Il est sympathique mais désorganisé, il passe de pause-café en pause-café, elle monopolise la parole en réunion, elle délègue systématiquement les tâches qu'on lui confie... et c'est votre collègue de bureau... Chaque entreprise a son lot d'employés «boulets», des personnes pas forcément antipathiques, mais incompétentes ou, au contraire, douées dans leur travail, mais qui ont le don de vous taper sur le système. Le «boulet» a des profils différents, mais on est bien obligé de travailler avec, alors comment l'intégrer à l'équipe ? Faut-il aborder les problèmes frontalement ? Et quel rôle des managers ?   Cette émission est une rediffusion du 19/11/2024. Avec : • Gaël Chatelain-Berry, écrivain et podcasteur, auteur de Mon collègue est nul mais je le soigne! (First, 2024) et créateur du podcast Happy work sur le bien-être au travail  • Patrick Grahouan, directeur juridique dans l'industrie pharmaceutique, auteur, conférencier, coach en développement professionnel et auteur de L'art d'être promu. En fin d'émission, le succès des repats réalisé par Charlie Dupiot.    Programmation musicale :  ► Start my day - Kabaka Pyramid  ► Active - Asake, Travis Scott.

Reportage International
Le rude parcours d'un Nord-Coréen, envoyé au travail sur un chantier russe avant de fuir en Corée du Sud

Reportage International

Play Episode Listen Later Nov 17, 2025 2:32


La Russie fait de plus en plus appel aux travailleurs nord-coréens. Depuis plusieurs années, et notamment depuis le début de la guerre en Ukraine, le régime nord-coréen envoie ses bras travailler de l'autre côté de sa frontière, en Russie, pour financer son programme nucléaire. Un travail dans des conditions extrêmement difficiles, comme le racontent les Nord-Coréens qui se sont échappés des chantiers russes. De notre correspondant en Corée du Sud, Ses mains abîmées par le travail trahissent ses années passées sur les chantiers moscovites. Militaire du programme nucléaire nord-coréen, Lee Eun-pyeong, a été envoyé travailler en Russie avant de faire défection vers la Corée du Sud, d'où il partage son histoire. « Le régime manquait d'argent, alors il a décidé d'envoyer des soldats à l'étranger, déguisés en travailleurs civils, pour gagner de l'argent et financer la construction nucléaire. J'ai été choisi dès 2014 pour ma loyauté et mes antécédents familiaux. J'ai ensuite été formé et je ne suis arrivé en Russie qu'en 2017 », explique Lee Eun-pyeong. Envoyé depuis la Corée du Nord en tant que militaire, puis sous couvert d'un faux visa étudiant, Lee Eun-pyeong travaillait à un rythme stakhanoviste sur des chantiers en banlieue de Moscou. « Réveil à 07h00, travail de 08h00 à minuit, parfois jusqu'à 2 ou 03h00 du matin si le quota n'était pas rempli. Impossible de dormir si les tâches n'étaient pas accomplies. Nous dormions et mangions dans des conteneurs. Pas d'eau chaude pour se laver, seulement de l'eau glacée dans le climat russe », poursuit-il. À lire aussiDes milliers de travailleurs nord-coréens envoyés en Russie, en violation des sanctions de l'ONU Si les ouvriers nord-coréens sont bien payés – 1 650 euros en moyenne, soit bien plus que les autres travailleurs étrangers en Russie –, le régime confisque la quasi-intégralité de leur salaire pour financer son programme militaire. Conditions difficiles, maigre salaire... C'est au contact d'autres travailleurs, venus du Kazakhstan ou d'Ouzbékistan, que Lee Eun-pyeong prend une décision radicale. « Avec le temps, j'ai découvert une autre réalité grâce aux téléphones portables que des étrangers nous montraient. J'ai vu des voitures sud-coréennes, des téléphones sud-coréens, et surtout, des vidéos et témoignages sur internet. Tout contredisait l'image négative de la Corée du Sud qu'on m'avait inculquée. J'ai compris que j'avais été trompé, que la liberté existait ailleurs », affirme-t-il. Une évasion des chantiers russes difficile et dangereuse. Il nous raconte son périple : « La sécurité nord-coréenne a lancé une traque : des agents du ministère de la Sécurité d'État et même la mafia russe nous cherchaient. J'ai été capturé, menacé avec un couteau, mais j'ai réussi à m'en sortir. Finalement, un pasteur sud-coréen en Russie m'a caché dans une église pendant plusieurs mois. En mars 2021, après neuf mois de fuite et de cachettes, j'ai pu entrer en Corée du Sud. » Aujourd'hui, au moins 15 000 Nord-Coréens travailleraient en Russie. Un nombre qui devrait augmenter à mesure que les deux pays se rapprochent au travers de leur alliance militaire signée en 2024.