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La Revue des oralités du monde n°5, consacrée à la transcription des textes de littérature orale vient d'être publiée. (Rediffusion du 7 janvier 2026) Par principe, il y a quelque chose d'éphémère dans la littérature orale de la variabilité, son essence, c'est le présent, s'agit-il donc de transmettre et de transcrire pour sauvegarder ? La parole étant immatérielle, dès lors qu'elle est prononcée, on ne peut plus la restituer. Comment alors retranscrire ces langues et leurs textes ? Toutes les langues sont-elles logées à la même enseigne ? Invités : - Ursula Baumgardt, professeure émérite en oralité et littérature africaine à l'Inalco et au Plidam. À lire aussi : Goggo Addi, une conteuse peule de Garoua - Aliou Mohamadou, professeur émérite de Linguistique peule à l'Inalco et au Plidam. Il a écrit l'article « Les sytèmes de transcription du peul et leurs applications », une question qui a traversé tout le XIXème siècle, puisque les premiers textes peuls datent des années 1850. Le peul n'avait pas de norme orthographique, la question était donc de les établir, mais comment établir des règles écrites, lorsqu'on parle d'une langue orale ? Tous les deux sont membres fondateurs de la Revue des oralités du monde, et de l'Encyclopédie des littératures en langues africaines (ELLAF), une bibliothèque numérique des littératures africaines. Et, comme chaque semaine, la chronique de Lucie Bouteloup décrypte les expressions de la langue française ! Et, pour cette nouvelle année, elle est toujours aussi déterminée mais, rassurez-vous, vous ne serez pas le dindon de la farce ! Avec Benjamin Rouxel des éditions Le Robert et toujours avec la complicité des élèves de la classe de CM2 de l'école Vulpian à Paris ! Programmation musicale : L'artiste VJ avec Sidiki Diabaté et leur titre Toi et moi.
La 5ᵉ édition du Prix Florian à Châteauneuf-sur-Loire, en France, a distingué trois expatriés français. Implanté dans cette localité où Jean-Pierre Claris de Florian, l'écrivain éponyme du concours, a écrit la plupart de ces fables, le Prix Florian a pour ambition de célébrer la fable en tant que forme littéraire intemporelle. Ancien expatrié au Vietnam, aujourd'hui conseiller municipal à la mairie de Châteauneuf-sur-Loire, Olivier Goussard est l'initiateur de cette compétition. Retrouvez les fables qui ont gagné ici. À écouter aussi Le podcast : Des contes à écouter
Au Québec, le Premier ministre, François Legault, s'apprête à quitter le pouvoir après sept ans à la tête de la province. Il laisse derrière lui une réforme linguistique majeure qui impose le français au monde des affaires. Des enseignes extérieures aux logiciels et communications internes, tout doit être disponible dans la langue officielle. Présentée comme un rempart pour la survie du français en Amérique du Nord, cette réforme bouscule aujourd'hui certaines entreprises longtemps portées par le bilinguisme à Montréal. De notre correspondante au Québec, Dans les studios de jeux vidéo à Montréal, comme dans de nombreuses entreprises internationales, l'anglais était souvent la langue commune de travail. Aujourd'hui, même les messages internes doivent être en français. « On est à la recherche de traducteurs, explique Arielle Mathieu du Conseil du patronat du Québec. Dans le contexte d'une pénurie de main-d'œuvre, c'est encore plus difficile pour les entreprises de s'adapter à cette nouvelle réglementation. » Cette obligation découle de la réforme linguistique adoptée par le gouvernement québécois en 2022. Elle fait du français, déjà langue officielle de cette province du Canada, la langue officielle de l'entreprise. Depuis juin 2025, aucune société de 25 employés et plus ne peut y échapper. « On avait énormément d'entreprises qui n'étaient pas prêtes, qui n'avaient pas commencé leur démarche de francisation », poursuit Arielle Mathieu. En fait, ce n'est pas la langue des salariés qui change, mais celle de l'entreprise. Elles peuvent toujours embaucher un ingénieur venu de Berlin ou de San Francisco, mais désormais, c'est à lui de s'adapter au français et non l'inverse. « Ce sont de réels freins pour recruter des talents étrangers sur notre territoire », assure encore Arielle Mathieu. La loi s'impose aussi dans l'affichage commercial. Elle concerne tout ce que voient les clients : emballages, sites internet et vitrines, où le français doit maintenant être prédominant. « Il faut changer l'affichage. Ça coûte cher », précise l'avocat Me Jean-Philippe Mikus. Il accompagne des dirigeants dans leur mise en conformité : « Pour un client, on était dans les centaines de milliers de dollars, parfois plus d'un million. Évidemment, lorsqu'on parle de chaînes, ça démultiplie les frais. » Jusqu'à 30 000 dollars d'amende À ces coûts s'ajoute la pression de l'Office québécois de la langue française, chargé de faire respecter la loi. Pour l'instant, il privilégie l'accompagnement. Mais la menace est réelle : jusqu'à 30 000 dollars d'amende, qui peuvent se répéter tant que l'infraction persiste. « C'est un fardeau extrêmement lourd, explique Me Mikus. Il y a plusieurs entreprises qui se disent : "Je ne vendrai pas au Québec" tout simplement », ajoute l'avocat. Certaines marques ont retiré le Québec de leurs boutiques en ligne, faute de site en français. Un signal d'alarme pour Michel Rochette, du Conseil canadien du commerce de détail : « Ça met un grand cercle rouge autour du Québec. C'est beaucoup de règles qui sont uniques au monde et qui rendent extrêmement périlleux le fait de faire affaire ici. » Mais pour le Premier ministre québécois, François Legault, toutefois, l'enjeu dépasse l'économie : « Le Québec forme une nation, mais qui est, en proportion, petite en Amérique du Nord, qui sera toujours vulnérable. » Son pari politique pour la survie culturelle bouscule l'écosystème d'affaires de Montréal, une ville habituée à faire du bilinguisme sa marque de commerce. À lire aussiCanada: la langue française en perte de vitesse au Québec
Au Québec, le Premier ministre, François Legault, s'apprête à quitter le pouvoir après sept ans à la tête de la province. Il laisse derrière lui une réforme linguistique majeure qui impose le français au monde des affaires. Des enseignes extérieures aux logiciels et communications internes, tout doit être disponible dans la langue officielle. Présentée comme un rempart pour la survie du français en Amérique du Nord, cette réforme bouscule aujourd'hui certaines entreprises longtemps portées par le bilinguisme à Montréal. De notre correspondante au Québec, Dans les studios de jeux vidéo à Montréal, comme dans de nombreuses entreprises internationales, l'anglais était souvent la langue commune de travail. Aujourd'hui, même les messages internes doivent être en français. « On est à la recherche de traducteurs, explique Arielle Mathieu du Conseil du patronat du Québec. Dans le contexte d'une pénurie de main-d'œuvre, c'est encore plus difficile pour les entreprises de s'adapter à cette nouvelle réglementation. » Cette obligation découle de la réforme linguistique adoptée par le gouvernement québécois en 2022. Elle fait du français, déjà langue officielle de cette province du Canada, la langue officielle de l'entreprise. Depuis juin 2025, aucune société de 25 employés et plus ne peut y échapper. « On avait énormément d'entreprises qui n'étaient pas prêtes, qui n'avaient pas commencé leur démarche de francisation », poursuit Arielle Mathieu. En fait, ce n'est pas la langue des salariés qui change, mais celle de l'entreprise. Elles peuvent toujours embaucher un ingénieur venu de Berlin ou de San Francisco, mais désormais, c'est à lui de s'adapter au français et non l'inverse. « Ce sont de réels freins pour recruter des talents étrangers sur notre territoire », assure encore Arielle Mathieu. La loi s'impose aussi dans l'affichage commercial. Elle concerne tout ce que voient les clients : emballages, sites internet et vitrines, où le français doit maintenant être prédominant. « Il faut changer l'affichage. Ça coûte cher », précise l'avocat Me Jean-Philippe Mikus. Il accompagne des dirigeants dans leur mise en conformité : « Pour un client, on était dans les centaines de milliers de dollars, parfois plus d'un million. Évidemment, lorsqu'on parle de chaînes, ça démultiplie les frais. » Jusqu'à 30 000 dollars d'amende À ces coûts s'ajoute la pression de l'Office québécois de la langue française, chargé de faire respecter la loi. Pour l'instant, il privilégie l'accompagnement. Mais la menace est réelle : jusqu'à 30 000 dollars d'amende, qui peuvent se répéter tant que l'infraction persiste. « C'est un fardeau extrêmement lourd, explique Me Mikus. Il y a plusieurs entreprises qui se disent : "Je ne vendrai pas au Québec" tout simplement », ajoute l'avocat. Certaines marques ont retiré le Québec de leurs boutiques en ligne, faute de site en français. Un signal d'alarme pour Michel Rochette, du Conseil canadien du commerce de détail : « Ça met un grand cercle rouge autour du Québec. C'est beaucoup de règles qui sont uniques au monde et qui rendent extrêmement périlleux le fait de faire affaire ici. » Mais pour le Premier ministre québécois, François Legault, toutefois, l'enjeu dépasse l'économie : « Le Québec forme une nation, mais qui est, en proportion, petite en Amérique du Nord, qui sera toujours vulnérable. » Son pari politique pour la survie culturelle bouscule l'écosystème d'affaires de Montréal, une ville habituée à faire du bilinguisme sa marque de commerce. À lire aussiCanada: la langue française en perte de vitesse au Québec
Avec Cocorico, des voix d'enfants expatriés résonnent désormais partout dans le monde. En effet, Cocorico, c'est la nouvelle radio qui donne la parole aux enfants expatriés. Elle a été créée en novembre 2025 par LyFEL, le lycée français en ligne, avec le soutien de la radio des Français dans le monde. Hélène Clamens est la cofondatrice de LyFEL et l'initiatrice de ce projet. Pour écouter la radio en ligne Cocorico, c'est par là ! À lire aussiLa radio des Français dans le monde fête ses cinq ans
La réforme de l'AEFE, l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger, annoncée fin décembre dernier, est en attente. Mais les dispositions imposées avant ces changements passent mal auprès des établissements français à l'étranger, à l'instar du lycée Chateaubriand de Rome, en Italie. Dossier. À réécouter aussiAu sein de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger aussi, l'heure de la rentrée a sonné
Félix Tshisekedi a affirmé ce weekend son ouverture à un dialogue inclusif et apaisé en République démocratique du Congo. Le président s'est exprimé sur le sujet à l'occasion d'une cérémonie d'échange de vœux organisée à Kinshasa, avec les ambassadeurs et diplomates accrédités en RDC. « Pour le chef de l'État, si ce dialogue devait se tenir, il se déroulerait sur le sol national et serait conduit et organisé par les institutions de la République, dans le respect de la Constitution, des lois et règles démocratiques qui fondent le pacte national », analyse le média congolais Radio Okapi. En résumé, « Dialogue oui, complaisance non » titre Le Potentiel. « Félix Tshisekedi trace ses lignes rouges », commente le journal congolais. Le président « refuse toute confusion entre cohésion nationale et amnésie politique. Pas question, pour lui, d'inviter à la table de la République ceux qu'il accuse de nourrir la rébellion armée... » Face à la guerre qui ravage l'est de la RDC, l'appel à l'unité nationale s'est imposé comme un impératif, non seulement pour faire face à la menace sécuritaire, mais aussi pour contenir les fractures politiques internes. Mais ce dialogue national pour la Paix en RDC « risque de n'être qu'un exercice cosmétique », commente la presse. Dans les colonnes Édito du journal burkinabé Le Pays, on s'interroge : n'est-ce pas là un serpent de mer politique ? « Kinshasa n'entend pas marchander avec ceux qu'elle considère comme des relais d'agendas régionaux hostiles. Cette ligne rouge tracée par Félix Tshisekedi (...) se heurte néanmoins à une réalité brutale. Les acteurs ainsi exclus sont précisément ceux qui tiennent les armes, contrôlent des territoires et administrent des populations, avec, en arrière-plan, l'ombre persistante du Rwanda. Dès lors, une question centrale s'impose : comment prétendre régler une guerre en excluant de la table, ceux qui la font ? Dans ce contexte, proclamer un retour à la paix, relève presque de l'incantation (...) » Le président de la RDC, a par ailleurs réagi publiquement ce weekend, à la suite de la reconnaissance officielle par le Rwanda d'une coordination sécuritaire avec le groupe rebelle AFC/M23. Afrik.com y voit un nouveau chapitre dans la crise persistante de l'est de la RDC. « Pour le président congolais, cette reconnaissance [par Kigali] ne saurait être réduite à un simple exercice de communication diplomatique ». Le chef d'État congolais a fait explicitement référence au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Pour Kinshasa, l'aveu rwandais confirme l'existence d'un appui déterminant à un mouvement armé insurrectionnel, violant le principe de souveraineté nationale. Quel secrétaire général pour l'Organisation internationale de la Francophonie ? L'Organisation internationale de la Francophonie laisse aussi entrevoir une nouvelle passe d'armes entre la RDC et le Rwanda. La désignation du prochain secrétaire général de l'OIF est prévue lors du sommet de la Francophonie, organisée en novembre 2026 au Cambodge. Et la RDC a annoncé son intention de candidater au poste de secrétaire général. Désormais, c'est une bataille diplomatique d'ampleur qui se dessine, notamment face au Rwanda. Kigali soutient en effet la reconduction de l'actuelle secrétaire générale, Louise Mushikiwabo, pour un troisième mandat. Afrik.com analyse cette stratégie de la RDC : « Il s'agit de renforcer l'influence du pays sur la scène internationale, mais aussi de promouvoir une Francophonie plus attentive aux défis sécuritaires, politiques et de développement auxquels sont confrontés plusieurs de ses États membres ». « Les pays africains membres de l'OIF seront-ils favorables à une alternance ? » Interroge pour sa part Jeune Afrique... « On ne défie aucun pays, mais nous voulons réaffirmer notre place », souligne une source à la présidence congolaise. Un Grammy Award décerné pour la première fois à un artiste africain Dans la presse africaine également ce matin, on revient sur le Grammy Award décerné pour la première fois à un artiste africain. « Le symbole est assez extraordinaire pour passer inaperçu », souligne Wakatsera. La légende nigériane Fela Kuti, le père de l'Afrobeat, a été récompensé à titre posthume avant la cérémonie des Grammy, pour avoir rendu éternel ce mélange de jazz, de funk, et de musiques traditionnelles de son terroir nigérian. Une question persiste toutefois : mais pourquoi de son vivant, Fela n'a-t-il pas été lauréat du Grammy ? « Il en a avait pourtant l'étoffe ! commente Wakatsera... « Mais la musique et les musiciens africains n'avaient, et n'ont, certainement pas les mêmes chances de promotion que ceux de l'Europe ou des États-Unis. Le pape de l'Afrobeat n'avait visiblement pas, aux yeux des organisateurs des Grammy Awards l'envergure mondiale de Beyoncé (...) » « Un Grammy à titre posthume, c'est toujours une marque de reconnaissance mondiale pour Fela, mais les artistes africains contemporains de valeur, il en existe bien et il faut espérer qu'ils soient récompensés de leur vivant, et non 29 ans après leur mort ! »
Félix Tshisekedi a affirmé ce weekend son ouverture à un dialogue inclusif et apaisé en République démocratique du Congo. Le président s'est exprimé sur le sujet à l'occasion d'une cérémonie d'échange de vœux organisée à Kinshasa, avec les ambassadeurs et diplomates accrédités en RDC. « Pour le chef de l'État, si ce dialogue devait se tenir, il se déroulerait sur le sol national et serait conduit et organisé par les institutions de la République, dans le respect de la Constitution, des lois et règles démocratiques qui fondent le pacte national », analyse le média congolais Radio Okapi. En résumé, « Dialogue oui, complaisance non » titre Le Potentiel. « Félix Tshisekedi trace ses lignes rouges », commente le journal congolais. Le président « refuse toute confusion entre cohésion nationale et amnésie politique. Pas question, pour lui, d'inviter à la table de la République ceux qu'il accuse de nourrir la rébellion armée... » Face à la guerre qui ravage l'est de la RDC, l'appel à l'unité nationale s'est imposé comme un impératif, non seulement pour faire face à la menace sécuritaire, mais aussi pour contenir les fractures politiques internes. Mais ce dialogue national pour la Paix en RDC « risque de n'être qu'un exercice cosmétique », commente la presse. Dans les colonnes Édito du journal burkinabé Le Pays, on s'interroge : n'est-ce pas là un serpent de mer politique ? « Kinshasa n'entend pas marchander avec ceux qu'elle considère comme des relais d'agendas régionaux hostiles. Cette ligne rouge tracée par Félix Tshisekedi (...) se heurte néanmoins à une réalité brutale. Les acteurs ainsi exclus sont précisément ceux qui tiennent les armes, contrôlent des territoires et administrent des populations, avec, en arrière-plan, l'ombre persistante du Rwanda. Dès lors, une question centrale s'impose : comment prétendre régler une guerre en excluant de la table, ceux qui la font ? Dans ce contexte, proclamer un retour à la paix, relève presque de l'incantation (...) » Le président de la RDC, a par ailleurs réagi publiquement ce weekend, à la suite de la reconnaissance officielle par le Rwanda d'une coordination sécuritaire avec le groupe rebelle AFC/M23. Afrik.com y voit un nouveau chapitre dans la crise persistante de l'est de la RDC. « Pour le président congolais, cette reconnaissance [par Kigali] ne saurait être réduite à un simple exercice de communication diplomatique ». Le chef d'État congolais a fait explicitement référence au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Pour Kinshasa, l'aveu rwandais confirme l'existence d'un appui déterminant à un mouvement armé insurrectionnel, violant le principe de souveraineté nationale. Quel secrétaire général pour l'Organisation internationale de la Francophonie ? L'Organisation internationale de la Francophonie laisse aussi entrevoir une nouvelle passe d'armes entre la RDC et le Rwanda. La désignation du prochain secrétaire général de l'OIF est prévue lors du sommet de la Francophonie, organisée en novembre 2026 au Cambodge. Et la RDC a annoncé son intention de candidater au poste de secrétaire général. Désormais, c'est une bataille diplomatique d'ampleur qui se dessine, notamment face au Rwanda. Kigali soutient en effet la reconduction de l'actuelle secrétaire générale, Louise Mushikiwabo, pour un troisième mandat. Afrik.com analyse cette stratégie de la RDC : « Il s'agit de renforcer l'influence du pays sur la scène internationale, mais aussi de promouvoir une Francophonie plus attentive aux défis sécuritaires, politiques et de développement auxquels sont confrontés plusieurs de ses États membres ». « Les pays africains membres de l'OIF seront-ils favorables à une alternance ? » Interroge pour sa part Jeune Afrique... « On ne défie aucun pays, mais nous voulons réaffirmer notre place », souligne une source à la présidence congolaise. Un Grammy Award décerné pour la première fois à un artiste africain Dans la presse africaine également ce matin, on revient sur le Grammy Award décerné pour la première fois à un artiste africain. « Le symbole est assez extraordinaire pour passer inaperçu », souligne Wakatsera. La légende nigériane Fela Kuti, le père de l'Afrobeat, a été récompensé à titre posthume avant la cérémonie des Grammy, pour avoir rendu éternel ce mélange de jazz, de funk, et de musiques traditionnelles de son terroir nigérian. Une question persiste toutefois : mais pourquoi de son vivant, Fela n'a-t-il pas été lauréat du Grammy ? « Il en a avait pourtant l'étoffe ! commente Wakatsera... « Mais la musique et les musiciens africains n'avaient, et n'ont, certainement pas les mêmes chances de promotion que ceux de l'Europe ou des États-Unis. Le pape de l'Afrobeat n'avait visiblement pas, aux yeux des organisateurs des Grammy Awards l'envergure mondiale de Beyoncé (...) » « Un Grammy à titre posthume, c'est toujours une marque de reconnaissance mondiale pour Fela, mais les artistes africains contemporains de valeur, il en existe bien et il faut espérer qu'ils soient récompensés de leur vivant, et non 29 ans après leur mort ! »
Créée il y a 20 ans, StereoChic proposait au départ une playlist musicale, jusqu'à l'apparition du Covid-19. Du fait de cette pandémie, les Français de l'Hexagone et ceux qui vivaient en expatriation se sont retrouvés isolés et confinés, la webradio a alors décidé d'aider les expatriés français à traverser cette période difficile et a changé de nom. Depuis cinq ans, StereoChic est donc devenue La radio des Français dans le monde. Gauthier Seys est le cofondateur et l'animateur de ce média. La radio des Français dans le monde est accessible ici. À écouter aussiLes 25 ans du site du Petit Journal, le média des expatriés francophones
Créé en 2001 par un journaliste français établi au Mexique, lepetitjournal.com est un média en ligne dédié aux expatriés français et francophones à travers le monde. Cette publication, qui accompagne les Français de l'étranger depuis 25 ans, a grandi au rythme de l'expatriation. Hervé Heyraud est le fondateur et le responsable de ce média.
Le ministre Christopher Skeete était à Davos dans les derniers jours avec la délégation canadienne. On lui parle de son expérience et du fameux discours de Mark Carney qui a certainement marqué les esprits. Entrevue avec Christopher Skeete, ministre des Relations internationales et de la Francophonie. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Trump plie : un bon coup pour Mark Carney | Bernard Drainville se lance dans la course à la CAQ | Les déboires de Trump et ses menaces inquiètent un ancien officier militaire | Fermeture du pont Jacques-Cartier: un autre bordel à prévoir aujourd’hui | Le ministre Skeete était à Davos : il nous donne son constat | « Détective Surprenant » débarque pour une deuxième saison! Dans cet épisode intégral du 22 janvier, en entrevue : Claude Turmel, ancien officier militaire, major durant 28 ans au sein du génie électrique et mécanique militaire, vétéran de 12 ans au sein du ministère de la Défense nationale. Nathalie Lessard, directrice des Communications pour Les Ponts Jacques Cartier et Champlain Incorporée (PJCCI). Christopher Skeete, ministre des Relations internationales et de la Francophonie. Evelyne Brochu, actrice. Une production QUB Janvier 2026Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Podcast En cours #8 – Jouer en classe permet de surprendre nos apprenant·es, les mettre en mouvement et leur donner envie d'apprendre. Déborah Gros, dans le rôle de la prof curieuse, vous emmène dans une classe de français. Découvrez, en situation, comment intégrer des moments ludiques dans vos cours pour créer un espace de plaisir et de spontanéité. Avec : Marjolaine Pierré, enseignante de FLE et formatrice au CAVILAM - Alliance Française à Vichy, en France. Spécialiste du jeu, elle nous ouvre les portes de sa classe. Christelle Djoukouo, enseignante de FLE dans un établissement bilingue au Cameroun. Elle nous explique comment elle utilise le jeu avec ses apprenant·es âgé·es de 10 à 18 ans. En cours, un podcast produit par RFI en partenariat avec le CAVILAM - Alliance française et avec le soutien de l'Organisation internationale de la Francophonie. Pour aller plus loin, téléchargez la fiche pratiqueLes activités ludiques en classe, comment fait-on ?
Partagez votre opinion avec la rédactionÀ l'aube de l'année 2026, riche en échéances politiques, sportives, culturelles et internationales pour les Français de l'étranger, la francophonie reste au cœur du débat public. À l'occasion d'un entretien Lesfrancais.press, le sénateur PS des Français établis hors de France Yan Chantrel, président du groupe d'études Francophonie au Sénat, livre une analyse sans sur l'avenir de la langue française, les leviers à activer et partage sa position sur l'écriture inclusive. Le parlementaire plaide notamment pour une francophonie offensive, inclusive et résolument tournée vers l'avenir. Il nous informe même qu'une prochaine proposition de loi est en préparation. Support the show
En 2026, pour la deuxième année consécutive, les Laboratoires d'Aubervilliers organisent des ateliers d'écriture rap. L'occasion de comprendre comment on apprend à écrire du rap. Pour ce faire, oXni, rappeuse, artiste multi-casquettes et animatrice d'ateliers d'écriture rap, et Djoko, rappeur et producteur, donnent des pistes. Comment écrire du rap ? L'an dernier (2025), Eesah Yasuke nous racontait sa méthode, oscillant entre la pulsion d'écriture et le travail précis de la langue... Mais les autres ? Les Laboratoires d'Aubervilliers, lieu de recherches et de créations pluridisciplinaires dans le département de la Seine-Saint-Denis, organisent chaque année le Contest Open Mic, un concours de rap ouvert aux néophytes, et des ateliers d'écriture ouverts à toutes et tous. Écriture automatique, improvisation, pulsions, émotions, recherches poussées... Qu'est-ce qui motive untel à écrire du rap ? Talent ou travail ? Et, surtout, comment apprendre à écrire du rap, du jour au lendemain ? Tant de questions que Pascal Paradou s'est posées et auxquelles Djoko, rappeur et producteur, et oXni, rappeuse engagée, artiste protéiforme et animatrice d'ateliers d'écriture rap aux Laboratoires d'Aubervilliers, ont répondu avec pédagogie. Peut-on écrire du rap sans inspiration de ses pairs, sans engagement ? Pour certains, comme Djoko et oXni, il n'est pas fondamentalement nécessaire de puiser de l'inspiration dans le travail des « anciens », puisque les codes de la musique ont changé aujourd'hui, voire se sont simplifiés. Pour d'autres, comme les rappeurs old school, il est nécessaire de s'inspirer de l'histoire et de la littérature, à l'image de MC Solaar qui nous expliquait déjà, il y a quelques temps, l'importance de la lecture au profit de l'écriture. Invités : Djoko, rappeur, producteur, co-fondateur du label C4 Industrie et du festival des Arts de rue des cités. Et oXni (pour objet X non identifié), artiste multidisciplinaire. Elle a animé des ateliers d'écriture rap aux Laboratoires. Son dernier album Chaoscène est sorti en septembre 2025. Et, comme chaque lundi, la chronique « Ailleurs » nous emmène en Norvège, où Corentin Buczkowski, attaché de coopération pour le français et correspondant Sport et Francophonie à l'Institut français de Norvège, nous parle du Concours de la Francophonie organisé pour les classes apprenant le français en Norvège. Programmation musicale : L'artiste oXni avec ses titres « Revue de peste » et « Chaoscène ». L'artiste Lacheb et son morceau « Endommagé ».
En 2026, pour la deuxième année consécutive, les Laboratoires d'Aubervilliers organisent des ateliers d'écriture rap. L'occasion de comprendre comment on apprend à écrire du rap. Pour ce faire, oXni, rappeuse, artiste multi-casquettes et animatrice d'ateliers d'écriture rap, et Djoko, rappeur et producteur, donnent des pistes. Comment écrire du rap ? L'an dernier (2025), Eesah Yasuke nous racontait sa méthode, oscillant entre la pulsion d'écriture et le travail précis de la langue... Mais les autres ? Les Laboratoires d'Aubervilliers, lieu de recherches et de créations pluridisciplinaires dans le département de la Seine-Saint-Denis, organisent chaque année le Contest Open Mic, un concours de rap ouvert aux néophytes, et des ateliers d'écriture ouverts à toutes et tous. Écriture automatique, improvisation, pulsions, émotions, recherches poussées... Qu'est-ce qui motive untel à écrire du rap ? Talent ou travail ? Et, surtout, comment apprendre à écrire du rap, du jour au lendemain ? Tant de questions que Pascal Paradou s'est posées et auxquelles Djoko, rappeur et producteur, et oXni, rappeuse engagée, artiste protéiforme et animatrice d'ateliers d'écriture rap aux Laboratoires d'Aubervilliers, ont répondu avec pédagogie. Peut-on écrire du rap sans inspiration de ses pairs, sans engagement ? Pour certains, comme Djoko et oXni, il n'est pas fondamentalement nécessaire de puiser de l'inspiration dans le travail des « anciens », puisque les codes de la musique ont changé aujourd'hui, voire se sont simplifiés. Pour d'autres, comme les rappeurs old school, il est nécessaire de s'inspirer de l'histoire et de la littérature, à l'image de MC Solaar qui nous expliquait déjà, il y a quelques temps, l'importance de la lecture au profit de l'écriture. Invités : Djoko, rappeur, producteur, co-fondateur du label C4 Industrie et du festival des Arts de rue des cités. Et oXni (pour objet X non identifié), artiste multidisciplinaire. Elle a animé des ateliers d'écriture rap aux Laboratoires. Son dernier album Chaoscène est sorti en septembre 2025. Et, comme chaque lundi, la chronique « Ailleurs » nous emmène en Norvège, où Corentin Buczkowski, attaché de coopération pour le français et correspondant Sport et Francophonie à l'Institut français de Norvège, nous parle du Concours de la Francophonie organisé pour les classes apprenant le français en Norvège. Programmation musicale : L'artiste oXni avec ses titres « Revue de peste » et « Chaoscène ». L'artiste Lacheb et son morceau « Endommagé ».
Petite question de rentrée: quel est le point commun entre la pensée de Césaire, la poésie de Mallarmé et le moonwalk de Michaël Jackson ? Réponse : le regard Malela. Le regard, le verbe, la pensée. Mais aussi le corps, la vibration, la musique. Y a tout ça chez Buata Malela, professeur des universités en Littératures française et francophone du XXè et XXIè siècles à l'université de Limoges, ayant enseigné (signe particulier) à Mayotte. Mais un professeur qui ne déteste pas taquiner la culture pop, se rêvant, peut-être, en MC de la pensée académique. Depuis son Kinshasa natal jusqu'à sa Bruxelles d'adoption, Buata Malela cultive une forme de créolité en publiant chez Hermann Éditeurs Sensibilités intellectuelles africaines, du discours occidental aux voix africaines (1988-2022) ou comment sortir de la grande nuit pour se glisser dans le talon d'Achille…Mbembe. Programmation de l'invité: • Fally Ipupa - Posa • Michaël Jackson - Liberian girl
Petite question de rentrée: quel est le point commun entre la pensée de Césaire, la poésie de Mallarmé et le moonwalk de Michaël Jackson ? Réponse : le regard Malela. Le regard, le verbe, la pensée. Mais aussi le corps, la vibration, la musique. Y a tout ça chez Buata Malela, professeur des universités en Littératures française et francophone du XXè et XXIè siècles à l'université de Limoges, ayant enseigné (signe particulier) à Mayotte. Mais un professeur qui ne déteste pas taquiner la culture pop, se rêvant, peut-être, en MC de la pensée académique. Depuis son Kinshasa natal jusqu'à sa Bruxelles d'adoption, Buata Malela cultive une forme de créolité en publiant chez Hermann Éditeurs Sensibilités intellectuelles africaines, du discours occidental aux voix africaines (1988-2022) ou comment sortir de la grande nuit pour se glisser dans le talon d'Achille…Mbembe. Programmation de l'invité: • Fally Ipupa - Posa • Michaël Jackson - Liberian girl
La Revue des oralités du Monde n°5, consacrée à la transcription des textes de Littérature orale vient d'être publiée. Par principe, il y a quelque chose d'éphémère dans la littérature orale de la variabilité son essence c'est le présent, il s'agit donc de transmettre et de transcrire pour sauvegarder ? La parole étant immatérielle, dès lors qu'elle est prononcée, on ne peut plus la restituer. Comment alors retranscrire ces langues et leurs textes ? Toutes les langues sont-elles logées à la même enseigne ? Invités : Ursula Baumgardt, professeur émérite en oralité et littérature africaine, INALCO, PLIDAM. A lire aussi : Goggo Addi, une conteuse peule de Garoua. Aliou Mohamadou, professeur émérite de linguistique peule, INALCO, PLIDAM. Il a écrit l'article « Les sytèmes de transcription du peul et leurs applications », une question qui a traversé tout le XIXème siècle puisque les premiers textes peuls datent des années 1850/1853. Le peul n'avait pas de norme orthographique, la question était donc de les établir, mais comment établir des règles écrites, lorsqu'on parle d'une langue orale ? Tous les deux sont membres fondateurs – Revue des oralités du monde, et de l'Encyclopédie des littératures en langues africaines (ELLAF), une bibliothèque numérique des littératures africaines. Et comme chaque semaine, la chronique de Lucie Bouteloup décrypte les expressions de la langue française ! Et pour cette nouvelle année, elle est toujours aussi déterminée mais rassurez-vous, vous ne serez pas le dindon de la farce ! Avec Benjamin Rouxel des éditions Le Robert et toujours avec la complicité des élèves de la classe de cm2 de l'école Vulpian à Paris ! Programmation musicale : L'artiste VJ avec Sidiki Diabaté avec le titre Toi et moi
La Revue des oralités du Monde n°5, consacrée à la transcription des textes de Littérature orale vient d'être publiée. Par principe, il y a quelque chose d'éphémère dans la littérature orale de la variabilité son essence c'est le présent, il s'agit donc de transmettre et de transcrire pour sauvegarder ? La parole étant immatérielle, dès lors qu'elle est prononcée, on ne peut plus la restituer. Comment alors retranscrire ces langues et leurs textes ? Toutes les langues sont-elles logées à la même enseigne ? Invités : Ursula Baumgardt, professeur émérite en oralité et littérature africaine, INALCO, PLIDAM. A lire aussi : Goggo Addi, une conteuse peule de Garoua. Aliou Mohamadou, professeur émérite de linguistique peule, INALCO, PLIDAM. Il a écrit l'article « Les sytèmes de transcription du peul et leurs applications », une question qui a traversé tout le XIXème siècle puisque les premiers textes peuls datent des années 1850/1853. Le peul n'avait pas de norme orthographique, la question était donc de les établir, mais comment établir des règles écrites, lorsqu'on parle d'une langue orale ? Tous les deux sont membres fondateurs – Revue des oralités du monde, et de l'Encyclopédie des littératures en langues africaines (ELLAF), une bibliothèque numérique des littératures africaines. Et comme chaque semaine, la chronique de Lucie Bouteloup décrypte les expressions de la langue française ! Et pour cette nouvelle année, elle est toujours aussi déterminée mais rassurez-vous, vous ne serez pas le dindon de la farce ! Avec Benjamin Rouxel des éditions Le Robert et toujours avec la complicité des élèves de la classe de cm2 de l'école Vulpian à Paris ! Programmation musicale : L'artiste VJ avec Sidiki Diabaté avec le titre Toi et moi
L'émission du jour est écourtée mais qu'à cela ne tienne ! On vous a concocté une émission un peu spéciale avec quelques uns des meilleurs moments musicaux de De Vive(s) Voix pour cette année ! Programmation musicale :
« Nous voulûmes d'abord dire que la Congolexicomatisation est un trait d'union entre la culture congolaise et le monde, à travers la francophonie. C'est une coopération, un contact d'invention et de créativité, entre les langues congolaises et le linguisme francophone. [...] Alors, soyez là ! Congolexicomatisez-vous, Agglutinogénisez-vous, savanestiquez-vous ! » En 2013, lorsqu'un journaliste tombe sur Eddy Malou pendant un micro-trottoir sur le roller, la vidéo devient virale et fait le tour du monde francophone. Dans une véritable démonstration oratoire, le Kinois s'exprime dans un français soutenu, à la fois érudit et exubérant, et s'auto-présente comme « le premier savant de toute la République démocratique du Congo », cherchant à « imposer la force vers Lovanium », la première université du Congo. Intellectuel autodidacte, Eddy Malou a été professeur dans des écoles techniques, puis à l'Athénée Royal de la Gombe, où il donne cours notamment au chanteur Jean-Baptiste Mpiana. On peut le voir à partir de 1998 sur la chaîne kinoise Antenne A, où il a été animateur. Aujourd'hui, l'homme septuagénaire, ne possédant ni téléphone ni internet, est devenu une star des réseaux, suivi par plus de 300 000 personnes à travers le monde. Pendant près de dix ans, il a marché dans les rues de Kinshasa, livrant des cours improvisés aux passants. Avec lui et « la valise de mots » qu'il a dans la tête, le plus simple des échanges devient un exercice rhétorique de haute volée. Après son essai politique intitulé La Congolexicomatisation et publié en 2022, Eddy Malou nous offre aujourd'hui son deuxième ouvrage, Le dictionnaire de la Congolexicomatisation, publié par l'association Les Amis d'Eddy Malou. C'est un dictionnaire de plus de 200 mots inventés, remixés, empruntés et détournés, des mots qu'il recharge dans le même geste de sens et de savoir. Une œuvre luxuriante, l'aboutissement d'un travail qui demeurait jusqu'à présent essentiellement filmé. Valabater (v.tr.) : « Se promener physiquement et intellectuellement. » Exemple : « Eddy Malou faisant valabater sa cognostacéité au XXIè siècle. » Etymologie : Jeu sonore sur l'expression populaire « va là-bas », transformée en verbe par suffixation. Rondelade (n.f.) : « Une tournée qui revient à son point de départ. » Exemple : « Votre Savant effectue une rondelade quotidienne, partant de l'UPn, puis transitant à Matonge pour repartir au campus de l'Unikin. La curvilinéarité ! » Etymologie : De « ronde » (danse en cercle) en français, + suffixe « -lade » marquant un retour au point de départ. ► Suivre Eddy Malou sur Tik Tok. Programmation musicale : Le compositeur électro français Thylacine avec le titre Mafwe.
L'émission du jour est écourtée mais qu'à cela ne tienne ! On vous a concocté une émission un peu spéciale avec quelques uns des meilleurs moments musicaux de De Vive(s) Voix pour cette année ! Programmation musicale :
« Nous voulûmes d'abord dire que la Congolexicomatisation est un trait d'union entre la culture congolaise et le monde, à travers la francophonie. C'est une coopération, un contact d'invention et de créativité, entre les langues congolaises et le linguisme francophone. [...] Alors, soyez là ! Congolexicomatisez-vous, Agglutinogénisez-vous, savanestiquez-vous ! » En 2013, lorsqu'un journaliste tombe sur Eddy Malou pendant un micro-trottoir sur le roller, la vidéo devient virale et fait le tour du monde francophone. Dans une véritable démonstration oratoire, le Kinois s'exprime dans un français soutenu, à la fois érudit et exubérant, et s'auto-présente comme « le premier savant de toute la République démocratique du Congo », cherchant à « imposer la force vers Lovanium », la première université du Congo. Intellectuel autodidacte, Eddy Malou a été professeur dans des écoles techniques, puis à l'Athénée Royal de la Gombe, où il donne cours notamment au chanteur Jean-Baptiste Mpiana. On peut le voir à partir de 1998 sur la chaîne kinoise Antenne A, où il a été animateur. Aujourd'hui, l'homme septuagénaire, ne possédant ni téléphone ni internet, est devenu une star des réseaux, suivi par plus de 300 000 personnes à travers le monde. Pendant près de dix ans, il a marché dans les rues de Kinshasa, livrant des cours improvisés aux passants. Avec lui et « la valise de mots » qu'il a dans la tête, le plus simple des échanges devient un exercice rhétorique de haute volée. Après son essai politique intitulé La Congolexicomatisation et publié en 2022, Eddy Malou nous offre aujourd'hui son deuxième ouvrage, Le dictionnaire de la Congolexicomatisation, publié par l'association Les Amis d'Eddy Malou. C'est un dictionnaire de plus de 200 mots inventés, remixés, empruntés et détournés, des mots qu'il recharge dans le même geste de sens et de savoir. Une œuvre luxuriante, l'aboutissement d'un travail qui demeurait jusqu'à présent essentiellement filmé. Valabater (v.tr.) : « Se promener physiquement et intellectuellement. » Exemple : « Eddy Malou faisant valabater sa cognostacéité au XXIè siècle. » Etymologie : Jeu sonore sur l'expression populaire « va là-bas », transformée en verbe par suffixation. Rondelade (n.f.) : « Une tournée qui revient à son point de départ. » Exemple : « Votre Savant effectue une rondelade quotidienne, partant de l'UPn, puis transitant à Matonge pour repartir au campus de l'Unikin. La curvilinéarité ! » Etymologie : De « ronde » (danse en cercle) en français, + suffixe « -lade » marquant un retour au point de départ. ► Suivre Eddy Malou sur Tik Tok. Programmation musicale : Le compositeur électro français Thylacine avec le titre Mafwe.
658. Part 2 of our conversation with Scott Tilton. Scott is the Co-Founder and Director of the Nous Foundation, a platform for exchange between Louisiana and the French-speaking world. He lived the past several years in Paris where he worked as a consultant at Ernst & Young France on projects for the European Union, the UN, and the French Government. While in Paris, Scott launched and spearheaded an initiative that saw Louisiana become the first U.S. state to join the International Organization of the Francophonie (La Francophonie). Now available: Liberty in Louisiana: A Comedy. The oldest play about Louisiana, author James Workman wrote it as a celebration of the Louisiana Purchase. Now it is back in print for the first time in 221 years. Order your copy today! This week in the Louisiana Anthology. George Washington Cable. “Café des Exiles.” An antiquated story-and-a-half Creole cottage sitting right down on the banquette, as do the Choctaw squaws who sell bay and sassafras and life-everlasting, with a high, close board-fence shutting out of view the diminutive garden on the southern side. An ancient willow droops over the roof of round tiles, and partly hides the discolored stucco, which keeps dropping off into the garden as though the old café was stripping for the plunge into oblivion — disrobing for its execution. I see, well up in the angle of the broad side gable, shaded by its rude awning of clapboards, as the eyes of an old dame are shaded by her wrinkled hand, the window of Pauline. Oh for the image of the maiden, were it but for one moment, leaning out of the casement to hang her mocking-bird and looking down into the garden, — where, above the barrier of old boards, I see the top of the fig-tree, the pale green clump of bananas, the tall palmetto with its jagged crown, Pauline's own two orange-trees holding up their hands toward the window, heavy with the promises of autumn; the broad, crimson mass of the many-stemmed oleander, and the crisp boughs of the pomegranate loaded with freckled apples, and with here and there a lingering scarlet blossom. This week in Louisiana history. December 27, 1814. Jackson's men repell a British reconnaissance force near Rodriguez Canal. This week in New Orleans history. Jean Étienne de Boré (December 27, 1741 – February 1, 1820) was the first Mayor of New Orleans. His wife, Marie Marguerite d'Estrehan, came from one of the most prominent families of colonial Louisiana; her father, Jean Baptiste d'Estrehan, was the Royal Treasurer of French Louisiana. Etienne owned a plantation a few miles above the City of New Orleans. There he had originally cultivated indigo. But when this product lost its market as a result of competition from Guatemala, he turned his attention to the manufacture of sugar. On his estate he set up a sugar mill and there, in 1795, had, with the aid of two Cubans, Mendez and Lopez, succeeded in producing the first granulated sugar ever known in the colony, with the result that agriculture was completely revolutionized. He was appointed mayor by Governor William C. C. Claiborne in 1803; he resigned to look after his personal affairs the following year. He died at around 80 years old, and is buried in New Orleans' Saint Louis Cemetery No. 1. One of his daughters was the mother of Louisiana historian Charles Gayarré. This week in Louisiana. New Year's Eve in New Orleans French Quarter There's no better time or place to welcome 2025 than New Orleans. Ring in the New Year with a spectacular free concert and fireworks display along the Mississippi River, while celebrations pulse through the French Quarter and downtown. Join us for beloved traditions like the Allstate Sugar Bowl parade and championship game on New Year's Day. With excellent hotel rates still available and endless ways to celebrate – from elegant dinners to live music venues to family-friendly events – now is the moment to plan your unforgettable New Year's Eve in the Crescent City. See below for even more ways to celebrate. Postcards from Louisiana. Tyler Thompson Band on Frenchmen Street. Listen on Apple Podcasts. Listen on audible. Listen on Spotify. Listen on TuneIn. Listen on iHeartRadio. The Louisiana Anthology Home Page. Like us on Facebook.
Dans son dernier roman, l'autrice Hala Moughanie revient sur l'explosion du port de Beyrouth du 4 août 2020. C'était en 2020, il y a un peu plus de 5 ans, une explosion ravageait le port de Beyrouth et une partie de la capitale libanaise. Bilan : 235 morts, 6 500 blessés, 77 000 bâtiments détruits ou endommagés. À lire aussiLiban: cinq ans après l'explosion du port de Beyrouth, une enquête et une reconstruction inachevées Le roman se passe sur 5 jours : du 4 août, jour de l'explosion, jusqu'au 8 août, date de la première manifestation pendant laquelle les Libanais manifestent leur colère. Les autorités parlaient alors de «négligence». L'autrice se trouvait à quelques kilomètres de la capitale ce jour-là, elle a entendu la déflagration. Ce qui a fait la particularité de ce moment-là, c'est son côté très soudain. Chacun vaquait à ses affaires. Aujourd'hui, il n'y a ni vérité, ni responsable dans cette affaire. «Elle a souhaité écrire ce texte immédiatement après ces évènements, ce qui lui confère selon elle une valeur de témoignage historique». On ne peut pas être Libanais sans perdre quelque chose en chemin. Les évènements sont narrés du point de vue d'un épicier, un survivant ; il habitait dans le périmètre qui a été soufflé, mais avait fermé sa boutique plus tôt ce jour-là... Le narrateur est persuadé d'avoir entendu des avions rafales ou F16, les «bestioles» qui donnent le titre au livre, survoler le port. Hala Moughanie avait cœur à ancrer la fiction dans une réalité quasiment intangible. Je cherche l'exactitude dans les faits, mais aussi de l'exactitude du ressenti et de l'émotion. Malgré la gravité du sujet, l'autrice parsème son roman d'ironie, de cynisme et d'humour noir. Utiliser ces formes d'humour m'a permis de mettre de la distance et de dire des choses vraies de manière très brutale que le sérieux ne permettrait pas. Invitée : l'autrice Hala Moughanie est née en 1980 à Beyrouth. De 1990 à 2003, elle vient à Paris et suit des études de littérature à La Sorbonne. En 2003, elle décide de retourner vivre au Liban, où elle enseigne et travaille comme journaliste. Elle se passionne pour le travail de mémoire dans une société post-guerre. Autrice de roman, elle écrit également des pièces de théâtre dont Tais-toi et creuse qui obtient le Prix RFI Théâtre en 2015. Son dernier roman, Les bestioles a été publié aux éditions Elyzad. Il a remporté le Prix France Liban. Et comme chaque semaine, la chronique de Lucie Bouteloup décrypte les expressions de la langue française ! Alors, on se tient à carreaux et on écoute bien ! Une chronique enregistrée avec Géraldine Moinard des éditions Le Robert, et toujours avec la complicité des enfants de la classe de CM2 de l'École élémentaire Vulpian à Paris ! Programmation musicale : L'artiste libanaise Yasmine Hamdan avec le titre Hon extrait de l'album I remember, I forget.
Dans son dernier roman, l'autrice Hala Moughanie revient sur l'explosion du port de Beyrouth du 4 août 2020. C'était en 2020, il y a un peu plus de 5 ans, une explosion ravageait le port de Beyrouth et une partie de la capitale libanaise. Bilan : 235 morts, 6 500 blessés, 77 000 bâtiments détruits ou endommagés. À lire aussiLiban: cinq ans après l'explosion du port de Beyrouth, une enquête et une reconstruction inachevées Le roman se passe sur 5 jours : du 4 août, jour de l'explosion, jusqu'au 8 août, date de la première manifestation pendant laquelle les Libanais manifestent leur colère. Les autorités parlaient alors de «négligence». L'autrice se trouvait à quelques kilomètres de la capitale ce jour-là, elle a entendu la déflagration. Ce qui a fait la particularité de ce moment-là, c'est son côté très soudain. Chacun vaquait à ses affaires. Aujourd'hui, il n'y a ni vérité, ni responsable dans cette affaire. «Elle a souhaité écrire ce texte immédiatement après ces évènements, ce qui lui confère selon elle une valeur de témoignage historique». On ne peut pas être Libanais sans perdre quelque chose en chemin. Les évènements sont narrés du point de vue d'un épicier, un survivant ; il habitait dans le périmètre qui a été soufflé, mais avait fermé sa boutique plus tôt ce jour-là... Le narrateur est persuadé d'avoir entendu des avions rafales ou F16, les «bestioles» qui donnent le titre au livre, survoler le port. Hala Moughanie avait cœur à ancrer la fiction dans une réalité quasiment intangible. Je cherche l'exactitude dans les faits, mais aussi de l'exactitude du ressenti et de l'émotion. Malgré la gravité du sujet, l'autrice parsème son roman d'ironie, de cynisme et d'humour noir. Utiliser ces formes d'humour m'a permis de mettre de la distance et de dire des choses vraies de manière très brutale que le sérieux ne permettrait pas. Invitée : l'autrice Hala Moughanie est née en 1980 à Beyrouth. De 1990 à 2003, elle vient à Paris et suit des études de littérature à La Sorbonne. En 2003, elle décide de retourner vivre au Liban, où elle enseigne et travaille comme journaliste. Elle se passionne pour le travail de mémoire dans une société post-guerre. Autrice de roman, elle écrit également des pièces de théâtre dont Tais-toi et creuse qui obtient le Prix RFI Théâtre en 2015. Son dernier roman, Les bestioles a été publié aux éditions Elyzad. Il a remporté le Prix France Liban. Et comme chaque semaine, la chronique de Lucie Bouteloup décrypte les expressions de la langue française ! Alors, on se tient à carreaux et on écoute bien ! Une chronique enregistrée avec Géraldine Moinard des éditions Le Robert, et toujours avec la complicité des enfants de la classe de CM2 de l'École élémentaire Vulpian à Paris ! Programmation musicale : L'artiste libanaise Yasmine Hamdan avec le titre Hon extrait de l'album I remember, I forget.
657. Part 1 of our conversation with Scott Tilton. Scott is the Co-Founder and Director of the Nous Foundation, a platform for exchange between Louisiana and the French-speaking world. He lived the past several years in Paris where he worked as a consultant at Ernst & Young France on projects for the European Union, the UN, and the French Government. While in Paris, Scott launched and spearheaded an initiative that saw Louisiana become the first U.S. state to join the International Organization of the Francophonie (La Francophonie). Now available: Liberty in Louisiana: A Comedy. The oldest play about Louisiana, author James Workman wrote it as a celebration of the Louisiana Purchase. Now it is back in print for the first time in 221 years. Order your copy today! This week in the Louisiana Anthology. This week in Louisiana history. December 20, 1803. United States Commissioners W.C.C. Claiborne and James Wilkinson formally receive possession of Louisiana for the United States for $15,000,000. This week in New Orleans history. On December 20, 1803, the American flag flew over Louisiana for the first time as part of the Louisiana Purchase. This week in Louisiana. Kenner's Magical Christmas Village Heritage Park in Rivertown 2015 Fourth Street Kenner, LA 70062 www.kenner.la.us/486/Kenners-Magical-Christmas-Village Phone: 504-468-7240 Join us at the city of Kenner's Magical Christmas Village, where you can enjoy lights, snow, music, food, arts, crafts, and a special appearance from Santa Claus himself. Don't miss out on exciting vendors and entertainment! Admission: Free Dates: This event is open to the public every day in December from 5:30 PM - 8:30 PM. Vendors and entertainment will be present every Friday & Saturday. December 1-31, 2024, 5:30 PM - 8:30 PM Postcards from Louisiana. David Middleton. "The Shepherd: A Christmas Play." Listen on Apple Podcasts. Listen on audible. Listen on Spotify. Listen on TuneIn. Listen on iHeartRadio. The Louisiana Anthology Home Page. Like us on Facebook.
Podcast En cours #7 – Utiliser la chanson en classe, c'est plonger dans la langue et la culture par les sons, les rythmes et les voix. Déborah Gros, dans le rôle de la prof curieuse, vous emmène dans une classe de français. Découvrez, en situation, comment mener des activités autour de la chanson francophone pour en faire un moment de plaisir et d'apprentissage. Avec : Magali Delcombel, enseignante de FLE et formatrice au CAVILAM – Alliance Française à Vichy, en France. Spécialiste de la chanson, elle nous ouvre les portes de sa classe. Elida Reçi Ristani, enseignante de FLE et formatrice à Tirana, en Albanie. Elle nous raconte comment elle aborde la chanson francophone avec les adolescent·es. En cours, un podcast produit par RFI en partenariat avec le CAVILAM – Alliance Française et avec le soutien de l'Organisation internationale de la Francophonie. Pour aller plus loin, téléchargez la fiche pratiqueLa chanson en classe, comment fait-on ?
Invitée : Eléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie et des Partenariats internationaux et des Français de l'étrangerHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Invitée : Eléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie et des Partenariats internationaux et des Français de l'étrangerHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le Journal en français facile du mardi 9 décembre 2025, 17 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CFqG.A
Une émission enregistrée lors du seizième édition du Festival Les Traversées Mauritanides à Nouakchott, capitale de la Mauritanie et lieu de rendez-vous d'une vingtaine d'écrivains. Que peut-on demander à la littérature ? Qu'est-ce que l'écrit peut dire, que la parole ordinaire ne peut pas ? C'est le thème d'une des tables rondes organisées lors de cette seizième édition du Festival Traversées Mauritanides, un nom du Festival qui a emprunté son nom à la chaîne de montagnes située dans le sud de la Mauritanie. Un festival ouvert qui programme des auteurs français, mais aussi des auteurs arabophones et anglophones et qui reste ouvert à toutes les langues, précise son organisateur. Cet évènement organisé par Bios Diallo, écrivain et poète, a réuni une vingtaine d'écrivains mauritaniens. C'est sa rencontre avec William Sassine, l'écrivain guinéen exilé et avec Oumar Ba, qui a traduit le Coran en peul, qui a donné le goût de l'écriture à Bios Diallo. Des autrices telles que Hemley Boum, était invitée à donner des conférences aux étudiants lors de cet évènement. Écrivaine camerounaise d'expression française, Hemley Boum a grandi à Douala, mais vit aujourd'hui majoritairement en France, mais raconte des histoires du Cameroun et aussi des histoires d'ailleurs, des histoires des frontières, des géographies contrastées, le monde dans lequel on vit aujourd'hui. Elle publie son premier roman en 2010 : «le clan des femmes» aborde le sujet de la polygamie dans un village africain, au début du XXè siècle. En 2015, «Les Maquisards» remporte le Grand prix Littéraire d'Afrique Noire ainsi que le Prix Les Afriques. En 2020, c'est le prix Ahmadou Kourouma qui lui est attribué pour les jours viennent et passent. En 2024, le Rêve du pécheur est couronné par le prix des Cinq continents de la Francophonie. Elle organise le salon littéraire «Lire à Yaoundé». Également invité, Guillaume Jan, écrivain français né en Bretagne en 1973. Journaliste, devenu auteur «globe-trotter», ses livres mettent en scène ses errances aux quatre coins de la planète. Le Baobab de Stanley, 2009 ; Le Cartographe, 2011 ; Traîne-Savane, 2014 ; Samouraïs dans la brousse, 2018). Il est aujourd'hui en résidence en Mauritanie à l'Institut français de Nouakchott, Son dernier livre s'intitule République Démocratique du Congo et il évoque l'article 15 de la Constitution congolaise, «un texte de loi imaginaire qui prône le jus de crâne et l'huile de coude pour s'en sortir». Avec aussi le témoignage d'Anne-Sophie Stefanini, écrivaine, son dernier roman en date s'intitule Une femme a disparu. Elle est aussi éditrice chez Jean-Claude Lattès et organise le Prix Voix d'Afrique auquel RFI et la Cité internationale des Arts sont associés, c'est un prix pour les primo-romanciers de moins de 30 ans, un prix qui a permis de faire naître des vocations. Programmation musicale L'artiste Capitaine Alexandre avec le titre «Venir aux mots».
Une émission enregistrée lors du seizième édition du Festival Les Traversées Mauritanides à Nouakchott, capitale de la Mauritanie et lieu de rendez-vous d'une vingtaine d'écrivains. Que peut-on demander à la littérature ? Qu'est-ce que l'écrit peut dire, que la parole ordinaire ne peut pas ? C'est le thème d'une des tables rondes organisées lors de cette seizième édition du Festival Traversées Mauritanides, un nom du Festival qui a emprunté son nom à la chaîne de montagnes située dans le sud de la Mauritanie. Un festival ouvert qui programme des auteurs français, mais aussi des auteurs arabophones et anglophones et qui reste ouvert à toutes les langues, précise son organisateur. Cet évènement organisé par Bios Diallo, écrivain et poète, a réuni une vingtaine d'écrivains mauritaniens. C'est sa rencontre avec William Sassine, l'écrivain guinéen exilé et avec Oumar Ba, qui a traduit le Coran en peul, qui a donné le goût de l'écriture à Bios Diallo. Des autrices telles que Hemley Boum, était invitée à donner des conférences aux étudiants lors de cet évènement. Écrivaine camerounaise d'expression française, Hemley Boum a grandi à Douala, mais vit aujourd'hui majoritairement en France, mais raconte des histoires du Cameroun et aussi des histoires d'ailleurs, des histoires des frontières, des géographies contrastées, le monde dans lequel on vit aujourd'hui. Elle publie son premier roman en 2010 : «le clan des femmes» aborde le sujet de la polygamie dans un village africain, au début du XXè siècle. En 2015, «Les Maquisards» remporte le Grand prix Littéraire d'Afrique Noire ainsi que le Prix Les Afriques. En 2020, c'est le prix Ahmadou Kourouma qui lui est attribué pour les jours viennent et passent. En 2024, le Rêve du pécheur est couronné par le prix des Cinq continents de la Francophonie. Elle organise le salon littéraire «Lire à Yaoundé». Également invité, Guillaume Jan, écrivain français né en Bretagne en 1973. Journaliste, devenu auteur «globe-trotter», ses livres mettent en scène ses errances aux quatre coins de la planète. Le Baobab de Stanley, 2009 ; Le Cartographe, 2011 ; Traîne-Savane, 2014 ; Samouraïs dans la brousse, 2018). Il est aujourd'hui en résidence en Mauritanie à l'Institut français de Nouakchott, Son dernier livre s'intitule République Démocratique du Congo et il évoque l'article 15 de la Constitution congolaise, «un texte de loi imaginaire qui prône le jus de crâne et l'huile de coude pour s'en sortir». Avec aussi le témoignage d'Anne-Sophie Stefanini, écrivaine, son dernier roman en date s'intitule Une femme a disparu. Elle est aussi éditrice chez Jean-Claude Lattès et organise le Prix Voix d'Afrique auquel RFI et la Cité internationale des Arts sont associés, c'est un prix pour les primo-romanciers de moins de 30 ans, un prix qui a permis de faire naître des vocations. Programmation musicale L'artiste Capitaine Alexandre avec le titre «Venir aux mots».
Chaque année, a lieu la Journée internationale des professeurs de français (JIPF). Cette année, cette journée s'articule autour du thème : «Chanter, jouer, enseigner, la francophonie en musique». «Un amour pour une langue, c'est aussi une rencontre». Pour cette septième édition de la journée des profs de français, c'est le chanteur Benjamin Piat qui a été désigné comme parrain. Né le 24 avril 1985 à Angers, il grandit avec les chansons de Bernard Lavilliers, Henri Salvador et Charles Trenet. Il commence très tôt à se passionner de poésie, notamment pour Jacques Prévert. Il se met à composer ses premières chansons. La musique est un outil merveilleux pour apprendre une langue de manière joyeuse. Son premier album Boite à musique sort en 2013. L'échappée Belle, son deuxième album, en 2017. Puis sortiront Frenchy et Eldorado. Son dernier album Bivouac dont les sonorités ont été inspirées grâce à une tournée au Moyen-Orient, est sorti en juin 2024. Avec également le témoignage de Cynthia Eid, présidente de la FIPF (Fédération Internationale des Professeurs de Français) qui nous explique pourquoi ce thème de la francophonie en musique a été choisi. Elle nous détaille les nombreux défis auxquels doivent faire face les professeurs de français. Vous pourrez également entendre les témoignages des professeurs de français recueillis par Adrien Delgrange. Quel avenir face à l'Intelligence Artificielle ? Retrouvez l'enquête lancée par le journal Le français dans le monde, sur l'enseignement de langue et du français en 2050. Sur le site aussi, le reportage d'Adrien sur les profs et l'Intelligence Artificielle, vous pouvez participer au webinaire sur l'éducation aux médias organisé avec la villa Albertine et le consulat à San Francisco et Los Angeles. Découvrez aussi la saison 2 du podcast En cours. Programmation musicale : Les enseignants de la francophonie - Benjamin Piat Faire danser le monde - Benjamin Piat.
Chaque année, a lieu la Journée internationale des professeurs de français (JIPF). Cette année, cette journée s'articule autour du thème : «Chanter, jouer, enseigner, la francophonie en musique». «Un amour pour une langue, c'est aussi une rencontre». Pour cette septième édition de la journée des profs de français, c'est le chanteur Benjamin Piat qui a été désigné comme parrain. Né le 24 avril 1985 à Angers, il grandit avec les chansons de Bernard Lavilliers, Henri Salvador et Charles Trenet. Il commence très tôt à se passionner de poésie, notamment pour Jacques Prévert. Il se met à composer ses premières chansons. La musique est un outil merveilleux pour apprendre une langue de manière joyeuse. Son premier album Boite à musique sort en 2013. L'échappée Belle, son deuxième album, en 2017. Puis sortiront Frenchy et Eldorado. Son dernier album Bivouac dont les sonorités ont été inspirées grâce à une tournée au Moyen-Orient, est sorti en juin 2024. Avec également le témoignage de Cynthia Eid, présidente de la FIPF (Fédération Internationale des Professeurs de Français) qui nous explique pourquoi ce thème de la francophonie en musique a été choisi. Elle nous détaille les nombreux défis auxquels doivent faire face les professeurs de français. Vous pourrez également entendre les témoignages des professeurs de français recueillis par Adrien Delgrange. Quel avenir face à l'Intelligence Artificielle ? Retrouvez l'enquête lancée par le journal Le français dans le monde, sur l'enseignement de langue et du français en 2050. Sur le site aussi, le reportage d'Adrien sur les profs et l'Intelligence Artificielle, vous pouvez participer au webinaire sur l'éducation aux médias organisé avec la villa Albertine et le consulat à San Francisco et Los Angeles. Découvrez aussi la saison 2 du podcast En cours. Programmation musicale : Les enseignants de la francophonie - Benjamin Piat Faire danser le monde - Benjamin Piat.
Podcast En cours #6 – Le théâtre est un excellent outil pour dynamiser sa classe et encourager l'expression orale. Déborah Gros, dans le rôle de la prof curieuse, vous emmène dans une classe de français. Découvrez, en immersion sonore, comment mener des activités théâtrales, de l'échauffement à l'interprétation, avec un groupe d'apprenant·es de tous horizons. Avec : Soizic Ramananjohary, enseignante de FLE et formatrice au CAVILAM - Alliance Française à Vichy, en France. Spécialiste et passionnée de théâtre, elle nous ouvre les portes de sa classe. Quang Duy Nguyen, enseignant de FLE à l'université d'Hanoï au Vietnam. Il nous raconte une expérience théâtrale menée avec ses étudiant·es. En cours, un podcast produit par RFI en partenariat avec le CAVILAM – Alliance Française et avec le soutien de l'Organisation internationale de la Francophonie. Pour aller plus loin, téléchargez la fiche pratiqueLes activités théâtrales en classe, comment fait-on ?
Dans son dernier roman, l'autrice Hala Moughanie revient sur l'explosion du port de Beyrouth du 4 août 2020. C'était en 2020, il y a un peu plus de 5 ans, une explosion ravageait le port de Beyrouth et une partie de la capitale libanaise. Bilan : 235 morts, 6 500 blessés, 77 000 bâtiments détruits ou endommagés. À lire aussiLiban: cinq ans après l'explosion du port de Beyrouth, une enquête et une reconstruction inachevées Le roman se passe sur 5 jours : du 4 août, jour de l'explosion, jusqu'au 8 août, date de la première manifestation pendant laquelle les Libanais manifestent leur colère. Les autorités parlaient alors de «négligence». L'autrice se trouvait à quelques kilomètres de la capitale ce jour-là, elle a entendu la déflagration. Ce qui a fait la particularité de ce moment-là, c'est son côté très soudain. Chacun vaquait à ses affaires. Aujourd'hui, il n'y a ni vérité, ni responsable dans cette affaire. «Elle a souhaité écrire ce texte immédiatement après ces évènements, ce qui lui confère selon elle une valeur de témoignage historique». On ne peut pas être Libanais sans perdre quelque chose en chemin. Les évènements sont narrés du point de vue d'un épicier, un survivant ; il habitait dans le périmètre qui a été soufflé, mais avait fermé sa boutique plus tôt ce jour-là... Le narrateur est persuadé d'avoir entendu des avions rafales ou F16, les «bestioles» qui donnent le titre au livre, survoler le port. Hala Moughanie avait cœur à ancrer la fiction dans une réalité quasiment intangible. Je cherche l'exactitude dans les faits, mais aussi de l'exactitude du ressenti et de l'émotion. Malgré la gravité du sujet, l'autrice parsème son roman d'ironie, de cynisme et d'humour noir. Utiliser ces formes d'humour m'a permis de mettre de la distance et de dire des choses vraies de manière très brutale que le sérieux ne permettrait pas. Invitée : l'autrice Hala Moughanie est née en 1980 à Beyrouth. De 1990 à 2003, elle vient à Paris et suit des études de littérature à La Sorbonne. En 2003, elle décide de retourner vivre au Liban, où elle enseigne et travaille comme journaliste. Elle se passionne pour le travail de mémoire dans une société post-guerre. Autrice de roman, elle écrit également des pièces de théâtre dont Tais-toi et creuse qui obtient le Prix RFI Théâtre en 2015. Son dernier roman, Les bestioles a été publié aux éditions Elyzad. Et comme chaque semaine, la chronique de Lucie Bouteloup décrypte les expressions de la langue française ! Alors, on se tient à carreaux et on écoute bien ! Une chronique enregistrée avec Géraldine Moinard des éditions Le Robert, et toujours avec la complicité des enfants de la classe de CM2 de l'École élémentaire Vulpian à Paris ! Programmation musicale : L'artiste libanaise Yasmine Hamdan avec le titre Hon extrait de l'album I remember, I forget.
Dans son dernier roman, l'autrice Hala Moughanie revient sur l'explosion du port de Beyrouth du 4 août 2020. C'était en 2020, il y a un peu plus de 5 ans, une explosion ravageait le port de Beyrouth et une partie de la capitale libanaise. Bilan : 235 morts, 6 500 blessés, 77 000 bâtiments détruits ou endommagés. À lire aussiLiban: cinq ans après l'explosion du port de Beyrouth, une enquête et une reconstruction inachevées Le roman se passe sur 5 jours : du 4 août, jour de l'explosion, jusqu'au 8 août, date de la première manifestation pendant laquelle les Libanais manifestent leur colère. Les autorités parlaient alors de «négligence». L'autrice se trouvait à quelques kilomètres de la capitale ce jour-là, elle a entendu la déflagration. Ce qui a fait la particularité de ce moment-là, c'est son côté très soudain. Chacun vaquait à ses affaires. Aujourd'hui, il n'y a ni vérité, ni responsable dans cette affaire. «Elle a souhaité écrire ce texte immédiatement après ces évènements, ce qui lui confère selon elle une valeur de témoignage historique». On ne peut pas être Libanais sans perdre quelque chose en chemin. Les évènements sont narrés du point de vue d'un épicier, un survivant ; il habitait dans le périmètre qui a été soufflé, mais avait fermé sa boutique plus tôt ce jour-là... Le narrateur est persuadé d'avoir entendu des avions rafales ou F16, les «bestioles» qui donnent le titre au livre, survoler le port. Hala Moughanie avait cœur à ancrer la fiction dans une réalité quasiment intangible. Je cherche l'exactitude dans les faits, mais aussi de l'exactitude du ressenti et de l'émotion. Malgré la gravité du sujet, l'autrice parsème son roman d'ironie, de cynisme et d'humour noir. Utiliser ces formes d'humour m'a permis de mettre de la distance et de dire des choses vraies de manière très brutale que le sérieux ne permettrait pas. Invitée : l'autrice Hala Moughanie est née en 1980 à Beyrouth. De 1990 à 2003, elle vient à Paris et suit des études de littérature à La Sorbonne. En 2003, elle décide de retourner vivre au Liban, où elle enseigne et travaille comme journaliste. Elle se passionne pour le travail de mémoire dans une société post-guerre. Autrice de roman, elle écrit également des pièces de théâtre dont Tais-toi et creuse qui obtient le Prix RFI Théâtre en 2015. Son dernier roman, Les bestioles a été publié aux éditions Elyzad. Et comme chaque semaine, la chronique de Lucie Bouteloup décrypte les expressions de la langue française ! Alors, on se tient à carreaux et on écoute bien ! Une chronique enregistrée avec Géraldine Moinard des éditions Le Robert, et toujours avec la complicité des enfants de la classe de CM2 de l'École élémentaire Vulpian à Paris ! Programmation musicale : L'artiste libanaise Yasmine Hamdan avec le titre Hon extrait de l'album I remember, I forget.
Dix ans après les attentats qui ont endeuillé Paris : que reste-t-il de la mémoire collective ? Le Théâtre de la Concorde a imaginé un mois autour de la thématique «faire corps» : pour ne pas céder à la haine et imaginer la vie d'après. 130 morts, plus de 350 blessés et plus encore si l'on compte les blessures invisibles, un traumatisme collectif, c'était il y a dix ans, les attentats de Paris, sur les terrasses du 11è arrondissement, au Carillon, au Petit Cambodge, À la bonne bière, Au comptoir Voltaire ou à la Belle Équipe et dans la salle de concert du Bataclan... En cette journée de commémoration, comment vivre sans oublier, comment imaginer l'avenir, faire communauté : quels mots prononcer, quels mots penser... Le Théâtre de la Concorde, ancien café des Ambassadeurs, théâtre des Ambassadeurs puis espace Pierre-Cardin, est un lieu culturel situé dans le huitième arrondissement de Paris. Propriété de la Ville de Paris, il ouvre en mars 2024 sous la direction d'Elsa Boublil et propose chaque fois des spectacles (danse, théâtre, musique), rencontre, ateliers, débats et animations autour d'une thématique. Ce mois-ci, ce «théâtre citoyen» a choisi comme thème «faire corps et se souvenir» pour ne pas oublier les attentats qui ont endeuillé Paris en 2015 avec, notamment, la représentation de la pièce «Les consolantes» de Pauline Susini, une pièce créée en 2024 qui rassemble les voix de victimes, de leurs proches, de soignants, d'amis, d'inconnus. Comment le théâtre peut-il aider à traverser ensemble les traumatismes ? Cela pose aussi la question de ce que nous, collectivement, devons faire pour les victimes : faut-il les consoler ? Invitées : Elsa Boublil, directrice du Théâtre de la Concorde et Pauline Susini, metteuse en scène du spectacle «Les Consolantes» qui donne voix aux victimes du 13 novembre. Le texte de la pièce «Les Consolantes» est publié aux éditions de l'Avant-Scène Théâtre, et sera jouée la pièce au Grand Parquet à Paris, les 20 et 21 novembre 2025. Programmation musicale : L'artiste D.J Snake avec le remix du titre «Patience» du duo Amadou et Mariam.
Dix ans après les attentats qui ont endeuillé Paris : que reste-t-il de la mémoire collective ? Le Théâtre de la Concorde a imaginé un mois autour de la thématique «faire corps» : pour ne pas céder à la haine et imaginer la vie d'après. 130 morts, plus de 350 blessés et plus encore si l'on compte les blessures invisibles, un traumatisme collectif, c'était il y a dix ans, les attentats de Paris, sur les terrasses du 11è arrondissement, au Carillon, au Petit Cambodge, À la bonne bière, Au comptoir Voltaire ou à la Belle Équipe et dans la salle de concert du Bataclan... En cette journée de commémoration, comment vivre sans oublier, comment imaginer l'avenir, faire communauté : quels mots prononcer, quels mots penser... Le Théâtre de la Concorde, ancien café des Ambassadeurs, théâtre des Ambassadeurs puis espace Pierre-Cardin, est un lieu culturel situé dans le huitième arrondissement de Paris. Propriété de la Ville de Paris, il ouvre en mars 2024 sous la direction d'Elsa Boublil et propose chaque fois des spectacles (danse, théâtre, musique), rencontre, ateliers, débats et animations autour d'une thématique. Ce mois-ci, ce «théâtre citoyen» a choisi comme thème «faire corps et se souvenir» pour ne pas oublier les attentats qui ont endeuillé Paris en 2015 avec, notamment, la représentation de la pièce «Les consolantes» de Pauline Susini, une pièce créée en 2024 qui rassemble les voix de victimes, de leurs proches, de soignants, d'amis, d'inconnus. Comment le théâtre peut-il aider à traverser ensemble les traumatismes ? Cela pose aussi la question de ce que nous, collectivement, devons faire pour les victimes : faut-il les consoler ? Invitées : Elsa Boublil, directrice du Théâtre de la Concorde et Pauline Susini, metteuse en scène du spectacle «Les Consolantes» qui donne voix aux victimes du 13 novembre. Le texte de la pièce «Les Consolantes» est publié aux éditions de l'Avant-Scène Théâtre, et sera jouée la pièce au Grand Parquet à Paris, les 20 et 21 novembre 2025. Programmation musicale : L'artiste D.J Snake avec le remix du titre «Patience» du duo Amadou et Mariam.
« Nous voulûmes d'abord dire que la Congolexicomatisation est un trait d'union entre la culture congolaise et le monde, à travers la francophonie. C'est une coopération, un contact d'invention et de créativité, entre les langues congolaises et le linguisme francophone. [...] Alors, soyez là ! Congolexicomatisez-vous, Agglutinogénisez-vous, savanestiquez-vous ! » En 2013, lorsqu'un journaliste tombe sur Eddy Malou pendant un micro-trottoir sur le roller, la vidéo devient virale et fait le tour du monde francophone. Dans une véritable démonstration oratoire, le Kinois s'exprime dans un français soutenu, à la fois érudit et exubérant, et s'auto-présente comme « le premier savant de toute la République démocratique du Congo », cherchant à « imposer la force vers Lovanium », la première université du Congo. Intellectuel autodidacte, Eddy Malou a été professeur dans des écoles techniques, puis à l'Athénée Royal de la Gombe, où il donne cours notamment au chanteur Jean-Baptiste Mpiana. On peut le voir à partir de 1998 sur la chaîne kinoise Antenne A, où il a été animateur. Aujourd'hui, l'homme septuagénaire, ne possédant ni téléphone ni internet, est devenu une star des réseaux, suivi par plus de 300 000 personnes à travers le monde. Pendant près de dix ans, il a marché dans les rues de Kinshasa, livrant des cours improvisés aux passants. Avec lui et « la valise de mots » qu'il a dans la tête, le plus simple des échanges devient un exercice rhétorique de haute volée. Eddy Malou nous offre aujourd'hui son premier ouvrage, La Congolexicomatisation, publié par l'association Les Amis d'Eddy Malou. C'est un dictionnaire de plus de 200 mots inventés, remixés, empruntés et détournés, des mots qu'il recharge dans le même geste de sens et de savoir. Une œuvre luxuriante, l'aboutissement d'un travail qui demeurait jusqu'à présent essentiellement filmé. Valabater (v.tr.) : « Se promener physiquement et intellectuellement. » Exemple : « Eddy Malou faisant valabater sa cognostacéité au XXIè siècle. » Etymologie : Jeu sonore sur l'expression populaire « va là-bas », transformée en verbe par suffixation. Rondelade (n.f.) : « Une tournée qui revient à son point de départ. » Exemple : « Votre Savant effectue une rondelade quotidienne, partant de l'UPn, puis transitant à Matonge pour repartir au campus de l'Unikin. La curvilinéarité ! » Etymologie : De « ronde » (danse en cercle) en français, + suffixe « -lade » marquant un retour au point de départ. ► Suivre Eddy Malou sur Tik Tok. Programmation musicale : Le compositeur électro français Thylacine avec le titre Mafwe.
« Nous voulûmes d'abord dire que la Congolexicomatisation est un trait d'union entre la culture congolaise et le monde, à travers la francophonie. C'est une coopération, un contact d'invention et de créativité, entre les langues congolaises et le linguisme francophone. [...] Alors, soyez là ! Congolexicomatisez-vous, Agglutinogénisez-vous, savanestiquez-vous ! » En 2013, lorsqu'un journaliste tombe sur Eddy Malou pendant un micro-trottoir sur le roller, la vidéo devient virale et fait le tour du monde francophone. Dans une véritable démonstration oratoire, le Kinois s'exprime dans un français soutenu, à la fois érudit et exubérant, et s'auto-présente comme « le premier savant de toute la République démocratique du Congo », cherchant à « imposer la force vers Lovanium », la première université du Congo. Intellectuel autodidacte, Eddy Malou a été professeur dans des écoles techniques, puis à l'Athénée Royal de la Gombe, où il donne cours notamment au chanteur Jean-Baptiste Mpiana. On peut le voir à partir de 1998 sur la chaîne kinoise Antenne A, où il a été animateur. Aujourd'hui, l'homme septuagénaire, ne possédant ni téléphone ni internet, est devenu une star des réseaux, suivi par plus de 300 000 personnes à travers le monde. Pendant près de dix ans, il a marché dans les rues de Kinshasa, livrant des cours improvisés aux passants. Avec lui et « la valise de mots » qu'il a dans la tête, le plus simple des échanges devient un exercice rhétorique de haute volée. Eddy Malou nous offre aujourd'hui son premier ouvrage, La Congolexicomatisation, publié par l'association Les Amis d'Eddy Malou. C'est un dictionnaire de plus de 200 mots inventés, remixés, empruntés et détournés, des mots qu'il recharge dans le même geste de sens et de savoir. Une œuvre luxuriante, l'aboutissement d'un travail qui demeurait jusqu'à présent essentiellement filmé. Valabater (v.tr.) : « Se promener physiquement et intellectuellement. » Exemple : « Eddy Malou faisant valabater sa cognostacéité au XXIè siècle. » Etymologie : Jeu sonore sur l'expression populaire « va là-bas », transformée en verbe par suffixation. Rondelade (n.f.) : « Une tournée qui revient à son point de départ. » Exemple : « Votre Savant effectue une rondelade quotidienne, partant de l'UPn, puis transitant à Matonge pour repartir au campus de l'Unikin. La curvilinéarité ! » Etymologie : De « ronde » (danse en cercle) en français, + suffixe « -lade » marquant un retour au point de départ. ► Suivre Eddy Malou sur Tik Tok. Programmation musicale : Le compositeur électro français Thylacine avec le titre Mafwe.
Dans Musée Duras, Julien Gosselin retraverse l'œuvre protéiforme de Marguerite Duras à travers onze propositions scéniques. Aux côtés de seize interprètes issus de la promotion sortante du Conservatoire national supérieur d'art dramatique, le directeur de l'Odéon nous fait découvrir l'œuvre complète de Marguerite Duras sur une journée, avec les élèves de la promotion 2025 du Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris. Un spectacle fleuve de dix heures assez hypnotique avec un rythme : celui des mots, celui de la musique, de la techno et des lumières stroboscopiques. Il y a aussi des scènes filmées en vidéo et projetées sur les écrans autour de la scène ; pour chaque texte, le dispositif change. On peut s'immerger dans l'homme Atlantique, la douleur, Hiroshima mon amour ou La Musica deuxième. Ce qui m'intéresse quand je monte un texte, ce n'est pas de rendre hommage à un auteur ou à une autrice, c'est de faire un théâtre d'aujourd'hui : c'est faire un théâtre vivant. Julien Gosselin Julien Gosselin explore aussi les thèmes de l'amour fou, «aimer à en mourir» un thème très durassien: «Je crois qu'une des choses fondamentales pour le théâtre, c'est qu'au fond, le théâtre n'est pas là pour montrer des sentiments raisonnables. On ne vient pas au théâtre pour voir des choses qui ressemblent de manière identique et molle à la vie. On vient voir des zones d'extrémité dont on pourrait dire qu'elles sont presque interdites». Marguerite Duras, née Marguerite Donnadieu le 4 avril 1914, près de Saigon (Vietnam), est une autrice, dramaturge, scénariste et réalisatrice française. Elle passe son enfance en Indochine française, une expérience qui marquera son œuvre. Après des études de droit, elle s'engage dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale et adopte le nom «Duras». Son mari, Robert Antelme, sera arrêté par la Gestapo et conduit vers les camps de Dachau et Buchenwald d'où il ressortira vivant. Elle s'inspirera de ces années pour écrire La douleur. L'œuvre de Marguerite Duras aborde les questions de la passion, de désir, de la solitude. Elle obtient le prix Goncourt en 1984 pour l'Amant. En 1959, elle écrit le scénario du film Hiroshima, mon amour, qui sera réalisé par Alain Resnais. Elle est également l'autrice de romans tels que Un barrage contre le Pacifique, Moderato cantabile, son style épuré a considérablement renouvelé la littérature française. Elle milita aussi activement contre la guerre en Algérie et s'engage pour les droits des femmes en signant le manifeste des 343, réclamant l'abrogation de la loi de 1920 interdisant l'avortement et toute contraception. Elle décède à Paris en 1996. Invité : Julien Gosselin, metteur en scène français né en 1987. En 2009, il fonde le collectif Si vous pouviez lécher mon cœur avec six comédiens de sa promotion. Il se fait connaître avec l'adaptation du roman de Michel Houellebecq Les particules élémentaires présentée au Festival d'Avignon en 2013. En juin 2025, il est nommé directeur du Théâtre National de l'Odéon pour une durée de cinq ans. Musée Duras à voir à l'espace Berthier jusqu'au 30 novembre 2025. Programmation musicale : L'artiste montréalaise Laura Lefevre avec le titre Un séjour.
Dans Musée Duras, Julien Gosselin retraverse l'œuvre protéiforme de Marguerite Duras à travers onze propositions scéniques. Aux côtés de seize interprètes issus de la promotion sortante du Conservatoire national supérieur d'art dramatique, le directeur de l'Odéon nous fait découvrir l'œuvre complète de Marguerite Duras sur une journée, avec les élèves de la promotion 2025 du Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris. Un spectacle fleuve de dix heures assez hypnotique avec un rythme : celui des mots, celui de la musique, de la techno et des lumières stroboscopiques. Il y a aussi des scènes filmées en vidéo et projetées sur les écrans autour de la scène ; pour chaque texte, le dispositif change. On peut s'immerger dans l'homme Atlantique, la douleur, Hiroshima mon amour ou La Musica deuxième. Ce qui m'intéresse quand je monte un texte, ce n'est pas de rendre hommage à un auteur ou à une autrice, c'est de faire un théâtre d'aujourd'hui : c'est faire un théâtre vivant. Julien Gosselin Julien Gosselin explore aussi les thèmes de l'amour fou, «aimer à en mourir» un thème très durassien: «Je crois qu'une des choses fondamentales pour le théâtre, c'est qu'au fond, le théâtre n'est pas là pour montrer des sentiments raisonnables. On ne vient pas au théâtre pour voir des choses qui ressemblent de manière identique et molle à la vie. On vient voir des zones d'extrémité dont on pourrait dire qu'elles sont presque interdites». Marguerite Duras, née Marguerite Donnadieu le 4 avril 1914, près de Saigon (Vietnam), est une autrice, dramaturge, scénariste et réalisatrice française. Elle passe son enfance en Indochine française, une expérience qui marquera son œuvre. Après des études de droit, elle s'engage dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale et adopte le nom «Duras». Son mari, Robert Antelme, sera arrêté par la Gestapo et conduit vers les camps de Dachau et Buchenwald d'où il ressortira vivant. Elle s'inspirera de ces années pour écrire La douleur. L'œuvre de Marguerite Duras aborde les questions de la passion, de désir, de la solitude. Elle obtient le prix Goncourt en 1984 pour l'Amant. En 1959, elle écrit le scénario du film Hiroshima, mon amour, qui sera réalisé par Alain Resnais. Elle est également l'autrice de romans tels que Un barrage contre le Pacifique, Moderato cantabile, son style épuré a considérablement renouvelé la littérature française. Elle milita aussi activement contre la guerre en Algérie et s'engage pour les droits des femmes en signant le manifeste des 343, réclamant l'abrogation de la loi de 1920 interdisant l'avortement et toute contraception. Elle décède à Paris en 1996. Invité : Julien Gosselin, metteur en scène français né en 1987. En 2009, il fonde le collectif Si vous pouviez lécher mon cœur avec six comédiens de sa promotion. Il se fait connaître avec l'adaptation du roman de Michel Houellebecq Les particules élémentaires présentée au Festival d'Avignon en 2013. En juin 2025, il est nommé directeur du Théâtre National de l'Odéon pour une durée de cinq ans. Musée Duras à voir à l'espace Berthier jusqu'au 30 novembre 2025. Programmation musicale : L'artiste montréalaise Laura Lefevre avec le titre Un séjour.
Dans sa nouvelle création, le metteur en scène Pascal Rambert brosse le portrait d'une famille chic sur plusieurs générations. Des enterrements, des mariages, des enfants à venir, des règlements de comptes, des amours abimés, Pascal Rambert nous raconte aussi un monde qui vacille. Plus qu'une pièce, Les Conséquences fera partie d'une trilogie dans laquelle l'on retrouvera personnages et comédiens jusqu'en 2029. La pièce commence par un enterrement, celui de l'aïeule qui avait 106 ans et dont l'urne est sur scène, une introduction qui donne le ton d'une pièce qui est parfois très drôle, mais qui est profondément triste et désenchantée : Une pièce au ton caustique précise le metteur en scène. Je ne fais pas des pièces à "sujets". Je fais parler des gens. Je mets des mots sur des énergies, sur des acteurs. Pascal Rambert Les conséquences aborde la question du temps qui transforme les êtres, en tant que corps, mondes psychiques, collections de comportements, pour examiner de près les retentissements de nos actes. J'ai besoin de m'adresser à mon temps, j'ai envie de parler aux gens, et que ce qu'ils voient sur le plateau leur parle de ce qu'ils sont en train de penser. La pièce interroge aussi sur les conflits de génération. Le texte de Les Conséquences est disponible aux éditions les Solitaires Intempestifs. Invité : Pascal Rambert, auteur et metteur en scène français né en 1962. De 2007 à 2016, il a dirigé le T2G (Théâtre de Gennevilliers), il travaille en France et à l'international. Ses pièces les plus connues, Clôture de l'amour et Argument explorent les rapports humains, le langage et la rupture. Programmation musicale : Le duo Nous étions une armée avec le titre Ne pas regarder en bas.
Dans sa nouvelle création, le metteur en scène Pascal Rambert brosse le portrait d'une famille chic sur plusieurs générations. Des enterrements, des mariages, des enfants à venir, des règlements de comptes, des amours abimés, Pascal Rambert nous raconte aussi un monde qui vacille. Plus qu'une pièce, Les Conséquences fera partie d'une trilogie dans laquelle l'on retrouvera personnages et comédiens jusqu'en 2029. La pièce commence par un enterrement, celui de l'aïeule qui avait 106 ans et dont l'urne est sur scène, une introduction qui donne le ton d'une pièce qui est parfois très drôle, mais qui est profondément triste et désenchantée : Une pièce au ton caustique précise le metteur en scène. Je ne fais pas des pièces à "sujets". Je fais parler des gens. Je mets des mots sur des énergies, sur des acteurs. Pascal Rambert Les conséquences aborde la question du temps qui transforme les êtres, en tant que corps, mondes psychiques, collections de comportements, pour examiner de près les retentissements de nos actes. J'ai besoin de m'adresser à mon temps, j'ai envie de parler aux gens, et que ce qu'ils voient sur le plateau leur parle de ce qu'ils sont en train de penser. La pièce interroge aussi sur les conflits de génération. Le texte de Les Conséquences est disponible aux éditions les Solitaires Intempestifs. Invité : Pascal Rambert, auteur et metteur en scène français né en 1962. De 2007 à 2016, il a dirigé le T2G (Théâtre de Gennevilliers), il travaille en France et à l'international. Ses pièces les plus connues, Clôture de l'amour et Argument explorent les rapports humains, le langage et la rupture. Programmation musicale : Le duo Nous étions une armée avec le titre Ne pas regarder en bas.
Pour plusieurs jours, De Vive(s) Voix est délocalisée à Ouidah, au Bénin, à l'occasion de la troisième édition du festival Sin'ART. «Être comédien au Bénin, c'est être fou, être déterminé, et être prêt à être rejeté. C'est ça être comédien au Bénin !», nous dit Gildas Agossoukpe. Faut-il être fou pour faire du théâtre au Bénin ? La question mérite d'être posée alors qu'a lieu le Festival SIN'ART à Ouidah ! Quel est le statut des comédiens et des comédiennes ? Comment le métier est-il perçu ? Les pouvoirs publics aident-ils la création ? Invités : - Didier Sèdoha Nassègandé, metteur en scène et directeur artistique du Tout Grand Théâtre Djogbé. Il a, par ailleurs, une formation de philosophe et de juriste. pour le Sin'art, il crée Trans-Maitre(s), une pièce écrite par l'auteur togolais Elemawusi Agbedjidji, qui revient sur la question de la colonisation par la langue et sur les sévices imposés à ceux qui ne parlaient pas le français. Dans cette pièce, Dzitri un jeune élève d'une classe de cinquième qui utilise sa langue vernaculaire en classe alors qu'elle est proscrite dans l'enseignement au profit du français ! Il sera puni avec le «signal», un collier d'objets répugnants que devaient porter les élèves qui parlaient une autre langue que le français : une véritable humiliation, symbole de la colonisation et du mépris envers les langues locales. Je me positionne comme quelqu'un qui raconte une histoire, non pas pour juger les parties prenantes. Je raconte une histoire pour interpeller la conscience, la mémoire collective sur la question de la responsabilité de l'acte. Une situation qui a existé dans toute l'Afrique de l'Ouest, mais aussi en France. C'est également une pièce qui rappelle le massacre de Thiaroye où des dizaines de tirailleurs sénégalais ont été massacrés par l'armée française. Des histoires, des mémoires pas toujours connues par la jeune génération. - Raoul Arsène Awo-Oke, écrivain, metteur en scène et réalisateur. Il vit à Parakou, dans le nord du pays. Ses textes et mises en scène sont très influencés par la culture traditionnelle. Il a créé La douleur de la faute, sur un texte d'un jeune auteur béninois, Yannick Tchango qui alerte sur le phénomène du cyberharcèlement, les violences qui en découlent et qui s'engage pour les droits des femmes : «Être artiste ici, c'est être résilient. Tout artiste est un engagé, un militant et quand on vit dans un pays comme le nôtre, avec crise des financements sur la culture, on doit multiplier l'énergie de nos résiliences». Une émission enregistrée à Ouidah au Centre Culturel de Rencontres Internationales John Smith, communément appelé CCRI, un espace patrimonial situé dans l'ancien tribunal colonial. C'est aujourd'hui un centre pluridisciplinaire, une ruche, centré autour de l'art et de la création. Un lieu d'expression artistique qui accueille notamment des résidences théâtrales, mais aussi de la musique, de la danse et des arts plastiques. Depuis que Janvier Nougloï en assure la direction, le CCRI a évolué, a été entièrement réorganisé et redécoré, dans la visée d'être pluriel et accessible afin que les habitants de la ville se le réapproprient. Programmation musicale : L'artiste Richard Flash avec le titre Gbedododa.
Pour plusieurs jours, De Vive(s) Voix est délocalisée à Ouidah, au Bénin, à l'occasion de la troisième édition du festival Sin'ART. «Être comédien au Bénin, c'est être fou, être déterminé, et être prêt à être rejeté. C'est ça être comédien au Bénin !», nous dit Gildas Agossoukpe. Faut-il être fou pour faire du théâtre au Bénin ? La question mérite d'être posée alors qu'a lieu le Festival SIN'ART à Ouidah ! Quel est le statut des comédiens et des comédiennes ? Comment le métier est-il perçu ? Les pouvoirs publics aident-ils la création ? Invités : - Didier Sèdoha Nassègandé, metteur en scène et directeur artistique du Tout Grand Théâtre Djogbé. Il a, par ailleurs, une formation de philosophe et de juriste. pour le Sin'art, il crée Trans-Maitre(s), une pièce écrite par l'auteur togolais Elemawusi Agbedjidji, qui revient sur la question de la colonisation par la langue et sur les sévices imposés à ceux qui ne parlaient pas le français. Dans cette pièce, Dzitri un jeune élève d'une classe de cinquième qui utilise sa langue vernaculaire en classe alors qu'elle est proscrite dans l'enseignement au profit du français ! Il sera puni avec le «signal», un collier d'objets répugnants que devaient porter les élèves qui parlaient une autre langue que le français : une véritable humiliation, symbole de la colonisation et du mépris envers les langues locales. Je me positionne comme quelqu'un qui raconte une histoire, non pas pour juger les parties prenantes. Je raconte une histoire pour interpeller la conscience, la mémoire collective sur la question de la responsabilité de l'acte. Une situation qui a existé dans toute l'Afrique de l'Ouest, mais aussi en France. C'est également une pièce qui rappelle le massacre de Thiaroye où des dizaines de tirailleurs sénégalais ont été massacrés par l'armée française. Des histoires, des mémoires pas toujours connues par la jeune génération. - Raoul Arsène Awo-Oke, écrivain, metteur en scène et réalisateur. Il vit à Parakou, dans le nord du pays. Ses textes et mises en scène sont très influencés par la culture traditionnelle. Il a créé La douleur de la faute, sur un texte d'un jeune auteur béninois, Yannick Tchango qui alerte sur le phénomène du cyberharcèlement, les violences qui en découlent et qui s'engage pour les droits des femmes : «Être artiste ici, c'est être résilient. Tout artiste est un engagé, un militant et quand on vit dans un pays comme le nôtre, avec crise des financements sur la culture, on doit multiplier l'énergie de nos résiliences». Une émission enregistrée à Ouidah au Centre Culturel de Rencontres Internationales John Smith, communément appelé CCRI, un espace patrimonial situé dans l'ancien tribunal colonial. C'est aujourd'hui un centre pluridisciplinaire, une ruche, centré autour de l'art et de la création. Un lieu d'expression artistique qui accueille notamment des résidences théâtrales, mais aussi de la musique, de la danse et des arts plastiques. Depuis que Janvier Nougloï en assure la direction, le CCRI a évolué, a été entièrement réorganisé et redécoré, dans la visée d'être pluriel et accessible afin que les habitants de la ville se le réapproprient. Programmation musicale : L'artiste Richard Flash avec le titre Gbedododa.
La Marche du Monde est aux Rendez-vous de l'Histoire de Blois, une émission enregistrée en public. Au son de nos archives, nous revisitons l'histoire de la francophonie avec Louise Mushikiwabo, élue secrétaire générale au XVIIè Sommet de la Francophonie à Erevan, en fonction depuis janvier 2019, et réélue à l'unanimité lors du XVIIIè Sommet de la Francophonie à Djerba en novembre 2022. Une histoire marquée par ses pères fondateurs, Senghor, Bourguiba, Diori, Sihanouk, et leur volonté de s'unir dans une communauté linguistique et culturelle. Si la culture et l'éducation sont au cœur de l'institution multilatérale francophone, le premier Sommet de la Francophonie sous François Mitterrand affirme sa dimension politique et en 1995, l'institution se dote d'un poste de secrétaire général et d'une Charte de la Francophonie dans laquelle les valeurs de paix, de coopération, de solidarité et de développement durable sont affirmés. À l'heure où des États fondateurs sont sortis de la Francophonie, où la démocratie, le droit et la liberté sont bafoués par nombre d'États membres, quel rôle politique peut encore exercer la secrétaire générale dans un monde où de l'Asie à l'Afrique, la Génération Z est dans la rue ?