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Van Gogh et ses crises, Kurt Cobain et sa dépression, Virginia Woolf et ses troubles bipolaires… Depuis des siècles, l'image de l'artiste torturé fascine. Comme si le génie créatif allait de pair avec la souffrance, comme si être brillant avait un prix. Mais ce lien entre maladie mentale et créativité peut être expliqué scientifiquement. Est-ce vrai ? Comment cela se fait-il qu'il y ait un lien ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Laura Taouchanov. À écouter aussi : Qu'est-ce que le rire prodromique, la "maladie du Joker" ? Qu'est-ce que la maladie du Nobel ? La pédophilie est-elle vraiment une maladie ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Le public voit un spectacle fini.Mais avant la première, il y a une idée, un pari, des choix artistiques, un casting décisif… et des années de travail dans l'ombre.Dans cet épisode de La Bascule, Philippe Hersen, metteur en scène de Shrek Le Musical, nous raconte comment naît un spectacle à succès : de l'idée initiale jusqu'au moment où les artistes montent sur scène.Tout commence rarement par une certitude.Souvent, c'est une intuition, une envie, un projet qui semble presque impossible… jusqu'au moment où quelqu'un décide d'y croire.Dans cet épisode, Philippe Hersen nous plonge dans les coulisses de la création d'un spectacle, et notamment de Shrek Le Musical, prochainement présenté aux Folies Bergère.Issu d'un univers sans lien direct avec les arts de la scène, il revient aussi sur son parcours singulier : il a été le premier de sa famille à s'orienter vers le monde du spectacle.Au fil de sa carrière, il a évolué de la production vers la mise en scène, un choix qui marque une véritable bascule dans son parcours.Il explique avoir progressivement ressenti le besoin d'être plus proche du processus de création, et surtout des artistes eux-mêmes, en particulier des acteurs et interprètes avec lesquels il souhaitait développer une relation plus directe et plus vivante.Cette envie de proximité avec le plateau, avec le jeu, avec l'émotion en train de se construire, l'a naturellement conduit à se rapprocher de la mise en scène.Comment une idée devient-elle une grande production ?D'où vient la décision de monter un spectacle aussi ambitieux ?Et surtout, comment se construit le casting qui va donner vie à cette histoire sur scène ?Philippe Hersen nous raconte les étapes invisibles du processus : les discussions en amont, les choix artistiques, les doutes, les ajustements, et ce moment clé où tout commence à prendre forme.Le casting devient alors un point de bascule essentiel.Qui est choisi ? Pourquoi ? Qu'est-ce qui fait qu'un artiste est “le bon” pour un rôle ?Derrière chaque décision, il y a une vision, mais aussi une prise de risque.Au fil de la conversation, il revient également sur les grandes productions qu'il a portées, les rencontres qui ont marqué sa vie, et les nouveaux projets qui continuent de nourrir son envie de créer.Et il partage aussi un conseil précieux pour tous ceux qui rêvent de monter sur scène et de participer à une comédie musicale : ce qu'il faut vraiment comprendre avant de se lancer dans ce monde exigeant et passionnant.Un épisode qui révèle ce que le public ne voit jamais : la naissance d'un spectacle, bien avant les applaudissements.Parce qu'un rêve ne reste qu'un rêve tant qu'on n'ose pas le poursuivre.Bienvenue dans La Bascule, le podcast qui révèle sa véritable nature.
Pendant 9 mois, le placenta nourrit, protège et fait grandir votre bébé. Pourtant, une fois la naissance passée, il est souvent oublié, voire considéré comme un simple déchet. Et si vous pouviez en conserver une trace unique et profondément symbolique ?Dans cet épisode de Sage-Femme Authentique, je reçois Anne Mahler, illustratrice, autrice et créatrice du projet Empreinte de Vie, pour parler d'un sujet encore méconnu : l'empreinte placentaire.En tant que sage-femme, j'offre régulièrement une empreinte placentaire aux familles que j'accompagne. C'est un cadeau simple, chargé de sens, qui permet de garder une trace de cet incroyable organe qui a accompagné la vie de votre bébé avant sa naissance. Mais comment réaliser une empreinte placentaire ? Comment la conserver ? Et surtout, comment la transformer en une œuvre unique qui raconte votre histoire ?Anne nous raconte comment la naissance de son deuxième enfant l'a amenée à créer Empreinte de Vie, un projet qui permet aux familles de transformer leurs empreintes placentaires en illustrations personnalisées. À travers son regard d'artiste, elle nous invite à voir le placenta autrement : non pas comme un déchet médical, mais comme un témoin précieux du lien entre une mère et son bébé.Nous parlons également de la symbolique de l'arbre de vie, de la mémoire familiale, de la manière de préserver ces souvenirs dans le temps, mais aussi de ses autres créations autour de la maternité, de l'allaitement, du deuil périnatal et des portraits de famille illustrés.Un épisode sensible, poétique et inspirant qui nous rappelle que certaines traces méritent d'être conservées bien au-delà du jour de la naissance.✨ Parce que parfois, le plus beau souvenir de naissance n'est pas une photo.
Vendre une entreprise. Faire entrer ou sortir un associé. Préparer une transmission. Structurer un pacte Dutreil. Émettre des BSPCE. Racheter une société. À chaque fois, une question revient : combien ça vaut ? Dans cet épisode des Geeks des Chiffres, je reçois Abderrahman Mekdad, expert-comptable, commissaire aux comptes, associé chez AFIGEC, co-président du CJEC et spécialiste de l'évaluation d'entreprise. On parle d'un sujet que les cabinets d'expertise comptable ne peuvent plus regarder de loin : l'évaluation d'entreprise et le conseil financier. Parce qu'une valorisation, ce n'est pas seulement une méthode DCF, un actif net corrigé ou un multiple d'EBE. C'est une mission qui demande de comprendre le dirigeant, son histoire, son marché, son avantage concurrentiel, ses risques, ses dépendances et ses perspectives. Et surtout, c'est une mission où le chiffre a un impact réel. Dans cet épisode, on parle de : La différence entre évaluation d'entreprise et Transaction Services Les cas concrets : cession, acquisition, donation, pacte Dutreil, apport à une holding, intégration ou sortie d'associé, BSPCE Pourquoi la valeur n'est pas le prix Comment défendre une valorisation avec des arguments solides Pourquoi une bonne évaluation commence par l'immersion dans l'entreprise et le marché Les erreurs des cabinets qui font de la valo “quand ils ont le temps” Comment vendre une mission de conseil à forte valeur ajoutée Pourquoi la facture électronique va pousser les cabinets à développer de vraies missions de conseil Le parcours d'Abderrahman : bac S, DCG, DSCG, DEC, Financial Advisory Son mémoire DEC sur le management bienveillant, primé au niveau national par la CNCC et en Auvergne-Rhône-Alpes Pourquoi choisir un sujet de mémoire qu'on aime change tout Ce que veut dire vraiment “management bienveillant” en cabinet Ce qui ressort de l'épisode est simple : l'expert-comptable a toutes les cartes pour accompagner les dirigeants sur ces sujets. Mais il doit changer de posture. Arrêter de penser uniquement risque fiscal. Comprendre le business.Savoir se former. Se rendre disponible. Et vendre la vraie valeur de son accompagnement. Si vous êtes expert-comptable, commissaire aux comptes, mémorialiste, collaborateur en cabinet ou dirigeant d'entreprise, cet épisode va vous donner une vision très concrète de ce que peut devenir le conseil en cabinet. Bonne écoute. Code Promo YT1 : - 10% sur toute la plateforme Les Geeks des Chiffres. Enjoy et c'est parti !!!POUR ALLEZ PLUS LOIN AVEC NOUS
Avec : Jacques Legros, journaliste. Frédéric Hermel, journaliste RMC. Et Emmanuelle Dancourt, journaliste indépendante. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Alors que la Coupe du monde de football bat son plein, les contenus générés par intelligence artificielle autour de la compétition se multiplient sur les réseaux sociaux. Ces images, souvent ultra-réalistes, sont de plus en plus difficiles à détecter. Souvent virales, ces fausses informations ciblent aussi bien les joueurs que les supporters présents en tribunes. Si vous suivez ce Mondial sur les réseaux sociaux, vous avez sûrement vu passer cette photo mensongère diffusée après le match Allemagne-Curaçao, remporté 7 buts à 1 par les Allemands. Elle prétend montrer un supporter moustachu de la Mannschaft, ressemblant étrangement à Adolf Hitler. Vue plus de 30 millions de fois sur les réseaux sociaux, cette image a suscité beaucoup de réactions et d'indignation. En réalité, cette image a été manipulée. Pour le vérifier, nous avons revisionné l'intégralité du match. Cela nous a permis d'identifier la séquence originale diffusée en direct à la télévision. Filmée juste après la fin de la première mi-temps, on y voit plusieurs fans allemands célébrant le but de Kai Havertz. Aucun n'est grimé en Adolf Hitler. Quelqu'un a donc simplement demandé à l'intelligence artificielle de modifier le visage d'un homme pour le faire ressembler au dirigeant nazi. Une recette simple, mais diablement efficace. Une bagarre entre Marocains et Brésiliens ? Au-delà des supporters, les contenus générés par intelligence artificielle ciblent aussi les joueurs, à l'image des sélections marocaine et brésilienne. Une vidéo affirme qu'une bagarre générale aurait eu lieu à la fin de la rencontre qui s'est soldée par un match nul un but partout. On y voit une vingtaine de joueurs s'écharper juste devant une tribune. Si à première vue, le clip semble assez réaliste, l'IA fait encore des erreurs. Un drapeau rouge et vert agité dans les travées du stade n'existe pas. Tout comme ces chiffres inconnus sur les maillots de certains joueurs. Ce type de vidéo se compte par dizaines ces derniers jours. Comment détecter l'IA ? Le meilleur conseil pour détecter une image artificielle, c'est d'abord de faire attention aux détails visuels, aux inscriptions, aux visages, aux mouvements. Les outils d'IA grand public font encore quelques erreurs à ce niveau-là. Il faut aussi regarder la durée. Ces vidéos durent souvent 20 secondes ou moins, rarement plus. C'est aujourd'hui la durée standard permise par les générateurs les plus utilisés. Et puis, il faut se pencher sur la fiabilité de la source, de qui partage ce type de contenus souvent spectaculaires. Publicité sauvage Derrière ces vidéos synthétiques, on retrouve souvent des comptes anonymes, prêts à tout pour faire du clic et monétiser leur audience. L'une des nouveautés, c'est que ces fausses informations sont parfois diffusées à des fins publicitaires. Nous avons notamment identifié un site opaque de paris et de jeux de casino en ligne. Depuis le début du Mondial, il diffuse presque quotidiennement des images générées par IA. À chaque fois, le logo de la plateforme est habilement intégré dans ces contenus mensongers, dont certains dépassent le million de vues. Ce jeu dangereux devrait se poursuivre tout au long de la compétition.
Il existe peu de figures héroïques dans l'art. Souvent, nous pensons aux héros des mythes et légendes, qui nous inspirent en nous offrant des modèles de perfection, et nous incitent à des comportements et à des choix plus audacieux. Mais nous pouvons aussi nous tourner vers des personnages de l'histoire récente, artistes de surcroît, comme Ludwig Van Beethoven.Article de la revue Acropolis de juin 2026, par Benjamin Bohrani, violoniste, philosophe, directeur de Nouvelle Acropole Toulouse. Lecture par Noëlle Vannini.Abonnez-vous gratuitement à notre newsletter philosophique :www.revue-acropolis.comSaviez-vous que Nouvelle Acropole est réalisée à 100% par des bénévoles ? Nous dépendons donc beaucoup de nos étudiants et amis pour la divulgation ! N'oubliez pas de vous abonner à la chaîne et si possible de la partager sur vos réseaux sociaux. Ce sera d'une grande aide !
Bienvenue sur Happy Work Express.Chaque jour, en quelques minutes, un chiffre pour mieux comprendre le monde du travail… et surtout pour prendre un peu de recul.Happy Work Express est le format court et quotidien de Happy Work, le podcast francophone audio le plus écouté sur le bien-être au travail et le management bienveillant.Que vous soyez salarié, manager ou dirigeant, ces chiffres rappellent une chose essentielle :Ce que vous vivez au travail n'est ni isolé, ni anormal.Parfois, il suffit d'un chiffre pour relativiser, respirer… et avancer un peu plus sereinement.
ACTUABD - bande dessinée, manga, comics, webtoons, livres, BD
Michaël Prazan est écrivain et l'un des meilleurs documentaristes français. C'est un spécialiste des mouvements radicaux des années 1960 : nationalisme, terrorisme d'extrême gauche, antisémitisme, islamisme, négationnisme… On lui doit plusieurs dizaines de documentaires consacrés aussi bien à l'Armée rouge japonaise, qu'à la rivalité entre les Beatles et les Rolling Stones ou au cinéaste Steven Spielberg. En 2021, il réalisa un documentaire de 104 minutes intitulé Hitler-Staline, le choc des tyrans. Souvent un tel film, quelle que soit sa qualité, reste cloîtré dans les archives de l'INA. Prazan a préféré en prolonger l'existence en l'adaptant lui-même en bande dessinée. Un processus aisé ? Pas du tout. Il a fallu tout réécrire. C'est ce qu'il explique dans cet entretien.Interview : Didier Pasamonik - Photo : Didier Pasamonik - Montage : Rémi Barnault - Musique : We March Together — Courtesy of Patrick Patrikios — Youtube Audio LibrarySaison 5 - Episode #323
Aujourd'hui, Bruno Poncet, cheminot, Antoine Diers, consultant, et Fatima Aït Bounoua, professeur de français, consultant, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Souvent perçue comme arrogante dans le milieu du football, la sélection anglaise fait régulièrement partie des favorites en grands tournois, malgré un maigre palmarès. Avec un nouveau sélectionneur (étranger !) et des choix forts dans sa liste pour cette Coupe du Monde 2026, les Three Lions sont à la recherche de leur 1er trophée majeur depuis 60 ans, date de leur seule victoire en Coupe du Monde. Après deux finales d'Euro perdues, la sélection de Thomas Tuchel peut-elle faire enfin honneur à son statut ?Le WFC fait le point avant son entrée en lice ce soir contre la Croatie Aussi, à retrouver dans cette vidéo : le débrief de la victoire de la Norvège hier soir, futur adversaire de la France et le focus sur le Portugal de Cristiano Ronaldo avant son premier match contre la RD Congo.Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.
La méditation n'est pas une autre chose à réussir (et c'est justement pour ça que ça marche) J'ai deux amies. La première est très belle. Elle s'habille bien, elle parle bien, elle charme tout le monde. Elle a toujours de bonnes idées, elle sait divertir, elle prend beaucoup de place dans une pièce. Elle n'est pas toujours très fiable. Elle fait beaucoup de promesses, ne les tient pas toujours… mais comme elle est brillante, taquine et séduisante, on lui pardonne souvent. L'autre est sa sœur, qui ne sait pas toujours se mettre en valeur. Elle est plus silencieuse. Elle fait moins de bruit. Elle ne cherche pas nécessairement à impressionner. Elle est fiable par contre. Pour l'avoir côtoyé depuis près de 20 ans, ce qu'elle promet, elle est capable de le livrer. Et quand on prend le temps de la connaître, on découvre qu'elle va souvent bien au-delà de ses promesses. Alors, vers qui le monde est-il le plus attiré ? Souvent, vers celle qui brille le plus vite. Celle qui séduit. Celle qui parle fort. Celle qui donne envie au premier regard. Mais moi et peut être vous aussi, je crois qu'on peut apprendre à voir au-delà des apparences, pour sentir la profondeur derrière le silence. C'est avec cette petite anecdote que j'amorce mon prochain épisode de podcast dans lequel je vais vous parler de deux types de méditation… pour que vous puissiez comprendre que le type plus puriste, même s'il est moins sexy, vous comblera sûrement beaucoup plus. Et vous, vous êtes plus attiré·e par ce qui brille tout de suite… ou par ce qui se révèle avec le temps ?
durée : 00:04:36 - Les Matins de France Culture - Dans la métropole européenne de Lille, environ 9 000 logements sont vacants depuis plus de deux ans. Souvent très dégradées, ces maisons sont la cible de la "Fabrique des Quartiers", un dispositif unique en France, qui les identifie et les remet sur le marché. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:04:36 - Le Reportage de la rédaction - Dans la métropole européenne de Lille, environ 9 000 logements sont vacants depuis plus de deux ans. Souvent très dégradées, ces maisons sont la cible de la "Fabrique des Quartiers", un dispositif unique en France, qui les identifie et les remet sur le marché. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans ce jeu du "Qui Qui Express", la règle est simple : à chaque personnalité retrouvée par les Grosses Têtes, l'auditeur ou l'auditrice remporte 50 euros ! Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Direction le supermarché ! Souvent dans les supermarchés, on retrouve des caddies plein qui trainent….Aidez- nous ce matin à retrouver qui qu'il est le caddie !
Direction le supermarché ! Souvent dans les supermarchés, on retrouve des caddies plein qui trainent….Aidez- nous ce matin à retrouver qui qu'il est le caddie !
Maintenir une vie équilibrée et authentique est difficile en raison des multiples demandes reliées au monde du travail et des obligations d'ordre personnel. Nous connaissons l'importance de fixer des limites, mais nous éprouvons des difficultés à y parvenir. Dans cet épisode, Joan et Stéphane abordent la question cruciale des limites dans la vie professionnelle et personnelle, notamment pour les pasteurs et les responsables religieux et explorent comment définir, respecter et communiquer ses limites pour éviter l'épuisement, tout en maintenant une vie équilibrée et authentique. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui explore la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, comment fixer des limites? Bonjour, Stéphane, bonjour à chaque personne qui nous écoute. Bonjour Joan. Les visites matinales au presbytère [Joan] En parlant de cette thématique, « comment fixer des limites », moi, je me rends compte qu'on a vécu en presbytère depuis plus de 20 ans, que ce soit en France, dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, ou que ce soit à Graffenstaden, banlieue sud de Strasbourg. Et à chaque fois, il y a eu des petits événements rigolos, souvent le matin d'ailleurs. Il n'y a pas longtemps, je me suis souvenu du monsieur qui avait sonné un jour où il neigeait encore un tout petit peu au mois d'avril au fond des Vosges. Le monsieur me dit qu'il avait reçu un message de Jésus. Ce qui était marrant, c'est qu'il était très tôt le matin et il neigeait un peu et le gars était en sandales et en short. À Graffenstaden, il y a une paroissienne qu'on aimait bien, avec qui on avait plaisir de temps en temps à passer du temps, qui était très triste parce que sa maman est morte. Elle est venue sonner aussi très tôt le matin. Et là, j'avoue que j'en avais un petit peu marre de ces histoires. Je ne lui ai pas ouvert la deuxième porte, je n'ai ouvert que le portail. Il était 7h30 et elle me dit : « Ma maman est morte, il faut que je voie Amaury pour préparer l'enterrement. » Et je lui ai dit : « Mais écoute, Amaury, il est encore en pyjama, tout comme moi, tout comme nos filles. Donc là je crois que le plus sage, c'est que tu rentres chez toi. Et puis une fois que tout le monde sera douché, habillé, nourri, et puis que les filles seront à l'école, Amaury, il te rappellera. » Elle était choquée. Et en même temps, qui sur cette terre n'a pas besoin, le matin, de se doucher, de s'habiller, de manger, de faire ses petits rituels du matin, sa prière, sa gym… ce que chacun veut, pour être opérationnel professionnellement? Pourquoi nous, en tant que ministre, faudrait-il qu'on reçoive les gens sales, l'haleine fétide, en pyjama, dans le bordel de nos maisons parce que les gens ont un truc un peu urgent et émotionnel? Quel est le sens à tout ça, en fait? S'attendre à ce qu'on soit toujours disponible [Stéphane] Oui, c'est vrai! Essayer de faire ça avec un avocat ou quelqu'un d'une profession comme ça, débarquer à sept heure et demie, puis de dire : « Ah, il faut que je te parle immédiatement. » Non! Mais on s'attend à une espèce de dévouement presque total de la part des pasteurs. C'est quelque chose qu'on met en valeur. Souvent dans les descriptions de tâches, on va voir ça. Être toujours disponible. Mais c'est une invitation à se faire envahir par les paroissiens, les paroissiennes et la communauté en général. Ça me fait penser à cette histoire qu'on m'avait contée lorsque j'étais au collège théologique, au séminaire. Cette belle histoire du pasteur qui arrivait. C'était sa première journée. Il l'emménageait dans le presbytère, dans la cure. Là, il y a quelqu'un qui arrive de la paroisse et qui dit : « Ma mère est à l'hôpital. Pourrais-tu venir? » Et il a tout laissé et est allé faire cette visite. Et on nous présentait ça comme quelle belle histoire! Quel beau dévouement! Mais moi, dans ma tête, c'est : « Oui, mais son épouse et ses enfants qui ont dû se farcir le déménagement seul? » Déjà, déménager, ce n'est pas facile. On enlève un adulte dans tout ça. L'histoire ne disait pas: va visiter ma mère, puis tel et tel paroissien vont venir pour t'aider, pour essayer de faciliter le déménagement. Non, non, non. C'était: tu donnes, puis on tient pour acquis que la famille encaisse. C'est ça, cette idée d'être là tout le temps. Moi, je dis, il y a urgence et urgence. Il faut savoir mettre ses limites professionnelles, comme tout autre professionnel. Je pense qu'il faut mettre des choses non négociables, et ça vaut pour les pasteurs, mais ça vaut pour tout le monde. Il faut mettre des limites. Je sais que c'est facile à dire, ce n'est pas toujours facile à mettre en place, mais je pense qu'on a besoin dans notre tête de dire qu'il y a des choses non négociables. Je reviens souvent à l'un de mes mentors qui m'a toujours dit : « Ta famille, c'est ton premier ministère. » Les paroisses, ça vient, ça va. On change beaucoup de boulot dans la vie. Normalement, sa famille, c'est supposé de rester pour toujours. Je sais que ce n'est pas toujours le cas, mais idéalement, ça devrait être ça. Et de se dire quel impact ça a sur ma famille, sur mes proches, sur les gens qui comptent vraiment beaucoup sur moi. Et toujours donner, mais négliger en même temps quel genre de message ça envoie. Souvent j'entends des pasteurs prêcher, « Prenez du temps avec votre famille. La famille c'est important. C'est au centre de l'Église. C'est au centre de la société. » Mais si on travaille 6-7 jours par semaine, on n'a pas de crédibilité. Les gens regardent et disent : « Oui, tu parles, mais fort probablement tu ne seras pas capable de reconnaître ton fils s'il était devant toi parce que tu travailles trop. » Quel genre de crédibilité est-ce ? Un modèle d'Église qui abuse du bénévolat [Joan] Et c'est vrai que les limites, elles sont valables aussi pour les ministres et les laïcs. En fait, il n'y a pas longtemps, pour préparer cette émission, je suis tombée sur une étude qui prouve que dans certaines méga-churches, mais ça doit être valable aussi dans les plus petites Églises, certaines Églises, certaines structures tiennent grâce au travail gratuit, donc le bénévolat épuisant des jeunes femmes qui ne sont pas encore mariées. Je comprends un petit peu la dynamique. Elles ont été enfants et jeunes dans ces Églises. On leur a dit qu'elles allaient rencontrer un mari chrétien. Donc, tant qu'elles n'ont pas de mari chrétien, elles n'ont pas leur propre foyer. Finalement, ce sont des Églises qui ont tellement d'activités, tellement de possibilités de rencontrer, d'aider les autres qu'elles se donnent à fond là-dedans et qu'elles espèrent par le biais de je ne sais quelle convention de prière, quelle retraite de jeunes adultes, quel réseau, y rencontrer leur futur mari. Et jusque-là, elles s'épuisent vraiment. Il y a des femmes qui disaient dans cette enquête qu'heureusement qu'elles se sont mariées parce que sinon elles allaient mourir d'épuisement. Et puis finalement, moi je me rends compte, beaucoup… (C'est mon analyse, elle n'engage que moi, et peut-être qu'elle peut un peu froisser des personnes; si c'est le cas, je suis un peu désolée, mais c'est mon analyse.) Moi je pense que la grosse erreur des Églises luthériennes et réformées que moi j'ai connues dans mon itinéraire de ministre, que ce soit en Alsace ou bien en Suisse, c'est que pendant si longtemps on s'est reposé sur le travail gratuit des mères au foyer. À partir du moment où ces femmes ont commencé à prendre des pourcentages, à faire autre chose, à avoir des carrières, ou à vouloir tout simplement faire du yoga ou de la marche, enfin d'autres choses que de s'occuper de l'Église, eh bien en fait l'Église est incapable de fonctionner sans ces présences-là. Parce qu'on a toujours pensé l'Église comme ça: des hommes qui étaient les chefs, et un grand contingent de femmes au foyer, qui effectivement avaient là des lieux d'expression, d'émancipation; elles pouvaient devenir chefs de projet, moi je comprends très bien. Simplement, pour moi, le futur, c'est toujours l'économie mixte. Ce n'est jamais de rester sur un seul fonctionnement. J'en parlais aussi dans notre épisode sur tout ce qui est addiction, emprise, etc. Si tu ne fais que de la formation alpha, quand tu arrêtes ton programme alpha, tu ne sais pas faire autre chose, en fait. C'est un petit peu la même chose. Si tu ne comptes que sur les mères au foyer, quand elles ne seront plus là, ton Église, elle ne va plus fonctionner. Donc, toujours de l'économie mixte, de mon point de vue. C'est pour éviter, justement, la limite d'un système. Apprendre à respecter les limites des bénévoles [Stéphane] J'ai remarqué ça dans certaines paroisses dans lesquelles j'ai été assigné par le passé. Les femmes dans la cuisine qui font la popote, qui font un peu le ménage. Et j'ai vu aussi certaines personnes se demander pourquoi il y a de moins en moins de femmes dans les groupes de femmes. « On a de la difficulté à recruter ces jeunes femmes-là, à les intéresser à l'Église. » Un peu comme toi, ma réflexion c'est: qu'est-ce qu'on leur offre? Une femme dans la trentaine qui a un travail à temps plein, qui a des enfants, n'a peut-être pas le goût d'aller à l'église pour continuer à faire la popote et à faire le ménage, ce qu'elle fait déjà à la maison, en plus d'avoir un travail à temps plein. On prend justement pour acquis ce mode de fonctionnement et beaucoup, beaucoup, beaucoup d'Églises, moi aussi j'ai remarqué, ont de la difficulté à faire cette transition-là, de dire que ces femmes ont peut-être besoin d'autre chose. Elles ont peut-être le goût de s'impliquer dans des causes de justice sociale, de revendication, d'organisation, pas nécessairement dans le domestique. Effectivement, le modèle est construit autour de ces heures données gratuitement. C'est bien le bénévolat. C'est bien donner des heures. C'est un don à l'Église. Mais c'est prendre pour acquis qu'elles vont le faire et, mettre un peu de pression, de ne pas respecter justement ces réalités-là, ces limites-là, il y a un problème. Doit-on s'épuiser pour le Seigneur? [Joan] En fait, on voit qu'il y a des ministres qui dépassent souvent leurs limites, on en a parlé, on a donné des exemples et des fois nous-mêmes on le fait aussi, ou finalement des ministres aussi qui acceptent qu'on ne respecte pas leurs limites. Ça arrive tout le temps, tu es en réunion, tu as vraiment du mal à trouver une date. Il y a quand même un moment donné où il faut régler un dossier ou un truc. Tu as une échéance, des fois pour des subventions, des fois pour autre chose. Et puis, il y a toujours l'un ou l'une d'entre nous, d'ailleurs, j'ai remarqué que ce n'est pas nécessairement que des femmes, mais heureusement, qui disent : « Bon! Alors, je laisse tomber mon jour de congé exceptionnellement, je … » Et donc, on le fait; des fois, c'est bien. C'est une preuve de flexibilité, et puis c'est toujours un peu les mêmes personnes qui le font. Et alors, finalement, on reproduit ce schéma. Enfin, c'est un schéma qu'on enseigne et qui va être reproduit. Moi, je me rappelle, on avait fait un camp très formateur, sur plein de niveaux, avec l'Armée du Salut, un camp dans le sud de la France. Et le pasteur, vraiment, tous les soirs en réunion d'équipe, il nous encourageait à faire plus pour le Seigneur. Et c'est clair que ce mec, j'ai l'impression, il ne comptait pas tellement ses heures. En fait, il incarnait un peu ce qu'il disait. Et je pense que j'ai un peu internalisé ça, intériorisé ça, tu vois. Donc un camp, c'est un moment où tu en fais toujours plus. Puis le dernier camp qu'on a fait, un camp quand même de 13 jours avec Amaury, nos filles, etc. Au bout du dixième jour, j'ai vu que tout le monde était crevé. En fait, les jeunes, ils n'ont plus tellement l'habitude d'être beaucoup en extérieur, de faire beaucoup de jeux de ballon, de s'occuper des enfants. On ne vient plus de grandes familles. On n'a plus la capacité d'absorber cette tension, cette pression, le bruit, l'agitation. Mais au bout du dixième jour, ils étaient crevés et je leur ai fait remarquer que moi tous les jours je faisais une sieste et c'est marrant parce que ma grande fille Marysol a dit : « Bah! Nous aussi on ferait bien une sieste. » Je me suis dit : « Mais c'est vrai ça, pourquoi est-ce qu'on ne prévoit pas une sieste pour les animateurs et animatrices? » À partir de ce jour-là, j'ai essayé jusqu'à la fin du camp de les envoyer à tour de rôle un peu à la sieste ou à la douche ou à ce qu'ils voulaient qui les ressource quoi. Et là, je me suis dit, bon, en fait, j'ai quand même vachement internalisé cette notion de « il faut faire plus », quoi. * Photo de Aleš Čerin, unsplash.com. Utilisée avec permission. Apprendre à respecter ses limites pour travailler mieux [Stéphane] Il y a une culture du burn-out. Il faut travailler, travailler, travailler. Combien de fois j'ai entendu des pasteurs dire : « Oui, bon… On est engagé pour 40 heures par semaine, mais on le sait tous, on fait 55-60 heures semaine, puis c'est normal. » Non, ce n'est pas normal. On ne peut pas être en état d'urgence 24 heures sur 24. Oui, il y a des semaines, il y a des catastrophes. On a quatre funérailles. On ne peut pas dire : « S'il vous plaît, pouvez-vous mourir la semaine prochaine? » Non, il y a des choses comme ça. Mais lorsque c'est toutes les semaines, lorsque c'est tous les jours, il y a un problème. Puis ça, ce n'est pas juste les pasteurs, c'est dans plein de milieux de travail. Je suis sûr que les gens à l'écoutent pourraient se reconnaître. C'est toujours l'urgence, c'est toujours faire plus. Ça me fait penser qu'on a eu une petite réunion d'équipe. Et la réflexion qu'on a eue, c'est qu'on ne veut pas travailler plus, on veut travailler mieux. Parce que si on travaille 12 heures par jour, je ne peux pas croire qu'on est pleinement productif et tout là pendant 12 heures consécutives. Plus, ce n'est pas mieux. Différent peut être mieux. C'est d'apprendre à se connaître, à connaître ses limites, à ne pas culpabiliser parce que souvent, nous sommes nos pires ennemis. Il faut se prouver. Il faut que nos patrons nous aiment. Il faut que le Seigneur nous aime. Plutôt, c'est de dire, j'ai un montant X d'énergie, j'ai un montant X de créativité, j'ai un montant X de travail à offrir, comment je peux bien le faire? Et s'il faut que mon heure du midi dure 90 minutes, peut-être que les heures suivantes vont être meilleures. C'est d'apprendre à justement être sa première ligne de défense, je pourrais dire, contre cette invasion et de se mettre des limites. Mettre des limites pour se préparer aux moments importants [Joan] C'est vrai qu'il y a des limites, elles sont planétaires aussi. Et il y a cette journée de la limite, là, quand on l'atteint des fois, c'est très tôt dans l'année, quand on a utilisé vraiment toutes les ressources de la planète et qu'on commence à aller dans des réserves. Nous aussi, on a nos limites et c'est intéressant de réfléchir à ça. Un jour, ma tante américaine m'avait fait la remarque qu'on n'arrêtait pas à l'Avent. Elle avait vu le programme de la paroisse et elle a dit : « En fait, est-ce que votre conception de l'Avent, c'est qu'il faut en faire toujours plus pour se préparer à accueillir Jésus? » C'était sa question. C'est une bonne question, ça. Est-ce qu'il faut en faire toujours plus pour faire de la place à Jésus dans notre vie? Pas sûr. [Stéphane] Des fois, on sent la pression de faire des choses pour que ça soit visible, pour que ça paraisse. Rarement on va dire dans une paroisse, on a prié pendant trois heures cette semaine-ci. Non! On a fait tel comité. On a écrit tel texte. On est allés donner trois heures à la mission communautaire au centre-ville pour aider les plus démunis. Oui, c'est bien, c'est bien. Mais est-ce que c'est une question de performance? Est-ce que c'est une question de se justifier? Ça me fait penser, durant le Carême, c'est très rare qu'on dise: on va prendre une sabbatique de réunion. Dieu sait qu'on en a des réunions et des comités. On pourrait prendre deux mois, on n'aura pas de réunion, ou seulement les trucs vraiment nécessaires, mais dix minutes, pas plus. Il y a quelque chose de quasiment contre-culturel, d'établir ce genre de limite, de dire : « Non, on n'embarquera pas dans un « time is money, » comme on dit, dans une espèce de mentalité capitaliste, mais aussi une mentalité qu'il faut en faire plus, plus, plus, toujours plus. Respecter le concept de shabbat [Joan] Tu as parlé un peu de la notion de shabbat, de sabbatique, de se poser, de ne pas faire. C'est vrai qu'il y a un principe biblique du repos. Moi j'ai souvent entendu dans mon Église d'origine, c'est important de faire Shabbat, c'est important de respecter shabbat, et je me demande: qu'est-ce qu'on en fait de cette notion de Shabbat en fait? Ces 24 heures, on pourrait faire descendre la pression. Qu'est-ce qu'on en fait? Là par exemple, j'étais toute surprise hier, pour, je crois, la première fois de ma vie ou de mon investissement ou de mon ministère en Église, on m'a mis une réunion un dimanche après-midi à 13h30 en visio. Je n'avais jamais fait ça de ma vie. Et ça m'a semblé vraiment hyper étrange en fait. Pas du tout le genre de chose où j'ai l'impression que c'est la bonne chose à faire. En même temps, ça a arrangé vraiment beaucoup de gens cette réunion où j'ai entendu le besoin des autres. Et puis finalement, je me dis aussi ce shabbat ou cette année sabbatique ou ce temps sabbatique c'est une façon de rééquilibrer, lorsqu'on dépasse les limites. Il ne faudrait pas non plus se dire, mais ce n'est pas grave je vais dépasser mes limites puis après je me reposerai. L'importance de recharger ses piles [Stéphane] Il y a un principe qui est tellement simple, mais qu'on a difficulté à l'appliquer dans notre vie de tous les jours. On ne peut pas donner ce que l'on n'a pas. Lorsqu'on a une voiture, s'il n'y a plus d'essence dans le réservoir, la voiture n'avance plus. De la même façon pour un être humain, si on n'a plus de force physique ou de force émotionnelle ou de force spirituelle, on ne peut pas en donner. On n'est pas invincible. On a besoin de se recharger, un peu comme on recharge des piles. Par exemple, dans Matthieu 14, Jésus nourrit une très grande foule, la multiplication des pains. On dit qu'il y a 5000 hommes, sans compter les femmes et les enfants. Aussitôt fini, Jésus envoie ses disciples dans la barque pour qu'ils traversent à l'autre rive, et lui s'en va dans la montagne pour prier à l'écart. Probablement, oui, Jésus aime prier, mais peut-être aussi que Jésus s'est dit : « Là j'en ai fait beaucoup. J'ai donné, j'ai donné, j'ai donné du pain, mais aussi de l'énergie, de l'amour. J'ai besoin de me recharger. » Des fois, on essaie de le faire et des gens vont dire : « Tu n'es pas très sociable. Tu n'es pas très cool. » Oui, mais lorsqu'on n'a plus rien à l'intérieur de soi, il faut être capable de se le dire et peut-être de le dire aux autres : « Je n'ai plus rien à donner. J'ai besoin de recharger. J'ai besoin de me recentrer. J'ai besoin de me ressourcer. Puis après, ça va être bien. » Mais si je continue toujours à donner, c'est là qu'arrivent les problèmes de maladie, de burn-out, de dépression. Il faut prendre soin de soi. Prendre le temps d'enseigner les limites [Joan] L'année dernière, je me suis rendue compte, dans mes fonctions précédentes dans l'Église, que souvent, on ne parlait pas avec les jeunes des limites. Alors bien sûr, il y a les limites un peu classiques, voilà, pas d'alcool, pas de drogue, pas de sexualité pendant les camps, pendant les activités jeunesse. Et puis ça, ils le savent. Et puis après, effectivement, comme on est dans des sous-cultures et des endroits où peut-être on n'a pas toujours su identifier un certain nombre de limites. C'est important de leur faire suivre une formation à tous ces jeunes en responsabilité sur le respect de l'espace de l'autre, la sphère corporelle et notamment en camp : le lit, le dortoir, la douche, les salles d'eau, le corps des enfants et des jeunes pendant les jeux. Et puis, il y a beaucoup de questions qui ont émergé. Et de temps en autre, une chose qu'on a souvent entendue, toi et moi, « On ne peut plus rien faire. » Mais ce jeu est là tellement rigolo, on fait ceci, on fait cela, on se touche comme si, on s'attrape comme ça, on se mouille par-ci, on se... « Ben non, je dis, écoute, ce serait mieux de ne pas le faire. L'Église ne peut pas assumer un jeu comme ça, il n'est pas assez pédagogique, il met en danger le corps, il stigmatise. Potentiellement, s'il fait chaud ou s'il fait froid, il peut y avoir tel ou tel effet, donc non. » Il faut réfléchir à tout ça. Et oui, c'est vrai, on ne peut plus faire les choses comme avant. On a intégré des limites dans nos pratiques et finalement c'est un très bel exercice de discipline spirituelle parce que partout où on met des contraintes, finalement ça permet d'éveiller tout simplement la créativité. Il y a des jeux qu'on ne peut plus du tout faire. Il y a des pratiques qu'on ne peut plus accepter. Il y a des limites qu'on a posées et à partir de là on va pouvoir faire plein de nouvelles choses en fait. [Stéphane] Ces limites-là, ce n'est pas juste parce qu'on n'a rien à faire et qu'on veut trouver des trucs pour emmerder les gens. Ce n'est pas ça. C'est qu'est-ce que ça a comme impact sur personnes qui reçoivent ça. Ces mots-là, ces attouchements-là, ces blagounettes. Oui, c'est drôle pour ceux qui le font, mais pour ceux qui le reçoivent, ce n'est pas drôle. Donc, c'est d'essayer d'éveiller les consciences, Des limites pour respecter les personnes qui nous succèdent [Stéphane] Un exemple qu'on voit malheureusement, c'est le problème des pasteurs qui sont à la retraite, mais qui continuent à s'ingérer dans la vie de la paroisse, qui continuent à faire des visites, qui continuent à avoir de l'influence sur les décisions. C'est au détriment du ou de la nouvelle pasteure qui essaie d'établir son style, qui essaie d'établir sa place. On tolère ça trop souvent, même si on sait que ce n'est pas correct. Je vais te donner un autre exemple. Dans une ancienne paroisse, il y a une agente de pastorale qui avait pris sa retraite et on avait engagé une nouvelle agente de pastorale. Un jour, j'arrive et l'ancienne était dans la cuisine avec dix paroissiens, puis ils faisaient des tartes. C'était pour une activité de levée de fond. J'ai soulevé la question. Et ce qu'on m'a répondu, c'est que la nouvelle personne n'était pas dans l'édifice, donc c'est OK. Où est le problème m'a-t-on dit? Il faut savoir couper le cordon. Oui, on se fait des amis. Ça, je comprends. On n'est pas des robots. Mais est-ce que cette activité-là devait avoir lieu dans la cuisine de l'église? Comment l'autre personne peut-elle développer sa crédibilité, développer des liens, si elle a toujours le spectre de l'ancienne personne au-dessus de son épaule? Des fois, oui, il faut mettre des limites. Il faut mettre des règlements parce qu'il y a des gens qui ont de la difficulté à penser à l'impact que ça a sur les autres. Parler de limites en Église [Joan] Je me demande si on a souvent des conversations comme ça dans nos lieux d'Église sur nos limites. Je me demande aussi si les pasteurs, les ministres prêchent sur cette question des limites. Et je me demande aussi si les laïcs osent nous dire : « oh là là, j'ai atteint ma limite. » Parce que j'ai l'impression que parfois on a des débuts de conversation là-dessus, on commence à être un peu honnête. Et puis chacun rentre dans une sorte de pudeur et se dit: après tout, le pasteur en fait beaucoup, moi aussi je peux en faire beaucoup, puis je veux bien reprendre un mandat, ça a l'air de le soulager. J'aimerais bien avoir des échos, des retours, savoir s'il y a des endroits où on a trouvé de bons moyens de mener cette conversation. Parce qu'en fait on est un peu pris en tenaille entre notre culpabilité, notre responsabilité, et notre besoin aussi de dire stop. Conclusion [Stéphane] Très bon point. J'espère que vous êtes capables d'avoir ces conversations-là aussi avec vos proches et j'espère que vous nous donnerez des nouvelles de ça en nous écrivant à : questiondecroire@gmail.com. Merci, Joan pour cette conversation. Je veux remercier l'Église unie du Canada, notre commanditaire qui relaie notre podcast, qui offre aussi des blogues et des vidéos sur des sujets de spiritualité et de foi. Merci à Réforme qui relaie aussi notre podcast. Et on a aussi un groupe WhatsApp où on a des conversations sur tout plein de sujets aussi, des gens très allumés. Puis on n'a pas besoin de savoir la théologie ou être un expert en Église. C'est vraiment pour tout le monde, pour tous et toutes. Alors, je te souhaite une bonne semaine, Joan. Merci à vous aussi. Prenez bien soin de vous. Au revoir. Au revoir. Liens Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Nadine E, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF Mots clés: limites, épuisement, santé mentale, spiritualité, vie professionnelle, église, burnout, repos, frontières, bien-être Sujets clés: L'importance de fixer des limites claires dans la vie professionnelle et personnelle Les dangers du dépassement de ses limites, notamment dans le contexte religieux Stratégies pour préserver sa santé mentale et spirituelle en fixant des frontières Le rôle du repos et du sabbat dans la prévention du burnout Citations: "Il faut mettre des limites non négociables." "Jésus se ressourçait pour mieux servir." "Prendre soin de soi, c'est essentiel." Chaptres: 00:00 - Introduction 00:45 - Les visites matinales au presbytère 02:42 - S'attendre qu'un pasteur soit toujours disponible 05:54 - Un modèle d'Église qui abuse du bénévolat 08:29 - Apprendre à respecter les limites des bénévoles 10:17 - Doit-on s'épuiser pour le Seigneur? 12:34 - Apprendre à respecter ses limites pour travailler mieux 14:45 - Mettre des limites pour se préparer aux moments importants 16:47 - Respecter le concept de shabbat 17:57 - L'importance de recharger ses piles 19:52 - Prendre le temps d'enseigner les limites 22:18 - Des limites pour respecter les personnes qui nous succèdent 24:05 - Parler de limites en Église 24:55 - Conclusion
durée : 00:04:09 - Les Matins de France Culture - Dans la métropole européenne de Lille, environ 9 000 logements sont vacants depuis plus de deux ans. Souvent très dégradées, ces maisons sont la cible de la "Fabrique des Quartiers", un dispositif unique en France, qui les identifie et les remet sur le marché. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Carie, gingivite, abcès, aphtes, halitose, bruxisme... Les pathologies liées aux dents, à la gencive ou à la bouche peuvent survenir à tous les âges. Elles peuvent être à l'origine de vives douleurs et pousser à l'automédication afin de les soulager. Comment prévenir ces maladies ? Comment prendre soin de ses dents ? Dans quels cas est-il primordial de consulter ? Il ne suffit pas d'avoir un sourire éclatant, encore faut-il garder ses dents et ses gencives en bonne santé. Or, selon l'Organisation mondiale de la santé, près de 3,5 milliards de personnes dans le monde sont touchées par des affections bucco-dentaires. L'importance d'un traitement à un stade précoce Carie, gingivite, abcès, aphtes, halitose ou encore bruxisme... Souvent douloureuses, la plupart de ces affections sont évitables ou peuvent être traitées à un stade précoce. Quel impact ces maladies sont-elles susceptibles d'avoir sur notre santé générale ? L'automédication est-elle dangereuse ? Dans quels cas est-il impératif de consulter ? Quelles sont les bonnes habitudes à prendre dès l'enfance si l'on veut protéger ses dents et ses gencives ? Avec : Pr Caroline Gorin, professeure des Universités – praticienne hospitalière (PU-PH) en odontologie, spécialiste en Prothèse Maxillo-Faciale aux hôpitaux Lariboisière et Européen Georges Pompidou (AP-HP), responsable du département de Biologie Orale à l'Université Paris Cité, et chercheuse en ingénierie tissulaire au sein de l'unité UMR 1333 « Santé Orale » (Inserm/Université Paris Cité) Dr Moïse Nkongolo, chirurgien-dentiste. Chef de service de stomatologie à la Clinique Guenin à Pointe-Noire, en République du Congo. ► En fin d'émission, reportage de Charlie Dupiot dans le premier lieu de mémoire de la pandémie Covid-19 en France. Au sein de l'Université Paris Cité, cette exposition permanente inscrit le Covid-19 dans l'histoire longue des pandémies et donne accès à des témoignages de citoyens français, recueillis dans le cadre d'un vaste projet de recherche et de mémoire collective. Avec une hypothèse : la crise Covid a bouleversé notre rapport au temps, à l'espace et aux liens sociaux. L'anthropologue Laëtitia Atlani-Duault, présidente de l'Institut Ad Memoriam à l'origine de cette exposition, nous en propose une visite guidée. Programmation musicale : ► Kali Uchis - Your Teeth In My Neck ► Hen's - On go la bas.
Carie, gingivite, abcès, aphtes, halitose, bruxisme... Les pathologies liées aux dents, à la gencive ou à la bouche peuvent survenir à tous les âges. Elles peuvent être à l'origine de vives douleurs et pousser à l'automédication afin de les soulager. Comment prévenir ces maladies ? Comment prendre soin de ses dents ? Dans quels cas est-il primordial de consulter ? Il ne suffit pas d'avoir un sourire éclatant, encore faut-il garder ses dents et ses gencives en bonne santé. Or, selon l'Organisation mondiale de la santé, près de 3,5 milliards de personnes dans le monde sont touchées par des affections bucco-dentaires. L'importance d'un traitement à un stade précoce Carie, gingivite, abcès, aphtes, halitose ou encore bruxisme... Souvent douloureuses, la plupart de ces affections sont évitables ou peuvent être traitées à un stade précoce. Quel impact ces maladies sont-elles susceptibles d'avoir sur notre santé générale ? L'automédication est-elle dangereuse ? Dans quels cas est-il impératif de consulter ? Quelles sont les bonnes habitudes à prendre dès l'enfance si l'on veut protéger ses dents et ses gencives ? Avec : Pr Caroline Gorin, professeure des Universités – praticienne hospitalière (PU-PH) en odontologie, spécialiste en Prothèse Maxillo-Faciale aux hôpitaux Lariboisière et Européen Georges Pompidou (AP-HP), responsable du département de Biologie Orale à l'Université Paris Cité, et chercheuse en ingénierie tissulaire au sein de l'unité UMR 1333 « Santé Orale » (Inserm/Université Paris Cité) Dr Moïse Nkongolo, chirurgien-dentiste. Chef de service de stomatologie à la Clinique Guenin à Pointe-Noire, en République du Congo. ► En fin d'émission, reportage de Charlie Dupiot dans le premier lieu de mémoire de la pandémie Covid-19 en France. Au sein de l'Université Paris Cité, cette exposition permanente inscrit le Covid-19 dans l'histoire longue des pandémies et donne accès à des témoignages de citoyens français, recueillis dans le cadre d'un vaste projet de recherche et de mémoire collective. Avec une hypothèse : la crise Covid a bouleversé notre rapport au temps, à l'espace et aux liens sociaux. L'anthropologue Laëtitia Atlani-Duault, présidente de l'Institut Ad Memoriam à l'origine de cette exposition, nous en propose une visite guidée. Programmation musicale : ► Kali Uchis - Your Teeth In My Neck ► Hen's - On go la bas.
durée : 00:04:09 - Le Reportage de la rédaction - Dans la métropole européenne de Lille, environ 9 000 logements sont vacants depuis plus de deux ans. Souvent très dégradées, ces maisons sont la cible de la "Fabrique des Quartiers", un dispositif unique en France, qui les identifie et les remet sur le marché. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Louis-Carl Vignon, Président de Ford France - L'automobile US en France depuis plus d'un siècle Je reçois aujourd'hui Louis Carl Vignon, Président de Ford France. Qui ne connaît pas Ford ? Personne. Mais connaissez-vous leurs véhicules ? Et savez-vous ce que représente Ford en France et en Europe ? Avec Louis-Carl, j'ai rencontré un homme à l'opposé des hommes que je connais déjà dans cette industrie folle qu'est le secteur automobile. Le secteur auto est l'un des plus difficiles, des plus complexes, des plus compétitifs au monde. Pour être à la direction de ces géants dont les CA dépasse souvent les 100Md€ - le CA de Ford dans le monde fut de 187Md$ l'année dernière - , il faut des hommes et des femmes hors normes. Souvent, pas toujours, ils sont difficiles d'accès. Souvent, pas toujours, même après leur avoir serré la main, ils ne sont pas les plus commodes. Louis-Carl est loin de tous ces clichés même si son métier n'est pas moins difficile que celui de ses confrères. Vous vous en rendrez compte en nous écoutant. Aujourd'hui, nous parlons de Ford en France, en Europe et aux US. Nous parlons des concurrents de Ford dans le monde. Nous parlons de l'avènement de l'électrique, des obligations réglementaires qui façonnent déjà le marché européen. Nous parlons des véhicules chinois aussi. Bref, nous parlons du monde automobile actuel et de celui qui vient. Passionnant. Suivre Louis Carl sur LinkedInSi cette nouvelle interview vous a plu, parlez-en autour de vous, notez 5 ⭐ le podcast (Spotify, Deezer, ApplePodcast...) et rédigez un avis.N'hésitez pas à m'écrire sur LinkedIn, à vous abonner à notre Newsletter hebdo et à notre nouvelle chaîne YoutubeToutes les Histoires d'Entreprises sont également disponibles sur histoiresentreprises.com et sur le site de bluebirds.partners, site de la communauté d'indépendants que j'anime et qui conseille ou remplace des dirigeants. Un podcast co-réalisé avec Agnès GuillardHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:28:11 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Marie Labory - Fabio Viscogliosi aime l'art sous toutes ses formes : l'écriture, le dessin et la musique. Il fait paraître "Rococo Notes", un livre dans lequel il se plaît à errer d'une pensée à l'autre, chacune s'accompagnant de ses dessins. - réalisation : Laurence Malonda, Boris Pineau, Aïssatou N'Doye, Jules Barbier, Zohra Vignais, Lise Ripoche, Mathi Adjinsoff - invités : Fabio Viscogliosi Artiste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Julie est enseignante en arts visuels, artiste et praticienne en écorituels.Elle a grandi sur des terres juralpines, dans un environnement encore très marqué par l'agriculture et les produits du terroir.La cuisine occupe aujourd'hui une place importante dans sa vie. Une place qui s'est imposée presque malgré elle au moment de devenir mère.« Ça m'a déboussolée du moment où je suis devenue mère. Je me suis dit : je vais faire la cuisine trois fois par jour ! »C'est finalement en même temps qu'elle est devenue maman que son identité culinaire s'est construite, au fil des repas, du quotidien, des saisons et des produits disponibles.« On s'est alimenté avec des produits de nos terres, des produits du terroir. Ça a changé les recettes et ça a apporté de la simplicité, avec des aliments récurrents selon les saisons. »Pour cet épisode, Julie a choisi de nous parler non pas d'un plat, mais de ses pique-niques insulaires.Porquerolles l'a rendue, dit-elle, « très mobile, très mouvante ». « Ici, je n'ai pas du tout envie de m'installer à table. »Au fil des années, elle a développé un véritable art du pique-nique : une manière de cuisiner et de manger qui s'est peu à peu simplifiée, affinée, adaptée à l'île et au mouvement.« Ce qui est beau avec les pique-niques, ce sont les préliminaires. La préparation. Il y a toute une praticité du pique-nique. »Et puis il y a l'inattendu.« Quand tu dis “à table” en pique-nique, tu invites le paysage avec toi. »Manger dehors change le rapport au repas, au vivant, aux sensations.« L'île a été une merveilleuse enseignante. En mangeant à l'extérieur, j'ai déjà un autre contact avec la terre, avec le vivant tout entier. Si je suis au milieu des immortelles, elles vont enivrer mon repas. »Souvent, les pique-niques arrivent après la baignade, avec encore le goût du sel sur les lèvres.On mange avec les doigts, on partage, on improvise. « C'est un petit banquet… »Pour Julie, manger dehors appelle naturellement « une forme de créativité, de spontanéité, de joie d'être ensemble ».Avec Julie, nous avons parlé de maternité, de rapport au vivant, de cuisine des restes, de sandwichs, de repas nomades, de nourriture brute, de simplicité et de liberté.Nous avons parlé aussi de criste marine, de fenouil sauvage, de maceron, des Copains — le système de maraîchage de l'île — et de l'autonomie alimentaire de ceux qui vivaient ici il y a des centaines d'années.J'ai également reçu Julie dans la série Archipels, consacrée aux femmes et à l'insularité — un témoignage fort que je vous invite à découvrir si ce n'est pas déjà fait: https://fragileporquerolles.com/mur-mures-archipelles-julie/Pour découvrir les photos de ses pique-niques c'est ici: https://fragileporquerolles.com/ Support the showMe suivre sur instagram : https://www.instagram.com/fragile_porquerolles/Me soutenir sur Tipeee : https://fr.tipeee.com/fragile-porquerolles-1 Vous pouvez me laisser des étoiles et un avis sur Apple Podcasts et Spotify, ça aide ! Si vous souhaitez m'envoyer un mail: fragileporquerolles@gmail.com
durée : 00:21:32 - par : Elodie Suigo - Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Jeudi 4 juin 2026, l'actrice et réalisatrice Juliette Binoche. Son premier documentaire, "En nous", est au cinéma depuis mercredi. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:12:52 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Marie Labory - "Scary Movie" est de retour. Les frères Wayans, Anna Faris et Regina Hall, sont de la partie pour parodier les gros succès du cinéma horrifique de ces dernières années. - réalisation : Laurence Malonda, Boris Pineau, Aïssatou N'Doye, Jules Barbier, Zohra Vignais, Lise Ripoche, Mathi Adjinsoff - invités : Charles Bosson Critique de cinéma et de séries, animateur du podcast “Overtime”, Adrien Dénouette Critique de cinéma et enseignant Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Avec : Juliette Briens, journaliste à L'Incorrect. Daniel Riolo, journaliste RMC. Et Emmanuelle Dancourt, journaliste indépendante. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des Français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Alix Girod de l'Ain et Cyril Doisneau "Saint Tropez expliqué à ceux qui disent Saint Trop'"Saint-Tropez, Saint-Trop', Saint « Trop de Pèze »… Depuis mon enfance, j'ai entendu tout, et souvent n'importe quoi, sur cette destination devenue mi-réceptacle à clichés et mi-punching-ball. « Saint-Tropez, ce n'est plus ce que c'était ? » Vrai, depuis les invasions burgondes, les choses ont changé… et c'est tant mieux. « Il n'y a que des riches à Saint-Tropez ? » Faux. Il y a aussi des ultra-riches (je plaisante). « Il y a trop de monde l'été à Saint-Tropez ? » Vrai et Faux, tout dépend d'où vous allez, avec quel moyen de locomotion et à quelle heure. « Saint-Tropez, c'est pour les gens « bling-bling » ? Vrai pour 10 % de ceux qui la fréquentent, et source de rigolade pour les 90% qui les observent, goguenards. Souvent, lorsque je dis que j'y passe la plupart de mes vacances les gens s'étonnent « Quoi ? T'as plutôt une tête à aller sur la côte basque ou à l'ile de Ré ! », je ne sais pas trop si c'est un compliment (pas assez glamour pour la côte d'Azur ?) ou parce qu'on connaît bien mal ce village… Musique : « San Tropez » Pink Floyd Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode du Podcast des établissements médico-sociaux, je discute avec Piera Clément, directrice de l'association Agir et fondatrice du pôle innovation AgirTech, pour parler de Jadbot, une application conçue pour les ASH et les équipes hôtelières en EHPAD.Un constat a guidé sa création par l'équipe de l'EHPAD : alors que les ASH représentent près d'un quart des effectifs, elles ont longtemps été les grandes oubliées de la transformation numérique, malgré leur rôle essentiel dans le quotidien des résidents.Au fil de l'échange, nous revenons sur la philosophie qui anime le projet : la technologie ne doit pas remplacer l'humain, mais lui permettre de consacrer davantage de temps au relationnel. Pour Piera Clément, l'innovation n'a de sens que si elle simplifie le travail, réduit la charge mentale et améliore la qualité de vie au travail des équipes.Nous découvrons le fonctionnement de Jadbot : assistance vocale, accès aux consignes, traçabilité des tâches, relevés alimentaires, remontées d'informations terrain ou encore accompagnement des nouveaux professionnels. Le choix du vocal, pensé à partir des usages réels des ASH, permet de rendre l'outil plus intuitif et plus accessible dans un métier où le temps manque souvent.Nous parlons également de l'intégration des nouveaux salariés. Grâce à l'application, les équipes disposent d'un véritable guide de terrain qui facilite l'autonomie, réduit le stress des premiers jours et contribue à une montée en compétences plus rapide.Autre sujet de cet échange : la place des ASH dans l'observation quotidienne des résidents. Souvent très présentes auprès des personnes accompagnées, elles repèrent des informations précieuses sur l'état de santé, les habitudes de vie ou les changements de comportement. L'application permet de valoriser ces observations et de mieux les partager avec les équipes soignantes.Enfin, nous échangeons sur l'intelligence artificielle, ses opportunités mais aussi les précautions nécessaires pour construire des solutions robustes, durables et réellement utiles aux professionnels de terrain.Vous pouvez contacter Piera via Linkedin ou le site internet : https://agir-tech.net/Piera et l'équipe de Jadbot seront présents au salon FNADEPA et AD-PA en Juin 2026 à Toulouse et Lille.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Avec : Frédéric Hermel, journaliste et écrivain. Carine Galli, journaliste RMC. Et Jacques Legros, journaliste. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Dans ce nouvel épisode de Ces questions que tout le monde se pose, je lis la lettre de Camille. Camille a 34 ans, et depuis un moment, elle angoisse de plus en plus à l'idée de voir ses parents. Ces derniers temps, ils sont très tendus à cause de leurs problèmes de santé, et surtout, ils se mettent désormais à mal lui parler et parfois jusqu'à lui crier dessus, comme si elle était toujours une enfant. Souvent, Camille reste muette et quand elle essaie d'en discuter avec eux, ils ne veulent rien entendre. Alors à travers l'histoire de Camille, et toujours dans l'espoir d'aider aussi toutes celles et ceux qui écouteront cet épisode, j'essaie aujourd'hui de répondre aux questions que tout le monde se pose… sur comment réagir face aux paroles violentes.N'hésitez pas à vous abonner à ce podcast, me suivre sur les réseaux sociaux sous le nom de Maud Ankaoua, ou consulter mon site internet https://www.maud-ankaoua.com. N'oubliez pas que si vous avez vous-même des questions, ou s'il y a des sujets que vous aimeriez que j'aborde dans un futur épisode, vous pouvez m'écrire ou m'envoyer une note vocale à l'adresse podcast.eyrolles@gmail.com. Vous retrouverez toutes ces informations dans le texte de description de l'épisode.Je serais également ravie de vous retrouver en librairie avec mes romans :Kilomètre ZéroRespire ! Le Plan est toujours parfaitPlus jamais sans moiTu m'avais promisAutrice & Animatrice : Maud Ankaoua Production : Éditions EyrollesRéalisation : Margaux Rol & Céline Malvo de l'Atelier ENLMontage & Mixage : Marthe CunyMusique : Martijn De BoerHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Souvent, nous ne comprenons pas comment Dieu fait grandir notre foi. Dans ce puissant message, notre pasteur nous montrera comment Dieu utilise chaque saison de notre vie pour fortifier, transformer et accroître notre foi. Venez avec un cœur disposé à apprendre et à recevoir. Invitez un membre de votre famille ou un ami, et joignez-vous à nous pour un moment d'encouragement, de transformation et de croissance spirituelle.
Il est toujours à portée de main, ne répète pas vos secrets et ne se vexe pas si vous l'oubliez pendant des mois dans le tiroir de votre table de chevet… Le journal intime a tout du compagnon de vie idéal.Souvent perçue comme une pratique réservée aux enfants et aux adolescents, la tenue quotidienne d'un journal intime est pourtant loin d'être marginale. Selon le ministère de la culture et le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc), 7 % des Français âgés de plus de 15 ans tenaient un carnet personnel en 2020. Il suffit d'ailleurs d'observer les réseaux sociaux et les étals des papeteries pour constater l'essor du « journaling », le terme anglais désignant cette pratique.Décompresser, réguler ses émotions, surpasser un traumatisme… Les diaristes – soit les personnes qui écrivent fréquemment dans leur carnet – sont nombreux à vanter les bénéfices de l'écriture au quotidien. Mais qu'en disent les recherches scientifiques ? En quoi le phénomène de catharsis peut-il aider à surmonter la vie et ses événements ? Et pourquoi la pratique d'écriture connaît-elle un engouement ces dernières années ?A l'occasion de la Fête de l'écrit organisée le 26 mai par La Poste, cet épisode du podcast « L'Heure du Monde » décrypte les bienfaits de l'écriture sur la santé mentale. La journaliste Esther Michon témoigne de sa pratique personnelle et interviewe plusieurs spécialistes du sujet. Parmi eux, Nayla Chidiac, docteure en psychopathologie et psychologue clinicienne spécialiste du trauma, Xavier Alario, chercheur au CNRS et Guillemette Faure, journaliste, collaboratrice régulière du Monde.Un épisode écrit et présenté par Esther Michon. Réalisation : Quentin Tenaud. Rédaction en chef : Claire Leys. Dans cet épisode : extraits de carnets intimes ; de journaux télévisés de 2009 ; de publicités Perle de Lait et Miel Pops ; de vidéos diffusées sur le réseau social Tiktok. Témoignages de Fanny et Joëlle, diaristes. Lectures de passages des livres Writing to heal de James Pennebaker (New Harbinger Publications, 2004) et Les Bienfaits de l'écriture, les bienfaits des mots de Nayla Chidiac (Odile Jacob, 2022).Cet épisode a été publié le 26 mai 2026. Il a été réalisé dans le cadre d'un partenariat avec la Fête de l'écrit, organisée par La Poste avec le Labo des histoires, dont Le Monde est partenaire.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'acteur et metteur en scène Charles Berlin signe la mise en scène du texte « C'est si simple l'amour » dans un dyptique consacré à l'auteur Lars Norén. Un huis-clos à l'humour mordant et aux dialogues acérés. Deux couples d'amis se retrouvent pour fêter la première d'un spectacle mais au fur et à mesure que l'alcool délie les langues, ils vont se déchirer, exposer leurs failles, leur jalousie, leurs trahisons et révéler leurs vrais visages au terme d'une soirée explosive : « Lars Noren voulait écrire ce qui surgissait, sans se censurer », nous précise Charles Berling. Un salon bourgeois comme théâtre de l'explosion intime La pièce se déroule dans un immense salon bourgeois, décoré avec goût : une partie du public est placée sur scène, les spectateurs sont donc assis à deux pas du cœur de l'action « Je voulais matérialiser sur scène le fait qu'on a de moins en moins d'intimité ». Les canapés sont recouverts de draps blancs. « Au début, tout est beau, tout est emballé puis tout se délite ! » Une tragicomédie selon Norén et Berling La pièce oscille entre humour noir et règlements de comptes sans pitié. Les dialogues sont très crus, les insultes foudroyantes : « quand la tragicomédie existe, quand les gens rient et sont effrayés, je suis totalement heureux ». Malgré cela, la pièce ne bascule jamais dans le pathos. « Ce qu'il faut c'est qu'on rentre dans la pièce et qu'elle nous bouleverse, on a fait un grand travail de texte ». « Lost and found » et « C'est si simple l'amour » font partie du cycle des 14 pièces écrites par Norèn entre 1989 et 1995. Invité : Charles Berling, né en 1958 à Saint-Mandé, est un acteur, metteur en scène et réalisateur français. Issu d'une famille de diplomates, il passe son enfance entre l'Asie et l'Afrique, puis se forme au théâtre en France. Révélé au cinéma dans les années 1990, il se fait connaître du grand public avec des films comme « Nelly et Mr Arnaud », « Ridicule » ou « L'ennui ». Il mène en parallèle une importante carrière au théâtre, comme comédien et metteur en scène, et devient aussi directeur de lieux culturels (notamment à Toulon/Châteauvallon). Engagé, il défend une vision exigeante et populaire de la culture, entre cinéma d'auteur, théâtre et projets audiovisuels. Il dirige le Théâtre Chateauvallon Liberté Scène à Toulon. Lars Göran Ingemar Norén est un poète, metteur en scène, dramaturge et auteur suédois, né le 9 avril 1944, à Stockholm en Suède, et mort le 26 janvier 2021. Il est considéré comme l'une des grandes voix du théâtre européen contemporain. Souvent rapproché de Strindberg ou de Bergman, il explorait dans ses pièces, les zones sombres de l'intime : familles en crise, secrets, maladies, solitude, violence sociale, racisme, dérive des marginaux. C'est si simple l'amour : À voir au Théâtre de l'Atelier jusqu'au 1er juillet 2026. Programmation musicale : L'artiste Pépite avec le titre L'amertume.
L'acteur et metteur en scène Charles Berlin signe la mise en scène du texte « C'est si simple l'amour » dans un dyptique consacré à l'auteur Lars Norén. Un huis-clos à l'humour mordant et aux dialogues acérés. Deux couples d'amis se retrouvent pour fêter la première d'un spectacle mais au fur et à mesure que l'alcool délie les langues, ils vont se déchirer, exposer leurs failles, leur jalousie, leurs trahisons et révéler leurs vrais visages au terme d'une soirée explosive : « Lars Noren voulait écrire ce qui surgissait, sans se censurer », nous précise Charles Berling. Un salon bourgeois comme théâtre de l'explosion intime La pièce se déroule dans un immense salon bourgeois, décoré avec goût : une partie du public est placée sur scène, les spectateurs sont donc assis à deux pas du cœur de l'action « Je voulais matérialiser sur scène le fait qu'on a de moins en moins d'intimité ». Les canapés sont recouverts de draps blancs. « Au début, tout est beau, tout est emballé puis tout se délite ! » Une tragicomédie selon Norén et Berling La pièce oscille entre humour noir et règlements de comptes sans pitié. Les dialogues sont très crus, les insultes foudroyantes : « quand la tragicomédie existe, quand les gens rient et sont effrayés, je suis totalement heureux ». Malgré cela, la pièce ne bascule jamais dans le pathos. « Ce qu'il faut c'est qu'on rentre dans la pièce et qu'elle nous bouleverse, on a fait un grand travail de texte ». « Lost and found » et « C'est si simple l'amour » font partie du cycle des 14 pièces écrites par Norèn entre 1989 et 1995. Invité : Charles Berling, né en 1958 à Saint-Mandé, est un acteur, metteur en scène et réalisateur français. Issu d'une famille de diplomates, il passe son enfance entre l'Asie et l'Afrique, puis se forme au théâtre en France. Révélé au cinéma dans les années 1990, il se fait connaître du grand public avec des films comme « Nelly et Mr Arnaud », « Ridicule » ou « L'ennui ». Il mène en parallèle une importante carrière au théâtre, comme comédien et metteur en scène, et devient aussi directeur de lieux culturels (notamment à Toulon/Châteauvallon). Engagé, il défend une vision exigeante et populaire de la culture, entre cinéma d'auteur, théâtre et projets audiovisuels. Il dirige le Théâtre Chateauvallon Liberté Scène à Toulon. Lars Göran Ingemar Norén est un poète, metteur en scène, dramaturge et auteur suédois, né le 9 avril 1944, à Stockholm en Suède, et mort le 26 janvier 2021. Il est considéré comme l'une des grandes voix du théâtre européen contemporain. Souvent rapproché de Strindberg ou de Bergman, il explorait dans ses pièces, les zones sombres de l'intime : familles en crise, secrets, maladies, solitude, violence sociale, racisme, dérive des marginaux. C'est si simple l'amour : À voir au Théâtre de l'Atelier jusqu'au 1er juillet 2026. Programmation musicale : L'artiste Pépite avec le titre L'amertume.
durée : 00:30:58 - par : Elodie Suigo - Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Mercredi 20 mai 2026, le professeur de criminologie et auteur Alain Bauer. Il publie "Intrigues à l'ONU", aux éditions First. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
"Le jeu le plus important est celui que l'enfant initie lui-même, c'est-à-dire le jeu libre."Le jeu est le langage naturel de l'enfant. À travers le jeu, l'enfant explore le monde, exprime ses émotions, développe son imagination et construit peu à peu sa compréhension de lui-même et des autres. C'est en jouant qu'il apprend à résoudre des problèmes, à coopérer, à gérer ses frustrations, mais aussi à oser prendre des initiatives. Le jeu libre est souvent relégué au second plan, éclipsé par des emplois du temps chargés et des activités dirigées. Pourtant, laisser l'enfant maître de son jeu est un puissant moteur de développement, d'autonomie et de confiance. Dans cet épisode, Sylvie d'Esclaibes explore la différence fondamentale entre « occuper un enfant » et lui permettre de jouer librement, sans attentes ni consignes.Souvent, en tant qu'adultes, nous ressentons une forme de culpabilité à ne pas être assez présents dans les jeux de nos enfants, ou à ne pas leur proposer suffisamment d'activités. Pourtant, la clé n'est pas dans la quantité d'activités dirigées.Le véritable enjeu : laisser nos enfants inventer, expérimenter, s'ennuyer, sans intervenir à chaque instant. Sylvie souligne : moins l'adulte intervient, plus l'enfant se construit. L'ennui devient alors un déclencheur de créativité, une opportunité pour développer logique, autonomie, confiance corporelle ou encore capacité d'imagination.Quelques pistes concrètes à la maison ou à l'extérieur :✅ Réduire le nombre de jouets à disposition et les rendre accessibles sans consignes✅ Accepter l'ennui comme déclencheur d'imagination✅ Aménager des espaces différenciés, peu chargés✅ Observer et se retirer davantage pour laisser l'enfant maître de ses jeux✅ En extérieur : jouer avec les éléments naturels, cabanes en forêt, collectes libresPour approfondir le sujet, Sylvie recommande deux lectures :« Qui veut jouer avec moi ? », de Lawrence Cohen« Développer le lien parent-enfant par le jeu », d'Aletha SolterNotre rôle n'est pas de tout prévoir, mais de faire confiance à la capacité de nos enfants à grandir dans, et par, le jeu libre. C'est en les laissant expérimenter, se tromper, recommencer, que nous leur permettons de se construire.
Dans cet extrait, Laura Pironnet, passionnée de littérature jeunesse et professionnelle de l'édition, revient sur la pression qui entoure la lecture en France.Souvent perçue comme une activité intellectuelle et valorisée, nous oublions parfois l'essentiel : la joie de partager une histoire, d'éveiller la curiosité ou simplement de vivre un moment ensemble.Laura nous rappelle que lire à un enfant n'a pas à être une contrainte et que chacun, parent comme enfant, mérite de retrouver du plaisir dans ce rituel.Elle encourage à ne pas se forcer, à trouver des alternatives si besoin, et à montrer aux enfants l'exemple en lisant soi-même, même juste quelques pages ou quelques images, afin que la lecture demeure avant tout un moment partagé et naturel dans la vie de famille.À travers sa newsletter "À Voix Haute", elle milite pour accorder aux enfants la liberté de se reconnaître dans des histoires variées, à cultiver le plaisir de lire et à faire de la littérature jeunesse un miroir du monde dans toute sa diversité.L'épisode intégral est à retrouver sur toutes les plateformes d'écoutes de podcast le 14/05/2026.
Il y a des rendez-vous qui dépassent le sport.Des échéances qui concentrent des années de travail, de sacrifices, de remises en question, d'espoirs silencieux et de rêves immenses.Les Championnats du monde font partie de ceux-là.Du 11 au 23 août, les meilleurs chevaux, cavaliers, voltigeurs et meneurs de la planète se retrouveront à Aix-la-Chapelle, lieu mythique des sports équestres, pour défendre les couleurs de leur nation. Puis le 28 novembre, c'est à Al Ula en Arabie Saoudite, que les Bleus de l'endurance tenteront de décrocher un nouveau titre mondial. Cette année, avec la Fédération Française d'Équitation, nous avons eu envie de vous emmener là où tout commence vraiment : dans les coulisses de la préparation au très haut niveau.Bienvenue dans Entre Cavaliers, une série portée par les cavaliers et staffs de l'équipe de France.Ces 10 épisodes ont été imaginés par I am an Equestrian et la FFE pour entrer au cœur de l'équipe de France d'équitation, comprendre ce qui se joue avant une grande échéance, et découvrir ce que le haut niveau exige réellement des femmes, des hommes… et des chevaux.Pendant plusieurs semaines, nous allons partir à la rencontre des grandes disciplines qui font vibrer notre sport — le saut d'obstacles, le concours complet, le dressage — mais aussi ouvrir les portes de disciplines plus confidentielles, moins médiatisées, et pourtant absolument fascinantes : le para-dressage, la voltige, l'attelage, l'endurance.On parlera de relation avec les chevaux, de bien-être animal, de préparation mentale, de méthodes d'entraînement, de collectif, de confiance, de résilience, de performance.On parlera aussi d'émotions. Parce qu'avant les médailles, avant les hymnes, avant les podiums… il y a des histoires humaines. Des histoires de passion, d'engagement total et de quête d'excellence.Pour nous, cette série représente énormément.Parce qu'elle nous permet de raconter ce sport autrement. Plus en profondeur grâce à la générosité et l'accessibilité de nos plus grands champions. Et parce que collaborer avec la Fédération Française d'Équitation autour d'un projet comme celui-ci est une immense fierté.La différence entre un grand champion et les autres ne se joue pas toujours sur la technique. Souvent, elle se joue dans la tête, dans la capacité à gérer la pression, à faire taire le doute, à continuer d'avancer quand l'enjeu devient immense. Et dans les sports équestres, cette pression a quelque chose de particulier : elle se partage avec un cheval, qui ressent lui aussi nos émotions, nos tensions, nos hésitations.Dans cet épisode de Entre Cavaliers, nous avons voulu parler de préparation mentale. Mais pas uniquement comme un outil réservé au très haut niveau. Nous avons voulu comprendre comment elle peut aider tous les cavaliers… et même, plus largement, chacun d'entre nous dans son quotidien.Pour cela, nous avons réuni deux regards passionnants. Celui de Vladimir Vinchon, cavalier de l'équipe de France de para-dressage, qui revient notamment sur son expérience des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 et sur l'impact concret qu'a eu la préparation mentale dans sa carrière et dans sa gestion des grandes échéances. Et celui de Flore Tairraz, spécialiste de la préparation mentale, qui nous partage ses expériences et ses connaissances sur ce sujet passionnant.I am an Equestrian est le premier podcast pour les passionnés d'équitation et de sports équestres. On interviewe les plus grandes cavaliers, hommes et femmes de chevaux. Déjà plus de 140 épisodes
Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 11 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, Didier Giraud, éleveur de bovins et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.
Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 11 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ah, le doux bruit de la machine à laver qui se lance en essorage à 3 heures du matin ! Oui, ça peut réveiller tout l'immeuble. Mais au moins, on fait des économies…enfin… est-ce qu'on en est vraiment sûr ? Aujourd'hui, environ 40 % des Français ont souscrit à un contrat heures pleines / heures creuses. Souvent, on le choisit sans trop réfléchir, en se disant que c'est forcément avantageux, alors qu'en réalité, tout dépend complètement de votre mode de vie. Comment cela fonctionne-t-il exactement ? Pourquoi n'avons-nous pas tous les mêmes ? Qu'est-ce qui consomme le plus chez nous ? coutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez" ! Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Bourdin À écouter ensuite : Comment se débarrasser des moucherons dans la cuisine ? Quelles sont les astuces pour économiser au supermarché ? Qu'est-ce que le loud budgeting, pour faire des économies ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez - Santé". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 01:00:13 - par : Priscille Lafitte - Michel Pastoureau, médiéviste, spécialiste de l'histoire des couleurs, explique la perception du roux dans le Roman de Fauvel au XIVe siècle, décrypte les choix de couleurs dans les "Dominos" de Couperin, aborde la synesthésie chez Messiaen. Michel Pastoureau éclaire et même colore notre écoute ! - réalisation : Claire Lagarde, Maud Noury - invités : Michel Pastoureau Historien, directeur d'études à l'École pratique des hautes études Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
On a tous connu ce moment étrange : tenir bon pendant une période tendue — surcharge de travail, déplacement, lancement de projet — puis tomber malade… juste après. Ce n'est pas un hasard. C'est un effet bien documenté du lien entre stress et système immunitaire.Pendant une phase de stress, le corps active ce qu'on appelle la réponse “combat ou fuite”. Le cerveau, via l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, déclenche la libération d'hormones comme le cortisol et l'adrénaline. À court terme, c'est utile : ces hormones mobilisent l'énergie, augmentent la vigilance et… modulent le système immunitaire. En clair, le corps priorise la survie immédiate plutôt que la défense contre les infections.Le cortisol, en particulier, a un effet immunosuppresseur. Il réduit l'activité de certaines cellules immunitaires (comme les lymphocytes) et freine l'inflammation. Résultat : pendant la période de stress, votre organisme est un peu moins efficace pour combattre virus et bactéries. Mais ce n'est pas forcément là que vous tombez malade.Car souvent, le corps “tient”. Il maintient un équilibre fragile, en mode compensatoire. C'est ce qu'on appelle parfois l'effet de “résistance”. Vous pouvez être fatigué, un peu fragile, mais sans symptômes nets.Le basculement survient quand le stress s'arrête. Le niveau de cortisol chute, parfois assez brutalement. Et là, deux phénomènes se combinent. D'une part, le système immunitaire se “réveille” et relance des réponses inflammatoires. D'autre part, les agents infectieux qui avaient commencé à s'installer profitent de cette fenêtre pour se manifester pleinement. C'est ce moment qu'on appelle parfois, de manière informelle, “l'effet relâchement”.Il faut aussi ajouter des facteurs très concrets. En période de stress, on dort souvent moins bien, on mange plus vite, parfois moins équilibré, et on néglige la récupération. Or le sommeil est crucial pour l'immunité : il permet notamment la production de cytokines, des molécules essentielles pour combattre les infections. Quand la période intense s'arrête, la fatigue accumulée refait surface… et le corps devient plus vulnérable.Enfin, il y a un aspect neurologique : le stress maintient un niveau élevé d'activation du système nerveux. Quand il retombe, le corps passe en mode “repos”, ce qui peut accentuer la perception des symptômes (fatigue, douleurs, fièvre), jusque-là masqués.En résumé, on ne tombe pas malade “à cause” de la fin du stress, mais parce que le stress a fragilisé l'organisme en amont. Et quand la pression retombe, le corps, enfin autorisé à ralentir, laisse apparaître ce qui couvait déjà. C'est en quelque sorte la facture différée de la tension accumulée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:53:45 - Questions d'islam - par : Ghaleb Bencheikh - Jaurès soutenait les réformateurs musulmans en lutte contre le colonialisme, voyant dans leurs revendications une quête légitime de dignité et d'autodétermination. Souvent oubliée, cette position ne mérite-t-elle pas d'être reconsidérée, en lien avec l'importance chez lui du spirituel ? - réalisation : François Caunac, Thierry Beauchamp - invités : Eric Vinson religiologue et directeur de l'Institut d'Etudes Bouddhiques (IEB) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Hello les besties, nouvel épisode ce jour : Se sentir impuissant face à la souffrance d'un proche ou même d'un inconnu est une expérience profondément humaine. Cela survient lorsqu'on est confronté à une situation que l'on ne peut ni contrôler ni réparer, malgré notre envie sincère d'aider. Cette impuissance peut générer de la frustration, de la culpabilité, voire un sentiment d'échec.Souvent, on pense que soutenir quelqu'un signifie forcément “résoudre” son problème. Pourtant, la réalité est différente : être présent, écouter sans juger, et offrir un espace sécurisant est déjà une forme d'aide précieuse. L'impuissance peut alors être transformée en présence active.Ce sentiment met aussi en lumière nos propres limites. Accepter que l'on ne peut pas tout porter pour les autres est essentiel pour préserver son équilibre émotionnel. Cela invite à développer une forme de compassion, à la fois pour l'autre, mais aussi pour soi-même.Enfin, reconnaître cette impuissance, en parler, et parfois chercher du soutien extérieur permet de ne pas rester seul face à ce poids. Car même sans solution immédiate, le simple fait d'être là peut faire une réelle différence.On espère que l'épisode vous plaira, bonne écoute.
durée : 00:05:21 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - L'administration Trump multiplie les accords migratoires avec des pays d'Afrique, d'Amérique latine pour qu'ils accueillent des personnes expulsées des États-Unis. Washington envisage ainsi de relocaliser en RDC plus d'un millier d'Afghans, qui ont soutenu l'armée américaine contre les talibans. - invités : Camille Le Coz Directrice du think tank Migration Policy Institute Europe