POPULARITY
Categories
durée : 00:04:36 - Les Matins de France Culture - Dans la métropole européenne de Lille, environ 9 000 logements sont vacants depuis plus de deux ans. Souvent très dégradées, ces maisons sont la cible de la "Fabrique des Quartiers", un dispositif unique en France, qui les identifie et les remet sur le marché. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:04:36 - Le Reportage de la rédaction - Dans la métropole européenne de Lille, environ 9 000 logements sont vacants depuis plus de deux ans. Souvent très dégradées, ces maisons sont la cible de la "Fabrique des Quartiers", un dispositif unique en France, qui les identifie et les remet sur le marché. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans ce jeu du "Qui Qui Express", la règle est simple : à chaque personnalité retrouvée par les Grosses Têtes, l'auditeur ou l'auditrice remporte 50 euros ! Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Direction le supermarché ! Souvent dans les supermarchés, on retrouve des caddies plein qui trainent….Aidez- nous ce matin à retrouver qui qu'il est le caddie !
Direction le supermarché ! Souvent dans les supermarchés, on retrouve des caddies plein qui trainent….Aidez- nous ce matin à retrouver qui qu'il est le caddie !
Maintenir une vie équilibrée et authentique est difficile en raison des multiples demandes reliées au monde du travail et des obligations d'ordre personnel. Nous connaissons l'importance de fixer des limites, mais nous éprouvons des difficultés à y parvenir. Dans cet épisode, Joan et Stéphane abordent la question cruciale des limites dans la vie professionnelle et personnelle, notamment pour les pasteurs et les responsables religieux et explorent comment définir, respecter et communiquer ses limites pour éviter l'épuisement, tout en maintenant une vie équilibrée et authentique. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui explore la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, comment fixer des limites? Bonjour, Stéphane, bonjour à chaque personne qui nous écoute. Bonjour Joan. Les visites matinales au presbytère [Joan] En parlant de cette thématique, « comment fixer des limites », moi, je me rends compte qu'on a vécu en presbytère depuis plus de 20 ans, que ce soit en France, dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, ou que ce soit à Graffenstaden, banlieue sud de Strasbourg. Et à chaque fois, il y a eu des petits événements rigolos, souvent le matin d'ailleurs. Il n'y a pas longtemps, je me suis souvenu du monsieur qui avait sonné un jour où il neigeait encore un tout petit peu au mois d'avril au fond des Vosges. Le monsieur me dit qu'il avait reçu un message de Jésus. Ce qui était marrant, c'est qu'il était très tôt le matin et il neigeait un peu et le gars était en sandales et en short. À Graffenstaden, il y a une paroissienne qu'on aimait bien, avec qui on avait plaisir de temps en temps à passer du temps, qui était très triste parce que sa maman est morte. Elle est venue sonner aussi très tôt le matin. Et là, j'avoue que j'en avais un petit peu marre de ces histoires. Je ne lui ai pas ouvert la deuxième porte, je n'ai ouvert que le portail. Il était 7h30 et elle me dit : « Ma maman est morte, il faut que je voie Amaury pour préparer l'enterrement. » Et je lui ai dit : « Mais écoute, Amaury, il est encore en pyjama, tout comme moi, tout comme nos filles. Donc là je crois que le plus sage, c'est que tu rentres chez toi. Et puis une fois que tout le monde sera douché, habillé, nourri, et puis que les filles seront à l'école, Amaury, il te rappellera. » Elle était choquée. Et en même temps, qui sur cette terre n'a pas besoin, le matin, de se doucher, de s'habiller, de manger, de faire ses petits rituels du matin, sa prière, sa gym… ce que chacun veut, pour être opérationnel professionnellement? Pourquoi nous, en tant que ministre, faudrait-il qu'on reçoive les gens sales, l'haleine fétide, en pyjama, dans le bordel de nos maisons parce que les gens ont un truc un peu urgent et émotionnel? Quel est le sens à tout ça, en fait? S'attendre à ce qu'on soit toujours disponible [Stéphane] Oui, c'est vrai! Essayer de faire ça avec un avocat ou quelqu'un d'une profession comme ça, débarquer à sept heure et demie, puis de dire : « Ah, il faut que je te parle immédiatement. » Non! Mais on s'attend à une espèce de dévouement presque total de la part des pasteurs. C'est quelque chose qu'on met en valeur. Souvent dans les descriptions de tâches, on va voir ça. Être toujours disponible. Mais c'est une invitation à se faire envahir par les paroissiens, les paroissiennes et la communauté en général. Ça me fait penser à cette histoire qu'on m'avait contée lorsque j'étais au collège théologique, au séminaire. Cette belle histoire du pasteur qui arrivait. C'était sa première journée. Il l'emménageait dans le presbytère, dans la cure. Là, il y a quelqu'un qui arrive de la paroisse et qui dit : « Ma mère est à l'hôpital. Pourrais-tu venir? » Et il a tout laissé et est allé faire cette visite. Et on nous présentait ça comme quelle belle histoire! Quel beau dévouement! Mais moi, dans ma tête, c'est : « Oui, mais son épouse et ses enfants qui ont dû se farcir le déménagement seul? » Déjà, déménager, ce n'est pas facile. On enlève un adulte dans tout ça. L'histoire ne disait pas: va visiter ma mère, puis tel et tel paroissien vont venir pour t'aider, pour essayer de faciliter le déménagement. Non, non, non. C'était: tu donnes, puis on tient pour acquis que la famille encaisse. C'est ça, cette idée d'être là tout le temps. Moi, je dis, il y a urgence et urgence. Il faut savoir mettre ses limites professionnelles, comme tout autre professionnel. Je pense qu'il faut mettre des choses non négociables, et ça vaut pour les pasteurs, mais ça vaut pour tout le monde. Il faut mettre des limites. Je sais que c'est facile à dire, ce n'est pas toujours facile à mettre en place, mais je pense qu'on a besoin dans notre tête de dire qu'il y a des choses non négociables. Je reviens souvent à l'un de mes mentors qui m'a toujours dit : « Ta famille, c'est ton premier ministère. » Les paroisses, ça vient, ça va. On change beaucoup de boulot dans la vie. Normalement, sa famille, c'est supposé de rester pour toujours. Je sais que ce n'est pas toujours le cas, mais idéalement, ça devrait être ça. Et de se dire quel impact ça a sur ma famille, sur mes proches, sur les gens qui comptent vraiment beaucoup sur moi. Et toujours donner, mais négliger en même temps quel genre de message ça envoie. Souvent j'entends des pasteurs prêcher, « Prenez du temps avec votre famille. La famille c'est important. C'est au centre de l'Église. C'est au centre de la société. » Mais si on travaille 6-7 jours par semaine, on n'a pas de crédibilité. Les gens regardent et disent : « Oui, tu parles, mais fort probablement tu ne seras pas capable de reconnaître ton fils s'il était devant toi parce que tu travailles trop. » Quel genre de crédibilité est-ce ? Un modèle d'Église qui abuse du bénévolat [Joan] Et c'est vrai que les limites, elles sont valables aussi pour les ministres et les laïcs. En fait, il n'y a pas longtemps, pour préparer cette émission, je suis tombée sur une étude qui prouve que dans certaines méga-churches, mais ça doit être valable aussi dans les plus petites Églises, certaines Églises, certaines structures tiennent grâce au travail gratuit, donc le bénévolat épuisant des jeunes femmes qui ne sont pas encore mariées. Je comprends un petit peu la dynamique. Elles ont été enfants et jeunes dans ces Églises. On leur a dit qu'elles allaient rencontrer un mari chrétien. Donc, tant qu'elles n'ont pas de mari chrétien, elles n'ont pas leur propre foyer. Finalement, ce sont des Églises qui ont tellement d'activités, tellement de possibilités de rencontrer, d'aider les autres qu'elles se donnent à fond là-dedans et qu'elles espèrent par le biais de je ne sais quelle convention de prière, quelle retraite de jeunes adultes, quel réseau, y rencontrer leur futur mari. Et jusque-là, elles s'épuisent vraiment. Il y a des femmes qui disaient dans cette enquête qu'heureusement qu'elles se sont mariées parce que sinon elles allaient mourir d'épuisement. Et puis finalement, moi je me rends compte, beaucoup… (C'est mon analyse, elle n'engage que moi, et peut-être qu'elle peut un peu froisser des personnes; si c'est le cas, je suis un peu désolée, mais c'est mon analyse.) Moi je pense que la grosse erreur des Églises luthériennes et réformées que moi j'ai connues dans mon itinéraire de ministre, que ce soit en Alsace ou bien en Suisse, c'est que pendant si longtemps on s'est reposé sur le travail gratuit des mères au foyer. À partir du moment où ces femmes ont commencé à prendre des pourcentages, à faire autre chose, à avoir des carrières, ou à vouloir tout simplement faire du yoga ou de la marche, enfin d'autres choses que de s'occuper de l'Église, eh bien en fait l'Église est incapable de fonctionner sans ces présences-là. Parce qu'on a toujours pensé l'Église comme ça: des hommes qui étaient les chefs, et un grand contingent de femmes au foyer, qui effectivement avaient là des lieux d'expression, d'émancipation; elles pouvaient devenir chefs de projet, moi je comprends très bien. Simplement, pour moi, le futur, c'est toujours l'économie mixte. Ce n'est jamais de rester sur un seul fonctionnement. J'en parlais aussi dans notre épisode sur tout ce qui est addiction, emprise, etc. Si tu ne fais que de la formation alpha, quand tu arrêtes ton programme alpha, tu ne sais pas faire autre chose, en fait. C'est un petit peu la même chose. Si tu ne comptes que sur les mères au foyer, quand elles ne seront plus là, ton Église, elle ne va plus fonctionner. Donc, toujours de l'économie mixte, de mon point de vue. C'est pour éviter, justement, la limite d'un système. Apprendre à respecter les limites des bénévoles [Stéphane] J'ai remarqué ça dans certaines paroisses dans lesquelles j'ai été assigné par le passé. Les femmes dans la cuisine qui font la popote, qui font un peu le ménage. Et j'ai vu aussi certaines personnes se demander pourquoi il y a de moins en moins de femmes dans les groupes de femmes. « On a de la difficulté à recruter ces jeunes femmes-là, à les intéresser à l'Église. » Un peu comme toi, ma réflexion c'est: qu'est-ce qu'on leur offre? Une femme dans la trentaine qui a un travail à temps plein, qui a des enfants, n'a peut-être pas le goût d'aller à l'église pour continuer à faire la popote et à faire le ménage, ce qu'elle fait déjà à la maison, en plus d'avoir un travail à temps plein. On prend justement pour acquis ce mode de fonctionnement et beaucoup, beaucoup, beaucoup d'Églises, moi aussi j'ai remarqué, ont de la difficulté à faire cette transition-là, de dire que ces femmes ont peut-être besoin d'autre chose. Elles ont peut-être le goût de s'impliquer dans des causes de justice sociale, de revendication, d'organisation, pas nécessairement dans le domestique. Effectivement, le modèle est construit autour de ces heures données gratuitement. C'est bien le bénévolat. C'est bien donner des heures. C'est un don à l'Église. Mais c'est prendre pour acquis qu'elles vont le faire et, mettre un peu de pression, de ne pas respecter justement ces réalités-là, ces limites-là, il y a un problème. Doit-on s'épuiser pour le Seigneur? [Joan] En fait, on voit qu'il y a des ministres qui dépassent souvent leurs limites, on en a parlé, on a donné des exemples et des fois nous-mêmes on le fait aussi, ou finalement des ministres aussi qui acceptent qu'on ne respecte pas leurs limites. Ça arrive tout le temps, tu es en réunion, tu as vraiment du mal à trouver une date. Il y a quand même un moment donné où il faut régler un dossier ou un truc. Tu as une échéance, des fois pour des subventions, des fois pour autre chose. Et puis, il y a toujours l'un ou l'une d'entre nous, d'ailleurs, j'ai remarqué que ce n'est pas nécessairement que des femmes, mais heureusement, qui disent : « Bon! Alors, je laisse tomber mon jour de congé exceptionnellement, je … » Et donc, on le fait; des fois, c'est bien. C'est une preuve de flexibilité, et puis c'est toujours un peu les mêmes personnes qui le font. Et alors, finalement, on reproduit ce schéma. Enfin, c'est un schéma qu'on enseigne et qui va être reproduit. Moi, je me rappelle, on avait fait un camp très formateur, sur plein de niveaux, avec l'Armée du Salut, un camp dans le sud de la France. Et le pasteur, vraiment, tous les soirs en réunion d'équipe, il nous encourageait à faire plus pour le Seigneur. Et c'est clair que ce mec, j'ai l'impression, il ne comptait pas tellement ses heures. En fait, il incarnait un peu ce qu'il disait. Et je pense que j'ai un peu internalisé ça, intériorisé ça, tu vois. Donc un camp, c'est un moment où tu en fais toujours plus. Puis le dernier camp qu'on a fait, un camp quand même de 13 jours avec Amaury, nos filles, etc. Au bout du dixième jour, j'ai vu que tout le monde était crevé. En fait, les jeunes, ils n'ont plus tellement l'habitude d'être beaucoup en extérieur, de faire beaucoup de jeux de ballon, de s'occuper des enfants. On ne vient plus de grandes familles. On n'a plus la capacité d'absorber cette tension, cette pression, le bruit, l'agitation. Mais au bout du dixième jour, ils étaient crevés et je leur ai fait remarquer que moi tous les jours je faisais une sieste et c'est marrant parce que ma grande fille Marysol a dit : « Bah! Nous aussi on ferait bien une sieste. » Je me suis dit : « Mais c'est vrai ça, pourquoi est-ce qu'on ne prévoit pas une sieste pour les animateurs et animatrices? » À partir de ce jour-là, j'ai essayé jusqu'à la fin du camp de les envoyer à tour de rôle un peu à la sieste ou à la douche ou à ce qu'ils voulaient qui les ressource quoi. Et là, je me suis dit, bon, en fait, j'ai quand même vachement internalisé cette notion de « il faut faire plus », quoi. * Photo de Aleš Čerin, unsplash.com. Utilisée avec permission. Apprendre à respecter ses limites pour travailler mieux [Stéphane] Il y a une culture du burn-out. Il faut travailler, travailler, travailler. Combien de fois j'ai entendu des pasteurs dire : « Oui, bon… On est engagé pour 40 heures par semaine, mais on le sait tous, on fait 55-60 heures semaine, puis c'est normal. » Non, ce n'est pas normal. On ne peut pas être en état d'urgence 24 heures sur 24. Oui, il y a des semaines, il y a des catastrophes. On a quatre funérailles. On ne peut pas dire : « S'il vous plaît, pouvez-vous mourir la semaine prochaine? » Non, il y a des choses comme ça. Mais lorsque c'est toutes les semaines, lorsque c'est tous les jours, il y a un problème. Puis ça, ce n'est pas juste les pasteurs, c'est dans plein de milieux de travail. Je suis sûr que les gens à l'écoutent pourraient se reconnaître. C'est toujours l'urgence, c'est toujours faire plus. Ça me fait penser qu'on a eu une petite réunion d'équipe. Et la réflexion qu'on a eue, c'est qu'on ne veut pas travailler plus, on veut travailler mieux. Parce que si on travaille 12 heures par jour, je ne peux pas croire qu'on est pleinement productif et tout là pendant 12 heures consécutives. Plus, ce n'est pas mieux. Différent peut être mieux. C'est d'apprendre à se connaître, à connaître ses limites, à ne pas culpabiliser parce que souvent, nous sommes nos pires ennemis. Il faut se prouver. Il faut que nos patrons nous aiment. Il faut que le Seigneur nous aime. Plutôt, c'est de dire, j'ai un montant X d'énergie, j'ai un montant X de créativité, j'ai un montant X de travail à offrir, comment je peux bien le faire? Et s'il faut que mon heure du midi dure 90 minutes, peut-être que les heures suivantes vont être meilleures. C'est d'apprendre à justement être sa première ligne de défense, je pourrais dire, contre cette invasion et de se mettre des limites. Mettre des limites pour se préparer aux moments importants [Joan] C'est vrai qu'il y a des limites, elles sont planétaires aussi. Et il y a cette journée de la limite, là, quand on l'atteint des fois, c'est très tôt dans l'année, quand on a utilisé vraiment toutes les ressources de la planète et qu'on commence à aller dans des réserves. Nous aussi, on a nos limites et c'est intéressant de réfléchir à ça. Un jour, ma tante américaine m'avait fait la remarque qu'on n'arrêtait pas à l'Avent. Elle avait vu le programme de la paroisse et elle a dit : « En fait, est-ce que votre conception de l'Avent, c'est qu'il faut en faire toujours plus pour se préparer à accueillir Jésus? » C'était sa question. C'est une bonne question, ça. Est-ce qu'il faut en faire toujours plus pour faire de la place à Jésus dans notre vie? Pas sûr. [Stéphane] Des fois, on sent la pression de faire des choses pour que ça soit visible, pour que ça paraisse. Rarement on va dire dans une paroisse, on a prié pendant trois heures cette semaine-ci. Non! On a fait tel comité. On a écrit tel texte. On est allés donner trois heures à la mission communautaire au centre-ville pour aider les plus démunis. Oui, c'est bien, c'est bien. Mais est-ce que c'est une question de performance? Est-ce que c'est une question de se justifier? Ça me fait penser, durant le Carême, c'est très rare qu'on dise: on va prendre une sabbatique de réunion. Dieu sait qu'on en a des réunions et des comités. On pourrait prendre deux mois, on n'aura pas de réunion, ou seulement les trucs vraiment nécessaires, mais dix minutes, pas plus. Il y a quelque chose de quasiment contre-culturel, d'établir ce genre de limite, de dire : « Non, on n'embarquera pas dans un « time is money, » comme on dit, dans une espèce de mentalité capitaliste, mais aussi une mentalité qu'il faut en faire plus, plus, plus, toujours plus. Respecter le concept de shabbat [Joan] Tu as parlé un peu de la notion de shabbat, de sabbatique, de se poser, de ne pas faire. C'est vrai qu'il y a un principe biblique du repos. Moi j'ai souvent entendu dans mon Église d'origine, c'est important de faire Shabbat, c'est important de respecter shabbat, et je me demande: qu'est-ce qu'on en fait de cette notion de Shabbat en fait? Ces 24 heures, on pourrait faire descendre la pression. Qu'est-ce qu'on en fait? Là par exemple, j'étais toute surprise hier, pour, je crois, la première fois de ma vie ou de mon investissement ou de mon ministère en Église, on m'a mis une réunion un dimanche après-midi à 13h30 en visio. Je n'avais jamais fait ça de ma vie. Et ça m'a semblé vraiment hyper étrange en fait. Pas du tout le genre de chose où j'ai l'impression que c'est la bonne chose à faire. En même temps, ça a arrangé vraiment beaucoup de gens cette réunion où j'ai entendu le besoin des autres. Et puis finalement, je me dis aussi ce shabbat ou cette année sabbatique ou ce temps sabbatique c'est une façon de rééquilibrer, lorsqu'on dépasse les limites. Il ne faudrait pas non plus se dire, mais ce n'est pas grave je vais dépasser mes limites puis après je me reposerai. L'importance de recharger ses piles [Stéphane] Il y a un principe qui est tellement simple, mais qu'on a difficulté à l'appliquer dans notre vie de tous les jours. On ne peut pas donner ce que l'on n'a pas. Lorsqu'on a une voiture, s'il n'y a plus d'essence dans le réservoir, la voiture n'avance plus. De la même façon pour un être humain, si on n'a plus de force physique ou de force émotionnelle ou de force spirituelle, on ne peut pas en donner. On n'est pas invincible. On a besoin de se recharger, un peu comme on recharge des piles. Par exemple, dans Matthieu 14, Jésus nourrit une très grande foule, la multiplication des pains. On dit qu'il y a 5000 hommes, sans compter les femmes et les enfants. Aussitôt fini, Jésus envoie ses disciples dans la barque pour qu'ils traversent à l'autre rive, et lui s'en va dans la montagne pour prier à l'écart. Probablement, oui, Jésus aime prier, mais peut-être aussi que Jésus s'est dit : « Là j'en ai fait beaucoup. J'ai donné, j'ai donné, j'ai donné du pain, mais aussi de l'énergie, de l'amour. J'ai besoin de me recharger. » Des fois, on essaie de le faire et des gens vont dire : « Tu n'es pas très sociable. Tu n'es pas très cool. » Oui, mais lorsqu'on n'a plus rien à l'intérieur de soi, il faut être capable de se le dire et peut-être de le dire aux autres : « Je n'ai plus rien à donner. J'ai besoin de recharger. J'ai besoin de me recentrer. J'ai besoin de me ressourcer. Puis après, ça va être bien. » Mais si je continue toujours à donner, c'est là qu'arrivent les problèmes de maladie, de burn-out, de dépression. Il faut prendre soin de soi. Prendre le temps d'enseigner les limites [Joan] L'année dernière, je me suis rendue compte, dans mes fonctions précédentes dans l'Église, que souvent, on ne parlait pas avec les jeunes des limites. Alors bien sûr, il y a les limites un peu classiques, voilà, pas d'alcool, pas de drogue, pas de sexualité pendant les camps, pendant les activités jeunesse. Et puis ça, ils le savent. Et puis après, effectivement, comme on est dans des sous-cultures et des endroits où peut-être on n'a pas toujours su identifier un certain nombre de limites. C'est important de leur faire suivre une formation à tous ces jeunes en responsabilité sur le respect de l'espace de l'autre, la sphère corporelle et notamment en camp : le lit, le dortoir, la douche, les salles d'eau, le corps des enfants et des jeunes pendant les jeux. Et puis, il y a beaucoup de questions qui ont émergé. Et de temps en autre, une chose qu'on a souvent entendue, toi et moi, « On ne peut plus rien faire. » Mais ce jeu est là tellement rigolo, on fait ceci, on fait cela, on se touche comme si, on s'attrape comme ça, on se mouille par-ci, on se... « Ben non, je dis, écoute, ce serait mieux de ne pas le faire. L'Église ne peut pas assumer un jeu comme ça, il n'est pas assez pédagogique, il met en danger le corps, il stigmatise. Potentiellement, s'il fait chaud ou s'il fait froid, il peut y avoir tel ou tel effet, donc non. » Il faut réfléchir à tout ça. Et oui, c'est vrai, on ne peut plus faire les choses comme avant. On a intégré des limites dans nos pratiques et finalement c'est un très bel exercice de discipline spirituelle parce que partout où on met des contraintes, finalement ça permet d'éveiller tout simplement la créativité. Il y a des jeux qu'on ne peut plus du tout faire. Il y a des pratiques qu'on ne peut plus accepter. Il y a des limites qu'on a posées et à partir de là on va pouvoir faire plein de nouvelles choses en fait. [Stéphane] Ces limites-là, ce n'est pas juste parce qu'on n'a rien à faire et qu'on veut trouver des trucs pour emmerder les gens. Ce n'est pas ça. C'est qu'est-ce que ça a comme impact sur personnes qui reçoivent ça. Ces mots-là, ces attouchements-là, ces blagounettes. Oui, c'est drôle pour ceux qui le font, mais pour ceux qui le reçoivent, ce n'est pas drôle. Donc, c'est d'essayer d'éveiller les consciences, Des limites pour respecter les personnes qui nous succèdent [Stéphane] Un exemple qu'on voit malheureusement, c'est le problème des pasteurs qui sont à la retraite, mais qui continuent à s'ingérer dans la vie de la paroisse, qui continuent à faire des visites, qui continuent à avoir de l'influence sur les décisions. C'est au détriment du ou de la nouvelle pasteure qui essaie d'établir son style, qui essaie d'établir sa place. On tolère ça trop souvent, même si on sait que ce n'est pas correct. Je vais te donner un autre exemple. Dans une ancienne paroisse, il y a une agente de pastorale qui avait pris sa retraite et on avait engagé une nouvelle agente de pastorale. Un jour, j'arrive et l'ancienne était dans la cuisine avec dix paroissiens, puis ils faisaient des tartes. C'était pour une activité de levée de fond. J'ai soulevé la question. Et ce qu'on m'a répondu, c'est que la nouvelle personne n'était pas dans l'édifice, donc c'est OK. Où est le problème m'a-t-on dit? Il faut savoir couper le cordon. Oui, on se fait des amis. Ça, je comprends. On n'est pas des robots. Mais est-ce que cette activité-là devait avoir lieu dans la cuisine de l'église? Comment l'autre personne peut-elle développer sa crédibilité, développer des liens, si elle a toujours le spectre de l'ancienne personne au-dessus de son épaule? Des fois, oui, il faut mettre des limites. Il faut mettre des règlements parce qu'il y a des gens qui ont de la difficulté à penser à l'impact que ça a sur les autres. Parler de limites en Église [Joan] Je me demande si on a souvent des conversations comme ça dans nos lieux d'Église sur nos limites. Je me demande aussi si les pasteurs, les ministres prêchent sur cette question des limites. Et je me demande aussi si les laïcs osent nous dire : « oh là là, j'ai atteint ma limite. » Parce que j'ai l'impression que parfois on a des débuts de conversation là-dessus, on commence à être un peu honnête. Et puis chacun rentre dans une sorte de pudeur et se dit: après tout, le pasteur en fait beaucoup, moi aussi je peux en faire beaucoup, puis je veux bien reprendre un mandat, ça a l'air de le soulager. J'aimerais bien avoir des échos, des retours, savoir s'il y a des endroits où on a trouvé de bons moyens de mener cette conversation. Parce qu'en fait on est un peu pris en tenaille entre notre culpabilité, notre responsabilité, et notre besoin aussi de dire stop. Conclusion [Stéphane] Très bon point. J'espère que vous êtes capables d'avoir ces conversations-là aussi avec vos proches et j'espère que vous nous donnerez des nouvelles de ça en nous écrivant à : questiondecroire@gmail.com. Merci, Joan pour cette conversation. Je veux remercier l'Église unie du Canada, notre commanditaire qui relaie notre podcast, qui offre aussi des blogues et des vidéos sur des sujets de spiritualité et de foi. Merci à Réforme qui relaie aussi notre podcast. Et on a aussi un groupe WhatsApp où on a des conversations sur tout plein de sujets aussi, des gens très allumés. Puis on n'a pas besoin de savoir la théologie ou être un expert en Église. C'est vraiment pour tout le monde, pour tous et toutes. Alors, je te souhaite une bonne semaine, Joan. Merci à vous aussi. Prenez bien soin de vous. Au revoir. Au revoir. Liens Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Nadine E, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF Mots clés: limites, épuisement, santé mentale, spiritualité, vie professionnelle, église, burnout, repos, frontières, bien-être Sujets clés: L'importance de fixer des limites claires dans la vie professionnelle et personnelle Les dangers du dépassement de ses limites, notamment dans le contexte religieux Stratégies pour préserver sa santé mentale et spirituelle en fixant des frontières Le rôle du repos et du sabbat dans la prévention du burnout Citations: "Il faut mettre des limites non négociables." "Jésus se ressourçait pour mieux servir." "Prendre soin de soi, c'est essentiel." Chaptres: 00:00 - Introduction 00:45 - Les visites matinales au presbytère 02:42 - S'attendre qu'un pasteur soit toujours disponible 05:54 - Un modèle d'Église qui abuse du bénévolat 08:29 - Apprendre à respecter les limites des bénévoles 10:17 - Doit-on s'épuiser pour le Seigneur? 12:34 - Apprendre à respecter ses limites pour travailler mieux 14:45 - Mettre des limites pour se préparer aux moments importants 16:47 - Respecter le concept de shabbat 17:57 - L'importance de recharger ses piles 19:52 - Prendre le temps d'enseigner les limites 22:18 - Des limites pour respecter les personnes qui nous succèdent 24:05 - Parler de limites en Église 24:55 - Conclusion
durée : 00:04:09 - Les Matins de France Culture - Dans la métropole européenne de Lille, environ 9 000 logements sont vacants depuis plus de deux ans. Souvent très dégradées, ces maisons sont la cible de la "Fabrique des Quartiers", un dispositif unique en France, qui les identifie et les remet sur le marché. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Carie, gingivite, abcès, aphtes, halitose, bruxisme... Les pathologies liées aux dents, à la gencive ou à la bouche peuvent survenir à tous les âges. Elles peuvent être à l'origine de vives douleurs et pousser à l'automédication afin de les soulager. Comment prévenir ces maladies ? Comment prendre soin de ses dents ? Dans quels cas est-il primordial de consulter ? Il ne suffit pas d'avoir un sourire éclatant, encore faut-il garder ses dents et ses gencives en bonne santé. Or, selon l'Organisation mondiale de la santé, près de 3,5 milliards de personnes dans le monde sont touchées par des affections bucco-dentaires. L'importance d'un traitement à un stade précoce Carie, gingivite, abcès, aphtes, halitose ou encore bruxisme... Souvent douloureuses, la plupart de ces affections sont évitables ou peuvent être traitées à un stade précoce. Quel impact ces maladies sont-elles susceptibles d'avoir sur notre santé générale ? L'automédication est-elle dangereuse ? Dans quels cas est-il impératif de consulter ? Quelles sont les bonnes habitudes à prendre dès l'enfance si l'on veut protéger ses dents et ses gencives ? Avec : Pr Caroline Gorin, professeure des Universités – praticienne hospitalière (PU-PH) en odontologie, spécialiste en Prothèse Maxillo-Faciale aux hôpitaux Lariboisière et Européen Georges Pompidou (AP-HP), responsable du département de Biologie Orale à l'Université Paris Cité, et chercheuse en ingénierie tissulaire au sein de l'unité UMR 1333 « Santé Orale » (Inserm/Université Paris Cité) Dr Moïse Nkongolo, chirurgien-dentiste. Chef de service de stomatologie à la Clinique Guenin à Pointe-Noire, en République du Congo. ► En fin d'émission, reportage de Charlie Dupiot dans le premier lieu de mémoire de la pandémie Covid-19 en France. Au sein de l'Université Paris Cité, cette exposition permanente inscrit le Covid-19 dans l'histoire longue des pandémies et donne accès à des témoignages de citoyens français, recueillis dans le cadre d'un vaste projet de recherche et de mémoire collective. Avec une hypothèse : la crise Covid a bouleversé notre rapport au temps, à l'espace et aux liens sociaux. L'anthropologue Laëtitia Atlani-Duault, présidente de l'Institut Ad Memoriam à l'origine de cette exposition, nous en propose une visite guidée. Programmation musicale : ► Kali Uchis - Your Teeth In My Neck ► Hen's - On go la bas.
Carie, gingivite, abcès, aphtes, halitose, bruxisme... Les pathologies liées aux dents, à la gencive ou à la bouche peuvent survenir à tous les âges. Elles peuvent être à l'origine de vives douleurs et pousser à l'automédication afin de les soulager. Comment prévenir ces maladies ? Comment prendre soin de ses dents ? Dans quels cas est-il primordial de consulter ? Il ne suffit pas d'avoir un sourire éclatant, encore faut-il garder ses dents et ses gencives en bonne santé. Or, selon l'Organisation mondiale de la santé, près de 3,5 milliards de personnes dans le monde sont touchées par des affections bucco-dentaires. L'importance d'un traitement à un stade précoce Carie, gingivite, abcès, aphtes, halitose ou encore bruxisme... Souvent douloureuses, la plupart de ces affections sont évitables ou peuvent être traitées à un stade précoce. Quel impact ces maladies sont-elles susceptibles d'avoir sur notre santé générale ? L'automédication est-elle dangereuse ? Dans quels cas est-il impératif de consulter ? Quelles sont les bonnes habitudes à prendre dès l'enfance si l'on veut protéger ses dents et ses gencives ? Avec : Pr Caroline Gorin, professeure des Universités – praticienne hospitalière (PU-PH) en odontologie, spécialiste en Prothèse Maxillo-Faciale aux hôpitaux Lariboisière et Européen Georges Pompidou (AP-HP), responsable du département de Biologie Orale à l'Université Paris Cité, et chercheuse en ingénierie tissulaire au sein de l'unité UMR 1333 « Santé Orale » (Inserm/Université Paris Cité) Dr Moïse Nkongolo, chirurgien-dentiste. Chef de service de stomatologie à la Clinique Guenin à Pointe-Noire, en République du Congo. ► En fin d'émission, reportage de Charlie Dupiot dans le premier lieu de mémoire de la pandémie Covid-19 en France. Au sein de l'Université Paris Cité, cette exposition permanente inscrit le Covid-19 dans l'histoire longue des pandémies et donne accès à des témoignages de citoyens français, recueillis dans le cadre d'un vaste projet de recherche et de mémoire collective. Avec une hypothèse : la crise Covid a bouleversé notre rapport au temps, à l'espace et aux liens sociaux. L'anthropologue Laëtitia Atlani-Duault, présidente de l'Institut Ad Memoriam à l'origine de cette exposition, nous en propose une visite guidée. Programmation musicale : ► Kali Uchis - Your Teeth In My Neck ► Hen's - On go la bas.
durée : 00:04:09 - Le Reportage de la rédaction - Dans la métropole européenne de Lille, environ 9 000 logements sont vacants depuis plus de deux ans. Souvent très dégradées, ces maisons sont la cible de la "Fabrique des Quartiers", un dispositif unique en France, qui les identifie et les remet sur le marché. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Louis-Carl Vignon, Président de Ford France - L'automobile US en France depuis plus d'un siècle Je reçois aujourd'hui Louis Carl Vignon, Président de Ford France. Qui ne connaît pas Ford ? Personne. Mais connaissez-vous leurs véhicules ? Et savez-vous ce que représente Ford en France et en Europe ? Avec Louis-Carl, j'ai rencontré un homme à l'opposé des hommes que je connais déjà dans cette industrie folle qu'est le secteur automobile. Le secteur auto est l'un des plus difficiles, des plus complexes, des plus compétitifs au monde. Pour être à la direction de ces géants dont les CA dépasse souvent les 100Md€ - le CA de Ford dans le monde fut de 187Md$ l'année dernière - , il faut des hommes et des femmes hors normes. Souvent, pas toujours, ils sont difficiles d'accès. Souvent, pas toujours, même après leur avoir serré la main, ils ne sont pas les plus commodes. Louis-Carl est loin de tous ces clichés même si son métier n'est pas moins difficile que celui de ses confrères. Vous vous en rendrez compte en nous écoutant. Aujourd'hui, nous parlons de Ford en France, en Europe et aux US. Nous parlons des concurrents de Ford dans le monde. Nous parlons de l'avènement de l'électrique, des obligations réglementaires qui façonnent déjà le marché européen. Nous parlons des véhicules chinois aussi. Bref, nous parlons du monde automobile actuel et de celui qui vient. Passionnant. Suivre Louis Carl sur LinkedInSi cette nouvelle interview vous a plu, parlez-en autour de vous, notez 5 ⭐ le podcast (Spotify, Deezer, ApplePodcast...) et rédigez un avis.N'hésitez pas à m'écrire sur LinkedIn, à vous abonner à notre Newsletter hebdo et à notre nouvelle chaîne YoutubeToutes les Histoires d'Entreprises sont également disponibles sur histoiresentreprises.com et sur le site de bluebirds.partners, site de la communauté d'indépendants que j'anime et qui conseille ou remplace des dirigeants. Un podcast co-réalisé avec Agnès GuillardHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:28:11 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Marie Labory - Fabio Viscogliosi aime l'art sous toutes ses formes : l'écriture, le dessin et la musique. Il fait paraître "Rococo Notes", un livre dans lequel il se plaît à errer d'une pensée à l'autre, chacune s'accompagnant de ses dessins. - réalisation : Laurence Malonda, Boris Pineau, Aïssatou N'Doye, Jules Barbier, Zohra Vignais, Lise Ripoche, Mathi Adjinsoff - invités : Fabio Viscogliosi Artiste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Souvent boudées, les lentilles sont pourtant des trésors de saveur et de nutrition! Sylvie Ramel se propose de les réhabiliter dans vos assiettes. Elle vous partage trois conseils pratiques pour les cuisiner simplement et les intégrer facilement à vos repas. Préparez-vous à redécouvrir ces légumineuses sous un jour nouveau et délicieux.
Julie est enseignante en arts visuels, artiste et praticienne en écorituels.Elle a grandi sur des terres juralpines, dans un environnement encore très marqué par l'agriculture et les produits du terroir.La cuisine occupe aujourd'hui une place importante dans sa vie. Une place qui s'est imposée presque malgré elle au moment de devenir mère.« Ça m'a déboussolée du moment où je suis devenue mère. Je me suis dit : je vais faire la cuisine trois fois par jour ! »C'est finalement en même temps qu'elle est devenue maman que son identité culinaire s'est construite, au fil des repas, du quotidien, des saisons et des produits disponibles.« On s'est alimenté avec des produits de nos terres, des produits du terroir. Ça a changé les recettes et ça a apporté de la simplicité, avec des aliments récurrents selon les saisons. »Pour cet épisode, Julie a choisi de nous parler non pas d'un plat, mais de ses pique-niques insulaires.Porquerolles l'a rendue, dit-elle, « très mobile, très mouvante ». « Ici, je n'ai pas du tout envie de m'installer à table. »Au fil des années, elle a développé un véritable art du pique-nique : une manière de cuisiner et de manger qui s'est peu à peu simplifiée, affinée, adaptée à l'île et au mouvement.« Ce qui est beau avec les pique-niques, ce sont les préliminaires. La préparation. Il y a toute une praticité du pique-nique. »Et puis il y a l'inattendu.« Quand tu dis “à table” en pique-nique, tu invites le paysage avec toi. »Manger dehors change le rapport au repas, au vivant, aux sensations.« L'île a été une merveilleuse enseignante. En mangeant à l'extérieur, j'ai déjà un autre contact avec la terre, avec le vivant tout entier. Si je suis au milieu des immortelles, elles vont enivrer mon repas. »Souvent, les pique-niques arrivent après la baignade, avec encore le goût du sel sur les lèvres.On mange avec les doigts, on partage, on improvise. « C'est un petit banquet… »Pour Julie, manger dehors appelle naturellement « une forme de créativité, de spontanéité, de joie d'être ensemble ».Avec Julie, nous avons parlé de maternité, de rapport au vivant, de cuisine des restes, de sandwichs, de repas nomades, de nourriture brute, de simplicité et de liberté.Nous avons parlé aussi de criste marine, de fenouil sauvage, de maceron, des Copains — le système de maraîchage de l'île — et de l'autonomie alimentaire de ceux qui vivaient ici il y a des centaines d'années.J'ai également reçu Julie dans la série Archipels, consacrée aux femmes et à l'insularité — un témoignage fort que je vous invite à découvrir si ce n'est pas déjà fait: https://fragileporquerolles.com/mur-mures-archipelles-julie/Pour découvrir les photos de ses pique-niques c'est ici: https://fragileporquerolles.com/ Support the showMe suivre sur instagram : https://www.instagram.com/fragile_porquerolles/Me soutenir sur Tipeee : https://fr.tipeee.com/fragile-porquerolles-1 Vous pouvez me laisser des étoiles et un avis sur Apple Podcasts et Spotify, ça aide ! Si vous souhaitez m'envoyer un mail: fragileporquerolles@gmail.com
durée : 00:21:32 - par : Elodie Suigo - Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Jeudi 4 juin 2026, l'actrice et réalisatrice Juliette Binoche. Son premier documentaire, "En nous", est au cinéma depuis mercredi. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:12:52 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Marie Labory - "Scary Movie" est de retour. Les frères Wayans, Anna Faris et Regina Hall, sont de la partie pour parodier les gros succès du cinéma horrifique de ces dernières années. - réalisation : Laurence Malonda, Boris Pineau, Aïssatou N'Doye, Jules Barbier, Zohra Vignais, Lise Ripoche, Mathi Adjinsoff - invités : Charles Bosson Critique de cinéma et de séries, animateur du podcast “Overtime”, Adrien Dénouette Critique de cinéma et enseignant Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Une enquête de la FRC révèle l'omniprésence des sucreries aux caisses des supermarchés romands, particulièrement à Genève, où 98% des caisses en proposent. Souvent destinés aux enfants et de mauvaise qualité nutritionnelle, ces produits relèvent d'un marketing ciblé et réfléchi. Résultat : tensions avec les parents et incitation à consommer. […] The post Sucreries en caisse : un marketing ciblé qui inquiète first appeared on Radio Vostok.
Une enquête de la FRC révèle l'omniprésence des sucreries aux caisses des supermarchés romands, particulièrement à Genève, où 98% des caisses en proposent. Souvent destinés aux enfants et de mauvaise qualité nutritionnelle, ces produits relèvent d'un marketing ciblé et réfléchi. Résultat : tensions avec les parents et incitation à consommer. […] The post Sucreries en caisse : un marketing ciblé qui inquiète first appeared on Radio Vostok.
C'est un jour particulier pour moi puisque c'est la sortie de mon premier livre Pourquoi je réagis comme ça ?, paru aux éditions Le Courrier du Livre.Plutôt que de vous en parler directement, je vous propose d'explorer une situation que nous pouvons rencontrer : nous sentons qu'il est temps d'avoir une conversation, de poser une limite, de prendre une décision ou de sortir d'une situation qui ne nous convient plus… et pourtant, quelque chose nous empêche de passer à l'action.Souvent, nous cherchons à résoudre le problème apparent : le blocage.Dans cet épisode, je vous propose une autre lecture. Et si ce blocage n'était pas le véritable problème, mais le révélateur de quelque chose qui demande notre attention ?Un épisode pour mieux comprendre ce qui freine nos actions et remettre du mouvement là où tout semble figé.Episodes recommandés :- Comprendre ses réactions pour transformer ses relations- Accueillir ses émotions et prendre du recul pour mieux naviguer au quotidienBonne écoute !------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------⭐ Si cet épisode vous a plu, laissez 5 étoiles sur Apple Podcasts ou partagez-le autour de vous. C'est l'un des meilleurs moyens de faire découvrir le podcast.
Avec : Juliette Briens, journaliste à L'Incorrect. Daniel Riolo, journaliste RMC. Et Emmanuelle Dancourt, journaliste indépendante. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des Français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Alix Girod de l'Ain et Cyril Doisneau "Saint Tropez expliqué à ceux qui disent Saint Trop'"Saint-Tropez, Saint-Trop', Saint « Trop de Pèze »… Depuis mon enfance, j'ai entendu tout, et souvent n'importe quoi, sur cette destination devenue mi-réceptacle à clichés et mi-punching-ball. « Saint-Tropez, ce n'est plus ce que c'était ? » Vrai, depuis les invasions burgondes, les choses ont changé… et c'est tant mieux. « Il n'y a que des riches à Saint-Tropez ? » Faux. Il y a aussi des ultra-riches (je plaisante). « Il y a trop de monde l'été à Saint-Tropez ? » Vrai et Faux, tout dépend d'où vous allez, avec quel moyen de locomotion et à quelle heure. « Saint-Tropez, c'est pour les gens « bling-bling » ? Vrai pour 10 % de ceux qui la fréquentent, et source de rigolade pour les 90% qui les observent, goguenards. Souvent, lorsque je dis que j'y passe la plupart de mes vacances les gens s'étonnent « Quoi ? T'as plutôt une tête à aller sur la côte basque ou à l'ile de Ré ! », je ne sais pas trop si c'est un compliment (pas assez glamour pour la côte d'Azur ?) ou parce qu'on connaît bien mal ce village… Musique : « San Tropez » Pink Floyd Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode du Podcast des établissements médico-sociaux, je discute avec Piera Clément, directrice de l'association Agir et fondatrice du pôle innovation AgirTech, pour parler de Jadbot, une application conçue pour les ASH et les équipes hôtelières en EHPAD.Un constat a guidé sa création par l'équipe de l'EHPAD : alors que les ASH représentent près d'un quart des effectifs, elles ont longtemps été les grandes oubliées de la transformation numérique, malgré leur rôle essentiel dans le quotidien des résidents.Au fil de l'échange, nous revenons sur la philosophie qui anime le projet : la technologie ne doit pas remplacer l'humain, mais lui permettre de consacrer davantage de temps au relationnel. Pour Piera Clément, l'innovation n'a de sens que si elle simplifie le travail, réduit la charge mentale et améliore la qualité de vie au travail des équipes.Nous découvrons le fonctionnement de Jadbot : assistance vocale, accès aux consignes, traçabilité des tâches, relevés alimentaires, remontées d'informations terrain ou encore accompagnement des nouveaux professionnels. Le choix du vocal, pensé à partir des usages réels des ASH, permet de rendre l'outil plus intuitif et plus accessible dans un métier où le temps manque souvent.Nous parlons également de l'intégration des nouveaux salariés. Grâce à l'application, les équipes disposent d'un véritable guide de terrain qui facilite l'autonomie, réduit le stress des premiers jours et contribue à une montée en compétences plus rapide.Autre sujet de cet échange : la place des ASH dans l'observation quotidienne des résidents. Souvent très présentes auprès des personnes accompagnées, elles repèrent des informations précieuses sur l'état de santé, les habitudes de vie ou les changements de comportement. L'application permet de valoriser ces observations et de mieux les partager avec les équipes soignantes.Enfin, nous échangeons sur l'intelligence artificielle, ses opportunités mais aussi les précautions nécessaires pour construire des solutions robustes, durables et réellement utiles aux professionnels de terrain.Vous pouvez contacter Piera via Linkedin ou le site internet : https://agir-tech.net/Piera et l'équipe de Jadbot seront présents au salon FNADEPA et AD-PA en Juin 2026 à Toulouse et Lille.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Avec : Frédéric Hermel, journaliste et écrivain. Carine Galli, journaliste RMC. Et Jacques Legros, journaliste. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Le sommeil du bébé, c'est LA question que tout le monde te pose dès la naissance. « Est-ce qu'il fait ses nuits ? » Et si on te disait que cette question-là, elle n'a tout simplement pas de réponse universelle ?Dans cet épisode, j'accueille Murielle Brees, puéricultrice, coach en parentalité et conseillère en sommeil. Et franchement, on démonte ensemble pas mal de croyances qu'on entend encore trop souvent.Premier mythe à jeter : non, un bébé qui fait cinq kilos ne doit pas faire ses nuits. Le sommeil, c'est une maturation du cerveau et cette architecture du sommeil ne commence à ressembler à la nôtre qu'aux alentours de trois ans. Quant à la maturité émotionnelle, on parle de vingt-cinq ans. Alors la pression à « faire ses nuits » dès les premières semaines, on la met de côté.Ce que Murielle explique très bien, c'est que le bébé n'a pas de mauvaises habitudes. S'il s'endort dans les bras, au sein, bercé — ce n'est pas un problème en soi. Le problème, c'est quand ça crée des réveils nocturnes répétés et que les parents n'en peuvent plus. Et là, la solution, c'est pas la méthode 5-10-15. C'est observer, comprendre et adapter en partant de cet enfant-là, avec ces parents-là, dans leur réalité à eux.On parle aussi du fameux « switch » des quatre mois que Murielle n'appelle surtout pas régression, mais évolution. Le cerveau du bébé tente de passer à un endormissement calme, comme le nôtre. Certains bébés le vivent bien, d'autres ont besoin d'un accompagnement spécifique. Et tout ça, ça n'a rien à voir avec les cinq kilos ou la farine dans le biberon pratique encore conseillée et qui, physiologiquement, perturbe davantage le sommeil qu'elle ne l'aide.Il y a aussi une partie que j'ai vraiment aimée dans notre échange : le rôle du coparent. Souvent, les mamans allaitantes ont l'impression qu'il n'y a qu'elles qui peuvent apaiser le bébé. Murielle nous invite à passer la main, à observer ce que l'autre parent fait autrement et souvent, mieux. Parce qu'il n'a pas la même charge émotionnelle et que ça change tout.Et enfin, Murielle nous parle de son livre Co-créer votre bulle parentale un guide pratique pour se préparer en couple aux nonante premiers jours avec bébé. Pas juste l'accouchement, pas juste l'allaitement mais aussi l'organisation des visites, le mois d'or, les conflits de couple qui arrivent sans prévenir, et tout ce qu'on ne nous dit jamais vraiment avant.Pour retrouver Murielle et la consulter : maman-mere-veilleuse.comLiens vers les profils de médias sociaux- Instagram : https://www.instagram.com/sage_femme_authentique/?hl=fr- Site Web: www.sagefemmeauthentique.com-Blog: www.sagefemmeauthentique.com/blog- email: melyssa@sagefemmeauthentique.com- La Bulle Maison de Naissance :- Facebook : https://www.facebook.com/labulle.mdn- Instagram : https://www.instagram.com/labulle.mdn/?hl=frHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans ce nouvel épisode de Ces questions que tout le monde se pose, je lis la lettre de Camille. Camille a 34 ans, et depuis un moment, elle angoisse de plus en plus à l'idée de voir ses parents. Ces derniers temps, ils sont très tendus à cause de leurs problèmes de santé, et surtout, ils se mettent désormais à mal lui parler et parfois jusqu'à lui crier dessus, comme si elle était toujours une enfant. Souvent, Camille reste muette et quand elle essaie d'en discuter avec eux, ils ne veulent rien entendre. Alors à travers l'histoire de Camille, et toujours dans l'espoir d'aider aussi toutes celles et ceux qui écouteront cet épisode, j'essaie aujourd'hui de répondre aux questions que tout le monde se pose… sur comment réagir face aux paroles violentes.N'hésitez pas à vous abonner à ce podcast, me suivre sur les réseaux sociaux sous le nom de Maud Ankaoua, ou consulter mon site internet https://www.maud-ankaoua.com. N'oubliez pas que si vous avez vous-même des questions, ou s'il y a des sujets que vous aimeriez que j'aborde dans un futur épisode, vous pouvez m'écrire ou m'envoyer une note vocale à l'adresse podcast.eyrolles@gmail.com. Vous retrouverez toutes ces informations dans le texte de description de l'épisode.Je serais également ravie de vous retrouver en librairie avec mes romans :Kilomètre ZéroRespire ! Le Plan est toujours parfaitPlus jamais sans moiTu m'avais promisAutrice & Animatrice : Maud Ankaoua Production : Éditions EyrollesRéalisation : Margaux Rol & Céline Malvo de l'Atelier ENLMontage & Mixage : Marthe CunyMusique : Martijn De BoerHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bonjour à toutes et à tous et bienvenus sur Horizons Marines, la chaîne des podcasts de la mer, du fait maritime et de ses acteurs. Dans cet épisode du Carré, direction la base navale de Brest pour passer 24 heures au sein des marins-pompiers.Rattachés à la Marine nationale, ces derniers forment une unité spécialisée au coeur d'un site stratégique majeur pour la défense française. Ici, au cœur de la deuxième plus grande base navale de France, cohabitent frégates de premier rang, installations industrielles sensibles et flux humains permanents.Un environnement exigeant, au même titre que les scénarios d'intervention. Accidents industriels en zone portuaire, risques NRBC, interventions d'urgence, les situations sont variées et souvent complexes.Ainsi, à la croisée des mondes militaire et maritime, des hommes et des femmes devant répondre rapidement avec une technicité de haut niveau pour mener à bien leurs missions.Souvent dans l'ombre, rarement sous les projecteurs, les marins-pompiers de Brest sont pourtant un maillon essentiel de la sécurité maritime et militaire française. Aujourd'hui donc, dans ce reportage exclusif, nous partons à la rencontre de ces professionnels du feu pour comprendre leurs missions et la réalité de leur engagement au service de la mer au quotidien.Bonne écoute !Vous en voulez plus ? Retrouvez l'intégralité des publications du Centre d'études stratégique de la Marine sur notre site : Centre d'études stratégiques de la Marine (CESM) | Ministère des Armées et des Anciens combattantsN'hésitez pas aussi à vous abonner au podcast et à nous faire part de vos retours à l'adresse mail : podcast.cesm@gmail.com
Quelle place pour les diacres dans l'Église? Qu'est-ce qu'un ou une diacre? Est-ce un poste inférieur ou complémentaire aux pasteurs? Quel sont les bases théologiques pour comprendre cet appel à être au service de l'Église? Dans cet épisode, Joan et Stéphane partagent leur expérience de travail, explorent la place des femmes et des hommes dans le ministère, et discutent de l'évolution de ce ministère dans l'Église. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et à la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine: quelle place pour les diacres dans l'Église? Bonjour, bonjour à chacune et chacun et bonjour Stéphane! Bonjour Joan! Quelques anecdotes sur le travail de diacre [Joan] J'ai pas mal de petites histoires rigolotes à raconter sur le fait d'être diacre, parce que j'étais diacre pendant trois ans et que j'ai trouvé ça super comme ministère. Dans le fond je n'aurais rien contre redevenir diacre, simplement c'est vrai que moi j'aime vraiment beaucoup présider les cultes. J'aime beaucoup aussi faire de la recherche théologique, et à ce sujet, visiblement, ce n'est pas trop pour les diacres, puisque je me souviens que je suis arrivée sur un lieu pour faire une formation, des jeunes ministres, et puis l'un des formateurs m'accueille et me dit : « Joan, tu es une star dans le milieu des diacres, parce que tu es une diacre avec un doctorat! » Ça m'a vraiment fait marrer parce que star dans le milieu des diacres, je veux dire, c'est tout relatif. Ça m'amène à une autre anecdote que je trouve assez chou aussi. Il y avait une pasteure, elle est bien retraitée, une femme formidable, qui n'a fait qu'adopter trois enfants handicapés et qui en a eu cinq autres. Elle me racontait ça vraiment comme quelque chose de ... en passant, quoi. Et puis elle me dit, mais quel est votre parcours? Alors je raconte un peu, elle me dit, « Ah, mais oui, comme beaucoup de femmes, vous avez d'abord fait diacre et ensuite pasteur. » Comme j'ai eu mon diplôme de pasteur pour ensuite faire diacre, c'est un petit peu comme si j'étais un ovni, quoi. Donc les gens font un petit peu constamment des remarques et je crois que je l'ai déjà dit dans un autre podcast. Il y a aussi cette troisième petite anecdote d'une dame de la grande bourgeoisie zurichoise, quand je lui ai proposé, comme j'étais de permanence, d'enterrer son père, elle m'a dit : « Ah non, ce n'est pas une diacre qui va enterrer mon père qui était quelqu'un de très reconnu dans la communauté. On attend que le pasteur rentre de vacances. » J'ai failli lui dire : « Mais je suis docteur en théologie, est-ce que ça compte? » On voit bien, il y a un peu cette notion de hiérarchie, alors que c'est quelque chose qui n'est pas du tout hiérarchique. Les ministères ne devraient pas du tout être hiérarchiques. D'ailleurs, on a fait tout un épisode sur les ministères. On n'a pas arrêté d'expliquer ça: les ministères sont complémentaires et pas hiérarchiques. Même l'une de mes chefs, il n'y a pas longtemps, quand on a fait un peu mon cahier des charges de mon nouveau poste, il y avait marqué « diacre » sur le papier qu'on était en train de remplir, donc qui était un brouillon, et elle s'est excusée platement. Elle m'a dit : « c'est tellement cavalier de ma part. J'aurais dû sortir le formulaire pasteur ». Et je lui dis : « c'est très différent comme formulaire? » Elle m'a dit : « non, c'est exactement la même chose, il y a juste marqué pasteur en haut ». De sa part, c'était vraiment une marque d'attention, mais ça montre aussi qu'il y a des gens pour qui c'est important. Et donc, pourquoi, si c'est important, c'est quoi être diacre alors, si ce n'est pas être pasteur? L'évolution de la fonction de diacre chez les Catholiques romains [Stéphane] Ma compréhension d'être diacre a été influencée un peu par deux réalités différentes. Lorsque j'étais catholique romain, dans mon enfance, être diacre, c'était encore quelque chose d'un peu, je ne dirais pas bizarre, mais moins courant. J'étais dans une petite paroisse de campagne, donc on avait notre prêtre. On ne se posait pas trop la question jusqu'au moment où quelqu'un arrive qui portait son étole en diagonale. « Bon, c'est quoi, là? Il veut être à la mode? » « Ah non, non, c'est un diacre » « Ok, mais ça veut dire quoi? » Puis on donnait des explications que moi je ne comprenais pas vraiment. Ce que je trouvais bizarre, c'étaient des hommes mariés. Là, on comprenait rapidement que c'était différent que les prêtres. Et on nous expliquait que ce sont des hommes mariés, mais que si l'épouse meurt, ils ne peuvent pas se remarier. Donc tu rentres, tu es marié, mais tu as juste une chance au mariage. Tous ces trucs-là qu'on essayait de m'expliquer, mais on ne m'expliquait pas à quoi ça sert un diacre, quel est le but d'un diacre, quel est l'appel d'un diacre. Je crois que ça a changé beaucoup. Je ne suis plus catholique romain, mais j'ai quand même des relations avec certaines personnes de cette Église. [Joan] Ah, tu leur parles, mais c'est gentil ça, c'est bien. [Stéphane] Ah oui, c'est très charitable de ma part. Avec une diminution marquée de prêtres en Occident, il y a beaucoup de diacres qui prennent le rôle des paroisses, qui vont faire les enterrements, qui vont faire les liturgies, qui vont faire plein de choses. Donc c'est assez intéressant. J'ai vu l'évolution d'un ministère qui était plus ou moins bien défini, qui a pris de l'importance pour une question de gestion de personnel, si je peux expliquer de cette façon-là. Que peut faire une diacre? [Joan] C'est vrai. Et puis d'un autre côté, j'ai lu ce bouquin « Les diacres : une Église en tenue de service ». Et là-dedans, tu as aussi des racines historiques qui disent qu'en fait, ça fait très, très longtemps qu'existaient des diacres. Simplement, c'est vraiment un ministère qui est tombé en désuétude et, comme tu dis, qui a été un peu exhumé lorsqu'il y a eu une crise des vocations. Je trouvais que c'était super bien dans ce bouquin, même si je ne me sentais pas directement concernée puisque ça parlait de l'Église Catholique romaine. Je trouvais très bien qu'on pointe les spécificités et les charismes des diacres, et pas seulement ce que les diacres ne pouvaient pas faire, parce que c'est souvent ce qui m'est arrivé lorsque les personnes posaient un regard sur mon statut de diacre pendant trois ans. Je voyais bien qu'ils et elles se disaient : « Est-ce que ça ou ça, elle peut le faire? » voire « Est-ce que ça ou ça, elle sait le faire? » C'est très intéressant d'éviter de définir un ministère par ce qui n'est pas possible et d'essayer plutôt de réfléchir à ce qui est possible. Dans mon expérience, être diacre me permettait de prendre beaucoup plus de temps que certains collègues pour le soin communautaire. En fait, c'était tout à fait accepté, acceptable que je passe des heures à sillonner le canton pour faire des visites. Ça, c'était du temps précieux pastoral qui aurait été un petit peu gâché puisqu'il y avait beaucoup d'administratifs. Je veux dire, l'Église cantonale de Zurich, c'est quand même une sacrée machine. Mon collègue, pasteur titulaire, avait beaucoup, beaucoup de réunions avec d'autres pasteurs, beaucoup de choses administratives. Et moi, en fait, je m'estimais un petit peu comme un oiseau libre qui pouvait voler ici et là et prendre soin des gens. Et j'étais très fière de ça. Et j'avais aussi eu un mandat pour faire des projets innovants, émergents. Ça m'autorise à sortir un peu du sentier pastoral aussi. C'était très valorisant et très revitalisant. J'ai beaucoup aimé le faire. Un ministère au service des autres [Stéphane] J'espère que je ne dis pas trop n'importe quoi, mais je pense que c'est dans le livre des Actes des Apôtres, chapitre 6. « Oui, tu essayes carrément de citer la Bible de mémoire et tout. Non, tu es fort. » C'est un ministère au service de l'Église. C'est d'une noblesse quand même très grande, d'être au service des autres, être au service de la communauté. Parfois, on dit : « Ah, les pasteurs sont au service de leur paroisse ou de l'Église ». Oui, mais j'ai rencontré beaucoup de pasteurs qui sont au service d'eux-mêmes. On les voit rarement remettre les chaises en place après une activité. On les voit rarement offrir un coup de main. D'avoir des gens qui ont reçu cet appel d'être au service des autres, c'est quand même beaucoup. Et je trouve qu'on ne met peut-être pas assez d'importance à ça. On le prend peut-être trop pour acquis peut-être parce que c'est souvent des femmes, en tout cas dans mon contexte, puis comme tu le dis souvent, on associe ça au « care », au dévouement, au service. C'est bien de rendre service, mais d'en faire un ministère et de trouver un sens à ce dévouement-là, moi je trouve ça quand même merveilleux. Lorsque le genre influence la hiérarchie ministérielle [Joan] Pour nos auditeurs et auditrices, Stéphane et moi, nous avons un document partagé où on s'échange des idées pour le podcast, pour ne pas répéter ce que dit l'autre. Mais quand j'ai lu ce que tu avais écrit, le fait qu'il y avait essentiellement des femmes qui étaient diacres, j'étais un peu surprise en fait pour tout te dire. Parce que dans mon environnement ici, dans le canton de Vaud, il y a quand même beaucoup d'hommes diacres. Ce sont souvent des personnes qui ont une vocation, qui étaient investies dans l'Église et qui, en deuxième carrière par exemple, se sont orientés vers le ministère de diacre parce qu'ils étaient déjà à charge de famille, et que les études de théologie sont vachement longues avec les stages, et diacre c'est plus court. Je n'avais pas trop d'eau à mon moulin. Sauf qu'hier, j'ai eu la visite de quelqu'un de très investi dans l'Église réformée du canton de Vaud, et depuis très longtemps. On a un peu discuté de ces questions-là, de diacre, etc. Elle m'a dit que jusqu'à récemment, il y avait une sorte de hiérarchie, tu vois. En fait, il y avait les hommes pasteurs. Puis tout de suite en dessous, il y avait les diacres hommes. Un tout petit peu en dessous, il y avait les femmes pasteurs. Et puis tout en bas, il y avait les femmes diacres. Et ça a fait tilt, parce qu'effectivement, je me suis déjà retrouvée dans des séances où des femmes pasteurs se laissaient un peu marcher dessus par des hommes diacres. Je m'étais quand même un peu dit que sur des questions théologiques, sur des questions de gestion de paroisses, finalement, c'est un petit peu notre spécialité. C'est là qu'on voit qu'on remet des échelles ou des hiérarchies implicites en fonction du genre à des endroits qui sont entièrement pour le service. Devenir diacre pour suivre son appel au ministère [Stéphane] L'Église Unie du Canada aime bien bomber le torse et rappeler que la première femme ordonnée pasteure, c'est en 1936. Regardez comme on est bon, on est progressiste! La réalité, oui, cela a eu lieu, mais c'était une femme très déterminée, très forte, dans un coin perdu du Canada. Dans les années 1930, 1940, 1950, il y avait une opposition pour que les femmes deviennent pasteures. Le rôle de pasteur était fait pour les hommes. Être un diacre est devenu une manière pour beaucoup de femmes de vivre leur appel. Ceci dit, encore une fois, il y a eu du sexisme. Pendant ces années-là, parce que c'était compris qu'une femme célibataire pouvait être diacre, mais lorsqu'elle était mariée, avait des enfants, on ne pouvait pas faire les deux choses en même temps, c'était impossible. Ce qui a été très dur pour plusieurs femmes dans les années 1940 et 1950, c'est que lorsqu'on devenait diacre, on remettait une épinglette, symboliquement pour marquer ça et lorsque ces femmes se mariaient, elles étaient obligées de remettre l'épinglette publiquement à l'Église, et elles étaient exclue de leur ministère. Ce n'est qu'en 2006 que l'Église Unie a présenté ses excuses à ces femmes-là. Il y a quelque chose quand même d'un peu de positif. Des femmes ont réussi à se trouver un chemin à travers le sexisme, à travers l'institution de l'Église. Mais l'Église a quand même utilisé tout plein de stratagèmes basés sur le sexisme, le patriarcat, et ainsi de suite, pour quand même les limiter et dire : « Oui, on reconnaît votre ministère, mais... » Un modèle d'Église plus collectif et moins hiérarchique [Joan] C'est bien, ce regard nord-américain. Moi, je m'étais pas mal intéressée à la question des femmes diacres grâce au bouquin de Lauriane Savoie, qui a sorti une simplification de sa thèse de doctorat, qu'elle a soutenue avec Elisabeth Parmentier. C'est sur le ministère pastoral féminin, d'une façon plus générale. Et d'après Lauriane Savoie, les femmes diacres ont aidé à faire émerger de bonnes questions actuelles. Déjà, décentrer du pastorat, ça tu en as parlé. Et puis ensuite, faire croître d'autres ministères; se dire en fait, il y a le pastorat et il y en a d'autres, il y a des ministères spécialisés, des engagement de laïcs. Ce qui nous amène à un modèle qui est plus collectif, moins hiérarchique parce que finalement, il y a le principe du sacerdoce universel qui veut dire que dans l'absolu tout le monde pourrait tout faire, mais il faut se former. Ce qui veut surtout dire que toute personne formée qui a reçu l'appel et la double vocation interne-externe peut servir le Christ et son Église. Donc on quitte les questions de genre, on quitte aussi les questions d'échelle dans le ministère. Alors finalement, le bouquin se demande quel fut l'impact de la féminisation (avec ces femmes qui sont arrivées comme, tu dis, toujours de façon conditionnelle; il ne faut pas se marier, il ne faut pas ci, il ne faut pas ça) leur présence favorise cette reconnaissance ministérielle variée et un décloisonnement entre rôles. Finalement, on quitte un peu cette figure masculine dominante. Ça nous amène à cette question centrale qui n'est pas : « les femmes peuvent-elles être pasteurs? » parce que là, vraiment, on n'en peut plus de ce genre de questions. « Les brunes ont-elles un cerveau? » Non, mais ce n'est pas possible de poser des questions pareilles! Mais plutôt « quel type d'Église et de ministères voulons-nous? » Je trouve que ces ministères de diacre, tout ce dont tu as parlé, favorisent l'émergence d'un nouveau type d'Église, comme ici on a animateur, animatrice d'Église, où finalement on peut compter sur les charismes les uns des autres et puis les diplômes aussi les uns des autres. Moi, j'ai un doctorat en théologie, à chaque fois qu'on me sollicite là-dessus, ça me valorise, ça me stimule et je donne le meilleur de moi-même. Une formation influencée par des principes féministes [Stéphane] Avec l'Église Unie, il y a la formation traditionnelle des pasteurs. Il y a aussi la formation traditionnelle des diacres. Il y a une compréhension que ce ne sont pas les mêmes cours, ce n'est pas la même formation. C'est très intéressant parce que, étant donné qu'il y a eu beaucoup de femmes, ils ont intégré beaucoup de principes féministes, beaucoup moins de formation académique, beaucoup plus de formation au niveau de cercles d'apprentissage collectif. Il y a plein de trucs comme ça. C'est sûr, je ne l'ai pas vécu, je n'ai pas eu cette expérience-là. J'ai eu la chance, ceci dit, de travailler avec une femme qui avait suivi ce cursus-là, qui était devenu diacre et c'était intéressant de voir la façon dont elle abordait justement les questions, les problématiques, les enjeux. J'ai trouvé ça super parce que ça donnait un point de vue différent, on pouvait voir les choses d'une manière complémentaire. Mais je peux comprendre que pour certaines personnes, c'est un peu plus déstabilisant parce qu'on a la formation de pasteur, le pasteur qui est par défaut « la bonne personne ». Un peu comme tu as dit dans ton anecdote au début, « Bon, le diacre, c'est bien, mais pas pour les grosses choses importantes. Ça dépanne, mais quand même… » au lieu de dire qu'on a quelqu'un qui a un appel différent, qui a une formation différente, qui a une façon de voir différente. Comment peut-on utiliser ça dans notre Église, soit au niveau de la paroisse, soit au niveau de l'Église globale, pour nous faire avancer dans nos différents ministères? Lorsqu'une Église rémunère les diacres et les pasteurs selon la même grille salariale [Joan] Tous ces ministères un peu différents, notamment celui de diacre, différent de celui de pasteur, et toutes ces questions de hiérarchie, sans hiérarchie, d'échelle, sans échelle, nous amènent aussi à réfléchir à quel type d'église on veut construire, co-construire d'ailleurs. Je suis assez reconnaissante à l'Église protestante de Genève, qui est notre Église sœur ici au canton de Vaud, parce qu'ils ont pris une décision, je ne sais pas quand, mais une décision qu'on est beaucoup à trouver admirable, qui est de rémunérer selon la même grille salariale, les diacres et les pasteurs. En disant, bon, c'est vrai, ce ne sont pas les mêmes études, tu l'as dit toi-même, pas le même contenu, et puis parfois aussi pas la même charge. Mais finalement, quand tu es diacre en centre de requérant d'asile, et que tu as tout le temps en face de toi des gens qui souffrent, ou que tu es diacre aumônière, et que tu es tout le temps en contact avec tout plein de microbes, c'est un ministère. C'est vrai que si on reste attaché à une Église, dont le centre de l'activité est la paroisse, et tout le reste est un peu satellitaire et est censé irriguer la paroisse. On peut se dire que ce sont les pasteurs qui doivent être les premiers responsables des paroisses. L'Église peut être quelque chose de beaucoup plus organique, beaucoup plus interdépendant avec des ministères qui peuvent varier au fur et à mesure des carrières, des moments où tu vas être plus ceci et moins cela, plus animatrice d'église, et moins pasteur. Je pense aux paroles de mon superviseur en Alsace. (Il ne savait pas que ça existait dans d'autres Églises. D'ailleurs, ça n'existait pas encore tout à fait dans l'Église réformée vaudoise.) Il m'a dit, tu sais, j'ai l'impression, il m'a dit ça vers les années 2020, j'ai l'impression qu'à partir de maintenant, les jeunes générations de pasteurs, ce seront plutôt des animateurs ou des animatrices que des pasteurs-prédicateurs. Et c'est marrant parce que juste quelques années après, l'Église réformée du canton de Vaud a créé ce statut d'animateur, animatrice d'Église. Donc, ce qu'il a pressenti en ayant lui-même une stagiaire, à un moment donné, est assez juste. Et je trouve chouette que cette Église se soit dit, on ne va pas créer de hiérarchie dans les salaires, on ne va pas créer non plus d'injustice. C'est vrai que je trouve aussi important de reconnaître que c'est une haute formation et ce que ça nous a demandés. Moi, mon doctorat m'a coûté beaucoup d'argent, donc je suis contente d'avoir un petit retour sur investissement. En même temps, est-ce que c'est ça le plus important pour de bonnes collaborations entre les différents ministères? Et est-ce que ça porte vraiment du fruit que de créer différentes grilles salariales? Qu'est-ce qui porte le plus de fruit dans nos collaborations? J'ai l'impression que dans l'Église protestante de Genève, c'est une bonne chose que tout le monde soit sur la même grille salariale. Un appel différent et complémentaire [Stéphane] Nous aussi, c'est la même grille salariale depuis quelque temps parce qu'on insiste beaucoup sur la complémentarité des ministères. Par exemple, un pasteur est ordonné au ministère de la Parole, des Sacrements et des Soins pastoraux dans l'Église Unie. Un ou une diacre est consacré au ministère de la Formation, du Services et des Soins pastoraux. Déjà en partant, la reconnaissance de l'Église n'est pas la même, la reconnaissance de l'appel, et un n'est pas placé au-dessus de l'autre nécessairement. Dans les faits, il y a ce sexisme, cette considération que bon, même si les diacres sont supposés faire de la formation, les pasteurs ne sont pas appelés à la formation, les études bibliques. Mais c'est le pasteur qui va le faire. Par exemple, dans la paroisse où je travaillais avec une diacre, elle a dit au conseil, « Je vais faire une étude biblique. » Ils ont répondu : « Ah, pour les jeunes? » « Non, non, pour les adultes. » « Tu vas raconter l'histoire avec des marionnettes? » Le conseil a demandé : « Mais, Stéphane n'est pas capable de le faire. » J'ai répondu : « Oui, je suis capable de le faire, mais là n'est pas le point. Elle a un appel à la formation. » Si on prend un peu plus conscience de ça, peut-être qu'on va aider l'Église à évoluer. Il y a plein de ministères auprès des sans-abri, auprès des gens qui ont des dépendances. Il y a plein de ministères qui existent. On parle de quelqu'un qui est au service, qui offre des soins pastoraux, qui fait de la formation. Donc, ça peut nous aider à voir l'Église d'une manière plus globale, plus large que ce qu'on voit le dimanche matin entre 10h et 11h. Une occasion de discussion sur le ministère Ce qui est intéressant, c'est qu'actuellement, dans l'Église réformée du canton de Vaud, on discute au synode, ( je ne suis pas au synode, mais je lis les minutes du synode), de la théologie des ministères et on réfléchit un petit peu. Finalement, théologiquement, pourquoi est-ce que certains choix ont été faits, des choix pratiques? On manque de pasteur. On n'a qu'à faire autre chose. On n'a qu'à prendre des femmes qui sont douées… Souvent, il y a des débats, c'est ce qu'on voit dans le livre de Lauriane Savoie, des débats stupides, sur comment les femmes pourraient-elles prêcher puisqu'elles ont une petite voix fluette et gentille ou alors sur des débats stupides à propos de versets bibliques qu'on s'assène sur la tête, mais pas de débat théologique vraiment de fond. Le synode affronte un peu toutes ces choses qui finalement, au fur et à mesure des années, sont restées là comme des sédiments; on crée une grosse couche de quelque chose. Je trouve ça super. J'en parlais avec un conseiller synodal qui m'a dit que l'un des fruits de ces réflexions, c'est que la parole circule sur les ministères et que l'autre fois, par exemple, une pasteure est venue lui dire : « En fait, en lisant votre document, je me rends compte que j'aurais été vachement plus épanouie en tant que diacre. Mais bon, quand j'ai commencé mes études, il n'y avait pas tellement de formation diaconale ou bien on nous faisait bien comprendre que les diacres étaient limités à un certain nombre de tâches. Je me suis dit que je vais devenir pasteure parce que j'ai envie de faire plein de choses dans l'église et pas être limitée. » Or, quand on définit un ministère, comme on l'a dit, pas seulement par ce qu'on ne peut pas faire, mais par tout ce qu'on peut faire, c'est tout de suite beaucoup plus encourageant et beaucoup plus épanouissant. C'est vraiment chouette que la parole circule sur ces questions-là et peut-être que certains ou certaines pasteures fassent leur coming-out de diacre, et certains diacres fassent leur coming-out de pasteur, comme la pasteure retraitée qui m'a dit : « Ah oui, vous avez commencé par diacre et puis après vous avez fait une formation complémentaire pour être pasteure. » Conclusion Merci, Joan, pour cette conversation. J'espère que vous avez appris quelque chose ou peut-être que votre imagination a été stimulée. Peut-être que vous avez des questions. Vous pouvez nous écrire à questiondecroire@gmail.com. Nous avons aussi notre groupe WhatsApp. L'information est disponible dans la description de l'épisode. Et un petit rappel que notre commanditaire, c'est l'Église Unie du Canada, qui a un site internet, moncredo.org, qui relaie nos podcasts. Même chose pour Réforme qui relaie aussi nos podcasts. Si vous voulez partager cet épisode, si vous voulez mettre un petit like, un petit commentaire, c'est toujours bon pour le référencement. Joan, je te souhaite une bonne fin de journée et beaucoup de temps pour te reposer. Merci beaucoup, Stéphane. Merci pour la conversation. Salutations à chacune et chacun. Et à toi aussi. Une bonne fin de journée. Au revoir. Au revoir. Liens: Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de cvelazquez, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF Mots clés : diacre, ministère, femmes dans l'Église, théologie, hiérarchie ecclésiale, Église protestante, formation pastorale, charismes, égalité des ministères, évolution ecclésiale Sujets clés : Rôle et perception des diacres dans l'Église Histoire et évolution des diacres Débats sur la hiérarchie et l'égalité dans l'Église Formation et charismes des ministres laïcs et ordonnés Impact des changements sociaux sur la théologie des ministères Citations : "Les ministères ne devraient pas être hiérarchiques" "Tout le monde pourrait tout faire dans l'Église" "Il est important de reconnaître la diversité des formations" Chapitres : 00:00 Quelle place pour les diacres dans l'Église? 00:49 Quelques anecdotes sur le travail de diacre 03:35 L'évolution de la fonction de diacre chez les Catholiques romains 05:47 Que peut faire une diacre? 07:53 Un ministère au service des autres 09:20 Lorsque le genre influence la hiérarchie ministérielle 11:03 Devenir diacre pour suivre son appel 13:16 Un modèle d'Église plus collectif et moins hiérarchique 15:25 Une formation influencée par des principes féministes 17:32 Lorsqu'une Église rémunère les diacres et les pasteurs selon la même grille salariale 20:12 Un appel différent et complémentaire 22:18 Une occasion de discussion sur le ministère 24:30 Conclusion
Souvent, nous ne comprenons pas comment Dieu fait grandir notre foi. Dans ce puissant message, notre pasteur nous montrera comment Dieu utilise chaque saison de notre vie pour fortifier, transformer et accroître notre foi. Venez avec un cœur disposé à apprendre et à recevoir. Invitez un membre de votre famille ou un ami, et joignez-vous à nous pour un moment d'encouragement, de transformation et de croissance spirituelle.
Il est toujours à portée de main, ne répète pas vos secrets et ne se vexe pas si vous l'oubliez pendant des mois dans le tiroir de votre table de chevet… Le journal intime a tout du compagnon de vie idéal.Souvent perçue comme une pratique réservée aux enfants et aux adolescents, la tenue quotidienne d'un journal intime est pourtant loin d'être marginale. Selon le ministère de la culture et le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc), 7 % des Français âgés de plus de 15 ans tenaient un carnet personnel en 2020. Il suffit d'ailleurs d'observer les réseaux sociaux et les étals des papeteries pour constater l'essor du « journaling », le terme anglais désignant cette pratique.Décompresser, réguler ses émotions, surpasser un traumatisme… Les diaristes – soit les personnes qui écrivent fréquemment dans leur carnet – sont nombreux à vanter les bénéfices de l'écriture au quotidien. Mais qu'en disent les recherches scientifiques ? En quoi le phénomène de catharsis peut-il aider à surmonter la vie et ses événements ? Et pourquoi la pratique d'écriture connaît-elle un engouement ces dernières années ?A l'occasion de la Fête de l'écrit organisée le 26 mai par La Poste, cet épisode du podcast « L'Heure du Monde » décrypte les bienfaits de l'écriture sur la santé mentale. La journaliste Esther Michon témoigne de sa pratique personnelle et interviewe plusieurs spécialistes du sujet. Parmi eux, Nayla Chidiac, docteure en psychopathologie et psychologue clinicienne spécialiste du trauma, Xavier Alario, chercheur au CNRS et Guillemette Faure, journaliste, collaboratrice régulière du Monde.Un épisode écrit et présenté par Esther Michon. Réalisation : Quentin Tenaud. Rédaction en chef : Claire Leys. Dans cet épisode : extraits de carnets intimes ; de journaux télévisés de 2009 ; de publicités Perle de Lait et Miel Pops ; de vidéos diffusées sur le réseau social Tiktok. Témoignages de Fanny et Joëlle, diaristes. Lectures de passages des livres Writing to heal de James Pennebaker (New Harbinger Publications, 2004) et Les Bienfaits de l'écriture, les bienfaits des mots de Nayla Chidiac (Odile Jacob, 2022).Cet épisode a été publié le 26 mai 2026. Il a été réalisé dans le cadre d'un partenariat avec la Fête de l'écrit, organisée par La Poste avec le Labo des histoires, dont Le Monde est partenaire.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'acteur et metteur en scène Charles Berlin signe la mise en scène du texte « C'est si simple l'amour » dans un dyptique consacré à l'auteur Lars Norén. Un huis-clos à l'humour mordant et aux dialogues acérés. Deux couples d'amis se retrouvent pour fêter la première d'un spectacle mais au fur et à mesure que l'alcool délie les langues, ils vont se déchirer, exposer leurs failles, leur jalousie, leurs trahisons et révéler leurs vrais visages au terme d'une soirée explosive : « Lars Noren voulait écrire ce qui surgissait, sans se censurer », nous précise Charles Berling. Un salon bourgeois comme théâtre de l'explosion intime La pièce se déroule dans un immense salon bourgeois, décoré avec goût : une partie du public est placée sur scène, les spectateurs sont donc assis à deux pas du cœur de l'action « Je voulais matérialiser sur scène le fait qu'on a de moins en moins d'intimité ». Les canapés sont recouverts de draps blancs. « Au début, tout est beau, tout est emballé puis tout se délite ! » Une tragicomédie selon Norén et Berling La pièce oscille entre humour noir et règlements de comptes sans pitié. Les dialogues sont très crus, les insultes foudroyantes : « quand la tragicomédie existe, quand les gens rient et sont effrayés, je suis totalement heureux ». Malgré cela, la pièce ne bascule jamais dans le pathos. « Ce qu'il faut c'est qu'on rentre dans la pièce et qu'elle nous bouleverse, on a fait un grand travail de texte ». « Lost and found » et « C'est si simple l'amour » font partie du cycle des 14 pièces écrites par Norèn entre 1989 et 1995. Invité : Charles Berling, né en 1958 à Saint-Mandé, est un acteur, metteur en scène et réalisateur français. Issu d'une famille de diplomates, il passe son enfance entre l'Asie et l'Afrique, puis se forme au théâtre en France. Révélé au cinéma dans les années 1990, il se fait connaître du grand public avec des films comme « Nelly et Mr Arnaud », « Ridicule » ou « L'ennui ». Il mène en parallèle une importante carrière au théâtre, comme comédien et metteur en scène, et devient aussi directeur de lieux culturels (notamment à Toulon/Châteauvallon). Engagé, il défend une vision exigeante et populaire de la culture, entre cinéma d'auteur, théâtre et projets audiovisuels. Il dirige le Théâtre Chateauvallon Liberté Scène à Toulon. Lars Göran Ingemar Norén est un poète, metteur en scène, dramaturge et auteur suédois, né le 9 avril 1944, à Stockholm en Suède, et mort le 26 janvier 2021. Il est considéré comme l'une des grandes voix du théâtre européen contemporain. Souvent rapproché de Strindberg ou de Bergman, il explorait dans ses pièces, les zones sombres de l'intime : familles en crise, secrets, maladies, solitude, violence sociale, racisme, dérive des marginaux. C'est si simple l'amour : À voir au Théâtre de l'Atelier jusqu'au 1er juillet 2026. Programmation musicale : L'artiste Pépite avec le titre L'amertume.
L'acteur et metteur en scène Charles Berlin signe la mise en scène du texte « C'est si simple l'amour » dans un dyptique consacré à l'auteur Lars Norén. Un huis-clos à l'humour mordant et aux dialogues acérés. Deux couples d'amis se retrouvent pour fêter la première d'un spectacle mais au fur et à mesure que l'alcool délie les langues, ils vont se déchirer, exposer leurs failles, leur jalousie, leurs trahisons et révéler leurs vrais visages au terme d'une soirée explosive : « Lars Noren voulait écrire ce qui surgissait, sans se censurer », nous précise Charles Berling. Un salon bourgeois comme théâtre de l'explosion intime La pièce se déroule dans un immense salon bourgeois, décoré avec goût : une partie du public est placée sur scène, les spectateurs sont donc assis à deux pas du cœur de l'action « Je voulais matérialiser sur scène le fait qu'on a de moins en moins d'intimité ». Les canapés sont recouverts de draps blancs. « Au début, tout est beau, tout est emballé puis tout se délite ! » Une tragicomédie selon Norén et Berling La pièce oscille entre humour noir et règlements de comptes sans pitié. Les dialogues sont très crus, les insultes foudroyantes : « quand la tragicomédie existe, quand les gens rient et sont effrayés, je suis totalement heureux ». Malgré cela, la pièce ne bascule jamais dans le pathos. « Ce qu'il faut c'est qu'on rentre dans la pièce et qu'elle nous bouleverse, on a fait un grand travail de texte ». « Lost and found » et « C'est si simple l'amour » font partie du cycle des 14 pièces écrites par Norèn entre 1989 et 1995. Invité : Charles Berling, né en 1958 à Saint-Mandé, est un acteur, metteur en scène et réalisateur français. Issu d'une famille de diplomates, il passe son enfance entre l'Asie et l'Afrique, puis se forme au théâtre en France. Révélé au cinéma dans les années 1990, il se fait connaître du grand public avec des films comme « Nelly et Mr Arnaud », « Ridicule » ou « L'ennui ». Il mène en parallèle une importante carrière au théâtre, comme comédien et metteur en scène, et devient aussi directeur de lieux culturels (notamment à Toulon/Châteauvallon). Engagé, il défend une vision exigeante et populaire de la culture, entre cinéma d'auteur, théâtre et projets audiovisuels. Il dirige le Théâtre Chateauvallon Liberté Scène à Toulon. Lars Göran Ingemar Norén est un poète, metteur en scène, dramaturge et auteur suédois, né le 9 avril 1944, à Stockholm en Suède, et mort le 26 janvier 2021. Il est considéré comme l'une des grandes voix du théâtre européen contemporain. Souvent rapproché de Strindberg ou de Bergman, il explorait dans ses pièces, les zones sombres de l'intime : familles en crise, secrets, maladies, solitude, violence sociale, racisme, dérive des marginaux. C'est si simple l'amour : À voir au Théâtre de l'Atelier jusqu'au 1er juillet 2026. Programmation musicale : L'artiste Pépite avec le titre L'amertume.
En finance de nombreuses expressions tirées du règne animal sont souvent utilisées comme métaphoresLes termes les plus courants sont « Bull » et « Bear Market ».Bull en anglais fait référence au taureau. Le taureau charge en donnant des coups de cornes du bas vers le haut. Lorsqu'on parle donc de « Bull market », cela évoque tout simplement un marché haussier.A l'inverse un « Bear market » désigne un marché globalement baissier à l'image de l'ours qui attaque en donnant des coups de pattes du haut vers le bas.On retrouve aussi l'expression « le rebond du chat mort », pour désigner un rebond de courte durée d'un titre après avoir essuyé une forte baisse.Oui leurs discours peuvent être qualifiées de « hawkish ou dovish », « hawk » signifie « faucon » et « dove » colombe. Le faucon, réputé pour ses qualités de prédateur désigne un banquier central ayant des politiques monétaires plus strictes, privilégiant des taux d'intérêt plus élevés afin de garder le contrôle sur l'inflation. A l'inverse La colombe, symbole de paix, qualifie une politique monétaire plus souple, pour encourager la croissance économique.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:30:58 - par : Elodie Suigo - Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Mercredi 20 mai 2026, le professeur de criminologie et auteur Alain Bauer. Il publie "Intrigues à l'ONU", aux éditions First. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
"Le jeu le plus important est celui que l'enfant initie lui-même, c'est-à-dire le jeu libre."Le jeu est le langage naturel de l'enfant. À travers le jeu, l'enfant explore le monde, exprime ses émotions, développe son imagination et construit peu à peu sa compréhension de lui-même et des autres. C'est en jouant qu'il apprend à résoudre des problèmes, à coopérer, à gérer ses frustrations, mais aussi à oser prendre des initiatives. Le jeu libre est souvent relégué au second plan, éclipsé par des emplois du temps chargés et des activités dirigées. Pourtant, laisser l'enfant maître de son jeu est un puissant moteur de développement, d'autonomie et de confiance. Dans cet épisode, Sylvie d'Esclaibes explore la différence fondamentale entre « occuper un enfant » et lui permettre de jouer librement, sans attentes ni consignes.Souvent, en tant qu'adultes, nous ressentons une forme de culpabilité à ne pas être assez présents dans les jeux de nos enfants, ou à ne pas leur proposer suffisamment d'activités. Pourtant, la clé n'est pas dans la quantité d'activités dirigées.Le véritable enjeu : laisser nos enfants inventer, expérimenter, s'ennuyer, sans intervenir à chaque instant. Sylvie souligne : moins l'adulte intervient, plus l'enfant se construit. L'ennui devient alors un déclencheur de créativité, une opportunité pour développer logique, autonomie, confiance corporelle ou encore capacité d'imagination.Quelques pistes concrètes à la maison ou à l'extérieur :✅ Réduire le nombre de jouets à disposition et les rendre accessibles sans consignes✅ Accepter l'ennui comme déclencheur d'imagination✅ Aménager des espaces différenciés, peu chargés✅ Observer et se retirer davantage pour laisser l'enfant maître de ses jeux✅ En extérieur : jouer avec les éléments naturels, cabanes en forêt, collectes libresPour approfondir le sujet, Sylvie recommande deux lectures :« Qui veut jouer avec moi ? », de Lawrence Cohen« Développer le lien parent-enfant par le jeu », d'Aletha SolterNotre rôle n'est pas de tout prévoir, mais de faire confiance à la capacité de nos enfants à grandir dans, et par, le jeu libre. C'est en les laissant expérimenter, se tromper, recommencer, que nous leur permettons de se construire.
Dans cet extrait, Laura Pironnet, passionnée de littérature jeunesse et professionnelle de l'édition, revient sur la pression qui entoure la lecture en France.Souvent perçue comme une activité intellectuelle et valorisée, nous oublions parfois l'essentiel : la joie de partager une histoire, d'éveiller la curiosité ou simplement de vivre un moment ensemble.Laura nous rappelle que lire à un enfant n'a pas à être une contrainte et que chacun, parent comme enfant, mérite de retrouver du plaisir dans ce rituel.Elle encourage à ne pas se forcer, à trouver des alternatives si besoin, et à montrer aux enfants l'exemple en lisant soi-même, même juste quelques pages ou quelques images, afin que la lecture demeure avant tout un moment partagé et naturel dans la vie de famille.À travers sa newsletter "À Voix Haute", elle milite pour accorder aux enfants la liberté de se reconnaître dans des histoires variées, à cultiver le plaisir de lire et à faire de la littérature jeunesse un miroir du monde dans toute sa diversité.L'épisode intégral est à retrouver sur toutes les plateformes d'écoutes de podcast le 14/05/2026.
Il y a des rendez-vous qui dépassent le sport.Des échéances qui concentrent des années de travail, de sacrifices, de remises en question, d'espoirs silencieux et de rêves immenses.Les Championnats du monde font partie de ceux-là.Du 11 au 23 août, les meilleurs chevaux, cavaliers, voltigeurs et meneurs de la planète se retrouveront à Aix-la-Chapelle, lieu mythique des sports équestres, pour défendre les couleurs de leur nation. Puis le 28 novembre, c'est à Al Ula en Arabie Saoudite, que les Bleus de l'endurance tenteront de décrocher un nouveau titre mondial. Cette année, avec la Fédération Française d'Équitation, nous avons eu envie de vous emmener là où tout commence vraiment : dans les coulisses de la préparation au très haut niveau.Bienvenue dans Entre Cavaliers, une série portée par les cavaliers et staffs de l'équipe de France.Ces 10 épisodes ont été imaginés par I am an Equestrian et la FFE pour entrer au cœur de l'équipe de France d'équitation, comprendre ce qui se joue avant une grande échéance, et découvrir ce que le haut niveau exige réellement des femmes, des hommes… et des chevaux.Pendant plusieurs semaines, nous allons partir à la rencontre des grandes disciplines qui font vibrer notre sport — le saut d'obstacles, le concours complet, le dressage — mais aussi ouvrir les portes de disciplines plus confidentielles, moins médiatisées, et pourtant absolument fascinantes : le para-dressage, la voltige, l'attelage, l'endurance.On parlera de relation avec les chevaux, de bien-être animal, de préparation mentale, de méthodes d'entraînement, de collectif, de confiance, de résilience, de performance.On parlera aussi d'émotions. Parce qu'avant les médailles, avant les hymnes, avant les podiums… il y a des histoires humaines. Des histoires de passion, d'engagement total et de quête d'excellence.Pour nous, cette série représente énormément.Parce qu'elle nous permet de raconter ce sport autrement. Plus en profondeur grâce à la générosité et l'accessibilité de nos plus grands champions. Et parce que collaborer avec la Fédération Française d'Équitation autour d'un projet comme celui-ci est une immense fierté.La différence entre un grand champion et les autres ne se joue pas toujours sur la technique. Souvent, elle se joue dans la tête, dans la capacité à gérer la pression, à faire taire le doute, à continuer d'avancer quand l'enjeu devient immense. Et dans les sports équestres, cette pression a quelque chose de particulier : elle se partage avec un cheval, qui ressent lui aussi nos émotions, nos tensions, nos hésitations.Dans cet épisode de Entre Cavaliers, nous avons voulu parler de préparation mentale. Mais pas uniquement comme un outil réservé au très haut niveau. Nous avons voulu comprendre comment elle peut aider tous les cavaliers… et même, plus largement, chacun d'entre nous dans son quotidien.Pour cela, nous avons réuni deux regards passionnants. Celui de Vladimir Vinchon, cavalier de l'équipe de France de para-dressage, qui revient notamment sur son expérience des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 et sur l'impact concret qu'a eu la préparation mentale dans sa carrière et dans sa gestion des grandes échéances. Et celui de Flore Tairraz, spécialiste de la préparation mentale, qui nous partage ses expériences et ses connaissances sur ce sujet passionnant.I am an Equestrian est le premier podcast pour les passionnés d'équitation et de sports équestres. On interviewe les plus grandes cavaliers, hommes et femmes de chevaux. Déjà plus de 140 épisodes
Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 11 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, Didier Giraud, éleveur de bovins et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.
Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 11 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ah, le doux bruit de la machine à laver qui se lance en essorage à 3 heures du matin ! Oui, ça peut réveiller tout l'immeuble. Mais au moins, on fait des économies…enfin… est-ce qu'on en est vraiment sûr ? Aujourd'hui, environ 40 % des Français ont souscrit à un contrat heures pleines / heures creuses. Souvent, on le choisit sans trop réfléchir, en se disant que c'est forcément avantageux, alors qu'en réalité, tout dépend complètement de votre mode de vie. Comment cela fonctionne-t-il exactement ? Pourquoi n'avons-nous pas tous les mêmes ? Qu'est-ce qui consomme le plus chez nous ? coutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez" ! Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Bourdin À écouter ensuite : Comment se débarrasser des moucherons dans la cuisine ? Quelles sont les astuces pour économiser au supermarché ? Qu'est-ce que le loud budgeting, pour faire des économies ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez - Santé". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 01:00:13 - par : Priscille Lafitte - Michel Pastoureau, médiéviste, spécialiste de l'histoire des couleurs, explique la perception du roux dans le Roman de Fauvel au XIVe siècle, décrypte les choix de couleurs dans les "Dominos" de Couperin, aborde la synesthésie chez Messiaen. Michel Pastoureau éclaire et même colore notre écoute ! - réalisation : Claire Lagarde, Maud Noury - invités : Michel Pastoureau Historien, directeur d'études à l'École pratique des hautes études Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
On a tous connu ce moment étrange : tenir bon pendant une période tendue — surcharge de travail, déplacement, lancement de projet — puis tomber malade… juste après. Ce n'est pas un hasard. C'est un effet bien documenté du lien entre stress et système immunitaire.Pendant une phase de stress, le corps active ce qu'on appelle la réponse “combat ou fuite”. Le cerveau, via l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, déclenche la libération d'hormones comme le cortisol et l'adrénaline. À court terme, c'est utile : ces hormones mobilisent l'énergie, augmentent la vigilance et… modulent le système immunitaire. En clair, le corps priorise la survie immédiate plutôt que la défense contre les infections.Le cortisol, en particulier, a un effet immunosuppresseur. Il réduit l'activité de certaines cellules immunitaires (comme les lymphocytes) et freine l'inflammation. Résultat : pendant la période de stress, votre organisme est un peu moins efficace pour combattre virus et bactéries. Mais ce n'est pas forcément là que vous tombez malade.Car souvent, le corps “tient”. Il maintient un équilibre fragile, en mode compensatoire. C'est ce qu'on appelle parfois l'effet de “résistance”. Vous pouvez être fatigué, un peu fragile, mais sans symptômes nets.Le basculement survient quand le stress s'arrête. Le niveau de cortisol chute, parfois assez brutalement. Et là, deux phénomènes se combinent. D'une part, le système immunitaire se “réveille” et relance des réponses inflammatoires. D'autre part, les agents infectieux qui avaient commencé à s'installer profitent de cette fenêtre pour se manifester pleinement. C'est ce moment qu'on appelle parfois, de manière informelle, “l'effet relâchement”.Il faut aussi ajouter des facteurs très concrets. En période de stress, on dort souvent moins bien, on mange plus vite, parfois moins équilibré, et on néglige la récupération. Or le sommeil est crucial pour l'immunité : il permet notamment la production de cytokines, des molécules essentielles pour combattre les infections. Quand la période intense s'arrête, la fatigue accumulée refait surface… et le corps devient plus vulnérable.Enfin, il y a un aspect neurologique : le stress maintient un niveau élevé d'activation du système nerveux. Quand il retombe, le corps passe en mode “repos”, ce qui peut accentuer la perception des symptômes (fatigue, douleurs, fièvre), jusque-là masqués.En résumé, on ne tombe pas malade “à cause” de la fin du stress, mais parce que le stress a fragilisé l'organisme en amont. Et quand la pression retombe, le corps, enfin autorisé à ralentir, laisse apparaître ce qui couvait déjà. C'est en quelque sorte la facture différée de la tension accumulée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans ce nouvel épisode d'Anime No Melody, plongeons dans l'univers sombre et fascinant des OAV de Rayearth OVA ! Souvent éclipsée par la célèbre série Magic Knight Rayearth, cette adaptation alternative propose une vision beaucoup plus dramatique et mature de l'œuvre culte de CLAMP. Au programme de cette émission : ✨ Retour sur l'univers de Rayearth✨ Résumé de cette relecture plus sombre de Cephiro✨ Analyse de la bande originale composée par Toshihiko Sahashi et la traduction de son interview dans le soundtrack✨ L'ending All You Need Is Love interprété par Naomi Tamura et composé par Joey Carbone✨ Écoute et analyse de plusieurs extraits musicaux Une émission dédiée à une bande originale souvent oubliée… mais pourtant essentielle pour comprendre l'atmosphère unique de ces OAV des années 90.
durée : 00:53:45 - Questions d'islam - par : Ghaleb Bencheikh - Jaurès soutenait les réformateurs musulmans en lutte contre le colonialisme, voyant dans leurs revendications une quête légitime de dignité et d'autodétermination. Souvent oubliée, cette position ne mérite-t-elle pas d'être reconsidérée, en lien avec l'importance chez lui du spirituel ? - réalisation : François Caunac, Thierry Beauchamp - invités : Eric Vinson religiologue et directeur de l'Institut d'Etudes Bouddhiques (IEB) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Hello les besties, nouvel épisode ce jour : Se sentir impuissant face à la souffrance d'un proche ou même d'un inconnu est une expérience profondément humaine. Cela survient lorsqu'on est confronté à une situation que l'on ne peut ni contrôler ni réparer, malgré notre envie sincère d'aider. Cette impuissance peut générer de la frustration, de la culpabilité, voire un sentiment d'échec.Souvent, on pense que soutenir quelqu'un signifie forcément “résoudre” son problème. Pourtant, la réalité est différente : être présent, écouter sans juger, et offrir un espace sécurisant est déjà une forme d'aide précieuse. L'impuissance peut alors être transformée en présence active.Ce sentiment met aussi en lumière nos propres limites. Accepter que l'on ne peut pas tout porter pour les autres est essentiel pour préserver son équilibre émotionnel. Cela invite à développer une forme de compassion, à la fois pour l'autre, mais aussi pour soi-même.Enfin, reconnaître cette impuissance, en parler, et parfois chercher du soutien extérieur permet de ne pas rester seul face à ce poids. Car même sans solution immédiate, le simple fait d'être là peut faire une réelle différence.On espère que l'épisode vous plaira, bonne écoute.
L'ashwagandha, ou Withania somnifera, est une plante médicinale originaire d'Inde, utilisée depuis plus de 3 000 ans dans la médecine ayurvédique. Souvent surnommée « ginseng indien », elle est traditionnellement employée pour renforcer l'organisme, améliorer la résistance au stress et favoriser le sommeil. Mais au-delà de cette longue histoire, que dit réellement la science moderne ?Depuis une dizaine d'années, de nombreuses études cliniques se sont penchées sur ses effets, notamment sur le stress et le sommeil — deux problématiques majeures de nos sociétés contemporaines.Commençons par le stress. L'ashwagandha est classée parmi les « adaptogènes », c'est-à-dire des substances censées aider l'organisme à mieux résister aux stress physiques et psychologiques. Plusieurs essais cliniques randomisés contrôlés par placebo ont montré des résultats intéressants. Une méta-analyse récente portant sur 9 études et plus de 500 participants a ainsi conclu que la supplémentation en ashwagandha réduisait significativement les niveaux de stress perçu, d'anxiété et même le taux de cortisol, l'hormone clé du stress. D'autres synthèses, incluant jusqu'à 20 essais contrôlés, confirment ces effets avec une diminution notable des scores d'anxiété et de stress dans des populations variées.Concrètement, cela signifie que l'ashwagandha agit probablement sur l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, le système central de régulation du stress. En réduisant le cortisol, elle pourrait limiter les effets délétères du stress chronique, comme la fatigue, les troubles de l'humeur ou les difficultés de concentration.Mais l'intérêt de l'ashwagandha ne s'arrête pas là. Elle semble aussi améliorer la qualité du sommeil. Une revue systématique et méta-analyse publiée dans PLOS One a montré que la prise d'extrait d'ashwagandha améliore significativement plusieurs paramètres du sommeil : endormissement plus rapide, meilleure efficacité du sommeil et réduction des réveils nocturnes. Les effets sont particulièrement marqués avec des doses d'au moins 600 mg par jour pendant plusieurs semaines.Des essais cliniques en double aveugle confirment ces résultats. Par exemple, une étude menée chez des adultes souffrant d'insomnie légère à modérée a observé une amélioration significative de la qualité du sommeil et une diminution du temps d'endormissement après quelques semaines de supplémentation. L'explication est cohérente : en réduisant le stress et l'anxiété, l'ashwagandha facilite naturellement l'endormissement.En résumé, les données scientifiques actuelles suggèrent que l'ashwagandha peut être un outil intéressant pour réduire le stress et améliorer le sommeil, en particulier chez les personnes stressées ou anxieuses. Mais comme souvent en santé, elle doit s'inscrire dans une approche globale : hygiène de vie, gestion du stress… et un peu de recul face aux promesses trop belles pour être vraies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:05:21 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - L'administration Trump multiplie les accords migratoires avec des pays d'Afrique, d'Amérique latine pour qu'ils accueillent des personnes expulsées des États-Unis. Washington envisage ainsi de relocaliser en RDC plus d'un millier d'Afghans, qui ont soutenu l'armée américaine contre les talibans. - invités : Camille Le Coz Directrice du think tank Migration Policy Institute Europe
Les édulcorants sont partout. Dans ton skyr, tes barres protéinées, ta sauce tomate. Souvent sans que tu l'aies choisi.Mais d'où viennent-ils vraiment ? Et comment ont-ils envahi nos assiettes en moins d'une décennie ?Dans ce premier épisode, on remonte le fil. De la guerre entre le sucre et la graisse dans les années 50, aux accidents de laboratoire qui ont donné naissance à la saccharine, l'aspartame, le sucralose. Des lobbies qui ont bloqué la stévia pendant trente ans à l'alliance inattendue qui a tout changé dans les années 2010.Une histoire aussi spectaculaire qu'instructive, pour comprendre ce que tu consommes vraiment, et pourquoi.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'hypertension artérielle est une maladie chronique qui se caractérise par une augmentation anormale de la pression dans les artères. Souvent longtemps asymptomatique, elle nécessite un traitement pour éviter les risques cardiovasculaires. Selon l'OMS, en 2024, 1,4 milliard d'adultes étaient concernés par l'hypertension dans le monde, dont 600 millions l'ignoraient. Peut-on prévenir l'hypertension artérielle ? Quels sont les traitements existants ? Comment améliorer le dépistage et la prise en charge ? L'hypertension artérielle concernait en 2024, 1,4 milliard de personnes à l'échelle planétaire d'après l'OMS et près de la moitié d'entre elles l'ignorent. La cause de ce déficit de dépistage est simple : l'absence de symptômes, de douleur ou du moindre signal d'alerte. Aujourd'hui, seul un adulte sur cinq bénéficie d'une prise en charge qui permet de maîtriser correctement cette pression artérielle excessive. Cette maladie chronique non traitée peut avoir des conséquences redoutables à plusieurs titres. Vivre avec une hypertension non traitée, c'est à terme courir le risque de subir un AVC, de développer des atteintes cardiovasculaires potentiellement mortelles, comme un infarctus du myocarde ou une insuffisance cardiaque, ou encore de voir ses reins gravement abîmés. Un certain nombre de facteurs, certains évitables, vont augmenter les risques de développer une hypertension : le vieillissement et l'hérédité, mais aussi le surpoids, la sédentarité, ainsi que la consommation d'alcool et l'excès de sel. Faire reculer les risques liés à l'hypertension, c'est donc à la fois améliorer son hygiène de vie, changer certaines habitudes, mais aussi faire mesurer régulièrement sa pression artérielle et comprendre comment mieux la contrôler. Avec : Pr Michel Azizi, cardiologue, professeur de Médecine vasculaire à l'Université Paris Cité. Ancien chef de Service du Centre d'Excellence en Hypertension Artérielle de l'Hôpital Européen Georges Pompidou, APHP, à Paris. Membre correspondant de l'Académie Nationale de Médecine en France. Prix Galien pour ses travaux en recherche clinique en décembre 2025 Dr Véronique Laubhouet-Koffi, cardiologue au Centre de cardiologie Edlona à Abidjan en Côte d‘Ivoire, Fondatrice de la ligue Ivoirienne contre l'hypertension artérielle. Programmation musicale : ► E.J, Eboloko – Bobo ► Kareyce Fotso - Mama Hélène.
L'hypertension artérielle est une maladie chronique qui se caractérise par une augmentation anormale de la pression dans les artères. Souvent longtemps asymptomatique, elle nécessite un traitement pour éviter les risques cardiovasculaires. Selon l'OMS, en 2024, 1,4 milliard d'adultes étaient concernés par l'hypertension dans le monde, dont 600 millions l'ignoraient. Peut-on prévenir l'hypertension artérielle ? Quels sont les traitements existants ? Comment améliorer le dépistage et la prise en charge ? L'hypertension artérielle concernait en 2024, 1,4 milliard de personnes à l'échelle planétaire d'après l'OMS et près de la moitié d'entre elles l'ignorent. La cause de ce déficit de dépistage est simple : l'absence de symptômes, de douleur ou du moindre signal d'alerte. Aujourd'hui, seul un adulte sur cinq bénéficie d'une prise en charge qui permet de maîtriser correctement cette pression artérielle excessive. Cette maladie chronique non traitée peut avoir des conséquences redoutables à plusieurs titres. Vivre avec une hypertension non traitée, c'est à terme courir le risque de subir un AVC, de développer des atteintes cardiovasculaires potentiellement mortelles, comme un infarctus du myocarde ou une insuffisance cardiaque, ou encore de voir ses reins gravement abîmés. Un certain nombre de facteurs, certains évitables, vont augmenter les risques de développer une hypertension : le vieillissement et l'hérédité, mais aussi le surpoids, la sédentarité, ainsi que la consommation d'alcool et l'excès de sel. Faire reculer les risques liés à l'hypertension, c'est donc à la fois améliorer son hygiène de vie, changer certaines habitudes, mais aussi faire mesurer régulièrement sa pression artérielle et comprendre comment mieux la contrôler. Avec : Pr Michel Azizi, cardiologue, professeur de Médecine vasculaire à l'Université Paris Cité. Ancien chef de Service du Centre d'Excellence en Hypertension Artérielle de l'Hôpital Européen Georges Pompidou, APHP, à Paris. Membre correspondant de l'Académie Nationale de Médecine en France. Prix Galien pour ses travaux en recherche clinique en décembre 2025 Dr Véronique Laubhouet-Koffi, cardiologue au Centre de cardiologie Edlona à Abidjan en Côte d‘Ivoire, Fondatrice de la ligue Ivoirienne contre l'hypertension artérielle. Programmation musicale : ► E.J, Eboloko – Bobo ► Kareyce Fotso - Mama Hélène.