Podcasts about entreprises

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Les chroniques de Pierre-Yves McSween
Entreprises touchées par les tarifs de 50%: «Ça va faire très mal»

Les chroniques de Pierre-Yves McSween

Play Episode Listen Later Aug 24, 2026 12:50


Écoutez la spécialiste de la politique américaine Valérie Beaudoin et la chroniqueuse économique Michèle Boisvert, aborder le sujet lundi.Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée

L'essentiel de Paul Arcand
Carney défie Trump, de l'aide pour les entreprises et les Québécois affectés par la crise des infrastructures

L'essentiel de Paul Arcand

Play Episode Listen Later Aug 24, 2026 26:18


À l’occasion de sa revue de presse, lundi, Jean-Sébastien Hammal revient sur l’échec des négociations entre Ottawa et Washington. Les tarifs américains de 50 % sont entrés en vigueur sur une foule de produits canadiens et le premier ministre Mark Carney a confirmé que des contre-tarifs s’appliqueront à compter du 8 septembre. Qu’est-ce qui a fait dérailler les négociations alors qu’on semblait pourtant si près d’une entente? De nouvelles demandes des États-Unis, notamment un droit de veto sur toute entente que le Canada aurait pu conclure avec d’autres pays. Autres sujets abordés De l’aide pour les entreprises québécoises; Les Québécois particulièrement affectés par la crise des infrastructures; Un homme blessé dans un nid-de-poule perd une poursuite contre sa ville. Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée

Afrique Économie
L'ambition parisienne de la marque de luxe sénégalaise Maraz [5/5]

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Aug 13, 2026 2:21


Le dernier épisode de notre série consacrée aux entreprises africaines qui investissent en France braque les projecteurs sur le maroquinier sénégalais Maraz, qui s'apprête à ouvrir sa première boutique à Paris. Pour cette marque haut de gamme déjà implantée en Afrique, il s'agit d'une étape stratégique majeure qui va la conduire à relever les défis du marché européen entre concurrence, droits de douane et adaptation de ses collections. Des sandales, des chaussures, des sacs ou encore des porte-documents en cuir : la marque sénégalaise Maraz s'est imposée en quelques années en Afrique avec des boutiques à Dakar, Abidjan et Kigali. Son fondateur, Moustapha Sy N'Diaye, s'apprête désormais à franchir une nouvelle étape avec l'ouverture d'un magasin à Paris : « Ça fait partie du développement. C'est également un pari parce qu'aujourd'hui, ce qu'on a l'habitude de voir, c'est plutôt l'inverse : des marques qui viennent d'Europe, des États-Unis, qui s'implantent en Afrique. Il est rare de voir des marques africaines qui produisent et conçoivent en Afrique venir s'installer à Paris », affirme-t-il. Cette implantation représente un défi de taille. La marque devra en effet trouver sa place sur un marché du luxe très concurrentiel, adapter ses collections aux quatre saisons européennes et rester compétitive malgré les coûts liés aux importations. « Celui qui produit en Europe et vend en Europe a plus d'avantages que celui qui produit en Afrique, qui doit franchir les barrières douanières et supporter des coûts supplémentaires avant de proposer ses produits ici. C'est un pari qu'il faudra relever. Nous allons y faire face et proposer ce que nous avons de plus beau. La clientèle occidentale recherche de l'authenticité et c'est ce que nous venons lui offrir », poursuit Moustapha Sy N'Diaye. Une présence du luxe africain encore discrète Les maisons de luxe africaines restent encore peu nombreuses à tenter l'aventure parisienne. La marque ivoirienne Aliwax, fondée par la créatrice Alice Gnapa, a récemment ouvert une boutique dans la capitale. Dix ans plus tôt, la Maison Goya, créée par le styliste béninois Rodrigue Vodounou, avait déjà fait ce choix. Pour Moustapha Sy N'Diaye, davantage de marques africaines devraient suivre cette voie : « Aujourd'hui, je pense qu'il faut que d'autres viennent renforcer ce mouvement : l'Afrique a son mot à dire. Et Paris est une belle terre d'accueil pour la mode ». Président Afrique de Business Europe et enseignant à l'Essec, Benoît Chervalier observe lui aussi une évolution, même si elle reste encore modeste : « Ce que l'on voit, c'est que cela n'existait pour ainsi dire pas il y a une dizaine d'années et que cela commence à émerger. Il faut accompagner ce mouvement pour qu'il se transforme en une véritable dynamique et une trajectoire de croissance ». Pour les acteurs du secteur, le développement de ces marques en France passera aussi par le soutien de la diaspora africaine, qu'elle soit entrepreneure, investisseuse ou tout simplement cliente de ces productions. À lire aussiMoustapha Sy Ndiaye, le créateur à l'âme entrepreneuriale de Maraz

Connecting Leaders
(BEST OFF) Fertilité, ambition et maternité : ce que les entreprises ne voient pas (encore) avec Jessica Djeziri (Bloomays)

Connecting Leaders

Play Episode Listen Later Aug 12, 2026 58:04


Cet été 2026, Connecting Leaders met à l'honneur une sélection d'épisodes BEST OFF : une sélection de conversations pour prendre du recul, questionner votre manière de diriger et nourrir une vision plus engagée du leadership. Bonne écoute !Comment tu gères un retour de congé maternité… quand l'entreprise te demande d'être “à 200 %” ?Dans cet épisode, je reçois Jessica Djeziri, ex-DRH aujourd'hui associée chez Bloomays (recrutement, business development, marketing et RH). Elle raconte un moment charnière : son retour de congé maternité, et la décision radicale qui a suivi.Au programme :◾️ Fertilité et choix de vie : conservation d'ovocytes, infertilité, pression du timing… comment ça impacte une trajectoire pro ?◾️ Congé maternité : pourquoi déconnecter n'est pas “lâcher”, mais un signal de maturité ?◾️ On a besoin de toi à 200 %” : comment une phrase peut révéler un problème d'organisation (et déclencher un départ) ?◾️ Que peuvent faire les entreprises, concrètement : flexibilité, rituels de départ/retour, rôle du manager ?◾️ Conseils pour les parents qui reprennent : mode de garde, partage des tâches, charge mentale ?◾️ Futur du travail : remote par défaut, autonomie, responsabilisation, semaine de 4,5 jours ?Si tu es dirigeant·e, manager ou RH, cet épisode va t'aider à traiter la parentalité comme un sujet d'organisation et de culture (pas comme un “sujet perso”).Retrouve Jessica Djeziri sur LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/jessicadjeziri/?locale=fr

Comment t'as fait ? Les rencontres d'entrepreneurs.
Extrait #236 - Comment Geoffrey Laird (Okimia) a fait pour simplifier la gestion de trésorerie des entreprises

Comment t'as fait ? Les rencontres d'entrepreneurs.

Play Episode Listen Later Aug 11, 2026 3:14 Transcription Available


Gérer sa trésorerie devient vite complexe quand une entreprise travaille avec plusieurs banques, plusieurs comptes… voire plusieurs sociétés. Entre les flux à répartir, les financements à maintenir et le besoin d'avoir une vision globale, la gestion peut rapidement devenir un casse-tête.Dans cet extrait, Geoffrey explique pourquoi les entreprises multiplient souvent les relations bancaires et l'importance de pouvoir consolider l'ensemble de sa trésorerie dans un seul tableau de bord, notamment lorsqu'on pilote plusieurs entités.Un enjeu clé pour garder de la visibilité, structurer ses finances et prendre de meilleures décisions, à découvrir dans l'épisode complet.

Afrique Économie
Ces entreprises africaines qui investissent en France: Creativo El Matador, le pari d'un transformateur nigérian [2/5]

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Aug 10, 2026 2:08


Deuxième épisode de notre série consacrée aux entreprises africaines qui investissent en France avec la nigériane Creativo El Matador, spécialisée dans la transformation de matières premières agricoles et qui voit dans l'Hexagone de nouvelles opportunités de croissance.   L'objectif de Creativo El Matador est de raccourcir les circuits commerciaux entre l'Afrique et l'Europe. Pour son directeur général, Adebowale Adeyeye, il est temps de mettre fin à un modèle où les matières premières africaines sont transformées en Asie avant d'être commercialisées sur le marché européen. « Il est nécessaire de renforcer notre relation directe avec la France, de rompre avec ce commerce triangulaire et de réfléchir à la manière dont nous pouvons créer de la valeur à la fois localement et en France, pour des produits consommés en France mais issus d'Afrique. C'est la stratégie que nous mettons en œuvre. Avec le cacao, la noix de cajou, la gomme arabique, ou le gingembre. Notre objectif, c'est de réduire les délais de transport et de transit, de maximiser la création de valeur, et de permettre aux consommateurs d'accéder à des produits de la meilleure qualité, au meilleur prix », explique-t-il. Pour concrétiser cette stratégie, l'entreprise a ouvert un bureau à Paris afin de partir à la conquête du marché européen. Pour Adebowale Adeyeye, la France s'est imposée naturellement. « La France entretient des relations historiques très fortes avec l'Afrique. De nombreux pays africains sont francophones et d'anciennes colonies françaises, ce qui explique la solidité de ces liens. Je suis d'origine nigériane et j'ai grandi entouré de pays francophones. La France dispose d'une politique africaine très affirmée. Son intérêt pour l'Afrique, ainsi que son engagement en matière d'investissement et de développement du continent, sont également des raisons qui ont motivé notre décision. » Un entrepôt puis une usine près de Marseille Le bureau français de Creativo El Matador doit créer 24 emplois en trois ans. L'entreprise est accompagnée par Business France. Pour Nicole Blazik, directrice des projets d'investissements internationaux de l'agence, basée à Johannesburg, cette implantation s'inscrit dans une stratégie de développement classique : « Il veut être entre les deux continents, il veut exporter ses produits, vendre en Europe et également sourcer des produits européens et français pour les faire revenir en Afrique. Souvent, les entreprises commencent avec un bureau commercial et ensuite elles veulent enchaîner avec une unité de production. Exactement ce que Creativo El Matador va faire ». Longtemps considérée comme un frein, la barrière de la langue n'est plus un obstacle, sourit Adebowale Adeyeye. Et l'accent du sud de la France non plus… Creativo El Matador vient d'acquérir un terrain près de Marseille où seront construits un entrepôt et une usine de transformation, dont la mise en service est prévue d'ici la fin de l'année. À lire aussiCes entreprises africaines qui investissent en France: la pharma sud-africaine Aspen [1/5]

Afrique Économie
Ces entreprises africaines qui investissent en France: la pharma sud-africaine Aspen [1/5]

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Aug 9, 2026 2:21


Les entreprises africaines sont encore peu nombreuses à investir en France, mais certaines y développent des activités industrielles. Premier volet de notre série consacrée à ces investissements avec le laboratoire sud-africain Aspen, qui a fait de son usine normande l'un de ses principaux sites de production en Europe. Douze ans après le rachat d'une usine à Notre-Dame-de-Bondeville, près de Rouen, le groupe pharmaceutique sud-africain Aspen continue d'investir en France. Le site produit notamment des anticoagulants injectables et des seringues destinés aux marchés français et européen. « Nous avons acquis en France une usine qui fabriquait déjà des médicaments très importants : des anticoagulants injectables, explique Stavros Nicolaou, directeur exécutif d'Aspen, pour qui la France est devenue un marché stratégique. Au total, nos investissements, avant et après le Covid, dépassent largement les 200 millions d'euros. Nous sommes le plus important investisseur africain en France. C'est un marché majeur pour nous. » Avec près de 700 salariés en France, Aspen fait figure d'exception. Les entreprises africaines qui investissent dans l'industrie française restent rares. Mais, selon Stavros Nicolaou, les mentalités évoluent progressivement. « Je pense justement qu'il faut casser cette image. Beaucoup de gens associent encore les entreprises africaines à des demandes d'aide ou de soutien financier, souligne-t-il. Aspen démontre exactement le contraire. Nous avons investi massivement en Europe, non seulement en France, mais aussi en Allemagne et aux Pays-Bas. D'habitude ce sont les présidents africains qui appellent les dirigeants européens pour demander des médicaments essentiels, mais pendant le Covid, c'étaient les Premiers ministres français et italien qui nous téléphonaient pour nous demander de mettre ces médicaments à leur disposition. » À lire aussiLe géant pharmaceutique Aspen reçoit 600 millions d'euros pour aider l'Afrique à se vacciner Une vitrine internationale Pour Stanislas Zézé, économiste ivoirien et président de Bloomfield Investment Corporation, ces implantations répondent moins à une logique commerciale qu'à une stratégie de crédibilité internationale. « Les profits les plus élevés sont en Afrique, les besoins les plus élevés sont en Afrique. Donc, évidemment, c'est dans une logique de croissance, analyse l'économiste. Ça n'a pas beaucoup de sens parce que la croissance dans les pays développés est très faible. Je ne sais pas pourquoi on irait chercher la croissance en Europe pendant qu'on vient d'un continent où il y a le plus de croissance. C'est surtout une logique d'avoir une stature internationale et de dire : "Je suis en France, je suis aux États-Unis." Mais le plus gros de leur chiffre d'affaires se fait en Afrique, et c'est tout à fait normal. » Cette présence africaine en France reste toutefois limitée. En 2024, les investissements en provenance du continent ont représenté 39 projets, à l'origine de 593 créations d'emplois dans l'Hexagone. À lire aussiPharmaceutique: un rapprochement à près de 350 milliards d'euros en réponse à «la falaise des brevets»

Eco d'ici Eco d'ailleurs
Michaël Boumendil, l'homme qui donne une voix aux marques

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Aug 8, 2026 48:29


Fondateur de Sixième Son, Michaël Boumendil a inventé, en 1995, un métier qui n'existait pas encore : celui de l'identité sonore des entreprises. Trente ans après ses débuts, son agence installée à Paris, New York et Singapour, travaille pour près de 350 marques dans le monde. Il revient sur son parcours, la genèse du jingle SNCF et sa vision de l'intelligence artificielle appliquée à la musique. L'histoire de Sixième son Pour Michaël Boumendil, la musique n'a jamais été un simple loisir mais un mode d'expression pour un enfant qu'il décrit comme timide et complexé. Face à l'inquiétude de ses parents, qui le poussent vers une grande école, il trouve un compromis : concilier musique et logique business. C'est ainsi qu'à 19 ans, avant même ses études, il pose les bases du concept d'identité sonore. Diplômé de l'EDHEC, il en retient une leçon simple : il ne savait rien faire de concret, mais savait désormais vers qui se tourner. En 1994, à 23 ans, il se lance alors que ce secteur n'existe pas encore : les musiciens font de l'illustration sonore, les marketeurs ne s'intéressent qu'à l'image et aux mots. Sa conviction, qu'il défend toujours aujourd'hui : « la musique, c'est le seul langage universel qui existe ». Sixième Son a fourni des centaines de clients depuis sa création, dont 300 à 350 marques actives, dans des secteurs aussi variés que l'alimentaire, le luxe, l'assurance ou le transport. L'agence revendique une philosophie claire : « on ne cherche pas à faire du beau, on ne cherche pas à plaire, on cherche à être performant ». Le jingle SNCF, une prise de risque assumée Le projet le plus emblématique reste le jingle SNCF, créé en 2004. L'entreprise ferroviaire, mal comprise du public, cherchait à incarner « un leader de la mobilité à visage humain pour tous ». Après un mois d'observation de terrain, l'équipe de Sixième Son rompt avec les codes du secteur : une voix féminine là où régnaient les carillons métalliques, et une mélodie réduite à quatre notes, en écho aux quatre lettres du sigle. Choix contre-intuitif supplémentaire : une résolution en mineur plutôt qu'en majeur, jugé trop « arrogant », pour installer douceur et bienveillance. Présenté à la direction de la SNCF, le projet déconcerte d'abord : « c'est exceptionnel, mais c'est impossible ». Michaël Boumendil propose quinze jours de réflexion avant une nouvelle présentation, à l'issue desquels le projet est validé. Sa conclusion sur cet épisode : « le génie, c'est celui de la SNCF qui a pris le risque de dire banco ». Le jingle a depuis inspiré une centaine de reprises musicales, dont la plus célèbre reste celle de David Gilmour (Pink Floyd), qui a donné lieu à un contentieux juridique. L'IA : un outil, pas un remplaçant Interrogé sur les craintes des musiciens face à l'intelligence artificielle, Michaël Boumendil se veut mesuré : « le métier d'un musicien, c'est de dépasser l'outil ». Le véritable enjeu, selon lui, reste la construction d'un modèle économique équitable pour les créateurs, à l'image de l'évolution passée des plateformes de streaming. « C'est une mise en danger qui doit amener les musiciens à aller plus loin ». France, États-Unis, Asie : des cultures opposées Basé à New York, Michaël Boumendil observe que la France privilégie le souci du détail quand les États-Unis assument un rythme plus rapide, quitte à perdre en finition. En Asie, les logiques de décision varient fortement d'un pays à l'autre. Être implanté simultanément sur ces trois continents permet, selon lui, de faire circuler les bonnes idées d'un marché à l'autre. L'agence a également travaillé sur des marques en Angola, où se mêlent héritage lusophone et influences cubaines, ainsi qu'au Maroc, en Argentine et au Mexique — autant de terrains qui nourrissent, selon Michaël Boumendil, une compréhension fine des enjeux culturels indispensable à son métier. Les réponses à notre quiz introductif 

Monde Numérique - Jérôme Colombain
Des IA hors de contrôle attaquent plusieurs entreprises (

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Play Episode Listen Later Aug 8, 2026 49:42


Les incidents impliquant des agents IA se multiplient • Washington veut renforcer la surveillance des modèles les plus puissants • Le futur ChatGPT résout des problèmes mathématiques inédits • Google intègre Gemini dans Maps • Les résumés IA de Google Search énervent les internautes français • Les lecteurs préfèrent les livres écrits par IA.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Les agents IA franchissent la ligne rougeLes incidents impliquant des modèles d'OpenAI, Anthropic et Meta se multiplient après plusieurs expérimentations ayant débouché sur de véritables tentatives d'intrusion informatique. Nous revenons sur ces cas spectaculaires rendus possibles par des défauts de sécurité au niveau d'un opérateur tiers. Washington veut encadrer les modèles les plus puissantsFace à la multiplication des incidents, l'administration américaine prépare un renforcement des contrôles sur les modèles d'IA les plus avancés. Les laboratoires devront fournir davantage d'informations techniques avant le déploiement de leurs modèles, tandis que les solutions ouvertes pourraient bénéficier d'un traitement différent.Un nouveau modèle d'OpenAI résout des problèmes mathématiques insolublesLe futur modèle Astra d'OpenAI serait capable de résoudre plusieurs problèmes mathématiques réputés insolubles depuis des décennies. Une démonstration qui illustre les progrès spectaculaires des modèles spécialisés et relance le débat sur leur impact pour la recherche scientifique.Microsoft mise sur le « Zero Trust » pour sécuriser l'IAMicrosoft propose une nouvelle approche de confinement inspirée du modèle de cybersécurité « Zero Trust ». L'objectif est de limiter les risques liés aux agents autonomes en considérant chaque interaction comme potentiellement suspecte.Apple débordé par les faux signalements générés par l'IALa plateforme de chasse aux bugs d'Apple a été saturée par des milliers de signalements erronés produits par des IA spécialisées en cybersécurité. L'entreprise a dû instaurer des quotas afin de préserver le travail des équipes humaines chargées de vérifier chaque alerte.Google Earth retire une fonction IA détournéeUne nouvelle fonction de génération visuelle dans Google Earth a rapidement été utilisée pour fabriquer de fausses scènes de guerre, de catastrophes ou de crises humanitaires. Google l'a retirée en urgence afin de limiter les risques de désinformation.Google Maps accueille un véritable agent IADans plus de 160 pays, Google Maps intègre désormais un agent conversationnel capable de rechercher un restaurant, réserver une table ou réaliser diverses actions à la voix pendant la navigation. Une évolution qui rapproche l'assistant IA de véritables capacités d'action.Les médias veulent dissuader d'utiliser les résumés IA de Google Le déploiement des réponses générées par IA dans Google Search provoque une vive réaction chez certains médias, qui expliquent comment désactiver cette fonctionnalité. Influencés, les internautes réagissent négativement à cette innovation. Les lecteurs préfèrent les histoires écrites par IAUne étude surprenante révèle que les lecteurs trouvent les nouvelles générées sont plus facile à lire. Les lecteurs ont un à priori favorable pour les auteurs humains mais en réalité ils plébiscitent les écrits par IA lors d'un test à l'aveugle. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Éco d'ici éco d'ailleurs
Michaël Boumendil, l'homme qui donne une voix aux marques

Éco d'ici éco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Aug 8, 2026 48:29


Fondateur de Sixième Son, Michaël Boumendil a inventé, en 1995, un métier qui n'existait pas encore : celui de l'identité sonore des entreprises. Trente ans après ses débuts, son agence installée à Paris, New York et Singapour, travaille pour près de 350 marques dans le monde. Il revient sur son parcours, la genèse du jingle SNCF et sa vision de l'intelligence artificielle appliquée à la musique. L'histoire de Sixième son Pour Michaël Boumendil, la musique n'a jamais été un simple loisir mais un mode d'expression pour un enfant qu'il décrit comme timide et complexé. Face à l'inquiétude de ses parents, qui le poussent vers une grande école, il trouve un compromis : concilier musique et logique business. C'est ainsi qu'à 19 ans, avant même ses études, il pose les bases du concept d'identité sonore. Diplômé de l'EDHEC, il en retient une leçon simple : il ne savait rien faire de concret, mais savait désormais vers qui se tourner. En 1994, à 23 ans, il se lance alors que ce secteur n'existe pas encore : les musiciens font de l'illustration sonore, les marketeurs ne s'intéressent qu'à l'image et aux mots. Sa conviction, qu'il défend toujours aujourd'hui : « la musique, c'est le seul langage universel qui existe ». Sixième Son a fourni des centaines de clients depuis sa création, dont 300 à 350 marques actives, dans des secteurs aussi variés que l'alimentaire, le luxe, l'assurance ou le transport. L'agence revendique une philosophie claire : « on ne cherche pas à faire du beau, on ne cherche pas à plaire, on cherche à être performant ». Le jingle SNCF, une prise de risque assumée Le projet le plus emblématique reste le jingle SNCF, créé en 2004. L'entreprise ferroviaire, mal comprise du public, cherchait à incarner « un leader de la mobilité à visage humain pour tous ». Après un mois d'observation de terrain, l'équipe de Sixième Son rompt avec les codes du secteur : une voix féminine là où régnaient les carillons métalliques, et une mélodie réduite à quatre notes, en écho aux quatre lettres du sigle. Choix contre-intuitif supplémentaire : une résolution en mineur plutôt qu'en majeur, jugé trop « arrogant », pour installer douceur et bienveillance. Présenté à la direction de la SNCF, le projet déconcerte d'abord : « c'est exceptionnel, mais c'est impossible ». Michaël Boumendil propose quinze jours de réflexion avant une nouvelle présentation, à l'issue desquels le projet est validé. Sa conclusion sur cet épisode : « le génie, c'est celui de la SNCF qui a pris le risque de dire banco ». Le jingle a depuis inspiré une centaine de reprises musicales, dont la plus célèbre reste celle de David Gilmour (Pink Floyd), qui a donné lieu à un contentieux juridique. L'IA : un outil, pas un remplaçant Interrogé sur les craintes des musiciens face à l'intelligence artificielle, Michaël Boumendil se veut mesuré : « le métier d'un musicien, c'est de dépasser l'outil ». Le véritable enjeu, selon lui, reste la construction d'un modèle économique équitable pour les créateurs, à l'image de l'évolution passée des plateformes de streaming. « C'est une mise en danger qui doit amener les musiciens à aller plus loin ». France, États-Unis, Asie : des cultures opposées Basé à New York, Michaël Boumendil observe que la France privilégie le souci du détail quand les États-Unis assument un rythme plus rapide, quitte à perdre en finition. En Asie, les logiques de décision varient fortement d'un pays à l'autre. Être implanté simultanément sur ces trois continents permet, selon lui, de faire circuler les bonnes idées d'un marché à l'autre. L'agence a également travaillé sur des marques en Angola, où se mêlent héritage lusophone et influences cubaines, ainsi qu'au Maroc, en Argentine et au Mexique — autant de terrains qui nourrissent, selon Michaël Boumendil, une compréhension fine des enjeux culturels indispensable à son métier. Les réponses à notre quiz introductif 

Aujourd'hui l'économie
Le business de la nostalgie: comment le passé est devenu un marché extrêmement rentable

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Aug 7, 2026 3:24


Vinyles, cassettes audio, appareils photo argentiques, Renault 5 ou encore tournées d'artistes emblématiques... À rebours de la course à l'innovation, les produits et références du passé connaissent un véritable regain d'intérêt. Un phénomène qui dépasse la simple mode pour les entreprises, la nostalgie est devenue un puissant levier marketing et un marché particulièrement rentable. On parle souvent d'innovation, de nouvelles technologies et de produits capables de transformer notre quotidien. Pourtant, un phénomène prend aujourd'hui le contre-pied de cette tendance : le retour en grâce d'objets qui semblaient appartenir au passé. Et si cela peut sembler anecdotique, cette nostalgie est devenue un véritable moteur économique. Les spécialistes du marketing parlent d'un effet « Madeleine de Proust ». Un simple emballage, une musique, un logo ou un objet suffit à faire resurgir des souvenirs heureux. Et ces souvenirs ont une valeur économique. Le secteur de la musique illustre parfaitement cette évolution. Certes, les plates-formes de streaming comme Deezer ou Spotify dominent largement les usages, permettant d'écouter n'importe quel morceau à tout moment. Mais dans le même temps, un produit emblématique du passé retrouve ses lettres de noblesse : le vinyle. Aux États-Unis, il représente désormais un marché de plus d'un milliard de dollars, une première depuis le début des années 1980. La dynamique est similaire, même si elle reste plus modeste, pour les cassettes audio. La génération Z alimente cette demande Le plus étonnant est que ces produits ne séduisent pas principalement les consommateurs qui les ont connus. Les études montrent que ce sont surtout les membres de la génération Z, nés à la fin des années 1990 et au début des années 2000, qui alimentent cette demande. Beaucoup n'ont jamais utilisé de vinyle ou de cassette, mais ils en achètent malgré tout. Le même phénomène s'observe avec les appareils photo argentiques. Kodak a dû relancer certaines lignes de production de pellicules pour répondre à la demande, tandis que les appareils Polaroid ou Fujifilm séduisent à nouveau. Ce qui plaît, c'est autant l'expérience que le résultat : le caractère concret de l'objet, l'attente avant de découvrir les clichés, mais aussi l'imperfection des images. À l'inverse, les smartphones permettent de prendre une infinité de photos, parfois sans véritablement marquer le moment. Les marques misent sur leur patrimoine pour séduire les consommateurs Les entreprises ont parfaitement compris cette évolution des comportements. Plutôt que de créer sans cesse de nouveaux produits, certaines préfèrent valoriser leur patrimoine en modernisant des références déjà connues du grand public. Renault en est une parfaite illustration avec la nouvelle Renault 5. Le constructeur a ressuscité l'un de ses modèles emblématiques des années 1970, tout en l'adaptant aux attentes actuelles. La voiture est désormais électrique et intègre les technologies contemporaines, mais son design rappelle immédiatement un modèle qui a marqué plusieurs générations. Cette stratégie dépasse largement l'automobile. Dans le spectacle vivant, les reformations de groupes comme Oasis ou les Backstreet Boys rencontrent un immense succès. En France, le retour du télé-crochet Star Academy ou la tournée de la chanteuse Lorie témoignent de cette même dynamique. Dans tous les cas, ce n'est pas uniquement un produit ou un spectacle qui est vendu : c'est aussi une émotion, un souvenir et un sentiment de familiarité. Pourquoi la nostalgie est devenue un puissant levier économique Si les entreprises misent autant sur la nostalgie, c'est aussi pour des raisons économiques. Créer une marque ou lancer un produit inédit représente un investissement important et comporte une part de risque. À l'inverse, remettre au goût du jour une marque ou un produit emblématique permet de s'appuyer sur un univers déjà connu des consommateurs. Les marques historiques bénéficient d'un fort capital affectif et émotionnel, deux éléments particulièrement efficaces pour déclencher un achat. Les spécialistes parlent parfois de « rétrofuturisme » : une stratégie qui consiste à utiliser les codes du passé pour rendre les innovations plus rassurantes et plus désirables. Cette approche présente un autre avantage. Elle permet de toucher plusieurs générations simultanément. Les consommateurs les plus âgés retrouvent des objets qui leur rappellent leur jeunesse, tandis que les plus jeunes découvrent un univers qu'ils n'ont jamais connu. Pour eux, le vintage devient finalement... une nouveauté. À l'heure où l'innovation technologique s'accélère, le passé est ainsi devenu une ressource économique à part entière. Les entreprises ne vendent plus seulement un produit ou un service, elles commercialisent aussi une émotion, un souvenir et une part d'histoire.

Lenglet-Co
Les retards de paiements : fléau des petites entreprises

Lenglet-Co

Play Episode Listen Later Aug 6, 2026 3:12


Tous les étés c'est la même chose, au mois d'aout, quand les service comptabilité partent en vacances, les facturent ne sont plus payées et ça met à mal la trésorerie des TPE / PME. Ecoutez L'angle éco avec Pierre Herbulot du 06 août 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RTL Matin
Les retards de paiements : fléau des petites entreprises

RTL Matin

Play Episode Listen Later Aug 6, 2026 3:12


Tous les étés c'est la même chose, au mois d'aout, quand les service comptabilité partent en vacances, les facturent ne sont plus payées et ça met à mal la trésorerie des TPE / PME. Ecoutez L'angle éco avec Pierre Herbulot du 06 août 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RTL Matin
Cyberespionnage, escroqueries et faux CV : comment la Corée du Nord infiltre les entreprises françaises

RTL Matin

Play Episode Listen Later Aug 6, 2026 1:41


Ecoutez RTL Matin avec Vincent Derosier du 06 août 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Le démarchage téléphonique est en train de changer de modèle économique

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Aug 6, 2026 3:19


À partir du 11 août, une entreprise ne pourra plus appeler un consommateur sans avoir obtenu son accord préalable. Une évolution qui promet de réduire les appels commerciaux non sollicités, mais qui bouleverse aussi tout un secteur économique. Car derrière le démarchage téléphonique se cache une industrie de plusieurs milliards d'euros, dont le modèle reposait jusqu'ici sur le volume et qui va désormais devoir miser sur le consentement. C'est une petite révolution pour les consommateurs. Dans les prochains jours, ils devraient être beaucoup moins concernés par le démarchage téléphonique. À compter du 11 août, une entreprise ne pourra plus appeler un particulier sans son consentement préalable. Jusqu'à présent, les consommateurs devaient s'inscrire sur une liste d'opposition pour ne plus être démarchés. Cette nouvelle règle change profondément les habitudes des entreprises. Car le démarchage téléphonique répond à une logique économique très simple : appeler quelqu'un coûte très peu cher alors que la valeur d'une vente est souvent élevée. Si un opérateur parvient à convaincre un consommateur de changer d'abonnement téléphonique, d'assurance ou d'énergie, il peut le conserver comme client pendant plusieurs années. Chaque nouveau contrat peut ainsi rapporter plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d'euros, alors qu'un appel ne coûte que quelques centimes. Résultat, il suffit qu'une très faible proportion des personnes appelées accepte une offre pour qu'une campagne soit rentable. Le modèle économique du démarchage repose donc avant tout sur le volume : plus une entreprise passe d'appels, plus elle augmente mécaniquement ses chances de conclure des ventes. À lire aussiMaroc: face à la loi française contre le démarchage, les travailleurs des centres d'appels dans l'inquiétude Une véritable industrie qui s'est largement développée à l'étranger Cette logique a donné naissance à une véritable industrie. La plupart des grandes entreprises ne réalisent pas elles-mêmes leurs campagnes de prospection. Elles les confient à des sociétés spécialisées et à des centres de contacts. Tout y est pensé pour optimiser les performances. Les appels sont composés automatiquement, les scripts commerciaux sont calibrés et peuvent s'adapter en temps réel, tandis que le nombre d'appels passés, le taux de réponse, la durée moyenne des conversations ou encore le nombre de ventes sont analysés en permanence. Cette recherche de productivité a aussi favorisé l'externalisation d'une partie de l'activité. Depuis une vingtaine d'années, le Maroc est devenu l'un des principaux pôles francophones des centres d'appels. D'autres plates-formes se sont également développées à Madagascar, en Tunisie ou encore au Sénégal, où les coûts salariaux sont plus faibles tout en bénéficiant d'une main-d'œuvre francophone. Au Maroc, les centres d'appels représentent aujourd'hui des dizaines de milliers d'emplois, notamment pour les jeunes diplômés. C'est pourquoi la nouvelle réglementation française est suivie avec attention : les autorités marocaines ont d'ailleurs annoncé travailler sur un plan destiné à limiter les conséquences économiques de cette réforme. La donnée devient plus précieuse que jamais Mais le véritable actif de cette industrie n'est pas le téléphone : ce sont les données. Les entreprises vivent grâce aux informations qu'elles possèdent sur leurs prospects. Leur numéro de téléphone bien sûr, mais aussi parfois leur âge, leur lieu de résidence, leurs habitudes de consommation ou encore les produits qu'ils utilisent déjà. Plus ces informations sont précises, plus les chances de vendre augmentent. L'entrée en vigueur du consentement obligatoire modifie profondément cette équation. Désormais, plus personne ne pourra être démarché sans avoir donné son accord préalable. Les immenses bases de données de numéros de téléphone perdent donc une grande partie de leur valeur lorsqu'elles ne sont pas associées à un consentement explicite. À l'inverse, un consommateur qui remplit volontairement un formulaire sur internet, demande à être rappelé ou accepte d'être contacté devient beaucoup plus précieux. La valeur économique ne disparaît pas. Elle se déplace. Autrement dit, les entreprises ne vont pas renoncer à vendre leurs produits par téléphone. Elles vont simplement devoir commencer par convaincre les consommateurs avant même de les appeler.

Le sept neuf
Pourquoi l'Etat durcit le contrôle des investissements étrangers dans les entreprises françaises

Le sept neuf

Play Episode Listen Later Aug 4, 2026 2:30


durée : 00:02:30 - Le 6/9 de l'été - C'est une décision passée un peu inaperçue, car publiée dimanche soir dernier, mais elle mérite qu'on s'y attarde un moment. Alors de quoi parle-t-on ? D'un décret pris par le premier ministre Sébastien Lecornu, qui veut durcir le contrôle des investissements étrangers en France. - équipe : Romain Gueugneau Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

RTL Matin
Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump s'en prend aux entreprises pétrolières qui font "trop de profit"

RTL Matin

Play Episode Listen Later Aug 4, 2026 1:51


Donald Trump s'en est pris, lundi 3 juillet aux entreprises pétrolières, les accusant de faire "trop de profit" avec la guerre au Moyen-Orient. Il leur demande de baisser leurs prix. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
L'Australie veut faire payer les géants de la tech pour mieux rémunérer la presse

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Aug 4, 2026 3:38


Face à l'effondrement du modèle économique des médias, l'Australie prépare une nouvelle offensive contre les géants du numérique. Google, Meta, TikTok et d'autres plateformes pourraient être contraints de mieux rémunérer les entreprises de presse. Une réforme qui relance une question devenue centrale : qui doit financer la production de l'information à l'heure des réseaux sociaux et de l'intelligence artificielle? L'Australie a une nouvelle fois les géants du numérique dans son viseur. Le gouvernement australien prépare une réforme qui devrait être présentée prochainement afin de contraindre Google, Meta, TikTok et d'autres plateformes à mieux rémunérer les médias. L'objectif est clair : assurer un meilleur financement de la presse dans un contexte où les plateformes numériques occupent une place centrale dans l'accès à l'information. Le projet de loi viserait les plateformes réalisant plus de 250 millions de dollars de recettes publicitaires dans le pays. Deux options leur seraient alors proposées : conclure des accords commerciaux avec les entreprises de presse australiennes afin de rémunérer leurs contenus ou, à défaut, s'acquitter d'une taxe de 2,5% sur leurs recettes publicitaires issues de la recherche en ligne ou des réseaux sociaux. Selon Canberra, si les plateformes choisissent de signer des accords avec les médias, ces derniers pourraient percevoir entre 200 et 250 millions de dollars par an. En revanche, si elles refusent de négocier, la taxe pourrait rapporter entre 350 et 400 millions de dollars dès la première année d'application. Le message envoyé par le gouvernement est limpide : il préfère que cet argent bénéficie directement aux rédactions plutôt qu'aux caisses de l'État. Les plateformes captent la valeur économique de l'information Derrière cette réforme se cache une question bien plus large : qui doit payer pour produire de l'information à l'ère des réseaux sociaux ? Aujourd'hui, les plateformes numériques captent une part considérable de la publicité mondiale. Google et Meta représentent à, eux seuls, près de la moitié du marché mondial de la publicité numérique. Pour beaucoup d'internautes, l'actualité est désormais consultée via Google, Facebook, Instagram, TikTok ou encore X avant même les sites des médias. Or, si ces plateformes distribuent l'information, elles ne la produisent pas et ne financent pas le travail journalistique. Les gouvernements estiment donc qu'il existe un déséquilibre économique. Les plateformes attirent les utilisateurs, monétisent cette audience grâce à la publicité et concentrent une part croissante des revenus publicitaires. Dans le même temps, les entreprises de presse continuent d'investir dans la production d'une information fiable tout en récupérant une part de plus en plus faible de la valeur créée. Les géants du numérique défendent toutefois une lecture différente. Ils estiment que leur puissance de diffusion permet justement aux médias d'attirer des lecteurs vers leurs sites et qu'ils constituent donc un apport essentiel en matière d'audience. En Europe, les droits voisins et l'IA relancent le débat Cette question dépasse largement le seul cas australien. En Europe aussi, les États cherchent depuis plusieurs années à rééquilibrer les relations entre les médias et les grandes plateformes numériques. La principale réponse est venue de la directive européenne sur les droits voisins, adoptée en 2019. Celle-ci reconnaît aux éditeurs de presse un droit à rémunération lorsque leurs contenus sont réutilisés par les plateformes numériques. Mais le débat prend aujourd'hui une nouvelle dimension avec l'essor de l'intelligence artificielle générative. Les modèles développés par OpenAI, Anthropic, Google ou encore Meta sont entraînés à partir d'immenses volumes de textes disponibles sur Internet, parmi lesquels figurent des millions d'articles de presse. Une nouvelle interrogation apparaît alors. Si ces contenus servent à entraîner les intelligences artificielles, les médias doivent-ils également être rémunérés ? Depuis deux ans, les accords commerciaux entre certaines entreprises d'intelligence artificielle et de grands groupes de presse se multiplient. D'autres éditeurs ont, au contraire, choisi de saisir la justice, estimant que leurs contenus ont été utilisés sans autorisation. Au fond, c'est toujours le même débat qui ressurgit : à mesure que quelques grandes plateformes deviennent les principaux points de passage de l'information, de la publicité et désormais de l'intelligence artificielle, la question du partage de la valeur créée dans l'économie numérique devient plus centrale que jamais. À lire aussiL'Australie veut faire payer les géants de la tech faute de rémunération des médias

Aujourd'hui l'économie
Ray-Ban: pourquoi la succession du fondateur menace un empire de 46 milliards de dollars

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Aug 3, 2026 3:35


Derrière les célèbres lunettes Ray-Ban se cache un empire industriel de plusieurs dizaines de milliards d'euros. Quatre ans après la mort de son fondateur, Leonardo Del Vecchio, les héritiers d'EssilorLuxottica s'affrontent autour de la gouvernance du groupe. Une bataille familiale qui dépasse largement le secteur de l'optique et pourrait avoir des répercussions sur une partie de la finance italienne. Ray-Ban est l'une des marques les plus célèbres au monde. Popularisées notamment par Tom Cruise dans Top Gun, ces lunettes sont devenues une véritable icône. Mais derrière cette marque mythique se cache un gigantesque groupe européen : EssilorLuxottica. À l'origine de cet empire, l'entrepreneur italien Leonardo Del Vecchio. Tout au long de sa vie, l'homme d'affaires a construit méthodiquement Luxottica jusqu'à en faire le leader mondial de la lunette. Son intuition est simple: une paire de lunettes n'est pas seulement un objet destiné à corriger la vue, c'est aussi un accessoire de mode. Il rachète ainsi des marques prestigieuses comme Ray-Ban ou Oakley, signe des licences avec les plus grandes maisons de luxe et développe ses propres réseaux de distribution. Son objectif est clair: maîtriser toute la chaîne de valeur, de la conception des montures jusqu'au client final. En 2018, Luxottica franchit une nouvelle étape en fusionnant avec le Français Essilor, spécialiste mondial des verres correcteurs. Naît alors EssilorLuxottica, un mastodonte mondial de l'optique qui est aujourd'hui au cœur d'une bataille de succession. À lire aussiEn Italie, la plus vieille banque du monde, objet de toutes les convoitises Pourquoi les héritiers de Ray-Ban se déchirent-ils ? À la mort de Leonardo Del Vecchio, en 2022, sa fortune et le contrôle de la holding familiale, valorisée à près de 46 milliards d'euros, sont répartis à parts égales entre huit héritiers : ses six enfants, sa veuve et son beau-fils. Sur le papier, cette répartition paraît équitable. Dans les faits, elle complique fortement la gouvernance de l'entreprise. Avec seulement 12,5% du capital chacun, aucun héritier ne dispose d'une majorité. Toutes les décisions importantes nécessitent donc un consensus. Une situation que les spécialistes de la gouvernance résument simplement : lorsque tout le monde détient le même pouvoir, chacun possède en réalité un droit de veto. L'un des fils de Leonardo Del Vecchio souhaite aujourd'hui sortir de cette impasse. Son projet consiste à racheter les parts de son frère et de sa sœur pour un montant estimé à près de 10 milliards d'euros. S'il y parvient, il détiendrait 37,5% de la holding familiale. Il ne serait pas majoritaire, mais deviendrait de très loin le principal actionnaire, avec un poids suffisant pour orienter les décisions stratégiques du groupe. Mais ce plan se heurte à plusieurs obstacles. Réunir 10 milliards d'euros, même pour l'une des familles les plus riches d'Europe, est une opération complexe. Les banques impliquées réclament davantage de garanties et le conseil d'administration de la holding est lui-même divisé. Certains administrateurs refusent d'apporter leur soutien au projet, ce qui place aujourd'hui cette opération dans une impasse. À lire aussiDépart de Tim Cook d'Apple: quels risques pour une entreprise quand son dirigeant s'en va? Pourquoi cette succession dépasse largement le marché des lunettes Si cette affaire familiale est suivie de près par les investisseurs, c'est parce que la holding de la famille Del Vecchio ne contrôle pas uniquement EssilorLuxottica. Elle détient également des participations importantes dans plusieurs poids lourds de la finance italienne, comme les banques UniCredit et Monte dei Paschi ou encore l'assureur Generali. Au total, son portefeuille financier est estimé à environ 16 milliards d'euros. Autrement dit, lorsque les héritiers se disputent le contrôle de cette holding, ce ne sont pas seulement les lunettes Ray-Ban qui sont concernées. Cette bataille peut également avoir des conséquences sur la gouvernance de plusieurs grands établissements financiers italiens. Au-delà du cas Del Vecchio, cette succession illustre un défi auquel seront confrontées de nombreuses entreprises familiales dans les années à venir : celui de la transmission. Construire un empire est une chose. Le transmettre en est une autre. Et c'est parfois l'épreuve la plus difficile.

Afrique Économie
En RDC, les sociétés minières vont-elles céder 10% de leur capital aux nationaux?

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Aug 3, 2026 2:18


En RDC, dès le 1ᵉʳ août 2026, les sociétés minières sont censées céder 10 % de leur capital social aux nationaux, selon les révisions du Code minier de 2018. Cette réforme vise à renforcer l'actionnariat congolais dans le secteur minier considéré comme le plus stratégique, car il contribue à près de 50 % aux recettes de l'État. Le moratoire du ministère des Mines a expiré le 31 juillet. Cependant, cette réforme soulève des interrogations. Avec notre correspondante à Lubumbashi, Désormais, 5 % du capital social des sociétés minières doivent revenir à des personnes physiques congolaises et 5 % aux travailleurs des entreprises. Le Code minier impose que les nationaux détiennent au total 10 % du capital social. Et les sociétés avaient jusqu'à la fin du mois de juillet pour se conformer à la loi. « Cette disposition est l'une des mesures phares de la révision du Code minier de 2018. Le problème, c'est son application. Il faut reconnaître que dans le contexte de corruption généralisée comme on le connaît aujourd'hui, comment appliquer une telle mesure ? », s'interroge Léonide Mupepe, chercheur spécialiste du secteur minier. Parmi les bénéficiaires de cette réforme, il y a des employés des sociétés minières. Cependant, les mécanismes d'application ne sont pas encore connus, s'inquiètent les organisations syndicales. « Notre préoccupation, c'est de savoir comment cela pourra être appliqué et quelles sont les dispositions pratiques qui peuvent être prises en cas de rupture de contrat ? Doit-on distribuer à chaque agent une part sociale qui lui reviendra de droit même s'il quitte l'entreprise ? », questionne de son côté Kapenga Kandolo, le secrétaire général adjoint du syndicat Conscience des travailleurs et paysans du Congo (CTC). À lire aussiRDC: révision du code minier en cours Assurer la transparence de la répartition des parts Le coût des actions suscite aussi des inquiétudes. Jean-Pierre Okenda, un acteur de la société civile basé à Kinshasa, craint que l'ouverture du capital ne profite qu'aux personnes politiquement influentes. « Le capital minimum d'une société minière aujourd'hui représente quand même 40 % du coût du projet », rappelle l'expert. 10 % de cette somme représentent donc un montant particulièrement important. « C'est ce qui, pour moi, logiquement va bloquer. Les parts réservées aux Congolais peuvent être accaparées par l'élite politique ou l'élite proche du pouvoir », alerte-t-il. D'autres acteurs de la société civile exigent de l'État congolais plus de transparence en mettant en place un registre des propriétaires effectifs des sociétés minières et en prévenant ainsi le recours aux sociétés écran. « Si 10 % du capital doivent être détenus par des Congolais, le registre permettra justement de vérifier qui en sont les véritables bénéficiaires, d'éviter les prête-noms et de renforcer la transparence », met en avant Murielle Mwambay, membre de l'ONG La sentinelle des ressources naturelles. Au ministère des Mines, un projet de décret portant sur les mécanismes d'application de l'actionnariat congolais est en cours d'élaboration. À lire aussiRDC: le nouveau code minier bouscule le secteur

Les actus du jour - Hugo Décrypte
Après ChatGPT, Claude vient aussi de pirater des entreprises (01/08)

Les actus du jour - Hugo Décrypte

Play Episode Listen Later Aug 1, 2026 11:42


Chaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l'actualité du jour. Rapide, facile, accessible.

Appels sur l'actualité
Russie : pourquoi le patron de Telegram est-il une menace pour Moscou?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 4:01


Moscou a annoncé émettre un mandat d'arrêt international visant Pavel Durov, fondateur de la messagerie Telegram, accusé par les services de sécurité russes de « complicité de terrorisme ». Le FSB affirme que la plateforme aurait servi à recruter de jeunes Russes pour des activités de sabotage au profit des services spéciaux ukrainiens, via un robot de rencontres qui n'aurait pas été supprimé. Très utilisée en Russie, y compris par les autorités, Telegram pourrait être requalifiée en plateforme « extrémiste », selon des avocats locaux. Comment expliquer ces accusations ? Pavel Durov est actuellement mis en examen en France. Pourrait-il être extradé en Russie ?  Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur-associé à Euro Créative. 

tech 45'
#196 - L'IA qui prédit le futur des entreprises - Alexandre Pasquiou (Neuralk AI)

tech 45'

Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 44:26


On parle IA prédictive cette semaine dans tech 45' avec Alexandre Pasquiou, CEO et cofondateur de Neuralk AI. Sa startup s'attaque à un angle mort de l'intelligence artificielle : les données tabulaires des entreprises, CRM, ERP ou fichiers Excel, et si on pouvait prédire en analysant toutes ces datas le churn client ou la fraude ? Neuralk compte parmi ses investisseurs les fondateurs de Hugging Face ou Gladia, 2 startup françaises déjà passées sur ce podcast. Je suis Seb Couasnon, tu aimes ce RDV hebdo ? Mets-nous des étoiles, laisse un avis, abonne-toi et n'hésite pas à m'écrire sur X ou LinkedIn

La Martingale
#328 - Ces entreprises ne survivront pas à l'IA : comment les repérer - Paul-Antoine Tual

La Martingale

Play Episode Listen Later Jul 30, 2026 70:17


Le sujet :L'IA va changer le monde du business. Ce n'est plus une prophétie mais une certitude. La question est de savoir déceler les gagnants des perdants.Face à l'explosion du nombre de SaaS créés avec l'IA, l'évolution des process avec l'agentique et l'émergence de licornes spécialisées, comment reconnaître les bons des mauvais élèves ?L'invité du jour :Paul-Antoine Tual accompagne les PME et ETI dans leur transformation IA. Au micro de Matthieu Stefani, il analyse comment les entreprises ont pris le virage de l'intelligence artificielle pour identifier les futurs gagnants et les secteurs menacés par une bulle imminente.Les références :Junyr, l'ERP européen avec son usine à agents : www.junyr.appArticle avec l'étude complète de la maturité IA du Top 10 du CAC 40 et du Nasdaq (les palmarès détaillés et la méthodologie) : paulantoinetual.fr/blog/cac-40-vs-nasdaq-top-10https://deathbyclawd.com/Chapitres :00:00:00 : La transition est en cours00:06:12 : Les modèles d'IA deviennent des commodités00:09:12 : Les IA peuvent être interdites : on entre en eaux troubles00:11:29 : L'avènement de l'agentique : quels secteurs seront ravagés ?00:21:39 : La grille de lecture pour un investisseur : comprendre quelles entreprises vont survivre00:28:38 : Les questions à se poser impérativement avant d'investir dans une entreprise en 202600:33:32 : Les menaces existentielles sur les grandes entreprises de l'IA00:41:11 : Ce qui va changer dans 2 ans00:44:44 : Les Big Tech sont-elles survalorisées ?00:49:34 : Pourquoi l'intégration de l'IA est une condition de survie pour les entreprises00:57:51 : Quelles entreprises sont à l'abri en cas d'éclatement de la bulle ?Merci à notre partenaire Fundora de soutenir la Martingale.Allez sur fundora.fr et prenez le contrôle de vos investissements.Fundora est une plateforme d'investissement. La valeur de vos placements peut augmenter ou diminuer. Votre capital est assujetti à un risque.La libre antenne de votre podcast préféré, Allo La Martingale, a désormais son propre flux ! Abonnez-vous sur Spotify, Apple Podcasts ou votre plafeforme audio favorite pour ne manquer aucun nouvel épisode. Pour s'abonner à la newsletter, c'est ici : https://lamartingale.io/ La Martingale, c'est aussi un assistant IA qui vous apporte des réponses éclairées issues des interventions des experts passés au micro du podcast. Pour tester, direction https://beta.lamartingale.ioLa Martingale est un média d'Orso Media. Vous souhaitez entrer en contact avec a rédaction ? Ou nous soumettre une collaboration ? Ecrivez-nous ici : https://orsomedia.io/contactHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Accents d'Europe
Berlin, capitale allemande des start-up, parie sur la défense

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jul 30, 2026 19:30


Loin de la ceinture industrielle du pays, face aux menaces que fait peser la Russie, et à la montée en puissance des dépenses militaires dans le monde, la municipalité veut faire de la capitale un pôle d'innovation civil et militaire.   La ville de Berlin est la capitale des startups : elle a attiré l'an dernier (2025) un tiers des financements destinés aux jeunes pousses ; il se dit même qu'une startup y voit le jour toutes les quatorze heures. Si la tendance n'est pas nouvelle, ce qui l'est davantage c'est que le secteur de la défense est en train de se faire une place centrale dans l'économie locale. Face aux menaces que fait peser la Russie, et à la montée en puissance des dépenses militaires dans le monde, le message de la municipalité est clair : Berlin doit devenir un pôle d'innovation civil et militaire. Au point d'attirer aussi les industries traditionnelles du secteur. Reportage, Salomé Henon Cohin.   En Turquie, les Afghans sauvent l'agriculture Comme ceux du textile ou de la construction, le secteur agricole de la Turquie est de plus en plus dépendant d'une main-d'œuvre étrangère, migrante. Chez les éleveurs en particulier, ils remplacent peu à peu les ouvriers agricoles ou bergers locaux. Comme dans bien d'autres pays, les jeunes générations se détournent en effet de l'agriculture, d'autant qu'en Turquie le secteur a été durement touché ces dernières années par l'hyperinflation. Mais pour ces paysans afghans, les conditions de travail sont souvent très précaires. Reportage d'Anne Andlauer. À écouter aussiTurquie: les Afghans, nouvelle main-d'œuvre face au recul des travailleurs locaux Et en Serbie, les travailleurs venus d'Asie pallient le manque de main-d'œuvre Dans l'Europe tout entière, les travailleurs étrangers compensent le manque de main-d'œuvre. En plus du vieillissement de la population, certains pays souffrent d'un exode massif de leur jeunesse. C'est le cas de la Serbie dans les Balkans. Pour faire face, Belgrade a donc de plus en plus recours à des ressortissants non européens, venus principalement d'Asie. Mais les cas d'exploitation abusive de ces travailleurs vulnérables se multiplient et ils subissent en outre un racisme décomplexé. Les explications de Simon Rico. La chronique musique de Vincent Théval : Jens Lekman (Suède).

L'invité de RTL
"Le compte est loin d'être bon" : le représentant des petits patrons appelle sur RTL à la création d'un fonds de solidarité pour les entreprises touchées par les incendies

L'invité de RTL

Play Episode Listen Later Jul 30, 2026 11:03


Alors que les incendies qui frappent plusieurs régions entraînent des évacuations, des fermetures d'entreprises et de fortes perturbations de l'activité économique, Bercy estime à près de 130 000 le nombre de salariés actuellement empêchés de travailler. Rolland Lescure organise à Bercy une réunion demain l'après-midi avec les représentants des entreprises pour répondre à leurs inquiétudes, les conséquences économiques de cette crise et les mesures attendues seront au cœur des échanges. Michel Picon, président de l'U2Py participe et il est l'invité de Vincent Derosier dans RTL Matin. Ecoutez L'invité de RTL Matin avec Vincent Derosier du 30 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Accents d'Europe
Berlin, capitale allemande des start-up, parie sur la défense

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jul 30, 2026 19:30


Loin de la ceinture industrielle du pays, face aux menaces que fait peser la Russie, et à la montée en puissance des dépenses militaires dans le monde, la municipalité veut faire de la capitale un pôle d'innovation civil et militaire.   La ville de Berlin est la capitale des startups : elle a attiré l'an dernier (2025) un tiers des financements destinés aux jeunes pousses ; il se dit même qu'une startup y voit le jour toutes les quatorze heures. Si la tendance n'est pas nouvelle, ce qui l'est davantage c'est que le secteur de la défense est en train de se faire une place centrale dans l'économie locale. Face aux menaces que fait peser la Russie, et à la montée en puissance des dépenses militaires dans le monde, le message de la municipalité est clair : Berlin doit devenir un pôle d'innovation civil et militaire. Au point d'attirer aussi les industries traditionnelles du secteur. Reportage, Salomé Henon Cohin.   En Turquie, les Afghans sauvent l'agriculture Comme ceux du textile ou de la construction, le secteur agricole de la Turquie est de plus en plus dépendant d'une main-d'œuvre étrangère, migrante. Chez les éleveurs en particulier, ils remplacent peu à peu les ouvriers agricoles ou bergers locaux. Comme dans bien d'autres pays, les jeunes générations se détournent en effet de l'agriculture, d'autant qu'en Turquie le secteur a été durement touché ces dernières années par l'hyperinflation. Mais pour ces paysans afghans, les conditions de travail sont souvent très précaires. Reportage d'Anne Andlauer. À écouter aussiTurquie: les Afghans, nouvelle main-d'œuvre face au recul des travailleurs locaux Et en Serbie, les travailleurs venus d'Asie pallient le manque de main-d'œuvre Dans l'Europe tout entière, les travailleurs étrangers compensent le manque de main-d'œuvre. En plus du vieillissement de la population, certains pays souffrent d'un exode massif de leur jeunesse. C'est le cas de la Serbie dans les Balkans. Pour faire face, Belgrade a donc de plus en plus recours à des ressortissants non européens, venus principalement d'Asie. Mais les cas d'exploitation abusive de ces travailleurs vulnérables se multiplient et ils subissent en outre un racisme décomplexé. Les explications de Simon Rico. La chronique musique de Vincent Théval : Jens Lekman (Suède).

Lenglet-Co
Comment concilier l'engagement des pompiers volontaires face à l'urgence des incendies avec les contraintes des entreprises ?

Lenglet-Co

Play Episode Listen Later Jul 29, 2026 2:58


Ecoutez L'angle éco avec Mathilde Piqué du 29 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RTL Matin
Comment concilier l'engagement des pompiers volontaires face à l'urgence des incendies avec les contraintes des entreprises ?

RTL Matin

Play Episode Listen Later Jul 29, 2026 2:58


Ecoutez L'angle éco avec Mathilde Piqué du 29 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Face à la guerre en Ukraine, les Occidentaux relocalisent leur production d'explosifs

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 29, 2026 3:29


La visite de Volodymyr Zelensky à Washington remet en lumière une question : les États-Unis et leurs alliés disposent-ils encore des capacités industrielles nécessaires pour soutenir un conflit de longue durée ? Face aux tensions provoquées par la guerre en Ukraine, les pays occidentaux investissent massivement dans la relocalisation de la production d'explosifs, symbole d'un retour des politiques industrielles et de la souveraineté économique. Au-delà des discussions sur les livraisons d'armes à l'Ukraine, la visite de Volodymyr Zelensky à Washington met en évidence un enjeu économique majeur : les capacités industrielles des pays occidentaux. Selon le Wall Street Journal, au moins 24 projets de nouvelles usines d'explosifs sont actuellement en développement dans les pays membres de l'Otan. Une vague d'investissements qui traduit une profonde remise en question des choix industriels opérés depuis la fin de la Guerre froide. Car le sujet dépasse largement les obus ou les missiles. Les filières de production des explosifs militaires ont quasiment disparu du paysage occidental. Pendant plusieurs décennies, les États-Unis et l'Europe ont privilégié les importations, convaincus qu'une mondialisation des chaînes de production était économiquement plus efficace. Cette logique a concerné le textile, la sidérurgie, la chimie… mais aussi les explosifs. Les conséquences sont aujourd'hui visibles. Les États-Unis ne produisent plus de TNT, tandis que l'Europe ne dispose plus que d'une seule usine, contre sept auparavant. Avec la guerre en Ukraine, cette dépendance est devenue un risque économique majeur. Les tensions sur les approvisionnements ont provoqué une envolée des prix. En seulement deux ans, le prix du TNT a presque été multiplié par quatre. À lire aussiLa guerre au Moyen-Orient relance le marché mondial de la défense aérienne Le retour du « reshoring », ou la relocalisation des productions stratégiques Pour répondre à cette vulnérabilité, les gouvernements occidentaux injectent désormais des milliards de dollars afin de reconstruire une filière industrielle jugée stratégique. Aux États-Unis, trois nouvelles usines sont actuellement en construction dans l'Arkansas. Le Royaume-Uni prévoit également plusieurs nouvelles implantations d'ici à 2030. Ces investissements s'inscrivent dans une dynamique économique beaucoup plus large: celle du reshoring, autrement dit le rapatriement de productions considérées comme stratégiques. Après les semi-conducteurs, les batteries ou encore les terres rares, ce sont désormais les matériaux destinés à la fabrication des munitions qui deviennent une priorité des politiques industrielles occidentales. L'objectif ne consiste plus seulement à assembler des missiles ou des obus. Les États cherchent désormais à maîtriser l'ensemble de la chaîne de valeur, depuis les matières premières jusqu'au produit fini. Une stratégie destinée à réduire les dépendances extérieures et à garantir la continuité de la production en cas de crise. À lire aussiDrones en Ukraine: l'industrie automobile européenne au service de la défense La souveraineté industrielle devient un investissement économique Cette stratégie soulève toutefois une question essentielle :comment relocaliser ces productions tout en restant compétitif ? La réponse marque une rupture avec les décennies précédentes. Pendant longtemps, la logique économique consistait à produire là où les coûts étaient les plus faibles. Aujourd'hui, les gouvernements acceptent un coût de production plus élevé si celui-ci permet de sécuriser leurs approvisionnements. La performance ne se mesure donc plus uniquement aux économies réalisées. Elle se mesure également à la capacité de continuer à produire lorsque les chaînes d'approvisionnement mondiales sont perturbées. Mais reconstruire une industrie des explosifs représente un défi considérable. Les investissements sont très lourds, les normes de sécurité et environnementales particulièrement exigeantes et les procédures administratives peuvent durer plusieurs années. Le Wall Street Journal cite notamment le projet d'une usine en Suède : plus de deux millions de dollars ont déjà été consacrés aux études et aux autorisations, et près de cinq ans seront nécessaires avant le démarrage de la production. Dans le même temps, la Russie et la Chine avancent plus rapidement. Le Kremlin a notamment assoupli ses règles d'urbanisme depuis le début de la guerre afin d'accélérer la construction de nouvelles capacités de production. Les États occidentaux n'ont donc d'autre choix que d'accompagner financièrement cette réindustrialisation. En prenant une part croissante dans le financement de ces investissements, ils considèrent désormais la souveraineté industrielle comme une forme d'assurance : celle de pouvoir continuer à produire lorsque les crises éclatent. Une logique qui pourrait demain s'étendre à de nombreux autres secteurs stratégiques de l'économie, bien au-delà de la seule industrie de défense.

L'invité de RTL
Comment aider les entreprises touchées par les incendies ? Le ministre de l'Industrie Sébastien Martin promet sur RTL des aides ciblées

L'invité de RTL

Play Episode Listen Later Jul 29, 2026 10:34


Alors que plusieurs incendies continuent de ravager le sud de la France, notamment en Haute-Corse, dans le Var et en Gironde où une importante reprise de feu est en cours à Lège-Cap-Ferret, les conséquences économiques s'annoncent considérables. Plus de 13.000 entreprises ont été évacuées en Gironde et près de 130.000 salariés sont aujourd'hui dans l'incapacité de travailler. Comment accompagner les entreprises touchées ? Quelles mesures d'urgence l'État va-t-il mettre en place pour préserver l'activité économique et l'emploi ? Et comment préparer la reprise dans les territoires sinistrés. Sébastien Martin, Ministre délégué chargé de l'Industrie est l'invité de RTL Matin. Ecoutez L'invité de RTL Matin avec Vincent Derosier du 29 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Zinédine Zidane sélectionneur des Bleus: pourquoi sa nomination peut rapporter gros à la FFF

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 3:16


Officiellement nommé ce mardi 28 juillet sélectionneur de l'équipe de France, Zinédine Zidane incarne bien plus qu'un choix sportif. Véritable marque mondiale, l'ancien entraîneur du Real Madrid représente également un atout économique pour la Fédération française de football. Entre sponsoring, droits à l'image et attractivité commerciale, son arrivée pourrait renforcer la valeur de la marque « Équipe de France ». L'arrivée de Zinédine Zidane, ce mardi 28 juillet, à la tête de l'équipe de France constitue un événement sportif majeur. Mais elle revêt également une dimension économique importante. Car « Zizou » n'est pas seulement un technicien reconnu : il est aussi l'une des personnalités françaises les plus valorisées par les marques. Vainqueur de la Coupe du monde 1998, Ballon d'Or la même année et triple vainqueur de la Ligue des champions comme entraîneur du Real Madrid, Zinédine Zidane bénéficie d'une notoriété exceptionnelle dans le monde entier. Sa popularité repose notamment sur une stratégie de communication très maîtrisée : il s'exprime peu, choisit soigneusement ses apparitions publiques et sélectionne les entreprises auxquelles il associe son image. Cette rareté a progressivement renforcé sa valeur. Zidane est ainsi devenu un véritable actif économique : son image est aujourd'hui une valeur marchande que les grandes entreprises sont prêtes à rémunérer très cher pour bénéficier de son aura et de sa réputation. Parmi ses partenaires les plus emblématiques figure évidemment Adidas, dont il est l'ambassadeur depuis de nombreuses années. Adidas, Nike: comment la FFF gère les contrats de son nouveau sélectionneur La nomination de Zinédine Zidane soulève naturellement une question : comment concilier ses contrats personnels avec ceux de la Fédération française de football ? La FFF dispose déjà de ses propres partenaires commerciaux, à commencer par Nike, son équipementier officiel. Le contrat liant la Fédération à la marque américaine rapporterait près de 100 millions d'euros par an, ce qui en fait l'un des accords les plus importants du football mondial. De son côté, Zinédine Zidane est lié à Adidas depuis plus de trente ans. Cette situation pourrait laisser penser à un conflit entre les deux géants de l'équipement sportif. Dans les faits, les règles sont parfaitement établies. Lorsqu'il représentera officiellement l'équipe de France, le sélectionneur portera les équipements fournis par la Fédération, donc ceux de Nike. En revanche, en dehors de ses fonctions avec les Bleus, il pourra continuer à honorer ses engagements contractuels avec Adidas. Cette situation profite également à Nike. À chaque conférence de presse, à chaque entraînement ou apparition officielle, l'un des ambassadeurs historiques d'Adidas sera visible avec les équipements de la marque américaine. Une exposition mondiale supplémentaire... sans investissement publicitaire additionnel. À lire aussiPSG-Parc des Princes: un bras de fer stratégique aux enjeux économiques considérables L'effet Zidane peut-il augmenter les revenus de la Fédération ? Au-delà de cette question contractuelle, le véritable enjeu est bien celui-ci : l'arrivée de Zinédine Zidane permettra-t-elle à la Fédération française de football de générer davantage de revenus ? Pour les spécialistes du sport business, la réponse est plutôt positive. Zidane n'apporte pas seulement son expérience d'entraîneur. Il apporte également une image extrêmement forte, connue et appréciée dans le monde entier. Sa nomination pourrait renforcer l'attractivité commerciale de l'équipe de France auprès des entreprises, favoriser la signature de nouveaux partenariats ou encore permettre à la Fédération de négocier des contrats de sponsoring plus avantageux lors de leur renouvellement. Autrement dit, la FFF ne recrute pas uniquement un sélectionneur. Elle s'attache aussi les services de l'une des marques françaises les plus puissantes à l'international. Reste que cette valeur économique devra s'accompagner de résultats sportifs. Car si la notoriété attire les partenaires, ce sont souvent les performances sur le terrain qui permettent, à long terme, de valoriser les contrats commerciaux de l'équipe de France.

Happy Work
Résumé — Ces entreprises où les gens reviennent de vacances avec l'envie de retrouver leurs collègues

Happy Work

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 1:47


Vous avez raté l'épisode d'hier ? Vous n'avez pas le temps d'écouter la version intégrale ? Pas d'inquiétude, Happy Work LE RÉSUMÉ est là !!!En moins de 2 minutes, l'épisode d'hier est résumé !!!!NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : cliquez iciSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Ça peut vous arriver
LA QUESTION CONSO - À quoi servent les avis si les entreprises ne publient que les positifs ?

Ça peut vous arriver

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 1:19


REDIFF - Olivier Dauvers explique pourquoi les entreprises mettent uniquement en avant les avis positifs sur leur site. Cet été du lundi au vendredi, retrouvez en podcast les meilleurs conseils d'Olivier Dauvers donnés dans l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Pont Gordie-Howe: pourquoi cette nouvelle infrastructure entre le Canada et les États-Unis est stratégique

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 27, 2026 3:17


Après huit ans de travaux et près de 5 milliards de dollars d'investissements, le pont Gordie-Howe est inauguré entre Detroit, aux États-Unis, et Windsor, au Canada. Bien plus qu'une simple infrastructure, ce nouvel ouvrage doit fluidifier l'un des principaux corridors commerciaux d'Amérique du Nord. Il illustre aussi l'interdépendance économique entre Washington et Ottawa sur fond de tensions politiques avec Donald Trump. À première vue, il ne s'agit que d'un pont supplémentaire entre les États-Unis et le Canada. Pourtant, le pont Gordie-Howe est l'une des infrastructures les plus stratégiques d'Amérique du Nord. Long de 2,5 kilomètres, construit en huit ans pour un coût d'environ 5 milliards de dollars, il relie Detroit, dans le Michigan, à Windsor, en Ontario. Un autre pont relie déjà ces deux villes depuis près d'un siècle. Mais cet ouvrage historique est devenu victime de son succès. Le corridor Detroit-Windsor est aujourd'hui le passage terrestre le plus fréquenté du continent. Chaque année, près de 126 milliards de dollars de marchandises y transitent, soit environ 20% des échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis. Des milliers de camions empruntent quotidiennement cet axe. Le moindre incident, qu'il s'agisse d'un accident, d'une panne ou d'un ralentissement des contrôles douaniers, peut perturber pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours, une partie de l'économie nord-américaine. Le pont Gordie-Howe a donc été conçu pour augmenter les capacités de circulation, mais aussi pour offrir une solution de secours en cas de saturation. À lire aussiLes taxes Trump poussent le Canada vers un rapprochement avec l'Inde et la Chine Un maillon essentiel des chaînes de valeur de l'industrie automobile L'importance de cette infrastructure s'explique également par la place qu'occupe la région dans l'économie nord-américaine. Detroit et Windsor forment l'un des principaux bassins industriels du continent, notamment dans l'automobile. Aujourd'hui, un véhicule n'est plus fabriqué dans une seule usine, ni même dans un seul pays. Un moteur peut être assemblé au Canada, envoyé aux États-Unis, recevoir une boîte de vitesses produite au Mexique avant de revenir au Canada pour une nouvelle étape de fabrication. Les composants traversent ainsi plusieurs fois la frontière avant que le véhicule ne soit définitivement assemblé. Ce fonctionnement en chaînes de valeur nord-américaines impose une circulation fluide des marchandises. Dans ce contexte, le pont Gordie-Howe devient un maillon essentiel de cette organisation industrielle en permettant de sécuriser les flux logistiques entre les deux pays. Un pont devenu un enjeu politique entre Donald Trump et le Canada Au-delà de son rôle économique, le pont Gordie-Howe est aussi devenu un sujet politique. De retour à la Maison Blanche, Donald Trump a estimé que l'accord conclu entre Ottawa et Washington n'était pas suffisamment favorable aux intérêts américains. Le président des États-Unis a alors menacé de retarder l'ouverture de l'infrastructure tant qu'un nouvel accord sur les péages et la gouvernance ne serait pas trouvé. Financé quasi intégralement par le Canada, le projet devait initialement permettre à Ottawa de récupérer son investissement grâce aux recettes des péages. Finalement, un compromis a été trouvé : pendant quinze ans, une partie des bénéfices de l'exploitation alimentera un fonds de développement économique régional. Cette négociation illustre surtout le degré d'interdépendance entre les deux voisins. Car si le Canada a besoin de ce corridor commercial, les États-Unis en dépendent tout autant. Les industriels américains profiteront eux aussi d'un trafic plus fluide, de coûts logistiques réduits et d'une meilleure sécurité d'approvisionnement. Les économies canadienne et américaine sont aujourd'hui si étroitement liées qu'il devient difficile pour l'une de pénaliser l'autre sans en subir elle-même les conséquences. Le nom même du pont résume cette proximité. Gordie-Howe, légende canadienne du hockey sur glace, a construit l'essentiel de sa carrière avec les Red Wings de Detroit. Un symbole qui illustre parfaitement cette frontière entre le Canada et les États-Unis : bien réelle sur le plan politique, mais traversée en permanence par les échanges humains, culturels et surtout économiques.

Happy Work
Résumé — 23 % : le chiffre qui devrait inquiéter toutes les entreprises

Happy Work

Play Episode Listen Later Jul 27, 2026 1:53


Vous avez raté l'épisode d'hier ? Vous n'avez pas le temps d'écouter la version intégrale ? Pas d'inquiétude, Happy Work LE RÉSUMÉ est là !!!En moins de 2 minutes, l'épisode d'hier est résumé !!!!NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : cliquez iciSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Happy Work
Ces entreprises où les gens reviennent de vacances avec l'envie de retrouver leurs collègues

Happy Work

Play Episode Listen Later Jul 27, 2026 5:50


Pourquoi certaines personnes reprennent le travail avec plaisir alors que d'autres redoutent déjà le premier lundi de la rentrée ?Dans cet épisode feelgood du lundi en partenariat avec Great Place To Work, je vous explique ce qui différencie les entreprises où les relations humaines donnent envie de revenir de celles où les vacances ne font que repousser les tensions.Vous découvrirez les ingrédients d'une véritable culture d'équipe, fondée sur la confiance, l'entraide et le sentiment d'appartenance.Parce qu'au fond, la qualité d'une entreprise se mesure aussi à l'envie que l'on a de retrouver les personnes qui y travaillent.Retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comvacancesrentréecollèguesmanagementculture d'entreprisegreat place to workengagementbien-être au travailhappy workgaël chatelain-berry00:00 – Une question simple : avez-vous eu envie de retrouver vos collègues ?01:15 – Pourquoi certaines entreprises donnent envie de revenir01:58 – Des relations humaines avant les résultats02:44 – La solidarité qui crée un vrai sentiment d'appartenance03:28 – Pouvoir être soi-même au travail change tout04:14 – Les vacances révèlent la qualité de vos relations professionnelles05:07 – L'envie de retrouver ses collègues : un indicateur de la santé de l'entrepriseSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

RTL Soir
Les entreprises payent un lourd tribut des incendies

RTL Soir

Play Episode Listen Later Jul 27, 2026 1:32


Ecoutez RTL Soir avec Antoine Cavaillé-Roux du 27 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Happy Work
23 % : le chiffre qui devrait inquiéter toutes les entreprises

Happy Work

Play Episode Listen Later Jul 26, 2026 6:23


Selon Gallup, seulement 23 % des salariés dans le monde se déclarent engagés dans leur travail.Un chiffre qui dépasse largement la question de la motivation.Car derrière ce pourcentage se cachent des enjeux de management, de reconnaissance, de sens et de confiance.Dans cet épisode, je décrypte ce que révèle réellement ce chiffre et pourquoi il devrait faire réfléchir toutes les entreprises qui veulent attirer, fidéliser et engager durablement leurs équipes.Retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comengagement salariés management gallup motivation bien-être au travail culture d'entreprise leadership happy work gaël chatelain-berry00:00 – Le chiffre qui raconte l'état du monde du travail00:43 – Ce qu'est vraiment l'engagement01:41 – Pourquoi autant de salariés se désengagent02:33 – Le coût invisible du désengagement03:23 – Les attentes des salariés ont changé04:27 – Comment recréer l'engagement05:16 – La question que toutes les entreprises devraient se poserSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Lenglet-Co
"La fin de l'âge de pierre pour la facturation" : pourquoi la facture électronique va bouleverser la vie des entreprises françaises

Lenglet-Co

Play Episode Listen Later Jul 24, 2026 3:12


Ecoutez L'angle éco avec Pierre Herbulot du 24 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RTL Matin
"La fin de l'âge de pierre pour la facturation" : pourquoi la facture électronique va bouleverser la vie des entreprises françaises

RTL Matin

Play Episode Listen Later Jul 24, 2026 3:12


Ecoutez L'angle éco avec Pierre Herbulot du 24 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Pourquoi les vélos du Tour de France coûtent-ils si cher?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 24, 2026 3:10


Derrière les vélos ultralégers du Tour de France se cache une réalité économique méconnue. Matières premières, innovation, recherche et développement, mondialisation… Leur prix ne s'explique pas uniquement par le carbone dans une industrie où chaque gramme gagné a un coût. À première vue, les vélos du Tour de France se ressemblent tous. Pourtant, certains modèles utilisés par les coureurs valent jusqu'à 17 000 euros. Un prix qui peut surprendre, mais qui raconte beaucoup de choses sur l'économie mondiale. C'est le point de départ d'une récente étude de Saxo Bank. La banque s'est intéressée non pas aux performances des champions, mais aux matériaux qui composent leurs vélos. Derrière une machine de seulement 7 kilos se cache une véritable chaîne d'approvisionnement mondiale. Le cadre est fabriqué en Asie à partir de fibres de carbone, elles-mêmes issues de dérivés du pétrole et du gaz naturel. Les transmissions électroniques, fournies par de grands équipementiers internationaux, intègrent des batteries contenant notamment du lithium. Les freins mobilisent de l'acier, de l'aluminium et du cuivre, tandis que les pneus utilisent du caoutchouc. Autrement dit, un vélo de compétition rassemble des dizaines de matières premières provenant des quatre coins du monde. Sa fabrication dépend donc directement des marchés des métaux, de l'énergie ou encore de l'industrie chimique. Matières premières : une partie de l'explication, mais pas la seule Pour autant, la hausse du prix des matières premières ne suffit pas à expliquer pourquoi un vélo haut de gamme atteint plusieurs dizaines de milliers d'euros. Interrogés par RFI, les responsables des Cycles Lapierre, l'un des principaux fabricants français de vélos, reconnaissent que ces évolutions ont un impact. Ils indiquent avoir constaté, ces cinq dernières années, une hausse moyenne de 15% du coût des principaux composants. Mais, selon eux, l'essentiel de la valeur d'un vélo haut de gamme se crée désormais ailleurs : dans l'innovation. Comme l'expliquent les équipes de Lapierre, ce sont les fameux « gains marginaux » qui mobilisent aujourd'hui l'essentiel des investissements. Gagner quelques centaines de grammes sur un cadre ou quelques watts en aérodynamisme nécessite des années de recherche, des simulations numériques, des essais en soufflerie, la fabrication de prototypes et des tests avec les équipes professionnelles. Autrement dit, le prix d'un vélo ne reflète plus uniquement le coût de ses matériaux, mais aussi celui de la recherche et développement, de l'ingénierie et des innovations accumulées au fil des années. À lire aussiPourquoi le Tour de France est un jackpot pour les marques et les collectivités? Le Tour de France, un laboratoire de l'innovation Pour les constructeurs, le Tour de France est devenu bien plus qu'une compétition sportive. C'est un véritable laboratoire à ciel ouvert. Les innovations développées pour les équipes professionnelles finissent souvent par être intégrées, quelques années plus tard, sur les vélos destinés au grand public. Les responsables de Lapierre rappellent ainsi que les performances recherchées au plus haut niveau servent ensuite à faire évoluer l'ensemble de la gamme. Le vélo est également un parfait exemple de la mondialisation industrielle. Les matières premières proviennent de différents continents, les composants sont produits par des équipementiers spécialisés, les cadres sont majoritairement fabriqués en Asie avant d'être assemblés selon les modèles. Avant même d'arriver entre les mains d'un coureur professionnel, un vélo de compétition a ainsi déjà parcouru une bonne partie de la planète. Au fond, le Tour de France ne met pas seulement en scène les meilleurs cyclistes du monde. Il illustre aussi une autre compétition : celle des industriels, des ingénieurs et des équipementiers qui cherchent en permanence à concevoir des vélos plus légers, plus rapides et plus performants. Avec un double objectif, décrocher le maillot jaune… et convaincre ensuite les cyclistes amateurs.

Aujourd'hui l'économie
Camions électriques: la stratégie de la Chine pour conquérir les routes européennes

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 23, 2026 3:19


Le géant chinois des batteries CATL s'est associé au fournisseur britannique Octopus Energy pour déployer un réseau de stations d'échange de batteries pour camions électriques en Europe. Derrière cette innovation, qui permet de remplacer une batterie en quelques minutes, plutôt que de la recharger, se cache un enjeu bien plus vaste : le contrôle des infrastructures du transport routier de demain. À première vue, il s'agit d'un partenariat industriel parmi d'autres. Pourtant, l'accord conclu entre CATL, premier fabricant mondial de batteries, et Octopus Energy pourrait profondément transformer le transport routier européen. Aujourd'hui, le développement des camions électriques se heurte à deux obstacles majeurs : leur autonomie et surtout le temps nécessaire pour recharger leurs batteries. Or, dans le secteur du transport, chaque minute compte. Un poids lourd immobilisé pendant quarante-cinq minutes, une heure, voire davantage, est un camion qui ne livre pas, ne facture pas et perturbe l'ensemble de la chaîne logistique. Pour répondre à ce problème, CATL mise sur une solution simple : remplacer la batterie plutôt que la recharger. Le camion entre dans une station automatisée, la batterie déchargée est retirée et une batterie pleine est installée en seulement quelques minutes. Ce système est déjà largement déployé en Chine, où plusieurs milliers de stations d'échange sont en service. Désormais, le groupe chinois veut exporter ce modèle en Europe. À lire aussiLa Chine, championne du monde des poids lourds électriques Un nouveau modèle économique pour les poids lourds électriques L'innovation ne réside pas uniquement dans la rapidité de l'opération. Elle repose surtout sur un changement complet de modèle économique. Avec ce système, la batterie n'appartient plus au transporteur mais à l'opérateur du réseau. Le propriétaire du camion n'a donc plus besoin d'investir dans l'élément le plus coûteux du véhicule. Le prix d'achat du poids lourd diminue, tandis que l'utilisateur paie ensuite un abonnement ou un service pour accéder aux batteries disponibles dans les stations. Pour CATL, l'objectif dépasse largement la simple vente de batteries. Le groupe chinois cherche à devenir l'opérateur d'un véritable écosystème associant batteries, stations d'échange, logiciels de gestion et services aux transporteurs. La valeur ne se situe plus uniquement dans la fabrication industrielle, mais dans le contrôle du réseau qui permet aux camions de continuer à circuler. La bataille des standards industriels est lancée Cette stratégie pose toutefois une question essentielle : celle de la compatibilité des batteries. Contrairement au diesel, identique dans toutes les stations-service, les batteries des camions électriques ne sont pas aujourd'hui standardisées. Si chaque constructeur développe son propre format, le système d'échange devient impossible à généraliser. L'enjeu est donc de parvenir à imposer un standard commun. C'est un mécanisme bien connu dans l'industrie. L'exemple du câble USB-C est particulièrement parlant : quel que soit le fabricant d'un smartphone ou d'un ordinateur, l'utilisation d'un connecteur unique simplifie les usages et favorise son adoption. Pour CATL, l'objectif est similaire. Si les constructeurs européens adoptent son standard de batteries interchangeables, le groupe chinois ne vendra plus seulement des batteries. Il deviendra un acteur incontournable des infrastructures du transport routier européen. Une évolution qui montre que, dans l'économie d'aujourd'hui, le véritable pouvoir ne réside plus uniquement dans la fabrication des produits, mais aussi dans la capacité à définir les règles du jeu.

7 milliards de voisins
Entreprendre en Afrique: les PME au service de l'agriculture

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jul 22, 2026 48:30


Chaque mois, le coach Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises, conseille un jeune entrepreneur sur ses difficultés. En deuxième partie, débat avec des patrons de PME du continent autour des PME au service de l'agriculture. Partie 1 : conseils à un jeune entrepreneur • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises • Justin Nkunzimwami, créateur de Kivu Solar Energy, entreprise de vente et d'installation de petites et grandes centrales solaires, Bukavu, RDC  Justin souhaite passer son entreprise au stade supérieur et attirer des investisseurs Partie 2 : le débat, quel rôle des PME dans le développement agricole du continent ?   Selon la Banque africaine de développement (BAD), 65 % des denrées alimentaires produites, agrégées et distribuées en Afrique sont gérées par des PME. Elles jouent donc un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire du continent. Elles sont aussi un vivier important d'emplois. Selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l'économie alimentaire représente 66 % des emplois en Afrique de l'Ouest, ce qui en fait le premier employeur de la région.   Production, transformation, distribution, chaîne logistique, technologie agricole… Les PME sont présentes sur tous les maillons de la chaîne mais pâtissent d'un manque d'investissements. Un déficit de financement annuel estimé à 180 milliards de dollars (158 milliards d'euros) par la BAD. Une situation qui retarde la mise en place d'un véritable écosystème entrepreneurial agricole. À ces défis s'ajoutent le réchauffement climatique et les inégalités concernant les femmes. Encore très dépendante des importations alimentaires, l'Afrique dépense chaque année entre 60 et 90 milliards d'euros pour importer des denrées alimentaires.   Dans ce contexte, comment faciliter l'émergence des PME agricoles ? Faut-il plus de politiques protectionnistes comme celle sur le poulet, notamment au Sénégal ? Quel mode de financement pour leur permettre de changer d'échelle ?   Avec : • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises. • Mamadou Ndao, directeur d'Investissement du fonds FASA (Financing for Agricultural SMEs in Africa) géré par I&P (Investisseurs & partenaires) groupe dédié au financement et à l'accompagnement des petites et moyennes entreprises en Afrique. • Warren Kambongo, entrepreneur, directeur de SOPRAA, société de productions agro industrielles, et de SOVAPROAT, société de transformation des produits agricoles et du terroir au Gabon.   Programmation musicale :  ► Pull Up - Young Franco, Scrufizzer, Pino D'Angiò  ► MAPOUKA - Afro B.

Le sept neuf
Aides aux entreprises, un débat éternel et stérile

Le sept neuf

Play Episode Listen Later Jul 22, 2026 2:58


durée : 00:02:58 - Le 6/9 de l'été - Les rapports se succèdent et les conclusions se ressemblent : il va falloir que l'Etat fasse des économies. Oui, mais par où commencer ? Une idée dans l'air du temps : les aides aux entreprises. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Aujourd'hui l'économie
L'Union européenne interdit aux marques de luxe de détruire leurs invendus

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 22, 2026 3:13


Depuis cette semaine, les grandes entreprises de la mode n'ont plus le droit de détruire leurs vêtements, chaussures et accessoires invendus dans l'Union européenne. Derrière cette mesure environnementale se cache une petite révolution pour les maisons de luxe, dont le modèle économique repose en partie sur la rareté de leurs produits. C'est un changement majeur pour l'industrie de la mode. Depuis cette semaine, les grandes entreprises présentes dans l'Union européenne ne peuvent plus détruire leurs vêtements, chaussures et accessoires invendus. La nouvelle réglementation est claire : les marques doivent désormais trouver une seconde vie à leurs produits. Elles peuvent les écouler via des circuits de déstockage, les donner à des associations, les réparer, les reconditionner ou encore recycler leurs matériaux. La destruction n'est autorisée que dans des cas très précis, notamment lorsqu'un produit est dangereux, endommagé ou contrefait. Cette décision répond à un constat préoccupant. Selon l'Agence européenne pour l'environnement, entre 4% et 9% des produits textiles mis sur le marché européen sont détruits avant même d'avoir été utilisés. Cela représente chaque année entre 264 000 et près de 600 000 tonnes de vêtements, chaussures et accessoires neufs. Pour Bruxelles, ce gaspillage n'est plus compatible avec ses objectifs climatiques et sa volonté de développer une économie plus circulaire. À écouter aussiAujourd'hui l'économie - L'industrie du luxe à un tournant de son histoire Pourquoi cette réglementation est un casse-tête pour les maisons de luxe Si cette nouvelle règle semble relativement simple sur le papier, elle est beaucoup plus délicate à appliquer pour les acteurs du luxe. Car dans ce secteur, on ne vend pas seulement un vêtement, un sac ou une paire de chaussures. On vend avant tout de la rareté. L'exclusivité fait partie intégrante du produit et participe directement à sa valeur. Pendant longtemps, détruire une partie des invendus constituait un moyen de préserver cette rareté et d'éviter que les articles se retrouvent massivement soldés. Pour une grande maison de haute couture ou de maroquinerie, multiplier les promotions risque de dégrader l'image de la marque et de faire baisser la valeur perçue de ses créations. C'est précisément pour cette raison que les grands groupes comme LVMH, Chanel ou Prada accueillent cette réglementation avec prudence, voire un certain scepticisme. Ils redoutent notamment de devoir écouler davantage de marchandises sur les marchés secondaires, avec le risque de banaliser leurs produits et d'affaiblir leur image d'exclusivité. À écouter aussiAujourd'hui l'économie - LVMH, Gucci, Prada: le luxe touché par le ralentissement des achats touristiques Comment les grandes marques vont devoir s'adapter Face à cette nouvelle réglementation, les maisons de luxe vont devoir revoir leur stratégie de gestion des stocks. Une première solution consiste à conserver plus longtemps les invendus. Mais cela implique des coûts supplémentaires de stockage, de logistique, d'assurance et de manutention. Les marques peuvent également développer davantage leurs circuits de revente, tout en les contrôlant étroitement afin d'écouler leurs produits sans nuire à leur image. Enfin, une troisième voie s'impose progressivement: produire moins, mais produire mieux, en ajustant davantage les volumes à la demande réelle. Reste que prévoir les ventes dans le secteur de la mode demeure un exercice particulièrement complexe. Une collection peut rencontrer un immense succès comme passer totalement à côté de son public. Les tendances évoluent rapidement, tout comme les goûts des consommateurs. Pour les maisons de luxe, le défi consiste désormais à préserver la rareté de leurs produits sans recourir à la destruction des invendus. Une véritable révolution pour un secteur qui a longtemps préféré faire disparaître ses excédents plutôt que de les voir perdre de leur valeur.

7 milliards de voisins
Entreprendre en Afrique: les PME au service de l'agriculture

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jul 22, 2026 48:30


Chaque mois, le coach Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises, conseille un jeune entrepreneur sur ses difficultés. En deuxième partie, débat avec des patrons de PME du continent autour des PME au service de l'agriculture. Partie 1 : conseils à un jeune entrepreneur • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises • Justin Nkunzimwami, créateur de Kivu Solar Energy, entreprise de vente et d'installation de petites et grandes centrales solaires, Bukavu, RDC  Justin souhaite passer son entreprise au stade supérieur et attirer des investisseurs Partie 2 : le débat, quel rôle des PME dans le développement agricole du continent ?   Selon la Banque africaine de développement (BAD), 65 % des denrées alimentaires produites, agrégées et distribuées en Afrique sont gérées par des PME. Elles jouent donc un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire du continent. Elles sont aussi un vivier important d'emplois. Selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l'économie alimentaire représente 66 % des emplois en Afrique de l'Ouest, ce qui en fait le premier employeur de la région.   Production, transformation, distribution, chaîne logistique, technologie agricole… Les PME sont présentes sur tous les maillons de la chaîne mais pâtissent d'un manque d'investissements. Un déficit de financement annuel estimé à 180 milliards de dollars (158 milliards d'euros) par la BAD. Une situation qui retarde la mise en place d'un véritable écosystème entrepreneurial agricole. À ces défis s'ajoutent le réchauffement climatique et les inégalités concernant les femmes. Encore très dépendante des importations alimentaires, l'Afrique dépense chaque année entre 60 et 90 milliards d'euros pour importer des denrées alimentaires.   Dans ce contexte, comment faciliter l'émergence des PME agricoles ? Faut-il plus de politiques protectionnistes comme celle sur le poulet, notamment au Sénégal ? Quel mode de financement pour leur permettre de changer d'échelle ?   Avec : • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises. • Mamadou Ndao, directeur d'Investissement du fonds FASA (Financing for Agricultural SMEs in Africa) géré par I&P (Investisseurs & partenaires) groupe dédié au financement et à l'accompagnement des petites et moyennes entreprises en Afrique. • Warren Kambongo, entrepreneur, directeur de SOPRAA, société de productions agro industrielles, et de SOVAPROAT, société de transformation des produits agricoles et du terroir au Gabon.   Programmation musicale :  ► Pull Up - Young Franco, Scrufizzer, Pino D'Angiò  ► MAPOUKA - Afro B.

Aujourd'hui l'économie
Pourquoi les compagnies aériennes remettent l'Airbus A380 en service

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 3:23


Alors que le Salon aéronautique de Farnborough réunit les grands acteurs mondiaux de l'aviation, un avion que beaucoup pensaient condamné fait son retour sur le devant de la scène. L'Airbus A380, dont la production a été arrêtée en 2021, retrouve aujourd'hui une seconde vie. Une renaissance qui s'explique avant tout par des raisons économiques. Le Salon aéronautique de Farnborough a ouvert ses portes. Jusqu'à vendredi, constructeurs, compagnies aériennes, motoristes, équipementiers et investisseurs vont scruter les tendances d'un secteur qui n'a jamais autant transporté de passagers. Les commandes d'avions devraient une nouvelle fois se compter en dizaines de milliards de dollars. L'occasion de s'intéresser à un appareil que tout le monde disait condamné, mais qui connaît aujourd'hui une étonnante seconde vie : l'Airbus A380. Capable de transporter plus de 500 passagers, ce géant des airs à deux étages a été lancé au début des années 2000 avec de grandes ambitions internationales. Pourtant, l'A380 n'a jamais rencontré le succès commercial espéré. Trop gourmand en kérosène avec ses quatre réacteurs, trop difficile à remplir pour être rentable au quotidien, parfois même impossible à accueillir dans certains aéroports en raison de sa taille, son déploiement a rapidement eu du plomb dans l'aile. La crise sanitaire a ensuite semblé lui porter le coup de grâce. Pendant des mois, les avions sont restés cloués au sol et la reprise du trafic a été lente. Plusieurs compagnies ont progressivement retiré leurs A380 de leur flotte, tandis qu'Airbus décidait d'arrêter définitivement sa production en 2021. À lire aussiComment les compagnies aériennes se réinventent pour nous faire prendre encore plus l'avion Pourquoi les compagnies aériennes ressortent leurs Airbus A380 Mais contre toute attente, les compagnies aériennes remettent aujourd'hui leurs Airbus A380 en service. La raison est simple : le trafic aérien mondial a retrouvé, puis dépassé, son niveau d'avant la pandémie. La demande de voyages internationaux est telle que les compagnies se retrouvent confrontées à un manque d'avions. Dans le même temps, Airbus et Boeing ne parviennent plus à livrer les appareils au rythme attendu. Les conséquences de la pandémie, les difficultés de la chaîne d'approvisionnement et les retards du futur gros-porteur de Boeing, le 777X, ont considérablement allongé les délais de livraison. Pour pallier cette pénurie, plusieurs compagnies ont choisi de remettre en service leurs A380. C'est notamment le cas de Lufthansa, mais aussi de Qantas ou encore de British Airways. À lire aussiLes difficultés d'Airbus inquiètent l'industrie aéronautique Pourquoi l'Airbus A380 est redevenu rentable Comment expliquer qu'un avion considéré comme trop cher soit redevenu rentable ? La réponse est avant tout économique. Pour une compagnie aérienne, remettre en service un A380 et rénover sa cabine représente quelques millions d'euros. Une somme importante, mais bien inférieure au coût d'achat d'un gros-porteur neuf. D'autant que ces appareils sont déjà totalement amortis dans les comptes des compagnies. Surtout, ce qui compte n'est pas le coût de l'avion, mais son coût par passager transporté. Un A380 à moitié vide reste un gouffre financier. En revanche, avec un prix du kérosène qui demeure élevé, lorsqu'il décolle avec plus de 500 voyageurs à bord, son coût par siège devient particulièrement compétitif. L'économie du transport aérien repose ici sur une logique de volume. Plus l'avion est rempli, plus les coûts fixes sont répartis entre les passagers. À cela s'ajoute la saturation de nombreux grands hubs internationaux comme Londres-Heathrow, Dubaï ou Singapour. Les créneaux de décollage et d'atterrissage y sont devenus si rares qu'il est souvent plus rentable de transporter davantage de passagers avec un seul avion plutôt que de multiplier les vols. L'histoire de l'Airbus A380 rappelle ainsi qu'en économie, un produit peut être considéré comme un échec à un moment donné avant de redevenir une solution quelques années plus tard. L'A380 n'a pas changé. C'est le marché qui a changé. À sa manière, le géant des airs ressemble aujourd'hui au phénix: un avion que l'on croyait disparu, mais qui renaît de ses cendres.

Aujourd'hui l'économie
Marché carbone européen: pourquoi la Commission veut le réformer

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 3:15


La Commission européenne présente vendredi 17 juillet une réforme très attendue du marché carbone européen. Un dispositif qui influence à la fois le coût de l'énergie pour les industriels, leurs investissements et la stratégie climatique de l'Union européenne. Mais alors que le prix du carbone a fortement augmenté ces dernières années, Bruxelles doit désormais trouver le bon équilibre entre décarbonation et compétitivité industrielle. Le marché carbone européen repose sur un principe finalement assez simple. Plutôt que d'imposer les mêmes règles à toutes les entreprises, Bruxelles fixe un plafond global d'émissions de CO₂ pour les secteurs les plus polluants, comme les centrales électriques, les cimenteries, les aciéries, les raffineries ou encore l'industrie chimique. L'Union européenne distribue ensuite ou met aux enchères des quotas d'émission. Concrètement, un quota correspond au droit d'émettre une tonne de CO₂. C'est là que le marché entre en jeu. Chaque entreprise doit restituer autant de quotas que de tonnes de CO₂ qu'elle a effectivement émises. Si elle pollue davantage que prévu, elle doit acheter des quotas supplémentaires. À l'inverse, si elle réduit ses émissions, elle peut revendre les quotas dont elle n'a plus besoin. Le prix du carbone évolue ainsi en fonction de l'offre et de la demande. Plus les quotas deviennent rares, plus leur prix augmente. L'objectif est de rendre progressivement la pollution plus coûteuse afin d'inciter les entreprises à investir dans des technologies moins émettrices plutôt que de continuer à payer pour leurs émissions. Cette logique a produit des résultats. Les quotas sont devenus plus rares afin d'encourager les groupes à réduire leurs émissions, et les émissions des secteurs concernés ont été divisées par deux depuis 2005. Mais cette réussite a aussi une conséquence : le prix des quotas carbone a fortement augmenté. À lire aussiComment expliquer les difficultés de l'industrie européenne? Pourquoi le marché carbone est-il aujourd'hui contesté ? C'est tout le paradoxe du système. Un prix du carbone élevé est une bonne nouvelle pour le climat, mais il représente également un coût supplémentaire pour les industriels. Aujourd'hui, la tonne de CO2 s'échange autour de 70 euros. Pour certaines entreprises, cela représente plusieurs centaines de millions d'euros de dépenses supplémentaires chaque année. Or ces industriels sont déjà confrontés à de nombreuses difficultés. Ils paient une énergie plus chère qu'aux États-Unis, font face à une concurrence chinoise particulièrement agressive et doivent investir des sommes considérables pour décarboner leurs usines. Résultat : de nombreux acteurs économiques estiment que le marché carbone est devenu trop exigeant. Ils ne remettent pas forcément en cause son principe, mais demandent davantage de temps pour s'adapter aux nouvelles contraintes. Une réforme sous haute tension entre climat et compétitivité C'est précisément pour répondre à ces inquiétudes que la Commission européenne présente une réforme du marché carbone. L'objectif n'est pas de supprimer ce mécanisme, qui reste le principal outil climatique de l'Union européenne, mais de réfléchir à plusieurs ajustements. Sur ces évolutions, les États membres sont loin d'être unanimes. Les pays du sud et de l'est de l'Europe, comme l'Italie ou la Pologne, réclament un assouplissement important afin de soutenir leur industrie. À l'inverse, les pays nordiques ou encore l'Espagne craignent qu'un recul ne ralentisse la transition écologique. Quant à la France et à l'Allemagne, elles défendent une position plus nuancée : préserver le marché carbone tout en lui apportant davantage de flexibilité pour tenir compte des difficultés économiques actuelles. Au fond, la question est simple : comment continuer à faire payer le carbone pour accélérer la transition écologique sans pousser les industriels à produire ailleurs ? C'est tout l'enjeu de la réforme que présente la Commission européenne.

Aujourd'hui l'économie
Ikea en difficulté: pourquoi le géant mondial du meuble est contraint de se réinventer

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 2:37


Longtemps considéré comme un modèle du commerce mondial, Ikea traverse une période délicate. Baisse des bénéfices, fermetures de magasins, suppressions de postes, concurrence d'Amazon et de Temu... Le numéro un mondial de l'ameublement est confronté à un profond changement des habitudes de consommation. Pour rester compétitif, le groupe suédois transforme progressivement son modèle économique. Présent dans plus de 60 pays, avec plus de 800 magasins et un chiffre d'affaires annuel de près de 45 milliards d'euros, Ikea reste le leader mondial de l'ameublement. Pourtant, le groupe suédois traverse l'une des périodes les plus compliquées de son histoire. Ses bénéfices diminuent, son chiffre d'affaires recule légèrement, des milliers de postes sont supprimés et plusieurs magasins historiques vont fermer leurs portes. C'est notamment le cas en Chine, où sept sites doivent disparaître, mais aussi en Suède, le pays où l'entreprise est née. En France également, Ikea revoit son organisation pour s'adapter à un marché devenu beaucoup plus difficile. Historiquement, la force d'Ikea reposait sur son excellent rapport qualité-prix. Mais aujourd'hui, les consommateurs disposent de nombreuses alternatives : Amazon, Temu, Shein ou encore d'autres enseignes d'ameublement proposent des produits comparables, souvent livrés très rapidement. Les habitudes d'achat ont profondément changé. Un modèle historique bousculé par le commerce en ligne Le modèle historique d'Ikea reposait sur ses immenses magasins installés en périphérie des villes. Les clients parcouraient plusieurs kilomètres pour visiter ces entrepôts de près de 30 000 mètres carrés, où ils venaient acheter une simple étagère et repartaient finalement avec des coussins, des verres ou encore des bougies. Mais ce modèle est aujourd'hui remis en question. Avant même d'entrer dans un magasin, les consommateurs comparent désormais les prix sur leur smartphone. Ils souhaitent acheter rapidement et être livrés à domicile en quelques jours, voire quelques heures. Le développement du commerce en ligne bouleverse ainsi le fonctionnement historique d'Ikea. À cela s'ajoute un contexte économique moins favorable. Après les confinements, de nombreux ménages ont déjà renouvelé leur mobilier. Surtout, le ralentissement du marché immobilier pèse directement sur les ventes de meubles : moins de logements vendus signifie aussi moins d'achats d'équipements. Toute la filière est concernée. Enfin, Ikea doit également faire face à une hausse de ses coûts de production, notamment celle du bois, sa principale matière première. La stratégie d'Ikea pour préparer l'avenir Malgré ces difficultés, Ikea est loin d'être en danger. Le groupe reste le numéro un mondial de l'ameublement et conserve un atout de taille : contrairement à de nombreuses grandes entreprises, il n'est pas coté en Bourse. Il n'est donc pas soumis à la pression d'actionnaires exigeant des bénéfices toujours plus élevés chaque trimestre. Cette indépendance permet à Ikea d'accepter une baisse temporaire de ses profits afin d'investir dans sa transformation. Cette stratégie passe notamment par une évolution de son réseau de magasins. Le groupe développe des points de vente plus petits, installés dans les centres-villes ou les villes moyennes, tout en renforçant les services de livraison et de retrait de commandes. L'objectif est d'être plus proche des clients et de répondre à leurs nouvelles habitudes de consommation. Pendant des décennies, Ikea a inventé une nouvelle façon d'acheter des meubles. Son défi est désormais d'inventer une nouvelle façon de les vendre.