Podcasts about entreprises

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HORIZONS TECH by ENI
#79 : Magali De Labareyre : Comment rester employable dans la tech à l'ère de l'IA ?

HORIZONS TECH by ENI

Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 31:08


Dans cet épisode d'HorizonTech by ENI, Estelle Adam reçoit Magali De Labareyre, Talent Acquisition Manager chez OVHcloud, pour décrypter les grandes mutations du marché de la tech.Intelligence artificielle, cybersécurité, souveraineté numérique, évolution du métier de développeur, nouvelles attentes des recruteurs : les compétences recherchées ne se limitent plus à la maîtrise d'un langage ou d'un framework. Aujourd'hui, ce qui fait la différence, c'est la capacité à apprendre en continu, à expérimenter, à documenter, à collaborer et à transformer ses compétences en impact concret pour l'entreprise.Magali partage son regard de recruteuse sur un marché qui a mûri, où les profils tech restent recherchés, mais doivent désormais démontrer curiosité, veille active, recul technique et capacité d'adaptation. Un échange essentiel pour comprendre comment rester employable en 2026 et se préparer aux métiers de demain.LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/magali-de-labareyre-doignon/?skipRedirect=trueSite web : https://www.ovhcloud.com/fr/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Bientôt chez vous
Au Japon, des entreprises s'équipent de "frigos pour humains" pour rafraîchir leurs employés

Bientôt chez vous

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 2:07


durée : 00:02:07 - par : Loïc Pialat, Yann Rousseau - Alors que la canicule frappe le Japon, les entreprises cherchent des moyens de rafraîchir leurs employés, notamment ceux qui travaillent en extérieur. Plusieurs sociétés s'équipent désormais de "frigos pour humains". Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Aujourd'hui l'économie
Marché carbone européen: pourquoi la Commission veut le réformer

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 3:15


La Commission européenne présente vendredi 17 juillet une réforme très attendue du marché carbone européen. Un dispositif qui influence à la fois le coût de l'énergie pour les industriels, leurs investissements et la stratégie climatique de l'Union européenne. Mais alors que le prix du carbone a fortement augmenté ces dernières années, Bruxelles doit désormais trouver le bon équilibre entre décarbonation et compétitivité industrielle. Le marché carbone européen repose sur un principe finalement assez simple. Plutôt que d'imposer les mêmes règles à toutes les entreprises, Bruxelles fixe un plafond global d'émissions de CO₂ pour les secteurs les plus polluants, comme les centrales électriques, les cimenteries, les aciéries, les raffineries ou encore l'industrie chimique. L'Union européenne distribue ensuite ou met aux enchères des quotas d'émission. Concrètement, un quota correspond au droit d'émettre une tonne de CO₂. C'est là que le marché entre en jeu. Chaque entreprise doit restituer autant de quotas que de tonnes de CO₂ qu'elle a effectivement émises. Si elle pollue davantage que prévu, elle doit acheter des quotas supplémentaires. À l'inverse, si elle réduit ses émissions, elle peut revendre les quotas dont elle n'a plus besoin. Le prix du carbone évolue ainsi en fonction de l'offre et de la demande. Plus les quotas deviennent rares, plus leur prix augmente. L'objectif est de rendre progressivement la pollution plus coûteuse afin d'inciter les entreprises à investir dans des technologies moins émettrices plutôt que de continuer à payer pour leurs émissions. Cette logique a produit des résultats. Les quotas sont devenus plus rares afin d'encourager les groupes à réduire leurs émissions, et les émissions des secteurs concernés ont été divisées par deux depuis 2005. Mais cette réussite a aussi une conséquence : le prix des quotas carbone a fortement augmenté. À lire aussiComment expliquer les difficultés de l'industrie européenne? Pourquoi le marché carbone est-il aujourd'hui contesté ? C'est tout le paradoxe du système. Un prix du carbone élevé est une bonne nouvelle pour le climat, mais il représente également un coût supplémentaire pour les industriels. Aujourd'hui, la tonne de CO2 s'échange autour de 70 euros. Pour certaines entreprises, cela représente plusieurs centaines de millions d'euros de dépenses supplémentaires chaque année. Or ces industriels sont déjà confrontés à de nombreuses difficultés. Ils paient une énergie plus chère qu'aux États-Unis, font face à une concurrence chinoise particulièrement agressive et doivent investir des sommes considérables pour décarboner leurs usines. Résultat : de nombreux acteurs économiques estiment que le marché carbone est devenu trop exigeant. Ils ne remettent pas forcément en cause son principe, mais demandent davantage de temps pour s'adapter aux nouvelles contraintes. Une réforme sous haute tension entre climat et compétitivité C'est précisément pour répondre à ces inquiétudes que la Commission européenne présente une réforme du marché carbone. L'objectif n'est pas de supprimer ce mécanisme, qui reste le principal outil climatique de l'Union européenne, mais de réfléchir à plusieurs ajustements. Sur ces évolutions, les États membres sont loin d'être unanimes. Les pays du sud et de l'est de l'Europe, comme l'Italie ou la Pologne, réclament un assouplissement important afin de soutenir leur industrie. À l'inverse, les pays nordiques ou encore l'Espagne craignent qu'un recul ne ralentisse la transition écologique. Quant à la France et à l'Allemagne, elles défendent une position plus nuancée : préserver le marché carbone tout en lui apportant davantage de flexibilité pour tenir compte des difficultés économiques actuelles. Au fond, la question est simple : comment continuer à faire payer le carbone pour accélérer la transition écologique sans pousser les industriels à produire ailleurs ? C'est tout l'enjeu de la réforme que présente la Commission européenne.

Aujourd'hui l'économie
Ikea en difficulté: pourquoi le géant mondial du meuble est contraint de se réinventer

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 2:37


Longtemps considéré comme un modèle du commerce mondial, Ikea traverse une période délicate. Baisse des bénéfices, fermetures de magasins, suppressions de postes, concurrence d'Amazon et de Temu... Le numéro un mondial de l'ameublement est confronté à un profond changement des habitudes de consommation. Pour rester compétitif, le groupe suédois transforme progressivement son modèle économique. Présent dans plus de 60 pays, avec plus de 800 magasins et un chiffre d'affaires annuel de près de 45 milliards d'euros, Ikea reste le leader mondial de l'ameublement. Pourtant, le groupe suédois traverse l'une des périodes les plus compliquées de son histoire. Ses bénéfices diminuent, son chiffre d'affaires recule légèrement, des milliers de postes sont supprimés et plusieurs magasins historiques vont fermer leurs portes. C'est notamment le cas en Chine, où sept sites doivent disparaître, mais aussi en Suède, le pays où l'entreprise est née. En France également, Ikea revoit son organisation pour s'adapter à un marché devenu beaucoup plus difficile. Historiquement, la force d'Ikea reposait sur son excellent rapport qualité-prix. Mais aujourd'hui, les consommateurs disposent de nombreuses alternatives : Amazon, Temu, Shein ou encore d'autres enseignes d'ameublement proposent des produits comparables, souvent livrés très rapidement. Les habitudes d'achat ont profondément changé. Un modèle historique bousculé par le commerce en ligne Le modèle historique d'Ikea reposait sur ses immenses magasins installés en périphérie des villes. Les clients parcouraient plusieurs kilomètres pour visiter ces entrepôts de près de 30 000 mètres carrés, où ils venaient acheter une simple étagère et repartaient finalement avec des coussins, des verres ou encore des bougies. Mais ce modèle est aujourd'hui remis en question. Avant même d'entrer dans un magasin, les consommateurs comparent désormais les prix sur leur smartphone. Ils souhaitent acheter rapidement et être livrés à domicile en quelques jours, voire quelques heures. Le développement du commerce en ligne bouleverse ainsi le fonctionnement historique d'Ikea. À cela s'ajoute un contexte économique moins favorable. Après les confinements, de nombreux ménages ont déjà renouvelé leur mobilier. Surtout, le ralentissement du marché immobilier pèse directement sur les ventes de meubles : moins de logements vendus signifie aussi moins d'achats d'équipements. Toute la filière est concernée. Enfin, Ikea doit également faire face à une hausse de ses coûts de production, notamment celle du bois, sa principale matière première. La stratégie d'Ikea pour préparer l'avenir Malgré ces difficultés, Ikea est loin d'être en danger. Le groupe reste le numéro un mondial de l'ameublement et conserve un atout de taille : contrairement à de nombreuses grandes entreprises, il n'est pas coté en Bourse. Il n'est donc pas soumis à la pression d'actionnaires exigeant des bénéfices toujours plus élevés chaque trimestre. Cette indépendance permet à Ikea d'accepter une baisse temporaire de ses profits afin d'investir dans sa transformation. Cette stratégie passe notamment par une évolution de son réseau de magasins. Le groupe développe des points de vente plus petits, installés dans les centres-villes ou les villes moyennes, tout en renforçant les services de livraison et de retrait de commandes. L'objectif est d'être plus proche des clients et de répondre à leurs nouvelles habitudes de consommation. Pendant des décennies, Ikea a inventé une nouvelle façon d'acheter des meubles. Son défi est désormais d'inventer une nouvelle façon de les vendre.

TOPFM MAURITIUS
Marché du travail : les attentes des jeunes et des femmes évoluent, les entreprises peinent à suivre

TOPFM MAURITIUS

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 2:19


Marché du travail : les attentes des jeunes et des femmes évoluent, les entreprises peinent à suivre by TOPFM MAURITIUS

SMART IMPACT
Achats responsables : les grandes entreprises prennent conscience de l'intérêt ?

SMART IMPACT

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 12:49


80 % des organisations les plus performantes en termes d'achats responsables identifient l'innovation comme la principale source de retour sur investissement de leurs programmes. C'est l'un des principaux résultats du baromètre des achats responsables 2026 d'Ecovadis et Accenture. Ce qui les pousse à être plus exigeantes envers leurs fournisseurs. ----------------------------------------------------------------------- SMART IMPACT - Le magazine de l'économie durable et responsable SMART IMPACT, votre émission dédiée à la RSE et à la transition écologique des entreprises. Découvrez des actions inspirantes, des solutions innovantes et rencontrez les leaders du changement.

Reportage France
En France, un retour de la consigne loin d'atteindre les objectifs gouvernementaux

Reportage France

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 3:30


La France produit plus de 340 millions de tonnes de déchets chaque année, certains sont recyclés, d'autres brûlés et beaucoup finissent dans la nature et polluent notre environnement. Pour réduire cette pollution, la loi française mise notamment sur le retour de la consigne en verre, plus économique et plus écologique, une consigne qui avait disparu dans les années 1960 au profit du plastique jetable notamment. Depuis un an, une expérimentation est menée dans l'ouest du pays pour la relancer, c'est le projet ReUse, avec l'objectif de la généraliser et d'atteindre 10 % d'emballages consignés dès l'année prochaine sur tout le territoire.  Dans un Super U de Nantes depuis un an, c'est une discrète révolution dans les rayons. L'emballage de quelques produits est désormais consigné. Lorsqu'un client achète certaines eaux, un jus de pomme ou une soupe de poisson, il paye un petit supplément, entre 0,10 et 0,20 € par produit. Il peut ensuite rapporter les bouteilles vides et récupérer cette consigne. « Une à deux fois par semaine, j'ai des bouteilles que je redépose ici. Tout n'est pas encore dans des emballages réutilisables, donc je ne peux pas faire ça systématiquement, regrette Carina Rabanelli, une cliente régulière. Mais une fois qu'on prend le réflexe, ça rentre vite dans le quotidien. » Pour cette cliente, les raisons d'utiliser la consigne sont multiples : « On le fait par souci de moins consommer, par souci pour la planète, par souci pour nos enfants. » À l'entrée du magasin, une grosse machine violette avale les bouteilles vides qu'elle rapporte et lui rend le montant de la consigne, soit par virement bancaire, soit en bon d'achat. Mais dans le magasin, seulement une quinzaine de produits sont consignés sur 40 000 vendus. Et si la majorité des clients rencontrés ce jour-là semblent intéressés par le principe, ils n'ont jamais remarqué le dispositif ou ne se sont jamais lancés. « Si ça peut être un modèle plus écologique et qui fonctionne, pourquoi pas ?, concède un client. Et je pense que j'essaierai à l'occasion. » À lire aussiL'UE tente de s'entendre pour réduire les emballages mais les dérogations s'accumulent Obliger les industriels à coopérer Les bouteilles collectées au supermarché sont ensuite acheminées dans une usine de lavage. Les bouteilles passent dans une immense machine à laver, puis elles sont séchées et un système de caméra vérifie qu'elles sont intactes avant d'être réempilées en palettes, prêtes à retourner dans le système. Comme le verre est un matériau très résistant, une bouteille peut être réutilisée jusqu'à 50 fois. « Quand on fabrique une bouteille en verre, il faut chauffer du sable et du calsyn à 1 500 degrés pendant 24 h, explique Yann Priou, le directeur général de l'usine Bout' à Bout'. Ça consomme beaucoup, beaucoup d'énergie. Et entre refabriquer une bouteille en verre neuve et laver une bouteille, c'est 80 % d'énergie en moins, donc 80 % de CO₂ en moins. Et en ce moment, le fait de réduire nos émissions de CO₂, c'est quand même un des enjeux majeurs. Et ça paraît contre-intuitif, mais laver une bouteille en verre, ça consomme moins d'eau que d'en refabriquer une nouvelle. Ça consomme à peu près deux fois moins d'eau. » Mais au bout d'un an, seulement un quart des bouteilles vendues ont été retournées et réemployées. Pourtant, dans son usine, Yann Priou a la capacité d'en laver beaucoup plus. « Non, les chiffres ne sont clairement pas au niveau des objectifs initiaux. Là où on a un vrai sujet, c'est de pouvoir augmenter les volumes et développer la filière, souligne-t-il. Parce que, à grande échelle, le réemploi coûte moins cher que le recyclage. » Mais bien trop peu de produits sont consignés dans les supermarchés. Ils sont parfois plus chers et mal exposés. Ce qu'il faut, c'est surtout obliger les industriels à coopérer, plaide Bastien Faure, directeur de l'ONG Zero Waste France, alors que pour l'instant, on compte sur leur bonne volonté. « Coca, Nestlé, Danone... ces industriels ont leur modèle économique, il est basé sur de l'emballage jetable. Le réemploi vient directement en contradiction avec ça, dénonce-t-il. Et leur demander de volontairement développer une filière de réemploi qui vient renier leurs marges, qui vient s'attaquer à leur modèle même, c'est illusoire de s'attendre à ce qu'ils le fassent volontairement. » L'expérimentation de la consigne dans l'ouest du pays a eu le mérite de montrer que le système fonctionne. C'est un pas de géant, mais encore insuffisant pour atteindre l'objectif fixé par la loi. Atteindre 10 % de consigne en 2027, on est aujourd'hui à moins de 2 %. À lire aussiPourquoi le recyclage seul ne suffit pas pour en finir avec la pollution plastique?

Aujourd'hui l'économie
14-Juillet: pourquoi le défilé militaire est stratégique pour l'industrie de la défense française

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 3:23


Le défilé militaire du 14-Juillet est bien plus qu'une cérémonie républicaine. Derrière les avions, les blindés et les uniformes qui remontent les Champs-Élysées, se joue aussi une bataille économique. Véritable vitrine du savoir-faire français, l'événement est devenu un rendez-vous incontournable pour l'industrie de la défense, à l'heure où le réarmement mondial accélère. Comme chaque 14-Juillet, près de 7 000 femmes et hommes défilent sur les Champs-Élysées, accompagnés de centaines d'avions, d'hélicoptères et de véhicules militaires. Mais derrière la symbolique républicaine et la démonstration de force, le défilé est aussi un immense rendez-vous d'affaires. Dans la tribune présidentielle et autour de la place de la Concorde, il n'y a pas seulement des responsables politiques et des diplomates. Des délégations militaires étrangères sont également présentes pour observer les matériels français et poursuivre des discussions engagées parfois depuis plusieurs mois. Chaque appareil qui survole Paris, chaque blindé qui descend les Champs-Élysées, chaque équipement présenté est scruté avec attention. Pour les industriels français, le défilé constitue une vitrine unique de leur savoir-faire, dans un décor qu'aucun salon professionnel ne peut reproduire. À lire aussiL'Europe se réarme, le secteur de la défense se frotte les mains Un marché de la défense en pleine accélération Cette année, le contexte géopolitique donne une dimension encore plus stratégique au défilé. Avec la guerre en Ukraine, les tensions au Proche-Orient et le réarmement engagé dans de nombreuses régions du monde, le marché mondial de la défense connaît une forte accélération. Les budgets militaires augmentent, les États cherchent à reconstituer leurs stocks, à moderniser leurs armées et à se doter rapidement de nouveaux équipements. Dans ce contexte, les industriels français bénéficient de nombreuses opportunités, même si la concurrence s'intensifie face aux groupes américains, sud-coréens ou encore turcs. La France s'est d'ailleurs imposée comme le deuxième exportateur mondial d'armement, derrière les États-Unis. Le Rafale illustre parfaitement cette dynamique. L'avion de combat de Dassault est devenu la locomotive des exportations françaises, avec des commandes qui se comptent désormais par centaines d'appareils. Et lorsqu'un pays achète un Rafale, il n'achète pas seulement un avion : il signe aussi pour des décennies de maintenance, de formation, de pièces détachées et de fournitures de missiles. Mais le succès français ne repose pas uniquement sur les avions de chasse. Les canons Caesar, dont les performances ont été remarquées en Ukraine, les frégates, les sous-marins, les hélicoptères, les missiles ou encore les radars de Thales séduisent eux aussi de nombreux pays. À lire aussiLa guerre au Moyen-Orient relance le marché mondial de la défense aérienne Le défi des industriels : produire plus vite Ces exportations donnent un bol d'air à la balance commerciale française, mais elles créent aussi un paradoxe pour les industriels du secteur. La filière de défense emploie plus de 200 000 personnes, directement ou indirectement. Pourtant, les carnets de commandes sont aujourd'hui si remplis que certaines usines peinent à suivre le rythme. Les industriels investissent massivement pour augmenter leurs capacités de production. Ils recrutent, agrandissent leurs sites, automatisent certaines chaînes et cherchent à sécuriser leurs sous-traitants. Malgré cela, plusieurs sites sont confrontés à des goulots d'étranglement qui ralentissent les livraisons. Or, dans un contexte où les besoins militaires sont immédiats, attendre plusieurs années avant d'être livré peut pousser certains clients à se tourner vers d'autres fournisseurs. Le défi de l'industrie française de la défense n'est donc plus seulement de vendre ses équipements. Il est désormais de les produire en quantité suffisante et surtout suffisamment vite.

À propos
Paris sportifs : comment les entreprises tentent de dribbler la loi - « À propos », le podcast du Soir

À propos

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 11:02


Parier sur une victoire de son pays favori. Sur le nombre de corners en une mi temps ou sur le fait qu'à la fin, c'est Lukaku qui marque un but. Le réflexe est devenu presque pavlovien pour de nombreux et nombreuses fans de foot. Mais le secteur du pari sportif est réglementé. Les bookmakers ne peuvent heureusement pas faire n'importe quoi. Mais vous allez l'entendre, ils flirtent parfois avec les limites de la loi. On en parle avec Julien Bialas du pôle Enquêtes.« À propos », c'est notre sélection de l'actualité, du lundi au vendredi sur Le Soir et votre plateforme de podcasts préférée. Retrouvez tous les podcasts du journal « Le Soir » sur https://podcasts.lesoir.be

40 nuances de Next
[VIVATECH 2026] Octolo : la legaltech qui veut alléger la vie des entreprises - Inès Hamy

40 nuances de Next

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 24:29


Une bonne tech doit parfois disparaître derrière l'usage.C'est l'une des convictions d'Inès Hamy, cofondatrice d'Octolo, une legaltech qui veut fluidifier la gouvernance des entreprises.Avec Octolo, l'objectif n'est pas de forcer les clients à changer brutalement leurs habitudes, mais de s'adapter à leur manière de fonctionner pour rendre les AG, votes, signatures, registres et documents juridiques plus simples à gérer.Dans cet épisode, Inès explique pourquoi elle a construit son produit à partir des irritants du terrain, plutôt qu'à partir d'une vision théorique de la gouvernance.Un épisode pour comprendre pourquoi, dans la legaltech, la vraie innovation n'est pas seulement technique : elle se joue dans l'adoption.À l'animation :Solène Etienne, cofondatrice de FeuilleBlancheUn podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, producteurs de médias, podcasts et récits stratégiques pour les marques.À vos écouteurs

Le journal de l'emploi en Dordogne
Maintenance et bâtiment : deux entreprises recrutent en Dordogne

Le journal de l'emploi en Dordogne

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 0:44


durée : 00:00:44 - Une entreprise spécialisée dans le démontage d'ascenseurs et une société experte de la restauration du patrimoine recherchent de nouveaux collaborateurs. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Aujourd'hui l'économie
Le surprenant retour en grâce des géants du tabac

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 3:13


Longtemps considérée comme une industrie en déclin, l'industrie du tabac retrouve les faveurs des investisseurs. Portés par le succès des sachets de nicotine, du tabac chauffé et de la cigarette électronique, des groupes comme Philip Morris voient leur valorisation boursière s'envoler. Derrière ce regain d'intérêt, c'est toute la transformation du modèle économique des cigarettiers qui séduit aujourd'hui les marchés. Contre toute attente, le tabac redevient une valeur d'avenir en Bourse. Les marchés financiers parient désormais sur les sachets de nicotine, le tabac chauffé et les cigarettes électroniques pour assurer la croissance d'un secteur que beaucoup croyaient condamné. Car ce ne sont plus les cigarettes à proprement parler qui séduisent les investisseurs. Ce qui les intéresse désormais, c'est la capacité des industriels à transformer leur modèle économique. Depuis une dizaine d'années, les grands groupes du secteur investissent massivement dans les produits de nicotine sans combustion. Si la cigarette électronique est désormais bien connue du grand public, le tabac chauffé et les sachets de nicotine connaissent, eux aussi, un essor rapide. Ces nouveaux produits répondent à une double logique. D'un côté, ils permettent de conserver des consommateurs qui souhaitent abandonner la cigarette traditionnelle sans renoncer à la nicotine. De l'autre, ils offrent aux industriels un nouveau relais de croissance alors que les ventes de cigarettes continuent de reculer dans de nombreux pays. À lire aussiLe géant du tabac BAT supprime des milliers de postes dans le monde face au déclin des ventes de tabac Philip Morris, symbole de la transformation de l'industrie du tabac Philip Morris illustre parfaitement cette mutation. De prime abord, on pourrait penser que le fabricant historique de cigarettes est fragilisé par la baisse du tabagisme. Pourtant, c'est tout l'inverse. Depuis le début de l'année 2024, sa valeur boursière a quasiment doublé pour atteindre près de 250 milliards de dollars. Une progression qui s'explique par un changement profond de stratégie. Le groupe continue bien sûr de produire des cigarettes, mais cette activité n'est plus son unique moteur de croissance. Philip Morris a fortement développé le tabac chauffé ainsi que les sachets de nicotine. Les investisseurs considèrent désormais que ces nouveaux produits pourraient représenter une part croissante des bénéfices du groupe dans les années à venir. Cette évolution illustre une réalité économique plus large : les marchés ne valorisent pas uniquement les résultats actuels d'une entreprise, mais surtout sa capacité à générer des bénéfices futurs. Lorsqu'un investisseur achète une action, il achète en quelque sorte les profits espérés des dix, quinze ou vingt prochaines années. C'est précisément pour cette raison qu'une amélioration des perspectives de croissance peut faire bondir la valorisation d'une entreprise. C'est exactement ce qui se produit aujourd'hui dans le secteur du tabac. Les investisseurs estiment que les grands cigarettiers pourraient continuer à créer de la valeur pendant encore plusieurs décennies grâce à leurs nouvelles activités. De la cigarette à un écosystème de nicotine : un nouveau défi économique et sanitaire La transformation du secteur ne consiste plus simplement à vendre des paquets de cigarettes. Les industriels développent désormais un véritable écosystème composé d'appareils, de recharges, de sachets de nicotine et de services destinés à fidéliser les consommateurs sur le long terme. Mais cette évolution soulève également de nombreuses interrogations. Pour les industriels, ces nouveaux produits représentent l'avenir du secteur et la clé de leur croissance future. Pour les autorités sanitaires, la question est beaucoup plus complexe. Si ces produits peuvent contribuer à faire reculer la consommation de cigarettes traditionnelles, ils entretiennent néanmoins une dépendance à la nicotine et pourraient attirer de nouveaux consommateurs, en particulier parmi les plus jeunes. Tout l'enjeu des prochaines années sera donc de trouver un équilibre entre innovation économique, rentabilité des entreprises et protection de la santé publique. C'est précisément cette équation que les investisseurs observent aujourd'hui de très près, convaincus que l'avenir des géants du tabac se jouera désormais bien au-delà de la cigarette traditionnelle. À lire aussiArrêter de fumer : les conseils d'une addictologue

Estelle Midi
Le changement du jour - Élise Goldfarb, chroniqueuse : "Samedi, je voulais commander sur Uber Eats... J'étais sous la clim, je n'avais pas compris à quel point c'était grave... Toutes les entreprises de livraison ont annulé !"

Estelle Midi

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 1:44


Avec : Jérôme Lavrilleux, propriétaire de gîtes. Élise Goldfarb, entrepreneure. Et Pierre Rondeau, économiste. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

Riche et Heureux - Le Podcast
#98: Elle quitte son CDI, investit dans l'immobilier et vit aujourd'hui de ses entreprises

Riche et Heureux - Le Podcast

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 49:00


Découvre gratuitement ma méthode pour développer un business Amazon rentableDans ce nouvel épisode, je reçois Myriam Bastet, entrepreneure, investisseuse immobilière et cheffe d'entreprise.On revient sur son parcours, son déclic pour quitter le salariat, la création de son activité, l'investissement immobilier, Amazon FBA, les difficultés de l'entrepreneuriat et sa vision de la liberté financière.Un échange sincère, sans filtre, sur les choix, les doutes et les apprentissages qui l'ont amenée à construire une vie plus libre.Bonne écoute !

Karim Benamor
RNE : le Registre National des Entreprises passe au tout numérique, avec son directeur général Adel Chouari

Karim Benamor

Play Episode Listen Later Jul 11, 2026 32:26


Depuis le 1er juillet 2026, le Registre National des Entreprises ne traite plus aucun dossier papier. Toutes les démarches, immatriculation, modification, dépôt des états financiers, passent désormais par une plateforme entièrement en ligne. Une semaine après ce changement, Mohamed Adel Chouari, directeur général du RNE, était l'invité de Karim Benamor dans Bel Azur, sur RTCI. Un entretien qui revient sur les premiers résultats, les points de friction, et les prochaines étapes de cette transformation. Au sommaire de cet épisode : * le bilan chiffré des six premiers jours, comptes activés et transactions réalisées * le fonctionnement du nouveau compte entreprise, pensé comme un coffre-fort numérique * ce qui change pour les professionnels, avocats, comptables et conseillers fiscaux, qui accompagnent leurs clients sur la plateforme * la fracture numérique, et l'accompagnement prévu pour les usagers les plus éloignés des outils digitaux * la continuité de service en l'absence de tout recours au papier * l'échéance du 31 juillet pour le dépôt des états financiers, et les risques d'engorgement de la plateforme * l'ouverture prochaine de l'accès des banques et des assurances aux données du RNE, dans le cadre de leurs obligations de vigilance client * la coordination en cours avec la Banque Centrale de Tunisie et la Direction Générale des Impôts, pour unifier à terme le dépôt des états financiers * la fin d'un vide juridique entre la naissance fiscale et la naissance juridique d'une entreprise, la patente et l'immatriculation au RNE étant désormais générées au même instant * ce qu'il faut faire dès maintenant pour obtenir son identité numérique, Mobile ID pour les particuliers, DigiGo pour les entreprises Un épisode utile pour tout chef d'entreprise, tout indépendant, et tout porteur de projet en Tunisie concerné par ces nouvelles démarches. Bel Azur, du lundi au vendredi de 12h à 14h, sur RTCI.

Le Journal de l'Economie
Proposition du comité de suivi des retraites, inquiétude des dirigeants de PME et 145 millions d'euros d'aide pour les agriculteurs

Le Journal de l'Economie

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 9:13


Au sommaire :Le comité de suivi des retraites propose de sous-indexer la revalorisation des pensions de retraite pour rétablir l'équilibre du système, une mesure politiquement difficile à appliquer.Les dirigeants de PME s'inquiètent de la dégradation de la conjoncture économique, notamment dans les secteurs des transports et de la construction, en raison de la guerre au Moyen-Orient.Le gouvernement débloque 145 millions d'euros pour aider les agriculteurs à se procurer des engrais, face à la flambée des prix.Le déficit des collectivités locales s'est réduit en 2025 grâce à la reprise du marché immobilier, mais la Cour des comptes prévient d'un risque de dérapage en 2026 à cause de l'inflation.Les escroqueries à l'assurance ont encore augmenté en 2025, représentant 946 millions d'euros, mais seulement 45 millions ont été déboursés par les assureurs.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Canicule: pourquoi les vagues de chaleur menacent désormais l'industrie européenne

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 3:24


Les vagues de chaleur ne pèsent plus seulement sur notre quotidien. Elles deviennent aussi un véritable risque économique. Selon une étude du cabinet Sia Partners, les canicules sont désormais le principal risque climatique pour l'industrie lourde européenne : fatigue des salariés, manque d'eau, perturbations des transports... le changement climatique s'impose désormais comme un enjeu majeur de compétitivité pour les entreprises. Avec les records de chaleur observés ces derniers jours en Europe de l'Ouest et une grande partie de la France placée en vigilance orange canicule, les conséquences économiques du changement climatique deviennent de plus en plus visibles : tel est le principal enseignement d'un rapport publié par le cabinet Sia Partners. Pour le secteur industriel, le climat fait désormais partie des variables qu'il faut gérer au quotidien, au même titre que le prix de l'énergie, les tensions géopolitiques ou encore les difficultés d'approvisionnement. L'étude s'appuie sur l'analyse de 365 sites industriels répartis dans toute l'Europe appartenant à des secteurs stratégiques comme la sidérurgie, le raffinage, le verre, le ciment ou encore l'ammoniac. Les chercheurs ont évalué leur exposition à plusieurs risques climatiques : vagues de chaleur, stress hydrique, inondations fluviales et submersions marines. Le constat est sans appel : dès 2030, près de 300 des 365 sites étudiés seront fortement exposés aux vagues de chaleur. À lire aussiLa multiplication des événements climatiques extrêmes coûtera cher à l'économie mondiale Fatigue des salariés, manque d'eau : pourquoi les canicules ralentissent les usines À première vue, cela peut paraître surprenant. Une fonderie, un site sidérurgique ou une cimenterie fonctionnent déjà avec des fours dépassant le millier de degrés. Pourtant, ce ne sont pas les équipements qui souffrent en premier, mais bien les femmes et les hommes qui travaillent autour. Dans ces installations, les températures sont déjà très élevées. Les épisodes de chaleur extrême augmentent donc la fatigue des salariés et les risques d'accidents, réduisent les performances, et obligent parfois les entreprises à modifier les horaires de travail, à ralentir leur cadence, voire à interrompre temporairement leur activité. À l'arrivée, les conséquences sont directes : ces sociétés produisent moins, vendent moins et deviennent moins compétitives. La chaleur entraîne également un autre problème majeur : le manque d'eau. L'industrie lourde en utilise d'importants volumes pour refroidir ses installations. Or les canicules s'accompagnent souvent de sécheresses. Certaines usines doivent alors réduire leur activité faute de disposer des ressources nécessaires au fonctionnement de leurs systèmes de refroidissement. À lire aussiÉconomie verte: pourquoi le cap des 10 000 milliards de dollars marque un tournant historique Des chaînes d'approvisionnement plus fragiles face au changement climatique Les effets des vagues de chaleur dépassent largement les portes des usines. Une industrie dépend de matières premières, de routes, de voies ferrées, de ports ou encore des grands fleuves européens. Si une sécheresse réduit la navigation sur le Rhin, si une inondation coupe une ligne ferroviaire ou si un port est paralysé, c'est toute la chaîne industrielle qui est perturbée. Même une usine qui n'est pas directement touchée par la chaleur peut voir sa production s'arrêter parce qu'elle ne reçoit plus ses approvisionnements ou ne peut plus livrer ses clients. Pour Sia Partners, le défi est désormais double. Les industriels doivent poursuivre leurs investissements pour réduire leurs émissions de CO2, mais aussi adapter leurs sites aux conséquences du réchauffement climatique : mieux gérer l'eau, protéger les infrastructures, revoir l'organisation du travail ou encore sécuriser les chaînes d'approvisionnement. En clair : le changement climatique est devenu un véritable enjeu économique. Et demain, les entreprises qui auront le mieux anticipé ces nouveaux risques disposeront d'un avantage compétitif sur leurs concurrents.

Estelle Midi
Canicule, entreprises, écoles, administration : faut-il une journée de travail de 6h30 à 13h30 ? - 10/07

Estelle Midi

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 17:48


Avec : Benjamin Amar, professeur d'histoire-géographie. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Frédéric Hermel, journaliste et écrivain. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

L’invité de l’économie
L'intelligence artificielle, au cœur de la transformation des entreprises du CAC 40, avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir

L’invité de l’économie

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 9:37


Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils explorent les principaux enseignements du premier semestre 2026 sur les marchés financiers, marqué par une volatilité importante, mais aussi par une capacité remarquable des entreprises à s'adapter.L'un des points forts de cet épisode est la présentation du numéro exceptionnel d'Investir, réalisé cette année avec la participation de plus de la moitié des patrons du CAC 40. Ces chefs d'entreprise partagent leur vision et leur expérience sur la façon dont l'intelligence artificielle révolutionne en profondeur leurs organisations. Parmi les témoignages marquants, on retrouve celui de Maurice Lévy, le PDG de Publicis, qui explique comment l'IA a permis à son groupe de générer 2 milliards d'euros de revenus supplémentaires en trois ans, creusant ainsi l'écart avec ses concurrents. Bernard Arnault, le président-directeur général de LVMH, souligne quant à lui comment l'IA encourage l'esprit entrepreneurial et favorise l'audace au sein de ses équipes.Les patrons de Michelin, d'Air Liquide et de Thales apportent également leur éclairage, démontrant que l'IA n'est plus une simple couche technologique, mais bien un levier de transformation intégré au cœur de leurs activités, générant des gains de productivité et de compétitivité substantiels.François Monnier revient aussi sur les principales tendances qui ont marqué les marchés financiers au premier semestre, entre guerre au Moyen-Orient, hausse des taux d'intérêt et performances contrastées des différentes places boursières.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
France-Maroc: adversaires sur le terrain mais partenaires économiques

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 3:19


À l'occasion du quart de finale de la Coupe du monde 2026 entre la France et le Maroc, tous les regards se tournent vers le terrain où les deux sélections vont s'affronter ce jeudi 9 juillet. Mais derrière cette rivalité sportive se cache une réalité bien différente : les deux pays entretiennent aujourd'hui une relation économique étroite, fondée sur une véritable interdépendance stratégique.  Pendant des décennies, la relation économique entre la France et le Maroc reposait sur un schéma bien établi : la France investissait, exportait ses produits, ses banques et son savoir-faire, tandis que le Maroc accueillait ces investissements et constituait un marché important pour les entreprises françaises. Cette lecture appartient désormais au passé. Les économistes parlent aujourd'hui d'une interdépendance stratégique au sein de laquelle chacun apporte à l'autre des atouts devenus indispensables. La France demeure un investisseur majeur et un partenaire technologique de premier plan. Mais le Maroc est désormais devenu une plateforme industrielle, logistique et financière incontournable aux portes de l'Europe, tout en offrant un accès privilégié au continent africain. Une évolution qui s'est encore renforcée avec le partenariat d'exception signé lors de la visite d'Emmanuel Macron à Rabat, en octobre 2024. Automobile : le Maroc est devenu une plateforme industrielle incontournable Cette transformation est particulièrement visible dans l'industrie automobile. Si Renault ou Stellantis développent massivement leurs activités au Maroc, ce n'est plus seulement parce que les coûts de production y sont plus faibles, mais parce que le pays est devenu un véritable écosystème industriel. En une vingtaine d'années, le royaume a investi dans des infrastructures modernes, développé le port de Tanger, créé des centres de formation spécialisés et renforcé toute sa chaîne industrielle. Le taux d'intégration locale ne cesse d'ailleurs de progresser. Autrement dit, une part toujours plus importante des chaînes de production et de valeur est désormais réalisée directement au Maroc. Ce modèle séduit particulièrement les entreprises françaises. Produire à quelques jours de camion de la France est aujourd'hui bien plus avantageux que de produire à plusieurs semaines de bateau en Asie. Proximité géographique, stabilité politique relative, infrastructures performantes, main-d'œuvre qualifiée et environnement francophone : le Maroc dispose désormais de nombreux atouts pour les industriels européens. À lire aussiQuel avenir pour le train à grande vitesse en Afrique? Le Maroc, un partenaire stratégique pour la France… et une porte d'entrée vers l'Afrique Pour autant, la France ne bénéficie plus de la position quasi exclusive qu'elle occupait autrefois. Le Maroc a choisi de diversifier ses partenariats économiques. L'Espagne est devenue son premier partenaire commercial dans plusieurs secteurs grâce à sa proximité géographique et à sa complémentarité industrielle. La Chine investit massivement dans les batteries électriques et les nouvelles technologies, tandis que les pays du Golfe renforcent également leur présence. Mais le rôle du Maroc dépasse désormais sa seule économie nationale. Le royaume est devenu une véritable porte d'entrée vers l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale. Il offre un environnement bancaire, juridique et logistique plus lisible que de nombreux autres marchés du continent. Ainsi, pour une PME française souhaitant se développer au Sénégal, en Côte d'Ivoire ou au Bénin, Casablanca constitue souvent une première étape avant une implantation plus large en Afrique. Enfin, difficile de ne pas évoquer le rôle de la diaspora. De nombreux Franco-Marocains voient aujourd'hui le royaume comme un territoire d'opportunités professionnelles. Ils connaissent les deux marchés, parlent plusieurs langues et font le lien entre les deux rives de la Méditerranée. Si, sur la pelouse, il y aura donc forcément un vainqueur, sur le plan économique, la France et le Maroc ont compris depuis longtemps qu'en la matière, ils avaient davantage à gagner en jouant ensemble qu'en jouant l'un contre l'autre.

Débat du jour
Simplifier, est-ce reculer?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 29:30


C'est devenu le maître-mot de la Commission européenne. Dans un objectif affiché de compétitivité, les mesures de « simplification » se multiplient. Par exemple une autorisation illimitée a été accordée à certains pesticides et biocides qui étaient, jusque-là, soumis à des réévaluations tous les dix ans. Mais les ONG s'alarment et dénoncent de nombreux reculs environnementaux. La dérégulation peut-elle être positive ? Quels garde-fous à cette course en avant ? Pour en débattre : - Caroline François-Marsal, responsable des politiques européennes à l'ONG Réseau Action climat - Thomas Grjebine, économiste et enseignant à Sciences-Po - Alberto Alemanno, juriste, professeur de droit à HEC Paris, expert dans les domaines du droit et de la politique de l'Union européenne, fondateur de The Good Lobby, une initiative qui œuvre pour un meilleur accès à l'expertise et une participation plus large des citoyens à l'élaboration des politiques publiques.

Le Journal de l'Economie
Annonce d'économies par le gouvernement, sommet de l'OTAN à Ankara et intelligence artificielle dans les entreprises occidentales

Le Journal de l'Economie

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 7:42


Au sommaire :Le gouvernement français annonce 3 milliards d'euros d'économies supplémentaires, dont 1 milliard sur les dépenses sociales, suite à la révision à la baisse des prévisions de croissance pour 2026.Les pays européens et le Canada ont annoncé 50 milliards de dollars de contrats militaires lors du sommet de l'OTAN à Ankara, confirmant le renforcement de la défense européenne face à la menace russe.La Banque centrale européenne s'inquiète du risque de cyberattaques dans le secteur bancaire et demande aux grandes banques européennes de présenter leur plan de protection.L'intelligence artificielle chinoise, en open source et de plus en plus performante, séduit de plus en plus les entreprises occidentales comme alternatives aux modèles américains.Une décision de justice à Paris remet en cause la transformation de logements classiques en locations touristiques Airbnb, ce qui pourrait entraîner la suppression de 25 000 locations dans la capitale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Débat du jour
Simplifier, est-ce reculer?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 29:30


C'est devenu le maître-mot de la Commission européenne. Dans un objectif affiché de compétitivité, les mesures de « simplification » se multiplient. Par exemple une autorisation illimitée a été accordée à certains pesticides et biocides qui étaient, jusque-là, soumis à des réévaluations tous les dix ans. Mais les ONG s'alarment et dénoncent de nombreux reculs environnementaux. La dérégulation peut-elle être positive ? Quels garde-fous à cette course en avant ? Pour en débattre : - Caroline François-Marsal, responsable des politiques européennes à l'ONG Réseau Action climat - Thomas Grjebine, économiste et enseignant à Sciences-Po - Alberto Alemanno, juriste, professeur de droit à HEC Paris, expert dans les domaines du droit et de la politique de l'Union européenne, fondateur de The Good Lobby, une initiative qui œuvre pour un meilleur accès à l'expertise et une participation plus large des citoyens à l'élaboration des politiques publiques.

Happy Work
Résumé — La reconnaissance au travail : le manque numéro un dans les entreprises (et ça ne coûte presque rien)

Happy Work

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 1:51


Vous avez raté l'épisode d'hier ? Vous n'avez pas le temps d'écouter la version intégrale ? Pas d'inquiétude, Happy Work LE RÉSUMÉ est là !!!En moins de 2 minutes, l'épisode d'hier est résumé !!!!NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : cliquez iciSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Estelle Midi
On n'arrête pas le progrès : IA, ces entreprises qui reviennent à l'humain - 08/07

Estelle Midi

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 5:03


Tous les jours à 12h45, Anthony Morel vous fait découvrir les dernières actus techno, dans Estelle Midi, sur RMC.

Aujourd'hui l'économie
Les enjeux économiques et stratégiques de la visite d'Emmanuel Macron en Syrie

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 3:26


La visite d'Emmanuel Macron en Syrie ne se limite pas à un geste diplomatique. Dans un pays dévasté par plus de quatorze années de guerre, la reconstruction représente un marché estimé à 216 milliards de dollars. Derrière les enjeux politiques se dessinent donc aussi d'importantes perspectives économiques pour les entreprises françaises, dans un contexte de forte concurrence internationale. Accueilli à Damas par son homologue Ahmed al-Charaa, Emmanuel Macron effectue une visite qui revêt une dimension bien plus économique que symbolique. Après plus de quatorze années de conflit, la Syrie tente de retrouver une place dans l'économie régionale et mondiale. Car le pays part de très loin. L'économie syrienne a été profondément désorganisée par la guerre. Selon la Banque mondiale, le coût de la reconstruction est estimé à 216 milliards de dollars. Depuis la chute du régime de Bachar el-Assad en 2024 et la transition engagée par les nouvelles autorités, Damas cherche à rouvrir progressivement son économie aux investisseurs étrangers. L'objectif est clair : passer d'une économie de survie à une économie de reconstruction, avant d'engager une véritable phase de développement. C'est dans ce contexte que la visite d'Emmanuel Macron prend tout son sens. À lire aussiComment la Syrie peut-elle rebâtir son économie? Des besoins immenses qui attirent les entreprises du monde entier Le chantier est colossal. Aujourd'hui, la Syrie doit quasiment tout reconstruire. Le réseau électrique est en grande partie endommagé et les capacités de production restent insuffisantes. Les infrastructures d'eau et d'assainissement nécessitent également d'importants investissements. Les routes, les ponts, les gares ou encore certains aéroports doivent être remis en état. À cela s'ajoute la reconstruction de centaines de milliers de logements détruits ou rendus inhabitables par les combats. Autant de secteurs qui représentent de véritables opportunités pour les grandes entreprises internationales. La France dispose d'un savoir-faire reconnu dans les domaines des infrastructures, de l'énergie, de l'eau ou encore du bâtiment, mais elle est loin d'être seule sur ce marché. Les pays du Golfe, notamment les Émirats arabes unis, le Qatar et l'Arabie saoudite, se sont déjà positionnés sur plusieurs projets. La Turquie bénéficie quant à elle de sa proximité géographique tandis que la Chine manifeste également son intérêt, fidèle à sa stratégie d'investissements dans les grandes infrastructures. La reconstruction de la Syrie s'annonce ainsi comme un marché international où la concurrence est déjà engagée. Un enjeu économique... mais aussi géopolitique Au-delà des contrats, la présence des puissances étrangères en Syrie répond à des considérations stratégiques. Être présent dans la reconstruction d'un pays comme la Syrie, c'est aussi renforcer son influence dans une région où économie et géopolitique demeurent étroitement liées. Pour la France, rester à l'écart reviendrait donc à laisser ce marché à d'autres acteurs. À l'inverse, participer à cette reconstruction permettrait de conserver une présence économique et diplomatique au Moyen-Orient. Ces perspectives restent toutefois soumises à plusieurs incertitudes. La stabilité du pays demeure fragile, le cadre juridique y est encore en reconstruction et les sanctions internationales, malgré leur assouplissement progressif, continuent de freiner les échanges financiers et commerciaux. Reste enfin la question essentielle : celle du financement. Signer des contrats avec des entreprises internationales est une chose; être en mesure de les financer en est une autre. Les institutions internationales, les États du Golfe et les investisseurs privés pourraient jouer un rôle majeur, mais leur engagement dépendra largement de l'évolution de la situation politique et sécuritaire. Une chose est néanmoins certaine. Les grands acteurs qui participeront demain à la reconstruction de la Syrie seront probablement ceux dont les États auront su, dès aujourd'hui, nouer les bonnes relations diplomatiques.

Happy Work
La reconnaissance au travail : le manque numéro un dans les entreprises (et ça ne coûte presque rien)

Happy Work

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 9:13


Pourquoi la reconnaissance est-elle devenue le premier manque ressenti par les salariés ?Dans cet épisode, je reviens sur les résultats d'un sondage mené auprès de plus de 2 600 professionnels et j'explique pourquoi le manque de reconnaissance est aujourd'hui le premier facteur de démotivation au travail.Vous découvrirez pourquoi la reconnaissance ne coûte presque rien, pourquoi elle est si souvent oubliée par les managers et comment quelques mots sincères peuvent changer durablement l'engagement d'un collaborateur.Parce que chacun a besoin de sentir que son travail compte vraiment.Retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comreconnaissance au travailmanagementengagementmotivationbien-être au travailmanagerfeedbackqualité de vie au travailhappy workgaël chatelain-berry00:00 – Bob, le manager qui ne voit jamais rien 01:11 – 41% des salariés se sentent invisibles 02:07 – Pourquoi la reconnaissance compte plus que tout 03:11 – Ce que ça fait de se sentir vraiment vu 04:14 – Bob et "je les paye pour ça" 05:06 – Le vrai coût économique du manque de reconnaissance 06:16 – Reconnaissance vs récompense : ce qui marche vraimentSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Happy Work
Résumé — Le secret des entreprises où il fait bon travailler

Happy Work

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 2:04


Vous avez raté l'épisode d'hier ? Vous n'avez pas le temps d'écouter la version intégrale ? Pas d'inquiétude, Happy Work LE RÉSUMÉ est là !!!En moins de 2 minutes, l'épisode d'hier est résumé !!!!NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : cliquez iciSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le focus Éco
Cybersécurité : comment les entreprises deviennent responsables de leurs fournisseurs, avec Sylvain Lefeuvre, directeur général adjoint de Board of Cyber

Le focus Éco

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 6:26


Dans cet épisode de "Comment j'ai réussi ?", Stéphane Pedrazzi reçoit Sylvain Lefeuvre, directeur général adjoint de Board of Cyber, une plateforme d'évaluation de la cybersécurité des entreprises et de leurs fournisseurs. Il nous éclaire sur les enjeux cruciaux de la sécurité informatique dans la chaîne d'approvisionnement.Alors que les attaques par la Supply Chain ont explosé de plus de 300% depuis 2021, l'invité explique pourquoi il est désormais essentiel pour les entreprises de s'assurer du niveau de cybersécurité de leurs fournisseurs. En effet, un maillon faible dans la chaîne peut représenter une faille de sécurité majeure, donnant un accès potentiel aux systèmes d'information de l'entreprise.Pour répondre à cet enjeu, l'Europe et la France mettent en place une nouvelle réglementation, dite "NIS 2", qui va rendre les entreprises responsables du niveau de cybersécurité de leurs sous-traitants. Environ 160 000 entreprises en Europe, dont 22 000 à 25 000 en France, seront concernées par cette obligation légale.Sylvain Lefeuvre détaille le rôle de Board of Cyber dans ce processus. La société réalise une cartographie des risques et formule des recommandations, sans pour autant intervenir directement dans la mise en œuvre des solutions de sécurité. L'objectif est de créer une chaîne de confiance, où la validation d'un fournisseur par une entreprise sera reconnue par ses pairs, évitant ainsi de multiplier les évaluations.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Happy Work
Le secret des entreprises où il fait bon travailler

Happy Work

Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 6:43


Pourquoi certaines entreprises donnent-elles envie de rester… alors que d'autres épuisent leurs salariés ?On pense souvent aux salaires, aux avantages ou aux bureaux modernes.Pourtant, après plus de vingt ans dans le management, j'ai constaté que les entreprises où il fait réellement bon travailler partagent surtout les mêmes fondamentaux humains.Dans cet épisode feelgood du lundi matin en partenariat avec Great Place To Work, je vous explique les cinq ingrédients que l'on retrouve presque toujours dans les organisations où les collaborateurs se sentent bien et s'engagent durablement.Retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comqualité de vie au travailbien-être au travailmanagementconfianceengagement salariéculture d'entrepriseleadershipmotivationhappy workgaël chatelain-berrySoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Sony abandonne les disques PlayStation: conséquences économiques d'une révolution du jeu vidéo

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 3:14


À partir de 2028, Sony ne commercialisera plus de nouveaux jeux PlayStation sur disque. Une décision historique qui marque l'accélération de la dématérialisation du jeu vidéo. Derrière la disparition des Blu-ray se cachent des enjeux économiques considérables : hausse des marges, transformation du commerce, disparition progressive du marché de l'occasion et évolution de notre rapport à la propriété numérique. L'annonce a fait l'effet d'un séisme dans l'industrie du jeu vidéo. Sony a décidé de mettre fin à la production de disques physiques pour les nouveaux jeux destinés aux consoles PlayStation. Finis les Blu-ray, les boîtes et les rayons consacrés aux nouveautés. À partir de 2028, une simple connexion Internet suffira pour acquérir un jeu sur sa console. Cette décision n'a pourtant rien d'une surprise. Depuis une dizaine d'années, les habitudes des joueurs ont profondément évolué. En 2013, seul un jeu PlayStation sur dix était acheté en téléchargement. Aujourd'hui, selon les estimations du cabinet Ampere Analysis, près de huit jeux sur dix sont désormais vendus en version numérique. Le disque n'est donc plus le mode d'achat dominant. Sony ne fait finalement qu'accompagner une évolution déjà largement engagée par les consommateurs. Mais ce changement répond également à une logique économique très claire. À lire aussiPourquoi la France est toujours un grand du jeu vidéo mondial Pourquoi le numérique est beaucoup plus rentable pour Sony Pour Sony, vendre un jeu sous forme numérique est nettement plus avantageux que le commercialiser sur un support physique. La distribution dématérialisée permet d'économiser toute une série de coûts : plus besoin de concevoir, fabriquer et imprimer une jaquette, de produire un boîtier en plastique, d'assurer le transport des jeux jusqu'aux entrepôts puis dans les magasins, ni de rémunérer l'ensemble de la chaîne de distribution. Résultat : les marges réalisées sur les ventes numériques sont supérieures à celles des jeux physiques. À cela s'ajoute un autre avantage stratégique. En passant directement par le PlayStation Store, Sony connaît les habitudes d'achat de ses utilisateurs et peut leur proposer des offres commerciales personnalisées, des promotions ou encore des contenus additionnels. Cette évolution transforme également la notion même de propriété. Jusqu'à présent, un jeu pouvait être prêté, conservé ou revendu. Avec le numérique, cette logique disparaît progressivement. Le joueur n'achète plus véritablement un objet mais une licence d'utilisation. Autrement dit, demain, il sera possible de payer un jeu sans avoir la certitude de pouvoir encore y jouer dans vingt ans. Marché de l'occasion, collectionneurs : les conséquences économiques de la fin du disque Cette décision bouleverse tout un pan de l'économie du jeu vidéo. Pendant des décennies, le marché de l'occasion a constitué un pilier du secteur. Les enseignes spécialisées comme Micromania en France ou GameStop aux États-Unis redoutent déjà une baisse de leur chiffre d'affaires. Pour les consommateurs, la disparition progressive des jeux physiques signifie également un coût d'usage plus élevé, puisqu'il ne sera plus possible de revendre facilement un jeu une fois terminé. Les distributeurs devront donc réinventer leur modèle économique autour des accessoires, des cartes cadeaux, des consoles et des produits dérivés. Une évolution qui rappelle celle qu'ont connue les disquaires avec l'arrivée du streaming musical. Au-delà des conséquences commerciales, cette transformation possède aussi une dimension culturelle. Les éditions collector, les boîtes métalliques, les jaquettes illustrées ou encore les livrets participaient à une véritable culture du jeu vidéo. Leur disparition progressive inquiète les collectionneurs, pour lesquels le jeu vidéo est aussi un objet patrimonial. Enfin, replacée dans son contexte économique, la décision de Sony apparaît encore plus logique. Le constructeur doit composer avec la hausse du coût des composants électroniques, les tensions sur certaines matières premières et une concurrence toujours plus forte. Au fond, cette évolution dépasse largement le seul univers du jeu vidéo. Pendant longtemps, nous avons accumulé des objets en remplissant nos bibliothèques, nos discothèques ou nos vidéothèques. Demain, nous accumulerons essentiellement des droits d'accès. La disparition du disque PlayStation symbolise ainsi une transformation beaucoup plus profonde : celle de notre rapport à la propriété, à la consommation et, plus largement, au patrimoine culturel à l'ère du numérique. À lire aussiLa dématérialisation des jeux vidéo: entre mythes et réalité

Les interviews d'Inter
Canicule : "Plus de 3 600 contrôles" ont été menés en un mois dans les entreprises, annonce Jean-Pierre Farandou

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 23:36


durée : 00:23:36 - Les interviews d'Inter - par : Ali Baddou, Marion L'Hour - Le ministre du Travail et des Solidarités annonce un nombre record d'inspections dans les entreprises pendant la canicule pour vérifier qu'elles respectent leurs "obligations" envers leurs salariés. - invités : Jean-Pierre Farandou Ministre du Travail et des Solidarités Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Aujourd'hui l'économie
Prix des œufs aux États-Unis: comment trois producteurs sont accusés d'avoir manipulé le marché

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 3:17


Alors que les prix des œufs sont redevenus plus abordables aux États-Unis, trois des plus grands producteurs américains viennent de conclure un accord avec les autorités pour mettre fin à des poursuites pour manipulation présumée des prix. Une affaire qui trouve son origine dans la pénurie provoquée par la grippe aviaire et qui soulève une question : la flambée des prix était-elle uniquement due au marché ? La pénurie d'œufs aux États-Unis a marqué les consommateurs pendant de longs mois. Cela peut paraître anecdotique, mais les œufs sont devenus un véritable symbole de la vie chère outre-Atlantique. Aujourd'hui, trois des plus grands producteurs américains viennent d'accepter de régler des poursuites engagées contre eux pour avoir manipulé les prix du marché. L'accord prévoit le versement de 3,3 millions de dollars aux États qui les poursuivaient, ainsi qu'un don de 53 millions d'œufs à des banques alimentaires. Pour comprendre cette affaire, il faut revenir en 2022. Cette année-là, les États-Unis sont frappés par une épidémie historique de grippe aviaire. Au total, près de 200 millions de volailles sont abattues. Forcément, quand les poules disparaissent, les œufs deviennent plus rares. Les rayons des supermarchés se vident progressivement. Certaines enseignes limitent les achats à une ou deux boîtes par client. Les prix s'envolent : le prix de gros atteint jusqu'à 8,50 dollars la douzaine, tandis que le prix moyen payé par les consommateurs bondit de près de 150 % en un an au début de l'année 2023. Le scénario se reproduit ensuite à la fin de l'année 2024 et au début de l'année 2025 avec une nouvelle vague de grippe aviaire. À première vue, la situation paraît logique. L'offre diminue, la demande reste forte et les prix augmentent. À lire aussiLa volaille décimée par la pire éruption de grippe aviaire des Etats-Unis Une manipulation présumée du prix de référence des œufs Mais le ministère américain de la Justice a voulu vérifier si cette flambée des prix s'expliquait uniquement par les lois du marché. Aux États-Unis, le prix des œufs repose en grande partie sur des contrats conclus entre les producteurs, les distributeurs et les industriels de l'agroalimentaire. Ces contrats s'appuient sur un indice de référence publié quotidiennement par une société spécialisée. En clair, cet indice sert de baromètre au marché. Lorsqu'il augmente, les prix payés par les distributeurs grimpent à leur tour, avant d'être répercutés sur les consommateurs. Selon le ministère américain de la Justice, plusieurs grands producteurs auraient précisément cherché à influencer cette référence afin de faire monter artificiellement les prix. Les enquêteurs affirment que ces trois groupes se seraient coordonnés entre 2022 et 2025 pour déposer de très nombreuses offres d'achat à des prix volontairement élevés, parfois sans réelle intention d'acheter les œufs. L'objectif aurait été de donner l'impression que la demande était beaucoup plus forte qu'elle ne l'était réellement. Résultat : les cotations augmentaient automatiquement, entraînant à leur tour une hausse des prix tout au long de la chaîne. Le ministère de la Justice compare même cette méthode à une pratique bien connue sur les marchés financiers : le « spoofing », qui consiste à envoyer de faux signaux au marché afin d'influencer les prix. À lire aussiEnvolée du prix des oeufs aux États-Unis sur fond d'épidémie de grippe aviaire et de regain d'inflation Une affaire qui pose la question des limites du marché Les conséquences dépassent largement le seul marché des œufs. Les œufs entrent dans la fabrication de nombreux produits alimentaires. Ils sont également utilisés par les restaurants et l'industrie agroalimentaire. Lorsque leur prix augmente, c'est toute la chaîne alimentaire qui est touchée. Au final, c'est le consommateur qui paie. Aujourd'hui, les prix des œufs sont largement retombés. Les élevages se reconstituent progressivement et la grippe aviaire recule. Les producteurs, eux, n'ont reconnu aucune faute en acceptant cet accord. Mais pour le ministère américain de la Justice, si la grippe aviaire a bien provoqué une pénurie, elle n'explique pas, à elle seule, des prix aussi élevés pendant aussi longtemps. Toute la question est désormais là. Où s'arrête la loi de l'offre et de la demande, et où commence la manipulation du marché ? À lire aussiAux États-Unis, une pénurie d'œufs fait grimper les prix

Afrique Économie
La RDC mise sur ses jeunes pour créer 150 000 entreprises par an

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jul 2, 2026 2:18


Dans la ville de Kalemie, à l'est de la RDC, de plus en plus de jeunes entrepreneurs émergent avec des projets innovants. Malgré les défis liés à l'accès aux financements et au manque de capitaux, ces jeunes se lancent non seulement dans l'agriculture ou l'élevage, mais aussi dans le secteur industriel et celui de la mode. De son côté, l'Agence nationale de développement de l'entrepreneuriat congolais, Anadec, ambitionne la création en RDC de 150 000 entreprises par an. De notre envoyée spéciale de retour de Kalemie, Des feux de circulation innovants, c'est un nouveau produit lancé à Kalamie par Pontien Katumbwe, le directeur de l'entreprise Construction générale et plomberie, et ses 20 employés. Une innovation qui a un coût, explique-t-il : « Le projet, c'est le système de feu rouge que j'ai créé localement ici à Kalemie. Il fonctionne avec l'énergie solaire. Ça, c'est un prototype pour lequel j'ai dépensé 550 $. Mais pour un grand projet, par rond-point, le budget peut aller jusqu'à 150 000 $. » Alima Maganga est une jeune entrepreneure dans la mode. Il y a 5 ans, elle a créé Centya Mode, une maison de haute couture. Perle après perle, la jeune styliste transforme le tissu en une création unique. « En fait, ces perles, je les pose avec les mains. Mon ambition est d'aller plus loin car nous avons encore de sérieux problèmes. La plupart des futurs mariés sont obligés de passer la commande de leurs tenues, notamment en Turquie, parce qu'elles ne sont pas disponibles sur place, regrette-t-elle. Je voudrais capter tous ces clients, mais les moyens sont limités ». À lire aussiRDC: la Fédération des entreprises réclame la suspension d'un système de facturation unique 1,3 milliard de dollars pour soutenir l'entrepreneuriat des jeunes Des ressources limitées, c'est le défi auquel fait également face Urbain Musema Mulembo, ingénieur chimiste. Directeur de l'Académie Mulembo, il a récemment mis sur le marché un produit innovant au profit des agriculteurs avec une production sur commande. « Nutrisole est un produit local et biologique. Ce n'est pas un fertilisant, je peux dire que c'est un médicament qui vient traiter le sol. Il apporte des nutriments et des minéraux au sol », présente-t-il. Il ne produit actuellement que sur commande faute de moyens. « Nous avons besoin d'équipements et d'un capital pour augmenter notre production », souligne-t-il. Pour faire face à ce défi de financement, l'Agence nationale de développement de l'entrepreneuriat congolais (Anadec) se charge de les accompagner non seulement dans la création d'entreprises, mais aussi pour avoir accès aux financements du gouvernement. « Quand un entrepreneur, qui a été coaché, suivi et encadré par l'Anadec, a son dossier, je rédige une lettre de transmission au Fogec, qui est le fonds de garantie de l'entrepreneuriat au Congo. Fogec regarde le dossier puis le gère avec l'entrepreneur », met en avant Godefroy Kizaba, le directeur général de l'Anadec. En février dernier, le gouvernement congolais a annoncé la mise en place d'un fonds de 1,3 milliard de dollars sur six ans pour soutenir notamment l'entreprenariat des jeunes. À lire aussiRDC: 5,3 milliards de dollars de pertes en dix ans, les entreprises publiques devenues un boulet pour l'économie

Aujourd'hui l'économie
Intelligence artificielle: les entreprises qui investissent le plus dans l'IA recrutent davantage

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 3:15


Alors que l'intelligence artificielle est souvent présentée comme une menace pour l'emploi, une étude américaine menée par Ramp et Revelio Labs vient nuancer cette idée. Selon ses conclusions, les entreprises qui investissent massivement dans l'IA recrutent plus rapidement que leurs concurrentes. Une tendance qui s'explique avant tout par les gains de productivité générés par cette technologie. Lorsqu'on évoque l'intelligence artificielle, un scénario revient presque systématiquement. Les entreprises investissent dans l'IA, les logiciels remplacent progressivement les salariés et les licenciements se multiplient. Les annonces récentes de plusieurs géants de la tech, comme Meta, semblent d'ailleurs alimenter cette idée. Les effectifs diminuent tandis que les investissements dans l'intelligence artificielle continuent de progresser. Pourtant, une nouvelle étude américaine menée par Ramp et Revelio Labs vient sérieusement bousculer ce constat. Les chercheurs ont analysé près de 22 000 entreprises américaines afin de mesurer l'impact réel des investissements dans l'intelligence artificielle sur l'emploi. Le résultat est pour le moins surprenant. En moyenne, les effectifs de cadres des entreprises ayant investi massivement dans l'IA augmentent de 10,2% dans les deux années qui suivent le début de leurs investissements. Autre enseignement marquant : les jeunes diplômés, souvent présentés comme les premières victimes de l'intelligence artificielle sur le marché du travail, semblent eux aussi bénéficier de cette dynamique. Les postes de début de carrière progressent également. Les recrutements concernent aussi bien les ingénieurs que les commerciaux, les fonctions administratives ou encore les équipes du service client. À lire aussiAvec l'essor de l'intelligence artificielle, faut-il craindre une vague massive de licenciements? L'IA ne crée pas directement des emplois, elle accélère la croissance des entreprises Pour autant, il ne faut pas conclure que l'intelligence artificielle crée mécaniquement des emplois. C'est toute la subtilité de cette étude. Les chercheurs montrent que les gains de productivité apportés par l'IA permettent aux entreprises de développer davantage de produits, d'accélérer leurs projets et de gagner des parts de marché. La conséquence est qu'elles finissent par recruter pour accompagner cette croissance. Cette logique économique est bien connue. Chaque grande innovation technologique réduit les coûts de production. Les entreprises disposent alors de deux possibilités : produire autant avec moins de salariés ou profiter de ces gains de productivité pour développer leur activité. Dans le second cas, la croissance s'accompagne naturellement de nouvelles embauches. En revanche, cette dynamique ne concerne pas toutes les entreprises. Celles qui se contentent de quelques abonnements à ChatGPT ou qui expérimentent ponctuellement des outils d'intelligence artificielle ne constatent quasiment aucun changement dans leurs effectifs. Les bénéfices apparaissent lorsque l'IA s'inscrit dans une véritable stratégie de transformation. Cela suppose des investissements importants, une intégration profonde de cette technologie dans les processus de l'entreprise, mais aussi une vision à long terme. L'intelligence artificielle n'est donc pas une solution miracle de court terme. C'est un chantier de transformation qui demande des moyens, des compétences et une véritable stratégie. À lire aussiIA et recrutement: pourquoi les entreprises changent leurs critères d'embauche Un risque de fracture entre les entreprises L'étude met également en lumière un autre phénomène. Les entreprises qui investissent le plus dans l'IA sont aussi, bien souvent, celles qui étaient déjà les plus innovantes et les mieux financées. Dès lors, l'intelligence artificielle pourrait contribuer à creuser les écarts entre les entreprises. Un fossé pourrait progressivement apparaître entre celles qui disposent des ressources nécessaires pour intégrer pleinement l'IA et celles qui restent au stade de l'expérimentation. Cette analyse permet aussi de comprendre pourquoi les discours sur les effets de l'intelligence artificielle semblent parfois contradictoires. D'un côté, certaines entreprises annoncent des licenciements en expliquant que certaines tâches sont désormais automatisées. De l'autre, d'autres recrutent parce que les gains de productivité générés par l'IA leur permettent de lancer de nouveaux projets et de conquérir de nouveaux marchés. Ces deux réalités coexistent. Au fond, ce qu'il faut retenir, c'est que l'intelligence artificielle détruit certains métiers, en transforme beaucoup d'autres et peut également créer de nouveaux besoins. La question n'est donc plus seulement de savoir si l'IA remplacera les salariés, mais plutôt quelles entreprises sauront utiliser cette technologie pour créer davantage de valeur et renforcer leur compétitivité.

Les matins
Des livres numérisés puis détruits par des entreprises spécialisées dans l'IA

Les matins

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 5:14


durée : 00:05:14 - Les Matins de France Culture - par : Catherine Duthu - Des entreprises spécialisées dans l'intelligence artificielle, sur le continent américain, rachètent des livres invendus en Europe, les numérisent pour entraîner leurs modèles de langage puis les détruisent, alertent plusieurs médias. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Aujourd'hui l'économie
Terres rares: pourquoi deux géants américains se livrent une guerre sans merci

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 3:38


Alors que les États-Unis veulent réduire leur dépendance à la Chine dans les terres rares, deux entreprises américaines, MP Materials et USA Rare Earth, se disputent le rôle de futur champion national. Une bataille industrielle devenue judiciaire, qui pourrait finalement fragiliser la stratégie de Washington. Les terres rares reviennent régulièrement dans l'actualité économique tant ces métaux sont devenus stratégiques. Indispensables à la fabrication des voitures électriques, des éoliennes, des smartphones ou encore des équipements militaires, ils sont aujourd'hui au cœur de la rivalité entre les États-Unis et la Chine. Pékin domine toujours largement cette industrie et utilise cette position comme un véritable levier de puissance. Face à cette dépendance, Washington tente de reconstruire une filière nationale capable de rivaliser avec la Chine. Mais avant même d'affronter Pékin, une autre bataille fait rage : celle qui oppose les deux principaux acteurs américains du secteur. D'un côté, MP Materials. De l'autre, USA Rare Earth. Pendant plusieurs années, MP Materials semblait disposer d'une longueur d'avance. L'entreprise exploite le principal gisement américain de terres rares, situé en Californie, et poursuit un objectif ambitieux : reconstruire une chaîne d'approvisionnement entièrement intégrée aux États-Unis, depuis l'extraction du minerai jusqu'à la fabrication des aimants permanents, indispensables aux technologies d'aujourd'hui et de demain. Pour la Maison Blanche, l'entreprise est rapidement devenue le symbole de la reconquête industrielle américaine. Elle bénéficie de soutiens publics importants et d'investissements privés considérables afin de recréer une industrie qui avait quasiment disparu du territoire américain. Mais cette position dominante est aujourd'hui remise en cause par un concurrent de plus en plus crédible. USA Rare Earth nourrit exactement la même ambition. Certes, l'entreprise accuse encore un léger retard, mais elle accélère fortement son développement. Elle construit une gigantesque usine d'aimants dans l'Oklahoma, prépare l'ouverture d'une mine au Texas et multiplie les acquisitions internationales afin de sécuriser ses approvisionnements. Là aussi, les pouvoirs publics américains apportent un soutien massif. Autrement dit, Washington ne mise pas sur un seul poids lourd. Les autorités américaines accompagnent deux entreprises concurrentes avec l'espoir que l'une d'entre elles parvienne à bâtir une filière capable de concurrencer la Chine. À lire aussiFace à la Chine, les États-Unis à la recherche de métaux rares Une guerre judiciaire sur fond de secrets industriels Cette stratégie répond à un impératif devenu majeur : réduire la dépendance américaine vis-à-vis de Pékin. Les tensions commerciales entre les deux pays ont montré à quel point des restrictions chinoises sur les exportations de terres rares pouvaient fragiliser l'industrie américaine. Mais cette volonté de faire émerger deux acteurs puissants nourrit également une concurrence particulièrement agressive. À tel point que le conflit a désormais quitté le terrain industriel pour celui des tribunaux. MP Materials accuse aujourd'hui son rival d'avoir débauché plusieurs de ses ingénieurs les plus stratégiques. L'entreprise soupçonne certains anciens salariés d'avoir emporté ou partagé des informations confidentielles portant sur un procédé particulièrement sensible de fabrication d'aimants. USA Rare Earth rejette fermement ces accusations. Selon l'entreprise, cette procédure judiciaire n'aurait qu'un seul objectif, ralentir l'essor d'un concurrent devenu de plus en plus crédible. Au-delà de cette bataille judiciaire, ce contentieux mobilise également une partie des ressources et de l'énergie des deux groupes, alors même que Washington souhaite accélérer le développement d'une véritable industrie américaine des terres rares. À lire aussiLa stratégie chinoise derrière la conquête mondiale des terres rares Le paradoxe de la stratégie américaine face à la Chine Cette guerre judiciaire intervient à un moment charnière pour le secteur. L'objectif affiché par les États-Unis est de reconstruire une filière nationale capable de sécuriser leurs approvisionnements et de réduire leur dépendance à la Chine. Or cet affrontement entre les deux principaux acteurs américains pourrait ralentir cette dynamique. À court terme, cette concurrence peut favoriser l'innovation et accélérer certains investissements. Mais à moyen et long terme, elle risque également de disperser les financements publics, de retarder plusieurs projets industriels et de compliquer l'émergence d'un véritable champion américain. C'est tout le paradoxe de la stratégie de Washington. Les États-Unis veulent retrouver leur souveraineté industrielle en créant un leader capable de rivaliser avec la Chine. Mais en laissant leurs deux principaux prétendants se livrer une guerre sans merci, ils pourraient bien retarder la renaissance de cette industrie stratégique... au plus grand bénéfice de Pékin.

Le Journal de l'Economie
Projet de loi contre l'ultra fast fashion, prolongation des soldes d'été et nouvelles restrictions pour Ma Prime Rénov'

Le Journal de l'Economie

Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 7:47


Au sommaire :Le projet de loi contre l'ultra fast fashion, visant les grandes plateformes chinoises de vente en ligne, doit être voté au Sénat aujourd'hui.Le gouvernement annonce la prolongation des soldes d'été en raison de la canicule qui a pénalisé leur lancement la semaine dernière.À partir de la rentrée, Ma Prime Rénov' sera resserrée sur les travaux de rénovation globale et non plus sur les monogestes, excluant certains types de travaux.Le groupe Safran négocie le rachat d'Exile Technologies, un fabricant de drones, et le gouvernement américain autorise partiellement l'utilisation du modèle d'intelligence artificielle Mythos 5 d'Anthropic.Après une introduction en fanfare, l'action SpaceX est retombée pratiquement à son cours d'introduction, reflétant les doutes des investisseurs sur les niveaux de valorisation dans le secteur de la tech.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
Le clash du jour - Fabien Gay, sénateur PCF : "Vous savez combien il y a de dispositifs d'accompagnement pour aider les entreprises ? C'est loin de l'enfer fiscal" - 25/06

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 2:21


Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Charles Consigny, avocat, et Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Le Journal de l'Economie
Climatisation dans les écoles, avoirs de l'Iran et augmentation des délais de paiement des entreprises

Le Journal de l'Economie

Play Episode Listen Later Jun 24, 2026 9:20


Au sommaire :La France fait face à une nouvelle journée de canicule avec des températures record attendues, mettant à rude épreuve le réseau électrique français.L'Iran affirme qu'il sera le seul pays habilité à décider de l'utilisation de ses avoirs bloqués, estimés à 100 milliards de dollars, ce qui pourrait être utilisé pour renforcer son armement.Les délais de paiement des entreprises ont fortement augmenté au printemps, atteignant pratiquement 19 jours de retard en moyenne, un niveau record depuis 2014.La question de l'installation de la climatisation dans les écoles divise la classe politique, alors que Barcelone a lancé un plan pour équiper ses établissements scolaires.En Grèce, une journée de grève générale est prévue dans le secteur du tourisme, mettant l'accent sur les mauvaises conditions de travail dans ce secteur.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
L'appel du jour - Jean-Philippe Cartier, chef d'entreprise : "Enlevez-moi toutes les aides aux entreprises. Virez tout ! Je m'en fous. Mais faites une fiscalité cohérente. Après, j'ai des hauts, des bas, je prends des crédits

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 2:25


Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur, Jean-Philippe Cartier, chef d'entreprise et investisseur, et Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Le focus Éco
Analyser des grandes quantités de données pour les entreprises, avec Yannis Daubin, vice-président de Databricks en Europe

Le focus Éco

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 7:05


Dans cet épisode de "Comment j'ai réussi?", Stéphane Pedrazzi reçoit Yannis Daubin, vice-président de Databricks en Europe. Il nous plonge au cœur de l'entreprise technologique qui a su s'imposer comme un acteur majeur de l'analyse de données pour les entreprises. Fondée il y a 13 ans dans la Silicon Valley, Databricks a connu un succès retentissant en France, travaillant aujourd'hui avec 90% des entreprises du CAC 40 et plus de 60% de celles du SBF 120.L'invité nous explique avec clarté et enthousiasme le rôle crucial que joue Databricks dans la transformation digitale des entreprises. Grâce à sa plateforme ouverte et évolutive, l'entreprise permet à ses clients de consolider et d'exploiter leurs données de manière efficiente, en les aidant à simplifier leurs systèmes d'information souvent lourds et obsolètes. De l'analytique aux agents conversationnels en passant par l'intelligence artificielle, Databricks offre un éventail de solutions innovantes qui boostent la productivité et la compétitivité de ses clients.Un des moments forts de l'entretien est lorsque Yannis Daubin aborde la question de la souveraineté des données, un sujet de plus en plus prégnant pour les entreprises françaises et européennes. Il explique comment Databricks, bien qu'étant une entreprise américaine, s'engage à accompagner ses clients dans cette voie, en leur donnant la possibilité de choisir où sont stockées leurs données sensibles.L'auditeur sera également captivé par sa vision sur l'évolution de l'intelligence artificielle et son impact sur le quotidien des entreprises. Bien que les grands modèles de langage fassent régulièrement la une, il souligne que le véritable défi réside dans la capacité à contextualiser ces technologies pour en tirer pleinement parti.Enfin, l'annonce d'un investissement de 300 millions de dollars sur trois ans en France, avec notamment des recrutements et des programmes de formation, témoigne de l'ambition de Databricks de s'ancrer durablement sur le marché français et de contribuer à l'émergence d'un écosystème de talents dans le domaine de l'analyse de données.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Happy Work
replay — FORMATION CONTINUE : UN IMPÉRATIF NÉGLIGÉ PAR LES ENTREPRISES

Happy Work

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 10:42


Le digital pour tous #BonjourPPC
88% des entreprises font de l'IA. 6% gagnent vraiment.

Le digital pour tous #BonjourPPC

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 50:41


Dans cet épisode de Connected Mate, PPC reçoit Mick Lévy, expert data & IA chez Orange Business, conférencier, podcasteur et auteur de IA Mania, son dernier ouvrage publié chez Dunod.En marchant de nuit dans les rues de Rennes, PPC et Mick Lévy explorent ce qui se cache derrière l'euphorie actuelle autour de l'intelligence artificielle : les promesses, les fantasmes, les vrais usages, les angles morts et les risques que l'on préfère parfois ne pas regarder.Mick Lévy raconte son parcours dans la data, depuis ses premières fascinations pour Google, Facebook et les grands volumes de données, jusqu'à son rôle actuel auprès de centaines d'entreprises. Il explique pourquoi la data n'est pas seulement un sujet technique, mais un actif stratégique, humain et sociétal.La conversation glisse ensuite vers le grand malentendu de l'IA : beaucoup d'entreprises disent en faire, très peu en tirent une valeur mesurable. PPC et Mick parlent de cas d'usage, de stratégie, de comex, de RH, d'agents IA, de transformation du travail, mais aussi de droits d'auteur, d'empreinte environnementale et de concentration du pouvoir entre les mains de quelques grandes plateformes.Un épisode vivant, lucide, drôle et très concret pour sortir de la fascination technologique et entrer, enfin, dans la transformation.Pour suivre les actualités de ce podcast, abonnez-vous gratuitement à la newsletter écrite avec amour et garantie sans spam https://bonjourppc.substack.com Pour acheter ou offrir l'ouvrage de Mick Levy, c'est ici iA MANiADécouvrez NoteTaker AI, l'une des premières applications françaises conçues pour exploiter tout le potentiel d'Apple Intelligence. Disponible gratuitement sur l'App Store.Et pour découvrir l'ouvrage de PPC préfacé par Serge Papin, rdv ici Réinventez votre entreprise à l'ère de l'IAHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Experts
Les experts de l'IA : Emploi, les robots vont-ils nous remplacer ? - 19/06

Les Experts

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 27:44


Ce vendredi 19 juin, l'essor des robots dans le monde du travail et les craintes d'un chômage de masse provoqué par l'IA et l'automatisation, ont été abordés par Marine Protais, journaliste à La Tribune, en charge des sujets IA/robotiques, Stéphane Bohbot, fondateur d'Innov8, et Olivier Stasse, directeur de recherche au Laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes du CNRS, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Aujourd'hui l'économie
Coupe du monde 2026: la tech réinvente la publicité et bouleverse le business de la Fifa

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 3:22


Organisée pour la première fois sur trois pays et avec un format inédit de 48 équipes, la Coupe du monde 2026 marque une rupture économique majeure. Derrière l'augmentation du nombre de matchs, la Fifa fait évoluer son modèle publicitaire en s'appuyant sur les géants de la tech, l'intelligence artificielle et les plateformes numériques pour générer de nouvelles sources de revenus. La Coupe du monde 2026 sera celle de tous les records. Organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, elle réunira 48 équipes et comptera 104 matchs, contre 64 lors des éditions précédentes. Soit près de 65% de contenu supplémentaire à monétiser. Pendant des décennies, le modèle économique de la Fifa reposait sur trois piliers : la vente de billets, les droits télévisés et les revenus issus des sponsors traditionnels grâce aux panneaux publicitaires autour des terrains. Ce modèle reste d'actualité, mais il évolue rapidement pour s'adapter à une compétition devenue plus grande et plus coûteuse. Cette transformation se traduit notamment par l'arrivée de nouveaux partenaires issus de la technologie. Lenovo, Google, TikTok ou encore YouTube ne se contentent plus d'acheter de la visibilité. Ils fournissent également des infrastructures numériques, des services technologiques et des outils d'intelligence artificielle qui participent directement au fonctionnement de la compétition. Des sponsors qui ne vendent plus seulement leur image mais aussi leurs technologies Aujourd'hui, payer plusieurs millions d'euros pour afficher son logo pendant 90 minutes autour d'un terrain ne suffit plus. Les entreprises technologiques cherchent désormais à proposer des services qui améliorent l'expérience des spectateurs et des organisateurs. L'exemple de Lenovo illustre parfaitement cette évolution. Pour la Coupe du monde 2026, le groupe déploie près de 10 000 équipements informatiques et mobilise plusieurs centaines d'ingénieurs afin d'accompagner l'organisation de l'événement. Pour la Fifa, cette stratégie présente un double avantage. D'une part, ces entreprises contribuent au financement de la plus grande compétition de football au monde. D'autre part, elles permettent de créer de nouvelles sources de revenus liées aux usages numériques qui n'existaient pas il y a encore quelques années. Les habitudes de consommation ont profondément changé. Les supporters ne regardent plus seulement un match à la télévision. Ils commentent les actions sur les réseaux sociaux, consultent les statistiques en direct sur leur smartphone ou visionnent les ralentis sur TikTok. Cette multiplication des écrans ouvre de nouvelles opportunités commerciales pour les annonceurs comme pour la Fifa. Le supporter devient une donnée économique et chaque contenu peut être monétisé Cette évolution transforme également le rôle du spectateur. Il n'est plus seulement une audience, mais devient une source de données permettant de personnaliser les campagnes publicitaires. Grâce à l'ultra-personnalisation, les annonceurs peuvent cibler beaucoup plus précisément les consommateurs qui les intéressent. Un jeune supporter sénégalais, par exemple, pourra recevoir sur son téléphone des publicités adaptées à sa région, à ses habitudes de consommation ou à ses centres d'intérêt, alors même qu'il regarde le même match qu'un supporter européen ou américain. Au fond, un match de football de 90 minutes n'est plus le seul produit commercialisé. Il devient le point de départ d'un écosystème beaucoup plus vaste où chaque extrait vidéo, chaque ralenti, chaque publication sur les réseaux sociaux ou chaque contenu diffusé avant et après la rencontre peut générer des revenus. Les recettes de la Fifa ne proviennent donc plus uniquement des chaînes de télévision qui diffusent les matchs, mais également des plateformes numériques qui exploitent les extraits et les contenus associés. L'objectif est clair : augmenter les revenus de la compétition en répondant aux nouveaux usages des consommateurs et en allant chercher la valeur là où se trouve désormais l'attention du public. La Coupe du monde 2026 pourrait ainsi marquer l'entrée définitive du football dans l'économie des plateformes numériques, où la donnée et l'expérience utilisateur deviennent presque aussi importantes que le spectacle sur le terrain.

Aujourd'hui l'économie
Économie verte: pourquoi le cap des 10 000 milliards de dollars marque un tournant historique

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 3:26


L'économie verte mondiale vient de franchir un seuil symbolique : plus de 10 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Un record qui témoigne de la montée en puissance des activités liées à la transition énergétique et qui montre que l'écologie est désormais aussi un puissant moteur de croissance économique, de compétitivité et de souveraineté industrielle. L'économie verte mondiale, c'est-à-dire l'ensemble des entreprises cotées dont l'activité repose sur des solutions environnementales, dépasse désormais les 10 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. C'est plus de trois fois le PIB de la France et l'équivalent de la valeur cumulée des grandes entreprises européennes. Ce record illustre une réalité de plus en plus évidente : la transition écologique devient progressivement un immense moteur économique. Mais lorsqu'on parle d'économie verte, il ne s'agit pas uniquement des panneaux solaires ou des éoliennes. Le sujet est beaucoup plus large. On y retrouve bien sûr les énergies renouvelables, mais aussi les batteries, les véhicules électriques, le recyclage, la gestion des déchets, le traitement de l'eau ou encore l'efficacité énergétique des bâtiments. Autant de secteurs qui occupent désormais une place importante dans l'économie mondiale. Pourquoi l'économie verte continue de progresser malgré les crises Le cap des 10 000 milliards de dollars constitue un record absolu. Et ce qui frappe, c'est le contexte dans lequel cette progression intervient. Depuis deux ans, les tensions géopolitiques se multiplient. Les guerres commerciales s'intensifient. Les États-Unis ont ralenti certaines politiques climatiques et plusieurs gouvernements européens font face à des contraintes budgétaires qui limitent leurs aides publiques. Pourtant, malgré ces vents contraires, les revenus de l'économie verte continuent d'augmenter rapidement. La raison est simple. La transition énergétique n'est plus seulement une affaire d'environnement. Elle est devenue une question de compétitivité économique et de souveraineté industrielle. Depuis la guerre en Ukraine, l'Europe a pris conscience de sa dépendance énergétique. Produire davantage d'électricité renouvelable ou nucléaire ne répond plus seulement à un objectif climatique; c'est aussi une manière de réduire la dépendance aux importations de gaz. Les investissements dans les technologies vertes répondent donc désormais à des enjeux autant stratégiques qu'écologiques. Le « vert » devient progressivement un enjeu de puissance économique. Des technologies plus rentables et des besoins énergétiques en forte hausse Cette dynamique s'explique également par les progrès technologiques réalisés au cours des deux dernières décennies. En vingt ans, le coût des panneaux solaires a été divisé par près de dix et celui des batteries a lui aussi fortement reculé. Résultat, produire de l'électricité renouvelable est devenu, dans de nombreuses régions du monde, particulièrement compétitif. Les entreprises se montrent avant tout pragmatiques. Elles investissent parce que ces technologies sont rentables et non plus uniquement parce qu'elles bénéficient de subventions ou d'un soutien des pouvoirs publics. Autre moteur de croissance : l'explosion des besoins en électricité. Avec le développement de l'intelligence artificielle, des centres de données, des véhicules électriques ou encore des pompes à chaleur, la demande mondiale d'électricité augmente rapidement. Il faut donc renforcer les capacités de production d'énergie propre et développer des systèmes de stockage toujours plus performants. Cela représente des milliers de milliards de dollars d'investissements au cours des prochaines années et autant d'opportunités pour les entreprises de l'économie verte. On comprend ainsi pourquoi les investisseurs s'intéressent de plus en plus à ce secteur. Les marchés considèrent que ces entreprises bénéficient désormais d'une croissance solide, portée par des besoins qui devraient durer plusieurs décennies. Rappelons toutefois une chose importante : franchir le seuil des 10 000 milliards de dollars ne signifie pas que l'économie mondiale est devenue entièrement verte. Le pétrole, le gaz et le charbon représentent encore une part majeure de l'énergie consommée dans le monde. La transition est engagée, mais elle est loin d'être achevée. En revanche, ce chiffre possède une portée symbolique très forte. Il montre que les technologies vertes ne constituent plus un marché de niche réservé à quelques investisseurs spécialisés, mais qu'elles deviennent progressivement l'un des nouveaux piliers de la croissance mondiale.

Aujourd'hui l'économie
VivaTech: la France transforme son industrie grâce à la technologie

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 3:36


À l'occasion de la dixième édition de VivaTech, la France affiche plus que jamais son ambition technologique. Derrière le salon dédié aux start-up et à l'innovation se dessine une transformation beaucoup plus profonde : celle d'un modèle économique où industrie et technologies de pointe deviennent désormais indissociables. Pendant près de quarante ans, le récit économique français a été celui du déclin industriel. Les chiffres illustrent cette évolution. En 1960, l'industrie représentait près de 28% du produit intérieur brut français, soit pratiquement un tiers de l'économie. En 2025, elle ne représente plus qu'environ 13,5% du PIB. Cette évolution semblait opposer deux univers : celui des usines et celui des services numériques incarnés par la Silicon Valley. La France apparaissait alors en retard sur les deux tableaux, moins industrielle que l'Allemagne et moins technologique que les États-Unis. Mais cette opposition est aujourd'hui largement dépassée. L'économie mondiale est entrée dans une nouvelle phase où la création de valeur repose désormais sur les technologies avancées : intelligence artificielle, semi-conducteurs, cybersécurité, biotechnologies ou encore robotique. Autrement dit, la technologie est devenue une industrie à part entière. À lire aussiEn France, les investissements étrangers de recherche et développement en chute libre La stratégie française : produire les technologies de demain C'est précisément sur ce terrain que la France tente aujourd'hui de se repositionner. L'objectif est clair : produire sur son territoire les technologies jugées stratégiques et retrouver une forme de souveraineté industrielle. Depuis 2017, plus de 130 000 emplois industriels ont ainsi été recréés et les ouvertures d'usines ont de nouveau dépassé les fermetures pendant plusieurs années. Cette stratégie se traduit par des investissements massifs dans les batteries électriques, l'hydrogène, le nucléaire, le spatial ou encore l'intelligence artificielle. Le gouvernement vient d'ailleurs d'annoncer un investissement supplémentaire de 655 millions d'euros afin d'accélérer le développement de ces filières d'avenir. La réindustrialisation française passe désormais par les technologies de pointe. À lire aussiGigafactories en France: où en est vraiment la bataille industrielle des batteries électriques? VivaTech, symbole de la nouvelle industrie française Créé en 2016, VivaTech était avant tout le salon des start-up et des applications numériques. Dix ans plus tard, il est devenu la vitrine de la nouvelle stratégie économique française. Les industriels y côtoient les spécialistes de l'intelligence artificielle, les laboratoires de recherche, les acteurs de la défense et du spatial, mais aussi les écoles d'ingénieurs et d'informatique venues présenter les compétences qui façonneront l'économie de demain. La frontière entre industrie et technologie s'efface progressivement. Les entreprises automobiles deviennent des entreprises de logiciels, les groupes énergétiques investissent massivement dans l'intelligence artificielle et les laboratoires pharmaceutiques exploitent de plus en plus les données pour accélérer leurs recherches. Toutes les industries deviennent technologiques. Cette dynamique se traduit également par l'émergence d'un écosystème français de l'innovation, illustré par la multiplication des licornes et par des acteurs comme Mistral AI. En réalité, la France ne cherche plus seulement à réindustrialiser son économie. Elle ambitionne de construire une industrie nouvelle, où les logiciels, les données et l'intelligence artificielle deviennent aussi essentiels que les machines ou les chaînes de production. Les hauts-fourneaux laissent progressivement place aux gigafactories de batteries, aux usines de semi-conducteurs et aux immenses centres de données qui alimenteront les technologies de demain. La question n'est donc plus de savoir si la France passe d'une économie industrielle à une économie technologique. Elle demeure une grande nation industrielle, mais son industrie change de visage. L'enjeu est désormais de devenir une véritable puissance techno-industrielle, capable de maîtriser les technologies qui feront la croissance, la compétitivité et la souveraineté économique des prochaines décennies. À lire aussiVivaTech: du miroir interactif aux chariots intelligents, l'IA redéfinit l'expérience d'achat

Silicon Carne, un peu de picante dans la Tech
L'Argentine crée des entreprises sans humains: vers la fin du capital humain !

Silicon Carne, un peu de picante dans la Tech

Play Episode Listen Later Jun 13, 2026 84:27


La course au modèle le plus puissant est peut-être déjà terminée — et personne n'a encore compris ce que ça implique. Pendant que Microsoft tente de s'affranchir d'OpenAI et qu'Apple confie Siri à Gemini, l'Argentine invente des corporations dirigées par des IA sans actionnaire humain obligatoire : trois signaux d'un monde qui bascule en même temps.===========================