Podcast appearances and mentions of Laurent Voulzy

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Laurent Voulzy

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La Minute Crooner Attitude
Canicule 2026 : Trouver la fraîcheur et le bon sens sous les fortes chaleurs

La Minute Crooner Attitude

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 3:34


Face à l'installation de la canicule, Jean-Baptiste Tuzet partage ses réflexions indispensables sur la recherche de la fraîcheur dans ce numéro de La minute crooner attitude. Entre la nostalgie des maisons anciennes aux murs épais, une critique bien sentie de l'usage abusif de la climatisation en ville et la "fracture sociale" de l'accès à l'eau, il nous invite à retrouver un peu de bon sens. Un moment d'évasion rafraîchissant, bercé par un classique de Laurent Voulzy et la douceur de vivre au bord de l'eau.La Minute Crooner Attitude, le billet d'humeur de Jean-Baptiste Tuzet, tous les jours de la semaine, 9 h 15 et 19 h 15 sur Crooner Radio. Plus d'informations et podcasts www.croonerradio.frHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Double Expresso RTL2
L'INTÉGRALE - Le Double Expresso RTL2 (15/06/26)

Le Double Expresso RTL2

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 114:33


L'info du matin - Les villes où les habitants se prêtent le plus de choses. Le winner du jour - Des randonneurs entendent des bruits d'animaux dans la nuit, prennent peur, abandonnent leur tente et s'enfuient. - Un influenceur entraîne durant 320 jours un seul côté de son corps. Le flashback du jour - Septembre 1979 : Francis Cabrel était numéro 1 en France avec "Je l'aime à mourir", issu de l'album "Les Chemins de traverse". Il était suivi de près par Laurent Voulzy avec "Le cœur grenadine", premier extrait de son album du même nom. Les savoirs inutiles - Dans la série culte des années 60 "Bonne nuit les petits", avec Nounours, le marchand de sable et ses trois neveux Rémi, Toto et Fanfan, les premières lettres des prénoms des enfants forment le sigle R.T.F., comme la Radiodiffusion-Télévision Française, l'organisme public qui gérait la radio et la télévision à l'époque. La chanson du jour - Gloria Gaynor "I am what I am" 3 choses à savoir sur Johnny Hallyday Qu'est-ce qu'on teste ? - The Gem, un collier connecté qui vous rappelle quand remettre de la crème solaire. Il est disponible au prix de 257€. Le jeu surprise (Ni oui ni non) - Thomas de Villeneuve-de-la-Raho vers Perpignan repart avec une enceinte Lexon Mino T. La Banque RTL2 - Emmanuel de Houilles gagne un MacBook Air. - Virginie de Rennes gagne 650€. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Interférences
D'une île à l'autre

Interférences

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 54:28


durée : 00:54:28 - Et je remets le son - par : Matthieu Conquet - De Porto Rico au Cap-Vert en passant par l'île de Wight, on navigue dans les nouveautés et les archipels sonores ce soir. Bad Bunny, disiz & Laurent Voulzy, Labrinth ou Tshegue pour commencer. Un hommage à Areski Belkacem et le regard photographique de Claude Ventura. - réalisation : Jérôme Chelius Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

RTL Petit Matin Week-end
Le tube de la matinale - "Jeanne" par Laurent Voulzy

RTL Petit Matin Week-end

Play Episode Listen Later May 30, 2026 5:37


Aujourd'hui nous fêtons les Jeanne, nous leur offrons celle qui est apparue en rêve à Laurent Voulzy, voici « Jeanne ». Ecoutez Le tube de la matinale avec Vincent Perrot du 30 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Journal imprévisible
Publication des Mémoires de Laurent Voulzy : retour sur son mythique duo musical avec Alain Souchon

Journal imprévisible

Play Episode Listen Later May 4, 2026 6:13


Dans cet épisode du "Journal imprévisible", Marc Bourreau nous plonge dans l'histoire du duo musical formé par Laurent Voulzy et Alain Souchon. Pendant près d'un demi-siècle, ces deux artistes aux personnalités complémentaires ont créé une œuvre riche et singulière, devenant des ambassadeurs d'une musique élégante et généreuse. 50 ans d'osmose musicaleMarc Bourreau retrace les débuts de cette collaboration fructueuse, qui a débuté en 1974. Laurent Voulzy, fan absolu de Paul McCartney et des ballades anglaises, apporte sa légèreté et sa sensibilité musicale, tandis qu'Alain Souchon, poète mal coiffé, offre ses paroles décalées et engagées, décrivant l'homme moderne des années 70 et 80. Ensemble, ils ont su créer des ritournelles mémorables, devenues presque des expressions du langage courant, comme « Allô maman, bobo ».L'émission nous fait également découvrir les coulisses de cette alchimie créative, où chacun apporte sa touche personnelle. Alain Souchon confie ainsi que la mélodie de Laurent Voulzy l'a aidé à sublimer ses « anti-héros », ces personnages un peu perdus dans un monde qu'ils peinent à maîtriser. À l'inverse, Laurent Voulzy a su apporter du soleil dans les compositions de son acolyte, notamment lorsqu'il l'a fait évoquer son enfance parisienne dans des titres comme « Belle-Île-en-Mer ».Mais au-delà de leur complicité artistique, Marc Bourreau met en lumière l'engagement politique subtil des deux artistes, qui ont su glisser des messages engagés dans leurs chansons, comme lors de la percée du Front national à la fin des années 80.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

TsugiMag
Place des Fêtes · Les Francos de Montréal avec Wamen & la chronique de Benoît Felix-Lombard

TsugiMag

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 63:07


Aujourd'hui dans Place des Fêtes, on parle italien, car c'est le jour de la visite mensuelle de notre expert en musica leggera Benoît Felix-Lombard, entre hommage à Gino Paoli récemment disparu et coup de cœur pour TonyPitony. Mais d'abord on parle québécois… en 1989, Jean-Louis Foulquier, créateur des Francofolies de La Rochelle, s'associe avec Alain Simard et Guy Latraverse pour créer un nouvel axe majeur de l'amitié franco-québécoise. Les Francos de Montréal sont aujourd'hui le plus important festival francophone au monde. Il faut voir la foule s'assembler devant la scène Rogers sur la place des festivals. Un festival unique aussi dans sa proposition avec une programmation aux deux tiers gratuite. Du 12 au 20, on ira donc célébrer le français, je devrais même dire les français avec une belle brochette d'artistes de toute la francophonie : Québec et France bien sûr, mais aussi les Antilles qui seront représentées avec la star du dancehall Bamby et aussi les toujours impeccables Kassav', je le rappelle le meilleur groupe français sur scène. Orelsan, Laurent Voulzy, disiz, Zélie, Ino Casablanca, aupinard pour les Français… Pierre Lapointe, Arianne Moffatt, Alphonse Bisaillon, Ariane Roy, Robert Robert, Virginie B, Klô Pelgag pour les Québécois… un hommage à Joe Dassin par Étienne Coppée et sa bande, un à Dôme, l'album culte de Jean Leloup avec Safia Nolin, Les Louanges ou Lou-Adrianne Cassidy. Sans oublier deux fines lames de l'electro française, Léonie Pernet et Romane Santarelli. 114 artistes pour 10 jours de fête dans la capitale du Québec. Aujourd'hui, dans Place des Fêtes, les Francos de Montréal, avec Camille Guitton et aussi avec Wamen, une artiste franco-camerounaise, qui a bien du mal à rentrer dans la vie d'adulte et qui le chante si bien.

Laissez-vous Tenter
Laurent Voulzy se livre pendant 214 pages

Laissez-vous Tenter

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 4:31


"Caché derrière", c'est le titre d'un album, et désormais des mémoires d'un chanteur qui a le cœur grenadine... Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les invités France Bleu Sud Lorraine
Laurent Voulzy est ce soir à l'Arsenal de Toul …. Et avant cela sur ICI Lorraine

Les invités France Bleu Sud Lorraine

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 3:07


durée : 00:03:07 - L'événement ici Lorraine Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

RTL Petit Matin Week-end
Le tube de la matinale - "Le soleil donne" par Laurent Voulzy

RTL Petit Matin Week-end

Play Episode Listen Later Mar 29, 2026 6:50


Cette nuit, on a changé d'heure, perdu une heure de sommeil...mais gagné une heure de soleil ! Et ça tombe bien, parce qu'on avait très envie que « Le soleil donne », écoutons Laurent Voulzy ! Ecoutez Le tube de la matinale avec Vincent Perrot du 29 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Grand Studio RTL
Vianney et Laurent Voulzy en live dans "Le Grand Studio RTL"

Le Grand Studio RTL

Play Episode Listen Later Jan 17, 2026 47:04


REDIFF - Dans ce podcast, écoutez ou réécoutez les passages de Laurent Voulzy et Vianney dans "Le Grand Studio RTL" Ecoutez Le grand studio RTL avec Éric Jean-Jean du 17 janvier 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le jour où
«Mon fils, ma bataille», Daniel Balavoine , «Viens je t'emmène» France Gall et Serge Reggiani, Laurent Voulzy

Le jour où

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 47:17


Chaque jour, Ombline Roche revient sur les musiques qui ont marqué Europe 1.Tous les jours, entre 14h et 15h, Ombline Roche vous fait revivre la musique des années 1950 à la fin des années 1980 !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le jour où
Charles Aznavour, Darlene Love & Elton John avec Kiki Dee - Les enfants d'Europe 1 du 23/12/2025

Le jour où

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 44:17


Plongez dans un voyage musical des années 60 à 80 avec Ombline Roche dans les studios d'Europe 1. De Charles Aznavour et son hymne à la persévérance « Je me voyais déjà », à Juliette Gréco et son scandale « Déshabillez-moi », en passant par le succès planétaire des Jackson 5 avec « ABC ». Découvrez aussi Martin Circus et leur titre culte « Je m'éclate au Sénégal », avant de terminer avec la rencontre artistique d'Alain Souchon et Laurent Voulzy autour de « J'ai 10 ans ». Un épisode riche en anecdotes et archives inédites !À retenir :Aznavour, Gréco, Jackson 5 : des titres emblématiques et leurs histoires.Anecdotes inédites sur Martin Circus et la censure de l'époque.La naissance du duo Souchon-Voulzy et ses collaborations mythiques.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Tous les jours, entre 14h et 15h, Ombline Roche vous fait revivre la musique des années 1950 à la fin des années 1980 !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

1 heure avec...
1 heure avec... Laurent Voulzy

1 heure avec...

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 19:21


A l'occasion de la sortie de l'album "Collection", Laurent Voulzy est l'invité de Bernard Montiel dans son émission "1 heure avec..." dimanche 14 décembre sur RFM. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Culture médias - Philippe Vandel
Laurent Voulzy, chanteur et auteur-compositeur-interprète français

Culture médias - Philippe Vandel

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 8:13


Invité :Laurent Voulzy, chanteur et auteur-compositeur-interprète françaisHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Culture médias - Philippe Vandel
BEST-OF - Culture médias l'intégrale du 22/12/2025

Culture médias - Philippe Vandel

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 43:30


Invités :Pierre Niney, acteur et réalisateurFlorence Foresti, humoriste et actrice française Laurent Voulzy, chanteur et auteur-compositeur-interprète françaisChantal Ladesou, actrice et humoriste françaiseMarine, autrice-compositrice-interprète et musicienne françaiseEddy Mitchell, chanteur françaisHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les interviews
Le Noël Parfait de Laurent Voulzy

Les interviews

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 5:19


Laurent Voulzy, invité de Nostalgie, raconte son Noël, une soirée particulière en famille avec bougies, feu de bois et traditions de Noël.

Les indispensables - Europe 1
BEST-OF - Culture médias l'intégrale du 22/12/2025

Les indispensables - Europe 1

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 43:30


Invités :Pierre Niney, acteur et réalisateurFlorence Foresti, humoriste et actrice française Laurent Voulzy, chanteur et auteur-compositeur-interprète françaisChantal Ladesou, actrice et humoriste françaiseMarine, autrice-compositrice-interprète et musicienne françaiseEddy Mitchell, chanteur françaisHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nostalgie - Le Top 5
Vos tubes préférés de Laurent Voulzy

Nostalgie - Le Top 5

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 2:25


Si vous deviez garder un seul tube de Laurent Voulzy, ça serait lequel ?

La partition
«Les Nuits sans Kim Wilde», la partition de Laurent Voulzy

La partition

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 7:18


Chaque matin, Ombline Roche vous raconte l'histoire qui se cache derrière un artiste. Un rendez-vous incontournable pour mieux apprécier l'œuvre de son auteur. Aujourd'hui,Les Nuits sans Kim Wilde de Laurent Voulzy. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La partition
«Les Nuits sans Kim Wilde», la partition de Laurent Voulzy

La partition

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 7:19


Chaque matin, Ombline Roche vous raconte l'histoire qui se cache derrière un artiste. Un rendez-vous incontournable pour mieux apprécier l'œuvre de son auteur. Aujourd'hui, la partition de Laurent Voulzy.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nostalgie - L'intégrale de Philippe et Sandy
La Playlist de Philippe et Sandy - Vos tubes préférés de Laurent Voulzy

Nostalgie - L'intégrale de Philippe et Sandy

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 2:25


Si vous deviez garder un seul tube de Laurent Voulzy, ça serait lequel ?

Music Story
Music Story : Laurent Voulzy - Rockollection

Music Story

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 6:02


Pour l'anniversaire de Laurent Voulzy qui fête ses 77 ans en ce 18 décembre, Pat Angeli vous dit tout sur "Rockollection" dans son Music Story, entre hommage, procédure judiciaire, et de nombreuses reprises ! Chaque jour sur RFM à 16h35 et 18h10, retrouvez toutes les histoires de vos tubes préférés dans le 16/20 RFM de Pat Angeli Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les interviews
Laurent Voulzy : 21 souvenirs, ses fils et son amitié avec Souchon

Les interviews

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 30:39


Invité de 60 minutes chrono, Laurent Voulzy évoque son actualité musicale, la sortie de son best of 21 souvenirs et de Collection, l'enregistrement familial de " Le Soleil donne ", et sa longue amitié avec Alain Souchon.

Ces chansons qui font l'actu
Laurent Voulzy : des racines rock et ailleurs

Ces chansons qui font l'actu

Play Episode Listen Later Dec 14, 2025 7:48


durée : 00:07:48 - Ces chansons qui font l'actu - par : Bertrand DICALE - Tournée, nouvelle compilation, single avec ses quatre fils et une foule de projets: voici l'occasion d'explorer le bagage musical de l'interprète de "Rockollection". Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

C à vous
Disiz, son duo avec Laurent Voulzy :”J'ai officiellement percé” 

C à vous

Play Episode Listen Later Dec 14, 2025 9:21


Disiz nous parle de son album « On s'en rappellera pas » et sa tournée dans toute la France, dans lequel il a pu faire un duo avec Laurent Voulzy sur le titre “Surfeur”. Et à ce sujet, le chanteur avait un message intime pour le rappeur.Les vendredi et samedi à 20h sur France 5, Mohammed Bouhafsi et toute son équipe accueillent les personnalités qui font l'actualité.

Toute l'info du week-end - Bernard Poirette
Laurent Voulzy 50 ans de carrière et éternel jeune homme

Toute l'info du week-end - Bernard Poirette

Play Episode Listen Later Dec 13, 2025 3:41


Dans Pop culture, Mathieu Alterman raconte chaque week-end l'actualité qui fait du bien aux yeux, au cœur et aux oreilles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pop culture
Laurent Voulzy 50 ans de carrière et éternel jeune homme

Pop culture

Play Episode Listen Later Dec 13, 2025 3:41


Dans Pop culture, Mathieu Alterman raconte chaque week-end l'actualité qui fait du bien aux yeux, au cœur et aux oreilles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Laissez-vous Tenter
Laurent Voulzy, de ses raretés à ses tubes

Laissez-vous Tenter

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 3:15


C'est l'un de nos plus grands compositeurs, et chanteur préféré ! Laurent Voulzy se montre généreux en cette fin d'année : un best of, un album de raretés et une grande tournée jusqu'à l'été prochain. Laurent Voulzy a fait le tri dans ses affaires : sa famille lui réclamait sa discographie complète, Laurent Voulzy a donc fouillé dans ses tout premiers 45 tours, ceux qui n'ont pas marché, mais aussi dans ses disques regorgeant de tubes, qui nous bercent depuis près de 50 ans. Des balades écrites avec son compagnon de toujours, Alain Souchon... Ecoutez Laissez-vous tenter - Première avec Marie Gicquel du 12 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C à vous
Laurent Voulzy se souvient en musique

C à vous

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 9:58


L'ABC de Bertrand Chameroy diffusé le jeudi 11 décembre 2025 à 20h50 sur France 5.Tous les soirs à la table de “C à Vous”, Bertrand Chameroy propose un tour d'horizon décalé des événements qui font l'actualité.

C à vous
Les 21 souvenirs de Laurent Voulzy

C à vous

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 15:55


Laurent Voulzy pour son album best of « 21 souvenirs » et ses dates de tournée à la Salle Pleyel les 19, 20 et 21 janvier et 25 et 26 juin.Tous les soirs, du lundi au vendredi à 20h sur France 5, Anne-Elisabeth Lemoine et toute son équipe accueillent les personnalités et artistes qui font l'actualité.

C à vous
Le dîner de C à vous

C à vous

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 6:02


Artus pour deux shows inédits de son spectacle éponyme qui auront lieules 27 & 28 mars à Paris Défense ArenaLaurent Voulzy pour son album best of « 21 souvenirs » et ses dates de tournée à la Salle Pleyel les 19, 20 et 21 janvier et 25 et 26 juin Julia Vignali pour « Affaire conclue : Le conte de Noël », diffusée le 12 décembre sur France 3Tous les soirs, du lundi au vendredi à 20h sur France 5, Anne-Elisabeth Lemoine et toute son équipe accueillent les personnalités et artistes qui font l'actualité.

C à vous
L'intégrale de C à Vous, la suite - 11/12/25  

C à vous

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 59:28


Nos invités de la deuxième partie de C à Vous du jeudi 11 décembre 2025: Artus pour deux shows inédits de son spectacle éponyme qui auront lieu les 27 & 28 mars à Paris Défense ArenaLaurent Voulzy pour son album best of « 21 souvenirs » et ses dates de tournée à la Salle Pleyel les 19, 20 et 21 janvier et 25 et 26 juin Julia Vignali pour « Affaire conclue : Le conte de Noël », diffusée le 12 décembre sur France 3Avec comme chaque soir également l'œil de Pierre, le pop up d'Emilie Tran Nguyen et bien entendu l'ABC de Bertrand Chameroy.Tous les soirs, du lundi au vendredi à 20h sur France 5, Anne-Elisabeth Lemoine et toute son équipe accueillent les personnalités et artistes qui font l'actualité.

Culture en direct
disiz, chanteur : "On ne se rappelle pas les leçons de l'Histoire"

Culture en direct

Play Episode Listen Later Dec 10, 2025 28:36


durée : 00:28:36 - Les Midis de Culture - par : Marie Labory - Artiste inclassable, disiz sort son 14ᵉ album sur lequel il invite des musiciens comme Kid Cudi, Laurent Voulzy, Theodora ou encore Iliona. "On s'en rappellera pas" ou vingt titres aux accents de douceur et de colère mêlés. - réalisation : Laurence Malonda - invités : disiz Rappeur

TsugiMag
Place des Fêtes avec Bastien D.

TsugiMag

Play Episode Listen Later Dec 10, 2025 54:12


Sur Tsugi Radio aujourd'hui, à 19h ce sont les globalisto sessions de l'ami Mo Laudi, juste avant, nous accueillerons Olivier Forest, co-fondateur du FAME, festival de films sur la musique qui sera de retour au printemps au Reflet Medicis. Olivier s'intéresse pour nous chaque mois à l'actualité cinéma et séries et craque pour la série Pluribus disponible sur apple tv. mais d'abord on va aller traîner du côté de la rue Jean-Pierre Timbaud dans le 11ème à Paris. Aux studios D, où on peut croiser Laurent Voulzy, Miki, Adrien Soleiman, Victor Le Masne, Philippe Katerine, SebastiAn ou Canblaster. Le D, c'est pour Dorémus, Bastien de son prénom. Sorcier du son et gars sûr de Charlotte Gainsbourg, Juliette Armanet, Christine & the Queens… mais aujourd'hui c'est lui le chef de bande. Take You Out c'est le premier album de Bastien D. qui vient de sortir. Un disque construit comme le planning des studios D, entre visites, rendez-vous, collaborations… Collages audacieux, inspirations 90's, fulgurances pop et synthés en liberté, avec son premier album Bastien D. marche sur les traces de tous ceux qui ont exploré cette zone entre hip hop et musiques électroniques, de DJ Shadow à Portishead en passant par J Dilla. Écouter Take You Out, c'est tomber sous le charme de mélancoliques mélodies enfumées où perce toujours une lumière singulière : il ne nous en fallait pas plus. Bastien d. est aujourd'hui l'invité de Place des Fêtes.

La Story Nostalgie
Beatles Anthology 2025 (Episode 5)

La Story Nostalgie

Play Episode Listen Later Dec 6, 2025 8:09


Ce “sortie de scène hélicoptère pour échapper à la foule”, c'est l'image forte que Laurent Voulzy utilise en 1977 pour flasher les Beatles dans sa chanson, Rockollection. Et c'est vrai qu'elle a marqué les esprits. Jusque-là, l'hélico était réservé au président des Etats-Unis ou au Pape, mais pas à des stars du rock, un genre nouveau d'ailleurs. C'est en 1965 la fameuse image des Beatles arrivant en hélico au Shea Stadium, la première fois de l'histoire qu'un groupe de rock joue dans un stade. 55.000 personnes placées trop loin de la scène, il est vrai, mais la police redoute tellement la violence des fans, un John Lennon qui s'amuse beaucoup et un volume sonore inégalé, non pas celui de la sono des Beatles mais du cri de la foule.Pourtant, ce n'est pas pour les Beatles, le sommet de cette tournée américaine, non, car une rencontre privée doit avoir lieu avec Elvis Presley. Où ? A Hollywood. Et oui, les Beatles, comme Elvis, sont toujours en route, donc difficile de les avoir dans la même ville au même moment. Mais là, ils ont une semaine off avant leurs concerts à Los Angeles, ils louent donc la maison d'une star d'Hollywood alors que Elvis y tourne justement, un de ses nombreux films. Et les mecs, on va voir Elvis ! Ah ouais, merde, j'avais oublié … Je ne vous raconte pas l'ambiance dans la limousine à qui les conduit au rendez-vous. A cette époque, il est vrai, ils sont encore tous les quatre à se marrer constamment comme des baleines. En arrivant, l'ambiance change. Si la maison est aussi hollywoodienne que celle dans laquelle ils résident, il y a un nombre incroyable de mecs dans tous les coins depuis le portail jusque dans l'arrière-cuisine. La première chose qui les impressionne, en dehors de rencontrer le King dont ils sont fans fondus depuis l'adolescence, c'est l'immense billard dont le Colonel Parker, le manager d'Elvis, semble très fier.Puis on s'avance vers une autre pièce, en compagnie de plus de gardes que pour un parrain de la mafia. Elvis est là, la télé allumée, un écran géant ce qui est inimaginable en 1965. Il les salue. Vous voulez quelque chose à boire ? On s'assied en rond et quand le colonel demande une chaise pour Mr Epstein, le manager des Beatles, quinze gars se précipitent aussitôt avec autant de chaises.Mais personne n'ose lancer le premier mot, les Beatles sont tétanisés. Finalement une question part, vous avez un projet de film ? Bien sûr ! Ça parle quoi ? Un gars du pays qui se promène avec sa guitare et qui rencontre quelques filles et chantent quelques chansons. Les Beatles échangent un regard interrogateur, c'est une blague ?, mais le Colonel Parker renchérit en disant : c'est vrai ! Les fois où on a changé de scénario, on a perdu de l'argent. Tout le monde se marre, la glace est brisée, du moins celle qui ne se trouve pas dans les verres. Bien sûr, on a amené des guitares, ils jouent ensemble, et pas que de la musique, au billard, aussi, évidemment. Vers 22 heures, Priscilla fait une apparition éclair mais remarquée, en tenue de soirée. On est bien à Hollywood. Puis elle disparaît après ce moment d'émotion, que n'a pas partagé George. Il n'a rien vu, penché sur sa guitare.Comme le dira John, cette rencontre était une nécessité pour les Beatles, ils devaient tout à Elvis. Mais il faut bien dire qu'en 1965, ces mêmes Beatles apportent un tel changement dans la musique qu'ils mettent Elvis hors course pour la jeune génération. C'était il y a soixante ans. On disait alors que les Beatles et Elvis seraient oubliés en l'an 2000 mais ils sont toujours là, quelque part, avec nous.

Invité Culture
«La chanson française un peu beaucoup passionnément», un livre et une déclaration d'amour à la musique

Invité Culture

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 4:26


L'invité culture est le journaliste Didier Varrod, directeur musical de Radio France. Il publie La chanson française, un peu, beaucoup, passionnément. aux éditions Le Robert. Une balade en 21 chapitres dans l'histoire de la chanson française. RFI : La chanson française, un peu, beaucoup, passionnément, c'est le titre de l'ouvrage en forme de déclaration d'amour que vous consacrez à votre passion, qui est aussi celle de beaucoup de gens dans le monde pour la chanson française. Il compte 21 chapitres, 21 moments qui retracent l'histoire moderne de cette chanson. Et en vous lisant, on comprend une chose essentielle : cette chanson française est aussi le miroir de la société dans toutes ses dimensions, ses revendications, ses soubresauts et ses crises. Didier Varrod : Contrairement à ce qu'avait dit Serge Gainsbourg sur un plateau de télévision, j'ai toujours pensé que la chanson était un art majeur, même si ce n'est pas un art académique. Je comprends la nuance gainsbourienne qui consiste à dire que pour faire de la peinture, il faut un apprentissage académique, il faut connaître toute l'histoire de la peinture, mais pour moi, la chanson m'a élevé « au grain ». C'est vrai que la littérature, les livres, le cinéma, ont été importants, mais la chanson a été une sorte de tuteur qui m'a accompagné dans mon éducation, dans mes prises de conscience, dans mes émotions et dans mon identité. Je pense que c'est comme ça pour beaucoup de Françaises et de Français et de gens dans le monde entier, d'ailleurs. Parce que la musique est « un cri qui vient de l'Intérieur », comme disait Bernard Lavilliers. C'est un terrain de jeu commun, un terrain qui fabrique du bien commun, du vivre-ensemble. Pour moi, c'est aussi une langue. Le français est peut-être ma première langue maternelle, mais la chanson française, en quelque sorte, est une deuxième langue. Elle m'a permis de communiquer avec des gens. Elle m'a permis d'entrer dans l'intimité des artistes que j'ai rencontré. Pour moi, elle fait socle. Et, j'ai toujours pensé aussi que si demain il y avait une catastrophe nucléaire ou une catastrophe épouvantable, et que dans un endroit secret était protégés des disques et des vinyles, on pourrait alors comprendre ce qu'était la France des années 1950 à aujourd'hui, rien qu'à travers des chansons. C'est pour ça qu'elle a cette importance pour moi. Dans ce livre, vous partez souvent d'un cas particulier, d'une rencontre, d'une anecdote, pour exhumer une tendance générale dans la chanson française. Prenons le cas des rapports entre le monde politique et la chanson. Est-ce que les personnels politiques ont toujours courtisé les chanteurs et chanteuses ? A contrario, est-ce que les artistes ont eu besoin des politiques ? C'est un phénomène qui est apparu progressivement avec l'émergence de la société du spectacle pour reprendre les termes de Guy Debord. Il est vrai que dans les années 1950 et les années début des années 1960, les artistes, la chanson d'un côté et le monde politique, de l'autre, étaient deux territoires relativement distincts. Ce qui a changé, c'est qu'à la fin des années 1950 et au début des années 1960, il y a une nouvelle catégorie sociologique qui apparait : la jeunesse. Dans les années 1950  ou 1940, voire avant la guerre, il n'y avait pas d'adolescence. L'adolescence n'était pas considérée comme une catégorie sociale à l'instar des enfants et des adultes. Et souvent d'ailleurs, les artistes qui sont issus des années 1960 le racontent. Leur révolution, c'est ça. C'est la prise en compte tout d'un coup d'une catégorie nouvelle qui s'appelle la jeunesse, l'adolescence. Et pour le coup, elle arrive avec sa propre langue, ses propres désirs d'apparence, sa volonté de se distinguer par des vêtements, par la musique, et puis progressivement par du cinéma, puis dans les années 1980 avec la BD.  Et ça, le monde politique le comprend... À partir du moment où cette catégorie est identifiée, elle devient attractive, et elle est convoitée par le personnel politique. D'autant plus avec l'instauration par Valéry Giscard d'Estaing (président de la France entre 1974 et 1981, NDLR) du droit de vote à 18 ans où, finalement, on sort de l'adolescence. Et on comprend que cette adolescence construit aussi les premières utopies, les premières convictions politiques. Je pense que ce qui a rapproché finalement le monde politique et le monde de la musique, c'est à la fois le courant des yéyés, la période de mai 1968, et aussi après les années s1970, la prise en compte de la jeunesse comme une véritable catégorie socioprofessionnelle. Et cette chanson française n'évolue pas en vase clos. Elle se fait la caisse de résonance des luttes de l'époque, des injustices, des combats. Il y a toujours eu une chanson d'auteur qui avait comme préoccupation de raconter le monde et de raconter en chanson quelles étaient les préoccupations sociales et politiques de leurs auteurs. Il y a eu, comme je le raconte dans le livre, des compagnons de route du Parti communiste français, notamment avec Jean Ferrat qui était un artiste extrêmement populaire à l'époque. À côté, il y avait des acteurs comme Yves Montand et Simone Signoret. Toute une sphère artistique très en lien avec le Parti communiste. Mais dans les années 1970, la France rattrape son retard dans la culture politique. John Fitzgerald Kennedy (président des États-Unis de 1961 à 1963, NDLR) est passé par là. Il a fait de sa campagne électorale, une campagne spectacle où le show business commençait à intervenir dans la vie politique américaine. Et du coup, Giscard, quand il arrive en 1974, applique un peu cette recette. Avec une volonté de resserrer les liens avec la sphère artistique. D'ailleurs, il vise les jeunes. Il fait fabriquer des t-shirts et il les fait porter aux artistes qui sont les plus populaires, les plus emblématiques. On a des photos de Claude François ou de Johnny Hallyday ou Sylvie Vartan avec le t-shirt « Giscard à la barre ». La chanson française se fait l'écho des revendications et des cris, enfin des revendications, des injustices, des combats. Dans les années 1970, il y a une nouvelle scène française, une nouvelle chanson française qui est une chanson d'auteur, portée par des auteurs, compositeurs, interprètes et non plus seulement par des interprètes qui se contentaient de faire des adaptations de standards américains ou anglais. Donc, à partir du moment où cette génération d'auteurs est arrivée, elle s'est inscrite dans la tradition française, celle de l'écrit qui dit quelque chose du monde, et qui existait déjà, du reste, dans les années 1920 ou 1930, avec des chanteurs qui utilisaient la chanson pour raconter à la fois leur intériorité, mais aussi leur relation au monde et leur volonté d'émancipation. Dans les années 1970, il y a la volonté d'accompagner un désir de changement, d'alternance. Il faut se remettre dans l'esprit une chose : à l'époque, les gens pensaient que l'alternance politique n'était qu'une utopie, qu'elle n'arriverait jamais. Dès lors, nous n'avions pour y croire que quelques enseignants qui nous enseignaient une vision alternative du monde. Et puis, nous avions les chanteurs. Renaud, Bernard Lavilliers, Alain Souchon, Daniel Balavoine qui exprimaient à travers leurs mots une conscience ouvrière, une volonté de changer le monde. Pour mon cas personnel, j'ai toujours pensé que les chansons de Renaud ont été bien plus efficaces que tous les cours d'éducation civique que je subissais à l'école. Quant à Balavoine, je le considère un peu comme un tuteur, un grand frère qui m'a appris la vie, qui m'a appris quel était le prix de l'émotion, qui m'a appris à « m'emporter pour ce qui m'importe », puisque c'était une des grandes phrases de Balavoine, « je m'emporte pour ce qu'il m'importe ». Alors, est-ce que pour autant les chansons changent le monde ? C'est Jean-Jacques Goldman qui a posé de façon assez judicieuse la question, sans réellement y répondre. Mais en tout cas, elles accompagnent les soubresauts politiques, elles accompagnent les mutations, et parfois, elles sont simplement la bande originale d'un moment. Chaque révolution à ses chansons. Dans ce livre, vous abordez aussi un chapitre très intéressant, c'est l'irruption du rap dans les années 1990 et la difficulté qu'a eue l'industrie musicale à intégrer le rap dans le champs de vision. Il a fallu le succès de MC Solaar, expliquez-vous, pour que finalement, on se rende compte que les banlieues avaient quelque chose à dire. Et elles le disaient d'une façon différente, mais qui était aussi de la chanson française. J'ai eu la chance de vivre personnellement ce moment. Je suis en 1991 appelé à la direction artistique de Polydor. Je ne suis pas un enfant du rap, loin de là. J'ai acheté quelques 45 tours de rap, Sugar Hill Gang qui tournait sur ma platine tout le temps. On commençait à voir des breakers comme Sydney à la télévision. Mais pour moi, c'était quand même un monde un peu étranger. Et quand j'arrive en 1991 chez Polydor, qui est vraiment le label très imprégné de chanson française, Serge Reggiani, Renaud, Maxime Le Forestier etc, il y a toute une nouvelle pop française qui émerge avec Niagara, Mylène Farmer, Patricia Kaas. Et au milieu, il y a une espèce de d'électron libre qui s'appelle MC Solaar, avec un projet hybride entre la chanson et le rap. Ce n'est pas tout à fait du rap au sens où on croit l'entendre, et ce n'est pas tout à fait de la chanson. Et de cette hybridité va naître effectivement une culture qui est celle du rap populaire qui va débouler sur les antennes de toutes les radios. Pourquoi l'industrie musicale a eu autant de mal à intégrer le rap dans ses raisonnements ? Parce que ces jeunes gens n'avaient jamais eu la chance d'être visibles, ni à la radio ni à la télé. Faut quand même rappeler que jusque dans les années 1980, il n'y a pas de « blacks » à la télé, il n'y a pas d'arabes à la télé. Et quand on les voit, c'est soit parce qu'il y a des émeutes, soit parce que tout d'un coup, il y a un élan collectif antiraciste. Donc tout d'un coup, cette jeunesse que l'on ne connaît pas arrive et remet en question la manière traditionnelle de faire la chanson. La chanson, ce n'est plus forcément un couplet, un refrain, un couplet, un refrain. Ça peut être un flow qui dure pendant trois minutes sans refrain. Ça peut être – oh scandale ! – l'arrivée du sampling dans cette musique. Et ce sampling déstabilise une partie des gens de la chanson française qui se disent « mais enfin, ils ne peuvent pas composer leur propre rythmique, ils ne peuvent pas employer un batteur et un bassiste pour créer une rythmique ! ». Et la chanson française a aussi refusé quelque part cette irruption de ce mode d'expression qui était nouveau, spontané, et aussi extrêmement écrit, mais dans une langue qui n'était pas tout à fait la langue académique. Et c'est vrai que finalement, Solaar a réussi à imposer une image de grand sage. Et il a réussi, tout d'un coup, à intéresser les tenants du patrimoine de la chanson française, c'est à dire les Aznavour, les Gainsbourg, les Juliette Gréco, tous ces artistes vraiment très patrimoniaux qui avaient connu la poésie surréaliste, qui avaient connu Boris Vian, qui avaient connu Jacques Canetti. Donc ça a été pour moi magnifique de vivre à la fois cette émergence, de comprendre aussi que ça grattait, que ça n'allait pas être facile. Finalement, puisque j'ai toujours une vision un peu historique de la chanson, je me dis que ce n'est pas si loin de ce qu'ont vécus dans les années 1960 Eddy Mitchell, Dick Rivers, Johnny Hallyday qui – comme par hasard – étaient tous des mômes issus des quartiers populaires, de la banlieue, qu'on n'appelait pas encore banlieue, et qui s'exprimaient avec des rythmes et des mots qui n'étaient pas ceux de la génération d'avant. On voit à nouveau avec le rap l'émergence d'une musique stigmatisée par l'establishment, adoubée par la rue et par le public. C'est ça qui est très intéressant. Mais encore aujourd'hui, on s'aperçoit par exemple avec la mort de Werenoi, une partie de la France s'interroge. C'est juste le plus gros vendeur de disque en France ! Et moi, je voulais aussi raconter ce long chemin de croix qu'ont vécu les rappeurs pourtant installés depuis le début des années 1990. Je ne vous dis pas le nombre de courriers que reçoit la médiatrice de France Inter (station de radio où travaille Didier Varrod, NDLR) tous les jours, toutes les semaines pour râler en disant « mais comment vous pouvez passer cette musique qui n'est pas de la musique ? ». On a eu la même chose avec la musique électronique. Mais c'est pour dire encore qu'aujourd'hui, même si cette musique-là est majoritaire économiquement dans le pays et qu'elle draine effectivement la majorité de la jeunesse, elle n'est pas la musique majoritaire pour l'institution. Dans ce livre, vous évoquez beaucoup d'artistes qui vous ont marqués. On ne va pas tous les citer. Il y a Véronique Sanson, bien évidemment. Et puis, vous parlez de Mylène Farmer. Et en lisant le chapitre sur Mylène Farmer, je me suis dit : est-ce que la chanson française fabrique des mythes ? Ou est-ce que ce sont les mythes qui s'incarnent dans la chanson française, comme ils pourraient s'incarner en littérature ou ailleurs ? C'est une question que je me suis posée plusieurs fois en écrivant ce chapitre sur Mylène Farmer. Est-ce qu'elle est née pour devenir mythologique, avec la volonté de le devenir ? Ou est-ce que finalement, c'est l'histoire de la chanson française dans son évolution qui a fabriqué ce mythe ? En fait, je pense très honnêtement que, c'est l'histoire de la chanson française qui crée le mythe autour de Mylène Farmer. Même si Mylène Farmer, quand elle arrive au début des années 1980, se nourrit d'un certain nombre de mythologies très fortes, de figures mythologiques qui cultivent à la fois le secret, un univers un peu sombre, etc. Mais en fait, c'est en regardant l'histoire de la chanson que l'on s'aperçoit que finalement, ce mythe va naître et se muscler et s'intensifier. Cette identité, parfois, se transmet de père en fils. Vous abordez parmi tous les phénomènes que génère la chanson dans une société. Celui de l'héritage et des familles : les Higelin, les Chedid, les Gainsbourg.. La chanson française, serait-elle transmissible génétiquement, si je puis dire ? C'est l'une de ses singularités. Et en fait, c'est un questionnement que j'ai eu parce souvent, quand on me présente un artiste, je me dis « Tiens, c'est la fille de ou le fils de... ». Il y a quand même ce truc en France qui rend un peu suspect la légitimité ou l'intégrité, lorsque l'on est fille ou fils de ou petit-fils ou petite fille de. Et c'est vrai que c'est une question. En fait, c'est l'une des singularités de l'histoire de la chanson française. Il y a Gainsbourg, il y a Chedid, il y a Hardy, Dutronc, France Gall... Une partie de l'histoire de la chanson s'est construite, édifiée et fut nourrie par ces familles. Et c'était aussi peut-être leur rendre alors ce qui m'a aussi poussé. J'ai beaucoup hésité à écrire ce chapitre, jusqu'au moment où je suis allé voir le spectacle d'Alain Souchon avec ses deux fils. Au départ, je me disais « Mais il ne peut pas faire un spectacle tout seul ou avec Laurent Voulzy (son complice de scène NDLR) ». Et en fait, de voir ces trois personnalités liées par le sang, par un amour inconditionnel et construire une œuvre d'art à l'intérieur d'une histoire de la chanson, ça m'a bouleversé. Je me suis dit : « Il faut rendre hommage à cette volonté de revendiquer à ciel ouvert une histoire de famille. » Et puis après, il y a aussi une dimension dans les histoires de famille que l'on aborde assez peu. C'est le phénomène de la statue du Commandeur, c'est-à-dire qu'il y a beaucoup d'artistes qui sont tellement impressionnés par l'image de la mère ou du père qui se disent « comment puis-je le dépasser ? ». Ce n'est pas simple pour tout le monde. Oui, et j'aurais pu aussi d'ailleurs évoquer dans le livre toutes les histoires de famille qui ont échoué, ou en tout cas, ces histoires d'enfants qui ont eu moins de succès ou ont eu plus de difficultés que leur maman ou leur papa. Et ça fera peut-être l'objet d'un tome 2, mais ce n'est jamais très agréable d'écrire sur les échecs. Mais ce que vous racontez là est vraiment juste. Quand on parle de Thomas Dutronc par exemple (fils de Jacques Dutronc et de Françoise Hardy, tous deux artistes NDLR), c'est quand même génial. Une jeune garçon, un fils de, avec un père et une mère qui ont marqué la chanson... Il fait son apprentissage en secret se disant « si j'ai une chance de réussir, il ne faut pas que je sois chanteur, ou en tout cas, il ne faut pas que mon fantasme premier soit d'être dans la lumière ». Et c'est très bouleversant, parce qu'en fait, il va devenir un immense musicien en s'imposant la clandestinité. Il est devenu guitariste de jazz manouche, pour aller dans un monde qui n'était ni celui de son père, ni celui de sa mère. Donc il y a des très belles histoires dans cette épopée de la chanson française.

Invité culture
«La chanson française un peu beaucoup passionnément», un livre et une déclaration d'amour à la musique

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Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 4:26


L'invité culture est le journaliste Didier Varrod, directeur musical de Radio France. Il publie La chanson française, un peu, beaucoup, passionnément. aux éditions Le Robert. Une balade en 21 chapitres dans l'histoire de la chanson française. RFI : La chanson française, un peu, beaucoup, passionnément, c'est le titre de l'ouvrage en forme de déclaration d'amour que vous consacrez à votre passion, qui est aussi celle de beaucoup de gens dans le monde pour la chanson française. Il compte 21 chapitres, 21 moments qui retracent l'histoire moderne de cette chanson. Et en vous lisant, on comprend une chose essentielle : cette chanson française est aussi le miroir de la société dans toutes ses dimensions, ses revendications, ses soubresauts et ses crises. Didier Varrod : Contrairement à ce qu'avait dit Serge Gainsbourg sur un plateau de télévision, j'ai toujours pensé que la chanson était un art majeur, même si ce n'est pas un art académique. Je comprends la nuance gainsbourienne qui consiste à dire que pour faire de la peinture, il faut un apprentissage académique, il faut connaître toute l'histoire de la peinture, mais pour moi, la chanson m'a élevé « au grain ». C'est vrai que la littérature, les livres, le cinéma, ont été importants, mais la chanson a été une sorte de tuteur qui m'a accompagné dans mon éducation, dans mes prises de conscience, dans mes émotions et dans mon identité. Je pense que c'est comme ça pour beaucoup de Françaises et de Français et de gens dans le monde entier, d'ailleurs. Parce que la musique est « un cri qui vient de l'Intérieur », comme disait Bernard Lavilliers. C'est un terrain de jeu commun, un terrain qui fabrique du bien commun, du vivre-ensemble. Pour moi, c'est aussi une langue. Le français est peut-être ma première langue maternelle, mais la chanson française, en quelque sorte, est une deuxième langue. Elle m'a permis de communiquer avec des gens. Elle m'a permis d'entrer dans l'intimité des artistes que j'ai rencontré. Pour moi, elle fait socle. Et, j'ai toujours pensé aussi que si demain il y avait une catastrophe nucléaire ou une catastrophe épouvantable, et que dans un endroit secret était protégés des disques et des vinyles, on pourrait alors comprendre ce qu'était la France des années 1950 à aujourd'hui, rien qu'à travers des chansons. C'est pour ça qu'elle a cette importance pour moi. Dans ce livre, vous partez souvent d'un cas particulier, d'une rencontre, d'une anecdote, pour exhumer une tendance générale dans la chanson française. Prenons le cas des rapports entre le monde politique et la chanson. Est-ce que les personnels politiques ont toujours courtisé les chanteurs et chanteuses ? A contrario, est-ce que les artistes ont eu besoin des politiques ? C'est un phénomène qui est apparu progressivement avec l'émergence de la société du spectacle pour reprendre les termes de Guy Debord. Il est vrai que dans les années 1950 et les années début des années 1960, les artistes, la chanson d'un côté et le monde politique, de l'autre, étaient deux territoires relativement distincts. Ce qui a changé, c'est qu'à la fin des années 1950 et au début des années 1960, il y a une nouvelle catégorie sociologique qui apparait : la jeunesse. Dans les années 1950  ou 1940, voire avant la guerre, il n'y avait pas d'adolescence. L'adolescence n'était pas considérée comme une catégorie sociale à l'instar des enfants et des adultes. Et souvent d'ailleurs, les artistes qui sont issus des années 1960 le racontent. Leur révolution, c'est ça. C'est la prise en compte tout d'un coup d'une catégorie nouvelle qui s'appelle la jeunesse, l'adolescence. Et pour le coup, elle arrive avec sa propre langue, ses propres désirs d'apparence, sa volonté de se distinguer par des vêtements, par la musique, et puis progressivement par du cinéma, puis dans les années 1980 avec la BD.  Et ça, le monde politique le comprend... À partir du moment où cette catégorie est identifiée, elle devient attractive, et elle est convoitée par le personnel politique. D'autant plus avec l'instauration par Valéry Giscard d'Estaing (président de la France entre 1974 et 1981, NDLR) du droit de vote à 18 ans où, finalement, on sort de l'adolescence. Et on comprend que cette adolescence construit aussi les premières utopies, les premières convictions politiques. Je pense que ce qui a rapproché finalement le monde politique et le monde de la musique, c'est à la fois le courant des yéyés, la période de mai 1968, et aussi après les années s1970, la prise en compte de la jeunesse comme une véritable catégorie socioprofessionnelle. Et cette chanson française n'évolue pas en vase clos. Elle se fait la caisse de résonance des luttes de l'époque, des injustices, des combats. Il y a toujours eu une chanson d'auteur qui avait comme préoccupation de raconter le monde et de raconter en chanson quelles étaient les préoccupations sociales et politiques de leurs auteurs. Il y a eu, comme je le raconte dans le livre, des compagnons de route du Parti communiste français, notamment avec Jean Ferrat qui était un artiste extrêmement populaire à l'époque. À côté, il y avait des acteurs comme Yves Montand et Simone Signoret. Toute une sphère artistique très en lien avec le Parti communiste. Mais dans les années 1970, la France rattrape son retard dans la culture politique. John Fitzgerald Kennedy (président des États-Unis de 1961 à 1963, NDLR) est passé par là. Il a fait de sa campagne électorale, une campagne spectacle où le show business commençait à intervenir dans la vie politique américaine. Et du coup, Giscard, quand il arrive en 1974, applique un peu cette recette. Avec une volonté de resserrer les liens avec la sphère artistique. D'ailleurs, il vise les jeunes. Il fait fabriquer des t-shirts et il les fait porter aux artistes qui sont les plus populaires, les plus emblématiques. On a des photos de Claude François ou de Johnny Hallyday ou Sylvie Vartan avec le t-shirt « Giscard à la barre ». La chanson française se fait l'écho des revendications et des cris, enfin des revendications, des injustices, des combats. Dans les années 1970, il y a une nouvelle scène française, une nouvelle chanson française qui est une chanson d'auteur, portée par des auteurs, compositeurs, interprètes et non plus seulement par des interprètes qui se contentaient de faire des adaptations de standards américains ou anglais. Donc, à partir du moment où cette génération d'auteurs est arrivée, elle s'est inscrite dans la tradition française, celle de l'écrit qui dit quelque chose du monde, et qui existait déjà, du reste, dans les années 1920 ou 1930, avec des chanteurs qui utilisaient la chanson pour raconter à la fois leur intériorité, mais aussi leur relation au monde et leur volonté d'émancipation. Dans les années 1970, il y a la volonté d'accompagner un désir de changement, d'alternance. Il faut se remettre dans l'esprit une chose : à l'époque, les gens pensaient que l'alternance politique n'était qu'une utopie, qu'elle n'arriverait jamais. Dès lors, nous n'avions pour y croire que quelques enseignants qui nous enseignaient une vision alternative du monde. Et puis, nous avions les chanteurs. Renaud, Bernard Lavilliers, Alain Souchon, Daniel Balavoine qui exprimaient à travers leurs mots une conscience ouvrière, une volonté de changer le monde. Pour mon cas personnel, j'ai toujours pensé que les chansons de Renaud ont été bien plus efficaces que tous les cours d'éducation civique que je subissais à l'école. Quant à Balavoine, je le considère un peu comme un tuteur, un grand frère qui m'a appris la vie, qui m'a appris quel était le prix de l'émotion, qui m'a appris à « m'emporter pour ce qui m'importe », puisque c'était une des grandes phrases de Balavoine, « je m'emporte pour ce qu'il m'importe ». Alors, est-ce que pour autant les chansons changent le monde ? C'est Jean-Jacques Goldman qui a posé de façon assez judicieuse la question, sans réellement y répondre. Mais en tout cas, elles accompagnent les soubresauts politiques, elles accompagnent les mutations, et parfois, elles sont simplement la bande originale d'un moment. Chaque révolution à ses chansons. Dans ce livre, vous abordez aussi un chapitre très intéressant, c'est l'irruption du rap dans les années 1990 et la difficulté qu'a eue l'industrie musicale à intégrer le rap dans le champs de vision. Il a fallu le succès de MC Solaar, expliquez-vous, pour que finalement, on se rende compte que les banlieues avaient quelque chose à dire. Et elles le disaient d'une façon différente, mais qui était aussi de la chanson française. J'ai eu la chance de vivre personnellement ce moment. Je suis en 1991 appelé à la direction artistique de Polydor. Je ne suis pas un enfant du rap, loin de là. J'ai acheté quelques 45 tours de rap, Sugar Hill Gang qui tournait sur ma platine tout le temps. On commençait à voir des breakers comme Sydney à la télévision. Mais pour moi, c'était quand même un monde un peu étranger. Et quand j'arrive en 1991 chez Polydor, qui est vraiment le label très imprégné de chanson française, Serge Reggiani, Renaud, Maxime Le Forestier etc, il y a toute une nouvelle pop française qui émerge avec Niagara, Mylène Farmer, Patricia Kaas. Et au milieu, il y a une espèce de d'électron libre qui s'appelle MC Solaar, avec un projet hybride entre la chanson et le rap. Ce n'est pas tout à fait du rap au sens où on croit l'entendre, et ce n'est pas tout à fait de la chanson. Et de cette hybridité va naître effectivement une culture qui est celle du rap populaire qui va débouler sur les antennes de toutes les radios. Pourquoi l'industrie musicale a eu autant de mal à intégrer le rap dans ses raisonnements ? Parce que ces jeunes gens n'avaient jamais eu la chance d'être visibles, ni à la radio ni à la télé. Faut quand même rappeler que jusque dans les années 1980, il n'y a pas de « blacks » à la télé, il n'y a pas d'arabes à la télé. Et quand on les voit, c'est soit parce qu'il y a des émeutes, soit parce que tout d'un coup, il y a un élan collectif antiraciste. Donc tout d'un coup, cette jeunesse que l'on ne connaît pas arrive et remet en question la manière traditionnelle de faire la chanson. La chanson, ce n'est plus forcément un couplet, un refrain, un couplet, un refrain. Ça peut être un flow qui dure pendant trois minutes sans refrain. Ça peut être – oh scandale ! – l'arrivée du sampling dans cette musique. Et ce sampling déstabilise une partie des gens de la chanson française qui se disent « mais enfin, ils ne peuvent pas composer leur propre rythmique, ils ne peuvent pas employer un batteur et un bassiste pour créer une rythmique ! ». Et la chanson française a aussi refusé quelque part cette irruption de ce mode d'expression qui était nouveau, spontané, et aussi extrêmement écrit, mais dans une langue qui n'était pas tout à fait la langue académique. Et c'est vrai que finalement, Solaar a réussi à imposer une image de grand sage. Et il a réussi, tout d'un coup, à intéresser les tenants du patrimoine de la chanson française, c'est à dire les Aznavour, les Gainsbourg, les Juliette Gréco, tous ces artistes vraiment très patrimoniaux qui avaient connu la poésie surréaliste, qui avaient connu Boris Vian, qui avaient connu Jacques Canetti. Donc ça a été pour moi magnifique de vivre à la fois cette émergence, de comprendre aussi que ça grattait, que ça n'allait pas être facile. Finalement, puisque j'ai toujours une vision un peu historique de la chanson, je me dis que ce n'est pas si loin de ce qu'ont vécus dans les années 1960 Eddy Mitchell, Dick Rivers, Johnny Hallyday qui – comme par hasard – étaient tous des mômes issus des quartiers populaires, de la banlieue, qu'on n'appelait pas encore banlieue, et qui s'exprimaient avec des rythmes et des mots qui n'étaient pas ceux de la génération d'avant. On voit à nouveau avec le rap l'émergence d'une musique stigmatisée par l'establishment, adoubée par la rue et par le public. C'est ça qui est très intéressant. Mais encore aujourd'hui, on s'aperçoit par exemple avec la mort de Werenoi, une partie de la France s'interroge. C'est juste le plus gros vendeur de disque en France ! Et moi, je voulais aussi raconter ce long chemin de croix qu'ont vécu les rappeurs pourtant installés depuis le début des années 1990. Je ne vous dis pas le nombre de courriers que reçoit la médiatrice de France Inter (station de radio où travaille Didier Varrod, NDLR) tous les jours, toutes les semaines pour râler en disant « mais comment vous pouvez passer cette musique qui n'est pas de la musique ? ». On a eu la même chose avec la musique électronique. Mais c'est pour dire encore qu'aujourd'hui, même si cette musique-là est majoritaire économiquement dans le pays et qu'elle draine effectivement la majorité de la jeunesse, elle n'est pas la musique majoritaire pour l'institution. Dans ce livre, vous évoquez beaucoup d'artistes qui vous ont marqués. On ne va pas tous les citer. Il y a Véronique Sanson, bien évidemment. Et puis, vous parlez de Mylène Farmer. Et en lisant le chapitre sur Mylène Farmer, je me suis dit : est-ce que la chanson française fabrique des mythes ? Ou est-ce que ce sont les mythes qui s'incarnent dans la chanson française, comme ils pourraient s'incarner en littérature ou ailleurs ? C'est une question que je me suis posée plusieurs fois en écrivant ce chapitre sur Mylène Farmer. Est-ce qu'elle est née pour devenir mythologique, avec la volonté de le devenir ? Ou est-ce que finalement, c'est l'histoire de la chanson française dans son évolution qui a fabriqué ce mythe ? En fait, je pense très honnêtement que, c'est l'histoire de la chanson française qui crée le mythe autour de Mylène Farmer. Même si Mylène Farmer, quand elle arrive au début des années 1980, se nourrit d'un certain nombre de mythologies très fortes, de figures mythologiques qui cultivent à la fois le secret, un univers un peu sombre, etc. Mais en fait, c'est en regardant l'histoire de la chanson que l'on s'aperçoit que finalement, ce mythe va naître et se muscler et s'intensifier. Cette identité, parfois, se transmet de père en fils. Vous abordez parmi tous les phénomènes que génère la chanson dans une société. Celui de l'héritage et des familles : les Higelin, les Chedid, les Gainsbourg.. La chanson française, serait-elle transmissible génétiquement, si je puis dire ? C'est l'une de ses singularités. Et en fait, c'est un questionnement que j'ai eu parce souvent, quand on me présente un artiste, je me dis « Tiens, c'est la fille de ou le fils de... ». Il y a quand même ce truc en France qui rend un peu suspect la légitimité ou l'intégrité, lorsque l'on est fille ou fils de ou petit-fils ou petite fille de. Et c'est vrai que c'est une question. En fait, c'est l'une des singularités de l'histoire de la chanson française. Il y a Gainsbourg, il y a Chedid, il y a Hardy, Dutronc, France Gall... Une partie de l'histoire de la chanson s'est construite, édifiée et fut nourrie par ces familles. Et c'était aussi peut-être leur rendre alors ce qui m'a aussi poussé. J'ai beaucoup hésité à écrire ce chapitre, jusqu'au moment où je suis allé voir le spectacle d'Alain Souchon avec ses deux fils. Au départ, je me disais « Mais il ne peut pas faire un spectacle tout seul ou avec Laurent Voulzy (son complice de scène NDLR) ». Et en fait, de voir ces trois personnalités liées par le sang, par un amour inconditionnel et construire une œuvre d'art à l'intérieur d'une histoire de la chanson, ça m'a bouleversé. Je me suis dit : « Il faut rendre hommage à cette volonté de revendiquer à ciel ouvert une histoire de famille. » Et puis après, il y a aussi une dimension dans les histoires de famille que l'on aborde assez peu. C'est le phénomène de la statue du Commandeur, c'est-à-dire qu'il y a beaucoup d'artistes qui sont tellement impressionnés par l'image de la mère ou du père qui se disent « comment puis-je le dépasser ? ». Ce n'est pas simple pour tout le monde. Oui, et j'aurais pu aussi d'ailleurs évoquer dans le livre toutes les histoires de famille qui ont échoué, ou en tout cas, ces histoires d'enfants qui ont eu moins de succès ou ont eu plus de difficultés que leur maman ou leur papa. Et ça fera peut-être l'objet d'un tome 2, mais ce n'est jamais très agréable d'écrire sur les échecs. Mais ce que vous racontez là est vraiment juste. Quand on parle de Thomas Dutronc par exemple (fils de Jacques Dutronc et de Françoise Hardy, tous deux artistes NDLR), c'est quand même génial. Une jeune garçon, un fils de, avec un père et une mère qui ont marqué la chanson... Il fait son apprentissage en secret se disant « si j'ai une chance de réussir, il ne faut pas que je sois chanteur, ou en tout cas, il ne faut pas que mon fantasme premier soit d'être dans la lumière ». Et c'est très bouleversant, parce qu'en fait, il va devenir un immense musicien en s'imposant la clandestinité. Il est devenu guitariste de jazz manouche, pour aller dans un monde qui n'était ni celui de son père, ni celui de sa mère. Donc il y a des très belles histoires dans cette épopée de la chanson française.

Le jour où
Véronique Jannot avec Laurent Voulzy & Claude François - Les enfants d'Europe 1 du 04/12/2025

Le jour où

Play Episode Listen Later Dec 4, 2025 41:01


Ombline Roche vous plonge dans l'ambiance musicale des années 60 à 80 avec des tubes incontournables et des anecdotes savoureuses. Revivez les plus grands succès de Véronique Jeannot, Claude François, Elton John ou encore les Beach Boys. Un voyage nostalgique à travers les plus belles chansons françaises et internationales qui ont marqué ces décennies.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Tous les jours, entre 14h et 15h, Ombline Roche vous fait revivre la musique des années 1950 à la fin des années 1980 !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Musique matin
De Verdi à Laurent Voulzy, en passant par le ballet de Biarritz : l'Opéra de Vichy fait le pari de l'éclectisme

Musique matin

Play Episode Listen Later Nov 26, 2025 6:40


durée : 00:06:40 - à quatre mois des élections municipales, quel avenir pour les établissements culturels en région ? - par : Louis-Valentin Lopez - À quatre mois des municipales, quel avenir pour les établissements culturels en région ? Reportage à l'Opéra de Vichy, dont la programmation assume la diversité, entre lyrique, danse, théâtre, variété et humour. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Culture médias - Philippe Vandel
«21 souvenirs» : Laurent Voulzy est l'invité de Culture médias

Culture médias - Philippe Vandel

Play Episode Listen Later Nov 13, 2025 8:56


Invité : Laurent Voulzy, pour son best-of "21 souvenirs" qui sortira le 12 décembre et pour sa tournée dans toute la France. Il sera à la Salle Pleyel à Paris du 19 au 21 janvier et les 25 et 26 juin 2026   Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Culture médias - Philippe Vandel

Invité : Laurent Voulzy, pour son best-of "21 souvenirs" qui sortira le 12 décembre et pour sa tournée dans toute la France. Il sera à la Salle Pleyel à Paris du 19 au 21 janvier et les 25 et 26 juin 2026   Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Culture médias - Philippe Vandel
Culture - Thomas Isle avec Laurent Voulzy

Culture médias - Philippe Vandel

Play Episode Listen Later Nov 13, 2025 33:23


Entouré de ses chroniqueurs et d'Anissa Haddadi, Thomas Isle reçoit celles et ceux qui font l'actualité culturelle et médiatique : dirigeants de chaînes, producteurs, animateurs, journalistes, chanteurs, acteurs, etc. Les auditeurs retrouvent "leurs indispensables" avec les signatures de la station. Une émission de 1h30 enrichie de débats autour des questions médiatiques, d'un jeu interactif et de nouvelles séquences donnant la parole aux auditeurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La French P@rty
Laurent_Voulzy

La French P@rty

Play Episode Listen Later Oct 24, 2025 238:31


mélange azimut pour public épicurien....

Écoute Ça !
Ep 142 : Super Cover Battle 43 (2ème partie) A côté, Laurent Voulzy, c'est Buckethead

Écoute Ça !

Play Episode Listen Later Jul 29, 2025 125:26


Personne ne s'est plaint de ma dernière description qui était une copie éhontée de celle de Maxime. De deux choses l'une : soit vous vous en foutez, soit j'écris (ou je copie) dans le vide parce que vous ne lisez pas. Je ne vous jette pas la pierre, je ne lis pas les descriptions de podcast non plus. Cela dit, je mets tout de même le nom des groupes mentionnés en fin d'épisode : Slomosa, Skeleton Key et Erik Sanko.La playlist globale et classée sur Youtube (sans les 10 reprises du jour, enfin les 5)La playlist globale et classée sur Spotify (sans les 10 reprises du jour, enfin les 5 zavez compris)La playlist multi-plateformes et classée sur Spotify (sans les 10 reprises du jour, LES 5 j'ai dit)Nouveau : l'annuaire Super Cover Battle (tous les groupes et artistes évoqués depuis le premier épisode, + de 800 noms !).Pour nous envoyer vos listes de 3 reprises (parues officiellement et dispo en stream) :recoversionpodcast@gmail.comecoutecapodcast@gmail.comTipeee : http://tipeee.com/ecoute-ca Discord :  https://discord.com/invite/wgxkGN3grG Instagram : @ecoutecapodcast Bluesky : https://bsky.app/profile/ecoutecapodcast.bsky.socialX/Twitter : @ecoute_ca Facebook : ecoutecapodcastPodmust : https://podmust.com/podcast/ecoute-ca/  Itunes : https://itunes.apple.com/fr/podcast/%C3%A9coute-%C3%A7a/id1307143363?l=en              Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Toute l'info du week-end - Bernard Poirette
«Aviateur» de Véronique Jannot

Toute l'info du week-end - Bernard Poirette

Play Episode Listen Later Jul 6, 2025 6:18


Dans cet épisode, Fabrice Lafitte nous plonge dans les coulisses de la chanson "Aviateur" de Véronique Jeannot, sortie en 1988. Nous découvrons les origines de ce titre, né de la collaboration entre Véronique Jeannot, Laurent Voulzy et Alain Souchon. Nous apprenons également les détails de la carrière de Véronique Jeannot, de ses débuts au cinéma à son incursion réussie dans la musique. Cet épisode nous offre un regard passionnant sur les secrets de fabrication d'un tube de l'été, entre anecdotes inédites et chiffres de vente impressionnants.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Matin Première
Laurent Voulzy

Matin Première

Play Episode Listen Later May 19, 2025 12:27


Laurent Voulzy revient sur les scènes des théâtres et des festivals. Un rendez-vous unique avec un artiste hors du temps, qui fait de la scène un écrin pour ses harmonies envoûtantes, où ses chansons prennent une autre dimension, entre ballades rêveuses et envolées lumineuses. Merci pour votre écoute N'hésistez pas à vous abonner également aux podcasts des séquences phares de Matin Première: L'Invité Politique : https://audmns.com/LNCogwPL'édito politique « Les Coulisses du Pouvoir » : https://audmns.com/vXWPcqxL'humour de Matin Première : https://audmns.com/tbdbwoQRetrouvez tous les contenus de la RTBF sur notre plateforme Auvio.be Retrouvez également notre offre info ci-dessous : Le Monde en Direct : https://audmns.com/TkxEWMELes Clés : https://audmns.com/DvbCVrHLe Tournant : https://audmns.com/moqIRoC5 Minutes pour Comprendre : https://audmns.com/dHiHssrEt si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Matin Première
Laurent Voulzy / Rockollection (1977)

Matin Première

Play Episode Listen Later Apr 22, 2025 5:30


Chronique d'Olivier Monssens Merci pour votre écoute N'hésistez pas à vous abonner également aux podcasts des séquences phares de Matin Première: L'Invité Politique : https://audmns.com/LNCogwPL'édito politique « Les Coulisses du Pouvoir » : https://audmns.com/vXWPcqxL'humour de Matin Première : https://audmns.com/tbdbwoQRetrouvez tous les contenus de la RTBF sur notre plateforme Auvio.be Retrouvez également notre offre info ci-dessous : Le Monde en Direct : https://audmns.com/TkxEWMELes Clés : https://audmns.com/DvbCVrHLe Tournant : https://audmns.com/moqIRoC5 Minutes pour Comprendre : https://audmns.com/dHiHssrEt si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

PRIXM - Les Chauds de la Bible
Au désert, Jésus est seul avec les animaux ?

PRIXM - Les Chauds de la Bible

Play Episode Listen Later Mar 8, 2025 13:40


Quand et pourquoi Jésus s'en va-t-il seul au désert ? Quel est le sens de cette longue retraite de 40 jours ? Que se passe-t-il au cours des différentes tentations ? Et surtout : quid des animaux et des anges ? Réponse avec le chapitre 1 de l'évangile de Marc... et avec Jean-Patrick Capdevielle, Dave Brubeck, Laurent Voulzy, Guns N'Roses, Nolwenn Leroy et Martin Garrix !Quand t'es le désert...Bonne écoute !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nova Club
Lundi Nouveautés : le foirage TheWeeknd plus Doechii, Roc Marciano, Djrum, Bonnie Banane, Maribou State etc...

Nova Club

Play Episode Listen Later Feb 4, 2025 119:27


Et un intermède Laurent Voulzy, si siSyreeta - I Love Every Little Thing About YouVoyou - Le scaphandrierRoc Marciano - Vintage LimoTodd Terje - Snooze 4 LoveDoechii - NosebleedsKendrick Lamar feat. AzChike - peekabooCharli XCX - Nuclear SeasonsO A. G. Cook - What I MeanScritti Politti - HypnotizeLaurent Voulzy - Cocktail chez mademoiselleLaurent Voulzy - Belle-île-En-Mer,Marie-GalanteJ Maribou State - BlackoakDjrum - A Tune For UsFrancois & The Atlas Mountains - Jeune versant Feat. Malik DjoudiBonnie Banane - La perleJoy Orbison & Joe James - BastardThe Weeknd - Wake Me UpThe Weeknd - TimelessSunareht - Promises

Mourir Moins Con
D'où vient l'expression « dents du bonheur » ?

Mourir Moins Con

Play Episode Listen Later Nov 2, 2024 3:28


D'où vient l'expression "dents du bonheur" ? Vous savez, ce petit espace entre les deux incisives du haut, ce fameux et charmant petit écart qu'on retrouve chez des célébrités comme Vanessa Paradis, Yannick Noah ou encore Laurent Voulzy. En fait, en terme médical, on appelle ça un diastème (du grec diastema, qui signifie "intervalle"). Mais pourquoi l'associe-t-on à l'idée de chance ou de bonheur ? Eh bah en fait, figurez-vous qu'Il y a une histoire assez surprenante derrière cette expression. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.