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Dans l'émission du 23 septembre 2025, Isabelle Mergault avoue son désamour pour la chanteuse Juliette Gréco. Pendant ces fêtes, retrouvez tous les jours en podcast les meilleurs moments depuis le début de cette saison ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Plongez dans un voyage musical des années 60 à 80 avec Ombline Roche dans les studios d'Europe 1. De Charles Aznavour et son hymne à la persévérance « Je me voyais déjà », à Juliette Gréco et son scandale « Déshabillez-moi », en passant par le succès planétaire des Jackson 5 avec « ABC ». Découvrez aussi Martin Circus et leur titre culte « Je m'éclate au Sénégal », avant de terminer avec la rencontre artistique d'Alain Souchon et Laurent Voulzy autour de « J'ai 10 ans ». Un épisode riche en anecdotes et archives inédites !À retenir :Aznavour, Gréco, Jackson 5 : des titres emblématiques et leurs histoires.Anecdotes inédites sur Martin Circus et la censure de l'époque.La naissance du duo Souchon-Voulzy et ses collaborations mythiques.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Tous les jours, entre 14h et 15h, Ombline Roche vous fait revivre la musique des années 1950 à la fin des années 1980 !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'invité culture est le journaliste Didier Varrod, directeur musical de Radio France. Il publie La chanson française, un peu, beaucoup, passionnément. aux éditions Le Robert. Une balade en 21 chapitres dans l'histoire de la chanson française. RFI : La chanson française, un peu, beaucoup, passionnément, c'est le titre de l'ouvrage en forme de déclaration d'amour que vous consacrez à votre passion, qui est aussi celle de beaucoup de gens dans le monde pour la chanson française. Il compte 21 chapitres, 21 moments qui retracent l'histoire moderne de cette chanson. Et en vous lisant, on comprend une chose essentielle : cette chanson française est aussi le miroir de la société dans toutes ses dimensions, ses revendications, ses soubresauts et ses crises. Didier Varrod : Contrairement à ce qu'avait dit Serge Gainsbourg sur un plateau de télévision, j'ai toujours pensé que la chanson était un art majeur, même si ce n'est pas un art académique. Je comprends la nuance gainsbourienne qui consiste à dire que pour faire de la peinture, il faut un apprentissage académique, il faut connaître toute l'histoire de la peinture, mais pour moi, la chanson m'a élevé « au grain ». C'est vrai que la littérature, les livres, le cinéma, ont été importants, mais la chanson a été une sorte de tuteur qui m'a accompagné dans mon éducation, dans mes prises de conscience, dans mes émotions et dans mon identité. Je pense que c'est comme ça pour beaucoup de Françaises et de Français et de gens dans le monde entier, d'ailleurs. Parce que la musique est « un cri qui vient de l'Intérieur », comme disait Bernard Lavilliers. C'est un terrain de jeu commun, un terrain qui fabrique du bien commun, du vivre-ensemble. Pour moi, c'est aussi une langue. Le français est peut-être ma première langue maternelle, mais la chanson française, en quelque sorte, est une deuxième langue. Elle m'a permis de communiquer avec des gens. Elle m'a permis d'entrer dans l'intimité des artistes que j'ai rencontré. Pour moi, elle fait socle. Et, j'ai toujours pensé aussi que si demain il y avait une catastrophe nucléaire ou une catastrophe épouvantable, et que dans un endroit secret était protégés des disques et des vinyles, on pourrait alors comprendre ce qu'était la France des années 1950 à aujourd'hui, rien qu'à travers des chansons. C'est pour ça qu'elle a cette importance pour moi. Dans ce livre, vous partez souvent d'un cas particulier, d'une rencontre, d'une anecdote, pour exhumer une tendance générale dans la chanson française. Prenons le cas des rapports entre le monde politique et la chanson. Est-ce que les personnels politiques ont toujours courtisé les chanteurs et chanteuses ? A contrario, est-ce que les artistes ont eu besoin des politiques ? C'est un phénomène qui est apparu progressivement avec l'émergence de la société du spectacle pour reprendre les termes de Guy Debord. Il est vrai que dans les années 1950 et les années début des années 1960, les artistes, la chanson d'un côté et le monde politique, de l'autre, étaient deux territoires relativement distincts. Ce qui a changé, c'est qu'à la fin des années 1950 et au début des années 1960, il y a une nouvelle catégorie sociologique qui apparait : la jeunesse. Dans les années 1950 ou 1940, voire avant la guerre, il n'y avait pas d'adolescence. L'adolescence n'était pas considérée comme une catégorie sociale à l'instar des enfants et des adultes. Et souvent d'ailleurs, les artistes qui sont issus des années 1960 le racontent. Leur révolution, c'est ça. C'est la prise en compte tout d'un coup d'une catégorie nouvelle qui s'appelle la jeunesse, l'adolescence. Et pour le coup, elle arrive avec sa propre langue, ses propres désirs d'apparence, sa volonté de se distinguer par des vêtements, par la musique, et puis progressivement par du cinéma, puis dans les années 1980 avec la BD. Et ça, le monde politique le comprend... À partir du moment où cette catégorie est identifiée, elle devient attractive, et elle est convoitée par le personnel politique. D'autant plus avec l'instauration par Valéry Giscard d'Estaing (président de la France entre 1974 et 1981, NDLR) du droit de vote à 18 ans où, finalement, on sort de l'adolescence. Et on comprend que cette adolescence construit aussi les premières utopies, les premières convictions politiques. Je pense que ce qui a rapproché finalement le monde politique et le monde de la musique, c'est à la fois le courant des yéyés, la période de mai 1968, et aussi après les années s1970, la prise en compte de la jeunesse comme une véritable catégorie socioprofessionnelle. Et cette chanson française n'évolue pas en vase clos. Elle se fait la caisse de résonance des luttes de l'époque, des injustices, des combats. Il y a toujours eu une chanson d'auteur qui avait comme préoccupation de raconter le monde et de raconter en chanson quelles étaient les préoccupations sociales et politiques de leurs auteurs. Il y a eu, comme je le raconte dans le livre, des compagnons de route du Parti communiste français, notamment avec Jean Ferrat qui était un artiste extrêmement populaire à l'époque. À côté, il y avait des acteurs comme Yves Montand et Simone Signoret. Toute une sphère artistique très en lien avec le Parti communiste. Mais dans les années 1970, la France rattrape son retard dans la culture politique. John Fitzgerald Kennedy (président des États-Unis de 1961 à 1963, NDLR) est passé par là. Il a fait de sa campagne électorale, une campagne spectacle où le show business commençait à intervenir dans la vie politique américaine. Et du coup, Giscard, quand il arrive en 1974, applique un peu cette recette. Avec une volonté de resserrer les liens avec la sphère artistique. D'ailleurs, il vise les jeunes. Il fait fabriquer des t-shirts et il les fait porter aux artistes qui sont les plus populaires, les plus emblématiques. On a des photos de Claude François ou de Johnny Hallyday ou Sylvie Vartan avec le t-shirt « Giscard à la barre ». La chanson française se fait l'écho des revendications et des cris, enfin des revendications, des injustices, des combats. Dans les années 1970, il y a une nouvelle scène française, une nouvelle chanson française qui est une chanson d'auteur, portée par des auteurs, compositeurs, interprètes et non plus seulement par des interprètes qui se contentaient de faire des adaptations de standards américains ou anglais. Donc, à partir du moment où cette génération d'auteurs est arrivée, elle s'est inscrite dans la tradition française, celle de l'écrit qui dit quelque chose du monde, et qui existait déjà, du reste, dans les années 1920 ou 1930, avec des chanteurs qui utilisaient la chanson pour raconter à la fois leur intériorité, mais aussi leur relation au monde et leur volonté d'émancipation. Dans les années 1970, il y a la volonté d'accompagner un désir de changement, d'alternance. Il faut se remettre dans l'esprit une chose : à l'époque, les gens pensaient que l'alternance politique n'était qu'une utopie, qu'elle n'arriverait jamais. Dès lors, nous n'avions pour y croire que quelques enseignants qui nous enseignaient une vision alternative du monde. Et puis, nous avions les chanteurs. Renaud, Bernard Lavilliers, Alain Souchon, Daniel Balavoine qui exprimaient à travers leurs mots une conscience ouvrière, une volonté de changer le monde. Pour mon cas personnel, j'ai toujours pensé que les chansons de Renaud ont été bien plus efficaces que tous les cours d'éducation civique que je subissais à l'école. Quant à Balavoine, je le considère un peu comme un tuteur, un grand frère qui m'a appris la vie, qui m'a appris quel était le prix de l'émotion, qui m'a appris à « m'emporter pour ce qui m'importe », puisque c'était une des grandes phrases de Balavoine, « je m'emporte pour ce qu'il m'importe ». Alors, est-ce que pour autant les chansons changent le monde ? C'est Jean-Jacques Goldman qui a posé de façon assez judicieuse la question, sans réellement y répondre. Mais en tout cas, elles accompagnent les soubresauts politiques, elles accompagnent les mutations, et parfois, elles sont simplement la bande originale d'un moment. Chaque révolution à ses chansons. Dans ce livre, vous abordez aussi un chapitre très intéressant, c'est l'irruption du rap dans les années 1990 et la difficulté qu'a eue l'industrie musicale à intégrer le rap dans le champs de vision. Il a fallu le succès de MC Solaar, expliquez-vous, pour que finalement, on se rende compte que les banlieues avaient quelque chose à dire. Et elles le disaient d'une façon différente, mais qui était aussi de la chanson française. J'ai eu la chance de vivre personnellement ce moment. Je suis en 1991 appelé à la direction artistique de Polydor. Je ne suis pas un enfant du rap, loin de là. J'ai acheté quelques 45 tours de rap, Sugar Hill Gang qui tournait sur ma platine tout le temps. On commençait à voir des breakers comme Sydney à la télévision. Mais pour moi, c'était quand même un monde un peu étranger. Et quand j'arrive en 1991 chez Polydor, qui est vraiment le label très imprégné de chanson française, Serge Reggiani, Renaud, Maxime Le Forestier etc, il y a toute une nouvelle pop française qui émerge avec Niagara, Mylène Farmer, Patricia Kaas. Et au milieu, il y a une espèce de d'électron libre qui s'appelle MC Solaar, avec un projet hybride entre la chanson et le rap. Ce n'est pas tout à fait du rap au sens où on croit l'entendre, et ce n'est pas tout à fait de la chanson. Et de cette hybridité va naître effectivement une culture qui est celle du rap populaire qui va débouler sur les antennes de toutes les radios. Pourquoi l'industrie musicale a eu autant de mal à intégrer le rap dans ses raisonnements ? Parce que ces jeunes gens n'avaient jamais eu la chance d'être visibles, ni à la radio ni à la télé. Faut quand même rappeler que jusque dans les années 1980, il n'y a pas de « blacks » à la télé, il n'y a pas d'arabes à la télé. Et quand on les voit, c'est soit parce qu'il y a des émeutes, soit parce que tout d'un coup, il y a un élan collectif antiraciste. Donc tout d'un coup, cette jeunesse que l'on ne connaît pas arrive et remet en question la manière traditionnelle de faire la chanson. La chanson, ce n'est plus forcément un couplet, un refrain, un couplet, un refrain. Ça peut être un flow qui dure pendant trois minutes sans refrain. Ça peut être – oh scandale ! – l'arrivée du sampling dans cette musique. Et ce sampling déstabilise une partie des gens de la chanson française qui se disent « mais enfin, ils ne peuvent pas composer leur propre rythmique, ils ne peuvent pas employer un batteur et un bassiste pour créer une rythmique ! ». Et la chanson française a aussi refusé quelque part cette irruption de ce mode d'expression qui était nouveau, spontané, et aussi extrêmement écrit, mais dans une langue qui n'était pas tout à fait la langue académique. Et c'est vrai que finalement, Solaar a réussi à imposer une image de grand sage. Et il a réussi, tout d'un coup, à intéresser les tenants du patrimoine de la chanson française, c'est à dire les Aznavour, les Gainsbourg, les Juliette Gréco, tous ces artistes vraiment très patrimoniaux qui avaient connu la poésie surréaliste, qui avaient connu Boris Vian, qui avaient connu Jacques Canetti. Donc ça a été pour moi magnifique de vivre à la fois cette émergence, de comprendre aussi que ça grattait, que ça n'allait pas être facile. Finalement, puisque j'ai toujours une vision un peu historique de la chanson, je me dis que ce n'est pas si loin de ce qu'ont vécus dans les années 1960 Eddy Mitchell, Dick Rivers, Johnny Hallyday qui – comme par hasard – étaient tous des mômes issus des quartiers populaires, de la banlieue, qu'on n'appelait pas encore banlieue, et qui s'exprimaient avec des rythmes et des mots qui n'étaient pas ceux de la génération d'avant. On voit à nouveau avec le rap l'émergence d'une musique stigmatisée par l'establishment, adoubée par la rue et par le public. C'est ça qui est très intéressant. Mais encore aujourd'hui, on s'aperçoit par exemple avec la mort de Werenoi, une partie de la France s'interroge. C'est juste le plus gros vendeur de disque en France ! Et moi, je voulais aussi raconter ce long chemin de croix qu'ont vécu les rappeurs pourtant installés depuis le début des années 1990. Je ne vous dis pas le nombre de courriers que reçoit la médiatrice de France Inter (station de radio où travaille Didier Varrod, NDLR) tous les jours, toutes les semaines pour râler en disant « mais comment vous pouvez passer cette musique qui n'est pas de la musique ? ». On a eu la même chose avec la musique électronique. Mais c'est pour dire encore qu'aujourd'hui, même si cette musique-là est majoritaire économiquement dans le pays et qu'elle draine effectivement la majorité de la jeunesse, elle n'est pas la musique majoritaire pour l'institution. Dans ce livre, vous évoquez beaucoup d'artistes qui vous ont marqués. On ne va pas tous les citer. Il y a Véronique Sanson, bien évidemment. Et puis, vous parlez de Mylène Farmer. Et en lisant le chapitre sur Mylène Farmer, je me suis dit : est-ce que la chanson française fabrique des mythes ? Ou est-ce que ce sont les mythes qui s'incarnent dans la chanson française, comme ils pourraient s'incarner en littérature ou ailleurs ? C'est une question que je me suis posée plusieurs fois en écrivant ce chapitre sur Mylène Farmer. Est-ce qu'elle est née pour devenir mythologique, avec la volonté de le devenir ? Ou est-ce que finalement, c'est l'histoire de la chanson française dans son évolution qui a fabriqué ce mythe ? En fait, je pense très honnêtement que, c'est l'histoire de la chanson française qui crée le mythe autour de Mylène Farmer. Même si Mylène Farmer, quand elle arrive au début des années 1980, se nourrit d'un certain nombre de mythologies très fortes, de figures mythologiques qui cultivent à la fois le secret, un univers un peu sombre, etc. Mais en fait, c'est en regardant l'histoire de la chanson que l'on s'aperçoit que finalement, ce mythe va naître et se muscler et s'intensifier. Cette identité, parfois, se transmet de père en fils. Vous abordez parmi tous les phénomènes que génère la chanson dans une société. Celui de l'héritage et des familles : les Higelin, les Chedid, les Gainsbourg.. La chanson française, serait-elle transmissible génétiquement, si je puis dire ? C'est l'une de ses singularités. Et en fait, c'est un questionnement que j'ai eu parce souvent, quand on me présente un artiste, je me dis « Tiens, c'est la fille de ou le fils de... ». Il y a quand même ce truc en France qui rend un peu suspect la légitimité ou l'intégrité, lorsque l'on est fille ou fils de ou petit-fils ou petite fille de. Et c'est vrai que c'est une question. En fait, c'est l'une des singularités de l'histoire de la chanson française. Il y a Gainsbourg, il y a Chedid, il y a Hardy, Dutronc, France Gall... Une partie de l'histoire de la chanson s'est construite, édifiée et fut nourrie par ces familles. Et c'était aussi peut-être leur rendre alors ce qui m'a aussi poussé. J'ai beaucoup hésité à écrire ce chapitre, jusqu'au moment où je suis allé voir le spectacle d'Alain Souchon avec ses deux fils. Au départ, je me disais « Mais il ne peut pas faire un spectacle tout seul ou avec Laurent Voulzy (son complice de scène NDLR) ». Et en fait, de voir ces trois personnalités liées par le sang, par un amour inconditionnel et construire une œuvre d'art à l'intérieur d'une histoire de la chanson, ça m'a bouleversé. Je me suis dit : « Il faut rendre hommage à cette volonté de revendiquer à ciel ouvert une histoire de famille. » Et puis après, il y a aussi une dimension dans les histoires de famille que l'on aborde assez peu. C'est le phénomène de la statue du Commandeur, c'est-à-dire qu'il y a beaucoup d'artistes qui sont tellement impressionnés par l'image de la mère ou du père qui se disent « comment puis-je le dépasser ? ». Ce n'est pas simple pour tout le monde. Oui, et j'aurais pu aussi d'ailleurs évoquer dans le livre toutes les histoires de famille qui ont échoué, ou en tout cas, ces histoires d'enfants qui ont eu moins de succès ou ont eu plus de difficultés que leur maman ou leur papa. Et ça fera peut-être l'objet d'un tome 2, mais ce n'est jamais très agréable d'écrire sur les échecs. Mais ce que vous racontez là est vraiment juste. Quand on parle de Thomas Dutronc par exemple (fils de Jacques Dutronc et de Françoise Hardy, tous deux artistes NDLR), c'est quand même génial. Une jeune garçon, un fils de, avec un père et une mère qui ont marqué la chanson... Il fait son apprentissage en secret se disant « si j'ai une chance de réussir, il ne faut pas que je sois chanteur, ou en tout cas, il ne faut pas que mon fantasme premier soit d'être dans la lumière ». Et c'est très bouleversant, parce qu'en fait, il va devenir un immense musicien en s'imposant la clandestinité. Il est devenu guitariste de jazz manouche, pour aller dans un monde qui n'était ni celui de son père, ni celui de sa mère. Donc il y a des très belles histoires dans cette épopée de la chanson française.
L'invité culture est le journaliste Didier Varrod, directeur musical de Radio France. Il publie La chanson française, un peu, beaucoup, passionnément. aux éditions Le Robert. Une balade en 21 chapitres dans l'histoire de la chanson française. RFI : La chanson française, un peu, beaucoup, passionnément, c'est le titre de l'ouvrage en forme de déclaration d'amour que vous consacrez à votre passion, qui est aussi celle de beaucoup de gens dans le monde pour la chanson française. Il compte 21 chapitres, 21 moments qui retracent l'histoire moderne de cette chanson. Et en vous lisant, on comprend une chose essentielle : cette chanson française est aussi le miroir de la société dans toutes ses dimensions, ses revendications, ses soubresauts et ses crises. Didier Varrod : Contrairement à ce qu'avait dit Serge Gainsbourg sur un plateau de télévision, j'ai toujours pensé que la chanson était un art majeur, même si ce n'est pas un art académique. Je comprends la nuance gainsbourienne qui consiste à dire que pour faire de la peinture, il faut un apprentissage académique, il faut connaître toute l'histoire de la peinture, mais pour moi, la chanson m'a élevé « au grain ». C'est vrai que la littérature, les livres, le cinéma, ont été importants, mais la chanson a été une sorte de tuteur qui m'a accompagné dans mon éducation, dans mes prises de conscience, dans mes émotions et dans mon identité. Je pense que c'est comme ça pour beaucoup de Françaises et de Français et de gens dans le monde entier, d'ailleurs. Parce que la musique est « un cri qui vient de l'Intérieur », comme disait Bernard Lavilliers. C'est un terrain de jeu commun, un terrain qui fabrique du bien commun, du vivre-ensemble. Pour moi, c'est aussi une langue. Le français est peut-être ma première langue maternelle, mais la chanson française, en quelque sorte, est une deuxième langue. Elle m'a permis de communiquer avec des gens. Elle m'a permis d'entrer dans l'intimité des artistes que j'ai rencontré. Pour moi, elle fait socle. Et, j'ai toujours pensé aussi que si demain il y avait une catastrophe nucléaire ou une catastrophe épouvantable, et que dans un endroit secret était protégés des disques et des vinyles, on pourrait alors comprendre ce qu'était la France des années 1950 à aujourd'hui, rien qu'à travers des chansons. C'est pour ça qu'elle a cette importance pour moi. Dans ce livre, vous partez souvent d'un cas particulier, d'une rencontre, d'une anecdote, pour exhumer une tendance générale dans la chanson française. Prenons le cas des rapports entre le monde politique et la chanson. Est-ce que les personnels politiques ont toujours courtisé les chanteurs et chanteuses ? A contrario, est-ce que les artistes ont eu besoin des politiques ? C'est un phénomène qui est apparu progressivement avec l'émergence de la société du spectacle pour reprendre les termes de Guy Debord. Il est vrai que dans les années 1950 et les années début des années 1960, les artistes, la chanson d'un côté et le monde politique, de l'autre, étaient deux territoires relativement distincts. Ce qui a changé, c'est qu'à la fin des années 1950 et au début des années 1960, il y a une nouvelle catégorie sociologique qui apparait : la jeunesse. Dans les années 1950 ou 1940, voire avant la guerre, il n'y avait pas d'adolescence. L'adolescence n'était pas considérée comme une catégorie sociale à l'instar des enfants et des adultes. Et souvent d'ailleurs, les artistes qui sont issus des années 1960 le racontent. Leur révolution, c'est ça. C'est la prise en compte tout d'un coup d'une catégorie nouvelle qui s'appelle la jeunesse, l'adolescence. Et pour le coup, elle arrive avec sa propre langue, ses propres désirs d'apparence, sa volonté de se distinguer par des vêtements, par la musique, et puis progressivement par du cinéma, puis dans les années 1980 avec la BD. Et ça, le monde politique le comprend... À partir du moment où cette catégorie est identifiée, elle devient attractive, et elle est convoitée par le personnel politique. D'autant plus avec l'instauration par Valéry Giscard d'Estaing (président de la France entre 1974 et 1981, NDLR) du droit de vote à 18 ans où, finalement, on sort de l'adolescence. Et on comprend que cette adolescence construit aussi les premières utopies, les premières convictions politiques. Je pense que ce qui a rapproché finalement le monde politique et le monde de la musique, c'est à la fois le courant des yéyés, la période de mai 1968, et aussi après les années s1970, la prise en compte de la jeunesse comme une véritable catégorie socioprofessionnelle. Et cette chanson française n'évolue pas en vase clos. Elle se fait la caisse de résonance des luttes de l'époque, des injustices, des combats. Il y a toujours eu une chanson d'auteur qui avait comme préoccupation de raconter le monde et de raconter en chanson quelles étaient les préoccupations sociales et politiques de leurs auteurs. Il y a eu, comme je le raconte dans le livre, des compagnons de route du Parti communiste français, notamment avec Jean Ferrat qui était un artiste extrêmement populaire à l'époque. À côté, il y avait des acteurs comme Yves Montand et Simone Signoret. Toute une sphère artistique très en lien avec le Parti communiste. Mais dans les années 1970, la France rattrape son retard dans la culture politique. John Fitzgerald Kennedy (président des États-Unis de 1961 à 1963, NDLR) est passé par là. Il a fait de sa campagne électorale, une campagne spectacle où le show business commençait à intervenir dans la vie politique américaine. Et du coup, Giscard, quand il arrive en 1974, applique un peu cette recette. Avec une volonté de resserrer les liens avec la sphère artistique. D'ailleurs, il vise les jeunes. Il fait fabriquer des t-shirts et il les fait porter aux artistes qui sont les plus populaires, les plus emblématiques. On a des photos de Claude François ou de Johnny Hallyday ou Sylvie Vartan avec le t-shirt « Giscard à la barre ». La chanson française se fait l'écho des revendications et des cris, enfin des revendications, des injustices, des combats. Dans les années 1970, il y a une nouvelle scène française, une nouvelle chanson française qui est une chanson d'auteur, portée par des auteurs, compositeurs, interprètes et non plus seulement par des interprètes qui se contentaient de faire des adaptations de standards américains ou anglais. Donc, à partir du moment où cette génération d'auteurs est arrivée, elle s'est inscrite dans la tradition française, celle de l'écrit qui dit quelque chose du monde, et qui existait déjà, du reste, dans les années 1920 ou 1930, avec des chanteurs qui utilisaient la chanson pour raconter à la fois leur intériorité, mais aussi leur relation au monde et leur volonté d'émancipation. Dans les années 1970, il y a la volonté d'accompagner un désir de changement, d'alternance. Il faut se remettre dans l'esprit une chose : à l'époque, les gens pensaient que l'alternance politique n'était qu'une utopie, qu'elle n'arriverait jamais. Dès lors, nous n'avions pour y croire que quelques enseignants qui nous enseignaient une vision alternative du monde. Et puis, nous avions les chanteurs. Renaud, Bernard Lavilliers, Alain Souchon, Daniel Balavoine qui exprimaient à travers leurs mots une conscience ouvrière, une volonté de changer le monde. Pour mon cas personnel, j'ai toujours pensé que les chansons de Renaud ont été bien plus efficaces que tous les cours d'éducation civique que je subissais à l'école. Quant à Balavoine, je le considère un peu comme un tuteur, un grand frère qui m'a appris la vie, qui m'a appris quel était le prix de l'émotion, qui m'a appris à « m'emporter pour ce qui m'importe », puisque c'était une des grandes phrases de Balavoine, « je m'emporte pour ce qu'il m'importe ». Alors, est-ce que pour autant les chansons changent le monde ? C'est Jean-Jacques Goldman qui a posé de façon assez judicieuse la question, sans réellement y répondre. Mais en tout cas, elles accompagnent les soubresauts politiques, elles accompagnent les mutations, et parfois, elles sont simplement la bande originale d'un moment. Chaque révolution à ses chansons. Dans ce livre, vous abordez aussi un chapitre très intéressant, c'est l'irruption du rap dans les années 1990 et la difficulté qu'a eue l'industrie musicale à intégrer le rap dans le champs de vision. Il a fallu le succès de MC Solaar, expliquez-vous, pour que finalement, on se rende compte que les banlieues avaient quelque chose à dire. Et elles le disaient d'une façon différente, mais qui était aussi de la chanson française. J'ai eu la chance de vivre personnellement ce moment. Je suis en 1991 appelé à la direction artistique de Polydor. Je ne suis pas un enfant du rap, loin de là. J'ai acheté quelques 45 tours de rap, Sugar Hill Gang qui tournait sur ma platine tout le temps. On commençait à voir des breakers comme Sydney à la télévision. Mais pour moi, c'était quand même un monde un peu étranger. Et quand j'arrive en 1991 chez Polydor, qui est vraiment le label très imprégné de chanson française, Serge Reggiani, Renaud, Maxime Le Forestier etc, il y a toute une nouvelle pop française qui émerge avec Niagara, Mylène Farmer, Patricia Kaas. Et au milieu, il y a une espèce de d'électron libre qui s'appelle MC Solaar, avec un projet hybride entre la chanson et le rap. Ce n'est pas tout à fait du rap au sens où on croit l'entendre, et ce n'est pas tout à fait de la chanson. Et de cette hybridité va naître effectivement une culture qui est celle du rap populaire qui va débouler sur les antennes de toutes les radios. Pourquoi l'industrie musicale a eu autant de mal à intégrer le rap dans ses raisonnements ? Parce que ces jeunes gens n'avaient jamais eu la chance d'être visibles, ni à la radio ni à la télé. Faut quand même rappeler que jusque dans les années 1980, il n'y a pas de « blacks » à la télé, il n'y a pas d'arabes à la télé. Et quand on les voit, c'est soit parce qu'il y a des émeutes, soit parce que tout d'un coup, il y a un élan collectif antiraciste. Donc tout d'un coup, cette jeunesse que l'on ne connaît pas arrive et remet en question la manière traditionnelle de faire la chanson. La chanson, ce n'est plus forcément un couplet, un refrain, un couplet, un refrain. Ça peut être un flow qui dure pendant trois minutes sans refrain. Ça peut être – oh scandale ! – l'arrivée du sampling dans cette musique. Et ce sampling déstabilise une partie des gens de la chanson française qui se disent « mais enfin, ils ne peuvent pas composer leur propre rythmique, ils ne peuvent pas employer un batteur et un bassiste pour créer une rythmique ! ». Et la chanson française a aussi refusé quelque part cette irruption de ce mode d'expression qui était nouveau, spontané, et aussi extrêmement écrit, mais dans une langue qui n'était pas tout à fait la langue académique. Et c'est vrai que finalement, Solaar a réussi à imposer une image de grand sage. Et il a réussi, tout d'un coup, à intéresser les tenants du patrimoine de la chanson française, c'est à dire les Aznavour, les Gainsbourg, les Juliette Gréco, tous ces artistes vraiment très patrimoniaux qui avaient connu la poésie surréaliste, qui avaient connu Boris Vian, qui avaient connu Jacques Canetti. Donc ça a été pour moi magnifique de vivre à la fois cette émergence, de comprendre aussi que ça grattait, que ça n'allait pas être facile. Finalement, puisque j'ai toujours une vision un peu historique de la chanson, je me dis que ce n'est pas si loin de ce qu'ont vécus dans les années 1960 Eddy Mitchell, Dick Rivers, Johnny Hallyday qui – comme par hasard – étaient tous des mômes issus des quartiers populaires, de la banlieue, qu'on n'appelait pas encore banlieue, et qui s'exprimaient avec des rythmes et des mots qui n'étaient pas ceux de la génération d'avant. On voit à nouveau avec le rap l'émergence d'une musique stigmatisée par l'establishment, adoubée par la rue et par le public. C'est ça qui est très intéressant. Mais encore aujourd'hui, on s'aperçoit par exemple avec la mort de Werenoi, une partie de la France s'interroge. C'est juste le plus gros vendeur de disque en France ! Et moi, je voulais aussi raconter ce long chemin de croix qu'ont vécu les rappeurs pourtant installés depuis le début des années 1990. Je ne vous dis pas le nombre de courriers que reçoit la médiatrice de France Inter (station de radio où travaille Didier Varrod, NDLR) tous les jours, toutes les semaines pour râler en disant « mais comment vous pouvez passer cette musique qui n'est pas de la musique ? ». On a eu la même chose avec la musique électronique. Mais c'est pour dire encore qu'aujourd'hui, même si cette musique-là est majoritaire économiquement dans le pays et qu'elle draine effectivement la majorité de la jeunesse, elle n'est pas la musique majoritaire pour l'institution. Dans ce livre, vous évoquez beaucoup d'artistes qui vous ont marqués. On ne va pas tous les citer. Il y a Véronique Sanson, bien évidemment. Et puis, vous parlez de Mylène Farmer. Et en lisant le chapitre sur Mylène Farmer, je me suis dit : est-ce que la chanson française fabrique des mythes ? Ou est-ce que ce sont les mythes qui s'incarnent dans la chanson française, comme ils pourraient s'incarner en littérature ou ailleurs ? C'est une question que je me suis posée plusieurs fois en écrivant ce chapitre sur Mylène Farmer. Est-ce qu'elle est née pour devenir mythologique, avec la volonté de le devenir ? Ou est-ce que finalement, c'est l'histoire de la chanson française dans son évolution qui a fabriqué ce mythe ? En fait, je pense très honnêtement que, c'est l'histoire de la chanson française qui crée le mythe autour de Mylène Farmer. Même si Mylène Farmer, quand elle arrive au début des années 1980, se nourrit d'un certain nombre de mythologies très fortes, de figures mythologiques qui cultivent à la fois le secret, un univers un peu sombre, etc. Mais en fait, c'est en regardant l'histoire de la chanson que l'on s'aperçoit que finalement, ce mythe va naître et se muscler et s'intensifier. Cette identité, parfois, se transmet de père en fils. Vous abordez parmi tous les phénomènes que génère la chanson dans une société. Celui de l'héritage et des familles : les Higelin, les Chedid, les Gainsbourg.. La chanson française, serait-elle transmissible génétiquement, si je puis dire ? C'est l'une de ses singularités. Et en fait, c'est un questionnement que j'ai eu parce souvent, quand on me présente un artiste, je me dis « Tiens, c'est la fille de ou le fils de... ». Il y a quand même ce truc en France qui rend un peu suspect la légitimité ou l'intégrité, lorsque l'on est fille ou fils de ou petit-fils ou petite fille de. Et c'est vrai que c'est une question. En fait, c'est l'une des singularités de l'histoire de la chanson française. Il y a Gainsbourg, il y a Chedid, il y a Hardy, Dutronc, France Gall... Une partie de l'histoire de la chanson s'est construite, édifiée et fut nourrie par ces familles. Et c'était aussi peut-être leur rendre alors ce qui m'a aussi poussé. J'ai beaucoup hésité à écrire ce chapitre, jusqu'au moment où je suis allé voir le spectacle d'Alain Souchon avec ses deux fils. Au départ, je me disais « Mais il ne peut pas faire un spectacle tout seul ou avec Laurent Voulzy (son complice de scène NDLR) ». Et en fait, de voir ces trois personnalités liées par le sang, par un amour inconditionnel et construire une œuvre d'art à l'intérieur d'une histoire de la chanson, ça m'a bouleversé. Je me suis dit : « Il faut rendre hommage à cette volonté de revendiquer à ciel ouvert une histoire de famille. » Et puis après, il y a aussi une dimension dans les histoires de famille que l'on aborde assez peu. C'est le phénomène de la statue du Commandeur, c'est-à-dire qu'il y a beaucoup d'artistes qui sont tellement impressionnés par l'image de la mère ou du père qui se disent « comment puis-je le dépasser ? ». Ce n'est pas simple pour tout le monde. Oui, et j'aurais pu aussi d'ailleurs évoquer dans le livre toutes les histoires de famille qui ont échoué, ou en tout cas, ces histoires d'enfants qui ont eu moins de succès ou ont eu plus de difficultés que leur maman ou leur papa. Et ça fera peut-être l'objet d'un tome 2, mais ce n'est jamais très agréable d'écrire sur les échecs. Mais ce que vous racontez là est vraiment juste. Quand on parle de Thomas Dutronc par exemple (fils de Jacques Dutronc et de Françoise Hardy, tous deux artistes NDLR), c'est quand même génial. Une jeune garçon, un fils de, avec un père et une mère qui ont marqué la chanson... Il fait son apprentissage en secret se disant « si j'ai une chance de réussir, il ne faut pas que je sois chanteur, ou en tout cas, il ne faut pas que mon fantasme premier soit d'être dans la lumière ». Et c'est très bouleversant, parce qu'en fait, il va devenir un immense musicien en s'imposant la clandestinité. Il est devenu guitariste de jazz manouche, pour aller dans un monde qui n'était ni celui de son père, ni celui de sa mère. Donc il y a des très belles histoires dans cette épopée de la chanson française.
Un homme et son chien. Un gros Briard noir frisé dont les poils hirsutes cachent le regard bravement couché au pied de la chaise de son maître assis à la terrasse d'une buvette parisienne. L'homme porte le costume cravate et chapeau classique comme tout le monde après-guerre mais il se tient légèrement avachi face à son verre de guignolet, la clope au bec et le regard dans le vide. On devine que son esprit est perdu dans une probable inspiration, assemblant des phrases et des rimes puisque l'homme en question se nomme Jacques Prévert, immédiatement reconnaissable, il est le poète le plus connu de sa génération.Dialoguiste d'une vingtaine de classiques du cinéma des Enfants du Paradis aux Visiteurs du soir, en passant par Quai des brumes et Drôle de drame… (bizarre, bizarre), Prévert a été chanté avec succès par son ami Yves Montand, Les feuilles mortes, et puis par Juliette Gréco, Serge Reggiani, et même Serge Gainsbourg qui lui rend hommage dans un superbe titre … Un Prévert qui à Paris, a longtemps préféré vivre à l'hôtel ou dans des meublés. Et quand il s'installe enfin dans un appartement, c'est derrière le Moulin Rouge, dans une rue en cul-de-sac, avec pour voisin de pallier, Boris Vian …L'homme qui prend cette photo sous les platanes d'un trottoir parisien, c'est bien évidemment Robert Doisneau. Prévert et lui se sont rencontrés grâce à son frère Pierre qui bosse dans un cabaret. Prévert et Doisneau se sont très vite trouvés. Je devrais dire, reconnus car ils partagent l'amour des petites gens : tu dois mettre dans le rectangle les laissés pour compte envoyés par le hasard pour en faire un bouquet, dit le poète au photographe. L'exposition de photos montées sur des planches dans ledit cabaret est un succès éclair puisque l'acteur Anthony Quinn, star d'Hollywood, Zorba le Grec et Quasimodo de Notre-Dame de Paris, achète toutes les photos. Il avait raison, Prévert. C'est autrement plus passionnant et enrichissant de cadrer les gens du peuple dans leur quotidien que d'aller photographier les têtes couronnées pour une couverture de magazine ou la nouvelle Renault pour une pub. Alors quand son ami Prévert, dont l'âme poétique accorde une importance particulière au nom des rues, l'appelle pour lui dire : Tu sais qu'il existe une rue des cinq diamants ? Viens, on va la photographier. Il est fréquent pour les Parisiens de croiser Prévert et Doisneau, dans l'improbable rue du Pont-aux-biches, comment auraient-ils pu louper ça, ou en train de flâner rue du Dessous-des-Berges ou encore au Passage de la Main d'Or. On ne croit donc pas au hasard de cette photo mythique de Prévert à la terrasse de La buvette du pont, sous les platanes, avec des tractions sur la rue en arrière-plan, les deux amis se complétaient à merveille, l'un faisait danser les mots, l'autre donnait une vie rêvée aux images.
Chaque matin, Ombline Roche vous raconte l'histoire qui se cache derrière un artiste. Un rendez-vous incontournable pour mieux apprécier l'œuvre de son auteur. Aujourd'hui, la partition de Juliette Gréco. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque jour, Ombline Roche revient sur les musiques qui ont marqué Europe 1.Tous les jours, entre 14h et 15h, Ombline Roche vous fait revivre la musique des années 1950 à la fin des années 1980 !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Con Caroline Loeb, Louis Chedid, Édith Piaf, Charles Trenet, Yves Montand, Juliette Gréco, Georges Brassens, Leo Ferré, Dalida, Gilbert Bécaud, Françoise Hardy, France Gall, Sylvie Vartan, Johnny Halliday, Charles Aznavour, Serge Gainsbourg & Jane Birkin, Jacques Dutronc, Claude François, Michel Polnareff y Christophe.
On ne le pensait pas, Mais Isabelle Mergault ne porte visiblement pas Juliette Gréco dans son cœur... Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
François Berléand et Max Boublil bientôt sur scène, Isabelle Mergault qui déteste Juliette Gréco, un auditeur qui défend Franck Ferrand... Retrouvez dans ce podcast le meilleur de l'émission du mardi 23 septembre 2025. Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Avec Antoine de Caunes il y avait dans les années 80 « les enfants du rock ». Patrick Goraguer, enfant de la balle, est lui plutôt un « enfant du jazz »… et de la world music. Il est le fils d'Alain Goraguer (décédé en 2023), grand compositeur et arrangeur dont le nom est associé aux plus grands noms de la variété et du jazz français, de Serge Reggiani à Bobby Lapointe, de Jean Ferrat à Serge Gainsbourg, en passant par Juliette Gréco, Régine, Adamo, France Gall ou encore Georges Moustaki.Mais Patrick s'est depuis longtemps fait un prénom, comme on dit, en tant qu'interprète (percussions et piano) auprès des plus grands noms de la scène française et mondiale du jazz et de la « world music », comme compositeur (chansons, publicités, musiques de films, …) et comme arrangeur. Ses collaborations sont innombrables parmi les chanteuses et chanteurs (Arthur H, Bruno Maman, Maxime Le Forrestier, Graeme Allwright, Axel Bauer, Menelik, Françoise Hardy, Juliette Gréco, Nana Mouskouri, etc.). Il a aussi composé de puissantes musiques de films et pour des séries, collaborant à l'international avec l'auteur de la BO de « Tout sur ma mère » d'Almodovar, de « Deux jours à tuer » de Jean Becker, de « un Monstre à Paris » avec Matthieu Chedid ou encore de « A corps perdu » de Sergio Castellito.Rencontré lors d'un concert à l'ECUJE puis à la SACEM lors d'un hommage au grand Jean-Loup Dabadie, j'ai eu envie de demander à Patrick pour l'épisode 16 de la saison 3, ce que signifiait pour lui être heureux et ce qui faisait le sel de sa vie bien remplie…Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 01:58:35 - Retour de plage du mardi 01 juillet 2025 - par : Thierry Jousse - Pour ce premier Retour de Plage intégralement français, retour sur l'art d'un grand arrangeur, Jean-Michel Defaye, disparu au début de l'année 2025. Il avait travaillé avec Juliette Gréco, Zizi Jeanmaire et surtout Léo Ferré… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
« C'est à s'aimer que le temps passe » chantait Juliette Gréco. Comme elle, Viktor Lazlo aura passé sa vie à chanter. Et autant à aimer. Du moins à essayer. Car comment faire avec ce cœur bruyant qui veut celui qui fuit et quitte celui qui reste ? Comment faire quand on a pour parents le modèle d'un couple apparemment si parfait ? Et quand, sous les robes Thierry Mugler et le sourire de magazine, on tremble encore devant un homme qu'on croit pouvoir aimer ? Dans ce récit bruyant d'esprit et de sincérité seulement, Viktor Lazlo revient sur son passé pour retrouver les figures des hommes qu'elle a aimés, parfois jusqu'au danger, et peindre avec eux son autoportrait amoureux. Interview de Cindya Izzarelli Merci pour votre écoute N'hésistez pas à vous abonner également aux podcasts des séquences phares de Matin Première: L'Invité Politique : https://audmns.com/LNCogwPL'édito politique « Les Coulisses du Pouvoir » : https://audmns.com/vXWPcqxL'humour de Matin Première : https://audmns.com/tbdbwoQRetrouvez tous les contenus de la RTBF sur notre plateforme Auvio.be Retrouvez également notre offre info ci-dessous : Le Monde en Direct : https://audmns.com/TkxEWMELes Clés : https://audmns.com/DvbCVrHLe Tournant : https://audmns.com/moqIRoC5 Minutes pour Comprendre : https://audmns.com/dHiHssrEt si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Juliette Gréco revient à la vie sur le plateau des Grosses Têtes quand Arielle Dombasle, Valérie Mairesse et Christine Bravo chante "Déshabillez moi"Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 01:20:02 - Les Nuits de France Culture - par : Philippe Garbit - En 1956 Henri Spade et Paulette Seyrac accueillaient au Théâtre de la Gaîté Lyrique la chanteuse Juliette Gréco dans l'émission publique télévisée "La joie de vivre". L'occasion pour elle d'évoquer ses débuts et ses rencontres à Saint-Germain-des-Prés et d'interpréter en direct quelques chansons. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Juliette Gréco Chanteuse et actrice française
De quel roman, lauréat du prix Pulitzer, s'inspire ce film produit par Brad Pitt ? Qui est Tyler Perry, milliardaire afro-américain qui signe le thriller « Duplicity » ? Qui retrouve-t-on au générique de « Banger », film français qui se déroule dans l'univers des DJ ? Les découvertes musicales : - The Hives - Enough Is Enough - Lilly - La folle Juliette - Grégoire - Train vers Bruxelles - Pommelien Thijs - Atlas - 2manyDjs - Theme from Banger Merci pour votre écoute La semaine des 5 Heures, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 19h à 20h00 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes de La semaine des 5 Heures avec les choix musicaux de Rudy dans leur intégralité sur notre plateforme Auvio.be : https://auvio.rtbf.be/emission/1451 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 01:30:02 - Les Nuits de France Culture - par : Philippe Garbit - En 1986, Jacques Munier consacre les "Mardis du cinéma" à Marlon Brando. Juliette Gréco et Edgar Morin, entre autres, nous révèlent les mille et une facettes du génie de cet acteur américain à la personnalité torturée. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : François Guérif Critique de cinéma, éditeur, historien du polar; Edgar Morin Philosophe et sociologue; Juliette Gréco Chanteuse et actrice française
Retour sur la carrière et la vie de la chanteuse Juliette Gréco, figure emblématique de la rive gauche parisienne des années 50, avec ses débuts, ses relations avec Edith Piaf et Miles Davis, et ses souvenirs racontés sur Europe 1.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.En 2025, Europe 1 célèbre ses 70 ans. 70 ans d'histoire, de rires, de partages et d'émotions.Pour marquer cet anniversaire, découvrez une collection inédite de podcasts : "70 ans d'Europe 1".
Elle est actuellement en tournée avec « Phèdre », mis en scène par Anne-Laure Liégeois, et au cinéma dans « La Mer au loin », de Saïd Hamich, qui retrace le parcours d'intégration d'un jeune immigré marocain. Anna Mouglalis nous reçoit à cette occasion dans son appartement parisien du 9e arrondissement. L'actrice, à la voix grave et singulière, raconte sa jeunesse à Nantes, où chaque mercredi, elle se rendait au cinéma.Révélée au grand public dans « Merci pour le chocolat », de Claude Chabrol en 2000, Anna Mouglalis a incarné des destins de femmes qui ont marqué leur époque, de Coco Chanel à Juliette Gréco, en passant par Simone de Beauvoir. Elle a aussi été une figure de la série politique « Le Baron noir », pendant trois saisons, où elle devient présidente de la République.Dans cet épisode du « Goût de M », elle se confie sur son amitié avec le couturier Karl Lagerfeld et son engagement pour les droits des femmes. En décembre 2024, elle a ainsi témoigné devant la commission d'enquête relative aux violences commises dans les secteurs du cinéma et de l'audiovisuel à l'Assemblée nationale.Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d'une personnalité. Qu'ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d'enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d'un corpus de goûts, d'un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l'aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Extrait : « … Après avoir régné sur les caves enfumées de Saint Germain des Prés, tout de noir vêtue, avec une voix de velours et des textes d'une noirceur réjouissante, elle avait fini par incarner la quintessence de l'intellectuel parisien : un mélange de philosophie existentialiste, de cafés interminables et de Gauloises qui jaunissaient les doigts. Sartre disait d'elle qu'elle avait « un million de poèmes dans la voix », en réalité, elle avait surtout un chic incomparable pour transformer la moindre mélodie en hymne à la mélancolie. Puis elle avait gagné la France entière, et était devenue une star en Europe et dans le monde, les Japonais en raffolaient. De figure élitiste elle était passée à icône populaire, surtout après la sortie de son unique tube radiophonique … »Pour commenter les épisodes, tu peux le faire sur ton appli de podcasts habituelle, c'est toujours bon pour l'audience. Mais également sur le site web dédié, il y a une section Le Bar, ouverte 24/24, pour causer du podcast ou de musique en général, je t'y attends avec impatience. Enfin, si tu souhaites me soumettre une chanson, c'est aussi sur le site web que ça se passe. Pour soutenir Good Morning Music et Gros Naze :1. Abonne-toi2. Laisse-moi un avis et 5 étoiles sur Apple Podcasts, ou Spotify et Podcast Addict3. Partage ton épisode préféré à 3 personnes autour de toi. Ou 3.000 si tu connais plein de monde.Good Morning Music Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Voici l’émission Intrinsèque du mois de janvier 2025 avec à l’intérieur même: Qualité Supérieure, Juliette Gréco, Serge Reggiani, Bernard Dimey, Roland, Bleu Russe, Cheb, Pedro Dos Dos, Tom Jobim, Paulinho Da Viola, Tante Hortense & Revista do Samba, Antonio Carlos... Continue Reading →
durée : 00:48:02 - Les Nuits de France Culture - par : Philippe Garbit - En 1963, Paris Inter diffuse "Le Journal de ma vie" de George Sand, une adaptation de Jacqueline Lenoir, réalisée par Marcel Sicard. Juliette Gréco fait vivre le texte autobiographique de George Sand avec la fraicheur et la liberté de ton de son auteure. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Juliette Gréco Chanteuse et actrice française
durée : 00:05:17 - C'est une chanson - par : Frédéric Pommier - Jusqu'au 27 octobre, elle est à l'affiche du Petit Montparnasse à Paris dans "Aïe", pièce écrite et mise en scène par Attica Guedj. Au micro de Frédéric Pommier, Isabelle de Botton évoque "Je suis comme je suis", une chanson de Jacques Prévert et Joseph Kosma enregistrée par Juliette Gréco en 1951.
Why songs in French are attracting new audiences in non-francophone countries. How are French schools using screens in classrooms? And the history of France's Nobel prizes. The Paris Olympic Games and Paralympics gave French-language songs huge exposure, building on a growing interest in listening to songs in French on streaming platforms. But what kind of music are non-French-speakers listening to and why? A new exhibition at the recently opened Cité Internationale de la langue française asks the question. Its curator, the music journalist Bertrand Dicale, based the exhibit on the idea that songs reveal who were are, and he talks about what popular songs reveal about France. He also highlights some surprising differences between French and foreign audiences, whereby stars like Aya Nakamura and Juliette Gréco have enjoyed huge success abroad despite being scorned at home. (Listen @0'00)France lags behind many countries in the use of technology in classrooms and there is no clear policy from an ever-changing education ministry. But the disorganisation may be buying educators time to consider the consequences. A report commissioned in the spring by President Emmanuel Macron advised placing limits on young people's use of smartphones and social media, and some schools are testing a smartphone ban this year. The report also pointed to a lack of coordination between authorities in determining how technology should be used in schools. A group of educators founded a collective Pour une éducation numérique raisonnée (For a well-reasoned digital education), which has raised concerns about the push to digitise textbooks and get students to use screens. We visit a class taught by one of its members, and see how technolgoy is – and is not – used. (Listen @22'00)In the midst of Nobel season, a look at some of France's 71 prizes, from the first ever Nobel Peace prize in 1901, to the five won by members of the Curie family for physics and chemistry. (Listen @15'00)Episode mixed by Cecile Pompéani. Spotlight on France is a podcast from Radio France International. Find us on rfienglish.com, Apple podcasts (link here), Spotify (link here) or your favourite podcast app (pod.link/1573769878).
Daniel Popp présente l'intégrale en 13 CD de son père André Popp et le duo toulousain Tropic Hotel se rêve en pop love tropicale à Rio. André Popp (1924-2014) serait le chaînon manquant entre Olivier Messiaen et la variété, c'est ce que nous explique son fils Daniel Popp, à l'occasion de la sortie de l'intégrale instrumentale de son père, soit 293 titres, 13 CD, entre 1955 et 1976. Note d'intention Daniel Popp (son fils)Réunir pour la première fois dans une intégrale, tous les albums d'André Popp de 1955 à 1976, jamais ou si peu publiés en CD, permet de voir à quel point la musique instrumentale est un élément essentiel de son œuvre de compositeur, arrangeur, chef d'orchestre. Un volant peu connu tant les arrangements qu'il a écrits pour les plus grands, ses chansons à succès qui ont fait le tour du monde, couvrant plusieurs générations, jusqu'à aujourd'hui, ou la série des « Piccolo, Saxo et Cie » ont voilé quelque peu son travail en tant que chef d'orchestre. Car outre le côté avant-gardiste des explorations sonores d'« Elsa Popping et sa Musique Sidérante » qui lui auront collé une image d'« amuseur », ou les musiques qui ont alimenté nombre de génériques de séries d'animation (Colargol, Babar...), et d'une myriade d'émissions de radio ou de télévision (« Les Maîtres du Mystère », « La Tête et les Jambes » entre autres…) et de bandes originales (« Tintin »…), André Popp, album après album, n'aura cessé de creuser un sillon musical qui n'appartient qu'à lui. Souvent nourri d'œuvres composées pour la radio qui fut son conservatoire, dont le bonus inédit, exceptionnel, du CD 13, offre un concert radiophonique dirigé par Popp, lui-même, revisité dans un esprit jazz coloré de joyeuses dissonances. Cette publication en révèle enfin la mesure, l'incroyable variété : une véritable malle aux trésors prenant figure d'œuvre regorgeant d'audace, de malice, de folle créativité musicale, entrecoupée de périodes plus sages, mais toujours élégantes et inventives, dont il est passionnant de constater l'évolution sur une vingtaine d'années. Biographie André PoppLa passion absolue de la musique résume la vie et la carrière d'André Popp. Parfait autodidacte ou presque, génial créateur, il est resté dans l'ombre malgré une œuvre très riche, jalonnée par des tubes internationaux sur fond d'explorations musicales en tous genres. Dès cinq ans, en 1929, il apprend le piano en Vendée, là où réside sa famille. Mais la musique se révèle vraiment à lui, pendant la guerre, quand il remplace l'abbé mobilisé qui tenait l'harmonium dans la chapelle de son pensionnat. Le jeune André joue de l'instrument à tous les offices avec un grand bonheur. Déjà, plutôt que les grands classiques, il préfère écouter Stravinsky ou Messiaen. À la même période, sa première rencontre importante fut Jean Broussolle, futur ‘Compagnon de la chanson' avec lequel il écrit ses premières chansons. C'est encore avec Broussolle, qu'il ose « monter » à Paris à la Libération en 1944, venant de sa Vendée natale. Là, il travaillera comme pianiste dans divers cabarets ou encore au célèbre Théâtre des Trois Baudets à partir de 1949. Sur tous les fronts en 1953, il devient le musicien/producteur de la grande émission du samedi soir sur Paris Inter : « La bride sur le cou ». Véritable laboratoire et conservatoire pour André Popp qui affirmait y avoir fait ses classes d'orchestration, de composition, de direction d'orchestre ! En 1956, Jacques Canetti engage André Popp chez Philips et sa filiale Fontana comme chef d'orchestre et arrangeur. Chez Fontana, sous la direction artistique de Boris Vian, André Popp enregistre en 1956 son premier album instrumental Musiques en tous genres, suivi un an plus tard de Elsa Popping, un album 30 cm réunissant des classiques connus : polkas, java et autres, avec des arrangements avant-gardistes et de nombreux trucages jamais réalisés en studio. Parmi les accompagnements d'artistes chez Philips/Fontana, on découvre ses arrangements ciselés sur mesure pour Jacques Brel avec ‘Quand on a que l'amour', son premier succès, Juliette Gréco et ‘Il n'y a plus d'après', Mouloudji, Zizi Jeanmaire et tellement d'autres, tant son originalité lui vaut de faire partie des arrangeurs « à la mode » ! Puis viendront une kyrielle de chansons dont il écrit les musiques gravées dans toutes les mémoires : les célébrissimes ‘Lavandières du Portugal' en 1955 avec Jacqueline François, ‘La complainte du téléphone' ou ‘De Pantin à Pékin' pour Juliette Gréco, ‘Tom Pillibi', chanté par Jacqueline Boyer, Grand prix de l'Eurovision en 1960, ‘Le chant de Mallory' avec Rachel, quatrième de cette même Eurovision en 1964, ‘Le lit de Lola', ‘Manchester et Liverpool' et ‘Mon amour, mon ami', pour Marie Laforêt. Son plus grand succès comme compositeur restera ‘Love Is Blue' (‘L'amour est bleu') dont le chef d'orchestre Paul Mauriat fera un succès mondial en 1968 et vendra trente millions de disques. ‘La solitude c'est après' pour Claude François, ‘L'amour c'est comme les bateaux' pour Sylvie Vartan ou un autre tube planétaire ‘Song for Anna' joué au départ par Herb Ohta, un guitariste Hawaïen, sont d'autres belles réalisations à l'actif d'André Popp qui a aussi offert des chansons à Petula Clark, Brigitte Bardot, France Gall, Régine, Françoise Hardy, Nana Mouskouri, Nicole Croisille ou encore à la toute jeune Céline Dion à ses débuts. Mais le chef d'œuvre d'André Popp restera à tout jamais « Piccolo, saxo et compagnie », seule œuvre symphonique éducative destinée à la jeunesse, jouée de l'Australie à la Colombie en passant par l'Allemagne, la France… Peu présent dans le monde du cinéma, André Popp composera néanmoins quelques musiques de film, dont « Tintin et le mystère de la toison d'or ». Le théâtre lui ouvrira ses portes grâce à ses orchestrations célèbres d'Irma la douce jouée encore à Broadway le jour de sa mort, ou par ses musiques composées pour nombre de pièces d'André Barsac au Théâtre de l'Atelier. Depuis une décennie, André Popp était heureux d'avoir trouvé en Fred Pallem et son orchestre de jazz « Le Sacre du Tympan », le prolongateur de son œuvre. Fred Pallem qui ne se lasse pas de répéter qu'André Popp symbolise encore aujourd'hui le chaînon manquant entre Olivier Messiaen et la musique de variété.Extrait de « Les Arrangeurs de la Chanson Française : 200 Rencontres » Par Serge ELHAÏK (2017) Éditions Textuel.Titres d'André Popp joués dans l'émission :Les Papillons, Les Lavandières du Portugal, 20 que da ?, Le chant de Mallaury par Tabuley Rochereau (extrait), Manchester & Liverpool demo par David Bowie (extrait), Love is Blue par George Benson et La Polka du Roi.► Coffret 13 CD André Popp L'intégrale instrumentale (1955-1976) (Universal 2024).Facebook - Site - Deezer - YouTube.En 2025 ! Le 8 Mars 2025, concert exceptionnel de Fred Pallem et le Sacre du Tympan Big Band « 100 ans de Popp et de jazz » dans le cadre du centenaire du compositeur André Popp, Radio France, Studio 104. Puis nous recevons Tropic Hotel pour la sortie de l'album Tum Tum Bossa. Un travail d'adaptation en français de poésies brésiliennes issues de la bossa nova des années 60 (Tom Jobim, Chico Buarque, Caetano Veloso, Vinicius de Moraes, Carlos Lyra, Adoniran Barbosa…) au plus proche du sens et de la sonorité d'origine : Tropic Hotel, c'est un homme (Frédéric Jean, ex-Hyperclean) et une femme (Sandra Campas) qui jouent et chantent face à face le discours amoureux. Partis de la forme brute de la bossa, le Tropic Hotel n'hésite pas à s'aventurer sur les sentiers électriques de la pop exotica et nous entrainent dans un véritable « road movie musical. » Ce sont des histoires d'amour. D'abord celle de Sandra et Frédéric.En 2014, alors élève au Conservatoire de Jazz de Montauban, Sandra rencontre Frédéric. Le week-end, ils se retrouvent dans une petite cabane perdue au fond des bois pour jouer de la bossa nova nus. S'inspirant des surréalistes, ils s'essaient à des adaptations à partir de jeux littéraires. Sandra chante en brésilien et Frédéric interprète ce qu'il entend en français. Ils appellent cela des « bossas sourdes ». Fin 2016, Sandra se lance dans des adaptations, au plus proche du sens et de la sonorité d'origine. Il apparaît évident que c'est ce qui restitue le mieux la poésie crue de ces textes brésiliens des années 60. Au printemps 2017, ils décident alors de les partager sur scène. Frédéric fait quelques propositions d'arrangements plus électriques et peu à peu se dessine le répertoire, nouvel havre pour ces poèmes d'amour. On laisse la cabane pour le Tropic Hotel. Titres interprétés au grand studio- Je ne suis plus toi et moi (voce e eu) Live RFI- Viens, extrait de l'album voir le clip- Petite Valse Live RFI.Line Up : Sandra Campas, chant, Frédéric Jean, guitare.Son : Benoît Letirant.► Album Tum Tum Bossa (Velvetica Music 2024).- Site - Facebook - Instagram - Spotify.
Daniel Popp présente l'intégrale en 13 CD de son père André Popp et le duo toulousain Tropic Hotel se rêve en pop love tropicale à Rio. André Popp (1924-2014) serait le chaînon manquant entre Olivier Messiaen et la variété, c'est ce que nous explique son fils Daniel Popp, à l'occasion de la sortie de l'intégrale instrumentale de son père, soit 293 titres, 13 CD, entre 1955 et 1976. Note d'intention Daniel Popp (son fils)Réunir pour la première fois dans une intégrale, tous les albums d'André Popp de 1955 à 1976, jamais ou si peu publiés en CD, permet de voir à quel point la musique instrumentale est un élément essentiel de son œuvre de compositeur, arrangeur, chef d'orchestre. Un volant peu connu tant les arrangements qu'il a écrits pour les plus grands, ses chansons à succès qui ont fait le tour du monde, couvrant plusieurs générations, jusqu'à aujourd'hui, ou la série des « Piccolo, Saxo et Cie » ont voilé quelque peu son travail en tant que chef d'orchestre. Car outre le côté avant-gardiste des explorations sonores d'« Elsa Popping et sa Musique Sidérante » qui lui auront collé une image d'« amuseur », ou les musiques qui ont alimenté nombre de génériques de séries d'animation (Colargol, Babar...), et d'une myriade d'émissions de radio ou de télévision (« Les Maîtres du Mystère », « La Tête et les Jambes » entre autres…) et de bandes originales (« Tintin »…), André Popp, album après album, n'aura cessé de creuser un sillon musical qui n'appartient qu'à lui. Souvent nourri d'œuvres composées pour la radio qui fut son conservatoire, dont le bonus inédit, exceptionnel, du CD 13, offre un concert radiophonique dirigé par Popp, lui-même, revisité dans un esprit jazz coloré de joyeuses dissonances. Cette publication en révèle enfin la mesure, l'incroyable variété : une véritable malle aux trésors prenant figure d'œuvre regorgeant d'audace, de malice, de folle créativité musicale, entrecoupée de périodes plus sages, mais toujours élégantes et inventives, dont il est passionnant de constater l'évolution sur une vingtaine d'années. Biographie André PoppLa passion absolue de la musique résume la vie et la carrière d'André Popp. Parfait autodidacte ou presque, génial créateur, il est resté dans l'ombre malgré une œuvre très riche, jalonnée par des tubes internationaux sur fond d'explorations musicales en tous genres. Dès cinq ans, en 1929, il apprend le piano en Vendée, là où réside sa famille. Mais la musique se révèle vraiment à lui, pendant la guerre, quand il remplace l'abbé mobilisé qui tenait l'harmonium dans la chapelle de son pensionnat. Le jeune André joue de l'instrument à tous les offices avec un grand bonheur. Déjà, plutôt que les grands classiques, il préfère écouter Stravinsky ou Messiaen. À la même période, sa première rencontre importante fut Jean Broussolle, futur ‘Compagnon de la chanson' avec lequel il écrit ses premières chansons. C'est encore avec Broussolle, qu'il ose « monter » à Paris à la Libération en 1944, venant de sa Vendée natale. Là, il travaillera comme pianiste dans divers cabarets ou encore au célèbre Théâtre des Trois Baudets à partir de 1949. Sur tous les fronts en 1953, il devient le musicien/producteur de la grande émission du samedi soir sur Paris Inter : « La bride sur le cou ». Véritable laboratoire et conservatoire pour André Popp qui affirmait y avoir fait ses classes d'orchestration, de composition, de direction d'orchestre ! En 1956, Jacques Canetti engage André Popp chez Philips et sa filiale Fontana comme chef d'orchestre et arrangeur. Chez Fontana, sous la direction artistique de Boris Vian, André Popp enregistre en 1956 son premier album instrumental Musiques en tous genres, suivi un an plus tard de Elsa Popping, un album 30 cm réunissant des classiques connus : polkas, java et autres, avec des arrangements avant-gardistes et de nombreux trucages jamais réalisés en studio. Parmi les accompagnements d'artistes chez Philips/Fontana, on découvre ses arrangements ciselés sur mesure pour Jacques Brel avec ‘Quand on a que l'amour', son premier succès, Juliette Gréco et ‘Il n'y a plus d'après', Mouloudji, Zizi Jeanmaire et tellement d'autres, tant son originalité lui vaut de faire partie des arrangeurs « à la mode » ! Puis viendront une kyrielle de chansons dont il écrit les musiques gravées dans toutes les mémoires : les célébrissimes ‘Lavandières du Portugal' en 1955 avec Jacqueline François, ‘La complainte du téléphone' ou ‘De Pantin à Pékin' pour Juliette Gréco, ‘Tom Pillibi', chanté par Jacqueline Boyer, Grand prix de l'Eurovision en 1960, ‘Le chant de Mallory' avec Rachel, quatrième de cette même Eurovision en 1964, ‘Le lit de Lola', ‘Manchester et Liverpool' et ‘Mon amour, mon ami', pour Marie Laforêt. Son plus grand succès comme compositeur restera ‘Love Is Blue' (‘L'amour est bleu') dont le chef d'orchestre Paul Mauriat fera un succès mondial en 1968 et vendra trente millions de disques. ‘La solitude c'est après' pour Claude François, ‘L'amour c'est comme les bateaux' pour Sylvie Vartan ou un autre tube planétaire ‘Song for Anna' joué au départ par Herb Ohta, un guitariste Hawaïen, sont d'autres belles réalisations à l'actif d'André Popp qui a aussi offert des chansons à Petula Clark, Brigitte Bardot, France Gall, Régine, Françoise Hardy, Nana Mouskouri, Nicole Croisille ou encore à la toute jeune Céline Dion à ses débuts. Mais le chef d'œuvre d'André Popp restera à tout jamais « Piccolo, saxo et compagnie », seule œuvre symphonique éducative destinée à la jeunesse, jouée de l'Australie à la Colombie en passant par l'Allemagne, la France… Peu présent dans le monde du cinéma, André Popp composera néanmoins quelques musiques de film, dont « Tintin et le mystère de la toison d'or ». Le théâtre lui ouvrira ses portes grâce à ses orchestrations célèbres d'Irma la douce jouée encore à Broadway le jour de sa mort, ou par ses musiques composées pour nombre de pièces d'André Barsac au Théâtre de l'Atelier. Depuis une décennie, André Popp était heureux d'avoir trouvé en Fred Pallem et son orchestre de jazz « Le Sacre du Tympan », le prolongateur de son œuvre. Fred Pallem qui ne se lasse pas de répéter qu'André Popp symbolise encore aujourd'hui le chaînon manquant entre Olivier Messiaen et la musique de variété.Extrait de « Les Arrangeurs de la Chanson Française : 200 Rencontres » Par Serge ELHAÏK (2017) Éditions Textuel.Titres d'André Popp joués dans l'émission :Les Papillons, Les Lavandières du Portugal, 20 que da ?, Le chant de Mallaury par Tabuley Rochereau (extrait), Manchester & Liverpool demo par David Bowie (extrait), Love is Blue par George Benson et La Polka du Roi.► Coffret 13 CD André Popp L'intégrale instrumentale (1955-1976) (Universal 2024).Facebook - Site - Deezer - YouTube.En 2025 ! Le 8 Mars 2025, concert exceptionnel de Fred Pallem et le Sacre du Tympan Big Band « 100 ans de Popp et de jazz » dans le cadre du centenaire du compositeur André Popp, Radio France, Studio 104. Puis nous recevons Tropic Hotel pour la sortie de l'album Tum Tum Bossa. Un travail d'adaptation en français de poésies brésiliennes issues de la bossa nova des années 60 (Tom Jobim, Chico Buarque, Caetano Veloso, Vinicius de Moraes, Carlos Lyra, Adoniran Barbosa…) au plus proche du sens et de la sonorité d'origine : Tropic Hotel, c'est un homme (Frédéric Jean, ex-Hyperclean) et une femme (Sandra Campas) qui jouent et chantent face à face le discours amoureux. Partis de la forme brute de la bossa, le Tropic Hotel n'hésite pas à s'aventurer sur les sentiers électriques de la pop exotica et nous entrainent dans un véritable « road movie musical. » Ce sont des histoires d'amour. D'abord celle de Sandra et Frédéric.En 2014, alors élève au Conservatoire de Jazz de Montauban, Sandra rencontre Frédéric. Le week-end, ils se retrouvent dans une petite cabane perdue au fond des bois pour jouer de la bossa nova nus. S'inspirant des surréalistes, ils s'essaient à des adaptations à partir de jeux littéraires. Sandra chante en brésilien et Frédéric interprète ce qu'il entend en français. Ils appellent cela des « bossas sourdes ». Fin 2016, Sandra se lance dans des adaptations, au plus proche du sens et de la sonorité d'origine. Il apparaît évident que c'est ce qui restitue le mieux la poésie crue de ces textes brésiliens des années 60. Au printemps 2017, ils décident alors de les partager sur scène. Frédéric fait quelques propositions d'arrangements plus électriques et peu à peu se dessine le répertoire, nouvel havre pour ces poèmes d'amour. On laisse la cabane pour le Tropic Hotel. Titres interprétés au grand studio- Je ne suis plus toi et moi (voce e eu) Live RFI- Viens, extrait de l'album voir le clip- Petite Valse Live RFI.Line Up : Sandra Campas, chant, Frédéric Jean, guitare.Son : Benoît Letirant.► Album Tum Tum Bossa (Velvetica Music 2024).- Site - Facebook - Instagram - Spotify.
durée : 00:05:45 - C'est une chanson qui nous ressemble - par : Bertrand DICALE - Revenons sur l'histoire oubliée des tournées en URSS et dans les pays de l'Est d'Yves Montand, Juliette Gréco, Jacques Brel et quelques autres, organisées par une organisation liée au PCF.
durée : 00:05:25 - Ces chansons qui font l'actu - par : Bertrand DICALE - Juliette Gréco, fin 1950, donne ses premiers concerts à l'étranger à l'occasion d'un engagement à Rio de Janeiro. Elle découvre à son arrivée que la presse imagine qu'elle chante nue. Un des paradoxes de sa carrière de chanteuse infiniment française…
In this episode, we visit a classic Left Bank street, the rue de Verneuil... which has a lively 20th century cultural record: This is where writer James Baldwin first landed in Paris, where singer Juliette Gréco lived, and where songwriter Serge Gainsbourg wrote, loved, smoked, and drank--today, his former home is the location of the Gainsbourg museum. For photos, please check out my website. Thanks as always to Bremner Fletcher for technical expertise and general know-how. The Improbable Walks theme music is performed by David Symons, New Orleans accordionist extraordinaire.
Henri Gougaud est décédé le 6 mai 2024. Nous rediffusons cette émission qui lui est consacrée. Naissance à Carcassonne, une enfance vécue sous l'Occupation, élevé dans une famille de résistants laïcarde, Henri Gougaud, conteur, homme de radio et parolier pour Juliette Gréco ou Serge Reggiani, nous narre ses souvenirs dans J'ai pas fini mon rêve, publié aux éditions Albin Michel. Invité : Henri Gougaud, conteur, auteur de J'ai pas fini mon rêve, aux éditions Albin Michel.
Henri Gougaud est décédé le 6 mai 2024. Nous rediffusons cette émission qui lui est consacrée. Naissance à Carcassonne, une enfance vécue sous l'Occupation, élevé dans une famille de résistants laïcarde, Henri Gougaud, conteur, homme de radio et parolier pour Juliette Gréco ou Serge Reggiani, nous narre ses souvenirs dans J'ai pas fini mon rêve, publié aux éditions Albin Michel. Invité : Henri Gougaud, conteur, auteur de J'ai pas fini mon rêve, aux éditions Albin Michel.
durée : 00:29:59 - Les Nuits de France Culture - par : Philippe Garbit - Bonnes nouvelles, grands comédiens - Juliette Gréco dit des textes de Jules Supervielle (1ère diffusion : 28/08/1971) - invités : Juliette Gréco Chanteuse et actrice française
durée : 01:29:59 - Les Nuits de France Culture - par : Philippe Garbit - En 1986, Jacques Munier consacre les "Mardis du cinéma" à Marlon Brando. Juliette Gréco et Edgar Morin, entre autres, nous révèlent les mille et une facettes du génie de cet acteur américain à la personnalité torturée. - invités : François Guérif Critique de cinéma, éditeur, historien du polar; Edgar Morin Philosophe et sociologue; Juliette Gréco Chanteuse et actrice française
durée : 00:16:38 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En 1971 ce numéro de "Paroles de France", présenté par Roger Gouze, est dédié à "Paul Verlaine et la chanson". On y entend le poète chanté par Léo Ferré, Georges Brassens, Juliette Gréco, ainsi que des mélodies de Gabriel Fauré et de Maurice Ravel.
C'est dans les années qui suivent la Seconde Guerre mondiale que nous vous emmenons aujourd'hui. Saint-Germain-des-Prés devient le phare de la vie intellectuelle et culturelle parisienne et au-delà. Les agitateurs d'idées, les explorateurs de la musique, les inventeurs de nouvelles images se croisent dans les bars et dans les boîtes à danser. Marguerite Duras, Sartre et Beauvoir, Juliette Gréco, Léo Ferré, Boris Vian, Prévert, Giacometti et tant d'autres vont rendre iconiques des endroits comme « Les Deux Magots », le « Café de Flore », la « Brasserie Lipp ». C'est à Saint-Germain encore que se concentrent les grandes maisons d'édition comme Gallimard, Le Seuil ou Grasset. Les Existentialistes refont le monde sur des airs de jazz, dans les caves de la rue de Rennes. Revenons, en archives, sur quelques témoignages de cette époque passionnante dans une séquence signée Laurence Ayrianoff avec le concours essentiel de la Sonuma. Sujets traités : Saint-Germain-des-Prés, Paris, Marguerite Duras, Sartre et Beauvoir, Juliette Gréco, Léo Ferré, Boris Vian, Prévert, Henri Salvador, Michel Legrand Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 15h sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be : https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.
durée : 01:00:10 - Mazarine Pingeot, écrivain - par : Priscille Lafitte - Enfant, Mazarine Pingeot écoutait avec sa mère Anne "Un bel di vedremo", l'air de l'attente amoureuse dans l'opéra Mme Butterfly... Avec son père, François Mitterrand, elle assistait aux concerts de Barbara ou de Léo Ferré. Aujourd'hui, elle jongle avec les mots pour donner vie à Juliette Gréco. - réalisé par : Emily Vallat
durée : 02:32:17 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Par Marc Legras - Avec Juliette Gréco (chanteuse, comédienne), Claude Mauriac (écrivain, journaliste), Yves Robert (réalisateur), François Rauber (pianiste-arrangeur), René Urtreger (pianiste), Jacques Roubaud (écrivain) et Jorge Amado (écrivain) - Avec en archives, les voix de Jean-Paul Sartre, Robert Desnos, Raymond Queneau, Pierre Mac Orlan, Pierre Schaeffer, Boris Vian, Jacques Prévert, Georges Brassens et Albert Camus - Réalisation Claude Guerre
durée : 00:57:48 - Le Tribunal des flagrants délires - Juliette Gréco était l'invitée de l'émission humoristique quotidienne qui faisait passer des personnalités devant une fausse cour de Justice. Le procureur de la République était Pierre Desproges, le président Claude Villers, et l'avocate de la défense Marianne Sergent.
Grabaciones de Melody Gardot para discos colectivos o de otros artistas: 'High night' (en 'Rio' de Till Brönner), 'Derriêre l´arc-en-ciel' (en 'Grand écran' de Eddy Mitchell), 'If I´m lucky' (en 'Sophisticated ladies' de Charlie Haden Quartet West), 'Mon fantôme' (en 'Song song song' de Baptiste Trotignon), 'Sous les ponts de Paris (con Juliette Gréco en 'Les 50 plus belles chansons'), 'Limoeiro' y 'Melodia e letra' (en 'Caboclo' de Pierre Aderne), 'Insensatez' (en 'Vinicius canta Antonio Carlos Jobim' de Vinicius Cantuária), 'He´s a tramp' (en 'Jazz loves Disney'), 'J´attendrai' (en el disco de Ibrahim Maalouf dedicado a Dalida), 'La chanson des vieux amants' (del disco homenaje a Brel 'Ces gens-là') y C´est trop tard' del homenaje a Barbara 'Elles et Barbara'). Escuchar audio
Rappeur quatre fois primé aux victoires de la musique, Abd Al Malik est aussi poète, écrivain , réalisateur de films et de séries .Mais le fil conducteur de toutes ces activités est un message d'amour et de fraternité.Jeune délinquant dans son quartier de Neuhof à Strasbourg, il se convertit à l'islam radical avant de découvrir la voie mystique du soufisme à laquelle il appartient aujourd'hui. Un parcours qu'Abd Al Malik nous raconte à l'occasion , de la parution de son nouveau livre « Juliette »publié chez Robert Lafont,un hommage à Juliette Gréco qui fut sa muse et son amie .
Le rappeur, auteur-compositeur-interprète, écrivain et réalisateur publie "Juliette" (éditions Robert Laffont), un vibrant hommage à Juliette Gréco.
durée : 00:08:01 - Ces chansons qui font l'été - par : Bertrand DICALE - Tout l'été, nous parlons chaque jour d'une grande chanson d'amour. Lundi 7 août, une chanson d'une audace folle en son temps... et aussi d'une grande utilité.
durée : 00:24:55 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Par Patrice Galbeau - Lectures Juliette Gréco - Réalisation Evelyne Frémy
durée : 01:04:59 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En 2003, Georges Moustaki était l'invité d'Hélène Hazéra dans le magazine "Chanson Boum", qui accueillait aussi ce soir-là le groupe féminin "Quartet Buccal". Il était né à Alexandrie (Égypte) en mai 1934 dans une famille grecque qui parlait italien. Il se prénommait Giuseppe mais devint Georges en hommage à Brassens, qu'il considérait comme son maître. Débarqué à Paris à l'âge de 17 ans au début des années 1950, Georges Moustaki a longtemps écrit pour les autres avant de se chanter lui-même. Il y eut Milord pour Piaf (1959) mais aussi des chansons pour Colette Renard, Dalida, Yves Montand, Cora Vaucaire, Juliette Gréco, Tino Rossi. "La guitare m'a sauvé la vie" Et puis La Dame brune pour Barbara (1967), Sarah ou Ma liberté pour Serge Reggiani, et en 1969, Le métèque, une chanson qui propulsa en tête des hit-parades, le chanteur Georges Moustaki. Dès lors ce "citoyen de la langue française" enchaina les succès sans jamais courir après. A sa disparition en 2013, Juliette Gréco disait de lui : "C'était un homme absolument exquis, un homme bien élevé. C'était un homme raffiné et élégant qui avait une douceur infinie et puis.le talent. " Chanson Boum - Georges Moustaki, Quartet Buccal (1ère diffusion : 05/03/2003) Par Hélène Hazera Avec Georges Moustaki, Vero, Gérard Clari et Pierre Guimbaud Réalisation Patrick Molinier Archives INA/RADIO FRANCE Edition web: Documentation de Radio France
durée : 01:19:40 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Par Paul Bordry et l'Unesco - Avec Jean Wiener, Juliette Gréco, Jean-Louis Barrault, Raymond Bussières, Guy Bedos et Cora Vaucaire
durée : 00:24:36 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Ce premier volet des Chansons d'écrivains avec Raymond Queneau proposé par Jean Chouquet a été diffusé pour la première fois le 28 décembre 1952 sur France 4-Haute Fidélité. - invités : Raymond Queneau Ecrivain, oulipien, encyclopédiste (né le 21 février 1903 au Havre, mort le 25 octobre 1976 à Paris)
Louise Blackwell, chanteuse de jazz, nous parle du spectacle “Love on the left bank” qui sera présenté au Adelaide Fringe Festival du 19 au 28 février. Un hommage à Juliette Gréco.
En este video quiero hablarles sobre la canción "It Never Entered My Mind" de Miles Davis. Esta canción es uno de los temas más emblemáticos del jazz y ha sido interpretada por muchos músicos a lo largo de los años. Miles Davis y Juliette Gréco tuvieron una relación romántica durante un corto período de tiempo en la década de 1950. Gréco era una cantante y actriz francesa que se había convertido en un ícono de la cultura bohemia de París en esa época. La pareja se conoció en París, donde Davis estaba tocando en clubes de jazz y Gréco estaba iniciando su carrera como cantante. La relación entre Davis y Gréco fue intensa y apasionada, y ambos se influenciaron mutuamente en sus respectivas carreras. Gréco introdujo a Davis a la escena artística y literaria de París, y Davis ayudó a Gréco a desarrollar su habilidad como intérprete de jazz. Juntos, Davis y Gréco asistieron a muchas fiestas y eventos culturales, y se relacionaron con algunos de los artistas y escritores más importantes de la época. Sin embargo, la relación también fue tormentosa debido a los estilos de vida diferentes de ambos y a los problemas de adicción de Davis. La pareja finalmente se separó en 1955, pero siguieron siendo amigos hasta el final de la vida de Davis. La canción fue compuesta por Richard Rodgers y Lorenz Hart en 1940, disculpen la errata un poco tramposa, pero fue Miles Davis quien la popularizó con su interpretación en el álbum "Workin'" en 1959. En esta grabación, Davis demuestra su increíble habilidad para fusionar el jazz con elementos del bebop y del cool jazz, creando un sonido único e innovador. La versión de Davis de "It Never Entered My Mind" es una de las más queridas por los aficionados al jazz y una verdadera muestra de su talento como músico y líder de banda. Ahora hablemos de Miles Davis, el hombre detrás de la trompeta. Miles Davis nació en Alton, Illinois en 1926 y comenzó su carrera como músico en la década de 1940 en Nueva York. Rápidamente se convirtió en uno de los líderes más importantes del jazz y tuvo un gran impacto en la evolución del género a lo largo de las décadas de 1950 y 1960. Uno de los aspectos más notables de la carrera de Davis fue su constante evolución y su disposición a experimentar con nuevos estilos y formas de tocar. Esto lo llevó a explorar el bebop, el cool jazz, el jazz modal y el jazz fusion, entre otros estilos. Web: http://www.amadag.com Facebook: https://www.facebook.com/Asociacion.Agorafobia/ Instagram: https://www.instagram.com/amadag.psico/ Youtube Amadag TV: https://www.youtube.com/channel/UC22fPGPhEhgiXCM7PGl68rw Escuela de Ansiedad: http://www.escuelaansiedad.com
Anne Dudley, composer and co-founder of The Art of Noise, and Welsh traditional musician Patrick Rimes join Cerys Matthews and Jeffrey Boakye as they add five more tracks to the playlist, including a tender but rather unlikely love affair and a New Orleans classic. Presenters Cerys Matthews and Jeffrey Boakye Producer Jerome Weatherald The five tracks in this week's playlist: Night on Bald Mountain by Modest Mussorgsky Hideaway by Jacob Collier Un petit poisson, un petit oiseau by Juliette Gréco When the Saints Go Marching In by Louis Armstrong Ché Ché Colé by Héctor Lavoe and Willie Colón Other music in this episode: Romeo and Juliet by Sergei Prokofiev O, wie will ich triumphieren by Mozart Night on Disco Mountain by David Shire When All the Saints Come Marching In by Paramount Jubilee Singers
In this episode we invite former Creem editor and Newsday critic Wayne Robins to reminisce about his journalistic journey from the Berkeley Barb to NYU's graduate school of journalism — and to hold forth on his (and our) beloved Steely Dan.Wayne recalls the suburban East Coast childhood he had in common with the Dan's Donald Fagen— and the music that set them both free from it. Jumping forward to 1969, he describes the Rolling Stones show he saw in Oakland a month before Altamont. He also paints a vivid and amusing picture of Bard College, the upstate New York institution he attended at the same time as Fagen and Dan co-founder Walter Becker. Clips from RBP audio interviews with the duo and original Dan member Denny Dias accompany an in-depth discussion of every rock egghead's favourite group, not to mention Fagen's 40-year-old solo album The Nightfly.The episode concludes with a swift survey of recent additions to the RBP library, including pieces about Juliette Gréco (1961), James Booker (1976), Mark E. Smith (1990), Limp Bizkit(2000), Soul Train's Don Cornelius (2012), Rolling Stone's Jann Wenner (2017)… and the "atomic" Count Basie (2020).Many thanks to special guest Wayne Robins. Sign up for his newsletter Critical Conditions at waynerobins49.substack.com.Pieces discussed: Rolling Stones, Steely Dan, Steely Dan II, Donald Fagen audio, Denny Dias audio, Donald Fagen, Steely Dan III, Juliette Gréco, The Beach Boys, David Bowie, Culture Club, James Booker, Tom Petty, The Sixties, The Fall, Jann Wenner, Among the Mooks, Don Cornelius and Count Basie.