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Adattamento audio: Matteo D'Alessandro - www.matteodalessandro.com Per approfondire gli argomenti della puntata: Il sito di Giovanna Manfredini : https://giomanfredini.substack.com/ Il link all'articolo : https://giomanfredini.substack.com/p/il-boia-violinista-che-decapito-il Altre pillole dall'età contemporanea : https://www.youtube.com/watch?v=vfSB5rwk8to&list=PLpMrMjMIcOklAamXwkzlub85zjR3Eh74B&index=1
▶ Monte le Son, le podcast # 116 Ce nouvel épisode du podcast des passionnés de musique est l'occasion de découvrir un univers professionnel méconnu : le métier de tourneur. Essentiel à la dimension live de la musique, le tourneur participe à la création des spectacles avec l'artiste, produit les shows, trouve des dates (booking), organise des tournées, assure la communication et la billetterie des concerts, etc. Il est au cœur de l'écosystème musical, et est donc un partenaire privilégié des artistes, des labels et des techniciens de la musique. Pour comprendre ce métier, ses acteurs, et ses enjeux, Salman et Daz ont convié deux professionnels aguerris : Simon Nodet et Alice Pourcher. Simon est le directeur de W Spectacle et W Live, les divisions booking, production de concerts & spectacle du groupe Wagram Stories. Avec ses équipes, il accompagne des artistes comme Pierre de Maere, Solann Suzane, Bertrand Belin, Tiken Jah Fakoly, Olafur Arnalds, Julien Granel, Bigaranx, ou encore Miel de Montagne. Alice, elle, est directrice du booking chez Caramba Culture Live. Cette société de production de concert existe depuis plus de 20 ans, et travaille aujourd'hui avec Grand Corps Malade, Asfar Shamsi, Ben PLG, Ben Mazué, Véronique Sanson, Infinit, Makala, Keziah Jones, ou encore Lucie Antunes. N'hésitez pas à naviguer entre les chapitres en fonction de vos intérêts ! ▶ Sommaire : 00:00 Introduction 02:12 Présentation d'Alice Pourcher 04:38 Présentation de Simon Nodet 09:34 Les bases du métier de tourneur (producteur, agent, booker, etc.) 20:52 Qui peut faire appel à un tourneur, et comment le faire ? 33:31 Un métier « sur mesure » 45:15 Contrats, finance, et réseau 1:01:06 Live Nation et AEG, les majors et l'indépendance 1:13:54 Les festivals, un business à part 1:19:13 L'actionnariat des salles de spectacle 1:23:10 Communication, data et subventions 1:47:41 La relation entre le label et la producteur de spectacle 1:51:42 Quand les tourneurs s'éloignent de la musique 1:56:18 Quel timing pour prévoir des gros concerts ? 2:00:17 Le défi environnemental 2:10:49 Le défi sociale 2:22:31 Actu de Caramba et W Spectacle, et souhait pour l'avenir 2:28:47 Recommandations Technique : La Bouclette Montage : François Brétéché :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: ▶ La playlist des reco : https://open.spotify.com/playlist/39BlEIIxhGNmUfNkjkNY6M?si=21ab521b99e548fb (les autres plateformes arrivent bientôt) ▶ Le répondeur : https://www.speakpipe.com/MonteLeSon_Podcast
durée : 00:04:34 - Capture d'écrans - par : Eva Roque - Tom Volf signe un portrait sublime de Véronique Sanson. Un documentaire construit à partir d'images d'archives de concert, de séances d'enregistrements, d'interviews et de films de famille qui raconte notamment le lien indéfectible entre Véronique Sanson et Michel Berger. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:09 - L'Humeur du matin par Guillaume Erner - par : Guillaume Erner - Véronique Sanson et Michel Berger se parlent après leur rupture via leurs chansons. Entre aveu et secret, ils codent leur amour : dire sans dire, où l'interdit rend la passion plus intense. - réalisation : Félicie Faugère
durée : 00:03:09 - L'Humeur du matin par Guillaume Erner - par : Guillaume Erner - Véronique Sanson et Michel Berger se parlent après leur rupture via leurs chansons. Entre aveu et secret, ils codent leur amour : dire sans dire, où l'interdit rend la passion plus intense. - réalisation : Félicie Faugère
È lutto nel mondo della scuola e dell'alpinismo maladensi. Carlo Sanson, 58 anni, si è spento a seguito di un'improvvisa malattia che, nel giro di pochi giorni, non gli ha lasciato scampo. Lascia la moglie Bruna e i due figli Andrea e Anna. Ieri sera alle 20 presso il Duomo di Malo una commossa veglia meditativa, ne ha ricordato l'umanità e l'amore per la vita.
Du 14 au 19 avril, sur les bords de l'Auron, nous fêterons la 50ème édition d'un festival qui semble n'avoir pas pris une ride : le Printemps de Bourges Crédit Mutuel. Né de l'esprit visionnaire de Daniel Colling, qui cherche comment montrer les nouveaux talents de la chanson, Bernard Lavilliers, Catherine Ribeiro, Jacques Higelin… Daniel parvient à convaincre Charles Trenet de rejoindre la capitale du Cher pour la première édition du festival en 1977. Après ça, tout le monde va se presser à Bourges : Serge Gainsbourg, Claude Nougaro, The Stranglers, Daniel Balavoine, Nina Simone. Le Printemps de Bourges devient vite un modèle et participe à structurer et professionnaliser le secteur des musiques actuelles qui reposait encore beaucoup sur des café concerts. Mais là où Bourges marque sa différence, c'est en ayant su rester branché sur la découverte et l'émergence, bien sûr à travers l'incroyable dispositif des Inouïs qui repose sur un fin maillage territorial de la francophonie. Mais aussi en célébrant des répertoires à travers des créations : Jeanne Added qui reprend Prince, Yan Wagner Portishead, Léonie Pernet Ziggy Stardust de David Bowie, Messages Personnels, l'hommage à Françoise Hardy en 2024. L'attachement au Printemps est si fort qu'il semble impensable de rater la moindre édition, le festival a eu lieu pour ses Inouïs en septembre 2020, en juin 2021 aussi, où nous étions assis sous la grande tente du W. Malgré quelques retours à l'hôtel au milieu de la nuit sous des trombes d'eau, malgré les courtes nuits, les salles du 22 sont toujours pleines de gens aux yeux mi-clos mais aux oreilles grandes ouvertes dès midi pour applaudir les Inouïs. Mon Printemps à moi c'est la première rock and beat party en 2009 avec Birdy Nam Nam, Yuksek et l'électrique duo allemand Digitalism, Charlotte Gainsbourg au Palain d'Auron rebaptisé Palais Daniel Colling, Hervé au 22 qui jouait pour les Inouïs comme si c'était son stade de France, le producteur de Zaho de Sagazan qui faisait des bons en observant les pros tomber sous le charme de la symphonie des éclairs, une soirée Catherine Ringer, Juliette Armanet, Véronique Sanson le soir des 70 ans de la chanteuse d'Amoureuse, ma première interview de Clara Luciani, l'ambiance familiale et joyeuse de la première venue d'Aya Nakamura un dimanche, François Hollande qui déambule à quelques jours de son élection à l'Élysée, ou l'année dernière tout le 22 qui pleure en découvrant Pierre & la Rose. Vous n'êtes pas prêts parce qu'en 27 on fêtera les 50 ans du Printemps, en 28, Bourges sera capitale européenne de la culture, et aujourd'hui sur Tsugi Radio, 3 invités, Thibaut, ancien Inouï en piano-voix avec son nouveau single, le directeur du festival Boris Vedel, et aussi la productrice et compositrice DeLaurentis qui rendra cette année hommage aux pionnières de la musique électronique.
Cette semaine les Frangins se retrouvent pour parler de la représentation LGBT+ à l'occasion de la sortie de la série Pécheresses sur OCS avec Charlotte Sanson et Léonie Dahan-Lamort !Pécheresses est disponible sur OCS à partir du 3 mars.Suivez Adam sur Youtube "Adam Bros", sur Instagram @adambrosyt et sur Twitter @Adam_Bros Suivez Nathan sur Instagram @natebensoussan et suivez nous sur Letterboxd !
Plongez dans l'univers de Véronique Sanson, figure majeure de la chanson française des années 70, et revivez sa prestation mythique à l'Olympia le 27 février 1976, jour de la sortie de son album emblématique Vancouver. À 26 ans, l'artiste illumine la scène avec son style iconique et une énergie vocale remarquable, nourrie aussi de l'influence de son compagnon de l'époque, le guitariste Stephen Stills.Derrière l'éclat du spectacle se cachent pourtant les excès et les tensions d'une vie rock tourmentée, contexte dans lequel Sanson compose les textes de Vancouver, retirée dans un château près de Paris.Cet épisode vous replonge dans une soirée légendaire, marquée par une performance intense devant un public conquis et des invités prestigieux comme Catherine Deneuve ou Dalida.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Il manque quelqu'un près de moi, je me retourne : tout le monde est là. D'où vient ce sentiment bizarre que je suis seul ? » Nous sommes nombreux·ses à avoir été touché·es par ces paroles de Michel Berger sans savoir à qui elles étaient réellement destinées...Ce documentaire raconte comment Véronique Sanson et Michel Berger se sont aimés très jeunes puis, après une séparation brutale, ont entamé une correspondance amoureuse par chansons interposées.L'extrait le plus connu de ce dialogue, c'est lorsque Michel chante à Véronique Seras-tu là ? et que celle-ci répond Je serai là. Mais cet échange, à la fois secret et public, s'est poursuivi, d'album en album, pendant près de 20 ans, jusqu'à la mort de Michel...Un documentaire d'Éve-Marie Bouché.
Avec Agnès Sanson, auteur du livre "Le doute et le don" (éditions The Book Editions): https://www.thebookedition.com/fr/le-doute-et-le-don-p-403739.html
What if sound could help you switch off, slow down, and reset your nervous system?In this episode of Undercurrent Stories, I'm joined by Cherub Sanson, sound healer and co-founder of the Academy of Integrated Sonic Medicine. We explore why sound can calm the nervous system more quickly than many other well-being practices, how vibration influences stress, sleep, and focus, and why sound healing has moved from the margins into the mainstream. Drawing on science, lived experience, and ancient traditions, Cherub explains what sound healing actually is — and what it isn't.The conversation looks at sound as a practical tool for modern life: accessible, non-verbal, and effective even for people who struggle with meditation. The episode ends with a short live sound meditation, giving listeners a direct experience of the ideas discussed.In this episode:How sound regulates the nervous systemWhy we respond to sound before thoughtSound healing vs meditation — and how they work togetherStress, sleep, and emotional releaseAncient practices and modern scienceA live sonic meditation to close the episodeListen with headphones for the best experience.
Fin septembre 1999, Véronique Sanson étonne tout le monde en publiant un album constitué intégralement de reprises de Michel Berger, disparu quelques années plus tôt et dont sa veuve France Gall vient également de sortir un CD. La démarche a de quoi étonner venant d'une des très rares auteures et compositrices de la chanson, qui plus est une artiste qui a imposé un style. La musique de Véronique Sanson est unique et son succès ne s'est jamais démenti depuis le début des années 70.L'autre surprise à l'écoute D'un papillon à une étoile, c'est la manière dont Véronique Sanson s'approprie le style de Berger. Bien sûr, en 1999, on sait dans le métier qu'ils ont eu une histoire ensemble à leurs débuts mais internet ne révèle pas encore les détails biographiques dans chaque chaumière. De toute façon, comment raconter une histoire qui n'a jamais vraiment commencé. Même eux n'auraient pu dire quand exactement ils s'étaient rencontrés. En effet, leur maman respective se connaissant, Michel et Véronique se croisaient régulièrement depuis toujours. Mais aucune camaraderie n'était ressortie des goûters d'anniversaire et autres dîners où ils s'étaient vus. Il faudra une passion commune pour la musique pour les réunir alors qu'ils sont devenus de jeunes adultes.Ce jour-là, Michel Berger est convié par Madame Colette Sanson à un goûter où elle demande à ses deux filles d'interpréter leur répertoire. Violaine et Véronique forment en effet un trio avec un certain François Bernheim qu'elles ont nommé les Roche Martin. L'invitation n'est pas innocente car Berger est à présent le très jeune directeur artistique d'une firme de disques qui ne veut pas rater la future star Yéyé, même si ce mot ne veut alors plus dire grand-chose. Et elle ne sera pas sans conséquence car Michel semble découvrir Véronique pour la première fois : il n'a d'yeux que pour elle. L'affaire est dans la poche : son collègue Claude-Michel Schönberg et lui vont s'occuper des Roche-Martin.Si leur premier 45Tours paraît au printemps 1967, le second bien que pressé n'a pas le temps de sortir que François Bernheim quitte le navire en décembre. En coulisses, on n'en fait pas un drame : passe ton bac d'abord disent les Sanson à leur fille Véronique qui le rate à deux reprises. Entretemps, lors d'un weekend organisé chez Claude-Michel Schönberg, futur compositeur des Misérables et d'un grand tube, Véro devient la maîtresse de Michel Berger.Commencent alors plusieurs années de vie cachée mais commune, tant amoureusement qu'artistiquement, au cours de laquelle ils forgent leur style qui de l'avis de tous sera d'une gémellité rare dans l'histoire de la chanson. Lequel a déteint sur l'autre ? Allez savoir, à moins qu'aucun n'ait vraiment dominé. Une formation classique, une même approche du chant, un goût identique pour le rock américain et britannique, un amour intense, Michel et Véronique se complètent et trouvent leur identité côte-à-côte, sans doute la raison pour laquelle la célébrité les a séparés. Bien des années sont passées sur cet amour malheureux qui a laissé de terribles traces chez l'un et chez l'autre, comme une blessure jamais cicatrisée.
Fin des années 70, Véronique Sanson est la plus grande star féminine du métier français. Elle est ainsi la première chanteuse à tenir l'affiche du Palais des Sports, à Paris, trois soirs à 4600 sièges en 1979, ce seront trois semaines deux ans plus tard. Mais si sa carrière atteint des sommets, on ne peut pas en dire autant de sa vie privée : le rêve américain du mariage sans attendre avec Stephen Stills a cédé la place au cauchemar de la femme battue. Mais si l'alcool, cocaïne et violence conjugale sont au menu du quotidien, rien ne transparaît en public. Pourtant, en 1980, Véronique Sanson est de retour en France. Elle a obtenu le divorce de Stephen Stills mais pas le passeport de leur fils de six ans, qui lui permettrait de le faire sortir des États-Unis. La bataille judiciaire va durer des mois et des années, une bataille durant laquelle la panne d'inspiration s'installe. Elle qui pouvait composer le matériel d'un album en une semaine ne sort plus rien, trouvant sa musique vieille et dépassée, au milieu du grand tourbillon de ces années-là. Le retour a lieu avec un album à la pochette blanche : un immense point d'interrogation pour ceux qui le sortent du bac des disquaires en cette année 1985. Car oui, Véro a raison, la musique a sérieusement changé avec la New Wave et le hard rock britannique, le funk et le métal américain. France Gall occupe toute la place, Jean-Jacques Goldman s'impose, alors la question est : son public existe-t-il encore ? La réponse est oui : les réactions de la presse sont excellentes et les ventes d'albums suivent car les nouvelles chansons de Véronique Sanson tournent sur les toutes nouvelles radios libres de la bande FM. Rien n'a donc changé dans le cœur des Belges et des Français, elle joue tout le mois de novembre à l'Olympia avant d'innover l'année suivante, avec Chacun son tour, la double tournée en compagnie d'Alain Souchon.Trois ans plus tard, son nouvel album confirme qu'elle fait plus que survivre aux années 80, un succès qui lui vaut à la fin de la décennie de rejoindre la bande des Enfoirés en compagnie de Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Michel Sardou et Jean-Jacques Goldman. Tant d'artistes dits de Variétés n'ont pas réussi à garder leur public durant les années 80, probablement les plus foisonnantes de l'histoire de l'industrie musicale. Ce ne fut pas le cas de Véronique qui après un coup de mou pour cause de vie privée gardera sans faille son statut de star établie, bien que plus discrète, et bien que toujours aussi fragilement reliée au monde qui l'entoure.
On this episode of Have a Seat, Chris Hansen is joined by the dynamic, passionate and polarizing lawman of Genesee County, Michigan, Sheriff Chris Swanson. Most recognized for dropping his riot gear and joining a 2020 Black Lives Matter protest in Flint, Sheriff Swanson and Hansen dive into the many projects and community efforts Sheriff Swanson has and is spearheading; from how G.H.O.S.T (the Genesee County Human Oppression Strike Team) was created to protect children and combat human trafficking, to working with music sensation Jelly Roll on the I.G.N.I.T.E program, and how together Hansen, Sheriff Swanson, and his team have identified and arrested dozens of men attempting to commit crimes against children, including a local doctor and former police officer! Sheriff Swanson is now setting his sights on the entire community of the state of Michigan as he's announced his run for Governor and reveals to Chris if he has a shot at winning the office. Footage Courtesy of: Takedown with Chris Hansen PBS News Genesee County, Michigan Sheriff's Office Sheriff Chris Swanson Chris Swanson for Governor G.H.O.S.T. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Mars 1973, Véronique Sanson est partie. Entendez par là qu'elle a brusquement quitté la France pour l'Angleterre où elle s'est mariée dans l'urgence avant de s'envoler pour les Etats-Unis où elle va vivre désormais. L'élu de son cœur n'est autre qu'une star du rock, l'Américain Stephen Stills, oui le Stills de Crosby, Stills and Nash. Véronique est aux anges de vivre là-bas : imaginez pour une jeune artiste française dans les années 70, le privilège de vivre au quotidien avec des musiciens américains, a fortiori, les fabuleusement doués partenaires de son mari. Personne à Paris ne dispose d'un tel environnement musical, c'est le paradis. Car c'est vrai, si depuis Serge Gainsbourg, beaucoup de chanteurs français enregistrent en Angleterre, peu arrivent à réunir les fonds pour franchir l'Atlantique où se trouve le son original du rock'n'roll.Un paradis dont la fresque idéale se complète par la naissance d'un garçon, Christopher, le 19 avril 1974. Alors imaginez la sortie de son nouvel album, 100% américain, Le Maudit, qui lui vaut un double disque d'or en France et deux titres qui deviendront des classiques … (Alia Souza et On m'attend là-bas). Voilà qui lui donne enfin la force de monter sur scène en vedette. On commence par la maison, entendez le Canada, Vancouver, juste de l'autre côté de la frontière américaine, avant de jouer en France. Et non, les spectateurs de l'Olympia ne rêvent pas, c'est bien Stephen Stills de Crosby Stills Nash and Young, qui est à la basse. Ah l'Amérique ! La fascination des grands espaces, et des grands studios, avec ses musiciens de légende. Pourtant, c'est en Angleterre que Véronique Sanson enregistre en 1976 ce qui reste son plus grand classique … Vancouver. Il faut dire que nous sommes au studio Trident, dans une étroite rue londonienne qui voit à l'époque passer George Harrison, David Bowie, Elton John, Queen, inutile de continuer l'énumération. C'est le seul succès de l'album mais quel hit ! Triple disque d'or, deux semaines à l'affiche de l'Olympia, Véronique Sanson est devenue une des grandes vedettes de la chanson en France et chez nous. La peur du public est désormais une affaire classée, Véro est à présentcataloguée bête de scène, la preuve avec son premier album live qui paraît également en cette année 1976. Mais malgré le fait qu'elle soit mariée à une star mondiale du rock et qu'elle habite Denver, dans le Colorado, Véronique ne va jamais tenter une carrière américaine. Il lui serait pourtant si facile de frapper à la porte de l'immense label Atlantic qui édite Stephen Stills et son groupe. Si son nouvel album se nomme Hollywood, c'est juste parce qu'elle vient d'y emménager avec sa famille. Il comprend deux nouveaux tubes, classiques, Bernard's Song et surtout ce Féminin qui lui sied tellement bien.
Le couple Véronique Sanson et Michel Berger a aujourd'hui sa place dans la légende de la chanson française. Outre le fait essentiel qu'il s'agisse de deux auteurs compositeurs qui ont révolutionné le genre, leur histoire d'amour qui s'est mal terminée avait tout pour créer un mythe. Et pour ceux qui l'avaient oublié ou l'ignoraient, Véronique avait sorti au grand jour cette histoire qu'on ne racontait jusque-là qu'à mots couverts, grâce à l'énorme succès de son improbable mais ô combien réussi, album de reprises à la fin du XX° siècle.Si Michel Berger et Véronique Sanson se connaissent depuis l'enfance, leurs parents sont en effet amis, ils ne se découvrent vraiment qu'à la fin de leur adolescence. Michel est à présent devenu le plus jeune directeur artistique de la firme de disques Pathé Marconi, qui vient de sortir le 45 Tours du groupe Les Roche Martin, formé autour du duo des sœurs Sanson. Il faut dire que la maman avait astucieusement convoqué Michel à une Tea Party où ses filles avaient interprété quelques morceaux. Michel était venu avec son collègue, Claude-Michel Schönberg, futur compositeur des Misérables. Ils avaient craqué, surtout Michel, sur Véro. Le succès des deux super 45 Tours n'est pas au rendez-vous. Dommage, le trio que les sœurs forment avec François Bernheim est un de ces condensés de génies, de faiseurs, comme on en voit rarement. Des Poppys à Quentin Mosimann, en passant par Renaud, Patricia Kaas et Melissa Mars, François Bernheim a en effet fait chanter des générations.Mais pas question de se décourager, Berger incite sa compagne à se lancer seule. Malheureusement le single ne marche pas. Trois échecs consécutifs pour la même voix, Pathé Marconi abandonne Véronique Sanson, nous sommes en 1969. Les deux jeunes artistes qui vivent alors une histoire d'amour développent à ce moment un style dont on serait bien en peine de dire qui a influencé l'autre. Un piano maître de cérémonie, un vibrato dans la voix, à la Julien Clerc, serait-on tenté de dire, il est immensément populaire en cette année 1971 où Véronique Sanson travaille dans l'ombre les chansons d'un premier album que beaucoup considèrent comme son meilleur. Ah on l'entend et on la voit partout ! Mais pas sur scène : Véronique est en effet échaudée par sa première mauvaise expérience de chanteuse pour touristes au Cabaret de la Tour Eiffel. C'est vrai, elle a beau chaque soir dominer la Rive Droite et la Rive Gauche de la ville lumière, le Jules Verne, c'est un restaurant, il ne faut pas s‘étonner que le public s'intéresse plus au contenu de son assiette qu'aux quatre chansons interprétées par une chanteuse qu'ils ne connaissent pas. Mais quelques mois plus tard, paraît déjà son second album, toujours produit par Michel Berger, évidemment. Un Michel Berger dont la vie va basculer le jour où celle qui partage sa vie descend acheter des cigarettes pour ne jamais revenir.
Comment imaginer Véronique Sanson autrement que, assise devant son piano ? Il faut dire que sa sœur Violaine et elle, s'y sont trouvées depuis leur plus âge, celui auquel leurs parents les ont inscrites au cours de piano.Violaine et Véro. Vous avez remarqué ? Deux prénoms en V. Ce n'est pas un hasard, leurs parents se sont rencontrés durant la guerre au sein du réseau de la Résistance et ont voulu marquer cette alliance dans l'initiale du prénom de leurs filles, V comme Victoire, signe des deux doigts affiché par Winston Churchill.Colette et René Sanson veulent donner à leurs filles la meilleure éducation qui soit dans la société d'après-guerre où on veut, plus que jamais, que les enfants aient un avenir meilleur que ce qu'ils ont vécu. Le piano va logiquement toute la place, au propre comme au figuré, dans la vie de la jeune Véronique et de sa sœur aînée. On ne s'étonnera donc pas quand à l'âge de 18 et 20 ans, elles enregistrent ensemble leur premier 45 Tours au sein d'un groupe nommé Les Roche Martin.Classe, hein ! La différence avec les Chaussettes Noires, les Toréros ou les Chats sauvages saute aux yeux. Mais le trio aura une vie aussi éphémère que la confidentialité de leur succès ; en 1969, Véronique Sanson publie son premier 45 Tours solo, un disque qui, lui non plus, ne trouve pas son public.Trois ans plus tard, nous la retrouvons au Cabaret Jules Verne, au premier étage de la Tour Eiffel. J'aime autant vous dire qu'après un numéro de jongleur et de prestidigitateur, ce lieu à touristes est une grosse galère pour une délicate et jeune chanteuse qui vient y interpréter ses propres compositions, autrement dit des chansons inconnues du public. Mais sa voix et son style sont exceptionnels, c'est pour cela qu'elle affronte chaque soir une audience aussi ingrate, il faut se faire connaître à tout prix, en allant au charbon, c'est ce que pense l'homme qui partage alors sa vie : Michel Berger. L'expérience, traumatisante pour Véronique, ne dure heureusement pas : la même année 1972 sort son premier album, produit par Michel, alors le jeune directeur artistique parisien qui monte. Amoureuse, la première chanson qui accroche les médias et le grand public, n'est pas encore le titre de cet album qui ne le prendra que bien plus tard, lors de la réédition en CD. Mais c'est le single suivant, Besoin de personne, qui est le déclencheur de la notoriété de Véro et lui vaut de passer partout à la télé, enfin, sur les deux seules chaînes françaises qui existent alors. Véronique Sanson s'impose comme une artiste atypique, du sang neuf, comme on en réclame sans cesse dans le monde de la musique qui en plein âge d'or. Fini le cabaret Jules Verne, elle assure la première partie d'autres artistes eux-mêmes atypiques que sont Julien Clerc, Claude François et Michel Polnareff.
Véronique Sanson a passé sa vie à s'évader. Elle est mille fois partie, mais comme tous les grands voyageurs, elle est toujours revenue à son point de départ. Dans les pas de cette enfance qui n'aura jamais cessé de nourrir ses rêves, avec ce piano qui trône dans le salon. Cet appartement confortable qui vit aux notes de Chopin et de Debussy. Les parents ont toujours encouragé les filles à faire courir leurs doigts sur ce clavier. Et puis il y a aussi ces disques ramenés par René Sanson du Pérou, d'Afrique du Sud, des Etats Unis. C'est la fin des sixties, le rock, la pop, les Rolling Stones, les Bee Gees et Scott McKenzie envahissent les radios. Véronique Sanson n'a pas tout à fait 18 ans, mais elle sait, confusément, que ce monde est le sien.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Véronique Sanson a passé sa vie à s'évader. Elle est mille fois partie, mais comme tous les grands voyageurs, elle est toujours revenue à son point de départ. Dans les pas de cette enfance qui n'aura jamais cessé de nourrir ses rêves, avec ce piano qui trône dans le salon. Cet appartement confortable qui vit aux notes de Chopin et de Debussy. Les parents ont toujours encouragé les filles à faire courir leurs doigts sur ce clavier. Et puis il y a aussi ces disques ramenés par René Sanson du Pérou, d'Afrique du Sud, des Etats Unis. C'est la fin des sixties, le rock, la pop, les Rolling Stones, les Bee Gees et Scott McKenzie envahissent les radios. Véronique Sanson n'a pas tout à fait 18 ans, mais elle sait, confusément, que ce monde est le sien.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
REVIVE una nueva edición de LAS COLUMNAS DE SANSON, en esta ocasión, Cristián nos lleva a recordar épocas distintas, donde los pesebres eran más importantes que el Viejo Pascuero y los niños salían a jugar a la calle con sus nuevos regalos…. Y por supuesto, también tendremos pascueros borrachos, créditos de consumo y muchos más.
Retour sur l'histoire des génériques des dessins animés des années 80' avec celles et ceux qui les ont chantés. Aujourd'hui, Peter Lorne 2/5 Auteur-compositeur, parolier de lʹombre Peter Lorne a aussi chanté ses propres chansons, il a joué dans la comédie musicale Starmania de Michel Berger, a fréquenté le couple Berger/Gall ou encore Véronique Sanson. Aujourdʹhui il cartonne en conventions geek et pop culture en interprétant ses 2 seuls génériques. Mais quels génériques ! Sans doute les plus rock de lʹhistoire…"Denver le dernier dinosaure" et "Tortues Ninja". Rencontre à Paris, avec cet artiste au timbre grave et radiophonique, qui a passé un bout de sa vie professionnelle aux côtés de la chanteuse Maurane. Une série de Witold Langlois.
durée : 00:04:33 - Micro ouvert - J - 5 avant son arrivée par la cheminée ! Sanson et ses copines trépignent en comptant les dodos … Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Plongez dans l'univers musical des années 60, 70 et 80 avec Ombline Roche dans Les Enfants d'Europe 1. Entre archives inédites et tubes mythiques, cet épisode vous fait voyager à travers trois décennies emblématiques. De Véronique Sanson à Daniel Balavoine, en passant par Michel Polnareff, Peter Frampton et Otis Redding, découvrez des moments cultes, des anecdotes surprenantes et des sons qui ont marqué l'histoire.À retenirIcônes et tubes légendaires : Véronique Sanson, Daniel Balavoine, Michel Polnareff, Otis Redding, Serge Gainsbourg.Archives Europe 1 : conseils mode des années 60, leçon de twist par Richard Anthony, émission culte Tout peut arriver.Innovations musicales : Peter Frampton et la talkbox, précurseur du vocodeur.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Tous les jours, entre 14h et 15h, Ombline Roche vous fait revivre la musique des années 1950 à la fin des années 1980 !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'invité culture est le journaliste Didier Varrod, directeur musical de Radio France. Il publie La chanson française, un peu, beaucoup, passionnément. aux éditions Le Robert. Une balade en 21 chapitres dans l'histoire de la chanson française. RFI : La chanson française, un peu, beaucoup, passionnément, c'est le titre de l'ouvrage en forme de déclaration d'amour que vous consacrez à votre passion, qui est aussi celle de beaucoup de gens dans le monde pour la chanson française. Il compte 21 chapitres, 21 moments qui retracent l'histoire moderne de cette chanson. Et en vous lisant, on comprend une chose essentielle : cette chanson française est aussi le miroir de la société dans toutes ses dimensions, ses revendications, ses soubresauts et ses crises. Didier Varrod : Contrairement à ce qu'avait dit Serge Gainsbourg sur un plateau de télévision, j'ai toujours pensé que la chanson était un art majeur, même si ce n'est pas un art académique. Je comprends la nuance gainsbourienne qui consiste à dire que pour faire de la peinture, il faut un apprentissage académique, il faut connaître toute l'histoire de la peinture, mais pour moi, la chanson m'a élevé « au grain ». C'est vrai que la littérature, les livres, le cinéma, ont été importants, mais la chanson a été une sorte de tuteur qui m'a accompagné dans mon éducation, dans mes prises de conscience, dans mes émotions et dans mon identité. Je pense que c'est comme ça pour beaucoup de Françaises et de Français et de gens dans le monde entier, d'ailleurs. Parce que la musique est « un cri qui vient de l'Intérieur », comme disait Bernard Lavilliers. C'est un terrain de jeu commun, un terrain qui fabrique du bien commun, du vivre-ensemble. Pour moi, c'est aussi une langue. Le français est peut-être ma première langue maternelle, mais la chanson française, en quelque sorte, est une deuxième langue. Elle m'a permis de communiquer avec des gens. Elle m'a permis d'entrer dans l'intimité des artistes que j'ai rencontré. Pour moi, elle fait socle. Et, j'ai toujours pensé aussi que si demain il y avait une catastrophe nucléaire ou une catastrophe épouvantable, et que dans un endroit secret était protégés des disques et des vinyles, on pourrait alors comprendre ce qu'était la France des années 1950 à aujourd'hui, rien qu'à travers des chansons. C'est pour ça qu'elle a cette importance pour moi. Dans ce livre, vous partez souvent d'un cas particulier, d'une rencontre, d'une anecdote, pour exhumer une tendance générale dans la chanson française. Prenons le cas des rapports entre le monde politique et la chanson. Est-ce que les personnels politiques ont toujours courtisé les chanteurs et chanteuses ? A contrario, est-ce que les artistes ont eu besoin des politiques ? C'est un phénomène qui est apparu progressivement avec l'émergence de la société du spectacle pour reprendre les termes de Guy Debord. Il est vrai que dans les années 1950 et les années début des années 1960, les artistes, la chanson d'un côté et le monde politique, de l'autre, étaient deux territoires relativement distincts. Ce qui a changé, c'est qu'à la fin des années 1950 et au début des années 1960, il y a une nouvelle catégorie sociologique qui apparait : la jeunesse. Dans les années 1950 ou 1940, voire avant la guerre, il n'y avait pas d'adolescence. L'adolescence n'était pas considérée comme une catégorie sociale à l'instar des enfants et des adultes. Et souvent d'ailleurs, les artistes qui sont issus des années 1960 le racontent. Leur révolution, c'est ça. C'est la prise en compte tout d'un coup d'une catégorie nouvelle qui s'appelle la jeunesse, l'adolescence. Et pour le coup, elle arrive avec sa propre langue, ses propres désirs d'apparence, sa volonté de se distinguer par des vêtements, par la musique, et puis progressivement par du cinéma, puis dans les années 1980 avec la BD. Et ça, le monde politique le comprend... À partir du moment où cette catégorie est identifiée, elle devient attractive, et elle est convoitée par le personnel politique. D'autant plus avec l'instauration par Valéry Giscard d'Estaing (président de la France entre 1974 et 1981, NDLR) du droit de vote à 18 ans où, finalement, on sort de l'adolescence. Et on comprend que cette adolescence construit aussi les premières utopies, les premières convictions politiques. Je pense que ce qui a rapproché finalement le monde politique et le monde de la musique, c'est à la fois le courant des yéyés, la période de mai 1968, et aussi après les années s1970, la prise en compte de la jeunesse comme une véritable catégorie socioprofessionnelle. Et cette chanson française n'évolue pas en vase clos. Elle se fait la caisse de résonance des luttes de l'époque, des injustices, des combats. Il y a toujours eu une chanson d'auteur qui avait comme préoccupation de raconter le monde et de raconter en chanson quelles étaient les préoccupations sociales et politiques de leurs auteurs. Il y a eu, comme je le raconte dans le livre, des compagnons de route du Parti communiste français, notamment avec Jean Ferrat qui était un artiste extrêmement populaire à l'époque. À côté, il y avait des acteurs comme Yves Montand et Simone Signoret. Toute une sphère artistique très en lien avec le Parti communiste. Mais dans les années 1970, la France rattrape son retard dans la culture politique. John Fitzgerald Kennedy (président des États-Unis de 1961 à 1963, NDLR) est passé par là. Il a fait de sa campagne électorale, une campagne spectacle où le show business commençait à intervenir dans la vie politique américaine. Et du coup, Giscard, quand il arrive en 1974, applique un peu cette recette. Avec une volonté de resserrer les liens avec la sphère artistique. D'ailleurs, il vise les jeunes. Il fait fabriquer des t-shirts et il les fait porter aux artistes qui sont les plus populaires, les plus emblématiques. On a des photos de Claude François ou de Johnny Hallyday ou Sylvie Vartan avec le t-shirt « Giscard à la barre ». La chanson française se fait l'écho des revendications et des cris, enfin des revendications, des injustices, des combats. Dans les années 1970, il y a une nouvelle scène française, une nouvelle chanson française qui est une chanson d'auteur, portée par des auteurs, compositeurs, interprètes et non plus seulement par des interprètes qui se contentaient de faire des adaptations de standards américains ou anglais. Donc, à partir du moment où cette génération d'auteurs est arrivée, elle s'est inscrite dans la tradition française, celle de l'écrit qui dit quelque chose du monde, et qui existait déjà, du reste, dans les années 1920 ou 1930, avec des chanteurs qui utilisaient la chanson pour raconter à la fois leur intériorité, mais aussi leur relation au monde et leur volonté d'émancipation. Dans les années 1970, il y a la volonté d'accompagner un désir de changement, d'alternance. Il faut se remettre dans l'esprit une chose : à l'époque, les gens pensaient que l'alternance politique n'était qu'une utopie, qu'elle n'arriverait jamais. Dès lors, nous n'avions pour y croire que quelques enseignants qui nous enseignaient une vision alternative du monde. Et puis, nous avions les chanteurs. Renaud, Bernard Lavilliers, Alain Souchon, Daniel Balavoine qui exprimaient à travers leurs mots une conscience ouvrière, une volonté de changer le monde. Pour mon cas personnel, j'ai toujours pensé que les chansons de Renaud ont été bien plus efficaces que tous les cours d'éducation civique que je subissais à l'école. Quant à Balavoine, je le considère un peu comme un tuteur, un grand frère qui m'a appris la vie, qui m'a appris quel était le prix de l'émotion, qui m'a appris à « m'emporter pour ce qui m'importe », puisque c'était une des grandes phrases de Balavoine, « je m'emporte pour ce qu'il m'importe ». Alors, est-ce que pour autant les chansons changent le monde ? C'est Jean-Jacques Goldman qui a posé de façon assez judicieuse la question, sans réellement y répondre. Mais en tout cas, elles accompagnent les soubresauts politiques, elles accompagnent les mutations, et parfois, elles sont simplement la bande originale d'un moment. Chaque révolution à ses chansons. Dans ce livre, vous abordez aussi un chapitre très intéressant, c'est l'irruption du rap dans les années 1990 et la difficulté qu'a eue l'industrie musicale à intégrer le rap dans le champs de vision. Il a fallu le succès de MC Solaar, expliquez-vous, pour que finalement, on se rende compte que les banlieues avaient quelque chose à dire. Et elles le disaient d'une façon différente, mais qui était aussi de la chanson française. J'ai eu la chance de vivre personnellement ce moment. Je suis en 1991 appelé à la direction artistique de Polydor. Je ne suis pas un enfant du rap, loin de là. J'ai acheté quelques 45 tours de rap, Sugar Hill Gang qui tournait sur ma platine tout le temps. On commençait à voir des breakers comme Sydney à la télévision. Mais pour moi, c'était quand même un monde un peu étranger. Et quand j'arrive en 1991 chez Polydor, qui est vraiment le label très imprégné de chanson française, Serge Reggiani, Renaud, Maxime Le Forestier etc, il y a toute une nouvelle pop française qui émerge avec Niagara, Mylène Farmer, Patricia Kaas. Et au milieu, il y a une espèce de d'électron libre qui s'appelle MC Solaar, avec un projet hybride entre la chanson et le rap. Ce n'est pas tout à fait du rap au sens où on croit l'entendre, et ce n'est pas tout à fait de la chanson. Et de cette hybridité va naître effectivement une culture qui est celle du rap populaire qui va débouler sur les antennes de toutes les radios. Pourquoi l'industrie musicale a eu autant de mal à intégrer le rap dans ses raisonnements ? Parce que ces jeunes gens n'avaient jamais eu la chance d'être visibles, ni à la radio ni à la télé. Faut quand même rappeler que jusque dans les années 1980, il n'y a pas de « blacks » à la télé, il n'y a pas d'arabes à la télé. Et quand on les voit, c'est soit parce qu'il y a des émeutes, soit parce que tout d'un coup, il y a un élan collectif antiraciste. Donc tout d'un coup, cette jeunesse que l'on ne connaît pas arrive et remet en question la manière traditionnelle de faire la chanson. La chanson, ce n'est plus forcément un couplet, un refrain, un couplet, un refrain. Ça peut être un flow qui dure pendant trois minutes sans refrain. Ça peut être – oh scandale ! – l'arrivée du sampling dans cette musique. Et ce sampling déstabilise une partie des gens de la chanson française qui se disent « mais enfin, ils ne peuvent pas composer leur propre rythmique, ils ne peuvent pas employer un batteur et un bassiste pour créer une rythmique ! ». Et la chanson française a aussi refusé quelque part cette irruption de ce mode d'expression qui était nouveau, spontané, et aussi extrêmement écrit, mais dans une langue qui n'était pas tout à fait la langue académique. Et c'est vrai que finalement, Solaar a réussi à imposer une image de grand sage. Et il a réussi, tout d'un coup, à intéresser les tenants du patrimoine de la chanson française, c'est à dire les Aznavour, les Gainsbourg, les Juliette Gréco, tous ces artistes vraiment très patrimoniaux qui avaient connu la poésie surréaliste, qui avaient connu Boris Vian, qui avaient connu Jacques Canetti. Donc ça a été pour moi magnifique de vivre à la fois cette émergence, de comprendre aussi que ça grattait, que ça n'allait pas être facile. Finalement, puisque j'ai toujours une vision un peu historique de la chanson, je me dis que ce n'est pas si loin de ce qu'ont vécus dans les années 1960 Eddy Mitchell, Dick Rivers, Johnny Hallyday qui – comme par hasard – étaient tous des mômes issus des quartiers populaires, de la banlieue, qu'on n'appelait pas encore banlieue, et qui s'exprimaient avec des rythmes et des mots qui n'étaient pas ceux de la génération d'avant. On voit à nouveau avec le rap l'émergence d'une musique stigmatisée par l'establishment, adoubée par la rue et par le public. C'est ça qui est très intéressant. Mais encore aujourd'hui, on s'aperçoit par exemple avec la mort de Werenoi, une partie de la France s'interroge. C'est juste le plus gros vendeur de disque en France ! Et moi, je voulais aussi raconter ce long chemin de croix qu'ont vécu les rappeurs pourtant installés depuis le début des années 1990. Je ne vous dis pas le nombre de courriers que reçoit la médiatrice de France Inter (station de radio où travaille Didier Varrod, NDLR) tous les jours, toutes les semaines pour râler en disant « mais comment vous pouvez passer cette musique qui n'est pas de la musique ? ». On a eu la même chose avec la musique électronique. Mais c'est pour dire encore qu'aujourd'hui, même si cette musique-là est majoritaire économiquement dans le pays et qu'elle draine effectivement la majorité de la jeunesse, elle n'est pas la musique majoritaire pour l'institution. Dans ce livre, vous évoquez beaucoup d'artistes qui vous ont marqués. On ne va pas tous les citer. Il y a Véronique Sanson, bien évidemment. Et puis, vous parlez de Mylène Farmer. Et en lisant le chapitre sur Mylène Farmer, je me suis dit : est-ce que la chanson française fabrique des mythes ? Ou est-ce que ce sont les mythes qui s'incarnent dans la chanson française, comme ils pourraient s'incarner en littérature ou ailleurs ? C'est une question que je me suis posée plusieurs fois en écrivant ce chapitre sur Mylène Farmer. Est-ce qu'elle est née pour devenir mythologique, avec la volonté de le devenir ? Ou est-ce que finalement, c'est l'histoire de la chanson française dans son évolution qui a fabriqué ce mythe ? En fait, je pense très honnêtement que, c'est l'histoire de la chanson française qui crée le mythe autour de Mylène Farmer. Même si Mylène Farmer, quand elle arrive au début des années 1980, se nourrit d'un certain nombre de mythologies très fortes, de figures mythologiques qui cultivent à la fois le secret, un univers un peu sombre, etc. Mais en fait, c'est en regardant l'histoire de la chanson que l'on s'aperçoit que finalement, ce mythe va naître et se muscler et s'intensifier. Cette identité, parfois, se transmet de père en fils. Vous abordez parmi tous les phénomènes que génère la chanson dans une société. Celui de l'héritage et des familles : les Higelin, les Chedid, les Gainsbourg.. La chanson française, serait-elle transmissible génétiquement, si je puis dire ? C'est l'une de ses singularités. Et en fait, c'est un questionnement que j'ai eu parce souvent, quand on me présente un artiste, je me dis « Tiens, c'est la fille de ou le fils de... ». Il y a quand même ce truc en France qui rend un peu suspect la légitimité ou l'intégrité, lorsque l'on est fille ou fils de ou petit-fils ou petite fille de. Et c'est vrai que c'est une question. En fait, c'est l'une des singularités de l'histoire de la chanson française. Il y a Gainsbourg, il y a Chedid, il y a Hardy, Dutronc, France Gall... Une partie de l'histoire de la chanson s'est construite, édifiée et fut nourrie par ces familles. Et c'était aussi peut-être leur rendre alors ce qui m'a aussi poussé. J'ai beaucoup hésité à écrire ce chapitre, jusqu'au moment où je suis allé voir le spectacle d'Alain Souchon avec ses deux fils. Au départ, je me disais « Mais il ne peut pas faire un spectacle tout seul ou avec Laurent Voulzy (son complice de scène NDLR) ». Et en fait, de voir ces trois personnalités liées par le sang, par un amour inconditionnel et construire une œuvre d'art à l'intérieur d'une histoire de la chanson, ça m'a bouleversé. Je me suis dit : « Il faut rendre hommage à cette volonté de revendiquer à ciel ouvert une histoire de famille. » Et puis après, il y a aussi une dimension dans les histoires de famille que l'on aborde assez peu. C'est le phénomène de la statue du Commandeur, c'est-à-dire qu'il y a beaucoup d'artistes qui sont tellement impressionnés par l'image de la mère ou du père qui se disent « comment puis-je le dépasser ? ». Ce n'est pas simple pour tout le monde. Oui, et j'aurais pu aussi d'ailleurs évoquer dans le livre toutes les histoires de famille qui ont échoué, ou en tout cas, ces histoires d'enfants qui ont eu moins de succès ou ont eu plus de difficultés que leur maman ou leur papa. Et ça fera peut-être l'objet d'un tome 2, mais ce n'est jamais très agréable d'écrire sur les échecs. Mais ce que vous racontez là est vraiment juste. Quand on parle de Thomas Dutronc par exemple (fils de Jacques Dutronc et de Françoise Hardy, tous deux artistes NDLR), c'est quand même génial. Une jeune garçon, un fils de, avec un père et une mère qui ont marqué la chanson... Il fait son apprentissage en secret se disant « si j'ai une chance de réussir, il ne faut pas que je sois chanteur, ou en tout cas, il ne faut pas que mon fantasme premier soit d'être dans la lumière ». Et c'est très bouleversant, parce qu'en fait, il va devenir un immense musicien en s'imposant la clandestinité. Il est devenu guitariste de jazz manouche, pour aller dans un monde qui n'était ni celui de son père, ni celui de sa mère. Donc il y a des très belles histoires dans cette épopée de la chanson française.
L'invité culture est le journaliste Didier Varrod, directeur musical de Radio France. Il publie La chanson française, un peu, beaucoup, passionnément. aux éditions Le Robert. Une balade en 21 chapitres dans l'histoire de la chanson française. RFI : La chanson française, un peu, beaucoup, passionnément, c'est le titre de l'ouvrage en forme de déclaration d'amour que vous consacrez à votre passion, qui est aussi celle de beaucoup de gens dans le monde pour la chanson française. Il compte 21 chapitres, 21 moments qui retracent l'histoire moderne de cette chanson. Et en vous lisant, on comprend une chose essentielle : cette chanson française est aussi le miroir de la société dans toutes ses dimensions, ses revendications, ses soubresauts et ses crises. Didier Varrod : Contrairement à ce qu'avait dit Serge Gainsbourg sur un plateau de télévision, j'ai toujours pensé que la chanson était un art majeur, même si ce n'est pas un art académique. Je comprends la nuance gainsbourienne qui consiste à dire que pour faire de la peinture, il faut un apprentissage académique, il faut connaître toute l'histoire de la peinture, mais pour moi, la chanson m'a élevé « au grain ». C'est vrai que la littérature, les livres, le cinéma, ont été importants, mais la chanson a été une sorte de tuteur qui m'a accompagné dans mon éducation, dans mes prises de conscience, dans mes émotions et dans mon identité. Je pense que c'est comme ça pour beaucoup de Françaises et de Français et de gens dans le monde entier, d'ailleurs. Parce que la musique est « un cri qui vient de l'Intérieur », comme disait Bernard Lavilliers. C'est un terrain de jeu commun, un terrain qui fabrique du bien commun, du vivre-ensemble. Pour moi, c'est aussi une langue. Le français est peut-être ma première langue maternelle, mais la chanson française, en quelque sorte, est une deuxième langue. Elle m'a permis de communiquer avec des gens. Elle m'a permis d'entrer dans l'intimité des artistes que j'ai rencontré. Pour moi, elle fait socle. Et, j'ai toujours pensé aussi que si demain il y avait une catastrophe nucléaire ou une catastrophe épouvantable, et que dans un endroit secret était protégés des disques et des vinyles, on pourrait alors comprendre ce qu'était la France des années 1950 à aujourd'hui, rien qu'à travers des chansons. C'est pour ça qu'elle a cette importance pour moi. Dans ce livre, vous partez souvent d'un cas particulier, d'une rencontre, d'une anecdote, pour exhumer une tendance générale dans la chanson française. Prenons le cas des rapports entre le monde politique et la chanson. Est-ce que les personnels politiques ont toujours courtisé les chanteurs et chanteuses ? A contrario, est-ce que les artistes ont eu besoin des politiques ? C'est un phénomène qui est apparu progressivement avec l'émergence de la société du spectacle pour reprendre les termes de Guy Debord. Il est vrai que dans les années 1950 et les années début des années 1960, les artistes, la chanson d'un côté et le monde politique, de l'autre, étaient deux territoires relativement distincts. Ce qui a changé, c'est qu'à la fin des années 1950 et au début des années 1960, il y a une nouvelle catégorie sociologique qui apparait : la jeunesse. Dans les années 1950 ou 1940, voire avant la guerre, il n'y avait pas d'adolescence. L'adolescence n'était pas considérée comme une catégorie sociale à l'instar des enfants et des adultes. Et souvent d'ailleurs, les artistes qui sont issus des années 1960 le racontent. Leur révolution, c'est ça. C'est la prise en compte tout d'un coup d'une catégorie nouvelle qui s'appelle la jeunesse, l'adolescence. Et pour le coup, elle arrive avec sa propre langue, ses propres désirs d'apparence, sa volonté de se distinguer par des vêtements, par la musique, et puis progressivement par du cinéma, puis dans les années 1980 avec la BD. Et ça, le monde politique le comprend... À partir du moment où cette catégorie est identifiée, elle devient attractive, et elle est convoitée par le personnel politique. D'autant plus avec l'instauration par Valéry Giscard d'Estaing (président de la France entre 1974 et 1981, NDLR) du droit de vote à 18 ans où, finalement, on sort de l'adolescence. Et on comprend que cette adolescence construit aussi les premières utopies, les premières convictions politiques. Je pense que ce qui a rapproché finalement le monde politique et le monde de la musique, c'est à la fois le courant des yéyés, la période de mai 1968, et aussi après les années s1970, la prise en compte de la jeunesse comme une véritable catégorie socioprofessionnelle. Et cette chanson française n'évolue pas en vase clos. Elle se fait la caisse de résonance des luttes de l'époque, des injustices, des combats. Il y a toujours eu une chanson d'auteur qui avait comme préoccupation de raconter le monde et de raconter en chanson quelles étaient les préoccupations sociales et politiques de leurs auteurs. Il y a eu, comme je le raconte dans le livre, des compagnons de route du Parti communiste français, notamment avec Jean Ferrat qui était un artiste extrêmement populaire à l'époque. À côté, il y avait des acteurs comme Yves Montand et Simone Signoret. Toute une sphère artistique très en lien avec le Parti communiste. Mais dans les années 1970, la France rattrape son retard dans la culture politique. John Fitzgerald Kennedy (président des États-Unis de 1961 à 1963, NDLR) est passé par là. Il a fait de sa campagne électorale, une campagne spectacle où le show business commençait à intervenir dans la vie politique américaine. Et du coup, Giscard, quand il arrive en 1974, applique un peu cette recette. Avec une volonté de resserrer les liens avec la sphère artistique. D'ailleurs, il vise les jeunes. Il fait fabriquer des t-shirts et il les fait porter aux artistes qui sont les plus populaires, les plus emblématiques. On a des photos de Claude François ou de Johnny Hallyday ou Sylvie Vartan avec le t-shirt « Giscard à la barre ». La chanson française se fait l'écho des revendications et des cris, enfin des revendications, des injustices, des combats. Dans les années 1970, il y a une nouvelle scène française, une nouvelle chanson française qui est une chanson d'auteur, portée par des auteurs, compositeurs, interprètes et non plus seulement par des interprètes qui se contentaient de faire des adaptations de standards américains ou anglais. Donc, à partir du moment où cette génération d'auteurs est arrivée, elle s'est inscrite dans la tradition française, celle de l'écrit qui dit quelque chose du monde, et qui existait déjà, du reste, dans les années 1920 ou 1930, avec des chanteurs qui utilisaient la chanson pour raconter à la fois leur intériorité, mais aussi leur relation au monde et leur volonté d'émancipation. Dans les années 1970, il y a la volonté d'accompagner un désir de changement, d'alternance. Il faut se remettre dans l'esprit une chose : à l'époque, les gens pensaient que l'alternance politique n'était qu'une utopie, qu'elle n'arriverait jamais. Dès lors, nous n'avions pour y croire que quelques enseignants qui nous enseignaient une vision alternative du monde. Et puis, nous avions les chanteurs. Renaud, Bernard Lavilliers, Alain Souchon, Daniel Balavoine qui exprimaient à travers leurs mots une conscience ouvrière, une volonté de changer le monde. Pour mon cas personnel, j'ai toujours pensé que les chansons de Renaud ont été bien plus efficaces que tous les cours d'éducation civique que je subissais à l'école. Quant à Balavoine, je le considère un peu comme un tuteur, un grand frère qui m'a appris la vie, qui m'a appris quel était le prix de l'émotion, qui m'a appris à « m'emporter pour ce qui m'importe », puisque c'était une des grandes phrases de Balavoine, « je m'emporte pour ce qu'il m'importe ». Alors, est-ce que pour autant les chansons changent le monde ? C'est Jean-Jacques Goldman qui a posé de façon assez judicieuse la question, sans réellement y répondre. Mais en tout cas, elles accompagnent les soubresauts politiques, elles accompagnent les mutations, et parfois, elles sont simplement la bande originale d'un moment. Chaque révolution à ses chansons. Dans ce livre, vous abordez aussi un chapitre très intéressant, c'est l'irruption du rap dans les années 1990 et la difficulté qu'a eue l'industrie musicale à intégrer le rap dans le champs de vision. Il a fallu le succès de MC Solaar, expliquez-vous, pour que finalement, on se rende compte que les banlieues avaient quelque chose à dire. Et elles le disaient d'une façon différente, mais qui était aussi de la chanson française. J'ai eu la chance de vivre personnellement ce moment. Je suis en 1991 appelé à la direction artistique de Polydor. Je ne suis pas un enfant du rap, loin de là. J'ai acheté quelques 45 tours de rap, Sugar Hill Gang qui tournait sur ma platine tout le temps. On commençait à voir des breakers comme Sydney à la télévision. Mais pour moi, c'était quand même un monde un peu étranger. Et quand j'arrive en 1991 chez Polydor, qui est vraiment le label très imprégné de chanson française, Serge Reggiani, Renaud, Maxime Le Forestier etc, il y a toute une nouvelle pop française qui émerge avec Niagara, Mylène Farmer, Patricia Kaas. Et au milieu, il y a une espèce de d'électron libre qui s'appelle MC Solaar, avec un projet hybride entre la chanson et le rap. Ce n'est pas tout à fait du rap au sens où on croit l'entendre, et ce n'est pas tout à fait de la chanson. Et de cette hybridité va naître effectivement une culture qui est celle du rap populaire qui va débouler sur les antennes de toutes les radios. Pourquoi l'industrie musicale a eu autant de mal à intégrer le rap dans ses raisonnements ? Parce que ces jeunes gens n'avaient jamais eu la chance d'être visibles, ni à la radio ni à la télé. Faut quand même rappeler que jusque dans les années 1980, il n'y a pas de « blacks » à la télé, il n'y a pas d'arabes à la télé. Et quand on les voit, c'est soit parce qu'il y a des émeutes, soit parce que tout d'un coup, il y a un élan collectif antiraciste. Donc tout d'un coup, cette jeunesse que l'on ne connaît pas arrive et remet en question la manière traditionnelle de faire la chanson. La chanson, ce n'est plus forcément un couplet, un refrain, un couplet, un refrain. Ça peut être un flow qui dure pendant trois minutes sans refrain. Ça peut être – oh scandale ! – l'arrivée du sampling dans cette musique. Et ce sampling déstabilise une partie des gens de la chanson française qui se disent « mais enfin, ils ne peuvent pas composer leur propre rythmique, ils ne peuvent pas employer un batteur et un bassiste pour créer une rythmique ! ». Et la chanson française a aussi refusé quelque part cette irruption de ce mode d'expression qui était nouveau, spontané, et aussi extrêmement écrit, mais dans une langue qui n'était pas tout à fait la langue académique. Et c'est vrai que finalement, Solaar a réussi à imposer une image de grand sage. Et il a réussi, tout d'un coup, à intéresser les tenants du patrimoine de la chanson française, c'est à dire les Aznavour, les Gainsbourg, les Juliette Gréco, tous ces artistes vraiment très patrimoniaux qui avaient connu la poésie surréaliste, qui avaient connu Boris Vian, qui avaient connu Jacques Canetti. Donc ça a été pour moi magnifique de vivre à la fois cette émergence, de comprendre aussi que ça grattait, que ça n'allait pas être facile. Finalement, puisque j'ai toujours une vision un peu historique de la chanson, je me dis que ce n'est pas si loin de ce qu'ont vécus dans les années 1960 Eddy Mitchell, Dick Rivers, Johnny Hallyday qui – comme par hasard – étaient tous des mômes issus des quartiers populaires, de la banlieue, qu'on n'appelait pas encore banlieue, et qui s'exprimaient avec des rythmes et des mots qui n'étaient pas ceux de la génération d'avant. On voit à nouveau avec le rap l'émergence d'une musique stigmatisée par l'establishment, adoubée par la rue et par le public. C'est ça qui est très intéressant. Mais encore aujourd'hui, on s'aperçoit par exemple avec la mort de Werenoi, une partie de la France s'interroge. C'est juste le plus gros vendeur de disque en France ! Et moi, je voulais aussi raconter ce long chemin de croix qu'ont vécu les rappeurs pourtant installés depuis le début des années 1990. Je ne vous dis pas le nombre de courriers que reçoit la médiatrice de France Inter (station de radio où travaille Didier Varrod, NDLR) tous les jours, toutes les semaines pour râler en disant « mais comment vous pouvez passer cette musique qui n'est pas de la musique ? ». On a eu la même chose avec la musique électronique. Mais c'est pour dire encore qu'aujourd'hui, même si cette musique-là est majoritaire économiquement dans le pays et qu'elle draine effectivement la majorité de la jeunesse, elle n'est pas la musique majoritaire pour l'institution. Dans ce livre, vous évoquez beaucoup d'artistes qui vous ont marqués. On ne va pas tous les citer. Il y a Véronique Sanson, bien évidemment. Et puis, vous parlez de Mylène Farmer. Et en lisant le chapitre sur Mylène Farmer, je me suis dit : est-ce que la chanson française fabrique des mythes ? Ou est-ce que ce sont les mythes qui s'incarnent dans la chanson française, comme ils pourraient s'incarner en littérature ou ailleurs ? C'est une question que je me suis posée plusieurs fois en écrivant ce chapitre sur Mylène Farmer. Est-ce qu'elle est née pour devenir mythologique, avec la volonté de le devenir ? Ou est-ce que finalement, c'est l'histoire de la chanson française dans son évolution qui a fabriqué ce mythe ? En fait, je pense très honnêtement que, c'est l'histoire de la chanson française qui crée le mythe autour de Mylène Farmer. Même si Mylène Farmer, quand elle arrive au début des années 1980, se nourrit d'un certain nombre de mythologies très fortes, de figures mythologiques qui cultivent à la fois le secret, un univers un peu sombre, etc. Mais en fait, c'est en regardant l'histoire de la chanson que l'on s'aperçoit que finalement, ce mythe va naître et se muscler et s'intensifier. Cette identité, parfois, se transmet de père en fils. Vous abordez parmi tous les phénomènes que génère la chanson dans une société. Celui de l'héritage et des familles : les Higelin, les Chedid, les Gainsbourg.. La chanson française, serait-elle transmissible génétiquement, si je puis dire ? C'est l'une de ses singularités. Et en fait, c'est un questionnement que j'ai eu parce souvent, quand on me présente un artiste, je me dis « Tiens, c'est la fille de ou le fils de... ». Il y a quand même ce truc en France qui rend un peu suspect la légitimité ou l'intégrité, lorsque l'on est fille ou fils de ou petit-fils ou petite fille de. Et c'est vrai que c'est une question. En fait, c'est l'une des singularités de l'histoire de la chanson française. Il y a Gainsbourg, il y a Chedid, il y a Hardy, Dutronc, France Gall... Une partie de l'histoire de la chanson s'est construite, édifiée et fut nourrie par ces familles. Et c'était aussi peut-être leur rendre alors ce qui m'a aussi poussé. J'ai beaucoup hésité à écrire ce chapitre, jusqu'au moment où je suis allé voir le spectacle d'Alain Souchon avec ses deux fils. Au départ, je me disais « Mais il ne peut pas faire un spectacle tout seul ou avec Laurent Voulzy (son complice de scène NDLR) ». Et en fait, de voir ces trois personnalités liées par le sang, par un amour inconditionnel et construire une œuvre d'art à l'intérieur d'une histoire de la chanson, ça m'a bouleversé. Je me suis dit : « Il faut rendre hommage à cette volonté de revendiquer à ciel ouvert une histoire de famille. » Et puis après, il y a aussi une dimension dans les histoires de famille que l'on aborde assez peu. C'est le phénomène de la statue du Commandeur, c'est-à-dire qu'il y a beaucoup d'artistes qui sont tellement impressionnés par l'image de la mère ou du père qui se disent « comment puis-je le dépasser ? ». Ce n'est pas simple pour tout le monde. Oui, et j'aurais pu aussi d'ailleurs évoquer dans le livre toutes les histoires de famille qui ont échoué, ou en tout cas, ces histoires d'enfants qui ont eu moins de succès ou ont eu plus de difficultés que leur maman ou leur papa. Et ça fera peut-être l'objet d'un tome 2, mais ce n'est jamais très agréable d'écrire sur les échecs. Mais ce que vous racontez là est vraiment juste. Quand on parle de Thomas Dutronc par exemple (fils de Jacques Dutronc et de Françoise Hardy, tous deux artistes NDLR), c'est quand même génial. Une jeune garçon, un fils de, avec un père et une mère qui ont marqué la chanson... Il fait son apprentissage en secret se disant « si j'ai une chance de réussir, il ne faut pas que je sois chanteur, ou en tout cas, il ne faut pas que mon fantasme premier soit d'être dans la lumière ». Et c'est très bouleversant, parce qu'en fait, il va devenir un immense musicien en s'imposant la clandestinité. Il est devenu guitariste de jazz manouche, pour aller dans un monde qui n'était ni celui de son père, ni celui de sa mère. Donc il y a des très belles histoires dans cette épopée de la chanson française.
Jimmy talks to Kathryn about how the community is reacting to the recent Sanson fire, a split within Palmerston North City Council, and he reminisces about the burnt-down Palmerston North pub The Fitz and an ongoing stink over some local public toilets.
A special musical tribute from a New Zealand entertainer filled an auditorium in Palmerston North today as mourners gathered to farewell the three children killed in a fire at their home in the Manawatu town of Sanson. 7-year-old August, 5-year-old Hugo, and 1-year-old Goldie Field died in the blaze earlier this month. Their father, Dean Field, was also killed in what's being treated in a murder-suicide, but the children's funeral today was about remembering three bright young lives tragically cut short. Jimmy Ellingham reports.
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
The mother of three children who died in a house fire in the Manawatu town of Sanson last week, has spoken out for the first time.
mélange azimut pour public épicurien....
Police are still searching for the body of a child who died alongside two other children and an adult in a house fire just south of Sanson. Nick James has been at the scene since yesterday afternoon and spoke to Ingrid Hipkiss.
Prime Minister Christopher Luxon spoke to Morning Report; The number of Chinese tourists travelling to New Zealand has remained well below pre-Covid levels, despite a strong recovery from countries like Australia and the United States; Ousted Te Pati Maori MP Mariameno Kapa-Kingi has called a hui for this weekend, where she wants an explanation from the party's executive about her expulsion; Police are still searching for the body of a child who died alongside two other children and an adult in a house fire just south of Sanson.
Four people, including three children, died in a fire at a home on State Highway 1, just south of Sanson. Manawatu Area Commander, Inspector Ross Grantham spoke to Corin Dann.
Les hommes de la famille Sanson vont se transmettre de génération en génération la lourde charge d'appliquer la justice des hommes, du glaive à la guillotine. Charles-Henri Sanson, le plus célèbre d'entre eux pour avoir décapité Louis XVI et Marie-Antoinette, tentera de conserver une humanité dans l'abime de sa tâche. Plongez dans la dynastie des Sanson, où chaque descendant porte la marque de cet héritage maudit. Crédits : Lorànt Deutsch, Bruno Deltombe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
De nouveaux médicaments pour le traitement de la maladie d'Alzheimer Les brèves du jour Notre vision vs la vision de l'IA "Rien que de lʹeau" (1991) de Véronique Sanson pour parler du cycle de lʹeau sur la Terre Un petit ongle, la clé de la réussite des rongeurs
Julio 04, 2025 - La verguenza y la culpabilidad nos gritan tan fuerte que nos convencen que somos inutiles. Pero la gracia de Dios piensa distinto. Que tal? De varios personajes que tuvieron que pasar momentos aridos en su vida para experimentar la gracia renovadora de Dios, hoy el pastor Carlos nos hablara sobre dos de ellos: Moises y Sanson.
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Line Renaud, Véronique Sanson ou encore Catherine Frot... Toutes ces artistes reprennent les célèbres phrases du rappeur Jul. Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Today's episode features Cherub Sanson - sound healer, teacher and inspirational speaker. Together with her sound partner Tim Wheater, Martyn has composed and performed immersive 3D sound pieces at some of the greatest concert halls, including the magnificent Elbphilharmonie in Hamburg.Recently Martyn and Cherub discussed all things sound related at a talk at Conway Hall in London - https://youtube.com/shorts/dQi2Hu5Ztpg?si=7rMKkULDll-MayNcLadies and gentlemen - welcome to the power of sound - meet Cherub Sanson...If you can, please support the Electronically Yours podcast via my Patreon: patreon.com/electronicallyours
Bon anniversaire à Véronique Sanson ! Elle repart en tournée cet été ! Si vous deviez garder un seul titre de Véro, ça serait lequel ?
Bon anniversaire à Véronique Sanson ! Elle repart en tournée cet été ! Si vous deviez garder un seul titre de Véro, ça serait lequel ?
durée : 01:00:23 - Club Jazzafip - La célèbre animatrice, amatrice des chansons de Françoise Hardy, Véronique Sanson, Julien Clerc, Les Rita Mitsouko ou encore Marc Lavoine, partage avec nous son jazz de cœur.
Alan Sanson is taking people on a trip down heritage lane in Sanson - where he's collected seven houses from different architectural eras.
durée : 00:05:32 - C'est une chanson - par : Frédéric Pommier - Journaliste, producteur, il est le créateur de l'Hyper Weekend Festival dont la 4e édition se tiendra du 24 au 26 janvier à la Maison de la Radio. Au micro de Frédéric Pommier, Didier Varrod évoque "Amoureuse" de Véronique Sanson, une chanson qui a bouleversé sa vie quand il l'a découverte à 12 ans.
Virginie Girod raconte l'histoire d'une famille de bourreaux entrée dans la postérité, dans un épisode inédit d'Au cœur de l'Histoire.Le 21 janvier 1723, à 10h22 du matin, Charles-Henri Sanson (1739-1806), exécuteur des hautes-œuvres de Paris, actionne la guillotine qui tranche la tête du roi déchu Louis XVI. Marie-Antoinette, Danton, Charlotte Corday ou Robespierre connaitront bientôt le même sort, mourant sous la lame de Sanson pendant la Révolution française, période durant laquelle l'usage de la guillotine devient systématique en cas de condamnation à la peine capitale.Dans la famille Sanson, on est bourreau de père en fils depuis le siècle précédent, tuant au nom de la loi. Mais les tâches infamantes que constituent la décapitation, la pendaison, ou l'écartèlement des condamnés, relèguent ceux qui les exécutent au ban de la société. Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1.- Présentation : Virginie Girod- Ecriture : Solène Grandclaude- Production : Armelle Thiberge et Morgane Vianey- Réalisation : Nicolas Gaspard- Composition du générique : Julien Tharaud- Promotion et coordination des partenariats : Marie Corpet- Visuel : Sidonie Mangin Bibliographie : Henri-Clément Sanson, Les Sanson, une famille de bourreaux au service de la France, Jourdan, 2019 Charles-Henri Sanson, La révolution vue par son bourreau, Le Cherche Midi, 2007Bernard Lecherbonnier, Bourreaux de père en fils: Les Sanson: 1688-1847, Albin Michel, 1989Sources :Mémoires de Charles-Henri Sanson - Gallica Mémoires de Henri-Clément Sanson - Gallica Les exécutions à Paris
La semaine prochaine, dans Au cœur de l'Histoire, découvrez un récit inédit consacré à la famille Sanson, entrée dans la postérité pour avoir exercé la charge de bourreau, à Paris, durant deux siècles.
What is the future of the film industry? In Mobile Hollywood Labor and the Geography of Production (U California Press, 2024), Kevin Sanson, Professor of Media Studies and Head of the School of Communication at Queensland University of Technology, examines the way Hollywood film production has become a global industry. The book theorises Hollywood as a distinct spatial assemblage, and examines the consequences of the rise of global, mobile film production for places and for workers. Offering a unique perspective on the challenges of this new mode of production, alongside insights on how ‘good work' can be defended and preserved in media industries, the book is essential reading across the humanities and social sciences, as well as for anyone interested in media today. The book is also available open access here. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Support our show by becoming a premium member! https://newbooksnetwork.supportingcast.fm/new-books-network
Dans la voix de Liane Foly, Line Renaud, Isabelle Mergault et Véronique Sanson interprètent le célèbre tube "La danse des canards" Tout l'été, retrouvez en podcast les meilleurs moments des "Grosses Têtes" depuis l'arrivée de Laurent Ruquier il y a presque 10 ans.