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Reportage International
Mexique: les conséquences sociales de la guerre des cartels à Culiacan

Reportage International

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 2:42


Au Mexique, l'État de Sinaloa est depuis plus d'un an le théâtre d'une guerre qui oppose deux clans rivaux du cartel du Sinaloa. Depuis l'arrestation aux États-Unis du chef de cartel El Mayo, son groupe affronte celui des fils d'El Chapo accusés de trahison. Résultat : la région a plongé dans une violence extrême. Officiellement, le conflit a fait plus de 2 000 morts, et au moins autant de disparus. La ville de Culiacan est l'épicentre de cette guerre intestine et son million d'habitants est pris entre les feux croisés. Les conséquences sont aussi sociales et économiques. Culiacan, qui était une ville réputée pour son opulence et pour la fête, vit désormais dans la terreur.  Avant le coucher du soleil, il y a encore de la vie dans le centre de Culiacan. Quelques commerces ouverts et du monde dans la rue. Plongé dans ses pensées, Jesus prend un verre sur une terrasse de café. Le jeune homme sort de son service dans un hôtel chic pratiquement vide depuis des mois. « J'ai commencé mon tour à 6 h du matin alors je voulais me détendre un peu, jusqu'à la tombée de la nuit. Là, ça devient dangereux », affirme-t-il.  Il raconte que l'établissement est pratiquement vide depuis des mois. « On a tous peur qu'il y ait des coupes dans le personnel parce que ça a déjà eu lieu. Moi, j'ai un peu d'ancienneté, je suis parmi les plus vieux, mais pourtant je ne suis pas à l'abri. Des collègues ont été renvoyés à cause de la vague de violence », explique-t-il.  Là où vit Jesus, dans le sud de la ville, les fusillades sont quotidiennes. Récemment, un de ses amis a perdu la vie dans un restaurant à cause d'une balle perdue. Pour sa famille, la vie est au jour le jour et la peur omniprésente. Il raconte : « On se réveille chaque matin dans l'incertitude. D'ailleurs, aujourd'hui, l'école de ma fille a lancé un message pour nous demander si on allait ou non l'envoyer à l'école. Parce qu'il y a eu une fusillade à 5 h du matin juste à un pâté de maisons de l'école. Clairement, je ne l'ai pas emmené. J'ai dû aller chez ma belle-mère pour qu'elle nous aide à s'en occuper. » « Fini le luxe, les voitures, les excès, la drogue » L'économie de Culiacan, qui reposait essentiellement sur les services et le commerce, s'est effondrée. Les autorités du Sinaloa comptent les pertes en milliards d'euros, estiment que plus de 25 000 emplois formels et informels ont disparu. Les habitants du Sinaloa limitent leurs déplacements, réduisent leurs activités. Alfredo a fermé deux restaurants sur les trois qu'il possédait. « C'est horrible, c'est encore pire que pendant la pandémie. On avait deux restaurants qui étaient faits pour travailler la nuit, mais on n'a pas pu tenir car personne ne sort plus la nuit », regrette-t-il.  Il espère ne pas avoir à quitter la ville comme l'ont fait tant d'autres. Mais, pour cela, il sait qu'il doit faire preuve de résilience. Selon lui, une bulle vient d'éclater dans la ville qui ne reviendra pas en arrière. « Ceux qui maintenaient l'économie faisaient partie du crime organisé. Ils ne sont plus là ou du moins leur argent ne circule plus comme avant. C'était une économie fictive. Elle existait grâce au crime organisé. Elle était informelle. Elle a augmenté les prix de tout parce que nous sommes dans une ville très chère. Les restaurants étaient chers, mais les salaires étaient bons. Et donc tous ceux qui avaient offert un service, moi y compris : nous vivions de tout cela. Maintenant on se rend compte qu'il n'y a rien d'autre qui puisse soutenir suffisamment l'économie à Culiacan pour revenir comme avant. On pourrait devenir une ville moins développée peut-être… On va revenir à la réalité parce que les personnes qui sortent maintenant, ce sont des gens qui travaillent normalement. Fini le luxe, les voitures, les excès, la drogue… Je veux dire que la paix sera le véritable luxe maintenant », conclut-il.  À lire aussiAu Mexique : le violent déchirement du Cartel de Sinaloa

Un jour dans le monde
Pourquoi Israël reconnaît officiellement l'Etat du Somaliland ?

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 3:39


durée : 00:03:39 - Le monde à l'endroit - Aucun autre pays n'avait jusqu'ici reconnu l'existence de ce territoire, qui a fait sécession de la Somalie en 1991. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Europe 1 - Hondelatte Raconte
[BONUS 1] - Epstein, millionnaire et prédateur

Europe 1 - Hondelatte Raconte

Play Episode Listen Later Dec 27, 2025 42:31


Jeffrey Epstein, homme d'affaire américain richissime, a bâti autour de lui, à la fin des années 90 et au début des années 2000, tout un réseau de prostitution de jeunes filles mineures. Officiellement, elles venaient pour le masser, mais à chaque fois, il les a violées.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RTL Matin
Municipales à Bordeaux : l'Écologiste Pierre Hurmic pas encore officiellement candidat à sa réélection

RTL Matin

Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 3:37


Les prochaines élections seront les Municipales, dans à peine 3 mois, les 15 et 22 mars. A Bordeaux, le vert Pierre Hurmic a fait basculer la ville d'Alain Juppé à gauche il y a 5 ans. La greffe a-t-elle pris ? Son mandat avait assez mal commencé... Ecoutez Spéciale élections municipales avec Philippe De Maria du 24 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

K6FM Podcasts
« Le plus beau Padel Club de Côte-d'Or » officiellement inauguré à Beaune

K6FM Podcasts

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 3:59


Stéphane Guidot, Benoît et Émilie Riffault étaient au micro de K6fm lors de l'inauguration du Padel Club de Beaune.Avec Michaël Llodra, ils sont les trois principaux actionnaires de ce nouvel espace sportif ouvert aux joueurs de tous niveaux et tous âges.Le Beaune Padel Club abrite six terrains, une boutique de vente d'équipements, un club-house et même un espace pétanque. Pour les réservations : rendez-vous en ligne, ou sur l'application « Beaune Padel Club ».Sur la photo de gauche à droite : Arnaud Jacquet (directeur), Emilie et Benoît Riffault, Stéphane Guidot (actionnaires)

Aujourd'hui l'économie
Pourquoi Bruxelles hésite sur la fin de la voiture thermique en Europe

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 16, 2025 3:31


La Commission européenne présente, ce mardi 16 décembre, un plan aussi attendu que redouté sur l'avenir de la voiture thermique en Europe. Officiellement, l'objectif reste l'interdiction de la vente de véhicules thermiques neufs à partir de 2035. Mais le report de cette annonce, initialement prévue la semaine dernière, en dit long sur les tensions politiques, industrielles et économiques qui entourent ce dossier explosif. Tout commence il y a un peu plus de deux ans. En 2023, la Commission européenne décide d'interdire la vente de voitures neuves thermiques à partir de 2035. L'objectif est alors clair : aligner le secteur automobile sur la neutralité carbone visée pour 2050. Bruxelles assume une ligne sans ambiguïté, celle du tout électrique. Mais deux ans plus tard, cette clarté s'est largement dissipée. Le consensus européen, déjà fragile à l'époque, s'est fissuré pour de bon. Pour filer la métaphore, le projet avance désormais dans un épais brouillard. Et si la Commission a choisi de repousser la présentation de son plan, c'est parce que les tensions autour de cette trajectoire sont devenues difficiles à contenir. À lire aussiPourquoi les constructeurs automobiles retombent amoureux de l'essence? Une industrie automobile européenne en pleine tempête L'une des principales raisons de ce flou tient à l'état de l'industrie automobile européenne. Contrairement aux prévisions, la transition vers l'électrique ne s'est pas faite au rythme espéré. Certes, les ventes progressent, mais trop lentement. Les prix des voitures électriques restent élevés, l'autonomie des véhicules demeure un frein pour de nombreux consommateurs et les infrastructures de recharge ne sont pas encore suffisamment déployées sur l'ensemble des territoires. Résultat : le consommateur européen hésite, et ce sont les constructeurs européens qui en paient le prix fort. Pris en étau, ils doivent à la fois respecter des objectifs climatiques contraignants et affronter une concurrence chinoise féroce, avec des véhicules souvent moins chers et parfois plus performants. Pour beaucoup d'industriels, le calendrier de 2035 apparaît désormais comme difficilement tenable, voire comme une menace directe pour le secteur. L'Allemagne au cœur des divisions européennes Le nœud du problème est aussi politique, et il se situe clairement en Allemagne. Cœur automobile de l'Europe, le pays abrite des géants comme Volkswagen, BMW ou Mercedes. De l'ingénierie à la production, l'automobile y représente des centaines de milliers d'emplois et constitue un pilier économique majeur. On comprend dès lors les fortes réticences de Berlin face à la fin programmée du thermique. D'autant que l'Allemagne n'échappe pas, bien au contraire, aux difficultés actuelles du secteur. Dans le même temps, plusieurs pays d'Europe centrale, producteurs de véhicules thermiques, redoutent, eux aussi, une désindustrialisation accélérée. À l'inverse, certains États membres, comme la France ou l'Espagne, souhaitent maintenir le cap de 2035. La raison est simple : ces pays ont massivement investi dans l'électrique, dans les batteries et dans les chaînes de valeur associées. Revenir en arrière marquerait un échec stratégique et, d'un point de vue plus géopolitique, sanctionnerait ceux qui ont joué le jeu européen depuis plusieurs années. À lire aussiStellantis, symbole d'une Europe automobile fragilisée par la Chine et la transition énergétique Un exercice d'équilibriste pour Bruxelles C'est pour toutes ces raisons que la Commission européenne avance avec une extrême prudence. À cela s'ajoute un lobbying intense, aussi bien de la part des constructeurs historiquement tournés vers le thermique que de ceux qui ont misé sur l'électrique. Le cocktail rend la situation particulièrement explosive. Selon plusieurs sources, le plan présenté ce mardi ne sera ni une capitulation totale, ni un maintien pur et simple de l'interdiction du thermique en 2035. Bruxelles devra arbitrer entre coût politique, coût économique et coût environnemental. Avec un risque majeur : à force de retarder, d'assouplir, de négocier et de renégocier, celui de brouiller le message envoyé aux industriels comme aux consommateurs européens.

Debout les comiques - Juste le meilleur
C'est officiellement la semaine de trop

Debout les comiques - Juste le meilleur

Play Episode Listen Later Dec 15, 2025 56:37


Qu'est-ce que t'haïs assez à maison qui fait que tu resterais à la job 100% du temps. Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée

C à vous
Disiz, son duo avec Laurent Voulzy :”J'ai officiellement percé” 

C à vous

Play Episode Listen Later Dec 14, 2025 9:21


Disiz nous parle de son album « On s'en rappellera pas » et sa tournée dans toute la France, dans lequel il a pu faire un duo avec Laurent Voulzy sur le titre “Surfeur”. Et à ce sujet, le chanteur avait un message intime pour le rappeur.Les vendredi et samedi à 20h sur France 5, Mohammed Bouhafsi et toute son équipe accueillent les personnalités qui font l'actualité.

Reportage International
Syrie: un an après la chute de Bachar el-Assad, à Moadamiyeh, les expropriations divisent toujours

Reportage International

Play Episode Listen Later Dec 7, 2025 2:31


En Syrie, un an après la chute de la dictature de Bachar el-Assad, près de trois millions de familles déplacées par la guerre ont fait le choix de rentrer dans leur ville d'origine. À leur retour, nombre d'entre elles font face à des logements occupés et à des terres expropriées, le plus souvent par des familles alaouites, minorité accusée d'être liée au clan Assad. À Moadamiyeh, dans la Ghouta occidentale, ces expropriations participent à la montée des tensions communautaires. De notre envoyée spéciale à Damas, De l'autre côté d'un barbelé, deux hommes regardent les étendues de terres qui appartenaient autrefois à leurs grands-parents. Des terres expropriées il y a 40 ans par l'ancien régime Assad, avant d'accueillir la macabre prison de l'aéroport militaire de Mezzeh. « Ma plus grande blessure, c'est que mon frère et mon fils, qui étaient propriétaires de ces terres, y ont été emmenés, torturés, écrasés, puis tués. Tués sur leurs propres terres ! », raconte le premier. « Voler la terre d'un être humain, c'est comme voler son âme », renchérit le second. À (re)lire aussiBachar el-Assad amende une loi qui menaçait d'exproprier des millions de Syriens 83% des habitants expropriés de leurs terres À Moadamiyeh, ville historiquement révolutionnaire de Syrie, les expropriations auraient concerné, selon ses habitants, 83% des terres. À l'époque, elles visaient à loger des familles d'officiers du régime et à construire des infrastructures militaires. « Le régime a fait ça partout, tout autour de Damas. Pour que, si jamais une révolution éclate – comme ce fut le cas –, ils puissent nous assiéger », poursuit l'un de nos interlocuteurs. Au total, ces deux hommes affirment avoir été privés de 22 000 m², pour une valeur estimée, disent-ils, à près de 15 millions de dollars, soit plus de 12 millions d'euros. Une partie de ces terres est aujourd'hui recouverte par les maisons de tôle du quartier alaouite de Somoriyeh : « Le quartier commence au niveau de cette gare jusqu'à la route qui mène à Beyrouth, là-bas. Ce sont tous des partisans de l'ancien régime. À l'époque, ils arrêtaient les habitants de Moadamiyeh et de Daraya pour les ramener ici, les torturer, voire les tuer. » Tout autour du quartier, une clôture a été érigée il y a une dizaine de jours par les autorités. Officiellement, elle vise à séparer les familles alaouites des logements destinés aux nouveaux officiers. Une version à laquelle les habitants ne croient pas. « C'est une manière de nous compliquer la vie, pour qu'on quitte nos maisons par nous-mêmes », avance un habitant alaouite. À écouter aussiSyrie : après la chute de Bachar el-Assad, la difficile unification du pays « À l'époque du régime, personne ne nous réclamait ces terres ! » La plupart redoutent d'être délogés, voire de subir des représailles. « Cet été, des hommes sont venus en nous disant que ces terres appartenaient aux familles de Moadamiyeh. Ils criaient et essayaient de nous dégager. Ils avaient des armes et ils sont entrés dans nos maisons », raconte un second habitant. Ahmad – prénom d'emprunt –, âgé de 25 ans, affirme avoir été interpellé par la Sécurité générale : « Ils m'ont frappé avec des bâtons dans le dos et à la tête. » Sa mère, assise à ses côtés, se balance nerveusement sur sa chaise : « J'ai peur qu'ils me sortent de chez moi. Je n'ai pas d'autre maison. » À ses côtés, un vieil homme sort alors un document, se disant propriétaire de son logement depuis 40 ans. En réalité, sur la feuille, une décision non officielle d'un comité lié à l'ancien régime. « Je les ai achetées à un homme dans la rue qui disait vendre des terrains. Je ne comprends pas : à l'époque du régime, personne ne nous réclamait ces terres ​​​​​​​! », assure-t-il. Pour tenter d'apaiser les tensions, le gouverneur de Damas a assuré que personne ne serait expulsé tant qu'une solution de relogement n'aura pas été trouvée. À lire aussiSyrie: dans la ville frontalière d'Al-Hamidiyeh, des maisons détruites par les bulldozers israéliens

Choses à Savoir TECH
Netflix rachète Warner ? Oui, mais avec pas mal d'obstacles…

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Dec 7, 2025 2:31


C'est une annonce qui a fait trembler Hollywood : Netflix a proposé un chèque de 83 milliards de dollars pour s'offrir Warner Bros., ses studios de cinéma, de télévision, de jeux vidéo… et surtout sa plateforme de streaming, HBO Max. Une opération titanesque, présentée comme historique. Mais attention : à ce stade, rien n'est encore acté. Le processus pourrait s'étendre jusqu'à fin 2026, et le chemin s'annonce semé d'embûches réglementaires et politiques.Car cette acquisition devrait être passée au crible par les autorités de la concurrence dans le monde entier. En clair, Netflix devra démontrer que l'absorption de Warner et de son catalogue — de Game of Thrones à l'univers DC, en passant par Harry Potter — ne portera pas atteinte à la concurrence ni aux consommateurs. Officiellement, la plateforme le répète : « rien ne change pour l'instant ». Mais en coulisses, les tensions sont déjà très fortes. Le groupe Paramount-Skydance, candidat malheureux au rachat, conteste ouvertement le processus. Son patron, David Ellison, fils du fondateur d'Oracle, espérait l'emporter grâce à ses relations politiques, notamment avec Donald Trump. Quelques heures avant l'annonce de Netflix, Paramount dénonçait publiquement une vente « opaque et injuste ».Donald Trump, justement, est entré directement dans le jeu. Le 7 décembre 2025, sur Truth Social, il a déclaré vouloir examiner de près cette opération, évoquant un risque de « part de marché excessive ». S'il ne peut pas bloquer seul le dossier, il pèse lourdement sur la FTC, dont il a placé un proche à la tête. Le patron de Netflix, Ted Sarandos, a bien tenté d'apaiser les tensions en rencontrant Donald Trump avant l'annonce. Sans succès visible. Pire encore, selon plusieurs médias américains, Paramount-Skydance pourrait préparer une OPA hostile pour reprendre Warner à coup de surenchère boursière.Et les obstacles ne s'arrêtent pas aux États-Unis. Les régulateurs européens et britanniques, réputés plus stricts, pourraient à leur tour freiner le dossier. Le syndicat des acteurs SAG-AFTRA s'y oppose déjà, inquiet pour l'avenir du cinéma en salles. Même dans le scénario le plus optimiste, la transaction ne serait pas finalisée avant la seconde moitié de 2026. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Reportage international
Syrie: un an après la chute de Bachar el-Assad, à Moadamiyeh, les expropriations divisent toujours

Reportage international

Play Episode Listen Later Dec 7, 2025 2:31


En Syrie, un an après la chute de la dictature de Bachar el-Assad, près de trois millions de familles déplacées par la guerre ont fait le choix de rentrer dans leur ville d'origine. À leur retour, nombre d'entre elles font face à des logements occupés et à des terres expropriées, le plus souvent par des familles alaouites, minorité accusée d'être liée au clan Assad. À Moadamiyeh, dans la Ghouta occidentale, ces expropriations participent à la montée des tensions communautaires. De notre envoyée spéciale à Damas, De l'autre côté d'un barbelé, deux hommes regardent les étendues de terres qui appartenaient autrefois à leurs grands-parents. Des terres expropriées il y a 40 ans par l'ancien régime Assad, avant d'accueillir la macabre prison de l'aéroport militaire de Mezzeh. « Ma plus grande blessure, c'est que mon frère et mon fils, qui étaient propriétaires de ces terres, y ont été emmenés, torturés, écrasés, puis tués. Tués sur leurs propres terres ! », raconte le premier. « Voler la terre d'un être humain, c'est comme voler son âme », renchérit le second. À (re)lire aussiBachar el-Assad amende une loi qui menaçait d'exproprier des millions de Syriens 83% des habitants expropriés de leurs terres À Moadamiyeh, ville historiquement révolutionnaire de Syrie, les expropriations auraient concerné, selon ses habitants, 83% des terres. À l'époque, elles visaient à loger des familles d'officiers du régime et à construire des infrastructures militaires. « Le régime a fait ça partout, tout autour de Damas. Pour que, si jamais une révolution éclate – comme ce fut le cas –, ils puissent nous assiéger », poursuit l'un de nos interlocuteurs. Au total, ces deux hommes affirment avoir été privés de 22 000 m², pour une valeur estimée, disent-ils, à près de 15 millions de dollars, soit plus de 12 millions d'euros. Une partie de ces terres est aujourd'hui recouverte par les maisons de tôle du quartier alaouite de Somoriyeh : « Le quartier commence au niveau de cette gare jusqu'à la route qui mène à Beyrouth, là-bas. Ce sont tous des partisans de l'ancien régime. À l'époque, ils arrêtaient les habitants de Moadamiyeh et de Daraya pour les ramener ici, les torturer, voire les tuer. » Tout autour du quartier, une clôture a été érigée il y a une dizaine de jours par les autorités. Officiellement, elle vise à séparer les familles alaouites des logements destinés aux nouveaux officiers. Une version à laquelle les habitants ne croient pas. « C'est une manière de nous compliquer la vie, pour qu'on quitte nos maisons par nous-mêmes », avance un habitant alaouite. À écouter aussiSyrie : après la chute de Bachar el-Assad, la difficile unification du pays « À l'époque du régime, personne ne nous réclamait ces terres ! » La plupart redoutent d'être délogés, voire de subir des représailles. « Cet été, des hommes sont venus en nous disant que ces terres appartenaient aux familles de Moadamiyeh. Ils criaient et essayaient de nous dégager. Ils avaient des armes et ils sont entrés dans nos maisons », raconte un second habitant. Ahmad – prénom d'emprunt –, âgé de 25 ans, affirme avoir été interpellé par la Sécurité générale : « Ils m'ont frappé avec des bâtons dans le dos et à la tête. » Sa mère, assise à ses côtés, se balance nerveusement sur sa chaise : « J'ai peur qu'ils me sortent de chez moi. Je n'ai pas d'autre maison. » À ses côtés, un vieil homme sort alors un document, se disant propriétaire de son logement depuis 40 ans. En réalité, sur la feuille, une décision non officielle d'un comité lié à l'ancien régime. « Je les ai achetées à un homme dans la rue qui disait vendre des terrains. Je ne comprends pas : à l'époque du régime, personne ne nous réclamait ces terres ​​​​​​​! », assure-t-il. Pour tenter d'apaiser les tensions, le gouverneur de Damas a assuré que personne ne serait expulsé tant qu'une solution de relogement n'aura pas été trouvée. À lire aussiSyrie: dans la ville frontalière d'Al-Hamidiyeh, des maisons détruites par les bulldozers israéliens

Programme B
Christophe Gleizes : emprisonné pour un reportage

Programme B

Play Episode Listen Later Dec 4, 2025 16:30


Journaliste sportif passionné par le football africain, Christophe Gleizes a été condamné en juillet 2025 à sept ans de prison en Algérie pour avoir simplement exercé son métier. Officiellement condamné pour « apologie du terrorisme », il paye en réalité le prix d'un reportage et des tensions diplomatiques entre Paris et Alger. Son histoire, tragique et absurde, dit l'urgence de défendre la liberté de la presse.Pour signer la pétition pour la libération de Christophe Gleizes, rendez-vous ici.Binge Audio fête ses 10 ans au Mazette ! Prenez vos places sur Shotgun ou Dice Programme B est un podcast de Binge Audio présenté par Thomas Rozec. Réalisation : Jude Rigaud. Production et édition : Charlotte Baix. Générique : François Clos et Thibault Lefranc. Identité sonore Binge Audio : Jean-Benoît Dunckel (musique) et Bonnie El Bokeili (voix). Identité graphique : Sébastien Brothier et Thomas Steffen (Upian). Direction des programmes : Joël Ronez.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir TECH VERTE
Une île flottante « pour recherche scientifique » créée par la Chine ?

Choses à Savoir TECH VERTE

Play Episode Listen Later Dec 2, 2025 2:47


La Chine vient de lancer un projet maritime hors normes, à mi-chemin entre prouesse technologique et démonstration de puissance. Selon le South China Morning Post, Pékin a engagé la construction d'une gigantesque île flottante capable, fait inédit, de résister à des explosions nucléaires. Une installation conçue pour accueillir durablement des équipes humaines, par tous les temps, et sans ravitaillement pendant plusieurs mois.Cette structure colossale affichera 78 000 tonnes sur la balance. Elle pourra héberger jusqu'à 238 résidents pour des missions atteignant quatre mois en autonomie complète. Officiellement, il s'agit d'un équipement destiné à la recherche scientifique. Son nom : « Deep-Sea All-Weather Resident Floating Research Facility ». Dimensions annoncées : 128 mètres de long pour 85 mètres de large, avec un pont principal situé à 45 mètres au-dessus du niveau de la mer. Pour assurer sa résistance exceptionnelle, les ingénieurs n'ont pas opté pour de simples plaques d'acier renforcé. Ils ont développé des panneaux en métamatériaux, capables de se comprimer sous l'impact et de redistribuer l'énergie de l'onde de choc. Dans une publication parue dans le Chinese Journal of Ship Research, les chercheurs expliquent que les compartiments stratégiques – alimentation de secours, communications, contrôle de la navigation – nécessitent une protection absolue, y compris face à des événements extrêmes.Par ses dimensions, l'île flottante rivalise avec les géants des mers. Elle affiche une masse comparable à celle du porte-avions chinois Fujian et se rapproche de celle de l'USS Nimitz. Mais à la différence de ces mastodontes militaires, cette plateforme n'est pas contrainte par les impératifs classiques de carburant ou de ravitaillement. Sa double coque lui permettra d'affronter des vagues de six à neuf mètres et de résister à des typhons atteignant 220 km/h. Mise en service attendue en 2028. Les usages annoncés : observation continue des grands fonds, tests de technologies d'exploitation minière sous-marine, expérimentation d'équipements marins impossibles à déployer depuis des laboratoires traditionnels.Mais le vocabulaire employé par le SCMP intrigue : l'installation est aussi décrite comme capable de « projeter une puissance sans précédent » dans les océans contestés. Difficile de ne pas penser à la mer de Chine méridionale, zone stratégique au cœur des tensions régionales, où se trouve notamment Taïwan. Officiellement scientifique, cette île flottante s'inscrit surtout dans un plan chinois de développement du « pouvoir maritime » sur quinze ans. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le journal de 18h00
L'édition 2026 du festival de BD d'Angoulême officiellement annulée

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 20:28


durée : 00:20:28 - Journal de 18h - Il n'y aura pas de festival d'Angoulême en janvier. Les organisateurs renoncent à l'édition 2026, contestée par les auteurs et les éditeurs. La faute aux pouvoirs publics, accuse la société organisatrice 9e Art+, alors que la grand-messe annuelle de la bande dessinée traverse une crise majeure.

Les journaux de France Culture
L'édition 2026 du festival de BD d'Angoulême officiellement annulée

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 20:28


durée : 00:20:28 - Journal de 18h - Il n'y aura pas de festival d'Angoulême en janvier. Les organisateurs renoncent à l'édition 2026, contestée par les auteurs et les éditeurs. La faute aux pouvoirs publics, accuse la société organisatrice 9e Art+, alors que la grand-messe annuelle de la bande dessinée traverse une crise majeure.

Journal d'Haïti et des Amériques
Haïti : les difficultés de se déplacer à Port-au-Prince

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 30:00


Se déplacer dans la capitale haïtienne relève du parcours du combattant. Dans les communes de Delmas et Pétion-Ville, la circulation est devenue quasi-impossible, notamment aux heures de pointe. Reportage de notre correspondant Peterson Luxama. L'insécurité dans ces communes pousse les habitants et commerçants à s'installer dans ces zones déjà saturées, ce qui rend la population encore plus dense et paralyse les routes. Résultat : embouteillages monstres, taxis-motos qui se faufilent dans les moindres interstices, piétons contraints de zigzaguer entre les marchandes installées sur les trottoirs… Pour les habitants comme Philogène ou Bedson, aller travailler, se rendre à un rendez-vous ou simplement circuler devient une épreuve quotidienne. Aucune solution claire n'émerge pour l'instant. Les habitants continuent de subir cette congestion chronique, sans indication des autorités sur des mesures pour désengorger la circulation. Pour certains professionnels, la seule alternative est de laisser leur véhicule pour avancer à pied ou à moto. Les habitants qualifient cette situation de catastrophique, elle affecte tous les aspects de la vie quotidienne : travail, études, services et commerces.   Le Canada, victime des taxes américaines sur les petits colis Depuis trois mois, les États-Unis taxent désormais tous les petits colis étrangers, y compris ceux de moins de 800 dollars, mettant fin à une exemption qui permettait jusqu'ici aux petits vendeurs de commercer facilement avec le marché américain. Officiellement, la mesure visait les géants asiatiques du commerce en ligne, mais dans les faits, elle frappe de plein fouet les petites entreprises canadiennes. Des créateurs et artisans, comme Laetitia Durand près de Montréal, voient leurs marges disparaître sous des surtaxes qui peuvent atteindre 35%, ajoutées aux frais élevés des transporteurs. Résultat : des produits qui deviennent hors de prix pour les clients américains, une avalanche de formalités administratives et une chute brutale des commandes. Un dossier signé de notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert.     La montée des tensions entre les États-Unis et le Venezuela vue par la presse Pour le quotidien canadien Le Devoir, le responsable principal de cette escalade se trouve clairement à Washington. Le journal rappelle que, ce week-end, le président américain Donald Trump a déclaré que l'espace aérien vénézuélien était désormais «entièrement fermé». Il a aussi reconnu avoir eu un échange téléphonique avec son homologue vénézuélien Nicolás Maduro, sans en préciser le contenu. Toujours selon Le Devoir, les pressions américaines ne s'arrêtent pas là. Le sénateur républicain Markwayne Mullin est allé jusqu'à révéler que les États-Unis auraient proposé au président vénézuélien de quitter le pouvoir. Pour l'instant, Nicolás Maduro n'a donné aucune suite officielle à cette proposition. En revanche, il est réapparu publiquement ce dimanche, pour la première fois depuis plusieurs jours, mettant fin aux rumeurs selon lesquelles il aurait quitté le pays. Selon CNN, le président vénézuélien a participé à une cérémonie publique à Caracas, décorant des producteurs de café et dégustant plusieurs variétés, sous l'œil des caméras des médias officiels. Et alors que Washington le décrit comme le chef d'un «narco-État» et l'associe à un vaste réseau de trafic de drogue, le pouvoir vénézuélien contre-attaque sur le terrain de la communication. D'après El Nacional, le gouvernement de Caracas vient de lancer une série biographique consacrée au président, afin de renforcer son image à l'intérieur. La série s'intitule simplement Nicolás. Elle présente Maduro comme un homme du peuple, un «président-ouvrier», et insiste sur son parcours personnel : de jeune espoir du baseball à militant révolutionnaire, engagé dans les luttes politiques, inspiré par son mentor Hugo Chávez. Journal de la 1ère Lancement, depuis le Centre spatial guyanais, à Kourou, de Vega-C, avec le satellite KOMPSAT-7 au profit de l'Institut coréen de recherche aérospatiale.

On est tous debout... toute la journée en Estrie
Est-ce officiellement la fin du télétravail?

On est tous debout... toute la journée en Estrie

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 55:32


Aujourd'hui dans la gang ➜ Comment éviter que votre chat détruise l'arbre de Noël? D'où viennent les calendriers de l'avent? Les sujets de disputes parents-ados! Bonne écoute!

Choses à Savoir TECH
TikTok permettra de filtrer les contenus IA en 2026 ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Nov 30, 2025 2:50


L'intelligence artificielle, cette usine à images, à voix et à vidéos qui inonde nos écrans, commencerait-elle à fatiguer le public ? Sur TikTok, royaume du flux permanent et de l'instantané, les contenus générés par IA se multiplient au point de susciter une lassitude visible. Trop de visages artificiels, trop de musiques clonées, trop de récits formatés. Face à cette saturation, la plateforme tente une réponse : un nouvel « interrupteur » permettant de moduler la présence de l'IA dans les recommandations.Officiellement, l'objectif est simple : offrir aux utilisateurs un peu de contrôle sur l'invasion des contenus synthétiques. Dans les faits, l'outil se cache dans les paramètres et permet seulement de réduire – ou non – l'exposition aux vidéos générées par des algorithmes. Car il n'est pas question pour la plateforme de se passer de intelligence artificielle, devenue un moteur central de production, d'optimisation et de viralité. Derrière cette nouveauté, une inquiétude bien réelle agite les équipes de TikTok : celle du « AI slop », ce déluge de contenus fades, interchangeables, qui finit par user l'attention. Trop d'automatisation tue l'émotion, trop de perfection artificielle érode l'authenticité. En donnant l'illusion d'un choix, la plateforme cherche surtout à préserver l'engagement et éviter la fuite des utilisateurs lassés par ce bruit numérique permanent.L'étiquetage automatique des contenus générés par IA est présenté comme un gage de transparence. Mais suffira-t-il à ralentir le flot ? L'expérience montre que d'autres plateformes ont déjà dû réagir. Pinterest, par exemple, a récemment serré la vis pour éviter que ses tableaux ne deviennent des galeries d'images entièrement artificielles. TikTok, de son côté, met aussi en avant un fonds destiné à l'éducation à l'IA, histoire de montrer sa bonne volonté. Reste une réalité que l'interrupteur ne change pas : le modèle de la plateforme repose sur une chose essentielle, notre attention. Qu'un contenu soit produit par un humain ou par une machine, ce qui compte avant tout, c'est sa capacité à retenir l'utilisateur. Tant que l'IA reste un outil redoutablement efficace pour capter les regards, elle continuera d'inonder les flux. Derrière l'affichage du choix, le doute persiste. Cet interrupteur est-il un véritable levier de contrôle pour les utilisateurs… ou simplement un gadget de plus, destiné à nous donner l'illusion que nous restons aux commandes ? Une certitude demeure : dans la bataille entre attention humaine et algorithmes, la machine garde, pour l'instant, une longueur d'avance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le décryptage de l'actu dans les Landes
L'hôpital de Mont-de-Marsan devient officiellement un "Lieu de santé sans tabac"

Le décryptage de l'actu dans les Landes

Play Episode Listen Later Nov 27, 2025 3:18


durée : 00:03:18 - L'info d'ici, ici Gascogne - Le Centre Hospitalier Intercommunal de Mont-de-Marsan a officiellement signé le label « Lieu de Santé Sans Tabac ». Une démarche qui vise à transformer l'hôpital en acteur de prévention, en intégrant le sevrage tabagique comme un soin à part entière et en créant un environnement sans fumée. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Choses à Savoir TECH VERTE
La technologie du train hydrogène d'Alstom « pas au point » ?

Choses à Savoir TECH VERTE

Play Episode Listen Later Nov 23, 2025 2:39


C'est un coup d'arrêt qui en dit long. Présenté depuis vingt ans comme l'une des grandes solutions de décarbonation du transport ferroviaire, l'hydrogène marque aujourd'hui sérieusement le pas en Europe. Et le symbole de ce revers, c'est Alstom. Le constructeur, pionnier du secteur, a annoncé la mise en pause de toute sa filiale dédiée, Alstom Hydrogène, et le redéploiement de ses salariés. Une décision actée lors d'un CSE extraordinaire, révélée par La Lettre.Pour comprendre ce virage, il faut remonter aux années 2000. À l'époque, l'hydrogène devait offrir une alternative propre au diesel sur les lignes non électrifiées. En 2022, Bruxelles en avait même fait une priorité stratégique, validant plus de 5 milliards d'euros d'aides publiques dans le cadre d'un vaste projet européen réunissant 15 pays et 35 entreprises. Alstom, engagé depuis longtemps sur le sujet, profitait largement de cet élan. Le groupe commercialisait déjà son train à hydrogène, le Coradia iLint, mis en service en Allemagne. Mais sur le terrain, la technologie a vite montré ses limites. Les trains ont rencontré des problèmes techniques récurrents, et l'industriel n'est pas le seul : Siemens, son grand concurrent, fait face au même mur. Officiellement, Alstom continue de défendre une technologie « pionnière », qui demande du temps. Officieusement, c'est surtout le retrait du financement de l'État pour les projets européens IPCEI Hydrogène qui a forcé l'entreprise à couper les moteurs.Le groupe assure toutefois rester « en dialogue » avec l'État afin de trouver une issue pour la filière française. Il rappelle avoir livré un prototype de pile à hydrogène ferroviaire pour l'IPCEI et maintenir ses engagements auprès des clients européens. En Allemagne, 14 rames circulent toujours en Basse-Saxe. En France, quatre régions – Bourgogne–Franche-Comté, Occitanie, Grand Est et Auvergne–Rhône-Alpes – ont commandé 12 trains. Mais l'enjeu dépasse Alstom : l'hydrogène est-il réellement pertinent pour remplacer le diesel ? Entre un rendement énergique très faible, des coûts de production élevés et l'abandon de nombreux projets automobiles, la filière est fragilisée. Le secteur aérien lui-même doute. La question stratégique est ailleurs : l'Europe risque-t-elle de perdre totalement la main face à la Chine et aux États-Unis ? Les piles à hydrogène du Coradia iLint sont d'ailleurs importées. Et l'arrêt des subventions n'arrangera rien. Henri Poupart-Lafarge, PDG d'Alstom, alerte : « Je ne voudrais pas que dans 10 ans, l'Europe accuse un retard irrattrapable. » Pour l'instant, l'hydrogène ferroviaire reste sur une voie de garage. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Reportage Afrique
Nigeria/Boko Haram: des camps de déplacés existent toujours à Maiduguri [5/5]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Nov 21, 2025 2:30


Au Nigeria, deux opérations portées par l'armée et par l'État de Borno ont facilité la réintégration dans la société de dizaines de milliers de repentis de Boko Haram et de l'ISWAP. Pour relancer l'économie de son État essentiellement agricole, le gouverneur Babagana Zulum a organisé le retour de déplacés internes dans leur communauté d'origine. Officiellement, il n'y a plus de camps de déplacés à Maiduguri, pourtant des milliers de familles vivent dans des conditions de vie difficile dans des camps informels de la capitale de l'État de Borno. De notre correspondant de retour de Maiguduri, Souriante devant ses enfants, Yakura dissimule des blessures psychologiques profondes. Kirenowa, sa ville d'origine près du Lac Tchad, est dans une zone sous contrôle de l'ISWAP Et aujourd'hui encore, Yakura reste marquée par le son des armes automatiques lorsque Kirenowa fut attaquée en mai 2014. « Nous avons commencé à entendre des coups de feu. On a cru à une mauvaise blague. Puis la situation a dégénéré. Les gens se sont mis à courir. Quant à nous, nous sommes coincés sur place pendant 10 jours. La plupart du temps, les membres de Boko Haram revenaient dans la communauté. Le soir ou le matin. » Kingibe vit avec sa famille pas très loin de l'emplacement de Yakura Handicapé par une blessure non soignée depuis 7 ans, Kingibe a des difficultés à se déplacer. Il passe ses journées assis sur un tapis à égrener un chapelet musulman. Et avec la recrudescence des kidnappings dans la périphérie de Maiduguri, cet homme d'âge mûr ne sort quasiment plus du camp. « Si les membres de Boko Haram enlèvent une personne, ils exigent une rançon de 5 à 10 millions de nairas. J'ai à peine 500 nairas par mois. Dans ces conditions, comment payer une telle somme ? Comment aller cultiver la terre pour nous nourrir alors que la brousse n'est pas sûre et qu'à seulement 2 km de distance d'ici, ils peuvent nous capturer ? » « Une personne pauvre ne peut pas survivre sans cultiver » Durant plus de 10 ans, Kingibe a difficilement accepté de dépendre des distributions de vivres. Depuis deux ans, ces distributions ont cessé suite au décret local fermant les camps à l'intérieur de Maiduguri. Or pour Kingibe, c'est un cauchemar sans fin de voir ses enfants pleurer de faim. Car cet agriculteur ne peut plus accéder à son champ dans son village près de Marte, à plus de 130 km de Maiduguri : « De nombreuses personnes qui sont retournées à Marte ont été attaquées par les membres de Boko Haram. Puis ces familles ont été déplacées à Dikwa. Avant de revenir nouveau Maiduguri sur instruction du gouverneur Babagana Zulum avec un soutien alimentaire pas trop long. Plus tard, certaines familles sont retournées à Marte, mais d'autres vivent toujours ici. Sans pouvoir cultiver, une personne pauvre ne peut pas survivre. » Pour nourrir sa famille, Kingibe envisage de vendre la tente humanitaire qui leur sert de logement. Plusieurs de ses voisins l'ont déjà fait, laissant vide ainsi de nombreux espaces dans ce camp informel. À lire aussiNigeria: comment j'ai basculé dans Boko Haram [1/5] À lire aussiNigeria: la réintégration d'ex-membres de l'Iswap dans la société, sans passer par la case prison [2/5] À lire aussiNigeria: face à la réintégration des repentis Boko Haram, l'impossible pardon pour les victimes [3/5] À lire aussiNigeria: les sessions de déradicalisation d'ex-membres de Boko Haram [4/5]

Dans l'ombre des légendes
SCÈNE DE CRIME : Le carnet "Témoin 7" n'aurait jamais dû être lu | Podcast Horreur

Dans l'ombre des légendes

Play Episode Listen Later Nov 19, 2025 4:01


C dans l'air
Drones Russes: et maintenant la France? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Nov 15, 2025 63:20


C dans l'air du 15 novembre 2025 - Survols de drones en France : l'ombre du KremlinPokrovsk menace de tomber. La ville du sud-est, qui fait l'objet de combats depuis plus d'un an, est désormais encerclée par les Russes. Si elle tombe, ce sera la plus grosse prise du Kremlin depuis Bakhmout en 2023. Les mauvaises nouvelles s'amoncellent pour le gouvernement ukrainien, déjà secoué par un scandale de corruption. C'est dans ce contexte que Volodymyr Zelensky rencontrera lundi Emmanuel Macron à Paris. Une visite qui vise, selon l'Élysée, à "réaffirmer l'engagement de la France aux côtés de l'Ukraine". Ce sera aussi l'occasion pour Emmanuel Macron d'évoquer les tentatives d'intimidation menées par la Russie. Ces dernières semaines plusieurs sites militaires et industriels français ont été survolés par des drones. Si les commanditaires n'ont pas encore été identifiés, l'ombre de la Russie plane sur ces opérations.Sur le front ukrainien, les combats font rage et les médecins ont de plus en plus de mal à absorber le flot de blessés. Dans le Donbass, les Ukrainiens ont mis en place des hôpitaux de campagne pour soigner les victimes avant qu'elles repartent au front. Les drones kamikazes FPV, également utilisés par les Ukrainiens, vont des ravages dans les positions ukrainiennes. Une équipe de C dans l'air a pu se rendre à proximité de la zone de front.Dans l'est de l'Europe, on observe avec crainte l'évolution du conflit et l'importance prise par les drones dans les combats. En Lituanie, le ministère de la Défense forme depuis plusieurs mois des élèves au pilotage de ces engins volants. Officiellement, on parle d'usage médical ou policier, mais la menace russe est dans toutes les têtes. D'autant que la Lituanie a aussi fait l'objet de survols de drones en juillet et en octobre. Face à cette menace aérienne, le ministre de la Défense lui-même a reconnu "des lacunes et des failles à combler".À quelle vitesse les Russes progressent-ils en Ukraine ? Comment les Ukrainiens gèrent-ils l'afflux de blessés en provenance du front ? Et pourquoi les États baltes s'inquiètent des manœuvres d'intimidations de la Russie ?Nos experts : - Anthony BELLANGER - Journaliste, éditorialiste et spécialiste des questions internationales sur FranceinfoTV- Marie JÉGO - Journaliste spécialiste de la Russie et ancienne correspondante à Moscou - Le Monde- Maryse BURGOT - Grand reporter - France Télévisions- Colonel Michel GOYA - Ancien officier des troupes de marines et historien- Sylvain TRONCHET - Correspondant à Moscou - Radio-France

Signé Giltay
Signé Giltay - Le Vatican a officiellement qualifiées de «?non surnaturelles?» de prétendues apparitions du Christ

Signé Giltay

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 3:18


Christophe Giltay revient sur tout ce qui fait l'actu. Le plus célèbre chroniqueur de bel RTL partage son avis et son humeur à l'heure du petit déjeuner ! Un édito sans concession avec la plume et le ton unique de Christophe Giltay.

Signé Giltay
Signé Giltay - Le Vatican a officiellement qualifiées de «?non surnaturelles?» de prétendues apparitions du Christ

Signé Giltay

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 3:18


Christophe Giltay revient sur tout ce qui fait l'actu. Le plus célèbre chroniqueur de bel RTL partage son avis et son humeur à l'heure du petit déjeuner ! Un édito sans concession avec la plume et le ton unique de Christophe Giltay.

Bruno dans la radio
"Il faut pas que je les perde" : Orelsan reçoit officiellement les clés de la ville de Caen

Bruno dans la radio

Play Episode Listen Later Nov 12, 2025 2:43


Fervent défenseur de Caen, le rappeur de 43 ans a pu échanger avec le maire de la ville sur Fun Radio qui lui remet officiellement les clés de la ville. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Grand reportage
«Le supplément du samedi» du 8 novembre 2025

Grand reportage

Play Episode Listen Later Nov 8, 2025 48:30


En première partie, le refrain de Donald Trump contre les immigrés. Officiellement contre les immigrants illégaux, en fait plus d'un migrant tout à fait en règle est pris dans les filets de la police de l'immigration et expulsé. ... Musique en seconde partie d'émission, musique un peu particulière, au Mexique. Elle glorifie les trafiquants de drogue. Les corridos sont très envoûtants, très populaires, mais ils risquent l'interdiction. Migrants aux États-Unis, leurs vies brisées sur l'autel de la politique de Donald Trump ? Le mercredi 5 novembre 2025 marque l'anniversaire de la réélection de Donald Trump. Un an notamment de lutte effrénée contre l'immigration. Une promesse de campagne. Officiellement, le gouvernement veut expulser les illégaux, les criminels, les membres de gangs. Mais, depuis janvier 2025, ce sont 2 millions de sans-papiers qui ont été chassés, 400 000 expulsés, le reste fuyant un flot de pressions et de haine et quittant le pays. La police de l'immigration ICE a mené des opérations spectaculaires, parfois au-delà de la légalité. Le rêve américain a ainsi viré au cauchemar pour les communautés d'immigrés. Un Grand reportage de Edward Maille qui s'entretient avec Jacques Allix.   Les corridos, ces chansons prohibées que le Mexique adore Les corridos sont des ballades chantées au Mexique. Fruits de la musique régionale mexicaine. Mais il en existe de toutes sortes : les classiques, originaires du Nord, et  les belliqueux, va-t-en guerre, ou «tumbado» qu'on appelle parfois «narco». Leurs paroles racontent des histoires entre fiction et réalité. Dans le contexte de la violence qui sévit au Mexique, celles qui font des allusions au crime organisé dérangent. Elles sont accusées de romantiser la violence, la drogue et le narcotrafic, ces chansons sont au cœur d'une controverse. Des autorités gouvernementales tentent de les interdire, alors que ce genre typiquement mexicain a de plus en plus de succès auprès du public. Un Grand reportage de Gwendolina Duval s'entretient avec Jacques Allix.

Grand reportage
Migrants aux États-Unis, leurs vies brisées sur l'autel de la politique de Donald Trump

Grand reportage

Play Episode Listen Later Nov 5, 2025 19:30


Ce mercredi 5 novembre 2025 marque l'anniversaire de la réélection de Donald Trump. Un an notamment de lutte effrénée contre l'immigration. Une promesse de campagne. Officiellement, le gouvernement veut expulser les illégaux, les criminels, les membres de gangs. Mais, depuis janvier 2025, ce sont 2 millions de sans-papiers qui ont été chassés, 400 000 expulsés, le reste fuyant un flot de pressions et de haine et quittant le pays. La police de l'immigration ICE a mené des opérations spectaculaires, parfois au-delà de la légalité. Le rêve américain a ainsi viré au cauchemar pour les communautés d'immigrés.   «Migrants aux États-Unis, leurs vies brisées sur l'autel de la politique de Donald Trump», un Grand reportage d'Edward Maille en Géorgie et en Floride. 

Reportage International
Migrants aux États-Unis: leurs vies brisées sur l'autel de la politique de Donald Trump

Reportage International

Play Episode Listen Later Nov 4, 2025 2:22


Ce mercredi 5 novembre 2025 marque l'anniversaire de la réélection de Donald Trump. Un an notamment de lutte effrénée contre l'immigration. Une promesse de campagne. Officiellement, le gouvernement veut expulser les illégaux, les criminels, les membres de gangs. Mais, depuis janvier 2025, ce sont deux millions de sans-papiers qui ont été chassés, 400 000 expulsés, le reste fuyant un flot de pressions et de haine et quittant le pays. La police de l'immigration ICE a mené des opérations spectaculaires, parfois au-delà de la légalité. Le rêve américain a ainsi viré au cauchemar pour les communautés d'immigrés. La version intégrale de ce Grand Reportage d'Edward Maille en Géorgie et en Floride : Migrants aux États-Unis, leurs vies brisées sur l'autel de la politique de Donald Trump, est à écouter dans son intégralité sur RFI à 20h40 heure de Paris, ou en podcast sur le site de RFI.

Super Ciné Battle
Super Ciné Battle 229 : John Connard

Super Ciné Battle

Play Episode Listen Later Oct 23, 2025


Episode 229 de Super Ciné Battle, le podcast où nous établissons le classement ultime du cinéma. Nous prenons vos listes que vous nous adressez pour les classer, du meilleur au pire afin d'obtenir LA liste ultime. Officiellement nous ne remercions pas nos gouvernements successifs. On a connu 3 Premier ministre le temps de produire cet épisode. Ce qui explique qu'on a réalisé une pastille d'explications avant l'épisode. Et c'est aussi pour cela que l'on a pas fait de dédicace à un certain Président, mais patience le prochain épisode arrive bientôt. On est toujours dans les années 2010. Pour nous envoyer des listes, en ce moment on pioche vraiment dans les derniers arrivés, c'est évidemment à l'adresse supercinebattle (at) gmail (point) com. N'hésitez pas à nous renvoyer vos anciennes listes remises à jour ou d'autres encore. Soyez originaux, soyez bons et bonne écoute à vous ! Les recommandations (vers 1h46) Stéphane : le film Dangerous Animals et "Evanouis" (Weapons en vo) Daniel : le film Classe moyenne et bien évidemment le film "Un simple accident". Montage : DA

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Musée du Louvre : retour sur le spectaculaire braquage

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Oct 21, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la libération d'Hannibal Kadhafi, les manifestations anti-Trump et les tensions entre les États-Unis et le Venezuela. Musée du Louvre : retour sur le spectaculaire braquage   La traque se poursuit pour retrouver les malfaiteurs qui ont cambriolé le musée du Louvre, ce dimanche (19 octobre 2025). Le commando est reparti avec huit bijoux d'une «valeur patrimoniale inestimable».  Comment les cambrioleurs sont-ils parvenus à réaliser un tel braquage en seulement sept minutes ? Quelles mesures les autorités françaises comptent-elles mettre en place pour accentuer la sécurité dans ce musée qui doit être bientôt rénové ?   Avec Laurence Théault, journaliste au service France de RFI.    Liban : après 10 ans de prison sans procès, Hannibal Kadhafi est libre  Après dix années passées derrière les barreaux à Beyrouth, Hannibal Kadhafi, l'un des fils de l'ancien dirigeant libyen, a obtenu sa libération en échange d'une caution fixée à 11 millions de dollars. Comment expliquer cette décision de la justice libanaise ? Pour quelles raisons était-il emprisonné ? Cette libération annule-t-elle les sanctions prises à son encontre par les Nations unies et l'Union européenne ? Avec Paul Khalifeh, correspondant de RFI à Beyrouth.     États-Unis : la journée «No Kings» contre Trump a mobilisé des millions de manifestants   Samedi (18 octobre 2025), sept millions d'Américains ont envahi les rues de nombreuses villes avec un seul mot d'ordre « No Kings » (pas de roi) pour dénoncer «la dérive autoritaire» de Donald Trump. Ce mouvement de contestation pourra-t-il se traduire dans les urnes lors des élections de mi-mandat, dans un an ? Jusqu'où le président américain est-il prêt à aller pour défier les manifestants ?    Avec Jérôme Viala-Gaudefroy, docteur en Civilisation américaine, spécialiste en Rhétorique présidentielle.     Venezuela : Trump va-t-il déclarer la guerre à Maduro ?  Officiellement en guerre contre les trafiquants de drogue, Donald Trump a reconnu avoir autorisé la CIA à mener des opérations secrètes au Venezuela. Que faut-il comprendre par «opérations clandestines» ? Donald Trump ne cherche-t-il pas plutôt à renverser le régime de Nicolas Maduro ? Un conflit armé entre les États-Unis et le Venezuela est-il possible ?  Avec Serge Ollivier, historien, chercheur-associé au Centre d'histoire sociale des mondes contemporains.   

Afrique Économie
En Côte d'Ivoire, la jeunesse face au défi de l'emploi

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Oct 21, 2025 2:22


À la veille de la présidentielle du 25 octobre, les candidats multiplient les promesses. Un thème revient sans cesse dans les meetings : l'emploi des jeunes. Officiellement, le chômage est inférieur à 3%, mais pour beaucoup, décrocher un travail stable reste un parcours du combattant, malgré une croissance moyenne de 6,4% sur la dernière décennie. De notre correspondant à Abidjan, C'est à Yopougon, près d'une gare routière, que nous retrouvons Serge. Diplômé en criminologie, il cherche depuis deux ans un emploi. En attendant, il vend du garba – un plat à base d'attiéké et de thon frit – pour subvenir à ses besoins : « J'ai fait la coordination locale de sécurité. Je suis plus dans le volet militaire. Donc, je passe les concours militaires, mais on n'a pas de suite. » Pas formés au besoin du marché Face à ces échecs répétés, Serge tente sa chance dans le privé. Mais là encore, les portes se ferment : « Les entreprises nous demandent des CV bien garnis, avec deux, trois ou même cinq ans d'expérience… alors qu'on vient à peine de finir l'université. » Pour Ibrahim Koné, expert en ressources humaines, le problème est structurel : « On forme généralement des jeunes sur des modules qui ne sont pas en phase avec la réalité des entreprises. Or, celles-ci ont des besoins précis. Si les jeunes ne sont pas formés sur ces compétences-là, naturellement, ils ne seront pas embauchés. » À écouter aussiCôte d'Ivoire: un lycée professionnel pour former les jeunes à l'agriculture L'Agence Emploi Jeunes en première ligne Depuis 2015, l'État tente d'apporter des solutions à travers l'Agence Emploi Jeunes. Stages, emplois aidés, financements de projets… des prêts allant de 100 000 à 25 millions de francs CFA sont proposés. Parmi les bénéficiaires, Mardelle Caumouhet, entrepreneure dans le secteur du bâtiment : « Les fonds nous ont permis de développer nos activités, d'organiser mes équipes et de renflouer mon stock. Les résultats sont déjà très satisfaisants. » Des dispositifs que l'administration veut renforcer, assure Herman Nikoué, administrateur adjoint de l'Agence Emploi Jeunes : « Il s'agit de faciliter et de renforcer l'accès à des emplois décents et productifs, d'amplifier les programmes liés à l'entrepreneuriat des jeunes. Il est même prévu la création d'un fonds de garantie dédié aux jeunes entrepreneurs. » Selon les autorités, plus de 500 000 jeunes auraient déjà bénéficié du programme Jeunesse (PJ Gouv) 2023-2025.

Choses à Savoir TECH
La Chine veut faire disparaitre les sentiments négatifs sur internet ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Oct 16, 2025 1:57


En Chine, la surveillance du web prend un nouveau visage. Habitué à filtrer les sujets politiques sensibles, le gouvernement chinois lance désormais une campagne contre… le pessimisme. L'Administration du cyberespace, l'autorité chargée du contrôle d'internet, a annoncé une opération de deux mois pour supprimer les messages jugés « excessivement négatifs ou désespérés ». Officiellement, l'objectif est de « promouvoir un environnement en ligne plus harmonieux ». Concrètement, les plateformes et influenceurs chinois sont invités à diffuser davantage de messages positifs sur la société et l'avenir du pays. Selon la BBC, plusieurs créateurs populaires connus pour leur ton critique ou ironique auraient déjà vu leurs comptes suspendus sans explication.Ce durcissement intervient alors qu'une partie de la jeunesse chinoise exprime ouvertement son désenchantement face à la pression du travail et à la montée des inégalités. Un phénomène baptisé Tangping, littéralement « s'allonger à plat », s'est imposé ces dernières années. Il symbolise le refus de cette génération de s'épuiser dans le modèle du 996 – travailler de 9 h du matin à 9 h du soir, six jours sur sept. Un mode de vie qui a longtemps incarné la réussite du capitalisme chinois… mais dont beaucoup ne veulent plus. Pékin voit dans cette attitude une menace pour la productivité nationale et tente donc de reconquérir l'espace numérique, principal lieu d'expression de cette jeunesse. Les grandes plateformes, comme Weibo, Xiaohongshu ou Kuaishou, sont directement mises en cause : elles devront renforcer la modération des contenus jugés « démoralisants », sous peine de « sanctions sévères ». Ce nouveau type de contrôle illustre une évolution du modèle chinois de censure. Après la surveillance politique, place à la régulation émotionnelle, où l'État ne se contente plus de dicter ce qu'il faut penser, mais désormais ce qu'il faut ressentir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Cette semaine : les humanoïdes domestiques frappent à la porte avec le robot Figure 03, OpenAI veut transformer ChatGPT en interface du futur, la France toujours privée d'innovations Google, et une carte à puce post-quantique. Sans oublier l'IA qui nous rend paresseux selon Marion Carré, et un gadget totalement inutile donc indispensable signé Olivier Mével.

Choses à Savoir HISTOIRE
Quelle est exactement l'histoire des 47 ronins ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Oct 6, 2025 2:25


Parmi toutes les légendes japonaises, celle des 47 rônins occupe une place à part. Elle incarne l'essence du bushidô, le code d'honneur des samouraïs, et raconte comment des hommes décidèrent de sacrifier leur vie pour venger leur maître.Tout commence en 1701, sous le shogunat Tokugawa. Asano Naganori, seigneur du domaine d'Akô, est chargé d'accueillir des envoyés impériaux au château d'Edo. Pour l'aider, on lui assigne Kira Yoshinaka, un haut fonctionnaire réputé pour sa cupidité. Kira attend des cadeaux et des pots-de-vin, mais Asano, jeune seigneur intègre, refuse de céder. L'humiliation grandit entre les deux hommes.Un jour, excédé par les insultes, Asano dégaine son sabre et blesse Kira dans le château du shogun. Or, dégainer une arme dans ce lieu sacré est un crime impardonnable. Asano est immédiatement condamné au seppuku, le suicide rituel, et ses terres confisquées. Ses samouraïs deviennent alors des rônins, des guerriers sans maître.À la tête de ces hommes se trouve Ôishi Kuranosuke. Officiellement, il se résigne, mène une vie dissolue et semble avoir abandonné toute idée de vengeance. Mais c'est une ruse. Pendant près de deux ans, il cache ses intentions, laissant ses ennemis croire que les anciens vassaux d'Asano ont perdu tout esprit combatif.Dans l'ombre pourtant, Ôishi et quarante-six compagnons préparent minutieusement leur revanche. Ils étudient les habitudes de Kira, la disposition de sa demeure et attendent le moment propice. Dans la nuit glaciale du 14 décembre 1702, ils passent à l'action. Armés de sabres et d'arcs, ils prennent d'assaut la résidence de Kira. Le combat est bref mais violent. Finalement, ils trouvent Kira caché dans une remise. Il est exécuté sur place, et sa tête tranchée est déposée sur la tombe d'Asano, au temple Sengaku-ji.Le Japon tout entier est bouleversé. D'un côté, les rônins ont violé la loi en commettant un meurtre prémédité. De l'autre, ils ont respecté jusqu'au bout l'honneur de leur seigneur. Le shogun hésite, puis tranche : les 47 rônins ne seront pas traités comme de vulgaires criminels, mais devront accomplir le seppuku. Ils meurent donc dignement, rejoignant leur maître dans la mort.Leur tombe au temple Sengaku-ji, à Tokyo, est devenue un lieu de pèlerinage. Aujourd'hui encore, l'histoire des 47 rônins reste un symbole de loyauté, de sacrifice et de fidélité inébranlable, rappelant qu'au Japon, l'honneur pouvait valoir plus que la vie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Revue de presse Afrique
À la Une: la déchéance de nationalité dans les pays du Sahel

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 19, 2025 4:16


C'est un article de Mali Actu qui parle de la déchéance de nationalité, comme « d'une arme politique en pleine transition militaire ». Le journal en ligne en veut pour preuve, le cas de « trois activistes tchadiens installés en France qui viennent d'être déchus de leur nationalité, accusés d'intelligence avec des puissances étrangères ».  Pour Mali Actu, il s'agit là d'une « pratique étatique de plus en plus utilisée comme un outil politique dans plusieurs états du Sahel ». « Depuis l'arrivée au pouvoir de transitions militaires, des décisions similaires ont été prises contre des opposants et des personnalités publiques. Des voix indépendantes sont ainsi neutralisées », poursuit Mali Actu qui prend pour exemple le cas du Niger. Depuis le coup d'État de 2023, « plusieurs proches de l'ancien président Mohamed Bazoum ont été provisoirement déchus de leur nationalité. Pour les défenseurs des droits humains, remarque le journal, la mesure est surtout symbolique et vise à intimider les opposants ». Mais les conséquences sont lourdes pour les personnes qui se voient imposer cette déchéance, explique encore Mali Actu : « dans certains cas, la mesure peut rendre une personne apatride et la priver d'une protection internationale ». Disparitions et réquisitions La presse africaine revient également ce matin sur la libération, au Burkina Faso, de deux journalistes disparus depuis plus d'un an. Les disparitions forcées, c'est une autre des méthodes utilisées pour faire taire les voix discordantes. Mais pour Adama Bayala et Alain Traoré, alias Alain Alain, une page se tourne : « ils respirent l'air de la liberté recouvrée au Burkina », annonce Aujourd8.net qui se réjouit sans réserve. « Avec ces libérations, nous dit-il, la liste des hommes de médias libérés après quelque temps passé loin de leurs familles s'allonge et on ne peut que se féliciter que nos confrères retrouvent la possibilité d'aller et venir. » Afrik.com de son côté, note que la disparition d'Adama Bayala et Alain Traoré avaient eu lieu « dans un contexte marqué par les réquisitions arbitraires de la junte dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré. Officiellement, les autorités justifient des réquisitions par le décret de mobilisation générale contre les groupes armés djihadistes. Mais de plus en plus de Burkinabè y voient un instrument pour faire taire les voix critiques ». Il reste encore un journaliste « vraisemblablement réquisitionné », rappelle Jeune Afrique, il s'agit d'Atiana Serge Oulon, « enlevé à son domicile le 24 juin 2024 ». Problème politique Le Maroc est dans le viseur d'Afrik.com, et plus précisément son roi Mohamed VI. Dans un article au vitriol d'Afrik.com intitulé « Mohamed VI et les voitures de l'État : une monarchie en roue libre », le journaliste Malik Hamid s'exclame ainsi : « Au Maroc, la pauvreté gronde, les inégalités se creusent et la jeunesse désespère. Mais pendant ce temps, les moteurs vrombissent sous les ors d'un régime qui semble davantage préoccupé par le confort de ses élites que par les conditions de vie de ses citoyens ». C'est la ministre de l'Économie et des finances, Nadia Fettah, qui selon Afrik.com, « a révélé les dépenses faramineuses consacrées au parc automobile de l'État. (…) plus de trois milliards de dirhams par an, sont affectés à l'entretien, au carburant et au renouvellement des voitures de fonction de l'administration publique marocaine ». « Alors même que le pays se débat avec une inflation galopante, un chômage endémique et une crise sociale profonde, poursuit Afrik.com, l'État consacre des milliards à l'entretien d'un luxe bureaucratique. » Et ce n'est pas tout : « Le cœur du scandale, ajoute le site d'information, c'est que ces voitures ne servent pas seulement à des missions officielles, mais bien souvent à des trajets personnels, à des déplacements de confort, voire à des abus flagrants d'autorité ».

RTL Matin
Gaza : une commission de l'ONU accuse officiellement Israël de commettre un génocide, Benjamin Netanyahu directement visé

RTL Matin

Play Episode Listen Later Sep 16, 2025 2:37


Ecoutez RTL Matin avec Thomas Sotto du 16 septembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Programme B
Christophe Gleizes : emprisonné pour un reportage

Programme B

Play Episode Listen Later Sep 10, 2025 16:11


Journaliste sportif passionné par le football africain, Christophe Gleizes a été condamné en juillet 2025 à sept ans de prison en Algérie pour avoir simplement exercé son métier. Officiellement condamné pour « apologie du terrorisme », il paye en réalité le prix d'un reportage et des tensions diplomatiques entre Paris et Alger. Son histoire, tragique et absurde, dit l'urgence de défendre la liberté de la presse.Pour signer la pétition pour la libération de Christophe Gleizes, rendez-vous ici.Binge Audio fête ses 10 ans au Mazette ! Prenez vos places sur Shotgun ou Dice Programme B est un podcast de Binge Audio présenté par Thomas Rozec. Réalisation : Jude Rigaud. Production et édition : Charlotte Baix. Générique : François Clos et Thibault Lefranc. Identité sonore Binge Audio : Jean-Benoît Dunckel (musique) et Bonnie El Bokeili (voix). Identité graphique : Sébastien Brothier et Thomas Steffen (Upian). Direction des programmes : Joël Ronez.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Rothen s'enflamme
Jean-Michel Larqué : "Je veux que Zidane se déclare officiellement candidat" – 09/09

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Sep 9, 2025 7:39


Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.

Europe 1 - Hondelatte Raconte
[BONUS 2] - Le scandale du médiator

Europe 1 - Hondelatte Raconte

Play Episode Listen Later Sep 3, 2025 19:34


Une histoire aussi passionnante qu'un polar. La fameuse affaire du Mediator, un médicament du laboratoire français Servier. Officiellement antidiabétique, mais qui pendant des décennies a été prescrit comme un coupe faim pour faire maigrir, et qui aurait entrainé la mort de 500 à 2 000 personnes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi le Pentagone a-t-il inventé des ovnis ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Sep 2, 2025 2:52


C'est une histoire digne d'un scénario de science-fiction… sauf qu'elle est vraie. Le 6 juin 2025, le Wall Street Journal a levé le voile sur un pan méconnu de l'histoire militaire américaine : l'utilisation délibérée du mythe des ovnis par le Pentagone pour dissimuler ses programmes d'armement ultra-secrets.L'un des cas les plus révélateurs remonte à 1967, dans le Montana. Ce soir-là, un capitaine de l'US Air Force affirme avoir vu une lumière étrange survoler un silo de missiles balistiques intercontinentaux. Puis, sans explication, les systèmes électriques et les ogives sont désactivés. À l'époque, l'événement est classé top secret. Officiellement, on parle d'un « phénomène inexpliqué ». Officieusement, il s'agissait d'un test militaire utilisant une impulsion électromagnétique (IEM), destinée à perturber les installations électroniques ennemies. L'effet secondaire ? Une lueur artificielle dans le ciel, facilement assimilable à un « ovni ».Mais l'intox ne s'arrête pas là.Dans les années 1980, alors que les États-Unis testent des technologies furtives encore jamais vues, comme le F-117 Nighthawk, un étrange personnage se rend dans un bar du Nevada. Il y laisse des photos de “soucoupes volantes”, accompagnées d'un discours confus sur les extraterrestres. Intrigués, les services de renseignement identifient l'homme : un colonel à la retraite, agissant sur ordre de ses supérieurs, dans le cadre d'une opération de désinformation. Objectif ? Détourner l'attention des vrais essais menés dans la région, notamment à proximité de la célèbre Zone 51, et semer le doute auprès des éventuels espions soviétiques.Car la Zone 51 est bien réelle, et elle a servi de site de test pour des appareils révolutionnaires, comme le SR-71 Blackbird ou le drone U-2, conçus pour des missions de surveillance en haute altitude pendant la Guerre froide. Les formes inhabituelles de ces engins, leur comportement silencieux et leurs trajectoires non conventionnelles ont alimenté, sans effort, la légende des « objets volants non identifiés ».Selon des experts interrogés par National Geographic, le Pentagone a volontairement entretenu cette confusion. Non pas pour valider l'idée d'extraterrestres, mais pour créer un écran de fumée utile à la sécurité nationale. En brouillant les pistes, les autorités empêchaient non seulement le public d'en apprendre trop… mais aussi les services secrets ennemis.Aujourd'hui, l'AARO, un bureau fondé en 2022 pour enquêter sur les phénomènes aériens non identifiés, reconnaît que certaines de ces “observations” étaient liées à des projets militaires confidentiels. La question extraterrestre reste ouverte, mais une chose est sûre : les ovnis ont été, au moins en partie, un outil stratégique du Pentagone. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les matins
2025 : quand l'IA fait officiellement sa rentrée à l'école

Les matins

Play Episode Listen Later Sep 1, 2025 3:17


durée : 00:03:17 - Un monde connecté - par : François Saltiel - L'intelligence artificielle était jusqu'ici utilisée par les élèves comme les professeurs sans cadre générale, en septembre 2025, la ministre Elisabeth Borne tente de réguler et d'encadrer sa pratique.

Tech&Co
L'IA fait officiellement sa rentrée à l'école – 01/09

Tech&Co

Play Episode Listen Later Sep 1, 2025 26:37


Ce lundi 1er septembre, François Sorel a reçu Zoé Mohl, investisseur chez Balderton Capital, Nicolas Guyon, animateur du podcast "Comptoir IA", et Frédéric Simottel, journaliste BFM Business. Ils se sont penchés sur l'officialisation de l'utilisation de l'IA à l'école, et la menace de l'IA sur l'emploi des jeunes diplômés, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast

Journal en français facile
Gaza: l'ONU déclare officiellement la famine / L'Afrique, continent le plus touché par les incendies / France: l'affaire Pormanove choque à l'étranger...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Aug 22, 2025 10:00


Le Journal en français facile du vendredi 22 août 2025, 18 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/BwfG.A

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] Macron reconnaît officiellement la guerre française au Cameroun

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Aug 14, 2025 20:00


Pour la première fois, un président français reconnaît la guerre au Cameroun pendant la décolonisation. Emmanuel Macron a donc brisé le silence officiel sur cette page d'histoire Franco-Camerounaise. Un tabou de 65 ans est enfin levé. Transparence historique ou calcul politique ? Que pensez-vous de cette reconnaissance tardive ? Courage historique ou manœuvre diplomatique ?

Reportage International
Thaïlande: l'industrie et les consommateurs face à la fin du cannabis récréatif

Reportage International

Play Episode Listen Later Aug 14, 2025 2:31


Il y a trois ans, la Thaïlande était le premier pays d'Asie à retirer le cannabis de la liste des stupéfiants. Mais depuis le 1er juillet, le royaume a fait marche arrière. Fini, l'usage récréatif, retour à une consommation strictement médicale. Un coup dur pour une industrie qui a généré 1 milliard de dollars l'an dernier. Entre flou administratif et inquiétude, les producteurs, les vendeurs et les consommateurs tentent de s'adapter. Reportage Juliette Chaignon à Chiang Mai et Bangkok. Il y a trois ans, Aeon était comptable dans le nord de la Thaïlande et n'avait jamais consommé de cannabis. Mais la légalisation et un marché en plein essor l'ont séduite. Aeon a investi alors 150 000 euros dans une plantation et six magasins : « Au début, j'ai pensé pouvoir gagner de l'argent. J'ai fait des prêts à la banque. » Jusqu'ici, les règles étaient simples pour les plus de 10 000 magasins sous licence : des fleurs de cannabis en vente libre, sauf pour les étudiants, les moins de 20 ans et les femmes enceintes, interdiction de fumer dans les lieux publics et tenue d'un registre des achats et ventes du mois. Mais depuis le 1er juillet 2025, un nouveau décret inquiète les vendeurs : les clients doivent présenter une ordonnance médicale pour acheter. « Je suis inquiète, car j'ai déjà trop investi et la vente sera plus difficile. Les clients ont peur d'acheter maintenant, ils ont peur de la police. Et j'ai peur de devoir licencier mes employés », raconte Aeon. Depuis l'entrée en vigueur des nouvelles règles, quelques dizaines de magasins ont été sanctionnés. Certaines boutiques, elles, n'ont rien changé. Elles misent sur le flou des autorités, qui n'ont pas encore détaillé comment concrètement appliquer la loi. À lire aussiThaïlande: intervention de la police lors d'une grande «soirée drogue» Dans ce magasin de Chiang Mai, Jackson et Rayan, deux touristes, viennent d'acheter un sachet d'herbe. Ils roulent leur joint sur la terrasse. « Je n'ai pas eu besoin de prescription pour acheter. C'est un peu confus. Tu viens d'acheter ça... C'était combien ? », demande l'un. « Six euros pour 3 grammes », répond l'autre. « C'est aussi simple que d'acheter de la bière », s'amuse le premier. Dans une autre boutique, Travis, un gérant californien installé en Thaïlande, a lui choisi de s'adapter : « J'ai des contacts de médecins, ce qui permettra aux clients d'avoir une ordonnance et de continuer à profiter du cannabis. » Pour lui, une régulation plus stricte en Thaïlande était nécessaire : « C'est un peu le Far West jusqu'ici. Et la surproduction entraîne une baisse de la qualité. » Officiellement, la Thaïlande a restreint l'accès au cannabis pour protéger la santé des plus jeunes et pour éviter le trafic. L'an dernier, plus de 800 voyageurs ont été arrêtés et accusés de transporter de l'herbe. Des justifications opportunistes d'après Chokwan Kitty Chopaka, militante pro-cannabis : « Ce sont des manœuvres politiques. Tant que nous n'aurons pas une loi spécifique sur le cannabis, n'importe quel gouvernement pourra imposer ce qu'il veut. » Le gouvernement dit aussi vouloir re-criminaliser le cannabis. Une mauvaise solution, d'après Kitty : « ​​​​​​​En Thaïlande, il y a toujours moyen de contourner la loi. Sinon, notre industrie du sexe n'existerait pas. Est-ce une bonne chose ? Pas vraiment, car le cannabis risque de se retrouver dans une zone grise. » Face à l'incertitude et une forte concurrence, Kitty a déjà fermé son magasin. Elle craint de voir des centaines de vendeurs de cannabis faire de même en Thaïlande. À lire aussiThaïlande: la légalisation du cannabis, une manière de renouer avec la culture locale

Revue de presse Afrique
A la Une: l'opposition décapitée au Tchad…

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Aug 11, 2025 4:14


Le principal opposant, l'ancien Premier ministre, Succès Masra, a donc été condamné samedi à vingt ans de prison ferme et à une amende d'un milliard de FCFA. Il a été reconnu coupable de « diffusion de message à caractère haineux et xénophobe » et de « complicité de meurtre » dans le cadre du drame de Mandakao où 42 personnes ont été tuées en mai dans un conflit intercommunautaire. Succès Masra ne reconnait aucun des faits qui lui sont reprochés et parle de « machination politique ». « Le procès, qui s'est étalé sur plusieurs semaines à N'Djamena, a suscité un fort intérêt médiatique, relève prudemment le site Tchad Infos, tant au niveau national qu'international. Les débats, souvent intenses, ont opposé les arguments de l'accusation et ceux de la défense. Le ministère public a notamment produit des éléments matériels, dont des communications interceptées, pour démontrer la complicité du Dr Masra dans le conflit, affirme Tchad Info. Économiste de formation, rappelle le site, ancien fonctionnaire de la Banque africaine de développement et Premier ministre en 2024, Succès Masra s'est imposé ces dernières années comme l'une des voix majeures de l'opposition. Son discours, axé sur la justice sociale, la gouvernance transparente et le renouvellement de la classe politique, lui a valu un important soutien, notamment parmi la jeunesse ». À lire aussiTchad: l'ex-Premier ministre et opposant Succès Masra condamné à 20 ans de prison ferme Dérive autoritaire ? Pour l'opposition, ce procès est purement « politique », relève pour sa part le site Tachad : les soutiens politiques de Succès Masra dénoncent en effet une « dérive autoritaire du président Mahamat Idriss Déby », et « affirment que la justice est “aux ordres“ et que le pouvoir utilise un vernis démocratique pour rassurer ses partenaires internationaux tout en reproduisant les méthodes de l'ancienne police politique. Les critiques accusent également le gouvernement de consacrer ses ressources au renforcement de l'appareil sécuritaire et au contrôle des richesses nationales (…). Et elles avertissent que, comme dans d'autres pays, aucun dirigeant n'est à l'abri d'un soulèvement populaire, citant les chutes de Mobutu Sese Seko, Omar el-Béchir ou encore Ben Ali ». Sur les traces de son père ? Hors des frontières tchadiennes, la presse ne prend pas de gants… « Mahamat sur les traces d'Idriss Déby », s'exclame Ledjely en Guinée. « Avant Mahamat l'actuel président, son père, Idriss Déby, avait déjà fait preuve d'une grande habileté pour neutraliser ses opposants, soit en les forçant à se rallier à lui, soit en les broyant via son système répressif. Yorongar Ngarledji, Lol Mahamat Choua, Saleh Kebzabo et Wadel Abdelkader Kamougué ont tous subi les affres du régime d'Idriss Déby. Quant à Ibni Oumar Mahamat Saleh, il a manifestement payé de sa vie son opposition. Officiellement porté disparu depuis la nuit du 2 au 3 février 2008, alors qu'une rébellion menaçait le Palais Rose, des sources affirment qu'il serait mort de ses blessures dans les geôles tchadiennes. Rien de nouveau donc sous le soleil tchadien, soupire encore Ledjely : le fils marche fidèlement sur les traces du père. Succès Masra vient allonger la liste des opposants ayant payé un lourd tribut à leur engagement ». « L'alternance n'est pas pour demain… » « Triste sort pour un jeune loup aux dents longues », renchérit Le Pays au Burkina Faso : « Le scénario est des plus humiliants pour ce jeune économiste qui avait suscité tant d'espoir au sein de la jeunesse de son pays. En effet, tout porte à croire que le chef de file de l'opposition tchadienne a été utilisé par le régime militaire de Déby-fils qui, après s'être servi de lui, l'a ensuite jeté tel un citron pressé. (…) Avec cette condamnation, c'est l'opposition tchadienne qui se trouve désormais décapitée et affaiblie, pointe encore Le Pays. En effet, après avoir perdu Yaya Dillo, passé de vie à trépas en février 2024, dans des circonstances pour le moins suspectes, elle perd un autre poids-lourd. C'est dire si l'alternance n'est pas pour demain au Tchad ». Hier dimanche, c'était le 65ᵉ anniversaire de l'indépendance du Tchad… Et à cette occasion, note le site Tachad, le président Mahamat Idriss Déby « a prononcé un discours empreint d'hommage aux pionniers, de bilan et de perspectives pour la nation. Depuis le Palais Toumaï, il a salué la mémoire des pères fondateurs et réaffirmé l'importance du vivre-ensemble comme socle de la cohésion nationale. (…) Clôturant son message, il a invité ses compatriotes à célébrer non seulement l'indépendance nationale, mais aussi leur liberté individuelle ».

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Alassane Ouattara entre officiellement dans la course présidentielle

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jul 31, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les manifestations en Angola, la création d'un gouvernement parallèle des FSR et la reconnaissance prochaine d'un État palestinien par le Royaume-Uni. Côte d'Ivoire : Alassane Ouattara entre officiellement dans la course présidentielle  Après plusieurs mois d'attente, le président ivoirien a officialisé son intention de briguer un quatrième mandat. Pourquoi a-t-il mis autant de temps avant d'annoncer sa candidature à la présidentielle ? Pourquoi les opposants estiment que cette candidature est anticonstitutionnelle ? Avec Benoît Almeras, correspondant de RFI à Abidjan.   Angola : violentes émeutes en réaction à la hausse du prix de l'essence  En Angola, les heurts entre les forces de l'ordre et les manifestants contre la vie chère ont fait 22 morts en quelques jours. Pourquoi la hausse des prix du carburant a-t-elle eu un tel effet déclencheur chez les populations ? Comment le gouvernement réagit-il face à ces émeutes ? Avec Chloé Buire, chargée de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), laboratoire Les Afriques dans le Monde.   Soudan : les FSR passent à l'offensive politique  Les Forces de soutien rapide ont annoncé la formation d'un gouvernement parallèle au Soudan. Quel est le pouvoir réel de ce gouvernement parallèle sur le terrain et qui en sont les principaux acteurs ? Quels sont les risques d'escalade militaire entre l'armée régulière et les FSR après cette annonce ?   Avec Houda Ibrahim, journaliste au service Afrique de RFI.    Royaume-Uni : vers une reconnaissance d'un État palestinien?  Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a annoncé que le Royaume-Uni pourrait reconnaître l'État palestinien en septembre sauf si Israël répond à plusieurs engagements. Pourquoi le Royaume-Uni insiste-t-il pour poser des conditions sur cette reconnaissance ? L'État hébreu pourrait-il répondre favorablement à cet appel ? Avec David Rigoulet-Roze, chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique (IFAS), rédacteur en chef de la revue Orients Stratégiques. 

Timeline (5.000 ans d'Histoire)
La Prohibition - 6/6 et fin

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Jul 2, 2025 15:08


Pour vous abonner et écouter l'émission en une fois, sans publicité : https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Ça démarre toujours comme ça Par une bonne intention.Alors, on veut sauver les hommes de l'alcool, protéger les familles, ramener l'ordre moral.On veut guérir l'Amérique.Mais ce que les États-Unis vont vivre, à partir de 1920, n'a rien d'une convalescence. C'est une descente. Une décennie de violence, de double discours, d'hypocrisie politique et de criminalité organisée à une échelle jamais vue.Pendant treize ans, la fabrication, la vente et le transport d'alcool deviennent illégaux sur l'ensemble du territoire américain. Officiellement, l'alcool est banni pour préserver la nation, encourager la tempérance, rendre les citoyens meilleurs. En réalité, il ne disparaît jamais. Il change de visage. Il entre en clandestinité. Et l'Amérique avec lui.Derrière les façades closes des speakeasies (les bars clandestins), on danse sur du jazz, on trinque en cachette, on négocie des pots-de-vin. La police détourne les yeux, parfois la loi aussi. La boisson coule à flot dans les villes, les caves, les arrière-salles. Et dans les veines du pays.L'État croyait contrôler une habitude. Il découvre qu'il a réveillé un monstre.Car interdire, ce n'est pas empêcher.Et ce que la Prohibition interdit, elle va surtout le rendre rentable.Elle consacre des figures nouvelles.Des avocats devenus millionnaires, dont certains dissimulent leurs distilleries derrière des pharmacies.Des criminels qui deviennent des icônes, comme Al Capone, qui transforme Chicago en capitale du crime, finance des soupes populaires avec l'argent du trafic, tout en faisant exécuter ses rivaux à la mitraillette.Mais la Prohibition, ce n'est pas seulement l'histoire des gangsters. C'est aussi celle des échecs du pouvoir, des contradictions d'une société, et du poids des idéaux mal appliqués.C'est l'histoire d'une croisade morale détournée par l'argent. D'un État qui perd la main.D'un peuple qui se rit des lois… et qui en meurt parfois.Car à force de distiller dans l'illégalité, on fabrique des alcools frelatés, toxiques, dangereux. On mélange, on coupe, on triche. Et on enterre.Et puis il y a l'autre scène : celle des bureaux, des couloirs du Congrès, des caves du Sénat pleines de bouteilles, pendant que les rues se remplissent de cadavres.La Prohibition devait moraliser l'Amérique. Elle l'a fracturée. Elle a sapé la confiance dans les institutions. Elle a légitimé la corruption comme mode de gouvernement. Elle a semé les bases du crime organisé moderne.Et pourtant, cette période est aussi fascinante que trouble. Car elle interroge :Pourquoi une société décide-t-elle de bannir quelque chose d'aussi ancré que l'alcool ?Pourquoi une loi, votée à une écrasante majorité, devient-elle si vite une mascarade ?Et pourquoi, malgré ses effets désastreux, certains rêvent-ils encore, aujourd'hui, de moraliser la société par la contrainte ?Ce que nous allons explorer, ce n'est pas seulement une période de l'histoire américaine.C'est un miroir tendu à notre époque.Car derrière les barils de whisky cachés dans les caves, derrière les gangsters en costume et les descentes de police, il y a une question essentielle : que se passe-t-il quand la loi s'attaque à la culture ? Et que reste-t-il, une fois la tempérance oubliée, mais que la violence, elle, est restée ?Mon invitée, l'historienne et spécialiste des Etats-Unis, Annick Foucrier, qui vient de sortir son dernier ouvrage, excellent, au nom évident "La Prohibition", chez Armand Colin Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi les prisonniers d'Alcatraz devaient prendre des douches chaudes tous les jours ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Jul 1, 2025 2:35


Alcatraz, célèbre prison fédérale située sur une île au large de San Francisco, n'était pas seulement connue pour son isolement et sa sécurité extrême. L'un des détails les plus surprenants concerne l'obligation pour les prisonniers de prendre une douche chaude quotidiennement. Cette mesure, en apparence bienveillante, avait en réalité une motivation stratégique et sécuritaire très précise : empêcher toute tentative d'évasion.L'île d'Alcatraz est entourée d'eaux glaciales, avec des températures variant généralement entre 10 et 12°C. Le courant est fort, les marées imprévisibles, et l'eau, même en été, est redoutablement froide. Or, lorsqu'on est habitué à prendre des douches chaudes tous les jours, le choc thermique avec de l'eau froide devient bien plus difficile à supporter. Cela affaiblit la capacité du corps à gérer l'hypothermie et réduit considérablement les chances de nager longtemps dans une eau aussi froide.Les autorités pénitentiaires avaient bien compris cela : en habituant les détenus à la chaleur, ils réduisaient leur tolérance au froid. Ce détail, apparemment anodin, devenait un rempart supplémentaire contre les tentatives de fuite. En d'autres termes, la douche chaude devenait une arme psychologique et physiologique de dissuasion.Cette stratégie s'inscrivait dans une philosophie plus large à Alcatraz : rendre l'évasion non seulement difficile sur le plan logistique, avec une sécurité de type militaire, mais aussi quasi-impossible sur le plan physique. D'ailleurs, aucun prisonnier n'a officiellement réussi à s'évader de la prison. Le cas le plus célèbre reste celui de Frank Morris et des frères Anglin, en 1962. S'ils ont percé les murs de leurs cellules, mis en place des mannequins en papier mâché pour tromper les gardiens et réussi à rejoindre le rivage en radeau de fortune, leur sort reste incertain. Officiellement, ils se sont noyés, mais certains éléments laissent penser qu'ils ont peut-être survécu.Enfin, il faut noter que les douches à Alcatraz étaient collectives, sans cabines, ce qui permettait aussi une surveillance constante des prisonniers et limitait les cachettes d'objets interdits ou les comportements suspects.En résumé, les douches chaudes à Alcatraz n'étaient pas un luxe, mais un outil habile de contrôle : elles contribuaient à affaiblir les détenus face à l'environnement hostile de la baie, et à renforcer l'illusion que l'évasion était impossible. Une stratégie de dissuasion bien pensée, à la hauteur de la réputation de la prison la plus sécurisée des États-Unis. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.