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1er épisode solo de la rentrée solo je vous raconte mon été, celui où je suis parti trois semaines à Stockholm écrire le livre sur lequel je travaille depuis un an et demi.Un livre sur ce que la technologie nous retire quand elle nous facilite tout.Ce départ est né d'une sensation que je traîne depuis longtemps, ce pincement au ventre chaque fois que je demande mon chemin à Google Maps plutôt qu'à un humain, chaque fois que je fais rédiger un texte par une IA, chaque fois que ma vie devient un peu plus pratique et un peu plus vide en même temps. Je me suis imposé une règle : aucune ligne de ce livre ne serait écrite par une machine. Et pour tenir cette règle, il me fallait un endroit où rien ne viendrait m'aider à fuir.Ce que je n'avais pas vu venir, c'est que je partais écrire un livre sur la friction dans le pays qui a le mieux réussi à la faire disparaître. Et que ça allait d'abord me mettre à terre.Dans cet épisode, nous parlons de la première semaine, celle où je n'ai adressé la parole à personne et où la solitude que je croyais désirer m'a serré le ventre pendant sept jours pleins. De l'effet de dévitalisation, ce mot que j'ai fini par trouver pour désigner ce qui nous arrive collectivement. Du papillon qui doit déchirer sa chrysalide lui-même sous peine de ne jamais voler. Du pigeon de Skinner, que je porte en moi chaque fois que j'essaie d'affiner ma routine du matin. De la nuit où j'ai décidé de jeter la moitié de mon manuscrit. Des Suédois qui s'effacent plutôt que de vous contredire, et de ce que ma sœur m'a dit à ce sujet qui m'a scié. Du Rat Park et de la cage confortable qu'on se construit tous. Et du moment où j'ai griffonné mon numéro de téléphone sur un bout de papier, à mon âge, pour le tendre à quelqu'un.Je me suis questionné sur ce que la solitude fait vraiment, sur la différence entre celle qu'on choisit et celle qui nous tombe dessus, sur ce qu'on croit épargner à nos enfants en leur retirant l'attente et l'ennui, et sur ce qui reste d'une société quand elle a poli tous ses angles.C'est un épisode long, personnel, et sans doute le plus intime que j'aie enregistré. Si vous vous êtes déjà surpris à ne pas savoir ce qui vous avait fait sourire ou pleurer dans la journée, il est pour vous.3. Citations marquantes« Comprendre un piège ne vous permet pas d'en sortir. Vingt ans plus tard, je suis plus accro que jamais. »« Je critique, je rejette, et je reste. C'est sans doute la définition la plus honnête de ma situation, et peut-être de la vôtre. »« J'ai reçu des mails de lecteurs qui me remerciaient pour ce texte que je n'avais pas écrit. Le fait que ça marche m'a prouvé l'efficacité du système et a creusé le vide encore un peu plus. »« Si vous ouvrez le cocon du papillon pour lui simplifier la vie, vous le condamnez : il ne pourra jamais voler. »« On est devenus des athlètes de la certitude dans un monde qui réclamerait plutôt des acrobates de la complexité. »(Bonus si besoin d'un sixième extrait pour les réseaux)« Je suis venu écrire sur ce qui nous arrive quand on retire toutes les frictions d'une vie, et je me suis retrouvé dans un pays qui a fait exactement ça, mais à l'échelle d'une culture entière. »4. Idées centrales discutées 1. L'effet de dévitalisation≈ 09:30 Les systèmes conçus pour nous retirer les frictions de la vie, l'attente, l'effort, l'ennui, le désaccord, finissent par nous vider de l'intérieur. Ils réduisent notre capacité à décider, nos compétences, jusqu'au sens qu'on donne à notre existence. On devient performants, productifs, et vides. Pourquoi ça compte : c'est le mot qui manquait. Tant qu'une sensation n'a pas de nom, elle existe dans le corps mais pas dans la conversation collective. Nommer permet d'agir.2. Savoir ne suffit pas≈ 03:10 Vingt ans à connaître parfaitement les mécanismes d'addiction des plateformes, et vingt ans à y céder quand même. La lucidité n'est pas un levier de changement. Pourquoi ça compte : ça disqualifie toute la littérature qui promet qu'il suffit de comprendre pour se libérer, et ça déplace la question du côté de l'environnement plutôt que de la volonté individuelle.3. Le vivant se renforce par la résistance, pas par le rendement≈ 21:00 La friction est un mauvais élève en ingénierie, on la supprime pour gagner en rendement. Mais un arbre se renforce sous le vent, les valvules du cœur avec le flux du sang, et le papillon a besoin de l'effort qui brise la chrysalide pour que ses ailes se remplissent. Pourquoi ça compte : les designers de la Silicon Valley ont appliqué la logique de la machine au vivant sans vérifier qu'elle s'y appliquait. C'est une erreur de modèle, pas une erreur de morale.4. Friction n'est pas souffrance≈ 23:00 La souffrance réelle, celle de la maladie, du deuil, de la précarité, ne construit rien, elle épuise et elle diminue, et elle demande de la justice et du soutien. Les frictions du quotidien, elles, font grandir quand on les traverse. Pourquoi ça compte : sans cette distinction, tout le propos bascule dans le discours réactionnaire du « c'était mieux quand c'était dur ». C'est le garde-fou de l'épisode.5. La bonne solitude a besoin de micro-liens≈ 32:00 Le flot d'écriture n'est pas venu de l'isolement pur. Il est arrivé au moment précis où j'ai commencé à échanger trois mots avec le type de la cantine et la femme de la sécurité. J'avais besoin d'être seul pour écrire et de ces quelques regards pour tenir debout pendant que j'écrivais seul. Pourquoi ça compte : ça renverse le mythe de l'artiste retiré du monde, et ça donne un dosage concret plutôt qu'un idéal.6. Ce n'est pas la substance qui crée l'addiction, c'est l'isolement≈ 51:30 Le rat seul se tue à la morphine, les rats du Rat Park en consomment jusqu'à dix-neuf fois moins, et ceux qui étaient déjà accros réduisent d'eux-mêmes une fois replacés dans la vie sociale. Pourquoi ça compte : appliqué à nos écrans, ça déplace tout le débat. La question n'est pas de savoir si TikTok est mauvais, mais de savoir dans quelle cage on le consomme.7. Le désaccord est un muscle qu'on a laissé fondre≈ 42:00 Les Suédois s'effacent plutôt que de vous contredire, et le résultat n'est pas un enfer, c'est doux, propre et sûr. Mais le prix, c'est un lien social qui se dévitalise. Nous suivons le même chemin avec les bulles de filtres et la disparition des lieux où l'on croisait des gens qui ne pensaient pas comme nous. Pourquoi ça compte : c'est la friction dont personne ne parle, parce que tout le monde a envie de s'en débarrasser. Et c'est peut-être celle qui nous manquera le plus.Questions structurantes de l'épisode(Format solo : ce sont les questions que je me pose à voix haute et qui portent le récit. Utilisables telles quelles pour les chapitres, les descriptions courtes, ou comme angles de relance sur les réseaux.)Pourquoi ma vie devient-elle un peu plus pratique et un peu plus vide en même temps ?Comment peut-on connaître parfaitement les mécanismes d'un piège et y rester enfermé vingt ans ?Qu'est-ce qu'une sensation qui n'a pas de mot ? Existe-t-elle vraiment tant qu'on ne peut pas la nommer ?Que se passe-t-il exactement quand on retire à un être vivant toutes les résistances qu'il rencontre ?Où passe la ligne entre la friction qui construit et la souffrance qui détruit, et pourquoi les confond-on autant aujourd'hui ?Est-ce que la solitude qu'on désire est vraiment celle qui nous fait du bien ?Qu'est-ce qui a changé entre une époque où l'attente était le décor et une époque où elle est devenue une agression ?Pourquoi cherche-t-on à affiner jusqu'à son repos, et qu'est-ce que ça dit de notre rapport au hasard ?Que faut-il pour accepter de jeter la moitié d'un travail quand une solution confortable est à portée de main ?Combien de décisions ai-je réellement prises aujourd'hui, et combien ont été prises pour moi ?Que devient une société qui a réussi à supprimer le conflit de ses relations quotidiennes ?Est-ce qu'on protège nos enfants en leur retirant l'attente, l'ennui et l'échec, ou est-ce qu'on les prive de ce qui nous a construits ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Alain de Botton est écrivain et philosophe. Il est également le fondateur de The School of Life, il a écrit Le cours de l'amour, un livre que j'ai lu il y a quelques années et qui m'a franchement retourné, parce qu'il commence là où tous les films s'arrêtent : le jour d'après le mariage.C'est le retour de l'été et ca m'a semblé bien de diffuser cet épisode en cette dernière semaine d'aout.Petite précision avant de démarrer : cet épisode a d'abord été diffusé en anglais. J'ai quand même tenu à le proposer en français, parce que ce qu'Alain raconte sur l'amour me paraît trop utile pour rester réservé à celles et ceux qui sont à l'aise avec l'anglais.Il y a un moment dans la conversation où je me suis vu, moi, dans ce qu'il décrivait. Il explique, statistiques à l'appui, que les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Pas par malchance. Parce que nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux, nous sommes attirés par ce qui nous est familier. Et on peut passer une vie entière à rejouer la même scène en croyant chaque fois faire un choix neuf.Dans cet épisode, nous parlons de l'idéal romantique et de ce qu'il nous fait faire, des papillons dans le ventre et de ce qu'ils cachent vraiment, du complexe d'Œdipe relu comme un manuel pratique, des drapeaux rouges à repérer dès le premier dîner, de la sexualité qui s'éteint dans les couples aimants, du polyamour et des dégâts qu'il laisse parfois, de l'infidélité comme tentative maladroite de se rapprocher, des ruptures et de la manière décente de partir, des enfants qui abîment le couple, et de ce qu'on appelle la folie de l'autre.J'ai discuté avec Alain des questions que tout le monde se pose et que personne n'ose formuler à voix haute : est-ce qu'on peut faire changer quelqu'un, comment savoir qu'on a vraiment tout essayé, pourquoi les hommes hétérosexuels ont si peu de mots pour dire ce qu'ils ressentent, et pourquoi les applications de rencontre ont un intérêt économique à ce que vous ne trouviez personne.Ce qui m'a le plus marqué, c'est sa réponse finale. Derrière l'argent, la gloire et l'amour, ce que nous cherchons tous, dit-il, c'est le calme que nous avons connu nourrisson. Et il ajoute une phrase que je n'ai pas réussi à me sortir de la tête : le bruit qui est à l'intérieur de nous a d'abord été un bruit extérieur.Bonne écoute.3. Citations marquantes« Nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux. Nous sommes attirés par ce qui nous est familier. »« Il ne s'agit pas de trouver quelqu'un de sain d'esprit, tout le monde est fou. Il s'agit de trouver quelqu'un capable d'explorer sa folie avec un minimum de maturité. »« Le modèle économique des applis de rencontre repose sur votre échec. C'est une machine à sous : le bonheur, oui, mais pas maintenant, revenez demain. »« Se déshabiller, c'est intéressant. Mais se mettre psychologiquement à nu, ça, c'est la vraie aventure. Et ça ne devient jamais ennuyeux. »« Il n'existe pas d'équilibre entre vie pro et vie perso. Tout ce qui vaut la peine d'être fait va déséquilibrer votre vie. »4. Idées centrales discutées 1. Nous aimons dans un décor que nous n'avons pas choisi (≈ 02:35) Alain ouvre sur cette maxime de La Rochefoucauld : certaines personnes ne seraient jamais tombées amoureuses si elles n'avaient jamais entendu dire que ça existait. Nos émotions reçoivent des encouragements discrets de la société qui nous entoure, et l'idéal romantique en fait partie. Pourquoi ça compte : si nos attentes viennent du décor, elles peuvent être révisées. C'est une bonne nouvelle déguisée en fatalité.2. L'attirance suit le familier, pas le bonheur (≈ 12:52) Le mouvement romantique promettait qu'en suivant son cœur, on choisirait mieux. La psychologie moderne dit l'inverse. Nous rejouons les schémas de frustration de l'enfance parce qu'ils ressemblent à la maison. Pourquoi ça compte : c'est l'explication la plus solide au sentiment de « je retombe toujours sur le même profil » que tant de gens décrivent.3. Les perversions sexuelles sont des terreurs de l'intimité (≈ 25:39) De l'exhibitionniste au voyeur, Alain lit ces comportements comme des refus de la réciprocité : il faut imposer, ou observer de loin, parce que se regarder dans les yeux est insupportable. Pourquoi ça compte : le même mécanisme, en version douce, explique l'amant qui disparaît le lendemain matin. Le désir de connexion et la terreur d'être englouti cohabitent chez tout le monde.4. Les applications de rencontre ont besoin de votre échec (≈ 32:06) Leur modèle repose sur une promesse jamais tenue, exactement comme une machine à sous. Alain reste pourtant optimiste sur la technologie : il imagine une IA témoin du couple, qui signalerait ce que nous ne savons pas entendre. Pourquoi ça compte : ça déplace le débat, le problème n'est pas la technologie, c'est le modèle économique qu'on lui a collé dessus.5. On ne cherche pas quelqu'un de sain, on cherche quelqu'un de lucide (≈ 19:59) La bonne définition d'une attente réaliste, selon lui : quelqu'un capable d'annoncer sa folie avant de la vivre, et de s'en excuser après. Pourquoi ça compte : ça remplace la quête épuisante de la personne parfaite par un critère observable dès les premiers mois.6. Le dialogue a une limite, et il faut l'accepter (≈ 49:05) C'est le moment le plus vulnérable de la conversation. Alain vit de l'idée que les mots transforment les gens, et il admet que ce n'est pas toujours vrai : le traumatisme ferme des portes qu'aucun argument n'ouvre. Pourquoi ça compte : certaines des ruptures les plus douloureuses viennent de là, quitter quelqu'un qu'on aime et qui ne peut pas comprendre.7. La folie de l'autre peut devenir le lieu de l'intimité (≈ 21:28 en germe, développé à 1:20:59) Ce n'est pas la nature du problème qui décide, c'est la manière dont il est porté. Dire « j'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut être plus intime que le sexe lui-même. Pourquoi ça compte : ça retourne complètement la logique des drapeaux rouges. Le défaut avoué relie, le défaut caché détruit.5. Questions posées dans l'interviewComment l'idéal romantique de l'âme sœur a-t-il façonné ce que nous attendons de l'amour, et quels sont les pièges de ces attentes ?Comment prend-on du recul par rapport à un idéal romantique dans lequel nous baignons depuis toujours ?Que valent les papillons dans le ventre, et que sommes-nous censés ressentir quand nous tombons amoureux ?Faut-il suivre son intuition en amour, ou s'en méfier ?Que pensez-vous de l'idée que l'amour dure trois ans ?Quelles sont les attentes réalistes qu'on peut avoir d'une relation ?Existe-t-il des drapeaux rouges fiables, et quelles questions faut-il poser dès les premiers dîners ?Nous vivons dans une société sans friction, Uber, Airbnb, tout doit être fluide. Cherche-t-on aussi un partenaire sans friction ?Est-ce que les hommes hétérosexuels sont plus démunis que les femmes face à leurs propres émotions ?Comment accueillir la folie de son partenaire sans se perdre soi-même ?Peut-on faire changer quelqu'un, et à quelle vitesse ?Comment garder le désir sexuel vivant dans un couple qui s'aime depuis longtemps ?Pourquoi tant d'hommes réclament-ils aujourd'hui des relations ouvertes ?Pourquoi deux personnes qui se sont profondément aimées deviennent-elles des étrangères ?Peut-on pardonner une infidélité, et comment ?Comment savoir qu'on a vraiment tout essayé et qu'il faut partir ?Comment la société devrait-elle évoluer pour améliorer la qualité de nos relations ?Peut-on faire trop de thérapie ?6. Références citées dans l'épisodeAuteurs et philosophesLa Rochefoucauld (≈ 02:48) : « Il y a des gens qui n'auraient jamais été amoureux s'ils n'avaient jamais entendu parler de l'amour. » La citation matrice de tout l'épisode, reprise plus tard à propos du polyamour (≈ 56:47).Sénèque (≈ 17:34) : « Pourquoi pleurer sur des parties de la vie ? Elle appelle tout entière les larmes. » Cité comme exemple de pessimisme réconfortant.Nietzsche (≈ 19:44) : pour vivre, nous avons besoin de certaines illusions.Freud (≈ 33:26) : le complexe d'Œdipe, relu comme modèle des compétences nécessaires à l'âge adulte. Alain note au passage que Freud écrivait mal et qu'il a besoin d'être commenté.Spinoza (≈ 33:50 et ≈ 42:55) : cité comme exemple de penseur qui ne dit pas le meilleur de sa pensée, puis L'Éthique comme exemple de complexité que nous aimons pour de mauvaises raisons.Racine, Shakespeare, Tolstoï (≈ 49:05) : convoqués pour dire que même la plus belle éloquence ne fait pas bouger quelqu'un qui est fermé émotionnellement.Flaubert, Madame Bovary (≈ 59:09) : Emma lit les mauvais livres, ceux qui lui disent que sa vie est ennuyeuse.Livres et créations d'Alain de BottonLe cours de l'amour (The Course of Love) (≈ 00:33) : cité par moi en intro comme le livre qui m'a marqué.The School of Life (≈ 00:33 et ≈ 1:27:43) : l'institution qu'il a fondée, sa chaîne YouTube, et le terrain de ses explorations à venir.Livre français discuté sans être nomméL'amour dure trois ans (≈ 17:34) : je lui soumets la thèse, il répond qu'il ne connaît pas le livre, se félicite qu'il ne soit pas traduit en anglais et refuse d'y croire un vendredi matin à 11h20. [Auteur non nommé dans l'épisode : Frédéric Beigbeder]Cinéma et cultureÉric Rohmer (≈ 59:09) : le cinéaste qui nous apprend la patience des conversations ordinaires.Gladiator (≈ 59:09) : l'exemple inverse, le récit à l'échelle héroïque qui rend la vie quotidienne décevante.Personnes citéesEsther Perel (≈ 18:20) : mentionnée comme la voix à convoquer sur la durée du désir.Invitée d'un précédent épisode de Vlan! (≈ 1:27:26) : je mentionne une conversation qui m'a fait comprendre que le bruit est surtout intérieur. [Nom mal transcrit dans le fichier, à vérifier avant publication]Lieux et imagesLe Bois de Boulogne (≈ 25:39) : l'exemple de l'exhibitionniste.Sainte-Lucie, Saint-Barthélemy (≈ 1:09:21) : les îles de son histoire de plage, la démonstration la plus drôle de notre amnésie sentimentale.Timestamps clés00:00 — Pourquoi cet épisode est en anglais J'explique en français le contexte de l'épisode et pourquoi je tenais à le proposer malgré la barrière de la langue.00:33 — Alain de Botton, School of Life et Le cours de l'amour Mon introduction : pourquoi ce livre m'a marqué, et pourquoi les 20 ou 30 questions les plus difficiles sur l'amour sont réunies ici.02:35 — « Certains ne seraient jamais tombés amoureux s'ils n'en avaient jamais entendu parler » La maxime de La Rochefoucauld comme point de départ : nos émotions ne poussent pas dans le vide, elles sont encouragées par la société. L'idéal romantique nous dit que l'autre doit tout deviner sans qu'on ait à parler.04:59 — La question simple qui fait tomber l'idéal Comment saurai-je que je suis aimé ? À quoi le reconnaîtrai-je ? Vingt personnes dans une pièce donneront vingt réponses différentes selon leur âge, leur pays et leur musique. Nous sommes des créatures hautement suggestibles, et c'est ce qui nous rend libres de changer.06:27 — Les papillons dans le ventre, deux heures suffisent-elles ? Je raconte cette femme rencontrée récemment qui, après deux heures, savait déjà qu'elle ne ressentait rien.07:07 — La solitude originelle et la quête de la maison De l'intérieur d'un corps à l'extérieur du monde, du doudou serré dans les bras à l'adolescence qui cherche un autre corps. Les papillons, c'est la reconnaissance d'une maison perdue, dans une couleur de cheveux, une odeur, un angle de cou, un certain humour.10:58 — Mariages arrangés, romantisme, et le retournement Le passage de la logique dynastique au règne du sentiment, entre 1750 et 1870. Une révolution qui a produit des résultats bien plus paradoxaux qu'on ne le croit.12:52 — La statistique qui fait mal Les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Nous ne sommes pas attirés par le bonheur, nous sommes attirés par le familier.15:43 — Faut-il suivre son intuition ? Non sans la soumettre à examen. Et surtout : tenez un journal de ce que vous vivez, parce que la mémoire réécrit tout. Faites confiance à ce que vous avez ressenti sur le moment, pas à ce que vous imaginez maintenant.17:34 — « L'amour dure trois ans » ? Sa réaction est une des plus drôles de l'épisode. Puis l'argument sérieux : nos goûts ne changent pas si vite, et on ne change pas d'amis tous les trois ans.19:59 — Personne n'est sain d'esprit La seule attente réaliste : quelqu'un capable d'annoncer sa folie juste avant de la vivre, et de s'en excuser après. Il vaut mille fois mieux quelqu'un qui dit « j'ai peur de l'intimité » que quelqu'un qui ne répond plus au téléphone.21:37 — Drapeaux rouges : les vraies questions du premier dîner Un premier dîner est un entretien psychologique. Demandez l'histoire de la personne, sa relation avec ses parents, et observez surtout sa capacité à répondre. « Je ne sais pas, je n'y ai jamais pensé » est en soi une réponse.24:28 — La moitié d'entre nous a peur de s'approcher Environ 50 % des gens portent l'idée inconsciente que se rapprocher de quelqu'un finit mal. Presque tout le monde veut aimer, et presque tout le monde a un obstacle.25:39 — Les perversions sexuelles comme terreurs de l'intimité L'exhibitionniste, le voyeur, et jusqu'au cas le plus tragique. Toutes des manières de refuser la réciprocité. Et le même mécanisme, en version douce, chez l'amant qui promet de rappeler et ne rappelle jamais.28:50 — La vie sans friction et le partenaire sans friction Je lui parle du livre que je veux écrire sur la société du sans-couture, et de cette manie de collectionner les gens en les jetant dès la première imperfection.29:53 — Et si l'IA aidait vraiment les couples ? Son scénario optimiste : une intelligence artificielle témoin du couple, qui signale ce qu'on n'a pas entendu. « Il a mentionné son père trois fois et vous n'avez rien dit. »32:06 — Les applis de rencontre sont des machines à sous Leur modèle repose sur l'échec répété et la promesse du prochain coup. Un appel direct aux entrepreneurs qui écoutent.33:26 — Le complexe d'Œdipe, enfin expliqué utilement Ce que Freud voulait vraiment dire, et pourquoi il l'a mal dit. L'enfant a besoin d'être reconnu comme désirable sans jamais être séduit, et sans jamais être ignoré. Les deux dangers symétriques.38:18 — Pourquoi les conversations entre hommes hétérosexuels sont si ennuyeuses Ça commence dans la cour de récréation, quand pleurer devient une accusation. Ça finit par un adulte qui ne peut dire presque rien de ce qu'il est.40:36 — Quand une remarque sur des chaussures est entendue comme une condamnation à mort Pourquoi certaines personnes vivent toute critique comme une annihilation, et ce que ça révèle de ce qui leur est déjà arrivé.42:55 — Un plaidoyer pour la simplicité Nous adorons la complexité, Spinoza, l'astrophysique, et nous la respectons parfois là où elle n'a rien à faire. Trois heures de discussion quatre fois par semaine sur le sens d'un mot n'est pas une preuve de profondeur.44:26 — Ce qu'est l'amour mature Savoir s'excuser, séparer le passé du présent, distinguer la personne en face de soi de son père ou de sa mère. Et l'analogie du coureur olympique : tout le monde ne peut pas être dans votre équipe.46:36 — On ne change pas sur ordre Les gens changent, mais quand ils le décident, jamais sous la pression. Plus vous insistez, moins c'est possible.47:58 — L'âge émotionnel n'a rien à voir avec l'âge civil Nous tombons amoureux de personnes qui ont notre âge émotionnel. D'où les écarts de vingt ans qui fonctionnent, et les couples du même âge qui se décrochent.49:05 — L'aveu le plus vulnérable de l'épisode Il vit de l'idée que les mots transforment les gens. Et il reconnaît que le traumatisme ferme des portes qu'aucune éloquence n'ouvre. Certaines ruptures naissent exactement là.51:42 — Le désir qui s'éteint dans un couple aimant Le conflit entre le besoin de paraître respectable et la vérité de nos désirs. Plus on a besoin de quelqu'un, moins on ose lui montrer qui on est vraiment.54:17 — Polyamour : « du sang sur le tapis » Son expérience personnelle des amis qui appellent à trois heures du matin. Sans condamner celles et ceux pour qui ça fonctionne.55:51 — L'hôtel, et le partenaire redevenu inconnu La proposition concrète : sortir de la routine, et se rappeler que la personne qu'on croit connaître par cœur reste largement une inconnue.56:23 — Pourquoi tant d'hommes veulent une relation ouverte Une lecture historique et économique du mariage bourgeois, et ce qui se libère quand la contrainte financière disparaît.58:33 — Les histoires d'amour finissent toutes trop tôt Les films s'arrêtent au moment où les deux se trouvent. On ne les voit jamais préparer le dîner vingt ans plus tard.59:09 — Madame Bovary lisait les mauvais livres Rohmer contre Gladiator. Ce que nous regardons décide de ce que nous jugeons digne d'intérêt dans notre propre vie.1:01:06 — La passion, mais psychologique Deux personnes pressées de se retrouver le soir pour reparler de leur enfance. Se mettre psychologiquement à nu, voilà l'aventure qui ne s'épuise jamais.1:02:49 — Le chagrin d'amour est une forme de mort Il refuse de minimiser. Certains en meurent. Et c'est pire quand on ne comprend pas pourquoi l'autre est parti.1:04:09 — Les règles de la décence quand on quitte quelqu'un On prend une amende pour 25 km/h de trop, et on peut disparaître de la vie de quelqu'un après vingt ans sans que personne ne dise rien. Son message le plus direct : si vous savez, partez maintenant.1:07:17 — Peut-on rester amis ? Plus vous avez aimé, plus l'amitié sera pâle. Le meilleur terrain pour une amitié après coup, c'est ironiquement quand on ne s'est pas beaucoup aimés.1:09:21 — Le fichier « problèmes avec X » et l'histoire de la plage Sa méthode contre l'amnésie sentimentale, illustrée par son incapacité chronique à se souvenir qu'il déteste la plage.1:12:11 — L'enfant est une perte, et il faut le savoir La structure tragique de la parentalité, les associations inconscientes qui s'installent quand quelqu'un devient père ou mère, et pourquoi le sexe devient plus compliqué.1:13:47 — « L'équilibre vie pro vie perso n'existe pas » Tout ce qui vaut la peine d'être fait déséquilibre la vie. Il vaut mieux se préparer que se plaindre.1:14:44 — Un plaidoyer pour le compromis Rester pour les enfants n'est pas automatiquement une lâcheté. Refuser tout compromis, c'est un système totalitaire appliqué à sa propre vie.1:16:14 — Comment savoir qu'il est temps de partir Quand vous avez vraiment tout essayé. Les six mois de plus qui semblent perdus vous économisent des années de regrets.1:19:42 — L'infidélité comme tentative de se rapprocher Certaines trahisons disent l'inverse de ce qu'on croit : je ne veux pas sortir, je veux entrer.1:20:59 — La folie de l'autre comme chemin vers l'intimité « J'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut créer plus d'intimité que le sexe. Ce n'est pas la nature du problème qui compte, c'est la manière dont il est porté.1:23:07 — La question qu'on ne lui pose jamais Personne ne l'interroge sur Œdipe ni sur l'exhibitionnisme. Il vient de dire ce qu'il attendait depuis longtemps de pouvoir dire.1:24:10 — L'âge psychologique de l'amour Après les mariages arrangés et l'ère romantique, une troisième époque s'ouvre. Il n'y a qu'une seule voie, l'intelligence émotionnelle.1:25:00 — Peut-on faire trop de thérapie ? Non, mais on peut la faire mal. Et beaucoup de thérapeutes sont mauvais, imposant leur vision du monde à leurs patients.1:26:38 — La porte qu'il ferme : l'anxiété Ce que nous cherchons derrière l'argent, la gloire et l'amour, c'est le calme du nourrisson qui vient de manger.1:27:26 — « Le bruit intérieur a d'abord été un bruit extérieur » La phrase de fin, en une ligne.1:27:43 — Ce qui l'attend La School of Life, et cette immense toile sombre de la vie émotionnelle dont il découvre un morceau à la fois. Suggestion d'autres épisodes à écouter : [BEST OF] Esther Perel : repenser le couple à l'âge du choix infini (https://audmns.com/fHyNTYA) [Hors-Serie] Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 1) (https://audmns.com/jiDhQhD) [Hors serie] Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 2) (https://audmns.com/vUBKEkK)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Alain de Botton est écrivain et philosophe. Il est également le fondateur de The School of Life, il a écrit Le cours de l'amour, un livre que j'ai lu il y a quelques années et qui m'a franchement retourné, parce qu'il commence là où tous les films s'arrêtent : le jour d'après le mariage.C'est le retour de l'été et ca m'a semblé bien de diffuser cet épisode en cette dernière semaine d'aout.Petite précision avant de démarrer : cet épisode a d'abord été diffusé en anglais. J'ai quand même tenu à le proposer en français, parce que ce qu'Alain raconte sur l'amour me paraît trop utile pour rester réservé à celles et ceux qui sont à l'aise avec l'anglais.Il y a un moment dans la conversation où je me suis vu, moi, dans ce qu'il décrivait. Il explique, statistiques à l'appui, que les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Pas par malchance. Parce que nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux, nous sommes attirés par ce qui nous est familier. Et on peut passer une vie entière à rejouer la même scène en croyant chaque fois faire un choix neuf.Dans cet épisode, nous parlons de l'idéal romantique et de ce qu'il nous fait faire, des papillons dans le ventre et de ce qu'ils cachent vraiment, du complexe d'Œdipe relu comme un manuel pratique, des drapeaux rouges à repérer dès le premier dîner, de la sexualité qui s'éteint dans les couples aimants, du polyamour et des dégâts qu'il laisse parfois, de l'infidélité comme tentative maladroite de se rapprocher, des ruptures et de la manière décente de partir, des enfants qui abîment le couple, et de ce qu'on appelle la folie de l'autre.J'ai discuté avec Alain des questions que tout le monde se pose et que personne n'ose formuler à voix haute : est-ce qu'on peut faire changer quelqu'un, comment savoir qu'on a vraiment tout essayé, pourquoi les hommes hétérosexuels ont si peu de mots pour dire ce qu'ils ressentent, et pourquoi les applications de rencontre ont un intérêt économique à ce que vous ne trouviez personne.Ce qui m'a le plus marqué, c'est sa réponse finale. Derrière l'argent, la gloire et l'amour, ce que nous cherchons tous, dit-il, c'est le calme que nous avons connu nourrisson. Et il ajoute une phrase que je n'ai pas réussi à me sortir de la tête : le bruit qui est à l'intérieur de nous a d'abord été un bruit extérieur.Bonne écoute.3. Citations marquantes« Nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux. Nous sommes attirés par ce qui nous est familier. »« Il ne s'agit pas de trouver quelqu'un de sain d'esprit, tout le monde est fou. Il s'agit de trouver quelqu'un capable d'explorer sa folie avec un minimum de maturité. »« Le modèle économique des applis de rencontre repose sur votre échec. C'est une machine à sous : le bonheur, oui, mais pas maintenant, revenez demain. »« Se déshabiller, c'est intéressant. Mais se mettre psychologiquement à nu, ça, c'est la vraie aventure. Et ça ne devient jamais ennuyeux. »« Il n'existe pas d'équilibre entre vie pro et vie perso. Tout ce qui vaut la peine d'être fait va déséquilibrer votre vie. »4. Idées centrales discutées 1. Nous aimons dans un décor que nous n'avons pas choisi (≈ 02:35) Alain ouvre sur cette maxime de La Rochefoucauld : certaines personnes ne seraient jamais tombées amoureuses si elles n'avaient jamais entendu dire que ça existait. Nos émotions reçoivent des encouragements discrets de la société qui nous entoure, et l'idéal romantique en fait partie. Pourquoi ça compte : si nos attentes viennent du décor, elles peuvent être révisées. C'est une bonne nouvelle déguisée en fatalité.2. L'attirance suit le familier, pas le bonheur (≈ 12:52) Le mouvement romantique promettait qu'en suivant son cœur, on choisirait mieux. La psychologie moderne dit l'inverse. Nous rejouons les schémas de frustration de l'enfance parce qu'ils ressemblent à la maison. Pourquoi ça compte : c'est l'explication la plus solide au sentiment de « je retombe toujours sur le même profil » que tant de gens décrivent.3. Les perversions sexuelles sont des terreurs de l'intimité (≈ 25:39) De l'exhibitionniste au voyeur, Alain lit ces comportements comme des refus de la réciprocité : il faut imposer, ou observer de loin, parce que se regarder dans les yeux est insupportable. Pourquoi ça compte : le même mécanisme, en version douce, explique l'amant qui disparaît le lendemain matin. Le désir de connexion et la terreur d'être englouti cohabitent chez tout le monde.4. Les applications de rencontre ont besoin de votre échec (≈ 32:06) Leur modèle repose sur une promesse jamais tenue, exactement comme une machine à sous. Alain reste pourtant optimiste sur la technologie : il imagine une IA témoin du couple, qui signalerait ce que nous ne savons pas entendre. Pourquoi ça compte : ça déplace le débat, le problème n'est pas la technologie, c'est le modèle économique qu'on lui a collé dessus.5. On ne cherche pas quelqu'un de sain, on cherche quelqu'un de lucide (≈ 19:59) La bonne définition d'une attente réaliste, selon lui : quelqu'un capable d'annoncer sa folie avant de la vivre, et de s'en excuser après. Pourquoi ça compte : ça remplace la quête épuisante de la personne parfaite par un critère observable dès les premiers mois.6. Le dialogue a une limite, et il faut l'accepter (≈ 49:05) C'est le moment le plus vulnérable de la conversation. Alain vit de l'idée que les mots transforment les gens, et il admet que ce n'est pas toujours vrai : le traumatisme ferme des portes qu'aucun argument n'ouvre. Pourquoi ça compte : certaines des ruptures les plus douloureuses viennent de là, quitter quelqu'un qu'on aime et qui ne peut pas comprendre.7. La folie de l'autre peut devenir le lieu de l'intimité (≈ 21:28 en germe, développé à 1:20:59) Ce n'est pas la nature du problème qui décide, c'est la manière dont il est porté. Dire « j'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut être plus intime que le sexe lui-même. Pourquoi ça compte : ça retourne complètement la logique des drapeaux rouges. Le défaut avoué relie, le défaut caché détruit.5. Questions posées dans l'interviewComment l'idéal romantique de l'âme sœur a-t-il façonné ce que nous attendons de l'amour, et quels sont les pièges de ces attentes ?Comment prend-on du recul par rapport à un idéal romantique dans lequel nous baignons depuis toujours ?Que valent les papillons dans le ventre, et que sommes-nous censés ressentir quand nous tombons amoureux ?Faut-il suivre son intuition en amour, ou s'en méfier ?Que pensez-vous de l'idée que l'amour dure trois ans ?Quelles sont les attentes réalistes qu'on peut avoir d'une relation ?Existe-t-il des drapeaux rouges fiables, et quelles questions faut-il poser dès les premiers dîners ?Nous vivons dans une société sans friction, Uber, Airbnb, tout doit être fluide. Cherche-t-on aussi un partenaire sans friction ?Est-ce que les hommes hétérosexuels sont plus démunis que les femmes face à leurs propres émotions ?Comment accueillir la folie de son partenaire sans se perdre soi-même ?Peut-on faire changer quelqu'un, et à quelle vitesse ?Comment garder le désir sexuel vivant dans un couple qui s'aime depuis longtemps ?Pourquoi tant d'hommes réclament-ils aujourd'hui des relations ouvertes ?Pourquoi deux personnes qui se sont profondément aimées deviennent-elles des étrangères ?Peut-on pardonner une infidélité, et comment ?Comment savoir qu'on a vraiment tout essayé et qu'il faut partir ?Comment la société devrait-elle évoluer pour améliorer la qualité de nos relations ?Peut-on faire trop de thérapie ?6. Références citées dans l'épisodeAuteurs et philosophesLa Rochefoucauld (≈ 02:48) : « Il y a des gens qui n'auraient jamais été amoureux s'ils n'avaient jamais entendu parler de l'amour. » La citation matrice de tout l'épisode, reprise plus tard à propos du polyamour (≈ 56:47).Sénèque (≈ 17:34) : « Pourquoi pleurer sur des parties de la vie ? Elle appelle tout entière les larmes. » Cité comme exemple de pessimisme réconfortant.Nietzsche (≈ 19:44) : pour vivre, nous avons besoin de certaines illusions.Freud (≈ 33:26) : le complexe d'Œdipe, relu comme modèle des compétences nécessaires à l'âge adulte. Alain note au passage que Freud écrivait mal et qu'il a besoin d'être commenté.Spinoza (≈ 33:50 et ≈ 42:55) : cité comme exemple de penseur qui ne dit pas le meilleur de sa pensée, puis L'Éthique comme exemple de complexité que nous aimons pour de mauvaises raisons.Racine, Shakespeare, Tolstoï (≈ 49:05) : convoqués pour dire que même la plus belle éloquence ne fait pas bouger quelqu'un qui est fermé émotionnellement.Flaubert, Madame Bovary (≈ 59:09) : Emma lit les mauvais livres, ceux qui lui disent que sa vie est ennuyeuse.Livres et créations d'Alain de BottonLe cours de l'amour (The Course of Love) (≈ 00:33) : cité par moi en intro comme le livre qui m'a marqué.The School of Life (≈ 00:33 et ≈ 1:27:43) : l'institution qu'il a fondée, sa chaîne YouTube, et le terrain de ses explorations à venir.Livre français discuté sans être nomméL'amour dure trois ans (≈ 17:34) : je lui soumets la thèse, il répond qu'il ne connaît pas le livre, se félicite qu'il ne soit pas traduit en anglais et refuse d'y croire un vendredi matin à 11h20. [Auteur non nommé dans l'épisode : Frédéric Beigbeder]Cinéma et cultureÉric Rohmer (≈ 59:09) : le cinéaste qui nous apprend la patience des conversations ordinaires.Gladiator (≈ 59:09) : l'exemple inverse, le récit à l'échelle héroïque qui rend la vie quotidienne décevante.Personnes citéesEsther Perel (≈ 18:20) : mentionnée comme la voix à convoquer sur la durée du désir.Invitée d'un précédent épisode de Vlan! (≈ 1:27:26) : je mentionne une conversation qui m'a fait comprendre que le bruit est surtout intérieur. [Nom mal transcrit dans le fichier, à vérifier avant publication]Lieux et imagesLe Bois de Boulogne (≈ 25:39) : l'exemple de l'exhibitionniste.Sainte-Lucie, Saint-Barthélemy (≈ 1:09:21) : les îles de son histoire de plage, la démonstration la plus drôle de notre amnésie sentimentale.Timestamps clés00:00 — Pourquoi cet épisode est en anglais J'explique en français le contexte de l'épisode et pourquoi je tenais à le proposer malgré la barrière de la langue.00:33 — Alain de Botton, School of Life et Le cours de l'amour Mon introduction : pourquoi ce livre m'a marqué, et pourquoi les 20 ou 30 questions les plus difficiles sur l'amour sont réunies ici.02:35 — « Certains ne seraient jamais tombés amoureux s'ils n'en avaient jamais entendu parler » La maxime de La Rochefoucauld comme point de départ : nos émotions ne poussent pas dans le vide, elles sont encouragées par la société. L'idéal romantique nous dit que l'autre doit tout deviner sans qu'on ait à parler.04:59 — La question simple qui fait tomber l'idéal Comment saurai-je que je suis aimé ? À quoi le reconnaîtrai-je ? Vingt personnes dans une pièce donneront vingt réponses différentes selon leur âge, leur pays et leur musique. Nous sommes des créatures hautement suggestibles, et c'est ce qui nous rend libres de changer.06:27 — Les papillons dans le ventre, deux heures suffisent-elles ? Je raconte cette femme rencontrée récemment qui, après deux heures, savait déjà qu'elle ne ressentait rien.07:07 — La solitude originelle et la quête de la maison De l'intérieur d'un corps à l'extérieur du monde, du doudou serré dans les bras à l'adolescence qui cherche un autre corps. Les papillons, c'est la reconnaissance d'une maison perdue, dans une couleur de cheveux, une odeur, un angle de cou, un certain humour.10:58 — Mariages arrangés, romantisme, et le retournement Le passage de la logique dynastique au règne du sentiment, entre 1750 et 1870. Une révolution qui a produit des résultats bien plus paradoxaux qu'on ne le croit.12:52 — La statistique qui fait mal Les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Nous ne sommes pas attirés par le bonheur, nous sommes attirés par le familier.15:43 — Faut-il suivre son intuition ? Non sans la soumettre à examen. Et surtout : tenez un journal de ce que vous vivez, parce que la mémoire réécrit tout. Faites confiance à ce que vous avez ressenti sur le moment, pas à ce que vous imaginez maintenant.17:34 — « L'amour dure trois ans » ? Sa réaction est une des plus drôles de l'épisode. Puis l'argument sérieux : nos goûts ne changent pas si vite, et on ne change pas d'amis tous les trois ans.19:59 — Personne n'est sain d'esprit La seule attente réaliste : quelqu'un capable d'annoncer sa folie juste avant de la vivre, et de s'en excuser après. Il vaut mille fois mieux quelqu'un qui dit « j'ai peur de l'intimité » que quelqu'un qui ne répond plus au téléphone.21:37 — Drapeaux rouges : les vraies questions du premier dîner Un premier dîner est un entretien psychologique. Demandez l'histoire de la personne, sa relation avec ses parents, et observez surtout sa capacité à répondre. « Je ne sais pas, je n'y ai jamais pensé » est en soi une réponse.24:28 — La moitié d'entre nous a peur de s'approcher Environ 50 % des gens portent l'idée inconsciente que se rapprocher de quelqu'un finit mal. Presque tout le monde veut aimer, et presque tout le monde a un obstacle.25:39 — Les perversions sexuelles comme terreurs de l'intimité L'exhibitionniste, le voyeur, et jusqu'au cas le plus tragique. Toutes des manières de refuser la réciprocité. Et le même mécanisme, en version douce, chez l'amant qui promet de rappeler et ne rappelle jamais.28:50 — La vie sans friction et le partenaire sans friction Je lui parle du livre que je veux écrire sur la société du sans-couture, et de cette manie de collectionner les gens en les jetant dès la première imperfection.29:53 — Et si l'IA aidait vraiment les couples ? Son scénario optimiste : une intelligence artificielle témoin du couple, qui signale ce qu'on n'a pas entendu. « Il a mentionné son père trois fois et vous n'avez rien dit. »32:06 — Les applis de rencontre sont des machines à sous Leur modèle repose sur l'échec répété et la promesse du prochain coup. Un appel direct aux entrepreneurs qui écoutent.33:26 — Le complexe d'Œdipe, enfin expliqué utilement Ce que Freud voulait vraiment dire, et pourquoi il l'a mal dit. L'enfant a besoin d'être reconnu comme désirable sans jamais être séduit, et sans jamais être ignoré. Les deux dangers symétriques.38:18 — Pourquoi les conversations entre hommes hétérosexuels sont si ennuyeuses Ça commence dans la cour de récréation, quand pleurer devient une accusation. Ça finit par un adulte qui ne peut dire presque rien de ce qu'il est.40:36 — Quand une remarque sur des chaussures est entendue comme une condamnation à mort Pourquoi certaines personnes vivent toute critique comme une annihilation, et ce que ça révèle de ce qui leur est déjà arrivé.42:55 — Un plaidoyer pour la simplicité Nous adorons la complexité, Spinoza, l'astrophysique, et nous la respectons parfois là où elle n'a rien à faire. Trois heures de discussion quatre fois par semaine sur le sens d'un mot n'est pas une preuve de profondeur.44:26 — Ce qu'est l'amour mature Savoir s'excuser, séparer le passé du présent, distinguer la personne en face de soi de son père ou de sa mère. Et l'analogie du coureur olympique : tout le monde ne peut pas être dans votre équipe.46:36 — On ne change pas sur ordre Les gens changent, mais quand ils le décident, jamais sous la pression. Plus vous insistez, moins c'est possible.47:58 — L'âge émotionnel n'a rien à voir avec l'âge civil Nous tombons amoureux de personnes qui ont notre âge émotionnel. D'où les écarts de vingt ans qui fonctionnent, et les couples du même âge qui se décrochent.49:05 — L'aveu le plus vulnérable de l'épisode Il vit de l'idée que les mots transforment les gens. Et il reconnaît que le traumatisme ferme des portes qu'aucune éloquence n'ouvre. Certaines ruptures naissent exactement là.51:42 — Le désir qui s'éteint dans un couple aimant Le conflit entre le besoin de paraître respectable et la vérité de nos désirs. Plus on a besoin de quelqu'un, moins on ose lui montrer qui on est vraiment.54:17 — Polyamour : « du sang sur le tapis » Son expérience personnelle des amis qui appellent à trois heures du matin. Sans condamner celles et ceux pour qui ça fonctionne.55:51 — L'hôtel, et le partenaire redevenu inconnu La proposition concrète : sortir de la routine, et se rappeler que la personne qu'on croit connaître par cœur reste largement une inconnue.56:23 — Pourquoi tant d'hommes veulent une relation ouverte Une lecture historique et économique du mariage bourgeois, et ce qui se libère quand la contrainte financière disparaît.58:33 — Les histoires d'amour finissent toutes trop tôt Les films s'arrêtent au moment où les deux se trouvent. On ne les voit jamais préparer le dîner vingt ans plus tard.59:09 — Madame Bovary lisait les mauvais livres Rohmer contre Gladiator. Ce que nous regardons décide de ce que nous jugeons digne d'intérêt dans notre propre vie.1:01:06 — La passion, mais psychologique Deux personnes pressées de se retrouver le soir pour reparler de leur enfance. Se mettre psychologiquement à nu, voilà l'aventure qui ne s'épuise jamais.1:02:49 — Le chagrin d'amour est une forme de mort Il refuse de minimiser. Certains en meurent. Et c'est pire quand on ne comprend pas pourquoi l'autre est parti.1:04:09 — Les règles de la décence quand on quitte quelqu'un On prend une amende pour 25 km/h de trop, et on peut disparaître de la vie de quelqu'un après vingt ans sans que personne ne dise rien. Son message le plus direct : si vous savez, partez maintenant.1:07:17 — Peut-on rester amis ? Plus vous avez aimé, plus l'amitié sera pâle. Le meilleur terrain pour une amitié après coup, c'est ironiquement quand on ne s'est pas beaucoup aimés.1:09:21 — Le fichier « problèmes avec X » et l'histoire de la plage Sa méthode contre l'amnésie sentimentale, illustrée par son incapacité chronique à se souvenir qu'il déteste la plage.1:12:11 — L'enfant est une perte, et il faut le savoir La structure tragique de la parentalité, les associations inconscientes qui s'installent quand quelqu'un devient père ou mère, et pourquoi le sexe devient plus compliqué.1:13:47 — « L'équilibre vie pro vie perso n'existe pas » Tout ce qui vaut la peine d'être fait déséquilibre la vie. Il vaut mieux se préparer que se plaindre.1:14:44 — Un plaidoyer pour le compromis Rester pour les enfants n'est pas automatiquement une lâcheté. Refuser tout compromis, c'est un système totalitaire appliqué à sa propre vie.1:16:14 — Comment savoir qu'il est temps de partir Quand vous avez vraiment tout essayé. Les six mois de plus qui semblent perdus vous économisent des années de regrets.1:19:42 — L'infidélité comme tentative de se rapprocher Certaines trahisons disent l'inverse de ce qu'on croit : je ne veux pas sortir, je veux entrer.1:20:59 — La folie de l'autre comme chemin vers l'intimité « J'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut créer plus d'intimité que le sexe. Ce n'est pas la nature du problème qui compte, c'est la manière dont il est porté.1:23:07 — La question qu'on ne lui pose jamais Personne ne l'interroge sur Œdipe ni sur l'exhibitionnisme. Il vient de dire ce qu'il attendait depuis longtemps de pouvoir dire.1:24:10 — L'âge psychologique de l'amour Après les mariages arrangés et l'ère romantique, une troisième époque s'ouvre. Il n'y a qu'une seule voie, l'intelligence émotionnelle.1:25:00 — Peut-on faire trop de thérapie ? Non, mais on peut la faire mal. Et beaucoup de thérapeutes sont mauvais, imposant leur vision du monde à leurs patients.1:26:38 — La porte qu'il ferme : l'anxiété Ce que nous cherchons derrière l'argent, la gloire et l'amour, c'est le calme du nourrisson qui vient de manger.1:27:26 — « Le bruit intérieur a d'abord été un bruit extérieur » La phrase de fin, en une ligne.1:27:43 — Ce qui l'attend La School of Life, et cette immense toile sombre de la vie émotionnelle dont il découvre un morceau à la fois.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Natascha Kampusch, une petite autrichienne de 10 ans enlevée sur le chemin de l'école. Huit ans plus tard, le 23 août 2006, elle retrouvait la lumière, émergeant titubante, d'une prison en sous-sol. Son ravisseur ne délivrera aucun de ses secrets. Vingt ans après sa libération, la jeune femme n'a jamais tout dit sur sa captivité. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Natascha Kampusch, une petite autrichienne de 10 ans enlevée sur le chemin de l'école. Huit ans plus tard, le 23 août 2006, elle retrouvait la lumière, émergeant titubante, d'une prison en sous-sol. Son ravisseur ne délivrera aucun de ses secrets. Vingt ans après sa libération, la jeune femme n'a jamais tout dit sur sa captivité. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le président des États-Unis a annexé un bras de mer sur les réseaux sociaux. Et le plus dingue, c'est que ce n'est même pas le sujet du jour. Pendant que la Maison Blanche redessinait la carte du monde sur son compte officiel, le 30 ans américain est allé taper 5,3371% — son plus haut depuis 2007. Et ce chiffre-là est en train de démonter, méthodiquement, tout ce que le marché se raconte depuis deux ans. Dans cet épisode du Morningbull Live, on parle du massacre des semi-conducteurs : le SOX perd 5,6% en une séance, trente valeurs dans l'indice, trente valeurs en baisse, zéro survivant. Vingt-quatre heures après être officiellement entré en bull market. On parle aussi des 420 milliards de dollars d'exposition à effet de levier sur les semis et l'IA — 420 milliards de conviction achetée à crédit — et de ce qui se passe quand ce genre de truc se dénoue… Et surtout, on parle des trois raisons pour lesquelles le marché obligataire vient de reprendre le pouvoir : → Kevin Warsh qui a coupé le cordon → la dette américaine → et l'IA, qui emprunte tellement pour ses data centers Au menu également : Ormuz, où le détroit « totalement ouvert » a vu passer trois navires dimanche ; le TACO du soir sur le Canada, suspendu deux heures avant son entrée en vigueur ; le Nasdaq qui veut passer à 23 heures de trading par jour parce que ce qui manquait vraiment à ce marché, c'était plus d'heures pour paniquer ; et un fabricant chinois de robots qui font des saltos arrière, +629% le jour de son IPO. Deux continents. Deux ambiances. Même planète. #Bourse #Trump #Nvidia
Bienvenue en 2030 Glorieuses, le podcast pour raconter les mondes de demain ! On nous répète partout que demain est foutu, qu'il est trop tard et que nous n'avons d'autre choix que de limiter les dégâts. À force de l'entendre, nous avons fini par mettre nos rêves en pause pour devenir les simples gestionnaires de notre propre extinction. Pourtant, je reste convaincu d'une chose : l'avenir ne se gère pas, il se rêve. Après avoir exploré la joie militante et le besoin urgent d'en faire une arme de résistance collective, j'ai envie de vous emmener concrètement là où cette joie s'incarne. Dans ce que peut devenir une journée ordinaire quand nous choisissons de remettre le sens, le vivant et le lien humain au cœur de nos vies. Aujourd'hui, je vous partage un extrait de mon livre « À quoi rêvons-nous ? Réapprendre à désirer le futur ». Un récit tiré de mes 24h en 2030 Glorieuses, intitulé : Vingt-quatre heures au cœur d'une vie pleine de sens. Des téléphones qu'on raccroche enfin sur leur base fixe dès qu'on passe la porte du foyer, aux cantines de quartier qui brisent les murs des maisons de retraite, en passant par l'ultimate sans arbitres et la récolte des mémoires de nos aîné·es... Embarquez pour une journée où l'on ne cherche plus à gagner sa vie, mais à la célébrer et à consolider le monde, pas à pas. Et si vous voulez prolonger cette traversée, mon nouveau livre « À quoi rêvons-nous ? Réapprendre à désirer le futur » est disponible aux Éditions du Faubourg, et notre galaxie utopiste vous attend toujours sur 2030glorieuses.org. Bonne écoute ! Le podcast est soutenu par La Nef, la coopérative bancaire citoyenne qui soutient depuis plus de 30 ans les porteurs de projets sociaux, écologiques et culturels. Plus d'infos sur lanef.com.
Orange, Telenet et Proximus veulent bloquer les mesures de transparence sur les prix imposées par l'IBPT. Les trois opérateurs ont déposé un recours contre l'institut belge des services postaux et des télécommunications. Ils estiment que la nouvelle règle est disproportionnée et ils reprochent au régulateur de sortir de son rôle. Coolblue prépare l'installation de son deuxième magasin physique en Wallonie. Vingt ans après son arrivée en Belgique, le site d'électroménagers néerlandais poursuit son expansion dans le sud du pays... et sur tout le territoire. Vingt-quatre heures après son entrée en vigueur, ce mercredi 12 août, le nouveau règlement européen sur les emballages (PPWR) est déjà contesté. Contesté par les entreprises: les PME y voient un nouveau fardeau administratif. Contesté par la Commission européenne elle-même, aussi. Depuis le Green Deal en 2022, l'instance européenne a changé ses priorités. Elle envisage déjà de modifier son règlement. Présentation: Julie Vuillequez Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google Podcasts See omnystudio.com/listener for privacy information.
durée : 00:33:16 - Toute une vie - César marche à travers Rome, de sa maison jusqu'à la Curie. Deux hommes intercèdent pour le prévenir du complot, puis Antoine est écarté sur les marches de la Curie. Comment le meurtre du dictateur s'est-il transformé en scène fondatrice de notre imaginaire de la tyrannie et du régicide ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Cash Out revient le 01/09 ! Et en attendant le prochain épisode, on vous propose de (re)découvrir l'épisode de Jean Michel Karam ! Bonnes vacances !“La tech est froide.”Cette phrase de Jean Michel Karam résume presque tout l'épisode.Avec IEVA Group, il veut construire le numéro un de la beauté personnalisée en combinant IA, data, marques, services, abonnements, contenus et communautés.Mais avant cela, il lance son entreprise de microélectronique : MEMSCAP ; côté en bourse au début des années 2000.Fort de son succès, Jean Michel ne s'arrête pas là. Il entame alors un virage à 180° dans le monde de la beauté, avec IOMA, puis IEVA Group.Aujourd'hui, il une ambition : construire le numéro un de la beauté personnalisée en Europe, fusionné à la deeptech.Dans cet épisode de 40 Nuances de Next, Jean Michel revient sur l'introduction en Bourse de IEVA Group, sur les coulisses du rachat de My Little Paris, sur sa manière d'intégrer une entreprise sans casser ce qui fait sa valeur, et sur cette phrase qui résume presque tout son raisonnement : “la tech est froide”.Plus qu'une technologie, Karam cherche avec My Little Paris le développement des émotions, d'une communauté ; une manière de raconter un monde dans toute sa profondeur.Au delà de son étiquette d'entrepreneur, il assume le risque, la vitesse, écoutes les signes, et défend une conviction plus personnelle : “pour durer, il faut être entouré, aimé, heureux” ; sans jamais oublier que “l'argent apporte beaucoup, mais pas toujours ce que l'on croit.”À l'animation :Thomas Benzazon, cofondateur de FeuilleBlancheKarine Thierry-Wilkinson, Managing Director chez PictetUn podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, producteur de médias, podcasts et récits stratégiques pour les marques.À vos écouteurs
This is the 303rd episode of my podcast, 'Soccernostalgia Talk Podcast'. For this episode, I interview French Author Mr. Mario Morisi, as we discuss his book ‘Roberto Baggio, Vingt ans de folie italienne et mondiale' (2026). This is the second part; the first part covered the origins until the 1990 World Cup. This second part covers his first years at Juventus until the 1994 World Cup. This is the first biography of Roberto Baggio in French. Mr. Morisi has authored many books in French and Italian. For any questions/comments, you may contact us: You may also contact me on this blog, on twitter @sp1873 and on facebook under Soccernostalgia. https://linktr.ee/sp1873 Mr. Paul Whittle, @real1888letter on twitter and https://the1888letter.com/contact/ https://linktr.ee/BeforeThePremierLeague You may also follow the podcast on spotify and Apple podcasts all under ‘Soccernostalgia Talk Podcast' Please leave a review, rate and subscribe if you like the podcast. Mr. Morisi's contact info: Twitter (X): @MarioMorisi2 Bluesky: @absentes.bsky.social Instagram: https://www.instagram.com/mamorisi2026/ Link: https://www.mariomorisi.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=194:breaking-baggio Link to Mr. Morisi's book: https://www.amazon.com/-/es/Mario-Morisi-ebook/dp/B0GX2NRR1J Listen on Spotify / Apple Podcasts: https://open.spotify.com/episode/6faY133313I4ybu0i6WNLN?si=3XVKotzlQRmEGJ9WJ7aixQ&utm_source=copy-link&nd=1&dlsi=70387932e1d14193https://podcasts.apple.com/us/podcast/soccernostalgia-talk-podcast-episode-300-interview/id1601074369?i=1000781246185 Youtube Link: https://www.youtube.com/watch?v=3gslW1SPsMA Blog Link: https://soccernostalgia.blogspot.com/2026/08/soccernostalgia-talk-podcast-episode_02050516436.htmlSupport the show
C'était mercredi et jeudi dernier : plusieurs dizaines de milliers de personnes, marocaines mais aussi des migrants subsahariens, arrivent par la mer, à la nage, dans l'enclave espagnole et l'investissent. Le bilan est lourd : la délégation du gouvernement espagnol fait état de 72 morts, les autorités de la ville autonome en recensent 88. Pour sa part, l'Association marocaine des droits humains évoque près de 130 victimes et des dizaines de disparus, un décompte qui n'a pas été confirmé de manière indépendante. Depuis, la plupart des candidats à l'exil ont été expulsés ou sont partis d'eux-mêmes. Alors comment ce drame a-t-il pu survenir ? Qui est responsable ? Tout d'abord, pointe le site marocain Médias 24, « il n'est guère surprenant qu'un tel épisode ait donné naissance à une multitude de théories du complot, chacune plus imaginative que l'autre. Certains soutiennent que le Maroc aurait volontairement organisé cette traversée afin de relancer le dossier des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. D'autres évoquent une prétendue coordination entre Rabat, Israël et Washington destinée à punir Madrid pour ses positions sur la Palestine ainsi que sur la guerre entre les États-Unis et l'Iran. D'autres encore affirment que le Maroc aurait instrumentalisé la migration pour rappeler au Premier ministre espagnol, qui s'est rendu dernièrement à Alger – principal rival de Rabat dans le dossier du Sahara – l'importance du levier stratégique dont dispose le Royaume sur la sécurité de l'Espagne ». Une décision de justice déformée et amplifiée… Non, tout cela est faux, affirme Médias 24. « Le véritable déclencheur, affirme le site marocain, est cette décision de justice rendue le 8 juillet dernier par le Tribunal constitutionnel espagnol. Décision selon laquelle les personnes atteignant le territoire espagnol à la nage ne peuvent faire l'objet d'un refoulement immédiat vers le Maroc. Mais doivent voir leur situation juridique examinée individuellement avant qu'une décision ne puisse être prise quant à leur éventuel éloignement ». « Vingt-deux jours, pointe le site marocain Le Desk, séparent cette décision de justice de la ruée du 30 juillet. Dans cet intervalle, l'arrêt a été traduit, commenté, reformulé puis réduit à un énoncé qu'il ne contient pas : toute personne qui atteint le territoire espagnol par la mer ne peut plus être renvoyée. Des dizaines de milliers de jeunes Marocains sont partis sur cette base, alors qu'en réalité, si la procédure change, ce n'est pas le cas de son issue possible, qui peut parfaitement rester le renvoi vers le Maroc. » Bref, la rumeur, largement relayée sur les réseaux sociaux a fait son œuvre…Justement, Le Monde Afrique a consulté de nombreux comptes ou groupes consacrés à l'exil vers Ceuta, certains existent depuis des années. « Difficile, affirme le journal, d'établir la responsabilité directe de ces contenus dans l'afflux des 30 et 31 juillet. La diffusion néanmoins massive, sur ces comptes déjà établis et très suivis, de l'arrivée de nombreuses personnes à Ceuta a probablement contribué à un effet "boule de neige", encourageant de nouvelles personnes à se lancer. Beaucoup d'informations et de rumeurs ont par ailleurs circulé sur des groupes privés WhatsApp ». Quatre jeunes Marocains sur dix sans travail… Ce qui est indiscutable dans ce drame, c'est qu'une grande partie de la jeunesse marocaine est sans horizon… C'est ce que relève le site Afrik.com : « Au deuxième trimestre 2026, le chômage strict des 15-24 ans atteignait un peu plus de 27 % selon le Haut-Commissariat au plan marocain. Dans le Maroc de Mohammed VI, qui multiplie les grands chantiers et se prépare à coorganiser la Coupe du monde 2030, plus de quatre jeunes sur dix demeurent privés d'un travail à la mesure de leurs besoins. Pourtant, beaucoup de ces jeunes sont diplômés mais leur salut semble devoir passer par l'exil. Ces chiffres n'expliquent pas seuls l'afflux vers Ceuta, pointe encore Afrik.com. Les rumeurs en ligne y ont contribué, comme la décision judiciaire espagnole et l'effondrement ponctuel du contrôle frontalier marocain. Ils aident en revanche à comprendre pourquoi des dizaines de milliers de personnes ont accepté de risquer leur vie pour quelques mètres de territoire européen ».
C'était mercredi et jeudi dernier : plusieurs dizaines de milliers de personnes, marocaines mais aussi des migrants subsahariens, arrivent par la mer, à la nage, dans l'enclave espagnole et l'investissent. Le bilan est lourd : la délégation du gouvernement espagnol fait état de 72 morts, les autorités de la ville autonome en recensent 88. Pour sa part, l'Association marocaine des droits humains évoque près de 130 victimes et des dizaines de disparus, un décompte qui n'a pas été confirmé de manière indépendante. Depuis, la plupart des candidats à l'exil ont été expulsés ou sont partis d'eux-mêmes. Alors comment ce drame a-t-il pu survenir ? Qui est responsable ? Tout d'abord, pointe le site marocain Médias 24, « il n'est guère surprenant qu'un tel épisode ait donné naissance à une multitude de théories du complot, chacune plus imaginative que l'autre. Certains soutiennent que le Maroc aurait volontairement organisé cette traversée afin de relancer le dossier des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. D'autres évoquent une prétendue coordination entre Rabat, Israël et Washington destinée à punir Madrid pour ses positions sur la Palestine ainsi que sur la guerre entre les États-Unis et l'Iran. D'autres encore affirment que le Maroc aurait instrumentalisé la migration pour rappeler au Premier ministre espagnol, qui s'est rendu dernièrement à Alger – principal rival de Rabat dans le dossier du Sahara – l'importance du levier stratégique dont dispose le Royaume sur la sécurité de l'Espagne ». Une décision de justice déformée et amplifiée… Non, tout cela est faux, affirme Médias 24. « Le véritable déclencheur, affirme le site marocain, est cette décision de justice rendue le 8 juillet dernier par le Tribunal constitutionnel espagnol. Décision selon laquelle les personnes atteignant le territoire espagnol à la nage ne peuvent faire l'objet d'un refoulement immédiat vers le Maroc. Mais doivent voir leur situation juridique examinée individuellement avant qu'une décision ne puisse être prise quant à leur éventuel éloignement ». « Vingt-deux jours, pointe le site marocain Le Desk, séparent cette décision de justice de la ruée du 30 juillet. Dans cet intervalle, l'arrêt a été traduit, commenté, reformulé puis réduit à un énoncé qu'il ne contient pas : toute personne qui atteint le territoire espagnol par la mer ne peut plus être renvoyée. Des dizaines de milliers de jeunes Marocains sont partis sur cette base, alors qu'en réalité, si la procédure change, ce n'est pas le cas de son issue possible, qui peut parfaitement rester le renvoi vers le Maroc. » Bref, la rumeur, largement relayée sur les réseaux sociaux a fait son œuvre…Justement, Le Monde Afrique a consulté de nombreux comptes ou groupes consacrés à l'exil vers Ceuta, certains existent depuis des années. « Difficile, affirme le journal, d'établir la responsabilité directe de ces contenus dans l'afflux des 30 et 31 juillet. La diffusion néanmoins massive, sur ces comptes déjà établis et très suivis, de l'arrivée de nombreuses personnes à Ceuta a probablement contribué à un effet "boule de neige", encourageant de nouvelles personnes à se lancer. Beaucoup d'informations et de rumeurs ont par ailleurs circulé sur des groupes privés WhatsApp ». Quatre jeunes Marocains sur dix sans travail… Ce qui est indiscutable dans ce drame, c'est qu'une grande partie de la jeunesse marocaine est sans horizon… C'est ce que relève le site Afrik.com : « Au deuxième trimestre 2026, le chômage strict des 15-24 ans atteignait un peu plus de 27 % selon le Haut-Commissariat au plan marocain. Dans le Maroc de Mohammed VI, qui multiplie les grands chantiers et se prépare à coorganiser la Coupe du monde 2030, plus de quatre jeunes sur dix demeurent privés d'un travail à la mesure de leurs besoins. Pourtant, beaucoup de ces jeunes sont diplômés mais leur salut semble devoir passer par l'exil. Ces chiffres n'expliquent pas seuls l'afflux vers Ceuta, pointe encore Afrik.com. Les rumeurs en ligne y ont contribué, comme la décision judiciaire espagnole et l'effondrement ponctuel du contrôle frontalier marocain. Ils aident en revanche à comprendre pourquoi des dizaines de milliers de personnes ont accepté de risquer leur vie pour quelques mètres de territoire européen ».
« Des scènes de chaos, au moins 72 morts et des dizaines de disparus. Ce qui s'est passé ces derniers jours à Ceuta, enclave espagnole bordant le Maroc, est révoltant à plus d'un titre, s'exclame Le Temps à Genève. L'afflux de dizaines de milliers de migrants, en quelques heures, a provoqué interrogations et inquiétudes. Il a surtout déclenché une surenchère politique, nourrie de récupérations, de fake news véhiculées par les réseaux sociaux et de mauvaise foi. Une fois encore, les migrants se retrouvent instrumentalisés et réduits au rang d'arme politique et de moyen de pression diplomatique. » Une surenchère alimentée par « la droite dure européenne, pointe le quotidien suisse, qui a aussitôt agité le spectre d'une "invasion". L'Italie de Meloni s'est empressée de réclamer l'exclusion de l'Espagne de l'espace Schengen, imitée par d'autres responsables politiques. La France a aussi donné dans le registre de la peur, en renforçant ses contrôles aux frontières. » Désespoir… Indignité… « Les partis de droite et d'extrême droite européens n'attendaient que ça, fulmine Libération à Paris : on les a vus arriver avec leurs gros sabots, s'emparant des images d'afflux de migrants à Ceuta jeudi et vendredi, et les instrumentalisant avant que quiconque n'ait eu le temps d'analyser ce qui se passait. En France, le patron du RN, Jordan Bardella, a évoqué "une submersion sans précédent" quand la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, réclamait des "mesures extraordinaires" pour défendre les frontières de l'Europe. Si la situation n'était aussi tragique, cela prêterait à sourire, soupire Libération, d'autant que ces migrants sont tous repartis ou presque quand ils ont compris qu'ils avaient été manipulés. Mais personne n'a envie de sourire devant le désespoir de ces jeunes Marocains, devant la centaine de corps rejetés par la mer, et devant l'indignité de ces dirigeants européens qui ont réagi de manière populiste et électoraliste et non humaine et solidaire. Leur premier réflexe, dénonce encore Libération, aurait dû être de voler au secours de l'Espagne ou de s'apitoyer sur la mort de ces exilés volontaires, ados pour beaucoup, qui cherchaient à gagner ce qu'ils croyaient être le paradis. » « La crise de Ceuta a ainsi été le révélateur d'un réflexe d'instrumentalisation et de division, résume Le Monde, là où la gravité et la réalité de la question de l'immigration exigeraient au contraire solidarité et unité. » « Quelque chose a été cassé » En tout cas, cette « crise de Ceuta révèle une fracture européenne », relève Le Soir à Bruxelles. Et « devrait laisser des séquelles importantes, notamment vis-à-vis de la confiance que se portent les États membres de l'Union européenne. Quelque chose a été cassé, à en croire la lettre envoyée par le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez à la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. Il y exprime sa "profonde inquiétude" au vu des réactions de ses homologues. Dans ce courrier diffusé samedi, le socialiste dénonce le "très faible soutien" de la part des États membres ainsi que les attaques qu'a essuyées l'Espagne et les appels pour son exclusion temporaire de l'espace de libre circulation Schengen. » Réunion sous tension… C'est dans ce contexte tendu que les ministres de l'Intérieur des membres de l'Union européenne doivent se réunir demain mardi. Et « les divergences s'accentuent », pointe Le Figaro. « Vingt-deux États membres de l'Union européenne ont uni leurs voix dans une coalition hétéroclite, emmenée par Giorgia Meloni et par la sociale-démocrate danoise Mette Frederiksen, coalition qui exige "une réponse européenne immédiate et coordonnée". (…) Parmi les propositions les plus radicales figure (donc) la suspension temporaire de l'Espagne de l'espace Schengen. » Et « Rome entend profiter de cette réunion d'urgence pour remettre (notamment) une proposition sur la table : celle d'un réseau européen de "hubs de retour", des centres de rétention installés dans des pays tiers. Une approche que la France avait déjà torpillée lors du dernier sommet européen. »
Vérino a sonné à la porte du studio. Le type qui lui ouvre lui demande ce qu'il fout là. Il répond qu'il a rendez-vous avec Pierre-Yves. « C'est qui, Pierre-Yves ? » « Papa Parle. » « Je vois pas du tout. »Voilà. Bienvenue dans mon podcast.Il est resté 1h44. Je n'ai quasiment rien coupé, et je vais te dire pourquoi : parce qu'à un moment, on a arrêté de faire une interview.Je te mets ici les quatre trucs qui ne m'ont pas lâché depuis.1. Il a arrêté de se raconter des histoires sur lui-mêmePendant des années, Vérino se pensait insomniaque. L'artiste torturé, l'inspiration qui vient à 3h du matin, le cerveau qui ne s'éteint jamais.Puis il a eu un enfant.Et il a compris qu'il n'était pas insomniaque du tout. Il avait juste trop de temps. À partir du moment où quelqu'un dort quand il veut et pas quand tu veux, tu prends tes dix minutes de pause pour t'endormir. Fin du mystère.Le personnage n'a pas survécu à la paternité. Et honnêtement, tant mieux.Je me suis demandé, en réécoutant, quelle histoire je me raconte encore sur moi. Le genre de truc auquel je tiens tellement que je ne l'ai jamais vérifié.2. Il était jaloux de son fils. Et il l'a dit.Ça, c'est le passage que je n'avais pas vu venir.Il regarde son grand, 12 ans à l'époque. La Switch parce que papa joue à Mario. La PlayStation rachetée 50 balles au voisin. Les copains qui débarquent quand ils veulent, c'est open bar. Une assise financière qui fait qu'on ne s'inquiète pas. On part au ski. Et le gamin, en parallèle, un peu dilettante à l'école.Et là, la phrase monte toute seule : « Tu ne te rends pas compte de la chance que tu as. »Sauf qu'il s'entend la dire. Et il réalise que c'est mot pour mot la phrase de ses propres parents.Ce qu'il en tire est très simple et je n'y avais jamais pensé comme ça : on dit merci quand on reçoit un cadeau. Ton gosse, lui, ne reçoit pas un cadeau. Il vit sa vie. Il navigue dedans. Il n'a aucun point de comparaison, et ce n'est pas un défaut de caractère, c'est juste sa réalité.La jalousie était là. Il ne l'a pas niée. Il l'a nommée, et ça a désamorcé le reproche.Sa phrase, sur ce sujet, résume tout l'épisode : accepter que t'es un connard, dans le couple, sur scène ou en tant que père, ça t'apporte toujours quelque chose.3. Le dragonChez lui, la colère a un nom. On dit aux enfants : « Faites gaffe, vous allez réveiller le dragon. » Ça se dit en rigolant. Et en même temps, tout le monde sait très bien ce que ça veut dire, et personne n'a envie de le voir arriver, ni les gosses, ni lui.Il cite Dune : la peur tue l'esprit. Et il déroule : un enfant à qui tu cries dessus se fige. Il passe en mode survie. Plus rien ne se passe dans son cerveau. Il n'apprend pas, il n'évolue pas, il enregistre juste un réflexe.Puis il raconte le soir où il a débordé. Son premier, trois mois, les dents, qui ne s'arrête pas de pleurer. Il le prend, il le pose dans son lit, il ferme la porte, il va s'asseoir sur son propre lit.Et il dit : « Là, je ne vais pas pouvoir. »C'est peut-être le moment le plus utile de l'épisode. Parce que la conclusion n'est pas « il faut savoir se contrôler ». Elle est plus honnête que ça : la bonne réaction, c'est d'identifier qu'on pourrait. Tu ne te mets pas au-dessus du risque. Tu te mets en sécurité, et tu mets tout le monde en sécurité avec toi.4. Le droit d'être nulUn copain à lui a demandé un jour à un humoriste américain comment il faisait pour sortir un spectacle par an. Réponse : il suffit d'accepter d'être une merde pendant six mois.Vérino applique ça à sa vie de père, et c'est là que ça devient intéressant.Vingt ans de scène, une soixantaine d'heures de stand-up écrites, et quand sa femme lui dit « là, tu te plantes », il ne se braque pas. Il a l'habitude. Tous les soirs, il sait que s'il prend le mauvais chemin, il n'offre pas la bonne expérience à la salle.Alors il dit pardon à son grand. Il dit « je ne sais pas ». Il dit, quand il est au bout : « Là, franchement, je suis démuni. Faut que tu m'aides. On fait quoi ? »Face à un ado de 15 ans, c'est probablement plus fort que n'importe quelle punition.La phrase que je gardeEn fin d'épisode, il lâche : « Je suis peut-être un mauvais papa, je sais pas. »Ses fils, eux, lui disent qu'il est le meilleur papa du monde.Et il répond : « Je suis le meilleur papa de TON monde. Il y a peut-être d'autres papas meilleurs avec leurs enfants. Mais pour toi, je suis le meilleur. »Je trouve ça d'une justesse assez rare. Ça enlève la pression du classement, et ça garde tout l'amour. Tu n'as pas à être le meilleur père du monde. Tu as juste à être le sien.Il y a beaucoup d'autres choses dans cet épisode que je n'ai pas mises ici : sa décision de ne jouer que trois soirs par semaine pour être à la maison le reste du temps, pourquoi il a quitté la télé, le cercle de couleurs sur le frigo pour les cycles de sa femme, pourquoi il refuse tous les partenariats depuis 2016, et le défi qu'il m'a mis dans les pattes en fin d'entretien et que je vais devoir tenir.Et toi, il ressemble à quoi ton dragon ? Tu l'as reconnu à quel moment ?Réponds directement à ce mail, je lis tout.À dans deux semaines, Pierre-YvesPapa Parle. Père par accident, papa par amour.---------------
durée : 00:28:43 - Les pieds sur terre - par : Sonia Kronlund - Julia et Romain se rencontrent à vingt ans, dans une soirée. Il se cogne la tête, s'évanouit, elle l'embrasse pour le réveiller. Entre eux, la passion est déchirante, et Romain finit par quitter Julia. Vingt ans plus tard, il la retrouve : la passion est toujours là, mais sans les déchirements. - équipe : Valentin Rémy, Adèle Tocquet Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:28:43 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Monica Sabolo - Julia et Romain se rencontrent à vingt ans, dans une soirée. Il se cogne la tête, s'évanouit, elle l'embrasse pour le réveiller. Entre eux, la passion est déchirante, et Romain finit par quitter Julia. Vingt ans plus tard, il la retrouve : la passion est toujours là, mais sans les déchirements. - réalisation : Louise André
durée : 00:31:51 - Les pieds sur terre - par : Sonia Kronlund - Alice et Louis se rencontrent à l'âge de six ans. Il ne la remarque pas, mais pendant toute leur scolarité, elle est amoureuse de lui. Vingt ans plus tard, ils se recontactent, et, alors qu'ils sont chacun mariés, ils entament une liaison passionnée. Deuxième épisode de la série de Monica Sabolo. - équipe : Valentin Rémy, Adèle Tocquet Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
This is the 300th episode of my podcast, 'Soccernostalgia Talk Podcast'. For this episode, I interview French Author Mr. Mario Morisi, as we discuss his book ‘Roberto Baggio, Vingt ans de folie italienne et mondiale' (2026). There will be three podcasts regarding this book, this first part covers Roberto Baggio's origins up to the 1990 World Cup. This is the first biography of Roberto Baggio in French. Mr. Morisi has authored many books in French and Italian. For any questions/comments, you may contact us: You may also contact me on this blog, on twitter @sp1873 and on facebook under Soccernostalgia. https://linktr.ee/sp1873 Mr. Paul Whittle, @real1888letter on twitter and https://the1888letter.com/contact/ https://linktr.ee/BeforeThePremierLeague You may also follow the podcast on spotify and Apple podcasts all under ‘Soccernostalgia Talk Podcast' Please leave a review, rate and subscribe if you like the podcast. Mr. Morisi's contact info: Twitter (X): @MarioMorisi2 Bluesky: @absentes.bsky.social Instagram: https://www.instagram.com/mamorisi2026/ Link: https://www.mariomorisi.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=194:breaking-baggio Link to Mr. Morisi's book: https://www.amazon.com/-/es/Mario-Morisi-ebook/dp/B0GX2NRR1J Listen on Spotify / Apple Podcasts: https://open.spotify.com/episode/1y0nVgscD1vUcsVNKbkoto?si=Tip_Jol1SDe1rPSTH66Aaw&utm_source=copy-link&nd=1&dlsi=a15a58486ad34e0ehttps://podcasts.apple.com/us/podcast/soccernostalgia-talk-podcast-episode-300-interview/id1601074369?i=1000778634275 Youtube Link: https://www.youtube.com/watch?v=AYq_3afNa-Y Blog Link: https://soccernostalgia.blogspot.com/2026/07/soccernostalgia-talk-podcast-episode_0692940436.htmlSupport the show
durée : 00:31:51 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Monica Sabolo - Alice et Louis se rencontrent à l'âge de six ans. Il ne la remarque pas, mais pendant toute leur scolarité, elle est amoureuse de lui. Vingt ans plus tard, ils se recontactent, et, alors qu'ils sont chacun mariés, ils entament une liaison passionnée. Deuxième épisode de la série de Monica Sabolo. - réalisation : Anne-Laure Chanel
Vendredi 10 août 2018, après neuf jours en mer, L'Aquarius repère une embarcation en détresse. Vingt-cinq personnes fuyant la Lybie sur une coque de noix. Trois heures plus tard, une deuxième barque surchargée est repérée aux jumelles par les sauveteurs de SOS Méditerranée. Cent seize migrants entassés, majoritairement originaires d'Érythrée et de Somalie, souvent mineurs. L'affrètement de L'Aquarius a pris fin en décembre 2018, mais SOS Méditerranée poursuit aujourd'hui sa mission de sauvetage en mer à bord de l'Ocean Viking. Reportages : Maurine Mercier Réalisation : Jean-Daniel Mottet Production : Véronique Marti Première diffusion le 10 septembre 2018.
L'intelligence artificielle expose brutalement les failles des organisations. Pour réussir la transformation du management, la technologie exige d'abord de repenser de fond en comble le contrat avec les équipes.Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Lobna Calleja Ben Hassine, ex-DRH et consultante en adoption de l'intelligence artificielle.Le rapport au travail a muté pour devenir une valeur utilitaire au même niveau que la famille ou les passions. Les entreprises continuent pourtant d'exiger une relation exclusive et s'étonnent de voir les niveaux de motivation stagner. Cette dissonance crée une rupture, cristallisée par des indicateurs en berne depuis quinze ans. Insérer de nouveaux outils technologiques sur des processus défaillants s'apparente à placer un moteur de Ferrari dans une deux chevaux. La machine expose les incohérences d'un modèle à bout de souffle.Pour relever ce défi DRH majeur, la solution réside dans la considération de l'expérience collaborateur comme un produit à part entière. À l'image de l'entreprise Keolis qui a repensé les plannings de ses chauffeurs en intégrant leurs contraintes personnelles, la démarche exige un changement de paradigme. La technologie intervient pour individualiser le service rendu aux équipes, réduire l'absentéisme et recréer de l'engagement des collaborateurs de façon pérenne.La pratique managériale évolue alors vers un rôle de supervision critique. L'algorithme exige de ses utilisateurs un transfert complet de leur processus mental. Le dirigeant doit développer un niveau d'exigence inédit, formuler ses requêtes avec une précision extrême et conserver son regard critique face à des systèmes sujets aux erreurs. La transformation du management replace ainsi la responsabilité humaine au centre de l'équation.Vingt ans passés sur le terrain des ressources humaines permettent à Lobna Calleja Ben Hassine d'aborder le futur du travail par les réalités quotidiennes des équipes. Ayant géré l'irruption soudaine des outils génératifs au sein d'une agence de communication dès 2022, elle analyse la transformation du management sous l'angle des comportements humains et des limites de la performance organisationnelle.Cet épisode donne des éléments concrets pour identifier les processus obsolètes, utiliser les assistants virtuels comme partenaires critiques sur une première ébauche et formuler des requêtes exigeantes pour soutenir le leadership quotidien.CHAPITRAGE :(00:00) Introduction et parcours (05:01) Gérer l'irruption de la technologie dans les équipes (06:45) Pourquoi les modèles RH arrivent en fin de cycle (10:24) L'exemple Keolis pour réinventer les plannings (16:10) Transférer son processus mental à l'algorithme (23:31) Comment accompagner les collaborateurs face aux dérives (28:32) Préparer les organisations au changement de modèle
durée : 00:18:04 - La Série fiction - "Je n'ai jamais oublié ni n'oublierai aucune seconde de cette nuit. Car là, j'ai lutté avec un être humain pour sa vie, je le répète, dans ce combat c'était une question de vie ou de mort." Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:19:04 - La Série fiction - "Rien sur terre n'aurait pu rendre ce désespoir, cet abandon absolu de sa personne d'une manière aussi saisissante que cette immobilité. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:19:40 - La Série fiction - "Avez-vous encore autant de considération pour elle ? Ne faites-vous pas de différence entre la femme honnête en compagnie de qui vous étiez avant-hier et cette autre qui a décampé hier avec un homme totalement étranger ? – Aucune." Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:18:18 - La Série fiction - "À partir de cet instant, je ne remarquais plus rien dans la salle. Tout me paraissait mat, terne et effacé. Tout me paraissait obscur en comparaison du feu jaillissant de ce visage." Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:19:23 - La Série fiction - "Nous, les pensionnaires d'à côté, nous vivions malgré tout en relations continuelles avec les clients du Palace. Or, la veille, cet hôtel avait eu à enregistrer un parfait scandale." Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:19:24 - La Série fiction - "Cet individu n'avait plus aucun appui, ni chez lui, ni dans une banque, ni chez des parents, qu'il avait joué ici son dernier argent, et sa vie même, et que maintenant il s'en allait ailleurs, n'importe où, mais, à coup sûr, hors de l'existence." Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:18:21 - La Série fiction - "Vingt-quatre heures tellement remplies par une tempête qui avait déchaîné les sentiments les plus insensés que mon âme en était brisée pour toujours. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:19:43 - La Série fiction - "Je sentais que j'avais réussi en tout. Cet homme, je l'avais sauvé pour toujours. Nous sortîmes de l'église pour revenir dans la lumière radieuse et ruisselante de cette journée ensoleillée de mai. Jamais le monde ne m'avait semblé si beau." Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:19:34 - La Série fiction - "La veille, ça avait été un hasard, une ivresse, la folie démoniaque de deux êtres égarés. Mais aujourd'hui, il fallait que je me livre à lui plus ouvertement qu'hier, parce que maintenant, à la clarté impitoyable de la lumière du jour, j'étais forcée de l'aborder comme quelqu'un de bien vivant." Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:19:32 - La Série fiction - "Il va sans dire que vous restez libre de ce que vous voudrez me confier. Mais ce que vous me raconterez, racontez-le, à vous et à moi, avec une entière vérité" Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:33:16 - Affaires étrangères - César marche à travers Rome, de sa maison jusqu'à la Curie. Deux hommes intercèdent pour le prévenir du complot, puis Antoine est écarté sur les marches de la Curie. Comment le meurtre du dictateur s'est-il transformé en scène fondatrice de notre imaginaire de la tyrannie et du régicide ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Régulièrement, l'équipe de Folie Douce partage avec vous les extraits les plus marquants des épisodes du podcast. Aujourd'hui, on vous propose de réécouter l'autrice Elizabeth Gilbert.Dans cet extrait, Elizabeth Gilbert évoque sa relation amoureuse avec sa meilleure amie, Raya, et la charge mentale dévolue aux femmes et minorités, enfermées dans ce carcan par les personnes que cela arrange. Lorsqu'on demande aux femmes ce qu'elles veulent, elles répondent : être seules.Vous trouverez cet entretien sous deux formes : l'une complètement en anglais, l'autre doublée et expliquée en français par moi-même si vous préférez (les deux se trouvent séparément dans le flux du podcast, suivez les drapeaux !)Le lendemain de l'enregistrement de cet épisode - une dinguerie vous verrez -, je n'avais qu'une idée en tête : écrire à Elizabeth Gilbert, garder le lien avec elle. Cette femme a un charisme fou. Je le sais depuis 2006, lorsqu'elle a publié Mange, Prie, Aime, un livre qui a inspiré des millions de femmes - dont moi. Vingt ans plus tard, elle publie un livre poignant, Jusqu'à la rivière, dont elle estime qu'il est « la suite » de ce premier best seller. Le contenu en est bien plus sombre. Il lui a fallu huit ans pour avoir la force de « retourner en enfer » pour raconter l'histoire d'amour destructrice vécue avec son âme-soeur, Raya, atteinte d'un cancer en phase terminale et dépendante à la cocaïne et à l'héroïne. Elizabeth Gilbert, elle, était dépendante à l'idée qu'elle devait sauver Raya. Si, sur le papier, elle avait l'air d'être la « personne saine et altruiste », elle a compris ensuite qu'elle était « tout aussi folle, peut-être plus » que sa compagne. C'est ça, la « codépendance » un concept mal connu en France, qu'elle décrit d'une façon limpide : déverser dans l'autre tout ce qu'on est, puis rester « mains tendues, en espérant récupérer une miette de l'amour qu'on a déversé ». Elizabeth Gilbert est allée aux Codépendants Anonymes, et a fait ce fameux « programme en douze étapes » qui implique un bilan moral total, qu'elle décrit comme le moment le plus salvateur de sa vie.Elle me charme. Elle me fait rire. La conclusion à laquelle elle aboutit dans ce livre est exactement la même que celle à laquelle j'ai abouti dans Enfin Seule. Elle explore la nécessité pour les êtres humains, en particulier les femmes, de trouver l'apaisement dans une capacité reconquise d'être enfin heureuse seule.C'est pour ça que cet entretien m'a bouleversée. Je sais déjà qu'il vous plaira !Faites moi des retours sur les réseaux sociaux et n'oubliez pas de mettre des étoiles partout ! Ça aide Folie Douce à essaimer
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Direction Libreville. À l'instar de nombreuses sociétés d'Afrique centrale, mais plus qu'ailleurs, la société gabonaise est meurtrie par les crimes rituels. Chaque année, ils font leur lot de victimes au nom de croyances pour des raisons politiques ou à cause de réseaux de crime organisé. On retrouve des corps abandonnés avec des organes manquants. En 2è partie, le Kosovo vit très mal les accusations de crimes de guerre portées contre les leaders de l'UCK qui ont mené le pays à l'indépendance. Gabon: la détresse sans fin des familles de victimes de crimes rituels C'est une plaie de nombreuses sociétés d'Afrique centrale, mais elle est particulièrement vive au Gabon : les crimes rituels font chaque année des victimes. Des corps retrouvés sans vie, auxquels on a ôté des organes comme le cœur, les yeux ou le pénis. Dans bien des cas, ces crimes ne sont jamais punis, ou alors seul l'exécutant est arrêté, et pas le commanditaire. Les familles des victimes, elles, se sentent abandonnées face à ces actes qui associent spirituel, politique et criminalité organisée. Un Grand reportage de François Mazet qui s'entretient avec Jacques Allix. Héros ou criminels, les leaders de l'UCK face aux juges C'est le dernier grand procès lié aux guerres qui ont déchiré l'ex-Yougoslavie. Vingt-sept ans après le conflit au Kosovo, le verdict est attendu normalement dans les toutes prochaines semaines pour les anciens dirigeants de l'UÇK, l'Armée de libération. Ils risquent jusqu'45 ans de prison, eux, les premiers dirigeants du Kosovo indépendant. Mais ce tribunal spécial, de droit kosovar, avec juges internationaux à La Haye, suscite une profonde indignation dans le jeune État. Pour beaucoup, les 4 accusés ont libéré le pays de l'oppression du régime de Milošević et porté la cause de l'indépendance. Un Grand reportage de Louis Seiller qui s'entretient avec Jacques Allix.
En 2006, Amélie Mauresmo, alors numéro 1 mondiale, remportait Wimbledon. Vingt ans plus tard, l'actuelle directrice de Roland-Garros revient sur ce titre, le plus beau moment de sa carrière. Tennis très offensif, travail avec un pédopsychiatre, mauvaise nuit avant la finale, balle de match sous tension et coup de boule de Zidane, Amélie Mauresmo se replonge pour «Air Open» dans une quinzaine exceptionnelle sur le gazon londonien. Un podcast présenté par Maxime Monthioux, avec Julien Reboullet. Enregistrement : Mathis Rouanet. Montage : Maxime Monthioux.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est le dernier grand procès lié aux guerres qui ont déchiré l'ex-Yougoslavie. Vingt-sept ans après le conflit au Kosovo, le verdict est attendu normalement dans les toutes prochaines semaines pour les anciens dirigeants de l'UÇK, l'Armée de libération. Ils risquent jusqu'45 ans de prison, eux, les premiers dirigeants du Kosovo indépendant. Mais ce tribunal spécial, de droit kosovar, avec juges internationaux à La Haye, suscite une profonde indignation dans le jeune État. Pour beaucoup, les 4 accusés ont libéré le pays de l'oppression du régime de Milošević et porté la cause de l'indépendance. « Héros ou Criminels, les leaders de l'UCK face aux juges », un Grand reportage au Kosovo de Louis Seiller.
Tina Kieffer était rédactrice en chef de Marie Claire quand elle part au Cambodge en 2005, presque par hasard. Elle en revient avec une fille adoptée, Chandara, et une conviction : construire une école pour les filles des bidonvilles de Phnom Penh.Vingt ans plus tard, Happy Chandara scolarise 1 700 jeunes filles, emploie 365 personnes, et figure parmi les 50 meilleures écoles du monde. 100% de réussite au bac. Des anciennes élèves à l'École des Mines, en médecine, en droit. Et soixante d'entre elles travaillent aujourd'hui au sein de l'école qui les a sauvées en tant que prof, responsable informatique, ou encore à la com. Des femmes qui, sans Happy Chandara, n'auraient peut-être jamais appris à lire.Dans cet épisode, Tina nous raconte tout. La rencontre avec Chandara dans un orphelinat de Phnom Penh. Le retour en France avec une enfant sans papiers. Les deux ans de bataille acharnée pour l'adopter. Elle nous parle du Cambodge qu'elle a appris à aimer profondément, de cette double vie entre Paris et Phnom Penh, de ce basculement intérieur, le moment où l'on cesse d'être témoin pour devenir acteur. Et de ce que ça change, pour une petite fille adoptée, de savoir que son histoire en a sauvé des centaines d'autres.C'est un épisode qui ne ressemble à aucun autre. Une histoire de voyage qui est aussi une histoire de vie, de courage et de transmission. Un épisode qu'on n'est pas prêt d'oublier.--------Un podcast produit et réalisé par Sakti Productions & Beau Voyage
Tina Kieffer était rédactrice en chef de Marie Claire quand elle part au Cambodge en 2005, presque par hasard. Elle en revient avec une fille adoptée, Chandara, et une conviction : construire une école pour les filles des bidonvilles de Phnom Penh.Vingt ans plus tard, Happy Chandara scolarise 1 700 jeunes filles, emploie 365 personnes, et figure parmi les 50 meilleures écoles du monde. 100% de réussite au bac. Des anciennes élèves à l'École des Mines, en médecine, en droit. Et soixante d'entre elles travaillent aujourd'hui au sein de l'école qui les a sauvées en tant que prof, responsable informatique, ou encore à la com. Des femmes qui, sans Happy Chandara, n'auraient peut-être jamais appris à lire.Dans cet épisode, Tina nous raconte tout. La rencontre avec Chandara dans un orphelinat de Phnom Penh. Le retour en France avec une enfant sans papiers. Les deux ans de bataille acharnée pour l'adopter. Elle nous parle du Cambodge qu'elle a appris à aimer profondément, de cette double vie entre Paris et Phnom Penh, de ce basculement intérieur, le moment où l'on cesse d'être témoin pour devenir acteur. Et de ce que ça change, pour une petite fille adoptée, de savoir que son histoire en a sauvé des centaines d'autres.C'est un épisode qui ne ressemble à aucun autre. Une histoire de voyage qui est aussi une histoire de vie, de courage et de transmission. Un épisode qu'on n'est pas prêt d'oublier.--------Un podcast produit et réalisé par Sakti Productions & Beau Voyage
En 2006 en France, le ministère de la Culture reconnaissait les jeux vidéo comme la dixième forme d'expression artistique. Vingt ans plus tard, la Philharmonie de Paris leur consacre une exposition, « Video Games & Music », qui retrace l'histoire de la musique de jeux vidéo devenue un phénomène mondial en à peine un demi-siècle. De simples « bips » dans le jeu Pong, de la pop dans Just Dance, de l'opéra dans Final Fantasy, Beethoven dans Resident Evil ou encore les Daft Punk dans Fortnite… La « Video Games & Music », ou VGM pour les connaisseurs, dépasse largement le simple divertissement. Elle incarne une culture du jeu vidéo partagée entre générations et à travers le monde. À la Philharmonie de Paris, l'exposition « Video Games & Music » présente consoles de jeux, dessins de personnages, instruments, portraits de compositeurs, mais aussi vingt-neuf jeux jouables pour le public. La musicologue et archiviste Fanny Rebillard, co-commissaire de l'exposition : « L'objectif, ça a été vraiment de ne laisser personne dehors, d'essayer de parler à la fois aux fans qui ont une connaissance très fine du jeu vidéo, et de la musique, parce qu'on sait que ces gens existent et qu'ils ont très envie de voir leur connaissance reconnue et célébrée. Mais on a aussi voulu s'adresser aux personnes qui accompagnent ces fans ou qui ont un intérêt, une curiosité pour le jeu vidéo, qui se disent : "Tiens, c'est bizarre, pour moi la musique de jeu vidéo, c'est des bips, bips insupportables, qu'est-ce qu'on peut avoir à dire là-dessus ?" » Difficile à définir comme un genre musical tant elle est plurielle. La musique de jeux vidéo va des ambiances contemplatives électro aux mélodies symphoniques, en passant par le rap, le rock ou le « chiptune », ces sons synthétisés en temps réel créés par les puces sonores des consoles. À lire aussi«Video Games & Music», une exposition sur la musique de jeux vidéo L'univers du gaming sans cesse redéfini par le son Dès 1985, le compositeur Koji Kondo introduit une musique interactive dans le jeu Super Mario Bros. Une mélodie principale quand le personnage de Mario court, des arpèges quand il grandit, un glissando ascendant quand il rebondit sur un ennemi et une cadence conclusive pour la ligne d'arrivée. Une prouesse technique à une époque où la technologie restait limitée. « La plus grosse problématique, c'était le fait qu'il y avait très peu d'outils pour visualiser. Par exemple, le fait de prendre un clavier MIDI et de le brancher à un ordinateur, ça n'existait pas. Donc, eux, ils avaient leur piano d'un côté, leur clavier, et ensuite, ils devaient tout programmer. Donc, ils devaient connaître le langage hexadécimal, le basique, tous les langages de programmation qui ont émergé à cette époque. C'était un travail que David Wise, le compositeur de Donkey Kong Country, raconte d'ailleurs dans l'exposition. C'est-à-dire qu'il y a un morceau, « Aquatic Ambience », qui est un de ses tubes, encore aujourd'hui c'est planétaire, et ça lui a pris cinq semaines de saisir les données », explique Fanny Rebillet. Pensée comme un jeu vidéo, la scénographie de l'exposition laisse les visiteurs libres de choisir leur progression d'une salle à l'autre, d'un monde virtuel à l'autre. Une manière de célébrer la « Video Games & Music » comme un patrimoine culturel contemporain, alors que quarante millions de Français se déclaraient joueurs en 2025. À lire aussiMorocco Gaming Expo: l'imaginaire marocain infuse dans les jeux vidéo locaux
Il y a des festivals qu'on croit connaître par cœur. Ceux dont on fredonne les têtes d'affiche depuis des années, dont on a arpenté les allées un soir d'août, bière à la main, avec l'impression d'avoir tout compris. Et puis on rencontre celui qui tire les ficelles depuis le tout début. C'est l'histoire de Matthieu Ducos. En 2004, il envoie un mail à l'adresse contact d'un festival qui vient de naître. Pas de réseau, pas de piston, pas de grand oncle qui connaît l'arrière-grand-père. Juste une candidature spontanée et une vraie envie. Vingt ans plus tard, il en est le directeur général. Ce que raconte Mathieu dans cet épisode, c'est l'histoire d'un festival qu'on ne lâche pas. Une édition fondatrice en 2003, une seule journée, devenue aujourd'hui cinq jours au Domaine national de Saint-Cloud, dans un écrin classé monument historique, avec des marronniers qu'on éclaire la nuit comme une scénographie à ciel ouvert. C'est aussi une réflexion très honnête sur ce que coûte vraiment de faire du live en 2026 : les cachets qui explosent, les subventions qui s'effacent, les grandes salles qui captent les artistes. Et sur ce qu'il faut d'obstination et de feu sacré, pour continuer quand mêmeSold Out, le podcast pour se glisser dans les coulisses du spectacle vivant.Avec le soutien de Delight.Production : Big Red Machine / Réalisation : Marc H'LIMI / Interview & programmation : Marc Gonnet / Communication & image : Joey ColasHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La Slovaquie en direct, Magazine en francais sur la Slovaquie
Actualités. Gros plan. International. La Slovaquie sans frontieres. La Vie comme elle va. Voici un déplacement historique ! Le Premier ministre indien s'est rendu pour la premiere fois en Slovaquie. Apres la partie officielle de ce déplacement, nous évoquerons la vie d'un indien en Slovaquie, témoignage tiré de nos archives. La Slovaquie dans l'UE : vingt ans de fonds européens ! Vingt années d'adhésion de la Slovaquie a l'Union européenne ont apporté au pays des ressources financieres. Cependant, l'efficacité de ces investissements est compromise par la bureaucratie, un manque de contrôle et de coordination déficiente.
« Onze mois après son arrestation par la justice malienne, le lieutenant-colonel français Yann V. a été fixé vendredi sur son sort par un tribunal de Bamako, pointe Maliweb. L'agent français écope de 20 ans de réclusion criminelle et d'une amende de 3 millions 600 000 FCFA ainsi que du paiement d'un franc symbolique à l'État malien. Pour rappel, poursuit le site bamakois, ce lieutenant-colonel avait été interpellé et accusé par le gouvernement de transition d'avoir contribué "à mobiliser les responsables politiques, acteurs de la société civile et des militaires dont les généraux de brigade Abass Dembélé et Nema Sagara" pour déstabiliser les institutions de la République. Dans la foulée de son interpellation, le ministère français des Affaires étrangères avait contesté les accusations portées contre son deuxième secrétaire à l'ambassade à Bamako. Paris avait même rejeté son implication estimant qu'il fait l'objet "d'accusations sans fondement". » À lire aussiMali: un agent de renseignement français condamné à 20 ans de prison Des fonctions officielles… En effet, précise Le Monde Afrique, « Yann V. était présent au Mali sous sa véritable identité et était dûment accrédité comme officier de la DGSE auprès des autorités maliennes. Il était officiellement second secrétaire de l'ambassade de France à Bamako, poste qui lui confère théoriquement l'immunité diplomatique en vertu de la convention de Vienne de 1961. Malgré leurs relations très tendues depuis le putsch du général Goïta, en 2020, qui a tourné le dos à la France pour miser sur la Russie, Paris et Bamako avaient en effet maintenu une discrète coopération en matière de renseignement. Une équipe réduite de la DGSE, qui fournissait notamment un appui technique à ses partenaires maliens, et dont Yann V. faisait partie, était donc présente à Bamako dans ce cadre. » Défiance… En fait, analyse Afrik.com, « la condamnation de Yann V. s'inscrit dans une relation franco-malienne déjà profondément abîmée. Depuis le départ de l'opération Barkhane et le rapprochement de Bamako avec Moscou, les tensions sont régulières. Cette affaire prolonge ce cycle de défiance. Juger l'officier français permet à Bamako d'adresser un message clair à la France en montrant que le Mali entend traiter toute présence française jugée suspecte comme une menace contre sa souveraineté. » Cette condamnation, poursuit Afrik.com, révèle aussi et surtout « la difficulté, pour les autorités maliennes, de traiter publiquement les volets internes de cette affaire. En condamnant le Français, Bamako met en scène la défense de sa souveraineté face à l'ancienne puissance coloniale. Et en laissant les généraux maliens impliqués dans l'attente (d'être jugés par une cour militaire), le pouvoir évite, pour l'instant, un procès qui pourrait ouvrir des débats plus délicats sur les fractures au sein même de l'armée malienne. » Une issue diplomatique ? En tout cas, conclut le site panafricain, « dans l'immédiat, une issue rapide paraît difficile pour Yann V., même si Paris continue de réclamer sa libération et de dénoncer une violation des règles diplomatiques. » D'après le site d'information malien, Bamada, « la condamnation de Yann V. n'exclut pas, en théorie, une issue diplomatique ultérieure, notamment un transfèrement vers la France pour l'exécution de la peine ou alors une mesure de grâce décidée par les autorités maliennes. Une telle évolution dépendrait toutefois d'une décision souveraine de Bamako et d'éventuels échanges avec Paris. » Bien traité mais amaigri Enfin, pour ce qui est des conditions de détention de l'officier français, « en mars dernier, Jeune Afrique révélait qu'il était détenu à la base aérienne 100 de Bamako, une installation relevant de la sécurité d'État malienne. Il avait, dans les semaines qui avaient suivi, pu avoir accès à un avocat et avait vu ses conditions de détention s'améliorer (…). » Pour sa part, Le Monde Afrique confirme que « Yann V. est détenu par l'agence nationale de la sécurité d'État dans une de ses bases de Bamako. Il est bien traité mais amaigri. Après plusieurs mois sans visite, il avait vu pour la première fois un membre de l'ambassade de France, en décembre dernier, à l'occasion des fêtes de fin d'année. Depuis son arrestation, des contacts ponctuels ont eu lieu entre responsables maliens et français à son sujet. (…) La France a opté pour une ligne ferme sur ce dossier sensible, suivi en permanence à la DGSE et supervisé par l'Élysée. Dénonçant une arrestation arbitraire, elle ne réclame qu'une chose : la libération immédiate de son agent. Pour l'instant sans succès. »
Cet épisode a été enregistré à un an de l'élection présidentielle de 2027, à laquelle Édouard Philippe est candidat.Génération Do It Yourself n'est pas un média politique et ne soutient aucun candidat.L'objectif est simple : comprendre comment celles et ceux qui veulent diriger le pays raisonnent sur les grands sujets.Nous recevrons d'autres voix dans le même esprit.Voici les grands principes que nous suivrons pour ces épisodes : https://taap.it/jXv1WOQDepuis 1974, la France n'a plus voté un seul budget à l'équilibre.52 ans de déficit.Et un accord tacite pour ne surtout pas en parler.Édouard Philippe a décidé de le faire.Maire du Havre depuis 2010, Premier ministre d'Emmanuel Macron de 2017 à 2020, il a accepté notre invitation à venir sur Génération Do It Yourself à un an de la présidentielle.Pendant deux heures, nous passons au crible ses grands chantiers pour le pays : l'école, l'intelligence artificielle, la dette, les retraites, l'immigration, l'Europe.Sur l'école, son constat est brutal : non, l'éducation ne fonctionne pas comme elle le devrait aujourd'hui.Selon lui, la France est le pays de l'OCDE où le système scolaire reproduit le plus les inégalités. Le niveau baisse, en maths comme en orthographe. Et on forme 40 000 ingénieurs par an quand il en faudrait au moins 100 000.Sa réponse : rendre leur liberté aux établissements, mieux payer les profs et trancher les questions qu'on préfère enterrer.Sur l'intelligence artificielle, il avoue l'utiliser à peine.Mais il refuse de détourner le regard. Il voit la rupture arriver, et admet ne pas savoir où elle nous mène.Nous n'avons épargné aucun sujet :Pourquoi reporter la réforme des retraites frappe d'abord les plus modestesSa méthode pour réparer l'État : supprimer et remplacer, plutôt que simplifierPourquoi il refuse la taxe Zucman et le retour de l'ISFCe qu'il a appris en transformant Le HavreTrump, Poutine, la Chine, l'immigration : ses réponses sans détourDeux heures avec un candidat qui préfère exposer clairement les problèmes plutôt que promettre des solutions faciles. À chacun de décider si c'est ça, gouverner.Vous pouvez contacter Édouard sur X (Twitter) et Instagram.TIMELINE:00:00:00 - Un Rouennais élu maire du Havre 00:10:51 - Ce que le conservatoire apprend que l'école a oublié 00:16:38 - La vérité que personne n'ose dire sur le niveau des Français 00:24:45 - Le vieux principe oublié d'éducation 00:31:32 - Comment réparer l'Éducation nationale 00:45:15 - Pourquoi la France ne forme pas assez d'ingénieurs 00:53:39 - Parler d'IA comme d'une bombe atomique 01:05:29 - Le coût du travail qui nous sépare de l'Allemagne 01:12:03 - La vérité que personne n'assume sur l'âge de la retraite 01:20:12 - Ce que la dette française fera vraiment à nos enfants 01:28:12 - Vers un DOGE à la française ? 01:39:23 - L'addiction française à la dépense publique 01:51:23 - Transformer une ville que tout le monde fuyait 02:00:24 - Pourquoi tous les autres pays ont supprimé leur ISF 02:07:59 - Parler à la France et non aux Français 02:13:22 - Est-ce qu'on peut faire confiance à Donald Trump ? 02:13:55 - Est-ce qu'il faut dialoguer avec Vladimir Poutine ? 02:16:29 - Est-ce que la France a un problème avec l'immigration ? 02:19:13 - Est-ce que l'Europe fonctionne ? 02:19:59 - Le livre à 670 millions d'euros 02:27:52 - Ce qu'on ne dit pas avant une nominationLes anciens épisodes de GDIY mentionnés : #543 - Yann Le Cun - AMI Labs - Rendre l'IA plus humaine#515 - Pierre de Villiers - Ancien Chef d'État-major des Armées - "Nous ne sommes pas prêts pour la guerre"#401 - Emmanuel Macron - Président de la République - Les décisions les plus lourdes se prennent seul#397 - Yann Le Cun - Chief AI Scientist chez Meta - L'Intelligence Artificielle Générale ne viendra pas de Chat GPTNous avons parlé de :Conservatoire national des arts et métiersSelon Bill Gates, l'intelligence artificielle pourrait mettre fin au travail humain dès 2035Avec l'IA, la semaine de travail de 2 jours n'est plus une utopie… d'après Bill GatesLa Google I/O 2026 aura lieu les 19 et 20 mai pour Android 17 et l'IAGoogle I/O 2026 : les dernières nouvelles sur Android, l'IA GeminiComment le coût du travail plombe-t-il la France ?Le duel entre François Hollande et Edouard Philippe lance le début de la campagne présidentielle 2027 devant les GracquesNotre docu sur la Chine : Comment la Chine est devenue imbattable ?Les recommandations de lecture :Vingt ans après, d'Alexandre DumasLes Trois Mousquetaires, d'Alexandre DumasLe Vicomte de Bragelonne, d'Alexandre DumasVoyage au bout de la nuit, de Louis-Ferdinand CélineL'Étrange Défaite, de Marc BlochLes Faux-Monnayeurs, d'André GideLes Contemplations, de Victor HugoLa Légende des siècles, de Victor HugoCyrano de Bergerac, d'Edmond RostandL'Homme qui aimait les chiens, de Leonardo PaduraUn grand MERCI à nos sponsors : Squarespace : https://squarespace.com/doitQonto: https://qonto.com/r/2i7tk9 Brevo: brevo.com/doit eToro: https://bit.ly/3GTSh0k Payfit: payfit.com Club Med : clubmed.frCuure : https://cuure.com/product-onely (code DOIT)Vous pouvez retrouver la liste de tout le matériel utilisé pour enregistrer nos épisodes sur cette page.Vous souhaitez sponsoriser Génération Do It Yourself ou nous proposer un partenariat ?Contactez mon label Orso Media via ce formulaire.Hébergé par Audiomeans. 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Vous trouverez cet entretien sous deux formes : l'une complètement en anglais, l'autre doublée et expliquée en français par moi-même si vous préférez (les deux se trouvent séparément dans le flux du podcast, suivez les drapeaux !)Le lendemain de l'enregistrement de cet épisode - une dinguerie vous verrez -, je n'avais qu'une idée en tête : écrire à Elizabeth Gilbert, garder le lien avec elle. Cette femme a un charisme fou. Je le sais depuis 2006, lorsqu'elle a publié Mange, Prie, Aime, un livre qui a inspiré des millions de femmes - dont moi. Vingt ans plus tard, elle publie un livre poignant, Jusqu'à la rivière, dont elle estime qu'il est « la suite » de ce premier best seller. Le contenu en est bien plus sombre. Il lui a fallu huit ans pour avoir la force de « retourner en enfer » pour raconter l'histoire d'amour destructrice vécue avec son âme-soeur, Raya, atteinte d'un cancer en phase terminale et dépendante à la cocaïne et à l'héroïne. Elizabeth Gilbert, elle, était dépendante à l'idée qu'elle devait sauver Raya. Si, sur le papier, elle avait l'air d'être la « personne saine et altruiste », elle a compris ensuite qu'elle était « tout aussi folle, peut-être plus » que sa compagne. C'est ça, la « codépendance » un concept mal connu en France, qu'elle décrit d'une façon limpide : déverser dans l'autre tout ce qu'on est, puis rester « mains tendues, en espérant récupérer une miette de l'amour qu'on a déversé ». Elizabeth Gilbert est allée aux Codépendants Anonymes, et a fait ce fameux « programme en douze étapes » qui implique un bilan moral total, qu'elle décrit comme le moment le plus salvateur de sa vie.Elle me charme. Elle me fait rire. La conclusion à laquelle elle aboutit dans ce livre est exactement la même que celle à laquelle j'ai abouti dans Enfin Seule. Elle explore la nécessité pour les êtres humains, en particulier les femmes, de trouver l'apaisement dans une capacité reconquise d'être enfin heureuse seule.C'est pour ça que cet entretien m'a bouleversée. Je sais déjà qu'il vous plaira !Faites moi des retours sur les réseaux sociaux et n'oubliez pas de mettre des étoiles partout ! Ça aide Folie Douce à essaimer
Vous trouverez cet entretien sous deux formes : l'une complètement en anglais, l'autre doublée et expliquée en français par moi-même si vous préférez (les deux se trouvent séparément dans le flux du podcast, suivez les drapeaux !)Le lendemain de l'enregistrement de cet épisode - une dinguerie vous verrez -, je n'avais qu'une idée en tête : écrire à Elizabeth Gilbert, garder le lien avec elle. Cette femme a un charisme fou. Je le sais depuis 2006, lorsqu'elle a publié Mange, Prie, Aime, un livre qui a inspiré des millions de femmes - dont moi. Vingt ans plus tard, elle publie un livre poignant, Jusqu'à la rivière, dont elle estime qu'il est « la suite » de ce premier best seller. Le contenu en est bien plus sombre. Il lui a fallu huit ans pour avoir la force de « retourner en enfer » pour raconter l'histoire d'amour destructrice vécue avec son âme-soeur, Raya, atteinte d'un cancer en phase terminale et dépendante à la cocaïne et à l'héroïne. Elizabeth Gilbert, elle, était dépendante à l'idée qu'elle devait sauver Raya. Si, sur le papier, elle avait l'air d'être la « personne saine et altruiste », elle a compris ensuite qu'elle était « tout aussi folle, peut-être plus » que sa compagne. C'est ça, la « codépendance » un concept mal connu en France, qu'elle décrit d'une façon limpide : déverser dans l'autre tout ce qu'on est, puis rester « mains tendues, en espérant récupérer une miette de l'amour qu'on a déversé ». Elizabeth Gilbert est allée aux Codépendants Anonymes, et a fait ce fameux « programme en douze étapes » qui implique un bilan moral total, qu'elle décrit comme le moment le plus salvateur de sa vie.Elle me charme. Elle me fait rire. La conclusion à laquelle elle aboutit dans ce livre est exactement la même que celle à laquelle j'ai abouti dans Enfin Seule. Elle explore la nécessité pour les êtres humains, en particulier les femmes, de trouver l'apaisement dans une capacité reconquise d'être enfin heureuse seule.C'est pour ça que cet entretien m'a bouleversée. Je sais déjà qu'il vous plaira !Faites moi des retours sur les réseaux sociaux et n'oubliez pas de mettre des étoiles partout ! Ça aide Folie Douce à essaimer
Le champion d'Angleterre, Arsenal, disputera ce samedi 30 mai la deuxième finale de Ligue des champions de son histoire. 20 ans après leur finale perdue à Paris contre le FC Barcelone, les Gunners ont rendez-vous à Budapest, où ils vont affronter le champion en titre, le PSG, avec l'espoir de décrocher la première Coupe aux grandes oreilles de leur histoire et d'accomplir le fabuleux doublé Premier League-Ligue des champions. 20 ans après les Invincibles d'Arsène Wenger, les supporters du club du nord de Londres ont à nouveau envie d'y croire. De notre correspondante à Londres, Stade de France, 17 mai 2006. Les larmes coulent sur les visages des Gunners. Pendant deux décennies, cette finale perdue restera le fantôme d'Arsenal. Une cicatrice jamais vraiment refermée. Bernie y était et si à l'époque on lui avait dit qu'il aurait fallu attendre 20 ans pour revoir son club en finale de Ligue des champions, il n'y aurait pas cru. « J'ai l'impression que ça fait une éternité. Nous avions tous le sentiment et l'espoir que c'était le début d'une nouvelle ère pour Arsenal, se rappelle-t-il. Et même si nous avons atteint les quarts de finale entre-temps, nous n'avons jamais vraiment réussi à concrétiser cela en remportant la compétition. On a donc l'impression qu'il s'est écoulé un temps fou entre ces deux finales, et l'impatience à l'approche de Budapest est vraiment extraordinaire. » Il aura fallu vingt ans, vingt ans de reconstruction, un changement de stade, des doutes, des moqueries même. Vingt ans d'exil loin des sommets européens. Pour toute une génération de supporters d'Arsenal, on a appris à raconter la gloire en noir et blanc. Mais ça, c'était avant, avant l'arrivée d'un homme qui aura su réapprendre à Arsenal à gagner et qui aura redéfini l'ADN du club. Cet homme, c'est l'entraîneur Mikel Arteta. À lire aussiVingt ans après Henry, Vieira et Kanu, l'Afrique vibre toujours pour Arsenal « Vingt ans que j'attends ça » Au George, ce pub du nord de Londres, ce sont deux époques qui se côtoient chaque week-end. Ceux qui ont connu les sommets européens transmettent le flambeau à ceux qui étaient trop jeunes pour le voir. Pierre-Antoine fait partie de cette jeune génération de supporters qui n'étaient pas nés ou étaient bébés en 2006. En 2006, il a 10 ans. « Vingt ans que j'attends ça, j'ai attendu ça toute ma vie, les Invincibles, c'est ce qui m'a mis dans le football, mais je suis trop petit en 2004, je suis trop jeune à cette époque-là pour comprendre ce qu'il se passe, affirme-t-il. C'est trop lointain, mais suffisamment là pour m'ancrer avec mon père, qui me ramène un maillot d'Arsenal d'un voyage à Londres. Maintenant, on peut vivre un truc ensemble. Ça me donne la chair de poule rien que d'en parler. Mais là, pour moi, quoi qu'il arrive, c'est déjà une super saison. » Vingt ans plus tard, les maillots rouges et blancs envahissent à nouveau les tribunes d'une finale de Ligue des champions, pour effacer les fantômes de 2006 et faire entrer une nouvelle génération de Gunners dans l'histoire. À lire aussiLigue des champions: PSG-Arsenal, l'opposition de style s'étend hors des terrains
durée : 00:14:57 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Au début des années 2000, l'arrivée de Vincent Bolloré dans les médias est accueillie avec scepticisme. Vingt ans plus tard, ce pari est devenu un pilier majeur de son empire. Alain Minc, économiste et essayiste, revient sur la construction des médias Bolloré. - réalisation : Félicie Faugère, Yoann Duval, Marie-Lys de Saint Salvy, Emma Lichtenstein, Mathilde Thon-Fourcade, Alice Deschamps, Carolina Sousa - invités : Alain Minc Economiste et essayiste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France