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Dans la plus petite ville de France, à une centaine de kilomètres au nord de Paris, la musique s'invite le temps d'un week-end. À Gerberoy, commune de 80 habitants surnommée la « Ville des roses », le pianiste et fondateur du festival, Philippe Cassard, reprend les rênes de la 20e édition des Moments musicaux. Concerts dans les jardins et dans l'église médiévale : le festival réunit flûtistes, guitaristes et pianistes, mêle jazz et musique classique, et met à l'affiche aussi bien de jeunes talents qu'une légende vivante, la pianiste Elisabeth Leonskaja, 80 ans, et la comédienne Julie Depardieu. Avec ses maisons de pierre, de briques et de colombages couvertes de roses, Gerberoy semble figé dans une carte postale. Classé parmi les plus beaux villages de France, ce bourg de l'Oise, devenu ville en 1202 sous Philippe Auguste, a vu passer rois et conquérants. Aujourd'hui, il attire aussi les artistes – à commencer par le pianiste Philippe Cassard. Un coup de foudre devenu festival « Le coup de foudre, ça date de presque 30 ans », raconte le musicien. Et pourtant, c'est en novembre, dans un décor gris et dépouillé, qu'il découvre pour la première fois Gerberoy. Mais ce ne sont ni les roses, ni l'été qui le séduisent d'emblée – plutôt l'âme du lieu : ses maisons anciennes et surtout la Collégiale du village. « Dès que je suis entré, j'ai claqué des doigts et j'ai su : l'acoustique est sensationnelle », se souvient-il. De cette rencontre naissent un premier festival, Les Estivales de Gerberoy, où se croisent musique classique et traditions populaires. Aux côtés d'un ami violoniste passionné de musiques yiddish et tzigane, Philippe Cassard imagine un rendez-vous ouvert sur le monde. Au fil des éditions, des artistes venus d'Argentine, de Roumanie, de Catalogne ou du Tyrol s'y produisent, dans des lieux aussi variés que l'église, la halle du marché ou les jardins du village. Un décor inspiré par l'histoire et l'art Gerberoy doit aussi son charme à l'influence du peintre impressionniste Henri Le Sidaner, installé ici au début du XXe siècle. Il y a façonné de somptueux jardins en terrasses, devenus un écrin parfait pour la musique. C'est dans l'un de ces espaces, le jardin blanc, qu'une soirée particulière prendra vie : la comédienne Julie Depardieu, entourée de la flûtiste Juliette Hurel et de la guitariste Gaëlle Solal, y fera dialoguer musique et lecture autour de Schubert. Schubert au cœur du programme Le compositeur autrichien, figure majeure du romantisme, est au centre de la programmation. Notamment à travers ses célèbres lieder – « des chansons pour voix et piano », comme le rappelle Philippe Cassard, qui en souligne la richesse : Schubert en a composé plus de 600 au cours de sa courte vie. Une œuvre foisonnante qui inspire toutes les explorations. Le festival propose ainsi une commande « à la manière de » à un jeune compositeur franco-américain, mais aussi des interprétations contrastées : la dernière sonate de Schubert, portée par la légende du piano Elisabeth Leonskaja, ou encore une relecture jazz signée Paul Lay, qui revendique l'importance de « conserver le thème tout en y apportant du swing et du groove ». Une parenthèse hors du temps À Gerberoy, la musique ne se contente pas d'être jouée : elle se vit dans un paysage et une atmosphère. « On ne peut pas organiser un festival dans un garage ou une salle municipale », insiste Philippe Cassard. Ici, tout participe à l'expérience : « Ces millions de rosiers, ces arbres centenaires. On est plongé dans un autre esprit, une autre idée du temps. » Au cœur de ce village chargé d'histoire, les Moments musicaux de Gerberoy offrent ainsi une parenthèse hors du temps où patrimoine, nature et exigence artistique se répondent en harmonie.
Dans la plus petite ville de France, à une centaine de kilomètres au nord de Paris, la musique s'invite le temps d'un week-end. À Gerberoy, commune de 80 habitants surnommée la « Ville des roses », le pianiste et fondateur du festival, Philippe Cassard, reprend les rênes de la 20e édition des Moments musicaux. Concerts dans les jardins et dans l'église médiévale : le festival réunit flûtistes, guitaristes et pianistes, mêle jazz et musique classique, et met à l'affiche aussi bien de jeunes talents qu'une légende vivante, la pianiste Elisabeth Leonskaja, 80 ans, et la comédienne Julie Depardieu. Avec ses maisons de pierre, de briques et de colombages couvertes de roses, Gerberoy semble figé dans une carte postale. Classé parmi les plus beaux villages de France, ce bourg de l'Oise, devenu ville en 1202 sous Philippe Auguste, a vu passer rois et conquérants. Aujourd'hui, il attire aussi les artistes – à commencer par le pianiste Philippe Cassard. Un coup de foudre devenu festival « Le coup de foudre, ça date de presque 30 ans », raconte le musicien. Et pourtant, c'est en novembre, dans un décor gris et dépouillé, qu'il découvre pour la première fois Gerberoy. Mais ce ne sont ni les roses, ni l'été qui le séduisent d'emblée – plutôt l'âme du lieu : ses maisons anciennes et surtout la Collégiale du village. « Dès que je suis entré, j'ai claqué des doigts et j'ai su : l'acoustique est sensationnelle », se souvient-il. De cette rencontre naissent un premier festival, Les Estivales de Gerberoy, où se croisent musique classique et traditions populaires. Aux côtés d'un ami violoniste passionné de musiques yiddish et tzigane, Philippe Cassard imagine un rendez-vous ouvert sur le monde. Au fil des éditions, des artistes venus d'Argentine, de Roumanie, de Catalogne ou du Tyrol s'y produisent, dans des lieux aussi variés que l'église, la halle du marché ou les jardins du village. Un décor inspiré par l'histoire et l'art Gerberoy doit aussi son charme à l'influence du peintre impressionniste Henri Le Sidaner, installé ici au début du XXe siècle. Il y a façonné de somptueux jardins en terrasses, devenus un écrin parfait pour la musique. C'est dans l'un de ces espaces, le jardin blanc, qu'une soirée particulière prendra vie : la comédienne Julie Depardieu, entourée de la flûtiste Juliette Hurel et de la guitariste Gaëlle Solal, y fera dialoguer musique et lecture autour de Schubert. Schubert au cœur du programme Le compositeur autrichien, figure majeure du romantisme, est au centre de la programmation. Notamment à travers ses célèbres lieder – « des chansons pour voix et piano », comme le rappelle Philippe Cassard, qui en souligne la richesse : Schubert en a composé plus de 600 au cours de sa courte vie. Une œuvre foisonnante qui inspire toutes les explorations. Le festival propose ainsi une commande « à la manière de » à un jeune compositeur franco-américain, mais aussi des interprétations contrastées : la dernière sonate de Schubert, portée par la légende du piano Elisabeth Leonskaja, ou encore une relecture jazz signée Paul Lay, qui revendique l'importance de « conserver le thème tout en y apportant du swing et du groove ». Une parenthèse hors du temps À Gerberoy, la musique ne se contente pas d'être jouée : elle se vit dans un paysage et une atmosphère. « On ne peut pas organiser un festival dans un garage ou une salle municipale », insiste Philippe Cassard. Ici, tout participe à l'expérience : « Ces millions de rosiers, ces arbres centenaires. On est plongé dans un autre esprit, une autre idée du temps. » Au cœur de ce village chargé d'histoire, les Moments musicaux de Gerberoy offrent ainsi une parenthèse hors du temps où patrimoine, nature et exigence artistique se répondent en harmonie.
Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
REDIFF - En France, il y a un "avant" et "après" Philippe Auguste. Il est le premier que l'on appellera officiellement "roi de France". Il a hérité d'un domaine royal cerné d'ennemis, dont il a fait un puissant royaume au cœur de l'Europe. Il a tenu tête à des géants comme Richard Cœur de Lion, le pape Innocent III ou bien l'empereur germanique Othon IV. Il est le vainqueur de la célèbre bataille de Bouvines, l'une des plus grandes victoires militaires de notre Histoire. Il a participé à la troisième croisade. Il a façonné la ville de Paris, en la dotant notamment du Louvre, des Halles et de l'enceinte qui porte encore son nom. Vous l'aurez compris, Philippe Auguste, c'est le patron. Chaque samedi en exclusivité, retrouvez en podcast un épisode des saisons précédentes de « Entrez dans l'Histoire ».Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
REDIFF - En France, il y a un "avant" et "après" Philippe Auguste. Il est le premier que l'on appellera officiellement "roi de France". Il a hérité d'un domaine royal cerné d'ennemis, dont il a fait un puissant royaume au cœur de l'Europe. Il a tenu tête à des géants comme Richard Cœur de Lion, le pape Innocent III ou bien l'empereur germanique Othon IV. Il est le vainqueur de la célèbre bataille de Bouvines, l'une des plus grandes victoires militaires de notre Histoire. Il a participé à la troisième croisade. Il a façonné la ville de Paris, en la dotant notamment du Louvre, des Halles et de l'enceinte qui porte encore son nom. Vous l'aurez compris, Philippe Auguste, c'est le patron. Chaque samedi en exclusivité, retrouvez en podcast un épisode des saisons précédentes de « Entrez dans l'Histoire ».Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Règne trop bref (trois ans et demi), coincé entre les hautes statures de Philippe Auguste et Saint Louis, ont éclipsé de l'histoire le roi Louis VIII qui pourtant aura mérité son surnom de Lion. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 19 octobre 2025, entre 9h et 9h37, neuf bijoux et joyaux de la Couronne de France sont dérobés dans la galerie d'Apollon du musée du Louvre à Paris.Stéphane Bern raconte l'histoire riche, comme le sont ses collections, de l'un des plus grandioses monuments de Paris, une forteresse médiévale érigée au XIIe siècle sous le règne de Philippe-Auguste, devenue Palais Royal et enfin musée en 1793.Quelle était la vocation première de celui qui était à l'origine le Muséum central des Arts ? Qui l'a initié ? Quelle est l'histoire de ce bâtiment parisien emblématique, érigé il y a plus de 800 ans ?Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Vivien Richard, conservateur, chef du service Histoire du musée du Louvre. (rediffusion)- Présentation : Stéphane Bern- Réalisation : Guillaume Vasseau- Rédaction en chef : Benjamin Delsol- Auteure du récit : Marine Guiffray- Journaliste : Armelle ThibergeHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Henri II Plantagenêt s'est imposé au XIIe siècle comme l'un des plus grands souverains d'Europe. Mais il fait face au 1188 à trois défis : son vieillissement, sa rivalité avec Philippe Auguste et la fidélité toute relative de son fils Richard Cœur de Lion. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
A l'issue d'une vie pleine de trépidations, il reste encore à la terrible Aliénor d'Aquitaine un rôle essentiel à jouer : aller choisir, en Castille, une épouse pour l'héritier de Philippe Auguste. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au mois d'avril 1190, Richard reprend la mer avec une flotte puissante. Il fait étape à Chypre, le temps d'épouser Bérangère de Navarre sa promise. Prétextant le mauvais accueil du tyran byzantin local, il en profite aussi pour faire main basse sur l'île et sur ses richesses. Il lui reste plus qu'à rejoindre Philippe Auguste qui l'attend avec impatience au siège d'Acre en Palestine."Secrets d'Histoire" est un podcast d'Initial Studio, adapté de l'émission de télévision éponyme produite par la Société Européenne de Production ©2024 SEP / France Télévisions. Cet épisode a été écrit et réalisé par Antoine de Meaux.Un podcast présenté par Stéphane Bern. Avec la voix d'Isabelle Benhadj.Vous pouvez retrouver Secrets d'Histoire sur France 3 ou en replay sur France.tv, et suivre l'émission sur Instagram et Facebook.Crédits du podcastProduction exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic et Mandy Lebourg, assistées de Marine Boudalier Montage : Johanna Lalonde Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Henri II Plantagenêt s'est imposé au XIIe siècle comme l'un des plus grands souverains d'Europe. Mais il fait face au 1188 à trois défis : son vieillissement, sa rivalité avec Philippe Auguste et la fidélité toute relative de son fils Richard Cœur de Lion. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À première vue, cela pourrait sembler monotone. Louis IX, Louis XIV, Charles V, Philippe Auguste, Henri IV… La monarchie française semble s'être limitée à une poignée de prénoms, répétés encore et encore pendant plus de mille ans. Mais derrière cette apparente routine se cache une véritable stratégie politique, religieuse et symbolique.Tout commence au haut Moyen Âge. Les rois mérovingiens, puis carolingiens, portaient déjà des prénoms issus de leur lignée, mais c'est avec les Capétiens, à partir de 987, que s'installe une logique durable de recyclage dynastique des prénoms. Le but ? Ancrer le pouvoir dans la continuité. En répétant les mêmes noms, les rois affirment qu'ils sont les héritiers légitimes de leurs prédécesseurs et qu'ils incarnent une même autorité royale, au-delà des générations.Prenons Louis, par exemple. Ce prénom devient central après le règne de Louis IX, plus connu sous le nom de Saint Louis, canonisé en 1297. À partir de là, porter le nom de Louis, c'est revendiquer une dimension sacrée, presque divine, du pouvoir. C'est se présenter comme un roi pieux, juste, protecteur de la foi et du royaume. Il n'est donc pas étonnant que ce prénom ait été attribué à 18 rois de France.Charles renvoie quant à lui à Charlemagne (Carolus Magnus), figure fondatrice de la royauté chrétienne en Occident. Un roi nommé Charles invoque donc l'image d'un conquérant, d'un unificateur, d'un empereur. Ce n'est pas anodin si Charles VII est celui qui met fin à la guerre de Cent Ans, ou si Charles V est surnommé “le Sage”.Le prénom Philippe, popularisé par Philippe Auguste, roi capétien du XIIe siècle, connote l'autorité forte, la centralisation du pouvoir, et l'expansion du territoire royal. D'autres Philippe suivront, en écho à cette figure d'un roi bâtisseur.Quant à Henri, il s'impose à la Renaissance et renvoie à Henri IV, premier roi bourbon, artisan de la paix religieuse et du renouveau monarchique après les guerres de Religion. Là encore, reprendre son prénom, c'est s'inscrire dans cette image de réconciliation et de renouveau.Ce choix de prénoms n'a jamais été laissé au hasard. Il s'agissait d'une forme de “branding” royal avant l'heure, une signature politique destinée à rassurer le peuple et les élites : le roi qui monte sur le trône n'est pas un inconnu, c'est un nouveau chapitre d'une même histoire.Ainsi, la répétition des prénoms royaux en France n'est pas une routine, mais un acte de pouvoir. Une manière de dire que le roi n'est jamais vraiment un individu, mais un rôle, une fonction, un héritage incarné. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À première vue, cela pourrait sembler monotone. Louis IX, Louis XIV, Charles V, Philippe Auguste, Henri IV… La monarchie française semble s'être limitée à une poignée de prénoms, répétés encore et encore pendant plus de mille ans. Mais derrière cette apparente routine se cache une véritable stratégie politique, religieuse et symbolique.Tout commence au haut Moyen Âge. Les rois mérovingiens, puis carolingiens, portaient déjà des prénoms issus de leur lignée, mais c'est avec les Capétiens, à partir de 987, que s'installe une logique durable de recyclage dynastique des prénoms. Le but ? Ancrer le pouvoir dans la continuité. En répétant les mêmes noms, les rois affirment qu'ils sont les héritiers légitimes de leurs prédécesseurs et qu'ils incarnent une même autorité royale, au-delà des générations.Prenons Louis, par exemple. Ce prénom devient central après le règne de Louis IX, plus connu sous le nom de Saint Louis, canonisé en 1297. À partir de là, porter le nom de Louis, c'est revendiquer une dimension sacrée, presque divine, du pouvoir. C'est se présenter comme un roi pieux, juste, protecteur de la foi et du royaume. Il n'est donc pas étonnant que ce prénom ait été attribué à 18 rois de France.Charles renvoie quant à lui à Charlemagne (Carolus Magnus), figure fondatrice de la royauté chrétienne en Occident. Un roi nommé Charles invoque donc l'image d'un conquérant, d'un unificateur, d'un empereur. Ce n'est pas anodin si Charles VII est celui qui met fin à la guerre de Cent Ans, ou si Charles V est surnommé “le Sage”.Le prénom Philippe, popularisé par Philippe Auguste, roi capétien du XIIe siècle, connote l'autorité forte, la centralisation du pouvoir, et l'expansion du territoire royal. D'autres Philippe suivront, en écho à cette figure d'un roi bâtisseur.Quant à Henri, il s'impose à la Renaissance et renvoie à Henri IV, premier roi bourbon, artisan de la paix religieuse et du renouveau monarchique après les guerres de Religion. Là encore, reprendre son prénom, c'est s'inscrire dans cette image de réconciliation et de renouveau.Ce choix de prénoms n'a jamais été laissé au hasard. Il s'agissait d'une forme de “branding” royal avant l'heure, une signature politique destinée à rassurer le peuple et les élites : le roi qui monte sur le trône n'est pas un inconnu, c'est un nouveau chapitre d'une même histoire.Ainsi, la répétition des prénoms royaux en France n'est pas une routine, mais un acte de pouvoir. Une manière de dire que le roi n'est jamais vraiment un individu, mais un rôle, une fonction, un héritage incarné. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'invitée : Marie Dejoux, MCF à Paris-I et membre du Lamop Le livre : Saint Louis après Jacques Le Goff: Nouveaux regards sur le roi et son gouvernement, Rennes, PUR, 2025. La discussion :· Un essai déguisé en monument (1:00)· La genèse du livre de Le Goff (5:30)· La recherche de l'individu Louis IX pour accéder à un moment clé du processus d'individuation et de naissance du sujet (18:30)· Un livre de son temps, avec des angles morts (22:15)· La réception de l'ouvrage (26:50)· La recherche sur Saint Louis après Le Goff (32:00)· Le règne au prisme du frère et de la sœur de Louis (42:15)· Un roi guerrier et pacificateur, aspects au second plan chez Le Goff (47:20)· Une relecture critique de la politique de Saint Louis contre les juifs (53:20) Les références évoquées dans la discussion :· Pierre Bourdieu, « L'illusion biographique », Actes de la recherche en sciences sociales, 1986.· John Baldwin, Philippe Auguste et son gouvernement. Les fondations du pouvoir royal en France au Moyen Age, Paris, Fayard, 1991.· Liêm Tuttle, Marie Dejoux, Pierre-Anne Forcadet, Vincent Martin, La justice de Saint Louis. Dans l'ombre du chêne, Paris, PUF, 2024.· William Chester Jordan, La prunelle de ses yeuxUn podcast créé, animé et produit par André Loez et distribué par Binge Audio. Contact pub : project@binge.audioDistribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Learn what King of France Philippe Auguste achieved during rule, around the year 1200. Among his constructions, the protection wall of Paris, the Sorbonne University, the Sewer system, and he established Paris as the Capital of France. Learn a lot more by listening to Dr Gary Girod.
Règne trop bref (trois ans et demi), coincé entre les hautes statures de Philippe Auguste et Saint Louis, ont éclipsé de l'histoire le roi Louis VIII qui pourtant aura mérité son surnom de Lion. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Richard Ier, surnommé Cœur de Lion, roi d'Angleterre de 1189 à 1199, est l'un des monarques les plus célèbres du Moyen Âge. Pourtant, il ne parlait pratiquement pas anglais. Cette apparente contradiction s'explique par plusieurs raisons historiques, culturelles et linguistiques liées à ses origines et au contexte politique de son époque.Un roi d'Angleterre d'origine françaiseRichard Ier était issu de la dynastie des Plantagenêt, une lignée de souverains d'origine angevine. Son père, Henri II, était le premier roi de cette dynastie et régnait non seulement sur l'Angleterre, mais aussi sur un vaste empire s'étendant sur la moitié ouest de la France, incluant l'Anjou, la Normandie, l'Aquitaine et d'autres territoires. Richard est né en 1157 à Oxford, mais il a passé la majeure partie de sa jeunesse en Aquitaine, la terre de sa mère Aliénor d'Aquitaine. C'est dans cette région qu'il a été élevé et où il a reçu son éducation.La langue dominante de l'élite : le français et le latinÀ cette époque, l'anglais n'était pas la langue du pouvoir en Angleterre. Depuis la conquête normande de 1066 par Guillaume le Conquérant, l'aristocratie et la cour anglaise parlaient l'ancien français, plus précisément un dialecte normand et angevin. Le latin, quant à lui, était la langue de l'administration, des documents officiels et de l'Église.Richard, comme les autres nobles de son époque, a donc grandi en parlant le vieux français et le latin. Il écrivait en latin et composait même des poèmes et des chansons en français et en occitan, la langue des troubadours du sud de la France. L'anglais, à cette période, était une langue majoritairement parlée par les classes populaires et considérée comme moins prestigieuse.Un roi plus français qu'anglaisRichard Ier a passé très peu de temps en Angleterre. Sur les dix ans de son règne, il n'a résidé dans le pays que quelques mois. La majeure partie de son règne a été consacrée aux croisades, aux guerres contre Philippe Auguste en France et à son emprisonnement en Autriche. Pour lui, l'Angleterre était avant tout une source de financement pour ses campagnes militaires, et non un lieu où il se sentait attaché culturellement.ConclusionRichard Ier ne parlait pas anglais simplement parce que cela n'était pas nécessaire pour un roi anglo-normand du XIIe siècle. Sa culture, son éducation et son empire étaient profondément enracinés dans la France médiévale, bien plus que dans l'Angleterre qu'il gouvernait. Ce n'est qu'avec ses successeurs, notamment au XIVe siècle, que l'anglais commencera à redevenir la langue du pouvoir en Angleterre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En 1214, le royaume de France est menacé. L'Anglais Jean sans Terre décide de s'en emparer. Il réussit à monter, contre Philippe Auguste, une vaste coalition qui donnera lieu à la bataille de Bouvines. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En 1214, le royaume de France est menacé. L'Anglais Jean sans Terre décide de s'en emparer. Il réussit à monter, contre Philippe Auguste, une vaste coalition qui donnera lieu à la bataille de Bouvines. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Stéphane Bern remonte au temps des rois – ou plutôt des reines capétiennes – et raconte le destin malheureux d'une reine de France méconnue, Ingeburge de Danemark, que le roi Philippe Auguste a délaissée pour une autre au mépris des lois de l'Église… et qui va se battre pour retrouver son trône ! Quel est le contexte du mariage entre Ingeburge de Danemark et Philippe Auguste ? Quelles sont les différentes hypothèses pour tenter d'expliquer le rejet de cette reine ? Par quels moyens a-t-elle tenté de retrouver sa place légitime ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Gaëlle Audéon, spécialiste de la dynastie capétienne et auteure de "Reines et princesses au temps des Capétiens, d'Aliénor d'Aquitaine à Blanche de Castille" (Perrin)
Stéphane Bern remonte au temps des rois – ou plutôt des reines capétiennes – et raconte le destin malheureux d'une reine de France méconnue, Ingeburge de Danemark, que le roi Philippe Auguste a délaissée pour une autre au mépris des lois de l'Église… et qui va se battre pour retrouver son trône ! Quel est le contexte du mariage entre Ingeburge de Danemark et Philippe Auguste ? Quelles sont les différentes hypothèses pour tenter d'expliquer le rejet de cette reine ? Par quels moyens a-t-elle tenté de retrouver sa place légitime ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Gaëlle Audéon, spécialiste de la dynastie capétienne et auteure de "Reines et princesses au temps des Capétiens, d'Aliénor d'Aquitaine à Blanche de Castille" (Perrin)
Let's visit the Louvre with author Elaine Sciolino. Today, we chat about her upcoming book Adventures in the Louvre: How to Fall in Love with the World's Greatest Museum. The book pulls back the curtain on a building many think they know, but which still contains endless secrets and untold stories. And if you think you recognise Elaine's name and voice, perhaps you heard her on the pod before! Elaine, the former Paris bureau chief for The New York Times, has featured The Earful Tower in the past discussing her books about the Seine River and the Rue des Martyrs. In fact, she was the second-ever guest on the show, back in 2017. Elaine used her extensive experience as a reporter to influence how she wrote this book. She decided the best approach was to explain the Louvre museum “through the prism of someone who's not an art historian and who's not a tour guide. I decided to just report the Louvre and talk to everybody that I possibly could.” And, my goodness, the surprises Elaine uncovered will knock your socks off: spending the day with the museum's permanent on-site fire fighters, a secret World War Two bunker and long-forgotten graffiti inscribed by the builders of the Philippe Auguste wall. For Louvre novices who are in danger of having an exhausting and frustrating experience trying to see and do everything, Elaine offers this advice “Find your Louvre identity, find what kind of a visitor you are… And once you decide that it makes it a lot easier, because you forgive yourself for not being perfect…You go each time with a different identity, like you go each time and discover a different work of art.” Elaine confesses that she wasn't always the biggest fan of the museum, “the Louvre is a challenge, it's too big…it's too crowded, it's an impossible museum. You have to find your way in. So that's what I tried to do.” Having visited the building hundreds of times in the course of writing the book, I wondered if Elaine was all Louvre-d out or did she intend to go back? “Oh no, I have to go back. I have to keep going back.” Adventures in the Louvre: How to Fall in Love with the World's Greatest Museum is released on 1 April 2025. You can pre-order it here. A fun extra the end of the episode, Bertrand d'Aleman from My Private Paris tells us about a current exhibition at the museum: The Louvre Couture. This is an exploration of how the vast breadth of decorative art contained within the walls of the museum has informed the world of high fashion. The Louvre Couture exhibition runs from 24 January - 21 July. Book your tickets here. Artwork mentioned in this episode: Mona Lisa (also known as La Joconde) by Leonardo da Vinci; Man with a glove by Titian, Portrait of a Man (also known as La Condottiere) by Antonello da Messina; The death of Marat by Jacques-Louis David. Thanks to Hannah Coyle for additional reporting. Enjoying what we're doing here at The Earful Tower and keen to see more? Become a Patreon member here to support it and to discover our exciting extras. This season of The Earful Tower is brought to you by My Private Paris, an award-winning travel company creating deluxe itineraries for Paris and beyond. See what they offer here and be sure to let them know that you came from The Earful Tower.
Le Louvre, aujourd'hui l'un des musées les plus célèbres du monde, n'a pas toujours été un lieu d'exposition d'œuvres d'art. Avant de devenir un musée, il était un palais royal, symbole du pouvoir en France. Son évolution en institution culturelle est directement liée à la Révolution française.À l'origine, le Louvre était une forteresse construite au XIIᵉ siècle par le roi Philippe Auguste pour protéger Paris des invasions. Au fil des siècles, il a été transformé en palais royal, notamment par François Ier et Louis XIV. Ce dernier y installa une partie de la collection d'œuvres d'art de la Couronne, mais finit par quitter le Louvre pour s'installer à Versailles en 1682. Dès lors, le palais perdit son rôle de résidence royale et servit principalement d'espace administratif et artistique, accueillant des académies et des artistes.L'idée de transformer le Louvre en musée remonte à la fin du XVIIᵉ siècle. Certains intellectuels et artistes militaient pour que les collections royales soient accessibles au public, à l'image du Vatican ou du British Museum en Angleterre. Mais ce n'est qu'avec la Révolution française que cette idée devint une réalité.En 1789, la Révolution éclate et la monarchie est affaiblie. Les biens de l'Église et de la Couronne sont nationalisés. En 1792, le gouvernement révolutionnaire décide de mettre les œuvres d'art sous la protection de la Nation. Le 10 août 1793, le Muséum central des arts, ancêtre du musée du Louvre, ouvre ses portes dans l'ancienne résidence des rois de France. Il présente au public environ 500 œuvres issues des collections royales et ecclésiastiques confisquées.Le musée s'enrichit rapidement grâce aux saisies révolutionnaires, mais aussi aux campagnes napoléoniennes, qui rapportent des œuvres d'art de toute l'Europe. Après la chute de Napoléon, certaines œuvres sont restituées à leurs pays d'origine, mais le Louvre continue de s'agrandir, notamment sous le Second Empire et la Troisième République.Aujourd'hui, le Louvre est devenu le plus grand musée du monde, avec plus de 35 000 œuvres exposées, dont des chefs-d'œuvre comme la Mona Lisa et la Victoire de Samothrace. Ce qui fut autrefois un palais royal est ainsi devenu un symbole universel de la culture et du savoir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
A l'issue d'une vie pleine de trépidations, il reste encore à la terrible Aliénor d'Aquitaine un rôle essentiel à jouer : aller choisir, en Castille, une épouse pour l'héritier de Philippe Auguste. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mariée très jeune à l'héritier du trône de France, le futur Philippe Auguste, Isabelle de Hainaut devra lutter pour s'imposer avec des armes inattendues.Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Philippe Auguste ascends to the throne of France. Half of his kingdom was in the hands of the Angevins. From humble beginnings, Philippe becomes the greatest of all the Capetian monarchs. The French History Podcast is sponsored by BetterHelp Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Mariée très jeune à l'héritier du trône de France, le futur Philippe Auguste, Isabelle de Hainaut devra lutter pour s'imposer avec des armes inattendues.Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À deux jours de l'ouverture de la Braderie de Lille, direction la région qui va devenir le nord de la France... Nous sommes le 27 juillet 1214, sur les champs de Bouvines, se déroule une bataille décisive qui scelle le destin de la France médiévale. Face à une coalition puissante, Philippe Auguste remporte une victoire éclatante, affirmant l'autorité royale et renforçant l'unité nationale. Du lundi au vendredi de 15h à 15h30, l'inimitable Lorànt Deutsch vous révèle les secrets des personnages historiques les plus captivants !
durée : 00:35:00 - Les Nuits de France Culture - Fils tardif de Louis VII et d'Adèle de Champagne, Philippe Auguste est né en août 1161, d'où l'ajout d'Auguste à Philippe. Marié très jeune, il a eu trois femmes : Isabelle de Hainaut, Ingeburge de Danemark et Agnès de Méranie. Chacune d'entre elle ayant une vie originale et pathétique. - invités : Antoine de Lévis-Mirepoix Romancier, historien et essayiste français
Învăţaţi franceza cu David, un sud-sudanez care este profesor de engleză şi muzician. David este interesat de arhitectura pariziană şi in mod special de cea a bisericilor. Vom merge cu el la biserica Saint-Eustache din centrul Parisului. Părintele George Nicholson, pastor la Saint- Eustache, ne prezintă biserica. Biserica Saint-EustacheHistoire de sa construction1213 : une petite chapelle est construite sur le chemin qui va de l'île de la Cité à Montmartre.1532 : La population du quartier des Halles augmente. Sous François Ier, la première pierre de l'église actuelle est posée. La construction se termine en 1637.1655 : Colbert fait aménager deux chapelles sous les tours de la façade. Cette construction fragilise l'édifice et on doit démolir la façade, une travée de la nef et des bas-côtés.1754 : le duc de Chartres fait reconstruire la façade ouest, mais elle resté inachevée... jusqu'à aujourd'hui !1846 à 1854 : une restauration complète de l'édifice est dirigée par Victor Baltard, l'architecte des Halles. Une architecture originalePar son plan et sa structure, Saint-Eustache est inspirée de la cathédrale Notre-Dame de Paris.Le plan de l'église est gothique.La façade ajoutée au XVIIIe siècle est de style classique.La décoration intérieure est Renaissance.Son originalité en fait un édifice de première importance dans l'histoire de l'architecture française. Les dimensions d'une cathédraleAprès Notre-Dame, c'est une des plus vastes églises de Paris.L'église Saint-Eustache a des dimensions de cathédrale : 33m de haut, 100m de long et 43m de large.L'édifice fut longtemps considéré comme une église royale car proche du palais du Louvre. Biserica şi cartierul Les HallesLes Halles de ParisEn 1137, Louis VI le Gros crée un marché en plein air à cet emplacement.En 1183, Philippe Auguste y fait construire les premiers bâtiments en dur des Halles.De 1532 à 1640, sous François Ier, les Halles sont entièrement reconstruites.Au début du XVIIIe siècle l'engorgement du quartier devient problématique. Napoléon déclare : « Je veux faire des Halles le Louvre du peuple ». On décide de construire une grande halle.En 1851, la première pierre des Halles de Baltard est posée. En 1853, le premier pavillon est inauguré par Napoléon III. Dix pavillons sont finalement construits, chacun consacré à un type de marchandises particulier.De la moitié du XIXe à la moitié du XXe siècle, les Halles fonctionnent comme une fourmilière nocturne au cœur de Paris, un marché qui approvisionne la capitale.En 1969, les Halles déménagent à Rungis. Les pavillons sont détruits deux ans plus tard.En 1979, est inauguré le « forum des Halles », centre commercial et culturel. A partir de 2011, la Mairie de Paris a entrepris des travaux de réaménagements du forum des Halles. Saint-Eustache et les corporations de marchandsL'histoire des Halles et celle de l'église sont liées : Saint-Eustache est le centre religieux de certaines corporations de métiers. Par exemple, près de la porte d'entrée, on trouve « la chapelle des Charcutiers ». Une messe solennelle y est célébrée chaque année pour la Confédération nationale des Charcutiers Traiteurs de France. Une sculpture contemporaine est exposée dans une autre chapelle de l'église. Intitulée « Le départ des fruits et légumes du cœur de Paris le 28 février 1969 », elle évoque les anciennes Halles. L'accueil des plus démunisLa Soupe Saint-Eustache : Depuis 30 ans, du 1er décembre au 31 mars, environ 300 bénévoles servent un repas aux plus démunis, sur le parvis de l'église, chaque soir à 19h30. Les commerçants du quartier participent à ce geste de solidarité.Chaque samedi de 17h à 19h, à l'entrée est de l'église, des bénévoles accueillent des personnes de la rue, autour d'un café, d'un gâteau, d'une discussion ou d'un jeu. L'église est chauffée tout l'hiver pour permettre aux personnes sans domicile fixe de venir se réchauffer dans la journée. Întrebarea formulată de DavidDavid : Et en fait, c'est quoi la différence entre une église et une cathédrale ? Père Nicholson : Celle-ci est une église paroissiale, ça veut dire qu'il y a un territoire, il y a une communauté, il y a des personnes et un bâtiment, où ils se retrouvent ; et en droit canonique, on appelle ça une paroisse. Et, là c'est une église paroissiale ; et une cathédrale, normalement, une cathédrale est le lieu où un évêque a son siège. Donc, par exemple à Paris, le siège de l'archevêque de Paris est à Notre-Dame de Paris. Linkuri utile:L'église Saint-Eustache : http://www.saint-eustache.org/Histoire et architecture de l'église : http://equipement.paris.fr/saint-eustache-3745
Stéphane Bern raconte l'histoire riche, comme le sont ses collections, de l'un des plus grandioses monuments de Paris, une forteresse médiévale érigée au XIIe siècle sous le règne de Philippe-Auguste, devenue Palais Royal et enfin musée en 1793. Ou la véritable histoire du Musée du Louvre… Quelle était la vocation première de celui qui était à l'origine le Muséum central des Arts ? Qui l'a initié ? Quelle est l'histoire de ce bâtiment parisien emblématique, érigé il y a plus de 800 ans ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Vivien Richard, conservateur, chef du service Histoire du musée du Louvre.
Stéphane Bern raconte l'histoire riche, comme le sont ses collections, de l'un des plus grandioses monuments de Paris, une forteresse médiévale érigée au XIIe siècle sous le règne de Philippe-Auguste, devenue Palais Royal et enfin musée en 1793. Ou la véritable histoire du Musée du Louvre… Quelle était la vocation première de celui qui était à l'origine le Muséum central des Arts ? Qui l'a initié ? Quelle est l'histoire de ce bâtiment parisien emblématique, érigé il y a plus de 800 ans ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Vivien Richard, conservateur, chef du service Histoire du musée du Louvre.
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/ Petit-fils de Philippe Auguste, roi Très Chrétien, Louis IX occupe une grande place dans l'historiographie. Mais que sait-on réellement de son rôle dans le renforcement de la dynastie capétienne par l'exercice de la justice ? Saint Louis a été porté à la postérité par les écrits de Joinville le décrivant en train de rendre la justice sous un chêne, tout près du château de Vincennes, mais également par les images d'Epinal présentes dans les manuels scolaires sous la IIIe République. Perpétuant l'héritage de son grand-père Philippe Auguste en matière d'administration et d'expansion du royaume, créant par lui-même de nouvelles institutions, Saint Louis a véritablement incarné la figure du roi sacré, garant de la justice. La politique de Saint Louis fut guidée par un principe hérité du droit romain : « Il est de l'intérêt de la chose publique que les méfaits ne restent pas impunis ». C'est en 1239 que se tient la première réunion de la curia regis en Parlement, fondant ainsi l'un des principaux organes du pouvoir royal. On assiste ainsi au renforcement de l'autorité capétienne, dont les fondements idéologiques reposent sur l'exercice de la justice, guidé par la notion de bon gouvernement et la pensée chrétienne du XIIIe siècle. L'invitée : Ancienne élève de l'École Normale supérieure de Paris et actuellement Maître de conférence en Histoire médiévale à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Marie Dejoux a réalisé une thèse intitulée Gouverner par l'enquête au XIIIe siècle, les restitutions de Louis IX (1247-1270). Elle vient de publier un ouvrage collectif, La Justice de Saint Louis. Dans l'ombre du chêne (PUF, 2024, 304 p. 28 €). *** Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMag Instagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/ Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
La France ne s'est pas faite en un jour. Hugues Capet et sa descendance vont transformer une autorité contestée en un royaume reconnu, un territoire morcelé en une unité cohérente, une couronne élective en une dynastie légitime. Un tel programme ne pouvait aller sans oppositions, il sera d'ailleurs marqué par des confrontations, mais aussi des alliances qui métamorphoseront le domaine des comtes de Paris en pré-carré national. Pour Gaël Nofri, Bouvines est un des instants de cette transformation. Plus important encore, et c'est le coeur de cet essai : c'est moins la valeur réelle que symbolique qui détermine Bouvines. La bataille a été réécrite au fil des siècles, comme la résistance de la nation contre l'empire et ses velléités germaniques ? ; la lutte patriotique contre l'ennemi anglais ? ; le triomphe de la monarchie sur les féodaux ? ; ou encore, une victoire obtenue grâce aux contingents communaux et donc du peuple contre l'agresseur. Ce manichéisme n'en renferme pas moins une réalité. Avec le baptême de Clovis, la bataille de Bouvines est le point de départ d'un imaginaire qui traversera les siècles jusqu'aux Guerres mondiales. Voici le récit d'un mythe légendaire, le décryptage d'une passion française. Gaël Nofri est notre invité
Stéphane Bern raconte une bataille, celle menée par un roi français - Philippe Auguste - qui n'avait qu'une obsession : chasser le colosse anglais ! Et il a gagné… Ou la véritable histoire de la bataille de Bouvines, un tournant dans l'histoire du royaume des Francs… Pourquoi cette bataille marque-t-elle une étape dans la construction du sentiment national ? Quelle est la valeur symbolique de cet évènement ? Y-a-t-il des constantes en Histoire ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Gaël Nofri, essayiste, auteur de "Bouvines, l'invention de la souveraineté" (Passés Composés)
Le roi Philippe Auguste a épousé une dénommée Ingeburge. Cette union a été célébrée dans la joie. Jusqu'au jour où le roi a bafoué sa femme car elle ne lui donnait pas d'enfants... Chaque week-end, retrouvez les meilleurs moments de l'émission "Ça va faire des histoires" diffusée la semaine de Noël sur RTL. Jean-Michel Zecca avait réuni les meilleurs experts de RTL pour un grand concours d'anecdotes. Les épisodes sont disponibles sur RTL.fr et sur toutes nos plateformes partenaires.
A l'issue d'une vie pleine de trépidations, il reste encore à la terrible Aliénor d'Aquitaine un rôle essentiel à jouer : aller choisir, en Castille, une épouse pour l'héritier de Philippe Auguste. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.
Après Philippe Auguste et Saint Louis, Lorànt Deutsch vous présente un autre grand nom des Templiers. Surnommé le "roi de fer", ce chevalier est resté dans les mémoires comme le bourreau des Templiers. La légende de Philippe le Bel est peu reluisante. Décrit comme un roi austère et cruel, il serait aussi victime d'une malédiction. Il faut dire que le règne de Philippe le Bel est traversé par de ténébreuses affaires, qui ont marqué au fer rouge le destin de la France. Mérite-t-il vraiment sa réputation de "roi maudit" ? Chaque semaine dans "Entrez dans l'Histoire", Lorànt Deutsch nous fait voyager dans le temps et trace avec sa façon inimitable, le portrait d'une grande figure de l'Histoire.
Son titre historique d'Auguste, le roi Philippe II, grand capétien, ne l'a pas volé. Il a refondé la France. Et son règne fait songer au plus formidable des drames.Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.
Après Philippe Auguste et Saint Louis, Lorànt Deutsch vous présente un autre grand nom des Templiers. Surnommé le "roi de fer", ce chevalier est resté dans les mémoires comme le bourreau des Templiers. La légende de Philippe le bel est peu reluisante. Décrit comme un roi austère et cruel, il serait aussi victime d'une malédiction. Il faut dire que le règne de Philippe le Bel est traversé par de ténébreuses affaires, qui ont marqué au fer rouge le destin de la France. Mérite-t-il vraiment sa réputation de "roi maudit" ? Rendez-vous vendredi 26 janvier pour ce nouvel épisode d'"Entrez dans l'Histoire".
W is for Wall. In this episode, I take you for an exciting and historic walk through the Left Bank of Paris to discover hidden vestiges of the Philippe Auguste Wall. This episode marks the end of my wall trilogy. The first part of the trilogy covered the right bank of Paris, the second part was the 5th arrondissement. Today, we're focused on the sixth arrondissement and I'll take you into libraries, restaurants, hotels, offices, and car parks in search of this elusive 800-year-old wall. You'll hear the voice of Florian-Élie Vaz from the Officine Universelle Buly (the perfume place featuring the tower). Find their perfume emporium online here. Do you like this podcast? Become a Patreon member of The Earful Tower here to support this show and get extras. The music in this episode is from Pres Maxson, find his Substack here. Click here for our walking tours of Paris.
Dans cet extrait de 4 quarts d'heure, Camille est (encore) en SPM et s'en prend de fait à la station de métro Philippe Auguste.Prenez votre place pour le live anniversaire du 31/10 à l'Apollo Théâtre ici !Pour écouter le 5ème Quart d'Heure, abonnez-vous à Acast+ comme ceci :Téléchargez une application de podcasts (Apple Podcasts, Podcast Addict, Castbox...) : elles sont toutes gratuites ! (l'abonnement ne fonctionne pas sur les applications de streaming : Spotify, Deezer, Amazon Music). Cliquez sur le lien suivant : https://plus.acast.com/s/4-quarts-dheureAttention, les formules d'abonnement proposées sont hors TVA.Jeu concours : Si vous écoutez 4 quarts d'heure pendant au moins 60 secondes sur Amazon Music entre le 5 et le 12 octobre, vous pourrez peut-être gagner 2 places pour le live du podcast le 31 octobre à l'Apollo Théâtre. Important : pour enregistrez votre participation, il faut cliquer sur le bouton « Je participe » sur amazon.fr/podium.Retrouvez les conditions de participation sur amazon.fr/podiumAbonnez-vous à 4 Quarts d'Heure sur :Apple PodcastsSpotifyDeezerPodcast AddictSuivez-nous sur Instagram :Louise : @petrouchka_Alix : @alixmrtnKalindi : @kalramphulCamille : @camille.lorente Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La prise en compte des besoins sexuels des soldats, notamment durant les périodes de guerre, ou de cantonnement dans des garnisons éloignées, n'est pas nouvelle.Ainsi, lors de la troisième Croisade, à la fin du XIIe siècle, Philippe Auguste aurait fait venir des prostituées sur place. Le monarque, assez prude, voulait ainsi lutter contre l'homosexualité, assez fréquente dans les camps, et limiter les cas de viols.Tout au long de l'histoire moderne, ces prostituées accompagnaient souvent les armées. Soucieuses d'enrayer la transmission de maladies sexuellement transmissibles, comme la syphilis, les autorités militaires prévoient bientôt des locaux spécifiques, où les soldats pourront rencontrer des prostituées.On les appellera, d'un nom officieux, les "bordels militaires de campagne", ou BMC. Les premiers apparaissent au XIXe siècle, à l'occasion de la conquête de l'Algérie.Ils arriveront en métropole, au début de la Première Guerre mondiale, mais seront réservés, dans un premier temps, à l'usage des troupes coloniales. En effet, les préjugés racistes sont tenaces. Il ne saurait être question que des soldats venus d'Afrique aient des relations intimes avec des femmes blanches.Ces bordels de campagne sont aussi une manière de lutter contre la propagation des maladies vénériennes. En effet, les prostituées qu'on y trouve doivent être dûment enregistrées, auprès de la mairie ou de la préfecture de police de Paris.Elles subissent alors un examen de santé et un contrôle militaire. Des mesures qui se révèleront d'ailleurs peu efficaces, puisque 20 à 30 % des soldats seront infectés par la syphilis durant la Grande Guerre.Ces bordels militaires sont souvent de simples tentes ou des camions, même si on leur alloue parfois des locaux spécifiques. Présents durant la Seconde Guerre mondiale, puis pendant les conflits coloniaux, comme les guerres d'Algérie et d'Indochine, ces lupanars semi officiels ne sont plus tolérés, en métropole, après 1945.En 1946, en effet, une loi, inspirée par Marthe Richard, ancienne prostituée devenue aviatrice et conseillère municipale de Paris, entraîne la fermeture des maisons closes. Les derniers "BMC", en Guyane et à Djibouti notamment, fermeront leurs portes quelques décennies plus tard. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La prise en compte des besoins sexuels des soldats, notamment durant les périodes de guerre, ou de cantonnement dans des garnisons éloignées, n'est pas nouvelle. Ainsi, lors de la troisième Croisade, à la fin du XIIe siècle, Philippe Auguste aurait fait venir des prostituées sur place. Le monarque, assez prude, voulait ainsi lutter contre l'homosexualité, assez fréquente dans les camps, et limiter les cas de viols. Tout au long de l'histoire moderne, ces prostituées accompagnaient souvent les armées. Soucieuses d'enrayer la transmission de maladies sexuellement transmissibles, comme la syphilis, les autorités militaires prévoient bientôt des locaux spécifiques, où les soldats pourront rencontrer des prostituées. On les appellera, d'un nom officieux, les "bordels militaires de campagne", ou BMC. Les premiers apparaissent au XIXe siècle, à l'occasion de la conquête de l'Algérie. Ils arriveront en métropole, au début de la Première Guerre mondiale, mais seront réservés, dans un premier temps, à l'usage des troupes coloniales. En effet, les préjugés racistes sont tenaces. Il ne saurait être question que des soldats venus d'Afrique aient des relations intimes avec des femmes blanches. Ces bordels de campagne sont aussi une manière de lutter contre la propagation des maladies vénériennes. En effet, les prostituées qu'on y trouve doivent être dûment enregistrées, auprès de la mairie ou de la préfecture de police de Paris. Elles subissent alors un examen de santé et un contrôle militaire. Des mesures qui se révèleront d'ailleurs peu efficaces, puisque 20 à 30 % des soldats seront infectés par la syphilis durant la Grande Guerre. Ces bordels militaires sont souvent de simples tentes ou des camions, même si on leur alloue parfois des locaux spécifiques. Présents durant la Seconde Guerre mondiale, puis pendant les conflits coloniaux, comme les guerres d'Algérie et d'Indochine, ces lupanars semi officiels ne sont plus tolérés, en métropole, après 1945. En 1946, en effet, une loi, inspirée par Marthe Richard, ancienne prostituée devenue aviatrice et conseillère municipale de Paris, entraîne la fermeture des maisons closes. Les derniers "BMC", en Guyane et à Djibouti notamment, fermeront leurs portes quelques décennies plus tard. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
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Règne trop bref (trois ans et demi), coincé entre les hautes statures de Philippe Auguste et Saint Louis, ont éclipsé de l'histoire le roi Louis VIII qui pourtant aura mérité son surnom de Lion. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.
Happiness Solved with Sandee Sgarlata. In this episode, Sandee interviews Philippe Auguste. Philippe Auguste is a proud American entrepreneur who runs one of the largest steel American flag companies in the country alongside his family members. His Nashville-based hand-crafted patriotic artwork and other decor designs has gone viral with people all over the nation! He is ALL about his family, love and giving back! He started with nothing and MADE IT! Connect with Philippe: www.nashvillemetalart.com Connect with Sandee www.sandeesgarlata.com Podcast: www.happinesssolved.com www.facebook.com/coachsandeesgarlata www.twitter.com/sandeesgarlata www.instagram.com/coachsandeesgarlata
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Son titre historique d'Auguste, le roi Philippe II, grand capétien, ne l'a pas volé. Il a refondé la France. Et son règne fait songer au plus formidable des drames. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.