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Abélard est l'un des plus grands penseurs, dialecticiens et théologiens du XIIe siècle. Ceux qui ne le connaissent pas l'associent à Héloïse et aux célèbres lettres d'amour qu'ils ont échangées. Pourtant son oeuvre fut très importante pour la philosophie de son époque et la suivante, car son apport a brisé des cadres de pensée et produit des influences décisives.Article de la revue Acropolis de mai 2025, par Esmeralda Merino de Nouvelle Acropole Espagne. Lecture par Noëlle Vannini.Abonnez-vous gratuitement à notre newsletter philosophique :www.revue-acropolis.comSaviez-vous que Nouvelle Acropole est réalisée à 100% par des bénévoles ? Nous dépendons donc beaucoup de nos étudiants et amis pour la divulgation ! N'oubliez pas de vous abonner à la chaîne et si possible de la partager sur vos réseaux sociaux. Ce sera d'une grande aide !
Aliénor d'Aquitaine, Richard Coeur de Lion, Jean sans Terre : ces noms vous disent quelque chose ? Que ce soit parce que vous avez écouté notre épisode 117, ou que vous avez lu Shakespeare, les noms des membres de l'empire plantagenêt - parfois appelé empire angevin - sont connus de tous, mais la structure dans laquelle ils évoluent l'est moins. Une fois n'est pas coutume, ce hors-série de Passion Médiévistes vous plonge dans la grande histoire politique de cet empire. Pour cela, trois spécialistes viennent nous en apprendre plus sur sa formation, ses mouvements culturels et ses grands apports politiques : - Fanny Madeline, maîtresse de conférences en histoire médiévale à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle a soutenue une thèse publiée en 2014 sur “La politique de construction des Plantagenêt et la formation d'un territoire politique, 1154-1216” ; - Nicolas Prouteau, archéologue et maître de conférences en archéologie médiévale à l'Université de Poitiers, il a soutenu sa thèse en 2005 sur les “Bâtisseurs, ingénieurs et fortifications au temps des Croisades : contribution à l'étude des échanges entre Orient et Occident (XIIe-XIIIe siècles)” sous la direction de Philippe Sénac à l'Université Toulouse II Jean Jaurès. Il est également co-auteur d'un ouvrage sur Les Plantagenêts en Pays de la Loire publié en 2023 aux Éditions 303. - Carlyne Henocq, doctorante en cinquième année de thèse sur le sujet “Dialectique du voir et du pouvoir. Les peintures murales de l'Empire Plantagenêt (seconde moitié du XIIe siècle)” à l'université de Toulouse II Jean Jaurès sous la codirection de Quitterie Cazes et de Cécile Voyer. Notez que cet épisode a été enregistré en public au Centre d'études supérieures de civilisation médiévale (CESCM) de Poitiers dans le cadre d'une journée hommage au médiéviste, professeur et ancien directeur du CESCM Martin Aurell ! ▪ Infos sur le podcast Créé et produit par Fanny Cohen Moreau depuis 2017. Épisode enregistré en novembre 2025 au Musée de l'Hospice Comtesse à Lille Préparation, enregistrement, montage et mixage : Fanny Cohen Moreau Générique : Clément Nouguier ➡ Plus d'infos sur cet épisode > https://passionmedievistes.fr/hs-42-empire-plantagenet ➡ Soutenir le podcast > passionmedievistes.fr/soutenir/ ➡ Instagram > www.instagram.com/passionmedievistes/ ➡ Bluesky > bsky.app/profile/passionmedievistes.fr ➡ Facebook > facebook.com/PassionMedievistes
Bien avant Marco Polo, un autre voyageur avait déjà traversé une immense partie du monde connu. Son nom était Benjamin de Tudèle. Aujourd'hui presque oublié du grand public, cet aventurier espagnol du XIIe siècle a pourtant réalisé un périple extraordinaire, à une époque où voyager signifiait affronter les pirates, les guerres, les maladies et des milliers de kilomètres de routes dangereuses.Benjamin naît à Tudela, dans le nord de l'Espagne, vers 1130. Le monde dans lequel il vit est profondément instable. Les croisades bouleversent le Moyen-Orient. Les royaumes chrétiens, musulmans et byzantins s'affrontent. Pourtant, vers 1165, Benjamin décide de partir. Son objectif exact reste mystérieux. Commerce ? Curiosité ? Mission religieuse ? Sans doute un peu de tout cela.Son voyage commence par la Méditerranée. Il traverse le sud de la France, l'Italie puis embarque vers l'est. À chaque étape, il observe tout : les ports, les marchés, les religions, les palais, les coutumes locales. Il prend des notes avec une précision étonnante pour son époque.Lorsqu'il arrive à Constantinople, capitale de l'Empire byzantin, il découvre une ville gigantesque et fastueuse. Il décrit ses richesses, ses églises couvertes d'or et l'activité incessante de son port. Pour beaucoup d'Européens du XIIe siècle, cette ville semblait presque irréelle.Mais Benjamin ne s'arrête pas là. Il poursuit vers le Moyen-Orient et atteint Bagdad, alors l'une des plus grandes villes du monde. Ce qu'il raconte fascine encore les historiens aujourd'hui : des bibliothèques immenses, des marchés débordant d'épices, des savants, des médecins et une vie intellectuelle très développée. Pour les Européens occidentaux de son temps, Bagdad représentait presque une autre planète.Benjamin visite aussi Jérusalem, marquée par les croisades, puis Le Caire. Certains pensent même qu'il serait allé jusqu'en Perse. Son itinéraire exact reste partiellement mystérieux.Après des années de voyage, il retourne finalement en Espagne et rédige un ouvrage devenu célèbre : le “Livre des voyages”. Ce texte constitue aujourd'hui un témoignage exceptionnel sur le monde du XIIe siècle. Grâce à lui, les historiens connaissent mieux les routes commerciales, les grandes villes orientales et les communautés juives dispersées autour de la Méditerranée.Longtemps avant Marco Polo, Benjamin de Tudèle avait déjà ouvert une fenêtre sur un monde immense, dangereux et fascinant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans la librairie du XIIe arrondissement de Paris, Solène Quéré nous accueille, pour parler de ce roman, Au grand jamais, qu'a signé Jakuta Alikavazovic. Un coup de coeur, pour ce récit sélectionné pour le prix Frontières 2026, organisé par l'Université de Lorraine et L'Université de la Grande région. "On grandit autant dans un pays, dans un foyer, que dans certaines histoires. Mais ces histoires ne sont pas toutes égales. Il y en a une qui prend le dessus. Ce peut être la plus douloureuse. Ce peut être la plus séduisante. Une chose est sûre : ce n'est pas toujours la plus vraie".
L'accueil des réfugiés est-il une obligation? Crise climatique, conflits armés, politiques discriminatoires, les raisons qui forcent les gens à quitter leur pays sont multiples. Comment devons-nous nous comporter devant l'arrivée de tous ces réfugiés dans nos pays occidentaux? Dans cet épisode, Joan et Stéphane explore la question de l'accueil des réfugiés, en abordant les enjeux sociaux, politiques et spirituels liés à l'immigration et à la migration et réfléchissent sur notre responsabilité collective devant cet enjeu. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, l'accueil des réfugiés est-il une obligation? Bonjour Stéphane. Bonjour, Joan, bonjour à toutes les personnes qui nous écoutent. Avoir les bons papiers pour entrer dans un autre pays [Joan] Je suis super contente qu'on fasse un épisode sur la question des réfugiés, des migrants, des exilés, des immigrants. Pas seulement parce que je travaille en migration, puisque maintenant j'ai un poste à 80% en région 7, donc Yverdon et régions dans le domaine de la migration, avec bien sûr aussi une composante pastorale dans le soutien aux collègues en paroisse. Mais aussi parce que l'été dernier, on a eu un grand moment de silence et de stupéfaction, mon époux Amaury Charras et moi, lors de l'une de nos nombreuses pauses au poste douane. Il y a un poste douane entre l'Alsace et la Suisse qui se situe à Bâle. On est passé là de nombreuses fois. La première fois, on a complètement fait n'importe quoi parce qu'on n'avait pas compris les protocoles de déménagement. Et puis après, progressivement, on est devenu des pros. Et je crois que c'était la cinquième fois, on était assez à l'aise. Ça y est, on comprenait les différents formulaires. Ce n'est pas du tout pareil du côté français ou du côté suisse. On se présente au douanier, on lui dit qu'on a l'habitude. D'ailleurs on était là le jour d'avant et on sera là le jour d'après, puisqu'on passait des grosses camionnettes à chaque fois. Et il fallait déclarer tout le contenu. Le douanier regarde tout bien nos papiers. Il était assez précis dans ce qu'il faisait. Il dit: vous, monsieur, vous êtes l'immigrant. Alors, mon mari dit, « ben oui. » Et vous, madame, vous êtes la co-immigrante. Alors là, vraiment, je ne savais pas du tout que j'étais co-immigrante. D'un coup, tu vois, j'ai eu une espèce de moment de panique et en même temps, je me suis dit, il faut que je lui dise. Et j'ai dit : « Non, parce que moi, j'ai déjà mon permis. J'ai mon permis B. » C'est quand même l'un des très bons permis en Suisse. « Ah, alors ça, c'est différent. » Oh quel soulagement, tu ne peux pas savoir! Moi je viens d'une longue lignée de migration; tous mes ancêtres avaient retenu leur souffle dans leur tombe, je crois, se disant: est-ce que notre descendante est co-immigrante encore une fois? C'est bon, j'avais mon permis B, je l'ai tout de suite sorti de ma pochette. On a soupiré comme ça vraiment de soulagement, parce qu'on a cru qu'on avait fait quelque chose de mal. Ça faisait quand même cinq fois qu'on passait et jusqu'à maintenant on ne m'avait jamais traité de co-immigrante, puisque ça sous-entendait que je n'avais peut-être pas ramené tous les papiers et ça, ça aurait été un peu panique à bord. Donc ça, c'est un petit peu la vie d'Alsaciens qui viennent vivre juste dans le pays à côté et qui d'un coup sont des immigrants. Accueillons-nous trop de réfugiés? [Stéphane] Au Canada, à moins d'être membre des Premières Nations, nous sommes tous et toutes issus de l'immigration. J'ai entendu des Autochtones référer à ces gens comme « the people of the boat », les personnes qui sont venues en bateau. Il faudrait ajouter aujourd'hui, « …et en avion. » Même si la presque totalité des gens qui vivent sur ce territoire sont issus de l'immigration, il existe quand même cette idée de hiérarchie. Il y a les bons immigrants, il y a les moins bons immigrants. Et lorsqu'on arrive avec les réfugiés, alors là, c'est encore plus compliqué parce que les immigrants, on peut les choisir. Les réfugiés, on ne les choisit pas. On est obligé d'ouvrir nos portes. Ça crée beaucoup de tension dans le climat actuel parce que, semble-t-il, on accueille beaucoup trop de réfugiés. Je me suis amusé à aller voir certaines statistiques. Bon, ça date de 2022, mais quand même… Le Canada est au 46e rang mondial pour l'accueil des réfugiés et les gens trouvent moyen de dire qu'on en accueille trop. Je pense qu'il y a une espèce d'idée que si ça fait plusieurs générations, surtout si on est originaire d'un pays européen, on a des privilèges. Les gens qui viennent d'autres endroits ou qui sont ici depuis moins longtemps sont ici pour nous déranger, ils sont ici pour nous changer. On ne se souvient pas de la condition de nos ancêtres; quelque part, le premier Vermette qui est arrivé ici, c'était un immigrant qui dérangeait d'autres personnes. L'importance de se souvenir de son passé migratoire [Joan] Je crois qu'il y a vraiment un point commun entre le Québec ou le Canada et la Suisse à ce niveau-là. Parce que c'est vrai que la Suisse va bien depuis maintenant presque un siècle. Depuis presque un siècle, il n'y a plus trop d'histoires de famines. Il y a quelques moments un peu difficiles, notamment après les deux guerres mondiales. Ça a forcément affecté la Suisse malgré sa neutralité. En fait, c'est un petit peu comme si les Suisses avec lesquels je parle n'imaginaient pas que des Suisses s'expatrient. Ils n'ont pas de raison d'être exilés. Il n'y a pas de problème politique. Ils ne peuvent pas demander l'asile. Il n'y a pas de problème économique. Il y a bien sûr quelques coins dans les montagnes où ça va devenir difficile de vivre parce que malheureusement les glaciers s'effondrent. Là on a une forme de réfugié climatique, c'est vrai, mais ce sera à l'intérieur du pays et de toute façon pour l'instant on aide à reconstruire tous les villages sur lesquels les glaciers s'effondrent, donc pour l'instant ce n'est pas la question. Finalement, on oublie que jusqu'en 1880, il y a eu beaucoup d'émigration parce qu'il n'y avait pas assez de terre pour nourrir tout le monde. La pauvreté a poussé les Suisses à partir vers chez toi, d'ailleurs, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Russie. Il y a eu des colonies suisses en Russie! Et il y avait cette tradition qui est très, très vieille de mercenaires. Il y a eu des crises terribles, comme 1816-1817, où les gens mouraient de faim, littéralement, dans certains coins de Suisse. Finalement, carrément, on donnait de l'argent aux plus pauvres pour immigrer. Enfin, il y a eu ce qu'on appelle l'industrialisation. Ça, on connaît un peu cette histoire. D'un seul coup, c'est l'inverse. Il faudrait plus de monde pour les usines. Il y a eu des vagues de retour. Il y a eu tout ce qu'on appelle les Suisses de l'étranger, ce qu'on appelle finalement la cinquième Suisse, parce qu'il y a quatre communautés linguistiques en Suisse, donc ce sera la cinquième Suisse. C'est intéressant parce qu'on est à peine 8 millions ici, il y a presque un million de Suisses qui vivent à l'étranger. Et maintenant, c'est l'inverse. Depuis 2002, on a des lois pour accueillir les gens et leur donner des permis de travail qui ne soient pas des permis saisonniers. Parce qu'en fait, jusqu'à 2002, la plupart des permis de travail étaient des permis saisonniers. Tu restais cinq mois, tu repartais et tu pouvais revenir l'année d'après. Les enfants n'étaient pas scolarisés, Stéphane. Tu te rends compte de ce qu'étaient les enfants de ces zones-là. Il y a toute cette histoire qui fait que parfois, quand je parle avec des Suisses et des Suissesses, c'est vraiment comme si tout ce qu'avaient vécu leurs ancêtres, tout cet héritage migratoire, avait complètement disparu. Cela m'inquiète des fois un petit peu dans les conversations, parce que finalement, ce souvenir que les Suisses ont d'avoir été migrants, eux et elles aussi, ça pourrait nourrir davantage une éthique de l'accueil et de la solidarité. Cette mémoire migratoire, elle nous ramène directement à 1 Pierre 2, 11 : « Vous êtes des étrangers et des gens de passage. » C'est un petit peu le cœur de mon métier aussi, bien sûr, de m'occuper des personnes qui sont venues d'ailleurs, mais aussi d'avoir des conversations riches avec les personnes qui sont là pour leur dire, en fait, dans la Bible, on nous rappelle qu'on est des étrangers, des gens de passage, et il n'y a que l'entraide qui peut nous permettre de survivre, en fait, sur terre. Ce n'est pas parce que la Suisse, là, maintenant, n'a plus aucune raison d'immigrer, que des raisons d'expatriés, qu'un jour, ça ne va pas changer. C'est important de nourrir la solidarité dans les relations humaines. La mutualité entre réfugiés et société d'accueil [Stéphane] Moi, le verset biblique qui me revient, lorsqu'on arrive sur ce sujet, c'est le livre de l'Exode, chapitre 22, verset 20 : « Tu ne maltraiteras pas et tu n'exploiteras pas les immigrés ou les étrangers installés chez vous. Rappelez-vous que vous étiez aussi des immigrés en Égypte ou des étrangers en Égypte », selon la traduction. Ça semble être du gros bon sens. Il y a des moments où vous avez été mal pris et quelqu'un vous a aidé, mais il y a d'autres moments où vous pourrez aider des personnes qui sont mal prises. Mais j'ai l'impression qu'on oublie vite. On s'enferme parfois dans certains discours et on ne réfléchit pas trop. Une des expressions qui depuis très longtemps est ancrée ici, c'est que les réfugiés, les migrants, ils volent nos emplois. C'est tellement imbriqué, surtout avec le climat politique dans lequel on vit en Amérique du Nord, mais je dirais qu'en Occident, il y a des politiciens -pas des polémistes qui écrivent sur des blogues- des politiciens élus au parlement qui veulent retirer des droits, des privilèges, des services parce que ça vole des services aux autres. Un exemple: il y a un politicien qui, sans aucun problème, ne veut pas que les enfants de réfugiés politiques aient accès aux garderies subventionnées, parce que ça va prendre la place ou voler la place des vrais citoyens, comme si les réfugiés politiques ne payaient pas de taxes, ne payaient pas d'impôts, ne contribuaient pas au système ou à l'économie. Et ça, ces politiciens-là le disent sans gêne. Lorsqu'on prend un pas de recul ici, on se demande: mais quel genre de société veut-on? Est-ce que si tu as un papier, tu as le droit à certains services, mais si tu n'as pas d'autres papiers, tu es un citoyen de second ordre? Il faut être capable d'avoir ces réflexions-là, de dire est-ce qu'on est capable d'avoir une certaine solidarité, d'être quelqu'un qui aide une personne, puis dans d'autres moments, l'autre personne nous aide. Jésus, le réfugié durant son enfance [Joan] Là, tu parles des enfants, des tout-petits, mais c'est vrai que c'est quelque chose avec quoi j'ai du mal. J'ai vraiment du mal lorsqu'on s'attaque à des tout-petits, à leurs droits. Et ça me ramène toujours à Jésus, à sa naissance. Qu'est-ce qui lui est arrivé? Jésus, à sa naissance, encore bébé, il a dû fuir l'Égypte pour éviter les foudres d'Hérode. Et je me dis, finalement, quand on accueille des familles, bien sûr, des fois on peut se dire que ce sont des adultes. Ils ne vont jamais se faire ici, quoi. C'est une culture religieuse très différente de notre culture religieuse. Je comprends, il y a des choses qui nous font un peu peur. Mais ils ont des enfants. Et ces enfants, finalement, ils vont devenir biculturels et ils vont apporter des choses incroyables au pays. Et ils sont un petit peu comme Jésus, qui n'a pas eu le choix et qui a dû fuir. Moi, je trouve que Jésus, toute sa vie, il a parfois un peu des réactions d'enfant de migrant. On sent qu'il ne sait pas toujours quelle est sa place. Rejeter la normalisation de l'inacceptable [Stéphane] Je comprendre la réaction de certaines personnes parce que nous vivons dans un monde qui a beaucoup d'instabilité, ça peut faire peur. En même temps, c'est toujours la question dans quel monde veut-on vivre et jusqu'où est-on prêt à parler ou se taire devant des choses qui sont peut-être moins acceptables. C'est la célèbre fenêtre d'Overton. On voit ça beaucoup d'un point de vue canadien chez nos voisins du Sud. Il y a 20 ans, il y a plein de choses qui étaient inacceptables. Puis là, tout d'un coup, il y a des politiciens qui disent des énormités. Et tranquillement, on commence à accepter ça comme la norme, au lieu de dire; « non! Ça ne va pas. Ce n'est pas juste une réflexion comme ça. Ce n'est pas juste une blague comme ça. Ce n'est pas juste une politique comme ça ou une option parmi tant d'autres. » Comment réagit-on par rapport à tout ça? Je sais que ça demande du courage, mais je regarde. Par exemple, il y a eu durant ce printemps beaucoup de raids aux États-Unis pour des personnes en situation irrégulière. Dans la rue, on a arrêté des enfants. On les a emmenés dans des camps de détention, des trucs vraiment horribles. Et on a vu des Églises, des paroisses dire : « on n'accepte pas ça. On ne donnera pas de noms. On va ouvrir nos bâtiments. On va avertir les gens. On va descendre dans la rue. S'il faut se faire arrêter, on va se faire arrêter. » Je pense qu'il y a moyen d'agir. On ne changera pas un système politique, mais il y a moyen d'agir pour protéger les gens, pour dire non, ça c'est notre appel, c'est le monde dans lequel on veut vivre, c'est le monde qu'on veut créer. Lorsque que le secteur privé gère les réfugiés [Joan] Tu parlais justement d'oser se lever contre, d'oser parler. J'étais vraiment touchée dans mon cœur quand, il y a à peu près deux semaines, plusieurs personnes m'ont envoyé une émission sur la RTS concernant un livre qui est sorti récemment sur les centres de requérants d'asile. C'est une jeune chercheuse courageuse qui a fait une enquête pour voir comment est-ce qu'on vivait dans ces nouveaux centres d'asile, parce qu'il faut savoir que c'est assez récent. Il y a eu en fait une réforme en Suisse sur les recueillements d'asile en 2019. Et l'idée, c'était de créer une procédure d'asile révisée pour rendre les procédures à la fois plus efficaces, plus équitables. En fait, on a créé des nouveaux centres pour, en quelque sorte, parquer les gens et leur demander de ne pas trop bouger, de ne pas trop circuler, pour accélérer la prise en charge de leurs dossiers. Donc l'idée, c'est qu'il y a un conseil, une représentation juridique gratuite, tout ça sur place. Il y a six régions sur le territoire suisse, donc ce ne sont pas des cantons, ce sont des régions de requérants d'asile. Normalement, ils y restent pour une durée maximale de 140 jours. Après, c'est le canton qui doit prendre la suite si, au niveau fédéral, on n'a pas vraiment réussi à statuer sur ces personnes. Donc, ce livre est sorti et a montré qu'en fait, pour la Confédération, c'était trop compliqué à gérer parce que ce sont des régions d'asile qui ne sont pas directement toujours en lien avec des cantons. Ils ont alors sollicité des sociétés privées et, à partir de là, les droits des requérants et requérantes d'asile ont largement diminué. On leur impose des horaires de lever, de coucher. On leur impose un certain nombre de choses, même pour l'hygiène! Ils ont droit, je ne sais plus moi, à un savon et un truc et un machin, mais du coup tout est comptabilisé. Tu n'as pas le droit à un savon supplémentaire. Moi ça m'est arrivé quand j'ai travaillé en migration auprès de l'Église francophone de Zurich, on m'avait demandé des sacs à dos pour les enfants. J'ai trouvé des sacs à dos. Ils ne pouvaient pas rentrer dans le centre de requérant d'asile si on ne leur produisait pas une attestation de la paroisse comme quoi c'était nous qui leur avions donné un sac à dos. Ils n'ont pas le droit de faire rentrer des objets sans avoir ou la facture ou l'attestation de don, ce qui est complètement délirant comme affaire. Ça c'est parce que, en fait, on crée des nouveaux systèmes; ils ont l'air bien parce que ce sont des systèmes qui sont pensés pour accélérer les procédures et finalement garder celles et ceux qui, selon certaines perspectives, auraient vraiment besoin de rester là et puis renvoyer d'autres qui, selon certaines perspectives, pourraient aussi bien être heureux chez eux. Et nous, au lieu de prendre ça en charge de façon plus humaine, avec des travailleurs et travailleuses sociales, on finit par sous-traiter à des sociétés privées. En fait, ce sont des sociétés où on garde les gens et où on applique des protocoles. J'ai trouvé très beau, à la fois que cette jeune chercheuse sorte ce livre, et puis à la fois que plusieurs personnes m'envoient ce lien à moi qui suis aux menhirs en migration, en espérant comme ça créer une chaîne de solidarité autour de cette situation. Ça m'a donné de l'espoir. Je me suis dit, en fait, les gens sont quand même touchés par cette situation. Ne pas infantiliser les réfugiés [Stéphane] Les gens ont tendance à infantiliser les migrants, les réfugiés politiques. Je me souviens, il y avait eu une formation dans notre Église sur l'accueil des réfugiés. Des paroisses peuvent remplir les papiers, faire venir les gens. Tout ça était bien compris. Une des choses qui m'a frappé, c'est la personne qui dit, « Ce ne sont pas des enfants. Ce sont des êtres adultes. Ils sont capables de se débrouiller. Ils ont juste besoin des bonnes clés pour bien comprendre, pour aller au bon endroit. » Et parfois, on prend pour acquis que quelqu'un vient d'un autre pays et s'ils sont des réfugiés, s'ils sont des migrants, ça ne doit pas être des gens très, très débrouillards. Je me rappelle aussi, lorsqu'il y a eu des vagues de gens qui venaient d'Afghanistan, une personne a réalisé, « Mais parmi ces réfugiés-là, il y a des comptables, il y a des avocats, il y a des ouvriers spécialisés. » Oui! Ce ne sont pas des gens qui vivent au XIIe siècle. Ce sont des gens comme toi et moi qui ont le malheur de vivre dans un endroit qu'ils sont forcés de quitter. Ce n'est pas leur choix. Pour l'écrasante majorité, si tu leur donnes le choix, ils restent où ils sont. Mais ils ne peuvent pas, parce que leur vie, parce que leur sécurité, ce n'est pas tenable. Et ça aussi, il faut s'en souvenir, arrêter d'avoir cette position un peu toute puissante: on vous accueille ici, regardez-nous comment on est bon, comment on est supérieur à vous, on va vous inculquer les bonnes choses. Il faut un peu changer cette dynamique-là pour avoir une vraie rencontre, et puis voir l'être humain qui est devant soi. L'intégration des réfugiés [Joan] Comme tu le sais, je m'occupe d'un programme qui s'appelle Action Parrainage. Je m'en occupe pour le nord vaudois. C'est un programme qui est sur tout le canton de Vaud, qui a été créé par Antoinette Steiner, qui est d'ailleurs aumônière en centre de requérants d'asile. Donc je rencontre souvent des gens qui cherchent à entrer en lien avec des personnes qui vivent ici, qui souvent sont suisses, qui sont francophones. Et puis, heureusement, je trouve aussi parfois des personnes suisses qui veulent entrer en lien avec ces personnes allophones qui sont venues d'ailleurs. En fait, je ne peux que constater les efforts inouïs que font ces personnes venues d'ailleurs pour s'intégrer. Ça va si loin que dans l'une de mes conversations avec une dame qui venait de Turquie, je lui dis « alors, ça se passe bien pour vous ici, vous aimez Yverdon? » Nous, on a Yverdon-les-Bains, qui est une ville de taille moyenne, où il n'y a rien de remarquable, si ce n'est la chaleur humaine qui est formidable ici, puis un petit bout de bord du lac, mais voilà, on n'a pas un grand musée, un grand truc, un grand château. Ce n'est pas une ville remarquable. Elle vient d'Izmir, cette dame. Izmir, c'est une très belle ville, au bord de la mer. Moi j'y suis déjà allée. C'est superbe là-bas. Elle me dit « Oh oui, Yverdon, c'est beau comme Izmir ». J'essaye de rester très sérieuse, je dis : « Ah oui, oui, bien sûr ». Elle me dit : « C'est même mieux qu'Izmir. Avant je me promenais au bord de la mer, maintenant je me promène au bord du lac, c'est la même chose. » J'y ai pensé, tu vois? En fait, quand tu te mets dans la tête que ça va bien se passer, ça se passe bien. C'est vrai, quand tu viens d'Izmir et que tu arrives à Yverdon, tu décides que Yverdon et Izmir, c'est aussi beau, aussi bien et que les balades sont aussi géniales. Et je me dis bravo. Bravo, parce que ça c'est quelqu'un qui, dans un ou deux ans, est complètement intégré, parle le français nickel, a refait une formation, voilà. Ses enfants vont avancer et dans deux générations ce sera une affaire qui sera emballée, c'est pesé. Notre responsabilité dans le sort des réfugiés [Stéphane] Une autre chose que je trouve qu'on oublie trop souvent, c'est notre responsabilité face à ces situations. Par exemple, on parle de réfugiés climatiques, mais ce sont les pays occidentaux qui contribuent au dérèglement climatique. C'est nous qui abusons de la création et ce sont certains pays qui payent la note. On parle de guerre. C'est souvent nous, les pays occidentaux, qui fabriquent et qui vendent les armes. On veut les bienfaits de notre civilisation. On veut notre confort. On veut notre richesse. On ne veut pas trop savoir les conséquences de nos choix, les conséquences de nos modes de vie. Et lorsque ça nous revient dans la figure, ça nous bouscule, ça nous dérange. Je peux comprendre que des migrants, des réfugiés politiques, des réfugiés climatiques disent, « vous avez cassé le pot, mais aidez-nous là. On ne demande pas une expiation des péchés, mais prenez la responsabilité de vos actions ou de vos inactions. » L'hospitalité dans nos Églises [Joan] En Église aussi, on peut agir. Et une fois que j'ai dit ça, je sais qu'il n'y a rien de simple. Je sais que ça nous demande beaucoup intérieurement. Je le sais parce que j'étais ministre pendant trois ans, ce n'est pas beaucoup, mais ça m'a déjà appris beaucoup de choses dans une église multiculturelle. En fait, en Église, il existe quelque chose qui est un petit peu le niveau juste après le niveau zéro, qui s'appelle l'hospitalité des clés. C'est quand on a une communauté qui vient, une communauté croyante, souvent de la même dénomination, mais des fois ça peut être une autre dénomination. « On aurait besoin de votre église tel jour, telle heure. On peut vous donner un petit quelque chose pour les frais aussi, ou bien en échange on peut faire le ménage. » Voilà, on trouve un deal et on fait un win-win, et souvent ça permet de payer certaines factures qui sont difficiles à payer, d'un côté, et de l'autre côté ça permet à toute une communauté linguistique, culturelle, de se retrouver dans un lieu qui est quand même à peu près chauffé, où il y a des toilettes, qui est safe, quoi. Ça, c'est l'hospitalité des clés. Et par certains aspects, c'est déjà quelque chose d'énorme. Moi, c'est vrai que j'ai parlé avec des communautés africaines qui m'ont dit qu'ils ne trouvait pas si évident, eux depuis l'Afrique, que des Blancs acceptent de prêter les clés de leur église à des gens qu'ils ne connaissent pas. Nous, des fois, on a du mal à se prêter des choses entre ethnies, et donc on peut comprendre que ce soit difficile pour des blancs de comprendre des noirs. Alors ça, c'est un point de vue situé que j'entends, et ça me permet de mettre les choses en perspective. Mais c'est quand même juste après le niveau zéro, tu vois. C'est-à-dire qu'en fait, une communauté, elle est censée être ni ethnique, ni culturelle. Bien sûr, elle l'est dans un sens, mais elle ne doit pas rester ça. En fait, le message de Jésus, il est multiculturel. Ça, c'est vrai. Il est aussi a-culturel, et ça, c'est difficile. Ça voudrait dire qu'il n'a pas vraiment une culture en soi, et il est aussi anti-culturel. C'est encore plus compliqué à gérer, parce que qu'est-ce qu'on fait avec ça? Mais alors le dernier niveau, enfin le niveau le plus haut, c'est l'interculturalité. La différence entre la multiculturalité et l'interculturalité, c'est que ce ne sont pas des communautés côte à côte qui se tolèrent, c'est la même communauté qui est brassée avec plein de cultures à l'intérieur. Je trouve que c'est un objectif et il va être très difficile à atteindre, notamment parce que chacun a des goûts, des préférences. Mais en tant que ministre, c'est vraiment quelque chose qui me tient à cœur et pourquoi je travaillerai, je crois, jusqu'à la fin de mon ministère, de mes ministères, c'est travailler à l'intérieur de l'Église, à la multiculturalité. Et je sais que c'est difficile et je sais que ce n'est pas à la portée de tout le monde et je sais que ça demande. Pendant longtemps, j'ai travaillé à l'inclusivité. Puis ensuite, à un moment donné, je me suis rendu compte que j'étais en train de me restreindre toute seule et que ce n'était pas ça ma vocation. Ma vocation, c'est la multiculturalité. Je sais que ça va un petit pas après l'autre, mais j'ai l'impression tout de même, je crois, que c'est ce à quoi Jésus nous appelle. Et j'aimerais répondre d'un point de vue situé et engagé, de ma part, à l'accueil des réfugiés: est-ce une obligation? Pour moi, oui, une obligation biblique, évangélique, christique, forte. Et donc j'en fais mon affaire, mais je ne pars pas du principe que tout le monde doit le faire. En tout cas, je réponds à cette question, cette fois-ci, de façon engagée, je dis oui. Conclusion [Stéphane] Merci beaucoup, Joan, pour cette exploration d'un sujet quand même assez chaud, quand même assez difficile. Merci à toutes les personnes qui continuent à nous écouter et qui ont des suggestions, qui ont des questions, continuez à nous écrire : questiondecroire@gmail.com On a un groupe WhatsApp pour continuer les discussions, explorer d'autres sujets, peut-être avoir des idées pour de nouveaux épisodes. Tous les liens sont dans la description. Merci à l'Église Unie du Canada, notre commanditaire, et à Réforme qui relaie nos podcasts. Prends bien soin de toi, Joanne, et à bientôt. Merci Stéphane, toi aussi. Liens: Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Kevin Bückert, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF Action parrainage (programme d'intégration) - https://www.actionparrainage.ch/ Mots clés : immigration, réfugiés, migration, solidarité, foi, spiritualité, responsabilité, société, politique, humanité Sujets clés : Les enjeux politiques et sociaux de l'accueil des réfugiés au Canada et en Suisse Les références bibliques sur l'accueil des étrangers, notamment Exode 22:20 Les préjugés et stéréotypes sur les migrants et réfugiés Les actions concrètes pour une solidarité efficace et respectueuse Citations: "Vous étiez aussi des immigrés en Égypte" "Les réfugiés ne volent pas nos emplois" "Jésus a dû fuir l'Égypte" Chapitres : 00:00 Introduction 00:49 Avoir les bons papiers pour entrer dans un autre pays 03:22 Accueillons-nous trop de réfugiés? 05:27 L'importance de se souvenir de son passé migratoire 08:56 La mutualité entre réfugiés et société d'accueil 11:49 Jésus, le réfugié durant son enfance 12:48 Rejeter la normalisation de l'inacceptable 14:54 Lorsque que le secteur privé gère les réfugiés 18:09 Ne pas infantiliser les réfugiés 20:30 L'intégration des réfugiés 22:33 Notre responsabilité dans le sort des réfugiés 24:01 L'hospitalité dans nos Églises 27:20 Conclusion
Si je vous dis “croisade”, vous allez peut-être penser aux Templiers, aux Hospitaliers, ou encore aux Teutoniques. Ça, ce sont certainement les ordres religieux-militaires les plus connus ! Les plus connus peut-être, mais clairement pas les seuls. Il y en a eu beaucoup d'autres, et d'ailleurs pas seulement en Orient… Eh oui ! Là, je vous sens un peu intrigués ! Mais pas d'inquiétude, je ne vais pas vous laisser mariner longtemps, car je vous propose donc de découvrir leur histoire dès maintenant en compagnie de Philippe Josserand, un spécialiste du sujet ! Philippe est professeur d'histoire du Moyen Âge à Nantes Université, agrégé d'histoire, et ancien membre de la Casa de Velázquez. Et c'est pas tout, parce qu'il a aussi participé à l'écriture de l'ouvrage collectif sur les chevaliers que j'ai eu la chance de diriger ! Maintenant que c'est dit, je vous propose d'entrer dans le vif du sujet ! Je vous souhaite une bonne écoute sur Nota Bene !⚔️ Ne loupez pas mon livre collectif Les Chevaliers dispo en précommande jusqu'au 15 mai seulement : https://fr.ulule.com/chevaliers-notabene➤ Pour aller plus loin, découvrez :➜ D'Orient en Occident, les Templiers des origines à la fin du XIIe siècle : https://www.amazon.fr/DOrient-Occident-Templiers-origines-si%C3%A8cle/dp/9461617534➜ Jacques de Molay, le dernier grand-maître des Templiers : https://www.lesbelleslettres.com/livre/9782251449777/jacques-de-molay➜ et toutes les autres publications de Philippe : https://www.univ-nantes.fr/philippe-josserand
Dans cet épisode, Kurts devient un industriel sans scrupule dans Müll + Money, Mad' participe aux luttes de pouvoir en construisant des abbayes dans l'Europe du XIIe siècle dans Kardinal und König et Lana cherche à comprendre des manuscrits moyenâgeux et éventuellement à devenir papesse dans De Vulgari Eloquentia.
Dans cet épisode d'Esprits Libres, David Abiker reçoit le philosophe Luc Ferry pour une discussion approfondie sur des sujets aussi variés que le libéralisme, l'illibéralisme et la nature de l'amour dans le mariage.Tout d'abord, ils analysent la défaite électorale du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, considéré comme un représentant de l'illibéralisme en Europe. L'invité explique que le concept d'illibéralisme est complexe et ne se résume pas uniquement à l'opposition au libéralisme politique. Il souligne que des dirigeants comme Poutine ou Xi Jinping peuvent être qualifiés de libéraux sur le plan économique, tout en étant autoritaires sur le plan politique et sociétal.La conversation se tourne ensuite vers le thème du mariage et de l'amour, sujet du dernier ouvrage de Luc Ferry, intitulé "Ne vous mariez jamais, vraiment ? Amour, passion et vie conjugale". L'auteur retrace les origines médiévales de la notion d'amour-passion, incompatible avec le mariage selon la "Révolution de la Courtoisie" des XIIe et XIIIe siècles. Il explique comment cette vision a perduré jusqu'à nos jours, avec un taux de divorce élevé en France. Cependant, il met en lumière des œuvres littéraires comme "Érec et Énide" de Chrétien de Troyes, où l'amour-passion peut s'épanouir au sein du mariage.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Laurent CoulonChaire Chaire Civilisation de l'Égypte pharaoniqueCollège de FranceAnnée 2025-2026Colloque : À la cour du dieu. Organisation religieuse et mécanismes de cour dans l'Égypte du Ier millénaire av. J.-C.Autour des grands dieux chinois (XIIe-XXe siècle de notre ère) : bureaucratie, famille, société de cour et autres formes de réseaux sociauxColloque - Vincent Goossaert : Autour des grands dieux chinois (XIIe-XXe siècle de notre ère) : bureaucratie, famille, société de cour et autres formes de réseaux sociauxVincent GoossaertRésuméLa multiplicité foisonnante des dieux chinois, nourrie sans cesse par la promotion et canonisation décentralisée de défunts et d'autres entités, nécessite des principes d'ordre. Ces principes établissent des modes de rapport entre ces dieux, mais aussi avec les humains qui entrent dans une relation formalisée avec eux (et aspirent à rejoindre leurs rangs). Il en existe plusieurs à l'œuvre, que l'on examinera tour à tour avant de contraster leurs logiques et leurs imbrications. Le premier est le principe bureaucratique : chacun a un rang qui fixe ses droits et devoirs, selon un code universel, et chacun peut être promu (ou déchu) en fonction de ses mérites. Le second est le rapport personnel, familial à strictement parler (alliance, ascendance) ou par adoption (de nombreux humains et dieux « mineurs » sont les disciples de grands dieux). Un troisième sont les affinités personnelles et les affects (amitiés, mais aussi inimités), parfois exprimés par les dieux eux-mêmes. Ces différents types de relations, certains verticales, d'autres plus horizontales, dessinent un champ complexe avec des pôles d'attraction autour de grands dieux, dont le culte est plus ou moins universel dans le monde chinois. Comprendre l'imbrication de ces différentes logiques, en particulier à l'époque prémoderne et moderne, demande de ne pas se contenter d'un type de source (normatif, narratif) mais d'embrasser l'ensemble des situations d'interaction et d'avoir recours à des outils tels que l'analyse de réseaux sociaux.
durée : 00:17:26 - Les Nuits de France Culture - par : Mathias Le Gargasson - Comment une civilisation marquée par l'horreur instinctive de la mort a-t-elle fait naître une culture de la mort volontaire ? Apparue au XIIe siècle, cette pratique singulière est éclairée par l'anthropologue Maurice Pinguet à travers les fondements spirituels du Japon archaïque. - réalisation : Baptiste Dupin - invités : Maurice Pinguet Directeur de l'Institut franco-japonais de Tokyo de 1963 à 1968,
durée : 00:17:26 - Les Nuits de France Culture - par : Mathias Le Gargasson - Comment une civilisation marquée par l'horreur instinctive de la mort a-t-elle fait naître une culture de la mort volontaire ? Apparue au XIIe siècle, cette pratique singulière est éclairée par l'anthropologue Maurice Pinguet à travers les fondements spirituels du Japon archaïque. - réalisation : Baptiste Dupin - invités : Maurice Pinguet Directeur de l'Institut franco-japonais de Tokyo de 1963 à 1968,
Nous sommes dans la seconde moitié du XIIe siècle, dans la région de Saint-Trond, en Hesbaye, au diocèse de Liège.A la mort de leurs parents, trois sœurs organisent leur vie. L'aînée décide de se consacrer à la prière, la seconde prendra soin de la maison et la plus jeune, Christine, gardera les bêtes. Mais, le malheur frappe à nouveau, et Christine meurt, âgée de 15 ans environ. Lors de ses funérailles, sous les yeux de la communauté, un miracle se produit : la jeune fille revient d'entre les morts, elle ressuscite. Elle confie avoir reçu une mission : aider les morts du purgatoire et accompagner les âmes perdues. On la dit possédée par l'Esprit. Elle se serait envolée dans l'église au moment de son retour à la vie. Les histoires les plus invraisemblables se mettent à prendre forme : elle disparait tellement longtemps dans la forêt qu'elle se nourrit de son propre lait. Certains l'ont vue plonger dans des chaudrons, ou dans les eaux glacées de la Meuse, se tenir debout sous les pales des moulins, se pendre à des gibets ou exciter les chiens pour qu'ils la lacèrent. Elle danse comme une folle et entonne des chants prodigieux. C'est une mendiante qui terrorise les bourgeois et enguirlande les nobles. Une prédicatrice sauvage que l'on jette en prison. Qui est cette étrange personne que la postérité nommera Christine l'Admirable ? Une femme indomptable et libre ? Une pionnière ? Une sorte de chamane ? Une malade mentale ? Revenons au contexte et quittons nos certitudes … Avec nous : Sylvain Piron, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales de Paris. « Christine l'Admirable. Vie, chants et merveilles », éd. Vues de l'esprit. Sujets traités : Christine , admirable, Moyen-Age, Esprit, église, chamane Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rediffusion. Découvrez un récit d'emprise familiale. Dans des immeubles du XIe, XIIe et XXe arrondissements, une étrange communauté s'épanouit depuis plus de deux cent ans. Des cousins qui se marient entre eux et qui ne se mélangent pas. Ce n'est pas vraiment une secte mais plutôt une organisation secrète, une société dans la société, comparable à aucune autre. On les surnomme “La Famille”. Tout au long des 4 épisodes, Caroline Nogueras sera accompagnée de la journaliste Suzanne Privat, autrice du livre La Famille, itinéraire d'un secret paru aux éditions Points. Ceux qui partent, ceux qui parlent Certains anciens membres qui ont quitté la Famille ont fini par révéler le secret : à commencer par Alexandre dont les enfants et la femme sont encore dans La Famille. Il a contacté le reporter Nicolas Jacquard mais aussi Joseph Fert, l'ancien enfant battu par le gourou de Malrevers. Et puis il y a tous ceux qui pour différentes raisons ont accepté de parler aux journalistes. Parmi eux, Valentine, interrogée par Marie Peyraube dans le documentaire consacrée à La Famille sur BFM TV. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Capucine Lebot Voix : Caroline Nogueras Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Rediffusion. Découvrez un récit d'emprise familiale. Dans des immeubles du XIe, XIIe et XXe arrondissements, une étrange communauté s'épanouit depuis plus de deux cent ans. Des cousins qui se marient entre eux et qui ne se mélangent pas. Ce n'est pas vraiment une secte mais plutôt une organisation secrète, une société dans la société, comparable à aucune autre. On les surnomme “La Famille”. Tout au long des 4 épisodes, Caroline Nogueras sera accompagnée de la journaliste Suzanne Privat, autrice du livre La Famille, itinéraire d'un secret paru aux éditions Points. Le cauchemar de Malrevers Dans toutes les familles, il y a des caractères plus forts que d'autres, un membre un peu à part, différent. Dans La Famille c'est Vincent Thibout, petit neveu de mon Oncle Auguste, un illuminé, “un inspiré” selon le langage Familial. Vincent Thibout est un trentenaire au physique quelconque : de taille moyenne, des petits yeux, des lèvres sans caractère et déjà, une calvitie. Comme tous ses proches, il est né et a grandi au sein de la communauté. A 31 ans, en 1957, il a des envies d'ailleurs, de découvrir la vie si particulière des kibboutz israéliens, ces villages où l'on vit en collectivité, sans jamais être propriétaire. Il y reste un an, puis rentre rue de Montreuil avec une idée en tête... exporter La Famille hors de la capitale. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Capucine Lebot Voix : Caroline Nogueras Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Rediffusion. Découvrez un récit d'emprise familiale. Dans des immeubles du XIe, XIIe et XXe arrondissements, une étrange communauté s'épanouit depuis plus de deux cent ans. Des cousins qui se marient entre eux et qui ne se mélangent pas. Ce n'est pas vraiment une secte mais plutôt une organisation secrète, une société dans la société, comparable à aucune autre. On les surnomme “La Famille”. Tout au long des 4 épisodes, Caroline Nogueras sera accompagnée de la journaliste Suzanne Privat, autrice du livre La Famille, itinéraire d'un secret paru aux éditions Points. Mon oncle Auguste La famille se réunit autour d'une chrétienté en marge de l'Eglise, régi par l'austérité et la discrétion. Depuis sa création en 1819, d'autres patronymes sont venus grossir les rangs. Les Havet et Thibout ont été rejoints par les Sanglier, Déchelette, Sandoz, Maître, Pulin et Fert. Au début du XXeme siècle, un homme, Paul Augustin Thibout, descendant direct des fondateurs, va durcir le ton et cadrer les troupes. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Capucine Lebot Voix : Caroline Nogueras Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Rediffusion. Découvrez un récit d'emprise familiale. Dans des immeubles du XIe, XIIe et XXe arrondissements, une étrange communauté s'épanouit depuis plus de deux cent ans. Des cousins qui se marient entre eux et qui ne se mélangent pas. Ce n'est pas vraiment une secte mais plutôt une organisation secrète, une société dans la société, comparable à aucune autre. On les surnomme “La Famille”. Tout au long des 4 épisodes, Caroline Nogueras sera accompagnée de la journaliste Suzanne Privat, autrice du livre La Famille, itinéraire d'un secret paru aux éditions Points. La tribu de la rue de Montreuil Il est 16 heures, à l'école primaire Titon située dans le 11ème arrondissement. Dans la salle de classe, les jeunes élèves ne tiennent plus en place. La cloche sonne, ils se précipitent dehors. Devant le bâtiment scolaire, tous les jours, la chorégraphie est la même : une dizaine de mamans attendent patiemment, certaines sont enceintes, d'autres ont des enfants dans des poussettes. Souriantes, parfaitement coiffées, vêtues de jupes simples, sourire aux lèvres, elles semblent heureuses. De leur sac dépassent les goûters pour la horde de blondinets qui s'empressent de les rejoindre aussi vite que possible. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Capucine Lebot Voix : Caroline Nogueras Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Redécouvrez prochainement l'histoire de La Famille, une communauté secrète en plein Paris. Dans cette saison, pas de meurtre mais un récit d'emprise familiale. Dans des immeubles du XIe, XIIe et XXe arrondissements, une étrange communauté s'épanouit depuis plus de deux cent ans. Ce n'est pas vraiment une secte mais plutôt une organisation secrète, une société dans la société, comparable à aucune autre. Tout au long des 4 épisodes, Caroline Nogueras est accompagnée de la journaliste Suzanne Privat, autrice du livre La Famille, itinéraire d'un secret paru aux éditions Points. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Nous sommes le 1er avril 990, dans la vieille ville impériale de Ravenne, dans le nord de l'Italie. C'est-là que se trouve l'impératrice germanique Théophano, veuve d'Otton II et mère d'Otton III, elle y reçoit les envoyés du monastère de Farfa qui se plaignent d'avoir perdu la possession d'une de leurs églises. Théophano rendra une décision de justice en faveur des moines. Sur le document officiel, elle ne se présente pas comme impératrice, mais porte le titre d'« empereur auguste » et signe du nom de Théophanius. Cet acte exceptionnel révèle une facette méconnue du haut Moyen Âge, période comprise entre le VIe et le XIe siècle. En effet, si la société est indéniablement patriarcale, l'exercice du pouvoir par les femmes n'y est pas impossible. Cette époque se distingue par une conception du genre plus fluide que la nôtre ; ainsi une femme peut être qualifiée de « virago » : on la juge masculine avec des manières rudes et autoritaires, on peut dire qu'elle agit virilement pour diriger un royaume ou défendre des forteresses. Cette influence repose alors sur des bases concrètes, comme la gestion de douaires, càd des biens qui lui sont réservés en cas de veuvage, garants d'une autonomie économique réelle. De l'aristocrate carolingienne Dhuoda, rédigeant un traité d'éducation pour son fils, aux puissantes abbesses qui président des conciles, les femmes ont pu occuper le devant de la scène politique et culturelle. Elles ont été les gardiennes de la mémoire familiale et les organisatrices du foyer, et leur statut, avant le XIIe siècle, a souvent été plus étendu qu'à la fin du Moyen Âge, avant que la réforme grégorienne et le retour du droit romain ne viennent restreindre leur accès au savoir et au sacré. Sortons ces femmes de l'ombre de l'Histoire car elles ne furent pas tout à fait invisibles … _______________________________________ Avec Justine Audebrand, docteure en histoire médiévale. « La vie des femmes au Moyen Âge – Une autre histoire Vie- Xie siècle » ; Perrin. sujets traités : femmes, Moyen-Age, éducation, réforme, Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cet animal, c'est le renard qu'on appelait goupil jusqu'au XIIe siècle. "Goupil" que l'on disait "gulpil" au Moyen Âge, est une évolution de "vulpes", terme latin pour désigner justement un renard. Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fiancée à Richard Cœur de Lion à neuf ans, la princesse Aelis de France est emmenée en Angleterre et laissée à la merci du roi Henri II…Franck Ferrand nous plonge dans l'histoire passionnante d'Aélis de France, une princesse capétienne promise en mariage à Richard Cœur de Lion, le fils du roi Henri II Plantagenêt. Dès l'âge de 9 ans, Aélis est envoyée à l'abbaye de Fontevraud pour y être élevée, dans le cadre d'un traité de paix entre les deux royaumes. Cependant, les intrigues et les retournements de situation vont transformer le destin de cette jeune fille en un véritable drame.Condamnée à 26 ans de captivité par les Plantagenêts, Aélis subira les pires humiliations, notamment lorsque le roi Henri II l'abuse sexuellement. Son mariage avec Richard Cœur de Lion, pourtant promis depuis leur plus jeune âge, n'aura jamais lieu. Ballottée entre les deux puissantes familles royales, Aélis deviendra un véritable pion dans les luttes de pouvoir entre la France et l'Angleterre.À travers ce récit haletant, Franck Ferrand nous fait revivre les intrigues de cour, les trahisons et les conflits qui ont marqué le XIIe siècle. Il nous invite à nous interroger sur le sort réservé à ces femmes de la haute noblesse, souvent réduites au rang de monnaie d'échange dans les jeux de pouvoirs.
Fiancée à Richard Cœur de Lion à neuf ans, la princesse Aelis de France est emmenée en Angleterre et laissée à la merci du roi Henri II…Franck Ferrand nous plonge dans l'histoire passionnante d'Aélis de France, une princesse capétienne promise en mariage à Richard Cœur de Lion, le fils du roi Henri II Plantagenêt. Dès l'âge de 9 ans, Aélis est envoyée à l'abbaye de Fontevraud pour y être élevée, dans le cadre d'un traité de paix entre les deux royaumes. Cependant, les intrigues et les retournements de situation vont transformer le destin de cette jeune fille en un véritable drame.Condamnée à 26 ans de captivité par les Plantagenêts, Aélis subira les pires humiliations, notamment lorsque le roi Henri II l'abuse sexuellement. Son mariage avec Richard Cœur de Lion, pourtant promis depuis leur plus jeune âge, n'aura jamais lieu. Ballottée entre les deux puissantes familles royales, Aélis deviendra un véritable pion dans les luttes de pouvoir entre la France et l'Angleterre.À travers ce récit haletant, Franck Ferrand nous fait revivre les intrigues de cour, les trahisons et les conflits qui ont marqué le XIIe siècle. Il nous invite à nous interroger sur le sort réservé à ces femmes de la haute noblesse, souvent réduites au rang de monnaie d'échange dans les jeux de pouvoirs.
durée : 00:44:57 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En 1997, Michel Ciment reçoit le cinéaste égyptien Youssef Chahine dans "Projection privée" pour son film "Le Destin" sur la vie d'Averroès, philosophe, théologien et juriste de l'Andalousie du XIIe siècle. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Youssef Chahine Cinéaste égyptien (1926-2008)
Parfois, de tout petits accidents peuvent faire bifurquer le cours de l'Histoire. Ainsi de ce prince héritier capétien, fils aîné de Louis VI qui, au XIIe siècle, est mort d'une chute de cheval, pour avoir simplement buté …sur un porc domestique ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
REDIFF - C'est un roi moqué pour son embonpoint, mais redouté pour sa poigne de fer. Louis VI le Gros a régné au Moyen- Âge sur un royaume qui n'est pas encore tout à fait la France. L'arrière-arrière-petit-fils de Hugues Capet va marquer le XIIe siècle et transformer la physionomie du royaume en unifiant les seigneurs face aux souverains étrangers, affirmant ainsi l'autorité royale et renforçant le pouvoir capétien. Crédits : Lorànt Deutsch, Emma Locatelli Chaque dimanche, retrouvez un épisode des saisons précédentes d'"Entrez dans l'Histoire" de 14h à 14h30 à l'antenne de RTL, mais aussi en podcast sur toutes les plateformes d'écoute.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En 778, dans les gorges de Roncevaux, l'arrière-garde de l'armée de Charlemagne tombe dans une embuscade dévastatrice lors de son retour d'Espagne. Roland, neveu de l'empereur, souffle désespérément dans son olifant pour appeler à l'aide. Si la "Chanson de Roland" du XIIe siècle a transformé cette défaite militaire en épopée, la réalité fut différente. Plongez dans le piège fatal qui s'est refermé sur Roland, figure emblématique de la chevalerie. Crédits : Lorànt Deutsch, Bruno Deltombe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 19 octobre 2025, entre 9h et 9h37, neuf bijoux et joyaux de la Couronne de France sont dérobés dans la galerie d'Apollon du musée du Louvre à Paris.Stéphane Bern raconte l'histoire riche, comme le sont ses collections, de l'un des plus grandioses monuments de Paris, une forteresse médiévale érigée au XIIe siècle sous le règne de Philippe-Auguste, devenue Palais Royal et enfin musée en 1793.Quelle était la vocation première de celui qui était à l'origine le Muséum central des Arts ? Qui l'a initié ? Quelle est l'histoire de ce bâtiment parisien emblématique, érigé il y a plus de 800 ans ?Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Vivien Richard, conservateur, chef du service Histoire du musée du Louvre. (rediffusion)- Présentation : Stéphane Bern- Réalisation : Guillaume Vasseau- Rédaction en chef : Benjamin Delsol- Auteure du récit : Marine Guiffray- Journaliste : Armelle ThibergeHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nous sommes en 1198, au cœur de la vallée mosane. Renier de Saint-Jacques, chroniqueur soucieux de rendre compte de la vie quotidienne de ses contemporains, mentionne une forte sécheresse à Liège qui provoque un quasi tarissement de la Meuse. Il y en aura six autres tout aussi catastrophiques, jusqu'en 1615. Mais c'est aussi le gel du fleuve qui est source d'embarras : il empêche tout trafic par bateau. Quand ce ne sont pas les fortes crues, ou la rapide fonte des glaces provoquant des débâcles, qui occasionnent des ravages : ainsi en 1409, la rivière renverse un pont et une partie des remparts à Namur. Dès le début du Moyen Âge, le trafic s'est développé sur le cours d'eau. Aux Xie et XIIe siècles, les marchands des riches agglomérations ont participé à un commerce de longue distance, leurs itinéraires empruntant la voie fluviale. La Meuse est au cœur de notre histoire. Invité : Marc Suttor, professeur d'histoire médiévale à l'université d'Artois à Arras, auteur de « La Meuse, au cœur de notre histoire » ; IPW (Institut du Patrimoine wallon). Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Des premières cathédrales à la série à succès Wednesday, le Louvre-Lens explore jusqu'au 26 janvier 2026 plus de mille ans d'histoire et d'esthétiques. L'exposition s'intitule « Gothiques », tant ce mouvement, né au XIIe siècle en France, revêt différents atours. « Cette exposition gothique au Louvre-Lens a la particularité de proposer un voyage à travers 1000 ans d'histoire », précise la directrice du musée, Annabelle Ténèze. Elle nous propose de traverser ce que peut-être la vie gothique, aussi bien au Moyen Âge, jusqu'à la contre-culture goth. Pour résumer, de Notre-Dame de Paris à Gotham City, la ville de Batman. Ce voyage dans le temps et l'espace commence en 1 140 par l'architecture et la sculpture. Parmi les quelque 250 œuvres, dessins, peintures, vitraux ou même musique, on trouve beaucoup de sculptures médiévales extrêmement raffinées. Le conseiller scientifique de l'exposition, Florent Meunier, conservateur en chef du patrimoine au musée du Louvre, nous présente une pièce d'exception.« C'est le moulage du Tentateur de la cathédrale de Bâle, donc un canton Suisse actuel. Derrière le moulage, il y a des animaux venimeux, des serpents, des crapauds. Alors de face, par contre, c'est un homme qui essaie de séduire. Il a enlevé un gant, c'est extrêmement intéressant », raconte-t-il. Le gothique révolutionne l'architecture des églises, et pourtant, le terme « gothique » est, à l'origine, péjoratif. C'est même une insulte lâchée par les artistes de la Renaissance. « Les contemporains du gothique ne lui donnent pas un nom et au XVIe siècle, Raphaël, Castiglione, Vasari, mais aussi Rabelais pour la France, se mettent à appeler l'art du Moyen Âge "gothique", c'est-à-dire aussi barbare que l'art des Goths et des Vandales, qui avaient détruit Rome au Ve siècle », explique Annabelle Ténèze. Le retour en grâce du gothique Au XIXe siècle, avec la rénovation de Notre-Dame ou la mode des romans gothiques anglais, le style revient en grâce et impose une nouvelle esthétique, qui se diffuse jusqu'à nos jours. Le Louvre-Lens expose des œuvres contemporaines, comme une sorte de cathédrale bulldozer de métal conçue par le Belge Wim Delvoye, ou un tryptique, réalisé par la jeune artiste, Agathe Pitié. « Une œuvre qui s'appelle "Le sac de Rome par les Goths". Au lieu que ce soit les Goths, le peuple contre les Romains, ce sont les gothiques de la contre-culture. On retrouve dans mon travail des éléments d'architecture gothique, des stars de la contre-culture, mais aussi une référence au Moyen Âge gothique avec un trait rappelant l'enluminure médiévale », précise Agathe Pitié. Et à l'heure actuelle, entre le succès du concert de Mylène Farmer, Nevermore, et celui de la série Wednesday de Tim Burton sur Netflix, le gothique a encore de beaux jours devant lui. À lire aussiNotre-Dame de Paris: histoire d'une cathédrale hors norme
Henri II Plantagenêt s'est imposé au XIIe siècle comme l'un des plus grands souverains d'Europe. Mais il fait face au 1188 à trois défis : son vieillissement, sa rivalité avec Philippe Auguste et la fidélité toute relative de son fils Richard Cœur de Lion. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le rayonnement de la Syrie médiévale - Épisode 1 Conférence publique du 9 octobre 2025 Mathilde Boudier (Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, Orient & Méditerranée) Gregory Vandamme (FNRS, UCLouvain). Modération : Philippe Pétriat, Directeur de l'IISMM (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) Dans cette conférence, Mathilde Boudier dessine le paysage politique, religieux et culturel de la Syrie depuis la fin de l'époque byzantine et le début de la dynastie omeyyade jusqu'à la fin de l'époque abbasside. Elle explique en particulier l'évolution religieuse (diversité de la présence chrétienne, islamisation très progressive) et linguistique (plurilinguisme et arabisation) de la Syrie. Dans le cadre de ces transformations, Damas devient une métropole renommée qui attire savants et intellectuel aux XIIe et XIIIe siècles. Grégroy Vandamme nous présente l'un des plus célèbres d'entre eux, Ibn ʿArabī, qui s'installe à Damas en 1223 après une vie de pérégrinations. À travers lui, il explique le rôle intellectuel du soufisme et les débats qu'il suscite parmi les savants damascènes. Programmation : Sophie Bilardello (CNRS, IISMM)
Comment s'habillait-on au Moyen Âge central, avec quels vêtements ? Pour ce 111ème épisode de Passion Médiévistes, Charles Bricout vous parle de ses recherches dans le cadre de sa thèse de doctorat intitulée « Histoire du vêtement et ses accessoires dans le royaume de France (fin du XIIe siècle - début du XIVe siècle) ». Il est sous la direction de Valérie Toureille, à l'université Cergy Paris Université. Suivez le fil de ce nouvel épisode passionnant, qui vient étoffer un peu plus les connaissances sur la mode et le vêtement médiéval. ▪ Infos sur le podcast Créé et produit par Fanny Cohen Moreau depuis 2017. ➡ Plus d'infos sur cet épisode > https://passionmedievistes.fr/ep111-charles-vetements-civils-moyen-age ➡ Soutenir le podcast > https://passionmedievistes.fr/soutenir/ ➡ Les évènements à venir > https://passionmedievistes.fr/a-propos/evenements/ ➡ Instagram > https://instagram.com/passionmedievistes/ ➡ Facebook > https://facebook.com/PassionMedievistes ➡ BlueSky > https://bsky.app/profile/passionmedievistes.bsky.social ➡ Youtube > https://www.youtube.com/@passionmedievistespodcast Préparation, enregistrement et mixage : Fanny Cohen Moreau Montage : Baptiste Moussiere Générique : Moustaclem / Clément Nouguier Illustration : Juliette Brocal Si vous avez lu jusqu'à la fin de cette description, dites moi par le moyen de communication que vous préférez le mot "mésange" :D
À Jérusalem, une mélodie médiévale a été jouée pour la première fois sur l'orgue de Bethléem, un orgue vieux de 1000 ans considéré comme le plus ancien de la chrétienté, le 9 septembre dernier. L'histoire raconte qu'après avoir été probablement apporté en Terre Sainte par les croisés français, il a été utilisé pendant près d'un siècle dans l'église de la Nativité, jusqu'à l'une des invasions musulmanes de la fin du XIIe siècle. L'instrument avait alors été retiré afin d'être protégé de la dévastation... et peut-être aussi avec l'espoir qu'on puisse un jour le réutiliser. Avec ses tuyaux bruns, verts et rougeâtres qui se dressent majestueusement dans le monastère de Saint-Sauveur, l'orgue de Bethléem, muet depuis 800 ans, a de nouveau résonner le 9 septembre dernier au cœur de la vieille ville de Jérusalem en jouant un Bénédicamus Domino. « Il s'agit du plus vieil instrument de musique à émettre encore un son, car il n'existe pas de guitare, il n'existe pas de flûte qui soit plus ancienne que cet orgue-là », raconte ainsi le frère Stéphane, le supérieur de la basilique du Saint-Sépulcre, par ailleurs responsable du projet dans lequel l'orgue sera intégré. Découvert au début du XXe siècle lors de fouilles archéologiques à Bethléem, l'instrument date de l'époque médiévale. David Catalunya, spécialiste en musicologie, a mené le projet qui a conduit à sa réhabilitation. « C'est très difficile de trouver les mots pour décrire l'émotion que j'ai ressentie. Lorsque le son s'est révélé après 800 années de silence, c'était… je ne sais pas : comme découvrir une tombe de pharaon ! », raconte-t-il. À lire aussiUne histoire des rythmes de l'époque médiévale à aujourd'hui Les tuyaux de cuivre ont été particulièrement bien préservés, poursuit celui-ci : « Merci à ceux qui ont pris soin de cet instrument depuis sa découverte. L'autre facteur, c'est le climat. Il est très sec ici, et cela a grandement contribué à la très bonne conservation de ses éléments, cela a évité la corrosion. Les tuyaux ont 1 000 ans et ils ont un son très authentique. La sonorité originale a été pleinement préservée ». « Il y a à peu près 200 tuyaux d'orgues qui sont arrivés jusqu'à nous, dont à peu près huit qui émettent encore un son juste [...] », acquiesce le frère Stéphane. L'orgue sera désormais conservé au musée... un petit miracle. À lire aussiLe chant grégorien : une histoire de chœurs, ouverts sur le monde
L'expression « travailler pour des prunes » signifie « travailler pour rien », « sans résultat » ou « sans être payé ». L'explication la plus répandue situe l'origine de l'expression au XIIe siècle, après la Deuxième Croisade (1147–1149). À cette époque, les Croisés européens, en particulier les Français, sont partis en Terre sainte pour libérer Jérusalem. L'expédition fut un échec militaire retentissant. Mais les Croisés ne sont pas revenus totalement les mains vides : ils ont rapporté avec eux, entre autres, des pruniers de Damas, un fruit jusque-là inconnu en Occident. C'est ainsi que la prune de Damas, ou prune damassine, est introduite en France.Or, ramener des pruniers alors qu'on visait la conquête de lieux saints fut vite tourné en dérision : on disait qu'ils avaient « fait la guerre pour des prunes », autrement dit, pour pas grand-chose. L'expression est donc née sur un fond d'échec militaire, mais elle a peu à peu glissé vers un usage plus général : faire quelque chose pour rien, sans profit.« Travailler pour des prunes » vient donc d'une moquerie lancée contre les Croisés revenus bredouilles de Damas.Deuxième expression.L'expression « un choix cornélien » désigne une décision extrêmement difficile à prendre, où chaque option implique un sacrifice ou un dilemme moral. Elle vient directement du nom du dramaturge Pierre Corneille (1606–1684), l'un des grands auteurs du théâtre classique français.Une origine littéraire : les tragédies de CorneillePierre Corneille est célèbre pour ses tragédies dans lesquelles les personnages sont confrontés à des conflits déchirants entre le devoir et les sentiments, entre l'honneur et l'amour, ou encore entre la fidélité à sa patrie et ses liens personnels.Le meilleur exemple est sa pièce Le Cid (1637), où le héros, Rodrigue, doit venger l'honneur de son père en tuant le père de la femme qu'il aime, Chimène. Ce choix impossible — devoir filial ou amour passionné — incarne ce qu'on appelle désormais un choix cornélien.Caractéristiques d'un choix cornélienUn vrai choix cornélien se distingue par :L'absence de « bonne » solution : chaque issue entraîne une perte importante.Un conflit moral ou affectif profond.Une tension dramatique : le personnage est tiraillé entre deux valeurs nobles (et non entre le bien et le mal).C'est donc le poids de la grandeur d'âme ou de l'héroïsme qui rend le choix cornélien particulièrement cruel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Parfois, de tout petits accidents peuvent faire bifurquer le cours de l'Histoire. Ainsi de ce prince héritier capétien, fils aîné de Louis VI qui, au XIIe siècle, est mort d'une chute de cheval, pour avoir simplement buté …sur un porc domestique !Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour vous abonner et écouter l'émission en une fois, sans publicité :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Pendant longtemps, on a cru que les Israélites étaient un peuple venu d'Égypte, libéré par Moïse, qui aurait conquis la Terre promise sous la conduite de Josué. Mais les découvertes archéologiques récentes racontent une tout autre histoire. Ce que l'on voit, ce n'est pas une invasion brutale, mais l'installation progressive de petits groupes de nomades dans les montagnes de Canaan, à partir du XIIe siècle avant notre ère. Ces nomades vivaient auparavant dans le désert, entre transhumance et agriculture saisonnière. Peu à peu, ils défrichent, cultivent, construisent des maisons de pierre, élèvent du bétail, fondent des villages, et deviennent sédentaires.L'archéologie montre que ces villages sont très modestes : pas de palais, pas de temples, pas de fortifications, aucune trace d'armes ou de luxe. Juste des maisons sobres, de la vaisselle utilitaire, des silos à grains et des outils agricoles. Une société rurale, égalitaire, pacifique. Rien ne correspond à l'idée d'un peuple conquérant. En fait, ces nouveaux arrivants sont sans doute des Cananéens eux-mêmes, fuyant les cités de la plaine devenues trop dures, trop inégalitaires, trop taxées. Ils se réfugient dans les hauteurs et se reconstruisent, loin du pouvoir. Ce sont eux, les premiers Israélites.Ces populations passent par plusieurs cycles : parfois sédentaires, parfois de nouveau nomades en cas de crise. Et malgré des ressemblances très fortes avec leurs voisins – les Moabites, les Ammonites, les Édomites – un détail va les distinguer : ils ne mangent pas de porc. C'est la seule trace claire d'une identité culturelle partagée dans cette société en formation. Bien avant le monothéisme, bien avant les récits de l'Exode, c'est cette pratique alimentaire qui forge peu à peu une conscience collective.Mais cette société naissante ne vit pas en paix très longtemps. Elle doit faire face aux Cananéens, puis aux Madianites venus de l'est, et enfin aux redoutables Philistins venus de la mer Égée. Ces derniers, armés de technologies nouvelles, imposent leur domination sur toute la région. Face à eux, les tribus israélites, dispersées et sans chef, sont impuissantes. C'est cette menace qui les pousse à s'unir. Ils élisent un roi : Saül. C'est le début de la royauté israélite.L'histoire que racontent les fouilles est donc très différente de celle que l'on lit dans la Bible. Pas de conquête miraculeuse, mais un enracinement lent, pragmatique, douloureux parfois. Un peuple qui naît non dans l'héroïsme des batailles, mais dans l'effort patient de la terre et la résistance quotidienne aux puissants. L'épopée d'Israël commence dans le silence des collines. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour vous abonner et écouter l'émission en une fois, sans publicité :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Pendant longtemps, on a cru que les Israélites étaient un peuple venu d'Égypte, libéré par Moïse, qui aurait conquis la Terre promise sous la conduite de Josué. Mais les découvertes archéologiques récentes racontent une tout autre histoire. Ce que l'on voit, ce n'est pas une invasion brutale, mais l'installation progressive de petits groupes de nomades dans les montagnes de Canaan, à partir du XIIe siècle avant notre ère. Ces nomades vivaient auparavant dans le désert, entre transhumance et agriculture saisonnière. Peu à peu, ils défrichent, cultivent, construisent des maisons de pierre, élèvent du bétail, fondent des villages, et deviennent sédentaires.L'archéologie montre que ces villages sont très modestes : pas de palais, pas de temples, pas de fortifications, aucune trace d'armes ou de luxe. Juste des maisons sobres, de la vaisselle utilitaire, des silos à grains et des outils agricoles. Une société rurale, égalitaire, pacifique. Rien ne correspond à l'idée d'un peuple conquérant. En fait, ces nouveaux arrivants sont sans doute des Cananéens eux-mêmes, fuyant les cités de la plaine devenues trop dures, trop inégalitaires, trop taxées. Ils se réfugient dans les hauteurs et se reconstruisent, loin du pouvoir. Ce sont eux, les premiers Israélites.Ces populations passent par plusieurs cycles : parfois sédentaires, parfois de nouveau nomades en cas de crise. Et malgré des ressemblances très fortes avec leurs voisins – les Moabites, les Ammonites, les Édomites – un détail va les distinguer : ils ne mangent pas de porc. C'est la seule trace claire d'une identité culturelle partagée dans cette société en formation. Bien avant le monothéisme, bien avant les récits de l'Exode, c'est cette pratique alimentaire qui forge peu à peu une conscience collective.Mais cette société naissante ne vit pas en paix très longtemps. Elle doit faire face aux Cananéens, puis aux Madianites venus de l'est, et enfin aux redoutables Philistins venus de la mer Égée. Ces derniers, armés de technologies nouvelles, imposent leur domination sur toute la région. Face à eux, les tribus israélites, dispersées et sans chef, sont impuissantes. C'est cette menace qui les pousse à s'unir. Ils élisent un roi : Saül. C'est le début de la royauté israélite.L'histoire que racontent les fouilles est donc très différente de celle que l'on lit dans la Bible. Pas de conquête miraculeuse, mais un enracinement lent, pragmatique, douloureux parfois. Un peuple qui naît non dans l'héroïsme des batailles, mais dans l'effort patient de la terre et la résistance quotidienne aux puissants. L'épopée d'Israël commence dans le silence des collines. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Henri II Plantagenêt s'est imposé au XIIe siècle comme l'un des plus grands souverains d'Europe. Mais il fait face au 1188 à trois défis : son vieillissement, sa rivalité avec Philippe Auguste et la fidélité toute relative de son fils Richard Cœur de Lion. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pour vous abonner et écouter l'émission en une fois, sans publicité :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Pendant longtemps, on a cru que les Israélites étaient un peuple venu d'Égypte, libéré par Moïse, qui aurait conquis la Terre promise sous la conduite de Josué. Mais les découvertes archéologiques récentes racontent une tout autre histoire. Ce que l'on voit, ce n'est pas une invasion brutale, mais l'installation progressive de petits groupes de nomades dans les montagnes de Canaan, à partir du XIIe siècle avant notre ère. Ces nomades vivaient auparavant dans le désert, entre transhumance et agriculture saisonnière. Peu à peu, ils défrichent, cultivent, construisent des maisons de pierre, élèvent du bétail, fondent des villages, et deviennent sédentaires.L'archéologie montre que ces villages sont très modestes : pas de palais, pas de temples, pas de fortifications, aucune trace d'armes ou de luxe. Juste des maisons sobres, de la vaisselle utilitaire, des silos à grains et des outils agricoles. Une société rurale, égalitaire, pacifique. Rien ne correspond à l'idée d'un peuple conquérant. En fait, ces nouveaux arrivants sont sans doute des Cananéens eux-mêmes, fuyant les cités de la plaine devenues trop dures, trop inégalitaires, trop taxées. Ils se réfugient dans les hauteurs et se reconstruisent, loin du pouvoir. Ce sont eux, les premiers Israélites.Ces populations passent par plusieurs cycles : parfois sédentaires, parfois de nouveau nomades en cas de crise. Et malgré des ressemblances très fortes avec leurs voisins – les Moabites, les Ammonites, les Édomites – un détail va les distinguer : ils ne mangent pas de porc. C'est la seule trace claire d'une identité culturelle partagée dans cette société en formation. Bien avant le monothéisme, bien avant les récits de l'Exode, c'est cette pratique alimentaire qui forge peu à peu une conscience collective.Mais cette société naissante ne vit pas en paix très longtemps. Elle doit faire face aux Cananéens, puis aux Madianites venus de l'est, et enfin aux redoutables Philistins venus de la mer Égée. Ces derniers, armés de technologies nouvelles, imposent leur domination sur toute la région. Face à eux, les tribus israélites, dispersées et sans chef, sont impuissantes. C'est cette menace qui les pousse à s'unir. Ils élisent un roi : Saül. C'est le début de la royauté israélite.L'histoire que racontent les fouilles est donc très différente de celle que l'on lit dans la Bible. Pas de conquête miraculeuse, mais un enracinement lent, pragmatique, douloureux parfois. Un peuple qui naît non dans l'héroïsme des batailles, mais dans l'effort patient de la terre et la résistance quotidienne aux puissants. L'épopée d'Israël commence dans le silence des collines. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cette saison, pas de meurtre mais un récit d'emprise familiale. Dans des immeubles du XIe, XIIe et XXe arrondissements, une étrange communauté s'épanouit depuis plus de deux cent ans. Ce n'est pas vraiment une secte mais plutôt une organisation secrète, une société dans la société, comparable à aucune autre. Tout au long des 4 épisodes, Caroline Nogueras est accompagnée de la journaliste Suzanne Privat, autrice du livre La Famille, itinéraire d'un secret paru aux éditions Points. Ceux qui partent, ceux qui parlent Certains anciens membres qui ont quitté la Famille ont fini par révéler le secret : à commencer par Alexandre dont les enfants et la femme sont encore dans La Famille. Il a contacté le reporter Nicolas Jacquard mais aussi Joseph Fert, l'ancien enfant battu par le gourou de Malrevers. Et puis il y a tous ceux qui pour différentes raisons ont accepté de parler aux journalistes. Parmi eux, Valentine, interrogée par Marie Peyraube dans le documentaire consacrée à La Famille sur BFM TV. Découvrez la dernière saison : L'énigme de l'ange de l'A10 Un podcast Bababam Originals Ecriture : Capucine Lebot Voix : Caroline Nogueras En partenariat avec upday. Première diffusion : 12 octobre 2023 Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
À première vue, cela pourrait sembler monotone. Louis IX, Louis XIV, Charles V, Philippe Auguste, Henri IV… La monarchie française semble s'être limitée à une poignée de prénoms, répétés encore et encore pendant plus de mille ans. Mais derrière cette apparente routine se cache une véritable stratégie politique, religieuse et symbolique.Tout commence au haut Moyen Âge. Les rois mérovingiens, puis carolingiens, portaient déjà des prénoms issus de leur lignée, mais c'est avec les Capétiens, à partir de 987, que s'installe une logique durable de recyclage dynastique des prénoms. Le but ? Ancrer le pouvoir dans la continuité. En répétant les mêmes noms, les rois affirment qu'ils sont les héritiers légitimes de leurs prédécesseurs et qu'ils incarnent une même autorité royale, au-delà des générations.Prenons Louis, par exemple. Ce prénom devient central après le règne de Louis IX, plus connu sous le nom de Saint Louis, canonisé en 1297. À partir de là, porter le nom de Louis, c'est revendiquer une dimension sacrée, presque divine, du pouvoir. C'est se présenter comme un roi pieux, juste, protecteur de la foi et du royaume. Il n'est donc pas étonnant que ce prénom ait été attribué à 18 rois de France.Charles renvoie quant à lui à Charlemagne (Carolus Magnus), figure fondatrice de la royauté chrétienne en Occident. Un roi nommé Charles invoque donc l'image d'un conquérant, d'un unificateur, d'un empereur. Ce n'est pas anodin si Charles VII est celui qui met fin à la guerre de Cent Ans, ou si Charles V est surnommé “le Sage”.Le prénom Philippe, popularisé par Philippe Auguste, roi capétien du XIIe siècle, connote l'autorité forte, la centralisation du pouvoir, et l'expansion du territoire royal. D'autres Philippe suivront, en écho à cette figure d'un roi bâtisseur.Quant à Henri, il s'impose à la Renaissance et renvoie à Henri IV, premier roi bourbon, artisan de la paix religieuse et du renouveau monarchique après les guerres de Religion. Là encore, reprendre son prénom, c'est s'inscrire dans cette image de réconciliation et de renouveau.Ce choix de prénoms n'a jamais été laissé au hasard. Il s'agissait d'une forme de “branding” royal avant l'heure, une signature politique destinée à rassurer le peuple et les élites : le roi qui monte sur le trône n'est pas un inconnu, c'est un nouveau chapitre d'une même histoire.Ainsi, la répétition des prénoms royaux en France n'est pas une routine, mais un acte de pouvoir. Une manière de dire que le roi n'est jamais vraiment un individu, mais un rôle, une fonction, un héritage incarné. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans cette saison, pas de meurtre mais un récit d'emprise familiale. Dans des immeubles du XIe, XIIe et XXe arrondissements, une étrange communauté s'épanouit depuis plus de deux cent ans. Ce n'est pas vraiment une secte mais plutôt une organisation secrète, une société dans la société, comparable à aucune autre. Tout au long des 4 épisodes, Caroline Nogueras est accompagnée de la journaliste Suzanne Privat, autrice du livre La Famille, itinéraire d'un secret paru aux éditions Points. Le cauchemar de Malrevers Dans toutes les familles, il y a des caractères plus forts que d'autres, un membre un peu à part, différent. Dans La Famille c'est Vincent Thibout, petit neveu de mon Oncle Auguste, un illuminé, “un inspiré” selon le langage Familial. Vincent Thibout est un trentenaire au physique quelconque : de taille moyenne, des petits yeux, des lèvres sans caractère et déjà, une calvitie. Comme tous ses proches, il est né et a grandi au sein de la communauté. A 31 ans, en 1957, il a des envies d'ailleurs, de découvrir la vie si particulière des kibboutz israéliens, ces villages où l'on vit en collectivité, sans jamais être propriétaire. Il y reste un an, puis rentre rue de Montreuil avec une idée en tête... exporter La Famille hors de la capitale. Découvrez la dernière saison : L'énigme de l'ange de l'A10 Un podcast Bababam Originals Ecriture : Capucine Lebot Voix : Caroline Nogueras En partenariat avec upday. Première diffusion : 2 octobre 2023 Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Dans cette saison, pas de meurtre mais un récit d'emprise familiale. Dans des immeubles du XIe, XIIe et XXe arrondissements, une étrange communauté s'épanouit depuis plus de deux cent ans. Ce n'est pas vraiment une secte mais plutôt une organisation secrète, une société dans la société, comparable à aucune autre. Tout au long des 4 épisodes, Caroline Nogueras est accompagnée de la journaliste Suzanne Privat, autrice du livre La Famille, itinéraire d'un secret paru aux éditions Points. Mon oncle Auguste La famille se réunit autour d'une chrétienté en marge de l'Eglise, régi par l'austérité et la discrétion. Depuis sa création en 1819, d'autres patronymes sont venus grossir les rangs. Les Havet et Thibout ont été rejoints par les Sanglier, Déchelette, Sandoz, Maître, Pulin et Fert. Au début du XXeme siècle, un homme, Paul Augustin Thibout, descendant direct des fondateurs, va durcir le ton et cadrer les troupes. Découvrez la dernière saison : L'énigme de l'ange de l'A10 Un podcast Bababam Originals Ecriture : Capucine Lebot Voix : Caroline Nogueras En partenariat avec upday. Première diffusion : 5 octobre 2023 Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
À première vue, cela pourrait sembler monotone. Louis IX, Louis XIV, Charles V, Philippe Auguste, Henri IV… La monarchie française semble s'être limitée à une poignée de prénoms, répétés encore et encore pendant plus de mille ans. Mais derrière cette apparente routine se cache une véritable stratégie politique, religieuse et symbolique.Tout commence au haut Moyen Âge. Les rois mérovingiens, puis carolingiens, portaient déjà des prénoms issus de leur lignée, mais c'est avec les Capétiens, à partir de 987, que s'installe une logique durable de recyclage dynastique des prénoms. Le but ? Ancrer le pouvoir dans la continuité. En répétant les mêmes noms, les rois affirment qu'ils sont les héritiers légitimes de leurs prédécesseurs et qu'ils incarnent une même autorité royale, au-delà des générations.Prenons Louis, par exemple. Ce prénom devient central après le règne de Louis IX, plus connu sous le nom de Saint Louis, canonisé en 1297. À partir de là, porter le nom de Louis, c'est revendiquer une dimension sacrée, presque divine, du pouvoir. C'est se présenter comme un roi pieux, juste, protecteur de la foi et du royaume. Il n'est donc pas étonnant que ce prénom ait été attribué à 18 rois de France.Charles renvoie quant à lui à Charlemagne (Carolus Magnus), figure fondatrice de la royauté chrétienne en Occident. Un roi nommé Charles invoque donc l'image d'un conquérant, d'un unificateur, d'un empereur. Ce n'est pas anodin si Charles VII est celui qui met fin à la guerre de Cent Ans, ou si Charles V est surnommé “le Sage”.Le prénom Philippe, popularisé par Philippe Auguste, roi capétien du XIIe siècle, connote l'autorité forte, la centralisation du pouvoir, et l'expansion du territoire royal. D'autres Philippe suivront, en écho à cette figure d'un roi bâtisseur.Quant à Henri, il s'impose à la Renaissance et renvoie à Henri IV, premier roi bourbon, artisan de la paix religieuse et du renouveau monarchique après les guerres de Religion. Là encore, reprendre son prénom, c'est s'inscrire dans cette image de réconciliation et de renouveau.Ce choix de prénoms n'a jamais été laissé au hasard. Il s'agissait d'une forme de “branding” royal avant l'heure, une signature politique destinée à rassurer le peuple et les élites : le roi qui monte sur le trône n'est pas un inconnu, c'est un nouveau chapitre d'une même histoire.Ainsi, la répétition des prénoms royaux en France n'est pas une routine, mais un acte de pouvoir. Une manière de dire que le roi n'est jamais vraiment un individu, mais un rôle, une fonction, un héritage incarné. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pour vous abonner et écouter l'émission en une fois, sans publicité :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Et si l'un des lieux les plus emblématiques de l'imaginaire chrétien n'avait pas toujours existé ?Et si le Purgatoire, ce lieu intermédiaire entre Enfer et Paradis, n'était pas un héritage des Évangiles, mais une invention médiévale ?Cet épisode, explore une idée révolutionnaire : le Purgatoire serait une construction historique, née au XIIe siècle, façonnée par la culture, les peurs, les transformations sociales et spirituelles de l'Occident.Dans cette émission, nous allons remonter le fil de cette invention.Pourquoi ce troisième lieu est-il apparu à ce moment précis de l'histoire ?Quels étaient ses modèles – antiques, orientaux, folkloriques – et pourquoi l'Église a-t-elle décidé de s'en emparer ?Entre luttes théologiques, cartographies de l'au-delà, usage politique de la peur et espoirs de rédemption, le Purgatoire devient bien plus qu'un espace de transition : il incarne un changement profond dans notre rapport au temps, à la mort, au salut… et au pouvoir.À travers les visions d'Augustin, de Dante ou des cisterciens, nous allons vous guider dans les profondeurs de cette invention collective.Car derrière ce feu purificateur qui brûle sans détruire, derrière ce lieu où les vivants peuvent encore aider les morts, se joue une autre histoire : celle d'une Église qui organise, rationalise, encadre les consciences (et les porte-monnaie !)... jusque dans l'au-delà. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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