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Une légende urbaine, une rumeur court depuis des années, à laquelle il est plus que temps de tordre le cou. Donc allons-y. Le mot haricot remonte au XIVe siècle, et il désignait à l'origine un ragoût. Au XVIIe , ce que l'on appelait "fèves de haricot" ont été raccourcies en "haricots".Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On entend souvent cette phrase fascinante : « Quand on regarde les étoiles, on voit peut-être des astres déjà morts. » L'idée est séduisante, presque poétique. Après tout, la lumière met parfois des centaines, voire des milliers d'années à nous parvenir. Donc si une étoile a explosé entre-temps, nous continuerions à la voir jusqu'à ce que sa dernière lumière cesse d'arriver sur Terre.Mais en réalité, contrairement à ce que beaucoup imaginent, la plupart des étoiles visibles à l'œil nu dans le ciel nocturne sont probablement encore bien vivantes. C'est ce qu'ont rappelé plusieurs astronomes en s'appuyant sur des estimations scientifiques des distances et de la durée de vie des étoiles.Le raisonnement est assez simple. Pour qu'une étoile que nous voyons aujourd'hui soit déjà morte, deux conditions doivent être réunies. D'abord, elle doit être suffisamment éloignée pour que sa lumière mette très longtemps à nous parvenir. Ensuite, elle doit avoir une durée de vie relativement courte, ce qui concerne surtout les étoiles très massives.Or, les étoiles visibles à l'œil nu sont, pour la plupart, relativement proches à l'échelle de la galaxie. Dans un ciel très sombre, un humain peut distinguer environ 6 000 étoiles. Mais parmi elles, seule une petite poignée se trouve à des distances suffisamment grandes pour qu'un décalage temporel important existe réellement.Des analyses astronomiques ont montré qu'à peine une douzaine d'étoiles visibles remplissent les conditions nécessaires pour être potentiellement déjà mortes aujourd'hui. Cela représente une fraction minuscule du ciel visible.Prenons un exemple célèbre : Betelgeuse. Cette immense étoile rouge située dans la constellation d'Orion se trouve à environ 640 années-lumière de nous. Cela signifie que nous la voyons telle qu'elle était au XIVe siècle. Comme elle approche probablement de la fin de sa vie, certains astronomes pensent qu'elle pourrait déjà avoir explosé en supernova… sans que nous le sachions encore. Mais même dans ce cas spectaculaire, nous ne verrions l'explosion que lorsque sa lumière atteindrait enfin la Terre.En revanche, beaucoup d'étoiles très brillantes de notre ciel, comme Sirius, sont relativement proches. Sirius n'est qu'à environ 8,6 années-lumière. À cette distance, il est extrêmement improbable qu'elle soit déjà morte sans que nous le sachions.Cette réalité rappelle quelque chose de fascinant : regarder le ciel, c'est effectivement regarder dans le passé… mais souvent dans un passé relativement récent. Le cosmos joue avec le temps, certes, mais les étoiles qui illuminent nos nuits ne sont pas pour autant des fantômes stellaires. La grande majorité d'entre elles brillent encore bel et bien aujourd'hui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Certaines sont spectaculaires, d'autres sont plus insidieuses mais font bifurquer la marche de nos sociétés. Hantavirus, Ebola, rougeole, les épidémies sont là et le Covid n'était qu'une flambée spectaculaire dans un paysage sanitaire mondial chahuté par les zoonoses et les aléas des politiques vaccinales. De la peste noire au VIH en passant par la tuberculose et la syphilis, comment les épidémies nous transforment. Au milieu du XIVe siècle, un tiers au moins de la population européenne est décimé par une maladie apparue aux confins de la Mongolie, entrée en Europe par les routes commerciales maritimes. On l'appellera la peste noire. Elle frappe à plusieurs reprises jusqu'au début du XVIIIe siècle et reste présente dans certaines régions du monde comme à Madagascar. Patrice Bourdelais, historien et démographe, auteur de Résister au souffle de l'épidémie, de la peste noire au Covid, paru aux Éditions du CNRS, explique comment la peste arrive en 1347. Une série Histoire Vivante d'Ariane Hasler, produite par Anaïs Kien et réalisée par David Golan.
L'invité : Pierre-Olivier Dittmar, MCF à l'EHESSLe livre : L'invention de l'animal. Essai d'anthropologie médiévale, Paris, Gallimard, « Bibliothèque illustrée des histoires », 2026.La discussion :· Un souvenir d'enfance à l'origine du livre ? (01:00)· « L'animal n'existait pas au Moyen âge » (7:15)· Supériorité et proximité avec les animaux dans le christianisme médiéval (16:45)· Une opposition clef : pecus et bestia (20:45)· Les interdits alimentaires non écrits de l'occident médiéval (25:30)· Ce qui change au tournant du XIVe siècle (28:30)· La profusion des hybrides dans les marges des manuscrits (32:45)· Quelle affectivité entre médiévaux et animaux ? (44:20)Conseil de lecture et références bibliographiques :· Conseil : Dino Buzzatti, Bestiaire d'ici et d'ailleurs· Gil Bartholeyns, et al. Image et transgression au Moyen Âge, Paris, Presses Universitaires de France. « Lignes d'art », 2008.· Philippe Descola, Par-delà nature et culture, Paris, Gallimard, 2005.· Claudine Fabre-Vassas, La bête singulière. Les juifs, les chrétiens et le cochon, Paris, Gallimard, 1994.· Misgav Har-Peled, Manger ou ne pas manger du porc dans le judaïsme et le christianisme, Presses universitaires de Grenoble, 2025.· Jacques Le Goff, « Pour un long Moyen Âge », in L'imaginaire médiéval, Paris, 1985, pp. 7-13· Edmund Leach, « Anthropological Aspects of language: animal categories and verbal abuse », in New Directions in the Study of Language, 1964.· Vanessa Manceron, Les veilleurs du vivant. Avec les naturalistes amateurs, Paris, La découverte, 2022.· Val Plumwood, Feminism and the mastery of nature, 1993.Image d'illustration : Bréviaire de Renaud de Bar, BM Verdun 107, fol. 02.Un podcast créé, animé et produit par André Loez et distribué par Binge Audio. Contact pub : project@binge.audioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La théologie de Maître Eckhart interroge parce que sa mystique affirme une union très radicale entre l'âme et Dieu, parfois interprétée comme une confusion entre le créateur et la créature. Certaines de ses propositions ont été condamnées après sa mort par le pape Jean XXII comme hérétiques ou suspectes. Le bibliste Régis Burnet explore la figure de ce Dominicain allemand du XIVe siècle, héritier de saint Augustin et père de la mystique rhénane, qui développa une théologie audacieuse du détachement et du vide. Enseignant à Paris, ses oeuvres latines et allemandes lui valurent donc un procès en hérésie. Aujourd'hui, Jean-Claude Lagarrigue, le récent traducteur de ses oeuvres latines, conquis aux interprétations évangéliques du religieux, affirme : « ou c'est un très grand saint, ou c'est un hérétique ». Avec Marie-Anne Vannier, spécialiste de la mystique rhénane et professeur de théologie à l'université de Lorraine, les deux invités décryptent sur KTO, ce génie paradoxal de la spiritualité médiévale.
durée : 01:00:13 - par : Priscille Lafitte - Michel Pastoureau, médiéviste, spécialiste de l'histoire des couleurs, explique la perception du roux dans le Roman de Fauvel au XIVe siècle, décrypte les choix de couleurs dans les "Dominos" de Couperin, aborde la synesthésie chez Messiaen. Michel Pastoureau éclaire et même colore notre écoute ! - réalisation : Claire Lagarde, Maud Noury - invités : Michel Pastoureau Historien, directeur d'études à l'École pratique des hautes études Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Cela peut sembler étrange aujourd'hui, mais au Moyen Âge, cette idée paraissait tout à fait logique.Lorsque la grande peste frappe l'Europe au XIVe siècle — la Black Death — elle tue des millions de personnes en quelques années. Face à une catastrophe d'une telle ampleur, les connaissances médicales de l'époque sont limitées. On ne connaît ni les bactéries, ni les virus. Il faut donc trouver une autre explication.Et cette explication vient… du ciel.Depuis l'Antiquité, l'astrologie et la médecine sont étroitement liées. Les savants s'appuient sur les travaux de Hippocrates et de Galen, selon lesquels la santé dépend de l'équilibre des “humeurs” du corps, influencées par l'environnement — y compris les astres. Dans ce cadre, les planètes ne sont pas de simples objets célestes : elles ont un impact direct sur la Terre et sur le corps humain.En 1345, une conjonction rare de trois planètes — Jupiter, Saturn et Mars — est observée dans le signe du Verseau. Pour les astrologues de l'époque, cet alignement perturbe l'air, le rend “corrompu”, et provoque des maladies. Plusieurs universités européennes publient même des rapports affirmant que cette configuration céleste est à l'origine de la peste.Cette théorie s'inscrit dans une vision du monde où le ciel et la Terre sont intimement liés. Si quelque chose d'anormal se produit sur Terre, il doit forcément avoir une cause cosmique. Et face à une maladie invisible, foudroyante, incompréhensible, le ciel offre une explication cohérente.Il faut aussi comprendre que les symptômes de la peste — fièvre, bubons, odeurs — sont souvent associés à un “air mauvais”. C'est la théorie des miasmes : l'idée que les maladies se transmettent par des vapeurs toxiques. Si l'air est corrompu… pourquoi ne le serait-il pas à cause des astres ?Bien sûr, cette explication est fausse. Aujourd'hui, on sait que la peste est causée par une bactérie, Yersinia pestis, transmise par les puces des rats. Mais à l'époque, sans microscope, cette réalité est invisible.Ce qui est fascinant, c'est que cette théorie n'était pas irrationnelle dans son contexte. Elle reposait sur les connaissances disponibles, sur une logique cohérente, et sur une tentative sincère de comprendre.En résumé, si l'on a pensé que la peste venait des étoiles, ce n'est pas par superstition naïve, mais parce que le ciel était, pour les hommes du Moyen Âge, une clé essentielle pour expliquer le monde… surtout quand la Terre devenait incompréhensible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'invité : Gaétan Bonnot, PRAG à Paris-ILe livre : La Jacquerie. Devenirs des effrois de 1358 à nos jours, Paris, PUF, 2026.La discussion :· Un contexte troublé au milieu du XIVe siècle (1:00)· Qu'est-ce que la Jacquerie ? (11:30)· Répression physique, remise en ordre textuelle (20:30)· Quel degré de violence révélé par l'événement ? (30:30)· Les bribes de paroles des « Jacques » (39:40)· Mémoires et retours de la Jacquerie (42:30) Le conseil de lecture : Les monstres des hommesIllustration : BNF fr. 2643, fol. 226v (détail).Un podcast créé, animé et produit par André Loez et distribué par Binge Audio. Contact pub : project@binge.audioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:04:33 - À la source - par : Margaux Leridon - Alors que la guerre américaine en Iran place le détroit d'Ormuz au cœur de l'actualité, découvrons l'île à laquelle il doit son nom. Elle abritait au XIVe siècle la capitale d'un royaume, dont l'influence s'étendait des rives de la Perse à celle d'Oman.
durée : 00:11:25 - Autant en emporte l'histoire - par : Stéphanie Duncan - La Grande Peste, arrivée en Occident en 1347 s'éteint progressivement à partir de 1352, laissant derrière elle des pays dépeuplés et appauvris. À quoi ressemble le monde quand la peste s'en va ? - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Patrick Boucheron Historien, professeur au Collège de France, producteur de l'émission "Allons-y voir" sur France Culture Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au tournant des années 1370, Tamerlan, alias Timour le boiteux, impose sa domination sur une grande partie de l'Asie. Il fait de la ville de Samarcande la capitale flamboyante d'un empire s'étendant de la Perse au Moyen-Orient, de l'Inde du Nord aux portes de la Horde d'Or. Partout, il laisse derrière lui des villes sacrifiées et des populations massacrées. Plongez dans les conquêtes de ce chef de guerre du XIVe siècle, à la fois insatiable et invaincu. Crédits : Lorànt Deutsch, Bruno Calvès.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Hanoï, capitale du Vietnam, veut s'imposer comme une mégapole internationale. Une ambition réaffirmée lors du XIVe congrès du Parti communiste en janvier, marquant l'entrée du pays dans une « nouvelle ère », parfois présentée comme une seconde phase de renouveau économique du pays. Hanoï prévoit notamment la construction du plus grand stade du monde en périphérie et un opéra luxueux, symbole de « soft power ». La ville change de visage à grande vitesse, au point d'inquiéter certains riverains. De notre correspondant à Hanoï, Un opéra à l'allure futuriste, coiffé d'un dôme inspiré de coquilles d'huîtres : ce nouveau lieu culturel pourrait devenir un symbole fort de « soft power » à Hanoï, au Vietnam. Devant le chantier, dans le quartier de Tây Hô, s'étend le lac de l'Ouest, d'où se reflètent temples bouddhistes et villas au style indochinois. En bord de rive, une femme vend des « banh tôm », c'est-à-dire des beignets de crevettes. Elle espère attirer plus de clientèle une fois l'opéra construit : « Oui, bien sûr, il y en aura sûrement plus. La plupart de nos clients viennent surtout pour faire des offrandes. Ils entrent dans le temple là-bas pour prier. Nous vendons des spécialités traditionnelles du quartier. » Pour mener à bien le projet, les constructeurs ont rasé une partie du quartier, suscitant la critique de riverains. Cet habitant estime que le projet d'opéra pourrait perturber la vie locale : « Les habitants vivent ici depuis longtemps, parce que les zones autour sont d'anciens villages. Ici, il y a des ensembles de pratiques culturelles et de traditions anciennes. Donc, les habitants sont installés ici depuis longtemps, ils ne veulent pas changer leur environnement de vie. » « Ce que tu peux garder, tu le gardes » À Tây Hô, quartier prisé où le foncier a flambé, de nombreux riverains questionnent aussi les indemnisations liées aux expropriations. Les autorités assurent respecter la loi foncière, réformée en 2024, qui prévoit notamment un rôle accru de l'État dans la régulation des prix et des procédures simplifiées pour les investisseurs. Pour Quang Anh, ancien diplomate vietnamien, la tension entre modernité et préservation du patrimoine reste forte à Hanoï : « Il y a une volonté de redéfinir le zonage et de redévelopper largement pour avoir des infrastructures urbaines intégrées. Ce que tu peux garder, tu le gardes, comme les anciennes maisons françaises dans le quartier français ici. Ils veulent les préserver et en faire un patrimoine culturel. » Le Vietnam vise une croissance ambitieuse, autour de 10% par an, avec l'objectif de devenir un pays à revenus élevés en 2045. Ces grands chantiers d'infrastructures doivent y contribuer : « Un des piliers clés de cette stratégie sera constitué par ces énormes projets d'infrastructures publiques, avec de gros décaissements qui vont aussi aider à stimuler l'économie. Hanoï, pendant longtemps, a été affectée par une très mauvaise gestion urbaine. » Rocades, nouvelles lignes de métro, destructions d'anciens blocs de logements hérités de l'époque soviétique... La planification concerne 126 communes et quartiers à l'échelle de toute la capitale. Hanoï se projette sur un siècle, avec une vision urbaine de long terme qui structure son développement jusqu'à l'horizon 2100. À lire aussiVietnam: à Ciputra, un quartier huppé de Hanoï, l'air aussi est plus propre
Hanoï, capitale du Vietnam, veut s'imposer comme une mégapole internationale. Une ambition réaffirmée lors du XIVe congrès du Parti communiste en janvier, marquant l'entrée du pays dans une « nouvelle ère », parfois présentée comme une seconde phase de renouveau économique du pays. Hanoï prévoit notamment la construction du plus grand stade du monde en périphérie et un opéra luxueux, symbole de « soft power ». La ville change de visage à grande vitesse, au point d'inquiéter certains riverains. De notre correspondant à Hanoï, Un opéra à l'allure futuriste, coiffé d'un dôme inspiré de coquilles d'huîtres : ce nouveau lieu culturel pourrait devenir un symbole fort de « soft power » à Hanoï, au Vietnam. Devant le chantier, dans le quartier de Tây Hô, s'étend le lac de l'Ouest, d'où se reflètent temples bouddhistes et villas au style indochinois. En bord de rive, une femme vend des « banh tôm », c'est-à-dire des beignets de crevettes. Elle espère attirer plus de clientèle une fois l'opéra construit : « Oui, bien sûr, il y en aura sûrement plus. La plupart de nos clients viennent surtout pour faire des offrandes. Ils entrent dans le temple là-bas pour prier. Nous vendons des spécialités traditionnelles du quartier. » Pour mener à bien le projet, les constructeurs ont rasé une partie du quartier, suscitant la critique de riverains. Cet habitant estime que le projet d'opéra pourrait perturber la vie locale : « Les habitants vivent ici depuis longtemps, parce que les zones autour sont d'anciens villages. Ici, il y a des ensembles de pratiques culturelles et de traditions anciennes. Donc, les habitants sont installés ici depuis longtemps, ils ne veulent pas changer leur environnement de vie. » « Ce que tu peux garder, tu le gardes » À Tây Hô, quartier prisé où le foncier a flambé, de nombreux riverains questionnent aussi les indemnisations liées aux expropriations. Les autorités assurent respecter la loi foncière, réformée en 2024, qui prévoit notamment un rôle accru de l'État dans la régulation des prix et des procédures simplifiées pour les investisseurs. Pour Quang Anh, ancien diplomate vietnamien, la tension entre modernité et préservation du patrimoine reste forte à Hanoï : « Il y a une volonté de redéfinir le zonage et de redévelopper largement pour avoir des infrastructures urbaines intégrées. Ce que tu peux garder, tu le gardes, comme les anciennes maisons françaises dans le quartier français ici. Ils veulent les préserver et en faire un patrimoine culturel. » Le Vietnam vise une croissance ambitieuse, autour de 10% par an, avec l'objectif de devenir un pays à revenus élevés en 2045. Ces grands chantiers d'infrastructures doivent y contribuer : « Un des piliers clés de cette stratégie sera constitué par ces énormes projets d'infrastructures publiques, avec de gros décaissements qui vont aussi aider à stimuler l'économie. Hanoï, pendant longtemps, a été affectée par une très mauvaise gestion urbaine. » Rocades, nouvelles lignes de métro, destructions d'anciens blocs de logements hérités de l'époque soviétique... La planification concerne 126 communes et quartiers à l'échelle de toute la capitale. Hanoï se projette sur un siècle, avec une vision urbaine de long terme qui structure son développement jusqu'à l'horizon 2100. À lire aussiVietnam: à Ciputra, un quartier huppé de Hanoï, l'air aussi est plus propre
Nous sommes au milieu du XIVe siècle. Jean Froissart, né à Valenciennes, mort à Chimay, est l'un des plus importants chroniqueurs de l'époque médiévale. Froissart évoque une révolte populaire qui a éclaté entre mai et juin 1358. Il écrit à propos des rebelles : « Ils déclarèrent que tous les nobles du royaume de France, chevaliers et écuyers, haïssaient et trahissaient le royaume, et que cela serait grands biens que tous les détruisent. […] Lors se recueillirent et s'en allèrent sans autre conseil et sans nulle armure, seulement armés de bâtons ferrés et de couteaux, en premier à la maison d'un chevalier qui près de là demeurait. Si brisèrent la maison et tuèrent le chevalier, la dame et les enfants, petits et grands, et brûlèrent la maison. […] « Un autre chroniqueur, le frère carme Jean de Venette apporte un autre point de vue : « En cette même année 1358, en été, les paysans qui habitaient autour de Saint-Leu-d'Esserent et de Clermont-en-Beauvaisis, voyant les maux et les oppressions qui, de toute part, leur étaient infligés sans que leurs seigneurs les en protègent (…) se révoltèrent contre les nobles de France et prirent les armes. Ils se regroupèrent en une grande multitude, élurent comme capitaine un paysan fort habile, Guillaume Carle, originaire de Mello. » Cette révolte de 1358 est connue sous le nom de Jaquerie ou Grande Jacquerie. Elle est traditionnellement réduite à une insurrection paysanne spontanée, éphémère et brutale. Dans les années qui suivent, très rapidement, l'événement devient une sorte de référent historique. Les récits se multiplient, on varie les versions, on parle d'effrois, de commotions… Les conflits sociaux ultérieurs, jusqu'à aujourd'hui, le mouvement des « Gilets jaunes », par exemple, revendiquent une filiation. Comment dérouler le fil qui relie 1358 à nos jours ? En quoi cette mémoire de l'insurrection est-elle révélatrice des peurs des sociétés qui la transmettent ? Avec Gaëtan Bonnot, professeur agrégé à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. « La Jacquerie – Devenirs des effrois de 1358 à nos jours » ; PUF. Sujets traités : Jacquerie, Jean Froissart, Moyen-Age, chevaliers, écuyers, paysans, révolte, insurrection Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 01:00:39 - Club Jazzafip - Chaque lundi, le club Jazzafip dévoile son album favori. Cette semaine nous mettons en lumière le disque du pianiste enregistré avec Efrén López et Matthew Baker. Un magnifique répertoire de jazz contemporain autour de la musique profane du XIVe et début XVe siècle. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:29:17 - LSD, la série documentaire - par : Perrine Kervran - Les médecins du XIVe siècle, s'ils sont restés impuissants face à l'épidémie, ont tenté de donner des conseils, ont su s'organiser, échanger leurs savoirs et le partager. - réalisation : Anne Perez
Nous sommes au tout début du XIIIe siècle, les ducs de Brabant, qui règnent sur Bruxelles et sa région, sont devenus les propriétaires de la forêt de Soignes. C'est un événement fondateur qui scelle le destin du massif : elle devient domaine de prestige dédié à la chasse. Cette appartenance princière permet à la forêt d'échapper aux grands défrichements médiévaux qui ont transformé le reste de l'Europe. Soignes est, aujourd'hui, une véritable machine à remonter le temps. Ainsi conserve-t-elle, sous ses strates les traces d'un village fortifié vieux de plus de 5000 ans. Elle nous rappelle la chute de l'Empire romain et la naissance de frontières entre pays germaniques et pays latins. La présence des communautés religieuses, comme Rouge-Cloître, qui y géraient les étangs et les ressources dès le XIVe siècle. A la fin du XVIIIe siècle, un jardinier autrichien impose la plantation systématique de hêtres, créant une sorte de cathédrale naturelle. Au XIXe siècle, la forêt subit un dépeçage brutal perdant plus de 60 % de sa surface initiale au profit du capitalisme naissant. Le roi Léopold II contribuera à sa sauvegarde et à son embellissement en léguant à l'État des domaines prestigieux comme l'Arboretum de Tervuren, mais cela n'empêchera pas les amputations provoquées par le développement des transports comme le chemin de fer et, plus tard, la voiture. La forêt n'échappera pas non plus aux conséquences de la régionalisation de sa gestion. Aujourd'hui, la protection de ce poumon vert est renforcée par son classement au réseau Natura 2000. Et en 2017, la reconnaissance internationale lui est acquise par l'inscription d'une partie du territoire au patrimoine mondial de l'UNESCO. Un patrimoine unique qui reste fragile. Promenons-nous dans la forêt de Soignes avec respect, humilité et vigilance pour l'avenir … Avec nous : Isabelle Douillet de Pange, historienne de l'art et curatrice à la Fondation Folon. « La forêt de Soignes, sous les feuilles, l'histoire » (avec ALAIN ROBYNS), éd. [aparté] Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au début du XIVe siècle, la population de Bruges profite des maladresses de la couronne de France pour se révolter contre le nouveau suzerain : Philippe Le Bel. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Quand on pense à l'époque médiévale on pourrait avoir le cliché de populations uniquement rurales, des royaumes peuplés de paysans avec quelques chevaliers qui se promènent par ci par là pour aller faire des guerres. Et pourtant le Moyen Âge est l'époque du développement des villes. On va donc plonger dans ce hors-série de Passion Médiévistes dans les villes et les rues du Moyen Âge pour en apprendre plus sur comment les femmes ont pu exercer leur pouvoir d'action dans les espaces urbains malgré les règles de la société médiévale. On va explorer ces sujets depuis la fondation de l'Hospice Comtesse à Lille par Jeanne de Flandre en 1237 et aller jusqu'au XVe siècle, en suivant les évolutions de la condition féminine, en traitant à la fois des actions des femmes de l'aristocratie mais aussi celles de plus basse extraction et de leur quotidienneté. Pour en parler j'ai le plaisir de recevoir au micro : - Camille Paccou, doctorante en histoire médiévale à l'Université de Lille et à l'Université de Gand, en Belgique. Sous la codirection d'Élodie Lecuppre-desjardins et d'Els De Paermentier, sa thèse s'intitule : “Des femmes de réseaux ? La capacité d'action politique des comtesses de Flandre et de Hainaut au XIVe et au XVe siècles” (déjà reçue dans l'épisode 104). - Mathilde Michelot, masterante à l'unviersité de Lille sur le sujet "La parole politique des femmes à Lille au 15e siècle à travers les registres de délibérations du ban échevinal" sous la codirection d'Élodie Lecuppre-desjardins. Dans cet épisode hors-série nous évoquons les cas particuliers des villes du Nord et des Flandres. Il faut donc bien garder en tête que les situations évoquées ne sont pas généralisables à toute l'Europe. Vous trouverez ci-dessous un aperçu et résumé rapide des sujets évoqués dans l'épisode par mes invitées passionnantes. [Cet épisode a été commandé et produit en partenariat avec le Musée de l'Hospice Comtesse à Lille, à visiter absolument !] ▪ Infos sur le podcast Créé et produit par Fanny Cohen Moreau depuis 2017. Épisode enregistré en novembre 2025 au Musée de l'Hospice Comtesse à Lille Préparation, enregistrement, montage et mixage : Fanny Cohen Moreau Générique : Clément Nouguier ➡ Plus d'infos sur cet épisode > passionmedievistes.fr/hs-40-pouvoir-femmes ➡ Soutenir le podcast > https://passionmedievistes.fr/soutenir/ ➡ Instagram > https://www.instagram.com/passionmedievistes/ ➡ Bluesky > https://bsky.app/profile/passionmedievistes.fr ➡ Facebook > https://facebook.com/PassionMedievistes
Pour finir l'année en beauté, pirates, prophètes, explorateurs, artistes et saints se croisent dans cette semaine spéciale d'Au Cœur de l'Histoire version fêtes.De Zarafa la girafe à Houdini le roi des évasions, de la naissance du Père Noël à l'art de la table de François Vatel, du mystère de l'expédition Lapérouse à la route de la soie, embarquez pour deux semaines spéciales où l'Histoire se pare de magie, de mystères et d'émotions !Virginie Girod part à la chasse au trésor, à la recherche du fabuleux trésor des Templiers.Au Moyen-Âge, l'Ordre du Temple devient l'ordre militaire et religieux le plus riche d'Europe. Mais au XIVe siècle, sa puissance dérange le roi de France, Philippe le Bel, qui ordonne sa dissolution. Qu'advient-il alors des richesses des Templiers ? Ont-ils dissimulé un fabuleux trésor ? Depuis 700 ans, la littérature puis le cinéma s'emparent de cette légende, nourrissant pleinement notre imaginaire. (rediffusion) Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1.- Présentation : Virginie Girod- Ecriture : Eric Lange- Production : Armelle Thiberge- Réalisation : Nicolas Gaspard- Diffusion : Estelle Lafont et Clara Ménard- Composition du générique : Julien Tharaud- Visuel : Sidonie ManginHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En Corée du Sud, un monument classé au patrimoine mondial de l'Unesco pourrait être exclu de cette prestigieuse liste. En cause, le projet du maire de la capitale coréenne de construire d'immenses tours de 142 mètres de haut, juste à côté du monument. Un projet qui serait contraire à la nomenclature de l'Unesco. En plein cœur de Séoul, 600 ans d'histoire se font face sur le boulevard Jongno. Nous sommes devant l'entrée du sanctuaire de Jongmyo, un complexe de pavillons en bois datant du XIVe siècle abritant les reliques des rois coréens. Le chantier de tours à proximité du site pourrait nuire à sa mise en valeur, d'après Kim Anji, conservatrice au service du patrimoine coréen. « Ce qui nous inquiète le plus, c'est le dommage potentiel à la valeur du sanctuaire. C'est un site sacré construit en harmonie avec la nature. Construire une tour à côté, entre 100 à 200 mètres de haut, comme la tour Montparnasse à Paris, cela serait entacher un patrimoine resté intact depuis des siècles », déplore-t-elle. Inscrit depuis 1995 au patrimoine mondial de l'Unesco, le monument pourrait être retiré de la liste si le chantier se poursuit, avertit l'organisation internationale dans une lettre adressée à la mairie, restée sans réponse. Mais il reste difficile d'arrêter le chantier du maire Oh Se-hoon à cause d'un vide juridique concernant la protection du patrimoine, selon Kim Anji. « L'amendement de la loi de protection du patrimoine mondial, votée en novembre 2024, stipule que les projets immobiliers à proximité de ces sites doivent faire l'objet d'une étude d'impact sur le patrimoine. Mais le décret d'application de cette loi n'a jamais été signé », regrette-t-elle. « Des quartiers entiers ont été rasés » avec le développement urbain La conservation du patrimoine est une affaire compliquée en Corée du Sud. Dans l'effervescence du miracle économique d'après-guerre, le pays s'est habitué à raser ses monuments pour laisser place aux bâtiments modernes, comme l'explique Jack Greenberg, chercheur en urbanisme. « En général, à cause de la manière dont le développement urbain s'est réalisé, des quartiers entiers ont été rasés, il n'en reste rien. Une grande partie du bâti a aussi été détruite pour des raisons politiques, notamment les édifices de la période coloniale japonaise afin d'effacer certaines parties de l'histoire », explique-t-il. Le service du patrimoine coréen et le ministère de la Culture ont annoncé qu'ils utiliseraient tous les recours possibles pour mettre à l'arrêt le chantier devant le sanctuaire de Jongmyo. À lire aussiCorée du Sud: «Renforcer le système immunitaire et stimuler l'esprit» par la thérapie forestière
Pendant des siècles, l'arrivée de la Peste noire en Europe (1347-1351), le fléau le plus meurtrier de l'histoire du continent, a été vue comme une simple fatalité : le bacille Yersinia pestis, né en Asie centrale, aurait voyagé avec les caravanes et les marchands jusqu'aux ports méditerranéens.Cependant, une étude révolutionnaire propose un scénario d'« effet papillon » climatique. Selon cette hypothèse, la pandémie ne serait pas seulement due au commerce, mais aurait été indirectement causée par une éruption volcanique tropicale survenue au milieu du XIVe siècle, dont l'identité exacte reste inconnue. Ce n'est pas l'éruption elle-même qui a infecté les gens, mais la chaîne d'événements climatiques qu'elle a déclenchée, préparant le terrain pour la catastrophe.La Réaction en Chaîne ClimatiqueUne éruption volcanique majeure injecte des quantités massives de cendres et de soufre dans la stratosphère, formant un voile d'aérosols qui peut persister pendant des années. Ce voile reflète la lumière du soleil, provoquant un refroidissement global temporaire, une période connue en paléoclimatologie comme un « hiver volcanique ».ShutterstockEn Europe, ce refroidissement soudain et les perturbations météorologiques associées ont provoqué une crise agricole sans précédent. Les récoltes ont chuté drastiquement, plongeant la population dans la famine et la faiblesse immunitaire.L'Importation FatalePour survivre à la pénurie, les royaumes européens ont été contraints d'importer massivement des céréales par voie maritime. C'est ici que le scénario prend une tournure fatale. Ces importations ne provenaient pas de régions voisines épargnées, mais probablement de zones de la mer Noire ou d'Asie, où la bactérie de la Peste noire était déjà endémique au sein des populations de rongeurs et de puces.L'étude suggère que ce besoin urgent et massif d'importer a créé un pont écologique idéal pour la transmission. Les navires transportant le grain contenaient inévitablement des rats noirs (Rattus rattus) et leurs puces infectées. Celles-ci, normalement confinées aux steppes d'Asie, ont ainsi été transportées en grand nombre, rapidement et directement, des foyers asiatiques jusqu'aux centres portuaires européens (Constantinople, Marseille, Messine, etc.).L'éruption volcanique a donc agi comme un détonateur climatique, forçant l'Europe médiévale à dépendre d'importations qui ont involontairement apporté le bacille. C'est l'illustration parfaite de l'effet papillon : un événement géologique lointain a mis en place les conditions météorologiques et socio-économiques exactes pour transformer un foyer régional de maladie en une pandémie mondiale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C'est une histoire de coup de foudre et de sacrifice. Roméo et Juliette, les célèbres personnages de l'œuvre de Shakespeare, ont été érigés comme l'emblème de l'Amour avec un grand A. Mais entre les conflits familiaux, le sang versé, et la mort comme seule issue… Quand on creuse un peu, peut-on vraiment parler d'un coupe de foudre ? L'histoire d'amour des deux ados est-elle vraiment un modèle aujourd'hui ? Un coup de foudre, vraiment ? À Vérone, au XIVe siècle, c'est la fin de l'été, et le jeune Roméo Montaigu est mélancolique. Pour contrer cette humeur maussade, ses amis l'entraînent à l'une des fêtes les plus attendues du moment. Arrivés à l'intérieur de la villa, les trois adolescents plaisantent, et profitent des festivités. Toute la bonne société véronèse est réunie dans le hall décoré de riches tapisseries, de candélabres en or et de tapis épais. Au bout d'un moment, Roméo tourne la tête vers le jardin et croise le regard d'une jeune fille, dont la candeur le bouleverse. Cette belle inconnue a un nom : Juliette Capulet. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Lucie Kervern Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
En direct de Florence, on se pose la question: qu'est-ce que c'est que la Renaissance italienne et comment ça s'est déployé ? Adhérez à cette chaîne pour obtenir des avantages : https://www.youtube.com/channel/UCN4TCCaX-gqBNkrUqXdgGRA/join Montage: Diane, Artémis Production | artemisproduction.framer.website 00:00 Introduction 02:14 Qu'est-ce que la Renaissance 06:03 Humanisme et philosophie 09:29 Néoplatonisme et culte de la beauté 13:19 Sciences et découvertes 17:27 Peinture et perspective 25:57 Corps et beauté 34:01 L'Italie Pour soutenir la chaîne, au choix: 1. Cliquez sur le bouton « Adhérer » sous la vidéo. 2. Patreon: https://www.patreon.com/hndl Musique issue du site : epidemicsound.com Images provenant de https://www.storyblocks.com Abonnez-vous à la chaine: https://www.youtube.com/c/LHistoirenousledira Les vidéos sont utilisées à des fins éducatives selon l'article 107 du Copyright Act de 1976 sur le Fair-Use. Sources et pour aller plus loin: ANTONETTI, Pierre. Les Médicis. Paris, PUF, 1997. ARASSE, Daniel, L'Homme en perspective - Les primitifs d'Italie, Paris, Hazan, 2008 ARASSE, Daniel et A. TONNESMANN. La Renaissance maniériste. Paris, Gallimard, 1997. BARBIER, Frédéric. L'Europe de Gutenberg, le livre et l'invention de la modernité occidentale (XIIIe-XVIe siècle). Paris, Belin, 2006. BAXANDALL, Michael. L'œil du Quattrocento. Paris, Gallimard, 1985. BAXANDALL. M. Les humanistes à la découverte de la composition en peinture, 1340-1450. Paris, Seuil, 1989. BENNASSAR, Bartolomé et Jean Jacquart, Le 16e siècle, Paris, Armand Colin, 2002 (1972). BONNEY, Richard. The European Dynastic States, 1494-1660. Oxford, Oxford University Press, 1991. BLOCH, Ernst. La philosophie de la Renaissance. Paris, Payot, 2007 (1972). BRIOIST, Pascal, La Renaissance, 1470-1570, Paris, Atlande, 2003. BURKE, Peter, La Renaissance européenne, Paris, Le Seuil, 2000. CHASTEL, André. Art et humanisme à Florence au temps de Laurent le Magnifique. Paris, PUF, 1959. CHASTEL, André. Le geste dans l'art. Paris, Liana Levi, 2001. CASSAN, Michel, L'Europe au XVIe siècle, Paris, Armand Colin, 2008. CONSTANT, Jean-Marie. Naissance des États modernes. Paris, Belin, 2000. CLOULAS, Ivan (dir.). et al. L'Italie de la Renaissance, un monde en mutation 1378-1494. Paris, Fayard, 1990. CROUZET-PAVAN, Élisabeth, Venise, une invention de la ville XIIIe-XVe siècle, Seyssel, Champ Vallon, 1997. DAMISH, H. L'origine de la perspective. Paris, Flammarion, 1987. DAUMAS, Maurice, Images et sociétés dans l'Europe moderne, 15e-18e siècle, Paris, Armand Colin, 2000. DAUSSY Hugues, Patrick Gilli et Michel Nassiet, La Renaissance (vers 1470-vers 1560), Paris, Belin, 2003 DELUMEAU, Jean. La civilisation de la Renaissance. Paris, Arthaud, 1967. DELUMEAU, Jean. L'Italie de la Renaissance à la fin du XVIIIe siècle. Paris, Armand Colin, 1997 (1974). DUPRAT, Annie, Images et Histoire. Outils et méthodes d'analyse des documents iconographiques, Paris, Belin, 2007. LEBRUN, François, L'Europe et le monde, XVIe, XVIIe, XVIIIe siècle, Paris, Armand Colin, 1997. GARIN, Eugenio. L'humanisme italien. Paris, Albin Michel, 2005 (1947). GOLDWAITE. R.A. The building of Renaissance Florence. An Economic and Social History. Baltimore and London, The John Hopkins University Press, 1980. GUENÉE, B. L'Occident aux XIVe et XVe siècles. Paris, PUF, 1998. HAVELANGE, Carl. De l'œil et du monde. Une histoire du regard au seuil de la modernité. Paris, Fayard, 1998. HALE, John Rigby. La civilisation de l'Europe à la Renaissance. Paris, Perrin, 1998. HEERS, Jacques. Les temps dits « de transition » (1300 à 1520 environ). Paris, Mentha, 1992. HEERS, Jacques. La vie quotidienne à la cour pontificale au temps des Borgia et des Médicis (1420-1520). Paris, Hachette, 1986. HÉLIE, Jérôme. Petit Atlas historique des temps moderne, Paris, Armand Colin, 2016 (2000). JAHAN, Sébastien. Les renaissances du corps en occident : 1450-1650. Paris, Belin, 2004. JONES-DAVIS, Marie-Thérèse (dir.). L'oisiveté au temps de la Renaissance, Paris, PUPS, 2002 MANDROU, Robert. Introduction à la France moderne, 1500-1640, Essai de psychologie historique. Paris, Albin Michel, 1988 (1961). MUCHEMBLED, Robert (dir.), Les XVIe et XVIIe siècles, histoire moderne, Paris, Bréal, 1995. PERONNET, M. et L. Roy, Le XVIe siècle, 1492-1620, Paris, Hachette, 2005. POUSSOU, J.P. (dir.), Le Renaissance. Enjeux historiographiques, méthodologie, bibliographie commentée, Paris, Armand Colin, 2002. SALLMANN, Jean-Michel. Géopolitique du XVIe siècle, 1490-1618, Paris, Seuil, 2003. TENENTI, Alberto, Florence à l'époque des Médicis, de la cité à l'État, Paris, Flammarion, 1968. ZIMMERMAN, Susan and R.F.E. WEISSMANN. Urban Life in the Renaissance. Newark, University of Delaware Press, 1988. Autres références disponibles sur demande. #histoire #documentaire #renaissance #florence #italy #italie
Mes chers camarades, bien le bonjour ! Même au Moyen Âge, il y avait des best-sellers ! Par exemple, les Grandes Chroniques de France, écrites de la 2e moitié du XIIIe à la fin du XIVe siècle, ont eu énormément de succès ! Ces chroniques, elles racontent l'histoire des rois de France, de son origine troyenne jusqu'au règne de Charles V. Oui oui, vous avez bien lu, les auteurs font bien remonter les rois jusqu'à la guerre de Troie ! Alors pour découvrir comment on en est arrivé là, et plus généralement quelle est l'histoire de cette œuvre et de son succès, je vous donne rendez-vous dans quelques jours sur le podcast pour un nouvel entretien en compagnie d'Antoine Brix, un spécialiste du sujet ! Et ce succès, l'imprimerie y a grandement contribué : je vous propose donc d'écouter Antoine nous en toucher un mot, l'occasion aussi de découvrir le bouleversement qu'a provoqué son arrivée dans l'approche que l'on avait jusqu'alors aux livres. Bonne écoute !
C'était le livre le plus lu après la Bible, ce fut le livre de chevet de Thérèse de Lisieux, et pourtant il est aujourd'hui un peu oublié. En cette semaine thérésienne, la Foi prise au mot part donc à la découverte de l'Imitation de Jésus-Christ, un traité ascétique écrit vers la fin du XIVe siècle. Qui en est le mystérieux auteur et dans quel contexte fut-il écrit ? Que contient-il et comment expliquer qu'il ait connu un tel succès ? Thérèse de Lisieux ne dit-elle pas dans l'Histoire d'une Âme qu'elle le connaissait presque par coeur ? Pourquoi est-il aujourd'hui un peu oublié ? Faut-il le redécouvrir ? Pour mieux découvrir l'Imitation de Jésus-Christ, deux invités : le père Max Huot de Longchamp, théologien spécialiste de la littérature mystique et auteur de nombreux ouvrages de spiritualité et Ghislain Waterlot, professeur de Philosophie et d'éthique à l'Université de Genève qui depuis 6 ans travaille sur la question de l'expérience religieuse et mystique. Emission du 27 septembre 2015.
Virginie Girod raconte le règne du souverain Charles VI, qui sombra dans la folie.Aux XIIIe et XIVe siècles, les royaumes de France et d'Angleterre s'affrontent lors d'un long conflit qui prendra le nom de guerre de Cent Ans. Dans ce contexte, le roi de France, Charles VI (1380-1422) montre des signes de faiblesse en multipliant les crises de démence. Son mal empire après le tragique épisode du bal des Ardents, durant lequel il manque de perdre la vie dans un incendie. Dès lors, il alterne périodes de lucidité et de folie. Le roi étant dans l'incapacité de régner, une régence s'organise. Mais en 1420, celui que l'on surnommait le "Bien aimé" signe le traité de Troyes, déshéritant son propre fils, le futur Charles VII, au profit du roi d'Angleterre, manquant ainsi de rattacher la France au royaume d'outre-Manche. (rediffusion)Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1.- Présentation et écriture : Virginie Girod- Production : Armelle Thiberge et Morgane Vianey- Réalisation : Nicolas Gaspard- Composition du générique : Julien Tharaud- Visuel : Sidonie ManginBibliographie, ressources en ligne et sources :- Françoise Autrand, Charles VI, la folie du roi, Fayard, 1986.- Eugène-G Segers, "Charles VI le Fou soigné par la vitaminothérapie". In: Revue d'histoire de la pharmacie, 44ᵉ année, n°149, 1956- Jean Favier, "Histoire d'un déficit : les finances de Charles VI". In: Bibliothèque de l'école des chartes. 1966, tome 124- Bernard Guenée, "Le vœu de Charles VI. Essai sur la dévotion des rois de France aux XIIIe et XIVe siècles". In: Journal des savants, 1996, n°1- Le bal des Ardents - Bnf- 1420 - Le « honteux traité de Troyes » - Académie des sciences, arts et belles lettres de Dijon- Chroniques du religieux de Saint-Denys contenant le règne de Charles V, de 1380 à 1422Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Même si les cartes à jouer ont été inventées en Chine, au Ier siècle après Jésus-Christ (à l'époque elles étaient moins utilisées pour jouer que pour prédire l'avenir), elles sont apparues chez nous beaucoup plus tard, à la fin du XIVe siècle, via des marchands venus de Turquie. Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Comment s'habillait-on au Moyen Âge central, avec quels vêtements ? Pour ce 111ème épisode de Passion Médiévistes, Charles Bricout vous parle de ses recherches dans le cadre de sa thèse de doctorat intitulée « Histoire du vêtement et ses accessoires dans le royaume de France (fin du XIIe siècle - début du XIVe siècle) ». Il est sous la direction de Valérie Toureille, à l'université Cergy Paris Université. Suivez le fil de ce nouvel épisode passionnant, qui vient étoffer un peu plus les connaissances sur la mode et le vêtement médiéval. ▪ Infos sur le podcast Créé et produit par Fanny Cohen Moreau depuis 2017. ➡ Plus d'infos sur cet épisode > https://passionmedievistes.fr/ep111-charles-vetements-civils-moyen-age ➡ Soutenir le podcast > https://passionmedievistes.fr/soutenir/ ➡ Les évènements à venir > https://passionmedievistes.fr/a-propos/evenements/ ➡ Instagram > https://instagram.com/passionmedievistes/ ➡ Facebook > https://facebook.com/PassionMedievistes ➡ BlueSky > https://bsky.app/profile/passionmedievistes.bsky.social ➡ Youtube > https://www.youtube.com/@passionmedievistespodcast Préparation, enregistrement et mixage : Fanny Cohen Moreau Montage : Baptiste Moussiere Générique : Moustaclem / Clément Nouguier Illustration : Juliette Brocal Si vous avez lu jusqu'à la fin de cette description, dites moi par le moyen de communication que vous préférez le mot "mésange" :D
« Dis-moi à quel jeu tu joues, je te dirai qui tu es », est une série spéciale de RFI à la découverte des jeux populaires à travers le monde. Ces jeux qui, à travers les joueurs, parlent de la culture et de l'identité de chaque pays. Aujourd'hui, direction la France et plus précisément Lyon, où l'association des Béninois du Rhône-Alpes organise une après-midi de jeu autour de l'awalé. Ce jeu de semailles est le jeu de société africain le plus répandu, de l'est à l'ouest du continent et jusqu'aux Antilles. Entre transmission et nostalgie, pour la diaspora africaine, l'awalé fait le lien entre l'enfance au pays et la vie en France. Reportage à Lyon de Welly Diallo. Assis face à son adversaire, Julio se concentre. D'une main, il saisit quelques graines qu'il dissémine le long du plateau : « J'ai grandi avec mes grands-parents au pays donc je connaissais déjà l'awalé. » Julio maîtrise le jeu, mais ça ne veut pas dire qu'il gagne chaque fois. « J'ai joué avec quelqu'un de beaucoup plus expérimenté que moi donc euh... Non ! », s'amuse-t-il. Le jeune Béninois n'avait presque aucune chance face à Bienvenue Kenke, le trésorier de l'association des Béninois de Rhône-Alpes, pour qui ces rencontres autour des jeux oscillent entre transmission et nostalgie. « Ça permet aussi à ceux qui sont à Lyon de rester dans le mood des anciens jeux malgré leur âge adulte pour transmettre à leur descendance, explique Bienvenue Kenke. Comme on s'est retrouvé ici, on s'est dit : sortons notre awalé pour que ceux qui sont venus il y a longtemps soient toujours dans le mood de l'ancien temps. » Sur la table d'à côté, Odette la doyenne, retrouve ce « mood de l'ancien temps », cette ambiance, cette excitation d'autrefois. Depuis son arrivée, elle enchaîne les victoires et explique les bases du jeu aux nouveaux-venus. Aujourd'hui, l'awalé se joue dans presque tous les pays d'Afrique subsaharienne. À l'origine, le jeu a émergé entre le XIIIe et le XIVe siècle au Ghana. Puis, la traite négrière va contribuer à son expansion aussi bien en Afrique qu'aux Antilles. L'historien Joseph Salumu Kamangu est le président de l'association africaine des jeux et sports traditionnels : « À l'époque, à chaque déportation par la traite négrière, ces gens-là emmenaient l'awalé avec eux. Aujourd'hui, le gouvernement ghanéen, en collaboration avec l'Unesco, a pu ramener ce jeu, le moderniser un peu en intégrant ce programme dans des écoles et des centres culturels, et aujourd'hui, ça a pris quand même une diffusion internationale. » À lire aussi«Dis-moi à quel jeu tu joues» à Madagascar: le fanorona D'où sa place centrale au sein des diasporas africaines. L'awalé, que l'on appelle aussi l'adji ou owaré, est présent dans les ateliers et séances de jeux, et même jusqu'au festival Yardland de hip-hop, dancehall et R'n'B, qui a eu lieu à Paris début juillet, à l'hippodrome de Vincennes. Dans son stand, Ngoufo Gangnimaze, président du Club Awalé, a proposé aux festivaliers de découvrir le jeu. « Il y a beaucoup d'enthousiasme parce que l'awalé, c'est le jeu le plus connu en France. Les gens viennent très naturellement parce qu'il y a un capital sympathie fort. Et nous, tout ce qu'on a à faire, c'est intervenir dans des festivals, des foires des fêtes de jeux pour faire connaître l'awalé et les jeux africains », raconte Ngoufo Gangnimaze. Faire découvrir le jeu, mais à condition qu'il reste africain, surtout dans sa fabrication : « C'est les Chinois qui ont pour l'instant le monopole de cette fabrication-là. Ils les vendent essentiellement dans les centres commerciaux, grandes surfaces et boutiques en ligne, commente Ngoufo Gangnimaze. Il faut s'investir dans cette industrie, les Africains doivent prendre l'espace, investir dans la fabrication du jeu, faire du lobbying en fait ! Moi, j'ai déjà rencontré des ergothérapeutes qui utilisaient l'awalé pour exercer leurs patients dans tout ce qui est la psychomotricité finee. » Outil pour soigner, pour éduquer, pour se souvenir d'où on vient... L'awalé est ce trait d'union avec le continent pour la diaspora africaine en France. À lire aussi«Dis-moi à quel jeu tu joues» en Argentine: le truco
durée : 00:58:45 - Ils ont changé le monde - par : Alfred de Montesquiou, Sophie Liner - Qui furent les grands conquérants des steppes : le Mongol Gengis Khan, au XIIIe siècle, et son héritier turcique au XIVe, le terrible Tamerlan ? - réalisation : Rafik Zénine - invités : Alexandre Papas Historien de l'islam d'Asie Centrale (CNRS); Maria Szuppe Directrice de recherche au CNRS et membre du laboratoire de recherche sur le monde iranien; Simon Berger Docteur agrégé d'Histoire, spécialiste des sociétés des steppes médiévales de l'EHESS
durée : 00:58:45 - Ils ont changé le monde - par : Alfred de Montesquiou, Sophie Liner - Qui furent les grands conquérants des steppes : le Mongol Gengis Khan, au XIIIe siècle, et son héritier turcique au XIVe, le terrible Tamerlan ? - réalisation : Rafik Zénine - invités : Alexandre Papas Historien de l'islam d'Asie Centrale (CNRS); Maria Szuppe Directrice de recherche au CNRS et membre du laboratoire de recherche sur le monde iranien; Simon Berger Docteur agrégé d'Histoire, spécialiste des sociétés des steppes médiévales de l'EHESS
Dans cet épisode, Lisa Kamen recommande de lire "Le Décaméron" de Boccace pendant le reconfinement. Elle explique que cette œuvre, écrite au XIVe siècle durant la peste noire, raconte l'histoire de dix jeunes gens qui se retirent à la campagne pour échapper à l'épidémie et passent leur temps à inventer des nouvelles. L'émission explore les thèmes de l'amour, de la religion et de la créativité littéraire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:47 - Ils ont changé le monde - par : Alfred de Montesquiou, Sophie Liner - Qui furent les grands conquérants des steppes : le Mongol Gengis Khan, au XIIIe siècle, et son héritier turcique au XIVe, le terrible Tamerlan ? - réalisation : Rafik Zénine - invités : Alexandre Papas Historien de l'islam d'Asie Centrale (CNRS); Maria Szuppe Directrice de recherche au CNRS et membre du laboratoire de recherche sur le monde iranien; Simon Berger Docteur agrégé d'Histoire, spécialiste des sociétés des steppes médiévales de l'EHESS
Cet été, retrouvez le meilleur d'Au cœur de l'Histoire, avec Virginie Girod ! Au Moyen-Âge, l'Ordre du Temple devient l'ordre militaire et religieux le plus riche d'Europe. Mais au XIVe siècle, sa puissance dérange le roi de France, Philippe le Bel, qui ordonne sa dissolution. Qu'advient-il alors des richesses des Templiers ? Ont-ils dissimulé un fabuleux trésor ? Depuis 700 ans, la littérature puis le cinéma s'emparent de cette légende, nourrissant pleinement notre imaginaire. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Retrouvez Pénélope Bagieu, Charlie Danger, Manon Bril et Max Mammouth pour une plongée dans le Carcassonne historique du XIVe siècle !Ce one-shot se fait en collaboration avec l'expérience immersive en réalité virtuelle, co-produite par Excurio et le Centre des monuments nationaux : « Les Derniers Remparts – Carcassonne, 1304 » visitable en exclusivité dans les centre Eclipso à Lyon, Bordeaux et Paris !Équipé•e•s d'un casque de réalité virtuelle, vous serez projetés en quelques secondes au cœur de la Cité fortifiée, telle qu'elle était en 1304, à l'âge d'or de cette forteresse.Toutes les informations ici ⤵️http://linktr.ee/LesDerniersRemparts----------------------------------------Instagram - https://www.instagram.com/labonneaubergejdr/Twitter - https://twitter.com/BonneAubergeJDRDiscord - https://discord.gg/k3G3jkBYRPFacebook - https://www.facebook.com/La-Bonne-Auberge-101455647879425/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au début du XIVe siècle, la population de Bruges profite des maladresses de la couronne de France pour se révolter contre le nouveau suzerain : Philippe Le Bel. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À la fin du XIVe siècle, la chrétienté connaît la plus grave crise de son Histoire. Alors que le pape Grégoire XI meurt soudainement, un conflit s'ouvre au sein du collège cardinalice. À l'issue d'un conclave, un nouveau pape est élu à Rome. Oui mais… Quelques mois plus tard, c'est un autre pape qui est élu, siégeant, lui, à Avignon. Cet épisode est entré dans l'Histoire sous le nom de Grand Schisme d'Occident. Que trouve-t-on aux origines de cette rupture ? Quelles conséquences a-t-elle eu sur la vie religieuse au Moyen-Age ? Comment le grand schisme s'est-il achevé ? Pour en parler, Virginie Girod reçoit l'historien Agostino Paravicini Bagliani. Spécialiste de la papauté médiévale, il est professeur émérite de l'université de Lausanne.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La presse malienne est dithyrambique après la pose de la première pierre d'un complexe de transformation aurifère situé à Sénou, commune VI du district de Bamako. « Ce 16 juin 2025 restera gravé dans l'histoire du Mali, s'exclame L'Aube, comme un retour au passé glorieux de Kankou Moussa, demeuré jusqu'à aujourd'hui l'homme le plus riche du monde. Un record jamais égalé et toujours détenu par celui qui était jadis à la tête de l'Empire du Mali. » L'Aube fait donc allusion à Kankou Moussa, roi des rois de l'empire malien au XIVe siècle, considéré par certains comme l'homme le plus riche de tous les temps, avec une fortune évaluée à 400 milliards de dollars. Une fortune principalement constituée d'or. Retour au présent : désormais, poursuit L'Aube, « Bamako ne se contentera plus d'être un simple exportateur de matières premières. Dans un geste empreint de détermination et de conviction, le Général d'Armée Assimi Goïta a officiellement lancé les travaux de construction de la première raffinerie d'or de l'industrie minéralogique malienne. Cette raffinerie, conçue pour être la plus grande d'Afrique de l'Ouest avec une capacité de traitement de 200 tonnes d'or par an, est le fruit d'une stratégie nationale bien pensée, poursuit le quotidien malien, qui repose sur un partenariat stratégique avec la Fédération de Russie, à travers le groupe industriel Yadran. Le Mali détiendra une participation majoritaire de 62% du capital. Dans un contexte mondial où les ressources naturelles sont souvent synonymes de prédation, cette collaboration représente un acte d'indépendance économique significatif pour Bamako. » Offensive économique La symbolique est forte, renchérit Sahel Tribune. Pour un pays classé 3e producteur d'or en Afrique, mais longtemps confiné à l'exportation de minerai brut, cette raffinerie incarne un saut qualitatif vers la souveraineté économique. (…) Cette raffinerie s'inscrit dans la continuité des réformes initiées par le gouvernement de transition, pointe encore le quotidien malien. Depuis 2022, Bamako multiplie les initiatives : audit des contrats miniers, relèvement des parts de l'État, obligation pour les exploitants d'affiner l'or localement… une ligne claire s'impose, insiste Sahel Tribune : faire de l'or un levier de développement maîtrisé et redistributif. » Exit les compagnies occidentales ! Et pour ce faire, la junte malienne a opéré un grand coup de balai. « Progressivement, Bamako avance ses pions, relève L'Infodrome à Abidjan, pour reprendre le contrôle de ses ressources naturelles. » Avant-hier, « dans le bras de fer entre l'État malien et le groupe canadien Barrick, le tribunal de commerce de Bamako a ordonné la mise sous administration provisoire de la mine de Loulo-Gounkoto pour une durée de six mois. Cette décision, sollicitée par les autorités maliennes, vise à relancer les activités d'extraction sur ce site stratégique situé à l'ouest du pays, à l'arrêt depuis janvier. » « Les juges ont ainsi nommé Zoumana Makadji administrateur provisoire de la mine d'or, précise Jeune Afrique. Ancien ministre malien de la Santé et de l'Hygiène publique au Mali, Zoumana Makadji est un expert-comptable jouissant d'une bonne réputation à Bamako, présenté comme "intègre et doté d'une moralité". Avec cette décision, Barrick, jusque-là opérateur de Loulo-Gounkoto, n'a plus la main sur la gestion du site, d'un point de vue opérationnel comme financier. » Pression maximale C'est le dernier épisode en date d'un long bras-de-fer. Depuis son arrivée au pouvoir, la junte exerce une pression maximale pour tirer un meilleur profit des revenus de l'industrie minière. « Il y a deux ans, rappelait récemment Le Monde Afrique, le président Assimi Goïta avait introduit une réforme du code minier permettant à l'État de prendre jusqu'à 30 % des parts dans les nouveaux projets et réduisant les avantages fiscaux des entreprises étrangères. Le gouvernement malien exige que les contrats existants soient renégociés, quelles que soient les conventions passées avec les administrations précédentes. Une revendication exprimée sur fond de hausse continue des cours de l'or, dont le Mali est le troisième producteur africain et qui constitue 75 % de ses recettes d'exportation. »
Un conclave bien plus mouvementé que celui qui a élu Léon XIV, l'histoire terrifiante et fascinante de la bombe atomique, le sombre destin de Marilyn Monroe... Découvrez le programme de la semaine du 12 au 16 mai 2025. Chaque dimanche dans un podcast inédit, au micro de Chloé Lacrampe, Lorànt Deutsch présente le programme à venir dans "Entrez dans l'Histoire". Retrouvez l'émission du lundi au vendredi, de 15h à 15h30 sur RTL. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Kazakhstan was once the second largest bitcoin mining hub in the world, but now it's a shadow of its former self.You're listening to The Mining Pod. Subscribe to the newsletter, trusted by over 12,000 Bitcoiners: https://newsletter.blockspacemedia.comWant to mine Bitcoin? Check out the Blockspace Media store today!Welcome back to The Mining Pod! Today, Didar Bekbau, CEO of Xive, joins us to analyze Kazakhstan's Bitcoin mining industry. Following China's 2021 mining ban, Kazakhstan briefly captured 15-18% of global hashrate, making it the second largest mining hub in the world, before government restrictions devastated the sector. Didar explains how aging Soviet-era infrastructure couldn't handle the surge, triggering a power price tax hike that drove miners to Russia and the US. He also explores whether Kazakhstan's energy-rich landscape might someday welcome miners back with proper planning and infrastructure investment.# Notes:- Kazakhstan peaked at 18% of global hash rate (2021)- Mining capacity dropped from 1600MW to ~200-400MW- Electricity tax reached $0.05-0.06 per kWh- Russia became primary destination for fleeing miners- Many miners relocated equipment to US and Russia- Grid infrastructure dated from 1960s-1980s Soviet eraTimestamps:00:00 Start02:02 Current Kazakhstan mining overview04:19 Scope of hashrate06:14 Why declining hashrate?08:49 Tax structure11:58 Reverting the tax structure13:42 Effects of China mining ban14:51 Where power generators mining?17:14 Supply & demand imbalance21:05 Future for mining in Kazakhstan?23:59 GDM owning generation25:07 Russia mining27:34 Off grid mining in Kazakhstan29:55 Ukraine war and natural gas31:52 GDA, grid demand & government33:12 Kazakhstan mining outlook
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Virginie Girod part à la chasse au trésor, à la recherche du fabuleux trésor des Templiers. Au Moyen-Âge, l'Ordre du Temple devient l'ordre militaire et religieux le plus riche d'Europe. Mais au XIVe siècle, sa puissance dérange le roi de France, Philippe le Bel, qui ordonne sa dissolution. Qu'advient-il alors des richesses des Templiers ? Ont-ils dissimulé un fabuleux trésor ? Depuis 700 ans, la littérature puis le cinéma s'emparent de cette légende, nourrissant pleinement notre imaginaire. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour écouter mon podcast Le fil IA:Apple Podcast:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/le-fil-ia/id1797244733Spotify:https://open.spotify.com/show/7DLZgY60IARypRmVGAlBM0?si=bacee66244884d27-----------------------------À la fin du Xe siècle, des colons vikings venus d'Islande, menés par Érik le Rouge, s'installent sur la côte sud-ouest du Groenland. Pendant plusieurs siècles, ils y vivent, élèvent du bétail, bâtissent des églises, commercent avec l'Europe… puis, au XVe siècle, ils disparaissent. Mais pourquoi ? Pourquoi ces colonies scandinaves ont-elles été abandonnées ?Plusieurs facteurs, combinés, expliquent ce retrait.D'abord, le climat. Au moment de l'installation des Vikings, l'Atlantique Nord connaît un réchauffement appelé l'optimum climatique médiéval. Les températures sont relativement clémentes, permettant la culture de l'orge et l'élevage de vaches et de moutons. Mais à partir du XIIIe siècle, le climat change. Un épisode plus froid et humide s'installe : c'est le début du petit âge glaciaire. Les hivers deviennent plus longs, les mers se couvrent de glace, et les pâturages disparaissent sous le pergélisol. Les rendements agricoles chutent, et la population commence à souffrir de malnutrition.Ensuite, l'isolement croissant. Le Groenland viking dépendait des échanges avec la Norvège pour obtenir du fer, du bois, du goudron et d'autres produits essentiels. Or, au XIVe siècle, les expéditions deviennent plus rares, en partie à cause du refroidissement des mers, mais aussi à cause de crises politiques et économiques en Europe. La peste noire, qui frappe le continent à partir de 1347, affaiblit davantage les réseaux commerciaux.Le commerce du morse joue également un rôle. Les Vikings exportaient de l'ivoire de morse vers l'Europe, où il était très recherché pour la sculpture. Mais à partir du XIIIe siècle, l'ivoire africain devient plus accessible et moins cher. Le produit vedette des Groenlandais perd de sa valeur, affaiblissant l'économie locale.La rigidité culturelle a aussi pesé. Les colons groenlandais ont tenté de reproduire leur mode de vie européen dans un environnement beaucoup plus rude. Ils ont préféré garder leurs habitudes d'élevage plutôt que de s'adapter à un régime plus marin, comme le faisaient les Inuits, pourtant bien mieux adaptés à l'environnement local. Il n'y a aucune trace d'assimilation ni de coopération durable entre Vikings et Inuits.Finalement, les dernières traces écrites datent du début des années 1400. Les églises sont abandonnées, les maisons vides, les ossements montrent des signes de famine.En somme, le départ des Vikings du Groenland n'est pas dû à une seule cause spectaculaire, mais à une lente agonie, faite de climat de plus en plus rude, d'isolement économique, de rigidité culturelle… et peut-être, d'un dernier bateau qui n'est jamais revenu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C'est un fabuleux trésor que certains cherchent encore. Au Moyen-Age, les Templiers deviennent l'ordre militaire et religieux le plus puissant et le plus riche d'Europe. Mais au XIVe siècle, l'ordre est persécuté par Philippe le Bel et Jacques de Molay, grand maître des Templiers, maudit les rois de France. Que devient alors l'argent des Templiers ? Leur prétendu trésor existe-t-il ? La semaine prochaine, dans Au cœur de l'Histoire, découvrez un récit inédit consacré au fameux trésor des Templiers.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour écouter l'épisode sur les obélisuqes:Apple Podcasts:https://podcasts.apple.com/fr/podcast/pourquoi-les-%C3%A9gyptiens-construisaient-ils-des-ob%C3%A9lisques/id1408994486?i=1000701195089Spotify:https://open.spotify.com/episode/6nUj7xgxJ3hI7yc2sNjXYR?si=9302caa0cecb4cff-----------------------Avant l'apparition du papier toilette, les humains ont utilisé divers matériaux selon les époques, les cultures et les moyens disponibles. L'hygiène intime a toujours été une préoccupation, mais les solutions variaient largement d'un endroit à l'autre.1. L'Antiquité : pierres, éponges et bâtonsDans l'Antiquité, les Romains utilisaient un objet appelé tersorium : une éponge attachée à un bâton, trempée dans de l'eau ou du vinaigre après usage. Cet outil était partagé dans les latrines publiques et stocké dans un seau. D'autres civilisations antiques, comme les Grecs, utilisaient des pierres lisses (pessoi) ou des tessons de poterie.2. Le Moyen Âge : chiffons et végétauxÀ l'époque médiévale, l'hygiène variait selon le statut social. Les nobles utilisaient des chiffons en lin ou de la laine, tandis que les classes populaires se servaient de paille, de foin, de feuilles ou de mousse. Les marins, eux, employaient de simples cordes trempées dans l'eau de mer.3. Les pratiques en Asie : bambou et papierEn Chine, le papier était utilisé pour l'hygiène dès le VIe siècle. Des documents du XIVe siècle attestent que l'empereur Ming en faisait produire des milliers de feuilles chaque année pour son usage personnel. Au Japon, on utilisait des bâtonnets de bois (chūgi) pour se nettoyer.4. L'époque moderne : journaux et cataloguesEn Europe et en Amérique, avant la généralisation du papier toilette au XIXe siècle, les gens utilisaient des vieux journaux, des catalogues ou des almanachs. Aux États-Unis, le catalogue Sears-Roebuck était très populaire dans les toilettes extérieures.5. L'invention du papier toiletteLe premier papier toilette commercialisé est apparu en 1857 aux États-Unis, sous forme de feuilles individuelles, inventé par Joseph Gayetty. En 1890, la marque Scott a introduit le rouleau perforé, qui s'est progressivement imposé dans les foyers.ConclusionAvant le papier toilette, l'humanité a fait preuve d'inventivité en utilisant des matériaux naturels et divers objets. Aujourd'hui, si le papier toilette est la norme en Occident, d'autres méthodes comme le bidet ou les douches hygiéniques restent courantes dans plusieurs régions du monde, perpétuant des pratiques anciennes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'idée que les gens étaient sales au Moyen Âge est un cliché largement répandu, mais il mérite d'être nuancé. Cette perception vient en grande partie de jugements formulés à des époques ultérieures et d'une méconnaissance des pratiques d'hygiène médiévales.1. Une hygiène quotidienne sous-estiméeContrairement aux idées reçues, les médiévaux ne vivaient pas dans la crasse. Beaucoup d'entre eux avaient des habitudes d'hygiène régulières, adaptées aux moyens de l'époque. Ils se lavaient le visage et les mains tous les jours avec de l'eau, souvent mélangée à des herbes parfumées. Le bain complet était plus rare, mais il existait, notamment dans les bains publics appelés étuves, qui étaient courants dans les villes jusqu'au XVIe siècle.2. Un déclin avec le tempsSi l'on considère que le Moyen Âge s'étend du Ve au XVe siècle, l'hygiène a évolué au fil du temps. Durant le Haut Moyen Âge, l'influence de l'Empire romain, où les thermes étaient monnaie courante, se faisait encore sentir. Mais après le XIVe siècle, notamment avec la Peste Noire (1347-1352), une crainte de l'eau s'installa. Certains médecins pensaient que l'eau ouvrait les pores et favorisait la transmission des maladies. C'est alors que les bains publics commencèrent à être fermés et que l'usage du linge propre devint une alternative à l'eau pour l'hygiène corporelle.3. Une propreté sociale différenteL'hygiène médiévale ne correspond pas aux standards modernes. Se parfumer, changer régulièrement de linge, se frotter avec des étoffes et utiliser des plantes odorantes étaient des pratiques jugées suffisantes pour être considéré comme propre. De plus, le statut social influençait la perception de la propreté : les nobles, ayant accès à des tissus fins et lavés, étaient jugés plus propres que les paysans qui portaient des vêtements en laine rugueuse.4. Le mythe renforcé par les siècles suivantsLa vision d'un Moyen Âge sale a été construite plus tard, notamment à l'époque des Lumières et du XIXe siècle, qui cherchaient à opposer la « barbarie médiévale » au progrès. Pourtant, ironiquement, c'est à la Renaissance et sous l'Ancien Régime que l'usage du bain déclina réellement. Louis XIV, par exemple, se lavait très peu et masquait les odeurs avec du parfum.En réalité, le Moyen Âge n'était pas une époque de crasse généralisée, mais un temps où l'hygiène avait ses propres normes, différentes des nôtres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Richard Ier, surnommé Cœur de Lion, roi d'Angleterre de 1189 à 1199, est l'un des monarques les plus célèbres du Moyen Âge. Pourtant, il ne parlait pratiquement pas anglais. Cette apparente contradiction s'explique par plusieurs raisons historiques, culturelles et linguistiques liées à ses origines et au contexte politique de son époque.Un roi d'Angleterre d'origine françaiseRichard Ier était issu de la dynastie des Plantagenêt, une lignée de souverains d'origine angevine. Son père, Henri II, était le premier roi de cette dynastie et régnait non seulement sur l'Angleterre, mais aussi sur un vaste empire s'étendant sur la moitié ouest de la France, incluant l'Anjou, la Normandie, l'Aquitaine et d'autres territoires. Richard est né en 1157 à Oxford, mais il a passé la majeure partie de sa jeunesse en Aquitaine, la terre de sa mère Aliénor d'Aquitaine. C'est dans cette région qu'il a été élevé et où il a reçu son éducation.La langue dominante de l'élite : le français et le latinÀ cette époque, l'anglais n'était pas la langue du pouvoir en Angleterre. Depuis la conquête normande de 1066 par Guillaume le Conquérant, l'aristocratie et la cour anglaise parlaient l'ancien français, plus précisément un dialecte normand et angevin. Le latin, quant à lui, était la langue de l'administration, des documents officiels et de l'Église.Richard, comme les autres nobles de son époque, a donc grandi en parlant le vieux français et le latin. Il écrivait en latin et composait même des poèmes et des chansons en français et en occitan, la langue des troubadours du sud de la France. L'anglais, à cette période, était une langue majoritairement parlée par les classes populaires et considérée comme moins prestigieuse.Un roi plus français qu'anglaisRichard Ier a passé très peu de temps en Angleterre. Sur les dix ans de son règne, il n'a résidé dans le pays que quelques mois. La majeure partie de son règne a été consacrée aux croisades, aux guerres contre Philippe Auguste en France et à son emprisonnement en Autriche. Pour lui, l'Angleterre était avant tout une source de financement pour ses campagnes militaires, et non un lieu où il se sentait attaché culturellement.ConclusionRichard Ier ne parlait pas anglais simplement parce que cela n'était pas nécessaire pour un roi anglo-normand du XIIe siècle. Sa culture, son éducation et son empire étaient profondément enracinés dans la France médiévale, bien plus que dans l'Angleterre qu'il gouvernait. Ce n'est qu'avec ses successeurs, notamment au XIVe siècle, que l'anglais commencera à redevenir la langue du pouvoir en Angleterre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À l'occasion des fêtes de fin d'année, redécouvrez le meilleur d'Au cœur de l'Histoire. Aujourd'hui, Virginie Girod raconte les prouesses supposées de l'alchimiste Nicolas Flamel (env. 1330-1418), dont la renommée est telle qu'il a intégré la saga Harry Potter près de six siècles après sa mort. Mais cet homme né dans la France du XIVe siècle avait-il réellement trouvé le secret de l'immortalité ?
A l'occasion de la parution du roman de Laurent Decaux, Avant la fin du monde, nous revenons sur le grand fléau du XIVe siècle : la Peste noire. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.