Country in Southeastern Europe
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C'est une des premières cibles des autocrates de tous bords. De la Russie à la Turquie, l'indépendance de la justice est malmenée pour servir des intérêts politiques. Le processus de réparation n'en est que plus long et compliqué, c'est le cas en Moldavie ou en Pologne, où l'on veut rétablir l'État de droit. Voilà bien dix ans que la justice turque est mise au pas. Depuis la tentative de coup d'État de 2016, ce ne sont pas seulement les opposants politiques qui ont été mis en prison, mais les contrepouvoirs comme la presse ou la justice qui ont été démantelées, des milliers de magistrats ou de fonctionnaires ont été démis de leur poste et les organes de protection de justice remaniés pour que la verticalité du pouvoir puisse s'exercer sur les tribunaux. La controverse sur les témoins anonymes La dernière controverse concerne le procès d'Ekrem Imamoglu, l'ex-maire d'Istanbul, principal opposant du président Erdogan, est poursuivi pour corruption. Le problème est que l'essentiel de l'accusation repose sur des témoins secrets qui ne peuvent donc être confrontés à la défense. Une nouvelle controverse. Anne Andlauer. Et en Moldavie, le processus de réforme de la justice est lancé depuis que ce petit pays, coincé entre la Roumanie et l'Ukraine est candidat à l'adhésion à l'Union européenne. C'est un grand chantier ambitieux pour un pays, dont la justice a longtemps été minée par la corruption. Le pays passe au peigne fin tous ses magistrats pour évaluer leur honnêteté, voire même leur compte en banque afin d'exclure ceux dont l'intégrité professionnelle est mise en doute... À cela, s'ajoutent des formations spécialisées pour les juges et les procureurs pour lutter contre la corruption et les crimes financiers. Vaste chantier ! C'est le reportage à Chisinau de Maria Gerth Niculescu. Et la justice n'est qu'un des nombreux chantiers auxquels doit s'atteler la Moldavie qui est donc candidate à l'UE, depuis 2022 tout comme l'Ukraine. Les négociations avec l'Europe ont commencé en juin, elles ne portent pas seulement sur la justice, car c'est aussi l'économie, la diplomatie ou la défense qu'il va falloir harmoniser. Mais ce qu'on peut dire, c'est que toutes ces réformes se font sous la pression constante de la Russie. Les explications de Denis Cenusa, chercheur associé au Centre des études géopolitiques de Lituanie, et membre du Think tank moldave expert group. Élections en Bosnie-Herzégovine : les femmes veulent se faire une place Et direction les Balkans pour cette fin d'émission. En Bosnie-Herzégovine, petit pays d'un peu plus de trois millions d'habitants, le pays est candidat à l'Union européenne depuis 2016 et les négociations se sont accélérées depuis deux ans, avec des progrès dans la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Mais c'est sur un autre volet que va s'évaluer, cette semaine, la compatibilité européenne du pays. On vote ce dimanche (4 octobre 2026) en Bosnie pour renouveler le Parlement. Sur le papier, le pays est un modèle de parité homme-femme puisque 40% des candidatures sont réservées aux femmes sur les listes électorales. Voilà pour la théorie. Dans la pratique, c'est beaucoup moins probant car, par un tour de passe passe, les femmes sont très peu présentes dans les postes de pouvoir. C'est le reportage à Sarajevo de Louis Seiller.
C'est une des premières cibles des autocrates de tous bords. De la Russie à la Turquie, l'indépendance de la justice est malmenée pour servir des intérêts politiques. Le processus de réparation n'en est que plus long et compliqué, c'est le cas en Moldavie ou en Pologne, où l'on veut rétablir l'État de droit. Voilà bien dix ans que la justice turque est mise au pas. Depuis la tentative de coup d'État de 2016, ce ne sont pas seulement les opposants politiques qui ont été mis en prison, mais les contrepouvoirs comme la presse ou la justice qui ont été démantelées, des milliers de magistrats ou de fonctionnaires ont été démis de leur poste et les organes de protection de justice remaniés pour que la verticalité du pouvoir puisse s'exercer sur les tribunaux. La controverse sur les témoins anonymes La dernière controverse concerne le procès d'Ekrem Imamoglu, l'ex-maire d'Istanbul, principal opposant du président Erdogan, est poursuivi pour corruption. Le problème est que l'essentiel de l'accusation repose sur des témoins secrets qui ne peuvent donc être confrontés à la défense. Une nouvelle controverse. Anne Andlauer. Et en Moldavie, le processus de réforme de la justice est lancé depuis que ce petit pays, coincé entre la Roumanie et l'Ukraine est candidat à l'adhésion à l'Union européenne. C'est un grand chantier ambitieux pour un pays, dont la justice a longtemps été minée par la corruption. Le pays passe au peigne fin tous ses magistrats pour évaluer leur honnêteté, voire même leur compte en banque afin d'exclure ceux dont l'intégrité professionnelle est mise en doute... À cela, s'ajoutent des formations spécialisées pour les juges et les procureurs pour lutter contre la corruption et les crimes financiers. Vaste chantier ! C'est le reportage à Chisinau de Maria Gerth Niculescu. Et la justice n'est qu'un des nombreux chantiers auxquels doit s'atteler la Moldavie qui est donc candidate à l'UE, depuis 2022 tout comme l'Ukraine. Les négociations avec l'Europe ont commencé en juin, elles ne portent pas seulement sur la justice, car c'est aussi l'économie, la diplomatie ou la défense qu'il va falloir harmoniser. Mais ce qu'on peut dire, c'est que toutes ces réformes se font sous la pression constante de la Russie. Les explications de Denis Cenusa, chercheur associé au Centre des études géopolitiques de Lituanie, et membre du Think tank moldave expert group. Élections en Bosnie-Herzégovine : les femmes veulent se faire une place Et direction les Balkans pour cette fin d'émission. En Bosnie-Herzégovine, petit pays d'un peu plus de trois millions d'habitants, le pays est candidat à l'Union européenne depuis 2016 et les négociations se sont accélérées depuis deux ans, avec des progrès dans la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Mais c'est sur un autre volet que va s'évaluer, cette semaine, la compatibilité européenne du pays. On vote ce dimanche (4 octobre 2026) en Bosnie pour renouveler le Parlement. Sur le papier, le pays est un modèle de parité homme-femme puisque 40% des candidatures sont réservées aux femmes sur les listes électorales. Voilà pour la théorie. Dans la pratique, c'est beaucoup moins probant car, par un tour de passe passe, les femmes sont très peu présentes dans les postes de pouvoir. C'est le reportage à Sarajevo de Louis Seiller.
Installez-vous au coin du feu : dans cet épisode d'Au coin du checkpoint, on remonte aux origines du mythe du vampire pour voir comment il a mordu la culture geek, des vieilles légendes jusqu'aux jeux vidéo, aux films et aux jeux de rôle.On parle évidemment aussi de The Blood of Dawnwalker de son lore, son worldbuilding, son gameplay et de notre avis à chaud !_____Soutenez-nous sur Patreon en devenant un Compagnon du Checkpoint !Accédez à des avantages exclusifs et ludiques… et offrez-nous un bon café ou une tournée de bières!
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 27 septembre 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.LA FLAMBÉE DU PRIX DE L'ESSENCE ET SES CONSÉQUENCESPOLITIQUESLa flambée des prix des carburants s'est invitée dans l'agenda du Premier ministre, qui met la dernière main à son budget. Elle fait redouter une crise sociale qui percuterait la course à l'Elysée et pourrait profiter au Rassemblement national et à La France insoumise. Face à « une colère immense » en France, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a exhorté à augmenter les salaires et bloquer les prix du carburant, demandant au gouvernement d'arrêter « les cadeaux aux plus riches et aux plus grandes entreprises ». Le gouvernement assure œuvrer pour la « maîtrise des prix », comme le lui a enjoint le 16 septembre, le président de la République. Mais les marges d'action paraissent singulièrement limitées, entre l'état des finances publiques et l'impossibilité d'influer sur le principal facteur de la varation des prix, la guerre au Moyen-Orient.Pour beaucoup de pays, y compris la France, le dilemme est le même : faut-il laisser les consommateurs supporter le fardeau de l'inflation, ce qui nourrit leur ressentiment et pèse sur la croissance, ou prendre des mesures de soutien et charger la barque de finances publiques déjà sous pression? En réalité, les choix économiques dépendent bien souvent des échéances électorales. Or, les politiques le savent, il n'y a jamais loin de la pompe aux urnes.Après une réunion le 18 septembre à l'Elysée avec des chefs de partis et des candidats à la présidentielle, le Président a martelé que les prix de l'énergie étaient dus « intégralement aux guerres». La crise va durer et le prix du pétrole « va rythmer la vie du pays », confirmait Emmanuel Macron devant la presse après la réunion, plusieurs représentants des forces politiques évoquant la probabilité d'un litre d'essence à 3 euros à la fin de l'année. Hanté par la crainte d'un retour des « Gilets jaunes », Matignon a annoncé mardi la prolongation des aides ciblées, réservées aux Français les plus touchés en particulier l'agriculture, le BTP et les pêcheurs. Le nouveau dispositif prévoit une aide de 100 euros pour les gros rouleurs (soit 5,5 millions de Français éligibles contre 3 millions actuellement) et la prolongation du chèque énergie, pour un coût total de 450 millions d'euros. Une réponse trop timorée aux yeux de l'opposition qui réclame des mesures plus ambitieuses pour soulager le pouvoir d'achat tandis que selon un sondage Elabe/BFM, 70% des Français estiment que les mesures d'aides sur le carburant annoncées sont« insuffisantes ». Si le sociologue à l'université de Caen, Patrick Vassort, spécialiste des mouvements sociaux observe qu'« un certain nombre de feux sont au vert pour qu'une mobilisation se constitue », il rappelle toutefois qu'à la veille d'une année électorale, grèves et manifestations ont tendance à ralentir, les citoyens se trouvant dans l'attente des propositions des candidats.LES EUROPÉENS ET L'UKRAINEAlors que l'Ukraine célébrait le 24 août les 35 ans de son indépendance, le Premier ministre britannique, Andy Burnham a choisi de se rendre à Kyiv pour sa première visite à l'étranger avec, le président du Conseil européen Antonio Costa, dont c'était la cinquième visite dans le pays. Andy Burnham n'est pas arrivé les mains vides. Il a annoncé qu'en coordination avec la France et après elle, il avait autorisé le missilier européen MBDA à livrer ses secrets de fabrication à l'Ukraine, afin qu'elle puisse construire sur son sol des missiles de croisière Storm Shadow (qu'on appelle Scalp en France). Depuis Kyiv, Burnham a également coprésidé, en visioconférence, avec le président français et le chancelier allemand, un sommet de la « coalition des volontaires » les 35 pays européens lancée conjointement en 2025 par son prédécesseur Keir Starmer et Emmanuel Macron. Les trois plus grandes puissances européennes considèrent comme contraire à leurs intérêts une victoire de la Russie sur l'Ukraine.Le même jour, la Commission européenne a annoncé débloquer une nouvelle tranche du prêt de 90 milliards d'euros sur deux ans (2026 et 2027) promis à Kyiv ; elle porte sur 6,1 milliards d'euros « pour les systèmes de défense aérienne, les munitions et les radars dont l'Ukraine a un besoin urgent », précise son communiqué. Cette somme s'ajoute aux 16 milliards d'euros déjà débloqués en 2026, dont 8,35 milliards ont été déboursés. Les responsables européens évoquent déjà un nouveau programme d'aide d'une ampleur comparable, qui pourrait être financé par les avoirs russes gelés. Déjà, l'armée de Kyiv utilise les centres logistiques d'autres pays, comme la Pologne, l'Allemagne et la Roumanie, tandis que les entreprises ukrainiennes du secteur de la défense ont installé leur production dans toute l'Europe, avec par exemple une usine de carburant pour missiles balistiques en cours de construction au Danemark.Au Royaume-Uni, le soutien à l'Ukraine est défendu par les différents gouvernements depuis 2022, indépendamment de leur couleur politique, et il reste largement partagé, malgré les critiques de certains partis populistes et d'extrême droite. Au sein de la population aussi, le soutien reste fort, alors qu'une certaine lassitude peut s'observer dans d'autres pays européens. Un sondage YouGov de février 2026 indiquait par exemple que 70% des Britanniques souhaitaient une victoire de l'Ukraine, contre seulement 45% des Français.Les mois qui viennent pourraient voir la victoire de forces électorales plus à l'écoute de la Russie de Poutine dans plusieurs pays clefs de l'Europe. Les partis favorables à Moscou gagnent du terrain, comme en France avec le Rassemblement national ou en Allemagne avec l'AfD.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Anina Ciuciu est née en Roumanie en janvier 1990. Issue d'une famille Rom, elle a 7 ans quand ses parents quittent tout. Direction la France, ce pays qui faisait rêver son père, où il pensait que ses filles seraient enfin traitées à égalité.Mais le voyage se révèle bien plus difficile que prévu.Anina comprend dès l'enfance les injustices qu'elle subit et n'oubliera jamais ce sentiment. C'est après une longue bataille pour qu'elle soit enfin scolarisée en France, qu'Anina réalise l'importance de l'accès à l'éducation pour toutes et tous.Aujourd'hui, Anina Ciuciu est avocate, la première pour une femme rom. Mais le jour où elle a obtenu son diplôme, elle a pris une décision qui a tout changé : ne pas exercer tout de suite, et se battre à la place pour les 100 000 enfants en France qui, comme elle autrefois, se retrouvent à la porte de l'école.Pour ça elle a créé l'association “Ecole pour tous”Dans cet épisode, elle nous raconte comment un collectif de mamans vivant en bidonville a réussi à faire trembler l'État jusqu'au Conseil d'État. Une histoire de courage, de justice, et de ce que ça veut dire de refuser de disparaître.Lien site "Ecole pour tous" https://www.ecolepourtous.org/Lien pour soutenir le Collectif #EcolePourTous dans sa campagne d'appels aux Sénateurs / Sénatrices https://form.qomon.org/59da8ac9-je-souhaite-aider-le-collectif-ecolepourtous-dans-sa-campagne-d-appels-aux-senateurs-senatrices/Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les Bleus affronteront la Finlande, victorieuse de l'Italie, pourtant favorite puisque double championne du monde. Les Français, champions olympiques, se sont qualifiés mardi en dominant la Roumanie. Autre affiche de ces demi-finales, Slovénie vs Pologne, tenante du titre.
Les Bleus affronteront la Finlande, victorieuse de l'Italie, pourtant favorite puisque double championne du monde. Les Français, champions olympiques, se sont qualifiés mardi en dominant la Roumanie. Autre affiche de ces demi-finales, Slovénie vs Pologne, tenante du titre.
Pendant vingt-quatre ans, Nicolae Ceaușescu a dirigé la Roumanie d'une main de fer. Pourtant, avant de devenir l'un des dictateurs les plus redoutés d'Europe, il a longtemps été courtisé par les démocraties occidentales pour son indépendance affichée face à l'URSS.Dans cette vidéo, on retrace toute l'histoire de la Roumanie communiste : la prise de pouvoir progressive des communistes après la Seconde Guerre mondiale, l'ascension de Ceaușescu, son culte de la personnalité inspiré de la Corée du Nord, la surveillance de la population par la Securitate, les pénuries des années 1980 et la révolution sanglante qui conduit à son exécution, avec sa femme Elena, le 25 décembre 1989.Une dictature peut tomber en quelques jours. Mais il faut parfois plusieurs générations pour parvenir à en guérir.
Fait-on vraiment un pas dans le futur avec ces data centers géants chargés de stocker de traiter et de distribuer toutes nos données ?... celles que nous envoyons sans trop nous en soucier dans le « cloud » ? Les géants du numérique Google, Amazon, Meta sont tous à la recherche de territoires où installer leurs centres de données si gourmands en énergie et en eau pour refroidir les machines. De la France à la Finlande, ces derniers mois, rivalisent d'annonces triomphales sur la construction de ces immenses usines très bien gardées ... Et c'est bien sûr en Irlande, terre européenne d'élection des Gafam, pour des raisons fiscales, que l'on compte le plus de data centers sur le continent. 89 au total. Les nouveaux chantiers générés par l'IA s'annoncent à un rythme effréné... au risque de saturer le réseau électrique du pays. Les citoyens s'inquiètent, certains jouent même les lanceurs d'alerte. C'est le reportage en Irlande de Clémence Pénard. Les data centers en Irlande désormais présentés comme un signal d'alarme pour le reste du monde par les Nations unies. La tentation belge, envers et contre tous les impacts Maïté Warland, journaliste d'investigation pour le magazine belge Médor, signe une passionnante enquête sur Google en Wallonie, ou comment les centres de données mettent la Belgique sous tension. Curieusement, les grandes entreprises numériques ne doivent rendre de compte à personne l'opacité la plus totale règne sur leur impact environnemental ou même économique alors qu'il y a une vraie fébrilité en Belgique et en Europe, avec la crainte de passer à côté de la création d'une nouvelle manne pour créer des emplois... En Roumanie, la nostalgie des jeunes pour l'ère communiste Direction la Roumanie avec un sujet bien différent puisqu'on se tourne vers le passé et l'ère sanguinaire du dictateur communiste Ceaucescu renversé en 1989... et exécuté immédiatement après. Par un curieux retournement de l'Histoire, 45% des jeunes Roumains disent dans un sondage que cette époque était plutôt une bonne chose... Comment expliquer cette nostalgie pour une des périodes les plus sombres de leur pays ?... C'est le reportage de Guilhem Bernes. À écouter aussiRoumanie: trente ans après, le difficile travail de mémoire autour des Ceausescu
Fait-on vraiment un pas dans le futur avec ces data centers géants chargés de stocker de traiter et de distribuer toutes nos données ?... celles que nous envoyons sans trop nous en soucier dans le « cloud » ? Les géants du numérique Google, Amazon, Meta sont tous à la recherche de territoires où installer leurs centres de données si gourmands en énergie et en eau pour refroidir les machines. De la France à la Finlande, ces derniers mois, rivalisent d'annonces triomphales sur la construction de ces immenses usines très bien gardées ... Et c'est bien sûr en Irlande, terre européenne d'élection des Gafam, pour des raisons fiscales, que l'on compte le plus de data centers sur le continent. 89 au total. Les nouveaux chantiers générés par l'IA s'annoncent à un rythme effréné... au risque de saturer le réseau électrique du pays. Les citoyens s'inquiètent, certains jouent même les lanceurs d'alerte. C'est le reportage en Irlande de Clémence Pénard. Les data centers en Irlande désormais présentés comme un signal d'alarme pour le reste du monde par les Nations unies. La tentation belge, envers et contre tous les impacts Maïté Warland, journaliste d'investigation pour le magazine belge Médor, signe une passionnante enquête sur Google en Wallonie, ou comment les centres de données mettent la Belgique sous tension. Curieusement, les grandes entreprises numériques ne doivent rendre de compte à personne l'opacité la plus totale règne sur leur impact environnemental ou même économique alors qu'il y a une vraie fébrilité en Belgique et en Europe, avec la crainte de passer à côté de la création d'une nouvelle manne pour créer des emplois... En Roumanie, la nostalgie des jeunes pour l'ère communiste Direction la Roumanie avec un sujet bien différent puisqu'on se tourne vers le passé et l'ère sanguinaire du dictateur communiste Ceaucescu renversé en 1989... et exécuté immédiatement après. Par un curieux retournement de l'Histoire, 45% des jeunes Roumains disent dans un sondage que cette époque était plutôt une bonne chose... Comment expliquer cette nostalgie pour une des périodes les plus sombres de leur pays ?... C'est le reportage de Guilhem Bernes. À écouter aussiRoumanie: trente ans après, le difficile travail de mémoire autour des Ceausescu
La quatrième cargaison d'aides humanitaires d'urgence chinoises acheminée au Népal;Le commerce extérieur en hausse de 17,6% entre janvier et août;L'indice des prix à la consommation en hausse de 0,8 % en août;Huawei dévoile sa puce haute performance Kirin 9050 Pro;La Chine ouvre au public les données de ses stations de référence BeiDou;De grandes banques chinoises prévoient l'émission d'actions A pour renforcer leur capital de base;Air China inaugure une nouvelle liaison aérienne directe avec la Roumanie et la Croatie ;Lancement sur le marché mondial de la technologie d'énergie nucléaire Hualong-One 2.0;La Chine et la Russie réalisent leur première observation conjointe de la banquise dans l'Arctique;Ouverture à Beijing du premier restaurant de nouilles entièrement robotisé et commercialisé;Un époustouflant spectacle de lumière 3D illumine la CIFTIS 2026
C dans l'air du 10 septembre 2026 - Poutine a-t-il tenté d'éliminer Zélensky? Que s'est-il passé dans le ciel moldave ? Alors qu'il quittait la Moldavie pour la Norvège, l'avion de Volodymyr Zelensky a failli être percuté par un drone, selon le Premier ministre norvégien. La présidence ukrainienne évoque plutôt une alerte après qu'un drone russe a pénétré dans l'espace aérien de la Moldavie et de la Roumanie. Si les versions sont plus ou moins inquiétantes selon les sources, il s'est bien passé quelque chose puisque le porte-parole du gouvernement moldave a indiqué que son pays avait fermé son espace aérien. Le drone, lui, serait tombé à 160 kilomètres de l'aéroport international de Chișinău.Un incident qui relance les inquiétudes autour de la sécurité de Volodymyr Zelensky, placé sous haute sécurité. Plusieurs drones avaient déjà été repérés en décembre 2025 sur la trajectoire de l'avion du président ukrainien en Irlande. Volodymyr Zelensky est-il en danger ? Y a-t-il des taupes dans l'entourage du président ukrainien ?Il est de notoriété publique que Volodymyr Zelensky doit de plus en plus gérer des divisions internes, au moment où les pressions liées à la guerre face à la Russie et sur le plan diplomatique se renforcent. Selon plusieurs médias ukrainiens, une fusillade s'est déroulée le 2 septembre dernier dans la capitale de l'Ukraine, opposant des membres des deux grands organes de sécurité du pays : les services de sécurité (SBU) et le renseignement militaire (GUR). Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié l'incident de « honte absolue » et a ordonné une enquête.Depuis plusieurs mois, l'Ukraine fait monter en puissance ses frappes à longue portée, visant de plus en plus souvent des infrastructures civiles telles que des entrepôts logistiques et des sites pétroliers et portuaires. Des tirs qui provoquent malaise et inquiétude dans la population russe, sèment le doute sur la capacité du pouvoir à protéger le pays et impactent l'économie russe. La popularité de Vladimir Poutine baisse et inquiète le Kremlin à l'approche des élections législatives. Si la victoire du parti du président russe à ce scrutin, organisé le 20 septembre prochain, ne fait pas le moindre doute, la colère monte dans une partie de la population et le détracteur du Kremlin Ilya Iachine tente de mobiliser l'opposition. En exil, l'opposant russe a appelé tous les « Russes opposés à la guerre » en Ukraine à voter contre Vladimir Poutine aux élections législatives.Selon un rapport des services de renseignement européens, Vladimir Poutine s'inquiéterait grandement de sa sécurité. Il passerait désormais une grande partie de son temps confiné dans des bunkers ultra-sécurisés et aurait décidé, au mois d'août, de renforcer sa garde rapprochée, qui dépasse désormais 800 personnes, sur fond de craintes d'attentat, de coup d'État et d'escalade militaire.Nos journalistes ont pu rencontrer Iryna Terekh, qui dirige l'entreprise de défense Fire Point, devenue l'un des fers de lance des capacités ukrainiennes de frappe en profondeur contre la Russie. Retrouvez son interview ce soir dans l'air et posez-nous dès maintenant vos questions !Nos experts :- Gallagher FENWICK - éditorialiste de politique internationale, ancien correspondant à Washington, auteur Volodymyr Zelensky, l'Ukraine dans le sang paru aux éditions du Rocher- Marie JEGO - journaliste au Monde, pour lequel vous avez été correspondante à Moscou de 2005 à 2014.- Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, spécialiste des questions internationales- Vincent CROUZET - Ancien espion de la DGSE, expert en renseignement et écrivain, auteur de La marque des esclaves, à paraître aux éditions de l'Animal
Le Partage de midi est une série de rencontres à la Maison Jean Vilar avec des auteurs et des autrices joués sur les plateaux du Festival d'Avignon. Le 7 juillet 2026, au micro de Mathieu Mével : • Alexandra Badea Droit de visite aux Éditions de L'Arche, programmé au 11 Autrice et metteuse en scène née en Roumanie, Alexandra Badea a reçu le Prix du théâtre de l'Académie française en 2023. Dans cette pièce, une femme emprisonnée reçoit cinq visites. Cinq monologues qui révèlent progressivement les liens de dépendance et d'aliénation qui l'ont conduite là. • Léna Bokobza-Brunet Médusée, mes yeux ne vous tueront pas aux Éditions Théâtre Ouvert, programmé au 11 Comédienne, chanteuse et autrice, Léna Bokobza-Brunet a fondé en 2019 la compagnie Ultimato en Normandie. Sa pièce mêle autofiction et figure mythologique de la Gorgone, entre chant et cabaret, pour évoquer avec la pop culture et la sororité le viol, combats et métamorphoses. • Rébecca Déraspe Les glaces aux Éditions de ta mère, programmé au 11 Autrice québécoise vivant à Montréal, Rébecca Déraspe est jouée et traduite à travers le monde. Dans cette pièce, quand Noémie apprend que son fils est accusé d'agression sexuelle, ses propres traumas ressurgissent. Une œuvre sur le pardon, la réparation et la sororité. Crédits : Radio radio
Partagez votre opinion avec la rédactionDans ce nouvel épisode du podcast « Initiatives Expats », Lesfrancais.press met le cap sur la Roumanie, et plus précisément sur Iași à la rencontre de Christophe Santini. Neurochirurgien et président fondateur de l'Union Sportive des Abeilles Francophones de Iași (USAFI), notre invité revient sur son parcours d'expatrié et sur la création d'une association sportive ouverte à tous. Rugby, tennis, pétanque, athlétisme, l'USAFI rassemble aujourd'hui plusieurs disciplines et entend faire du sport un trait d'union entre la communauté francophone et la société roumaine.Support the show
4000 kilomètres en voiture. Un aller-retour express entre la Roumanie et Grenoble pour venir tuer ici son épouse, agresser sexuellement sa fille de treize ans et l'égorger à son tour. C'est le scénario retenu contre un ancien ingénieur en informatique, Marian Marinescu, âgé aujourd'hui de 75 ans. Accusé d'avoir imaginé à l'hiver 1993, ce plan pour se soustraire à la justice. Est-il le plus machiavélique des menteurs ? Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles. Ecoutez L'heure du Crime du 15 janvier 2024 avec Jean-Alphonse Richard.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En théorie, accéder à l'IVG en Roumanie est un droit, mais la réalité est aujourd'hui tout autre. Notre correspondant en Roumanie a pris le pouls d'un pays traversé par la crainte du recul. Nous parlerons des conditions de travail des annotateurs à Madagascar, main-d'œuvre à bas coût au service de nos IA. Pour finir, nous suivrons des Polonais qui se préparent à la guerre, ou aux crises. Cette émission est une rediffusion estivale. Avorter en Roumanie, oui mais pour combien de temps encore ? Depuis 1990, l'accès à l'IVG est un droit en Roumanie. Mais les signaux d'alerte se multiplient : poids croissant de l'Église orthodoxe dans la société, manque de moyens, progression des mouvements anti-IVG. Dans l'air, flotte le souvenir de la politique nataliste et anti-avortement du dictateur Ceaușescu, il y a tout juste soixante ans. Interrompre sa grossesse à risque et non désirée a été un parcours du combattant pour la jeune Roumaine rencontrée par Guilhem Bernes à Bucarest. « Internet n'est pas un endroit pour les femmes » C'est le titre volontairement accrocheur du dernier livre de la sociologue italienne Silvia Semenzin, publié aux éditions Einaudi. Dans cet essai, la spécialiste des violences numériques et violences de genre entremêle expérience personnelle et histoire d'Internet, des débuts à nos jours. En émerge un constat amer sur la place des femmes en ligne, même si elle ne perd pas espoir que le monde virtuel devienne ou redevienne un espace d'émancipation. Notre correspondante Cécile Debarge l'a rencontrée. À lire aussiCyberharcèlement: les femmes africaines ne sont pas épargnées par la violence en ligne La Chronique de la Revue Dessinée, avec Baptiste Bouthier, rédacteur en chef. Derrière les performances des géants de l'IA française, les traumatismes de ses petites mains Madagascar a longtemps accueilli des centres d'appels délocalisés, l'île est désormais la destination privilégiée des entreprises françaises d'annotation de données pour IA. Clément Pouré a enquêté pour la Revue Dessinée sur un système carnassier qui exploite des milliers d'annotateurs et annotatrices, indispensables au fonctionnement des IA. Une enquête illustrée par Lorène Gaydon à retrouver dans le numéro 52 de la Revue Dessinée du 3 juin 2026. À écouter aussiMadagascar: l'Office malagasy des droits d'auteur monte au créneau contre l'IA Face à la menace russe, la population polonaise sur le qui-vive Déjà en première place du classement européen sur les dépenses militaires en parts du PIB (5%), la Pologne se tourne vers sa population. Alors que des drones russes survolent l'UE, voire s'y écrasent, les risques liés à la guerre en Ukraine sont dans tous les esprits. Le contexte pousse ainsi des civils à prendre part à des journées d'entraînement par des militaires, baptisées « Toujours Prêts ». Notre correspondant Adrien Sarlat s'est glissé parmi les participants, en banlieue de Varsovie. À lire aussiSafe: la Pologne est la première bénéficiaire du programme militaire européen
En théorie, accéder à l'IVG en Roumanie est un droit, mais la réalité est aujourd'hui tout autre. Notre correspondant en Roumanie a pris le pouls d'un pays traversé par la crainte du recul. Nous parlerons des conditions de travail des annotateurs à Madagascar, main-d'œuvre à bas coût au service de nos IA. Pour finir, nous suivrons des Polonais qui se préparent à la guerre, ou aux crises. Cette émission est une rediffusion estivale. Avorter en Roumanie, oui mais pour combien de temps encore ? Depuis 1990, l'accès à l'IVG est un droit en Roumanie. Mais les signaux d'alerte se multiplient : poids croissant de l'Église orthodoxe dans la société, manque de moyens, progression des mouvements anti-IVG. Dans l'air, flotte le souvenir de la politique nataliste et anti-avortement du dictateur Ceaușescu, il y a tout juste soixante ans. Interrompre sa grossesse à risque et non désirée a été un parcours du combattant pour la jeune Roumaine rencontrée par Guilhem Bernes à Bucarest. « Internet n'est pas un endroit pour les femmes » C'est le titre volontairement accrocheur du dernier livre de la sociologue italienne Silvia Semenzin, publié aux éditions Einaudi. Dans cet essai, la spécialiste des violences numériques et violences de genre entremêle expérience personnelle et histoire d'Internet, des débuts à nos jours. En émerge un constat amer sur la place des femmes en ligne, même si elle ne perd pas espoir que le monde virtuel devienne ou redevienne un espace d'émancipation. Notre correspondante Cécile Debarge l'a rencontrée. À lire aussiCyberharcèlement: les femmes africaines ne sont pas épargnées par la violence en ligne La Chronique de la Revue Dessinée, avec Baptiste Bouthier, rédacteur en chef. Derrière les performances des géants de l'IA française, les traumatismes de ses petites mains Madagascar a longtemps accueilli des centres d'appels délocalisés, l'île est désormais la destination privilégiée des entreprises françaises d'annotation de données pour IA. Clément Pouré a enquêté pour la Revue Dessinée sur un système carnassier qui exploite des milliers d'annotateurs et annotatrices, indispensables au fonctionnement des IA. Une enquête illustrée par Lorène Gaydon à retrouver dans le numéro 52 de la Revue Dessinée du 3 juin 2026. À écouter aussiMadagascar: l'Office malagasy des droits d'auteur monte au créneau contre l'IA Face à la menace russe, la population polonaise sur le qui-vive Déjà en première place du classement européen sur les dépenses militaires en parts du PIB (5%), la Pologne se tourne vers sa population. Alors que des drones russes survolent l'UE, voire s'y écrasent, les risques liés à la guerre en Ukraine sont dans tous les esprits. Le contexte pousse ainsi des civils à prendre part à des journées d'entraînement par des militaires, baptisées « Toujours Prêts ». Notre correspondant Adrien Sarlat s'est glissé parmi les participants, en banlieue de Varsovie. À lire aussiSafe: la Pologne est la première bénéficiaire du programme militaire européen
C dans l'air du 22 août 2026 - Poutine : ses nouvelles bases secrètes... contre l'OTANPRÉSENTATION : Myriam EncaouaLa Russie se donne de nouveaux moyens de pression militaire sur l'Europe. Selon une enquête de The Telegraph, Moscou aurait construit 59 rampes de lancement de drones sur dix sites dans l'ouest du pays. La carte publiée par le journal montre que plusieurs pays de l'OTAN, notamment la Pologne, les États baltes, la Finlande, la Roumanie et la Bulgarie, pourraient se trouver à portée de ces appareils. Cette menace s'inscrit dans une confrontation de plus en plus large avec l'OTAN. Aux capacités militaires russes s'ajoutent les cyberattaques, les sabotages et les opérations clandestines attribuées à Moscou. L'objectif : tester les défenses et surtout la cohésion politique des Européens. En Ukraine, Mykhailo Fedorov, ancien ministre de la Défense et proche de Volodymyr Zelensky, est devenu un opposant de plus en plus visible. Après son limogeage, il a dénoncé une "crise systémique de gouvernance" et demandé la tenue d'élections. Mais la loi martiale interdit actuellement les scrutins. Le président ukrainien doit également gérer de nouvelles affaires touchant son entourage. Une enquête anticorruption porte notamment sur un réseau soupçonné d'avoir blanchi environ 3 millions de dollars. Un scandale qui pourrait fragiliser son autorité. Enfin, la Russie doit faire face au phénomène des déserteurs. Moscou tente, en vain, de recruter des soldats avec des primes financières très importantes. Les tribunaux militaires russes auraient prononcé plus de 18 000 verdicts pour des affaires d'abandon de poste. Ces déserteurs témoignent des ordres quasi suicidaires reçus, ainsi que de la violence de la hiérarchie. Les nouvelles bases de drones russes constituent-elles une menace directe pour l'Europe ? Mykhailo Fedorov peut-il devenir un adversaire politique crédible de Volodymyr Zelensky ? Que racontent les témoignages des déserteurs sur la réalité du front russe ?Nos experts :- Paul GOGO - Journaliste et ancien correspondant indépendant en Russie - Nicolas TENZER - Analyste géopolitique - Samantha DE BENDERN - Chercheuse en relations internationales "Chatam House" et ancien officier politique de l'OTAN - Céline MARANGÉ - Chercheuse à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire et spécialiste de la Russie et de l'UkrainePRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
En octobre 2015, à Châteauneuf-du-Pape, Jean-Marc Brunel disparaît. Les soupçons se portent sur son frère aîné Dominique, qui vivait chez lui. Interrogé, il prétend que Jean-Marc est parti en Roumanie ou en Ukraine, sans pouvoir préciser l'aéroport. En revenant sur place, les gendarmes relèvent plusieurs éléments suspects : traces de désordre et traces de sang. Puis, ils découvrent le corps de Jean-Marc au fond d'un puits, sous une dalle de béton fraîchement coulée. Interrogé à nouveau, son frère prétend qu'une bagarre accidentelle avait mal tourné et qu'il avait paniqué. Néanmoins, l'enquête révèle une tout autre réalité. Dominique était venu chez son frère dans un contexte de fortes tensions et l'avait frappé violemment et volontairement derrière la tête. Les enquêteurs découvrent également une grande rivalité entre les deux frères. Dominique jalousait la réussite de Jean-Marc et se sentait injustement défavorisé par leurs parents. Jean-Marc représentait la stabilité et la réussite, tandis que Dominique apparaissait instable et dépensier. Cette frustration accumulée s'est transformée en haine meurtrière. Dominique Brunel a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour assassinat avec préméditation. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le film Fjord, Palme d'or 2026, sort en salles ce mercredi 19 août. Réalisé par le cinéaste roumain Cristian Mungiu et inspiré de plusieurs faits divers réels qui ont marqué la Roumanie, Fjord raconte l'arrivée en Norvège d'un couple d'évangéliques roumains et de leurs cinq enfants. Tout bascule lorsque les parents se voient soupçonnés de maltraitance et se heurtent à la justice norvégienne. Un drame social tout en nuances, qui ne prend jamais parti. RFI : Votre film Fjord raconte l'histoire d'un couple d'évangéliques qui s'installe dans un village en Norvège. Le père est roumain, la mère norvégienne. Et tout bascule quand les différents adultes de l'école découvrent des bleus sur le corps de l'aîné des enfants. Comment est née l'idée de ce film ? Cristian Mungiu : J'ai lu dans la presse un article sur ce cas. Après ça, c'est devenu vraiment très important chez nous. On avait beaucoup, beaucoup d'articles sur ces cas et j'ai commencé par essayer de les documenter un peu et j'ai vu que ce n'était pas un cas particulier, ça faisait partie d'une sorte de système, une sorte de faits divers qui se répétaient avec des familles qui venaient de pays avec une éducation très, très différente. Je crois que ce cas s'est passé il y a une dizaine d'années. Peu à peu, pendant ces dix ans, je crois que la société s'est radicalisée dans ce sens où il est devenu vraiment très compliqué de partager la société avec les autres, parce que nous n'avons pas du tout les mêmes idées sur l'avenir, sur l'éducation des enfants. Alors je me suis dit à la fin que pour cette histoire, je peux parler de ce qui se passe aujourd'hui, de cette intolérance que nous avons pour les autres qui ne partagent pas les mêmes valeurs avec nous. Et même si le film est basé surtout sur un de ces cas, j'ai pris des détails de plusieurs cas et j'ai fictionnalisé à la fin pour avoir un discours qui parle plutôt de l'état du monde d'aujourd'hui et de la société contemporaine globalisée, et divisée, dans laquelle on vit aujourd'hui. Vous l'avez dit, Fjord raconte la polarisation grandissante des sociétés occidentales, tiraillée entre les idées conservatrices d'un côté, progressistes de l'autre. Pourtant, tout est toujours très nuancé dans votre film, surtout dans la deuxième partie du film. Comment avez-vous construit le récit pour éviter de désigner un coupable trop rapidement et maintenir cette ambiguïté ? Pour moi, c'est important que les jugements ne m'appartiennent pas, que je responsabilise le spectateur, parce qu'à la fin, ce qui est important, ce n'est pas de trouver des coupables pour le cas qui existe dans le film, mais de comprendre quel est ton point de vue dans ta vie réelle, comme spectateur. Je ne veux pas faire un film idéologique qui défend une idéologie particulière. J'essaye de comprendre et c'est pour ça que dans le film, j'essaye toujours de respecter la volonté de chaque personnage, d'exprimer ses opinions, ses arguments. Ce que je cite dans le film, ce ne sont pas mes idées à moi. J'essaie de comprendre quels sont les arguments de ce personnage que je représente ici, et j'ai une sorte de responsabilité. Qu'est-ce qui vous a intéressé dans l'opposition entre les deux familles ? Ils se découvrent d'une façon très humaine. Quand tu entres en contact de façon très proche avec une autre personne, tu commences à comprendre que tu n'es pas si différent. À la fin, tu as les mêmes problèmes, même si les solutions ne sont pas toujours les mêmes. Tu peux vraiment avoir une sorte de communication. La communication commence quand tu donnes à l'autre l'espace et le temps d'avoir des idées qui ne correspondent pas à ce que tu crois toi-même. Sinon, si on n'écoute pas l'autre, ce n'est pas un dialogue, ce n'est pas une conversation. On n'arrive nulle part. Quand on juge les autres à partir d'une sorte de stéréotype et d'une idéologie, on perd ce côté humain. On applique des jugements qui ne correspondent pas du tout à chaque situation, on simplifie les choses et ce n'est pas vraiment du tout une bonne façon de rouvrir ce chemin qui devait nous mettre ensemble dans une société qui aujourd'hui est vraiment très, très, très partagée et très radicalisée. Il y a plusieurs scènes où des jeunes filles semblent marcher sur l'eau, quelle est la symbolique derrière ces images ? Quelle est la symbolique que vous trouvez dans ces scènes ? Une référence biblique ? C'est possible, oui. La question pour moi est : est-ce que nous sommes assez convaincus de toutes nos idées, qu'on peut dire que le monde est toujours tout à fait rationnel ? Est-ce que nous, nous sommes des personnes tout à fait rationnelles, toujours ? Je ne sais pas. Je ne suis pas si sûr de ça, même si je suis une personne très rationnelle. Mais même comme ça, je trouve qu'on doit laisser la liberté aux autres. Et c'est pour ça que le film inclut plusieurs moments où la tolérance va jusqu'à ce niveau, où on doit comprendre qu'il y a des choses qui ne s'expriment pas mais qui existent et que nous, on doit être aussi tolérants avec ça. C'est difficile. Nous n'avons pas d'explications, mais à la fin, quand on parle de l'amour, de l'affection, est-ce que ça, c'est tout à fait rationnel ? Je ne crois pas. C'est un mélange d'intuition. Ce n'est pas toujours un signe de supériorité de considérer que toutes les choses ont une explication rationnelle. Les deux rôles principaux sont incarnés par Renate Reinsve et Sebastian Stan. Pourquoi eux ? Pourquoi ce duo ? Pour Sebastian, c'est très simple, il n'y a pas un autre comédien américain qui peut parler roumain, alors je n'avais pas trop le choix. Et après ça, parce que même si les faits divers se passent dans plusieurs pays du Nord, la plupart d'entre eux se passaient en Norvège. Je me suis décidé à tourner en Norvège. Et si tu arrives en Norvège, dans le cinéma norvégien, quelqu'un comme moi qui a vu surtout les films de Joachim Trier, tu veux rencontrer Renate. C'est la première comédienne que j'ai rencontrée. Nous avons lu ensemble plusieurs scènes pour plusieurs personnages dans le film, et elle a une sensibilité assez particulière, j'ai trouvé qu'elle correspondait beaucoup à l'esprit un peu religieux de ce personnage qu'elle devait interpréter. Est-ce que le fait de placer l'action dans un décor norvégien, dans un fjord, était aussi une manière de mettre l'isolement, l'étouffement de cette communauté en images ? C'est aussi une sorte de calme apparent qui existe dans un fjord, avec cette eau plate. Mais en dessous de ça, il y a beaucoup de choses. Nous avons beaucoup de conflits, beaucoup d'opinions qui s'expriment, et nous avons des avalanches comme ça, avec beaucoup de sentiments, parce que même si tu vis dans une société où la politesse est une valeur extraordinaire, le respect pour l'autre, ça ne veut pas dire que tu n'as pas d'opinions sur les autres, c'est seulement ta manière de rester poli. Moi, je ne suis pas poli. Moi, j'utilise le cinéma pour dire qu'on doit lutter contre ces politesses, contre ce politiquement correct qui nous empêche d'exprimer ce qu'on pense. Aujourd'hui, je ne suis pas du tout pour ces sortes de films qui se répètent et qui te confirment que tu partages de bonnes valeurs avec les autres. Oui, ça j'ai compris, c'est très bien, mais c'est trop simple de faire ça. À lire aussiCannes 2026: Cristian Mungiu remporte la Palme d'or avec «Fjord» sur la question sensible de la religion
Le film Fjord, Palme d'or 2026, sort en salles ce mercredi 19 août. Réalisé par le cinéaste roumain Cristian Mungiu et inspiré de plusieurs faits divers réels qui ont marqué la Roumanie, Fjord raconte l'arrivée en Norvège d'un couple d'évangéliques roumains et de leurs cinq enfants. Tout bascule lorsque les parents se voient soupçonnés de maltraitance et se heurtent à la justice norvégienne. Un drame social tout en nuances, qui ne prend jamais parti. RFI : Votre film Fjord raconte l'histoire d'un couple d'évangéliques qui s'installe dans un village en Norvège. Le père est roumain, la mère norvégienne. Et tout bascule quand les différents adultes de l'école découvrent des bleus sur le corps de l'aîné des enfants. Comment est née l'idée de ce film ? Cristian Mungiu : J'ai lu dans la presse un article sur ce cas. Après ça, c'est devenu vraiment très important chez nous. On avait beaucoup, beaucoup d'articles sur ces cas et j'ai commencé par essayer de les documenter un peu et j'ai vu que ce n'était pas un cas particulier, ça faisait partie d'une sorte de système, une sorte de faits divers qui se répétaient avec des familles qui venaient de pays avec une éducation très, très différente. Je crois que ce cas s'est passé il y a une dizaine d'années. Peu à peu, pendant ces dix ans, je crois que la société s'est radicalisée dans ce sens où il est devenu vraiment très compliqué de partager la société avec les autres, parce que nous n'avons pas du tout les mêmes idées sur l'avenir, sur l'éducation des enfants. Alors je me suis dit à la fin que pour cette histoire, je peux parler de ce qui se passe aujourd'hui, de cette intolérance que nous avons pour les autres qui ne partagent pas les mêmes valeurs avec nous. Et même si le film est basé surtout sur un de ces cas, j'ai pris des détails de plusieurs cas et j'ai fictionnalisé à la fin pour avoir un discours qui parle plutôt de l'état du monde d'aujourd'hui et de la société contemporaine globalisée, et divisée, dans laquelle on vit aujourd'hui. Vous l'avez dit, Fjord raconte la polarisation grandissante des sociétés occidentales, tiraillée entre les idées conservatrices d'un côté, progressistes de l'autre. Pourtant, tout est toujours très nuancé dans votre film, surtout dans la deuxième partie du film. Comment avez-vous construit le récit pour éviter de désigner un coupable trop rapidement et maintenir cette ambiguïté ? Pour moi, c'est important que les jugements ne m'appartiennent pas, que je responsabilise le spectateur, parce qu'à la fin, ce qui est important, ce n'est pas de trouver des coupables pour le cas qui existe dans le film, mais de comprendre quel est ton point de vue dans ta vie réelle, comme spectateur. Je ne veux pas faire un film idéologique qui défend une idéologie particulière. J'essaye de comprendre et c'est pour ça que dans le film, j'essaye toujours de respecter la volonté de chaque personnage, d'exprimer ses opinions, ses arguments. Ce que je cite dans le film, ce ne sont pas mes idées à moi. J'essaie de comprendre quels sont les arguments de ce personnage que je représente ici, et j'ai une sorte de responsabilité. Qu'est-ce qui vous a intéressé dans l'opposition entre les deux familles ? Ils se découvrent d'une façon très humaine. Quand tu entres en contact de façon très proche avec une autre personne, tu commences à comprendre que tu n'es pas si différent. À la fin, tu as les mêmes problèmes, même si les solutions ne sont pas toujours les mêmes. Tu peux vraiment avoir une sorte de communication. La communication commence quand tu donnes à l'autre l'espace et le temps d'avoir des idées qui ne correspondent pas à ce que tu crois toi-même. Sinon, si on n'écoute pas l'autre, ce n'est pas un dialogue, ce n'est pas une conversation. On n'arrive nulle part. Quand on juge les autres à partir d'une sorte de stéréotype et d'une idéologie, on perd ce côté humain. On applique des jugements qui ne correspondent pas du tout à chaque situation, on simplifie les choses et ce n'est pas vraiment du tout une bonne façon de rouvrir ce chemin qui devait nous mettre ensemble dans une société qui aujourd'hui est vraiment très, très, très partagée et très radicalisée. Il y a plusieurs scènes où des jeunes filles semblent marcher sur l'eau, quelle est la symbolique derrière ces images ? Quelle est la symbolique que vous trouvez dans ces scènes ? Une référence biblique ? C'est possible, oui. La question pour moi est : est-ce que nous sommes assez convaincus de toutes nos idées, qu'on peut dire que le monde est toujours tout à fait rationnel ? Est-ce que nous, nous sommes des personnes tout à fait rationnelles, toujours ? Je ne sais pas. Je ne suis pas si sûr de ça, même si je suis une personne très rationnelle. Mais même comme ça, je trouve qu'on doit laisser la liberté aux autres. Et c'est pour ça que le film inclut plusieurs moments où la tolérance va jusqu'à ce niveau, où on doit comprendre qu'il y a des choses qui ne s'expriment pas mais qui existent et que nous, on doit être aussi tolérants avec ça. C'est difficile. Nous n'avons pas d'explications, mais à la fin, quand on parle de l'amour, de l'affection, est-ce que ça, c'est tout à fait rationnel ? Je ne crois pas. C'est un mélange d'intuition. Ce n'est pas toujours un signe de supériorité de considérer que toutes les choses ont une explication rationnelle. Les deux rôles principaux sont incarnés par Renate Reinsve et Sebastian Stan. Pourquoi eux ? Pourquoi ce duo ? Pour Sebastian, c'est très simple, il n'y a pas un autre comédien américain qui peut parler roumain, alors je n'avais pas trop le choix. Et après ça, parce que même si les faits divers se passent dans plusieurs pays du Nord, la plupart d'entre eux se passaient en Norvège. Je me suis décidé à tourner en Norvège. Et si tu arrives en Norvège, dans le cinéma norvégien, quelqu'un comme moi qui a vu surtout les films de Joachim Trier, tu veux rencontrer Renate. C'est la première comédienne que j'ai rencontrée. Nous avons lu ensemble plusieurs scènes pour plusieurs personnages dans le film, et elle a une sensibilité assez particulière, j'ai trouvé qu'elle correspondait beaucoup à l'esprit un peu religieux de ce personnage qu'elle devait interpréter. Est-ce que le fait de placer l'action dans un décor norvégien, dans un fjord, était aussi une manière de mettre l'isolement, l'étouffement de cette communauté en images ? C'est aussi une sorte de calme apparent qui existe dans un fjord, avec cette eau plate. Mais en dessous de ça, il y a beaucoup de choses. Nous avons beaucoup de conflits, beaucoup d'opinions qui s'expriment, et nous avons des avalanches comme ça, avec beaucoup de sentiments, parce que même si tu vis dans une société où la politesse est une valeur extraordinaire, le respect pour l'autre, ça ne veut pas dire que tu n'as pas d'opinions sur les autres, c'est seulement ta manière de rester poli. Moi, je ne suis pas poli. Moi, j'utilise le cinéma pour dire qu'on doit lutter contre ces politesses, contre ce politiquement correct qui nous empêche d'exprimer ce qu'on pense. Aujourd'hui, je ne suis pas du tout pour ces sortes de films qui se répètent et qui te confirment que tu partages de bonnes valeurs avec les autres. Oui, ça j'ai compris, c'est très bien, mais c'est trop simple de faire ça. À lire aussiCannes 2026: Cristian Mungiu remporte la Palme d'or avec «Fjord» sur la question sensible de la religion
Insultes, menaces, diffamation, chantage… Les réseaux sociaux sont devenus un terrain de violence, souvent invisible mais aux conséquences bien réelles. Face à la multiplication des drames liés à la haine en ligne, plusieurs pays européens commencent à légiférer pour mieux protéger les victimes. La bataille d'une mère devenue militante Après le suicide de sa fille Nicole, victime de cyberharcèlement à 21 ans, l'Irlandaise Jackie Fox mène depuis 2018 un combat sans relâche pour faire reconnaître le cyberharcèlement et renforcer la protection des victimes. Son engagement a conduit à l'adoption en Irlande de la « Coco's Law », entrée en vigueur en 2021, qui criminalise le harcèlement en ligne. Cette semaine, Jackie Fox était au Parlement européen à Strasbourg pour interpeller les eurodéputés. Jean-Jacques Héry l'a rencontrée. En Moldavie, la violence numérique devient un crime Dans ce petit État de deux millions d'habitants, entre la Roumanie et l'Ukraine, une nouvelle loi reconnaît désormais explicitement la violence numérique comme une infraction pénale. Une réponse à un phénomène qui touche particulièrement les femmes et les jeunes : un adolescent sur deux affirme qu'un inconnu lui a déjà demandé des images à caractère sexuel sur Internet. Reportage de Maria Gerth-Niculescu. Mines : en Croatie, la fin d'un chantier colossal Entre 1991 et 1995, les guerres d'ex-Yougoslavie ont laissé derrière elles des millions de mines. Trente ans plus tard, dans les Balkans, ces engins continuent de marquer les paysages : forêts, montagnes, chemins de randonnée restent dangereux en Bosnie-Herzégovine, qui demeure le pays d'Europe le plus contaminé. En Serbie aussi, le déminage n'est pas achevé. Mais la Croatie, elle, affirme avoir tourné la page et s'être enfin débarrassée des 577 000 mines qui ont fait 612 victimes, mortes ou blessées. L'Union européenne a financé près d'un quart de ce chantier titanesque, et les démineurs croates ont acquis une expertise qui intéresse aujourd'hui un autre pays miné par la guerre : l'Ukraine. Reportage de Frédérique Lebel. La chronique musicale de Vincent Théval : Coraline Gaye, L'île (Belgique).
Insultes, menaces, diffamation, chantage… Les réseaux sociaux sont devenus un terrain de violence, souvent invisible mais aux conséquences bien réelles. Face à la multiplication des drames liés à la haine en ligne, plusieurs pays européens commencent à légiférer pour mieux protéger les victimes. La bataille d'une mère devenue militante Après le suicide de sa fille Nicole, victime de cyberharcèlement à 21 ans, l'Irlandaise Jackie Fox mène depuis 2018 un combat sans relâche pour faire reconnaître le cyberharcèlement et renforcer la protection des victimes. Son engagement a conduit à l'adoption en Irlande de la « Coco's Law », entrée en vigueur en 2021, qui criminalise le harcèlement en ligne. Cette semaine, Jackie Fox était au Parlement européen à Strasbourg pour interpeller les eurodéputés. Jean-Jacques Héry l'a rencontrée. En Moldavie, la violence numérique devient un crime Dans ce petit État de deux millions d'habitants, entre la Roumanie et l'Ukraine, une nouvelle loi reconnaît désormais explicitement la violence numérique comme une infraction pénale. Une réponse à un phénomène qui touche particulièrement les femmes et les jeunes : un adolescent sur deux affirme qu'un inconnu lui a déjà demandé des images à caractère sexuel sur Internet. Reportage de Maria Gerth-Niculescu. Mines : en Croatie, la fin d'un chantier colossal Entre 1991 et 1995, les guerres d'ex-Yougoslavie ont laissé derrière elles des millions de mines. Trente ans plus tard, dans les Balkans, ces engins continuent de marquer les paysages : forêts, montagnes, chemins de randonnée restent dangereux en Bosnie-Herzégovine, qui demeure le pays d'Europe le plus contaminé. En Serbie aussi, le déminage n'est pas achevé. Mais la Croatie, elle, affirme avoir tourné la page et s'être enfin débarrassée des 577 000 mines qui ont fait 612 victimes, mortes ou blessées. L'Union européenne a financé près d'un quart de ce chantier titanesque, et les démineurs croates ont acquis une expertise qui intéresse aujourd'hui un autre pays miné par la guerre : l'Ukraine. Reportage de Frédérique Lebel. La chronique musicale de Vincent Théval : Coraline Gaye, L'île (Belgique).
durée : 00:58:45 - Cultures monde - Situé à la frontière entre l'Ukraine et la Roumanie, le delta du fleuve Danube est un espace fragile. C'est aussi une zone stratégique, puisque c'est grâce à ses ports que sont acheminés et exportés une partie de la production céréalière ukrainienne. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Reportage en Bretagne de Jeanne Lacaille sur l'hommage rendu à Erik Marchand. Jamais sans son chapeau ni sa belle moustache : Erik Marchand, grande voix et grand passeur des musiques bretonnes, est mort en octobre 2025 à l'âge de 70 ans dans son pays de cœur, la Roumanie. Mais c'est là où il a vécu, en Centre-Bretagne, que nous emmène la reporter Jeanne Lacaille. La Bretagne, c'était sans doute le destin d'Erik Marchand qui est né à Neuilly-sur-Seine dans une famille modeste. Son père jouait de la guitare manouche et son grand-père chantait, mais c'est grâce au disque du bagad de Redon puis En passant par la Bretagne d'Eugène Grenel et Albert Bolloré qu'Erik Marchand tombe love des musiques traditionnelles bretonnes. Très tôt, ce dernier cultive aussi un goût prononcé pour les musiques du monde et les cultures d'ailleurs. Sur son tourne-disque, il écoute surtout des disques Ocora qu'il achète avec son argent de poche : des collectages de musiques et chants du pays dogon, de Madagascar, de Haute-Volta, les musiques des Indiens boni et wayana de Guyane dans lequel il y avait des chants chamaniques. Il commence à fréquenter les fest-noz et les cercles bretons de Paris. À 18 ans, une fois son bac en poche, Erik Marchand quitte la ville pour s'installer à Poullaouen, un petit village du Finistère, chez un fermier nommé Manu Kerjean qui devient son maître et lui apprend le chant traditionnel comme la langue bretonne. Passionné par le répertoire populaire de la région, Erik Marchand collecte de nombreux chants auprès des anciens et collabore avec l'association Dastum. Il fait ses armes en fest-noz... et l'Histoire a fait le reste ! Mi-mai, c'est à Poullaouen que ses amis des associations Dans Tro, Drom et La Grande Boutique organisaient un grand week-end d'hommage à Erik Marchand avec deux jours de célébrations musicales et la reformation de ses groupes emblématiques. Gwerz, les Roumains du Taraf de Caransebes, les Albanais de l'ensemble polyphonique Mallakaster, la chanteuse galicienne Fransy Gonzalez, la Serbe Svetlana Spajic, Titi Robin et le maître des tablas rajasthani Hameed Khan, Manu Théron, ses anciens élèves de la Kreiz Breizh Akademi... Depuis les quatre coins de l'Europe comme de la Bretagne, tous et toutes ont fait le déplacement pour honorer la vie, l'œuvre et l'héritage d'Erik Marchand qui continue de réunir les mondes et les musiques. « Erik s'intéressait à toutes les musiques du monde, aux musiques traditionnelles, aux musiques des racines » — Fransy Gonzalez « Un oiseau a crié dans l'Atlantique et son cri est parvenu jusqu'à l'Albanie… Ainsi commence notre chanson qui parle d'Erik Marchand et du deuil que nous vivons avec sa mort » — Mallakaster « Avec Erik, on travaillait beaucoup, énormément, on ne comptait jamais le nombre de répétitions. Il était extrêmement perfectionniste, il ne laissait passer aucune erreur. Parfois, il pouvait même se montrer un peu dur ! Mais il était toujours juste » — Costica Olan du Taraf de Caransebes « On peut dire qu'Erik Marchand a été mon maître, même s'il n'aimait pas cette expression, il n'aimait pas se mettre en avant. Pourtant, lui-même disait de Manu Kerjean qu'il avait été son maître... Pourquoi ne pourrions-nous pas dire pareil ? Il a transmis l'amour des musiques bretonnes à des centaines de personnes » — Christophe le Menn alias Krismenn. Titres joués dans l'émission : - Dañs tro poullaouen (Ar paotr disoursi. Ton berr) Erik Marchand · Le taraf de Caransebes extrait de Sag an tan ell (Silex 1997) - Bolom kozh Erik Marchand · Thierry Robin extrait de An Henchou Treuz - Chants du Centre-Bretagne (Ocora Radio-France 1990) - Ar Zoudard Maleurus Erik Marchand · Thierry Robin extrait de An Henchou Treuz - Chants du Centre-Bretagne (Ocora Radio-France 1990) - Ar Froudennou Thierry Robin · Hameed Khan · Erik Marchand · Yann-Fañch Kemener extrait de Erik Marchand Trio – An Tri Breur (Silex 1997) - Heuliad Fisel Erik Marchand · Thierry Robin extrait de Chants Du Centre-Bretagne — « An Heñchoú Treuz » (Ocora. Radio France 1990) - Hanter Dro Loiez Ropars · Yvon Palamour feat. groupe Jabadao, extrait de Bombarde et biniou koz (Mémoire de la Musique Bretonne) (Mouez Breiz 1962) - Côté Pile Gwerz Erik Marchand · Patrick Molard · Jacky Molard · Soig Sibéril · Youenn Le Bihan, extrait de Au-Delà (Escalibur 1987) - A Danza Erik Marchand · Fransy Gonzalez · Mallakaster · Ensemble vocal Tenore de Santu Predu de Sardaigne · Bassé Koné extrait de Kan (RCA Victor & BMG France 2001) - An Dañserien (Polka/Ardeleana/Joc De Doï/Dañs Tro Fañch) Erik Marchand · Le taraf de Caransebes extrait de Sag an tan ell (Silex 1997). - Télérama, article sur la mort d'Erik Marchand - Facebook Erik Marchand - Naïade Productions - YouTube - Erik Marchand - YouTube - Hommage à Erik Marchand. Sur le même sujet - Erik Marchand à Eurofonik en 2013. À lire sur RFI Musique : - Rodolphe Burger - Erik Marchand (7 mars 2005) - Erik Marchand (2 juin 2006) - Erik Marchand (3 mai 2004).
Reportage en Bretagne de Jeanne Lacaille sur l'hommage rendu à Erik Marchand. Jamais sans son chapeau ni sa belle moustache : Erik Marchand, grande voix et grand passeur des musiques bretonnes, est mort en octobre 2025 à l'âge de 70 ans dans son pays de cœur, la Roumanie. Mais c'est là où il a vécu, en Centre-Bretagne, que nous emmène la reporter Jeanne Lacaille. La Bretagne, c'était sans doute le destin d'Erik Marchand qui est né à Neuilly-sur-Seine dans une famille modeste. Son père jouait de la guitare manouche et son grand-père chantait, mais c'est grâce au disque du bagad de Redon puis En passant par la Bretagne d'Eugène Grenel et Albert Bolloré qu'Erik Marchand tombe love des musiques traditionnelles bretonnes. Très tôt, ce dernier cultive aussi un goût prononcé pour les musiques du monde et les cultures d'ailleurs. Sur son tourne-disque, il écoute surtout des disques Ocora qu'il achète avec son argent de poche : des collectages de musiques et chants du pays dogon, de Madagascar, de Haute-Volta, les musiques des Indiens boni et wayana de Guyane dans lequel il y avait des chants chamaniques. Il commence à fréquenter les fest-noz et les cercles bretons de Paris. À 18 ans, une fois son bac en poche, Erik Marchand quitte la ville pour s'installer à Poullaouen, un petit village du Finistère, chez un fermier nommé Manu Kerjean qui devient son maître et lui apprend le chant traditionnel comme la langue bretonne. Passionné par le répertoire populaire de la région, Erik Marchand collecte de nombreux chants auprès des anciens et collabore avec l'association Dastum. Il fait ses armes en fest-noz... et l'Histoire a fait le reste ! Mi-mai, c'est à Poullaouen que ses amis des associations Dans Tro, Drom et La Grande Boutique organisaient un grand week-end d'hommage à Erik Marchand avec deux jours de célébrations musicales et la reformation de ses groupes emblématiques. Gwerz, les Roumains du Taraf de Caransebes, les Albanais de l'ensemble polyphonique Mallakaster, la chanteuse galicienne Fransy Gonzalez, la Serbe Svetlana Spajic, Titi Robin et le maître des tablas rajasthani Hameed Khan, Manu Théron, ses anciens élèves de la Kreiz Breizh Akademi... Depuis les quatre coins de l'Europe comme de la Bretagne, tous et toutes ont fait le déplacement pour honorer la vie, l'œuvre et l'héritage d'Erik Marchand qui continue de réunir les mondes et les musiques. « Erik s'intéressait à toutes les musiques du monde, aux musiques traditionnelles, aux musiques des racines » — Fransy Gonzalez « Un oiseau a crié dans l'Atlantique et son cri est parvenu jusqu'à l'Albanie… Ainsi commence notre chanson qui parle d'Erik Marchand et du deuil que nous vivons avec sa mort » — Mallakaster « Avec Erik, on travaillait beaucoup, énormément, on ne comptait jamais le nombre de répétitions. Il était extrêmement perfectionniste, il ne laissait passer aucune erreur. Parfois, il pouvait même se montrer un peu dur ! Mais il était toujours juste » — Costica Olan du Taraf de Caransebes « On peut dire qu'Erik Marchand a été mon maître, même s'il n'aimait pas cette expression, il n'aimait pas se mettre en avant. Pourtant, lui-même disait de Manu Kerjean qu'il avait été son maître... Pourquoi ne pourrions-nous pas dire pareil ? Il a transmis l'amour des musiques bretonnes à des centaines de personnes » — Christophe le Menn alias Krismenn. Titres joués dans l'émission : - Dañs tro poullaouen (Ar paotr disoursi. Ton berr) Erik Marchand · Le taraf de Caransebes extrait de Sag an tan ell (Silex 1997) - Bolom kozh Erik Marchand · Thierry Robin extrait de An Henchou Treuz - Chants du Centre-Bretagne (Ocora Radio-France 1990) - Ar Zoudard Maleurus Erik Marchand · Thierry Robin extrait de An Henchou Treuz - Chants du Centre-Bretagne (Ocora Radio-France 1990) - Ar Froudennou Thierry Robin · Hameed Khan · Erik Marchand · Yann-Fañch Kemener extrait de Erik Marchand Trio – An Tri Breur (Silex 1997) - Heuliad Fisel Erik Marchand · Thierry Robin extrait de Chants Du Centre-Bretagne — « An Heñchoú Treuz » (Ocora. Radio France 1990) - Hanter Dro Loiez Ropars · Yvon Palamour feat. groupe Jabadao, extrait de Bombarde et biniou koz (Mémoire de la Musique Bretonne) (Mouez Breiz 1962) - Côté Pile Gwerz Erik Marchand · Patrick Molard · Jacky Molard · Soig Sibéril · Youenn Le Bihan, extrait de Au-Delà (Escalibur 1987) - A Danza Erik Marchand · Fransy Gonzalez · Mallakaster · Ensemble vocal Tenore de Santu Predu de Sardaigne · Bassé Koné extrait de Kan (RCA Victor & BMG France 2001) - An Dañserien (Polka/Ardeleana/Joc De Doï/Dañs Tro Fañch) Erik Marchand · Le taraf de Caransebes extrait de Sag an tan ell (Silex 1997). - Télérama, article sur la mort d'Erik Marchand - Facebook Erik Marchand - Naïade Productions - YouTube - Erik Marchand - YouTube - Hommage à Erik Marchand. Sur le même sujet - Erik Marchand à Eurofonik en 2013. À lire sur RFI Musique : - Rodolphe Burger - Erik Marchand (7 mars 2005) - Erik Marchand (2 juin 2006) - Erik Marchand (3 mai 2004).
En Roumanie, c'est la musique des mariages, des baptêmes et des fêtes populaires. Sur YouTube, les stars du manele, comme Costel Biju ou Babasha, cumulent plusieurs centaines de millions de vues. Pourtant, ce genre musical d'origine balkanique continue de susciter un profond rejet dans une partie de la société. De notre correspondant à Bucarest, Dans un studio de Bucarest, le chanteur Vlad Babasha attend avec impatience son concert au festival Galaxia. Il y a encore quelques années, voir un artiste de manele à l'affiche d'un grand festival aurait été impensable. « Dans les années 2000, c'était très difficile d'admettre qu'on écoutait du manele, parce que cette musique était chantée principalement par des Roms, explique le chanteur. Mais aujourd'hui, on en entend partout : dans les festivals, sur TikTok, sur Instagram... Il y a même des publicités avec du manele. C'est pour ça que les gens l'acceptent davantage. » Mariages, baptêmes, anniversaires… ce genre musical d'origine balkanique est omniprésent dans les fêtes roumaines. Pourtant, malgré son immense succès, le manele continue de diviser. En 2024, lorsque le groupe Coldplay invite Babasha sur scène à Bucarest, une partie du public le hue pendant sa prestation. « À mon avis, on ne peut pas détester le manele pour sa musique. Il y a forcément autre chose derrière », pointe Babasha. À écouter dans 8 milliards de voisinsReportage en Roumanie, le double visage de la sorcellerie Des avis partagés Dans un parc de Bucarest, les avis sont très partagés. Ionuț ne se reconnaît pas dans le manele. « Associer le manele à la musique roumaine, c'est un peu offensant. Cette musique a ses qualités, mais moi, ça ne me représente pas, affirme-t-il. Regardez aussi les paroles : je ne les trouve pas très profondes. Il y est question de diamants, de casinos par exemple… Je trouve ça superficiel. » Marina voit les choses tout autrement : la lycéenne n'imagine pas faire la fête sans manele. « Je pense que beaucoup de Roumains aiment le manele parce que c'est la musique idéale pour faire la fête, souligne-t-elle. L'énergie est bonne, on peut danser, chanter… Beaucoup de gens écoutent du manele pour ça. » Le manele domine les plateformes de streaming, mais reste largement absent des grandes radios commerciales. En cause, les nombreux stéréotypes dont la minorité rom reste victime en Roumanie. « Beaucoup de Roms chantent du manele. Mais de nombreux Roumains ne veulent pas être associés aux Roms, qui sont toujours perçus comme des mendiants, des voleurs, dénonce l'activiste Alex Stan. Nous avons encore honte du manele. Pourtant, les mêmes personnes qui rejettent cette musique en public l'écoutent lors de leurs soirées privées. » Signe que les lignes bougent, les artistes de manele sont désormais invités dans plusieurs grands festivals roumains. À lire aussiRoumanie: l'esclavage des Roms entre dans les manuels scolaires
Salutare tuturor și bine ați venit la o nouă ediție Vorbitorincii! Avem un episod încărcat cu povești de pe drumurile țării, cultură, dar și nelipsitul... fotbalamuc de la Campionatul Mondial. Apoi, construim o adevărată hartă din cuvinte a României alături de Sylvain Audet-Găinar, iar la rubrica Spuma filelor venim cu o listă serioasă de lecturi și impresii proaspete de la FITS și Grivița 53. Alături de scriitorul Sylvain Audet-Găinar, avem alți doi invitați de marcă: stăm de vorbă cu Cristina Uruc, directoarea Festivalului George Enescu, și cu Erwin Șimșensohn, directorul Teatrului de Stat Constanța. Rămâneți cu noi, avem multe de vorbit. 00:03:03 - Începem ediția cu aer de castel și muzică clasică: am fost la Jidvei pentru Turneul Stradivarius și vă spunem unde îl mai puteți asculta pe Alexandru Tomescu. Trecem rapid și prin amintirile picante ale lui Radu de la alegerile din '90, pedalăm virtual la Turul Ciclist al Sibiului alături de Radu Naum, aflăm povestea motanului „Schnitzel" și tragem concluziile după o întâlnire memorabilă cu publicul de la Timișoara 00:30:38 - O hartă din cuvinte a României. Cu Sylvain Audet-Găinar 01:50:23 - Spuma filelor vine cu următoarele recomandări: 80 mots de Roumanie de Sylvain Audet-Găinar, Degețelele de Gabriela Tabacu (carte pentru copii), Suveranismul în România. De ce votează oamenii cu politicieni extremişti? De Ionuț-Marian Anghel, Alina Pop, Filip Alexandrescu, Grădinarul și moartea de Gheorghi Gospodinov. Plus Balamuc la București, Țap ispășitor și Tămbălău la București, o trilogie semnată de Sylvain Audet-Găinar. Recomandăm Funny Games de la Grivița 53 și povestim ce-am văzut la FITS 02:21:49 - Dialog cu Cristina Uruc, Directorul Festivalului Internațional George Enescu 02:51:11 - Dialog cu Erwin Șimșensohn, Directorul Teatrului de Stat Constanța 03:24:08 - Fotbal și fotbalamuc de la Campionatul Mondial
On a tous été confrontés aux démarchages en ligne pour nous soutirer nos codes bancaires ou pour nous pousser à valider un virement frauduleux... Si la plupart de ces arnaques, très bien huilées, sont orchestrées par des groupes criminels internationaux qui ont pour seul objectif l'appât du gain, la situation est un peu différente en Moldavie. Situé entre l'Ukraine et la Roumanie, le petit pays d'à peine trois millions d'habitants est candidat pour rentrer dans l'Union européenne... les négociations vont commencer. Et cela ne plait guère à Moscou qui pilote une partie de ces arnaques pour déstabiliser le pays. Dans la capitale Chisinau, on lutte contre cette fraude bancaire avec beaucoup d'énergie. C'est le reportage de Maria Gerth Niculescu. Et la fraude bancaire n'est qu'une des nombreuses manières pour Moscou de mener sa guerre hybride en Moldavie. En finançant des médias pro-russes dont certains ont été interdits, en poussant des partis d'extrême droite, la Russie fait tout pour déstabiliser le pouvoir de la présidente pro-européenne Maia Sandu... Son parti a tout de même réussi à gagner les dernières élections... Mais la démission du Premier ministre, en fin de semaine dernière, montre à quel point ces ambitions sont contrariées. L'analyse de Florent Parmentier, chercheur spécialiste de la Moldavie, secrétaire général du Cevipof. À écouter aussiMaia Sandu : «Il faut accentuer la pression économique sur la Russie» Les Espagnols ont mesuré l'inégalité face au réchauffement climatique La canicule qui continue à toucher l'Europe a soulevé de nombreuses questions y compris celle de l'inégalité sociale face au réchauffement climatique. En Espagne, elle a été mesurée très précisément dans dix villes. Et les écarts de température atteignent cinq degrés entre les quartiers les plus pauvres très bétonnées et les plus résidentiels plus verts. L'étude menée par l'université polytechnique de Madrid et les amis de la terre, ajoute que 60% des habitants n'ont pas accès à de la verdure à moins de 300 mètres de chez eux. Reportage dans le quartier populaire de Vallecas, au sud de Madrid, signé Diane Cambon. Et l'Union européenne dans tout ça... même si l'objectif de neutralité carbone est maintenu pour 2050, on a pu voir récemment de nombreux accrocs à cette promesse. À Bruxelles, Jean-Jacques Hery. À lire aussi«Lutter contre le changement climatique, ce n'est pas un problème technique, c'est un enjeu démocratique»
On a tous été confrontés aux démarchages en ligne pour nous soutirer nos codes bancaires ou pour nous pousser à valider un virement frauduleux... Si la plupart de ces arnaques, très bien huilées, sont orchestrées par des groupes criminels internationaux qui ont pour seul objectif l'appât du gain, la situation est un peu différente en Moldavie. Situé entre l'Ukraine et la Roumanie, le petit pays d'à peine trois millions d'habitants est candidat pour rentrer dans l'Union européenne... les négociations vont commencer. Et cela ne plait guère à Moscou qui pilote une partie de ces arnaques pour déstabiliser le pays. Dans la capitale Chisinau, on lutte contre cette fraude bancaire avec beaucoup d'énergie. C'est le reportage de Maria Gerth Niculescu. Et la fraude bancaire n'est qu'une des nombreuses manières pour Moscou de mener sa guerre hybride en Moldavie. En finançant des médias pro-russes dont certains ont été interdits, en poussant des partis d'extrême droite, la Russie fait tout pour déstabiliser le pouvoir de la présidente pro-européenne Maia Sandu... Son parti a tout de même réussi à gagner les dernières élections... Mais la démission du Premier ministre, en fin de semaine dernière, montre à quel point ces ambitions sont contrariées. L'analyse de Florent Parmentier, chercheur spécialiste de la Moldavie, secrétaire général du Cevipof. À écouter aussiMaia Sandu : «Il faut accentuer la pression économique sur la Russie» Les Espagnols ont mesuré l'inégalité face au réchauffement climatique La canicule qui continue à toucher l'Europe a soulevé de nombreuses questions y compris celle de l'inégalité sociale face au réchauffement climatique. En Espagne, elle a été mesurée très précisément dans dix villes. Et les écarts de température atteignent cinq degrés entre les quartiers les plus pauvres très bétonnées et les plus résidentiels plus verts. L'étude menée par l'université polytechnique de Madrid et les amis de la terre, ajoute que 60% des habitants n'ont pas accès à de la verdure à moins de 300 mètres de chez eux. Reportage dans le quartier populaire de Vallecas, au sud de Madrid, signé Diane Cambon. Et l'Union européenne dans tout ça... même si l'objectif de neutralité carbone est maintenu pour 2050, on a pu voir récemment de nombreux accrocs à cette promesse. À Bruxelles, Jean-Jacques Hery. À lire aussi«Lutter contre le changement climatique, ce n'est pas un problème technique, c'est un enjeu démocratique»
L'Allemagne accueille depuis une dizaine d'années des centaines de milliers de migrants, l'immense majorité est prise en charge dans un premier temps dans des foyers et ils sont répartis à travers tout le pays. Mais chaque année, environ 2 500 personnes bénéficient d'un « asile religieux » et sont hébergées par des églises catholiques et protestantes parce qu'elles sont particulièrement vulnérables. De notre correspondant à Berlin, Antoine – qui a préféré ne pas donner son vrai nom – fait visiter l'appartement dans la paroisse de l'église protestante de Forst, dans le Brandebourg, où il est hébergé. Le jeune Camerounais partage cet appartement de trois pièces avec un Tchadien. Antoine est arrivé à la rentrée dernière en Allemagne. « Je viens du Cameroun, de Douala précisément. J'ai quitté le Cameroun parce que je suis homosexuel et l'homosexualité au Cameroun est très mal vue, témoigne-t-il, donc c'était très difficile. » Antoine est arrivé en Europe via la Roumanie. L'Allemagne avait six mois, conformément aux règles de Dublin, pour le renvoyer dans ce pays par lequel il est entré dans l'Union européenne. On a proposé au jeune homme de bénéficier du « Kirchenasyl », de l'asile religieux : une paroisse décide d'héberger un migrant dans une situation difficile pour le protéger. « La situation juridique est claire : on doit protéger les êtres humains, souligne Simon Klaas, le pasteur à Forst qui a accueilli Antoine. Ils ont le droit à l'asile politique. Une institution comme l'Église a le devoir de défendre ce droit. » À écouter dans Accents d'EuropeImmigration irrégulière: vers des expulsions massives en Allemagne et les Talibans à Bruxelles L'Église remplace l'État Cet asile religieux existe depuis une quarantaine d'années. Les autorités sont au courant, les paroisses doivent expliquer pourquoi les personnes accueillies sont particulièrement vulnérables, comme le fait pour Antoine d'être homosexuel. « Le fait d'être ici, à force, l'asile de l'Église m'a apporté la sécurité, confie Antoine. Déjà, parce qu'au camp, je n'étais pas vraiment en sécurité. La police vient souvent déporter les gens de Dublin vers leur pays d'origine. C'est un grand soulagement que les six mois de la procédure de Dublin soient passés. Je suis très content. » Cet accueil signifie que la paroisse remplace la puissance publique. Elle met un hébergement à disposition et Antoine reçoit 200 euros par mois de l'église de Forst pour se nourrir et pour ses autres frais. Dans le Brandebourg, région qui entoure Berlin, une quinzaine de paroisses sur 500 offrent un asile religieux. Toutes n'ont pas les capacités logistiques, bien sûr. Mais nous sommes aussi dans un Land où l'extrême droite séduit un tiers de l'électorat. Simon Klaas ne crie pas sur les toits qu'il héberge des migrants. « L'extrême droite réinterprète les valeurs chrétiennes. Aime ton prochain se réduit à la famille ou aux voisins et à ceux qui te ressemblent, mais pas aux autres, dénonce le pasteur. C'est une perversion. » Antoine n'a pas souffert du racisme à Forst où il séjourne encore. Il y a deux jours, sa procédure d'asile en Allemagne a débuté avec un entretien de plusieurs heures. Il devrait connaître la décision des autorités après l'été. À lire aussi«Nous y arriverons»: en Allemagne, l'intégration des réfugiés progresse dans une société polarisée
Après les taxes sur les véhicules électriques chinois, l'Union européenne envisage de nouvelles barrières douanières pour contrer cette fois l'arrivée massive des automobiles hybrides rechargeables. La Chine a acquis, ces dernières années dans ce segment, une expertise et une compétitivité auxquelles les constructeurs européens ont bien du mal à répondre. C'est le segment qui attire les regards ces derniers mois : les hybrides rechargeables grignotent à toute vitesse des parts de marché. Elles représentent désormais près de 10% des ventes de véhicules neufs en Europe, avec des progressions très rapides en Italie, +85% ou en Espagne, +45%, depuis le début de l'année. Or ce succès est une nouvelle fois porté avant tout par les modèles chinois qui se sont engouffrés dans un secteur épargné par les droits de douane supplémentaires, contrairement aux véhicules purement électriques. « Les véhicules hybrides rechargeables chinois sont ultra-compétitifs, d'autant plus qu'il s'agit de "super-hybrides", des modèles à propulsion essentiellement électrique avec un complément thermique, ce qui n'est pas le cas de leurs concurrents européens », explique Gianmarco Guadalupi, consultant automobile pour le cabinet Efeso, « en 2024, personne n'avait entendu parler des hybrides rechargeables chinois, ils sont arrivés sur le marché européen en 2025 et cette année, BYD est devenu leader sur ce segment ». Protection ou simple respiration pour les constructeurs européens ? Ces nouvelles taxes douanières sont accueillies favorablement par les géants européens de l'automobile, notamment allemands, pourtant pas très fans des droits de douane habituellement. Mais les Mercedes et BMW misent beaucoup sur les hybrides rechargeables pour relancer le marché premium. Le problème, c'est qu'il est peut-être déjà trop tard. Les véhicules chinois restent en effet compétitifs même avec des taxes supplémentaires, ce qui a déjà été constaté pour les voitures 100% électriques. « L'Europe manque d'une vision stratégique sur l'industrie automobile, note Gianmarco Guadalupi. Pour l'instant, l'objectif est de ralentir l'arrivée des véhicules chinois en espérant que les constructeurs européens rattrapent leur retard d'ici trois ou quatre ans, mais la vague venue de Chine ne pourra pas être arrêtée. » Des barrières douanières pour préserver les actionnaires ? Une vague d'autant plus difficile à ralentir que la Chine semble avoir déjà anticipé le problème. Des constructeurs chinois ont d'ores et déjà noué des alliances industrielles pour contourner les barrières douanières. Dongfeng va ainsi faire produire dans l'usine Stellantis de Rennes des modèles de sa marque premium Voyah, dont pourraient faire partie des hybrides rechargeables. La mise en place de nouvelles taxes ne paraît donc pas en mesure d'inverser la donne, et au-delà du répit potentiel accordé aux constructeurs européens, le délégué CGT Renault, Florent Grimaldi, y voit surtout une stratégie financière : « Les barrières douanières, ça protège les actionnaires qui peuvent obtenir un délai supplémentaire pour vendre leurs parts ou encaisser les dividendes, mais ça ne protège absolument pas l'outil industriel et les salariés. » Car la grande crainte des syndicats des constructeurs européens, c'est que ce bras de fer aboutisse surtout à des négociations entre constructeurs européens et chinois pour intégrer la technologie ou des pièces venues de Chine dans les véhicules français, allemands ou italiens. Les conséquences pourraient être sévères pour l'emploi, en particulier dans la recherche et le développement. Renault a ainsi confirmé jeudi la suppression de 600 postes d'ingénieurs en France, dans le cadre d'un plan mondial de restructuration de son département R&D. Au total, 2 400 postes vont être supprimés, particulièrement en Roumanie, au Brésil ou au Maroc.
Incursions russes dans l'espace aérien lituanien, sabotage de câbles en mer Baltique, drones qui viennent s'écraser près de la frontière ukrainienne en Pologne ou en Roumanie... les multiples menaces qui viennent tester le continent européen ont toutes pour origine un seul et même agresseur : Moscou. En guise de réponse, l'Otan entend montrer sa force sur son flanc Nord. Avec les deux derniers entrants la Suède et la Finlande, elle s'est donc livrée en ce mois de juin à son plus grand exercice aérien. Ramstein flag 2026, c'est son nom. Plus de 200 avions de chasse ont évolué sur un scénario fiction. Notre correspondante Ottilia Férey était sur place. La chronique de The Conversation Les questions de défense sont désormais une priorité en Europe, la France prone d'ailleurs une autonomie stratégique, mais en a-t-elle les moyens ? C'est tout l'objet de l'article que publie le site The conversation France avec lequel nous sommes partenaires. Gregory, chef de la rubrique internationale du site, nous explique en quoi l'Europe est à la fois vulnérable et robuste, mais sa puissance économique pourrait l'aider à asseoir son pouvoir géopolitique. À lire également sur le site de The Conversation, en plein Mondial, en quoi l'immigration est une richesse pour les sélections nationales de football. Deux solutions contre la crise du logement C'est une urgence sociale. Un Européen sur dix consacre plus de 40% de ses revenus à son logement. Les causes sont connues, la flambée des taux d'intérêt, la baisse de la construction, et des biens immobiliers considérés comme des investissements touristiques. Mais quelles solutions sont proposées ? En Espagne et plus particulièrement à Barcelone, ville envahie par les airbnb, la région catalane a tenté toutes les solutions légales... Mais elles sont rapidement contournées. Les explications sur place d'Elise Gazengel. Et dans le nord de la France, la métropole de Lille, a estimé que malgré la demande forte, il y avait quelque 9 000 logements vacants. Souvent très dégradées, ces maisons sont la cible de la Fabrique des Quartiers. Repérage, négociation avec les propriétaires, et réhabilitation. Un travail de fourmi qui porte ses fruits. C'est le reportage de Lise Verbeke.
À quelques mois d'élections régionales décisives en Allemagne de l'Est, les opposants à l'extrême droite se mobilisent face à la progression de l'AfD. Au Royaume-Uni, une législative partielle pourrait fragiliser Keir Starmer et propulser son rival travailliste Andy Burnham. Et en Roumanie, le cinéma d'auteur, célébré dans les festivals, tente de reconquérir son public. En Allemagne, la mobilisation anti-AfD Porte-à-porte, tracts, appels à manifester : en Allemagne de l'Est, la société civile s'organise face à l'extrême droite. L'AfD progresse fortement dans les sondages, notamment dans les Länder de l'Est, où elle espère remporter une, voire deux régions, lors des élections régionales prévues début septembre 2026. À Erfurt, capitale de la Thuringe et bastion du parti, des associations appellent à une grande manifestation le 4 juillet. Reportage de Delphine Nerbollier. Au Royaume-Uni, l'ambition nationale d'Andy Burnham À Makerfield, Andy Burnham, maire du Grand Manchester, est favori d'une législative partielle qui pourrait relancer les tensions au sein du Labour et fragiliser Keir Starmer. Figure populaire du parti travailliste, cet ancien ministre de Tony Blair défend depuis près de dix ans une méthode baptisée le « manchesterisme » : reprise en main des services publics, plafonnement des tarifs des transports, investissements publics ciblés pour attirer les capitaux privés… Avec une croissance supérieure à la moyenne nationale, le Grand Manchester est devenu sa vitrine politique. Explications de Marie Billon. En Roumanie, le cinéma d'auteur cherche son public Récompensé cette année à Cannes par une deuxième Palme d'or pour Fjord, le réalisateur roumain Cristian Mungiu a tenté un pari : faire du cinéma un vrai lieu de rencontre dans son pays. Le 13 juin, son film a été projeté au même moment dans 90 cinémas à travers toute la Roumanie. Une initiative suivie par Marine Leduc, à Bucarest. La chronique musicale de Vincent Théval En Espagne, avec Sr. Chinarro et le titre Sal de la tarta.
La Coupe du monde de football est en cours depuis jeudi soir (11 juin 2026). Au total : 39 jours, 104 matchs pour 48 équipes en compétition à suivre sur nos antennes africaines. Un Mondial en partage, américain, mexicain et canadien. Le 15 juin à 18h à Atlanta (États-Unis), le Cap-Vert a rendez-vous avec l'Espagne (champion d'Europe en titre)... En 2è partie, nous parlons du charbon, très dévastateur pour l'atmosphère et le climat. L'Europe veut son abandon, la Roumanie résiste. Le Cap-Vert à la Coupe du monde : petit pays, très grand événement La Coupe du monde, c'est à partir de ce soir. Aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Dans 2 heures, le coup d'envoi du match d ouverture : Mexique / Afrique du Sud aura été donné, à Mexico. Ce sera parti pour 39 jours, 104 matches et pour 48 équipes en compétition à suivre sur nos antennes africaines. Il y a les grosses machines du football. Il y a les plus modestes. Nous nous intéressons au Cap-Vert dont le nouveau format de la compétition a permis d'entrer dans la danse. Les Cap-Verdiens joueront lundi prochain le 15 juin 2026 à 18 h face aux Espagnols champions d'Europe en titre. Un Grand reportage de Pauline Guillou qui s'entretient avec Jacques Allix. ► Le calendrier Coupe du monde ► À lire aussi Coupe du monde de football 2026 : notre dossier La Roumanie ne veut pas dire adieu au charbon Le charbon est l'énergie qui contribue le plus au réchauffement de la planète. Pour respecter l'accord de Paris de 2015 sur le climat, les pays de l'Union européenne devraient l'abandonner avant 2030. Beaucoup s'y sont engagés. Mais après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022, et la hausse des prix de l'énergie, certains ont repoussé l'échéance ou revu leur calendrier. La Roumanie en fait partie. Le pays touche des aides de Bruxelles pour sortir du charbon, mais a obtenu en octobre 2025 un délai supplémentaire de la part de la Commission européenne, pour reporter la fermeture de plusieurs de ses mines et centrales, malgré les conséquences pour l'environnement. Ce reportage a bénéficié d'un financement de l'Union européenne. Un Grand reportage de Justine Fontaine qui s'entretient avec Jacques Allix.
Une initiative anti-immigration fracture l'opinion suisse, à quelques jours d'un référendum. Ses partisans dénoncent la pression sur le logement, les transports et les services publics. Les milieux économiques, eux, redoutent un coup porté à la prospérité du pays. Reportage aussi en Roumanie dans les vieux abris antiaériens redécouverts après la chute d'un drone russe sur un immeuble. « Pas de Suisse à 10 millions » Ce dimanche 14 juin 2026, les Suisses doivent se prononcer sur une initiative portée par l'UDC, le parti national-conservateur suisse. « Pas de Suisse à 10 millions », c'est le slogan d'un texte qui vise à empêcher le pays de franchir la barre des 10 millions d'habitants d'ici 2050, en limitant notamment l'immigration. Le projet divise fortement. S'il était adopté, le texte pourrait aussi provoquer une crise avec l'Union européenne, en remettant en cause la libre circulation des personnes. Reportage de Jérémie Lanche. En Roumanie, la guerre tombée du ciel En Roumanie, un drone russe s'est écrasé le 29 mai 2026 sur un immeuble d'habitation à Galați, tout près de la frontière ukrainienne. Deux personnes ont été légèrement blessées et plusieurs dizaines d'habitants évacués. Depuis, la ville redécouvre ses vieux abris antiaériens, souvent laissés à l'abandon. Dans ce pays membre de l'OTAN et de l'Union européenne, officiellement en paix, l'incident a ravivé les inquiétudes. Reportage de Marine Leduc. À lire aussiUn drone russe s'écrase en Roumanie et met le pays à l'épreuve de la lutte antidrone En Italie, un permis pour les chats En Italie, les chats ont leurs quartiers, leurs ruines, parfois même leurs colonies protégées. Mais pour lutter contre la prolifération et responsabiliser les propriétaires, la Campanie encourage désormais les habitants à passer un permis pour chats. Un permis félin, comme il existe un permis de conduire ou de chasse. Les détails de Cécile Debarge. À lire aussiDix choses que vous ignorez peut-être sur les chats La chronique musicale de Vincent Théval Coraline Gaye, L'île (Belgique).
Le charbon est l'énergie qui contribue le plus au réchauffement de la planète. Pour respecter l'accord de Paris de 2015 sur le climat, les pays de l'Union européenne devraient l'abandonner avant 2030. Beaucoup s'y sont engagés. Mais après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022, et la hausse des prix de l'énergie, certains ont repoussé l'échéance ou revu leur calendrier. La Roumanie en fait partie. Le pays touche des aides de Bruxelles pour sortir du charbon, mais a obtenu en octobre 2025 un délai supplémentaire de la part de la Commission européenne, pour reporter la fermeture de plusieurs de ses mines et centrales, malgré les conséquences pour l'environnement. Un Grand reportage de Justine Fontaine, avec Arturo Cimini. Réalisation : Jérémie Boucher. La plus grande mine de lignite à ciel ouvert de Roumanie, la mine Rosia, ressemble à un immense cratère. Située en Olténie, dans le sud-ouest du pays, on y descend en 4x4, jusqu'au pied d'une falaise noire et grise, creusée par une gigantesque excavatrice. Aussi haute qu'un immeuble de huit étages, elle avale ce type de charbon très polluant grâce à une grande roue avant de le recracher, en petits morceaux brun foncé, sur un tapis roulant qui file jusqu'en haut de la mine, en plein vent. « Et là c'est un dépôt de charbon, explique Felix Tirca, coordinateur du site, où travaillent près de 1 000 personnes. Le lignite est entreposé ici avant d'être envoyé vers la centrale thermique » voisine, précise-t-il, casque de chantier sur la tête, chaussures de sécurité et bleu de travail. On aperçoit la fumée blanche de sa cheminée depuis le site d'extraction du lignite. Cette centrale, comme la mine, appartient à une entreprise publique, le Complexe énergétique d'Olténie (CE Oltenia). On retrouve dans son bureau, à l'abri de la poussière de charbon soulevée par le vent, le directeur de la mine, Nicolae Mirea. Habillé, comme ses collègues, d'un bleu de travail siglé du logo de l'entreprise, son casque est posé à côté de lui. Il reste en contact avec ses équipes via un talkie walkie. «D'après les dernières informations qu'on a, la fermeture est prévue pour 2029. Mais on espère rester ouverts plus longtemps», dit-il. « L'avenir n'est pas très prometteur pour nous, nous sommes conscients qu'on va devoir fermer... mais on souhaite qu'au moins les jeunes puissent en vivre le plus longtemps possible », avance-t-il. Craintes pour l'emploi À côté de lui, son collègue, Ionel Marius Gruescu, tient à nous montrer une image sur son téléphone : « Voilà ma femme et mes enfants. Moi et mes collègues sommes de la même génération. Nos enfants sont encore petits, donc nous espérons tous que cette mine et les centrales ne fermeront pas », glisse-t-il. À bientôt 50 ans, il ne s'imagine pas se reconvertir et commencer un autre travail, dans une région où l'économie repose en grande partie sur le lignite. Ici, chaque famille compte un ou plusieurs mineurs. « Mon père et ma mère travaillaient dans une centrale à charbon », témoigne Boby Monteanu, qui dirige le syndicat des mineurs Cartel Alfa dans le comté de Gorj, en Olténie. Lui a commencé comme électricien dans une mine de la région, à l'âge de 18. « Ma sœur, mes oncles... Nous avons tous travaillé dans les mines. Mais je suis le seul à être devenu dirigeant syndical. » « À l'heure actuelle, moins de 15 000 personnes travaillent encore dans l'industrie minière en Roumanie, contre 300 000 en 1997, quand a commencé la restructuration de l'industrie minière, pointe un autre syndicaliste, Dumitru Pirvulescu, président de la fédération roumaine des mines et de l'énergie. Depuis, on assiste à un exode des jeunes vers d'autres régions ou d'autres pays. Et c'est un gros problème dans ce comté. » « La Roumanie ne peut se passer du charbon » En 2021, la Roumanie s'est engagée auprès de l'Union européenne à sortir du charbon d'ici à 2032. Mais en octobre 2025, le gouvernement roumain a demandé et obtenu un délai supplémentaire de la part de Bruxelles, pour retarder la fermeture de plusieurs mines et centrales de l'Olténie, la région où on se trouve. « Le gouvernement roumain a eu raison de reporter la fermeture des centrales à charbon. Car le plan de sortie de charbon était basé sur une autre Europe : quand il a été approuvé, la guerre en Ukraine a commencé immédiatement après, ce qui a bouleversé l'Europe », salue le syndicaliste. Pour les partisans du charbon, la guerre au Moyen-Orient est un argument supplémentaire pour prolonger la durée de vie des centrales et, avec ça, maintenir les emplois existants. Ils estiment que le charbon est utile pour la stabilité du réseau électrique et qu'il n'est pas justifié que la Roumanie s'en passe avant d'autres pays européens, comme l'Allemagne ou la Bulgarie. « Nous assurons la sécurité énergétique nationale. La Roumanie ne peut se passer du charbon », insiste Mircea Gherendi. Mineur depuis 31 ans, il travaille sur une excavatrice. « L'Union européenne a-t-elle compris que la Roumanie avait besoin du charbon ? Non. Que la Roumanie se convertisse au gaz n'augure rien de bon. Car le gaz est très cher », s'inquiète-t-il, face aux projets de transformer certaines centrales à charbon en centrales à gaz, dont l'énergie devrait alors être importée. Malgré le délai supplémentaire négocié avec l'Union européenne, il y a quelques semaines à peine, les contrats de près de 1 800 personnes n'ont pas été renouvelés par l'entreprise publique dans l'une des centrales à charbon de la région. Une vallée ponctuée de centrales Juste à côté de la mine, la centrale de Rovinari est l'une de celles qui ponctue le paysage de la vallée. Le long de la route, on dirait de gigantesques paquebots gris et rouillés, flanqués d'imposantes tours de refroidissement. On suit Marius Bizga vers la salle des machines. Il dirige cette centrale vieille de plus d'un demi-siècle. « La centrale avait six unités au départ, mais il n'y en a plus que trois aujourd'hui, de 330 mégawatts chacune. Et une seule est en marche en ce moment », en cette période de printemps, où les besoins en chauffage et en climatisation sont faibles, expose-t-il. « Là, c'est la chaudière, vous pouvez voir la combustion à travers ces fenêtres. Le charbon arrive de chaque côté, ici, puis est broyé très fin avant d'être brûlé », explique le directeur, depuis le cœur de l'usine, une cathédrale de métal traversée par de gigantesques tuyaux d'où s'échappent quelques gouttes d'eau des circuits de refroidissement. Marius Bizga nous emmène ensuite dans la salle de contrôle. On peut y observer en temps réel la production d'électricité de la centrale. Aujourd'hui, le charbon représente encore un peu moins de 15% de l'électricité produite dans le pays. L'entreprise met en avant les investissements réalisés ces dernières années, à hauteurs de plusieurs centaines de millions d'euros pour réduire les émissions de gaz toxiques de ses centrales. « La première unité a été mise en service en 1972. À partir de 2004, toutes les unités ont été modernisées, assure le directeur. Nous avons ainsi investi pour réduire les émissions de dioxyde de soufre et d'oxyde d'azote. Nous respectons toutes les exigences en matière de protection de l'environnement », insiste-t-il. Deux fois plus de CO2 que le gaz Au-dessus de l'usine, la fumée blanche a remplacé la fumée noire ou grise du passé. Mais, même si les émissions de gaz toxiques ont été réduites, le charbon reste la source d'électricité la plus polluante : près de deux fois plus de CO2 que le gaz naturel, une autre énergie fossile. La police de l'environnement dans le comté de Gorj a aussi infligé plusieurs amendes ces dernières années à des centrales de l'entreprise publique CE Oltenia, notammment pour avoir dépassé les seuils de pollution de l'air. Malgré les conséquences pour l'environnement et pour la santé, de nombreux habitants continuent de soutenir l'industrie du charbon, au nom de l'emploi local ou encore de l'indépendance énergétique du pays. « S'ils veulent fermer les mines et les centrales, ce n'est pas parce que ça pollue, c'est pour nous ruiner économiquement », croit savoir Daniel, 52 ans, cheminot rencontré sur une place de Targu Jiu, chef lieu du comté. « Ils ne veulent plus qu'on soit indépendants de l'Union européenne sur le plan énergétique. [...] Si les centrales à charbon et les mines ferment, ça augmentera automatiquement le chômage alors qu'on est déjà en train de s'appauvrir. Si on ne produit plus rien, cette région, ce sera une zone morte. Voilà les conséquences de la fermeture des mines et des centrales », s'alarme-t-il. Cet habitant assure qu'il n'a jamais été préoccupé par les conséquences sanitaires de l'exploitation du charbon. Retards Si les habitants ne voient pas d'alternatives au charbon, c'est aussi parce que les projets qui devaient remplacer le lignite n'ont pas été lancés à temps, voire pas du tout. À Bucarest, la capitale roumanie, nous avons rendez-vous avec l'ONG environnementale Bankwatch. « Le gouvernement de Roumanie s'est engagé en 2021, à sortir du charbon en 2032, rappelle Eliza Barnea, qui gère la campagne pour une transition juste chez Bankwatch Roumanie. Pour ça, le pays a reçu presque 2 milliards d'euros » de la part de l'Union européenne, pour convertir en centrales à gaz certaines centrales à charbon et construire des parcs photovoltaïques. Or, les projets de centrales à gaz n'ont pas encore dépassé le stade de l'appel d'offres et la construction des parcs photovoltaïques n'a pas encore commencé. Selon elle, la responsabilité de ces retards revient surtout à l'État roumain. La Commission européenne a néanmoins été trop « permissive » avec Bucarest, estime-t-elle. Des émissions de CO2 non déclarées ? Il y a quelques mois, le complexe énergétique Oltenia a aussi été épinglé dans une enquête journalistique publiée par Follow The Money. L'entreprise est soupçonnée d'avoir sous-estimé ses émissions de CO2. Grâce à cela, elle aurait économisé près de 250 millions d'euros sur ses quotas européens d'émissions de dioxyde de carbone. Jointe par téléphone, Anna-Kaisa Itkonen, porte-parole de la Commission européenne sur les questions d'énergie, confirme qu'une enquête a été ouverte à Bruxelles, notamment sur ce point, mais n'est « pas en mesure d'en dire plus tant que l'enquête est en cours ». Elle défend aussi la décision d'accepter de reporter la fermeture de certaines centrales à charbon, un secteur qui est pourtant le principal émetteur de CO2 du pays. « Je ne dirais pas que nous payons la Roumanie pour qu'elle conserve ses centrales électriques à charbon », se défend-elle. « Nous continuons à encourager l'élimination du charbon et à accélérer le déploiement des énergies renouvelables. La Roumanie a des prix de l'électricité parmi les plus élevés d'Europe à l'heure actuelle, tout en étant fortement dépendante des combustibles fossiles. Or, on constate que les États membres qui ont la plus grande part d'énergies renouvelables ont également tendance à avoir les prix de l'électricité les plus bas. C'est pourquoi nous encourageons la Roumanie à prendre des mesures en faveur de la décarbonation et de l'électrification, car cela se traduit en fin de compte par des prix plus bas pour les consommateurs », avance la porte-parole. Panneaux solaires Anna-Kaisa Itkonen estime que la Roumanie a enregistré des avancées importantes pour réduire ses émissions de CO2 et développer les énergies renouvelables. Le pays est, en effet, l'un des États membres qui a le plus diminué ses émissions de dioxyde de carbone depuis les années 90. Eliza Barnea, de l'ONG bankwatch, voit elle aussi des raisons d'espérer, comme le développement des panneaux solaires chez les particuliers, avec le soutien de l'État. Ainsi, « ces dernières années, le nombre d'autoconsommateurs d'électricité a beaucoup augmenté. Face à la hausse des prix causée par les conflits internationaux, les gens sont attirés par la perspective d'être plus indépendants du point de vue énergétique, de ne pas être exposés à la volatilité des prix », analyse-t-elle. L'ONG se réjouit aussi du développement de projets d'énergies renouvelables par de petites municipalités d'Olténie, comme Turceni, dont la municipalité « vient de déposer des demandes de géothermie, l'une des sources de chaleur les moins chères et plus propres. On espère que, petit à petit, ces initiatives locales vont contribuer à faire avancer la transition », conclut-elle. Ce reportage a bénéficié d'un financement de l'Union européenne.
durée : 02:30:39 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - A 7h40, Guillaume Erner reçoit la mathématicienne Sylvia Serfaty. Elle est rejointe à 8h20 par Amaury Hayat pour une discussion sur la manière dont l'IA bouleverse la recherche en mathématiques. A 7h17, Florent Parmentier revient sur la potentielle réunification de la Moldavie et de la Roumanie. - réalisation : Félicie Faugère, Marie-Lys de Saint Salvy, Mathilde Thon-Fourcade, Emma Lichtenstein, Juliette Devaux, Jean Leymarie, François Saltiel, Alexandra Delbot, Lucile Commeaux, Gilles Gressani, Yoann Duval, Alice Deschamps Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:11:57 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - La présidente moldave pro-européenne Maia Sandu assume de plus en plus ouvertement la possibilité d'une réunification entre la Moldavie et la Roumanie. Mais cela est-il réellement envisageable malgré l'héritage soviétique, les écarts économiques et culturels, les obstacles juridiques et politiques ? - réalisation : Félicie Faugère, Mathilde Thon-Fourcade - invités : Florent Parmentier Secrétaire général du CEVIPOF, le Centre de recherches politiques de Sciences Po, spécialiste de la géopolitique et de la prospective Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Cette semaine, dans ce numéro d'Idées, Pierre-Édouard Deldique reçoit le journaliste Pierre Haski. Avec lui, cinquante ans de reportages au long cours nous contemplent. Il est aujourd'hui un des plus fins analystes du monde qui vient. Dans son livre qui s'intitule La fin d'un monde (Stock), il revient sur son parcours, les lieux, les visages, les événements qui ont façonné sa compréhension du monde. Il analyse les soubresauts du monde hérité de l'après-guerre. « Je suis né en un lieu et à une époque qui ont sans doute décidé du reste de ma vie : Tunis, en 1953… » écrit-il. Sa vie est un roman. On le constate en l'écoutant, Pierre Haski écrit depuis une position enviable : celle d'un journaliste qui a traversé la fin de l'apartheid, la transition post‑maoïste en Chine, les guerres du Moyen‑Orient, l'effondrement des régimes communistes, la mondialisation triomphante puis sa remise en question aujourd'hui. Ses souvenirs ne sont pas des anecdotes : ils constituent des points d'observation privilégiés pour saisir les lignes de force du présent et du passé. Ainsi, raconte-t-il, par exemple, son arrivée à Zanzibar dans les années 1970, jeune reporter découvrant un pays marqué par les séquelles du colonialisme et les tensions de la guerre froide. Son expérience sud‑africaine est l'un des fils rouges du livre. Il y observe la chute de l'apartheid, la transition démocratique, puis les désillusions. Ces souvenirs nourrissent une réflexion plus large. Les transitions sont longues, fragiles, souvent décevantes. D'ailleurs le continent africain est fort présent dans son livre et dans ses propos tenus au micro où il nous parle par exemple de Thomas Sankara, l'ancien président du Burkina-Faso. Correspondant à Pékin dans les années 2000, Haski voit la Chine passer du statut « d'usine du monde » à celui de puissance technologique et stratégique. Il raconte les illusions occidentales, les erreurs d'analyse, la fascination mêlée d'aveuglement. Ses souvenirs personnels — conversations, scènes de rue, rencontres avec des dissidents — donnent chair à une idée force. La Chine donne le ton dans le monde d'aujourd'hui. « Pour guetter l'avenir, regarder vers la Chine ». De la Roumanie à la Russie, Haski décrit les espoirs de 1989, puis les dérives autoritaires, les nationalismes, les frustrations économiques. Ses souvenirs montrent comment les promesses non tenues ont nourri les populismes actuels. Fervent européen, il précise que l'Europe n'est pas réductible à l'UE : « On ne tombe pas amoureux d'une structure politique », lance-t-il. Son constat est d'une implacable lucidité : l'ordre international né en 1945 — multilatéralisme, droit international, leadership occidental — est remis en question. Au fil de ce numéro du magazine Idées et des pages du livre, Pierre Haski se livre aussi à une méditation sur le journalisme : la transformation des médias par le numérique, la difficulté croissante de « voir » le monde derrière les propagandes, les réseaux sociaux, les récits nationaux. Il cite Hannah Arendt qui soulignait qu'avec les mensonges, un peuple ne croit plus en rien, ne peut se faire une opinion, et se trouve placé sous la menace de quiconque veut le manipuler. Malgré le titre, le journaliste - qui tient à préciser que son livre ne s'intitule pas La fin du monde mais La fin d'un monde - ne cède ni au catastrophisme ni à la nostalgie, il croit encore à la possibilité d'un monde commun — à condition de repenser nos institutions, nos alliances et notre façon de voir les peuples. Pierre Haski a créé sa chaîne sur YouTube : « Le Monde de Pierre Haski ». Programmation musicale : Amakhamandela - BCUC Sankara - Gabin Dabiré Karma Code - Skai Isyourgod Mopti - Ray Lema ; Ensemble Partage.
À seulement 65 ans, la pianiste roumaine Clara Haskil s'éteint dans des circonstances tragiques le 7 décembre 1960 à Bruxelles. Surnommée "Clarissima" par ses proches, cette virtuose du piano a connu une carrière hors du commun, marquée par des hauts et des bas, entre reconnaissance tardive et épreuves douloureuses.Née en 1895 dans une famille de mélomanes, Clara Haskil montre très tôt des dons exceptionnels pour la musique. À 7 ans, elle quitte son Bucarest natal pour Vienne, sous la tutelle de son oncle austère, afin de parfaire sa formation. Après des débuts fulgurants, elle s'impose progressivement comme une interprète de Mozart sans équivalent, avec une clarté et une profondeur de jeu qui font sensation. Mais son parcours est semé d'embûches : la maladie la contraint à abandonner le violon, sa mère la décourage d'étudier avec le légendaire Ferruccio Busoni, et elle doit vendre son premier piano.Pendant la Seconde Guerre mondiale, Clara Haskil, de confession juive, subit les affres de l'occupation nazie. Interdite d'enregistrement en France, elle est recueillie par des mécènes qui la cachent et la font soigner d'urgence après une grave opération du crâne. Après la guerre, la pianiste peine à trouver sa place, malgré la reconnaissance de grands noms comme Enesco, Casals ou Stokowski. Ce n'est qu'à partir des années 1950 qu'elle connaît une véritable renaissance, notamment grâce à ses interprétations éblouissantes au festival de Prades.Mais la fragilité de sa santé ne cesse de la hanter. Quelques mois seulement avant sa mort accidentelle dans les escaliers de la gare de Bruxelles, Clara Haskil frôle l'infarctus sur scène. Avec sa disparition prématurée, c'est "une existence qui a enrichi la nôtre" qui s'éteint, selon les mots poignants de son chef d'orchestre attitré, Ferenc FricsayPlongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le Journal en français facile du vendredi 29 mai 2026, 18 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CkJX.A
C dans l'air du 29 mai 2026 - Drone russe en Roumanie : à quoi joue Poutine ?Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationaleUniversité Catholique de Lille- Marie JEGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou- Antoine VITKINE - Journaliste et réalisateur de documentaire
C dans l'air du 29 mai 2026 - Drone russe en Roumanie : à quoi joue Poutine ?C'est « une grave et irresponsable escalade ». La Roumanie, pays membre de l'Otan, hausse le ton après qu'un drone russe se soit écrasé cette nuit sur un immeuble résidentiel de la ville de Galați, tout près de la frontière ukrainienne.Ce n'est pas la première fois que des incursions de drones russes ont lieu dans les pays voisins de l'Ukraine depuis le début de l'offensive russe, en février 2022. Elles sont même devenues régulières. Mais c'est la première fois qu'un de ces engins s'abat sur un bâtiment, et c'est également la première fois qu'il y a des blessés dans un pays de l'Alliance atlantique. Selon les autorités, deux personnes ont été touchées et ont reçu des soins. Près de 70 autres habitants ont été évacués et la circulation a été bloquée dans le quartier.L'incident a immédiatement suscité une vague de réactions diplomatiques. De Paris à Varsovie, de Berlin à Bruxelles, les condamnations se sont succédé. L'Otan a dénoncé « l'inconséquence de la Russie ». Le chef de la diplomatie polonaise a jugé Moscou « dangereuse », tandis que le président moldave a estimé que « la Russie est un danger pour tous ». Berlin a, de son côté, condamné le « comportement irresponsable » du Kremlin, accusé de « continuer à menacer la sécurité collective européenne ».Kiev y voit une démonstration supplémentaire de la menace russe sur l'ensemble du continent. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, appelle l'Union européenne à adopter des sanctions « fortes » contre Moscou. La marine ukrainienne affirme également qu'un drone russe a visé un cargo turc ayant quitté Odessa.Depuis plusieurs jours, le Kremlin laisse planer la menace d'une escalade dans ses attaques contre l'Ukraine, en représailles aux frappes menées par les drones ukrainiens sur le territoire russe. Après une série de bombardements massifs le week-end dernier, Moscou a même recommandé aux ressortissants étrangers présents à Kiev, y compris les diplomates, de quitter la capitale avant de nouveaux bombardements.Cette guerre des drones déborde désormais largement du seul territoire ukrainien. Certains appareils, brouillés ou déviés, terminent leur course dans les pays voisins. Mais pour plusieurs responsables européens, ces incidents ne relèvent plus seulement de l'accident. « Ce ne sont pas des actes isolés », a affirmé Ursula von der Leyen lors d'un déplacement à Vilnius. Selon la présidente de la Commission européenne, Moscou cherche à « déstabiliser les sociétés démocratiques » européennes. Une façon aussi, pour le Kremlin, de tester et d'éprouver la défense de l'Otan.Les pays frontaliers se préparent désormais à une menace devenue permanente. En Finlande, une alerte aux drones avait récemment paralysé l'aéroport d'Helsinki ainsi qu'une partie du trafic maritime et ferroviaire. Depuis son entrée dans l'Otan en 2023, le pays multiplie les exercices militaires. Nos journalistes ont pu suivre des soldats français qui participaient à l'un de ces entraînements avec des militaires finlandais et américains en février dernier.Alors que s'est-il passé cette nuit dans le ciel roumain ? Jusqu'où peut aller cette escalade ? L'Otan est-elle prête à faire face à une guerre hybride qui déborde désormais de l'Ukraine ? Et comment empêcher que ces incidents ne dégénèrent en confrontation directe ?Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationaleUniversité Catholique de Lille- Marie JEGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou- Antoine VITKINE - Journaliste et réalisateur de documentaire
durée : 00:51:42 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés de franceinfo débattent de l'actualité autour de Victor Matet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Ce vendredi 29 mai, l'intensification des activités de drone du côté russe et la recherche de pourparlers avec Poutine par l'Union européenne ont été abordées par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Alors que la Roumanie est en pleine crise politique et dans l'attente d'un nouveau Premier ministre, les raisons de la tourmente sont à chercher du côté de l'économie. Confronté à un déficit budgétaire majeur, le plus grand de l'Union européenne, et une inflation trop élevée (11%), le gouvernement a mis en place une politique d'austérité qui pénalise gravement les citoyens et leur pouvoir d'achat. Le reportage de Guilhem Bernes, notre correspondant à Bucarest, est à retrouver dans son intégralité sur le site de RFI dans Accents d'Europe Accents d'Europe. À lire aussiEn Roumanie, la pénurie de sages-femmes fait exploser le nombre de césariennes
La Roumanie est le pays d'Europe où l'on pratique le plus de césariennes. Une femme sur deux est concernée. Au moindre prétexte, les gynécologues leur recommandent une césarienne, par facilité. Face à des maternités débordées, les sage-femmes réclament une place plus importante dans le système de santé public. Une proposition de loi est en préparation au Parlement et elle pourrait bientôt permettre le remboursement de leurs soins dans les hôpitaux publics. Reportage de notre correspondant, Guilhem Bernes.
En Roumanie, des historiens planchent sur l'intégration de cours optionnels sur l'histoire des Roms, à destination des collégiens et lycéens. Le module doit notamment approfondir le sujet de l'esclavage de cette minorité, estimée entre 1,5 et 2 millions de personnes dans le pays, selon l'État roumain. Aboli il y a 170 ans, le travail forcé souffre d'un manque de visibilité dans les écoles roumaines. Mais le début de cet enseignement, prévu à la rentrée 2026, pourrait prendre du retard. De notre correspondant à Bucarest, Guilhem Bernes Assis à son bureau à Bucarest, le sociologue Adrian-Nicolae Furtuna ouvre un livre d'archives. À l'intérieur, les contrats de vente d'esclaves roms défilent : « Regardez ici. C'est le cas de Craciun, un enfant Rom, qui a été vendu à trois maîtres différents en seulement deux jours. Vous voyez ici, vous pouvez voir la signature et l'empreinte du doigt, en bas du texte rédigé en cyrillique. » Pendant près de cinq siècles, l'esclavage des Roms se pratique dans les principautés roumaines de Valachie et de Moldavie. Monastères, boyards, paysans, l'ensemble de la société recourt au travail forcé de cette minorité ethnique. Les esclaves sont alors considérés comme des biens meubles. Une absence de droit avec son lot de personnes battues, parfois jusqu'à la mort, de violences sexuelles et d'enfants séparés de leurs parents. Cette page de l'histoire est tombée dans l'oubli en Roumanie, depuis l'abolition du système, il y a 170 ans. « J'ai découvert l'histoire de l'esclavage des Roms quand j'avais 20 ans. J'étais étudiant. Quand j'ai démarré mes recherches, je ne courais pas après le sensationnel. Mais à force de documenter, j'ai fini par tomber sur des informations comme celle-ci, raconte Adrian-Nicolae Furtuna. Ces documents montrent clairement comment un paysan roumain pouvait acheter un enfant pour ensuite le revendre au monastère dont il dépendait. » « Ils ont besoin de comprendre (...) ce qu'il s'est passé » Delia Grigorie, activiste et maîtresse de conférences à l'université de Bucarest, travaille à la rédaction de nouveaux manuels scolaires. Depuis l'adoption d'une loi en juillet 2023, les collégiens et lycéens roumains peuvent choisir des cours dédiés à l'histoire des Roms. Le programme, d'une durée de quatre ans, toujours en cours d'élaboration, doit s'attarder sur leur esclavage : « Ils ont besoin de comprendre, dès le plus jeune âge, ce qu'il s'est passé : pourquoi les Roms ont été marginalisés et restent encore aujourd'hui fortement stigmatisés. Mais aussi, pourquoi ils s'excluent parfois eux-mêmes et gardent une très faible estime d'eux-mêmes. L'enseignement de cette histoire, qui n'est toujours pas enseignée à l'école, est essentiel. Si on la transmet, je suis sûr que le racisme reculera. » Mais le démarrage du nouveau cours prend du retard. Le groupe d'experts chargé de rédiger les manuels a remis sa proposition de curriculum à une commission du ministère de l'Éducation. Depuis huit mois, les chercheurs sont sans nouvelles. Delia Grigorie évoque un début des cours au plus tôt pour la rentrée 2027… quatre ans après le vote de la loi. À lire aussiLe difficile accès des enfants Roms à l'éducation