POPULARITY
Categories
Donald Trump annonce des tarifs supplémentaires de 50 % sur le Canada, invoquant notamment les feux de forêt canadiens qui pollueraient les États-Unis. D'autres justifications sont également avancées, notamment le retrait des produits alcoolisés américains de la SAQ et de la LCBO, ainsi que l'absence de concessions canadiennes sur la gestion de l'offre. Nous réagissons aux réponses de Doug Ford, Mark Carney et Sonia Fréchette.Jusqu'où sommes-nous prêts à nous appauvrir pour poursuivre la logique « Elbows Up »?Dans la partie BONUS PATREON, nous discutons des artistes du FEQ qui dénoncent les sections VIP, ainsi que de Louis Morissette, qui se plaint des faibles recettes de son film Françoise. Nous revenons également sur le reportage d'Alexandra Lavoie, de Rebel News, réalisé au campement d'itinérants de la rue Notre-Dame à Montréal. Enfin, un leader autochtone explique que les fouilles à Kamloops sont inutiles puisqu'il affirme pouvoir communiquer avec les morts grâce à ses pouvoirs psychiques.0:00 Intro publique0:46 Annonce et vidéo de Trump3:58 Réponse de Ford7:31 La réponse timide de Carney12:29 Déclaration de Passe-Carreau17:07 Les contre-tarifs nous ont mis dans la dèche19:36 Le Food Professor commente23:06 Conclusion
Avec : Daniel Riolo, journaliste RMC. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
C'est sans doute l'un des films les plus attendus de l'année : L'Odyssée débarque ce mercredi 15 juillet sur les écrans français. Porté par une pléiade de stars américaines, Matt Damon en tête dans le rôle d'Ulysse (mais aussi Zendaya, Tom Holland ou encore Charlize Theron), cette adaptation de grande ampleur est signée du Britannique Christopher Nolan. Le réalisateur oscarisé d'Oppenheimer et de la trilogie Batman The Dark Knight revisite cette épopée mythologique avec les codes du blockbuster. RFI : L'Odyssée est un poème grec d'Homère écrit il y a plus de 2 700 ans. Qu'est-ce qui vous fascine autant dans ce récit et en quoi est-ce qu'il nous parle encore au XXIe siècle ? Christopher Nolan : Je pense que lorsque l'on étudie L'Odyssée d'Homère, on y trouve des vérités universelles et intemporelles. Cette œuvre fondamentale de la littérature est à l'origine de toute la culture occidentale. Ce poème a fasciné génération après génération pendant près de 3 000 ans parce qu'il est simple et possède ces qualités accessibles et intemporelles de la nature humaine. Nos préoccupations humaines n'ont pas tellement changé. En l'adaptant, je me suis rendu compte qu'il y avait des thèmes et des modèles de narration qui faisaient écho à mes précédents films. Ainsi, le récit du retour au foyer est quelque chose que j'avais abordé dans Inception et Interstellar, par exemple. Dans la trilogie sur « Batman, The Dark Knight », on retrouve aussi le thème du voyage du héros. C'est sa simplicité et son approche de la nature humaine qui permettent à chaque génération de l'interpréter d'une manière pertinente pour notre époque. C'est un grand récit d'aventures, avec des éléments fantastiques, des monstres, mais que vous rendez très réaliste. Le réalisme est un terme chargé au cinéma. Je voulais que le film ait néanmoins une texture réaliste pour que les spectateurs croient à l'histoire. Mais c'était un défi : comment aborder les éléments fantastiques ? Pour le cheval de Troie, j'ai réfléchi à la manière dont cela aurait pu fonctionner dans la vraie vie. Mon public et moi savons que le cheval est rempli de Grecs, donc il faut le « vendre » d'une certaine manière. Ma solution a été de me dire : s'il ressemble à un monument déchu, à moitié enterré dans le sable et sur le point d'être détruit par la mer, il ne ressemble pas à quelque chose conçu pour être transporté dans la ville. De même pour le Cyclope, en filmant dans une vraie grotte et en cherchant des solutions concrètes. Comme mon ami Guillermo del Toro l'a bien montré, un monstre n'est jamais juste un monstre. Mais si vous arrivez à exprimer ses émotions, vous commencez à y croire, il y a du poids et de la gravité, et c'est alors menaçant et effrayant parce que cela semble réel. Vous avez réalisé un film de science-fiction, Interstellar, des films de superhéros avec Batman, un film de guerre avec Dunkerque. Là vous vouliez investir un autre genre : le peplum ? J'avais pour référence de grands films épiques comme Lawrence d'Arabie, Gladiator ou Barry Lyndon. Mais il n'y avait pas eu de récit moderne de la mythologie grecque. Des réalisateurs comme Ray Harryhausen s'y sont attaqués, mais avec des budgets et des ressources de séries B. Avoir l'opportunité de faire cela pour la première fois avec une grande échelle, un budget et un casting importants, c'est une occasion unique pour un réalisateur. Pourquoi avoir choisi de tourner en pellicule IMAX ? Je veux tourner un film entièrement en pellicule IMAX depuis que j'ai environ 16 ans et que j'ai vu pour la première fois des documentaires dans des musées filmés en IMAX. La clarté de l'image, la couleur incroyable, l'absence de grain, l'écran large qui vous immerge d'une manière vraiment fondamentale, m'ont semblé immédiatement pertinents pour des superproductions hollywoodiennes. Mais ce sont des caméras massives et bruyantes. Pour ce projet, je suis allé chez IMAX et j'ai dit : « Pouvez-vous trouver un moyen de rendre les caméras silencieuses parce que je veux vraiment faire le film entier de cette façon ? » Ils ont conçu un boîtier high-tech dans lequel je pouvais mettre la caméra, un très grand boîtier, mais qui la rendait silencieuse. Mais il faut changer les bobines au bout de trois minutes. Donc, on a dit aux acteurs : « D'accord, vous allez avoir cette machine massive devant le visage et vous allez devoir vous arrêter au milieu d'une scène et suspendre votre émotion pendant que nous rechargeons la caméra aussi vite que possible, aussi discrètement que possible. » Si les acteurs n'avaient pas voulu le faire ou n'avaient pas trouvé que cela fonctionnait pour eux, nous l'aurions abordé différemment. Mais en fait, je pense qu'ils ont trouvé cela très excitant. Le niveau de concentration sur la performance avec ces restrictions était très intense. Si vous filmez sur un format numérique où vous pouvez filmer pendant des heures, vous pouvez obtenir du bon travail de tout le monde sur le plateau, mais ce sera à des moments différents. Tandis que lorsque vous faites tourner cette caméra et que tout le monde est concentré, sachant que vous avez ce temps limité et que tout doit se rejoindre à ce moment-là, chaque technicien donne le meilleur de lui-même et arrive à ce point de concentration intense. Chaque format que vous choisissez a des avantages et des inconvénients ; la clé est d'essayer de construire le scénario autour des avantages. Et qu'est-ce qui était le plus compliqué sur le tournage ? D'un point de vue physique, être sur des bateaux est toujours extrêmement difficile au cinéma, surtout sur un vaisseau antique reconstitué dans des eaux agitées. Mais certaines scènes calmes, des scènes dramatiques plus intenses, ont été pour moi de loin les plus difficiles à filmer. Il fallait faire en sorte que l'équipe de prise de vue comprenne comment déplacer la caméra comme n'importe quelle autre, alors qu'elle est 50 fois plus grande. Et puis que les acteurs puissent continuer à se concentrer en dépit des interruptions. Ça a été l'un des plus grands défis du film.
C'est sans doute l'un des films les plus attendus de l'année : L'Odyssée débarque ce mercredi 15 juillet sur les écrans français. Porté par une pléiade de stars américaines, Matt Damon en tête dans le rôle d'Ulysse (mais aussi Zendaya, Tom Holland ou encore Charlize Theron), cette adaptation de grande ampleur est signée du Britannique Christopher Nolan. Le réalisateur oscarisé d'Oppenheimer et de la trilogie Batman The Dark Knight revisite cette épopée mythologique avec les codes du blockbuster. RFI : L'Odyssée est un poème grec d'Homère écrit il y a plus de 2 700 ans. Qu'est-ce qui vous fascine autant dans ce récit et en quoi est-ce qu'il nous parle encore au XXIe siècle ? Christopher Nolan : Je pense que lorsque l'on étudie L'Odyssée d'Homère, on y trouve des vérités universelles et intemporelles. Cette œuvre fondamentale de la littérature est à l'origine de toute la culture occidentale. Ce poème a fasciné génération après génération pendant près de 3 000 ans parce qu'il est simple et possède ces qualités accessibles et intemporelles de la nature humaine. Nos préoccupations humaines n'ont pas tellement changé. En l'adaptant, je me suis rendu compte qu'il y avait des thèmes et des modèles de narration qui faisaient écho à mes précédents films. Ainsi, le récit du retour au foyer est quelque chose que j'avais abordé dans Inception et Interstellar, par exemple. Dans la trilogie sur « Batman, The Dark Knight », on retrouve aussi le thème du voyage du héros. C'est sa simplicité et son approche de la nature humaine qui permettent à chaque génération de l'interpréter d'une manière pertinente pour notre époque. C'est un grand récit d'aventures, avec des éléments fantastiques, des monstres, mais que vous rendez très réaliste. Le réalisme est un terme chargé au cinéma. Je voulais que le film ait néanmoins une texture réaliste pour que les spectateurs croient à l'histoire. Mais c'était un défi : comment aborder les éléments fantastiques ? Pour le cheval de Troie, j'ai réfléchi à la manière dont cela aurait pu fonctionner dans la vraie vie. Mon public et moi savons que le cheval est rempli de Grecs, donc il faut le « vendre » d'une certaine manière. Ma solution a été de me dire : s'il ressemble à un monument déchu, à moitié enterré dans le sable et sur le point d'être détruit par la mer, il ne ressemble pas à quelque chose conçu pour être transporté dans la ville. De même pour le Cyclope, en filmant dans une vraie grotte et en cherchant des solutions concrètes. Comme mon ami Guillermo del Toro l'a bien montré, un monstre n'est jamais juste un monstre. Mais si vous arrivez à exprimer ses émotions, vous commencez à y croire, il y a du poids et de la gravité, et c'est alors menaçant et effrayant parce que cela semble réel. Vous avez réalisé un film de science-fiction, Interstellar, des films de superhéros avec Batman, un film de guerre avec Dunkerque. Là vous vouliez investir un autre genre : le peplum ? J'avais pour référence de grands films épiques comme Lawrence d'Arabie, Gladiator ou Barry Lyndon. Mais il n'y avait pas eu de récit moderne de la mythologie grecque. Des réalisateurs comme Ray Harryhausen s'y sont attaqués, mais avec des budgets et des ressources de séries B. Avoir l'opportunité de faire cela pour la première fois avec une grande échelle, un budget et un casting importants, c'est une occasion unique pour un réalisateur. Pourquoi avoir choisi de tourner en pellicule IMAX ? Je veux tourner un film entièrement en pellicule IMAX depuis que j'ai environ 16 ans et que j'ai vu pour la première fois des documentaires dans des musées filmés en IMAX. La clarté de l'image, la couleur incroyable, l'absence de grain, l'écran large qui vous immerge d'une manière vraiment fondamentale, m'ont semblé immédiatement pertinents pour des superproductions hollywoodiennes. Mais ce sont des caméras massives et bruyantes. Pour ce projet, je suis allé chez IMAX et j'ai dit : « Pouvez-vous trouver un moyen de rendre les caméras silencieuses parce que je veux vraiment faire le film entier de cette façon ? » Ils ont conçu un boîtier high-tech dans lequel je pouvais mettre la caméra, un très grand boîtier, mais qui la rendait silencieuse. Mais il faut changer les bobines au bout de trois minutes. Donc, on a dit aux acteurs : « D'accord, vous allez avoir cette machine massive devant le visage et vous allez devoir vous arrêter au milieu d'une scène et suspendre votre émotion pendant que nous rechargeons la caméra aussi vite que possible, aussi discrètement que possible. » Si les acteurs n'avaient pas voulu le faire ou n'avaient pas trouvé que cela fonctionnait pour eux, nous l'aurions abordé différemment. Mais en fait, je pense qu'ils ont trouvé cela très excitant. Le niveau de concentration sur la performance avec ces restrictions était très intense. Si vous filmez sur un format numérique où vous pouvez filmer pendant des heures, vous pouvez obtenir du bon travail de tout le monde sur le plateau, mais ce sera à des moments différents. Tandis que lorsque vous faites tourner cette caméra et que tout le monde est concentré, sachant que vous avez ce temps limité et que tout doit se rejoindre à ce moment-là, chaque technicien donne le meilleur de lui-même et arrive à ce point de concentration intense. Chaque format que vous choisissez a des avantages et des inconvénients ; la clé est d'essayer de construire le scénario autour des avantages. Et qu'est-ce qui était le plus compliqué sur le tournage ? D'un point de vue physique, être sur des bateaux est toujours extrêmement difficile au cinéma, surtout sur un vaisseau antique reconstitué dans des eaux agitées. Mais certaines scènes calmes, des scènes dramatiques plus intenses, ont été pour moi de loin les plus difficiles à filmer. Il fallait faire en sorte que l'équipe de prise de vue comprenne comment déplacer la caméra comme n'importe quelle autre, alors qu'elle est 50 fois plus grande. Et puis que les acteurs puissent continuer à se concentrer en dépit des interruptions. Ça a été l'un des plus grands défis du film.
durée : 00:58:58 - Théâtre et compagnie - "Quand avez-vous cessé de croire que vous deveniez plus intelligent, ou bien le croyez-vous encore ? Indiquez l'âge." Les comédiens du Jeune Théâtre National adressent à Tiago Rodrigues les grandes questions du Journal de l'écrivain Max Frisch. En direct du festival d'Avignon. - équipe : Sophie-Aude Picon, Oriane Delacroix, Caroline Ouazana Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:58 - Théâtre - "Quand avez-vous cessé de croire que vous deveniez plus intelligent, ou bien le croyez-vous encore ? Indiquez l'âge." Les comédiens du Jeune Théâtre National adressent à Tiago Rodrigues les grandes questions du Journal de l'écrivain Max Frisch. En direct du festival d'Avignon. - équipe : Sophie-Aude Picon, Oriane Delacroix, Caroline Ouazana Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Un collectif d'organisations de la société civile congolaise et internationale, regroupées sous l'appellation « Le Congo n'est pas à vendre » (CNPAV) et engagées dans la lutte contre la corruption, a dénoncé dans un rapport publié le 29 juin « les disparités des rémunérations entre agents publics », sources, selon ce mouvement, des « inégalités et des injustices sociales en République démocratique du Congo ». RFI : Vous documentez dans votre rapport des dépassements allant jusqu'à 659% sur certaines lignes de dépenses sur l'année 2024 sur laquelle vous avez travaillé. Comment cela est-il possible ? Jean Keba : Cela est dû au manque de respect ou à la violation de la loi des finances, puisque dans la loi des finances, les dépenses sont plafonnées avec des crédits attribués à chaque institution, ministère ou service, et les dépenses sont engagées, avec l'autorisation d'abord du ministère du Budget qui doit vérifier la conformité de la dépense, et enfin par le ministère des Finances sur autorisation du ministère du Budget. Et ce qui se fait, c'est qu'apparemment, la dépense n'est pas respectée ou il y a une légèreté ou négligence dans l'exigence donnée par la loi des finances puisque les dépenses dans le budget des dépenses sont plafonnées à 100 %. Mais nous avons remarqué qu'il y a des rubriques comme les dépenses de fonctionnement, les fonds spéciaux d'intervention ou de recherche, même la masse de rémunération où il y a toujours le dépassement. Je crois que la responsabilité incombe premièrement, d'abord aux deux ministres du Budget et des Finances et aussi aux gestionnaires de crédits, parce qu'ils connaissent bien le plafond qui est autorisé. Et, si on va jusqu'à dépasser, c'est qu'il y a eu négligence ou la volonté de mal gérer. Pour un auditeur qui ne connaît pas le circuit budgétaire congolais, je me permets d'insister. Pouvez-vous décrire concrètement comment un dépassement de 200 ou 600% devient possible sans sanction ? Cela devient possible parce qu'il y a l'impunité. Sur presque toutes les années, les organisations qui travaillent sur la gouvernance budgétaire relèvent les frais de dépassement et interpellent les services de contrôle qui devaient le constater pour appliquer les sanctions. Mais malheureusement, faute de sanctions, ces pratiques sont encouragées et continuent à se faire. Vos enquêtes, Maître Jean Kéba, vous ont-elles permis de savoir ce que gagne par mois le président de la République, par exemple, le président de l'Assemblée nationale ou le Premier ministre ? Le rapport est parvenu, a constaté qu'il y a le manque de transparence non seulement dans la détermination, dans le calcul de répartition de la masse, de la rémunération, mais il y a aussi un manque de transparence dans la non-publication des salaires de certains personnages de l'État et principalement le personnel politique. Le salaire du président de la République n'est pas connu, de la Première ministre, et même des députés, des ministres. Il n'y a aucun document accessible au public qui renseigne sur la rémunération ou le salaire qui est accordé à chacun dans cette catégorie des agents publics. Quelles recommandations faites-vous pour essayer de stopper ce que vous qualifiez d'hémorragie financière ? Il faut que le pays se dote d'un cadre légal d'harmonisation des rémunérations de tous les agents publics de l'État, de manière à pouvoir assurer une redistribution équitable de la masse des rémunérations qui est donnée. Et on doit harmoniser l'ensemble des salaires et tous les éléments de rémunération pour plus d'équité. Nous recommandons aussi la réduction du temps de vie institutionnel qui consomme suffisamment d'argent. Et là, nous demandons à ce que les dépenses de fonctionnement, par exemple, soient plafonnées de 10 à 15% puisque ce sont des dépenses qui sont gonflées. Quand vous arrivez dans l'administration, il y a beaucoup de services qui manquent pratiquement de tout. Tu arrives à la police, c'est toi le justiciable ou le citoyen plaignant qui doit chercher les papiers pour les OPJ parce qu'ils manquent de fournitures alors que les frais de fonctionnement sont débloqués chaque année. On doit encadrer les fonds spéciaux et qu'on définisse quelle est leur destination de manière à ce qu'ils puissent être justifiés et tracés. Alors, ce sont des recommandations qui ne sont pas forcément nouvelles. On a souvent entendu diverses institutions congolaises aller dans le même sens, mais qu'est-ce qui, structurellement, bloque leur mise en application ou du moins leur mise en place ? Vous avez raison de dire que ce sont des recommandations qui ne sont pas formulées pour la première fois, car ces pratiques datent d'il y a plusieurs années. Elles sont ancrées dans la culture de certains gestionnaires. Vous avez des gens, des fonctionnaires qui peuvent se retrouver dans dix ou quinze commissions non permanentes et qui ont des primes qui peuvent atteindre jusqu'à 40 à 50 000 dollars le mois, alors qu'au même moment, il y a des fonctionnaires dans certains coins perdus du pays qui ne peuvent même pas atteindre 100 dollars. Je crois que tous ceux qui profitent de cette situation ne peuvent pas vouloir que ces recommandations soient appliquées. Il faut un engagement ferme et une volonté politique au sommet de l'État et au niveau des ministères clés qui gèrent, qui interviennent dans la gestion des ressources publiques pour que l'on puisse arriver à un changement. À lire aussiRDC: un rapport dénonce le train de vie des élites politiques
durée : 00:58:58 - Le grand podcast de voyage - "Quand avez-vous cessé de croire que vous deveniez plus intelligent, ou bien le croyez-vous encore ? Indiquez l'âge." Les comédiens du Jeune Théâtre National adressent à Tiago Rodrigues les grandes questions du Journal de l'écrivain Max Frisch. En direct du festival d'Avignon. - équipe : Sophie-Aude Picon, Oriane Delacroix, Caroline Ouazana Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
L'addiction est un phénomène complexe, et il est souvent très difficile de s'en défaire. La médecine moderne a acquis une meilleure compréhension des phénomènes addictifs, permettant une meilleure prise en charge. Alors, comment se défaire d'une addiction ? Je fais le point avec le Dr Dina Roberts.Le coffret du Dr Roberts : https://www.lisez.com/livres/se-liberer-dune-addiction-6-seances-audio-dhypnose/9782412076774Ce Dialogue est une rediffusion (1ère diffusion le 10 octobre 2022).Mon site : https://www.fabricemidal.comReso, mon école de méditation : https://www.reso.coRéalisation, image et son : Alexandre AgostiniMontage : Alexandre AgostiniMots clé : Installez-vous confortablement, laissez-vous guider par la voix d'une experte et prolongez votre écoute avec son livre compagnon !Vous considérez-vous comme dépendant ? Pouvez-vous toujours vous passer de consommer quand vous le désirez ? Avez-vous déjà expérimenté des symptômes de sevrage lorsque vous avez cessé votre consommation de médicaments ou d'autres drogues ?Avec la méthode sans contrainte proposée par Dina Roberts, vous pourrez comprendre les mécanismes liés à l'addiction, et vous en défaire pour une liberté et une indépendance physique et psychologique.
Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géographie, Fatima Aït Bounoua, prof de français, et Abel Boyi, éducateur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Avec : Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Ilan Gabet, étudiant en droit. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des Français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Ecoutez RTL Soir avec Vincent Parizot du 26 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Eliot Deval revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Comment se rendre réellement compte de ce qu'ont vécu pendant la traite négrière les personnes transformées en esclaves et transportées à travers l'Atlantique pour être vendues à des planteurs ? Un livre d'histoire qui vient d'être traduit en français nous plonge dans la brutalité du quotidien des esclaves. Cet ouvrage est intitulé Le Zorg, du nom d'un navire négrier à bord duquel s'est déroulé un épisode d'une rare cruauté à la fin du 18e siècle. Une tragédie qui, une fois connue, a joué un rôle déterminant dans le combat des abolitionnistes. Pour en parler, nous recevons l'auteur du livre Siddharth Kara, universitaire à Harvard et à Nottingham. RFI : Que s'est-il passé à bord du Zorg à la fin de l'année 1781 ? Siddharth Kara : Le navire s'est égaré. Il a été détourné par des tempêtes et, au cours de son voyage vers la Jamaïque, il a semblé manquer d'eau. L'équipage a dû prendre une décision… et pour réduire la consommation d'eau, cette décision a été de jeter par-dessus bord plus de 130 esclaves africains. Ils ont commencé, par les femmes et les enfants qu'ils ont jetés directement à la mer, il y avait un bébé. Ensuite, ils ont sélectionné les hommes les plus malades, un par un, deux par deux, enchaînés, entravés. Après de longs mois passés dans l'enfer de la cale de ce navire négrier, ils ont été jetés à la mer. L'équipage a agi ainsi parce qu'il craignait de manquer d'eau et de ne pas atteindre la Jamaïque à temps. Cette histoire a été révélée au public parce que les armateurs ont demandé une indemnisation pour ce qu'ils ont décrit, dans un déni total d'humanité, comme une « cargaison perdue ». Pouvez-vous nous expliquer ce qui s'est passé ensuite ? Le marchand d'esclaves, le propriétaire du navire, était cupide, il était attaché à son argent. Plus de la moitié des esclaves du Zorg étaient morts, alors que le taux de mortalité habituel sur un navire négrier britannique était d'environ 15%... Il n'a pas pu accepter cette perte. Or, à l'époque, les navires et leur cargaison étaient assurés pour la traversée de l'Atlantique. Il a donc déposé une demande d'indemnisation, en réclamant une compensation pour la perte de plus de 130 esclaves. L'assureur a refusé, parce qu'il était surpris par ce taux de mortalité aussi élevé. Le marchand aurait pu en rester là, mais la cupidité l'a poussé à engager un procès. Il a gagné : il a été décidé que l'assurance devait indemniser la perte des esclaves assassinés. Mais quelqu'un assistait à l'audience ce jour-là et s'est demandé pourquoi on parlait d'assurance plutôt que de meurtre. Il a écrit une lettre anonyme posant cette question, publiée le lendemain dans les journaux londoniens. Cette lettre a été remarquée par un groupe naissant d'abolitionnistes en Angleterre, qui y ont vu la preuve des horreurs de la traite. Ils se sont réunis, sous la direction de Granville Sharp, une figure fondatrice de l'abolitionnisme anglais, et ont convaincu les assureurs de demander un nouveau procès. Lors de ce second procès, une question fondamentale a été débattue : ces Africains étaient-ils des biens ou des personnes ? Des animaux ou des êtres humains ? Ce débat, porté devant le Lord Chief Justice de l'Empire britannique, a contribué à lancer le premier mouvement abolitionniste. L'une des forces de votre travail réside dans la précision avec laquelle vous décrivez l'expérience vécue par les personnes capturées et vendues comme esclaves. L'horreur de l'esclavage est démultipliée par des violences constantes : les coups de fouet, les viols, la vie dans la puanteur des excréments, l'enfermement dans les cales. Pouvez-vous donner quelques exemples tirés de votre livre ? Nous savons ce qu'est l'esclavage, nous en connaissons l'existence, mais nous ne plongeons jamais dans l'horreur brute de la traversée forcée des Africains à travers l'Atlantique. À bord des navires, de nombreux instruments de torture étaient utilisés pour maintenir le contrôle. Les violences sexuelles contre les femmes et les enfants étaient constantes. Un ancien capitaine négrier devenu abolitionniste, John Newton, racontait qu'il voyait ses marins assouvir leurs pulsions sur des fillettes de neuf ou dix ans. Dans les cales, les captifs étaient enchaînés, contraints de vivre dans leurs excréments et leur urine, avec à peine quelques seaux inaccessibles. Tous contractaient la dysenterie. Imaginez le mal de mer, les vomissements continus, sans même pouvoir s'asseoir. Ils étaient entassés comme des livres sur une étagère, dans la chaleur, la putréfaction et les immondices. Voilà pourquoi les taux de mortalité étaient si élevés. La puissance des intérêts financiers liés à la traite apparaît clairement dans votre livre. On a l'impression que la traite occupait une place majeure dans l'économie britannique à la fin du 18e siècle. Absolument. Prenons un indicateur : en 1775, juste avant la guerre d'indépendance américaine, les exportations de sucre de la Jamaïque vers l'Angleterre étaient cinq fois supérieures à l'ensemble des exportations des treize colonies américaines réunies. Le sucre était la ressource stratégique de l'époque, produite grâce au travail forcé des esclaves. Comment évaluez-vous la manière dont le monde traite aujourd'hui la mémoire de l'esclavage ? Existe-t-il une conscience globale de ce que cela a représenté, ou observe-t-on encore des formes de déni ? Nous restons encore à la surface de notre reconnaissance de ce qui s'est passé durant ces 350 années, cette tâche sur la conscience humaine. Il existe encore un certain déni quant à l'ampleur et à la gravité des faits. J'espère que l'histoire du Zorg contribuera à une compréhension plus complète, car on ne peut envisager de réparer cette période sans en mesurer pleinement la violence et l'ampleur. Et nous n'y sommes pas encore. Le 25 mars dernier, le Ghana a conduit l'Assemblée générale de l'ONU à qualifier la traite négrière de crime le plus grave contre l'humanité. Cette qualification vous paraît-elle justifiée et utile ? Absolument. Elle est justifiée. Césaire a déclaré que l'Europe se tient devant la communauté mondiale, responsable du plus grand amas de cadavres de l'histoire humaine. Et il parlait de la traite négrière. Des millions de personnes ont été torturées, violentées et tuées, et des millions d'autres condamnées à une vie de travail forcé. La culture du sucre était l'une des formes de travail les plus dures et violentes. C'est l'un des crimes les plus graves en raison de son ampleur, de sa durée — plus de trois siècles et demi — et de ses conséquences encore visibles aujourd'hui en Afrique. Il doit y avoir une forme de réparation entre les pays du Nord et les pays africains. Le Zorg, de Siddharth Kara, un ouvrage publié aux éditions Paulsen, 304 pages, 2026. À écouter aussiDes rives de la Méditerranée au Sahara : vérités et tabous des esclavages dans le monde musulman À lire aussiL'odyssée des Tinchant, de l'esclavage à la résistance: une histoire-monde
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Merci à Sébastien Perez d'être venu sur Legend.60 % des Français ont consommé cette année des compléments alimentaires. Sébastien Perez, cofondateur de Humble+, une marque spécialisée dans les compléments alimentaires, notamment le collagène, explique pourquoi la nutrition pourrait devenir l'un des principaux leviers de longévité dans les prochaines années.Merci également à Aurélien, pharmacien, d'être venu nous parler des choses les plus incroyables qu'il a vues dans son métier.Découvrez Humble + : https://link.influxcrew.com/humble+LEGENDFaites votre diagnostic pour bien-vieillir : https://link.influxcrew.com/humbleplus-diag Collaboration commerciale Retrouvez toutes les informations concernant nos invités ⬇️Leur compte Instagram de Humble + : https://www.instagram.com/humble.plus/ Le compte Instagram de Sébastien Perez (Cofondateur de Humble +) : https://www.instagram.com/sebastienperez/ Le compte Instagram de Romain Quillot (Cofondateur de Humble +) : https://www.instagram.com/romainquillot/ Le compte Instagram d'Aurélien Tesson (Pharmacien) : https://www.instagram.com/aurel_kohlanta/?hl=fr Pour prendre vos billets pour le LEGEND TOUR c'est par ici ➡️ https://www.legend-tour.fr/ Retrouvez la boutique LEGEND ➡️ https://shop.legend-group.fr/ Commandez « Le majordome de Saint-Tropez chez les ultras-riches » ➡️ https://legend.s.gy/b4tjnN Précommandez LEGEND : Les coulisses et secrets de l'émission numéro 1 en France ➡️ https://legend.s.gy/vNHsu6 Pour toutes demandes de partenariats : legend@influxcrew.com Retrouvez-nous sur tous les réseaux LEGEND !Facebook : https://www.facebook.com/legendmediafrInstagram : https://www.instagram.com/legendmedia/TikTok : https://www.tiktok.com/@legendTwitter : https://twitter.com/legendmediafrSnapchat : https://www.snapchat.com/@legendcm7 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Plaintes, compliments, interrogations... Cette saison encore, les Grosses Têtes répondent aux différentes questions et messages des auditeurs à l'antenne. Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Une nouvelle épidémie d'Ebola déclarée en République démocratique du Congo, dans la province de l'Ituri, ainsi que dans deux pays voisins, l'Ouganda et le Soudan du Sud. L'information a été confirmée par l'OMS et l'agence sanitaire de l'Union africaine, Africa CDC. Plusieurs dizaines de cas ont déjà été recensés et de nombreux décès enregistrés. La RDC reste le foyer principal de cette épidémie, et une nouvelle souche de contamination y a été découverte. Cette dernière, explique le Dr Jean Kaseya, épidémiologiste et directeur général du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), ne dispose pour le moment ni de vaccin, ni de traitement. RFI : Le 5 mai 2026, l'Organisation mondiale de la santé a reçu un signal de cas suspects et a envoyé une équipe sur le terrain. Les premiers échantillons testés à Mungbwalu étaient négatifs. Ce n'est que le 15 mai que l'Institut national de recherche biomédicale a confirmé les cas positifs. Deux jours se sont écoulés. Ce délai a-t-il aggravé la situation ? Dr Jean Kaseya : On peut dire que tout délai dans une flambée d'Ebola est préoccupant, mais que les premiers échantillons négatifs ne suffisent pas à exclure une flambée. Cela peut dépendre du moment du prélèvement, de la qualité de l'échantillon, du choix des cas testés, du transport ou de la dynamique de transmission. Nous devons examiner la chronologie complète avant de conclure que ce délai a aggravé la situation. Ce que nous savons, c'est qu'Ebola exige une réponse immédiate dès le signal et cela signifie l'investigation, l'isolement, la recherche des contacts, le contrôle des infections et la communication communautaire. Voilà pourquoi Africa CDC travaille avec les gouvernements à accélérer la confirmation, à renforcer les laboratoires, à reconstituer les chaînes de transmission et à réduire tout nouveau délai opérationnel. Le patient zéro a-t-il été identifié ? Le patient zéro n'a pas été publiquement confirmé. À ce stade, les enquêtes épidémiologiques sont en cours pour établir la chronologie des premiers cas, les expositions possibles, les événements communautaires, les soins reçus. Vous savez, les funérailles et les déplacements sont aussi d'autres facteurs. Les informations venant de la communauté sont importantes et doivent être écoutées. Nos équipes travaillent avec le gouvernement et d'autres partenaires pour que nous puissions vérifier scientifiquement avant de parler du patient zéro. On parle de la RDC, mais d'autres pays seront également impactés, l'Ouganda et le Soudan du Sud notamment. Vous confirmez ? Effectivement, la situation est confirmée en Ouganda. On parle de la même souche qui vient d'être confirmée en RDC. Il s'agit de la souche « Bundibugyo » et on parle de cas importés en Ouganda venant de la RDC, dont une personne est déjà morte. Actuellement, nous sommes en train de travailler sur la détection rapide pour renforcer la surveillance. On est en train de rechercher les contacts, de faire de la prévention et le contrôle des infections. Nous avons aussi la communication avec les communautés, bien sûr, les enterrements sûrs et dignes au niveau du Soudan du Sud. Nous activons la pression maximale en termes de prévention et surtout de détection accélérée s'il y avait un cas. Pour revenir à la RDC, c'est la 17e épidémie que connaît le pays depuis 1976. Mais cette fois, ce n'est pas la souche Zaïre. Le séquençage est en cours. Vous avez évoqué tout à l'heure le nom de la nouvelle souche. Pouvez-vous nous rappeler de quelle souche il s'agit ? Généralement, nous parlons des trois souches. Il y en a une vingtaine, mais généralement on parle de trois souches pour Ebola : la souche « Zaïre », que l'on connaît, la souche « Soudan », et la souche « Bundibugyo ». C'est de celle-là dont on parle. Cette souche n'a pour le moment aucun vaccin disponible, aucun médicament disponible. Nous avons des vaccins candidats, des médicaments candidats sur lesquels nous sommes en train de travailler. Aujourd'hui (vendredi 15 mai, NDLR), mon équipe a eu une réunion avec tous les partenaires et les industriels pharmaceutiques qui ont des produits sur lesquels on fait des études, et donc nous saurons vous informer un peu plus dans les prochains jours. Dernière question, quelle est votre plus grande crainte dans les prochaines 72 heures ? La crainte des chaînes de transmission invisibles, des contacts qui ne sont pas listés, des personnes exposées qui se déplacent vers Bunia, vers l'Ouganda, vers le Soudan du Sud, des soignants qui sont exposés sans protection suffisante et surtout des décès communautaires sans enterrements. Les prochaines 72 heures doivent servir à passer d'un signal inquiétant à une réponse structurée, où nous allons lister les contacts. On va prendre des soins sécurisés, on va renforcer les laboratoires et on va avoir des communautés informées. À ce moment-là, je peux commencer à dire que nous pourrions contrôler cette épidémie dans les semaines qui viennent. À lire aussiRDC: nouvelle épidémie d'Ebola en cours en Ituri, la société civile appelle à éviter le pire