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Minni Arko Minnawi, le gouverneur du Darfour au Soudan et chef du mouvement de libération du Soudan, faction Minnawi, est le grand invité Afrique de RFI. De passage à Paris, il revient dans cet entretien sur les derniers développements de la crise au Soudan, des interventions étrangères, des possibilités de retrouver la paix. Minni Arcou Minnawi invite les Émirats arabes unis à entrer en dialogue direct avec les autorités soudanaises. RFI : Quand la guerre prendra-t-elle fin ? Minni Arko Minnawi : J'aimerais qu'elle se termine aujourd'hui, mais cela ne peut pas se faire sans certaines mesures. Quelles sont ces mesures ? En réalité, de nombreux facteurs ont contribué à cette guerre, notamment le facteur extérieur, à savoir, les Émirats arabes unis, qui doivent se retirer du conflit, qu'ils cessent de gérer la guerre. Quant au facteur interne, il nous serait alors beaucoup plus facile de nous asseoir ensemble et de mettre fin à la guerre. Les autorités soudanaises ont, à plusieurs reprises, exprimé des réserves quant à la présence des Émirats arabes unis parmi les membres du Quartet composé également des États-Unis, de l'Égypte et de l'Arabie saoudite. Rejetez-vous leur présence au sein du Quartet ? Oui, nous rejetons leur présence au sein du Quartet, car les Émirats arabes unis sont censés jouer un rôle de médiation, de facilitateur. Or, ils sont eux-mêmes partie prenante au conflit ; comment peuvent-ils donc être à la fois juge et partie ? L'armée soudanaise a fréquemment accusé des pays voisins de collaborer avec les Émirats arabes unis pour acheminer du matériel militaire au Soudan destiné aux Forces de soutien rapide. Pouvez-vous identifier ces pays ? C'est assez clair, surtout en ce qui concerne des responsables en Libye, à l'est du pays, à Benghazi, plus précisément qui est sous contrôle émirien. Il y a le Tchad. Ce sont des pays que les Émirats instrumentalisent pour faire avancer leur projet de démantèlement du Soudan. Et malheureusement, ce projet de fractionnement s'étendra à l'Afrique. À lire aussiAntonio Guterres, secrétaire général de l'ONU: «Il faut cesser les ingérences extérieures» au Soudan Vous avez mentionné le Tchad parmi les pays impliqués dans l'envoi d'aide militaire aux FSR, mais il existe des divisions au Tchad à ce sujet, même au sein du palais présidentiel... La majorité du peuple tchadien, et pas seulement les proches du président Déby, s'oppose au financement de la guerre pour servir les intérêts des Émirats arabes unis et des Forces de soutien rapide, pour déstabiliser et démanteler le Soudan. Le Darfour est en quelque sorte, une extension du Tchad, socialement parlant, et le Tchad est l'extension du Darfour... Par conséquent, la majorité de la population tchadienne, notamment les proches du président, se considère comme faisant partie d'une même communauté élargie, s'étendant jusqu'à Khartoum. De ce fait, ils rejettent tous la politique de Mahamat Idriss Déby, politique qui a conduit à la destruction de villes entières, ainsi qu'à des massacres, des combats urbains, un génocide et un nettoyage ethnique. Je crois vraiment que la majorité du peuple tchadien rejette cette politique. Quel intérêt a le président tchadien à s'impliquer dans cette guerre ? Nous ignorons quel serait son intérêt, mais peut-être qu'il s'y est impliqué par manque d'expérience. Vous avez récemment accusé l'Éthiopie de s'ingérer également dans la guerre au Soudan ? Bien entendu, ces faits sont corroborés par d'autres sources, par d'autres pays, y compris des pays dotés de technologies et de capacités avancées ; il ne s'agit pas d'une accusation soudanaise. Toutefois, il est clair que de multiples attaques ont été perpétrées depuis l'Éthiopie par les milices des Forces de soutien rapide, ainsi que par le Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord, de Abdelaziz el Hilu, allié aux Forces de soutien rapide. À lire aussiAu Soudan, la guerre oubliée du reste du monde et dont personne ne voit la fin La prolongation de la durée de la guerre, bientôt trois ans, ne vous fait-elle pas craindre la division réelle du pays, qu'un État séparé ne soit annoncé au Darfour ? Bien sûr, les forces étrangères qui ont déclenché cette guerre et qui continuent à l'alimenter cherchaient à s'emparer de tout le Soudan. N'ayant pas atteint leurs objectifs, elles ont eu recours à la partition du pays, ou du moins, elles cherchent à conserver le Darfour et certaines régions du Kordofan. Mais cela est inacceptable pour le peuple soudanais. L'ensemble de la population soudanaise est aujourd'hui mobilisé, aux côtés des forces armées, des forces conjointes et d'autres encore. Tous sont sur le terrain pour rejeter ce projet, et c'est pourquoi il ne réussira pas. Appelez-vous les Émirats à un dialogue direct avec les autorités soudanaises ? Voilà ce qui est nécessaire : nous exigeons depuis longtemps que le rôle des Émirats arabes unis se limite à un dialogue bilatéral entre le Soudan et les Émirats, afin de discuter de réconciliation et d'un retour à des relations normales entre les deux pays. Notamment en matière d'échange de bénéfices et de partage de ressources. Nous refusons son ingérence, son soutien aux milices et aux crimes majeurs commis par les milices des Forces de soutien rapide, tels que le génocide et les crimes de guerre. Tout cela avec le soutien des Émirats arabes unis. À lire aussiSoudan: «El-Fasher est détruite, et bien que la ville ait été nettoyée, il reste des munitions au sol» Mais que cherchent les Émirats en entrant avec force dans cette guerre ? Les richesses du pays ? Je ne sais pas. Si la richesse est ce qu'ils cherchent, ils ne l'auront que par le dialogue bilatéral. Il est parfaitement naturel que nous échangions des ressources. La richesse devrait être partagée par les voies officielles : le commerce, les avantages mutuels, les investissements bilatéraux, etc. Il n'y a aucune raison pour qu'ils s'impliquent, pour que de tels crimes soient commis, et pour qu'ils se salissent les mains de sang. Nous ignorons les raisons de tout cela. Masaad Boulos, le conseiller américain pour l'Afrique mène des efforts pour mettre fin à la guerre, comment voyez-vous le rôle américain dans cette crise ? Le rôle américain est primordial. Il doit être officiel. Masaad Boulos a rencontré des responsables soudanais à plusieurs reprises, mais hors du Soudan. Nous espérons que tout plan proposé sera acceptable pour le gouvernement et le peuple soudanais, qui souffre actuellement des Forces de soutien rapide et de l'ingérence internationale. Le pouvoir soudanais acceptera-t-il un plan de paix comme celui proposé pour l'est de la RDC, en partageant les richesses du Soudan avec les États-Unis ? J'ignore quelle proposition sera présentée. Je préfère donc ne pas traverser la rivière avant d'avoir atteint le pont. Quel point important souhaitiez-vous ajouter à cet entretien ? Les Forces de soutien rapide (FSR) sont un véritable fléau. Chaque ville qu'elles ont occupée est devenue désormais une ville fantôme, désertée par ses habitants. Les FSR sont une catastrophe humaine et doivent être identifiées pour ce qu'elles sont réellement : une milice, une organisation terroriste. Les FSR continuent de tuer des civils, se procurant les armes et les drones les plus sophistiqués fournis par les Émirats arabes unis, qu'elles utilisent pour tuer des civils et détruire des villes. Par conséquent, il est de la responsabilité du gouvernement et de l'armée de mettre fin à la guerre en reprenant et en sécurisant les zones encore sous leur contrôle, afin de protéger les citoyens soudanais. À lire aussiÉmirats arabes unis: l'or du Soudan «assure la prospérité des FSR et en même temps celle de Dubaï»
Souvent, nous avons le sentiment de ne pas pouvoir agir sur les choses, de devoir subir les décisions de tel ou tel, ou juste de devoir accepter les évènements. Et si il n'en était rien ? Si vous pouviez, à votre niveau, vraiment changer les choses ?Je vous assure, c'est possible et je vous le prouve dans cet épisode en vous racontant une légende que je trouve très jolie qui se déroule dans une jungle.... oui oui... suspens !Et découvrez tous mes contenus (vidéos, articles, tests de personnalité en vous rendant sur mon blog : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Le Gabon est toujours privé de réseaux sociaux. Mardi soir, la Haute autorité de communication a décidé de leur suspension « jusqu'à nouvel ordre ». « Atteinte à la cohésion sociale, à la stabilité des institutions de la République et à la sécurité nationale » : ce sont les quelques arguments avancés par la HAC pour justifier sa mesure, qui n'a pas manqué de faire réagir autant dans l'opposition que dans le monde de la presse et celui des milieux économiques. Pour expliquer cette décision prise sans préavis, Théophane Nzame-Nze Biyoghe, porte-parole de la présidence gabonaise, répond à RFI. Il est le Grand Invité Afrique de Sidy Yansané. RFI : On va commencer par cette annonce surprise : la suspension immédiate des réseaux sociaux jusqu'à nouvel ordre. Pouvez-vous préciser ce qui pousse la Haute autorité de la communication (HAC) à prendre une mesure qu'on peut qualifier de radicale ? Théophane Nzame-Nze Biyoghe : Cette mesure s'inscrit dans le prolongement d'une réflexion vieille de plusieurs semaines, voire de plusieurs mois, sur l'usage général qui est fait des réseaux sociaux. Ce n'est pas une sanction, c'est simplement un signal fort qui est envoyé pour poser ce débat et éventuellement envisager d'autres étapes, comme le fait de légiférer pour redéfinir l'usage des réseaux sociaux. Un usage qui ne doit pas compromettre l'œuvre perpétuelle de raffermissement du vivre-ensemble. Malgré tout, les arguments avancés par la HAC sont quand même très larges : on parle de déstabiliser les institutions de la République, de mettre en péril gravement l'unité nationale... Pour cette annonce sans préavis, quels sont les éléments dont dispose la HAC pour dire que le pays serait en danger à cause des seuls réseaux sociaux ? Je me demande si ce n'est pas un peu simplifier les choses que de dire que la HAC affirme que le pays est en danger à cause des réseaux sociaux. Mais en tout cas, les réseaux sociaux sont aujourd'hui un terrain qui permet de structurer un certain nombre de facteurs potentiellement déstabilisants. Lesquels ? Pour ce qui est de la désinformation, il y a parfois beaucoup d'information ou de désinformation. Il est question aujourd'hui de s'intéresser à cette question pour réguler davantage et faire en sorte que les réseaux sociaux permettent un débat beaucoup plus constructif, et non pas un débat qui vise à nuire à l'intérêt supérieur que nous avons à préserver, un minimum de cohésion sociale à notre niveau. Le Sommet de l'Union africaine s'est tenu ce week-end à Addis-Abeba. Le président de la Commission, Mahamoud Ali Youssouf, a déclaré qu'il n'y aura aucune tolérance pour les changements de pouvoir anticonstitutionnels. Que répondez-vous notamment à l'Angolais João Lourenço, président sortant en exercice de l'UA, qui est allé plus loin en déplorant « le blanchiment des coups d'État grâce à des élections » ? Les constitutions sont d'abord faites pour servir l'intérêt des peuples. Les Gabonais n'en pouvaient plus de l'ancien régime, vraiment plus. Le cadre législatif et constitutionnel ne peut pas servir de prétexte à l'amenuisement des libertés des gens. L'intérêt du peuple en tout et pour tout doit primer. Et la situation était intenable au Gabon. Il y a donc eu ce coup « de libération » le 30 août 2023. Il ne s'agit pas de blanchir quoi que ce soit. Il s'agit simplement de dire que lorsque les textes servent à brider les populations, il y a nécessité à employer des voies qui ne sont pas forcément consacrées dans les textes, mais qui sont des voies qui finissent par être salutaires pour les peuples. Le chef de l'État, Brice Oligui Nguema, s'est félicité, il y a quelques jours, du retour des enseignants dans les salles de classe. Malgré tout, la grève perdure depuis deux mois. Où en sont les négociations concernant les revendications des enseignants ? Les négociations ont été menées durant plusieurs semaines dans un cadre qui a été activé très rapidement. Il y a eu une commission tripartite qui a été déployée pour encadrer ces négociations. Les négociations ont débouché sur l'adoption d'un certain nombre de points. Au terme de cela, une échéance a été fixée : celle du 25 février prochain, pour lesquelles l'État devra procéder à la régularisation des 4 000 situations administratives retenues pour le secteur de l'éducation, avec les effets soldes qui sont donc inhérents à cela. Le FMI annonce une visite au Gabon la semaine prochaine, dans un contexte d'explosion de la dette et du déficit au Gabon et aussi dans la zone de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac). Chez nos collègues de France 24, vous précisiez d'ores et déjà qu'il n'y aura pas de politique d'austérité au Gabon… Il ne s'agit pas pour le FMI de modifier les priorités de notre politique économique, mais il s'agit de définir la meilleure méthodologie pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. Donc, le projet est le même. Il est question de mettre à contribution le FMI pour apporter davantage de transparence dans la gestion des deniers publics, renforcer la gouvernance et envisager des lendemains meilleurs, et notamment aussi avoir beaucoup plus de facilité pour aller quérir des financements auprès d'autres bailleurs de fonds, puisque dans la stratégie d'endettement du Gabon, il y a un privilège qui est accordé aux partenaires multilatéraux pour nous prémunir des risques de fluctuations de taux. Mais en aucun cas, il n'y a de projet d'ajustement structurel comme cela a pu être le cas par le passé. Il n'y a pas d'austérité en vue. Pas du tout. La politique sociale du président de la République sera exécutée.
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Dans cet épisode, James Parkyn & François Doyon La Rochelle discutent de deux composantes essentielles de l'investissement : c'est-à-dire la tolérance au risque et la capacité à prendre du risque.
Ce programme est financé par les amis et partenaires du ministère de Joyce Meyer Vous pouvez être sauvé et malheureux Vous pouvez être un pécheur malheureux ou un saint malheureux Et c'est généralement dû à un manque de connaissance Je fais ce que je fais parce que j'ai vu la...
Les livres d'Evelyne Josse : https://amzn.to/4aoYm4dLe site d'Evelyne Josse : https://www.resilience-psy.com/Evelyne Josse est psychologue clinicienne et maître de conférences associée à l'université de Lorraine en faculté de psychologie. Elle est formée à l'hypnose et l'EMDR qu'elle pratique depuis plus de 20 ans.Elle est l'auteure de très nombreux ouvrages, dont le dernier : « Prise charge du trauma par l'hypnose » aux éditions Dunod.Issue d'un cursus universitaire et sans intérêt particulier pour la spiritualité ou l'extraordinaire à l'origine, sa pratique clinique l'a mise en présence de phénomènes lui étant alors inconnus, tels que les contact défunts de ses patients en état d'hypnose par exemple. Evelyne a donc essayé de comprendre ces phénomènes thérapeutiques pour ses patients, là ou d'autres thérapies n'obtenaient pas d'aussi bons résultats. Les questions de cette interview :01:51 Pour commencer, j'ai évoqué brièvement votre parcours mais pouvez-vous compléter ? 3:11 Comment ont débuté les expériences particulières que vous avez vécues avec vos patients ? 10:12 Avez-vous eu des preuves de ces contacts défunts ? 12:14 Pouvez-vous nous rappeler ce qu'est l'hypnose thérapeutique et ce qu'elle n'est pas pour déconstruire les fausses croyances qui existent encore ? 26:39 Y'a-t-il eu des expériences négatives ? 28:44 Certains contacts défunts informent d'évènements futurs. Pouvez-vous nous donner des exemples ? 31:22 Quels sont les effets thérapeutiques que vous avez constatés dans ces contacts et qui n'auraient pas pu être obtenus autrement ? 45:35 Vous expliquez que pour avoir ces contacts il faut lâcher le mental et ne pas forcer. Pouvez-vous nous expliquer cela ? 47:38 Si on veut essayer d'avoir un contact défunts via l'hypnose, quel type de professionnels faut-il aller consulter ? Qu'en est-il de l'autohypnose ? 49:36 Enfin, qu'avez-vous appris sur la vie et l'humain avec toutes ces années de pratique auprès de vos patients ? 52:19 Avant de nous quitter, auriez-vous 2 ou 3 ressources à conseiller ? Pour découvrir les Masterclass La psychologie pour tous Pour découvrir la chaine Youtube : Pour découvrir le site de La psychologie pour tous Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Il est grand le mystère de la foi… Un adulte sur deux s’informe sur ses réseaux sociaux. Tour de table entre Isabelle Perron, Alexandre Dubé et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Pour découvrir le livre de Marie-Julia Guittier : https://amzn.to/3MfSulQLe site de Marie-Julia : https://conscience-prenatale.com/Découvrez la conférence de Marie-Julia le 12 février à l'Observatoire du Réel à Paris en présentiel ou visio : https://observatoire-reel.com/12-fevrier-2026-a-paris-conference-est-ce-que-notre-conscience-preexiste-a-notre-naissance-avec-marie-julia-guittier/Marie-Julia est sage-femme et docteure en sciences de la vie et de la santé. Elle est à l'origine d'une étude inédite publiée dans le journal scientifique « Explore », portant sur la conscience des bébés avant leur naissance. Pour enquêter sur ce sujet, elle est passée par l'intermédiaire de mediums, qui ont questionné les fœtus sur divers sujets, vérifiables à court et d'autres invérifiable telles que leur mission de vie par exemple. Elle a également écrit un livre expliquant cette étude : « Expérience de naissance imminente », aux éditions Trédaniel.Les questions de cette interview :01:13 Pour commencer, pouvez-vous nous donner la genèse de cette étude et comment elle s'est déroulée (méthode employée, durée...) ? Comment avez-vous sélectionné les mediums, quel niveau d'informations avaient-ils ?06:17 On peut distinguer deux types de questions dans cette étude, des questions dont les réponses sont rapidement vérifiables concernant la naissance du bébé, la personnalité des parents ou encore des caractéristiques physiques du bébé à naitre etc... et des questions plus « métaphysiques » concernant la raison de la venue sur Terre, la capacité ou non de croiser des défunts entre deux vies etc...Parmi les éléments vérifiables à court terme, pouvez-vous nous donner deux ou trois réponses qui vous ont particulièrement convaincue et qui ont pu être vérifiés ?11:39 Vous avez réalisé des statistiques concernant ces réponses vérifiables à court terme, quels étaient les taux de réussite ?11:59 Concernant les questions dont les réponses étaient invérifiables, vous avez posé la question de leur choix ou non de venir sur Terre. Quelles ont été les réponses obtenues ?15:09 Certains éléments dans les réponses suggèrent la réincarnation. Pouvez-vous nous en citer quelques-uns ? Et également nous rappeler brièvement les travaux de Ian Stevenson ?22:30 A la question de la raison de leur venue sur terre, vous avez établit quatre catégories de réponses : évolution personnelle (41%), évolution familiale (29%) et évolution de l'humanité (21%), et une dernière catégorie « inclassable » (9%) sachant qu'il peut y avoir plusieurs réponses par âme. Qu'avez compris de ce mot « évolution » et pouvez-vous nous donner quelques exemples de réponses qui vous ont marquée ?27:03 Également quel genre de réponse se situent dans la catégorie « inclassable » ?29:35 Avec toutes vos recherches, quel serait le processus d'incarnation de l'âme dans le corps du fœtus pendant la grossesse ?36:05 Vous racontez le témoignage de Claire, medium, expliquant selon elle que le bébé à naitre a déjà tout le fil de sa vie à venir en mémoire, mais il va vivre le « voile de l'oubli ». Pouvez-vous nous raconter ce qu'elle vous a dit plus en détails ?41:13 A la fin du livre, vous expliquez en quoi cette étude est menée dans un cadre de recherche et que pour autant vous n'encourager pas les futurs parents à consulter des médiums concernant leur bébé. Pourquoi ?50:53 Vous avez créé une page sur internet ( https://conscience-prenatale.com/ ) pour recueillir des témoignages : pouvez-vous nous préciser quel type de témoignages vous intéressent ?Pour découvrir les Masterclass La psychologie pour tous Pour découvrir la chaine Youtube : Pour découvrir le site de La psychologie pour tous Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Renaud Evrard est psychologue clinicien et enseignant chercheur habilité à diriger des recherches en psychologie à l'Université de Lorraine. Il est également l'auteur de nombreux ouvrages dont le dernier « 16 cas de clinique des expériences exceptionnelles » aux éditions Dunod.Dans cet entretien, il nous livre son expérience et celle de ses confrères psychologues et chercheurs sur le sujet des expériences exceptionnelles, qui regroupent les sorties hors du corps, la médiumnité, la précognition, les contacts avec les défunts, les expériences avec prise de psychédéliques ou encore les régressions dans les vies antérieures ...Voici les questions de cette interview :1:50 Alors pour commencer, quel est l'objectif de ce livre et pourquoi avoir voulu l'écrire ?5:24 On découvre dans ce livre qu'il existe des caractéristiques souvent communes aux personnes faisant ces expériences exceptionnelles, comme l'hypersensibilité et un passé de traumatismes etc... Pouvez-vous livrer les résultats de vos recherches ? (porosité psychique, transliminialité....)10:17 Vous racontez l'histoire d'Eva dans votre livre, qui expérimente des SHC. Pouvez-vous nous en dire plus sur les SHC et les impacts que vous avez constatés dans vos recherche et votre expérience en tant que psychologue ?15:10 Vous évoquez les phénomènes de hantise se manifestant par des bruits ou des déplacements d'objets dans les maisons par exemple. Ces phénomènes seraient liés au psychisme des personnes y habitant qui projetteraient des contenus inconscients dans leur habitat. Pouvez-vous nous donner qq exemples ? Quel processus psychique serait à l'œuvre dans ces cas et comment ces phénomènes s'interrompent ? 27:34 Vous écrivez également que les phénomènes paranormaux sont souvent associés aux circonstances de vie des personnes. C'est-à-dire ? Pouvez-vous nous donner des exemples ?30:20 Vous évoquez la fonction alpha de Bion, qu'est-ce et comment intervient-elle dans les expériences exceptionnelles ?35:18 Vous parlez de l'intuition non locale dans le cas de Constant. Comment la recherche la caractérise et pourquoi cette intuition se retrouve-t-elle plus souvent chez les personnes qui ont vécu des traumatismes ? Et en quoi cette intuition est à ne pas confondre avec la pensée magique ?41:05 Dans le 14eme cas, vous racontez l'histoire d'un jeune pédopsychiatre de 32 ans, qui revit sa naissance et son développement psychique de l'enfant selon les théories de Freud, suite à la prise de LSD. Pouvez-vous nous expliquer en quoi cette expérience est thérapeutique pour lui ?Les thérapies sous psychédéliques sont aujourd'hui autorisées dans plusieurs pays, ou en est-on en France ?53:01 Vous donnez le cas d'une jeune femme ayant revécu selon elle, un moment d'une vie antérieure grâce à une lampe stroboscopique. Le psychiatre américain Ian Stevenson a consacré une large partie de sa carrière sur le sujet. Pouvez-vous brièvement nous rappeler ses travaux et qu'en est-il aujourd'hui au niveau de la recherche ?58:34 Vous expliquez la notion de synchronicité développée par Jung et le prix Nobel de physique Wolfgang Pauli. Il existerait une réalité à l'interface de la matière et de l'esprit qui expliquerait ces synchronicités. Pouvez-vous nous rappeler ce que sont des synchronicité et quelle fonction ont-elles selon vous ?01:05:30 Enfin, quels conseils généraux pouvez-vous donner aux thérapeutes qui reçoivent des personnes relatant ces phénomènes ? Mais aussi aux personnes les vivant ?Pour découvrir les Masterclass La psychologie pour tous Pour découvrir la chaine Youtube : Pour découvrir le site de La psychologie pour tous Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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BALADO du MERCREDI! On sait maintenant où habite Dieu! Pouvez-vous parler sans pincer les lèvres? SM nous décortique Pornhub ce matin! Phil Brown nous a résumé ses vacances!
Les paysans Bunong du Cambodge, l'ethnie Bagyeli du Cameroun : deux sociétés que plus de 10 000 km séparent, et qui n'ont à priori rien en commun. C'est pourtant de ces deux peuples autochtones que parle le film documentaire Pilleurs de terre, sorti 14 janvier dernier. Car malgré la distance, ils ont été réunis par une cause commune : la lutte contre les multinationales pour récupérer leurs terres ancestrales. La réalisatrice Fanny Paloma a suivi leur combat. RFI : Fanny Paloma, bonjour. Qu'est-ce qui vous a amenée, vous, à vous pencher sur l'histoire de ces paysans Bunong et de l'ethnie bagyeli ? Fanny Paloma : Cela vient de ma propre histoire. Je suis en partie issue d'une famille chilienne. Et au Chili aussi, il y a des communautés autochtones qui sont là depuis des siècles et des siècles et qui luttent toujours pour récupérer leurs terres qui, à l'époque, ont été volées par des colons espagnols. Cette revendication perpétuelle m'a amenée depuis longtemps à m'interroger : que signifie la terre quand le fait de la perdre veut dire perdre une partie de soi ? Au cours de mes recherches, j'ai entendu parler des Bagyeli et des Bunong, et je me suis rendue compte qu'il y avait beaucoup de liens entre eux. J'ai décidé de m'y intéresser notamment via l'union entre ces populations qui ne se rencontrent pas et qui trouvent pourtant le moyen de s'allier contre un adversaire commun. Vous parlez des colons espagnols et, justement, au début du film, vous dites que finalement l'extinction des peuples autochtones continue. Est-ce que ça veut dire que le groupe Bolloré serait une forme de nouveau Christophe Colomb quelque part ? C'est ce qui ressort en tout cas des tactiques employées, et de la posture adoptée par ces sociétés. Le groupe Bolloré, ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres qui existent aujourd'hui. Ce sont des sociétés qui estiment que leur vision du monde, et la valeur marchande qu'ils donnent à la terre, est la plus importante et prévaut sur les vies humaines et sur les visions des autres. Donc on retrouve quand même beaucoup d'attitudes proches de celles des premiers colons, c'est-à-dire « il n'y a pas le choix, de toute façon, on arrive, on prend, on exploite, ceci nous appartient ». Ce que vous dites me fait penser à cette phrase que vous avez dans le film : « Ce qui se mange est remplacé par ce qui se vend. » Particulièrement au Cambodge, mais en fait on le voit aussi au Cameroun, au bout d'un moment, les personnes non seulement n'ont plus assez d'espace pour planter pour eux-mêmes des biens alimentaires, mais finalement ils ont aussi besoin de vendre à ces compagnies qui viennent, qui créent avec eux des contrats qui leur permettent de vendre, par exemple, du caoutchouc à la compagnie. Souvent, les entreprises vont mettre en place des situations où les personnes n'ont pas vraiment le choix que de finalement cultiver pour la compagnie, et ça ne va pas être des fruits et des légumes, ça va être le caoutchouc, ou le poivre, par exemple. Donc petit à petit, les gens cherchent à créer de l'argent plutôt que des biens alimentaires. C'est intéressant parce que, ce que l'on voit aussi en visionnant le film, c'est que l'implantation de ces groupes crée également de la division. Oui, complètement, et c'est quelque chose qu'on a voulu montrer dans le film. En fait, la division, quand les personnes sont dans une situation de survie, c'est une arme redoutable. Ce que font aussi les entreprises, c'est qu'elles coupent le flux d'informations. Donc, les gens ne savent plus vraiment ce qui se passe pour les autres familles, ne savent plus quels moyens employer pour se défendre, et ça casse une coutume qui est de prendre les décisions en commun. Face à une situation de vie ou de mort, quand certains pensent avoir trouvé la bonne solution, ils s'y tiennent corps et âme. Et c'est cela qui créée des divisions, parce qu'on ne veut pas que les autres cassent l'initiative qu'on a commencée. Donc c'est tout un système qui permet de diviser les gens à plusieurs étages. Il y a d'ailleurs une scène très parlante à ce sujet : à un moment, l'avocat Me Fiodor Rilov, vient informer la communauté Bagyeli des nouvelles avancées. L'un des hommes présents porte une tenue Socapalm dont il a caché le logo. Pouvez-vous nous parler de ce moment-là ? La première chose qu'il faut dire, c'est qu'à beaucoup de ces réunions, il y avait beaucoup moins de personnes que dans un rassemblement habituel du village. Les gens ont l'habitude de se réunir et de prendre la parole tous ensemble, et là, on nous le disait souvent « il manque la moitié des personnes ». Cet homme a voulu participer à la réunion, et effectivement, il revenait du champ Socapalm, où il est employé - souvent, ce sont des employés à la journée. Et il nous a dit qu'il avait cru que, peut-être, c'était certains envoyés de Socapalm qui se faisaient passer pour des ONG, ou se faisaient passer pour des médiateurs, pour en réalité obtenir des informations, qui pourraient leur permettre ensuite de les bannir du travail, ou en tout cas de leur créer des problèmes. Et cela, à votre connaissance, c'est une méthode qui a réellement été utilisée par ces groupes-là ? On nous en a beaucoup parlé en tout cas. Un autre homme nous a raconté que Socapalm avait récupéré les noms des personnes qui ont porté plainte, afin de tenir une liste pour empêcher certains d'obtenir ce travail journalier. Cette situation de précarité, et cette peur planante, c'est quelque chose qu'on nous a rapporté plusieurs fois. En vous écoutant, et en sachant la force de frappe des multinationales, on a l'impression d'être face à des rouleaux compresseurs. Comment ne pas désespérer ? Du côté des populations, c'est une question de survie. Ce qui les fait tenir, c'est qu'ils ne se battent pas pour un territoire, en fait. Ils ne se battent pas pour un sol, ils se battent pour un lien. Le lien avec leurs ancêtres, leurs descendants, mais aussi avec une manière d'être au monde. Et puisque c'est une question de survie, de toute façon, ils ne lâcheront pas. De notre côté, je pense que la prise de conscience nous apporte déjà beaucoup. Se demander qui raconte l'histoire, quelle histoire on écoute, et qu'est-ce qu'on veut, qu'est-ce qu'on appelle le progrès aujourd'hui ? Justement, pouvez-vous expliquer ce que représente la terre pour les Bunong et les Bagyeli, au-delà d'un moyen de subsistance ? C'est d'abord un lien spirituel très fort. Souvent, les populations autochtones qui vivent de manière très proche avec la nature ont la croyance ferme que leurs ancêtres et les esprits sont des entités avec lesquelles il faut cohabiter. Donc le fait de casser la connexion spirituelle est très difficile à vivre pour beaucoup. Ensuite, il y a toutes les habitudes et le savoir nés sur ces terres et qui sont extrêmement riches, qui leur amènent aussi une pharmacopée, des formes de subsistance et une souveraineté. La perdre, c'est recommencer à zéro. Le tournage terminé, êtes-vous restée en lien avec ces communautés ? Oui j'essaie d'avoir des contacts les plus réguliers possibles avec eux. Je travaille aussi avec plusieurs personnes qui ont des liens sur place, qui eux aussi vont avoir des contacts. Donc ça nous permet de créer une chaîne quand même pour rester en contact. Vous disiez, au tout début de cet entretien, que ce sont des questionnements personnels qui vous ont amenée à vous pencher sur ce sujet. Est-ce que ce film vous a permis de trouver des réponses à ces questionnements plus intimes ? Je n'ai pas trouvé de réponses à proprement parler. Je suis plutôt au début d'un cheminement. Tout cela m'a amenée sur une question de sens. En tout cas, c'est cela, la conclusion que j'ai tirée de mon expérience. Et c'est vers cela que je veux continuer à aller.
Les paysans Bunong du Cambodge, l'ethnie Bagyeli du Cameroun : deux sociétés que plus de 10 000 km séparent, et qui n'ont à priori rien en commun. C'est pourtant de ces deux peuples autochtones que parle le film documentaire Pilleurs de terre, sorti 14 janvier dernier. Car malgré la distance, ils ont été réunis par une cause commune : la lutte contre les multinationales pour récupérer leurs terres ancestrales. La réalisatrice Fanny Paloma a suivi leur combat. RFI : Fanny Paloma, bonjour. Qu'est-ce qui vous a amenée, vous, à vous pencher sur l'histoire de ces paysans Bunong et de l'ethnie bagyeli ? Fanny Paloma : Cela vient de ma propre histoire. Je suis en partie issue d'une famille chilienne. Et au Chili aussi, il y a des communautés autochtones qui sont là depuis des siècles et des siècles et qui luttent toujours pour récupérer leurs terres qui, à l'époque, ont été volées par des colons espagnols. Cette revendication perpétuelle m'a amenée depuis longtemps à m'interroger : que signifie la terre quand le fait de la perdre veut dire perdre une partie de soi ? Au cours de mes recherches, j'ai entendu parler des Bagyeli et des Bunong, et je me suis rendue compte qu'il y avait beaucoup de liens entre eux. J'ai décidé de m'y intéresser notamment via l'union entre ces populations qui ne se rencontrent pas et qui trouvent pourtant le moyen de s'allier contre un adversaire commun. Vous parlez des colons espagnols et, justement, au début du film, vous dites que finalement l'extinction des peuples autochtones continue. Est-ce que ça veut dire que le groupe Bolloré serait une forme de nouveau Christophe Colomb quelque part ? C'est ce qui ressort en tout cas des tactiques employées, et de la posture adoptée par ces sociétés. Le groupe Bolloré, ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres qui existent aujourd'hui. Ce sont des sociétés qui estiment que leur vision du monde, et la valeur marchande qu'ils donnent à la terre, est la plus importante et prévaut sur les vies humaines et sur les visions des autres. Donc on retrouve quand même beaucoup d'attitudes proches de celles des premiers colons, c'est-à-dire « il n'y a pas le choix, de toute façon, on arrive, on prend, on exploite, ceci nous appartient ». Ce que vous dites me fait penser à cette phrase que vous avez dans le film : « Ce qui se mange est remplacé par ce qui se vend. » Particulièrement au Cambodge, mais en fait on le voit aussi au Cameroun, au bout d'un moment, les personnes non seulement n'ont plus assez d'espace pour planter pour eux-mêmes des biens alimentaires, mais finalement ils ont aussi besoin de vendre à ces compagnies qui viennent, qui créent avec eux des contrats qui leur permettent de vendre, par exemple, du caoutchouc à la compagnie. Souvent, les entreprises vont mettre en place des situations où les personnes n'ont pas vraiment le choix que de finalement cultiver pour la compagnie, et ça ne va pas être des fruits et des légumes, ça va être le caoutchouc, ou le poivre, par exemple. Donc petit à petit, les gens cherchent à créer de l'argent plutôt que des biens alimentaires. C'est intéressant parce que, ce que l'on voit aussi en visionnant le film, c'est que l'implantation de ces groupes crée également de la division. Oui, complètement, et c'est quelque chose qu'on a voulu montrer dans le film. En fait, la division, quand les personnes sont dans une situation de survie, c'est une arme redoutable. Ce que font aussi les entreprises, c'est qu'elles coupent le flux d'informations. Donc, les gens ne savent plus vraiment ce qui se passe pour les autres familles, ne savent plus quels moyens employer pour se défendre, et ça casse une coutume qui est de prendre les décisions en commun. Face à une situation de vie ou de mort, quand certains pensent avoir trouvé la bonne solution, ils s'y tiennent corps et âme. Et c'est cela qui créée des divisions, parce qu'on ne veut pas que les autres cassent l'initiative qu'on a commencée. Donc c'est tout un système qui permet de diviser les gens à plusieurs étages. Il y a d'ailleurs une scène très parlante à ce sujet : à un moment, l'avocat Me Fiodor Rilov, vient informer la communauté Bagyeli des nouvelles avancées. L'un des hommes présents porte une tenue Socapalm dont il a caché le logo. Pouvez-vous nous parler de ce moment-là ? La première chose qu'il faut dire, c'est qu'à beaucoup de ces réunions, il y avait beaucoup moins de personnes que dans un rassemblement habituel du village. Les gens ont l'habitude de se réunir et de prendre la parole tous ensemble, et là, on nous le disait souvent « il manque la moitié des personnes ». Cet homme a voulu participer à la réunion, et effectivement, il revenait du champ Socapalm, où il est employé - souvent, ce sont des employés à la journée. Et il nous a dit qu'il avait cru que, peut-être, c'était certains envoyés de Socapalm qui se faisaient passer pour des ONG, ou se faisaient passer pour des médiateurs, pour en réalité obtenir des informations, qui pourraient leur permettre ensuite de les bannir du travail, ou en tout cas de leur créer des problèmes. Et cela, à votre connaissance, c'est une méthode qui a réellement été utilisée par ces groupes-là ? On nous en a beaucoup parlé en tout cas. Un autre homme nous a raconté que Socapalm avait récupéré les noms des personnes qui ont porté plainte, afin de tenir une liste pour empêcher certains d'obtenir ce travail journalier. Cette situation de précarité, et cette peur planante, c'est quelque chose qu'on nous a rapporté plusieurs fois. En vous écoutant, et en sachant la force de frappe des multinationales, on a l'impression d'être face à des rouleaux compresseurs. Comment ne pas désespérer ? Du côté des populations, c'est une question de survie. Ce qui les fait tenir, c'est qu'ils ne se battent pas pour un territoire, en fait. Ils ne se battent pas pour un sol, ils se battent pour un lien. Le lien avec leurs ancêtres, leurs descendants, mais aussi avec une manière d'être au monde. Et puisque c'est une question de survie, de toute façon, ils ne lâcheront pas. De notre côté, je pense que la prise de conscience nous apporte déjà beaucoup. Se demander qui raconte l'histoire, quelle histoire on écoute, et qu'est-ce qu'on veut, qu'est-ce qu'on appelle le progrès aujourd'hui ? Justement, pouvez-vous expliquer ce que représente la terre pour les Bunong et les Bagyeli, au-delà d'un moyen de subsistance ? C'est d'abord un lien spirituel très fort. Souvent, les populations autochtones qui vivent de manière très proche avec la nature ont la croyance ferme que leurs ancêtres et les esprits sont des entités avec lesquelles il faut cohabiter. Donc le fait de casser la connexion spirituelle est très difficile à vivre pour beaucoup. Ensuite, il y a toutes les habitudes et le savoir nés sur ces terres et qui sont extrêmement riches, qui leur amènent aussi une pharmacopée, des formes de subsistance et une souveraineté. La perdre, c'est recommencer à zéro. Le tournage terminé, êtes-vous restée en lien avec ces communautés ? Oui j'essaie d'avoir des contacts les plus réguliers possibles avec eux. Je travaille aussi avec plusieurs personnes qui ont des liens sur place, qui eux aussi vont avoir des contacts. Donc ça nous permet de créer une chaîne quand même pour rester en contact. Vous disiez, au tout début de cet entretien, que ce sont des questionnements personnels qui vous ont amenée à vous pencher sur ce sujet. Est-ce que ce film vous a permis de trouver des réponses à ces questionnements plus intimes ? Je n'ai pas trouvé de réponses à proprement parler. Je suis plutôt au début d'un cheminement. Tout cela m'a amenée sur une question de sens. En tout cas, c'est cela, la conclusion que j'ai tirée de mon expérience. Et c'est vers cela que je veux continuer à aller.
*Leçon n°284 : Dégustation rare : Château Margaux expliqué simplement (et comment vous pouvez le goûter vous aussi)* : --------------------------------------- Connaissez-vous réellement Château Margaux, l'un des vins les plus mythiques du Médoc ? Premier Cru Classé en 1855, noté 20/20, symbole d'élégance absolue… mais que trouve-t-on vraiment dans un verre de Margaux ? Dans cette vidéo, je vous emmène au cœur de ce domaine surnommé « le Versailles du Médoc », pour comprendre : - pourquoi son terroir de graves est unique - comment son climat modèle des vins d'une finesse incomparable - le rôle essentiel du cabernet sauvignon dans sa signature aromatique - et surtout… à quoi ressemble son goût légendaire Au programme : - un rappel historique clair et passionnant - l'explication du terroir (croupes, drainage, exposition, climat…) - les cépages clés du Grand Vin - une dégustation commentée en direct, simple et accessible et la solution pour pouvoir vous aussi goûter Château Margaux… sans ouvrir une bouteille à plusieurs centaines d'euros. Vous êtes passionné(e) de vin, curieux des grands crus ou simplement amateur de belles découvertes ? Suivez le guide : je vous montre tout dans cette vidéo de quelques minutes. *Suivez-moi sur les Réseaux Sociaux* : ---------------------------------------- Suivez-moi sur Instagram : https://www.instagram.com/yann_rousselin_lecoam/ Rejoignez-moi sur Facebook : https://www.facebook.com/LeCOAM Découvrez mes vidéos sur TikTok : https://www.tiktok.com/@yannrousselin.lecoam *Pour Aller Plus Loin* ---------------------------------------- Formez-vous au vin sur http://www.lecoam.eu Rejoignez le 1er Club à distance pour vivre sa passion du vin : https://club-du-degustateur.com/ Retrouvez tous mes articles et podcasts ici : https://www.le-vin-pas-a-pas.com/ *Rejoignez d'autres passionnés de vin dans mon groupe Telegram !* --------------------------------------- https://t.me/lecoam J'y partage des astuces de dégustations, des schémas, des vidéos… (Si vous ne connaissez pas Telegram, c'est un peu comme WhatsApp, en plus sécurisé. Vous pouvez l'installer gratuitement sur votre smartphone ou tablette sur https://telegram.org/)
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Quel est le truc auquel vous ne pouvez pas dire non ?
Que vous soyez parent, enseignant, cadre supérieur, mécanicien ou neurochirurgien, votre vie est probablement bien remplie ! En plus des exigences liées à votre métier, vous devez peut-être vous occuper de votre famille ou d'un de vos proches. Quelle que soit votre charge de travail, sachez que Dieu entend toutes les prières, même les plus courtes – et c'est là un grand sujet de reconnaissance ! Vous pouvez prier tout au long de la journée, même si vous avez une liste interminable de choses à faire. Par exemple, si vous êtes une maman surchargée de travail qui passe ses journées à faire le ménage et changer des couches, arrêtez-vous un instant et dites: «Ô Jésus, je t'aime. Renouvelle mes forces maintenant. Seigneur, je suis épuisée, j'ai besoin que tu me redonnes de l'énergie. » Vous pouvez vous adresser à Dieu en toute simplicité. En formulant ce genre de prières simples et précises tout au long de la journée, nous invitons Dieu dans tous les domaines de notre vie, et c'est exactement ce qu'il désire. Je veux te remercier aujourd'hui, Père, parce que la prière n'a pas besoin d'être longue et compliquée. Tu entends même mes prières courtes, mes cris du cœur. Merci parce que je peux te parler tout au long de la journée, et parce que tu m'entends et me réponds. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?
Vous est-il déjà arrivé de sentir, dès les premières secondes, que le courant n'allait pas passer avec quelqu'un… et de devoir quand même avancer ensemble ?Dans ce podcast, on parle d'un vrai défi du quotidien : s'adapter aux autres sans se trahir.Écouter son intuition, c'est essentiel. Mais suivre sa boussole intérieure ne veut pas dire fuir toutes les relations inconfortables. Certaines collaborations s'imposent, et la vraie question devient alors : comment trouver une posture juste, efficace, et respectueuse de soi ?S'adapter n'est pas se renier. C'est apprendre à ajuster sa façon de communiquer, à choisir ses batailles, à poser ses limites sans rigidité. C'est aussi comprendre que l'autre fonctionne différemment, sans que cela remette en cause vos valeurs.Dans cet épisode, on explore comment rester clair, ancré et aligné, même quand la relation ne coule pas de source. Comment transformer une tension en terrain d'apprentissage. Et comment gagner en sérénité, sans chercher à changer l'autre… ni à se changer soi.La réponse n'est pas dans le contrôle, mais dans l'adaptation consciente. Et c'est exactement ce que l'on va explorer ensemble.
Aujourd'hui, 120 Secondes Essentiel se penche sur les sommes d'argent et cadeaux offerts par les proches au moment des fêtes. Présent d'usage, donation… quelles différences et quelle fiscalité ? Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Dans cette émission spéciale de deux heures, Pierre Brassard reçoit Véronique Claveau en performance musicale et il revisite l'actualité de l'année en compagnie de Barbada, d'Édith Cochrane, de Guillaume Lambert et d'André Robitaille. Ces personnalités devront répondre à des questions sur : la casquette de Doug Ford, l'avenue Antonine-Maillet, les gaffes de Sam Hamad, les pourboires du nouveau pape, la flûte-carotte du roi Charles III, le duo d'astronautes coincé dans l'espace, la syntaxe de Justin Trudeau, le pénis collé sur le trottoir, les yogourts de Sarkozy, les cent ans de Janette, l'amour des pontons de feu René Homier-Roy, le mot de passe du Louvre et les Jeux mondiaux des robots humanoïdes.
Dieu désire que nous ayons une attitude confiante et abordions la vie avec audace – et nous pouvons être reconnaissants pour son aide. Décidez aujourd'hui d'apprendre à être plus résolu. Ce sera une démarche courageuse de votre part si vous avez passé l'essentiel de votre vie dans la peur et l'indécision, mais elle est nécessaire si vous voulez vivre dans la paix. L'indécision n'a rien de paisible. Placez votre confiance en Christ et en votre identité en lui, et non dans ce que les gens pensent de vous. Connaissez-vous ! Connaissez votre cœur et ne cherchez pas votre valeur dans l'opinion des autres. Ne pensez pas que vous avez tort chaque fois que quelqu'un n'est pas d'accord avec vous. Croyez que la sagesse de Dieu réside en vous. Croyez que vous êtes capable de prendre des décisions. Il serait stupide d'avoir une opinion négative de vous-même alors qu'il est tout aussi facile – et assurément beaucoup plus bénéfique – d'avoir une opinion positive. Père, je suis reconnaissant de ce que ma confiance ne repose pas sur moi-même ou mes capacités personnelles ; ma confiance est en Christ-Jésus. Je crois que je possède ta sagesse et ton discernement. Je veux vivre aujourd'hui avec confiance et audace. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?
Aujourd'hui, 120 Secondes Essentiel fait le point sur le transport de médicaments en avion. Quels médicaments sont autorisés dans son bagage en soute ou en cabine ? Faut-il avoir son ordonnance avec soi ? Capital vous répond. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
durée : 00:03:40 - Ils sont fous ces bretons Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Découvrez les Masterclass de La psychologie pour tous, réalisées avec des psychologues cliniciennes spécialisées, sur différents thèmes tels que les liens d'attachement et le psychotrauma : du contenu théorique et pratique pour cheminer à son rythme : https://lapsychologiepourtous.com/masterclass/Les questions de cette interview :Vous expliquez que la honte est reliée au secret. Pouvez-vous nous décrire le mécanisme qui se met en place dans la honte Quelles sont les hontes les plus fréquentes ?Vous expliquez que la honte fait tache d'huile. C'est-à-dire ?Quels sont les troubles du comportement associés à la honte ? Et pourquoi la honte peut-elle être dangereuse ?Est-ce que la honte est uniquement liée aux valeurs prônées par la société ?En quoi la honte est aussi liée à l'estime de soi ?Comment faire pour apaiser la honte ?Pour découvrir les Masterclass La psychologie pour tous Pour découvrir la chaine Youtube : Pour découvrir le site de La psychologie pour tous Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Avec : Juliette Briens, journaliste à L'Incorrect. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Baptiste des Monstiers, journaliste. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Ecoutez Le Cave' réveil avec Philippe Caverivière du 01 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Les discussions entre Julien Courbet et le Dr Cohen dépassent rarement un certain niveau. Mais alors celles d'aujourd'hui battent tous les records ! On y prendrait presque goût... Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Antoine Diers, Abel Boyi et Laura Warton Martinez, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Pouvez-vous courir en short l'hiver sans danger ou risque de blessure ? Alors j'avoue que j'en étais persuadé. Et d'ailleurs je courais en short tout l'année même par température négative. Et puis une question qui m'a été posée m'a amené à creuser le sujet et il se pourrait que je ressorte mes collants et pantalon. Et ce sera peut-être votre cas aussi, surtout si vous êtes en délicatesse avec votre tendon d'Achille.Liens :Le Protocole Perte de Gras : https://go.soulier.xyz/protocolekm42Le Programme FlowFit (tarif de lancement spécial) : https://go.soulier.xyz/flowfitkm42Rejoindre le Hamsters Running Club : https://km42.soulier.xyz/hrcTous les liens et anciens épisodes : https://km42.soulier.xyz/387L'épisode sur l'équipement en hiver : https://km42.soulier.xyz/386Cet épisode est sponsorisé par Nutripure :Vous bénéficiez de 10% de réduction sur votre première commande avec le code HAMSTERS. Ou en cliquant sur le lien suivant : https://go.soulier.xyz/NutripureKm42Cet épisode part d'une question par Alexandra : « pour ou contre courir en short en hiver. Il y a débat ». Alors j'avoue que pour moi il n'y avait pas débat. J'ai ainsi couru en short toute l'année pendant 3 ans qu'il fasse un peu froid, qu'il gèle, qu'il neige et même par des températures négatives et jusqu'à -14° C. Mais les études que j'ai pu lire pour répondre à cette question vont probablement me faire changer d'avis et adapté ma pratique.Dans cet épisode :Quelle est la température idéale pour la performanceQuelles sont les difficultés spécifiques pour le corps quand il fait froidQue se passe-t-il dans notre corps quand nous avons trop froidPourquoi nous sommes moins performants par grand froidPourquoi il faut allonger l'échauffementPourquoi les risques de blessure sont plus importants en hiverShorts versus collants que dit la recherche ?Les recommandations pratiquesPourquoi garder au chaud le tendon d'Achille est particulièrement recommandéEn dessous de quelle température il est recommandé de ne plus courir en short et d'enfiler un collant.Nouveau : Le protocole Perte de Gras 2025 ❤️ Me suivre Tous les liens sont ici
Chaque jour, retrouvez le journal de 19h de la rédaction d'Europe 1 pour faire le tour de l'actu.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Avec : Carine Galli, journaliste. Élise Goldfarb, entrepreneure. Et Jérôme Lavrilleux, propriétaire de gîtes en Dordogne. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Épisode 2 : Refaire l'histoire. Une conférence historique pour sortir de l'impasse coloniale soutenue par le griot de la jeunesse africaine Tiken Jah Fakoly, où intellectuels et artistes se sont retrouvés pour revisiter la Conférence berlinoise de 1885… quand ils ont partagé le monde. Mais comment refaire l'histoire ? Berlin 1885. Le chancelier allemand Otto von Bismarck convoque une conférence à Berlin afin d'organiser le partage du continent africain entre les puissances industrielles et militaires émergentes. Cette réunion, à laquelle participèrent quatorze pays européens, les États-Unis et l'Empire ottoman, visait principalement à préserver leurs intérêts extractivistes et commerciaux. Ce processus a conduit à une profonde fragmentation des structures politiques endogènes du continent africain, marquant durablement son histoire politique, économique et sociale. Pour les Africains, ce processus inaugura une ère de résistance et de lutte pour l'autodétermination. Berlin 2001. Mansour Ciss Kanakassy, plasticien berlinois d'origine africaine, imagine le Laboratoire de Deberlinization. L'artiste développe des outils symboliques afin de tracer un chemin vers l'émancipation. Ce kit d'urgence comprend un Global Pass pour faciliter la liberté de circulation le monde, ainsi que l'AFRO, une monnaie imaginaire panafricaniste, libérée des contraintes du CFA (indexation sur les garanties de change et de la tutelle des banques centrales exogènes). À la croisée de la création artistique et de la critique sociale, le laboratoire de Deberlinization invite à la réflexion sur la possibilité (individuelle ou collective) d'une refonte du lien civil au sein et en dehors de l'État postcolonial. Berlin 2025. À l'initiative du Professeur Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, directeur de HKW, la Conférence Deberlinization s'inscrit dans la continuité de l'utopie performative imaginée par Mansour Ciss Kanakassy pour considérer les conditions possibles d'un récit alternatif sur l'ordre du monde et son avenir, une poétique transformatrice de la relation entre l'action créatrice et les formes de résistance, l'histoire, la mémoire, la prospective – bref, un champ d'expérience et un horizon d'attente. Dans ce second épisode, vous écoutez les voix de Bonaventure Soh Bejeng Ndikung (directeur et directeur artistique de Haus der Kulturen der Welt), Tiken Jah Fakoly, (chanteur et activiste) soutien de la manifestation, Célestin Monga, (professeur d'économie à Harvard), Simon Njami, (écrivain et commissaire d'exposition) et Yousra Abourabi, (professeure de sciences politiques à l'Université de Rabat). Pour écouter l'épisode 1 c'est ici. Un grand merci à toute l'équipe de HKW à Berlin et particulièrement à son directeur Bonaventure Soh Bejeng Ndikun pour nous avoir accordé ce grand entretien : Valérie Nivelon : En introduction de cet évènement DEBERLINIZATION, vous avez demandé une minute de silence à la mémoire de Lawrence, un jeune Noir tué par des policiers au printemps 2025. Quel lien établissez-vous entre la mort de ce jeune homme et la conférence de Berlin de 1885 ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung : La mort de Lawrence est en fait un assassinat. Il a été tué par un policier et ce n'était pas par hasard, en fait, on lui a tiré dessus par derrière. Et la police a essayé de mentir en accusant Lawrence d'avoir attaqué un policier, ce qui s'est avéré faux. Il s'agit en fait de la longue histoire du racisme et de la déshumanisation, dont la Conférence de Berlin est un moment essentiel. Cette rencontre qui a eu lieu ici à Berlin en 1884-85 pour partager le continent africain sans les Africains, sans tenir aucunement compte de leur intérêt, sans aucun respect pour les cultures africaines et encore moins les êtres humains réduits au même niveau de statut que les machines pour travailler dans les plantations afin de créer des ressources pour l'Europe. C'est un acte de déshumanisation qui a été institutionnalisé dans cette conférence et qui a perduré dans les institutions, pas seulement en Europe, mais aussi en Afrique et un peu partout dans le monde. Donc la mort de Lawrence a un lien direct avec cette conférence. Valérie Nivelon : Votre intérêt pour l'impact de la conférence de Berlin sur la déshumanisation des Africains ici en Allemagne, en Europe, mais aussi sur la brutalisation des sociétés africaines remonte-t-il à la création de Savvy Contemporary dont vous fêtez les 15 ans de création ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung : Oui, c'est une très bonne question d'autant que Savvy a été fondé en 2009 pour une raison très simple, celle de notre invisibilité dans les institutions culturelles allemandes alors que la relation entre le continent africain et l'Europe est très forte. C'était très, très rare de voir les artistes, les penseurs des autres continents ici représentés à Berlin. Donc on a voulu tout simplement créer un espace où on peut présenter les philosophies plurielles du monde, les pensées du monde, les littératures, les poésies du monde. Et donc on a créé un espace qui n'est pas limité à une géographie, mais ouvert à tout le monde depuis Berlin, dont on ne peut pas négliger l'histoire. Des histoires multiples qui coexistent depuis bien avant la colonisation puisque le Royaume de Prusse a déjà des implantations coloniales au XVIIè siècle. Et donc en 2014, pour les 130 ans de la conférence de Berlin, on a invité le curateur camerounais Simon Njami pour imaginer une exposition sur cette histoire et il a fait une proposition qui était géniale «Nous sommes tous les Berlinois». C'était une belle provocation, mais c'était surtout dire : «Si le président américain J.F Kennedy pouvait dire «Je suis un Berlinois» en étant à Berlin pendant quelques heures en 1963 en pleine guerre froide, alors nous autres qui venions d'une Afrique violemment transformée par le Conférence de Berlin, sommes également des Berlinois !» Et on a fait cette exposition et une grande conférence où il y avait des sujets sur les projets, sur la restitution, sur les droits humains etc. Et il était clair que, en 2024-25, il fallait continuer à refaire l'Histoire ! Et ce n'est pas que l'histoire des Africains, c'est l'histoire du monde. Valérie Nivelon : Lorsque vous créez l'espace, Savvy pour inscrire une géographie africaine ici à Berlin. Est-ce que vous vous sentez en communion avec Présence africaine, telle que Alioune Diop l'a conçu, c'est-à-dire pour inscrire un espace géographique africain à Paris à la sortie de la Deuxième Guerre mondiale ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung Tout à fait. Ça procède du même état d'esprit. Alioune Diop a fondé la revue Présence africaine en 1947 à Paris, mais très vite des publications ont vu le jour sur le continent. Je pense à la revue Abbia, qui a été fondée au Cameroun en 1962, l'une des toutes premières revues de la culture postcoloniale fondée par le professeur Bernard Fonlon, Marcien Towa et Eldridge Mohammadou. Je pense également à Souffles, lancé en 1966 au Maroc, par des jeunes poètes et artistes peintres, mais aussi la Revue Noire, qui est plus récente mais qui était tellement importante pour pouvoir imaginer un lieu de fédération de nos savoirs. C'est dans cette généalogie intellectuelle que nous avons démarré Savvy, pas seulement avec un lieu, des expositions, mais aussi avec une publication Savvy journal. Donc ça, c'est un peu la généalogie intellectuelle de Savvy, sachant que nos références sont beaucoup plus nombreuses. Valérie Nivelon : Ce que je trouve très intéressant, c'est l'affirmation d'une présence africaine par les Africains eux-mêmes. Et vous avez d'ailleurs tenu à rendre hommage à l'un des tout premiers Africains universitaires diplômés ici à Berlin. Est-ce que vous pouvez nous dire pourquoi vous tenez à ce que l'on se souvienne de lui ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung : Et bien, nous sommes dans mon bureau ici à Berlin, à la Maison des Cultures du Monde et en face de nous, une peinture d'un jeune Camerounais qui s'appelle Adjani Okpu-Egbe. Et sur cette peinture, on peut lire le nom Anton Wilhelm Amo, personnage tellement important dans notre histoire. Il a été kidnappé au début du XVIIIè siècle, dans son village situé dans l'actuel Ghana, et offert comme cadeau au duc de Brunswick-Lunebourg. Et il a été prénommé Anton comme le duc. Pouvez-vous imaginer qu'un être humain puisse être offert comme un cadeau ? Il a néanmoins reçu une éducation sérieuse et il a étudié au Collège de philosophie à l'Université de Halle. Anton Wilhem Amo est donc un ancien esclave devenu le premier Africain à avoir obtenu un doctorat dans une Université européenne ! Je considère qu'il fait partie de l'histoire de l'Allemagne et de l'Histoire de la philosophie en Allemagne alors qu'il a été effacé de l'histoire de la philosophie de l'Europe pour les raisons que nous connaissons tous. Mais c'est notre devoir de rendre visible son travail. Donc, en 2020, j'ai fait une exposition qui s'appelait The Faculty of Sensing, pour rendre hommage à l'une de ses thèses, et pour moi, c'était important. Pas seulement de faire connaitre sa biographie, mais aussi sa pensée. Et on a invité une vingtaine d'artistes de partout, du monde, et 90% n'avaient jamais entendu parler d'Anton Wilhem Amo.. ce n'est plus le cas ! Valérie Nivelon : Savvy Contemporary a été une expérience intellectuelle et artistique prémonitoire et quinze ans après sa création, vous dirigez La maison des cultures du monde et vous êtes également le premier Africain à diriger une institution culturelle européenne de cette envergure. 140 ans après le Conférence de Berlin, vous avez choisi de créer l'événement DEBERLINIZATION. Pourquoi avez-vous sollicité la présence de Mansour Ciss Kanakassy, à l'origine de ce concept ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung : Je connais le travail de Mansour Ciss Kanakassy depuis longtemps et Mansour, qui est Sénégalais, a proposé un laboratoire de DEBERLINIZATION et sur l'affiche qu'il a créée pour l'annoncer, on peut voir la porte de Brandenburg à Berlin et la carte de l'Afrique. Et dans les différentes manifestations dans lesquelles il se produit, il propose ses billets AFRO, monnaie commune africaine qu'il a inventée en réponse au CFA. Son projet artistique est à la fois très provocateur et très concret, d'avant-garde. Comme James Baldwin le disait. «Quel est le rôle de l'artiste, c'est de poser des questions à des réponses qui sont déjà là». Et la question la plus importante du XXè siècle et XXIè siècle, c'est une question d'économie en fait et des moyens d'échange. Donc la monnaie. Mais comme vous le savez, la plupart des pays en Afrique francophone utilisent cette monnaie coloniale qui s'appelle le CFA. Pourtant, depuis l'indépendance, les grands politiciens panafricanistes comme Nkrumah, comme Olympio, comme Sankara ont toujours dit que l'Afrique ne peut sortir de la domination coloniale sans créer sa propre monnaie. Et ces nationalistes ont été soit renversés, soit assassinés. Donc on en est là. Les politiciens parlent, mais les artistes font. Mais la monnaie est aussi un vecteur de savoir, une archive. Donc si vous regardez les billets AFRO de Mansour, vous voyez l'image de Cheikh Anta Diop. Vous voyez l'image de Kwame Nkrumah. Vous voyez l'image de Sankara, de Bathily, d'Aminata Traoré, de celles et ceux qui ont œuvré pour le monde africain. Valérie Nivelon : Est-ce que vous pouvez nous parler de votre conception de la culture ici à la Maison des cultures du monde, vous incarnez une présence africaine ici à Berlin, vous avez une responsabilité en tant que directeur d'une institution culturelle, que revendiquez-vous dans votre façon de penser cette DEBERLINIZATION ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung : La DEBERLINIZATION ne peut avoir un sens uniquement si c'est une expression pluridisciplinaire. Bien sûr, on a invité un économiste comme Célestin Monga, mais également des personnalités du monde de la culture.. Ça a toujours été important dans ma pratique de faire savoir que l'Université n'a pas le monopole de la fabrique des savoirs. Des artistes comme Tiken Jah Fakoly ou Didier Awadi sont des grands intellectuels aussi. Et ils arrivent à dire des choses que beaucoup d'autres personnes ne peuvent pas dire. J'ajoute qu'il a toujours été important pour moi de travailler dans l'univers de la poésie car les poètes nous donnent des clés de lecture pour pénétrer l'opacité du monde. Mais on invite aussi les scientifiques, les philosophes… je cherche à orchestrer un discours choral, polyphonique et pluridisciplinaire !!! C'est ma conception de la culture. Ce que nous avons souhaité avec Franck Hermann Ekra et Ibou Coulibaly Diallo (co-commissaires de DEBERLINIZATION ), c'est penser les archives du futur, je veux dire créer de nouvelles archives. Le projet DEBERLINIZATION a l'ambition d'impulser le remembrement de l'Afrique qui a été démembrée à Berlin en 1885, découpée, déchiquetée. Le Professeur Mamadou Diouf a parlé de la berlinization comme d'un déracinement profond. Donc ce qu'on a essayé de faire, c'est d'amener cette complexité ici à HKW, un lieu où on peut réfléchir. En ce qui me concerne, je veux passer le reste de ma vie à réfléchir à ce que veut dire être humain. Bon anniversaire à Savvy contemporary. Découvrir La maison des cultures du monde et le programme Deberlinization. À paraître : - Deberlinization – Refabulating the World, A Theory of Praxis - Deberlinization - Les presses du réel (livre). À lire : Le pari acoustique de Tiken Jah Fakoly. À écouter : Le concert acoustique de Tiken Jah Fakoly enregistré par RFI Labo salle Pleyel à Paris.
Vous avez déjà eu envie de faire quelque chose et de vous dire "non... je n'y arriverai pas", ou d'avoir des proches qui à force de vous dire que votre rêve est fou finissent par vous convaincre que cela ne sert à rien d'essayer ? Oui ? Et bien moi aussi... mais, croyez-moi, ce n'est pas une fatalité et vous pouvez dépasser cela ! Cet épisode vous explique comment faire !Et n'hésitez pas à vous rendre sur mon site pour retrouver tous mes contenus, articles, tests de personnalité, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Invités : - Olivier Benkemoun, journaliste politique Cnews - Louis de Raguenel, journaliste politique Europe 1 - François de Rugy, ancien président de l'Assemblée Nationale - Paul Amar, journaliste Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pouvez-vous nous dire quelles sont les causes principales du reflux gastro-œsophagien ? Le jeûne intermittent est-il bénéfique pour la santé digestive ? Quels symptômes doivent alerter et pousser à consulter un gastroentérologue ? Dans ce nouveau bonus de "Symptômes", le Dr William Berrebi répond à trois questions sur les questions sur la gastro-entérologie. Vous pouvez retrouver ici le lien de son compte Instagram @drwilliamberrebi ! Retrouvez chaque mois, un nouvel épisode inédit de "Symptômes", ainsi qu'un bonus la semaine suivante.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'argent » (Lc 16, 10-13)Méditation par le Père Jean-Marie PetitclercChant Final : "Aucun autre que toi" de GloriousRetrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus de vie spirituelle ci-dessous :Halte spirituelle : https://audmns.com/pMJdJHhB. A. -BA du christianisme : https://audmns.com/oiwPyKoLe Saint du Jour : https://audmns.com/yFRfglMEnfin une Bonne Nouvelle : https://audmns.com/afqCkPVConnaître le judaïsme : https://audmns.com/VTjtdyaEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ecoutez RTL Matin avec Thomas Sotto du 18 septembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
LA BELLE EXPERIENCE ( Vous ne pouvez pas servir deux maîtres ) 17-08-2025
Attention, ce podcast rend les femmes badass. Voici Lauren Bastide qui parle de son ancien podcast la Poudre sur le féminisme, comment on invisibilise les femmes et comment changer les choses. SOMMAIRE 01:11 Les 3 déclics féministes de Lauren Bastide 14:44 Compter : statistiques sur l'invisibilisation des femmes 20:06 Combien de rues ont des noms de femmes ? 24:24 Précision importante pour les mecs 25:54 Patriarcat : de flou à limpide 27:46 Pourquoi on ne croît pas les femmes ? 29:51 Comment les femmes intériorisent la domination masculine ? 31:43 Tuto contre le patriarcat 38:34 Faire la révolution 45:12 La sororité 47:34 Pouvez-vous circuler librement en ville ? 54:03 Sa quête de sens__Soutenir Soif de Sens via Tipeee.__Merci au sponsor du mois : le Festival Agir à Lyon ! Ami Lyonnais, inscris-toi pour une journée de folie sur l'écologie et la solidarité à Lyon le 28 septembre !Au programme : Ateliers, balade sur la nature en ville et témoignages de reconversion pro ! L'Institut Transitions qui forme en 1 an aux métiers de la transition sera sur place.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce matin, on vous demande le programme devant lequel vous pouvez rester mille ans. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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