Podcasts about esclavage

  • 232PODCASTS
  • 571EPISODES
  • 28mAVG DURATION
  • 5WEEKLY NEW EPISODES
  • May 21, 2026LATEST

POPULARITY

20192020202120222023202420252026


Best podcasts about esclavage

Latest podcast episodes about esclavage

Les interviews d'Inter
Esclavage : "Il y a encore du chemin pour que chacun accepte de regarder l'histoire en face", affirme Vincent Hugeux

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later May 21, 2026 7:12


durée : 00:07:12 - Les interviews d'Inter - par : Mathilde Munos - Vincent Hugeux, journaliste, essayiste, enseignant à Sciences Po, auteur de "Les fers et le fouet, une histoire raisonnée de l'esclavage" (éditions Perrin), revient sur l'adoption, il y a 25 ans, de la loi Taubira et la reconnaissance de la traite et l'esclavage comme des crimes contre l'humanité. - invités : Vincent Hugeux Journaliste et spécialiste de l'Afrique Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

La marche du monde
Au Musée de Nantes, l'histoire de l'esclavage et de la traite se raconte avec les Africains

La marche du monde

Play Episode Listen Later May 16, 2026 48:29


La Marche du monde enregistrée en public au Musée d'Histoire de Nantes pour la 4ème édition d'Expressions décoloniales. Une invitation à revisiter l'histoire de l'esclavage et de la traite négrière en donnant de l'espace à de nouveaux récits historiques et artistiques pour interroger quatre siècles d'une histoire monde dont nous sommes toutes et tous les descendants. C'est notre Histoire partagée et RFI est très fière de s'associer comme chaque année au Temps des mémoires, temps des commémorations de l'esclavage, de ses victimes et des combats pour son abolition.    Le Musée d'Histoire de Nantes est devenu une référence internationale pour la qualité de ses différents parcours proposés sur l'histoire longue de la ville, notamment pour son parcours muséal sur l'histoire de l'esclavage et de la traite. Au fil des œuvres, les visiteurs découvrent comment la ville de Nantes est devenue le premier port français de traite des êtres humains avec plus de 42% des départs d'expéditions de traite entre 1707 et 1793. Un commerce des esclaves dans lequel se sont spécialisées des familles d'armateurs tout comme de nombreuses activités économiques de la ville et de la région. Pour sa quatrième édition, la manifestation « Expression (s) décoloniale (s) » initiée par la directrice scientifique du Musée Krytel Gualdé invite trois personnalités, à la croisée de l'histoire, de l'art et de la mémoire: les artistes Rosana Paulino et Omar Victor Diop, et l'historienne Lylly Houngnihin. L'historienne ouest-africaine Lylly Houngnihin, fondatrice et directrice de Totems Afrikaraïbes, interpelle les visiteurs par une dizaine de textes mêlant histoire, mémoire, poésie, culture et sensibilité, attachés à des objets choisis dans le parcours permanent. Dans une démarche historique, elle envisage les collections du musée de manière transversale : « Mon travail s'oriente vers une exploration des objets comme matrices de mémoire. Je souhaite mettre en lumière ce que j'appelle des « persistances atlantiques » : les formes symboliques, plastiques et rituelles qui ont circulé de l'Afrique vers d'autres territoires, souvent en dépit des violences extrêmes de la traite. Les objets deviennent alors des passeurs d'expérience : ils condensent des récits de perte, de déplacement, mais aussi de recréation esthétique, social, et culturelle. » Depuis Sao Paulo, Rosana Paulino, artiste incontournable de la scène artistique brésilienne, investit, avec plus d'une dizaine d'œuvres majeures, le parcours d'exposition. Dessins, peintures, sculptures, vidéos, et installations en regard des documents historiques du musée sur plusieurs thématiques rendant hommage aux femmes afro-brésiliennes. Les femmes victimes de la traite atlantique et de l'esclavage colonial furent-elles des victimes comme les autres ? Quelles formes particulières de violence leur furent-elles infligées ? Quel rôle fondamental jouèrent-elles dans la transmission des savoirs hérités du continent africain ? Enfin, derrière le silence et le déni, de quelle force de résilience disposèrent-elles pour tenir ? Rosana Paulino, à travers les réponses que ses œuvres nous apportent, nous éclaire sur ces points en explorant ce qui subsiste et ce qui disparait. Enfin, l'artiste sénégalais Omar Victor Diop présente deux séries de photographies emblématiques. La première, intitulée Diaspora, inspirée de portraits réalisés entre le 15ème et le 19ème siècle, met en valeur des personnes ayant traversé les lignes de l'histoire coloniale européenne à l'époque moderne. Ainsi, c'est l'agentivité de ceux qui, depuis l'Afrique, furent les victimes ou les acteurs de ce passé, qui est mise en avant, leur individualité faisant force. La seconde série, intitulée Liberty évoque des moments-clés, fondateurs et fondamentaux, de la protestation noire à l'échelle mondiale et dans une dimension historique, des luttes anticoloniales dans les Caraïbes, à celles menées sur le continent africain jusqu'aux mouvements antiségrégationnistes et aux manifestations contemporaines contre les violences racistes. Un grand merci à toute l'équipe du musée d'Histoire de Nantes dont le formidable parcours d'exposition est à découvrir ici.

Reportage International
Roumanie: l'esclavage des Roms entre dans les manuels scolaires

Reportage International

Play Episode Listen Later May 15, 2026 2:27


En Roumanie, des historiens planchent sur l'intégration de cours optionnels sur l'histoire des Roms, à destination des collégiens et lycéens. Le module doit notamment approfondir le sujet de l'esclavage de cette minorité, estimée entre 1,5 et 2 millions de personnes dans le pays, selon l'État roumain. Aboli il y a 170 ans, le travail forcé souffre d'un manque de visibilité dans les écoles roumaines. Mais le début de cet enseignement, prévu à la rentrée 2026, pourrait prendre du retard. De notre correspondant à Bucarest, Guilhem Bernes Assis à son bureau à Bucarest, le sociologue Adrian-Nicolae Furtuna ouvre un livre d'archives. À l'intérieur, les contrats de vente d'esclaves roms défilent : « Regardez ici. C'est le cas de Craciun, un enfant Rom, qui a été vendu à trois maîtres différents en seulement deux jours. Vous voyez ici, vous pouvez voir la signature et l'empreinte du doigt, en bas du texte rédigé en cyrillique. » Pendant près de cinq siècles, l'esclavage des Roms se pratique dans les principautés roumaines de Valachie et de Moldavie. Monastères, boyards, paysans, l'ensemble de la société recourt au travail forcé de cette minorité ethnique. Les esclaves sont alors considérés comme des biens meubles. Une absence de droit avec son lot de personnes battues, parfois jusqu'à la mort, de violences sexuelles et d'enfants séparés de leurs parents. Cette page de l'histoire est tombée dans l'oubli en Roumanie, depuis l'abolition du système, il y a 170 ans. « J'ai découvert l'histoire de l'esclavage des Roms quand j'avais 20 ans. J'étais étudiant. Quand j'ai démarré mes recherches, je ne courais pas après le sensationnel. Mais à force de documenter, j'ai fini par tomber sur des informations comme celle-ci, raconte Adrian-Nicolae Furtuna. Ces documents montrent clairement comment un paysan roumain pouvait acheter un enfant pour ensuite le revendre au monastère dont il dépendait. » « Ils ont besoin de comprendre (...) ce qu'il s'est passé » Delia Grigorie, activiste et maîtresse de conférences à l'université de Bucarest, travaille à la rédaction de nouveaux manuels scolaires. Depuis l'adoption d'une loi en juillet 2023, les collégiens et lycéens roumains peuvent choisir des cours dédiés à l'histoire des Roms. Le programme, d'une durée de quatre ans, toujours en cours d'élaboration, doit s'attarder sur leur esclavage : « Ils ont besoin de comprendre, dès le plus jeune âge, ce qu'il s'est passé : pourquoi les Roms ont été marginalisés et restent encore aujourd'hui fortement stigmatisés. Mais aussi, pourquoi ils s'excluent parfois eux-mêmes et gardent une très faible estime d'eux-mêmes. L'enseignement de cette histoire, qui n'est toujours pas enseignée à l'école, est essentiel. Si on la transmet, je suis sûr que le racisme reculera. » Mais le démarrage du nouveau cours prend du retard. Le groupe d'experts chargé de rédiger les manuels a remis sa proposition de curriculum à une commission du ministère de l'Éducation. Depuis huit mois, les chercheurs sont sans nouvelles. Delia Grigorie évoque un début des cours au plus tôt pour la rentrée 2027… quatre ans après le vote de la loi. À lire aussiLe difficile accès des enfants Roms à l'éducation

Reportage international
Roumanie: l'esclavage des Roms entre dans les manuels scolaires

Reportage international

Play Episode Listen Later May 15, 2026 2:27


En Roumanie, des historiens planchent sur l'intégration de cours optionnels sur l'histoire des Roms, à destination des collégiens et lycéens. Le module doit notamment approfondir le sujet de l'esclavage de cette minorité, estimée entre 1,5 et 2 millions de personnes dans le pays, selon l'État roumain. Aboli il y a 170 ans, le travail forcé souffre d'un manque de visibilité dans les écoles roumaines. Mais le début de cet enseignement, prévu à la rentrée 2026, pourrait prendre du retard. De notre correspondant à Bucarest, Guilhem Bernes Assis à son bureau à Bucarest, le sociologue Adrian-Nicolae Furtuna ouvre un livre d'archives. À l'intérieur, les contrats de vente d'esclaves roms défilent : « Regardez ici. C'est le cas de Craciun, un enfant Rom, qui a été vendu à trois maîtres différents en seulement deux jours. Vous voyez ici, vous pouvez voir la signature et l'empreinte du doigt, en bas du texte rédigé en cyrillique. » Pendant près de cinq siècles, l'esclavage des Roms se pratique dans les principautés roumaines de Valachie et de Moldavie. Monastères, boyards, paysans, l'ensemble de la société recourt au travail forcé de cette minorité ethnique. Les esclaves sont alors considérés comme des biens meubles. Une absence de droit avec son lot de personnes battues, parfois jusqu'à la mort, de violences sexuelles et d'enfants séparés de leurs parents. Cette page de l'histoire est tombée dans l'oubli en Roumanie, depuis l'abolition du système, il y a 170 ans. « J'ai découvert l'histoire de l'esclavage des Roms quand j'avais 20 ans. J'étais étudiant. Quand j'ai démarré mes recherches, je ne courais pas après le sensationnel. Mais à force de documenter, j'ai fini par tomber sur des informations comme celle-ci, raconte Adrian-Nicolae Furtuna. Ces documents montrent clairement comment un paysan roumain pouvait acheter un enfant pour ensuite le revendre au monastère dont il dépendait. » « Ils ont besoin de comprendre (...) ce qu'il s'est passé » Delia Grigorie, activiste et maîtresse de conférences à l'université de Bucarest, travaille à la rédaction de nouveaux manuels scolaires. Depuis l'adoption d'une loi en juillet 2023, les collégiens et lycéens roumains peuvent choisir des cours dédiés à l'histoire des Roms. Le programme, d'une durée de quatre ans, toujours en cours d'élaboration, doit s'attarder sur leur esclavage : « Ils ont besoin de comprendre, dès le plus jeune âge, ce qu'il s'est passé : pourquoi les Roms ont été marginalisés et restent encore aujourd'hui fortement stigmatisés. Mais aussi, pourquoi ils s'excluent parfois eux-mêmes et gardent une très faible estime d'eux-mêmes. L'enseignement de cette histoire, qui n'est toujours pas enseignée à l'école, est essentiel. Si on la transmet, je suis sûr que le racisme reculera. » Mais le démarrage du nouveau cours prend du retard. Le groupe d'experts chargé de rédiger les manuels a remis sa proposition de curriculum à une commission du ministère de l'Éducation. Depuis huit mois, les chercheurs sont sans nouvelles. Delia Grigorie évoque un début des cours au plus tôt pour la rentrée 2027… quatre ans après le vote de la loi. À lire aussiLe difficile accès des enfants Roms à l'éducation

Le Cours de l'histoire
De l'esclavage à la race, le monde pensé en noir et blanc

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later May 12, 2026 58:36


durée : 00:58:36 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - En 1684, le terme de “race” est utilisé pour la première fois pour désigner un groupe d'humains. Tandis que l'Europe s'enrichit du commerce colonial, les savants s'intéressent aux déplacements des populations. Quand l'esclavage est combattu au 18ᵉ siècle, les théories racistes voient le jour. - réalisation : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Laurence Millet, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot, Luce Mourand - invités : Aurélia Michel Historienne, maîtresse de conférences en histoire des Amériques noires à l'Université Paris Cité Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Si loin si proche
Esclavage à Nantes, nos héritages

Si loin si proche

Play Episode Listen Later May 10, 2026 48:30


À l'occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions du 10 mai, on part dans la cité des Ducs, premier port esclavagiste de France. À la rencontre d'un singulier duo nantais qui œuvre pour la justice réparatrice : Pierre Guillon de Princé, descendant d'armateurs négriers, et Dieudonné Boutrin, infatigable militant d'origine martiniquaise et descendant d'esclavisés. Depuis le 18 avril 2026, s'élève à Nantes le Mât de la fraternité et de la mémoire, un monument fort de symboles, hissé, porté par Pierre Guillon de Princé et Dieudonné Boutrin. C'est au pied de ce mât que Pierre a présenté des excuses officielles, pour les actes de ses ancêtres esclavagistes à Saint-Domingue, devant l'ambassadeur d'Haïti notamment.  Par ses mots, accompagnés d'un geste symbolique de réparation financière, Pierre a brisé un silence qui pèse depuis des décennies, des siècles sur la ville et le pays. Une démarche rare, unique dit-on en France, qui s'inscrit dans un long processus de réconciliation et de réparation mené par Pierre et Dieudonné. Depuis leur rencontre, cet épatant duo a mené des visites à deux voix du Mémorial de l'Abolition de l'esclavage situé sur le quai de la Fosse à Nantes. Ce qui les a amenés ensuite à se rapprocher d'autres « héritiers » de l'esclavage, des descendants d'esclavagistes anglais notamment, parmi lesquels la famille Trevelyan, première famille du Royaume-Uni à avoir présenté des excuses officielles dans les Caraïbes, pour faire avancer une cause qui leur tient, à tous et toutes, à cœur : la réconciliation mais surtout la justice réparatrice. Car, 25 ans après le vote en France de la loi Taubira reconnaissant la traite et l'esclavage comme « crime contre l'humanité », qui incluait initialement un volet sur les réparations, des voix s'élèvent, notamment au sein de l'Union africaine ou de la CARICOM dans les Caraïbes. En mars dernier, l'ONU a adopté une résolution présentée par le Ghana pour reconnaitre l'esclavage comme « le plus grave crime contre l'humanité », une résolution qui s'empare également du sujet des réparations.    À 86 ans, Pierre et Dieudonné, 61 ans, fourmillent de projets au sein de l'association La Coque Nomade Fraternité et de la Fédération internationale des héritiers de l'esclavage qu'ils viennent d'initier, avec différents acteurs de la société civile des Caraïbes, d'Angleterre ou du monde lusophone. L'objectif : rendre toujours plus visible cette mémoire et les héritages, les blessures que 400 ans d'esclavage ont laissés derrière eux dans les consciences, les identités et nos sociétés. Un projet de Mât de la fraternité est en cours à Bristol et dans d'autres villes du monde. Et des familles nantaises descendantes d'armateurs, sur l'exemple de Pierre, envisagent désormais de parler et de briser ce silence…  Un reportage de Céline Develay-Mazurelle à Nantes avec Dieudonné Boutrin, Pierre Guillon de Princé, l'historien Bernard Michon, Laura Trevelyan et John Dower, cofondateurs de l'organisation Heirs of slavery, Marie-Annick Gournet, vice-présidente associée de l'université de Bristol spécialisée dans la justice réparatrice, et Aïssata Seck, directrice de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage.  En savoir plus : – Sur l'association La Coque Nomade Fraternité basée à Nantes et fondée par Dieudonné Boutrin – Sur le Mémorial de l'Abolition de l'Esclavage situé à Nantes sur le quai de la Fosse – Sur l'organisation Heirs of Slavery fondée par Laura Trevelyan et John Dower, descendants d'esclavagistes britanniques à la Grenade – Sur les travaux du projet Repairs de l'Agence nationale de la recherche, coordonné notamment par Magalie Bessone, Myriam Cottias et Elisabeth Cunin, avec Jessica Balguy – Sur la Fondation pour la mémoire de l'esclavage et tous les évènements prévus pour les 25 ans du vote de la loi Taubira – Sur la base de données Esclavage Indemnités qui rassemble les données sur les indemnités versées aux familles esclavagistes françaises à l'abolition de l'esclavage en 1849 et en 1825 à Haïti par le projet Repairs  – Sur la conférence Reimagining Higher Education as Accountable Partners in Repair and Transformation organisée le 19 mai 2026 à Bristol par Marie-Annick Gournet, vice-présidente associée de l'université de Bristol, en charge de la justice réparatrice – Sur notre précédent voyage en 2019 à Nantes, sur les traces de la mémoire de l'esclavage colonial. Un reportage d'Inès Edel-Garcia.

Si loin si proche
Esclavage à Nantes, nos héritages

Si loin si proche

Play Episode Listen Later May 10, 2026 48:30


À l'occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions du 10 mai, on part dans la cité des Ducs, premier port esclavagiste de France. À la rencontre d'un singulier duo nantais qui œuvre pour la justice réparatrice : Pierre Guillon de Princé, descendant d'armateurs négriers, et Dieudonné Boutrin, infatigable militant d'origine martiniquaise et descendant d'esclavisés. Depuis le 18 avril 2026, s'élève à Nantes le Mât de la fraternité et de la mémoire, un monument fort de symboles, hissé, porté par Pierre Guillon de Princé et Dieudonné Boutrin. C'est au pied de ce mât que Pierre a présenté des excuses officielles, pour les actes de ses ancêtres esclavagistes à Saint-Domingue, devant l'ambassadeur d'Haïti notamment.  Par ses mots, accompagnés d'un geste symbolique de réparation financière, Pierre a brisé un silence qui pèse depuis des décennies, des siècles sur la ville et le pays. Une démarche rare, unique dit-on en France, qui s'inscrit dans un long processus de réconciliation et de réparation mené par Pierre et Dieudonné. Depuis leur rencontre, cet épatant duo a mené des visites à deux voix du Mémorial de l'Abolition de l'esclavage situé sur le quai de la Fosse à Nantes. Ce qui les a amenés ensuite à se rapprocher d'autres « héritiers » de l'esclavage, des descendants d'esclavagistes anglais notamment, parmi lesquels la famille Trevelyan, première famille du Royaume-Uni à avoir présenté des excuses officielles dans les Caraïbes, pour faire avancer une cause qui leur tient, à tous et toutes, à cœur : la réconciliation mais surtout la justice réparatrice. Car, 25 ans après le vote en France de la loi Taubira reconnaissant la traite et l'esclavage comme « crime contre l'humanité », qui incluait initialement un volet sur les réparations, des voix s'élèvent, notamment au sein de l'Union africaine ou de la CARICOM dans les Caraïbes. En mars dernier, l'ONU a adopté une résolution présentée par le Ghana pour reconnaitre l'esclavage comme « le plus grave crime contre l'humanité », une résolution qui s'empare également du sujet des réparations.    À 86 ans, Pierre et Dieudonné, 61 ans, fourmillent de projets au sein de l'association La Coque Nomade Fraternité et de la Fédération internationale des héritiers de l'esclavage qu'ils viennent d'initier, avec différents acteurs de la société civile des Caraïbes, d'Angleterre ou du monde lusophone. L'objectif : rendre toujours plus visible cette mémoire et les héritages, les blessures que 400 ans d'esclavage ont laissés derrière eux dans les consciences, les identités et nos sociétés. Un projet de Mât de la fraternité est en cours à Bristol et dans d'autres villes du monde. Et des familles nantaises descendantes d'armateurs, sur l'exemple de Pierre, envisagent désormais de parler et de briser ce silence…  Un reportage de Céline Develay-Mazurelle à Nantes avec Dieudonné Boutrin, Pierre Guillon de Princé, l'historien Bernard Michon, Laura Trevelyan et John Dower, cofondateurs de l'organisation Heirs of slavery, Marie-Annick Gournet, vice-présidente associée de l'université de Bristol spécialisée dans la justice réparatrice, et Aïssata Seck, directrice de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage.  En savoir plus : – Sur l'association La Coque Nomade Fraternité basée à Nantes et fondée par Dieudonné Boutrin – Sur le Mémorial de l'Abolition de l'Esclavage situé à Nantes sur le quai de la Fosse – Sur l'organisation Heirs of Slavery fondée par Laura Trevelyan et John Dower, descendants d'esclavagistes britanniques à la Grenade – Sur les travaux du projet Repairs de l'Agence nationale de la recherche, coordonné notamment par Magalie Bessone, Myriam Cottias et Elisabeth Cunin, avec Jessica Balguy – Sur la Fondation pour la mémoire de l'esclavage et tous les évènements prévus pour les 25 ans du vote de la loi Taubira – Sur la base de données Esclavage Indemnités qui rassemble les données sur les indemnités versées aux familles esclavagistes françaises à l'abolition de l'esclavage en 1849 et en 1825 à Haïti par le projet Repairs  – Sur la conférence Reimagining Higher Education as Accountable Partners in Repair and Transformation organisée le 19 mai 2026 à Bristol par Marie-Annick Gournet, vice-présidente associée de l'université de Bristol, en charge de la justice réparatrice – Sur notre précédent voyage en 2019 à Nantes, sur les traces de la mémoire de l'esclavage colonial. Un reportage d'Inès Edel-Garcia.

La marche du monde
Christiane Taubira: «L'esclavage et la traite sont irréparables»

La marche du monde

Play Episode Listen Later May 9, 2026 74:39


Le 18 février 1999, Christiane Taubira entre dans l'Histoire. Alors députée de la Guyane, elle porte devant l'Assemblée nationale française la proposition de loi affirmant que « la traite et l'esclavage sont un crime contre l'humanité ». Au-delà de l'hémicycle, elle s'adresse à la communauté humaine, prononçant un discours vibrant et mûrement réfléchi, sans aucune note écrite. Le 10 mai 2001, le Sénat vote à l'unanimité la loi par laquelle la France devient le premier pays dans le monde à reconnaître la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité. Mais comment réparer l'irréparable ? 25 ans après la promulgation de la loi qui porte son nom, Christiane Taubira accorde un long entretien à RFI et affronte la question des réparations.   Les livres de Christiane Taubira évoqués dans l'émission : - L'esclavage raconté à ma fille. Éditions du Seuil - Mes météores, combats politiques au long cours. Éditions Flammarion - Gran balan, La nuit leur appartient. Le malheur aussi. Éditions Plon   ► La bibliographie de Christiane Taubira ► Pour comprendre la loi Taubira ► Le site de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage.

Reportage culture
Expression(s) décoloniale(s): l'art pour interroger les angles morts de l'histoire

Reportage culture

Play Episode Listen Later May 9, 2026 2:36


À Nantes, ville au cœur de l'histoire de la traite atlantique, le musée d'histoire interroge aujourd'hui ses propres collections. À travers la 4ᵉ édition de sa biennale Expression(s) décoloniale(s), il invite à repenser l'héritage colonial et esclavagiste. Deux artistes des deux rives de l'Atlantique, la Brésilienne Rosana Paulino et le Sénégalais Omar Victor Diop, font dialoguer leurs œuvres avec les archives du musée. Ce parcours s'inscrit dans la commémoration des 25 ans de la loi Taubira, lorsque, le 10 mai 2001, la France est devenue le premier pays au monde à reconnaître la traite atlantique et l'esclavage colonial comme crimes contre l'humanité.  Une exposition à voir jusqu'au 8 novembre 2026 au musée d'histoire de Nantes. À lire aussiÀ Nantes, un mât pour réconcilier les descendants d'esclaves et d'esclavagistes [3/3]

Reportage Culture
Expression(s) décoloniale(s): l'art pour interroger les angles morts de l'histoire

Reportage Culture

Play Episode Listen Later May 9, 2026 2:36


À Nantes, ville au cœur de l'histoire de la traite atlantique, le musée d'histoire interroge aujourd'hui ses propres collections. À travers la 4ᵉ édition de sa biennale Expression(s) décoloniale(s), il invite à repenser l'héritage colonial et esclavagiste. Deux artistes des deux rives de l'Atlantique, la Brésilienne Rosana Paulino et le Sénégalais Omar Victor Diop, font dialoguer leurs œuvres avec les archives du musée. Ce parcours s'inscrit dans la commémoration des 25 ans de la loi Taubira, lorsque, le 10 mai 2001, la France est devenue le premier pays au monde à reconnaître la traite atlantique et l'esclavage colonial comme crimes contre l'humanité.  Une exposition à voir jusqu'au 8 novembre 2026 au musée d'histoire de Nantes. À lire aussiÀ Nantes, un mât pour réconcilier les descendants d'esclaves et d'esclavagistes [3/3]

Reportage France
À Nantes, un mât pour réconcilier les descendants d'esclaves et d'esclavagistes [3/3]

Reportage France

Play Episode Listen Later May 7, 2026 3:39


Alors qu'il y a 25 ans, la loi dite Taubira permettait de reconnaître l'esclavage et la traite comme crime contre l'humanité, RFI revient cette semaine sur la mémoire collective de ce sujet en France. Le dernier épisode de cette série coréalisée avec la rédaction d'Outre-mer s'arrête à Nantes, ville emblématique puisqu'elle fut le premier port négrier du pays pendant plus de quatre siècles. Un mât y a été érigé en amont du Mémorial de l'abolition de l'esclavage. Un monument unique initié par deux Nantais au profil atypique.  « C'est un grand jour pour nous, pour la justice réparatrice, et il est grand temps qu'on libère la parole, personne n'est responsable du passé, mais nous sommes responsables du présent et du futur. Et Pierre, comme on dit, il ne nous reste pas beaucoup de temps, mais on l'a fait quand même, mon ami ! » Dieudonné Boutrin ne peut cacher sa joie. Lui, le Martiniquais descendant d'esclaves, s'adresse à Pierre Guillon de Princé, descendant d'armateur esclavagiste : « Je suis fier, lance-t-il publiquement, d'être un nègre, je suis là pour honorer la mémoire de mes aïeux. Le Mât de la fraternité est dédié à tous ces milliers d'Africains, d'hommes, de femmes, d'enfants déportés pendant plus de quatre siècles d'Afrique vers les Amériques et les Caraïbes. » À ses côtés se tient au pied du mât Pierre Guillon de Princé : « J'ai toujours su qui j'étais, dit-il, je sais depuis ma jeunesse que je suis descendant d'armateur. Pour moi, c'était une bizarrerie dans mon arbre généalogique. » C'est l'histoire de la rencontre entre deux hommes que tout oppose : l'un est un descendant d'esclave, l'autre est un descendant d'armateur négrier. Ensemble, ils ont imaginé ce mât. Symbole de la réconciliation Le processus a été long pendant cinq années. Tout démarre en 2021 avec cette réflexion, explique Dieudonné Boutrin : « Comment peut-on transmettre cette histoire ? Comment peut-on rendre le public acteur de la lutte contre le racisme, qui est l'héritage de l'esclavage ? Et c'est à ce moment-là que nous avons rencontré une famille anglaise, les Trevelyan. » Car en Angleterre, d'autres familles portent le même héritage colonial. Un passé lourd et difficile à vivre pour John Dower, réalisateur de films pour les jeux vidéo. Issu d'une famille aristocratique, c'est le descendant d'une famille de planteurs de canne à sucre, de coton et de café, les Trevelyan… « Je suis allée à la recherche de mon passé. Je suis tombé sur le site du centre des études de l'esclavage britannique mis en ligne en 2013, décrit le réalisateur. Quand j'ai compris que ma famille était impliquée dans l'esclavage, qu'elle avait des plantations avec 1 004 esclaves exactement, là mon cerveau a explosé. » Il y a trois ans, John Dower s'est rendu sur l'île de Grenade, dans les Caraïbes, pour présenter des excuses officielles au nom de ses ancêtres. Aujourd'hui, il est venu spécialement de Bristol, en Angleterre, pour soutenir Pierre Guillon de Princé dans cette démarche historique. Une grande première en France. À lire aussiParcours mémoriel à Nantes: sur les traces de la traite négrière en France Des excuses publiques Haut de 18 mètres, le 1ᵉʳ article de la Déclaration universelle des droits de l'Homme y est gravé sur son socle… C'est au pied de ce mât que Pierre Guillon de Princé, 86 ans et très ému, présente ses excuses solennelles au nom de ses ancêtr​es. «​​​​​​​ ​​​​​​​​​​Pour moi, c'est un soulagement, en tant que descendant d'une famille d'armateurs négriers nantais, de pouvoir présenter mes excuses pour les actes de mes ancêtres, déclare-t-il. Ils armèrent six navires pratiquant la traite atlantique triangulaire entre Nantes et Saint-Domingue. Ce qui représente 18 départs de Nantes, ayant arraché 4 500 Africains de leurs terres… » Avec leur association, La coque Nomade, ils ambitionnent d'ériger 72 autres mâts de la fraternité dans des villes héritières de cet écrasant passé. Trois bateaux pédagogiques sont par ailleurs en cours de construction. Ils doivent donner à voir la réalité de la traite atlantique sur trois continents pour l'ambitieux projet triangle de la mémoire.  Une fédération internationale des descendants de l'esclavage a été mise en place pour continuer le dialogue vers la justice réparatrice. Retrouvez tous les reportages sur les 25 ans de la loi Taubira : Vingt-cinq ans de la loi Taubira: «Quand le voile se lève: se découvrir un ancêtre esclavagiste» [1/3] La loi Taubira: La flamme de l'égalité, un concours pour transmettre l'histoire de l'esclavage [2/3]

Reportage France
La loi Taubira: La flamme de l'égalité, un concours pour transmettre l'histoire de l'esclavage [2/3]

Reportage France

Play Episode Listen Later May 6, 2026 3:25


Il y a 25 ans, le 10 mai 2001, le Sénat votait à l'unanimité la loi qui faisait de la France le premier pays au monde à reconnaître la traite et l'esclavage comme crimes contre l'humanité. Un phénomène historique qui a duré quatre siècles et conduit à la déportation de millions de personnes d'Afrique vers le continent américain. Dans le deuxième volet de cette série consacrée à la mémoire de l'esclavage, nous nous intéressons à son enseignement. Depuis 25 ans, la loi Taubira rend obligatoire l'enseignement de l'esclavage dans les programmes scolaires. Cette promesse a-t-elle été tenue ? Reportage dans une école de la banlieue parisienne. Pour aller plus loin: La flamme de l'égalité Le troisième reportage de cette série sur les 25 ans de la loi Taubira nous emmènera à Nantes, ancien principal port négrier français, pour découvrir les initiatives mémorielles récentes qui y voient le jour.     À lire aussiVingt-cinq ans de la loi Taubira: «Quand le voile se lève: se découvrir un ancêtre esclavagiste» [1/3]

Franck Ferrand raconte...
BONUS : « Doctor Livingstone, I presume ? » : l'expédition de Stanley, à la recherche de l'explorateur disparu

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later May 5, 2026 1:57


En 1871, sur la rive orientale du lac Tanganyika, le journaliste américain Henry Morton Stanley espère retrouver un explorateur de légende, disparu depuis longtemps : David Livingstone.Partez à la découverte de l'incroyable périple d'Henry Morton Stanley, ce jeune journaliste chargé par son patron de retrouver à tout prix l'explorateur britannique David Livingstone, disparu depuis des années dans les contrées sauvages de l'Afrique orientale.

Reportage France
Vingt-cinq ans de la loi Taubira: «Quand le voile se lève: se découvrir un ancêtre esclavagiste» [1/3]

Reportage France

Play Episode Listen Later May 5, 2026 3:18


Il y a 25 ans, le 10 mai 2001, le Sénat votait à l'unanimité la loi qui faisait de la France le premier pays dans le monde à reconnaître la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité. Un phénomène historique qui a duré quatre siècles et a conduit à la déportation de millions de personnes d'Afrique vers le continent américain. Un passé qui ressurgit parfois soudainement dans certaines familles, à l'occasion de recherches. Des contemporains se découvrent des ancêtres qui se sont enrichis pendant la traite négrière. Comment des descendants de familles esclavagistes ont-ils découvert le passé de leurs ancêtres ? Pourquoi ont-ils entrepris des démarches de réconciliation ? Pour marquer cet anniversaire, nous vous proposons une série de trois reportages en collaboration avec le pôle Outre-Mer de France Télévisions. Tessa Grauman, de la rédaction d'Outre-mer la 1ère, signe le premier reportage de cette série.  Dans le deuxième volet, nous verrons avec Tessa Grauman si l'une des obligations de la loi Taubira, celle de transmettre l'histoire de l'esclavage et donc de changer les programmes scolaires, est une promesse tenue.    À lire aussiEsclavage, notre histoire: les 20 ans de la loi Taubira

Franck Ferrand raconte...
« Doctor Livingstone, I presume ? » : l'expédition de Stanley, à la recherche de l'explorateur disparu

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later May 4, 2026 19:06


En 1871, sur la rive orientale du lac Tanganyika, le journaliste américain Henry Morton Stanley espère retrouver un explorateur de légende, disparu depuis longtemps : David Livingstone.Partez à la découverte de l'incroyable périple d'Henry Morton Stanley, ce jeune journaliste chargé par son patron de retrouver à tout prix l'explorateur britannique David Livingstone, disparu depuis des années dans les contrées sauvages de l'Afrique orientale.

Franck Ferrand raconte...
Lincoln en guerre

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later May 3, 2026 24:56


Icône politique de l'Amérique républicaine des années 1860, Abraham Lincoln aura passé le plus clair de son mandat à faire la guerre.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
Le réquisitoire du jour - Jean-Loup Bonnamy : "Les conditions des livreurs Uber Eats ou Deliveroo sont de l'esclavage. Et les personnes qui se font livrer font, de fait, appel à un esclave" - 01/05

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later May 1, 2026 1:17


Aujourd'hui, Bruno Poncet, cheminot, Sandrine Pégand, avocate, et Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.

Reportage France
En France, un patron de PME condamné à trois ans de prison pour esclavage moderne

Reportage France

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 3:33


Au tribunal de Pontoise, le patron d'une PME dans le secteur du bâtiment vient d'être condamné à trois ans de prison dont deux ans ferme pour soumission d'une personne vulnérable à des conditions de travail et d'hébergement incompatibles avec la dignité humaine, ce que l'on qualifie d'esclavage moderne. Ibrahim, c'est un nom d'emprunt, âgé de 30 ans, d'origine ivoirienne et sans papiers, témoigne d'années de calvaire.  À l'annonce du jugement, Ibrahim, les yeux gorgés de larmes, est ému. « Très très content d'avoir entendu que le patron était condamné, réagit-il. Je me vois comme une victime aujourd'hui. Ce qui m'est arrivé, ce n'est pas tout le monde qui peut le supporter. Voilà, je vais voir le patron arrêté... Donc, je ne dois pas baisser les bras... Les mots me manquent en fait. » L'histoire d'Ibrahim commence en Côte d'Ivoire. Cet orphelin travaille depuis l'âge de douze ans. Lorsqu'il quitte son pays pour la France, il est loin d'imaginer ce qu'il allait subir au quotidien. Sans papiers, le patron qui le recrute, spécialisé dans le BTP, le loge sur le chantier, dans un bureau. Il n'y a ni douche, ni sanitaires, ni fenêtres. Ce local, au départ, est destiné aux ouvriers. « L'enquête de l'inspection du travail l'a démontré : sans eau, sans chauffage, sans intimité aucune, et tout ça dans le but de le soumettre à des conditions de travail et d'hébergement indignes, dénonce Roxane Ouadghiri Hassani, directrice adjointe du Comité contre l'esclavage moderne, puisqu'il était logé dans des conditions extrêmement précaires, avec des fausses promesses qui ont été faites à Monsieur sur sa régularisation, sur une rémunération. Il a aussi subi une forme de contrainte et des menaces, puisqu'on le menaçait de le dénoncer aux autorités du fait de son irrégularité de séjour en France. » À lire aussiEsclavage moderne en Afrique: la moitié des victimes sont des enfants Un accident causé par son patron Pendant deux ans, il va être soumis à des conditions de travail inhumaines. Jusqu'au jour de l'accident. Il se souvient, c'était le 11 mai 2021. Un bloc de béton de plus d'une tonne l'écrase. C'est son patron qui dirigeait les opérations. « Il était assis dans la machine et il avait un ami à côté de lui, qui causait avec lui, se rappelle-t-il. Il m'a dit d'enlever les deux cales, le patron a touché le levier, puis les blocs en béton se sont renversés sur moi. » « Le dirigeant de la société a été reconnu coupable d'un certain nombre de manquements à l'obligation de sécurité de l'employeur et au titre des blessures involontaires qui ont conduit à retenir une incapacité de travail, rapporte Mehdi Bouzaida, son avocat. Il a conservé une infirmité permanente de cet accident puisqu'il a été amputé de trois doigts. » Après son accident, le calvaire continue : « Au lieu de s'occuper de ma santé, il a commencé à me menacer, il a commencé à me taper », témoigne Ibrahim. Blessé, Ibrahim se retrouve à la rue Lourdement handicapé, ne pouvant plus travailler, son patron le met dehors. « Après mon accident, avec les béquilles en main pendant un mois, j'étais à la rue, confie-t-il. Je me suis dit : mais pourquoi je n'y suis pas resté dans cet accident ? Et puis j'ai perdu une partie de mon corps ! » C'est le Comité contre l'esclavage moderne qui va l'accompagner dans ce parcours judiciaire et dans sa reconstruction. « Dès que nous l'avons rencontré, nous avons pris la mesure de la gravité des faits et surtout de l'urgence psychologique et médicale dans laquelle il se trouvait, explique Roxane Ouadghiri Hassani. Il avait bien heureusement reçu des soins. Néanmoins, il était extrêmement affecté par les douleurs liées, comme le syndrome du membre fantôme qu'il continuait de ressentir, et par une forme de honte vis-à-vis de son amputation. Donc, on l'a accompagné dans la confection d'une prothèse sur mesure qui lui a vraiment aidé à retrouver confiance en soi et à se sentir mieux en société. » Absent au procès, un mandat d'arrêt a été lancé contre l'employeur qui peut faire appel du jugement et l'affaire pourrait être rejugée. À écouter dans Grand reportageFraude en ligne et esclavage moderne, enquête sur les usines de cybercriminalité de Birmanie

Quoi de neuf en Histoire ?
Episode 151, "Le racisme scientifique et médical", par Elodie Edwards-Grossi et Delphine Peiretti-Courtis

Quoi de neuf en Histoire ?

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 48:36


Les théories de l'existence des races humaines ont été produites au XVIIIe et XIXe siècles, dans le contexte de l'esclavage et du colonialisme. Alors qu'elles ont été réfutées scientifiquement par les progrès de la génétique au milieu du XXe siècle, comment expliquer leur persistance et leur résurgence de nos jours ? Un livre important à la croisée de l'histoire, de la sociologie et des sciences par Élodie EDWARDS-GROSSI et Delphine PEIRETTI-COURTIS.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
Le désaccord du jour - Barbara Lefebvre : "C'est de l'esclavage moderne. Ceux qui commandent sont complices. Le Parisien ou le Bordelais vote à gauche, mais pour son sushi, ça doit arriver vite" - 14/04

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 1:40


Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, enseignante, Abel Boyi, éducateur, et Antoine Diers, consultant auprès des entreprises, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Si loin si proche
À Lorient, berceau de la Compagnie des Indes

Si loin si proche

Play Episode Listen Later Apr 12, 2026 48:30


La cité portuaire bretonne porte en elle l'histoire de cette grande aventure du commerce du lointain, vers l'Asie, aux XVIIè et XVIIIè siècles. Une aventure commerciale, maritime, politique, coloniale et esclavagiste.  En 1664, quand l'intendant de Louis XIV, Jean-Baptiste Colbert décide de la création de la Compagnie des Indes orientales, la France arrive en retard dans la compétition commerciale à laquelle se livrent déjà les grandes puissances européennes du XVIIè siècle. Les Portugais qui ont franchi le Cap de Bonne Espérance en 1488 ont ouvert la voie des Indes par la mer et, dix ans plus tard, Vasco de Gama rejoint Calicut en 1498. Dans leur sillage, arrivent ensuite les vaisseaux britanniques ou néerlandais qui fonderont ensuite, au début du XVIIè siècle, de puissantes compagnies de commerce. Car eux aussi cherchaient à s'affranchir des voies terrestres sur les routes de la soie, afin d'établir des comptoirs et développer ce négoce, le « plus riche commerce du monde », disait-on. L'Orient, l'Asie, les Indes sont alors des terres qui fascinent, perçues comme des contrées lointaines d'abondance, de pierreries, d'étoffes ou d'épices. En France, la première Compagnie des Indes (il y en aura trois successives) sera donc royale et bénéficie de multiples privilèges : monopole du commerce avec l'Orient, droit de propriété des terres occupées, droit de justice souveraine, d'armer des bateaux de guerre ou droit d'esclavage, etc. Son siège sera établi à Lorient, en Bretagne, une ville qui va naître et se développer avec la Compagnie jusqu'à devenir la porte vers l'Orient, auquel elle doit d'ailleurs son nom. Aujourd'hui, face à la mer, sur le site magnifique de la Citadelle de Port-Louis, le musée de la Compagnie des Indes, ouvert en 1984, retrace cette histoire complexe, mais fondatrice. Dans ce musée truffé d'étoffes, de cartes anciennes, de maquettes de bateaux ou de porcelaines, on raconte donc les épopées maritimes à bord des gros navires de la Compagnie des Indes, les marchandises convoitées et l'économie Monde déjà très concurrentielle au XVIIè siècle. Mais derrière ces longs voyages aux parfums d'aventure et d'exotisme, se dessinent des logiques de compétition et de prédation telles que l'homme deviendra une marchandise comme les autres. Le système esclavagiste et plantationnaire, notamment dans les Mascareignes soit l'île de La Réunion, Rodrigues et Maurice, faisait, en effet, partie intégrante du fonctionnement de la Compagnie fondée par Colbert, par ailleurs à l'origine du Code noir. Lorient sera donc un port négrier, le premier de France même, pendant une courte période de monopole… Déployées sur tous les continents, les compagnies européennes de commerce vont semer les graines de la mondialisation, ouvrant la voie à une société de consommation où les produits sont fabriqués aux quatre coins du monde, à commencer par la Chine, aujourd'hui justement en guerre commerciale avec les États-Unis… Un reportage de Céline Develay-Mazurelle avec Laure Allary, initialement diffusé en mai 2025.   En savoir plus Sur la destination Lorient Bretagne Sud et préparer votre voyage Sur le musée de la Compagnie des Indes de Lorient Sur l'ouvrage de référence Les compagnies des Indes de Gérard Le Bouëdec et Philippe Haudrère, réédition augmentée, Rennes, Éditions Ouest-France-Edilarge, mai 2024 Sur Lorient, la compagnie des Indes et l'esclavage, un article de Jacques Chérel, 2018 Sur la Compagnie des Indes et l'île Bourbon- La Réunion, un article de Philippe Haudrère Sur les indiennes de traite, un article de Krystel Galdé, 2018 Sur Le café, plaisir au goût d'amertume, une exposition au musée de la Compagnie des Indes, 2022.

Si loin si proche
À Lorient, berceau de la Compagnie des Indes

Si loin si proche

Play Episode Listen Later Apr 12, 2026 48:30


La cité portuaire bretonne porte en elle l'histoire de cette grande aventure du commerce du lointain, vers l'Asie, aux XVIIè et XVIIIè siècles. Une aventure commerciale, maritime, politique, coloniale et esclavagiste.  En 1664, quand l'intendant de Louis XIV, Jean-Baptiste Colbert décide de la création de la Compagnie des Indes orientales, la France arrive en retard dans la compétition commerciale à laquelle se livrent déjà les grandes puissances européennes du XVIIè siècle. Les Portugais qui ont franchi le Cap de Bonne Espérance en 1488 ont ouvert la voie des Indes par la mer et, dix ans plus tard, Vasco de Gama rejoint Calicut en 1498. Dans leur sillage, arrivent ensuite les vaisseaux britanniques ou néerlandais qui fonderont ensuite, au début du XVIIè siècle, de puissantes compagnies de commerce. Car eux aussi cherchaient à s'affranchir des voies terrestres sur les routes de la soie, afin d'établir des comptoirs et développer ce négoce, le « plus riche commerce du monde », disait-on. L'Orient, l'Asie, les Indes sont alors des terres qui fascinent, perçues comme des contrées lointaines d'abondance, de pierreries, d'étoffes ou d'épices. En France, la première Compagnie des Indes (il y en aura trois successives) sera donc royale et bénéficie de multiples privilèges : monopole du commerce avec l'Orient, droit de propriété des terres occupées, droit de justice souveraine, d'armer des bateaux de guerre ou droit d'esclavage, etc. Son siège sera établi à Lorient, en Bretagne, une ville qui va naître et se développer avec la Compagnie jusqu'à devenir la porte vers l'Orient, auquel elle doit d'ailleurs son nom. Aujourd'hui, face à la mer, sur le site magnifique de la Citadelle de Port-Louis, le musée de la Compagnie des Indes, ouvert en 1984, retrace cette histoire complexe, mais fondatrice. Dans ce musée truffé d'étoffes, de cartes anciennes, de maquettes de bateaux ou de porcelaines, on raconte donc les épopées maritimes à bord des gros navires de la Compagnie des Indes, les marchandises convoitées et l'économie Monde déjà très concurrentielle au XVIIè siècle. Mais derrière ces longs voyages aux parfums d'aventure et d'exotisme, se dessinent des logiques de compétition et de prédation telles que l'homme deviendra une marchandise comme les autres. Le système esclavagiste et plantationnaire, notamment dans les Mascareignes soit l'île de La Réunion, Rodrigues et Maurice, faisait, en effet, partie intégrante du fonctionnement de la Compagnie fondée par Colbert, par ailleurs à l'origine du Code noir. Lorient sera donc un port négrier, le premier de France même, pendant une courte période de monopole… Déployées sur tous les continents, les compagnies européennes de commerce vont semer les graines de la mondialisation, ouvrant la voie à une société de consommation où les produits sont fabriqués aux quatre coins du monde, à commencer par la Chine, aujourd'hui justement en guerre commerciale avec les États-Unis… Un reportage de Céline Develay-Mazurelle avec Laure Allary, initialement diffusé en mai 2025.   En savoir plus Sur la destination Lorient Bretagne Sud et préparer votre voyage Sur le musée de la Compagnie des Indes de Lorient Sur l'ouvrage de référence Les compagnies des Indes de Gérard Le Bouëdec et Philippe Haudrère, réédition augmentée, Rennes, Éditions Ouest-France-Edilarge, mai 2024 Sur Lorient, la compagnie des Indes et l'esclavage, un article de Jacques Chérel, 2018 Sur la Compagnie des Indes et l'île Bourbon- La Réunion, un article de Philippe Haudrère Sur les indiennes de traite, un article de Krystel Galdé, 2018 Sur Le café, plaisir au goût d'amertume, une exposition au musée de la Compagnie des Indes, 2022.

Le Cours de l'histoire
Esclavage en Méditerranée, nouveaux regards historiques

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later Apr 3, 2026 58:43


durée : 00:58:43 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Aux 17ᵉ et 18ᵉ siècles, des pirates et des corsaires, barbaresques et chrétiens, traversent la Méditerranée de part en part et réduisent les populations côtières en esclavage. Quelles sources nous permettent de retracer la vie quotidienne des personnes esclavisées en Méditerranée ? - réalisation : Delphine Keravec - invités : Djamila Chakour Historienne de l'art islamique; Mathieu Grenet Historien; M'hamed Oualdi Historien du Maghreb

ONU Info

À l'occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique, la jeune poète lauréate de Toronto, Shahaddah Jack, était aux Nations Unies pour porter un message fort de mémoire, mais aussi de réappropriation et d'espoir.Dans un entretien avec ONU Info, elle revient sur son poème Reclaiming Our Pen, un appel à écrire sa propre histoire.« Tout le monde a une responsabilité de réfléchir sur cette histoire… ce n'est pas seulement une histoire noire, c'est une histoire mondiale », affirme-t-elle.Mais au-delà de la douleur, elle insiste sur une dimension essentielle souvent oubliée : « notre histoire, c'est la beauté de notre communauté ». Une poésie qui fait aussi place à la joie, comme acte de résistance.Pour elle, transmettre cette parole est crucial : « Si tu ne partages pas ton histoire, quelqu'un d'autre va le faire ». Un enjeu fondamental pour que les générations futures puissent enfin documenter, comprendre et revendiquer leur héritage.(Interview : Shahaddah Jack, jeune poète lauréate de Toronto ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Appels sur l'actualité
VOS RÉACTIONS - ONU : vers des réparations pour la traite transatlantique ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 20:00


C'est un vote historique. L'Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution reconnaissant la traite transatlantique des esclaves comme le « plus grave crime contre l'humanité ». Que vous inspire cette initiative portée par le président ghanéen John Dramani Mahama ? Doit-elle ouvrir la voie à des réparations et des compensations ?  Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Revue de presse Afrique
À la Une: la traite des esclaves Africains, le plus grave crime contre l'humanité

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 4:04


« Un moment diplomatique majeur. (…) Pour l'Afrique, ce 25 mars 2026 est le point de départ d'une nouvelle exigence de vérité », s'exclame Afrik.com. « À l'initiative du Ghana et de plusieurs États africains, l'Assemblée générale des Nations unies a (donc) adopté hier une résolution proclamant la traite des esclaves africains comme le crime le plus grave contre l'humanité, relève le site panafricain. Ce vote vise à transformer la mémoire de l'esclavage en levier politique et juridique. Bien que non contraignante, cette reconnaissance ouvre la voie à de nouvelles revendications sur les réparations, la restitution des biens culturels et la lutte contre les discriminations héritées de cette histoire. (…) Le texte a été adopté à une large majorité de 123 voix pour, précise encore Afrik.com. Cependant, on observe une fracture persistante entre le Sud global et certaines puissances occidentales. Trois pays se sont opposés frontalement à la résolution : les États-Unis, Israël et l'Argentine. Parallèlement, 52 nations, dont les membres de l'Union européenne et le Royaume-Uni, ont choisi la voie de l'abstention ». Pour l'Occident : pas de réparation… En effet, précise Le Monde Afrique, « ces dernières années, les États membres de l'UE se sont globalement montrés réticents à la perspective des réparations. Seul le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, avait reconnu, en 2024, "l'entière responsabilité" de son pays dans les crimes coloniaux et affirmé qu'il devait "en payer le prix". Ces déclarations avaient immédiatement provoqué un tollé dans l'opposition portugaise, et le dossier n'a depuis plus été abordé dans le pays. En France, pointe le journal, la loi Taubira, adoptée en 2001, reconnaît la traite et l'esclavage comme un "crime contre l'humanité". Comme le Royaume-Uni et les Pays-Bas, Paris s'est excusée pour son implication passée dans la traite transatlantique, tout en rejetant la perspective de compensations financières. Quant à la Belgique, elle n'a jamais présenté d'excuses officielles pour l'esclavage ni pour les crimes commis pendant la colonisation ». Les États-Unis ont donc dit non à cette résolution. Il faut dire, précise encore Le Monde Afrique, « qu'au niveau fédéral, une proposition de loi visant à créer une commission chargée d'étudier les modalités possibles des réparations pour les Afro-Américains est bloquée au Congrès depuis 37 ans. L'ancien président Joe Biden avait esquissé un premier pas en 2021, déclarant qu'il soutenait une étude visant à déterminer si les descendants des personnes réduites en esclavage aux États-Unis devaient recevoir des réparations. Mais cette perspective est désormais très éloignée de la ligne dure assumée par le gouvernement de Donald Trump ». Le Pays au Burkina Faso s'interroge : « maintenant que l'ONU a franchi le pas, quelle sera la suite pour le continent africain en termes de réparations ? Les jours ou les mois à venir nous le diront. En attendant, on peut dire que c'est un ouf de soulagement pour les Africains qui sont nombreux à porter les stigmates de la traite transatlantique ».  Guinée : le décès en prison de Toumba Diakité À la Une également, la mort en prison à Conakry de Toumba Diakité… L'ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara purgeait une peine de dix ans de prison pour son rôle dans le massacre du 28 septembre 2009. Il devait être libéré l'année prochaine. Les médias guinéens, à l'instar de Ledjely, se contentent de publier le communiqué officiel qui précise que Toumba est décédé suite à des douleurs abdominales. La presse ouest-africaine est dubitative… Notamment WakatSéra à Ouagadougou : « qui avait peur que Toumba Diakité se retrouve en liberté ? En savait-il trop sur cette armée guinéenne dont les irruptions fréquentes sur la scène politique n'en font plus une "Grande Muette" ? » Des interrogations légitimes, renchérit Aujourd'hui, d'autant qu'un autre protagoniste dans l'affaire du 28-Septembre est lui aussi mort en prison en janvier dernier : le colonel Claude Pivi dit Coplan. « Deux morts en l'espace de deux mois, ça commence à sentir la boule puante et mortelle, s'exclame le quotidien ouagalais, et la vérité pourrait être au-delà des versions officielles ! »

Reportage International
Génocide contre la communauté yézidie: le procès

Reportage International

Play Episode Listen Later Mar 18, 2026 2:47


Le procès de Sabri Essid, jihadiste français présumé mort en Syrie, s'est ouvert à Paris ce lundi 16 mars pour génocide et crime contre l'humanité, commis contre la communauté yézidie. Un premier procès pour « génocide » qui ouvre la voie, en France, à la reconnaissance des crimes subis par cette petite communauté irakienne principalement rassemblée dans le nord-est du pays, et ce, douze ans après l'opération lancée par l'État islamique au Sinjar en août 2014. Des victimes irakiennes témoignent dans ce procès en France, mais en Irak, la communauté yézidie réclame toujours justice. En janvier, Bagdad a accueilli 5 704 prisonniers soupçonnés d'appartenance à l'État islamique et détenus jusqu'alors en Syrie. Les autorités se sont engagées à les juger. Mais entre méfiance et peur, la communauté yézidie doute que ce soit une réelle nouvelle occasion de voir ses bourreaux jugés pour les crimes qu'ils ont commis. Reportage auprès de la communauté yézidie en Irak. Au Kurdistan irakien, c'est dans un village à l'écart de la ville de Dohouk, que vit Weedad. En 2014, tous ses proches, son mari et trois de ses quatre enfants ont été tués par les combattants de l'État islamique au Sinjar. À 52 ans, elle peine à se déplacer, résultat des sévices que cette femme yézidie a subi au cours de sa captivité aux mains de Daech. « Mon fils et moi, on a essayé de s'enfuir trois fois, mais ils nous ont rattrapé. Ils m'ont tout fait subir. Ils m'ont électrocutée, mon dos souffre encore des séquelles des câbles électriques », dit-elle.  Réduite en esclavage pendant trois ans, elle a été vendue plus de vingt fois à différents combattants. « Ils faisaient commerce de nous. Sur Facebook, ils postaient l'âge, le nombre d'enfant qu'une femme avait, ils décrivaient sa beauté, son apparence, tout. Et quelqu'un arrivait pour la récupérer », explique-t-elle.  « Je veux les voir réduits en pièces devant nous » La violence qu'elle a subie la ronge. Quand elle a appris que 5 700 détenus soupçonnés d'appartenance à l'État islamique ont été transférés de Syrie en Irak pour être jugés, où ils risquent la peine de mort; cela n'a fait qu'alimenter sa colère. Car c'est un tout autre châtiment qu'elle attend. « La peur ne nous quitte jamais. Je veux que ceux qui ont commis ces crimes contre nous, devant nous, je veux les voir réduits en pièces devant nous. Je ne veux pas qu'ils soient juste exécutés simplement ».  « Les gens ont peur que justice ne soit jamais rendue » Pour être entourée, elle se rend régulièrement dans les bureaux de Yazda. Cette ONG internationale défend les droits de la communauté yézidie. En Irak, elle milite pour faire changer la législation. Car en 2019, les membres présumés de l'État islamique ont été jugés selon l'article 4 de la loi antiterroriste, et condamné à mort ou à perpétuité pour leur affiliation à l'organisation terroriste. « Si vous les poursuivez en vertu de l'article 4, vous ne montrez pas toute la réalité », explique Riadh Khairi, directeur de Yazda en Irak. « Mais s'il existe une loi condamnant le génocide, alors toute la vérité peut être faite. Ils n'ont pas été seulement les victimes du terrorisme. Les gens ont peur que justice ne soit jamais rendue, alors s'il n'y a pas de procès basés sur les véritables crimes commis, cette peur restera », ajoute-t-il.  À Bagdad, le centre national pour la coopération judiciaire internationale assure que les preuves du génocide seront incluses dans les actes d'accusation, même sans loi spécifique disponible. « Ils seront jugés pour leur affiliation à une organisation terroriste mais aussi pour les crimes qu'ils ont commis alors qu'ils étaient membres de l'État islamique », indique Ali Dhia, directeur adjoint du centre national pour la coopération judiciaire internationale. Les premiers procès de ces détenus ne devraient pas s'ouvrir avant au moins un an. Dix ans après la chute de l'État islamique en Irak. À lire aussi«Il fallait garder des traces, pour ancrer ce génocide des Yézidis dans l'histoire»

MAMAS LE PODCAST
Rituels, mémoire et guérison des femmes afro-caribéennes.

MAMAS LE PODCAST

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 58:13


Dans cet épisode, nous parlons de mémoire, d'héritage et de réappropriation tout en mettant à l'honneur et à sa juste place, la femme noire.Pendant des siècles, certaines histoires ont été effacées, certains rituels interdits, certaines spiritualités marginalisées. Pourtant, ces mémoires n'ont jamais disparu : elles vivent encore dans les corps, dans les chants, dans les tambours, dans les cercles et dans les traditions transmises de génération en génération.Ariane vous confie, dans cet échange, son chemin de connexion à ses racines afro-caribéennes et la manière dont les rituels, la médecine de la parole et les espaces collectifs peuvent devenir des lieux de guérison, de transformation et de souveraineté.Nous parlons de transmission, de spiritualité, de la place des femmes noires dans l'histoire et de ces pratiques ancestrales qui permettent aujourd'hui de se réapproprier son identité, son corps et sa mémoire.Un épisode puissant sur ce qui n'a jamais disparu mais qui a été souvent effacé ou falsifié et sur la force des racines et du pouvoir de la sororité.Découvrir l'Univers d'Ariane, thérapeute énergétique et ses accompagnements, notamment le cercle des Reines ici.

Franck Ferrand raconte...
Harriett Tubman, la rébellion d'une esclave

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 22:27


Jeune esclave du Maryland, Harriet Tubman s'enfuit pour rejoindre l'état abolitionniste de Pennsylvanie avant la guerre de Sécession. Elle emprunte un réseau d'évasion, l'Underground Railroad, dont elle deviendra une figure.Alors qu'elle n'est qu'une enfant, Harriett Tubman, surnommée Mint, subit les mauvais traitements de sa maîtresse dans une plantation du Maryland. Battue et maltraitée depuis son plus jeune âge, elle rêve de liberté et saisit sa chance lorsque la plantation est sur le point d'être vendue. À 22 ans, elle s'échappe et rejoint l'Underground Railroad, un réseau clandestin qui aide les esclaves à fuir vers le Nord abolitionniste et le Canada.Mais Harriet, comme elle se fait désormais appeler, ne s'arrête pas là. Courageuse et déterminée, elle retourne à de multiples reprises dans le Sud esclavagiste pour libérer sa famille et d'autres esclaves, bravant les dangers et la prime mise sur sa tête. Surnommée "Moïse" par les milieux abolitionnistes, elle mène avec succès jusqu'à 19 expéditions, libérant près de 70 personnes.Pendant la Guerre de Sécession, elle met ses compétences au service de l'armée de l'Union. Devenue espionne et guide, elle participe à des raids qui permettent de libérer des centaines d'esclaves.

Franck Ferrand raconte...
BONUS : Harriet Tubman, la rébellion d'une esclave

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 1:53


Harriet Tubman raconte une évasion massive d'esclaves pendant la guerre de Sécession. Avec humour et vivacité, elle décrit la fuite rocambolesque de ces hommes, femmes et enfants vers la liberté.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Couleurs tropicales
«Soeurs esclaves», le roman de Maurice Bandaman autour du travail de mémoire

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 48:30


Enseignant et homme politique ivoirien, Maurice Bandaman a fait paraitre en septembre 2025 aux éditions Présence africaine le roman Sœurs esclaves. Il répond aux questions de Claudy Siar, Laura Mbakop et Yasmine Bakayoko. Dans son roman, Maurice Bandaman évoque le travail de mémoire autour de la Route des Esclaves, les recherches ADN, les traditions culturelles africaines, les débats identitaires et les tensions dans les couples mixtes. Depuis 2020, il est l'Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Côte d'Ivoire auprès de la République Française et la Principauté de Monaco. Playlist du 24 février : Le choix musical de Maurice Bandaman John Williams - Dry your tears, Afrika Jacob Desvarieux & Georges Decimus - A Gorée Abdou Kamaté présente, par téléphone, le MASA (Marché des Arts du Spectacle Africain d'Abidjan) dont il est le directeur. La 14ème édition du MASA aura lieu du 11 au 18 avril sur le thème Arts du spectacle en Afrique, outil d'intégration économique et sociale. Cette année, les pays invités sont le Maroc et le Brésil. Awadi - Quand on refuse, on dit non Le choix musical de Maurice Bandaman John Coltrane - Love supreme Lucky Dube - Slave L'artiste tchadien Mawndoé présente, par téléphone, la 3ème édition du Festival au coeur de l'art qui aura lieu dans la capitale tchadienne du 4 au 10 mai avec le Burkina Faso comme pays mis à l'honneur. Depuis 2020, l'association Au Nom de l'Art a bâti un espace culturel vivant où l'art devient levier de développement économique et social. Mawndoe - Au nom de l'art Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Couleurs tropicales
«Soeurs esclaves», le roman de Maurice Bandaman autour du travail de mémoire

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 48:30


Enseignant et homme politique ivoirien, Maurice Bandaman a fait paraitre en septembre 2025 aux éditions Présence africaine le roman Sœurs esclaves. Il répond aux questions de Claudy Siar, Laura Mbakop et Yasmine Bakayoko. Dans son roman, Maurice Bandaman évoque le travail de mémoire autour de la Route des Esclaves, les recherches ADN, les traditions culturelles africaines, les débats identitaires et les tensions dans les couples mixtes. Depuis 2020, il est l'Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Côte d'Ivoire auprès de la République Française et la Principauté de Monaco. Playlist du 24 février : Le choix musical de Maurice Bandaman John Williams - Dry your tears, Afrika Jacob Desvarieux & Georges Decimus - A Gorée Abdou Kamaté présente, par téléphone, le MASA (Marché des Arts du Spectacle Africain d'Abidjan) dont il est le directeur. La 14ème édition du MASA aura lieu du 11 au 18 avril sur le thème Arts du spectacle en Afrique, outil d'intégration économique et sociale. Cette année, les pays invités sont le Maroc et le Brésil. Awadi - Quand on refuse, on dit non Le choix musical de Maurice Bandaman John Coltrane - Love supreme Lucky Dube - Slave L'artiste tchadien Mawndoé présente, par téléphone, la 3ème édition du Festival au coeur de l'art qui aura lieu dans la capitale tchadienne du 4 au 10 mai avec le Burkina Faso comme pays mis à l'honneur. Depuis 2020, l'association Au Nom de l'Art a bâti un espace culturel vivant où l'art devient levier de développement économique et social. Mawndoe - Au nom de l'art Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Autant en emporte l'histoire
« Depuis quand des humains sont-ils réduits en esclavage ? » - (L'intégrale)

Autant en emporte l'histoire

Play Episode Listen Later Feb 22, 2026 54:00


durée : 00:54:00 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Estelle Midi
La charge du jour – Carine Galli, chroniqueuse : "Le principe de me faire livrer, quand tu vois les conditions des livreurs sur les vélos, c'est de l'esclavage moderne" - 20/02

Estelle Midi

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 1:25


Avec : Benjamin Amar, professeur d'histoire-géographie. Pierre Rondeau, économiste. Et Juliette Briens, journaliste à l'Incorrect. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

Autant en emporte l'histoire
Depuis quand des humains sont-ils réduits en esclavage ? 2/5 : Grèce antique : une démocratie fondée sur l'esclavage ?

Autant en emporte l'histoire

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 10:41


durée : 00:10:41 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Les esclaves sont partout dans la poésie d'Homère, même les maîtres et les princesses savent que les hasards de la guerre et des naufrages en mer peuvent les amener à devenir eux-mêmes esclaves. Les Troyennes savent que si leur ville est prise, elles seront contraintes aux travaux serviles. - invités : Paulin Ismard - Paulin Ismard : Professeur d'histoire grecque à l'Université d'Aix-Marseille - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Autant en emporte l'histoire
Depuis quand des humains sont-ils réduits en esclavage ? 1/5 : Babylone et l'Egypte : les origines de l'esclavage

Autant en emporte l'histoire

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 10:31


durée : 00:10:31 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Qu'est-ce qui fait qu'à des moments de l'histoire des individus ou des groupes ont éprouvé la nécessité et se sont sentis légitimes à s'emparer de leurs semblables pour les travestir en non-humains ? Comment les philosophies et les religions ont-elles pensé l'esclavage ? - invités : Paulin Ismard - Paulin Ismard : Professeur d'histoire grecque à l'Université d'Aix-Marseille - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Autant en emporte l'histoire
Depuis quand des humains sont-ils réduits en esclavage ? 4/5 : L'esclavage dans l'Occident médiéval : une réalité méconnue

Autant en emporte l'histoire

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 11:09


durée : 00:11:09 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie DUNCAN - Longtemps on a cru que la chute de l'Empire romain d'occident au Ve siècle ap J.C, avait entraîné la fin de l'esclavage. En réalité, en Europe occidentale l'esclavage a bien continué d'exister et de prospérer, à côté du servage. et sans doute, jusqu'au XVIe siècle. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Autant en emporte l'histoire
Depuis quand des humains sont-ils réduits en esclavage ? 3/5 : Rome et l'Empire romain, des conquêtes de César à la révolte de Spartacus

Autant en emporte l'histoire

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 11:27


durée : 00:11:27 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie DUNCAN - Pendant plus de mille ans, la société romaine a été esclavagiste. A Rome comme en Grèce antique, l'esclave n'a aucun droit, aucune personnalité juridique, il ne peut rien posséder, ne peut pas se marier ni élever des enfants, il n'a pas de nom, juste un prénom. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Autant en emporte l'histoire
Depuis quand des humains sont-ils réduits en esclavage ? 5/5 : La traite orientale : l'esclavage dans le monde arabo-musulman

Autant en emporte l'histoire

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 10:20


durée : 00:10:20 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie DUNCAN - L'esclavage tel qu'il est pratiqué par les sociétés musulmanes à partir du VIIe siècle existait déjà dans l'Arabie préislamique. Dès les premiers siècles de notre ère, des navigateurs arabes se sont aventurés vers les côtes africaines pour y commettre des razzias ou acheter des esclaves. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Couleurs tropicales
Avec le film «Furcy, né libre», Abd Al Malik fait le lien entre le passé et le présent

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 48:30


Furcy, né libre, le film réalisé par Abd Al Malik, sortira le 14 janvier 2026 au cinéma. Adaptation libre du livre L'affaire de l'esclave Furcy de Mohammed Aïssaouile, le second long-métrage d'Abd Al Malik raconte la bataille judiciaire d'un esclave qui, à la mort de sa mère, découvre des documents qui pourraient faire de lui un homme libre. Accompagné de Matteo Falkone, avec lequel il a réalisé l'album Furcy Héritage, inspiré du film, ils répondent aux questions de Claudy Siar, Laura Mbakop et Stéphane Linon. La bande-annonce du film Furcy, né libre. En parallèle de la sortie du film, Abd Al Malik s'associe une nouvelle fois à Matteo Falkone (AMF) en sortant le 9 janvier 2026 l'album Furcy Héritage, inspiré des thèmes développés dans le long-métrage sur l'esclavage et ses abolitions.  Playlist du 13 janvier : Live Abd Al Malik et Matteo Falkone - Si tu savais Abd Al Malik et Matteo Falkone - Libéré an nou/Cessez le feu Abd Al Malik et Matteo Falkone - Siné qua none. En fin d'émission, le blind opposera les invités aux chroniqueurs sur les thèmes de l'esclavage et de la colonisation. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Couleurs tropicales
Avec le film «Furcy, né libre», Abd Al Malik fait le lien entre le passé et le présent

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 48:30


Furcy, né libre, le film réalisé par Abd Al Malik, sortira le 14 janvier 2026 au cinéma. Adaptation libre du livre L'affaire de l'esclave Furcy de Mohammed Aïssaouile, le second long-métrage d'Abd Al Malik raconte la bataille judiciaire d'un esclave qui, à la mort de sa mère, découvre des documents qui pourraient faire de lui un homme libre. Accompagné de Matteo Falkone, avec lequel il a réalisé l'album Furcy Héritage, inspiré du film, ils répondent aux questions de Claudy Siar, Laura Mbakop et Stéphane Linon. La bande-annonce du film Furcy, né libre. En parallèle de la sortie du film, Abd Al Malik s'associe une nouvelle fois à Matteo Falkone (AMF) en sortant le 9 janvier 2026 l'album Furcy Héritage, inspiré des thèmes développés dans le long-métrage sur l'esclavage et ses abolitions.  Playlist du 13 janvier : Live Abd Al Malik et Matteo Falkone - Si tu savais Abd Al Malik et Matteo Falkone - Libéré an nou/Cessez le feu Abd Al Malik et Matteo Falkone - Siné qua none. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Un Jour dans l'Histoire
Les Corps Noirs de la République 1/3

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Jan 5, 2026 24:00


Dans un angle mort de l'Histoire, celle des parlementaires colonisés de France, de la Révolution française au lendemain de la Seconde guerre Mondiale, rejoint les contradictions du récit national d'une République universelle, une et indivisible. Dans son livre “Les Corps Noirs de la République. De l'Esclave au Députa (1789-1946)”, l'historienne Delphine Gardey retrace les fondations difficiles et les luttes pour l'établissement des conditions juridiques et politiques favorisant la présence d'anciens esclaves, de « libres de couleurs », de Noirs et de musulmans parmi les élus des assemblées parisiennes. Ep 1/3 : De l'esclavage à la députation Sujets traités : Corps, Noirs, République, Révolution française, esclavage, noirs, musulmans, Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Musiques du monde
Les musiques nées de l'esclavage par Bertrand Dicale

Musiques du monde

Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 48:30


Les musiques nées de l'esclavage (domaine français) est le nouveau livre du journaliste Bertrand Dicale. Entretien. (Rediffusion) Bertrand Dicale est né à Paris d'un père guadeloupéen et d'une mère auvergnate. Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et du Centre de formation des journalistes. Depuis janvier 2017, il est directeur général du média numérique d'information News Tank Culture, consacré à l'économie et aux politiques de la culture. Auteur de plusieurs ouvrages, il vient de publier «Musiques Nées de l'Esclavage (domaine français)», aux éditions de la Philharmonie. Quelle trace la longue période coloniale a-t-elle laissée dans les cultures populaires des terres possédées ou exploitées par la France et ses colons ? Ces sociétés nées de l'esclavage ont engendré un nombre étonnant de genres musicaux : biguine, séga, zouk, quadrille, gwoka, bèlè, mazurka... L'Afrique jetée dans le creuset de la créolisation est partielle, composite, ruinée ; l'Europe que les colons apportent avec eux est incomplète, bancale et surtout confrontée à d'autres cultures, au contact des Africains, des Amérindiens et des Asiatiques dans un contexte radialement neuf. De ce qu'Edouard Glissant appelle la Relation émerge une créolité d'autant plus passionnante à explorer qu'elle annonce le Tout-Monde dans lequel nous vivons. Playlist de Bertrand Dicale : - Négoce et Signature La Pastourelle (4ème figure du quadrille, Guadeloupe) - Ti-Coca An Tan Mango (Haïti) - Stellio et Léona Gabriel Calalou (Martinique/Guyane) - Joséphine Baker Madiana (USA/Île-de-France) - Germain «Chabin» Calixte Zombi baré mwen (Guadeloupe) - Kassav Zouk La Sé Sèl Médikaman Nou Ni (Guadeloupe/Martinique) - Danyel Waro Batarsité (Île de La Réunion) - Theodora Congolese BBL (Congauloise). - Éditions de la Philharmonie  - X - Bertrand Dicale  Par ailleurs, Bertrand Dicale propose un podcast sur Martinique La 1ère depuis le 15/09/2025.

Musiques du monde
Les musiques nées de l'esclavage par Bertrand Dicale

Musiques du monde

Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 48:30


Les musiques nées de l'esclavage (domaine français) est le nouveau livre du journaliste Bertrand Dicale. Entretien. (Rediffusion) Bertrand Dicale est né à Paris d'un père guadeloupéen et d'une mère auvergnate. Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et du Centre de formation des journalistes. Depuis janvier 2017, il est directeur général du média numérique d'information News Tank Culture, consacré à l'économie et aux politiques de la culture. Auteur de plusieurs ouvrages, il vient de publier «Musiques Nées de l'Esclavage (domaine français)», aux éditions de la Philharmonie. Quelle trace la longue période coloniale a-t-elle laissée dans les cultures populaires des terres possédées ou exploitées par la France et ses colons ? Ces sociétés nées de l'esclavage ont engendré un nombre étonnant de genres musicaux : biguine, séga, zouk, quadrille, gwoka, bèlè, mazurka... L'Afrique jetée dans le creuset de la créolisation est partielle, composite, ruinée ; l'Europe que les colons apportent avec eux est incomplète, bancale et surtout confrontée à d'autres cultures, au contact des Africains, des Amérindiens et des Asiatiques dans un contexte radialement neuf. De ce qu'Edouard Glissant appelle la Relation émerge une créolité d'autant plus passionnante à explorer qu'elle annonce le Tout-Monde dans lequel nous vivons. Playlist de Bertrand Dicale : - Négoce et Signature La Pastourelle (4ème figure du quadrille, Guadeloupe) - Ti-Coca An Tan Mango (Haïti) - Stellio et Léona Gabriel Calalou (Martinique/Guyane) - Joséphine Baker Madiana (USA/Île-de-France) - Germain «Chabin» Calixte Zombi baré mwen (Guadeloupe) - Kassav Zouk La Sé Sèl Médikaman Nou Ni (Guadeloupe/Martinique) - Danyel Waro Batarsité (Île de La Réunion) - Theodora Congolese BBL (Congauloise). - Éditions de la Philharmonie  - X - Bertrand Dicale  Par ailleurs, Bertrand Dicale propose un podcast sur Martinique La 1ère depuis le 15/09/2025.

Reportage International
COP30: les communautés de descendants d'esclaves au cœur de la protection de l'environnement

Reportage International

Play Episode Listen Later Nov 19, 2025 2:32


Alors que l'ONU estime désormais qu'il sera impossible de maintenir le réchauffement climatique en dessous de +2°C, soit à un niveau vivable, le rôle des peuples autochtones dans la protection de l'environnement est particulièrement mis en avant à la COP30, qui a lieu près de la forêt amazonienne. Parmi ces groupes figurent les descendants des esclaves échappés qui avaient formé des communautés rurales appelées « quilombos », vivant en phase avec la nature. Discriminés, ils luttent pour la reconnaissance de leurs droits. La colonisation de l'Amazonie, encouragée par l'État brésilien dans les années 1970, s'est faite dans le désordre au détriment des populations locales et de l'environnement. Aujourd'hui, difficile de faire le tri entre titre foncier légal et faux document. Et comme les procédures de régularisation étaient longues et complexes, le gouvernement local a mis en place, il y a 15 ans, un système d'enregistrement numérique plus efficace, explique Bruno Kono, président de l'Institut des Terres du Pará. « À ce jour, nous avons régularisé environ 1,8 million d'hectares de terre. Cela permet aux propriétaires d'affirmer leurs droits, mais aussi de respecter leurs obligations, comme préserver la forêt qui se trouve sur leur propriété. Cela permet donc d'empêcher la déforestation, explique-t-il. Et il y a un système de contrôle par satellite qui peut déboucher sur des amendes. » L'Amazonie menacée par le crime organisé Ce système de régularisation des terres, soutenu par l'Agence française de développement (AFD), intéresse désormais d'autres gouvernements locaux. Mais il faut le renforcer, plaide Dominique Hautbergue, directeur de l'AFD au Brésil. Car la forêt ne fait plus seulement face qu'à la menace de l'agro-industrie. « Le crime organisé s'empare des richesses de l'Amazonie, avec l'exploitation du bois illégale, avec l'orpaillage illégale, avec les trafics de drogues, le trafic d'êtres humains, et ça, c'est une vraie nouveauté en Amazonie. Maintenant, c'est aussi géré par des groupes organisés de grande ampleur et qui sont affiliés au crime organisé », raconte-t-il.  Cet accaparement des terres, la forêt en souffre, tout comme les indigènes et les afro-descendants qui y vivent. C'est le cas d'Aurelio Borges, membre d'une communauté quilombola. « Ils envahissent le territoire des quilombolas et installent des clôtures de fils barbelés. C'est une manière de nous en empêcher l'accès et d'expulser les communautés. C'est une pratique courante, ça arrive constamment ! Parfois, c'est des clôtures, parfois, c'est en ouvrant une route qui coupe nos territoires sans autorisation. Une fois, un quilombola a été tué par balles, il cueillait des baies dans une zone que la communauté utilise pour subvenir à ses besoins, mais un gros propriétaire agricole a affirmé que ça lui appartenait. Il a fait appel à des capangas, des milices armées, chargées de protéger le territoire des exploitants. Ces pistoleros provoquent des conflits et finissent par détruire nos plantations. Des fois, quand les pirogues sont déjà chargées de baies, ils les retournent et tout est jeté dans la rivière. C'est un impact constant », explique-t-il. Et malgré les progrès, pour ces populations, l'accès à un titre foncier reste difficile. Sur l'ensemble des terres régularisées ces dernières années, seulement 4 % sont allées aux quilombolas dans l'État du Pará. À lire aussiUtiliser les savoirs ancestraux pour protéger l'Amazonie

LSD, La série documentaire
Esclavage : héritage d'hier, voix d'aujourd'hui 3/4 : Nantes : un présent à réparer

LSD, La série documentaire

Play Episode Listen Later Nov 17, 2025 59:56


durée : 00:59:56 - LSD, la série documentaire - par : Aurélie Bambuck - Nantes, premier port négrier français, est aussi la première ville à avoir regardé en face son passé en organisant une grande exposition puis en ouvrant le premier mémorial dédié à l'abolition de l'esclavage. Mais les descendants restent vigilants. - réalisation : David Jacubowiez

LSD, La série documentaire
Esclavage : héritage d'hier, voix d'aujourd'hui 4/4 : Le Havre : un futur à apaiser

LSD, La série documentaire

Play Episode Listen Later Nov 17, 2025 64:27


durée : 01:04:27 - LSD, la série documentaire - par : Aurélie Bambuck - Le Havre est discret sur la carte des anciens ports négriers français, pourtant il est responsable de la déportation de 150 000 africains au XVIIIème siècle. Trois descendantes s'unissent pour porter cette mémoire en pensant aux générations futures. - réalisation : David Jacubowiez

LSD, La série documentaire
Esclavage : héritage d'hier, voix d'aujourd'hui 2/4 : Bordeaux : un passé à digérer

LSD, La série documentaire

Play Episode Listen Later Nov 17, 2025 60:31


durée : 01:00:31 - LSD, la série documentaire - par : Aurélie Bambuck - A Bordeaux, premier port colonial et deuxième port négrier français, l'esclavage est longtemps passé inaperçu. Mais la ville est progressivement sortie du silence et du déni en expliquant son passé au lieu de l'effacer. - réalisation : David Jacubowiez

LSD, La série documentaire
Esclavage : héritage d'hier, voix d'aujourd'hui 1/4 : Héritiers de l'esclavage

LSD, La série documentaire

Play Episode Listen Later Nov 17, 2025 58:50


durée : 00:58:50 - LSD, la série documentaire - par : Aurélie Bambuck - Quand les descendants des acteurs de l'esclavage colonial donnent de la voix pour briser le silence et lever le tabou sur un crime contre l'humanité. Ils sont artistes, militants associatifs, psychiatres et veulent transmettre pour ne pas oublier. - réalisation : David Jacubowiez

Speaking Out of Place
Policing Black Lives: Abolition, not Reform, and on a Transnational Scale—A Conversation with Robyn MaynardUntitled Episode

Speaking Out of Place

Play Episode Listen Later Oct 30, 2025 42:36


In 2017, activist-scholar Robyn Maynard published her groundbreaking study, Policing Black Lives: State Violence in Canada from Slavery to the Present.  Today, I have the privilege of talking with her about the second edition of this study, which has just been published by Duke University Press. Robyn tells us what has happened since 2017 that compelled her to revise the book and add important new materials to address the challenges of the present. At the core of this new edition is a powerful argument against reform and for abolition—Maynard details the numerous failures of police reform, and explains why precious time, resources, and lives have been spent trying to bring about authentic change via reform.  Her vision for abolition is bold, and expansive, reaching beyond Canada to examine both transnational apparatuses of surveillance, policing, and punishment, and vital global forms of resistance and solidarity.Robyn Maynard is an author and an assistant professor at the University of Toronto. Her writing on borders, policing, abolition and Black feminism is taught widely in universities across Canada, the United States and Europe. The first edition of Policing Black Lives: State violence in Canada from Slavery to the Present, published in 2017, is a national bestseller, designated as one of the “best 100 books of 2017” by the Hill Times, listed in The Walrus‘s “best books of 2018,” shortlisted for an Atlantic Book Award, the Concordia University First Book Prize and the Mavis Gallant Prize for Non-fiction, and the winner of the 2017 Errol Sharpe Book Prize. In 2018 the book was published in French, titled NoirEs sous surveillance. Esclavage, répression et violence d'État au Canada, and won the 2019 Prix de libraires. Her second book, Rehearsals for Living, co-authored with Leanne Betasamosake Simpson, is a Toronto Star, Globe and Mail, and CBC national bestseller and was shortlisted for a Governor General's Award for literary non-fiction, a Toronto Heritage Award, and designated one of CBC's “best Canadian non-fiction books of 2022” and the “best 100 books of 2022” by the Hill Times. Other awards include “2018 Author of the Year” from Montreal's Black History Month and the Writers' Trust Dayne Ogilvie Prize for LGBTQI* Emerging Writers. Her public scholarship is available at www.robynmaynard.com