Podcasts about esclavage

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Vous m'en direz des nouvelles
L'esclavage domestique au coeur du roman de Sayouba Traoré «Petit Modèle»

Vous m'en direz des nouvelles

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 48:28


Petit Modèle est un roman ou un coup de colère dénonçant des filles réduites en esclavage derrière les murs d'une belle maison par des maîtres et toute une société qui favorise ou, au minimum, tolère ce scandale. Sayouba Traoré a voulu mettre les bons mots sur une réalité qu'il a observée. Il fustige dès le départ le silence de tous ceux qui entendent, qui comprennent et qui ne disent rien. Sayouba Traoré, écrivain et journaliste était l'invité de Nathalie Amar sur RFI. Petit Modèle est le dernier roman de Sayouba Traoré.   ► Reportage :  Clémence Delfaure s'est rendue au musée de la Kora à Assouinde, fondé par un passionné de kora, Jérôme Evanno. Il s'adresse aux initiés comme aux touristes de passage.   ► Playlist du jour : - Stromae - Santé. - Kaporo Mengueh - Tayely.

Invité culture
Marie Binet et l'héritage douloureux de l'esclavage dans «Une femme qui ment»

Invité culture

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 3:23


2026, année charnière en France pour la mémoire de l'esclavage. Le pays célèbre cette année les 25 ans de la loi Taubira reconnaissant l'esclavage comme un crime contre l'humanité. Le début du mois de juin a aussi été marqué par l'abrogation officielle du « Code noir », texte de loi destiné à codifier l'esclavage. C'est dans ce contexte que Marie Binet a publié son ouvrage Une femme qui ment, récit d'une véritable quête identitaire au cours de laquelle l'autrice a découvert ses origines antillaises, et toute une histoire familiale cachée, héritée de l'esclavage. RFI : Vous sortez Un femme qui ment, dans lequel vous racontez comment vous avez découvert, à l'âge adulte, que vous étiez Noire – je résume grossièrement évidemment, mais on va approfondir. Pouvez-vous me raconter comment l'histoire assez extraordinaire qui est la vôtre a commencé ? Marie Binet : Tout a commencé avec la mort de ma mère. C'est à ce moment-là que j'ai découvert que ma mère avait caché toute sa vie, son histoire, son origine, qui elle était. Car en réalité, quand vous êtes enfant, votre mère vous raconte qu'elle est Américaine, que vous avez des ancêtres hongrois… mais lorsque votre mère décède, vous tombez sur des papiers, et là, vous comprenez qu'en réalité, elle était créole.  Je découvre une pochette, oui, dans laquelle il y a des faux papiers, une fausse identité… Elle a plusieurs noms, plusieurs lieux de naissance : tout est faux. Donc, comme dans une enquête policière, je commence à mettre petit à petit, bout à bout, des infimes éléments. C'est là que je fais une première découverte : ma mère a eu un fils, j'ai donc un demi-frère, qui a vingt ans de plus que moi. C'est lui qui va m'apprendre qu'elle venait en fait des Antilles. À ce moment-là, je remonte le fil, jusqu'à découvrir que ma mère, qui se disait seule, sans parents ni rien autour d'elle, a en réalité une famille énorme ! Et notamment un père qui fut un homme politique. Un personnage qui avait pensé raconter l'histoire de l'esclavage. Vous allez donc en Martinique pour y voir plus clair, et ce que vous découvrez là-bas, c'est d'une part que votre grand-père était Noir – ce que vous n'auriez jamais imaginé puisque votre mère était blanche de peau –, et d'autre part que vos ancêtres directs étaient esclaves. Oui, j'ai fait un film pour raconter cette enquête familiale, qui s'appelait Noir comment ? Lorsque le film a été diffusé à la télévision, un spectateur m'a envoyé un courrier me disant qu'il avait fait des recherches et découvert la patente de liberté de mon arrière-grand-père. À ce moment, c'est la première preuve que j'ai, qui est écrite. Ça me fait un choc. Ce grand-père, cet arrière-grand-père, c'était tellement proche de moi ! Ce n'est pas loin du tout ! Et de savoir qu'il était esclave, c'est une bascule dans le temps, dans l'identité… C'est ça qui a été bouleversant. Et vous constatez aussi qu'en Martinique, personne ne s'étonne de votre quête d'identité. Vous pouvez aller voir n'importe qui en disant : « Je cherche un tel », et on s'interrompt ou on vous aide ?  Toutes les personnes que je vais rencontrer au fil de cette enquête vont prendre l'histoire pour leur histoire. C'est pour cela que je me suis rendu compte que ce travail de mémoire était essentiel. Pas seulement pour moi, mais pour beaucoup de gens. Cela correspond à une quête d'identité qui est générale. Cette histoire de l'esclavage a été tue d'une manière tellement forte, tellement violente d'une certaine manière… On recommande d'oublier. Dans cette histoire de l'esclavage, il y a aussi l'histoire de tous ceux qui ont fait des efforts monstrueux, gigantesques pour être de nouveau des hommes, des femmes, des enfants normaux – et même plus que cela : pour pouvoir avoir l'honneur d'eux-mêmes. Est-ce comme cela que vous expliquez le besoin maladif de votre mère de mentir, de reconstruire une part d'identité ? Une façon, comme vous le dites, de se réinventer une vie normale, jusqu'à la fin de ses jours ?   Ah, c'était encore mieux : elle était exceptionnelle ! (rires) Ce secret de famille qui était le sien, elle l'a porté avec elle comme un souhait d'exceller dans tout ce qu'elle faisait. Et donc, je pense qu'elle ne me l'aurait jamais dévoilé. Elle n'aurait pas passé sa vie entière à oublier qui elle était pour être révélée de cette façon. À écouter aussiMarie Binet, dans En sol majeur À lire aussiEsclavage: qu'est-ce que le Code noir et pourquoi son abrogation maintenant ? À écouter aussi«Dans la peau d'une Blanche»

Invité Culture
Marie Binet et l'héritage douloureux de l'esclavage dans «Une femme qui ment»

Invité Culture

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 3:23


2026, année charnière en France pour la mémoire de l'esclavage. Le pays célèbre cette année les 25 ans de la loi Taubira reconnaissant l'esclavage comme un crime contre l'humanité. Le début du mois de juin a aussi été marqué par l'abrogation officielle du « Code noir », texte de loi destiné à codifier l'esclavage. C'est dans ce contexte que Marie Binet a publié son ouvrage Une femme qui ment, récit d'une véritable quête identitaire au cours de laquelle l'autrice a découvert ses origines antillaises, et toute une histoire familiale cachée, héritée de l'esclavage. RFI : Vous sortez Un femme qui ment, dans lequel vous racontez comment vous avez découvert, à l'âge adulte, que vous étiez Noire – je résume grossièrement évidemment, mais on va approfondir. Pouvez-vous me raconter comment l'histoire assez extraordinaire qui est la vôtre a commencé ? Marie Binet : Tout a commencé avec la mort de ma mère. C'est à ce moment-là que j'ai découvert que ma mère avait caché toute sa vie, son histoire, son origine, qui elle était. Car en réalité, quand vous êtes enfant, votre mère vous raconte qu'elle est Américaine, que vous avez des ancêtres hongrois… mais lorsque votre mère décède, vous tombez sur des papiers, et là, vous comprenez qu'en réalité, elle était créole.  Je découvre une pochette, oui, dans laquelle il y a des faux papiers, une fausse identité… Elle a plusieurs noms, plusieurs lieux de naissance : tout est faux. Donc, comme dans une enquête policière, je commence à mettre petit à petit, bout à bout, des infimes éléments. C'est là que je fais une première découverte : ma mère a eu un fils, j'ai donc un demi-frère, qui a vingt ans de plus que moi. C'est lui qui va m'apprendre qu'elle venait en fait des Antilles. À ce moment-là, je remonte le fil, jusqu'à découvrir que ma mère, qui se disait seule, sans parents ni rien autour d'elle, a en réalité une famille énorme ! Et notamment un père qui fut un homme politique. Un personnage qui avait pensé raconter l'histoire de l'esclavage. Vous allez donc en Martinique pour y voir plus clair, et ce que vous découvrez là-bas, c'est d'une part que votre grand-père était Noir – ce que vous n'auriez jamais imaginé puisque votre mère était blanche de peau –, et d'autre part que vos ancêtres directs étaient esclaves. Oui, j'ai fait un film pour raconter cette enquête familiale, qui s'appelait Noir comment ? Lorsque le film a été diffusé à la télévision, un spectateur m'a envoyé un courrier me disant qu'il avait fait des recherches et découvert la patente de liberté de mon arrière-grand-père. À ce moment, c'est la première preuve que j'ai, qui est écrite. Ça me fait un choc. Ce grand-père, cet arrière-grand-père, c'était tellement proche de moi ! Ce n'est pas loin du tout ! Et de savoir qu'il était esclave, c'est une bascule dans le temps, dans l'identité… C'est ça qui a été bouleversant. Et vous constatez aussi qu'en Martinique, personne ne s'étonne de votre quête d'identité. Vous pouvez aller voir n'importe qui en disant : « Je cherche un tel », et on s'interrompt ou on vous aide ?  Toutes les personnes que je vais rencontrer au fil de cette enquête vont prendre l'histoire pour leur histoire. C'est pour cela que je me suis rendu compte que ce travail de mémoire était essentiel. Pas seulement pour moi, mais pour beaucoup de gens. Cela correspond à une quête d'identité qui est générale. Cette histoire de l'esclavage a été tue d'une manière tellement forte, tellement violente d'une certaine manière… On recommande d'oublier. Dans cette histoire de l'esclavage, il y a aussi l'histoire de tous ceux qui ont fait des efforts monstrueux, gigantesques pour être de nouveau des hommes, des femmes, des enfants normaux – et même plus que cela : pour pouvoir avoir l'honneur d'eux-mêmes. Est-ce comme cela que vous expliquez le besoin maladif de votre mère de mentir, de reconstruire une part d'identité ? Une façon, comme vous le dites, de se réinventer une vie normale, jusqu'à la fin de ses jours ?   Ah, c'était encore mieux : elle était exceptionnelle ! (rires) Ce secret de famille qui était le sien, elle l'a porté avec elle comme un souhait d'exceller dans tout ce qu'elle faisait. Et donc, je pense qu'elle ne me l'aurait jamais dévoilé. Elle n'aurait pas passé sa vie entière à oublier qui elle était pour être révélée de cette façon. À écouter aussiMarie Binet, dans En sol majeur À lire aussiEsclavage: qu'est-ce que le Code noir et pourquoi son abrogation maintenant ? À écouter aussi«Dans la peau d'une Blanche»

Vous m'en direz des nouvelles
Le maître de l'afro-love Tayc sort l'album «Joÿa», personnage inspiré du dernier esclave américain

Vous m'en direz des nouvelles

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 48:29


Tayc sort Joÿa, son deuxième album r'n'b aux sonorités afro-love. Il chante toujours l'amour, le désir et les femmes mais, dans son nouvel album, il dévoile d'autres facettes de lui-même : il revendique son afro-descendance comme un héritage, s'interroge sur la transmission, questionne son rapport à Dieu et trouve le chemin de la guérison. Joÿa est le nom du dernier esclave américain. Cet album compte 20 titres avec des prologues, interludes et épilogue. Tayc, chanteur et auteur-compositeur-interprète, était l'invité de Chantal Lohro sur RFI. Tayc sort son nouvel album, Joÿa, disponible sur toutes les plateformes.   ► Chronique : les pionnières de la culture  Marjorie Bertin nous parle d'une pionnière de l'exploration, assez inconnue, Alma Karlin, dont l'ouvrage Alma Karlin: Voyageuse de l'extrême 1889-1950, de Caroline Fabre Rousseau, lui redonne vie.   ► Playlist du jour : - Tayc - Joy. - Tayc - ÿ - Prologue : 2 Mai 1826. - Tayc - GIRLFRIEND. - Tayc feat. Aya Nakamura - VA LOIN.  - Tayc feat. RnBoi - MAMAN PRIE. - Tayc - ÿ - Entracte : Not Afraid. - Tayc feat Lara Fabian - JE TE PARDONNE. - Tayc - NDOLO.

Vous m'en direz des nouvelles !
Le maître de l'afro-love Tayc sort l'album «Joÿa», personnage inspiré du dernier esclave américain

Vous m'en direz des nouvelles !

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 48:29


Tayc sort Joÿa, son deuxième album r'n'b aux sonorités afro-love. Il chante toujours l'amour, le désir et les femmes mais, dans son nouvel album, il dévoile d'autres facettes de lui-même : il revendique son afro-descendance comme un héritage, s'interroge sur la transmission, questionne son rapport à Dieu et trouve le chemin de la guérison. Joÿa est le nom du dernier esclave américain. Cet album compte 20 titres avec des prologues, interludes et épilogue. Tayc, chanteur et auteur-compositeur-interprète, était l'invité de Chantal Lohro sur RFI. Tayc sort son nouvel album, Joÿa, disponible sur toutes les plateformes.   ► Chronique : les pionnières de la culture  Marjorie Bertin nous parle d'une pionnière de l'exploration, assez inconnue, Alma Karlin, dont l'ouvrage Alma Karlin: Voyageuse de l'extrême 1889-1950, de Caroline Fabre Rousseau, lui redonne vie.   ► Playlist du jour : - Tayc - Joy. - Tayc - ÿ - Prologue : 2 Mai 1826. - Tayc - GIRLFRIEND. - Tayc feat. Aya Nakamura - VA LOIN.  - Tayc feat. RnBoi - MAMAN PRIE. - Tayc - ÿ - Entracte : Not Afraid. - Tayc feat Lara Fabian - JE TE PARDONNE. - Tayc - NDOLO.

Reportage France
Zoos humains: les ossements d'Amérindiens bientôt de retour sur leur terre natale en Guyane

Reportage France

Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 3:21


Plus de 130 ans après leur mort dans des conditions indignes, les ossements d'Amérindiens de Guyane vont bientôt pouvoir être rapatriés sur leurs terres natales. En 1892, une trentaine d'hommes, femmes et enfants issus des peuples Kali'nas et Arawaks avaient été amenés à Paris pour être exhibés lors d'expositions coloniales, six n'avaient pas survécu à l'hiver. Leurs dépouilles, enterrées puis exhumées pour être étudiées par des scientifiques, sont conservées depuis au Muséum national d'histoire naturelle. Ce lundi 15 juin, l'Assemblée nationale doit adopter définitivement une proposition de loi déjà votée par le Sénat : elle prévoit de sortir les ossements des collections publiques, normalement inaliénables, ce qui permet juridiquement de les restituer à leur communauté. L'aboutissement d'un long combat mené par leurs descendants.  « Ici, on conserve surtout de grandes boîtes contenant de nombreux ossements, décrit Martin Friess, conservateur du Musée de l'Homme à Paris, y compris donc des Kali'nas et de l'Arawak. » Un bruit accompagne ces paroles, c'est la clim qui tourne 24 h sur 24. « Parce que pour bien conserver les restes humains, les os, il faut un climat contrôlé, c'est-à-dire température et humidité stables, poursuit le conservateur. Donc, c'est pour ça qu'il fait relativement frais ici. » Sur une étagère au fond de la réserve, six grandes boîtes grises sont superposées. « Il y a dedans les restes humains des six individus qui seront probablement restitués – après le vote à l'Assemblée, bien entendu – à la Guyane française. Ils ont été amenés en France pour l'Exposition universelle de 1892, où ils ont été exposés dans le Jardin d'acclimatation, autrement appelé aussi zoo humain. » Ces six personnes arrachées à leur terre sont mortes la même année. « La plupart ont été enterrés et ils ont été déterrés en 1997, et là, ils ont été transférés dans les collections du Muséum national d'histoire naturelle, poursuit Martin Friess. Et donc nous avons fait fabriquer ces boîtes spécifiquement pour ces individus, parce qu'il s'agit de squelettes plus ou moins complets qui sont montés, c'est-à-dire articulés, ce qui était la pratique du XIXᵉ siècle, surtout pour faciliter les expositions. Et donc ils sont pour l'instant assemblés comme s'ils étaient debout. Effectivement, on a fait fabriquer ces boîtes faites dans un carton spécifique neutre, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'interaction chimique avec le tissu. » À lire aussiGuyane: les bustes d'Amérindiens exhibés à Paris bientôt de retour sur leurs terres Un retour en trois étapes Une fois la loi permettant la restitution des restes des Amérindiens définitivement votée, ces six boîtes pourront enfin sortir de la réserve du musée. Pour leurs descendants, le vote définitif d'une loi spécifique à l'Assemblée nationale, ce lundi 15 juin, fait de 2026 une année historique pour eux. « C'est une année exceptionnelle. Une année qui est, je pense, alignée avec toutes les mémoires puisque c'est aussi l'année de la loi Taubira, s'exclame Corinne Toka-Devilliers, présidente de l'association Moliko Alet+po. Il y a aussi toutes ces reconnaissances, tout ce passé colonial… Donc 2026 est vraiment une année bénie et historique, dans tous les sens du terme, pour les outre-mer, pour les Dom-Tom, pour les collectivités et pour la Guyane. » Une année historique pour la Guyane, prête à accueillir comme il se doit ses aïeux afin qu'ils reposent en paix. Les cérémonies chamaniques ont déjà été organisées en septembre 2024 à Paris, pour apaiser les âmes et préparer le retour. Une fois la loi adoptée et promulguée, le retour se fera en plusieurs étapes. « Ce retour se fera en trois étapes et commencera par une cérémonie officielle à l'Élysée, comme nous l'a annoncé le conseiller du président de la République. Ensuite, il y aura une cérémonie à l'arrivée à l'aéroport Félix Éboué, à Cayenne, précise Corinne Toka-Devilliers, et après ils iront dans leur sépulture où on fera une veillée, selon notre culture ancestrale Kali'na et Arawak, pour que le lendemain, ils puissent trouver enfin leur maison funéraire et leur repos éternel. » Une fois en Guyane, les ossements des Amérindiens seront officiellement sortis de la collection publique. Après avoir passé 134 ans dans les sous-sols du Musée de l'Homme à Paris. À  écouter dans La marche du monde1 - Zoos humains : une longue histoire

Vous m'en direz des nouvelles
«Chères ancêtres» : un récit d'Isis Labeau-Caberia contre l'invisibilisation des femmes esclaves

Vous m'en direz des nouvelles

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 48:29


Isis Labeau Caberia a étudié l'histoire coloniale de la Caraïbe et celle de l'esclavage. Dans Chères ancêtres, elle nous livre son histoire familiale, celle d'une jeune Martiniquaise que ses études brillantes ont conduite partout dans le monde, sensible à la cause féminine. Elle se questionne sur l'héritage féminin tu et inconnu et dénonce l'invisibilisation des femmes esclaves.  Isis Labeau-Caberia, écrivaine, était l'invitée de Nathalie Amar sur RFI. Son roman Chères ancêtres est paru aux éditions Grasset.   ► Reportage :  Marjorie Bertin s'est rendue au musée de Cluny pour visiter l'exposition « Licornes! » qui dresse un portrait de cet animal légendaire à travers le temps et l'histoire de l'art.   ► Playlist du jour : - She Says - 6H30 - Ireke feat Agnès Hélène - Tout est bizarre - Souad Massi - Zagate.

RTV FM PODCAST
Conte et Raconte : L’île Bourbon et l’esclavage

RTV FM PODCAST

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026


Vous m'en direz des nouvelles !
«Chères ancêtres» : un récit d'Isis Labeau-Caberia contre l'invisibilisation des femmes esclaves

Vous m'en direz des nouvelles !

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 48:29


Isis Labeau Caberia a étudié l'histoire coloniale de la Caraïbe et celle de l'esclavage. Dans Chères ancêtres, elle nous livre son histoire familiale, celle d'une jeune Martiniquaise que ses études brillantes ont conduite partout dans le monde, sensible à la cause féminine. Elle se questionne sur l'héritage féminin tu et inconnu et dénonce l'invisibilisation des femmes esclaves.  Isis Labeau-Caberia, écrivaine, était l'invitée de Nathalie Amar sur RFI. Son roman Chères ancêtres est paru aux éditions Grasset.   ► Reportage :  Marjorie Bertin s'est rendue au musée de Cluny pour visiter l'exposition « Licornes! » qui dresse un portrait de cet animal légendaire à travers le temps et l'histoire de l'art.   ► Playlist du jour : - She Says - 6H30 - Ireke feat Agnès Hélène - Tout est bizarre - Souad Massi - Zagate.

Invité Afrique
Esclavage: «Nous restons encore à la surface de ces 350 années», selon le chercheur Siddharth Kara

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 6:21


Comment se rendre réellement compte de ce qu'ont vécu pendant la traite négrière les personnes transformées en esclaves et transportées à travers l'Atlantique pour être vendues à des planteurs ? Un livre d'histoire qui vient d'être traduit en français nous plonge dans la brutalité du quotidien des esclaves. Cet ouvrage est intitulé Le Zorg, du nom d'un navire négrier à bord duquel s'est déroulé un épisode d'une rare cruauté à la fin du 18e siècle. Une tragédie qui, une fois connue, a joué un rôle déterminant dans le combat des abolitionnistes. Pour en parler, nous recevons l'auteur du livre Siddharth Kara, universitaire à Harvard et à Nottingham. RFI : Que s'est-il passé à bord du Zorg à la fin de l'année 1781 ? Siddharth Kara : Le navire s'est égaré. Il a été détourné par des tempêtes et, au cours de son voyage vers la Jamaïque, il a semblé manquer d'eau. L'équipage a dû prendre une décision… et pour réduire la consommation d'eau, cette décision a été de jeter par-dessus bord plus de 130 esclaves africains. Ils ont commencé, par les femmes et les enfants qu'ils ont jetés directement à la mer, il y avait un bébé. Ensuite, ils ont sélectionné les hommes les plus malades, un par un, deux par deux, enchaînés, entravés. Après de longs mois passés dans l'enfer de la cale de ce navire négrier, ils ont été jetés à la mer. L'équipage a agi ainsi parce qu'il craignait de manquer d'eau et de ne pas atteindre la Jamaïque à temps. Cette histoire a été révélée au public parce que les armateurs ont demandé une indemnisation pour ce qu'ils ont décrit, dans un déni total d'humanité, comme une « cargaison perdue ». Pouvez-vous nous expliquer ce qui s'est passé ensuite ? Le marchand d'esclaves, le propriétaire du navire, était cupide, il était attaché à son argent. Plus de la moitié des esclaves du Zorg étaient morts, alors que le taux de mortalité habituel sur un navire négrier britannique était d'environ 15%... Il n'a pas pu accepter cette perte. Or, à l'époque, les navires et leur cargaison étaient assurés pour la traversée de l'Atlantique. Il a donc déposé une demande d'indemnisation, en réclamant une compensation pour la perte de plus de 130 esclaves. L'assureur a refusé, parce qu'il était surpris par ce taux de mortalité aussi élevé. Le marchand aurait pu en rester là, mais la cupidité l'a poussé à engager un procès. Il a gagné : il a été décidé que l'assurance devait indemniser la perte des esclaves assassinés. Mais quelqu'un assistait à l'audience ce jour-là et s'est demandé pourquoi on parlait d'assurance plutôt que de meurtre. Il a écrit une lettre anonyme posant cette question, publiée le lendemain dans les journaux londoniens. Cette lettre a été remarquée par un groupe naissant d'abolitionnistes en Angleterre, qui y ont vu la preuve des horreurs de la traite. Ils se sont réunis, sous la direction de Granville Sharp, une figure fondatrice de l'abolitionnisme anglais, et ont convaincu les assureurs de demander un nouveau procès. Lors de ce second procès, une question fondamentale a été débattue : ces Africains étaient-ils des biens ou des personnes ? Des animaux ou des êtres humains ? Ce débat, porté devant le Lord Chief Justice de l'Empire britannique, a contribué à lancer le premier mouvement abolitionniste. L'une des forces de votre travail réside dans la précision avec laquelle vous décrivez l'expérience vécue par les personnes capturées et vendues comme esclaves. L'horreur de l'esclavage est démultipliée par des violences constantes : les coups de fouet, les viols, la vie dans la puanteur des excréments, l'enfermement dans les cales. Pouvez-vous donner quelques exemples tirés de votre livre ? Nous savons ce qu'est l'esclavage, nous en connaissons l'existence, mais nous ne plongeons jamais dans l'horreur brute de la traversée forcée des Africains à travers l'Atlantique. À bord des navires, de nombreux instruments de torture étaient utilisés pour maintenir le contrôle. Les violences sexuelles contre les femmes et les enfants étaient constantes. Un ancien capitaine négrier devenu abolitionniste, John Newton, racontait qu'il voyait ses marins assouvir leurs pulsions sur des fillettes de neuf ou dix ans. Dans les cales, les captifs étaient enchaînés, contraints de vivre dans leurs excréments et leur urine, avec à peine quelques seaux inaccessibles. Tous contractaient la dysenterie. Imaginez le mal de mer, les vomissements continus, sans même pouvoir s'asseoir. Ils étaient entassés comme des livres sur une étagère, dans la chaleur, la putréfaction et les immondices. Voilà pourquoi les taux de mortalité étaient si élevés. La puissance des intérêts financiers liés à la traite apparaît clairement dans votre livre. On a l'impression que la traite occupait une place majeure dans l'économie britannique à la fin du 18e siècle. Absolument. Prenons un indicateur : en 1775, juste avant la guerre d'indépendance américaine, les exportations de sucre de la Jamaïque vers l'Angleterre étaient cinq fois supérieures à l'ensemble des exportations des treize colonies américaines réunies. Le sucre était la ressource stratégique de l'époque, produite grâce au travail forcé des esclaves. Comment évaluez-vous la manière dont le monde traite aujourd'hui la mémoire de l'esclavage ? Existe-t-il une conscience globale de ce que cela a représenté, ou observe-t-on encore des formes de déni ? Nous restons encore à la surface de notre reconnaissance de ce qui s'est passé durant ces 350 années, cette tâche sur la conscience humaine. Il existe encore un certain déni quant à l'ampleur et à la gravité des faits. J'espère que l'histoire du Zorg contribuera à une compréhension plus complète, car on ne peut envisager de réparer cette période sans en mesurer pleinement la violence et l'ampleur. Et nous n'y sommes pas encore. Le 25 mars dernier, le Ghana a conduit l'Assemblée générale de l'ONU à qualifier la traite négrière de crime le plus grave contre l'humanité. Cette qualification vous paraît-elle justifiée et utile ? Absolument. Elle est justifiée. Césaire a déclaré que l'Europe se tient devant la communauté mondiale, responsable du plus grand amas de cadavres de l'histoire humaine. Et il parlait de la traite négrière. Des millions de personnes ont été torturées, violentées et tuées, et des millions d'autres condamnées à une vie de travail forcé. La culture du sucre était l'une des formes de travail les plus dures et violentes. C'est l'un des crimes les plus graves en raison de son ampleur, de sa durée — plus de trois siècles et demi — et de ses conséquences encore visibles aujourd'hui en Afrique. Il doit y avoir une forme de réparation entre les pays du Nord et les pays africains. Le Zorg, de Siddharth Kara, un ouvrage publié aux éditions Paulsen, 304 pages, 2026. À écouter aussiDes rives de la Méditerranée au Sahara : vérités et tabous des esclavages dans le monde musulman À lire aussiL'odyssée des Tinchant, de l'esclavage à la résistance: une histoire-monde

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Ebola : la Russie a-t-elle trouvé le vaccin contre la souche Bundibugyo?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'abrogation du Code Noir par l'Assemblée Nationale française, l'ordre de Benyamin Netanyahu de contrôler 70% de la bande de Gaza et la croissante impopularité de Donald Trump auprès de ses électeurs.  Ebola : la Russie a-t-elle trouvé le vaccin contre la souche Bundibugyo ? La Russie affirme avoir développé un vaccin capable de protéger contre la souche Bundibugyo, responsable de la nouvelle épidémie d'Ebola en RDC. Une information transmise directement par le ministre russe de la Santé à Jean Kaseya, directeur général d'Africa CDC, l'Agence sanitaire de l'UA. Que sait-on réellement de ce vaccin ? Comment les chercheurs russes l'ont-ils mis au point ? Pourquoi plusieurs scientifiques appellent-ils à la prudence concernant son efficacité ? Les autorités congolaises pourraient-elles se procurer ce vaccin et commencer à le distribuer dans les prochains mois ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI.       « Code noir » : pourquoi ce texte existait-il encore dans le droit français ? 178 ans après l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises, l'Assemblée nationale a voté une proposition de loi visant à annuler le « Code noir ». Promulgué sous Louis XIV, ce texte encadrait l'esclavage et réduisait les personnes esclavisées au statut de biens pouvant être achetés, vendus ou punis par leurs maîtres. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour effacer officiellement ce texte du droit français ? Cette décision a-t-elle une portée concrète ou relève-t-elle avant tout du symbole ? Avec Sylvie Koffi, journaliste au service France de RFI.       Israël : que signifient les 70% de la bande de Gaza pris par l'armée israélienne ?   Le cessez-le-feu prévoyait un retrait israélien derrière la « ligne jaune », laissant Israël contrôler un peu plus de la moitié de la bande de Gaza. Mais Benyamin Netanyahu a annoncé une extension des opérations militaires. Résultat : près de 70% du territoire seraient désormais sous contrôle israélien. Comment cette expansion est-elle justifiée par le Premier ministre israélien ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem.       États-Unis : pourquoi la popularité de Donald Trump est-elle en chute libre ? Les sondages se suivent et la tendance se confirme : la popularité de Donald Trump est en baisse. Les enquêtes d'opinion montrent une érosion de son soutien auprès des Américains, y compris dans certains électorats qui lui étaient jusque-là favorables. Comment expliquer ce recul ? Qui sont les électeurs qui se détournent du président américain ?  Avec Ludivine Gilli, directrice de l'observatoire de l'Amérique du Nord de la fondation Jean Jaurès.  

Revue de presse Afrique
À la Une: l'OMS appelle à un cessez-le-feu dans l'est de la RDC

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 29, 2026 4:19


À Kinshasa, c'est un article du Potentiel qui rappelle que « la résurgence de l'épidémie d'Ebola intervient dans un contexte sécuritaire déjà extrêmement fragile ». C'est dans ces conditions que Tedros Adhanom Ghebreysus, le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, est arrivé hier à Kinshasa. « Avant son arrivée à Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri considérée comme l'épicentre de l'épidémie, poursuit le Potentiel, le patron de l'institution onusienne a adressé un message mêlant solidarité, compassion et inquiétude face à la gravité de la crise. » Il a donc prononcé ces mots : « Je lance un appel direct à toutes les parties en guerre dans cette région : s'il vous plaît, déclarez un cessez-le-feu. Même brièvement. Même juste assez pour laisser passer les agents de santé. Des gens meurent d'Ebola alors qu'ils n'ont pas à mourir. Des enfants sont malades (…) Je vous en supplie, je vous en implore : donnez-nous l'espace pour aider les personnes qui en ont le plus besoin. » « Pour l'OMS, précise le Potentiel, l'urgence est désormais de garantir un accès humanitaire sécurisé, afin de permettre aux équipes médicales d'intervenir rapidement dans les zones touchées. »  À lire aussiEbola: les restrictions à la frontière ougandaise avec la RDC inquiètent les milieux des affaires « C'est bon à prendre, même si... » En France, le « Code noir » a été officiellement abrogé hier jeudi, ce qui suscite un commentaire quelque peu sceptique du journal Aujourd8. Ce code organisait l'esclavage dans les colonies françaises, et n'avait jamais été abrogé dans le droit français. C'est donc chose faite à l'Assemblée nationale, le Sénat devra lui aussi se prononcer, peut-être le mois prochain. « C'est bon à prendre, même si… » commente Aujourd8. Et le journal burkinabé poursuit ironiquement : « Après la remise des œuvres d'art pillées sur le continent, voici venue l'heure de supprimer une ordonnance du 17e siècle, qui n'a plus cours, mais supprimée ainsi, marque encore un pas vers les actes de contrition d'une ex-métropole qui a vraiment fait de vilaines choses en Afrique ». Toutefois, l'abrogation du Code noir ne suscite pas plus d'enthousiasme que cela. « En attendant que le Sénat français donne son imprimatur ou retoque le texte, conclut Ajourd8, c'est déjà bon à prendre, même si cela ne change rien au fond dans ce qu'on appelle souvent impudiquement "descendants d'esclaves". » À lire aussiAbrogation du Code noir: «La France regarde dans le miroir de son propre passé» Une affaire de viol présumé sur une petite fille au Cameroun Le Journal du Cameroun nous explique que deux enquêtes ont été ouvertes « après une suspicion de viol sur une élève de deux ans à Ozda », un quartier de Yaoundé. Une enquête est menée par la direction régionale de l'Éducation et une autre par des officiers de police judiciaire. « Dans une vidéo, explique le Journal du Cameroun, la mère de la fillette a porté à l'opinion la dénonciation selon laquelle son enfant a subi un abus par voie anale et par le vagin. » La famille a fait faire des examens qui, selon elle, ont révélé « des traumatismes ». La famille suspecte par ailleurs que les faits se sont déroulés dans l'école fréquentée par la petite fille. « Mais l'établissement scolaire, précise le Journal du Cameroun, manifeste un refus et accuse les parents de vouloir ternir son image. » Une affaire qui suscite l'indignation. Hier matin, explique le quotidien camerounais, « des habitants du quartier Ozda, en colère, ont débarqué en masse à l'établissement scolaire pour manifester leur indignation et demander que justice soit faite ». Signe que les choses sont prises au sérieux, le ministre de l'Éducation et la ministre de la Promotion de la femme et de la famille se sont rendus dans l'établissement scolaire mis en cause. Cette dernière a « prescrit une enquête sociale urgente et la prise en charge psychosociale de l'enfant et de la famille ». « Une clinique d'écoute psychosociale pour les autres parents et le personnel de l'école sera également mise en place. » Reste à savoir si cela suffira à calmer l'indignation et la colère des familles.  À lire aussiCameroun: une vidéo d'un homme violemment battu dans un supermarché chinois crée la polémique

Revue de presse Afrique
À la Une: l'OMS appelle à un cessez-le-feu dans l'est de la RDC

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 29, 2026 4:19


À Kinshasa, c'est un article du Potentiel qui rappelle que « la résurgence de l'épidémie d'Ebola intervient dans un contexte sécuritaire déjà extrêmement fragile ». C'est dans ces conditions que Tedros Adhanom Ghebreysus, le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, est arrivé hier à Kinshasa. « Avant son arrivée à Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri considérée comme l'épicentre de l'épidémie, poursuit le Potentiel, le patron de l'institution onusienne a adressé un message mêlant solidarité, compassion et inquiétude face à la gravité de la crise. » Il a donc prononcé ces mots : « Je lance un appel direct à toutes les parties en guerre dans cette région : s'il vous plaît, déclarez un cessez-le-feu. Même brièvement. Même juste assez pour laisser passer les agents de santé. Des gens meurent d'Ebola alors qu'ils n'ont pas à mourir. Des enfants sont malades (…) Je vous en supplie, je vous en implore : donnez-nous l'espace pour aider les personnes qui en ont le plus besoin. » « Pour l'OMS, précise le Potentiel, l'urgence est désormais de garantir un accès humanitaire sécurisé, afin de permettre aux équipes médicales d'intervenir rapidement dans les zones touchées. »  À lire aussiEbola: les restrictions à la frontière ougandaise avec la RDC inquiètent les milieux des affaires « C'est bon à prendre, même si... » En France, le « Code noir » a été officiellement abrogé hier jeudi, ce qui suscite un commentaire quelque peu sceptique du journal Aujourd8. Ce code organisait l'esclavage dans les colonies françaises, et n'avait jamais été abrogé dans le droit français. C'est donc chose faite à l'Assemblée nationale, le Sénat devra lui aussi se prononcer, peut-être le mois prochain. « C'est bon à prendre, même si… » commente Aujourd8. Et le journal burkinabé poursuit ironiquement : « Après la remise des œuvres d'art pillées sur le continent, voici venue l'heure de supprimer une ordonnance du 17e siècle, qui n'a plus cours, mais supprimée ainsi, marque encore un pas vers les actes de contrition d'une ex-métropole qui a vraiment fait de vilaines choses en Afrique ». Toutefois, l'abrogation du Code noir ne suscite pas plus d'enthousiasme que cela. « En attendant que le Sénat français donne son imprimatur ou retoque le texte, conclut Ajourd8, c'est déjà bon à prendre, même si cela ne change rien au fond dans ce qu'on appelle souvent impudiquement "descendants d'esclaves". » À lire aussiAbrogation du Code noir: «La France regarde dans le miroir de son propre passé» Une affaire de viol présumé sur une petite fille au Cameroun Le Journal du Cameroun nous explique que deux enquêtes ont été ouvertes « après une suspicion de viol sur une élève de deux ans à Ozda », un quartier de Yaoundé. Une enquête est menée par la direction régionale de l'Éducation et une autre par des officiers de police judiciaire. « Dans une vidéo, explique le Journal du Cameroun, la mère de la fillette a porté à l'opinion la dénonciation selon laquelle son enfant a subi un abus par voie anale et par le vagin. » La famille a fait faire des examens qui, selon elle, ont révélé « des traumatismes ». La famille suspecte par ailleurs que les faits se sont déroulés dans l'école fréquentée par la petite fille. « Mais l'établissement scolaire, précise le Journal du Cameroun, manifeste un refus et accuse les parents de vouloir ternir son image. » Une affaire qui suscite l'indignation. Hier matin, explique le quotidien camerounais, « des habitants du quartier Ozda, en colère, ont débarqué en masse à l'établissement scolaire pour manifester leur indignation et demander que justice soit faite ». Signe que les choses sont prises au sérieux, le ministre de l'Éducation et la ministre de la Promotion de la femme et de la famille se sont rendus dans l'établissement scolaire mis en cause. Cette dernière a « prescrit une enquête sociale urgente et la prise en charge psychosociale de l'enfant et de la famille ». « Une clinique d'écoute psychosociale pour les autres parents et le personnel de l'école sera également mise en place. » Reste à savoir si cela suffira à calmer l'indignation et la colère des familles.  À lire aussiCameroun: une vidéo d'un homme violemment battu dans un supermarché chinois crée la polémique

Canada ouvre-toi!
S6E9: Pensionnats autochtones + Esclavage : le parallèle que personne ne voit

Canada ouvre-toi!

Play Episode Listen Later May 28, 2026 25:14


Pourquoi connaître l'histoire du Canada fait aussi partie de l'intégration?Comprendre l'histoire d'un pays n'est pas un luxe, c'est un acte d'intégration aussi important que trouver du travail.

Biomécanique
Lanceuse d'Alerte : Les géants de l'IA nous manipulent et cachent la vérité (Dr Bilheran)

Biomécanique

Play Episode Listen Later May 25, 2026 115:01


Merci à Mammouth AI d'avoir sponsorisé cet épisode : ⁠⁠https://mammouth.ai⁠Ariane Bilheran est docteure en psychopathologie et psychologue clinicienne, spécialisée dans l'étude des mécanismes de manipulation, du harcèlement et des dérives totalitaires. Son dernier livre Totalitarisme numérique en cours de chargement... - L'humanité aux risques de l'intelligence artificielle est disponible partout (lien ci-dessous).⁠Site Internet⁠⁠Youtube⁠⁠Livre Totalitarisme numérique (Amazon)⁠⁠Livre Psycho-pathologie du totalitarisme (Amazon)⁠CHAPITRES :0:00 Introduction2:45 La prison numérique5:42 La caverne des écrans10:05 Le contrôle déjà en place14:37 Responsabilité et manipulation18:01 La toile numérique invisible22:28 Le piège de l'anthropomorphisme28:16 L'enfance et l'imaginaire30:20 Perception et délire32:49 IA, mensonge et simulacre40:21 Vers le crédit social45:43 Penser contre la machine50:40 Les projets de la DARPA59:34 Origines du totalitarisme1:04:41 L'homme nouveau transhumaniste1:11:18 Esclavage numérique de l'IA1:17:18 Industriels et pouvoir1:22:08 Sauver la créativité humaine1:35:46 Recul face à l'IA1:39:03 L'immortalité en question1:43:51 Psychose et manipulation1:47:42 Agir dans le réelBIOMÉCANIQUE :​⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Instagram⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠​⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Youtube⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠​⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Spotify⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠​⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Apple Podcasts⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠​⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Discord⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠​⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Website⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠​⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠La Lettre Biomécanique⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠™⁠⁠ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Du grain à moudre
Comment mieux réparer le crime contre l'humanité de l'esclavage ?

Du grain à moudre

Play Episode Listen Later May 22, 2026 38:50


durée : 00:38:50 - Questions du soir : le débat - par : Mattéo Caranta - Alors que le Parlement s'apprête à voter l'abrogation du Code noir, la question des réparations matérielles et symboliques occupe le débat public. Avec l'historienne Myriam Cottias et la philosophe Magali Bessone, retour sur les politiques de réparation et la place de cette histoire. - réalisation : Diane de Vanssay, Mathias Mégy, Antoine Ayral, Léa Racine - invités : Magali Bessone Professeure de philosophie politique à l'université Paris Panthéon-Sorbonne, membre de l'ISJPS, membre du conseil scientifique de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage, Myriam Cottias Historienne du fait colonial, directrice de recherche au CNRS, directrice du Centre International de Recherches sur les esclavages et post-esclavages (CIRESC) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le journal de 7h30
Retards et incidents sur les lignes ferroviaires, aides sur les carburants et l'État attaqué pour avoir ignoré les effets des PFAS

Le journal de 7h30

Play Episode Listen Later May 22, 2026 8:58


Au sommaire :Problèmes récurrents de retards et d'incidents sur la ligne ferroviaire Clermont-Paris, avec des usagers excédés et un ministre des Transports attendu sur place pour annoncer des améliorations.Nouvelles aides gouvernementales sur les carburants, notamment pour les travailleurs modestes, mais qui ne règlent pas le problème du pouvoir d'achat selon un syndicat.Enquête du Sénat dénonçant les pratiques abusives de la grande distribution envers les agriculteurs, avec des préconisations pour plus de transparence.Pollution aux substances perfluorées (PFAS) : l'État attaqué en justice pour carence fautive, alors que les risques étaient connus depuis longtemps.Projet d'abrogation du code noir, texte datant du XVIIe siècle qui organisait l'esclavage, annoncé par le président Emmanuel Macron.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Secrets d'Histoire
Grands défenseurs de la liberté - Toussaint Louverture, la liberté à tout prix (2/3)

Secrets d'Histoire

Play Episode Listen Later May 21, 2026 37:44


Le sort des esclaves noirs commence à préoccuper les Français, même ceux des villes de province. Grâce à l'influence des philosophes des Lumières, un mot commence à apparaître et à gagner en puissance : l'abolitionnisme. Pourtant, dans les colonies, cette discussion ne semble pas avoir de conséquences immédiates. Les esclaves continuent de souffrir."Secrets d'Histoire" est un podcast d'Initial Studio, adapté de l'émission de télévision éponyme produite par la Société Européenne de Production ©2024 SEP / France Télévisions. Cet épisode a été écrit et réalisé par Bruno Deltombe.Un podcast présenté par Stéphane Bern. Avec la voix d'Isabelle Benhadj.Vous pouvez retrouver Secrets d'Histoire sur France 3 ou en replay sur France.tv, et suivre l'émission sur Instagram et Facebook.Crédits du podcastProduction exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic et Mandy LebourgMontage : Camille Legras Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

Secrets d'Histoire
Grands défenseurs de la liberté - Toussaint Louverture, la liberté à tout prix (3/3)

Secrets d'Histoire

Play Episode Listen Later May 21, 2026 29:58


Napoléon Bonaparte envoie des troupes à Saint-Domingues pour arrêter la révolution. Toussaint Louverture organise la résistance, mais les combats sont rudes. Piégé, il se fera arrêter, et sera emmené en France métropolitaine. "Secrets d'Histoire" est un podcast d'Initial Studio, adapté de l'émission de télévision éponyme produite par la Société Européenne de Production ©2024 SEP / France Télévisions. Cet épisode a été écrit et réalisé par Bruno Deltombe.Un podcast présenté par Stéphane Bern. Avec la voix d'Isabelle Benhadj.Vous pouvez retrouver Secrets d'Histoire sur France 3 ou en replay sur France.tv, et suivre l'émission sur Instagram et Facebook.Crédits du podcastProduction exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic et Mandy LebourgMontage : Camille Legras Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

Secrets d'Histoire
Grands défenseurs de la liberté - Toussaint Louverture, la liberté à tout prix (1/3)

Secrets d'Histoire

Play Episode Listen Later May 21, 2026 34:36


Rencontre avec Toussaint Louverture. Homme libre sur une île soumise à la traite négrière, ce génie politique se battra toute sa vie pour libérer les esclaves de Saint-Domingue, l'actuelle Haïti. Cependant, Napoléon Bonaparte s'oppose à lui, avec la ferme intention de rétablir l'esclavage dans les colonies."Secrets d'Histoire" est un podcast d'Initial Studio, adapté de l'émission de télévision éponyme produite par la Société Européenne de Production ©2024 SEP / France Télévisions. Cet épisode a été écrit et réalisé par Bruno Deltombe.Un podcast présenté par Stéphane Bern. Avec la voix d'Isabelle Benhadj.Vous pouvez retrouver Secrets d'Histoire sur France 3 ou en replay sur France.tv, et suivre l'émission sur Instagram et Facebook.Crédits du podcastProduction exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic et Mandy LebourgMontage : Camille Legras Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

Les interviews d'Inter
Esclavage : "Il y a encore du chemin pour que chacun accepte de regarder l'histoire en face", affirme Vincent Hugeux

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later May 21, 2026 7:12


durée : 00:07:12 - Les interviews d'Inter - par : Mathilde Munos - Vincent Hugeux, journaliste, essayiste, enseignant à Sciences Po, auteur de "Les fers et le fouet, une histoire raisonnée de l'esclavage" (éditions Perrin), revient sur l'adoption, il y a 25 ans, de la loi Taubira et la reconnaissance de la traite et l'esclavage comme des crimes contre l'humanité. - invités : Vincent Hugeux Journaliste et spécialiste de l'Afrique Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

La marche du monde
Au Musée de Nantes, l'histoire de l'esclavage et de la traite se raconte avec les Africains

La marche du monde

Play Episode Listen Later May 16, 2026 48:29


La Marche du monde enregistrée en public au Musée d'Histoire de Nantes pour la 4ème édition d'Expressions décoloniales. Une invitation à revisiter l'histoire de l'esclavage et de la traite négrière en donnant de l'espace à de nouveaux récits historiques et artistiques pour interroger quatre siècles d'une histoire monde dont nous sommes toutes et tous les descendants. C'est notre Histoire partagée et RFI est très fière de s'associer comme chaque année au Temps des mémoires, temps des commémorations de l'esclavage, de ses victimes et des combats pour son abolition.    Le Musée d'Histoire de Nantes est devenu une référence internationale pour la qualité de ses différents parcours proposés sur l'histoire longue de la ville, notamment pour son parcours muséal sur l'histoire de l'esclavage et de la traite. Au fil des œuvres, les visiteurs découvrent comment la ville de Nantes est devenue le premier port français de traite des êtres humains avec plus de 42% des départs d'expéditions de traite entre 1707 et 1793. Un commerce des esclaves dans lequel se sont spécialisées des familles d'armateurs tout comme de nombreuses activités économiques de la ville et de la région. Pour sa quatrième édition, la manifestation « Expression (s) décoloniale (s) » initiée par la directrice scientifique du Musée Krytel Gualdé invite trois personnalités, à la croisée de l'histoire, de l'art et de la mémoire: les artistes Rosana Paulino et Omar Victor Diop, et l'historienne Lylly Houngnihin. L'historienne ouest-africaine Lylly Houngnihin, fondatrice et directrice de Totems Afrikaraïbes, interpelle les visiteurs par une dizaine de textes mêlant histoire, mémoire, poésie, culture et sensibilité, attachés à des objets choisis dans le parcours permanent. Dans une démarche historique, elle envisage les collections du musée de manière transversale : « Mon travail s'oriente vers une exploration des objets comme matrices de mémoire. Je souhaite mettre en lumière ce que j'appelle des « persistances atlantiques » : les formes symboliques, plastiques et rituelles qui ont circulé de l'Afrique vers d'autres territoires, souvent en dépit des violences extrêmes de la traite. Les objets deviennent alors des passeurs d'expérience : ils condensent des récits de perte, de déplacement, mais aussi de recréation esthétique, social, et culturelle. » Depuis Sao Paulo, Rosana Paulino, artiste incontournable de la scène artistique brésilienne, investit, avec plus d'une dizaine d'œuvres majeures, le parcours d'exposition. Dessins, peintures, sculptures, vidéos, et installations en regard des documents historiques du musée sur plusieurs thématiques rendant hommage aux femmes afro-brésiliennes. Les femmes victimes de la traite atlantique et de l'esclavage colonial furent-elles des victimes comme les autres ? Quelles formes particulières de violence leur furent-elles infligées ? Quel rôle fondamental jouèrent-elles dans la transmission des savoirs hérités du continent africain ? Enfin, derrière le silence et le déni, de quelle force de résilience disposèrent-elles pour tenir ? Rosana Paulino, à travers les réponses que ses œuvres nous apportent, nous éclaire sur ces points en explorant ce qui subsiste et ce qui disparait. Enfin, l'artiste sénégalais Omar Victor Diop présente deux séries de photographies emblématiques. La première, intitulée Diaspora, inspirée de portraits réalisés entre le 15ème et le 19ème siècle, met en valeur des personnes ayant traversé les lignes de l'histoire coloniale européenne à l'époque moderne. Ainsi, c'est l'agentivité de ceux qui, depuis l'Afrique, furent les victimes ou les acteurs de ce passé, qui est mise en avant, leur individualité faisant force. La seconde série, intitulée Liberty évoque des moments-clés, fondateurs et fondamentaux, de la protestation noire à l'échelle mondiale et dans une dimension historique, des luttes anticoloniales dans les Caraïbes, à celles menées sur le continent africain jusqu'aux mouvements antiségrégationnistes et aux manifestations contemporaines contre les violences racistes. Un grand merci à toute l'équipe du musée d'Histoire de Nantes dont le formidable parcours d'exposition est à découvrir ici.

Reportage International
Roumanie: l'esclavage des Roms entre dans les manuels scolaires

Reportage International

Play Episode Listen Later May 15, 2026 2:27


En Roumanie, des historiens planchent sur l'intégration de cours optionnels sur l'histoire des Roms, à destination des collégiens et lycéens. Le module doit notamment approfondir le sujet de l'esclavage de cette minorité, estimée entre 1,5 et 2 millions de personnes dans le pays, selon l'État roumain. Aboli il y a 170 ans, le travail forcé souffre d'un manque de visibilité dans les écoles roumaines. Mais le début de cet enseignement, prévu à la rentrée 2026, pourrait prendre du retard. De notre correspondant à Bucarest, Guilhem Bernes Assis à son bureau à Bucarest, le sociologue Adrian-Nicolae Furtuna ouvre un livre d'archives. À l'intérieur, les contrats de vente d'esclaves roms défilent : « Regardez ici. C'est le cas de Craciun, un enfant Rom, qui a été vendu à trois maîtres différents en seulement deux jours. Vous voyez ici, vous pouvez voir la signature et l'empreinte du doigt, en bas du texte rédigé en cyrillique. » Pendant près de cinq siècles, l'esclavage des Roms se pratique dans les principautés roumaines de Valachie et de Moldavie. Monastères, boyards, paysans, l'ensemble de la société recourt au travail forcé de cette minorité ethnique. Les esclaves sont alors considérés comme des biens meubles. Une absence de droit avec son lot de personnes battues, parfois jusqu'à la mort, de violences sexuelles et d'enfants séparés de leurs parents. Cette page de l'histoire est tombée dans l'oubli en Roumanie, depuis l'abolition du système, il y a 170 ans. « J'ai découvert l'histoire de l'esclavage des Roms quand j'avais 20 ans. J'étais étudiant. Quand j'ai démarré mes recherches, je ne courais pas après le sensationnel. Mais à force de documenter, j'ai fini par tomber sur des informations comme celle-ci, raconte Adrian-Nicolae Furtuna. Ces documents montrent clairement comment un paysan roumain pouvait acheter un enfant pour ensuite le revendre au monastère dont il dépendait. » « Ils ont besoin de comprendre (...) ce qu'il s'est passé » Delia Grigorie, activiste et maîtresse de conférences à l'université de Bucarest, travaille à la rédaction de nouveaux manuels scolaires. Depuis l'adoption d'une loi en juillet 2023, les collégiens et lycéens roumains peuvent choisir des cours dédiés à l'histoire des Roms. Le programme, d'une durée de quatre ans, toujours en cours d'élaboration, doit s'attarder sur leur esclavage : « Ils ont besoin de comprendre, dès le plus jeune âge, ce qu'il s'est passé : pourquoi les Roms ont été marginalisés et restent encore aujourd'hui fortement stigmatisés. Mais aussi, pourquoi ils s'excluent parfois eux-mêmes et gardent une très faible estime d'eux-mêmes. L'enseignement de cette histoire, qui n'est toujours pas enseignée à l'école, est essentiel. Si on la transmet, je suis sûr que le racisme reculera. » Mais le démarrage du nouveau cours prend du retard. Le groupe d'experts chargé de rédiger les manuels a remis sa proposition de curriculum à une commission du ministère de l'Éducation. Depuis huit mois, les chercheurs sont sans nouvelles. Delia Grigorie évoque un début des cours au plus tôt pour la rentrée 2027… quatre ans après le vote de la loi. À lire aussiLe difficile accès des enfants Roms à l'éducation

Reportage international
Roumanie: l'esclavage des Roms entre dans les manuels scolaires

Reportage international

Play Episode Listen Later May 15, 2026 2:27


En Roumanie, des historiens planchent sur l'intégration de cours optionnels sur l'histoire des Roms, à destination des collégiens et lycéens. Le module doit notamment approfondir le sujet de l'esclavage de cette minorité, estimée entre 1,5 et 2 millions de personnes dans le pays, selon l'État roumain. Aboli il y a 170 ans, le travail forcé souffre d'un manque de visibilité dans les écoles roumaines. Mais le début de cet enseignement, prévu à la rentrée 2026, pourrait prendre du retard. De notre correspondant à Bucarest, Guilhem Bernes Assis à son bureau à Bucarest, le sociologue Adrian-Nicolae Furtuna ouvre un livre d'archives. À l'intérieur, les contrats de vente d'esclaves roms défilent : « Regardez ici. C'est le cas de Craciun, un enfant Rom, qui a été vendu à trois maîtres différents en seulement deux jours. Vous voyez ici, vous pouvez voir la signature et l'empreinte du doigt, en bas du texte rédigé en cyrillique. » Pendant près de cinq siècles, l'esclavage des Roms se pratique dans les principautés roumaines de Valachie et de Moldavie. Monastères, boyards, paysans, l'ensemble de la société recourt au travail forcé de cette minorité ethnique. Les esclaves sont alors considérés comme des biens meubles. Une absence de droit avec son lot de personnes battues, parfois jusqu'à la mort, de violences sexuelles et d'enfants séparés de leurs parents. Cette page de l'histoire est tombée dans l'oubli en Roumanie, depuis l'abolition du système, il y a 170 ans. « J'ai découvert l'histoire de l'esclavage des Roms quand j'avais 20 ans. J'étais étudiant. Quand j'ai démarré mes recherches, je ne courais pas après le sensationnel. Mais à force de documenter, j'ai fini par tomber sur des informations comme celle-ci, raconte Adrian-Nicolae Furtuna. Ces documents montrent clairement comment un paysan roumain pouvait acheter un enfant pour ensuite le revendre au monastère dont il dépendait. » « Ils ont besoin de comprendre (...) ce qu'il s'est passé » Delia Grigorie, activiste et maîtresse de conférences à l'université de Bucarest, travaille à la rédaction de nouveaux manuels scolaires. Depuis l'adoption d'une loi en juillet 2023, les collégiens et lycéens roumains peuvent choisir des cours dédiés à l'histoire des Roms. Le programme, d'une durée de quatre ans, toujours en cours d'élaboration, doit s'attarder sur leur esclavage : « Ils ont besoin de comprendre, dès le plus jeune âge, ce qu'il s'est passé : pourquoi les Roms ont été marginalisés et restent encore aujourd'hui fortement stigmatisés. Mais aussi, pourquoi ils s'excluent parfois eux-mêmes et gardent une très faible estime d'eux-mêmes. L'enseignement de cette histoire, qui n'est toujours pas enseignée à l'école, est essentiel. Si on la transmet, je suis sûr que le racisme reculera. » Mais le démarrage du nouveau cours prend du retard. Le groupe d'experts chargé de rédiger les manuels a remis sa proposition de curriculum à une commission du ministère de l'Éducation. Depuis huit mois, les chercheurs sont sans nouvelles. Delia Grigorie évoque un début des cours au plus tôt pour la rentrée 2027… quatre ans après le vote de la loi. À lire aussiLe difficile accès des enfants Roms à l'éducation

Extra classe
Concours La Flamme de l'égalité : un projet de classe sur l'esclavage à La Réunion - Les énergies scolaires #196

Extra classe

Play Episode Listen Later May 13, 2026 8:40 Transcription Available


Comment transmettre l'histoire de l'esclavage et du marronnage à des élèves qui la connaissent à peine ? À La Réunion, le marronnage désigne la fuite des esclaves vers les montagnes pour reconquérir leur liberté. Dans cet épisode, l'enseignante Véronique Izard-Achour raconte comment ses élèves de 4e ont redonné vie à cette mémoire en créant un docu-fiction pour La Flamme de l'égalité, un concours scolaire national sur l'histoire et la mémoire de l'esclavage. Une aventure pédagogique, sensible et collective !Sur le même sujet, découvrez l'épisode Extra classe Un média au service de l'histoire de l'esclavage en Normandie - Les énergies scolaires #162.Vous pouvez aussi consulter :Le site de La Flamme de l'égalité, le concours scolaire et national sur l'histoire et la mémoire de l'esclavage.La page éduscol Mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions.Abonnez-vous à la newsletter.Et rejoignez-nous sur le groupe Facebook « Extra classe - Podcast et enseignement ».Extra classe à écouter et à partager sur toutes vos plateformes de podcasts :https://smartlink.ausha.co/extra-classeExtra classe, le podcast produit par Réseau Canopé.Épisode préparé et réalisé par : Louis CompointDirecteur de publication : Samuel VitelCoordination et production : Hélène Audard, Magali DevanceMixage : Laurent GaillardContactez-nous sur : contact@reseau-canope.fr© Réseau Canopé, 2026Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Cours de l'histoire
De l'esclavage à la race, le monde pensé en noir et blanc

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later May 12, 2026 58:36


durée : 00:58:36 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - En 1684, le terme de “race” est utilisé pour la première fois pour désigner un groupe d'humains. Tandis que l'Europe s'enrichit du commerce colonial, les savants s'intéressent aux déplacements des populations. Quand l'esclavage est combattu au 18ᵉ siècle, les théories racistes voient le jour. - réalisation : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Laurence Millet, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot, Luce Mourand - invités : Aurélia Michel Historienne, maîtresse de conférences en histoire des Amériques noires à l'Université Paris Cité Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Si loin si proche
Esclavage à Nantes, nos héritages

Si loin si proche

Play Episode Listen Later May 10, 2026 48:30


À l'occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions du 10 mai, on part dans la cité des Ducs, premier port esclavagiste de France. À la rencontre d'un singulier duo nantais qui œuvre pour la justice réparatrice : Pierre Guillon de Princé, descendant d'armateurs négriers, et Dieudonné Boutrin, infatigable militant d'origine martiniquaise et descendant d'esclavisés. Depuis le 18 avril 2026, s'élève à Nantes le Mât de la fraternité et de la mémoire, un monument fort de symboles, hissé, porté par Pierre Guillon de Princé et Dieudonné Boutrin. C'est au pied de ce mât que Pierre a présenté des excuses officielles, pour les actes de ses ancêtres esclavagistes à Saint-Domingue, devant l'ambassadeur d'Haïti notamment.  Par ses mots, accompagnés d'un geste symbolique de réparation financière, Pierre a brisé un silence qui pèse depuis des décennies, des siècles sur la ville et le pays. Une démarche rare, unique dit-on en France, qui s'inscrit dans un long processus de réconciliation et de réparation mené par Pierre et Dieudonné. Depuis leur rencontre, cet épatant duo a mené des visites à deux voix du Mémorial de l'Abolition de l'esclavage situé sur le quai de la Fosse à Nantes. Ce qui les a amenés ensuite à se rapprocher d'autres « héritiers » de l'esclavage, des descendants d'esclavagistes anglais notamment, parmi lesquels la famille Trevelyan, première famille du Royaume-Uni à avoir présenté des excuses officielles dans les Caraïbes, pour faire avancer une cause qui leur tient, à tous et toutes, à cœur : la réconciliation mais surtout la justice réparatrice. Car, 25 ans après le vote en France de la loi Taubira reconnaissant la traite et l'esclavage comme « crime contre l'humanité », qui incluait initialement un volet sur les réparations, des voix s'élèvent, notamment au sein de l'Union africaine ou de la CARICOM dans les Caraïbes. En mars dernier, l'ONU a adopté une résolution présentée par le Ghana pour reconnaitre l'esclavage comme « le plus grave crime contre l'humanité », une résolution qui s'empare également du sujet des réparations.    À 86 ans, Pierre et Dieudonné, 61 ans, fourmillent de projets au sein de l'association La Coque Nomade Fraternité et de la Fédération internationale des héritiers de l'esclavage qu'ils viennent d'initier, avec différents acteurs de la société civile des Caraïbes, d'Angleterre ou du monde lusophone. L'objectif : rendre toujours plus visible cette mémoire et les héritages, les blessures que 400 ans d'esclavage ont laissés derrière eux dans les consciences, les identités et nos sociétés. Un projet de Mât de la fraternité est en cours à Bristol et dans d'autres villes du monde. Et des familles nantaises descendantes d'armateurs, sur l'exemple de Pierre, envisagent désormais de parler et de briser ce silence…  Un reportage de Céline Develay-Mazurelle à Nantes avec Dieudonné Boutrin, Pierre Guillon de Princé, l'historien Bernard Michon, Laura Trevelyan et John Dower, cofondateurs de l'organisation Heirs of slavery, Marie-Annick Gournet, vice-présidente associée de l'université de Bristol spécialisée dans la justice réparatrice, et Aïssata Seck, directrice de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage.  En savoir plus : – Sur l'association La Coque Nomade Fraternité basée à Nantes et fondée par Dieudonné Boutrin – Sur le Mémorial de l'Abolition de l'Esclavage situé à Nantes sur le quai de la Fosse – Sur l'organisation Heirs of Slavery fondée par Laura Trevelyan et John Dower, descendants d'esclavagistes britanniques à la Grenade – Sur les travaux du projet Repairs de l'Agence nationale de la recherche, coordonné notamment par Magalie Bessone, Myriam Cottias et Elisabeth Cunin, avec Jessica Balguy – Sur la Fondation pour la mémoire de l'esclavage et tous les évènements prévus pour les 25 ans du vote de la loi Taubira – Sur la base de données Esclavage Indemnités qui rassemble les données sur les indemnités versées aux familles esclavagistes françaises à l'abolition de l'esclavage en 1849 et en 1825 à Haïti par le projet Repairs  – Sur la conférence Reimagining Higher Education as Accountable Partners in Repair and Transformation organisée le 19 mai 2026 à Bristol par Marie-Annick Gournet, vice-présidente associée de l'université de Bristol, en charge de la justice réparatrice – Sur notre précédent voyage en 2019 à Nantes, sur les traces de la mémoire de l'esclavage colonial. Un reportage d'Inès Edel-Garcia.

La marche du monde
Christiane Taubira: «L'esclavage et la traite sont irréparables»

La marche du monde

Play Episode Listen Later May 9, 2026 74:39


Le 18 février 1999, Christiane Taubira entre dans l'Histoire. Alors députée de la Guyane, elle porte devant l'Assemblée nationale française la proposition de loi affirmant que « la traite et l'esclavage sont un crime contre l'humanité ». Au-delà de l'hémicycle, elle s'adresse à la communauté humaine, prononçant un discours vibrant et mûrement réfléchi, sans aucune note écrite. Le 10 mai 2001, le Sénat vote à l'unanimité la loi par laquelle la France devient le premier pays dans le monde à reconnaître la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité. Mais comment réparer l'irréparable ? 25 ans après la promulgation de la loi qui porte son nom, Christiane Taubira accorde un long entretien à RFI et affronte la question des réparations.   Les livres de Christiane Taubira évoqués dans l'émission : - L'esclavage raconté à ma fille. Éditions du Seuil - Mes météores, combats politiques au long cours. Éditions Flammarion - Gran balan, La nuit leur appartient. Le malheur aussi. Éditions Plon   ► La bibliographie de Christiane Taubira ► Pour comprendre la loi Taubira ► Le site de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage.

Reportage culture
Expression(s) décoloniale(s): l'art pour interroger les angles morts de l'histoire

Reportage culture

Play Episode Listen Later May 9, 2026 2:36


À Nantes, ville au cœur de l'histoire de la traite atlantique, le musée d'histoire interroge aujourd'hui ses propres collections. À travers la 4ᵉ édition de sa biennale Expression(s) décoloniale(s), il invite à repenser l'héritage colonial et esclavagiste. Deux artistes des deux rives de l'Atlantique, la Brésilienne Rosana Paulino et le Sénégalais Omar Victor Diop, font dialoguer leurs œuvres avec les archives du musée. Ce parcours s'inscrit dans la commémoration des 25 ans de la loi Taubira, lorsque, le 10 mai 2001, la France est devenue le premier pays au monde à reconnaître la traite atlantique et l'esclavage colonial comme crimes contre l'humanité.  Une exposition à voir jusqu'au 8 novembre 2026 au musée d'histoire de Nantes. À lire aussiÀ Nantes, un mât pour réconcilier les descendants d'esclaves et d'esclavagistes [3/3]

Franck Ferrand raconte...
BONUS : « Doctor Livingstone, I presume ? » : l'expédition de Stanley, à la recherche de l'explorateur disparu

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later May 5, 2026 1:57


En 1871, sur la rive orientale du lac Tanganyika, le journaliste américain Henry Morton Stanley espère retrouver un explorateur de légende, disparu depuis longtemps : David Livingstone.Partez à la découverte de l'incroyable périple d'Henry Morton Stanley, ce jeune journaliste chargé par son patron de retrouver à tout prix l'explorateur britannique David Livingstone, disparu depuis des années dans les contrées sauvages de l'Afrique orientale.

Franck Ferrand raconte...
« Doctor Livingstone, I presume ? » : l'expédition de Stanley, à la recherche de l'explorateur disparu

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later May 4, 2026 19:06


En 1871, sur la rive orientale du lac Tanganyika, le journaliste américain Henry Morton Stanley espère retrouver un explorateur de légende, disparu depuis longtemps : David Livingstone.Partez à la découverte de l'incroyable périple d'Henry Morton Stanley, ce jeune journaliste chargé par son patron de retrouver à tout prix l'explorateur britannique David Livingstone, disparu depuis des années dans les contrées sauvages de l'Afrique orientale.

Franck Ferrand raconte...
Lincoln en guerre

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later May 3, 2026 24:56


Icône politique de l'Amérique républicaine des années 1860, Abraham Lincoln aura passé le plus clair de son mandat à faire la guerre.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
Le réquisitoire du jour - Jean-Loup Bonnamy : "Les conditions des livreurs Uber Eats ou Deliveroo sont de l'esclavage. Et les personnes qui se font livrer font, de fait, appel à un esclave" - 01/05

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later May 1, 2026 1:17


Aujourd'hui, Bruno Poncet, cheminot, Sandrine Pégand, avocate, et Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.

Les Grandes Gueules
Le désaccord du jour - Barbara Lefebvre : "C'est de l'esclavage moderne. Ceux qui commandent sont complices. Le Parisien ou le Bordelais vote à gauche, mais pour son sushi, ça doit arriver vite" - 14/04

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 1:40


Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, enseignante, Abel Boyi, éducateur, et Antoine Diers, consultant auprès des entreprises, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Si loin si proche
À Lorient, berceau de la Compagnie des Indes

Si loin si proche

Play Episode Listen Later Apr 12, 2026 48:30


La cité portuaire bretonne porte en elle l'histoire de cette grande aventure du commerce du lointain, vers l'Asie, aux XVIIè et XVIIIè siècles. Une aventure commerciale, maritime, politique, coloniale et esclavagiste.  En 1664, quand l'intendant de Louis XIV, Jean-Baptiste Colbert décide de la création de la Compagnie des Indes orientales, la France arrive en retard dans la compétition commerciale à laquelle se livrent déjà les grandes puissances européennes du XVIIè siècle. Les Portugais qui ont franchi le Cap de Bonne Espérance en 1488 ont ouvert la voie des Indes par la mer et, dix ans plus tard, Vasco de Gama rejoint Calicut en 1498. Dans leur sillage, arrivent ensuite les vaisseaux britanniques ou néerlandais qui fonderont ensuite, au début du XVIIè siècle, de puissantes compagnies de commerce. Car eux aussi cherchaient à s'affranchir des voies terrestres sur les routes de la soie, afin d'établir des comptoirs et développer ce négoce, le « plus riche commerce du monde », disait-on. L'Orient, l'Asie, les Indes sont alors des terres qui fascinent, perçues comme des contrées lointaines d'abondance, de pierreries, d'étoffes ou d'épices. En France, la première Compagnie des Indes (il y en aura trois successives) sera donc royale et bénéficie de multiples privilèges : monopole du commerce avec l'Orient, droit de propriété des terres occupées, droit de justice souveraine, d'armer des bateaux de guerre ou droit d'esclavage, etc. Son siège sera établi à Lorient, en Bretagne, une ville qui va naître et se développer avec la Compagnie jusqu'à devenir la porte vers l'Orient, auquel elle doit d'ailleurs son nom. Aujourd'hui, face à la mer, sur le site magnifique de la Citadelle de Port-Louis, le musée de la Compagnie des Indes, ouvert en 1984, retrace cette histoire complexe, mais fondatrice. Dans ce musée truffé d'étoffes, de cartes anciennes, de maquettes de bateaux ou de porcelaines, on raconte donc les épopées maritimes à bord des gros navires de la Compagnie des Indes, les marchandises convoitées et l'économie Monde déjà très concurrentielle au XVIIè siècle. Mais derrière ces longs voyages aux parfums d'aventure et d'exotisme, se dessinent des logiques de compétition et de prédation telles que l'homme deviendra une marchandise comme les autres. Le système esclavagiste et plantationnaire, notamment dans les Mascareignes soit l'île de La Réunion, Rodrigues et Maurice, faisait, en effet, partie intégrante du fonctionnement de la Compagnie fondée par Colbert, par ailleurs à l'origine du Code noir. Lorient sera donc un port négrier, le premier de France même, pendant une courte période de monopole… Déployées sur tous les continents, les compagnies européennes de commerce vont semer les graines de la mondialisation, ouvrant la voie à une société de consommation où les produits sont fabriqués aux quatre coins du monde, à commencer par la Chine, aujourd'hui justement en guerre commerciale avec les États-Unis… Un reportage de Céline Develay-Mazurelle avec Laure Allary, initialement diffusé en mai 2025.   En savoir plus Sur la destination Lorient Bretagne Sud et préparer votre voyage Sur le musée de la Compagnie des Indes de Lorient Sur l'ouvrage de référence Les compagnies des Indes de Gérard Le Bouëdec et Philippe Haudrère, réédition augmentée, Rennes, Éditions Ouest-France-Edilarge, mai 2024 Sur Lorient, la compagnie des Indes et l'esclavage, un article de Jacques Chérel, 2018 Sur la Compagnie des Indes et l'île Bourbon- La Réunion, un article de Philippe Haudrère Sur les indiennes de traite, un article de Krystel Galdé, 2018 Sur Le café, plaisir au goût d'amertume, une exposition au musée de la Compagnie des Indes, 2022.

Le Cours de l'histoire
Esclavage en Méditerranée, nouveaux regards historiques

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later Apr 3, 2026 58:43


durée : 00:58:43 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Aux 17ᵉ et 18ᵉ siècles, des pirates et des corsaires, barbaresques et chrétiens, traversent la Méditerranée de part en part et réduisent les populations côtières en esclavage. Quelles sources nous permettent de retracer la vie quotidienne des personnes esclavisées en Méditerranée ? - réalisation : Delphine Keravec - invités : Djamila Chakour Historienne de l'art islamique; Mathieu Grenet Historien; M'hamed Oualdi Historien du Maghreb

ONU Info

À l'occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique, la jeune poète lauréate de Toronto, Shahaddah Jack, était aux Nations Unies pour porter un message fort de mémoire, mais aussi de réappropriation et d'espoir.Dans un entretien avec ONU Info, elle revient sur son poème Reclaiming Our Pen, un appel à écrire sa propre histoire.« Tout le monde a une responsabilité de réfléchir sur cette histoire… ce n'est pas seulement une histoire noire, c'est une histoire mondiale », affirme-t-elle.Mais au-delà de la douleur, elle insiste sur une dimension essentielle souvent oubliée : « notre histoire, c'est la beauté de notre communauté ». Une poésie qui fait aussi place à la joie, comme acte de résistance.Pour elle, transmettre cette parole est crucial : « Si tu ne partages pas ton histoire, quelqu'un d'autre va le faire ». Un enjeu fondamental pour que les générations futures puissent enfin documenter, comprendre et revendiquer leur héritage.(Interview : Shahaddah Jack, jeune poète lauréate de Toronto ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Appels sur l'actualité
VOS RÉACTIONS - ONU : vers des réparations pour la traite transatlantique ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 20:00


C'est un vote historique. L'Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution reconnaissant la traite transatlantique des esclaves comme le « plus grave crime contre l'humanité ». Que vous inspire cette initiative portée par le président ghanéen John Dramani Mahama ? Doit-elle ouvrir la voie à des réparations et des compensations ?  Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Revue de presse Afrique
À la Une: la traite des esclaves Africains, le plus grave crime contre l'humanité

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 4:04


« Un moment diplomatique majeur. (…) Pour l'Afrique, ce 25 mars 2026 est le point de départ d'une nouvelle exigence de vérité », s'exclame Afrik.com. « À l'initiative du Ghana et de plusieurs États africains, l'Assemblée générale des Nations unies a (donc) adopté hier une résolution proclamant la traite des esclaves africains comme le crime le plus grave contre l'humanité, relève le site panafricain. Ce vote vise à transformer la mémoire de l'esclavage en levier politique et juridique. Bien que non contraignante, cette reconnaissance ouvre la voie à de nouvelles revendications sur les réparations, la restitution des biens culturels et la lutte contre les discriminations héritées de cette histoire. (…) Le texte a été adopté à une large majorité de 123 voix pour, précise encore Afrik.com. Cependant, on observe une fracture persistante entre le Sud global et certaines puissances occidentales. Trois pays se sont opposés frontalement à la résolution : les États-Unis, Israël et l'Argentine. Parallèlement, 52 nations, dont les membres de l'Union européenne et le Royaume-Uni, ont choisi la voie de l'abstention ». Pour l'Occident : pas de réparation… En effet, précise Le Monde Afrique, « ces dernières années, les États membres de l'UE se sont globalement montrés réticents à la perspective des réparations. Seul le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, avait reconnu, en 2024, "l'entière responsabilité" de son pays dans les crimes coloniaux et affirmé qu'il devait "en payer le prix". Ces déclarations avaient immédiatement provoqué un tollé dans l'opposition portugaise, et le dossier n'a depuis plus été abordé dans le pays. En France, pointe le journal, la loi Taubira, adoptée en 2001, reconnaît la traite et l'esclavage comme un "crime contre l'humanité". Comme le Royaume-Uni et les Pays-Bas, Paris s'est excusée pour son implication passée dans la traite transatlantique, tout en rejetant la perspective de compensations financières. Quant à la Belgique, elle n'a jamais présenté d'excuses officielles pour l'esclavage ni pour les crimes commis pendant la colonisation ». Les États-Unis ont donc dit non à cette résolution. Il faut dire, précise encore Le Monde Afrique, « qu'au niveau fédéral, une proposition de loi visant à créer une commission chargée d'étudier les modalités possibles des réparations pour les Afro-Américains est bloquée au Congrès depuis 37 ans. L'ancien président Joe Biden avait esquissé un premier pas en 2021, déclarant qu'il soutenait une étude visant à déterminer si les descendants des personnes réduites en esclavage aux États-Unis devaient recevoir des réparations. Mais cette perspective est désormais très éloignée de la ligne dure assumée par le gouvernement de Donald Trump ». Le Pays au Burkina Faso s'interroge : « maintenant que l'ONU a franchi le pas, quelle sera la suite pour le continent africain en termes de réparations ? Les jours ou les mois à venir nous le diront. En attendant, on peut dire que c'est un ouf de soulagement pour les Africains qui sont nombreux à porter les stigmates de la traite transatlantique ».  Guinée : le décès en prison de Toumba Diakité À la Une également, la mort en prison à Conakry de Toumba Diakité… L'ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara purgeait une peine de dix ans de prison pour son rôle dans le massacre du 28 septembre 2009. Il devait être libéré l'année prochaine. Les médias guinéens, à l'instar de Ledjely, se contentent de publier le communiqué officiel qui précise que Toumba est décédé suite à des douleurs abdominales. La presse ouest-africaine est dubitative… Notamment WakatSéra à Ouagadougou : « qui avait peur que Toumba Diakité se retrouve en liberté ? En savait-il trop sur cette armée guinéenne dont les irruptions fréquentes sur la scène politique n'en font plus une "Grande Muette" ? » Des interrogations légitimes, renchérit Aujourd'hui, d'autant qu'un autre protagoniste dans l'affaire du 28-Septembre est lui aussi mort en prison en janvier dernier : le colonel Claude Pivi dit Coplan. « Deux morts en l'espace de deux mois, ça commence à sentir la boule puante et mortelle, s'exclame le quotidien ouagalais, et la vérité pourrait être au-delà des versions officielles ! »

Reportage International
Génocide contre la communauté yézidie: le procès

Reportage International

Play Episode Listen Later Mar 18, 2026 2:47


Le procès de Sabri Essid, jihadiste français présumé mort en Syrie, s'est ouvert à Paris ce lundi 16 mars pour génocide et crime contre l'humanité, commis contre la communauté yézidie. Un premier procès pour « génocide » qui ouvre la voie, en France, à la reconnaissance des crimes subis par cette petite communauté irakienne principalement rassemblée dans le nord-est du pays, et ce, douze ans après l'opération lancée par l'État islamique au Sinjar en août 2014. Des victimes irakiennes témoignent dans ce procès en France, mais en Irak, la communauté yézidie réclame toujours justice. En janvier, Bagdad a accueilli 5 704 prisonniers soupçonnés d'appartenance à l'État islamique et détenus jusqu'alors en Syrie. Les autorités se sont engagées à les juger. Mais entre méfiance et peur, la communauté yézidie doute que ce soit une réelle nouvelle occasion de voir ses bourreaux jugés pour les crimes qu'ils ont commis. Reportage auprès de la communauté yézidie en Irak. Au Kurdistan irakien, c'est dans un village à l'écart de la ville de Dohouk, que vit Weedad. En 2014, tous ses proches, son mari et trois de ses quatre enfants ont été tués par les combattants de l'État islamique au Sinjar. À 52 ans, elle peine à se déplacer, résultat des sévices que cette femme yézidie a subi au cours de sa captivité aux mains de Daech. « Mon fils et moi, on a essayé de s'enfuir trois fois, mais ils nous ont rattrapé. Ils m'ont tout fait subir. Ils m'ont électrocutée, mon dos souffre encore des séquelles des câbles électriques », dit-elle.  Réduite en esclavage pendant trois ans, elle a été vendue plus de vingt fois à différents combattants. « Ils faisaient commerce de nous. Sur Facebook, ils postaient l'âge, le nombre d'enfant qu'une femme avait, ils décrivaient sa beauté, son apparence, tout. Et quelqu'un arrivait pour la récupérer », explique-t-elle.  « Je veux les voir réduits en pièces devant nous » La violence qu'elle a subie la ronge. Quand elle a appris que 5 700 détenus soupçonnés d'appartenance à l'État islamique ont été transférés de Syrie en Irak pour être jugés, où ils risquent la peine de mort; cela n'a fait qu'alimenter sa colère. Car c'est un tout autre châtiment qu'elle attend. « La peur ne nous quitte jamais. Je veux que ceux qui ont commis ces crimes contre nous, devant nous, je veux les voir réduits en pièces devant nous. Je ne veux pas qu'ils soient juste exécutés simplement ».  « Les gens ont peur que justice ne soit jamais rendue » Pour être entourée, elle se rend régulièrement dans les bureaux de Yazda. Cette ONG internationale défend les droits de la communauté yézidie. En Irak, elle milite pour faire changer la législation. Car en 2019, les membres présumés de l'État islamique ont été jugés selon l'article 4 de la loi antiterroriste, et condamné à mort ou à perpétuité pour leur affiliation à l'organisation terroriste. « Si vous les poursuivez en vertu de l'article 4, vous ne montrez pas toute la réalité », explique Riadh Khairi, directeur de Yazda en Irak. « Mais s'il existe une loi condamnant le génocide, alors toute la vérité peut être faite. Ils n'ont pas été seulement les victimes du terrorisme. Les gens ont peur que justice ne soit jamais rendue, alors s'il n'y a pas de procès basés sur les véritables crimes commis, cette peur restera », ajoute-t-il.  À Bagdad, le centre national pour la coopération judiciaire internationale assure que les preuves du génocide seront incluses dans les actes d'accusation, même sans loi spécifique disponible. « Ils seront jugés pour leur affiliation à une organisation terroriste mais aussi pour les crimes qu'ils ont commis alors qu'ils étaient membres de l'État islamique », indique Ali Dhia, directeur adjoint du centre national pour la coopération judiciaire internationale. Les premiers procès de ces détenus ne devraient pas s'ouvrir avant au moins un an. Dix ans après la chute de l'État islamique en Irak. À lire aussi«Il fallait garder des traces, pour ancrer ce génocide des Yézidis dans l'histoire»

Franck Ferrand raconte...
Harriett Tubman, la rébellion d'une esclave

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 22:27


Jeune esclave du Maryland, Harriet Tubman s'enfuit pour rejoindre l'état abolitionniste de Pennsylvanie avant la guerre de Sécession. Elle emprunte un réseau d'évasion, l'Underground Railroad, dont elle deviendra une figure.Alors qu'elle n'est qu'une enfant, Harriett Tubman, surnommée Mint, subit les mauvais traitements de sa maîtresse dans une plantation du Maryland. Battue et maltraitée depuis son plus jeune âge, elle rêve de liberté et saisit sa chance lorsque la plantation est sur le point d'être vendue. À 22 ans, elle s'échappe et rejoint l'Underground Railroad, un réseau clandestin qui aide les esclaves à fuir vers le Nord abolitionniste et le Canada.Mais Harriet, comme elle se fait désormais appeler, ne s'arrête pas là. Courageuse et déterminée, elle retourne à de multiples reprises dans le Sud esclavagiste pour libérer sa famille et d'autres esclaves, bravant les dangers et la prime mise sur sa tête. Surnommée "Moïse" par les milieux abolitionnistes, elle mène avec succès jusqu'à 19 expéditions, libérant près de 70 personnes.Pendant la Guerre de Sécession, elle met ses compétences au service de l'armée de l'Union. Devenue espionne et guide, elle participe à des raids qui permettent de libérer des centaines d'esclaves.

Franck Ferrand raconte...
BONUS : Harriet Tubman, la rébellion d'une esclave

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 1:53


Harriet Tubman raconte une évasion massive d'esclaves pendant la guerre de Sécession. Avec humour et vivacité, elle décrit la fuite rocambolesque de ces hommes, femmes et enfants vers la liberté.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Couleurs tropicales
«Soeurs esclaves», le roman de Maurice Bandaman autour du travail de mémoire

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 48:30


Enseignant et homme politique ivoirien, Maurice Bandaman a fait paraitre en septembre 2025 aux éditions Présence africaine le roman Sœurs esclaves. Il répond aux questions de Claudy Siar, Laura Mbakop et Yasmine Bakayoko. Dans son roman, Maurice Bandaman évoque le travail de mémoire autour de la Route des Esclaves, les recherches ADN, les traditions culturelles africaines, les débats identitaires et les tensions dans les couples mixtes. Depuis 2020, il est l'Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Côte d'Ivoire auprès de la République Française et la Principauté de Monaco. Playlist du 24 février : Le choix musical de Maurice Bandaman John Williams - Dry your tears, Afrika Jacob Desvarieux & Georges Decimus - A Gorée Abdou Kamaté présente, par téléphone, le MASA (Marché des Arts du Spectacle Africain d'Abidjan) dont il est le directeur. La 14ème édition du MASA aura lieu du 11 au 18 avril sur le thème Arts du spectacle en Afrique, outil d'intégration économique et sociale. Cette année, les pays invités sont le Maroc et le Brésil. Awadi - Quand on refuse, on dit non Le choix musical de Maurice Bandaman John Coltrane - Love supreme Lucky Dube - Slave L'artiste tchadien Mawndoé présente, par téléphone, la 3ème édition du Festival au coeur de l'art qui aura lieu dans la capitale tchadienne du 4 au 10 mai avec le Burkina Faso comme pays mis à l'honneur. Depuis 2020, l'association Au Nom de l'Art a bâti un espace culturel vivant où l'art devient levier de développement économique et social. Mawndoe - Au nom de l'art Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Couleurs tropicales
«Soeurs esclaves», le roman de Maurice Bandaman autour du travail de mémoire

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 48:30


Enseignant et homme politique ivoirien, Maurice Bandaman a fait paraitre en septembre 2025 aux éditions Présence africaine le roman Sœurs esclaves. Il répond aux questions de Claudy Siar, Laura Mbakop et Yasmine Bakayoko. Dans son roman, Maurice Bandaman évoque le travail de mémoire autour de la Route des Esclaves, les recherches ADN, les traditions culturelles africaines, les débats identitaires et les tensions dans les couples mixtes. Depuis 2020, il est l'Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Côte d'Ivoire auprès de la République Française et la Principauté de Monaco. Playlist du 24 février : Le choix musical de Maurice Bandaman John Williams - Dry your tears, Afrika Jacob Desvarieux & Georges Decimus - A Gorée Abdou Kamaté présente, par téléphone, le MASA (Marché des Arts du Spectacle Africain d'Abidjan) dont il est le directeur. La 14ème édition du MASA aura lieu du 11 au 18 avril sur le thème Arts du spectacle en Afrique, outil d'intégration économique et sociale. Cette année, les pays invités sont le Maroc et le Brésil. Awadi - Quand on refuse, on dit non Le choix musical de Maurice Bandaman John Coltrane - Love supreme Lucky Dube - Slave L'artiste tchadien Mawndoé présente, par téléphone, la 3ème édition du Festival au coeur de l'art qui aura lieu dans la capitale tchadienne du 4 au 10 mai avec le Burkina Faso comme pays mis à l'honneur. Depuis 2020, l'association Au Nom de l'Art a bâti un espace culturel vivant où l'art devient levier de développement économique et social. Mawndoe - Au nom de l'art Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Autant en emporte l'histoire
« Depuis quand des humains sont-ils réduits en esclavage ? » - (L'intégrale)

Autant en emporte l'histoire

Play Episode Listen Later Feb 22, 2026 54:00


durée : 00:54:00 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Autant en emporte l'histoire
Depuis quand des humains sont-ils réduits en esclavage ? 2/5 : Grèce antique : une démocratie fondée sur l'esclavage ?

Autant en emporte l'histoire

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 10:41


durée : 00:10:41 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Les esclaves sont partout dans la poésie d'Homère, même les maîtres et les princesses savent que les hasards de la guerre et des naufrages en mer peuvent les amener à devenir eux-mêmes esclaves. Les Troyennes savent que si leur ville est prise, elles seront contraintes aux travaux serviles. - invités : Paulin Ismard - Paulin Ismard : Professeur d'histoire grecque à l'Université d'Aix-Marseille - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Autant en emporte l'histoire
Depuis quand des humains sont-ils réduits en esclavage ? 5/5 : La traite orientale : l'esclavage dans le monde arabo-musulman

Autant en emporte l'histoire

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 10:20


durée : 00:10:20 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie DUNCAN - L'esclavage tel qu'il est pratiqué par les sociétés musulmanes à partir du VIIe siècle existait déjà dans l'Arabie préislamique. Dès les premiers siècles de notre ère, des navigateurs arabes se sont aventurés vers les côtes africaines pour y commettre des razzias ou acheter des esclaves. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Autant en emporte l'histoire
Depuis quand des humains sont-ils réduits en esclavage ? 4/5 : L'esclavage dans l'Occident médiéval : une réalité méconnue

Autant en emporte l'histoire

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 11:09


durée : 00:11:09 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie DUNCAN - Longtemps on a cru que la chute de l'Empire romain d'occident au Ve siècle ap J.C, avait entraîné la fin de l'esclavage. En réalité, en Europe occidentale l'esclavage a bien continué d'exister et de prospérer, à côté du servage. et sans doute, jusqu'au XVIe siècle. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Autant en emporte l'histoire
Depuis quand des humains sont-ils réduits en esclavage ? 3/5 : Rome et l'Empire romain, des conquêtes de César à la révolte de Spartacus

Autant en emporte l'histoire

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 11:27


durée : 00:11:27 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie DUNCAN - Pendant plus de mille ans, la société romaine a été esclavagiste. A Rome comme en Grèce antique, l'esclave n'a aucun droit, aucune personnalité juridique, il ne peut rien posséder, ne peut pas se marier ni élever des enfants, il n'a pas de nom, juste un prénom. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Autant en emporte l'histoire
Depuis quand des humains sont-ils réduits en esclavage ? 1/5 : Babylone et l'Egypte : les origines de l'esclavage

Autant en emporte l'histoire

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 10:31


durée : 00:10:31 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Qu'est-ce qui fait qu'à des moments de l'histoire des individus ou des groupes ont éprouvé la nécessité et se sont sentis légitimes à s'emparer de leurs semblables pour les travestir en non-humains ? Comment les philosophies et les religions ont-elles pensé l'esclavage ? - invités : Paulin Ismard - Paulin Ismard : Professeur d'histoire grecque à l'Université d'Aix-Marseille - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.