Landlocked country in eastern central Africa
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Au sommaire : l'Ukraine, laboratoire mondial des drones militaires. Les industries de la défense du monde entier se bousculent pour signer des partenariats. Dans la Revue de presse, on s'interroge aussi sur la souveraineté numérique européenne, à l'heure où l'administration Trump force le géant de l'IA, Antropic, à suspendre l'accès à ses technologies en dehors des États-Unis. En France, les difficultés pour obtenir un titre de séjour Le Parlement européen a adopté, ce mercredi 17 juin 2026, un règlement ouvrant notamment la voie au renvoi de personnes déboutées de l'asile vers des centres situés hors des frontières de l'Union européenne. Ces « hubs de retour », déjà envisagés par le Danemark, l'Autriche ou l'Italie, au Rwanda, en Ouganda ou en Albanie sont un énième tour de vis dans la construction d'une Europe-forteresse, qui complique la vie des demandeurs d'asile, mais aussi celle d'étrangers installés légalement. En France, les délais de renouvellement des titres de séjour ont explosé ces derniers mois, plongeant des milliers de personnes dans l'illégalité et la précarité. Depuis janvier, il faut aussi réussir un nouvel examen civique pour espérer obtenir un titre de séjour longue durée. Reportage de Clémentine Moreau. En Ukraine, la guerre des drones attire les industriels européens Drones de surveillance, mini-drones, drones kamikazes… En Ukraine, dans l'air, en mer et sur terre, ces technologies sont devenues incontournables sur le champ de bataille. Dans leur guerre d'attrition, Kiev et Moscou misent massivement sur ces technologies, au point de dépasser en volume les anciens géants du secteur, américains, israéliens ou turcs. Inventifs, peu coûteux et adaptés aux réalités du front, les Ukrainiens ont construit une filière qui attire l'attention des industriels de la défense européens. Reportage d'Emmanuelle Chaze. La Revue de presse de Franceline Beretti - la course à l'intelligence artificielle et le débat sur la souveraineté numérique européenne - l'assassinat d'un artiste critique de Poutine en Pologne - la communication politique très musicale et surprenante de l'Élysée. En Italie, les contes se racontent au téléphone En Italie, les adultes lisent de moins en moins : seul un Italien sur trois termine un livre dans l'année. Mais chez les enfants, le goût de la lecture résiste, porté par des initiatives originales. À Pistoia, en Toscane, les fables et les contes des bibliothèques se racontent aussi… au téléphone. Explications de Cécile Debarge.
Au sommaire : l'Ukraine, laboratoire mondial des drones militaires. Les industries de la défense du monde entier se bousculent pour signer des partenariats. Dans la Revue de presse, on s'interroge aussi sur la souveraineté numérique européenne, à l'heure où l'administration Trump force le géant de l'IA, Antropic, à suspendre l'accès à ses technologies en dehors des États-Unis. En France, les difficultés pour obtenir un titre de séjour Le Parlement européen a adopté, ce mercredi 17 juin 2026, un règlement ouvrant notamment la voie au renvoi de personnes déboutées de l'asile vers des centres situés hors des frontières de l'Union européenne. Ces « hubs de retour », déjà envisagés par le Danemark, l'Autriche ou l'Italie, au Rwanda, en Ouganda ou en Albanie sont un énième tour de vis dans la construction d'une Europe-forteresse, qui complique la vie des demandeurs d'asile, mais aussi celle d'étrangers installés légalement. En France, les délais de renouvellement des titres de séjour ont explosé ces derniers mois, plongeant des milliers de personnes dans l'illégalité et la précarité. Depuis janvier, il faut aussi réussir un nouvel examen civique pour espérer obtenir un titre de séjour longue durée. Reportage de Clémentine Moreau. En Ukraine, la guerre des drones attire les industriels européens Drones de surveillance, mini-drones, drones kamikazes… En Ukraine, dans l'air, en mer et sur terre, ces technologies sont devenues incontournables sur le champ de bataille. Dans leur guerre d'attrition, Kiev et Moscou misent massivement sur ces technologies, au point de dépasser en volume les anciens géants du secteur, américains, israéliens ou turcs. Inventifs, peu coûteux et adaptés aux réalités du front, les Ukrainiens ont construit une filière qui attire l'attention des industriels de la défense européens. Reportage d'Emmanuelle Chaze. La Revue de presse de Franceline Beretti - la course à l'intelligence artificielle et le débat sur la souveraineté numérique européenne - l'assassinat d'un artiste critique de Poutine en Pologne - la communication politique très musicale et surprenante de l'Élysée. En Italie, les contes se racontent au téléphone En Italie, les adultes lisent de moins en moins : seul un Italien sur trois termine un livre dans l'année. Mais chez les enfants, le goût de la lecture résiste, porté par des initiatives originales. À Pistoia, en Toscane, les fables et les contes des bibliothèques se racontent aussi… au téléphone. Explications de Cécile Debarge.
Des milliers d'Albanais manifestent depuis dix jours contre un mégaprojet touristique associé à la famille Trump, dans une zone protégée du littoral. Également au programme : la criminalisation de l'aide aux migrants en Grèce, l'expansion européenne d'une enseigne chinoise de café, et le top départ du Mondial de foot en Norvège et au Portugal. Contre la bétonisation, la «révolution des flamants roses» C'est un mouvement local devenu national. Des milliers de manifestants, aux quatre coins du pays dénoncent le projet de complexe hôtelier de luxe financé notamment par Ivanka Trump et son mari Jared Kushner. Devenu le symbole d'une frénésie immobilière opaque, encouragée par l'État, ce projet menace la lagune de Narta, un écrin préservé de la Méditerranée, qui abrite des flamants roses, des phoques moines et des zones de ponte de tortues marines. Pour attirer un tourisme de luxe, des avantages fiscaux ont été accordés aux investisseurs étrangers. Opacité et soupçons de corruption entourent ces grands projets et demande le départ du Premier ministre, Edi Rama. À Tirana, reportage de Louis Seiller. En Grèce, aider les migrants peut mener au tribunal Le Pacte européen sur la migration et l'asile entre en vigueur demain, vendredi 12 juin 2026. Ce nouveau cadre juridique doit notamment renforcer le contrôle aux frontières extérieures de l'Union européenne. En Grèce, pays de première entrée pour de nombreux demandeurs d'asile, les lois se sont déjà durcies depuis plusieurs années. Les associations dénoncent une criminalisation croissante de l'aide aux migrants : poursuites pour trafic d'êtres humains, intimidations, pressions administratives ou financières. À Athènes, reportage d'Emmanuelle Steels. Dans la revue de presse européenne de Franceline Beretti : Défense européenne : le SCAF enterré Le plus grand projet de coopération industrielle militaire entre Européens tombe à l'eau. Après des années de tensions entre Dassault et Airbus, Français, Allemands et Espagnols actent l'échec du système de combat aérien du futur. La presse allemande accuse Dassault d'avoir voulu garder la main ; côté français, on pointe aussi les revirements de Berlin sur le cahier des charges. Italie : Roberto Vannacci bouscule l'extrême droite Ancien militaire devenu eurodéputé, Roberto Vannacci a quitté la Ligue de Matteo Salvini pour lancer son propre parti, Futur National. Crédité d'environ 4% dans les sondages, il attaque Giorgia Meloni sur sa droite. Café low cost : l'enseigne chinoise Cotti Coffee s'implante en Europe Après l'Espagne, le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France, Cotti Coffee ouvre en Belgique avec son modèle : café à bas prix, petites boutiques et commandes digitalisées. Mais derrière ces cafés à 1 euro, il y a un enjeu bien plus vaste : la Chine sécurise ses approvisionnements auprès de producteurs africains, notamment en Éthiopie, en Ouganda et au Rwanda. Spéciale Coupe du Monde, en Norvège et au Portugal Ce Mondial pourrait bien être la dernière chance de Cristiano Ronaldo de soulever enfin le trophée... À Lisbonne, reportage de Marie-Line Darcy. En Norvège, pour permettre aux supporters de suivre les matchs malgré le décalage horaire avec le continent américain, le pays assouplit temporairement sa législation très stricte sur l'alcool : les bars pourront servir à boire aux fans en pleine nuit.
Des milliers d'Albanais manifestent depuis dix jours contre un mégaprojet touristique associé à la famille Trump, dans une zone protégée du littoral. Également au programme : la criminalisation de l'aide aux migrants en Grèce, l'expansion européenne d'une enseigne chinoise de café, et le top départ du Mondial de foot en Norvège et au Portugal. Contre la bétonisation, la «révolution des flamants roses» C'est un mouvement local devenu national. Des milliers de manifestants, aux quatre coins du pays dénoncent le projet de complexe hôtelier de luxe financé notamment par Ivanka Trump et son mari Jared Kushner. Devenu le symbole d'une frénésie immobilière opaque, encouragée par l'État, ce projet menace la lagune de Narta, un écrin préservé de la Méditerranée, qui abrite des flamants roses, des phoques moines et des zones de ponte de tortues marines. Pour attirer un tourisme de luxe, des avantages fiscaux ont été accordés aux investisseurs étrangers. Opacité et soupçons de corruption entourent ces grands projets et demande le départ du Premier ministre, Edi Rama. À Tirana, reportage de Louis Seiller. En Grèce, aider les migrants peut mener au tribunal Le Pacte européen sur la migration et l'asile entre en vigueur demain, vendredi 12 juin 2026. Ce nouveau cadre juridique doit notamment renforcer le contrôle aux frontières extérieures de l'Union européenne. En Grèce, pays de première entrée pour de nombreux demandeurs d'asile, les lois se sont déjà durcies depuis plusieurs années. Les associations dénoncent une criminalisation croissante de l'aide aux migrants : poursuites pour trafic d'êtres humains, intimidations, pressions administratives ou financières. À Athènes, reportage d'Emmanuelle Steels. Dans la revue de presse européenne de Franceline Beretti : Défense européenne : le SCAF enterré Le plus grand projet de coopération industrielle militaire entre Européens tombe à l'eau. Après des années de tensions entre Dassault et Airbus, Français, Allemands et Espagnols actent l'échec du système de combat aérien du futur. La presse allemande accuse Dassault d'avoir voulu garder la main ; côté français, on pointe aussi les revirements de Berlin sur le cahier des charges. Italie : Roberto Vannacci bouscule l'extrême droite Ancien militaire devenu eurodéputé, Roberto Vannacci a quitté la Ligue de Matteo Salvini pour lancer son propre parti, Futur National. Crédité d'environ 4% dans les sondages, il attaque Giorgia Meloni sur sa droite. Café low cost : l'enseigne chinoise Cotti Coffee s'implante en Europe Après l'Espagne, le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France, Cotti Coffee ouvre en Belgique avec son modèle : café à bas prix, petites boutiques et commandes digitalisées. Mais derrière ces cafés à 1 euro, il y a un enjeu bien plus vaste : la Chine sécurise ses approvisionnements auprès de producteurs africains, notamment en Éthiopie, en Ouganda et au Rwanda. Spéciale Coupe du Monde, en Norvège et au Portugal Ce Mondial pourrait bien être la dernière chance de Cristiano Ronaldo de soulever enfin le trophée... À Lisbonne, reportage de Marie-Line Darcy. En Norvège, pour permettre aux supporters de suivre les matchs malgré le décalage horaire avec le continent américain, le pays assouplit temporairement sa législation très stricte sur l'alcool : les bars pourront servir à boire aux fans en pleine nuit.
durée : 00:38:53 - Questions du soir : le débat - par : Mattéo Caranta - Depuis le début de l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda, le 15 mai 2026, plus de 1000 cas suspects et 246 décès ont été enregistrés d'après un bilan de l'Africa CDC, Centre africain de contrôle et de prévention des maladies. L'OMS, de son côté, recense 49 décès. - réalisation : Stéphanie Villeneuve, Mathias Mégy, Diane de Vanssay, Antoine Ayral, Juliette Mouëllic, Léa Racine - invités : Stéphanie Tchiombiano Politiste, enseignante dans le département de science politique de l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne, spécialiste de la santé mondiale, Yves Levy professeur d'immunologie clinique à l'Université Paris-Créteil, directeur de l'institut de recherche vaccinal de l'INSERM, “envoyé spécial” du gouvernement français pour la coordination de la lutte contre Ebola en Afrique centrale en 2019, ancien président de l'INSERM (au moment de la première épidémie en Guinée en 2014-2015)., Guyguy Manangama épidémiologiste, directeur adjoint des opérations de Médecins sans frontières France. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La 17e épidémie d'Ebola sévit actuellement en République démocratique du Congo et en Ouganda voisin. Dans Le Point J, Frédérique Jacquérioz, médecin-adjointe au Centre des maladies virales émergentes des HUG, explique les raisons des retours cycliques d'un virus découvert il y a 50 ans. Journaliste: Jessica Vial Réalisation: Frédéric Zahnd >> Pour aller plus loin: - Olivier Dessibourg, '"Nous n'avons jamais eu une telle réaction mondiale" autour de l'épidémie d'Ebola, critique son codécouvreur', 25 mai 2026, sur RTSinfo.ch Nous écrire ou nous proposer des questions : +41 79 134 34 70 ou pointj@rts.ch
Le fabricant panafricain de motos électriques Spiro a annoncé une levée de fonds record de 215 millions de dollars. Déjà implantée dans sept pays africains, l'entreprise veut étendre son réseau de stations d'échange de batteries et renforcer ses capacités de production. Un modèle qui séduit de plus en plus de conducteurs, mais qui exige des investissements considérables. De notre envoyé spécial à Nairobi, « Ici, nous réalisons plusieurs types d'assemblages : les motos, les racks d'échange de batteries, les batteries elles-mêmes ainsi que les chargeurs », explique Japheth Ruttoh, directeur de l'usine Spiro de Nairobi. Sur la ligne de production, les ouvriers fixent les selles, montent les roues et assemblent les porte-bagages. L'objectif est d'augmenter rapidement les capacités industrielles de l'entreprise. « Avec cette ligne d'assemblage, nous pouvons produire 150 motos en un seul poste de travail de huit heures. Cela concerne une seule ligne de production. Si la demande augmente, nous pouvons accroître davantage notre capacité », assure-t-il. Le pari des batteries échangeables Et la demande est bien au rendez-vous. En Ouganda, près de 30 000 motos électriques ont été vendues en 2025. Comme plusieurs de ses concurrents, Spiro a compris qu'en Afrique, les conducteurs cherchent avant tout à maximiser leur temps sur la route. Pour éviter les longues périodes de recharge, l'entreprise a développé un réseau de stations d'échange de batteries. « Nous fonctionnons selon un modèle de location de batteries : nous restons propriétaires des batteries et les conducteurs paient uniquement pour les échanger lorsqu'elles sont déchargées. Dans les stations dédiées, ils remplacent en quelques minutes leur batterie vide par une batterie rechargée. Ce système leur évite d'avoir à financer l'achat ou le remplacement d'une batterie et ils peuvent simplement continuer à travailler et à gagner de l'argent », explique Raymond Kitunga, directeur de Spiro Kenya. Un marché prometteur mais très concurrentiel Présente au Kenya, au Togo, au Bénin, au Rwanda et en Ouganda, Spiro a déjà déployé plus de 2 500 stations d'échange de batteries. Une stratégie qui nécessite d'importants financements. En moins de deux ans, l'entreprise a levé au total 365 millions de dollars. « Au Kenya, nous avons conclu des partenariats avec plusieurs distributeurs de carburant qui disposent d'un réseau couvrant tout le pays. Nous travaillons aussi avec l'Église catholique, qui nous aide à disposer de davantage d'emplacements pour ouvrir nos stations d'échange. Plusieurs grandes compagnies pétrolières nous ont aidés à déployer ce réseau afin que les utilisateurs puissent facilement trouver un point d'échange », détaille Raymond Kitunga. Mais la concurrence s'intensifie. Des acteurs comme Roam, Ampersand ou ARC Ride se disputent désormais le marché kényan de la moto électrique. Ils sont aujourd'hui cinq principaux acteurs sur ce segment. Spiro conserve toutefois sa position dominante et mise sur un argument central : un coût d'utilisation inférieur à celui d'une moto à essence, malgré les ambitions affichées par le Kenya avec son projet de méga-raffinerie annoncé en partenariat avec Aliko Dangote.
La 17éme épidémie de maladie à virus Ebola a été déclarée en RDC le 15 mai. Cette flambée d'abord identifiée dans la province du Nord-Est, l'Ituri, frontalière de l'Ouganda et du Soudan du Sud, est causée par le virus de souche Bundibugyo, contre laquelle, à l'heure actuelle, on ne dispose d'aucun vaccin. Face à la situation, l'évolution rapide du bilan en termes de cas recensés, comme de décès, le N°1 de l'Organisation Mondiale de la Santé, Tedros Ghebreyesus estime que « l'Est de la RDC est confronté à un choc catastrophique entre maladie et conflit, l'épidémie d'Ebola dans la province de l'Ituri prenant de vitesse la riposte ». Où en est l'épidémie actuelle ? De quelle façon la nature de la souche présente complique-t-elle la riposte ? La sensibilisation des populations est-elle efficace et les moyens déployés à la hauteur du défi sanitaire ? La 17ème flambée de maladie à virus Ebola en République Démocratique du Congo a été officiellement déclarée le 15 mai 2026 par Kinshasa. La plupart des cas et décès, suspects et confirmés, sont localisés dans la province de l'Ituri, dans le nord-est du pays. Et à ce jour, trois autres régions congolaises sont tous touchées, tout comme de l'autre côté de la frontière, en Ouganda. À plusieurs titres, l'épidémie actuelle complique la riposte : retard dans l'alerte, configuration de la zone-épicentre de la flambée, insécurité, insuffisances sanitaires, zone enclavée et à la fois frontalière, activité minière et camps de déplacés impliquant une forte densité et des déplacements de population. Et puis, une toile de fond, un autre défi constaté lors de ces émergences : la peur et les croyances ancestrales comme la désinformation moderne, le lien à retisser entre médecine et usages traditionnels. C'est donc la 17ème fois que la population congolaise est confrontée à la maladie à virus Ebola. Mais, aujourd'hui, la souche en cause, Bundibungyo, vient encore compliquer la tâche des soignants et des scientifiques. Une souche plus rare, contre laquelle aucun vaccin n'a jusqu'à présent fait ses preuves, et si les derniers protocoles de prise en charge viennent d'être rendus publics par l'OMS, la progression du nombre de cas est impressionnante. Ce qui fait dire au patron de l'OMS que la situation est extrêmement grave, du fait des convergences catastrophiques entre épidémie et conflit. Avec : Pr Christophe Rapp, infectiologue à l'Hôpital Américain de Paris à Neuilly, en région parisienne. Président de la Société Française de médecine des voyages Dr Marie Roseline Belizaire, directrice des urgences et gestionnaire des incidents de l'épidémie à l'Organisation mondiale de la santé Patient Ligodi, journaliste de RFI, spécialiste de la région des Grands Lacs. Programmation musicale : ► Victoria Monet - On my mama ► Voyou, Tuerie – Hula hoop.
La 17éme épidémie de maladie à virus Ebola a été déclarée en RDC le 15 mai. Cette flambée d'abord identifiée dans la province du Nord-Est, l'Ituri, frontalière de l'Ouganda et du Soudan du Sud, est causée par le virus de souche Bundibugyo, contre laquelle, à l'heure actuelle, on ne dispose d'aucun vaccin. Face à la situation, l'évolution rapide du bilan en termes de cas recensés, comme de décès, le N°1 de l'Organisation Mondiale de la Santé, Tedros Ghebreyesus estime que « l'Est de la RDC est confronté à un choc catastrophique entre maladie et conflit, l'épidémie d'Ebola dans la province de l'Ituri prenant de vitesse la riposte ». Où en est l'épidémie actuelle ? De quelle façon la nature de la souche présente complique-t-elle la riposte ? La sensibilisation des populations est-elle efficace et les moyens déployés à la hauteur du défi sanitaire ? La 17ème flambée de maladie à virus Ebola en République Démocratique du Congo a été officiellement déclarée le 15 mai 2026 par Kinshasa. La plupart des cas et décès, suspects et confirmés, sont localisés dans la province de l'Ituri, dans le nord-est du pays. Et à ce jour, trois autres régions congolaises sont tous touchées, tout comme de l'autre côté de la frontière, en Ouganda. À plusieurs titres, l'épidémie actuelle complique la riposte : retard dans l'alerte, configuration de la zone-épicentre de la flambée, insécurité, insuffisances sanitaires, zone enclavée et à la fois frontalière, activité minière et camps de déplacés impliquant une forte densité et des déplacements de population. Et puis, une toile de fond, un autre défi constaté lors de ces émergences : la peur et les croyances ancestrales comme la désinformation moderne, le lien à retisser entre médecine et usages traditionnels. C'est donc la 17ème fois que la population congolaise est confrontée à la maladie à virus Ebola. Mais, aujourd'hui, la souche en cause, Bundibungyo, vient encore compliquer la tâche des soignants et des scientifiques. Une souche plus rare, contre laquelle aucun vaccin n'a jusqu'à présent fait ses preuves, et si les derniers protocoles de prise en charge viennent d'être rendus publics par l'OMS, la progression du nombre de cas est impressionnante. Ce qui fait dire au patron de l'OMS que la situation est extrêmement grave, du fait des convergences catastrophiques entre épidémie et conflit. Avec : Pr Christophe Rapp, infectiologue à l'Hôpital Américain de Paris à Neuilly, en région parisienne. Président de la Société Française de médecine des voyages Dr Marie Roseline Belizaire, directrice des urgences et gestionnaire des incidents de l'épidémie à l'Organisation mondiale de la santé Patient Ligodi, journaliste de RFI, spécialiste de la région des Grands Lacs. Programmation musicale : ► Victoria Monet - On my mama ► Voyou, Tuerie – Hula hoop.
Bientôt 15 jours que l'OMS, l'Organisation mondiale de la santé, a classé l'épidémie d'Ebola dans l'est de la RDC en « urgence de santé publique de portée internationale ». Depuis, le virus poursuit sa course meurtrière, avec plus de 200 morts. Avant-hier, rapporte Le Forum des As à Kinshasa, « le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, et le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, ont annoncé qu'environ 1 000 personnes présentant des symptômes compatibles avec Ebola étaient actuellement suivies, dont 101 cas confirmés, tandis que 3 600 cas contacts faisaient l'objet d'une surveillance rapprochée. (…) Les autorités congolaises reconnaissent que la bataille sera longue, pointe encore Le Forum des As. La riposte pourrait s'étendre sur trois à six mois, selon l'évolution de la courbe de contamination. (…) Pour Kinshasa, contenir rapidement la propagation du virus tout en rassurant les populations reste désormais le défi majeur des semaines à venir. » Défiance et colère… Et parmi les priorités, note encore le quotidien kinois : les enterrements sécurisés… En effet, relève Le Monde Afrique, « les enterrements sont à haut risque pour la propagation du virus Ebola. Le contact avec le corps des défunts est un des principaux modes de transmission de la maladie infectieuse. Depuis l'officialisation de l'épidémie, les autorités s'attellent donc à sécuriser ce rite. Mais les distanciations imposées aux proches des morts suscitent de la défiance. » Témoin, cette vidéo, transmise au Monde Afrique par une source humanitaire. Les faits se passent à Kyondo, dans la province du Nord-Kivu. On y voit « une foule en colère s'en prendre à des soignants vêtus de blouses bleues, de masques et de gants chirurgicaux, pour les empêcher de charger un cercueil dans leur véhicule. (…) Lors des dernières secondes de cette vidéo d'une minute, le couvercle du cercueil est arraché par un des membres de la foule. À l'intérieur de la bière, on distingue un sac mortuaire blanc dans lequel se trouve une des quelque 220 personnes probablement emportées par la nouvelle flambée épidémique. » « À Mongwalu, principal foyer de propagation situé dans l'Ituri, rapporte encore Le Monde Afrique, la tension fut telle, dimanche dernier, que les forces de l'ordre ont dû tirer en l'air pour disperser la foule. "Des jeunes fidèles catholiques ont assiégé l'hôpital pour tenter de récupérer le corps d'un pasteur populaire et d'organiser eux-mêmes son enterrement, ce qui n'est pas possible compte tenu de l'épidémie", relate un élu local. » Des patients en fuite… Toujours à Mongwalu, rapporte Afrik.com, « des tentes d'isolement construites avec l'appui de MSF, Médecins sans frontières, ont été incendiées le week-end dernier par un groupe non identifié. 18 patients suspectés ou atteints d'Ebola, selon le Dr Richard Lokudi, médecin directeur de l'hôpital, ont pris la fuite. Sept autres patients ont profité de la confusion pour s'échapper. Radio Okapi évoque pour sa part 13 malades toujours introuvables sur les 28 personnes que les tentes hébergeaient. (…) Cette fuite de patients constitue l'un des pires scénarios pour la riposte, soupire Afrik.com. Ebola se transmet par contact direct avec les fluides corporels d'une personne malade ou décédée. Si des patients symptomatiques rejoignent leurs familles, consultent dans des structures informelles ou se déplacent entre villages, la chaîne de transmission devient beaucoup plus difficile à reconstituer. » Stopper la propagation ! La crainte est maintenant que le virus franchisse des frontières… « L'Afrique mobilise près de 500 millions de dollars pour éviter une contagion régionale », pointe Le Journal de Kinshasa. C'est ce qu'annoncent l'Union africaine et les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, présents sur le continent. « Objectif : stopper la propagation et éviter que cette flambée d'Ebola ne devienne la deuxième plus grave depuis 2014. » Déjà en Ouganda, pays voisin, rapporte Jeune Afrique, « deux nouveaux cas confirmés ont été enregistrés. Cela porte à sept le nombre de malades d'Ebola – dont l'un est décédé – recensés dans le pays depuis le début de l'épidémie ». L'Ouganda qui a décidé de fermer temporairement ses frontières hier.
Extrêmement mortel et rapide, Ebola frappe la République démocratique du Congo (RDC) de plein fouet. Le virus est déjà suspecté d'avoir causé la mort de 220 personnes en RDC, selon l'Organisation mondiale de la santé, qui a activé son niveau d'alerte le plus élevé face à la propagation de la maladie. Selon l'agence sanitaire de l'Union africaine, dix pays africains risquent d'être touchés par le virus.Comment expliquer la rapide circulation du virus ? Que sait-on sur la nouvelle souche Bundibugyo à l'origine de l'épidémie ? Est-elle plus dangereuse ? Et quel est le risque de propagation du virus en Afrique centrale et au-delà ?Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Delphine Roucaute, journaliste chargée de la santé au service Planète du Monde, donne les clés pour tout comprendre de cette nouvelle souche. Morgane Le Cam, journaliste au service Afrique du Monde, nous raconte les difficultés sanitaires et logistiques que connaissent les pays concernés par l'épidémie.Un épisode d'Esther Michon. Réalisation : Thomas Zeng. Présentation et rédaction en chef : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extraits de deux reportages réalisés par Reuters en Ouganda et en République démocratique du Congo, les 18 et 19 mai 2026. Cet épisode a été publié le 28 mai 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Bientôt 15 jours que l'OMS, l'Organisation mondiale de la santé, a classé l'épidémie d'Ebola dans l'est de la RDC en « urgence de santé publique de portée internationale ». Depuis, le virus poursuit sa course meurtrière, avec plus de 200 morts. Avant-hier, rapporte Le Forum des As à Kinshasa, « le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, et le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, ont annoncé qu'environ 1 000 personnes présentant des symptômes compatibles avec Ebola étaient actuellement suivies, dont 101 cas confirmés, tandis que 3 600 cas contacts faisaient l'objet d'une surveillance rapprochée. (…) Les autorités congolaises reconnaissent que la bataille sera longue, pointe encore Le Forum des As. La riposte pourrait s'étendre sur trois à six mois, selon l'évolution de la courbe de contamination. (…) Pour Kinshasa, contenir rapidement la propagation du virus tout en rassurant les populations reste désormais le défi majeur des semaines à venir. » Défiance et colère… Et parmi les priorités, note encore le quotidien kinois : les enterrements sécurisés… En effet, relève Le Monde Afrique, « les enterrements sont à haut risque pour la propagation du virus Ebola. Le contact avec le corps des défunts est un des principaux modes de transmission de la maladie infectieuse. Depuis l'officialisation de l'épidémie, les autorités s'attellent donc à sécuriser ce rite. Mais les distanciations imposées aux proches des morts suscitent de la défiance. » Témoin, cette vidéo, transmise au Monde Afrique par une source humanitaire. Les faits se passent à Kyondo, dans la province du Nord-Kivu. On y voit « une foule en colère s'en prendre à des soignants vêtus de blouses bleues, de masques et de gants chirurgicaux, pour les empêcher de charger un cercueil dans leur véhicule. (…) Lors des dernières secondes de cette vidéo d'une minute, le couvercle du cercueil est arraché par un des membres de la foule. À l'intérieur de la bière, on distingue un sac mortuaire blanc dans lequel se trouve une des quelque 220 personnes probablement emportées par la nouvelle flambée épidémique. » « À Mongwalu, principal foyer de propagation situé dans l'Ituri, rapporte encore Le Monde Afrique, la tension fut telle, dimanche dernier, que les forces de l'ordre ont dû tirer en l'air pour disperser la foule. "Des jeunes fidèles catholiques ont assiégé l'hôpital pour tenter de récupérer le corps d'un pasteur populaire et d'organiser eux-mêmes son enterrement, ce qui n'est pas possible compte tenu de l'épidémie", relate un élu local. » Des patients en fuite… Toujours à Mongwalu, rapporte Afrik.com, « des tentes d'isolement construites avec l'appui de MSF, Médecins sans frontières, ont été incendiées le week-end dernier par un groupe non identifié. 18 patients suspectés ou atteints d'Ebola, selon le Dr Richard Lokudi, médecin directeur de l'hôpital, ont pris la fuite. Sept autres patients ont profité de la confusion pour s'échapper. Radio Okapi évoque pour sa part 13 malades toujours introuvables sur les 28 personnes que les tentes hébergeaient. (…) Cette fuite de patients constitue l'un des pires scénarios pour la riposte, soupire Afrik.com. Ebola se transmet par contact direct avec les fluides corporels d'une personne malade ou décédée. Si des patients symptomatiques rejoignent leurs familles, consultent dans des structures informelles ou se déplacent entre villages, la chaîne de transmission devient beaucoup plus difficile à reconstituer. » Stopper la propagation ! La crainte est maintenant que le virus franchisse des frontières… « L'Afrique mobilise près de 500 millions de dollars pour éviter une contagion régionale », pointe Le Journal de Kinshasa. C'est ce qu'annoncent l'Union africaine et les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, présents sur le continent. « Objectif : stopper la propagation et éviter que cette flambée d'Ebola ne devienne la deuxième plus grave depuis 2014. » Déjà en Ouganda, pays voisin, rapporte Jeune Afrique, « deux nouveaux cas confirmés ont été enregistrés. Cela porte à sept le nombre de malades d'Ebola – dont l'un est décédé – recensés dans le pays depuis le début de l'épidémie ». L'Ouganda qui a décidé de fermer temporairement ses frontières hier.
Au sommaire : Que sait-on de l'épidémie d'Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo et en Ouganda ? Pour quelles raisons inquiète-t-elle tant l'Organisation mondiale de la santé ? Après avoir déroulé le tapis rouge à Donald Trump et Vladimir Poutine à quelques jours d'intervalle, la Chine est plus que jamais au centre de la géopolitique internationale. Un joli coup pour l'Empire du Milieu qui profite des fragilités russes et américaines. Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : Jean-Marie Kassamba, directeur général de la chaîne télévisée Télé 50 en République démocratique du Congo Wuldath Mama, journaliste béninoise spécialiste des questions internationales Eric Topona, journaliste tchadien au sein de la rédaction Afrique francophone de la Deutsche Welle.
L'épidémie d'Ebola préoccupe la presse congolaise. Particulièrement les évènements survenus hier en Ituri, et que rapporte Le Potentiel qui fait état « de violences survenues dans un site de prise en charge de l'ONG Alima ». « Selon des sources sanitaires locales, explique le journal, les installations déployées par l'organisation humanitaire ont été incendiées par des individus en colère, forçant les autorités à placer le personnel médical sous protection militaire ». Que s'est-il passé exactement ? « D'après les premiers éléments recueillis, les membres de la famille d'un patient considéré comme suspect ont tenté de récupérer le corps contre l'avis du personnel soignant. Malgré les protocoles stricts imposés pour limiter la propagation du virus, poursuit Le Potentiel, la tension est rapidement montée sur le site, provoquant une situation de chaos. Au cours des affrontements, six patients ont réussi à prendre la fuite, parmi lesquels trois cas confirmés et trois cas suspects. » Une situation qui renforce l'inquiétude générale. « Les autorités sanitaires rappellent que la manipulation des dépouilles demeure l'un des principaux vecteurs de contamination lors des flambées d'Ebola, nous dit Le Potentiel. Dans plusieurs communautés touchées, ajoute le journal congolais, les résistances aux procédures d'enterrement sécurisé continuent de compliquer les efforts de riposte, alimentées par la méfiance envers les structures médicales et les rumeurs autour de la maladie. » À lire aussiEbola en RDC: un incident éclate au centre de soins de Rwampara, deux tentes mises à feu Insécurité La question de la sécurité, durant l'épidémie, préoccupe également Radio Okapi. « Les mesures de protection contre le virus Ebola peinent à être appliquées sur le terrain, explique la radio de l'ONU en RDC. Dans plusieurs véhicules de transport en commun, comme les bus ou sur les motos, l'entassement des passagers reste fréquent. Sur place, il s'observe un faible nombre de passagers portant des cache-nez et l'absence de dispositif de lavage des mains. » Par ailleurs, les chauffeurs parlent « de mesures prises sans tenir compte de la réalité de leur travail ». L'un d'eux explique ainsi qu'on « leur demande de transporter seulement quatre personnes », « sans aucune mesure d'accompagnement pour alléger les taxes » face au manque à gagner. Autre préoccupation, dont le Journal de Kinshasa se fait l'écho : « Les capacités d'accueil sont saturées en Ituri. À Mongbwalu, le manque de lit et de matériel freine la riposte contre Ebola. » « Les centres de prise en charge débordent et plusieurs malades restent confinés à domicile, augmentant le risque de contamination dans leur entourage », poursuit le Journal de Kinshasa. « Le centre de traitement Ebola promis pour renforcer la riposte n'a toujours pas ouvert ses portes. En attendant, les petites structures de santé locales, déjà affaiblies par des années de conflit, sont débordées face à l'arrivée continue de nouveaux cas ». À lire aussiEbola en RDC: une cargaison de matériel de MSF en route pour l'Ituri Prudence en Ouganda Face à l'épidémie qui frappe la RDC, l'Ouganda voisin prend des mesures. « L'Ouganda suspend les déplacements à sa frontière avec la RDC et interdit les rassemblements de masse pour endiguer la menace d'Ebola », titre Le Monitor. Le journal ougandais précise que « le gouvernement a suspendu les vols directs entre l'Ouganda et la RDC. Par ailleurs, le transport frontalier de passagers et les services de ferry public sur le fleuve Semuliki sont interrompus pour une durée de quatre semaines. Le ministère de la Santé a toutefois précisé que le transport de marchandises et de biens essentiels pourra se poursuivre sans interruption », ajoute Le Monitor. Des mesures ont également été prises sur le plan intérieur. « Des restrictions strictes sont appliquées dans les zones frontalières à haut risque. Le gouvernement a temporairement suspendu les marchés hebdomadaires dans les sous-comtés frontaliers, ainsi que les festivités culturelles qui attirent des foules importantes dans les districts situés le long de la frontière entre l'Ouganda et la RDC. » À lire aussiEbola: en Ouganda, l'état d'alerte et une vigilance renforcée après la confirmation de deux cas
Ebola, restrictions américaines, gestion de l'épidémie dans les zones sous contrôle de l'AFC/M23... Il y a moins de trois mois, la RDC et les États-Unis signaient un protocole d'accord de coopération sanitaire de 1,2 milliard de dollars sur cinq ans. Aujourd'hui, Washington classe l'Ituri en zone interdite, détourne des vols commerciaux et impose des restrictions d'entrée aux ressortissants congolais. L'épidémie d'Ebola Bundibugyo, déclarée urgence sanitaire mondiale le 17 mai, a atteint Goma et Butembo, des zones sous contrôle de l'AFC/M23 où l'aéroport de Goma est fermé et les frontières aussi. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, reconnaît que l'accord avec Washington n'a pas encore commencé à produire ses effets. RFI : Le 26 février 2026, la RDC et les États-Unis ont signé un protocole d'accord de coopération sanitaire sur cinq ans, d'un montant de 1,2 milliard de dollars. Concrètement, qu'est-ce que cet accord change aujourd'hui dans la réponse à l'épidémie d'Ebola en Ituri ? Patrick Muyaya : C'est un accord qui vient dans la suite de plusieurs autres accords que nous avons avec le gouvernement américain. Il prévoit, entre autres, l'extension des financements pour donner des réponses à des épidémies, comme celle que nous avons en cours. Mais c'est un accord qui doit commencer à produire ses effets. Nous n'y sommes pas encore et nous avons déjà la situation que nous connaissons actuellement. Cela dit, parallèlement, le gouvernement américain s'est déjà mobilisé auprès de certains partenaires pour apporter son appui à la riposte que nous organisons actuellement. Et nous pensons que dans les jours qui viennent, cet appui devrait s'accroître. Soyons concrets. Ce protocole prévoit explicitement la mise en place d'un système national intégré de surveillance et de réponse aux épidémies, avec un réseau de laboratoires capables de détecter et d'investiguer une épidémie dans un délai de sept jours. Concrètement, où en est-on avec ce système de surveillance promis dans l'accord ? Nous sommes dans un système de surveillance qui existe déjà. N'oubliez pas que nous avons des laboratoires. Par exemple, à Goma, nous avons deux laboratoires de référence, et d'autres dans plusieurs parties du pays. L'accord a été signé depuis le mois de février. Nous ne sommes qu'au mois de mai. On n'est peut-être pas encore entré dans la phase d'exécution qui permet de voir tout cela se mettre en place, mais je crois que l'urgence de cette épidémie pourra nous permettre, dans le cadre des discussions en cours avec les autorités américaines, de voir comment on peut aller plus rapidement. À lire aussiEbola en RDC: en Ituri, Bambu touchée par l'épidémie, l'OMS confirme une situation «bien plus vaste» Malgré ce protocole d'accord, l'administration américaine a classé l'Ituri au niveau quatre, interdit à ses ressortissants de s'y rendre et imposé des restrictions d'entrée aux détenteurs de passeports non américains ayant séjourné en RDC, en Ouganda et au Soudan du Sud. On a même cette illustration avec ce vol Air France, qui a été dérouté vers Montréal parce qu'un passager congolais avait été embarqué par erreur. Vous avez dit vous-même que le dialogue est engagé avec Washington. Où en sommes-nous aujourd'hui ? Le ministre de la Santé, encore hier, discutait avec les responsables américains à Kinshasa et ceux des Centers for Disease Control. Il faut considérer qu'il y a comme une forme de traumatisme que l'humanité a subi au moment de la pandémie de la Covid. Et je crois qu'aujourd'hui, tous les États du monde essaient de prendre le maximum de précautions, parce que la question de la santé devient, par exemple pour les Américains, une question de sécurité nationale. Nous le comprenons, mais en même temps, nous leur disons : écoutez, il y a la connaissance de la maladie qu'il faut avoir, parce qu'aujourd'hui, il ne faut pas confondre le mode de contamination du Covid, qui s'est fait essentiellement par aérosol, c'est-à-dire par la salive et par la respiration, avec la nature de la contamination d'Ebola, qui se passe par les contacts physiques. Concrètement, ces discussions n'ont rien donné ? Non, on ne peut pas dire que les discussions n'ont rien donné. La mesure a été prise il y a quelques jours et je vous dis que nous nous sommes pleinement déployés avec notre expertise et notre expérience pour essayer de contenir la transmission. Nous avons des discussions avec le gouvernement américain qui leur permettront de se rendre compte du fonctionnement de notre dispositif de riposte, d'avoir davantage d'éléments sur l'épidémie. Et je pense qu'à partir de ce moment-là, une évaluation pourra être faite. Parce que n'oubliez pas que pour nous, comme République démocratique du Congo, nous avons la Coupe du monde qui arrive. Nous avons une équipe qualifiée. Il serait bien pour nous de pouvoir nous y rendre pour que notre équipe puisse être pleinement soutenue. Et je pense que dans la discussion avec les autorités américaines, c'est une question qui sera sur la table. Justement, en parlant de votre équipe nationale. La RDC vient de se qualifier pour la Coupe du monde de football. Des milliers de supporters congolais voudront sans doute se rendre aux États-Unis pour soutenir les Léopards. Avec les restrictions américaines actuelles liées à Ebola, comment cela va-t-il se passer concrètement ? Concrètement, il faut d'abord considérer qu'il y a la problématique des visas pour ceux qui veulent partir de Kinshasa principalement. Mais n'oublions pas que nous avons de fortes communautés congolaises, à la fois aux États-Unis et au Canada. Ce sont aussi des bassins de supporters sur lesquels on peut compter. Mais nous, ici, l'idée, c'est de nous assurer que les Congolais de partout dans le monde, pour ceux qui le veulent et dans la mesure du possible, puissent se rendre aux États-Unis. Il est donc question pour nous de voir comment, d'ici le démarrage de la Coupe du monde et à partir de l'évolution de la riposte, nous pouvons faire une évaluation avec les autorités américaines pour voir comment cette mesure peut être levée. À lire aussiEbola: aux États-Unis, les voyageurs passés par la RDC, d'Ouganda et du Soudan du Sud forcés d'atterrir en Virginie Cela veut dire qu'à moins d'un mois, vous n'avez pas de réponse à donner aux Congolais sur cette question ? Mais non, ce n'est pas que nous n'avons pas de réponse à donner aux Congolais. Les Congolais qui sont aux États-Unis ou au Canada ne sont pas concernés par ces restrictions. Pour ceux qui sont sur le territoire congolais, ce sera tributaire des mesures prises par les Américains à partir des éléments d'information dont ils disposent. Mais nous, à partir des éléments de la riposte, nous sommes dans des discussions, y compris au niveau stratégique et politique. Je voudrais être optimiste : on pourra trouver une solution pour ceux qui voudront partir de Kinshasa pour assister à la Coupe du monde au mois de juin prochain. Restons dans la riposte. Washington a annoncé 23 millions de dollars en aide bilatérale d'urgence. Londres a versé un million de livres à l'OMS. Pretoria a contribué à hauteur de 2,5 millions de dollars au Fonds africain contre les épidémies. L'OMS dit avoir débloqué près de 4 millions de dollars depuis ses réserves internes. Lors de la conférence de presse du 20 mai, le ministre de la Santé Roger Kamba avait confirmé qu'un premier montant avait été décidé en Conseil des ministres. Mais le chiffre exact n'a pas été rendu public. Quel est ce montant ? Une chose est claire : pour cette épidémie, le premier qui s'est mobilisé, c'est le président de la République lui-même. Je rappelle que le cas index a été rapporté au ministère de la Santé le 5 mai. Les spécialistes disent généralement qu'il faut respecter une période dite sept-un-sept : sept jours pour identifier la souche, un jour pour faire la déclaration de l'épidémie, et sept autres jours pour mettre en place la riposte. Lorsque vous regardez, on a découvert le premier cas index le 5 mai, et au 15 mai, des prélèvements étaient déjà en mesure de confirmer la souche. Et le ministre de la Santé s'est rendu deux jours après en Ituri pour s'assurer de l'effectivité de la riposte. Nous accueillons favorablement tous les financements qui arrivent. Plus on a de moyens, plus on peut être efficace sur le terrain. Parce que nous avons, comme je l'ai dit tout à l'heure, l'expérience et l'expertise. Je pense qu'aucun autre pays n'a connu autant d'épidémies que nous. La question portait sur les chiffres. Combien le gouvernement congolais a-t-il débloqué ? Mon collègue de la Santé vous communiquera les premiers chiffres qui ont été décaissés et l'ensemble des apports qui ont été reçus. Mais le principe, pour nous, c'est la transparence. L'épidémie touche aussi des zones sous contrôle de l'AFC/M23. Le mouvement n'a pas rouvert l'aéroport de Goma malgré l'appel de Denis Mukwege, prix Nobel de la paix. Selon nos informations, l'AFC/M23 prépare sa propre task force de riposte, avec le Dr Freddy Kaniki au niveau politique et Benjamin Mbonimpa à la coordination technique. Comment le gouvernement congolais organise-t-il la réponse sanitaire dans des zones qu'il ne contrôle pas ? La première chose que je dois relever, c'est que les supplétifs du Rwanda, l'AFC/M23, n'ont aucune compétence en matière de gestion des épidémies. Premièrement. Deuxièmement, vous avez vu que le Rwanda s'est tout de suite empressé de fermer la frontière. Vous avez l'aéroport qui est fermé. Rappelez-vous qu'au 30 octobre, nous étions ici à Paris pour la conférence humanitaire. L'aéroport devait être ouvert pour des besoins humanitaires. Ça ne l'a pas encore été. Frontières fermées, aéroports fermés. Comment arrive-t-on à déployer la riposte ? Il est évident que l'attitude affichée par le Rwanda et le M23 démontre qu'ils ne sont pas en mesure, et ne seront jamais en mesure, d'apporter les réponses qu'il faut dans la mise en place de la riposte. Parce que lorsqu'il y a eu les événements de Goma en janvier 2025, nous recevions des données des différentes zones de santé dans la province du Nord-Kivu, et à la suite de cela, nos médecins qui étaient sur place ont été intimidés. Certains ont même été arrêtés. Aujourd'hui, il va se poser un problème clair de sécurité pour ceux qui sont responsables sur place. La meilleure manière, pour nous, de déployer la riposte et d'y envoyer, pourquoi pas, le ministre de la Santé et le Dr Muyembe, c'est que le Rwanda sorte de notre territoire. Lorsque cette population a besoin de soutien et de mesures de santé, la première chose qu'ils font, c'est fermer la frontière. Le Rwanda ne donne aucune attention ni à la sécurité sanitaire ni à la sécurité physique de la population. La meilleure solution serait qu'il quitte. Comme ça, nous serons en mesure de gérer l'épidémie et les soins de santé de nos populations. À lire aussiEbola en RDC: un incident éclate au centre de soins de Rwampara, deux tentes mises à feu Au-delà des postures politiques, techniquement, il y a des passerelles entre l'AFC/M23 et le gouvernement. Nous avons un médiateur et nous sommes en train de discuter de la question, y compris avec les médiateurs. Mais si le Rwanda décide de fermer la frontière, si les échantillons doivent être envoyés à Kinshasa pour davantage d'examens, si Kinshasa doit envoyer des équipes sur place, comment ces équipes arriveront-elles là-bas ? Frontières fermées, aéroports fermés. Mais il y a des passerelles entre vous et l'AFC/M23. On peut prendre l'exemple des épreuves du baccalauréat, qui se déroulent en même temps dans les zones sous contrôle AFC/M23 et dans les zones gouvernementales. Comment ce type de coopération fonctionne-t-il ? Il est clair que nous avons un système éducatif bien organisé. Il est hors de question de perturber davantage les parcours scolaires de nos enfants. Mais ici, nous sommes devant une urgence de santé publique qui requiert un renforcement des capacités sur place, et ce renforcement ne peut arriver que par voie aérienne. Avec un aéroport fermé, c'est compliqué. Je ne peux pas vous dire actuellement comment ça se passe, parce qu'il y a un risque d'exposer les personnels sanitaires qui sont sur place. Mais une chose est sûre : nous suivons la situation, que ce soit en Ituri, au Sud-Kivu ou au Nord-Kivu. On va terminer avec cette question. Dans ce contexte de guerre à l'est, d'épidémie d'Ebola déclarée urgence internationale, la plateforme au pouvoir maintient sa campagne pour une révision de la Constitution et un troisième mandat possible pour le président Félix Tshisekedi. Comment justifiez-vous cette priorité politique en ce moment ? Il faut faire la nuance entre ce qui relève de la politique et ce qui relève du gouvernement. Nous sommes un gouvernement redevable et transparent. Le Président a abordé ce sujet publiquement dans sa communication. Il a fixé le cadre. Il ne devrait pas y avoir de sujets tabous parce que les Congolais sont en droit de débattre de tout, y compris de la Constitution, pour autant que ces débats ne soient pas confisqués. C'est un débat qui doit se faire dans l'écoute. Si nous parlons de la qualification à la Coupe du monde, tous nos compatriotes de la diaspora veulent la double nationalité. Et pour y arriver, on doit passer par la Constitution. Il faut éviter de personnaliser ces débats parce qu'au bout de vingt ans depuis la promulgation de la Constitution, nous sommes en droit de nous interroger sur les mécanismes qui peuvent nous permettre d'assurer l'efficacité de l'État. Lorsque vous regardez les démembrements des provinces, en termes d'élus qui doivent en sortir dans l'esprit de la Constitution, on peut être dans les 8 à 10 000. C'est très lourd politiquement, y compris pour la prise en charge et la complexité de l'organisation des élections. Mais la priorité pour nous, c'est que nous puissions obtenir rapidement le départ des troupes rwandaises et de leurs supplétifs, qui maintiennent nos populations dans un état de terreur. Lorsque nous pourrons recouvrer notre intégrité territoriale, nous pourrons faire ces débats avec nos compatriotes de Goma et de Bukavu. Parce que si c'est un débat national, eux aussi ont le droit au chapitre. Ce que vous dites, c'est que le référendum, s'il a lieu, ne pourra avoir lieu qu'après le règlement de la question sécuritaire ? Le référendum est une élection. Une élection est précédée toujours par une identification et un enrôlement des électeurs. Et je pense que vous avez, dans votre question, répondu à la question. Donc vous n'organiserez pas ce référendum avant que la paix soit complètement rétablie ? Il est clair que le l'objectif de la paix, c'est l'objectif prioritaire.
C'est la presse américaine qui s'en fait l'écho : « Un vol d'Air France reliant Paris à Detroit a été dérouté mercredi vers le Canada, en raison des restrictions liées à Ebola », titre le Washington Post. « En raison de ces restrictions, le passager n'aurait pas dû embarquer », explique un porte-parole des douanes américaines. L'avion a été dérouté vers Montréal. Ce qu'Air France a confirmé, tout en assurant « qu'il n'y avait aucune urgence médicale à bord ». « Le passager a été examiné avant son retour à Paris, poursuit le Washington Post. L'agence canadienne de santé publique a déterminé que le passager était asymptomatique ». Et depuis hier, « de nouvelles restrictions de voyage sont imposées à tous les vols transportant des personnes ayant séjourné en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud, qui doivent désormais atterrir à l'aéroport de Dulles [l'aéroport international de Washington] », ajoute le quotidien américain. À Dulles, « les passagers sont conduits dans une zone de l'aéroport réservée au dépistage. Ils sont ensuite l'objet d'une prise de température sans contact, remplissent un questionnaire sur leurs antécédents de voyage et leurs symptômes, avant d'être examinés par un médecin afin de détecter tout signe de maladie. Les personnes ne présentant aucun symptôme poursuivent leur voyage jusqu'à leur destination finale. » À lire aussiEbola: aux États-Unis, les voyageurs passés par la RDC, d'Ouganda et du Soudan du Sud forcés d'atterrir en Virginie « Encore un » À la Une de la presse française, à présent, l'affaire Patrick Bruel, qui suscite de nombreux commentaires depuis plusieurs jours. C'est même la une du quotidien Libération, aujourd'hui. « Une trentaine de femmes accusent le chanteur de viols et d'agressions sexuelles », rappelle le journal, qui se propose de « se pencher sur les zones d'ombre d'une idole dans la tourmente ». Libération publie les témoignages de victimes présumées du chanteur et d'anciens membres de son entourage : « Tout le monde savait. » « On ne laissait jamais une femme seule avec lui. » Certes, « la justice doit faire son travail, et Bruel bénéficie, bien sûr, de la présomption d'innocence », concède Libération. Mais le quotidien français a son point de vue sur la question : « Encore un, note Hamdam Mostafavi, dans son éditorial. Un homme célèbre, tout-puissant, icône d'une génération, ou de plusieurs, bien classé dans le top des personnalités préférées des Français, incontournable du petit écran au grand écran, dans les salles de concert et de théâtre, tête d'affiche des grandes messes télévisées, et défenseur des causes nobles ». « Mais en France, assène encore Libération, les victimes de viol ont rarement la cote, on n'efface pas des millénaires de patriarcat en quelques décennies de féminisme. Au bout du compte, sur 277 000 viols ou tentatives par an, il n'y a que 7 % de plaintes, dont très peu aboutissent à un procès ». À lire aussiAccusations de viol et d'agressions sexuelles: la tournée de Patrick Bruel sous pression Manque de soldats Le journal Le Temps s'intéresse à la natalité à Taïwan. Et la question est loin d'être anodine, pour le quotidien suisse qui titre : « Peu de bébés, donc peu de soldats : l'avenir de Taïwan fragilisé par une natalité en chute libre ». Il faut dire que Taïwan, que la Chine revendique toujours comme l'une de ses provinces, affiche « l'un des taux de natalité les plus faibles du monde. Ce qui pousse le gouvernement à lancer de nouvelles mesures pour enrayer le déclin des naissances. » De nouvelles aides vont donc être mises en place pour relancer la natalité. Le gouvernement a donc annoncé « une nouvelle aide de 5 000 dollars taïwanais [presque 140 euros par mois] pour les jeunes âgés de 0 à 18 ans ». S'agit-il de créer de nouvelles générations de « bons petits soldats » pour faire face à la menace croissante de la Chine ? En tout cas, déplore un ancien militaire à la retraite, « cela fait des années que l'on manque de soldats. » C'est pourquoi « la durée du service militaire a déjà été portée de quatre mois à un an pour tous les hommes nés à partir de 2005 », rappelle Le Temps. Taïwan montre ses muscles, mais cela n'impressionne sans doute pas beaucoup le géant chinois. À lire aussiTaïwan ne reçoit plus d'armes des États-Unis, en cause, la guerre contre l'Iran, dit le Pentagone
L'épidémie d'Ebola préoccupe la presse congolaise. Particulièrement les évènements survenus hier en Ituri, et que rapporte Le Potentiel qui fait état « de violences survenues dans un site de prise en charge de l'ONG Alima ». « Selon des sources sanitaires locales, explique le journal, les installations déployées par l'organisation humanitaire ont été incendiées par des individus en colère, forçant les autorités à placer le personnel médical sous protection militaire ». Que s'est-il passé exactement ? « D'après les premiers éléments recueillis, les membres de la famille d'un patient considéré comme suspect ont tenté de récupérer le corps contre l'avis du personnel soignant. Malgré les protocoles stricts imposés pour limiter la propagation du virus, poursuit Le Potentiel, la tension est rapidement montée sur le site, provoquant une situation de chaos. Au cours des affrontements, six patients ont réussi à prendre la fuite, parmi lesquels trois cas confirmés et trois cas suspects. » Une situation qui renforce l'inquiétude générale. « Les autorités sanitaires rappellent que la manipulation des dépouilles demeure l'un des principaux vecteurs de contamination lors des flambées d'Ebola, nous dit Le Potentiel. Dans plusieurs communautés touchées, ajoute le journal congolais, les résistances aux procédures d'enterrement sécurisé continuent de compliquer les efforts de riposte, alimentées par la méfiance envers les structures médicales et les rumeurs autour de la maladie. » À lire aussiEbola en RDC: un incident éclate au centre de soins de Rwampara, deux tentes mises à feu Insécurité La question de la sécurité, durant l'épidémie, préoccupe également Radio Okapi. « Les mesures de protection contre le virus Ebola peinent à être appliquées sur le terrain, explique la radio de l'ONU en RDC. Dans plusieurs véhicules de transport en commun, comme les bus ou sur les motos, l'entassement des passagers reste fréquent. Sur place, il s'observe un faible nombre de passagers portant des cache-nez et l'absence de dispositif de lavage des mains. » Par ailleurs, les chauffeurs parlent « de mesures prises sans tenir compte de la réalité de leur travail ». L'un d'eux explique ainsi qu'on « leur demande de transporter seulement quatre personnes », « sans aucune mesure d'accompagnement pour alléger les taxes » face au manque à gagner. Autre préoccupation, dont le Journal de Kinshasa se fait l'écho : « Les capacités d'accueil sont saturées en Ituri. À Mongbwalu, le manque de lit et de matériel freine la riposte contre Ebola. » « Les centres de prise en charge débordent et plusieurs malades restent confinés à domicile, augmentant le risque de contamination dans leur entourage », poursuit le Journal de Kinshasa. « Le centre de traitement Ebola promis pour renforcer la riposte n'a toujours pas ouvert ses portes. En attendant, les petites structures de santé locales, déjà affaiblies par des années de conflit, sont débordées face à l'arrivée continue de nouveaux cas ». À lire aussiEbola en RDC: une cargaison de matériel de MSF en route pour l'Ituri Prudence en Ouganda Face à l'épidémie qui frappe la RDC, l'Ouganda voisin prend des mesures. « L'Ouganda suspend les déplacements à sa frontière avec la RDC et interdit les rassemblements de masse pour endiguer la menace d'Ebola », titre Le Monitor. Le journal ougandais précise que « le gouvernement a suspendu les vols directs entre l'Ouganda et la RDC. Par ailleurs, le transport frontalier de passagers et les services de ferry public sur le fleuve Semuliki sont interrompus pour une durée de quatre semaines. Le ministère de la Santé a toutefois précisé que le transport de marchandises et de biens essentiels pourra se poursuivre sans interruption », ajoute Le Monitor. Des mesures ont également été prises sur le plan intérieur. « Des restrictions strictes sont appliquées dans les zones frontalières à haut risque. Le gouvernement a temporairement suspendu les marchés hebdomadaires dans les sous-comtés frontaliers, ainsi que les festivités culturelles qui attirent des foules importantes dans les districts situés le long de la frontière entre l'Ouganda et la RDC. » À lire aussiEbola: en Ouganda, l'état d'alerte et une vigilance renforcée après la confirmation de deux cas
Un témoignage poignant à lire dans le Süddeutsche Zeitung, celui du docteur Barabak Kano qui lutte contre Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo. Ce médecin-chef de 40 ans, à la tête du Centre neuro-psychopathologique de Bunia, dans la province de l'Ituri, est dépassé par l'afflux des malades : « Les patients sont en proie à une panique totale, affirme-t-il. Ils savent qu'il n'existe ni vaccin ni traitement contre le virus Ebola de la souche Bundibugyo. Lorsque nous effectuons des prélèvements sanguins, nous devons les envoyer par avion au laboratoire de la capitale, Kinshasa. L'attente des résultats est interminable. Il n'y a pas de vols quotidiens entre Bunia et Kinshasa. Les patients sont terrifiés jusqu'à ce qu'ils aient leurs résultats. S'ils sont positifs, leur panique redouble. » Et le docteur Barabak Kano de poursuivre, toujours dans le Süddeutsche Zeitung : « La situation est catastrophique. Nous n'avons même plus de salles d'isolement. Nous manquons de tout : médicaments, combinaisons de protection, lits, matelas. Quand quelqu'un décède, les infirmières brûlent les matelas. Du coup, il y en a de moins en moins. Il y a deux jours, le ministre de la Santé de Kinshasa était ici avec une importante délégation. Le gouvernement met tout en œuvre pour endiguer l'épidémie. Les organisations humanitaires coordonnent également leurs efforts, mais elles ne sont pas encore sur le terrain. Nous sommes engagés dans une course contre la montre, conclut le médecin congolais. Il faut agir maintenant, immédiatement. Sinon, ce sera une catastrophe. » Un médecin américain contaminé Depuis l'annonce de la contamination d'un médecin américain, les médias d'outre-Atlantique se sont emparés du sujet… « Peter Stafford travaillait comme seul chirurgien dans un hôpital desservant une région reculée de la RDC, lorsqu'il a commencé à se sentir mal samedi, relate le Washington Post. L'Américain a eu de la fièvre et des nausées. Dimanche, son test s'est révélé positif au virus Ebola. Quelques jours plus tard, Stafford était évacué vers l'Allemagne pour y être soigné. (…) Son épouse Rebekah, également médecin, est confinée avec leurs quatre enfants au Congo, précise encore le Washington Post. Elle a été contaminée par une patiente en obstétrique-gynécologie, une femme enceinte à qui elle avait pratiqué une échographie et qui est décédée par la suite. » L'épidémie pourrait durer des mois… Le New York Times a fait les comptes : « Les autorités sanitaires font état de plus de 130 décès suspects et de 540 cas en RDC et en Ouganda, mais les experts estiment que ces chiffres pourraient être bien plus élevés et l'épidémie pourrait durer des mois. (…) La dernière épidémie dans cette région n'a été contenue qu'au bout de deux ans, a déclaré le docteur Anne Ancia, représentante de l'Organisation mondiale de la santé au Congo. » « L'épidémie d'Ebola en RDC inquiète par son ampleur et sa rapidité », renchérit pour sa part Le Temps à Genève. « L'épicentre de l'épidémie se situe en Ituri, une province minière du nord-est congolais où sont actifs de nombreux groupes armés et où le système de santé est défaillant. Des cas suspects et des décès ont aussi été enregistrés dans les provinces voisines du Nord et du Sud-Kivu, ainsi qu'en Ouganda. » Peu de progrès… En effet, pointe Libération à Paris, « cette résurgence du virus Ebola, pour laquelle il n'existe pour le moment pas de vaccin, inquiète d'autant plus qu'elle touche une région déjà fragilisée par les conflits armés et que les déplacements de populations y sont massifs. (…) Médecins sans frontières parle d'une situation "extrêmement préoccupante" (…). L'ONG avait été en première ligne il y a une dizaine d'années, rappelle Libération, quand Ebola avait causé la mort de plus de 11 000 personnes en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. À l'époque, Rony Brauman, ex-patron de MSF avait déclaré : "Les épidémies virales sont promises à un brillant avenir en raison du changement climatique, de l'exode rural et de l'accroissement démographique. Il faut donc multiplier les recherches, aussi bien en virologie que dans les sciences sociales en tirant les leçons d'Ebola". Il parlait aussi bien des enseignements à tirer localement qu'au niveau international – aides économiques, coopération. » Et Libération de conclure : « Il est à craindre que sur aucun de ces deux plans, des progrès aient été faits. »
Une épidémie d'Ebola frappe la République démocratique du Congo et, dans une moindre mesure, l'Ouganda. La maladie avait déjà touché la RDC en septembre dernier. À ce moment-là, il s'agissait d'une autre souche du virus qui avait affecté le pays durant trois mois. Y a-t-il plus d'épidémies qu'avant ? Comment expliquer la récurrence de celles-ci ? Éléments de réponse avec Alain Epelboin, médecin anthropologue, « retraité actif » du CNRS-MNHN-Musée de l'Homme. À lire aussiEbola en RDC: une étude d'experts de l'OMS et de l'Imperial College estime le nombre de cas deux à cinq fois supérieur aux chiffres connus à ce jour À lire aussiEbola en RDC: pourquoi le diagnostic a traîné durant un mois
Radio Foot ce mardi 16h10 T.U, rediffusion 21h10 T.U. À la Une : - La liste des 26 Brésiliens pour l'Amérique, et la fin du feuilleton ! ; - Jour J au Caire, où vient d'avoir lieu le tirage au sort de la CAN 2027. ; - Veille de finale de Ligue Europa à Istanbul, entre les favoris d'Aston Villa entrainés par Unai Emery, spécialiste de cette compétition, et les solides Allemands de Fribourg, coachés par Julian Schuster. - La liste des 26 Brésiliens pour l'Amérique, et la fin du feuilleton ! Neymar est convoqué ! Le talentueux N°10 fait son come-back avec la sélection auriverde. Retour salué par la clameur du Musée de Demain, à Rio, où l'annonce du groupe de Carlo Ancelotti a eu lieu au cœur d'un événement médiatique d'envergure. À 34 ans, le milieu offensif de Santos aux 128 sélections et 79 buts disputera un 4è Mondial. Son dernier match en Seleção remontait à octobre 2023. Un groupe où figurent les vétérans Casemiro et Danilo, le Parisien Marquinhos, le milieu des Magpies Bruno Guimarães, et les Madrilènes Endrick et Vinicius Jr. Thiago Silva, Joao Pedro et Andrey Santos ne seront pas du voyage. Eder Militão, Estevão et Rodrygo sont forfaits (blessés.). Dans son groupe C, le Brésil affrontera le Maroc, Haïti et l'Écosse. On en parle avec Éric Frosio en direct de Rio. - Jour J au Caire, où vient d'avoir lieu le tirage au sort de la CAN 2027 48 sélections réparties en 12 groupes. Des éliminatoires qui se dérouleront entre septembre 2026 et mars 2027. Quelques belles affiches à retenir, comme Maroc/Gabon (GA) Côte d'Ivoire/Ghana (GC) Burkina Faso/Bénin (GF), Cameroun/Comores (GG) ou encore Mali/Cap-Vert (GK). Les pays organisateurs Kenya, Ouganda et Tanzanie sont déjà qualifiés pour le tournoi. - Veille de finale de Ligue Europa à Istanbul, entre les favoris d'Aston Villa entrainés par Unai Emery, spécialiste de cette compétition, et les solides Allemands de Fribourg, coachés par Julian Schuster. Les 7ès de Bundesliga qui ont effectué une excellente phase de ligue. Pour débattre avec Olivier Pron : Ludovic Duchesne, Patrick Juillard et Bruno Constant. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin.
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Alors qu'une flambée épidemique d'Ebola se propage rapidement en République démocratique du Congo (RDC), les autorités sanitaires et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'efforcent d'interrompre la transmission d'une souche du virus pour laquelle il n'existe actuellement ni vaccin ni traitement homologué. Plus de 500 cas suspects, dont plus de 130 décès suspects, ont déjà été signalés, tandis qu'une trentaine de cas ont été confirmés à ce stade en RDC. Deux cas liés à l'épidémie ont également été détectés en Ouganda.Dans un entretien accordé à ONU Info, la Directrice des urgences à l'OMS Afrique, la Dre Marie Roseline Belizaire, revient sur les défis d'une riposte menée dans un contexte d'insécurité et de déplacements de population. Elle explique notamment ce que signifie le risque « d'urgence sanitaire internationale », tout en soulignant qu'« il ne faut pas paniquer », mais agir vite « de manière coordonnée et fondée sur la science ». L'entretien aborde également les gestes essentiels de protection, l'importance d'une réponse ancrée dans les communautés et une approche visant à rapprocher les soins des populations affectées, avec prise en charge médicale et psychosociale, y compris pour les familles.(Interview : Dre Marie Roseline Belizaire, Directrice des urgences à l'OMS Afrique; propos recueillis par Cristina Silveiro)
La République démocratique du Congo, touchée par une nouvelle épidémie d'Ebola, recense 246 cas suspects et 80 décès potentiellement liés à ce virus. L'OMS élève ce dimanche 17 mai son niveau d'alerte, il s'agit désormais d'une « urgence de santé publique de portée internationale ». Sylvain Blaize, docteur en virologie, responsable du Centre national de référence des fièvres hémorragiques virales (FHV), répond aux questions de RFI. RFI : Il s'agit d'une résurgence de la souche d'Ebola « Bundibugyo », une souche mal connue. Quelle est sa particularité ? Concernant son niveau de létalité, à quel point est-elle mortelle ? Sylvain Blaize : La souche « Bundibugyo » est une des espèces de virus Ebola pathogènes pour l'homme. C'est la seule qui a été découverte récemment, puisque la découverte de ce virus date de 2007. Il y a eu deux épidémies déjà recensées, notamment dans la même région en RDC, et à côté en Ouganda. La particularité, finalement, il n'y en a pas vraiment par rapport aux autres souches d'Ebola, si ce n'est que c'est peut-être la moins létale des souches pathogènes, puisqu'on a une létalité de 30 à 50 % sur les deux épidémies précédentes. L'Organisation mondiale de la santé élève ce dimanche son niveau d'alerte et considère qu'il s'agit d'une « urgence de santé publique de portée internationale ». Deux cas, dont un mort, ont aussi été confirmés en Ouganda alors que le Rwanda et la RDC fermaient temporairement leurs frontières. Le Soudan du Sud et le Kenya sont en alerte. Que doit-on faire concrètement ? Quels sont les gestes barrières à mettre en place ? La transmission se fait par contact pour ces virus. Donc, il faut évidemment éviter tout contact avec les malades. Il n'y a malheureusement pas de vaccin ni de traitement contre cette souche particulière de virus Ebola, contrairement à la souche Zaïre. Le seul moyen de contrer cette épidémie, c'est de limiter les contacts entre les malades et les personnes saines. La difficulté aujourd'hui, c'est qu'on est dans une zone de conflit, avec des interventions qui sont difficiles. Une zone où les gens se déplacent beaucoup, où il y a des mouvements de population. Le risque de dissémination est très élevé. Et la découverte tardive de cette épidémie à un moment où elle est déjà très disséminée, avec des cas en Ouganda aussi (...) des milliers de contacts potentiellement à surveiller. Il n'y a pas de vaccin pour l'heure, ni de traitement thérapeutique. Comment peut-on gérer une épidémie dans ce contexte ? Je vous le disais, le moyen de gérer cette épidémie, c'est de recenser tous les contacts, de les suivre, de les isoler dès qu'ils tombent malades, puisque la contagion se fait dès que les signes cliniques apparaissent. Au niveau des traitements, il n'y a pas de traitement spécifique, mais on a des traitements que l'on dit de support symptomatique, qui passent par aider l'organisme à passer le cap, la réhydratation, une espèce de prise en charge en soins intensifs. Mais évidemment, dans la région où sévit le virus, c'est difficile à mettre en place. Donc, principalement limiter les contacts entre les malades et les personnes saines. La 17ᵉ épidémie d'Ebola que connaît la République démocratique du Congo. Vous qui avez travaillé sur l'épidémie en Guinée en 2014, quelles leçons peuvent être tirées de ces précédentes épidémies ? Les leçons qu'on peut tirer, c'est qu'effectivement, la première chose à faire pour limiter l'ampleur de ces épidémies, c'est de les détecter le plus vite possible. On l'a vu en Guinée – le problème, c'est qu'on est un peu dans la même situation – le virus avait été détecté très tardivement. Au moment où on l'avait détecté à l'époque en Guinée, il s'était déjà disséminé à Conakry, au Liberia. Si on découvre rapidement le virus, on peut rapidement contrôler sa dissémination, surtout dans ces régions assez reculées. Par contre, si on le détecte tardivement, quand les gens ont déjà bougé et le virus est déjà présent dans différentes localités, c'est beaucoup plus compliqué. La première chose, c'est de renforcer les méthodes et les moyens de diagnostic sur place et la surveillance dans ces régions isolées. L'épidémie a franchi un nouveau seuil le 14 mai avec la mort en Ouganda d'un Congolais de 59 ans de retour de l'Ituri. Cela pose la question de la gestion des enterrements, par exemple, des contacts des corps avec les familles. Comment cela peut-il s'organiser ? En cas d'épidémie, ce que font les équipes en place, c'est de prendre en charge les enterrements puisqu'on sait que les enterrements sont des moments de grande contagiosité puisque les corps sont très contagieux. Les gens qui assistent aux obsèques ont l'habitude de toucher les corps. Il y a des rites qui sont associés et qui favorisent la transmission. Cela passe par des enterrements que l'on dit « sécurisés », où les gens n'ont plus accès au corps. Ce qui pose des problèmes sociaux, puisque ces traditions sont importantes pour les populations qui sont touchées. Mais il faut vraiment limiter le contact entre les corps et faire des enterrements sécurisés, c'est quelque chose de très important pour la lutte. Le foyer d'infection s'est déclaré à Mongwalu, à environ 80 kilomètres de la capitale de la province de l'Ituri. Une zone difficile d'accès pour les équipes médicales. Quels sont, à ce stade de l'épidémie, les besoins les plus importants pour les médecins sur place ? Les besoins les plus urgents, c'est de mettre en place des centres de traitement et des centres de diagnostic pour pouvoir recenser les contacts et les malades le plus rapidement possible, ainsi que pour les équipes sur place, suivre les contacts et les recenser. C'est un gros travail d'épidémiologie qui doit se faire rapidement. Et puis mettre en place des centres de traitement temporaire, comme on l'a vu en Afrique de l'Ouest à l'époque, pour pouvoir prendre en charge les malades. Il y a 33 150 cas suspects. Cela fait beaucoup de personnes à prendre en charge et il n'y a pas les moyens sur place. Il faut renforcer les structures de santé très rapidement. Comment protège-t-on les équipes sanitaires sur place ? On les protège avec des équipements de protection individuelle, qui visent à empêcher tout contact entre les muqueuses, la peau des soignants et les fluides biologiques des malades. Cela passe par des blouses étanches, par des lunettes étanches, par des masques chirurgicaux et FFP2 qui sont plus efficaces que des masques chirurgicaux. Une tenue où il n'y a aucun centimètre carré de peau à l'air libre. C'est difficile d'entrer dans ces tenues, puisque sur place il fait chaud. Quand on est dans ces tenues, on peut être en situation au maximum trois quarts d'heure. Après, ce n'est plus possible, la personne risque d'avoir un malaise à cause de la déshydratation et de la chaleur. C'est très compliqué pour les soignants d'intervenir avec ces tenues. À lire aussiRDC: l'épidémie d'Ebola est désormais une urgence sanitaire «de portée internationale», selon l'OMS
Une nouvelle épidémie d'Ebola déclarée en République démocratique du Congo, dans la province de l'Ituri, ainsi que dans deux pays voisins, l'Ouganda et le Soudan du Sud. L'information a été confirmée par l'OMS et l'agence sanitaire de l'Union africaine, Africa CDC. Plusieurs dizaines de cas ont déjà été recensés et de nombreux décès enregistrés. La RDC reste le foyer principal de cette épidémie, et une nouvelle souche de contamination y a été découverte. Cette dernière, explique le Dr Jean Kaseya, épidémiologiste et directeur général du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), ne dispose pour le moment ni de vaccin, ni de traitement. RFI : Le 5 mai 2026, l'Organisation mondiale de la santé a reçu un signal de cas suspects et a envoyé une équipe sur le terrain. Les premiers échantillons testés à Mungbwalu étaient négatifs. Ce n'est que le 15 mai que l'Institut national de recherche biomédicale a confirmé les cas positifs. Deux jours se sont écoulés. Ce délai a-t-il aggravé la situation ? Dr Jean Kaseya : On peut dire que tout délai dans une flambée d'Ebola est préoccupant, mais que les premiers échantillons négatifs ne suffisent pas à exclure une flambée. Cela peut dépendre du moment du prélèvement, de la qualité de l'échantillon, du choix des cas testés, du transport ou de la dynamique de transmission. Nous devons examiner la chronologie complète avant de conclure que ce délai a aggravé la situation. Ce que nous savons, c'est qu'Ebola exige une réponse immédiate dès le signal et cela signifie l'investigation, l'isolement, la recherche des contacts, le contrôle des infections et la communication communautaire. Voilà pourquoi Africa CDC travaille avec les gouvernements à accélérer la confirmation, à renforcer les laboratoires, à reconstituer les chaînes de transmission et à réduire tout nouveau délai opérationnel. Le patient zéro a-t-il été identifié ? Le patient zéro n'a pas été publiquement confirmé. À ce stade, les enquêtes épidémiologiques sont en cours pour établir la chronologie des premiers cas, les expositions possibles, les événements communautaires, les soins reçus. Vous savez, les funérailles et les déplacements sont aussi d'autres facteurs. Les informations venant de la communauté sont importantes et doivent être écoutées. Nos équipes travaillent avec le gouvernement et d'autres partenaires pour que nous puissions vérifier scientifiquement avant de parler du patient zéro. On parle de la RDC, mais d'autres pays seront également impactés, l'Ouganda et le Soudan du Sud notamment. Vous confirmez ? Effectivement, la situation est confirmée en Ouganda. On parle de la même souche qui vient d'être confirmée en RDC. Il s'agit de la souche « Bundibugyo » et on parle de cas importés en Ouganda venant de la RDC, dont une personne est déjà morte. Actuellement, nous sommes en train de travailler sur la détection rapide pour renforcer la surveillance. On est en train de rechercher les contacts, de faire de la prévention et le contrôle des infections. Nous avons aussi la communication avec les communautés, bien sûr, les enterrements sûrs et dignes au niveau du Soudan du Sud. Nous activons la pression maximale en termes de prévention et surtout de détection accélérée s'il y avait un cas. Pour revenir à la RDC, c'est la 17e épidémie que connaît le pays depuis 1976. Mais cette fois, ce n'est pas la souche Zaïre. Le séquençage est en cours. Vous avez évoqué tout à l'heure le nom de la nouvelle souche. Pouvez-vous nous rappeler de quelle souche il s'agit ? Généralement, nous parlons des trois souches. Il y en a une vingtaine, mais généralement on parle de trois souches pour Ebola : la souche « Zaïre », que l'on connaît, la souche « Soudan », et la souche « Bundibugyo ». C'est de celle-là dont on parle. Cette souche n'a pour le moment aucun vaccin disponible, aucun médicament disponible. Nous avons des vaccins candidats, des médicaments candidats sur lesquels nous sommes en train de travailler. Aujourd'hui (vendredi 15 mai, NDLR), mon équipe a eu une réunion avec tous les partenaires et les industriels pharmaceutiques qui ont des produits sur lesquels on fait des études, et donc nous saurons vous informer un peu plus dans les prochains jours. Dernière question, quelle est votre plus grande crainte dans les prochaines 72 heures ? La crainte des chaînes de transmission invisibles, des contacts qui ne sont pas listés, des personnes exposées qui se déplacent vers Bunia, vers l'Ouganda, vers le Soudan du Sud, des soignants qui sont exposés sans protection suffisante et surtout des décès communautaires sans enterrements. Les prochaines 72 heures doivent servir à passer d'un signal inquiétant à une réponse structurée, où nous allons lister les contacts. On va prendre des soins sécurisés, on va renforcer les laboratoires et on va avoir des communautés informées. À ce moment-là, je peux commencer à dire que nous pourrions contrôler cette épidémie dans les semaines qui viennent. À lire aussiRDC: nouvelle épidémie d'Ebola en cours en Ituri, la société civile appelle à éviter le pire
Cette épidémie est « la 17e depuis 1976 », rappelle Jeune Afrique, qui glisse au passage que cette fièvre hémorragique a fait 15 000 morts en cinquante ans sur le continent. Actualite.cd a, comme RFI, interrogé le directeur général d'Africa CDC. « Nous sommes encore dans une phase active de l'épidémie », déclare le Dr Jean Kaseya dans les colonnes du site. « Cette souche n'a pas de médicaments, pas de vaccins », prévient-il, ajoutant débloquer deux millions de dollars pour « appuyer la réponse ». La presse ougandaise aussi revient sur cette épidémie, puisqu'on recense 1 décès lié à la maladie dans le pays. Un « Congolais de 59 ans, admis lundi dans un hôpital de Kampala », nous dit le Monitor. « L'Ouganda a activé ses systèmes nationaux d'intervention d'urgence », rapporte pour sa part le site New Vision, et « déployé des équipes de dépistage, de surveillance et d'intervention rapide aux points d'entrée frontaliers ». Le cessez-le-feu entre le Liban et Israël prolongé de 45 jours Les négociations directes entre responsables libanais et israéliens se sont achevées à Washington. À Beyrouth, L'Orient-Le-Jour raille des discussions qui ont « donné lieu à un dialogue de sourds ». « Tout au plus a-t-on pu espérer une prolongation de l'actuel, et fort meurtrier, simulacre de trêve », grince le quotidien, qui dénonce « un médiateur américain à l'impartialité plus que contestable ». Le journal appelle le gouvernement libanais à détailler un programme pour l'avenir. « L'objectif de désarmement du Hezbollah ne peut plus continuer d'être matière à seules déclarations et décisions gouvernementales », souffle L'Orient le Jour dans un édito. La presse revient aussi sur la situation dans le Sud du Liban, où Israël poursuit ses opérations militaires. « Nous resterons jusqu'à la mort », racontent des habitants au journal belge Le Soir. « Plus aucune trace de vie n'est visible », décrit la correspondante du quotidien. « Nabatiyeh, bastion du mouvement chiite Hezbollah, ressemble à une ville fantôme. » À Paris, Le Monde raconte comment « le tabou de la normalisation des relations avec Israël se fissure » au Liban. Le sujet, nous dit le quotidien, est porté par une « minorité très vocale, composée notamment de figures de la communauté chrétienne ». Y a-t-il un enthousiasme chrétien pour Israël ? « Pas spécialement, même pas du tout », répond un cadre du parti chrétien Forces libanaises au journal. « Aujourd'hui, 80 % des Libanais sont favorables à la paix, sauf le Hezbollah », veut croire un autre politicien. À lire aussiRDC: nouvelle épidémie d'Ebola en cours en Ituri, la société civile appelle à éviter le pire Le concours de l'Eurovision au cœur d'une polémique La presse européenne se passionne pour le concours de chant, dont la finale a lieu ce samedi. « La Finlande domine les pronostics », veut croire Le Temps en Suisse, qui loue le couple finlandais en lice pour remporter le concours. « Pete Parkkonen fait le beau ténébreux à sa fenêtre, Linda Lampenius, violoniste au demeurant fameuse, joue de l'archet en restant imperturbable », s'exclame le quotidien. À Madrid, où le concours est boycotté suite à la participation d'Israël, El Mundo parle de « l'édition la plus tumultueuse » de ces dernières décennies. « L'Eurovision ne cherche pas seulement une chanson gagnante ; elle risque sa survie même en tant que marque neutre », écrit le journal, qui s'inquiète de la possible victoire d'Israël. L'absence de l'Espagne, l'un des plus importants contributeurs de l'évènement, compromet « la viabilité financière des éditions futures », nous dit le journal. À lire aussiEurovision, paillettes, polémique et boycott Royaume-Uni : semaine très difficile pour Keir Starmer Le Premier ministre britannique est acculé après les mauvais résultats électoraux du parti travailliste, et même menacé à la tête de l'exécutif. Le Sunday Times est sans concessions : le journal de centre droit s'inquiète que la Grande Bretagne devienne une « risée mondiale », et en veut pour preuve les moqueries de la presse italienne. « Quand les Italiens se moquent de vous pour votre instabilité démocratique, c'est qu'il y a un problème », tacle l'hebdomadaire. « Presque systématiquement, Starmer a fait des promesses alléchantes, mais ses politiques ont pris l'effet inverse. » À Londres, le Guardian l'assure : le maire de Manchester, Andy Burnham, « fera tout pour devenir Premier ministre » d'ici le congrès du Parti travailliste à l'automne prochain. À lire aussiRoyaume-Uni: démission de Wes Streeting, ministre de la Santé et potentiel rival de Keir Starmer La Reine maori à Londres Nga wai hono i te po, la Reine maori de Nouvelle-Zélande a serré pour la première fois la main du roi Charles III d'Angleterre depuis son accession au trône, cette semaine au Palais de Buckingham. Et pour l'occasion, The Spinoff, à Auckland, s'amuse : la Reine maori « arrive à Londres alors que les tribus britanniques continuent de se disputer Downing Street ». « Peut-être pourrait-elle leur concocter un traité ? », renchérit le site d'information, référence au Traité de Waitangi, signé en 1840, acte fondateur de la nation néo-zélandaise, longtemps source de conflits entre les populations maories et le colonisateur britannique. Aliko Dangote s'exprime dans Le Monde Sa parole est aussi rare que sa fortune est conséquente. Le milliardaire nigérian a accordé une interview au journal français, dans les tous derniers instants du sommet Africa Forward à Nairobi. « Ma raffinerie ne sauve pas seulement l'Afrique, elle sauve aussi l'Europe », se félicite l'homme aux 32 milliards de dollars, référence à sa méga-raffinerie de Lekki dont une partie du pétrole raffiné a été exportée vers ses voisins africains. L'homme le plus riche d'Afrique confirme par ailleurs sa volonté de construire une nouvelle raffinerie, mais n'a pas encore décidé de son implantation. « Elle pourrait être au Kenya », glisse-t-il. Aiko Dangote en profite aussi pour saluer les « réformes économiques » du président nigérian Bola Tinubu, qui « ont radicalement changé la donne », selon lui. À lire aussiNigeria: la raffinerie Dangote répond, en Afrique, aux conséquences pétrolières de la guerre au Moyen-Orient Découverte archéologique surprenante en Égypte Le New York Times rapporte l'exhumation d'une momie vieille de 2 000 ans, enveloppée avec des fragments de papyrus sur lesquels sont inscrits des passages de L'Iliade d'Homère. C'est à une équipe de l'université de Barcelone que l'on doit cette découverte. Comment un poème grec vieux de 2 800 ans, qui raconte les forces déployées par Troie pour libérer Hélène, s'est-il retrouvé dans une tombe égyptienne ? À ce stade, nous raconte le New York Times, les archéologues pensent que L'Iliade « servait peut-être de sésame pour une vie après la mort plus paisible ».
246 cas suspects, trois zones de santé touchées en Ituri, un cas confirmé en Ouganda, deux millions de dollars débloqués en urgence. La nouvelle épidémie d'Ebola en RDC inquiète. Jean Kaseya, directeur général d'Africa CDC, répond en exclusivité à ACTUALITE.CD.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:05 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Alors que les travaux EACOP, le plus grand oleoduc chauffé au monde, se poursuivent en Ouganda et en Tanzanie, les militants qui s'opposent au projet pétrolier de Total Energies sont de plus en plus fréquemment envoyés en prison. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur un foyer présumé d'hantavirus à bord d'une croisière, une « guerre civile » entre chimpanzés en Ouganda et le retrait de militaires américains d'Allemagne. Mali : pourquoi Assimi Goïta, déjà chef de la junte, devient ministre de la Défense ? Après la mort du ministre de la Défense Sadio Camara lors des attaques du Jnim et du FLA du 25 avril, le chef de la junte Assimi Goïta reprend le poste du chef des armées. Il a également désigné un ministre délégué pour le seconder, le général Oumar Diarra, qui était jusque-là chef d'état-major de l'armée de terre. Pourquoi le président de la Transition malienne a-t-il décidé de cumuler autant de fonctions ? Des nominations supplémentaires sont attendues dans l'armée. Que pourraient-elles changer dans le contexte actuel du pays ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. Hantavirus : quel est ce virus détecté à bord d'une croisière ? Pendant plusieurs jours, le bateau de croisière MV Hondius est immobilisé au large du Cap-Vert. En cause : une suspicion d'un foyer d'apparition de l'hantavirus à bord du navire. En tout cas, trois personnes sont mortes, dont un cas d'hantavirus détecté. Pour l'Organisation mondiale de la santé, il y a un « faible risque de propagation ». Alors pourquoi parle-t-on d'un foyer présumé ? Comment cette maladie se propage-t-elle ? Y a-t-il des raisons de s'inquiéter d'une épidémie d'envergure ? Avec Welly Diallo, journaliste au service Afrique de RFI. Ouganda : que sait-on de la « guerre civile » entre chimpanzés ? En Ouganda, au sein du parc national de Kibale, une « rare » guerre fait rage entre des chimpanzés. Appelé « conflit de Ngogo », ce phénomène a été documenté par une équipe internationale de chercheurs. Pourquoi les experts parlent-ils d'une « guerre civile » ? Comment ces rivalités se manifestent-elles au quotidien ? Quel est l'intérêt d'observer ce phénomène ? Avec Juliette Pietraszewski, journaliste au service environnement-climat de RFI. Allemagne : vers un retrait de 5 000 militaires américains Le ministre de la Défense américain, Pete Hegseth, a ordonné le retrait de 5 000 militaires d'Allemagne d'ici un an, soit environ 15% de ses effectifs présents dans ce pays. Comment expliquer cette décision ? Ce retrait peut-il engendrer des conséquences ? Quel est le rôle de ces soldats américains en Allemagne ? Avec Pascal Thibaut, correspondant de RFI à Berlin.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le soutien de l'Eswatini à Taïwan, l'avenir de l'Opep+ après le retrait des Émirats arabes unis et les tensions dans le détroit d'Ormuz. Ouganda : vers la criminalisation des transferts d'argent de la diaspora ? En Ouganda, transférer de l'argent depuis l'étranger pourrait bientôt devenir un crime. Intitulé « protection de la souveraineté », ce projet de loi est en discussion au Parlement. Concrètement, toute personne souhaitant recevoir de l'argent de la diaspora devra obtenir une autorisation du ministère de l'Intérieur, sous peine de sanctions. Pourquoi ces envois d'argent dérangent-ils autant le gouvernement ? Avec Christina Okello, journaliste au service Afrique de RFI. Taïwan : pourquoi l'Eswatini est le seul pays africain à défier la Chine ? Dix jours après avoir annulé sa visite en Eswatini à cause de pressions des Chinois sur plusieurs pays africains pour qu'ils révoquent les autorisations de survol, le président taiwanais Lai Ching-te est finalement parvenu à se rendre sur place. Quelles étaient exactement les pressions de Pékin ? Pourquoi l'Eswatini, petit pays au sud de l'Afrique, est-il le seul du continent à soutenir Taïwan ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Opep+ : quel avenir pour l'organisation après le retrait d'Abou Dhabi ? Frustrés de ne pas pouvoir produire autant qu'ils le souhaitent, les Émirats arabes unis ont annoncé leur retrait de l'Opep+, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole. À quel point cette décision peut-elle impacter le prix du baril de pétrole à l'échelle mondiale ? D'autres pays pourraient-ils imiter les Émirats en se retirant également de cette organisation ? Avec Pierre Olivier, journaliste au service international de RFI. Détroit d'Ormuz : une opération américaine pour débloquer les navires, mais à quel prix ? Alors que les négociations entre Iraniens et Américains sont toujours à l'arrêt, Donald Trump a annoncé le lancement de l'opération « Project Freedom » pour débloquer des navires coincés depuis deux mois dans le détroit d'Ormuz. En réponse, Téhéran a menacé d'attaquer l'armée américaine si elle s'approchait du détroit. En quoi consiste exactement cette opération américaine ? Se dirige-t-on vers une reprise des hostilités après les menaces iraniennes ? Avec Clément Therme, chercheur, professeur à l'Université Paul-Valery de Montpellier. Auteur de l'ouvrage « Iran-Israël : la guerre idéologique, de 1979 à nos jours » (éditions Tallandier).
À quelques semaines du coup d'envoi de la Coupe du monde, un nouveau mythe « made in USA » est à la Une de Mondial sports : le Walker Texas Ranger « himself », récemment disparu à l'âge de 86 ans ! Acteur culte, parfois moqué pour ses productions douteuses, Chuck Norris était aussi une vraie légende des arts martiaux. Un ami de Bruce Lee et une figure incontournable des sports de combat au cinéma. Delta beauf ? Si Chuck Norris débute sa carrière dans le 7e art sur les chapeaux de roue aux côtés de son ami Bruce Lee, il est aussi l'ultime représentant du « nanar » d'action ! Caricature du bourrin à l'américaine pour ses détracteurs, soutien du port d'arme et de Trump dans son pays, gentiment moqué dans la culture numérique, le natif de l'Oklahoma n'en reste pas moins une légende pour de nombreux amateurs d'arts martiaux. Maître des tatamis Chuck Norris, un mème sur Internet mais également un maître sur les tatamis. Ceinture noire de différentes spécialités, il est aussi le fondateur de sa propre discipline : le Chun Kuk Do. Tout au long de sa carrière, son talent et son aura inspirent bon nombre de pratiquants et de champions, à l'instar de Xavier Foupa-Pokam, grand nom du MMA et consultant de Mondial sports. À lire aussiCinéma: mort de l'acteur américain Chuck Norris, star de la série «Walker, Texas Ranger» Les sports de combat au cinéma Le Walker Texas Ranger de la série éponyme est une véritable icône dans un registre populaire, souvent mésestimé par la critique : le sport de combat au cinéma. Universitaire et auteur spécialisé sur le sujet, David Da Silva est également notre invité ce dimanche. Hommage à Chuck Norris dans Mondial sports, avec : Xavier Foupa-Pokam, champion de MMA et consultant de Mondial sports David Da Silva, historien du cinéma, auteur notamment de Jean-Claude Van Damme et ses doubles (Omaké Books) et Sylvester Stallone, héros de la classe ouvrière (LettMotif). À lire aussiDe Centrafrique jusqu'en Ouganda, les amateurs de films de gros bras se souviennent de Chuck Norris
En Ouganda, recevoir de l'argent de sa famille installée à l'étranger pourrait-il bientôt devenir un crime? Au nom de la protection de la souveraineté nationale, le gouvernement ougandais défend un projet de loi très controversé. Mais s'agit-il vraiment de protéger le pays contre les ingérences extérieures, ou de contrôler la diaspora, l'opposition et les citoyens? Jusqu'où un État peut-il aller pour défendre sa souveraineté? Et à partir de quand cette souveraineté devient-elle une menace pour les libertés? Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
La guerre au Soudan a poussé plus de quatre millions de Soudanais à fuir le pays pour se réfugier dans les pays voisins. Parmi eux, l'Ouganda, qui accueille près de 106 000 réfugiés soudanais ayant cherché à échapper aux violences. L'artiste Algaddal Hassan en fait partie. Il travaille dans le domaine de l'art visuel, et lutte à sa manière contre la guerre, en multipliant les initiatives pour promouvoir la valeur de la paix et de l'unité au Soudan. Dans le camp de Kiryandongo, à l'ouest de l'Ouganda, il a récemment tourné un documentaire sur les défis de trois artistes réfugiés dans ce camp. Algaddal Hassan est interrogé par Houda Ibrahim. RFI : Où étiez-vous quand la guerre a commencé et qu'avez-vous fait après ? Algaddal Hassan : J'étais à Khartoum. J'ai été retenu dans mon bureau durant cinq jours, sans pouvoir y échapper. Quand j'ai pu sortir, je suis partie pour l'État du Nil Bleu, qui était encore calme. Là-bas, j'ai formé des jeunes gens à filmer avec leur portable. J'ai essayé de transmettre mon savoir aux jeunes de mon âge ou qui sont plus jeunes que moi, afin qu'ils puissent raconter leurs propres histoires. Ces jeunes ont aujourd'hui lancé l'initiative « Nous sommes tous une seule famille ». Cette initiative lutte contre le discours de la haine et s'efforce de produire des contenus qui limitent la propagation des rumeurs. Je suis très fier de ce groupe. Ils étaient capables de comprendre le poids des défis qui nous entourent au Soudan. Déjà avant la guerre, vous aviez commencé à donner des formations aux jeunes, dans un État où vous avez passé votre jeunesse ? Je tournais pour des sociétés qui m'envoyaient en reportage dans des régions lointaines et très diverses. Je profitais de ces missions pour organiser des petites formations pour les jeunes, non seulement dans ma région, le Nil bleu, mais partout où j'allais. J'ai ainsi animé des formations au Darfour, une région longtemps ravagée par la guerre et qui souffre toujours. Lorsque je suis arrivée en Ouganda, je me suis rendue dans des camps de réfugiés et j'ai formé des jeunes. C'était ma mission. Quelles sont les thématiques qui ont été le plus abordées par ces jeunes dans leur production ? Je crois que ces réfugiés ont su témoigner de leur réalité. Ils ont décrit leur expérience de réfugiés. Ils se sont concentrés sur des problèmes qui les touchaient personnellement, comme la pénurie alimentaire, le sentiment de la perte, le sentiment d'appartenance. Ce sont les thèmes qui ont été le plus fréquemment abordés par les participants. Quant à ceux au Soudan, malheureusement, les restrictions sécuritaires limitent leur capacité à travailler, et c'est l'une des raisons qui m'a poussée à quitter le pays. Actuellement, le Soudan subit de graves restrictions des libertés. Les journalistes, les photographes et les cinéastes sont pris pour cible. Donc, soit vous restez au Soudan et vous vous taisez, soit vous partez. Certains de ceux que j'ai formés ont quitté le pays et ont trouvé du travail ailleurs, ce qui les a mis à l'abri des horreurs de la guerre. Depuis, ils ont fait du chemin et ils se sont développés. Quant à ceux qui sont restés dans le pays, je peux dire que le seul groupe qui a pu résister et qui continue à produire, c'est « Kollana Ahl - nous sommes tous une seule famille ». Quel impact a eu sur votre travail le fait de devenir un réfugié ? Évidemment, je n'ai pas les mêmes moyens ici qu'au Soudan. Là-bas, j'avais mon bureau, mon matériel et mon équipe. Ici, je suis reparti de zéro. Je réfléchis à ce que je peux apporter et j'essaie de nouer des collaborations avec des artistes qui soutiennent le processus de paix au Soudan. Je travaille avec eux pour produire des chansons et des supports visuels qui s'opposent à la guerre. J'ai collaboré avec plusieurs artistes pour réaliser des productions, qui ont toutes touché et marqué le public. Quelle est la chose la plus dure que la guerre vous a imposée, en tant qu'être humain d'abord puis en tant qu'artiste ? La diaspora… Je pense que c'est cette période de déracinement que nous traversons… Je suis seul ici en Ouganda ; ma famille n'est pas là. Si ma famille était avec moi, je crois que le traumatisme se serait apaisé plus vite. Je considère la famille comme la principale source de sécurité. La guerre vous prive de ce sentiment de sécurité pour vivre dans un état de grande confusion et de désarroi. Votre souhait le plus cher à la fin de cet entretien ? Cette guerre doit s'arrêter. On n'en peut plus. Le peuple est épuisé et les Soudanais ont donné tout ce qui était possible. Si les belligérants prenaient connaissance des témoignages recueillis quotidiennement au Soudan et au sein de la diaspora, je pense qu'ils lâcheraient les armes. Mais ils ignorent complètement ces souffrances. S'ils s'intéressaient au destin des Soudanais, ils arrêteraient la guerre immédiatement. Cette guerre doit cesser. Nous, en tant qu'artistes, nous accomplissons des choses importantes, ce qui nous donne de la force et la conviction que nous sommes sur la bonne voie. Cela nous motive à faire encore plus.
durée : 00:05:06 - Avec sciences - par : Alexandre Morales - Depuis sept ans, dans le parc national de Kibale, en Ouganda, une guerre oppose deux groupes de chimpanzés. C'est la première fois que l'on documente une guerre fratricide d'une telle ampleur chez une autre espèce animale que l'humain. - invités : Sabrina Krief Vétérinaire et primatologue, professeure au MNHN, spécialiste d'écologie comportementale et de zoopharmacognosie
En 1976, Alixe*, une étudiante toulousaine, voit son premier grand voyage basculer dans la terreur lors du détournement de son vol retour, Tel Aviv-Paris. Retenue en Ouganda par un commando armé, elle se retrouve au cœur d'une sélection d'otages où son destin ne tient qu'à un mot : sa religion. *Le prénom de la témoin a été modifié. Cet épisode de Passages a été tourné et monté par Laurie Doyen, la réalisation et le mix sont de Thomas Loupias, Louise Hemmerlé est à la production.Vous souhaitez soutenir la création et la diffusion des projets de Louie Media ? Vous pouvez le faire via le Club Louie. Vous pouvez aussi vous abonner à Louie+ sur Apple Podcasts pour écouter les épisodes sans publicités et nos séries en avant-première. Chaque participation est précieuse. Nous vous proposons un soutien sans engagement, annulable à tout moment, soit en une seule fois, soit de manière régulière. Au nom de toute l'équipe de Louie : MERCI ! Suivez Émotions au travail sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer. Suivez Louie Media sur Instagram, Facebook, et YouTube. Si vous aussi vous voulez nous raconter votre histoire dans Passages, écrivez-nous en remplissant ce formulaire. Mots clés : témoignage - otages - avion - conflit - religion Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy. pour plus d'informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au Burkina Faso, à l'occasion de la première année de la Révolution dite Progressiste Populaire (RPP), le très discret Ibrahim Traoré a accordé un entretien à des journalistes triés sur le volet. Il a fait le bilan de son action depuis le coup d'État de septembre 2022 qui l'a porté au pouvoir et selon lui tout va bien dans le pays, sur le plan sécuritaire et économique notamment.
« La stupeur s'est emparée des habitants de Ggaba, une banlieue huppée de Kampala, après qu'un homme se faisant passer pour un parent, a pénétré dans une école maternelle et poignardé à mort quatre enfants » raconte le Monitor. « Selon des témoins, poursuit le quotidien ougandais, l'homme, âgé de 34 ans, est d'abord entré dans les bureaux de l'école où il a brièvement discuté avec le responsale. Il est ensuite sorti, a verrouillé le portail de l'école et a commencé à attaquer les enfants, un par un ». New Vision, de son côté, précise que les victimes avaient « entre 2 et 3 ans », et que l'agresseur les « a attaquées à coups de machette ». Le quotidien ougandais cite la police ougandaise selon laquelle « tout est mis en œuvre pour mener une enquête approfondie et que justice soit rendue aux victimes ». La police précise également « que le suspect est interrogé et que l'enquête se poursuit, pour établir ses motivations, ses antécédents et toute autre circonstance pertinente entourant ce crime odieux ». Pour Afrik.com, il s'agit « d'une tragédie sans précédent », « un drame, rarissime dans la capitale ougandaise, qui a provoqué une vive émotion nationale ». Le site d'information panafricain précise également « que le pays est peu habitué à des tels actes », et « que la sécurité des établissements scolaires est devenue en quelques heures, le principal sujet de discussion dans les foyers de Kampala. » Inflation inquiétante La hausse du prix du carburant au Mali, à cause de la guerre du Golfe, suscite de nombreux commentaires. Avec comme premier effet, nous dit Maliweb, « la nette augmentation des tarifs des transports interurbains ». En effet, explique le média en ligne, « depuis la hausse du prix du carburant, certains acteurs économiques se livrent à des augmentations unilatérales de tarifs. » Ainsi, « plusieurs compagnies ont révisé leurs tarifs à la hausse, suscitant incompréhension et inquiétude chez de nombreux usagers. Au-delà de de la hausse des prix, certains transporteurs évoquent également des difficultés d'approvisionnement en gasoil ». Maliweb a consulté les nouveaux tarifs, de la compagnie Air Niono, par exemple : « Pour aller à Ségou, le prix est passé de 3000 à 4000 francs CFA. Et Pour Niono, de 6 000 à 7 000 francs CFA. » Mais les augmentations peuvent être encore plus importantes : « la compagnie AK Transports, basée à Ngolonina, annonce sur certaines lignes, des prix, allant de 500 francs CFA à 2 000 voire 4 000 francs CFA. » Maliweb a rencontré des passagers « qui confient que cette situation complique leurs déplacements » et parlent de prix « de plus en plus difficiles à supporter ». « D'autres redoutent que la situation s'aggrave davantage dans les jours à venir, surtout à l'approche de la Tabaski, une période marquée par de nombreux déplacements vers l'intérieur du pays », nous explique Maliweb. Espagnol ou marocain ? Football, enfin, avec la polémique qui entoure actuellement Lamine Yamal, jeune et talentueux joueur espagnol. « Lamine Yamal veut-il plaquer l'Espagne pour le Maroc ? » se demande AfrikFoot, qui explique que le jeune joueur « a exprimé son indignation, suite aux chants antimusulmans entonnés mardi par une partie du stade de Barcelone, à l'occasion du match amical entre l'Espagne et l'Egypte. Depuis, des rumeurs fleurissent et l'imaginent changer de nationalité. Est-ce réellement possible ? » demande le site d'information. En théorie, la réponse est non, nous explique AfrikFoot, notamment « parce que Lamine Yamal a déjà joué 25 fois avec la Roja. » « Dans l'état actuel du règlement, conclut AfrikFoot, Lamine Yamal ne peut plus représenter le Maroc. » Toutefois, « les supporters marocains s'accrochent à un dernier espoir. Que la FiFA, vote "un amendement Yamal ", permettant "aux jeunes victimes de discrimination, en raison de leur origine ou de leurs croyances, de changer de nationalité sportive" ». Affaire à suivre…
Justine Fontaine et Achim Lippold, du service International de RFI, sont partis en Haïti pour une série de reportages sur la crise qui frappe le pays. Au micro d'Anne Cantener, ils racontent comment ils ont vécu la situation. Justine Fontaine et Achim Lippold racontent ce qui les a frappés en arrivant à Port-au-Prince, une capitale tenue par les gangs : un centre historique délabré, le désespoir des habitants, le nombre de déplacés… Ils expliquent comment ils sont parvenus à faire témoigner des personnes qui étaient réticentes à parler par peur des représailles. Des récits souvent recueillis ailleurs que dans les quartiers contrôlés par les groupes armés, où la peur est permanente et la parole surveillée. Mais le danger ne vient pas seulement des gangs. Depuis l'année dernière, la police haïtienne utilise des drones explosifs qui font aussi des victimes civiles. Justine Fontaine et Achim Lippold ont rencontré des témoins de ces exactions. Ils se sont en revanche refusés à donner la parole aux chefs de gangs, contrairement à de nombreux médias. Un choix délibéré, expliquent-ils, pour des raisons déontologiques, mais aussi parce que ces personnes sont déjà suffisamment exposées sur les réseaux sociaux. Ce travail a pu être réalisé dans des conditions relativement privilégiées, ce qui n'est pas le cas pour les journalistes locaux, confrontés aux problèmes d'insécurité et à des pressions diverses. Il y a deux semaines, deux journalistes ont ainsi été enlevés. La maison d'un autre a été attaquée. Haïti figure à la 111e place sur 180 au classement de Reporters sans frontières. Une victoire très symbolique aux États-Unis Les démocrates ont remporté hier une élection partielle dans le district de Palm Beach, où se trouve le domaine de Mar-a-Lago, la résidence de Donald Trump. Emily Gregory y affrontait le républicain Jon Maples pour un siège à la Chambre des représentants de l'État. Elle l'a emporté de deux points, après avoir mené campagne sur le coût de la vie, en se concentrant notamment sur le logement et l'accès aux soins. Une victoire symbolique, donc, mais pas seulement. Le Washington Post parle carrément d'un « putsch » dans un État, la Floride, qui penche de plus en plus à droite depuis la première élection de Donald Trump en 2016. D'autant qu'Emily Gregory n'est pas la seule démocrate à avoir gagné hier : dans le district de Tampa où un siège au Sénat local était en jeu, Brian Nathan l'a emporté d'un cheveu face à la républicaine Josie Tomkow. Ces deux victoires ne changeront rien à la physionomie du Congrès de Floride, qui reste largement dominé par Les Républicains. Mais comme le rappelle Politico, ces victoires s'ajoutent à une liste de succès démocrates qui ne cesse de s'allonger depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Depuis la présidentielle de 2024, les démocrates ont remporté une vingtaine de sièges dans des États républicains ou des États clés, recense le New York Times. À Miami, c'est aussi un démocrate qui a été élu maire en décembre dernier. Une première depuis 30 ans. À écouter aussiHaïti: Port-au-Prince, vivre sous l'emprise des gangs Le rêve brisé d'un étudiant sud-soudanais Majok Bior a fui le Soudan du Sud à l'âge de douze ans pour se réfugier en Ouganda. Cela ne l'a pas empêché de réaliser une scolarité brillante qui lui a permis d'obtenir une bourse pour l'université de Duke, en Caroline du Nord. Il y entame des études d'informatiques, rejoint l'équipe de foot, continue d'avoir d'excellents résultats et s'imagine déjà s'inscrire en médecine. Jusqu'à ce que l'administration Trump révoque les visas des étudiants africains, à commencer par les Sud-Soudanais. En un an, le nombre d'entrées d'étudiants africains aux États-Unis chute de près d'un tiers. Les arrivées en provenance du Nigeria et du Ghana, les deux pays du continent qui envoient le plus d'étudiants aux États-Unis, ont même diminué de moitié. Majok Bior, lui, est rentré en Ouganda. Le pays lui a accordé un passeport spécial pour réfugiés. Il espère que cela lui permettra de contourner l'interdiction frappant les Sud-Soudanais. « Si ça ne marche pas, confie-t-il au Wall Street Journal, je suis peut-être fichu. » À lire aussiVisas pour les États-Unis: cinq autres pays africains visés à leur tour par des restrictions En Équateur, une exploitation laitière attaquée par l'armée Au début du mois de mars, l'armée équatorienne a mené une opération contre un prétendu camp d'entraînement de trafiquants de drogue avec le soutien des États-Unis. Cela s'est passé dans le village de San Martin, dans le nord du pays, tout près de la Colombie. Le New York Times s'est rendu sur place. Et l'histoire que les habitants lui ont racontée est bien différente du discours officiel. Le site qui a été détruit était en réalité... une exploitation laitière. D'après ces témoignages, tout a commencé le 3 mars, quand des soldats équatoriens sont arrivés sur place. Après avoir frappé plusieurs ouvriers – ils en auraient même torturé trois – ils ont mis le feu à plusieurs bâtiments. Les villageois racontent que des hélicoptères de l'armée équatorienne sont revenus trois jours plus tard et ont largué des explosifs sur les ruines calcinées. Des récits corroborés par d'autres sources du New York Times. Les autorités ont affirmé que des armes avaient été récupérées sur place, mais sans fournir aucune preuve à l'appui. Le New York Times relève que l'armée équatorienne a pourtant l'habitude de diffuser des photos du matériel saisi lors de ses opérations.
Infiniment proches, comme les décrit la primatologue Sabrina Krief qui les suit depuis plus de 25 ans dans la forêt de Kibale, en Ouganda. Portraits de nos frères et sœurs de la forêt : les chimpanzés, avec qui nous partageons 99% de notre ADN et bien plus que nous ne pouvons l'imaginer. Avec Sabrina Krief, primatologue pour l'ouvrage Infiniment proches, en Ouganda, dans les secrets des chimpanzés, paru chez Grasset. Musiques diffusées pendant l'émission ► Chosen K - Kyolifa Tewelabide ► Souad Massi, Gaël Faye - D´ici de là-bas.
Infiniment proches, comme les décrit la primatologue Sabrina Krief qui les suit depuis plus de 25 ans dans la forêt de Kibale, en Ouganda. Portraits de nos frères et sœurs de la forêt : les chimpanzés, avec qui nous partageons 99% de notre ADN et bien plus que nous ne pouvons l'imaginer. Avec Sabrina Krief, primatologue pour l'ouvrage Infiniment proches, en Ouganda, dans les secrets des chimpanzés, paru chez Grasset. Musiques diffusées pendant l'émission ► Chosen K - Kyolifa Tewelabide ► Souad Massi, Gaël Faye - D´ici de là-bas.
Comme chaque année, l'Agence française de développement publie son livre qui prend le pouls des grands indicateurs macroéconomiques du continent. Une croissance économique qui accélère depuis la pandémie de Covid et une croissance démographique qui reste la plus forte au monde. Des atouts pour l'Afrique qui sont autant de défis. Un habitant sur quatre de la Terre sera africain en 2050. Cette croissance démographique fulgurante c'est une force de travail, une capacité d'innovation et de création immense. À l'opposé, l'Europe entre dans un hiver démographique, et pourrait perdre 20% de sa population active d'ici 25 ans. La Chine a enregistré son plus faible taux de naissance l'année dernière. La carte majeure du continent africain, c'est sa démographie, sa jeunesse à condition qu'elles soit accompagnées des investissements nécessaires. La démographie, une chance sous conditions Certains pays profitent déjà économiquement de cette forte démographie. L'Afrique du Nord et l'Afrique australe sont en train de réussir leur transition démographique. On a vu le taux de natalité se réduire en Afrique du Sud et au Maroc par exemple. Contrairement à l'Afrique de l'Est où il y a encore beaucoup de naissances en Éthiopie, au Kenya, en Ouganda. C'est en Afrique de l'Ouest et notamment au Sahel que se trouvent aujourd'hui les taux de fécondité les plus élevés du monde. Un taux de fécondité trop élevé peut aussi être néfaste à l'économie. Le Rwanda et le Malawi via des programmes de planification familiale, ont réussi à ramener le taux de fécondité à 3,6 enfants par femme, selon les données de L'Économie africaine 2026 publié par l'Agence française de développement. Parmi les défis pour accompagner cette démographie, la question de l'emploi est centrale car le dividende démographique, ce petit bonus de croissance économique grâce à la démographie, intervient quand la fécondité baisse, qu'il y a proportionnellement moins d'enfants à charge et que la génération nombreuse née pendant le boom démographique arrive à l'âge de travailler. Pour en profiter, il faut investir dans l'éducation, créer des emplois décents et sortir d'une économie informelle qui précarise sa jeunesse. Aide au développement : la nécessité d'un nouveau cadre Les pays européens auraient tout intérêt à préserver leurs financements pour une Afrique dynamique. La bonne santé économique de l'Afrique est très importante pour les économies européenne. Or l'aide publique au développement a drastiquement baissé en Europe. C'est encore le cas en France pour le projet de loi de finances 2026 avec de nouvelles coupes. Rémi Rioux directeur de l'AFD appelle à un nouveau cadre de l'aide au développement. « Il faut passer d'une logique d'aide qui est mal comprise, parfois rejetée, à une logique d'investissement, de qualité, d'investissement solidaire et durable, qui crée du lien social, qui intègre le climat et de la croissance économique, évidemment, pour faire face, pour créer des emplois. J'espère que cette année 2026, que la présidence française du G7 contribuera à faire émerger ce nouveau cadre et une architecture puissante de financement du développement ». En attendant cette révolution, l'Afrique devra avant tout compter sur elle-même en 2026. Avec des prévisions de croissances à deux chiffres dans certains pays comme la Guinée et 4,6 % en moyenne, la croissance africaine pourrait même dépasser pour la première fois la croissance asiatique. C'est le FMI qui le dit.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la présence du Maroc au Conseil de paix de Donald Trump, la purge au sein de l'armée chinoise et la présence libyenne sur la frontière soudanaise. Ouganda : lutte contre l'insécurité ou répression post-électorale ? En Ouganda, l'opposition conteste la réélection de Yoweri Museveni pour un septième mandat. Pour justifier les nombreuses arrestations, les autorités invoquent la nécessité de garantir l'ordre public en luttant contre des « gangs criminels ». Ces gangs sont-ils une menace réelle ou un prétexte pour museler d'avantage l'opposition ? Que risque le principal opposant Bobi Wine alors que son parti, la National Unity Platform (NUP), est accusé par le pouvoir d'alimenter ces tensions ? Avec Christina Okello, journaliste au service Afrique de RFI. Maroc : pourquoi rejoindre le Conseil de paix de Donald Trump ? À peine les invitations lancées, le Maroc a été le premier pays africain à accepter de rejoindre le Conseil de paix de Donald Trump en tant que « membre fondateur », avant d'être rejoint par l'Égypte. Comment expliquer cette réactivité du roi Mohammed VI ? Le Maroc peut-il inspirer d'autres États africains à rejoindre cette nouvelle instance internationale créée pour concurrencer l'ONU ? Avec Matthias Raynal, correspondant de RFI à Casablanca. Chine : que cache la chute du numéro 2 de l'armée ? Il était le plus haut gradé de l'armée chinoise et l'un des rares généraux à avoir une réelle expérience de combat pour avoir participé à la guerre sino-vietnamienne de 1979. Zhang Youxia a été limogé par le président Xi Jinping. Comment expliquer cette décision malgré la proximité des deux hommes ? Quelles peuvent être les conséquences de cette nouvelle purge dans les rangs de l'Armée populaire de libération ? Avec Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). Libye : que vont faire les troupes du général Haftar à la frontière soudanaise ? Le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, qui soutient les paramilitaires soudanais des Forces de soutien rapide (FSR), a donné l'ordre à ses troupes de se déplacer vers la frontière avec le Soudan. Que signifie ce déploiement des militaires de l'Armée nationale libyenne ? Pourquoi, malgré les pressions de ses alliés égyptiens et saoudiens, le clan Haftar continue-t-il de soutenir les FSR ? Avec Virginie Collombier, professeure à l'Université Luiss Guido Carli de Rome, spécialiste de la Libye.
durée : 00:05:45 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Bobi Wine, principal opposant en Ouganda, doit se cacher depuis les élections du 15 janvier en Ouganda : le chef de l'armée, fils du président Yoweri Museveni au pouvoir depuis 1986, dit vouloir la mort de Bobi Wine et de tous les autres opposants. Bobi Wine évoque une centaine de morts.
Une semaine après la présidentielle en Ouganda, officiellement remportée par le président sortant Yoweri Museveni, l'opposant Bobi Wine rejette les résultats. Dans un entretien à RFI, il affirme être en fuite, évoque un climat de répression et dit disposer d'éléments sur des fraudes. Il appelle à une mobilisation non-violente et interpelle la communauté internationale. Entretien au micro de Christina Okello RFI: Comment allez-vous ? Et surtout : êtes-vous en sécurité ? Bobi Wine : Je suis en vie… je devrais être félicité d'avoir survécu jusqu'ici. Mais sur ma sécurité : non, je ne suis pas en sécurité. Je suis pourchassé par l'armée sans avoir commis le moindre crime. Je suis en fuite. Ma femme et ma famille ne sont pas en sécurité non plus : elles sont encerclées par l'armée. Elles ne peuvent pas sortir, personne ne peut entrer. Elles ont faim, et même la nourriture qu'on tente de leur livrer est refusée. Depuis l'élection du 15 janvier, comment décririez-vous le climat en Ouganda en ce moment ? Nos concitoyens sont massacrés. Il y a un massacre silencieux en cours. Le fils de Museveni est sorti il y a deux jours, et il a regretté de n'avoir tué « que 22 » des nôtres : il aurait voulu en tuer davantage. Nous avons aussi des informations faisant état de plus de 100 personnes tuées à travers le pays. Des gens sont arrêtés sans avoir commis le moindre crime. Trois de mes vice-présidents ont été arrêtés. Deux d'entre eux sont des femmes, et je ne sais pas où elles sont. Elles ont été interpellées la veille du jour du vote, et cela fait maintenant sept jours : personne ne sait où elles se trouvent. Mon vice-président en charge de la région centrale a aussi été arrêté aujourd'hui (jeudi). Et cela survient après ce qui s'est passé il y a une semaine, quand dix personnes ont été abattues à l'intérieur de sa maison. Vous faites référence à votre député Muhammad Muwanga Kivumbi, dans le district de Butambala. Il affirme que dix de vos partisans ont été tués le jour du vote, dans sa maison. De son côté, le président Yoweri Museveni parle de « terroristes », en visant le NUP après cet épisode. Comment réagissez-vous à ces accusations et, selon vous, que s'est-il passé ce jour-là ? Parmi ces dix personnes, huit étaient des femmes. Leur rôle, c'était de remplir des formulaires, de recevoir les résultats et de compiler les formulaires de déclaration des résultats — les « DR forms » — qui arrivaient de différents bureaux de vote. Elles étaient dans la maison d'un homme politique le jour du scrutin, et c'est là que la police les a trouvées, puis les a abattues. Vous dénoncez des fraudes : quelles preuves avez-vous, concrètement ? Nous avons des preuves avant, pendant et après l'élection. Nous avons des vidéos montrant des policiers, des militaires, et même des responsables de la Commission électorale, en train de pré-cocher des bulletins en faveur de Yoweri Museveni. Nous en avons des dizaines. Et malgré cela, nous avions largement battu Museveni. Alors lui et la Commission ont décidé de ne lire aucun résultat issu des formulaires de déclaration : ils ont fabriqué des pourcentages et des chiffres, et les ont annoncés sans preuve. Nous les avons mis au défi de publier ces formulaires par district : ils ne l'ont pas fait, parce qu'ils savent qu'ils n'ont pas ces preuves. Allez-vous saisir la justice pour contester les résultats ? Non. Nous n'avons aucune confiance dans la justice en Ouganda : elle est biaisée en faveur de Yoweri Museveni. Les prisonniers politiques n'obtiennent pas de liberté sous caution. Et même quand la Cour suprême rend des décisions, l'armée les piétine. Donc notre espoir n'est pas dans les tribunaux : notre espoir est dans le peuple ougandais, pour se lever et rejeter toutes ces absurdités. Qu'est-ce que vous comptez faire maintenant ? Quelle est votre stratégie ? Et une troisième candidature, est-elle envisageable en 2031 ? Nous appelons à la désobéissance civile. Nous appelons à une action non-violente, à des manifestations non-violentes contre le régime, et à toutes les formes créatives de protestation possibles, jusqu'à ce que le régime ressente la pression du peuple. Nous ne regardons même pas 2031, ni même l'année prochaine : nous regardons le plus vite possible, parce que le pouvoir qui s'impose à nous n'est pas notre choix. Nous devons nous libérer et rétablir la démocratie. Un mot pour nos auditeurs en Afrique francophone, notamment dans des pays où l'opposition dénonce aussi des dérives autoritaires : que voulez-vous leur dire ? Les peuples qui vivent sous d'autres dictatures, ailleurs sur le continent, doivent regarder ce qui se passe en Ouganda, parce que nous souffrons de la même manière. Nous pouvons apprendre les uns des autres, et nous soutenir en amplifiant nos voix respectives. Et qu'attendez-vous de la communauté internationale ? J'appelle la communauté internationale à demander des comptes au régime ougandais. Je veux aussi leur dire merci : nous apprécions — même si c'est peu — ce qui est fait pour soutenir la démocratie et les droits humains en Afrique. Mais les valeurs qui nous rassemblent — démocratie, droits humains, État de droit — doivent s'appliquer partout. Le standard de démocratie en Afrique devrait être le même qu'en Europe ou en Amérique du Sud. Condamner des dictateurs comme Loukachenko au Bélarus ou Maduro au Venezuela, tout en fraternisant avec des dictateurs en Afrique, c'est du racisme pur et simple. Nous voulons être traités avec le même standard : quand Internet est coupé pendant les élections, quand des citoyens sont abattus, et que malgré cela des dirigeants de la communauté internationale continuent de coopérer avec des dictateurs africains comme s'ils étaient légitimes, c'est inacceptable. Il faut une remise à plat, pour que nous soyons considérés comme de véritables partenaires, à égalité. À lire aussiOuganda: le fils de Yoweri Museveni menace l'opposant de mort Bobi Wine, qui renonce à contester sa défaite
En Ouganda, deux jours après la présidentielle, internet a été rétabli mais les réseaux sociaux restent bloqués. Museveni a été réélu pour un 7e mandat dans un climat tendu. L'opposition dénonce des intimidations et rejette les résultats.
En Ouganda le président sortant Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, a été proclamé vainqueur pour un 7e mandat consécutif. Un résultat largement attendu, qui intervient dans un climat de tension extrême : des arrestations, des violences et une coupure d'internet ont entaché le scrutin, dénoncé par l'opposition comme une mascarade.
Le Journal en français facile du vendredi 16 janvier 2026, 17 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CMBq.A
Âgé de 81 ans, le président ougandais Yoweri Museveni brigue un septième mandat. Quel bilan de ses 40 années passées au pouvoir ? Le 20 décembre 2025, la Confédération africaine de football a annoncé sa décision d'organiser la Coupe d'Afrique des nations tous les 4 ans, au lieu du cycle bisannuel qui prévaut depuis 1968. La CAF cherche-t-elle une plus grande reconnaissance internationale ? Quels seraient les gagnants et les perdants d'une telle réforme ? À la Maison Blanche, cette semaine, les délégations danoise et groenlandaise se sont confrontées à la détermination de l'administration Trump d'annexer l'île inuite. Avec, pour conséquence immédiate, le premier déploiement de renforts militaires de l'OTAN sur le territoire. Jusqu'où peut aller ce bras de fer ? Enfin des manifestations contre le régime ont violemment été réprimées en Iran, avec un bilan qui pourrait s'élever à plusieurs milliers de morts. Coupure d'internet, brève fermeture de l'espace aérien, menace d'intervention américaine… Le régime islamique peut-il vaciller ? Eric Topona, journaliste tchadien au sein de la rédaction Afrique francophone de la Deutsche Welle François Hiondi Nkam, grand reporter et chef du service Économie au quotidien camerounais Le jour Wuldath Mama, journaliste béninoise spécialiste des questions internationales.
Programmation consacrée aux nouveautés musicales avec Joshua Baraka et Axon, Coumba Gawlo, Nesly et MikL entre autres. Dans la séquence gold, nous célébrons les anniversaires de LL Cool J et Soprano nés respectivement en 1968 et en 1979. Playlist du 14 janvier Carlo Vieux - Premyé swa Erik Pedurand - Ou ban mwen tout Nesly et MikL feat Fresh la Peufra - Enlève tout Josey - Sexy drill Safary - Señorita Joshua Baraka et Axou - Morocco Joshua Baraka est un artiste ougandais. Dans sa chanson, il célèbre le Maroc. Coumba Gawlo - Yeungueul gueusseum Pbrostev - Default setting Sam Samaouraï, Dj Rex, Kdnakd et Mucho - Formidable BabyDaiz - Allonzy Artiste sud-africain, BabyDaiz a été repéré grâce à ses vidéos TikTok. Hilary feat Bisa Kdei - Mon délire (Remix) Séquence Gold Pamelo Mounka - Ce n'est que ma secrétaire (1982) LL Cool J - Longin (Who do ya luv) (1996) Soprano feat Indila - Hiro (2011) Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Les Béninois étaient aux urnes ce dimanche 11 janvier 2026 pour élire leurs représentants au Parlement et leurs conseillers municipaux. C'est la première fois que le Bénin expérimente un scrutin couplé, avec des législatives et des communales
Allez, un rapide coup d'œil sur Zohran Mamdani. Let's take a quick look at Zohran Mamdani.Alors Zohran Mamdani, c'est un homme politique qui monte à New York. So Zohran Mamdani is a rising politician in New York.Né à Kampala, en Ouganda, et aujourd'hui, il représente le quartier d'Astoria à l'Assemblée de l'État de New York. Born in Kampala, Uganda, and today, he represents the Astoria neighborhood in the New York State Assembly.Et la grosse actu, c'est qu'il vient d'annoncer sa candidature à la mairie pour 2025. And the big news is that he has just announced his candidacy for mayor for 2025.Faut savoir qu'avant ça, il aidait des familles qui risquaient de perdre leur logement, ça donne une idée de son parcours. You should know that before that, he was helping families who were at risk of losing their housing, which gives an idea of his background.Premièrement, son positionnement politique. Firstly, his political positioning.Bon, il se dit socialiste démocrate. Well, he calls himself a democratic socialist.Son truc, c'est vraiment les luttes sur le terrain, la justice sociale. His thing is really grassroots struggles, social justice.Il n'hésite pas à critiquer l'establishment démocrate qu'il trouve souvent trop lié à la finance. He does not hesitate to criticize the Democratic establishment, which he often finds too closely linked to finance.Deuxièmement, quelques actions marquantes. Secondly, a few notable actions.On l'a vu par exemple défendre les chauffeurs de taxi de New York qui étaient complètement surendettés. For example, we saw him defend New York taxi drivers who were completely over-indebted.Il milite aussi beaucoup pour des loyers plus abordables et pour un système de transport public qui serait gratuit ou en tout cas quasi gratuit. He also campaigns heavily for more affordable rents and for a public transportation system that would be free, or at least nearly free.Et enfin, sa candidature à la mairie de New York. And finally, his candidacy for mayor of New York.Ça pourrait être historique, hein. It could be historic, you know.S'il gagne, il deviendrait le premier maire musulman et d'origine sud-asiatique de la ville. If he wins, he would become the city's first Muslim and South Asian-origin mayor. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.