Tous les matins et tous les soirs, nos chroniqueurs éco vous donnent les clés pour comprendre l'actualité économique en France et à l’étranger. Du lundi au vendredi à 6 h 20 et 18 h 45.

Fragilisée par l'arrêt partiel des exportations de gaz en provenance du Qatar en pleine crise au Moyen-Orient, l'Italie accélère ses démarches pour sécuriser ses approvisionnements. Giorgia Meloni se rend en Algérie ce mercredi, devenue un partenaire énergétique clé. Elle espère sécuriser plus de livraisons à un bon prix. Mais Alger se sait en position de force et ne compte pas brader son gaz.

Après près de dix ans de négociations, l'Union européenne et l'Australie ont conclu un accord de libre-échange. Un partenariat clé dans un contexte de tensions géopolitiques et de rivalités économiques accrues.

De nombreux secteurs de l'économie sont exposés aux variations des prix des hydrocarbures. La sidérurgie, la métallurgie ou encore la verrerie ont besoin de grandes quantités de gaz pour produire la chaleur indispensable à leurs productions. Mais au-delà d'un certain taux, il n'est plus rentable pour certaines entreprises de continuer à produire, même si ces entreprises augmentent leurs prix. L'industrie pétrochimique, aussi, est en difficulté, en particulier en Asie : le Japon et la Corée du Sud importent de grandes quantités de naphta, un dérivé pétrolier, des pays du Golfe. Enfin, le secteur des transports est aussi, évidemment, en première ligne. Compagnies aériennes et de fret maritime ont vu leurs frais bondir avec la hausse des prix du kérosène et du fioul à très basse teneur en soufre.

Alors que les opérations militaires se poursuivent, le coût du conflit grimpe à grande vitesse. Entre dépenses directes, pression sur les budgets et tensions industrielles, la soutenabilité financière de la guerre devient un enjeu central pour les États-Unis comme pour Israël.

Au-delà du choc sur le pétrole et le gaz, le conflit perturbe désormais massivement le transport maritime, avec des centaines de milliers de conteneurs bloqués et des routes commerciales bouleversées.

Emmanuel Macron se rend mercredi sur le site de Naval Group à Indret, près de Nantes, pour officialiser le lancement du futur porte-avions français. Un projet stratégique, militaire mais aussi industriel, appelé à remplacer le Charles-de-Gaulle à l'horizon 2038.

Environ un tiers de l'engrais transporté par voie maritime dans le monde transite habituellement par le détroit d'Ormuz. Ces intrants agricoles sont produits en grande partie avec du gaz présent en grande quantité dans la région, faisant des pays du Golfe de grands producteurs. L'urée, engrais azoté le plus riche du marché principalement produit par l'Iran, le Qatar, Oman et l'Arabie saoudite, se trouve aujourd'hui en panne de clients.

En frappant Fujairah, l'Iran ne vise pas seulement une infrastructure pétrolière. Téhéran cherche à bloquer les rares alternatives au détroit d'Ormuz, par où transite près de 20 % du pétrole mondial. Une stratégie de pression maximale sur les marchés énergétiques.

Donald Trump a appelé la communauté internationale à sécuriser le détroit d'Ormuz, estimant qu'il "est tout à fait normal que ceux qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte que rien de fâcheux ne se produise là-bas". Parmi les pays qu'il vise : l'Europe et la Chine.

Malgré les tensions au Moyen-Orient, l'Iran laisse circuler certains pétroliers dans le détroit d'Ormuz… Mais uniquement ceux transportant du pétrole vers la Chine. Une décision qui souligne l'importance stratégique de Pékin pour Téhéran.

Après les menaces des Gardiens de la révolution visant des banques et entreprises occidentales dans le Golfe, plusieurs institutions financières internationales ont décidé de fermer temporairement leurs bureaux ou de placer leurs employés en télétravail par mesure de sécurité.

Alors que le détroit d'Ormuz est paralysé et que 20 % du pétrole mondial transite habituellement par cette voie stratégique, plusieurs pays se préparent à un choc énergétique. L'Agence internationale de l'énergie envisage une libération massive de réserves stratégiques, tandis que certains États commencent déjà à rationner le carburant.

Alors que la tradition chiite impose une vie austère aux autorités religieuses, plusieurs enquêtes de presse décrivent au contraire un vaste empire financier lié au nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, héritier du système économique construit autour de son père.

Les cours du pétrole ont franchi lundi la barre des 100 dollars le baril, une première depuis près de quatre ans. En cause : l'intensification du conflit au Moyen-Orient et les perturbations autour du détroit d'Ormuz, par où transite une part essentielle du pétrole mondial.

Alors que la guerre au Moyen-Orient fait grimper les cours du pétrole, le gouvernement français anticipe une hausse du prix de l'essence. Elle se fait déjà voir dans certaines stations-service. Le ministère de l'Économie reçoit aujourd'hui les distributeurs de carburant pour "s'assurer" qu'ils ne pratiqueront pas de hausses exagérées des prix en comparaison de celle des cours du pétrole.

Au Moyen-Orient, les pétroliers et raffineries sont touchés par des missiles. Le détroit d'Ormuz essentiel est bloqué. Quelles conséquences pour les réserves françaises ? La France a pour l'instant trois mois de consommation en stock.

La Russie et la Chine gardent leur place en coulisses alors que l'Iran est en guerre. Malgré de vives condamnations des bombardements américains et russes contre le régime de Téhéran, ni Moscou ni Pékin n'ont l'intention d'intervenir militairement. En revanche, l'Iran compte – ou a pu compter sur leur soutien en termes d'armement. Entre Moscou et Téhéran, c'est un accord armes contre armes.

Polymarket, Kalshi… ces plateformes de "marchés de prédiction" attirent des volumes financiers gigantesques en permettant de miser sur des événements géopolitiques, y compris des frappes ou le sort de dirigeants. Mais après des gains suspects et des contrats liés à la mort d'Ayatollah Khamenei, elles se retrouvent dans le collimateur des régulateurs.

Les bombardements qui secouent le Moyen-Orient depuis samedi ont des effets immédiats sur l'économie globale. Le gaz et le pétrole, largement produits dans la région, voient leurs cours grimper, jusqu'à 50 % pour Dutch TFF, référence européenne du gaz, et des barils de pétrole qui flirtent avec les 80 $. Ces augmentations s'expliquent aussi bien par les bombardements sur les infrastructures d'hydrocarbures que par le blocage des navires pétroliers dans le détroit d'Ormuz.

Les marchés scrutent la moindre information en provenance du Golfe : le Brent a bondi puis s'est replié dans une séance très volatile, alors que le détroit d'Ormuz – passage stratégique pour le pétrole, le GNL et une partie des engrais – est de plus en plus évité par les armateurs et les assureurs.

C'était moins une! Ce mardi, la commission du Commerce international devait se prononcer sur la mise en œuvre de l'accord négocié fin juillet à Turnberry, en Ecosse. Mais lundi, le Parlement européen a décidé d'en reporter la mise en oeuvre. Pas d'annulation, "un accord est un accord", insiste Bernd Lange, président de cette commission, mais une pause, le temps d'obtenir des clarifications de la part de Washington. Vendredi, la Cour suprême des Etats-Unis a jugé les droits de douane imposés par Donald Trump "illégaux". Le républicain a donc renoncé - temporairement, au moins - à sa politique tarifaire et décidé de créer à la place une "nouvelle taxe mondiale" de 15%. L'UE est circonspecte mais la Chine, avec qui les relations commerciales restent tendues, pourrait y trouver un moyen de pression dans ses négociations avec les Etats-Unis.

À New Delhi, au cœur du sommet international sur l'intelligence artificielle, la start-up française H Company annonce le déploiement de ses "humanoïdes virtuels" dans un hôpital de Bangalore. Objectif : libérer du temps médical et réduire de moitié le temps d'attente aux urgences.

Avec seulement +0,3 % sur un an en janvier, l'inflation française est quasiment nulle. Un contraste saisissant avec la flambée de 2022-2023. Reflux de l'énergie, importations moins chères, effet des taux : les raisons d'un net ralentissement.

Emmanuel Macron entame sa quatrième visite en Inde avec un objectif assumé : renforcer la présence économique française sur un marché en pleine expansion. Accompagné de plus de 110 dirigeants d'entreprises, le chef de l'État veut accélérer la dynamique bilatérale. Rafale, nucléaire, tech… Paris veut changer d'échelle sur un immense marché.

Le général Abdourahamane Tiani a proposé de restituer à la France une partie de l'uranium détenu par la Somaïr. Un geste limité, mais politiquement stratégique, alors que Niamey peine à exporter sa production depuis la rupture avec Paris.

Après Bruce Springsteen, Bob Dylan ou Justin Bieber, Britney Spears aurait cédé l'intégralité de son catalogue musical pour 200 millions de dollars. Une opération qui illustre la transformation des chansons en véritables actifs financiers, prisés par les majors… et désormais par les fonds d'investissement.

Réunis à Anvers avec plusieurs chefs d'État mercredi, plus de mille industriels européens pressent l'Union d'agir face à la Chine et aux États-Unis. Protection, simplification, financements : l'Europe cherche sa riposte. Les 27 participeront jeudi à un moment de réflexion dans un château de l'est de la Belgique.

L'île de Cuba traverse l'une des pires crises énergétiques de son histoire récente. Faute de carburant, le pays fonctionne au ralenti, avec des conséquences immédiates sur les transports, le tourisme et l'approvisionnement en biens essentiels.

Le groupe français Thalès, leader mondial des hautes technologies de défense, vient d'annoncer qu'il allait recruter 9000 personnes en 2026, dont 3300 en France - la moitié le seront dans ses activités de défense.

Large victoire électorale, euphorie boursière et promesses de relance massive : la nouvelle Première ministre japonaise Sanae Takaichi commence son mandat sous les applaudissements des marchés. Mais derrière l'enthousiasme, une question demeure : jusqu'où le Japon peut-il creuser sa dette ?

Les États-Unis accueillent une réunion internationale sur les minerais stratégiques, devenus un levier central de la diplomatie de Donald Trump. Face au quasi-monopole chinois sur ces ressources clés pour l'économie moderne, Washington pousse ses alliés à coordonner leurs investissements, au risque de raviver les méfiances européennes.

Il aura fallu huit mois de négociations pour arriver enfin à un accord entre Washington et New Delhi. Pour l'Inde, c'est un soulagement après des droits de douane de 50 % imposés en août, réduits désormais à 18 %. Les grandes lignes du traité sont connues mais certains points restent obscurs.

Discrète mais ultra-puissante, l'entreprise américaine Palantir Technologies affiche des résultats spectaculaires. Spécialisée dans l'analyse massive de données pour les États et les armées, elle profite pleinement du retour de Donald Trump à la Maison Blanche… au prix de fortes controverses.

C'est dans un Hémicycle largement vidé de ses membres que le budget 2026 a finalement été adopté après des mois de pénibles atermoiements, débats, amendements et marchandages.

Après une envolée spectaculaire, l'or et l'argent ont brutalement décroché depuis vendredi. En cause : l'éclatement d'une bulle spéculative, accélérée par l'annonce du futur président de la Réserve fédérale américaine.

La Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu ses taux inchangés après trois baisses consécutives. Une décision attendue, mais prise dans un contexte inédit : celui d'un affaiblissement marqué du dollar, en phase avec la vision économique de Donald Trump et de ses conseillers.

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, la police américaine de l'immigration (ICE) bénéficie de moyens financiers inédits. Un renforcement budgétaire massif qui profite largement à des entreprises privées, souvent proches du pouvoir.

Après plus de vingt ans de négociations, l'Union européenne et l'Inde ont signé un accord commercial majeur. Un texte économique d'ampleur mondiale, mais aussi un signal politique fort dans un contexte de recomposition géopolitique accélérée. Explications.

En période d'incertitudes, les investisseurs délaissent les actions et autres placements pour se tourner vers l'or, éternelle valeur refuge. En un an, sa valeur a quasiment doublé pour dépasser, en séance, les 5 100 dollars. Les banques centrales en achètent des quantités bien supérieures à leurs acquisitions habituelles, autour de 60 tonnes par mois au lieu de 17 tonnes en moyenne avant 2022. Mais les analystes craignent une correction du cours de l'or dans les prochains mois. Reste que c'est une valeur sûre et facilement mobilisable quand, comme la Russie après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine, un pays fait l'objet de sanctions internationales. Dans les mois qui ont précédé février 2022, Moscou avait d'ailleurs considérablement augmenté les achats d'or.

Neuf pays riverains de la mer du Nord se retrouvent à Hambourg pour un sommet stratégique consacré à l'éolien offshore, devenu un pilier de la souveraineté énergétique et industrielle européenne. La sécurité maritime et les tensions géopolitiques, avec en toile de fond le Groenland, s'invitent aussi à l'agenda. Explications.

C'est la fin d'un bras de fer de plus de quatre ans entre Washington et Pékin. À partir de ce mercredi, TikTok devient officiellement une entité américaine aux États-Unis, après un accord de restructuration inédit imposé à sa maison mère chinoise. Objectif : couper tout soupçon d'ingérence et sécuriser les données des utilisateurs.

Présent pour la première fois au Forum économique mondial de Davos, Benjamin Netter, le fondateur de la start-up française de cybersécurité Riot décrit une ambiance électrique, marquée par l'attente fébrile des annonces de Donald Trump et les craintes d'une nouvelle guerre commerciale aux conséquences économiques très concrètes pour les entreprises.