Tous les matins et tous les soirs, nos chroniqueurs éco vous donnent les clés pour comprendre l'actualité économique en France et à l’étranger. Du lundi au vendredi à 6 h 20 et 18 h 45.

SpaceX a officiellement lancé son processus d'introduction en Bourse. L'entreprise d'Elon Musk vise une cotation au Nasdaq mi-juin, avec une valorisation qui pourrait atteindre jusqu'à 2 000 milliards de dollars.

Selon le baromètre EY publié ce jeudi, la France reste la première destination européenne pour les investissements étrangers, devant le Royaume-Uni et l'Allemagne. Un point positif pour Emmanuel Macron en fin de mandat, mais un résultat à nuancer : les projets reculent nettement et l'instabilité politique pèse sur les décisions des investisseurs.

Le constructeur automobile Stellantis veut ouvrir les portes de son usine de Rennes à son partenaire chinois Dongfeng via la création d'une coentreprise. Cette stratégie pourrait permettre de sauver le site français actuellement en surcapacité, mais risque de mettre en danger ses équipementiers.

Ancien secrétaire général de l'Élysée, Emmanuel Moulin est le choix d'Emmanuel Macron pour prendre la tête de la Banque de France. Un profil reconnu pour son expertise économique, mais contesté par les oppositions, qui dénoncent une nomination politique à un poste clé avant 2027.

Alors qu'en avril, les États-Unis disaient qu'ils ne renouvelleraient pas la dérogation de sanction sur les sanctions russes, et que le G7, ce mardi, se disait "unanime" pour maintenir la pression sur la Russie, Washington a finalement décidé de renouveler la pause sur les sanctions contre le pétrole russe. Pour la troisième fois, le pays autorise les achats d'or noir qui se trouve déjà en mer, histoire de soulager la pression sur les volumes et donc sur les prix du pétrole, qui se sont envolés avec la guerre au Moyen-Orient.

Au Festival de Cannes, la tribune signée par 600 personnalités contre l'influence de Vincent Bolloré et la réponse de Maxime Saada, patron de Canal+, ont ravivé un débat central : qui finance le cinéma français ?

Elon Musk a perdu son bras de fer judiciaire contre OpenAI. Le milliardaire accusait l'entreprise derrière ChatGPT d'avoir trahi sa mission originelle en devenant une puissance commerciale. Mais un jury fédéral californien a estimé que ses poursuites avaient été engagées trop tard.

Les ministres des finances du G7 se réunissent à Paris ces lundi et mardi pour préparer le sommet d'Evian, en juin, et tenter de préserver l'économie des effets dévastateurs de la crise au Moyen-Orient.

La ministre britannique des Finances, Rachel Reeves, plaide pour un rapprochement économique entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Un changement de ton marqué, alors que le Brexit continue de peser sur les échanges commerciaux, les entreprises et les étudiants.

Aux Etats-Unis, le Sénat a validé la nomination de Kevin Warsh à la tête de la Banque centrale la plus puissante de la planète, la Fed. Pendant son mandat de quatre ans, l'un de ses défis les plus importants sera de préserver l'indépendance de l'institution face aux pressions répétées de Donald Trump, qui réclame une baisse des taux. Une tâche qui s'annonce délicate, Kevin Warsh ayant été nommé par le locataire de la Maison Blanche en personne.

Le gouvernement vient d'annoncer une hausse du Smic d'au moins 2,4% à partir du 1er juin. À première vue, c'est une bonne nouvelle, mais en réalité, cette revalorisation s'explique uniquement par l'inflation, qui s'est accélérée ces dernières semaines en raison du conflit au Moyen-Orient. En parallèle, le taux de chômage a augmenté, il a atteint son plus haut niveau depuis 2021.

Donald Trump arrive à Pékin, accompagné d'une quinzaine de grands patrons américains, d'Elon Musk au PDG de Nvidia Jensen Huang. Entre Boeing, Apple, Tesla ou Wall Street, ce déplacement prend des allures d'offensive commerciale géante au moment où Washington et Pékin tentent d'apaiser leurs tensions économiques.

La crise autour du détroit d'Ormuz rappelle à quel point le commerce mondial dépend de quelques passages maritimes stratégiques. Des goulets parfois étroits, très fréquentés… et extrêmement vulnérables aux conflits, accidents ou catastrophes climatiques.

C'est la plus importante hausse de l'indice PPI, celle des prix pour les marchandises sorties d'usines : +2,8% en avril sur un an, reflet de l'augmentation des prix de l'énergie. Le Bureau chinois des statistiques observe également une hausse de +1,2% de l'indice des prix à la consommation (CPI). Ces hausses vont tirer l'inflation vers le haut pour le pays qui se débat depuis plusieurs années avec une quasi-déflation et un tout petit +0,5% de hausse des prix pour l'année 2025 quand Pékin espère une inflation à +2%.

Le PSG s'est qualifié pour la finale de la Ligue des champions, qui aura lieu le 30 mai à Budapest. L'événement pourrait rapporter gros à la capitale hongroise, ainsi qu'au PSG qui va toucher plusieurs millions d'euros de primes de la part de l'UEFA. En revanche, pour les supporters qui souhaitent se rendre sur place, la facture s'annonce très élevée.

Les banques françaises renforcent leurs contrôles contre les arnaques aux faux IBAN. Face à des fraudes en forte hausse, un fichier commun de comptes suspects est désormais partagé entre établissements bancaires pour tenter de bloquer plus rapidement les escrocs.

Le géant américain souhaite renforcer sa présence dans l'Hexagone. Il va y investir 15 milliards d'euros sur les trois prochaines années, ce qui va lui permettre de construire quatre nouveaux centres de distribution et de créer 7 000 postes en CDI.

Depuis le blocage du détroit d'Ormuz, les exportations américaines de pétrole explosent et Washington s'impose comme fournisseur de secours du reste du monde. Mais dans le gaz, les États-Unis se heurtent encore à des limites d'infrastructures.

L'Europe et l'Arménie ont porté leur partenariat "à un tout autre niveau" au terme de deux jours de sommets de la CPE et de l'UE à Erevan. Bruxelles s'est engagée à accompagner l'Arménie dans ses réformes socio-économiques et à investir jusqu'à 2,5 milliards € dans le pays, tout en affirmant que l'UE veut faire de l'Arménie "une destination clé" pour les investisseurs. La France est l'une des grandes gagnantes de ces 48h de démonstration d'amitié. Emmanuel Macron et Nikol Pachinian ont signé un "partenariat stratégique" qui se traduit par des marchés intéressants pour les entreprises françaises dans les domaines de la défense ou du génie civil.Ces manifestations d'intérêt et de franche camaraderie entre l'ex-république soviétique et l'Europe en particulier mais aussi l'Occident en général n'oblitère pas sa proximité avec la Russie. Erevan dépend de Moscou pour des importations de gaz, qu'elle achète aujourd'hui à prix d'ami à la Russie. Mais les choses pourraient changer si Vladimir Poutine prenait ombrage du rapprochement de son ancien satellite avec l'ancien bloc de l'ouest.

L'enseigne de jeux vidéo GameStop a lancé une offre à 56 milliards de dollars pour racheter eBay. Une opération spectaculaire, qui ravive deux icônes du web… mais qui laisse les marchés sceptiques.

La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a profité de sa première visite en Australie depuis sa prise de pouvoir pour avancer avec son homologue australien Anthony Albanese sur un rapprochement stratégique entre leurs deux Etats. L'indo-pacifique est très impacté par l'influence croissante de la Chine dans la région, ainsi que par le blocage du détroit d'Ormuz, alors que le Japon dépend à 95% du Moyen-Orient pour ses importations de pétrole et à 11% pour son gaz naturel liquéfié (GNL). Entre ces deux axes de pression, Canberra et Tokyo ont décidé de renforcer leurs partenariats économique, énergétique, en matière de terres rares et de défense pour réduire leur exposition aux risques.

La flambée du prix du kérosène déstabilise le transport aérien mondial. Aux États-Unis, la faillite de Spirit Airlines marque un tournant, tandis que les compagnies européennes et asiatiques réduisent leurs vols pour limiter les pertes.

Avec un baril de Brent au plus haut depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, TotalEnergies affiche des profits record. De quoi relancer en France comme en Europe le débat sur une taxation des superprofits.

Les Émirats arabes unis ont annoncé leur retrait surprise de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) au nom de "l'intérêt national". Un revers pour l'alliance et son leader, l'Arabie saoudite, déjà ébranlés par la guerre au Moyen-Orient. Au contraire, c'est une énorme victoire diplomatique pour les États-Unis.

La Chambre pétrolière vénézuélienne a dévoilé, lundi, lors d'un forum que seuls 27 % des puits de pétrole du Venezuela sont en activité, alors que le pays possède les plus grandes réserves mondiales d'or noir. Des chiffres qui interpellent en pleine crise énergétique consécutive au blocage du détroit d'Ormuz.

Un tribunal fédéral californien accueille la sélection du jury qui doit examiner l'affaire intentée par Elon Musk contre un autre capitaine de l'industrie IA américaine, Sam Altman. Le premier accuse le second d'avoir trahi la vocation non lucrative d'OpenAI qu'ils ont créé ensemble. Derrière ce duel, une question fondamentale : qui doit contrôler l'intelligence artificielle, et au profit de qui ?

L'Assemblée générale extraordinaire des actionnaires de Warner Bros. se tient aujourd'hui. Ils doivent approuver ou bloquer la cession du studio de cinéma à un autre studio, Paramount. Montant proposé : 110 milliards de dollars. Un big bang dans les secteurs du cinéma et du streaming. Les deux géants pourraient mutualiser des employés, des investissements, des abonnés sur leurs plateformes. Mais cela inquiète Hollywood à cause de la potentielle concentration de studios américains. La dernière étape sera d'ailleurs la validation du projet par les autorités américaines de la concurrence.

En déplacement ce mercredi dans l'Allier, Emmanuel Macron inaugure la mine de lithium d'Échassières. Un projet stratégique pour la filière française des batteries, alors que la crise pétrolière ravive la question de la souveraineté énergétique et industrielle.

Après quinze ans à la tête d'Apple, Tim Cook passera la main le 1er septembre à John Ternus. Une succession très préparée, mais qui ouvre une nouvelle phase pour le groupe à la pomme, sommé de relancer l'innovation, surtout dans l'intelligence artificielle.

Vainqueur des élections législatives dimanche 19 avril, l'ancien président Roumen Radev revient au centre du jeu politique bulgare avec un discours critique envers Bruxelles, sceptique sur la politique énergétique de l'Union européenne et réservé sur le soutien à l'Ukraine. Une ligne qui pourrait peser sur les choix économiques du pays.

Réunis à Washington pour leurs réunions de printemps, le FMI et la Banque mondiale tirent la sonnette d'alarme : la dette publique mondiale approche des 100 % du PIB et pourrait continuer de grimper dans un contexte de tensions géopolitiques et de dépenses croissantes.

Depuis le début du conflit, l'Iran vit presque totalement coupé du web mondial. Une situation inédite par son ampleur, rendue possible par un système de contrôle numérique développé depuis près de vingt ans.

Le blocus du détroit d'Ormuz fait craindre une pénurie de carburant pour l'aviation en Europe d'ici trois mois. Dépendantes du Golfe pour leur kérosène, les compagnies aériennes voient déjà les prix s'envoler.

Le pétrole repasse au-dessus des 100 dollars le baril après l'annonce de Donald Trump de bloquer les ports iraniens. Une décision qui ravive les tensions autour du détroit d'Ormuz, point névralgique du commerce mondial d'hydrocarbures.

Avec la flambée des prix liée aux tensions au Moyen-Orient, la dépendance énergétique de l'Europe revient au cœur du débat. L'Union européenne importe près de 60 % de l'énergie qu'elle consomme. Un choix assumé depuis des années, mais qui expose aujourd'hui les économies européennes aux chocs géopolitiques.

L'annonce d'une trêve entre l'Iran et les États-Unis provoque un soulagement immédiat sur les marchés. Le pétrole recule nettement et les places boursières s'envolent en Asie ainsi qu'en Europe. Mais derrière cette accalmie, de nombreuses incertitudes demeurent, notamment autour de la reprise effective du trafic dans le détroit d'Ormuz, artère clé du commerce mondial.

Alors que Donald Trump exige la réouverture du détroit d'Ormuz, l'Iran maintient un contrôle strict du passage. Malgré les tensions, certains navires continuent de circuler, au prix de négociations discrètes… et de coûts en forte hausse.

Sous les eaux du golfe persique, se trouve le site gazier offshore de South Pars, dont la partie qatarienne s'appelle North Dome. Les installations associées se trouvent à Assalouyeh, sur la côte sud de l'Iran, et assurent habituellement la moitié de la production pétrochimique du pays. L'ensemble est désormais inopérant. Auparavant, ce site représentait 70% de la production gazière iranienne mais puis les sanctions contre le régime de Téhéran, seule la population iranienne profite de sa production ; la destruction des infrastructures devrait conduire à de nouveaux rationnements et coupures de courant. Mais à chaque attaque contre ses installations énergétiques, Téhéran a riposté en visant celles de ses voisins, et notamment le centre énergétique de Ras Laffan, au Qatar, plus grande installation d'exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde. Au-delà du déblocage du détroit d'Ormuz qu'exige Donald Trump, la crise de l'énergie perdurera donc, faute de structures capables d'extraire, raffiner et/ou exporter les hydrocarbures de la région.

Face à la flambée des prix du pétrole, cinq pays européens demandent à l'Union européenne de taxer les superprofits des compagnies énergétiques. Une réponse politiquement forte, mais dont l'efficacité reste largement contestée.

SpaceX a déposé son dossier d'introduction en Bourse auprès du régulateur américain des marchés, la SEC, prélude à l'opération la plus attendue de l'année. Selon The Information, les conseillers de SpaceX sur cette opération estiment qu'elle pourrait vendre pour 75 milliards de dollars de titres, ce qui équivaudrait au triple de la plus grosse levée jamais réalisée.

Visé par des frappes et en état d'alerte permanent, Israël résiste pourtant sur le front énergétique. Un paradoxe qui s'explique par son indépendance gazière et une économie de guerre qui tourne à plein régime.

L'inflation en zone euro bondit à + 2,5 % sur un an au mois de mars, contre 1,9 % en février, conséquence de la guerre au Moyen-Orient et de l'augmentation des prix de l'énergie. Cette dernière fait un bond encore plus marqué : + 4,9 % en mars sur un an, selon les chiffres d'Eurostat.