Tous les matins et tous les soirs, nos chroniqueurs éco vous donnent les clés pour comprendre l'actualité économique en France et à l’étranger. Du lundi au vendredi à 6 h 20 et 18 h 45.

Réunis à Washington pour leurs réunions de printemps, le FMI et la Banque mondiale tirent la sonnette d'alarme : la dette publique mondiale approche des 100 % du PIB et pourrait continuer de grimper dans un contexte de tensions géopolitiques et de dépenses croissantes.

Depuis le début du conflit, l'Iran vit presque totalement coupé du web mondial. Une situation inédite par son ampleur, rendue possible par un système de contrôle numérique développé depuis près de vingt ans.

Le blocus du détroit d'Ormuz fait craindre une pénurie de carburant pour l'aviation en Europe d'ici trois mois. Dépendantes du Golfe pour leur kérosène, les compagnies aériennes voient déjà les prix s'envoler.

Le pétrole repasse au-dessus des 100 dollars le baril après l'annonce de Donald Trump de bloquer les ports iraniens. Une décision qui ravive les tensions autour du détroit d'Ormuz, point névralgique du commerce mondial d'hydrocarbures.

Avec la flambée des prix liée aux tensions au Moyen-Orient, la dépendance énergétique de l'Europe revient au cœur du débat. L'Union européenne importe près de 60 % de l'énergie qu'elle consomme. Un choix assumé depuis des années, mais qui expose aujourd'hui les économies européennes aux chocs géopolitiques.

L'annonce d'une trêve entre l'Iran et les États-Unis provoque un soulagement immédiat sur les marchés. Le pétrole recule nettement et les places boursières s'envolent en Asie ainsi qu'en Europe. Mais derrière cette accalmie, de nombreuses incertitudes demeurent, notamment autour de la reprise effective du trafic dans le détroit d'Ormuz, artère clé du commerce mondial.

Alors que Donald Trump exige la réouverture du détroit d'Ormuz, l'Iran maintient un contrôle strict du passage. Malgré les tensions, certains navires continuent de circuler, au prix de négociations discrètes… et de coûts en forte hausse.

Sous les eaux du golfe persique, se trouve le site gazier offshore de South Pars, dont la partie qatarienne s'appelle North Dome. Les installations associées se trouvent à Assalouyeh, sur la côte sud de l'Iran, et assurent habituellement la moitié de la production pétrochimique du pays. L'ensemble est désormais inopérant. Auparavant, ce site représentait 70% de la production gazière iranienne mais puis les sanctions contre le régime de Téhéran, seule la population iranienne profite de sa production ; la destruction des infrastructures devrait conduire à de nouveaux rationnements et coupures de courant. Mais à chaque attaque contre ses installations énergétiques, Téhéran a riposté en visant celles de ses voisins, et notamment le centre énergétique de Ras Laffan, au Qatar, plus grande installation d'exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde. Au-delà du déblocage du détroit d'Ormuz qu'exige Donald Trump, la crise de l'énergie perdurera donc, faute de structures capables d'extraire, raffiner et/ou exporter les hydrocarbures de la région.

Face à la flambée des prix du pétrole, cinq pays européens demandent à l'Union européenne de taxer les superprofits des compagnies énergétiques. Une réponse politiquement forte, mais dont l'efficacité reste largement contestée.

SpaceX a déposé son dossier d'introduction en Bourse auprès du régulateur américain des marchés, la SEC, prélude à l'opération la plus attendue de l'année. Selon The Information, les conseillers de SpaceX sur cette opération estiment qu'elle pourrait vendre pour 75 milliards de dollars de titres, ce qui équivaudrait au triple de la plus grosse levée jamais réalisée.

Visé par des frappes et en état d'alerte permanent, Israël résiste pourtant sur le front énergétique. Un paradoxe qui s'explique par son indépendance gazière et une économie de guerre qui tourne à plein régime.

L'inflation en zone euro bondit à + 2,5 % sur un an au mois de mars, contre 1,9 % en février, conséquence de la guerre au Moyen-Orient et de l'augmentation des prix de l'énergie. Cette dernière fait un bond encore plus marqué : + 4,9 % en mars sur un an, selon les chiffres d'Eurostat.

En Haïti, au moins 16 personnes sont mortes - peut-être jusqu'à 80 - après une attaque le week-end dernier à Petite-Rivière de l'Artibonit. Le ministre du Commerce et de l'Industrie, James Monazard, invité de France 24, alerte sur une crise sécuritaire "extrêmement difficile" mais assure que l'État "reste ferme".

La France a organisé une réunion inédite du G7 dans un format jamais vu depuis la création du groupe, en 1975, en y invitant les responsables des banques centrales, l'Agence internationale de l'énergie, le FMI et la Banque mondiale. Un grand coup pour tenter d'endiguer la crise de l'énergie liée à la guerre au Moyen-Orient.

La flambée des cours du pétrole et la crainte d'un blocage des grandes routes maritimes du Golfe font à nouveau trembler les marchés mondiaux. Dans ce contexte, la France réunit ce lundi un G7 inédit par visioconférence, associant ministres des Finances, ministres de l'Énergie et banquiers centraux.

Deux condamnations en deux jours pour Meta aux États-Unis : l'une pour mise en danger de mineurs, l'autre sur l'addiction. Des montants encore limités, mais des décisions inédites qui pourraient ouvrir la voie à une vague de procès et bouleverser le modèle économique des plateformes.

Fragilisée par l'arrêt partiel des exportations de gaz en provenance du Qatar en pleine crise au Moyen-Orient, l'Italie accélère ses démarches pour sécuriser ses approvisionnements. Giorgia Meloni se rend en Algérie ce mercredi, devenue un partenaire énergétique clé. Elle espère sécuriser plus de livraisons à un bon prix. Mais Alger se sait en position de force et ne compte pas brader son gaz.

Après près de dix ans de négociations, l'Union européenne et l'Australie ont conclu un accord de libre-échange. Un partenariat clé dans un contexte de tensions géopolitiques et de rivalités économiques accrues.

De nombreux secteurs de l'économie sont exposés aux variations des prix des hydrocarbures. La sidérurgie, la métallurgie ou encore la verrerie ont besoin de grandes quantités de gaz pour produire la chaleur indispensable à leurs productions. Mais au-delà d'un certain taux, il n'est plus rentable pour certaines entreprises de continuer à produire, même si ces entreprises augmentent leurs prix. L'industrie pétrochimique, aussi, est en difficulté, en particulier en Asie : le Japon et la Corée du Sud importent de grandes quantités de naphta, un dérivé pétrolier, des pays du Golfe. Enfin, le secteur des transports est aussi, évidemment, en première ligne. Compagnies aériennes et de fret maritime ont vu leurs frais bondir avec la hausse des prix du kérosène et du fioul à très basse teneur en soufre.

Alors que les opérations militaires se poursuivent, le coût du conflit grimpe à grande vitesse. Entre dépenses directes, pression sur les budgets et tensions industrielles, la soutenabilité financière de la guerre devient un enjeu central pour les États-Unis comme pour Israël.

Au-delà du choc sur le pétrole et le gaz, le conflit perturbe désormais massivement le transport maritime, avec des centaines de milliers de conteneurs bloqués et des routes commerciales bouleversées.

Emmanuel Macron se rend mercredi sur le site de Naval Group à Indret, près de Nantes, pour officialiser le lancement du futur porte-avions français. Un projet stratégique, militaire mais aussi industriel, appelé à remplacer le Charles-de-Gaulle à l'horizon 2038.

Environ un tiers de l'engrais transporté par voie maritime dans le monde transite habituellement par le détroit d'Ormuz. Ces intrants agricoles sont produits en grande partie avec du gaz présent en grande quantité dans la région, faisant des pays du Golfe de grands producteurs. L'urée, engrais azoté le plus riche du marché principalement produit par l'Iran, le Qatar, Oman et l'Arabie saoudite, se trouve aujourd'hui en panne de clients.

En frappant Fujairah, l'Iran ne vise pas seulement une infrastructure pétrolière. Téhéran cherche à bloquer les rares alternatives au détroit d'Ormuz, par où transite près de 20 % du pétrole mondial. Une stratégie de pression maximale sur les marchés énergétiques.

Donald Trump a appelé la communauté internationale à sécuriser le détroit d'Ormuz, estimant qu'il "est tout à fait normal que ceux qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte que rien de fâcheux ne se produise là-bas". Parmi les pays qu'il vise : l'Europe et la Chine.

Malgré les tensions au Moyen-Orient, l'Iran laisse circuler certains pétroliers dans le détroit d'Ormuz… Mais uniquement ceux transportant du pétrole vers la Chine. Une décision qui souligne l'importance stratégique de Pékin pour Téhéran.

Après les menaces des Gardiens de la révolution visant des banques et entreprises occidentales dans le Golfe, plusieurs institutions financières internationales ont décidé de fermer temporairement leurs bureaux ou de placer leurs employés en télétravail par mesure de sécurité.

Alors que le détroit d'Ormuz est paralysé et que 20 % du pétrole mondial transite habituellement par cette voie stratégique, plusieurs pays se préparent à un choc énergétique. L'Agence internationale de l'énergie envisage une libération massive de réserves stratégiques, tandis que certains États commencent déjà à rationner le carburant.

Alors que la tradition chiite impose une vie austère aux autorités religieuses, plusieurs enquêtes de presse décrivent au contraire un vaste empire financier lié au nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, héritier du système économique construit autour de son père.

Les cours du pétrole ont franchi lundi la barre des 100 dollars le baril, une première depuis près de quatre ans. En cause : l'intensification du conflit au Moyen-Orient et les perturbations autour du détroit d'Ormuz, par où transite une part essentielle du pétrole mondial.

Alors que la guerre au Moyen-Orient fait grimper les cours du pétrole, le gouvernement français anticipe une hausse du prix de l'essence. Elle se fait déjà voir dans certaines stations-service. Le ministère de l'Économie reçoit aujourd'hui les distributeurs de carburant pour "s'assurer" qu'ils ne pratiqueront pas de hausses exagérées des prix en comparaison de celle des cours du pétrole.

Au Moyen-Orient, les pétroliers et raffineries sont touchés par des missiles. Le détroit d'Ormuz essentiel est bloqué. Quelles conséquences pour les réserves françaises ? La France a pour l'instant trois mois de consommation en stock.

La Russie et la Chine gardent leur place en coulisses alors que l'Iran est en guerre. Malgré de vives condamnations des bombardements américains et russes contre le régime de Téhéran, ni Moscou ni Pékin n'ont l'intention d'intervenir militairement. En revanche, l'Iran compte – ou a pu compter sur leur soutien en termes d'armement. Entre Moscou et Téhéran, c'est un accord armes contre armes.

Polymarket, Kalshi… ces plateformes de "marchés de prédiction" attirent des volumes financiers gigantesques en permettant de miser sur des événements géopolitiques, y compris des frappes ou le sort de dirigeants. Mais après des gains suspects et des contrats liés à la mort d'Ayatollah Khamenei, elles se retrouvent dans le collimateur des régulateurs.

Les bombardements qui secouent le Moyen-Orient depuis samedi ont des effets immédiats sur l'économie globale. Le gaz et le pétrole, largement produits dans la région, voient leurs cours grimper, jusqu'à 50 % pour Dutch TFF, référence européenne du gaz, et des barils de pétrole qui flirtent avec les 80 $. Ces augmentations s'expliquent aussi bien par les bombardements sur les infrastructures d'hydrocarbures que par le blocage des navires pétroliers dans le détroit d'Ormuz.

Les marchés scrutent la moindre information en provenance du Golfe : le Brent a bondi puis s'est replié dans une séance très volatile, alors que le détroit d'Ormuz – passage stratégique pour le pétrole, le GNL et une partie des engrais – est de plus en plus évité par les armateurs et les assureurs.

C'était moins une! Ce mardi, la commission du Commerce international devait se prononcer sur la mise en œuvre de l'accord négocié fin juillet à Turnberry, en Ecosse. Mais lundi, le Parlement européen a décidé d'en reporter la mise en oeuvre. Pas d'annulation, "un accord est un accord", insiste Bernd Lange, président de cette commission, mais une pause, le temps d'obtenir des clarifications de la part de Washington. Vendredi, la Cour suprême des Etats-Unis a jugé les droits de douane imposés par Donald Trump "illégaux". Le républicain a donc renoncé - temporairement, au moins - à sa politique tarifaire et décidé de créer à la place une "nouvelle taxe mondiale" de 15%. L'UE est circonspecte mais la Chine, avec qui les relations commerciales restent tendues, pourrait y trouver un moyen de pression dans ses négociations avec les Etats-Unis.

À New Delhi, au cœur du sommet international sur l'intelligence artificielle, la start-up française H Company annonce le déploiement de ses "humanoïdes virtuels" dans un hôpital de Bangalore. Objectif : libérer du temps médical et réduire de moitié le temps d'attente aux urgences.

Avec seulement +0,3 % sur un an en janvier, l'inflation française est quasiment nulle. Un contraste saisissant avec la flambée de 2022-2023. Reflux de l'énergie, importations moins chères, effet des taux : les raisons d'un net ralentissement.

Emmanuel Macron entame sa quatrième visite en Inde avec un objectif assumé : renforcer la présence économique française sur un marché en pleine expansion. Accompagné de plus de 110 dirigeants d'entreprises, le chef de l'État veut accélérer la dynamique bilatérale. Rafale, nucléaire, tech… Paris veut changer d'échelle sur un immense marché.

Le général Abdourahamane Tiani a proposé de restituer à la France une partie de l'uranium détenu par la Somaïr. Un geste limité, mais politiquement stratégique, alors que Niamey peine à exporter sa production depuis la rupture avec Paris.

Après Bruce Springsteen, Bob Dylan ou Justin Bieber, Britney Spears aurait cédé l'intégralité de son catalogue musical pour 200 millions de dollars. Une opération qui illustre la transformation des chansons en véritables actifs financiers, prisés par les majors… et désormais par les fonds d'investissement.