Podcasts about droits des femmes

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Latest podcast episodes about droits des femmes

7 milliards de voisins
Femmes dans la rue : pourquoi sont-elles si invisibles ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 48:29


En France, le nombre de personnes sans domicile a doublé en dix ans. Aujourd'hui, environ 330 000 personnes n'ont pas de logement, dont 120 000 femmes. Beaucoup dorment dehors, parfois avec leurs enfants. Dans la rue, les femmes deviennent souvent invisibles : elles se cachent pour éviter les agressions, changent d'endroit et restent discrètes. Ce n'est pas un choix, mais une façon de survivre.  Pourtant, beaucoup travaillent. Elles ont des emplois précaires et mal payés, avec des horaires instables. Même avec un salaire, elles n'arrivent pas à trouver un logement. Les centres d'hébergement existent, mais ils sont pleins et rarement adaptés aux besoins des femmes.   Cette situation pose une question importante : comment une société riche peut-elle laisser des femmes travailler, fuir des violences, et malgré tout vivre dehors ? Pourquoi celles qui ont le plus besoin d'aide sont-elles les moins visibles ?  Que faudrait-il changer pour qu'aucune femme ne soit obligée de dormir dehors ? Et comment créer des solutions qui les rendent visibles, écoutées et réellement protégées ?  Avec : • Bérénice Peñafiel, sociologue, spécialiste de la précarité et des sans-abri, autrice de Femmes à la rue – regard d'une sociologue (Editions Terre Urbaine, 2025) • Lotfi Ouanezar, directeur général d'Emmaüs Solidarité.   À découvrir également dans l'émission : Un portrait de femme accompagnée par Emmaüs Solidarité signé Charlie Dupiot. Direction le centre d'hébergement d'urgence Léopold Robert, dans le 14ème à Paris. Ouvert par Emmaüs Solidarité en 2022, ce centre accueille des femmes, seules ou jeunes mamans. Aujourd'hui, 60 personnes y sont hébergées, dont 11 enfants en bas âge. Rencontre avec Farida, jeune maman sans domicile de 23 ans.  En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini.   Programmation musicale :  ► What Will They Say - Samara Cyn ► Neredesin Sen - Altın Gün.  

InterNational
L'Afghanistan, cimetière des droits des femmes

InterNational

Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 3:07


durée : 00:03:07 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - Alors qu'une nouvelle guerre démarre entre Pakistan et Afghanistan, braquons nos jumelles sur une autre forme de guerre, dans l'intimité des foyers afghans. Un nouveau code pénal étrille encore un peu plus les droits des femmes. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

7 milliards de voisins
Femmes agricultrices : comment améliorer leur statut ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 48:23


Selon les données de la FAO (2025), les femmes représentent 41% de la main-d'œuvre agricole mondiale, un pourcentage qui peut atteindre plus de 50% en Afrique. Cependant, malgré leur rôle crucial, les femmes agricultrices sont souvent désavantagées. Elles possèdent peu de terres, ont un accès limité aux crédits et à la formation. Et bien qu'elles assurent la majorité de la production alimentaire, elles restent souvent invisibles et exclues des prises de décision. Des injustices auxquelles s'ajoutent de lourdes charges de travail et des responsabilités familiales. Des initiatives comme les coopératives féminines montrent qu'il est possible de changer les choses. Elles accompagnent les agricultrices pour plus d'autonomie et de reconnaissance. Quelle place les femmes occupent-elles aujourd'hui dans le monde agricole ?  Avec :  • Clotilde Bato, déléguée générale de l'association SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires qui soutient les mouvements paysans indiens, français et sénégalais, autrice du livre Agricultrices – semer, nourrir, résister (Éditions Les Pérégrines) • Mathilde Roger-Louet, agricultrice, référente nationale sur les questions de genre du réseau CIVAM (Centres d'Initiatives pour Valoriser l'agriculture et le Milieu rural) et partie prenante du plaidoyer Dégenrons l'agriculture. Un entretien avec Najet Benrabaa, correspondante de RFI en Colombie : les agricultrices jouent un rôle-clé dans la ruralité, mais leur contribution reste largement invisibilisée bien qu'elles représentent     En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini.    Programmation musicale :  ► Mais - Tshegue ► Bomoyi - Yotsi.

7 milliards de voisins
Femmes agricultrices : comment améliorer leur statut ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 48:23


Selon les données de la FAO (2025), les femmes représentent 41% de la main-d'œuvre agricole mondiale, un pourcentage qui peut atteindre plus de 50% en Afrique. Cependant, malgré leur rôle crucial, les femmes agricultrices sont souvent désavantagées. Elles possèdent peu de terres, ont un accès limité aux crédits et à la formation. Et bien qu'elles assurent la majorité de la production alimentaire, elles restent souvent invisibles et exclues des prises de décision. Des injustices auxquelles s'ajoutent de lourdes charges de travail et des responsabilités familiales. Des initiatives comme les coopératives féminines montrent qu'il est possible de changer les choses. Elles accompagnent les agricultrices pour plus d'autonomie et de reconnaissance. Quelle place les femmes occupent-elles aujourd'hui dans le monde agricole ?  Avec :  • Clotilde Bato, déléguée générale de l'association SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires qui soutient les mouvements paysans indiens, français et sénégalais, autrice du livre Agricultrices – semer, nourrir, résister (Éditions Les Pérégrines) • Mathilde Roger-Louet, agricultrice, référente nationale sur les questions de genre du réseau CIVAM (Centres d'Initiatives pour Valoriser l'agriculture et le Milieu rural) et partie prenante du plaidoyer Dégenrons l'agriculture. Un entretien avec Najet Benrabaa, correspondante de RFI en Colombie : les agricultrices jouent un rôle-clé dans la ruralité, mais leur contribution reste largement invisibilisée bien qu'elles représentent     En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini.    Programmation musicale :  ► Mais - Tshegue ► Bomoyi - Yotsi.

Chronique Transports
Iran: les femmes autorisées à conduire motos et scooters en toute légalité

Chronique Transports

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 2:30


En Iran, les femmes enfin libres sur leurs deux roues ! Le 3 février 2026, le gouvernement s'est résolu à signer de nouveaux droits pour les conductrices de motos et de scooters. Ce texte, en discussion depuis l'an dernier, va leur permettre d'avoir un permis et de conduire en toute légalité. À lire aussiDe plus en plus d'Iraniennes osent circuler sans hijab: «une bataille de tous les jours»

Le Conseil Santé
Mutilations génitales féminines : en quoi consiste la prise en charge des femmes concernées?

Le Conseil Santé

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 2:05


Quels sont les principaux motifs de consultations dans l'unité de prise en charge des femmes victimes de mutilations sexuelles féminines de l'hôpital de Montreuil ? Qu'est-ce qu'une gêne identitaire ?  Avec : Dr Maëlle Silvestre De Sacy, gynécologue à l'Unité de prise en charge des femmes victimes de mutilations sexuelles féminines de l'hôpital de Montreuil, en région parisienne   Retrouvez l'émission en intégralité iciQuestions de femmes: comment lutter contre les mutilations génitales féminines?

Les matins
Élections au Bangladesh : crainte pour les droits des femmes avec la montée d'un parti islamiste

Les matins

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 5:22


durée : 00:05:22 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - 127 millions d'électeurs sont appelés aux urnes, demain, au Bangladesh pour des législatives et un référendum qui cherche à asseoir la démocratie après la chute de l'ex-Première ministre Sheikh Hasina à l'été 2024. Un parti islamiste monte en puissance et menace les droits des femmes.

7 milliards de voisins
Voisines connectées 3/4: invisibles derrière les algorithmes, visibles dans les luttes numériques

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 48:30


Si l'intelligence artificielle est censée révolutionner nos vies, elle semble moins pressée pour bousculer les inégalités de genre. Selon les derniers chiffres du Forum économique mondial, les femmes ne représentent que 22% des effectifs travaillant dans l'IA. Et pour celles qui réussissent à se démarquer, à lancer leur start up, elles peinent à obtenir des financements.  Dans un monde où les algorithmes façonnent nos représentations, nos imaginaires mais aussi l'accès à l'emploi, au financement ; cette faible part des femmes n'est pas sans conséquence. Car si les hommes et notamment les hommes blancs, conçoivent les technologies, ils influencent inconsciemment ou pas les choix techniques, les priorités de développement, et de l'autre côté de l'écran, nos usages. Les IA sont donc loin d'être neutres. Cette absence des femmes n'est pas née avec l'intelligence artificielle. Si elles étaient majoritaires dans l'informatique jusqu'aux années 1970, le secteur a vu affluer les hommes en masse avec l'avènement du génie logiciel et des micro-ordinateurs. Dans ce contexte, comment décoder les biais de genre et raciaux véhiculés par les intelligences artificielles et comment faire des femmes des utilisatrices averties et des conceptrices des technologies ?    Émission à l'occasion de la journée internationale des femmes et des filles de science.  Avec :  • Estelle Ndjandjo, journaliste et présentatrice de la chronique Voisins connectés, diffusée chez 8 milliards de voisins.   Et nos invitées :  • Marion Carré, experte en IA, cofondatrice de Ask Mona, une entreprise qui marie culture et intelligence artificielle et auteure de Qui a voulu effacer Alice Recoque ? - Sur les traces d'une pionnière oubliée de l'IA (Fayard, 2024) et Le paradoxe du tapis roulant - Vaincre notre paresse intellectuelle face à l'IA (J.-C. Lattès, 2025) • Pamela Corbin-Audoux, experte diversité et inclusion. Membre du Think Tank, Les EnthousIAstes sur l'IA dans les RH.    En fin d'émission, la chronique de Jennifer Lufau nous fait découvrir des femmes qui ont marqué l'histoire du gaming et de la technologie. À commencer par un film qui cristallise bien les difficultés mais aussi la résilience des femmes dans la tech, Hidden Figures ! Une fiction du cinéma hollywoodien qui raconte l'histoire de femmes afro-américaines embauchées dans les années 60 par la NASA pour être des calculettes vivantes, tout ça en pleine guerre froide.  Programmation musicale :  ► Fāfaru - 15 15  ► « Intro (Simone Simone) » - Joyce Babatunde.

7 milliards de voisins
Voisines connectées 3/4: invisibles derrière les algorithmes, visibles dans les luttes numériques

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 48:30


Si l'intelligence artificielle est censée révolutionner nos vies, elle semble moins pressée pour bousculer les inégalités de genre. Selon les derniers chiffres du Forum économique mondial, les femmes ne représentent que 22% des effectifs travaillant dans l'IA. Et pour celles qui réussissent à se démarquer, à lancer leur start up, elles peinent à obtenir des financements.  Dans un monde où les algorithmes façonnent nos représentations, nos imaginaires mais aussi l'accès à l'emploi, au financement ; cette faible part des femmes n'est pas sans conséquence. Car si les hommes et notamment les hommes blancs, conçoivent les technologies, ils influencent inconsciemment ou pas les choix techniques, les priorités de développement, et de l'autre côté de l'écran, nos usages. Les IA sont donc loin d'être neutres. Cette absence des femmes n'est pas née avec l'intelligence artificielle. Si elles étaient majoritaires dans l'informatique jusqu'aux années 1970, le secteur a vu affluer les hommes en masse avec l'avènement du génie logiciel et des micro-ordinateurs. Dans ce contexte, comment décoder les biais de genre et raciaux véhiculés par les intelligences artificielles et comment faire des femmes des utilisatrices averties et des conceptrices des technologies ?    Émission à l'occasion de la journée internationale des femmes et des filles de science.  Avec :  • Estelle Ndjandjo, journaliste et présentatrice de la chronique Voisins connectés, diffusée chez 8 milliards de voisins.   Et nos invitées :  • Marion Carré, experte en IA, cofondatrice de Ask Mona, une entreprise qui marie culture et intelligence artificielle et auteure de Qui a voulu effacer Alice Recoque ? - Sur les traces d'une pionnière oubliée de l'IA (Fayard, 2024) et Le paradoxe du tapis roulant - Vaincre notre paresse intellectuelle face à l'IA (J.-C. Lattès, 2025) • Pamela Corbin-Audoux, experte diversité et inclusion. Membre du Think Tank, Les EnthousIAstes sur l'IA dans les RH.    En fin d'émission, la chronique de Jennifer Lufau nous fait découvrir des femmes qui ont marqué l'histoire du gaming et de la technologie. À commencer par un film qui cristallise bien les difficultés mais aussi la résilience des femmes dans la tech, Hidden Figures ! Une fiction du cinéma hollywoodien qui raconte l'histoire de femmes afro-américaines embauchées dans les années 60 par la NASA pour être des calculettes vivantes, tout ça en pleine guerre froide.  Programmation musicale :  ► Fāfaru - 15 15  ► « Intro (Simone Simone) » - Joyce Babatunde.

Journal de l'Afrique
Mutilations génitales contre les femmes, le Tchad se mobilise

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 14:14


Chaque 6 février, la communauté internationale se mobilise contre les mutilations génitales féminines. Au Tchad, cette pratique reste une réalité préoccupante, malgré des progrès officiellement reconnus. Le ministère de la Femme et de la Petite Enfance rappelle que les mutilations génitales féminines "ne sont ni une tradition, ni une fatalité", mais "une grave violation des droits humains et une atteinte intolérable à la dignité humaine".

Priorité santé
Questions de femmes: comment lutter contre les mutilations génitales féminines?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 48:29


Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous consacrons l'émission à la journée mondiale de tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines.  La date du 6 février a été placée en 2012, par l'Assemblée générale des Nations unies sous le signe de cette Journée mondiale de la Tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines (désignées par l'OMS par les initiales MGF).   Parmi ces mutilations, l'excision, un acte d'une violence inouïe contre le corps des fillettes, une blessure indélébile qui, d'après l'Unicef, concerne plus de 230 millions de femmes et de filles dans le monde.    Risques pour la santé physique et mentale  Ces mutilations menacent la vie, par hémorragie ou par infection, et peuvent entraîner des complications majeures pour la santé des femmes, lors de l'accouchement, lors des relations sexuelles.  Prévention, accompagnement, réparation Pour les survivantes de l'excision, l'ablation partielle ou totale des organes génitaux, entraîne des douleurs physiques et psychiques.  Face au fardeau des MGF, les réponses sont multiples :  lutter, prévenir, en informant, en sensibilisant, en faisant évoluer les lois et en abandonnant ces pratiques prendre en charge : l'écoute, l'accompagnement, le soin et si nécessaire, en fonction du souhait des femmes et des possibilités offertes par le système de santé, la réparation…  Avec : Oumou Koïta, présidente du Gams, le groupe pour l'abolition des mutilations sexuelles féminines, des mariages forcés et autres pratiques néfastes pour la mère et l'enfant  Dr Maëlle Silvestre De Sacy, gynécologue à l'Unité de prise en charge des femmes victimes de mutilations sexuelles féminines de l'hôpital de Montreuil, en région parisienne La palabre de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Salif Keïta - Moussolou   ► Jill Scott – Pressha.

Priorité santé
Questions de femmes: comment lutter contre les mutilations génitales féminines?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 48:29


Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous consacrons l'émission à la journée mondiale de tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines.  La date du 6 février a été placée en 2012, par l'Assemblée générale des Nations unies sous le signe de cette Journée mondiale de la Tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines (désignées par l'OMS par les initiales MGF).   Parmi ces mutilations, l'excision, un acte d'une violence inouïe contre le corps des fillettes, une blessure indélébile qui, d'après l'Unicef, concerne plus de 230 millions de femmes et de filles dans le monde.    Risques pour la santé physique et mentale  Ces mutilations menacent la vie, par hémorragie ou par infection, et peuvent entraîner des complications majeures pour la santé des femmes, lors de l'accouchement, lors des relations sexuelles.  Prévention, accompagnement, réparation Pour les survivantes de l'excision, l'ablation partielle ou totale des organes génitaux, entraîne des douleurs physiques et psychiques.  Face au fardeau des MGF, les réponses sont multiples :  lutter, prévenir, en informant, en sensibilisant, en faisant évoluer les lois et en abandonnant ces pratiques prendre en charge : l'écoute, l'accompagnement, le soin et si nécessaire, en fonction du souhait des femmes et des possibilités offertes par le système de santé, la réparation…  Avec : Oumou Koïta, présidente du Gams, le groupe pour l'abolition des mutilations sexuelles féminines, des mariages forcés et autres pratiques néfastes pour la mère et l'enfant  Dr Maëlle Silvestre De Sacy, gynécologue à l'Unité de prise en charge des femmes victimes de mutilations sexuelles féminines de l'hôpital de Montreuil, en région parisienne La palabre de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Salif Keïta - Moussolou   ► Jill Scott – Pressha.

Invité Afrique
Guinée: «Le défaut de condamnation sévère perpétue la pratique des mutilations génitales féminines»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 10:51


Ce vendredi 6 février est la Journée internationale de tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines. À date, près de 230 millions de filles et de femmes dans le monde ont subi des mutilations génitales. Les taux de prévalence les plus élevés sont en Afrique, la Somalie occupant la première place du classement mondial. Juste devant la Guinée, où 95 % des filles et femmes entre 15 et 49 ans ont subi une excision selon les chiffres des Nations unies. La militante féministe guinéenne Kadiatou Konaté, cofondatrice du Club des jeunes filles leaders de Guinée est la grande invitée Afrique de Sidy Yansané. ► À l'occasion de cette Journée internationale de tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines, retrouvez à 9h temps universel Priorité Santé, Caroline Paré reçoit la franco-malienne Oumou Koïta, présidente de la Fédération GAMS, le Groupe de femmes pour l'abolition des mutilations sexuelles. À écouter aussiQuestions de femmes : comment lutter contre les mutilations génitales féminines ?

ActuElles
Transports : ticket pour l'enfer des VSS

ActuElles

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 11:04


Prendre les transports, c'est parfois s'embarquer dans un voyage désagréable quand on est une femme. Dans le monde, 70 % des usagères de transports en commun racontent avoir subi des violences sexistes et sexuelles, des regards lourds aux frotteurs. Nombreuses sont celles qui ont développé des techniques pour s'en prémunir : éviter le dernier métro, faire semblant d'être au téléphone, s'asseoir près des conducteur·rices, choisir des vêtements amples et des chaussures plates… Les transporteurs aussi se saisissent du problème, explique l'invitée de Laure Manent, Virginie Perrey, directrice sûreté du groupe Keolis, mais les solutions ressemblent parfois à des pansements sur des jambes de bois.

ActuElles
Femmes en colère : furieuses mais pas folles

ActuElles

Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 12:27


Les femmes sont en colère, et l'ont toujours été. Mais ça ne se voit pas, ou si peu. Parce que les filles ont été conditionnées à être sages et polies, à ne faire ni bruit ni vague et à garder pour elles la fureur qui les anime parfois. On est donc habitué·es à connaître et à voir la colère des hommes et bien moins à expérimenter la "female rage", la rage féminine. La journaliste Marion Olité, autrice de "Female rage : la revanche des hystériques dans la pop culture", analyse le phénomène.

7 milliards de voisins
Elles ne veulent pas d'enfant et l'assument

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 48:30


En France, 13% des femmes en âge de procréer ne voudraient pas d'enfants, selon un sondage Hexagone réalisé en janvier 2025. En 2006, elles n'étaient que 2%... Pourtant, dans notre société, l'assignation fondamentale est celle de la reproduction. Ne pas donner la vie alors qu'on le pourrait est perçu comme une faute ou une anomalie, à croire ce choix inconcevable.   Entre pressions familiales, injonctions culturelles et liberté individuelle, pourquoi le refus de maternité suscite autant d'incompréhension et de jugements ? Pourquoi le choix de ne pas avoir d'enfants reste-t-il socialement suspect ? La société peut-elle repenser la notion de choix, écouter sans juger et accepter que la maternité ne soit pas une évidence pour toutes les femmes ?   Avec : • Chloé Delaume, écrivaine, autrice de Nullipares et alors ! être sans enfants (Editions Points Féministe) •Tsippora Sidibé, créatrice du podcast Tant que je serai Noire, qui évoque le désir et non-désir de maternité • Charlotte Debest, sociologue à l'Université Rennes II et autrice du livre Elles vont finir seules avec leurs chats (Les éditions La Meute). En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini.    Programmation musicale :  ► braintoz - Lynx IRL ► La Vita e bella - La cafetera roja.

7 milliards de voisins
Elles ne veulent pas d'enfant et l'assument

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 48:30


En France, 13% des femmes en âge de procréer ne voudraient pas d'enfants, selon un sondage Hexagone réalisé en janvier 2025. En 2006, elles n'étaient que 2%... Pourtant, dans notre société, l'assignation fondamentale est celle de la reproduction. Ne pas donner la vie alors qu'on le pourrait est perçu comme une faute ou une anomalie, à croire ce choix inconcevable.   Entre pressions familiales, injonctions culturelles et liberté individuelle, pourquoi le refus de maternité suscite autant d'incompréhension et de jugements ? Pourquoi le choix de ne pas avoir d'enfants reste-t-il socialement suspect ? La société peut-elle repenser la notion de choix, écouter sans juger et accepter que la maternité ne soit pas une évidence pour toutes les femmes ?   Avec : • Chloé Delaume, écrivaine, autrice de Nullipares et alors ! être sans enfants (Editions Points Féministe) •Tsippora Sidibé, créatrice du podcast Tant que je serai Noire, qui évoque le désir et non-désir de maternité • Charlotte Debest, sociologue à l'Université Rennes II et autrice du livre Elles vont finir seules avec leurs chats (Les éditions La Meute). En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini.    Programmation musicale :  ► braintoz - Lynx IRL ► La Vita e bella - La cafetera roja.

Chroniques du sexisme ordinaire
[Rediffusion] C'est quoi le backlash ? Backlash, antiféminisme et droits des femmes

Chroniques du sexisme ordinaire

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 4:43


1 pas en avant, 3 pas en arrière.Chaque fois que les droits des femmes progressent, une réaction violente ne tarde pas à suivre. C'est le backlash : l'ensemble des réactions négatives, voire hostiles, contre les mouvements féministes et les avancées des droits des femmes.En 1991, la journaliste américaine Susan Faludi théorise ce concept dans son essai "La guerre froide contre les femmes". Elle décrit la croisade des conservateurs américains contre les féministes dans les années 80-90, après les mouvements d'émancipation des années 70. Pour eux, le féminisme serait responsable de l'éclatement de la famille et représenterait un danger mortel pour la société.Ce serait presque drôle si c'était derrière nous. Mais le phénomène traverse l'histoire. Pendant la Révolution française, les femmes se battaient pour le droit de vote. Non seulement ce droit leur est passé sous le nez, mais Napoléon les a définitivement calmées en inscrivant dans le Code civil : "Le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari."Aujourd'hui, après MeToo en 2017, la parole se libère sur les violences sexistes et sexuelles. On s'attend à ce que la société change enfin en profondeur. Perdu. D'après un rapport de la Fondation Jean Jaurès et de l'association Equipop, les droits des femmes ont reculé partout dans le monde en 2022. États-Unis, Afghanistan, Pologne, Yémen, Italie, Iran... La révocation du droit à l'avortement en juin 2022 aux États-Unis en est la preuve la plus flagrante.En France, le backlash se manifeste surtout sur les réseaux sociaux avec des raids de masculinistes de plus en plus fréquents contre des militantes féministes. Dans les médias aussi, on tend volontiers le micro à des hommes qui se plaignent "qu'on ne peut plus rien dire".Dans cet épisode, Marine-Pétroline décrypte ce mécanisme de retour en arrière et rappelle cette phrase de Simone de Beauvoir : "N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant."Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :

Genre, etc.
Excision et mariage, avec Suzanna Khalifa

Genre, etc.

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 19:29


Plus de 230 millions de filles et de femmes en vie aujourd'hui ont subi des mutilations génitales. Dans cet épisode, Suzanna Khalifa, Assistant Professor au département d'économie de Sciences Po, revient sur la pratique de l'excision en Afrique subsaharienne. Elle décrit les mécanismes socio-économiques qui influencent les décisions familiales de faire exciser les filles, à travers une enquête inédite menée en Égypte, et identifie des pistes d'action pour le futur.--Lire la transcription écrite de l'épisode.--

ActuElles
Iran : sous les voiles, la colère des femmes

ActuElles

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 12:28


L'Iran est confronté aux manifestations les plus importantes de son histoire. Face à la population en colère, le régime des mollahs réprime avec une sévérité sans précédent. Les femmes, en première ligne des manifestations de 2022 qui avaient suivi la mort de Mahsa Jina Amini, sont là encore mobilisées. Elles savent qu'elles ont beaucoup à perdre, témoignent l'écrivaine et poétesse en exil Mahtab Ghorbani et la journaliste Aïda Ghajar.

Reportage International
Thaïlande: un congé parental allongé à 120 jours, une avancée saluée mais jugée insuffisante

Reportage International

Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 2:30


Entrée en vigueur le 7 décembre, un mois après sa publication dans la Gazette Royale, une nouvelle législation étend la durée du congé maternité à 120 jours, contre 98 auparavant. Les pères disposent désormais de 15 jours de congé payé après la naissance de leur enfant. Une mesure sociale encourageante dans l'un des pays les plus inégalitaires, confronté à une société vieillissante et à une économie stagnante. De notre correspondant à Bangkok,  Sa silhouette annonce l'arrivée prochaine d'un nouveau-né. Enceinte de six mois, Kingkarn se réjouit de l'allongement du congé maternité : « C'est une excellente mesure pour les mères, on a presque quatre mois de congé. » Le congé maternité passe donc de 98 à 120 jours, dont 60 rémunérés par l'employeur, contre 45 auparavant. Autre avancée majeure de la législation thaïlandaise, qui ravit cette future mère de 31 ans : après la naissance de l'enfant, les conjoints ont aussi droit à 15 jours de congé payés. « Un bébé, c'est la responsabilité des deux parents. C'est bien que les pères aient du temps pour nous aider, surtout quand l'enfant est malade. » D'ailleurs, 15 jours de congé supplémentaires, indemnisés à demi-salaire, sont prévus si le nouveau-né souffre de complications. Quant au congé paternité, Kan, père dans quelques mois, entend bien en profiter : « Avoir plus de temps pour se préparer, puis passer plus de temps à la maison avec sa femme et son enfant, c'est très important. D'autant que la plupart des entreprises n'autorisent pas le télétravail : ces jours de congé auprès du nouveau-né sont essentiels. » Pour Christine Arab, directrice de ONU Femmes pour l'Asie-Pacifique, il s'agit d'une avancée significative pour les femmes, les familles et l'ensemble de la société en Thaïlande : « Ce progrès reflète une prise de conscience partagée : le travail de prise en charge, qu'il soit rémunéré ou non, est l'un des piliers de notre société et de notre économie. En prolongeant le congé maternité, la Thaïlande reconnaît que ce travail influence directement la capacité des femmes à entrer sur le marché du travail, à s'y maintenir et à s'y épanouir. » Un premier pas face au vieillissement C'est certes un bon début, estime Thanaporn, 30 ans, mais clairement pas suffisant : « J'ai lu que dans les pays scandinaves, le congé maternité peut durer jusqu'à un an et qu'il est largement pris en charge. Moi, j'aimerais au moins six mois de congé maternité et que l'entreprise couvre l'intégralité du revenu, pour que la mère puisse rester à la maison sans inquiétude. Ce serait une bonne chose, pas seulement pour les femmes, mais pour tout le monde en Thaïlande. » Mère d'une fillette de 2 ans, elle a dû arrêter de travailler pour s'en occuper : « Quand on devient mère, on a parfois l'impression de devoir abandonner tous ses rêves, de tout sacrifier. Mais nous aussi, on a une vie. Les mères ont des sentiments, des rêves, et nous voulons pouvoir les poursuivre. » Pour beaucoup de jeunes en Thaïlande, ce coup de pouce ne suffira pas à les encourager à avoir des enfants, alors que le taux de natalité est en chute libre dans le royaume, confronté à une société vieillissante et des plus inégalitaires. À lire aussiLa Thaïlande décriminalise l'avortement pour les femmes enceintes de moins de 12 semaines

ActuElles
Quand les femmes prennent l'accouchement en main

ActuElles

Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 12:26


Encore aujourd'hui, les accouchées ne sont pas toujours au centre du processus. Leur voix peut être écrasée par l'équipe médicale, leur plan d'accouchement oublié et leur personne même infantilisée, voire violentée. Comment faire en sorte que les femmes puissent prendre davantage part à leur propre accouchement et comment peuvent-elles être accompagnées dans ce moment si important ? Laure Manent pose la question à Justine Le Lez, sage-femme et consultante en santé publique passée par l'OMS.

Reporters
Égypte, de la dette à la prison… La double peine des femmes en difficulté financière

Reporters

Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 12:57


L'Egypte est l'un des derniers pays au monde à appliquer la peine de prison pour dettes. Les principales victimes sont les "gharimat" : des femmes veuves ou divorcées en difficulté financière, qui ont été contraintes de s'endetter. Face à l'exploitation de ces femmes - souvent des mères veuves ou célibataires - par des créanciers peu scrupuleux, des associations tentent de les aider à parvenir à l'autonomie financière.

Invité Afrique
Féminicides au Sénégal: «Il faut une réponse institutionnelle», alerte l'écrivaine Ndèye Fatou Kane

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 3, 2026 6:29


Serait-ce le début d'un changement pour les femmes au Sénégal ? Lors de ses vœux du Nouvel An, le président Bassirou Diomaye Faye a conclu son discours en dénonçant les violences faites aux femmes dans le pays, mais surtout en utilisant de façon solennelle et pour la première fois le terme « féminicide ». Le 26 décembre 2025, une centaine de personnalités féministes et d'organisations de défense des droits des femmes signaient une tribune, appelant à une réforme du Code de la famille et à une reconnaissance du féminicide au Sénégal. Un pays où 54 % de la population féminine affirme avoir subi plusieurs violences en 2023, selon une étude de l'Agence sénégalaise de la statistique et de la démographie. L'écrivaine et féministe Ndèye Fatou Kane, chercheuse en sociologie du genre, qui a cosigné cette tribune, répond aux questions de RFI.   À lire aussiOuvrage majeur du féminisme, «La parole aux négresses» d'Awa Thiam réédité au Sénégal

Journal d'Haïti et des Amériques
Le nouveau maire de New York attendu au tournant

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jan 1, 2026 30:00


New York a un nouveau maire. Le démocrate Zohran Mamdani prend ses fonctions ce jeudi 1er janvier. Son ambition est de rendre la ville plus abordable pour ses 8,5 millions d'habitants. Zohran Mamdan a multiplié les annonces-chocs pendant sa campagne : gratuité des crèches municipales et des bus publics, gel des loyers dits « stabilisés », création d'épiceries municipales... Des mesures que ses détracteurs qualifient de « populistes » et d'« irréalisables ». Pour les mettre en œuvre, le nouveau maire prévoit des hausses d'impôts. Pour cela, il va devoir convaincre les autorités démocrates de l'Etat, qui renâclent à les augmenter, à commencer par la gouverneure Kathy Hochul, candidate à sa réélection en novembre. En revanche, Zohran Mamdani ne devrait pas se heurter à l'hostilité de Donald Trump, en tout cas, pas immédiatement. Les deux hommes se sont rencontrés le 21 novembre et contre toute attente, cela s'est plutôt bien passé. « Le président a été séduit par le personnage qui est, comme lui, une sorte d'outsider qui a tout renversé sur son passage, notamment l'establishment de son propre parti », explique à RFI Serge Jaumain, professeur d'histoire contemporaine à l'Université libre de Bruxelles. Le président est également content que le Parti démocrate ait « une sorte d'épine dans le pied. Zohran Mamdani incarne la gauche du parti et il fait peur à un certain nombre d'eléecteurs plus centristes », analyse l'universitaire. Malgré tout, la stratégie du trentenaire de mettre l'accent sur la vie chère plutôt que sur la défense de la démocratie pourrait bien inspirer son camp. Sur la forme, Zohran Mamdani avait également innové en menant une campagne joyeuse et en jouant la carte de l'espoir. Une recette que le parti démocrate pourrait appliquer pour les élections de mi-mandat. À dix mois de l'échéance, le débat n'est toujours pas tranché. Donald Trump a bien tenté de contester la victoire de Joe Biden en 2020 Mercredi 31 janvier, à la demande de l'ancien procureur spécial, Jack Smith, la commission des Affaires judiciaires de la Chambre des représentants a publié le compte-rendu de son audition qui avait eu lieu à huis clos, le 17 décembre, explique le site Axios. Selon l'ex-magistrat, sans Donald Trump, il n'y aurait pas eu d'assaut du Capitole, le 6 janvier 2021. « Notre enquête a conclu, au-delà de tout doute raisonnable, que le président Trump s'est livré à un stratagème criminel visant à renverser les résultats de l'élection présidentielle de 2020 et à empêcher le transfert légal du pouvoir », a-t-il affirmé, comme le relève le New York Times. Donald Trump est également coupable d'avoir a délibérément conservé des documents confidentiels après avoir quitté le pouvoir, en janvier 2021, toujours selon l'ancien procureur. Lors de son audition, Jack Smith a également défendu son enquête. Il aurait procédé de la même manière avec un président démocrate, assure-t-il. Il affirme avoir fait preuve d'impartialité, avoir travaillé en toute indépendance et n'avoir reçu aucune instruction de la part de Joe Biden, précise Axios. Jack Smith en est certain : si Donald Trump avait été jugé, il aurait été condamné, souligne Politico. Mais comme le veut l'usage, il a dû abandonner toute poursuite pénale à son encontre dès qu'il a été élu président. Comme le raconte le New York Times, Jack Smith « s'est efforcé de démonter le récit selon lequel le président est une victime innocente, persécuté par ses opposants qui instrumentalisent les lois ». L'ancien magistrat sait que Donald Trump va, malgré tout, chercher à se venger. Au Mexique, encore des progrès à faire en matière des droits des femmes Comme le raconte le journal Milenio, dans l'État de Morelos, les partis politiques refusent la parité homme-femmes. La justice avait ordonné que plus de la moitié des postes de maires de cet État soit réservée aux femmes. Une liste de villes n'ayant jamais été dirigées par une femme ou alors il y a très longtemps, avait été dressée, poursuit Milenio. 21 des 36 communes de Morelos étaient, donc, censées élire des femmes à leur tête lors des prochaines élections, en 2027. Mais les partis politiques s'y sont opposé et le Congrès de Morelos a voté une autre règle. Seul un tiers des communes reviendront bien à des femmes. Une décision que dénonce Perla Pedroza de l'Observatoire de la parité et de la violence politique et de genre de Morelos. À Milenio, elle explique pourquoi il faut absolument réserver des postes aux femmes. Elle cite l'exemple d'une ville où lors des dernières élections, un seul homme s'est présenté face à plusieurs femmes. Il a été élu. « Ce n'est pas parce que nous, les femmes, nous ne savons pas gérer une ville ou que nous n'avons pas d'autorité ; c'est parce que les partis ne nous donnent pas de budget et que les gens sont toujours machistes », témoigne cette féministe. En Argentine, les « bureaucrates de la corruption » La Nacion s'est penché sur « les fonctionnaires et les intermédiaires » qui opèrent dans les coulisses du pouvoir « pour piller l'État », ceux qui touchent des pots-de-vin au sein même des administrations, le tout en étant protégés par certains de leurs supérieurs. La Nacion résume les principales affaires qui ont secoué le pays ces dernières années, calculent pour chacune d'entre elles, les sommes perdues par l'État (4 milliards de dollars, par exemple, dans l'affaire VTV - des fonctionnaires qui faisaient sauter des PV). Le journal propose, enfin, des solutions : réduire les pouvoirs arbitraires accordés aux fonctionnaires ou donner la possibilité aux citoyens de s'adresser à différentes personnes. Il ne faut plus qu'une seule personne puisse accorder ou retirer un avantage à quelqu'un, résume La Nacion. La police haïtienne veut récupérer Port-au-Prince En Haïti, mardi 30 décembre, la police nationale a récupéré un important arsenal lors d'une opération à Bel-Air dans le fief du chef de gang connu sous le nom de Jamesley. « Cela fait plusieurs semaines que la PNH essaie de reprendre le contrôle du centre-ville de Port-au-Prince. Elle lance désormais des attaques alors qu'avant, elle était surtout dans un mode défensif », précise Frantz Duval, rédacteur en chef du quotidien Le Nouvelliste. Dans la capitale, rares sont les quartiers qui échappent encore aux gangs. Hier, malgré les coupures de courant et l'insalubrité, on a fêté la nouvelle année. « Dans les quelques zones que ne contrôlent pas les bandits, les festivités durent depuis plusieurs jours », raconte le journaliste. Le 31 décembre au soir, le Premier ministre s'est d'ailleurs rendu au Champ de mars. « Mais par peur, le public n'a pas répondu présent », précise Frantz Duval. « En 2026, des grandes batailles attendent le pays : il faudra retrouver le chemin de la démocratie et organiser des élections », insiste le patron du Nouvelliste.

Journal d'Haïti et des Amériques
En Haïti, l'hôpital La Paix s'organise face à l'afflux de patients

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 30:00


En Haïti, l'hôpital universitaire La Paix est l'un des rares hôpitaux publics du pays à fonctionner encore correctement. Lorsqu'il a visité l'hôpital universitaire La Paix au début du mois, Le Nouvelliste a découvert un établissement métamorphosé. Alors qu'il avait longtemps été perçu comme insalubre et incapable de fournir des soins adéquats, l'hôpital La Paix est aujourd'hui propre, climatisé, doté de tous les services spécialisés, opérationnels 24h sur 24, avec des patients dont le nombre a doublé en trois ans. Une transformation permise grâce à l'aide de l'Organisation panaméricaine de la Santé, la branche régionale de l'OMS. Cet appui sera certainement décisif dans les prochains mois, avec le déploiement annoncé de la Force multinationale de répression des gangs (FRG), et une éventuelle intensification des opérations. L'hôpital, rapporte Le Nouvelliste, est désormais prêt à prendre en charge 30 à 40 blessés par balle par jour. Dans la commune de Delmas, les habitants de plusieurs quartiers célèbreront le passage à la nouvelle année dans le noir, faute d'éclairage public. Mais « selon toute vraisemblance, écrit Le Nouvelliste, ni l'obscurité ni la situation socio-économique difficile n'auront raison de la joie de vivre des habitants. La fête, même dans le noir, devient un symbole de résilience et de courage d'une population prise en étau entre instabilité politique, insécurité et difficultés économiques. » Une opération secrète qui fait beaucoup parler Le président colombien Gustavo Petro a indiqué hier que l'opération secrète menée la semaine dernière au Venezuela par la CIA, rendue publique lundi par son homologue américain, avait visé une fabrique de cocaïne dans le port de Maracaibo, dans l'ouest du pays. Le Wall Street Journal relève que ce n'est pas la première fois que Donald Trump communique ainsi sur des opérations censées restées secrètes. Ce qui provoque un certain désarroi chez les responsables de la CIA. CNN, de son côté, reproche à l'administration américaine de sembler naviguer à vue dans cette confrontation qui ne cesse de s'aggraver. « Ni Donald Trump ni ses principaux conseillers en politique étrangère n'ont esquissé de scénario de sortie », constate CNN qui redoute un nouveau bourbier. Chaos à la Sécu La Sécurité sociale américaine termine l'année dans la tourmente, raconte le Washington Post. En cause, les milliers de licenciements et de démissions qui se sont produits ces derniers mois, et qui entraînent aujourd'hui une saturation des services désormais occupés par un personnel souvent inexpérimenté. Résultat : des situations kafkaïennes pour les usagers. Et notamment pour Aimé, un Camerounais dont l'identité avait été mal enregistrée à son arrivée aux États-Unis il y a deux ans. On avait remplacé son prénom par son nom de famille. Il avait jusqu'à mi-janvier pour faire corriger ces informations sur son permis de conduire, indispensable pour aller travailler. Sauf que le premier rendez-vous qu'on lui propose... est le 9 février. Les habitants de Culiacan entre deux feux Les habitants de la ville de Culiacan, au Mexique, sont pris entre les feux croisés de deux camps de narcotrafiquants. Une guerre interne au sein du cartel de Sinaloa oppose les fils d'El Chapo au groupe d'El Mayo, le criminel arrêté aux États-Unis a l'été 2024. Les autorités déployées en masse sur place ne sont pas parvenues à endiguer cette vague de violence. Officiellement, le conflit a fait plus de 2 000 morts, et au moins autant de disparus. Toute cette violence laisse des traces : les deuils et les traumas chez les habitants que Gwendolina Duval, notre correspondante à Mexico, a rencontrés. Les violences faites aux femmes en hausse au Brésil Plus de 1180 féminicides ont été recensés cette année au Brésil, une augmentation de 36%. Plusieurs cas ont marqué les esprits, comme celui d'un homme qui a écrasé sa compagne avec sa voiture avant de la traîner sur plus d'1 kilomètre. Elle est aujourd'hui amputée des deux jambes. En ce mois de décembre, plusieurs manifestations contre les féminicides ont eu lieu dans tout le pays, comme le rapporte notre correspondante à Rio de Janeiro, Sarah Cozzolino.

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] Féminicides au Sénégal: faut-il revoir le Code de la famille?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 20:00


Au Sénégal, des femmes sonnent l'alarme face aux les féminicides. Au moins 17 femmes ont été tuées en 2025 dans le cadre domestique. Alors que les réformes promises tardent à se concrétiser, 100 militantes féministes refusent le silence. Elles demandent la révision du Code de la famille. Et vous, qu'en pensez-vous ? Êtes-vous favorable à la révision de ce texte qui fait de l'homme le seul chef de foyer ? Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Débat du jour
Les féministes sont-elles incomprises ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Dec 15, 2025 29:30


«Je suis une sale conne». Le hashtag a fleuri sur internet, ces derniers jours, en France. Il reprend des propos prononcés par la Première dame Brigitte Macron à l'encontre de militantes féministes ayant interrompu le spectacle de l'humoriste Ary Abitan qui a bénéficié d'un non-lieu par la justice après une accusation de viol. Comment expliquer un tel clivage ? La lutte pour les droits des femmes est-elle en recul ? Qui sont les féministes aujourd'hui ? Comment apaiser le débat ? Pour en débattre :  - Tristane Banon, essayiste, éditorialiste pour Franc-tireur et Les Echos du week-end. Autrice du livre La paix des sexes, aux éditions de l'Observatoire - Raphaëlle Rémy-Leleu, conseillère de Paris écologiste, autrice du livre Beyoncé est-elle féministe ?

Débat du jour
Les féministes sont-elles incomprises ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Dec 15, 2025 29:30


«Je suis une sale conne». Le hashtag a fleuri sur internet, ces derniers jours, en France. Il reprend des propos prononcés par la Première dame Brigitte Macron à l'encontre de militantes féministes ayant interrompu le spectacle de l'humoriste Ary Abitan qui a bénéficié d'un non-lieu par la justice après une accusation de viol. Comment expliquer un tel clivage ? La lutte pour les droits des femmes est-elle en recul ? Qui sont les féministes aujourd'hui ? Comment apaiser le débat ? Pour en débattre :  - Tristane Banon, essayiste, éditorialiste pour Franc-tireur et Les Echos du week-end. Autrice du livre La paix des sexes, aux éditions de l'Observatoire - Raphaëlle Rémy-Leleu, conseillère de Paris écologiste, autrice du livre Beyoncé est-elle féministe ?

7 milliards de voisins
Sans les hommes : la non-mixité est-elle un outil d'émancipation pour les femmes ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 48:30


De plus en plus de femmes choisissent de se retrouver entre elles, sans hommes, dans des groupes militants, des cercles de parole ou même lors de soirées. Ces espaces sont souvent vus comme des lieux où l'on peut parler librement, se soutenir et renforcer sa détermination et son assurance.  Mais cette pratique fait débat : est-ce une vraie solution pour avancer ensemble, ou un risque de se couper des autres ?  Peut-on se libérer sans se confronter aux autres et aux rapports de pouvoir ? Comment savoir si l'on crée un espace de liberté ou un espace de repli ?  Que permettent la mixité ou la non-mixité dans l'émancipation des femmes ?  Avec :  • Marie Donzel, directrice associée d'Alter Nego, un cabinet de conseil RH qui accompagne les organisations dans le développement de leurs compétences et la performance de leurs collaborateurs.  • Marie Cabadi, historienne, actuellement doctorante en Histoire contemporaine à l'Université d'Angers et attachée temporaire d'enseignement et de recherches à l'Institut d'Études Politiques de Toulouse (IEP). Un reportage de Charlie Dupiot lors d'une soirée réservée aux filles.  Connaissez-vous le mot «bringue» ? Ça veut dire la «fête» ! Et c'est aussi le nom de soirées exclusivement réservées aux filles, organisées depuis 2019 par Clarisse Luiz et son équipe, dans une quinzaine de villes en France ! Notre reporter Charlie Dupiot s'est faufilée à l'une d'entre elles, au sein du club 211, à la Villette, à Paris.  En fin d'émission, la chronique Écouter le monde, de Monica Fantini.    Programmation musicale : ► Les filles, les meufs – Marguerite ► Selfridges – ENNY.

Reporters
En Israël, la ruée vers les armes des femmes après le 7-Octobre

Reporters

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 24:44


Depuis les attaques terroristes du 7 octobre 2023, Israël a délivré quelque 217 000 nouveaux permis de port d'armes à des civils. Parmi les nouveaux détenteurs : une proportion croissante de femmes. Mères de famille, religieuses ou laïques, vivant dans des colonies comme dans les villages aisés de la côte israélienne, elles défendent toutes l'extension du droit au port d'armes, qu'elles souhaitent voir se généraliser dans leur société. Nos correspondantes, Claire Duhamel et Solène Chalvon-Fioriti, ont enquêté au cœur d'un Israël toujours plus radicalisé, qui mise sur les armes pour assurer sa sécurité.

7 milliards de voisins
Sans les hommes : la non-mixité est-elle un outil d'émancipation pour les femmes ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 48:30


De plus en plus de femmes choisissent de se retrouver entre elles, sans hommes, dans des groupes militants, des cercles de parole ou même lors de soirées. Ces espaces sont souvent vus comme des lieux où l'on peut parler librement, se soutenir et renforcer sa détermination et son assurance.  Mais cette pratique fait débat : est-ce une vraie solution pour avancer ensemble, ou un risque de se couper des autres ?  Peut-on se libérer sans se confronter aux autres et aux rapports de pouvoir ? Comment savoir si l'on crée un espace de liberté ou un espace de repli ?  Que permettent la mixité ou la non-mixité dans l'émancipation des femmes ?  Avec :  • Marie Donzel, directrice associée d'Alter Nego, un cabinet de conseil RH qui accompagne les organisations dans le développement de leurs compétences et la performance de leurs collaborateurs.  • Marie Cabadi, historienne, actuellement doctorante en Histoire contemporaine à l'Université d'Angers et attachée temporaire d'enseignement et de recherches à l'Institut d'Études Politiques de Toulouse (IEP). Un reportage de Charlie Dupiot lors d'une soirée réservée aux filles.  Connaissez-vous le mot «bringue» ? Ça veut dire la «fête» ! Et c'est aussi le nom de soirées exclusivement réservées aux filles, organisées depuis 2019 par Clarisse Luiz et son équipe, dans une quinzaine de villes en France ! Notre reporter Charlie Dupiot s'est faufilée à l'une d'entre elles, au sein du club 211, à la Villette, à Paris.  En fin d'émission, la chronique Écouter le monde, de Monica Fantini.    Programmation musicale : ► Les filles, les meufs – Marguerite ► Selfridges – ENNY.

7 milliards de voisins
Quelle place pour les femmes de 50 ans et plus dans le monde du travail ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 48:29


Alors que l'expérience et la compétence devraient être des atouts pour retrouver un emploi, la réalité est souvent plus complexe. Les femmes, victimes d'inégalités tout au long de leur carrière, sont également les premières victimes de l'âgisme sur le marché du travail. Passé un certain âge, beaucoup d'entre elles se heurtent à des stéréotypes persistants : «trop vieilles», «moins adaptables», ou «en fin de carrière». Quelles conséquences sur leur évolution professionnelle et leur sortie précoce de l'emploi ? Dans un contexte de vieillissement de la population active, les entreprises affichent désormais des politiques d'inclusion et de diversité. Comment faire évoluer les mentalités et les pratiques pour que l'âge ne soit plus perçu comme un handicap mais comme une richesse ? Comment mieux valoriser les compétences des femmes de plus de 50 ans et leur offrir de vraies perspectives jusqu'à la fin de la carrière professionnelle ?  Avec : • Laetitia Vitaud, conférencière sur le futur du travail, experte au Laboratoire Welcome to the Jungle et autrice de L'atout âge - 64 clés pour transformer la réalité générationnelle (Éditions Eyrolles) • Agnès Molinier, autrice de J'ai passé l'âge ! : vieillir sans injonction, un nouveau défi au féminin (Éditions First).   En fin d'émission, la chronique Écouter le monde, de Monica Fantini.  Et si prendre du son avec son téléphone portable devenait aussi populaire que prendre des photos ? C'est le pari que Monica Fantini a fait avec l'écrivain Kiko Herrero. Il a enregistré, légendé et envoyé des fragments sonores de sa ville, avec son téléphone portable. Écoutez le premier album sonore d'un Parisien. Si vous aussi, vous souhaitez composer l'album sonore de votre ville avec Monica Fantini, vous pouvez lui écrire à : ecouterlevilles@rfi.fr   Programmation musicale : ► Seya - Oumou Sangaré ► Dios Es Un Stalker - ROSALÍA.  

ActuElles
Les femmes et le monde du travail : encore et toujours des inégalités

ActuElles

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 18:51


À l'école, les filles sont en tête de classe. Dans les études supérieures, les femmes représentent la majorité des effectifs. Et pourtant, dans le monde du travail, les femmes ont des postes et des salaires inférieurs à ceux des hommes. En France, seules quatre femmes sont aujourd'hui à la tête d'entreprises du CAC 40. Comment expliquer que les femmes soient tellement à la traîne quand elles arrivent dans le monde professionnel ? Existe-t-il des critères objectifs qui justifient ces décalages entre les deux sexes ? Dans cette édition d'ActuElles, Laure Manent pose la question à ses invitées, la journaliste Lucile Quillet, spécialiste des femmes dans le monde du travail et autrice de "Les méritantes, comment le monde du travail trahit les femmes" (éditions Les liens qui libèrent, 2025) et la chercheuse en immunologie Élise Bordet, cofondatrice du Club de Pouvoir, qui aide les femmes à atteindre les plus hauts postes en entreprise.

7 milliards de voisins
Quelle place pour les femmes de 50 ans et plus dans le monde du travail ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 48:29


Alors que l'expérience et la compétence devraient être des atouts pour retrouver un emploi, la réalité est souvent plus complexe. Les femmes, victimes d'inégalités tout au long de leur carrière, sont également les premières victimes de l'âgisme sur le marché du travail. Passé un certain âge, beaucoup d'entre elles se heurtent à des stéréotypes persistants : «trop vieilles», «moins adaptables», ou «en fin de carrière». Quelles conséquences sur leur évolution professionnelle et leur sortie précoce de l'emploi ? Dans un contexte de vieillissement de la population active, les entreprises affichent désormais des politiques d'inclusion et de diversité. Comment faire évoluer les mentalités et les pratiques pour que l'âge ne soit plus perçu comme un handicap mais comme une richesse ? Comment mieux valoriser les compétences des femmes de plus de 50 ans et leur offrir de vraies perspectives jusqu'à la fin de la carrière professionnelle ?  Avec : • Laetitia Vitaud, conférencière sur le futur du travail, experte au Laboratoire Welcome to the Jungle et autrice de L'atout âge - 64 clés pour transformer la réalité générationnelle (Éditions Eyrolles) • Agnès Molinier, autrice de J'ai passé l'âge ! : vieillir sans injonction, un nouveau défi au féminin (Éditions First).   En fin d'émission, la chronique Écouter le monde, de Monica Fantini.  Et si prendre du son avec son téléphone portable devenait aussi populaire que prendre des photos ? C'est le pari que Monica Fantini a fait avec l'écrivain Kiko Herrero. Il a enregistré, légendé et envoyé des fragments sonores de sa ville, avec son téléphone portable. Écoutez le premier album sonore d'un Parisien. Si vous aussi, vous souhaitez composer l'album sonore de votre ville avec Monica Fantini, vous pouvez lui écrire à : ecouterlevilles@rfi.fr   Programmation musicale : ► Seya - Oumou Sangaré ► Dios Es Un Stalker - ROSALÍA.  

7 milliards de voisins
Comment sortir les femmes migrantes de l‘ombre ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Nov 28, 2025 48:30


En France, les femmes représentent plus de la moitié des personnes migrantes. Pourtant, leurs parcours demeurent largement invisibles. Elles sont invisibles dans les statistiques et invisibles dans les récits. Cette invisibilité n'est pas anodine : elle influence les politiques d'accueil et occulte les réalités spécifiques de l'exil féminin – violences subies avant, pendant et parfois après le trajet, isolement, précarité, accès limité aux soins et au logement.  Rendre visibles ces femmes, c'est reconnaître leurs droits et leurs besoins particuliers. C'est aussi interroger nos pratiques, nos représentations et les choix collectifs que nous faisons. Que signifie «sortir de l'ombre» pour celles qui vivent l'exil au féminin ? Et comment, concrètement, leur permettre de trouver leur place dans la société ?  Avec :  • Maëlle Lena, directrice du Plaidoyer International de France terre d'asile  • Julia Dumont, journaliste spécialiste des questions de migration pour le média spécialisé infomigrants.net et FRANCE24. Le portrait d'une femme migrante par Raphaëlle Constant. Patricia Carolle Maneng's, 34 ans, est Camerounaise, doctorante en Relations internationales et militante féministe. En 2019, cette maman de 2 enfants a créé «Girls Empowerment for Leadership Association» pour lutter contre les violences sexuelles dans les conflits au Cameroun. Patricia est alors venue en France, en janvier 2024, dans le cadre du programme Initiative Marianne pour les défenseurs des droits de l'homme, un programme de 6 mois pour fédérer les acteurs engagés du monde entier. Mais cette visibilité et ses prises de position lui ont valu des menaces d'instances camerounaises. Alors d'un commun accord avec l'État français, il a été décidé pour sa sécurité qu'elle ne pouvait pas repartir au Cameroun. Grâce au programme Marianne, elle a été soutenue et accompagnée par les autorités françaises et les organisations de droits de l'homme pour obtenir le statut de réfugiée sous protection internationale.  En deuxième partie d'émission et à l'occasion des 30 ans des clubs RFI, nous changerons de perspective pour parler de la place des femmes dans ces clubs à travers des témoignages et des initiatives qui favorisent leur expression et leur engagement.  Avec : • Lovelie Stanley Numa, ancienne Présidente du Club RFI de Delmas en Haïti • Nicole Bahati, présidente du Club RFI de Bukavu en RDC. Programmation musicale : ► Chora – Pongo ► Shy Girl - Hollie Cook.

7 milliards de voisins
Comment sortir les femmes migrantes de l‘ombre ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Nov 28, 2025 48:30


En France, les femmes représentent plus de la moitié des personnes migrantes. Pourtant, leurs parcours demeurent largement invisibles. Elles sont invisibles dans les statistiques et invisibles dans les récits. Cette invisibilité n'est pas anodine : elle influence les politiques d'accueil et occulte les réalités spécifiques de l'exil féminin – violences subies avant, pendant et parfois après le trajet, isolement, précarité, accès limité aux soins et au logement.  Rendre visibles ces femmes, c'est reconnaître leurs droits et leurs besoins particuliers. C'est aussi interroger nos pratiques, nos représentations et les choix collectifs que nous faisons. Que signifie «sortir de l'ombre» pour celles qui vivent l'exil au féminin ? Et comment, concrètement, leur permettre de trouver leur place dans la société ?  Avec :  • Maëlle Lena, directrice du Plaidoyer International de France terre d'asile  • Julia Dumont, journaliste spécialiste des questions de migration pour le média spécialisé infomigrants.net et FRANCE24. Le portrait d'une femme migrante par Raphaëlle Constant. Patricia Carolle Maneng's, 34 ans, est Camerounaise, doctorante en Relations internationales et militante féministe. En 2019, cette maman de 2 enfants a créé «Girls Empowerment for Leadership Association» pour lutter contre les violences sexuelles dans les conflits au Cameroun. Patricia est alors venue en France, en janvier 2024, dans le cadre du programme Initiative Marianne pour les défenseurs des droits de l'homme, un programme de 6 mois pour fédérer les acteurs engagés du monde entier. Mais cette visibilité et ses prises de position lui ont valu des menaces d'instances camerounaises. Alors d'un commun accord avec l'État français, il a été décidé pour sa sécurité qu'elle ne pouvait pas repartir au Cameroun. Grâce au programme Marianne, elle a été soutenue et accompagnée par les autorités françaises et les organisations de droits de l'homme pour obtenir le statut de réfugiée sous protection internationale.  En deuxième partie d'émission et à l'occasion des 30 ans des clubs RFI, nous changerons de perspective pour parler de la place des femmes dans ces clubs à travers des témoignages et des initiatives qui favorisent leur expression et leur engagement.  Avec : • Lovelie Stanley Numa, ancienne Présidente du Club RFI de Delmas en Haïti • Nicole Bahati, présidente du Club RFI de Bukavu en RDC. Programmation musicale : ► Chora – Pongo ► Shy Girl - Hollie Cook.

Priorité santé
Violences faites aux femmes en milieu professionnel

Priorité santé

Play Episode Listen Later Nov 25, 2025 48:30


À l'occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes qui se tient le 25 novembre, nous parlons des violences subies dans le cadre professionnel : injures sexistes, menaces, violences physiques… Selon une étude conjointement réalisée par Eurostat, l'Institut européen pour l'égalité entre les hommes et les femmes (EIGE) et l'Agence des droits fondamentaux de l'UE (FRA) en 2024, en France, 4 femmes sur 10 ont déjà été victimes de harcèlement sexuel au travail. Comment reconnaitre et prévenir les violences faites aux femmes en milieu professionnel ? Quelles prises en charge sont mises à disposition des victimes ?  Clémence Sientzoff, psychologue psychothérapeute spécialisée dans la prise en charge des victimes de violences sexistes et sexuelles, travail en libéral et au centre AVIV du CIDFF 21. Et co-vice-présidente du Réseau NON en Bourgogne Franche Comté Dr Laure Mengueme, psychiatre à l'hôpital Jamot de Yaoundé, au Cameroun.  Un reportage de Thalie Mpouho À écouter aussiQuelle justice face aux féminicides et aux violences sexuelles ? Programmation musicale :  ►  Chaka Khan – I'm every woman ► Jimmy Cliff - I can see clearly now 

7 milliards de voisins
Quelle justice face aux féminicides et aux violences sexuelles?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Nov 25, 2025 48:29


Dans un rapport de septembre 2025, le Groupe d'experts sur la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique (Grevio), une émanation du Conseil de l'Europe, s'alarme notamment de la situation française. Dans le cas de la France, le taux de poursuites judiciaires à l'encontre des auteurs de violences sexuelles est en effet très faible. 83% des affaires sont classées sans suite, jusqu'à 94% en cas de viols. Des statistiques qui peuvent décourager de nombreuses victimes à s'engager dans des procédures judiciaires.   Des avancées sont à noter. Fin octobre 2025, la France a inscrit la notion de non-consentement dans la définition pénale du viol et des agressions sexuelles, rejoignant d'autres pays parmi lesquels le Canada, l'Espagne, la Suède ou encore la Norvège.   Si les législations évoluent, les attentes se font de plus en plus fortes vis-à-vis des institutions judiciaires et policières dans l'accompagnement des victimes. Huit ans après #MeToo, pourquoi encore tant d'impunité dans les affaires de violences sexuelles ? Des procès à l'image de l'affaire des viols de Mazan en France, où les accusés ont écopé de lourdes peines, peuvent-ils faire évoluer les tribunaux ?   À l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.  Avec :  • Negar Haeri, avocate pénaliste, ancienne secrétaire de la Conférence des avocats du barreau de Paris. Elle a défendu les intérêts de la famille de Shaïna Hansye, brulée vive à Creil, en France en 2019. Autrice de La jeune fille et la mort (Seuil, 2025)  • Floriane Volt, directrice des affaires publiques et juridiques à la Fondation des femmes. • Delphine Griveaud, chargée de recherche au Fonds national de la recherche scientifique belge, docteure en science politique à l'Université catholique de Louvain (Belgique) et à l'Université Paris-Nanterre. Autrice de Réparer la justice. Enquête sur les pratiques restauratives en France (La découverte, 2025).  En fin d'émission, le portrait d'Oumou Khaïry Diallo, 25 ans, militante féministe et directrice exécutive du Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée.   Depuis ses 16 ans, elle lutte contre les mariages d'enfants, pour l'accès à l'éducation des filles dans son pays et plaide sur la scène internationale pour renforcer les politiques publiques en faveur des droits des filles (notamment lors de la Commission sur la condition de la femme à l'ONU). Notre reporter Raphaëlle Constant l'a rencontrée lors de son passage à Paris à l'occasion de la 4ᵉ Conférence ministérielle des diplomaties féministes.  Programmation musicale :   ► Bonnie Banane - Franchement ► Jahman Xpress feat. Souleymane Faye & Soda Mama & Kine Lam - Arva

Priorité santé
Violences faites aux femmes en milieu professionnel

Priorité santé

Play Episode Listen Later Nov 25, 2025 48:30


À l'occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes qui se tient le 25 novembre, nous parlons des violences subies dans le cadre professionnel : injures sexistes, menaces, violences physiques… Selon une étude conjointement réalisée par Eurostat, l'Institut européen pour l'égalité entre les hommes et les femmes (EIGE) et l'Agence des droits fondamentaux de l'UE (FRA) en 2024, en France, 4 femmes sur 10 ont déjà été victimes de harcèlement sexuel au travail. Comment reconnaitre et prévenir les violences faites aux femmes en milieu professionnel ? Quelles prises en charge sont mises à disposition des victimes ?  Clémence Sientzoff, psychologue psychothérapeute spécialisée dans la prise en charge des victimes de violences sexistes et sexuelles, travail en libéral et au centre AVIV du CIDFF 21. Et co-vice-présidente du Réseau NON en Bourgogne Franche Comté Dr Laure Mengueme, psychiatre à l'hôpital Jamot de Yaoundé, au Cameroun.  Un reportage de Thalie Mpouho À écouter aussiQuelle justice face aux féminicides et aux violences sexuelles ? Programmation musicale :  ►  Chaka Khan – I'm every woman ► Jimmy Cliff - I can see clearly now 

Invité Afrique
Dieynaba N'Diom: «Une femme qui va porter plainte contre son mari va être stigmatisée»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Nov 25, 2025 4:14


Toutes les dix minutes, une femme est tuée dans le monde. C'est à partir de ce terrible constat que, depuis 25 ans, les Nations unies font du 25 novembre la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Depuis 25 ans, plusieurs associations africaines se mobilisent contre les féminicides et les viols. Mais dans de nombreux pays, les hommes politiques ne suivent pas, et ces violences restent toujours aussi nombreuses. La sociologue mauritanienne Dieynaba N'Diom appartient au Réseau des féministes d'Afrique de l'Ouest. En ligne de Nouakchott, elle répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Pourquoi y a-t-il beaucoup de femmes battues qui ne portent pas plainte ? Dieynaba N'Diom : Alors c'est difficile de répondre à cette question. Et en même temps, très facile parce qu'on sait qu'on est dans des sociétés patriarcales et que le pouvoir est centré autour de la domination des hommes qui détiennent le pouvoir. Et du coup, tout le processus en fait, qui doit aboutir à ce que les femmes portent plainte ou qu'elles aient accès à la justice, est très, très difficile. Parce que déjà socialement, c'est très compliqué pour une femme de dénoncer un mari violent, de dénoncer un époux qui est violent parce que tout simplement, dans l'inconscient populaire, une femme qui supporte la violence est mieux vue qu'une femme qui la dénonce. Et parce que dans nos familles, de manière générale, dans toutes les communautés, ce qui est la norme, c'est de pouvoir supporter l'insupportable. Parce qu'une femme qui va aller porter plainte contre son mari va être stigmatisée, donc elle sera victime deux fois, elle sera victime d'être violentée, mais elle sera aussi stigmatisée au sein de sa propre famille, même souvent, et au sein de sa belle-famille et de la communauté, de la société, pour avoir osé porter plainte contre son mari. Et bien sûr, la réponse aussi de l'État est là. C'est-à-dire que nos structures, que ça soit la police, que ça soit un peu partout, on est dans des structures où le poids social, il est là. Donc, souvent, ce sont des plaintes qui ne sont pas prises au sérieux. Souvent, les femmes se découragent même avec les va-et-vient qu'il faut faire, il faut aller chercher telle chose, il faut aller chercher telle réquisition, il faut aller à tel commissariat. Les femmes se découragent si elles ne sont pas accompagnées par les associations ou les organisations qui font la prise en charge. Et pour les femmes qui ont le courage de porter plainte, est-ce qu'il y a un barrage ensuite de la part des policiers qui n'enregistrent pas leurs plaintes ? Le problème, c'est comment on accueille les femmes, comment on les écoute, comment on les met à l'aise pour qu'elles ne se sentent pas déjà avec un petit ou même un grand poids de culpabilisation, parce qu'on sait qu'au niveau social, ce sera compliqué, la plaignante sera stigmatisée, elle sera pointée du doigt pour avoir porté plainte contre un mari violent. Donc, que ça soit la police, que ça soit toutes les institutions, elles doivent être formées sur comment accueillir, comment prendre en charge les victimes de violences. C'est pour cela qu'on demande à chaque fois aux femmes, quand elles veulent porter plainte, qu'elles se fassent accompagner par les organisations qui ont l'habitude de prendre en charge les femmes qui sont victimes de violences. Maintenant, au niveau judiciaire, sur l'accès à la justice, je prends l'exemple de la Mauritanie, il y a énormément de plaintes contre les violences sexuelles, mais rares sont les plaintes qui aboutissent. Ça, c'est la première des choses. Mais l'autre chose aussi, et pas des moindres, une femme qui est victime de viol a une chance sur deux de se retrouver en prison, si elle n'arrive pas à prouver qu'elle a été victime de viol. Et bien sûr, le problème, c'est qu'au niveau juridique, on a tellement un vide juridique, on a un arsenal juridique qui ne définit même pas ce qu'est le viol. Il n'y a aucun article qui définit ce qu'est le viol en Mauritanie. Alors vous parlez de la Mauritanie. Pour que les tribunaux puissent sanctionner les coupables, il faut que le code pénal de leur pays le permette. Est-ce qu'il y a des pays africains où le crime de harcèlement et de violences sexuelles est inscrit dans le code pénal ? Il y a même des pays qui sont allés un peu plus loin. Par exemple le Sénégal, où le viol a été criminalisé. Donc ça, c'est un très grand pas. Il y a des pays où le code pénal le reconnaît, comme il y a des pays où ils ont tout l'arsenal juridique, toutes les conventions qu'il faut, toutes les lois qu'il faut. Le problème, c'est l'applicabilité. C'est de voir que les femmes sachent, en fait, quelles sont les démarches à faire pour avoir accès à la justice, qu'elles se fassent accompagner, mais surtout la question de l'impunité, parce qu'il y a tellement de cas de violences où ce sont souvent des non-lieux, que les femmes ont l'impression qu'on peut aller sur des démarches juridiques pendant une année ou deux ou même plus, sans pour autant avoir de la justice. Quels sont les pays où les lois existent et où elles sont appliquées ? Ce sera difficile de donner un exemple comme ça, mais je sais que les lois d'un pays à un autre, ça varie. Je ne dirai pas que tel pays est champion en application de la loi, mais je sais que, par exemple, le fait que, au niveau du Sénégal, le viol soit criminalisé, c'est déjà une très bonne évolution et on espère qu'au niveau de la sous-région, on aura des lois aussi fortes que, par exemple, au niveau du Sénégal. Et ce que vous dites, c'est que le viol n'est toujours pas criminalisé dans votre pays, la Mauritanie ? Non. En Mauritanie, on n'a même pas de projet de loi sur les violences faites aux femmes. Je disais qu'il n'y a aucun article qui définit ce qu'est le viol. Donc criminaliser encore moins.

Accents d'Europe
En Turquie, la violence contre les femmes ne connait pas de répit

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Nov 25, 2025 19:30


En Turquie, les associations, et même le président de la République tirent la sonnette d'alarme. Il n'y a pas que les féminicides qui sont en hausse, les ONG se penchent aussi sur les morts suspectes : des morts maquillées en suicides ou en accidents. Elles ont plus que doublé, au cours des cinq dernières années, signe que les autorités et le pouvoir judiciaire ne se donnent pas les moyens pour lutter contre cette violence. C'est le reportage à Ankara d'Anne Andlauer.  À l'occasion de cette Journée internationale de la lutte contre les violences faites aux femmes, quelques chiffres : en France, on compte chaque jour trois femmes victimes de féminicide ou tentative de féminicide conjugal. Dans le monde, plus de 50 000 femmes et filles ont été tuées par un proche en 2024, soit une femme toutes les dix minutes, selon les chiffres de l'ONU qui déplore l'absence de progrès pour lutter contre ces crimes. Le train Kiev-Kramatorsk Alors que les pourparlers se poursuivent sur l'Ukraine, les bombardements russes sur la ville de Kiev ont été particulièrement violents la nuit dernière, ils ont fait six morts et treize blessés. Les infrastructures énergétiques sont visées, mais les transports ne sont pas épargnés. C'est le cas du train qui, pendant ces trois dernières années, a relié Kiev aux villes   de Sloviansk et Kramatorsk dans le Donbass, dans l'est du pays, près de la ligne de front. Il a permis d'acheminer des milliers de personnes.  Mais aujourd'hui, la compagnie ferroviaire a dû arrêter la ligne à Kharkiv. Le reste du voyage s'effectue désormais en navettes aux itinéraires changeant en fonction de la dangerosité des routes. La fin d'un lien entre l'arrière et le front pour les familles et les soldats que tout le monde espère temporaire. Petit aperçu du voyage avec notre correspondante Emmanuelle Chaze.   À lire aussiUkraine : nouvelle attaque russe « massive » sur les infrastructures énergétiques, Kiev riposte La rénovation du Palais des Nations Les grandes instances multilatérales héritées de la Seconde Guerre mondiale n'ont pas les faveurs du président américain. L'ONU n'échappe pas à la crise, menacée d'asphyxie financière, certaines de ses agences ont déjà dû licencier.  Mais dans ses bâtiments principaux, à New York ou Genève, il faut rénover. Sur les bords du lac Léman, le Palais des Nations est en travaux depuis huit ans et les surcoûts sont en décalage complet avec les plans sociaux. Ils touchent déjà 20% du personnel alors qu'il faudra sans doute dépenser un milliard d'euros en plus pour rénover le bâtiment. Visite du chantier au Palais des Nations, un des plus grands centres de conférence du monde. Reportage de Jérémie Lanche.   La chronique d'ENTR  Et place à notre rendez-vous avec la rédaction d'ENTR, le média qui parle d'Europe aux jeunes sur les réseaux sociaux. Tiffany Fillon nous parle de son reportage en Allemagne sur les manifestations pro-palestiniennes. La vidéo du reportage est à retrouver ici.

Reportage International
Féminicides en Turquie: les ONG dénoncent l'augmentation de «morts suspectes» et l'inaction de la justice

Reportage International

Play Episode Listen Later Nov 24, 2025 2:29


En cette journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes, les ONG féministes en Turquie alertent sur la hausse inquiétante du nombre de « morts suspectes » en Turquie. Des décès de femmes dont les circonstances ne permettent pas d'exclure la possibilité d'un meurtre. Leur nombre a plus que doublé en cinq ans. Les ONG y voient un symbole de l'échec des autorités à lutter contre ces violences. Le reportage de notre correspondante Anne Andlauer à Ankara est à retrouver dans son intégralité dans Accents d'Europe.   À lire aussiIdéologie masculiniste et violences faites aux femmes: les liaisons dangereuses

Le Cours de l'histoire
Preuves d'humanité, hier et aujourd'hui 2/4 : Gisèle Halimi et les droits des femmes

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later Nov 16, 2025 16:16


durée : 00:16:16 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - De la voix de l'avocate Gisèle Halimi dans les années 1970 à celle des militantes aujourd'hui, le combat pour les droits des femmes se poursuit partout dans le monde. - réalisation : Benjamin Hû

Reportage International
Irlande: des survivants des «écoles industrielles» obtiennent gain de cause après une grève de la faim

Reportage International

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 2:46


C'est une page sombre de l'histoire irlandaise. Jusqu'à la fin des années 1970, des milliers d'enfants, pauvres ou orphelins, étaient placés par les tribunaux, sous la tutelle de religieuses, dans des institutions censées les éduquer. Or, ces « écoles » dites industrielles furent souvent le théâtre de violences – physiques, psychologiques et sexuelles –, infligées à des générations d'enfants. Quatre survivants, trois femmes et un homme, ont vécu pendant près de deux mois dans la rue, devant le Parlement de Dublin. Emmitouflée dans plusieurs pulls, Miriam se tient devant la tente qu'elle a partagée avec trois autres survivants durant 52 jours. Placée bébé à l'école industrielle de Tralee, dans l'ouest de l'Irlande, elle raconte, à 68 ans aujourd'hui, l'enfer que les religieuses faisaient subir aux enfants « La première chose que les Sœurs faisaient, c'est te voler ton nom pour t'attribuer un numéro : le mien, c'était 1-0-6-1. Elles t'arrachaient ta personnalité, ta dignité, ta voix… Nous n'allions jamais nulle part, nous n'avions ni dentifrice, ni savon, et jamais d'eau chaude. Nos journées se résumaient à coudre, à travailler, pour des gens de dehors. Et pour cela, nous n'avons jamais été payés », témoigne-t-elle. En plus du travail forcé, les religieuses – dont la « charité » n'avaient que le nom – infligeaient aux enfants violences et humiliations. « Elles t'attachaient nue à un lit, l'une d'elles comptait, et elles te frappaient cent fois. Et elles forçaient tes frères et sœurs, et tes amis, à regarder… », se souvient-elle avec effroi. Ces écoles industrielles font partie de ces institutions gérées conjointement par l'État irlandais et l'Église, tout au long du XXe siècle. L'un des plus grands scandales du pays, au même titre que les couvents de la Madeleine, où plus de 30 000 femmes – considérées impures – étaient condamnées à travailler sans relâche, exploitées par les nonnes. Selon James Gallen, professeur et spécialiste des institutions religieuses à la Dublin City University (DCU), après huit siècles de domination britannique, l'Église catholique a su profiter à cette époque de la fragilité d'un État tout juste sorti de la guerre civile pour étendre son emprise. « L'Irlande nouvellement indépendante était en proie à une profonde insécurité sur son identité. On craignait de découvrir que les Irlandais étaient incapables de se gouverner eux-mêmes, que notre idéal d'une Irlande sainte et catholique n'était qu'une illusion. C'est pourquoi les autorités étaient très déterminées à présenter l'Irlande comme un pays moralement pur », explique-t-il. Depuis presque deux mois, les quatre survivants affirmaient ne vivre que d'eau et de café. Et pourtant, rien n'a entamé la force du groupe, selon Miriam : « Je pense que c'est parce que nous avons souffert enfants : nous sommes des survivants, et c'est pour ça que nous sommes plus forts qu'ils ne le pensent. Ils commencent seulement à comprendre la résilience et la détermination que nous avons. Nous resterons ici jusqu'à ce que nous obtenions ce que le gouvernement nous a promis. » Et c'est enfin chose faite ! Mardi, le Premier ministre irlandais, Micheál Martin, les a appelés à mettre fin à leur mouvement. Les grévistes de la faim devraient désormais bénéficier de soins médicaux gratuits, ainsi que d'un soutien financier. Le soulagement pour Miriam, qui dit s'être battue non seulement pour elle, mais aussi pour les 4 000 autres survivants des écoles industrielles irlandaises.  À lire aussiIrlande: exhumation de 796 bébés d'un foyer religieux, «nous pensions que ce jour n'arriverait jamais»

Le Cours de l'histoire
Preuves d'humanité, hier et aujourd'hui 2/4 : Gisèle Halimi et les droits des femmes

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later Nov 13, 2025 16:00


durée : 00:16:00 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - De la voix de l'avocate Gisèle Halimi dans les années 1970 à celle des militantes aujourd'hui, le combat pour les droits des femmes se poursuit partout dans le monde. - réalisation : Benjamin Hû

Le Cours de l'histoire
Preuves d'humanité, hier et aujourd'hui 2/4 : Gisèle Halimi et les droits des femmes

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later Nov 13, 2025 16:00


durée : 00:16:00 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - De la voix de l'avocate Gisèle Halimi dans les années 1970 à celle des militantes aujourd'hui, le combat pour les droits des femmes se poursuit partout dans le monde. - réalisation : Benjamin Hû, Élodie Piel, Laura Dutech-Perez, Camille Renard Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

ONU Info

La dignité des jeunes filles et leur santé sexuelle ont été au coeur de la journée internationale de la fille, le 11 octobre dernier, durant laquelle l'ONU a organisé une discussion dirigée par la Présidente de l'Assemblée générale, Annalena Baerbock, des jeunes défenseuses de droits, des États membres ainsi que des agences de l'ONU. Cécile Mazzacurati, conseillère genre au Fonds des Nations Unies pour les populations (UNFPA), était sur place, et confie au micro d'ONU Info en quoi ces thèmes sont primordiaux pour favoriser l'égalité des genres à travers le monde, notamment dans les domaines de l'éducation, de la famille et de la dignité personnelle. (Interview : Cécile Mazzacurati, conseillère genre à l'UNFPA ; propos recueillis par Michelle Ghazaryan, ONU Info)

Au cœur de l'histoire
De la cause des Noirs aux droits des femmes, qui était Olympe de Gouges ?

Au cœur de l'histoire

Play Episode Listen Later Nov 3, 2025 20:32


Virginie Girod vous fait découvrir une pionnière de la lutte pour l'émancipation féminine : Olympe de Gouges !Femmes de lettres, Olympe de Gouges a mis sa plume au service de ses convictions. En 1791, elle publie sa fameuse Déclaration des droits de la Femme et de la Citoyenne.Ce n'est d'ailleurs pas son seul combat : Olympe de Gouges lutte pour l'égalité de manière générale. Opposée à l'esclavage et la traite négrière, elle réfléchit aussi à la place des personnes âgées et des indigents dans notre société, ce qui là encore, est révolutionnaire.Elle n'aura cependant pas réussi à faire triompher ses idées de son vivant. Olympe de Gouges est guillotinée sous la Terreur pour sa proximité avec les Girondins. Longtemps, la pionnière des féministes françaises est restée dans l'ombre de l'Histoire, victime de critiques acerbes. Aujourd'hui, son buste trône à l'Assemblée nationale.En compagnie de Cécile Berly, historienne spécialiste du XVIIIème siècle et auteure du livre "Guillotinées" (éditions Passés Composés), Virginie Girod revient sur les nombreux combats qu'a menés cette héroïne de la Révolution française longtemps tombée dans l'oubli. (rediffusion)Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1.- Présentation : Virginie Girod - Production : Caroline Garnier et Nathan Laporte - Réalisation : Nicolas Gaspard- Composition de la musique originale : Julien Tharaud et Sébastien Guidis- Rédaction et Diffusion : Nathan Laporte et Clara Ménard- Visuel : Sidonie ManginHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

7 milliards de voisins
La justice est-elle défavorable aux femmes ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Oct 31, 2025 48:30


La profession de magistrat en France s'est largement féminisée ces dernières années. Elles représentent 76% des élèves magistrats de la promotion 2021. Les femmes incarcérées sont en revanche ultra-minoritaires dans les prisons : moins de 5% des détenus.  Pourtant, le processus judiciaire et les jugements restent défavorables aux femmes. Les effets de ces décisions semblent refléter une culture patriarcale de la justice, notamment dans les dossiers familiaux et les violences sexuelles. L'institution reste ancrée dans des pratiques professionnelles et plus largement dans des stéréotypes au sein de la société, renforcés par le langage juridique. Comment expliquer ces distorsions et ces paradoxes ? Comment rétablir une égalité des sexes devant la justice ?  Cette émission est une rediffusion du vendredi 5 septembre 2025 Avec : Magali Lafourcade, magistrate, actuellement secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH). Enseignante à Science Po Paris et autrice de Démasculiniser la justice (Éditions Les petits matin, 2025) Corine Moussa Vanie, juriste en Côte d'Ivoire et vice-présidente de l'association Akwaba Mousso qui vient en aide aux femmes vulnérables et aux enfants victimes de violences, et membre de l'association des Femmes juristes de Côte d'Ivoire Médiatisation des affaires judiciaires Avec Elise Costa, journaliste indépendante, autrice de l'ouvrage Écrire Mazan (Editions Marchiali) Écoutez le monde de Monica Fantini Aujourd'hui, elle nous propose de tendre l'oreille aux sons inouïs découverts à l'exposition Afrosonica – Paysages sonores, au musée d'éthographie de Genève, en Suisse.  Écouter le podcastÉcouter le monde Programmation musicale :  ► Dans 10 ans – Yamê ► What was that – Lorde