Capital of Russia
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Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 12 juin 2026.Avec cette semaine :François Bujon de l'Estang, ambassadeur de France.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.LA CAMPAGNE DE JEAN-LUC MÉLENCHONJean-Luc Mélenchon a choisi, le 7 juin, Saint-Denis pour donner le coup d'envoi de sa quatrième candidature à l'élection présidentielle, entre la basilique cathédrale où furent sacrés quelques-uns des premiers souverains du royaume, et en face de l'hôtel de ville conquis par le candidat LFI, Bally Bagayoko, dès le premier tour des élections municipales il y a trois mois.Jadis universaliste et jacobin, Jean-Luc Mélenchon a approfondi une mue politique engagée depuis plusieurs années : faire de la « Nouvelle France » le cœur de son projet et de sa coalition électorale. La France de 2026 n'est plus celle de 1958. La société a changé dans sa composition, dans la place qu'y occupent les femmes, dans son niveau d'éducation, dans ses structures familiales, dans son rapport au travail comme à l'autorité. Le slogan « on est chez nous », traditionnellement associé au Rassemblement national, a été repris par la foule nombreuse des militants et sympathisants LFI pour signifier non l'exclusion, mais l'appartenance commune à la République.Le rassemblement de Saint-Denis a montré un visage plus maîtrisé du leader insoumis, préférant la démonstration intellectuelle à la polémique permanente, le récit politique à l'invective. Jean-Luc Mélenchon s'est posé en un rassembleur apaisé, et leader à gauche. Sourire, discours resserré, dérapages évités, remisant ses provocations pour renfiler son costume de républicain, le candidat des insoumis à la présidentielle s'est contenté de lire son discours et d'égrener ses fondamentaux politiques : « smic à 1.700 euros » (soit 15 % de plus qu'actuellement), retraite à 60 ans, Sécurité sociale gérée par ses cotisants, règle du « chacun selon ses besoins ». Promettant de déclencher une « révolution citoyenne », de confier le pouvoir au peuple, de restreindre la propriété privée, de taxer les riches pour une meilleure répartition des richesses « entre le capital et le travail », il vise à mettre en œuvre un « projet qu'il définit lui-même comme collectiviste ». S'il est élu, la France quittera l'Otan, recherchera un accord avec la Russie et s'affranchira des règles européennes si elles l'entravent : « Nous décréterons un moratoire sur toutes les directives contraires aux mandats que nous aurons donnés notre peuple », a-t-il annoncé. Plutôt que de sortir de l'Union européenne, il propose « une Europe débarrassée du libéralisme ».Se posant en seul pôle politique clair à gauche, écrasant les socialistes et les verts, qui s'enferrent dans des débats internes illisibles, l'insoumis se place comme la seule alternative au RN. Agé de 74 ans, le tribun, bien que rejeté par 69 % de l'opinion (selon le baromètre mensuel Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale), voit sa popularité grandir au sein de l'électorat de gauche, avec 49 % d'adhésion. Toutefois, si 58 % des 18-24 ans ont une opinion favorable de Mélenchon, le chiffre chute à 14 % pour les 50-64 ans.FORUM DE SAINT-PÉTERSBOURG ET ISOLEMENT DE LA RUSSIELe 3 juin, à l'ouverture du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, la ville natale de Vladimir Poutine, des drones ukrainiens ont frappé une installation pétrolière et un site militaire à proximité. Les quelque 200 invités de 130 pays ont été accueillis avec un panache de fumée noire en arrière-plan. L'ancien colonel du SVR (les services de renseignements extérieurs), Andreï Bezroukov a vu dans cette attaque un motif de poursuite de l'affrontement. Selon lui, « la Russie restera en état de guerre, et nous devons apprendre à vivre avec pour au moins deux décennies, et cela va façonner deux générations ».Le rendez-vous pétersbourgeois, lancé en 1997 est devenu « international » en 2007. Considéré autrefois comme le « Davos russe », il a changé de visage depuis l'invasion de l'Ukraine. Cette édition a donné la place d'honneur aux Chinois et aux Saoudiens. Il a reçu une délégation économique nord-coréenne, des représentants talibans et quelques figures occidentales. La présence, pour la première fois depuis 2022, d'une délégation allemande et d'élus du parti d'extrême droite de l'AfD a été remarquée.Plus de quatre ans après le début de la guerre contre l'Ukraine, la Russie fait face à de multiples sanctions occidentales, à une inflation élevée, à des coûts d'emprunt prohibitifs et à des pénuries de main-d'œuvre, qui placent son économie dans une situation délicate. Alors que la situation sur le front est proche de l'impasse, l'Ukraine multiplie les frappes sur les dépôts, raffineries de pétrole et oléoducs russes pour priver Moscou de l'une de ses principales sources de revenus. Le PIB russe s'est contracté de 0,2% au cours des trois premiers mois de l'année, selon les statistiques officielles. C'est la première baisse trimestrielle en trois ans. L'Etat a affiché un déficit budgétaire de 80 milliards de dollars au cours des quatre premiers mois de 2026 - soit l'équivalent de 2,5% du PIB annuel et plus que ce qui était prévu pour l'ensemble de l'année. Toutefois, la Russie dispose de certains atouts. C'est l'un des pays développés les moins endettés au monde (environ 16% du PIB) et il dispose d'un fonds souverain d'environ 156 milliards d'euros. Ses exportations d'hydrocarbures connaissent une hausse conséquente depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, qui a bouleversé les marchés énergétiques.Affecté par une popularité en berne et des pertes lourdes sur le front, Vladimir Poutine a minimisé, le 5 juin, les difficultés économiques auxquelles fait face son pays, préférant vanter sa « souveraineté » et ses partenariats avec les pays du Sud. Il a rejeté, l'idée d'une rencontre en tête-à-tête proposée la veille par son homologue ukrainien dans une lettre ouverte, tant qu'un accord final n'aura pas été négocié en amont pour mettre fin à la guerre en Ukraine.Le forum de Saint-Pétersbourg s'est terminé le 6 juin comme il avait commencé : sous une salve d'attaques de drones ukrainiens.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La date n'est pas fixée officiellement, mais les élections à la Douma devraient se dérouler les 18 et 20 septembre prochain. Ce seront les premières sur fond de conflit depuis plus de 4 ans, avec des pourparlers diplomatiques au point mort. Leur issue ne fait pas de doute, le parti au pouvoir encore une fois raflera l'immense majorité des sièges. Les partis d'opposition, sous pression, se préparent tout de même. Reportage dans les locaux du parti « Iabloko » à Saint-Pétersbourg, le seul parti à demander un cessez-le-feu immédiat en Ukraine. Dans une pièce, quelques affiches, du papier, des stylos sur des tables… les dernières traces de la réunion précédente : une soirée d'écriture de lettres aux prisonniers politiques en Russie. Quelques pas plus loin, dans un bureau, un calendrier avec la photo d'un visage mince aux yeux sombres et au regard aigu. C'est celui de Boris Vichnievsky. Cet ancien responsable très connu du parti « Iabloko » a été désigné « agent de l'étranger » en mars 2024. Comme une blessure qui ne cicatrise pas, comme aussi la marque d'une volonté intacte de combattre, quelques mots sont écrits sous le cliché : « Je reviendrai ». « C'est ce qu'il nous a dit quand il a fait son discours de départ », explique la coordinatrice des élections pour le parti dans la région (ndlr : pour des raisons de sécurité, les noms des interviewés ne sont pas communiqués). « Malheureusement, maintenant il vit à l'étranger. On espère que c'est temporaire, qu'il reviendra vraiment ». Depuis le départ de cette figure locale, et singulièrement depuis le début de la préparation des élections, le climat s'est encore durci. Assise dans son bureau, la coordinatrice des élections fait l'état des lieux : « Pour l'instant, je ne ressens aucune pression directe, dit-elle d'un ton égal. Mais je ressens une pression psychologique, car presque chaque jour au sein du parti, des choses désagréables se produisent. Mes camarades reçoivent des statuts juridiques qui les empêchent de se présenter à des élections et qui menacent même leur possibilité de résider en Russie. Par exemple, il y a quelques jours, un membre de notre parti à Iekaterinbourg, une ville avec une population de plus d'un million d'habitants, et où « Iabloko » obtient en général de bons résultats aux élections, a été fiché comme « extrémiste et terroriste ». Il a quitté le territoire. Dans d'autres endroits, il y a eu des pressions au travail ». Dans une interview le 10 juin dernier à Novaya Gazeta Europe (média exilé et classé « indésirable » par les autorités russes), le patron du parti, Nikolaï Rybakov, a eu cette formule : « Nous avons une grande expérience de la survie en milieu toxique. » À la question du journal : « Quelles sont les perspectives électorales d'un parti sans ressources administratives ni alliance avec le gouvernement russe en 2026 ? », Nikolaï Rybakov a répondu : « On pourrait poser la même question à propos de la vie en Russie dans son ensemble : quelles sont les perspectives d'avenir pour nous tous qui ne sommes pas au pouvoir ? Nous n'avons pas d'autre choix. Mais nous pouvons changer les circonstances dans lesquelles nous vivons. » Pour la coordinatrice du parti à Saint-Pétersbourg, « Dans notre société, personne n'est à l'abri de rien, de la pression, de la possibilité de perdre sa liberté ou de subir des restrictions de quelque nature que ce soit. » « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur » Pourtant, le responsable local du parti l'affirme : de nouveaux membres affluent tous les mois : des étudiants, des employés, des médecins, des hommes d'affaires, tous à la recherche d'un débouché civique et politique à leur mécontentement voire leur colère, adhérant au slogan du parti : « Pour la paix et la liberté, pour une vie digne et sans peur ». « Bien sûr, la question-clé est celle de l'attitude envers l'opération militaire spéciale et la méthode de résolution du conflit, explique-t-il, mais il s'agit aussi des choix économiques et sociaux que font nos dirigeants. Il y a du mécontentement et il est répandu, les sondages le disent. » La coordinatrice se fait un peu plus directe : « Il faut mettre fin aux massacres de vies, et c'est notre position principale. Cette position suscite désormais un écho important. Le nombre de personnes qui la soutiennent augmente, car des actions dangereuses menacent non seulement les zones frontalières, mais aussi Saint-Pétersbourg et Moscou. Les technologies militaires actuelles font que personne n'est en sécurité. » La coordinatrice s'exprimait dans la foulée du Forum économique de Saint-Pétersbourg, marqué par des attaques spectaculaires de drones de l'Ukraine lors des journées d'ouverture et de clôture. « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur, à exprimer leurs opinions sans crainte également. C'est fondamental. » Ces deux cadres régionaux listent aussi, parmi ce qui attire de nouveaux militants, les restrictions d'internet, la dégradation du pouvoir d'achat, les inégalités qui s'accentuent, le manque d'investissement dans les transports, les inquiétudes sur l'avenir… Plus que des politiques à améliorer : un contrat social mis à l'épreuve depuis plus de 4 ans de guerre. « Iabloko » a pu jusqu'ici participer à toutes les élections, sauf le scrutin présidentiel. Pour ces législatives, réponse début juillet prochain. À lire aussiVyborg, ville russe en face de la Finlande: une nostalgie européenne à l'ombre de la guerre en Ukraine
La date n'est pas fixée officiellement, mais les élections à la Douma devraient se dérouler les 18 et 20 septembre prochain. Ce seront les premières sur fond de conflit depuis plus de 4 ans, avec des pourparlers diplomatiques au point mort. Leur issue ne fait pas de doute, le parti au pouvoir encore une fois raflera l'immense majorité des sièges. Les partis d'opposition, sous pression, se préparent tout de même. Reportage dans les locaux du parti « Iabloko » à Saint-Pétersbourg, le seul parti à demander un cessez-le-feu immédiat en Ukraine. Dans une pièce, quelques affiches, du papier, des stylos sur des tables… les dernières traces de la réunion précédente : une soirée d'écriture de lettres aux prisonniers politiques en Russie. Quelques pas plus loin, dans un bureau, un calendrier avec la photo d'un visage mince aux yeux sombres et au regard aigu. C'est celui de Boris Vichnievsky. Cet ancien responsable très connu du parti « Iabloko » a été désigné « agent de l'étranger » en mars 2024. Comme une blessure qui ne cicatrise pas, comme aussi la marque d'une volonté intacte de combattre, quelques mots sont écrits sous le cliché : « Je reviendrai ». « C'est ce qu'il nous a dit quand il a fait son discours de départ », explique la coordinatrice des élections pour le parti dans la région (ndlr : pour des raisons de sécurité, les noms des interviewés ne sont pas communiqués). « Malheureusement, maintenant il vit à l'étranger. On espère que c'est temporaire, qu'il reviendra vraiment ». Depuis le départ de cette figure locale, et singulièrement depuis le début de la préparation des élections, le climat s'est encore durci. Assise dans son bureau, la coordinatrice des élections fait l'état des lieux : « Pour l'instant, je ne ressens aucune pression directe, dit-elle d'un ton égal. Mais je ressens une pression psychologique, car presque chaque jour au sein du parti, des choses désagréables se produisent. Mes camarades reçoivent des statuts juridiques qui les empêchent de se présenter à des élections et qui menacent même leur possibilité de résider en Russie. Par exemple, il y a quelques jours, un membre de notre parti à Iekaterinbourg, une ville avec une population de plus d'un million d'habitants, et où « Iabloko » obtient en général de bons résultats aux élections, a été fiché comme « extrémiste et terroriste ». Il a quitté le territoire. Dans d'autres endroits, il y a eu des pressions au travail ». Dans une interview le 10 juin dernier à Novaya Gazeta Europe (média exilé et classé « indésirable » par les autorités russes), le patron du parti, Nikolaï Rybakov, a eu cette formule : « Nous avons une grande expérience de la survie en milieu toxique. » À la question du journal : « Quelles sont les perspectives électorales d'un parti sans ressources administratives ni alliance avec le gouvernement russe en 2026 ? », Nikolaï Rybakov a répondu : « On pourrait poser la même question à propos de la vie en Russie dans son ensemble : quelles sont les perspectives d'avenir pour nous tous qui ne sommes pas au pouvoir ? Nous n'avons pas d'autre choix. Mais nous pouvons changer les circonstances dans lesquelles nous vivons. » Pour la coordinatrice du parti à Saint-Pétersbourg, « Dans notre société, personne n'est à l'abri de rien, de la pression, de la possibilité de perdre sa liberté ou de subir des restrictions de quelque nature que ce soit. » « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur » Pourtant, le responsable local du parti l'affirme : de nouveaux membres affluent tous les mois : des étudiants, des employés, des médecins, des hommes d'affaires, tous à la recherche d'un débouché civique et politique à leur mécontentement voire leur colère, adhérant au slogan du parti : « Pour la paix et la liberté, pour une vie digne et sans peur ». « Bien sûr, la question-clé est celle de l'attitude envers l'opération militaire spéciale et la méthode de résolution du conflit, explique-t-il, mais il s'agit aussi des choix économiques et sociaux que font nos dirigeants. Il y a du mécontentement et il est répandu, les sondages le disent. » La coordinatrice se fait un peu plus directe : « Il faut mettre fin aux massacres de vies, et c'est notre position principale. Cette position suscite désormais un écho important. Le nombre de personnes qui la soutiennent augmente, car des actions dangereuses menacent non seulement les zones frontalières, mais aussi Saint-Pétersbourg et Moscou. Les technologies militaires actuelles font que personne n'est en sécurité. » La coordinatrice s'exprimait dans la foulée du Forum économique de Saint-Pétersbourg, marqué par des attaques spectaculaires de drones de l'Ukraine lors des journées d'ouverture et de clôture. « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur, à exprimer leurs opinions sans crainte également. C'est fondamental. » Ces deux cadres régionaux listent aussi, parmi ce qui attire de nouveaux militants, les restrictions d'internet, la dégradation du pouvoir d'achat, les inégalités qui s'accentuent, le manque d'investissement dans les transports, les inquiétudes sur l'avenir… Plus que des politiques à améliorer : un contrat social mis à l'épreuve depuis plus de 4 ans de guerre. « Iabloko » a pu jusqu'ici participer à toutes les élections, sauf le scrutin présidentiel. Pour ces législatives, réponse début juillet prochain. À lire aussiVyborg, ville russe en face de la Finlande: une nostalgie européenne à l'ombre de la guerre en Ukraine
La sécurité a été renforcée autour du président russe, a-t-on appris ce jeudi 11 juin 2026. Le système de vidéosurveillance dédié spécialement au président russe a été temporairement déconnecté. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:35:58 - Cultures monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Le 7 juin 2026, Nikol Pachinian, le Premier ministre arménien sortant, remportait les élections législatives. La campagne a été marquée à la fois par les promesses de rapprochement avec l'Europe et les menaces de Moscou, qui tente de conserver son influence dans le Caucase. - réalisation : Margot Page, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Léa Capuano, Pénélope Le Mauguen - invités : Taline Papazian Politologue et enseignante en relations internationales à Sciences Po , Régis Genté Journaliste et spécialiste de l'ancien espace soviétique, correspondant pendant 24 ans installé au Caucase Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Quelle marge de manœuvre pour Nikol Pachinian après la victoire de son parti, Contrat civil, aux dernières législatives en Arménie ? Si la victoire consacre l'orientation impulsée par le Premier ministre depuis 2018, elle est vue par certains comme un défi à Moscou qui conserve quelques leviers de pression. Nikol Pachinian, qui s'est rapproché des Occidentaux, a cherché à régler le conflit avec l'Azerbaïdjan et à préserver ses liens avec la Russie tout en s'émancipant de Moscou. Les élections législatives auxquelles on vient d'assister sont-elles le prélude à une nouvelle défection d'une ex-république soviétique ? Pour en parler, notre invitée : la journaliste Faustine Vincent, qui revient de Erevan et qui couvre l'Arménie pour le journal Le Monde.
Le président chinois, Xi Jinping, a bouclé mardi son déplacement en Corée du Nord. Il a été accueilli en grande pompe lundi par Kim Jong-un, à l'occasion de sa première visite dans le pays depuis 2019, à l'heure où Pyongyang s'affirme aux côtés de Moscou et maintient fermement le cap sur son programme nucléaire.
Une parade sans chars d'assaut ni missiles balistiques, sous haute sécurité, et un discours du président russe, Vladimir Poutine, de moins de dix minutes : le 9 mai, à Moscou, la cérémonie commémorative de la victoire des forces soviétiques sur l'Allemagne nazie en 1945 était des plus minimalistes. Une sobriété inhabituelle comparée aux démonstrations de force des années précédentes. Selon les observateurs, elle traduit une fébrilité grandissante du Kremlin face au mécontentement du peuple russe.De fait, des sondages d'opinion récents, réalisés par des instituts pourtant contrôlés par le Kremlin, ont vu passer le taux de popularité de Vladimir Poutine sous la barre des 70 %, une première depuis le début de la guerre. Autre chiffre marquant : en avril, près d'un quart des Russes n'approuvait pas son action en tant que président, un chiffre en hausse de 8 points par rapport à février. Alors que l'opposition réelle est inexistante et que les critiques du pouvoir sont criminalisées, ces résultats ont de quoi inquiéter le pouvoir en place.Au cœur des préoccupations de l'opinion publique : la guerre qui s'éternise et s'invite de plus en plus profondément dans le territoire, et l'économie qui montre des signes de faiblesses. Mais aussi les coupures d'Internet, de plus en plus nombreuses : projet lancé en 2019, le « RuNet » , un Internet souverain coupé du reste du monde et contrôlé par les autorités, devient bien réel pour la population.Comment les Russes manifestent-ils leur désaccord avec la politique de Vladimir Poutine, malgré la censure ? Et comment le Kremlin réagit-il à ces signaux ? Pour comprendre ce qui se joue en Russie, Benjamin Quénelle, correspondant du Monde en Russie – mais privé d'accréditation –, décrypte cette séquence politique inédite dans cet épisode de « L'Heure du Monde ».Un épisode d'Audrey Travère. Recherches audio complémentaires et traduction : Nikita Mouravieff. Réalisation : Quentin Tenaud. Présentation et suivi éditorial : Sophie Larmoyer. Rédaction en chef : Adèle Ponticelli. Extraits du discours de Vladimir Poutine du 9 mai 2026 ; extraits d'une vidéo Instagram de l'influenceuse russe Victoria Bonya ; extrait du documentaire « Les Revenants », de Novaïa Gazeta, diffusé sur YouTube ; extrait de l'interview de la gymnaste Margarita Mamun sur la chaîne YouTube du journaliste indépendant Vitya Kravchenko.Cet épisode a été publié le 9 juin 2026---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans cet épisode de "L'écho du monde", Christian Makarian décrypte la visite du président chinois Xi Jinping en Corée du Nord. Au-delà des apparences d'une rencontre fraternelle, il s'agit en réalité d'un jeu d'équilibriste diplomatique où la Chine cherche à affirmer son rôle central dans la région, tout en surveillant de près les liens renforcés entre la Corée du Nord et la Russie. Pékin doit en effet composer avec les ambitions nucléaires de Pyongyang, qui inquiètent la stabilité de l'Asie, tout en évitant de froisser Moscou, son allié stratégique. Une analyse fine des enjeux géopolitiques qui se cachent derrière cette visite.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 25 mai 1926 à Paris l'ancien président ukrainien Symon Petlioura est assassiné en pleine rue par un compatriote qui dit vouloir venger les victimes des pogroms.Plongez au cœur d'un meurtre passionnel qui a secoué la France des années 20 ! Franck Ferrand revient sur l'assassinat de Symon Petlioura, ancien président ukrainien réfugié à Paris, tué par un horloger juif nommé Schwarzbard. Une affaire riche en rebondissements qui mêle politique, antisémitisme et influence soviétique.
Le 25 mai 1926 à Paris l'ancien président ukrainien Symon Petlioura est assassiné en pleine rue par un compatriote qui dit vouloir venger les victimes des pogroms.Plongez au cœur d'un meurtre passionnel qui a secoué la France des années 20 ! Franck Ferrand revient sur l'assassinat de Symon Petlioura, ancien président ukrainien réfugié à Paris, tué par un horloger juif nommé Schwarzbard. Une affaire riche en rebondissements qui mêle politique, antisémitisme et influence soviétique.
« Onze mois après son arrestation par la justice malienne, le lieutenant-colonel français Yann V. a été fixé vendredi sur son sort par un tribunal de Bamako, pointe Maliweb. L'agent français écope de 20 ans de réclusion criminelle et d'une amende de 3 millions 600 000 FCFA ainsi que du paiement d'un franc symbolique à l'État malien. Pour rappel, poursuit le site bamakois, ce lieutenant-colonel avait été interpellé et accusé par le gouvernement de transition d'avoir contribué "à mobiliser les responsables politiques, acteurs de la société civile et des militaires dont les généraux de brigade Abass Dembélé et Nema Sagara" pour déstabiliser les institutions de la République. Dans la foulée de son interpellation, le ministère français des Affaires étrangères avait contesté les accusations portées contre son deuxième secrétaire à l'ambassade à Bamako. Paris avait même rejeté son implication estimant qu'il fait l'objet "d'accusations sans fondement". » À lire aussiMali: un agent de renseignement français condamné à 20 ans de prison Des fonctions officielles… En effet, précise Le Monde Afrique, « Yann V. était présent au Mali sous sa véritable identité et était dûment accrédité comme officier de la DGSE auprès des autorités maliennes. Il était officiellement second secrétaire de l'ambassade de France à Bamako, poste qui lui confère théoriquement l'immunité diplomatique en vertu de la convention de Vienne de 1961. Malgré leurs relations très tendues depuis le putsch du général Goïta, en 2020, qui a tourné le dos à la France pour miser sur la Russie, Paris et Bamako avaient en effet maintenu une discrète coopération en matière de renseignement. Une équipe réduite de la DGSE, qui fournissait notamment un appui technique à ses partenaires maliens, et dont Yann V. faisait partie, était donc présente à Bamako dans ce cadre. » Défiance… En fait, analyse Afrik.com, « la condamnation de Yann V. s'inscrit dans une relation franco-malienne déjà profondément abîmée. Depuis le départ de l'opération Barkhane et le rapprochement de Bamako avec Moscou, les tensions sont régulières. Cette affaire prolonge ce cycle de défiance. Juger l'officier français permet à Bamako d'adresser un message clair à la France en montrant que le Mali entend traiter toute présence française jugée suspecte comme une menace contre sa souveraineté. » Cette condamnation, poursuit Afrik.com, révèle aussi et surtout « la difficulté, pour les autorités maliennes, de traiter publiquement les volets internes de cette affaire. En condamnant le Français, Bamako met en scène la défense de sa souveraineté face à l'ancienne puissance coloniale. Et en laissant les généraux maliens impliqués dans l'attente (d'être jugés par une cour militaire), le pouvoir évite, pour l'instant, un procès qui pourrait ouvrir des débats plus délicats sur les fractures au sein même de l'armée malienne. » Une issue diplomatique ? En tout cas, conclut le site panafricain, « dans l'immédiat, une issue rapide paraît difficile pour Yann V., même si Paris continue de réclamer sa libération et de dénoncer une violation des règles diplomatiques. » D'après le site d'information malien, Bamada, « la condamnation de Yann V. n'exclut pas, en théorie, une issue diplomatique ultérieure, notamment un transfèrement vers la France pour l'exécution de la peine ou alors une mesure de grâce décidée par les autorités maliennes. Une telle évolution dépendrait toutefois d'une décision souveraine de Bamako et d'éventuels échanges avec Paris. » Bien traité mais amaigri Enfin, pour ce qui est des conditions de détention de l'officier français, « en mars dernier, Jeune Afrique révélait qu'il était détenu à la base aérienne 100 de Bamako, une installation relevant de la sécurité d'État malienne. Il avait, dans les semaines qui avaient suivi, pu avoir accès à un avocat et avait vu ses conditions de détention s'améliorer (…). » Pour sa part, Le Monde Afrique confirme que « Yann V. est détenu par l'agence nationale de la sécurité d'État dans une de ses bases de Bamako. Il est bien traité mais amaigri. Après plusieurs mois sans visite, il avait vu pour la première fois un membre de l'ambassade de France, en décembre dernier, à l'occasion des fêtes de fin d'année. Depuis son arrestation, des contacts ponctuels ont eu lieu entre responsables maliens et français à son sujet. (…) La France a opté pour une ligne ferme sur ce dossier sensible, suivi en permanence à la DGSE et supervisé par l'Élysée. Dénonçant une arrestation arbitraire, elle ne réclame qu'une chose : la libération immédiate de son agent. Pour l'instant sans succès. »
Alors que Vladimir Poutine reconnaît un léger ralentissement de l'activité économique russe, de nombreuses interrogations demeurent sur l'état réel de l'économie du pays. Entre inflation élevée, taux d'intérêt prohibitifs, pénuries de main-d'œuvre, recul du PIB et effets des sanctions occidentales, la Russie montre des signes de fragilité malgré la hausse récente des prix des hydrocarbures. Les difficultés économiques de Moscou sont-elles sous-estimées ou exagérées ? L'analyse de Charles Sannat, fondateur du site Insolentiae. Ecorama du 8 juin 2026, présenté par David Jacquot sur Boursorama.com Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Entre vistos negados, controles migratórios reforçados e tensões diplomáticas, o Mundial de 2026 expõe o contraste entre a promessa de integração do futebol e a política de fronteiras de Donald Trump. Thomás Zicman de Barros, analista político Na próxima quinta-feira (11), será dado o pontapé inicial da Copa do Mundo de 2026. Como todo brasileiro, parto do pressuposto de que o hexacampeonato é apenas uma questão de tempo. Mas não é por isso que menciono o torneio. Alguém pode perguntar, de fato, o que uma competição de futebol está fazendo numa crônica de política internacional. A história, porém, não deixa mentir: competições esportivas são permeadas por política. Das Olimpíadas de Berlim em 1936 ao boicote ocidental aos Jogos de Moscou em 1980, passando pelas ditaduras sul-americanas que buscaram legitimidade em grandes torneios, o esporte sempre refletiu disputas que o ultrapassam. Poucas Copas ilustram tão bem essa realidade quanto a que começa agora. Pela primeira vez, o torneio será compartilhado entre três países da América do Norte. O primeiro jogo será na Cidade do México, haverá partidas em Vancouver e Toronto, no Canadá, e o maior número de duelos – inclusive a final, nos arredores de Nova York – acontecerá nos Estados Unidos governados por Donald Trump. A ideia de dividir a Copa entre diferentes países se explica, em parte, pelo tamanho do novo formato da competição, assim como pela perda de atratividade de sediar grandes eventos esportivos que implicam custos elevados e frequentemente provocam protestos – como se viu inclusive no México nesta edição. Mas havia também o desejo de superar fronteiras. O lema da candidatura conjunta era “United 2026”. Muito além dos “United States”, a proposta era simbolizar a integração entre os povos. Ocorre que esse discurso entra cada vez mais em choque com a retórica anti-imigrante do presidente americano. Desde sua primeira campanha republicana, há dez anos, Trump tem atacado imigrantes latino-americanos, e mexicanos em particular. Segundo ele, seriam “bad hombres”, responsáveis por trazer drogas, crime e violência para os Estados Unidos. “Alguns poucos, eu acredito, devem ser boas pessoas”, dizia então o candidato. Seu grande mote de campanha era construir um inexpugnável muro na fronteira mexicana, alimentando fantasias de uma supremacia branca americana supostamente ameaçada pela substituição demográfica por um povo que fala espanhol e que, por coincidência, também gosta de futebol. Restrição à imigração De volta ao poder, Trump tem adotado políticas ainda mais restritivas em relação à imigração. E não apenas contra mexicanos. Vistos têm sido negados, e muitos viajantes veem sua entrada barrada pelos serviços de imigração com base em critérios frequentemente arbitrários. Estrangeiros nos Estados Unidos vivem preocupados com o fortalecimento do ICE, a temida polícia migratória, que por vezes detém e deporta até imigrantes em situação regular. Houve queda no número de viajantes para o país, numa combinação entre dificuldades para obter autorização de entrada e a simples desistência de visitantes diante dos inconvenientes. Como receber o mundo inteiro para uma Copa do Mundo em um ambiente assim? Os Estados Unidos criaram o chamado FIFA PASS, que prometia priorizar entrevistas para concessão de vistos a torcedores com ingressos. Ao mesmo tempo, porém, a própria administração americana deixou claro que não hesitaria em vetar rigorosamente visitantes considerados indesejáveis. Em especial, torcedores de países sujeitos a restrições, como Haiti, Irã, Senegal e Costa do Marfim, têm enfrentado obstáculos. Em tese, haveria exceções para atletas e delegações. Mas mesmo aqui os incidentes se multiplicam. A seleção do Irã só obteve seus vistos na última semana e decidiu realizar sua concentração no México para evitar mais dores de cabeça. No último fim de semana, o atacante da seleção do Iraque foi detido e interrogado por sete horas no aeroporto de Chicago. Enquanto isso, a FIFA segue acusada de complacência com Trump, cujo ego o presidente da entidade, Gianni Infantino, parece empenhado em massagear. Um exemplo foi a criação do Prêmio FIFA da Paz, feito sob medida para agradar o presidente americano, primeiro e único agraciado com tão distinta honraria. Como se vê, futebol e política são inseparáveis. E as próximas semanas prometem deixar claro o contraste entre um evento que prometia união e integração e um governo que transformou o controle das fronteiras na sua principal bandeira.
« Onze mois après son arrestation par la justice malienne, le lieutenant-colonel français Yann V. a été fixé vendredi sur son sort par un tribunal de Bamako, pointe Maliweb. L'agent français écope de 20 ans de réclusion criminelle et d'une amende de 3 millions 600 000 FCFA ainsi que du paiement d'un franc symbolique à l'État malien. Pour rappel, poursuit le site bamakois, ce lieutenant-colonel avait été interpellé et accusé par le gouvernement de transition d'avoir contribué "à mobiliser les responsables politiques, acteurs de la société civile et des militaires dont les généraux de brigade Abass Dembélé et Nema Sagara" pour déstabiliser les institutions de la République. Dans la foulée de son interpellation, le ministère français des Affaires étrangères avait contesté les accusations portées contre son deuxième secrétaire à l'ambassade à Bamako. Paris avait même rejeté son implication estimant qu'il fait l'objet "d'accusations sans fondement". » À lire aussiMali: un agent de renseignement français condamné à 20 ans de prison Des fonctions officielles… En effet, précise Le Monde Afrique, « Yann V. était présent au Mali sous sa véritable identité et était dûment accrédité comme officier de la DGSE auprès des autorités maliennes. Il était officiellement second secrétaire de l'ambassade de France à Bamako, poste qui lui confère théoriquement l'immunité diplomatique en vertu de la convention de Vienne de 1961. Malgré leurs relations très tendues depuis le putsch du général Goïta, en 2020, qui a tourné le dos à la France pour miser sur la Russie, Paris et Bamako avaient en effet maintenu une discrète coopération en matière de renseignement. Une équipe réduite de la DGSE, qui fournissait notamment un appui technique à ses partenaires maliens, et dont Yann V. faisait partie, était donc présente à Bamako dans ce cadre. » Défiance… En fait, analyse Afrik.com, « la condamnation de Yann V. s'inscrit dans une relation franco-malienne déjà profondément abîmée. Depuis le départ de l'opération Barkhane et le rapprochement de Bamako avec Moscou, les tensions sont régulières. Cette affaire prolonge ce cycle de défiance. Juger l'officier français permet à Bamako d'adresser un message clair à la France en montrant que le Mali entend traiter toute présence française jugée suspecte comme une menace contre sa souveraineté. » Cette condamnation, poursuit Afrik.com, révèle aussi et surtout « la difficulté, pour les autorités maliennes, de traiter publiquement les volets internes de cette affaire. En condamnant le Français, Bamako met en scène la défense de sa souveraineté face à l'ancienne puissance coloniale. Et en laissant les généraux maliens impliqués dans l'attente (d'être jugés par une cour militaire), le pouvoir évite, pour l'instant, un procès qui pourrait ouvrir des débats plus délicats sur les fractures au sein même de l'armée malienne. » Une issue diplomatique ? En tout cas, conclut le site panafricain, « dans l'immédiat, une issue rapide paraît difficile pour Yann V., même si Paris continue de réclamer sa libération et de dénoncer une violation des règles diplomatiques. » D'après le site d'information malien, Bamada, « la condamnation de Yann V. n'exclut pas, en théorie, une issue diplomatique ultérieure, notamment un transfèrement vers la France pour l'exécution de la peine ou alors une mesure de grâce décidée par les autorités maliennes. Une telle évolution dépendrait toutefois d'une décision souveraine de Bamako et d'éventuels échanges avec Paris. » Bien traité mais amaigri Enfin, pour ce qui est des conditions de détention de l'officier français, « en mars dernier, Jeune Afrique révélait qu'il était détenu à la base aérienne 100 de Bamako, une installation relevant de la sécurité d'État malienne. Il avait, dans les semaines qui avaient suivi, pu avoir accès à un avocat et avait vu ses conditions de détention s'améliorer (…). » Pour sa part, Le Monde Afrique confirme que « Yann V. est détenu par l'agence nationale de la sécurité d'État dans une de ses bases de Bamako. Il est bien traité mais amaigri. Après plusieurs mois sans visite, il avait vu pour la première fois un membre de l'ambassade de France, en décembre dernier, à l'occasion des fêtes de fin d'année. Depuis son arrestation, des contacts ponctuels ont eu lieu entre responsables maliens et français à son sujet. (…) La France a opté pour une ligne ferme sur ce dossier sensible, suivi en permanence à la DGSE et supervisé par l'Élysée. Dénonçant une arrestation arbitraire, elle ne réclame qu'une chose : la libération immédiate de son agent. Pour l'instant sans succès. »
durée : 02:29:39 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Ce matin, à 7h40 puis à 8h20, Guillaume Erner reçoit l'avocate Carine Durrieu-Diebolt et l'historienne Anne-Claude Ambroise-Rendu pour débattre des défaillances de la justice révélées par l'affaire Lyhanna. À 7h17, Vincent Ortiz analyse les effets de l'ultimatum de Trump à Cuba. - réalisation : Félicie Faugère, Marie-Lys de Saint Salvy, Mathilde Thon-Fourcade, Emma Lichtenstein, Juliette Devaux, Jean Leymarie, François Saltiel, Alexandra Delbot, Lucile Commeaux, Gilles Gressani, Yoann Duval, Alice Deschamps Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le président russe est pour le moins dans une « impasse », selon le Nouvel Obs, qui avance ses arguments : « Après quatre ans de guerre, l'armée ukrainienne reprend l'initiative sur le champ de bataille et harcèle ses agresseurs sur leur territoire. Sourd face aux voix qui l'implorent d'arrêter les frais, le chef du Kremlin reste dans le déni, malgré un bilan de plus en plus lourd : un demi-million de soldats russes morts ». L'Ukraine, elle, croit en ses chances : « Chroniquement sous-estimée depuis 2022, l'armée ukrainienne surprend une fois de plus par sa capacité de réaction et d'initiative… » remarque le Nouvel Obs, qui a interrogé l'analyste Clément Molin, directeur du think tank Atum Mundi, selon lequel « la Russie est désormais largement distancée par l'Ukraine, qui est en train de définir une norme inédite en matière de guerre moderne, avec une plus grande indépendance vis-à-vis des États-Unis et des armements occidentaux. » La Russie serait même prête à renoncer. Le Nouvel Obs croit savoir que « dans les couloirs du Kremlin, les éléments de langage se peaufinent pour préparer les esprits à la fin du conflit (…) avec ce questionnement : comment vendre le futur accord avec l'Ukraine comme un triomphe russe ? » À lire aussiEn 2026, «les forces ukrainiennes ont réussi des avancées supérieures à celles des Russes» Menaces russes Vladimir Poutine regardera sans doute d'un œil intéressé l'Arménie, où se déroulent aujourd'hui des élections législatives. « Favori à sa réélection, explique Le Point, Nikol Pachinian mise sur l'Europe pour tenter de sortir du giron russe (…). Le chef de l'exécutif veut tourner la page d'une Arménie vassalisée par la Russie, en rééquilibrant ses alliances stratégiques. Après trois décennies dans l'orbite de Moscou, Erevan pivote désormais vers l'ouest et vers l'Europe ». Autant dire que le Kremlin ne juge pas cette perspective d'un œil favorable. « Vladimir Poutine a condamné le 29 mai l'élan pro-européen de l'Arménie, évoquant même "un scénario ukrainien" lourd de menaces », souligne Le Point. Et Moscou compte bien peser sur le scrutin, grâce notamment aux candidats de l'opposition, « réputés proches de Moscou ». À lire aussiÉlections en Arménie: choisir entre l'UE et la Russie, le dilemme des électeurs La droite divisée En France, à l'approche de l'élection présidentielle dans moins d'un an, les hebdomadaires soupèsent les chances des uns et des autres. L'hebdomadaire conservateur Le Point s'inquiète du « charivari » à droite. « Prise en étau entre les héritiers du macronisme et le Rassemblement national ou ses alliés, qui tentent de capter ses cadres et ses électeurs, la droite cherche son espace, son cap et son leader pour 2027 », annonce Le Point, qui a questionné Pascal Perrineau. Et selon ce politologue, la messe est dite : « L'union des droites est un mirage ». À ses yeux, la droite doit s'allier avec le centre si elle veut être au second tour de l'élection présidentielle. « S'il y a désunion, estime Pascal Perrineau, aucun de leurs candidats n'accèdera au second tour ». « Cauchemar » Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, espère bien, lui, atteindre ce second tour. Mais ce n'est pas L'Express qui l'y aidera… L'hebdomadaire libéral fait sa Une avec ce titre : « Le cauchemar Mélenchon ». Pourquoi un cauchemar ? Parce que, estime le directeur de la rédaction Éric Chol dans son éditorial, « les électeurs prêts à céder aux sirènes du candidat insoumis feront – inconsciemment ? – la courte échelle au Rassemblement national pour accéder à l'Élysée ». Un raisonnement qui repose sur une sorte de pari : Éric Chol estime en effet « que le potentiel de rejet dans l'opinion du Rassemblement national est moins fort que celui de La France insoumise, plaçant ainsi dans cette hypothèse de second tour le candidat d'extrême droite en situation idéale pour décrocher la timbale présidentielle ». Pas de panique L'épidémie d'Ebola qui frappe une partie de la RDC risque-t-elle de s'exporter ? L'Express a posé la question au virologue américain Peter Hotez. « Y a-t-il un risque que ce virus se propage hors d'Afrique ? » « C'est inévitable, répond Peter Hotez, qui ajoute aussitôt : Est-ce que cela mènera à une épidémie ? Probablement pas, car Ebola n'est pas si transmissible dans les premiers stades de l'infection ». « Le plus gros problème, estime le virologue, pour les États-Unis ou l'Europe, c'est la panique et la perturbation sociale qui peuvent en résulter ». Peter Hotez prend pour exemple un cas d'Ebola survenu à Dallas, au Texas, en 2014, qui avait provoqué une vague de panique. « Dans ce contexte, êtes-vous inquiet pour la Coupe du monde aux États-Unis ? » lui demande l'Express. « Il n'y a pas de risque que des spectateurs contractent Ebola en allant regarder un match », répond le virologue américain. « En revanche, nous devrions nous attendre à une déstabilisation sociale similaire à celle que nous avions vécue à Dallas, si un seul cas devait être détecté ».
C dans l'air du 5 juin 2026 - Ukraine : pourquoi Zelensky écrit-il à Poutine ?Un face à face pour mettre fin à la guerre. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a proposé jeudi une rencontre à son homologue russe Vladimir Poutine dans une lettre ouverte, suggérant également un « cessez-le-feu complet » le temps de négocier pour mettre fin à la guerre. Cette séquence intervient alors que les frappes russes sur Kiev se sont intensifiées, tandis que l'Ukraine revendique des opérations en profondeur contre des cibles stratégiques russes. Dans ce contexte de surenchère militaire, Kiev cherche à apparaître en position d'initiative. Les autorités ukrainiennes multiplient les signaux de capacité de riposte. Côté russe, le pouvoir affiche sa détermination, mais fait face à une pression militaire, économique et diplomatique accrue, qui nourrit l'idée d'un Kremlin plus acculé qu'au début du conflit. Hier soir, Vladimir Poutine a même concédé quelques fragilités de son système de défense anti-aérien. Il a également envisagé d'étendre l'utilisation du missile balistique à portée intermédiaire (IRBM) Orechnik. De son côté, Donald Trump s'est dit « ravi » qu'une rencontre entre les présidents russe et ukrainien puisse avoir lieu, affirmant que les deux pays devront malgré tout faire des compromis. À Paris, un couple de Russes exilés, Aleksei Ishimov et Nadezhda Ishimova, raconte un parcours marqué par la peur et la séparation. Elle travaillait pour le QG de Alexei Navalny, figure de l'opposition au Kremlin, mort en prison en 2024. Contraints de fuir, ils ont traversé plusieurs pays avant d'être séparés aux États-Unis par les procédures migratoires, puis de se retrouver en France, où ils vivent aujourd'hui dans un village, loin de la répression du régime russe. Plus au nord, la Lettonie se vit en première ligne. Le gouvernement impose progressivement l'enseignement en letton dans les écoles, y compris dans les établissements russophones, pour limiter l'influence de Moscou. Une réforme sensible dans un pays où la minorité russophone est importante, et où les autorités redoutent toute instrumentalisation politique venue de Russie. Cette proposition de rencontre par Volodymyr Zelensky avec Vladimir Poutine peut-elle aboutir à une avancée majeure de la fin du conflit en Ukraine ? L'exil est-il devenu la seule alternative pour les figures critiques du régime en Russie ? À quel point la Russie est-elle influente en Lettonie ? Nos experts :- Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU et auteur de "D'un monde à l'autre" - Paul GOGO - Journaliste, ancien correspondant indépendant en Russie et auteur de "Moscou Parano" - Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales - Laura KAYALI - Correspondante défense pour Politico EuropePRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la double stèle en hommage aux victimes du génocide des Tutsis au Rwanda inaugurés par Paul Kagame et Emmanuel Macron et l'échec de l'Allemagne à obtenir un siège non permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. Tanzanie-Russie : pourquoi a-t-il fallu attendre 57 ans ? C'est Historique. Pour la première fois depuis la visite de Julius Nyerere en 1969, un chef d'État tanzanien effectue une visite officielle en Russie. La présidente Samia Suluhu Hassan achève ce vendredi un déplacement marqué par le renforcement des relations économiques entre les deux pays. Pourquoi a-t-il fallu attendre plus d'un demi-siècle pour qu'un dirigeant tanzanien se rende à Moscou ? Pourquoi ce rapprochement intervient-il précisément maintenant ? Avec Christina Okello, journaliste au service Afrique de RFI. France-Rwanda : que symbolisent les stèles inaugurées à Paris ? Plus de trente ans après le génocide des Tutsis au Rwanda, qui a fait près d'un million de morts en 1994, un nouveau geste mémoriel vient d'être posé à Paris. Cette semaine, les présidents Paul Kagame et Emmanuel Macron ont inauguré une double stèle sur les quais de Seine en hommage aux victimes. Pourquoi cette inauguration intervient-elle seulement maintenant ? La question des réparations financières est-elle désormais à l'ordre du jour ? Avec Clothilde Hazard, journaliste au service Afrique. ONU : comment expliquer l'échec inédit de l'Allemagne ? C'est un coup dur pour la diplomatie allemande. Pour la première fois de son histoire, l'Allemagne a échoué à obtenir un siège non permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. Battue par le Portugal et l'Autriche lors du vote de ce mercredi, Berlin voit ainsi s'interrompre une présence quasi-continue au sein de l'instance, qu'elle avait intégrée tous les huit ans depuis des décennies. Ce revers soulève des questions sur l'influence de l'Allemagne sur la scène internationale. Pourquoi un tel échec ? Quelles conséquences pourrait-il avoir pour la diplomatie allemande ? Avec Pierre Bodeau-Livinec, professeur de droit international à l'Université Paris Nanterre.
« L'Europe face aux menaces informationnelles »-(épisode 8). En Arménie, la bataille de l'information s'intensifie à mesure que l'on approche des élections du dimanche 7 juin 2026. L'Arménie n'est pas membre de l'UE, mais le pouvoir sortant y aspire. Nikol Pachinian a entamé un véritable pivot vers l'Europe. Résultat : Moscou y déploie tout le dispositif déjà observé à l'occasion d'autres scrutins en Europe : infox et propagande amplifiés sur les réseaux sociaux. Le scrutin législatif qui se tient dimanche est pollué par une déferlante de fausses informations. Dans sa chronique, Olivier Fourt de la cellule info vérif de RFI épingle une fausse information prétendant -à tort- révéler l'envoi de 800 soldats français pour soi-disant sécuriser le scrutin : Législatives en Arménie: une fausse vidéo usurpant le logo de la BBC accuse la France d'ingérence. La contribution de RFI en arménien Face à la difficulté de repérer le vrai du faux, les fact-checkers redoublent d'efforts. La journaliste Astrig Agopian, en témoigne. Elle est responsable éditoriale du service mis en place au sein de RFI pour informer en arménien et debunker les fausses rumeurs. À l'approche des élections, on voit le rythme de diffusion des fausses informations s'accélérer, avec entre 300 et 400 fake news, rien qu'en mai 2026. Pour comprendre le contexte historique et géopolitique dans lequel se tiennent ces élections, nous avons joint sur place à Erevan, la chercheuse Elodie Gavrilov. historienne, spécialiste de l'Arménie, du Caucase et de la Turquie, auteur d'un article sur la bataille de l'information en Arménie sur le site de API Armenia Peace Initiative. Cette émission est le septième épisode de notre série « L'Europe face aux menaces informationnelles », diffusée dans le cadre du projet CLIC, cofinancé par l'Union européenne, en partenariat avec France 24, l'AFP, et le média d'investigation slovène Oštro.
C dans l'air du 4 juin 2026 - L'Ukraine frappe Saint-Pétersbourg… Poutine panique ?Nos experts :- Vera GRANTSEVA - Politologue, spécialiste de la Russie et professeure à Sciences Po Paris - Marie JÉGO - Journaliste "Le Monde", ancienne correspondante à Moscou - Anthony BELLANGER - Éditorialiste à Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales - Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de défense, enseignant à Sciences Po
C dans l'air du 4 juin 2026 - L'Ukraine frappe Saint-Pétersbourg… Poutine panique ?L'Ukraine à l'offensive. En plein forum économique international de Saint-Pétersbourg, l'Ukraine a lancé des frappes visant des sites stratégiques de la ville. Des réservoirs pétroliers ont été touchés et d'épaisses colonnes de fumée ont été visibles depuis le centre. Ces bombardements ont été présentés par Kiev comme des représailles, alors que l'Ukraine a été frappée, dans la nuit de lundi à mardi, par un raid de missiles et de drones russes, causant la mort d'au moins 21 personnes. L'objectif : cibler des infrastructures liées à l'effort de guerre russe.Ces attaques interviennent dans un contexte de pression militaire accrue et de pertes territoriales évoquées côté russe. Dans le même temps, l'Ukraine prévoit d'entamer en juin des discussions officielles liées à son intégration à l'Union européenne.En Russie, le pouvoir s'est encore durci. Des décrets classifiés ont été adoptés et les prérogatives du service russe de sécurité (FSB) renforcées. Les lois sur l'« extrémisme » et la « désinformation » sont largement utilisées, et des coupures d'internet ont été signalées.Une partie des opposants à Vladimir Poutine vit en exil, notamment à Londres, où ils dénoncent un système devenu plus opaque. C'est le cas de l'ex-oligarque russe Mikhaïl Khodorkovski, 62 ans, emprisonné dix ans en Sibérie, aujourd'hui déclaré « terroriste » par le Kremlin.Une présence qui pose question. Cette semaine, un pétrolier russe « Tagor », sous sanctions, a été repéré au large des côtes françaises alors qu'il n'était pas censé circuler. Selon les autorités françaises, le commandant aurait refusé d'obtempérer aux premières demandes de contrôle. Des forces françaises sont finalement montées à bord afin de procéder aux vérifications nécessaires. Un incident comparable s'était produit la semaine précédente avec un commandant chinois. Les autorités européennes affirment appliquer désormais une vigilance renforcée face à ces navires liés à la « flotte fantôme », un ensemble de bâtiments soupçonnés de contourner les sanctions en changeant de pavillon ou de propriétaire. Pourquoi l'Ukraine a-t-elle frappé la Russie en plein forum économique international ? Quel est le niveau actuel de contrôle exercé par l'État russe sur sa population dans le contexte de la guerre en Ukraine ? Qu'est-ce que la flotte fantôme russe, dont un quatrième pétrolier a été arraisonné par la France ? Nos experts :- Vera GRANTSEVA - Politologue, spécialiste de la Russie et professeure à Sciences Po Paris - Marie JÉGO - Journaliste "Le Monde", ancienne correspondante à Moscou - Anthony BELLANGER - Éditorialiste à Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales - Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de défense, enseignant à Sciences PoPRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
La Russie instrumentalise l'économie pour dissuader l'Arménie de se rapprocher de l'UE, nous serons en reportage auprès des producteurs. Nous irons également à Budapest où les listes d'attente s'allongent pour découvrir les fastes du gouvernement déchu. Également dans cette émission « l'affaire » Beatrice Venezi qui fait encore des vagues à la Fenice de Venise, et la revue des médias européens. L'Arménie à quelques jours d'un scrutin décisif Moscou s'inquiète du rapprochement de l'ancienne république soviétique avec Bruxelles. La pression ne cesse de monter, notamment sur le plan économique : la Russie ferme ses portes aux exportations agricoles arméniennes. De fait, dans ce pays du Caucase où près d'un tiers de la population vit de l'agriculture, les producteurs d'asperges, de roses ou de vin sont très dépendants du marché russe et la diversification vers l'UE est compliquée. Notre correspondante Marie Penin est allée à leur rencontre. Dans la revue des médias européens de Franceline Beretti Xenia Fedorova, porte-parole officieuse du Kremlin très présente dans les médias de Vincent Bolloré ; le Portugal et l'Autriche élus membres non-permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, au détriment de l'Allemagne et un hommage au magazine « Country life ». En Hongrie, les visite de « château Orban » font salle comble Depuis la victoire de l'opposition aux législatives et la chute du régime Orban, les Hongrois se pressent aux visites du « château Orban ». L'exposition des luxueux bureaux de l'ex-Premier ministre et du « ministère de la propagande » révèle les excès du régime, et le succès de l'opération ne se dément pas - les listes d'attente s'allongent. Le reportage de Florence La Bruyère. À Venise, c'est un incendie politique qui n'en finit pas... Celui de la nomination puis la révocation d'une personnalité controversée à la tête du mythique orchestre de la Fenice, Beatrice Venezi. Début mai 2026, la cheffe a estimé qu'avec la révocation de sa nomination, c'était finalement « le projet culturel du gouvernement qui était parti en fumée ». Ces déclarations ont relancé les soupçons d'une nomination politique à la tête de l'un des théâtres lyriques les plus réputés du monde. Car la jeune femme est une proche de Giorgia Meloni. Les explications de Cécile Debarge.
La Russie instrumentalise l'économie pour dissuader l'Arménie de se rapprocher de l'UE, nous serons en reportage auprès des producteurs. Nous irons également à Budapest où les listes d'attente s'allongent pour découvrir les fastes du gouvernement déchu. Également dans cette émission « l'affaire » Beatrice Venezi qui fait encore des vagues à la Fenice de Venise, et la revue des médias européens. L'Arménie à quelques jours d'un scrutin décisif Moscou s'inquiète du rapprochement de l'ancienne république soviétique avec Bruxelles. La pression ne cesse de monter, notamment sur le plan économique : la Russie ferme ses portes aux exportations agricoles arméniennes. De fait, dans ce pays du Caucase où près d'un tiers de la population vit de l'agriculture, les producteurs d'asperges, de roses ou de vin sont très dépendants du marché russe et la diversification vers l'UE est compliquée. Notre correspondante Marie Penin est allée à leur rencontre. Dans la revue des médias européens de Franceline Beretti Xenia Fedorova, porte-parole officieuse du Kremlin très présente dans les médias de Vincent Bolloré ; le Portugal et l'Autriche élus membres non-permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, au détriment de l'Allemagne et un hommage au magazine « Country life ». En Hongrie, les visite de « château Orban » font salle comble Depuis la victoire de l'opposition aux législatives et la chute du régime Orban, les Hongrois se pressent aux visites du « château Orban ». L'exposition des luxueux bureaux de l'ex-Premier ministre et du « ministère de la propagande » révèle les excès du régime, et le succès de l'opération ne se dément pas - les listes d'attente s'allongent. Le reportage de Florence La Bruyère. À Venise, c'est un incendie politique qui n'en finit pas... Celui de la nomination puis la révocation d'une personnalité controversée à la tête du mythique orchestre de la Fenice, Beatrice Venezi. Début mai 2026, la cheffe a estimé qu'avec la révocation de sa nomination, c'était finalement « le projet culturel du gouvernement qui était parti en fumée ». Ces déclarations ont relancé les soupçons d'une nomination politique à la tête de l'un des théâtres lyriques les plus réputés du monde. Car la jeune femme est une proche de Giorgia Meloni. Les explications de Cécile Debarge.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la prise de la forteresse de Beaufort par l'armée israélienne, le pétrolier russe naviguant sous pavillon camerounais intercepté par la France et la hausse du prix du riz. Sénégal : pourquoi le Pastef refuse de participer au nouveau gouvernement ? Le nouveau Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, a dévoilé lundi soir (1er juin 2026) son gouvernement de 30 ministres. Mais la nouvelle équipe ne compte aucun poids lourd du Pastef ni proche de l'ex-Premier ministre d'Ousmane Sonko. Pour justifier son absence, la formation qui est majoritaire à l'Assemblée nationale évoque des « points de désaccord ». Mais de quels désaccords s'agit-il exactement ? Comment expliquer que cinq membres du Pastef figurent malgré tout dans le nouveau gouvernement ? Ces ministres risquent-ils désormais des sanctions, voire une exclusion du parti ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. Liban : pourquoi Israël a hissé son drapeau sur le château de Beaufort ? « Une étape spectaculaire, un tournant décisif » : ce sont les mots du Premier ministre Benyamin Netanyahu pour saluer la prise de la forteresse de Beaufort, dans le sud du Liban. Mais pourquoi cette citadelle est-elle si importante dans les opérations menées par l'armée israélienne contre le Hezbollah ? S'agit-il d'une victoire avant tout symbolique ou d'un avantage militaire majeur sur le terrain ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. France : que sait-on du pétrolier russe arraisonné dans l'Atlantique ? La marine française a annoncé avoir intercepté, dimanche (31 mai 2026) dans l'Atlantique, un pétrolier russe naviguant sous pavillon camerounais, lors d'une opération menée avec plusieurs partenaires, dont le Royaume-Uni. Cette affaire remet en lumière la « flotte fantôme » utilisée par Moscou pour continuer à exporter son pétrole malgré les sanctions occidentales. Comment les alliés de l'Ukraine repèrent-ils ces navires difficiles à tracer ? Ces bateaux permettent-ils réellement à la Russie de contourner les sanctions internationales ? Combien de navires composeraient aujourd'hui cette flotte parallèle ? Avec Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès des Nations Unies. Riz : comment la crise au Moyen-Orient fait flamber les prix ? C'est l'un des aliments le plus consommé au monde. Chaque seconde, près de 14 000 kilos de riz sont consommés à travers la planète. Mais avec la crise au Moyen-Orient, les prix s'envolent depuis plusieurs semaines, avec une hausse qui approche les 20%. Pourquoi une céréale aussi essentielle est-elle affectée par les tensions en Iran ? Doit-on s'attendre à de nouvelles augmentations ou un retour à la stabilité est-il possible dans les prochains mois ? Avec Aurélien Devernoix, journaliste au service économie de RFI.
À quelques jours des législatives du 7 juin en Arménie, la Russie accentue ses pressions politiques et menace Erevan en termes à peine voilés. En accueillant récemment deux sommets européens, l'Arménie a exprimé sa volonté de se rapprocher de l'Union européenne. Mais le président russe, Vladimir Poutine, somme le pays de choisir entre Bruxelles et l'Union économique eurasiatique. Moscou utilise le levier économique en multipliant les restrictions d'importations arméniennes, notamment agricoles. Or, les producteurs arméniens restent très dépendants du marché russe, et la diversification est difficile. Le reportage de Marie Penin à Erevan. À lire aussiLégislatives en Arménie: l'UE dénonce des tentatives de «coercition» de la Russie
(00:00:44) Arménie: le grand virage occidental qui fait enrager Moscou (00:13:44) Fast-food: le Vietnam rattrapé par l'obésité
durée : 00:25:17 - par : Producteurs en alternance - Comment grandit-on dans l'Ukraine des années 1990 quand Moscou reste le modèle absolu ? La pianiste Natacha Kudritskaya évoque son éducation musicale, ses maîtres, ses doutes et les découvertes qui ont changé son rapport au piano. - réalisation : Marie-Christine Ferdinand - invités : Natacha Kudritskaya Piano Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En Ukraine, la guerre se poursuit. La Russie multiplie ses offensives et a mené, la nuit dernière, une attaque de drones contre le territoire ukrainien. Parallèlement, le pétrolier russe Tagor, en provenance de Mourmansk et arraisonné par la Marine nationale ce week-end, est arrivé ce matin en baie de Douarnenez. Dans le même temps, à l'est de l'Europe, un drone russe chargé d'explosifs a pénétré l'espace aérien roumain avant de s'écraser sur un immeuble, faisant deux blessés.
durée : 00:03:23 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Moi aussi j'avais envie de vous présenter une nouvelle tête… "Il faut absolument que je vous la présente." Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
« Iran, Gaza, Russie, Venezuela, ou encore Mali… Rarement porteurs de bonnes nouvelles, ces pays et régions du monde ont monopolisé une bonne part de l'attention médiatique ces derniers mois, pointe Le Monde Afrique, et certains sont même au centre de l'actualité depuis des années. Un étrange paradoxe, parfois ignoré du grand public, veut pourtant que l'accès à une presse libre et indépendante sur ces terrains d'intérêt majeur soit en grande partie entravé, empêché par des autorités soucieuses de maîtriser le récit qu'elles entendent imposer au monde ». C'est donc le cas au Mali, relève Le Monde Afrique… Dans ce pays, « ébranlé par les attaques d'ampleur menées par les jihadistes et les indépendantistes touareg, le 25 avril, la diffusion de la plupart des médias francophones (dont RFI), accusés de "désinformation", est suspendue ; une pratique également adoptée par les juntes au Niger et au Burkina Faso. Ces trois pays du Sahel connaissent une "fermeture progressive de l'espace de l'information et des campagnes gouvernementales pour influer sur les narratifs, censurer et punir ceux qui peuvent y contrevenir". C'est ce qu'estimait récemment sur RFI, rapporte le journal, Ousmane Diallo, chercheur au bureau régional d'Amnesty International pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale ». Sous couvert d'anonymat, un journaliste confiait à RFI que « "le Sahel est devenu un goulag de l'information". (…) Nous savons que nous sommes surveillés, poursuivait-il. Que ce soit au Burkina, au Mali ou au Niger, des journalistes sont menacés, intimidés, si bien que nous entrons dans une phase de "zombification" des citoyens sahéliens. Comme à l'époque soviétique, les citoyens sont embrigadés. (…) Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que ces pays ont des accointances avec la Russie de Vladimir Poutine ». On ne critique pas la Russie… Justement, « à Bamako, on ne badine pas avec la Russie », lance Afrik.com. Afrik.com qui nous raconte ce qui est arrivé à Ibrahima Tamega, militant pro-démocratie engagé pour le retour à l'ordre constitutionnel : « Ibrahima Tamega a été interpellé le 23 mai dans la capitale malienne. Il est soupçonné d'avoir participé à l'apparition de graffitis hostiles à Moscou et aurait été maintenu plusieurs jours au commissariat du troisième arrondissement de Bamako. L'affaire pourrait sembler mineure, mais elle est en réalité très politique, affirme Afrik.com. Car depuis la rupture avec Paris, le pouvoir malien a fait de son rapprochement avec Moscou l'un des piliers de son récit souverainiste. La Russie est présentée comme un partenaire qui respecte Bamako, qui ne donne pas de leçons et qui accompagne les Forces armées maliennes dans leur reconquête du territoire. Il n'y a pas d'autres récits possibles. (…) L'affaire Tamega révèle donc la nervosité du pouvoir face à toute critique de son nouvel allié stratégique, relève encore le site panafricain. Dans un espace politique déjà rétréci, où partis, opposants et activistes évoluent sous pression, l'inscription murale devient un acte de contestation. Et la réponse policière, un message adressé à tous ceux qui seraient tentés de discuter l'axe Bamako-Moscou ». Protéger le chef plutôt que protéger la nation… Enfin, toujours à propos du Mali, à lire cet article publié par le site The Conversation et repris par Jeune Afrique. Un article signé des chercheurs Salah Ben Hammou, de Rice University aux États-Unis, et Hiba Naciri, de l'Université de Montréal. Un article intitulé : « au Mali, pourquoi la personnalisation du pouvoir autour d'Assimi Goïta est dangereuse ». Les deux chercheurs constatent que le général Assimi Goïta, qui cumule les fonctions de chef de l'État et, depuis peu, de ministre de la Défense, « a concentré le pouvoir autour de la présidence ». Et, « à mesure que le pouvoir se concentre autour d'un seul dirigeant, soulignent-ils, la prise de décision s'articule autour de la loyauté personnelle plutôt que des intérêts de l'armée ou des intérêts nationaux au sens large ». Autrement dit, analysent les deux chercheurs, « la concentration du pouvoir autour d'un seul dirigeant affaiblit souvent les institutions nécessaires à une gouvernance efficace et à la stabilité à long terme. Les forces armées peuvent être réorganisées moins en fonction de l'efficacité opérationnelle qu'en fonction de la protection du dirigeant contre ses rivaux et les menaces internes ». Et « sur le champ de bataille, ces dynamiques peuvent nuire à la coordination et réduire la capacité de l'armée à répondre efficacement à la violence des insurgés ».
REDIFF - Christine Keeler, une espionne sur l'oreiller. En ce début des années soixante, à Londres, puis dans le monde entier, c'est comme cela que les journaux présentent cette jeune femme. Tout juste la vingtaine, brune, mince regard charbonneux, forcément vénéneuse. Une entraîneuse de cabaret vient de provoquer une crise gouvernementale sans précédent au Royaume Uni. La jeune femme a conquis le cœur du ministre de la Guerre. Mais s'agit-il d'un simple scandale sexuel, comme le répètent les autorités ? Ou bien Christine était-elle missionnée pour soutirer des informations sensibles à son prestigieux amant pour les livrer à Moscou ? Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[REDIFFUSION] Bienvenue dans Les Fabuleux Destins, le podcast pour découvrir des histoires vraies et étonnantes. Cette semaine découvrez l'histoire fascinante de Sidney Reilly, un espion dont la vie semble tout droit sortie d'un roman d'aventures. Au début du 20e siècle, cet homme, connu sous le nom de « l'espion le plus mystérieux du monde », a mené des missions risquées au cœur des intrigues internationales. De l'Empire russe aux couloirs du pouvoir britannique, Reilly a navigué entre trahisons et secrets d'État, sa vie oscillant entre génie du renseignement et homme en fuite. Mourir peut attendre À Londres, dans l'ombre d'un whisky irlandais, Sidney Reilly accepte une mission qui scellera son destin : infiltrer Moscou pour renverser le régime bolchévique. Mais les pièges se referment, et le maître espion voit son ultime mission devenir sa dernière course contre la mort. Aujourd'hui encore, un siècle après sa disparition, l'ombre de Reilly plane sur l'histoire : entre réalité et légende, il est l'homme qui inspira James Bond… et qui refusa de mourir… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clément Prevaux Voix : Florian Bayoux Production : Bababam Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
C dans l'air du 29 mai 2026 - Drone russe en Roumanie : à quoi joue Poutine ?Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationaleUniversité Catholique de Lille- Marie JEGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou- Antoine VITKINE - Journaliste et réalisateur de documentaire
C dans l'air du 29 mai 2026 - Drone russe en Roumanie : à quoi joue Poutine ?C'est « une grave et irresponsable escalade ». La Roumanie, pays membre de l'Otan, hausse le ton après qu'un drone russe se soit écrasé cette nuit sur un immeuble résidentiel de la ville de Galați, tout près de la frontière ukrainienne.Ce n'est pas la première fois que des incursions de drones russes ont lieu dans les pays voisins de l'Ukraine depuis le début de l'offensive russe, en février 2022. Elles sont même devenues régulières. Mais c'est la première fois qu'un de ces engins s'abat sur un bâtiment, et c'est également la première fois qu'il y a des blessés dans un pays de l'Alliance atlantique. Selon les autorités, deux personnes ont été touchées et ont reçu des soins. Près de 70 autres habitants ont été évacués et la circulation a été bloquée dans le quartier.L'incident a immédiatement suscité une vague de réactions diplomatiques. De Paris à Varsovie, de Berlin à Bruxelles, les condamnations se sont succédé. L'Otan a dénoncé « l'inconséquence de la Russie ». Le chef de la diplomatie polonaise a jugé Moscou « dangereuse », tandis que le président moldave a estimé que « la Russie est un danger pour tous ». Berlin a, de son côté, condamné le « comportement irresponsable » du Kremlin, accusé de « continuer à menacer la sécurité collective européenne ».Kiev y voit une démonstration supplémentaire de la menace russe sur l'ensemble du continent. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, appelle l'Union européenne à adopter des sanctions « fortes » contre Moscou. La marine ukrainienne affirme également qu'un drone russe a visé un cargo turc ayant quitté Odessa.Depuis plusieurs jours, le Kremlin laisse planer la menace d'une escalade dans ses attaques contre l'Ukraine, en représailles aux frappes menées par les drones ukrainiens sur le territoire russe. Après une série de bombardements massifs le week-end dernier, Moscou a même recommandé aux ressortissants étrangers présents à Kiev, y compris les diplomates, de quitter la capitale avant de nouveaux bombardements.Cette guerre des drones déborde désormais largement du seul territoire ukrainien. Certains appareils, brouillés ou déviés, terminent leur course dans les pays voisins. Mais pour plusieurs responsables européens, ces incidents ne relèvent plus seulement de l'accident. « Ce ne sont pas des actes isolés », a affirmé Ursula von der Leyen lors d'un déplacement à Vilnius. Selon la présidente de la Commission européenne, Moscou cherche à « déstabiliser les sociétés démocratiques » européennes. Une façon aussi, pour le Kremlin, de tester et d'éprouver la défense de l'Otan.Les pays frontaliers se préparent désormais à une menace devenue permanente. En Finlande, une alerte aux drones avait récemment paralysé l'aéroport d'Helsinki ainsi qu'une partie du trafic maritime et ferroviaire. Depuis son entrée dans l'Otan en 2023, le pays multiplie les exercices militaires. Nos journalistes ont pu suivre des soldats français qui participaient à l'un de ces entraînements avec des militaires finlandais et américains en février dernier.Alors que s'est-il passé cette nuit dans le ciel roumain ? Jusqu'où peut aller cette escalade ? L'Otan est-elle prête à faire face à une guerre hybride qui déborde désormais de l'Ukraine ? Et comment empêcher que ces incidents ne dégénèrent en confrontation directe ?Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationaleUniversité Catholique de Lille- Marie JEGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou- Antoine VITKINE - Journaliste et réalisateur de documentaire
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur une loi russe permettant de confisquer les biens des Russes vivant à l'étranger, les menaces russes envers les diplomates étrangers de Kiev et la présence d'une délégation nigérienne au Bénin. Sénégal : Sonko plus puissant à l'Assemblée qu'à la Primature ? Quatre jours après avoir été limogé de la Primature, Ousmane Sonko a été élu président de l'Assemblée nationale du Sénégal. Dès son discours d'investiture, il a donné le ton : « L'Assemblée nationale ne sera pas une chambre d'enregistrement. » L'ancien Premier ministre a promis un contrôle « ferme » de l'action gouvernementale tout en affirmant vouloir préserver la stabilité des institutions. Quels pouvoirs ce nouveau poste confère-t-il à Ousmane Sonko par rapport à son ancien statut de Premier ministre ? Comment se déroulera cette cohabitation inédite au sommet de l'État ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI au Sénégal. Russie : quelle est cette loi qui permet de frapper les opposants partout dans le monde ? La Douma a adopté une loi permettant de confisquer les biens des Russes vivant à l'étranger accusés de critiquer le pouvoir. Pour le Kremlin, il s'agit de renforcer la lutte contre ceux qu'il considère comme des « ennemis de l'État ». Pourquoi cette loi intervient-elle maintenant ? Est-ce une stratégie pour récupérer des fonds à l'étranger tout en réduisant encore davantage au silence les voix critiques du régime ? Avec Anissa El Jabri, correspondante permanente de RFI à Moscou. Ukraine : départ des diplomates, une simple intimidation ou une menace imminente ? L'annonce survient après des frappes russes d'une rare intensité, menées le week-end dernier contre l'Ukraine, notamment à Kiev, où au moins quatre personnes ont été tuées et une centaine blessée. Mais pourquoi Moscou demande-t-elle désormais aux diplomates étrangers de quitter Kiev dès que possible ? S'agit-il d'une manœuvre d'intimidation adressée aux alliés de l'Ukraine, ou le signe avant-coureur d'une attaque de plus grande ampleur ? Avec Guillaume Naudin, présente la chronique «La Fabrique du Monde». Bénin - Niger : avec Romuald Wadagni, vers un dégel ? Malgré des relations toujours tendues entre le Niger et le Bénin, le Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine s'est rendu dimanche (24 mai 2026) à Cotonou pour assister à la cérémonie d'investiture du nouveau président Romuald Wadagni. Accompagné notamment du ministre de l'Intérieur, il a évoqué devant la presse « une nouvelle voie » pour les relations entre les deux voisins. Cette visite marque-t-elle le début d'un dégel diplomatique entre Niamey et Cotonou ? Comment le nouveau président béninois compte-t-il s'y prendre pour permettre la réouverture de la frontière avec le Niger ? Avec Joël Atayi-Guédegbé, expert en gouvernance, acteur de la société civile.
durée : 00:12:08 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - L'Union Européenne envisage de nommer un émissaire pour parler à Poutine malgré la guerre et l'échec des précédents échanges. Faut-il maintenir le dialogue avec Moscou quand il semble n'apporter que menaces, divisions et pression sur l'Union européenne ? - réalisation : Félicie Faugère, Mathilde Thon-Fourcade - invités : Pierre Grosser Historien, spécialiste des relations internationales, membre du Centre d'histoire de Sciences Po Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Refuser de combattre en Ukraine ou simplement contester la guerre expose à de lourdes conséquences en Russie. Vous entendrez des voix rares de soldats et citoyens dissidents, recueillies malgré les risques. Au sommaire également : la Moldavie, où la présidente pro-européenne Maia Sandu relance le débat d'une réunification avec la Roumanie. Et en Irlande, pour la première fois, les Américains sont plus nombreux à s'y installer… que les Irlandais à émigrer aux États-Unis. En Russie, critiquer la guerre peut coûter cher. Parler à des journalistes aussi. Des soldats, très rares, refusent de combattre sur le front ukrainien. Des citoyens russes, plus nombreux, osent encore remettre en cause la légitimité de ce que le Kremlin continue d'appeler « l'opération spéciale ». Notre envoyée spéciale permanente à Moscou, Anissa El Jabri, a recueilli les témoignages de ceux qui refusent de se taire. Une plongée dans la fabrique du silence. La Moldavie tentée par une réunification avec la Roumanie ? Maia Sandu, la présidente moldave a déclaré qu'elle voterait « oui » si un référendum sur la réunification avec la Roumanie était organisé. De quoi relancer un vieux débat à Chisinau : faut-il rattacher la Moldavie à son grand voisin roumain pour accélérer son entrée dans l'Union européenne ? Longtemps portée surtout par une extrême droite irrédentiste, cette idée gagne désormais une partie des milieux pro-européens, même si elle reste minoritaire dans l'opinion : environ 40% des Moldaves y seraient favorables. Reportage à Chisinau de Marine Leduc. À écouter aussiMaia Sandu, présidente de Moldavie: «Intégrer l'UE nous permettra de survivre en tant que démocratie» Entre l'Irlande et les États-Unis, l'exil change de rive Pour la première fois, les Américains sont plus nombreux à s'installer en Irlande, que les Irlandais à partir vivre aux États-Unis. En 2025, près de 10 000 citoyens américains ont débarqué sur l'île, c'est deux fois plus que l'année précédente. Une inversion migratoire qui s'explique en partie par le retour au pouvoir de Donald Trump. Avec Clémence Pénard, notre correspondante à Dublin. La Revue de Presse de presse européenne de Franceline Beretti En Allemagne, l'AfD aux portes du pouvoir régional, en Saxe-Anhalt L'Europe face à l'offensive industrielle chinoise À Venise, une Biennale polémique, rattrapée par la géopolitique. À lire aussiBiennale de Venise: une 61e édition marquée par les tensions géopolitiques
C dans l'air du 27 mai 2026 - Alerte aux ambassades... Poutine veut-il détruire Kiev ?Kiev à nouveau sous les bombes. Alors que, sur le front ukrainien, l'armée russe connaît des difficultés et perd du terrain depuis plusieurs mois, Vladimir Poutine intensifie ses menaces et multiplie les frappes massives sur l'Ukraine. Cent soixante-trois drones se sont abattus cette nuit sur le pays, après un déluge de feu le week-end dernier. Plus de 600 drones et 90 missiles ont été lancés sur Kiev. D'intenses bombardements qui ont fait au moins quatre morts, plus de 100 blessés et provoqué de très nombreux incendies. Les dégâts sont d'autant plus importants que Moscou a revendiqué l'usage d'un Orechnik, un missile hypersonique à capacité nucléaire.La Russie a justifié cette escalade par les récentes attaques massives de drones qui ont frappé 14 régions russes, Moscou, la mer Noire et plusieurs territoires ukrainiens annexés. Fait rare, Moscou a demandé aux « ressortissants étrangers, y compris le personnel des missions diplomatiques et des organisations internationales », de quitter la capitale ukrainienne « au plus vite ». Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a également renouvelé cet appel lors d'un échange téléphonique avec son homologue américain, Marco Rubio, exhortant les États-Unis à évacuer leur ambassade à Kiev.Dénonçant une « escalade inacceptable », l'UE a annoncé que le chargé d'affaires russe à Bruxelles avait été convoqué ce mardi en signe de protestation et a assuré que la délégation de l'UE resterait présente à Kiev. Plusieurs pays européens ont, eux aussi, agi de la sorte. À l'ONU, une cinquantaine d'États ont dénoncé les « menaces » de la Russie. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en visite mardi en Lituanie, a rappelé que toute pression sur les pays baltes concernait l'ensemble de l'Europe. « Quand les États baltes sont testés, toute l'Europe est testée » a-t-elle déclaré.Cette montée de pression intervient alors que plusieurs services de renseignement occidentaux estiment que, depuis le mois de décembre, les pertes russes sur le front seraient très élevées, autour de 35 000 soldats par mois, un rythme supérieur aux capacités actuelles de recrutement du Kremlin. Sans mobilisation forcée, la poursuite de la guerre à ce niveau pourrait devenir de plus en plus difficile pour Moscou, qui multiplie pour l'instant les mesures afin de tenter d'étoffer son armée. En plus de salaires mirobolants, Vladimir Poutine vient de signer un décret accordant un allègement de dette aux nouvelles recrues engagées dans la guerre en Ukraine, ainsi qu'à leurs conjoints. La mesure s'inscrit dans un ensemble plus large d'incitations destinées à renforcer les effectifs militaires dans un contexte de guerre qui s'enlise et de contestation grandissante au sein de la population.Alors que, sur les fronts militaire, économique et intérieur, le maître du Kremlin accumule les revers, une inquiétude grandissante s'empare des capitales européennes : Vladimir Poutine serait-il tenté de rebattre les cartes en étendant le conflit à l'Europe ?Nos experts :- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale- Paul GOGO - Journaliste, ancien correspondant indépendant en Russie de 2017-2026, auteur de Moscou Parano est publié aux éditions du Rocher- Marie JEGO - journaliste au Monde, ancienne correspondante à Moscou de 2005 à 2014.- Samantha DE BENDERN - Chercheuse pour le programme Russie/Eurasie au sein du think tank britannique « Chatham House », l'Institut royal des affaires étrangères.
C dans l'air du 27 mai 2026 - Alerte aux ambassades... Poutine veut-il détruire Kiev ?Nos experts :- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale- Paul GOGO - Journaliste, ancien correspondant indépendant en Russie de 2017-2026, auteur de Moscou Parano est publié aux éditions du Rocher- Marie JEGO - journaliste au Monde, ancienne correspondante à Moscou de 2005 à 2014.- Samantha DE BENDERN - Chercheuse pour le programme Russie/Eurasie au sein du think tank britannique « Chatham House », l'Institut royal des affaires étrangères. PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
Les bombardements russes en Ukraine, et singulièrement sur Kiev ces derniers jours, battent des records d'intensité. Les frappes ukrainiennes, elles, deviennent de plus en plus profondes dans le territoire russe, sans perspective d'arrêt des combats. La Russie, elle, recrute partout pour l'armée, surtout pour les unités de drones, y compris dans les universités les plus prestigieuses de la capitale. Certains, et ils sont très rares, ont refusé de participer au conflit, d'autres ont fini devant la justice pour le critiquer. Leurs voix sont rares et ils savent les risques de plus en plus élevés. C'est un message vocal qui arrive de l'intérieur d'une caserne quelque part dans l'ouest de la Russie (ndlr : pour des raisons évidentes de sécurité, RFI ne donne pas son identité) : « J'ai refusé de partir à l'opération spéciale, car pour moi, un soldat, c'est quelqu'un qui protège. Il n'y a rien d'autre à ajouter ». Rien de plus à dire, parce qu'Igor, qui envoie ces mots au compte-gouttes, a déjà osé l'impensable pour beaucoup de Russes. Il a 25 ans, il vient d'une ville du nord du pays où il ne trouvait pas de travail, dit-il. Alors avant la guerre, il a signé un contrat pour l'armée. Sans imaginer que quelques mois plus tard, son président déciderait d'envoyer ses soldats en Ukraine. « Je n'ai aucun ami participant à l'opération spéciale, je ne communique pas avec ceux qui sont devenus des combattants », dit Igor dans un autre message. « Je n'ai jamais gardé aucun contact, parce que nous n'étions pas d'accord sur ce point. Eux ont décidé qu'il était plus facile de partir, alors que moi, je suis resté et je me bats pour ne pas y aller » Igor est allé jusqu'à saisir les tribunaux militaires et demander la reconnaissance officielle de la fin de son contrat expiré depuis longtemps. Il se dit soutenu par sa famille et ses amis. Reste que les proches de ceux, très rares, qui ont refusé la mobilisation en 2022 et sont en prison sont paralysés par la peur et refusent de s'exprimer. Peine de prison de 10 ans pour désertion La justice, elle, exécute sans fléchir les lois et les peines associées, comme 10 ans de prison pour désertion ou refus de se soumettre à la mobilisation partielle, et les procès pour discrédit de l'armée continuent à se tenir. C'est ce qui est arrivé à Vassili Bolchakov, rencontré par RFI en février 2024 lors de l'ouverture de son procès dans la ville de Kassimov, à près de 400 kilomètres au sud-est de Moscou. Ce qui a déclenché les poursuites, c'est une plaisanterie sous forme de dialogue imaginaire entre Vladimir Poutine et son ministre de la Défense d'alors, Sergueï Choïgou. Mettre en cause la tête de l'État et la conduite des opérations militaires est une ligne rouge absolue en Russie. Les enquêteurs ont ensuite cherché et évidemment trouvé d'autres commentaires sur les réseaux sociaux, et d'autres lignes rouges franchies par Vassili Bolchakov. Il a été jugé coupable de tous les chefs d'accusation et condamné à une amende de 250 000 roubles (environ 3 000 euros au cours actuel). Aujourd'hui, ce trentenaire père de quatre enfants a déménagé dans la ville voisine de Riazan, pour motif professionnel, dit-il. Assis dans un café, dans un mélange de russe et d'anglais, il estime avoir eu énormément de chance d'avoir écopé juste d'une amende. Il ne répétera en aucun cas les mots qui lui ont été reprochés par la justice, il pèse désormais beaucoup plus ses propos, mais il n'est clairement pas rentré dans le rang. Pour lui : « Les gens qui m'ont fait tout ça l'ont fait en toute conscience, et ils devront vivre avec ça. Chacun devra y faire face un jour ou l'autre. Mais je n'essaierais même pas de dire quand et de quelle manière les choses pourraient changer. Parce que tout peut encore devenir pire ». Au début du mois de mai, la Cour suprême a rendu publiques ces statistiques : en deux ans, les condamnations pour trahison ont augmenté de 460 %. La plupart des avocats spécialisés estiment que ce chiffre atteint en réalité… le double. À lire aussiRussie: le rapprochement à grands pas de l'éducation et de la défense
Le week-end dernier, des frappes massives sur Kiev. En début de semaine, un appel aux ressortissants étrangers à quitter la capitale ukrainienne. Moscou fait pression, mais n'est-ce pas une tentative de dissuasion ? L'économie russe souffre de plus en plus, tout comme la population à l'épreuve d'une guerre qui met à mal leur quotidien. Quels éléments permettraient d'affirmer que le président russe se trouve dans une position défavorable ? Quelles perspectives possibles pour la Russie dans le contexte international actuel, alors que les tentatives pour mettre fin au conflit ont échoué ? Pour en débattre - Francoise Daucé, directrice d'études à l'EHESS (L'École des Hautes études en Sciences sociales). Elle a co-dirigé Genèse d'un autoritarisme numérique. Répression et résistance sur Internet en Russie, édition des Mines. Autrice du livre Être opposant dans la Russie de Vladimir Poutine. Éditions Le Bord de l'eau - Jean De Gliniasty, ancien ambassadeur de France en Russie, directeur de recherche à l'Institut de relations Internationales et stratégiques (IRIS) - Nicolas Tenzer, spécialiste des questions internationales sur Tenzer Strategics. Auteur des livres « Notre guerre » et « Fin de la politique des grandes puissances », éditions de L'Observatoire.
durée : 00:13:06 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Anna Colin Lebedev, chercheuse à l'Institut des sciences sociales du politique et directrice scientifique de l'Observatoire de l'Ukraine contemporaine, apporte son éclairage sur ce moment plus incertain pour Moscou, entre ralentissement militaire et tensions intérieures. - invités : Anna Colin Lebedev Maîtresse de conférences en science politique à l'Université Paris Nanterre, chercheuse à l'Institut des sciences sociales du politique (ISP), directrice scientifique de l'Observatoire de l'Ukraine contemporaine Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:38:09 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - En Ukraine, la Russie recule légèrement sur le front et laisse apparaître des fragilités internes. Ralentissement militaire, tensions économiques, fatigue et contestation de la population : la période est moins favorable à Moscou. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Anna Colin Lebedev Maîtresse de conférences en science politique à l'Université Paris Nanterre, chercheuse à l'Institut des sciences sociales du politique (ISP), directrice scientifique de l'Observatoire de l'Ukraine contemporaine Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:38:09 - InterNational - par : Fabienne Sintes - En Ukraine, la Russie recule légèrement sur le front et laisse apparaître des fragilités internes. Ralentissement militaire, tensions économiques, fatigue et contestation de la population : la période est moins favorable à Moscou. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Anna Colin Lebedev Maîtresse de conférences en science politique à l'Université Paris Nanterre, chercheuse à l'Institut des sciences sociales du politique (ISP), directrice scientifique de l'Observatoire de l'Ukraine contemporaine Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le week-end dernier, des frappes massives sur Kiev. En début de semaine, un appel aux ressortissants étrangers à quitter la capitale ukrainienne. Moscou fait pression, mais n'est-ce pas une tentative de dissuasion ? L'économie russe souffre de plus en plus, tout comme la population à l'épreuve d'une guerre qui met à mal leur quotidien. Quels éléments permettraient d'affirmer que le président russe se trouve dans une position défavorable ? Quelles perspectives possibles pour la Russie dans le contexte international actuel, alors que les tentatives pour mettre fin au conflit ont échoué ? Pour en débattre - Francoise Daucé, directrice d'études à l'EHESS (L'École des Hautes études en Sciences sociales). Elle a co-dirigé Genèse d'un autoritarisme numérique. Répression et résistance sur Internet en Russie, édition des Mines. Autrice du livre Être opposant dans la Russie de Vladimir Poutine. Éditions Le Bord de l'eau - Jean De Gliniasty, ancien ambassadeur de France en Russie, directeur de recherche à l'Institut de relations Internationales et stratégiques (IRIS) - Nicolas Tenzer, spécialiste des questions internationales sur Tenzer Strategics. Auteur des livres « Notre guerre » et « Fin de la politique des grandes puissances », éditions de L'Observatoire.
durée : 00:14:31 - Les Matins de France Culture - Reportage à Kiev après les intenses bombardements russes du week-end, où les dégâts sont importants. La Russie dit avoir répondu à une frappe sur des bâtiments éducatifs. L'Ukraine dit avoir visé une installation militaire. Nous irons aussi sur place, à Starobilsk. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 25 mai 2026 - Missile hypersonique: Poutine affaibli, plus dangereux que jamais?600 drones et 90 missiles se sont abattus sur la capitale ukrainienne ce week-end. D'intenses bombardements qui ont fait au moins quatre morts, plus de 100 blessés et de nombreux incendies. Les dégâts sont d'autant plus importants que Moscou revendique l'usage d'un Orechnik, un missile hypersonique à capacité nucléaire. La Russie dit avoir frappé Kiev en représailles à l'offensive aérienne ukrainienne d'une ampleur inédite qui a touché, la semaine dernière, le territoire russe. Plus de 600 drones s'étaient abattus sur 14 de ses régions centrales, la Crimée annexée, la mer Noire et Moscou. Vladimir Poutine avait promis une réponse après une frappe de drones ayant fait 18 morts dans la région ukrainienne de Lougansk occupée par les Russes."Crime de guerre", "escalade progressive"... L'Europe s'est insurgée après l'utilisation du missile russe à capacité nucléaire Orechnik. Volodymyr Zelensky de son côté a demandé à la communauté internationale de faire "pression" sur la Russie pour la dissuader d'utiliser son arme. Et cette stratégie militaire de Moscou a également été vivement contestée au sein même du camp russe. Plusieurs blogueurs militaires nationalistes influents ont qualifié ces frappes d'« extrêmement coûteuses » et de « militairement inutiles », affirmant que le tir d'Oreshnik sur la localité de Bila Tserkva ne visait aucun objectif stratégique d'importance. Ces mêmes sources ont rappelé que cette escalade intervient alors que l'armée russe essuie des échecs sur le front.Sur le terrain, les gains territoriaux de la Russie en Ukraine ont progressivement diminué ces derniers mois, et l'armée ukrainienne frappe désormais régulièrement en profondeur sur le territoire russe, révélant au grand jour les failles sécuritaires du Kremlin. Des tirs qui provoquent un malaise et de l'inquiétude dans la population russe, et sèment le doute sur la capacité du pouvoir à protéger le pays.Alors que sait-on du missile russe « Orechnik » ? Pourquoi la Russie a-t-elle utilisé, pour la troisième fois contre l'Ukraine, ce missile balistique à portée intermédiaire (IRBM) ? Est-ce une marque de fébrilité de Moscou ? Des analystes OSINT affirment qu'un missile Oreshnik lancé par la Russie aurait touché une zone occupée par ses propres forces près de Donetsk, en plus de la frappe dans la région de Kiev. Que s'est-il réellement passé ? Pourquoi l'Ukraine et l'Europe s'inquiètent-elles autant ? Parallèlement, l'Assemblée nationale a adopté, la semaine dernière, une rallonge de 36 milliards d'euros pour la défense d'ici à 2030, portant les dépenses militaires totales à 436 milliards.Dans les faits, le format des armées ne devrait pas bouger : 210 000 militaires d'active, 225 avions de combat ainsi que 15 frégates de premier rang. Mais l'accent va être mis sur les munitions comme les missiles, les obus et surtout la production de drones. Les combats en Ukraine ont montré l'importance de ces engins depuis quatre ans, et les attaques mutuelles de ces derniers jours témoignent d'un changement de dimension. Reportage ce soir sur l'ancien centre d'essais en vol de l'Essonne, devenu le terrain d'expérimentation des dronistes, avec le soutien du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, soucieux de renforcer les capacités de lutte antidrones.Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d'état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Vera GRANTSEVA - Politologue - Spécialiste de la Russie- Alain BAUER - Professeur émérite au CNAM, fondateur du pôle sécurité, défense et renseignement- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction Le Figaro
C dans l'air l'invité du 23 mai 2026 avec Ariane Chemin, grand reporter au journal Le Monde, auteure de "La guerre, ce sont les noms propres" aux Editions du sous-sol.Grand reporter au journal Le Monde, notre invitée connait bien l'Ukraine. Elle s'y est rendu dix fois depuis le début de la guerre en 2022 pour des reportages. C'est en décembre 2022 qu'elle fait la rencontre de Victoria Amelina, jeune espoir de la littérature ukrainienne. Quelques mois auparavant, cette écrivaine découvre sous le cerisier d'un jardin un manuscrit inachevé du poète Volodymyr Vakulenko. Un écrivain qui documente les crimes commis par l'armée russe. Enlevé en mars 2022, le poète ukrainien a ensuite été exécuté par les soldats de Moscou. Il est devenu un véritable martyr pour son pays. La romancière veut alors à tout prix publier le manuscrit inachevé. Mais en Ukraine, la guerre ne cesse de rattraper les écrivains... Ariane Chemin signe un récit personnel de la guerre vu "au ras du sol" en retraçant le destin croisé de ces deux écrivains ukrainiens résistants dans une Ukraine meurtrie.