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Musiques du monde
Une soirée avec le plus barré des producteurs de musique : Francis Falceto

Musiques du monde

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 48:30


Depuis 1996, le producteur français Francis Falceto a ouvert au monde les musiques éthiopiennes avec la collection Ethiopiques (Buda Musqiue). Qui n'a pas été surpris en entendant la musique de Mulatu Astatqé dans un film de Jim Jarmush ? L'éclosion de groupes entre folk et rock expérimental, chanter en amharique. Le seul responsable : Francis Falceto ! Une soixantaine de voyages en Éthiopie plus trad, Éthiopiques affiche 2 volumes de musique ! À l'occasion de la sortie des volumes 31 et 32 de la collection Éthiopiques, Francis Falceto est notre invité. Francis Falceto programme différentes musiques du monde au Confort Moderne de Poitiers lorsqu'il fait la découverte en 1984 des 33 tours de Mahmoud Ahmed grâce à Bernard Gallodé. Il entreprend alors en 1985 un voyage en Éthiopie (via Moscou en raison du régime du Derg) pour rencontrer Mahmoud Ahmed, puis, en 1986, réédite sur le label bruxellois Crammed Discs l'album d'éthio-jazz Erè Mèla Mèla (1975) du chanteur et musicien éthiopien. Après le succès en Europe et aux États-Unis du disque, il décide de créer en 1996 la collection « Éthiopiques » avec l'éditeur Buda Musique afin d'exhumer et faire redécouvrir l'ensemble des succès des artistes de la musique éthiopienne de la période 1950-1975, la plupart produits par Amha Eshèté pour le label Amha Records et Ali Abdella Kaifa pour Kaifa Records. Il en acquiert l'intégralité des droits – ou exploite une licence renouvelable tous les cinq ans selon ses déclarations –, ce qui n'est pas sans créer des tensions avec certains artistes, dont Mulatu Astatke, après le succès international important de la collection. Il anime, également dans ce but, de nombreuses conférences sur le sujet. Francis Falceto propose également à Lili Boniche de réaliser un retour sur scène au début des années 1990 et deviendra son imprésario.   Éthiopiques 31- Muluken C'est Muluken qui a inauguré les éthiopiques, voilà vingt ans et plus, avec Hédètch alu, face B de son premier 45 tours (AE 440, publié par Amha Eshèté en février 1972). Trahissant l'extrême jeunesse du chanteur (il n'avait alors pas 18 ans), sa voix séraphique a trompé plus d'un auditeur qui pensait avoir affaire à des accents féminins. Il n'a pas 22 ans lorsqu'il publie en 1976 son dernier vinyle sur Kaifa Records (KF 39LP), et l'un des derniers publiés en Éthiopie avant que la cassette ne devienne le médium roi de la diffusion musicale. Éthiopie 1976. Depuis un an déjà, les cassettes laminent inexorablement le marché des disques vinyles. L'album 33 tours de Muluken Mellesse [ሙሉቀን፡መለሰ፡ Muluqèn Mèllèssè / Muluqän Mälläsä], KF 39, qu'Ali Abdella Kaifa – Ali Tango ! – produit cette année-là sur son label Kaifa Records est historique à plus d'un titre. Il est l'un des derniers vinyles publié en Éthiopie, mais surtout le chef-d'œuvre absolu de l'Ethiopian Groove – et son chant du cygne. Il laisse à la postérité une idée claire du niveau de sophistication et de maîtrise qu'avait atteint la musique moderne éthiopienne avant qu'elle ne soit écrabouillée sous la botte militaro-stalinienne du Derg – le sigle qui résume la sanglante révolution en cours depuis 1974. ► Album Éthiopiques 31 - Muluken (Éthiopiques / Buda Musique 2025)   Ethiopiques 32 – NALBANDIAN l'Éthiopien - Either / Orchestra feat. Ethiopian Guests L'Éthiopie est ici au milieu des années 1950, au début des années 1960, à la veille de l'éclosion, ou plutôt de l'explosion du Swinging Addis. Rock'n Roll, Rhythm and Blues, Soul et Twist n'ont pas encore fait irruption et l'on baigne dans l'atmosphère big band d'après-guerre dont In the mood de Glenn Miller figura durablement l'hymne planétaire, à parité avec la vogue latine à la même époque. Mais la joie de vivre d'après-guerre est déjà là, avec la paix retrouvée après la terrible invasion italo-fasciste (1935-1941). Le redéploiement de la musique moderne fait pleinement partie de la reconstruction. C'est d'abord la génération des jeunes parents des baby boomers qui savoure cette résurrection, avant que ces derniers ne prennent le relais en électrisant définitivement la bande son de la fin de règne impérial. Ce sont des apatrides d'origine arménienne, Kevork Nalbandian, et surtout son neveu Nersès, qui vont contribuer à révolutionner la musique éthiopienne moderne. Il faut le souligner avec force, le grand parrain historique de cette musique est un émigrant arménien, profondément éthiopianisé, Nersès Nalbandian – Moussié Nersès –, Nalbandian l'Éthiopien. Orgie de cuivres, discipline bien comprise, innovations sans relâche et pédagogie révolutionnaire feront le reste, dès 1955. Ces étrangers qui composeront deux hymnes nationaux éthiopiens et un hymne continental (rien moins que l'hymne de l'O.U.A – Organisation de l'Unité Africaine), sont aussi et surtout la véritable origine de ce qui deviendra le Swinging Addis des années 1960. Nersès se verra conférer la nationalité éthiopienne en 1957 pour services rendus aux musiques d'Éthiopie. Avec le concours primordial des Bostoniens de l'Either / Orchestra, cet enregistrement représente le chaînon moderniste initial qui manquait jusqu'à présent dans les éthiopiques. ► Album Éthiopiques 32 – NALBANDIAN l'Éthiopien (Ethiopiques / Buda Musique 2025). Culture Prime YouTube  Catalogue Ethiopiques Buda Musique.

Musiques du monde
Une soirée avec le plus barré des producteurs de musique : Francis Falceto

Musiques du monde

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 48:30


Depuis 1996, le producteur français Francis Falceto a ouvert au monde les musiques éthiopiennes avec la collection Ethiopiques (Buda Musqiue). Qui n'a pas été surpris en entendant la musique de Mulatu Astatqé dans un film de Jim Jarmush ? L'éclosion de groupes entre folk et rock expérimental, chanter en amharique. Le seul responsable : Francis Falceto ! Une soixantaine de voyages en Éthiopie plus trad, Éthiopiques affiche 2 volumes de musique ! À l'occasion de la sortie des volumes 31 et 32 de la collection Éthiopiques, Francis Falceto est notre invité. Francis Falceto programme différentes musiques du monde au Confort Moderne de Poitiers lorsqu'il fait la découverte en 1984 des 33 tours de Mahmoud Ahmed grâce à Bernard Gallodé. Il entreprend alors en 1985 un voyage en Éthiopie (via Moscou en raison du régime du Derg) pour rencontrer Mahmoud Ahmed, puis, en 1986, réédite sur le label bruxellois Crammed Discs l'album d'éthio-jazz Erè Mèla Mèla (1975) du chanteur et musicien éthiopien. Après le succès en Europe et aux États-Unis du disque, il décide de créer en 1996 la collection « Éthiopiques » avec l'éditeur Buda Musique afin d'exhumer et faire redécouvrir l'ensemble des succès des artistes de la musique éthiopienne de la période 1950-1975, la plupart produits par Amha Eshèté pour le label Amha Records et Ali Abdella Kaifa pour Kaifa Records. Il en acquiert l'intégralité des droits – ou exploite une licence renouvelable tous les cinq ans selon ses déclarations –, ce qui n'est pas sans créer des tensions avec certains artistes, dont Mulatu Astatke, après le succès international important de la collection. Il anime, également dans ce but, de nombreuses conférences sur le sujet. Francis Falceto propose également à Lili Boniche de réaliser un retour sur scène au début des années 1990 et deviendra son imprésario.   Éthiopiques 31- Muluken C'est Muluken qui a inauguré les éthiopiques, voilà vingt ans et plus, avec Hédètch alu, face B de son premier 45 tours (AE 440, publié par Amha Eshèté en février 1972). Trahissant l'extrême jeunesse du chanteur (il n'avait alors pas 18 ans), sa voix séraphique a trompé plus d'un auditeur qui pensait avoir affaire à des accents féminins. Il n'a pas 22 ans lorsqu'il publie en 1976 son dernier vinyle sur Kaifa Records (KF 39LP), et l'un des derniers publiés en Éthiopie avant que la cassette ne devienne le médium roi de la diffusion musicale. Éthiopie 1976. Depuis un an déjà, les cassettes laminent inexorablement le marché des disques vinyles. L'album 33 tours de Muluken Mellesse [ሙሉቀን፡መለሰ፡ Muluqèn Mèllèssè / Muluqän Mälläsä], KF 39, qu'Ali Abdella Kaifa – Ali Tango ! – produit cette année-là sur son label Kaifa Records est historique à plus d'un titre. Il est l'un des derniers vinyles publié en Éthiopie, mais surtout le chef-d'œuvre absolu de l'Ethiopian Groove – et son chant du cygne. Il laisse à la postérité une idée claire du niveau de sophistication et de maîtrise qu'avait atteint la musique moderne éthiopienne avant qu'elle ne soit écrabouillée sous la botte militaro-stalinienne du Derg – le sigle qui résume la sanglante révolution en cours depuis 1974. ► Album Éthiopiques 31 - Muluken (Éthiopiques / Buda Musique 2025)   Ethiopiques 32 – NALBANDIAN l'Éthiopien - Either / Orchestra feat. Ethiopian Guests L'Éthiopie est ici au milieu des années 1950, au début des années 1960, à la veille de l'éclosion, ou plutôt de l'explosion du Swinging Addis. Rock'n Roll, Rhythm and Blues, Soul et Twist n'ont pas encore fait irruption et l'on baigne dans l'atmosphère big band d'après-guerre dont In the mood de Glenn Miller figura durablement l'hymne planétaire, à parité avec la vogue latine à la même époque. Mais la joie de vivre d'après-guerre est déjà là, avec la paix retrouvée après la terrible invasion italo-fasciste (1935-1941). Le redéploiement de la musique moderne fait pleinement partie de la reconstruction. C'est d'abord la génération des jeunes parents des baby boomers qui savoure cette résurrection, avant que ces derniers ne prennent le relais en électrisant définitivement la bande son de la fin de règne impérial. Ce sont des apatrides d'origine arménienne, Kevork Nalbandian, et surtout son neveu Nersès, qui vont contribuer à révolutionner la musique éthiopienne moderne. Il faut le souligner avec force, le grand parrain historique de cette musique est un émigrant arménien, profondément éthiopianisé, Nersès Nalbandian – Moussié Nersès –, Nalbandian l'Éthiopien. Orgie de cuivres, discipline bien comprise, innovations sans relâche et pédagogie révolutionnaire feront le reste, dès 1955. Ces étrangers qui composeront deux hymnes nationaux éthiopiens et un hymne continental (rien moins que l'hymne de l'O.U.A – Organisation de l'Unité Africaine), sont aussi et surtout la véritable origine de ce qui deviendra le Swinging Addis des années 1960. Nersès se verra conférer la nationalité éthiopienne en 1957 pour services rendus aux musiques d'Éthiopie. Avec le concours primordial des Bostoniens de l'Either / Orchestra, cet enregistrement représente le chaînon moderniste initial qui manquait jusqu'à présent dans les éthiopiques. ► Album Éthiopiques 32 – NALBANDIAN l'Éthiopien (Ethiopiques / Buda Musique 2025). Culture Prime YouTube  Catalogue Ethiopiques Buda Musique.

La Loupe
Dans l'armoire : L'Etat-Islamique au Khorassan [rediffusion]

La Loupe

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 6:05


Chaque vendredi, l'équipe de La Loupe range dans son armoire la définition d'un concept dont vous entendez souvent parler dans l'actualité... Sans forcément en saisir tous les enjeux. Cette semaine, Emma Collet, journaliste au service Monde de L'Express, nous explique ce qu'est le groupe Etat-Islamique au Khorassan, responsable de l'attentat du 22 mars à Moscou. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Écriture : Charlotte BarisPrésentation : Mathias PenguillyMontage et réalisation : Jules Krot Crédits : LCI, Europe 1, BFMTV, CNews Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Anne-Laure Chapelain / Thibaut Zschiesche Pour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] RDC : pourquoi la Monusco va se redéployer au Sud-Kivu ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les recrues africaines enrôlées dans l'armée russe. RDC : pourquoi la Monusco va se redéployer au Sud-Kivu ?    Deux ans après son retrait du Sud-Kivu dans l'est de la RDC, la mission de l'ONU pour le maintien de la paix a annoncé son retour progressif dans la province, en commençant par la ville d'Uvira. Comment expliquer le redéploiement des Casques bleus dans cette zone ? Quelle sera leur mission ? Avec Paulina Zidi, correspondante permanente de RFI à Kinshasa.     Guerre en Ukraine : comment les ressortissants africains sont-ils recrutés par l'armée russe ?   Une enquête du collectif All Eyes on Wagner révèle l'identité de 1 417 Africains enrôlés par la Russie depuis 2023 pour combattre en Ukraine. Originaires d'une trentaine de pays, plusieurs centaines ont été tués au front. Comment les réseaux russes parviennent-ils à recruter autant de jeunes Africains ? Ces derniers sont-ils initialement informés des projets du Kremlin ou découvrent-ils, une fois en Russie, qu'ils seront envoyés en Ukraine ?   Guerre en Ukraine : plus de 1 400 Africains enrôlés, que font les États concernés ?   Après la mort d'au moins 45 Kenyans mobilisés de force par l'armée russe pour combattre en Ukraine, Musalia Mudavadi, le ministre des Affaires étrangères du Kenya, a dénoncé le « piège inacceptable tendu à ses ressortissants ». Pour tenter d'enrayer ce phénomène, le ministre a annoncé une visite imminente à Moscou. Quelle est la marge de manœuvre des dirigeants africains pour lutter contre les enrôlements ? Ces révélations ne risquent-elles pas de fragiliser les relations entre la Russie et les pays concernés ?  Guerre en Ukraine : des familles détruites par les enrôlements russes   Derrière les milliers d'Africains enrôlés dans l'armée russe et les centaines de morts, des familles plongées dans le deuil et l'incompréhension se retrouvent sans soutien. Concrètement, que peuvent-elles faire pour avoir des réponses ?  Avec Lou Osborn, membre du collectif All Eyes on Wagner. Co-autrice de l'ouvrage « Wagner, enquête au cœur du système Prigojine » (éditions du Faubourg).   Et en fin d'émission, la chronique « Un oeil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Aujourd'hui, elle revient sur les réactions des internautes au mouvement #FreeUcad au Sénégal.

Reportage International
L'inflation du quotidien inquiète les Russes

Reportage International

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 2:48


La Banque centrale russe se réunit ce vendredi 13 février. Au menu : une baisse de son taux directeur. Officiellement, l'inflation est en recul, mais les Russes disent être contraints de toujours regarder davantage les étiquettes. La Banque centrale va-t-elle continuer sa politique des petits pas sur son taux directeur ? Après avoir atteint un plus haut de 21 % en octobre 2024, pour contrer une économie en surchauffe en raison de l'explosion des dépenses, celui-ci a été abaissé graduellement en 2025 pour atteindre 16 % le 19 décembre dernier. Sur le papier, l'inflation est enfin redescendue en dessous des 10 % en rythme mensuel et la croissance, elle, a très fortement décéléré : elle est prévue à 0,8 % en 2026, selon la dernière analyse du FMI publiée le 19 janvier dernier. Les Russes, eux, au quotidien, disent pourtant faire de plus en plus attention à leurs dépenses en raison de prix élevés. En raison notamment de l'augmentation de la TVA de 20 à 22 % le 1ᵉʳ janvier dernier, mais pas que. Rencontré dans une rue piétonne et commerçante du centre d'Irkoutsk, un jeune homme explique : « La chose la plus remarquable pour moi, personnellement, c'est le tarif du ticket de transport en mini-bus ; il a doublé depuis 4 ans que je vis ici. C'est beaucoup, c'est vraiment beaucoup. À un moment, je me suis même dit : "Mais, tout mon argent liquide a disparu ?!" Je me suis même dit qu'on m'avait volé. En fait, c'est juste que les tickets sont passés de 25 à 50 roubles chacun ».  Que faire ? Pas grand-chose à ses yeux : « C'est l'hiver, il fait -20°C, je ne vais pas aller à l'université à pied. »  À lire aussiComment le conflit en Ukraine change la société et l'économie de la région d'Irkoutsk Faire des choix dans son budget D'autres, dans cette rue dotée de petites boutiques et d'un grand centre commercial au bout, ont en tête que chacun doit désormais faire des choix dans son budget. Comme cette mère de famille venue de la ville de Tchita, à près d'un millier de kilomètres d'Irkoutsk, avec son fils adolescent : « Quand je fais des cadeaux, explique-t-elle, j'essaie que ce soit quelque chose de pratique, par exemple pour la maison. En général, j'offre du textile, des serviettes, des torchons, quelque chose de pratique pour la cuisine. Que ça soit utile, pas juste pour le fun. » Quelques mètres plus loin, on croise une jeune fille pour qui les cadeaux, c'est sacré, et tant pis si elle doit se serrer la ceinture ailleurs. « Quand il s'agit de cadeaux, personnellement, je suis absolument sans limites, parce que je veux vraiment faire plaisir à ceux que j'aime, avec ce que je peux trouver de mieux, dit-elle dans un sourire. En revanche, je suis beaucoup plus prudente quand je fais mes courses au jour le jour. Surtout pour la nourriture. Après tout, on mange tous les jours, autant faire attention à ça. Sinon, il n'y a pas d'issue. » Le petit parti d'opposition Rasvët notait lui, hier, sur son réseau social : « En réalité, les prix peuvent fluctuer considérablement en fonction de la région, du réseau commercial ou de la catégorie de produits. » Ainsi, le coût des concombres dans la région de la Volga peut dépasser 400 roubles, à Omsk, c'est 500 roubles par kilogramme, et à Moscou, certaines variétés de tomates sont à 1 500 roubles. Pour la jeune fille en tout cas : « Cette hausse des prix, c'est vraiment inquiétant. On se demande quand ça va s'arrêter. Et si d'ailleurs ça va s'arrêter un jour. Ce sentiment d'instabilité, ça me préoccupe vraiment. » « On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve »   Dans la ville d'Angasrk, à deux heures de route, certains s'inquiètent particulièrement pour les plus fragiles. Dimitri [il a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] note : « Le prix pour un morceau de pain d'environ 400 grammes était de 44 roubles en décembre et il est passé à 49 en janvier. C'est +22 %, et encore, on parle d'un produit dont le prix est régulé. Et c'est pareil avec le lait, alors que ce sont des produits essentiels. Les prix ont déjà tellement bondi que c'est difficile pour les retraités, avec leur pension de 17 000 roubles. Et que va-t-il encore se passer ensuite ? On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve. » Et quand ce n'est pas, encore une fois, l'incertitude sur l'avenir qui est soulevée, c'est une question plus précise qui pointe, comme chez Oleg [lui aussi a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] : « Je m'inquiète que la population s'appauvrisse. Je pense qu'il va y avoir de moins en moins d'argent en Russie, que les budgets publics vont devoir être revus à la baisse plus d'une fois. Et plus la pression sera élevée, moins il y aura d'argent et plus la nourriture sera chère. » Il y a 10 jours, Vladimir Poutine annonçait que la croissance 2025 avait bien été de 1 %, très en dessous des performances des deux années précédentes. Et demandait à son gouvernement de tout mettre en œuvre pour la faire repartir. À lire aussiNouvelles coupes à venir dans les forêts du lac Baïkal

Reportage international
L'inflation du quotidien inquiète les Russes

Reportage international

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 2:48


La Banque centrale russe se réunit ce vendredi 13 février. Au menu : une baisse de son taux directeur. Officiellement, l'inflation est en recul, mais les Russes disent être contraints de toujours regarder davantage les étiquettes. La Banque centrale va-t-elle continuer sa politique des petits pas sur son taux directeur ? Après avoir atteint un plus haut de 21 % en octobre 2024, pour contrer une économie en surchauffe en raison de l'explosion des dépenses, celui-ci a été abaissé graduellement en 2025 pour atteindre 16 % le 19 décembre dernier. Sur le papier, l'inflation est enfin redescendue en dessous des 10 % en rythme mensuel et la croissance, elle, a très fortement décéléré : elle est prévue à 0,8 % en 2026, selon la dernière analyse du FMI publiée le 19 janvier dernier. Les Russes, eux, au quotidien, disent pourtant faire de plus en plus attention à leurs dépenses en raison de prix élevés. En raison notamment de l'augmentation de la TVA de 20 à 22 % le 1ᵉʳ janvier dernier, mais pas que. Rencontré dans une rue piétonne et commerçante du centre d'Irkoutsk, un jeune homme explique : « La chose la plus remarquable pour moi, personnellement, c'est le tarif du ticket de transport en mini-bus ; il a doublé depuis 4 ans que je vis ici. C'est beaucoup, c'est vraiment beaucoup. À un moment, je me suis même dit : "Mais, tout mon argent liquide a disparu ?!" Je me suis même dit qu'on m'avait volé. En fait, c'est juste que les tickets sont passés de 25 à 50 roubles chacun ».  Que faire ? Pas grand-chose à ses yeux : « C'est l'hiver, il fait -20°C, je ne vais pas aller à l'université à pied. »  À lire aussiComment le conflit en Ukraine change la société et l'économie de la région d'Irkoutsk Faire des choix dans son budget D'autres, dans cette rue dotée de petites boutiques et d'un grand centre commercial au bout, ont en tête que chacun doit désormais faire des choix dans son budget. Comme cette mère de famille venue de la ville de Tchita, à près d'un millier de kilomètres d'Irkoutsk, avec son fils adolescent : « Quand je fais des cadeaux, explique-t-elle, j'essaie que ce soit quelque chose de pratique, par exemple pour la maison. En général, j'offre du textile, des serviettes, des torchons, quelque chose de pratique pour la cuisine. Que ça soit utile, pas juste pour le fun. » Quelques mètres plus loin, on croise une jeune fille pour qui les cadeaux, c'est sacré, et tant pis si elle doit se serrer la ceinture ailleurs. « Quand il s'agit de cadeaux, personnellement, je suis absolument sans limites, parce que je veux vraiment faire plaisir à ceux que j'aime, avec ce que je peux trouver de mieux, dit-elle dans un sourire. En revanche, je suis beaucoup plus prudente quand je fais mes courses au jour le jour. Surtout pour la nourriture. Après tout, on mange tous les jours, autant faire attention à ça. Sinon, il n'y a pas d'issue. » Le petit parti d'opposition Rasvët notait lui, hier, sur son réseau social : « En réalité, les prix peuvent fluctuer considérablement en fonction de la région, du réseau commercial ou de la catégorie de produits. » Ainsi, le coût des concombres dans la région de la Volga peut dépasser 400 roubles, à Omsk, c'est 500 roubles par kilogramme, et à Moscou, certaines variétés de tomates sont à 1 500 roubles. Pour la jeune fille en tout cas : « Cette hausse des prix, c'est vraiment inquiétant. On se demande quand ça va s'arrêter. Et si d'ailleurs ça va s'arrêter un jour. Ce sentiment d'instabilité, ça me préoccupe vraiment. » « On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve »   Dans la ville d'Angasrk, à deux heures de route, certains s'inquiètent particulièrement pour les plus fragiles. Dimitri [il a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] note : « Le prix pour un morceau de pain d'environ 400 grammes était de 44 roubles en décembre et il est passé à 49 en janvier. C'est +22 %, et encore, on parle d'un produit dont le prix est régulé. Et c'est pareil avec le lait, alors que ce sont des produits essentiels. Les prix ont déjà tellement bondi que c'est difficile pour les retraités, avec leur pension de 17 000 roubles. Et que va-t-il encore se passer ensuite ? On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve. » Et quand ce n'est pas, encore une fois, l'incertitude sur l'avenir qui est soulevée, c'est une question plus précise qui pointe, comme chez Oleg [lui aussi a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] : « Je m'inquiète que la population s'appauvrisse. Je pense qu'il va y avoir de moins en moins d'argent en Russie, que les budgets publics vont devoir être revus à la baisse plus d'une fois. Et plus la pression sera élevée, moins il y aura d'argent et plus la nourriture sera chère. » Il y a 10 jours, Vladimir Poutine annonçait que la croissance 2025 avait bien été de 1 %, très en dessous des performances des deux années précédentes. Et demandait à son gouvernement de tout mettre en œuvre pour la faire repartir. À lire aussiNouvelles coupes à venir dans les forêts du lac Baïkal

Un air d'amérique
"Aidez-nous [...] On ne peut plus communiquer" : Elon Musk coupe l'accès à Starlink à l'armée russe

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 1:27


Coup dur pour Moscou sur le front de la guerre en Ukraine. Elon Musk vient de couper l'accès à Internet par satellite. L'armée russe s'en servait illégalement. Sans Starlink, elle est un peu perdue. Écoutez RTL autour du monde du 11 février 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Le monde qui bouge - L'Interview : L'économie russe ralentit - 10/02

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 7:46


Ce mardi 10 février, Régis Genté, journaliste et écrivain spécialiste de la Russie, était l'invité d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Il a abordé l'implication de la Russie dans l'affaire Epstein, le ralentissement de l'économie russe et l'effort de guerre insoutenable pour Moscou. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Autant en emporte l'histoire
Quelle est la vraie histoire de la Grande Guerre patriotique de Staline ? 3/5 : Le tournant de 1942 et la bataille de Stalingrad

Autant en emporte l'histoire

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 10:37


durée : 00:10:37 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie DUNCAN - À la fin de l'année 1941, il s'en est fallu de peu que Moscou ne subisse le même sort que Leningrad. En janvier 1942, la situation reste très grave pour les Soviétiques : l'armée d'Hitler contrôle une grande partie du territoire et entend bien continuer sa progression. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les enjeux internationaux
Fin du traité New Start : le risque de la course à l'armement nucléaire

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 12:11


durée : 00:12:11 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Jeudi dernier, le traité New Start a expiré, mettant fin au dernier accord juridiquement contraignant entre Washington et Moscou sur la limitation des arsenaux nucléaires stratégiques : une première depuis plus d'un demi-siècle. Entrons-nous dans une nouvelle ère de prolifération nucléaire ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Héloïse Fayet Chercheuse à l'Ifri (Institut français des relations internationales), spécialiste de la dissuasion nucléaire

ESPIONS - Histoires Vraies
[INÉDIT] Klaus Fuchs : le traître humaniste • L'Intégrale

ESPIONS - Histoires Vraies

Play Episode Listen Later Feb 8, 2026 20:08


Qui veut la paix, évite la guerre. Le physicien théoricien Klaus Fuchs l'a bien compris. Il croit que l'équilibre des forces est la seule barrière durable contre la destruction. Animé par cette conviction, il met son génie scientifique au service d'une cause qu'il juge juste, sans mesurer pleinement que ce choix pourrait bien bouleverser le devenir de la guerre froide. Si les Américains ont la bombe atomique, il serait injuste que leur nation ennemie, l'Union soviétique, en soit privé. Agent au service du GRU, le renseignement militaire soviétique, Fuchs partage toutes ses connaissances sur la conception de l'arme nucléaire jusqu'à ce qu'il se fasse démasquer par les services de contre-espionnage. Il pensait servir une cause noble, mais est-ce vraiment le cas ?Secrets d'agents • Histoires Vraies est une production Minuit.

Lignes de défense
Avec la fin du traité New Start, il n'y a plus de limite aux arsenaux nucléaires

Lignes de défense

Play Episode Listen Later Feb 8, 2026 3:17


Le dernier traité de désarmement nucléaire liant les États-Unis et la Russie a expiré jeudi 5 février, marquant un tournant majeur dans l'histoire du contrôle des armements depuis la guerre froide. La fin du traité New Start marque donc la fin d'une époque et ravive les craintes de prolifération nucléaire. New Start avait été signé entre Washington et Moscou en 2010 pour solder la guerre froide. Il limitait chaque partie à 800 missiles intercontinentaux et 1 550 ogives nucléaires. Mais ce n'est pas parce que ce mécanisme de vérification disparaît qu'il faut nécessairement s'attendre à une nouvelle course aux armements entre Russes et Américains, estime Héloïse Fayet, chercheuse et responsable du programme Dissuasion et prolifération à l'Institut français des relations internationales. « L'expiration de Newstart ne veut pas dire automatiquement augmentation des arsenaux nucléaires russes et américains, mais peut-être un peu plus de diversification des arsenaux plutôt que l'augmentation des arsenaux nucléaires, précise-t-elle. Et puis, d'une façon peut-être assez cynique, rappelons que le traité New Start imposait des limitations à 1 550 têtes nucléaires stratégiques déployées, c'est-à-dire des ogives en permanence montées sur des missiles. Ça suffit pour détruire plusieurs fois la Terre. Donc, en réalité, qu'il y ait 1 500 ou 1 700 têtes nucléaires stratégiques, ça ne change pas énormément les choses. » Pékin ne veut pas limiter son feu nucléaire L'expiration du traité marque la transition vers un ordre nucléaire moins encadré, et l'inquiétude vient aussi de l'arrivée d'un troisième acteur : la Chine. Pékin, dont l'arsenal nucléaire est en pleine expansion. Pour parvenir à un véritable contrôle des armements au XXIe siècle, dit la Maison Blanche, il est impossible d'agir sans inclure la Chine. Mais avec trois acteurs nucléaires majeurs sur l'échiquier, l'équation se complique. « La Chine est passée d'environ 250 têtes nucléaires en 2020 à plus de 600 aujourd'hui, souligne Héloïse Fayet. Si elle continue sur cette trajectoire, les États-Unis feraient face à deux compétiteurs nucléaires. C'est l'une des justifications derrière cette expiration de New Start sans solution de remplacement. Donald Trump l'a dit lui-même : si le traité doit expirer, eh bien, il expire et lui veut trouver un nouvel accord avec la Chine, éventuellement trilatéral, États-Unis-Russie, Russie-Chine. Ça semble assez improbable parce qu'aujourd'hui, la Chine n'est pas du tout intéressée par des accords de maîtrise des armements, et ça s'inscrit d'ailleurs dans une utilisation, disons désinhibée, de la menace nucléaire et plus largement de la force, comme on peut le voir en Ukraine ou en Iran. » À lire aussiFin du traité New Start : un tournant majeur vers des arsenaux nucléaires sans limites ? Peut-il y avoir un lien entre l'expiration du traité New Start et la prolifération nucléaire ? Les lignes pourraient rapidement bouger. Les pays non dotés de l'arme nucléaire vont s'interroger, et ce qu'il faut surveiller, pointe Héloise Fayet, c'est la conférence de réexamen du traité de non-prolifération qui aura lieu en avril prochain : « Là, il y a beaucoup d'enjeux parce que la conférence de réexamen en 2022 ne s'était pas très bien passée. Si jamais on se rend compte que le traité de non-prolifération nucléaire est affaibli, ça pourrait pousser la Corée du Sud, l'Arabie saoudite, la Turquie, pourquoi pas, à avancer vers un programme nucléaire militaire. Cela montre aussi que les États dotés d'armes nucléaires, au premier rang desquels la Russie, États-Unis et la Chine, ne respectent pas leurs engagements en termes de désarmement nucléaire. C'est inquiétant, en fait, au niveau du droit international et de la régulation. » À écouter aussiLa fin du traité New Start renforce le risque de prolifération nucléaire Quel cap pour la France ? La France, seule puissance nucléaire de l'Union européenne, plaide pour un système international de maîtrise des armements. Mais si les compétiteurs n'ont plus de limites, la France doit-elle rester dans une logique de stricte suffisance ou se donner les capacités techniques d'augmenter son arsenal constitué de 290 têtes nucléaires ? Le discours d'Emmanuel Macron sur la dissuasion prévu fin février pourra peut-être éclairer ces choix.

Les histoires de 28 Minutes
Affaire Jeffrey Epstein, Russie/Ukraine, Giorgia Meloni… : Le Club international

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Feb 7, 2026 46:17


L'émission 28 minutes du 07/02/2026 Ce samedi, Renaud Dély décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Benjamin Luis, correspondant en France pour la radio suisse RTS, Daniele Zappalà, correspondant du quotidien "Avvenire" et docteur en géopolitique, Maya Khadra, enseignante et journaliste franco-libanaise ainsi que la dessinatrice de presse Dorthe Landschulz. Affaire Jeffrey Epstein : une transparence nécessaire ou problématique ? Plus de trois millions de documents déclassifiés, 2 000 vidéos et des dizaines de milliers d'images mises à la disposition de tous : l'affaire Epstein a pris une nouvelle dimension le 30 janvier dernier. Les dossiers relèvent, entre autres, les connexions internationales du pédocriminel Jeffrey Epstein avec un ancien membre du gouvernement britannique ainsi que la princesse de Norvège. En juillet 2019, il est arrêté et accusé, notamment, de diriger un vaste réseau de prostitution de mineurs. Il meurt en prison quelques semaines plus tard sans jamais avoir été jugé. La pure démocratie ne peut pas vaincre Vladimir Poutine ? La Russie et l'Ukraine n'ont pas réussi à trouver un accord sur un possible accord de paix après quatre années de conflits. Les pourparlers entre Kiev et Moscou, qui se sont tenus à Abu Dhabi du 4 au 5 février sous l'égide des États-Unis, ont permis un échange de prisonniers entre les deux parties sans trouver de point d'entente concernant la fin de la guerre. Nous recevons Maï Lucas, photographe passionnée de hip-hop, qui a posé ses valises dans le New York des années 1990 pour capter l'énergie unique de la ville. Elle dévoile une centaine de clichés de son aventure américaine dans "All eyes on me", paru aux éditions Patrick Frey. Valérie Brochard nous emmène chez nos voisins polonais, pour qui la croissance économoique est en hausse : 3,6 % de plus en 2025, mieux que la France et l'Allemagne. Selon le "Grand Continent", le niveau de vie des Polonais devrait dépasser, à rythme constant, celui des Espagnols cette année, des Italiens en 2032 et des Français en 2034. Olivier Boucreux décerne le titre d'employé de la semaine à Sébastien Lecornu. Le premier ministre français a résisté, contre toutes attentes, aux dernières crises politiques avec, notamment, la validation d'un budget pour 2026. Certains médias nationaux le présentent comme un possible candidat aux élections présidentielles 2027. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision italienne. Sur la basilique de San Lorenzo, un ange ressemble étrangement à Giorgia Meloni, la cheffe du gouvernement. L'artiste bénévole a nié toute volonté d'aller dans ce sens. Natacha Triou nous invite à méditer sur le productivisme, une injonction si puissante qu'elle s'immisce jusque dans nos loisirs. Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 7 février 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio

Géopolitique
L'expiration du dernier traité russo-américain fait craindre une nouvelle course à l'arme nucléaire

Géopolitique

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 3:16


durée : 00:03:16 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - Un demi-siècle de diplomatie atomique remarquablement efficace a pris fin hier avec l'expiration du traité New Start entre Moscou et Washington, le dernier texte qui limitait le nombre d'ogives nucléaires déployées. Un vide qui survient dans un monde en pleine bascule, sans règles ni gendarme. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Journal en français facile
Dix finalistes du Prix Découvertes RFI 2026 / Russie: un général blessé à Moscou / Haïti: J-1 avant l'inconnu...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 10:00


Le Journal en français facile du vendredi 6 février 2026, 17 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CQ4K.A

C dans l'air
Epstein : la Russie veut faire tomber Macron - Vos questions sms -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 5:29


C dans l'air du 6 février 2026 - Epstein : la Russie veut faire tomber MacronNos experts :- Régis GENTÉ - Journaliste spécialiste des questions internationales, auteur de « Notre homme à Washington »- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, auteure de “ Requiem pour le monde libre ”- Marie JÉGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou- Dominique SEUX- Éditorialiste - Les Echos et France Inter

C dans l'air
Epstein : la Russie veut faire tomber Macron - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 63:05


C dans l'air du 6 février 2026 - Epstein : la Russie veut faire tomber MacronLa France accuse, ce vendredi 6 février, la Russie d'être à l'origine d'une opération de désinformation destinée à faire croire à une implication d'Emmanuel Macron dans l'affaire Epstein. Selon Viginum, le service chargé de la lutte contre les ingérences numériques étrangères, une opération liée au réseau russe Storm-1516 a été détectée mercredi.Cette campagne s'appuie sur une fake news diffusée sur X, relayée notamment par un faux article publié sur un site usurpant l'identité de France Soir. Le compte French Response, rattaché au ministère des Affaires étrangères, a épinglé cette publication. Une femme se présentant sous le prénom de Loetitia a ainsi affirmé sur X qu'Emmanuel Macron aurait été « un invité fréquent de la résidence de Jeffrey Epstein à Paris ». France Soir a immédiatement dénoncé une « usurpation » de son identité.Cette tentative de manipulation intervient dans un contexte particulièrement sensible. L'affaire Jeffrey Epstein a de nouveau provoqué une onde de choc après la publication, vendredi dernier, de près de trois millions de pages supplémentaires par la justice américaine. Des millions de courriels dévoilent les relations, plus ou moins étroites, entretenues par le financier américain avec de nombreuses personnalités issues des mondes politique, culturel, économique et technologique, aux États-Unis comme en Europe.Les noms d'Elon Musk, Bill Gates, Peter Thiel — cofondateur de PayPal et patron de Palantir —, Reid Hoffman, fondateur de LinkedIn, ainsi que Larry Page et Sergey Brin, cofondateurs de Google, apparaissent des milliers de fois dans ces documents. Les échanges portent sur des investissements, des invitations à des dîners ou à des soirées, des remerciements pour des services rendus, ou encore des discussions concernant l'accès à l'île caribéenne d'Epstein par hélicoptère.Ces documents ne mettent en cause aucun de ces protagonistes dans les crimes sexuels de Jeffrey Epstein. Ils confirment toutefois l'ampleur du réseau tissé par le financier, y compris après sa première condamnation en 2008 pour « racolage » de mineures en Floride. Ils interrogent également sur de possibles liens avec la Russie, notamment au regard des méthodes d'influence attribuées aux services russes, comme le « kompromat », qui consiste à collecter des informations compromettantes pour exercer des pressions.Parmi les courriels publiés figurent de nombreuses références à des femmes russes, plus de 1 000 mentions de Vladimir Poutine, et au moins deux évocations de rencontres entre Jeffrey Epstein et le président russe. Ces rencontres n'ont pas été confirmées, mais Epstein a bien entretenu des échanges avec des proches du pouvoir russe. Le Premier ministre polonais a annoncé l'ouverture d'une enquête, tandis que Moscou rejette ces accusations et exploite l'affaire pour dénoncer la « décadence » des élites occidentales.Dans ce contexte, plusieurs questions se posent : que sait-on précisément de l'opération d'ingérence russe visant Emmanuel Macron ? Quels ont été les liens réels entre Jeffrey Epstein et la Russie ? Et comment interpréter, enfin, l'interpellation récente en Gironde de quatre individus — dont deux ressortissants chinois — soupçonnés de « livraison d'informations à une puissance étrangère » et d'atteinte aux « intérêts fondamentaux de la Nation » ? Ces ingénieurs travaillaient-ils pour Pékin ?Nos experts :- Régis GENTÉ - Journaliste spécialiste des questions internationales, auteur de « Notre homme à Washington »- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, auteure de “ Requiem pour le monde libre ”- Marie JÉGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou- Dominique SEUX- Éditorialiste - Les Echos et France Inter

InterNational
L'expiration du dernier traité russo-américain fait craindre une nouvelle course à l'arme nucléaire

InterNational

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 3:16


durée : 00:03:16 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - Un demi-siècle de diplomatie atomique remarquablement efficace a pris fin hier avec l'expiration du traité New Start entre Moscou et Washington, le dernier texte qui limitait le nombre d'ogives nucléaires déployées. Un vide qui survient dans un monde en pleine bascule, sans règles ni gendarme. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

ESPIONS - Histoires Vraies
[INÉDIT] Klaus Fuchs : le traître humaniste • 2/2

ESPIONS - Histoires Vraies

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 11:01


Qui veut la paix, évite la guerre. Le physicien théoricien Klaus Fuchs l'a bien compris. Il croit que l'équilibre des forces est la seule barrière durable contre la destruction. Animé par cette conviction, il met son génie scientifique au service d'une cause qu'il juge juste, sans mesurer pleinement que ce choix pourrait bien bouleverser le devenir de la guerre froide. Si les Américains ont la bombe atomique, il serait injuste que leur nation ennemie, l'Union soviétique, en soit privé. Agent au service du GRU, le renseignement militaire soviétique, Fuchs partage toutes ses connaissances sur la conception de l'arme nucléaire jusqu'à ce qu'il se fasse démasquer par les services de contre-espionnage. Il pensait servir une cause noble, mais est-ce vraiment le cas ?Son ami et enseignant à la London School of Economics, Jürgen Kuczynski lui présente Simon Davidovitch Kremer, connu sous le nom de code « Alexander », secrétaire de l'attaché militaire à l'ambassade soviétique à Londres et officier du GRU, le renseignement militaire de l'Armée rouge. Fuchs accepte de lui partager ses connaissances et ses avancées sur le nucléaire, mais pour cela, il faut que le scientifique se rende régulièrement à Londres. Ses déplacements pourraient vite apparaître suspects.Secrets d'agents • Histoires Vraies est une production Minuit.

C dans l'air
Régis Genté - Ukraine: pourquoi Macron veut parler à Poutine

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 10:22


C dans l'air l'invité du 4 février 2026 avec Régis Genté, journaliste, spécialiste des questions internationales, correspondant notamment pour RFI et Le Figaro. Il est l'auteur de "Notre homme à Washington, Trump dans la main des Russes", aux éditions Grasset.Emmanuel Macron a affirmé hier que la reprise du dialogue avec le président russe Vladimir Poutine était "en train de se préparer", tout en affirmant que Moscou ne montre pas de "vraie volonté" de négocier la paix en Ukraine. Questionné à ce sujet lors d'un déplacement en Haute-Saône, le président français a répondu: "Cela se prépare et donc il y a des discussions qui se font au niveau technique".Il a précisé que cela se faisait "en transparence et en concertation" avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont le pays subit l'invasion russe depuis bientôt quatre ans. "Il est important que les Européens, en effet, restaurent leurs propres canaux de discussion", a dit Emmanuel Macron. Emmanuel Macron et Vladimir Poutine se sont parlé la dernière fois début juillet dernier, en priorité au sujet des efforts diplomatiques pour encadrer le programme nucléaire iranien. Ils avaient à cette occasion affiché leurs divergences sur l'Ukraine.Des déclarations qui surviennent alors qu'un cycle de négociations en présence des Américains démarre à Abou Dhabi pour tenter de trouver une issue à quatre ans de guerre. La Russie a menacé mercredi de poursuivre les hostilités en Ukraine si Kiev n'acceptait pas ses conditions, au moment où un nouveau cycle de négociations en présence des Américains démarrait à Abou Dhabi pour tenter de trouver une issue à quatre ans de guerre. Les discussions entre les représentants ukrainiens et russes, arrivés mardi soir aux Emirats arabes unis, ont commencé, a annoncé dans la matinée sur les réseaux sociaux le négociateur en chef de Kiev, Roustem Oumerov.L'invasion de l'Ukraine par la Russie, lancée en février 2022, le pire conflit armé sur le continent européen depuis la Deuxième guerre mondiale, a fait des dizaines voire des centaines de milliers de morts des deux côtés, ainsi que des millions de réfugiés ukrainiens. Peu après l'ouverture des négociations, le Kremlin a insisté de nouveau pour que l'Ukraine accepte ses demandes, renforçant les doutes sur les chances de succès de ces efforts diplomatiques, menés depuis des mois sous l'impulsion du président américain Donald Trump. "Tant que le régime de Kiev n'aura pas pris la décision appropriée, l'opération militaire spéciale se poursuivra", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, utilisant l'euphémisme en vigueur en Russie pour qualifier l'invasion de l'Ukraine.

C dans l'air
Pourquoi Macron veut-il (re)parler à Poutine ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 63:15


C dans l'air du 5 février 2026 - Pourquoi Macron veut-il (re)parler à Poutine ? Le nouveau round de discussions visant à mettre fin à la guerre en Ukraine a pris fin ce jeudi à Abou Dhabi, capitale des Émirats arabes unis. La Russie a fait état de « progrès » dans les pourparlers qui se déroulaient depuis la veille en présence des Américains, sans en dire plus. Un accord sur l'échange de prisonniers a été trouvé, mais Moscou maintient ses exigences territoriales sur le Donetsk et amplifie la pression sur le terrain. La Russie a ainsi lancé, dans la nuit de lundi à mardi, sa plus puissante attaque de drones et de missiles sur l'Ukraine depuis le début de l'année, laissant des centaines de milliers de personnes sans chauffage, par des températures glaciales.Les discussions ont-elles véritablement avancé ou Vladimir Poutine gagne-t-il du temps ? La Russie fait-elle traîner les discussions pour mieux avancer sur le terrain ? En janvier, l'armée russe a conquis 481 km² en Ukraine, presque deux fois plus qu'en décembre. Les avancées se concentrent notamment dans le Donbass, au cœur des négociations en cours.« Vladimir Poutine joue la montre, mais l'Ukraine aussi encore, en espérant qu'une aide militaire interviendra », a expliqué hier Régis Genté sur le plateau de C dans l'air. « La détermination reste là, même si les coups sont très durs », notamment sur « les infrastructures énergétiques », a souligné le journaliste, de retour de Kiev.C'est dans ce contexte que l'UE a ouvert la voie, mercredi, à davantage d'achats d'armes britanniques dans le cadre du prêt de 90 milliards d'euros que 24 pays européens veulent mettre à disposition de Kiev. Emmanuel Macron, de son côté, a annoncé que la reprise du dialogue avec Vladimir Poutine se prépare, en concertation avec le président Zelensky. Dans le cadre du « travail de la coalition des volontaires pour les garanties de sécurité », il est « important que les Européens restaurent leurs propres canaux de discussion », a affirmé le chef de l'État.Parallèlement, la Pologne a décidé d'ouvrir une enquête sur les liens entre Jeffrey Epstein et la Russie. « De plus en plus d'indices, d'informations et de commentaires dans la presse mondiale laissent penser que ce scandale pédophile sans précédent a été coorganisé par les services de renseignement russes », a affirmé le Premier ministre Donald Tusk. Jeffrey Epstein aurait pu être, selon lui, au cœur d'un système de chantage. Les documents et les investigations ont révélé l'exploitation sexuelle de femmes, notamment est-européennes, au sein du réseau d'Epstein. À leur insu ou non, ces femmes auraient pu servir de leviers de pression sur des personnes influentes. « Cela ne peut que signifier qu'ils possèdent également des informations compromettantes sur de nombreux dirigeants encore en activité aujourd'hui », a déclaré Donald Tusk, faisant ainsi indirectement référence au « kompromat ». Une technique de chantage privilégiée par la Russie, et notamment par Vladimir Poutine, qui a usé de cette méthode depuis ses jeunes années au KGB.Alors, quelle est la situation en Ukraine ? Que ressort-il de ce nouveau round de négociations ? Pourquoi l'Europe prépare-t-elle une reprise du dialogue avec Vladimir Poutine ? Qu'est-ce que le compte « French Response », utilisé par le Quai d'Orsay sur les réseaux sociaux ? Enfin, Jeffrey Epstein était-il un espion à la solde de Moscou ?Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L'Express, autrice de Le piège Nord Stream- Maryse BURGOT - Grand reporter – France Télévisions- Pierre LEVY - Ancien ambassadeur de France en Russie entre 2020 et 2024, auteur de Au cœur de la Russie en guerre

ESPIONS - Histoires Vraies
[INÉDIT] Klaus Fuchs : le traître humaniste • 1/2

ESPIONS - Histoires Vraies

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 11:00


Qui veut la paix, évite la guerre. Le physicien théoricien Klaus Fuchs l'a bien compris. Il croit que l'équilibre des forces est la seule barrière durable contre la destruction. Animé par cette conviction, il met son génie scientifique au service d'une cause qu'il juge juste, sans mesurer pleinement que ce choix pourrait bien bouleverser le devenir de la guerre froide. Si les Américains ont la bombe atomique, il serait injuste que leur nation ennemie, l'Union soviétique, en soit privé. Agent au service du GRU, le renseignement militaire soviétique, Fuchs partage toutes ses connaissances sur la conception de l'arme nucléaire jusqu'à ce qu'il se fasse démasquer par les services de contre-espionnage. Il pensait servir une cause noble, mais est-ce vraiment le cas ?On pourrait le penser, à en croire le contexte social et politique dans lequel il a grandi. La famille Fuchs est originaire de Rüsselsheim, dans l'ancien Empire allemand. Klaus est le troisième enfant d'une fratrie élevée selon les préceptes pacifistes de leur père, Emil, pasteur et professeur de théologie.Secrets d'agents • Histoires Vraies est une production Minuit.

Le journal de 18h00
La Russie écarte toute concession à l'Ukraine

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 19:45


durée : 00:19:45 - Journal de 18h - La Russie ne veut rien négocier avec l'Ukraine, Moscou exige que Kiev accepte ses conditions. Les Russes multiplient les bombardements et les menaces alors que de nouvelles discussions ont commencé à Abou Dhabi.

Un jour dans le monde
Entre Washington et Moscou, un retour à la course aux armements nucléaires ?

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 3:35


durée : 00:03:35 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - En 1991, l'Union Soviétique et les Etats-Unis signaient le traité "Start One", permettant de réduire les armes nucléaires. 35 ans plus tard, plus rien n'empêche la course à la bombe atomique et ce, même les derniers traités signés par les deux pays remontent à 2010. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Entre Washington et Moscou, un retour à la course aux armements nucléaires ?

InterNational

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 3:35


durée : 00:03:35 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - En 1991, l'Union Soviétique et les Etats-Unis signaient le traité "Start One", permettant de réduire les armes nucléaires. 35 ans plus tard, plus rien n'empêche la course à la bombe atomique et ce, même les derniers traités signés par les deux pays remontent à 2010. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les journaux de France Culture
Moscou fait pression sur Kiev, au moment où redémarrent les négociations à Abou Dhabi

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 20:05


durée : 00:20:05 - Journal de 12h30 - Ce matin la Russie assure qu'elle poursuivra son offensive en Ukraine tant que Kiev n'aura pas accepté ses conditions. Et ce alors même que vient tout juste de s'ouvrir un nouveau cycle de pourparlers.

Les journaux de France Culture
La Russie écarte toute concession à l'Ukraine

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 19:45


durée : 00:19:45 - Journal de 18h - La Russie ne veut rien négocier avec l'Ukraine, Moscou exige que Kiev accepte ses conditions. Les Russes multiplient les bombardements et les menaces alors que de nouvelles discussions ont commencé à Abou Dhabi.

Le journal de 12h30
Moscou fait pression sur Kiev, au moment où redémarrent les négociations à Abou Dhabi

Le journal de 12h30

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 20:05


durée : 00:20:05 - Journal de 12h30 - Ce matin la Russie assure qu'elle poursuivra son offensive en Ukraine tant que Kiev n'aura pas accepté ses conditions. Et ce alors même que vient tout juste de s'ouvrir un nouveau cycle de pourparlers.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi l'Amérique a-t-elle recruté les cerveaux d'Hitler ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 1:54


À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Europe est en ruines, l'Allemagne vaincue, et le monde découvre l'ampleur des crimes du régime nazi. Pourtant, dans l'ombre des procès et des dénazifications officielles, une autre histoire commence. Une histoire secrète, pragmatique, et profondément troublante : l'opération Paperclip.Nous sommes en 1945. Les États-Unis comprennent rapidement que la victoire militaire n'est qu'une étape. Un nouveau conflit se profile déjà : la rivalité avec l'Union soviétique. Dans cette course à la puissance, un trésor attire toutes les convoitises : les scientifiques allemands. L'Allemagne nazie, malgré sa défaite, possède certains des ingénieurs et chercheurs les plus avancés du monde, notamment dans les domaines des fusées, de l'aéronautique, de la chimie et de la médecine.Washington décide alors d'agir vite. Très vite.L'opération Paperclip est lancée dans le plus grand secret. Son objectif : identifier, recruter et transférer aux États-Unis des centaines de scientifiques allemands, même lorsque leur passé est entaché d'une collaboration active avec le régime nazi.Le nom « Paperclip », trombone en anglais, vient d'une pratique administrative simple mais lourde de sens : on agrafe aux dossiers compromettants une nouvelle fiche « nettoyée », supprimant toute mention trop gênante du passé politique de certains candidats.Parmi ces recrues figure un nom devenu célèbre : Wernher von Braun. Ingénieur vedette du programme de missiles V2, armes qui ont semé la terreur à Londres et Anvers, il est récupéré avec son équipe et installé aux États-Unis. Quelques années plus tard, cet ancien scientifique du IIIᵉ Reich devient l'un des architectes du programme spatial américain et contribue directement à l'envoi des astronautes sur la Lune.Mais Paperclip ne se limite pas aux fusées. Médecins, chimistes, spécialistes en armement, chercheurs en électronique ou en sous-marins traversent eux aussi l'Atlantique. Officiellement, il s'agit de protéger ces connaissances contre une récupération soviétique. Officieusement, on ferme souvent les yeux sur des zones d'ombre : travail forcé, proximité avec la SS, expérimentations humaines.Le dilemme est immense. D'un côté, une exigence morale : juger les responsables des crimes nazis. De l'autre, une logique stratégique : ne pas laisser ces cerveaux tomber aux mains de Moscou.Entre 1945 et le début des années 1950, plus de 1 600 scientifiques allemands sont ainsi transférés vers les États-Unis grâce à Paperclip.Cette opération contribue directement à la supériorité technologique américaine pendant la Guerre froide : missiles balistiques, aviation supersonique, et bien sûr conquête spatiale.L'opération Paperclip révèle une vérité dérangeante : dans certaines circonstances, les grandes puissances sont prêtes à sacrifier la justice sur l'autel de la puissance. Une page sombre et paradoxale de l'histoire, où les anciens ennemis deviennent des alliés… au nom de l'avenir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Accents d'Europe
Le combat des soldats ukrainiens contre les drones

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 19:30


C'est une attaque massive qu'a déclenchée la Russie la nuit dernière contre les centrales électriques et thermiques en Ukraine. Une des pires qu'a connue le pays. En plein hiver, Moscou multiplie les raids contre les infrastructures énergétiques et contre les civils à l'aide de missiles mais aussi de drones... Une arme contre laquelle l'armée ukrainienne lutte à pied d'oeuvre par le biais de ses unités de défense aérienne mobile.   Notre correspondant à Odessa Théo Renaudon a pu passer une nuit auprès de ces soldats constamment sur le qui-vive.   Le grand retour des Polonais  C'est un changement démographique et historique qui est train de se produire en Pologne. Le pays traditionnellement terre d'émigration, notamment après son entrée dans l'Union européenne en 2004, voit revenir ses travailleurs exilés. Attirés par la bonne forme économique du pays dont le taux de chômage dépasse à peine la barre des 3%. L'institut national de la statistique parle de 100 000 retours par an... Un phénomène qui n'a pas échappé au Premier ministre. Adrien Sarlat.     Allers et retours, une histoire polonaise  Une Française d'origine polonaise qui part se réinstaller dans son pays d'origine par amour pour un plombier polonais... Voilà, en quelques lignes, la trame aussi inquiétante qu'ironique du dernier roman « Princesse » signé Kinga Wyrzykowska, aux éditions du Seuil. L'autrice est aussi d'origine polonaise, elle a quitté le pays en 1981 à 4 ans, lorsque le général Jaruzelski a pris le pouvoir et déclaré l'état d'urgence, l'état de guerre... Elle connait donc bien ces histoires de migrations... Et publie dans le dernier numéro spécial de l'excellente revue Kometa consacré à la Pologne un article qui a pour titre « On partira avec des sacs », une expression très courante en polonais et comme on dit très « parlante » !!! 

Accents d'Europe
Le combat des soldats ukrainiens contre les drones

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 19:30


C'est une attaque massive qu'a déclenchée la Russie la nuit dernière contre les centrales électriques et thermiques en Ukraine. Une des pires qu'a connue le pays. En plein hiver, Moscou multiplie les raids contre les infrastructures énergétiques et contre les civils à l'aide de missiles mais aussi de drones... Une arme contre laquelle l'armée ukrainienne lutte à pied d'oeuvre par le biais de ses unités de défense aérienne mobile.   Notre correspondant à Odessa Théo Renaudon a pu passer une nuit auprès de ces soldats constamment sur le qui-vive.   Le grand retour des Polonais  C'est un changement démographique et historique qui est train de se produire en Pologne. Le pays traditionnellement terre d'émigration, notamment après son entrée dans l'Union européenne en 2004, voit revenir ses travailleurs exilés. Attirés par la bonne forme économique du pays dont le taux de chômage dépasse à peine la barre des 3%. L'institut national de la statistique parle de 100 000 retours par an... Un phénomène qui n'a pas échappé au Premier ministre. Adrien Sarlat.     Allers et retours, une histoire polonaise  Une Française d'origine polonaise qui part se réinstaller dans son pays d'origine par amour pour un plombier polonais... Voilà, en quelques lignes, la trame aussi inquiétante qu'ironique du dernier roman « Princesse » signé Kinga Wyrzykowska, aux éditions du Seuil. L'autrice est aussi d'origine polonaise, elle a quitté le pays en 1981 à 4 ans, lorsque le général Jaruzelski a pris le pouvoir et déclaré l'état d'urgence, l'état de guerre... Elle connait donc bien ces histoires de migrations... Et publie dans le dernier numéro spécial de l'excellente revue Kometa consacré à la Pologne un article qui a pour titre « On partira avec des sacs », une expression très courante en polonais et comme on dit très « parlante » !!! 

Reportage International
«On fait tout pour protéger nos civils et nos terres»: ces Ukrainiens qui chassent les drones russes

Reportage International

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 2:30


En Ukraine, les drones sont devenus le nerf de la guerre, après bientôt quatre ans d'invasion russe à grande échelle. Chaque nuit, des dizaines voire des centaines d'engins sont envoyés par Moscou sur les grandes villes ukrainiennes et leurs infrastructures énergétiques. Le plus important conflit depuis la Seconde guerre mondiale est marqué par cette nouvelle arme moderne, inhumaine dans le premier sens du terme, et redoutable. Alors, pour défendre leurs civils, les Ukrainiens ont notamment mis en place des unités de défense aérienne mobile. Des unités qui guettent toute la nuit le ciel pour tirer sur les drones. Le reportage de notre correspondant à Odessa, en Ukraine est à écouter dans son intégralité sur notre site dans Accents d'Europe.

Les enjeux internationaux
Trêve en Ukraine : l'épreuve du froid peut-elle peser sur les négociations ?

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 12:15


durée : 00:12:15 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Alors que les frappes russes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes plongent des millions de civils dans le froid, la possible trêve annoncée par Donald Trump serait-elle un soulagement, ou offrirait-elle à Moscou le temps de se reconstituer, au prix d'une démobilisation occidentale ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Anna Colin Lebedev Maîtresse de conférences en science politique à l'université Paris-Nanterre

Accents d'Europe
Le sauvetage des migrants en mer au cœur du procès de Cutro

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 19:29


C'est un procès emblématique qui vient de s'ouvrir en Italie. Quatre policiers et deux garde-côtes sont jugés pour n'avoir pas réussi à empêcher l'un des pires naufrages de migrants qu'ait connu l'Italie. 94 personnes dont 35 enfants ont péri tout près de la plage de Cutro, en Calabre, le 26 février 2023. Plusieurs appels à l'aide avaient pourtant été reçus, mais les secours se sont activés trop tardivement.   Un procès où il sera aussi question de la position du gouvernement italien...  les familles des victimes, les ONG mais aussi les habitants dénoncent un pays où les migrants ne cessent d'être invisibilisés. C'est le reportage d'Olivier Bonnel.   En 2025, l'Organisation Internationale des Migrations estime qu'au moins 1 340 personnes sont mortes en traversant la Méditerranée centrale.   L'opposition russe en exil donne de la voix  Un ancien oligarque Mikhail Khodorkovski exilé à Londres, une militante de Pussy Riot ou encore le fondateur de Mémorial Oleg Orlov, pour n'en citer que quelques-uns, les plus grands noms de l'opposition russe en exil ont rejoint l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, l'organisation internationale qui lutte pour les droits de l'homme sur le continent. Une première depuis l'exclusion de Moscou après le début de la guerre en Ukraine... Quel poids pourront ils avoir ? C'est le reportage à Strasbourg de Wyloen Munhoz-Boilot.     Les journalistes serbes menacés Il est de plus en plus difficile de faire son métier de journaliste en Serbie. Et encore plus de couvrir les manifestations étudiantes qui ont commencé, il y a un an, pour dénoncer la corruption et l'autoritarisme du régime d'Alexandar Vucic. Agressions physiques, menaces de mort, campagne de décrédibilisation tout est bon pour affaiblir ce contre-pouvoir gênant. Notre correspondant Louis Seiller dans la région a pu recueillir le témoignage de plusieurs journalistes qui tirent la sonnette d'alarme.     Les gros appétits du groupe de presse belge Rossel Et en Belgique, la presse francophone est confrontée à une situation de quasi-monopole. L'autorité belge de la concurrence doit encore se prononcer, mais le groupe belge Rossel devrait être bientôt propriétaire de 94% de la presse francophone. Pour sa défense, il dit vouloir peser face aux géants d'internet comme Google news... mais c'est toute la pluralité de la presse régionale qui est menacée.   Olivier Bailly, rédacteur en chef de la revue d'investigation belge Médor, signe dans la revue l'article « Groupe Rossel, médiavore belge ». Ce nouveau groupe pose la question de la pluralité des médias. 

Accents d'Europe
Le sauvetage des migrants en mer au cœur du procès de Cutro

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 19:29


C'est un procès emblématique qui vient de s'ouvrir en Italie. Quatre policiers et deux garde-côtes sont jugés pour n'avoir pas réussi à empêcher l'un des pires naufrages de migrants qu'ait connu l'Italie. 94 personnes dont 35 enfants ont péri tout près de la plage de Cutro, en Calabre, le 26 février 2023. Plusieurs appels à l'aide avaient pourtant été reçus, mais les secours se sont activés trop tardivement.   Un procès où il sera aussi question de la position du gouvernement italien...  les familles des victimes, les ONG mais aussi les habitants dénoncent un pays où les migrants ne cessent d'être invisibilisés. C'est le reportage d'Olivier Bonnel.   En 2025, l'Organisation Internationale des Migrations estime qu'au moins 1 340 personnes sont mortes en traversant la Méditerranée centrale.   L'opposition russe en exil donne de la voix  Un ancien oligarque Mikhail Khodorkovski exilé à Londres, une militante de Pussy Riot ou encore le fondateur de Mémorial Oleg Orlov, pour n'en citer que quelques-uns, les plus grands noms de l'opposition russe en exil ont rejoint l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, l'organisation internationale qui lutte pour les droits de l'homme sur le continent. Une première depuis l'exclusion de Moscou après le début de la guerre en Ukraine... Quel poids pourront ils avoir ? C'est le reportage à Strasbourg de Wyloen Munhoz-Boilot.     Les journalistes serbes menacés Il est de plus en plus difficile de faire son métier de journaliste en Serbie. Et encore plus de couvrir les manifestations étudiantes qui ont commencé, il y a un an, pour dénoncer la corruption et l'autoritarisme du régime d'Alexandar Vucic. Agressions physiques, menaces de mort, campagne de décrédibilisation tout est bon pour affaiblir ce contre-pouvoir gênant. Notre correspondant Louis Seiller dans la région a pu recueillir le témoignage de plusieurs journalistes qui tirent la sonnette d'alarme.     Les gros appétits du groupe de presse belge Rossel Et en Belgique, la presse francophone est confrontée à une situation de quasi-monopole. L'autorité belge de la concurrence doit encore se prononcer, mais le groupe belge Rossel devrait être bientôt propriétaire de 94% de la presse francophone. Pour sa défense, il dit vouloir peser face aux géants d'internet comme Google news... mais c'est toute la pluralité de la presse régionale qui est menacée.   Olivier Bailly, rédacteur en chef de la revue d'investigation belge Médor, signe dans la revue l'article « Groupe Rossel, médiavore belge ». Ce nouveau groupe pose la question de la pluralité des médias. 

Accents d'Europe
En Russie, l'engagement militaire comme ascenseur social

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 19:29


Primes généreuses, remises de peine, effacement de dettes : pour recruter massivement, Moscou utilise le levier financier et la promesse d'un statut de vétéran prestigieux. Une politique efficace mais coûteuse.  Moscou monétise l'engagement à grande échelle Presque quatre ans de guerre en Ukraine et des centaines de milliers de morts, au bas mot, selon les estimations des chercheurs. Le conflit a provoqué des bouleversements géopolitiques majeurs, et en Russie il a généré une profonde transformation de la société. Pour continuer ses recrutements massifs, l'État mise notamment sur le levier financier mais aussi, par exemple, sur l'effacement des casiers judiciaires. Un contrat pour aller se battre en Ukraine est donc synonyme d'ascenseur social.  C'est particulièrement vrai dans certaines régions, comme la Sibérie. Reportage à Irkoutsk, Anissa el Jabri. Entretien avec Anna Colin Lebedev, maitresse de conférence à l'Université Paris Nanterre.     En Irlande, les appétits chinois pour l'immobilier C'est un phénomène discret mais en pleine expansion : à Dublin des investisseurs chinois, souvent très fortunés, rachètent à grande échelle des appartements et des maisons, parfois sans même les visiter. L'offre de visas dorés a beaucoup contribué au phénomène, mais même depuis qu'ils ont été supprimés, l'intérêt pour Dublin demeure, et il contribue à la flambée des prix. Clémence Pénard.   La revue de presse de Franceline Beretti  Une affaire d'espionnage chinois au Royaume-Uni ; le rappel de l'Ambassadeur italien à Berne, suite au drame de Crans-Montana ; l'Espagne à contre-courant de la politique migratoire - officielle - de ses voisins. 

Accents d'Europe
En Russie, l'engagement militaire comme ascenseur social

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 19:29


Primes généreuses, remises de peine, effacement de dettes : pour recruter massivement, Moscou utilise le levier financier et la promesse d'un statut de vétéran prestigieux. Une politique efficace mais coûteuse.  Moscou monétise l'engagement à grande échelle Presque quatre ans de guerre en Ukraine et des centaines de milliers de morts, au bas mot, selon les estimations des chercheurs. Le conflit a provoqué des bouleversements géopolitiques majeurs, et en Russie il a généré une profonde transformation de la société. Pour continuer ses recrutements massifs, l'État mise notamment sur le levier financier mais aussi, par exemple, sur l'effacement des casiers judiciaires. Un contrat pour aller se battre en Ukraine est donc synonyme d'ascenseur social.  C'est particulièrement vrai dans certaines régions, comme la Sibérie. Reportage à Irkoutsk, Anissa el Jabri. Entretien avec Anna Colin Lebedev, maitresse de conférence à l'Université Paris Nanterre.     En Irlande, les appétits chinois pour l'immobilier C'est un phénomène discret mais en pleine expansion : à Dublin des investisseurs chinois, souvent très fortunés, rachètent à grande échelle des appartements et des maisons, parfois sans même les visiter. L'offre de visas dorés a beaucoup contribué au phénomène, mais même depuis qu'ils ont été supprimés, l'intérêt pour Dublin demeure, et il contribue à la flambée des prix. Clémence Pénard.   La revue de presse de Franceline Beretti  Une affaire d'espionnage chinois au Royaume-Uni ; le rappel de l'Ambassadeur italien à Berne, suite au drame de Crans-Montana ; l'Espagne à contre-courant de la politique migratoire - officielle - de ses voisins. 

Reportage International
Comment le conflit en Ukraine change la société et l'économie de la région d'Irkoutsk

Reportage International

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 2:47


Près de quatre ans après que Vladimir Poutine a envoyé ses soldats en Ukraine, la nouvelle donne en Russie se précise et s'installe. Ascenseur social pour certains vétérans, la guerre fait aussi sentir ses effets sur les finances nationales et locales. C'est notamment le cas pour le budget 2026 de la région d'Irkoutsk, difficile à boucler. Au sommet d'une colline, une petite église aux bulbes dorés qui se découpent dans le ciel de neige. Un cercueil recouvert du drapeau russe franchit la sortie, pendant que le long du chemin, des femmes, chacune un drapeau à la main, l'escorte pour un hommage : c'est l'enterrement d'un soldat russe mort en Ukraine, annoncé dans la presse locale par le comité des mères de combattants. Quelques centaines de mètres plus bas, le long d'une voie rapide, un atelier de réparation de pneus. Entre les deux, en pente douce, une petite allée arborée, bordée de portraits de combattants décédés : on l'appelle ici « l'allée des héros ». « Je les connais presque tous personnellement », confie Artëm, lui-même vétéran de « l'opération spéciale ». « Il y en a un avec qui je me suis battu côte à côte. Il y en a qui étaient avec Wagner, et il y en a d'autres du ministère de la Défense. Leurs portraits ont été ajoutés à ceux morts au combat en Tchétchénie et en Afghanistan. » Artëm est le propriétaire d'un atelier de réparation, 20 mètres carrés à la sortie de Baïkalsk, une petite localité en déclin depuis une dizaine d'années et qui comptait 13 000 habitants au dernier décompte officiel de 2021. Une agglomération sur les rives du lac Baïkal dans laquelle « on ne trouve pas de travail décent », dit-il. Recruté par Evgueni Prigojine Entre les scies visseuses, marteaux, clous et pneus, Artëm accueille ses clients avec, dès l'entrée, le drapeau de Wagner déployé sur un pan de mur. « Certains posent des questions, d'autres ne reconnaissent même pas le drapeau ; pour eux, ce n'est qu'une image. Certains sont tout simplement trop loin de cette réalité. Pour moi, bien sûr, c'est le souvenir d'y avoir participé. Même si, avec le bout de métal que j'ai désormais à la place d'une partie du bras et de l'épaule, j'ai une mémoire pour toujours. » Artëm a été blessé lors de la bataille de Bakhmout en 2023, dans un bataillon d'assaut. « Certains clients m'embrassent et me félicitent », raconte-t-il, « mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Beaucoup de gens, je dirais à peu près 50 %, se fichent de savoir qu'il y a une guerre qui se déroule en ce moment. » À écouter dans Grand reportageSyndrome afghan : le pouvoir russe face à ses vétérans de la guerre d'Ukraine  Quant au fait que le groupe paramilitaire fondé par Evgueni Prigojine ait été sanctionné par les États-Unis et l'Union européenne ainsi que d'autres pays pour — notamment — crimes de guerre et activités déstabilisatrices en Ukraine, en Syrie et en Afrique, peu importe en Russie, tant le groupe s'est banalisé et même parfois romantisé dans certains esprits. Artëm, lui, a choisi Wagner plutôt que l'armée régulière en juin 2023 « parce que ses hommes y ont leur propre loi ». Artëm dit aussi avoir été à l'époque « épuisé mentalement » par sept années passées derrière les barreaux, sept d'une peine de dix ans pour « consommation de drogue », affirme-t-il. Les prisons russes sont réputées pour leur implacable brutalité, et celles de la région d'Irkoutsk, très nombreuses, ont été secouées en 2021 par un scandale de tortures et d'abus tels que le comité d'enquête, organe qui répond directement au Kremlin, s'en était officiellement saisi. Combattre en Ukraine : « Une deuxième chance dans sa vie » pour un prisonnier Au printemps 2023, alors qu'Artëm est derrière les barreaux, une rumeur traverse la prison « comme une radio interne », dit-il : les recruteurs de Wagner arrivent. C'est Evgueni Prigojine lui-même qui se présente. Le dirigeant du groupe paramilitaire est précédé par un bus d'Omon, les forces anti-émeutes, pour garantir l'ordre, et est arrivé dans la cour de la prison en hélicoptère, une arrivée « spectaculaire » se rappelle Artëm. Ses souvenirs sont très précis. Il décrit Prigojine qu'il surnomme « Oncle Génia » au milieu des prisonniers en cercle, posant les conditions du contrat, « ne cachant rien des pour et des contre ». Précisant aussi que n'étaient pas concernés pour le recrutement « les condamnés pour viol et pédophilie », dit Artëm, qui ajoute : « les orphelins étaient prioritaires ». À lire aussiRussie: après les funérailles, l'amertume des partisans d'Evgueni Prigojine  À 33 ans à l'époque, Artëm avait de toute façon déjà pris sa décision. « Il me restait encore beaucoup de temps à passer en prison et je n'en pouvais plus. Et pour moi, signer, c'était une deuxième chance, une chance de réparer ma vie, et il fallait la prendre. Quand on a traversé la guerre, on recommence sa vie à zéro, on est gracié par décret du président de la Fédération de Russie. On a un document officiel signé par Vladimir Poutine lui-même, qui dit qu'on est pardonné pour héroïsme et pour bravoure. C'est quelque chose qui encourage à signer. » Sorti de prison au terme de sa peine, Artëm sait qu'il aurait été en difficulté dans une société russe sans concessions pour les anciens « taulards ». Aujourd'hui, avec la somme généreuse que lui a versée Wagner pendant la guerre, Artëm a investi dans un commerce rentable. Il a aussi désormais un statut symbolique dans la société, tant les combattants sont glorifiés et présentés par le pouvoir comme des modèles à suivre, et rencontre régulièrement des gradés au sein de la société locale des vétérans. À lire aussiL'armée russe recrute aussi à la télévision  À 38 ans aujourd'hui, Alexander a lui signé à l'automne 2023 pour deux ans pour le ministère de la Défense. Sans prévenir sa famille ni ses amis, leur envoyant une simple photo de lui en uniforme. Pourquoi s'engager ? « C'est une question difficile », répond-il. Avant d'avancer que c'est la décision d'« un homme, un vrai ». C'est d'ailleurs un motif d'engagement régulièrement mis en avant par le ministère russe de la Défense dans ses spots de campagne de recrutement. Alexander affirme aussi avoir voulu « voir ce qu'était la guerre ». Il refuse de parler de ce qu'il a fait et vu, « vous ne comprendriez rien », dit-il d'un air de défi ; et ne dit pas un mot de la blessure qui lui a valu de longs mois d'hospitalisation et une démobilisation au bout d'un an et demi. Avant de s'engager, cet ancien commandant d'une unité d'assaut dirigeait une entreprise de bâtiment de taille moyenne. De retour d'un long séjour à l'hôpital après les combats, avec essentiellement l'argent de son contrat et les indemnités pour blessure, il a construit puis ouvert en décembre un restaurant de grillades, « un rêve qu'il avait depuis plusieurs années » Quant au terrain pour le construire, Alexander a fait valoir ses droits auprès de l'administration locale : un décret de Vladimir Poutine accorde gratuitement un terrain à tous ceux décorés, comme lui, de l'ordre du Courage. Il est normalement dédié à la construction de la résidence principale, mais, dit Alexander avec un sourire en coin, « avec moi, l'administration locale regarde ailleurs ». La valeur du terrain est estimée à 1,5 million de roubles, presque 20 000 euros au cours actuel. Une somme particulièrement difficile à emprunter dans une Russie où le taux directeur de la Banque centrale est à 16%. La région ne se contente pas d'appliquer les décisions du pouvoir central. Par décret régional signé le 30 décembre dernier, elle a augmenté la prime de signature d'un contrat pour aller se battre en Ukraine aux volontaires résidant dans la région à 1,4 million de roubles (près de 17 000 euros au cours actuel), allant jusqu'à 2,4 millions (près de 30 000 euros) si le contrat est signé entre le 1ᵉʳ et le 31 janvier. Nombreuses prisons et tradition militaire, double vivier de recrutement Soldats de métier, mobilisés ou volontaires, dans la région d'Irkoutsk, ils sont nombreux à être partis pour l'Ukraine, mais les chiffres précis sont inconnus : ils sont classés secret défense. Les indices d'un large engagement sont cependant nombreux. « Dans presque chaque famille, il y a des gens qui connaissent quelqu'un lié d'une manière ou d'une autre à la guerre. Ou ils ont des amis qui se sont battus, qui sont en quelque sorte impliqués », explique Alexey Petrov, historien local, désigné agent de l'étranger en 2021. « Et parce que beaucoup de Sibériens se battent là-bas [en Ukraine, NDLR], Irkoutsk se classe parmi les plus gros contributeurs régionaux en termes de montant d'argent collecté pour la guerre, mais aussi en termes d'aide directe aux soldats, sans doute la première sur les dix régions de Sibérie. Toutes les organisations et fondations qui y sont liées sont très actives ici, envoient constamment de l'aide, des cadeaux pour la nouvelle année, des cartes, toutes sortes de choses ». Les nombreuses prisons, vivier de recrutement, y sont évidemment pour quelque chose — deux ont déjà été fermées en presque quatre ans de conflit, et il en reste 21. L'argent, évidemment, aussi : « Hier, vous étiez conducteur de tracteur, et aujourd'hui, vous êtes conducteur de camion sur le front. Et vous gagnerez cinq fois plus », dit Alexey Petrov. Mais l'histoire régionale joue aussi un rôle décisif, explique-t-il, et elle prend ses racines sous l'Union soviétique : « Irkoutsk était le centre du district militaire sibérien jusqu'en 1953, date de la mort de Staline. Toutes les troupes stationnées sur le front de l'Est ont été formées ici. Le défilé de la Victoire de 1945 dans la ville chinoise de Harbin [défilé militaire solennel de troupes de l'Armée rouge soviétique le 16 septembre 1945, NDLR] était dirigé par le général Beloborodov, originaire d'Irkoutsk. Jusqu'à sa fermeture en 2011, nous avions une très grande école, l'École d'aviation militaire d'Irkoutsk. Et il y a des dizaines de milliers de soldats qui se sont toujours entraînés ici. » Rare alerte budgétaire L'attaque de drones ukrainiens le 1er juin dernier, à plus de 4 000 kilomètres de la ligne de front, a, elle, marqué les esprits. Kiev a affirmé avoir visé la base aérienne stratégique de Belaïa, à une quinzaine de kilomètres d'Irkoutsk, une cible non confirmée par la Russie. Le gouverneur de la région a évoqué une unité militaire stationnée dans un village. Mais ce dont on parle le plus facilement à Irkoutsk cet hiver, c'est de la hausse des prix, manifeste partout en Russie. Le budget 2025 de la région, qui a été si difficile à boucler, a aussi suscité des réactions. Selon le journal Védomosti, daté du 25 novembre dernier, les plus larges déficits régionaux en valeur absolue sur les 89 régions que compte le territoire national concernaient deux régions de Sibérie : celle de Kemerovo (-43.9 milliards de roubles) et Irkoutsk (-41.1 milliards de roubles). À lire aussiLe charbon russe connaît sa pire crise depuis trente ans  Kemerovo, au sud, est une région industrielle réputée pour être en crise depuis deux ans, car elle dépend d'une filière charbon qui ne trouve plus de débouchés. Pour expliquer les difficultés de celle d'Irkoutsk, Nadejda Grosheva, docteur en économie, directeur de la Baikal International Business School de l'université d'État d'Irkoutsk, et membre du Conseil stratégique de la région d'Irkoutsk, avance par exemple qu'en Russie, les entreprises paient leurs impôts sur le lieu de leur siège. « Si vous avez une société enregistrée à Moscou, l'impôt sur les bénéfices est payé à Moscou. Ils sont tous intégrés verticalement. » De nombreuses grandes entreprises comme Gazprom ou Rosneft opèrent en effet dans la région. Chute libre des investissements dans les infrastructures Face à la grogne suscitée par certains paiements publics en retard cet automne et au début de l'hiver, et notamment le salaire des professeurs, le gouverneur Igor Kobzev, lui, a notamment expliqué dans la presse locale la baisse des recettes de cette manière : « Des signes avant-coureurs sont apparus en 2024, car nous sommes une région tournée vers l'exportation avec des produits à forte valeur ajoutée qui représentent la part du lion du budget. » Derrière cet euphémisme, cette réalité : le budget de la région est fortement dépendant des impôts des entreprises des secteurs de l'aluminium, du diamant et du gaz, des secteurs tous sous sanctions occidentales depuis la guerre en Ukraine. Autrement dit : si le budget de la région souffre, c'est que les recettes de ces entreprises ont baissé. La région dispose bien d'un gisement de gaz, le gisement de Kavytkinskoye, qui doit être exploité pour le gazoduc « Force de Sibérie 2 », pour fournir la Chine. Mais le projet tarde toujours à se concrétiser. De quoi faire monter dans une partie de la population une question sensible sur le contrat social et la répartition des efforts. Dimitri et Oleg, deux habitants de la région qui ont demandé à rester anonymes, ont effleuré ce sujet tabou au micro de RFI. « Il y a un déséquilibre qui est en train d'apparaître au sein de la population », a avancé Oleg. « Parce que, si on compare de manière relative, les participants à l'opération spéciale reçoivent beaucoup d'argent, tandis que les travailleurs du secteur public reçoivent des kopecks. Et ce déséquilibre n'apporte rien de bon ».  Dimitri a tiqué et avancé : « Combattre est un métier dangereux. C'est pour ça qu'il est si bien payé. » Oleg s'est contenté de répondre : « Je comprends pourquoi ceux qui sont à l'opération spéciale gagnent beaucoup d'argent. Je dis juste que ceux qui sont restés ici, ceux qui élèvent de jeunes enfants notamment, ne reçoivent pas beaucoup d'argent. C'est un déséquilibre qui est en train de naître, je n'ai rien de plus à dire. » Fin de l'échange. On n'est jamais trop prudents. Le gouverneur a promis de ne pas couper dans les dépenses sociales, mais la région a dû prendre un prêt pour boucler son budget 2025. Il a aussi annoncé un grand coup de frein pour l'investissement dans les infrastructures. En 2026, les financements passeront dans ce domaine de 18 milliards de roubles en 2025 à 4,3 milliards. Et encore, ce montant sera dépensé essentiellement dans les projets éligibles à un cofinancement fédéral. Tous les autres projets de construction et de réparation seront suspendus ou mis en sommeil. Cela concerne notamment les écoles et les centres sportifs.

Un jour dans le monde
Guerre en Ukraine : des équipements de télécommunication américain utilisés par Moscou ?

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 3:31


durée : 00:03:31 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Dans une enquête publiée ce mercredi, le média d'investigation américain Hunterbrook a démontré qu'un géant de la technologie américaine fournirait des équipements de télécommunication sans fil à Moscou, utilisés par l'armée russe pour guider ses drones. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Guerre en Ukraine : des équipements de télécommunication américain utilisés par Moscou ?

InterNational

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 3:31


durée : 00:03:31 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Dans une enquête publiée ce mercredi, le média d'investigation américain Hunterbrook a démontré qu'un géant de la technologie américaine fournirait des équipements de télécommunication sans fil à Moscou, utilisés par l'armée russe pour guider ses drones. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

L’Heure du Monde
Plongée dans le Donbass, enjeu de la guerre et de la paix en Ukraine

L’Heure du Monde

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 24:52


Le Donbass, situé à la frontière avec la Russie, ne compte plus que 200 000 habitants aujourd'hui, contre 5 millions avant l'invasion russe de février 2022. La destruction des bâtiments, la fuite de ses habitants, les routes recouvertes de filets anti-drones, les gares désormais inutilisées en font un territoire dévasté, bien loin de la splendeur passée de ce riche bassin industriel.A quoi ressemble aujourd'hui cette région de l'est de l'Ukraine ? Pourquoi se retrouve-t-elle au cœur de négociations entre Moscou, Kiev et Washington, et ce, dans l'espoir de mettre un terme à la guerre la plus meurtrière en Europe depuis 1945 ?Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Ariane Chemin, grande reporter au Monde, évoque les ruines du Donbass, qu'elle a parcouru, mais aussi la chaleur de ses habitants.Un épisode de Garance Muñoz et Sophie Larmoyer. Réalisation : Quentin Tenaud. Présentation et rédaction en chef : Sophie Larmoyer. Dans cet épisode : extraits sonores de vidéos réalisées par Gennadiy Yudin, « chasseur de drones » autour de Kramatorsk.Cet épisode de podcast a été mis en ligne le 28 janvier 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] États-Unis/RDC : quels sont les sites miniers au cœur de la coopération économique ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur un pétrolier russe intercepté par la France, des critiques ukrainiennes envers l'Europe et la situation à Minneapolis avec la police de l'immigration (ICE).   États-Unis/RDC : quels sont les sites miniers au cœur de la coopération économique ? Conformément au partenariat stratégique sur les minerais entre la République démocratique du Congo et les États-Unis, Kinshasa a transmis à Washington une première liste de projets miniers ouverts aux investisseurs américains. De quels sites parle-t-on ? Sur quels critères ont-ils été sélectionnés ? Pourquoi les autorités congolaises ont-elles remis cette liste aux Américains alors que les combats se poursuivent dans l'est du pays malgré l'accord de paix ?  Avec Alexis Bedus, journaliste au service économie de RFI.       Russie : que sait-on du pétrolier intercepté par la France ?   La Marine française a intercepté dans les eaux internationales, entre l'Espagne et l'Afrique du Nord, le pétrolier Grinch. Ce navire est soupçonné d'appartenir à la « flotte fantôme » russe qui permet à Moscou d'exporter son pétrole en contournant les sanctions internationales. De quelles preuves disposent les autorités françaises ? Le capitaine du navire a été arrêté, que risque-t-il ? Comment des pétroliers appartenant à la « flotte fantôme » russe peuvent-ils naviguer dans des zones aussi surveillées ?   Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI.       Guerre en Ukraine : pourquoi Zelensky juge l'Europe « perdue » ?   Lors de son discours à la tribune du Forum économique mondial de Davos, Volodymyr Zelensky a fustigé l'Europe, qu'il a jugé « fragmentée », trop timide et trop lente.  En revanche, le président ukrainien s'est montré moins sévère avec Donald Trump, dont le rôle serait « indispensable », selon lui, dans la résolution de la guerre en Ukraine. Comment expliquer les critiques du président Zelensky à l'encontre de ses alliés européens alors que son homologue américain a favorisé, à plusieurs reprises, un dialogue avec Vladimir Poutine ? Qu'attend-il des Européens ?   Avec Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI.      États-Unis : comment expliquer la multiplication des bavures de l'ICE ?  En l'espace de trois semaines, deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, sont morts sous les tirs de la police de l'immigration (ICE) lors d'un contrôle routier et d'une manifestation à Minneapolis. Les méthodes de ces agents fédéraux sont de plus en plus contestées, y compris dans le camp de Donald Trump. Pourquoi l'ICE est-elle montée en puissance depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche ?  Avec Françoise Coste, historienne et professeure d'études américaines à l'Université de Toulouse Jean-Jaurès.  

Géopolitis - RTS Un
Asie centrale, au carrefour des puissances

Géopolitis - RTS Un

Play Episode Listen Later Jan 25, 2026 26:29


L'Asie centrale a toujours occupé une place stratégique compte tenu de sa situation géographique. Les cinq pays centrasiatiques, ex-républiques soviétiques, conservent des liens forts avec Moscou.

C dans l'air
Philippe Etienne - Trump-Macron: rien ne va plus?

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 11:03


C dans l'air l'invité du 22 janvier 2026 avec Philippe Etienne, ancien ambassadeur de France, notamment aux États-Unis, en Allemagne, ancien conseiller diplomatique à l'Elysée. Il publie Le Sherpa, aux éditions Tallandier.Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump a subitement annoncé mercredi à Davos "le cadre d'un futur accord" sur le Groenland, extrêmement vague, et levé ses menaces douanières autant que militaires. L'annonce a été accueillie avec enthousiasme par Wall Street et avec un soulagement prudent au Danemark, mais avec méfiance sur l'île arctique, territoire autonome danois. Le président américain a refusé de préciser si le compromis en discussions donnait aux Etats-Unis la possession du territoire autonome danois, comme il l'a exigé à de multiples reprises afin, selon lui, d'en garantir la sécurité face à la Russie et à la Chine. "Trump dit qu'il met la guerre commerciale en pause, dit "je ne vais pas attaquer le Groenland", ce sont des messages positifs", a réagi le ministre des Affaires étrangères danois Lars Løkke Rasmussen, sans vouloir se prononcer sur le projet d'accord annoncé."Sur la base de cette entente, je n'imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février", a ajouté Donald Trump dans son message. Cette menace, émise samedi en réaction à l'envoi de troupes européennes, visait la Norvège, la Suède, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande.Philippe Etienne, ancien ambassadeur de France, et ancien conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron à l'Elysée, analysera avec nous les leçons diplomatiques de ce qui s'est joué au Forum de Davos. Il reviendra également avec nous sur ses quarante ans aux avant-postes de l'histoire, de l'Europe centrale à Washington, en passant par Berlin et Moscou. Il nous donnera aussi son point de vue sur le poids diplomatique de la France, et de l'Europe.

Reportage International
Guerre en Ukraine: à Kiev, les habitants face à la pire crise humanitaire depuis 2022

Reportage International

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 2:28


En Ukraine, les campagnes de frappes russes sur les infrastructures énergétiques se poursuivent quotidiennement. Depuis le 10 octobre, pas une journée ne s'est passée sans que missiles ou drones ne se soient abattus sur des centrales énergétique ou thermiques, plongeant le pays dans le noir et dans le froid au cœur de l'hiver. La situation est particulièrement critique à Kiev. De notre correspondante à Kiev, Depuis 2022, des millions d'Ukrainiens se sont trouvés sous le danger constant des attaques aériennes russes. À Kiev, des raids de grande ampleur, combinant missiles et drones, se succédaient presque régulièrement, toutes les deux ou trois semaines. Cette année, la Russie est passée à la vitesse supérieure et semble vouloir plonger l'Ukraine dans un hiver sans fin : désormais, plus un seul jour ne se passe sans que les attaques se succèdent sur Kiev. Le but de ces frappes est clair : mettre à genoux la capitale et procéder à l'anéantissement total des capacités énergétiques de l'Ukraine. Alors que Moscou nie cibler les civils ukrainiens, ils sont pourtant, quotidiennement, les premières victimes de ces frappes : à Kiev, plus de trois millions de résidents se trouvent, en plein hiver, face à des pénuries prolongées d'électricité, d'eau et de chauffage. Le tout, alors que l'Ukraine est en proie à une vague de froid polaire, où les températures, qui ont avoisiné les -20°C ces deux dernières semaines, se stabilisent désormais à - 10°C. À lire aussiUkraine: en pleine vague de froid, des frappes russes plongent à nouveau Kiev dans le noir Devant l'ampleur des dégâts, et suite à une frappe dévastatrice sur les centrales énergétiques de la ville le 9 janvier dernier, le maire Vitali Klitschko a même enjoint ceux des habitants qui le pouvaient à quitter la ville. Deux semaines plus tard, il affirme que selon des estimations basées sur les bornages téléphoniques, près de 600 000 personnes ont quitté la capitale ukrainienne. Les quartiers populaires en première ligne Tous ne peuvent cependant pas quitter la ville, et pour une grande majorité de la population, il s'agit de survivre à la fois aux frappes et à leurs conséquences. Sur la rive gauche de la ville, où les quartiers populaires sont les plus affectés, les résidents des barres d'immeubles de grande hauteur sont particulièrement exposés : ils vivent tout près de centrales visées par les Russes, et leur approvisionnement en électricité, chauffage et eau est devenu plus qu'aléatoire. Oksana, une mère de famille explique : « La situation est très difficile, on se retrouve sans électricité pendant dix heures, vingt heures d'affilée. Et lorsqu'elle apparaît, c'est au milieu de la nuit, alors je me lève pour charger toutes nos batteries. Sans électricité, il n'y a pas d'eau non plus, et comme l'immeuble a plusieurs étages, elle n'arrive plus aux étages supérieurs ». L'immeuble en question a déjà été éventré par une frappe de drones, et les fenêtres des étages inférieurs ont été remplacées par des panneaux en bois. Pourtant, Oksana n'envisage pas de quitter Kiev : « Nous avons bien de la famille dans l'ouest, où nous nous étions réfugiés début 2022, mais mon mari est en situation de handicap et en attente d'une opération, je ne me vois donc pas partir maintenant. En plus, nous avons ici tous nos proches, dont mes parents, dans des immeubles voisins ». Tout comme Oksana, Valentina, une retraitée, tente de survivre malgré les conditions difficiles : « Dieu merci, une partie de l'immeuble est encore chauffée, et chez moi, je conserve mon manteau pour ne pas avoir froid ». Pour ceux des résidents qui restent dans la capitale, le quotidien s'organise autour de rares heures d'électricité pendant lesquelles il faut recharger ses appareils électriques et batteries, faire tourner une machine à laver, ou encore faire des provisions d'eau courante. Les nuits, au cours desquelles les frappes sont plus fréquentes, se passent dans le froid, dans des caves, parkings ou encore stations de métro, pour ceux qui ont encore l'énergie de s'abriter des bombes. Les « points d'invincibilité », îlots de chaleur dans une ville à l'arrêt Devant cette crise humanitaire qui s'accentue à mesure que la Russie continue de frapper Kiev, la ville a déployé une cinquantaine de générateurs mobiles. Dans certaines cours d'immeubles affectés, des milliers, qui sitôt reconnectés au réseau énergétique sont à nouveau plongés dans le froid et le noir après chaque nouvelle frappe, les secouristes ont mis en place de grandes tentes oranges qui constituent des « points d'invincibilité », des îlots énergétiques dans lesquels les habitants peuvent venir se réchauffer, travailler à distance ou bien encore passer la nuit si les conditions ne leur permettent plus de dormir chez eux. Ces îlots ne sont pas une nouveauté : depuis le début des raids aériens à l'hiver 2022, les bâtiments publics dotés de générateurs, administrations, restaurants, écoles, se sont constitués eux aussi « points d'invincibilité ». Dans le centre historique de la ville, en face de l'université Taras Shevchenko, une yourte installée par une association ukraino-kazakhe en 2023 a rouvert ses portes comme îlot de chaleur et d'électricité. Ici, Natacha, ukrainienne, reçoit ceux qui entrent avec un thé chaud et des pâtisseries kazakhes. Elle explique : « Les Kazakhes croient en notre victoire, et avec cette yourte ils nous apportent un peu d'amour et leur soutien. Ils ne peuvent pas nous fournir d'armes, mais ils montrent par d'autres gestes qu'ils sont nos côtés ». Pourtant, après plusieurs hivers où le pire avait été évité, nombre de ces « îlots » ne sont plus en mesure d'accueillir temporairement les résidents de la capitale. Dans le centre historique de la ville, berceau des administrations, ambassades et organisations internationales et jusqu'à cette année relativement épargné par les coupures d'électricité, la situation s'est fortement dégradée. Si les cafés et restaurants fonctionnent encore, en sous-régime, grâce à de petits générateurs diesels au bruit assourdissant et à la forte odeur de diesel, et souvent dans une semi-obscurité, des bâtiments publics répertoriés sur l'application municipale comme ouvertes en principe 24/7 pour servir de refuge de chaleur et d'électricité aux résidents, gardent porte close, comme le déplore Alla, concierge d'une école déserte : « Ici, il n'y a pas de chauffage, ni de connexion internet, ou d'électricité, et personne pour venir remplir le réservoir du générateur, alors on reste fermés ». Face à la crise, les écoles de Kyiv resteront d'ailleurs fermées pour les jours à venir : les vacances scolaires ont été prolongées jusqu'à début février, afin que les élèves puissent rester hors de la ville s'ils en ont la possibilité. À lire aussiUkraine: à Kiev, les écoles fermées jusqu'au 1er février après des frappes sur les infrastructures énergétiques Dans l'un de ses derniers communiqués, l'entreprise DTEK, premier fournisseur privé d'électricité, prévient ses usagers : « Les calendriers de coupures d'électricité ne sont pas valables actuellement : la grille énergétique de la ville fonctionne toujours en état d'urgence, il n'y a pas assez d'énergie. (...) Jamais une telle chose ne s'est produite à l'échelle mondiale. Depuis un mois, il n'y a pas eu un seul jour sans panne d'électricité, et nos ingénieurs ont la charge historique de nous remettre sur pied ». Du côté du gouvernement, Denys Shmyhal, nouveau Ministre de l'Énergie, promet de restaurer les infrastructures au plus vite, mais met également en garde contre de nouvelles frappes russes, « y compris sur l'infrastructure qui garantit le fonctionnement des centrales nucléaires ».

C dans l'air
Groenland : Trump a-t-il vraiment reculé ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 63:13


C dans l'air du 22 janvier 2026 - Groenland : Trump a-t-il vraiment reculé ?Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump est revenu hier soir sur sa menace de hausse des droits de douane et dit avoir posé le « cadre d'un futur accord » sur le Groenland avec l'Otan. « Il reste beaucoup de travail », a affirmé, de son côté, le patron de l'Alliance atlantique, précisant que la question de la souveraineté du territoire autonome danois « n'avait pas été abordée » avec le président américain.Selon The New York Times, de hauts responsables de l'Otan explorent une piste : celle selon laquelle les États-Unis pourraient récupérer « la souveraineté sur des terres [groenlandaises] pour y installer des bases militaires ». Mais encore faut-il l'accord du Danemark et du Groenland, ce qui semble loin d'être acquis. « Nous pouvons négocier tous les aspects politiques : sécurité, investissements, économie. Mais nous ne pouvons pas négocier notre souveraineté. J'ai été informée que cela n'avait pas été le cas », a ainsi déclaré, dans un communiqué, la cheffe du gouvernement danois.L'annonce de cet accord, aux contours particulièrement flous, ressemble à une reculade déguisée pour le président américain. Il y a encore quelques jours, il n'excluait pas une intervention militaire sur l'île et menaçait de sanctions commerciales les pays qui lui tenaient tête. Désormais, il n'est plus question ni de l'un ni de l'autre. Les droits de douane supplémentaires devaient entrer en vigueur le 1er février. Donald Trump a annoncé y renoncer peu de temps après que le Parlement européen a gelé la ratification de l'accord commercial conclu en juillet dernier entre l'UE et les États-Unis, et à quelques heures d'un sommet extraordinaire des Vingt-Sept.Parallèlement, Donald Trump a lancé son « Conseil de la paix », ce jeudi à Davos, lors d'une cérémonie de signature. Malgré les déclarations grandiloquentes du président américain, aucune grande puissance et peu d'alliés historiques ont décidé de rejoindre, pour l'instant, cette nouvelle organisation internationale, sous la houlette des États-Unis. Le président américain a ensuite rencontré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. L'envoyé spécial américain, Steve Witkoff, est, lui, attendu dans la journée à Moscou pour des discussions avec Vladimir Poutine.Emmanuel Macron, de son côté, a fait savoir sur son compte X que la Marine française a arraisonné un pétrolier « en provenance de Russie » en Méditerranée, suspecté d'appartenir à la « flotte fantôme » finançant « la guerre d'agression contre l'Ukraine ». « Nous sommes déterminés à faire respecter le droit international et à garantir l'efficacité des sanctions », a ajouté le président de la République.Que s'est-il passé en Méditerranée ? Donald Trump a-t-il reculé sur le Groenland ? Qu'est-ce que le « Conseil de la paix » lancé par le président américain ? Quels pays ont accepté ou refusé d'y participer ?Nos experts :- Jean-Dominique MERCHET - Journaliste – L'Express, autrice de Sommes-nous prêts pour la guerre ? - Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Joséphine STARON - Docteur en philosophie politique- experte en questions européennes et relations internationales, Europe la solidarité contre le naufrage chez Synopia- Richard WERLY - Éditorialiste international pour le media suisse Blick, auteur de Cette Amérique qui nous déteste

Le Nouvel Esprit Public
De quoi le Mercosur est-il devenu le symbole ? / Qui aux côtés de l'Iran ?

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Jan 18, 2026 62:55


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à Sciences Po Paris le 16 janvier 2026.Avec cette semaine :Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.DE QUOI LE MERCOSUR EST-IL DEVENU LE SYMBOLE ?Après plus de vingt-six ans de négociations, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) a été approuvé à Bruxelles par les États membres de l'UE à la majorité qualifiée, le 9 janvier. La France s'y est opposée, avec la Pologne, la Hongrie, l'Autriche et l'Irlande. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a paraphé samedi le traité au Paraguay. L'accord Mercosur, n'est pas un accord agricole mais un accord global où l'UE a beaucoup à gagner dans le secteur des biens industriels et des services actuellement très protégé, tandis que certains pays craignent la concurrence dans les domaines agricoles les plus sensibles de l'UE : le bœuf, la volaille et le sucre.Le débat franco-français sur le Mercosur reflète des intérêts divergents et s'inscrit dans une crise plus large de l'agriculture française. Parmi les pro-Mercosur la filière des vins et des spiritueux, l'un des piliers de la puissance française agricole à l'export avec 15,6 milliards d'euros expédiés en 2024. Avec eux, les producteurs et industriels du lait, qui trouvent des avantages à l'accord. En tête des adversaires, les éleveurs de bovins, de volaille et les betteraviers. Première puissance agricole de l'UE, la France est enlisée dans une « colère des agriculteurs » qui revient par vagues incessantes. Pourtant, l'International Trade Center indique qu'« en 2024, la France a exporté 7 milliards d'euros de marchandises vers les pays du Mercosur, soit environ 1,2% des exportations totales, et a importé un peu plus de 3 milliards d'euros de marchandises, soit environ 0,5% des importations totales. » Toutefois, si l'impact macroéconomique de ce traité avec le Mercosur ne devrait pas peser très fort, il est éminemment symbolique.Pour Jean-Luc Demarty, ancien Directeur général du Commerce extérieur de la Commission européenne, « en réalité le Mercosur est devenu le bouc émissaire des problèmes de compétitivité de l'agriculture française, qui se jouent essentiellement à l'intérieur de l'UE. Entre 2010 et 2024 », constate-t-il, « le revenu agricole ne progresse que de 15% en France contre 77% en moyenne européenne, 170% en Italie, 86% en Pologne et 79% en Espagne. » Selon lui, les chiffres montrent sans ambigüité que « cette situation est imputable à la politique agricole et économique nationale, du Grenelle de l'environnement de Nicolas Sarkozy à l'agroécologie de François Hollande poursuivie souvent en pire par Emmanuel Macron ». Excès de normes, surtransposition de normes européennes souvent déjà excessives, bureaucratie, impossibilité de construire ou d'agrandir des bâtiments d'élevage, fiscalité plus élevée, priorité aux exploitations trop petites et limitation de leur taille, coût du travail en particulier pour les fruits et l'abattage, sont en cause.Dans un monde où Donald Trump se retire de 66 organisations internationales et déclenche une guerre commerciale avec le reste du globe, l'alliance euro-sud-américaine prend une importance géopolitique cruciale.QUI AUX CÔTÉS DE L'IRAN ? La contestation, déclenchée le 28 décembre par les commerçants du grand bazar de Téhéran en raison de la chute vertigineuse du rial, qui a perdu en un an plus de la moitié de sa valeur face au dollar, s'est rapidement étendue à tout le pays et a pris une tournure politique, avec des appels à la chute de la République islamique. L'économie iranienne est minée par les sanctions internationales, ainsi que par des années de mauvaise gouvernance et de corruption endémique. Le dossier nucléaire est dans l'impasse : les négociations sont à l'arrêt depuis plusieurs mois, privant Téhéran de toute perspective de levée des sanctions. Après des menaces répétées de Donald Trump d'intervenir militairement si la répression du mouvement de contestation en Iran se poursuivait – une répression qui aurait fait des centaines voire des milliers de morts selon les ONG -, le régime iranien a riposté lundi en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans dans la capitale. Selon l'analyste iranien Hamzeh Safavi, une partie des élites du pays réfléchit aux moyens de réorienter le pouvoir vers une ligne plus modérée.Le président américain a promis son aide aux manifestants, mais Washington hésite sur les moyens et l'objectif même d'une intervention. Lundi, la Maison Blanche avait affirmé que la possibilité de frappes aériennes pour mettre fin à la répression était toujours sur la table, mais que la diplomatie demeurait « la première option ». Mardi, le président américain a annoncé le gel de tout contact bilatéral et décrété la mise en place de taxes douanières punitives de 25% contre tout pays commerçant avec l'Iran. Une mesure susceptible de frapper notamment la Chine, principal partenaire commercial de Téhéran. La Chine défendra « résolument » ses intérêts, a répondu Pékin.En Israël, le 5 janvier, la presse a annoncé la validation, par le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et son cabinet de sécurité, d'une opération contre l'Iran baptisée « Iron Strike ». Toutefois, l'État hébreu cherche à éviter toute déclaration qui pourrait offrir au régime des mollahs l'ennemi extérieur dont il a besoin pour se ressouder.L'Union européenne est pour l'instant restée dans le registre de la condamnation évoquant cependant de possibles « nouvelles sanctions » contre Téhéran. Emmanuel Macron, l'Allemand Friedrich Merz et le Britannique Keir Starmer ont appelé les dirigeants iraniens à la « retenue ». Le chancelier est allé un peu plus loin lundi en « condamnant fermement la violence » du régime.Allié de Téhéran, Moscou poursuit sa coopération, notamment militaire, avec Téhéran, mais veille à ne pas sacrifier son rapprochement avec l'Amérique de Donald Trump sur l'autel d'un soutien plus poussé à la République islamique aux abois. En juin dernier déjà, pendant la « guerre des Douze-Jours » entre Israël et l'Iran, Téhéran avait appelé à la rescousse Moscou, qui s'était contenté de bonnes paroles. Cette retenue semble toujours à l'œuvre, côté russe.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C dans l'air
Soldats français au Groenland, que va faire trump? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 62:50


C dans l'air du 16 janvier 2026 - Soldats français au Groenland, que va faire trump?« Le Groenland ne veut pas être possédé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas être dirigé ou contrôlé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas faire partie des États-Unis », a martelé le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen. Il est « hors de question » que les États-Unis acquièrent le Groenland, a insisté le ministre danois des Affaires étrangères, hier, alors que la porte-parole de la Maison-Blanche affirmait plus tôt que le déploiement de troupes européennes n'avait « aucun impact sur l'objectif d'acquérir » ce territoire autonome du Danemark.Plusieurs pays européens — parmi lesquels la France, la Suède, l'Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni — ont décidé de dépêcher du personnel militaire dans le cadre d'une mission de reconnaissance au Groenland. Une équipe d'une « quinzaine de soldats » français est déjà déployée à Nuuk et « sera renforcée dans les prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes », a précisé Emmanuel Macron hier, lors de ses vœux aux armées à Istres. Berlin, de son côté, a justifié le lancement de cette mission européenne par la présence de « menaces russes et chinoises » dans l'Arctique.Ce déploiement, inscrit dans le cadre de l'opération baptisée « Arctic Endurance », a pour objectif à la fois de rassurer les États-Unis quant à la sécurité de l'île et d'affirmer l'ancrage de ce territoire riche en ressources naturelles stratégiques dans la sphère européenne, tout en dissuadant toute tentative d'ingérence.Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump affirme régulièrement qu'il prendra le contrôle du Groenland « d'une manière ou d'une autre ». Il soutient également que le Danemark n'est « pas capable » d'assurer la sécurité de l'île, qu'il décrit comme un territoire « recouvert de navires russes et chinois ». Mercredi, il a durci le ton en écrivant sur son réseau Truth Social que les États-Unis « ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale », qualifiant le territoire de « vital pour le Dôme d'Or que nous construisons ».Ces affirmations sont contestées par Copenhague. « Il est inexact de dire qu'il existe une forte activité russe et chinoise autour du Groenland », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide à la télévision publique danoise NRK. Il a toutefois reconnu « une activité russe importante et une certaine présence chinoise ailleurs dans l'Arctique ».La Russie a réagi jeudi en exprimant sa « sérieuse inquiétude » face à l'augmentation de la présence militaire de l'Otan dans la région, dénonçant « le prétexte imaginaire d'une menace croissante de Moscou et de Pékin ». Le Kremlin a également estimé que « la situation se dégrade jour après jour pour le régime de Kiev et que sa marge de décision se réduit ». Le président russe avait déjà déclaré, fin 2025, que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine « par la voie militaire » en cas d'échec des négociations. Sur le terrain, les combats se poursuivent. Pourquoi des soldats européens, et notamment français, sont-ils déployés au Groenland ? La Russie et la Chine cherchent-elles réellement à prendre le contrôle de l'île, comme l'affirme Donald Trump ? Jusqu'où les États-Unis sont-ils prêts à aller pour l'obtenir ? Quel avenir pour l'Otan ? Enfin, quelle est la situation actuelle en Ukraine ?Nos experts :- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre - Laure KAYALI - correspondante défense - Polico Europe

Une semaine dans le monde
Le monde sous pression : Iran, Ukraine, divisions occidentales

Une semaine dans le monde

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 41:18


Bienvenue dans Une semaine dans le monde. Retour sur les trois grandes actualités qui ont marqué la semaine, avec Patricia Allémonière, Zyad Limam, Fabrice Rousselot et Laure Simoes. Au sommaire : la répression meurtrière en Iran et le black-out total du pays, la timide riposte européenne face aux ambitions de Donald Trump sur le Groenland, et la poursuite de la guerre en Ukraine, alors que Moscou accentue la pression en plein hiver.

C dans l'air
Les massacres en Iran, les hésitations de Trump - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 14, 2026 62:45


C dans l'air du 14 janvier 2026 - Iran : la répression s'intensifie…Trump prêt à frapper ?Après plus de deux semaines de manifestations contre le régime des mollahs, dans un Iran privé d'Internet, il est impossible de connaître le bilan précis de la répression menée. Toutefois, plusieurs organisations humanitaires dénoncent un massacre contre le peuple iranien. L'ONG Iran Human Rights, basée à Oslo, dit avoir la confirmation de 734 victimes, mais estime que le nombre réel de morts pourrait s'élever à plusieurs milliers. Plus de 2 500 morts, dit de son côté ce mercredi l'organisation de défense des droits humains HRANA, basée aux États-Unis.Malgré le blocus des communications, des témoignages décrivent des blessures par balles, notamment aux yeux et à la tête, et des vidéos montrent des rangées et des rangées de sacs mortuaires. D'après les États-Unis, par ailleurs, le régime menace désormais les contestataires arrêtés d'exécution. Donald Trump a promis hier une action « très forte » si des citoyens étaient exécutés après des procès expéditifs. Téhéran accuse Washington de chercher un « prétexte » en vue d'une intervention militaire pour faire tomber le régime de l'ayatollah Khamenei.Signe d'un réel malaise à Moscou, les dirigeants russes de premier plan sont restés silencieux ces derniers jours sur la situation en Iran. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a réagi ce mercredi assurant qu'un pays tiers ne pourra pas « changer la nature des relations entre la Russie et l'Iran ». Avant lui, seul l'ancien ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, a condamné une « nouvelle tentative de forces extérieures d'interférer dans les affaires intérieures » du pays. Pas plus que pour le Venezuela, le Kremlin ne semble décidé à venir au secours d'un pays qu'il présentait pourtant, il y a peu, comme un « allié stratégique ». De plus en plus menaçant vis-à-vis de Téhéran, Donald Trump a également insisté une nouvelle fois ce mercredi sur le besoin « vital » pour les États-Unis de s'emparer du Groenland, avec le soutien de l'OTAN, juste avant un entretien sous haute tension à Washington entre dirigeants danois, groenlandais et américains autour de l'avenir du territoire autonome danois. Les intentions du président des États-Unis doivent être « prises très au sérieux », a estimé le Premier ministre Sébastien Lecornu. Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a annoncé l'ouverture d'un consulat au Groenland le 6 février.Alors que se passe-t-il en Iran ? Qui est Ali Khamenei, le guide suprême de l'Iran ? Le régime des mollahs peut-il tomber ? A l'heure où Donald Trump n'exclue pas un recours à la force contre le régime iranien à quoi pourrait ressembler une intervention américaine en Iran ? Enfin quid du Groenland ? Nos experts :- Georges MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient – Le Figaro - Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Florian LOUIS - Historien, spécialiste des relations internationales, membre de la rédaction de la revue Le Grand Continent- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, autrice de Au cœur du Chaos- Sonia DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux Etats-Unis – LCI et France 24