Capital of Russia
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Em 2025, o Uzbequistão conquistou a primeira vaga da história de um país da Ásia Central em uma Copa do Mundo, um feito que o governo de Shavkat Mirziyoyev rapidamente incorporou à narrativa do “novo Uzbequistão”. Em parceria com o GEsEu, Grupo de Estudos da Eurásia (UNIPAMPA), Flávio Lira (UNIPAMPA/GEsEu) recebe Guilherme Geremias da Conceição (UNESP/CIRE), um dos maiores especialistas brasileiros no país, para usar essa classificação como ponto de partida de uma leitura de longo prazo sobre o Uzbequistão contemporâneo. Guilherme percorre dois mil anos de história da região, da Rota da Seda ao império de Tamerlão, até a delimitação nacional soviética de 1924, que deu origem ao Uzbequistão como Estado. A conversa revisita a política externa de Islam Karimov, guiada por um único princípio, a defesa da soberania recém-conquistada, mesmo ao custo de aproximações e afastamentos sucessivos entre Moscou, Washington e Pequim. Já sob Mirziyoyev, o país transformou sua condição de duplamente sem litoral, característica que divide apenas com o Liechtenstein, em estratégia diplomática deliberada, equilibrando simultaneamente Rússia, China, Estados Unidos, Turquia, União Europeia e os países do Golfo. Aperte o play. Quer apoiar o Chutando a Escada? Acesse chutandoaescada.com.br/apoio Mande um café usando nossa chave PIX: perguntas@chutandoaescada.com.br Comentários, críticas, sugestões? Escreva pra gente em perguntas@chutandoaescada.com.br Participaram deste episódio: Flávio Lira (UNIPAMPA/GEsEu) e Guilherme Geremias da Conceição (UNESP/CIRE). Capa do episódio: Reuters Escute também no Spotify, no YouTube ou Apple Podcasts. Capítulos: 00:00 Abertura e a vaga inédita do Uzbequistão na Copa do Mundo 04:00 Apresentação do convidado e o significado da classificação 11:00 Onde fica o Uzbequistão e por que a região foi sempre disputada 18:00 Da Rota da Seda a Tamerlão, dois mil anos antes da URSS 24:00 A criação soviética do Estado uzbeque em 1924 36:00 Independência e o pragmatismo de Islam Karimov 47:00 Andijan e os limites da política externa isolacionista 58:00 Mirziyoyev e a diplomacia multivetorial entre grandes potências The post Uzbequistão entra em campo appeared first on Chutando a Escada.
Depuis le printemps, l'Ukraine subit une campagne d'usure par saturation aérienne : Moscou tire de plus en plus de drones, souvent accompagnés de missiles balistiques ou de croisière, pour saturer les radars, épuiser les stocks ukrainiens de missiles antiaériens et maintenir une pression psychologique permanente sur les villes et les civils. La défense aérienne ukrainienne joue un rôle vital : elle abat ou brouille une grande partie des drones. Ses unités de défense aérienne mobile, notamment, sont sous tension permanente. Notre correspondant à Odessa, Théo Renaudon, a passé une nuit auprès de ces soldats constamment sur le qui-vive. Le grand retour des Polonais C'est un changement démographique et historique qui est en train de se produire en Pologne. Le pays, traditionnellement terre d'émigration, notamment après son entrée dans l'Union européenne en 2004, voit revenir ses travailleurs exilés. Attirés par la bonne forme économique du pays dont le taux de chômage dépasse à peine la barre des 3%. L'Institut national de la statistique parle de 100 000 retours par an… Un phénomène qui n'a pas échappé au Premier ministre. Adrien Sarlat. Allers et retours, une histoire polonaise Une Française d'origine polonaise qui part se réinstaller dans son pays d'origine par amour pour un plombier polonais… Voilà, en quelques lignes, la trame aussi inquiétante qu'ironique du dernier roman Princesse signé Kinga Wyrzykowska, aux éditions du Seuil. L'autrice est aussi d'origine polonaise, elle a quitté le pays en 1981 à 4 ans, lorsque le général Jaruzelski a pris le pouvoir et déclaré l'état d'urgence, l'état de guerre. Elle connaît donc bien ces histoires de migrations… Et publie dans le dernier numéro spécial de l'excellente revue Kometa consacré à la Pologne un article qui a pour titre « On partira avec des sacs », une expression très courante en polonais et, comme on dit, très « parlante » !!!
Depuis le printemps, l'Ukraine subit une campagne d'usure par saturation aérienne : Moscou tire de plus en plus de drones, souvent accompagnés de missiles balistiques ou de croisière, pour saturer les radars, épuiser les stocks ukrainiens de missiles antiaériens et maintenir une pression psychologique permanente sur les villes et les civils. La défense aérienne ukrainienne joue un rôle vital : elle abat ou brouille une grande partie des drones. Ses unités de défense aérienne mobile, notamment, sont sous tension permanente. Notre correspondant à Odessa, Théo Renaudon, a passé une nuit auprès de ces soldats constamment sur le qui-vive. Le grand retour des Polonais C'est un changement démographique et historique qui est en train de se produire en Pologne. Le pays, traditionnellement terre d'émigration, notamment après son entrée dans l'Union européenne en 2004, voit revenir ses travailleurs exilés. Attirés par la bonne forme économique du pays dont le taux de chômage dépasse à peine la barre des 3%. L'Institut national de la statistique parle de 100 000 retours par an… Un phénomène qui n'a pas échappé au Premier ministre. Adrien Sarlat. Allers et retours, une histoire polonaise Une Française d'origine polonaise qui part se réinstaller dans son pays d'origine par amour pour un plombier polonais… Voilà, en quelques lignes, la trame aussi inquiétante qu'ironique du dernier roman Princesse signé Kinga Wyrzykowska, aux éditions du Seuil. L'autrice est aussi d'origine polonaise, elle a quitté le pays en 1981 à 4 ans, lorsque le général Jaruzelski a pris le pouvoir et déclaré l'état d'urgence, l'état de guerre. Elle connaît donc bien ces histoires de migrations… Et publie dans le dernier numéro spécial de l'excellente revue Kometa consacré à la Pologne un article qui a pour titre « On partira avec des sacs », une expression très courante en polonais et, comme on dit, très « parlante » !!!
Na primeira edição deste boletim você confere:- Andy Burnham assume cargo como primeiro-ministro do Reino Unido;- Moscou é atingida por mais de 400 drones da Ucrânia;- Brasileiros já podem solicitar o voto em trânsito.O Boletim Rádio Gazeta Online é um conteúdo produzido diariamente com as principais notícias do Brasil e do mundo. Esta edição contou com a apresentação dos monitores Maria Eduarda Palermo e Thales Faria, do curso de Jornalismo.Escute agora!
La lutte contre les ingérences numériques et la désinformation progresse. Mais la propagande reste l'un des points faibles de ce combat contre les manipulations de l'information. La propagande sous toutes ses formes, de la plus insidieuse à la plus explicite, met la démocratie au défi quand? sous couvert de liberté d'expression, elle vient entraver l'accès à l'information. À l'occasion de la venue de Volodymyr Zelensky et de la Coalition des volontaires à Paris le 14 juillet, notre invité, Nicolas Tenzer interroge la capacité de l'Europe à assumer un véritable « réveil stratégique » face à la Russie. L'essayiste souligne que l'Ukraine, devenue l'armée la plus aguerrie d'Europe, ayant produit jusqu'à 7 millions de drones et 500 missiles de longue portée, a gagné en autonomie militaire. Un tournant qui remet en cause l'idée même de « grandes puissances » et souligne l'échec stratégique de Moscou. Parallèlement, la propagande russe, qu'elle soit « dure » (théories du complot) ou « douce » (appels à la négociation), continue de sévir, notamment via des médias comme CNews ou Le Journal du Dimanche (JDD). Nicolas Tenzer dénonce le rôle d'« agents d'influence » d'une Xenia Fedorova -ancienne présidente de RT France- et la ligne pro-russe des médias du groupe Bolloré où elle officie, qu'il juge contraires aux intérêts nationaux et européens. La propagande russe derrière le narratif de la paix Peut-on parler de paix à ce stade avec la Russie ? Quels risques ferait peser un compromis territorial avec Moscou sur les États baltes et l'architecture de sécurité européenne ? « Imaginer aujourd'hui une forme de discussion ou de compromis quelconque avec la Russie, notamment un compromis territorial, en ce qui concerne l'Ukraine, ce serait une menace majeure pour l'Europe. » En toile de fond, Nicolas Tenzer rappelle l'enjeu plus large de son livre, La fin de la politique des grandes puissances (Éditions de L'Observatoire), qui défend la capacité des puissances moyennes et des petits États à exister hors des sphères d'influence. *** La chronique de Olivier Fourt de la cellule info vérif de RFI : Comment des comptes pro-AES ont tenté de manipuler l'annonce de la mort d'un soldat français?
La lutte contre les ingérences numériques et la désinformation progresse. Mais la propagande reste l'un des points faibles de ce combat contre les manipulations de l'information. La propagande sous toutes ses formes, de la plus insidieuse à la plus explicite, met la démocratie au défi quand? sous couvert de liberté d'expression, elle vient entraver l'accès à l'information. À l'occasion de la venue de Volodymyr Zelensky et de la Coalition des volontaires à Paris le 14 juillet, notre invité, Nicolas Tenzer interroge la capacité de l'Europe à assumer un véritable « réveil stratégique » face à la Russie. L'essayiste souligne que l'Ukraine, devenue l'armée la plus aguerrie d'Europe, ayant produit jusqu'à 7 millions de drones et 500 missiles de longue portée, a gagné en autonomie militaire. Un tournant qui remet en cause l'idée même de « grandes puissances » et souligne l'échec stratégique de Moscou. Parallèlement, la propagande russe, qu'elle soit « dure » (théories du complot) ou « douce » (appels à la négociation), continue de sévir, notamment via des médias comme CNews ou Le Journal du Dimanche (JDD). Nicolas Tenzer dénonce le rôle d'« agents d'influence » d'une Xenia Fedorova -ancienne présidente de RT France- et la ligne pro-russe des médias du groupe Bolloré où elle officie, qu'il juge contraires aux intérêts nationaux et européens. La propagande russe derrière le narratif de la paix Peut-on parler de paix à ce stade avec la Russie ? Quels risques ferait peser un compromis territorial avec Moscou sur les États baltes et l'architecture de sécurité européenne ? « Imaginer aujourd'hui une forme de discussion ou de compromis quelconque avec la Russie, notamment un compromis territorial, en ce qui concerne l'Ukraine, ce serait une menace majeure pour l'Europe. » En toile de fond, Nicolas Tenzer rappelle l'enjeu plus large de son livre, La fin de la politique des grandes puissances (Éditions de L'Observatoire), qui défend la capacité des puissances moyennes et des petits États à exister hors des sphères d'influence. *** La chronique de Olivier Fourt de la cellule info vérif de RFI : Comment des comptes pro-AES ont tenté de manipuler l'annonce de la mort d'un soldat français?
L'opposant russe Boris Nadejdine a été condamné, vendredi 17 juillet dans un tribunal de la banlieue de Moscou, à une amende pour « démonstration de symboles extrémistes ». Cet homme de 63 ans fait partie des rares opposants à critiquer ouvertement le tout-puissant chef de l'État russe, Vladimir Poutine, et son invasion de l'Ukraine. Sa condamnation, même symbolique, n'a rien d'anodin, alors qu'il comptait se présenter aux élections législatives de septembre 2026. Entretien avec Anne Le Huérou, maîtresse de conférences en études slaves à l'université Paris Nanterre, membre de l'Institut des sciences sociales du politique (ISP). À lire aussiRussie: la justice condamne l'opposant russe Boris Nadejdine à une amende et l'empêche de se présenter aux élections
durée : 00:03:32 - Par Jupiter ! - par : Charline Vanhoenacker - La Russie défie l'Europe en chanson : ce samedi, après 45 ans d'arrêt, Moscou relance le concours Intervision, l'anti-eurovision… Et avec Frédéric Fromet on entend bien concourir ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:32 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - La Russie défie l'Europe en chanson : ce samedi, après 45 ans d'arrêt, Moscou relance le concours Intervision, l'anti-eurovision… Et avec Frédéric Fromet on entend bien concourir ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:32 - Le 6/9 de l'été - par : Charline Vanhoenacker - La Russie défie l'Europe en chanson : ce samedi, après 45 ans d'arrêt, Moscou relance le concours Intervision, l'anti-eurovision… Et avec Frédéric Fromet on entend bien concourir ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Après plus d'un an de crise aiguë, le Mali et l'Algérie ont annoncé vendredi dernier le rétablissement de leurs liens diplomatiques. Une décrispation qui a surpris, alors qu'aucun signal ne l'avait laissé présager et que le Mali accusait avec virulence l'Algérie de « complicité » avec les « groupes terroristes » actifs à la frontière entre les deux pays : les jihadistes du Jnim, liés à al-Qaïda, et les indépendantistes du FLA. Quel rôle ont joué la Russie ou le Niger dans ce dégel ? La stratégie essentiellement militaire du Mali face aux groupes armés pourrait-elle évoluer avec l'implication d'Alger, qui prône le dialogue ? Ce rapprochement est-il crédible ou s'agit-il d'une énième péripétie diplomatique ? Michaël Béchir Ayari est analyste principal sur l'Algérie au sein de l'International Crisis Group (ICG), et auteur d'un rapport à paraître ce mercredi, intitulé Algérie-Mali : consolider la détente. RFI : Après plus d'un an de rupture diplomatique, le Mali et l'Algérie ont annoncé le retour de leurs ambassadeurs et la réouverture de leurs espaces aériens mutuels. Un dégel que l'on n'avait pas vraiment vu venir. Beaucoup d'observateurs y voient la main de la Russie, qui aurait exigé de Bamako une position plus conciliante avec son voisin algérien. Est-ce que c'est le cas ? Michaël Ayari : Il y a beaucoup de suppositions. D'après nos sources, il semblerait qu'il y ait déjà depuis un moment, même avant avril, c'est-à-dire les attaques coordonnées d'avril [menées conjointement par le Jnim et le FLA, NDLR], et surtout après avril, une médiation claire et nette du Niger. Le Niger qui a lui-même renoué récemment avec l'Algérie. Exactement, en début d'année. Donc ça partirait de là. Mais bon, il y a beaucoup de rumeurs, vous savez, il y a tellement d'acteurs investis au Mali... Les Russes, à mon avis, n'ont pas joué de rôle direct, même si évidemment il y a eu certainement des discussions entre Alger et Moscou, ça c'est clair. Bamako a rompu l'accord de paix de 2015, qui avait été conclu entre l'État malien et les groupes armés indépendantistes du Nord, et qui avait été largement négocié à Alger. Les autorités maliennes de transition refusent tout dialogue avec les groupes armés, djihadistes ou indépendantistes, et n'envisagent qu'une réponse militaire. Cette position pourrait-elle évoluer à la faveur du dégel entre le Mali et l'Algérie ? Forcément, il y a eu un deal quelque part. Il y a un contenu de ce deal. Forcément, le primat de la logique politique sur la logique militaire doit être une des clauses. À mon avis, c'est clair. Le retour à l'accord d'Alger, ça m'étonnerait beaucoup. Mais qu'il y ait une initiative politique, directement, pour une discussion, notamment avec le FLA... parce que l'État se délite. Et personne n'a intérêt à ce que le Mali tombe, y compris l'Algérie. Donc vous pensez que, malgré leur discours guerrier, les militaires au pouvoir à Bamako depuis bientôt six ans pourraient faire un pas vers les rebelles indépendantistes du FLA ? C'est peut-être un peu prématuré de dire ça. Vous savez, il y a plein de choses qui peuvent empêcher cela. Il faudra voir quelle forme ça prend. Si donc il y a eu un deal et qu'il est respecté, les prochaines étapes du deal, c'est : un retour de la coordination sécuritaire, un renforcement de l'échange de renseignements et une implication d'Alger, qui a quand même des contacts avec certains leaders du FLA, pour peut-être calmer les choses. Mais tout ça reste quand même conditionné. Beaucoup de choses peuvent arriver. Il peut y avoir des spoilers [des éléments perturbateurs, NDLR] au niveau international, il peut y avoir une opinion publique au Mali totalement opposée à ça, il peut y avoir aussi à l'intérieur du régime, ou du système, des forces qui refusent ça aussi... Donc on est à un moment où le choc frontal n'a pas l'air de marcher, et tout le monde essaie de mettre de l'eau dans son vin pour donner une chance à la paix, ce qui est très positif. Vous envisagez une reprise de la coopération sécuritaire entre les deux États, mais il faut quand même rappeler que le pic de la crise avait été atteint en avril 2025, lorsque le Mali avait accusé l'Algérie d'avoir abattu un drone sur son territoire. L'Algérie assurait que le drone se trouvait dans le ciel algérien. L'affaire est donc soldée ? Ou enterrée ? Il y a beaucoup de dossiers qui sont encore en suspens. Alors, ce qu'il y a d'intéressant, c'est qu'entre le Mali et l'Algérie, il n'y a pas de gros dossiers historiques. On est surtout sur du conjoncturel. Mais par contre, ce qui s'est passé ces quinze mois, les accusations qui ont été lancées de part et d'autre, il y aura des choses à clarifier, c'est sûr. Justement, il est notoire que l'Algérie sert de refuge à des combattants et à des chefs du Jnim, liés à al-Qaïda, ou à des indépendantistes du FLA, depuis des années. Et ça exaspère les autorités maliennes de transition, qui ont accusé l'Algérie de « complicité » avec les « groupes terroristes ». Est-ce que quelque chose a changé ? En fait, ça a toujours été pareil. Vous avez une Algérie qui, dès les années 1980, a essayé de se positionner entre les rebelles et les autorités maliennes. S'ils sont trop du côté des autorités maliennes, ils perdent toute influence auprès des rebelles. Et s'ils sont trop près des rebelles, ils perdent toute influence par rapport aux autorités maliennes et toute crédibilité. Donc ils essaient d'être entre les deux, parce qu'ils savent très bien que ce qui se passe au Mali concerne le sud de leur territoire et que tout mouvement indépendantiste ou séparatiste peut, à un moment donné, commencer à revendiquer une partie du sud de l'Algérie. Et donc de ce point de vue, ils veulent être au milieu. Ça veut dire que de temps en temps, on ferme les yeux sur certaines activités, mais ça ne veut pas dire qu'on soutient totalement les acteurs qui veulent en découdre avec le gouvernement malien ou alors qui veulent atteindre à l'unité du pays. La présence en Algérie de l'imam Dicko, opposant malien en exil qui prône la chute des militaires au pouvoir, est-ce qu'elle pourrait être remise en cause ? Il va devoir être plus discret, tout simplement. Si l'accord tient, évidemment, on n'entendra pas parler de l'imam Dicko. À mon avis, il n'y aura pas d'extradition, ça c'est sûr. Et si par contre l'accord ne tient pas, on entendra parler de lui, voilà ! La reconnaissance récente par le Mali du plan marocain pour le Sahara occidental : Alger n'en tient pas trop rigueur à Bamako, c'est sans conséquence ? Ça a été très mal perçu, évidemment. Tout le monde s'est dit : « Voilà, c'est une concession faite au Maroc, peut-être que le Maroc a promis quelque chose », et on se rend compte que le Maroc n'a pas donné grand-chose. Donc ils ne vont pas revenir et reconnaître à nouveau la République arabe sahraouie démocratique, mais ils ne vont pas non plus avoir une voix très active sur le dossier sahraoui. Ce dégel Mali-Algérie, en fin de compte, vous y croyez ou c'est une énième péripétie ? Quand il y a des communiqués comme ça qui sortent, c'est qu'il y a quelque chose de profond qui a été réglé. Mais ça ne veut pas dire que ça va être linéaire. Il peut y avoir des rechutes et puis ça dépend du terrain aussi. Il peut y avoir un Jnim qui tout d'un coup devient incontrôlable, un Jnim qui gagne des batailles, il peut y avoir des tensions internes à droite et à gauche... Donc voilà, les choses maintenant sont à faire et il faut attendre les prochaines étapes. Et si le deal a été conclu, la première chose qu'on verra, c'est un accroissement et une amélioration de la coopération sécuritaire entre le Mali et l'Algérie. À lire aussiAlgérie-Mali: comment expliquer le dégel diplomatique? Algérie-Mali : consolider la détente, à lire sur le site d'International Crisis Group
C dans l'air du 14 juillet 2026 - Macron : démonstration de force… sous le regard de Moscou Un défilé XXL et un message au reste du monde. Pour le dixième et dernier défilé du 14-Juillet de sa présidence, Emmanuel Macron a vu les choses en grand. Quelque 6 700 soldats, 98 avions, et 31 hélicoptères ont défilé sur et au-dessus des Champs-Élysées, à Paris, un record. Dans les tribunes, le président français avait convié une trentaine de chefs d'État, dont le président ukrainien Volodymyr Zelensky, pour réaffirmer le soutien de la France à l'Ukraine en guerre. Devant eux, près de 500 soldats des pays membres de la Coalition des volontaires ont également défilé dans un message d'unité européenne adressé à Vladimir Poutine. « Nous nous battons tous ensemble, et nous nous tenons au côté du peuple ukrainien », avait lancé le président français, Emmanuel Macron, hier. En neuf ans de mandats, marqués par la guerre en Ukraine, le chef de l'État a fait doubler le budget de la défense, passé de 32 milliards d'euros en 2017, à 64 d'ici 2027. La France veut se donner les moyens d'affirmer sa puissance mais aussi de soutenir efficacement l'Ukraine, en témoigne l'annonce, hier, de 16 nouveaux Rafales livrés à l'Ukraine. Fin juin, dans une interview à France culture, la candidate du RN à l'élection présidentielle Marine Le Pen réaffirmait son soutien « sans aucune ambiguïté » à l'Ukraine. Mais la position du parti nationaliste à l'égard de Kiev n'a pas toujours été si claire. Si le parti avait bien condamné l'agression russe en 2022, sa position était pro-russe lors de l'annexion de la Crimée en 2014 et du referendum d'autodétermination du territoire. « La Crimée est russe depuis de très nombreuses années », tweetait à l'époque Marine Le Pen. Officiellement, depuis 2022, le RN a tourné le dos à la Russie, réaffirmant régulièrement son soutien à l'Ukraine. Le président du RN Jordan Bardella estime même que la Russie constitue une « menace multidimensionnelle pour la France ». Mais l'époque n'est pas si lointaine où le RN empruntait 9 millions d'euros à une banque russe pour financer ses campagnes régionales et départementales 2015. Plusieurs membres du RN continuent d'ailleurs d'afficher leur russophilie, à l'image de l'eurodéputé Thierry Mariani qui considère que l'aide économique à l'Ukraine est un naufrage économique « qui nourrit la grande corruption ».Que retenir du dernier défilé du 14-Juillet d'Emmanuel Macron ? Comment le Rassemblement national se positionne-t-il vis-à-vis de la guerre en Ukraine ? Et le gouvernement a-t-il suffisamment agi pour protéger les Français des vagues de chaleur ?Nos experts :- Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales - Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef à - La Tribune Dimanche - Nathalie MAURET - Reporter politique - Groupe de presse régionale Ebra
C dans l'air du 14 juillet 2026 - Macron : démonstration de force… sous le regard de MoscouNos experts :- Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales - Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef à - La Tribune Dimanche - Nathalie MAURET - Reporter politique - Groupe de presse régionale Ebra
En déplacement à Bujumbura, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, assure que des combattants ukrainiens soutiennent la rébellion de l'AFC/M23, aux côtés des forces rwandaises, dans le but de déstabiliser des pays considérés comme des alliés de Moscou, comme la RDC et le Burundi. Alors que ces accusations sont fermement démenties par Kiev, sur quels éléments Sergueï Lavrov fonde-t-il ses affirmations ? L'Ukraine peut-elle réellement soutenir l'AFC/M23 ? Quelle est la position des autorités congolaises ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI.
Como um país que já perdeu dois terços do seu território se tornou uma das vozes mais nacionalistas da Europa? A resposta está em uma história marcada pela ocupação otomana, pelo domínio austríaco, pelo trauma do Tratado de Trianon e pela escolha de lutar ao lado do Eixo na Segunda Guerra Mundial. Gravado em julho de 2026.PIX: abcdageopolitica@gmail.comInstagram e Tik Tok : @abcdageopoliticaApoio pela plataforma da ORELO ou PIXLivro: A casa dos segredos. mondru.com/loja mondru.com/produto/a-casa-dos-segredos/Vinheta musical: Longzijuan
Nos últimos meses, a América Latina viveu uma sequência de eleições presidenciais apertadas que parecem consolidar uma virada à direita no continente. Neste episódio, produzido em parceria com o Observatório Rússia-América Latina (Ruslat), a coordenadora Daniela Vieira Secches (PUC Minas/Ruslat) recebe Marinana Andrade e Barros (PUC Minas), autora do livro Democracia na Agenda Regional da América Latina, e Giovana Dias Branco (USP/Ruslat), que fala diretamente de Moscou, para discutir o que essa onda eleitoral no Peru, na Colômbia e em outros países representa para os interesses russos na região. No segundo bloco, o pesquisador Leonardo Nascimento (PUC Minas/Ruslat) traz o olhar da imprensa russa sobre as eleições latino-americanas e sua conexão com a guerra na Ucrânia e as eleições da Duma Estatal marcadas para setembro, enquanto Giovana Dias Branco detalha o avanço da cooperação agroindustrial entre Brasil e Rússia e a disputa entre a Rosatom e os Estados Unidos pelo mercado latino-americano de pequenos reatores nucleares. No terceiro bloco, o quadro Outros Olhares recebe novamente Marinana Barros, conduzida por Laura Schneider de Lima (PUC Minas/Ruslat), para refletir sobre identidade, cultura política e literatura na América Latina e na Rússia. Quer apoiar o Chutando a Escada? Acesse chutandoaescada.com.br/apoio Mande um café usando nossa chave PIX: perguntas@chutandoaescada.com.br Comentários, críticas, sugestões? Escreva pra gente em perguntas@chutandoaescada.com.br Participaram deste episódio: Daniela Vieira Secches, Marinana Andrade e Barros, Giovana Dias Branco, Leonardo Nascimento e Laura Schneider de Lima. Inserção musical no final: “Garçom”, por João Ventura. Siga o artista no Instagram. Escute também no Spotify, no YouTube ou Apple Podcasts. Citados no episódio GALEANO, Eduardo. Futebol ao Sol e à Sombra. L&PM, 1995. LEÓN-PORTILLA, Miguel. A Conquista da América Latina Vista pelos Indígenas: Relatos Astecas, Maias e Incas. Vozes, 2023. GUERRA, Ciro (dir.). O Abraço da Serpente [El abrazo de la serpiente]. Colômbia/Venezuela/Argentina, 2015. 124 min. CANAL BRASIL. Sangue Latino: Eduardo Galeano. 2013. Documentário. Disponível em: YouTube. BARROS, Marinana Andrade e. Democracia na Agenda Regional da América Latina. Mencionado em entrevista. MEDEIROS, Murilo. Pesquisa sobre segurança como tema central nas eleições latino-americanas. Universidade de Brasília (UnB). Disponível em: Folha de S.Paulo. Capítulos: 00:00 — Introdução: eleições na América Latina e na Rússia em 2026 04:00 — Marinana Barros: a virada à direita nas urnas latino-americanas 10:00 — Giovana Branco: os quatro interesses russos na região 15:00 — Peru e Colômbia: pragmatismo além do alinhamento ideológico 21:00 — Ideologia não basta: o Itamaraty e o pragmatismo da política externa 29:00 — Boletim Ruslat: a imprensa russa e as eleições latino-americanas 38:00 — Agroindústria e energia nuclear na disputa Rússia-EUA 42:00 — Outros Olhares: identidade, literatura e cinema The post América Latina vira à direita, mas a Rússia não vai embora appeared first on Chutando a Escada.
Aujourd'hui, dans "L'écho du monde", Lukas Aubin consacre sa chronique à la réunion qui se tient à Paris pour l'avenir de la guerre en Ukraine.Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, ainsi que le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, et les représentants de 25 pays se réunissent pour discuter du soutien à apporter à l'Ukraine dans ce conflit qui prend une tournure de plus en plus complexe.Au cœur des discussions, la nécessité d'assurer la sécurité de l'Ukraine face à la menace russe, mais aussi de renforcer les capacités militaires ukrainiennes. Car si l'Ukraine a développé un avantage technologique sur le terrain, grâce notamment à l'utilisation de drones et de renseignement, elle doit encore faire face aux attaques aériennes et aux missiles balistiques russes, qui sèment la peur parmi la population civile.Le président ukrainien va notamment plaider pour la mise en place d'un système antimissile européen, moins coûteux que les Patriotes américains, mais tout aussi efficace pour protéger les villes ukrainiennes. Car si l'Ukraine frappe désormais en profondeur, touchant la logistique russe, les frappes de Moscou sur les civils se multiplient, forçant les Ukrainiens à se réfugier dans les caves lors des alertes.Cette réunion de Paris est donc un test à plusieurs niveaux. Pour l'Ukraine, il s'agit d'obtenir des garanties de soutien à long terme, alors que les perspectives de négociations de paix à court terme semblent s'éloigner. Pour l'Europe, c'est l'occasion de démontrer sa capacité à soutenir militairement Kiev, tout en se préparant à peser dans d'éventuelles négociations futures.Car au-delà des victoires sur le terrain, c'est bien la capacité à encaisser dans la durée qui fera la différence. Vladimir Poutine, qui misait sur la division de l'Occident, semble parfois pris à son propre jeu, face à une Ukraine qui transforme désormais la logistique russe en cible militaire. Une guerre qui n'est plus seulement une guerre de front, mais une guerre de profondeur, où la puissance d'un pays se mesure à sa capacité à résister dans le temps.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire:Des frappes américaines en Iran ces derniers jours ont touché des bases militaires américaines dans la région, remettant en cause un protocole d'accord signé il y a moins d'un mois pour mettre fin à la guerre.Un important incendie est en cours dans la forêt de Fontainebleau, brûlant près de 800 hectares et perturbant fortement le trafic TGV sud-est.La France fait face à une vague de chaleur intense, avec 37 départements en vigilance rouge et 47 autres en vigilance orange, forçant les supermarchés à vider leurs rayons frais pour éviter les pannes de réfrigération.Des attaques de drones ont tué trois personnes et fait cinq blessés dans la région de Moscou.Emmanuel Macron réunit à Paris un sommet de la coalition des volontaires en soutien à l'Ukraine, en présence du président ukrainien Volodymyr Zelensky.Un véhicule contenant un fusil d'assaut, un pistolet et plusieurs chargeurs a été découvert à Sarcelles, suscitant des inquiétudes d'une possible attaque terroriste visant la communauté juive locale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Durante o fim de semana, sirenes de alerta soaram por todos os países do Golfo. Teerã lançou mísseis e drones contra instalações militares americanas no Bahrein, Kuwait, Omã, Catar e Jordânia. A ofensiva veio depois de Washington registrar que atingiu cerca de 140 alvos militares no Irã, incluindo instalações de mísseis, drones, munição, comunicação e vigilância costeira. Tem também:- Um incêndio em uma casa noturna deixou pelo menos 27 mortos e 63 feridos, com 22 deles em estado grave, em Bangkok, na Tailândia- Ataque de drones à região de Moscou deixou 3 mortos e 5 feridos na capital russa. Kiev também afirma ter atingido, nos últimos dias, pelo menos 21 petroleiros ligados à Rússia, além de outras sete embarcações no Mar de Azov- Episódios de racismo envolvendo torcedores argentinos tem ofuscado a campanha espetacular da seleção Argentina de futebol na Copa do Mundo Apoia.se do Mundo em 180 Segundos | apoio mensal – clique aquiApoia.se do Mundo em 180 Segundos | apoio de 1 episódio – clique aqui Notícias em tempo real nas redes sociais Instagram @mundo_180_segundos e Linkedin Mundo em 180 Segundos Fale conosco através do mundo180segundos@gmail.com
Au sommet de l'Otan à Ankara ce 8 juillet, Donald Trump a indiqué qu'il allait autoriser Kiev à produire en Ukraine des missiles Patriot. Ces missiles sont indispensables pour intercepter les missiles balistiques russes qui frappent les villes ukrainiennes, mais jusqu'à présent, Donald Trump était opposé à aider si directement l'Ukraine. C'est donc un revirement stratégique. Une annonce « plutôt cool », selon les mots de Donald Trump. « Ces missiles, faites-les vous-mêmes », a encore lancé le président américain à son homologue ukrainien en marge du sommet de l'Otan. S'il n'a précisé ni sous quelles conditions ni à quelle échéance cette production locale de missiles se fera, c'est la première fois que Donald Trump tend aussi ouvertement la main à l'Ukraine. Car outre les missiles de défense sol-air, il a également proposé de produire en Europe des missiles tactiques, souligne Xavier Tytelman, expert aéronautique : « Cela concerne les ATACMS, qui sont des missiles à 300 kilomètres de portée que les Ukrainiens ont reçus à plusieurs centaines d'exemplaires et que les Russes n'arrivent pas à intercepter. Et surtout, il y a la réparation des systèmes Patriot, poursuit l'expert, c'est-à-dire la défense aérienne, voire même la production directe d'intercepteurs des missiles eux-mêmes directement en Ukraine. Et ça, évidemment, c'est ce dont les Ukrainiens ont le plus besoin, car ils souffrent tous les jours des attaques lancées par les Russes sur leur ville. » À écouter dans Le grand invité internationalMuriel Domenach : « On a atteint le meilleur résultat possible » au sommet de l'Otan Un volume d'armes énorme pour l'Ukraine Si l'industriel américain Lockheed Martin, qui produit les missiles intercepteurs Patriot, s'est engagé à tripler sa production, les usines américaines risquent pourtant d'avoir du mal à suivre le rythme d'une demande exponentielle. Alors produire à l'étranger sous licence, c'est la meilleure des solutions, précise Xavier Tytelman. « Le volume nécessaire pour défendre l'Ukraine, c'est totalement hors de portée de la production des Américains. Et les Ukrainiens savent faire beaucoup plus vite. Ils l'ont prouvé dans de nombreux domaines par le passé, notamment sur les missiles de croisière », explique l'expert aéronautique. « C'est vraiment une grosse inflexion de la part des États-Unis. C'est un revers évidemment pour Poutine qui, depuis le début, dit que c'est une ligne rouge. Donc, aujourd'hui, on attend simplement la mise en œuvre de ces annonces, poursuit Xavier Tytelman, puisque le vrai problème, c'est que les paroles de Trump ne sont pas toujours des paroles officielles qui engagent l'État américain, ce qui n'était pas le cas avec les présidents précédents. Donc, maintenant, il faut savoir si ce qui a été annoncé va vraiment être mis en œuvre, mais en tout cas, ça fait sourire énormément de monde en Ukraine. » La volonté politique est là, reste à relever un défi industriel Produire en Ukraine des missiles de défense aérienne Patriot ne sera pas une mince affaire. Ça reste une ambition de long terme. Plusieurs mois seront nécessaires, estime Léo Péria-Peigné, chercheur à l'Ifri : « Se mettre à produire des missiles Patriot, se mettre à produire des ATACMS, ce n'est vraiment pas si simple. Il faut adapter des usines, il faut surtout adapter des chaînes d'approvisionnement. On n'est pas sur quelque chose qui se fait rapidement. On voit déjà les difficultés que l'industrie européenne a eues à monter en cadence sur des objets plus simples, mais alors là, commencer à produire des objets nouveaux, c'est encore un autre défi. » Les États-Unis s'intéressent de nouveau à l'Ukraine, et ce revirement américain semble avoir piqué au vif Moscou, qui a aussitôt accusé les Européens de se préparer à un conflit armé avec la Russie. À lire aussiSommet de l'Otan à Ankara: Trump, l'Ukraine, l'argent et les tensions démocratiques au cœur des débats
Depuis la tenue du sommet du G7 à Evian entre le 15 et le 17 juin dernier auquel le président français Emmanuel Macron n'a pas invité son homologue sud-africain, un irritant s'est immiscé dans les relations franco-sud-africaines. Alors que Cyril Ramaphosa est en visite officielle à Paris ce vendredi 10 juillet, les deux dirigeants vont-ils en parler ? Quels sont par ailleurs les autres enjeux de ce déplacement ? Chercheuse à International Crisis Group, la Sud-Africaine Liesl Louw répond pour l'occasion aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce que les relations franco-sud-africaines se sont distendues depuis qu'Emmanuel Macron a oublié d'inviter Cyril Ramaphosa au dernier G7, à Evian, en France ? Liesl Louw : Oui, il y avait des tensions, c'est sûr, parce qu'initialement, apparemment, Ramaphosa a reçu une invitation pour assister au G7, mais il a été désinvité, ou comme vous avez dit, on a oublié de l'inviter au dernier moment. Donc Ramaphosa aussi n'est pas allé au sommet de Nairobi, le Africa Forward du mois de mai dernier. Donc il y avait ces deux rendez-vous et je pense que l'Afrique du Sud est déçue par cette situation. Mais on a compris que la pression du président Trump, qui menaçait de ne pas venir à Evian, si Ramaphosa assistait à cette réunion, était principalement la cause de cette situation par le fait que Ramaphosa finalement n'a pas été invité pour venir au G7. Vu la proximité stratégique entre la France et les États-Unis, on l'a encore vu cette semaine à Ankara lors du sommet de l'Otan, quel est l'intérêt pour Cyril Ramaphosa de venir en France ? Oui, il y a beaucoup d'intérêts. D'abord économique, pour attirer des investissements. Le plus grand problème aujourd'hui pour Ramaphosa, c'est le manque de croissance économique. L'Afrique du Sud n'attire pas d'investissements étrangers, mais il y a des sociétés françaises implantées en Afrique du Sud et l'Afrique du Sud aimerait bien augmenter ces investissements et le commerce entre les deux pays. On fait face à des graves problèmes de chômage. Ça aussi, c'est une des causes de ces graves émeutes et des manifestations xénophobes en Afrique du Sud. Donc, Ramaphosa veut montrer que, malgré ces tensions géopolitiques, l'Afrique du Sud reste un pays important sur le plan international et africain, même si les relations entre l'Afrique du Sud et le reste du continent passent un très mauvais moment actuellement. Malgré l'attaque de l'Ukraine par la Russie en 2022, l'Afrique du Sud maintient son alliance stratégique avec Moscou. Est-ce que ce n'est pas un sérieux point de divergence entre l'Afrique du Sud et la France ? Est-ce que ça ne va pas finir par fragiliser les relations entre les deux pays ? Oui, c'est vrai que, depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022, l'Afrique du Sud a été très critiquée par les pays européens pour sa position. Surtout certains individus au sein de l'ANC [le parti au pouvoir, NDLR] qui sont ouvertement pro-russes. L'Afrique du Sud aussi a présidé un sommet des Brics où la Russie joue un rôle important. Mais je pense que c'est ça qui fait que l'Afrique du Sud est un peu au cœur de ce jeu géopolitique. Parce que d'un côté, certains sont vus comme pro-russes, mais en même temps, le président Ramaphosa est très ouvert aux Occidentaux. L'Afrique du Sud a quand même montré une position non alignée, neutre quelque part dans ce jeu géopolitique. Je pense que ce sentiment pro-russe a un peu diminué avec le temps depuis 2022. Les relations avec l'Europe se sont améliorées depuis. Depuis un mois, le gouvernement sud-africain est accusé par plusieurs autres gouvernements africains, notamment ceux du Nigeria et du Ghana, de fermer les yeux sur les graves violences xénophobes en Afrique du Sud. En allant à Paris, est-ce que Cyril Ramaphosa vient aussi rompre un certain isolement diplomatique ? Oui, absolument, l'Afrique du Sud et son image sur le continent souffrent énormément de ces violences xénophobes. Ramaphosa, lui-même, je pense, n'a pas su être à la hauteur pour dénoncer ces manifestations, mais pas uniquement les manifestations, la violence contre les étrangers africains en Afrique du Sud. En ce qui concerne son isolement diplomatique, c'est très intéressant de voir l'Afrique du Sud renouer des liens avec des pays comme le Rwanda où, depuis très longtemps, l'Afrique du Sud n'avait pas eu de bonnes relations. Le ministre des Affaires étrangères rwandais était en Afrique du Sud pour la première fois en visite officielle depuis douze ans. Et du fait de cet isolement diplomatique, est-ce que le business en souffre ? Est-ce qu'il y a moins d'investissements en Afrique du Sud ? Je pense que, pour le moment, on ne sent pas encore ça. Le manque d'investissement en Afrique du Sud, depuis très longtemps, est lié à d'autres facteurs, notamment les problèmes d'infrastructures et d'approvisionnement en électricité. Là où on peut voir peut-être à l'avenir un problème économique lié à ces violences xénophobes, c'est pour les entreprises sud-africaines implantées sur le continent, comme le groupe de télécom MTN par exemple au Nigeria, qui est parfois mis en difficulté par le gouvernement nigérian à cause de ce qu'il se passe en Afrique du Sud et des violences xénophobes.
L'émission 28 minutes du 09/07/2026 Volodymyr Zelensky est-il le grand gagnant du sommet de l'OTAN ? Alors que la Russie poursuit ses frappes contre l'Ukraine, au sommet de l'OTAN à Ankara qui s'est tenu le 7 et 8 juillet, les membres de l'Alliance ont réaffirmé “leur engagement indéfectible” à la défense collective de Kiev, promettant 70 milliards d'euros d'aide pour 2026 et 2027. Donald Trump a annoncé son intention d'autoriser l'Ukraine à fabriquer, sous licence, des missiles Patriot conçus par l'entreprise américaine Raytheon, utilisés par l'armée américaine et par plusieurs membres de l'Alliance. Malgré les multiples soutiens, l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN demeure absente de la déclaration finale. On en débat avec Veronika Dorman, grand Reporter à Libération, ex-correspondante à Moscou, Camille Grand, ancien secrétaire général adjoint de l'OTAN (2016-2022), et Elie Tenenbaum, directeur du Centre des Études de Sécurités de l'IFRI.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 9 juillet 2026 Présentation Jean-Mathieu Pernin Production KM, ARTE Radio
C dans l'air du 6 juillet 2026 - L'alerte des services américains... Poutine veut attaquer la Pologne La Pologne est-elle la prochaine cible de la Russie ? C'est en tout cas ce que soutiennent les renseignements américains qui ont multiplié les avertissements, selon The Telegraph.Il y a une semaine, les Pays-Bas alertaient déjà l'OTAN sur une possible intervention russe en Europe "dans l'année qui suivra la fin de la guerre" en Ukraine. Un scénario qui n'est pas sans rappeler les indications américaines en 2021 ; quelques mois plus tard, la Russie se lançait à l'assaut de l'Ukraine.À seulement quelques jours du sommet de l'OTAN à Ankara, ces annonces font l'effet d'une bombe sur fond de désengagement américain. Les budgets de défense des alliés devraient y être longuement évoqués, sous la pression de Donald Trump qui dénonce une "relation à sens unique". Son secrétaire d'État à la Défense, Pete Hegseth, a prévenu d'un "réexamen" de la présence militaire américaine en Europe.Mais les Polonais ne sont pas les seuls à s'inquiéter. Au sein des pays baltes, en première ligne face à la Russie, la guerre a déjà commencé. Brouillage de GPS, sabotage ou propagande prorusse, Baiba Braže, la ministre lettonne des Affaires étrangères, témoigne auprès de nos journalistes de la réalité de cette guerre hybride et abonde dans le sens de Donald Trump, pour enjoindre les Européens à se prendre en main en matière de défense.Au cœur des préoccupations : les accusations de discrimination envers les populations russophones, portées par Vladimir Poutine. Ces dernières sont particulièrement implantées dans les pays baltes (jusqu'à 38 % de la population en Lettonie). En 2022, pour justifier sa guerre, le président russe avait prétexté des "abus et un génocide" commis par le "régime de Kiev" à l'encontre de ces populations. La défense des droits des russophones, un motif déjà invoqué lors du lancement de l'offensive russe en Ossétie du Sud ou en Abkhazie, deux régions géorgiennes toujours occupées par la Russie."La permanence d'une menace russe sur notre continent, avec une guerre ouverte (...) reste ma préoccupation première en termes de préparation des armées", a déclaré récemment le chef d'état-major des armées, Fabien Mandon. Nous avons pu suivre les exercices de l'armée française, qui démontrent l'importance de la logistique dans les conflits de haute intensité. Dans ce contexte, 436 milliards d'euros vont être consacrés à la défense d'ici à 2030, en hausse de 36 milliards, suite à l'adoption par le Parlement d'une nouvelle version de la loi de programmation militaire.Faut-il prendre les avertissements américains et polonais au sérieux ? Malgré l'affaiblissement de la position de Vladimir Poutine, la Russie peut-elle attaquer l'OTAN ? Sommes-nous prêts à une guerre de haute intensité ? Le flanc Est de l'Europe sera-t-il la prochaine cible de la Russie ?Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Pierre LEVY - Ancien ambassadeur en Russie et auteur de Au cœur de la Russie en guerre- Nicolas TENZER - Spécialiste en géostratégie, auteur de Notre guerre- Marie JÉGO - Journaliste pour Le Monde, ancienne correspondante à Moscou
C dans l'air du 6 juillet 2026 - L'alerte des services américains... Poutine veut attaquer la Pologne Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Pierre LEVY - Ancien ambassadeur en Russie et auteur de Au cœur de la Russie en guerre- Nicolas TENZER - Spécialiste en géostratégie, auteur de Notre guerre- Marie JÉGO - Journaliste pour Le Monde, ancienne correspondante à Moscou
On a tous été confrontés aux démarchages en ligne pour nous soutirer nos codes bancaires ou pour nous pousser à valider un virement frauduleux... Si la plupart de ces arnaques, très bien huilées, sont orchestrées par des groupes criminels internationaux qui ont pour seul objectif l'appât du gain, la situation est un peu différente en Moldavie. Situé entre l'Ukraine et la Roumanie, le petit pays d'à peine trois millions d'habitants est candidat pour rentrer dans l'Union européenne... les négociations vont commencer. Et cela ne plait guère à Moscou qui pilote une partie de ces arnaques pour déstabiliser le pays. Dans la capitale Chisinau, on lutte contre cette fraude bancaire avec beaucoup d'énergie. C'est le reportage de Maria Gerth Niculescu. Et la fraude bancaire n'est qu'une des nombreuses manières pour Moscou de mener sa guerre hybride en Moldavie. En finançant des médias pro-russes dont certains ont été interdits, en poussant des partis d'extrême droite, la Russie fait tout pour déstabiliser le pouvoir de la présidente pro-européenne Maia Sandu... Son parti a tout de même réussi à gagner les dernières élections... Mais la démission du Premier ministre, en fin de semaine dernière, montre à quel point ces ambitions sont contrariées. L'analyse de Florent Parmentier, chercheur spécialiste de la Moldavie, secrétaire général du Cevipof. À écouter aussiMaia Sandu : «Il faut accentuer la pression économique sur la Russie» Les Espagnols ont mesuré l'inégalité face au réchauffement climatique La canicule qui continue à toucher l'Europe a soulevé de nombreuses questions y compris celle de l'inégalité sociale face au réchauffement climatique. En Espagne, elle a été mesurée très précisément dans dix villes. Et les écarts de température atteignent cinq degrés entre les quartiers les plus pauvres très bétonnées et les plus résidentiels plus verts. L'étude menée par l'université polytechnique de Madrid et les amis de la terre, ajoute que 60% des habitants n'ont pas accès à de la verdure à moins de 300 mètres de chez eux. Reportage dans le quartier populaire de Vallecas, au sud de Madrid, signé Diane Cambon. Et l'Union européenne dans tout ça... même si l'objectif de neutralité carbone est maintenu pour 2050, on a pu voir récemment de nombreux accrocs à cette promesse. À Bruxelles, Jean-Jacques Hery. À lire aussi«Lutter contre le changement climatique, ce n'est pas un problème technique, c'est un enjeu démocratique»
On a tous été confrontés aux démarchages en ligne pour nous soutirer nos codes bancaires ou pour nous pousser à valider un virement frauduleux... Si la plupart de ces arnaques, très bien huilées, sont orchestrées par des groupes criminels internationaux qui ont pour seul objectif l'appât du gain, la situation est un peu différente en Moldavie. Situé entre l'Ukraine et la Roumanie, le petit pays d'à peine trois millions d'habitants est candidat pour rentrer dans l'Union européenne... les négociations vont commencer. Et cela ne plait guère à Moscou qui pilote une partie de ces arnaques pour déstabiliser le pays. Dans la capitale Chisinau, on lutte contre cette fraude bancaire avec beaucoup d'énergie. C'est le reportage de Maria Gerth Niculescu. Et la fraude bancaire n'est qu'une des nombreuses manières pour Moscou de mener sa guerre hybride en Moldavie. En finançant des médias pro-russes dont certains ont été interdits, en poussant des partis d'extrême droite, la Russie fait tout pour déstabiliser le pouvoir de la présidente pro-européenne Maia Sandu... Son parti a tout de même réussi à gagner les dernières élections... Mais la démission du Premier ministre, en fin de semaine dernière, montre à quel point ces ambitions sont contrariées. L'analyse de Florent Parmentier, chercheur spécialiste de la Moldavie, secrétaire général du Cevipof. À écouter aussiMaia Sandu : «Il faut accentuer la pression économique sur la Russie» Les Espagnols ont mesuré l'inégalité face au réchauffement climatique La canicule qui continue à toucher l'Europe a soulevé de nombreuses questions y compris celle de l'inégalité sociale face au réchauffement climatique. En Espagne, elle a été mesurée très précisément dans dix villes. Et les écarts de température atteignent cinq degrés entre les quartiers les plus pauvres très bétonnées et les plus résidentiels plus verts. L'étude menée par l'université polytechnique de Madrid et les amis de la terre, ajoute que 60% des habitants n'ont pas accès à de la verdure à moins de 300 mètres de chez eux. Reportage dans le quartier populaire de Vallecas, au sud de Madrid, signé Diane Cambon. Et l'Union européenne dans tout ça... même si l'objectif de neutralité carbone est maintenu pour 2050, on a pu voir récemment de nombreux accrocs à cette promesse. À Bruxelles, Jean-Jacques Hery. À lire aussi«Lutter contre le changement climatique, ce n'est pas un problème technique, c'est un enjeu démocratique»
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 2 juillet 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.LA ZEITENWENDEEn février 2022, après l'attaque russe en Ukraine, le chancelier social- démocrate de l'époque, Olaf Scholz, déclarait devant le Bundestag que « février 2022 marquait un changement d'époque (Zeitenwende) dans l'histoire de notre continent ». Quelques mois plus tard, les députés adoptaient la création d'un fonds spécial de 100 milliards d'euros pour moderniser la Bundeswehr. Cette dynamique s'est poursuivie et même accentuée avec l'arrivée au pouvoir du chrétien démocrate Friedrich Merz. En mars 2025, il a fait voter par le Bundestag l'exemption des dépenses sécuritaires du sacro-saint frein à la dette, puis, en décembre, une loi sur la modernisation du service militaire. Trente-cinq ans après la réunification, le réarmement pourrait faire du pays une puissance d'équilibre dans un espace européen sous haute tension, affirme le géographe Boris Grésillon, dans une tribune au « Monde ».Si jusqu'à présent l'armée allemande s'en remettait aux recommandations de l'OTAN, le ministre de la Défense allemand, Boris Pistorius a présenté, le 22 avril dernier, un budget en hausse constante, qui s'élève à plus de 108 milliards en 2026, et, pour la Bundeswehr qui compte actuellement 185.000 soldats d'active, un plan en trois étapes, D'abord, un renforcement des effectifs « rapide et de grande envergure » jusqu'en 2029, notamment grâce à un nouveau service militaire « attractif et porteur de sens ». Puis une deuxième phase jusqu'en 2035, marquée par une augmentation « significative » des capacités dans tous les domaines (terrestre, aérien, maritime, cyber, espace), à l'issue de laquelle, assurent les autorités, « l'objectif de 460.000 soldats prêts au combat sera atteint, avec 260.000 militaires d'active et 200.000 réservistes ». Enfin, à l'horizon 2039 et au-delà, une projection vers une « Bundeswehr du futur », dans laquelle seront intégrées les « innovations militaires de demain ». Cette « conception générale de la défense militaire » traduit en actes la prise de conscience du changement d'époque née de l'attaque de l'Ukraine et concrétise la renonciation au pacifisme consubstantiel, depuis 1949, à la démocratie allemande. La Russie y est qualifiée de menace la plus importante et la plus immédiate pour la sécurité allemande, européenne et transatlantique ; elle prend acte du pivot américain vers l'Indopacifique et de la nécessaire montée en puissance des Européens au sein de l'Alliance atlantique ; elle tire les enseignements des transformations de la guerre constatées en Ukraine, au Proche et au Moyen-Orient.Zeitenwende, donc, d'abord militaire, puis budgétaire et maintenant social avec le soutien du gouvernement allemand aux travaux d'une commission prônant une hausse progressive de l'âge légal de départ en retraite au-delà des 67 ans, indexée sur l'espérance de vie, dans un pays confronté au vieillissement démographique.POURQUOI LA GUERRE NE PAIE PLUS ?La signature par le président américain le 17 juin au château de Versailles du protocole d'accord avec l'Iran soulage le commerce mondial, mais met à mal la puissance américaine. Pour la deuxième fois Donald Trump, de guerre lasse, décide d'arrêter les frais face à un adversaire déterminé. La première, c'était en février 2020, lorsque l'accord de Doha avec les Talibans acta le retrait des États-Unis d'Afghanistan. Un accord finalement mis en œuvre à l'été 2021 par l'administration Biden, dans un contexte de débâcle mémorable. Si on voit mal ce que l'Amérique gagne, en revanche les bénéfices de l'accord de Versailles pour Téhéran sont clairs : levée temporaire des sanctions sur l'exportation du pétrole, puis dégel de certains avoirs iraniens à hauteur de dizaines de milliards de dollars. À terme la perspective d'un « fonds de reconstruction et de développement »doté de 300 milliards, de l'argent dont on ne sait pas trop d'où il viendrait. À l'heure du mondial de football, le géopolitologue Dominique Moïsi résume l'épisode guerrier de près de 110 jours auquel les présidents américain et iranien ont mis fin (provisoirement ou non) en signant le mémorandum qui suspend les hostilités pour au moins soixante jours : « Téhéran 1, Washington 0 ».Dans un conflit asymétrique, le fort perd en ne gagnant pas tandis que le faible gagne en ne perdant pas. La République d'Iran sort donc vainqueur, les États-Unis et Israël perdants. De même, la Russie de Vladimir Poutine se trouve dans une impasse stratégique et éprouve les limites de la force militaire quand elle est mal employée. En Ukraine, les forces russes ont perdu du terrain en mai, pour le deuxième mois de suite, d'après les analyses de l'Institute for the Study of War, un groupe de réflexion américain. Même les zélateurs du régime reconnaissent qu'il est peu probable que Moscou parvienne à percer les lignes. Vladimir Poutine a dû admettre, le 28 juin, de réels problèmes, comme la pénurie de carburant. On estime que deux tiers des Russes sont désormais favorables à des négociations de paix.La guerre d'Iran et celle d'Ukraine témoignent des défis rencontrés par l'assaillant en ce XXIe siècle, à l'heure des drones et du combat asymétrique ultraconnecté. Malgré une supériorité aérienne et une puissance de feu sans rivale, États-Unis et Russie peinent à faire capituler l'adversaire. Ces enseignements sont scrutés à Taipei comme à Pékin. La Chine pourrait en déduire que décidément, l'aventurisme militaire ne paie pas face à un adversaire déterminé qui joue à domicile... Cela pourrait l'encourager à poursuivre sa patiente stratégie de « strangulation » de l'île démocratique plutôt que de lancer une invasion militaire risquée.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air l'invitée du 3 juillet 2026 avec Marie Jégo, journaliste au Monde, ancienne correspondante à Moscou. La guerre touche plus directement la Russie, avec notamment des infrastructures stratégiques et énergétiques frappées en profondeur. Vladimir Poutine reconnaît publiquement des difficultés logistiques liées à ces attaques, comme des pénuries de carburant qui compliquent le quotidien des Russes. Des soldats russes fuient leurs unités. D'après les derniers chiffres, la guerre a déjà fait 1,4 million de morts, blessés et disparus côté russe. Pourtant, malgré une économie en berne et la lassitude grandissante de la population, le président russe maintient ses exigences à l'égard de l'Ukraine, refusant toute option diplomatique pour mettre fin à la guerre.
Donald Trump souhaite la fin des tueries insensées en Ukraine après les frappes russes de la nuit dernière à Kiev et qui ont fait au moins 27 morts d'après un tout dernier bilan, les pires frappes menées dans la capitale ukrainienne. Moscou frappe fort à un moment où l'armée russe est traversée par des doutes et on assiste même aux prémices de ce qui pourrait ressembler à une rébellion.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Été 1936 : pour la première fois de leur vie, des millions de Français découvrent la mer. Les sorties d'usine en liesse, les trains bondés, les plages, le maillot, le camping... ces heures qui n'appartiennent plus à personne. Un nouveau monde s'ouvre, pendant qu'à quelques centaines de kilomètres, l'Europe bascule déjà.Franck Ferrand nous plonge dans l'effervescence de l'été 1936, une période charnière qui a vu la France basculer dans une nouvelle ère. Avec l'arrivée du Front populaire au pouvoir, les fameux accords de Matignon ont instauré les congés payés, ouvrant la voie à un phénomène inédit : des millions de Français, ouvriers et employés, découvrent pour la première fois les joies des vacances.Des usines de Roubaix aux plages de Normandie, en passant par les guinguettes du bord de Marne, c'est toute une France populaire qui s'éveille à de nouveaux horizons. Mais cette explosion du temps libre bouscule les équilibres établis. Les stations balnéaires sont submergées, les gares débordent, et un véritable nomadisme estival s'invente sous nos yeux.Pourtant, l'été 36 n'est pas seulement synonyme d'insouciance. Franck Ferrand nous rappelle que cette période concentre aussi les tensions qui traversent l'Europe. Du coup d'État franquiste en Espagne aux Jeux olympiques de Berlin, en passant par les procès staliniens à Moscou, l'ombre de la menace fasciste plane sur ce tableau idyllique. Un contraste saisissant qui donne toute sa dimension à cette révolution du temps libre, véritable tournant culturel du XXe siècle.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Été 1936 : pour la première fois de leur vie, des millions de Français découvrent la mer. Les sorties d'usine en liesse, les trains bondés, les plages, le maillot, le camping... ces heures qui n'appartiennent plus à personne. Un nouveau monde s'ouvre, pendant qu'à quelques centaines de kilomètres, l'Europe bascule déjà.Franck Ferrand nous plonge dans l'effervescence de l'été 1936, une période charnière qui a vu la France basculer dans une nouvelle ère. Avec l'arrivée du Front populaire au pouvoir, les fameux accords de Matignon ont instauré les congés payés, ouvrant la voie à un phénomène inédit : des millions de Français, ouvriers et employés, découvrent pour la première fois les joies des vacances.Des usines de Roubaix aux plages de Normandie, en passant par les guinguettes du bord de Marne, c'est toute une France populaire qui s'éveille à de nouveaux horizons. Mais cette explosion du temps libre bouscule les équilibres établis. Les stations balnéaires sont submergées, les gares débordent, et un véritable nomadisme estival s'invente sous nos yeux.Pourtant, l'été 36 n'est pas seulement synonyme d'insouciance. Franck Ferrand nous rappelle que cette période concentre aussi les tensions qui traversent l'Europe. Du coup d'État franquiste en Espagne aux Jeux olympiques de Berlin, en passant par les procès staliniens à Moscou, l'ombre de la menace fasciste plane sur ce tableau idyllique. Un contraste saisissant qui donne toute sa dimension à cette révolution du temps libre, véritable tournant culturel du XXe siècle.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 1er juillet 2026 - Ukraine : Poutine plus fragilisé que jamais ?Nos experts :- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur « D'un monde à l'autre »- MARIE JÉGO - Journaliste au Monde, ancienne correspondante à Moscou- ELENA VOLOCHINE - Grand reporter à France 24- GUILLAUME LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po
C dans l'air du 1er juillet 2026 - Ukraine : Poutine plus fragilisé que jamais ?Des centaines de drones ukrainiens visent désormais la Russie. Dans la nuit de lundi à mardi, la défense russe a affirmé en avoir intercepté plus de quatre cents. La guerre touche donc plus directement ce pays, avec des infrastructures stratégiques et énergétiques frappées en profondeur. Poutine reconnaît publiquement des difficultés logistiques liées à ces attaques. En Crimée, comme dans une large partie de la Russie, des pénuries de carburant compliquent le quotidien des Russes.L'Ukraine semble donc dans sa meilleure position depuis de nombreux mois, parvenant à infliger des coûts croissants à la Russie tout en empêchant une percée stratégique russe. La semaine dernière, Volodymyr Zelensky a annoncé le début d'une "opération de quarante jours pour contraindre la Russie à mettre un terme à la guerre". Trump, moins conciliant envers Poutine qu'il ne l'était il y a quelques mois, pourrait alors pousser pour un cessez-le-feu négocié.Selon les estimations, les pertes russes dépasseraient désormais le rythme de recrutement des volontaires, si bien qu'une nouvelle mobilisation pourrait avoir lieu à l'automne prochain. Le risque, pour le Kremlin, est de provoquer une forte contestation. Des soldats russes quittent déjà leur unité pour se cacher. Ces déserteurs témoignent des ordres quasi suicidaires reçus, ainsi que de la violence de la hiérarchie. L'un d'entre eux a raconté à C dans l'air son périple.Pendant ce temps, à Monaco, l'enquête se poursuit sur l'explosion d'un colis piégé cette semaine. La tentative d'homicide visant un oligarque ukrainien est la piste privilégiée. Ce dernier a été grièvement blessé, comme sa compagne et son fils de treize ans. Plusieurs médias évoquent ses éventuels liens avec des réseaux de fraude financière ou de criminalité organisée. Le suspect, lui, est toujours en fuite, vraisemblablement en France.Alors, Poutine est-il en train de perdre la main ? Que retenir des témoignages de déserteurs russes ? Où en est l'enquête à Monaco ?Nos experts :- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur « D'un monde à l'autre »- MARIE JÉGO - Journaliste au Monde, ancienne correspondante à Moscou- ELENA VOLOCHINE - Grand reporter à France 24- GUILLAUME LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences PoPRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
Alors que la Russie continue de frapper massivement l'Ukraine, l'armée ukrainienne a visé ce mardi, pour la deuxième fois, le centre de communications par satellite russe de Doubna, dans la région de Moscou, a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il s'agit du dernier exemple en date d'une série de frappes ciblant ce type d'installations et provoquant des pénuries de carburant dans certaines régions du pays.
C dans l'air du 29 juin 2026 - Pénuries, appel à la mutinerie… Poutine peut-il perdre ? Émission présentée par Myriam EncaouaLe vent tourne au Kremlin. La campagne ukrainienne de frappes de drones à longue et moyenne portée sur les infrastructures et les raffineries du pays a fait rentrer la guerre dans le quotidien des Russes. Les files d'attente s'allongent devant les stations-service, les pénuries de carburant se multiplient... Le pays est pourtant le troisième producteur mondial de brut et l'un des cinq premiers pays au monde en matière de raffinage et de production de carburants. Mais la multiplication des attaques de drones, comme hier sur la raffinerie de la société Gazprom Neft, qui assure plus d'un tiers des besoins en carburant de la capitale russe, commence à fortement impacter la population, au point que Vladimir Poutine reconnaît des difficultés d'approvisionnement et envisage de restreindre les exportations de diesel.À l'inflation et aux pénuries d'essence viennent s'ajouter les coupures d'électricité et de réseau qui suscitent, depuis des semaines, colère et incompréhension dans la population. Un mécontentement qui s'exprime sur Telegram, mais également de plus en plus au grand jour. Ainsi, l'institut de sondage d'État russe a mis discrètement fin à la publication de ses chiffres après que l'indice de confiance de Poutine, calculé de manière « ouverte », a chuté à 29,5 % début avril, soit son niveau le plus bas depuis le début de la guerre.Parallèlement, Vladimir Poutine doit faire face à un début de contestation de la part de soldats. Un ancien militaire russe, Alexander Lunin, qui a participé à la guerre en Ukraine, a publié sur Telegram une adresse directe à Vladimir Poutine. Dans cette vidéo, enregistrée en uniforme, médailles sur la poitrine, il demandait à être reçu au Kremlin, en direct à la télévision, pour dire au président russe « toute la vérité » sur la situation dans le pays et dans l'armée. Il affirmait notamment que des soldats russes étaient détenus, torturés ou tués pour avoir refusé d'exécuter des ordres qu'il qualifiait de suicidaires, ou pour avoir refusé de verser de l'argent à leurs commandants. Mais le passage le plus remarqué de son message était une menace directe contre le Kremlin : si Vladimir Poutine refusait de le recevoir, affirmait-il, « l'armée tournerait ses armes contre le Kremlin ». La vidéo a été vue plusieurs millions de fois en moins de vingt-quatre heures, et Alexander Lunin a été arrêté et placé en détention.Dans ce contexte, le président russe, Vladimir Poutine, a dit dimanche « attendre » la venue des négociateurs américains Steve Witkoff et Jared Kushner pour reprendre les négociations sur l'Ukraine une fois Washington moins occupé par l'Iran. Parmi les nombreux points de tension entre Moscou et Kiev figure la Crimée. Alors que Vladimir Poutine voyait la péninsule comme le lieu de villégiature des Russes, ce territoire, annexé en 2014 et frappé depuis des semaines par des drones ukrainiens, est aujourd'hui déserté par la population.Alors, que se passe-t-il en Crimée ? Quelle est la situation en Russie ? Vladimir Poutine peut-il perdre ?Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Marie JÉGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou- Vera GRANTSEVA - Politologue spécialiste de la Russie, enseignante à Sciences Po Paris, auteure de Les Russes veulent-ils la guerre ?- Paul GOGO - Journaliste - Ancien correspondant indépendant en Russie, auteur de Moscou Parano
C dans l'air du 29 juin 2026 - Pénuries, appel à la mutinerie… Poutine peut-il perdre ? Émission présentée par Myriam EncaouaNos experts :- Général Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Marie JÉGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou- Vera GRANTSEVA - Politologue spécialiste de la Russie, enseignante à Sciences Po Paris, auteure de Les Russes veulent-ils la guerre ?- Paul GOGO - Journaliste - Ancien correspondant indépendant en Russie, auteur de Moscou Parano
durée : 01:01:53 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Publié en 1945 en France, “Le Zéro et l'Infini” est considéré comme un classique de l'antitotalitarisme stalinien. Son auteur, Arthur Koestler, y dénonce par la fiction les grands procès de Moscou. Au micro de France Culture en 1973, il racontait son incroyable parcours d'engagement politique. - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Incursions russes dans l'espace aérien lituanien, sabotage de câbles en mer Baltique, drones qui viennent s'écraser près de la frontière ukrainienne en Pologne ou en Roumanie... les multiples menaces qui viennent tester le continent européen ont toutes pour origine un seul et même agresseur : Moscou. En guise de réponse, l'Otan entend montrer sa force sur son flanc Nord. Avec les deux derniers entrants la Suède et la Finlande, elle s'est donc livrée en ce mois de juin à son plus grand exercice aérien. Ramstein flag 2026, c'est son nom. Plus de 200 avions de chasse ont évolué sur un scénario fiction. Notre correspondante Ottilia Férey était sur place. La chronique de The Conversation Les questions de défense sont désormais une priorité en Europe, la France prone d'ailleurs une autonomie stratégique, mais en a-t-elle les moyens ? C'est tout l'objet de l'article que publie le site The conversation France avec lequel nous sommes partenaires. Gregory, chef de la rubrique internationale du site, nous explique en quoi l'Europe est à la fois vulnérable et robuste, mais sa puissance économique pourrait l'aider à asseoir son pouvoir géopolitique. À lire également sur le site de The Conversation, en plein Mondial, en quoi l'immigration est une richesse pour les sélections nationales de football. Deux solutions contre la crise du logement C'est une urgence sociale. Un Européen sur dix consacre plus de 40% de ses revenus à son logement. Les causes sont connues, la flambée des taux d'intérêt, la baisse de la construction, et des biens immobiliers considérés comme des investissements touristiques. Mais quelles solutions sont proposées ? En Espagne et plus particulièrement à Barcelone, ville envahie par les airbnb, la région catalane a tenté toutes les solutions légales... Mais elles sont rapidement contournées. Les explications sur place d'Elise Gazengel. Et dans le nord de la France, la métropole de Lille, a estimé que malgré la demande forte, il y avait quelque 9 000 logements vacants. Souvent très dégradées, ces maisons sont la cible de la Fabrique des Quartiers. Repérage, négociation avec les propriétaires, et réhabilitation. Un travail de fourmi qui porte ses fruits. C'est le reportage de Lise Verbeke.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les frappes israéliennes au sud du Liban, l'Union européenne qui accuse la Chine de former des soldats russes et une attaque ukrainienne importante sur la capitale russe, Moscou. Niger : que sait-on de l'attaque à l'aéroport de Niamey revendiquée par le Jnim ? Au moins onze soldats et deux civils sont morts dans une attaque à l'aéroport de Niamey revendiquée par le Jnim, Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda. Les autorités affirment avoir abattu 22 assaillants. Ces derniers étaient arrivés à l'aéroport à bord de taxis et munis de ceintures explosives. Alors qu'une attaque contre ce même aéroport a eu lieu en janvier, comment ces assaillants avec ceintures explosives ont-ils pu encore s'approcher ? Existe-t-il des défaillances de sécurité ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. Sud-Liban : pourquoi les frappes israéliennes continuent malgré le cessez-le-feu ? Moins de 24 heures après l'annonce d'une trêve immédiate entre Israël et le Hezbollah, de nouvelles frappes israéliennes ont fait au moins 23 morts dans le sud du Liban le samedi 20 juin. L'armée israélienne a dit visé des positions du Hezbollah pro-iranien, en riposte à des attaques contre ses soldats déployés dans cette partie du pays. Comment expliquer la poursuite de ces bombardements malgré le cessez-le-feu et le protocole d'entente signé entre les Américains et les Iraniens ? Benyamin Netanyahu peut-il aller jusqu'à risquer sa relation avec Donald Trump ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. Guerre en Ukraine : la Chine forme-t-elle des soldats russes ? La cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, accuse la Chine de former des soldats russes envoyés sur le front ukrainien. Elle affirme obtenir des « informations vérifiées selon lesquelles l'armée chinoise a formé du personnel militaire russe pour combattre en Ukraine ». Des accusations rejetées par un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Lin Jian, qui défend que « ces allégations sont dénuées de tout fondement factuel ». Sur quelles preuves la cheffe de la diplomatie européenne s'appuie-t-elle ? Quel serait l'intérêt pour Pékin de former des soldats russes ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Guerre en Ukraine : le rapport de force a-t-il changé sur le terrain ? L'Ukraine a lancé, le jeudi 18 juin, sa plus vaste offensive contre la capitale russe, Moscou. Plusieurs drones ont endommagé une importante raffinerie, selon le maire de la ville, Sergueï Sobianine. Pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky, l'attaque est une « riposte justifiée » aux attaques russes contre l'Ukraine. Face à l'intensification de ces frappes, les quatre aéroports de Moscou ont été brièvement fermés. Ces bombardements signifient-ils que le rapport de change est en train de basculer sur le front ? Alors que Volodymyr Zelensky a multiplié les appels à la paix lors du G7, comment expliquer ces frappes ukrainiennes ? Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur-associé à Euro Créative.
Le conflit en Ukraine reste enlisé. Mais Volodymyr Zelensky a reçu à Evian, à l'occasion du sommet du G7, un soutien renouvelé de ses alliés européens et de Donald Trump qui a promis de faire tout ce qu'il peut pour mettre fin à la guerre, estimant que la Russie devait conclure un accord. Surfant sur l'action diplomatique entreprise avec l'Iran, Donald Trump se voit en faiseur de paix. La distance qui sépare les positions de Vladimir Poutine et de Volodymyr Zelensky et ses alliés européens rend toutefois la perspective encore lointaine. L'évolution au Moyen-Orient peut-elle servir de modèle pour relancer les négociations entre l'Ukraine et la Russie. Ou bien les dynamiques sont-elles trop différentes ? Trump montre-t-il la voie à la Russie ? Envoie-t-il un message à Moscou ? Invité : Dimitri Minic, historien des relations internationales et de la Russie. Responsable scientifique de l'Observatoire Russie, Europe orientale, Caucase et Asie centrale au Centre Russie-Eurasie de l'Ifri. Auteur de Pensée et culture stratégiques russes : du contournement de la lutte armée à la guerre en Ukraine (Maison des sciences de l'homme, avril 2023), livre tiré de sa thèse pour lequel il a reçu le Prix Albert Thibaudet 2023. Bientôt publié en poche chez Perrin, collection Tempus, et en anglais chez Bloomsbury Academic.
durée : 00:59:11 - Affaires étrangères - par : Christine Ockrent - Cette mi-juin, Moscou a subi sa plus importante attaque aérienne depuis 2022, les négociations pour l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne se sont ouvertes, et Donald Trump s'est rallié à la cause à l'occasion du G7. S'agit-il d'un "moment spécial" pour l'Ukraine ? - équipe : Luc-Jean Reynaud, Théa Corler - invités : Céline Marangé Chercheuse sur la Russie, l'Ukraine et le Belarus à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire (IRSEM), Julien Vercueil Économiste, professeur des universités en économie et vice-président de l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), spécialiste de la Russie, des économies post-soviétiques et analyste des BRICS, Cyrille Bret Géopoliticien, enseignant à Sciences Po Paris, chercheur associé à l'Institut Jacques-Delors, Volodymyr Yermolenko Philosophe, écrivain et journaliste, président du Pen Club Ukraine, professeur associé à l'Académie Mohyla de Kiev, rédacteur en chef de UkraineWorld.org Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:05:27 - Les Matins de France Culture - par : Catherine Duthu - À Moscou, les habitants ressentent encore les effets des drones lancés par l'Ukraine hier : cette attaque – la plus importante depuis au moins deux ans – a touché une raffinerie, provoqué des incendies et affecté la qualité de l'air dans la capitale russe. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le Journal en français facile du jeudi 18 juin 2026, 18 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CnvC.A
Chaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l'actualité du jour. Rapide, facile, accessible.
C dans l'air du 17 juin 2026 - Tirs d'une frégate russe dans la Manche... Poutine perd ses nerfsAlors que le sommet du G7 s'achève ce mercredi à Évian-les-Bains, les tensions internationales continuent de s'intensifier, du Moyen-Orient jusqu'aux eaux de la Manche. Le président des États-Unis a ainsi menacé de reprendre les bombardements contre l'Iran si celui-ci « ne se comporte pas bien ». Une déclaration qui intervient au lendemain de nouvelles frappes israéliennes dans le sud du Liban, auxquelles l'armée iranienne a promis de répondre de manière « sévère ».Dans le même temps, les dirigeants du G7 ont affiché leur volonté de renforcer la pression sur Moscou afin de mettre un terme à la guerre en Ukraine. Le Royaume-Uni et Donald Trump ont notamment plaidé pour un durcissement des sanctions contre la Russie. Après un entretien avec son homologue ukrainien, le président américain a annoncé le rétablissement de certaines sanctions visant le pétrole russe, suspendues temporairement en raison de la hausse des cours du brut liée au conflit avec l'Iran.Londres a également dévoilé de nouvelles mesures. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a confirmé la fourniture d'uranium enrichi à l'Ukraine pour alimenter ses centrales nucléaires, ainsi qu'une nouvelle série de sanctions visant plusieurs établissements financiers russes, des dizaines de navires accusés d'exporter pétrole et gaz russes, ainsi qu'un réseau clandestin d'approvisionnement militaire.Ces annonces ont été accueillies par le silence de Moscou, mais elles s'accompagnent d'une montée des tensions dans la Manche. Quelques jours plus tôt, des commandos britanniques avaient procédé, pour la première fois, à l'arraisonnement d'un pétrolier russe appartenant à la « flotte fantôme » visée par les sanctions occidentales. La France mène également ce type d'opérations depuis plusieurs mois afin de réduire les revenus pétroliers russes qui alimentent l'effort de guerre du Kremlin.Sur le terrain, en Ukraine, les lignes de front évoluent peu dans les régions de Kharkiv et de Donetsk. Mais la guerre se poursuit avec une intensité constante à travers les bombardements et les attaques de drones. Kiev subit depuis plusieurs semaines une recrudescence des frappes russes. L'une d'elles a notamment endommagé lundi la cathédrale de la Dormition, située au sein de la célèbre Laure des Grottes de Kiev, classée au patrimoine mondial de l'Unesco.De son côté, l'Ukraine intensifie ses opérations en profondeur contre les infrastructures énergétiques et logistiques russes. Raffineries, dépôts pétroliers et oléoducs sont régulièrement visés grâce à des drones de plus en plus performants. Mardi, une importante raffinerie située dans la région de Moscou a ainsi été touchée lors d'une vaste attaque ukrainienne. Kiev a présenté cette opération comme une réponse « juste » aux frappes russes menées contre son territoire.Alors, quelle est la situation sur le front ukrainien ? Jusqu'où les Occidentaux sont-ils prêts à accroître la pression sur Moscou ? Les sanctions économiques et les opérations contre la « flotte fantôme » peuvent-elles réellement modifier le rapport de force ? Donald Trump peut-il contraindre Vladimir Poutine à négocier ? Enfin, que sait-on du protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran ?Nos experts :- Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur D'un monde à l'autre chez Robert Lafont- Paul GOGO - journaliste, ancien correspondant indépendant en Russie de 2017-2026, auteur de « Moscou Parano » est publié aux éditions du Rocher- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, ancienne correspondante en Russie, autrice de Les fantômes de Munich publié aux éditions de l'Observatoire- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autric
C dans l'air du 16 juin 2026 - Trump reçu à Versailles : pourquoi tant d'honneurs ?Le G7 d'Évian s'ouvre dans un climat de tensions diplomatiques et de fortes incertitudes internationales. Au centre de toutes les attentions : Donald Trump. Fidèle à sa réputation, le président américain impose son rythme et ses priorités à ses partenaires. Jusqu'à faire modifier le calendrier du sommet et reléguer certaines questions sensibles au second plan.Mais c'est surtout la réception prévue mercredi à Versailles pour célébrer les 250 ans de l'indépendance américaine qui interroge. Pourquoi dérouler le tapis rouge à un dirigeant qui multiplie les menaces commerciales contre ses alliés européens ? Quelques heures avant son arrivée en France, Donald Trump a encore menacé de taxer lourdement les vins français et provoqué la colère de plusieurs capitales européennes avec de nouvelles restrictions dans le domaine de l'intelligence artificielle.Face à lui, Emmanuel Macron tente de préserver le dialogue. Les deux hommes se sont rencontrés lundi à Évian, affichant une relation cordiale malgré des divergences persistantes sur plusieurs dossiers stratégiques, du Moyen-Orient au commerce international.Autre sujet majeur de ce G7 : la guerre en Ukraine. Alors que Volodymyr Zelensky est présent sur les bords du lac Léman ce mardi, Donald Trump assure pouvoir faire avancer les discussions avec Moscou. Dans le même temps, Londres et Ottawa annoncent un durcissement de leurs sanctions contre la Russie afin d'accentuer la pression sur le Kremlin.Dans un monde marqué par les conflits, les rivalités économiques et les bouleversements géopolitiques, quelle place occupe encore l'Alliance transatlantique ? Faut-il continuer à ménager Donald Trump ou au contraire lui opposer un rapport de force plus ferme ? Trump à Versailles : pourquoi tant d'honneur ? Nos experts :- BRUNO TERTRAIS - Directeur adjoint de la FRS, conseiller géopolitique à l'Institut Montaigne- PATRICIA ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales - PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris Panthéon Sorbonne, auteur de « L'horizon des possibles »- PIERRE HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale - Université catholique de Lille- DAPHNÉ BENOIT - Cheffe du pôle international - AFPPRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 12 juin 2026.Avec cette semaine :François Bujon de l'Estang, ambassadeur de France.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.LA CAMPAGNE DE JEAN-LUC MÉLENCHONJean-Luc Mélenchon a choisi, le 7 juin, Saint-Denis pour donner le coup d'envoi de sa quatrième candidature à l'élection présidentielle, entre la basilique cathédrale où furent sacrés quelques-uns des premiers souverains du royaume, et en face de l'hôtel de ville conquis par le candidat LFI, Bally Bagayoko, dès le premier tour des élections municipales il y a trois mois.Jadis universaliste et jacobin, Jean-Luc Mélenchon a approfondi une mue politique engagée depuis plusieurs années : faire de la « Nouvelle France » le cœur de son projet et de sa coalition électorale. La France de 2026 n'est plus celle de 1958. La société a changé dans sa composition, dans la place qu'y occupent les femmes, dans son niveau d'éducation, dans ses structures familiales, dans son rapport au travail comme à l'autorité. Le slogan « on est chez nous », traditionnellement associé au Rassemblement national, a été repris par la foule nombreuse des militants et sympathisants LFI pour signifier non l'exclusion, mais l'appartenance commune à la République.Le rassemblement de Saint-Denis a montré un visage plus maîtrisé du leader insoumis, préférant la démonstration intellectuelle à la polémique permanente, le récit politique à l'invective. Jean-Luc Mélenchon s'est posé en un rassembleur apaisé, et leader à gauche. Sourire, discours resserré, dérapages évités, remisant ses provocations pour renfiler son costume de républicain, le candidat des insoumis à la présidentielle s'est contenté de lire son discours et d'égrener ses fondamentaux politiques : « smic à 1.700 euros » (soit 15 % de plus qu'actuellement), retraite à 60 ans, Sécurité sociale gérée par ses cotisants, règle du « chacun selon ses besoins ». Promettant de déclencher une « révolution citoyenne », de confier le pouvoir au peuple, de restreindre la propriété privée, de taxer les riches pour une meilleure répartition des richesses « entre le capital et le travail », il vise à mettre en œuvre un « projet qu'il définit lui-même comme collectiviste ». S'il est élu, la France quittera l'Otan, recherchera un accord avec la Russie et s'affranchira des règles européennes si elles l'entravent : « Nous décréterons un moratoire sur toutes les directives contraires aux mandats que nous aurons donnés notre peuple », a-t-il annoncé. Plutôt que de sortir de l'Union européenne, il propose « une Europe débarrassée du libéralisme ».Se posant en seul pôle politique clair à gauche, écrasant les socialistes et les verts, qui s'enferrent dans des débats internes illisibles, l'insoumis se place comme la seule alternative au RN. Agé de 74 ans, le tribun, bien que rejeté par 69 % de l'opinion (selon le baromètre mensuel Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale), voit sa popularité grandir au sein de l'électorat de gauche, avec 49 % d'adhésion. Toutefois, si 58 % des 18-24 ans ont une opinion favorable de Mélenchon, le chiffre chute à 14 % pour les 50-64 ans.FORUM DE SAINT-PÉTERSBOURG ET ISOLEMENT DE LA RUSSIELe 3 juin, à l'ouverture du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, la ville natale de Vladimir Poutine, des drones ukrainiens ont frappé une installation pétrolière et un site militaire à proximité. Les quelque 200 invités de 130 pays ont été accueillis avec un panache de fumée noire en arrière-plan. L'ancien colonel du SVR (les services de renseignements extérieurs), Andreï Bezroukov a vu dans cette attaque un motif de poursuite de l'affrontement. Selon lui, « la Russie restera en état de guerre, et nous devons apprendre à vivre avec pour au moins deux décennies, et cela va façonner deux générations ».Le rendez-vous pétersbourgeois, lancé en 1997 est devenu « international » en 2007. Considéré autrefois comme le « Davos russe », il a changé de visage depuis l'invasion de l'Ukraine. Cette édition a donné la place d'honneur aux Chinois et aux Saoudiens. Il a reçu une délégation économique nord-coréenne, des représentants talibans et quelques figures occidentales. La présence, pour la première fois depuis 2022, d'une délégation allemande et d'élus du parti d'extrême droite de l'AfD a été remarquée.Plus de quatre ans après le début de la guerre contre l'Ukraine, la Russie fait face à de multiples sanctions occidentales, à une inflation élevée, à des coûts d'emprunt prohibitifs et à des pénuries de main-d'œuvre, qui placent son économie dans une situation délicate. Alors que la situation sur le front est proche de l'impasse, l'Ukraine multiplie les frappes sur les dépôts, raffineries de pétrole et oléoducs russes pour priver Moscou de l'une de ses principales sources de revenus. Le PIB russe s'est contracté de 0,2% au cours des trois premiers mois de l'année, selon les statistiques officielles. C'est la première baisse trimestrielle en trois ans. L'Etat a affiché un déficit budgétaire de 80 milliards de dollars au cours des quatre premiers mois de 2026 - soit l'équivalent de 2,5% du PIB annuel et plus que ce qui était prévu pour l'ensemble de l'année. Toutefois, la Russie dispose de certains atouts. C'est l'un des pays développés les moins endettés au monde (environ 16% du PIB) et il dispose d'un fonds souverain d'environ 156 milliards d'euros. Ses exportations d'hydrocarbures connaissent une hausse conséquente depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, qui a bouleversé les marchés énergétiques.Affecté par une popularité en berne et des pertes lourdes sur le front, Vladimir Poutine a minimisé, le 5 juin, les difficultés économiques auxquelles fait face son pays, préférant vanter sa « souveraineté » et ses partenariats avec les pays du Sud. Il a rejeté, l'idée d'une rencontre en tête-à-tête proposée la veille par son homologue ukrainien dans une lettre ouverte, tant qu'un accord final n'aura pas été négocié en amont pour mettre fin à la guerre en Ukraine.Le forum de Saint-Pétersbourg s'est terminé le 6 juin comme il avait commencé : sous une salve d'attaques de drones ukrainiens.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La sécurité a été renforcée autour du président russe, a-t-on appris ce jeudi 11 juin 2026. Le système de vidéosurveillance dédié spécialement au président russe a été temporairement déconnecté. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 25 mai 1926 à Paris l'ancien président ukrainien Symon Petlioura est assassiné en pleine rue par un compatriote qui dit vouloir venger les victimes des pogroms.Plongez au cœur d'un meurtre passionnel qui a secoué la France des années 20 ! Franck Ferrand revient sur l'assassinat de Symon Petlioura, ancien président ukrainien réfugié à Paris, tué par un horloger juif nommé Schwarzbard. Une affaire riche en rebondissements qui mêle politique, antisémitisme et influence soviétique.
Le 25 mai 1926 à Paris l'ancien président ukrainien Symon Petlioura est assassiné en pleine rue par un compatriote qui dit vouloir venger les victimes des pogroms.Plongez au cœur d'un meurtre passionnel qui a secoué la France des années 20 ! Franck Ferrand revient sur l'assassinat de Symon Petlioura, ancien président ukrainien réfugié à Paris, tué par un horloger juif nommé Schwarzbard. Une affaire riche en rebondissements qui mêle politique, antisémitisme et influence soviétique.