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Capital of Russia

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Grand reportage
La Russie en Afrique: une stratégie d'influence en mutation

Grand reportage

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 19:30


Soucieuse de continuer à apparaître comme une grande puissance, la Russie a réinvesti le continent africain depuis plusieurs années. Elle s'appuie sur un narratif reprenant celui de l'ancienne Union soviétique. Mais derrière les promesses de fraternité sans frontières, de partage de connaissances et de richesses, se trouvent d'autres objectifs moins avouables, comme le recrutement de combattants pour sa stratégie de chair à canon en Ukraine. Ces dernières années, le soft power, ou l'influence russe, s'est développé et transformé. C'est un studio de musique d'Abidjan où se tient un concours de chant discret, auquel assiste notre correspondant Benoit Almeras. On chante en anglais et en français, Alicia Keys, Garou, Lara Fabbian… Mais pour les candidats, l'horizon n'est pas New York ou Paris, c'est Moscou. L'enjeu de ce casting vocal : une participation au festival « La route de Yalta ». Organisé pour la première fois en 2019 dans cette station balnéaire de Crimée occupée, bien connue des amateurs d'histoire, il a désormais lieu au Kremlin, dans la capitale. On y célèbre les classiques russes et la « Grande guerre patriotique », comprendre la Seconde guerre mondiale. Une époque très lointaine pour ces candidats, jeunes et plus attirés par le voyage et la recherche de notoriété. Un des participants explique sa présence par « le fait que ce soit en Russie, un pays que je n'ai jamais imaginé découvrir. Ce serait aussi un tremplin pour moi et j'espère aussi que mon pays va reconnaître mon talent ». Pour voir Moscou, certains veulent se donner toutes les chances, comme ce candidat qui pousse l'hymne russe a capella. Lors de l'édition 2025, c'est un artiste ivoirien qui a représenté l'Afrique, et pas n'importe lequel : Emmanuel Désiré Boyer dit « Vova », vainqueur de l'édition 2024 de « The Voice Afrique Francophone ». À « La route de Yalta », il a été récompensé du prix du public pour Katyusha, chant patriotique de l'Armée Rouge, interprété en langue dioula. À l'origine de la participation de Vova, et de ce casting, Eben-Ezer Dion, coach vocal pour The Voice Afrique francophone. Ses liens avec la Russie remontent à plus de 20 ans : « J'ai étudié en Russie, je suis allé là-bas pour des études en musique, à l'Académie Gnessine, qui est une académie très prestigieuse là-bas. C'est après ça que je suis rentré au pays, et voici que je prends des initiatives pour faire avancer la musique en Côte d'Ivoire. Si vous voulez, c'est un prolongement, une manière de contribuer à l'action culturelle de la Russie dans l'Afrique francophone. C'est ce qu'on essaie de faire en partenariat avec l'association. » Festival de chants pour soutenir l'annexion forcée de la Crimée Cette association, c'est l'Aruci, Association des russophones de Côte d'Ivoire, créée en 2021. Sa présidente, Tatiana Rakitina assure qu'elle ne fait pas de politique : « Pour nous, c'est plutôt une opportunité pour la Côte d'Ivoire de sortir à l'étranger, de conquérir de nouveaux spectateurs. C'est plutôt un événement professionnel des amateurs de musique plus qu'un événement idéologique. » Pourtant, le festival de Yalta vise aussi à faire reconnaître la souveraineté russe sur la péninsule de Crimée, annexée de force par la Russie en 2014. Mais pour Tatiana Rakitina, comme pour le gouvernement de Moscou qui dénonce souvent la « russophobie » occidentale, c'est bien l'image de la Russie qui est attaquée. Bien qu'en Afrique, elle demeure positive selon elle : « Je peux vous dire que le visage de la Russie était bien brillant et souriant il y a quelques années. Maintenant, il y a dans certains pays une tendance à vouloir éliminer la culture russe ou diminuer sa valeur. Mais pas en Afrique. L'Afrique n'a jamais changé [envers la Russie]. » L'Aruci est aussi une organisation partenaire des Maisons russes. Officiellement des centres culturels, elles ont essaimé sur le continent, selon Lou Osborne, investigatrice du groupe All Eyes on Wagner : « On a vu une accélération de la diplomatie culturelle depuis 2024, avec une multiplication de l'ouverture de ces centres. Leur modèle est novateur : l'État russe ne peut aller aussi vite qu'il le voudrait, donc il a délégué une partie de ces ouvertures et de la gestion à des sociétés non-étatiques, ça leur permet d'aller plus vite. On remarque que c'est notamment là que se passe la partie la plus offensive du soft power, on dépasse la promotion de Pouchkine et de la langue russe. » La diplomatie culturelle russe a une tête de pont, c'est la Rossotrudnichestvo, un organisme officiel du ministère des Affaires étrangères russes, dirigé par Evgueni Primakov Junior, un très proche de Vladimir Poutine. C'est là notamment que se gèrent les bourses pour les étudiants africains, explique le chercheur sénégalais Ibrahima Dabo, lui-même passé par une université russe : « C'est à partir des années 2000 que la Russie a commencé à avoir des intérêts sur le continent africain. Dans ce contexte, des outils de l'époque soviétique ont été réadaptés. Rossotrudnichestvo a été créée en 2008 par un décret du président Dmitri Medvedev, mais c'est l'héritière d'une agence née en 1925 autour de la sœur de Léon Trotski. Cette agence est au cœur aujourd'hui des actions culturelles et humanitaires sur le continent, elle travaille avec des associations locales, notamment des réseaux d'anciens étudiants. La diplomatie éducative est devenue très importante. Rossotrudnichestvo gère les bourses d'étude, ce qui permet de développer son influence, et de donner une image d'ouverture, de montrer une bonne image de la Russie, des conditions d'accueil, de la qualité de l'enseignement. » Moscou a accéléré ses opportunités pour des milliers d'étudiants africains. Au Sénégal par exemple, on est passé de moins de 20 à 130 bourses en quelques années, selon Ibrahima Drabo. Saint-Valentin à la Maison russe, relais médiatiques et influenceurs Derrière Rossotrudnichestvo, certaines Maisons russes ont été montées comme des « franchises » dans l'écosystème Wagner, comme à Bangui, en Centrafrique, dont les canaux de communication multiplient les images d'enfants et de jeunes épanouis, devant des documentaires officiels russes, des films d'action à la gloire du groupe paramilitaire russe, durant des cours de russe, ou encore dernièrement lors d'une grande fête en chanson pour la Saint-Valentin. Son directeur, Dimitri Sityi, est conseiller du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, gestionnaire d'entreprises qui extraient or, diamant et bois, et à la manœuvre de multiples campagnes informationnelles anti-françaises, anti-américaines ou anti-Nations Unies. À Bangui, la Maison russe est devenue un lieu de socialisation, notamment pour des jeunes de milieu peu favorisés. On y fête Noël, on y candidate au championnat de slam, on y trouve aussi à prix modique les sachets d'alcool produits localement par Wagner. À lire aussiPlongée dans la machine de désinformation russe en Centrafrique   Avec les médias comme Russia Today, de plus en plus présents sur le continent (Éthiopie, Sénégal), ou des organisations satellites comme Afrique média ou la radio Lengo songo en Centrafrique, ces centres culturels servent à véhiculer l'image d'une Russie ouverte, bienveillante, à l'opposé d'une Europe présentée comme décadente et xénophobe, voir tout simplement nazie. Un récit repris par un nombre grandissant d'influenceurs africains installés en Russie, valorisés par les algorithmes des réseaux sociaux, comme « l'Ivoirorusse ». « La Russie, c'est bien, j'exhorte tout le monde a visité la grande Russie de Poutine. C'est une très grande expérience », dit-il à ces plusieurs centaines de milliers de suiveurs sur TikTok, se félicitant de « commencer à oublier des mots de français ». Coiffé de sa chapka, « l'Ivoirorusse » est aussi un des promoteurs du programme Alabuga start qui permet officiellement à des jeunes femmes d'obtenir des formations et des diplômes dans cette zone économique spéciale du Tatarstan. Plusieurs enquêtes ont montré une réalité bien différente, et des mécanismes de « traites d'êtres humains », selon l'ONU. Le nouvel écosystème russe met en valeur les coopérations académiques avec la Russie et des opportunités de recrutement, dont on sait qu'elles peuvent conduire des jeunes hommes sur le front en Ukraine, et des jeunes femmes dans des usines de drones. « Ces réseaux de recrutement sont une nouvelle facette du soft power, ça permet à la Russie de façonner l'image donnée dans ces pays-là », analyse Lou Osborne, de All Eyes On Wagner. « C'est une Russie d'opportunités, pour une meilleure vie. Il y a une industrialisation de l'influence russe, avec une multiplication de canaux, un effort total médiatique, culturel, et des services de sécurité, au service de cette influence », ajoute-t-elle. Avec l'Église orthodoxe, « l'alliance du missel et du missile » La Russie loue les vertus présentées comme patriotiques et familiales, qui seraient les siennes et que partageraient les Africains. Pour cela, quoi de mieux que de se placer sous l'autorité divine, via sa propre église, l'Église orthodoxe russe, autonome depuis le schisme consécutif à l'invasion de l'Ukraine, et qui n'hésite pas à mettre les moyens pour attirer les clercs. À écouter aussiCentrafrique: à Bangui, une église orthodoxe financée par la Russie   Comme au Cameroun, où Monseigneur Grégoire, métropolite orthodoxe grec, a vu avec surprise une église russe concurrente autorisée promptement par les autorités, quand lui a mis plus de cinq années à voir la sienne reconnue : « Ici, l'église russe n'a rien fait à part promettre à quelques prêtres de notre église qu'ils allaient leur donner de l'argent, plus que l'aide pastorale que nous distribuons chaque mois. Ils ont fait beaucoup de promesses : construire les églises, des écoles, donner des bourses aux prêtres, acheter des voitures. Mais jusque-là, ils n'ont rien fait à part louer une salle pour en faire une église. Ils ont envoyé quelques personnes à Moscou pour un séminaire de théologie, mais ils ont vu que le niveau de théologie et d'éducation est bien loin du niveau universitaire. Mais ils leur ont dit : "Ok, vous êtes prêts à rentrer en Afrique accomplir votre mission". Mais quel type de mission ? » Cette diplomatie religieuse n'est pas neutre, car l'église orthodoxe n'est pas une église comme une autre. Elle est étroitement imbriquée dans le pouvoir russe et le Kremlin, comme l'expliquait récemment sur RFI l'historien spécialiste du monde orthodoxe, Jean-François Colossimo : « C'est une progression opportuniste. Partout où il y a un clergé achetable, cette pseudo-église agit. Plus on monte dans la hiérarchie, plus elle est contaminée par le FSB [les services de renseignement russes, NDLR] et aux mains du Kremlin et de Poutine. L'Église russe n'a jamais été pensée comme une église internationale. Donc, si elle va en Afrique, c'est pour offrir le monde orthodoxe africain à Poutine. Ce sont eux qui bénissent la mère. L'Église bénie cette guerre, c'est l'alliance du missel et du missile. » À lire aussiCameroun: l'Église orthodoxe russe autorisée à exercer, un pas de plus de Moscou sur le continent   Selon des médias russes en exil, l'église orthodoxe du Kenya aurait participé au recrutement trompeur de combattants pour la guerre en Ukraine. Par ailleurs, plusieurs centaines de séminaristes seraient aujourd'hui en formation en Russie, selon une bonne source, qui parle de « projet à long terme » pour Moscou qui se voit comme « la troisième Rome ». Une montée du soft power russe que constate l'ambassadeur de l'Ukraine à Nairobi, Yurii Tokarx. « L'influence russe et les mesures qu'ils prennent sont très sérieuses et fortes. Il a récemment été publié que le budget de leur machine de propagande s'élevait à 1,5 milliard de dollars. Et, bien sûr, une grande partie de cette somme est destinée à l'Afrique », a-t-il affirmé à notre correspondante à Nairobi Albane Thirouard : « Cela s'accompagne d'opérations informationnelles très sophistiquées. Ils sont également présents sur les plateformes utilisées par les jeunes générations. Ils travaillent intensivement dans le but de pénétrer les pays grâce à ce qu'on appelle le soft power. Il est bien connu que des structures comme Rossotrudnichestvo ainsi que l'Église russe cherchent à s'implanter progressivement au sein des sociétés africaines. Mais comme on a pu le constater par la suite, cela peut évoluer vers des problèmes plus graves pour ces pays. Tous les pays ne comprennent pas ce qui est en train de se passer. Nous, nous avons une arme puissante que nous appelons la vérité, et nous essayons de nous battre avec les moyens dont nous disposons. Leur machine de propagande, elle, combat souvent avec des mensonges. » Au Kenya, la multiplication des témoignages sur les recrutements contraints pour la guerre en Ukraine a écorné l'image de la Russie. Reste à voir si cette réalité viendra enrayer le rouleau-compresseur de l'influence et de la communication mis en marche par Moscou. Le 25 février, l'Université de Nairobi a lancé un Centre africain pour l'étude de la Russie, en présence de l'ambassadeur russe. À lire aussiQui sont les Africains qui combattent pour la Russie? Les révélations d'All Eyes on Wagner

La Traque
[SAISON SPÉCIALE] Alexeï Navalny, l'homme qui a osé défier Poutine : le vol de la victoire (6/8)

La Traque

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 14:26


Avocat devenu activiste, il dénonce la corruption au sommet de l'État russe et mobilise des milliers de citoyens autour de l'idée que la transparence et la justice peuvent triompher de l'autoritarisme. Mais son engagement attire l'attention de tout un système. Entre campagnes de diffamation, arrestations répétées et tentatives d'assassinat, Navalny devient la cible d'une machine de répression qui ne tolère aucune contestation. De sa lutte pour les élections locales à son empoisonnement en 2020, son parcours révèle les risques extrêmes de s'opposer à un pouvoir tout-puissant. Le vol de la victoire Le 17 janvier 2021, lorsque Alexeï Navalny embarque sur un vol Berlin–Moscou, les passagers le reconnaissent aussitôt : l'opposant survivant, devenu symbole mondial. Pendant le trajet, il sourit, échange, regarde une série avec sa femme Ioulia, comme pour suspendre l'instant. À Moscou, des milliers de soutiens convergent vers l'aéroport, mais l'État dévie l'avion et disperse violemment la foule. L'atterrissage se fait dans le silence aseptisé de Cheremetievo, loin des caméras et des cris. À la douane, Navalny est arrêté sans éclat : une procédure banale pour un moment qui aurait dû entrer dans l'Histoire. Crédits : Production : Bababam  Textes : Clément Prévaux Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Grand reportage
Des sirènes russes au mouroir ukrainien: les combattants africains de Vladimir Poutine

Grand reportage

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 19:30


Ils seraient aujourd'hui entre 3 000 et 4 000. Au fil des mois et d'une guerre qui s'enlise, la Russie a accéléré le recrutement de combattants africains pour son invasion de l'Ukraine. Certains se retrouvent au front en connaissance de cause, d'autres par tromperie persuadés de quitter leur pays pour une place à l'université ou un emploi. Aujourd'hui, le voile se lève sur ce système de recrutement basé sur des agences de voyage et des opérateurs d'influence entre Moscou et le continent africain. En ce matin de début février, 200 personnes environ se retrouvent dans le jardin familial de Bibiana Wangari, à Mukurwe-Ini, dans le centre du Kenya, à un peu plus de 2h de route au nord de Nairobi. Ce sont des funérailles, mais la cérémonie se déroule sans corps et sans cercueil, constate Albane Thirouard, la correspondante de RFI. Des bougies ont été déposées sur une tombe symbolique en contrebas. Charles Waithaka, dit « Charlo », le fils de Bibiana, avait 30 ans. Parti en octobre en Russie, sa famille a perdu le contact vers Noël, et c'est sur Facebook que sa mère a appris son décès en Ukraine : « Je me suis réveillée un jour et la nouvelle était partout sur les réseaux sociaux. J'ai appris qu'il avait marché sur une mine. Avant de partir, il m'avait appelée pour me dire qu'il avait obtenu un emploi pour travailler en tant que mécanicien pour la construction d'un camp militaire. Une fois sur place, il m'a appelée pour me dire qu'il était en Russie. On a continué à parler, jusqu'au jour où il m'a dit qu'il allait être déployé sur le front. Il a pleuré, beaucoup pleuré. En tant que mère, ce n'était pas facile. Chaque jour il m'appelait en pleurant "maman, je veux rentrer au Kenya, ce n'est pas bien ici.". » À lire aussiCombattants africains tués sur le front ukrainien: le deuil impossible de familles désemparées Le corps de Charles Waithaka n'a pas pu être rapatrié. Les présents lui rendent hommage. Un homme prend le micro, il vient de rentrer du front. « J'ai eu la chance de rentrer à la maison, témoigne Dancan. J'aurais pu finir comme ça. J'ai vu la mort de mes propres yeux. Je sais que ce n'est pas facile, vu comment la guerre se déroule là-bas : les gens meurent, et quand une personne meurt, le corps est juste laissé là, personne ne s'en occupe ». Dancan détaille son expérience : « J'ai l'impression d'avoir été trompé. Je suis allé là-bas, je pensais travailler comme chauffeur. Une fois arrivé, on m'a donné une formation militaire. Et même quand tu dis que tu ne veux pas faire ce travail et que tu veux rentrer chez toi, on te force à aller au front. Les Russes n'ont aucune humanité. Alors j'ai fait semblant d'être fou, on m'a envoyé à l'hôpital, et c'est comme ça que j'ai pu m'échapper. Mais je sais que beaucoup de Kényans sont encore là-bas. Ils cherchent des moyens d'en sortir et de rentrer chez eux mais ce n'est pas facile, c'est même très difficile. » Dancan affirme par ailleurs ne jamais avoir touché l'argent promis. « Il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine » À plusieurs milliers de kilomètres de là, Mike – un nom d'emprunt – laisse un message vocal à RFI : « On est venu ici pour travailler, on nous avait dit que ce serait un travail dans la sécurité. Une fois arrivés en Russie, on s'est rendu compte que c'était un emploi militaire. Nous n'avions rien signé au Kenya, les recruteurs ont juste pris nos passeports pour arranger le visa et les billets d'avion. Ce n'est qu'une fois en Russie que nous avons signé des papiers mais tout était en russe donc nous ne comprenions pas. Nous les avons scannés avec nos téléphones et c'est là que nous avons compris que les documents que nous nous apprêtions à signer étaient des contrats dans l'armée. On attend. Ils vont nous emmener combattre. Mon ami et moi refusons d'y aller, nous cherchons à nous échapper. » Quelques jours plus tard, Mike prévient : il est parvenu à fuir et à quitter la Russie. À lire aussiDes proches de Kényans envoyés par la Russie sur le front critiquent la diplomatie de leur pays À Nairobi, l'association VOCAL Africa tente de venir en aide aux familles sans nouvelles de leurs proches. Julius Kimani Kamanu est venu accompagné de son père pour évoquer le cas de son frère, âgé de 26 ans, parti en Russie il y a plusieurs mois. Sur le téléphone de Julius, il y a une photo : trois hommes armés posant en tenue de combat. « C'est la dernière photo qu'il nous a envoyée, le dernier jour où nous avons pu communiquer avec lui, souligne Julius Kimani Kamanu. Il y a mon frère, Peter Kimemia, un homme que je ne connais pas qui est sûrement russe, et l'ami avec qui mon frère est parti. Il nous a dit qu'il partait pour un emploi de chauffeur donc quand nous l'avons vu comme ça en tenue militaire, ça nous a choqués ». Peter Kimemia Kamanu est parti en Russie avec un visa de visiteur, avec un billet d'avion aller-retour, pour un séjour de quelques jours à peine. Lui aussi a été trompé, affirme Julius : « L'agent lui avait dit qu'il allait travailler comme chauffeur en Russie. Avant de partir, mon frère vendait des téléphones et des ordinateurs. On lui avait promis un meilleur emploi en Russie avec un bon salaire. Il est arrivé en Russie le 22 octobre 2025 et il nous a informés qu'il était dans un hôtel en attendant plus d'informations. Quelques jours plus tard, il nous a informés qu'il avait été emmené dans un camp militaire et qu'il allait y recevoir une formation, puisque le travail de chauffeur se ferait dans un camp militaire. Donc, il a commencé sa formation militaire qui a duré moins d'une semaine. Puis, un jour, il nous a appelés à minuit, il était terrorisé. Il nous a dit qu'il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine. C'était notre dernière communication, le 18 novembre. » Julius affirme que le numéro de l'agent avec lequel son frère communiquait n'est plus joignable. La famille a écrit aux autorités kényanes pour obtenir des nouvelles mais la demande n'a pas abouti. Les estimations du nombre de Kényans partis en Russie ne cessent de gonfler ces dernières semaines. Mi-février, le gouvernement a haussé le ton. Le ministre des Affaires étrangères a promis de se rendre à Moscou pour « enrayer » ce phénomène, alors que son bras droit dénonçait auprès des médias « un schéma inacceptable consistant à attirer des gens et à les faire mourir ». À lire aussiLe Kenya inculpe un homme accusé d'avoir envoyé des citoyens combattre contre leur gré pour Moscou « Parfois ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir » En Afrique du Sud, la politique de recrutement russe a pris une tournure politique. La fille de l'ex-président Jacob Zuma est visée par une enquête judiciaire pour son rôle dans l'envoi de 17 combattants sud-africains. Elle a dû démissionner de son poste de députée. À lire aussiUkraine: la fille de Jacob Zuma a-t-elle orchestré le départ de Sud-Africains sur le front? Elle est directement mise en cause par l'un d'entre eux, qui a répondu par écrit à notre correspondant à Johannesburg, Valentin Hugues, joignant photos et vidéo où on le voit en treillis dans la neige : « J'ai quitté l'Afrique du Sud, le 9 juillet 2025. Je suis venu en Russie parce que je n'avais pas de travail et que Duduzile Zuma [la fille de Jacob Zuma, NDLR], nous avait promis des emplois. Tout n'était que mensonges. Nous nous sommes retrouvés à nous entraîner à l'attaque, à utiliser des bombes et à creuser des abris, des toilettes, à manger de la nourriture avariée et périmée. Parfois, ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir et ils se moquaient que nous tombions malades. Il n'y avait pas de jours de repos. Ensuite, nous sommes partis vers le front et notre groupe a été séparé. Je ne sais pas où sont les autres. Nos familles et nos enfants nous manquent vraiment. C'est très douloureux : aidez-nous à rentrer chez nous, s'il vous plaît. » L'affaire fait grand bruit dans un pays membre des Brics où les partis russophiles MK ou EFF sont bien implantés au parlement. Au point que l'actuel chef de l'État, Cyril Ramaphosa, a téléphoné à Vladimir Poutine pour obtenir leurs rapatriements il y a quelques jours. À lire aussiAfrique du Sud: Ramaphosa remercie Poutine pour le retour de Sud-Africains enrôlés en Ukraine   Impossible de savoir exactement combien de ressortissants africains portent aujourd'hui l'uniforme russe. Selon un rapport de l'Institut français des relations internationales, ils seraient de 3.000 à 4.000 sur 18.000 à 20.000 combattants étrangers. Le groupe d'investigation All Eyes on Wagner a obtenu une liste de 1 417 contractuels ayant servi entre 2023 et mi-2025. Ils sont originaires de 35 pays africains ; 316 sont décédés. À lire aussiQui sont les Africains qui combattent pour la Russie? Les révélations d'All Eyes on Wagner Les récits de combattants mettent en avant le rôle d'intermédiaires qui diffusent des promesses trompeuses. Des militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage À Yaoundé, Richard Onanena a échangé avec l'un d'entre eux, un Camerounais qui s'est rendu à plusieurs reprises en Russie dans un cadre universitaire. Saluant les « convergences de valeurs » russo-africaines, il explique accompagner certains vers un recrutement dans l'armée : « Cette rémunération, elle est alléchante. Il y a une batterie de documents qui vous sont présentés. Vous avez la possibilité de lire ces documents, de les faire traduire, on ne peut pas vous enrôler de force dans l'armée. C'est un contrat où on vous dit combien vous serez payés, combien de temps vous devez servir, et quels sont les avantages que vous aurez et ainsi de suite. Si vous êtes d'accord vous signez, si vous n'êtes pas d'accord vous ne signez pas. Mais avant d'arriver à ce niveau, il y a déjà une présélection. On vérifie votre état et l'agent de recrutement décide si oui ou non vous êtes recruté, ce n'est pas automatique. Néanmoins, il est important de préciser qu'il y a des personnes, qui ne sont pas des Russes pour la plupart, qui vont se servir de la détresse de leurs frères africains, pour leur faire miroiter des choses qui parfois n'ont absolument rien à voir avec la vérité, et peut-être d'une manière ou d'une autre les convaincre, ou les contraindre. » Certaines recrues, en revanche, sont tout à fait conscientes de leur choix. Les militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage. Les salaires promis sont par exemple dix fois supérieurs à ceux de l'armée camerounaise. Un militaire du BIR, bataillon d'intervention rapide, unité d'élite, explique comment il a vu certains de ses frères d'armes céder aux sirènes russes, à commencer par son cousin... Il évoque même des complicités au sein de la hiérarchie : « Il m'a dit que c'est un colonel qui a géré, c'est par le réseau de ce colonel qu'il a voyagé. Après deux semaines, je n'avais plus de ses nouvelles, son numéro ne passait plus, et jusqu'à maintenant, rien. Quand je suis entré en contact avec un autre collègue qui était là-bas, il m'a fait comprendre que les Camerounais qui étaient arrivés à cette époque, en mars-avril-mai 2024, étaient tous morts, parce que les attaques étaient très intenses. J'ai essayé d'en parler avec la famille, mais ils ne voulaient rien entendre, alors j'ai lancé un appel sur les réseaux sociaux, voir si je pouvais le retrouver. Un gars m'a répondu qu'il n'était plus en vie. Sa famille a honte de dire qu'il est mort, alors ils le cachent aux gens. » « Plein d'Africaines vantent le programme » Mais le front n'est pas la seule voie de recrutement pour de jeunes Africains. Via des influenceurs très suivis, la Russie promeut le programme « Alabuga start », qui s'adresse à des jeunes femmes étrangères de 18 à 22 ans. Selon ses promoteurs, ce sont des formations de qualité, tout inclus, il n'y a que des avantages. Mais dans cette zone économique spéciale du Tatarstan, on monte des drones pour bombarder l'Ukraine, comme l'ont documenté plusieurs enquêtes. Certaines pratiques peuvent être assimilées à de la traite d'êtres humains, ont mis en garde les Nations unies. Ce type de contenus attire l'attention, par exemple de Rebecca : « J'ai vu ça sur TikTok, je me suis inscrite. J'ai donné mon identité, copie de mon passeport. » Aide-soignante ivoirienne, elle a expliqué à Benoit Almeras, notre correspondant à Abidjan, avoir candidaté après avoir vu sur les réseaux « plein d'Africaines vanter le programme, le logement inclus, les avantages, la possibilité de rester en Russie ou de rentrer avec le certificat. Elles disent qu'elles sont bien à l'aise ». Des jeunes femmes comme Rebecca, il y en a des dizaines à Abidjan, attirées par la promesse d'une formation gratuite à l'étranger. La Russie prend le contre-pied de l'Europe où les démarches d'expatriation sont de plus en plus difficiles, et où le discours xénophobe s'impose. Et peu importe les risques encourus pour une jeunesse africaine urbaine prête à tenter sa chance au péril de sa vie. « Des sirènes russes au mouroir ukrainien : les combattants africains de Vladimir Poutine », un récit de François Mazet, à la réalisation de Pauline Leduc.

Choixpitre
CLUB DE LECTURE - Mars 2026 - Le choix des patréotes : Un Gentleman à Moscou

Choixpitre

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 93:02


CL - Mars 2026 - Le choix des Patréotes !Pour une fois, ce ne sont pas nos participantes qui ont choisi le livre. Mais bien Zu , un de nos patréotes qui a participé à l'épisode. Le livre de ce mois-ci est : Un Gentleman à Moscou d'Amor TowlesUne tactique pour éviter les tricheries ? Noooooon ! Mais vous verrez que cela n'empêche en rien la créativité de nos participantes.Les annonces du club de LectureLe prochain club de lecture en Avril : Une adaptation qui nous a donné envie de lire un livreLe Club de lecture de Mai : Dystopie La lecture commune du mois de Juin : Ubik de Philip K DickPour venir partagez vos lectures, discuter avec nous, ou si vous voulez participer aux recos de Choixpitre, tout est là

Info éco
Iran : l'armement au cœur des relations avec ses partenaires russe et chinois

Info éco

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 4:35


La Russie et la Chine gardent leur place en coulisses alors que l'Iran est en guerre. Malgré de vives condamnations des bombardements américains et russes contre le régime de Téhéran, ni Moscou ni Pékin n'ont l'intention d'intervenir militairement. En revanche, l'Iran compte – ou a pu compter sur leur soutien en termes d'armement. Entre Moscou et Téhéran, c'est un accord armes contre armes. 

Le Nouvel Esprit Public
Municipales : antichambre de 2027 ou élections locales ? / Quatre années de guerre : effets sur la Russie

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Mar 1, 2026 62:39


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 27 février 2026.Avec cette semaine :Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.MUNICIPALES : ANTICHAMBRE DE 2027 OU ÉLECTIONS LOCALES ?Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars prochains. Il s'y mêlera enjeux locaux et nationaux, peut-être d'autant plus que, cette année, le vote se tient tout juste un an avant l'élection présidentielle, un cas de figure qui ne s'est présenté qu'en 1965 et en 2001.Selon Émeric Bréhier, directeur de l'Observatoire de la vie politique de la Fondation Jean Jaurès, si LFI et le RN ont beaucoup à gagner de ces élections et chercheront à en faire un enjeu national, à l'inverse, le PS et LR essaieront avant tout de conserver les villes qu'ils détiennent, pour montrer qu'ils restent des partis qui comptent, qui ont une base locale solide et surtout qu'ils peuvent avoir une carte à jouer lors de la présidentielle. Alors que les regards se concentrent beaucoup sur les grandes villes, l'un des enjeux de ces élections devrait être le sort de nombre de moyennes et de petites municipalités qui pourraient basculer à l'extrême droite, mais, le Rassemblement national aborde les municipales avec l'onction des sondages nationaux, mais un ancrage local toujours fragile. Le parti de Jordan Bardella détient moins de 15 villes, dont une seule de plus de 100.000 habitants. Officiellement : pas d'objectif chiffré avancé, ni de villes visées.Au Havre, l'ancien Premier ministre, Édouard Philippe candidat à la présidentielle 2027, a lui-même lié son destin national à cette échéance locale. Un pari risqué. « Si j'échouais à convaincre les Havrais (...), je ne serais pas dans une bonne position pour espérer convaincre les Français », a-t-il déjà prévenu. Dans le camp présidentiel, en revanche, on semble déjà vouloir oublier ce scrutin avant même qu'il n'ait lieu, tant il s'annonce comme un révélateur de la faiblesse du macronisme à l'échelle locale.Selon un sondage Odoxa-Mascaret publié mardi pour Public Sénat et la presse régionale, 55 % des Français souhaitent l'élection d'un autre maire plutôt que la réélection de leur maire actuel au scrutin des 15 et 22 mars. Cette aspiration au changement est motivée par des enjeux locaux, en premier lieu : 76 % des sondés affirment qu'ils se prononceront en fonction d'enjeux « spécifiques à leur commune », tandis que 24 % auront des enjeux nationaux en tête. Ce dernier score est en progression de 5 points par rapport au mois de novembre, preuve, pour l'institut de sondage que ces municipales, premières élections convoquées après les législatives anticipées de juin 2024, dessineront la ligne de départ de la campagne pour l'élection présidentielle. C'est parmi les sympathisants de LFI (28 %) et du RN (27 %) que se trouvent le plus d'électeurs qui choisiront leur maire avec l'Élysée en point de mire.QUATRE ANNÉES DE GUERRE : EFFETS SUR LA RUSSIEAprès quatre ans de guerre en Ukraine, selon les évaluations concordantes des chercheurs et des services de renseignement occidentaux, on compte plus d'un million et demi de soldats russes hors de combat morts, blessés, prisonniers et disparus. Sur le terrain, d'après DeepState, collectif ukrainien de cartographie en sources ouvertes, la Russie a occupé en 2025 moins de 1 % du pays ukrainien. Analyses corroborées par l'Institut pour l'étude de la guerre. Mi-février, le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, évoquait environ 65.000 soldats russes tués ou blessés en l'espace de deux mois, qualifiant ces pertes de « folles ». Pour les alliés de l'Ukraine, ces chiffres interrogent la capacité de Moscou à maintenir durablement son effort de guerre sans décision politiquement risquée, comme une nouvelle vague de mobilisation.D'autant que l'économie russe se dégrade. Si au cours des premières années de guerre, dopée par le complexe militaro-industriel, l'économie russe a enregistré des croissances supérieures à la moyenne européenne, aujourd'hui, les signaux virent au rouge. Pour résorber la hausse du déficit budgétaire, qui devrait dépasser les 3,5 % à 4,4 % du PIB en 2026, le gouvernement doit financer un budget de la défense qui, en hausse de 30 % sur 2025-2027, engloutit 40 % des dépenses. Les revenus des hydrocarbures, qui composent l'habituel poumon économique du pays, s'effondrent à cause de la baisse des cours mondiaux et des effets des sanctions obligeant à vendre avec une décote. Le gouvernement cherche donc d'autres sources de revenus. Les consommateurs russes sont confrontés à l'inflation (5,6 % officiellement, bien au-delà de 10 % en réalité), la hausse des défauts de crédits bancaires, et la réduction des heures travaillées dans les usines.La guerre menée contre l'Ukraine s'accompagne d'une mise au pas de plus en plus violente de la société russe. Le taux de popularité de Vladimir Poutine ne semble pas fléchir : plus de 80 % des Russes disent approuver son action, selon Levada, le centre d'études d'opinion indépendant de l'Etat. Un chiffre à prendre cependant avec précaution comme dans tout pays où, sans liberté d'expression, les sondages sont menés dans un climat de peur et de délation. Sans opposition politique ni critiques dans la presse, sans société civile ni débats publics parmi les élites, cette popularité apparente cache une réalité : en quatre ans, la chape de plomb imposée par le Kremlin s'est alourdie. La répression ciblant une prétendue « cinquième colonne » s'est intensifiée : les défenseurs des droits humains recensent entre 3.000 et plus de 4.600 prisonniers politiques. Sur les écrans de télévision et sous les préaux des écoles, la propagande déroule son message : comme Staline, Poutine combat le nazisme ; comme durant la Grande Guerre patriotique, les opposants sont des traîtres.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Lignes de défense
Quatre ans de guerre en Ukraine: radioscopie du front

Lignes de défense

Play Episode Listen Later Mar 1, 2026 2:39


La guerre en Ukraine a basculé cette semaine dans sa cinquième année. En 2025, l'armée russe ambitionnait de reprendre, a minima, les territoires du Donbass, mais la transparence du champ de bataille n'a pas permis à Moscou d'atteindre ses objectifs. L'omniprésence des drones a transformé les 1 200 kilomètres de front en un no man's land où il n'y a plus vraiment d'action. Tout ce qui s'y déploie est vu et tout ce qui est vu est détruit de jour comme de nuit. Il n'y a que lorsque les conditions météo se dégradent - pluie, neige, brouillard - qu'il est alors possible d'échapper à la menace drone, indique Vincent Tourret, chercheur à l'université de Montréal. « C'est un front qui se structure autour d'un no man's land de 0 à 20 kilomètres, où les gens sont enterrés, sont disséminés, essaient de survivre à la saturation en puissance de feu, notamment apportée par les drones, analyse-t-il. Et puis on commence à voir des tentatives plus élaborées de part et d'autre, d'essayer de dépasser cette zone morte par des frappes d'interdiction. Donc celles russes, on les connaît bien, ce sont des campagnes de frappes stratégiques sur les villes ukrainiennes, mais c'est de plus en plus quand même des drones qui vont s'abattre de 30 à 70 kilomètres pour aller interdire la logistique, détruire les centres de commandement, les radars, etc ». Moins de 1 % du territoire ukrainien conquis en 2025 En 2025, malgré les assauts répétés, le gain territorial de Moscou n'excède pas 1 % du territoire ukrainien. La poussée russe patine et les pertes sont massives, jusqu'à 40 000 morts et blessés par mois pour la seule armée de Moscou. « L'avantage russe ne s'est pas vraiment concrétisé cette année, résume Vincent Tourret. On est sur une stratégie russe toujours de poussée maximale, avec la génération de plein de groupes d'infiltrations qui essayent tous les jours d'avancer de quelques mètres dans ce no man's land en essuyant beaucoup de pertes face à une défense ukrainienne qui s'est quand même largement robotisée et qui inflige des pertes à la Russie qui sont très importantes. Donc à partir de là, en fait, il y a un avantage russe. Cependant celui-ci n'arrive pas à se traduire au niveau de la ligne de contact par un ascendant vraiment offensif. » Moscou privé de Starlink Début février, le réseau d'internet par satellite Starlink a coupé ses transmissions en Russie et cela met son armée en mauvaise posture. Un signal satellite coupé fragilise toute la chaîne de commandement. Exemple avec les équipages de chars, souligne Vincent Tourret : « Un phénomène qui est assez intéressant au niveau des tankistes russes, c'est qu'avec le temps, le niveau d'entraînement et de formation a plutôt tendance à baisser et il a été compensé par la micro-gestion des équipages de chars par leur commandement supérieur. Le char est équipé en vidéo, en caméra. Ce flux vidéo est directement retransmis à l'échelon au-dessus. Et en fait, le tankiste était dirigé par son officier supérieur. Donc il y a des équipages de chars qui se retrouvent un peu plus perdus, qui ne savent pas trop où tirer, qui ne savent plus trop comment manœuvrer. Là, avec la perte de Starlink, c'est un lien essentiel du commandement d'un équipage de chars qui disparaît. » En 2026, l'équilibre des feux est cependant toujours à l'avantage de la Russie, mais l'artillerie responsable d'un quart des pertes totales est désormais enterrée. Les bouches à feu ne permettent plus aux troupes de progresser, et le front ukrainien pourrait rester longtemps ainsi figé.

Cultures monde
Ukraine, une nation transformée par la guerre : Vu de Kyiv, l'urgence de l'intégration européenne

Cultures monde

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 58:18


durée : 00:58:18 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - L'adhésion de l'Ukraine à l'Europe, poussée par Kyiv et Washington, est aujourd'hui au cœur des négociations de paix. Les Ukrainiens y voient une garantie de sécurité et tentent d'accélérer un processus d'intégration déjà largement accéléré depuis l'invasion russe à grande échelle de février 2022. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Annie Daubenton Journaliste, ancienne correspondante de Radio France à Kyiv et Moscou, spécialiste de l'Ukraine; Marcello Ciola Chercheur à l'université Guglielmo Marconi de Rome; Joël Le Pavous Journaliste indépendant

Invité Afrique
Madagascar «recentre sa diplomatie sur les besoins des Malgaches, en rupture» avec «l'ancien régime»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 11:08


Le président de la refondation de Madagascar a quitté Paris mercredi 25 février soir. Le colonel Michaël Randrianirina a rencontré Emmanuel Macron, à l'Élysée. Auparavant, il était reçu avec les honneurs par Vladimir Poutine à Moscou. Depuis la chute de l'ex-président Andry Rajoelina en octobre dernier, le commandant du Corps d'armée des personnels et des services administratifs et techniques montre des signes de rapprochement avec la Russie, mais sa visite parisienne dans la foulée montre que Madagascar ne veut pas rompre avec son partenaire historique. La politologue Christiane Rafidinarivo est chercheuse associée au Centre de recherches politiques de Sciences Po. Elle est la Grande invitée Afrique de Sidy Yansané.    RFI :  Le président de la Refondation, Michaël Randrianirina, achève une tournée qui l'a successivement mené à Moscou, où il a rencontré Vladimir Poutine, puis à Paris aux côtés d'Emmanuel Macron. « Grand écart diplomatique, numéro d'équilibriste », disent déjà les commentaires… Vous partagez cette analyse ?  Christiane Rafidinarivo : Le président de la Refondation de la République de Madagascar a toujours affirmé qu'il voulait mener une ligne diplomatique qui ne discrimine personne, qui ne cherche pas à rejeter d'emblée, par idéologie ou tout autre considération, un partenaire potentiel qui peut apporter quelque chose pour satisfaire les besoins de la population malgache, que l'on sait être dans une situation difficile. Il est vrai que Madagascar a toujours entretenu une relation privilégiée avec la France, mais la Russie est aussi un vieux partenaire. Finalement, voyez-vous vraiment une rupture dans la nouvelle diplomatie malgache ? En termes de partenariat, non, car la France est un partenaire de toujours. Et la Russie est un partenaire très ancien. Il me semble que Madagascar s'apprête à commémorer 55 ans de relation avec la Russie. Mais ce qui peut être qualifié de rupture, c'est ce recentrement de la diplomatie malgache sur les besoins immédiats des Malgaches. La vraie nouveauté est internationale, c'est le nouveau contexte géopolitique. Et c'est sans doute là que l'on peut mieux comprendre pourquoi on parle de renouvellement de partenariat. D'un côté, Madagascar affirme de nouvelles priorités tournées vers sa population, et d'un autre côté, tout cela se fait dans un contexte géopolitique qui a considérablement changé ces cinq dernières années justement. De son côté, la Gen Z, la société civile qui a principalement contribué à renverser l'ancien président Andry Rajoelina, dénonce une mise en scène diplomatique pour décrire la rencontre entre les présidents français et malgache à l'Elysée. Cette Gen Z, qui s'estime mise de côté, ne lui a-t-on pas volé sa révolution finalement, comme cela s'est vu dans d'autres pays d'Afrique où les militaires ont pris le pouvoir ?  Ce que je constate et que j'observe en tant que chercheuse, c'est que la Gen Z est en dialogue avec le ministère chargé de la Refondation, qui est un ministère d'Etat, et même avec le président de la Refondation lui-même. Certains éléments très connus de la Gen Z sont dans les cabinets ministériels et la Gen Z continue effectivement à avoir une participation politique très intéressante dans l'espace public, de façon à avoir une forme de politisation qui puisse lui permettre de participer à la concertation nationale qui est en cours, certes, mais également au débat public de façon constructive. Et c'est ce qu'elle fait. Ce qui est très nouveau, c'est la liberté d'expression, d'opinion, de manifestation. Il y a un renouveau de la participation démocratique à Madagascar. Pour la première fois de son histoire, et si cela se concrétise, la Grande Île aura une constitution qui n'aura pas été parachutée par des experts extérieurs et avec une poignée de Malgaches. Est-ce une vraie coopération ou un rapport de force masqué ? Auquel cas, il y aurait une forme de démocratie de façade. Le moratoire sur les permis miniers a été levé. Désormais, excepté pour l'or, les entreprises extractives ont le droit d'exploiter les richesses minières malgaches. Que dire de cette nouvelle politique industrielle et minière ? Constatez-vous de nouveaux partenaires ou des partenaires anciens signer des contrats ? Ce que les autorités disent souhaiter, c'est l'ouverture à la concurrence, et surtout que ce soit un marché ouvert aux Malgaches mêmes, chose rare auparavant. L'or a été mis de côté car le président de la Refondation a expliqué, au retour de ses voyages aux Émirats arabes unis notamment, qu'il souhaitait organiser un comptoir de l'or avec une régulation beaucoup plus institutionnalisée du secteur, qu'il ne soit pas un secteur réservé aux grands acteurs en oligarchie, et surtout préempté par les trafiquants. Quand on sait que la Banque centrale malgache a très peu de réserves d'or dans ses coffres, on comprend à quel point ce pays a été pillé.

Revue de presse Afrique
À la Une: Michaël Randrianirina l'équilibriste

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 4:24


« C'est ce qui s'appelle jouer l'équilibriste, s'exclame Le Monde Afrique. Cinq jours après avoir été reçu au Kremlin par Vladimir Poutine, le nouveau président malgache, Michaël Randrianirina, a eu les honneurs de l'Élysée où il a déjeuné, hier, avec Emmanuel Macron. Des visites coup sur coup qui illustrent la diplomatie “tous azimuts“ que le colonel malgache entend pratiquer. (…) Pour l'heure, Michaël Randrianirina, qui veut faire de sa politique “pragmatique“ et “non alignée“ un marqueur de sa présidence, n'estime pas avoir à choisir un partenaire plutôt qu'un autre. » En fait, analyse La Tribune à Antananarivo, « le récent rapprochement diplomatique entre Madagascar et la Russie, parfois célébré localement comme un acte de souveraineté et de non-alignement, dissimule de profonds enjeux géostratégiques. Pour une Russie sous sanctions, l'intérêt est structurel, pointe le quotidien malgache. Moscou convoite le port en eaux profondes de Diego-Suarez pour projeter sa flotte, vise les minerais critiques (graphite, terres rares, uranium), et déploie son système financier alternatif pour contourner la surveillance occidentale. Cependant, tempère La Tribune, cette diplomatie multisectorielle est un champ de mines pour Antananarivo. La France, qui redoute une “sahélisation“ de la région, tente de maintenir son ancrage stratégique vital dans l'océan Indien avec un pragmatisme prudent. Surtout, ce pari expose l'île à une riposte sévère de la part de Washington, note encore le quotidien malgache. En s'associant à des réseaux financiers russes sanctionnés, Madagascar risque notamment l'exclusion de l'AGOA, ce qui menacerait directement plus de 100 000 emplois dans le textile. Prise entre les grandes puissances, la Grande Île pourrait bien devenir le théâtre d'une nouvelle guerre froide plutôt que de conquérir sa véritable indépendance. » Le déjeuner à Moscou et le dessert à Paris « Quand la route de Paris passe par Moscou ! », titre pour sa part Wakatsera.com au Burkina Faso. « En moins de dix jours, le colonel Michaël Randrianirina aura serré les mains de deux présidents de la République qui sont loin de partager la même vision de la gouvernance et de la diplomatie. (…) Antananarivo, entrée dans une nouvelle ère politique dont le rythme a été dicté par la GenZ, et soucieuse de diversifier son répertoire de partenaires, Antananarivo n'a trouvé aucun mal à déjeuner à Moscou et prendre le dessert à Paris, sa table historique. Le nouvel homme fort de Tana a donc, visiblement, fait le choix de mettre ses œufs sécuritaires dans le panier russe, pointe encore Le Pays, tout en gardant ceux de la coopération classique dans le plateau français. Ce qui n'est pas sans susciter des interrogations auprès de la société civile malgache, notamment le Collectif des citoyens et la GenZ (…). »  En effet, complète Afrik.com, « si cette hyperactivité diplomatique place Madagascar sous les projecteurs, elle suscite également des doutes au sein de l'opinion publique malgache. Des voix s'élèvent pour réclamer davantage de transparence sur les accords signés en coulisses. Le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes insiste sur la nécessité d'une redevabilité au retour du chef de l'État. De leur côté, les mouvements de jeunesse s'interrogent ouvertement sur les contreparties concrètes de ce rapprochement avec Paris, craignant que cette “diversification des alliances“ ne cache des engagements flous ou contraignants pour l'avenir de la Grande Île. » La France contre-attaque Pour Jeune Afrique, on assiste à « une guerre d'influence entre Paris et Moscou sur le continent africain. La France entend jouer sur ses atouts, convaincue de proposer une offre supérieure à celle de la Russie, au moins dans les domaines économique et culturel. Premier partenaire bilatéral de Madagascar, avec près d'un milliard d'euros d'échanges, la France dispose (en effet) d'un tissu économique composé de centaines d'entreprises et structuré par plus de 50 filiales dans les domaines des hydrocarbures, de l'agro-industrie, des télécoms ou des services financiers qui emploient de nombreux travailleurs locaux. » Plus largement, pointe encore Jeune Afrique, « renouveler la relation politique avec Madagascar et les partenariats avec l'ensemble des pays africains est l'objectif principal du président Macron, jusqu'au sommet Afrique-France de Nairobi, qui aura lieu les 11 et 12 mai prochain, au Kenya. Ce sera la première fois que la France organisera un tel événement dans un pays non-francophone du continent. Signe de la volonté de Paris de diversifier ses partenariats africains à l'heure où la Russie, mais aussi la Chine, la Turquie ou encore les Émirats arabes unis, contestent ce que la France percevait comme son pré carré inaliénable. »

Débat du jour
Guerre en Ukraine : la Russie a-t-elle encore les moyens de ses ambitions ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 29:30


Il y a quatre ans, la Russie déclarait une guerre totale à l'Ukraine en envahissant le pays voisin. Une « opération spéciale » prévue pour durer quelques jours. Quatre ans plus tard, le conflit est toujours en cours et « les objectifs ne sont pas atteints », affirme ce mardi (24 février 2026) le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov. Comment se porte l'économie russe? Jusqu'où ira la résilience de Moscou? Le président Vladimir Poutine doit-il dire adieu à son rêve de grande Russie? Pour en débattre : - Jean de Gliniasty, directeur de recherche à l'Iris, ancien ambassadeur de France à Moscou (2009-2013), spécialiste des questions russes. Auteur du livre Géopolitique de la Russie éditions Eyrolles - Florent Parmentier, secrétaire général du CEVIPOF/Sciences Po, chercheur associé à l'Institut Jacques Delors - Aurélien Duchêne, consultant géopolitique et défense et auteur de La Russie de Poutine contre l'Occident (Eyrolles, 2024).

Le journal de 18h00
Quatre ans après, l'Ukraine toujours debout face aux agresseurs russes

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 20:05


durée : 00:20:05 - Journal de 18h - Il y a quatre ans, la Russie lançait l'invasion de l'Ukraine. L'armée ukrainienne résiste, elle aurait même repris 300 kilomètres carrés à l'envahisseur ces derniers jours. À Moscou, le Kremlin refuse toujours de parler de guerre, et la population reste majoritairement derrière Vladimir Poutine.

Jornal da Manhã
Jornal da Manhã - 24/02/2026 | 1ª EDIÇÃO: 3ª Guerra Mundial já começou? / Investigada passa mal na CPMI do INSS | 2ª EDIÇÃO: Zelensky pede que Trump fique ao lado da Ucrânia

Jornal da Manhã

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 302:22


Confira os destaques do Jornal da Manhã desta terça-feira (24): O presidente da Ucrânia, Volodymyr Zelensky, afirmou nesta segunda-feira (23) que o líder da Rússia, Vladimir Putin, já teria iniciado uma “Terceira Guerra Mundial”. Segundo Zelensky, há diferentes interpretações sobre o tema, mas a ofensiva russa representaria um conflito de escala global, com a principal questão sendo até onde Moscou pretende avançar e como impedir essa expansão. A depoente Ingrid Pikinskeni Morais Santos não retornou à sessão da CPMI do INSS após um intervalo na oitiva realizada no Senado Federal. Segundo nota da presidência da comissão, ela apresentou um mal-estar e foi avaliada pela equipe médica da Casa, o que levou à suspensão dos trabalhos. Ingrid é esposa e sócia de Cícero Marcelino de Souza Santos, apontado como operador e assessor do presidente da Confederação Nacional dos Agricultores Familiares, uma das entidades que estão sob investigação da CPMI. O governador de São Paulo, Tarcísio de Freitas (Republicanos), afirmou nesta segunda-feira (23) que o Instituto Butantan “forneceu esperança” ao Brasil durante a pandemia da Covid-19. A declaração foi feita durante cerimônia em comemoração aos 125 anos da instituição, realizada na Zona Oeste da capital paulista, na qual o governador destacou os avanços científicos e o papel estratégico do Butantan na saúde pública. O presidente em exercício e ministro do Desenvolvimento, Indústria, Comércio e Serviços, Geraldo Alckmin, afirmou nesta segunda-feira (23) que o Brasil foi o país mais beneficiado do mundo com as novas tarifas anunciadas pelo presidente dos Estados Unidos, Donald Trump. A declaração foi feita em São Paulo, durante evento na Fiesp, e se refere à tarifa global de 15% sobre produtos importados pelos EUA, que entra em vigor nesta terça-feira (24). O presidente da Ucrânia, Volodymyr Zelensky, fez um apelo direto ao ex-presidente dos Estados Unidos, Donald Trump, ao pedir que o líder norte-americano “permaneça ao nosso lado”. A declaração foi dada em entrevista à CNN Internacional, nesta segunda-feira (23), véspera do quarto aniversário da guerra no Leste Europeu. O Ministério da Justiça e Segurança Pública e a Interpol anunciaram nesta segunda-feira (23) a criação de uma força integrada sul-americana para combater organizações criminosas, com foco especial no tráfico internacional de drogas. O grupo atuará exclusivamente na América do Sul e será coordenado e financiado pelo Brasil, por meio da Polícia Federal e do próprio ministério. O relator da CPMI do INSS, o deputado Alfredo Gaspar (União Brasil-AL), afirmou que o banqueiro Daniel Vorcaro e representantes de bancos investigados devem prestar contas diretamente à comissão, em Brasília, sem qualquer tratamento diferenciado. Gaspar criticou a possibilidade de depoimentos fora da CPMI e disse ser contrário ao que chamou de “depoimento marmita”, reforçando que não pode haver distinção entre investigados VIPs e não VIPs. O ministro Gilmar Mendes, do Supremo Tribunal Federal, decidiu nesta segunda-feira (23) que verbas indenizatórias, conhecidas como “penduricalhos”, só podem ser pagas a membros do Poder Judiciário e do Ministério Público quando houver previsão expressa em lei aprovada pelo Congresso Nacional. A decisão também restringe a atuação do Conselho Nacional de Justiça e do Conselho Nacional do Ministério Público, que passam a poder apenas regulamentar benefícios já previstos em lei, com base de cálculo, percentual e teto claramente definidos. Essas e outras notícias você acompanha no Jornal da Manhã. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Les journaux de France Culture
Quatre ans après, l'Ukraine toujours debout face aux agresseurs russes

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 20:05


durée : 00:20:05 - Journal de 18h - Il y a quatre ans, la Russie lançait l'invasion de l'Ukraine. L'armée ukrainienne résiste, elle aurait même repris 300 kilomètres carrés à l'envahisseur ces derniers jours. À Moscou, le Kremlin refuse toujours de parler de guerre, et la population reste majoritairement derrière Vladimir Poutine.

Les journaux de France Culture
Quatre ans de guerre en Ukraine : les limites de la machine à recruter de Moscou

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 12:31


durée : 00:12:31 - Journal de 7 h - Une guerre menée par la Russie, que l'on pourrait même dater de 2014 lors de l'invasion en Crimée. Mais le 24 février 2022, le franchissement de la frontière ukrainienne par les chars russes a définitivement fait basculer l'Europe dans un conflit armé d'une rare intensité.

Aujourd'hui l'économie
Guerre en Ukraine: comment l'agriculture est devenue une arme économique mondiale

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 3:11


Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, le conflit entre Moscou et Kiev continue de façonner en profondeur l'économie mondiale. Au-delà des combats militaires, un autre front stratégique s'est imposé : le front agricole. Blé, maïs, engrais et huile de tournesol sont devenus des armes économiques, diplomatiques et géopolitiques, bouleversant durablement les équilibres alimentaires mondiaux. Avant février 2022, l'Ukraine et la Russie nourrissaient une large partie de la planète. À eux deux, ils représentaient près d'un tiers du commerce mondial de blé, plus de 20% des exportations de maïs, et surtout près de 75% des exportations mondiales d'huile de tournesol. Autrement dit, depuis quatre ans, c'est toute la planète qui mange moins bien, plus cher, ou plus difficilement. Dès les premiers jours du conflit, les frappes russes ont ciblé les ports ukrainiens, les silos agricoles, ainsi que les infrastructures ferroviaires et fluviales. Cette stratégie a directement affecté la production agricole ukrainienne. L'objectif est clair : affaiblir l'économie du pays, réduire ses revenus d'exportation et fragiliser son effort de guerre. Sur les marchés mondiaux, la réaction a été immédiate et brutale. Les prix du blé ont flambé de près de 50%, tandis que ceux du maïs et des huiles végétales se sont envolés, alimentant une crise alimentaire mondiale aux conséquences durables, notamment dans les pays les plus dépendants des importations. La diplomatie céréalière russe et la recomposition géopolitique Face à cette situation, Moscou a transformé le blé en une véritable arme diplomatique. En maintenant des flux élevés vers ses partenaires stratégiques, notamment en Afrique du Nord, en Afrique subsaharienne, au Moyen-Orient et en Asie centrale, la Russie a renforcé son influence internationale. Cette stratégie porte désormais un nom : la diplomatie céréalière russe. Le blé devient une monnaie d'influence, permettant au Kremlin de consolider ses alliances et d'exercer une pression géopolitique sur de nombreux États dépendants de ses exportations. Dans le même temps, cette guerre a accéléré une recomposition profonde de la géopolitique alimentaire mondiale. Les chaînes d'approvisionnement se sont régionalisées, les politiques de stockage stratégique ont été renforcées et une notion s'est imposée dans le débat public : la souveraineté alimentaire. Cet axe structure désormais les stratégies nationales, notamment européennes. L'Union européenne se retrouve face à un dilemme majeur : soutenir l'Ukraine, tout en protégeant son propre modèle agricole et ses filières de production. En Ukraine, un modèle agricole en pleine transformation Quatre ans après le début du conflit, malgré une relative normalisation des marchés, les effets persistent. Le modèle agricole ukrainien se recompose progressivement, sous l'effet direct de la guerre. Les grands groupes agro-industriels y voient désormais une opportunité d'investissement à moindre coût, avec une capacité d'absorber les chocs économiques et logistiques. Cette dynamique accélère la concentration des exploitations et la transformation structurelle du secteur. Mais la reconstruction s'annonce colossale. Elle nécessitera des investissements massifs dans la dépollution des sols, la remise en état des réseaux d'irrigation, la reconstitution des surfaces agricoles, ainsi que la reconstruction des infrastructures logistiques et portuaires. À long terme, l'agriculture ukrainienne restera un enjeu géostratégique majeur, tant pour l'Europe que pour l'équilibre alimentaire mondial.

Débat du jour
Guerre en Ukraine : la Russie a-t-elle encore les moyens de ses ambitions ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 29:30


Il y a quatre ans, la Russie déclarait une guerre totale à l'Ukraine en envahissant le pays voisin. Une « opération spéciale » prévue pour durer quelques jours. Quatre ans plus tard, le conflit est toujours en cours et « les objectifs ne sont pas atteints », affirme ce mardi (24 février 2026) le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov. Comment se porte l'économie russe? Jusqu'où ira la résilience de Moscou? Le président Vladimir Poutine doit-il dire adieu à son rêve de grande Russie? Pour en débattre : - Jean de Gliniasty, directeur de recherche à l'Iris, ancien ambassadeur de France à Moscou (2009-2013), spécialiste des questions russes. Auteur du livre Géopolitique de la Russie éditions Eyrolles - Florent Parmentier, secrétaire général du CEVIPOF/Sciences Po, chercheur associé à l'Institut Jacques Delors - Aurélien Duchêne, consultant géopolitique et défense et auteur de La Russie de Poutine contre l'Occident (Eyrolles, 2024).

Focus
Ukraine : 4 ans après, la guerre s'enlise

Focus

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 8:35


Vladimir Poutine "n'a pas atteint ses objectifs" de guerre ni "brisé les Ukrainiens", a déclaré le président Volodymyr Zelensky dans une vidéo diffusée mardi, quatre ans jour pour jour après l'invasion de son pays par la Russie. Moscou assure que le conflit va se poursuivre. Dans cet épisode du Choix info RTL, Antoine Cavaillé-Roux vous explique comment la guerre s'enlise.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La Traque
[SAISON SPÉCIALE] Alexeï Navalny, l'homme qui a osé défié Poutine : Tchernobyl (1/8)

La Traque

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 17:53


Avocat devenu activiste, il dénonce la corruption au sommet de l'État russe et mobilise des milliers de citoyens autour de l'idée que la transparence et la justice peuvent triompher de l'autoritarisme. Mais son engagement attire l'attention de tout un système. Entre campagnes de diffamation, arrestations répétées et tentatives d'assassinat, Navalny devient la cible d'une machine de répression qui ne tolère aucune contestation. De sa lutte pour les élections locales à son empoisonnement en 2020, son parcours révèle les risques extrêmes de s'opposer à un pouvoir tout-puissant. Le survivant Alexeï Navalny grandit dans une URSS en fin de course, au sein d'une famille modeste mais stable, attentive à l'avenir de ses enfants. Enfant, il partage sa vie entre Moscou et les étés passés chez ses grands-parents, dans un village ukrainien proche de Tchernobyl. En 1986, la catastrophe nucléaire bouleverse brutalement cet équilibre et révèle au jeune Alexeï l'ampleur du mensonge d'État. La gestion du drame par les autorités marque durablement sa famille et sa vision du pouvoir. Cet événement fondateur façonne sa conscience politique et nourrit, très tôt, sa défiance envers les régimes autoritaires. Crédits : Production : Bababam  Textes : Clément Prévaux Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Le journal de 7h00
Quatre ans de guerre en Ukraine : les limites de la machine à recruter de Moscou

Le journal de 7h00

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 12:31


durée : 00:12:31 - Journal de 7 h - Une guerre menée par la Russie, que l'on pourrait même dater de 2014 lors de l'invasion en Crimée. Mais le 24 février 2022, le franchissement de la frontière ukrainienne par les chars russes a définitivement fait basculer l'Europe dans un conflit armé d'une rare intensité.

Reportage International
La Serbie, un havre de liberté pour les exilés russes

Reportage International

Play Episode Listen Later Feb 22, 2026 2:37


Depuis l'invasion de l'Ukraine il y a 4 ans, Belgrade a accueilli entre 200 000 et 300 000 Russes, attirés par une politique de visa souple, des liaisons aériennes quotidiennes ainsi que certains liens historiques et culturels entre ces pays de religion orthodoxe. Beaucoup y ont ouvert des entreprises, des restaurants, et tous disent profiter d'une nouvelle liberté et d'un accueil chaleureux. Même si les relations de la Serbie avec Moscou pèsent sur leur avenir. Un reportage de notre correspondant de retour de Belgrade à retrouver dans la longueur dans Accents d'Europe. À lire aussiÀ la Une : la fuite autoritaire s'accélère en Serbie

Géopolitique, le débat
La guerre des récits à la lumière du conflit russo-ukrainien

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Feb 22, 2026 48:29


Le 24 février 2022, la Russie lançait ce que le Kremlin continue d'appeler une « opération militaire spéciale » contre l'Ukraine. Quatre ans plus tard, la guerre s'est installée dans la durée, les lignes de front se sont figées par endroits, durcies ailleurs, et le conflit est devenu un fait structurant de l'ordre international. Cette guerre, elle ne se joue pas seulement sur le terrain militaire. Elle se joue aussi sur le terrain des mots, des images, des récits. Deux narrations radicalement opposées s'affrontent. Pour Kiev, il s'agit d'une guerre d'agression, coloniale, impériale, visant à nier l'existence même de la nation ukrainienne. Pour Moscou, il s'agit d'une guerre défensive, existentielle, provoquée par l'expansion de l'OTAN, destinée à « protéger » les populations russophones et à corriger ce que Vladimir Poutine considère comme une erreur historique majeure : l'indépendance de l'Ukraine. Derrière ces récits, des visions du monde. Derrière ces visions, une lecture de l'histoire. Et derrière cette lecture, un projet politique. Quelle conception de la Russie, de son identité, de son rapport à l'Empire et à l'Occident a conduit Vladimir Poutine à déclencher cette guerre ? Quel est le récit dominant produit par le Kremlin pour la justifier et pour en soutenir le prolongement ? Comment ces récits varient-ils selon les publics : opinion russe, pays occidentaux, Sud global, membres des BRICS ? Et surtout : comment distinguer un récit politique — toute guerre en produit — d'une entreprise de désinformation structurée ? Dans ce conflit, l'absurde semble parfois le disputer au fatal. Mais rien n'est laissé au hasard : la production du récit est organisée, institutionnalisée, stratégique. Car c'est bien au nom d'une vision politique et historique que Vladimir Poutine et quelques autres ont déclenché cette guerre. Pour cette deuxième émission en partenariat avec l'INALCO, l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale, Invités :  Ioulia Podoroga, philosophe et spécialiste de la littérature russe, maîtresse de conférences habilitée à diriger des recherches à l'INALCO. Elle codirige « Routledge Companion to Concepts in Russian Contemporary Politics » à paraitre à la fin de l'année. Ioulia Podoroga qui a récemment dirigé un volume collectif sur le Nihilisme russe Pierre-Louis Six, historien et politiste. Chercheur post-doctorant du programme DECRIPT, rattaché eu Centre interdisciplinaire sur les enjeux stratégiques de l'ENS. Et au centre de recherche Maurice Halbwachs. Ancien directeur adjoint du Centre d'études franco-russes de Moscou. Auteur de nombreux ouvrages et articles dont « Les diplomates russes croient-ils à leurs mythes ? », article paru dans la revue Critique Internationale, Volume 108, 2025 Maxime Audinet, professeur junior et titulaire de la chaire « Stratégie d'influence » à l'INALCO, Chercheur au Centre de recherche Europes-Eurasie (CREE) et à GEODE, Université Paris 8 et spécialiste de la politique étrangère de la Russie.

On n'arrête pas l'éco
Avec Gaëtan Bruel, président du Centre national du cinéma et de l'image animée

On n'arrête pas l'éco

Play Episode Listen Later Feb 21, 2026 44:47


durée : 00:44:47 - On n'arrête pas l'éco - par : Alexandra Bensaid, Valentin Pérez - Au menu ce samedi : un débat sur la justice fiscale, un détour par Moscou, un retour sur les droits de douane trumpistes défaits par la Cour suprême... Et un focus sur l'économie de notre cinéma national, à quelques jours des César. Le financement du septième art français est-il encore un modèle ? - réalisé par : Etienne BERTIN Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Corée du Sud : la chute de l'ex-président condamné pour insurrection

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'avancée ukrainienne et le Ghana qui demande l'extradition d'un ressortissant russe. Corée du Sud : la chute de l'ex-président condamné pour insurrection   Plus d'un an après avoir imposé la loi martiale durant six heures et ordonné à l'armée d'investir le Parlement pour tenter de se maintenir au pouvoir, le président déchu Yoon Suk-yeol a été condamné à la prison à perpétuité. Comment expliquer ce verdict alors que le Parquet avait requis la peine capitale ? À l'époque, cette tentative de coup de force avait plongé la Corée du Sud dans une grave crise politique. Qu'en est-il aujourd'hui ? Avec Célio Fioretti, correspondant de RFI à Séoul.    Guerre en Ukraine : un tournant militaire ou effet d'annonce ?   L'armée ukrainienne vient de récupérer 91 Km² de territoires illégalement occupés par la Russie. L'ampleur de cette contre-offensive est inédite depuis 2023. Comment expliquer cette percée des forces armées ukrainiennes ? L'Ukraine est-elle en mesure de poursuivre sa reconquête ? Quel bilan peut-on dresser des deux jours de discussions russo-ukrainiennes qui se sont tenues à Genève, en Suisse ? Avec Guillaume Ancel, ancien officier et écrivain. Auteur du blog « Ne Pas Subir ».    Ghana : que sait-on de l'homme accusé d'avoir filmé secrètement ses relations intimes ?   Au Ghana, le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a demandé l'extradition d'un Russe présumé, accusé d'avoir filmé à l'aide de lunettes connectées ses relations sexuelles avec des femmes, sans leur consentement, avant de publier les vidéos sur les réseaux sociaux. Que sait-on de lui ? Les victimes ont-elles porté plainte ? Quelles sont les chances que Moscou accepte la demande d'extradition ? Avec Victor Cariou, correspondant de RFI à Accra.   Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Aujourd'hui, elle revient sur cette affaire du ressortissant russe qui fait polémique au Ghana.

Accents d'Europe
En Ukraine, les villages autour de Zaporijia évacués

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 19:30


Les pourparlers à Genève pour tenter de mettre fin à 4 ans de conflit en Ukraine se sont achevés ce mercredi 18 février 2026. Des négociations difficiles si l'on en croit les délégations russes et ukrainiennes, qui se passent dans un contexte tendu sur le terrain. Ces dernières semaines, les forces de Moscou avancent dangereusement vers la ville de Zaporijia, dans le sud-est de l'Ukraine. Moins d'une quinzaine de kilomètres séparent la ville de la ligne de front, et les villages alentours sont évacués au fur et à mesure que les combats se déplacent. Le reportage de notre envoyé spécial Théo Renaudon.   À Pristina, une manifestation en soutien aux anciens chefs de l'armée de libération du Kosovo Ce mardi 17 février 2026, des milliers de Kosovars ont manifesté à Pristina pour soutenir les anciens chefs de l'armée de libération du Kosovo, jugés à La Haye pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité depuis 2020. Les procureurs ont requis contre les accusés jusqu'à 45 ans de prison pour des meurtres et des enlèvements commis pendant et après la guerre du Kosovo qui s'est déroulée de 1998 à 1999. Entre quête de justice et mémoire nationale, ce procès qui touche à sa fin divise dans une société kosovare encore très marquée par le conflit. Les explications de notre correspondant à Pristina, Louis Seiller.   Haro sur les écrans en Europe ! Après la France, le Portugal a décidé de prendre la question de l'usage des téléphones portables chez les jeunes à bras le corps : un projet de loi a été déposé afin de bloquer l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Le pays a déjà interdit les portables dans certaines classes, depuis la rentrée dernière. Le reportage de Marie-Line Darcy à Lisbonne. Chez le voisin espagnol, le Premier ministre Pedro Sanchez, a lancé une charge début février contre les plateformes numériques. Comme en France et au Portugal, il entend notamment interdire l'accès aux réseaux sociaux aux adolescents de moins de 16 ans. Mais il va encore plus loin : il souhaite, en effet, pénaliser les responsables des plateformes numériques afin « qu'ils soient légalement responsables des nombreuses infractions commises sur leurs sites web ». Une décision qui a provoqué la colère des patrons des plateformes numériques dont Elon Musk, le dirigeant de la plateforme X qui a traité Pedro Sanchez de « fasciste totalitaire ». À Madrid, avec la correspondante Diane Cambon.   Le choix musical de Vincent Théval « Du tappa dä » du groupe suédois Dina Ögon.

Professor HOC
A CHINA ESTÁ ESTOCANDO PETRÓLEO, GÁS E METAIS: QUAL A RAZÃO?

Professor HOC

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 17:53


Neste vídeo, eu explico por que uma movimentação que parece “só logística” está deixando Washington, Bruxelas e várias capitais asiáticas em estado de alerta: a China está acelerando uma campanha silenciosa de estocagem estratégica — petróleo, gás, metais e até alimentos — para ficar mais difícil de intimidar em crises e negociações. A história começa em Dongjiakou, um mega complexo de tanques onde, vistos por satélite, os reservatórios sobem e descem como cúpulas gigantes conforme se enchem. Só desde meados de janeiro, cerca de 10 milhões de barris foram adicionados ali, levando o total a 24 milhões, num sinal visível de uma estratégia maior: criar um “colchão” energético e industrial capaz de absorver choques, reduzir a vulnerabilidade a sanções, e até diminuir o impacto de gargalos marítimos como o Estreito de Malaca em um cenário de tensão militar. Eu conecto esse movimento ao ambiente político e comercial pós-2024, à volta da pressão tarifária dos EUA e às mensagens ambíguas vindas de Donald Trump, além de mostrar como Pequim usa estoques e compras de fornecedores sancionados (como Irã, Rússia e Venezuela) para ganhar descontos, testar rotas e mecanismos “fora do dólar” e construir poder de barganha silencioso. Também detalho o lado menos óbvio: metais e insumos críticos (cobre, níquel, zinco, lítio), a dependência alimentar (especialmente soja) e como a diversificação — incluindo a aproximação energética com Moscou via projetos como Power of Siberia 2 — pode trocar uma vulnerabilidade por outra. Por fim, eu fecho com a parte que mais preocupa o Ocidente: ao transformar a China num “core trader” capaz de segurar ou liberar volumes em momentos-chave, Pequim não só se blinda, mas também remodela preços, rotas e incentivos no mundo inteiro — com efeitos diretos no Brasil, na Europa e no equilíbrio geopolítico global.

Accents d'Europe
En Ukraine, les villages autour de Zaporijia évacués

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 19:30


Les pourparlers à Genève pour tenter de mettre fin à 4 ans de conflit en Ukraine se sont achevés ce mercredi 18 février 2026. Des négociations difficiles si l'on en croit les délégations russes et ukrainiennes, qui se passent dans un contexte tendu sur le terrain. Ces dernières semaines, les forces de Moscou avancent dangereusement vers la ville de Zaporijia, dans le sud-est de l'Ukraine. Moins d'une quinzaine de kilomètres séparent la ville de la ligne de front, et les villages alentours sont évacués au fur et à mesure que les combats se déplacent. Le reportage de notre envoyé spécial Théo Renaudon.   À Pristina, une manifestation en soutien aux anciens chefs de l'armée de libération du Kosovo Ce mardi 17 février 2026, des milliers de Kosovars ont manifesté à Pristina pour soutenir les anciens chefs de l'armée de libération du Kosovo, jugés à La Haye pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité depuis 2020. Les procureurs ont requis contre les accusés jusqu'à 45 ans de prison pour des meurtres et des enlèvements commis pendant et après la guerre du Kosovo qui s'est déroulée de 1998 à 1999. Entre quête de justice et mémoire nationale, ce procès qui touche à sa fin divise dans une société kosovare encore très marquée par le conflit. Les explications de notre correspondant à Pristina, Louis Seiller.   Haro sur les écrans en Europe ! Après la France, le Portugal a décidé de prendre la question de l'usage des téléphones portables chez les jeunes à bras le corps : un projet de loi a été déposé afin de bloquer l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Le pays a déjà interdit les portables dans certaines classes, depuis la rentrée dernière. Le reportage de Marie-Line Darcy à Lisbonne. Chez le voisin espagnol, le Premier ministre Pedro Sanchez, a lancé une charge début février contre les plateformes numériques. Comme en France et au Portugal, il entend notamment interdire l'accès aux réseaux sociaux aux adolescents de moins de 16 ans. Mais il va encore plus loin : il souhaite, en effet, pénaliser les responsables des plateformes numériques afin « qu'ils soient légalement responsables des nombreuses infractions commises sur leurs sites web ». Une décision qui a provoqué la colère des patrons des plateformes numériques dont Elon Musk, le dirigeant de la plateforme X qui a traité Pedro Sanchez de « fasciste totalitaire ». À Madrid, avec la correspondante Diane Cambon.   Le choix musical de Vincent Théval « Du tappa dä » du groupe suédois Dina Ögon.

Disques de légende
Evgueny Svetlanov dirige les Symphonies de Rachmaninov

Disques de légende

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 22:10


durée : 00:22:10 - Disques de légende du mercredi 18 février 2026 - Grande figure de la direction d'orchestre soviétique, Evgueny Svetlanov a consacré sa vie à Rachmaninov, enregistrant plusieurs fois ses trois symphonies. Entre Melodiya, BMG et éditions sauvages, le catalogue reste un vrai casse-tête : nous avons choisi les enregistrements de 1962 et 1966 à Moscou. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Israël : pourquoi Trump s'immisce dans les affaires judiciaires de Netanyahu ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le durcissement de la politique migratoire européenne, l'empoisonnement d'Alexeï Navalny et la proposition angolaise d'un cessez-le-feu en RDC. Israël : pourquoi Trump s'immisce dans les affaires judiciaires de Netanyahu ?   Jeudi dernier (12 février 2026), alors que Benyamin Netanyahu était reçu à la Maison Blanche à Washington, Donald Trump a déclaré que son homologue israélien devrait avoir « honte » de na pas avoir gracié son Premier ministre Benyamin Netanyahu, poursuivi pour corruption. Des propos qui n'ont pas manqué de faire réagir le président Isaac Herzog. Pourquoi Trump veut-il absolument que Netanyahu soit gracié ? Cette affaire peut-elle créer des tensions au sein de l'exécutif israélien ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem.      Union européenne : qui va encore pouvoir demander l'asile ?   Le Parlement européen a adopté deux textes durcissant la politique migratoire de l'Union. L'une de ces mesures permet la création d'une liste de pays considérés comme « sûrs », limitant de facto les possibilités d'asile pour leurs ressortissants. Sur cette liste, figurent notamment les États candidats à l'adhésion mais aussi le Bangladesh et la Colombie ou encore trois pays africains : l'Égypte, le Maroc et la Tunisie. Sur quels critères les eurodéputés se sont-ils appuyés pour déterminer les pays dits « sûrs » ? Désormais, les demandes d'asile des ressortissants de ces trois pays africains seront-elles automatiquement rejetées ?  Avec Leslie Carretero,  journaliste à Infomigrants.       Russie : que sait-on de « l'empoisonnement » d'Alexeï Navalny ?   Deux ans après la mort du principal opposant russe dans des circonstances floues en prison, le Royaume-Uni, la Suède, la France, l‘Allemagne et les Pays-Bas, accusent Moscou d'avoir « empoisonné » Alexeï Navalny avec une « toxine rare » provenant de grenouilles venimeuses d'Équateur. Comment ces cinq pays européens en sont-ils arrivés à cette conclusion ? Comment réagit le Kremlin à ces accusations ? Avec Galia Ackerman, journaliste, historienne, spécialiste du monde russe.       RDC : pourquoi l'Angola propose un cessez-le-feu ?   Le président angolais, Joao Lourenço, propose à la République Démocratique du Congo et aux rebelles de l'AFC/M23 soutenus par le Rwanda un cessez-le-feu à partir de ce mercredi 18 février 2026. Cette initiative intervient alors que deux autres processus sont en cours, l'un signé à Washington et l'autre à Doha. La proposition angolaise ne risque-t-elle pas de créer une confusion ? Comment l'Angola se positionne par rapport aux deux autres initiatives ?  Avec Bob Kabamba, professeur de Science politique à l'Université de Liège. 

Reportage International
Guerre en Ukraine: les évacuations de civils continuent dans l'oblast de Zaporijjia

Reportage International

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 2:37


Des négociations ont eu lieu à Genève, en Suisse, entre représentants russes, américains et ukrainiens, mardi 17 février 2026. Sur la table, il reste vraisemblablement des points sensibles. Parmi eux : un éventuel partage de l'oblast de Zaporijjia, l'un des territoires qui a le plus difficilement résisté à l'invasion russe en 2025. Ces dernières semaines, Moscou avance dangereusement vers la ville de Zaporijjia, à moins d'une quinzaine de kilomètres de la ligne de front. Les villages au sud de la cité sont évacués au fur et à mesure que les combats se déplacent. De notre envoyé spécial à Zaporijjia, En Ukraine, au sud de la ville de Zaporijjia, à sept kilomètres du front, un centre de réfugiés accueille les tout derniers déplacés par les combats. Une femme attend devant un bureau, des sacs sur ses genoux et son bonnet sur la tête. « Je viens d'une zone proche du front, à quelques kilomètres. La situation est terrible. Il y a sans arrêt des drones qui nous cherchent pour nous tuer. Même si on est habitué, c'est effrayant. Quand tu sors de ta maison, tu regardes le ciel et ça vole. Ou alors ça explose, lorsqu'il s'agit de l'aviation. Dans le centre de mon village, tous les magasins ont fermé. Il n'y a plus personne, seulement une petite épicerie et c'est tout. Les gens partent. Tous les enfants ont déjà évacué avec leurs parents », témoigne-t-elle. Un nouveau bus arrive chaque heure, apportant les derniers réfugiés. Le bâtiment accueille de nombreux services administratifs pour les préparer à la vie d'après. Les autorités ont donné une chambre à Vladimir, un homme arrivé il y a quelques jours, après avoir été forcé par les militaires à quitter sa maison. « Ils vont me reloger, je ne sais pas où. Je n'ai nulle part où aller. Je n'ai personne, se désole-t-il. La ligne de front est déjà au niveau de mon village. J'ai été évacué par les soldats ukrainiens. Jusqu'ici, j'étais resté chez moi. J'étais en train de me réchauffer près du poêle. D'un coup, la porte s'est ouverte. J'ai vu le canon d'une arme avec une lampe éblouissante. Je ne voulais pas partir, mais les militaires m'ont forcé à venir avec eux. On a fait des kilomètres, on est passé par plusieurs villages jusqu'à ce qu'ils me déposent ici. » Interrogé sur un éventuel retour dans son village, Vladimir se dit incertain : « Un jour peut-être. Quand la guerre se terminera. Mais je ne sais pas quand ça va se finir. Peut-être dans 20 ans. » À lire aussiGuerre en Ukraine: contre-offensive ukrainienne inédite depuis 2023, sur fond de coupures Starlink côté russe

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] Guerre en Ukraine : comment stopper les recrutements d'Africains par Moscou ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 20:00


Depuis 2023, au moins 1 400 Africains originaires de 35 pays ont été recrutés par l'armée russe pour combattre sur le front ukrainien. Plus de 300 sont morts dans les combats. Êtes-vous surpris par ces révélations du collectif d'investigation All Eyes on Wagner ? Comment enrayer ce phénomène ? Que peuvent faire les États concernés ? Vos réactions nous intéressent. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Le journal de 18h00
L'opposant Alexeï Navalny a été "empoisonné" par la Russie, selon cinq pays européens dont la France

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 9:44


durée : 00:09:44 - Journal de 18h - L'opposant russe Alexeï Navalny, mort en 2024 dans des circonstances troubles en prison, a été "empoisonné" avec une "toxine rare", l'épibatidine, par Moscou, accusent ce samedi cinq pays européens, dont le Royaume-Uni, après une enquête conjointe.

Les journaux de France Culture
L'opposant Alexeï Navalny a été "empoisonné" par la Russie, selon cinq pays européens dont la France

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 9:44


durée : 00:09:44 - Journal de 18h - L'opposant russe Alexeï Navalny, mort en 2024 dans des circonstances troubles en prison, a été "empoisonné" avec une "toxine rare", l'épibatidine, par Moscou, accusent ce samedi cinq pays européens, dont le Royaume-Uni, après une enquête conjointe.

Musiques du monde
Une soirée avec le plus barré des producteurs de musique : Francis Falceto

Musiques du monde

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 48:30


Depuis 1996, le producteur français Francis Falceto a ouvert au monde les musiques éthiopiennes avec la collection Ethiopiques (Buda Musqiue). Qui n'a pas été surpris en entendant la musique de Mulatu Astatqé dans un film de Jim Jarmush ? L'éclosion de groupes entre folk et rock expérimental, chanter en amharique. Le seul responsable : Francis Falceto ! Une soixantaine de voyages en Éthiopie plus trad, Éthiopiques affiche 2 volumes de musique ! À l'occasion de la sortie des volumes 31 et 32 de la collection Éthiopiques, Francis Falceto est notre invité. Francis Falceto programme différentes musiques du monde au Confort Moderne de Poitiers lorsqu'il fait la découverte en 1984 des 33 tours de Mahmoud Ahmed grâce à Bernard Gallodé. Il entreprend alors en 1985 un voyage en Éthiopie (via Moscou en raison du régime du Derg) pour rencontrer Mahmoud Ahmed, puis, en 1986, réédite sur le label bruxellois Crammed Discs l'album d'éthio-jazz Erè Mèla Mèla (1975) du chanteur et musicien éthiopien. Après le succès en Europe et aux États-Unis du disque, il décide de créer en 1996 la collection « Éthiopiques » avec l'éditeur Buda Musique afin d'exhumer et faire redécouvrir l'ensemble des succès des artistes de la musique éthiopienne de la période 1950-1975, la plupart produits par Amha Eshèté pour le label Amha Records et Ali Abdella Kaifa pour Kaifa Records. Il en acquiert l'intégralité des droits – ou exploite une licence renouvelable tous les cinq ans selon ses déclarations –, ce qui n'est pas sans créer des tensions avec certains artistes, dont Mulatu Astatke, après le succès international important de la collection. Il anime, également dans ce but, de nombreuses conférences sur le sujet. Francis Falceto propose également à Lili Boniche de réaliser un retour sur scène au début des années 1990 et deviendra son imprésario.   Éthiopiques 31- Muluken C'est Muluken qui a inauguré les éthiopiques, voilà vingt ans et plus, avec Hédètch alu, face B de son premier 45 tours (AE 440, publié par Amha Eshèté en février 1972). Trahissant l'extrême jeunesse du chanteur (il n'avait alors pas 18 ans), sa voix séraphique a trompé plus d'un auditeur qui pensait avoir affaire à des accents féminins. Il n'a pas 22 ans lorsqu'il publie en 1976 son dernier vinyle sur Kaifa Records (KF 39LP), et l'un des derniers publiés en Éthiopie avant que la cassette ne devienne le médium roi de la diffusion musicale. Éthiopie 1976. Depuis un an déjà, les cassettes laminent inexorablement le marché des disques vinyles. L'album 33 tours de Muluken Mellesse [ሙሉቀን፡መለሰ፡ Muluqèn Mèllèssè / Muluqän Mälläsä], KF 39, qu'Ali Abdella Kaifa – Ali Tango ! – produit cette année-là sur son label Kaifa Records est historique à plus d'un titre. Il est l'un des derniers vinyles publié en Éthiopie, mais surtout le chef-d'œuvre absolu de l'Ethiopian Groove – et son chant du cygne. Il laisse à la postérité une idée claire du niveau de sophistication et de maîtrise qu'avait atteint la musique moderne éthiopienne avant qu'elle ne soit écrabouillée sous la botte militaro-stalinienne du Derg – le sigle qui résume la sanglante révolution en cours depuis 1974. ► Album Éthiopiques 31 - Muluken (Éthiopiques / Buda Musique 2025)   Ethiopiques 32 – NALBANDIAN l'Éthiopien - Either / Orchestra feat. Ethiopian Guests L'Éthiopie est ici au milieu des années 1950, au début des années 1960, à la veille de l'éclosion, ou plutôt de l'explosion du Swinging Addis. Rock'n Roll, Rhythm and Blues, Soul et Twist n'ont pas encore fait irruption et l'on baigne dans l'atmosphère big band d'après-guerre dont In the mood de Glenn Miller figura durablement l'hymne planétaire, à parité avec la vogue latine à la même époque. Mais la joie de vivre d'après-guerre est déjà là, avec la paix retrouvée après la terrible invasion italo-fasciste (1935-1941). Le redéploiement de la musique moderne fait pleinement partie de la reconstruction. C'est d'abord la génération des jeunes parents des baby boomers qui savoure cette résurrection, avant que ces derniers ne prennent le relais en électrisant définitivement la bande son de la fin de règne impérial. Ce sont des apatrides d'origine arménienne, Kevork Nalbandian, et surtout son neveu Nersès, qui vont contribuer à révolutionner la musique éthiopienne moderne. Il faut le souligner avec force, le grand parrain historique de cette musique est un émigrant arménien, profondément éthiopianisé, Nersès Nalbandian – Moussié Nersès –, Nalbandian l'Éthiopien. Orgie de cuivres, discipline bien comprise, innovations sans relâche et pédagogie révolutionnaire feront le reste, dès 1955. Ces étrangers qui composeront deux hymnes nationaux éthiopiens et un hymne continental (rien moins que l'hymne de l'O.U.A – Organisation de l'Unité Africaine), sont aussi et surtout la véritable origine de ce qui deviendra le Swinging Addis des années 1960. Nersès se verra conférer la nationalité éthiopienne en 1957 pour services rendus aux musiques d'Éthiopie. Avec le concours primordial des Bostoniens de l'Either / Orchestra, cet enregistrement représente le chaînon moderniste initial qui manquait jusqu'à présent dans les éthiopiques. ► Album Éthiopiques 32 – NALBANDIAN l'Éthiopien (Ethiopiques / Buda Musique 2025). Culture Prime YouTube  Catalogue Ethiopiques Buda Musique.

Musiques du monde
Une soirée avec le plus barré des producteurs de musique : Francis Falceto

Musiques du monde

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 48:30


Depuis 1996, le producteur français Francis Falceto a ouvert au monde les musiques éthiopiennes avec la collection Ethiopiques (Buda Musqiue). Qui n'a pas été surpris en entendant la musique de Mulatu Astatqé dans un film de Jim Jarmush ? L'éclosion de groupes entre folk et rock expérimental, chanter en amharique. Le seul responsable : Francis Falceto ! Une soixantaine de voyages en Éthiopie plus trad, Éthiopiques affiche 2 volumes de musique ! À l'occasion de la sortie des volumes 31 et 32 de la collection Éthiopiques, Francis Falceto est notre invité. Francis Falceto programme différentes musiques du monde au Confort Moderne de Poitiers lorsqu'il fait la découverte en 1984 des 33 tours de Mahmoud Ahmed grâce à Bernard Gallodé. Il entreprend alors en 1985 un voyage en Éthiopie (via Moscou en raison du régime du Derg) pour rencontrer Mahmoud Ahmed, puis, en 1986, réédite sur le label bruxellois Crammed Discs l'album d'éthio-jazz Erè Mèla Mèla (1975) du chanteur et musicien éthiopien. Après le succès en Europe et aux États-Unis du disque, il décide de créer en 1996 la collection « Éthiopiques » avec l'éditeur Buda Musique afin d'exhumer et faire redécouvrir l'ensemble des succès des artistes de la musique éthiopienne de la période 1950-1975, la plupart produits par Amha Eshèté pour le label Amha Records et Ali Abdella Kaifa pour Kaifa Records. Il en acquiert l'intégralité des droits – ou exploite une licence renouvelable tous les cinq ans selon ses déclarations –, ce qui n'est pas sans créer des tensions avec certains artistes, dont Mulatu Astatke, après le succès international important de la collection. Il anime, également dans ce but, de nombreuses conférences sur le sujet. Francis Falceto propose également à Lili Boniche de réaliser un retour sur scène au début des années 1990 et deviendra son imprésario.   Éthiopiques 31- Muluken C'est Muluken qui a inauguré les éthiopiques, voilà vingt ans et plus, avec Hédètch alu, face B de son premier 45 tours (AE 440, publié par Amha Eshèté en février 1972). Trahissant l'extrême jeunesse du chanteur (il n'avait alors pas 18 ans), sa voix séraphique a trompé plus d'un auditeur qui pensait avoir affaire à des accents féminins. Il n'a pas 22 ans lorsqu'il publie en 1976 son dernier vinyle sur Kaifa Records (KF 39LP), et l'un des derniers publiés en Éthiopie avant que la cassette ne devienne le médium roi de la diffusion musicale. Éthiopie 1976. Depuis un an déjà, les cassettes laminent inexorablement le marché des disques vinyles. L'album 33 tours de Muluken Mellesse [ሙሉቀን፡መለሰ፡ Muluqèn Mèllèssè / Muluqän Mälläsä], KF 39, qu'Ali Abdella Kaifa – Ali Tango ! – produit cette année-là sur son label Kaifa Records est historique à plus d'un titre. Il est l'un des derniers vinyles publié en Éthiopie, mais surtout le chef-d'œuvre absolu de l'Ethiopian Groove – et son chant du cygne. Il laisse à la postérité une idée claire du niveau de sophistication et de maîtrise qu'avait atteint la musique moderne éthiopienne avant qu'elle ne soit écrabouillée sous la botte militaro-stalinienne du Derg – le sigle qui résume la sanglante révolution en cours depuis 1974. ► Album Éthiopiques 31 - Muluken (Éthiopiques / Buda Musique 2025)   Ethiopiques 32 – NALBANDIAN l'Éthiopien - Either / Orchestra feat. Ethiopian Guests L'Éthiopie est ici au milieu des années 1950, au début des années 1960, à la veille de l'éclosion, ou plutôt de l'explosion du Swinging Addis. Rock'n Roll, Rhythm and Blues, Soul et Twist n'ont pas encore fait irruption et l'on baigne dans l'atmosphère big band d'après-guerre dont In the mood de Glenn Miller figura durablement l'hymne planétaire, à parité avec la vogue latine à la même époque. Mais la joie de vivre d'après-guerre est déjà là, avec la paix retrouvée après la terrible invasion italo-fasciste (1935-1941). Le redéploiement de la musique moderne fait pleinement partie de la reconstruction. C'est d'abord la génération des jeunes parents des baby boomers qui savoure cette résurrection, avant que ces derniers ne prennent le relais en électrisant définitivement la bande son de la fin de règne impérial. Ce sont des apatrides d'origine arménienne, Kevork Nalbandian, et surtout son neveu Nersès, qui vont contribuer à révolutionner la musique éthiopienne moderne. Il faut le souligner avec force, le grand parrain historique de cette musique est un émigrant arménien, profondément éthiopianisé, Nersès Nalbandian – Moussié Nersès –, Nalbandian l'Éthiopien. Orgie de cuivres, discipline bien comprise, innovations sans relâche et pédagogie révolutionnaire feront le reste, dès 1955. Ces étrangers qui composeront deux hymnes nationaux éthiopiens et un hymne continental (rien moins que l'hymne de l'O.U.A – Organisation de l'Unité Africaine), sont aussi et surtout la véritable origine de ce qui deviendra le Swinging Addis des années 1960. Nersès se verra conférer la nationalité éthiopienne en 1957 pour services rendus aux musiques d'Éthiopie. Avec le concours primordial des Bostoniens de l'Either / Orchestra, cet enregistrement représente le chaînon moderniste initial qui manquait jusqu'à présent dans les éthiopiques. ► Album Éthiopiques 32 – NALBANDIAN l'Éthiopien (Ethiopiques / Buda Musique 2025). Culture Prime YouTube  Catalogue Ethiopiques Buda Musique.

La Loupe
Dans l'armoire : L'Etat-Islamique au Khorassan [rediffusion]

La Loupe

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 6:05


Chaque vendredi, l'équipe de La Loupe range dans son armoire la définition d'un concept dont vous entendez souvent parler dans l'actualité... Sans forcément en saisir tous les enjeux. Cette semaine, Emma Collet, journaliste au service Monde de L'Express, nous explique ce qu'est le groupe Etat-Islamique au Khorassan, responsable de l'attentat du 22 mars à Moscou. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Écriture : Charlotte BarisPrésentation : Mathias PenguillyMontage et réalisation : Jules Krot Crédits : LCI, Europe 1, BFMTV, CNews Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Anne-Laure Chapelain / Thibaut Zschiesche Pour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] RDC : pourquoi la Monusco va se redéployer au Sud-Kivu ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les recrues africaines enrôlées dans l'armée russe. RDC : pourquoi la Monusco va se redéployer au Sud-Kivu ?    Deux ans après son retrait du Sud-Kivu dans l'est de la RDC, la mission de l'ONU pour le maintien de la paix a annoncé son retour progressif dans la province, en commençant par la ville d'Uvira. Comment expliquer le redéploiement des Casques bleus dans cette zone ? Quelle sera leur mission ? Avec Paulina Zidi, correspondante permanente de RFI à Kinshasa.     Guerre en Ukraine : comment les ressortissants africains sont-ils recrutés par l'armée russe ?   Une enquête du collectif All Eyes on Wagner révèle l'identité de 1 417 Africains enrôlés par la Russie depuis 2023 pour combattre en Ukraine. Originaires d'une trentaine de pays, plusieurs centaines ont été tués au front. Comment les réseaux russes parviennent-ils à recruter autant de jeunes Africains ? Ces derniers sont-ils initialement informés des projets du Kremlin ou découvrent-ils, une fois en Russie, qu'ils seront envoyés en Ukraine ?   Guerre en Ukraine : plus de 1 400 Africains enrôlés, que font les États concernés ?   Après la mort d'au moins 45 Kenyans mobilisés de force par l'armée russe pour combattre en Ukraine, Musalia Mudavadi, le ministre des Affaires étrangères du Kenya, a dénoncé le « piège inacceptable tendu à ses ressortissants ». Pour tenter d'enrayer ce phénomène, le ministre a annoncé une visite imminente à Moscou. Quelle est la marge de manœuvre des dirigeants africains pour lutter contre les enrôlements ? Ces révélations ne risquent-elles pas de fragiliser les relations entre la Russie et les pays concernés ?  Guerre en Ukraine : des familles détruites par les enrôlements russes   Derrière les milliers d'Africains enrôlés dans l'armée russe et les centaines de morts, des familles plongées dans le deuil et l'incompréhension se retrouvent sans soutien. Concrètement, que peuvent-elles faire pour avoir des réponses ?  Avec Lou Osborn, membre du collectif All Eyes on Wagner. Co-autrice de l'ouvrage « Wagner, enquête au cœur du système Prigojine » (éditions du Faubourg).   Et en fin d'émission, la chronique « Un oeil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Aujourd'hui, elle revient sur les réactions des internautes au mouvement #FreeUcad au Sénégal.

Reportage International
L'inflation du quotidien inquiète les Russes

Reportage International

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 2:48


La Banque centrale russe se réunit ce vendredi 13 février. Au menu : une baisse de son taux directeur. Officiellement, l'inflation est en recul, mais les Russes disent être contraints de toujours regarder davantage les étiquettes. La Banque centrale va-t-elle continuer sa politique des petits pas sur son taux directeur ? Après avoir atteint un plus haut de 21 % en octobre 2024, pour contrer une économie en surchauffe en raison de l'explosion des dépenses, celui-ci a été abaissé graduellement en 2025 pour atteindre 16 % le 19 décembre dernier. Sur le papier, l'inflation est enfin redescendue en dessous des 10 % en rythme mensuel et la croissance, elle, a très fortement décéléré : elle est prévue à 0,8 % en 2026, selon la dernière analyse du FMI publiée le 19 janvier dernier. Les Russes, eux, au quotidien, disent pourtant faire de plus en plus attention à leurs dépenses en raison de prix élevés. En raison notamment de l'augmentation de la TVA de 20 à 22 % le 1ᵉʳ janvier dernier, mais pas que. Rencontré dans une rue piétonne et commerçante du centre d'Irkoutsk, un jeune homme explique : « La chose la plus remarquable pour moi, personnellement, c'est le tarif du ticket de transport en mini-bus ; il a doublé depuis 4 ans que je vis ici. C'est beaucoup, c'est vraiment beaucoup. À un moment, je me suis même dit : "Mais, tout mon argent liquide a disparu ?!" Je me suis même dit qu'on m'avait volé. En fait, c'est juste que les tickets sont passés de 25 à 50 roubles chacun ».  Que faire ? Pas grand-chose à ses yeux : « C'est l'hiver, il fait -20°C, je ne vais pas aller à l'université à pied. »  À lire aussiComment le conflit en Ukraine change la société et l'économie de la région d'Irkoutsk Faire des choix dans son budget D'autres, dans cette rue dotée de petites boutiques et d'un grand centre commercial au bout, ont en tête que chacun doit désormais faire des choix dans son budget. Comme cette mère de famille venue de la ville de Tchita, à près d'un millier de kilomètres d'Irkoutsk, avec son fils adolescent : « Quand je fais des cadeaux, explique-t-elle, j'essaie que ce soit quelque chose de pratique, par exemple pour la maison. En général, j'offre du textile, des serviettes, des torchons, quelque chose de pratique pour la cuisine. Que ça soit utile, pas juste pour le fun. » Quelques mètres plus loin, on croise une jeune fille pour qui les cadeaux, c'est sacré, et tant pis si elle doit se serrer la ceinture ailleurs. « Quand il s'agit de cadeaux, personnellement, je suis absolument sans limites, parce que je veux vraiment faire plaisir à ceux que j'aime, avec ce que je peux trouver de mieux, dit-elle dans un sourire. En revanche, je suis beaucoup plus prudente quand je fais mes courses au jour le jour. Surtout pour la nourriture. Après tout, on mange tous les jours, autant faire attention à ça. Sinon, il n'y a pas d'issue. » Le petit parti d'opposition Rasvët notait lui, hier, sur son réseau social : « En réalité, les prix peuvent fluctuer considérablement en fonction de la région, du réseau commercial ou de la catégorie de produits. » Ainsi, le coût des concombres dans la région de la Volga peut dépasser 400 roubles, à Omsk, c'est 500 roubles par kilogramme, et à Moscou, certaines variétés de tomates sont à 1 500 roubles. Pour la jeune fille en tout cas : « Cette hausse des prix, c'est vraiment inquiétant. On se demande quand ça va s'arrêter. Et si d'ailleurs ça va s'arrêter un jour. Ce sentiment d'instabilité, ça me préoccupe vraiment. » « On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve »   Dans la ville d'Angasrk, à deux heures de route, certains s'inquiètent particulièrement pour les plus fragiles. Dimitri [il a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] note : « Le prix pour un morceau de pain d'environ 400 grammes était de 44 roubles en décembre et il est passé à 49 en janvier. C'est +22 %, et encore, on parle d'un produit dont le prix est régulé. Et c'est pareil avec le lait, alors que ce sont des produits essentiels. Les prix ont déjà tellement bondi que c'est difficile pour les retraités, avec leur pension de 17 000 roubles. Et que va-t-il encore se passer ensuite ? On ne voit pas ce que l'avenir nous réserve. » Et quand ce n'est pas, encore une fois, l'incertitude sur l'avenir qui est soulevée, c'est une question plus précise qui pointe, comme chez Oleg [lui aussi a demandé à n'être cité que par son prénom, NDLR] : « Je m'inquiète que la population s'appauvrisse. Je pense qu'il va y avoir de moins en moins d'argent en Russie, que les budgets publics vont devoir être revus à la baisse plus d'une fois. Et plus la pression sera élevée, moins il y aura d'argent et plus la nourriture sera chère. » Il y a 10 jours, Vladimir Poutine annonçait que la croissance 2025 avait bien été de 1 %, très en dessous des performances des deux années précédentes. Et demandait à son gouvernement de tout mettre en œuvre pour la faire repartir. À lire aussiNouvelles coupes à venir dans les forêts du lac Baïkal

Un air d'amérique
"Aidez-nous [...] On ne peut plus communiquer" : Elon Musk coupe l'accès à Starlink à l'armée russe

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 1:27


Coup dur pour Moscou sur le front de la guerre en Ukraine. Elon Musk vient de couper l'accès à Internet par satellite. L'armée russe s'en servait illégalement. Sans Starlink, elle est un peu perdue. Écoutez RTL autour du monde du 11 février 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Le monde qui bouge - L'Interview : L'économie russe ralentit - 10/02

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 7:46


Ce mardi 10 février, Régis Genté, journaliste et écrivain spécialiste de la Russie, était l'invité d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Il a abordé l'implication de la Russie dans l'affaire Epstein, le ralentissement de l'économie russe et l'effort de guerre insoutenable pour Moscou. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Autant en emporte l'histoire
Quelle est la vraie histoire de la Grande Guerre patriotique de Staline ? 3/5 : Le tournant de 1942 et la bataille de Stalingrad

Autant en emporte l'histoire

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 10:37


durée : 00:10:37 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie DUNCAN - À la fin de l'année 1941, il s'en est fallu de peu que Moscou ne subisse le même sort que Leningrad. En janvier 1942, la situation reste très grave pour les Soviétiques : l'armée d'Hitler contrôle une grande partie du territoire et entend bien continuer sa progression. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les enjeux internationaux
Fin du traité New Start : le risque de la course à l'armement nucléaire

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 12:11


durée : 00:12:11 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Jeudi dernier, le traité New Start a expiré, mettant fin au dernier accord juridiquement contraignant entre Washington et Moscou sur la limitation des arsenaux nucléaires stratégiques : une première depuis plus d'un demi-siècle. Entrons-nous dans une nouvelle ère de prolifération nucléaire ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Héloïse Fayet Chercheuse à l'Ifri (Institut français des relations internationales), spécialiste de la dissuasion nucléaire

Géopolitique
L'expiration du dernier traité russo-américain fait craindre une nouvelle course à l'arme nucléaire

Géopolitique

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 3:16


durée : 00:03:16 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - Un demi-siècle de diplomatie atomique remarquablement efficace a pris fin hier avec l'expiration du traité New Start entre Moscou et Washington, le dernier texte qui limitait le nombre d'ogives nucléaires déployées. Un vide qui survient dans un monde en pleine bascule, sans règles ni gendarme. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Journal en français facile
Dix finalistes du Prix Découvertes RFI 2026 / Russie: un général blessé à Moscou / Haïti: J-1 avant l'inconnu...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 10:00


Le Journal en français facile du vendredi 6 février 2026, 17 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CQ4K.A

C dans l'air
Epstein : la Russie veut faire tomber Macron - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 63:05


C dans l'air du 6 février 2026 - Epstein : la Russie veut faire tomber MacronLa France accuse, ce vendredi 6 février, la Russie d'être à l'origine d'une opération de désinformation destinée à faire croire à une implication d'Emmanuel Macron dans l'affaire Epstein. Selon Viginum, le service chargé de la lutte contre les ingérences numériques étrangères, une opération liée au réseau russe Storm-1516 a été détectée mercredi.Cette campagne s'appuie sur une fake news diffusée sur X, relayée notamment par un faux article publié sur un site usurpant l'identité de France Soir. Le compte French Response, rattaché au ministère des Affaires étrangères, a épinglé cette publication. Une femme se présentant sous le prénom de Loetitia a ainsi affirmé sur X qu'Emmanuel Macron aurait été « un invité fréquent de la résidence de Jeffrey Epstein à Paris ». France Soir a immédiatement dénoncé une « usurpation » de son identité.Cette tentative de manipulation intervient dans un contexte particulièrement sensible. L'affaire Jeffrey Epstein a de nouveau provoqué une onde de choc après la publication, vendredi dernier, de près de trois millions de pages supplémentaires par la justice américaine. Des millions de courriels dévoilent les relations, plus ou moins étroites, entretenues par le financier américain avec de nombreuses personnalités issues des mondes politique, culturel, économique et technologique, aux États-Unis comme en Europe.Les noms d'Elon Musk, Bill Gates, Peter Thiel — cofondateur de PayPal et patron de Palantir —, Reid Hoffman, fondateur de LinkedIn, ainsi que Larry Page et Sergey Brin, cofondateurs de Google, apparaissent des milliers de fois dans ces documents. Les échanges portent sur des investissements, des invitations à des dîners ou à des soirées, des remerciements pour des services rendus, ou encore des discussions concernant l'accès à l'île caribéenne d'Epstein par hélicoptère.Ces documents ne mettent en cause aucun de ces protagonistes dans les crimes sexuels de Jeffrey Epstein. Ils confirment toutefois l'ampleur du réseau tissé par le financier, y compris après sa première condamnation en 2008 pour « racolage » de mineures en Floride. Ils interrogent également sur de possibles liens avec la Russie, notamment au regard des méthodes d'influence attribuées aux services russes, comme le « kompromat », qui consiste à collecter des informations compromettantes pour exercer des pressions.Parmi les courriels publiés figurent de nombreuses références à des femmes russes, plus de 1 000 mentions de Vladimir Poutine, et au moins deux évocations de rencontres entre Jeffrey Epstein et le président russe. Ces rencontres n'ont pas été confirmées, mais Epstein a bien entretenu des échanges avec des proches du pouvoir russe. Le Premier ministre polonais a annoncé l'ouverture d'une enquête, tandis que Moscou rejette ces accusations et exploite l'affaire pour dénoncer la « décadence » des élites occidentales.Dans ce contexte, plusieurs questions se posent : que sait-on précisément de l'opération d'ingérence russe visant Emmanuel Macron ? Quels ont été les liens réels entre Jeffrey Epstein et la Russie ? Et comment interpréter, enfin, l'interpellation récente en Gironde de quatre individus — dont deux ressortissants chinois — soupçonnés de « livraison d'informations à une puissance étrangère » et d'atteinte aux « intérêts fondamentaux de la Nation » ? Ces ingénieurs travaillaient-ils pour Pékin ?Nos experts :- Régis GENTÉ - Journaliste spécialiste des questions internationales, auteur de « Notre homme à Washington »- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, auteure de “ Requiem pour le monde libre ”- Marie JÉGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou- Dominique SEUX- Éditorialiste - Les Echos et France Inter

C dans l'air
Epstein : la Russie veut faire tomber Macron - Vos questions sms -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 5:29


C dans l'air du 6 février 2026 - Epstein : la Russie veut faire tomber MacronNos experts :- Régis GENTÉ - Journaliste spécialiste des questions internationales, auteur de « Notre homme à Washington »- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, auteure de “ Requiem pour le monde libre ”- Marie JÉGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou- Dominique SEUX- Éditorialiste - Les Echos et France Inter

InterNational
L'expiration du dernier traité russo-américain fait craindre une nouvelle course à l'arme nucléaire

InterNational

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 3:16


durée : 00:03:16 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - Un demi-siècle de diplomatie atomique remarquablement efficace a pris fin hier avec l'expiration du traité New Start entre Moscou et Washington, le dernier texte qui limitait le nombre d'ogives nucléaires déployées. Un vide qui survient dans un monde en pleine bascule, sans règles ni gendarme. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

C dans l'air
Régis Genté - Ukraine: pourquoi Macron veut parler à Poutine

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 10:22


C dans l'air l'invité du 4 février 2026 avec Régis Genté, journaliste, spécialiste des questions internationales, correspondant notamment pour RFI et Le Figaro. Il est l'auteur de "Notre homme à Washington, Trump dans la main des Russes", aux éditions Grasset.Emmanuel Macron a affirmé hier que la reprise du dialogue avec le président russe Vladimir Poutine était "en train de se préparer", tout en affirmant que Moscou ne montre pas de "vraie volonté" de négocier la paix en Ukraine. Questionné à ce sujet lors d'un déplacement en Haute-Saône, le président français a répondu: "Cela se prépare et donc il y a des discussions qui se font au niveau technique".Il a précisé que cela se faisait "en transparence et en concertation" avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont le pays subit l'invasion russe depuis bientôt quatre ans. "Il est important que les Européens, en effet, restaurent leurs propres canaux de discussion", a dit Emmanuel Macron. Emmanuel Macron et Vladimir Poutine se sont parlé la dernière fois début juillet dernier, en priorité au sujet des efforts diplomatiques pour encadrer le programme nucléaire iranien. Ils avaient à cette occasion affiché leurs divergences sur l'Ukraine.Des déclarations qui surviennent alors qu'un cycle de négociations en présence des Américains démarre à Abou Dhabi pour tenter de trouver une issue à quatre ans de guerre. La Russie a menacé mercredi de poursuivre les hostilités en Ukraine si Kiev n'acceptait pas ses conditions, au moment où un nouveau cycle de négociations en présence des Américains démarrait à Abou Dhabi pour tenter de trouver une issue à quatre ans de guerre. Les discussions entre les représentants ukrainiens et russes, arrivés mardi soir aux Emirats arabes unis, ont commencé, a annoncé dans la matinée sur les réseaux sociaux le négociateur en chef de Kiev, Roustem Oumerov.L'invasion de l'Ukraine par la Russie, lancée en février 2022, le pire conflit armé sur le continent européen depuis la Deuxième guerre mondiale, a fait des dizaines voire des centaines de milliers de morts des deux côtés, ainsi que des millions de réfugiés ukrainiens. Peu après l'ouverture des négociations, le Kremlin a insisté de nouveau pour que l'Ukraine accepte ses demandes, renforçant les doutes sur les chances de succès de ces efforts diplomatiques, menés depuis des mois sous l'impulsion du président américain Donald Trump. "Tant que le régime de Kiev n'aura pas pris la décision appropriée, l'opération militaire spéciale se poursuivra", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, utilisant l'euphémisme en vigueur en Russie pour qualifier l'invasion de l'Ukraine.

C dans l'air
Pourquoi Macron veut-il (re)parler à Poutine ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 63:15


C dans l'air du 5 février 2026 - Pourquoi Macron veut-il (re)parler à Poutine ? Le nouveau round de discussions visant à mettre fin à la guerre en Ukraine a pris fin ce jeudi à Abou Dhabi, capitale des Émirats arabes unis. La Russie a fait état de « progrès » dans les pourparlers qui se déroulaient depuis la veille en présence des Américains, sans en dire plus. Un accord sur l'échange de prisonniers a été trouvé, mais Moscou maintient ses exigences territoriales sur le Donetsk et amplifie la pression sur le terrain. La Russie a ainsi lancé, dans la nuit de lundi à mardi, sa plus puissante attaque de drones et de missiles sur l'Ukraine depuis le début de l'année, laissant des centaines de milliers de personnes sans chauffage, par des températures glaciales.Les discussions ont-elles véritablement avancé ou Vladimir Poutine gagne-t-il du temps ? La Russie fait-elle traîner les discussions pour mieux avancer sur le terrain ? En janvier, l'armée russe a conquis 481 km² en Ukraine, presque deux fois plus qu'en décembre. Les avancées se concentrent notamment dans le Donbass, au cœur des négociations en cours.« Vladimir Poutine joue la montre, mais l'Ukraine aussi encore, en espérant qu'une aide militaire interviendra », a expliqué hier Régis Genté sur le plateau de C dans l'air. « La détermination reste là, même si les coups sont très durs », notamment sur « les infrastructures énergétiques », a souligné le journaliste, de retour de Kiev.C'est dans ce contexte que l'UE a ouvert la voie, mercredi, à davantage d'achats d'armes britanniques dans le cadre du prêt de 90 milliards d'euros que 24 pays européens veulent mettre à disposition de Kiev. Emmanuel Macron, de son côté, a annoncé que la reprise du dialogue avec Vladimir Poutine se prépare, en concertation avec le président Zelensky. Dans le cadre du « travail de la coalition des volontaires pour les garanties de sécurité », il est « important que les Européens restaurent leurs propres canaux de discussion », a affirmé le chef de l'État.Parallèlement, la Pologne a décidé d'ouvrir une enquête sur les liens entre Jeffrey Epstein et la Russie. « De plus en plus d'indices, d'informations et de commentaires dans la presse mondiale laissent penser que ce scandale pédophile sans précédent a été coorganisé par les services de renseignement russes », a affirmé le Premier ministre Donald Tusk. Jeffrey Epstein aurait pu être, selon lui, au cœur d'un système de chantage. Les documents et les investigations ont révélé l'exploitation sexuelle de femmes, notamment est-européennes, au sein du réseau d'Epstein. À leur insu ou non, ces femmes auraient pu servir de leviers de pression sur des personnes influentes. « Cela ne peut que signifier qu'ils possèdent également des informations compromettantes sur de nombreux dirigeants encore en activité aujourd'hui », a déclaré Donald Tusk, faisant ainsi indirectement référence au « kompromat ». Une technique de chantage privilégiée par la Russie, et notamment par Vladimir Poutine, qui a usé de cette méthode depuis ses jeunes années au KGB.Alors, quelle est la situation en Ukraine ? Que ressort-il de ce nouveau round de négociations ? Pourquoi l'Europe prépare-t-elle une reprise du dialogue avec Vladimir Poutine ? Qu'est-ce que le compte « French Response », utilisé par le Quai d'Orsay sur les réseaux sociaux ? Enfin, Jeffrey Epstein était-il un espion à la solde de Moscou ?Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L'Express, autrice de Le piège Nord Stream- Maryse BURGOT - Grand reporter – France Télévisions- Pierre LEVY - Ancien ambassadeur de France en Russie entre 2020 et 2024, auteur de Au cœur de la Russie en guerre

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi l'Amérique a-t-elle recruté les cerveaux d'Hitler ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 1:54


À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Europe est en ruines, l'Allemagne vaincue, et le monde découvre l'ampleur des crimes du régime nazi. Pourtant, dans l'ombre des procès et des dénazifications officielles, une autre histoire commence. Une histoire secrète, pragmatique, et profondément troublante : l'opération Paperclip.Nous sommes en 1945. Les États-Unis comprennent rapidement que la victoire militaire n'est qu'une étape. Un nouveau conflit se profile déjà : la rivalité avec l'Union soviétique. Dans cette course à la puissance, un trésor attire toutes les convoitises : les scientifiques allemands. L'Allemagne nazie, malgré sa défaite, possède certains des ingénieurs et chercheurs les plus avancés du monde, notamment dans les domaines des fusées, de l'aéronautique, de la chimie et de la médecine.Washington décide alors d'agir vite. Très vite.L'opération Paperclip est lancée dans le plus grand secret. Son objectif : identifier, recruter et transférer aux États-Unis des centaines de scientifiques allemands, même lorsque leur passé est entaché d'une collaboration active avec le régime nazi.Le nom « Paperclip », trombone en anglais, vient d'une pratique administrative simple mais lourde de sens : on agrafe aux dossiers compromettants une nouvelle fiche « nettoyée », supprimant toute mention trop gênante du passé politique de certains candidats.Parmi ces recrues figure un nom devenu célèbre : Wernher von Braun. Ingénieur vedette du programme de missiles V2, armes qui ont semé la terreur à Londres et Anvers, il est récupéré avec son équipe et installé aux États-Unis. Quelques années plus tard, cet ancien scientifique du IIIᵉ Reich devient l'un des architectes du programme spatial américain et contribue directement à l'envoi des astronautes sur la Lune.Mais Paperclip ne se limite pas aux fusées. Médecins, chimistes, spécialistes en armement, chercheurs en électronique ou en sous-marins traversent eux aussi l'Atlantique. Officiellement, il s'agit de protéger ces connaissances contre une récupération soviétique. Officieusement, on ferme souvent les yeux sur des zones d'ombre : travail forcé, proximité avec la SS, expérimentations humaines.Le dilemme est immense. D'un côté, une exigence morale : juger les responsables des crimes nazis. De l'autre, une logique stratégique : ne pas laisser ces cerveaux tomber aux mains de Moscou.Entre 1945 et le début des années 1950, plus de 1 600 scientifiques allemands sont ainsi transférés vers les États-Unis grâce à Paperclip.Cette opération contribue directement à la supériorité technologique américaine pendant la Guerre froide : missiles balistiques, aviation supersonique, et bien sûr conquête spatiale.L'opération Paperclip révèle une vérité dérangeante : dans certaines circonstances, les grandes puissances sont prêtes à sacrifier la justice sur l'autel de la puissance. Une page sombre et paradoxale de l'histoire, où les anciens ennemis deviennent des alliés… au nom de l'avenir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.