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Hervé Gattegno nous propose ce matin un tour d'horizon des principaux sujets qui agitent l'actualité française et internationale.Le gouvernement Lecornu présente son budget dans un contexte difficile. Le Premier ministre doit faire face à plusieurs défis majeurs : l'envolée des prix de l'essence, une dette publique record et l'inquiétude des lycéens. Pour rassurer les marchés financiers, le gouvernement affiche 54 milliards d'euros d'efforts. Cependant, les créanciers de la France restent pour l'instant peu convaincus. Le projet de loi de finances prévoit le gel des pensions de retraite, des allocations logement, des allocations familiales et de la prime d'activité. Seules les retraites inférieures à 1260 euros par mois seront épargnées.Au Rassemblement national, c'est la tempête. Mediapart accuse Jordan Bardella d'antisémitisme, provoquant une véritable onde de choc au sein du parti. Les journaux reviennent sur l'influence d'Alain Soral, un idéologue antisémite exilé en Russie, qui aurait été un mentor pour Bardella. Bien que son influence se soit réduite avec la stratégie de dédiabolisation du RN, ses émules ont grandi au sein du parti.Sur la scène internationale, Vladimir Poutine multiplie les menaces contre la France. L'Express révèle l'existence d'une note secrète des services de renseignement anticipant des scénarios d'attaque russe : sabotage, attaque cyber, assassinat ou action terroriste. Le magazine détaille aussi un attentat raté sur l'aéroport de Leipzig en Allemagne, où des drones équipés d'explosifs ont échoué à détruire des avions ukrainiens.Dans le monde de l'édition, c'est la panique. L'affaire Thelyson Orélien secoue le secteur, qui se demande désormais comment contrôler l'utilisation de l'IA. Certains éditeurs imposent des clauses interdisant le recours à l'IA ou réclament un label 100% humain.Pour terminer sur une note plus culturelle, l'université de Bologne ouvre au public la bibliothèque d'Umberto Eco. Les 44 000 ouvrages du célèbre auteur du Nom de la Rose sont rangés selon une logique personnelle complexe, formant une véritable cartographie de ses pensées.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La FG story du jour c'est celle du premier festival électro…Il y a les premières fois dont on se souvient toute sa vie. Le premier baiser, le premier concert, la première nuit blanche… Ces moments ont une saveur particulière parce qu'ils n'arrivent qu'une fois et la culture électro est remplie de premières fois.
durée : 00:05:21 - La pluie est attendue depuis des mois, mais c'est par un épisode cévenol qu'elle arrive. Avec des cumuls importants sur les cévennes ardéchoises. Alix Roumagnac, patron de Prédict service spécialiste des risques liés aux évènements climatiques, est l'invité d'ici Drôme Ardèche. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:42:34 - Victorieux à l'extérieur contre le Racing 92, l'Aviron Bayonnais prépare sa prochaine rencontre face au Stade Français. Ce numéro revient sur les temps forts du week-end de rugby et le premier bloc du Biarritz Olympique en Pro D2. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire : Les syndicats appellent à une journée noire dans la fonction publique avec la mobilisation des enseignants, soignants, agents des impôts et pompiers à quelques jours de l'annonce du budget.Les hôpitaux français peinent à conserver leurs infirmiers qualifiés malgré la reprise des recrutements, créant une tension permanente sur la qualité des soins.La crise du logement en Espagne s'aggrave avec un triplement des loyers sur 25 ans, provoquant des manifestations nationales après l'expulsion d'une retraité de 87 ans à Madrid.Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez doit présenter un texte au Parlement en faveur des locataires tandis qu'Emmanuel Macron se rend en Espagne pour des discussions avec le roi Philippe et le gouvernement.La police britannique enquête sur un projet d'attaque présumé contre la base militaire de Fairford, cinq suspects ayant été arrêtés puis libérés sous caution.Les grands patrons de l'intelligence artificielle rencontrent Donald Trump pour discuter de la supervision de l'IA, tandis qu'OpenAI renonce au lancement d'un nouveau modèle jugé trop autonome.Le musicien espagnol Jordi Savall, 85 ans, lance une nouvelle plateforme d'écoute en ligne baptisée Aevum pour mieux rémunérer les artistes de musique classique, jazz et musiques traditionnelles.Les lycées poursuivent leurs blocages initiés la semaine précédente en banlieue parisienne avec un déploiement musclé des forces de l'ordre.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La FG story du jour c'est celle du premier morceau techno…Il y a les premières fois dont on se souvient toute sa vie. Le premier baiser, le premier concert, la première nuit blanche… Ces moments ont une saveur particulière parce qu'ils n'arrivent qu'une fois et la culture électro est remplie de premières fois.
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Zohra Bitan, cadre de la fonction publique, et Sam Zirah, créateur de contenu, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Objectif dix milliards d'euros d'économie....Le Premier ministre Bart de Wever a présenté ses ambitions budgétaires, mais n'a jusqu'ici pas réussi à engranger suffisamment d'avancées pour entrer en conclave. Ce sera peut-être le cas à la fin de cette semaine. En attendant, ça grenouille. La fuite de certaines infos a fait bondir quelques partis. On y revient avec Bernard Demonty, le chef du pôle Pouvoirs.« À propos », c'est notre sélection de l'actualité, du lundi au vendredi sur Le Soir et votre plateforme de podcasts préférée. Retrouvez tous les podcasts du journal « Le Soir » sur https://podcasts.lesoir.be
La FG story du jour c'est celle du premier DJ superstar…Il y a les premières fois dont on se souvient toute sa vie. Le premier baiser, le premier concert, la première nuit blanche… Ces moments ont une saveur particulière parce qu'ils n'arrivent qu'une fois et la culture électro est remplie de premières fois.
À l'occasion de la Journée mondiale de la maladie d'Alzheimer Y'a de l'idée un projet d'habitat totalement inédit qui verra bientôt le jour à Bruxelles : ViceVersa Habitat.Ce projet, porté par Chantal Dehon, fondatrice de l'initiative, répond à un vide réel dans l'offre d'hébergement actuelle. Pour les personnes vivant avec une maladie cognitive, rester seules à domicile devient souvent difficile et anxiogène, tandis qu'intégrer une maison de repos peut sembler prématuré. ViceVersa Habitat se positionne précisément entre ces deux options.La maison, située à Woluwé-Saint-Lambert, est actuellement en rénovation et sera prête d'ici la fin de l'année. Elle accueillera huit colocataires dans un cadre rassurant et soutenant, avec une présence continue d'accompagnants, d'aides familiales et de référents du projet, jour et nuit.L'objectif est clair : permettre à ces personnes de poursuivre une vie ordinaire, avec leurs habitudes, leurs activités, leurs liens sociaux et leur lien au quartier, tout en bénéficiant d'un accompagnement adapté à leurs besoins réels.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie-plus.be
Van Gogh, de Vinci, Klimt ou encore Renoir, tant d'artistes qui ont marqué l'histoire avec des œuvres plus impressionnantes les unes que les autres. Mais si l'on s'intéresse réellement à l'histoire de l'art en profondeur, la question de l'identité du premier artiste peut se poser... Pour en apprendre plus, il faut d'abord savoir ce qu'on considère comme de l'art, et, par rebond, qui est considéré comme artiste. car La vision romantique de l'artiste telle qu'on la connaît est tardive et ne se développe qu'au 19ème siècle. Depuis quand existe l'art ? De quand remontent les premières œuvres d'art ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Culture". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Jonathan Aupart. Première diffusion : novembre 2023 À écouter aussi : Quels sont les meilleurs films de fantômes ? Quelle est la véritable histoire des sorcières de Salem ? Quels sont les acteurs qui sont passés à côté du rôle de leur vie ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre newsletter. Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:04:49 - Les Matins de France Culture - Les inondations catastrophiques qui ont frappé le Népal "étaient un avertissement au monde" sur les dangers du changement climatique, a déclaré le Premier ministre Balendra Shah à l'ONU, appelant les pays à intensifier leurs efforts pour aider son pays à s'adapter. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:29:06 - L'Entretien archéologique - par : Antoine Beauchamp - Et si la mode n'avait pas 100 ans, mais 500 000 ans ? De l'ocre aux vêtements de peau en passant par les bijoux en coquillages, l'archéologie nous en apprend plus sur cette transformation du corps en espace de communication et d'expression directe de la pensée symbolique humaine. - équipe : Eve Etienne, Bruno Sensini, Olivier Bétard - invités : Francesco D'Errico Archéologue, directeur de recherche au CNRS Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:02:38 - Capture d'écrans - par : Corinne Pelissier - Retour aux classiques ! Trente ans après Ang Lee, son Ours d'or à Berlin et son Oscar de la meilleure adaptation de "Raison et Sentiments" de Jane Austen, c'est une femme qui s'y colle, la Britannique Georgia Oakley, et ça change tout, avec des héroïnes filmées cheveux au vent. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:18:34 - Journal de 08h00 - Le Premier ministre australien Anthony Albanese accuse OpenAI d'avoir "infiltré" un site officiel de santé. À Aix-en-Provence, les habitants font du covoiturage face à la hausse des prix des carburants. La loi littoral fête ses 40 ans, mais elle est remise en question par des élus locaux. - équipe : Hélène Fily Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:13:56 - Les journaux de France Culture - Raphaël Glucksmann, Emmanuel Maurel, Ségolène Royal, Olivier Faure et Jérôme Guedj étaient réunis hier sur LCI. Avec un consensus sur les questions économiques et sociales, mais pas sur Gaza et l'attitude des autorités israéliennes ni sur la relation à Jean-Luc Mélenchon et son mouvement. - équipe : Nicolas Pommé, La Rédaction de France Culture, Anne-Laure Chouin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:13:56 - Journal de 7 h - Raphaël Glucksmann, Emmanuel Maurel, Ségolène Royal, Olivier Faure et Jérôme Guedj étaient réunis hier sur LCI. Avec un consensus sur les questions économiques et sociales, mais pas sur Gaza et l'attitude des autorités israéliennes ni sur la relation à Jean-Luc Mélenchon et son mouvement. - équipe : Nicolas Pommé, La Rédaction de France Culture, Anne-Laure Chouin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Lors de leur rencontre à Washington ce jeudi 24 septembre, Donald Trump et Xi Jingping devraient évoquer l'intelligence artificielle, dont le développement inquiète. La Chine et les États-Unis se livrent déjà une nouvelle guerre froide technologique qui pourrait bien définir le XXIᵉ siècle. Entretien avec Franck DeCloquement, expert en intelligence stratégique, membre du conseil scientifique et enseignant à l'institut EGA et à l'IHEDN et co-auteur de Atlas géopolitique : acteurs, rivalités, recompositions, publié aux éditions Ellipses. RFI : Le Premier ministre australien a révélé qu'OpenAI a infiltré un site internet gouvernemental en juin dernier, Un agent d'OpenAI est allé plus loin que ce qui lui avait été demandé, c'est bien ce qui s'est passé ? Franck DeCloquement : Oui, tout à fait. C'est-à-dire que vous avez une action autonome de cet agent informatique qui effectivement a infiltré des sites officiels australiens. Donc, ça a créé effectivement l'émoi, puisque ce n'est pas la première fois que ce type d'agent prend une forme d'autonomie dans ses manières d'agir et de se déployer. Le Premier ministre australien a expliqué qu'en plus, il avait fallu attendre ce mois-ci ne serait-ce que pour être informé par OpenAI, donc information volontaire mais très tardive. Est-ce qu'on sait pourquoi ça a été si long ? Est-ce qu'OpenAI n'avait pas remarqué en fait cette intrusion-là ou est-ce que c'était délibéré d'attendre ? Il y a deux explications. Pour l'instant, n'étant pas d'OpenAI, je ne pourrai pas vous dire si effectivement l'une des deux est à privilégier, mais on peut considérer que d'un côté, vous avez des problématiques de confidentialité en matière industrielle, donc ils ne vont pas s'ouvrir de cette manière-là aussi rapidement. Et puis de l'autre, il devait certainement y avoir ce qu'on appelle un forensic, c'est-à-dire une exploitation des traces laissées par cette affaire, de manière à comprendre les ressorts du « comportement » de ce programme, de cette programmation informatique, dans ce cadre. Donc, les deux peuvent l'expliquer. Là, en l'occurrence, ce n'était pas dirigé, délibéré, mais est-ce que des gouvernements ou un certain nombre de services seraient susceptibles de mener le même type d'opération ? C'est tout à fait possible à l'avenir puisque les rivalités en matière interétatique entre les trois grands rivaux actuellement, en tout cas les trois grandes puissances en lice que sont la Russie, surtout la Chine et les États-Unis, nous laissent penser que ce type d'action autonome, avec une capacité augmentée d'intrusion, d'ingérence, qu'elle soit au niveau informatique ou au niveau effectivement de ce qu'on appelle hybride, c'est-à-dire en fait des guerres de l'information, des guerres liées à la perception, ne pousseront qu'en ce sens à l'avenir. Alors c'est déjà fait et ça augmentera les capacités d'action parce que l'intelligence artificielle démultiplie ces moyens d'agir de manière subreptice. Justement, récemment, le plus haut responsable du renseignement chinois a parlé, en reprenant des idées qui avaient déjà été évoquées par Xi Jinping, de « champs de bataille », de « nouveaux terrains d'affrontements » entre grandes puissances. Est-ce que l'IA pourrait devenir le théâtre et l'outil d'une sorte de nouvelle guerre froide ? C'est surtout que l'intelligence artificielle est un terrain d'affrontement entre puissances extrêmement clair, entre les ambitions industrielles, la domination numérique et les enjeux militaires. L'intelligence artificielle, en fait, redéfinit les rapports de force mondiaux et devient indubitablement un nouveau champ d'affrontement, on va dire un champ de bataille entre les grandes puissances du XXIᵉ siècle. Donc, de toute évidence, on se dirige vers ce type de configuration. Et la résurgence des risques militaires va croissant, vers une crainte qui monte à l'escalade. D'où, je pense, la réunion aussi pour trouver une forme de téléphone rouge entre Donald Trump et Xi Jinping, donc la Chine et les États-Unis, effectivement, dans le cadre d'une forme de gouvernance des velléités de puissance chinoise et américaine dans le cadre de l'augmentation toujours croissante des moyens de la puissance de l'IA. Voilà, on en est là en fait. C'est ça l'objectif, de contenir la possibilité que ça dégénère ? Alors, il y a plusieurs objectifs. Il y a, d'un côté, pour les États-Unis, le fait de se garantir l'accès aux terres rares, et de la part de la Chine, le fait de se garantir encore une forme d'accès aux puces, aux semi-conducteurs les plus puissants, tels que ceux de Nvidia, qui restent encore les meilleurs. La Chine investit des milliards de dollars chaque année pour rattraper son retard, semble-t-il avec succès, mais d'une certaine manière, ça l'a obligée aussi dans sa programmation, on l'a vu avec DeepSeek, à fabriquer des programmes informatiques en termes d'IA, donc d'intelligence artificielle, avec plus d'élégance, c'est-à-dire avec plus d'efficacité, donc finalement, un moins amenant un plus dans le cadre de DeepSeek, néanmoins la Chine veut bien évidemment se convertir et garder dans le cadre de cette course aux armements numériques une forme d'accès. Et les États-Unis ont besoin également des terres rares pour fabriquer leur propre matériel. Donc, il y a une sorte d'accord tacite qui se prépare. Et on l'a vu quand Trump avait précédemment rencontré Xi Jinping, certains contrats qui concernaient Taïwan, en particulier un contrat de 14 milliards, ont été gentiment ralentis ou stoppés par Donald Trump, considérant que c'était un moyen de faire une forme de pression douce et d'envoyer un message à Pékin en expliquant que, d'une certaine façon, le statut de Taïwan était très compliqué à expliquer pour Donald Trump, « personne ne sait comment la définir », c'est ses termes exacts. Donc, c'était d'une certaine manière le fait de baisser un petit peu la pression pour continuer dans ce cadre-là à obtenir des garanties de Pékin. Et Pékin cherche la même chose d'une certaine façon, puisque récemment, vous avez eu une déclaration qui a été faite par un universitaire qui était en fait le directeur général de l'Institut des affaires internationales de l'université Renmin de Pékin, Wang Yiwei, qui en réalité a expliqué que d'une certaine façon, Taïwan n'est plus la priorité. Donc, on entend par là, à rebours, que la priorité maintenant est devenue l'IA. Alors justement, l'inquiétude en Chine, elle est réelle. Le responsable que je citais tout à l'heure, responsable du renseignement, a estimé que l'intelligence artificielle pourrait menacer le maintien au pouvoir du Parti communiste. Il a raison ? Alors, ils se sont effectivement rendu compte de plusieurs problèmes. Et c'est Chen Yixin, ministre de la Sécurité d'État, qui, très récemment, a publié dans China Cyberspace les trois principaux risques selon lui. Vous aviez le risque politique qui était évoqué, le risque de sécurité institutionnelle, et puis évidemment ce risque idéologique, parce que d'une certaine manière, faire des IA performantes, c'est aussi laisser la possibilité aux humains qui, derrière, se nourrissent de ces réflexions basées sur l'intelligence artificielle, se nourrissent d'une forme d'apprentissage, de compréhension du monde qui les entoure. Évidemment, l'IA peut tout à fait, et on le voit avec ces agents « numériques » qui, d'une certaine façon, ont des comportements un peu étranges, il y a un risque que les populations chinoises puissent considérer que le monde extérieur n'est peut-être pas comme ce que l'on leur représente, et que le Parti communiste chinois, en tout cas le fonctionnement chinois, n'est peut-être pas la meilleure façon de marcher. Et donc ça, ils l'ont parfaitement compris, parce que c'est un risque évidemment extérieur, compte tenu des capacités qu'ont les États-Unis et d'autres puissances à disposer des mêmes formes d'agent, d'armes numériques. Mais c'est un risque aussi intérieur puisque d'une certaine façon, ça permet, et on le voit dans le cas de la Corée du Nord où toute l'informatique et les réseaux internes sont surprotégés, ça permet aux populations aussi de s'émanciper. C'est un risque qui a été tout à fait identifié. Donc oui, il y a un risque potentiel de décloisonnement intellectuel et idéologique des populations par le truchement, l'usage, de la puissance que permettent ou mettent à disposition les IA, et les IA chinoises comme les IA américaines. Alors là, on parle de régimes qui sont assez particuliers, très verrouillés, la Chine, la Corée du Nord, est-ce que ça peut être vrai pour d'autres pays ? Est-ce que ces outils sont suffisamment puissants pour menacer des régimes ? Alors avec l'outil, en fin de compte, ce qui se joue actuellement, c'est le fait d'accélérer ou de ralentir la recherche. On l'a vu, il y a cette interrogation pour certains. Certains veulent accélérer, vous avez des gens comme Zuckerberg, vous avez des personnalités qui veulent effectivement mettre un coup d'accélérateur, et puis vous avez d'autres personnalités qui, elles, veulent ralentir. Ce qui est le cas de Sam Altman, de Jensen Huang me semble-t-il, de Nvidia, etc., pour un petit peu s'interroger sur l'avenir de cette affaire et quelles seraient leurs capacités à maîtriser leurs propres outils. Alors, évidemment, ça peut mettre en danger par le fait que vous ayez des comportements hiératiques de ces agents informatiques qui sont déployés à tout niveau – au niveau de la sécurité nationale –, comme le dit finalement le responsable chinois au niveau des différents éléments en lien avec la sécurité publique, la sécurité institutionnelle. Imaginez des élections soumises à des problématiques IA. On peut imaginer que, en soi, l'IA peut déstabiliser, mettre en danger. Et puis, vous avez également la capacité pour l'adversaire, dès lors que vous êtes dans l'adversité, à augmenter les attaques, la puissance des attaques informatiques justement par le truchement de l'IA. Est-ce qu'il y a des pays qui sont plus vulnérables que d'autres ? La France, prioritairement, si j'ose dire. On le voit avec le résultat… Non, tous les pays sont… On est quand même bien protégés et en même temps, on ne l'est pas suffisamment puisque tout ça va très vite. On le voit, c'est une espèce de nouvelle course aux armements d'une certaine manière. Et qui dit course aux armements dit également des efforts constants pour se défendre et contrer les attaques potentielles. Donc, si d'une certaine manière, certains pays comme les États-Unis et la Chine, les deux prioritaires, savent effectivement disposer d'outils extrêmement performants en attaque comme en défense, il n'en reste pas moins qu'à partir du moment où vous exposez votre surface d'attaque, c'est-à-dire que tous vos systèmes, toutes vos bases, tous vos data centers demeurent des installations exposées, votre surface d'exposition offre une surface d'attaque bien plus large. On le voit, par exemple, si j'en reviens au cas français, sur le cas de la facturation électronique qui avait évité pour l'État de ne pas se faire spolier de la TVA. À lire aussiÀ l'ONU, grands patrons et dirigeants mondiaux veulent mieux contrôler le développement de l'IA
Au sommaire : Un fragment de rempart de Lutèce, l'ancien nom de Paris, a été découvert à deux pas de Notre-Dame dans la cour de l'hôpital de l'Hôtel-Dieu, confirmant enfin l'existence historique de la ville gauloise décrite par Jules César.Le président chinois Xi Jinping est arrivé aux États-Unis pour une visite d'État, accueilli par Donald Trump à l'aéroport, avec au programme la prolongation de la trêve commerciale jusqu'au 10 janvier et des discussions sur la régulation de l'intelligence artificielle.Les relations entre la France et Israël se dégradent suite au discours du président Macron à l'ONU dénonçant les violations en Cisjordanie, provoquant une réaction virulente du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.L'Europe court le risque de ne disposer que de modèles d'intelligence artificielle américains ou chinois, ces deux pays contrôlant 80% du marché mondial, tandis que la Chine et les États-Unis façonnent seuls la régulation de l'IA.Un historien allemand remet en cause la version officielle du suicide de Geli Reubal, la nièce d'Adolf Hitler, en 1931, suggérant qu'Hitler aurait pu être présent à Munich au moment du drame, contredisant son alibi initial.Le Premier ministre Sébastien Lecornu demande aux socialistes de négocier sur le budget avant le début des discussions parlementaires, à quelques mois de la présidentielle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le Premier ministre Anthony Albanese espère que d'autres nations se joindront à l'Australie et aux 21 pays ayant signé une déclaration appelant à un renforcement de la supervision humaine sur l'intelligence artificielle. Cette déclaration a été adoptée par des dirigeants en marge de l'Assemblée générale des Nations unies cette semaine. Le texte reconnaît le potentiel de l'IA pour améliorer les conditions de vie, faire progresser la science et renforcer nos économies, mais avertit que le développement rapide de cette technologie présente de graves risques pour la sûreté et la sécurité si elle n'est pas correctement encadrée.#sbsaudiopodcast
Avec Franck Bethouart
Aujourd'hui, Didier Giraud, éleveur de bovins, Sandrine Pégand, avocate, et Sam Zirah, créateur de contenu, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
L'exemple par le geste. Homme de peu de mots, Zinédine Zidane, nouveau sélectionneur de l'équipe de France, a dirigé lundi son premier entraînement au Centre national du football de Clairefontaine, avec hauteur et légèreté, tout en faisant admirer par moments une technique toujours intacte. À quatre jours des grands débuts de "Zizou" à la tête des Bleus en Turquie en Ligue des nations, les 12 sélectionnés présents pour cette séance légère et inaugurale sont tombés sous le charme. "Il a encore de beaux restes. Ça va être difficile de reproduire ses gestes", a soufflé le défenseur Dayot Upamecano, quand Maxence Lacroix a exprimé sa "fierté de partager le terrain avec lui". Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'enquête menée par Forbidden Stories et 26 médias partenaires, dont RFI, intitulée « The Deportation Project » – « Le projet Expulsion » qui lève le voile sur les expulsions de masse organisées par l'administration Trump, s'est aussi penché sur une structure qui est au cœur de cette politique, à savoir « l'Office of Remigration », le service de Remigration, devenu le symbole d'une politique migratoire durcie. Le Washington Post a enquêté sur le service de remigration pour Forbidden Stories. Enquête présenté par Achim Lippold. À lire aussiÉtats-Unis: le «bureau de la remigration», symbole d'un virage majeur de la politique migratoire Avec Fanny Lauby, professeure à l'Université Montclair dans le New Jersey et spécialiste des questions migratoires, nous parlons aussi de ce « service de remigration » et de la bataille judiciaire autour des expulsions vers des pays tiers. Le Premier ministre haïtien devant l'ONU Ce mardi (22 septembre 2026), nous retrouvons Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse. Il revient sur les enjeux du voyage du Premier ministre Alix-Didier Fils-Aimé à New York, où il participe à l'Assemblée générale de l'ONU, avec notamment la question de la sécurité et des prochaines élections en Haïti. Gotson Pierre évoque également les vives réactions suscitées par le transfert aux autorités judiciaires américaines de 18 suspects détenus en Haïti, dont Joseph Félix Badio et 17 anciens militaires colombiens, dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de l'ex-président Jovenel Moïse. Journal de la 1ère La découverte d'un cas importé de chikungunya fait craindre une nouvelle épidémie en Guadeloupe.
Le Premier ministre Anthony Albanese espère que d'autres nations se joindront à l'Australie et aux 21 pays ayant signé une déclaration appelant à un renforcement de la supervision humaine sur l'intelligence artificielle. Cette déclaration a été adoptée par des dirigeants en marge de l'Assemblée générale des Nations unies cette semaine. Le texte reconnaît le potentiel de l'IA pour améliorer les conditions de vie, faire progresser la science et renforcer nos économies, mais avertit que le développement rapide de cette technologie présente de graves risques pour la sûreté et la sécurité si elle n'est pas correctement encadrée.#sbsaudiopodcast
Retrouvez Rothen s'enflamme de 18h à 20h sur RMC.
durée : 01:01:18 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Trente ans après le Congrès des écrivains et artistes noirs de 1956, plusieurs de ses acteurs et témoins reviennent sur cet événement où création culturelle et lutte anticoloniale se rejoignent. C'est l'occasion d'entendre sortis des archives de l'INA des extraits de discours originaux. - équipe : Rafik Zénine, Hassane M'Béchour, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, INA, Vincent Abouchar, Emily Vallat - invités : Jacques Rabemananjara Écrivain et homme politique, René Depestre Poète et écrivain d'origine haïtienne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ecoutez 2 minutes pour comprendre avec Nicolas Burnens du 19 septembre 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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La brouille entre le Mali et l'Algérie semble être terminée, notamment avec la visite cette semaine à Bamako du Premier ministre algérien Sifi Ghrieb. À Paris, Luis Martinez est directeur de recherches au Centre de recherches internationales (Ceri). Il revient également sur l'arrivée spectaculaire le 30 août d'avions militaires algériens au Niger, l'autre grand pays du Sahel central. Quelles sont les ambitions d'Alger au Sahel ? Luis Martinez répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Les visites croisées des premiers ministres algérien et malien, est-ce que c'est le signe que la brouille est terminée entre Bamako et Alger ? Je pense que si, à ce niveau-là, il y a une visite mutuelle et puis des projets d'établissement d'un certain nombre de coopérations, je pense que oui. Il me semble que ce qui a d'abord été initié avec le Burkina Faso, puis après avec le Niger, et aujourd'hui avec le Mali, signifie très clairement qu'Alger a retrouvé, disons, un dialogue apaisé et sans doute plus constructif avec ses voisins de l'Alliance des États du Sahel. Côté malien, la rupture s'est faite en avril 2025, quand l'Algérie a abattu un drone malien à la frontière entre les deux pays. Le Premier ministre Maïga a alors accusé l'Algérie d'être un « État exportateur de terroristes ». Pourquoi cette volte-face aujourd'hui ? Je pense que ce n'est pas tant une volte-face qu'une exagération des propos tenus à l'époque par le président du Mali. Je pense qu'il y a un certain nombre de propos qui avaient été tenus aux Nations unies et ailleurs, qui, quand même, soulignaient un peu l'extravagance d'un certain nombre de propos. Ce qui n'était pas acceptable pour le Mali, c'était très clairement que l'Algérie cherche à avoir un droit de regard sécuritaire sur la frontière algéro-malienne, et en particulier cherche à dissuader toute forme de présence militaire extérieure. Parce que le drone, c'est essentiellement un drone turc. Il y avait une inquiétude que demain cette région-là devienne une zone d'observation pour l'armement turc, demain émirati, etc. Il y avait déjà le problème avec les Russes. Je pense que le message était plutôt, du côté d'Alger, que cela ne serait pas acceptable. Ce n'était, bien évidemment, pas acceptable aussi pour le Mali. Cela a entraîné la situation que vous avez décrite, de brouille, mais il me semble que ce à quoi on est arrivé assez rapidement, c'est que l'Algérie, comme le Mali, les deux pays ont besoin l'un de l'autre. Cela n'est pas possible d'avoir une relation conflictuelle, diplomatiquement problématique, dans la mesure où ces pays quand même partagent une zone extrêmement importante ensemble, plus de 1 000 kilomètres. Et surtout, l'Algérie doit sécuriser ses ressources énergétiques dans le Sahara et le Mali doit faire attention à ces groupes armés dans le Nord. Il me semble que le bon sens l'a emporté sur les propos et les attitudes de ces derniers mois. Est-ce que ce n'est pas la perte de la ville de Kidal au nord du Mali, le 25 avril, qui a conduit le numéro un malien, Assimi Goïta, à changer de stratégie vis-à-vis de l'Algérie ? C'est un autre élément qui vient s'ajouter, si vous voulez, dans la volonté malienne d'apaiser sa relation avec l'Algérie. C'est, plus globalement, la situation sécuritaire qui amène le Mali à se rendre compte aussi que, finalement, l'apport russe en matière de restauration de la sécurité n'est pas au rendez-vous et que les troupes maliennes ont énormément de mal, souffrent, ont beaucoup de pertes à chercher à restaurer une partie de leur souveraineté sur le territoire national, et encore plus proche autour de la capitale. Je crois que oui, cela participe très clairement du fait que l'apport turc et l'apport russe ne sont pas décisifs dans le renversement du rapport de force avec les groupes jihadistes. Est-ce que les Russes ont joué un rôle dans la réconciliation entre Bamako et Alger ? Sans doute. Parce que déjà, l'Algérie était assez mécontente de l'attitude russe à sa frontière. Il me semble qu'on a quand même eu entre la Russie et l'Algérie un petit peu de différend. Et ce différend, sans doute, qui s'est traduit aujourd'hui par le fait que les Russes eux-mêmes sont conscients que l'Algérie est pour eux importante dans la région, et qu'ils ne peuvent pas avoir une politique totalement indépendante et autonome de l'Algérie, sans prendre en compte la vision de l'Algérie. La Russie est quand même extrêmement dépendante de pays dans lesquels elle essaie d'étendre son influence. La présence toujours à Alger de l'opposant malien Mahmoud Dicko, l'imam Dicko, est-ce que cela ne reste pas une pomme de discorde tout de même entre Bamako et Alger ? Cela peut l'être si l'Algérie réitère les mêmes maladresses. Je pense aux maladresses qui avaient été celles formulées dans le passé, de chercher à être une sorte de théâtre dans lequel les Maliens pourraient se réconcilier. Je pense que l'imam Dicko est une figure très importante au Mali. Cela peut être, demain, un élément dans un dispositif plus global de réconciliation, mais c'est à l'Algérie à mesurer le fait qu'elle ne peut pas faire l'économie du sentiment, un petit peu, d'ingérence, d'amertume de l'armée malienne, de difficulté à comprendre. Bien sûr que l'Algérie, de par son expérience, considère que toute forme de répression militaire au Mali sera vouée à l'échec. Parce que la problématique n'est pas seulement jihadiste, elle est régionaliste, elle est indépendantiste, elle est islamique. Il faut donc trouver des formes de négociation au Mali. Mais la manière de l'avoir proposé n'a sans doute pas été forcément la meilleure. Et je crois que l'imam Dicko, lui-même, a l'air quand même de se mettre assez en retrait de cela. Au début du mois d'avril, le Mali a renoncé à soutenir le Front Polisario. C'était pourtant sa politique depuis plus de 50 ans. Bamako a reconnu la marocanité du Sahara occidental. Est-ce qu'aujourd'hui, après ces visites croisées entre Alger et Bamako, le Mali pourrait à nouveau changer d'avis ? Alors tout peut arriver parce qu'il y a eu brouille, puis réconciliation. Mais il me semble que plus globalement, sur le Sahara, il y a quand même un succès diplomatique marocain qui amène une grande partie des pays de la région, finalement, à aller vers le plan marocain qui est proposé. Il y a quand même le soutien des États-Unis, il y a le soutien de l'Europe. C'est peut-être le moment de considérer de faire un choix, quitte à ce que, du point de vue de l'Algérie, ce soit un petit peu abandonné. Il me semble ainsi que ce n'est plus forcément l'enjeu central. L'Algérie a compris que, dès l'instant où l'Union européenne, la France, les États-Unis, l'Espagne reconnaissent la marocanité du Sahara, il est quasiment illusoire de chercher à retourner quelques pays de la région dans l'espoir de faire de la résistance. L'enjeu ne se situera pas là. Il se situera peut-être dans des négociations qui nous échappent aujourd'hui, entre le représentant pour le Moyen-Orient l'Afrique, de l'administration Trump et des autorités algériennes, sur quelles seront les compensations éventuelles, quelles seront les formes d'accords ? Tout cela, pour l'instant, cela reste quand même assez difficile à percer dans les échanges qu'il peut y avoir. Entre le Niger et l'Algérie, la réconciliation est encore plus spectaculaire puisqu'au lendemain du coup d'État manqué du 29 août à Niamey, plusieurs avions militaires algériens ont atterri au Niger. Est-ce qu'on peut parler d'un changement historique dans la stratégie d'Alger, en Afrique, voire dans le monde ? Alors ce qui est sûr, c'est que ce message vient dire une chose très importante. C'est que le Niger, plus que tous les autres États du Sahel, est extrêmement important pour l'Algérie parce qu'il ne relève pas seulement d'une question sécuritaire ou d'une problématique de revendication autonomiste, mais il s'inscrit dans un projet plus global pour l'Algérie, qui est celui de relier le Nigeria à l'Algérie, via le Niger. Le Niger, c'est vraiment le point sur lequel l'Algérie pourrait éventuellement être amenée à vraiment être engagée militairement, si ce pays était amené à connaître des difficultés majeures sur le plan sécuritaire. C'est cela, le message que je retiens. C'est que l'Algérie fait passer clairement ce message que le Niger, non seulement c'est la grande puissance démographique de demain, avec peut-être 50 ou 60 millions d'habitants, mais ensuite c'est surtout l'État envers lequel l'Algérie doit avoir le plus d'attention si elle veut pouvoir demain relier le Nigéria et établir entre ces deux grands pays pétroliers, le gazoduc. Mais pas seulement, parce qu'il y a des tas d'autres projets qui sont en perspective, notamment avec le Nigéria. Je pense que là, oui, il y a un message important. Est-ce que cela pourrait se reproduire au Burkina, au Mali ? J'en doute profondément. Je crois que là on a vraiment un message qui est très clair, qui consiste à dire, le Niger, c'est un voisinage envers lequel l'Algérie souhaite établir une relation stratégique, et à partir de là, à s'engager militairement, éventuellement, si les autorités nigériennes le souhaitent. Ce qui est frappant depuis le 30 août, c'est que l'Algérie, pour la première fois de son histoire, envoie des troupes à l'étranger de façon…ostentatoire. Or, longtemps, l'Algérie a fait confiance dans son soft power, la nation révolutionnaire victorieuse de la France, pour exercer une forte influence politique en Afrique sans avoir besoin d'y envoyer des troupes ou des avions. Est-ce qu'au fil des ans, cette politique de prestige n'a pas montré ses limites ? Absolument de façon ostentatoire. Cette politique avait déjà montré ses limites sous la Libye de Kadhafi. Le Sahel était quand même beaucoup plus relié à la Libye de Kadhafi qu'à l'Algérie. L'avantage pour l'Algérie, c'est que Kadhafi, entre guillemets, entretenait une gestion qui permettait d'établir une certaine sécurité régionale, qui profitait à l'Algérie. Le fait que l'Otan, la France, le Royaume-Uni aient renversé la Libye de Kadhafi - on a vu les conséquences dans le Sahel, en Libye, mais surtout dans le Sahel - et à partir de là, on voit bien qu'il y a quand même dix années d'hésitation pour l'Algérie. Qu'est-ce qu'on fait ? On y va, mais ça veut dire qu'on accompagne les troupes françaises au Sahel. Cela, c'est impensable. La France est partie, les Russes y sont, cela ne marche pas. Finalement, l'Algérie va à petits pas. Mais je crois qu'elle y va vraiment dans un sens très précis, qui est celui de considérer que le Niger - et peut-être pas forcément le Mali et le Burkina - le Niger en particulier, va littéralement relever d'une diplomatie de privilégié, en quelque sorte, par rapport à l'Algérie dans ses relations, dans la perspective de voir, je le redis, le Nigeria et l'Algérie se retrouver reliés éventuellement par cet État que serait le Niger. Je crois qu'on est plutôt là-dedans. Si on le remet en perspective, c'était compliqué pour l'Algérie d'agir ces quinze dernières années. D'abord parce qu'il y avait la France. Ensuite, quand la France est partie, il y avait la Russie. Quand la Russie est empêtrée, aujourd'hui, les États du Sahel se fâchent avec l'Algérie. Donc là, on arrive peut-être à un moment donné où on n'a plus d'alternative, en Algérie comme au Sahel, pour trouver des compromis et essayer d'agir ensemble. 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[REDIFFUSION] Découvrez dans cette saison l'affaire Laetitia Toureaux, le premier meurtre dans le métro parisien. Espionne anticommuniste pour le compte de grand patron, elle se retrouve rapidement au service de l'État pour infiltrer les cercles d'extrêmes droites. Jouant sur plusieurs tableaux, sa vie est en grand danger. Elle est finalement assassinée en 1937 dans une rame de métro parisien. L'affaire remue totalement l'opinion publique et remet en question les prises de positions politiques à l'époque... Le premier meurtre du métro parisien Le 16 mai 1937, Laetitia Toureaux, est retrouvée assassinée dans un wagon du métro parisien, un couteau planté dans la nuque. Ce meurtre brutal, le premier dans le métro, va secouer Paris et mener les enquêteurs dans un véritable labyrinthe d'intrigues et de fausses pistes, entre jalousies personnelles, secrets d'État et énigmes en chambre close. Qui était vraiment Laetitia Toureaux ? Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clément Prevaux Production : Bababam Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:03:13 - InterNational - par : Pierre Haski - En pleine guerre commerciale avec l'Amérique de Trump, le premier ministre canadien Mark Carney est mercredi et jeudi devant le Parlement européen à Strasbourg. Il pourrait proposer un rapprochement significatif entre son pays et l'UE, pour contourner l'hostilité américaine envers ses alliés. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
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durée : 00:16:56 - par : Lionel Esparza - Benjamin Grosvenor, jeune pianiste britannique de 19 ans, révélait son art au public international avec ce premier album sorti en 2011 chez Decca. - équipe : Flora Sternadel Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le Premier ministre algérien Sifi Ghrieb est arrivé lundi à Bamako pour une visite visant à consolider le rapprochement entre l'Algérie et le Mali, après plus d'un an de fortes tensions diplomatiques entre les deux voisins sahéliens. Cette visite intervient trois semaines après celle effectuée le 24 août par Abdoulaye Maïga à Alger. Le Premier ministre malien avait été reçu par le président algérien Abdelmadjid Tebboune et lui avait transmis un message du chef de la transition malienne.
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durée : 00:07:33 - Le masque et la plume - par : Rebecca Manzoni - Dans le livre du poète et essayiste québécois d'origine haïtienne, on suit l'odyssée migratoire de Jonas Dorléon, professeur haïtien contraint de fuir Port-au-Prince. Un ouvrage qui fait l'unanimité – ou presque – sur le plateau. - équipe : Ilinca Negulesco, Stéphane Le Guennec, Maëlle Couillard - invités : Elisabeth Philippe Critique littéraire (L'Obs), Arnaud Viviant Critique littéraire (Revue Regards), Raphaëlle Leyris Journaliste au Monde, critique littéraire, Philippe Trétiack Journaliste et écrivain Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 11 septembre 2026 avec Pierre Lévy, ancien ambassadeur de France en Russie.Le Premier ministre polonais Donald Tusk a déclaré ce jeudi qu'une menace directe visant l'un des postes-frontières entre la Pologne et l'Ukraine avait été déjouée dans la nuit, grâce à la coopération entre les services polonais et ukrainiens.Il a également indiqué avoir reçu un rapport de la CIA sur de possibles événements à venir dans les prochains mois qui, selon lui, va dans le sens de ses avertissements concernant les risques qui planent sur la Pologne, mais aussi sur l'ensemble de l'Europe.
C dans l'air du 9 septembre 2026 - Les prix à la pompe flambent et pèsent toujours un peu plus sur le pouvoir d'achat des Français. L'essence SP95-E10 s'affiche en moyenne à 2,12 euros le litre dans l'Hexagone. C'est son niveau le plus élevé dans le pays depuis le déclenchement de la guerre en Iran, très proche désormais du pic observé en 2022. Quant au litre de gazole, il est remonté autour de 2,28 euros ce mardi 8 septembre.Cette nouvelle hausse des prix des carburants touche particulièrement les ménages ruraux et les foyers modestes. 10,6 % des ménages français dépensent l'équivalent d'un mois de salaire par an rien qu'à la pompe, selon une étude de l'Insee datant de 2021. Avec ces nouvelles hausses, la facture s'alourdit et entame le budget des Français, dont 42 % font du pouvoir d'achat leur priorité absolue.C'est dans ce contexte de forte tension que Roland Lescure a réuni ce mercredi les distributeurs. Plusieurs personnalités publiques et politiques, à l'image de Michel-Édouard Leclerc, appellent l'exécutif à plafonner le prix des carburants, mais « le gouvernement y reste défavorable », a indiqué le ministère de l'Économie à l'issue de cette réunion. « La situation des finances publiques ne nous semble pas permettre ce type de mesure » en France, a expliqué Bercy, sur fond de débat sur la dette et de préparation du budget 2027.L'exécutif étudie plusieurs pistes pour réduire le déficit public à 5 % du PIB. Les retraités les plus aisés pourraient être mis à contribution, avec une possible moindre indexation des pensions ou une remise en cause de l'abattement fiscal de 10 %. Matignon réfléchirait également à réduire les indemnités des ministres et de certains conseillers. Sébastien Lecornu a par ailleurs assuré ne pas souhaiter toucher ni taxer l'épargne salariale et a annoncé saisir la justice après une fuite ces derniers jours concernant des « travaux internes ».Le Premier ministre a également promis, dans une lettre adressée aux « entrepreneurs de France », la « stabilité fiscale » et donc l'absence de « nouvel impôt ». La contribution exceptionnelle à l'impôt sur les sociétés, qui vise les plus grandes structures, ne sera pas supprimée, mais réduite, et « le pacte Dutreil sera préservé », écrit-il, tout en n'excluant pas la suppression de certaines aides aux entreprises.Sébastien Lecornu s'engage enfin à ce que l'État joue son rôle, notamment en tenant mieux ses comptes. Un effort sur les dépenses de fonctionnement sera demandé aux collectivités territoriales.Alors, jusqu'où les prix à la pompe peuvent-ils grimper ? Quel impact sur le pouvoir d'achat des Français ? Quelles sont les marges de manœuvre du gouvernement ? Quelles sont les pistes étudiées par Bercy pour le projet de budget 2027 ?Nos experts :- PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris Panthéon Sorbonne et auteur de "L'horizon des possibles"- CAROLINE MICHEL-AGUIRRE - Grand reporter au service France au Nouvel Obs- GAELLE MACKE - Journaliste économique, ex-directrice déléguée de la rédaction – Challenges- XAVIER JARAVEL - Professeur d'économie à la London School of Economics, président délégué du Conseil d'analyse économique
Aujourd'hui, Fatima Aït Bounoua, prof de français, Antoine Diers, consultant juridique, et Emmanuel de Villiers, entrepreneur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Hervé Gattegno vous propose un tour d'horizon des principaux sujets de presse.Le premier sujet concerne des révélations explosives sur les événements du 7 octobre 2023 en Israël. Selon une enquête du quotidien israélien Haaretz, le président des Émirats Arabes Unis aurait averti Benyamin Netanyahou, une semaine et demie avant les attaques, que le Hamas préparait une action d'ampleur. Le deuxième sujet porte sur l'éducation en France. Les résultats du classement PISA sont alarmants : les performances des élèves français n'ont jamais été aussi basses en mathématiques, en sciences et en compréhension de l'écrit. Le troisième sujet concerne une controverse gouvernementale. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé une enquête judiciaire après la publication d'informations sur le budget dans la presse. Cette démarche suscite des inquiétudes chez les observateurs et les journalistes, qui y voient un précédent dangereux. Le directeur des Échos dénonce une tentative de judiciariser la transmission d'informations gouvernementales à la presse, menaçant ainsi les fondements de la liberté de la presse et de l'État de droit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'était, ce mardi, le grand oral du Premier ministre sénégalais Ahmadou Al Aminou Lo. Ce dernier a fait sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale, acquise en majorité au Pastef d'Ousmane Sonko. Le Premier ministre a évoqué l'accord avec le FMI et promet de redresser l'économie du Sénégal, mais parle aussi de sacrifices.
La guerre commerciale s'intensifie entre le Canada et les États-Unis. Ottawa riposte aux nouveaux droits de douane américains imposés en août par Washington avec des surtaxes sur plusieurs produits importés des États-Unis. Le Premier ministre canadien Mark Carney a averti que cette stratégie, visant à réduire la dépendance de son pays à l'égard de son voisin américain, aurait néanmoins un "coût" économique à court terme.
En RDC, le changement ou non de Constitution est au cœur d'une vive polémique entre le pouvoir et l'opposition, car une nouvelle loi fondamentale permettrait au président Félix Tshisekedi de briguer en 2028 un troisième mandat. Aujourd'hui, sur RFI, le Premier vice-président de l'Assemblée nationale, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu, déclare que le peuple congolais va être bientôt consulté sur ce point. Pour ce faire, une nouvelle loi va passer en septembre afin de pouvoir organiser un référendum constitutionnel. De passage à Paris, le numéro deux de l'Assemblée congolaise répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Les rebelles du M23 ne pourront pas participer en tant que composante politique au futur dialogue national, a déclaré le président Félix Tshisekedi. Mais à quoi va servir ce dialogue s'il ne peut pas ramener la paix au Congo ? Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu : Les rebelles du M23 ne sont pas une composante politique. C'est une composante militaire associée à un État étranger qui agresse le Congo. Il y a pour cela un cadre international issu des résolutions du Conseil de sécurité qui a été établi et qui a conduit à l'accord de Washington, mais aussi aux discussions qui se déroulent à Doha. Donc, on ne peut pas aller autour d'une table républicaine, Kalachnikov en main, pour l'utiliser comme moyen de chantage, parce que le dialogue, on le veut républicain. Est-ce que le premier but d'un dialogue politique, c'est tout de même pas de ramener la paix dans votre pays ? Oui, mais le débat est de savoir s'il est rationnel de tenir un dialogue républicain, un dialogue politique avec une Kalachnikov en main. C'est la question qui se pose. Il est exclu que l'on vienne s'asseoir armes en main à la table républicaine pour tenter de convertir une brutalité, une sauvagerie en une légitimité politique. Une autre composante politique est exclue du dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi, c'est le FCC de l'ancien président Joseph Kabila, lui-même condamné à mort il y a un an pour trahison. Mais le FCC, par la voix de Marie-Ange Mushobekwa, réplique qu'il ne fait pas partie de la rébellion du M23 et qu'il n'a jamais pris les armes. Il faut faire la part des choses. Une chose est vraie, c'est que, parmi ces individus, il y a une grande partie qui s'affiche très clairement avec le Rwanda et la rébellion, en l'occurrence le chef du FCC lui-même, Joseph Kabila. Il est clair que, parce qu'il est dans cette posture, il ne pourra pas participer au dialogue républicain. Mais s'ils sont de ces personnes qui savent être capables de se désolidariser de cette pratique, de ce recours récurrent aux armes pour revendiquer ce qu'ils estiment être de droit, alors bien évidemment, ils peuvent être invités. Concernant la condamnation à mort par contumace de Joseph Kabila l'an dernier, une mesure de clémence peut-elle être envisagée au titre des gestes de décrispation que pourrait prendre le président ? Nous sommes en pleine découverte des fosses communes à Uvira et dans tous les territoires que le M23 avec Joseph Kabila ont fréquentés. Ce n'est pas dans ces conditions et comme cela que les choses vont être réglées. Ce n'est pas en se comportant ainsi que la paix va revenir au Congo. Donc, pas de mesure de clémence envisagée pour Joseph Kabila ? J'imagine que c'est l'une des insultes que nous ne devons plus continuer d'administrer à la mémoire de nos morts. Et les leaders du FCC qui sont en prison depuis l'an dernier : Aubin Minaku, Emmanuel Ramazani Shadary, Dunia Kilanga et plusieurs autres. Ne serait-il pas temps de faire un geste à leur égard ? Je crois qu'un geste a été posé parce que j'ai appris qu'ils ont été placés devant le parquet qui les poursuit pour des faits que j'ignore, bien évidemment. C'est la meilleure des choses qu'un prévenu puisse avoir, celle de se présenter devant un juge qui va l'entendre. C'est de cette façon qu'il faut trouver une solution au problème. Au lendemain de l'adresse à la nation du président Félix Tshisekedi, l'opposition de la coalition C64 a dit qu'elle n'irait pas au dialogue national dans les conditions proposées par le pouvoir. Un compromis est-il possible ? Faut-il que je vous explique que le dialogue n'est pas une institution au Congo ? Il n'y a pas dans notre constitution une institution qui s'appelle dialogue. Si un dialogue est convoqué, il faut le situer dans les compétences du président de la République, agissant comme chef de l'État, parce qu'il est le garant du bon fonctionnement des institutions, mais aussi l'arbitre. C'est de cette façon qu'il appartient à lui seul, l'arbitre, de définir les conditions de déroulement d'un dialogue, et non à l'opposition, à ceux qui ont perdu les élections, de venir fixer leurs conditions. L'une des causes de la grande méfiance de l'opposition à l'égard de ce dialogue national, c'est la volonté de nombreux cadres de la majorité de changer la Constitution pour permettre à Félix Tshisekedi de briguer en 2028 un troisième mandat. Où en êtes-vous de ce projet ? Cette volonté qui peut être exprimée est un droit pour tout Congolais d'imaginer que son texte fondamental peut être changé. Changer la Constitution ou la modifier, c'est une fonctionnalité souveraine de tout peuple qui se gouverne. Il s'agira de voir si, au moment venu, cette décision sera prise. Il appartiendra au seul peuple congolais de décider s'il change sa constitution ou pas, comme cela s'est fait ici en France et ailleurs. Nous pensons que ce n'est pas pour cela que l'opposition tente de boycotter le dialogue. Vous savez pourquoi l'opposition tente de boycotter le dialogue ? Parce que le porte-parole de l'opposition, Jean-Marc Kabund, vous l'avez écouté – pas seulement lui, tous les leaders de l'opposition –, ont fait savoir que le dialogue avait pour finalité de partager le pouvoir et de leur permettre d'entrer dans les institutions. Le fait que le président Félix Tshisekedi ait fermé cette porte en disant que le dialogue n'avait pas pour rôle de remettre en question des institutions républicaines et démocratiquement élues les a refroidis. Comment pouvez-vous imaginer que des personnes qui sont allées aux élections, j'en connais qui ont concouru avec moi dans ma circonscription, qui n'ont pas atteint 1 000 voix, viennent prétendre qu'elles doivent accéder aux fonctions du gouvernement, tout simplement parce qu'elles ont parlé sur une chaîne de télévision, et cela au détriment de notre peuple ? Cette porte fermée a verrouillé le principal objectif que l'opposition suivait en réclamant le dialogue, l'entrée dans des institutions. À partir du moment où on leur dit qu'il n'est pas question de partager le pouvoir au dialogue, il n'y a plus d'intérêt pour l'opposition. Vous confirmez qu'il va y avoir changement de constitution par référendum ? Si notre peuple le décide ainsi parce qu'il en a le pouvoir, on va changer la Constitution. Ce qui permettra notamment à Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat ? Mais si telle est la volonté de ce peuple qui est le seul souverain, comme la Constitution le prévoit, si c'est le peuple qui décide ainsi, vous et moi, qui sommes-nous pour l'en entraver ? Pour organiser ce référendum, il faut que le Parlement adopte la proposition de loi Ngondankoy. À quand l'adoption de cette proposition ? La loi a déjà été adoptée. Elle a été transmise au chef de l'État pour promulgation. Le chef de l'État, en vertu des pouvoirs et compétences qu'il tient de la Constitution, a souhaité avoir la compréhension ou l'avis de la Cour sur la conformité de la loi à la Constitution par rapport aux débats que cette loi avait soulevés. La Cour a déclaré que la loi est conforme à la Constitution, moyennant quelques réserves qui sont des observations d'interprétation et de compréhension, et la loi est retournée au Parlement pour uniformiser cela, afin que le Parlement puisse conformer la compréhension de certaines dispositions à l'interprétation que la Cour en a donnée. Voilà. À quel niveau se trouve la procédure ? Cela est intervenu pendant que le Parlement était en vacances. Il reprend le 15 septembre et donc les procédures vont continuer. L'adoption de la deuxième lecture, c'est donc pour le 15 septembre ? C'est pour la session de septembre. La session est de trois mois. Elle est essentiellement budgétaire. Et parce qu'il y a une loi qui a été retournée pour cette seconde lecture, elle est foncièrement une priorité. Nous allons nous y atteler. Ce sera dans la deuxième quinzaine de septembre ? Cela dépendra du calendrier du Parlement et des priorités qui vont être accordées à tout ce que nous avons comme charge pendant cette session. Le secrétaire général de l'UDPS, votre camarade Augustin Kabuya, vient de déclarer que « pour que Félix Tshisekedi quitte le pouvoir, il faut que Paul Kagame le quitte d'abord ». Vous savez qu'il y a au Congo un président démocratiquement élu, c'est différent du Rwanda. Un président dont le mandat a été interrompu par cette barbarie diligentée par un État étranger, le Rwanda. Lorsque le secrétaire général dit cela, il n'interprète pas autrement la constitution de la République. Il veut tout simplement signifier que l'on n'éjecte pas le capitaine lorsque le bateau est attaqué. Si un compromis n'est pas trouvé sur ce dialogue national et si le pouvoir continue de vouloir changer la Constitution, l'opposition annonce une manifestation à Kinshasa le 15 septembre. Au vu de la répression brutale de la manifestation du 12 juin – il y a eu plusieurs blessés, l'ONU parle même d'un mort –, ne craignez-vous pas de nouvelles violences ? D'abord, tout cela est faux. Je ne sais pas de quelle ONU vous parlez. Qui parle de morts ? Il y a des personnes qui se sont organisées parce qu'elles ne représentent plus rien dans un pays où, de plus en plus, le peuple croit en son chef qui réalise des choses extraordinaires : écoles, routes, universités, électricité, eau, et ce dont le peuple a besoin. Dans ce contexte, une opposition dont la voix ne porte plus n'avait besoin que de monter de tels scénarios pour tenter de s'attirer l'intérêt ou l'attention de l'étranger. Il n'y a jamais eu de répression brutale d'une manifestation en RDC sous le président Félix Tshisekedi, et nous avons rassuré l'opposition : la liberté de manifester dans un État démocratique comme le Congo est absolument garantie. Donc l'opposition va se mobiliser pour marcher. Il arrivera notre tour à nous de mobiliser pour soutenir les politiques publiques menées par le président de la République. C'est cela la démocratie. L'opposition n'est pas interdite de manifester. En 2016, quand le président Joseph Kabila a décidé de rester au pouvoir au-delà du terme de son deuxième mandat, l'opposition – dont vous-même, Monsieur Tshilumbayi Musawu, l'Église catholique aussi… – est descendue massivement dans la rue, Il y a eu plusieurs dizaines de morts et finalement le pouvoir de l'époque a reculé. Ne craignez-vous pas que le même scénario se reproduise ? Il faut faire la différence. Nous sommes en 2016, fin de mandat. Il y a un président qui n'a pas organisé les élections, qui ne justifie cela par rien. Il n'y a pas de guerre au pays, il n'y a rien qui empêche qu'il organise les élections. Il décide de ne pas les organiser, de rester au pouvoir. C'est différent d'un président élu démocratiquement en plein mandat électif démocratique. Ceux qui ont perdu les élections choisissent soit de prendre les armes pour l'empêcher de gouverner, soit de faire du bruit pour s'inviter dans la gouvernance par ce qu'ils appellent le partage du pouvoir. C'est différent. Deuxième chose, lorsque le président Joseph Kabila dit qu'il change la Constitution, il fait des subterfuges autour de la loi électorale pour procéder à un changement subtil. La Constitution ne fait nullement allusion au peuple souverain qui en a le pouvoir. Je vous ai rappelé, le président de la République l'a dit à maintes reprises, qu'une telle hypothèse ne peut être envisagée que si le seul peuple congolais est consulté par référendum. Il n'y a pas de comparaison – ou tout simplement la comparaison s'arrête là – lorsqu'il faut parler des manœuvres du président Kabila et de ce qui se fait aujourd'hui. À lire aussiRDC: le Front commun pour le Congo «campe sur ces exigences» et «exige des mesures de décrispation» du chef de l'État
En 1989, treize skippeurs s'élancent dans un tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. C'est le premier Vendée Globe.Le 26 novembre 1989, dans la baie des Sables d'Olonne en Vendée, treize navigateurs s'apprêtent à vivre l'une des plus grandes aventures maritimes de tous les temps. Le coup d'envoi du premier Vendée Globe est sur le point d'être donné par Éric Tabarly, figure emblématique de la voile française. Ces marins vont se lancer dans un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance : 44 500 kilomètres à traverser seuls, affrontant les tempêtes de l'Atlantique, les glaces de l'Antarctique et les déferlantes du Pacifique. Comment cette course a-t-elle vu le jour ? Qui sont ces navigateurs prêts à risquer leur vie pour relever ce défi inouï ?Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le bilan ne cesse de s'alourdir au Népal. Plus de 900 personnes sont mortes et quelque 4 000 autres sont portées disparues après des inondations et des coulées de boue meurtrières. La famille d'un Australien de Nouvelle-Galles du Sud a annoncé son décès. Cette information n'a toutefois pas été confirmée par le gouvernement australien. Le Premier ministre Anthony Albanese a, de son côté, annoncé l'envoi d'un avion militaire australien pour participer aux opérations de secours actuellement en cours.
C'est en 1903 que l'Académie des frères Goncourt se rassemble pour la première fois afin de remettre ce prix qui devait, selon les deux frères, « forcer les portes de la gloire ».Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.