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Notre Grand invité de l'économie RFI – Jeune Afrique est un spécialiste du financement des entreprises sur le continent africain, en particulier les très petites entreprises et les PME, moteurs essentiels de la croissance et de l'emploi : Philip Sigwart, président-directeur général du groupe panafricain de finance inclusive Baobab détaille sa stratégie et livre un diagnostic sur les défis du secteur au micro de Bruno Faure (RFI) et Aurélie M'Bida (Jeune Afrique). À la tête du groupe Baobab depuis 2019, Philip Sigwart incarne une trajectoire singulière, à la croisée de la banque internationale, du terrain et de la finance inclusive. Formé à l'économie à l'Université de Saint-Gall (Suisse) puis titulaire d'un MBA de Chicago Booth, il débute sa carrière à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), où il travaille sur le financement des petites entreprises dans des économies en transition. Il rejoint ensuite ProCredit Holding, groupe bancaire spécialisé dans les PME, et occupe des fonctions de direction dans plusieurs pays : Kosovo, Géorgie et République démocratique du Congo. Cette expérience de terrain, au contact direct des entrepreneurs, façonne durablement sa vision du crédit et du risque. Entre 2015 et 2019, Philip Sigwart poursuit son parcours en Afrique de l'Est, au Kenya, où il pilote l'activité PME d'Equity Group, l'un des plus grands groupes bancaires africains. Depuis Paris, il dirige aujourd'hui le groupe Baobab, acteur majeur de la finance inclusive, présent dans sept pays africains, au service d'environ 1,6 million de clients, principalement des entreprises de petite taille, artisans et commerçants. Sous son impulsion, Baobab a opéré un recentrage stratégique sur l'Afrique et revendique une croissance responsable, conciliant performance financière, inclusion et impact social. Au cours de cet entretien, il revient sur : le rachat de Baobab par le groupe égyptien Beltone, les enjeux de consolidation de la microfinance africaine, le financement des TPE, PME et entrepreneurs, la gestion du risque de crédit, la place des fintechs, l'inclusion financière des femmes, les défis climatiques et agricoles, et les priorités stratégiques du groupe, notamment au Nigeria et en RDC. Avec la participation d'Eric Ntumba, directeur général de Baobab Nigeria, filiale stratégique du groupe dans la première économie d'Afrique. Retrouvez les grands invités de l'économie ici
À l'aune de l'année 1989, une série de braquages débute dans le Vaucluse. Une équipée insaisissable, insoupçonnable, sillonne les départementales et cible les banques des communes dans les environs d'Avignon. Leurs méthodes désarçonnent l'enquête, autant que les médias, dans un mélange d'amateurisme et d'efficacité, de bonne fortune et de négligence. Si l'on peine à comprendre pourquoi ce gang s'entête à viser des petites agences, modestes, dans un périmètre aussi restreint, on ne peut s'empêcher de relever leur sang-froid, ainsi qu'une certaine forme d'éthique. Tout s'éclaire dans les dernières pages du dossier. À l'heure des arrestations, puis des assises, leur surnom inventé dans la presse locale sera repris partout : « les Amazones », une tribu guerrière, provençale, débarrassée des hommes.C'est un matin de juillet 1991, très tôt, le soleil se lève à peine. Laurence entend des coups contre sa porte, elle ouvre, tombe sur des gendarmes. Ils ont très envie d'entrer, ils ont un mandat, ne se privent pas, fouillent la maison et trouvent ce qu'ils cherchent : 3000 francs en liquide, un appareil photo, un blouson en cuir. Le tout volé, fruit pathétique d'un cambriolage bâclé, qui a laissé des traces. Les gendarmes n'ont eu qu'à se baisser, et à les suivre, jusque chez Laurence. On l'interroge, on la bouscule, alors elle craque, et avoue tout.Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.
Le 25 juillet 1995, une agence du Crédit Agricole de Thonon-les-Bains en Haute-Savoie est braquée à l'arme lourde. Trois hommes sont suspectés ; Nenad Dzambas, René Salaün dit "Jesus", et Pierre Pallatin. Les échanges de tirs font 1 mort et 2 blessés graves parmi les policiers. L'enquête criminelle va durer plus d'un an. Les auteurs sont identifiés et pourtant ces derniers n'auraient rien à se reprocher. Pendant toute l'instruction, ils nient les faits. Il est vrai que les braqueurs n'ont pas été filmés. Les trois accusés n'ont pas non plus été identifiés par les employées de la banque. Mais ce ne sont pas les preuves qui manquent...Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.
À l'aube de l'année 1989, une série de braquages débute dans le Vaucluse. Une équipée insaisissable, insoupçonnable, sillonne les départementales et cible les banques des communes dans les environs d'Avignon. Leurs méthodes désarçonnent l'enquête, autant que les médias, dans un mélange d'amateurisme et d'efficacité, de bonne fortune et de négligence. Si l'on peine à comprendre pourquoi ce gang s'entête à viser des petites agences, modestes, dans un périmètre aussi restreint, on ne peut s'empêcher de relever leur sang-froid, ainsi qu'une certaine forme d'éthique. Tout s'éclaire dans les dernières pages du dossier. À l'heure des arrestations, puis des assises, leur surnom inventé dans la presse locale sera repris partout : « les Amazones », une tribu guerrière débarrassée des hommes.15 février 1990, les Amazones rôdent à Caumont-sur-Durance, petite commune à dix kilomètres seulement de l'Isle-sur-la-Sorgue. L'équipe a changé : Gilbert, jugé trop nerveux, pas assez fiable, a été remercié. Pour le remplacer, Kathy a débauché une nouvelle amie, tout aussi frappée par la précarité : Laurence, 26 ans, mère célibataire, un enfant à charge. Armes au poing, les deux se présentent dans une agence du Crédit Agricole, encore une.Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.
À l'aune de l'année 1989, une série de braquages débute dans le Vaucluse. Une équipée insaisissable, insoupçonnable, sillonne les départementales et cible les banques des communes dans les environs d'Avignon. Leurs méthodes désarçonnent l'enquête, autant que les médias, dans un mélange d'amateurisme et d'efficacité, de bonne fortune et de négligence. Si l'on peine à comprendre pourquoi ce gang s'entête à viser des petites agences, modestes, dans un périmètre aussi restreint, on ne peut s'empêcher de relever leur sang-froid, ainsi qu'une certaine forme d'éthique. Tout s'éclaire dans les dernières pages du dossier. À l'heure des arrestations, puis des assises, leur surnom inventé dans la presse locale sera repris partout : « les Amazones », une tribu guerrière, provençale, débarrassée des hommes.Dans la matinée du lundi 23 janvier 1989, une Polo Volkswagen rouge glisse le long des canaux de l'Isle-sur-la-Sorgue, la Venise du Vaucluse, avant de s'arrêter devant une succursale du Crédit Agricole. Le conducteur reste au volant, laisse le moteur tourner, tandis que deux silhouettes encagoulées et vêtues de treillis militaires, mettent le pied à terre. Le duo pousse la porte de l'agence, dégaine respectivement un fusil à canon scié et un revolver, avant de signifier leur présence. Trois minutes plus tard, la Polo redémarre, lestée de 116 000 francs.Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.
« Cet idiot ne sera bientôt plus là ». Donald Trump n'a à nouveau pas mâché ses mots ce mardi à l'égard du président de la Banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell. Un peu plus tôt dans la journée, onze banquiers centraux publiaient un communiqué commun de soutien à Jerome Powell dans lequel ils défendent l'indépendance de leurs organisations, garantes de la stabilité des prix. Pourquoi le président américain s'en prend-il à Jerome Powell ? Quels sont les liens entre le pouvoir et les banques centrales ? Quelles sont les conséquences d'une immission du premier dans le deuxième ? Pour en débattre : - Laurence Scialom, professeure d'économie à l'Université Paris Nanterre, membre de l'Unité mixte de recherche CNRS EconomiX - Jean-Claude Trichet, ancien président de la Banque centrale européenne et ancien gouverneur de la Banque de France.
durée : 00:12:01 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Depuis son retour au pouvoir Trump a intensifié ses attaques contre la Fed. Cette offensive, qui conjugue pressions politiques, menaces judiciaires et tentatives de révocation de membres du conseil des gouverneurs constitue une remise en cause de l'indépendance de cette puissante la banque centrale. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Natacha Valla Doyenne de l'École du management et de l'innovation de Sciences Po, ancienne directrice générale adjointe chargée de la politique monétaire à la Banque centrale européenne.
Lundi 12 janvier, François Sorel a reçu Julien Villeret, directeur de l'innovation chez EDF, Maya Noël, directrice générale de France Digitale, Adrien Chrétien, responsable du Développement des projets de Beauté Augmentée, L'Oréal Groupe, Fabrice Marsella, directeur de la Banque des Startups chez LCL, Adrien Ladan, cofondateur de Sternboard, Alexandre Lagrange, cofondateur chez ÆMOTION, Fabrice Klohoun, directeur Marketing de Reolink, Anaïs Libolt, directrice Europe de Dolby, et Pierre Caron, cofondateur et président de YOMY, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne spéciale CES 2026 sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
D'après un indicateur d'éducation financière publié par la Banque de France, 36 % des Français savent calculer un budget simple, 44 % déclarent ne pas comprendre les notions financières de base, et un tiers affirme n'avoir jamais appris à tenir un budget. Rassurez-vous, nous sommes plus nombreux et nombreuses que vous ne le croyez à avoir une gestion déplorable de nos comptes. Pourquoi les Français ont-ils tant de mal à s'occuper de leurs finances ? Et quelles sont les solutions pour y faire face ?Dans cette épisode, Raphaëlle Elkrief retrouve Héloïse Bolle, conseillère en gestion de patrimoine et fondatrice d'Oseille & Compagnie, une société spécialisée dans le conseil en patrimoine et les ateliers d'éducation financière. Vous souhaitez soutenir la création et la diffusion des projets de Louie Media ? Vous pouvez le faire via le Club Louie. Vous pouvez aussi vous abonner à Louie+ sur Apple Podcasts pour écouter les épisodes sans publicités et nos séries en avant-première. Chaque participation est précieuse. Nous vous proposons un soutien sans engagement, annulable à tout moment, soit en une seule fois, soit de manière régulière. Au nom de toute l'équipe de Louie : MERCI !Suivez Émotions au travail sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer.Suivez Louie Media sur Instagram, Facebook, et YouTube. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:46:34 - On n'arrête pas l'éco - par : Alexandra Bensaid, Valentin Pérez - Au menu ce samedi : un entretien avec le gouverneur de la Banque de France, un reportage sur la crise du crowdfunding immobilier, un détour par Phnom Penh... Et un décryptage des nouveaux coups d'éclat de Trump. Du Venezuela au Groenland, au-delà de la brutalité, a-t-il une logique économique ? - réalisé par : Céline ILLA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:12:34 - L'Invité d'On n'arrête pas l'éco - Les épargnants, les investisseurs, le budget et le nouvel ordre mondial... A quoi s'attendre en 2026 ? Entretien avec le gouverneur de la Banque de France. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
John Wojtowicz est à l'origine d'un des casses les plus mémorables de l'histoire de New York. Un braquage et une prise d'otage pour secourir la femme qu'il aimait. Pour lui, aimer, c'est sauver. Faire passer le bonheur de l'autre devant tous les obstacles. Un podcast Bababam Originals Ecriture et voix : Alice Deroide Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
De Porto-Novo au sommet d'Ecobank International, Moukaram Alao retrace un parcours hors norme, entre Afrique et France.Envoyé très jeune dans un village sans eau ni électricité, puis en France où il se confronte à l'accent et aux préjugés. Il a transformé chaque obstacle en levier.Dans cet épisode, il raconte comment la discipline, l'éducation, le sens du travail et la finance lui ont permis de gravir les échelons jusqu'à devenir directeur général d'une des plus grandes banques panafricaines.Un témoignage puissant sur l'ascension sociale, la transmission, l'Afrique qui entreprend et le rôle clé des PME dans le développement économique.Soutenez ce podcast http://supporter.acast.com/les-deviations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les manuels sont essentiels à la réussite scolaire des enfants. Avec plus de 320 millions d'élèves, le marché du livre scolaire en Afrique est estimé à au moins 13 milliards de dollars. Un marché encore largement dominé par des éditeurs étrangers, avec souvent des filiales locales ou des coéditions. [Rediffusion de l'émission du 17 septembre 2025] Dans certains pays, notamment anglophones, des éditeurs nationaux parviennent à passer les barrages des appels d'offre et des commandes publiques. Reste le problème d'acheminer réellement les livres jusque dans les salles de classe. Quelles solutions pour éditer et distribuer des manuels conçus par l'Afrique ? Comment inclure les systèmes éducatifs et les enseignants dans ces démarches nationales ? Un sujet qui va bien au-delà de l'école, quand on sait que pour des éditeurs africains, les manuels scolaires, constituent l'essentiel de leur chiffre d'affaire. Cela signifie que la vie intellectuelle, littéraire du continent est impactée par la survie des éditeurs nationaux. Avec : • Vincent Bontoux, consultant auprès de divers bailleurs de fonds (Banque mondiale, Banque asiatique de Développement, Banque islamique de Développement, Enabel, feue USAID, etc.) sur des projets de manuels scolaires dans les pays en développement (principalement en Afrique, mais aussi dans le Pacifique et en Amérique latine), en collaboration avec les gouvernements nationaux • Michel Levenez, consultant pour des éditeurs français et acteur de l'édition et de la commercialisation du livre sur le continent africain depuis plus de 30 ans • Anges Félix N'Dakpri, fondateur et gérant de Gad Éditions, commissaire général du Salon International du Livre d'Abidjan (SILA) et président d'honneur de l'Association des Editeurs de Côte d'Ivoire (ASSEDI). En ouverture d'émission : L'école autour du monde, l'actualité de l'éducation, avec Marie Raichvarg, directrice du développement institutionnel, en charge des enquêtes auprès des adolescents chez Acadomia. Elle nous présente les résultats d'une étude récemment publiée : Réseaux sociaux – la majorité des adolescents prête à s'autoréguler. Programmation musicale : ► Totem – Lamomali ► Katam - Diamond Platnumz.
Les manuels sont essentiels à la réussite scolaire des enfants. Avec plus de 320 millions d'élèves, le marché du livre scolaire en Afrique est estimé à au moins 13 milliards de dollars. Un marché encore largement dominé par des éditeurs étrangers, avec souvent des filiales locales ou des coéditions. [Rediffusion de l'émission du 17 septembre 2025] Dans certains pays, notamment anglophones, des éditeurs nationaux parviennent à passer les barrages des appels d'offre et des commandes publiques. Reste le problème d'acheminer réellement les livres jusque dans les salles de classe. Quelles solutions pour éditer et distribuer des manuels conçus par l'Afrique ? Comment inclure les systèmes éducatifs et les enseignants dans ces démarches nationales ? Un sujet qui va bien au-delà de l'école, quand on sait que pour des éditeurs africains, les manuels scolaires, constituent l'essentiel de leur chiffre d'affaire. Cela signifie que la vie intellectuelle, littéraire du continent est impactée par la survie des éditeurs nationaux. Avec : • Vincent Bontoux, consultant auprès de divers bailleurs de fonds (Banque mondiale, Banque asiatique de Développement, Banque islamique de Développement, Enabel, feue USAID, etc.) sur des projets de manuels scolaires dans les pays en développement (principalement en Afrique, mais aussi dans le Pacifique et en Amérique latine), en collaboration avec les gouvernements nationaux • Michel Levenez, consultant pour des éditeurs français et acteur de l'édition et de la commercialisation du livre sur le continent africain depuis plus de 30 ans • Anges Félix N'Dakpri, fondateur et gérant de Gad Éditions, commissaire général du Salon International du Livre d'Abidjan (SILA) et président d'honneur de l'Association des Editeurs de Côte d'Ivoire (ASSEDI). En ouverture d'émission : L'école autour du monde, l'actualité de l'éducation, avec Marie Raichvarg, directrice du développement institutionnel, en charge des enquêtes auprès des adolescents chez Acadomia. Elle nous présente les résultats d'une étude récemment publiée : Réseaux sociaux – la majorité des adolescents prête à s'autoréguler. Programmation musicale : ► Totem – Lamomali ► Katam - Diamond Platnumz.
Invité :Claude Moniquet, spécialiste des questions de sécurité Chroniqueur : Hélène Roué, journaliste politique au JDD Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Invité :Claude Moniquet, spécialiste des questions de sécurité Chroniqueur : Hélène Roué, journaliste politique au JDD Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Un pas de plus, et cette fois décisif, vers la banque à part entière. Le 15 décembre, PayPal a déposé deux demandes d'agrément auprès des autorités américaines : le département des institutions financières de l'Utah et la Federal Deposit Insurance Corporation. Objectif affiché : transformer sa filiale de crédit en banque industrielle, sous le nom de PayPal Bank. Depuis plus de dix ans, le géant californien avance déjà sur ce terrain. Depuis 2013, il a accordé plus de 30 milliards de dollars de prêts à quelque 420 000 comptes professionnels dans le monde. Une niche bien identifiée : les petites entreprises et les indépendants, souvent jugés trop risqués ou pas assez rentables par les banques traditionnelles. Avec cette licence bancaire, PayPal veut désormais se passer d'intermédiaires, prêter en direct et aller plus vite.Pour les commerçants américains, la promesse est claire : des décisions de crédit accélérées, moins de paperasse et, potentiellement, des coûts plus bas. « L'accès au capital reste l'un des principaux freins à la croissance des petites entreprises », résume Alex Chriss, le PDG du groupe. À la tête de cette future banque, PayPal a recruté Mara McNeill, ex-dirigeante de Toyota Financial Savings Bank, un profil taillé pour rassurer des régulateurs traditionnellement méfiants face aux ambitions bancaires des géants de la tech. PayPal Bank ne se contenterait pas du crédit. Des comptes d'épargne rémunérés, garantis jusqu'à 250 000 dollars par la FDIC, sont aussi au programme. Et surtout, l'entreprise veut rejoindre directement les réseaux Visa et Mastercard, afin de contrôler toute la chaîne de paiement.Cette évolution n'est pas anodine sur le plan géopolitique. En Europe, la dépendance aux infrastructures américaines inquiète. En avril dernier, Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, alertait sur la domination des systèmes de paiement étrangers. Dans la foulée, seize grandes banques ont lancé Wero, un projet paneuropéen censé renforcer la souveraineté financière du continent. Pour les professionnels français, l'enjeu reste ouvert. PayPal propose déjà des prêts via des partenaires bancaires. Devenir banque à part entière lui permettrait d'accélérer encore, de réduire les coûts… et de bousculer un peu plus un secteur bancaire déjà sous pression. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, c'est une rediffusion de mon épisode avec Arthur Aubœuf, cofondateur de Team for the Planet. Il s'agit d'un collectif d'entrepreneurs et de scientifiques déterminé à lutter contre le dérèglement climatique en finançant des innovations à impact mondial.Dès les premières minutes, Arthur revient sur la genèse du projet : Une volonté de créer une entreprise qui n'a pas de modèle propriétaire, mais qui vise l'impact maximal, à travers des "armes anti-CO2".Le modèle Team for the Planet, c'est :Une gouvernance partagée.Une ouverture du capital à tous, sans dividendes.Une sélection rigoureuse des innovations via un comité scientifique indépendant.Nous explorons avec Arthur :Pourquoi il faut sortir des logiques de propriété pour accélérer la transition.Comment une approche open source et collaborative peut avoir plus d'impact que l'innovation fermée.Leurs critères pour choisir les projets à financer.Leur ambition : répliquer 100 innovations climat à l'échelle mondiale d'ici 2030.Un échange inspirant, radical et pragmatique à la fois.Key insightsLe changement climatique est un problème entrepreneurial. Il faut mobiliser les bons cerveaux avec les bons outils.L'open source est un levier de démultiplication pour les innovations climat.Team for the Planet est une entreprise à but non lucratif, structurée comme une boîte, mais gouvernée comme un commun.Pas de dividendes, pas de rente, que de l'impact.Leur mission : créer des licornes climatiques, réplicables et scalables.Un modèle d'investissement climat radicalement nouveau, qui casse les codes du capitalisme traditionnel.***************************L'investissement, sous toutes ses formes, comporte des risques. La valeur d'un produit financier peut fluctuer à la hausse comme à la baisse en fonction des conditions de marché. Un investisseur peut perdre tout ou partie du capital investi, et aucune garantie de rendement ou de protection n'est assurée, sauf mention expresse dans la documentation légale du produit.Les performances passées ne constituent pas un indicateur fiable des performances futures. Avant de prendre une décision, chaque investisseur doit s'assurer qu'il comprend les caractéristiques du produit, son niveau de risque, les frais applicables, et qu'il dispose des ressources financières nécessaires pour supporter une éventuelle perte de capital.Les informations présentées dans ce contenu reflètent les opinions de l'intervenant au moment de l'enregistrement et ne constituent en aucun cas un conseil en investissement personnalisé. Elles ne remplacent pas la consultation de la documentation officielle ni l'avis d'un professionnel habilité.Ce contenu est destiné à des fins d'information générale et peut avoir un caractère promotionnel. Les informations réglementaires et contractuelles complètes sont disponibles auprès des distributeurs ou prestataires concernés.***************************Finscale, c'est bien plus qu'un podcast. C'est un écosystème qui connecte les acteurs clés du secteur financier à travers du Networking, du coaching et des partenariats.
Ecoutez L'angle éco de François Lenglet avec Pierre Herbulot du 26 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ecoutez L'angle éco de François Lenglet avec Pierre Herbulot du 26 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le deuxième sommet des chefs d'Etat de l'AES s'est achevé mardi à Bamako, au Mali. Assimi Goita, Ibrahim Traoré et Abdouramane Tiani ont inauguré le siège de la future télévision AES, ils ont également lancé une banque d'investissement et de développement de l'AES. Sur le plan sécuritaire, la création du commandement unifié des forces de l'Alliance, une force armée conjointe pour lutter contre les groupes djihadistes a été annoncée.
Télévision AES, Force militaire conjointe, Banque confédérale pour l'investissement et le développement : c'est sur ces 3 projets que viennent de plancher à Bamako les dirigeants de l'Alliance des États du Sahel. Que pensez-vous de ces 3 initiatives, présentées comme des outils de souveraineté ? L'AES réussira-t-elle avec sa Force militaire conjointe à contrer l'avancée djihadiste dans la région tout en rejetant les ingérences extérieures ?
Ce lundi 22 décembre, Christian Saint-Étienne, économiste, Ludovic Desautez, directeur délégué de la rédaction de La Tribune, et Victor Lequillerier, économiste et vice-président du Think Tank "BSI Economics", ont fait une rétrospective de l'année 2025 dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Roland Perez explique les différences entre virements bancaires standards et instantanés pendant les fêtes, et donne des conseils pour éviter les retards de paiement. Une approche simple et rassurante pour bien s'organiser en période de forte activité bancaire.À retenir :Virement standard vs instantané : délais et coûts différents.Organisation avant les fêtes : anticiper pour éviter blocages ou retards.Sécurité et fiabilité : comprendre le fonctionnement des systèmes de paiement.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:59:22 - Affaires étrangères - par : Christine Ockrent - Alors que le cours de l'or a bondi de près de 40% depuis janvier, des banques centrales aux mines artisanales, l'activité s'intensifie. Entre stratégies des États, tensions économiques et commerce illégal, que signifie cette flambée du métal jaune ? - réalisation : Luc-Jean Reynaud - invités : Natacha Valla Doyenne de l'École du management et de l'innovation de Sciences Po, ancienne directrice générale adjointe chargée de la politique monétaire à la Banque centrale européenne.; Marc Ummel Chercheur, Responsable secteur des matières premières, ONG Swissaid; Sébastien Jean Professeur d'économie au Conservatoire National des Arts et Métiers et directeur associé de l'initiative Géoéconomie-géofinance de l'Ifri (Institut français des relations internationales); Yulia Titova Professeure de finance et co-directrice du master de finance à l'IESEG School of Management
Dans cet épisode, je reçois Mark Kepeneghian, fondateur de Lise (anciennement Kriptown), pour revenir sur huit années d'un parcours hors norme : la création d'une nouvelle bourse européenne pensée pour les PME, bâtie sur la technologie DLT et un cahier réglementaire entièrement inédit.Nous avons parlé :De la genèse de Kriptown en 2017, née de l'intuition que la technologie Ethereum allait transformer durablement les infrastructures de marché.De l'obtention du statut PSAN en 2020–2021, qui a permis de lancer les premières opérations en actifs numériques pour financer startups et PME.De la vision inchangée depuis le départ : construire une véritable bourse nouvelle génération, malgré l'absence de cadre réglementaire à l'époque.De l'arrivée du régime européen “DLT Pilot Regime” et de l'agrément DLT TSS, qui permet à Lise de réunir en interne bourse et dépositaire central de titres, avec un règlement-livraison instantané sans intermédiaires.De leur positionnement unique sur la liquidité : un marché secondaire intégré, permettant aux investisseurs d'acheter-revendre rapidement et aux émetteurs de trouver un financement plus efficace.De la création d'analyses indépendantes semestrielles neutres pour les PME grâce à un partenariat avec Valutico, afin de résoudre le manque d'information et de stimuler la liquidité.De la volonté de rediriger l'épargne vers l'économie réelle, en facilitant l'accès des PME au marché et en simplifiant le parcours d'IPO jusqu'à 12 millions d'euros.Un échange, qui montre comment Lise entend transformer le post-marché, simplifier la chaîne d'intermédiation et redonner aux PME un accès transparent, rapide et efficace au financement coté.En fin d'épisode, la recommandation de Marc :Tous les épisodes Finscale mais en particulier celui avec Delphine d'Amarziti d'Euronext, le précédent épisode sur Kriptown, et l'épisode consacré à Spiko Glossaire des acronymes pour faciliter la compréhension de l'épisode:PSAN – Prestataire de Services sur Actifs Numériques : Statut réglementaire français (AMF) permettant à une entreprise d'offrir des services liés aux crypto-actifs, comme l'achat/vente, la conservation ou l'échange. DLT – Distributed Ledger Technology : Technologie de registre distribué (dont la blockchain fait partie). Elle permet de stocker et transférer des données ou des titres de manière transparente, sécurisée et sans intermédiaire central. DLT TSS – DLT Trading and Settlement System : Agrément européen du DLT Pilot Regime. Il autorise un acteur à combiner dans une seule plateforme les fonctions de marché réglementé (bourse) et de dépositaire central (règlement-livraison), avec exécution quasi instantanée.Liens utiles :Marc Kepeneghian: https://www.linkedin.com/in/kepeneghian/ Lise : https://lise.comValutico: https://valutico.com/***************************Finscale, c'est bien plus qu'un podcast. C'est un écosystème qui connecte les acteurs clés du secteur financier à travers du Networking, du coaching et des partenariats.
Voilà 100 jours que Sidi Ould Tah a pris la tête de la Banque africaine de développement (BAD). Et, le banquier mauritanien affiche déjà une action positive pour ses trois premiers mois : la levée mardi 16 décembre de 11 milliards de dollars pour le Fonds africain de développement. Une hausse de 23 % par rapport à la précédente session des donateurs. Et, ce, malgré la baisse drastique des enveloppes d'aide au développement cette année. Le président de la BAD explique ses ambitions pour l'Afrique dans un environnement financier en recomposition. Il répond à Sidy Yansané RFI : M. le président Sidi Ould Tah, vous êtes à Londres pour la réunion des donateurs du Fonds africain de développement, le FAD, qui est, pour le dire simplement, une cagnotte réservée au financement de projets dans les pays africains les plus pauvres. Et cette semaine, le FAD a recueilli 11 milliards de dollars. Un montant que vous qualifiez d'historique. Sidi Ould Tah : Absolument ! Nous sommes pour l'élan de solidarité historique que nous venons de connaître, qui devrait nous permettre, au cours des trois prochaines années, de mieux répondre aux attentes des populations africaines, en particulier les 37 pays les plus fragiles et les moins dotés de l'Afrique. Du coup, cette année, qui sont les principaux contributeurs ? Malgré le contexte international que nous connaissons tous et qui se caractérise par des pressions fiscales importantes et aussi des pressions sur les ressources, les partenaires du FAD et les pays africains ont décidé ensemble d'augmenter leur enveloppe dans cette 17ᵉ reconstitution du Fonds. C'est un message très fort de solidarité avec l'Afrique et pour l'Afrique. Et aussi un message très fort des Africains pour la prise en charge de leur propre développement. Justement, vous vous félicitez de l'engagement de l'Afrique dans son propre fonds. 23 pays du continent qui ont contribué à près de 183 millions de dollars. Une véritable transformation, vous dites. Mais finalement, 183 millions sur un total de 11 milliards, cette transformation que vous vantez est-elle bien réelle ? Ce qu'il faut regarder au-delà des chiffres, c'est le geste lui-même. Je crois que c'est la dynamique qui commence et ça montre quand même un engagement très fort de la part des pays africains. Si on rapporte ce montant au PIB des pays africains contributeurs, on se rend compte quand même que l'effort est considérable. Mais ce qu'il faut aussi regarder, c'est la volonté commune des deux parties d'aller au-delà de l'aide publique au développement pour aller vers l'investissement, vers le partenariat économique, tout en prenant compte de l'intérêt de nos pays donateurs. Parlons de ces partenaires. Avant de prendre les rênes de la BAD, vous teniez pendant dix ans ceux de la BADEA, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique, notamment financée par les pays du Golfe que vous connaissez bien. C'est cette « nouvelle génération de collaborateurs à grande échelle », comme vous le dites, que vous comptez développer ? Il ne s'agit pas d'individualiser des partenaires contre d'autres. Ce qu'il faut voir, c'est l'ensemble des partenaires de l'Afrique. Le continent a toujours reçu un appui constant de la part de ses partenaires historiques, et cet appui continue et se renforce. L'arrivée d'autres partenaires ne fait que renforcer ce partenariat, et ne diminue en rien le partenariat existant. Nous avons consacrée tout une journée au secteur privé avec un certain nombre d'acteurs financiers. Nous sommes à Londres qui est une place financière internationale. Dans ce cadre, le FAD pourrait jouer un rôle important dans l'atténuation du risque perçu dès qu'il s'agit du continent africain, de quoi rassurer les investisseurs et permettre le développement des projets transformateurs dans les différents pays africains. Revenons sur la Banque arabe pour le développement économique en Afrique, qui s'engage à donner jusqu'à 800 millions de dollars pour le développement en Afrique. Engagement similaire de l'OPEP à hauteur de 2 milliards de dollars. Ce sont les sommes annoncées par la BAD que vous présidez. N'y a-t-il pas là une alternative aux contributeurs habituels ? Vous savez, les besoins de l'Afrique sont immenses. Annuellement, on estime ces besoins de financement et de développement à 400 milliards de dollars. Donc, toutes les contributions sont les bienvenues. Toutes les participations sont nécessaires, que ce soit à travers la mobilisation du secteur privé, qui doit aussi jouer un rôle important dans la mise en œuvre des projets d'infrastructures, la transformation des matières premières, le secteur de l'énergie, des transports, les ports, les aéroports, les chemins de fer, mais aussi dans le domaine digital. En novembre, vous étiez présent au G20 organisé en Afrique du Sud et boycottée par Washington. Comment comptez-vous composer avec la nouvelle politique américaine des deals pour paraphraser le président Donald Trump, notamment sur les matières premières ? Les Etats-Unis ont toujours soutenu la BAD et continuent à la soutenir. Et nous travaillons en étroite collaboration avec nos actionnaires dans l'intérêt du continent africain. Le rôle de la Banque est un rôle de financement du développement et de mobilisation des ressources pour le continent africain, et nous continuerons à le faire, y compris avec le secteur privé américain comme la DFC, comme US Bank. C'est les projets qui vont contribuer à l'amélioration du bien-être des populations africaines. À lire aussiBanque africaine de développement: le nouveau président invite à «changer de paradigme» face aux défis du continent
En Centrafrique, un simple bac est devenu, au fil des décennies, bien plus qu'un moyen de traverser la rivière Lobaye. Depuis 1965, la liaison entre Mongoumba, en Centrafrique, et Betou, en RDC, relie chaque jour deux villes frontalières… et deux peuples. Camions de marchandises, véhicules, motos, passagers : tous empruntent cette traversée qui fait circuler produits, services et espoirs entre les deux pays. Malgré son ancienneté et des moyens modestes, ce bac reste un symbole vivant pour la région. Une activité tenue par les jeunes de la localité qui en ont fait à la fois une source de revenus et un véritable vecteur du désenclavement. De notre correspondant de retour de Mongoumba, À l'aube, lorsque la brume flotte encore au-dessus de la Lobaye, les premiers voyageurs apparaissent sur la rive, silhouettes tranquilles dans la lumière naissante. Ici, pour la traverser, on emprunte le bac : une plateforme en bois et en métal, portée par la force du courant, guidée par des conducteurs comme Sylvestre : « Ce bac c'est toute ma vie. Un métier simple et essentiel. Je transporte des véhicules, des camions et des cargaisons entières. Certains traversent pour aller faire du commerce, d'autres rejoignent leur famille, il y a également ceux qui partent au travail. » Le vacarme du moteur se mêle aux conversations. Femmes, hommes et enfants montent les uns après les autres. Chacun avec sa raison de traverser la rivière, mais le passage est le même pour tous. Bernice est une agricultrice. « Ce bac est comme un vieil ami pour moi. Sans lui, je ne suis rien. Mon champ se trouve de l'autre côté, et le bac est le seul moyen pour m'y rendre. Je monte toujours à bord avec mes paniers. Durant la récolte, c'est grâce à ce bac que j'achemine tous mes produits vers les grandes villes et les marchés. » Cohésion entre les habitants Lorsque le bac s'éloigne de la rive, un silence particulier s'installe. Tout le monde regarde l'eau. L'ombre des arbres se reflète sur la surface fluide. La dépendance à ce bac préoccupe Léopold Kossolo, le chef du village de Bac-Lobé-Yapo. « Ce bac est pratiquement le seul dans la région. S'il tombe en panne, toutes les villes alentour se retrouveront isolées les unes des autres. Ce bac renforce la cohésion entre les habitants, il nous rapproche. Bien sûr, il existe des pirogues, mais leurs capacités sont limitées. Il serait plus simple d'installer deux bacs ici et pourquoi pas de construire un pont sur la rivière. » Soudain, l'autre bord apparaît. Les premiers enfants accourent, et l'agitation reprend. Les passagers débarquent, chacun reprenant sa route, laissant derrière eux la courte traversée qui, pourtant, rythme le quotidien de toute une région. « Le bac a plus de 40 ans. Tout le monde sait que la rivière Lobaye est très profonde. Pour éviter tout drame ou naufrage, il est nécessaire de procéder à sa réhabilitation complète et, si possible, d'installer des équipements de sauvetage en cas d'accident. Chaque jour, des centaines de personnes font des allers-retours à cet endroit », explique Léopold Kossolo. La construction d'un pont sur la rivière Lobaye est en cours. Elle s'inscrit dans le cadre du projet du corridor 13, un programme de construction routière reliant la République du Congo, la RCA et le Tchad, financé par la Banque africaine de développement (BAD). À lire aussiRépublique centrafricaine: la Basse-Lobaye un trésor de biodiversité en péril
durée : 00:23:48 - L'invité de 8h20 - par : Ali Baddou, Marion L'hour - "C'est résilient mais ce n'est pas suffisant", estime le gouverneur de la Banque de France à propos de la croissance française, dont la prévision a été relevée à 0,9% pour 2025 et 1% pour les années à venir. - invités : François VILLEROY DE GALHAU - François Villeroy de Galhau : Gouverneur de la Banque de France Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Il s'agit de l'extrait de l'épisode diffusé ce dimanche où je m'entretiens avec Mark Kepeneghian, Fondateur & CEO de LISE***************************Finscale, c'est bien plus qu'un podcast. C'est un écosystème qui connecte les acteurs clés du secteur financier à travers du Networking, du coaching et des partenariats.
People First Podcast I Western and Central Africa I World Bank Group
Dans cet épisode qui est une rétrospective de l'année 2025, nous revenons sur les thématiques clés qui ont marqué les épisodes précédents du People First Podcast.Les discussions se sont concentrées sur des priorités majeures du Groupe de la Banque mondiale : à savoir, l'accélération du taux d'électrification en Afrique subsaharienne, la création d'emplois de qualité face à une démographie dynamique, et la modernisation et la rentabilité du secteur agricole. Le podcast People First est disponible en ligne, sur Spotify et sur Apple Podcasts. Pour ne rien manquer, abonnez‑vous et n'oubliez pas de noter et de commenter cet épisode.Séquences00:00 Introduction00:40 Mission 300 : le courant passe02:58 Le regard des jeunes sur l'emploi04:50 Les femmes, moteurs de l'économie locale08:56 ConclusionÀ propos du People First Podcast:People First Podcast vient apporter un éclairage humain et concret sur les thématiques de développement spécifiques aux habitants d'Afrique de l'Ouest et du centre, et sur la contribution de la Banque mondiale. People First Podcast, pour un développement durable et inclusif !À propos du Groupe de la Banque mondiale:Le Groupe de la Banque mondiale est l'une des plus importantes sources de financement et de connaissances au monde pour les pays à faible revenu. Ses cinq institutions partagent l'engagement de réduire la pauvreté, d'accroître la prospérité partagée et de promouvoir le développement durable.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur une plainte contre la Banque de France concernant le génocide rwandais, les enchères sur Warner Bros et la concession de territoires ukrainiens. Gaza : un gel de l'armement du Hamas contre une trêve durable ? À Gaza, une nouvelle proposition du Hamas bouleverse les équilibres diplomatiques : le mouvement islamiste se dit prêt à geler son armement et à accepter une trêve de longue durée, à condition qu'Israël retire totalement ses troupes de l'enclave. Que pense Israël d'une telle idée ? Quel est le niveau d'armement du mouvement palestinien ? La première phase du plan de paix de Donald Trump pour Gaza touche à sa fin. Quelle est la suite ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. Génocide des Tutsis : que reproche-t-on à la Banque de France ? Près de trente ans après le génocide des Tutsis au Rwanda, le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) a déposé plainte pour « complicité de crimes contre l'humanité » à l'encontre de la Banque de France. Qu'est-il reproché à la Banque centrale française ? Pourquoi le CPCR a-t-il déposé cette plainte maintenant ? Avec François Ballarin, chef adjoint du service France de RFI. Warner Bros : au cœur d'une guerre d'enchères, qui aura le dernier mot ? Paramount Skydance relance la bataille pour le contrôle de Warner Bros. Discovery avec une offre pharaonique de plus de 108 milliards de dollars, défiant directement l'accord conclu avec Netflix. Pourquoi Warner Bros veut-il vendre ses actifs ? Comment expliquer des sommes aussi élevées pour racheter cette société de production ? Avec Stéphane Geneste, journaliste au service économie de RFI, présente la chronique « Aujourd'hui l'économie ». Guerre en Ukraine : Zelensky prêt à céder des territoires ukrainiens ? Alors que les négociations de paix s'intensifient, Kiev fait face à de fortes pressions internationales pour envisager des concessions territoriales dans le Donbass, une alternative de plus en plus envisagée par le président ukrainien. Comment expliquer cette hypothèse alors que Volodymyr Zelensky a toujours été catégorique sur la concession des territoires ? Pourquoi le Donbass est-il autant au cœur des négociations ? Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur-associé chez Euro Créative.
durée : 00:05:48 - Déjà debout - par : Mathilde MUNOS - Jérôme Robert, directeur de la banque alimentaire de Rouen et sa région est l'invité Déjà debout du jour. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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Invités :Guillaume Bénard, CEO de Fitz GroupAlexandra Fregonese, présidente et Fondatrice des laboratoires Innovi. Créatrice de SüvyFabrice Marsella, directeur de la Banque des start-ups chez LCLLoria (@lovely.veggie), créatrice de contenus "Food" Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À l'Antichambre, Andrée-Anne Barbeau est en compagnie de Stéphane Leroux, Denis Gauthier et Gilbert Delorme pour parler de la défaite des Canadiens en prolongation face aux Rangers. Le CH a perdu une avance de trois buts.
durée : 00:14:55 - Le Débat d'On n'arrête pas l'éco - L'euro pourrait bientôt avoir son double numérique, émis directement par la Banque centrale européenne qui défend ce projet depuis des mois. Depuis la fin octobre, un feu vert opérationnel précipite les intentions. Mais à quoi servirait une telle innovation ? Et comment fonctionnerait-elle ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air l'invité du 11 décembre 2025 avec Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, auteur de "La Dette sociale de la France", aux éditions Odile Jacob.La dette..."Tout le monde en connaît l'existence (...) Il s'agit d'un crédit à la consommation, et non d'un investissement dans le futur de la France ou dans sa défense contre des ennemis. Elle paie les factures mensuelles de millions de nos concitoyens", écrit Nicolas Duforucq. Dans "La Dette sociale de la France", le directeur général de la Banque publique d'investissement (BPI), décrit notre société vieillissante, et les défis qu'elle doit relever pour surmonter ses peurs. Il revient aussi sur 50 ans de hausse de la dette. Alors que nous fêtons les 80 ans de la Sécurité sociale, il relate comment le pays en est arrivé là, et quelles mesures il faudrait prendre, selon lui, pour sauver notre système social, et protéger les générations futures. Nicolas Dufourcq reviendra également avec nous sur l'adoption mardi du budget de la Sécu. Un ouf de soulagement pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, mais quelles conséquences pour les milieux économiques ? Et sur la dette ?
C dans l'air l'invité du 11 décembre 2025 avec Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, auteur de "La Dette sociale de la France", aux éditions Odile Jacob.La dette..."Tout le monde en connaît l'existence (...) Il s'agit d'un crédit à la consommation, et non d'un investissement dans le futur de la France ou dans sa défense contre des ennemis. Elle paie les factures mensuelles de millions de nos concitoyens", écrit Nicolas Duforucq. Dans "La Dette sociale de la France", le directeur général de la Banque publique d'investissement (BPI), décrit notre société vieillissante, et les défis qu'elle doit relever pour surmonter ses peurs. Il revient aussi sur 50 ans de hausse de la dette. Alors que nous fêtons les 80 ans de la Sécurité sociale, il relate comment le pays en est arrivé là, et quelles mesures il faudrait prendre, selon lui, pour sauver notre système social, et protéger les générations futures. Nicolas Dufourcq reviendra également avec nous sur l'adoption mardi du budget de la Sécu. Un ouf de soulagement pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, mais quelles conséquences pour les milieux économiques ? Et sur la dette ?
Jeudi 11 décembre, François Sorel a reçu Fabrice Marsella, directeur de la Banque des Startups by LCL, Stéphane Hersen, CEO et fondateur de Skyted, et Guillaume Charly, CEO de Inside Quest. Ils se sont penchés sur la préparation des startups françaises pour le CES de Las Vegas qui se tiendra du 6 au 9 janvier 2026, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
Jeudi 11 décembre, François Sorel a reçu Michel Lévy Provençal, prospectiviste, fondateur de TEDxParis et de l'agence Brightness, Clément David, président de Theodo Cloud, Claudia Cohen, journaliste chez Bloomberg, Léa Benaim, journaliste BFM Business, Xavier Roussin-Bouchard, directeur Recherche et Innovation du Groupe Rossignol, Kesso Diallo, journaliste Tech&Co, Fabrice Marsella, directeur de la Banque des Startups by LCL, Stéphane Hersen, CEO et fondateur de Skyted, et Guillaume Charly, CEO de Inside Quest, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:12:30 - Journal de 7 h - Le collectif des parties civiles pour le Rwanda soupçonne plus particulièrement la Banque de France d'avoir soutenu des génocidaires, comme l'explique une enquête de la cellule investigation de Radio France et Libération.
durée : 00:04:02 - L'Éco en VO - En Italie, des parlementaires proches de Giorgia Meloni souhaitent placer les réserves d'or italiennes sous le contrôle de l'Etat pour financer des projets. Mais la proposition fait polémique et convainc pas la Banque centrale européenne. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Vendredi 5 décembre, l'augmentation du taux de la Banque centrale du Japon, une boîte au cœur du système des stablecoins, le constat du patronat en Allemagne, et l'apparition du franc en 1360, ont été abordés par Jean-Marc Daniel, éditorialiste BFM Business, Valentine Ainouz, responsable de la stratégie taux chez Amundi Institute, Pascal Seivy, directrice commerciale Banque Privée France du Groupe Lombard Odier, et Alain Pitous, senior chez Ai for Alpha, reçus par Marc Fiorentino dans l'émission C'est Votre Argent sur BFM Business. Retrouvez l'émission le vendredi et réécoutez-la en podcast.
En Inde, le Kerala affirme depuis peu en avoir fini avec l'extrême pauvreté. C'est une première parmi les États d'Inde, un pays qui reste encore souvent associé aux scènes de misère. Le Kerala est un État communiste, avec de fortes politiques publiques dans la santé ou l'éducation. Sur place, certains jugent cependant que l'annonce de la fin de la pauvreté est précipitée. De notre correspondant à Kerala, La maison de Rajan et Jayanthi, au carrelage impeccable, a été inaugurée il y a moins d'une semaine. Le couple, qui habite la région montagneuse et tropicale de Wayanad, en Inde, revient de loin. « J'étais conducteur d'auto rickshaw. Mais durant le Covid-19, j'ai eu un grave accident. Je suis resté en chaise roulante. Ma femme et mes deux enfants ont été soudainement privés de revenus. Nous survivions dans une cabane, sans espoir. Heureusement, le gouvernement est venu nous aider », raconte Rajan. Grâce au programme d'éradication de la pauvreté, Rajan et Jayanthi achètent une mini-échoppe, puis reçoivent un apport pour construire leur maison. Aujourd'hui, le couple relève la tête, comme d'autres, explique un élu local. « Dans le district, nous avons identifié 118 familles comme extrêmement pauvres. Avec notre aide, 22 ont pu construire une maison, six ont eu des terres à cultiver, 43 ont bénéficié d'aide alimentaire, 14 ont pu trouver un boulot, etc. » Sarojini, une femme isolée, en a aussi bénéficié. « J'ai 60 ans et je travaillais dans l'agriculture, en gagnant un peu plus d'un euro par jour. Désormais employée dans des toilettes publiques, je gagne plus de trois euros. Ça a vraiment changé ma vie. » « Plus personne ne fait face à une pauvreté extrême » Le plan contre la pauvreté du Kerala, encore aujourd'hui dirigé par le Parti Communiste, remonte à 1997. En ce mois de novembre, le dirigeant de cet État du Sud affirme qu'il a atteint cet objectif fondamental. « Il y a 50 ans, les chercheurs nous classaient parmi les États les plus défavorisés de l'Inde. Aujourd'hui, plus personne ne fait face à une pauvreté extrême au Kerala », souligne Pinarayi Vijayan. Mais comment définir la pauvreté extrême ? Si la Banque mondiale se base sur le salaire quotidien, le Kerala mélange critères économiques, sanitaires et alimentaires. L'économiste P. R. Kannan déplore un manque de transparence : « Le Kerala avance, c'est indéniable. Mais avant d'affirmer que la pauvreté a disparu, le gouvernement doit publier ses données, sa méthodologie et les experts qui ont encadré ces statistiques. » Les aides du gouvernement échappent aux personnes isolées Nusrath, une élue de l'opposition à Wayanad, nous a emmenés rencontrer des habitants ignorés, selon elle, par les programmes du gouvernement. « Il y a des gens qui, parce qu'ils sont trop isolés, échappent encore aux aides gouvernementales. Si nous, dans l'opposition, validons que la pauvreté a disparu, les budgets vont disparaître alors qu'ils en ont encore grand besoin ! » Pour l'instant, le gouvernement du Kerala n'a pas clairement répondu aux experts et opposants qui jugent qu'il crie victoire trop rapidement.
Ce jeudi 4 décembre, dans sa chronique, Annalisa Cappellini est revenue sur l'amendement au budget 2026 déposé par des sénateurs italiens concernant la gestion des réserves d'or "au nom du peuple italien". Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans Good Morning Business, présentée par Erwan Morice sur BFM Business.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 28 novembre 2025.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.François Bujon de l'Estang, ambassadeur de France.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.REDRESSEMENT ITALIEN, DÉCLIN FRANÇAIS : UN PARALLÈLE EN TROMPE-L'ŒILAlors que la France s'enfonce dans la dette, l'Italie redresse ses dépenses publiques. Le 2 octobre, le gouvernement d' « union des droites » de Giorgia Meloni a approuvé les dernières prévisions financières pour fin 2025 : le déficit serait ramené autour de 3% du PIB, ouvrant la porte à une sortie de la procédure pour déficit excessif engagée par la Commission européenne. L'Italie est devenue la quatrième puissance exportatrice mondiale se classant derrière l'Allemagne, elle devance désormais la Corée du Sud. En 2014, elle était classée au septième rang.Ces résultats ne doivent pas occulter une dette italienne restée à des niveaux très préoccupants (140% du PIB). De plus, le redressement financier de l'Italie est facilité par les effets du plan de relance européen décidé durant la crise sanitaire de 2020-2022, particulièrement généreux pour Rome (avec 194 milliards d'euros perçus, le pays est le premier bénéficiaire du dispositif). Une dette souveraine qui n'a pas empêché le 19 septembre l'agence de notation Fitch d'en relever la note à BBB+, quelques jours après avoir abaissé celle de la France à A+, donnant l'impression que les courbes, entre les deux pays, étaient destinées à se croiser, le redressement italien ne faisant que mettre en lumière, par contraste, l'affaiblissement des positions de la France.L'économie italienne conserve de grandes fragilités structurelles, notamment une productivité atone, une croissance en berne et une crise démographique qui ne cesse de s'aggraver, notamment par le départ à l'étranger des Italiens diplômés. Le pays connait une productivité du travail faible, estimée par l'OCDE à 65,60 € par heure en 2024, soit beaucoup moins que la France (90,86€). Deuxième puissance manufacturière d'Europe, l'Italie arrive seulement quatorzième dans le classement des pays membres les plus innovants en 2025, selon la Commission, tandis que le climat social se détériore. Le recul du chômage de 7,8% en 2022 à 6% en 2024 cache une augmentation du nombre de travailleurs pauvres et un temps partiel contraint qui frappe d'abord les femmes. Dans ces circonstances, le nombre de familles en situation de pauvreté absolue se maintient au-dessus de 8 millions, quand le taux de population à risque de pauvreté est de 23,1% en 2024. De plus, une étude d'octobre 2024 menée par plusieurs universités analysant les données de la Banque centrale européenne a mis en évidence le caractère profondément inégalitaire du système fiscal italien. Les principaux avantages fiscaux y seraient ainsi concentrés entre les mains des 7% des plus riches, dont le taux moyen d'imposition se révèle inférieur à celui des classes moyennes moins favorisées.En dépit de ces faiblesses, 39% des Italiens, selon le baromètre publié en février 2025 par le Centre de recherches politiques de Sciences Po, déclarent faire confiance à la politique, contre 26% des Français. L'Italie, il est vrai, connait depuis trois ans, contrairement à la France, une stabilité gouvernementale inédite.LE PLAN DE PAIX DE TRUMP POUR L'UKRAINELe 18 novembre, un plan de paix en Ukraine, détaillé en 28 points a sidéré les Ukrainiens et les Européens, tant cette esquisse inacceptable à leurs yeux était alignée sur les positions russes. Il stipule notamment que la Crimée (annexée par la Russie en 2014) ainsi que Louhansk et Donetsk seront « reconnues comme russes de facto, y compris par les Etats-Unis ». Il évoque aussi la création d'une « zone tampon démilitarisée » et neutre dans la partie de l'oblast de Donetsk contrôlée par l'Ukraine, qui serait « internationalement reconnue comme territoire appartenant à la Fédération de Russie », mais où les forces russes n'entreraient pas. Il y est énoncé encore que l'Ukraine devrait renoncer à son projet d'adhérer à l'OTAN et réduire à 600.000 soldats ses forces armées. Il ouvre la voie à une amnistie générale, y compris pour les crimes de guerre dont est accusé le dirigeant russe, Vladimir Poutine, ainsi qu'à une levée progressive des sanctions occidentales, voire à un retour de la Russie dans le G8.Les négociations entreprises dimanche à Genève, entre les conseillers à la sécurité nationale américains, ukrainiens et européens, ont permis de remodeler le plan Trump et de le nettoyer de ses aspects les plus problématiques. Sur les 28 points initiaux, il n'en restait plus que 19 lundi. Certains paragraphes ont été tout simplement rayés, comme la suggestion de réintégrer la Russie dans le G8, ou d'offrir la possibilité pour les Etats-Unis d'utiliser les actifs russes gelés, majoritairement détenus dans des pays européens, afin de financer l'effort de reconstruction. Les mentions concernant directement les intérêts européens, comme les sanctions, la perspective que l'Ukraine adhère à l'Union européenne ou qu'elle n'intègre jamais l'OTAN ont été remises à plus tard. Ce nouveau plan en 19 points n'est pas définitif. Divers ajustements et précisions doivent encore être négociées dans les coulisses, avant d'être soumis à la Russie. Mais la copie paraît désormais acceptable à la fois aux Ukrainiens, aux Américains et aux Européens. Il n'est plus question pour Kyiv de renoncer aux territoires conquis par la Russie, ni d'établir une zone tampon sur son sol mais de proposer un armistice sur la ligne de front actuelle qui serait gelée. Il n'est plus envisagé de réduire par deux la taille de l'armée ukrainienne. « Beaucoup de choses justes ont été prises en compte » à Genève, a observé Volodymyr Zelensky, lundi, indiquant qu'il négociera lui-même avec Donald Trump les points les plus sensibles laissés de côté, lors d'une rencontre dont la date est incertaine. En écho, Vladimir Poutine a déclaré jeudi que « les combats cesseront » quand l'armée ukrainienne « quittera les territoires qu'elle occupe » (= les régions revendiquées par Moscou) et qu'il ne peut pas y avoir d'accord de paix car le gouvernement ukrainien n'est pas légitime.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Depuis la chute du régime de Bachar el-Assad, un groupe de femmes tentent de faire survivre l'art traditionnel de la broderie en Syrie. Durant la guerre, la plupart d'entre elles ont été forcées à l'exil ont ont été tuées dans les bombardements. De 1 000, elles sont passées à 80. Ces rescapées essaient de relancer leur business, pour récupérer des fonds et reconstruire leurs villages, ainsi que pour former les nouvelles générations, et que jamais ne se perde cette tradition. Une dizaine de femmes se sont réunies dans une petite salle, un sac plastique à la main. À l'intérieur, des bouts de tissus colorés et des broderies qu'elles ont ces derniers mois fabriqués. Objectif : les vendre dans une galerie à Damas, explique Jamilé, pour faire revivre cet art en perdition. « Sur cette broderie, j'ai dessiné la montagne, l'herbe, et ici le linge suspendu. Au loin, il y a les maisons détruites par la guerre », détaille-t-elle. Comme les autres femmes ici présentes, Wattah, 61 ans, brode les contours de son village. Des dessins qui ont, depuis la guerre, perdus de leurs éclats. « Avant la guerre, nous étions plus sereines. Tout était beau à voir. Les terres verdoyantes, la tempête, les oiseaux... Désormais, notre humeur est plus morose. Même les couleurs que nous utilisons pour broder sont plus déprimantes », soupire-t-elle. Plus moroses, déprimantes, dit-elle, depuis qu'elles ont dû fuir leurs villages. Parmi elles, Um Loaï. Avant la guerre en Syrie, elle supervisait le travail de 200 femmes depuis sa maison, en périphérie d'Alep. Elle rêve aujourd'hui de s'y réinstaller afin de relancer son activité, mais sur place. « Quand je viens ici, c'est dur. Je ressens beaucoup de peine parce que... Regardez. C'est vrai, ce ne sont plus que des ruines, mais ça reste ma maison. Ma propre maison, que j'avais décoré avec l'argent des broderies », montre-t-elle en sanglotant. Partout, des impacts de balles, des murs éventrés... Les traces des années de combat entre le régime et l'armée syrienne libre, et des années d'occupation du groupe État islamique (EI). « Quand je suis arrivée ici pour la toute première fois, j'ai pleuré à chaudes larmes. Les portes avaient été volées, toute la maison avait été pillée », se remémore-t-elle. Sur la terrasse de la maison dans laquelle elle est réfugiée, Um Loaï compte les billets de ses dernières ventes. Aujourd'hui, coûte que coûte, elle et les dernières brodeuses essaient de remonter leur business. « On veut reconstruire nos villages. On a déjà installé un système de dessalement de l'eau financé par nos économies et par des dons. On a planté des oliviers sur nos terres et creusé un puits. J'essaie de rassembler à nouveau les filles pour broder. Mais c'est très difficile », confie-t-elle. À la tête de cette petite entreprise, il y a une Allemande, Heike Weber, tombée d'amour pour la broderie syrienne dans les années 1980. Depuis Damas, elle supervise le travail des dernières brodeuses et collectionne les pièces pour les vendre une à une. « Maintenant, elles sont assises entre quatre murs, sans lumière. La plupart de leurs maisons sont très sombres. L'inspiration de leur environnement, c'est très important pour créer. Si elles ne peuvent pas retourner dans leur village, je pense que tout cela va mourir », redoute-t-elle. Demain, Heike Weber recevra de nouvelles femmes pour leur apprendre la broderie. Pour que tout cela ne meure pas et que la tradition perdure. À lire aussiReconstruction de la Syrie: une opération à 216 milliards de dollars, selon la Banque mondiale
Après le braquage spectaculaire des joyaux de la couronne, le Louvre a transféré plusieurs œuvres et pièces majeures vers la Banque de France pour renforcer leur sécurité.Traduction: Following the daring crown jewel heist, the Louvre moved several masterpieces and artifacts to the Bank of France for added protection and security. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.