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Depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient le 28 février dernier, les marchés énergétiques connaissent une volatilité accrue, avec une hausse marquée des prix du pétrole et du gaz. Selon nos analyses, l'impact sur les économies avancées devrait cependant rester contenu, sous réserve que le blocage du détroit d'Ormuz ne s'étale pas dans la durée. Quels sont les mécanismes à l'œuvre et les risques identifiés ?Dans ce nouveau podcast, Lucie Barette et Marianne Mueller analysent les conséquences du choc énergétique actuel causé par le conflit au Moyen-Orient, sur les économies avancées.Le site internet des Études Économiques de BNP ParibasHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Niger, Burkina Faso, Nigeria, Togo, Côte d'Ivoire, Sénégal, Mali et Guinée-Bissau, soit « 8 pays en 8 jours », s'exclame le site Bénin Web TV. Fraîchement investi à la tête du Bénin, le président Wadagni a conclu mardi 9 juin une vaste tournée régionale. « La visite à Bissau hier est la quatrième étape de la tournée de Wadagni impliquant un régime militaire de transition, relève le site béninois, après Bamako, également hier – où il a rencontré le général d'armée Assimi Goïta. Après Niamey et Ouagadougou le 2 juin – où il a été reçu par le général Abdourahamane Tiani et le capitaine Ibrahim Traoré. (…) La visite de Wadagni à Bissau hier, note encore Bénin web TV, est la première d'un chef d'État étranger depuis l'installation de la junte. Elle intervient sept mois après le coup d'État de novembre dernier, par lequel le général Horta Inta-A Na Man avait renversé le président élu Umaro Sissoco Embaló dans un contexte d'élections générales dont les résultats provisoires n'avaient pas été publiés ». Un peu plus tôt dans la journée, le président béninois était donc à Bamako, où il s'est entretenu avec le général Assimi Goïta. « La question sécuritaire a occupé une place importante dans les échanges, note le site d'information malien Sahel Tribune. Les deux présidents ont examiné la situation au Sahel et en Afrique de l'Ouest, marquée par la persistance des groupes armés terroristes et l'extension de la menace terroriste vers les pays côtiers ». Une coopération économique vitale Sur le plan économique, relève pour sa part Afrik.com, « le choix des pays visités par le chef d'État béninois n'est pas anodin. Bamako, Dakar, et Bissau appartiennent tous à l'Uemoa tout comme les capitales déjà visitées au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. L'organisation qui unit huit États autour d'une même monnaie, le franc CFA, et d'institutions financières communes, notamment la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. Bien que le Burkina Faso, le Mali et le Niger aient officiellement quitté la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, les trois pays demeurent membres de l'Uemoa. Ils continuent ainsi d'utiliser le franc CFA et de participer aux mécanismes financiers de l'Union. Cette réalité, pointe le site panafricain, fait de l'Uemoa, un des rares espaces régionaux où la coopération économique se poursuit malgré les ruptures politiques observées à l'échelle ouest-africaine ». Et « pour le Bénin, note encore Afrik.com, le maintien de canaux de dialogue avec l'ensemble des partenaires de l'Union est un enjeu de premier ordre. Les échanges commerciaux, la stabilité monétaire et la coordination des réponses aux menaces sécuritaires dépassent les frontières nationales ». Réchauffer les relations Plus largement, analyse Aujourd'hui à Ouagadougou, « Wadagni tente de rabibocher l'AES et la Cédéao qui ont des rapports polaires. Lors de son discours d'investiture, Wadagni avait bien souligné qu'il fallait jeter à nouveau des ponts entre les voisins, privilégier le dialogue institutionnel et diplomatique au lieu des confrontations verbales. Ni le Bénin ni le Niger, le Burkina et le Mali, n'y gagnent ! La frontière entre le Bénin et le ́Niger est fermée à Malanville, et économiquement c'est difficile de part et d'autre. Avec le Burkina, les relations sont à peine cordiales pour ne pas dire glaciales ! En fait, pointe le site burkinabé, Wadagni veut réintégrer le Niger dans l'économie du port de Cotonou et le Niger veut ce corridor maritime pour un approvisionnement plus direct et fluides de ses marchandises. Pragmatisme géopolitique et économique ressortent donc de cette tournée de Wadagni. Mais surtout, relève encore Aujourd'hui, il y a une réalité qui justifie amplement ces visites de courtoisie : la donne sécuritaire. Le Bénin doit impérativement s'allier avec ses voisins de l'AES pour vaincre le terrorisme. Et cela est valable pour tous les pays côtiers du golfe de Guinée ». Mali : journalistes emprisonnés pour avoir fait leur métier Enfin à la Une également, la liste des journalistes emprisonnés s'allonge au Mali. Une figure de la presse nationale, Chahana Takiou, directeur de publication du bi-hebdomadaire Le 22 Septembre, a été placé sous mandat de dépôt avant-hier ; de même hier que le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdramane Keïta. Ils rejoignent ainsi Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal L'Alternance, qui purge une peine de deux ans de prison. Leur tort ? Avoir écrit des articles jugés trop critiques par les militaires au pouvoir.
Le rachat de SFR par Orange, Bouygues Telecom et Free pour un peu plus de 20 milliards d'euros dépasse largement le cadre des télécoms français. Derrière cette opération se cache une question stratégique pour l'Union européenne : faut-il continuer à privilégier une concurrence maximale ou accepter la création de grands groupes capables de rivaliser avec les géants américains et chinois ? Le protocole d'accord signé entre Bouygues Telecom, Free et Orange pour reprendre SFR constitue l'une des plus importantes opérations industrielles de ces dernières années en France. Mais ce dossier pose surtout une question qui dépasse largement les frontières françaises. Est-ce que l'Europe doit continuer à privilégier la concurrence à tout prix, ou accepter de faire émerger de grands groupes capables de tenir tête aux États-Unis et à la Chine ? Car depuis des années, la philosophie européenne était simple : plus il y a de concurrence, mieux c'est pour le consommateur. Selon les théories économiques classiques, davantage de concurrence implique des prix plus bas, plus d'innovation et donc davantage de choix. Mais le monde a changé. À l'ouest de l'Union européenne, les États-Unis disposent de géants technologiques capables d'investir des dizaines de milliards de dollars chaque année. À l'est, la Chine fait émerger de grands groupes soutenus par un immense marché intérieur et une stratégie industrielle assumée. Entre ces deux blocs, l'Europe apparaît aujourd'hui beaucoup plus fragmentée. À lire aussiLes opérateurs télécom européens face au défi de la régulation Des télécoms européens encore trop fragmentés face aux géants américains et chinois Cette fragmentation est particulièrement visible dans le secteur des télécommunications. Aux États-Unis, trois grands opérateurs couvrent l'ensemble du territoire. C'est exactement la même situation en Chine. En Europe, au contraire, on compte des dizaines d'opérateurs répartis dans vingt-sept pays, chacun avec ses propres règles, son propre marché et ses propres contraintes réglementaires. Au total, cela représente plus d'une centaine d'acteurs. Autrement dit, le marché unique européen est immense, mais il ne fait émerger aucun véritable champion à l'échelle du continent. Chaque pays conserve son opérateur historique ou son leader national : Orange en France, Deutsche Telekom en Allemagne ou encore Telefonica en Espagne. Le rachat de SFR pose donc une question : passer de quatre à trois opérateurs en France constitue-t-il un premier pas vers une moindre fragmentation du secteur en Europe ? Pendant des années, Bruxelles estimait qu'il fallait préserver un maximum de concurrence, quitte à empêcher certaines fusions. Aujourd'hui, le débat évolue. Faut-il conserver quatre opérateurs qui se livrent une guerre des prix permanente, ou accepter trois acteurs plus solides capables d'investir davantage dans les infrastructures numériques ? À lire aussiFace aux géants du numérique américains, une partie du monde tente de réguler Le dossier SFR comme test grandeur nature Les télécommunications sont devenues un secteur stratégique. Il faut financer la fibre optique, préparer la 6G, développer les réseaux de données nécessaires à l'intelligence artificielle, renforcer la cybersécurité ou encore construire de nouveaux centres de données. Tous ces investissements représentent des dizaines de milliards d'euros. L'idée défendue par les industriels est qu'il serait plus simple de financer ces infrastructures avec quelques grands groupes aux épaules suffisamment larges pour investir massivement plutôt qu'avec une multitude d'acteurs plus petits. Autrement dit, l'Europe pourrait choisir de privilégier des champions industriels capables de rivaliser avec les géants américains et chinois. Dans de nombreux secteurs, les entreprises européennes restent performantes, mais elles demeurent souvent trop petites pour peser à l'échelle mondiale. Selon Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne, si l'Europe veut rester dans la course mondiale, elle devra accepter davantage de concentrations industrielles afin de créer de grands groupes européens capables de rivaliser avec les grandes puissances économiques. C'est précisément pour cette raison que le dossier SFR est observé avec autant d'attention. Au-delà du seul marché français des télécoms, il constitue un véritable test grandeur nature de l'évolution de la politique industrielle européenne. Reste désormais à savoir si la Commission européenne acceptera de laisser un marché national passer de quatre à trois opérateurs ou si elle estimera que le risque de hausse des prix pour les consommateurs demeure trop important.
La capitale économique de la Syrie a été durement frappée par la guerre qui a vu s'opposer les forces rebelles au régime de Bachar el-Assad et son allié russe entre 2012 et 2016. Les intenses bombardements des forces loyalistes et le séisme de 2023 ont lourdement endommagé la vieille ville. Classés au patrimoine mondial de l'Unesco, 60 % des souks sont aujourd'hui très endommagés ou détruits. Aujourd'hui, les habitants tentent de reconstruire leur ville meurtrie et les commerçants reviennent progressivement. De notre envoyée spéciale avec Dana Alboz, de retour d'Alep, Les souks pluricentenaires d'Alep, carrefour des « routes de la soie », reprennent vie timidement. « Historiquement, chaque souk était dédié à un métier spécifique : le souk du cuivre, celui des parfumeurs, etc. », explique Nour Habak, le directeur de la citadelle, qui nous fait visiter ces 14 km de ruelles labyrinthiques. Les souks recèlent de nombreux trésors cachés. Dans la cour de la mosquée Halawiye, qui attend d'être restaurée, se cache derrière un mur de béton un joyau du XIIᵉ siècle. Nour Habak nous le montre sur son téléphone : c'est l'un des plus beaux mihrabs du monde arabo-islamique. « Ce mihrab a été protégé au début de la révolution grâce à un double mur de blocs de béton, au cas où le bâtiment serait touché par des obus. Comme on peut le voir, on distingue les traces des éclats. J'ai des sentiments partagés, confie-t-il, je suis soulagé que ce mihrab soit en sécurité même si je suis triste de ne pas le voir. » À lire aussiSyrie: les intentions décalées des investisseurs du Golfe pour la reconstruction de Damas Reconstruire selon la tradition alépine Mais ce mihrab est une exception. 60 % des souks ont été endommagés ou détruits d'après l'ONU. Les destructions subies sont vertigineuses, nul ne sait combien de temps prendra la reconstruction. « Toute cette partie était à terre, le toit et les boutiques, montre Ghaith Makansi, l'architecte qui dirige la restauration du souk depuis 2018. C'est un musée à ciel ouvert. Nous n'avons pas le droit à l'erreur. À la fin, les propriétaires du marché pourront retourner dans leurs boutiques. » Un chantier qui doit être mené dans le respect de la tradition alépine. « Mon père m'a appris mon métier, on transmet ce savoir-faire d'une génération à l'autre », indique Sameer Saeed, tailleur de pierre. Quelques ruelles ont déjà été rénovées, mais les propriétaires de commerces comme Mahmoud Soubhi, vendeur de keffieh, attendent leur tour avec impatience. « Si cette artère rouvre, c'est comme si le sang recommençait à circuler dans le marché et les gens reviendront. Car beaucoup de clients viennent, voient les destructions, puis ne continuent plus leur chemin vers le bas, souligne le vendeur. Toute ma vie, je suis resté dans cette boutique, je ne l'ai jamais quittée. Tout meurt, mais le souk revivra grâce à la population. Grâce aux gens qui y vivent. » Reconstruire Alep et plus largement la Syrie est un chantier immense qui, d'après la Banque mondiale, coûtera plus de 200 milliards d'euros. À lire aussiSyrie: le gouvernement reprend le contrôle d'Alep, les premiers déplacés font leur retour
Comment concilier développement économique et protection de l'océan dans un monde bouleversé par le réchauffement climatique ? C'est pour tenter de répondre à cette question que scientifiques, politiques, représentants des grandes institutions internationales, de la société civile et des milieux économiques se sont réunis du 27 au 29 mai à Monaco. Objectif : développer la finance bleue, notamment sur le continent africain. Alors que le réchauffement climatique bouleverse les écosystèmes marins, que les phénomènes climatiques extrêmes se multiplient et que la montée du niveau des eaux menace l'existence même des populations côtières de nombreux pays, il y a urgence à repenser l'économie des océans. Une ambition portée par la Fondation Prince Albert II de Monaco et l'Institut océanographique de Monaco, qui ont réuni fin mai des décideurs, des ONG et des scientifiques au cœur de la Principauté. Les tentatives de mettre la finance au service de la protection de l'environnement ne sont pas nouvelles : les premières obligations vertes, les fameux « green bonds », ont été émises il y a bientôt 20 ans, en 2007. Il faut maintenant passer aux obligation bleues, explique Valerie Hickey, directrice environnement de la Banque mondiale : « Les "blue bonds" ne représentent que 18 milliards de dollars chaque année, contre plus d'un millier de milliards de dollars pour les obligations vertes. Mais la croissance est là. Le principe, c'est qu'un gouvernement, une municipalité ou une entreprise emprunte de l'argent pour investir dans des activités en rapport avec l'océan. » Favoriser la pêche responsable ou financer la protection des côtes Ces « activités en rapport avec l'océan » désignent par exemple le développement de la conversation marine, l'assainissement de l'eau, le renforcement de la protection des côtes ou encore la pêche responsable. « Au Kenya, nous avons aidé le gouvernement à investir dans des zones de débarquement pour que les pêcheurs puissent stocker leurs poissons en respectant la chaîne du froid et ne soient plus obligés de le vendre immédiatement, poursuit Valerie Hickey. Les femmes qui, souvent, vendent le poisson sur les marchés, peuvent ainsi décider quels poissons vendre et quand, pour le vendre au plus offrant. » En 2018, le gouvernement des Seychelles, État insulaire de l'océan Indien, avait émis la toute première obligation souveraine bleue. « Cela nous a permis de financer des petites entreprises mais aussi de favoriser le développement d'activités innovantes, de financer des start-up en lien avec la conservation de l'océan ou le développement économique des côtes, explique Wallace Cosgrow, ministre de la Pêche et de l'économie bleue du plus petit État africain. Des domaines qui jusque-là étaient délaissés. » À lire aussiOCDE: une baisse sans précédent de l'Aide publique au développement Alors que l'aide publique au développement venue d'Europe et surtout des États-Unis s'est effondrée, la tentation de se tourner vers le secteur privé pour financer l'économie bleue est grande. « La finance est un levier important, mais elle ne peut pas se substituer ni aux pouvoirs publics, ni aux scientifiques, ni aux producteurs, prévient l'ancienne ministre française Sylvie Goulard, qui co-préside désormais une initiative franco-britannique visant à financer la conservation et la restauration de la nature. La bonne finance est régulée, encadrée par les pouvoirs publics qui veillent à ce qu'il n'y ait pas de fraude ou ce qu'on appelle le "greenwashing", (''blanchiment écologique''). »
Ce lundi 1er juin, Antoine Larigaudrie a reçu Souleymane-Jean Galadima, cofondateur de Sapians, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Dans cet épisode "partenaire", je reçois Cyril Cudennec, responsable des activités de marché de La Banque Postale, pour une discussion autour de la construction d'une salle des marchés orientée clientèle et des angles morts de la gestion des risques de taux et de change en entreprise.Nous avons parlé :De la manière dont les crises de 2008 et 2011 ont formé une génération entière de professionnels des marchés et pourquoi ceux qui n'en ont pas vécu une restent incapables de savoir s'ils savent y répondreDu pivot opéré à la Banque Postale depuis 2018 : transformer une salle des marchés dédiée à la gestion du bilan en une activité tournée aussi vers la clientèle entreprises, PME et ETIDes obstacles internes à franchir pour convaincre qu'une activité de marché clientèle rentre dans un cadre d'appétit au risque classique d'une banqueDes angles morts de couverture des risques : pourquoi même les grands groupes peinent à couvrir l'effet de dépréciation d'une devise sur leur volume d'affaires global, au-delà de leurs flux de trésorerie à 12 moisDu constat sur les petites structures : des trésoriers qui ne distinguent pas encore qu'un taux dépend de sa maturité et ce que cela implique concrètement dans une décision de financementDe la pré-couverture avant closing d'un SPV : pourquoi couvrir le risque de taux dans les 3 à 6 mois qui précèdent le closing peut éviter d'avoir à injecter davantage d'equity dans le projetDu conseil pratique pour tout directeur financier : commencer par cartographier et quantifier ses risques avant d'envisager tout instrument de couverture, en s'inspirant des bonnes pratiques imposées aux banques par la réglementationUne conversation dense et pédagogique sur les marchés financiers vus du côté de ceux qui structurent et couvrent les risques des entreprises, avec un regard sans complaisance sur le niveau réel de culture financière en France.Recommandation de Cyril : Inside Banking, podcast de Richard Michaud https://linktr.ee/richardmichaudLiens utiles:Cyril Cudennec : https://www.linkedin.com/in/cyril-cudennec-375a7722/ http://www.labanquepostale.comFinscale est aussi disponible sur YouTube: https://www.youtube.com/@finscale.***************************Finscale est bien plus qu'un podcast. Cet épisode est produit et animé par Solenne Niedercorn, fondatrice de Finscale.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur Sylvia Bongo et son fils Noureddin seraient désormais placés sous notice rouge d'Interpol et sur la possibilité d'un accord proche entre l'Iran et les États-Unis. Maroc : comment le pays est-il devenu le nouveau géant industriel d'Afrique ? Longtemps classée première puissance industrielle du continent, l'Afrique du Sud a été détrônée par le Maroc. Selon la Banque africaine de Développement, le royaume chérifien est devenu en 2025 l'économie la plus industrialisée d'Afrique. Investissements massifs, zones industrielles en plein essor, infrastructures ultra-connectées, le modèle du Maroc a changé de dimension, porté notamment par Tanger Med, aujourd'hui premier port africain. Comment le pays a-t-il réussi à devancer l'Afrique du Sud ? Sur quels critères repose le classement établi par la BAD ? Avec Matthias Raynal, correspondant de RFI à Casablanca. Gabon : Sylvia et Noureddin Bongo seront-ils arrêtés ? Selon plusieurs médias gabonais, l'ancienne Première dame Sylvia Bongo et son fils Noureddin seraient désormais placés sous notice rouge d'Interpol. Condamnés par contumace en novembre 2025, par la justice gabonaise pour détournement massif de fonds, blanchiment de capitaux, recel et usurpation de titres, ils vivent à Londres depuis qu'ils ont quitté le Gabon en mai 2025. Désormais, leurs noms seraient inscrits dans la base de données des forces de police des 196 pays membres de l'Organisation internationale. Mais que signifie concrètement être placé sous notice rouge ? Le Royaume-Uni acceptera-t-il de les arrêter puis de les extrader vers le Gabon ? Avec Emmanuel Daoud, avocat au Barreau de Paris, spécialiste en droit pénal international. Iran-États-Unis : un accord est-il vraiment proche malgré les frappes américaines ? Les États-Unis et l'Iran sembleraient avoir établi un cadre d'accord en vue de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Le vice-président américain J.D. Vance a affirmé que les deux parties avaient fait « beaucoup de progrès », mais Donald Trump ne l'a pas encore validé. Comment expliquer les progrès annoncés dans les négociations entre les États-Unis et l'Iran alors que ces derniers jours, les États-Unis ont bombardé l'Iran ? Est-ce que le cessez-le-feu peut tenir ? Avec Lyna Ouandjeli, chercheuse à l'Institut européen d'études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.
Elles seraient l'armée secrète de l'Afrique. Leurs cerveaux en exil, leurs milliards dormants, depuis 20 ans, on en parle comme une évidence, les diasporas africaines vont développer le continent africain. Le narratif est séduisant, le récit est puissant mais est-il réaliste ? Selon la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, les transferts de fonds des diasporas à destination de l'Afrique se situent entre 50 et 100 milliards de dollars, ces dernières années. Des ingénieurs formés à Paris, Londres, New York, prêts à rentrer et tout changer. Le narratif est séduisant, le récit puissant, mais est-il pour autant réaliste ? Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : Serge-Éric Menye, essayiste et consultant, auteur du livre Le mythe des diasporas africaines. La nouvelle utopie pour développer l'Afrique, aux éditions Le Lys Bleu Éditions Léa Desgranges, fondatrice franco-malgache d'Equit'ABLE Africa, une société d'ingénierie financière permettant aux diasporas d'investir dans des PME à impact en Afrique de l'Ouest Blaise Gnimassoun, maître de conférences en Sciences économiques à l'Université de Lorraine, et auteur de l'article Diaspora : le potentiel de développement sous-estimé de l'Afrique à consulter sur le site The conversation.com.
Il s'agit de l'extrait de l'épisode diffusé ce dimanche où je m'entretiens avec Cyril Cudennec(Banque Postale)Finscale est aussi disponible sur YouTube: https://www.youtube.com/@finscale.***************************Finscale est bien plus qu'un podcast. Cet épisode est produit et animé par Solenne Niedercorn, fondatrice de Finscale.
Bonne nouvelle pour le Sénégal. Quinze supporters de l'équipe nationale de football, qui étaient en prison au Maroc, viennent d'être graciés par le roi Mohammed VI. Le président est allé les accueillir à l'aéroport de Dakar samedi soir. Bassirou Diomaye Faye est-il en train de miser sur le football pour remporter le match de la popularité contre Ousmane Sonko, le Premier ministre qu'il vient de limoger ce vendredi ? Abdoulaye Thiam est journaliste à Sud Quotidien et président de la section Afrique de l'Association internationale de la presse sportive. En ligne de Dakar, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : Dix équipes africaines à la Coupe du monde 2026, un record historique. Est-ce à dire que le football africain monte en puissance ? Abdoulaye Thiam : Absolument. On peut l'apprécier ainsi. Cela commence avec les exploits du Cameroun en 1990 – pour la première fois, une sélection africaine atteint les quarts de finale –, suivi du Sénégal en 2002, qui a réalisé la même performance. En 2010, le Ghana arrive jusqu'au stade des quarts de finale. En 2022, le Maroc réalise une performance XXL en rentrant dans le carré d'as. Le record historique de cette année correspond-il à de nouveaux investissements dans les infrastructures ou dans l'encadrement technique ? Oui, on peut prendre le cas du Maroc qui a fait un très grand bond en avant. Mais on peut parler aussi du projet « Goal », initié par Sepp Blatter, renforcé aujourd'hui par le projet « Forward », et qui a permis à de nombreuses fédérations africaines de disposer d'abord de sièges et, deuxièmement, d'utiliser cet argent pour se renforcer. Ce sont les centres de formation, pour reprendre encore le cas du Sénégal avec Génération Foot en 2000, mais aussi et surtout le centre Diambars qui a été installé par un ancien international français d'origine sénégalaise, Patrick Vieira. Aujourd'hui, les centres pullulent un peu partout en Afrique, aussi bien en Côte d'Ivoire, au Maroc qu'au Mali. Je crois que l'Afrique est en train de rattraper son retard par rapport à l'Occident. Pour les Lions du Sénégal, le contentieux avec la CAF et le Maroc, à la suite de la finale de la CAN en janvier dernier, ne risque-t-il pas de perturber les joueurs dans leur préparation ? Non, je ne le crois pas. Les Sénégalais ont compris que le jury d'appel de la CAF s'est trompé parce qu'il ne disposait pas d'une base légale pour pouvoir statuer. Mais la décision finale va revenir au Tribunal arbitral du sport. Elle n'est pas encore prise. En attendant, les Lions du Sénégal ne risquent-ils pas d'être déconcentrés dans leur préparation ? Non, je crois que les Sénégalais sont restés focus sur la Coupe du monde. On attendra effectivement après cette Coupe du monde, au mois d'août certainement – ou bien au mois de septembre, je ne sais pas exactement –, pour que le Tribunal arbitral du sport finisse par trancher cette question. Mais j'ose espérer que la décision ira dans le sens du jury disciplinaire, qui a déjà eu à trancher en premier ressort en sanctionnant le Sénégal. C'est la jurisprudence actuelle. C'est-à-dire que, quand une équipe refuse de jouer et finit par rejoindre le terrain, ce que l'on peut prendre comme sanction, c'est de sanctionner le sélectionneur. Il a reçu des sanctions, des joueurs sénégalais aussi ont reçu des sanctions. Cela devrait s'arrêter là, mais on ne peut pas retirer un trophée après avoir déjà remporté la Coupe d'Afrique des nations. Il y a eu une bonne nouvelle pour le Sénégal ce week-end, la grâce du roi du Maroc pour les quinze derniers supporters sénégalais qui étaient emprisonnés. La présence de Bassirou Diomaye Faye, samedi soir, à l'aéroport Blaise-Diagne de Diamniadio, pour accueillir les supporteurs libérés, est-elle le signe que le président veut mettre les Lions du Sénégal dans son camp, au moment où il vient de limoger son Premier ministre, Ousmane Sonko ? Non, je ne le vois pas ainsi. Je pense que, même si Ousmane Sonko était encore Premier ministre, rien ne s'opposerait à ce que le président de la République puisse se déplacer lui-même. Parce que la diplomatie sénégalaise avait été mise en branle. Aujourd'hui, c'est un apaisement des cœurs à la veille de la fête de l'Aïd. Tous les Sénégalais n'arrêtent pas de féliciter et de remercier encore Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour cet acte d'une grande mansuétude. Mais de fait, la présence du président à l'arrivée des supporters ce week-end à Dakar, n'est-ce pas une façon pour Bassirou Diomaye Faye de s'attribuer le mérite de leur libération et donc de peser dans l'opinion face à Ousmane Sonko ? Je crois que, s'il le fait, c'est tout à fait normal et naturel. Je me souviendrai toujours de cette sortie du président Abdoulaye Wade qui disait à tout le monde : « J'ai misé sur l'équipe nationale du Sénégal et je récolte la mise. » On est en Afrique. On sait que dans tous les pays africains, l'équipe nationale, la sélection A, est une véritable vitrine. Quand il y a une performance, que ce soit au Sénégal ou ailleurs, il y a toujours le premier de cette nation, c'est-à-dire le chef de l'État, qui essaie de se mettre en avant pour communier avec son peuple. Je n'y vois pas un acte politique. Même si tel était le cas, je ne vois pas de problème par rapport à cela. Dans la compétition entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko pour avoir la plus grande popularité au Sénégal, peut-on dire que cette grâce royale tombe bien pour le président de la République ? Absolument. Cela tombe bien pour le président de la République de s'approprier une telle victoire diplomatique. C'est important parce que, comme vous le savez bien, depuis un certain temps au Sénégal, on constate qu'il y a eu beaucoup de défaites sur le plan international. On se souviendra toujours qu'au niveau de la Banque africaine de développement (BAD), c'est un Sénégalais qui n'a pas pu gagner [en 2025]. Les gens aussi ont remis sur la table la défaite d'Abdoulaye Bathily au niveau de la Commission de l'Union africaine [en 2017]. C'est important pour le chef de l'État, surtout dans un contexte politique actuel. C'est tout à fait normal qu'il monte au créneau pour communier avec son peuple en perspective de la Coupe du monde. Pour les Léopards du Congo, l'épidémie d'Ebola ne risque-t-elle pas de compliquer leur préparation, au moment où la Maison-Blanche veut imposer un isolement de trois semaines à la sélection congolaise ? Je ne vois pas en quoi les joueurs sont directement concernés. Ce sont tous des internationaux évoluant dans les championnats les plus huppés en Europe. Je ne vois pas en quoi ils sont concernés directement, d'autant plus que leur camp de base, qui devait avoir lieu à Kinshasa, a été annulé. Ils ne se déplacent pas au Congo, ils vont rester en Belgique. Je ne vois pas pourquoi ils mériteraient un tel traitement. Restez-vous optimiste pour leur venue aux États-Unis le 11 juin ? Oui, je pense qu'ils seront aux États-Unis. Ils viendront à Houston le 11 juin. J'ose espérer aussi qu'ils vont transformer cette situation en démonstration de force à la face du monde. Ce n'est pas un virus Ebola qui va les empêcher de démontrer à tout le monde que c'est une belle équipe qui mérite sa qualification à cette Coupe du monde. En tout cas, je leur fais confiance. J'espère que cela ne va pas affecter l'équipe nationale de la République démocratique du Congo. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, croit à la victoire d'une équipe nationale africaine à la Coupe du monde 2026. Y croyez-vous aussi ou pas ? Il n'est pas le seul à y croire. Moi j'y crois. J'ai rappelé le retard que l'Afrique est en train de rattraper par rapport à l'Europe. Il y a beaucoup plus de rigueur. Les fédérations maîtrisent aujourd'hui la haute compétition. Les États ne lésinent pas sur les moyens pour mettre les sélections africaines dans d'excellentes conditions de performance et de séjour. Le Maroc a réussi à rentrer dans le carré, c'est-à-dire les demi-finales, avant son élimination contre la France [en 2022]. À l'époque, nous avions cinq équipes. Nous en avons dix et non des moindres. Je pense que, pas uniquement une seule équipe africaine, mais deux, voire trois, pourraient même atteindre les demi-finales et pourquoi pas monter sur la plus haute marche du podium au soir du 19 juillet dans le New Jersey. À lire aussiCAN 2025: le roi du Maroc Mohammed VI gracie les supporters sénégalais emprisonnés
Depuis début mars 2026, la crise au Moyen-Orient impacte le secteur économique du monde entier, y compris du continent africain. Hausse des prix du pétrole et des matières premières, hausse du coût des transports... Un contexte qui rappelle l'urgence du développement du commerce intra-africain pour rendre les économies du continent moins dépendantes des marchés extérieurs. C'était une des questions centrales de l'Africa CEO Forum, qui s'est déroulé à Kigali, au Rwanda, les 14 et 15 mai. Avec notre correspondante à Kigali au Rwanda, Le commerce intra-africain devrait atteindre 230 milliards de dollars en 2026, selon l'Afreximbank. Ce chiffre est en augmentation, mais représente toujours moins de 20% des échanges globaux du continent, comme l'explique Ndiamé Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique orientale et australe : « L'intégration régionale permettrait de développer une économie d'échelle, favoriserait les investissements, la production et la création d'emplois. Elle rend aussi l'économie africaine plus résiliente, car elle est davantage capable de résister aux chocs extérieurs. Nous le voyons actuellement avec la crise au Moyen-Orient, entre autres. Nous devons renforcer cette dynamique. » La Zlecaf (Zone de libre-échange continentale) reste entravée par certaines barrières, liées à la logistique, au manque d'infrastructures, ou encore à la différence des régulations selon les États. Pour Éric Akoute, directeur de l'APIex, l'Agence publique de promotion des investissements au Bénin, certaines initiatives locales peuvent aider à surmonter ces obstacles : « Nous avons maintenant une démarche de co-investissement, nous avons signé un protocole d'accords avec le CEPICI de la Côte d'Ivoire, nous signons avec d'autres. L'idée aujourd'hui, c'est de voir qui est fort en quoi, et comment nous pouvons mutualiser pour que ce que les autres ont fait de bien, nous puissions les partager. Il s'agit de renforcer les capacités, de transférer les compétences et l'expérience, pour que les agents de promotion que nous sommes puissent bâtir leurs performances sur les autres. » Valoriser localement les matières premières Face aux chocs extérieurs, notamment au Moyen-Orient, la transformation des matières premières s'impose comme un enjeu stratégique urgent selon Bakary Séga Bathily, directeur de l'Agence sénégalaise de promotion des investissements et des grands travaux : « Il y a la nécessité de transformer localement ces ressources qu'on a l'habitude d'exporter. C'est dans ce cadre-là que nous avons signé un traité avec la Sierra Leone : le Sénégal dispose de gaz, la Sierra Leone dispose de minerais de fer, pourquoi pas ne pas transformer dans un de ces deux pays, ces deux ressources là ? Au lieu d'exporter le gaz, nous voulons avoir du gaz domestique parce que nous avons des ressources à transformer. Il s'agit d'assumer cette politique. » Ces grands travaux sont indispensables au développement du commerce intra-africain, parfois confronté aux difficultés de financements, affirme Thierry Hebraud, PDG de la Banque commerciale de Maurice, l'une des premières banques d'Afrique de l'Est : « Les banques africaines n'ont pas la capacité de prêter sur 10 ou 15 ans en dollars. C'est là que nous avons besoin de la complémentarité des financements internationaux. On ne demande pas la charité. Ce qu'on demande, c'est d'avoir accès à des financements longs, qui sont appelés à être remboursés. Arrêtez de voir l'Afrique comme un haut risque. » L'autre enjeu pour le banquier, c'est la dédollarisation des transferts de monnaie intra-africains, afin de réduire les frais de change et faciliter le commerce sur le continent.
Dans cet épisode, je reçois Stéphanie Hospital, fondatrice et CEO de OneRagTime, pour une discussion autour de la construction d'un fonds de capital précoce de zéro, sans track record, sans équipe et contre l'avis des institutions.Nous avons parlé :De la distinction entre être propriétaire ou locataire de son travail, et pourquoi cette formulation a été le déclencheur de sa décision de quitter Orange pour entreprendreDu moment précis où le patron des fonds de fonds de la BPI lui a dit de rester chez Orange, et comment Jean-Marie Messier, la même semaine, a dit l'inverse et l'a convaincue de se lancerDu conseil reçu de John Borswick, fondateur de BetaWorks, qui l'a forcée à arrêter de pitcher et à simplement commencer à investir — ce qui a changé la trajectoire de OneRagTimeDe sa thèse assumée contre les grands fonds en amorçage : pourquoi un fonds de 100 à 200 millions d'euros ne peut structurellement pas bien performer en Europe sur du capital précoceDes chiffres qu'elle publie ouvertement — 26% de TRI brut, 22% net, neuf sorties depuis 2017 — alors que la grande majorité des fonds refusent toute transparence sur leur performanceDu rôle de l'IA générative dans l'organisation interne de OneRagTime : comment l'automatisation des tâches de production leur a permis de multiplier par dix le temps passé avec les entrepreneursDe l'importance du bien-être physique et mental comme condition non négociable pour bien décider — et pourquoi elle préfère accompagner des entrepreneurs qui sont aussi des athlètes ou des musiciensUne conversation directe, sans langue de bois, sur ce que ça coûte vraiment de construire un fonds depuis zéro et sur la philosophie d'investissement qui a permis à OneRagTime de se classer dans le premier décile des fonds européens.Recommandation de Stéphanie : "Vivre 1000 ans", de Laurent Alexandre & Alexandre Tsicopoulos https://www.buchetchastel.fr/catalogue/vivre-1000-ans/Liens utiles:Stéphanie Hospital : https://www.linkedin.com/in/stephaniehospital/OneRagTime: https://www.oneragtime.com/Finscale est aussi disponible sur YouTube: https://www.youtube.com/@finscale.***************************Finscale est bien plus qu'un podcast. Cet épisode est produit et animé par Solenne Niedercorn, fondatrice de Finscale.
Karina vous dévoile les décisions de justice les plus improbables.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'émission 28 minutes du 22/05/2026 Ce vendredi, Renaud Dély décrypte l'actualité en compagnie de nos clubistes : Thomas Porcher, économiste et membre des Économistes Atterrés, Isabelle Saporta, essayiste et éditorialiste et Julie Graziani, essayiste ainsi que le dessinateur de presse Thibaut Soulcié. La France, pays en crise ou eldorado des investisseurs ? La France demeure le pays européen le plus attractif pour les investissements étrangers, selon le baromètre du cabinet EY publié jeudi 21 mai. Malgré cette première place, les projets industriels sont en baisse : la France enregistre un recul plus marqué que ses voisins européens sur l'année 2025. Cinéma, édition : la “bataille culturelle” au cœur de la présidentielle 2027 ? L'affaire Canal+ et la menace de son directeur général, Maxime Saada, d'une “liste noire” visant des signataires de la tribune anti-Bolloré agitent la classe politique et le monde culturel. Jean-Luc Mélenchon accuse Vincent Bolloré de vouloir “contrôler la création au cinéma”, tandis que le RN dénonce les “excès de langage” des opposants. Nous recevons Didier Wampas, auteur-compositeur-interprète, chanteur du groupe de rock alternatif Les Wampas. Le groupe vient de sortir en février son 15e album : “Où va nous ?”. Une majorité de parlementaires, dont le député LFI Éric Coquerel, s'est opposée ce mercredi 20 mai à la nomination d'Emmanuel Moulin à la tête de la Banque de France. Ce proche d'Emmanuel Macron et actuel secrétaire général de l'Élysée prend la suite François Villeroy de Galhau fin juin. C'est le duel de la semaine de Frédéric Says. Le lancement de la nouvelle montre Swatch, la “Royal Pop”, samedi dernier, a été un tel succès qu'il a donné lieu à des scènes de chaos. Swatch s'était associé avec l'horloger de luxe suisse Audemars Piguet pour lancer une montre à 400 euros. C'est le point com' de Marjorie Adelson. Enfin, dans le “Monde des choses”, David Castello-Lopes s'intéresse au mobilier de bureau. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 22 mai 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
La France reste, en 2026, le pays qui attire le plus d'investisseurs étrangers en Europe. C'est l'un des principaux enseignements du baromètre annuel d'EY sur l'attractivité économique. Mais derrière cette performance, un indicateur beaucoup plus préoccupant émerge. Les investissements étrangers dans les centres de recherche et développement ont chuté de 47% en un an. Un signal d'alerte pour l'économie française, alors que la bataille mondiale de l'innovation s'intensifie. Sur le papier, tout va bien pour l'économie française. Selon le dernier baromètre EY consacré à l'attractivité de la France, le pays conserve sa place de leader européen pour l'accueil des investissements étrangers. Une performance qui confirme, une nouvelle fois, la capacité de la France à attirer les capitaux internationaux. Mais en regardant de plus près, un chiffre interpelle. Les investissements étrangers dans les centres de recherche et développement, les fameux centres de R&D, ont chuté de 47 % en un an. Or, ces centres de recherche sont loin d'être anodins. Ce sont eux qui conçoivent les nouvelles technologies, les futurs médicaments, les nouveaux matériaux, bref, tout ce qui structurera notre quotidien de demain. Si ces investissements ralentissent durablement, c'est donc une partie de l'avenir industriel français qui pourrait s'assombrir. Le paradoxe est d'autant plus frappant que, dans le même temps, les investisseurs étrangers continuent de considérer la France comme un pays innovant. C'est même l'un de ses principaux atouts. Le pays bénéficie d'ingénieurs qualifiés, d'universités reconnues, d'infrastructures solides et d'un écosystème favorable à l'innovation. Mais entre cette image positive et les décisions d'investissement, un décalage apparaît clairement. Sans qu'il y ait un désaveu de la France, les investissements en recherche et développement ralentissent bel et bien. Un ralentissement mondial qui finit par toucher la recherche Pour comprendre cette baisse, il faut prendre du recul. La tendance n'est pas uniquement française, elle est européenne, voire mondiale. Depuis quatre ans, les entreprises évoluent dans un environnement de plus en plus instable : entre guerre en Ukraine, tensions géopolitiques, inflation, hausse des coûts de l'énergie, ralentissement économique, elles arbitrent davantage et réduisent leurs dépenses. La situation est d'autant plus particulière que, jusqu'à récemment, les grands groupes avaient plutôt cherché à préserver leurs centres de recherche. Car sans innovation, pas de croissance. Pendant plusieurs années, les budgets de R&D ont donc été relativement sanctuarisés. Mais en 2025, la pression financière est devenue telle que ces investissements ont fini, eux aussi, par être touchés. C'est généralement le dernier poste sur lequel les entreprises cherchent à faire des économies. Le fait qu'il soit désormais concerné montre l'ampleur du ralentissement. La France souffre de sa propre réussite mais doit rester compétitive Autre élément important: la France souffre aussi, paradoxalement, de sa propre réussite. Historiquement, elle est une place forte de la recherche et développement en Europe. Depuis plusieurs années, elle figure parmi les destinations les plus attractives pour les projets de recherche internationaux. Par conséquent, lorsque la vague de ralentissement arrive, elle frappe plus fortement là où il y avait le plus de projets. Mais cela ne signifie pas qu'il faille banaliser cette baisse. Car la compétition mondiale, elle, continue de s'intensifier. Si les investissements en R&D ne se font plus en France, ou plus largement en Europe, ils se font ailleurs. Les États-Unis et la Chine investissent massivement dans les technologies d'avenir, soutenus par de grands plans industriels et des stratégies de long terme. Dans ce contexte, si la France et l'Europe ralentissent trop longtemps sur la recherche, elles prennent le risque de décrocher technologiquement. Aujourd'hui, les investisseurs ne remettent pas en cause la qualité de la recherche française. Le problème est ailleurs. Le contexte politique et économique, la visibilité réglementaire, la stabilité et la capacité à offrir un cadre lisible sur le long terme pèsent sur la décision finale d'investissement. Car un investissement en recherche est, par définition, un projet de long terme. Et c'est là tout l'enjeu pour la France: être attractive ne suffit plus. Pour rester une grande nation de l'innovation, elle doit désormais prouver qu'elle peut rester compétitive dans la durée. À lire aussiEmmanuel Moulin auditionné au Parlement pour devenir gouverneur de la Banque de France
Au sommaire :Les États-Unis et Israël auraient envisagé d'installer l'ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad à la tête de l'Iran après une attaque, mais le plan a échoué lorsqu'Ahmadinejad a été blessé dans un bombardement israélien.Emmanuel Moulin, proche d'Emmanuel Macron, a été nommé gouverneur de la Banque de France malgré l'opposition de la gauche et du Rassemblement national.Edouard Philippe, ancien Premier ministre et maire du Havre, fait l'objet d'une enquête du Parquet national financier pour des soupçons de harcèlement moral, favoritisme et détournement de fonds publics.Le moral des patrons français est au plus bas, avec seulement 55% d'entre eux se déclarant optimistes, en raison notamment de l'inflation et de la flambée des prix.L'historien et résistant Marc Bloch sera prochainement panthéonisé, en reconnaissance de son travail d'historien du Moyen-Âge et de son engagement dans la Résistance.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mercredi 20 mai, François Sorel a reçu Jérôme Marin, fondateur de cafetech.fr, Fanny Bouton, directrice quantique chez OVH Cloud, Stéphane Zibi, consultant spécialiste en transformation numérique et en IA, Julien Thibaud, journaliste BFM Business, Emeric Lhomme, président-directeur général d'Alatyr, Sylvain Trinel, journaliste BFM Tech, Fabrice Marsella, directeur de la Banque des Startups chez LCL, Julien Vin-Ramarony, président-fondateur chez VOD Factory, et Frédéric Petitpont, PDG et cofondateur de Moments Lab, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
Ce mercredi 20 mai, François Sorel a reçu Fabrice Marsella, directeur de la Banque des Startups chez LCL ; Julien Vin-Ramarony, président-fondateur chez VOD Factory ; Frédéric Petitpont, PDG et cofondateur de Moments Lab. Ils se sont penchés sur l'IA et la vidéo, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:51:25 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Au sommaire :Le gouvernement français doit faire face à une augmentation de 4 milliards d'euros du service de la dette cette année, en raison de la remontée des taux d'intérêt sur le marché obligataire.Le vieillissement de la population française menace l'équilibre budgétaire, avec 30 milliards d'euros par an nécessaires d'ici 2050 pour financer le "grand âge".Le Premier ministre Sébastien Lecornu prépare de nouvelles mesures d'économies, notamment un gel des allégements de cotisations patronales calculées en proportion du SMIC.Les ministres des Finances et les banquiers centraux du G7 se sont réunis à Paris pour tenter de coordonner leurs politiques face aux déséquilibres économiques mondiaux.Emmanuel Moulin, ancien secrétaire général de l'Élysée, est le candidat proposé par Emmanuel Macron pour succéder à François Villeroy de Gallo à la tête de la Banque de France.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En Haïti, la situation reste dramatique à Cité Soleil dix jours après de violents affrontements entre gangs rivaux qui ont fait des dizaines de morts et provoqué la fuite de plus de 10 000 habitants, selon l'Organisation internationale des migrations. De nombreuses familles, dont les maisons ont parfois été incendiées, vivent toujours dans des centres d'accueil surpeuplés à Delmas, Tabarre et dans d'autres secteurs de la capitale. Selon Pierre Fritznel, responsable de l'organisation de défense des droits humains Combite pour la paix et le développement, les conditions de sécurité ne permettent toujours pas aux déplacés de regagner leur quartier. Cette nouvelle flambée de violence relance aussi les critiques contre un État quasiment absent de Cité Soleil depuis les attaques de gangs contre des institutions publiques en 2020. Alors que plusieurs centaines de soldats tchadiens ont récemment été déployés dans le cadre de la force multinationale de soutien à la police haïtienne, beaucoup d'Haïtiens jugent la réponse internationale et gouvernementale trop lente face à l'urgence sécuritaire. Témoignage d'un entrepreneur haïtien Nous recevons, en studio, l'entrepreneur Marc Alain Boucicault qui revient sur son parcours et sur les défis auxquels font face aujourd'hui les jeunes entrepreneurs haïtiens. Né à Port-au-Prince, formé aux États-Unis et passé par la Banque mondiale ainsi que la Banque interaméricaine de développement, celui que beaucoup présentent comme une figure inspirante de l'innovation en Haïti explique pourquoi il a choisi de revenir investir dans son pays. Au cours de cet entretien, il évoque aussi les difficultés de faire fonctionner un incubateur de start-up dans un climat marqué par la violence, les faiblesses structurelles qui freinent la création d'entreprises, le manque d'accompagnement économique, mais aussi l'impact de la corruption sur toute une génération de jeunes porteurs de projets. La disparition de Totó la Momposina La Colombie est en deuil après la mort de Totó la Momposina, figure emblématique des musiques traditionnelles des Caraïbes colombiennes, décédée hier (19 mai 2026) à l'âge de 85 ans. Sarah Krakovitch revient sur le parcours exceptionnel de l'artiste qui aura consacré plus de soixante ans à faire rayonner à travers le monde les rythmes afro-caribéens et autochtones comme la cumbia, le porro, le mapalé ou encore le bullerengue. Récompensée en 2015 par un Latin Grammy d'excellence musicale, Totó la Momposina laisse une empreinte majeure dans la culture latino-américaine. Pour le ministère colombien de la Culture, c'est « tout un chapitre de l'histoire culturelle colombienne » qui disparaît. Journal de la 1ère Le bac La Gabrielle qui assure la liaison maritime entre la Guyane et le Suriname.
Albina du Boisrouvray est philanthrope, productrice de cinéma et autrice de Naviguer l'existence. Venue d'une bonne famille, elle a donné la quasi-totalité de sa fortune à sa fondation FXB pour sortir 100 000 personnes de l'extrême pauvreté.Je connais peu de trajectoires aussi denses que celle d'Albina. Militante écologiste dans les années 70 quand personne n'écoutait, productrice de cinéma dans un milieu misogyne, candidate aux législatives en 78, et puis surtout : mère d'un fils de 24 ans mort dans un accident d'hélicoptère, celui dans lequel se trouvait aussi Daniel Balavoine. Ce que j'aime chez Albina, c'est qu'elle n'est pas dans la posture. Elle dit qu'elle ne sait pas toujours comment elle a tenu. Elle dit qu'elle a parfois tort. Elle dit que son manque d'études l'a probablement rendue plus libre que si elle avait fait l'ENA.Dans cet épisode, nous parlons de deuil, de sens, de résilience et de cette méthode qu'elle a inventée contre l'avis de tout le monde, "la graduation approach", qui transgresse la doxa du micro-crédit. J'ai questionné Albina sur les bouées qu'elles considèrent comme la colonne vertébrale de toute son existence : ne jamais se pourrir le présent pour un futur qu'on ne peut pas imaginer.Citations marquantes"La mort aura toujours le dernier mot. Mais qu'elle n'ait pas le dernier mot plus vite qu'elle devrait l'avoir.""La résilience, c'est apprendre à vivre avec. Pas s'en débarrasser. Vivre avec.""Quand j'ai vu que les gens à qui on apportait tout ça, leurs yeux s'illuminaient — ça réallumait ma propre capacité à ressentir du bonheur.""Quand on est convaincu d'avoir raison, il faut aussi questionner ça. Il faut tout questionner.""Ne jamais se pourrir le présent pour un avenir qu'on ne peut absolument pas imaginer, parce qu'il ne se passe jamais comme on l'a imaginé."Idées centrales 1. La résilience n'efface pas la douleur — elle l'intègre Titre : "Apprendre à vivre avec, pas à guérir" Albina ne dit pas qu'elle a "surmonté" la mort de son fils. Elle dit qu'elle a appris à vivre avec l'amputation. Ce décalage — entre guérir et intégrer — change tout dans la manière dont on traverse les épreuves. Cyrulnik lui a donné les mots. La vie lui a donné la méthode. Pourquoi c'est important : On vend trop souvent la résilience comme une victoire sur la douleur. Albina dit l'inverse : c'est une coexistence. Timestamp : ~07:00–10:052. Donner aux autres peut rallumer ce qu'on croyait éteint en soi Titre : "Le bonheur des autres comme carburant personnel" Ce n'est pas de la générosité romantique. C'est une mécanique très précise : quand tu vois les yeux de quelqu'un s'illuminer parce que tu lui as apporté quelque chose, ça rouvre ta propre capacité à ressentir. Albina l'a découvert au Liban en 1987, un an après la mort de François. Pourquoi c'est important : Ça retourne la question du sens — on ne trouve pas le sens en cherchant, on le trouve en faisant. Timestamp : ~20:44–21:463. La transgression comme méthode : donner plutôt que prêter Titre : "La graduation approach contre la doxa du micro-crédit" La grande transgression d'Albina : donner des entreprises aux familles au lieu de leur prêter de l'argent, et accompagner ça avec l'accès simultané à tous les droits de base. Les Nations Unies disaient que ça ne se faisait pas. Elle l'a fait quand même. Résultat : 86% de réussite, 100 000 personnes sorties de l'extrême pauvreté. Pourquoi c'est important : Quand le consensus est fort, c'est souvent le moment de questionner, pas d'obéir. Timestamp : ~13:20–18:044. Penser par soi-même contre les doxas de son époque Titre : "Quitter une réunion d'extrême gauche en 1970 parce qu'on y préparait des attentats" Elle a été militante gauchiste jusqu'au jour où elle a compris que ça menait au terrorisme. Elle a refusé le micro-crédit quand tout le monde le défendait. Elle a soutenu le maintien du nucléaire quand sa famille politique voulait le démanteler. Sa boussole : ses propres valeurs, pas les étiquettes. Pourquoi c'est important : La liberté de pensée n'est pas un droit qu'on reçoit — c'est une discipline qu'on exerce contre soi-même d'abord. Timestamp : ~45:24–48:325. Le capitalisme n'est pas le problème. Le capitalisme débridé, si. Titre : "L'offre et la demande ça fonctionne — le problème c'est quand ça sert les actionnaires plutôt que les humains" Elle fait une distinction que peu de militant.e.s de sa génération acceptent : la nature humaine n'est pas totalement oblative, il faut un intérêt pour que ça marche. Ce qui ne fonctionne pas, c'est l'article de Friedman de 1970 qui a scellé l'idée que le seul but d'une entreprise est de redistribuer des dividendes. Pourquoi c'est important : On ne changera pas le système en le refusant en bloc. On le change en redéfinissant ce qu'il sert. Timestamp : ~36:28–39:16Questions posées dans l'interviewTu dis que l'avenir a perdu ses promesses — mais pour ta génération, les 30 glorieuses, c'était le contraire. Qu'est-ce qui a changé, selon toi?Comment on traverse la mort d'un enfant sans se laisser détruire?Est-ce que c'est la douleur qui t'a poussée vers l'humanitaire, ou tu l'aurais fait de toute façon?La graduation approach était une transgression totale à l'époque. Comment tu as eu le courage de contredire le consensus des Nations Unies?Comment on fait pour ne pas laisser sa famille imposer notre destin — surtout quand on l'aime?Tu parles de "ne pas accepter les doxas de son époque" — mais comment tu sais que tu n'es pas juste en train de remplacer une doxa par une autre?La place des femmes — tu dis que rien n'est acquis. Qu'est-ce que tu dirais à une femme jeune aujourd'hui face au retour des religions et du patriarcat?Comment tu pratiques l'instant présent concrètement? C'est une philosophie ou une discipline quotidienne?Avec le recul de tes 80 ans, qu'est-ce que tu changerais dans ta manière de vivre?A quoi tu veux claquer la porte — et où est-ce que tu veux ouvrir?Références citées dans l'épisodeLivresNaviguer l'existence — Albina du Boisrouvray (fil rouge de tout l'épisode) ~00:29Indignez-vous! — Stéphane Hessel (résonance sur la capacité d'indignation d'Albina) ~25:04Livre de Boris Cyrulnik sur la résilience (titre non précisé, mais "ça a totalement résonné") ~07:38Articles / textesArticle de Thomas Friedman (journaliste) sur "l'ère du polysène" — le monde comme système complexe et non binaire ~34:03Article de Milton Friedman (économiste, NYT, 1970) — le seul but d'une entreprise est de redistribuer des dividendes aux actionnaires ~35:44Documentaire Arte sur la violence de l'extrême droite en France et en Allemagne ~54:21PersonnesDaniel Balavoine — mort dans l'accident d'hélicoptère du Paris-Dakar 1986 ~01:03François, son fils — pilote de l'hélicoptère, 24 ans ~06:55Bernard Kouchner — mission au Liban en 1987 ~20:44Professeur Jonathan Mann (Harvard/OMS) — paradigme santé publique, alerte sur les orphelins du SIDA ~11:37Mohamed Yunus — micro-crédit (admiré, mais insuffisant pour l'extrême pauvreté) ~14:15Brice Lalonde, René Dumont — militants écologistes des années 70 ~05:04André Gorz — cité rapidement comme proche des mouvements écolos ~05:03André Delvaux — réalisateur belge représenté par Albina à Cannes ~48:59Kim Chapiron — réalisateur français, propos sur la représentation des musulmans au cinéma post-2001 ~53:32Anne Chirac — avait posé des pots de fleurs sur les Champs-Élysées en réponse aux plaidoyers écologistes ~04:04OrganisationsFXB (Fondation François-Xavier Bagnoud) — fondée par Albina ~12:24Médecins sans Frontières / Médecins du Monde — Albina a été bénévole ~22:59Banque mondiale, BRAC, Ford Foundation — ont repris la graduation approach à grande échelle ~18:31ConceptsRésilience (Cyrulnik) ~07:38Graduation approach (méthode FXB) ~15:48Polysène — ère où tout est imbriqué, plus rien n'est binaire ~34:03Famille étendue africaine ~13:32Bouddhisme : "ici et maintenant" ~59:50Talmud / pil-poul : questionnement constant ~47:07Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 — Introduction VLAN Greg ouvre sur la question centrale du podcast : "Et si on pouvait à nouveau se réjouir du futur?" Présentation d'Albina, de son livre Naviguer l'existence et de ses 12 bouées de sauvetage.01:55 — Les 12 bouées : pourquoi des bouées et pas des clés "Les clés ouvrent des portes. Les bouées, elles te sauvent dans une tempête." Une distinction qui dit tout sur l'état dans lequel elle perçoit le monde aujourd'hui.02:05 — L'avenir a perdu ses promesses Retour sur les 40 glorieuses, l'espoir de l'après-guerre, et le moment où tout a basculé. Albina raconte comment elle portait l'alerte climatique il y a 50 ans — et comment personne ne l'écoutait, même dans les réunions politiques enfumées.06:38 — Bouée #1 : ne pas se laisser détruire par le malheur La mort de son fils François à 24 ans. Comment on tient. Ce que la résilience veut vraiment dire. Cyrulnik lui a donné les mots, la vie lui a donné la méthode.10:50 — Comment la douleur l'a conduite à l'humanitaire Un an après la mort de François, elle part avec Kouchner au Liban porter des médicaments des deux côtés de la ligne de front. Elle retrouve là, pour la première fois, sa capacité à ressentir du bonheur.13:20 — La transgression de la graduation approach En Afrique, elle comprend que son modèle occidental ne fonctionne pas. Elle invente une méthode qui transgresse la doxa du micro-crédit et choque les Nations Unies. Elle a raison.18:04 — 100 000 personnes sorties de l'extrême pauvreté 86% de réussite. La méthode FXB reprise par la Banque mondiale et BRAC. Elle a tout dépensé. Et elle continue avec des donations.24:05 — Bouée #2 : la famille et la liberté Son enfance entre Amérique du Sud et Afrique du Nord. Sa mère Quechua, son père résistant gaulliste. Comment l'absence de famille l'a paradoxalement rendue libre. Et comment elle a fait la paix avec sa mère après sa mort.33:41 — Bouée #3 : défendre la justice Néolibéralisme, Friedman, l'article qui a tout scellé en 1970. Sa distinction entre capitalisme utile et capitalisme destructeur. Et l'ère du polysène : on ne vit plus dans un monde binaire.42:09 — Bouée #5 : la place des femmes Rien n'est acquis — les États-Unis, l'Afghanistan, l'Iran. Son expérience au Festival de Cannes où deux hommes parlent d'elle comme d'un objet en direct. Et comment elle a géré un ministre qui avait fermé la porte à clé.45:24 — Bouée #9 : ne pas accepter les doxas de son époque La réunion en 1970 où elle quitte les mouvements gauchistes. Le Talmud comme modèle de questionnement permanent. Et pourquoi être convaincu d'avoir raison, c'est souvent le premier signe qu'on a un peu tort.52:56 — Bouée #8 : s'autoriser à penser par soi-même Les imaginaires des films américains post-2001, l'islamophobie ordinaire, les extrêmes qui identifient de vrais problèmes mais proposent de mauvaises solutions.58:36 — Bouée #10 : ne jamais se pourrir le présent La bouée centrale. Comment elle pratique l'instant présent concrètement — son chat le matin, la gentillesse des jeunes dans la rue. Les petits cadeaux de la vie qu'on rate quand on est dans la projection.01:00:57 — Ce qu'elle dirait aux jeunes en pleine course à la réussite 80 ans résumés en quelques phrases : ne pas mettre la réussite économique comme seule priorité. Rester ouvert aux autres. Saisir les moments de bonheur.01:06:49 — VLAN : claquer la porte sur la haine Elle veut claquer la porte sur toutes les formes de haine — islamophobie, antisémitisme, haine du voisin. Et elle termine sur une surprise : la gentillesse des jeunes qu'elle croise dans la rue, à Clichy et ailleurs. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #346 Retrouver du pouvoir dans le chaos avec Matthieu Dardaillon (https://audmns.com/yOgbycm) Vlan #73 La vieillesse ne ressemble à rien de ce que vous pensez avec Perla Servan Schreiber (https://audmns.com/JrdGWwO) #377 Pourquoi l'avenir appartient aux sociétés solidaires? Avec Pablo Servigne (partie 1) (https://audmns.com/WMxgIMf)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il s'agit de l'extrait de l'épisode diffusé ce dimanche où je m'entretiens avec Stephanie Hospital, fondatrice & CEO de OneRagTime.Finscale est aussi disponible sur YouTube: https://www.youtube.com/@finscale.***************************Finscale est bien plus qu'un podcast. Cet épisode est produit et animé par Solenne Niedercorn, fondatrice de Finscale.
Ce mardi 19 mai, Antoine Larigaudrie vous présente le placement à suivre dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
In this episode, I welcome Raphaëlle d'Ornano, founder of Decoding Discontinuity, both an advisory firm and an investment fund, for a conversation about agentic AI, architectural resilience, and what it really means to invest in a world where business models are being fundamentally rewritten.We talked about:Orchestration as the real competitive moat of AI labs: why only 11% of enterprise builders switched AI providers last year despite the switch being technically trivial, and what that paradox reveals about where lock-in actually livesThe concept of architectural resilience: why analysing classical competitive advantages no longer makes sense if a company's terminal value is drifting toward zero because of AIWarren Buffett's castle metaphor revisited: attacks now come from the sky and from the foundations, not through the front doorThe choice of a hedge fund over a venture capital structure: how her framework, companies going to the moon vs. going to zero by 2030, maps better onto public assets across global marketsThe SaaSpocalypse: why historical SaaS categories (horizontal, vertical, infrastructure) are dissolving in a world of agent fleets, and why many companies' defensive positions are, in her view, short-livedThe gap between US and European allocators: not a difference in intelligence, but in physical proximity to the AI labs, creating a lag of several months in real-world understandingThe human side of the transition: how companies that face the truth honestly are beginning to redesign their workflows with intelligence at the core, rather than resisting the inevitableA sharp, unfiltered conversation that gives concrete tools for thinking about company value in the age of agentic AI.Raphaëlle's recommendation: “Letters” by Albert Camus & Maria Casarès https://www.penguin.co.uk/books/313959/letters-by-casares-albert-camus-and-maria/9780241400425Useful links:Raphaëlle d'Ornano: https://www.linkedin.com/in/raphaelle-d-ornano/Decoding Discontinuity : https://www.decodingdiscontinuity.com/Finscale is also available on YouTube: https://www.youtube.com/@finscale.********************Finscale is much more than a podcast. It's an ecosystem that connects key players in the financial sector through networking, coaching, and strategic partnerships.Enjoy listening!Produit par Gokyo Sàrl-S, hébergé par Audiomeans. Visitez la Politique de Confidentialité de Finscale et Audiomeans pour plus d'informations.
C dans l'air du 15 mai 2026 - Pouvoir d'achat : au secours, la crise revient !Avec l'envolée des prix depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, et un plein toujours plus cher, les Français changent leurs habitudes et consomment moins. Ils utilisent moins leur voiture quand ils le peuvent, privilégient davantage les transports collectifs, le covoiturage, le télétravail ou encore le bus et le train. Résultat : la consommation de carburant a chuté de 30 % sur les dix premiers jours du mois de mai. Une baisse spectaculaire.Or, comme plus de la moitié du prix des carburants correspond à des taxes — TVA et TICPE notamment — vendre moins de carburant signifie automatiquement moins de recettes pour les finances publiques. Sébastien Lecornu a annoncé une chute d'environ 300 millions d'euros.Et si, en ce week-end de l'Ascension, les Français ont été nombreux à prendre la voiture pour partir quatre jours, ils ont fait le choix d'aller moins loin que d'habitude. Un comportement que l'on retrouve aussi chez nos voisins européens, au grand dam des professionnels du tourisme.Au-delà de ce secteur, les voyants de l'économie française dans son ensemble commencent à passer au rouge. La croissance française est à l'arrêt. L'activité économique a stagné au premier trimestre, plombée par une consommation en berne, et la banque centrale n'a pas fait de prévisions chiffrées pour le second trimestre.Les faillites d'entreprises ont frôlé la barre symbolique des 70 000 en mars dernier, selon des données de la Banque de France, et, pour le cinquième trimestre consécutif, le chômage augmente. Il atteint 8,1 %, son plus haut niveau en cinq ans. Ainsi, un peu plus de 21 % des jeunes actifs français n'ont pas de travail, l'un des plus mauvais résultats en Europe.Parallèlement, seuls 60 % des actifs de 55 ans et plus ont un emploi, un taux toujours nettement inférieur à la moyenne européenne. Les seniors restent aussi bien plus longtemps au chômage que leurs voisins européens.Alors que les nuages s'amoncellent sur l'économie, le Premier ministre continue de miser sur des aides ciblées et modulables, mais la pression augmente. Selon une étude d'Ipsos BVA publiée fin avril, 74 % des automobilistes disent avoir réduit leurs déplacements depuis le début du conflit et 63 % des Français affirment que les aides du gouvernement ne sont « pas adaptées au regard de la situation des populations les plus précaires ».Le décret sur les modalités de l'indemnité carburant pour « les travailleurs modestes grands rouleurs » vient d'être publié et un nouveau dispositif est attendu pour le début du mois de juin. Le gouvernement planche depuis plusieurs semaines sur de nouvelles annonces pour soutenir le pouvoir d'achat des Français, alors que les bénéfices des géants pétroliers relancent la question d'une taxation des « superprofits ».Nos experts :- Gaëlle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction de Challenges- Caroline MICHEL-AGUIRRE - Grand reporter au Nouvel Obs - Patrice GEOFFRON - Professeur d'économie – Paris Dauphine, directeur du centre de géopolitique de l'énergie- Gaël SLIMAN - Président et cofondateur - Institut de sondages Odoxa
People First Podcast I Western and Central Africa I World Bank Group
Dans cet épisode, nous donnons la parole à des voix qui font de l'eau bien plus qu'une ressource : un levier de prospérité, d'égalité et de transformation. De Conakry à Washington, en passant par les champs irrigués du Sahel, nous explorons comment une meilleure gestion de l'eau peut nourrir des milliards de personnes, créer des centaines de millions d'emplois et ouvrir de nouvelles perspectives pour les femmes et les jeunes d'Afrique de l'Ouest et du Centre.Ces témoignages illustrent l'ambition du Groupe de la Banque mondiale, qui place l'eau au cœur de sa stratégie de développement, comme en témoigne le lancement de l'initiative « Water Forward — Place à l'eau » lors des dernières Réunions de printemps.Le podcast People First est disponible en ligne, sur Spotify et sur Apple Podcasts. Pour ne rien manquer, abonnez‑vous et n'oubliez pas de noter et de commenter cet épisode.Séquences00:00 Introduction02:06 Rééquilibrer l'usage de l'eau dans le système alimentaire mondial04:15 245 millions d'emplois à portée de main06:21 Quand l'eau change une vie - témoignage de Guinée07:38 L'eau comme opportunité pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre09:49 Transformer l'engagement des parties prenantes en résultats concrets11:41 ConclusionÀ propos du People First Podcast:People First Podcast vient apporter un éclairage humain et concret sur les thématiques de développement spécifiques aux habitants d'Afrique de l'Ouest et du centre, et sur la contribution du Groupe de la Banque mondiale. People First Podcast, pour un développement durable et inclusif !À propos du Groupe de la Banque mondiale:Le Groupe de la Banque mondiale est l'une des plus importantes sources de financement et de connaissances au monde pour les pays à faible revenu. Ses cinq institutions partagent l'engagement de réduire la pauvreté, d'accroître la prospérité partagée et de promouvoir le développement durable.
C dans l'air l'invité du 13 mai 2026 avec Pierre Moscovici, ancien président de la Cour des Comptes et ancien ministre de l'Economie et des Finances. Le blocage du détroit d'Ormuz met notre économie dans le rouge. Le taux de chômage en France a atteint 8,1% au premier trimestre 2026, son plus haut niveau en cinq ans, selon l'Insee. Le chômage a augmenté de 0,2 point par rapport à fin décembre, et de 0,7 point sur un an, d'après l'Institut national de la statistique et des études économiques. Sur l'année, il augmente pour toutes les autres tranches d'âge. Il croît de 2 points chez les 15-24 ans (21,1%), de 0,4 point chez les 25-49 ans (7,3%) et de 0,4 point pour les 50 ans ou plus (5,2%). Un chiffre qui intervient dans un contexte de croissance nulle au premier trimestre, et alors que l'inflation est en hausse de 2,2 %.Les défaillances d'entreprise sont aussi en augmentation selon la Banque de France. Ce matin, le chausseur Minelli a annoncé qu'il stoppera son activité le 30 mai prochain. Dans cette situation, des aides sont attendues la semaine prochaine pour les Français les plus touchés par la hausse des prix du carburant. "Davantage de Français seront aidés dans les semaines à venir", a promis la porte-parole du gouvernement Maud Brégeon. Oui, mais quelle est la marge de manoeuvre de la France ?
C dans l'air du 13 mai 2026 - Chômage, inflation : vous n'avez encore rien vu ...Deux mois et demi après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le détroit d'Ormuz est toujours fermé, la situation piétine sur le plan diplomatique et les voyants économiques commencent à passer au rouge. L'Insee vient de publier ses chiffres pour le premier trimestre 2026 : le chômage est en hausse de 0,2 % et atteint 8,1 %, son plus haut niveau en cinq ans. Les prix à la consommation ont augmenté de 2,2 % sur un an au mois d'avril, tirés par la flambée des prix de l'énergie. La croissance française est à l'arrêt. L'activité économique a stagné au premier trimestre, et la banque centrale n'a pas fait de prévision chiffrée pour le second trimestre. Autre signe d'inquiétude, les faillites d'entreprises ont frôlé la barre symbolique des 70 000 en mars dernier, selon des données de la Banque de France.Avec un pouvoir d'achat en recul, les courses deviennent un casse-tête pour de nombreux Français. Les boutiques sont de plus en plus désertées, et le secteur de la mode en particulier connaît une crise très profonde, marquée par une succession de redressements judiciaires et de fermetures qui fragilisent même des marques que l'on pensait incontournables. Ainsi, le chausseur Minelli vient d'annoncer la fermeture définitive de ses boutiques le 30 mai.Dans ce contexte, le Smic va augmenter de 2,4 % le 1er juin, a annoncé ce mercredi le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, soulignant qu'il s'agit d'une augmentation « mécanique » du salaire minimum, liée à la reprise de l'inflation, sans coup de pouce. Parallèlement, le gouvernement planche sur de nouvelles annonces pour soutenir le pouvoir d'achat des Français alors que les bénéfices des géants pétroliers relancent la question d'une taxation des « superprofits ». D'autres idées sont en débat, comme le blocage des prix ou la nationalisation de TotalEnergies.Parallèlement, le Conseil de stabilité financière (FSB), l'organisme international créé dans le cadre du G20 pour surveiller les vulnérabilités du système financier, alerte sur les risques croissants du crédit privé. Dans un rapport, il pointe la trop grande opacité des opérations de financement privé, plébiscitées ces dernières années, en particulier aux États-Unis, pour financer les PME et les ETI, et aujourd'hui dans l'œil du cyclone. L'inquiétude est montée d'un cran après que le géant BlackRock, ou encore le gérant Blue Owl, ont dû plafonner les rachats de parts de fonds investis dans la dette privée. Dans une tribune publiée en mars dans le New York Times, Richard Bookstaber, ancien responsable au Trésor américain, estime non seulement que « des signes de tension systémique commencent à apparaître », mais que ceux-ci pourraient déboucher sur une crise encore plus sévère que celle des « subprimes » en 2008. Il nous a accordé une interview.Nos experts :- Philippe DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris panthéon sorbonne, auteur de L'horizon des possibles, publié chez Robert Laffont- Mathieu PLANE - Économiste Directeur adjoint du Département Analyse et Prévision à l'OFCE, enseignant à Sciences PO Paris, auteur de L'économie française 2026, publié aux éditions La Découverte- Jean-Paul CHAPEL - Éditorialiste économique à France Télévision- Stéphanie VILLERS - Économiste, spécialiste des questions de Finances, conseillère économique de PwC France, un cabinet de conseils auprès des entreprises
Au sommaire :L'enquête de la Banque de France montre que les entreprises françaises s'attendent à devoir augmenter leurs prix et à produire moins, signe d'un ralentissement économique.La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine ainsi que les tensions autour du détroit d'Ormuz pèsent sur l'économie mondiale.Le secteur des écoles d'ingénieurs fait face à une baisse du nombre de candidatures, notamment dans le privé.Le marché immobilier neuf connaît une forte chute des ventes, avec un logement sur quatre retiré du marché.La consommation de vin recule dans le monde, y compris en France, premier marché européen.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est l'histoire d'un tout petit musée, situé dans le village de Mlomp, en Casamance, dans le sud du Sénégal. En 1992, un homme a commencé à rassembler des objets traditionnels de son village, pour les exposer : des outils pour cultiver le riz, pêcher le poisson, mais également des fétiches, ou encore le tambour téléphone qui servait à passer des messages aux voisins. De ce projet est né le musée de la culture diola, le plus ancien lieu d'exposition dans la zone de Ziguinchor. De notre correspondante de retour de Mlomp, « Ici, vous avez la marmite », désigne Laurent Sambou, guide du musée de Mlomp. « Le Diola n'avait pas de frigo, mais il pouvait garder ses poissons une ou deux semaines », confie-t-il. Sous un toit de chaume percé au centre pour laisser entrer la lumière et l'eau de pluie, Laurent guide quelques touristes à travers cette case traditionnelle à impluvium. Bienvenue au musée de la culture diola. D'une jarre en terre cuite aux boucliers en carapace de tortue utilisés pour les combats contre le colonisateur en passant par un piège à poisson en feuilles de palme tressée, Binta, venue de Dakar pour les vacances, n'a jamais vu ça : « C'est exceptionnel parce que nous, nous sommes Sérères et Lébous, et ça fait du bien de découvrir cette autre partie du Sénégal et sa culture. » Une cinquantaine d'objets du quotidien racontent le mode de vie et les croyances diola vieilles de plus d'un siècle. À l'origine de ce musée, il y a plus de 30 ans, un habitant de Mlomp : « Je m'appelle Jules Sambou. J'ai créé le musée avec des feuilles de palmier rônier. Grâce à une collecte, j'ai pu construire une case à impluvium. » À l'époque, en 1992, le Sénégal accueille la Coupe d'Afrique des nations. Jules Sambou veut en profiter pour créer un lieu spécial, et tenter de faire venir des touristes, alors que la Casamance travers une période de conflit armé intense entre l'armée sénégalaise et le Mouvement indépendantiste du MFDC : « J'ai simplement exposé quelques pièces traditionnelles du quotidien et des objets fétiches. Au début, la recherche d'objets était difficile, mais aujourd'hui, une quarantaine sont présentés : des objets usuels déjà utilisés du temps de nos ancêtres, il y a plus de 100 ans. » En 2016, la Case à impluvium subit une tempête et se dégrade. Jusqu'à ce que la Fondation de la Banque de l'habitat du Sénégal décide de rénover le bâtiment en 2023 et de revoir la mise en valeur des objets exposés par les familles du village. Alyssa Barry, architecte spécialiste du patrimoine, se souvient : « Les objets étaient posés à même le sol, ils prenaient la poussière, il n'y avait aucune explication sur ce que ces objets représentaient. Notre travail a donc été de repenser la scénographie. » Désormais des panneaux expliquent l'usage et à quelle famille les lances ou tenues exposées appartiennent. Ces objets ont été regroupés par thème : instruments de musique, outils agricoles, armes, ou encore objets spirituels. Depuis la rénovation, un livre d'or de 400 pages a déjà été rempli, trace du passage de milliers de touristes dans cette case traditionnelle située sur la place publique royale du village, sous les fromagers géants. À lire aussiCasamance, itinéraire historique d'une idée d'autonomie
This is an excerpt of Solenne's conversation with Raphaëlle d'Ornano, Founder of Decoding Discontinuity.Finscale is also available on YouTube: https://www.youtube.com/@finscale.********************Finscale is much more than a podcast. It's an ecosystem that connects key players in the financial sector through networking, coaching, and strategic partnerships.Enjoy listening!Produit par Gokyo Sàrl-S, hébergé par Audiomeans. Visitez la Politique de Confidentialité de Finscale et Audiomeans pour plus d'informations.
durée : 00:06:20 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Caroline Gillet - Nino Chergoleishvili travaille depuis 10 ans à la Banque européenne d'investissement à Tbilissi. Elle a participé à l'organisation de la journée de l'Europe là-bas qui rassemble des milliers de personnes. Pour elle, l'adhésion de la Géorgie à l'UE c'est une évidence face à la Russie. - réalisation : Romain Couturier Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ce mardi 12 mai, le bilan des dix dernières années de gouvernance de François Villeroy de Galhau au sein de la Banque de France et le rayonnement de la place financière de Paris ont été abordés par Frédéric Farah, économiste et professeur à l'Université Paris 1, Markus Kerber, avocat et professeur de finances publiques à Berlin, et Sylvie Matherat, économiste et senior advisor du cabinet de conseil et d'audit Mazars, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
23 milliards d'euros d'investissements pour l'Afrique, c'est la promesse faite par Emmanuel Macron et William Ruto, hier soir, à Nairobi, au Kenya. « L'Afrique a plus besoin d'investissements que d'aide publique », a ajouté le chef de l'État français. Mais faut-il renoncer pour autant à l'aide publique ? Surtout pas, répond l'économiste français François Giovalucchi, car il n'y a pas d'investissements privés dans les pays les plus pauvres et dans les secteurs de la santé et de l'éducation. François Giovalucchi a été un cadre du Trésor français et de l'Agence française de développement. Aujourd'hui, il enseigne à l'université catholique de Madagascar et publie dans Politique africaine et Esprit. Il est l'invité de Christophe Boisbouvier. RFI : « L'Afrique a besoin d'investissements plutôt que d'aide publique », a dit Emmanuel Macron, hier, à Nairobi. Qu'est-ce que vous en pensez ? François Giovalucchi : Je crois que la remarque est pertinente. L'ensemble des sources de financements destinées à l'Afrique sont plus ou moins menacées par la crise. Bien sûr, comme l'a dit le président Macron, il s'agit de l'APD qui se réduit structurellement, mais… L'Aide publique au développement. L'Aide publique au développement. On doit penser aussi, si vous voulez, à une certaine réticence des marchés financiers internationaux dans la mesure où la crise de la dette africaine n'a pas été traitée, même s'il y a eu une grosse avancée avec le traitement de la dette éthiopienne. On peut parler des apports des migrants, des transferts de migrants, qui sont absolument majeurs, mais qui risquent d'être menacés à terme par les politiques restrictives dans les pays d'accueil des migrants. Quant aux investissements internationaux, ils sont extrêmement concentrés dans un certain nombre de pays et sur un certain nombre de secteurs, essentiellement les secteurs miniers, immobiliers et à un moindre degré énergie. Donc, il y a un véritable challenge pour élargir à la fois la liste des pays bénéficiaires et les secteurs concernés. Alors, l'an dernier, l'Aide publique au développement a chuté de près de 25% au niveau mondial. Apparemment, il y a donc un effet Donald Trump. Est-ce que c'est irréversible et est-ce que c'est dangereux à vos yeux ? Alors, ça me semble effectivement relever d'une nouvelle, si vous voulez, orientation de l'ordre international. Alors, ça se traduit très clairement côté américain, mais ça se traduit aussi côté européen avec plusieurs exemples. Il y a le « plan Mattei » pour l'Afrique de l'Italie, qui est un plan qui vise à restreindre l'immigration, favoriser du business italien en Afrique, notamment dans le secteur de l'énergie. En Espagne, on a la même tendance. Et en France aussi, on nous dit que l'aide ou les investissements solidaires, pour employer la nouvelle terminologie, doivent créer des marchés pour les entreprises françaises. D'ailleurs, on le voit très bien, Christophe Lecourtier, le nouveau directeur général de l'AFD, est l'ancien patron de Business France, donc un homme qui a voué une partie de sa carrière à l'expansion des entreprises françaises à l'étranger. Donc, c'est sans doute une inflexion de longue durée, il y aura un impact certain. Donc, les pays les plus pauvres, et qui sont souvent les moins endettables, vont être affectés le plus nettement par la baisse de l'Aide publique au développement. Et, au-delà des pays, il y a un problème sectoriel, c'est-à-dire que les investissements à l'étranger vont vers des secteurs rentables, qui offrent des marchés rémunérateurs aux entreprises européennes. Et il n'y a pas de marché rémunérateur, par exemple, dans le domaine de l'éducation, sans doute très peu dans le domaine de la santé et aussi pour faire face aux conséquences du réchauffement climatique, les investissements d'adaptation. Donc, on peut craindre, si vous voulez, que certains pays et certains secteurs soient particulièrement touchés par cette baisse de l'Aide publique au développement. On observe déjà les premiers impacts avec la baisse des aides d'urgence, notamment par exemple en matière alimentaire à Madagascar ou en RDC, où les ONG qui interviennent sur le terrain sont à court de financements et doivent diminuer leurs opérations avec une influence extrêmement néfaste sur la sécurité alimentaire des populations. À lire aussiSommet Africa Forward: Macron annonce 23 milliards d'euros d'investissements français et africains en Afrique À ce sommet de Nairobi, Emmanuel Macron et William Ruto annoncent toute une série de nouveaux investissements français en Afrique, mais ils espèrent aussi réformer l'architecture financière internationale. Quelle est leur véritable marge de manœuvre face à Donald Trump pour une telle réforme ? Alors les problèmes à résoudre sont ceux de la qualité des investissements, c'est-à-dire que la France a fait un certain nombre d'investissements en Afrique qui sont problématiques. J'ai en tête le barrage de Nachtigal au Cameroun, qui rencontre des difficultés puisque la société qui doit acheter l'énergie a des problèmes financiers. J'ai en tête le Train express régional de Dakar… Mais le Train express régional de Dakar, il est très fréquenté, non ? Alors, il est fréquenté, c'est à ce titre, effectivement, à cet égard un succès, mais il y a quand même des problèmes pour assurer le service de la dette, pour rembourser. Alors, en ce qui concerne le « challenge Trump », on a eu la Heritage Foundation qui était donc à l'origine de son programme, qui avait prôné le retrait des États-Unis du FMI et de la Banque mondiale. Ce qui aurait alors pour le coup été une révolution dans l'architecture financière internationale. Donc tel n'a pas été le cas et donc il y a une certaine continuité. Mais le véritable défi pour l'architecture financière internationale, c'est la crise en Iran. C'est la nouvelle guerre du Golfe qui va entraîner des conséquences économiques extrêmement graves dans le monde entier, avec des stagflations dues à la hausse du prix de l'énergie, donc des baisses de recettes fiscales, des accroissements de déficit budgétaire, des accroissements du déficit du commerce extérieur. Donc, si vous voulez, on essaie de trouver des solutions, mais dans une période qui est très peu favorable. À lire aussiChristophe Lecourtier, directeur général de l'Agence française de développement: « L'AFD ouvre un nouveau chapitre»
Aujourd'hui, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, Didier Giraud, éleveur de bovins et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.
A l'origine de la fortune planétaire de la famille Rothschild : un homme aux qualités uniques et à l'intelligence très vive, Mayer Amschel, orphelin du ghetto de Francfort.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, je reçois Nicolas Chéron, stratégiste indépendant et créateur de contenu finance, pour une discussion autour de la construction d'un modèle d'influence financière durable, indépendant et régulé.Nous avons parlé :Des raisons qui l'ont poussé à quitter les courtiers CFD : entre 75 et 90% de perdants affichés par l'AMF sur leurs publicités, contre 90% de gagnants en bourse indicielle sur 15 ans.De son modèle en quatre étages : partenariats annuels avec des marques qu'il utilise lui-même, collaborations avec des sociétés du CAC 40, ateliers en freemium, et un événement en ligne à 21 000 inscrits.De son choix de ne facturer qu'en fixe à 80%, pour ne jamais avoir à "vendre" ses partenaires à la commission.De l'évolution des pratiques : moins de trading à effet de levier, montée du DCA sur ETF, et retour aux ETF pour ceux qui ont tenté le stock picking sans en avoir le temps.De son allocation personnelle : 70% actions et ETF, 20% métaux, 10% bitcoin — publiée chaque mois, avec le DCA de sa femme qui surperforme le S&P 500 depuis trois ans et demi.De la certification d'influenceur responsable de l'AMF et de l'ARPP : Nicolas a été parmi les premiers à la passer et insiste pour que les mentions commerciales apparaissent au début des messages, pas en bas de page.De son refus de monétiser la crypto malgré le manque à gagner, en raison du niveau de scams et des risques spécifiques au contexte français.Une conversation qui décortique sans fard comment construire une indépendance éditoriale dans la finance, à rebours des logiques d'influence court-termiste.Recommandations de Nicolas:“Investir en Bourse avec les ETF”, le Prince des ETF https://www.amazon.fr/Investir-Bourse-avec-ETF-Construire-ebook/dp/B0D5TRSPNQ?ref_=ast_author_mpbles cahiers d'activités de Mathias Baccino http://www.michel-lafon.fr/auteur/1945-Matthias+BaccinoLiens utiles:Nicolas Chéron: https://www.linkedin.com/in/nicolas-cheron/Glossaire pour les acronymes:AMF: Autorité des Marchés Financiers. Le régulateur français des marchés financiers et des produits d'investissement.ARPP: Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité. L'organisme d'autorégulation de la publicité en France, qui a co-développé la certification d'influenceur responsable avec l'AMF.CFD: Contract for Difference. Produit financier dérivé qui permet de spéculer sur la hausse ou la baisse d'un actif sans le détenir réellement, souvent avec effet de levier.DCA: Dollar Cost Averaging. Stratégie d'investissement qui consiste à investir une somme fixe à intervalles réguliers, quel que soit le niveau du marché.ETF: Exchange Traded Fund. Fonds indiciel coté en bourse qui réplique la performance d'un indice.PEA: Plan d'Épargne en Actions. Enveloppe fiscale française permettant d'investir en actions européennes avec une exonération d'impôt sur les plus-values après 5 ans.***************************Cet épisode est produit et animé par Solenne Niedercorn, fondatrice de Finscale.
Ce vendredi 8 mai, la conséquence des agissements de Donald Trump sur les marchés obligataires internationaux via la pression qu'il exerce sur la Banque centrale américaine a été abordée par Nathalie Janson, professeure d'économie à Neoma Business School, Christian Parisot, économiste et conseiller auprès d'Aurel BGC, et Sylvie Casenave-Péré, présidente du Groupe Posson Packaging, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
C dans l'air l'invité du 5 mai avec François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de FranceChaque année au printemps, le gouverneur de la Banque de France adresse sa lettre au président de la République. Pour sa onzième et dernière note, il s'est penché sur l'état de santé de la France. « Notre perspective économique ne peut se limiter à aller de crise en crise », écrit François Villeroy de Galhau. « Nous ne pouvons pas vivre dans une dépendance récurrente par rapport aux pays producteurs de pétrole », explique-t-il, sur les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient. Face à cela, « la meilleure réponse est l'accélération de la transition énergétique […]. C'est un des sujets sur lesquels les Européens ont raison », assure-t-il. En attendant, la guerre qui a démarré le 28 février dernier dans le golfe Persique plonge la zone euro, et la France en particulier, dans une « incertitude sans précédent » et va se traduire par « plus d'inflation, et moins de croissance ». Dans l'Hexagone, la croissance nulle au premier trimestre 2026 a été une « mauvaise surprise largement due au commerce extérieur », reconnaît-il. François Villeroy de Galhau livrera son analyse et ses préconisations sur le plateau de C dans l'air.
Plusieurs débats au cœur de l'actualité, les Grandes gueules ont le choix, en débattre ou non : -Chihuahua pas tenu en laisse, le maître au commissariat ! -Élisabeth Borne se retire de la direction de Renaissance ! -Nomination à la Banque de France : le grand verrouillage !
Ce mercredi 6 mai, les marchés de la tech qui enchaînent les records, Emmanuel Moulin proposé à la tête de la Banque de France et les défis qui l'attendent, ont été commentés par Jean-Pierre Petit, président des Cahiers Verts de l'Économie, Roland Gillet, professeur d'économie financière à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, et André Loesekrug-Pietri, président de Jedi (Joint European Disruptive Initiative), dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Au sommaire : Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a envoyé une lettre au président de la République avec des conseils pour que la France renoue avec la croissance, notamment en accélérant la transition énergétique et en menant des réformes structurelles.La hausse des prix du carburant relance le débat sur la taxation des super profits des énergéticiens, comme TotalEnergies, mais le gouvernement se montre réticent à mettre en place une telle taxe.Le tabou de la santé mentale chez les chefs d'entreprise est abordé, avec de nombreux dirigeants de PME et TPE confrontés à des souffrances psychologiques sans oser en parler par peur des conséquences.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au menu de la troisième heure des GG du jeudi 30 avril 2026 : "Présidentielle 2027 : aucune banque ne veut prêter au Rassemblement National" avec Charles Consigny, avocat, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, et Laura Warton Martinez, sophrologue.
Guerre civile, épidémie d'Ebola, Covid… Après une série de crises qui ont largement freiné le développement de la Sierra Leone, le pays sous programme du FMI, a engagé une série de réformes qui lui ont permis d'avoir une croissance qui dépasse les 4% et a fait reculer l'inflation. La Sierra Leone sera mise à l'honneur lors du sommet Africa Forward à Nairobi comme exemple dans le renouvellement des relations avec l'Afrique que souhaite la présidence française. Cependant, l'insécurité alimentaire reste toujours très importante et la guerre en Iran entraîne des coûts supplémentaires pour ce pays qui risquent de créer de nouvelles pressions sur sa dette. Le vice-président de la Sierra Leone, Mohamed Juldeh Jalloh, est le grand invité Afrique de ce matin - une interview qui a été réalisée avant les évènements du 25 avril au Mali. Il répond aux questions de Charlotte Cosset. RFI : La sécurité alimentaire est un sujet majeur en Sierra Leone. Plus de la moitié de la population souffre encore d'insécurité alimentaire. Quelles sont les initiatives prises concrètement par votre gouvernement ? Mohamed Juldeh Jalloh : Le projet phare pour le gouvernement, c'est « Feed Sierra Leone ». C'est-à-dire, c'est un projet de développer l'agriculture avec trois objectifs. Le premier, c'est d'être autosuffisant d'un point de vue alimentaire et je vois que là, on a fait beaucoup de progrès. On a diminué l'importation depuis quelques années. On a élargi le volet du « manufacturing ». Par exemple, dans les deux ou trois ans qui arrivent, je pense que la Sierra Leone sera en mesure de ne plus importer d'oignons. On a aussi augmenté la production domestique de riz. On a aussi fait beaucoup de progrès dans « l'agroprocessing ». Grâce à Jolaks [entreprise agro-industrielle de production d'huile de palme et de savons, NDLR] – qui est financée par Proparco [institution financière de développement française, NDLR] avec une enveloppe à hauteur de 20 millions d'euros aujourd'hui -, la Sierra Leone exporte même de l'huile végétale vers les pays comme le Mali, le Sénégal. Parce que ça, c'est un objectif phare pour le président sierra-léonais Julius Maada Bio d'être auto-suffisant. Ça va avoir un impact sur la création de l'emploi. On est en train de faire pas mal de choses dans ce domaine-là. Qu'est-ce qui vous manque ? Qu'est-ce qu'il faudrait pour aller encore un peu plus de l'avant ? Il faut créer des infrastructures, les routes qui lient aux zones agricoles et aussi l'accès aux marchés. C'est dans ce cadre-là qu'en juillet, j'étais à Paris pour faire un suivi parce que le président Maada Bio a demandé spécialement au président Macron de voir comment la France peut aider la Sierra Leone dans le domaine de l'agriculture. Un autre volet, c'est le volet énergétique qui est très important. Avant 2019, l'accès à l'électricité en Sierra Leone, c'était 16-18 %. Aujourd'hui, on a augmenté à 34 %, ce qui n'est pas totalement suffisant. On a toute une série de projets pour augmenter cet accès d'ici 2030 à 80 %. Ça va transformer les zones agricoles, le processing, et l'agrobusiness. Vous avez mentionné la relation avec la France. Mi-mai, le sommet Africa Forward se tient à Nairobi. La France n'est pas un partenaire traditionnel de la Sierra Leone. Qu'est-ce que vous attendez aujourd'hui d'un partenaire comme la France ? Beaucoup de choses. D'abord, du côté personnel, j'ai dit à l'autorité française en 2018 : quand vous avez un petit pays en Afrique où le vice-président a fait ses études à Bordeaux et le président a fait ses études militaires en France, ça, c'est déjà un lien. Comment peut-on transformer cela en un vrai partenariat stratégique qui peut aider le développement de la Sierra Leone ? Je suis vraiment ravi de voir aussi que, début 2020, la France a ouvert une antenne diplomatique ici. Et l'antenne est en train de pousser dans tous les sens : diplomatique, économique et aussi le volet sécuritaire. Ça aussi, c'est un volet qui a été discuté entre le président Julius Maada Bio et le président Macron. Là, on est en avance. J'ai été au mois de novembre à Paris, on a travaillé avec la France. La Sierra Leone est prête à envoyer deux compagnies en Haïti. Les Nations unies nous ont déjà écrit la lettre. On va envoyer 300 militaires à Haïti pour aider la force de répression des gangs là-bas. Pour l'autre volet de sécurité aussi, j'ai visité l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme à Abidjan, qui est aussi appuyée par la France. Cette année, la Sierra Leone va envoyer six officiers là-bas. L'objectif, c'est de voir comment la Sierra Leone peut être en mesure de créer un centre international de maintien de la paix pour essayer d'entraîner les gens. On va commencer notre expérience à Haïti. J'espère que ça va aboutir. La France a changé de braquet sur sa politique économique. Elle prône le gagnant-gagnant des aides contre des marchés pour les entreprises françaises. Que pensez-vous de ce tournant ? Moi, je suis tout à fait content de ça, parce que c'est très important aujourd'hui. L'économie globale est en train de bouger, l'aide au développement est en train de diminuer, les priorités des grands partenaires, des grandes institutions mondiales, sont en train de changer. On ne peut plus attendre les aides au développement. Il faut que, nous-mêmes, en tant qu'Africains, nous créions des opportunités pour attirer les investissements occidentaux pour venir dans le pays, parce que c'est ça qui est soutenable et c'est ça qui est durable. Et avec ça, on peut créer les opportunités pour la jeunesse, on peut créer les emplois, on peut améliorer notre économie et être les zones compétitives. Ça, ça va changer la donne. La guerre au Moyen-Orient a des impacts très importants dans le monde entier sur les économies mondiales. Comment faites-vous face en Sierra Leone? Aujourd'hui, on a vu que le prix des carburants a augmenté. Le coût de l'électricité a augmenté. On a vu que les denrées alimentaires, les prix ont augmenté. Ça impacte aussi le transport, le transport maritime et le transport local. On a commencé les subventions sur le pétrole, on a fait des subventions sur l'électricité et aussi, on est en train de faire des subventions sur les transports locaux. Parce qu'on ne peut pas transférer l'augmentation directement aux consommateurs. Avant, bouger un sac de riz pour l'apporter dans les régions, on payait 20 leones [0,74 euro, NDLR]. Maintenant, ça a augmenté à 50 leones [1,86 euro, NDLR]. Rien que ça, c'est déjà plus de 50% d'augmentation sur le transport local. On souhaite que ça s'arrête parce que sinon, ça va être très difficile. Cela va avoir un impact sur les petites économies comme la Sierra Leone. Justement, quelles sont vos marges de manœuvre ? Le FMI ne recommande pas les subventions, justement parce que ça puise dans les trésoreries des États. Avez-vous déjà un plan de financement pour compenser ? Oui, tout à fait. D'abord, on est en train de discuter avec les partenaires, y compris le FMI et la Banque mondiale. On est en train de voir les projets déjà existants pour voir s'il y a des fenêtres de financement que l'on peut utiliser pour les subventions. Et en même temps, on a pris des mesures au niveau interne de délestage pour diminuer le coût d'utilisation de gasoil. On a aussi décidé de diminuer les voyages des fonctionnaires. En même temps, on est en train de discuter avec nos partenaires. Il y a une très forte délégation de la Banque mondiale qui est là. Et ça, ça va être un des sujets sur la table que l'on va discuter. Julius Maada Bio est à la tête de la Cédéao. Or, le président de la Cédéao, actuellement, doit faire face à un gros défi, la sortie du Burkina Faso, du Mali et du Niger de l'organisation. Comment ça se passe aujourd'hui avec ces trois États ? Comment le président apprécie-t-il la situation ?* La situation est vraiment grave. Aujourd'hui, le Sahel est confronté à des défis de stabilité. Ça nous préoccupe parce que ça commence à toucher les pays frontaliers, surtout quand on voit les pays comme la Côte d'Ivoire, avec tous les gens qui quittent le Burkina Faso, le Mali, il y a déjà une pression sur les infrastructures sociales. C'est la même chose avec la Guinée. Donc, nous, notre souhait, c'est de s'engager... Le président Maada Bio a déjà visité le Mali, il a visité le Burkina Faso deux fois. On est en train de discuter. Le président Maada Bio a proposé ce qu'il appelle un pacte de stabilité. On est en train de dire que voilà, vous faites partie de cette famille, on voudrait vous voir revenir. Le message est entendu ? On continuera à s'engager. Moi, personnellement, je suis en contact avec les dirigeants de ces pays-là parce que, comme vous le savez, j'ai déjà travaillé au Mali. J'ai été le conseiller du Sahel du Représentant spécial des Nations unies sur ce pays-là. Je connais les acteurs, ce sont des collègues qui ont fait des études en France, qui sont des ministres dans ce pays-là. Ce sont nos frères, c'est dans notre intérêt de les faire revenir, c'est dans notre intérêt de travailler ensemble. Et le président Maada Bio a rencontré le ministre des Affaires étrangères du Mali il y a quelques jours au Forum de paix à Dakar. Ils ont longuement discuté sur le sujet. On va continuer de pousser pour que nos frères voient la raison pour laquelle on devrait travailler ensemble. L'intégration régionale, c'est le seul véhicule pour faire face aux défis de stabilité auxquels la région est confrontée. Il était question de la création d'une brigade antiterroriste. Quelles en seraient les contours et à quel horizon? Le président Maada Bio va proposer aux pays du Sahel un pacte de stabilité. Ça va passer d'abord par les discussions, de voir aussi comment on va faire face à ces enjeux sécuritaires communs ? Comment on peut aider nos frères de l'AES ? Comment on peut les aider à faire face aux mêmes défis de stabilité auxquels sont confrontés ces pays-là ? Et aussi, à plus long terme, comment on peut discuter aussi de l'éventuel retour à l'ordre constitutionnel ? Parce qu'il ne faut pas le minimiser. L'ordre constitutionnel pour aider à reformuler le paysage politique, à ré-ouvrir une opportunité vers la Cédéao et aussi à ré-ouvrir l'opportunité vers le continent, y compris l'Union africaine. Nous voyons mal comment le Mali, le Burkina Faso, le Niger qui sont pères fondateurs de la Cédéao, quittent la Cédéao*. On les attend. On ne les attend pas seulement, on va aller les chercher pour qu'ils reviennent. *Cette interview a été réalisée avant les événements du 25 avril au Mali.
Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 29 avril 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fabrice Marsella, directeur de la Banque des Startups chez LCL, Marin Huet, CEO de Yampa, et Thibault David, cofondateur de Veesion, étaient les invités de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce jeudi 23 avril. Il se sont penchés sur la mission de la Banque des Startups LCL, l'automatisation des services clients avec des agents IA, et la détection des vols grâce à des caméras IA, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
Jeudi 23 avril, François Sorel a reçu Léa Benaim, journaliste BFM Business, Charles Beigbeder, entrepreneur et président d'Audacia, auteur du livre "Newspace : l'économie à la conquête du Cosmos", Sylvain Trinel, journaliste BFM Business, Fabrice Marsella, directeur de la Banque des Startups chez LCL, Marin Huet, CEO de Yampa, et Thibault David, cofondateur de Veesion, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
Today, we are breaking down Givaudan, the Swiss fragrance and flavor giant hiding in plain sight. I came away from this episode with a new way of seeing the world around me. When you learn that a single company is behind the scent of your shampoo, the taste of your burger, and the smell of your laundry, you start to realize just how much of daily life runs through a company most people have never heard of. I am joined by Jeremie Fastnacht, a fund manager at Banque de Luxembourg Investments based in Luxembourg. We get into what makes Givaudan, Givaudan, starting with its founding in 1895 Zurich and how it quietly became the dominant player in a market most investors overlook. We cover the structure of the flavor and fragrance industry, why switching costs are so remarkably high despite this being a tiny fraction of any client's costs, how the company operates more like a royalty business than a manufacturer, and what the risks look like now that a new management team has taken the helm. Please enjoy this breakdown of Givaudan. For the full show notes, transcript, and links to the best content to learn more, check out the episode page here. ----- Become a Colossus member to get our quarterly print magazine and private audio experience, including exclusive profiles and early access to select episodes. Subscribe at colossus.com/subscribe. ----- This episode is brought to you by Portrait Analytics - your centralized resource for AI-powered idea generation, thesis monitoring, and personalized report building. Built by buy-side investors, for investment professionals. We work in the background, helping surface stock ideas and thesis signposts to help you monetize every insight. In short, we help you understand the story behind the stock chart, and get to "go, or no-go" 10x faster than before. Sign-up for a free trial today at portraitresearch.com ----- Stay up to date on all our podcasts by signing up to Colossus Weekly, our quick dive every Sunday highlighting the top business and investing concepts from our podcasts and the best of what we read that week. Sign up here. ----- Editing and post-production work for this episode was provided by The Podcast Consultant (https://thepodcastconsultant.com). Timestamps (00:00:00) Welcome to Business Breakdowns (00:02:35) Episode Intro: Givaudan (00:03:25) How Flavors and Fragrances Shape Daily Life (00:05:28) Scent and Taste as Purchasing Drivers (00:07:57) Givaudan's Corporate History (00:10:26) Creating Flavors and Fragrances (00:13:57) The Royalty Model of Revenue (00:16:27) Why There's No Incentive to Switch Supplier (00:18:43) Market Size & Major Competitors (00:22:48) Trends Driving Growth in Emerging Markets (00:24:59) How Givaudan Became the Industry Leader (00:28:46) Margins and Customers in Each Business Unit (00:30:51) Givaudan's Financial Profile (00:35:16) Capital Allocation & Valuing Givaudan (00:37:58) CEO Succession & Other Major Risks (00:40:38) Lessons from Studying Givaudan