Podcasts about banque

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On est tous debout... toute la journée en Mauricie

On se raconte nos hits du week-end : VHS, mère et changement de plan. On s'inspire de la thématique duo de Survivor Québec pour tester la compatibilité de la gang. On apprend à bien se chicaner avec Marie-Philipe Sills et Marida mélange astrologie et Fête nationale.

On n'arrête pas l'éco
Emmanuel Moulin (Banque de France) : "Nous prévoyons, pour le deuxième trimestre, une croissance atone"

On n'arrête pas l'éco

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 11:03


durée : 00:11:03 - On n'arrête pas l'éco - Iran, taux d'intérêts, croissance... Après un printemps d'inflation, notre économie peut-elle retrouver de l'oxygène ? Pour sa première interview radio depuis sa nomination, Emmanuel Moulin, le nouveau gouverneur de la Banque de France, est notre invité. - invités : Emmanuel Moulin Directeur général France et Benelux de Mediobanca, conseiller économique de Nicolas Sarkozy de 2009 à 2012. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Reportage Afrique
Côte d'Ivoire: autour du parc de la Comoé, un contexte économique et social fragile [3/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 2:20


Troisième et dernier épisode de notre série autour du parc de la Comoé, dans le nord de la Côte d'Ivoire. Avec cette question : les activités économiques des communautés locales sont-elles assez conséquentes pour leur éviter de basculer dans des activités illicites ? De notre correspondante de retour de Doropo, Ama Ouattara est pêcheur. Depuis la reprise en main du parc de la Comoé, ce vieil homme mène ses activités dans un barrage. Problème : sur ce nouveau site, les frais pour pêcher sont élevés. Et surtout, les ressources halieutiques sont moins abondantes : « Ici, il n'y a pas de poisson. Si ce n'est pas de la carpe, il n'y a aucun autre poisson ici. Alors que dans la zone du parc, il y a beaucoup de poissons dedans. » Selon les données de la Banque mondiale, le Bounkani est l'une des régions les plus vulnérables de la Côte d'Ivoire, avec un taux de chômage qui dépasse les 40% chez les jeunes. Ces derniers délaissent l'agriculture, jugée trop pénible et peu rentable, au profit d'activités plus lucratives à l'image de l'orpaillage. Car dans leur esprit, la réussite sociale suit des critères bien visibles. Comme l'explique Mamadi Sidibé, le président du Conseil national des jeunes de Doropo : « Quand on dit que quelqu'un a réussi, c'est à travers une maison pour lui-même, et ensuite, on voit prospérer ses activités à travers un magasin et à travers le fait d'avoir une moto ou une voiture. » À lire aussiCôte d'Ivoire: le parc national de la Comoé préservé grâce à des méthodes modernes de surveillance [1/3] Les jeunes se tournent vers l'orpaillage Un gisement aurifère de plus de 100 tonnes a récemment été découvert : il sera exploité par une société étrangère. Dans cette zone, l'or suscite à la fois espoir et frustration de la part des jeunes. Pour la plupart, ils se replient sur des entreprises locales, récemment reconnues par l'État. La question de l'orpaillage est un sujet tabou : peu de jeunes osent l'évoquer ouvertement. Mamadi Sidibé, se présente comme un menuisier : « Actuellement dans la région, il y a 15 personnes qui sont légalement constituées en ce qui concerne l'orpaillage. Je suis menuisier de fonction. Quand quelqu'un va sur le site, qu'il gagne de l'argent, c'est moi qui fait la charpenterie, donc de façon indirecte, je participe aussi. » Ces activités suffisent-elles à satisfaire les besoins de ces habitants ? Pour détecter assez tôt de potentiels risques, plusieurs organisations planchent sur un indice pour mesurer le degré de fragilité économique et sociale de ces populations. Le docteur Nourredine Oréyolé, coordinateur technique de la Commission nationale des frontières, explique : « L'indice, c'est surtout la fragilité économique, sociale – les problèmes de cohésion sociales – mais aussi la fragilité sécuritaire. Avec les collectes de données que nous avons, on peut savoir, à un instant T, si cette communauté locale est vraiment résiliente ou pas. C'est un outil de décision, qui permet de lutter contre l'extrémisme. » Parmi les questions les plus sensibles, figurent la gestion des conflits entre éleveurs et agriculteurs, ou encore la criminalité transfrontalière. À lire aussiCôte d'Ivoire: les habitants s'impliquent autour du parc national de la Comoé pour le protéger [2/3]

Finscale
#346 - Fabien Pinckaers (Odoo): Odoo, une licorne belge qui explose les scores

Finscale

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 42:30


Dans cet épisode, je reçois Fabien Pinckaers, CEO et fondateur d'Odoo, pour une discussion autour de la construction d'un éditeur de logiciels de gestion mondial, des crises traversées en chemin, et de la vision pour l'avenir du secteur.Nous avons parlé :du premier pivot en 2010, quand Fabien est passé d'une société de services à un modèle d'éditeur pur, en levant 3 millions d'euros pour redistribuer ses revenus à des intégrateurs partenairesde la crise de trésorerie qui a suivi : deux semaines de cash restantes, une tentative de prise de contrôle par les investisseurs sur la base d'une valorisation inférieure à celle d'il y a deux ans, et la décision de licencier 30% des équipes en une nuit, liste écrite à la mainde la découverte tardive d'un principe juridique clé : en Belgique, la loi prime sur le pacte d'actionnaires, et celui qui détient la majorité des parts peut révoquer un administrateur, même nommé par les investisseursde l'étude "Effectuation", qui distingue deux types de profils de dirigeants : les CEO de formation financière qui partent d'un objectif pour en dérouler un plan, et les CEO entrepreneurs qui partent de ce qu'ils ont déjà pour maximiser la valeur à chaque étape, sans prédire le futurde la transparence radicale comme outil de management : graphiques de trésorerie communiqués publiquement pendant la quasi-faillite, moyennes de salaires publiées en ligne et configurables avant même de postulerdu deuxième pivot vers un modèle Open Core en 2014, avec 80% des applications restées open source et 20% devenues payantes, qui a stabilisé le business model mais fracturé temporairement la confiance de la communautéde l'impact de l'IA sur les équipes : 40% des tickets support traités automatiquement, temps d'upgrade des bases de données divisé par deux, et pourtant Odoo recrute 3 500 personnes sur les 12 prochains mois, convaincu que plus ses équipes sont productives, plus il en fautUn échange dense et sans filtre, où un fondateur revient sur ses erreurs de gouvernance et de communication autant que sur ses réussites, avec une vision claire sur la consolidation à venir du marché des logiciels de gestion.Recommandations de Fabien : "Modern Principles of Economics" de Alex Tabarrok et Tyler Cowen https://www.macmillanlearning.com/ed/uk "Never Split the Difference" de Chris Voss https://www.blackswanltd.com/never-split-the-difference Liens utiles: Fabien Pinckaers : https://www.linkedin.com/in/fpodoo/Odoo : https://www.odoo.com/Finscale est aussi disponible sur YouTube: https://www.youtube.com/@finscale.***************************Finscale est bien plus qu'un podcast. Cet épisode est produit et animé par Solenne Niedercorn, fondatrice de Finscale.

Y'a de l'idée
Comment voyager local et soutenir les musées belges : deux idées pour un été de proximité

Y'a de l'idée

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 3:16


Pas besoin de traverser la planète pour vivre une véritable aventure. C'est le pari de My Local Trip, une jeune plateforme belge qui encourage les voyageurs à explorer les trésors parfois méconnus de leur propre région.Derrière ce projet se trouve Shanon, ancienne assistante sociale dans le secteur de la protection de l'enfance. Après avoir grandi dans une famille active dans l'horeca et beaucoup voyagé, elle a fait un constat simple : la Belgique regorge de lieux magnifiques, de producteurs passionnés, de restaurateurs talentueux et d'hébergements de caractère qui restent souvent dans l'ombre.Avec My Local Trip, son objectif est de créer des ponts entre ces acteurs locaux et les voyageurs en quête d'expériences authentiques. La plateforme ne se contente pas de proposer un hébergement ou un restaurant. Elle construit de véritables expériences de voyage locales.L'idée est de permettre aux visiteurs de découvrir une région à travers plusieurs partenaires complémentaires : une chambre d'hôtes, une table locale, une activité culturelle ou une excursion originale. Parmi les exemples mis en avant, on retrouve notamment la région de Visé, idéale pour les amateurs de balades à vélo, avec ses paysages, ses bonnes adresses et ses expériences insolites.La démarche bénéficie également aux professionnels du tourisme local. Les restaurateurs, hébergeurs ou prestataires d'activités peuvent rejoindre la plateforme via l'onglet « devenir partenaire local ». Le modèle économique se veut transparent : les partenaires paient une cotisation annuelle mais aucune commission n'est prélevée sur les réservations, permettant ainsi aux revenus de rester entre les mains des prestataires.Et si cet été était aussi l'occasion de pousser les portes d'un musée ?Partout en Belgique francophone, de nombreux établissements proposent des activités spécialement conçues pour les familles grâce au label Marmaille & Co. L'objectif est de rendre la culture accessible aux plus jeunes de manière ludique et interactive.Au programme : se transformer en super-héros au musée de la Banque nationale, découvrir le métier de tailleur de pierre au Centre d'interprétation de la Pierre de Sprimont ou encore participer à des ateliers créatifs à la Fondation Folon. Chasses au trésor, visites thématiques, ateliers participatifs et animations sont organisés tout au long de l'été dans des dizaines d'institutions culturelles. Toutes les activités de l'été seront à découvrir sur les réseaux sociaux.Cette dynamique familiale arrive à un moment particulier pour le secteur muséal. Face à la diminution de certaines subventions, de nombreux établissements cherchent à rappeler leur rôle essentiel dans la vie culturelle et éducative.C'est dans ce contexte que l'ASBL Musées et Société en Wallonie lance une initiative originale. Cet été, les visiteurs trouveront dans plusieurs musées de Bruxelles et de Wallonie un QR code permettant de rédiger un message de soutien au secteur muséal. Les témoignages récoltés seront ensuite transmis à la ministre de la Culture.Une manière positive et participative de défendre les musées. Plutôt que de mettre en avant les difficultés du secteur, l'opération invite les visiteurs à partager ce que les musées leur apportent : de la curiosité, de l'émerveillement, de la transmission et du lien.Entre tourisme local, expériences authentiques, patrimoine culturel et soutien aux acteurs de proximité, cet été pourrait bien être l'occasion de redécouvrir les richesses qui se trouvent juste à côté de chez nous.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.

LSE Middle East Centre Podcasts
In Conversation with Abderrahmane Hadj Nacer and Francis Ghiles

LSE Middle East Centre Podcasts

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 76:12


As part of the British Academy Conference 'Algeria: Historical Struggles and Imagined Utopias' organised by the LSE Middle East Centre and the Centre for Peace and Security, Coventry University. A fascinating conversation between Abderrahmane Hadj Nacer, former Governor of the Bank of Algeria, and Francis Ghiles, former journalist with the Financial Times and BBC World Service, on the historical challenges and reforms from the 1980s to contemporary Algeria. Une riche conversation entre Abderrahmane Hadj Nacer, ancien gouverneur de la Banque d'Algérie, et Francis Ghiles, ancien journaliste du Financial Times et de la BBC World Service, sur les défis historiques et les réformes de l'Algérie des années 1980 à nos jours.

Le Journal de l'Economie
Relèvement des taux par la Réserve fédérale américaine, protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran et intelligence artificielle gratuite en Chine

Le Journal de l'Economie

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 9:06


Au sommaire :La Réserve fédérale américaine envisage de relever ses taux d'intérêt dans les prochains mois face à une inflation qui dépasse largement ses objectifs depuis plus de 5 ans, pesant lourdement sur les ménages américains.Un protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran, destiné à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, doit être signé prochainement en Suisse, prévoyant notamment la levée des sanctions sur les exportations de pétrole iranien et le déblocage de dizaines de milliards de dollars d'avoirs gelés.La Chine annonce vouloir développer une intelligence artificielle gratuite, dont les codes seraient accessibles à tous, en opposition au modèle capitaliste des géants américains de la tech qui proposent des IA payantes et gardent leurs développements secrets.L'INSEE et la Banque de France prévoient une croissance économique médiocre pour la France en 2026, dans un contexte où le pouvoir d'achat est devenu la principale préoccupation des salariés.Malgré la perspective d'un accord de paix au Moyen-Orient, le cours du baril de Brent reste sous la barre des 80 dollars, impactant les résultats de TotalEnergies qui a dû supporter un coût de 200 millions d'euros lié au plafonnement des prix des carburants.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Webin'Air
Webinaire : assurance vie luxembourgeoise, une solution pour protéger votre épargne ?

Webin'Air

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 68:05


Dans le cadre de son offre de banque privée BoursoFirst, (https://www.boursobank.com/banque-privee)BoursoBank propose une assurance-vie luxembourgeoise, (https://www.boursobank.com/banque-privee/assurance-vie-luxembourgeoise)en partenariat avec SogeLife.Alors que ce produit est disponible depuis un peu plus d'un an, ce webinaire revient en détail sur son fonctionnement et ses caractéristiques. Il passe également en revue les différents supports accessibles et fait même un comparatif avec l'assurance vie française.Jean Elia, CEO de Sogelife, et Jean-François Bay, directeur clientèle Banque privée chez BoursoBank étaient présents pour répondre en live aux questions des clients de BoursoBank. Ils ont aussi révélé certaines des nouveautés à venir sur ce contrat. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Installé au Brésil depuis plus de douze ans, Daniel Topper dirige aujourd'hui la filiale brésilienne de la société française Primelis. Depuis le Web Summit Rio, il décrypte un écosystème tech en pleine accélération, porté par le mobile, l'IA et surtout le système de paiement PIX, devenu un modèle mondial.

Finscale
[EXTRAIT] Fabien Pinckaers (Odoo): Odoo, une licorne belge qui explose les scores

Finscale

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 4:17


Il s'agit de l'extrait de l'épisode diffusé ce dimanche où je m'entretiens avec Fabien Pinckaers (Odoo)Finscale est aussi disponible sur YouTube: https://www.youtube.com/@finscale.***************************Finscale est bien plus qu'un podcast. Cet épisode est produit et animé par Solenne Niedercorn, fondatrice de Finscale.

Intégrale Placements
La boîte à outils : Les produits structurés passés au crible - 17/06

Intégrale Placements

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 7:39


Ce mercredi 17 juin, Antoine Larigaudrie a reçu Elie Attia, conseiller en investissements financiers, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet
Près de 20% des jeunes de moins de 35 ans utilisent désormais l'IA pour gérer leur argent

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 3:06


Aujourd'hui, on décrypte une véritable secousse silencieuse dans le secteur financier, révélée par la dernière édition du Baromètre de l'Autorité des marchés financiers.L'intelligence artificielle s'invite dans la gestion d'épargne, et elle bouscule les codes traditionnels de l'investissement.L'émergence d'une fracture générationnelle.Pour les dirigeants et directeurs des systèmes d'information du secteur bancaire, le premier levier stratégique à retenir est l'émergence d'une fracture générationnelle.Globalement, l'utilisation de l'intelligence artificielle pour s'informer avant un placement reste minoritaire, plafonnant à 11% des Français.Mais attention, ce chiffre cache une réalité bien plus tranchée sur le terrain. Chez les moins de 35 ans, ce taux grimpe à près de 20%, contre à peine moins de 5% pour les plus de 55 ans.Concrètement, cela signifie que la prochaine génération de clients fortunés ou d'investisseurs réguliers a déjà intégré l'algorithme dans son parcours de décision.Et si vos plateformes n'intègrent pas rapidement de briques d'IA, vous risquez tout simplement de perdre cette cible de demain, qui se tourne vers des outils plus agiles.Oubliez le fantasme du robot-gourouLe deuxième point de rupture concerne la nature même de l'usage.Oubliez le fantasme du robot-gourou qui gère un portefeuille de manière totalement autonome. Aujourd'hui, l'intelligence artificielle agit avant tout comme un copilote.Parmi les utilisateurs, plus de 40% s'en servent en complément des informations fournies par leur conseiller classique. Et le recours exclusif à la machine reste figé à un minuscule 5%. La raison est simple, c'est la méfiance face au risque technologique.De manière plus générale, deux tiers des français redoutent que l'usage de l'IA par des professionnels n'induise des erreurs. L'enjeu n'est donc pas de remplacer l'humain, mais de concevoir une IA explicable et rassurante, capable d'épauler le conseiller sans l'effacer.La personnalisation comme relais de croissanceEnfin, le troisième pilier réside dans la personnalisation comme relais de croissance.54% des Français estiment que si les professionnels utilisaient ces technologies, cela permettrait d'offrir des conseils beaucoup plus adaptés à leur situation personnelle.C'est exactement ici que se trouve la véritable valeur business. Les institutions qui déploieront l'IA dans leur back-office comme un moteur de calcul au service du conseiller rafleront la mise. Cela permet d'industrialiser le sur-mesure tout en maîtrisant les coûts de structure.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les matins
Christine Lagarde est l'invitée exceptionnelle des Matins

Les matins

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 38:42


durée : 00:38:42 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Alors que s'ouvre le sommet du G7, Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, est l'invitée de Guillaume Erner. Elle nous explique comment l'Europe compte préserver sa souveraineté économique face à la stratégie commerciale américaine et la concurrence chinoise. - réalisation : Félicie Faugère, Yoann Duval, Marie-Lys de Saint Salvy, Emma Lichtenstein, Mathilde Thon-Fourcade, Alice Deschamps, Carolina Sousa - invités : Christine Lagarde Présidente de la Banque centrale européenne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Ecorama
Patrick Artus : “Avec cet accord, on va éviter la récession”

Ecorama

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 20:02


Patrick Artus, conseiller économique d'Ossiam, était l'invité de l'émission Ecorama du 15 juin 2026, présentée par David Jacquot sur Boursorama.com. Parmi les sujets abordés : l'accord entre les États-Unis et l'Iran et ses conséquences sur le pétrole et l'économie mondiale, la réouverture du détroit d'Ormuz, les enjeux du G7 d'Évian, les déséquilibres entre la Chine, les États-Unis et l'Europe, les débats autour de la réforme des retraites en France, ainsi que la stratégie de la Banque centrale européenne face à l'inflation. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

Les matins
Christine Lagarde est l'invitée des Matins / Diplomatie du sumo / Réguler l'accès aux montagnes

Les matins

Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 149:10


durée : 02:29:10 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Ce matin, à 7h40 et à 8h20, Guillaume Erner reçoit la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, pour un entretien exclusif. A 7h17, Yves Cadot expose les implications diplomatiques du tournoi de sumo qui se déroule à Paris les 13 et 14 juin. - réalisation : Félicie Faugère, Marie-Lys de Saint Salvy, Mathilde Thon-Fourcade, Emma Lichtenstein, Juliette Devaux, Jean Leymarie, François Saltiel, Alexandra Delbot, Lucile Commeaux, Gilles Gressani, Yoann Duval, Alice Deschamps Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Galaxie Pop - La Constellation
Good Morning La Galaxie du 14-06-2026

Galaxie Pop - La Constellation

Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 52:23


Don & partage En ce week-end de la Journée mondiale des donneurs de sang, j'embarque les Stratonautes pour six escales autour d'une même idée : donner. Six bonnes nouvelles vérifiées, six découvertes musicales dénichées sur Bandcamp, et un détour par la soute. — AU PROGRAMME — Vietnam : record de dons d'organes prélevés sur donneurs en état de mort cérébrale (66 en 2025, plus du quart des quinze dernières années). Svalbard : 69e dépôt à la Réserve mondiale de semences, avec deux premières (Guatemala et Niger) et les toutes premières olives. Wikipédia en fulfulde : le cap des 18 000 articles, porté par une communauté de bénévoles. Bogotá : la Banque alimentaire fête ses 25 ans — 22,7 millions de kilos distribués en 2025. Australie : premier pays au monde à autoriser le don de plasma sous PrEP, sans délai d'attente. France : l'EFS bat son record de collecte de plasma (922 615 litres en 2025), objectif de l'État dépassé pour la première fois. — LES DÉCOUVERTES (toutes sur Bandcamp) — Wil Bolton – Quiet Sunlight (générique d'ouverture) : https://wilbolton.bandcamp.com Tiny Giant – Ngày Mới (rework) feat. Gumn : https://tinygianthanoi.bandcamp.com/track/ng-y-m-i-rework-feat-gumn Lindstrøm – I Feel Space : https://feedelity.bandcamp.com/track/i-feel-space Guiss Guiss Bou Bess – Jigueenu Africa : https://guissguissboubess.bandcamp.com/track/jigueenu-africa Ghetto Kumbé – Sola : https://ghettokumbe.bandcamp.com/track/sola Donny Benét – Mr Experience : https://donnybenet.bandcamp.com/track/mr-experience Folamour – Each Day is a First Day (clôture du voyage) : https://folamour.bandcamp.com/track/each-day-is-a-first-day Générique de fin, série Z assumée : Hot Blood – Soul Dracula : https://discofunkcollection.bandcamp.com/album/terror-on-the-dance-floor-soul-dracula — DANS LA SOUTE — Sur le radar : « Sans-Seigneur », dark fantasy historique de Christophe Guillemain (éditions Mnémos) — une odyssée sombre et sanglante en Auvergne médiévale. En librairie le 26 août 2026 : https://mnemos.com/livre/sans-seigneur/ — SOUTENIR L'ÉMISSION — GMLG est gratuit, sans publicité, et le reste grâce à vous : https://ko-fi.com/strates Le linktr.ee de Galaxie Pop: https://linktr.ee/galaxiepopRetrouvez moi sur le discord de Galaxie Pop : https://discord.gg/ryvkUTM

Finscale
#345 - Dimitri Fotopoulos (Weinberg Capital Partners): Fonds de continuation : pépite en devenir ?

Finscale

Play Episode Listen Later Jun 13, 2026 34:24


Dans cet épisode, je reçois Dimitri Fotopoulos, partenaire chez Weinberg Capital Partners, pour une discussion autour des fonds de continuation en private equity : comment fonctionnent-ils, pourquoi sont-ils mal compris, et dans quels cas permettent-ils de prolonger la création de valeur d'un actif Leveraged Buy-Out (LBO) au-delà de la durée classique d'un fonds?Nous avons parlé :Du dilemme central du gestionnaire LBO : devoir céder un actif performant à contre-coeur uniquement parce que le fonds arrive à maturité, même quand la relation avec le management est excellente et que le potentiel de création de valeur n'est pas encore pleinement capturéDu principal préjugé sur les fonds de continuation, perçus comme un outil pour recycler des actifs qui peinent à trouver acheteur, alors que dans les faits, seuls les meilleurs actifs LBO peuvent se prêter à cet exercice sur le marché secondaireDu processus concret de mise en place d'un fonds de continuation : mandat d'une banque conseil spécialisée comme Lazard, due diligence complète avec book de valorisation, trois phases successives avec les lead investors du secondaire, les LPs existants et la syndicationDu double due diligence spécifique au marché secondaire : les investisseurs analysent autant le track record de l'équipe de gestion sur 10 à 20 ans que la qualité intrinsèque de l'actif lui-mêmeDe la structure de frais adaptée au format fonds de continuation, proche du co-investissement : environ 1% de management fees et 10% de carried interest, contre les 2% et 20% d'un fonds LBO classique diversifiéDes chiffres du marché secondaire en France : 12 milliards d'euros de transactions secondaires au total, dont 7 milliards attribués aux seuls fonds de continuation en 2025, selon le premier rapport France Invest publié sur le sujetDe la démocratisation du private equity auprès du wealth management, que Weinberg Capital Partners adresse via une équipe dédiée, avec la conviction que rendre cette classe d'actifs accessible est vertueux à condition de maintenir des garde-fous réglementaires rigoureux conformes aux exigences de l'AMFUn épisode technique mais très accessible, qui démystifie un outil encore mal compris et souvent mal jugé - et qui montre comment la contrainte structurelle d'un fonds peut devenir un levier de création de valeur supplémentaire.Recommandation de Dimitri : “Pour les succès des armes de la France" de Pierre de VilliersLiens utilesDimitri Fotopoulos: https://www.linkedin.com/in/dimitri-fotopoulos-9033583/ Weinberg Capital Partners: http://www.weinbergcapital.comFinscale est aussi disponible sur YouTube: https://www.youtube.com/@finscale.***************************Finscale est bien plus qu'un podcast. Cet épisode est produit et animé par Solenne Niedercorn, fondatrice de Finscale.

Aujourd'hui l'économie
En Italie, la plus vieille banque du monde, objet de toutes les convoitises

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 3:14


Sauvé de la faillite par l'État italien il y a moins de dix ans, Monte dei Paschi di Siena est aujourd'hui au cœur d'une bataille entre les plus grandes banques italiennes. Derrière cette lutte se dessine une profonde transformation du paysage bancaire européen. Monte dei Paschi di Siena est une véritable institution en Italie. Fondée en 1472 dans la ville de Sienne, en Toscane, elle est considérée comme la plus ancienne banque encore en activité dans le monde. Pour comprendre pourquoi elle fait aujourd'hui autant parler d'elle, il faut revenir en 2017. À cette époque, la banque est quasiment au bord de la faillite. Elle accumule des créances douteuses, c'est-à-dire des prêts qui risquent de ne jamais être remboursés, traîne de nombreux contentieux hérités du passé et inspire très peu confiance aux marchés financiers. L'État italien intervient alors en injectant plusieurs milliards d'euros et en prenant temporairement le contrôle de l'établissement. En quelques années, Monte dei Paschi se restructure, retrouve des bénéfices et redevient suffisamment solide pour racheter Mediobanca, une institution emblématique de la banque d'affaires italienne. Cette spectaculaire renaissance explique pourquoi la banque attire aujourd'hui toutes les convoitises. À lire aussiLes banques en ligne peuvent-elles remplacer les banques traditionnelles? Une bataille entre les géants bancaires italiens Monte dei Paschi n'est plus seulement une banque régionale redressée. Elle est devenue un groupe capable d'influencer une partie de la finance italienne. Le premier à passer à l'offensive est Banco BPM, troisième banque du pays. Son ambition est de créer un champion national capable de rivaliser avec les principaux groupes bancaires européens. Mais quelques heures seulement après cette annonce, coup de théâtre: Intesa Sanpaolo, déjà première banque d'Italie, dévoile une offre publique d'achat de plus de 30 milliards d'euros sur Monte dei Paschi. Résultat : une véritable bataille boursière est engagée pour prendre le contrôle de l'établissement toscan. À lire aussiUniCredit vs Commerzbank: le bras de fer qui divise l'Europe bancaire Pourquoi cette bataille dépasse largement le cas de Monte dei Paschi Pourquoi deux des plus grandes banques italiennes cherchent-elles à mettre la main sur Monte dei Paschi ? La réponse tient en trois mots : taille, synergies et influence. Depuis la crise financière de 2008, les banques européennes cherchent à grossir pour amortir leurs coûts, investir dans le numérique et financer les grandes transformations économiques. Pour supporter ces investissements, elles doivent atteindre une taille critique. C'est cette logique qui explique les nombreuses opérations de consolidation observées en Europe, comme la montée récente d'UniCredit au capital de Commerzbank. Les rapprochements permettent également de réaliser des synergies en mutualisant les réseaux d'agences, les fonctions administratives ou les systèmes informatiques, générant ainsi d'importantes économies d'échelle. Enfin, il y a un enjeu d'influence. En renforçant leurs positions dans la banque, l'assurance ou la gestion d'actifs, les grands groupes financiers acquièrent un poids considérable dans l'économie de leur pays. Cette concentration suscite toutefois des interrogations. Les autorités italiennes et européennes veillent à ce que ces opérations ne créent pas un acteur trop dominant sur le marché bancaire. Le gouvernement italien affirme qu'il n'interviendra pas dans cette bataille, mais suit le dossier avec attention. Le symbole est fort. Il y a moins de dix ans, Monte dei Paschi était sauvée grâce à l'argent public. Aujourd'hui, elle fait l'objet d'une lutte acharnée entre les plus grands établissements financiers du pays. Cette situation dépasse donc largement le destin d'une vieille banque toscane. Elle illustre la profonde recomposition du secteur bancaire européen, où la course à la taille est devenue un enjeu stratégique majeur.

Revue de presse Afrique
À la Une: l'offensive diplomatique du nouveau président béninois Romuald Wadagni

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 4:05


Niger, Burkina Faso, Nigeria, Togo, Côte d'Ivoire, Sénégal, Mali et Guinée-Bissau, soit « 8 pays en 8 jours », s'exclame le site Bénin Web TV. Fraîchement investi à la tête du Bénin, le président Wadagni a conclu mardi 9 juin une vaste tournée régionale. « La visite à Bissau hier est la quatrième étape de la tournée de Wadagni impliquant un régime militaire de transition, relève le site béninois, après Bamako, également hier – où il a rencontré le général d'armée Assimi Goïta. Après Niamey et Ouagadougou le 2 juin – où il a été reçu par le général Abdourahamane Tiani et le capitaine Ibrahim Traoré. (…) La visite de Wadagni à Bissau hier, note encore Bénin web TV, est la première d'un chef d'État étranger depuis l'installation de la junte. Elle intervient sept mois après le coup d'État de novembre dernier, par lequel le général Horta Inta-A Na Man avait renversé le président élu Umaro Sissoco Embaló dans un contexte d'élections générales dont les résultats provisoires n'avaient pas été publiés ». Un peu plus tôt dans la journée, le président béninois était donc à Bamako, où il s'est entretenu avec le général Assimi Goïta. « La question sécuritaire a occupé une place importante dans les échanges, note le site d'information malien Sahel Tribune. Les deux présidents ont examiné la situation au Sahel et en Afrique de l'Ouest, marquée par la persistance des groupes armés terroristes et l'extension de la menace terroriste vers les pays côtiers ». Une coopération économique vitale Sur le plan économique, relève pour sa part Afrik.com, « le choix des pays visités par le chef d'État béninois n'est pas anodin. Bamako, Dakar, et Bissau appartiennent tous à l'Uemoa tout comme les capitales déjà visitées au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. L'organisation qui unit huit États autour d'une même monnaie, le franc CFA, et d'institutions financières communes, notamment la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. Bien que le Burkina Faso, le Mali et le Niger aient officiellement quitté la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, les trois pays demeurent membres de l'Uemoa. Ils continuent ainsi d'utiliser le franc CFA et de participer aux mécanismes financiers de l'Union. Cette réalité, pointe le site panafricain, fait de l'Uemoa, un des rares espaces régionaux où la coopération économique se poursuit malgré les ruptures politiques observées à l'échelle ouest-africaine ». Et « pour le Bénin, note encore Afrik.com, le maintien de canaux de dialogue avec l'ensemble des partenaires de l'Union est un enjeu de premier ordre. Les échanges commerciaux, la stabilité monétaire et la coordination des réponses aux menaces sécuritaires dépassent les frontières nationales ».  Réchauffer les relations Plus largement, analyse Aujourd'hui à Ouagadougou, « Wadagni tente de rabibocher l'AES et la Cédéao qui ont des rapports polaires. Lors de son discours d'investiture, Wadagni avait bien souligné qu'il fallait jeter à nouveau des ponts entre les voisins, privilégier le dialogue institutionnel et diplomatique au lieu des confrontations verbales. Ni le Bénin ni le Niger, le Burkina et le Mali, n'y gagnent ! La frontière entre le Bénin et le ́Niger est fermée à Malanville, et économiquement c'est difficile de part et d'autre. Avec le Burkina, les relations sont à peine cordiales pour ne pas dire glaciales ! En fait, pointe le site burkinabé, Wadagni veut réintégrer le Niger dans l'économie du port de Cotonou et le Niger veut ce corridor maritime pour un approvisionnement plus direct et fluides de ses marchandises. Pragmatisme géopolitique et économique ressortent donc de cette tournée de Wadagni. Mais surtout, relève encore Aujourd'hui, il y a une réalité qui justifie amplement ces visites de courtoisie : la donne sécuritaire. Le Bénin doit impérativement s'allier avec ses voisins de l'AES pour vaincre le terrorisme. Et cela est valable pour tous les pays côtiers du golfe de Guinée ». Mali : journalistes emprisonnés pour avoir fait leur métier Enfin à la Une également, la liste des journalistes emprisonnés s'allonge au Mali. Une figure de la presse nationale, Chahana Takiou, directeur de publication du bi-hebdomadaire Le 22 Septembre, a été placé sous mandat de dépôt avant-hier ; de même hier que le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdramane Keïta. Ils rejoignent ainsi Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal L'Alternance, qui purge une peine de deux ans de prison. Leur tort ? Avoir écrit des articles jugés trop critiques par les militaires au pouvoir.

Finary Talk
La vraie vie des ultra-riches (racontée par leurs banquiers privés)

Finary Talk

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 51:29


Dans ce Finary Talk je vous amène avec moi dans les coulisses de l'univers ultra exclusif de la banque privée. ***

Finscale
[EXTRAIT] Dimitri Fotopoulos (Weinberg Capital Partners): Fonds de continuation : pépite en devenir ?

Finscale

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 4:17


Il s'agit de l'extrait de l'épisode diffusé ce dimanche où je m'entretiens avec Dimitri Fotopoulos(Weinberg Capital Partners)Finscale est aussi disponible sur YouTube: https://www.youtube.com/@finscale.***************************Finscale est bien plus qu'un podcast. Cet épisode est produit et animé par Solenne Niedercorn, fondatrice de Finscale.

Aujourd'hui l'économie
Rachat de SFR: l'Europe veut créer des champions capables de rivaliser avec les États-Unis et la Chine

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 3:25


Le rachat de SFR par Orange, Bouygues Telecom et Free pour un peu plus de 20 milliards d'euros dépasse largement le cadre des télécoms français. Derrière cette opération se cache une question stratégique pour l'Union européenne : faut-il continuer à privilégier une concurrence maximale ou accepter la création de grands groupes capables de rivaliser avec les géants américains et chinois ? Le protocole d'accord signé entre Bouygues Telecom, Free et Orange pour reprendre SFR constitue l'une des plus importantes opérations industrielles de ces dernières années en France. Mais ce dossier pose surtout une question qui dépasse largement les frontières françaises. Est-ce que l'Europe doit continuer à privilégier la concurrence à tout prix, ou accepter de faire émerger de grands groupes capables de tenir tête aux États-Unis et à la Chine ? Car depuis des années, la philosophie européenne était simple : plus il y a de concurrence, mieux c'est pour le consommateur. Selon les théories économiques classiques, davantage de concurrence implique des prix plus bas, plus d'innovation et donc davantage de choix. Mais le monde a changé. À l'ouest de l'Union européenne, les États-Unis disposent de géants technologiques capables d'investir des dizaines de milliards de dollars chaque année. À l'est, la Chine fait émerger de grands groupes soutenus par un immense marché intérieur et une stratégie industrielle assumée. Entre ces deux blocs, l'Europe apparaît aujourd'hui beaucoup plus fragmentée. À lire aussiLes opérateurs télécom européens face au défi de la régulation Des télécoms européens encore trop fragmentés face aux géants américains et chinois Cette fragmentation est particulièrement visible dans le secteur des télécommunications. Aux États-Unis, trois grands opérateurs couvrent l'ensemble du territoire. C'est exactement la même situation en Chine. En Europe, au contraire, on compte des dizaines d'opérateurs répartis dans vingt-sept pays, chacun avec ses propres règles, son propre marché et ses propres contraintes réglementaires. Au total, cela représente plus d'une centaine d'acteurs. Autrement dit, le marché unique européen est immense, mais il ne fait émerger aucun véritable champion à l'échelle du continent. Chaque pays conserve son opérateur historique ou son leader national : Orange en France, Deutsche Telekom en Allemagne ou encore Telefonica en Espagne. Le rachat de SFR pose donc une question : passer de quatre à trois opérateurs en France constitue-t-il un premier pas vers une moindre fragmentation du secteur en Europe ? Pendant des années, Bruxelles estimait qu'il fallait préserver un maximum de concurrence, quitte à empêcher certaines fusions. Aujourd'hui, le débat évolue. Faut-il conserver quatre opérateurs qui se livrent une guerre des prix permanente, ou accepter trois acteurs plus solides capables d'investir davantage dans les infrastructures numériques ? À lire aussiFace aux géants du numérique américains, une partie du monde tente de réguler Le dossier SFR comme test grandeur nature Les télécommunications sont devenues un secteur stratégique. Il faut financer la fibre optique, préparer la 6G, développer les réseaux de données nécessaires à l'intelligence artificielle, renforcer la cybersécurité ou encore construire de nouveaux centres de données. Tous ces investissements représentent des dizaines de milliards d'euros. L'idée défendue par les industriels est qu'il serait plus simple de financer ces infrastructures avec quelques grands groupes aux épaules suffisamment larges pour investir massivement plutôt qu'avec une multitude d'acteurs plus petits. Autrement dit, l'Europe pourrait choisir de privilégier des champions industriels capables de rivaliser avec les géants américains et chinois. Dans de nombreux secteurs, les entreprises européennes restent performantes, mais elles demeurent souvent trop petites pour peser à l'échelle mondiale. Selon Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne, si l'Europe veut rester dans la course mondiale, elle devra accepter davantage de concentrations industrielles afin de créer de grands groupes européens capables de rivaliser avec les grandes puissances économiques. C'est précisément pour cette raison que le dossier SFR est observé avec autant d'attention. Au-delà du seul marché français des télécoms, il constitue un véritable test grandeur nature de l'évolution de la politique industrielle européenne. Reste désormais à savoir si la Commission européenne acceptera de laisser un marché national passer de quatre à trois opérateurs ou si elle estimera que le risque de hausse des prix pour les consommateurs demeure trop important.

Reportage International
Syrie: à Alep, la lente reconstruction de la vieille ville pour faire revivre ses souks

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 2:39


La capitale économique de la Syrie a été durement frappée par la guerre qui a vu s'opposer les forces rebelles au régime de Bachar el-Assad et son allié russe entre 2012 et 2016. Les intenses bombardements des forces loyalistes et le séisme de 2023 ont lourdement endommagé la vieille ville. Classés au patrimoine mondial de l'Unesco, 60 % des souks sont aujourd'hui très endommagés ou détruits. Aujourd'hui, les habitants tentent de reconstruire leur ville meurtrie et les commerçants reviennent progressivement.  De notre envoyée spéciale avec Dana Alboz, de retour d'Alep, Les souks pluricentenaires d'Alep, carrefour des « routes de la soie », reprennent vie timidement. « Historiquement, chaque souk était dédié à un métier spécifique : le souk du cuivre, celui des parfumeurs, etc. », explique Nour Habak, le directeur de la citadelle, qui nous fait visiter ces 14 km de ruelles labyrinthiques. Les souks recèlent de nombreux trésors cachés. Dans la cour de la mosquée Halawiye, qui attend d'être restaurée, se cache derrière un mur de béton un joyau du XIIᵉ siècle. Nour Habak nous le montre sur son téléphone : c'est l'un des plus beaux mihrabs du monde arabo-islamique. « Ce mihrab a été protégé au début de la révolution grâce à un double mur de blocs de béton, au cas où le bâtiment serait touché par des obus. Comme on peut le voir, on distingue les traces des éclats. J'ai des sentiments partagés, confie-t-il, je suis soulagé que ce mihrab soit en sécurité même si je suis triste de ne pas le voir. » À lire aussiSyrie: les intentions décalées des investisseurs du Golfe pour la reconstruction de Damas Reconstruire selon la tradition alépine Mais ce mihrab est une exception. 60 % des souks ont été endommagés ou détruits d'après l'ONU. Les destructions subies sont vertigineuses, nul ne sait combien de temps prendra la reconstruction. « Toute cette partie était à terre, le toit et les boutiques, montre Ghaith Makansi, l'architecte qui dirige la restauration du souk depuis 2018. C'est un musée à ciel ouvert. Nous n'avons pas le droit à l'erreur. À la fin, les propriétaires du marché pourront retourner dans leurs boutiques. » Un chantier qui doit être mené dans le respect de la tradition alépine. « Mon père m'a appris mon métier, on transmet ce savoir-faire d'une génération à l'autre », indique Sameer Saeed, tailleur de pierre.  Quelques ruelles ont déjà été rénovées, mais les propriétaires de commerces comme Mahmoud Soubhi, vendeur de keffieh, attendent leur tour avec impatience. « Si cette artère rouvre, c'est comme si le sang recommençait à circuler dans le marché et les gens reviendront. Car beaucoup de clients viennent, voient les destructions, puis ne continuent plus leur chemin vers le bas, souligne le vendeur. Toute ma vie, je suis resté dans cette boutique, je ne l'ai jamais quittée. Tout meurt, mais le souk revivra grâce à la population. Grâce aux gens qui y vivent. »  Reconstruire Alep et plus largement la Syrie est un chantier immense qui, d'après la Banque mondiale, coûtera plus de 200 milliards d'euros.  À lire aussiSyrie: le gouvernement reprend le contrôle d'Alep, les premiers déplacés font leur retour

Journal d'Haïti et des Amériques
En Argentine, vague de colère après un nouveau féminicide

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 30:00


Des dizaines de milliers d'Argentins et d'Argentines sont descendus dans les rues pour manifester contre les violences faites aux femmes, ce mercredi 3 juin 2026. La marche annuelle du collectif Ni Una Menos, « Pas une de moins » a connu un regain de mobilisation provoqué par le récent féminicide d'une adolescente. « Je suis venue pour toutes les filles qui souffrent, et pour celles qui ne sont plus là », assure une militante dans le cortège de Buenos Aires, interrogée par Théo Conscience. Sur les pancartes de la manifestation, le visage d'Agostina Vega, une adolescente argentine assassinée. Tous et toutes réclament que justice soit rendue à la jeune femme. L'État veut supprimer la notion de féminicide du Code pénal, et depuis son élection, le président argentin Javier Milei démantèle les programmes d'aide aux victimes, et de sensibilisation aux violences de genre.    La date des élections en Haïti toujours floue Le gouvernement opère un coup de force, selon Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste en nommant un directeur général du Conseil électoral provisoire (CEP), qui avait déjà été élevé au rang de directeur exécutif par arrêté. Une décision perçue comme une tentative d'accroître l'influence gouvernementale au sein de l'appareil électoral. Le gouvernement a, par ailleurs, publié un décret électoral dont le Conseil électoral provisoire dit n'avoir pas eu connaissance en amont. Le journal questionne aussi la saisie d'armes dans le pays, alors que la douane haïtienne a collecté 12,3 milliards de gourdes au mois de mai, en hausse de plus de 15%, « une très bonne chose, très peu de choses pour les finances haïtiennes » même s'il reconnaît que la frontière avec la République haïtienne est une passoire, et que les façades maritimes haïtiennes sont très peu contrôlées. Le Nouvelliste revient enfin sur le grand écrivain haïtien René Depestre, qui est à l'honneur de la 32è édition de Livres en Folie. Le plus grand salon littéraire du pays a lieu ce jeudi à Pétion-Ville et où des centaines de lecteurs sont attendus chaque année.   Cuba de plus en plus isolée La pression de Washington contre Cuba accélère le désengagement d'entreprises étrangères, à la veille de l'entrée en vigueur du décret américain qui menace de sanctions financières les entreprises étrangères qui commercent avec le régime. Hier, (3 juin 2026) la Banque centrale de Cuba a annoncé la suspension des paiements par cartes Visa et Mastercard à partir de samedi, après la rupture des relations entre une banque étrangère et une institution financière de l'île, en raison des sanctions américaines. Une décision qui isole encore un peu plus Cuba du reste du monde, explique Elias Amor, un économiste cubain installé en Espagne : « Ce sont les touristes qui utilisent ces cartes de paiement. Les Cubains n'en ont pas, ils paient en espèces tout ce qu'ils achètent. Ils vivent dans un contexte économique très rudimentaire, très retardé, où le troc et le commerce de rue sont encore très répandus. C'est une situation de misère absolue, avec un ralentissement très important de l'activité économique au cours de ce premier trimestre. »   La cigarette électronique menace la santé publique aux États-Unis La cigarette électronique est en passe de devenir un problème de santé publique. Elle provoque de plus en plus d'addictions notamment chez les jeunes. Le taux de nicotine autorisé dans le liquide est, par exemple, trois fois plus élevé qu'en France. Dans un pays qui a pourtant fait une grande campagne contre le tabagisme, il y a des années, les vapes semblent tomber dans l'angle mort des politiques publiques de prévention, raconte Edward Maille.   Le journal de la 1ère L'Assemblée nationale a voté une loi qui reconnait la part de responsabilité de l'État français dans le scandale du chlordécone. Un texte qui n'a aucune charge juridique, vidé de sa substance, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

Apolline Matin
Chevallier remonte le temps : Faut-il supprimer les personnalités sur les billets de banque ? - 04/06

Apolline Matin

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 2:46


Quand l'histoire éclaire notre actualité. Chaque matin à 7h20, l'historien d'Apolline Matin, Arthur Chevallier, rebondit sur un thème d'actualité pour nous raconter les histoires qui ont marqué l'histoire.

Afrique Économie
La finance bleue: concilier développement économique et protection de l'océan

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 2:31


Comment concilier développement économique et protection de l'océan dans un monde bouleversé par le réchauffement climatique ? C'est pour tenter de répondre à cette question que scientifiques, politiques, représentants des grandes institutions internationales, de la société civile et des milieux économiques se sont réunis du 27 au 29 mai à Monaco. Objectif : développer la finance bleue, notamment sur le continent africain. Alors que le réchauffement climatique bouleverse les écosystèmes marins, que les phénomènes climatiques extrêmes se multiplient et que la montée du niveau des eaux menace l'existence même des populations côtières de nombreux pays, il y a urgence à repenser l'économie des océans. Une ambition portée par la Fondation Prince Albert II de Monaco et l'Institut océanographique de Monaco, qui ont réuni fin mai des décideurs, des ONG et des scientifiques au cœur de la Principauté. Les tentatives de mettre la finance au service de la protection de l'environnement ne sont pas nouvelles : les premières obligations vertes, les fameux « green bonds », ont été émises il y a bientôt 20 ans, en 2007. Il faut maintenant passer aux obligation bleues, explique Valerie Hickey, directrice environnement de la Banque mondiale : « Les "blue bonds" ne représentent que 18 milliards de dollars chaque année, contre plus d'un millier de milliards de dollars pour les obligations vertes. Mais la croissance est là. Le principe, c'est qu'un gouvernement, une municipalité ou une entreprise emprunte de l'argent pour investir dans des activités en rapport avec l'océan. » Favoriser la pêche responsable ou financer la protection des côtes Ces « activités en rapport avec l'océan » désignent par exemple le développement de la conversation marine, l'assainissement de l'eau, le renforcement de la protection des côtes ou encore la pêche responsable. « Au Kenya, nous avons aidé le gouvernement à investir dans des zones de débarquement pour que les pêcheurs puissent stocker leurs poissons en respectant la chaîne du froid et ne soient plus obligés de le vendre immédiatement, poursuit Valerie Hickey. Les femmes qui, souvent, vendent le poisson sur les marchés, peuvent ainsi décider quels poissons vendre et quand, pour le vendre au plus offrant. » En 2018, le gouvernement des Seychelles, État insulaire de l'océan Indien, avait émis la toute première obligation souveraine bleue. « Cela nous a permis de financer des petites entreprises mais aussi de favoriser le développement d'activités innovantes, de financer des start-up  en lien avec la conservation de l'océan ou le développement économique des côtes, explique Wallace Cosgrow, ministre de la Pêche et de l'économie bleue du plus petit État africain. Des domaines qui jusque-là étaient délaissés. » À lire aussiOCDE: une baisse sans précédent de l'Aide publique au développement Alors que l'aide publique au développement venue d'Europe et surtout des États-Unis s'est effondrée, la tentation de se tourner vers le secteur privé pour financer l'économie bleue est grande. « La finance est un levier important, mais elle ne peut pas se substituer ni aux pouvoirs publics, ni aux scientifiques, ni aux producteurs, prévient l'ancienne ministre française Sylvie Goulard, qui co-préside désormais une initiative franco-britannique visant à financer la conservation et la restauration de la nature. La bonne finance est régulée, encadrée par les pouvoirs publics qui veillent à ce qu'il n'y ait pas de fraude ou ce qu'on appelle le "greenwashing", (''blanchiment écologique''). »

Finscale
[PARTENARIAT] #343 - Cyril Cudennec (Banque Postale) - Salle des marchés: quand l'agilité devient un avantage

Finscale

Play Episode Listen Later May 30, 2026 27:48


Dans cet épisode "partenaire", je reçois Cyril Cudennec, responsable des activités de marché de La Banque Postale, pour une discussion autour de la construction d'une salle des marchés orientée clientèle et des angles morts de la gestion des risques de taux et de change en entreprise.Nous avons parlé :De la manière dont les crises de 2008 et 2011 ont formé une génération entière de professionnels des marchés et pourquoi ceux qui n'en ont pas vécu une restent incapables de savoir s'ils savent y répondreDu pivot opéré à la Banque Postale depuis 2018 : transformer une salle des marchés dédiée à la gestion du bilan en une activité tournée aussi vers la clientèle entreprises, PME et ETIDes obstacles internes à franchir pour convaincre qu'une activité de marché clientèle rentre dans un cadre d'appétit au risque classique d'une banqueDes angles morts de couverture des risques : pourquoi même les grands groupes peinent à couvrir l'effet de dépréciation d'une devise sur leur volume d'affaires global, au-delà de leurs flux de trésorerie à 12 moisDu constat sur les petites structures : des trésoriers qui ne distinguent pas encore qu'un taux dépend de sa maturité et ce que cela implique concrètement dans une décision de financementDe la pré-couverture avant closing d'un SPV : pourquoi couvrir le risque de taux dans les 3 à 6 mois qui précèdent le closing peut éviter d'avoir à injecter davantage d'equity dans le projetDu conseil pratique pour tout directeur financier : commencer par cartographier et quantifier ses risques avant d'envisager tout instrument de couverture, en s'inspirant des bonnes pratiques imposées aux banques par la réglementationUne conversation dense et pédagogique sur les marchés financiers vus du côté de ceux qui structurent et couvrent les risques des entreprises, avec un regard sans complaisance sur le niveau réel de culture financière en France.Recommandation de Cyril : Inside Banking, podcast de Richard Michaud https://linktr.ee/richardmichaudLiens utiles:Cyril Cudennec : https://www.linkedin.com/in/cyril-cudennec-375a7722/ http://www.labanquepostale.comFinscale est aussi disponible sur YouTube: https://www.youtube.com/@finscale.***************************Finscale est bien plus qu'un podcast. Cet épisode est produit et animé par Solenne Niedercorn, fondatrice de Finscale.

Le Cours de l'histoire
Parcoursup : et si on s'orientait vers l'histoire ?

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later May 29, 2026 58:25


durée : 00:58:25 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Celles et ceux qui aiment l'histoire envisagent parfois de consacrer leurs études aux récits du passé, voire de faire de leur passion une profession. Vers quelles formations en histoire se tourner, et à quelle diversité de métiers ces études permettent-elles d'accéder ? - réalisation : Laurence Millet, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Maël Vincent--Randonnier, Tom Umbdenstock, Maïwenn Guiziou - invités : Joëlle Alazard Professeure d'histoire au lycée Louis-le-Grand, présidente de l'Association des Professeurs d'histoire-géographie (APHG), Théo Abramowicz Guide-conférencier, vice-président de la Fédération nationale des guides interprètes et conférenciers (FNGIC), Fanny Cohen Moreau Journaliste, productrice de podcasts, Jérémie Maria Archiviste, responsable Archives et Histoire à la Banque populaire Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Maroc : comment le pays est-il devenu le nouveau géant industriel d'Afrique?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later May 29, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur Sylvia Bongo et son fils Noureddin seraient désormais placés sous notice rouge d'Interpol et sur la possibilité d'un accord proche entre l'Iran et les États-Unis.  Maroc : comment le pays est-il devenu le nouveau géant industriel d'Afrique ? Longtemps classée première puissance industrielle du continent, l'Afrique du Sud a été détrônée par le Maroc. Selon la Banque africaine de Développement, le royaume chérifien est devenu en 2025 l'économie la plus industrialisée d'Afrique. Investissements massifs, zones industrielles en plein essor, infrastructures ultra-connectées, le modèle du Maroc a changé de dimension, porté notamment par Tanger Med, aujourd'hui premier port africain. Comment le pays a-t-il réussi à devancer l'Afrique du Sud ? Sur quels critères repose le classement établi par la BAD ? Avec Matthias Raynal, correspondant de RFI à Casablanca.      Gabon : Sylvia et Noureddin Bongo seront-ils arrêtés ?  Selon plusieurs médias gabonais, l'ancienne Première dame Sylvia Bongo et son fils Noureddin seraient désormais placés sous notice rouge d'Interpol. Condamnés par contumace en novembre 2025, par la justice gabonaise pour détournement massif de fonds, blanchiment de capitaux, recel et usurpation de titres, ils vivent à Londres depuis qu'ils ont quitté le Gabon en mai 2025. Désormais, leurs noms seraient inscrits dans la base de données des forces de police des 196 pays membres de l'Organisation internationale. Mais que signifie concrètement être placé sous notice rouge ? Le Royaume-Uni acceptera-t-il de les arrêter puis de les extrader vers le Gabon ?   Avec Emmanuel Daoud, avocat au Barreau de Paris, spécialiste en droit pénal international.    Iran-États-Unis : un accord est-il vraiment proche malgré les frappes américaines ? Les États-Unis et l'Iran sembleraient avoir établi un cadre d'accord en vue de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Le vice-président américain J.D. Vance a affirmé que les deux parties avaient fait « beaucoup de progrès », mais Donald Trump ne l'a pas encore validé. Comment expliquer les progrès annoncés dans les négociations entre les États-Unis et l'Iran alors que ces derniers jours, les États-Unis ont bombardé l'Iran ? Est-ce que le cessez-le-feu peut tenir ?   Avec Lyna Ouandjeli, chercheuse à l'Institut européen d'études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.   

Le débat africain
Les diasporas africaines sont-elles vraiment moteur de développement en Afrique?

Le débat africain

Play Episode Listen Later May 29, 2026 38:59


Elles seraient l'armée secrète de l'Afrique. Leurs cerveaux en exil, leurs milliards dormants, depuis 20 ans, on en parle comme une évidence, les diasporas africaines vont développer le continent africain. Le narratif est séduisant, le récit est puissant mais est-il réaliste ?  Selon la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, les transferts de fonds des diasporas à destination de l'Afrique se situent entre 50 et 100 milliards de dollars, ces dernières années. Des ingénieurs formés à Paris, Londres, New York, prêts à rentrer et tout changer. Le narratif est séduisant, le récit puissant, mais est-il pour autant réaliste ? Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Avec la participation de : Serge-Éric Menye, essayiste et consultant, auteur du livre Le mythe des diasporas africaines. La nouvelle utopie pour développer l'Afrique, aux éditions Le Lys Bleu Éditions   Léa Desgranges, fondatrice franco-malgache d'Equit'ABLE Africa, une société d'ingénierie financière permettant aux diasporas d'investir dans des PME à impact en Afrique de l'Ouest   Blaise Gnimassoun, maître de conférences en Sciences économiques à l'Université de Lorraine, et auteur de l'article Diaspora : le potentiel de développement sous-estimé de l'Afrique à consulter sur le site The conversation.com.

La Story
Nomination d'Emmanuel Moulin : quel est le rôle du gouverneur de la Banque de France ?

La Story

Play Episode Listen Later May 29, 2026 27:06


Emmanuel Moulin vient d'être nommé gouverneur de la Banque de France. Dans « La Story », le podcast d'actualité des « Echos », Clara Grouzis et ses invités reviennent sur le rôle de cette institution.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Clara Grouzis. Cet épisode a été enregistré en mai 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invités : Sébastien Dumoulin (journaliste au service France) et Guillaume Benoît (chef adjoint du service finance marchés). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Tom Nicholson/Shutterstock/SIPA. Sons : Boursorama, Le Parisien, extrait de « Friends », Banque de France.Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir ÉCONOMIE
Que devient le "Conseil de la Paix" de D. Trump ?

Choses à Savoir ÉCONOMIE

Play Episode Listen Later May 28, 2026 2:09


Vous vous en souvenez surement, il avait été lancé en grande pompe en janvier 2026 par Trump, le « Conseil de la paix » devait initialement incarner une alternative à l'ONU et orchestrer la reconstruction de la bande de Gaza. Pour financer ce projet pharaonique estimé à 70 milliards de dollars, le président américain avait imaginé un concept inédit : exiger un ticket d'entrée d'un milliard de dollars en liquide de la part de chaque État souhaitant obtenir un siège permanent au sein de l'organisation. Qu'en est-il quatre mois plus tard ? Et bien la réalité s'avère bien loin des ambitions affichées, et l'initiative se retrouve aujourd'hui totalement enlisée.En effet selon des révélations du Financial Times, le projet fait face à un désert financier absolu : pas le moindre dollar promis n'a effectivement été déposé. Et bien que des puissances régionales comme l'Indonésie aient initialement manifesté leur intérêt, son président a récemment douché les espoirs américains en excluant catégoriquement le versement de la somme astronomique requise.De toute façon, au-delà des contributions nationales manquantes, les rares enveloppes débloquées se heurtent à de sérieux obstacles juridiques. C'est notamment le cas d'un financement de 100 millions de dollars octroyé par les Émirats arabes unis, destiné à la formation d'une future force de police gazaouie. Cette somme est désormais totalement gelée en raison de l'opacité administrative qui entoure la structure. À l'inverse des fonds internationaux classiques, généralement administrés par la Banque mondiale sous la supervision des Nations Unies, le Conseil de la paix de Donald Trump ne dispose d'aucun mécanisme de contrôle ou de transparence indépendant. Les seules dépenses concrétisées se résument finalement à de maigres versements logistiques ayant servi à couvrir les frais de fonctionnement du bureau du Haut représentant de l'organisation.On le voit, entre promesses non tenues, refus des pays contributeurs et architecture juridique défaillante, l'institution censée bâtir un "nouveau Gaza" apparaît aujourd'hui paralysée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Finscale
[EXTRAIT] Cyril Cudennec (Banque Postale) - Salle des marchés: quand l'agilité devient un avantage

Finscale

Play Episode Listen Later May 27, 2026 2:50


Il s'agit de l'extrait de l'épisode diffusé ce dimanche où je m'entretiens avec Cyril Cudennec(Banque Postale)Finscale est aussi disponible sur YouTube: https://www.youtube.com/@finscale.***************************Finscale est bien plus qu'un podcast. Cet épisode est produit et animé par Solenne Niedercorn, fondatrice de Finscale.

Invité Afrique
Coupe du monde 2026: «L'Afrique est en train de rattraper son retard sur l'Europe», explique Abdoulaye Thiam

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 25, 2026 6:35


Bonne nouvelle pour le Sénégal. Quinze supporters de l'équipe nationale de football, qui étaient en prison au Maroc, viennent d'être graciés par le roi Mohammed VI. Le président est allé les accueillir à l'aéroport de Dakar samedi soir. Bassirou Diomaye Faye est-il en train de miser sur le football pour remporter le match de la popularité contre Ousmane Sonko, le Premier ministre qu'il vient de limoger ce vendredi ? Abdoulaye Thiam est journaliste à Sud Quotidien et président de la section Afrique de l'Association internationale de la presse sportive. En ligne de Dakar, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : Dix équipes africaines à la Coupe du monde 2026, un record historique. Est-ce à dire que le football africain monte en puissance ? Abdoulaye Thiam : Absolument. On peut l'apprécier ainsi. Cela commence avec les exploits du Cameroun en 1990 – pour la première fois, une sélection africaine atteint les quarts de finale –, suivi du Sénégal en 2002, qui a réalisé la même performance. En 2010, le Ghana arrive jusqu'au stade des quarts de finale. En 2022, le Maroc réalise une performance XXL en rentrant dans le carré d'as. Le record historique de cette année correspond-il à de nouveaux investissements dans les infrastructures ou dans l'encadrement technique ? Oui, on peut prendre le cas du Maroc qui a fait un très grand bond en avant. Mais on peut parler aussi du projet « Goal », initié par Sepp Blatter, renforcé aujourd'hui par le projet « Forward », et qui a permis à de nombreuses fédérations africaines de disposer d'abord de sièges et, deuxièmement, d'utiliser cet argent pour se renforcer. Ce sont les centres de formation, pour reprendre encore le cas du Sénégal avec Génération Foot en 2000, mais aussi et surtout le centre Diambars qui a été installé par un ancien international français d'origine sénégalaise, Patrick Vieira. Aujourd'hui, les centres pullulent un peu partout en Afrique, aussi bien en Côte d'Ivoire, au Maroc qu'au Mali. Je crois que l'Afrique est en train de rattraper son retard par rapport à l'Occident. Pour les Lions du Sénégal, le contentieux avec la CAF et le Maroc, à la suite de la finale de la CAN en janvier dernier, ne risque-t-il pas de perturber les joueurs dans leur préparation ? Non, je ne le crois pas. Les Sénégalais ont compris que le jury d'appel de la CAF s'est trompé parce qu'il ne disposait pas d'une base légale pour pouvoir statuer. Mais la décision finale va revenir au Tribunal arbitral du sport. Elle n'est pas encore prise. En attendant, les Lions du Sénégal ne risquent-ils pas d'être déconcentrés dans leur préparation ? Non, je crois que les Sénégalais sont restés focus sur la Coupe du monde. On attendra effectivement après cette Coupe du monde, au mois d'août certainement – ou bien au mois de septembre, je ne sais pas exactement –, pour que le Tribunal arbitral du sport finisse par trancher cette question. Mais j'ose espérer que la décision ira dans le sens du jury disciplinaire, qui a déjà eu à trancher en premier ressort en sanctionnant le Sénégal. C'est la jurisprudence actuelle. C'est-à-dire que, quand une équipe refuse de jouer et finit par rejoindre le terrain, ce que l'on peut prendre comme sanction, c'est de sanctionner le sélectionneur. Il a reçu des sanctions, des joueurs sénégalais aussi ont reçu des sanctions. Cela devrait s'arrêter là, mais on ne peut pas retirer un trophée après avoir déjà remporté la Coupe d'Afrique des nations. Il y a eu une bonne nouvelle pour le Sénégal ce week-end, la grâce du roi du Maroc pour les quinze derniers supporters sénégalais qui étaient emprisonnés. La présence de Bassirou Diomaye Faye, samedi soir, à l'aéroport Blaise-Diagne de Diamniadio, pour accueillir les supporteurs libérés, est-elle le signe que le président veut mettre les Lions du Sénégal dans son camp, au moment où il vient de limoger son Premier ministre, Ousmane Sonko ? Non, je ne le vois pas ainsi. Je pense que, même si Ousmane Sonko était encore Premier ministre, rien ne s'opposerait à ce que le président de la République puisse se déplacer lui-même. Parce que la diplomatie sénégalaise avait été mise en branle. Aujourd'hui, c'est un apaisement des cœurs à la veille de la fête de l'Aïd. Tous les Sénégalais n'arrêtent pas de féliciter et de remercier encore Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour cet acte d'une grande mansuétude. Mais de fait, la présence du président à l'arrivée des supporters ce week-end à Dakar, n'est-ce pas une façon pour Bassirou Diomaye Faye de s'attribuer le mérite de leur libération et donc de peser dans l'opinion face à Ousmane Sonko ? Je crois que, s'il le fait, c'est tout à fait normal et naturel. Je me souviendrai toujours de cette sortie du président Abdoulaye Wade qui disait à tout le monde : « J'ai misé sur l'équipe nationale du Sénégal et je récolte la mise. » On est en Afrique. On sait que dans tous les pays africains, l'équipe nationale, la sélection A, est une véritable vitrine. Quand il y a une performance, que ce soit au Sénégal ou ailleurs, il y a toujours le premier de cette nation, c'est-à-dire le chef de l'État, qui essaie de se mettre en avant pour communier avec son peuple. Je n'y vois pas un acte politique. Même si tel était le cas, je ne vois pas de problème par rapport à cela. Dans la compétition entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko pour avoir la plus grande popularité au Sénégal, peut-on dire que cette grâce royale tombe bien pour le président de la République ? Absolument. Cela tombe bien pour le président de la République de s'approprier une telle victoire diplomatique. C'est important parce que, comme vous le savez bien, depuis un certain temps au Sénégal, on constate qu'il y a eu beaucoup de défaites sur le plan international. On se souviendra toujours qu'au niveau de la Banque africaine de développement (BAD), c'est un Sénégalais qui n'a pas pu gagner [en 2025]. Les gens aussi ont remis sur la table la défaite d'Abdoulaye Bathily au niveau de la Commission de l'Union africaine [en 2017]. C'est important pour le chef de l'État, surtout dans un contexte politique actuel. C'est tout à fait normal qu'il monte au créneau pour communier avec son peuple en perspective de la Coupe du monde. Pour les Léopards du Congo, l'épidémie d'Ebola ne risque-t-elle pas de compliquer leur préparation, au moment où la Maison-Blanche veut imposer un isolement de trois semaines à la sélection congolaise ? Je ne vois pas en quoi les joueurs sont directement concernés. Ce sont tous des internationaux évoluant dans les championnats les plus huppés en Europe. Je ne vois pas en quoi ils sont concernés directement, d'autant plus que leur camp de base, qui devait avoir lieu à Kinshasa, a été annulé. Ils ne se déplacent pas au Congo, ils vont rester en Belgique. Je ne vois pas pourquoi ils mériteraient un tel traitement. Restez-vous optimiste pour leur venue aux États-Unis le 11 juin ? Oui, je pense qu'ils seront aux États-Unis. Ils viendront à Houston le 11 juin. J'ose espérer aussi qu'ils vont transformer cette situation en démonstration de force à la face du monde. Ce n'est pas un virus Ebola qui va les empêcher de démontrer à tout le monde que c'est une belle équipe qui mérite sa qualification à cette Coupe du monde. En tout cas, je leur fais confiance. J'espère que cela ne va pas affecter l'équipe nationale de la République démocratique du Congo. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, croit à la victoire d'une équipe nationale africaine à la Coupe du monde 2026. Y croyez-vous aussi ou pas ? Il n'est pas le seul à y croire. Moi j'y crois. J'ai rappelé le retard que l'Afrique est en train de rattraper par rapport à l'Europe. Il y a beaucoup plus de rigueur. Les fédérations maîtrisent aujourd'hui la haute compétition. Les États ne lésinent pas sur les moyens pour mettre les sélections africaines dans d'excellentes conditions de performance et de séjour. Le Maroc a réussi à rentrer dans le carré, c'est-à-dire les demi-finales, avant son élimination contre la France [en 2022]. À l'époque, nous avions cinq équipes. Nous en avons dix et non des moindres. Je pense que, pas uniquement une seule équipe africaine, mais deux, voire trois, pourraient même atteindre les demi-finales et pourquoi pas monter sur la plus haute marche du podium au soir du 19 juillet dans le New Jersey. À lire aussiCAN 2025: le roi du Maroc Mohammed VI gracie les supporters sénégalais emprisonnés

Dans la tête d'un CEO
#279 Fabrice Bagne (BNP Paribas Banque Privée) : Pourquoi les entrepreneurs ne s'arrêtent jamais ?

Dans la tête d'un CEO

Play Episode Listen Later May 25, 2026 61:37


Dans la tête d'un CEO
DEMAIN : avec Fabrice Bagne (BNP Paribas Banque Privée)

Dans la tête d'un CEO

Play Episode Listen Later May 24, 2026 7:48


DEMAIN, je reçois le directeur de la banque des CEO et des dirigeants :

Bruno dans la radio
Le Tribunaze de Karina du 22 mai - Un employé de banque vole près de 90.000 dollars et pose avec sur Facebook et Instagram

Bruno dans la radio

Play Episode Listen Later May 22, 2026 3:38


Karina vous dévoile les décisions de justice les plus improbables.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
En France, les investissements étrangers de recherche et développement en chute libre

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later May 21, 2026 3:11


La France reste, en 2026, le pays qui attire le plus d'investisseurs étrangers en Europe. C'est l'un des principaux enseignements du baromètre annuel d'EY sur l'attractivité économique. Mais derrière cette performance, un indicateur beaucoup plus préoccupant émerge. Les investissements étrangers dans les centres de recherche et développement ont chuté de 47% en un an. Un signal d'alerte pour l'économie française, alors que la bataille mondiale de l'innovation s'intensifie. Sur le papier, tout va bien pour l'économie française. Selon le dernier baromètre EY consacré à l'attractivité de la France, le pays conserve sa place de leader européen pour l'accueil des investissements étrangers. Une performance qui confirme, une nouvelle fois, la capacité de la France à attirer les capitaux internationaux. Mais en regardant de plus près, un chiffre interpelle. Les investissements étrangers dans les centres de recherche et développement, les fameux centres de R&D, ont chuté de 47 % en un an. Or, ces centres de recherche sont loin d'être anodins. Ce sont eux qui conçoivent les nouvelles technologies, les futurs médicaments, les nouveaux matériaux, bref, tout ce qui structurera notre quotidien de demain. Si ces investissements ralentissent durablement, c'est donc une partie de l'avenir industriel français qui pourrait s'assombrir. Le paradoxe est d'autant plus frappant que, dans le même temps, les investisseurs étrangers continuent de considérer la France comme un pays innovant. C'est même l'un de ses principaux atouts. Le pays bénéficie d'ingénieurs qualifiés, d'universités reconnues, d'infrastructures solides et d'un écosystème favorable à l'innovation. Mais entre cette image positive et les décisions d'investissement, un décalage apparaît clairement. Sans qu'il y ait un désaveu de la France, les investissements en recherche et développement ralentissent bel et bien. Un ralentissement mondial qui finit par toucher la recherche Pour comprendre cette baisse, il faut prendre du recul. La tendance n'est pas uniquement française, elle est européenne, voire mondiale. Depuis quatre ans, les entreprises évoluent dans un environnement de plus en plus instable : entre guerre en Ukraine, tensions géopolitiques, inflation, hausse des coûts de l'énergie, ralentissement économique, elles arbitrent davantage et réduisent leurs dépenses. La situation est d'autant plus particulière que, jusqu'à récemment, les grands groupes avaient plutôt cherché à préserver leurs centres de recherche. Car sans innovation, pas de croissance. Pendant plusieurs années, les budgets de R&D ont donc été relativement sanctuarisés. Mais en 2025, la pression financière est devenue telle que ces investissements ont fini, eux aussi, par être touchés. C'est généralement le dernier poste sur lequel les entreprises cherchent à faire des économies. Le fait qu'il soit désormais concerné montre l'ampleur du ralentissement. La France souffre de sa propre réussite mais doit rester compétitive Autre élément important: la France souffre aussi, paradoxalement, de sa propre réussite. Historiquement, elle est une place forte de la recherche et développement en Europe. Depuis plusieurs années, elle figure parmi les destinations les plus attractives pour les projets de recherche internationaux. Par conséquent, lorsque la vague de ralentissement arrive, elle frappe plus fortement là où il y avait le plus de projets. Mais cela ne signifie pas qu'il faille banaliser cette baisse. Car la compétition mondiale, elle, continue de s'intensifier. Si les investissements en R&D ne se font plus en France, ou plus largement en Europe, ils se font ailleurs. Les États-Unis et la Chine investissent massivement dans les technologies d'avenir, soutenus par de grands plans industriels et des stratégies de long terme. Dans ce contexte, si la France et l'Europe ralentissent trop longtemps sur la recherche, elles prennent le risque de décrocher technologiquement. Aujourd'hui, les investisseurs ne remettent pas en cause la qualité de la recherche française. Le problème est ailleurs. Le contexte politique et économique, la visibilité réglementaire, la stabilité et la capacité à offrir un cadre lisible sur le long terme pèsent sur la décision finale d'investissement. Car un investissement en recherche est, par définition, un projet de long terme. Et c'est là tout l'enjeu pour la France: être attractive ne suffit plus. Pour rester une grande nation de l'innovation, elle doit désormais prouver qu'elle peut rester compétitive dans la durée. À lire aussiEmmanuel Moulin auditionné au Parlement pour devenir gouverneur de la Banque de France

Tech&Co
L'intégrale de Tech & Co, la quotidienne, du mercredi 20 mai

Tech&Co

Play Episode Listen Later May 20, 2026 83:57


Mercredi 20 mai, François Sorel a reçu Jérôme Marin, fondateur de cafetech.fr, Fanny Bouton, directrice quantique chez OVH Cloud, Stéphane Zibi, consultant spécialiste en transformation numérique et en IA, Julien Thibaud, journaliste BFM Business, Emeric Lhomme, président-directeur général d'Alatyr, Sylvain Trinel, journaliste BFM Tech, Fabrice Marsella, directeur de la Banque des Startups chez LCL, Julien Vin-Ramarony, président-fondateur chez VOD Factory, et Frédéric Petitpont, PDG et cofondateur de Moments Lab, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

Tech&Co
Deux startups issues de la Banque des Startups LCL – 20/05

Tech&Co

Play Episode Listen Later May 20, 2026 10:50


Ce mercredi 20 mai, François Sorel a reçu Fabrice Marsella, directeur de la Banque des Startups chez LCL ; Julien Vin-Ramarony, président-fondateur chez VOD Factory ; Frédéric Petitpont, PDG et cofondateur de Moments Lab. Ils se sont penchés sur l'IA et la vidéo, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

Les informés de France Info
Vladimir Poutine à Pékin, le virus Ebola, le nouveau gouverneur de la Banque de France, Patrick Bruel... Les informés de franceinfo du mercredi 20 mai 2026

Les informés de France Info

Play Episode Listen Later May 20, 2026 51:25


durée : 00:51:25 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Le Journal de l'Economie
Augmentation du service de la dette, réunion des ministres des Finances des pays du G7 et vieillissement de la population

Le Journal de l'Economie

Play Episode Listen Later May 20, 2026 8:07


Au sommaire :Le gouvernement français doit faire face à une augmentation de 4 milliards d'euros du service de la dette cette année, en raison de la remontée des taux d'intérêt sur le marché obligataire.Le vieillissement de la population française menace l'équilibre budgétaire, avec 30 milliards d'euros par an nécessaires d'ici 2050 pour financer le "grand âge".Le Premier ministre Sébastien Lecornu prépare de nouvelles mesures d'économies, notamment un gel des allégements de cotisations patronales calculées en proportion du SMIC.Les ministres des Finances et les banquiers centraux du G7 se sont réunis à Paris pour tenter de coordonner leurs politiques face aux déséquilibres économiques mondiaux.Emmanuel Moulin, ancien secrétaire général de l'Élysée, est le candidat proposé par Emmanuel Macron pour succéder à François Villeroy de Gallo à la tête de la Banque de France.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Journal d'Haïti et des Amériques
Haïti : situation toujours dramatique à Cité Soleil

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later May 20, 2026 30:00


En Haïti, la situation reste dramatique à Cité Soleil dix jours après de violents affrontements entre gangs rivaux qui ont fait des dizaines de morts et provoqué la fuite de plus de 10 000 habitants, selon l'Organisation internationale des migrations. De nombreuses familles, dont les maisons ont parfois été incendiées, vivent toujours dans des centres d'accueil surpeuplés à Delmas, Tabarre et dans d'autres secteurs de la capitale. Selon Pierre Fritznel, responsable de l'organisation de défense des droits humains Combite pour la paix et le développement, les conditions de sécurité ne permettent toujours pas aux déplacés de regagner leur quartier. Cette nouvelle flambée de violence relance aussi les critiques contre un État quasiment absent de Cité Soleil depuis les attaques de gangs contre des institutions publiques en 2020. Alors que plusieurs centaines de soldats tchadiens ont récemment été déployés dans le cadre de la force multinationale de soutien à la police haïtienne, beaucoup d'Haïtiens jugent la réponse internationale et gouvernementale trop lente face à l'urgence sécuritaire. Témoignage d'un entrepreneur haïtien Nous recevons, en studio, l'entrepreneur Marc Alain Boucicault qui revient sur son parcours et sur les défis auxquels font face aujourd'hui les jeunes entrepreneurs haïtiens. Né à Port-au-Prince, formé aux États-Unis et passé par la Banque mondiale ainsi que la Banque interaméricaine de développement, celui que beaucoup présentent comme une figure inspirante de l'innovation en Haïti explique pourquoi il a choisi de revenir investir dans son pays. Au cours de cet entretien, il évoque aussi les difficultés de faire fonctionner un incubateur de start-up dans un climat marqué par la violence, les faiblesses structurelles qui freinent la création d'entreprises, le manque d'accompagnement économique, mais aussi l'impact de la corruption sur toute une génération de jeunes porteurs de projets.   La disparition de Totó la Momposina La Colombie est en deuil après la mort de Totó la Momposina, figure emblématique des musiques traditionnelles des Caraïbes colombiennes, décédée hier (19 mai 2026) à l'âge de 85 ans. Sarah Krakovitch revient sur le parcours exceptionnel de l'artiste qui aura consacré plus de soixante ans à faire rayonner à travers le monde les rythmes afro-caribéens et autochtones comme la cumbia, le porro, le mapalé ou encore le bullerengue. Récompensée en 2015 par un Latin Grammy d'excellence musicale, Totó la Momposina laisse une empreinte majeure dans la culture latino-américaine. Pour le ministère colombien de la Culture, c'est « tout un chapitre de l'histoire culturelle colombienne » qui disparaît. Journal de la 1ère Le bac La Gabrielle qui assure la liaison maritime entre  la Guyane et le Suriname.

Vlan!
#395 12 bouées pour ne pas se noyer dans le monde qui vient avec Albina du Boisrouvray

Vlan!

Play Episode Listen Later May 19, 2026 70:55


Albina du Boisrouvray est philanthrope, productrice de cinéma et autrice de Naviguer l'existence. Venue d'une bonne famille, elle a donné la quasi-totalité de sa fortune à sa fondation FXB pour sortir 100 000 personnes de l'extrême pauvreté.Je connais peu de trajectoires aussi denses que celle d'Albina. Militante écologiste dans les années 70 quand personne n'écoutait, productrice de cinéma dans un milieu misogyne, candidate aux législatives en 78, et puis surtout : mère d'un fils de 24 ans mort dans un accident d'hélicoptère, celui dans lequel se trouvait aussi Daniel Balavoine. Ce que j'aime chez Albina, c'est qu'elle n'est pas dans la posture. Elle dit qu'elle ne sait pas toujours comment elle a tenu. Elle dit qu'elle a parfois tort. Elle dit que son manque d'études l'a probablement rendue plus libre que si elle avait fait l'ENA.Dans cet épisode, nous parlons de deuil, de sens, de résilience et de cette méthode qu'elle a inventée contre l'avis de tout le monde, "la graduation approach", qui transgresse la doxa du micro-crédit. J'ai questionné Albina sur les bouées qu'elles considèrent comme la colonne vertébrale de toute son existence : ne jamais se pourrir le présent pour un futur qu'on ne peut pas imaginer.Citations marquantes"La mort aura toujours le dernier mot. Mais qu'elle n'ait pas le dernier mot plus vite qu'elle devrait l'avoir.""La résilience, c'est apprendre à vivre avec. Pas s'en débarrasser. Vivre avec.""Quand j'ai vu que les gens à qui on apportait tout ça, leurs yeux s'illuminaient — ça réallumait ma propre capacité à ressentir du bonheur.""Quand on est convaincu d'avoir raison, il faut aussi questionner ça. Il faut tout questionner.""Ne jamais se pourrir le présent pour un avenir qu'on ne peut absolument pas imaginer, parce qu'il ne se passe jamais comme on l'a imaginé."Idées centrales 1. La résilience n'efface pas la douleur — elle l'intègre Titre : "Apprendre à vivre avec, pas à guérir" Albina ne dit pas qu'elle a "surmonté" la mort de son fils. Elle dit qu'elle a appris à vivre avec l'amputation. Ce décalage — entre guérir et intégrer — change tout dans la manière dont on traverse les épreuves. Cyrulnik lui a donné les mots. La vie lui a donné la méthode. Pourquoi c'est important : On vend trop souvent la résilience comme une victoire sur la douleur. Albina dit l'inverse : c'est une coexistence. Timestamp : ~07:00–10:052. Donner aux autres peut rallumer ce qu'on croyait éteint en soi Titre : "Le bonheur des autres comme carburant personnel" Ce n'est pas de la générosité romantique. C'est une mécanique très précise : quand tu vois les yeux de quelqu'un s'illuminer parce que tu lui as apporté quelque chose, ça rouvre ta propre capacité à ressentir. Albina l'a découvert au Liban en 1987, un an après la mort de François. Pourquoi c'est important : Ça retourne la question du sens — on ne trouve pas le sens en cherchant, on le trouve en faisant. Timestamp : ~20:44–21:463. La transgression comme méthode : donner plutôt que prêter Titre : "La graduation approach contre la doxa du micro-crédit" La grande transgression d'Albina : donner des entreprises aux familles au lieu de leur prêter de l'argent, et accompagner ça avec l'accès simultané à tous les droits de base. Les Nations Unies disaient que ça ne se faisait pas. Elle l'a fait quand même. Résultat : 86% de réussite, 100 000 personnes sorties de l'extrême pauvreté. Pourquoi c'est important : Quand le consensus est fort, c'est souvent le moment de questionner, pas d'obéir. Timestamp : ~13:20–18:044. Penser par soi-même contre les doxas de son époque Titre : "Quitter une réunion d'extrême gauche en 1970 parce qu'on y préparait des attentats" Elle a été militante gauchiste jusqu'au jour où elle a compris que ça menait au terrorisme. Elle a refusé le micro-crédit quand tout le monde le défendait. Elle a soutenu le maintien du nucléaire quand sa famille politique voulait le démanteler. Sa boussole : ses propres valeurs, pas les étiquettes. Pourquoi c'est important : La liberté de pensée n'est pas un droit qu'on reçoit — c'est une discipline qu'on exerce contre soi-même d'abord. Timestamp : ~45:24–48:325. Le capitalisme n'est pas le problème. Le capitalisme débridé, si. Titre : "L'offre et la demande ça fonctionne — le problème c'est quand ça sert les actionnaires plutôt que les humains" Elle fait une distinction que peu de militant.e.s de sa génération acceptent : la nature humaine n'est pas totalement oblative, il faut un intérêt pour que ça marche. Ce qui ne fonctionne pas, c'est l'article de Friedman de 1970 qui a scellé l'idée que le seul but d'une entreprise est de redistribuer des dividendes. Pourquoi c'est important : On ne changera pas le système en le refusant en bloc. On le change en redéfinissant ce qu'il sert. Timestamp : ~36:28–39:16Questions posées dans l'interviewTu dis que l'avenir a perdu ses promesses — mais pour ta génération, les 30 glorieuses, c'était le contraire. Qu'est-ce qui a changé, selon toi?Comment on traverse la mort d'un enfant sans se laisser détruire?Est-ce que c'est la douleur qui t'a poussée vers l'humanitaire, ou tu l'aurais fait de toute façon?La graduation approach était une transgression totale à l'époque. Comment tu as eu le courage de contredire le consensus des Nations Unies?Comment on fait pour ne pas laisser sa famille imposer notre destin — surtout quand on l'aime?Tu parles de "ne pas accepter les doxas de son époque" — mais comment tu sais que tu n'es pas juste en train de remplacer une doxa par une autre?La place des femmes — tu dis que rien n'est acquis. Qu'est-ce que tu dirais à une femme jeune aujourd'hui face au retour des religions et du patriarcat?Comment tu pratiques l'instant présent concrètement? C'est une philosophie ou une discipline quotidienne?Avec le recul de tes 80 ans, qu'est-ce que tu changerais dans ta manière de vivre?A quoi tu veux claquer la porte — et où est-ce que tu veux ouvrir?Références citées dans l'épisodeLivresNaviguer l'existence — Albina du Boisrouvray (fil rouge de tout l'épisode) ~00:29Indignez-vous! — Stéphane Hessel (résonance sur la capacité d'indignation d'Albina) ~25:04Livre de Boris Cyrulnik sur la résilience (titre non précisé, mais "ça a totalement résonné") ~07:38Articles / textesArticle de Thomas Friedman (journaliste) sur "l'ère du polysène" — le monde comme système complexe et non binaire ~34:03Article de Milton Friedman (économiste, NYT, 1970) — le seul but d'une entreprise est de redistribuer des dividendes aux actionnaires ~35:44Documentaire Arte sur la violence de l'extrême droite en France et en Allemagne ~54:21PersonnesDaniel Balavoine — mort dans l'accident d'hélicoptère du Paris-Dakar 1986 ~01:03François, son fils — pilote de l'hélicoptère, 24 ans ~06:55Bernard Kouchner — mission au Liban en 1987 ~20:44Professeur Jonathan Mann (Harvard/OMS) — paradigme santé publique, alerte sur les orphelins du SIDA ~11:37Mohamed Yunus — micro-crédit (admiré, mais insuffisant pour l'extrême pauvreté) ~14:15Brice Lalonde, René Dumont — militants écologistes des années 70 ~05:04André Gorz — cité rapidement comme proche des mouvements écolos ~05:03André Delvaux — réalisateur belge représenté par Albina à Cannes ~48:59Kim Chapiron — réalisateur français, propos sur la représentation des musulmans au cinéma post-2001 ~53:32Anne Chirac — avait posé des pots de fleurs sur les Champs-Élysées en réponse aux plaidoyers écologistes ~04:04OrganisationsFXB (Fondation François-Xavier Bagnoud) — fondée par Albina ~12:24Médecins sans Frontières / Médecins du Monde — Albina a été bénévole ~22:59Banque mondiale, BRAC, Ford Foundation — ont repris la graduation approach à grande échelle ~18:31ConceptsRésilience (Cyrulnik) ~07:38Graduation approach (méthode FXB) ~15:48Polysène — ère où tout est imbriqué, plus rien n'est binaire ~34:03Famille étendue africaine ~13:32Bouddhisme : "ici et maintenant" ~59:50Talmud / pil-poul : questionnement constant ~47:07Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 — Introduction VLAN Greg ouvre sur la question centrale du podcast : "Et si on pouvait à nouveau se réjouir du futur?" Présentation d'Albina, de son livre Naviguer l'existence et de ses 12 bouées de sauvetage.01:55 — Les 12 bouées : pourquoi des bouées et pas des clés "Les clés ouvrent des portes. Les bouées, elles te sauvent dans une tempête." Une distinction qui dit tout sur l'état dans lequel elle perçoit le monde aujourd'hui.02:05 — L'avenir a perdu ses promesses Retour sur les 40 glorieuses, l'espoir de l'après-guerre, et le moment où tout a basculé. Albina raconte comment elle portait l'alerte climatique il y a 50 ans — et comment personne ne l'écoutait, même dans les réunions politiques enfumées.06:38 — Bouée #1 : ne pas se laisser détruire par le malheur La mort de son fils François à 24 ans. Comment on tient. Ce que la résilience veut vraiment dire. Cyrulnik lui a donné les mots, la vie lui a donné la méthode.10:50 — Comment la douleur l'a conduite à l'humanitaire Un an après la mort de François, elle part avec Kouchner au Liban porter des médicaments des deux côtés de la ligne de front. Elle retrouve là, pour la première fois, sa capacité à ressentir du bonheur.13:20 — La transgression de la graduation approach En Afrique, elle comprend que son modèle occidental ne fonctionne pas. Elle invente une méthode qui transgresse la doxa du micro-crédit et choque les Nations Unies. Elle a raison.18:04 — 100 000 personnes sorties de l'extrême pauvreté 86% de réussite. La méthode FXB reprise par la Banque mondiale et BRAC. Elle a tout dépensé. Et elle continue avec des donations.24:05 — Bouée #2 : la famille et la liberté Son enfance entre Amérique du Sud et Afrique du Nord. Sa mère Quechua, son père résistant gaulliste. Comment l'absence de famille l'a paradoxalement rendue libre. Et comment elle a fait la paix avec sa mère après sa mort.33:41 — Bouée #3 : défendre la justice Néolibéralisme, Friedman, l'article qui a tout scellé en 1970. Sa distinction entre capitalisme utile et capitalisme destructeur. Et l'ère du polysène : on ne vit plus dans un monde binaire.42:09 — Bouée #5 : la place des femmes Rien n'est acquis — les États-Unis, l'Afghanistan, l'Iran. Son expérience au Festival de Cannes où deux hommes parlent d'elle comme d'un objet en direct. Et comment elle a géré un ministre qui avait fermé la porte à clé.45:24 — Bouée #9 : ne pas accepter les doxas de son époque La réunion en 1970 où elle quitte les mouvements gauchistes. Le Talmud comme modèle de questionnement permanent. Et pourquoi être convaincu d'avoir raison, c'est souvent le premier signe qu'on a un peu tort.52:56 — Bouée #8 : s'autoriser à penser par soi-même Les imaginaires des films américains post-2001, l'islamophobie ordinaire, les extrêmes qui identifient de vrais problèmes mais proposent de mauvaises solutions.58:36 — Bouée #10 : ne jamais se pourrir le présent La bouée centrale. Comment elle pratique l'instant présent concrètement — son chat le matin, la gentillesse des jeunes dans la rue. Les petits cadeaux de la vie qu'on rate quand on est dans la projection.01:00:57 — Ce qu'elle dirait aux jeunes en pleine course à la réussite 80 ans résumés en quelques phrases : ne pas mettre la réussite économique comme seule priorité. Rester ouvert aux autres. Saisir les moments de bonheur.01:06:49 — VLAN : claquer la porte sur la haine Elle veut claquer la porte sur toutes les formes de haine — islamophobie, antisémitisme, haine du voisin. Et elle termine sur une surprise : la gentillesse des jeunes qu'elle croise dans la rue, à Clichy et ailleurs. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #346 Retrouver du pouvoir dans le chaos avec Matthieu Dardaillon (https://audmns.com/yOgbycm) Vlan #73 La vieillesse ne ressemble à rien de ce que vous pensez avec Perla Servan Schreiber (https://audmns.com/JrdGWwO) #377 Pourquoi l'avenir appartient aux sociétés solidaires? Avec Pablo Servigne (partie 1) (https://audmns.com/WMxgIMf)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Pouvoir d'achat : au secours, la crise revient ! - L'intégrale -

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Play Episode Listen Later May 15, 2026 64:49


C dans l'air du 15 mai 2026 - Pouvoir d'achat : au secours, la crise revient !Avec l'envolée des prix depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, et un plein toujours plus cher, les Français changent leurs habitudes et consomment moins. Ils utilisent moins leur voiture quand ils le peuvent, privilégient davantage les transports collectifs, le covoiturage, le télétravail ou encore le bus et le train. Résultat : la consommation de carburant a chuté de 30 % sur les dix premiers jours du mois de mai. Une baisse spectaculaire.Or, comme plus de la moitié du prix des carburants correspond à des taxes — TVA et TICPE notamment — vendre moins de carburant signifie automatiquement moins de recettes pour les finances publiques. Sébastien Lecornu a annoncé une chute d'environ 300 millions d'euros.Et si, en ce week-end de l'Ascension, les Français ont été nombreux à prendre la voiture pour partir quatre jours, ils ont fait le choix d'aller moins loin que d'habitude. Un comportement que l'on retrouve aussi chez nos voisins européens, au grand dam des professionnels du tourisme.Au-delà de ce secteur, les voyants de l'économie française dans son ensemble commencent à passer au rouge. La croissance française est à l'arrêt. L'activité économique a stagné au premier trimestre, plombée par une consommation en berne, et la banque centrale n'a pas fait de prévisions chiffrées pour le second trimestre.Les faillites d'entreprises ont frôlé la barre symbolique des 70 000 en mars dernier, selon des données de la Banque de France, et, pour le cinquième trimestre consécutif, le chômage augmente. Il atteint 8,1 %, son plus haut niveau en cinq ans. Ainsi, un peu plus de 21 % des jeunes actifs français n'ont pas de travail, l'un des plus mauvais résultats en Europe.Parallèlement, seuls 60 % des actifs de 55 ans et plus ont un emploi, un taux toujours nettement inférieur à la moyenne européenne. Les seniors restent aussi bien plus longtemps au chômage que leurs voisins européens.Alors que les nuages s'amoncellent sur l'économie, le Premier ministre continue de miser sur des aides ciblées et modulables, mais la pression augmente. Selon une étude d'Ipsos BVA publiée fin avril, 74 % des automobilistes disent avoir réduit leurs déplacements depuis le début du conflit et 63 % des Français affirment que les aides du gouvernement ne sont « pas adaptées au regard de la situation des populations les plus précaires ».Le décret sur les modalités de l'indemnité carburant pour « les travailleurs modestes grands rouleurs » vient d'être publié et un nouveau dispositif est attendu pour le début du mois de juin. Le gouvernement planche depuis plusieurs semaines sur de nouvelles annonces pour soutenir le pouvoir d'achat des Français, alors que les bénéfices des géants pétroliers relancent la question d'une taxation des « superprofits ».Nos experts :- Gaëlle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction de Challenges- Caroline MICHEL-AGUIRRE - Grand reporter au Nouvel Obs - Patrice GEOFFRON - Professeur d'économie – Paris Dauphine, directeur du centre de géopolitique de l'énergie- Gaël SLIMAN - Président et cofondateur - Institut de sondages Odoxa

People First Podcast I Western and Central Africa I World Bank Group
L'eau, moteur de l'avenir | People First Podcast

People First Podcast I Western and Central Africa I World Bank Group

Play Episode Listen Later May 15, 2026 12:37 Transcription Available


Dans cet épisode, nous donnons la parole à des voix qui font de l'eau bien plus qu'une ressource : un levier de prospérité, d'égalité et de transformation. De Conakry à Washington, en passant par les champs irrigués du Sahel, nous explorons comment une meilleure gestion de l'eau peut nourrir des milliards de personnes, créer des centaines de millions d'emplois et ouvrir de nouvelles perspectives pour les femmes et les jeunes d'Afrique de l'Ouest et du Centre.Ces témoignages illustrent l'ambition du Groupe de la Banque mondiale, qui place l'eau au cœur de sa stratégie de développement, comme en témoigne le lancement de l'initiative « Water Forward — Place à l'eau » lors des dernières Réunions de printemps.Le podcast People First est disponible en ligne, sur Spotify et sur Apple Podcasts. Pour ne rien manquer, abonnez‑vous et n'oubliez pas de noter et de commenter cet épisode.Séquences00:00 Introduction02:06 Rééquilibrer l'usage de l'eau dans le système alimentaire mondial04:15 245 millions d'emplois à portée de main06:21 Quand l'eau change une vie - témoignage de Guinée07:38 L'eau comme opportunité pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre09:49 Transformer l'engagement des parties prenantes en résultats concrets11:41 ConclusionÀ propos du People First Podcast:People First Podcast vient apporter un éclairage humain et concret sur les thématiques de développement spécifiques aux habitants d'Afrique de l'Ouest et du centre, et sur la contribution du Groupe de la Banque mondiale. People First Podcast, pour un développement durable et inclusif !À propos du Groupe de la Banque mondiale:Le Groupe de la Banque mondiale est l'une des plus importantes sources de financement et de connaissances au monde pour les pays à faible revenu. Ses cinq institutions partagent l'engagement de réduire la pauvreté, d'accroître la prospérité partagée et de promouvoir le développement durable.

C dans l'air
Pierre Moscovici: Ormuz: alerte rouge sur l'économie

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 14, 2026 12:25


C dans l'air l'invité du 13 mai 2026 avec Pierre Moscovici, ancien président de la Cour des Comptes et ancien ministre de l'Economie et des Finances. Le blocage du détroit d'Ormuz met notre économie dans le rouge. Le taux de chômage en France a atteint 8,1% au premier trimestre 2026, son plus haut niveau en cinq ans, selon l'Insee. Le chômage a augmenté de 0,2 point par rapport à fin décembre, et de 0,7 point sur un an, d'après l'Institut national de la statistique et des études économiques. Sur l'année, il augmente pour toutes les autres tranches d'âge. Il croît de 2 points chez les 15-24 ans (21,1%), de 0,4 point chez les 25-49 ans (7,3%) et de 0,4 point pour les 50 ans ou plus (5,2%). Un chiffre qui intervient dans un contexte de croissance nulle au premier trimestre, et alors que l'inflation est en hausse de 2,2 %.Les défaillances d'entreprise sont aussi en augmentation selon la Banque de France. Ce matin, le chausseur Minelli a annoncé qu'il stoppera son activité le 30 mai prochain. Dans cette situation, des aides sont attendues la semaine prochaine pour les Français les plus touchés par la hausse des prix du carburant. "Davantage de Français seront aidés dans les semaines à venir", a promis la porte-parole du gouvernement Maud Brégeon. Oui, mais quelle est la marge de manoeuvre de la France ?

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Chômage, inflation :  vous n'avez encore rien vu ... - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 13, 2026 62:44


C dans l'air du 13 mai 2026 - Chômage, inflation : vous n'avez encore rien vu ...Deux mois et demi après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le détroit d'Ormuz est toujours fermé, la situation piétine sur le plan diplomatique et les voyants économiques commencent à passer au rouge. L'Insee vient de publier ses chiffres pour le premier trimestre 2026 : le chômage est en hausse de 0,2 % et atteint 8,1 %, son plus haut niveau en cinq ans. Les prix à la consommation ont augmenté de 2,2 % sur un an au mois d'avril, tirés par la flambée des prix de l'énergie. La croissance française est à l'arrêt. L'activité économique a stagné au premier trimestre, et la banque centrale n'a pas fait de prévision chiffrée pour le second trimestre. Autre signe d'inquiétude, les faillites d'entreprises ont frôlé la barre symbolique des 70 000 en mars dernier, selon des données de la Banque de France.Avec un pouvoir d'achat en recul, les courses deviennent un casse-tête pour de nombreux Français. Les boutiques sont de plus en plus désertées, et le secteur de la mode en particulier connaît une crise très profonde, marquée par une succession de redressements judiciaires et de fermetures qui fragilisent même des marques que l'on pensait incontournables. Ainsi, le chausseur Minelli vient d'annoncer la fermeture définitive de ses boutiques le 30 mai.Dans ce contexte, le Smic va augmenter de 2,4 % le 1er juin, a annoncé ce mercredi le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, soulignant qu'il s'agit d'une augmentation « mécanique » du salaire minimum, liée à la reprise de l'inflation, sans coup de pouce. Parallèlement, le gouvernement planche sur de nouvelles annonces pour soutenir le pouvoir d'achat des Français alors que les bénéfices des géants pétroliers relancent la question d'une taxation des « superprofits ». D'autres idées sont en débat, comme le blocage des prix ou la nationalisation de TotalEnergies.Parallèlement, le Conseil de stabilité financière (FSB), l'organisme international créé dans le cadre du G20 pour surveiller les vulnérabilités du système financier, alerte sur les risques croissants du crédit privé. Dans un rapport, il pointe la trop grande opacité des opérations de financement privé, plébiscitées ces dernières années, en particulier aux États-Unis, pour financer les PME et les ETI, et aujourd'hui dans l'œil du cyclone. L'inquiétude est montée d'un cran après que le géant BlackRock, ou encore le gérant Blue Owl, ont dû plafonner les rachats de parts de fonds investis dans la dette privée. Dans une tribune publiée en mars dans le New York Times, Richard Bookstaber, ancien responsable au Trésor américain, estime non seulement que « des signes de tension systémique commencent à apparaître », mais que ceux-ci pourraient déboucher sur une crise encore plus sévère que celle des « subprimes » en 2008. Il nous a accordé une interview.Nos experts :- Philippe DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris panthéon sorbonne, auteur de L'horizon des possibles, publié chez Robert Laffont- Mathieu PLANE - Économiste Directeur adjoint du Département Analyse et Prévision à l'OFCE, enseignant à Sciences PO Paris, auteur de L'économie française 2026, publié aux éditions La Découverte- Jean-Paul CHAPEL - Éditorialiste économique à France Télévision- Stéphanie VILLERS - Économiste, spécialiste des questions de Finances, conseillère économique de PwC France, un cabinet de conseils auprès des entreprises

Franck Ferrand raconte...
L'ancêtre des Rothschild

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later May 10, 2026 25:12


A l'origine de la fortune planétaire de la famille Rothschild : un homme aux qualités uniques et à l'intelligence très vive, Mayer Amschel, orphelin du ghetto de Francfort.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.